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L’art de l’exposition en photo numérique – Michael Freeman

Bien exposer à la prise de vue est la condition essentielle pour obtenir une photo qui vous plaît et avoir le plus de souplesse possible au post-traitement. Savez-vous bien exposer ? Maîtrisez-vous l’art de l’exposition ?

C’est ce que vous propose de découvrir Michael Freeman avec cette seconde édition de l’un de ses titres phares.

L'art de l'exposition en photo numérique - Michael Freeman

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L’art de l’exposition ?

S’il y a une pratique que les plus débutants ont du mal à maîtriser, c’est bien l’exposition. Savoir choisir à coup sûr l’ouverture et le temps de pose, associer la bonne sensibilité, et cela quelles que soient les conditions de lumière sur le sujet, c’est très complexe.

Et pourtant, maîtriser l’art de l’exposition c’est être capable d’obtenir des résultats bien supérieurs – au sens créatif – à ce que vous obtiendriez en changeant de boîtier, d’objectif ou d’accessoires. L’exposition est la compétence essentielle que vous devez maîtriser pour devenir un photographe créatif. Avant le reste.

L'art de l'exposition en photo numérique - Michael Freeman

Michael Freeman est un photographe et auteur américain dont j’ai souvent parlé car il vous propose des ouvrages qui ont le mérite de laisser les aspects purement matériels de côté pour mettre l’accent sur la pratique (voir « Capturer l’intant« ). La pratique plus que la technique : sans pratique la technique n’a guère de sens.

Bien exposer ça peut paraître simple

Tous les boîtiers actuels vous aident à bien exposer : le boîtier choisit pour vous l’ouverture et le temps de pose, vous choisissez une sensibilité (ou vous passez en ISO-auto) et c’est fini. Sauf que … cette exposition par défaut choisie par un automatisme ne correspond pas toujours à ce que vous voulez faire.

Le système de mesure de lumière de votre appareil photo utilise les données de sa base de connaissances internes (en mémoire) pour décider des « bons » réglages. Avec les écarts possibles face à la réalité. Avec l’absence – aussi – de sensibilité (!) personnelle. Tout cela est très automatisé alors que ce qui fait la photo c’est ce que vous y mettez à titre personnel. Sans quoi tout le monde ferait de très belles photos !

L'art de l'exposition en photo numérique - Michael Freeman

Contenu du livre

Dans cette nouvelle édition de L’art de l’exposition, Michael Freeman vous propose une révision de ce que vous pouviez trouver dans la toute première version et il a ajouté des compléments qui viennent enrichir le texte.

J’ai particulièrement apprécié les diagrammes de type « flux de décision ». Il s’agit de schémas vous donnant une approche « pas à pas » pour avancer dans votre démarche. Par exemple, pour bien exposer d’une manière générale il va vous falloir :

  • faire des réglages
  • choisir un mode de mesure
  • savoir ce que vous voulez obtenir
  • déterminer les tons clés
  • évaluer les problèmes
  • choisir la plage dynamique
  • exposer pour les bonnes zones
  • visualiser le résultat
  • refaire la photo si nécessaire

Il est difficile de résumer ainsi ces diagrammes car la présentation visuelle facilite la compréhension. Mais vous allez voir que cela vous aide à voir clair dans ce que vous devez faire pour maîtriser l’art de l’exposition.

Attention : ce n’est pas pour tout le monde, il faut accepter de passer du temps à comprendre le pourquoi et le comment de chaque situation photographique. Puis accepter de tester pour apprendre, et savoir exposer sans trop réfléchir ensuite.

Mais si vous acceptez ce challenge alors vous allez faire de vrais progrès très vite.

L'art de l'exposition en photo numérique - Michael Freeman

L’ouvrage est très plaisant à consulter, la maquette fait la part belle aux images de l’auteur commentées et annotées. Vous verrez ainsi, par exemple, quelles sont les zones à considérer sur ces images. Vous pourrez reproduire sur vos images ensuite.

Vous verrez aussi quelles corrections apporter sur chaque photo selon qu’elle comporte des parties du sujet à l’ombre ou en plein soleil, etc.

J’ai bien aimé l’approche de Freeman qui consiste à penser « résultat » plutôt que « information délivrée ». Vous apprendrez que l’exposition peut devenir un outil créatif à votre service (page 118) et qu’il est tout à fait possible de sur-exposer ou sous-exposer volontairement. Tant que vous savez pourquoi vous le faites.

L'art de l'exposition en photo numérique - Michael Freeman

Mon avis sur l’Art de l’exposition

J’apprécie les ouvrages de Michael Freeman pour ce qu’ils apportent en matière de créativité (voir aussi 50 pistes créatives en photographie). Celui-ci ne déroge pas à la règle, avec une touche de praticité bienvenue. Vous pourrez disposer de schémas clairs, d’histogrammes et d’études de cas pour comprendre comment l’auteur a procédé et répliquer par vous-même.

Notez que cet ouvrage est traduit et adapté de l’américain par Bernard Jolivalt, lui-même auteur et photographe, dont la qualité des traductions est reconnue comme une des meilleures. C’est un gage de qualité supplémentaire s’il le fallait.

En parcourant ce guide, vous aurez de quoi analyser vos photos existantes pour apprendre de vos erreurs et progresser lors des prochaines prises de vues. Enfin vous disposerez d’un outil de travail pour apprendre l’exposition qui est bien plus efficace que le mode d’emploi de votre appareil photo.

Ce livre est de plus bien imprimé, avec une qualité de papier agréable au toucher et une reliure qui ne craint pas d’être pliée pour permettre de parcourir chaque sujet sous forme de double page.

Pour un tarif tout à fait raisonnable de 24 euros, vous disposez là d’un outil de travail qui vous apportera, si vous acceptez d’y passer le temps nécessaire, les notions et éléments pratiques nécessaires et suffisants pour maîtriser l’art de l’exposition à votre tour.

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67 photos exposées au Salon de la Photo 2016 : les lauréats

Le Salon de la Photo 2016 est l’occasion cette année de vous présenter une exposition photo reprenant les meilleures images des lecteurs reçues dans le cadre du concours photo organisé pour l’occasion.

Voici les 67 lauréats qui verront leur photo présentée sur le stand Nikon Passion / Agora du Net pendant les 5 jours du Salon de la Photo 2016.

Exposition Salon de la Photo 2016

Exposition Salon de la Photo 2016

Nikon Passion est à nouveau présent pour cette édition 2016 du Salon de la Photo de Paris. Je vous accueillerai sur le stand du jeudi 10 au lundi 14 novembre. J’animerai également deux conférences photo, vous pouvez retrouver l’intégralité du programme des nombreuses conférences ici.

Je vous rappelle que vous pouvez bénéficier d’entrées gratuites pour le Salon de la Photo, suivez les consignes.

Cette année j’ai souhaité mettre à l’honneur un plus grand nombre de lecteurs que les années précédentes car il est très réducteur de réduire à 5 lauréats une communauté qui voit passer chaque jour près de 15000 personnes. Vous êtes nombreux à faire de très belles images qui méritent d’être montrées en public dans un endroit aussi bien fréquenté.

C’est donc une sélection de 67 photos que vous pouvez découvrir ci-dessous, sans ordre de préférence, sélectionnées parmi toutes les photos reçues pour ce concours.

Ces photos seront présentées sur un panneau géant – 2m x 2m50 – disposé sur le principal mur du stand. Je vous montrerai le résultat à l’ouverture du Salon, une fois le montage du stand réalisé.

Je vous laisse réagir via les commentaires et partager sans modération cette galerie car chacun a largement mérité sa sélection !

Concours Photo Spécial Expo Salon de la Photo

Concours Photo Spécial Expo Salon de la Photo

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Vous pouvez voir l’ensemble des photos déposées dans le cadre du concours photo Salon de la Photo 2016 sur le forum.

Si vous voulez vous-aussi tenter votre chance lors du prochain concours photo, rejoignez ma liste de contacts et vous serez prévenu directement dès l’ouverture des participations :

Rejoignez ma liste de contacts …


Comment exposer au Salon de la Photo

Le Salon de la Photo est plus que jamais un lieu dédié à la photographie et pas uniquement au matériel. Avec près de 70.000 visiteurs pendant 5 jours, c’est l’occasion de montrer votre travail et de vous faire connaître. Voici les différentes possibilités qui s’offrent à vous si vous cherchez à savoir comment exposer au Salon de la Photo.

Comment exposer au Salon de la Photo

Différentes possibilités s’offrent à vous pour exposer au Salon de la Photo. Sachez toutefois que vous n’êtes pas seul à avoir eu l’idée et qu’il faut être prêt à faire quelques démarches si vous voulez avoir l’opportunité de montrer vos photos au public.

Avant d’aller plus loin, assurez-vous que vous avez des entrées gratuites pour le Salon de la Photo, vous pourrez ainsi aller et venir pendant 5 jours sans problème (demandez vos invitations gratuites ici).

Le Coin des Photographes

Comment exposer au Salon de la Photo

Le Salon de la Photo propose depuis 2014 un espace dédié aux photographes amateurs comme professionnels qui souhaitent exposer pendant la durée du Salon. C’est une façon d’avoir votre stand à vous, dans l’espace dénommé « Le Coin des Photographes ».

Ces mini-stands sont disponibles en nombre limité et vous permettent de disposer :

  • d’un espace individuel pour accrocher vos photos (2.5m x 1.5m)
  • d’une enseigne à votre nom
  • d’un présentoir individuel
  • de cloisons en coton blanc avec bandes noires de séparation
  • d’une moquette au sol (coloris non précisé)
  • de spots lumineux réglables
  • de prises électriques
  • de place dans la réserve commune
  • d’un coffre de rangement

Vous pouvez réserver un espace en remplissant le formulaire depuis le site du Salon (cliquer ici pour voir le dossier de participation). Le coût de cet espace est de 500 euros HT pour les 5 jours (en 2016).

Sachez aussi que le Salon de la Photo met en valeur les photographes présents dans le Coin des Photographes en les mentionnant sur le site du Salon comme sur les différents réseaux sociaux (voir le compte Instagram en particulier).

Les stands des marques

Si vous utilisez un matériel d’une marque présente sur le Salon, prenez rapidement contact avec le service Communication de cette marque et demandez comment proposer vos images.

Attention, seules les images les plus fortes et mettant en avant les performances du matériel concerné ont une chance d’être sélectionnées. Il y a très peu d’élus et les ambassadeurs habituels des marques passent avant vous en toute logique. Mais qui ne tente rien n’a rien !

Visez des marques moins connues que les leaders du marché, vous aurez plus de chance de pouvoir exposer au Salon de la Photo (quand même !). Pensez par exemple aux fabricants d’optiques, d’accessoires photo, de matériel de studio, etc.

Les stands d’écoles de photo

Si vous faites partie d’une école de photographie, rien de plus simple. Prenez contact avec le responsable du projet salon dans l’école et faites-vous connaître. Chaque école a ses règles, renseignez-vous.

Le stand Agora du Net

Comment exposer au Salon de la Photo

Le stand Agora du Net regroupe les principaux sites photo français (dont Nikon Passion) et organise chaque année une exposition de photographies faites par les lecteurs de chaque site. Là-aussi les places sont chères car les propositions sont nombreuses. Mais c’est une formule plus accessible si vous n’osez pas vous adresser aux marques ou si vous n’avez pas le budget pour louer un espace.

Voir la présentation des lauréats de l’édition 2015

Sachez également que les sites de l’Agora du Net communiquent énormément avant, pendant et après le Salon. C’est une chance supplémentaire de vous faire connaître.

Solution alternative

Vous n’avez trouvé personne pour présenter vos photos et il n’y a plus d’espace dans le Coin des Photographes ? Vous pouvez encore faire imprimer des visuels avec vos photos et vos références (site web, comptes réseaux sociaux, email) et les distribuer pendant le Salon (et en laisser à l’entrée du Salon près des magazines photo gratuits).

Ayez toujours sur vous des cartes de visite, un book de vos meilleures photos (sur tablette par exemple) et n’ayez pas peur de les montrer chaque fois que c’est possible. Plusieurs magazines organisent par exemple des revues de porfolios, c’est une occasion à ne pas manquer.

Vous ne savez pas quelles photos montrer ? Comment les choisir ? Je vous invite à écouter l’interview de Michel Aguilera, photographe, qui vous explique comment faire un editing pour préparer une expo photo : Expo photo, editing et mise en scène.

Vous voulez recevoir dans votre boîte mail les présentations du stand Agora du Net et (re)vivre le Salon chez vous ? Dites-moi où vous envoyer les sujets.

A vous : comment exposer au Salon de la Photo ?

Vous ne savez pas comment exposer au Salon de la Photo mais vous en avez envie ? Vous l’avez déjà fait et vous avez des conseils à partager ? Faites-le via les commentaires et … faites-vous connaître aussi !


Modes d’exposition et modes autofocus, la différence

Savoir faire la différence entre modes d’exposition et modes autofocus est un prérequis si vous débutez en photographie. Voici l’essentiel de ce qu’il faut retenir et pourquoi c’est important.

Modes d'exposition et modes autofocus, la différence

La question peut paraître ridicule si vous maîtrisez parfaitement la photographie et votre appareil photo. Mais je constate que bon nombre de photographes débutants confondent les différents modes disponibles sur leur reflex. Et comme il n’y a pas de questions stupides, voici des éléments de compréhension.

Modes d’exposition et modes autofocus, pourquoi ?

Les appareils photo numériques proposent de nombreux modes de fonctionnement, du plus automatique au plus manuel. Un mode définit le comportement du boîtier dans une situation bien particulière pour vous aider à réussir vos photos.

Les modes les plus courants sur les reflex et hybrides sont :

  • les modes d’exposition,
  • les modes autofocus,
  • les modes scènes ou résultats.

Laissons de côté les modes scènes ou résultats : ils configurent le boîtier en fonction du résultat souhaité (par exemple portrait, macro ou paysage), de façon totalement automatique. Si le principe semble intéressant pour les plus débutants, mieux vaut chercher à comprendre comment fonctionne votre appareil photo car vous pourrez alors prendre le contrôle en toutes circonstances. Et vous arriverez très vite à faire mieux qu’avec ces modes automatiques.

Je ne cite pas ici les réglages type Picture Control chez Nikon car ce ne sont pas des modes mais une façon de traiter les images que le boîtier applique selon le choix que vous avez fait. Appliquer un Picture Control particulier c’est – un peu comme – faire du post-traitement à la prise de vue.

Les modes d’exposition

P-S-A-M

les modes d’exposition sont représentés par les lettres P,S,A et M sur un Nikon

Les modes d’exposition définissent comment le système de mesure de lumière du boîtier prend en compte les réglages d’ouverture et de temps de pose que vous appliquez pour déterminer la bonne exposition à sensibilité ISO donnée.

Rappelons que c’est le trio ouverture (du diaphragme), temps de pose et sensibilité ISO qui détermine la quantité de lumière à laisser entrer dans l’appareil photo pour que la photo soit correctement exposée (ni trop claire ni trop sombre).

Les modes d’exposition vous permettent de fixer une priorité :

  • figer un mouvement avec une priorité vitesse,
  • gérer le flou d’arrière-plan et la profondeur de champ avec une priorité ouverture.

Pour en savoir plus sur les modes d’exposition, consultez le dossier P,S,A,M : quel mode d’exposition choisir.

Les modes autofocus

Mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 et 1.10 pour Nikon Z 50 : nouveau suivi AF, Eye-AF animaux et autres améliorations

les modes autofocus déterminent le comportement du module de mise au point automatique

Les modes autofocus déterminent comment le module autofocus – qui assure la mise au point et donc la netteté sur le sujet – va prendre en compte les informations de distance par rapport au sujet qui lui arrivent des collimateurs AF. Ces collimateurs sont les ‘points’ que vous pouvez voir dans le viseur et dont le nombre varie en fonction du boîtier.

Selon que vous voulez photographier un sujet statique ou en mouvement, se déplaçant de façon prévisible ou imprévisible, et selon la taille du sujet dans le viseur, vous devez choisir un mode autofocus ou un autre.

Pour en savoir plus sur les modes autofocus, consultez le dossier AF-S, AF-C, AF-A, quel mode AF choisir et pourquoi.

Pour aller plus loin …

Maintenant que vous savez faire la différence entre modes d’exposition et modes autofocus, je vous invite à aller plus loin en effectuant une série de photos test afin de bien comprendre comment ces modes fonctionnent. Aidez-vous pour cela des informations citées dans les deux dossiers concernés.

Vous rencontrez encore des difficultés pour bien comprendre quelle est la différence entre ces modes et à quoi ils servent vraiment ? Posez-moi vos questions via les commentaires ci-dessous.

En savoir plus avec ma formation 5 étapes pour bien (re)débuter en photo


Comment utiliser la touche AE-L / AF-L ?

La touche AE-L / AF-L permet de verrouiller ponctuellement les réglages d’exposition et de mise au point de votre appareil photo. Voici son principe de fonctionnement et comment l’utiliser en pratique.

Comment utiliser la touche AE-L / AF-L ?

Pourquoi contrôler l’exposition et la mise au point ponctuellement ?

Pour faire une bonne photo il faut déjà faire une bonne exposition et une bonne mise au point.

La valeur d’exposition est donnée par le système de mesure de lumière et se traduit par un couple temps de pose/ouverture pour une valeur de sensibilité ISO donnée. Mais il se peut que ce réglage décidé par le boîtier ne soit pas le plus créatif, le plus adapté à la situation. Dans ce cas vous devez le modifier pour donner à votre photo le rendu souhaité. Lisez mon dossier sur le choix du mode d’exposition pour en savoir plus.

La mise au point est déterminée par le système autofocus qui ajuste la netteté sur la zone délimitée par le ou les collimateurs AF choisis. Ce choix est fait en fonction du mode AF utilisé. Mais vous pouvez souhaiter modifier la mise au point donnée par le boîtier pour la faire sur une autre zone de la photo. Lisez cette fois mon dossier sur le choix des modes Autofocus pour tout savoir.

Le rôle de la touche AE-L / AF-L

Pour l’exposition comme pour la mise au point, si vous changez la valeur donnée par l’automatisme il faut que le boîtier tienne compte de ce changement lors de la prise de vue.

Si vous utilisez le déclencheur de façon traditionnelle, les mesures ainsi adaptées sont modifiées par le boîtier dès que vous recadrez car il est en mode automatique (ou P,S,A). Vous perdez les valeurs choisies (sauf en mode M qui reste totalement manuel) lors de l’appui sur le déclencheur après le recadrage.

Comment utiliser la touche AE-L / AF-L ?

La solution consiste à utiliser la touche AE-L / AF-L pour verrouiller les valeurs (L = lock ou verrouillage en anglais) dès que vous les avez modifiées. Elles ne varient ensuite plus jusqu’au déclenchement.

Quand vous avez choisi l’exposition et la mise au point souhaitées, l’appui sur la touche AE-L / AF-L permet de verrouiller votre choix. En procédant ainsi vous indiquez au boîtier qu’il doit prendre en compte vos mesures et non celles qu’il aurait choisies lui-même.

1- Les principaux usages de la touche AE-L / AF-L

Selon la configuration faite sur votre boîtier (voir le menu Réglages personnalisés – Régler commande AE-L / AF-L), le comportement de la touche peut varier.

Retenez que, d’une manière générale :

  • la fonction AE-L sert à verrouiller la valeur d’exposition,
  • la fonction AF-L sert à verrouiller la valeur de mise au point.

Comment utiliser la touche AE-L / AF-L ?

Adaptez le comportement de cette touche à vos besoins :

  • mémorisation exposition/AF : la mise au point et l’exposition sont verrouillées quand vous appuyez sur la touche
  • mémorisation exposition seulement : seule l’exposition est verrouillée, la mise au point reste sous contrôle du boîtier
  • mémorisation AF seulement : seule la mise au point est verrouillée, l’exposition reste sous contrôle du boîtier
  • mémorisation temporisée (pour AF et/ou AE) : le verrouillage se fait quand vous appuyez sur la touche, il reste en fonction quand vous la relâchez jusqu’à l’appui suivant.

Référez-vous au manuel de votre boîtier pour savoir comment procéder.

2- Comment utiliser la touche AE-L / AF-L

Lorsque vous faites une photo, cadrez votre sujet en appuyant à mi-course sur le déclencheur. Le boîtier va décider d’une exposition et d’une mise au point. Décalez ces valeurs au besoin puis appuyez sur la touche AE-L / AF-L pour garder votre choix en mémoire. Déclenchez pour prendre la photo.

3- Exemple d’utilisation de la mémorisation AE-L

Vous pouvez mémoriser la valeur d’exposition chaque fois que vous souhaitez modifier l’ouverture ou le temps de pose par rapport à ce que vous donne le boîtier sans avoir à passer en mode manuel.

C’est le cas par exemple si la lumière sur le sujet est très différente de ce que vous voyez sur le reste de la photo. Un écart de contraste important demande une intervention de votre part sur l’exposition. C’est encore le cas si vous souhaitez plonger une partie du sujet dans le noir pour créer un jeu d’ombre. Ou l’inverse pour jouer les tons très clairs.

4- Exemple d’utilisation de la mémorisation AF-L

Vous pouvez mémoriser la valeur de mise au point si votre sujet se trouve dans une zone bien particulière de votre cadre, hors de la zone couverte par les collimateurs AF par exemple.

Dans ce cas décalez la visée pour caler le sujet sur un collimateur AF, appuyez à mi-course sur le déclencheur pour faire la mise au point et appuyez sur la touche AE-L / AF-L pour verrouiller la mise au point. Recadrez et faite la photo sans lâcher le déclencheur.

Ce réglage vous permet également d’anticiper la mise au point si votre sujet est mobile. C’est le cas lorsque le sujet passe à un endroit bien précis de façon répétée (coureurs, animaux, enfants, …). Vous pouvez alors caler la mise au point à l’avance où vous le souhaitez et ne plus craindre de la voir changer lorsque vous appuyez sur le déclencheur.

Pour aller plus loin …

Utiliser la touche AE-L / AF-L est un bon moyen de contrôler exactement ce que vous faites au moment de la prise de vue. Il n’y a pas de mode de fonctionnement unique pour cette touche, c’est à vous de tester les différentes configurations pour voir quel comportement vous correspond le mieux selon les sujets que vous photographiez :

  • mémorisation d’exposition uniquement
  • mémorisation de mise au point uniquement
  • mémorisation d’exposition et de mise au point

Je vous invite à consulter le manuel de votre boîtier pour voir comment ajuster le réglage associé à cette touche et à tester sur le terrain.


Pour ou Contre : la correction d’exposition à la prise de vue

Faut-il appliquer une correction d’exposition à la prise de vue, avant même de déclencher, ou bien suffit-il de faire glisser le curseur de votre logiciel de développement RAW une fois l’image faite ?

J’ai un avis tranché sur la question, aussi je vous dis pourquoi je suis POUR le fait de corriger l’exposition à la prise de vue et non en post-traitement.

Pour ou Contre : la correction d'exposition à la prise de vue

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Je lis beaucoup de messages, sur le forum photo comme de lecteurs qui pensent que puisqu’ils shootent en RAW il sera bien temps de corriger l’exposition en post-traitement plutôt que de le faire à la prise de vue.

Je ne partage pas cet avis, aussi j’ai pris le temps de lister quelques arguments en faveur de la correction d’exposition à la prise de vue ci-dessous. Je vous invite à donner votre avis via les commentaires, ainsi nous pourrons enrichir le débat.

1- Appliquer une correction d’exposition pour bien traiter

Vous savez probablement que les meilleurs développeurs RAW du marché peuvent compenser un écart d’exposition de 2 IL. Pourquoi donc compenser l’exposition à la prise de vue si l’on peut récupérer autant en post-traitement ? Simplement parce que cette variation de 2 IL est toujours relative à la valeur d’exposition initiale.

Si votre image est sous-exposée à la prise de vue, disons à -1 IL, alors la correction en post-traitement agira de -3 à +1 IL (-1-2 / -1+2). Vous aurez du mal à récupérer des détails dans les basses lumières alors que les tons clairs seront bien denses.

Si vous aviez compensé de +1 IL à la prise de vue alors en post-traitement vous pourriez jouer entre -2 et +2 IL, (2 valeurs autour du point zéro) soit une plus grande souplesse dans les tons sombres et des tons clairs moins denses.

2- Le développement RAW a ses limites

Ce n’est pas parce que vous pouvez corriger l’exposition en post-traitement qu’il faut le faire. Voyez plutôt cette possibilité comme une chance supplémentaire de récupérer les petites erreurs de prise de vue et de peaufiner le rendu de vos images.

De plus la correction d’exposition en post-traitement prend tout son intérêt sur certaines zones bien précises de l’image, que vous travaillez avec les outils de retouche locale. Si vous devez systématiquement reprendre l’exposition de toute la photo, c’est que vous avez mal exposé à la prise de vue.

3- Le RAW d’accord, mais le JPG ?

Le développement RAW permet de récupérer une erreur d’exposition. Mais en JPG, point de salut. L’exposition doit être bonne dès la prise de vue sans quoi vos photos seront irrémédiablement sur- ou sous-exposées.

4- Prendre le contrôle plutôt que subir

C’est à vous de décider si vous voulez que l’automatisme de votre boîtier prenne le dessus et décide à votre place ou non. En vous posant les bonnes questions, en anticipant, vous prenez le contrôle et vous passez du stade d’aspirant photographe à celui de photographe expert.

En imposant vos choix à votre boîtier, vous développez votre créativité et vous donnez à vos images un rendu plus personnel.

5- Correction d’exposition, apprendre de vos erreurs

On apprend toujours de ses erreurs ! C’est en vous trompant, en exposant de façon incorrecte, que vous allez apprendre la photo.

Il n’y a rien de plus formateur que de regarder vos images une fois la séance terminée et de réaliser qu’elles ne correspondent pas à ce que vous vouliez obtenir. Je vous garantis que la fois prochaine vous saurez ce qu’il faut faire et ne pas faire !

6- Vous démarquer

C’est en apportant votre propre sensibilité à vos photos que vous allez pouvoir leur donner un rendu bien spécifique.

Imaginez dix photographes comme vous en train de photographier la même scène : ils vont produire dix photos différentes, et il est à peu près certain que chacune sera exposée différemment. Dans le lot il y aura des images « mode automatique » et d’autres plus personnelles.

7- Développer votre instinct

Pour apprendre la photo il faut pratiquer. Vous devez savoir maîtriser les bases de l’exposition, vous former (voir le guide Maîtriser l’exposition en photographie), mais il est encore plus important de faire des photos.

Avec l’habitude, vous serez très vite capable de juger de la luminosité de votre sujet et de la correction d’exposition à apporter ou pas. Cela doit devenir un réflexe.

Je vous invite également à étudier – et à apprendre par cœur – le fonctionnement du correcteur d’exposition de votre boîtier afin que ce réglage soit instinctif une fois que vous serez en pleine action. Attention à ne pas confondre les modes d’exposition et les modes de prise de vue !

Correction d’exposition, à vous !

Je ne prétends pas avoir raison tout le temps, aussi je vous invite à me dire comment vous pratiquez en matière d’exposition. Vous êtes plutôt « mode auto » ou « prise de contrôle » ? Plutôt « on verra bien au post-traitement » ou « tout se décide à la prise de vue » ?

Réagissez via les commentaires et enrichissons le débat !

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Comment éviter le ciel blanc et le ciel cramé en photographie, conseils pratiques

Photographier un paysage à l’instant optimal ? C’est le rêve de tous les photographes voyageurs ! Dans la réalité, il faut bien souvent se contenter de la lumière du moment. Il n’est alors pas rare que le ciel se transforme en un vaste aplat blanc insipide. C’est le ciel blanc bien connu.

A qui la faute ? Pouvez-vous éviter cela ? C’est ce que nous allons voir.

Ce tutoriel vous est proposé par Jacques Croizer, auteur du livre :

Un ciel blanc inintéressant …

La photo ci-dessous est faite avec un compact milieu de gamme. Le photographe a cru bien faire en choisissant le mode scène « paysage », a priori parfaitement adapté à ce panorama islandais.

La lumière du jour déclinant n’était certes pas au mieux de sa forme, mais comment résister à l’appel des trolls basaltiques pétrifiés en bordure de la plage de galets noirs de Reynisfjara ?

Comment éviter les ciels vides et blancs, conseils pratiques
Reynisdrangar (Islande) f/10 -1/250 s

Le verdict est tombé, largement en deçà des attentes du photographe : le sable volcanique apparaît très gris mais surtout, les nuages ont presque totalement disparu du ciel… Bref, la photo est surexposée et le ciel blanc est bien là.

A qui la faute ? Les coupables sont connus. Ils sont deux : la dynamique du capteur et l’automatisme.

La dynamique du capteur

Derrière chacun des pixels du capteur se cache une micro sonde : le photosite. Elle est chargée de mesurer l’intensité lumineuse qui lui parvient.

Imaginez le photosite comme une très petite bouteille qui se remplit de lumière : lorsqu’elle est vide, le pixel qu’elle représente est restitué totalement noir. Lorsqu’elle est pleine, il s’affiche parfaitement blanc. Entre ces deux seuils se décline toute la palette des gris, du plus sombre au plus clair.

Comment éviter les ciels vides et blancs, conseils pratiques

L’écart de luminosité maximal assimilable par un capteur avant que la lumière ne déborde caractérise sa dynamique. Les meilleurs capteurs dépassent à peine quinze Ev. Au-delà, les détails sont perdus : un ciel très lumineux est alors irrémédiablement transformé en une surface uniformément blanche.

Il faut se rendre à l’évidence : en photographie, plus blanc que blanc c’est encore blanc ! Notre œil voyait pourtant ce ciel bleu ?! Il faut dire qu’il est le plus merveilleux des capteurs. Il s’accommode d’un écart de luminosité qui peut atteindre vingt-cinq Ev!

Pourquoi l’automatisme ne s’est-il pas arrangé pour que la bouteille ne déborde pas ? Il lui suffisait de fermer d’avantage le diaphragme ou d’augmenter la vitesse de déclenchement pour faire entrer moins de lumière …

L’automatisme

Comment éviter les ciels vides et blancs, conseils pratiques

Le mode scène « paysage » utilisé ici augmente le contraste et sature les couleurs afin d’obtenir un rendu supposé mieux mettre en valeur le sujet.

Ce choix était-il judicieux sur la plage de Reynisfjara ? Les rochers étaient sombres et le ciel lumineux, autrement dit, le contraste de la scène était déjà important. Le pousser à l’aide du mode paysage a encore accru l’écart entre les hautes et les basses lumières.

Un mode doux (portrait) aurait au contraire permis de les rapprocher. La dynamique de la scène serait mieux entrée dans celle acceptée par le capteur, préservant un maximum d’informations dans l’image finale.

Pensez-y lorsque le ciel est trop lumineux

S’il semble paradoxal d’utiliser le mode portrait pour photographier un paysage, ce détournement peut parfois se révéler très efficace.

Le choix d’un rendu doux n’aurait pas cette fois suffi à sauver la photo. Le mode scène « paysage » est un mode automatique qui, comme tous les modes automatiques, a la lourde tâche de définir le couple diaphragme/temps de pose qui permettra d’exposer correctement … ce qu’il n’a pas fait !

Pour comprendre la raison de cette défaillance, il faut savoir comment opère l’automatisme. Il mesure le niveau de luminosité associé à chaque pixel, fait la moyenne de toutes les valeurs et s’arrange pour que cet indicateur soit toujours égal à la même référence, un gris moyen qui ne choque pas notre œil : le célèbre gris à 18%.

C’est ainsi que photographier une feuille de papier noire ou une page blanche finit par toujours donner le même résultat : une page grise, très éloignée de la couleur du sujet initial. Faites le test avec votre appareil photo si vous n’en êtes pas convaincu !

L’automatisme a bien évidemment à sa disposition quelques ruses supplémentaires pour améliorer la mesure précédemment décrite, en particulier une bibliothèque d’images types lui permettant d’affiner son diagnostic. Face au sable noir et au ciel déjà sombre de Reynisfjara, il faut bien reconnaître qu’elles ont été inopérantes.

Trouvant le résultat trop sombre, l’automatisme a finalement laissé entrer plus de lumière que nécessaire et a exagérément éclairci l’image. Il aurait fait le contraire devant une plage de sable blanc : il aurait trouvé la scène trop claire et aurait restitué le sable gris. Toujours ce fameux gris qui lui sert de référence !

Alors comment faire ?

La solution est simple : il suffit de caler l’histogramme à droite lors de la prise de vue pour ne plus avoir un ciel blanc et cramé !

L’histogramme

L’histogramme, c’est la gestion des stocks appliquée aux photosites, nos fameuses petites bouteilles : le processeur compte celles qui sont vides (pixels noirs), celles qui sont un peu moins vides (pixels gris anthracite, gris moyens, gris clairs , etc…) jusqu’à dénombrer celles qui sont pleines (pixels blancs).

Face à chaque niveau de luminosité, il affiche une barre d’autant plus haute que le nombre de photosites correspondant est important. L’histogramme est une vision synthétique de la gamme tonale de l’image. Si vous ne maîtrisez pas cet outil, lisez de toute urgence ce tutoriel.

Comment éviter les ciels vides et blancs, conseils pratiques
Histogramme de la photo précédente

Observez l’histogramme de la photo prise avec le compact. Les ondulations à gauche représentent les rochers et la plage. Elles sont décollées du bord du cadre, ce qui signifie que la photo ne contient aucun vrai noir.

A l’opposé, le pic de droite pointe du doigt un nombre important de pixels totalement blancs. Il représente bien évidemment le ciel. Que se passe-t-il lorsque les photosites saturent ? Ils sont comptabilisés avec les pixels blancs, à l’extrême droite de l’histogramme. Plus la hauteur de cette barre augmente et plus le risque d’avoir un ciel totalement vide est important.

Caler l’histogramme à droite signifie que vous réglez votre appareil de façon à ce que le graphique vienne frôler le bord droit du cadre, mais sans le dépasser. On dit alors qu’il n’y a pas d’écrêtage des hautes lumières. Dans notre exemple, Il faut sous-exposer la photo pour que tout rentre dans l’ordre.

Une manière simple de le faire est d’utiliser la correction d’exposition, une fonctionnalité très utile de votre appareil photo : elle permet d’imposer votre loi sans pour autant quitter les modes semi-automatiques.

Le résultat

Comment éviter les ciels vides et blancs, conseils pratiques
Histogramme calé à droite

La photo est cette fois prise avec un reflex dont le capteur supporte une dynamique plus importante que le compact. Avec l’histogramme calé à droite, tel que représenté ci-dessus, le ciel retrouve sa matière.

Notez que ce réglage n’a pas totalement résolu les problèmes : les ombres sont maintenant enterrées. L’histogramme déborde en effet légèrement à gauche.

Comment éviter les ciels vides et blancs, conseils pratiques
Résultat avec l’histogramme calé à droite
f/10 -1/250 s (-1,7 IL)

La dynamique de la scène reste plus importante que celle absorbée par le capteur, la photo est trop sombre. Cette nouvelle version recèle pourtant un potentiel que n’avait pas la précédente image : même si vous ne les voyez pas, elle contient plus d’informations. C’est fondamental : par un post-traitement approprié, il est très facile de déboucher une zone trop sombre, c’est à dire sortir de l’ombre les formes qui s’y sont dissimulées.

A contrario, lorsqu’aucun détail n’est enregistré dans les hautes lumières, il est impossible de restituer les textures perdues. Autrement dit, aucun logiciel ne sait transformer un ciel blanc en ciel nuageux. Le travail du logiciel de post-traitement sera facilité si vous avez pris la précaution d’enregistrer le fichier au format RAW, un mode à privilégier lorsque les conditions de lumière sont difficiles.

Comment éviter les ciels vides et blancs, conseils pratiques
Reynisdrangar – Photo post-traitée

Le résultat affiché ci-dessus a été très obtenu en retravaillant en quelques clics les noirs avec le logiciel Camera Raw.

Si vous êtes totalement rétif à l’idée de post-traiter une photo, vous pourrez obtenir un résultat proche en augmentant temporairement sur votre boitier la valeur du paramètre D-lighting. Le dosage sera toutefois moins précis. A défaut, utilisez un filtre gris dégradé qui assombrit le haut de l’image sans en toucher le bas. Cet accessoire est très utile lorsque la ligne de séparation avec le ciel est horizontale. Dans notre exemple, il aurait assombri le ciel mais aussi les rochers, tout en exposant correctement la plage.

J’en vois qui vont dire… Ah, mais le résultat obtenu n’est pas parfait, les personnages restent dans l’ombre… Nous l’avions dit d’entrée de jeu : lorsqu’on voyage, il faut souvent se contenter de la lumière du moment. Lorsqu’elle n’est pas au mieux de sa forme, inutile d’espérer la perfection.

D’autres moyens existent pour améliorer le résultat : HDR, flash en fill-in, réflecteurs, mais il est rare de partir en voyage avec trois tonnes de matériel et une équipe technique. L’idée était ici d’essayer de tirer le meilleur de ce qui nous était donné à l’instant t.

Comment éviter les ciels vides et blancs, conseils pratiques
Quand on a le temps et les moyens…

Eviter le ciel blanc grâce à l’histogramme des couleurs et l’histogramme RVB

Avons-nous résolu tous nos problèmes ? Que va-t-il se passer si le ciel est uniformément bleu ?

Nous savons que le blanc du ciel blanc est constitué à part égale de bleu, de rouge et de vert. Lorsque nous calons à droite l’histogramme blanc affiché au dos de l’appareil, la couche bleue ne va-t-elle pas malgré tout déborder à droite ?

C’est en tous les cas ce que semble vouloir prédire l’histogramme des couleurs de la photo ci-contre : le pic du bleu est nettement décalé. Le ciel ne risque-t-il pas d’être surexposé si on se repère sur le blanc ? Ne faut-il pas afficher l’histogramme des couleurs pour optimiser la prise de vue ?

Comment éviter les ciels vides et blancs, conseils pratiques
Jokulsarlon (Islande)

C’est une vraie bonne question… mais une fausse bonne idée. Il faut avant tout bien comprendre ce qu’est l’histogramme RVB affiché au dos de votre appareil : il ne fait pas la moyenne des luminosités des trois composantes rouge, verte et bleue, mais tout simplement celle du nombre des pixels rouges, verts et bleus qui correspondent à une luminosité donnée.

La dernière barre à droite est donc bien celle qui nous intéresse : elle intègre correctement la partie la plus lumineuse du ciel, qu’il soit bleu ou gris.

Comment éviter le ciel blanc : conclusion

L’histogramme RVB est un outil facile à utiliser. Il suffit de savoir que celui affiché au dos de votre appareil vous garantit en toutes circonstances que la photo ne sera pas surexposée… dès lors qu’il ne déborde pas à droite. Pensez à le vérifier !

Si à l’issue d’une première prise de vue vous constatez que le ciel reste surexposé, c’est simple : refaites la photo avec un diaphragme de moins !

A vous !

Dites-nous ce que vous pensez de la capacité de votre matériel à exposer correctement une photo. Quels sont les cas qui vous posent problème ? Vous avez aussi un ciel blanc trop souvent ?

 


Retour sur le Salon de la Photo 2015

Le salon de la photo 2015 a été un nouveau bel événement photo cette année. Notre stand Nikon Passion Agora du Net a reçu quelques milliers de participants, vous êtes nombreux à être passé pour partager votre passion pour autant de très bons moments.

Voici quelques retours sur cette édition 2015 pour ceux qui n’ont pu s’y rendre.

Nikon Passion au Salon de la Photo 2015

Un évènement majeur et une fête de la photo

Le salon de la photo de Paris est désormais un des quatre événements photo dans le monde avec la Photokina (Allemagne), le CP+ (Japon) et le CES (USA). J’aurais presque envie de dire que c’est la fête de la photographie tant le contenu proposé est riche : expositions gratuites, conférences photo, formations, revues de portfolio, concours, etc.

Les marques ne sont bien évidemment pas en reste qui vous proposent de faire votre choix en ayant tout sous les yeux en un même lieu.

Les plus réfractaires diront que voir du matériel n’a que peu d’intérêt, c’est vrai si vous n’avez rien à acheter. Mais ce salon est avant tout le salon de la pratique photo et c’est bien en cela qu’il est intéressant.

Malgré aucune annonce majeure cette année et peu de nouveautés vraiment innovantes il y avait tout de même de quoi s’occuper une bonne journée Porte de Versailles.

Des conférences photo

Nous avons eu le plaisir d’accueillir près de 20 intervenants venus nous parler de pratique photo, de prise de vue, de post-traitement, de partage d’images. Autant de sujets enrichissants dont certains vous seront proposés en rediffusion prochainement.

Notons la présence à mes côtés de Céline et Guillaume, les animateurs du site Photopassion, ainsi que la sympathique bande de Dans Ta Cuve, l’association argentique parisienne qui n’a pas hésité à shooter du film en direct dans les allées et à surprendre quelque peu certains visiteurs !

Pour ma part j’ai eu le plaisir d’animer cinq conférences sur la gestion des photos et la mesure de lumière avec les reflex Nikon. Les échanges avec les participants m’ont rassuré sur la pertinence des sujets tant ce monde numérique se complexifie. Mon rôle au quotidien est de vous rendre la vue plus facile en photographie, j’ai pu le faire sur le stand en direct et c’était une belle expérience.

Nikon en grande forme

Salon de la Photo 2015

Nikon avait à nouveau mis les petits plats dans les grands pour proposer un stand très complet. Présentation de matériel, animation 360 degrés, conférences photos, présence des photographes pros ambassadeurs de la marque, salle dédiée Nikon School avec formations gratuites, il y avait de quoi faire !

L’animation 360 degrés n’est pas passée inaperçue : la plateforme composée de 50 Nikon D800 synchronisés permet de prendre autant de photos simultanément, avec un léger décalage d’angle de boîtier en boîtier pour produire une animation vidéo créée par un logiciel de traitement spécialisé.

Animation 360 sur le stand Nikon au Salon de la Photo 2015

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

Cette plateforme est utilisée pour des tournages et effets spéciaux régulièrement. S’agissant de boîtiers Nikon elle avait donc tout à fait sa place sur le stand de la marque.

Benoît de Dieuleveult, le nouveau Directeur général de Nikon France qui fait son retour après deux ans d’absence, s’est bien volontiers prêté au jeu des questions-réponses. Il m’a apporté un éclairage intéressant sur la stratégie Nikon et en particulier sur tout ce que la marque met en œuvre actuellement pour aborder les 100 prochaines années. Pourquoi 100 ? Pour continuer sur la lancée des 100 premières années de la marque dont on peut dire qu’elles ont été plutôt fructueuses.

Benoit de Dieuleveult - Nikon France

Je n’ai bien évidemment pas pu en savoir plus sur les annonces 2016 mais mon petit doigt me dit que l’année devrait être riche en nouveautés, sa Majesté Nikon D5 pouvant bien ouvrir le bal mais … chut … c’est une rumeur …

Nikon et Canon sont les deux leaders d’un marché photo morose depuis deux ans. Pour Benoit de Dieuleveult, il est essentiel que Nikon propose des nouveautés en réponse aux attentes du marché. Mais la marque tient à garantir la pérennité que nous lui connaissons, le meilleur exemple étant celui de la monture F conçue à l’origine pour durer et qui dure !

Nikon tient donc à proposer des produits pérennes plutôt que des coups marketing hasardeux et sans suite. La gamme hybride Nikon One a par exemple été conçue en ce sens et bien que l’hybride dont nous rêvons tous un peu n’ait pas encore vu le jour (le Nikon J5 en est proche) cette gamme est celle qui occupe la première place du marché en Europe comme en Asie.

L’avenir nous le dira mais à interroger les uns et les autres sur le Salon, je suis plus que confiant dans l’avenir de la marque qui pourrait bien nous surprendre sous peu !

Elargissement du marché plutôt qu’innovation

Salon de la Photo 2015

En parcourant les allées de ce Salon 2015, on se rendait compte très rapidement que si l’innovation ne venait pas cette année des marques de boîtiers, elle était plutôt le fait d’autres acteurs du monde de la photo.

DxO a fait sensation avec l’accessoire photo pour smartphone DxO One. Cet ensemble capteur amovible pour iPhone semble plaire à certains qui voient en lui un complément logique au smartphone. Reste qu’à près de 400 euros c’est un consommable (ou presque) dont l’avenir n’est pas encore certain.

Autre marché en plein essor, les drones avaient leur espace dédié et les premières cages ont fait leur apparition pour permettre le vol en toute sécurité pendant le Salon. Habituez-vous à voir ces drôles d’engins volants occuper l’espace dans les années à venir !

Chez les éditeurs de logiciels, l’absence – remarquée mais décidée de longue date – d’Adobe fait suite au changement de stratégie de la marque. Celle-ci va désormais à la rencontre de ses utilisateurs par le biais des experts et des communautés et via des rencontres sur le terrain plutôt que lors des grands messes.

Quelques autres éditeurs ont profité de cette absence pour mettre en avant leurs produits mais je n’ai vu aucune vraie nouveauté en matière de logiciels photo. Le passage aux offres Cloud étendues va être le tournant décisif en la matière et force est de reconnaître qu’Adobe a une belle longueur d’avance avec son Creative Cloud.

Des expos et des photos

Salon de la Photo 2015

Le Salon de la Photo ne serait pas ce qu’il est sans ses expos et rencontres. Parmi les incontournables, l’exposition des meilleures images d’Elliot Erwit (on prend une claque !) ou la série de Théo Gosselin sur les Etats-Unis. Rappelons que Théo Gosselin est l’auteur de la photo illustrant l’affiche du Salon cette année.

Salon de la Photo 2015

Les Prix Zoom et quelques autres belles expos tenaient une belle place également. De nombreux stands proposaient des expos moins ambitieuses mais tout autant intéressantes, celle de notre stand Agora du Net a connu un joli succès aussi.

Je n’ai malheureusement pas pu assister aux Grandes Rencontres car je tenais à être présent sur le stand pour vous recevoir. Mais sachez que c’est une occasion unique d’entendre les plus grands photographes venir parler de leur travail, prenez-en bonne note pour 2016 !

L’Agora du Net en grande forme

Salon de la Photo 2015 Agora du Net Nikon Passion Photopassion Dans Ta Cuve

L’Agora du Net est le concept créé pour le Salon de la photo et qui nous permet de fédérer les principaux sites francophones pour vous proposer un stand et des animations. Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé à l’aventure Agora du Net 2015, et en particulier Céline et Guillaume de Photopassion ainsi qu’Anaïs et Rémy de Dans Ta Cuve qui ont donné tout ce qu’ils avaient pour faire de cette édition 2015 un succès !

Je n’oublie pas tous les lecteurs passés me faire coucou et qui se sont retrouvés pris au piège du portrait en mode smartphone (!). Merci également à nos intervenants professionnels et aux éditions Eyrolles et Dunod qui nous apportent leur soutien sans faille pour ce programme de conférences.

Le salon de la photo 2015 est mort, vive le Salon de la Photo 2016 !

Je reviens de ce Salon 2015 avec plein de projets pour l’an prochain. Nous allons nous mettre au travail dès le mois de Mars pour vous proposer une édition 2016 encore plus intéressante ! Il y a déjà quelques surprises dans l’air mais gardons le suspense !

Revivez le Salon de la Photo 2015 en images avec ces quelques vues des principaux stands et rendez-vous Porte de Versailles en Novembre 2016 !


Comment utiliser le bracketing d’exposition

Le bracketing d’exposition est une technique qui vous permet de faire plusieurs photos à des expositions différentes afin de vous permettre de choisir ensuite la photo la mieux exposée de la série, comme de les fusionner pour faire une image à large plage dynamique, selon la technique HDR.

Cette fonction est automatisée si vous utilisez un reflex ou un hybride, il vous suffit de suivre les consignes du manuel pour la mettre en oeuvre. Voici pourquoi vous devez le faire et quand.

pourquoi et comment utiliser le bracketing d'exposition

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Comment utiliser le bracketing d’exposition

Dans cette nouvelle vidéo de la série Questions Photo – Réponses, je vous parle Bracketing d’exposition. Ce type de bracketing (il y a aussi un bracketing de balance des blancs sur certains boîtiers) consiste à déclencher un nombre impair de fois à des valeurs d’exposition différentes afin d’entourer la ‘bonne‘ exposition.

Après le choix du mode autofocus et des collimateurs AF, voici pourquoi vous devriez envisager d’utiliser la fonction Bracketing d’exposition si vous rencontrez des problèmes de mesure de lumière, comme si vous avez des sujets à très fort contraste.

Dans le cas où l’exposition vous pose problème, faire une série en bracketing vous permet de choisir la meilleure exposition lorsque vous triez vos photos. C’est la garantie, ou presque, d’assurer à la prise de vue sans vous tromper.

Lorsque le sujet est une scène au contraste important, des très hautes lumières et des très basses, alors jouer la carte de la plage dynamique étendue peut vous aider. Même solution, le bracketing vous permet de faire plusieurs images identiques, à des valeurs d’exposition différentes, avant de les fusionner pour en faire une image HDR (en savoir plus sur cette technique).

Visionnez la vidéo ci-dessous pour savoir comment utiliser cette technique d’exposition et laissez vos questions dans les commentaires au besoin :

En savoir plus sur le bracketing et la technique HDR :

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Comment régler la sensibilité ISO en photographie

Quelle valeur ISO choisir ? Comment régler la sensibilité ISO selon les conditions de prise de vue ? Pourquoi utiliser le mode ISO-Auto ? Des réponses par écrit et en vidéo !

Comment régler la sensibilité ISO en photographie

Régler la sensibilité ISO, pourquoi c’est essentiel

Le réglage de sensibilité, ou réglage ISO, est un des trois réglages essentiels pour exposer correctement (avec le temps de pose et l’ouverture, en savoir plus).

Avec des appareils photo numériques qui permettent de changer la valeur ISO d’une photo à l’autre et des capteurs de plus en plus sensibles, le réglage ISO n’a jamais été aussi critique. De nombreux photographes amateurs pensent encore qu’il est délicat de faire ce réglage ou que toute valeur de sensibilité convient quelles que soient les conditions de prise de vue. Ce n’est pas vrai !

Dans une précédente vidéo, je vous explique ce qu’est la sensibilité ISO native. C’est une valeur propre à votre appareil photo et que vous devez connaître pour savoir régler l’ISO ensuite (en savoir plus sur la sensibilité en photo).

Dans la vidéo ci-dessous, je vous explique ce qu’il faut comprendre, pas plus pas moins, pour bien régler l’ISO. Vous allez voir que ce n’est pas si difficile, même si vous débutez :

Qu’est-ce que l’ISO ?

Votre appareil photo possède plusieurs réglages que vous pouvez choisir de faire varier si vous voulez sortir du mode tout automatique. Parmi eux, le réglage ISO détermine la sensibilité utilisée lors de la prise de vue.

En photographie argentique, le terme ISO désigne la sensibilité d’un film, par exemple 64, 125 ou 400 ISO. Plus la valeur est faible, moins le film est sensible et inversement. Les films de 3.200 ISO sont parmi les plus sensibles quand les pellicules de 25 ISO sont parmi les moins sensibles.

En photographie numérique le sens du terme ISO change puisqu’il n’est plus question de film mais de capteur. En toute logique le réglage ISO définit la sensibilité du capteur de votre appareil photo. Dans la pratique c’est plus subtil que cela.

Le principe de notation reste le même en numérique : une faible valeur ISO désigne une sensibilité peu élevée et une forte valeur ISO une sensibilité très élevée. Mais à l’inverse d’un film argentique, il y a plusieurs valeurs ISO possibles pour un même couple capteur/appareil photo.

Un capteur numérique possède une sensibilité native ou nominale. Les capteurs équipant les Nikon par exemple ont une sensibilité native de 100 ISO (64 ISO pour le D850). C’est la valeur que propose le capteur par conception.

Grâce à l’électronique embarquée dans votre boîtier, les fabricants sont capables de faire changer cette valeur ISO d’une photo à l’autre. C’est pourquoi les boîtiers actuels peuvent avoir un capteur de 100 ISO natif mais savent descendre à 50 ISO ou monter à 6.400, 12.800 ISO ou plus. Ce n’est donc pas le capteur qui change mais le traitement du signal en sortie du capteur. Ce signal est amplifié par le processeur de traitement pour donner l’équivalent de la sensibilité affichée.

On peut donc considérer qu’augmenter la valeur ISO à la prise de vue en numérique correspond à pousser un film argentique au développement, pour ceux qui ont connu l’époque du révélateur et de la chambre noire.

ISO et bruit numérique

Faire grimper la valeur ISO par amplification du signal a comme effet premier d’augmenter la sensibilité. Vous pourrez utiliser votre boîtier avec le même couple vitesse-diaphragme quand la lumière fait défaut puisque la sensibilité utilisée augmente.

Qu'est-ce que le réglage ISO et comment choisir la bonne valeur ?

exemple de bruit numérique dans une photo à haute sensibilité (recadrage 150%)

Qu'est-ce que le réglage ISO et comment choisir la bonne valeur ?

la même image avec réduction de bruit gérée dans Lightroom  (recadrage 150%)

Si le gain en sensibilité est un avantage indéniable, il n’en n’est pas de même de l’augmentation du niveau de bruit numérique. En effet, puisque le signal issu du capteur est toujours le même (le capteur ne change pas !) mais qu’il est amplifié par l’électronique, le « bruit de fond » du capteur (inhérent à tout signal issu d’un système électronique) est amplifié aussi. Le bruit va finir par se voir si vous dépassez les limites acceptables pour votre boîtier : cela se traduit par la présence de points colorés et d’un manque de détail dans l’image.

Comment choisir la sensibilité ISO ?

Pour conserver la meilleure qualité d’image possible, il vous faut rester au plus près de la valeur nominale du capteur de votre boîtier. Cette valeur se trouve dans toute fiche technique, pour les Nikon récents elle est souvent de 100 ISO.

Quand la lumière commence à manquer, si vous voulez pouvoir raccourcir le temps de pose pour figer une action ou fermer le diaphragme pour augmenter la profondeur de champ, il faut augmenter la valeur ISO. Passer de 200 à 400 ISO vous permet de gagner un temps de pose ou un cran de diaphragme. De 400 à 800, pareil. Et ainsi de suite de valeur en valeur.

Ceci explique qu’il n’y ait pas tant d’écart en sensibilité entre un boîtier qui grimpe à 6.400 ISO et un autre qui atteint 12.800 ISO, ce n’est jamais qu’un IL (un temps de pose ou un diaphragme) d’écart.

Gardez toujours à l’esprit que plus vous augmentez la valeur ISO, plus le bruit numérique va se manifester dans vos photos. Il faut donc choisir une valeur suffisante pour arriver à vos fins mais pas trop importante non plus si ce n’est pas nécessaire.

Avec les boîtiers actuels, vous pouvez photographier sans problème entre 100 et 6.400 ISO. Au-delà de 6.400, adaptez le réglage à vos besoins et à votre boîtier. Travaillez de préférence en RAW, un format de fichier qui vous donne plus de latitude pour réduire le niveau de bruit après la prise de vue par traitement logiciel (avec DxO PureRAW par exemple).

Et le mode ISO-Auto ?

Comment régler l'ISO-Auto

Votre appareil possède un mode ISO-Auto. Ceci signifie que vous pouvez décider de laisser le boîtier gérer seul la valeur ISO utilisée entre une limite basse et une limite haute.

Ce type de réglage considéré par certains comme une hérésie (je me demande toujours pourquoi) s’avère pratique à l’usage. Vous êtes certain de ne pas laisser le boîtier grimper en ISO si ce n’est pas nécessaire sans vous soucier du réglage. Qui n’a en effet jamais oublié de revenir à une valeur faible après avoir fait quelques photos en intérieur ?

Prenez par contre la précaution de régler l’ISO-Auto en fonction de votre boîtier. Ne dépassez pas la valeur limite (évitez de grimper au-delà de 6.400 ISO pour la plupart des boîtiers, 3.200 ISO étant une valeur plus courante). Prenez garde également de bien fixer un temps de pose suffisant pour éviter les flous de bougé.

Les questions à vous poser pour choisir la valeur ISO

Quand vous êtes confronté à un problème de choix de sensibilité, voici les questions à vous poser :

Sujet : est-il statique ou en mouvement ? Puis-je augmenter le temps de pose pour ne pas avoir à monter la sensibilité ?

Lumière : le sujet est-il suffisamment éclairé même si la scène dans son ensemble ne l’est pas ? Puis-je changer le couple temps de pose-diaphragme pour ne pas grimper en sensibilité ?

Bruit : puis-je accepter un certain niveau de bruit sur mes photos ? Et donc faire grimper la valeur ISO ?

Trépied : puis-je utiliser un trépied pour augmenter le temps de pose sans monter en sensibilité ?

D’une manière générale, habituez-vous toujours à utiliser la sensibilité la plus faible pour une situation donnée. C’est la garantie d’avoir un niveau de bruit le plus faible possible dans vos images.

Comment régler la sensibilité ISO : en savoir plus

Voici plusieurs tutoriels et liens pour en savoir plus sur le réglage ISO et la bonne façon de procéder pour éviter la montée du bruit numérique sur vos photos :

Vous pouvez suivre d’autres vidéos qui répondent à d’autres questions photo, en cliquant sur le lien ci-dessous. C’est un abonnement gratuit à la chaîne YouTube, cela vous permet de recevoir une notification quand je publie une nouvelle vidéo :

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