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Appareil photo hybride vs. reflex : différences, avantages/inconvénients de l’hybride sans miroir

L’annonce d’appareils photo hybrides chez Nikon, les Nikon Z 7 et Z 6, puis Z 50, a généré de nombreuses discussions chez les photographes amateurs comme professionnels. Si certains connaissent parfaitement leur sujet, d’autres sont moins au fait de la technologie hybride sans miroir.

Que cache un appareil photo hybride ? Quelles sont les différences avec un reflex ? Quels sont les avantages et inconvénients ? Voici ce qu’il vous faut savoir pour faire la différence entre ces deux mondes et comprendre de quoi il est question.

Appareil photo hybride vs. reflex : différences et avantages/inconvénients de l'hybride sans miroir

Appareil photo hybride vs. reflex : le contexte

« Je ne comprends pas. Depuis des années, on me rabâche que le reflex numérique est ce qui se fait de mieux pour faire des photos. Je m’y suis intéressé, j’ai investi (beaucoup) et maintenant on vient me dire que tout ça c’est dépassé, l’hybride est là et le reflex n’a plus qu’à mourir de sa belle mort. On se moque de moi ? ».

Voici le type de question que je reçois souvent depuis l’annonce des hybrides Nikon Z (voir lequel choisir). Des photographes amateurs ne comprenant plus ce qu’il se passe dans le monde de la photo, des incompréhensions, des interrogations … un vent de panique a soufflé suivi depuis d’un sentiment négatif : les marques nous poussent à changer pour quelque chose que l’on ne veut pas !

L’annonce de la gamme Canon EOS R, hybride plein format, du Panasonic S1/S1R hybride plein format, de l’hybride Fujifilm X-T4 APS-C et le possible nouvel Olympus hybride plein format ont enfoncé le clou. Même Leica s’y met ! Est-ce la fin d’une époque ?

La réalité est plus complexe.

Lorsque les reflex numériques ont fait leur apparition, à la fin du siècle dernier (1999 pour le Nikon D1), il s’agissait de construire, sur les bases d’un reflex argentique, un appareil photo équipé d’un capteur numérique en lieu et place d’un film argentique. Le reste ne changeait pas, ou si peu : visée, autofocus, mesure de lumière, monture (chez Nikon).

L’appareil photo reflex a mis plus de 300 ans pour en arriver à son stade actuel. Le principe fondateur, la réflexion spéculaire, remonte à 1686 et aux travaux de l’opticien Johann Zahn. Le reflex a gagné ses lettres de noblesse à partir des années 50, le Nikon F chez Nikon a marqué son époque.

Les appareils photo ont évolué avec les progrès de l’électronique et de la technologie. Autofocus (Nikon F3AF en 1980), mesure de lumière matricielle (Nikon FA en 1983), vidéo (Nikon D90 en 2008) … le reflex actuel n’a plus grand-chose à voir avec ses ancêtres.

De nos jours les progrès de l’électronique et de l’informatique sont tels que ce qui n’était pas envisageable il y a dix ans encore l’est désormais. A condition que certaines contraintes soient levées, et en matière de contraintes le reflex est aux premières loges.

Vue éclatée du Nikon Z 7, appareil photo hybride, montrant le peu de pièces mécaniques dans un hybride

Vue éclatée du Nikon Z 7 montrant le peu de pièces mécaniques dans un hybride

Les appareils photo hybrides sont nés pour bénéficier des progrès de l’électronique et pour lever les contraintes propres aux reflex. Les ingénieurs des différentes marques sont partis d’une feuille blanche, et ont réinventé l’appareil photo chacun à leur manière. Ceci s’est traduit par l’arrivée de premiers modèles plus ou moins performants, mais la tendance était bien là.

Depuis plusieurs années l’appareil photo hybride progresse sans cesse, et 2018 est l’année où l’hybride a gagné ses lettres de noblesse. Challengés par Sony, Fujifilm, Panasonic et Olympus (Leica est un peu moins grand public), les ingénieurs Nikon et Canon sont passés à l’action pour de bon après des tentatives pour le moins timides (gammes Nikon One et EOS M).

La guerre est déclarée et les photographes n’ont jamais eu autant de choix en matière d’hybride. Encore faut-il comprendre de quoi on parle.

Appareil photo hybride vs reflex : présentation du sujet en vidéo

Vous préférez écouter que lire ? Je vous propose une présentation vidéo de ce (long) sujet, à suivre ci-dessous :

Qu’est-ce qu’un appareil photo hybride sans miroir ? Tentative de définition

S’il y a un terme qui ne peut être plus ambigu dans le jargon photographique actuel, c’est bien le terme « hybride ». Le mot « hybride », lorsqu’il désigne un appareil photo, ne signifie rien de précis. Ce mot est utilisé pour désigner un appareil photo qui n’est ni un compact, ni un bridge, ni un reflex, ni même un moyen-format traditionnel. Quelque chose « d’hybride » entre tout ça.

Le sens du mot le plus approprié nous vient du monde anglo-saxon, c’est « mirrorless » ou « sans miroir » en bon français (ML en abrégé, parce que SM ce n’est pas ce que l’on peut trouver de mieux …).

Un appareil photo hybride est donc un appareil photo sans miroir ? Mais les compacts et les bridges n’ont pas de miroir non plus et ne sont pas des hybrides.

Complétons donc la définition ainsi « appareil photo sans miroir à objectifs interchangeables« . Oui mais … certains hybrides (Fujifilm X-100, Leica Q par exemple) ont un objectif non interchangeable. Et sont aussi qualifiés d’hybrides.

Pour rajouter à la confusion, certains appareils photo sans miroir disposent d’un « viseur hybride », à la fois optique et électronique.

Mais alors c’est quoi un hybride ? Inutile de chercher une définition précise, ça n’a aucune importance.

Parlons donc d’ »hybride sans miroir » lorsqu’il s’agit de désigner des appareils photo comme les récents Nikon Z 7 ou Z 6,  50 et autres Canon EOS R, Fujifilm X Serie, Panasonic Lumix GH, Olympus Pen, etc.

Différences de fonctionnement entre un appareil photo hybride sans miroir et un reflex

Un reflex traditionnel (par exemple un reflex Nikon) utilise un viseur optique qui affiche la scène cadrée au travers de l’objectif (visée TTL – Through The Lens) par le biais d’un miroir et d’un prisme de visée.

Le miroir est disposé dans la chambre reflex devant le capteur, il transmet l’image en provenance de l’objectif au prisme et au verre de visée. Lors du déclenchement, le miroir se relève pendant le temps de pose pour permettre à la lumière d’atteindre le capteur. Une fois l’exposition terminée le miroir retombe en produisant le bruit caractéristique des reflex, et les micro-vibrations qui vont avec.

Le miroir transmet au viseur une image faite par l’objectif à pleine ouverture. Cela permet d’avoir une visée la plus lumineuse possible, sans quoi vous ne verriez rien quand vous fermez à f/22 par exemple. Essayez si votre boîtier comporte un bouton de test de profondeur de champ : l’appui sur ce bouton ferme le diaphragme à la valeur choisie et sauf à ce que cette valeur soit égale à l’ouverture maximale de votre objectif, la visée s’assombrit.

Ce principe de visée reflex ne permet pas de visualiser la profondeur de champ au travers du viseur puisque le cadrage se fait toujours à pleine ouverture.

L’image transmise par le miroir est affichée dans le viseur par l’intermédiaire d’un prisme en verre, de taille imposante sur les reflex plein format. C’est la protubérance que vous voyez sur le dessus de votre reflex.

La visée reflex est une visée optique : vous voyez la scène cadrée telle qu’elle le sera sur la photo finale, à la couverture de champ près de votre viseur (90 ou 100% selon les reflex Nikon).

Le viseur du Nikon Z 7, appareil photo hybride

Le viseur du Nikon Z 7 et son assemblage de lentilles

Avec un appareil photo hybride sans miroir le principe de visée diffère. Un appareil sans miroir n’a pas de … miroir, celui-ci ne peut donc renvoyer l’image au prisme puis au viseur. La visée est effectuée par un système électronique qui récupère le signal du capteur image et l’envoie à l’écran de visualisation faisant office de viseur par le biais d’un système de lentilles.

Pour que le signal du capteur arrive de façon permanente dans le viseur, l’obturateur doit rester ouvert en permanence. Il laisse alors passer la lumière vers le capteur image activé en continu. L’obturateur manœuvre pendant la prise de vue pour permettre au capteur de n’être exposé que pendant le temps de pose choisi (il se ferme, s’ouvre, se ferme puis se rouvre, voir plus bas).

Appareil photo hybride sans miroir : obturateur mécanique et obturateur électronique

L’obturateur d’un reflex est un obturateur mécanique. Il consiste en un système de lames fermé en permanence sauf pendant l’exposition. Les lames s’écartent alors pour laisser passer la lumière avant de se refermer.

En mode de visée Live View, le principe diffère. Le capteur du reflex envoie l’image à l’écran arrière en flux continu. Le miroir est relevé, l’obturateur ouvert, l’écran arrière sert de viseur. Lors du déclenchement l’obturateur se ferme puis se rouvre pendant le temps de pose, puis il se relève pour que la visée Live View soit à nouveau opérationnelle.

L’obturateur mécanique reste le système d’obturation le plus commun sur les appareils photo et les reflex en particulier. Il reste toutefois limité par les caractéristiques mécaniques des lames et du système de commande. L’obturateur mécanique ne peut dépasser une certaine vitesse de translation, c’est pourquoi un reflex a toujours une vitesse d’obturation maximale fonction de la performance de son obturateur (par ex. 1/8000 ème de sec.).

Le mode de visée Live View s’approche du mode de visée électronique de l’appareil photo hybride sans miroir. Il n’utilise pas le miroir mais il reste lent et peu réactif en pratique (le Nikon D780 a changé cela toutefois). Il impose de plus d’utiliser l’écran arrière pour viser, ce qui n’est guère confortable ni possible dans certaines situations de prise de vue.

L'obturateur mécanique du Nikon Z 7, appareil photo hybride

L’obturateur mécanique du Nikon Z 7

A l’inverse de ce que vous pourriez penser, un appareil photo hybride sans miroir dispose d’un obturateur mécanique. Il est indispensable pour permettre au capteur de ne recevoir que la quantité de lumière requise pendant le temps de pose, le capteur étant activé en permanence pour transmettre l’image de la scène au viseur.

L’obturateur mécanique est doublé d’un obturateur électronique. Cet obturateur ne bloque pas le passage de la lumière comme son homologue mécanique, mais enregistre le signal du capteur pendant le temps de pose choisi. Cette obturation a l’avantage de ne faire aucun bruit puisque l’obturateur mécanique ne manœuvre pas lorsque l’obturateur électronique est utilisé. Le choix de l’un ou l’autre mode est fait par le photographe.

Les avantages de l’appareil photo hybride sans miroir

Si les hybrides sans miroir ont le vent en poupe désormais, c’est qu’ils permettent de lever plusieurs limites des reflex. Ils permettent des pratiques nouvelles et un confort supplémentaire sans sacrifier à la qualité d’image ni à la performance.

Une visée en conditions réelles

Le viseur d’un reflex montre la scène telle qu’elle est cadrée.

Le viseur d’un hybride sans miroir montre l’image telle qu’elle va être enregistrée sur la carte.

Cette différence est fondamentale car avant même de déclencher vous savez quel sera le résultat final, sans être forcé de regarder l’écran arrière après la prise de vue pour voir si la photo correspond à vos attentes.

La visée en conditions réelles montre dans le viseur :

  • le champ couvert à 100%,
  • l’exposition,
  • la profondeur de champ,
  • la netteté,
  • le rendu de l’image,
  • différentes informations paramétrables telles que l’histogramme, la loupe ou l’indication de mise au point en mode manuel (« focus peaking »).

la visée électronique paramétrable des Nikon Z6 et Z7

le viseur du Nikon Z 7 avec différentes informations de prise de vue et collimateurs AF plein champ

La visée électronique affiche le signal en provenance du capteur. Ce principe fondateur permet de lever les contraintes du reflex.

S’agissant du capteur image, le cadre affiché est de 100% par définition.

L’exposition est visible en direct, il suffit d’utiliser le correcteur d’exposition pour adapter le rendu à vos attentes avant même de déclencher.

L’ouverture du diaphragme sélectionnée est l’ouverture utilisée pour la visée, la profondeur de champ est vérifiable et modifiable en temps réel. Le bouton de test de profondeur de champ n’a plus d’intérêt. La visée n’est pas moins lumineuse car le viseur amplifie le signal pour garder une luminosité constante.

La mise au point de l’image est visible elle-aussi directement, certains viseurs (comme celui des Nikon Z 7 et Z 6) permettent d’afficher une loupe dans le viseur pour avoir un aperçu plus précis de la mise au point. Les porteurs de lunettes apprécient.

Le rendu des réglages de prises de vue (par exemple le Picture Control chez Nikon) est visible lui-aussi dans le viseur. Il est possible par exemple de viser en noir et blanc tout en enregistrant un fichier RAW de façon traditionnelle.

Le viseur électronique étant avant tout un écran, il sait afficher différentes informations de prise de vue ou d’aide à la prise de vue. Histogramme ou Focus Peaking (indicateur de mise au point en mode manuel) sont activables depuis les menus. Les options d’affichage diffèrent selon les boîtiers.

Le viseur électronique permet de voir une scène nocturne de façon bien plus confortable que sur un reflex puisque le viseur amplifie le signal reçu pour ajuster la luminosité. La nuit n’a plus de secrets pour vous.

Enfin, cerise sur le gâteau, le viseur permet de voir les photos faites sans quitter l’œil … du viseur. Un simple appui sur la touche de visualisation bascule l’affichage, vous évitant de baisser le boîtier et d’allumer l’écran arrière (ce qui reste possible toutefois).

Poids et taille du boîtier

Un appareil photo hybride sans miroir est plus compact et léger qu’un reflex puisqu’il n’a pas à loger les composants du système de visée optique, dont le prisme de bonne taille sur un reflex plein format, ni le système de motorisation autofocus des objectifs.

comparasion et différences de taille entre le Nikon Z7 avec zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S et le Nikon D850 avec zoom AF-S 24-70mm f/2.8 - vue éclatée

comparaison entre le Nikon Z 7 avec zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S (en haut) et le Nikon D 850 avec zoom AF-S 24-70 mm f/2.8 (en bas)

L’hybride sans miroir comporte moins de composants mécaniques, comme l’ensemble miroir et les commandes associées ou le moteur autofocus. Cela permet de gagner de la place et du poids.

La taille des optiques n’est pas plus réduite que celle des optiques pour reflex car leur diamètre est fonction de la taille du capteur et du diamètre de la monture. Le gain en compacité est plus à trouver du côté du boîtier. Les hybrides sans miroir avec capteur APS-C utilisent toutefois des optiques plus compactes que les boîtiers avec capteur plein format (voir le Nikon Z 50).

En vertu des mêmes critères, le poids des optiques ne diffère que peu de celui des optiques pour reflex. Chez Nikon, la monture Nikon Z avec son grand diamètre et son faible tirage mécanique permet de concevoir des optiques plus performantes mettant en oeuvre un nombre limité de lentilles. Moins de lentilles c’est moins de poids.

Autofocus plein cadre

La couverture du champ d’un module autofocus pour reflex est limitée par la position du capteur autofocus dans la chambre reflex. Celui-ci étant éloigné de la monture du boîtier, les contraintes optiques font que l’autofocus (à détection de phase) ne peut fonctionner efficacement sur les bords du champ. Les collimateurs sont donc répartis au centre du cadre, une zone réduite sur les reflex plein format.

Cette limite est levée sur les appareils photo hybride sans miroir car le système de mise au point par détection de contraste analyse le signal en provenance du capteur pour assurer la mise au point, indépendamment de la position du capteur. Il est secondé par un système à détection de phase prenant en compte, comme sur le reflex, les collimateurs centraux. Ce double système permet d’accélérer la mise au point. Ce principe ne peut pas être utilisé sur un reflex sans suppression du miroir, ce qui est par définition impossible.

L’autofocus par détection de contraste des hybrides sans miroir, en analysant le signal du capteur image, supprime tout effet de front/back focus, tout comme le fait le mode de visée Live View sur un reflex. C’est un réglage complexe de moins à faire pour le photographe.

Le viseur du Nikon Z7

le processeur Expeed 6 des Nikon Z 7 et Z 6

L’autofocus à détection de phase des reflex reste un peu plus réactif encore que certains autofocus pour hybrides, limités par la puissance de calcul des processeurs. Cette limite est repoussée par chaque nouveau processeur (par exemple Expeed 6 chez Nikon) toujours plus performant que la génération précédente, l’écart se réduit donc petit à petit. Par ailleurs l’autofocus des hybrides à détection de contraste ne met en jeu aucun composant mécanique (capteur AF, miroirs et mouvements associés), il est moins coûteux à produire et moins sensible aux pannes (voir le site de fabrication des Nikon Z 7 et Z 6).

Déclenchement silencieux

Le miroir d’un reflex claque en s’ouvrant et en retombant après chaque prise de vue. C’est une des contraintes de la visée reflex.

Sur un appareil photo hybride sans miroir, l’obturation mécanique ne fait pas appel au miroir. Seules les lames de l’obturateur se déplacent, le bruit est faible.

L’obturation électronique est un procédé entièrement électronique, aucune pièce n’est en mouvement lors du déclenchement. Celui-ci est totalement silencieux.

Ce déclenchement silencieux est appréciable si vous faites des photos de spectacles vivants, des photos animalières (une rafale avec un reflex peut effrayer les animaux), de la photo de rue … Pouvoir déclencher dans le silence le plus total est un vrai plus.

Les inconvénients de l’appareil photo hybride sans miroir

Autonomie

Un appareil photo hybride sans miroir met en oeuvre plusieurs composants électroniques activés de façon continue, le capteur et  le viseur en particulier. Ceci entraîne une consommation d’énergie supérieure à celle d’un reflex.

L’importante capacité de calcul du processeur nécessaire pour assurer les différentes fonctions (par exemple l’autofocus) entraîne elle-aussi une consommation d’énergie importante.

Les tests CIPA montrent une différence d’autonomie importante à capacité de batterie identique entre hybride et reflex, de l’ordre de 1 à 5. En pratique, le ratio est plutôt de l’ordre de 1 à 2 avec les hybrides actuels car les tests CIPA ne sont pas adaptés au mode de consommation des hybrides.

Sur le Nikon Z 7, ma première prise en main montre que l’autonomie est proche de 700 photos contre 1.100 sur mon reflex D750 (505 photos faites en conditions de test avec 28% de batterie restante). Une batterie complémentaire s’avère indispensable si vous faites beaucoup de photos à la suite alors que ce n’est pas le cas sur un reflex.

Latence à l’affichage dans le viseur

La visée électronique des hybrides sans miroir utilise un écran qui peut avoir, selon ses caractéristiques, un temps de latence à l’affichage. Autrement formulé, l’image de la scène cadrée peut être affichée avec un décalage minime par rapport au viseur optique. Cette latence devient infime avec les viseurs de dernière génération.

Le taux de rafraîchissement du viseur est un autre critère à considérer : s’il n’est pas suffisamment élevé, l’image dans le viseur peut présenter un effet de traînée lors d’un mouvement vertical ou horizontal rapide du boîtier, pendant un filé par exemple. Ceci n’a pas d’effet sur l’image enregistrée. Un taux de rafraîchissement de l’ordre de 60 à 100 fps ne pose pas problème sur les hybrides les plus récents dans la plupart des situations.

Effet Rolling Shutter

L’obturation électronique peut provoquer une distorsion d’image (déroulement ou rolling shutter) avec des sujets se déplaçant très vite. Cette distorsion est due au mode d’acquisition de l’image en obturation électronique. Contrairement à l’obturation mécanique qui capture l’image en une fois (« snapshot »), l’obturation électronique consiste à balayer l’ensemble de l’image, tous les points constituant l’image finale ne sont donc pas capturés au même instant, un peu à la manière d’un scanner.

Si le sujet se déplace très vite, il peut arriver qu’une partie du sujet se soit déplacée pendant le temps nécessaire à balayer l’ensemble de l’image, entraînant ainsi une distorsion sur l’image finale.

L’effet de rolling shutter est un effet propre à l’obturation électronique et ne touche que les sujets en mouvement très rapide (par exemple les pales d’une hélice d’avion). Les systèmes d’obturation électronique les plus récents sont plus performants et en pratique le rolling shutter n’est que peu visible sur les sujets en mouvement rapide. Seuls quelques situations extrêmes peuvent encore poser problème.

Effet blackout

Sur un appareil photo hybride sans miroir, en mode d’obturation mécanique, il convient de fermer l’obturateur avant de déclencher puisque le capteur est activé en continu. Lors de cette fermeture, l’électronique du boîtier effectue un passage au noir du capteur pour remettre à zéro la charge de chacun des photosites. Pendant le temps de pose, les photosites se rechargent sous l’effet de la lumière, c’est cette information qui est alors capturée. Ce passage au noir est appelé effet blackout, il revient à percevoir une image noire dans le viseur pendant un bref instant.

En mode rafale cet effet est d’autant plus visible que les images s’enchaînent et que les temps de passage au noir, de passage en mode visée puis de prise de vue se cumulent pour chaque photo.

Cet effet blackout tend à se réduire avec les boîtiers de dernière génération équipés de capteurs BSI et de viseurs plus performants que les capteurs et viseurs des générations précédentes. Sur certains modèles il n’est plus visible.

Autofocus

Nous l’avons vu, le système de mise au point par détection de contraste des appareils photo hybrides sans miroir fait appel à un calculateur et non à un capteur AF et un jeu de miroirs comme sur un reflex. Ce calcul impose un temps de réaction plus long de l’autofocus.

Les hybrides de première génération étaient pourvus d’autofocus à détection de contraste uniquement tandis que les modèles les plus récents comme les Nikon Z mettent en oeuvre un système double : détection de contraste sur l’ensemble du champ (entre 90 et 100 % selon les marques) et détection de phase dans la zone centrale. Nikon a ainsi pu concevoir un autofocus très réactif, offrant des performances proches de celles du module à 153 collimateurs des reflex récents comme les Nikon D5, D500 ou D850. Il couvre par contre 90% du champ.

La performance de l’autofocus d’un hybride est intimement liée à l’algorithme de calcul. Plus celui-ci est performant, meilleure est la réactivité de la mise au point automatique. Un algorithme pouvant être optimisé, une simple mise à jour du firmware du boîtier permet de bénéficier de performances accrues quand c’est possible, ce que Nikon fait très bien sur ses hybrides depuis leur sortie (voir la version 3.0 du firmware).

Il en est de même pour la sensibilité de détection de l’autofocus, elle-aussi liée à l’algorithme. Elle peut évoluer avec le firmware et gagner 1 à 2 Ev selon les boîtiers et les versions.

La mise à jour du firmware d’un appareil photo hybride est donc une opération primordiale qui permet d’optimiser les performances si le constructeur joue le jeu. Sony a fait le choix de faire évoluer ses hybrides en sortant des nouveaux modèles plus fréquemment. Fujifilm fait évoluer ses boîtiers par mise à jour du firmware sur les séries X et GFX. Nikon a adopté cette démarche sur les Nikon Z.

En conclusion

L’arrivée sur le marché des appareils photo hybrides sans miroir Nikon, Canon, Fujifilm, Panasonic … est un signal fort pour le monde de la photo. Sans être la révolution qu’était l’arrivée des appareils numériques à leurs débuts, l’évolution apportée par l’hybride sans miroir est réelle.

Le reflex n’a rien perdu de ses qualités et continuera d’évoluer. Mais l’attention des constructeurs est désormais portée sur les gammes hybrides. L’appareil photo hybride sans miroir devrait même, selon la plupart des observateurs et j’en fais partie, détrôner le reflex dans les prochaines années en raison de qualités indéniables et d’une capacité à évoluer bien supérieure.

En savoir plus sur les hybrides Nikon sur le site de la marque.


Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : l’ultra grand-angle pour reflex Nikon F

Tamron a annoncé ces derniers jours l’arrivée du nouveau zoom ultra grand-angle Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2.

Venant compléter la série des optiques G2 récentes, cette nouvelle version du Tamron 15-30mm adopte les caractéristiques de la série G2, une construction faite pour durer et des performances au niveau des meilleurs concurrents.

Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : l'ultra grand-angle pour reflex Nikon F

le Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : stabilisation 4,5 Il et performances optimisées

Ce nouveau Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 vient donc compléter le gamme d’optiques G2 Tamron, en combinant les caractéristiques du modèle précédent sorti en 2015 (voir la présentation) et les caractéristiques des optiques G2 :

  • une construction plus robuste et limitant l’infiltration des poussières et de l’humidité,
  • un design plus moderne (« Human Touch »),
  • un traitement Tamron AX anti-reflet qui permet d’améliorer les performances en périphérie de l’image (là où pêchent les grand-angles),
  • une stabilisation permettant un gain (selon la marque) de 4,5 Il,
  • un autofocus plus réactif,
  • la compatibilité avec la console de personnalisation Tamron TAP-in.

Tout comme les récents Tamron 24-70mm f/2.8 G2 et Tamron 70-200mm f/2.8 G2, ce nouveau 15-30mm f/2.8 G2 est conçu pour offrir le même niveau de performances que les ténors de la catégorie.

Il va devoir affronter le Nikon AF-S 14-24mm f/2.8 à la plage focale plus limitée, vieillissant et ne disposant pas du VR ainsi que le Sigma 14-24mm f/2.8 Art qui a fait ses preuves.

Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : l'ultra grand-angle pour reflex Nikon F

Une formule optique modernisée et de meilleures performances en périphérie

 

Les objectifs grand-angle, et les zooms en particulier, souffrent la plupart du temps de performances modestes en périphérie des images. La faute en revient à une formule optique bridée par le tirage mécanique important sur certains boîtiers, et sur les reflex Nikon en particulier.

Le capteur étant situé à bonne distance de la baïonnette, l’objectif doit être conçu pour gérer au mieux l’angle d’arrivée des rayons, un angle dont la valeur est élevée sur les objectifs à courtes focales. C’est une des raisons pour lesquelles Nikon a conçu une nouvelle monture Z de plus grand diamètre et au tirage mécanique bien plus court sur ses récents hybrides Z 7 et Z 6.

Pour améliorer les performances de leur 15-30mm f/2.8 G2, les opticiens Tamron ont intégré une nouvelle lentille, asphérique, et l’on accompagnée de plusieurs lentilles en verre à faible dispersion. Ces lentilles, ainsi que le traitement anti-reflet AX (Anti-reflect eXpanded) devraient permettre au Tamron 15-30mm f/2.8 G2 de délivrer des images plus homogènes depuis le centre jusqu’au bord du cadre.

Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : l'ultra grand-angle pour reflex Nikon F

le principe du revêtement AX Coating du Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2

L’objectif bénéficie d’un traitement de surface de la lentille frontale à la fluorine, ce matériau facilite le nettoyage de l’optique et diminue les effets parasites tels l’effet de flare.

La version Canon dispose d’un porte filtre-arrière absent de la version Nikon.

Le système de double microprocesseur Tamron MPU permet de proposer une meilleure réactivité de l’autofocus, bien que cette caractéristique ne soit pas fondamentale sur un zoom ultra grand-angle, la mise au point variant peu avec les très courtes focales.

Fiche technique du Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2

  • longueur focale : 15-30 mm
  • ouverture maximale – minimale : f/2,8 – f/22
  • angle de vue (diagonale) : 110°32′ – 71°35′ (sur reflex plein format) : 85°52′ – 49°54′ (sur reflex APS-C)
  • formule optique : 18 éléments répartis en 13 groupes
  • mise au point minimale : 0,28 m sur toute la plage focale
  • rapport de grossissement : 1:5 (f=30 mm)
  • diamètre maximum : 98,4 mm
  • longueur** : pour Nikon 142,5mm
  • poids : pour Nikon 1,100 g
  • lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • stabilisation d’image : 4,5 stops (selon les normes CIPA)
  • accessoires : pare-soleil intégré, bouchons

Comparaison Tamron 15-30mm f/2.8 G1 vs. G2

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Version Stabilisation Ergonomie Autofocus Revêtement Protection Autre
Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2

version A041

VC optimisé 4,5 Il New SP « Human Touch » USD optimisé AX (anti-reflet)

eBand, BBAR (anti-reflet)

Fluorine amélioré anti-salissures

Tropicalisation renforcée Porte-filtre arrière (monture Canon)

Double microprocesseur MPU

Compatibilité console TAP-in

Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD

version A012

VC Classique Classique USD eBand, BBAR (anti-reflet)

Fluorine anti-salissures

Tropicalisation classique

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Disponibilité et tarif

Le nouveau Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 sera disponible à partir du 21 septembre 2018 en monture Nikon (12 octobre en monture Canon) au tarif public de 1399 euros.

Ce tarif place le Tamron en bonne position face au Sigma 14-24mm f/2.8 proposé couramment à 1499 euros et le plus onéreux Nikon AF-S 14-24mm f/2.8 dont le tarif courant frôle les 1900 euros.

Attendons les premiers tests pour savoir si cette optique ne démérite pas, et si c’est le cas alors il pourrait s’agir d’un des ultra grand-angles les plus intéressants du marché pour équiper un reflex Nikon F.

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Source : Tamron France


Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR : adieu le trépied ?

Annoncé le même jour que les nouveaux hybrides Nikon Z, le téléobjectif Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR a fait son apparition de façon très discrète dans la gamme Nikon F, bien que son développement soit annoncé depuis plus de deux mois (voir la pré-annonce).

Ce nouveau téléobjectif est conçu pour les reflex Nikon et rendu compatible avec les Nikon Z grâce à la bague FTZ. Il s’avère plus compact et léger que le Nikon 500 mm f/4E FL ED VR toujours au catalogue.

Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR

le Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR avec collier de pied, notez la présence de bagues très larges

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Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR : la photographie au téléobjectif à main levée rendue possible

Utiliser un 500 mm impose de disposer d’un trépied sans quoi vous avez de bonnes chances de faire des photos floues. Le zoom Nikon AF-S 200-500 mm et son excellent système de réduction des vibrations autorise la photo à main levée mais les focales fixes pros de la gamme Nikon sont moins permissives. Le Nikon AF-S 500 mm f/4 est bien plus contraignant.

Grâce à l’utilisation d’une lentille de Fresnel, un principe équipant déjà le Nikon AF-S 300 mm f/4E PF ED VR, ce téléobjectif voit son poids réduit par rapport au modèle f/4, il ne pèse « que » 1460 gr. au lieu de 3090 gr pour le modèle ouvrant à f/4. Excusez du peu.

Il en est de même pour l’encombrement puisque ce nouveau 500 mm mesure 237 mm tandis que le 500 mm f/4 mesure lui 387 mm, c’est 15 cm de moins. Ce 500 mm adopte donc les mensurations du Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VRII, ce n’est pas rien pour un 500 mm.

Plus léger, moins encombrant, le Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR peut être utilisé à main levée beaucoup plus facilement, libérant ainsi le photographe des contraintes propres au trépied.

Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR

le Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR sans son collier de pied

Construction et protection

Le Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR est construit comme les autres modèles pros de la gamme Nikon F. Son étanchéité est renforcée pour réduire au mieux l’intrusion de la poussière et de l’eau, il adopte un traitement au fluor sur la lentille frontale de façon à évacuer rapidement les gouttes lors de prises de vue sous la pluie.

Formule optique et lentille de Fresnel

La lentille de Fresnel est un élément optique qui permet une conception particulière d’un objectif :

  • elle minimise les aberrations chromatiques,
  • elle permet de réduire le nombre de lentilles nécessaires,
  • elle permet aussi de réduire le poids de l’objectif,
  • tout comme sa taille.

La formule optique comprend trois lentilles en verre ED, associées à la lentille de Fresnel elles permettent de réduire l’effet de diffraction ou flare qui provoque l’apparition de taches lumineuses sur les photos lorsque la source de lumière est située face à l’objectif.

Le traitement nanocristal habituel chez Nikon a pour but de réduire les reflets et images parasites, il vient compléter les caractéristiques de ce Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR.

Comme sur la plupart des optiques Nikon pros récentes, ce 500 mm f/5.6E PF ED VR est doté d’un diaphragme à commande électromagnétique (la lettre E de son nom). Ce principe autorise une commande plus fiable et une meilleure précision en mode rafale.

Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR

Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR, exemple de photo : Nikon D5 – ISO 2500 – 1/2500 ème de sec. – f/8

Nikon AF-S 500 mm : un autofocus plus rapide

La vitesse de réaction de l’autofocus, quel que soit l’objectif, est liée à la performance intrinsèque de la motorisation mais aussi au poids des lentilles que le moteur doit déplacer. Plus il est faible, plus l’autofocus peut assurer la mise au point rapidement. Avec des lentilles lourdes, le moteur peine. Ou bien il est plus puissant et occupe plus de place tout en consommant plus d’énergie.

La lentille de Fresnel du Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR a permis de réduire le poids du bloc optique assurant la mise au point. Cela évite l’utilisation d’un plus gros moteur et augmente sa vitesse de réaction. Ce téléobjectif devrait donc faire le point plus vite que le modèle 500 mm f/4 dépourvu de cette lentille.

Afin d’assurer des prises de vue en basse vitesse, ce 500 mm f/5.6 est doté du système de réduction des vibrations Nikon VR, le gain est de 4 stops selon Nikon. Ce système propose le mode Sport qui permet de photographier des sujets dont le mouvement est imprévisible. Il est aussi actif en vidéo, l’effet de la stabilisation étant alors visible au tournage dans le viseur.

Le Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR sera disponible à la vente dès mi-septembre 2018, son tarif public TTC est fixé à 3999 euros.

Si ce tarif peut faire bondir l’amateur qui devra y réfléchir à deux fois avant d’investir, il est à comparer aux 10.990 euros qu’il faut trouver pour disposer du Nikon AF-S 500 mm f/4. Autant dire que ce dernier pourrait bien souffrir de la comparaison avec son « petit » frère de gamme.

Source : Nikon

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Nikon D3500 : le reflex entrée de gamme moins cher et plus ergonomique

Nikon annonce le nouveau reflex entrée de gamme APS-C Nikon D3500. Ce D3500 reprend l’essentiel des caractéristiques du D3400 en adoptant une ergonomie plus proche de celle du D5600.

Le Nikon D3500 est vendu moins cher que son prédécesseur, une façon pour Nikon de faciliter le passage au reflex si vous estimez vos photos smartphones trop peu qualitatives.

Nikon D3500

le Nikon D3500 vue de face, notez la présence d’une molette supérieure comme sur le Nikon D5600

Nikon D3500 : une ergonomie proche du D5600

Ne nous voilons pas la face, Nikon a rhabillé son D3400 pour proposer un nouveau modèle entrée de gamme dont le seul véritable argument est un tarif en baisse de quelques dizaines d’euros.

Le Nikon D3500 est proposé en kit avec l’objectif Nikon AF-P 18-55mm f/3.5-5.6 VR au tarif public de 549 euros. Ce tarif pourrait évoluer à la baisse chez les revendeurs d’ici quelques mois (les fêtes de fin d’année approchent) pour passer sous la barre des 500 euros. Nikon y voit une proposition pertinente pour les utilisateurs de smartphones désireux de faire de meilleures photos : basse lumière, zoom, longues focales, flash.

L’ergonomie du Nikon D3500 est très proche de celle du modèle amateur de la gamme Nikon DX, le Nikon D5600. Le Nikon D3500 adopte en particulier la molette du D5600 logée sur le capot supérieur et non plus sur la face arrière (meilleure ergonomie).

La face arrière évolue et adopte elle-aussi la présentation du D5600 avec un déplacement des touches de commandes de la gauche vers la droite, elle dispose d’une nouvelle touche Info à proximité du viseur et d’une commande de flash plus accessible.

Nikon D3500

le Nikon D3500 adopte une molette supérieure et non plus arrière, une touche Info arrière et une nouvelle commande de flash

Nikon D3500 : fiche technique

Sans grande surprise le Nikon D3500 reprend les caractéristiques techniques de son prédécesseur. Il est équipé du même capteur APS-C (Nikon DX) de 24,2Mp capable de gérer une plage de sensibilité allant de 100 à 25.600 ISO (photo et vidéo).

Cette gestion des basses lumières avec une grande sensibilité fait la différence entre les smartphones très limités dès que la lumière baisse et les reflex entrée de gamme bien plus performants.

Le module de mise au point autofocus est le Multi-CAM 1000 à 11 points AF (dont un capteur en croix) du D3400. Il permet de déclencher au rythme de 5 vues par seconde tout en assurant la mise au point sur chaque image.

Le Nikon D3500 adopte un châssis métallique et la monture Nikon F historique donnant accès à la quasi totalité de la gamme d’objectifs Nikon F dont les téléobjectifs comme le Nikon AF-P 70-300mm DX.

Nikon D3500

le Nikon D3500 avec zoom Nikon AF-P 70-300mm

Les utilisateurs les plus débutants pourront profiter du mode Guide qui les assiste dans le choix des réglages de l’appareil. Celui-ci met alors en oeuvre les meilleurs réglages possibles pour la situation de prise de vue choisie en photo comme en vidéo.

Le Nikon D3500 propose deux formats de fichiers dont le format RAW idéal en post-traitement ou le duo RAW+JPG. Le stockage est fait sur une carte SD, SDHC (compatible UHS-I) ou SDXC (compatible UHS-I) dans un logement unique.

Nikon D3500

le Nikon D3500 avec emplacement pour carte mémoire SD

Le viseur optique propre aux reflex offre une couverture du champ de 95% en horizontal comme en vertical, soit la quasi totalité de la scène cadrée. Le grossissement est fixé à 0,85x pour un dégagement oculaire de 18mm.

En matière de temps de pose, le Nikon D3500 autorise un déclenchement au 1/4000ème de sec. pour les scènes d’action comme à 30 secondes pour les poses longues. La vitesse de synchro du flash est de 1/200ème de sec.

A la différence des smartphones, le Nikon D3500 bénéficie de la mesure de lumière matricielle couleur 3D II Nikon, un système capable d’analyser la scène photographiée et de la comparer à un très grand nombre de situations types pour proposer la meilleure exposition possible.

Ce reflex donne accès aux modes automatiques et scènes, et bien qu’entrée de gamme, il propose l’ensemble des modes experts P, S, A et M (manuel).

Nikon D3500

le Nikon D3500 avec flash Cobra Nikon SB-500

Le flash intégré permet de faire des photos quand la lumière manque comme de déboucher les ombres si le sujet est en contre jour. Le nombre-guide de ce flash (puissance)  est de 7, 8 (m, 100 ISO, 20 °C). La griffe flash au format standard autorise utilisation d’un flash secondaire de type Cobra comme le Nikon SB-500.

Nikon D3500

la face arrière du Nikon D3500 avec regroupement des commandes à droite et deux nouvelles touches (flash et Info)

L’écran arrière sert à visualiser les photos comme à les faire, en mode Live View. Tout comme sur le D3400 cet écran n’est ni tactile ni inclinable, un manque qui favorise le Nikon D5600 possédant ces deux caractéristiques. Avec 7,5 cm de diagonale, une définition de 921.000 pixels (VGA) et un réglage de luminosité intégré, cet écran permet de visualiser les photos en extérieur dans les meilleures conditions.

Nikon D3500

le Nikon D3500 avec connectique USB et module Bluetooth

Le Nikon D3500 est équipé d’un connecteur USB Hi-Speed avec micro-connecteur USB, d’une sortie  HDMI avec connecteur HDMI de type C. Il dispose d’un module Bluetooth (mais pas du WiFi) lui permettant de communiquer avec un smartphone (iOS, Android) via l’application Nikon SnapBridge pour favoriser le partage en temps réel des photos.

La batterie de type Nikon EN-EL14a autorise une autonomie de 1500 vues selon Nikon soit une nette augmentation par rapport au D3400.

Le Nikon D3500 mesure 124 x 97 x 69,5mm (L x H x P) et pèse 415 g avec batterie et carte mémoire (365 gr. boîtier nu).

Le tarif public TTC France est de 449 euros pour le Nikon D3500 boîtier nu et de 549 euros en kit avec l’objectif Nikon AF-P 18-55mm f/3.5-5.6 VR.

Mon avis sur le Nikon D3500

Après l’annonce récente de ses nouveaux hybrides experts et pros Nikon Z 7 et Z 6, la marque japonaise poursuit la mise à jour de sa gamme reflex.

L’entrée de gamme est le premier segment à profiter de cet élan, sans nouveauté sur le plan technique, mais avec une volonté manifeste de rationalisation entre les différents modèles. Les D3500 et D5600 sont bien proches, le D5600 bénéficiant d’une fiche technique plus pertinente pour l’amateur.

Il y a fort à parier pour que Nikon fusionne à terme ces deux modèles et ne propose plus qu’un modèle amateur entrée de gamme, ce qui pourrait signifier aussi l’arrivée dans un futur indéterminé d’une entrée de gamme Nikon hybride.

L’avenir nous le dira, en attendant si vous souhaitez faire de bonnes photos et que votre smartphone a atteint ses limites, alors ce Nikon D3500 est une alternative très crédible et très accessible. Je lui préfère toutefois le Nikon D5600 plus performant (autofocus, écran, ergonomie) et plus proche des modèles experts de la marque.

Source : Nikon France


Visite de l’usine Nikon Sendai au Japon, fabrication des Nikon Z 7 et Z 6 et des photos

L’usine Nikon Sendai … ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant il s’agit de la principale usine Nikon au Japon. Celle qui a fabriqué plusieurs des boîtiers mythiques de la gamme Nikon et fabrique aujourd’hui les Nikon hybrides Z 7 et Z 6 à venir au rythme de 20.000 unités par mois.

Visiter l’usine Nikon Sendai est un privilège qui m’a été accordé lors de mon voyage au Japon à l’occasion du lancement de la nouvelle gamme hybride Nikon Z. Bien que toute photographie et prise de notes soit interdite dans l’usine (il faut laisser son smartphone à l’entrée), j’ai reçu une série de photos faites lors de cette visite par le photographe Nikon habilité.

Vous ne découvrirez aucun secret industriel dans cette série d’images, mais si vous vous posez la question de savoir comment est fabriqué un hybride Nikon Z 7, voici de quoi en savoir plus.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

L’usine Nikon Sendai au Japon

L’usine Nikon Sendai : une usine Nikon historique

Bien que la production historique ait lieu depuis toujours au Japon, d’autres usines Nikon sont implantées en Thaïlande, en Chine et au Laos. Pour le Japon qui compte plusieurs sites, l’usine Nikon Sendai située à 360 kilomètres au nord de Tokyo est le lieu de production des « flagships », les boîtiers Nikon qui ont marqué l’histoire de la marque et vont la marquer dans les prochaines années. Tous sont d’ailleurs exposés à l’entrée et … ça fait envie !

Depuis son ouverture en 1971, l’usine Nikon Sendai a fabriqué :

  • le Nikon EM (début de production 1978),
  • le Nikon F501 (1985),
  • le Nikon E2 (1991),
  • le Nikon F5 (1996),
  • le Nikon D1, premier reflex numérique Nikon (1999),
  • le Nikon Df (2013, encore en production),
  • le Nikon D5 (2016, encore en production),
  • les Nikon Z 7 et Nikon Z 6 (2018).

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Nikon Sendai est une filiale à 100% de Nikon Corp.

Nikon Sendai est aussi le centre d’engineering principal pour Nikon, c’est à Sendai que sont mis en place les process de fabrication pour les autres usines, que sont conçus les prototypes Nikon, les outils et méthodes ainsi que les équipements d’assemblage des modules et de contrôle Qualité.

En 2011 Nikon Sendai a subi les conséquences du tremblement de terre dans cette région du Japon. L’usine a du fermer en raison de dommages majeurs, mais la production a pu reprendre trois semaines plus tard avant de retrouver son rythme initial.

La proximité de Fukushima (80 kilomètres au sud) a imposé à l’usine Nikon Sendai des précautions particulières afin de garantir la parfaite conformité des produits livrés.

Nikon Sendai et les Nikon Z7 et Z6

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Comme tous les nouveaux boîtiers Nikon, les Nikon hybrides Z 7 et Z 6 sont fabriqués à Sendai. Leur production ne devrait par contre pas quitter Sendai tout comme celle du Nikon D5, à l’inverse d’autres modèles dont la production est répartie dans les différentes usines du groupe.

Pourquoi Sendai ? Parce que c’est la principale usine de boîtiers Nikon et qu’elle a la maîtrise des process de production. Parce que, aussi, elle se situe à deux heures à peine de Tokyo (avec le train à grande vitesse Shinkansen) et que cela facilite les interactions entre les différents services.

La majeure partie des opérateurs de Nikon Sendai est affectée à la production des Nikon Z 7 et Nikon Z 6. Cette production se fait en plusieurs temps, quatre processus majeurs sont implémentés :

  • fabrication de la monture Z sur une chaîne spécifique de machines outils,
  • fabrication de chacun des modules (viseur, capteur, obturateur, etc.) sur des chaînes dédiées,
  • assemblage des modules sur la chaîne principale par des opérateurs et des robots,
  • contrôle Qualité en sortie de chaîne d’assemblage avant emballage et expédition.

Les photos ci-dessous illustrent la chaîne de fabrication de la monture Z, commune aux deux nouveaux boîtiers, et celle d’assemblage des Nikon Z 7 en production. L’assemblage des Nikon Z 6 utilisera les mêmes installations et process puisque ce boîtier est presque identique au Z 7.

Nikon Z7 et Nikon Z6 : de l’assemblage et des tests avant le Contrôle Qualité

Nikon ne dévoile pas ses secrets industriels aussi n’attendez pas des photos des différents composants et des secrets de fabrication, ils restent confidentiels.

Toutefois la série de photos ci-dessous vous permet de réaliser comment sont assemblés les Nikon Z 7 par les différents opérateurs et robots. Ceux-ci ne sont pas représentés ici pour des raisons de confidentialité mais sont utilisés pour répondre à des besoins de reproductibilité des opérations et de tests de bon fonctionnement.

La chaîne d’assemblage est située dans une zone sous atmosphère contrôlée, le port de tenues adéquates est obligatoire (pour les visiteurs aussi).

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En début de chaîne plusieurs opérateurs assemblent les différentes parties du boîtier telles que le châssis, la face avant, la monture, le tout à l’aide d’un outillage spécialisé et de tournevis électriques permettant d’assurer un positionnement précis et un vissage aux normes des différents composants.

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Chaque opérateur est responsable de la bonne exécution des opérations qui lui reviennent, celles-ci sont séquencées à l’aide d’un système dédié (confidentiel).

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la monture Nikon Z en cours de fabrication

La monture Z fixée sur chaque boîtier provient d’une chaîne de production distincte comprenant des machines outils et des cuves de traitements et nettoyage.

Plusieurs opérations d’usinage permettent d’aboutir à la version finale tandis que plusieurs autres opérations permettent de produire la pièce utilisable (ces étapes sont confidentielles).

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la monture Nikon Z finalisée pendant le contrôle Qualité

Sur la chaîne principale, les opérateurs assemblent les modules en provenance des autres chaînes : le module capteur, le module viseur, le module écran arrière, le module obturateur par exemple.

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le capteur des Nikon Z 7 en cours d’assemblage

Chacun de ces modules a été préalablement testé et le sera à nouveau lors de la phase d’assemblage, une fois intégré au boîtier en cours de fabrication.

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Certaines phases nécessitent l’utilisation de robots afin de garantir une précision du geste optimale à la cadence requise. Toutefois l’opérateur reste omniprésent tout au long de la fabrication. Il en ressort un sentiment de travail artisanal bien qu’il s’agisse de gestes répétitifs, précision et rigueur sont les maîtres mots.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

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Les composants électroniques, par exemple la carte mère et l’ensemble processeur Nikon Expeed 6, sont fabriqués par ailleurs et assemblés eux-aussi sur la chaîne principale.

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Chaque boîtier fait l’objet d’une attention toute particulière de la part des différents opérateurs qui l’ont en charge.

Toutes les opérations sont tracées et le contrôle Qualité final permet de remonter la chaîne en cas de défaut constaté pour identifier la cause du problème. Cette démarche permet d’ajuster le process de fabrication le cas échéant.

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La monture Z est une pièce maîtresse du système Z, son grand diamètre impose un positionnement très précis de même que celui des onze connecteurs qui lui font face côté boîtier.

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Le viseur électronique des Nikon Z 7 et Z 6 est un autre composant majeur du système Z. Fabriqué par ailleurs, il arrive sur la chaîne finale par lots et subit un contrôle visuel avant assemblage comme fonctionnel une fois assemblé.

Il s’agit d’un ensemble optique et électronique d’une taille certaine qui impose un positionnement précis. Tout mouvement ultérieur est à exclure, d’où le système de maintien intégré au corps du boîtier.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

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Plusieurs autres opérations d’assemblage ont lieu à la suite, comme la fixation de l’ensemble obturateur. Celui-ci subit une batterie de tests automatisés dès son montage afin de détecter très vite tout problème.

Si vous pensiez que votre boîtier neuf a zéro déclenchement à l’achat, détrompez-vous, il en a déjà plusieurs centaines !

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Une fois les différents modules assemblés et testés, les dernières opérations consistent à finaliser l’assemblage du boîtier en lui ajoutant ses différents capots et sa poignée.

Le contrôle Qualité prend la suite, il consiste en plusieurs vérifications, visuelles comme électroniques, manuelles comme automatisées, et prend presque autant de temps que l’assemblage complet du boîtier.

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Un soin tout particulier est accordé au nettoyage du boîtier avant emballage. Cette opération peut paraître futile, elle prend pourtant plusieurs minutes à chacun des opérateurs concernés.

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Les Nikon Z 7 prennent ensuite le chemin du service expéditions avant d’arriver chez votre revendeur.

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De nombreuses autres informations restent confidentielles, ce qui est parfaitement compréhensible, et je tiens à remercier Nikon Corp. et le management de l’usine Nikon Sendai pour m’avoir permis de faire cette visite commentée et m’avoir fourni ces photos.

Illustrations (C) Nikon Corp.

Ne manquez pas le dossier complet sur l’histoire de Nikon et la saga de 11 épisodes vidéo.


Samyang AF 14 mm f/2.8 F, le premier Samyang autofocus pour reflex Nikon

L’opticien coréen Samyang annonce le Samyang AF 14 mm f/2.8 F, sa toute première optique autofocus pour reflex Nikon plein format. Cet objectif de focale 14mm et d’ouverture f/2.8 inaugure ce qui pourrait devenir une gamme Nikon AF concurrente de celles des opticiens indépendants comme Tamron ou Sigma.

Le test complet de cet objectif est désormais disponible : test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

Samyang AF 14mm F2.8 F, le premier Samyang autofocus pour reflex Nikon

le Samyang AF 14mm F2.8 F pour reflex Nikon F

Samyang AF 14mm F2.8 F, un ultra grand-angle autofocus

Ce Samyang 14mm AF reprend la base optique du Samyang 14mm à mise au point manuelle et intègre une motorisation AF compatible Nikon.

Le Samyang AF 14mm F2.8 F bénéficie du savoir-faire de la marque, qu’elle a déjà démontré dans des optiques à mise au point manuelle pour Nikon (par exemple le Samyang 20mm f/1.8 ED AS UMC ou ce même objectif en version à mise au point manuelle) comme dans des optiques à mise au point autofocus pour d’autres marques de boîtiers (par exemple le Samyang 85mm f/1.4 AF pour Canon).

En proposant un modèle pour les reflex Nikon (en monture F), Samyang compte bien développer ses parts de marché et proposer par la suite (tout le laisse penser), une gamme autofocus plus complète.

Samyang AF 14mm F2.8 F, le premier Samyang autofocus pour reflex Nikon

Ce Samyang AF 14mm F2.8 F propose une formule optique à 15 éléments en dix groupes. La présence de deux lentilles asphériques, de quatre lentilles à fort indice de réfraction et d’une lentille en verre à très faible dispersion permet à Samyang de réduire au mieux les distorsions, les aberrations chromatiques et l’effet de flare.

Le Samyang AF 14mm F2.8 F propose un angle de champ de 116,6 degrés lorsqu’il est monté sur un boîtier plein format Nikon FX (92,8 degrés sur Nikon DX). Il est compatible avec les boîtiers Nikon DX (avec application du ratio x1.5 pour l’équivalence de focale). Le rapport de grossissement est fixé à 0,15.

Le diaphragme est un modèle circulaire, à sept lames, il est bien aidé par la mise au point minimale calée à 20cm pour vous permettre un effet Bokeh harmonieux.

Un Samyang autofocus

Samyang a intégré dans ce 14mm AF la technologie déjà mise en oeuvre dans d’autres objectifs compatibles avec d’autres marques de boîtiers comme les Canon et Sony.

Samyang AF 14mm F2.8 F, le premier Samyang autofocus pour reflex Nikon

Samyang revendique un autofocus plus rapide et silencieux que sur les précédentes versions Canon et Sony. Un interrupteur disposé sur le fût permet la bascule entre mise au point autofocus et mise au point manuelle.

Dimensions et construction

Le Samyang AF 14mm F2.8 F dispose de joints de protection limitant la pénétration des poussières et de l’humidité. Sans être tropicalisé pour autant (peu d’objectifs le sont), il devrait donc être utilisable dans des conditions climatiques variées allant du très chaud au très humide en passant par le très poussiéreux.

Le Samyang AF 14mm F2.8 F pèse 484 gr. (sans bouchon ni pare-soleil, fournis).

Ce 14mm AF Samyang est disponible au tarif public de 749 euros TTC.

Source : Samyang via Digit Access


Nouveaux Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques, tarifs et perspectives

Tout vient à point à qui sait attendre. Le nouveau Nikon hybride fait parler de lui depuis plusieurs mois, Nikon nous a dévoilé petit à petit quelques détails d’apparence dont la nouvelle monture pour couper court aux rumeurs. Voici enfin l’annonce officielle et les caractéristiques techniques des deux nouveaux boîtiers Nikon Z 6 et Z 7.

Il s’agit en effet d’une double annonce avec un hybride Nikon Z 7 haute définition et un hybride Nikon Z 6 plus polyvalent, équipés tous les deux de capteurs plein format de 45,7 et 24,5 Mp respectivement.

Note : depuis la publication de cet article, Nikon a annoncé les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 présentés ici.

 

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z7 avec le zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S

Le Nikon Z 7 et les kits boîtier – objectifs chez Miss Numerique

Ces Nikon Z 6 et Z 7 hybrides sont les deux premiers représentants d’une nouvelle gamme Nikon Z qui va prendre de l’ampleur et compléter la gamme reflex existante. Celle-ci continuera d’évoluer en parallèle afin de répondre aux différents besoins des photographes et vidéastes.

Pourquoi des Nikon Z 6 et Z 7 hybrides ?

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 et Z 7 : capot supérieur et écran de contrôle droit

Le monde de la photo évolue, les usages évoluent, la technologie progresse. Ce qui n’était guère envisageable il y a une dizaine d’années – un ensemble plein format performant dans un boîtier léger et compact – est désormais possible. Plusieurs constructeurs l’ont bien compris qui proposent des modèles hybrides depuis plusieurs années avec le succès que l’on connaît.

Une question de leadership pour Nikon

comparaison de taille entre les Nikon Z 6 et Z 7 et le reflex Nikon D850

comparaison de taille entre les Nikon Z 6 et Z 7 et le reflex Nikon D850

Nikon se devait de réagir, de défendre sa position de leader et d’offrir à ses fidèles utilisateurs une offre complète et cohérente permettant d’accéder à la technologie hybride sans miroir tout en offrant une continuité avec l’existant.

La nouvelle monture Z équipant les Nikon Z 6 et Z 7 hybrides permet ainsi de repousser les limites en matière de captation de la lumière tout en offrant, via une bague d’adaptation dédiée Nikon FTZ, la compatibilité avec les optiques Nikon F pour reflex (voir la présentation des optiques Nikon Z et de la bague Nikon FTZ pour hybrides).

Une question de concurrence

Nikon se devait aussi de proposer une offre au moins égale à la concurrence – Sony pour le plein format – sinon supérieure. A voir les fiches techniques ci-dessous, et pour avoir échangé avec les premiers utilisateurs, force est de constater que Nikon a su mettre à profit sa longue expérience : les deux Nikon Z 6 et Z 7 hybrides annoncés ont de quoi inquiéter la concurrence et réjouir les nikonistes qui attendaient le meilleur de leur marque favorite.

Cerise sur le gâteau, le positionnement tarifaire de ces deux boîtiers et – surtout – de la bague d’adaptation – est tout à fait en phase avec la concurrence et devrait garantir à cette nouvelle gamme un succès au moins égal à celui du récent Nikon D850.

Voici les caractéristiques détaillées des Nikon hybrides, quelques compléments d’informations qui ne sont pas dans les communiqués de presse et mon avis sur ces nouveaux modèles en comparaison avec les reflex équivalents et les hybrides concurrents.

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement

Une vision à long terme

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 et Z 7 : face arrière

Le message de Nikon est clair : la marque investit massivement dans une nouvelle monture et une gamme hybride à la hauteur des attentes du marché pour les prochaines années (plusieurs dizaines).

Cette gamme vient compléter la gamme reflex existante comme à venir. Nikon compte occuper une position dominante sur un marché hybride (ou sans miroir) considéré comme le marché principal pour les prochaines années.

Oubliée la première gamme hybride Nikon One (arrêtée définitivement depuis quelques semaines), Nikon a compris le message : la gamme hybride Nikon Z se doit d’être une des plus performantes. Les deux premiers modèles Nikon Z 6 et Z 7 ont de quoi séduire, tant en matière de caractéristiques techniques que de tarif, c’est très bon signe.

Nouvelle monture Z et des optiques Nikkor S

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le Nikon Z 7 avec objectif Nikon F 24-70mm f/4

Pourquoi créer une nouvelle monture alors que la monture F historique autorise le plein format ? C’est une question d’optique et de souplesse dans la conception d’objectifs pour des boîtiers dont les exigences diffèrent de celles des reflex.

Avec 55mm de diamètre, la nouvelle monture Nikon Z autorise la conception d’optiques Nikon Z que ne permet pas la monture F. De plus cette dernière a été conçue à une époque où l’autofocus n’existait pas, elle limite les possibilités de couverture du champ tandis que la nouvelle monture autorise une couverture AF bien plus généreuse.

Comparaison des cônes utiles émergents des Nikon reflex à monture F à gauche et des Nikon Z6 et Z7 à monture Z à droite

Comparaison des cônes utiles émergents des Nikon reflex à monture F à gauche et des Nikon Z 6 et Z 7 à monture Z à droite

Les 16mm de tirage mécanique de la monture Z favorisent une captation de lumière bien supérieure à ce que permet la monture F. Le grand diamètre permet aux rayons lumineux d’arriver de façon parfaitement horizontale sur le capteur, ce que ne permet pas la monture F. Le cône utile émergent des Nikon hybrides est le plus grand disponible sur un appareil hybride à ce jour.

Cette caractéristique va permettre à Nikon de proposer des optiques Nikon Z dont les performances, à caractéristiques égales, devraient surpasser celles des optiques pour reflex, surtout en grand-angle. Les optiques de la série Z seront plus compactes que les optiques F, plus lumineuses avec une ouverture maximale qui pourra atteindre des valeurs extrêmes comme celle du Nikon Noct 58mm f/0,95 annoncé.

Ces optiques sont aussi plus silencieuses, les onze contacteurs répartis sur la périphérie de la monture permettent un autofocus plus rapide avec une correction temps réel supérieure à celle de la monture F. Il sera ainsi possible de corriger en temps réel la variation de mise au point induite par l’effet de zoom (« breathing »), de même que la variation de focale liée à la variation de mise au point (« wobbling »). Les contrôles supplémentaires permettent de paramétrer, par exemple, la bague de mise au point des optiques compatibles pour tenir compte de la correction d’exposition ou de l’ouverture.

Bague d’adaptation Nikon FTZ pour les optiques F

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le Nikon Z 7 avec objectif Nikon F 28mm f/1.4 et bague d’adaptation Nikon FTZ : vue éclatée

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le Nikon Z 7 avec objectif Nikon F 28mm f/1.4 et bague d’adaptation Nikon FTZ : vue assemblée

Nikon le savait, il n’était pas question que la nouvelle monture Z n’autorise pas le montage des optiques F. Le tirage mécanique très court des hybrides (16mm) exclut un couplage direct, c’est par le biais d’une bague d’adaptation mécanique à contacts électroniques que vont pouvoir être utilisées les optiques F existantes comme à venir.

Cette bague permet aux optiques F (AF-S et AF-P) de tirer profit de l’autofocus des Z 6 et Z 7 et accélère encore la mise au point si j’en crois la première prise en main.

Nikon a aussi eu le bon goût de proposer cette bague à un tarif compétitif, 150 euros dans la version kit. Cette bague pourrait bien devenir l’accessoire indispensable à posséder avec un Nikon Z 6 et Z 7 hybride et être proposée, on peut l’imaginer, par défaut dans un kit boîtier-objectif.

Caractéristiques techniques des Nikon Z 6 et Z 7

Nouveaux capteurs plein format 45 et 24Mp CMOS rétro-éclairés

le capteur du Nikon Z7, version 45,7MP

le capteur du Nikon Z 7, version 45,7MP

Les deux Nikon Z 6 et Z 7 hybrides utilisent des nouveaux capteurs conçus par Nikon de façon à répondre aux problématiques de définition, de sensibilité et d’autofocus propres aux boîtiers hybrides.

En effet, si le système autofocus des reflex fait appel à un module AF dédié indépendant du capteur image, celui des appareils hybrides utilise le capteur image qui doit pouvoir envoyer les informations de mise au point au boîtier.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les deux capteurs de 45,7 et 24,5 Mp ne sont pas ceux des D850 et D750 mais de nouveaux capteurs spécifiques.

Les capteurs des Nikon Z 6 et Z 7 hybrides permettent d’assurer une montée en ISO au niveau de celles des reflex D850 et D750 :

  • de 64 à 25.600 ISO pour le Nikon Z 7,
  • de 100 à 51.200 ISO pour le Nikon Z 6.

Les Nikon hybrides Z 7 et Z 6 offrent plusieurs formats de fichiers dont les formats RAW/NEF avec ou sans compression de 12 et 14 bits et de taille variable (comme sur le D850).

Nikon Z 6 et Z 7 : Autofocus à 493 collimateurs

La plage de couverture de l’autofocus d’un reflex est limitée par l’utilisation d’un capteur AF spécifique et par le positionnement du capteur dans la chambre réflexe. Sur les Nikon Z 6 et Z 7 hybrides, grâce à la nouvelle monture, le capteur est positionné à proximité de la monture et l’autofocus peut alors utiliser la quasi totalité du champ image pour assurer la détection de mise au point.

Nikon a conçu un module autofocus hybride faisant appel à la détection de phase et à la détection de contraste avec 493 collimateurs pour le Nikon Z 7 (273 sur le Nikon Z 6). Ce module AF bascule automatiquement entre les deux modes de détection selon les besoins. Il couvre 90% de la visée avec une sensibilité de -4IL.

Cet autofocus utilise les capacités de traitement du processeur Nikon Expeed 6 : la quantité d’informations à traiter en temps réel pour assurer la mise au point est énorme mais tant le débit des bus de données que la puissance de calcul du processeur (420Mpx par seconde) permettent un suivi AF continu à la cadence rafale de 9 images par secondes sur le Nikon Z 7 et 12 images par secondes sur le Nikon Z 6 (23 vues RAW pleine définition en mode compression sans perte 12 bits sur le Nikon Z 7, 35 vues sur le Nikon Z 6).

Obturateur et mesure de lumière

Les Nikon Z 6 et Z 7 disposent d’une obturateur testé sur 200.000 cycles qui autorise des temps de pose compris entre 1/8000ème de sec. et 30 secondes.

Le module de mesure de lumière utilise le capteur image des Z 6 et Z 7 et reste sensible jusqu’à -3IL.

Un viseur électronique inédit

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le bloc optique servant à assurer la visée électronique des Nikon Z 6 et Z 7

La particularité d’un appareil photo hybride ou sans miroir est de mettre en œuvre un viseur électronique. Décriée sur les premiers modèles d’hybrides et sur les bridges qui utilisent des écrans peu définis et peu réactifs, la visée électronique des meilleurs hybrides atteint désormais un niveau de performance qui les rend utilisables dans toutes les situations de prise de vue, sans effet de latence.

La visée électronique permet de voir dans le viseur l’image qui va être faite en temps réel, de corriger – toujours en temps réel – l’exposition et les paramètres de prise de vue (par exemple la profondeur de champ ou le rendu via les Picture Control).

Cette visée permet aussi de voir la photo prise sans quitter l’œil du viseur puisque ce dernier fait office d’écran complémentaire à l’écran principal du boîtier. Ce sont autant d’avantages que ne permettent pas les reflex équipés de la seule visée optique.

la visée électronique paramétrable des Nikon Z6 et Z7

la visée électronique paramétrable des Nikon Z 6 et Z 7 avec affichage des points AF

Nikon a conçu un viseur inédit pour ses hybrides, couvrant 100% du champ image, afin de proposer la meilleure expérience possible en matière de visée électronique. Si vous êtes habitué au grand videur optique Nikon vous ne serez pas déçu, la visée électronique est large et très confortable à l’usage,

Le grossissement est de 0,8x environ et pour l’avoir constaté sur les modèles de présérie, le revêtement nanocristal et fluorine des lentilles équipant ce viseur ainsi que la fréquence de 60 images/secondes pour son rafraîchissement assurent une belle qualité de visée avec une définition d’image étonnante.

Stabilisation dans le boîtier

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z6 et Z7

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z 6 et Z 7

Les reflex Nikon utilisent un système de stabilisation optique intégré aux objectifs. Avec les Nikon Z 6 et Z 7 hybrides, c’est le boîtier qui assure la stabilisation sur cinq axes, même avec les optiques non VR (par exemple celles des reflex non stabilisées). Le gain apporté par cette stabilisation annoncé par Nikon est de 5 stops.

Lors de l’utilisation d’optiques Nikon F stabilisées (VR), les deux stabilisations se complètent pour proposer des performances encore supérieures.

Ecran arrière tactile et nouvelle ergonomie des commandes

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

l’écran arrière inclinable et tactile des Nikon Z 6 et Z 7

L’écran arrière des Nikon hybrides est tactile et inclinable. Avec une définition de 2,1Mpx il présente une diagonale écran de 3,2 pouces (environ 8cm).

Les touches de contrôle arrières sont déportées sur le côté droit des Nikon Z 6 et Z 7 de façon à laisser de la place à l’écran à gauche, ces commandes ne sont par contre pas rétro-éclairées. Plusieurs commandes sont accessibles via les touches tactiles sur l’écran, ce qui compense l’absence des boutons à gauche.

L’écran LCD supérieur affiche les principales informations de prise de vue et les réglages du boîtier. Cet afficheur est conçu spécifiquement pour les Nikon Z 6 et Z 7, tout en reprenant la présentation visuelle des reflex de la marque.

Le dessus de l’appareil comporte à sa gauche une molette de choix du mode d’exposition et permet d’enregistrer 3 jeux de paramètres de prise de vue personnalisés. A droite un petit écran de rappel des informations de prise de vue fait son apparition tandis qu’une molette à usage multifonctions permet de modifier bon nombre des réglages du boîtier.

Vidéo 4K pleine définition et time lapse 8K

Bien que Nikon ait introduit la vidéo sur le Nikon D90 et créé ainsi un nouveau marché pour les vidéastes qui ont depuis adopté cette technologie, Nikon n’est pas considéré comme leader sur ce marché.

Avec les Z 6 et Z 7, Nikon veut combler son retard en proposant des caractéristiques à la hauteur des attentes des utilisateurs professionnels. Ainsi les Nikon hybrides proposent :

  • la vidéo 4K UHD avec profil N-Log (plage dynamique de 12 Il avec profil Nikon Log),
  • la vidéo Full HD à 120p en DX,
  • le time-lapse 8K,
  • le lissage d’exposition,
  • une sortie HDMI 4.2.2 10 bits (8 bits uniquement avec enregistrement interne sur carte),
  • une fonction de stabilisation eVR,
  • le focus peaking, le zebra et la fonction time code.

La griffe flash au format standard permet l’utilisation d’un micro externe.

Les deux boîtiers disposent d’une entrée micro stéréo et d’une sortie casque.

Cartes mémoires

Emplacement rpou carte mémoire XQD ou CF Express sur les Nikon Z6 et Z7

Emplacement pour carte mémoire XQD ou CF Express sur les Nikon Z 6 et Z 7

Les Nikon hybrides disposent d’un seul emplacement pour carte mémoire au format XQD, compatible CF Express. C’est le critère qui dérange sur des boîtiers considérés comme experts-pros. Tout le monde n’utilise pas deux emplacements mémoire pour sauvegarder ses photos en temps réel, mais disposer de deux cartes en mode débordement est un confort appréciable lors des longues séances de prises de vues.

Nikon justifie ce choix d’un seul emplacement par la performance attendue des cartes (le flux de données à stocker est important et dense) et la finesse de la poignée droite. Cette disposition permet de laisser de la place aux grandes batteries des Nikon reflex (Nikon EN-EL15b, celle du Nikon D850) qui assurent une autonomie de 650 vues en reportage classique (330 vues pour le Z 7 et 310 vues pour le Z 6 selon les normes CIPA, près de 700 vues selon mes premiers tests). La compatibilité avec les batteries existantes est un plus que les nikonistes apprécieront.

Un grip optionnel est prévu, il sera présenté ultérieurement et permettra de loger d’autres batteries pour une plus grande autonomie. Ce grip ne comportera pas de déclencheur ni de boutons de fonctions.

Il n’en reste pas moins que ce choix d’un emplacement unique pour la carte mémoire et d’un format XQD encore marginal en attendant l’arrivée des cartes CF Express a de quoi surprendre. Un second slot (même au format SD) aurait comblé les utilisateurs et évité de faire de l’ombre à ces nouveaux modèles comme c’est le cas pour le reflex Nikon D7500.

Connectivité

Les Nikon Z 6 et Z 7 hybrides disposent d’un module WiFi + Bluetooth intégré qui permet de connecter le boîtier à l’application pour smartphones SnapBridge, comme à un ordinateur. Le module WiFi (5Ghz) évite le recours systématique au module WiFi additionnel Nikon WT-7 comme sur les reflex.

Il est possible de transférer les fichiers natifs JPG et RAW sur l’ordinateur, de même que les fichiers vidéos. La liaison sans fil peut se faire en mode point à point ou routeur. Les fonctions de contrôle à distance du boîtier sont bien évidemment assurées. Les Nikon Z 6 et Z 7 sont compatibles avec le module WiFi Nikon WT-7 A/B/C .

Les deux boîtiers proposent une prise USB C permettant la recharge de la batterie EN-EL15b, une entrée micro stéréo et sortie casque pour la vidéo, une sortie HDMI type D ainsi qu’une une prise permettant d’utiliser un déclencheur à fil.

Dimensions

Les dimensions des Nikon Z 6 et Z 7 sont de 134 x 100,5 x 78,5 mm et ils pèsent 675 grammes, soit une compacité et un poids sans commune mesure avec les reflex équivalents.

Construction et protection tous temps

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 et Z 7 : construction en alliage de magnésium

Comme les reflex Nikon, les nouveaux hybrides Nikon Z 6 et Z 7 sont construits en alliage de magnésium afin de coupler robustesse et légèreté. Les deux modèles sont annoncé comme « tous temps », ce qui est le cas aussi des trois objectifs annoncés simultanément.

Nikon Z6 et Z7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon  Z 6 / Z 7 avec le flash Nikon SB-5000

La griffe porte-flash est au format standard et permet l’utilisation des différents flashs de la marque comme des marques compatibles.

Nikon Z 6 et Z 7 : Tarifs et disponibilité

C’est le critère décisif que certains attendaient pour savoir s’il fallait passer à la concurrence ou rester chez Nikon.

Les nikonistes peuvent être rassurés, Nikon a pris la décision de caler le tarif de ses hybrides sur ceux de la concurrence. Le Nikon Z 6, modèle polyvalent, est lui plus accessible que le Nikon Z 7 si vous ne cherchez pas la très haute définition.

De plus les kits proposés dès le lancement permettent de disposer du zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S pour un tarif tout à fait raisonnable, c’est aussi le cas de la bague d’adaptation Nikon FTZ pour optiques F.

Tarif Nikon Z 7 (TTC recommandé France)

  • Nikon Z 7 boîtier nu : 3699 euros
  • Nikon Z 7 en kit avec bague d’adaptation Nikon FTZ : 3849 euros
  • Nikon Z 7 en kit avec Nikon Z 24-70mm f/4 S : 4299 euros
  • Nikon Z 7 en kit avec Nikon Z 24-70mm f/4 S et bague d’adaptation Nikon FTZ : 4449 euros

Tarif Nikon Z 6 (TTC recommandé France)

  • Nikon Z 6 boîtier nu : 2299 euros
  • Nikon Z 6 en kit avec bague d’adaptation Nikon FTZ : 2449 euros
  • Nikon Z 6 en kit avec Nikon Z 24-70mm f/4 S : 2899 euros
  • Nikon Z 6 en kit avec Nikon Z 24-70mm f/4 S et bague d’adaptation Nikon FTZ : 3049 euros

Optiques Nikon S pour Nikon Z 6 et Z 7 (TTC recommandé France)

  • Nikon Z 24-70mm f/4 S : 1099 euros
  • Nikon Z 35mm f/1.8 S : 949 euros
  • Nikon Z 50mm f/1.8 S : 679 euros
  • bague d’adaptation Nikon FTZ  pour optiques F : 299 euros

Les Nikon Z 6 et Z 7 seront disponibles chez les revendeurs d’ici quelques semaines, une mise sur le marché très rapide en raison des attentes du marché et d’un secteur très compétitif.

Mon avis sur les Nikon Z 6 et Z 7 après première prise en main

Nikon nous avait surpris avec le lancement du Nikon D500 très apprécié depuis sa sortie. Le Nikon D850 a dépassé toutes les espérances depuis son annonce et se positionne comme le reflex le plus performant de sa catégorie.

Il y a fort à parier que le Nikon Z 7 fasse de même face à une concurrence Sony pourtant très performante, et que le Nikon Z 6 vienne jouer les trouble-fête dans une catégorie plus accessible dans laquelle cohabitent capteurs plein format et capteurs APS-C.

La compatibilité avec les optiques Nikon F est un critère qui permet de rentabiliser l’investissement fait précédemment si vous êtes nikoniste, et qui vous donne accès à un parc occasion conséquent si vous n’êtes pas encore équipé Nikon. Certaines optiques F devraient s’avérer très performantes sur ces hybrides.

Le viseur électronique s’annonce comme un modèle du genre, précis et lumineux, ce qui n’est pas le cas de tous les modèles concurrents.

L’autofocus, le point faible de certains hybrides, a tout pour faire de ces boîtiers des références en matière de mise au point. Le nombre de collimateurs réduit sur le Nikon Z 6, justifié par un mode rafale plus performant, ne modifie pas la couverture. J’aurais toutefois apprécié de disposer des mêmes caractéristiques sur l’ensemble de la gamme, c’est un sujet qui méritera d’être débattu à la suite des premiers tests.

Ces tests, que j’ai déjà planifiés et en partie effectués, me permettront de vous en dire plus sur les Nikon Z 6 et Z 7 qu’il me tarde de comparer à mes références actuelles, reflex comme hybrides.

Source : Nikon

Le Nikon Z7 et les kits boîtier – objectifs chez Miss Numerique


Nouveaux objectifs Nikkor Z 24-70mm f/4 S, Nikkor Z 50mm f/1.8 S, Nikkor Z 35mm f/1.8 S, Nikkor Noct 58mm f/0.95 pour Nikon Z 6 et Z 7

Nikon annonce trois nouveaux objectifs Nikkor Z pour la nouvelle gamme Nikon Z hybride. Ils seront disponibles dès la commercialisation des boîtiers Nikon Z 6 et Z 7 annoncés simultanément tandis qu’un quatrième objectif, de type Noct à très grande ouverture f/0.95, sera disponible en 2019 (voir le planning de sortie des objectifs Nikon Z plus bas).

Objectifs Nikon S pour hybrides Nikon Z

les objectifs Nikon Z pour les boîtiers Nikon Z hybrides

A nouvelle monture Nikon Z, nouveaux objectifs Nikkor Z

L’annonce d’une nouvelle monture sur les Nikon hybrides laissait penser à une nouvelle gamme d’objectifs. C’est bien le cas et Nikon a annoncé en même temps que ses deux premiers hybrides douze nouvelles optiques de la nouvelle gamme Z dont trois sont disponibles avec les boîtiers (voir le planning plus bas pour les suivants).

Les objectifs pour reflex à monture F restent compatibles avec les Nikon Z hybrides via l’utilisation d’une bague d’adaptation.

Les nouveaux objectifs Nikon Z sont eux conçus tout spécialement pour tirer profit des caractéristiques de la monture Z et du capteur des hybrides Nikon Z 6 et Z 7.

Le tirage mécanique réduit de 16 mm et le grand diamètre de 55 mm de la monture Z permettent à Nikon de proposer des objectifs compacts dont les performances devraient s’avérer au moins égales à celles des optiques F, voire supérieures pour certains objectifs.

Zoom Nikkor Z 24-70 mm f/4 S pour Nikon hybride

Zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S pour Nikon hybride

Zoom Nikkor Z 24-70 mm f/4 S pour Nikon hybride

Le premier zoom disponible pour les Nikon Z hybrides est un zoom de reportage dont la plage focale de 24 à 70 mm correspond à celle des Nikon 24-70 mm pour reflex. Le capteur des Nikon Z hybrides est un modèle plein format, la focale indiquée sur l’objectif est bien celle qu’il faut prendre en compte en terme d’angle de champ.

Voir le test du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S

Ce zoom polyvalent présente une ouverture constante de f/4, une valeur qui peut paraître modeste pour équiper un hybride expert-pro mais qui a un double avantage :

  • le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S reste compact et léger et correspond à l’esprit « hybride » qui veut que le poids de l’ensemble boîtier+objectif soit réduit vs. les reflex,
  • ce zoom Nikkor Z 24-70 mm f/4 S laisse de la place pour un futur Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 qui arrivera en 2019 si l’on en croit le planning annoncé.

Voir le test du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Ce zoom Nikkor Z 24-70 mm f/4 S est donc un objectif léger et compact dont les performances devraient satisfaire les photographes cherchant un ensemble hybride plein format léger. L’ouverture f/4 ne devrait pas être handicapante en matière de luminosité puisque la configuration optique particulière des boîtiers Nikon Z permet une captation la plus homogène possible des rayons lumineux, à l’inverse de la formule utilisée sur les reflex.

Comparaison des cônes utiles émergents des Nikon reflex à monture F à gauche et des Nikon Z6 et Z7 à monture Z à droite

cônes utiles émergents des optiques Nikkor F à gauche vs. les optiques Nikkor Z à droite

Quatorze éléments en onze groupes dont trois lentilles asphériques, une en verre ED et le traitement nano cristal sont au programme, dans la lignée des optiques F bien connues. Nikon annonce des performances très homogènes sur tout le champ couvert et une très grande qualité d’image.

La construction tous temps permet à ce zoom d’être le compagnon de toutes les situations, il devrait représenter une des meilleures ventes lors du lancement puisqu’il est proposé en kit avec le boîtier à un tarif très compétitif de 600 euros au lieu de 1099 euros s’il est vendu seul.

La mise au point minimale est de 30 cm sur toute la plage focale, la formule optique autorise un zoom rétractable tandis que la bague de mise au point est paramétrable pour autoriser la prise en compte de la correction d’exposition ou de l’ouverture.

Le diaphragme compte 7 lames, avec une ouverture minimale de f/22. L’optique pèse 500 gr. Sa longueur totale est de 88,5 mm en position rétractée, le diamètre du filtre est de 72 mm.

Les vidéastes pourront profiter de la correction en temps réel de la variation de mise au point induite par l’effet de zoom, de même que de la variation de focale liée à la variation de mise au point. Le système de changement de focale comme l’autofocus sont conçus pour être très discrets en mode vidéo.

Fiche technique du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S

  • Plage focale : 24-70 mm
  • Ouverture maximale : f/4 constante
  • Ouverture minimale : f/22
  • Diamètre maximum : 77.5 mm
  • Longueur : 88.5 mm (rétracté)
  • Diamètre du filtre : 72 mm
  • Distance minimale de mise au point : 0.3 m (sur toute la plage focale)
  • Rapport maximum de reproduction : 0.30x
  • Diaphragme : 7 lames
  • Commutateurs autofocus : A/M, Modes AF
  • Poids : 500 g
  • Formule optique : 14 éléments en 11 groupes (dont 1 verre ED, 1 verre ED asphérique, 3 verres asphériques)
  • Traitement : anti reflet Nano Crystal avec fluorine
  • Construction : tous temps avec protection anti-poussière et ruissellement
  • Pare-soleil : en corolle
  • Tarif : 600 euros TTC France en kit, 1099 euros TTC France vendu seul

Nikkor Z 50 mm f/1.8 S pour Nikon hybride

Nikon Z 50mm f/1.8 S

Nikkor Z 50 mm f/1.8 S pour Nikon hybride

La focale 50 mm est la focale historique des boîtiers plein format et Nikon ne pouvait passer à côté lors du lancement de sa nouvelle gamme hybride Z.

Le nouveau Nikkor Z 50 mm f/1.8 S est conçu pour répondre aux attentes des photographes les plus exigeants, et cet objectif à focale fixe devrait offrir des résultats supérieurs à ceux des modèles à ouverture f/1.8 de la gamme reflex.

Voir le test du Nikkor Z 50 mm f/1.8 S

Selon Nikon ce 50 mm f/1.8, de par les caractéristiques optiques et mécaniques liées à la monture Z, surpasse tous les modèles équivalents actuels, y compris le Zeiss Otus 55 mm f/1.4 pourtant considéré comme la référence. C’est une caractéristique que les premiers tests permettront de vérifier. Si c’est bien le cas alors le tarif public de 679 euros pour ce 50 mm Z pourraient s’avérer un bon investissement (le Zeiss vaut environ 3500 euros).

La formule optique comprend douze éléments en neuf groupes dont deux lentilles en verre ED et deux lentilles asphériques qui permettent de compenser les aberrations chromatiques et de minimiser l’effet de flare. La lentille frontale bénéficie du traitement nano cristal.

Le diaphragme est un modèle à 9 lames pour un effet Bokeh le plus harmonieux possible. La construction est tous temps. La motorisation AF est annoncée comme rapide et silencieuse.

Fiche technique du Nikkor Z 50 mm f/1.8 S

  • Focale : 50 mm
  • Ouverture maximale : f/1.8
  • Ouverture minimale : f/16
  • Diamètre maximum : 76 mm
  • Longueur : 86.5 mm
  • Diamètre du filtre : 62 mm
  • Distance minimale de mise au point : 0.4 m
  • Rapport maximum de reproduction : 0.15x
  • Diaphragme : 9 lames
  • Poids : 415 g
  • Formule optique : 12 éléments en 9 groupes (dont 2 verres ED, 2 verres asphériques)
  • Traitement : anti reflet Nano Crystal avec fluorine
  • Construction : tous temps avec protection anti-poussière et ruissellement
  • Tarif public : 679 euros TTC France

Nikkor Z 35 mm f/1.8 S pour Nikon hybride

Nikon Z 35mm f/1.8 S pour Nikon hybride

Nikkor Z 35 mm f/1.8 S pour Nikon hybride

Autre focale mythique pour les adeptes du plein format, le 35 mm fixe. Nikon propose un nouveau Nikkor Z 35 mm à ouverture f/1.8 pour ses hybrides. Conçu avec les mêmes spécifications que le 50 mm, ce 35 mm sera un complément idéal, lui-aussi, au zoom 24-70 mm. Les adeptes du reportage et de la photographie de rue apprécieront.

Voir le test du Nikkor Z 35 mm f/1.8 S

La formule optique comprend deux lentilles en verre ED et trois lentilles asphériques qui permettent de compenser les aberrations chromatiques et de minimiser l’effet de flare. La lentille frontale bénéficie du traitement nano cristal.

Ce 35 mm Nikkor Z devrait lui aussi proposer des performances supérieures à celles des modèles f/1.8 de la gamme reflex, à rapprocher de celles des modèles f/1.4. Le Nikkor S 35 mm f/1.8 est proposé au tarif public de 949 euros, un tarif à comparer à celui du 35 mm f/1.4 pour reflex vendu lui environ 1900 euros.

Fiche technique du Nikkor Z 35 mm f/1.8 S

  • Focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1.8
  • Ouverture minimale : f/16
  • Diamètre maximum : 72 mm
  • Longueur : 86 mm
  • Diamètre du filtre : 62 mm
  • Distance minimale de mise au point : 0.25 m
  • Rapport maximum de reproduction : 0.19x
  • Diaphragme : 9 lames
  • Poids : 370 g
  • Formule optique : 11 éléments en 9 groupes (dont 2 verres ED, 3 verres asphériques)
  • Traitement : anti reflet Nano Crystal avec fluorine
  • Construction : tous temps avec protection anti-poussière et ruissellement
  • Pare-soleil : en corolle
  • Tarif public : 949 euros TTC France

Nikkor Noct 58mm f/0.95 : superlatif !

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Nikon Passion

La nouvelle gamme optique Z pour les Nikon Z hybrides sera complétée courant 2019 de plusieurs autres optiques dont un inédit Nikkor Noct 58 mm dont l’ouverture maximale est de f/0.95.

Permise grâce à la nouvelle monture et à son grand diamètre, cette optique devrait s’avérer superlative à tous points de vue. Nikon a souhaité proposer le meilleur objectif qu’il est possible de concevoir pour ces nouveaux hybrides, avec des performances qui devraient dépasser tout ce que l’on connaît dans la gamme F actuelle, y compris celles du Nikkor AF-S 105 mm f/1.4.

Bague d’adaptation Nikon FTZ pour montage des objectifs F sur les hybrides Nikon Z

La nouvelle gamme d’objectifs Nikkor Z pour les Nikon hybrides sera complétée dans les deux prochaines années de nouveaux modèles (6 en 2019, 3 déjà listés en 2020). En attendant, et pour permettre aux nikonistes de rentabiliser leur investissement dans la gamme d’optiques F, Nikon propose une bague d’adaptation Nikon FTZ.

Cette bague Nikon FTZ permet de monter un objectif pour reflex Nikon F (de marque Nikon ou compatible) sur un boîtier Nikon Z hybride.

Le couplage mécanique est doublé d’un couplage électronique afin d’assurer la transmission des informations entre l’objectif et le boîtier.

Cette bague est proposée à un tarif public intéressant en version kit, 150 euros TTC, ce qui devrait en faire l’accessoire le plus commun de la nouvelle gamme Nikon Z.

Fiche technique de la bague Nikon FTZ

  • Objectifs Nikkor F compatibles : AF-P, AF-S, AF-I, AI
  • Compatibilité autofocus : AF-P, AF-S, AF-I (93 objectifs concernés dans la gamme Nikon F)
  • Diamètre : 70 mm
  • Poids : 135 gr.
  • Tarif : 150 euros TTC France en kit, 299 euros TTC France vendue seule

Mon avis sur ces objectifs Nikkor Z pour Nikon hybrides

Les premiers tests permettront d’en savoir plus sur les performances respectives de ces différentes optiques. Par ailleurs, le plan de développement de cette nouvelle gamme prévoit le lancement de plus de neuf nouveaux objectifs pour hybrides dans les 24 mois à venir.

Cette gamme qui peut sembler bien limitée encore sera complétée dès le lancement des boîtiers par la quasi totalité de la gamme Nikon F actuelle grâce à la bague d’adaptation Nikon FTZ.

Face à une concurrence qui dispose déjà de gammes d’objectifs bien pourvues pour certains, Nikon propose une alternative plus que crédible avec trois premiers modèles spécifiques suivis de neuf autres dans un délai de 24 mois, et de la possibilité d’utiliser plusieurs centaines d’objectifs Nikkor F. Un choix qui peut intéresser les nikonistes de longue date, de même que les nouveaux arrivants qui pourront se procurer des optiques F d’occasion pour équiper leur boîtier hybride.

Source : Nikon


Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD pour reflex plein format, nouveau zoom grand-angle

Tamron annonce un nouveau zoom grand angle à ouverture glissante pour reflex plein format, le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD. Ce zoom est un objectif de reportage et de paysage permettant de répondre aux besoins des photographes qui souhaitent une optique plus légère et compacte que les zooms pros 14-24mm ou 12-24mm.

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD peut ainsi concurrencer le Nikon AF-S 17-35mm f/2.8 qui garde pour lui l’avantage d’une ouverture f/2.8 constante mais s’avère plus lourd et encombrant.

Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Tamron 17-35mm, présentation

Tamron n’en finit plus de compléter sa gamme d’optiques pour reflex, avec des modèles pros comme le récent Tamron 24-70mm f/2.8 G2 ou le 70-200mm f/2.8 G2 et des optiques à focales fixes comme les Tamron SP 35 et 45mm.

Les photographes amateurs qui cherchent de bonnes performances sans vouloir pour autant investir dans des optiques pros plus onéreuses, plus lourdes et encombrantes, se rabattent eux sur les gammes f/4.

C’est dans cette catégorie qu’entre ce nouveau Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD, conçu pour les reflex Nikon et Canon plein format (et compatibles avec les reflex APS-C avec ratio x1.5 pour la focale).

Exemple de photo avec Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD pour reflex plein format, nouveau zoom grand-angle

photo (C) Glynn Lavender – Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Caractéristiques optiques du Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD dispose de quinze éléments optiques répartis en dix groupes dont quatre lentilles en verre LD (à faible dispersion) et deux lentilles asphériques. Cet ensemble permet de réduire les aberrations chromatiques axiales et les distorsions que l’on rencontre régulièrement sur les grand-angles à très courtes focales.

Tamron revendique une excellente qualité d’image et une grande netteté en périphérie de l’image, ce sont les angles qui pêchent bien souvent sur ce type de zoom, les tests permettront de vérifier ce point.

Ce Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD bénéficie du traitement Tamron BBAR conçu pour réduire le flare dans toutes les situations de prise de vue pour lesquelles la lumière se trouve en position latérale par rapport à l’objectif.

La lentille frontale est revêtue d’un composé à la fluorine qui facilite l’évacuation des gouttes d’eau et dépôts graisseux.

La mise au point minimale est fixée à 28cm sur toute la plage focale (comme le Nikon 17-35mm f/2.8)

Caractéristique électroniques et mécaniques du Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Avec 90 mm de long et 460g en monture Nikon, ce zoom Tamron grand-angle s’avère plus léger que le modèle Nikon concurrent (745gr.) mais guère moins encombrant (106mm pour le Nikon).

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD comporte un nouveau système de réduction des frottements internes qui permet de réduire le bruit lié au fonctionnement du bloc autofocus, une caractéristique qui pourra intéresser les vidéastes.

Le diaphragme comporte sept lames, pour un effet bokeh harmonieux à pleine ouverture.

Plusieurs joints sont insérés aux extrémités de l’objectif et à tout endroit critique sur le fût de façon à réduire l’infiltration de gouttes de pluie ou d’humidité. Sans être tropicalisé pour autant (très peu d’objectifs le sont), ce zoom Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD vous permet de photographier sous la pluie sans crainte pour la survie de votre matériel.

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD est compatible avec la console Tamron Tap-in qui permet l’ajustement fin de l’autofocus, la personnalisation des fonctions autofocus et la mise à jour du firmware intégré à l’optique.

Exemple de photo avec Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD pour reflex plein format, nouveau zoom grand-angle

photo (C) Glynn Lavender – Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Fiche technique du Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

  • Plage focale : 17-35 mm
  • Ouverture Maximale : f/2,8-4
  • Angle de vue (diagonale) : 103°41′ – 63°26′ pour reflex plein format et 78°46′ – 43°29′ pour reflex APS-C
  • Construction Optique : 15 éléments répartis en 10 groupes
  • Mise au Point Minimale : 0.28m sur toute la plage focale
  • Rapport de Grossissement : 1:4.9 (f=35mm)
  • Taille du filtre : 77mm
  • Diamètre Maximal : 83.6mm
  • Longueur* : pour Nikon 90 mm
  • Poids : pour Nikon 460 g
  • Lamelles circulaires : 7 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture Minimum : f/16-22
  • Accessoires fournis : Pare-soleil, Bouchons
  • Montures compatibles : Canon, Nikon

Le tarif couramment constaté du  Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD est de 649 euros.

Source et en savoir plus sur le site Tamron France


Dossier Pratiques Photo : quel appareil photo choisir et pourquoi ? 2/3

Vous savez ce que vous voulez photographier, vous avez des envies, une passion, et vous vous posez la question du choix de l’appareil photo. Va-t-il vous permettre de faire les photos auxquelles vous pensez ? Le plus cher est-il le plus performant ? Quel appareil photo choisir en fonction de vos besoins, sans dépenser trop inutilement ?

Pour ce second volet du dossier Pratique Photo, j’ai posé la question aux lecteurs de Nikon Passion :

quel appareil photo utilisez-vous et pourquoi ?

Voici une synthèse de leurs réponses, avec des conseils pour vous aider à choisir vous-aussi.

Dossier Pratiques Photo : quel appareil photo avez-vous choisi et pourquoi

Quel appareil photo choisir ? Le choix des lecteurs

Présentation

La question revient chaque jour et je fais autant de réponses différentes que vous avez de demandes car vous avez tous des envies, des besoins et des budgets différents.

Le choix est d’autant plus complexe qu’un appareil photo nécessite un ou plusieurs objectifs et donc un budget additionnel à celui du boîtier. Le choix de l’objectif fera l’objet du troisième volet de ce dossier, nous allons étudier ici quels sont les choix faits par les photographes amateurs lecteurs de Nikon Passion et pourquoi ils ont fait ces choix.

Je vous invite à poster votre avis via les commentaires si vous n’avez pas déjà répondu à mon questionnaire initial.

Contexte et mise en garde

Les réponses ayant servi à constituer ce dossier sont celles d’une majorité de lecteurs de Nikon Passion, nikonistes. Il est donc logique de voir en bonne position l’ensemble de la gamme reflex Nikon.

Toutefois, vous allez voir qu’une bonne partie des lecteurs ont plusieurs appareils photo, un reflex et un hybride par exemple ou un reflex et un compact expert, et que d’autres marques sont citées.

De même la gamme Nikon ne comportant que des reflex à l’été 2018, l’hybride est forcément celui d’une marque concurrente dans ce dossier. Mais la tendance devrait bientôt changer puisque l’hybride Nikon ne devrait plus tarder.

Positionnement selon les besoins et envies

Le classement des modèles dans des segments de gamme ci-dessous est arbitraire. Il m’a permis de classer les réponses obtenues et correspond aux usages cités :gamme Nikon reflex, hybridez, bridge, compact

Au-delà des catégories qui sont interprétables, il est plus intéressant de s’intéresser aux usages que vous citez. Voici ceux que j’ai pu recenser.

Usages grand public, famille, débutants

Les modèles entrée de gamme (et non pas « bas de gamme ») sont utilisés majoritairement par les familles, ceux qui souhaitent une meilleure qualité d’image que celle des compacts et smartphones, ceux qui découvrent la photo (avant de souhaiter passer à autre chose).

Usages amateurs

Les modèles amateurs sont utilisés par des lecteurs qui veulent se faire plaisir en faisant des photos, et souhaitent une ergonomie et des performances plus abouties que celles des modèles entrée de gamme.

Ce choix est celui de la raison pour de nombreux photographes amateurs qui précisent aussi que le montant du budget global boîtier-objectif(s) est un critère de choix déterminant.

Usages experts et passionnés

Les modèles experts sont utilisés par des photographes désireux de passer un cap dans leur pratique. Ils maîtrisent déjà en partie la photographie, connaissent les bases, savent explorer les modes experts et souhaitent un appareil photo avec une ergonomie plus aboutie (plus de raccourcis et boutons), des performances supérieures (autofocus, mesure de lumière), une plus grande compatibilité avec la gamme optique Nikon et compatible.

Usages experts et pros

Les modèles experts-pros sont utilisés par les photographes qui veulent disposer des meilleures performances. Ces photographes maîtrisent la prise de vue, cherchent des performances précises pour des besoins précis (par exemple l’autofocus pour l’animalier) et peuvent engager un budget plus conséquent car ils utilisent aussi plusieurs objectifs experts-pros.

Les boîtiers de cette catégorie sont utilisés de plus en plus par les photographes professionnels qui ne peuvent financer les modèles pros comme le Nikon D5.

Usages pros et « passion »

Les modèles pros sont utilisés par les photographes professionnels qui ont des besoins particuliers (performances ultimes, robustesse).

Ces boîtiers sont aussi utilisés par des amateurs qui déclarent se faire plaisir en possédant un boîtier parmi les plus performants du moment parce que c’est leur passion et que le budget ne compte pas (ou pas trop).

Bridges et hybrides Nikon One

Nikon P900Bridge Nikon P900

L’époque n’est plus aux compacts, c’est un constat depuis plusieurs années. Les smartphones les ont remplacés. Elle n’est plus non plus aux bridges. Quelques lecteurs à peine déclarent utiliser un bridge Nikon, pour une raison principale : leur zoom de très grande amplitude.

Les Nikon B500, B510 et autres B700 et P900 servent à photographier la lune, les avions et quelques autres sujets éloignés. Souvent plus pour le plaisir de la performance que pour la photo elle-même.

Quelques lecteurs uniquement déclarent utiliser ces appareils photo pour une pratique régulière de la photographie familiale ou de voyage. Cela ne veut pas dire que ce n’est pas possible, mais les hybrides et reflex entrée de gamme ont votre préférence.

Nikon One J5

Hybride Nikon One J5

Dans la gamme Nikon One, les premiers Nikon hybrides remplacés par les nouveaux hybrides Nikon plein format, ce sont les Nikon One V3 et Nikon One J5 qui gardent encore un quelconque attrait.

Vous citez leur faible encombrement pour des performances correctes, mais le nombre de réponses est trop faible pour faire une analyse plus détaillée. Il ne fait nul doute que la gamme hybride Nikon One a perdu tout attrait, dépassée par une concurrence (Fujifilm, Panasonic, Olympus, Sony) face à laquelle les Nikon One n’ont pas beaucoup d’arguments à mettre en avant. Cela devrait changer avec l’arrivée des hybrides Nikon nouvelle génération.

Reflex Nikon – quels modèles pour quelles raisons

Usages grand public, famille, débutants : Reflex Nikon D3xxx

Nikon D3400 présentation détaillée test et avisReflex Nikon D3400

Vos réponses concernent en grande majorité les :

Ces reflex entrée de gamme de la série DX, équipés d’un capteur au format APS-C, sont tous vus comme des points d’entrée dans le monde de la photographie numérique :

  • en remplacement d’un compact jugé peu satisfaisant,
  • en complément d’un smartphone qui atteint ses limites trop souvent,
  • pour débuter en photo sans dépenser trop,
  • pour couvrir tous les usages familiaux y compris le remplacement du caméscope grâce à la fonction vidéo,
  • parce que leur tarif, en kit mono ou bi-objectif, n’atteint pas celui des modèles amateurs et experts.

Parmi les points forts que vous citez les concernant, voici les principaux :

  • tarif,
  • qualité d’image,
  • réactivité,
  • vidéo.

Le passage, lorsqu’il a lieu, à la catégorie supérieure se fait en raison d’une panne jugée trop coûteuse à réparer, ou pour l’envie de disposer de capacités absentes de ces modèles comme la vidéo (pour certains anciens boîtiers), l’écran orientable ou les hautes sensibilités.

Usages amateurs : Reflex Nikon D5xxx

Test Nikon D5600

Reflex Nikon D5600

Ce segment est celui des photographes amateurs, au sens premier du terme : ceux qui éprouvent l’envie de faire de belles photos, sans devoir dépenser trop, sans devoir maîtriser un reflex expert considéré comme plus complexe.

Le choix de ces modèles par rapport aux entrées de gamme se fait sur une fiche technique plus aboutie :

  • autofocus plus performant,
  • ergonomie plus aboutie,
  • écran inclinable,
  • nombre de boutons et contrôles à accès direct supérieur,
  • fonctions plus évoluées (par exemple time-lapse, contrôle des flashs distants, …).

L’offre Nikon est aussi la plus généreuse dans ce segment. Les nouveaux modèles apportent peu de différences d’une génération à l’autre, les tarifs des modèles précédents baissent vite, ils se trouvent en promotion dans les grandes surfaces. C’est la catégorie dans laquelle vous citez le plus de modèles différents dans une même gamme :

Voici les raisons que vous citez pour justifier le choix de ces modèles :

  • tarif abordable (vs. les modèles experts),
  • écran arrière orientable,
  • module wifi (Snapbridge pour les plus récents),
  • autofocus plus performant (selon les modèles),
  • fonctions avancées (par exemple HDR intégré ou commande de flashs distants),
  • poids et encombrement limités,
  • ergonomie générale,
  • esthétique,
  • performances (D5500 et D5600 en particulier),
  • qualité et technologie embarquée.

Ces modèles imposent toutefois des limites en matière d’objectifs. Les anciens D40 à D90 mis à part, ils ne sont pas compatibles avec les anciens objectifs Nikon non AF-S et certains ne sont pas compatibles non plus avec les plus récents Nikon AF-P (voir liste de compatibilité Nikon AF-P).

Usages experts et passionnés : Reflex Nikon D7xxx

Test Nikon D7500Reflex Nikon D7500

La gamme de reflex experts DX Nikon comporte plusieurs modèles, entre ceux encore au catalogue et les générations précédentes qui n’ont rien perdu de leurs atouts. Citons ici les :

Les plus anciens modèles comme le Nikon D80 et D90, encore utilisés par de nombreux lecteurs, sont difficilement classables dans les gammes actuelles mais se différenciant des plus experts D200 et D300 ils trouvent leur place ici.

Les critères mis en avant pour justifier le choix de l’un des modèles D7xxx sont les suivants:

  • qualité d’image,
  • encombrement/poids,
  • ergonomie moins amateur,
  • qualité des viseurs,
  • possibilité d’ajouter un grip,
  • évolutivité (cycle d’utilisation plus long car plus performants),
  • plus grande compatibilité avec les objectifs anciens ou manuels,
  • menus plus complets,
  • plus de contrôles directs (boutons, commandes, molettes),
  • fiabilité et résistance,
  • fonction ISO-auto absente sur des modèles entrées de gamme,
  • sensibilité en basse lumière,
  • meilleurs capteurs,
  • modules autofocus plus performants,
  • mode rafale,
  • écran inclinable,
  • intérêt du ratio x1.5 en focale pour l’animalier et les longues focales,
  • etc.

Le plus récent Nikon D7500 se démarque en raison de différences dans sa présentation :

  • positionnement expert mais pas trop,
  • qualité du capteur,
  • excellente gestion des hauts ISOS,
  • qualité du viseur,
  • réactivité,
  • module autofocus (vs. la série D5xxx),
  • écran inclinable,
  • intérêt du ratio x1.5 en focale pour l’animalier et les longues focales,
  • poids et encombrement réduits.

Vous êtes nombreux à avoir fait le choix du Nikon D7500 pour son capteur et ses qualités globales. Toutefois le Nikon D7200 reste un modèle très apprécié, y compris en neuf, vous le considérez comme très proche en performances et plus permissif (possibilité d’utiliser un grip, deux slots cartes SD).

Usages experts et passionnés : Reflex Nikon D200/D300/D300s

Nikon D300Reflex Nikon D300

Parmi les photographes amateurs, certains changent de matériel souvent et d’autres sont conservateurs. Vous êtes quelques dizaines parmi les répondants à déclarer utiliser encore un Nikon D200 et – surtout – un Nikon D300/D300s. Ces boîtiers conservent, selon vous :

  • une belle qualité d’image,
  • une meilleure facilité d’emploi que les plus récents (moins de fonctions avancées),
  • une grande fiabilité couplée à une robustesse étonnante (ce critère revient souvent),
  • une compatibilité avec les différents objectifs excellente,
  • un double slot de cartes (D300s).
  • le bouton central sur le pad arrière (D300s),
  • etc.

Le D200 marque le pas, l’écart avec le D300 est réel et les répondants ne le citent que de façon anecdotique désormais.

Usages experts et pros : Nikon D500

Test Nikon D500 écran inclinableReflex Nikon D500

Le Nikon D500 est le modèle phare de la gamme DX actuelle. Il mérite à lui seul la création d’une catégorie expert-pro, pour ne pas dire qu’il pourrait très bien entrer dans la catégorie pro directement.

Peu importe le nom de la catégorie, vous êtes très (très) nombreux à avoir choisi le Nikon D500 pour ses qualités en général, son rapport de focale avec le format DX, et ses performances exceptionnelles. Les critères les plus souvent cités sont :

  • l’autofocus incomparable dans la gamme Nikon DX,
  • une excellente gestion de la sensibilité et une belle montée en ISO,
  • une grande qualité d’image,
  • un mode rafale idéal,
  • une mesure de lumière fiable donnant d’excellents résultats dans toutes les conditions de prise de vue,
  • un buffer généreux (vs. les modèles D7xxx),
  • une véritable ergonomie pro (molettes, touches, contrôles directs, personnalisation),
  • un ensemble complet pour la photo et la vidéo,
  • une belle autonomie.

Le Nikon D500 séduit les photographes amateurs mais les professionnels aussi pour ceux qui ont répondu aux questions. Ses domaines d’utilisation favoris sont :

  • la photographie animalière (rapport de focale DX favorable),
  • la photographie de sport (autofocus et mode rafale),
  • la photographie de paysage dans toutes les conditions (robustesse, autonomie, protection tous temps),
  • le reportage (pour sa polyvalence).

Le Nikon D500 fait la différence avec le D7500 en raison de son autofocus, de son double emplacement pour cartes mémoires, de la possibilité de lui adjoindre un grip, et de l’ergonomie plus proche des modèles pros que des modèles experts.

Usages amateurs : Nikon D600 et D610

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Nikon D610

L’entrée de gamme Plein Format est apparu en version Nikon D600 et rebaptisé Nikon D610 une fois les problèmes de poussières réglés. Depuis il fait son petit bonhomme de chemin et autorise le passage au plein format à petit prix par rapport aux modèles des catégories supérieures.

Vous mettez en avant plusieurs critères pour justifier le passage aux D600 et D610 :

  • belle sensibilité du capteur,
  • confort de visée,
  • une fiche technique complète (même si pas la plus performante),
  • un tarif accessible pour un plein format.

La facilité d’utilisation de ces reflex est citée plusieurs fois, ils ne sont pas aussi complexes à utiliser que les modèles 36 ou 45Mp, ils sont aussi un peu moins complexes que le D750.

Le D610 reste au catalogue Nikon avec des tarifs souvent très intéressants, il est concurrencé par le Nikon D750 que vous voyez comme plus polyvalent mais dont l’écart de prix n’est pas justifié pour beaucoup.

Plusieurs lecteurs déclarent toutefois avoir acheté le D600 avant la sortie du D750 et choisiraient ce dernier si c’était à refaire.

Usages experts et passionnés : Nikon D750

 

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Nikon D750

Le Nikon D750 occupe une place centrale dans la gamme Nikon Plein Format. C’est le reflex à tout faire, performant, polyvalent, accessible.

Il a fait ses preuves depuis sa sortie, se trouve en neuf à un prix désormais abordable, en occasion, et bénéficie de la part de Nikon de campagnes de rappel efficaces pour les problèmes d’obturateur rencontrés par certains utilisateurs.

Difficile de lister ici tous les avantages que vous trouvez au Nikon D750, voici les principaux :

  • capteur efficace en basse lumière,
  • belle gestion des hauts ISOs,
  • autofocus efficace avec de nombreuses configurations possibles,
  • possibilité d’effet bokeh appréciable avec de nombreuses optiques à grande ouverture récentes comme anciennes,
  • grande polyvalence avec un autofocus efficace en animalier comme en sport,
  • belles prestations au studio, avec son écran inclinable et le contrôle à distance des flashs,
  • léger et pas trop encombrant vs. les D8xx et monoblocs,
  • possibilité de lui adjoindre un grip,
  • performances correctes en vidéo,
  • compatible avec une majorité d’optiques Nikon.

Le Nikon D750 est parti pour durer, son remplaçant n’étant pas annoncé encore. Vous le percevez comme le boîtier plein format idéal « pour tout faire » sans devoir subir les contraintes des capteurs plus riches en pixels (flou de bougé, optiques pros nécessaires).

Usages experts et passionnés : Nikon Df

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Nikon Df

Le Nikon Df occupe une place à part dans la gamme Nikon. Proche du D610 dont il reprend l’ergonomie, l’autofocus, l’électronique sans toutefois embarquer de fonctions vidéos, le Df dispose de l’excellent capteur du Nikon D4. Peu diffusé, c’est un boîtier de niche, ses utilisateurs le plébiscitent pour :

  • son look vintage,
  • ses molettes de réglage,
  • sa grande compatibilité optique (c’est le seul Nikon à accepter les anciens objectifs non-AI),
  • la sensibilité et les performances de son capteur.

Le Nikon Df souffre toutefois d’une certaine désaffection désormais, en raison du tarif en baisse du Nikon D750 que vous considérez comme bien plus polyvalent et dont le capteur a des performances très proches de celui du Df (donc du D4).

Usages experts et pros : Nikon D800/D800E/D810 et Nikon D700

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Nikon D800

Le cœur de l’offre plein format Nikon possède 36Mp. Bien que le succès du plus récent Nikon D850 soit réel, les versions 36Mp précédentes sont encore les plus utilisées par la majorité des répondants.

Les Nikon D800 et Nikon D800E ont tracé une voie pour le D810, plus abouti et plus performant. Le D810 est le meilleur compromis actuel en haute définition pour ceux qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas passer à 45Mp.

Tarif intéressant, nombreux exemplaires disponibles en occasion, vous avez un faible pour cette génération de reflex qui sont, pour la plupart des utilisateurs, les véritables successeurs du Nikon D700.

Voici les critères que vous mettez en avant à propos des D800 et D800E :

  • performances de l’autofocus,
  • performances globales du boîtier,
  • ergonomie pro et nombreux contrôles directs,
  • qualité des images à 36Mp,
  • excellente colorimétrie,
  • tarif abordable en occasion, les offres sont nombreuses.

Pour le Nikon D810, plus récent, les critères sont proches avec quelques précisions complémentaires :

  • plage dynamique étendue du capteur,
  • excellent piqué des images (si les optiques suivent),
  • possibilités importantes de recadrage (valable pour les 800 et D800E aussi),
  • bonne compatibilité avec les objectifs anciens (certains ne sont toutefois pas au niveau du capteur),
  • mode silence permettant de se faire plus discret,
  • grande polyvalence du boîtier,
  • excellente colorimétrie des images,
  • silencieux au déclenchement (plus que les D800 et D800E).

Le Nikon D700, lui, a marqué l’histoire de la marque et reste le boîtier de prédilection pour beaucoup d’entre vous. Ses performances restent ce qu’elles ont toujours été, sa robustesse et sa fiabilité sont parmi les meilleures de la gamme et le D700 est parfaitement utilisable avec les anciennes optiques manuelles.

Vous êtes plusieurs toutefois à reconnaître que le D700 atteint ses limites dès 1600 ISO, qu’il impose le recours au post-traitement au-delà de cette valeur et ne constitue plus désormais un choix intéressant à l’achat.

Usages experts et pros : Nikon D850

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Nikon D850

Cest le reflex le plus convoité depuis sa sortie, celui que tout nikoniste rêve de posséder et que de très nombreux pros utilisent déjà à la place des très chers monoblocs Nikon D4 et D5 qu’ils ont plus de mal à financer.

Tout comme le D700 avant lui, le Nikon D850 est déjà un mythe dans l’histoire de la marque si l’on en croit les retours que vous faites.

Les critères de choix les plus fréquemment cités sont :

  • sa très grande polyvalence (supérieure encore à celle du D810),
  • les possibilités de recadrage extrêmes (« embarquer un D500 dans un D850″),
  • l’écran orientable,
  • le support wifi et Snapbridge,
  • le mode silencieux en visée Live View (même si son usage est très exclusif),
  • les performances extrêmes de son capteur.

Vous êtes toutefois conscients que le D850 impose des objectifs performants et une belle maîtrise de la prise de vue pour être exploité au mieux.

Son tarif dissuade encore de nombreux photographes amateurs qui aimeraient en disposer pour avoir le meilleur de la production Nikon actuelle. Vous êtes nombreux à avouer ne pas l’utiliser au mieux de ses possibilités, à ne pas avoir besoin des performances ultimes qu’il propose, mais à avoir envie de ce modèle que vous allez garder plusieurs années pour en profiter.

Usages pros et « passion » : Nikon D3/D3s/D4/D4s/D5

Nikon D5

Nikon D5

Les fleurons de la gamme reflex Nikon, des boîtiers monoblocs pros, aux performances exceptionnelles et à la robustesse quasi légendaire, continuent à faire rêver quelques photographes amateurs qui se font plaisir en utilisant ces modèles prestigieux.

Les plus anciens Nikon D3 et D3s, les premiers reflex plein format Nikon gardent leurs qualités ergonomiques et leur robustesse tandis que les performances du capteur sont dépassées aujourd’hui par des modèles moins pros mais plus accessibles. Vous leur attribuez toutefois une valeur d’estime qui ne baisse pas.

Les Nikon D4 et D4s sont appréciés pour leur tarif en baisse par rapport au Nikon D5 et les critères de choix que vous mettez en avant sont :

  • la construction monobloc avec poignée intégrée,
  • les afficheurs nombreux et clairs,
  • le viseur lumineux, de grande taille,
  • l’autofocus performant avec les optiques AF-S en particulier,
  • la grande réactivité d’ensemble du boîtier et son mode rafale.

Le Nikon D5 a pour lui une fiche technique d’exception, c’est le Nikon pro par définition, le plus récent et vous lui appréciez :

  • l’ensemble très complet en photo comme en vidéo avec une grande polyvalence,
  • la dynamique exceptionnelle de son capteur,
  • la plage de sensibilité utilisable, la meilleure de toute la gamme Nikon actuelle,
  • le mode rafale avec mise au point assurée sur les 12 im./sec. qu’il sait faire,
  • l’autofocus de dernière génération capable de répondre à tous les besoins en photo de sport ou d’action.

L’attrait pour le Nikon D5 reste toutefois l’apanage du photographe amateur, les professionnels autrefois premiers utilisateurs de ce type de boîtier, ont de plus en plus de difficultés à les financer et se rabattent sur des modèles des gammes inférieures comme le D850 et le D500.

Les Nikon D5 vendus désormais le sont presque exclusivement aux photographes amateurs qui se font plaisir avec un tel modèle.

Et les autres marques ?

Les lecteurs de Nikon Passion utiliseraient donc d’autres marques d’appareils photo ? Oui, c’est une tendance due en grande partie à l’arrivée des gammes hybrides chez les concurrents, des modèles que Nikon ne propose pas encore de façon satisfaisante.

Canon, le clan ennemi ?

Canon EOS 5D Mark IV

Preuve que le sempiternel débat « Nikon vs Canon » n’a guère de sens, vous êtes une petite communauté de photographes à utiliser des appareils photo Canon et à fréquenter Nikon Passion pour tout ce qui concerne la photographie en général.

Les reflex Canon, qui n’ont rien à envier aux modèles Nikon pour la plupart, les plus cités sont :

  • Canon EOS 70D,
  • Canon EOS 5Dsr,
  • Canon EOS 5D MarkII,
  • Canon EOS 5D MarkIV,
  • Canon EOS 50D,
  • Canon EOS 7D,
  • Canon EOS 100D,
  • Canon EOS 1100D,
  • Canon EOS 1D MarkIV.

La liste n’est pas exhaustive, certains lecteurs ayant probablement craint que citer une marque concurrente n’ait pas d’intérêt. Si c’est votre cas faites-le via les commentaires, vous n’êtes pas seul !

Sans grande surprise, les qualités que vous trouvez aux appareils photo Canon sont les mêmes que celles que les nikonistes trouvent à leurs boîtiers Nikon :

  • la définition des capteurs,
  • la bonne gestion de la sensibilité,
  • une ergonomie experte et pro pour plusieurs des modèles cités,
  • de belles prestations en réactivité et mode rafale selon les modèles,
  • un autofocus à la hauteur sur de nombreux modèles (experts et pros en particulier).

Les fans de vidéo sont plus enclins à basculer dans le clan Canon dont l’expérience en la matière est encore considérée comme plus importante que chez Nikon, quand ils n’ont pas choisi un hybride Panasonic (voir plus bas).

Fujifilm, l’hybride APS-C avant tout

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Fujifilm X-Pro2

La quasi totalité des lecteurs ayant déclaré utiliser un appareil photo Fujifilm dit le faire en remplacement d’un reflex Nikon jugé trop lourd et encombrant, et de la très grande discrétion des hybrides Fujifilm.

Ces appareils photo vieillissent bien en raison des mises à jour fréquentes de leurs firmwares. Vous appréciez ainsi :

  • le Fujifilm X100T pour sa compacité, son look rétro, sa discrétion et la grande qualité de ses images,
  • le Fujifilm X10 pour sa facilité d’utilisation,
  • les Fujifilm X-E2 et X-E2S pour les raisons précédentes et leur discrétion proche de celle de la série X100,
  • le Fujifilm X-T1 pour son faible encombrement et sa qualité d’image,
  • le Fujifilm X-T2, pour les mêmes raisons que le X-T1,
  • le Fujifilm X-Pro2 pour les mêmes raisons aussi de même que sa protection tous temps, son look de télémétrique et son viseur hybride optique/électronique.

Modèle à part dans la gamme Fujifilm, le Fujifilm GFX, un moyen-format hybride, est utilisé par quelques lecteurs pour la très grande qualité de ses images et sa définition de 50Mp avec un grand capteur inégalé encore chez Nikon.

Panasonic, la vidéo avant la photo ?

Panasonic GH5

Panasonic GH5

Panasonic a fait un choix : l’approche orientée vidéo des modèles de la série GH (GH4, GH5), rencontre l’adhésion des vidéastes et de tous ceux d’entre vous qui souhaitent disposer d’une appareil photo léger et performant capable de faire aussi bien en photo qu’en vidéo.

L’utilisation du système Metabones (bagues d’adaptation) permet aux vidéastes de changer le boîtier au fur et à mesure des évolutions sans changer les optiques, d’une marque à l’autre, ce qui favorise le passage chez Panasonic pour ceux qui disposent d’un parc optique important dans une autre marque.

Les qualités qui ressortent de vos réponses sont :

  • des performances excellentes en vidéo,
  • un gabarit compact et un poids peu important,
  • des boîtiers maniables,
  • des boîtiers tout-terrain.

Olympus, à la traîne

Olympus OM-D E-M10 Mark III

Olympus OM-D E-M10 Mark III

La gamme d’appareils photo hybrides Olympus n’a pas su vous séduire autant que les autres. Vous êtes peu nombreux à dire utiliser ces modèles, ce qui ne retire rien aux performances dont ils sont capables.

Les OM-D E-M10, OM-D EM-1 M2 et OM-D E-M5 sont cités plusieurs fois, ce sont ceux que vous considérez comme les plus proches en performances des hybrides concurrents et des reflex Nikon entrée de gamme et amateurs.

Sony, le grand gagnant ?

Sony A7RIII

Sony A7R III

Sony, qui construit sa gamme depuis plusieurs années en bâtissant sur l’héritage Minolta, a su séduire avec des appareils photo hybrides performants et a eu la bonne idée de proposer des hybrides plein format qui semblent vous satisfaire en remplacement d’un reflex Nikon.

Les hybrides Sony (les reflex et autres compacts Sony sont délaissés) vous plaisent pour :

  • leur polyvalence, au même titre qu’un reflex,
  • la stabilisation interne au boîtier (dans l’objectif pour les reflex Nikon),
  • la qualité des optiques Sony (ouverture et plages focales),
  • l’ergonomie (bien que ce ne soit pas leur point fort vs. les Nikon),
  • le suivi AF considéré comme un des meilleurs au sein des différentes gammes hybrides,
  • les performances globales,
  • l’encombrement réduit.

Plusieurs dizaines de répondants ont déclaré utiliser un hybride Sony en raison de l’immobilisme des deux leaders Nikon et Canon, et du manque d’une proposition aboutie dans cette gamme.

La tendance pourrait toutefois s’inverser puisque vous êtes également plusieurs dizaines à attendre les hybrides plein format Nikon pour vous décider, leur fiche technique, leur tarif et leur compatibilité avec la gamme d’optiques Nikon F pouvant faire la différence chez les nikonistes attachés à leur marque historique.

A vous …

Ce second volet du dossier Pratiques Photo amateur a pour vocation d’évoluer en permanence pour refléter les usages au quotidien. Le troisième volet à venir concernera les objectifs, et plus particulièrement les focales que vous utilisez le plus souvent.

Ces données sont d’autant plus importantes qu’elles définissent le style de photos que vous faites. Savoir pourquoi vous choisissez une focale plutôt qu’une autre est donc une information intéressante pour tous ceux qui hésitent entre plusieurs objectifs.

Lire les autres sujets de ce dossier :

Vous êtes invités à continuer le débat via les commentaires, à dire quel appareil photo vous utilisez et – surtout – pourquoi !


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