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Pourquoi les ciels couverts sont les amis des photographes, et pourquoi le titre de ce livre est trompeur

Les ciels couverts donnent des lumières intéressantes pour le portrait photo. Vous en saurez plus dans la fiche 26 page 64 de ce livre. Attention : si vous pensez, comme moi avant de le consulter, que ce livre traite uniquement de ciels couverts, détrompez-vous. Il s’agit d’un recueil de pistes créatives qui aborde de nombreux autres thèmes.

Pourquoi les ciels couverts sont les amis des photographes

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Les ciels couverts sont les amis des photographes, présentation

Quand je reçois un nouveau livre, je m’intéresse d’abord à son apparence, son titre, sa tenue en main et je note mon ressenti. Puis à son contenu. Ceci me permet de vous proposer ces chroniques pour vous aider à identifier des livres qui peuvent vous intéresser.

Quand j’ai reçu celui-ci, j’ai noté une présentation agréable, une bonne prise en main, mais surtout un titre accrocheur : les ciels couverts sont toujours une difficulté pour le photographe, un ouvrage traitant du sujet avait donc de quoi vous intéresser tout particulièrement. Nous sommes à ce moment là en hiver et les ciels couverts ne manquent pas. Autant dire que le titre tombe à point.

J’ai pris le temps de parcourir le livre depuis, et de réaliser, très vite, que ce titre attirant était trompeur. Certes, il est question de ciels couverts, page 64, mais ce n’est pas le sujet du livre.

Quel est-il alors ?

La créativité en photographie.

Pourquoi les ciels couverts sont les amis des photographes

Cet ouvrage est un recueil de 62 fiches de conseils, de « pistes créatives » pour reprendre les mots de l’auteur. A la manière de « Tu n’utiliseras point le flash automatique » dont la première édition portait elle-aussi un titre trompeur, l’auteur, le hollandais Haje Jan Kamps, a fait une compilation de sujets qui peuvent vous aider à construire votre démarche créative.

Ces 62 fiches sont classées par chapitres, chacun d’entre eux adressant une thématique particulière :

  • des conseils malins pour faire des clichés classiques,
  • comment raconter une histoire avec vos photos,
  • comment maîtriser les fondamentaux,
  • comment maîtriser votre équipement,
  • comment trouver des sujets pour vos photos.

Chaque fiche vous propose un court texte explicatif qui vous donne le contexte ainsi qu’une piste à suivre. Elle contient deux ou trois photos faites dans l’esprit de la fiche et un ou deux encarts détaillant les photos.

Pourquoi les ciels couverts sont les amis des photographes

C’est concis et illustré. Un peu trop bref à mon goût : pour en savoir plus que l’idée à suivre vous devrez chercher ailleurs, les 50 pistes créatives de Michael Freeman sont bien plus détaillées par exemple.

Il ne s’agit pas ici du même type d’ouvrage, celui-ci est plus proche du petit guide pratique que du livre de photographie inspirant, toutefois j’aurais apprécié plus de contenu quitte à traiter moins de sujets. Je ne pense pas, par exemple, que la fiche 49 page 112 qui traite de la sauvegarde de vos photos vous aide à devenir plus créatif.

Pourquoi les ciels couverts sont les amis des photographes

Mon avis sur ce livre

Haje Jan Kamps vous propose un guide dont le format, à peine plus grand qu’un livre de poche, permet de le glisser dans votre sac photo pour avoir toujours avec vous une source d’idées. C’est une bonne chose.

Le contenu est attractif, vous allez découvrir plusieurs dizaines d’idées pour faire évoluer votre pratique photographique. Je reste toutefois sur ma faim quant au niveau de détail donné, c’est souvent un peu court.

Bien que l’ouvrage soit vendu au tarif très accessible de 14,95 euros, sachez qu’il vous faudra le compléter par d’autres ressources comme « L’âme d’une image » ou « L’art du photographe » pour ne citer que ces deux-là.

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Quelle carte SD choisir pour votre appareil photo : le guide pratique

Vous venez d’acheter un hybride Nikon et vous cherchez quelle carte SD choisir pour glisser dans le second slot ? Ou vous avez un reflex et vous voulez éviter les mauvaises surprises en mode rafale ? La réponse dépend de votre usage, de votre boîtier, et de trois critères seulement : la capacité, la classe de vitesse, le format. Le reste, c’est du marketing.

La réponse rapide pour les pressés

Pour la majorité des photographes , une carte SDXC UHS-I V30 de 64 ou 128 Go suffit. Si votre boîtier n’accepte qu’une carte SD (Z50II, Zfc, Z5II), passez à une SDXC UHS-II V60 dès que vous filmez en 4K ou shootez en rafale rapide. Si votre boîtier combine CFexpress et SD (Z6III, Z8, Z9), la carte SD sert au débordement, inutile d’y mettre le prix d’une UHS-II. Trois critères suffisent à choisir : la capacité, la classe de vitesse, le format. Tout le reste, vous pouvez l’ignorer.

Quelle carte SD choisir : pourquoi la réponse est complexe

Vous savez ce qu’est une carte SD. Ce que vous voulez savoir, c’est laquelle choisir sans vous tromper.

Le problème, c’est que le marché des cartes SD s’est considérablement complexifié depuis leur apparition à la fin des années 90. Classe, vitesse, standard, format, capacité : autant de termes techniques qui se recoupent, se contredisent parfois, et rendent le choix difficile même pour un photographe expérimenté. En clair, c’est le bazar.

La carte SD a largement remplacé la carte CF (Compact Flash) dans les reflex, mais elle coexiste désormais avec d’autres formats dans les hybrides modernes : le MicroSD pour le Nikon Zf, les appareils compacts et les drones, le XQD et surtout le CFexpress pour les boîtiers pros comme le Z8 ou le Z9. Certains hybrides Nikon disposent des deux types de slots : un CFexpress pour la performance, un SD pour la sauvegarde ou le débordement.

Sur le plan technique, la carte SD n’a pas dit son dernier mot : les modèles actuels atteignent 1 To de capacité et des vitesses d’écriture qui auraient semblé impossibles il y a dix ans.

Attention : les cartes MicroSD glissées dans un adaptateur SD peuvent provoquer des dysfonctionnements sur certains appareils photo. À éviter.

Caractéristiques des cartes SD

Carte SD : définition

Une carte SD (Secure Digital) est une carte mémoire amovible qui sert à stocker photos et vidéos dans un appareil photo. Quatre formats se sont succédé depuis 1999 (SD, SDHC, SDXC, SDUC). Chacun augmente la capacité maximale supportée. Aujourd’hui, le format SDXC domine, avec une capacité allant jusqu’à 2 To.

Décrypter les mentions qui apparaissent sur une carte SD

Quelle carte SD choisir : Caractéristiques des cartes SD Définition des termes apparaissant sur les cartes SD
Certaines mentions comme la classe de vitesse vidéo ou le type de bus peuvent ne pas apparaître sur toutes les cartes

Capacité : volume total de stockage de la carte, exprimé en gigaoctets (Go) ou téraoctets (To).

Classe : vitesse minimale d’écriture garantie par le fabricant. Les classes courantes sont 2, 4, 6 et 10. Plus le chiffre est élevé, plus la carte écrit vite.

Vitesse de lecture : vitesse à laquelle les données sont lues depuis la carte, vers un ordinateur ou un lecteur de cartes. Exprimée en Mo/s.

Vitesse d’écriture : vitesse à laquelle les données sont écrites sur la carte depuis l’appareil photo. C’est ce chiffre qui compte en priorité pour la photo et la vidéo. Exprimée en Mo/s.

Taux de transfert : terme générique qui recouvre les deux vitesses précédentes. Quand un fabricant n’indique qu’un seul chiffre, il s’agit le plus souvent de la vitesse de lecture, plus flatteuse que la vitesse d’écriture.

Format : SD, SDHC ou SDXC. Voir la section suivante pour le détail.

Type de bus : le bus définit la capacité maximale théorique de la liaison entre la carte et l’appareil. Deux familles principales : le bus standard (jusqu’à 25 Mo/s) et le bus UHS, lui-même décliné en UHS-I, UHS-II et UHS-III avec des capacités croissantes jusqu’à plus de 600 Mo/s.

La vitesse réelle dépend à la fois de la carte et de l’appareil. Un boîtier d’entrée de gamme ne tirera pas parti d’une carte UHS-II haut de gamme.

Les différents formats de cartes SD

Quatre formats se sont succédé depuis l’origine du standard, chacun apportant davantage de capacité et de performance :

SD (1999) : système de fichiers FAT16, capacité maximale 2 Go. Format historique, pratiquement disparu.

SDHC (2006) : système de fichiers FAT32, capacité maximale 32 Go. Encore présent sur certains appareils anciens.

SDXC (2009) : système de fichiers exFAT, capacité jusqu’à 2 To. C’est le format dominant aujourd’hui, avec des cartes disponibles jusqu’à 1 To.

SDUC (annoncé en 2018) : prévu pour des capacités jusqu’à 128 To. Les premières cartes SDUC de grande capacité ont été annoncées en 2024-2025 par SanDisk, mais leur compatibilité avec les appareils photo actuels reste quasi nulle. À surveiller, pas à acheter.

Ces formats sont globalement rétrocompatibles vers le bas : un appareil compatible SDXC accepte aussi les cartes SDHC. L’inverse n’est pas vrai. Un boîtier ancien peut ne pas reconnaître une carte SDXC ou une capacité élevée.

Avant d’acheter une carte de grande capacité pour un appareil ancien, vérifiez la compatibilité dans le manuel ou sur le site du constructeur.

SD, MicroSD ou CFexpress : quelle différence en boîtier Nikon ?

Format Capacité actuelle Vitesse pratique Usage dans la gamme Nikon Z
SDXC jusqu’à 1 To 90 à 300 Mo/s Z5II, Z50II, Zfc, second slot Z6III, Z8, Z9
MicroSDXC jusqu’à 1 To 90 à 200 Mo/s Zf (slot secondaire), drones, compacts
CFexpress Type B jusqu’à 4 To 800 à 1 700 Mo/s Slot principal Z6III, Z8, Z9

Capacité de stockage d’une carte SD

La capacité désigne le volume de données que la carte peut contenir, exprimé en Go ou en To.

Plus la carte est grande, plus vous pouvez y stocker de photos. Mais plus vous risquez aussi de tout perdre d’un coup si la carte tombe en panne ou disparaît. Le beurre et l’argent du beurre, c’est difficile.

Préférez plusieurs cartes de capacité moyenne à une seule grande carte. Sur le terrain, deux cartes de 64 Go résistent mieux à l’incident qu’une carte de 128 Go : si une carte lâche, vous perdez au maximum la moitié de vos photos.

Pour estimer le nombre de photos stockables sur une carte, utilisez cette formule :

(capacité en Go × 1 024) ÷ taille moyenne d’un fichier en Mo

Exemple avec une carte 64 Go et des RAW de 50 Mo (capteur 45 Mp) : (64 × 1 024) ÷ 50 = environ 1 300 photos.

Le tableau ci-dessous vous donne une estimation selon la capacité de la carte et la résolution du capteur.

Carte RAW 24 Mp (32 Mo) RAW 45 Mp compressé (50 Mo) RAW 45 Mp non compressé (95 Mo)
32 Go 1 000 655 345
64 Go 2 000 1 310 690
128 Go 4 000 2 620 1 380
256 Go 8 200 5 240 2 760
512 Go 16 400 10 480 5 510
1 To 32 800 20 970 11 010

Reste à choisir la bonne carte dans cette famille, et c’est là que la classe de vitesse entre en jeu.

Classes de vitesse

En 2026, le choix se résume dans la grande majorité des cas à une carte SDXC. Le format SD standard a disparu, le SDHC subsiste sur les appareils anciens. Si votre boîtier est récent, c’est SDXC par défaut.

La classe de vitesse indique la vitesse minimale d’écriture garantie par le fabricant. Trois systèmes de notation coexistent sur les cartes actuelles :

La classe simple (chiffre seul : 2, 4, 6, 10) est le système historique. Les classes 2 à 6 sont obsolètes. La classe 10 reste la base minimale acceptable aujourd’hui.

La classe UHS (U1 ou U3, représentée par un chiffre dans un U) précise la vitesse minimale d’écriture pour les cartes à bus UHS : 10 Mo/s pour U1, 30 Mo/s pour U3.

La classe vidéo (V10, V30, V60, V90) a été créée pour les besoins spécifiques de l’enregistrement vidéo en flux continu. En 2026, la classe vidéo (V10, V30, V60, V90) est l’indicateur le plus fiable pour choisir une carte SD. Elle garantit une vitesse minimale d’écriture en flux continu, ce que ni la classe simple ni le bus UHS ne garantissent à eux seuls.

Classe Vitesse minimale d’écriture Usage vidéo
Classe 10 / U1 / V10 10 Mo/s 1080p
Classe 10 / U3 / V30 30 Mo/s 4K
Classe 10 / U3 / V60 60 Mo/s 4K haute qualité / 8K
Classe 10 / U3 / V90 90 Mo/s 8K

source SD Association

Test concret

Sur un Z8 réglé en rafale 20 i/s en RAW sans perte 14 bits, le buffer interne se vide en moins de 4 secondes avec une CFexpress Type B à 1 700 Mo/s. Avec une SD UHS-II à 250 Mo/s dans le même boîtier, comptez 15 à 25 secondes pour vider le même buffer. La différence est sensible. Si votre slot SD est utilisé en sauvegarde simultanée, le boîtier attend la carte la plus lente avant d’autoriser une nouvelle rafale.

La vitesse d’écriture est plus importante que la vitesse de lecture pour la photo et la vidéo. C’est elle qui peut freiner le boîtier en rafale ou provoquer des interruptions d’enregistrement vidéo.

Types de bus de données

Le bus définit la capacité maximale de transfert entre la carte et l’appareil. C’est le plafond théorique, pas la vitesse réelle.

Bus Vitesse maximale À retenir
UHS-I jusqu’à 104 Mo/s Standard actuel, suffisant pour la photo et la vidéo 4K
UHS-II jusqu’à 312 Mo/s Nécessite un boîtier compatible, double rangée de contacts
UHS-III jusqu’à 624 Mo/s Rare en pratique, peu de boîtiers compatibles
UHS-Express jusqu’à 985 Mo/s Standard émergent, quasi absent des appareils photo actuels

Quelle carte SD pour quel hybride Nikon ?

Les hybrides Nikon Z disposent de deux types de slots selon les modèles. Le Z50II, le Zfc et le Z5II n’acceptent que des cartes SD. Les Z6III, Z8 et Z9 combinent un slot CFexpress Type B et un slot SD.

Dans ce second cas, la carte SD sert à la sauvegarde ou au débordement, pas à la performance en rafale. Une carte SDXC UHS-I V30 de 64 Go suffit amplement pour ce rôle. Inutile de dépenser le prix d’une UHS-II si ce n’est pas le slot principal.

Si votre boîtier n’accepte que des cartes SD (Z50II, Zfc, Z5II), choisissez au minimum une SDXC UHS-I V30 pour la photo courante, et une UHS-II V60 si vous faites régulièrement de la rafale rapide ou de la vidéo 4K.

Voici des recommandations concrètes selon votre usage. Ce sont des points de départ, pas des vérités absolues.

Par usage

Usage Classe minimale Capacité conseillée
Photo 24 Mp, sans rafale UHS-I V10 64 Go
Photo 24 Mp, rafale fréquente UHS-I V30 128 Go
Photo 45 Mp, sans rafale UHS-I V30 128 Go
Photo 45 Mp, rafale fréquente UHS-II V60 128 Go
Vidéo 1080p V10 64 à 128 Go
Vidéo 4K V30 128 à 256 Go
Vidéo 8K V60 ou V90 256 Go minimum

Par boîtier Nikon

Boîtier Slot SD Recommandation
Z30, Z50II, Zfc, Z5II Principal (unique) SDXC UHS-I V30 minimum, UHS-II V60 pour la vidéo 4K
Z6III, Z7II Second slot (le principal est CFexpress) SDXC UHS-I V30 suffit pour la sauvegarde
Zf Principal (le second est MicroSD) SDXC UHS-I V30 minimum, UHS-II V60 pour la vidéo 4K
Z8, Z9 Second slot (le principal est CFexpress) SDXC UHS-I V30 suffit pour la sauvegarde

Le piège fréquent observé chez les lecteurs

Acheter une SDXC UHS-II V90 250 Mo/s à 180 € pour la glisser dans le second slot d’un Z8 ou d’un Z9 utilisé en sauvegarde. Le boîtier n’écrira pas plus vite sur ce slot, le surcoût n’apporte rien en pratique. Une UHS-I V30 à 25 € fait exactement le même travail dans ce cas précis. Gardez votre budget pour la CFexpress du slot principal.

Sur les boîtiers à double slot, la carte SD sert le plus souvent à la sauvegarde ou au débordement. Inutile d’investir dans une UHS-II pour ce rôle.

Les 5 erreurs à éviter quand vous achetez une carte SD

1. Utiliser une MicroSD avec adaptateur SD dans un boîtier photo. L’adaptateur introduit des micro-coupures de signal, des erreurs d’écriture, parfois des cartes illisibles après une session. À proscrire pour un usage en boîtier.

2. Investir dans une UHS-II pour un slot de sauvegarde. Sur un Z8 ou un Z9, le slot SD ne sert qu’au débordement. Une UHS-II coûteuse n’écrira pas plus vite que la limite imposée par le boîtier sur ce slot. Vous payez deux fois plus cher pour rien.

3. Choisir la plus grande capacité disponible. Une carte de 1 To qui tombe en panne, c’est 30 000 photos perdues d’un coup. Préférez 4 cartes de 256 Go à une seule de 1 To.

4. Acheter sans marque connue sur une marketplace étrangère. Les contrefaçons SanDisk et Lexar sont une industrie à part entière. Vitesse réelle ridicule, capacité fantôme, pannes en série.

5. Oublier de formater la carte dans l’appareil photo avant la première utilisation. Toujours formater dans le boîtier, jamais sur l’ordinateur. L’appareil crée la structure de dossiers et le système de fichiers attendus.

Quelle carte SD choisir : en résumé

En 3 lignes : SDXC est le format de référence en 2026. V30 est le minimum acceptable, V60 si vous filmez en 4K, V90 si vous filmez en 8K. UHS-II uniquement si votre boîtier le supporte et si la carte est dans le slot principal.

Avant tout achat, consultez le manuel de votre boîtier : types de cartes supportés, vitesse requise, capacité maximale. Les mises à jour firmware peuvent élargir la compatibilité, vérifiez aussi sur le site du constructeur.

Comment choisir une carte SD
exemple de recommandations pour les cartes mémoires avec les Nikon Z 6II / Z 7II

La compatibilité entre formats suit une logique simple : un appareil compatible SDXC accepte les cartes SD et SDHC, mais l’inverse n’est pas vrai. En cas de doute, restez sur du SDXC.

Choisissez une marque qui garantit ses cartes sur le long terme. Pour la haute performance, les références sont la SanDisk Extreme Pro, la ProGrade Digital Cobalt et la Delkin Power.

Pour un excellent rapport performances/prix, la Lexar Professional Silver Series et la Sony Tough SF-G tiennent la distance. Évitez les marques inconnues, particulièrement sur les marketplaces étrangères : les contrefaçons sont monnaie courante.

Les cartes MicroSD dans un adaptateur SD peuvent provoquer des dysfonctionnements sur certains appareils photo. À éviter.

Une carte SD plus rapide rend-elle mon appareil photo plus rapide ?

Non, pas au-delà de la limite imposée par le boîtier. Un appareil conçu pour UHS-I ne tirera aucun bénéfice d’une carte UHS-II. La vitesse de la carte ne devient un facteur réel qu’à partir du moment où le buffer interne sature en rafale ou en vidéo très haut débit. Vérifiez d’abord les spécifications de votre boîtier avant d’investir dans une carte haut de gamme.

Comment reconnaître une carte SD contrefaite ?

Quatre signaux d’alerte : un prix inférieur de 40 % au tarif courant, un vendeur inconnu sur marketplace, un packaging approximatif, et surtout une vitesse réelle bien en dessous des chiffres annoncés. L’outil gratuit H2testw vérifie la capacité et la vitesse réelles d’une carte douteuse. En cas de doute, n’utilisez jamais la carte pour un travail important.

Faut-il formater une carte SD dans l’appareil photo ou sur l’ordinateur ?

Toujours dans l’appareil photo, jamais sur l’ordinateur. Le boîtier formate la carte au système de fichiers qu’il attend (exFAT pour SDXC) et crée la structure de dossiers nécessaire. Un formatage Mac ou Windows produit régulièrement des erreurs d’écriture en pratique, même quand la carte semble fonctionner au début.

Quelle est la durée de vie d’une carte SD ?

Une carte SD de marque utilisée normalement tient plusieurs années sans incident. Les fabricants annoncent des millions de cycles d’écriture pour les gammes professionnelles. Le vrai risque n’est pas l’usure : c’est la chute, l’eau, la perte, l’écriture interrompue par une coupure batterie. La sauvegarde régulière compte plus que la durée de vie théorique d’une carte.

Quelle différence entre vitesse de lecture et vitesse d’écriture d’une carte mémoire?

La vitesse d’écriture mesure la rapidité à laquelle votre appareil photo enregistre les fichiers sur la carte. La vitesse de lecture mesure la rapidité de transfert de la carte vers un ordinateur. Pour la photo et la vidéo, seule la vitesse d’écriture compte vraiment. Les fabricants mettent souvent en avant la vitesse de lecture sur l’emballage, plus flatteuse, en laissant la vitesse d’écriture en petits caractères.


Nikon D850, D750 et D7500 aux meilleurs prix : les tarifs neufs et occasion

Après plusieurs baisses de tarifs depuis leur sortie, les Nikon D850 et Nikon D750, plein format, ainsi que le Nikon D7500, APS-C, bénéficient de tarifs neufs et occasion revus à la baisse. Voici quelques indications pour faire le bon choix et les meilleurs prix constatés sur le marché.

Meilleurs prix Nikon D850, D750, D7500, D500, tarifs neufs et occasion

 

Meilleurs prix Nikon D850

L’année 2019 restera une année charnière pour le monde de la photo avec l’arrivée des hybrides plein format de différentes marques, dont Nikon, Canon et Panasonic. Le marché reflex continue lui sa lente mais inexorable régression, les chiffres de vente toutes marques confondues étant inférieurs encore à ceux des années précédentes.

C’est le cas pour le Nikon D850 qui voit le Nikon Z 7 lui prendre des parts de marché, ce qui permet d’identifier des tarifs neufs et occasion très intéressants désormais pour le Nikon D850.

Tarifs Nikon D850 neuf

Le tarif officiel du Nikon D850 (janvier 2020) est de 3199 euros TTC. Le Nikon D850 est vendu en distribution sélective, c’est à dire par les seuls revendeurs et sites marchands à-même de fournir le service pro associé.

Vous pouvez le trouver à 3099 euros chez les revendeurs pros indépendants (par exemple La Boutique Photo Nikon), avec les prestations habituelles (garantie 2 ans, prêt en cas de retour SAV, crédit gratuit, assistance et support rapide, …).

Le Nikon D850 est également disponible sur les sites spécialisés au tarif de 2999,90 euros, par exemple chez Miss Numerique.

Ces deux revendeurs sont des partenaires privilégiés et partenaires de Nikon Passion qui vous proposent le meilleur accueil. Vous pouvez également regarder les tarifs d’autres revendeurs comme La FNAC, Digit-Photo et les réseaux (Camara, Phox). Les tarifs sont sensiblement les mêmes.

Attention aux sites qui proposent des offres trop alléchantes (par exemple Rakuten, eGlobal, etc.), il s’agit bien souvent de tarifs HT (non précisé) ou d’importation via le marché gris hors circuit officiel, voire même sur les sites tels eBay d’importations depuis l’Asie sans aucune garantie internationale avec des boîtiers dont les menus sont parfois même en anglais et japonais uniquement.

Tarifs Nikon D850 occasion

Le Nikon D850 ayant déjà quelques années, il se trouve facilement en occasion, garanties chez les revendeurs, avec très peu de déclenchements.

Vous pouvez consulter les annonces photo garanties de La Boutique Photo Nikon (revendeur indépendants) régulièrement mises à jour.

Vous pouvez trouver le Nikon D850 en occasion dans les annonces de particuliers disponibles dans l’espace Annonces reflex Nikon Occasion. Comptez entre 2100 et 2300 euros pour un Nikon D850 avec peu de déclenchements et en état quasi neuf (janvier 2020).

Attention là-aussi aux offres trop intéressantes sur les sites d’enchères ou de vente entre particuliers tels Le Bon Coin, les arnaques sont fréquentes. Prenez les garanties qui s‘imposent avant de régler le matériel.

Meilleurs prix Nikon D750

Le Nikon D750 subit une double peine puisqu’il doit affronter le Nikon Z 6 (voir le test) qui ne manque pas d’attrait face à un reflex 24 Mp vieillissant, et le tout récent Nikon D780, un reflex modernisé. Ses tarifs neufs et occasion sont en chute (presque) libre.

Tarifs Nikon D750 neuf

Le tarif officiel du Nikon D750 (janvier 2020) est de 1399 euros TTC (voir le Nikon D750 neuf sur le site Nikon). Son tarif baisse régulièrement depuis sa sortie, d’autant plus depuis l’arrivée du Nikon D780 qui le remplace dans la gamme reflex plein format.

Vous pouvez le trouver à 1399 euros également chez les revendeurs pros indépendants (par exemple La Boutique Photo Nikon), avec les prestations habituelles (garantie 2 ans, prêt en cas de retour SAV, crédit gratuit, assistance et support rapide, …).

Le Nikon D750 est également disponible sur les sites spécialisés au tarif de 1299 euros, par exemple chez Miss Numerique.

Vous pouvez également regarder les tarifs d’autres revendeurs comme La FNAC, Digit-Photo et les réseaux (Camara, Phox). Les tarifs sont sensiblement les mêmes.

Le Nikon D750 est aussi disponible au rayon Boîtiers Nikon reconditionnés sur le site de la marque, il s’agit de matériels révisés et remis à neuf par Nikon, vendus avec une garantie d’un an (En savoir plus).

Tarifs Nikon D750 occasion

Le Nikon D750 est apparu en 2015 et se trouve facilement en occasion, garanties chez les revendeurs.

Vous pouvez consulter les annonces photo garanties de La Boutique Photo Nikon (revendeur indépendants) régulièrement mises à jour.

Vous pouvez trouver le Nikon D750 en occasion dans les annonces de particuliers disponibles dans l’espace Annonces reflex Nikon Occasion. Comptez entre 650 et 1000 euros selon l’état et le nombre de déclenchements pour un Nikon D750 boîtier nu. Notez que les offres occasion comportent souvent le boîtier et un objectif polyvalent comme le Nikon 24-120 mm (janvier 2020).

Meilleurs prix Nikon D7500

Nikon propose deux boîtiers reflex APS-C (DX), les Nikon D7500 et D500. Ils subissent tous deux désormais la concurrence, interne, du récent modèle hybride APS-C, le Nikon Z 50 et des modèles des marques concurrentes, le marché des appareils photo à 1000 euros environ étant fort disputé.

Trop proche de son grand frère D500, le Nikon D7500 a du mal à trouver sa place dans le cœur des nikonistes et ses tarifs neufs et occasion baissent fortement. Le D500 est vu comme « plus expert« , « plus pro« , « plus complet« , « plus performant« , bref … plus attirant. Et pas tellement plus cher. Bien que les ventes décroissent également dans ce segment.

Tarifs Nikon D7500 neuf

Le tarif officiel du Nikon D7500 (janvier 2020) est de 1099 euros TTC (voir le Nikon D7500 neuf sur le site Nikon). Son tarif est régulièrement aligné pour tenir compte de ceux de la concurrence, de celui du Nikon D500 et de celui de l’hybride Nikon Z 50.

Vous pouvez le trouver à 1044 euros chez les revendeurs pros indépendants (par exemple La Boutique Photo Nikon), avec les prestations habituelles (garantie 2 ans, prêt en cas de retour SAV, crédit gratuit, assistance et support rapide, …).

Le Nikon D7500 est également disponible sur les sites spécialisés au tarif de 949 euros, par exemple chez Miss Numerique.

Vous pouvez également regarder les tarifs d’autres revendeurs comme La FNAC, Digit-Photo et les réseaux (Camara, Phox). Les tarifs sont sensiblement les mêmes.

Le Nikon D7500 est aussi disponible au rayon Boîtiers Nikon reconditionnés sur le site de la marque (615 euros en janvier 2020), il s’agit de matériels révisés et remis à neuf par Nikon, vendus avec une garantie d’un an (En savoir plus)

Tarifs Nikon D7500 occasion

Le Nikon D7500 est arrivé en 2017 pour remplacer le Nikon D7200 et compléter la gamme Nikon APS-C. Très proche du Nikon D500, il a reçu un accueil mitigé chez les amateurs, ceux-ci se tournent désormais vers l’hybride Nikon Z 50 ou Z 6. Le D7500 se trouve donc plus difficilement que les Nikon D7200 ou Nikon D500 en occasion.

Vous pouvez consulter les annonces photo garanties de La Boutique Photo Nikon (revendeur indépendants) régulièrement mises à jour, comptez environ 800 euros.

Vous pouvez trouver le Nikon D7500 en occasion dans les annonces de particuliers disponibles dans l’espace Annonces reflex Nikon Occasion. Comptez entre 650 et 750 euros selon l’état et le nombre de déclenchements pour un Nikon D7500 boîtier nu (janvier 2020).


Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

J’ai découvert Phil à Paname sur Instagram, intrigué par ses photos depuis les toits de Paris et, je dois bien le dire aussi, par la prise de risque de ses modèles qu’il n’hésite pas à faire poser dans des situations pour le moins acrobatiques.

Il ne m’en fallait pas plus pour lui poser quelques questions sur sa pratique photo, tenter d’en savoir un peu plus et comme l’homme est nikoniste de surcroît, cela tombait bien. Après Ruben Dias et Stéphane Menant, voici la rencontre avec Phil à Paname.

rencontre-phil-a-paname-photographe-toits-paris

NP : En quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais au quotidien et dans quel monde tu évolues ?

PAP : Je m’appelle Philippe, je suis d’origine basque et quarantenaire cette année. Actuellement “Content Manager” dans le domaine de la communication, la photo a souvent une place importante dans ma vie professionnelle (j’ai travaillé notamment dans le milieu de la mode).

Parallèlement, je vends des prestations photo pour des entreprises et particuliers. Mais je reste néanmoins un amateur. Pour moi la photo doit rester un plaisir et ne pas avoir une vocation alimentaire. Je me laisse ainsi le droit de choisir mes clients et mes modèles sans penser « intérêt pécuniaire » sous forme d’une épée de Damoclès.

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Parle nous un peu de ton parcours en photo, comment es-tu venu à t’y intéresser ?

PAP :  J’ai commencé par acheter un appareil argentique lorsque j’étais étudiant aux Beaux-Arts. La photo était au programme. La phase d’apprentissage est bien coûteuse quand tu n’as qu’un budget étudiant pour acheter pellicules et papier tirage. Surtout avec les ratés des débuts.

Après mes études, j’ai gagné un petit compact qui m’a permis de continuer à m’exercer pendant une dizaine d’années (promenades, événements, vacances). C’est en arrivant à Paris il y a 7 ans que j’ai repris plus sérieusement. J’ai conjugué la photographie avec une autre de mes passions : la stégophilie ! (“toiturophilie” pour reprendre ce néologisme).

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

Les photos prises avec un compact obsolète ne rendaient rien du spectacle magique que je vivais sur les toits. De plus, j’avais un reflex pro au travail pour les shootings de collections prêt-à-porter ! J’ai donc décidé d’investir dans mon premier reflex numérique : un Nikon D90 d’occasion. J’en ai atteint les limites (la montée en ISO par exemple) assez rapidement. Ma chérie m’a alors offert il y a trois ans le plus cadeau de Noël dont on puisse rêver : un Nikon D750 !

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui et t’incite à penser photo au quotidien, à pratiquer aussi régulièrement ?

PAP : Alimenter quotidiennement Instagram m’oblige à une production picturale constante. De plus, tous mes copains issus de mon réseau social de prédilection pratiquent la photo.

Je pars souvent après le travail m’oxygéner la tête sur les toits, c’est l’occasion de produire. Mon sac est toujours prêt et il n’y a pas une semaine qui passe sans que je n’ai pris quelques clichés.

En même temps, j’ai la chance de vivre à Paris. C’est une ville incroyable (j’ai aussi vécu à Marseille, Rome et Toulouse, des bijoux esthétiquement parlant). Ajoutez-y des conditions particulières (un orage, le brouillard, le soleil entre les jambes d’un monument…), les sunrise et sunset (levers et couchers de soleil), une excursion sur le zinc avec ma chérie et sa nouvelle robe, une balade nocturne dans un quartier, une scène de vie dans la rue, deux tourterelles qui roucoulent sur la gouttière d’en face… Finalement, tout est bon pour pratiquer, non ? Et si vous n’avez pas votre reflex, les téléphones modernes font largement l’affaire …

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Quelles sont tes références, tes artistes et créatifs préférés ?

PAP : Le monde pop de David LaChapelle m’avait bluffé, on trouve aussi sur mes étagères Bettina Reims, Willy Ronis, Serge Ramelli (voir Notre Dame de Paris de Serge Ramelli) entre autres… Puis j’adore le travail d’Alain Cornu découvert grâce aux réseaux sociaux, un autre stégophile que j’espère rencontrer un jour.

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Comment diffuses-tu tes photos, auprès de qui ?

PAP : Instagram au format portrait et un peu Facebook pour les formats paysage ! D’ailleurs j’ai pris l’habitude de composer dans les deux formats lorsque je photographie. Pas d’exposition, ni de livre malheureusement.

Les photos sont toutes sur des disques durs. Peut-être qu’un jour, on les dépoussiérera pour en faire quelque chose. On me demande souvent un site pour acheter mes clichés. Mais on connait tous l’adage des cordonniers les plus mal chaussés : j’ai réalisé un tas de sites web pour les autres… mais pas pour moi !

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Tu as une belle présence sur les réseaux sociaux, peux-tu nous dire comment tu procèdes pour développer ton audience ?

PAP : J’ai connu mon heure de gloire sur Instagram avec mon compte @Phil_a_paname, il y a quelques années en étant dans « les 10 comptes parisiens à suivre » ou dans le Nikon Mag. Nous étions très peu de gens à publier des vues parisiennes captées en mode équilibriste sur les cheminées.

Puis ce phénomène a pris de l’ampleur et il est devenu « tendance ». Tout le monde voulait aller sur les toits jouer aux aristochats, du simple touriste à la blogueuse lifestyle pour pique-niquer avec une vue Tour Eiffel.

On a vu des gens improbables débarquer sur le zinc, des photos affluer de partout, et nos comptes sont passés d’extraordinaire (au sens de singulier) à “saoulant, encore un toit”.

Mon “robinet” d’acquisition de nouveaux abonnés s’est fermé et, dans le même temps, les accès sur le zinc ont commencé à clore. Heureusement une vraie communauté s’est mise en place et c’est un plaisir que de partager avec eux.

Maintenant, je sais que chaque nouvel abonné sur ma page est quelqu’un qui va apprécier mes clichés  et non pas des photos dites “bankable” comme la #tourEiffel qui « fonctionne » sur les réseaux quoiqu’il arrive …

Un conseil pour vos réseaux : soyez-vous même et ne vous cachez pas derrière un personnage 2.0 !

Vivez et partagez votre univers photographique à fond, vous trouverez toujours des gens qui apprécieront votre style de photo ! C’est certes chronophage de gérer un réseau social, mais j’ai rencontré des personnes formidables et je m’y suis fait de véritables amis. Ce qui compte c’est de développer son réseau et non pas l’audience. Communiquez, échangez. Un exemple concret : je dois mon poste actuel à la photo, à Instagram et ses copains bienveillants.

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Parle nous un peu de tes projets, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe ?

PAP : Tant que les toits de Paris ne sont pas tous fermés, je continuerai mes envolées sur le zinc. Après tout, je suis ceinture noire de « rooftop » et je veux obtenir mon cinquième Dan. Par contre je dois changer d’appareil. Je mène la vie dure aux miens. S’ils pouvaient écrire leurs mémoires, j’en prendrais pour mon grade…

Cette année, j’ai quelques beaux projets avec ma dulcinée à faire sur les coups de 6h du matin dans un Paris désert. Il nous faut juste des températures plus clémentes : le dernier shooting sur les toits début Janvier s’est soldé par une trachéite pour madame.

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

Sinon dans la part d’ombre de mon CV photo, j’ai fait des couvertures pour les romans érotiques d’une amie. C’est un registre pictural très intéressant. Charmer sans montrer, évoquer avec sensualité. À continuer…

Enfin, dans un registre de diversification des lieux dits Urbex (Urban Exploration), j’ai goûté au plaisir défendu des catacombes interdites. @cataphil_a_paname va en profiter pour aller les photographier (mais pour ma photothèque perso… il faut préserver le secret des lieux !)

Une anecdote : j’ai été contacté par le maestro des sous-sols parisiens, Gilles Thomas, et nous avons visité une carrière fermée. Si nous avons échangé, ce n’est pas parce qu’il connaissait ma présence sur Instagram mais parce que j’avais écrit un article plutôt documenté sur ma première descente dans les entrailles parisiennes. (voir Catacombes de Paris).

J’ai décrit ça avec passion ! Et la Passion, elle peut vous ouvrir de nombreuses portes. Alors, je vous le dis avec toute la sincérité possible : vivez et photographiez passionnément !

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

Merci infiniment Jean Christophe pour cette interview et pour m’avoir donné la parole.

En savoir plus sur Phil à Paname

Vous pouvez retrouver Phil à Paname sur :

Instagram : @phil_a_paname

Facebook : Phila Panam

Blog : Philapaname, photographe et bon vivant

Vous aimerez aussi l’interview de Denis Dubesset, photographe naturaliste.


Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro : l’ultra-macrophotographie en ligne de mire

Présenté en mars 2018 et disponible depuis l’été de la même année contre 499 euros, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro porte bien son nom puisqu’il se destine à l’ultra-macrophotographie. Littéralement. Ce test Laowa 25 mm f/2.8 s’est imposé à moi : que pouvez-vous bien faire avec une telle optique ?

Comme tous les objectifs du constructeur chinois, connu aussi sous le nom de Venus Optics, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro renonce à la polyvalence pour ne se consacrer qu’à une seule et unique tâche, en l’occurrence photographier le monde qui vous entoure en très, très gros plan, avec un facteur de grossissement allant de 2,5 x à 5 x. Autant dire qu’il vaut mieux ne pas le mettre entre toutes les mains.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

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Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro, présentation et contexte

Outre leurs origines asiatiques, il existe un autre point commun entre les optiques coréennes Samyang  et les optiques chinoises Laowa : toutes deux sont, en France, importées par la même société, Digit-Access, qui à n’en pas douter raffole des optiques pour le moins exotiques (voir le test du Samynag AF 14mm f/2.8 F pour Nikon).

Au moment d’écrire ces lignes en janvier 2019, le catalogue Laowa comporte dix optiques, toutes plus folles les unes que les autres. Citons par exemple :

  • le 9 mm f/2,8 Zero-D,
  • le 15 mm f/2 FE Zero-D,
  • le 12 mm f/2,8 Zero-D, tous trois à distorsion nulle.

Le 24 mm f/14 2x Macro, aux faux airs d’endoscope, ambitionne lui d’aller photographier très, très près des sujets inaccessibles aux objectifs de forme commune.

Dans cette famille haute en couleur, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro ne dénote pas.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : le making of de la photo ci-dessous

Disponible en montures Nikon F, Canon EF, Pentax K et Sony FE, il couvre le format 24 x 36 mm. En monture Nikon F, il n’a aucun équivalent, et il faut aller chercher du côté de Canon le MP-E 65 mm f/2.8 1-5x Macro Photo pour trouver quelque chose qui s’en rapproche (plutôt de loin que de près).

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/200 sec. – f/4 – ISO 1.000

A qui se destine cet Ultra Macro ?

Si vous aimez bien chercher la petite bête, peut-être trouverez-vous en ce Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro votre parfait compagnon de photographie, qui ne sait faire rien d’autre que capturer les tous petits sujets en les grossissant entre 2,5x et 5x.

Pour tous les autres photographes, vous oscillerez entre le « bizarre bizarre, comme c’est étrange ! » de Louis Jouvet, voire l’un peu plus lapidaire « le tout-venant a été piraté par les mômes. Qu’est ce qu’on fait ? On se risque sur le bizarre ? » d’un Audiard dans la cuisine…

Dans tous les cas, si vous êtes du genre à partir photographier la fleur au fusil, sans aucune préparation, dans l’espoir de revenir avec une cueillette d’images capturées à la volée, vous pouvez rebrousser chemin. Cet « Ultra Macro » est un partenaire particulier qui demande une bonne dose de savoir-faire, et pas mal de patience.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/500 sec. – f/4 – ISO 1.000

Qualité de construction et prise en main

La première chose que vous ferez forcément en sortant le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro de sa boîte sera de lui donner un bon coup de couteau, ou du moins de ciseau. Vraiment. Car cet objectif vient emballé dans du plastique, sous-vide, comme du saumon fumé.

Si le but était de marquer les esprits, c’est réussi, même si la manœuvre n’est pas franchement écolo… Ceci dit, au passage, quitte à faire dans l’excès de zèle quant à l’emballage, j’aurais préféré un petit pochon en textile pour transporter l’objectif, voire une housse sur mesure (soyons fous).

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : position rapport de grossissement 2,5:1

Malgré sa silhouette longiligne (58,2 mm de diamètre, entre 82 mm au rapport de grossissement 2,5:1 et 139 mm de longueur au rapport de grossissement 5:1), cet objectif paraît très dense en main. La fiche technique annonce rien de moins que 400 grammes, soit à peine moins que l’AF-S Micro NIKKOR 60mm f/2.8G ED.

La qualité de construction est irréprochable, toute de verre et de métal, avec une jolie finition noir satiné. Juste après la sortie de boîte, la bague de mise au point/de grossissement est un peu raide et dure à manier, un petit rodage manuel s’imposera donc. Ceci dit, cette dureté est la garantie que l’objectif ne se déploiera pas même la tête en bas. Vous trouverez également une seconde bague pour l’ouverture, graduée entre f/2,8 et f/16, qui sert essentiellement à contrôler la profondeur de champ. Le bouchon d’objectif se clipse après une légère rotation, ce qui assure son bon maintien.

Laowa a prévu deux accessoires pour utiliser au mieux son Ultra Macro, accessoires dont je ne dispose pas. Il s’agit d’un collier de pied, pour monter l’objectif sur un trépied ou, encore mieux, un banc de reproduction, et d’une lampe annulaire à LED à fixer autour de la lentille frontale et alimentée en Micro USB, par exemple depuis une batterie d’appoint. Laowa recommande un voltage de 5V pour une intensité de 2,1 A.

Comme il n’y a aucun contact électronique sur l’objectif, il n’y a aucune communication avec le boîtier. Les données EXIF ne seront pas renseignées. Toutefois, cela n’empêche pas notre Nikon D750 sur lequel il était monté de parvenir à produire une exposition correcte en l’utilisant en mode priorité ouverture… à f/2,8. Dès que vous déciderez de fermer un peu le diaphragme, il va falloir jouer avec la compensation d’exposition ou basculer en exposition manuelle et y aller à tâtons.

Mise au point

Dans sa boîte, l’objectif est accompagné d’un mode d’emploi très succinct dont le chapitre « mise au point » vaut le détour. Le constructeur propose deux techniques, qui peuvent être résumées ainsi :

  • Technique 1 : fixer le rapport de grossissement puis faire la mise au point,
  • Technique 2 : faire la mise au point puis fixer le rapport de grossissement puis faire la mise au point.

J’ai connu plus explicite… En fait, c’est juste que la bague de mise au point n’en est pas vraiment une, voire pas du tout, et que la seule manière d’ajuster le point de netteté est soit de rapprocher le boîtier du sujet, soit rapprocher le sujet du boîtier, en fonction des possibilités du moment. En effet, la distance de mise au point est fixe et dépend du rapport de grossissement sélectionné, oscillant entre 45 mm au rapport 2,5:1 et 40 mm au rapport 5:1.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : position rapport de grossissement 5,0:1

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : position rentrée

Si vous avez bien suivi, entre les deux positions, l’objectif s’allonge de 57 mm, donc à un moment ou un autre vous allez forcément être obligé de déplacer votre boîtier (ou votre sujet). Dans le feu de l’action, le but du jeu va alors être de ne pas perdre votre cadrage et, vous pouvez me croire, ce n’est pas chose aisée tant le moindre millimètre de décalage prend des ampleurs bibliques. Car il faut se souvenir qu’un rapport de grossissement de 2,5:1 signifie que le sujet est projeté en 2,5 x plus grand sur le capteur, et 5x plus grand dans le cas du rapport maximal 5:1.

Dit autrement, même sur un capteur 24 x 36 mm, un simple écart de 5 mm vous fait sortir du cadre (et c’est bien sûr encore pire si vous utilisez un boîtier APS-C)… Du coup, si la prise de vue à main levée n’est pas impossible, l’exercice se révèle très, très compliqué.

Ici, je ne saurais que trop vous conseiller de travailler en Live-View si vous utilisez un reflex, surtout que très rapidement, vous finirez par ne plus rien y voir du tout dans le viseur optique. Si vous utilisez un hybride Nikon Z 6 ou Nikon Z 7, le focus peaking vous sera d’une aide précieuse.

Dans tous les cas, entre la délicatesse de la mise au point, l’obscurité de la visée, les temps de pose souvent assez longs requis, il me semble bien illusoire de capturer sur le vif des fourmis en mouvement, tel que Laowa le suggère dans ses photos de démonstration diffusées lors du lancement de l’objectif.

Rendu optique : Profondeur de champ et Bokeh

Cadrer correctement est déjà en soit un exercice demandant de la minutie. Il faut ensuite jouer avec la profondeur de champ d’une feuille de cigarette.

Comme ils sont sympas chez Laowa, un tableau de profondeur de champ est présent dans la notice d’utilisation. Au plus fin, cette profondeur de champ est de seulement 0,05 mm au grossissement 5:1 et à f/2,8 et, au maximum, de 0,514 mm au grossissement 2,5:1 à f/16. Autant dire que vous oscillez entre rien et pas grand chose.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/40 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

 

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/13 sec. – f/4 – ISO 1.000

Du coup, lorsque vous parvenez à prendre une image focalisée à l’endroit où vous le vouliez, c’est déjà une petite victoire et une grande satisfaction en soit. Mais il faudra garder à l’esprit que si vous voulez jouer la carte de la sécurité en diaphragmant, vous devrez alors compenser en jouant sur la vitesse d’obturation ou la sensibilité. D’où le trépied et/ou un éclairage complémentaire quasiment indispensables.

Et le bokeh dans cette histoire ? Le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro utilise un diaphragme à 8 lamelles, ce qui est déjà bien sur un objectif conventionnel mais, dans le cas particulier de la macrophotographie, permet des arrières plans et des transitions très crémeuses et toutes en douceur. D’une manière générale, le rendu est d’une agréable et onirique douceur.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/800 sec. – f/4 – ISO 1.000

Rendu optique : Vignettage et déformation

Laowa s’est fait le champion de l’absence de déformation et force est de reconnaître que sur cet Ultra Macro, vous ne constaterez point de déformation. Du vignettage non plus, d’ailleurs, ce qui est d’autant plus impressionnant lorsque vous vous souvenez que les capteurs 24 x 36 mm sont couverts.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/25 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/320 sec. – f/4 – ISO 1.000

Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro : les photos

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition en cliquant sur la photo ci-dessous :

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

Le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro peut vous intéresser si :

  • vous êtes déjà équipé en trépieds, bancs de reproduction et éclairages d’appoints,
  • vous cherchez à combiner exercice zen et macrophotographie,
  • vous ne vous êtes jamais remis de Microcosmos (version nature morte),
  • vous aimez bien savoir comment les toutes petites choses sont faites,
  • vous aimez couper les cheveux en quatre.

Le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro va moins vous intéresser si :

  • vous êtes pressé,
  • vous ne pouvez utiliser votre appareil photo qu’à main levée,
  • vous cherchez un objectif macro rapide à mettre en œuvre,
  • vous devez photographier des sujets dont la zone d’intérêt est plus grande que 5 mm.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/640 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/200 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro : ma conclusion

Quel étrange objectif que ce Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro. Inclassable, hors catégorie, il se rapproche plus du domaine de la microphotographie que de la macrophotographie classique.

Le mieux, pour l’apprécier, sera de posséder un banc de reproduction avec vis micrométrique et une flopée d’éclairages d’appoint. Et un sujet docile, c’est à dire inanimé. Exit donc la prise de vue d’insectes à la volée, exit la macrophotographie de pistils et d’étamines lorsque la brise se lève : avec son rapport de grossissement allant jusqu’à 5x et sa profondeur de champ jamais plus épaisse qu’un demi-millimètre, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro est un très mauvais candidat à la photographie improvisée sur le vif.

Si ses qualités optiques sont certaines, notamment grâce à son bokeh tout doux, sa bonne reproduction des couleurs, son absence de vignettage et de déformation, sa mise en œuvre contraignante et son ultra-spécialisation le catapultent directement dans le domaine des curiosités photographiques plutôt que des outils réellement utilisables, sinon par une poignée de spécialistes et curieux. A 499 euros la bête, sans collier de trépied ni éclairage annulaire à LED intégrés, cela fait cher la curiosité. Mais quand on aime …

Merci à Digit Access et Laowa pour le prêt de l’objectif.

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De la prise de vue à la publication : le flux de travail complet avec Lightroom (et bonnes pratiques 2026)

Trier, classer, référencer, sauvegarder, traiter – et publier vos photos. Voilà ce que recouvre réellement un flux de travail photo complet, et en particulier un flux de travail Lightroom efficace. Dans cet article, je vous partage ma méthode éprouvée — mise à jour pour 2026 — depuis la prise de vue jusqu’à la publication. Elle est pensée pour vous, photographe (débutant ou expérimenté), qui souhaitez gagner du temps, maîtriser votre chaîne de production, et montrer vos images sans perdre de fichier en cours de route.

Ce flux de travail peut aussi être appliqué, avec quelques ajustements, dans d’autres logiciels que Lightroom. Que vous utilisiez Luminar NEO, DxO PhotoLab ou Capture One Pro, les étapes restent identiques : organiser, trier, traiter et publier. Il suffit d’adapter l’outil, pas la méthode — c’est tout l’intérêt d’un workflow cohérent.

Qu’est-ce qu’un flux de travail en photographie numérique ?

Le flux de travail est l’ensemble des opérations qu’il vous faut effectuer depuis la prise de vue jusqu’à la publication de vos photos, pour que vos photos soient :

  • triées
  • classées,
  • référencées,
  • sauvegardées,
  • traitées,
  • publiées,
  • archivées.

Chaque photographe a sa façon de procéder, en particulier pour les étapes de post-traitement.

En matière de publication, les pratiques sont multiples, je présente ici les modes de publications que j’utilise, depuis le web jusqu’aux livres et vidéos.

J’ai fait le choix de l’environnement Lightroom car il me permet de tout faire sans jongler avec plusieurs logiciels, mais vous pouvez l’adapter en partie à celui que vous utilisez (voir le guide d’achat logiciels photo).

Pourquoi cette méthode ?

Parce que j’ai constaté qu’un photographe peut passer plus de temps à « faire le fichier » qu’à faire la photo.

J’ai cherché et optimisé une méthode pour traiter 600 photos en 100 minutes environ. Cela peut vous paraître ambitieux mais c’est ce dont j’ai besoin avec mes photos de spectacle. Je voulais aussi réduire la fatigue visuelle, le temps passé devant l’écran, éviter les doublons, et donner vie à mes images plus rapidement. Aussi je partage ma méthode ici, actualisée pour 2026.

Exemple concret : Vous rentrez d’un week-end photo avec 800 clichés pris au Nikon Z5II et vous voulez publier en ligne le soir : cette méthode vous le permet.

Flux de travail Lightroom étape 1 : gestion des photos, tri et classement

Dès la fin de la prise de vue, il faut récupérer les photos qui se trouvent sur vos cartes. Plus vous le faites vite, plus vous facilitez les opérations de sauvegarde. Attendre trop longtemps pour vider une carte, c’est prendre le risque d’effacer malencontreusement des photos ou de perdre la carte.

J’ai pour habitude de vider chaque carte utilisée lors d’une séance dès que je rentre chez moi, même si je sais que je n’ai pas le temps de gérer et traiter les photos immédiatement. Mais les fichiers sont sauvegardés et la carte peut resservir très vite. Cette première étape est pour moi essentielle, elle consiste à sécuriser les fichiers, sur plusieurs disques.

Vider une carte est l’expression courante, qui ne correspond pas à la réalité. Vous copiez les photos de la carte sur l’ordinateur, mais vous ne la videz pas en procédant ainsi.

1- Import des photos dans le catalogue Lightroom

Je glisse chaque carte concernée dans mon lecteur de carte, j’utilise un Lexar Professional Workflow qui gère les formats CF, SD, micro-SD et XQD car j’utilise souvent des boîtiers différents. Vous pouvez vous contenter d’un lecteur gérant les seuls formats qui vous intéressent.

ATTENTION : Évitez le transfert des fichiers par câble, c’est lent et les erreurs de copie sont fréquentes.

Lors de l’import dans le catalogue, Lightroom exécute automatiquement les opérations suivantes :

  • copie des fichiers depuis la carte vers le dossier d’importation sur mon ordinateur,
  • création d’une copie de sauvegarde de ces fichiers sur un disque dur externe,
  • création des aperçus dynamiques qui m’évitent ensuite de devoir accéder aux fichiers natifs (plus rapide),
  • référencement des photos (lecture des données EXIF).
De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - mon écran d'importation dans Lightroom Classic
mon écran d’importation dans Lightroom Classic

Bonus : Lors de l’importation, vous pouvez appliquer automatiquement un paramètre prédéfini ou un mot-clé personnalisé (par exemple « Preset_xxx ») à toutes les images. C’est l’une des fonctions les plus utiles de Lightroom Classic : elle vous évite d’avoir à ajouter ces informations après coup et simplifie énormément les recherches ultérieures.

2- Tri des photos

Avant de faire quoi que ce soit d’autre, dont le traitement, je m’assure que mes fichiers sont tous copiés et dupliqués. J’utilise le logiciel Syncback pour faire les copies de sauvegarde sur mes disques externes et sur le NAS (un QNAP TS-464).

Je range ensuite mes cartes sans les formater. Je le ferai quand je vais les réutiliser.

Pour trier ces photos nouvellement importées, j’utilise les raccourcis du module Bibliothèque de Lightroom :

  • je passe en revue chaque photo (mode Loupe),
  • j’appuie sur la touche X pour marquer les photos à supprimer (flous, doublons, erreurs évidentes de cadrage, essais),
  • j’appuie sur la touche U pour marquer les photos « à revoir » et la touche P pour marquer les photos « à garder »,
De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - Flux de travail Lightroom étape, exemple de tri : supprimer les photos rejetées dans Lightroom
Flux de travail Lightroom étape, exemple de tri : supprimer les photos rejetées dans Lightroom Classic

Une fois cette première revue terminée, j’affiche les photos « à supprimer » à l’aide du filtre associé, et je les supprime définitivement. Mon logiciel de sauvegarde supprimera ces fichiers des disques externes lors de la prochaine copie miroir.

Attention : à ce stade, si vous n’utilisez pas la corbeille de votre ordinateur, les fichiers sont supprimés définitivement

3- Indexation des photos

Je déplace maintenant les photos restantes dans le sous-dossier d’indexation. J’utilise plusieurs sous-dossiers de travail pour m’y retrouver quand je n’ai pas le temps de finaliser mon flux de travail en une seule fois. Ainsi je sais à tout moment à quelle étape se trouve quelle photo.

A ce stade, j’attribue des mots-clés aux photos selon les critères suivants :

  • quoi (par exemple « spectacle »)
  • qui (par exemple « nom des personnes visibles »),
  • (par exemple « France » puis « Auvergne »)
  • sujet (par exemple « ville »)

Je ne renseigne pas la date sous forme de mot clé (ni dans le nom du dossier qui contient la photo) car la date est déjà renseignée dans les données EXIF.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - ajout de mots-clés à une série de photos
ajout de mots-clés à une série de photos

Ces mots-clés vont me permettre ultérieurement de faire des recherches sur l’ensemble de mes photos pour retrouver celles qui m’intéressent.

Notez que Lightroom propose aussi un système de détection de visages qui évite de gérer les mots-clés « personnes » manuellement. Lightroom Desktop (cloud) quant à lui est capable de rechercher des photos qui ne sont pas indexées au préalable, c’est une étape de moins à effectuer.

Selon les cas, il peut m’arriver d’attribuer une localisation géographique à un lot de photos, pour cela je les sélectionne et les glisse dans le module Cartes. Les photos, en provenance de mon smartphone, via la synchronisation avec l’application Lightroom Mobile, sont déjà localisées et apparaissent automatiquement sur la carte.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - exemple de géolocalisation de photos dans le module Cartes
exemple de géolocalisation de photos dans le module Cartes

4- Classement des photos

La dernière étape de mon flux de travail « gestion des photos » consiste à attribuer une note à chaque photo afin de me permettre d’identifier les meilleures ou celles qui correspondent à mes besoins. Je procède ainsi :

  • je donne la note 3 à la première photo (cette valeur moyenne me permet d’identifier des photos moins bonnes et des photos meilleures),
  • j’attribue une note entre 1 et 5 à chaque photo en ayant la première en tête comme référence,
  • je déplace ensuite les photos notées 1 et 2 dans un dossier d’archivage sur mon disque externe principal, elles pourront être supprimées ultérieurement quand les photos requises seront publiées,
  • je répète ces opérations avec les photos restantes notées 3,4 ou 5.

Au bout de quelques minutes, j’ai passé l’ensemble en revue et il ne me reste plus que les photos à traiter, les moins intéressantes sont archivées. Je ne les supprime pas immédiatement car je peux avoir besoin d’en retrouver une pour des besoins précis (par exemple une demande spécifique d’un danseur).

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - Flux de travail Lightroom, l'organisation de mes dossiers de tri et classement
Flux de travail Lightroom, l’organisation de mes dossiers de tri et classement

Les opérations de tri et classement sont terminées. Pour gérer une séance photo de 600 photos, il me faut environ 100 minutes pour en arriver là.

Temps moyen pour traiter et publier une série de 600 photos avec Lightroom

Étape du workflow photo Description concrète Temps moyen pour 600 photos
Importation et préparation Copie des fichiers, application d’un paramètre prédéfini, ajout d’un mot-clé commun pour la série 5 minutes
Tri rapide Lightroom Parcours chronologique, suppression des doublons, sélection ou notation rapide 20 à 25 minutes
Traitement photo Ajustements globaux, corrections rapides, synchronisation des réglages sur l’ensemble de la série 60 minutes
Exportation et publication Export JPEG, ajout du filigrane, mise en ligne ou partage 5 à 10 minutes
Temps total du workflow Du boîtier à la publication Environ 100 minutes

Flux de travail Lightroom étape 2 :  post-traitement

Avant de pouvoir publier ou livrer les photos retenues, j’effectue des opérations de post-traitement au niveau global comme local.

1- Débruitage

Si mes photos le nécessitent, j’effectue l’opération de débruitage (assisté ou non par l’IA) avant toute autre opération. C’est la consigne donnée par Adobe pour les versions les plus récentes de Lightroom qui incluent le débruitage IA.

2- Recadrage

Je vérifie toujours le cadrage de mes photos, pour, le cas échéant, redresser un horizon ou supprimer un détail en bord d’image qui ne m’intéresse pas.

3- Traitement

Si la photo le nécessite, j’applique un traitement global qui consiste à :

  • appliquer un profil si cela n’a pas été fait lors de l’importation (Picture Control pour Nikon ou autre selon le modèle de boîtier),
  • ajuster les tonalités : exposition, hautes et basses lumières ainsi que les noirs et les blancs.

Au besoin je copie-colle ces réglages d’une photo à toutes celles qui sont concernées.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - ajustement des réglages de tonalités dans Lightroom
ajustement des réglages de tonalités dans Lightroom

Pour certaines photos, par exemple des photos de famille que je ne vais ni publier ni tirer en grand format, je peux utiliser le traitement automatique du module Bibliothèque. Ce traitement s’appuie sur l’intelligence artificielle (technologie Adobe Sensei) et donne des résultats rapides et plutôt corrects. Cela me permet d’accélérer le traitement de nombreuses photos dont la valeur ne justifie pas d’y passer plus de temps.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - traitement des photos en mode automatique dans Lightroom
traitement des photos en mode automatique dans Lightroom

La plupart de mes photos peuvent en rester là, elles ne nécessitent pas d’autres ajustements. Comptez entre 1 et 2 minutes par photo retenue.

J’applique quelques opérations localisées à celles qui m’imposent d’aller plus loin :

  • éclaircissement ou assombrissement d’une zone de la photo,
  • accentuation et renforcement de la netteté,
  • suppression d’une tache ou d’un petit élément gênant.

J’utilise pour cela les outils « filtre gradué » et « filtre radial ». Je n’utilise que rarement l’outil pinceau tant les deux autres sont souples à configurer.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom
adapter le rendu d’un ciel dans Lightroom

Lightroom dispose désormais d’un ensemble de masques Paysage permettant de créer automatiquement les masques nécessaires. Je les utilise à la place des « filtre gradué » et « filtre radial », pour le ciel par exemple.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - accentuer la netteté sur une zone de l'image
accentuer la netteté sur une zone de l’image

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - retirer une tache de capteur
retirer une tache de capteur

Si le besoin s’en fait sentir, c’est rare, je peux être amené à utiliser l’outil pinceau en coordination avec les outils filtre gradué et filtre radial, cela me permet d’éviter le passage par Photoshop pour détourer.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - utiliser le pinceau avec les outils filtre gradué et filtre radial
utiliser le pinceau avec les outils filtre gradué et filtre radial

Une fois ces opérations effectuées, toutes les photos retenues sont traitées et prêtes à être utilisées. Le temps de traitement total d’une photo ne doit pas dépasser 5 minutes pour toutes les images courantes. Mes tirages d’exposition, retraités pour des raisons évidentes de calage de colorimétrie et exposition, demandent plus de temps mais sont bien moins nombreux.

Flux de travail Lightroom étape 3 : publication

Dans mon flux de travail Lightroom, mes besoins en matière de publication diffèrent selon l’utilisation prévue des photos :

  • publication web pour mes photos personnelles (réseaux sociaux, site web),
  • tirage labo Internet,
  • création de livres de photographies,
  • génération de fichiers JPG pour les commandes et demandes spécifiques,
  • création de galeries web privées comme publiques,
  • création de supports de communication multimédia.

1- Publication sur mon site personnel

Pour mon site personnel, j’exporte la photo à publier en utilisant un modèle d’export qui :

  • change le nom du fichier pour un nom compréhensible par les moteurs de recherche,
  • redimensionne la photo à 1 024 px de large,
  • applique un réglage de netteté pour écran,
  • conserve les métadonnées (pour copyright),
  • applique un filigrane avec le nom de mon site.

Je publie ensuite la photo manuellement sur mon site personnel.

2- Publication sur les réseaux sociaux

Pour Instagram, je glisse les photos concernées dans une collection synchronisée nommée « à publier ». J’accède ensuite à la photo, et à celles qui attendent, depuis mon smartphone dans l’application Lightroom Mobile. A partir de là :

  • j’exporte la photo depuis LR Mobile,
  • LR Mobile applique un filigrane avec le nom de mon site,
  • j’ajoute une bordure blanche qui me permet de m’affranchir des contraintes de format d’Instagram,
  • j’exporte la photo sur le smartphone pour la publier depuis l’application Instagram avec une légende et les tags concernés (j’utilise TextExpander pour aller plus vite).

Cette méthode m’évite de devoir au préalable transférer les fichiers JPG exportés depuis Lightroom via une clef USB ou un dossier partagé (comme Dropbox). C’est rapide et fiable, et je peux gérer le rythme des publications depuis mon smartphone.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - Flux de travail Lightroom, publication d'une photo depuis Lightroom Mobile
Flux de travail Lightroom, publication d’une photo depuis Lightroom Mobile

3- Création d’un livre de photographies, autre possibilité d’un flux de travail Lightroom

Lorsque j’ai finalisé une série qui m’importe, par exemple un voyage, je prépare un livre de photographies.

Pour cela je glisse les photos concernées dans une collection Lightroom puis je trie et finalise le choix des photos depuis le module Bibliothèque.

Je n’utilise pas le module Livres de Lightroom que je trouve trop limité en matière de présentation. J’exporte les photos finalisées au format JPG et je passe par les services d’un labo en ligne et son logiciel de mise en page.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - création d'un livre de photos avec Lightroom : le module Livres est limité à Blurb et propose des présentations peu abouties
création d’un livre de photos avec Lightroom : le module Livres est limité à Blurb et propose des présentations peu abouties

4- Flux de travail Lightroom : création d’une galerie web (privée ou publique)

Selon les besoins, je peux être amené à créer une galerie web pour partager le résultat d’une séance photo avec d’autres personnes. C’est le cas pour mes photos de danse que je soumets parfois aux danseurs et chorégraphes pour leur permettre de faire leur choix.

Pour cela je crée une collection dans Lightroom, je la synchronise avec Lightroom cloud qui me donne un lien de partage.

J’ai le choix de le faire en privé comme en public, ainsi que d’autoriser ou non le téléchargement des photos. Je ne le propose que pour les photos privées, ce qui m’évite d’envoyer les fichiers par mail. Chacun récupère à distance ce qui l’intéresse. Pour les commandes, je ne propose pas cette possibilité, je veux contrôler la diffusion des fichiers et les formats. 

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - exemple de galeries web gérées par Lightroom Web
exemple de galeries web gérées par Lightroom Web
De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - une galerie web avec Lightroom Web
une galerie web avec Lightroom Web

5- Présentation des photos sur mon site personnel

Si vous ne disposez pas d’un site personnel, vous pouvez envisager d’utiliser le service Adobe Portfolio. Il permet de créer un site, d’adapter la présentation des pages et photos, de publier les photos directement depuis Lightroom sans passer par toutes les phases manuelles de mise en ligne.

Adobe Portfolio est un gestionnaire de site web pour les photographes. Le site est hébergé par Adobe, sauvegardé et sécurisé. Son utilisation est gratuite dans le cadre de l’abonnement Adobe Creative Cloud pour la photo.

6- Création d’un diaporama vidéo

Lorsque je vais rendre visite à mes proches il peut m’arriver de préparer un diaporama vidéo pour leur montrer des séries de photos. C’est le cas lorsque je rentre d’un voyage par exemple. Glisser le fichier finalisé sur une clef USB, insérer la clef dans un lecteur (TV, box Internet) et lancer le diaporama reste le plus rapide dans bien des cas car tout le monde ne dispose pas d’une TV connectée capable d’accéder à Lightroom Web et mes galeries.

Pour réaliser ce diaporama, je glisse les photos retenues dans une collection, puis je bascule dans le module Diaporama qui me permet de gérer la présentation et d’exporter l’ensemble au format vidéo.

Erreurs courantes et comment les éviter

Je vois trop souvent les mêmes erreurs revenir lorsque vous traitez vos images. Elles ne sont jamais dramatiques en soi, mais elles vous font perdre du temps, de la qualité ou, parfois, des photos. Voici les principales, et comment les éviter facilement.

La première erreur consiste à formater la carte mémoire avant d’avoir au moins une seconde sauvegarde sur votre ordinateur ou sur un disque externe. C’est tentant, surtout après une sortie chargée, mais c’est le meilleur moyen de regretter une mauvaise manipulation ou un disque défaillant. Copiez, vérifiez, sauvegardez. Ensuite seulement vous pouvez formater.

La seconde erreur revient à importer des séries sans les renommer correctement. Vous pensez vous y retrouver, jusqu’au jour où vous cherchez une image dans plusieurs milliers de fichiers nommés DSC_1234. Donnez un nom de série cohérent, ajoutez la date et un numéro de photo unique. Lightroom s’en charge très bien à l’importation.

La troisième erreur consiste à vouloir tout garder, et tout traiter. Lorsque je rentre avec 600 photos de spectacle, je ne vais jamais traiter les 600, c’est évident. Je trie, pour en garder 20 ou 30, ce sont celles que je traite, uniquement.

La quatrième erreur vient du manque d’attention au filigrane lors de l’export. Vous publiez une photo, le filigrane est trop gros, trop petit, mal placé ou absent. Ce n’est pas gênant pour vous, mais votre lectorat le voit tout de suite. Préparez un modèle d’export stable, et n’y touchez plus.

Foire aux questions

Combien de temps faut-il pour appliquer ce workflow sur 600 photos ?

Avec la méthode optimisée, comptez environ 30 à 45 mn en «gestion + tri» puis 1 h «post-traitement minimal», soit approximativement 100 mn pour 600 images si votre matériel et votre préparation sont calibrés.

Puis-je appliquer ce workflow avec d’autres logiciels que Lightroom ?

Oui : l’étape de gestion/tri peut se faire avec DxO PhotoLab ou Luminar NEO, à condition d’adapter certains raccourcis (voir mon module spécifique pour Luminar NEO).

Faut-il obligatoirement une sauvegarde externe avant tri ?

Oui. Tant que les fichiers sources ne sont pas dupliqués, votre travail de tri/post-traitement reste vulnérable à la perte, un risque majeur que j’ai observé chez de nombreux photographes.

Flux de travail Lightroom : en conclusion

Un flux de travail adapté à vos besoins vous permettra, vous-aussi, de réaliser toutes les opérations nécessaires de gestion et de traitement de vos photos. Il vous permettra d’aller plus loin en publiant vos photos sous différents formats, auprès de différents publics, sans devoir manipuler de façon excessive – et répétitive – les fichiers photo.

J’affine la méthode ci-dessus au fur et à mesure de l’évolution des logiciels, et de Lightroom en particulier. Je cherche toujours à gagner du temps en réduisant les opérations fastidieuses. En procédant tel qu’indiqué, j’arrive à gérer et traiter 600 photos par heure environ. La publication des photos retenues me prend quelques dizaines de minutes de plus selon le format retenu.

Ce délai reste convenable pour montrer mes photos sous 24 heures. Cette méthode m’évite de remplir mes disques durs de fichiers en double ou triple, et je connais avec précision l’état d’avancement de chaque série photo.


La photographie de paysage, heure par heure : comment faire de belles photos de paysage

Faire de la photographie de paysage, c’est apprendre à être patient. Mais aussi à bien préparer vos séances. La lumière, élément essentiel d’une photographie de paysage, change d’heure en heure, le type de photo que vous pouvez faire aussi.

Dans ce guide à la présentation originale, vous allez découvrir quelles photos faire à quel moment de la journée, comment vous préparer, quel matériel utiliser et comment finaliser le rendu de vos photos.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Ce livre chez vous via Amazon

La photographie de paysage, heure par heure : présentation

Les livres sur la photographie de paysage ne manquent pas, j’en ai déjà présenté plusieurs dont Les secrets de la photo de paysage ou encore Photos de paysage. Ces guides vous permettent de savoir comment faire des photos de paysage en fonction du lieu dans lequel vous vous trouvez : plaine, montagne, bord de mer, …

Le livre de Ross Hodddinott et Mark Bauer, deux photographes de paysages britanniques dont vous pouvez découvrir les photos souvent primées sur leurs sites respectifs, vous propose une approche différente.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

[su_frame][/su_frame]Le livre est organisé non pas autour du lieu mais autour de l’heure de la journée à laquelle vous prévoyez de faire vos photos de paysages.

Pourquoi cela change tout ?

Parce qu’entre la lumière du matin, celle de midi, celle de fin d’après-midi ou celle du soir il y a une très grande différence.

Parce qu’au final ce n’est pas le lieu qui fait la complexité de l’exercice, mais la gestion de la lumière.

Cette approche est pleine de bon sens et j’avoue que j’ai adhéré très vite au découpage du livre tel qu’il est proposé :

  • l’aube
  • le matin
  • le midi
  • l’après-midi
  • le soir
  • le crépuscule
  • la nuit.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

L’autre centre d’intérêt de ce livre, outre le fait qu’il présente de magnifiques photographies de paysage, est la façon qu’ont les deux auteurs de traiter leur sujet.

Plutôt que de découper les différentes phases (préparation, prise de vue, sélection, traitement) en autant de chapitres, ils ont pris le parti de détailler la conception de chaque photo de A à Z.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Si vous vous intéressez à la photographie de paysage le matin, par exemple, vous allez découvrir dans le chapitre du même nom (page 64 et suivantes) :

  • des explications sur les particularités de la lumière matinale,
  • comment trouver des opportunités de photos le matin (sujets, approche),
  • des conseils sur le matériel (par exemple objectifs) le plus adapté,
  • des encarts « gros plan sur …« , par exemple le mouvement intentionnel (voir aussi Les Secrets du mouvement),
  • la composition des images, comment cadrer, que mettre en avant,
  • le post-traitement, d’une photo, étape par étapes,
  • la présentation commentée de la photo finale.

J’aime beaucoup cette approche, elle présente l’avantage de regrouper toute la démarche, de la préparation au traitement, sans vous forcer à passer de chapitres en chapitres. La lecture est plus agréable et l’apprentissage aussi.

Vous voulez plus d’informations sur les photographies de paysage que vous voyez dans le livre ? L’annexe finale regroupe toutes les photos avec les données EXIF correspondantes.

Vous y trouverez aussi les références et adresses des accessoires et applications citées dans le livre, ainsi qu’un glossaire des principaux termes photographiques utilisés et à connaître.

Conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Mon avis sur ce livre

Voici un ouvrage qui a le mérite de proposer une nouvelle organisation de son contenu, avec une logique plus proche de celle du lecteur photographe qui souhaite comprendre comment est composée une photo de A à Z.

Les photos des deux auteurs sont magnifiques et sources d’inspiration si vous cherchez des idées et que vous voulez savoir quelles photos sont faisables à quels endroits. Elles sont toutes documentées, tant dans leur réalisation que par leurs données techniques.

Le texte qui accompagne chaque chapitre, et les photos qui vont avec, est complet. Le ton narratif utilisé pour introduire chaque situation de prise de vue est attirant, il donne envie de connaître la suite … et de voir le résultat final.

Conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Le livre en lui-même est agréable à consulter, l’impression des photos est qualitative, même si la tenue en main du papier pourrait être plus agréable avec un grammage supérieur.

Proposé au tarif public de 23 euros, ce livre va vous intéresser si la photographie de paysage vous intéresse, et vous séduire si ce n’est pas encore le cas.

De quoi vous mettre au paysage à votre tour ?

Ce livre chez vous via Amazon


Western Digital My Passport Go et My Passport Wireless SSD : le disque SSD portable pour les photographes

Western Digital, fabricant de solutions de stockage de données industrielles comme grand public, annonce deux nouveaux modèles de disques portables dont la caractéristique est d’intégrer un disque SSD et non un disque dur traditionnel.

Idéal pour le photographe voyageur, le disque SSD portable a plusieurs atouts. Il est plus résistant aux chutes (courantes en déplacement), plus rapide en lecture-écriture et plus robuste puisqu’il n’embarque aucune pièce en mouvement.

Western Digital My Passport Go et My Passport Wireless SSD

Un disque SSD portable, pour quoi faire ?

La capacité des cartes mémoire a beau augmenter sans cesse (la carte SD Lexar la plus récente fait 1 To !), multiplier les supports de stockage est une bonne idée lorsque vous êtes en voyage ou que vous devez garantir la sauvegarde de vos photos.

Pour cela, vous pouvez utiliser plusieurs cartes mémoire ou bien copier chaque fois que faire se peut les fichiers sur un disque externe qui constitue alors un autre moyen de sauvegarde bien moins coûteux que les cartes.

J’utilise un disque portable Wifi Western Digital (j’en parle ici) pour sauvegarder mes photos quand je suis en voyage. Ce disque prend peu de place, est auto-alimenté et je peux y accéder en Wifi depuis ma tablette pour charger les photos dans Lightroom CC par exemple. J’ai par contre toujours un peu la crainte de le tomber (c’est arrivé déjà) et qu’il ne fonctionne plus car les disques durs n’apprécient pas les chocs violents.

En réponse à cette problématique, que je ne suis pas le seul à rencontrer, ainsi qu’au besoin de copier toujours plus vite des fichiers RAW toujours plus gros, Western Digital vient de présenter deux nouveaux disques SSD portables.

Western Digital My Passport Go, présentation

Le disque My Passport Go est un petit boîtier plutôt joli, bleu ou orange, qui contient un disque SSD (Solid State Drive). Un disque SSD, que vous avez peut-être déjà dans votre ordinateur, est un disque qui utilise des composants identiques aux cartes mémoires, à l’inverse des disques durs traditionnels à mécanisme tournant et plateaux. Le disque SSD consomme peu, est très rapide en lecture-écriture, et très peu fragile, tout comme une carte mémoire.

Western Digital My Passport Go Western Digital My Passport Go

Le disque SSD portable My Passport Go est compatible avec les systèmes Windows PC et MacOS, il se connecte à un ordinateur via une prise USB 3.0 (compatible 2.0). Il contient un disque SSD de 500 Go ou 1To selon la déclinaison choisie.

L’ensemble ne mesure que 95 mm de long pour 67 de large et 10 d’épaisseur. Autant dire pas grand-chose, il rentre dans une poche de pantalon bien mieux que votre smartphone XXL. Le câble et la prise USB sont intégrés au boîtier, rien ne dépasse une fois qu’ils sont rangés.

A l’inverse du même smartphone, ce disque résiste à une chute de 2m, le boîtier comporte des éléments protecteurs amortisseurs de chocs et comme dit précédemment la technologie SSD n’est guère fragile.

Ce disque SSD portable Western Digital My Passport Go peut gérer la transmission de données au taux de 400 Mo/sec. soit environ 2,5x plus vite qu’un disque traditionnel équivalent.

Ce disque est vendu au tarif public de 155 euros pour la version 500 Go et 272 euros pour la version 1 To.

Ce disque SSD au meilleur prix chez Amazon

Le seul reproche que l’on peut faire à ce disque SSD portable est qu’il nécessite un ordinateur pour le transfert des données. Le Wireless SSD s’avère plus souple à l’usage.

Western Digital My Passport Wireless SSD, présentation

A l’inverse de son frère de gamme, le Western Digital Wireless SSD intègre un module WiFi en sus de la prise USB, ce qui autorise l’accès aux données depuis un smartphone ou une tablette. Il intègre également un lecteur de carte SD, vous permettant ainsi de vider vos cartes sans passer par un ordinateur.

Western Digital My Passport Wireless

Une fois le disque en fonction, insérez la carte dans le lecteur, laissez-le copier et quelques minutes plus tard le transfert est effectué. Western Digital propose un mode de copie incrémental qui évite de dupliquer l’ensemble des fichiers présents sur la carte si vous en avez déjà copié une partie précédemment. Seuls les nouveaux fichiers sont alors transférés.

Le disque SSD portable My Passport Wireless est auto-alimenté lui-aussi, il permet même la recharge de votre smartphone (ou de votre boîtier s’il le permet comme les Nikon Z 6 et Z 7).  Avec 6,700 mAh  et 1.5A, vous avez de quoi recharger plusieurs fois un smartphone tandis que le disque présente lui une autonomie en fonctionnement de 10 heures.

Western Digital My Passport Wireless

Le Western Digital My Passport Wireless SSD est plus qu’un disque de sauvegarde. C’est aussi un disque de travail qui crée un réseau Wifi 802.11ac autorisant l’accès aux photos et vidéos, de même que le streaming en 4k.  Les vidéastes pourront y stocker leurs rushs et les monter via les applications mobiles telles que FiLMiC Pro ou LumaFusion.

Ce disque SSD portable est capable d’afficher le contenu des fichiers RAW (voir la liste des formats supportés), un plus pour le photographe qu veut s’assurer que la copie de sa carte s’est bien déroulée.

Ce disque est disponible en 3 versions, 500 Go (303 euros), 1 To (459 euros) et 2 To (668 euros). Il mesure 135 mm de côté (c’est un carré) pour 30 mm d’épaisseur et est compatible avec les ordinateurs fonctionnant sous Windows 10, 8.1 ou 7 ainsi que Mac OS X El Capitan, Sierra ou High Sierra.

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Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon : voyez les choses en grand !

En une petite décennie, le constructeur coréen Samyang s’est imposé dans le paysage photographique avec ses objectifs aux tarifs très attractifs dont les qualités optiques n’ont pas à rougir face à celle de Canon et Nikon (en ce qui concerne les reflex).

C’est notamment grâce à ses diverses déclinaisons de 14 mm que Samyang a su se faire une place et un nom. Nous avons testé le Samyang AF 14 mm f/2,8 F qui a la double particularité de succéder au Samyang 14 mm f/2,8 IF ED UMC Aspherical (déjà testé en 2010) et, surtout, d’être le premier modèle du constructeur en monture Nikon F pourvu d’un autofocus.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

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Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : présentation et contexte

A n’en pas douter, la focale de 14 mm appartient au domaine des grands-angles, et nous ne risquons rien à affirmer que nous sommes même carrément dans celui des ultra-grand-angles puisqu’avec un angle de champ de 116,6 degrés vous allez pouvoir voir les choses en grand ! Ou du moins, en large.

Notez que sur un reflex DX à capteur APS-C, un 14 mm se comporte comme un 21 mm, ce qui reste très large.

En monture Nikon F et capables de couvrir les capteurs 24 x 36 mm (reflex FX), les représentants de cette focale se comptent sur les doigts d’une seule main (à six doigts) :

  • le zoom autofocus Nikon AF-S Nikkor 14-24 mm f/2,8G ED (2199 euros),
  • la focale fixe autofocus Nikon AF Nikkor 14 mm f/2,8 ED (1699 euros),
  • le zoom autofocus Sigma 14-24 mm f/2,8 DG HSM | Art (1449 euros),
  • la focale fixe autofocus Sigma 14 mm f/1,8 DG HSM | Art (1599 euros),
  • la focale fixe à mise au point manuelle Samyang 14 mm f/2,8 IF ED UMC Aspherical (349 euros)
  • et, donc, ce Samyang  AF 14 mm f/2,8 F disponible depuis la mi-2018 à 749 euros.

Un positionnement technique unique et un tarif très attractif : combinaison gagnante pour les amateurs de cette focale ?

Par rapport au précédent  Samyang 14 mm f/2,8 IF ED UMC Aspherical, la formule optique a été revue et modernisée. Nous passons d’une formule à 14 lentilles (dont une asphérique et deux ED) réparties en 12 groupes à 15 lentilles (dont deux asphériques, une ED et quatre HR) réparties en 10 groupes. Au passage, l’angle de champ est passé de 114° à 116,6°.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon : ici avec le Nikon D750

L’ouverture maximale ne change pas (f/2,8) mais le diaphragme comporte désormais 7 lamelles au lieu de 6. La distance minimale de mise au point est raccourcie à 20 cm, soit 8 cm de moins que sur le prédécesseur.

Enfin, bien que légèrement plus encombrant (90,5 mm de diamètre et 95,6 mm de longueur contre 86 x 92 mm) ce nouveau modèle autofocus réussit le tour de force de peser moins lourd que son aîné à mise au point manuelle : 484 contre 530 grammes !

Petit raffinement supplémentaire : la monture est désormais protégée des infiltrations de poussière et d’humidité par un joint d’étanchéité.

A qui se destine ce Samyang 14 mm ?

A celles et ceux qui aiment avoir leurs pieds dans les photos (souvent, de manière involontaire et accidentelle) et qui n’ont pas envie de dépenser 1500 euros, voire plus, pour cela.

Plus sérieusement, et de manière peut-être un peu contre-intuitive, un 14 mm ne se destine pas forcément à la photographie de paysage (c’est vraiment très, très large) mais plutôt à la capture de sujets se trouvant à moins de 10 mètres et dans les situations où vous risquez de manquer de recul.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/400 sec. – f/2.8 – ISO 4000

Cela peut comprendre une certaine photographie de reportage, où vous désirez être très proche de votre sujet tout en le contextualisant, et surtout à la photographie d’architecture aussi bien en extérieur qu’en intérieur (les agents immobiliers apprécieront). Ce 14 mm excelle dans l’exagération des perspectives et des fuyantes, de quoi créer des ambiances « dramatiques », comme le diraient les anglo-saxons.

Les plus sadiques l’apprécieront pour des portraits « comiques » ou en tous cas peu flatteurs : l’effet « Cyrano de Bergerac », ça a aussi son charme. Avec son ouverture de f/2,8, le  Samyang AF 14 mm f/2,8 F sait aussi se montrer à l’aise lorsque la luminosité faiblit. Par contre, si vous avez été traumatisé par les couloirs de l’hôtel de « Shining », il est encore temps de rebrousser chemin …

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/60 sec. – f/2.8 – ISO 4000

Toutefois, bien qu’à 749 euros le Samyang AF 14 mm f/2,8 F se montre compétitif face à la concurrence, il faut bien garder à l’esprit qu’il s’agit d’une focale très spécifique et que 749 euros restent un investissement certain.

Si vous n’êtes pas sûr d’apprécier son très large angle de champ, mieux vaudra peut-être d’abord vous faire la main avec un Samyang 14 mm f/2,8 IF ED UMC Aspherical acquis neuf ou d’occasion. Une fois habitué, à vous les joies de la mise au point automatique qui, vraiment, facilite grandement la vie.

Qualité de construction

Le  Samyang AF 14 mm f/2,8 F reprend le design désormais bien connu sur les objectifs autofocus du constructeur : un fût noir légèrement texturé, une bague de mise au point finement cannelée et un petit liseré rouge orangé pour faire joli.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F :  : le liseré rouge caractéristique des optiques Samyang

La qualité de construction est irréprochable et, même s’il ne confère pas le même sentiment d’indestructibilité qu’un AF-S Nikkor récent, ses presque 500 grammes suffisent à rappeler que vous avez à faire à du sérieux et non pas un jouet.

Pour celles et ceux qui apprécient les choses qui s’emboîtent parfaitement, vous serez admiratif face au bouchon d’objectif démesuré qui, contrairement aux habitudes, ne se clipse pas mais se glisse comme un couvercle sur l’imposant paresoleil, lequel est solidaire du reste de l’objectif afin de protéger la lentille frontale très bombée.

Prise en main et autofocus

Monté sur un Nikon D750, le couple forme un ensemble très équilibré, qui ne pique pas du nez. Puisqu’il s’agit d’un objectif autofocus, il sera aisé de manipuler le tout d’une seule main, même si dans les faits nous aurions plutôt tendance à vous le déconseiller puisque c’est la meilleure manière de perdre l’horizontalité de votre cadrage. Déjà qu’à deux mains, ce n’est pas toujours évident…

Sur l’objectif lui-même, vous ne disposez que du strict minimum : un commutateur latéral permettant de basculer entre la mise au point automatique et la mise au point manuelle, et une bague de mise au point. Celle-ci, très fluide, peut être bougée du bout des doigts… et c’est peut-être son seul avantage.

En effet, comme il s’agit d’une « mise au point par fil » (« wire focusing ring » en anglais), la bague tourne librement à l’infini dans les deux sens, sans butée pour l’arrêter. Comme, en plus, et fort logiquement, il n’y a pas de graduation de la distance de mise au point, vous ne savez jamais très bien où vous en êtes : il faut alors faire une aveugle confiance à l’autofocus. Nous y reviendrons. Quitte à paraître vieux jeu, nous aurions quand-même apprécié que, sur ce genre de focale, la bague de diaphragme soit conservée ou, au moins, un abaque de profondeur de champ afin de pouvoir travailler plus efficacement en hyperfocale.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/250 sec. – f/2.8 – ISO 1250

En effet, si l’autofocus se débrouille fort bien dans la majorité des situations, dans un silence parfait en sans aucune vibration parasite, il y au moins trois cas de figure dans lesquels il a tendance à paniquer et tomber à côté de la plaque. En tous cas, avec notre D750.

Le premier, mais ce n’est pas vraiment une surprise, est lorsque les conditions lumineuses deviennent très défavorables : en photographie de rue, l’éclairage urbain (le parisien, du moins), est suffisant, mais en intérieur, cela ne suffit pas toujours. Bien que ce Samyang 14 mm ouvre à f/2,8, ce n’est pas encore assez si vous êtes adepte de photographies de fin de soirée ou de fonds de cavernes (si si, il y a certaines similitudes entre les deux exercices).

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/15 sec. – f/2.8 – ISO 7200

La deuxième source de problème est, cette fois-ci, l’angle de champ très large de l’objectif combiné à la couverture AF du reflex : dès que votre sujet ne se trouve pas dans le tiers central du cadre, le boîtier a tendance à paniquer et fait le point sur l’arrière plan.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/400 sec. – f/5.6 – ISO 100

Enfin, l’autofocus a tendance à perdre les pédales sur les sujets pas assez contrastés. Typiquement, pour peu que le ciel prenne une partie un peu trop importante de votre cadrage, vous pouvez être certain que ce sera la panique à bord. Dans tous ces cas là, mieux vaudra reprendre la main en mise au point manuelle. Oui. Sauf que…

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 15 sec. – f/5.6 – ISO 100

Cette bague de mise au point pose vraiment problème de par son manque de retour d’information. Combiné à la visée reflex, vous aurez souvent du mal à distinguer si oui ou non le petit coup de poignée dans un sens ou un autre a réellement eu un effet sur le focus, surtout si votre sujet se trouve à plus de deux mètres.

Pour le coup, c’est sans conteste sur un Nikon Z 6 ou Nikon Z 7 que le Samyang AF 14 mm f/2,8 F sera le plus agréable et pratique à utiliser car vous pourrez alors vous appuyer sur le focus peaking pour vous aider dans l’exercice. De plus, vous profiterez directement dans le viseur du niveau électronique afin de bien ajuster votre horizontalité et votre verticalité, ce qui est loin d’être du luxe. Et pour finir d’abonder dans le sens de la visée électronique, vous saurez apprécier, sur trépied, les vertus du zoom électronique pour affiner la mise au point.

Pour autant, malgré les petits désagréments relevés, ne vous y trompez pas : le Samyang AF 14 mm f/2,8 F est un objectif agréable à vivre, docile et fidèle compagnon de balade. Vous devrez juste faire attention à la lentille frontale proéminente, dont la courbure empêche d’ailleurs l’utilisation d’un filtre, qu’il s’agisse d’un modèle vissant ou d’un porte-filtre tel qu’en propose le constructeur Cokin à son catalogue.

Stabilisation

Le  Samyang AF 14 mm f/2,8 F ne dispose pas de stabilisation optique mais, dans le fond, ce n’est pas bien grave. Sa très faible longueur focale permet aisément des prises de vue au 1/15ème de seconde, ce qui est fort plaisant en faible luminosité.

Sur un hybride Z 6 ou Z 7, dont le capteur est stabilisé, vous pourrez même descendre encore un peu plus en vitesse. Dans tous les cas, ce Samyang supporte très bien les micro-vibrations à la prise de vue, et ce n’est donc pas cela qui vous posera problème.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/15 sec. – f/2.8 – ISO 3200

Performances optiques : vignettage

Lorsque vous lisez « vignettage », vous pensez probablement à « assombrissement des coins ». Ce qui est vrai, dans la majorité des cas.

Toutefois, les très grands-angles, qui aiment bien ne rien faire comme tout le monde, ont une tendance inverse : lorsqu’ils vignettent, les coins deviennent plus clairs, et non pas plus sombres. Du coup, est-ce que le Samyang AF 14 mm f/2,8 F est lui aussi affecté par ce vignettage ? Oui. Est-ce pour autant un problème ? En fait… non.

A moins de ne photographier que des surfaces uniformes (un grand ciel bleu, un pan de mur de briques rouges, du bitume en gros plan, et autres idées), vous ne distinguerez jamais ce vignettage en pratique. En plus, si votre truc ce sont les grands ciels bleus uniformes, il existe toute une ribambelle d’objectifs bien moins onéreux et polyvalents pour cela (le zoom de base ou un simple 50 mm f/1,8 suffisent, mais c’est une autre histoire). Donc savoir que le  Samyang AF 14 mm f/2,8 F souffre d’un vignettage positif est une chose, mais mieux vaut retenir que cela n’a pas de réel impact sur vos images.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/1000 sec. – f/4- ISO 100

De toutes manières, lorsque vous regarderez les bords du cadre, vous vous attarderez sur un élément bien plus visible : la déformation (et non pas la distorsion).

Performances optiques : déformation et distorsion

Quelle est la différence entre la déformation et la distorsion ? Le premier n’est pas un défaut au sens strict du terme, le second, si.

Il y aurait distorsion si les lignes droites étaient rendues légèrement (ou fortement) courbées, ce qui n’est absolument pas le cas sur ce  Samyang AF 14 mm f/2,8 F. Et c’est probablement son plus grand tour de force ! Les lignes droites restent bien droites : c’est un vrai régal pour les yeux (et les maniaques des fuyantes). Non seulement ce 14 mm voit très large, mais il le fait sans effet fisheye (objectifs pour lesquels la distorsion a été élevée au rang de raison d’être).

Le fait que ce Samyang soit exempt de distorsion permet d’encore mieux jouer sur la déformation inhérente à tout très grand angle.

Si dans le tiers central de l’image tout se passe à peu près normalement, au fur et à mesure que vous vous éloignez vers la périphérie tout s’allonge, s’allonge, s’alloooonge de manière exagérée. Et c’est, justement, cette exagération qui fait tout le piquant de ce type d’objectif, et l’intérêt du  Samyang AF 14 mm f/2,8 F en particulier. La moindre photo d’architecture en contre-plongée prend une tournure dramatique impressionnante, le moindre portrait en plongée transforme complètement une personnalité, la moindre ruelle ou le moindre couleur semble devenir une route sans fin. Même en très gros plan à 20 cm de votre sujet, celui-ci semble flotter dans l’espace.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/50 sec. – f/8 – ISO 100

Tout devient plus grand, tout devient plus large, et même un sujet à deux mètres vous semble loin, loin, loin, perdu dans les vastes landes du Connemara ou les pleines arides du Far West. C’est aussi saisissant que perturbant, et il faudra, pour pleinement tirer profit de ces capacités, vous creuser un peu les méninges pour sortir de l’image juste « très large ».

Mais c’est ce qui fait de cet objectif un outil tellement attachant : comme il voit le monde d’une manière dont vous n’êtes a priori pas habitué, il vous forcera à sortir de votre zone de confort, remettre en question votre approche photographique, reconsidérer votre manière d’aborder un sujet. Alors que vous pourriez être tentés de vous dire « bah, c’est très large, de toutes manières ça va passer », vous allez au contraire vous rendre compte que l’exercice ne consiste pas à faire rentrer le maximum de choses dans le cadre mais plutôt à ne pas faire rentrer dans le cadre les éléments parasites qui pourraient perturber la lecture de l’image. Et tout cela, donc, sans la moindre distorsion (au risque de nous répéter).

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/3200 sec. – f/4 – ISO 200

Performances optiques : piqué et homogénéité

Exiger d’un tel objectif une parfaite homogénéité n’a pas vraiment de sens puisque, comme nous venons de le voir, tout est fait pour que la périphérie vous fasse entrer dans la cinquième dimension.

Toutefois, ce n’est pas pour rien que les ingénieurs opticiens de Samyang se sont embêtés à remanier leur formule optique et à intégrer quatre lentilles à fort indice de réfraction (les lentilles HR), deux lentilles asphériques et une lentille à faible dispersion (la lentille ED). Alors que le Samyang 14 mm f/2,8 IF ED UMC Aspherical à mise au point manuelle avait tendance à ramollir sur les bords, le nouveau  Samyang AF 14 mm f/2,8 F n’est plus sujet à ce désagrément. Les bords sont juste déformés, mais pas flous. La totalité de la surface d’un capteur 24 x 36 mm est donc correctement exploitée, et c’est un joli tour de force.

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/250 sec. – f/8 – ISO 100

Rendu optique : profondeur de champ

La profondeur de champ augmente lorsque la focale diminue (à point de vue constant) : logiquement, avec le Samyang AF 14 mm f/2,8 F, même à f/2,8 et à 20 cm de votre sujet, la zone de netteté reste très ample. Cet objectif est donc un mauvais candidat si vous êtes du genre à aimer parfaitement isoler votre sujet sur quelques millimètres en le noyant dans un arrière-plan tout flou. Ceci dit, ce n’est pas non plus ce qu’on lui demande.

Pour autant, n’allez pas croire qu’il n’y a pas de profondeur de champ et que tout sera toujours totalement net, bien au contraire. Il suffira pour cela d’une ou deux erreurs de mise au point à f/2,8 pour constater que si l’arrière plan est net, le sujet devant ne l’est pas. Si vous doutez, n’hésitez pas à diaphragmer un petit peu, cet objectif supporte bien les faibles ouvertures.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F :1/640 sec. – f/3.2 – ISO 200

En fait, ce qu’il y a de plus embêtant dans la gestion de la profondeur de champ avec ce 14 mm, c’est qu’il y a tellement d’informations dans le viseur que vous finissez par ne plus rien distinguer et devenez donc incapable de faire la part des choses. D’où l’intérêt de laisser activé le focus peaking des viseurs électroniques même lorsque vous êtes en mise au point automatique.

Rendu optique : exposition et reflets parasites

Toujours dans cette idée de l’excès d’information, exposer avec un 14 mm n’a rien d’évident. Pour l’occasion, l’excellente mesure matricielle des boîtiers Nikon se révèle salvatrice tant, dans un même cadre, les éléments très lumineux cohabitent facilement avec les zones bien plus sombres.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/200 sec. – f/2.8 – ISO 125

En exposition pondérée centrale ou spot, l’exercice s’avère des plus délicats, à moins que ce ne soit une licence artistique que d’opter pour des images fortement contrastées. Ça peut aussi être très joli.

En termes de reflets parasites, le traitement de surface du Samyang AF 14 mm f/2,8 F fait de petits miracles. Bien sûr, si vous le faites exprès et êtes d’humeur particulièrement sadique, vous parviendrez toujours à obtenir du flare, mais même dans ce cas celui-ci demeure contenu.

Lors de nos pérégrinations sur le terrain, nous n’avons eu à faire aux reflets parasites que lorsque des sources de lumière artificielles ponctuelles venaient s’inviter dans le cadre malgré nous sans pour autant perturber le reste de l’image. Tout comme pour la gestion de la distorsion, les ingénieurs ont réalisé du très bon travail.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/15 sec. – f/2.8 – ISO 10000

Samyang AF 14 mm f/2.8 F : pour qui, pour quoi ?

Le Samyang AF 14 mm f/2,8 F peut vous intéresser si :

  • vous recherchez un très grand angle exempt de distorsion,
  • vous appréciez jouer avec les fuyantes,
  • vous êtes amateur de photographie d’architecture,
  • vous êtes régulièrement emmené à photographier dans des lieux avec peu de recul,
  • vous désirez un 14 mm autofocus qui vous coûtera moins de 1000 euros,
  • vous possédez déjà un 14 mm à mise au point manuelle et voulez profiter du confort de l’autofocus.

Le Samyang AF 14 mm f/2,8 F va moins vous intéresser si :

  • vous utilisez un reflex au viseur un peu trop étroit,
  • vous êtes allergique aux images très déformées,
  • vous êtes un fervent utilisateur de filtres optiques,
  • vous n’avez pas le compas (ou le niveau à bulle) dans l’œil.

Cliquez sur l’illustration pour voir les photos de ce test en pleine définition :

Test Samyang AF 14mm F pour Nikon

Test Samyang AF 14 mm f/2,8 F : ma conclusion

Samyang est passé maître dans l’art du 14 mm et, pour sa première proposition d’une telle focale dotée d’autofocus en monture F, c’est une véritable réussite.

D’un point de vue optique, ce Samyang AF 14 mm f/2,8 F est irréprochable : distorsion quasiment inexistante, silence de fonctionnement, facilité de manipulation, résistance au flare. Tous les ingrédients sont là pour faire de cet objectif un must have pour tous les amateurs de très grand angle, qu’ils soient équipés de reflex FX ou d’hybrides 24 x 36 mm.

Ces derniers, d’ailleurs, seront avantagés dès lors qu’il faudra basculer en mise au point manuelle, car c’est bien, paradoxalement, sur ce seul terrain que le Samyang AF 14 mm f/2,8 F se révèle perfectible, la faute à une bague de mise au point plutôt floue dans son maniement.

Mais à 749 euros, il s’offre le double luxe d’être à la fois unique en son genre et d’être disponible moitié moins cher que ses concurrents les plus proches.

Fiche technique et plus d’infos sur le site Samyang

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Bagues d’adaptation pour Nikon Z K&F : utilisez vos objectifs Sony, Canon, Pentax, Leica, Minolta …

L’accessoiriste K&F vient d’annoncer la disponibilité d’une gamme complète de bagues pour Nikon Z, de quoi utiliser la plupart des objectifs d’autres marques sur un hybride Nikon.

Bagues d'adaptation pour Nikon Z chez K&F : utilisez vos objectifs Sony, Canon, Pentax, Leica, Minolta ...

Bagues d’adaptation pour Nikon Z, présentation de la gamme K&F

Les Nikon Z 7 et Z 6 hybrides plein format utilisent une monture Nikon Z spécifique, de grand diamètre. Nikon propose une gamme d’optiques Nikon Z pour ces boîtiers, ainsi qu’une bague d’adaptation Nikon FTZ pour les optiques Nikon F reflex.

K&F est un accessoiriste qui propose plusieurs gammes de produits dont des trépieds, des sacs photo, des flashs, des micros ou encore des filtres.

Bagues d'adaptation pour Nikon Z chez K&F : utilisez vos objectifs Sony, Canon, Pentax, Leica, Minolta ...

bague Canon EF – Nikon Z

Vous connaissez peut-être aussi les bagues d’adaptation K&F pour objectifs qui permettent de monter un objectif compatible avec  une monture bien précise sur un boîtier qui dispose d’une autre monture (par exemple une optique Canon sur un Fujifilm série X).

K&F a complété sa gamme avec une série de bagues permettant de monter sur un hybride plein format Nikon de la série Z un objectif d’une autre marque.

Bagues d'adaptation pour Nikon Z chez K&F : utilisez vos objectifs Sony, Canon, Pentax, Leica, Minolta ...

Voici la liste des bagues disponibles au moment de la publication de ce sujet:

  • bague d’adaptation Canon FD – Nikon Z
  • bague d’adaptation Canon EF – Nikon Z
  • bague d’adaptation Pentax – Nikon Z
  • bague d’adaptation Nikon F  (type G) – Nikon Z
  • bague d’adaptation Nikon F – Nikon Z
  • bague d’adaptation Yashica-Contax – Nikon Z
  • bague d’adaptation Olympus OM – Nikon Z
  • bague d’adaptation Sony/Minolta A – Nikon Z
  • bague d’adaptation Minolta MD – Nikon Z
  • bague d’adaptation M42 – Nikon Z
  • bague d’adaptation Leica M – Nikon Z

Ces bagues sont fabriquées en aluminium. Elles permettent le montage mécanique de l’objectif sur le boîtier, sans apporter d’automatismes en raison de l’absence de couplages électriques. K&F précise que la mise au point à l’infini est possible.

Quelle différence avec la bague Nikon FTZ ?

La bague Nikon FTZ assure le couplage entre les optiques compatibles avec la monture Nikon F pour reflex et les boîtiers hybrides de la série Z (voir la compatibilité).

Cette bague, outre le couplage mécanique, assure la transmission des informations entre le boîtier et l’objectif et permet de conserver les automatismes de mise au point (Nikon AF-S et AFP-P), la mesure de lumière et la réduction des vibrations pour les optiques concernées.

A l’inverse, la bague K&F Nikon F – Nikon Z n’assure que le couplage mécanique et impose un fonctionnement entièrement manuel.

Le tarif des bagues K&F est de l’ordre de 30 à 56 USD (hors frais de port), elle sont également disponibles sur Amazon pour certaines d’entre elles.

Bagues K&F Nikon Z chez Amazon

 En savoir plus et source : K&F bagues Nikon Z


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