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Comment faire de la photo Lifestyle et capturer des moments de vie dans un cadre naturel

Comment capturer des moments de vie, faire des photos de famille, immortaliser une fête ou un événement entre proches tout en donnant à vos photos un aspect créatif, en adoptant un style résolument moderne ? Découvrez ce qu’est la photo lifestyle, comment vous pouvez intégrer cette approche dans votre pratique et quels sont les principes à connaître et respecter.

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La photo Lifestyle : de quoi parle-t-on ?

Lorsque vous éprouvez l’envie de photographier les gens comme vos proches, deux façons de faire s’offrent à vous :

  • vous organisez une séance photo dans un espace approprié, voire un studio, avec quelques accessoires d’éclairage,
  • vous faites cette séance en mode reportage, sans accessoire d’éclairage particulier, de façon spontanée.

Cette deuxième façon de procéder définit au mieux ce qu’est la photo lifestyle. C’est ce style de prise de vue que Baptiste Dulac, photographe, vous présente dans la seconde édition de son livre paru dans la collection « Les secrets de … » chez Eyrolles.

Pourquoi vous intéresser à la photo lifestyle ? Parce qu’elle correspond à une réalité, c’est une démarche commune de nos jours, et un besoin. Ce besoin, c’est celui de l’authenticité, l’envie de s’éloigner du portrait posé, plus académique. La photo lifestyle pourrait même être définie comme transverse, comme un style plus qu’un domaine particulier puisqu’on va le retrouver aussi bien en photo sociale qu’en photo de mariage ou en photo de voyage.

Un dernier critère définit la photo lifestyle, et non des moindres. Il s’agit de photographier des gens, de saisir des scènes de vie, de capturer des moments d’émotion.

Vous vous sentez bien timide face à votre modèle, connu ou non, lorsque vous voulez faire un portrait ? Intéressez-vous à la photo lifestyle et vous allez voir que cette timidité va bien vite disparaître puisque cette approche va vous permettre, à l’inverse du portrait posé, de saisir des scènes de vie, ce qui est toujours plus accessible.

Enfin, notez que la photo lifestyle est aussi une démarche artistique, un jeu créatif avec la lumière, un travail sur la composition et la mise en valeur de vos sujets.

Vous voulez donner un nouvel élan à votre pratique de la photo de famille ? Lisez la suite.

Comment faire de la photo Lifestyle et capturer des moments de vie dans un cadre naturel

Ce que vous allez découvrir dans ce livre

Comme chacun des ouvrages de cette collection « Les secrets de … », ce livre vous initie à une pratique particulière de la photographie. S’agissant de la photo lifestyle, vous allez donc découvrir :

  • le contexte, pourquoi cette pratique, ce qu’elle va vous apporter,
  • comment aborder ce type de prise de vue, et vous sentir en confiance,
  • quel matériel photo utiliser (vous allez voir qu’il n’est guère coûteux),
  • comment vous comporter pour créer les conditions nécessaires et mettre vos sujets à l’aise.

En complément, parce que la photo lifestyle reste une pratique créative, vous allez apprendre :

  • à cadrer (choisir ce qui va entrer dans le cadre),
  • à composer vos images (disposer les différents éléments composant l’image),
  • à gérer la lumière (artificielle la plupart du temps, mais le flash aussi en intérieur),
  • à traiter vos images (le post-traitement fait partie intégrante du processus créatif).

Photo lifestyle : l’émotion avant tout

Dans cette seconde édition du livre paru initialement en 202, Baptiste Dulac a remanié une partie du contenu, réorganisé certains chapitres afin d’apporter toujours plus de logique et de favoriser votre apprentissage.

Le précédent chapitre 4 sur « L’émotion avant tout » se retrouve en introduction dans le premier chapitre. Une différence qui peut vous sembler minime si vous avez déjà lu ce livre mais qui permettra à ceux qui le découvrent de réaliser que la technique passe souvent au second plan en photographie, pour laisser la place aux sentiments, à l’émotion.

Puisque cette pratique photographique laisse une grande place à l’interaction que vous allez être capable de créer avec vos sujets, apprenez à faire ressortir l’émotion de la scène photographiée. C’est votre rôle, en tant que photographe, de donner quelques directions à vos sujets, mais aussi et surtout, de les mettre en situation de donner l’image d’eux qu’ils veulent bien vous donner.

Dans le nouveau chapitre 3, partie centrale du livre qui m’est apparue comme la plus pertinente et justifie à elle seule la lecture, Baptiste Dulac s’attache à vous livrer les grands principes qu’il applique lors de ses prises de vues.

Vous allez découvrir par exemple que la musique prend une part importante et qu’elle lui permet de mettre ses sujets à l’aise. Vous allez aussi découvrir comment diriger vos sujets sans en donner l’impression. Comment les faire interagir les uns avec les autres, faire participer les enfants pour obtenir des photos sur le vif de leurs parents, comment tirer profit d’un moment qui se déroule bien pour multiplier les prises de vues et créer des photos différentes.

Comment faire de la photo Lifestyle et capturer des moments de vie dans un cadre naturel

Composition et cadrage

Dans le chapitre 4, vous allez découvrir comment la composition et le cadrage sont des fondamentaux à maîtriser pour réussir vos photos lifestyle. Ce type de photo a quelques particularités comme l’isolement du sujet par rapport au fond (grande ouverture et faible profondeur de champ), la tonalité des images (balance des blancs élevée), le type de cadrage prend toute son importance. Devez-vous :

  • cadrer serré ?
  • cadrer large ?
  • en plongée ?
  • en contre-plongée ?

Chaque possibilité est détaillée, illustrée (le livre présente de nombreuses photos, c’est un point fort) et l’auteur vous donne les avantages et inconvénients de chacun de ces choix.

Gestion de la lumière

Au chapitre 5 c’est de lumière dont il s’agit. Outre le fait de savoir exposer, il va vous falloir apprendre à déterminer la qualité de la lumière, son orientation, sa couleur.

Vous allez voir quels sont les réglages que choisit l’auteur pour aboutir au résultat final (vous remarquerez combien ses photos présentent toutes une tonalité très chaude, ce n’est pas que l’effet de la lumière, voir pourquoi page 47).

Le post-traitement

Si Baptiste Dulac fait en sorte de s’approcher du résultat final en réglant au mieux son boîtier, il ne néglige pas pour autant le post-traitement.

Dans cet ultime chapitre du livre, il vous montre comment utiliser Lightroom pour affiner le traitement de l’image, lui donner un caractère encore plus personnel, comment créer votre style et en faire un preset que vous allez ensuite pouvoir réutiliser pour gagner du temps.

Comment faire de la photo Lifestyle et capturer des moments de vie dans un cadre naturel

Mon avis sur « Les secrets de la photo lifestyle »

Lorsque je commente un livre, j’ai pour habitude de le survoler dans un premier temps, avant de le lire plus en détail. Puis je le compare aux autres livres que j’ai pu lire sur le même thème (j’en ai quelques centaines en référence). Je peux alors réagir, et c’est très personnel, en vous disant si ce livre m’a marqué, m’a inspiré, ou m’a laissé plus indifférent.

Celui-ci m’a donné envie, déjà, et m’a surtout donné de nombreuses idées. Il y a bien sûr des notions connues, quelques digressions sur le matériel photo et l’hybride Canon de l’auteur (clin d’œil aux canonistes qui me liront), mais ce n’est en rien contrariant à la lecture. J’y ai plus vu une passion qu’a Baptiste Dulac pour la photographie qu’une volonté de parler matériel.

J’ai apprécié que chacun des chapitres reste centré sur le sujet, sans être trop généraliste, il y a suffisamment de livres généralistes par ailleurs. Composer, cadrer, ajuster l’exposition, oui, mais avec la pratique lifestyle en tête, c’est important.

Ce livre s’adresse à vous si vous aimez faire des photos de vos proches, des portraits, des photos d’enfants, des photos de fêtes ou d’événements familiaux, et que vous photos actuelles vous laissent un arrière goût d’inachevé.

Il s’adresse aussi à vous si vous souhaitez vous mettre à la photo sociale, si vous êtes un peu timide ou manquez d’idée et de savoir-faire.

Si vous avez déjà parcouru la première édition, sachez que cette édition reste très proche, la dépense n’est pas justifiée.

Pour finir, si vous pensez comme moi que les êtres humains sont l’avenir de l’humanité, quoi de mieux, pour un photographe, que d’immortaliser leurs meilleurs moments ? C’est ce que Baptiste Dulac vous invite à faire !

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Comment faire de la photo de rue : approche, pratique et editing, le guide

Comment faire de la photo de rue, quel matériel choisir, quel comportement adopter ? Le guide Les secrets de la photo de rue de Gildas Lepetit-Castel vous dit tout et vous invite à réfléchir au sujet pour mieux vous lancer.

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

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Les livres de photographie et les expositions traitant de la photo de rue – ou Street Photography – sont nombreux, sans compter les vidéos et reportages TV.

La photo de rue n’est pourtant pas une pratique simple : il vous faut y consacrer du temps et un certain savoir-faire pour obtenir autre chose que de simples photos de la rue. Si cette pratique vous intéresse, alors le cette seconde édition du livre de de Gildas Lepetit-Castel va probablement occuper une bonne place sur votre table de nuit (lisez l’Interview de Gildas, c’est passionnant) !

Comment faire de la photo de rue ? De la technique, un peu, beaucoup … pas trop !

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

La première partie du livre est, de façon assez classique, dédiée aux choix techniques que le photographe de rue amateur va devoir faire : boîtier, objectifs, accessoires, logiciels.

Gildas Lepetit-Castel, photographe et enseignant, passe en revue les différents composants primordiaux du photographe de rue. Vous allez voir que ce n’est pas la dépense qui compte mais plutôt un choix judicieux des bons instruments. Certains vont même vous surprendre tel le smartphone qui pourra vous dépanner si vous n’avez rien d’autre sur vous (les images smartphone de Patrice Bellot en fin d’ouvrage sont à voir !).

La photo de rue, peut-être plus que toute autre pratique photographique, fait avant tout appel à la sensibilité du photographe, à l’acuité de son regard, à l’émotion qu’il est capable de ressentir et de traduire en image. Et beaucoup aussi à cette patience qu’il vous faudra avoir pour tomber nez à nez avec l’image à ne pas manquer.

Des exemples et des regards

La technique c’est bien mais point trop n’en faut. La seconde partie du guide est entièrement consacrée aux exemples. C’est celle que j’ai le plus appréciée car c’est la plus instructive.

Non pas que les chapitres techniques ne soient pas pertinents, mais on trouve ces renseignements par ailleurs. Par contre découvrir des photos de rue, avoir l’explication de l’auteur, savoir pourquoi il a choisi de faire cette photo, pourquoi il l’a retenu à l’editing, est quelque chose de bien plus intéressant.

Des exercices pratiques

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

Tous les appareils photo actuels peuvent faire des photos techniquement correctes. Mais tous les photographes ne font pas de bonnes photos.

Ce n’est qu’en cultivant votre regard, en observant, en étudiant, en copiant que vous parviendrez à progresser. Je retiens cette phrase de l’auteur qui nous dit que « au-delà de la culture visuelle fondamentale, il faut aussi faire ses gammes » (page 153).

C’est donc l’objet du chapitre 9 que de vous inciter à bouger : la série d’exercices proposée vous permettra de pratiquer car « seule la pratique permet d’acquérir les bons réflexes dans des situations réelles« .

Au programme vous aurez donc à suivre onze exercices concrets comme connaître votre boitier et vous pencher sur votre quotidien ou encore profiter de la foule et penser en ombre et lumière.

Autres regards sur la photo de rue

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

Ce guide se termine par plusieurs interviews de photographes francophones dont certains se sont fait une spécialité de la photo de rue. Vous en reconnaîtrez certains dont Bernard Plossu ou Jean-Christophe Béchet et vous découvrirez autant d’univers différents.

En conclusion

S’il fallait retenir un message fort de ce livre, je dirais que c’est probablement cette phrase qu’il vous faut noter dans un coin de votre carnet de bord :

« être constamment en quête du boîtier ou de l’objectif dernier cri ne sert à rien … Seul votre regard compte. Le matériel doit s’inscrire comme étant le prolongement de votre œil.« 

J’ai déjà apprécié plusieurs guides sur la photo de rue, dont l’excellent ouvrage de David Gibson. Ce guide de Gildas Lepetit-Castel s’inscrit dans la lignée de ces livres à consulter régulièrement, pour s’éduquer, ouvrir son esprit et, au final, progresser.

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Le storytelling en photographie ou comment raconter une histoire avec vos photos

Vous pouvez montrer vos photos une par une, sur votre site ou sur les réseaux. Mais pour attirer l’attention, mieux vaut raconter une histoire avec vos photos, ce qui les rend bien plus attractives. Cet art narratif s’appelle le storytelling en photographie. Voici ce que cela signifie et comment faire.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

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Raconter une histoire avec vos photos : qu’est-ce que le storytelling en photographie ?

Vous faites des photos. Par centaines ou milliers. Pour les faire, vous avez plusieurs possibilités :

  • déclencher en réagissant à ce qui vous passe devant les yeux, la photo de vacances, par exemple,
  • partir avec une idée en tête et chercher des sujets qui correspondent, la série photo.

Ou …

  • ne pas vous reposer sur le hasard,
  • ne pas chercher des sujets identiques.

Mais raconter une histoire. Comme vous le feriez si vous écriviez un journal de voyage.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

« Attends, série de photos, histoires, storytelling en photographie, tu te la racontes un peu l’histoire là non ?? » Non.

Une série est basée sur la répétition. D’un thème, d’un motif, d’une couleur, d’un graphisme, d’un sujet. Une histoire est basée sur le récit.

Une série n’a ni début ni fin. Vous pouvez décider de la terminer un jour, ou pas. Et dans ce cas, vous la complétez.

Une histoire a un début et une fin. Comme un livre ou un film.

Les 3 composantes nécessaires pour raconter une histoire avec vos photos sont :

  • un lieu,
  • un personnage ou un ensemble de personnages,
  • un événement.

L’histoire la plus connue à raconter en photo, c’est le mariage :

  • un lieu : la mairie,
  • deux personnages : les mariés,
  • un événement : la cérémonie.

Vous commencez à comprendre ce qu’est le storytelling en photographie ?

Découvrir le guide Les secrets de la photo de mariage

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie
Le storytelling en photographie ne s’improvise pas. Raconter une histoire en photo nécessite d’avoir pensé au script avant. Vous devez penser à un début, un déroulement et une fin (introduction, développement, conclusion, ça vous rappelle quelque chose ?).

Ne cherchez pas à en faire trop. Un bon storytelling en photographie n’a pas besoin de complications. Restez simple. Mais n’oubliez pas : la fin de l’histoire doit fonctionner en écho avec le début de l’histoire.

Lorsque vous préparez votre récit, faites la liste des personnages, des évènements et des lieux. Des scènes correspondantes. Pensez-y comme si vous écriviez. Dans votre langage à vous, parce que c’est votre histoire.

Traduisez votre récit en critères photographiques : focale, profondeur de champ, exposition, composition, traitement … Ce sont vos éléments de langage.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

Si vous ne savez pas comment passer un cap en photo pour développer votre démarche, intéressez-vous au storytelling en photographie, ce terme anglais qui signifie « raconter une histoire ». Finn Beales est un photographe dont c’est la spécialité.

Il a publié un livre pas très cher (21 euros) qui vous livre les outils essentiels et une méthode en cinq étapes pour raconter des histoires avec vos photos.

Voici ce que vous allez apprendre sur le storytelling en photographie :

  • comment présenter vos photos et négocier la vente de l’histoire si vous êtes professionnel,
  • comment préparer le récit photographique, l’outil indispensable (qui ne coûte rien) et les deux étapes à respecter,
  • comment gérer la prise de vue, quel que soit votre style et votre matériel photo ( même si c’est un smartphone),
  • comment éditer vos photos, les organiser et les techniques clés pour sortir du lot,
  • comment livrer vos photos, les montrer, pour que l’histoire soit mise en valeur.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

A qui s’adresse ce livre sur le storytelling ?

Ce guide du storytelling en photographie va vous intéresser si vous êtes photographe expert ou pro et souhaitez démarcher des clients pour vendre vos images.

Il va aussi vous intéresser si vous êtes amateur et avez envie de montrer vos meilleures photos autrement qu’en les juxtaposant sans lien direct;

Il va enfin vous intéresser si vous êtes influenceur sur Instagram et les réseaux sociaux et souhaitez vous démarquer des autres influenceurs qui se contentent de poster des photos de produits alors que ce type de placement n’a plus la côte auprès du public.

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Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Vous aimeriez réussir vos photos macro et vos gros plans mais vous rencontrez des problèmes de matériel, de réglages, d’approche sur le terrain ? Ghislain Simard, que vous pouvez retrouver dans Nat’Images, plusieurs fois primés à Montier en Der, vous propose la nouvelle édition de son guide Les secrets de la macro et du gros plan.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

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Macro photo et gros plan : présentation du guide …

Vous vous en êtes vite rendu compte, lorsque vous commencez à vous intéresser à la photo de nature en macro, vous faites face à différentes problématiques techniques nouvelles pour vous.

Le matériel doit être adapté (objectifs, éclairage), la technique en elle-même est spécifique. La profondeur de champ prend toute son importance, les accessoires sont particuliers, même le format du boîtier a son importance (voir le dossier macro pour en savoir plus).

Je vous ai déjà présenté de nombreux guides sur la photo nature et sur la macro. Celui de Ghislain Simard que je vous propose de découvrir ici a l’avantage de regrouper l’ensemble des problématiques que vous devez affronter pour les traiter conjointement. Vous pouvez en effet faire des photos nature sans faire de macro et l’inverse. Ici vous allez faire … les deux !

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Il s’agit de la seconde édition d’un livre dont je vous ai parlé à sa sortie, en 2014. Il a été pour l’occasion entièrement remanié. Ghislain Simard vous invite à découvrir :

  • le matériel de prise de vue, boîtiers et objectifs,
  • les techniques de prise de vue en macro et gros plan (lumière naturelle, flash, profondeur de champ, focus stacking).

Saviez-vous par exemple que la variation de la distance de mise au point pilotée par l’autofocus de votre boîtier change le rapport de reproduction en macro et donc le cadrage ? Et qu’il vaut donc mieux travailler en mode manuel ?

Une fois le matériel choisi, vous allez ensuite pouvoir partir sur le terrain afin d’expérimenter ce que vous avez découvert, et il ne s’agit pas d’aller bien loin bien souvent :

  • photographier en macro sur le pas de votre porte,
  • faire de la macro en forêt,
  • faire de la macro et des gros plans en montage,
  • photographier au bord de l’eau,
  • faire des photos dans les prairies et pelouses sèches,
  • photographier à l’automne et au crépuscule

Autant d’occasions de vous faire plaisir, que vous habitiez en ville comme à la campagne.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Pour aller plus loin, Ghislain Simard vous initie aux approches alternatives :

  • comment utiliser des objectifs spéciaux en macro,
  • pourquoi oser le minimalisme en macro,
  • comment faire de la macro en noir et blanc,
  • comment filmer et réaliser des vidéos en macro.

Chaque situation est décrite en détail avec ses problématiques et les conseils de l’auteur pour réussir vos photos. Inutile de préciser que les illustrations sont abondantes et viennent compléter les fiches descriptives associées.

Vous allez pouvoir vous intéresser aux techniques avancées : le grand-angle en proxiphoto (découvrez par exemple le Laowa 25 mm f/2.8 Ultra macro), la photographie ultrarapide, le flash stroboscopique ou la macro avec un moyen format.

Auriez-vous imaginer qu’un objectif à bascule pouvait vous rendre des services en macro ? Vous allez découvrir pourquoi dans le guide.

Savez-vous qu’une barrière lumineuse complète à merveille les capacités d’un reflex numérique et qu’il vaut mieux choisir une barrière laser qu’une barrière infrarouge ?

Mon avis sur Les secrets de la macro et du gros plan

Si vous débutez, vous pouvez envisager de faire de la macro en amateur et commencer à vous faire plaisir. Un objectif spécialisé, quelques accessoires vous offriront déjà de belles images. Mais n’espérez pas aller bien plus loin sans prendre le temps de vous former car la macro est une pratique qui devient très vite complexe.

Ghislain Simard connait son sujet : qu’il s’agisse de technique, de prise de vue ou de traitement d’image, l’auteur a pris le temps de détailler ce qu’il vous faut connaitre pour réussir vos photos macro. Il vous présente la théorie et la complète d’illustrations adaptées, de fiches dédiées et de nombreux exemples et conseils. J’ai apprécié également les encarts « entomologie » qui complètent idéalement cet ouvrage.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Les photos d’illustration ne pourront que vous donner envie de pousser l’exercice plus loin, elles sont toutes magnifiques et je vous souhaite d’arriver à en faire quelques-unes du même niveau, ce sera le signe que vous avez tiré profit de ce livre !

Cet ouvrage s’adresse en premier lieu au photographe qui souhaite faire ses premiers pas en macro. Le photographe ayant une première expérience y trouvera lui de quoi optimiser ses prises de vues, son matériel, sa technique.

Cette seconde édition, entièrement mise à jour et actualisée sur le plan matériel, est une autre belle réussite de la collection « Les secrets de … » chez Eyrolles. Il vous en coutera 26 euros pour vous la procurer, de quoi éviter bien des déconvenues.

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52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

Vous pouvez suivre des vidéos pendant des heures, lire des dizaines d’articles sur la photo de paysage, si vous ne pratiquez jamais, vous ne progresserez jamais. Pour pratiquer, il faut sortir votre matériel photo et l’utiliser. Si vous ne savez pas par quel bout commencer, comment photographier les paysages, quels types de paysages et de vues privilégier, voici comment « 52 défis photo de paysage » va vous aider.

52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

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52 défis photo de paysage : présentation

Plusieurs types de livres existent pour apprendre la photo. Certains sont des références encyclopédiques, d’autres des recueils de réglages techniques, d’autres encore des listes d’exercices concrets. C’est de cette dernière catégorie dont il s’agit avec « 52 défis, photo de paysage ».

Cette série, inaugurée avec « 52 défis, Street photography », suivi de « 52 défis, photo de nature », « 52 défis, photo expérimentale« , « 52 défis photo macro » et « 52 défis, photo de voyage » vous aide à pratiquer la photographie.

52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

En effet, vous ne savez pas toujours par quel bout prendre un domaine photographique particulier, comme la photographie de paysage ici. Vous ne trouvez pas le temps, vous ne maîtrisez pas la difficulté de certaines prises de vue. Vous ne cherchez pas la variété non plus (la prise de vue ne suffit pas à faire une bonne photo de paysage). Or il n’y a qu’en pratiquant, en allant sur le terrain le plus souvent possible, que vous progresserez.

Pour vous aider, cette collection éditée par les éditions Eyrolles vous propose de relever des défis : plutôt que de faire des photos sans trop savoir ni pourquoi, ni comment, vous choisissez un défi – un exercice – et vous le réalisez.

Vous pouvez reproduire aussi souvent que vous le souhaitez un des défis, en délaisser certains si votre environnement ne s’y prête pas, en mixer plusieurs pour faire du sur-mesure.

52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

7 types de défis photo de paysage à relever

Les deux auteurs, Ross Hoddinott et Mark Bauer, ont préparé des exercices de différents types :

  • exercices techniques,
  • exercices de créativité,
  • exercices par type de lieux,
  • exercices de composition,
  • exercices de post-traitement,
  • exercices par type de météo,
  • exercices par type de lumière et de couleur.

Autant dire que vous allez avoir le choix !

Chaque exercice photo – défi – se présente sous la forme d’une double page détaillant le contexte et ce que vous devez réaliser. Un encart « astuces » vous livre les secrets des photographes pros dans cette situation, tandis qu’une photo finalisée illustre le défi. Des notes de terrain complètent l’ensemble.

Plusieurs défis plus complexes sont présentés sous forme d’une suite d’étapes, ce sera d’autant plus simple à suivre pour vous.

52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

Mon avis sur ce livre sur la photographie de paysage

Ceux qui me connaissent bien le savent, je suis un adepte de la pratique quotidienne. Rien ne remplace l’expérience acquise sur le terrain, qui vient compléter le savoir théorique et artistique que vous pouvez acquérir par ailleurs.

Toutefois, le photographe amateur fait souvent face à une impasse lorsqu’il s’agit de passer à l’acte : il ne sait pas comment améliorer ses photos, ce qu’il pourrait faire et obtenir dans une situation donnée. Il manque d’inspiration et de motivation.

Ce livre répond en bonne partie à ces attentes. Il vous explique ce que vous allez devoir, faire, pourquoi, comment, dans quel type de lieu et quels sont les réglages et astuces à connaître avant de finaliser vos images.

Étudiez ce livre avant de partir faire vos photos. Choisissez quels défis vous pouvez ou voulez relever. Faites une copie de la double page au besoin, ou, mieux, prenez des notes personnelles. Et lancez-vous !

Vous allez vite réaliser qu’en adoptant une démarche réfléchie, vous progresserez bien plus vite.

Je ne peux que vous inciter à vous lancer, à adopter une telle démarche, et j’ai trouvé ce livre très bien fait pour vous aider à passer ce cap. Le petit format est pratique pour glisser le livre dans votre sac photo, le tarif de 12,90 euros très contenu, l’ensemble est joliment illustré et plein de bonnes idées.

De plus, les photos ainsi réalisées vous permettront de créer de jolies séries que vous serez fier(e) de montrer. N’est-ce pas le plus gratifiant au final ?

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Comment photographier la lune, le ciel, le soleil … le guide de l’astrophoto

Vous aimeriez savoir photographier la lune, le ciel, le soleil, les planètes mais vous ne savez pas quel matériel utiliser ni comment le régler ? Vous trouverez les réponses dans « Les secrets de l’astrophoto » de Thierry Legault, astrophotographe français confirmé dont la renommée dépasse largement nos frontières.

Comment photographier la lune, le ciel, le soleil ... le guide de l'astrophoto

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Comment photographier la lune, le ciel, le soleil … présentation du guide

Dans ce livre dédié à la pratique de l’astrophoto, Thierry Legault partage avec vous son savoir en matière de photographies du ciel, des planètes, du soleil et de nombreux évènements astronomiques. Il vous montre quelles photos vous pouvez faire avec quel matériel, comment régler votre appareil photo pour réussir vos photos du ciel et de la voûte céleste parmi de nombreuses autres possibilités créatives.

Il s’agit de la seconde édition de ce livre paru dans la série « Les secrets de … » chez Eyrolles, des ouvrages dédiés à un domaine photographique précis, dans lesquels leurs auteurs vous apportent des conseils ciblés.

Thierry Legault est un astrophotographe amateur dont la renommée dépasse largement les frontières. Ses images ont fait le tour du monde, il publie dans le monde entier et anime des stages d’astrophotographie pour les plus férus.

Que vous utilisiez un reflex ou un hybride, vous voulez photographier la lune, les étoiles, le ciel nocturne pour votre plaisir ? Créer des photos que vous aurez plaisir à partager ? Vous allez trouver comment faire en parcourant ce guide qui répond à de nombreuses questions que se posent amateurs comme pros.

Sachez par exemple que même avec un appareil photo d’entrée de gamme, vous pouvez déjà réussir vos photos de la lune, des planètes, des constellations, de la voie lactée, des grandes nébuleuses. Vous pouvez faire des filés d’étoiles, photographier des aurores boréales, des comètes … tout ce qui rentre dans le cadre de l’astrophoto au sens premier du terme.

Comment photographier la lune, le ciel, le soleil ... le guide de l'astrophoto

Qu’allez-vous apprendre avec ce livre ?

Thierry Legault a découpé son livre en trois parties principales : le choix du matériel photo, les techniques de prise de vue et les techniques d’observation :

  • quel appareil photo utiliser pour faire des photos du ciel et de la lune,
  • quels objectifs utiliser,
  • faut-il utiliser un trépied,
  • quels accessoires utiliser,
  • comment préparer une sortie astrophoto.

Mais aussi :

  • comment photographier le ciel avec un trépied (lune, comètes, filé d’étoiles, aurores boréales, éclipses, time-lapses),
  • comment photographier le ciel profond (pose longue, constellations, voie lactée, nébuleuses, galaxies),
  • comment photographier la lune (réglages, temps de pose, traitement des images),
  • comment photographier les planètes (photo, vidéo),
  • comment photographier le soleil (filtres, cycle solaire, éclipses).

Vous découvrirez pourquoi, par exemple, le reflex est l’appareil photo idéal pour l’astrophoto et le trépied son complément indispensable.

Vous verrez aussi pourquoi il vaut mieux privilégier un grand angle qu’un téléobjectif, et pourquoi un objectif pro onéreux n’est pas la meilleure solution pour l’astrophoto.

Comment photographier la lune, le ciel, le soleil ... le guide de l'astrophoto

L’astrophoto en détail

L’auteur vous livre de nombreux conseils pratiques pour profiter au mieux de votre sortie, comme comment protéger du froid ou de la buée votre équipement photo en pleine nuit.

Chaque type de photo est ensuite passé en revue : prise de vue, précautions à prendre, réglages. Le post-traitement n’est pas oublié pour vous aider à réaliser, par exemple, un time-lapse.

Les vidéastes tireront aussi profit du guide puisque l’auteur s’adresse autant à eux qu’aux photographes, les contraintes de tournage vidéo sont proches de celles de l’astrophoto.

Comment photographier les aurores boréales

Des conseils très pratiques

J’ai apprécié de trouver bon nombre d’informations pratiques dans ce guide (comme dans chaque ouvrage de la série « Les secrets de …« ), comme une liste d’applications pour smartphones vous permettant de vous repérer ou d’identifier les étoiles, et les techniques de pro pour traiter vos images (RAW obligatoire) une fois la séance terminée.

Vous apprendrez que pour optimiser vos photos de la lune, il n’est pas nécessaire d’augmenter l’accentuation contrairement à ce que vous pourriez penser. Vous saurez pourquoi saturer les couleurs lors du développement du RAW permet de mettre en évidence les variations de teinte de la surface lunaire.

Enfin vous apprendrez à vous protéger, vous et votre matériel photo, des lumières éblouissantes lorsque vous photographiez le soleil par exemple.

Comment photographier la lune

Mon avis sur ce guide pour photographier la lune et le ciel

Ce livre va vous aider à vous lancer à peu de frais. Proposé au tarif public de 24 euros, il vous donne l’essentiel de ce qu’il vous faut savoir pour réussir vos photos de lune, d’aurores boréales ou de ciels étoilés.

Accessible au débutant comme au plus expert et exhaustif, compact, ce guide est idéal pour découvrir l’astrophotographie et réussir vos images sans essuyer trop d’échecs.

Si vous voulez aller – encore – plus loin, sachez que Thierry Legault est aussi l’auteur du guide de l’astrophotographie dans lequel il recense toutes les possibilités, techniques avancées et moyens matériels et logiciels pour devenir expert ou pro du sujet.

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52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos originales

Lorsque vous allez pouvoir voyager à nouveau, quelles photos allez-vous faire ? Tout ce qui vous passe devant les yeux ou des thèmes bien précis ? Vous ne savez pas comment aborder la photographie en voyage au-delà des simples souvenirs ? Pourquoi ne pas utiliser cette liste de 52 défis photo de voyage pour créer des séries consistantes alimentées chaque jour ?

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

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Le début d’une nouvelle collection ?

Les éditions Eyrolles sont coutumières du fait. Elles vous proposent un ou deux ouvrages dont la thématique et la présentation sont bien spécifiques. Selon que ces livres trouvent leur public ou non, elles proposent une autre formule ou complètent la série.

Ainsi est née la collection « Les secrets de … » qui rencontre un joli succès depuis plusieurs années. Avec cette nouvelle série « 52 défis … », nous sommes au début de ce qui pourrait être une nouvelle collection attirante pour les photographes amateurs comme plus experts. Je vous donne mon avis sur le principe des défis photo ici.

La série comporte déjà trois livres :

« 52 défis photo de voyage » est le quatrième volume de cette collection encore balbutiante mais qui pourrait bien prendre son envol.

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

52 défis photo de voyage : pourquoi autant d’idées ?

Lorsque vous faites des photos, en voyage, vous avez tendance à sauter sur tout ce qui bouge. Vous voyez un paysage, un détail, une personne … hop ! Photo. Vous vous retrouvez à la fin de la journée avec des centaines de photos, quelques souvenirs agréables, mais rien de consistant.

Vous pouvez vous contenter de ça, après tout la photo c’est aussi créer de simples souvenirs. Mais vous pouvez avoir envie de créer quelque chose de plus réfléchi. Raconter une histoire, montrer une série sur un même thème, creuser une même idée tout au long du voyage.

Encore faut-il savoir quelle idée.

C’est le principe de ce livre : vous donner des défis à relever, autant d’idées à exploiter, et vous éviter de dépenser votre énergie à chercher un sujet.

En choisissant un ou plusieurs des défis proposés, vous savez ce que vous allez chercher. Vous n’avez pas à vous poser la question. Vous n’avez qu’à ouvrir l’œil et déclencher au bon moment. Votre pratique photo devient un jeu, que vous allez même pouvoir prolonger au retour parfois. Certains de ces défis peuvent être réalisés autour de chez vous aussi.

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

52 idées de photos, 5 thèmes récurrents

Les 52 défis photo de voyage que vous propose Antony Zacharias, l’auteur, sont classées par thématiques. C’est une proposition, vous êtes libre de la suivre ou de faire à votre façon en mélangeant les sujets.

Ces cinq thématiques sont :

  • le paysage
  • les détails
  • le portrait
  • la photo de rue
  • l’architecture

Chaque double page « défi » est accompagnée d’un symbole vous indiquant quelle est la thématique. Outre le numéro du défi, un encart technique vous donne des indications pratiques pour améliorer vos photos. Un plus long paragraphe vous explique le contexte du défi, pourquoi le relever, quel est son intérêt, comment il s’inscrit dans une logique photographique.

L’encart « Notes de voyage » vous donne des indications créatives pour produire des séries plus consistantes. L’encart « Astuces » vous parle des erreurs à éviter et de la façon de mettre en avant ce qui peut l’être, selon le défi.

Une photo illustre chaque défi, vous avez un rappel visuel de ce que vous devez chercher à obtenir.

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

Mon avis sur « 52 défis photo de voyage » et qui s’adresse ce livre

Ce petit ouvrage, compact, pas cher du tout (12,90 euros) peut vous aider lorsque vous allez voyager.

Non seulement vous allez le glisser aisément dans votre sac, et choisir les défis qui collent au mieux à votre destination, mais il va vous permettre de vous concentrer sur quelques thématiques. Vous ferez toutes les photos que vous voulez, bien évidemment, mais vous prêterez un œil plus attentif à ce qui correspond aux défis choisis.

Ce détail qui revient souvent, ce type de paysage, ce schéma de portrait simple à reproduire, ces panneaux, cette photo de fin de journée avec ses belles couleurs … vous allez pouvoir réaliser des séries dont vous serez fier car elles auront du sens. Elles montreront non seulement ce que vous avez vu, mais vos talents de photographe.

Ce livre s’adresse à vous si vous ne savez pas sur quoi vous focaliser lorsque vous voyagez. Il vous donne des idées, vous pousse à passer à l’action et à vous creuser la tête.

Il s’adresse à vous aussi même si vous ne voyagez pas bien loin. Explorez votre ville, votre environnement local dans le même esprit que si vous étiez en voyage au bout du monde. Qu’est-ce que ça change en photo ?

« 52 défis photo de voyage » n’est pas à un livre pour apprendre la photo de voyage, ce n’est pas le but. Attendez-vous par contre à découvrir une liste d’idées inspirantes qui vont faire de vous un photographe bien plus appliqué !

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Comment photographier les enfants, conseils et erreurs à éviter

Savoir comment photographier les enfants est important pour constituer des souvenirs de famille. Mais les enfants sont des sujets complexes à photographier car ils bougent beaucoup et sont souvent imprévisibles. Vos photos sont alors souvent … floues ou mal cadrées.

Voici une série de conseils pour réussir des photos d’enfants, éviter les erreurs les plus flagrantes et faire plaisir à toute la famille.

Comment photographier les enfants, conseils et erreurs à éviter

Comment photographier les enfants, les principes

En tant que photographe amateur, débutant ou plus confirmé, vous êtes repéré comme « la/le photographe attitré(e) », et chacun compte sur vous pour faire de belles photos des enfants, les vôtres ou ceux de vos proches. C’est bien normal, quoi de plus agréable que de faire de jolis portraits, d’immortaliser des moments de vie et pouvoir les revoir quelques années plus tard.

Seulement voilà, les enfants sont pleins de vie ! Ils ne restent pas en place, courent dans tous les sens, sont imprévisibles. Bien souvent vos photos sont floues, vous n’êtes pas satisfait du résultat, les autres non plus, 

Si vos photos manquent de netteté, si vos portraits sont flous, si une action n’est pas figée au bon instant, vous voyez de quoi je veux parler.

Vous utilisez un reflex ou un hybride ? Un appareil photo qui vous laisse le contrôle des paramètres de prise de vue ? Voici comment éviter les principales erreurs et comprendre comment photographier les enfants et (enfin) réussir vos photos.

1- Evitez le recours systématique au flash

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

En choisissant un cadrage qui m’a fait bénéficier de la lumière naturelle venant de la droite, j’ai évité l’éclair de flash
Le portrait est bien plus naturel.

La lumière manque, votre appareil photo est réglé en mode automatique, votre objectif a une ouverture maximale limitée et vous utilisez le flash.

Le flash a bien des avantages mais en abuser est l’erreur la plus courante pour photographier les enfants. 

Qu’il s’agisse du flash intégré ou d’un flash additionnel, le flash apporte la lumière manquante, mais a des effets secondaires désagréables. Il crée des ombres portées inesthétiques sur les murs, plonge l’arrière-plan dans le noir, et ajoute souvent deux yeux rouges diaboliques à vos enfants !

Evitez d’utiliser le flash en lui préférant des réglages de prise de vue – ouverture, vitesse, sensibilité ISO – qui compensent le manque de lumière. Pensez en particulier à monter en ISO, les capteurs récents supportent très bien des sensibilités de 3.200, 6.400 ou 12.800 ISO, sans générer trop de bruit numérique. De plus mieux vaut une photo un peu bruitée qu’une photo floue.

2- Evitez les temps de pose trop longs

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Cet instant ne se reproduira pas, en choisissant 1/800ème de sec. j’ai pu figer l’expression à une distance très réduite

Le temps de pose définit la durée pendant laquelle la photo est faite, il s’exprime en seconde ou fraction de seconde, et fait référence à la vitesse d’obturation qui est l’indication affichée sur votre appareil photo (faussement nommée vitesse puisqu’elle est indiquée en seconde).

Le réglage du temps de pose participe au trio ouverture/temps de pose/sensibilité et donc à l’exposition de la photo.

Il vous suffit de réduire le temps de pose pour figer les mouvements de vos enfants. Mais attention, réduire le temps de pose signifie aussi compenser en ajustant l’ouverture et/ou la sensibilité ISO pour conserver une exposition correcte. Les modes experts P,S,A de votre appareil photo vous aident puisqu’en changeant le temps de pose, ils vont automatiquement adapter l’ouverture. A vous de changer la sensibilité ISO ou d’utiliser le mode ISO-Auto.

Sachez qu’en augmentant l’ouverture vous allez réduire la profondeur de champ et risquer le flou sur les visages.

En choisissant une sensibilité trop élevée pour votre capteur, vous allez faire apparaître du bruit numérique sur vos images.

Si vous faites varier le temps de pose sans changer ni l’ouverture ni la sensibilité (par exemple en mode M), vous allez avoir des images sous-exposées (trop sombres) ou surexposées (trop claires).

Un temps de pose compris entre 1/250ème et 1/1000ème est généralement suffisant pour figer les mouvements. Utilisez le mode S de votre boîtier pour régler le temps de pose voulu tout en gardant la possibilité de changer ouverture et sensibilité.

3- Evitez les trop grandes ouvertures

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

A f/16 j’ai pu conserver une grande zone de netteté du premier au dernier plan (Color Skopar 20 mm f/3.5)

Le terme ouverture fait référence au diamètre du trou qui laisse passer la lumière au travers du système de diaphragme de l’objectif à destination du capteur. L’ouverture est donc variable d’une valeur maximale (le plus grand diamètre) à une valeur minimale (le plus petit diamètre), elle est désignée par la valeur f.

Une grande ouverture – par exemple f/2.8 – fait passer plus de lumière en direction du capteur. A exposition identique vous allez pouvoir réduire le temps de pose et le risque de flou de bougé de l’enfant.

Attention : l’ouverture joue sur la profondeur de champ. Avec une grande ouverture, la profondeur de champ – zone de netteté de part et d’autre du plan de mise au point – diminue. Vous risquez alors le flou par manque de profondeur de champ si vous avez fait la mise au point sur le visage et que l’enfant a reculé ou avancé entre le moment où vous avez réglé et le moment où vous avez déclenché.

Choisissez toujours une ouverture qui vous donne une profondeur de champ suffisante sans pour autant vous imposer un temps de pose inadapté. Retenez qu’à f/2.8 ou f/1.8 vous disposez d’une marge de manœuvre très faible. A f/8 c’est plus confortable. Au-delà (f/11, f/11) vous êtes tranquille.

4- Evitez les sensibilités trop élevées pour photographier les enfants en intérieur

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

A 12.800 ISO le bruit reste discret, au besoin ou au-delà vous pouvez le réduire dans un logiciel spécialisé comme DxO PureRAW

Quand vous avez fixé temps de pose et ouverture, il ne vous reste plus qu’à ajuster la sensibilité ISO pour optimiser l’exposition. Les appareils photo récents sont capables de monter en ISO pour vous autoriser des temps de pose suffisamment rapides et des ouvertures réduites.

Sachez toutefois que la montée en ISO s’accompagne d’une montée du bruit numérique, soit l’apparition de points colorés disgracieux sur vos photos lorsque vous dépassez la valeur limite du capteur de votre appareil photo.

Réduire le bruit numérique se gère en post-traitement dans un logiciel dédié sur les fichiers RAW, mais encore faut-il avoir ce logiciel, savoir faire et en avoir envie. Si vous photographiez en JPG, il est impossible de réduire le bruit. Mieux vaut donc éviter de trop monter en ISO dans ce cas.

Faites quelques tests avec votre appareil photo pour en connaître la limite. Que le capteur soit au format APS-C ou 24 x 36, évitez de dépasser 6.400 ISO pour garder une bonne qualité d’image en JPG. Au-delà le bruit sera visible et le recours au post-traitement indispensable.

Sur les appareils des générations précédentes, par exemple les Nikon D90, D300, D3100, D5100, etc. ne dépassez pas 1.000 ISO. Au-delà les résultats seront moins bons.

5- Evitez le zoom de base du kit

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Un objectif à focale fixe de 35 mm permet de jouer sur l’arrière-plan grâce à son ouverture généreuse sans déformer les visages de vos sujets

Le zoom de base livré avec de nombreux appareils photo (par exemple le Nikon AF-S 18-55 mm en reflex ou le NIKKOR Z 16-50 mm en hybride) n’offre pas de grandes ouvertures. Il est limité à f/3.5 ou f/4 alors qu’un objectif à focale fixe équivalent ouvre à f/1.8 voire f/1.4.

Passer de f/4 à f/1.4 c’est gagner 3 Ev soit l’équivalent de 3 valeurs de temps de pose ou 3 valeurs de sensibilité. A lumière équivalente, si vous utilisez une ouverture de f/4 et que cela vous donne un temps de pose de 1/15ème sec, en passant à f/1.4 vous pourrez utiliser un temps de pose de 1/125ème bien plus confortable pour éviter le flou. Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège de la profondeur de champ réduite (voir point précédent).

Vous pouvez vous procurer un objectif à focale fixe de 35 mm ou 50 mm pour photographier les enfants, ces objectifs sont accessibles et vous donneront de bien meilleurs résultats que les zoom de kit.

6- Evitez le flou de bougé du photographe

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Avec un téléobjectif, calez vous bien pour ne pas générer un flou de bougé au déclenchement (ici Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR)

Beaucoup de photos floues le sont en raison d’un bougé du photographe lors du déclenchement. Ce flou de bougé du photographe est à distinguer du flou de bougé du sujet du à un mouvement trop rapide pour le temps de pose choisi.

Le flou de bougé du photographe est du à un temps de pose trop lent pour la focale utilisée. A 200 mm par exemple, considérez qu’il vous faut utiliser un temps de pose d’au-moins 1/200ème de sec. (soit 1/focale) avec un capteur plein format. Appliquez un coefficient x1.5 pour un capteur APS-C (soit 1/300ème de sec. À 200 mm par exemple).

Prenez l’habitude de bien caler votre appareil photo avant de déclencher. adoptez une position stable, les jambes suffisamment écartées, l’appareil photo bien tenu en main. Utilisez le système de stabilisation d’image (Nikon VR ou assimilé) si votre objectif en est équipé. 

Pour photographier les enfants en pleine action, un monopode peut vous rendre service. Il offre une stabilité plus importante sans réduire vos possibilités de mouvement et de changement de cadre rapide.

7- Evitez les lieux sans lumière naturelle

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

La même photo faite à l’ombre, deux mètres plus loin, n’aurait pas eu le même impact visuel

Nous avons trop souvent tendance à photographier les enfants là où ils se trouvent alors qu’il suffirait de les faire se déplacer de quelques mètres pour bénéficier d’une lumière naturelle plus agréable.

Si vous êtes dans une pièce sombre, demandez à l’enfant de se rapprocher de la fenêtre ou d’une baie vitrée.

Si vous êtes en extérieur, préférez un coin bien éclairé sans que le soleil ne tape directement sur le visage de l’enfant. Il le ferait cligner des yeux, s’agacer. Une lumière généreuse mais bien diffusée est préférable, placez l’enfant sous un arbre, à l’ombre, au besoin masquez le soleil direct avec ce que vous avez à disposition (carton, vêtement, casquette tenue à la main, …).

A l’inverse, vous pouvez utiliser un réflecteur pour rediriger une partie de la lumière naturelle vers votre sujet si elle manque. Une simple plaque de polystyrène blanc peut faire l’affaire, posez-là au sol ou demandez à un proche de la tenir à la main.

Préférez les séances prévisibles en début de matinée plutôt qu’en fin d’après-midi. La lumière est aussi belle, voire plus belle, les enfants sont en forme et plus disponibles.

8- Ne restez pas trop près

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Le Nikon AF NIKKOR 180 mm f/2.8 m’a permis de figer le mouvement tout en étant éloigné de plusieurs mètres de mon sujet

Une autre erreur courante consiste à photographier les enfants en vous rapprochant pour faire des gros plans. Plus vous vous rapprochez plus la profondeur de champ diminue (à focale et ouverture égales).

Le risque de flou du à une profondeur de champ trop réduite augmente donc très vite quand la distance au sujet se réduit. C’est d’autant plus critique si le mouvement de l’enfant est important.

Prenez du recul quitte à recadrer vos photos en post-traitement – avec 24 Mp et plus ce n’est pas un problème. Vous diminuerez le risque de flou du sujet et vous laisserez plus d’espace à vos enfants pour évoluer.

Photographier les enfants, mais encore …

Maîtriser quelques règles techniques est nécessaire pour photographier les enfants. Mais ne passez pas à côté de l’essentiel, l’émotion qui doit se dégager de vos photos. Une belle expression, une mimique, un sourire pas forcé du tout, un geste rigolo sont bien plus importants pour donner une bonne photo qu’un objectif hors de prix à très grande ouverture ou un appareil photo pro.

Photographier les enfants nécessite aussi beaucoup de pratique. Ce sont des sujets complexes, qui ne vous obéiront pas toujours (la pose sur commande, ce n’est pas du meilleur effet non plus). Mais cette pratique a un avantage énorme : les enfants sont souvent disponibles (surtout si ce sont vos enfants) et très joueurs. Ils se prêtent volontiers au jeu. Profitez-en pour multiplier les prises de vues !

Question : quel est le principal problème que vous rencontrez quand vous photographiez des enfants ?

Découvrez les secrets de la photo d’enfants


Comment photographier les oiseaux à la mangeoire

L’hiver, les oiseaux des jardins peuvent avoir du mal à trouver de la nourriture pour survivre. Installer une mangeoire va les aider et vous donner beaucoup de plaisir dans l’observation des oiseaux variés qui la fréquentent. Photographier les oiseaux à la mangeoire est aussi une opportunité même si vous ne possédez pas un téléobjectif très puissant, car vous pouvez vous approcher de vos sujets.

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire

Ce tutoriel photo vous est proposé par Stéphane Lebreton, lecteur de Nikon Passion, naturaliste et photographe depuis de nombreuses années. La Loire et les autres milieux naturels de son voisinage (forêts, prairies, étangs…) lui permettent de diversifier les sujets et les pratiques : flore, oiseaux, mammifères, insectes, paysages.

Stéphane apprécie le partage d’expériences : entre amis comme au sein d’un club photo et sur le web. Retrouvez-le sur son site Affut et billebaude comme sur sa chaîne YouTube « Affut et billebaude, les coulisses de la photo nature« .

Comment installer une mangeoire pour photographier les oiseaux

Trouver une mangeoire

Trouver une mangeoire dans le commerce est simple : la plupart des jardineries en proposent et des associations telles que la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) en vendent par correspondance.

Vous pouvez aussi en fabriquer une facilement avec du matériel de récupération : ouvrez une fenêtre quelques centimètres au-dessus du fond d’une bouteille plastique, déposez de la nourriture sur le fond et suspendez la bouteille pour avoir une mangeoire qui ne vous coûte rien !

Pour la nourriture, les graines de tournesol conviennent à de nombreuses espèces. Vous les trouverez en supermarché ou dans les jardineries. Attention toutefois, le nourrissage doit rester hivernal, prenez des précautions pour ne pas causer de tort aux oiseaux. Vous trouverez de nombreux conseils sur le site de la LPO.

Installer votre mangeoire

Une fois que vous disposez de votre mangeoire, installez-la dans un endroit dégagé et mettez en place des supports sur lesquels les oiseaux vont se poser et où vous pourrez les photographier : branches, pierres, écorces, …

Attention, si la mangeoire est placée trop près de branches existantes, les passereaux risquent de ne pas passer par les supports que vous avez préparés. De plus, une branche dégagée permet d’obtenir un meilleur bokeh à l’arrière-plan. Soignez l’esthétisme de ces supports ajoutés car ils peuvent apporter beaucoup à vos clichés comme dégrader leur qualité si des éléments gênants ou peu harmonieux  apparaissent sur vos photos.

Définissez l’emplacement où vous allez vous positionner en considérant les critères suivants :

  • trouvez un endroit pour être le plus caché possible, à une distance de 3 ou 4 mètres des supports,
  • l’arrière plan doit être naturel, sans élément gênant peu esthétique (grillage, maison, poteau ou fil électrique, etc.),
  • anticipez l’éclairage de la scène selon l’heure de prise de vue : plein éclairage, éclairage de côté, contre-jour… pour pouvoir jouer avec la lumière lors de la prise de vue.

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire

Comment photographier les oiseaux en vous cachant sous le toboggan des enfants ! Photo (C) Stéphane Lebreton

Pour vous cacher dans un jardin, utilisez les éléments existants : derrière un muret, derrière des volets, sous le toboggan des enfants. Avec du tissu ou du filet de camouflage, masquez les espaces qui pourraient laissez entrevoir votre silhouette. Dans l’idéal seul l’objectif doit être apparent.

Si n’avez pas de jardin, vous pouvez tenter votre chance sur un balcon : la plupart de ces conseils peuvent être appliqués, mais les contraintes seront plus fortes. Pensez aussi à transformer votre voiture en affut si vous n’avez pas d’autre option !

Photographier les oiseaux : la prise de vue

Le moment venu, installez vous confortablement car vous passerez sans doute plus d’une heure sans bouger. Posez votre matériel sur un trépied pour assurer la stabilité de l’ensemble et pour éviter les crampes dans les bras !

Vérifiez aussi que la mangeoire est alimentée…

Avant le retour des oiseaux (ou alors vous êtes fort si vous ne les avez pas fait fuir en arrivant !), pré-réglez votre matériel :

  • ajustez le trépied et la visée en direction du support prioritaire,
  • faites une mise au point sur ce support pour être plus réactif dès qu’un oiseau arrive,
  • vérifiez les réglages d’exposition : sensibilité, profondeur de champ, temps de pose.

Choisissez une grande ouverture pour bénéficier d’un bokeh harmonieux ou fermez juste d’un cran si la qualité de votre objectif est meilleure. Les oiseaux sont très rapides, n’hésitez pas à caler votre temps de pose sur 1/500 ème de sec., sauf si vous souhaitez jouer avec le flou.

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire

la mésange bleue est très assidue à la mangeoire – photo (C) Stéphane Lebreton
1/500 sec. – f/5 – 100 ISO – 300 mm

À l’arrivée des oiseaux, ne vous précipitez pas, laissez les prendre confiance. Si vous devez bouger votre objectif, faites-le très lentement. Commencez par un premier déclenchement et observez la réaction. Lorsque la sérénité est revenue, recommencez. Petit à petit les oiseaux vont oublier ce bruit insolite et poursuivre leur activité.

Si vous utilisez un appareil photo hybride, passez en mode d’obturation électronique, vous ne ferez alors plus aucun bruit lors du déclenchement.

Photographier les oiseaux : les variantes

Certaines espèces aiment se nourrir au sol, comme les moineaux ou les pinsons. Ce peut être l’occasion d’essayer des prises de vue au ras du sol en utilisant la végétation du premier plan pour un effet de flou esthétique (en savoir plus avec le livre « les secrets de la photo d’animaux« ).

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire

une prise de vue au ras du sol pour cette femelle pinson – photo (C) Stéphane Lebreton
1/200 sec. – f/5,6 – 320 ISO – 500 mm

D’autres espèces que les passereaux peuvent venir profiter de votre mangeoire : la tourterelle turque, le geai des chênes, le pic épeiche…

Le geai est très farouche : un silence absolu et une grande lenteur dans les gestes sont indispensables.

Pour le pic épeiche, vous pouvez installer un support vertical qui rappelle les branches mortes sur lesquelles il vient habituellement rechercher des larves d’insectes. Une astuce consiste à forer de petits trous dans la branche et à y déposer quelques graines à son intention durant les jours qui précèdent pour qu’il prenne l’habitude d’y venir.

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire

le pic épeiche est aussi attiré par les graines de la mangeoire – photo (C) Stéphane Lebreton
1/1000 sec. – f/5 – 100 ISO – 220 mm

Enfin, pour varier les attitudes, essayez les photos d’oiseaux en vol. Il vous faut alors anticiper l’arrivée de l’oiseau et ne pas hésiter à utiliser le mode rafale !

Prêts pour la mangeoire et la photographie d’oiseaux ?

Photographier les oiseaux à la mangeoire est une façon aisée de photographier les passereaux en hiver. L’installation est simple et ne nécessite ni repérage chronophage, ni matériel spécifique. Un téléobjectif de longueur focale moyenne (200 ou 300 mm) peut suffire.

De nombreuses espèces peuvent fréquenter la mangeoire, vous permettant différents types de prises de vue.

Pour une fois en photo animalière, les déclenchements seront nombreux, alors prévoyez une carte mémoire suffisante et du temps pour faire le tri !

Vous pratiquez déjà la photo d’oiseaux à la mangeoire ou chez vous ? Quelle est la photo dont vous êtes le plus fier ?


Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

La fin de l’année a été riche en annonces chez les éditeurs de logiciels photos. Toutes ont en commun d’avoir été plus ou moins discrètement taguées « Intelligence Artificielle », à mi-chemin entre l’univers dystopique de la série Black Mirror et la promesse de nous libérer du temps pour plus de créativité.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie, qu’en est-il vraiment, menons l’enquête.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Le livre de Jacques Croizer via Amazon

Le livre de Jacques Croizer via la FNAC

Cet article vous est proposé par Jacques Croizer. Déjà à l’origine de plusieurs articles sur Nikon Passion dont un sur l’IA pour les photographes, Jacques Croizer est surtout l’auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier, « Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos« .

Intelligence artificielle et traitement de l’image (IA)

En poussant un peu loin le bouchon (de l’objectif), nous pourrions dire que le rêve de Leibniz est l’acte fondateur de l’intelligence artificielle : toute idée complexe peut être décomposée en idées plus simples, jusqu’à aboutir à une combinaison d’idées axiomatiques. (De Arte combinatoria – Leibniz 1666).

C’est plus sérieusement dans les années 50 qu’émerge l’idée qu’une machine puisse être capable de réaliser une tâche relevant jusqu’ici de l’intelligence humaine, par exemple tenir une conversation (test de Turing). Mais le chemin est long du projet à la chose.

Si une intelligence artificielle sait traduire d’une manière plus ou moins compréhensible la plupart des écrits de l’humanité, elle est encore très loin de pouvoir les résumer correctement, sans parler d’y ajouter la moindre page. L’intelligence humaine reste le carburant dont elle ne peut se passer. C’est sans doute pourquoi certains experts préfèrent parler d’intelligence augmentée que d’intelligence artificielle, remettant ainsi l’humain au cœur du processus de création.

Intelligence artificielle et création d’image

Qu’en est-il de l’image ? Un logiciel peut très facilement produire en quelques clics une illustration abstraite, mais imaginez-vous votre ordinateur capable de dessiner, ex nihilo, ne serait-ce que l’ébauche d’un portrait ?

Vraisemblablement oui, à en croire celui présenté à droite dans l’illustration ci-dessous… mais à vrai dire, ce visage n’est pas sorti de nulle part : le collectif Obvious, à l’origine de ce travail, a entraîné un algorithme à peindre, en utilisant pour base de connaissances une collection de portraits classiques, réalisés entre le XIVème et le XIXème siècle.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Edmond De Belamy (C) Obvious Art

L’algorithme se compose de deux réseaux de neurones artificiels : un générateur (le peintre) et un discriminateur (le critique d’art).

A mesure qu’il s’entraine, le générateur crée des images de plus en plus réalistes. Le discriminateur sélectionne parmi les œuvres ainsi produites celles qu’on ne saurait attribuer ni à un humain, ni à une machine. Dans cette présélection, les auteurs du logiciel (de vrais humains !) ont finalement choisi onze tableaux, constituant la généalogie imaginaire de la famille Bellamy.

La technologie (DCGAN) à la base de cet exploit est l’un des développements les plus récents de ce qu’il est convenu d’appeler « l’apprentissage profond » ou « deep learning » (à la base de la réduction de bruit DeepPRIME de DxO Photolab 4, voir plus bas).

Dans la phase d’apprentissage, le générateur est présumé pouvoir extraire de l’ensemble des œuvres qu’on lui a données à digérer une grammaire suffisante pour qu’il puisse à son tour créer de manière autonome de nouvelles toiles.

Le photographe passionné que vous êtes s’étonnera sans doute que cette grammaire ait pu si délibérément ignorer les règles basiques de composition : le personnage est placé très haut dans le cadre ! Peut-être est-ce lié au fait que les réseaux de neurones convolutifs du générateur analysent l’image en la découpant en fragments qui se chevauchent, donc sans jamais en avoir une vision globale ?

On préfèrera retenir que l’algorithme aurait pu tout aussi bien dessiner un mouton, une chaise ou une locomotive, ou tout simplement n’imprimer qu’une grosse tache multicolore. Il a pourtant bel et bien réalisé le portrait d’une personne qui n’existe pas ! C’est là l’exceptionnelle performance du procédé.

Pour la petite histoire, sachez que cette œuvre a été adjugée pour la modique somme de 432.500 $ ! Une question en passant : qui est l’auteur du tableau ? Le collectif qui a créé l’algorithme ou l’algorithme lui-même ? Ce dernier est-il seulement capable d’intention ?

IA et développement du fichier RAW

Exceptée la précédente expérimentation, la création d’image reste encore l’apanage des peintres et photographes. Les premiers interprètent à leur guise la réalité, tandis que les seconds, du moins dans leur rôle de témoin de notre temps, essaient de la retranscrire aussi fidèlement que possible.

Nos boîtiers ne fournissent malheureusement souvent que des images imparfaites. L’étape de développement du fichier RAW, à l’aide d’un logiciel spécialisé, est incontournable à qui veut magnifier sa production.

Bien qu’utilisant au maximum les Picture control (chez Nikon) à la prise de vue afin d’optimiser le développement de leurs fichiers RAW, beaucoup de photographes trouvent encore cette phase de travail trop chronophage. Où est le temps où ils se contentaient de prendre la photo, le tireur se chargeant ensuite de la retranscrire au mieux sur le papier ?

Si au moins leur logiciel de développement préféré était capable de restituer en un seul clic la réalité, libre à eux de tirer ensuite sur les curseurs pour aboutir à une version plus personnelle. Les photographes ne demandent pas à l’IA de créer une image, mais seulement de l’améliorer … automatiquement ! Facile ?

L’apprentissage profond (deep learning) sait se rendre utile sur des créneaux bien délimités : le service de généalogie myheritage propose par exemple un utilitaire de colorisation automatique de vos anciennes photos. D’après les indications du site « le modèle a été formé à l’aide de millions de vraies photos et a développé une compréhension de notre monde et de ses couleurs ». Le résultat, proche des cartes postales aux couleurs fanées de l’ancien temps, est impressionnant.

La piste est prometteuse, mais pour développer n’importe quel fichier RAW, une telle intelligence devrait au préalable être entraînée sur une très grande variété d’images parfaitement traitées, en se référant à une réalité qui n’est tout simplement pas mesurable. En l’absence de données d’apprentissage, il est clair que le deep learning ne nous sera d’aucun secours.

Les logiciels de post traitement utilisent donc des techniques d’intelligence artificielle qui ont fait leurs preuves depuis bien des années : comparez les résultats des corrections automatiques (tonalité, contraste et couleur) de la version actuelle de Photoshop CC avec ceux d’une version vieille de 10 ans : les différences sont marginales.

Ces traitements sont basés sur les statistiques élémentaires de l’image, en particulier sur les histogrammes de ses différentes couches. Les améliorations apportées à la plage tonale de l’image se font sans aucune contextualisation. C’est sans doute parce que le jeu n’en vaut plus la chandelle : les résultats obtenus sont suffisamment convaincants, en témoigne l’avant/après présenté ci-dessous.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Yéyette (f/5.6 à 1/250 s) photo (C) Philou

Mission accomplie aurions-nous tendance à penser… seulement voilà, la justesse de la correction dépend beaucoup des spécificités de la photo d’origine. En particulier, le traitement automatique des couleurs relève encore trop aujourd’hui de la loterie, lorsque la prise de vue s’éloigne un peu des standards.

Quoiqu’il en soit, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, comme le disait Yéyette, ni bien sûr de quoi faire apparaitre si soudainement le tag « intelligence artificielle » dans les arguments de vente de ces logiciels. Alors ?

IA et post traitement spécifique

Nous avons vu que les réseaux de neurones convolutifs ont encore un peu de mal à générer une image complexe. Ils sont par contre passés maîtres dans l’art de les classer.

L’exemple du Challenge ILSVRC est parlant. Les logiciels participants au challenge sont entraînés en mode supervisé sur une base d’apprentissage de 1.200.000 illustrations labellisées : parmi 1.000 références possibles, on indique pour chaque image le sujet qu’elle contient, avion, voiture, personne, etc. Les logiciels doivent ensuite reconnaitre ces objets dans 50.000 images qu’ils n’ont jamais vues auparavant.

En 2010, le taux d’erreur était de 28 % : une image sur 4 était mal reconnue. Les progrès du deep learning ont été si rapides qu’en 2015, le taux d’erreur de l’algorithme avait chuté en dessous de celui obtenu par des humains (< 5%). Relativisons toutefois la performance : nous sommes capables de reconnaitre bien plus que 1.000 catégories d’objets !

Une fois encore, il suffit de réduire le périmètre d’apprentissage à un contexte particulier pour obtenir des performances pour le moins bluffantes. L’application Plantnet est ainsi capable de reconnaitre une plante parmi près de 30.000 espèces, après que vous l’ayez simplement photographiée avec votre smartphone. Qui dit mieux ?

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Cyclamen (f/3.5 à 1/320 s – 105 mm Nikon) photo (C) J. Croizer

Luminar AI (Artificial Intelligence) s’auto décrit comme étant « le premier logiciel de retouche photo entièrement optimisé par intelligence artificielle ». Il utilise cette faculté de classification automatique pour proposer des traitements adaptés à chaque sujet.

Par exemple, le logiciel identifie automatiquement la photo ci-dessous comme étant celle d’un paysage. A partir de son fichier RAW un peu tristounet, il suggère plusieurs développements. Le module « correction rapide » délivre une image très réaliste. Le module « coucher de soleil » éclaircit l’image et en renforce les teintes chaudes. Le module « chutes de neige » fait ressortir la texture de la neige et la blanchit.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Jura (f/5.6 à 1/40 s) photo (C) J. Croizer
de 
gauche à droite et de haut en bas :
photo originale – correction rapide – coucher de soleil – chutes de neige

Ces modules agissent comme des modèles (effets prédéfinis) spécialisés. Certains donnent parfois des résultats un peu ésotériques, mais l’utilitaire d’édition permet de revenir finement sur les réglages en agissant sur les curseurs habituels (température de couleur, exposition, contraste, …) ou en jouant sur des notions plus contextuelles (brume, heure dorée, …). Lorsque le logiciel détecte que la photo est un portrait, il modifie ses propositions : Fashionista, Sublime, Rembrand… les styles prédéfinis (aux noms français parfois folkloriques…) ne manquent pas.

Plus intéressant, le module FaceAI détecte automatiquement le visage, en isole les yeux, les dents, les lèvres, la peau, et propose pour chaque partie des traitements adaptés. C’est sur ces aspects que le logiciel fera gagner le plus de temps, puisqu’il évite d’avoir à faire de fastidieuses sélections de zones. Notons qu’une fois classée l’image ou isolés certains de ces éléments, on retrouve dans l’utilitaire d’édition les techniques implémentées depuis déjà longtemps dans ce type de logiciel, ce qui n’enlève rien à ses qualités.

Pour aller plus loin dans l’analyse, il faudrait connaitre plus précisément les algorithmes de machine learning utilisés. Les éditeurs en gardent jalousement les secrets en ne communiquant que sur les résultats… et c’est bien naturel ! La mécanique mise en œuvre par l’étonnant outil « remplissage d’après le contenu » de Photoshop CC risque d’attiser longtemps la curiosité des développeurs.

Un bruit qui court

L’intelligence artificielle était donc finalement déjà présente depuis longtemps dans nos logiciels de post traitement, mais elle ne disait pas son nom. Ses derniers développements ont permis de proposer de nouvelles fonctionnalités spectaculaires, sans pour autant vraiment optimiser le temps de traitement des fichiers RAW. La quête de l’outil idéal risque d’être encore longue, mais ne boudons pas notre plaisir : si l’assistance à la conduite n’est pas la conduite autonome, elle procure néanmoins un confort d’utilisation très appréciable. A nous de débusquer dans toutes ses innovations celles qui nous seront vraiment utiles.

Prenons l’exemple d’un photographe qui travaillerait beaucoup avec des sensibilités élevées. Il ne pourra qu’être séduit par la dernière version du logiciel DxO Photolab 4. Depuis 2003, cette société teste des boitiers en photographiant dans son laboratoire des mires calibrées. Ces clichés, réalisés pas à pas sur toute la gamme de sensibilités du boitier, ont été conservés depuis l’origine, constituant un remarquable corpus d’apprentissage. Il a été mis à profit pour entrainer un module capable de réaliser simultanément le dématriçage et le débruitage des fichiers RAW pris en charge.

Les étonnantes capacités des réseaux de neurones convolutifs ont permis d’atteindre des résultats exceptionnels. Rappelons toutefois que ces puissants outils n’ont rien de la baguette magique d’Harry Potter. Mal entraînés, ils peuvent rapidement faire fausse route. L’erreur la plus fréquente est le surapprentissage : l’algorithme fonctionne parfaitement sur les images qui lui ont permis d’apprendre (c’est la moindre des choses !) mais il disjoncte dès qu’on lui présente une nouvelle image.

S’il est vrai que le fonctionnement des réseaux de neurones est comparable à celui de notre cerveau, il ne faut y voir qu’une mécanique en attente de l’artiste qui saura en agencer les couches et en régler les hyperparamètres, sous peine d’obtenir des résultats très aléatoires. Coup de chapeau donc aux analystes de données qui ont travaillé sur Photolab 4 pour nous proposer un résultat aussi abouti.

Plus que des mots, un exemple d’utilisation de la technologie DeepPrime de Photolab 4 devrait vous convaincre de ses capacités. La photo ci-dessous a été prise en 2006 au format RAW avec un Nikon D70, premier reflex numérique grand public de Nikon. Son logiciel de dématriçage était à l’époque « Capture NX2 ». Pour les besoins du test comparatif, le fichier a successivement été traité avec NX2 V2, puis Photolab 4. 12 années séparent ces deux logiciels.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Les 7 péchés capitaux (f/2.8 à 1/80 s) photo (C) J. Croizer

Dans la version Photolab, les teintes sont plus nuancées. Elles sont aussi plus détaillées dans les zones les plus saturées. Le bruit est très fortement atténué, sans pour autant lisser l’image. Voilà de quoi repousser les limites de nos appareils.

L’Intelligence artificielle en traitement d’image et photographie : en conclusion

Si l’intelligence artificielle est encore beaucoup utilisée comme un argument commercial, il apparait néanmoins que les avancées sont réelles dans les logiciels de post traitement.

Vous doutiez encore de l’utilité des fichiers RAW ? Souvenez-vous qu’on y enregistre une seule donnée : la vérité, autrement dit la lumière renvoyée par la scène originale.

Nul doute que dans quelques années, vos logiciels préférés auront encore fait des progrès très impressionnants dans l’exploitation de cette information et qu’ils seront capables de magnifier vos archives. Alors surtout… gardez précieusement vos vieux RAW !

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