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Nikon AF-P 10-20 mm f/4.5-5.6G VR : l’ultra grand-angle abordable pour reflex Nikon APS-C DX

Nikon annonce le nouveau Nikon AF-P 10-20 mm f/4.5-5.6G VR dédié aux reflex DX / APS-C Nikon. Cet ultra grand-angle vient compléter une gamme d’optiques DX déjà riche d’un AF-S 10-24 mm qui reste au catalogue.

Nikon AF-P 10-20 mm f/4.5-5.6G VR : l'ultra grand-angle abordable pour reflex Nikon APS-C DX

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Nikon AF-P 10-20mm f/4.5-5.6 G VR – présentation

Les utilisateurs de reflex des séries D3xxx et D5xxx utilisent majoritairement les objectifs fournis en kit, 18-55 mm et 18-105 mm. Il leur manque toutefois souvent un objectif ultra grand-angle capable de cadrer plus large que le 18-55 mm pour un tarif raisonnable.

Nikon AF-P 10-20mm f/4.5-5.6G VR

Nikon AF-P 10-20 mm f/4.5-5.6G VR – focale 10 mm

Le Nikon AF-P 10-20 mm f/4.5-5.6G VR vient répondre à leurs attentes. Sans remplacer pour autant le Nikon AF-S 10-24 mm f/3.4-4.5G ED plus lourd, plus encombrant et plus onéreux, ce nouveau 10-20 mm est une alternative très attirante.

Compact et léger, le nouveau Nikon AF-P 10-20 mm f/4.5-5.6G VR a pour lui :

  • une motorisation autofocus AF-P silencieuse et réactive (idéale en vidéo),
  • un système de stabilisation (gain annoncé de 3,5 stops),
  • 3 lentilles asphériques,
  • diaphragme à 7 lames,
  • une formule optique comprenant 14 éléments en 11 groupes,
  • une mise au point minimale de 0,22 m,
  • un poids de 230 gr.
  • diamètre 77 mm – longueur 73 mm

Nikon AF-P 10-20mm f/4.5-5.6 G VR

Le Nikon AF-P 10-20 mm se différencie du 10-24 mm par l’absence de traitement nanocristal pour sa lentille frontale, l’absence d’un interrupteur VR ON/OFF. et par une baïonnette en polycarbonate.  Il est toutefois très abordable puisque proposé au tarif public de 399 euros à sa sortie (le Nikon AF-S 10-24 mm vaut environ 900 euros).

Nikon AF-P 10-20mm f/4.5-5.6 G VR

Le Nikon AF-P 10-2 0mm f/4.5-5.6 G VR est livré avec son pare-soleil dédié, très utile en ultra grand-angle. Sa lentille frontale est légèrement proéminente mais reste protégée par le pourtour du fût, elle ne devrait pas être trop exposée en utilisation courante. Utilisez le pare-soleil pour la protéger (aussi).

Cet ultra grand-angle complète à merveille le Nikon AF-P 70-300 mm (voir le test ici) pour constituer un ensemble d’objectifs DX idéal pour tout boîtier type D3300, D3400, D5500, D5600 …

Nikon AF-P 10-20mm f/4.5-5.6 G VR

Le Nikon AF-P 10-20 mm est compatible avec les modèles de la gamme experte D7xxx et D500. Il peut constituer un choix intéressant face au 10-24 mm si vous n’avez un usage qu’occasionnel d’un ultra grand-angle.

Source : Nikon


Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : 2 semaines sur le terrain avec le télézoom pro Tamron

J’ai passé 2 semaines sur le terrain pour réaliser ce test Tamron 70-200 f/2.8 G2. Découvrez la présentation détaillée de cette optique expert-pro, le test complet, des photos et éléments de comparaison avec le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED pour vous aider à faire votre choix si vous cherchez un 70-200 mm f/2.8 !

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2

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Les zooms téléobjectifs 70-200 mm ouvrant à f/2.8  constant font partie des objectifs appréciés des photographes amateurs comme plus experts.

Ils offrent une plage focale suffisante pour couvrir une majorité de besoins, la grande ouverture permet un joli flou d’arrière-plan, la stabilisation d’image autorise des temps de pose de plus en plus longs et la qualité de construction en fait des compagnons de route quelles que soient les conditions.

Le seul point faible des zooms 70-200 mm f/2.8 est leur tarif : s’agissant d’objectifs pros, il faut tabler sur un prix d’achat élevé, l’inflation en matière de prix des objectifs toutes marques confondues n’ayant pas arrangé les choses.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2, présentation

Afin de vous aider à faire votre choix, voici le test du Tamron 70-200 f/2.8 G2. Cet objectif concurrence les Nikon 70-200E FL ED VR et Sigma 70-200 mm f/2.8 DG APO OS EX HSM avec une formule entièrement revue et un tarif très agressif.

Le point fort du Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 est son tarif face à une concurrence Nikon très performante mais beaucoup plus onéreuse. Proposé à 1600 euros prix public, c’est près de 800 euros d’écart avec le Nikon VR2 et … 1600 euros d’écart avec le Nikon FL ED VR (le plus récent). Autant dire qu’une comparaison s’impose.

Test Tamron 70-200 mm f/2.8 G2, présentation vidéo

Je vous propose de découvrir le Tamron 70-200 f/2.8 G2 avant d’aller plus loin :

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : contexte

Un test sur la base de quelques photos ne saurait s’avérer suffisant pour juger des performances extrêmes de ce type de zoom. Il est nécessaire de disposer d’un banc optique pour évaluer les performances aux limites d’un tel objectif, avec un protocole de test clairement défini.

Je vous renvoie vers les sites spécialisés pour disposer de ces mesures, pour ma part j’ai fait le choix de faire ce test Tamron 70-200 f/2.8 G2 d’une façon différente. Je l’ai utilisé sur le terrain, dans différentes situations, comme vous pourriez le faire aussi.

Utilisateur régulier du Nikon 70-200 mm f/2.8 VR2, j’étais curieux de voir quelles pouvaient être les différences avec cette nouvelle version du modèle Tamron.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : l’optique montée sur reflex Nikon D750

Pourquoi une ouverture f/2.8 ?

L’ouverture f/2.8 justifie le tarif des 70-200 mm. Les contraintes sur la formule optique, la conception et la fabrication des lentilles, les nécessaires précisions mécaniques et électroniques justifient des coûts de production (et donc des tarifs de vente) plus élevés.

Pour autant utiliser un 70-200 mm f/2.8 c’est découvrir la photo au téléobjectif sous un autre angle. Certes il faut composer avec une optique plus lourde et plus volumineuse que les modèles f/4 ou f/5.6. Mais pouvoir ainsi jouer avec le flou d’arrière-plan et la profondeur de champ, disposer d’un système VR très performant, d’une construction à toutes épreuves n’a pas d’équivalent.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 – Nikon D750
75mm – ISO 100 – 1/600 ème – f/2.8

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2

Esthétique

Les objectifs SP Tamron (Super Performance) adoptent un design épuré. La disparition de la bague dorée, le crénelage plus discret des bagues de mise au point et de zoom, le revêtement eBAND donnent un aspect plus moderne à cette optique.

Le fût est plus homogène et l’ensemble a belle allure. C’est très subjectif mais vous êtes nombreux à accorder une certaine importance à l’aspect général d’une optique, je vous rejoins sur ce point.

Comparaison Tamron 70-200 G1 vs. G2 Test Tamron SP 70-200mm f/2.8 G2

 

Différences Tamron 70-200 G1 (en haut) vs. Tamron 70-200 G2 (en bas)

Optique

La formule optique du G2 reprend les 23 éléments en 17 groupes du G1 et utilise également des lentilles en verre XLD (Extra Low Dispersion) et ED (Low Dispersion).

L’optimisation de cette formule optique a permis la réduction de la distance minimale de 1,3 m à 0,95 m. Le rapport de grossissement maximum en profite pour passer de 1:8 sur le G1 à 1:6,1 sur le G2 (1:4,8 pour le Nikon FL ED).

Construction

Le Tamron 70-200 mm G2 est bien construit. Je n’ai pas eu l’occasion de le soumettre à des conditions extrêmes durant le test (il a fait beau …) , mais utilisez-le sous la pluie et dans la poussière sans aucun état d’âme, je n’hésiterais pas à le faire, tout comme je le fais avec le Nikon VR2.

Aucun jeu particulier ne se fait sentir lors de la rotation des bagues de mise au point et de zoom, le pare-soleil tient bien en place, les commutateurs du système de réduction des vibrations présentent un crantage bien marqué.

Prise en main – Ergonomie

A l’image du précédent modèle, la bague de mise au point est proche de la bague de zoom. Les deux sont plus étroites, très fermes à l’usage sur l’exemplaire de test (neuf). La course de la bague de zoom, de 70 à 200 mm est limitée, ce qui facilite le passage d’une butée à l’autre.

Malgré un crénelage plus discret que sur le G1, la tenue en main est au moins équivalente, la forme du crénelage en caoutchouc y est pour quelque chose et le ressenti très bon à l’usage.

Bague de mise au point

C’est la plus fine des deux, elle mesure 2 cm de large. Cette faible largeur ne pénalise en rien l’utilisation puisque le recours à cette bague est assez rare, l’autofocus fait son travail. Elle peut vous paraître fine, surtout comparé à l’autre bague, mais à l’usage, c’est suffisant.

Comptez environ 1/2 tour pour aller d’une butée à l’autre si vous voulez faire la mise au point en manuel. Le manque de butée déroute mais on finit par s’y faire.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : la bague de mise au point manuelle

Bague de zoom

La bague de zoom fait 3 cm de large, elle se manipule aisément avec ou sans gants même si j’aurais préféré une fermeté dans la rotation un peu moins affirmée. En pleine action un peu plus de souplesse facilite la variation de focale.

Le passage de 70 à 200 mm se fait en tournant la bague vers la droite, un peu moins d’1/4 de tour vous permet de passer d’une limite à l’autre.

La position de cette bague en bout d’objectif vous permet de l’avoir entre les doigts lorsque vous êtes en situation de prise de vue. C’est à la fois confortable et pratique puisqu’il suffit de bouger pouce et index pour changer la focale sans remettre en question la tenue de l’ensemble boîtier-objectif.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : la bague de zoom

Les boutons

4 boutons vous donnent accès aux réglages du système de réduction des vibrations et à la gestion de l’autofocus.

Positionnés sur le côté gauche de l’optique ils sont donc manipulables avec la même main que celle qui tient l’objectif. Si vous êtes gaucher faites comme moi, changez vos habitudes !

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : les boutons Autofocus et Stabilisation

Le système de réduction des vibrations est semblable à celui des Tamron récents comme le Tamron 150-600 mm G2. Il propose 3 modes :

  • mode 1 : c’est celui du G1 avec une stabilisation sur deux axes. C’est le mode standard à choisir dans la plupart des cas.
  • mode 2 : ce mode est destiné aux prises de vue en filé et vous permet de suivre le sujet en mouvement. La stabilisation se fait sur un seul axe.
  • mode 3 : c’est le mode à utiliser pour les situations les plus exigeantes, le gain est maximum à près de 5 stops.

Le pare-soleil

Il est en plastique et se clipse en bout d’objectif. Sa taille s’impose en raison de la plage focale, j’aurais toutefois apprécié une finition un peu plus robuste, le « tout plastique »  inquiète un peu car les corolles restent souples, à voir sur la durée.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : le pare-soleil

Collier de pied

Le collier de pied livré avec l’objectif vous permet de fixer l’ensemble boîtier-objectif sur le trépied et d’éviter de forcer sur la semelle du boîtier.

C’est un bon point, même si l’absence de crantage entre les deux positions « portrait » et « paysage » se fait sentir. Difficile de trouver la bonne position quand on a l’œil collé au viseur. Il faut quitter celui-ci des yeux, ajuster la position du collier et reprendre la prise de vue. Pas très pratique.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : le collier de pied

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 + léléconvertisseurs Tamron

Test Tamron SP 70-200mm f/2.8 G2

les téléconvertisseurs Tamron x1.4 et x2

Le Tamron G2 est compatible avec les deux téléconvertisseurs Tamron x1.4 et x2 qui vous permettent d’atteindre une focale de 400 mm (plein format) ou de cadrer comme avec un 600 mm (APS-C). De quoi satisfaire les besoins des photographes animaliers.

L’autofocus

Tamron annonce un « autofocus plus réactif et plus précis » : c’est un paramètre très complexe à mesurer car il faudrait disposer d’un système de comparaison. Mais en pratique ce Tamron G2 fait jeu égal avec le Nikon FL ED et ce n’est pas rien.

Si différence il y a, elle se situe dans les derniers retranchements et des situations extrêmes comme une prise de vue en rafale 10im/sec. d’une voiture de course arrivant vers vous. Autant dire que pour toutes les photos de sport et de sujets en mouvement « classique », vous ne souffrirez jamais d’un AF lent.

Ce qui m’importe plus que la vitesse de mise au point c’est la précision et l’absence d’hésitations de l’AF. Rien de plus désagréable en effet que de voir l’objectif hésiter au moment crucial. Avec le Tamron G2, aucune hésitation, le point est fait et ne varie plus tant que vous ne bougez pas le doigt du déclencheur.

Le Tamron G2 ne dispose pas des 4 boutons AF répartis en bout d’objectif du Nikon FL ED, c’est une évolution qui aurait été bienvenue car cela apporte un confort supplémentaire dans l’action. Pouvoir libérer le déclencheur pour confier la mise au point au bouton AF est une pratique courante, et quand le bouton AF est au bout du doigt sur l’objectif c’est encore mieux. Léger désavantage au Tamron sur ce plan.

Autre besoin dans mon usage c’est un autofocus efficace quand la lumière manque. Les reflex récents sont capables de descendre à -4Il en détection AF si l’objectif suit. Avec le Tamron soyez rassuré, c’est le cas. Vous pouvez faire la mise au point dans l’obscurité, la détection est pratiquement aussi rapide et précise qu’en pleine journée.

Même constat lorsque j’ai utilisé les collimateurs les plus excentrés du Nikon D750. L’autofocus réagit aussi bien, un autre bon point.

Le Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 possède un bouton permettant de choisir la plage de mise au point :

  • choix 1 : sur toute la plage disponible de 0,95 m à l’infini,
  • choix 2 : de 3 m à l’infini.

Cette fonctionnalité permet d’augmenter la réactivité de l’autofocus lorsque vous visez « loin ». A courte distance la nécessaire précision impose un calcul plus fin mais en pratique je n’ai constaté aucune différence à l’usage. J’avoue avoir laissé le réglage « toute la plage » la plupart du temps sans ressentir d’effets négatifs.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 + console Tap-In

La console Tap-In est un accessoire optionnel que vous pouvez connecter à votre ordinateur (via prise USB) pour mettre à jour le firmware de l’objectif, procéder aux micros-ajustements de l’autofocus (pour éviter le back et front focus) et personnaliser le comportement de l’optique.

Console Tamron Tap-In Test Tamron SP 70-200mm f/2.8 G2

la console Tamron Tap-In sur le 70-200 mm f/2.8 G2

Sur le 70-200 mm G2 la console Tap-In Tamron permet :

  • le réglage de la mise au point,
  • la personnalisation du limiteur de distance de mise au point,
  • la personnalisation de la mise au point manuelle continue,
  • le réglage du système de stabilisation,
  • l’enregistrement des fichiers de paramètres personnalisés.

L’utilisation d’une console (dock) de mise à jour et personnalisation est une pratique qui se développe chez les opticiens indépendants. Elle a l’inconvénient d’impliquer un coût supplémentaire (environ 90 euros), tenez-en compte lors de l’achat.

La stabilisation

S’il y a un terrain sur lequel j’attendais le Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 c’est bien celui de la stabilisation et de la réduction des vibrations. Utiliser une longue focale implique en effet de réduire le flou de bougé du photographe et les risques de flou avec les temps de pose longs.

Le rendu dans le viseur est le même avec ce Tamron que ce que vous pouvez constater avec les Nikon. Dès que la stabilisation est active, l’image se fige dans le viseur et vous savez que vous pouvez déclencher. En pratique le délai pour arriver à ce résultat est très réduit, quelques dixièmes de secondes environ.

Le Nikon 70-200 mm f/2.8FL ED s’est avéré très convainquant sur ce plan puisqu’il permet de gagner 4 stops effectifs. Tamron revendique 5 stops pour son G2, serait-il donc encore meilleur ? J’ai réalisé les tests ci-dessous dans des conditions difficiles : faible lumière, courte distance de mise au point, sans trépied bien évidemment.

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : la scène test et le collimateur actif en rouge

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

70mm – f/2.8 – 1/40ème – VR Off : ce n’est déjà pas si mal …

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

70mm – f/2.8 – 1/40ème – VR On mode 1 : c’est très bien !

Test Tamron SP 70-200mm f/2.8 G2

200 mm – f/2.8 – 1/60 ème
sans VR (en haut) et avec VR mode 1 (en bas)

La comparaison ci-dessus est particulièrement démonstrative.

Premier constat:  l’objectif est bien équilibré car il autorise des vitesses plutôt lentes sans « trop » de flou de bougé, les images faites à 70 mm sont correctes sans stabilisation et excellentes avec.

Second constat : le stabilisateur est redoutable d’efficacité aux plus longues focales. A 200 mm et au 1/60 ème la netteté ne souffre d’aucun défaut. C’est une très belle performance qui place le Tamron G2 au niveau du Nikon FL ED.

Pour affirmer que ce système permet de gagner 5 stops il faudrait pouvoir le tester avec un protocole précis dans différentes situations de prise de vue. Mais qu’il s’agisse de 4 ou 5 stops, le résultat est plus que satisfaisant et à la hauteur du Nikon 70-200.

La qualité d’image

Comme pour tous les tests d’objectifs que je réalise, je ne vous propose pas de courbes techniques. Je laisse les sites spécialisés dans les passages au banc optique présenter leurs résultats scientifiques. Je préfère m’intéresser à ce que chaque objectif m’apporte – ou pas – dans ma pratique.

Utiliser un 70-200 mm f/2.8 c’est voir la photo autrement. Vous n’achetez pas un tel objectif pour l’utiliser uniquement à f/2.8 mais quand c’est le cas il se doit d’être bon sans quoi mieux vaut envisager un f/4 moins onéreux (par exemple le Nikon 70-200 mm f/4).

Je suis particulièrement attentif au vignettage qui impose un post-traitement s’il est trop visible à pleine ouverture et limite les usages en JPG natif.

Les photos ci-dessous montrent un vignettage très présent à f/2.8, les coins sont particulièrement assombris. Le défaut s’estompe à f/4 pour disparaître à partir de f/5.6. C’est proche de ce que j’ai obtenu avec le Nikon FL ED, avec un léger avantage pour le Nikon FL ED.

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2 : vignettage f/2.8

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2 : vignettage f/4

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2 : vignettage f/5.6

Voici quelques images qui vous donneront un aperçu des possibilités offertes par ce Tamron G2. Pour faire simple, c’est très bon et équivalent aux images faites avec le Nikon FL ED.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : 200 mm – 1/640 ème – f/2.8

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : 100 mm – 1/2.500 ème – f/2.8

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2 : 200 mm – 1/640 ème – f/2.8

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : 200 mm – 1/640 ème – f/2.8 (crop image précédente)

Le flou d’arrière plan

A 200 mm et pleine ouverture f/2.8 à vous les flous d’arrière-plan très marqués ! Le diaphragme à 9 lames (électromagnétique en monture Nikon mais pas avec toutes les montures) offre un rendu très agréable, le premier plan est mis en valeur et vous pouvez même jouer avec cet effet pour inverser les rôles.

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 mm f/2.8 G2
185 mm – ISO 100 – 1/1600 ème – f/2.8

Test Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 : verdict

Tamron propose un 70-200 mm f/2.8 G2 aux prestations très convaincantes. Qu’il s’agisse de la construction, de la présentation ou des performances globales le G2 est au niveau des meilleurs dans sa catégorie. S’il manque des quelques apports du Nikon E FL ED (respect de la focale 200 mm, boutons AF, souplesse des bagues), il l’emporte largement en matière de rapport performances/prix.

Vous avez la version G1 du 70-200 mm f/2.8 Tamron

La stabilisation 3 modes, la réactivité de l’autofocus, la présentation et la construction du G2 peuvent vous inciter à changer. La différence sur la qualité d’image ne vous sautera pas aux yeux, mais la qualité tant perçue que réelle du G2 est supérieure.

Vous n’avez pas encore de zoom 70-200 mm f/2.8 mais vous ça vous tente

Photographier à 200 mm et à grande ouverture vous tente ? Vous n’avez pas le budget pour vous offrir le Nikon 70-200 mm f/2.8 E FL ED ni le précédent modèle VR2 ? N’hésitez pas, le Tamron G2 est au niveau du FL ED pour moitié moins cher.

Meilleur prix chez Miss Numerique

En savoir plus sur cet objectif sur le site de Tamron


Comment photographier l’heure bleue ? Tutoriel et exemples

Photographier l’heure bleue est un grand classique de la photo de nuit. C’est aussi une excellente occasion d’apprendre à mieux connaitre votre appareil photo : comment optimiser les réglages afin de tirer le meilleur parti d’un contexte particulier ?

Comment photographier l'heure bleue ? Tutoriel et exemples

Ce tutoriel « photographier l’heure bleue » a été rédigé par Jacques Croizer. Collaborateur régulier de Nikon Passion, il est également l’auteur de deux guides pratiques sur la photographie :

Voir les livres « Tous photographes ! » …

Photographier l’heure bleue : une brève histoire du temps

Comment photographier l'heure bleue ? Tutoriel et exemples

Photographier l’heure bleue – f/7,1 à 1/8 s – 800 ISO

Nikon Passion a déjà consacré un tutoriel très complet à la photo de nuit. L’heure bleue n’est qu’un moment un peu particulier de cette discipline. Le phénomène se produit deux fois par jour : il précède le lever du soleil et succède à son coucher. Le ciel est alors d’un bleu sombre très intense qui contraste agréablement avec les lumières chaudes de la ville.

L’heure bleue apparaît même quand il n’y a pas de soleil. C’est au printemps et à l’automne qu’elle est la plus belle. La période optimale pour la photographier dure à peine trente minutes. Pour en connaitre les horaires en fonction de votre localisation et de la date du jour, consultez le site Blue Hour Site. Il est en anglais, mais suffisamment explicite pour que cela ne pose pas de problème.

Les bases

Compact, reflex, bridge ou hybride, tous les appareils photos conviennent pour photographier l’heure bleue.

Evitez le mode tout automatique : il peut se laisser surprendre par le cocktail détonnant des luminosités. Il délivrera un résultat trop sombre ou trop clair, selon l’importance de la part d’ombre que vous aurez cadrée : plus la scène intègrera d’obscurité et plus la photo sera surexposée (trop claire).

Un mode scène typé « nuit » est a priori mieux adapté à la situation. Si vous n’utilisez pas de trépied, pensez quand même à vérifier que la vitesse de déclenchement est compatible avec une prise de vue à main levée !

Pour la photo ci-dessous, l’appareil en mode « aurore/crépuscule » préconisait une vitesse de 1/4 s pour une ouverture de f/2.8. Même avec la stabilisation de l’objectif, le risque de flou de bougé était trop important. Il aurait fallu augmenter la sensibilité ISO. La photo a finalement été prise sur pied, en conservant le même réglage. Le résultat est plutôt convaincant, même si les bâtiments sont un peu ternes :

Comment photographier l'heure bleue ? Tutoriel et exemples

Photographier l’heure bleue – Mode scène “aurore/crépuscule”

Allons-nous en rester là ? Reconnaissons que le mode scène “aurore/crépuscule” s’est honorablement sorti d’une situation a priori un peu délicate. Il a en particulier refroidi les teintes en choisissant une température de couleur de 4 550 K. Comment être sûr cependant que la photo faite par l’appareil sera toujours celle dont nous rêvions ?

La prochaine fois, peut-être souhaiterez-vous que chaque source ponctuelle de lumière se transforme en étoile, ou que le capteur enregistre la trace des objets lumineux en mouvement ?

Le premier effet s’obtient en fermant le diaphragme (plus grand nombre, par ex. f/16), le second en utilisant une vitesse de déclenchement lente (temps de pose long). Comment arriver à ce résultat… si ce n’est en prenant le contrôle de notre boitier ?

Soyons créatifs !

Place à la créativité… J’en vois déjà qui se précipitent pour sélectionner le mode manuel de leur appareil. Si vous n’êtes pas un utilisateur assidu de la jauge et des molettes de réglage, je vous déconseille ce choix : à l’heure bleue, la lumière varie rapidement. Vous passerez les trente minutes dont vous disposez à courir après la bonne exposition… jusqu’à ce que la nuit soit totalement noire !

Pour photographier l’heure bleue n’est-il pas préférable de vous concentrer sur le cadrage en laissant les modes semi-automatiques de l’appareil assurer en temps réel la bonne exposition de la photo ? Ils sont tout aussi riches en possibilités que le mode manuel puisqu’ils vous permettent de choisir soit le diaphragme (mode A priorité à l’ouverture) soit la vitesse de déclenchement (mode S priorité à la vitesse).

Ces modes offrent un avantage supplémentaire : ils s’adaptent en permanence aux variations de la lumière en faisant varier automatiquement le paramètre laissé à leur libre appréciation : la vitesse si vous êtes en priorité à l’ouverture, l’ouverture si vous avez choisi la priorité à la vitesse.

Après la première prise de vue, vérifiez quand même l’histogramme qui s’affiche à l’arrière de l’appareil. Il est normal d’avoir des basses lumières puisque c’est la nuit : l’histogramme doit donc au minimum être collé à gauche, voire même dépasser à gauche si les zones d’ombres sont importantes et denses.

Par contre, si l’histogramme dépasse le bord droit du cadre, les hautes lumières seront brûlées, ce qui se traduira sur la photo par des taches blanches souvent inintéressantes, car dépourvues de détails. Attention, elles ne sont pas forcément illégitimes. C’est à vous d’en juger ! Si c’est le cas, vous devrez sous exposer la prise de vue.

Pour compenser un éventuel décalage de l’histogramme, utilisez la touche de correction d’exposition. En mode priorité à l’ouverture, l’automatisme augmentera le temps de pose au fur et à mesure que la lumière déclinera. La correction continuera de s’appliquer pour protéger les hautes lumières.

Utilisez le mode de mesure matricielle pour que l’automatisme puisse s’appuyer sur une base stable. Soyez sur place un bon quart d’heure avant l’heure bleue pour bien anticiper votre réglage.

Comment photographier l'heure bleue ? Tutoriel et exemples

Histogramme de la photo prise avec le mode scène, légèrement surexposée

Dans la majorité des cas, la règle d’or est de ne pas dépasser à droite, avec pour corollaire incontournable d’être collé à gauche. L’histogramme ci-dessus montre que le mode scène a légèrement surexposé la photo en écrêtant les hautes lumières (l’histogramme déborde à droite).

Les ombres sont loin d’être enterrées (le pic à gauche est légèrement décalé). Il aurait fallu appliquer une correction d’exposition d’un demi diaphragme… mais ce n’est pas possible avec les modes scènes. Raison de plus pour passer aux modes semi-automatiques !

Comment photographier l'heure bleue ? Tutoriel et exemples

Histogramme de la photo prise avec le mode priorité à l’ouverture – 1 IL

Si la dynamique de la scène n’est pas très importante, exposer à droite peut produire une photo un peu trop claire. Si vous photographiez au format RAW, ce n’est pas gênant. Vous aurez tout loisir de retrouver le bon équilibre avec votre logiciel de développement RAW. Ce format a l’avantage d’accepter des écarts entre ombre et lumière beaucoup plus importants que le format JPG. Si vous utilisez le JPG, l’histogramme doit être collé à gauche dès la prise de vue pour respecter le rendu des ombres.

Mode priorité à l’ouverture

Vous voulez photographier l’heure bleue ? Quel rendu recherchez-vous dans le paysage urbain ci-dessous ? Sans doute voulez-nous que les bateaux au premier plan soient nets, mais que les immeubles sur l’autre rive le soient également.

Vous souhaitez en fait avoir la plus grande profondeur de champ (PDC) possible, ce qui valide le choix du mode priorité à l’ouverture : plus vous fermerez le diaphragme et plus elle sera importante. Mais ce n’est pas suffisant. Si vous laissez partir la mise au point (MAP) à l’infini, le premier plan net (PPN) se retrouvera derrière les péniches. Si vous la faites sur les embarcations, le dernier plan net (DPN) manquera peut-être de précision.

Comment photographier l'heure bleue ? Tutoriel et exemples

Photographier l’heure bleue – Mode scène “priorité à l’ouverture”

Un calculateur de profondeur de champ montre que la zone floue du fond disparaît rapidement dès qu’on recule la mise au point et qu’on ferme un peu le diaphragme : la photo est alors nette jusqu’à l’infini. Le piège se situe principalement sur le premier plan, lorsque la mise au point est faite trop loin. Le problème est amplifié quand on utilise une focale un peu longue (> 70 mm).

De quai à quai, la scène mesure environ 200 mètres. Il est aisé de démontrer que si l’on ferme le diaphragme à f/8 en faisant la mise au point sur la ligne de tiers inférieure, on a l’assurance que la photo sera entièrement nette. Inutile d’être plus précis dans son appréciation des distances. Cette règle est une préconisation classique de la photo de paysage, bien évidemment valable également en pleine lumière.

Comment photographier l'heure bleue ? Tutoriel et exemples

Photographier l’heure bleue – calcul de la zone de netteté

Un diaphragme un peu fermé a en outre l’avantage de faire travailler l’objectif dans la zone où il a le meilleur rendu. Mais attention, le temps de pose sera d’autant plus long que le diaphragme sera fermé.

Sans trépied, il faudra accepter des compromis, monter la sensibilité ISO et, si la lumière est encore insuffisante, ouvrir plus le diaphragme, donc sacrifier un peu de profondeur de champ. La mise au point devra alors être plus précise.

La mise au point n’est pas facile à faire en basse lumière. Utilisez de préférence le collimateur central en visant une zone contrastée de l’image, par exemple ici les reflets du pont. L’autofocus sera alors parfaitement opérationnel.

Une fois la mise au point faite, débrayez l’autofocus et recomposez votre photo comme bon vous semble. Vous serez certain d’être toujours net jusqu’à l’infini… premier plan compris !

Le trépied

On ne va pas se mentir : il est toujours préférable d’avoir un trépied pour faire de la photo de nuit. Cet accessoire n’a cependant pas que des avantages : il est encombrant et sa manipulation incite souvent à des angles de prise de vue très conventionnels, pour ne pas dire un peu paresseux…

Les appareils modernes supportent de mieux en mieux les sensibilités élevées. Beaucoup d’objectifs sont de surcroît stabilisés, ce qui permet d’utiliser des vitesses de déclenchement compatibles avec une prise de vue à main levée, tout en limitant le risque de flou de bougé. Essayez, vous serez agréablement surpris de votre liberté retrouvée !

Pour les photos avec trépied, pensez à désactiver la stabilisation. Confrontée à la stricte immobilité de l’appareil, elle peut en effet paradoxalement engendrer un léger flou.

Sur les poses longues, utilisez une télécommande pour ne pas avoir à toucher le déclencheur. Pour les poses très longues, enclenchez le mode réduction du bruit numérique de votre boitier s’il en est équipé. La couleur bleue est en effet la couche qui a le plus tendance à générer du bruit. Autant mettre toutes les chances de votre côté !

Ne soyez pas étonné, la pose durera deux fois plus longtemps que celle indiquée : l’appareil prend une première photo normale, puis une seconde sur laquelle n’est enregistré que le bruit qui est ensuite soustrait à la prise initiale. Ce mode est beaucoup moins destructeur de détails qu’une correction du bruit obtenue en post-traitement par un léger flou.

Encore des réglages

Sur les nocturnes urbains et quand il s’agit de photographier l’heure bleue, le photographe opte le plus souvent pour des couleurs bien saturées. Faut-il attendre d’être devant son ordinateur pour obtenir ce rendu ? Non bien sûr ! Autant gagner du temps à la post production : il suffit d’utiliser le Picture Control qui permettra d’atteindre automatiquement le résultat souhaité.

Le mode paysage est généralement bien adapté, quitte à légèrement le booster. Si vous n’avez pas l’habitude de jongler avec le menu Picture Control, cette vidéo est faite pour vous.

Comment photographier l'heure bleue ? Tutoriel et exemples

Vue du Picture Control dans Nikon Capture NX-D

Allons plus loin, jouons avec les couleurs. La balance des blancs automatique peut être perturbée par l’hétérogénéité des sources de lumière. C’est l’occasion de prendre la main. Si votre appareil le permet, imposez une température de couleur entre 3500 K et 4000 K afin de magnifier le bleu du ciel. Ne descendez pas trop bas : l’or de la ville deviendrait verdâtre.

Beaucoup de photo prises à l’heure bleue ont des ciels un peu caricaturaux. Sachez garder la mesure, même si le format RAW permet de corriger a posteriori la balance des blancs sans dégrader la qualité de l’image.

Bracketing

La nuit, les lumières sont vives et les ombres denses. Autant dire que la dynamique de la scène risque de dépasser celle absorbée par votre capteur. Si l’exposition à droite de l’histogramme vous assure la conservation des hautes lumières, il est possible que les basses lumières soient localement trop denses. Une solution à cela : le bracketing.

Ce réglage spécifique de votre appareil (consultez le manuel !) permet de prendre en rafale la même scène avec différentes expositions. Dans la version la plus paresseuse, vous conserverez la photo qui vous semble la plus réussie.

Si vous maîtrisez le post traitement et les masques de fusion, vous obtiendrez un résultat encore plus intéressant en mixant plusieurs expositions du même paysage. Il faut dans ce cas que la photo soit prise avec un trépied pour que les différentes versions se superposent parfaitement.

A vous de décider !

Observez les réglages adoptés par le mode scène, puis par le photographe. Ils sont certes différents, mais pourtant relativement proches si l’on considère que la lumière parvenant au capteur est quasiment identique (moins d’1 IL de différence) :

* L’indice de lumination mesure la lumière qui parvient au capteur

Les photos ont été prises à trois jours d’intervalle. Elles ne sont donc pas exactement comparables.  A vous de dire lequel des deux rendus vous préférez. Le photographe a-t-il eu raison de prendre la main ?

Conclusion

A vous ! Vous voulez photographier l’heure bleue et avoir un avis sur vos photos ? Postez les dans le groupe Nikon Passion avec le tag #TutoHeureBleue !

Avez-vous des conseils à ajouter ? Quels problèmes avez-vous rencontrés ?

Retrouvez les conseils de Jacques Croizer dans le guide :

Tous photographes : sur le terrain ! Apprenez à tout photographier …


Test Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED, un objectif à portrait qui sait être polyvalent

Voici le test Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED, un objectif dont la vocation première est d’être un objectif à portrait mais qui a d’autres capacités intéressantes.

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Meilleur prix chez Miss Numerique

 

Certains objectifs sont plus adaptés que d’autres à la photographie de portraits. Leur formule optique, leur précision et leur définition font d’eux des experts de ce type de photographie. Voici ce qu’il en est du Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED.

Test Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED, présentation

Un peu d’histoire

La focale 105 mm est prisée des photographes désireux de disposer d’un téléobjectif qui leur permet de jouer avec le flou d’arrière-plan sans être pour autant une (très) longue focale.

La gamme Nikon comportait déjà un 105 mm f/2.8 Macro avant que Nikon ne propose ce nouveau 105 mm f/1.4 à l’été 2016. C’est un modèle inédit dans la gamme, la seule optique de même focale ouvrant « en grand » étant le Nikkor 105 mm f/1.8 datant de … 1981.

Depuis nous avions vu arriver le 105 mm f/2 DC (Defocus Control, 1983 et toujours au catalogue), le Micro Nikkor 105 mm f/2.8 (macro, 1984) sans compter les 105 mm f/4 de différentes générations depuis les années 60 (!).

Ce Nikon 105 mm f/1.4 est conçu pour le format Nikon FX. Toutefois il reste intéressant sur un boîtier au format DX puisqu’il permet de cadrer comme un 150 mm, le portrait n’est pas (trop) loin.

Contexte du test Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED

En préambule à ce test Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED, il faut préciser que cette optique atteint de tels sommets en matière de piqué et de définition d’image qu’il est pratiquement impossible de retranscrire cela au travers de quelques illustrations web.

Seul un banc de test optique et un protocole adapté permettent d’obtenir des mesures précises. C’est pourquoi j’ai fait le choix d’utiliser cette optique pendant plusieurs jours et de vous dire ce que j’en pense après utilisation. Je vous renvoie vers les sites spécialisés pour consulter les résultats des tests techniques (voir le test chez DxO).

Test Nikon AF-S 105mm

Autofocus

Ce Nikon 105 mm f/1.4 étant une focale fixe, la motorisation AF-S intégrée à l’optique est moins sollicitée que sur un zoom téléobjectif (comme le Nikon Af-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED).

Le résultat est un ensemble très réactif, silencieux et précis.

Diaphragme à commande électromagnétique

Le Nikon 105 mm f/1.4 dispose d’une commande de diaphragme électromagnétique comme plusieurs objectifs Nikon récents. Cette commande permet une plus grande précision de l’ouverture et une plus grande répétabilité lors de la prise de vue en mode rafale.

Elle impose par contre d’utiliser un boîtier compatible. Les boîtiers D1, D2, D40, D70, D50, D60, D80, D90, D100, D200 et D3000 ne sont pas compatibles. Les autres reflex numériques sont compatibles avec la commande électromagnétique E (plus de précisions sur le site du support Nikon).

Bague de mise au point

Large et crénelée la bague de mise au point ne souffre d’aucune critique. C’est un atout important car vous serez amené à utiliser cette bague pour faire la mise au point en manuel si vous faites du studio et que vous souhaitez régler avec précision la netteté (voir remarque sur la profondeur de champ plus bas).

Comme c’est le cas avec tous les objectifs Nikon récents, cette bague ne présente aucun jeu ni point dur à la rotation, la tourner du bout du doigt en pleine action si vous faites du reportage est tout à fait envisageable.

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

La grande ouverture f/1.4 autorise des flous d’arrière-plan très prononcés

Distance minimale de mise au point

La distance minimale de mise au point d’1 m permet de s’approcher du sujet pour réaliser, par exemple, des portraits plein cadre. C’est un atout également si vous utilisez cette optique dans d’autres situations, comme la photographie d’animaux.

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED à f/1.4 – mise au point sur l’œil

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED à f/1.4 – détail de l’œil

Notez toutefois qu’à cette distance l’ouverture maximale de f/1.4 vous impose une très grande rigueur de mise au point. La profondeur de champ est réduite et un léger décalage de la tête de votre sujet provoquera déjà un flou sensible sur l’œil le plus éloigné de l’objectif. Pensez à diriger votre sujet avec soin pour avoir un visage parfaitement net et à fermer un peu au besoin.

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED à f/1.4
mise au point sur l’œil gauche (à droite de la photo)

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Détail montrant la faible profondeur de champ à f/1.4
l’œil droit (à gauche) est en partie flou

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Observez le détail de l’immeuble et du paysage urbain derrière dans l’œil …

Poids et encombrement

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Le Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED sur boîtier Nikon D750

Avec une ouverture de f/1.4 ne vous attendez pas à investir dans une petite optique discrète pour sortir dans la rue. Ce 105 mm pèse 985 gr, il se fait remarquer sur un reflex plein format.

Le gabarit de l’optique reste toutefois compact et une fois monté sur le boîtier l’ensemble est homogène. A l’usage je n’ai jamais ressenti de déséquilibre vers l’avant. La prise en main est très bonne, une main tenant le boîtier et l’autre l’objectif pour stabiliser l’ensemble.

Absence de stabilisation : que penser ?

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Nikon D750 + AF-S 105 mm f/1.4 E ED – 1/250 s – f/1.4

Ce Nikon 105 mm f/1.4 ne dispose pas du système de stabilisation Nikon VR. Oubli regrettable ou critère de moindre importance sur un objectif à portrait ?

J’ai tendance à penser que la stabilisation n’est pas indispensable sur une optique de ce type. Si vous travaillez en studio avec un trépied vous allez la désactiver. Si vous travaillez à main levée et grande ouverture elle risque de dégrader la qualité d’image, ce qui n’aurait guère d’intérêt sur une telle optique.

Seuls les photographes désireux d’utiliser ce 105 mm f/1/4 en reportage pourront trouver à redire.

Est-ce toutefois un bon choix ou ne vaut-il pas mieux opter pour le Nikon 105 mm f/2.8 VR dans ce cas ?

Test Nikon AF-S 105 mm : piqué et qualité d’image

Ce test Nikon AF-S 105 mm f/1.4 ne laisse aucune place au doute : ce 105 est superlatif !

J’ai déjà eu l’occasion de tester de nombreux objectifs avec un piqué de très bon niveau. Le 105 mm f/1.4 est encore meilleur. Avec un D750 de seulement (!) 24 Mp, le niveau de détail sur l’image est étonnant. Vous aimez toucher du doigt le grain de peau, compter les cheveux de votre modèle préféré ou les pores de sa peau ? Ne cherchez plus, voici l’optique qu’il vous faut.

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Scène cible – mur en galets
les photos ci-dessous sont faites à main levée

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Détail du coin inférieur gauche de la scène ci-dessus – ouverture f/2.2
l’extrême coin en bas à gauche est légèrement distordu
Il s’agit de 4 galets par rapport à l’ensemble du mur ci-dessus (!)

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Détail du coin inférieur gauche de la scène ci-dessus – ouverture f/7.1
à f/7.1 la distorsion a totalement disparu

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Détail du coin inférieur gauche de la scène ci-dessus – ouverture f/16
à f/16 le piqué reste remarquable

Vignettage

DxO le met en avant dans son test, ce Nikon 105 mm vignette à f/1.4. Pour avoir testé sur plusieurs images, le vignettage à rattraper à f/1.4 est de l’ordre d’1 EV (je ne mesure pas 2 EV comme Dxo). Dès f/2 le vignettage est fortement atténué et disparaît à f/4 totalement.

Pour une optique à portrait faut-il se plaindre d’un tel vignettage à pleine ouverture quand on sait que de nombreux photographes ajoutent du vignettage sur leurs portraits en post-traitement ? Je vous laisse juge en fonction de vos besoins.

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED à f/1.4 – vignettage environ 1 EV

Test Nikon AF-S 105mm f/1.4 E ED

Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED à f/5.6 – pas de vignettage visible

Test Nikon AF-S 105 mm f/1.4 E ED : verdict

Voici un objectif qui va marquer son époque puisqu’il apporte un niveau de performance (ouverture, piqué) rarement atteint encore par d’autres modèles de la gamme ou des gammes concurrentes et qu’il reste à ce jour unique en son genre.

Les 105 mm existants sont des f/2.8 Macro. Les objectifs à portrait et grande ouverture sont des 85 f/1.8 ou f/1.4, voire des 135 mm.

Le revers de la médaille est un tarif fonction des performances puisqu’il faut débourser près de 2200 euros pour vous procurer ce Nikon 105 mm f/1.4. Moyennant quoi vous aurez en votre possession le meilleur de ce que Nikon sait proposer aujourd’hui dans cette gamme d’optiques pros.

Voici quelques  critères de choix si vous hésitez à franchir le pas. Ce sont des arguments personnels que je vous invite à compléter en laissant un commentaire.

Vous avez déjà le Nikon AF-S VR 105 mm f/2.8

Bien que les usages diffèrent entre un 105 mm f/1.4 et un 105 mm f/2.8 Macro, certains photographes se posent la question de savoir s’ils ont intérêt à changer de modèle.

Les adeptes de macro, de reportage, de vitesse lente peuvent conserver le f/2.8 qui bénéficie du système VR et permet la photo rapprochée.

Les portraitistes, amateurs de studio et de la focale 105 mm ont tout intérêt à passer au 105 mm f/1.4, les résultats sont plus que convaincants.

Vous avez un zoom f/2.8 offrant la focale 105 mm

Vous avez probablement fait ce choix pour avoir un objectif polyvalent, comme le 70-200 mm f/2.8, et vous l’utilisez à différentes focales dont la focale 105 mm. Ces zooms offrent de très bonnes performances mais ne savent concurrencer un objectif à focale fixe comme ce 105 mm f/1.4.

Si vous faites souvent du portrait avec votre zoom, testez le 105, vous pourriez avoir très vite envie de compléter votre équipement.

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12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Vous voulez participer à un concours photo mais vous ne savez pas si votre photo a suffisamment d’intérêt ? Vous débutez en photo et vous n’osez pas participer à un concours photo ? Voici les 12 erreurs à éviter en priorité.

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Concours photo : pourquoi il faut participer

Participer à un concours photo est toujours gratifiant : si vous êtes retenu pour faire partie des lauréats, c’est une belle reconnaissance et une façon de faire connaître vos photos.

Si vous n’êtes pas retenu, c’est positif aussi car cela montre que vous avez su faire l’effort de participer, de faire une photo qui correspondait – pour vous – à l’attente des organisateurs. Ou que vous avez – aussi – su parcourir vos archives photo pour trouver l’image adéquate.

Concours photo : respectez les critères

Il existe autant de prérequis qu’il y a de concours photo, chaque organisateur est libre de définir ses attentes et de faire le choix final. Ce choix vous échappe, c’est la règle des concours.

Il existe par contre des critères qui dépendent entièrement de vous pour participer à un concours photo en évitant d’être éliminé dès le premier tri.

Voici la liste des 12 erreurs à éviter avant d’envoyer une photo, je détaille tout dans la vidéo ci-dessous et je vous donne des exemples plus bas.

Les 12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo

1- Photo floue car temps de pose trop long

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Ici le temps de pose est trop long pour figer le mouvement du vélo

Une photo floue n’a aucune chance d’être sélectionnée dans la cadre d’un concours photo. Si votre photo est floue, c’est peut-être parce que le temps de pose était trop long pour le sujet photographié. Un enfant qui court, une voiture qui roule, un sportif en action … sont autant de sujets qui demandent des temps de pose courts.

Pour figer une action choisissez un temps de pose le plus court possible en fonction de la lumière disponible, en tenant compte des deux autres paramètres qui définissent l’exposition : l’ouverture et la sensibilité. Au besoin augmentez la valeur ISO sans dépasser les limites de votre boîtier afin de ne pas avoir trop de bruit sur l’image.

Si le flou est le résultat d’une démarche créative personnelle alors cette démarche doit être évidente. De nombreuses photos floues sont intéressantes, quel que soit le type de flou, mais le spectateur doit comprendre immédiatement que l’effet est volontaire – faites confiance à ceux qui sélectionnent vos photos, ils savent faire la différence –

En savoir plus : comment faire une photo nette avec un sujet en mouvement …

2- Photo floue car flou de bougé

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Prise à la volée, cette photo est floue parce que le boîtier a bougé au déclenchement

Le flou de bougé du photographe est une autre cause de rejet immédiat pour participer à un concours photo : vous avez choisi un temps de pose trop long pour la focale utilisée, et/ou vous tenez mal votre boîtier au moment de déclencher.

Choisissez un temps de pose au moins égal à l’inverse de la focale. Si vous utilisez un objectif de 200 mm de focale, ne descendez pas en-dessous de 1/200 ème pour le temps de pose. Vous pouvez par exemple  passer à 1/500 ème mais pas descendre à 1/60 ème.

Utilisez le stabilisateur si vous en disposez, il vous permet de gagner quelques valeurs de temps de pose (si vous utilisez un trépied désactivez le stabilisateur, il peut dégrader le résultat).

Tenez fermement votre boîtier à deux mains, passez une main sous l’objectif si c’est un long téléobjectif ou un mégazoom type 18-200 mm. Et appuyez avec délicatesse sur le déclencheur pour prendre la photo.

3- Exposition mal maîtrisée

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Le ciel est surexposé car la mesure de lumière automatique n’a pas bien géré
le fort écart de luminosité entre basses et hautes lumières

Une exposition mal maîtrisée vous donne une photo trop claire (surexposition) ou trop sombre (sous-exposition). Adaptez le réglage de mesure de lumière à la scène photographiée, corrigez l’exposition au besoin, et finissez le travail en post-traitant vos fichiers RAW pour disposer d’une photo correctement exposée.

Dites-vous que pour participer à un concours photo l’exposition de vos images doit être irréprochable, c’est ce qui fait la différence avec les autres.

En savoir plus : pourquoi et comment utiliser le bracketing d’exposition …

4- Horizon penché

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Loin d’être un désalignement créatif, ici l’image penche irrémédiablement !
et oui, la photo a plein d’autres défauts …

Vous voulez participer à un concours photo en envoyant une photo penchée ? Rien de tel pour être éliminé au premier coup d’œil. Et pourtant c’est un phénomène courant, surtout si vous utilisez un objectif grand-angle qui favorise le décalage de l’horizon.

Utilisez le repère d’horizon de votre boitier s’il en possède un, assurez-vous que votre cadrage est correct en vous calant sur les repères visuels du viseur, et corrigez au besoin en recadrant légèrement au post-traitement.

N’hésitez pas à cadrer un peu plus large si vous pensez devoir recadrer ultérieurement, cela vous facilitera la tache.

En savoir plus : recadrer une photo après la prise de vue, pour ou contre ?

5- Verticales non redressées

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Orienter le boîtier vers le haut pour cadrer fait pencher les verticales de façon non naturelle

L’utilisation de courtes focales vous fait souvent déclencher en levant légèrement le boîtier pour photographier un bâtiment de bonne taille. Ou en baissant le boîtier pour englober dans votre cadre un paysage. En procédant ainsi vous générez des défauts de verticalité dans vos photos : les lignes verticales penchent vers l’extérieur ou l’intérieur de la photo.

Prenez soin de tenir votre boîtier bien droit, l’axe boîtier-objectif doit être parallèle au plan du sol. Si vous ne pouvez faire autrement, corrigez ces défauts au post-traitement, la plupart des logiciels évolués permettent de redresser les verticales en quelques clics.

En savoir plus : guide pratique pour la photo d’architecture urbaine

6- Absence de sujet

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

C’est quoi le sujet ? L’herbe ? Le banc ? Personne ne sait …

En matière de composition de vos images, posez-vous toujours la question : quel est le sujet ?

Si c’est évident pour vous, demandez à un proche s’il sait répondre. Et écoutez bien la réponse : si elle n’est pas immédiate, que la personne cherche avant de vous répondre, c’est que le sujet n’est pas clairement identifié. Pour participer à un concours, c’est perdu d’avance.

7- Sujet coupé

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Le cadrage aurait pu être intéressant mais le personnage de droite coupé gâche tout

Vous avez identifié votre sujet mais … vous lui avez coupé la tête, les mains ou les pieds si c’est une personne. Ou un élément si c’est un objet physique. Ou encore une partie de la scène si c’est un paysage. Là-aussi c’est irrémédiable et votre photo ne sera pas retenue.

Si la coupure est volontaire parce qu’elle découle d’une démarche créative de votre part, faites en sorte que cela soit évident. Un sujet coupé peut avoir de l’intérêt, un portrait serré par exemple, mais l’effet doit être clair sans quoi votre démarche sera perçue comme une erreur de cadrage.

8- Photo volée de loin

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Sans commentaire ! 🙂

Ce critère est assez personnel mais si vous photographiez un sujet de loin, avec une longue focale par exemple, parce que vous n’avez pas voulu ou osé vous approcher, cela va se voir sur la photo. Et ce ne sera pas du meilleur effet.

Photographier avec une longue focale n’est bien sûr pas interdit, mais le sujet doit être en rapport. « Voler » un portrait pour ne pas vous faire voir, ou faire de même parce que vous avez peur d’aborder une personne donne rarement une photo remarquable. Osez le contact rapproché !

En savoir plus (vidéo) : faut-il utiliser un megazoom 18-200 ?

9- Superposition de plans tous nets

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Tout est net, du premier au dernier plan, mais tout est confus et se superpose

Certains photographes ont le don de composer des images magnifiques avec différents plans bien nets et différenciés. Mais si vous faites cela sans que chacun des plans ne soit clairement identifiable, si tous sont superposés, alors le résultat est bien souvent peu intéressant. Votre composition est confuse, le spectateur s’y perd.

Privilégiez des zones différentes de l’image pour inclure chacun des plans et mettre en valeur leur intérêt visuel.

10- Post-traitement trop poussé

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Saturation excessive, clarté excessive, netteté excessive, tout est … excessif !

Quand il s’agit de passer au post-traitement, tout est permis. Ou presque.

Un abus de curseur se remarque vite, surtout si l’effet résultant est disgracieux. Lorsque vous proposez une photo pour un concours, assurez-vous que le traitement est acceptable en fonction des critères énoncés par l’organisateur. Evitez aussi les effets de mode passés, comme le HDR excessif ou les effets Sépia en noir et blanc, c’est rarement un bon choix.

En savoir plus : le post-traitement d’une photo de A à Z

11- Retouches locales trop marquées

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Déboucher les ombres sur l’arbre oui, mais avec précaution car ici le traitement local est trop visible

Le traitement localisé permet de traiter une zone précise d’une photo, déboucher les ombres sur un contre-jour par exemple, ou densifier un ciel. Mais attention à ne pas pousser – à nouveau – le curseur trop loin.

Il est fréquent de voir des corrections locales mal maîtrisées et le résultat ne donne pas envie d’aller plus loin. Soyez attentif aux effets de bord quand vous appliquez une correction, des lignes blanches fines mais visibles peuvent apparaître et dégrader l’image.

12- Signature trop visible

12 erreurs à éviter pour participer à un concours photo amateur

Vous le voyez bien le nom ?? 🙂

C’est l’erreur du débutant qui veut bien faire en identifiant sa photo mais oublie que pour un concours c’est très souvent éliminatoire. Imaginez que si votre photo est retenue elle sera peut-être publiée dans un magazine ou sur le site de l’organisateur. Si la signature est trop visible, vous n’avez aucune chance car cela détourne le regard, votre image perd tout son attrait.

Un autre défaut consiste à poser une signature discrète en taille mais dans une couleur qui vient tout gâcher. Pourquoi proposer une belle image noir et blanc et venir lui coller une signature en Times New Roman jaune vif en plein milieu ??

Mais aussi …

Un treizième défaut est encore trop fréquent, il concerne le fichier que vous envoyez et sa définition. Prenez soin de vérifier quelles sont les dimensions attendues de la photo en pixels. Sans spécification, envoyez une photo en pleine définition mais au format JPG absolument, aucun RAW n’est jamais accepté dans aucun concours et pour cause, ce n’est pas un format image.

Si les dimensions sont précisées, respectez-les. Il faut redimensionner la photo native si l’on vous demande 2048 pixels maximum par exemple. Mais attention au défaut inverse qui consiste à envoyer une photo à la définition trop faible : vérifiez dans un logiciel approprié quelles sont les dimensions en pixels et le poids de la photo en Mo. Si vous voyez 800x600px et 200 ou 300 ko vous avez un problème.

En savoir plus : comment redimensionner une photo avec Lightroom

Et maintenant …

En suivant ces conseils vous éviterez une élimination trop rapide. Mais n’en restez pas là : votre photo doit être intéressante, elle doit interpeller celui qui la regarde, elle doit étonner, faire rire, surprendre, provoquer une émotion. Sans quoi même la meilleure photo « technique » n’ira pas au bout.

Sachez aussi que si vous ne participez pas à un concours photo, vous pouvez également éviter ces erreurs pour faire de bonnes photos !

A vous : quels sont les problèmes que vous rencontrez quand vous voulez participer à un concours photo amateur ?


Comment photographier les reflets dans une goutte d’eau

Voici un tutoriel complet pour vous aider à savoir comment photographier les reflets dans une goutte d’eau, depuis le choix du matériel jusqu’au traitement de l’image.

Si les photos de gouttes d’eau dans lesquelles se reflète une fleur, une mappemonde ou un superman en Lego vous font rêver, c’est le moment de passer à l’action !

Comment photographier les reflets dans une goutte d'eau

Ce tutoriel « photographier les reflets » a été rédigé par Jacques Croizer, collaborateur régulier de Nikon Passion. Cette incursion dans le petit monde de la macrophotographie ajoute une fiche inédite à celles qu’il propose déjà dans ses guides pratiques Tous photographes :

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Comment photographier les reflets dans une goutte d’eau : le matériel

L’exercice consistant à photographier les reflets dans une goutte d’eau est sans doute un peu délicat, mais l’amateur de macrophotographie y parviendra sans peine, pour peu qu’il travaille avec précision et s’arme d’un minimum de patience.

Sachez tout d’abord que plus une goutte se gonfle et plus elle risque de se déformer, de se détacher de son support ou de se diviser. Considérez que si elle mesure 5 mm à sa base, c’est déjà une très belle goutte !

Photographier les reflets est donc réservé à ceux qui possèdent le matériel (objectif macro, bagues ou bonnettes) permettant d’atteindre ou de dépasser le rapport 1 /1 pour lequel l’image enregistrée sur le capteur a une taille identique à celle de l’objet photographié.

Comment photographier les reflets dans une goutte d'eau

Bascule – (f/11 pour 1/6 s + Focus stacking ) – Photo (C) Jacques Croizer

La photo ci-dessus a été réalisée avec un objectif Nikon 105 mm Macro f/2.8 G IF-ED Micro VR, monté sur un boitier plein format à l’aide d’une bague allonge de 48 mm. Ce couplage permet d’atteindre à la mise au point minimale un grandissement un peu inférieur à 1,5 /1.

L’image sur le capteur est donc plus grande que le sujet. Utilisez une focale plus courte pour atteindre un grandissement plus important avec des bagues, ou inversement, une focale plus longue si vous utilisez une bonnette.

La goutte

Deux séances auront été nécessaires pour percer tous les mystères de la photo de reflets dans une goutte d’eau. Autant dire que partir directement sur le terrain sans avoir préalablement bien testé la procédure dans le calme de son appartement aurait été voué à l’échec. Ce tutoriel est avant tout une séance d’entrainement.

Comment photographier les reflets dans une goutte d'eau

Première action, créer la goutte d’eau ! Elle est ici positionnée sur une tige maintenue horizontale. Puisque vous êtes chez vous, autant la placer pile poil à l’endroit qui vous convient le mieux.

Utilisez pour cela une seringue ou un compte-gouttes… mais sachez que la belle est de nature capricieuse, voire même très volage. Pour ralentir sa fuite, épaississez-la légèrement en utilisant un mélange pour moitié d’eau et de glycérine. Cette dernière s’échange contre quelques euros dans toutes les bonnes pharmacies.

Le modèle

Pour photographier les reflets choisissez votre sujet. La première idée serait d’en prendre un qui soit de la taille de la goutte, voire même plus petit. Grossière erreur, nous allons voir pourquoi !

Sachez déjà que le titre de ce tutoriel est trompeur. Ce n’est en effet pas un reflet que nous nous apprêtons à photographier : nous allons utiliser la goutte d’eau comme une loupe, ou plutôt comme un véritable fish-eye. Cet objectif permet d’embrasser un champ très large.

Si le sujet est trop petit, il n’occupera qu’un espace limité dans la goutte. Pensez que certains photographes arrivent à y enfermer une cathédrale, avec il est vrai un peu plus de recul que dans mon salon !

Comment photographier les reflets dans une goutte d'eau

Pour mon premier essai, j’avais adopté une belle pivoine d’un rouge éclatant. Seconde erreur !

Pour apparaître nettement dans la goutte, la fleur doit être bien découpée et relativement plate. Une marguerite, une grosse primevère feront bien mieux l’affaire qu’une rose joufflue. Il est préférable d’éviter le rouge, dont la saturation excessive a tendance à absorber les détails.

Mise en scène

Nous avons vu que la goutte se comportait comme un objectif fish-eye. C’est donc pratiquement toute la pièce dans laquelle nous nous trouvons qui va apparaître en arrière-plan, au risque de rendre le reflet un peu brouillon.

Ayant opté lors de mon nouvel essai pour une fleur claire, j’ai tendu derrière la goutte un tissu noir sur lequel la corolle se détache parfaitement. Sur le terrain, il faudra également prêter attention à la lumière pour que le fond soit dans l’ombre si le sujet est clair, ou inversement au soleil si le sujet est sombre.

Comment photographier les reflets dans une goutte d'eau

Photographier les reflets dans une goutte d’eau, le montage pratique

L’éclairage naturel aurait pu suffire car la scène est placée près de la fenêtre. J’ai toutefois choisi d’ajouter un réflecteur face à celle-ci, afin d’éclairer symétriquement la fleur et la goutte. Si vous n’avez pas de réflecteur, un grand carton blanc fera l’affaire. Si vous n’en avez pas, ce n’est pas très grave !

Côté fenêtre, j’ai ajouté un flash en mode manuel et à puissance réduite (1/32) pour mieux contrôler la lumière. Il est muni d’un diffuseur car la surface de la goutte est extrêmement brillante et pourrait vite se transformer en une grosse tache blanche.

Le flash n’a rien d’obligatoire, mais si vous en utilisez un, il est impératif de le déporter. Le flash intégré du boitier effacerait purement et simplement l’image enfermée dans la goutte.

Mise en place

Nous n’en avons pas terminé avec l’effet fish-eye. Si vous avez déjà utilisé ce type d’objectif, vous savez que la moindre plongée ou contreplongée se paye par des déformations importantes. Notre goutte ne fera pas exception à la règle. Il est important de positionner l’axe de visée parfaitement perpendiculaire à son centre.

Utilisez le niveau à bulle de votre pied ou de votre rotule s’ils en sont équipés pour placer l’appareil bien horizontal et servez-vous de la colonne pour monter le centre de la lentille frontale juste au niveau de la goutte : levez-là de manière à placer l’appareil au-dessus de celle-ci, puis laissez-la descendre doucement, jusqu’à atteindre le bon niveau. Pensez à compenser le léger décalage lié au serrage.

Comment photographier les reflets dans une goutte d'eau

Photographier les reflets : aligner boîtier, goutte et sujet

Non, ce n’est pas une erreur : la fleur est inversée sur ce schéma de manière à paraître dans le bon sens dans la goutte. Notez également qu’elle est au-dessus de l’axe de visée pour que le reflet soit dans la partie la plus large de sa future enveloppe. L’attacher sur un fil électrique qu’on peut tordre permet de la positionner avec précision.

Mise au point

L’appareil est en place. Il vous reste à faire la mise au point. Inutile de vous dire qu’elle devra être la plus précise possible. Avez-vous une idée de la profondeur de champ dont vous disposez ? Avec le grandissement de 1,4 obtenu par l’ajout des bagues allonges, elle est de l’ordre de 0,8 mm à f/11 sur un plein format.

Ceux qui utilisent un capteur plus petit ont l’avantage de gagner de la profondeur de champ, problème récurrent de la photo rapprochée dont nous avons déjà parlé dans ce tutoriel. Il est certainement plus facile de réussir cette photo avec un compact muni d’une bonnette qu’avec un gros Reflex et un gros objectif !

Comment photographier les reflets dans une goutte d'eau

La mise au point ne se fait pas en déplaçant l’appareil, sauf si votre rotule est munie d’un rail. C’est tout simplement le support de la goutte qu’on déplace, en veillant à toujours bien le conserver intégralement dans le plan de netteté.

Utilisez le mode live view en grossissant le reflet et faites bien la mise au point sur celui-ci, et non sur le contour de la goutte. Le mode live-view est gourmand en énergie. Ne démarrez pas la séance avec une batterie à moitié pleine !

Les réglages

Fermez suffisamment le diaphragme (f/11 ou f/16) sans aller au-delà car la diffraction vous ferait à nouveau perdre de la netteté.

L’appareil étant sur pied, la vitesse de déclenchement n’est pas un souci. En extérieur, il faudra se méfier du moindre souffle d’air qui risque de faire frémir la goutte. A cette distance, ça ne pardonne pas ! Montez les ISO si nécessaire.

Comment photographier les reflets dans une goutte d'eau

Voulez-vous limiter le temps passé sur l’ordinateur à ajuster les contrastes, les niveaux, la saturation ou l’accentuation ? Paramétrez un Picture Control adapté à la situation.

Regardez d’urgence cette vidéo si ce monde vous est inconnu. J’ai pour ma part opté pour un paramétrage assez sévère, mais qui convient bien aux très petits détails. La photo est bien évidemment faite au format RAW afin de pouvoir revenir sur ces réglages si nécessaire, sans dégrader la qualité de l’image.

Le déclenchement

A cette très faible distance de mise au point, toutes les précautions sont bonnes pour éviter le flou de bougé : utilisez un déclencheur à distance (ou le retardateur).

Pensez également à déclencher en deux temps : premier temps pour relever le miroir, second temps pour prendre la photo. C’est l’occasion de jeter un petit coup d’œil dans votre manuel utilisateur à la page « miroir relevé ».

Un détail qui peut avoir son importance : si votre objectif est stabilisé, pensez à désactiver cette fonction. Sur la plupart des objectifs, elle a tendance à générer un léger flou lorsque l’appareil est rigoureusement immobile.

Focus stacking

Avec un diaphragme fermé à f/16, la profondeur de champ sera-t-elle suffisante ? Tout dépend de la taille de votre capteur. Pour ma part, j’ai souvent recours à la technique d’empilement des plans, couramment appelée focus stacking.

Cette technique consiste à faire plusieurs photos en avançant chaque fois la mise au point de quelques dixièmes de millimètre de manière à couvrir toute la scène. Les prises de vue sont ensuite assemblées dans un logiciel de post traitement.

Comment photographier les reflets dans une goutte d'eau

Exemple avec Photoshop :

  • allez dans le menu « Fichiers > Scripts > Chargement des fichiers dans une pile » pour charger vos photos
  • cochez la case « aligner automatiquement les images sources »
  • continuez en passant par le menu « Édition > Fusion automatique des calques > Empiler les images ».

Cette description laisse à penser qu’il suffit de trois clics pour faire un focus stacking avec Photoshop. Sur ce type de photo, l’automatisation laisse fréquemment des scories qui demandent à retravailler les masques de fusion pour arriver à un résultat sans défaut.

Conclusion

Avez-vous des conseils à ajouter ? Quels problèmes avez-vous rencontrés ?

Retrouvez les conseils de Jacques Croizer dans le livre :

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Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED, 15 jours sur le terrain avec le zoom Pro à grande ouverture

Rien de tel que de passer plusieurs jours avec un objectif pour se faire une idée de ce qu’il peut vous apporter. Quand il s’agit d’une nouvelle version d’un modèle existant et que vous pouvez comparer les deux, c’est encore mieux. Voici le test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED et des éléments de comparaison avec le précédent AF-S 70-200 mm f/2.8G VR2.

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED, 15 jours sur le terrain avec le télézoom à grande ouverture

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Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED, présentation

Un peu d’histoire

Nikon et les télézooms à grande ouverture c’est une longue histoire. Le premier AI-S 80-200 f/2.8 est apparu en 1982, suivi de plusieurs déclinaisons dont le dernier AF-S 80-200 mm f/2.8 datant de 1999.

En 2003 changement de plage focale pour le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR, premier du nom dans la série des 70-200 f/2.8. Il sera remplacé en 2009 par le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VRII avant que ce dernier ne laisse sa place en 2016 à l’actuel Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8E FL ED, objet de ce test.

Cette troisième déclinaison ne porte pas le qualificatif VR3, Nikon a souhaité marquer la différence avec le précédent modèle. Il se doit donc d’apporter son lot de nouveautés et d’améliorations de performances pour justifier et son existence et son tarif. Celui-ci positionne en effet très clairement cette optique dans la gamme Pro Nikon, et l’éloigne un peu plus du monde amateur.

Contexte du test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED

test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Il est toujours difficile de proposer un test technique permettant de justifier – ou non – une différence de tarif entre deux modèles d’objectifs sur la simple base des performances optiques.

A ce niveau de performances il faut disposer de bancs de tests optiques pour obtenir des mesures précises et ne pas juger simplement sur une photo affichée à l’écran. Il faut aussi avoir un protocole de test précis sans quoi le test n’a pas de sens.

J’ai fait le choix de faire ce test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED d’une façon différente. Je l’ai utilisé pendant plusieurs jours de la même façon que vous pourriez le faire, sur le terrain, dans différentes situations de prise de vue. Et j’ai utilisé mon propre modèle VR2 pour comparer autant que faire se peut les deux versions.

Je vous renvoie donc vers les sites spécialisés dans les tests sur banc optique pour avoir des données scientifiques et des courbes MTF, et si vous voulez avoir mon ressenti de photographe lisez la suite (et posez vos questions via les commentaires).

Pourquoi ces tarifs pour les zooms f/2.8 ?

La question qui revient souvent quand vous vous intéressez aux zooms 70-200 mm c’est pourquoi choisir un f/2.8 à ce prix alors que l’équivalent f/4 (comme le Nikon AF-S 70-200 mm f/4) vaut moins de la moitié du prix  ? Et pourquoi pas un modèle de la concurrence comme Sigma ou Tamron ?

C’est l’ouverture, le niveau de performances, l’ergonomie et la construction qui déterminent le tarif.

Pour un opticien, passer de f/4 à f/2.8 c’est revoir entièrement la formule optique, utiliser des lentilles plus grandes et plus coûteuses à produire, faire en sorte que les aberrations soient réduites au minimum. Ceci justifie la différence avec les zooms f/4.

C’est aussi proposer une construction tous temps, une robustesse à toutes épreuves et une mise au point autofocus aussi réactive et précise qu’avec des lentilles plus petites (il faut déplacer un groupe optique complet bien plus lourd). Ceci justifie la différence avec certains modèles concurrents à f/2.8.

Les zooms téléobjectifs 70-200 mm f/2.8 pros sont plutôt utilisés par les photographes les plus exigeants dans les pires conditions. Les autres modèles sont plutôt utilisés par des amateurs attentifs à leur matériel mais soucieux d’avoir de bonnes performances aussi même si elles ne sont pas LES meilleures.

Comparaison et Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED et VR2, quoi de neuf

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR2 à gauche – FL ED à droite
la hauteur est la même à l’effet de perspective près

Si les différences visuelles entre le VR2 et ce nouveau FL ED peuvent paraître bien minces (voir la vidéo), il faut s’intéresser aux fiches techniques respectives pour mesurer les apports de cette version 3.

Je pourrais vous dire que ce FL ED est meilleur en tout : netteté, piqué, contraste, fabrication, poids et distance minimale de mise au point, réactivité de l’autofocus, précision de l’ouverture. Et ce serait vrai. Mais je préfère m’intéresser à ce qui fait la différence au quotidien pour le photographe.

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 : Autofocus et réduction des vibrations (VR)

Le VR2 fait la mise au point très vite, surtout sur un reflex récent. Mais ce FL ED est encore plus rapide. Grâce à son système de motorisation interne, mais aussi grâce à l’apport des quatre boutons de mise au point répartis autour du fût.

La réduction des vibrations déjà très efficace sur le VR2 s’avère elle-aussi un peu meilleure. Vous pouvez photographier à main levée à f/2.8 au 1/30 ème de sec. à 70 mm sans risque de flou de bougé. Idem à 200 mm au 1/60 ème (voir photos test plus bas).

Le principal intérêt de ce système de stabilisation est qu’il évite le recours trop fréquent au trépied. Autant il est admis qu’avec de plus longues focales le trépied est indispensable, autant ici vous pourrez photographier à main levée à 200 mm et faible vitesse sans courir le risque de faire des photos floues. Un très bon point pour l’animalier et le sport.

Diaphragme électromagnétique (E)

Le mécanisme de commande électromagnétique du 70-200 mm (comme sur le Nikon AF-S 300 mm f/4E PF ED VR) autorise une plus grande précision de l’ouverture et une plus grande répétabilité de cette ouverture en mode rafale.

Ce nouveau mécanisme fonctionne de façon synchrone avec l’obturateur, il permet au diaphragme de se caler à l’exacte même position d’une photo à l’autre lors d’un déclenchement en mode continu. Le système de commande des lames du diaphragme est désormais situé dans le barillet de l’objectif, c’est un montage différent de celui du VR2.

Nikon revendique une mise au point encore plus silencieuse, la différence est à peine mesurable à l’oreille entre les deux. Le VR2 est déjà très bon, le FL ED ne se démarque pas de façon évidente sur ce point.

Distance minimale de mise au point

Ce critère vous intéressera si vous voulez faire des photos de près comme de loin sans avoir à changer d’objectif pour les plus courtes focales. En effet plus la distance de mise au point minimale est faible, plus l’objectif s’avère polyvalent, vous évitant le recours au 24-70 mm par exemple.

Avec 30 cm de moins (1,1 m contre 1,4 m sur le VR2) l’écart peut ne pas paraître si grand.

La différence principale tient en la lentille en fluorite qui respecte la focale 200 mm avec les courtes distances de mise au point.

Le VR2 et ses prédécesseurs « ne faisaient pas réellement 200 mm » à la map minimale, alors que ce FL ED respecte la focale à toutes les distances de mise au point.

30 cm en moins et focale maximale respectée vous donnent une plus grande liberté aux courtes distances.

Rapport de reproduction maximum

125-200 Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
Distance de mise au point 1,12 m – 200 mm – f/7.1

1m12 Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Détail de l’image précédente MaP 1,12 m – 200 mm – f/7.1

Ce 70-200 mm n’a pas vocation à être un objectif macro. Son rapport de reproduction maximum progresse toutefois, il est de 0,21 x contre 0,12 x pour le VR2 (1:4.8 contre 1:8.3).

Boutons AF

Le VR2 avait perdu les boutons AF disposés autour du fût des modèles précédents, ils sont de retour sur le FL ED.

Ces quatre boutons répartis autour de la bague de zoom permettent d’activer l’autofocus sans avoir à appuyer sur le déclencheur ou le bouton AF-ON. Vous pouvez les régler de trois façons différentes à l’aide du commutateur dédié :

  • AF-ON : les quatre boutons permettent de faire la mise au point
  • AF-L : cette position permet de faire le point et de verrouiller la mise au point pour recadrer, ou si le sujet passe derrière un obstacle,
  • OFF : les quatre boutons sont inactifs.

A l’usage c’est un vrai confort. Du fait de la longueur de l’objectif, vous allez le tenir avec une main pendant que l’autre tient le boîtier. Vous avez alors au moins un doigt à proximité d’un des quatre boutons AF pour assurer la mise au point tout en pouvant tourner la bague de zoom. Votre seconde main ne sert plus qu’à tenir fermement le boîtier et à déclencher. J’ai adopté le système en quelques minutes.

Inversion des bagues de zoom et de mise au point

Autre différence visuelle majeure, les bagues de zoom et de mise au point sont inversées entre le VR2 et ce FL ED.

Ce nouveau positionnement présente l’intérêt de pouvoir ajuster le zoom sans compromettre la tenue de l’ensemble boîtier-objectif. Votre main supporte l’objectif, votre pouce et votre index ajustent le zoom, votre pouce fait le point, tout cela sans changer de position.

Bague de zoom

Cette bague est plus large que celle du VR2. Son extrémité côté lentille frontale est un peu plus importante (les lamelles caoutchouc sont plus hautes), ce qui permet de caler le pouce pour qu’il ne glisse pas si vous utilisez le zoom sous la pluie par exemple, ou lorsque vous avez les mains humides.

C’est le même principe que pour la bague de mise au point du VR2 mais il est bien plus logique d’en disposer sur la bague de zoom. Du fait de l’éloignement de cette bague, la sérigraphie des focales est un peu plus grande, je la trouve plus lisible mais c’est subtil.

Bague de mise au point

Elle est aussi plus large que celle du VR2, et je l’ai trouvée plus souple sur l’exemplaire de test que celle de mon VR2 (un effet de l’âge ?). La rotation est très douce, sans aucun à-coup, c’est la moindre des choses sur un zoom pro.

Poids réduit

Le FL ED pèse 100 gr. de moins que le VR2, je l’ai vérifié pour vous sur ma balance. Je dois avouer qu’à l’usage cette différence n’est pas du tout sensible.

Quand vous devez supporter 1.4 kg d’optique plus le poids du boîtier, ce ne sont pas 100 gr. de plus ou de moins qui font la différence. Ce 70-200 mm reste lourd, mais c’est le prix à payer pour un télézoom f/2.8 de cette qualité.

Commutateurs

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Les commutateurs des Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR2 (gauche) et FL ED (droite)

Les commutateurs sont positionnés sur le coté gauche, ils sont au nombre de 4 pour le FL ED comme le VR2 :

  • commutateur autofocus/manuel,
  • limiteur de plage de mise au point,
  • mode VR (OFF, normal, sport),
  • modes boutons AF (AF-L, OFF, AF-ON).

Les deux commutateurs VR séparés du VR2 sont donc remplacés par un unique et plus pratique commutateur, tandis que le commutateur des boutons AF fait son apparition.

Pare-soleil

Il s’agit du modèle Nikon HB-78 (HB-48 sur le VR2) qui se verrouille sur l’optique et se dégage à l’aide d’un bouton poussoir.

Ce bouton présente un bosselage sur ce nouveau modèle, on le trouve plus rapidement, alors que le bouton du VR2 est positionné au ras de la surface du pare-soleil. C’est subtil là-aussi mais c’est dans l’extrême précision que ce zoom fait la différence.

Collier de pied

Le collier de pied reste fixé à demeure sur l’optique, la plaque comportant le pas de vis standard se retire par contre comme sur le modèle précédent.

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 : en savoir plus

Je vous propose de découvrir les différences entre le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED et le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR2 en vidéo :

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED, sur le terrain

L’autofocus

Après plusieurs jours de test je ne vois pas quoi reprocher à cet autofocus. Il accroche le point très vite (le Nikon D750 utilisé y est aussi pour quelque chose) quel que soit le sujet. Dans l’obscurité c’est aussi efficace qu’en pleine lumière, et je n’ai pas constaté de phénomène de pompage entre une position et une autre.

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
Mode rafale AF-C – MaP 7,5 m – 1/1.250 ème sec. – f/4 – 70 mm

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Mode rafale AF-C – MaP 7,5 m – 1/1.250 ème sec. – f/4 – 70 mm (crop de l’image précédente)

Lors d’une séance en mode rafale avec sujet en déplacement frontal, j’ai pu faire une série de photos parfaitement nettes. Seule la profondeur de champ, si vous choisissez f/2.8, peut donner l’impression que vous n’êtes pas au point si vous avez tapé légèrement à côté. Lors de cet exercice ce FL ED s’est avéré un peu plus précis et rapide que le VR2, mais il faudrait un protocole de test plus précis pour tirer des conclusions scientifiques.

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 : la stabilisation

J’ai retrouvé avec cette optique le même sentiment que j’avais éprouvé lors du test du Nikon 200-500 mm. La stabilisation se fait oublier, le système est très silencieux, vous avez juste parfois le sentiment que l’image vient de se figer dans le viseur. Mais le gros avantage c’est qu’elle se fige aussi sur la photo !

Nikon revendique au moins 4 stops de gain avec ce stabilisateur, à l’usage j’ai pu faire des photos en très basse vitesse à 70 comme 200 mm sans constater le moindre flou de bougé sur les images. C’est un confort indéniable et pour avoir longtemps utilisé le VR2, il y a un progrès sensible. Ce n’est pas « le jour et la nuit », le VR2 est déjà très bon, mais si vous avez besoin de la plus grande précision possible alors celui-ci est un cran devant.

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
Scène test pour le stabilisateur

30-72 Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

1/30 ème de sec. à 72 mm – f/2.8

60-200 Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

1/60 ème de sec. à 200 mm – f/2.8

La qualité d’image

C’est un point qui demande un protocole de test technique élaboré car ce FL ED comme son prédécesseur flirtent tous les deux avec les sommets. Il est difficile de transcrire à l’écran ici la différence entre les deux car il n’y a pas « le bon » et « le mauvais ». Ces optiques méritent des tirages grand format pour montrer leurs limites.

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED – 185 mm – f/2.8 – 1/200 ème  – ISO 200

La différence ne se fait pas qu’en regardant le piqué d’image. Il faut s’intéresser aussi au comportement de l’optique en fonction des conditions de lumière. Ces zooms sont souvent utilisés en extérieur, avec des lumières rasantes, des contre-jours, des lumières latérales. Le FL ED gère très bien ces lumières difficiles. Aucune de mes photos de test ne présente d’effets indésirables, de flare ou de reflets particuliers.

La douceur des dégradés et la restitution des teintes (JPG direct comme RAW) sont d’une grande qualité, observez par exemple le rendu des teintes et contrastes sur l’image ci-dessous.

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED – f/8 – 200 mm – ISO 100

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

f/8 – 200 mm – ISO 100 (crop de l’image précédente)

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

1/500 ème – f/2.8 – 200 mm

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
1/500 ème – f/2.8 – 200 mm (crop de l’image précédente)

Le 70-200 mm FL ED gère très bien aussi les contre-jours, avec une jolie transition entre les zones claires et les zones sombres. C’est autant de gagné en post-traitement et c’est tout bon pour le JPG direct.

Inutile de préciser que les déformations d’image dans les coins sont pratiquement inexistantes à pleine ouverture, seul un léger vignettage est visible sur les photos (environ 1/3 d’Ev). Dès f/3.2 il est atténué et disparaît à partir de f/3.5.

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED – 1/1.250 ème – f/2.8 – 200 mm

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED – 1/1.250ème – f/4 – 200 mm

Test Nikon AF-S 70-200mm f/2.8 E FL ED

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
1/800 ème – f/6.3 – 200 mm (crop d’une autre photo de la série)

Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED : verdict

Il est toujours difficile de tirer des conclusions après le test d’une optique de ce niveau. Dire qu’elle est superlative masque ses quelques petits défauts et mettre l’accent sur les défauts crée le doute.

Toutefois nous sommes ici en présence d’une optique d’exception à plusieurs titres :

  • les performances générales (autofocus, qualité d’image, stabilisation) sont de très haut niveau,
  • la gestion des contrastes, les effets de seuil, le piqué de l’image atteignent des valeurs que je n’ai pas encore constatées sur des optiques similaires,
  • l’ergonomie frôle la perfection,
  • la construction et la protection de l’optique en font un modèle (très) pro.

Ces performances ont un prix et il est vrai que ce 70-200 mm FL ED fait cher payer ses prestations. Si vous cherchez à comparer ce zoom à un autre 70-200 mm f/2.8, tenez toutefois compte de ce qui fait la différence : cette optique est conçue pour les plus exigeants des photographes, qui vont l’utiliser dans les conditions les plus difficiles.

Pour vous aider dans votre choix, je vous livre quelques conclusions personnelles en fonction de différents profils. Je vous laisse faire ensuite la part des choses entre l’envie de performances extrêmes (mais un tarif extrême aussi) et des besoins plus classiques (à un prix plus doux).

Vous avez la version VR du 70-200 mm f/2.8

Si vous disposez déjà du 70-200 mm f/2.8 VR première version, vous pourrez voir la différence avec le FL ED qui s’avère bien meilleur partout : précision de l’autofocus et de l’exposition, stabilisation, piqué d’image, gestion des aberrations.

La stabilisation et la qualité d’image sont les deux critères vraiment différenciateurs, le VR1 marquait déjà le pas à sa sortie face au précédent 80-200 AF-S. La stabilisation est aussi en retrait sur le VR1 (c’est une ancienne génération), le FL ED est bien plus performant.

Vous pouvez donc envisager le remplacement du VR (1) par le FL ED si vous faites partie des plus exigeants.

Vous avez la version VR2 du 70-200 mm f/2.8

Si vous possédez déjà le VR2 et que vous n’êtes pas le plus exigeant des photographes alors le remplacement ne se justifie pas, le VR2 est déjà très bon. Il n’y a pas de faiblesse majeure sur cette optique.

Si vous êtes parmi les plus exigeants, alors revendez le VR2 (il est recherché en occasion) pour le nouveau FL ED. L’ergonomie, la réactivité, la construction sont un peu supérieures. Les photographes de sports de compétition en extérieur, exigeants, sauront faire la différence lors des longues séances sous la pluie par exemple.

Vous n’avez pas encore de zoom 70-200 mm f/2.8 et vous ça vous tente

Plusieurs options s’offrent à vous. J’en liste quelques-unes.

Vous avez le budget et vous cherchez la meilleure optique du moment, ne cherchez plus vous l’avez trouvée. Le nouveau FL ED est un cran devant le VR2 et ses concurrents, bien que ceux-ci ne déméritent pas.

Vous voulez un très bon zoom mais le tarif du FL ED vous pose problème : trouvez un VR2 neuf ou d’occasion, il reste une excellente alternative et ne démérite pas malgré son age.

Vous voulez un zoom 70-200 mm f/2.8 mais vous ne voulez pas dépenser de telles sommes : choisissez un modèle équivalent dans une des deux marques Tamron ou Sigma, ils ne sont pas loin derrière le VR2 et seront de très bons compagnons pour le reportage, le sport, l’animalier, …

Vous voulez un zoom 70-200 mm mais les f/2.8 sont trop lourds, trop gros, trop chers, trop … tout : choisissez le Nikon 70-200 mm f/4, son ouverture à peine plus limitée, sa construction et ses performances constituent un ensemble tout à fait pertinent pour un tarif plus doux.

Meilleur prix chez Miss Numerique


Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM, le télézoom compact

Sigma profite du CP+ au Japon pour annoncer le nouveau Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM, un télézoom longue focale compact.

Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM

Le Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM à 100mm sans paresoleil

Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM, caractéristiques techniques

Les amateurs de zooms téléobjectifs longues focales vont être ravis. L’offre n’a jamais été aussi importante entre les 150-600mm de Sigma et Tamron, le Nikon 200-500mm et désormais ce Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM. Ce dernier vient directement concurrencer le Nikon AF-S 80-400 mm f/4,5-5,6G ED VR, lui-aussi stabilisé mais à l’ouverture maximale plus importante.

Ce nouveau télézoom a pour avantage d’être plus compact et léger que les 150-600 et 200-500, une compacité qui s’avère intéressante si vous ne cherchez pas les focales ultimes et souhaitez pouvoir voyager avec un 400mm.

Sigma revendique « la compacité, la légèreté et le rapport qualité/prix » pour son 100-400mm, sans toutefois annoncer le tarif encore. Ce télézoom s’inscrit dans la série Contemporary chez Sigma, à l’inverse des trois autres optiques annoncées le même jour, les Sigma 135mm f/1.8, Sigma 14mm f/1.8 et Sigma 24-70mm f/2.8 en version Art.

Ce Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM reprend certaines des caractéristiques du 150-600mm Contemporary Sigma, et propose :

  • la stabilisation optique Sigma OS,
  • la motorisation autofocus HSM,
  • le limiteur de recherche du point,
  • le diamètre de filtre de 67mm.

Le poids de l’optique est de 1160 gr. ce qui en fait un télézoom plutôt léger pour une telle plage focale. Cet objectif reste personnalisable – et sa mise au point AF ajustable – à l’aide du dock USB Sigma (en option) qui permet à l’utilisateur d’intervenir sur les données de l’optique pour corriger, par exemple, les problèmes de front ou back focus couramment constatés avec les boîtiers riches en pixels.

La formule optique incorpore quatre lentilles en verre SLD (Special Low Dispersion) censée réduire les aberrations chromatiques. Cette formule optique n’égale pas celle des optiques Sigma Art, mais la gamme de prix n’est pas la même non plus.

Ce Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM dispose d’une bague de zoom pouvant être réglée de façon traditionnelle, par rotation, comme d’avant en arrière pour faciliter le zooming direct. Sigma précise avoir adapté la conception du paresoleil pour tenir compte de ce mode de contrôle.

La distance minimale de mise au point est de 160cm, le rapport de reproduction fixé à 1:3,8. Sigma revendique ainsi un usage à la fois téléobjectif et macro pour son 100-400mm.

Le Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM dispose d’une baïonnette équipée d’un joint d’étanchéité afin de limiter les intrusions (poussières, ruissellements).

Ce Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM dispose d’un nouveau système de stabilisation Sigma OS. Ce système utilise un capteur gyroscopique et un nouvel algorithme (pilotage logiciel). L’accéléromètre mesure les mouvements de l’optique (horizontal, vertical, diagonal) afin de réduire le flou de bougé sur les images.

Ce système fonctionne donc comme la plupart des systèmes VR déjà disponibles sur le marché, la marque ne précise par contre pas quel est le gain attendu. A titre de comparaison le Nikon 200-500mm permet de gagner 4 stops à toutes les focales.

En monture Nikon ce Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM offre la commande électromagnétique du diaphragme, tout comme les Nikon E.

Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM

Le Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM à 400mm avec son paresoleil

Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM, fiche technique

La fiche technique du Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM comprend :

  • une formule optique à 21 éléments en 15 groupes
  • une ouverture minimale de f/22
  • un diamètre de filtre de 67mm
  • un angle de champ en 24×36 variable de 24,4° à 6,2°
  • une distance minimale de mise au point de 160cm
  • un diamètre de 86,4mm pour une longueur de 182,3mm
  • un diaphragme circulaire à 9 lames
  • un rapport d’agrandissement maximum de 1:3,8
  • un poids de 1160 gr.

Sigma ne communique pas sur le tarif et la date de disponibilité de ce télézoom.

Source : Sigma

 


Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM, le zoom de reportage stabilisé

Sigma met à jour son zoom 24-70 et annonce le nouveau Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM, un objectif dédié au reportage, stabilisé et doté des meilleurs composants de la série Art.

Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM

Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM : caractéristiques techniques

Il était attendu ce nouveau Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM ! Les amateurs de zooms de reportage à grande ouverture f/2.8 pouvaient certes se contenter de l’excellent Tamron 24-70mm f/2.8 et du superlatif Nikon AF-S 24-70mm f/2.8 tous deux stabilisés. Mais les fans de Sigma restaient un peu sur leur faim en attendant une mise à niveau du précédent modèle.

Le tout premier zoom Sigma 24-70mm f/2.8 est apparu en 2001, il s’agissait du 24-70mm f/2.8 EX DG Aspherical DF. Ce nouveau venu n’est rien moins que la quatrième génération de zooms 24-70mm f/2.8 Sigma.

Ce zoom Sigma est annoncé à l’occasion du CP+, le salon japonais qui voit également arriver les Sigma 135mm f/1.8 DG HSMSigma 14mm f/1.8 DG HSM et Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM.

Ce Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM a la lourde tache de répondre aux exigences que nous attendons d’un tel zoom polyvalent :

  • une grande ouverture f/2.8
  • une qualité d’image excellente dès l’ouverture maximale
  • un autofocus rapide et précis
  • une stabilisation efficace
  • une construction à l’épreuve des intempéries et des chocs

Le Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM dispose d’une formule optique en phase avec le standard de la série Art :

  • trois lentilles en verre SLD
  • quatre lentilles asphériques

Ces lentilles ont pour rôle de réduire la coma, une aberration qui déforme les points lumineux sur les images. Elles doivent aussi réduire l’aberration chromatique transversale et la distorsion, en grand-angle particulièrement. C’est le défaut des zooms 24-xx souvent (comme le Nikon AF-S 24-120mm à 24mm).

Sigma revendique l’utilisation d’une lentille asphérique, une conception inaugurée sur le Sigma 12-24mm et que l’on peut retrouver également dans les 135 et 14mm annoncés en même temps que ce zoom.

Cette lentille a comme particularité d’être plus épaisse au centre que sur les bords, elle est soumise à un traitement de surface très précis qui permet à Sigma de revendiquer un bokeh très doux et une absence de cercles concentriques pouvant affecter les éléments asphériques traditionnels.

La précision de cette fabrication, au centième de micron, équivaut toutefois aux standards du moment chez les différents constructeurs. Ce Sigma 24-70mm f/2.8 devrait donc pouvoir faire jeu égal avec ses concurrents sur ce plan.

Le Sigma 24-70mm f/2.8 est stabilisé : doté du système Sigma OS, stabilisation optique, ce zoom rejoint là-aussi ses concurrents. La stabilisation est un système réclamé par de nombreux utilisateurs et Sigma ne pouvait pas passer à côté avec cette génération 4.

L’autofocus HSM équipant ce Sigma 24-70mm f/2.8 s’avère plus puissant que celui du précédent modèle (1,3x plus de couple).

Sigma annonce une qualité de construction en hausse pour son nouveau zoom, avec un fût en métal plus rigide et l’utilisation de pièces en matériau composite TSC (Thermally Stable Composite). Ce matériau est censé résister aux effets de déformation et de dilatation.

La protection tous temps est assurée par la baïonnette en laiton chromé, équipée d’un joint d’étanchéité, et par la lentille frontale, traitée avec un revêtement déperlant.

Dans sa déclinaison Nikon, ce zoom 24-70mm f/2.8 Sigma dispose d’une commande de diaphragme électromagnétique (comme les objectifs Nikon E). Rappelons que ce principe de commande permet une plus grande précision du contrôle de l’ouverture et une répétabilité plus grande lors du fonctionnement en mode rafale.

Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM

Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM : fiche technique

La fiche technique du Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM comporte :

  • une formule optique à 19 éléments en 14 groupes
  • une ouverture minimale de f/22
  • un angle de champ en 24×36 compris entre 84,1 et 34,3°
  • une distance minimale de mise au point de 37cm
  • un diamètre de 88mm pour une longueur de 107,6mm
  • un diaphragme circulaire à 9 lames
  • un rapport d’agrandissement maximum de 1:4,8

Le poids de l’optique n’est pas communiqué.

Sigma annonce un tarif public de 1449 euros et une disponibilité début Juillet 2017 pour ce zoom qui aura fort à faire face à une concurrence bien armée :

La guerre des zooms 24-70mm f/2.8 ne fait que (re)commencer puisque nous attendons la mise à jour en version G2 du Tamron et un tarif un peu plus démocratique pour le zoom Nikon. Reste à savoir à quel tarif Sigma va positionner son nouveau modèle …

Source : Sigma


Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art : le grand-angle très lumineux

Sigma profite du CP+ au Japon pour annoncer le Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art, un objectif grand-angle à très grande ouverture pour boîtiers Nikon, Canon et Sigma.

Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art

Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art : caractéristiques techniques

La gamme Sigma Art se renforce. Annoncé en même temps que les Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM, Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM et Sigma 135mm f/1.8 DG HSM Art, le tout nouveau Sigma 14mm f/1.8 DG HSM devient le premier objectif grand-angle ouvrant à f/1.8.

La caractéristique principale de ce Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art est bien son ouverture. Avec f/1.8, les amateurs de photos de ciels étoilés vont pouvoir préserver la montée en ISO tout en s’assurant des résultats de haut niveau propres à la série Sigma Art.

En photo de paysage, pouvoir bénéficier d’une grande ouverture permet de jouer avec les différents plans pour mettre en valeur le premier et plonger dans un flou créatif l’arrière-plan.

Ce Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art embarque une formule optique composée de trois lentilles en verre FLD (« F » low dispersion) et de quatre lentilles en verre SLD (Super low dispersion). Ces lentilles permettent de réduire les aberrations chromatiques que l’on trouve souvent dans les images faites avec un ultra grand-angle.

Le Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art dispose d’une généreuse lentille frontale asphérique de 80mm de diamètre identique à celle du Sigma 12-24mm. La technologie de moulage de lentille Sigma a permis la conception de cette lentille et de cette optique selon la marque. C’est cette lentille qui réduit la distorsion, du centre comme des bords de l’image selon Sigma.

Le Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art dispose d’une baïonnette en laiton chromé, d’un diaphragme circulaire et l’année de fabrication est gravée sur le fût de l’objectif comme pour d’autres modèles de la série Art.

Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art : fiche technique

La formule optique du Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art comprend :

  • 16 éléments en 11 groupes
  • une ouverture minimale de f/16
  • un angle de champ en 24x36mm de 114.2°
  • une distance minimale de mise au point de 27cm
  • un diamètre de 95.4mm pour une longueur de 126mm
  • un diaphragme circulaire à 9 lames
  • un rapport d’agrandissement maximum de 1:9.8
  • un poids (important) de 1170g

Sigma annonce un tarif public de 1649 euros et une disponibilité à partir de Juillet 2017 pour cette optique.

Source : Sigma


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