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Triangle d’exposition : Un faux problème pour les débutants ?

Quelle est l’importance de l’exposition en photographie ? Quels sont les réglages qui participent à l’exposition ? Qu’est-ce que le « triangle d’exposition » ?

Je partage ici les notions à connaître sur l’ISO, l’ouverture et le temps de pose, les trois réglages permettant d’obtenir une photo correctement exposée. Comprendre le pourquoi et le comment de l’exposition est essentiel en photographie, en particulier pour les débutants qui souhaitent développer leurs compétences.

Triangle d'exposition : Un faux problème pour les débutants ?

Ce tutoriel photo vous est proposé par Jacques Croizer. Collaborateur de Nikon Passion il est aussi l’auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier.

En savoir plus sur le guide photo de Jacques Croizer …..

Le triangle d’exposition, à quoi ça sert ?

La majorité des images cultes qui constituent à la fois notre référentiel et notre patrimoine photographique ont été réalisées avec le mode d’exposition manuel. Ce seul argument suffit à inciter de nombreux débutants à basculer dans ce mode à la moindre occasion.

Ils y sont d’ailleurs entraînés par de multiples auteurs et formateurs qui continuent de perpétuer une tradition dans laquelle la maîtrise du triangle de l’exposition, à la base du mode manuel, reste le fondement incontournable de toute photo réussie.

Ce raisonnement fait un peu trop vite l’impasse sur la cohorte des photos ratées qui n’ont jamais traversé l’histoire, fussent-elles signées Robert Capa, pour ne citer que cette figure emblématique de la photographie de reportage, discipline dont on comprend aisément qu’elle nécessite une grande réactivité de la part de ceux qui la pratiquent.

Mais Capa n’avait pas d’autre choix que le mode manuel, puisque le premier reflex grand public intégrant l’exposition automatique avec priorité à l’ouverture n’est apparu qu’au début des années soixante-dix … Si vous n’êtes pas Capa, vous bénéficiez en revanche d’un matériel bien plus évolué que lui aujourd’hui !

Comment fonctionne l'exposition en photo

Quais du Rhône (C) Jacques Croizer

Aujourd’hui le photographe expert ne choisit pas une valeur de diaphragme plutôt qu’une autre parce qu’il veut faire entrer plus ou moins de lumière, mais parce qu’il cherche à obtenir plus ou moins de profondeur de champ.

Il ne sélectionne pas un temps de pose plus ou moins court parce qu’il veut ajuster l’exposition de l’image, mais parce qu’il doit adapter le temps de pose à la vitesse de déplacement de son sujet. Il n’a pas envie que la technique vienne brider sa créativité.

Conscients que la spontanéité de l’image passe par l’automatisation des réglages de l’exposition, tous les fabricants d’appareils photo proposent deux modes magiques qui conviennent dans 90 % des situations, sans qu’il soit nécessaire de maîtriser la complexité du triangle d’exposition :

  • le mode « priorité à la vitesse » (S ou Tv selon les marques),
  • le mode « priorité à l’ouverture » (A ou Av selon les marques).

Ces modes semi-automatiques vous permettent de choisir le paramètre avec lequel vous voulez interagir, l’intelligence de votre appareil se chargeant alors d’exposer correctement votre photo.

Si vous n’êtes pas familier avec la molette PSAM qui permet de sélectionner le mode d’exposition adapté à votre besoin, n’hésitez pas à lire ce tutoriel très complet.

Lorsque vous débutez en photo, vous n’avez besoin ni du mode manuel, ni du triangle d’exposition, sauf à vouloir vous compliquer la vie.

Pour aller plus loin

N’allez pas conclure que le mode manuel ne sert à rien !

Arrive toujours un moment où se pose au photographe la question d’agir séparément sur les trois paramètres d’exposition. Mais il n’est alors déjà plus un débutant. Il est habitué à jongler avec ces réglages pour les bonnes raisons citées (profondeur de champ, netteté, manque de lumière). Il n’a plus aucune peine à intégrer la notion d’exposition.

Un seul exemple pour vous en convaincre : le studio.

Vous y créez votre propre lumière. Une fois trouvés les bons réglages, passer en mode manuel vous permet de ne plus avoir à vous soucier des variations de cadrage qui modifient la tonalité moyenne de l’image, et donc la réponse de l’automatisme. Vous pouvez vous consacrer à votre modèle.

Si vous débutez en photographie, vous n’aurez rien compris à ces explications. C’est normal et ça ne vous empêchera pas de réussir de belles photos !

Un autre critère milite pour l’utilisation du mode manuel : les appareils photos récents montent sans dommage en sensibilité, ce qui vous ouvre de nouvelles possibilités.

Si votre boîtier propose l’option « ISO Auto », la combiner avec le mode manuel vous permet de travailler comme si vous étiez à la fois en mode priorité à la vitesse et priorité à l’ouverture : vous pouvez sélectionner la vitesse et l’ouverture adaptées à vos envies, l’appareil se charge d’adapter la sensibilité pour exposer correctement la photo.

Le mode manuel est en réalité un mode semi-automatique qui ne veut pas dire son nom.

Restez toutefois conscient qu’il est impossible d’obtenir simultanément une grande profondeur de champ et un temps de pose très court, dès lors que la lumière commence à baisser : par exemple en éclairage naturel à l’intérieur, vous ne ferez pas de meilleures photos en mode manuel qu’en mode priorité à l’ouverture.

L’espace de liberté offert par le mode manuel a les mêmes limites que celles que doivent prendre en compte les modes semi-automatiques.

Un vocabulaire inutilement compliqué

Pourquoi le triangle d’exposition est-il si difficile à comprendre ?

En partie parce qu’il hérite d’un vocabulaire technique bourré de contradictions aux yeux de ceux qui n’ont pas envie de se plonger (et on les comprend !) dans les lois de l’optique et autres arcanes mathématiques.

Première contradiction, la vitesse de déclenchement n’a rien d’une vitesse.

C’est en réalité une durée, celle pendant laquelle l’obturateur laisse entrer la lumière vers le capteur. L’échelle n’est pas très sympathique puisqu’elle est graduée en fractions de seconde :

 

Triangle d'exposition

triangle d’exposition : l’échelle des temps de pose

Utilisons une analogie pour la décortiquer : plus vous êtes nombreux sur la bouteille et moins les verres seront remplis.

De la même manière, plus le nombre qui caractérise la vitesse est grand et moins le capteur reçoit de lumière. Oubliez le « 1/ » qui précède ce nombre. A la position 1000, le capteur reçoit 10 fois moins de lumière qu’à la position 100. Nous pourrions simplement noter chaque réglage de 1 à 7 et dire :

  • passer d’un cran au suivant (dans le sens de la flèche) fait à chaque fois entrer deux fois plus de lumière par rapport à la position initiale. Passer du 1/2000 sec au 1/1000 sec a donc le même impact sur la quantité de lumière initiale que passer du 1/100 sec au 1/50 sec, même si ces nombres sont très différents dans l’absolu. Ce qui compte, ce n’est pas la valeur initiale de la lumière (son temps de passage est 20 fois moins important au 1/2000 sec qu’au 1/100 sec) mais le fait qu’elle soit doublée.
  • passer d’un cran au suivant (toujours dans le sens de la flèche) augmente le risque de flou si le sujet est mobile. Votre appareil permet d’aller très au-delà du cran 7 (1/30 sec), mais ce sont alors vos propres tremblements qui risquent de rendre la photo floue. En dessous du 1/30 sec, il faut penser au trépied, ce qui est a priori en dehors du champ d’expérimentation d’un débutant.

Poursuivons avec l’ouverture (ou le diaphragme, c’est la même chose).

Elle caractérise la taille de la porte par laquelle la lumière parvient au capteur. Les graduations de son échelle sont encore plus obscures que celles utilisées pour la vitesse :

Triangle d'exposition

triangle d’exposition : l’échelle des ouvertures

L’interprétation est la même. Oubliez le « f/ » qui ne vous sert à rien : plus le nombre qui caractérise le diaphragme est petit et plus le capteur reçoit de lumière. Les positions peuvent une nouvelle fois être classées de 1 à 7, de telle sorte que :

  • lorsque vous passez d’un cran au suivant (dans le sens de la flèche) vous laissez à chaque fois entrer deux fois plus de lumière par rapport à la position initiale. C’est exactement ce que nous avons déjà vu pour la vitesse. Passer de f/22 à f/16 a donc le même impact sur la quantité de lumière initiale que passer de f/5,6 à f/4, même si cette quantité initiale est 4 fois plus importante à f/5,6 qu’à f/22.
  • lorsque vous passez d’un cran au suivant (toujours dans le sens de la flèche) vous augmentez le flou autour du sujet : la profondeur de champ diminue.

De l’étude des échelles des vitesses et des diaphragmes découlent alors deux règles simples :

  • plus le nombre est petit (sans se préoccuper du signe « / ») et plus vous faites entrer de lumière,
  • plus le nombre est petit et plus le flou augmente, qu’il soit de mouvement pour la vitesse ou de profondeur de champ avec le diaphragme.

Il nous reste maintenant à parler du troisième larron du triangle de l’exposition, la sensibilité.

Quand l’éclairage vient à manquer, que la porte est ouverte aussi grand que le permet l’objectif, que la vitesse atteint la limite en dessous de laquelle la photo sera floue, bref quand il est impossible d’envoyer physiquement plus de lumière au capteur, l’électronique vient au secours du photographe : elle permet d’amplifier artificiellement la lumière avant enregistrement de l’image.

Il suffit d’augmenter la sensibilité ISO. Mais là encore, l’échelle n’est pas graduée de manière très naturelle :

Triangle d'exposition

triangle d’exposition : l’échelle des sensibilités

Les nombres augmentent très rapidement et c’est anxiogène. On vous a tellement répété que si vous augmentez trop la sensibilité, l’image va se transformer en bouillie de pixels … (bruit numérique).

Les temps ont changé : s’il est vrai qu’il est inutile de mettre l’amplificateur en route lorsque la lumière est suffisante, tous les appareils récents permettent de monter sans dommage au moins à 800 ISO si nécessaire. Il est toujours plus dommageable d’avoir à éclaircir une photo avec un logiciel de post-traitement que d’augmenter dès la prise de vue la sensibilité afin de l’exposer correctement.

L’échelle peut cette fois encore être graduée de 1 à 7 de telle sorte que :

  • lorsque vous sautez d’un cran au suivant (dans le sens de la flèche) tout se passe comme si (grâce à l’amplificateur) vous laissiez à chaque fois entrer deux fois plus de lumière par rapport à la position initiale. Passer de 100 à 200 ISO a donc le même impact sur la quantité de lumière initiale que passer de 1600 à 3200 ISO. Vous connaissez le refrain !

Triangle d’exposition, une apparente contradiction

Notez bien, histoire d’en rajouter à la confusion, que nous nous sommes jusqu’ici positionnés du côté du capteur.

Pour que la photo soit correctement exposée, ce dernier doit toujours recevoir la même quantité de lumière, que votre sujet soit dans un tunnel ou en plein soleil. C’est un peu comme lorsque vous salez votre soupe : que la salière ait un petit trou ou un grand trou, il faudra toujours la même quantité de sel pour que le potage soit à votre goût. Si le sel est abondant, vous le laisserez couler moins longtemps.

Un exemple vous permettra de bien comprendre le principe.

Vous faites une photo en mode manuel et elle est surexposée. Le capteur a donc reçu trop de lumière. Il suffit d’augmenter la valeur du diaphragme ou de la vitesse pour corriger le problème, donc d’augmenter le nombre qui caractérise l’un ou l’autre de ces deux paramètres.

Les équivalences

Vous êtes encore là ? C’est donc que vous avez vraiment envie de prendre la main sur le triangle de l’exposition !

Vous aurez remarqué qu’indépendamment de l’échelle choisie, il est possible de la graduer de 1 à 7 si vous réduisez les possibilités de l’appareil à son domaine d’utilisation le plus usuel. Le chiffre 7 caractérise chaque fois la position pour laquelle la lumière reçue par le capteur est maximale.

Ces crans sont parfaitement équivalents, que l’on soit sur l’échelle des diaphragmes, celle des vitesses ou sur celle de la sensibilité. Chaque fois que vous passez d’une position à la suivante, dans le sens de la flèche, la lumière qui parvient au capteur est multipliée par deux. Il en résulte que passer du cran 5 au cran 6 sur l’échelle des diaphragmes (f/5,6 à f/4) éclaircit l’image de la même manière que passer du cran 3 au cran 4 sur l’échelle de la vitesse (1/500 s à 1/250 s) ou du cran 1 au cran 2 sur l’échelle de la sensibilité (100 à 200 ISO). Pratique non ?

C’est bien cette dernière notion d’équivalence entre les différents réglages qu’il faut retenir :

Puisque chaque cran représente la même variation de lumière indépendamment de l’échelle choisie, toute action sur une échelle peut être compensée par l’action inverse sur l’une ou l’autre des deux autres échelles restantes.

Prenons un exemple : ma photo est correctement exposée au 1/100 s pour f/4 à 100 ISO, mais je veux gagner de la profondeur de champ en fermant le diaphragme à f/11.

En mode priorité à l’ouverture, les deux autres réglages s’adapteraient immédiatement. En mode manuel, c’est à moi de les ajuster. Voici comment procéder :

Triangle d'exposition

 

triangle d’exposition : comment faire varier ouverture, temps de pose et sensibilité

  • le diaphragme passe de la position 6 (f/4) à la position 3 (f/11). Je perds donc trois crans par rapport à l’exposition initiale. Pour que ma photo ne soit pas trop sombre, je dois les récupérer sur les deux autres échelles. Je joue prioritairement sur l’échelle des vitesses.
  • le 1/125 sec correspond à la position 5. Il faudrait que j’aille chercher la position 8 pour récupérer les 3 crans perdus. Cette position n’est pas représentée sur le graphique, mais elle existe sur mon appareil. C’est le 1/15 sec. A cette vitesse, la photo risque d’être floue. Je préfère rester au 1/30 sec. Je n’ai donc regagné que deux crans.
  • je vais chercher le cran qui me manque encore sur l’échelle de la sensibilité en passant de 100 à 200 ISO.

Je n’ai pas eu besoin de réfléchir. Je n’ai eu qu’à compter le nombre de graduations bougées sur chaque échelle en faisant attention au sens dans lequel je faisais ces variations. Rassurez-vous, c’est bien plus facile à faire avec le boitier en main qu’à lire ces explications !

Commencez par les deux échelles de la vitesse et du diaphragme. Elles varient dans le même sens, donc si vous augmentez le nombre qui caractérise une échelle, vous devez le diminuer sur l’autre échelle.

Si vous êtes contraint de dépasser la position 7 sur l’une ou l’autre de ces deux échelles, reportez l’augmentation manquante sur l’échelle de la sensibilité. C’est bien évidemment l’inverse si vous arrivez en butée sur le 1 de l’échelle du diaphragme ou de la vitesse. Il faut alors diminuer la sensibilité.

Je suis sûr que vous avez envie d’essayer ! Sur votre appareil, les variations se font peut-être par demi ou tiers de cran. Peu importe, la règle est toujours la même : les trois variations combinées doivent avoir une somme :

  • nulle si vous voulez obtenir la même exposition qu’avec l’automatisme,
  • positive si vous souhaitez éclaircir la photo,
  • négative dans le cas contraire.

Une jauge à l’arrière de votre boitier ou dans le viseur permet de voir comment se positionne votre réglage par rapport à la position centrale, celle qu’aurait choisie l’automatisme. Attention, elle ne bouge que si vous êtes en mode manuel !

Comment régler l'exposition sur un reflex Nikon

triangle d’exposition : l’affichage de l’exposition dans le viseur d’un reflex Nikon

Le test

Pour conclure, tentez ce petit test qui vous permettra de savoir si ce tutoriel a atteint son objectif : dédramatiser le triangle de l’exposition !

Question 1 : Lequel de ces trois réglages n’est pas équivalent aux deux autres ?

A f/5,6 1/60 s 400 ISO
B f/8 1/30 s 400 ISO
C f/4 1/30 s 200 ISO

Question 2 : Lequel de ces 3 réglages choisiriez-vous pour photographier un paysage au grand angle ?

A f/5,6 1/1000 s 400 ISO
B f/11 1/250 s 400 ISO
C f/11 1/100 s 200 ISO

Question 3 : Lequel de ces 3 réglages choisiriez-vous pour faire un portrait qui se détache bien en intérieur sur un fond flou ?

A f/4 1/15 s 100 ISO
B f/4 1/30 s 200 ISO
C f/4 1/100 s 800 ISO

Question 4 : Le réglage A me donne une photo trop claire. Lequel des 2 autres faut-il choisir pour l’assombrir ?

A f/8 1/250 s 200 ISO
B f/5,6 1/1000 s 100 ISO
C f/5,6 1/1000 s 400 ISO

Question 5 : Lequel de ces trois réglages est le meilleur ?

A f/2,8 1/500 s 100 ISO
B f/11 1/1000 s 3200 ISO
C f/8 1/250 s 400 ISO

Les réponses

Question 1

A et B sont équivalents (-1 sur le diaphragme et +1 sur la vitesse). C fait +1 sur le diaphragme, +1 sur la vitesse mais seulement -1 sur la sensibilité. Avec le réglage C, la photo sera plus claire.

Question 2

Les 3 réglages sont équivalents en terme de lumière. Pour avoir une grande profondeur de champ, vous devez fermer le diaphragme. La réponse serait donc B ou C. Mais pourquoi augmenter la sensibilité alors que le 1/100 s vous permet de faire une photo nette ? La meilleure réponse est donc la réponse C.

Question 3

Le diaphragme ouvert à f/4 donne un fond flou avec les 3 réglages qui sont par ailleurs équivalents en terme de lumière.

Avec le réglage A, le sujet risque d’être flou car la vitesse est trop basse.

La réponse B serait adaptée pour un sujet immobile, mais lorsque vous réalisez un portrait, vous êtes proche de votre modèle (entre 2 et 3 mètres) ce qui amplifie les mouvements. Il vaut mieux si possible augmenter la vitesse pour éviter le flou de bouger.

La réponse C est donc la meilleure. 800 ISO, ce n’est pas le bout du monde !

Question 4

Les réglages A et C envoient la même quantité de lumière au capteur. La bonne réponse est B. Ce réglage est deux crans au-dessous des deux autres.

Question 5

Ne me dites pas que vous avez répondu à cette question qui n’a aucun sens ? Il n’existe aucun « bon réglage » dans l’absolu. Il faut toujours tenir compte de la situation.

Le réglage A conduit à une très petite profondeur de champ, surtout si vous êtes proche de votre sujet mais peut-être recherchez-vous un bokeh bien moelleux ?

La réponse B utilise une sensibilité très élevée. Elle est adaptée au cas d’un sujet évoluant rapidement et pour lequel vous avez besoin d’une grande profondeur de champ.

La réponse C est bien équilibrée mais la vitesse sera insuffisante si votre sujet se déplace rapidement, la profondeur de champ trop importante si vous attendez un fond flou.

Bref, il n’y a pas de bonne réponse à cette question !

Triangle d’exposition, en conclusion

Si vous avez obtenu 5 bonnes réponses, vous maîtrisez parfaitement le triangle d’exposition.

Entre 3 et 4 bonnes réponses, vous êtes un peu distrait. Toute erreur d’inattention se traduira par une photo mal exposée.

Si vous avez entre 1 et 2 bonnes réponses, c’est que l’auteur de cet article a manqué quelque chose !

En savoir plus sur le guide photo de Jacques Croizer …..


Comment utiliser le D-Lighting actif sur un Nikon ?

Vous ne savez pas comment utiliser le D-Lighting actif sur votre Nikon ? Savez-vous qu’il existe deux réglages D-Lighting qui n’ont pas le même usage bien que leur nom soit presque identique ?

Qu’est-ce que le D-Lighting et le D-Lighting actif ? Voici ce qu’il vous faut savoir pour améliorer le rendu de vos photos immédiatement.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

Qu’est-ce que le D-Lighting  ? Utilisations possibles

Avez-vous déjà rencontré cette situation ? Vous êtes face à votre sujet qui se trouve à contre-jour (il est éclairé de l’arrière) et le premier-plan se trouve dans l’ombre. Ou bien vous avez en face de vous une scène très contrastée avec des hautes et des basses lumières très prononcées.

Si le sujet est un visage (par exemple pour un portrait), il apparaît noir ou très sombre sur la photo alors que l’arrière-plan est correctement exposé.

En réaction, vous avez modifié l’exposition et cela a provoqué l’effet inverse : le visage est correctement exposé mais l’arrière-plan se retrouve très clair voire brûlé.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : notez le contraste important entre les zones très claires et les zones très sombres
les livres du haut n’apparaissent pratiquement pas

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting position élevée : notez l’écart de contraste réduit entre les zones claires et sombres
les livres du haut apparaissent plus distinctement

Ces situations à fort contraste imposent une grande maîtrise de l’exposition pour donner des résultats satisfaisants, il arrive même qu’il ne soit pas possible d’obtenir le bon rendu car le capteur de votre appareil photo atteint ses limites en terme de dynamique.

Ce capteur est de plus en plus performant, son électronique encode les données sur 14 bits et non plus 12 uniquement, mais il n’est pas encore l’égal de vos yeux. Sa dynamique (capacité à capturer sur une même photo des zones très lumineuses et d’autres très sombres) reste inférieure à celle de la vision humaine. Il vous impose donc un choix : exposer pour les hautes lumières ou pour les basses lumières, mais pas pour les deux en même temps.

Le capteur a aussi d’autres limites : il détecte mieux les différences de niveaux dans la partie centrale de l’histogramme (les tons moyens) qu’il ne le fait dans les zones latérales (les noirs et les blancs).

Il existe des techniques pour augmenter la dynamique apparente, comme le HDR (High Dynamic Range) ou l’exposition à droite (en référence à l’histogramme) sans brûler les hautes lumières tout en gardant du détail dans les ombres. Mais elles ne sont pas toujours aisément utilisables (voir Comment régler un reflex en basse lumière).

Pour en savoir plus sur ce sujet si vous vous intéressez à la technique photo je vous conseille le guide « Les secrets de l’exposition » qui vous donne tous les détails à connaître.

Les fabricants d’appareils photo cherchent des parades en attendant que la dynamique des capteurs progresse. Chez Nikon la parade s’appelle D-Lighting pour Dynamic Lighting ou éclairage/exposition dynamique.

Le D-Lighting a pour objectif de réduire la perte des détails dans les hautes comme dans les basses lumières pour compenser les faiblesses du capteur, à la prise de vue. C’est l’appareil photo qui agit à votre place sur l’exposition pour préserver un contraste satisfaisant sur l’image.

Utiliser le D-Lighting permet de récupérer des informations dans les basses lumières, et de mettre ainsi en valeur ces zones particulières de la scène.

Il peut s’agir d’un choix créatif aussi, conserver un écart de contraste important sert à mettre en valeur des zones différentes si la photo s’y prête.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : les zones sombres sont bouchées tandis que la façade des bâtiments apparaît plutôt claire.
L’image finale a du relief.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting réglage élevé : l’écart de contraste est réduit,
les zones sombres dans la pelouse sont moins denses, la façade moins lumineuse.
L’image finale est plus plate, moins intéressante.

Les deux types de D-Lighting Nikon

La fonction D-Lighting propose deux modes de mise en oeuvre :

  • le D-Lighting actif adapte l’exposition à la prise de vue pour réduire le contraste et préserver hautes et basses lumières en fonction des réglages d’exposition choisis,
  • le D-Lighting « tout court » ou « passif » traite la photo après la prise de vue, dans le boîtier, pour réaliser une correction proche de ce qu’aurait fait le D-Lighting actif si vous l’aviez utilisé.

Comment utiliser le D-Lighting actif

La fonction D-Lighting actif est accessible depuis le menu Prise de Vue de votre Nikon.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting actif Nikon : les 4 niveaux d’intensité et le réglage automatique

Cette fonction vous permet de régler l’intensité de l’effet, de faible à élevé. Nikon recommande l’utilisation du mode de mesure de lumière matriciel avec le D-Lighting actif pour que le boîtier puisse tenir compte de l’ensemble des données de la scène.

Cet effet agit sur la luminosité des zones sombres (sous-exposées) dans l’image en ayant tendance à exposer pour rattraper les basses lumières. Elle applique également un contrôle localisé des tons et des hautes lumières ayant pour but d’étendre la dynamique de l’image résultante.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : les tuiles au premier plan sont peu visibles, la façade de gauche est très lumineuse, le tronc de l’arbre est sombre.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting valeur élevée : les tuiles du premier plan sont plus visibles, la façade de gauche est moins claire, plus agréable, le tronc de l’arbre est débouché. L’image est plus équilibrée.

L’intensité de l’effet à appliquer dépend de la scène et du rendu souhaité : plus la scène est contrastée et plus vous voulez atténuer le contraste, plus il faut augmenter l’intensité du D-Lighting actif (par exemple ‘élevé’).

A l’inverse pour une scène moins contrastée ou pour laquelle vous voulez conserver du contraste, utilisez des valeurs plus faibles.

Dans le doute utilisez la valeur Automatique, c’est l’appareil photo qui va décider par lui-même quelle valeur appliquer pour chaque photo.

Notez qu’il est possible de voir apparaître du bruit numérique additionnel lorsque le D-Lighting actif est utilisé avec des valeurs de sensibilité ISO élevées. Faites quelques tests pour voir comment réagit votre boîtier.

Comment utiliser le D-Lighting (passif)

La fonction D-Lighting « passif » est accessible depuis le menu Retouche de votre Nikon.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting Nikon : accessible dans le menu Retouche

Cette fonction s’applique sur une photo déjà faite, elle ne peut donc modifier l’exposition comme le fait le D-Lighting actif. Cette fonction tient compte des données contenues dans le fichier pour générer une nouvelle image dont le contraste et la luminosité sont modifiés en fonction de la scène initiale.

Différence entre D-Lighting actif et D-Lighting

Les deux types de D-Lighting sont des fonctions indépendantes, vous pouvez utiliser l’une ou l’autre mais cumuler les deux ne sert à rien.

Le résultat sur l’image diffère : le D-Lighting actif est plus performant car il agit sur la prise de vue directement tandis que l’autre fonction ne peut intervenir que sur une image déjà exposée, avec moins de souplesse.

Cette dernière fonction est à réserver aux photos déjà prises et que vous souhaitez améliorer en post-traitement sans utiliser un logiciel spécialisé (c’est le rôle du menu Retouche).

D-Lighting actif et post-traitement RAW

La fonction D-Lighting actif des Nikon est propre à la marque et elle ne peut être modifiée en post-traitement (par exemple pour changer l’intensité) qu’avec les logiciels Nikon (comme Nikon NX Studio), Nikon ne proposant pas l’accès à ce réglage aux autres éditeurs de logiciels.

Si vous utilisez le format JPG la question du post-traitement logiciel est secondaire, adaptez le D-Lighting actif selon vos besoins pour produire des JPG satisfaisants.

Si vous utilisez le format RAW vous noterez une différence plus ou moins sensible d’exposition sur le fichier RAW selon la valeur de D-Lighting utilisée, ce qui vous facilitera le traitement dans un logiciel autre que Nikon mais vous ne pourrez pas modifier la valeur du réglage.

Les avis divergent sur la nécessité d’utiliser ou non le D-Lighting actif en RAW quand vous faites du post-traitement. Nikon ne communique pas d’informations techniques sur les traitements véritablement appliqués aux images, ce qui ne facilite pas la compréhension fine de cette fonction.

Le D-Lighting actif agissant sur l’exposition à la prise de vue, il génère des fichiers RAW qui portent des informations différentes de celles que vous obtiendriez sans D-Lighting actif. En ce sens il paraît judicieux de l’utiliser.

Vous pouvez toutefois rattraper des écarts d’exposition importants sur un fichier RAW (de -2 à +2 Ev) avec un logiciel de traitement des fichiers RAW disposant d’outils de traitement locaux (voir ma présentation des outils de retouche locale – vidéo 2 de la série).

Quand la sensibilité ISO est élevée, en photographie pose longue ou de nuit, il vaut mieux désactiver le D-Lighting actif car il risque de générer du bruit supplémentaire sur vos images.

Différence entre D-Lighting actif et HDR

La différence principale entre D-Lighting actif et HDR tient en la technique de génération de l’image finale :

  • le D-Lighting actif agit sur la prise de vue pour fournir une image unique à la dynamique étendue,
  • le HDR nécessite plusieurs prises de vues à des expositions différentes pour permettre ensuite leur fusion et la génération d’une image HDR à l’aide d’un logiciel approprié.

L’approche diffère, le HDR nécessite un traitement logiciel plus lourd à l’aide d’un logiciel spécialisé.

Le résultat n’est pas le même non plus, les images HDR sont générées à partir de plusieurs images RAW et une plage dynamique bien plus élevée (par exemple +/-10Ev pour 5 images) tandis que les images D-Lighting actif le sont à partir d’une exposition classique (+/_2Ev de latitude maximale). Pour en savoir plus sur le HDR, je vous conseille l’ouvrage présenté ici.

En conclusion

Obtenir le résultat attendu est plus que jamais une question de réflexion lorsque vous faites des photos. Si la plupart des scènes photographiées sont correctement exposées avec les systèmes de mesure matricielle actuels, il n’en reste pas moins que certaines peuvent piéger ces systèmes.

Reflets, contre-jour, surfaces brillantes, soleil direct sont autant de situations qui appellent une exposition particulière.

Le D-Lighting actif est une réponse à la prise de vue, le D-Lighting « passif » un moyen de récupérer des photos en mode retouche, mais il ne remplace pas une bonne compréhension de ce qu’est l’exposition pour éviter d’avoir à multiplier les vues ou à les traiter dans un logiciel dédié.


Comment régler l’exposition et les problèmes de sur-exposition et sous-exposition

Un des problèmes les plus courants chez les photographes débutants c’est le réglage de l’exposition. Comment régler l’exposition pour éviter que vos photos soient trop claires ou trop sombres, comment éviter la sur-exposition et la sous-exposition ?

Découvrez comment je procède et comment vous pouvez faire vous-aussi.

Comment régler l'exposition et les problèmes de sur-exposition et sous-exposition

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Comment régler l’exposition et les problèmes de sur-exposition et sous-exposition

Bien exposer une photo, ou bien régler l’exposition, c’est vous assurer que la quantité de lumière qui arrive sur le capteur de votre appareil photo est nécessaire et suffisante pour que la photo soit « ni trop claire, ni trop sombre ».

Trop claire, la photo est sur-exposée. Les zones claires sont très blanches, voire brûlées. Les zones plus sombres, les ombres, sont toutes très claires et ne correspondent pas à la réalité.

Trop sombre, la photo est sous-exposée. Les zones noires sont très noires, les ombres sont bouchées. Les zones claires sont grises. La photo est peu agréable à regarder.

Votre appareil photo est capable d’exposer correctement dans de nombreuses situations, les automatismes de mesure de lumière sont de plus en plus performants. Il reste toutefois des cas particuliers pour lesquels une intervention de votre part est nécessaire :

  • contre-jour,
  • arrière-plan très sombre,
  • sujet dans l’ombre,
  • spots lumineux,
  • scène et éclairages complexes,
  • etc.

Il faut alors régler l’exposition : cela consiste à décaler le réglage donné par le boîtier pour l’affiner : surexposer ou sous-exposer selon le cas.

Je vous donne 4 astuces pour apprendre à exposer correctement dans la vidéo ci-dessous. Vous allez voir qu’il est tout à fait possible de vous en sortir dans les différentes situations de prise de vue si vous prenez la peine de comprendre ce qu’est l’exposition et comment vous pouvez corriger aisément la valeur donnée par votre boîtier en mesure automatique.

Pour aller plus loin …

Vous pouvez consulter plusieurs tutoriels sur l’exposition en photo sur le site, suivez les liens :

Je vous recommande la lecture de deux ouvrages spécialisés qui vous apprennent à régler l’exposition. Abordables et à la portée de tous ces deux guides vont vous aider à passer le cap et à vous faire plaisir en photo :

Pour aller plus loin et apprendre toutes les bases de la photographie, comment bien régler votre appareil photo, comment choisir un objectif, comment faire des photos nettes, comment faire des photos bien exposées, comment composer une photo, je vous propose une formation complète et un support personnalisé :

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Comment faire des photos en contre-jour, 5 réglages pratiques et des exemples de photos

Faire des photos en contre-jour est une pratique qui peut vous donner des images atypiques si vous maîtrisez l’art de l’exposition. Le contre-jour est en effet un piège pour tout appareil photo dont la cellule de mesure de lumière est très facilement trompée.

Voici 5 réglages que j’utilise couramment et que je vous présente en détail pour vous aider à réussir vos photos.

Comment faire des photos en contre-jour, 5 réglages pratiques et des exemples de photos

Comment faire des photos en contre-jour

Dans la vidéo ci-dessous je vous présente plusieurs notions sur la photo en contre-jour :

  • Comment faire de bonnes photos en contre-jour ?
  • Comment photographier quand on a le soleil en face ?
  • Quels réglages utiliser ?
  • 5 solutions pour vous en sortir

Le contre-jour a ceci de particulier qu’il met le boîtier face au soleil ou à une lumière vive, ce qui perturbe la cellule de mesure de lumière. Celle-ci voit une lumière intense et adapte l’exposition pour rendre correctement la zone très lumineuse. Mais … ce n’est pas ce que vous souhaitez car cela va plonger irrémédiablement dans l’ombre toute autre zone de la photo, dont votre sujet principal la plupart du temps.

Il vous faut donc comprendre ce qui se passe dans un tel cas, adapter l’exposition et savoir jouer de ce réglage pour faire des photos créatives.

Qu’allez-vous apprendre dans cette vidéo ?

Je vous présente ma vision de la photo en contre-jour et en particulier :

  • Qu’est-ce que le contre-jour
  • Quel problème il entraîne en photographie
  • Comment s’en sortir et faire des photos dans différentes situations
  • Quels sont les avantages du contre-jour en photo

Pour aller plus loin …

Vous pouvez découvrir différents autres sujets sur l’apprentissage de la photo en parcourant la rubrique Tutoriels du site et la chaîne Youtube.

Voici les articles à parcourir en priorité pour apprendre à utiliser un reflex :

Cliquez ici pour vous abonner à la chaîne Youtube et voir les autres vidéos : Je veux voir tous les épisodes …


Visite du Salon de la Photo, que voir au Salon avec la visite Live

Le Salon a fermé ses portes et vous l’avez manqué ? Il n’est pas trop tard pour faire une visite du Salon de la Photo en vidéo !

Je vous propose un tour d’horizon des deux étages d’exposition ainsi qu’une visite commentée particulièrement intéressante du stand Nikon.

Que voir au Salon de la Photo - visite du Salon de la Photo en vidéo

Visite du Salon de la Photo en vidéo

Le Salon de la Photo de Paris, ce sont 5 jours pour découvrir les tendances de la photo, les nouveaux modèles de boîtiers et objectifs ainsi que suivre les nombreuses conférences et présentations. Sans oublier les expositions avec la mise à l’honneur cette année de Sebastiao Salgado que l’on ne présente plus.

Le Salon rencontre un joli succès d’estime années après années car il vous permet de découvrir bien plus que le matériel (et c’est heureux). En compagnie de mes confrères d’Auxois Nature, Fotoloco et Photopassion, je vous propose un programme de présentations très riche. Vous pouvez retrouver la liste ici pour vous faire une idée de ce que nous traitions cette année.

Vous êtes nombreux à ne pas pouvoir venir à Paris à l’occasion du Salon, aussi comme l’an passé j’ai pris du temps pour vous faire une visite en vidéo, c’était vendredi matin avant l’ouverture au public.

Vous avez été plusieurs milliers à suivre cette visite en Live, et si vous l’avez manquée elle est disponible en replay ci-dessous. Prenez le temps de me suivre du rez-de-chaussée à l’étage (le Salon occupe deux étages du hall 5) et de découvrir ce qu’il y a à voir au Salon de la Photo.

Ne manquez pas, en particulier, la visite commentée du stand Nikon. De façon totalement improvisée mais bien sympathique, j’ai pu vous offrir une belle séquence sur le Musée Nikon spécial 100ème anniversaire installé pour l’occasion. Merci à Roland de l’équipe Nikon France pour les explications.

Merci aussi pour la visite de la régie de commande des bras robotisés, normalement fermée au public, qui permet de piloter à distance les Nikon D5 lors de grands événements comme les Jeux Olympiques (si vous êtes impatient de voir cela, c’est à 17mn environ dans la vidéo).

[L’enregistrement audio a été fait dans les conditions du Live, il n’est pas parfait mais vous permet de m’entendre présenter les stands]

La matinale du Salon de la Photo

Cette année nous avons à nouveau enregistré une émission matinale que vous pouvez retrouver en vidéo sur la chaîne Youtube de Nikon Passion. L’idée de cette émission, enregistrée avant l’ouverture au public le matin, est de vous parler des tendances et de répondre à la question « Où va la photo ? » :

  • tendances matériels de prise de vue,
  • tendances logiciels,
  • tendances vidéo,
  • tendances accessoires.

Ce n’est qu’un Au Revoir

Le Salon de la Photo 2017 a fermé ses portes et nous avons déjà en tête l’édition 2018 !

L’an prochain plusieurs échéances majeures nous attendent puisque ce sera l’occasion de fêter 10 ans de présence au Salon pour Nikon Passion et les 10 ans de Photo Passion avec Céline et Guillaume.

Autant dire qu’il vous faut réserver les dates dès maintenant, ce sera du 8 au 12 novembre 2018 !


Exposition Nikon Passion Salon de la Photo : les lauréats

Les lecteurs de Nikon Passion exposent ! Pour cette nouvelle exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017, ce sont 60 lauréats qui vont avoir la chance d’être exposés sur le stand Nikon Passion / Agora du Net pendant 5 jours lors du Salon de la Photo de Paris.

A voir les très nombreuses images reçues cette année (400% de plus qu’en 2016 !) il était bien difficile de départager les 50 lauréats initialement prévus. C’est pourquoi, après de longues heures de sélection, j’ai décidé de choisir non pas 50 mais 60 photos qui seront donc toutes présentées sur le stand.

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Nikon Passion et le Salon de la Photo de Paris, c’est une longue histoire puisque ce sera la 9ème participation cette année et j’aurai le plaisir de retrouver mes confrères de :

Je vous accueillerai sur le stand du jeudi 9 au lundi 13 novembre (n’hésitez pas à venir faire coucou même si je suis occupé !!). J’animerai également cinq conférences photo, le programme sera communiqué sous peu.

Je vous rappelle que vous pouvez bénéficier d’entrées gratuites pour le Salon de la Photo, suivez les consignes.

Cette année j’ai à nouveau souhaité mettre à l’honneur un grand nombre de lecteurs. La formule de l’an dernier avait déjà permis à plusieurs dizaines de lecteurs d’être exposés, il n’était pas question de faire moins cette année.

Pour des raisons pratiques d’organisation sur le stand, nous allons adapter la présentation des panneaux cette année de façon à mieux mettre en valeur encore vos photos.

Nous allons faire imprimer des panneaux géants – 2m x 2m20 environ. Suivez-moi sur les réseaux sociaux pour voir le résultat dès l’ouverture du Salon !

Je vous laisse réagir via les commentaires et partager sans modération cette galerie car chacun a largement mérité sa sélection !

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Si vous voulez vous-aussi tenter votre chance lors du prochain concours photo, rejoignez ma liste de contacts et vous serez prévenu directement dès l’ouverture des participations :

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Exposition automatique : pourquoi la cellule de votre appareil photo se trompe parfois ?

Les modes « exposition automatique » fonctionnent plutôt bien, mais ils produisent aussi parfois des photos soit trop claires (surexposées) soit trop sombres (sous exposées). Quelles sont les causes de ces dérives ? Comment y remédier ?

Exposition automatique : pourquoi la cellule de votre appareil photo se trompe parfois ?

Acteur régulier du site Nikon Passion, Jacques Croizer vous propose ce tutoriel. Il est également l’auteur de guides techniques qui détaillent tout ce que doit savoir un photographe pour réussir ses photos. Vous pouvez retrouver ses ouvrages ci-dessous :

Voir les livres « Tous photographes ! » …

Exposition automatique : la cellule est aveugle

Exposition automatique : pourquoi la cellule de votre appareil photo se trompe parfois ?

A l’aube (f/8 à 1/2500 s) – photo (C) Jacques Croizer

Un mur peint en blanc devient éblouissant au soleil parce qu’il renvoie pratiquement toute la lumière qu’il reçoit, alors qu’un mur en briques aura tendance à chauffer car il garde en lui une grande partie de cette lumière. Pourtant, au bout du compte, un mur blanc sous la lune ne renvoie pas plus de lumière qu’un mur sombre en plein soleil.

Ce simple constat montre bien la différence qui existe pour notre œil entre la lumière qui éclaire l’objet, dite lumière incidente et celle renvoyée par l’objet, dite lumière réfléchie.

La cellule de votre appareil photo ne mesure que la lumière réfléchie. Mettez-vous un instant à sa place : comment peut-elle deviner, à partir de cette seule information, si le mur est blanc et éclairée par la lune, ou sombre mais en plein soleil ? La réponse à cette question pourra vous paraître un peu déconcertante : la cellule n’a pas ce pouvoir de divination !

Les choses se compliquent encore plus lorsque la scène photographiée est constituée d’une multitude d’objets de toutes les couleurs. La cellule est totalement incapable d’en connaitre la vraie luminosité. Il lui faut pourtant envoyer à l’automatisme les informations qui lui permettront d’exposer correctement la photo.

Les ingénieurs ont décidé de faire un compromis en décidant que le mélange de tout ce que nous photographions renvoie en moyenne la même luminosité. Cette référence s’appelle le gris moyen. Force est d’admettre qu’elle fonctionne plutôt bien.

Le gris moyen

On pourrait penser que le gris moyen est un mélange à parts égales de blanc et de noir… eh bien non ! En voici la raison : lorsque la lumière baisse, notre pupille se dilate afin de compenser la perte de luminosité et nous permettre de fouiller les ombres. Elle se rétrécit au contraire lorsque la lumière est forte et qu’elle risque de nous éblouir. A ce jeu, notre œil perçoit déjà un objet comme étant gris moyen, alors qu’il ne renvoie que 18 % de la lumière qu’il reçoit.

En exposition automatique l’automatisme règle donc le couple vitesse/diaphragme de manière à ce que les tonalités moyennes de l’image enregistrée par le capteur correspondent à cette valeur de gris à 18 % qui nous fera dire que l’image est correctement exposée : ni trop claire, ni trop sombre.

Il choisit une grande ouverture ou un temps d’exposition long si la lumière vient à manquer, un petit diaphragme ou un temps de pose court si elle est excessive. Si nécessaire, l’exposition automatique fait appel à la sensibilité ISO pour compenser un éventuel manque de lumière. C’est le jeu bien connu du triangle de l’exposition (en savoir plus sur l’exposition).

Exposition automatique : pourquoi la cellule de votre appareil photo se trompe parfois ?

Vieux Lyon (f/4,8 à 1/200 s -1 IL) – photo (C) Jacques Croizer

Si l’exposition automatique donne de si bons résultats, c’est que la luminosité moyenne de la grande majorité des scènes que nous photographions correspond effectivement au gris moyen pour lequel est étalonné notre appareil.

Une autre raison à cela, c’est que la situation n’est pas aussi caricaturale que ce qui vient d’être décrit : l’automatisme fait également appel à une banque d’images étalon qui lui permettent d’identifier de nombreuses situations particulières et de corriger l’exposition en fonction de ce qu’il devine être le sujet et sa source de lumière.

Notez que ce fonctionnement est totalement indépendant du mode d’exposition que vous aurez choisi pour faire votre photo : qu’il soit tout automatique, priorité à l’ouverture ou à la vitesse, il faut bien que la photo soit correctement exposée ! Même le mode manuel en est dépendant : il s’appuie sur la jauge dont la position zéro est bien évidemment régie par la même mesure. Pensez à privilégier la créativité et la réactivité des modes semi-automatiques !

Les différents modes de mesure de lumière

La cellule évalue par défaut l’intensité lumineuse sur la totalité de la surface cadrée : chaque pixel a la même importance. Cette mesure multizone est appelée matricielle ou évaluative, selon les marques d’appareil. Elle est généralement suffisante. Il en existe pourtant deux autres, moins généralistes, directement accessibles par un bouton ou par les menus de configuration.

La mesure spot évalue l’intensité lumineuse sur une surface réduite à quelques pourcents de la totalité de la scène cadrée. Cette mesure est faite soit au centre de l’image, soit sur le collimateur actif (celui utilisé pour faire la mise au point). La mesure spot permet d’exposer correctement cette partie de l’image (toujours relativement au gris moyen). Les autres zones de la photo subiront les conséquences de ce réglage, qui est donc à manier avec précautions.

La mesure spot est fréquemment utilisée pour la photo de spectacle. Elle est alors faite sur les visages afin d’éviter qu’ils ne soient surexposés, car souvent pris dans des poursuites très puissantes. Leur luminosité est ainsi automatiquement ramenée dans la tonalité du gris moyen qui vous est maintenant familière. En conséquence, le reste des décors risque d’être assombri, mais il n’existe pas de meilleur compromis lorsque la dynamique de la scène excède celle du capteur.

La mesure pondérée centrale fonctionne comme la mesure multizone, mais en surpondérant très largement le centre de l’image. Si le sujet est également centré, configuration d’un portrait serré, il sera à coup sûr correctement exposé. A vous de trouver sur votre appareil le bouton/menu qui permet de passer d’un mode à l’autre.

Les différents types de mesure de lumière Nikon

 

Les 3 modes de mesure de la lumière : matricielle, pondérée centrale, spot

Beaucoup d’appareils permettent de mémoriser l’exposition, puis de recomposer le cadrage. Sachez que la luminosité de la paume de la main correspond à celle du gris moyen. Vous pouvez l’utiliser comme une charte, y faire une mesure spot en dirigeant votre main vers la lumière incidente, bloquer cette valeur puis cadrer votre image. Pour plus de détails sur les modes d’exposition automatique comme manuelle, consultez ce tutoriel.

L’exposition automatique en pratique

Tout ceci est encore bien conceptuel. Le moment est venu de prendre en main votre matériel. La mesure de la lumière est une chose trop importante en photographie pour qu’on se contente de la théorie. Cherchez sur votre appareil comment il est possible de passer d’un mode de mesure à l’autre et repérez les icônes qui correspondent à ces différentes options.

Peut-être trouverez-vous dans votre manuel le moyen de faire varier le diamètre de la mesure spot ? Cherchez-y également la réponse à cette angoissante question : la mesure spot est-elle toujours faite au centre de l’image ou se déplace-t-elle en fonction de l’endroit où est faite la mise au point ?

Afin de bien comprendre comment réagissent les différents modes de mesure, nous allons les utiliser successivement en photographiant une scène simple. Une ampoule nue pendue à un plafond blanc fera parfaitement l’affaire. Allumez la lumière avant de prendre les trois photos (une par mode de mesure). Utilisez le mode priorité à l’ouverture afin de conserver le même diaphragme sur les trois prises de vue. Observez comment varie la vitesse de déclenchement :

Exposition automatique : pourquoi la cellule de votre appareil photo se trompe parfois ?

Matricielle (f/8 à 1/40ème) – Spot (f/8 à 1/400) – Pondérée centrale (f/8 à 1/25)

Le résultat est surprenant : le diaphragme restant sur notre exemple bloqué à f/8, la vitesse de déclenchement évolue selon les configurations entre 1/25 s et 1/400s, soit un temps de pose divisé par 16. C’est très loin d’être marginal !

La principale surprise n’est pourtant pas de voir que les trois modes de mesure donnent des résultats aussi différents, mais de constater que le plafond n’est jamais restitué parfaitement blanc. Il est clairement sous-exposé, voir même quasiment noir avec la mesure spot, mode pour lequel la vitesse de déclenchement a été la plus rapide.

Rien d’anormal à tout cela. Souvenez-vous : l’automatisme est calibré pour toujours ramener la zone visée dans la tonalité du gris moyen : la photographie d’une surface blanche est un rectangle gris. Les images délivrées par la mesure matricielle et par la mesure pondérée centrale sont relativement proches car l’ampoule n’est pas au centre de la scène. Sa luminosité pèse peu dans la mesure pondérée centrale. La mesure spot a été faite sur l’ampoule très lumineuse, cette dernière est donc restituée grise, ce qui a eu pour conséquence d’assombrir encore plus le plafond.

Remarquez également que le capteur enregistre un important dégradé de la luminosité à partir du centre de l’ampoule, jusqu’au cadre extérieur qui délimite le plafond. L’œil s’en accommode et nous fait croire que l’éclairage est uniforme, une concession que le capteur ne s’autorise pas.

Tous les boîtiers n’ont pas la même intelligence. Il est important que vous ne vous contentiez pas de lire ce test. Faites le réellement pour bien comprendre comment fonctionne, non pas mon appareil, mais le vôtre.

Une araignée au plafond

Allumez une ampoule dans le noir et vous verrez instantanément une infinité de détails qui jusqu’ici vous échappaient. Allumez-la en plein jour, vous ne percevrez qu’à peine la différence d’éclairage. L’ajout de lumière est pourtant le même, mais la sensibilité de notre œil est beaucoup plus importante lorsque la lumière est faible.

Amusons nous. Essayons d’imaginer ce qui se serait passé si, au lieu d’une ampoule, nous avions voulu photographier une araignée au plafond…

Une araignée ne change en aucun cas notre perception globale de la scène : le plafond est blanc et il reste blanc lorsque l’araignée le traverse. Notre capteur sera-t-il aussi indulgent ? L’ampoule ayant disparu, il faut utiliser un diaphragme plus ouvert. La valeur de f/4.5 n’est pas suffisante. L’automatisme compense la perte de lumière en utilisant une vitesse de déclenchement plus lente. Le plafond reste gris mais, surprise, il apparaît moins sombre que sur la série précédente. Autrement dit, lorsqu’il n’est pas éclairé, le plafond est restitué plus clair qu’avec la lumière allumée. Difficile à croire ! Est-ce la faute de l’araignée ?

Exposition automatique : pourquoi la cellule de votre appareil photo se trompe parfois ?

Matricielle (f/4.5 à 1/6) – Spot (f/4.5 à 1/3) – Pondérée centrale (f/4.5 à 1/10s)  

Tout s’explique encore une fois par la référence du gris médian. Privée de la zone très claire autour de l’ampoule, la cellule voit en moyenne une scène plus sombre que précédemment. L’automatisme a donc tendance à vouloir l’éclairer d’avantage, d’où un résultat globalement plus clair.

Les images délivrées par la mesure matricielle et par la mesure pondérée centrale restent relativement proches. La première apparaît cette fois légèrement plus lumineuse : la mesure matricielle donne plus de poids à l’araignée qui lui fait croire à une scène plus sombre. La mesure spot a été faite sur l’araignée sombre. L’image résultante est logiquement la plus lumineuse des trois.

Avec la mesure spot, l’araignée aurait en fait dû être ramenée dans la tonalité du gris moyen. Le plafond aurait alors été parfaitement blanc. Il ne l’est pas, preuve que l’intelligence de l’appareil est allée au-delà du processus de mesure élémentaire tel que nous l’avons décrit.

C’est bien là le principal problème : nos appareils devenant de plus en plus intelligents, il est très difficile de savoir comment ils vont réagir à une situation particulière. Le mieux est parfois l’ennemi du bien.

Exposition automatique : en conclusion

La situation pourrait sembler alarmante. N’oubliez pas toutefois que dans la majorité des cas, en mode exposition automatique votre appareil est capable d’exposer correctement la scène que vous photographiez.

Un jour peut-être vous attaquerez-vous à un paysage enneigé ? Vous vous souviendrez alors de votre plafond blanc devenu gris et penserez que pour que la neige ne devienne pas également grise, il vous faudra légèrement surexposer la prise de vue.

Alors un dernier conseil : n’attendez pas l’hiver pour vous intéresser à la fonction correction d’exposition de votre appareil !

Remarquez que cette facilité a été utilisée pour la photo du vieux Lyon, sous exposée de 1 IL. Savez-vous pourquoi ?

Merci à Jacques Croizer pour ce tutoriel, retrouvez tous ses livres sur le site des éditions Dunod.

Voir les livres « Tous photographes ! » …


Invitations gratuites pour le Salon de la Photo 2017 et l’affiche par Brice Portolano

Le Salon de la Photo 2017 a lieu du 9 au 13 novembre 2017 et Nikon Passion vous offre des invitations gratuites comme les années précédentes. En attendant cet événement majeur autour de la photographie en France, voici dévoilée l’affiche 2017 réalisée par le photographe Brice Portolano.

Salon de la Photo 2017 et l'affiche par Brice Portolano, invitations gratuites

Invitations gratuites pour le Salon de la Photo 2017

Cette année les règles changent. Le Salon distribue un nombre limité d’invitations gratuites, quand elles seront épuisées nous ne pourrons plus en avoir d’autres.

Suivez les indications ci-dessous pour recevoir vos invitations gratuites au Salon de la photo 2017 avec le code Nikon Passion avant épuisement du quota imparti.

  • Rendez-vous sur le site du Salon de la Photo
  • Choisissez le profil qui vous correspond puis saisissez le code NKN17 dans la zone dédiée (le lien ci-dessus intègre déjà le code, inutile de le resaisir si vous avez cliqué sur le lien)
  • Remplissez ensuite le formulaire et validez pour recevoir par retour de mail votre invitation

Cliquez ici pour obtenir votre invitation (le lien contient déjà le code) …

Vous pouvez demander plusieurs invitations gratuites avec ce code (tant qu’il en reste).

Les premiers arrivés sont les premiers servis !

L’affiche du Salon de la Photo 2017

Après Théo Gosselin en 2015 et Bálint Pörneczi l’année dernière, c’est Brice Portolano qui réalise le visuel pour l’affiche de l’édition 2017.

Brice Portolano est un jeune photographe français. Il s’intéresse à la relation entre l’Homme et la nature.

Brice Portolano a fait des études à l’école des Gobelins avant de rejoindre le Studio Hans Lucas en 2015. Il est alors publié dans la presse française et internationale, notamment dans Geo Magazine, National Geographic Travelr, Le Monde, Les Échos, L’Obs, VSD, Phosphore, Stern, The Daily Mail UK, Business Insider et The Independent.

Pourquoi cette photo pour l’affiche 2017 ?

C’est Brice Portolano qui explique le choix de cette photo pour l’affiche 2017 du Salon de la Photo : « L’affiche est inspirée d’une photo réalisée en Roumanie en 2014 lors d’un voyage en train vers le delta du Danube. La photo est depuis longtemps pour moi un passeport, une belle excuse pour partir en voyage et découvrir des endroits improbables et c’est précisément l’objectif de cette affiche: inviter le public au voyage. »

Salon de la Photo 2017 : les projets

En 2016 le Salon de la Photo changeait de hall pour occuper deux étages du hall 5 Porte de Versailles. Cette disposition permettait au public d’avoir plus d’espace, de circuler plus facilement entre les différents stands, particulièrement durant les conférences.

En 2017 l’implantation est prévue à l’identique et je vous retrouverai sur le stand de l’Agora du Net en compagnie de mes confrères Céline et Guillaume Manceron (Photo Passion), Régis Moscardini (Auxois Nature) et Blaise Fiedler (Fotoloco).

Le programme des conférences photo est en cours d’élaboration …

Bien loin d’être une simple exposition de matériel, le Salon de la Photo de Paris est avant tout le lieu idéal pour découvrir des expos photos, des conférences, suivre des ateliers et participer à des débats.

Vous êtes déjà venu au Salon de la Photo de Paris ? Qu’en pensez-vous ?


Lumière et exposition, les secrets : visualisation, réglages, prise de vue, post-traitement

Savoir contrôler lumière et exposition à la prise de vue tout en gardant certaines corrections pour l’étape de post-traitement est un passage obligé si vous voulez devenir un photographe plus créatif. Faire de meilleures photos.

La seconde édition de ce livre de Volker Gilbert, photographe et formateur, vous guide dans l’apprentissage des différentes notions indispensables à connaitre, comme de celles plus avancées dont la maîtrise fera de vous un photographe expert.

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

Comprendre le duo lumière et exposition

Dans ce premier chapitre vous allez (re)voir les bases de l’exposition et les trois paramètres qui composent le triangle d’exposition :

  • ouverture
  • temps de pose
  • sensibilité

Si comprendre ce que signifie ces trois termes ne vous prend que quelques minutes, saisir ce qui se cache derrière les termes lumière et exposition nécessite un peu plus de temps.

L’ouverture désigne la taille du diaphragme lors de la prise de vue. Mais le choix de l’ouverture a un impact sur la diffraction, par exemple. Et la diffraction n’a pas le même impact sur une photo de paysage que sur une photo macro. Vous découvrirez cela page 7.

Le temps de pose définit la quantité de lumière qui atteint le capteur, mais aussi le possible flou de bougé. Savez-vous que le stabilisateur et le type d’obturateur (mécanique, électronique, hybride) ont un impact également ? Allez voir pourquoi en page 22.

La sensibilité ISO peut changer d’une photo à l’autre en numérique. Mais savez-vous que monter en sensibilité ne fait pas qu’augmenter le bruit numérique ? Cela diminue également la plage dynamique du capteur (voir page 32).

Bien exposer c’est donc bien gérer lumière et exposition. Il est important que vous sachiez précisément à quelle lumière vous avez à faire, lisez la fin de ce chapitre pour en savoir plus.

Mesurer la lumière et régler l’exposition

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

La mesure de lumière est assurée par la cellule intégrée de votre appareil photo. Cette cellule atteint parfois ses limites et il vous faut alors recourir à un posemètre indépendant. Volker Gilbert vous présente les différents posemètres – y compris les applications pour smartphone.

Lorsque vous utilisez votre appareil photo, vous avez accès à différents types de mesure de lumière et exposition, chacun ayant un intérêt particulier.

Apprenez à faire la différence entre :

  • la mesure multizone ou matricielle,
  • la mesure moyenne ou intégrale,
  • la mesure à prépondérance centrale,
  • la mesure spot,
  • la mesure sélective.

Mesurer la lumière impose de comprendre ce que sont les indices de lumination et les différents modes d’exposition (P,S,A,M). Vous allez apprendre cela dans la suite du chapitre (page 54 et suivantes).

Découvrez aussi comment faire varier l’exposition en fonction de la scène photographiée en utilisant :

  • la correction d’exposition,
  • le bracketing d’exposition,
  • la mémorisation d’exposition.

Il est indispensable de maîtriser ces trois fonctions pour donner à vos photos un rendu différent de ce que l’automatisme décide si vous le laissez faire.

L’exposition en numérique

Le capteur de votre appareil photo a des caractéristiques physiques et électroniques qu’il vous faut connaître pour l’exploiter au mieux. Parmi ces caractéristiques, vous allez découvrir au travers de ce chapitre 3 :

  • qu’est-ce que la plage de contraste,
  • qu’est-ce que la plage dynamique,
  • les deux types de bruit numérique,
  • qu’est-ce que le banding.

En quoi cela va t-il vous aider à faire de meilleures photos ? Ces notions sont essentielles pour, par exemple :

  • ne pas surexposer un ciel que vous ne pourrez pas rattraper au post-traitement,
  • bien gérer le bruit numérique sur vos photos en pose longue,
  • ne pas trop sous-exposer et provoquer une montée de bruit qu’il vous faut faudra ensuite réduire en post-traitement.

Savez-vous également que le format de fichier utilisé (RAW ou JPG) a un impact sur l’exposition ?

Allez à la page 91 du guide pour comprendre ce qu’est l’exposition à droite et pourquoi cela a de l’intérêt en RAW. Vous allez voir que c’est une question d’encodage et de nombre de niveaux.

Connaissez-vous le zone system ?

Cette technique d’exposition mise au point par le photographe Ansel Adams en 1941 est tout à fait utilisable avec votre appareil numérique. Le zone system peut vous aider à récupérer du détail dans les hautes lumières sans tenir compte des tons foncés, un atout que les photographes de paysage apprécieront.

Vous êtes plutôt adepte du JPG ?

Bien qu’il soit plus simple d’emploi en apparence, le format JPG est plus exigeant que le format RAW à la prise de vue car il impose une exposition optimale. Vous ne pouvez pas en effet, ou très peu, rattraper hautes et basses lumières en post-traitement.

Bien exposer pour le JPG nécessite donc de vous fier à l’histogramme et aux témoins d’écrêtage (voir page 99). L’utilisation du D-Lighting actif, dès la prise de vue, peut vous aider à optimiser vos JPG, c’est une autre notion à connaître.

Maîtriser la luminosité et le contraste

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

Lorsque vous êtes face à votre sujet, trois situations courantes se présentent à vous :

  • la plage de contraste est égale à la plage dynamique,
  • la plage de contraste est inférieure à la plage dynamique,
  • la plage de contraste est supérieure à la plage dynamique.

Vous devez être capable d’identifier ces trois situations et de réagir en adaptant la mesure d’exposition et vos réglages. Sachez que ceux-ci ne seront pas les mêmes selon que vous faites du JPG ou du RAW. La première partie de ce chapitre 4 détaille tout ce qu’il vous faut savoir.

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

Un autre scénario classique peut se présenter à vous si la lumière est trop importante : vous ne pouvez pas baisser la sensibilité, ni fermer le diaphragme au-delà des valeurs limites. Il va vous falloir réduire la quantité de lumière.

Vous allez trouver dans le guide, page 124 et suivantes, les différentes solutions à votre disposition parmi lesquelles :

  • comment utiliser un filtre gris neutre
  • comment utiliser un filtre polarisant

Ces filtres vous aideront à maîtriser les contrastes extrêmes avant de passer à des techniques plus avancées encore comme le HDR (page 137).

Ce tour d’horizon très complet que nous propose l’auteur inclut les techniques de débouchage des ombres (avec réflecteur ou diffuseur) et l’utilisation d’un flash.

Etudes de cas d’exposition

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

Rien de mieux que des exemples quand il s’agit de présenter des notions comme celles-ci. C’est ce que Volker Gilbert vous propose dans le chapitre 5, dans l’esprit de ce que propose aussi Michael Freeman dans L’art de l’exposition en photo numérique.

A l’aide de séries d’images regroupées par domaines, l’auteur vous explique, photo par photo, quelle était la problématique à la prise de vue et comment il a réglé l’exposition et les paramètres de prise de vue :

  • la photo de paysage,
  • la photo macro,
  • la photo en faible lumière,
  • le reportage photo,
  • le noir et blanc.

Ce chapitre va vous aider à comprendre tout ce que vous avez lu précédemment, mais il va aussi vous permettre de vous constituer des fiches personnelles à avoir avec vous quand le besoin s’en fait sentir. C’est quelque chose que j’aurais aimer trouver dans le guide sous forme de tableaux utilisables facilement (en annexe ?).

Ajuster lumière et exposition dans Camera Raw et Lightrom

Le post-traitement fait partie intégrante du flux de travail du photographe. Cette étape vous permet de donner à vos photos le rendu souhaité, ce que vous imaginiez à la prise de vue.

Ce dernier chapitre s’adresse en priorité à ceux qui utilisent le format RAW car c’est le format de prédilection pour le post-traitement. Lightroom (et Camera Raw qui est le moteur de développement RAW intégré) est le logiciel le plus utilisé par les photographes amateurs experts et c’est celui que Volker Gilbert utilise pour présenter  :

  • l’histogramme et l’écrêtage,
  • le réglage de la balance des blancs,
  • la correction des tonalités et du contraste,
  • la compensation des sur- et sous-expositions.

L’auteur vous explique aussi comment utiliser les outils de traitement localisés pour modifier lumière et exposition sur des zones précises de vos photos. Il passe en revue les modules de fusion HDR comme la fusion de plusieurs images dans Photoshop directement afin de contrôler avec encore plus de précision le résultat final.

Mon avis sur la seconde édition du guide Lumière et Exposition de Volker Gilbert

Ces notions peuvent vous paraître « déjà vues » ou « déjà maîtrisées » et pourtant gérer lumière et exposition est tellement critique pour réussir une photo que nous n’en savons jamais assez.

La seconde édition de ce guide fait un tour très complet du sujet, chaque chapitre vous apporte une quantité d’informations rarement rencontrée dans d’autres guides plus généralistes. L’auteur a pris le soin de faire un tour d’horizon le plus exhaustif possible et c’est réussi.

Cette seconde édition a été entièrement actualisée, mise à jour lorsque cela s’imposait, et bien que cela ne justifie pas de racheter le livre si vous avez déjà la première édition, il s’agit d’un ouvrage de référence pour tous les photographes débutants, amateurs et professionnels.

Ce livre à la FNAC


Qu’est-ce qu’un Stop en photographie

Vous avez lu le terme Stop dans un article sur la photographie et vous ne voyez pas de quoi il s’agit ? Vous avez entendu le mot Stop en photographie, dans une discussion entre photographes, dans une vidéo et vous êtes largué ? Voici de quoi en savoir plus sur ce fameux « Stop » et pourquoi c’est important pour vous.

Qu’est-ce qu’un Stop en photographie

Dans la vidéo ci-dessus (extraite de l’émission photo quotidienne sur la chaine Youtube) je vous explique ce qu’est un stop.

Vous allez voir que c’est une notion générique qu’il faut connaître pour comprendre le fonctionnement de votre appareil photo, ou celui de vos objectifs.

Un Stop en photographie est l’écart entre deux valeurs d’exposition et qui revient à multiplier ou à diviser par deux la quantité de lumière arrivant sur la capteur. L’exposition est elle-même définie par trois réglages qui sont :

  • le temps de pose (lié à la vitesse d’exposition),
  • l’ouverture (liée au diaphragme),
  • la sensibilité (liée aux valeurs ISO).

Quand vous faites varier un de ces réglages d’un cran, en valeur pleine (par exemple 1/250ème à 1/500ème ou f/8 à f/5.6 ou encore ISO 400 à ISO 800), vous doublez ou vous divisez par deux la quantité de lumière qui arrive sur le capteur. Et vous produisez un écart d’un Stop en matière d’exposition.

Dans la littérature vous allez rencontrer l’abréviation IL pour Indice de Lumination (ou indice de luminance)  ou encore Ev pour Exposure Value.

Stop, Il et Ev sont trois façons de désigner la même notion.

Il faut prendre soin de considérer des valeurs pleines car selon les boîtiers un cran de molette d’ouverture (par exemple) n’est pas nécessairement équivalent à un Stop. Ces valeurs sont les suivantes pour l’ouverture :

f/1.4, f/2, f/2.8, f/4, f/5.6, f/8, f/11, f/16, f/22, f/32

Entre chacune de ces valeurs il y a un Ev / un IL et … un Stop.

Pour les temps de pose c’est pareil :

1/1000 s, 1/500 s, 1/250 s, 1/125 s, 1/60 s, 1/30 s, 1/15 s, 1/8 s, 1/4 s, 1/2 s, 1 s

Entre chacune de ces vitesses il y a un Stop (ou Ev ou Il) puisque le temps de pose double de l’une à l’autre.

Ainsi, pour détailler l’exemple du système de stabilisation cité dans la vidéo, quand Nikon dit que ce système fait gagner 4 stops, cela signifie que :

  • vous pouvez passer, par exemple, de 1/1000 à 1/60 le temps de pose sans risquer le flou de bougé (4 valeurs d’écart)
  • ou que vous pouvez utiliser une ouverture de f/11 au lieu de f/2.8 (4 valeurs d’écart, ce qui va indirectement ajuster le temps de pose)
  • ou encore que vous pouvez passer la sensibilité de ISO 3200 à ISO 200 (4 valeurs d’écart, ce qui va également jouer sur le temps de pose).

Si de prime abord tout est ramené au temps de pose, il s’agit bien d’une notion transverse qui est valable aussi bien pour la vitesse, l’ouverture que la sensibilité.

Vous pouvez retrouver ci-dessous les liens cités dans la vidéo ainsi que le Guide Photo Reflex 2017 présenté.

Pour aller plus loin …

Le guide pratique Photo Reflex 2017

Qu’est-ce que l’exposition ?

Quel mode d’exposition choisir : P,S,A ou M ?

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