Guide d’achat appareil photo : fonctions et caractéristiques essentielles 2/6

Voici la suite du guide d’achat appareil photo pour vous aider à bien choisir votre appareil.

Après avoir détaillé les différentes gammes d’appareils, voici les caractéristiques et fonctions essentielles d’un appareil photo et à celles qui relèvent plus du gadget.

Mise à jour Octobre 2016

Guide d'achat appareil photo : fonctions et caractéristiques essentielles

 

Guide d’achat appareil photo : les caractéristiques essentielles

Présenter les fonctions essentielles dont doit disposer un appareil photo est un pari risqué. En effet chaque utilisateur a des besoins spécifiques et ce qui est essentiel à l’un peut ne pas l’être à l’autre.

Mais je vois revenir les mêmes demandes souvent aussi j’ai listé ce qui me paraît être essentiel pour la plupart d’entre vous.

Les appareils photos proposent tous des fiches techniques impressionnantes. Face à une telle débauche de fonctions, il faut parfois passer du temps à bien comprendre de quoi il s’agit vraiment et surtout à quoi ça va vous servir, ou pas. Certaines caractéristiques s’avèrent indispensables quand d’autres ne sont que des gadgets peu utiles.

Le nombre de pixels

20Mp très sensibles pour le capteur Toshiba TCM5115CL CMOS BSI

le capteur d’un appareil reflex

Quelques rappels

Le nombre de pixels (exprimé en Mp, millions de pixels) représente la définition du capteur de votre appareil photo. Contrairement à ce que les constructeurs – et les vendeurs – veulent parfois vous faire croire, ce n’est pas parce qu’un appareil a plus de pixels qu’un autre que les photos seront de meilleure qualité. C’est parfois même l’inverse.

Pour faire simple, le pixel représente le plus petit élément sensible du capteur capable de recevoir la lumière et de la traduire en une information utile à la formation de l’image finale.

Plus il y a de pixels sur le capteur, plus il y a de points différents sur la photo. On pourrait donc penser qu’il vaut mieux avoir plus de pixels pour avoir une photo plus riche en détails (c’est l’argument du vendeur). Mais chaque capteur ayant une dimension bien précise, la taille de chacun des pixels pour un format de capteur donné est fonction du nombre total de pixels.

Exemple : pour une même dimension de capteur, les pixels d’un 24Mp seront deux fois plus petits que les pixels d’un 12Mp. Il faut bien les caser quelque part !

Or il faut savoir que la taille d’un pixel définit sa capacité à bien rendre l’information correspondant à la lumière reçue. Plus la taille est importante, plus la quantité de lumière reçue est importante et meilleure est la qualité de l’information envoyée au boîtier. Les capteurs disposant de pixels plus petits produiront donc des images de moins bonne qualité à taille de capteur identique (je simplifie mais c’est l’idée).

Comment choisir

Pour pallier ce phénomène physique, les constructeurs ont travaillé ces dernières années pour améliorer la qualité de leurs capteurs, et les modèles les plus récents à 16, 18 ou 24Mp sont aussi performants que les anciennes générations à 10 ou 12Mp.

A tarif proche, il est donc important de considérer les nouvelles générations d’appareils qui sont plus performants que les modèles précédents malgré que le nombre de pixels soit identique. De même faire le choix d’un modèle disposant de moins de pixels est souvent une bonne alternative car la qualité d’image – particulièrement avec les petits capteurs des compacts – n’en sera que meilleure.

Et les tirages grand format ?

Ne tenez pas compte des arguments des vendeurs vous expliquant qu’avec plus de pixels vous pourrez faire des tirages papier de plus grande taille. Si c’est vrai dans l’absolu, sachez que vous pouvez faire un tirage 20x30cm avec 6Mp, et oser sans aucun problème le 60x90cm avec un capteur 12Mp.

Le nombre de pixels est un des critères qui définit la qualité de votre appareil photo. Ce n’est pas le seul aussi il ne faut pas vous limiter à cette valeur pour faire votre choix. Je vous invite à regarder également la performance en gestion de la lumière (sensibilité ISO) et la taille du capteur (plus il est grand, meilleure est la sensibilité).

L’ergonomie

Lorsqu’on me demande quel modèle choisir, je réponds souvent “il faut les prendre en main pour vous faire votre propre idée”. L’ergonomie d’un boîtier, quelle que soit la gamme considérée, est en effet un des critères de choix souvent oublié alors qu’il est essentiel.

Selon que vous avez des grandes mains ou pas, que vous êtes gaucher ou droitier, que vous allez porter longtemps à bout de bras l’appareil ou pas, la forme du boîtier prend toute son importance. La disposition des différentes commandes est un autre critère ergonomique.

Nouveau Nikon D3200 vu de dessus

boîtier reflex : êtes-vous à l’aise avec la poignée droite et les commandes supérieures ?

Posez-vous les questions suivantes :

  • arrivez-vous à atteindre aisément les différents boutons ?
  • le boîtier tient-il facilement dans votre main ?
  • pouvez-vous viser sans difficulté ?
  • l’écran arrière est-il suffisamment clair et explicite ?

Rendez-vous dans un magasin spécialisé ou essayez l’appareil de vos proches, mais n’achetez pas un appareil photo sans l’avoir vu pour de vrai et pris en main.

La désactivation du mode automatique

Quand on veut se faire plaisir en photo, et dès que l’on commence à explorer les possibilités créatives de son appareil, on en arrive vite à vouloir passer outre le mode automatique.

L’autofocus

L’autofocus est une des fonctions principales d’un appareil photo. C’est le module qui assure la mise au point sur le sujet choisi. Si la mise au point n’est pas bonne, la photo est ratée !

Le choix d’un boîtier ne peut se faire sans considérer les performances de son module autofocus. Outre la réputation de la marque en la matière, faites-vous une idée des performances de l’autofocus à l’aide de ces quelques tests rapides. Réglez le boîtier en automatique, portez l’œil au viseur ou visez sur l’écran arrière et appuyez à mi-course sur le déclencheur :

  • la mise au point se fait-elle rapidement ?
  • choisissez un sujet proche de vous, puis un autre éloigné, la mise au point se fait-elle avec précision dans les deux cas ?
  • faites le même test dans l’obscurité si possible, l’autofocus arrive-t-il toujours à faire la mise au point quand la lumière manque ?
  • essayez de suivre un sujet en mouvement (demandez à un proche de bouger), l’autofocus arrive-t-il à suivre le sujet en assurant la mise au point ?

Certains boîtiers embarquent des modules complexes à utiliser dès que vous sortez du mode automatique. Les combinaisons sont nombreuses et l’autofocus est le module qui demande le plus de pratique pour être bien maîtrisé. Il est donc essentiel que le mode automatique soit performant pour que vous puissiez profiter de votre matériel le temps de vous approprier les différentes combinaisons possibles.

La stabilisation d’image

 

Tamron 150-600 mm f/5-6,3 Di VC USD G2 SP

objectif Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 G2 Di VC USD à stabilisation optique intégrée

Lorsque le temps de pose est trop long par rapport à la scène photographiée (sujet, lumière), vous prenez le risque de bouger et de faire des images floues. Les constructeurs ont ajouté des fonctions de stabilisation pour minimiser ce problème.

Il existe deux types de stabilisation : la stabilisation optique et la stabilisation électronique. De plus la stabilisation peut être intégrée au boîtier ou à l’optique.

Stabilisation optique

C’est le système le plus répandu sur les reflex et le plus efficace. Il fonctionne par déplacement d’une partie du bloc optique dans l’objectif ou ajout d’un bloc spécifique et permet de gagner 3 à 4 valeurs de vitesses tout en assurant des images parfaitement nettes. Ce système est souvent noté VR (Vibration Reduction) ou OIS (Optical Image Stabilisation).

Stabilisation électronique

Ce système consiste à appliquer aux photos un traitement après la prise de vue pour les rendre plus nettes. S’agissant d’un traitement à posteriori, il n’est pas aussi efficace que le stabilisateur optique agissant au moment de la prise de vue.

C’est un procédé fréquemment rencontré sur les appareils compacts, bridges et certains hybrides car il ne coûte pas cher à produire (pas de composant supplémentaire).

Sony Alpha 33, c'est (déjà) fini

le reflex Sony Alpha 33 à stabilisation par déplacement du capteur

Dans le boîtier ou dans l’optique ?

Selon les marques, la stabilisation optique est intégrée au boîtier ou à l’optique.

Intégrée au boîtier, il s’agit d’une stabilisation du capteur. Celui-ci subit un micro-déplacement au moment de la prise de vue pour compenser les mouvements induits par le photographe. Ce système est moins coûteux à produire, il équipe en priorité les boîtiers entrée de gamme de certains fabricants. Il a l’avantage d’être actif quel que soit l’objectif utilisé, stabilisé ou non.

Intégrée à l’optique, c’est la stabilisation la plus efficace. La construction de l’optique devant intégrer ce système, elle est plus complexe et donc plus coûteuse. Toutefois la plupart des optiques récentes disposent du système VR ou OIS, y compris sur les optiques entrée de gamme vendues en kit avec les reflexs et hybrides.

Les modes semi-automatiques

Le mode automatique a pour avantage de vous éviter de rater vos photos. Il est suffisamment intelligent pour déterminer avec précision quels réglages appliquer en fonction du type de sujet et des conditions d’éclairage. Il sait reconnaître un visage, distinguer les couleurs, déclencher le flash quand la lumière manque.

P, S, A, M, auto : quel mode de prise de vue choisir et 3 exercices pour comprendre

Passer d’un mode P,S,A,M à l’autre

Toutefois pouvoir désactiver ce mode pour garder le contrôle ne peut se faire que si l’appareil photo concerné dispose de modes semi-automatiques généralement désignés par les lettres P,S,A et M.

  • le mode P pour Programme permet de changer le couple vitesse/ouverture
  • le mode S pour Speed – Vitesse – permet de changer la vitesse d’obturation
  • le mode A pour Aperture – Ouverture – permet de changer la valeur du diaphragme
  • le mode M pour Manuel permet de tout régler à votre guise.

Passer outre l’automatisme, c’est vous donner la possibilité de changer les paramètres d’exposition : temps de pose, ouverture, sensibilité.

En changeant le temps de pose, vous gérez différemment les scènes d’action (sport, jeux d’enfants) pour réduire le risque de flou.

En changeant l’ouverture, vous jouez sur la netteté des différentes zones de l’image : sujet principal bien net avec un joli flou en arrière-plan, diminution du risque de flou quand la lumière manque par changement de la valeur du diaphragme, etc.

En changeant la sensibilité vous permettez au boîtier de fonctionner avec une valeur ISO plus adaptée à la scène. Vous aurez alors des photos de meilleure qualité en basse lumière, des flous de bougé moins fréquents, une meilleure qualité globale.

Avec les reflex

Les reflex sont les plus souples. Ils permettent tous de couper l’automatisme pour prendre le contrôle, de façon plus ou moins ergonomique. Les modèles entrée de gamme nécessitent le recours au menu pour changer les réglages, les modèles experts sont plus riches en touches d’accès direct.

Avec les hybrides

Au rayon des hybrides il faut distinguer à nouveau les modèles plus amateurs des modèles plus experts. Les premiers vous incitent à rester en automatique à la manière des compacts quand les seconds vous donnent toute liberté de procéder à votre guise.

Avec les bridges

Les bridges proposent pour la plupart le débrayage du mode automatique mais ce n’est pas leur nature première.

Avec les compacts

Les compacts sont peu adaptés au fonctionnement hors mode automatique. Malgré qu’ils permettent parfois de débrayer l’automatisme (fouillez les menus pour trouver …), ce n’est pas dans leurs gènes et vous rencontrerez plus d’inconvénients que d’avantages à les utiliser ainsi.

Le viseur

Fujifilm X100S

le viseur hybride du Fuji X100

Le viseur est cette petite fenêtre qui vous permet de cadrer votre photo avant de déclencher. Il existe différents types de viseurs :

  • les viseurs optiques des reflex et de certains hybrides, donnant une image directe avec une couverture du champ visé plus ou moins importante
  • les viseurs électroniques des bridges et de certains hybrides, donnant une image comme sur l’écran arrière avec une couverture à 100%
  • les viseurs hybrides de certains … hybrides capables de fonctionner en mode visée optique ou visée électronique
  • les viseurs additionnels de certains compacts et hybrides qui viennent se glisser sur la griffe porte-flash pour compléter la visée sur l’écran arrière.

Avec un reflex, le viseur est de type TTL (Through The Lens ou au travers de l’objectif) et vous donne l’exacte vision de ce que vous allez photographier puisque l’objectif fait partie du système de visée.

Avec un hybride vous observez ce que sera la photo sans que la visée ne se fasse au travers de l’objectif.

Visée optique ou électronique ?

L’avantage de la visée optique est de donner une image claire et ‘immédiate’ puisqu’aucun traitement électronique n’intervient au contraire de la visée électronique. Celle-ci est une interprétation de l’image cadrée affichée via un écran LCD (le viseur électronique) avec des conséquences en matière de délai à l’affichage et de qualité du rendu.

L’avantage de la visée électronique est de donner une image avant la prise de vue en tous points fidèle à ce que sera la photo. Vous voyez la photo telle qu’elle sera prise. C’est un avantage indéniable pour tous les cas complexes comme la photographie de scène, en basse lumière, avec des éclairages difficiles. Ce type de viseur s’avère parfois moins réactif que le viseur optique même si les derniers modèles équipant certains hybrides n’ont plus grand-chose à se voir reprocher.

Avant de faire votre choix, faites la liste des utilisations les plus courantes que vous ferez de votre boîtier. Si vous privilégiez les scènes d’actions et de sport, le viseur optique est plus performant. Si vous faites souvent des photos de spectacles en intérieur, le viseur électronique peut s’avérer un meilleur choix.

Le poids

Au sein d’une même gamme tous les modèles pèsent sensiblement le même poids. Avec les compacts le poids est négligeable. Avec les bridges et les hybrides aussi. Seuls les reflex présentent des écarts importants entre un modèle entrée de gamme plutôt léger et un modèle pro bien plus lourd.

Il est donc essentiel à nouveau de prendre en main le modèle concerné pour voir si son poids ne sera pas un handicap au bout de quelques heures. Pensez que le reflex sera complété d’un objectif qui peut vite s’avérer aussi lourd que le boîtier voire même plus !

Si votre appareil est trop lourd, vous le prendrez avec vous moins souvent et vous en profiterez moins. Mieux vaut choisir un modèle plus léger peut-être un peu moins performant qu’un modèle plus lourd et plus performant. Car au final ce ne sont pas les performances qui font la photo mais le fait d’avoir avec vous votre appareil !

La robustesse

Nikon D750 construction alliage de magnesium et fibre de carbone

la construction en alliage de magnésium et fibre de carbone du reflex Nikon D750

Selon les usages que vous allez faire de votre matériel, vous devez envisager un boîtier plus ou moins endurant. Inutile d’investir dans un poids lourd construit comme un char d’assaut pour faire des photos de famille. Par contre aller un mois dans la jungle tropicale avec un modèle entrée de gamme c’est prendre le risque que le boîtier ne tienne pas la distance.

Les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour donner à leurs boîtiers des qualificatifs qui ne traduisent pas toujours la réalité. Voici quelques-uns des termes rencontrés dans les différentes fiches techniques :

  • tropicalisé : se dit d’un boîtier qui dispose de joints spécifiques et de traitements internes évitant la pénétration de poussières et de l’humidité à l’intérieur du boîtier. Le même terme peut être utilisé pour les objectifs.
  • étanche : se dit d’un boîtier capable de résister à l’immersion (être plongé dans l’eau) pendant une durée déterminée, et/ou de résister aux précipitations (pluie intense, taux d’humidité très élevé).
  • tous temps : se dit d’un boîtier capable de fonctionner sans risque dans un environnement particulièrement difficile (poussière, sable, humidité, pluie) sans qu’il soit tropicalisé pour autant.

Il faut donc prendre ces termes avec beaucoup de recul. D’autant plus que circulent toujours quelques légendes urbaines. On peut lire par exemple que “les boîtiers pros sont tropicalisés alors que les autres ne le sont pas”. Ou que “un boîtier qui n’est pas étanche ne peut pas être utilisé quand il pleut” ou encore “que les limites d’utilisation d’un boîtier sont comprises dans la plage –10°/+40°”.

Il n’en n’est rien. Ne vous basez pas sur ces généralités la plupart du temps erronées.

La tropicalisation

Aucun boîtier reflex actuel n’est tropicalisé au strict sens du terme. Pas même les modèles pros comme le Nikon D5 ou le D810. Le dernier Nikon tropicalisé était le Nikon F3 sorti en 1980.

Par contre de nombreux boîtiers sont conçus pour minimiser le passage des poussières, du sable ou de l’humidité. Et les modèles experts-pros sont généralement plus performants en la matière. Toutefois ce n’est pas parce que votre boîtier ne fait pas partie de ces gammes que vous ne pourrez pas l’utiliser ponctuellement dans des conditions difficiles. Il faudra simplement être un peu plus précautionneux.

vue de face du compact numérique Ricoh PX

le compact Ricoh PX, un modèle étanche

L’étanchéité

Il existe des modèles étanches capables de résister à un séjour de plusieurs heures dans l’eau. Ou aux pluies tropicales. Vous trouverez ces modèles dans les gammes compacts (la plupart des constructeurs) et hybrides (par exemple le Nikon 1 AW1). Notez bien qu’aucun reflex n’est étanche.

Tous temps

Ce terme bien évasif signifie que vous pouvez utiliser votre matériel sous la pluie, en bord de mer, sur la plage, dans le froid et l’humidité, dans la neige, etc. Ce n’est en rien une garantie d’étanchéité et les précautions d’usage s’imposent.

Prenez soin de garder le plus longtemps possible ce type de boîtier dans un sac étanche, sortez le au dernier moment. Séchez le s’il est mouillé, évitez d’ouvrir les trappes sous l’eau. Et ne changez pas d’objectif sous la pluie …

La plupart des boîtiers des différentes gammes sont toutefois bien plus résistants qu’on pourrait le penser. Quelques gouttes d’eau n’ont jamais mis en péril un boîtier. Et un sac plastique bien placé reste une protection simple pour éviter le pire.

Si vous fréquentez des zones humides, utilisez des sachets déshydratants qui absorbent l’humidité dans votre sac photo (suivre les conditions d’utilisation données par le fabricant).

Le Menu et les commandes

menu_D5100_02

le menu type d’un reflex, on peut faire plus simple …

Le menu de votre appareil photo est ce que vous allez utiliser le plus souvent avec le déclencheur ! Prenez donc soin de vérifier si l’ergonomie et la lisibilité de ce menu vous conviennent.

Rien de tel que de prendre en main le boîtier et de jouer avec le menu et ses touches de contrôle : regroupement des fonctions, taille de l’affichage, assistances visuelles (par exemple guide interactif), rapidité d’accès aux fonctions courantes sont des points à étudier.

Certains boîtiers permettent de personnaliser les menus et le rôle de certaines touches (souvent nommées “fonction”). Si vous aimez adapter votre matériel à votre pratique, c’est un avantage.

Certains menus incluent une fonction d’aide en ligne qui permet à tout instant de savoir à quoi sert une fonction bien précise, c’est un autre avantage qui vous évite le recours fréquent au manuel (que vous n’aurez jamais avec vous …).

Le format RAW

Caractéristique essentielle des modèles experts-pros, le format RAW est un format d’enregistrement des photos qui vous donne le plus de possibilités possibles pour donner à vos images le rendu souhaité. Le RAW est l’équivalent du négatif argentique.

Certains boîtiers (compacts en particulier) n’autorisent pas l’enregistrement en RAW, c’est une limitation à connaître. Tous les reflex et hybrides le permettent, tout en vous laissant la possibilité de photographier en JPG ou en RAW+JPG.

Même si vous ne maîtrisez pas le format RAW encore, pensez que vous aurez peut-être envie de vous y mettre plus tard.

Le mode vidéo

Apprendre la vidéo: les bases de la vidéo reflex

un reflex en mode vidéo avec micro externe

Les modes vidéo équipant les reflex et hybrides sont capables de faire aussi bien, voire mieux, que la plupart des caméscopes numériques. Et vous évitent de transporter deux appareils différents.

L’enregistrement vidéo à partir d’un appareil photo présente des avantages indéniables : choix des objectifs, qualité du capteur en basse lumière, gestion de la profondeur de champ pour ne citer que ceux-là.

Sachez cependant que la durée d’enregistrement d’une séquence est limitée dans le temps par construction (voir la fiche technique du matériel concerné) et par la législation qui impose aux fabricants une durée maximale. La limite “fiscale” actuelle est de 29mn59sec.

Certaines discussions peuvent vous laisser penser que filmer a des conséquences sur la durée de vie du capteur. Il n’en est rien et d’ailleurs les caméras numériques utilisent toutes des capteurs proches de ceux des appareils photos !

Le standard vidéo est désormais le mode FullHD 1080p disponible sur tous les appareils toutes gammes confondues. Les plus performants proposent un contrôle manuel des paramètres de prise de vue, une meilleure définition vidéo (4k par exemple) ou des modes complémentaires. A réserver aux vidéastes accomplis car ces usages demandent un traitement logiciel adapté qui n’est pas à la portée de tout le monde.

Le mode rafale

Nikon D7100 : DX, 24Mp, 25600 ISO, FullHD, sans filtre AA, 1149 euros

l’obturateur d’un modèle reflex

Le mode rafale se caractérise par le nombre de photos que votre boîtier est capable de prendre en une seconde. Les valeurs courantes vont de 3 à 6 images par seconde, les plus performants des reflex pros pouvant grimper à 8 ou 10 images par seconde.

Un mode rafale performant ne doit pas vous faire oublier qu’il ne s’agit pas de faire des dizaines de photos en quelques secondes pour en avoir une bonne ! Mieux vaut passer un peu plus de temps à bien préparer une photo que shooter à 8 im./sec en espérant avoir une image correcte.

Le mode rafale doit également produire des images nettes. Il y a des contraintes fortes sur l’autofocus (qui doit arriver à suivre la cadence), sur la mesure de lumière (qui doit assurer une exposition correcte de chaque photo) et sur le système d’enregistrement (le buffer qui doit gérer la quantité de données à stocker sur la carte).

Un mode rafale à 4 ou 5 images/sec est déjà très performant et dans la pratique il est rare de devoir aller au-delà, sauf si vous êtes photographe de sport ou d‘action et que vous photographiez dans des conditions bien précises.

Le nettoyage automatique du capteur

Si les pellicules avaient auparavant tendance à se rayer, les capteurs numériques ont eux tendance à attirer les poussières. Et des poussières sur votre capteur, ce sont des taches visibles sur vos photos.

Pour minimiser ce désagrément, les constructeurs incorporent des systèmes de nettoyage automatique du capteur sur de nombreux modèles. Les plus sensibles sont les boîtiers reflex et hybrides à objectifs interchangeables. La poussière va plus facilement entrer lors du changement d’objectif mettant à nu ou presque le capteur. Les compacts et bridges sont très peu sensibles de par leur construction.

Selon les systèmes, vous avez possibilité de déclencher automatiquement le nettoyage du capteur à la mise en fonction du boîtier, à l’arrêt ou les deux. Privilégiez le nettoyage au démarrage qui a toujours lieu avant la prise de vue, c’est mieux qu’après ! Et ne croyez pas ceux qui vous disent que le nettoyage automatique endommage le capteur en le faisant vibrer, une autre légende urbaine.

Retenez toutefois que le nettoyage automatique des boîtiers n’empêche pas le fait que certaines taches grasses résistent, elles ne sont pas décollées par la vibration du nettoyage. Il vous faudra donc dans ce cas avoir recours à un professionnel qui effectuera un nettoyage à l’aide de produits spécifiques. Vous pouvez également investir dans un kit de nettoyage pour le faire vous-même si vous vous sentez capable de procéder à l’opération.

L’écran arrière LCD

Le capteur 24Mp du Nikon D5300

l’écran orientable d’un reflex entrée de gamme Nikon

L’écran arrière des boîtiers, tous modèles confondus, est le centre névralgique du système. C’est grâce à cet écran que vous pouvez voir vos photos et vidéos, mais c’est aussi lui qui sert de viseur sur de nombreux modèles (compacts, hybrides, bridges, reflex en Live View). Et tous les écrans ne se valent pas.

Les caractéristiques principales d’un écran LCD sont :

  • sa définition : plus il comporte de points, meilleure sera la qualité de l’affichage
  • son rendu : certains écrans sont plus lumineux que d’autres ou plus contrastés
  • sa taille : plus l’écran est grand, plus il est confortable à utiliser
  • son interface de contrôle : certains écrans sont tactiles, d’autres non

Olympus XZ-2 écran orientable

l’écran inclinable d’un hybride Olympus

La meilleure façon de juger de la qualité d’un écran est de le tester par vous-même. Prenez le boîtier en main et regardez comment se comporte l’écran :

  • est-il parfaitement lisible quel que soit l’angle d’observation ?
  • est-il lisible en pleine lumière (soleil par exemple) ?
  • donne-t-il un rendu des couleurs satisfaisant en mode visualisation des photos ?
  • vous permet-il de viser correctement pour prendre une photo ?

Certains écrans sont également orientables ou inclinables. Les écrans orientables peuvent être retournés (fans de selfies et vidéastes, c’est pour vous) tandis que les inclinables bougent sur un seul axe pour cadrer à bout de bras ou au ras du sol.

La connectivité Wi-Fi et sans fil

Nikon D3300 : 24mp, 25.600 ISO, pas de filtre passe-bas, 629 euros

connecteur wi-fi optionnel pour reflex Nikon non pourvu d’un Wi-Fi intégré

Connectivité Wi-Fi

Certains boîtiers intègrent un module Wi-Fi vous permettant de transférer les photos sur un smartphone ou votre ordinateur. Selon les versions, il peut s’agir d’un simple transfert via une application mobile pour smartphone ou d’un mode plus complet permettant un contrôle total du boîtier avant, pendant et après la prise de vue.

Le mode “envoi vers un smartphone” vous permet de partager facilement vos photos auprès de vos proches par mail ou sur les réseaux sociaux. Cette fonction produit généralement une version basse définition de la photo pour éviter que le fichier à transférer ne soit trop gros. De nombreux compacts et hybrides fonctionnent selon ce mode, et quelques reflex désormais.

Le mode “contrôle total” est l’apanage de modules plus haut de gamme (et plus onéreux) que vous devez connecter sur le boîtier via un accessoire spécialisé ou la griffe porte-flash. Il vous faut ensuite paramétrer le couplage entre le boîtier et l’ordinateur, ce qui peut s’avérer plus ou moins simple selon les modèles.

Si le modèle que vous envisagez ne dispose pas d’un mode Wi-Fi, une alternative consiste à utiliser une carte mémoire EyeFi intégrant une fonction de stockage et une fonction de transfert Wi-Fi.

Connectivité NFC

La connectivité NFC (Near Field Connectivity) est une autre option de transfert sans fil équipant certains boîtiers récents. Ce mode NFC vous permet de transférer des photos du boîtier vers un dispositif compatible (smartphone, tablette) en rapprochant simplement les deux appareils.

Si vous envisagez de faire de nombreux transferts de ce type pour une raison bien précise, alors c’est un mode à considérer au moment du choix.

Le GPS et la géolocalisation

GPS pour reflex numerique

accessoire GPS complémentaire pour reflex

Certains boîtiers incluent une fonction GPS dont le rôle est d’ajouter les coordonnées latitude/longitude à chacune des photos prises. Chaque photo porte alors en elle le lieu précis où elle a été prise, ce qui facilite la recherche ultérieure.

Les modules GPS les plus élaborés permettent en outre de suivre un trajet, de mémoriser différentes positions, de transférer ces éléments à un logiciels spécialisé (Google Maps ou logiciel de géolocalisation). Ils savent également afficher une carte sur l’écran arrière du boîtier moyennant une connexion adaptée.

Cette fonction est intéressante si vous partez en voyage et que vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas noter votre position pour chacune des photos prises. Ou si vous avez un besoin bien particulier à couvrir (immobilier, cadastre, etc.). Dans tous les autres cas, il s’agit plus d’une fonction gadget que d’un apport essentiel.

Tout le reste

Les fiches techniques sont riches de dizaines de fonctions qui laissent penser que “plus, c’est mieux”. Les principales fonctions listées ici sont celles qui sont vraiment importantes, et méritent d’être étudiées au moment du choix car elles auront un impact sur la qualité de vos photos et le plaisir que vous aurez à photographier.

Parmi toutes les autres, certaines méritent que l’on s’y intéresse dans des cas bien précis, mais elles ne servent bien souvent qu’à faire joli. Les modes scènes, les filtres, le mode panoramique ne sont pas irremplaçables. Et il y en a bien d’autres.

Vous avez une question précise, un détail vous échappe ? Laissez un commentaire et parlons-en !

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About the Author

Jean-Christophe Dichant
J'ai créé Nikon Passion en 2004 pour vous aider à faire les bons choix, bien utiliser votre reflex et apprendre la photo.

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  • Pentax

    Je possède un Pentax: Ricoh K5II et il tropicalisé, son objectif aussi (WR) 75 joints de mémoire. Or vous dites qu’aucun reflex n’est tropicalisé, VRAI ou MENSONGE?
    Merci, très bonne article 😉

    • Le Pentax, comme d’autres, est présenté comme tropicalisé dans la fiche technique. Il est plutôt ‘tous temps’ de par les joints et protections. La tropicalisation va plus loin que ça en toute théorie, elle permet de fonctionner dans des conditions très sévères qui demandent plus qu’un joint d’étanchéité. Ceci n’enlève rien aux qualités du Pentax pour autant et vous pouvez l’utiliser sous la pluie, il tiendra le choc 🙂

      • Pentax

        Ah ok, donc tous les « tropicalisés » sont en faite « tous temps ». C’est plus clair! Merci
        PS: J’en suis super content même s’il est au dessus de mes capacités, ce qui signifie que je ne sers pas de tout! Ses avantages pour moi: tous temps (utilisable au Cambodge), son encombrement, son poids, tous objectifs de la marque compatibles! En plus de ses qualités! Son défaut: le 18-55 WR limite en zoom, mais si j’avais eu le choix, j’aurais pris le 18-135 WR, dsl pour le HS

        • Il y a en fait quelques rares boîtiers tropicalisés, dont le Nikon F3 à l’époque de l’argentique. Ceux-là sont des « increvables » ! 🙂

  • Bernieshoot

    très bon article qui a le mérite de proposer une synthèse des fonctions. Après il y a l’option budget qui peut éliminer très vite beaucoup de fonction.

  • Pingback: Question Photo S01E06 : choisir le bon mode autofocus | Nikon Passion()

  • Pierre Robert

    Moi j’y suis allé comme suit : Je définis quel est mon passe-temps favori.
    Ensuite je regarde et compares les spécifications de différents appareils
    et finalement j’y vais selon mon budget. Je suis propriétaire d’un D-610 depuis
    environ 1 an et très fier d’être Nikoniste.

  • oncle

    bonjour je voudrais commencer la photo en pro mais j’hésite entre le d750 et le d810
    et si vous pouvais me conseiller. et quelle objectif pour commencer j’ai actuellement un tamron 35mm 1.8 sp