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Quel appareil photo choisir : guide d’achat 2026 (1/6)

Vous ne savez pas quel appareil photo choisir pour coller à vos besoins et votre budget ? Ce guide d’achat photo vous aide à choisir le bon appareil.

Choisir un appareil photo ressemble au parcours du combattant : bridge, hybride, reflex, il existe des dizaines de modèles et faire le bon choix n’est pas simple. De plus, certaines marques laissent leurs anciens modèles au catalogue, pendant les périodes de fin d’année par exemple où les promotions sont nombreuses. Voici les différentes gammes, celles qui ont le vent en poupe et celles qui sont abandonnées, leurs usages ainsi que les avantages et inconvénients de chaque type d’appareil photo.

Lisez aussi mon guide ultime des hybrides Nikon, tous les modèles actuels et la comparaison détaillée

Comment utiliser ce guide d’achat appareil photo

Ce guide d’achat d’un appareil photo est généraliste. Il ne concerne pas que la marque Nikon car elle peut ne pas vous correspondre. D’autres marques peuvent avoir un intérêt selon vos besoins.

Si vous êtes débutant en photo ou s’il s’agit de votre premier achat, je vous conseille de lire le guide d’achat appareil photo du début à la fin (6 articles), vous y trouverez de nombreux conseils pour éviter les erreurs les plus courantes.

Si vous êtes amateur ou expert, consultez les paragraphes de chaque article du Guide d’achat appareil photo selon vos besoins, j’ai inclus de nombreuses informations pour vous aider, les dernières fonctionnalités des boîtiers récents et leurs compléments.

Ce que vous allez apprendre

Ce guide d’achat appareil photo vous présente les notions à connaître. Il passe en revue :

Ce guide d’achat appareil photo se veut exhaustif, toutefois l’évolution des gammes des fabricants est telle qu’il est possible qu’un nouveau modèle arrive et vienne changer l’ordre établi. Je tiens ce guide d’achat photo à jour pour tenir compte des nouveaux modèles et des tendances (si c’est la marque Nikon qui vous intéresse uniquement, consultez le dossier « Quel Nikon choisir ?« ).

Quel appareil photo choisir : les gammes

Il existe différentes gammes d’appareils photo. Pour vous aider à savoir quel appareil photo choisir, je détaille dans ce guide d’achat ce que chaque gamme représente, ses avantages et inconvénients et si elle vous correspond vraiment.

Les quatre gammes d’appareils photo sont :

  • les appareils photo hybrides,
  • les appareils photo reflex,
  • les appareils photo bridges,
  • les appareils photo compacts.

Je laisse de côté les smartphones qui n’entrent pas dans la catégorie appareils photo bien qu’ils remplacent désormais les appareils photo compacts.

Quel appareil photo hybride choisir ?

Un appareil photo hybride (ou sans miroir – mirrorless) est un appareil photo sans viseur optique et sans miroir, doté d’un capteur équivalent à celui des reflex, plus grand qu’un compact ou qu’un bridge (en savoir plus sur les différences entre reflex et hybride). Un hybride permet d’utiliser des objectifs interchangeables comme un reflex.

Les appareils photo hybrides ont tous des caractéristiques différentes : des capteurs de différentes tailles, des viseurs de différentes technologies, des gammes d’objectifs différentes.

Certains hybrides sont équipés d’un capteur Micro 4/3 – en référence à la taille et aux proportions du capteur. Ils sont concurrencés par les hybrides équipés d’un capteur APS-C et ceux disposant d’un capteur plein format. Les tarifs sont fonction des performances du capteur et des caractéristiques du boîtier.

Les hybrides se répartissent en deux principales familles : les hybrides entrée de gamme et les hybrides experts pros.

Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4
Guide d’achat appareil photo Le Nikon Z6III, un hybride expert – pro

Les hybrides entrée de gamme

Les entrées de gamme sont équipés de capteurs de petite taille – Micro 4/3 en général – et sont orientés grand public. Ils sont vendus au même tarif qu’un bon smartphone tout en offrant des performances supérieures et des possibilités créatives plus étendues.

Les hybrides entrée de gamme adressent les besoins des photographes débutants et amateurs qui cherchent à obtenir des photos de meilleure qualité qu’avec un smartphone ou un bridge. De par la taille réduite de leur capteur, ils limitent toutefois les possibilités de flou d’arrière-plan et restent en retrait en matière de réactivité et de sensibilité ISO quand la lumière manque.

Le ratio de focale équivalente de leur capteur (x 2) est par contre un atout en photo animalière.

Proposés à des tarifs proches des reflex entrée de gamme en kit, les hybrides ont pour eux une meilleure compacité et un poids réduit, d’autant plus que les reflex entrée de gamme ont quasiment tous disparu désormais.

Nikon Z 50II vue de face
Guide d’achat appareil photo Le Nikon Z50II, un hybride APS-C amateur 

Les hybrides experts-pros

Les experts-pros sont équipés de capteurs Micro 4/3 performants, APS-C ou plein format et proposent des performances équivalentes voire supérieures à celles des reflex. Ils s’adressent en priorité aux photographes désireux de trouver une alternative crédible à leur équipement reflex plus gros et lourd.

Les hybrides experts-pros sont intéressants si vous ne supportez plus de devoir porter toute la journée un équipement reflex et un gros sac photo. Les gammes d’objectifs se développent vite et chaque constructeur propose plusieurs zooms et focales fixes permettant de couvrir l’ensemble de vos besoins.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9
le Nikon Z8, un hybride plein format expert-pro

Le viseur

L’hybride dispose d’un viseur électronique qui vous permet de voir en temps réel la photo que vous allez faire, à la différence du viseur optique du reflex qui vous montre la scène cadrée. Le viseur électronique de l’hybride affiche en effet l’image en provenance du capteur, à laquelle le boîtier applique les réglages de prise de vue. On parle de visée à image réelle.

Ce que vous voyez dans le viseur représente une couverture de 100 %, ce viseur permet d’afficher une portion réduite de la visée sous forme de loupe comme d’utiliser la mise au point manuelle de type Focus Peaking. Cette aide à la mise au point manuelle est un avantage des hybrides face aux reflex.

Quel hybride choisir : APS-C ou plein format ?

Plusieurs constructeurs dont Nikon proposent deux gammes d’hybrides, il existe par contre des hybrides dotés d’un capteur moyen-format chez Fujifilm, ce sont des boîtiers pros plus onéreux.

Hybride APS-C et Micro 4/3 : avantages et inconvénients

Les hybrides Micro 4/3 ont précédé l’arrivée des modèles à capteur APS-C et plein format. Ils sont maintenant distancés par les APS-C.

Avantages de l’APS-C

  • les hybrides APS-C sont moins onéreux que les modèles à capteur plein format
  • ils permettent l’utilisation d’objectifs dédiés plus accessibles, plus légers, plus compacts
  • les boîtiers sont plus légers et compacts
  • le rapport de focale x 1.5 rend les APS-C intéressants en photo animalière
  • certains modèles (par exemple Fujifilm XT-5) ont toutes les caractéristiques des boîtiers experts (construction, ergonomie, performances)

Inconvénients de l’APS-C

  • il faut tenir compte du ratio de correspondance de focale selon la taille du capteur (généralement x 1.5)
  • il y a peu d’objectifs APS-C grand-angle (15 mm et moins)
  • les hybrides APS-C ne permettent pas de réduire la profondeur de champ autant que les plein format du fait de la taille réduite de leur capteur
  • ils sont limités en définition si (et seulement si) vous recherchez une définition ultime (par exemple 45 Mp)
  • les objectifs APS-C dédiés ne sont pas compatibles avec les boîtiers plein format si vous changez de système ultérieurement
  • le viseur est souvent moins généreux

Hybrides plein format : avantages et inconvénients

Les hybrides plein format sont l’équivalent des reflex 24 x 36. Leur capteur reprend les dimensions d’une vue sur une pellicule : 24 x 36 mm (à quelques mm près parfois).

Avantages de l’hybride plein format

  • il n’y a pas de facteur de correction à apporter à la focale de l’objectif, un 50 mm cadre comme un 50 mm
  • le capteur de plus grande taille permet de réduire plus facilement la profondeur de champ pour des flous d’arrière-plan plus harmonieux
  • la définition du capteur est moins limitée (il existe un 45 Mp chez Nikon)
  • à définition égale (par exemple 24 Mp) le capteur a des photosites plus grands et plus sensibles pour une sensibilité ISO maximale plus élevée (selon les modèles)

Inconvénients de l’hybride plein format

  • les hybrides plein format sont plus onéreux que les modèles APS-C
  • ils sont plus exigeants en matière d’objectifs (donc reviennent plus cher)
  • ils demandent souvent une meilleure maîtrise de la technique pour être utilisés au mieux (modèles pros en particulier)
  • ils sont souvent plus lourds, moins compacts
  • les objectifs pros adaptés sont plus lourds, plus gros, plus chers

Comment choisir un appareil photo reflex

Bien qu’en fin de vie commerciale désormais, le reflex intéresse encore certains amateurs et experts. Un système reflex est composé d’un boîtier et d’un objectif interchangeable. Le terme interchangeable signifie que l’objectif peut être retiré et remplacé par un autre, à tout moment, pour étendre les possibilités de prise de vue.

Si vous faites le choix d’un reflex, vous devez donc aussi faire le choix d’un objectif d’ailleurs souvent vendu en kit avec le boîtier.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques
Guide d’achat appareil photo Le reflex Nikon D850, dernier modèle pro de la gamme reflex encore en vente

Quel reflex choisir : APS-C ou plein format ?

Quelques marques proposent encore des reflex : des modèles avec capteur APS-C (ou DX chez Nikon) et des modèles avec capteur plein format (24 x 36 ou FX chez Nikon).

Contrairement à certaines idées reçues, un modèle APS-C ne fait pas de moins bonnes photos qu’un modèle plein format, il fait des photos différentes selon les situations. Il est donc important de bien définir votre besoin avant d’opter pour une gamme ou une autre.

Reflex APS-C : avantages et inconvénients

Les reflex équipés d’un capteur APS-C ont précédé l’arrivée des modèles à capteur plein format. Le capteur APS-C est moins coûteux à produire et il équipe encore quelques modèles toutes marques confondues.

Avantages de l’APS-C

  • les reflex APS-C sont moins onéreux que les modèles à capteur plein format
  • ils permettent l’utilisation d’objectifs dédiés moins chers, plus légers, plus compacts
  • ils sont bien adaptés pour la photographie animalière du fait du ratio x 1.5 appliqué à la « focale équivalente » (un 300 mm « cadre comme » un 450 mm sans en avoir le prix)
  • les boîtiers sont souvent plus légers et compacts
  • certains modèles (par exemple Nikon D500) ont toutes les caractéristiques des boîtiers pros (construction, ergonomie, performances)
  • ils sont moins exigeants en matière d’optiques « pros »

Inconvénients de l’APS-C

  • il faut tenir compte du ratio de correspondance de focale selon la taille du capteur (un 50 mm sur APS-C cadre comme un 75 mm en plein format)
  • il y a peu d’objectifs APS-C grand-angle (15 mm et moins)
  • les reflex APS-C ne permettent pas de réduire la profondeur de champ autant que les plein format du fait de la taille réduite de leur capteur
  • ils sont limités en définition si (et seulement si) vous recherchez une définition ultime (par exemple 45 Mp)
  • les objectifs APS-C dédiés ne sont pas compatibles (ou si peu) avec les boîtiers plein format si vous changez de format ultérieurement
  • il y a moins de modèles experts/pros que dans les gammes plein format (Nikon, Canon)
  • le viseur est souvent moins généreux
  • ils ne permettent pas (ou très peu) l’utilisation d’anciens objectifs à mise au point manuelle ou sans motorisation interne

Reflex plein format : avantages et inconvénients

Les reflex plein format sont l’équivalent des reflex argentiques. Leur capteur reprend les dimensions d’une vue sur une pellicule : 24 x 36 mm (à quelques mm près parfois).

Avantages du reflex plein format

  • pas de facteur de correction à apporter à la focale de l’objectif, un 50 mm cadre comme un 50 mm
  • le capteur de plus grande taille permet de réduire plus facilement la profondeur de champ pour des flous d’arrière-plan plus harmonieux
  • la définition du capteur est moins limitée (il existe des 45 Mp et plus)
  • à définition égale (par exemple 24 Mp) le capteur a des photosites plus grands et plus sensibles pour une sensibilité ISO maximale plus élevée (selon les modèles)
  • ils sont compatibles avec les anciens objectifs manuels et les objectifs sans motorisation interne (seuls certains APS-C le sont)
  • il existe plus de choix dans les gammes avec des modèles pros (robustesse, performances)

Inconvénients du reflex plein format

  • les reflex plein format sont plus onéreux que les modèles APS-C
  • ils sont plus exigeants en matière d’objectifs (donc reviennent plus cher)
  • ils ne sont pas compatibles (ou si peu) avec les optiques au format APS-C
  • ils imposent des focales plus longues en photographie animalière (donc plus coûteuses)
  • ils demandent une meilleure maîtrise de la technique pour être utilisés au mieux (modèles pros en particulier)
  • ils sont souvent plus lourds, moins compacts
  • les objectifs pros adaptés sont plus lourds, plus gros, plus chers

En savoir plus sur les différences entre APS-C et plein format chez Nikon.

Le viseur

Le reflex dispose d’un miroir interne qui vous permet de voir dans le viseur ce que vous allez photographier. Selon les modèles ce viseur est plus ou moins grand et confortable.

La zone que vous voyez dans le viseur n’est pas nécessairement celle que vous aurez sur la photo :

  • si vous disposez d’un viseur de couverture 100% alors ce que vous voyez est bien identique à ce que vous aurez sur la photo,
  • si le viseur a une couverture inférieure (par exemple 90%) il vous montre une zone plus réduite que ce que vous aurez sur la photo (lire ‘plus petite’).

Evitez les viseurs étriqués qui ne sont pas confortables à l’usage.

Si vous portez des lunettes, prenez soin de vérifier que la visée reste confortable, le recul dû aux verres pouvant engendrer un défaut de netteté dans le viseur sur certains modèles en raison d’un dégagement oculaire insuffisant et/ou de l’absence de réglage de netteté.

Le viseur optique a pour principal avantage d’être réactif : il n’y a pas de délai à l’affichage comme avec certains viseurs électroniques de bridge, pas de fluctuation de l’image non plus. Avec un viseur optique vous voyez comme au travers d’une vitre et non comme sur un écran.

Les reflex complètent le viseur optique avec un mode Live View qui permet d’utiliser l’écran arrière pour prendre une photo. La visée sur l’écran arrière ressemble à ce que vous pouvez connaître avec votre smartphone. Vous voyez la scène plein écran sans devoir rapprocher l’œil du viseur. Certains écrans sont tactiles.

L’avantage c’est que vous pouvez prendre du recul par rapport au viseur et voir l’intégralité de ce que vous aurez sur la photo (c’est une couverture 100%). L’inconvénient c’est que cet écran est souvent peu lisible en plein soleil.

Certains reflex proposent un écran arrière orientable ou inclinable, c’est un critère de choix si vous faites régulièrement des photos bras tendus au-dessus d’une foule ou au ras du sol sans avoir envie de vous coucher par terre. Vous pouvez orienter l’écran de manière à cadrer comme vous le voulez sans avoir le boîtier en face de vous.

Le capteur

L’appareil photo numérique enregistre la photo grâce à un capteur électronique. L’avantage du reflex est de disposer d’un capteur de grande taille comme les hybrides, bien supérieure à ce que vous pouvez trouver sur les smartphones, compacts et bridges.

Un capteur de grande taille permet de faire des photos de meilleure qualité quand la lumière manque : en soirée, à l’ombre, à l’intérieur. Les capteurs équipant les reflex sont très performants et permettent de photographier à la tombée de la nuit sans que les photos ne présentent de points colorés – le bruit numérique – disgracieux.

L’autre intérêt de disposer d’un grand capteur est de pouvoir gérer le flou en arrière-plan pour faire des portraits bien nets avec un joli flou derrière votre sujet pour le mettre en valeur. D’autres critères favorisent ce flou – ou effet bokeh – mais la taille du capteur est importante. Les reflex à capteur plein format (équivalent 24 x 36) sont alors préférables aux reflex à capteur APS-C dont le capteur est plus petit (1.5 x environ selon les marques).

Choix de l’objectif

Quel appareil photo choisir : les objectifs
Guide d’achat appareil photo Objectif  vu en coupe et montrant l’assemblage complexe de lentilles

Ce qui fait la qualité d’image c’est aussi l’objectif car c’est lui qui reçoit la lumière et envoie l’image au capteur. Meilleur est l’objectif, meilleure est la qualité d’image (absence de distorsion sur les bords, homogénéité de la photo, piqué de l’image).

L’avantage de l’hybride (comme du reflex) c’est que vous pouvez choisir l’objectif qui correspond exactement à vos attentes. Comme il est interchangeable, vous pouvez en avoir deux ou plus pour couvrir des besoins différents. Ou faire évoluer vos possibilités dans le temps sans changer le boîtier.

Un objectif zoom standard, 16-50 mm en APS-C ou 24-70 mm en plein format, vous permet de couvrir la plupart des sujets. En équipant votre hybride d’un téléobjectif (85 mm et plus), vous pouvez photographier en gros plan ou des sujets plus éloignés. En l’équipant d’un ultra grand-angle (24 mm et moins) vous pouvez couvrir un champ très large. Avec un objectif macro, vous pouvez faire de meilleures photos de très près (voir le dossier macro).

Il y a beaucoup à dire sur le choix des objectifs (voir le guide d’achat objectifs) car il en existe des dizaines de modèles pour chaque hybride ou reflex. Toutefois les objectifs se répartissent en deux gammes principales :

  • les objectifs à focale variable ou zooms
  • les objectifs à focale fixe

Les zooms permettent de changer le cadrage de l’image (et donc la focale) en tournant une bague. Vous adaptez ainsi le cadrage à vos envies sans changer d’objectif. C’est le choix à privilégier pour débuter, d’autant plus que la plupart des hybrides et reflex sont vendus en kit avec un objectif zoom de qualité correcte.

Les objectifs à focale fixe limitent le cadrage à une unique valeur, ils ne disposent pas d’une bague permettant de cadrer autrement. En contrepartie ils offrent la plupart du temps une meilleure qualité d’image, ils sont plus souples à utiliser quand la lumière manque, plus compacts et légers.

 

Guide d'achat photo : Quel appareil photo choisir ?
Guide d’achat appareil photo Le reflex Nikon D780, dernier reflex Nikon expert équipé ici d’un objectif zoom

Je vous recommande de débuter avec un zoom pour vous faire la main et d’envisager ensuite l’achat d’un objectif à focale fixe (par exemple un 35 mm, un 50 mm ou un 40 mm macro) pour passer au niveau supérieur.

Ce qu’il faut retenir des reflex

Si vous vous intéressez sérieusement à la photographie, que vous souhaitez développer votre pratique, obtenir les meilleures images possibles sans dépenser trop, et que vous ne voulez pas d’un hybride, le reflex reste une excellente solution face au bridge et au smartphone, bien que le marché des reflex soit en fin de vie désormais. Attention toutefois au fait qu’il existe de moins en moins de modèles, deux seulement chez Nikon, les Nikon D780 et D850, Canon a stoppé aussi la production de ses reflex.

Nikon D5600
Guide d’achat appareil photo Un ancien reflex entrée de gamme avec écran arrière orientable (ici Nikon D5600)

Choisissez un modèle entrée de gamme dont les performances sont déjà bien supérieures à celles des compacts et bridges. Prenez en compte vos besoins pour juger de l’intérêt – ou pas – de disposer d’un écran arrière orientable ou de fonctions plus à la marge comme la présence d’un module Wifi pour poster rapidement une photo sur les réseaux sociaux via une application smartphone.

Les reflex ont une meilleure autonomie que les autres modèles car ils disposent d’une batterie de forte capacité. Vous pouvez faire plus de 1 500 photos avant recharge.

Notez aussi que si vous choisissez un reflex entrée de gamme, il vous faudra naviguer dans les menus plus souvent pour changer les réglages. Les reflex experts disposent de plus de touches à accès direct.

Quel appareil photo bridge choisir ?

Nikon Coolpix P1100 : le bridge extrême pour repousser les limites
Nikon Coolpix P1100 : le bridge extrême pour repousser les limites

Les bridges représentent une famille à part dans l’univers photographique. Ce sont des compacts à objectif non interchangeable mais dotés de capacités qui les rapprochent des reflex.

Les bridges ont pour avantage principal d’être plus performants que les compacts. Ils sont dotés d’un meilleur capteur et d’un meilleur objectif zoom. Toutefois les bridges sont en perte de vitesse face aux hybrides entrée de gamme meilleurs partout dans un gabarit identique et à un tarif proche.

Si les bridges ont connu leur époque de gloire il y a quelques années, c’est un choix à considérer avec beaucoup d’attention. Les bridges sont à peine moins encombrants qu’un hybride, à peine moins chers et pourtant plus limités. L’objectif zoom fixe n’offre pas les résultats que l’on peut attendre d’un objectif interchangeable pour hybride, et comme il ne peut pas être remplacé il n’y a pas d’alternative possible.

Les capteurs des bridges sont moins performants que les capteurs APS-C des hybrides entrée de gamme. Ils donnent des images de moins bonne qualité (sensibilité, flou d’arrière-plan, bruit numérique).

Le bridge est également peu évolutif puisque il n’est pas possible d’adapter la configuration à votre pratique. Une fois votre choix fait, pas de retour arrière possible alors que le reflex permet de changer d’objectif selon vos besoins.

Le choix d’un bridge est donc à faire en toute connaissance de cause et en dernier recours si vous ne trouvez pas d’hybride ou de reflex entrée de gamme vous correspondant, ce qui a peu de chance d’arriver.

Quel appareil photo compact choisir ?

Nikon Coolpix W300
Guide d’achat appareil photo : le compact Nikon Coolpix W300 étanche

Les appareils photo compacts sont les modèles les plus petits, les plus courants et les moins onéreux. Ils sont en fin de vie commerciale, concurrencés par les smartphones dont les performances photo sont supérieures pour les plus performants d’entre eux. Posez-vous la question de votre vraie motivation avant de chercher un compact numérique.

Avantages des compacts

Le principal avantage d’un compact reste sa compacité. Les modèles les moins encombrants se glissent dans toutes les poches, sont discrets et légers. Ils conviennent aux plus jeunes et aux familles qui apprécient de pouvoir photographier à tout instant sans devoir transporter un appareil plus imposant. De nombreux modèles permettent également de poster les photos sur les réseaux sociaux en quelques clics.

Les compacts disposent d’objectifs non interchangeables. Ces objectifs sont la plupart du temps des zooms plus ou moins puissants mais il n’est pas possible de remplacer l’objectif d’un compact par un autre. C’est une des deux différences principales entre un compact et un hybride avec la taille du capteur. Par contre le zoom se replie sur lui-même lorsque le compact n’est pas utilisé, contribuant ainsi à sa compacité, ce qui n’est pas le cas sur un hybride.

Les compacts, bien que peu nombreux désormais, restent moins chers qu’un smartphone et moins fragiles.

Inconvénients des compacts

Les inconvénients des compacts sont nombreux. Ils disposent de petits capteurs aux performances limitées. La qualité d’image est en net retrait face aux hybrides entrée de gamme et aux smartphones. La sensibilité en basse lumière – ombre, intérieur, soirée – reste faible et ne permet pas de faire des photos sans risque de flou ou de bruit numérique désagréable sur les photos.

La réactivité n’est pas le point fort des compacts : le délai au déclenchement peut vous faire rater des photos (quand l’hybride ou le smartphone déclenche instantanément), la mise au point est plus lente (risque de flou) et le flash se déclenche souvent de façon automatique avec une nette tendance à produire des photos peu esthétiques (’toutes blanches’).

A part quelques modèles experts plus exclusifs, les compacts restent des appareils photo d’appoint qui ne peuvent pas rivaliser avec un hybride (Micro 4/3 par exemple). Le nombre de modèles disponibles baisse de mois en mois au profit des smartphones.

En conclusion

Avant de choisir un appareil photo, il vous faut savoir dans quelle gamme vous allez chercher. C’est en faisant la liste de vos besoins et contraintes que vous allez le savoir.

Il est probable que vous en arriviez à la conclusion qu’il vous faut deux appareils : un petit hybride à glisser dans le sac ou la poche pour tous les jours et hybride plus performant pour les photos plus abouties. C’est l’intérêt de ce guide d’achat appareil photo que de vous aider à choisir.

Vous avez encore un doute pour savoir quel appareil photo choisir ? Postez vos questions en commentaire et je vous réponds !


Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10, durée de rafale RAW + JPG plus que doublée

Alors qu’il est encore à peine arrivé chez les revendeurs, le Nikon Z 9 reçoit une première mise à jour firmware version 1.10. Elle apporte une durée de rafale très supérieure à 20 images/sec. en RAW + JPG et quelques correctifs.

MàJ juin 2023 : la version 4 du firmware du Nikon Z 9 est sortie

Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10

Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10

Quoi, déjà ? Les premiers Nikon Z 9  livrés avec peine en raison des problématiques relatives à la crise sanitaire et de la demande importante du marché pour ce nouvel hybride pro Nikon, les ingénieurs japonais proposent une première mise à jour firmware.

Un problème de jeunesse à corriger ? Non. Mais une amélioration plus que substantielle qui satisfera les photographes adeptes de la rafale. Ce mode, en RAW + JPG, permet désormais de disposer d’une rafale à 20 images/seconde d’une durée maximale de 8 secondes au lieu des 3 précédentes. 8 secondes, seulement ? Oui, mais à 20 images par secondes ce sont 2x 160 photos que vous pouvez emmagasiner. Excusez du peu.

Les photographes de sport pourront couvrir la quasi totalité d’un 100 m, les photographes animalier pourront capturer le vol d’un oiseau ou une scène nature très rare sans craindre de manquer LA photo, les photographes auto/moto pourront immortaliser des scènes de course qu’ils auraient pu manquer autrement.

Le photographe pro ne serait donc plus qu’un presseur de bouton ? Non, car sortir LA bonne image dans ces conditions reste une prouesse, la rafale ne fait pas tout. Mais à coup sûr, disposer d’un appareil photo qui facilite le résultat n’est pas pour déplaire à ceux qui en ont vraiment besoin.

Test Nikon Z 9

Détails techniques

Le Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10 autorise :

  • une rafale de 8 secondes en NEF/RAW (Efficacité élevée★) + JPEG basic (large) à 20 vps
  • une rafale de 8 secondes en JPEG fine (large) carte 1 + JPEG basic (petite) carte 2

Cette durée correspond bien aux performances maximales avant que la rafale ne ralentisse pour laisser le temps aux cartes d’enregistrer les fichiers. Au bout des 8 secondes, la rafale continue donc bien, mais à un rythme moindre selon le type de carte utilisé.

Nikon précise que ces valeurs de référence sont obtenues avec le Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10, un NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S et une carte mémoire CFexpress ProGrade Digital COBALT 1700R de 325 Go.

La durée de la rafale peut baisser si :

  • le mode Sauvegarde est sélectionné pour la carte 2,
  • ON est sélectionné pour Contrôle auto. de la distorsion.

Cette mise à jour firmware apporte également les modifications suivantes :

  • possibilité de sélectionner et désélectionner les options en surbrillance de la liste Critères visualisation par filtres du MENU VISUALISATION en appuyant à droite du sélecteur multidirectionnel,
  • correction d’un problème qui empêchait la synchronisation des flashes optionnels Nikon SB-5000 avec l’obturateur lorsque les conditions suivantes étaient réunies :
    • vitesse d’obturation plus rapide que la vitesse de synchro flash sélectionnée et 1/200 s (Auto FP) ou 1/250 s (Auto FP) choisi pour le réglage personnalisé e1 Vitesse de synchro. flash dans le MENU RÉGLAGES PERSONNALISÉS
    • le flash Nikon SB-5000 était commandé en mode AWL radio à l’aide d’une télécommande radio sans fil WR-R10 ou WR-R11a (en option) fixée sur l’appareil photo
    • le flash n’était pas fixé sur la griffe flash de l’appareil photo

Que vous ayez reçu ou non votre Nikon Z 9 à ce jour, cette mise à jour est la bienvenue car, si elle n’est pas encore la mise à jour majeure attendue au premier trimestre 2022 et qui apportera des capacités étendues en vidéo, elle démontre la capacité de cet hybride pro à évoluer très vite.

Si quelques rares photographes pros continuent à penser qu’un hybride pro est une hérésie, la grande majorité de ceux qui l’ont déjà choisi seront rassurés sur la pertinence de leur choix.

Pour installer cette mise à jour firmware Nikon Z 9, suivez les instructions sur le site du support Nikon, suivez les instructions sur le site du support Nikon.


NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 : le zoom de reportage f/2.8 abordable

Nikon prend tout le monde par surprise en annonçant le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, un zoom de reportage à grande ouverture pour ses hybrides plein format et APS-C. Par surprise car cet objectif n’apparaissait pas dans la liste des objectifs à venir dans la gamme NIKKOR Z, ni sous cette appellation, ni sous une autre désignation proche.

Voici ce qu’il faut savoir de ce zoom abordable, qui pourrait intéresser les amateurs d’optiques à grande ouverture ne souhaitant pas pour autant investir dans le plus coûteux NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S. Je vous ai préparé également un tableau de comparaison des 3 zooms similaires de la gamme.

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 : le zoom de reportage f/2.8 abordable

Ce zoom et tous les NIKKOR Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 : présentation

Bien que la fin d’année pointe son nez, Nikon a décidé de nous faire une dernière (?) surprise en ce 14 décembre. Contre toute attente, puisque ce n’était pas au programme, voici donc arriver un zoom de reportage dont la plage focale 28-75 mm couvre le grand angle comme le petit télé en passant par la focale classique 50 mm.

Plus que la plage focale, c’est l’ouverture maximale qui est attirante, f/2.8 étant celle des zooms pros comme le NIKKOR Z 24-70 mm f./2.8 S. Une ouverture plus attirante que la plus modeste ouverture F/4 du NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, mais facturée bien plus cher puisque près de 1.260 euros séparent ces deux versions.

Facturé 1.049 euros, ce nouveau NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est donc une belle surprise. Si ce n’est la focale 24 mm manquante, il pourrait même devenir le nouveau standard en monture Z plein format puisqu’il ne coûte que 59 euros de plus que le 24-70 mm f/.4.

Mais ce n’est pas tout.

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8

Le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8

Les plus attentifs auront réalisé que cette plage focale, 28-75 mm, est atypique chez Nikon. Elle n’a jamais existé, la plus proche étant celle du zoom AF NIKKOR 28-70 mm f/3.5-4.5 sorti en 1991, celle du zoom AF NIKKOR 28-80 mm f/3.5-5.6 datant lui de 1995 ou celle du zoom AF-S 28-70 mm f/2.8.

Cette plage focale est par contre celle du zoom Tamron 28-75 mm f/2.8 G1 ou G2, un zoom polyvalent compatible avec les reflex plein format comme avec les hybrides Sony E (dans la version G2). La version Sony est facturée 999 euros, soit 50 euros de moins à peine que le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8.

De là à penser que Nikon cherche à couper l’herbe sous le pied de ses détracteurs qui affirment qu’il n’y a aucun zoom f/2.8 abordable dans la gamme Z, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement.

J’en franchis même un second en constatant que Nikon tire avant que les opticiens indépendants ne l’aient fait. Il aurait été assez simple a priori pour Tamron de décliner son 28-75 mm Série E en une version Z. « Trop tard c’est fait » pourrait s’exclamer Nikon. Les plus dubitatifs penseront peut-être qu’une alliance Nikon-Tamron se cache derrière ce nouveau venu, personne ne le sait à ce jour et bien que j’ai cuisiné qui de droit chez Nikon avant d’écrire ceci, je n’ai aucune preuve que cela puisse être le cas.

Revenons-en aux caractéristiques de ce NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8.

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 exemple de photo

exemple de photo avec le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 (source Nikon)

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 exemple de photo

exemple de photo avec le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 (source Nikon)

Caractéristiques techniques et comparaison NIKKOR Z 24-70 / 28-75 mm

Vous vous en doutez, c’est la comparaison avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S qui va nous intéresser ici. Et vous avez déjà remarqué que la lettre S est absente de l’appellation officielle du 28-75 mm. L’absence de ce S qui désigne les optiques pros de la gamme NIKKOR Z classe donc le 28-75 mm  dans la catégorie inférieure, celle du NIKKOR Z 24-200 mm. Quand on connaît les performances de ce zoom, il y a de quoi se ravir de l’absence du S si cela se traduit par 1.260 euros de moins sur la facture.

Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ne pèse que 565 gr. (805 pour le 24-70) et mesure 75 x 120,5 mm (vs. 89 x 126).

Sa formule optique diffère avec 15 lentilles en 12 groupes (dont 1 lentille en verre super ED, 1 lentille en verre ED et 3 lentilles asphériques) face aux 17 lentilles en 15 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 4 lentilles asphériques, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO, et des lentilles avant et arrière traitées au fluor) du 24-70 f/2.8 S.

La distance minimale de mise au point diffère aussi. Tandis que celle du 24-70 mm f/2.8 est constante à 0,38 m, celle du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est variable :

  • focale 28 mm : 0,19 m
  • focale 35 mm : 0,22 m
  • focale 50 mm : 0,3 m
  • focale 75 mm : 0,39 m

Le diamètre du filtre est de 67 mm contre 82. Le rapport de reproduction maximal est de x 0,34 (vs. 0,22). Le diaphragme reste circulaire à 9 lames, une bonne nouvelle pour les amateurs d’effet Bokeh ou les vidéastes.

Parmi les points faibles par rapport au zoom f/2.8, notez que ce 28-75 mm ne comporte pas une troisième bague dédiée à la mise au point, pas de touche programmable sur le fût, pas d’afficher OLED et pas de traitement ARNEO.

Voici la comparaison des 3 zooms NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8, NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 :

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 exemple de photo

exemple de photo avec le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 (source Nikon)

NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : premier avis

Le choix d’un zoom de reportage en monture Z vous paraît complexe avec trois options ? Il l’est, d’autant plus que les écarts de tarifs sont significatifs.

Toutefois, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S garde le leadership face au NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 dont les performances devraient être moins exclusives.

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 reste plus compact et accessible, surtout proposé en kit avec un boîtier, son tarif étant alors plus proche de 600 euros dans cette configuration.

Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 devrait cependant constituer une offre attirante pour compléter un Nikon Z 5 ou Z 6II, moins exigeants que les Z 7II et Z 9, sans vous imposer une dépense excessive. Il sera également un meilleur choix que le NIKKOR Z 24-50 mm proposé en kit avec le Nikon Z 5, une optique dont la plage focale est trop modeste eu égard aux envies des utilisateurs d’un tel appareil photo.

Proposé à un tarif très attractif face à la concurrence interne comme externe, ce zoom NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 pourrait bien constituer le nouveau standard dans une gamme Nikon Z qui commence à ressembler à quelque chose.

Source et plus d’infos : Nikon France

Ce zoom et tous les NIKKOR Z chez Miss Numerique


Nikon Z 800 mm f/6.3 VR S : le super télé à lentille de Fresnel pour hybrides en approche …

Nikon annonce le développement du téléobjectif à focale fixe NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S pour ses hybrides plein format. Ce très long téléobjectif viendra bientôt assurer la relève du non moins fameux Nikon AF-S NIKKOR 800 mm f/5.6E FL ED VR pour reflex.

MàJ : depuis la publication de cet article, le 800 mm Nikon Z est officiel, voici sa présentation.

NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S : le super télé à lentille de Fresnel pour hybrides en approche ...

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Nikon Z 800 mm f/6.3 VR S : plus léger et plus compact

Le NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S innovera à son tour avec l’adoption d’une lentille de Fresnel (PF), une première sur un objectif de la gamme NIKKOR Z.

Ce principe optique permet de proposer des performances de premier plan tout en réduisant la taille et le poids de l’optique. Lorsqu’il s’agit d’un 800 mm, autant dire que ce sont des progrès à prendre en compte. Les utilisateurs du Nikon AF-S NIKKOR 300 mm f/4 PF ED VR par exemple l’ont bien compris.

NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S

Dans la gamme Nikon F, les longs téléobjectifs utilisaient déjà une telle lentille, c’est le cas du Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR par exemple. Ce modèle dans sa déclinaison Z perd donc en ouverture maximale, mais devrait gagner en encombrement, la version reflex mesure en effet 461 mm de long pour 160 mm de diamètre et pèse 4,6 kg. 

Reste à connaître le tarif de la bête, le précédent Nikon AF-S NIKKOR 800 mm f/5.6E FL ED VR étant commercialisé au tarif public de 20.490 euros. La bonne nouvelle c’est qu’il s’agit d’une annonce de développement et que cet objectif ne sera disponible que dans quelques mois, ce qui vous laisse le temps de faire des économies !

Source : Nikon France

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Des idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Le livre dont je vais vous parler va vous donner des idées pour photographier mois après mois, de quoi vous offrir le luxe d’une année de pratique photo et tous les détails créatifs et techniques pour la mener à bien.

Toutes ces idées sont adaptées à la période et la météo chaque mois. Vous pouvez réaliser des photos à partir de ces idées quel que soit votre niveau et votre équipement photo. Un smartphone peut suffire.

Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

 

 

Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, le contexte

Désormais, tous les appareils photo permettent de faire de bonnes photos. De votre côté, vous maîtrisez la technique, plus ou moins, mais vous vous en sortez. Vous avez peut-être même du temps libre pour faire des photos.

Mais quelque chose vous manque. Quelque chose que vous ne pouvez pas acheter. Quelque chose qui, si vous l’aviez, vous aiderait à faire des progrès. De belles images. A prendre du plaisir.

Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Ce quelque chose, pourtant, se trouve. Chez les autres. Même si vous pensez que copier, ce n’est pas bien. Dites-vous que chercher l’inspiration n’est pas copier. Tous les artistes le font.

Découvrir le livre de Gildas Lepetit-Castel « L’inspiration en photographie ».

Ce quelque chose qui vous manque, c’est ce que de nombreux lecteurs me demandent régulièrement. Des idées. Pas « comment faire des photos ». Mais « quoi prendre en photo ».

Le livre de Tom Ang en contient plein des idées. Pour chacun des mois de l’année, vous allez trouver les idées, mais aussi les conseils pratiques pour réussir. Mais ce n’est pas tout.

Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Tom Ang ne se contente pas de vous livrer des idées et des conseils. Il vous incite à prévisualiser vos images. A les chercher plutôt qu’à faire confiance au hasard.

« Si vous ne savez pas ce que vous cherchez lorsque vous faites des photos, comment le trouverez-vous ? »

Pour faire ne serait-ce qu’une photo par semaine, intéressante, ce n’est pas évident. Il faut s’appliquer des principes. Se fixer des règles. Etre exigeant envers soi-même.
 
Parfois la photo n’est pas très intéressante. Tant pis. C’est la série et l’exigence liées au projet qui comptent. Apprendre à tenir un rythme, à s’organiser pour faire plus de photos. Mais ce qui est exigeant vous apprend toujours quelque chose :

  • anticiper,
  • planifier,
  • choisir,
  • décider,
  • trier,
  • ne rien lâcher.
Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Si je vous raconte cela, c’est parce que la fin d’année approche. Que janvier est souvent le temps des bonnes résolutions. Je ne crois pas aux bonnes résolutions. Je préfère les objectifs précis. Comme celui-ci :

« Faire une photo par semaine entre le 1er janvier et le 31 décembre, la publier le jour prévu, pendant 52 semaines, sans jamais manquer une semaine ».

Voici un objectif précis. Je vous garantis que cela vous fera beaucoup progresser.

Qu’allez-vous découvrir avec ce livre ?

Pour vous permettre de bien comprendre ce que ce livre peut vous apporter, j’ai noté ci-dessous des idées pour le mois de décembre (je publie cette chronique en décembre).

Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Je ne vais toutefois pas recopier l’intégralité des pages par respect pour l’auteur. Je vous laisse parcourir le livre chez votre libraire pour découvrir les conseils associés aux idées, les techniques mises en œuvre et les réglages. Mais vous aurez déjà 11 idées.

  • L’aube dorée : les 60 minutes qui suivent le lever du soleil
  • Les boutiques : l’énergie, la vie, les décorations
  • Brume et brouillard : l’atmosphère magique
  • Lumières abstraites : la lumière diffuse réfléchie dans les fenêtres ou les flaques
  • Sports d’hiver : la vitesse et le mouvement, les moments de calme
  • Marchés de Noël : l’ambiance magique, la chaleur, la lumière, la couleur, l’agitation
  • Blanc sur blanc : les objets blancs sur fond blanc après une chute de neige, les formes et espaces
  • Plaisirs de neige : les portraits sur le vif et scènes dynamiques
  • Intérieurs sombres : les lumières subtiles
  • Feux d’artifice : la profusion de lumière et les couleurs
  • Portraits posés : les portraits de vos proches, révélateurs et personnels
Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

La 12ème idée consiste à vous procurer le livre (ou à vous le faire offrir) car il contient bien plus que des listes de thèmes :

  • comment identifier les sujets relatifs à ces idées,
  • quel objectif utiliser,
  • comment régler votre appareil photo,
  • quelle approche adopter,
  • comment aller plus loin.

Comme toutes ces informations ne sont pas datées, le même livre vous servira tous les mois, chaque année, chaque semaine. Gardez le près de vous.

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Le storytelling en photographie ou comment raconter une histoire avec vos photos

Vous pouvez montrer vos photos une par une, sur votre site ou sur les réseaux. Mais pour attirer l’attention, mieux vaut raconter une histoire avec vos photos, ce qui les rend bien plus attractives. Cet art narratif s’appelle le storytelling en photographie. Voici ce que cela signifie et comment faire.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

Raconter une histoire avec vos photos : qu’est-ce que le storytelling en photographie ?

Vous faites des photos. Par centaines ou milliers. Pour les faire, vous avez plusieurs possibilités :

  • déclencher en réagissant à ce qui vous passe devant les yeux, la photo de vacances, par exemple,
  • partir avec une idée en tête et chercher des sujets qui correspondent, la série photo.

Ou …

  • ne pas vous reposer sur le hasard,
  • ne pas chercher des sujets identiques.

Mais raconter une histoire. Comme vous le feriez si vous écriviez un journal de voyage.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

« Attends, série de photos, histoires, storytelling en photographie, tu te la racontes un peu l’histoire là non ?? » Non.

Une série est basée sur la répétition. D’un thème, d’un motif, d’une couleur, d’un graphisme, d’un sujet. Une histoire est basée sur le récit.

Une série n’a ni début ni fin. Vous pouvez décider de la terminer un jour, ou pas. Et dans ce cas, vous la complétez.

Une histoire a un début et une fin. Comme un livre ou un film.

Les 3 composantes nécessaires pour raconter une histoire avec vos photos sont :

  • un lieu,
  • un personnage ou un ensemble de personnages,
  • un événement.

L’histoire la plus connue à raconter en photo, c’est le mariage :

  • un lieu : la mairie,
  • deux personnages : les mariés,
  • un événement : la cérémonie.

Vous commencez à comprendre ce qu’est le storytelling en photographie ?

Découvrir le guide Les secrets de la photo de mariage

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

Le storytelling en photographie ne s’improvise pas. Raconter une histoire en photo nécessite d’avoir pensé au script avant. Vous devez penser à un début, un déroulement et une fin (introduction, développement, conclusion, ça vous rappelle quelque chose ?).

Ne cherchez pas à en faire trop. Un bon storytelling en photographie n’a pas besoin de complications. Restez simple. Mais n’oubliez pas : la fin de l’histoire doit fonctionner en écho avec le début de l’histoire.

Lorsque vous préparez votre récit, faites la liste des personnages, des évènements et des lieux. Des scènes correspondantes. Pensez-y comme si vous écriviez. Dans votre langage à vous, parce que c’est votre histoire.

Traduisez votre récit en critères photographiques : focale, profondeur de champ, exposition, composition, traitement… Ce sont vos éléments de langage.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

Si vous ne savez pas comment passer un cap en photo pour développer votre démarche, intéressez-vous au storytelling en photographie, ce terme anglais qui signifie « raconter une histoire ». Finn Beales est un photographe dont c’est la spécialité.

Il a publié un livre pas très cher (21 euros) qui vous livre les outils essentiels et une méthode en cinq étapes pour raconter des histoires avec vos photos.

Voici ce que vous allez apprendre sur le storytelling en photographie :

  • comment présenter vos photos et négocier la vente de l’histoire si vous êtes professionnel,
  • comment préparer le récit photographique, l’outil indispensable (qui ne coûte rien) et les deux étapes à respecter,
  • comment gérer la prise de vue, quel que soit votre style et votre matériel photo ( même si c’est un smartphone),
  • comment éditer vos photos, les organiser et les techniques clés pour sortir du lot,
  • comment livrer vos photos, les montrer, pour que l’histoire soit mise en valeur.
Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

A qui s’adresse ce livre sur le storytelling ?

Ce guide du storytelling en photographie va vous intéresser si vous êtes photographe expert ou pro et souhaitez démarcher des clients pour vendre vos images.

Il va aussi vous intéresser si vous êtes amateur et avez envie de montrer vos meilleures photos autrement qu’en les juxtaposant sans lien direct;

Il va enfin vous intéresser si vous êtes influenceur sur Instagram et les réseaux sociaux et souhaitez vous démarquer des autres influenceurs qui se contentent de poster des photos de produits alors que ce type de placement n’a plus la côte auprès du public.


Test Nikon Z 9 : une semaine avec l’hybride Pro Nikon, de jour comme de nuit

A tout seigneur tout honneur ! J’ai rarement fait un test de boîtier aussi tôt après son annonce, mais pour avoir eu le nouvel hybride pro (version présérie) dans les mains pendant plusieurs jours, j’ai décidé de publier ce test Nikon Z 9 dans la foulée.

Vous imaginez bien que faire le tour d’un tel boîtier en quelques jours n’est ni envisageable ni crédible. Je ne prétends donc pas l’avoir fait, il faudra des mois pour cela. Mais le premier ressenti est souvent révélateur, aussi j’ai décidé de vous partager le mien.

MàJ mai 2023 : le « petit » Z 9 est officialisé, voici la présentation complète du Nikon Z 8

Test Nikon Z 9 : une semaine avec l'hybride Pro Nikon

Le Nikon Z 9 chez Miss Numerique …

Le Nikon Z 9 à la Boutique Photo Nikon (revendeur indépendant) …

Test Nikon Z 9 : présentation et caractéristiques principales

Un sacré challenge

Nikon n’avait pas le droit à l’erreur en annonçant son hybride pro. Successeur des Nikon D5 et D6, d’une part, concurrent des Canon et Sony pros d’autre part, il devait taper haut et fort. Imaginez la tête des ingénieurs japonais à qui l’on a dit un jour « vous allez créer le meilleur hybride pro du moment et vous n’avez pas le droit de vous tromper ». La pression.

Cependant les japonais ont une vraie capacité à gérer la pression, et à la transformer en une énergie qui surprend souvent. Dans le cas du Nikon Z 9, c’est même d’une débauche d’énergie dont il s’agit tant ce boîtier place la barre haut face à ses prédécesseurs et à la concurrence.

« Du jamais vu ! » disent les uns, « le meilleur hybride du monde ! » disent les autres. Je dirais quant à moi « l’hybride que le monde de la photo attendait et qui remet Nikon en tête de la course, dans une position de leader sur le marché de l’hybride pro ».

Nikon Z 9 avec l'objectif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

le Nikon Z 9 avec l’objectif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

Bien que n’enlevant rien aux Nikon Z 6II et Z 7II dont les performances sont plus que décentes, le Nikon Z 9 apporte un niveau de performances jamais vu encore chez les jaunes, une capacité à convaincre même les plus irréductibles, et se voit proposé à un tarif qui fait de lui ‘le Nikon que tout le monde veut » ou presque.

Je ne vais pas revenir sur toutes les caractéristiques techniques de cet hybride monobloc, mais mettre en avant les principales. Je précise que je n’ai pas évalué les capacités vidéo du Nikon Z 9 lors de ce test.

Lire la présentation détaillée des caractéristiques techniques du Nikon Z 9

Le capteur

Le Nikon Z 9 utilise un capteur BSI plein format de 52,37 Mp dont 45,7 Mp servent à la formation de l’image. Ce capteur est de type « CMOS BSI Stacked sensor » ou « capteur CMOS BSI empilé « . Cette technologie diffère de celle des capteurs CMOS BSI non empilés, elle permet de récupérer l’information de chaque photosite à différents moments de la capture, et de constituer un système multi captures sur un même temps de pose.

Si vous faites par exemple une photo à 1/60 ème de sec. le capteur est capable de récupérer l’information de chaque photosite une première fois avant la fin du temps de pose choisi (à la moitié à priori), puis une seconde fois au temps de pose choisi avant d’empiler ces valeurs pour délivrer l’information finale. La première image, plus sombre, sert à mieux capter les mouvements en préservant les hautes lumières pour augmenter la dynamique du capteur (merci à Hervé Macudzinski, Image Science Director chez DxOMark, pour l’explication dans le podcast Faut pas pousser les ISOs).

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/60 – f/2.8 – ISO 12.800 @ 30 mm

Le capteur du Nikon Z 9 est donc différent de ceux des Nikon D850 et Z 7II bien qu’il soit du même format et présente la même définition. Il est bien sûr stabilisé sur 5 axes comme ceux des autres Nikon Z hybrides plein format.

L’autofocus

Exit le module autofocus des Nikon D5 et D6 basé sur un capteur AF dédié. Exit aussi l’autofocus des Nikon Z 6 et Z 7 série 2 basé sur un couple de processeurs Expeed 6. L’autofocus du Nikon Z 9 utilise les données en provenance du capteur image, 493 collimateurs et 405 points AF et dispose d’un circuit de traitement de l’information couplé à une batterie de processeurs dont un Expeed 7 qui lui permettent une rapidité jamais vue encore sur un Nikon reflex comme hybride. Le processeur Expeed 7, à lui seul, est 10 fois plus performant que le précédent Expeed 6. L’AF du Nikon Z 9 est annoncé comme 5 fois plus rapide que celui des Z 6II et Z 7II.

Outre cette réactivité pour faire le point, c’est la capacité du Nikon Z 9 à identifier un sujet et à le suivre qui mérite d’être relevée. Dans le cadre de ce test Nikon Z 9 j’ai pu vérifier sur le terrain que cet autofocus est non seulement rapide, capable de détecter des sujets différents, mais qu’il voit aussi bien dans la pénombre que très loin, et souvent mieux que moi.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/500 ème – f/2.8 – ISO 25.600 @ 54 mm
(l’autofocus suit le visage détecté automatiquement lors de l’entrée dans le cadre par la gauche)

Je vous rappelle les limites de détection AF du Nikon Z 9 : – 6,5 à +19 IL (-8,5 à +19 IL avec l’affichage lumineux). Cet autofocus est par exemple capable de détecter un vélo dans la circulation, puis la tête du cycliste alors qu’il ne montre que sa nuque, tout en assurant le point sur la tête de ce cycliste au milieu de la circulation et d’un paysage urbain complexe. Même lorsque la tête n’est plus visible à l’œil nu. Il est aussi capable de détecter le visage d’une personne à la peau noire, à 15 m, de nuit sur fond sombre. 

J’ai photographié des oiseaux en vol avec le Z 9 et le NIKKOR AF-S 70-200 mm f/2.8 VR série 2 + bague FTZ. L’AF suit l’oiseau visé, en zone automatique comme en suivi 3D, et ne le perd que lorsque celui-ci occupe une zone inférieure à la plus petite zone de détection, soit un oiseau tout juste visible dans le viseur. Pourtant le 70-200 f/2.8 AF-S VR2 n’est pas aussi véloce que le plus récent NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S.

Cet autofocus détecte et suit tout ce qui passe dans votre viseur, en différenciant les sujets, et ça c’est une performance de très haut niveau.

Photo d'oiseaux avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/1.250 ème – f/3.2 – ISO 450 @ 135 mm
(l’autofocus est calé sur l’oiseau à l’aile déployée, je le suivais depuis quelques secondes)

L’obturateur

Vous connaissez l’obturation mécanique, l’obturation mixte « mécanique + électronique », ajoutez à la liste l’obturation électronique unique. Exit l’obturateur mécanique et son complexe système de lamelles, le Nikon Z 9 utilise un obturateur électronique exclusivement.

Première conséquence, le bruit puisque cette obturation n’en fait pas. Le mode silencieux est de rigueur, mais les ingénieurs japonais ont pensé à vous, nostalgiques du bruit au déclenchement, et ont ajouté une option sonore. Un bruit assez curieux au départ se fait entendre lorsque vous déclenchez, ce n’est pas celui d’un obturateur mécanique classique. Toutefois au bout de quelques jours je me suis surpris à apprécier cette fonction et ce bruit.

En mode silencieux, difficile de savoir si le boîtier a bien déclenché, aussi le Nikon Z 9 dispose-il d’un affichage programmable : vous pouvez faire apparaître soit 4 lignes blanches verticales très fines sur les bords du viseur, soit 2 lignes à droite et à gauche soit un assombrissement de l’affichage (qui n’est pas un passage au noir).

Autre conséquence liée à cette obturation 100% électronique, au capteur BSI empilé et à la puissance de calcul de l’Expeed 7, la disparition de tout passage au noir dans le viseur et l’absence d’effet Rolling Shutter sur les photos de sujets en mouvements très rapides (club de golf, hélice d’avion, …). Je n’ai constaté aucun passage au noir en mode rafale. Je n’ai pas eu l’occasion par contre de tester le rolling shutter sur autre chose que des oiseaux.  Ils n’en sont pas la cible principale, mais soit dit en passant, sont la cible de l’autofocus qui prend un malin plaisir à les attraper et les suivre.

La sensibilité

La sensibilité ISO varie de 64 à 25.600 ISO en standard, extensible à 32 et 102.400 ISO. Si le Nikon D6 satisfait les photographes pros entre 5.000 et 6.400 ISO, ces derniers ne devraient que peu gagner avec le Nikon Z 9 (si ce n’est le passage de 20 à 45 Mp) mais là n’est pas leur problème. Des images propres à 6.400 ISO c’est déjà très bien, ce que fait sans problème le Z 9. Il va jusqu’à délivrer des JPG utilisables à 12.800 ISO, le traitement du RAW est nécessaire pour une meilleure qualité d’image ou pour grimper à 25.600 ISO en cas de besoin.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 10.000 @ 58 mm

Test Nikon Z 9 : prise en main

Gabarit et construction

La mode n’est plus aux gros et lourds boîtiers monobloc, de nombreux photographes souhaitent plutôt alléger le poids sur leurs épaules. Toutefois la construction d’un monobloc le rend plus robuste, plus étanche, plus complet avec sa poignée intégrée et ses contrôles déportés. C’est le choix qu’a fait Nikon pour son Z 9 : il est bâti comme un D6, tout en étant plus compact. 1 cm de moins en largeur, 1,4 cm de moins en hauteur, cela peut paraître peu mais c’est sensible à l’usage.

Pendant ce test Nikon Z 9 j’ai été agréablement surpris par la prise en main du boîtier, la forme de la poignée procurant une tenue en main ferme même sans courroie. Sa compacité le rend plus agréable à porter. L’écart de poids n’est pas significatif face au D6, à peine 100 gr. de moins. Avec 1,4 kg boîtier nu, vous savez que vous utilisez un modèle pro taillé pour l’aventure.

commandes supérieures du Nikon Z 9

commandes supérieures gauches du Nikon Z 9 (dont touche Fn4)

Je n’en dirai guère plus sur la construction qui fait appel à l’alliage de magnésium, propose une étanchéité importante, des molettes de réglage avec verrouillages, des boutons rétro-éclairés, … Si vous pensiez encore que cet hybride est un sous-produit du reflex, oubliez. Notez au passage la présence d’une protection de la griffe flash supérieure, en lieu et place de l’énorme protection caoutchouc du D6.

Un dernier mot pour signaler la présence d’un volet de protection du capteur, qui peut se fermer lors de l’arrêt du boîtier (fonction désactivable), et vient ainsi éviter toute pénétration de poussière ou de pluie sur le capteur. Cet accessoire s’avère indispensable dans les conditions de reportage en extérieur auxquelles est soumis un boîtier pro, généralement bien pires que celles auxquelles vous soumettez un Z 6 ou Z 7. Ceci dit, si Nikon veut implémenter le même volet sur un futur Nikon Z 8, je suis preneur.

commandes supérieures du Nikon Z 9

commandes supérieures droites du Nikon Z 9

Ergonomie, commandes et menus

Ne vous y trompez pas, vous êtes bien en présence d’un Nikon et il ne vous faudra guère plus de 10 minutes pour faire vos premières (bonnes) photos. Toutefois vous êtes aussi en présence d’un hybride pro qui demande un temps d’adaptation bien plus long qu’un boîtier entrée de gamme, surtout si vous n’avez jamais utilisé un D5 ou D6, voire un Z 6 ou Z 7.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : menu réseau complet LAN/WAN et liaisons USB

Pour initier ce test Nikon Z 9, j’ai configuré le boîtier comme je le fais avec le Z 6II, puis adapté petit à petit les réglages afin que son comportement corresponde à mes besoins. C’est la phase qui vous prendra plus ou moins de temps selon vos besoins. Vous serez toutefois aidé par un écran arrière et des menus dans la pure tradition Nikon, un écran de rappel des principales fonctions sur le capot supérieur, et un choix important d’informations dans le viseur.

Cet affichage viseur peut prendre 4 configurations différentes (5 pour l’écran arrière), chacune affiche un ensemble de réglages et les aides à la prise de vue comme l’horizon artificiel, l’histogramme, le focus peaking ou la loupe de mise au point.

Le boîtier comporte 4 touches de fonction, une cinquième touche programmable sur la poignée et la plupart des autres touches peuvent voir leur comportement modifié selon vos envies. J’ai par contre constaté que toutes les fonctions personnalisables ne le sont pas pour toutes les touches, une mise à jour firmware pourrait modifier cela car pourquoi limiter ces usages s’il ne s’agit que de logiciel.

Comptez aussi sur les possibilités offertes par les optiques NIKKOR Z disposant, pour certaines, d’une touche de fonction indépendante et d’un écran OLED de rappel des valeurs de prise de vue.

Nikon Z 9: écran en position fermé

Nikon Z 9: écran en position fermé et commandes arrières

J’ai apprécié le déplacement de la touche de visualisation des photos sur la droite du dos, ce qui permet d’afficher et de faire défiler les photos avec la main droite, tout en les supprimant au besoin de la main gauche (touche poubelle). Je critiquais l’implantation de cette touche de visualisation sur les Z 6 et Z 7 (en haut à gauche), Nikon a entendu les utilisateurs semble-t-il.

Notez enfin que certaines fonctions des reflex pros Nikon absentes des Z 6 et Z 7 reviennent sur le Nikon Z 9. Je pense à la programmation d’un mode de zone AF (par exemple suivi 3D) avec bascule entre ce mode lors de l’appui sur la touche et retour au mode initial lorsque vous relâchez la touche, ou de la possibilité de programmer le rappel de la distance de mise au point lors de l’allumage du boîtier.

le déclencheur et les commandes déportées pour le mode portrait sur le Nikon Z 9 

le déclencheur et les commandes déportées pour le mode portrait sur le Nikon Z 9 

Viseur électronique et écran orientable tactile

Le viseur du Nikon Z 9 n’est pas le plus défini du marché avec 3,69 Mp, mais bien qu’il soit déjà très qualitatif, son intérêt tient en son confort d’utilisation. En effet rien ne sert de disposer de millions de points si le rendu de l’image est inconfortable. Pendant toute la durée de ce test Nikon Z 9, j’ai fait beaucoup de photos de nuit, une situation qui fatigue vite les yeux avec un viseur de qualité moyenne. J’ai non seulement retrouvé la belle qualité d’image et le cadre du Z 6II, mais le viseur du Nikon Z 9 a quelque chose de plus, ce qui est logique puisqu’il ne s’agit pas du même viseur que celui des Z 6 et Z 7.

Le contraste, déjà, qui lui fait afficher de façon bien plus agréable les hautes et basses lumières. Si vous visez d’un œil tandis que l’autre voit une scène très lumineuse, le confort est supérieur. Lorsque vous visez, l’écart de contraste œil viseur / œil libre est réduit.

La luminosité ensuite. Avec 3.000 cd/m2 quand la concurrence se limite à 1.000, ce viseur s’avère le plus lumineux du marché. En visée à contrejour, le détail dans les basses lumières est supérieur alors que les hautes lumières restent supportables à l’œil. En basse lumière c’est d’autant plus agréable que ce que vous voyez dans le viseur est plus précis.

La précision d’image, enfin. Difficile de l’expliquer ainsi, mais le rendu à l’œil est supérieur. J’ai ressenti la même différence que celle que je peux voir entre une image faite avec un objectif très piqué et un moins piqué.

L’œilleton en caoutchouc rond est bien un Nikon, les porteurs de lunettes apprécieront. Sachez aussi qu’avec un masque par temps froid, il génère moins de buée que celui du Nikon Z 6 (sur les lunettes c’est un autre problème, mais ce n’est pas celui de Nikon).

Test détection sujet humain Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikon 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 280 @ 200 mm
(l’autofocus a détecté et suivi le visage de la personne de face alors que je ne voyais toujours pas son visage)

Je ne reviens pas sur la possibilité d’afficher l’image réelle dans le viseur avant de déclencher, tout en compensant l’exposition, c’est un des avantages des hybrides. L’autre atout est l’affichage des photos faites sans quitter le viseur des yeux et sans devoir allumer l’écran arrière, ce que les photographes de spectacle et de plateau apprécieront.

Vous envisagez la macro ? La loupe électronique et la mise au point manuelle assistée par le focus peaking (le dépoli version hybride) vous faciliteront la vie et seront bien plus précis que n’importe quel viseur optique.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : écran inclinable et orientable

L’écran arrière utilise une dalle de 3,2 pouces (8 cm) d’une définition de 2.100.000 points, suffisante pour zoomer dans l’image de façon conséquente. J’ai apprécié tout autant ses fonctions tactiles que sa colorimétrie qui permet d’afficher les images faites telles que vous les voyez dans le viseur. Un atout quand vous devez livrer des fichiers JPG en direct sans avoir le contrôle final du rendu colorimétrique.

Le Nikon Z 9 en cadrage portrait avec écran en portrait

Le Nikon Z 9 en cadrage portrait avec écran et affichage en position portrait

Cet écran présente la triple caractéristique d’être inclinable, orientable sur les deux côtés à presque 90 degrés (oui, vous visez dans les coins)  et utilisable en mode portrait. Dans ce dernier cas, l’affichage des informations bascule afin de rester lisible. Pouvoir viser les bras tendus, au-dessus d’une palissade (sur circuit c’est pratique) comme en angle si la configuration s’y prête, c’est confortable.

Photo d'oiseaux avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/1250 ème – f/3.2 – ISO 160 @ 200 mm
(l’autofocus suivait l’oiseau venant de derrière les branches à droite)

Autonomie

Un boîtier pro doit tenir la distance, d’autant plus s’il est utilisé en mode remote sans possibilité de remplacer la batterie, en haut d’un pylône aux JO comme derrière les but d’un stade de foot. Nikon a eu la bonne idée d’utiliser les batteries Nikon EN-EL 18d sur le Z 9, les batteries des D5 et D6 restant compatibles. Cette déclinaison ‘d’ autorise la recharge via le port USB, un avantage en mode remote justement comme en vidéo.

Nikon Z 9 : trappe batterie

Nikon Z 9 : trappe batterie Nikon EN-EL 18d avec verrouillage

Quant à l’autonomie, soyons clairs, celle du Nikon Z 9 comme de tout hybride dépend beaucoup de l’utilisation que vous allez en avoir.

En l’utilisant avec l’écran arrière allumé sans cesse, en faisant appel à l’éclairage des boutons la nuit, en jouant avec les menus et avec l’autofocus en AF-C Suivi 3D (conditions de test), j’ai pu faire près de 2.400 photos avec une charge.

En utilisant le seul viseur sans écran arrière, et l’AF- C Suivi 3D avec des rafales régulières à 20 im./sec. (conditions d’utilisation plus classiques), j’ai pu faire 3.300 photos en utilisant 48 % de batterie. L’autonomie moyenne peut donc dépasser 3.000 photos en conditions de reportage.

Cartes mémoire et connectique

Avec 45,7 Mp et 20 im/sec. les cartes mémoire que vous allez glisser dans les deux emplacements du Nikon Z 9 doivent être à la hauteur. Bien que le buffer autorise une cadence importante (1.000 vues RAW à 20 vps), le temps nécessaire à l’écriture sur les cartes est conditionné par leur performance.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : trappe cartes mémoires (x 2) avec verrouillage

Avec mes (vieilles) cartes XQD 440/400 Mb (lecture/écriture), je n’ai pas dépassé 4,2 secondes en mode rafale 20 im/sec. sans constater un ralentissement au déclenchement du à la carte. Ce qui permet quand même d’enregistrer 88 vues en RAW efficacité élevée. En RAW compressé sans perte, la rafale a ralenti à partir de 3,8 secondes et 36 vues.

En conditions réelles, soit en relâchant le déclencheur ponctuellement comme si je suivais un sportif, un véhicule ou un oiseau, j’ai pu déclencher des rafales à 20 im./sec. pendant 3 mn 12 sec. en RAW efficacité élevée avant de remplir les 64 Gb de ma carte, soit 1.777 vues. De quoi voir venir.

Pour obtenir la cadence maximale à 20 vps (RAW et JPG) sur 1.000 vues en une seule rafale, il vous faudra investir dans les cartes ProGrade Digital Cobalt CFexpress, ce qui demande à être justifié étant donné le tarif de ces cartes.

Voir les tarifs des cartes Prograde Digital Cobalt CFexpress

Quelques mots sur les formats d’enregistrement RAW. Le Nikon Z 9 délaisse les RAW de taille réduite des précédents Nikon pour mettre en œuvre un nouvel algorithme de compression RAW (d’origine IntoPIX).

Avantage, vous n’avez plus besoin de choisir entre une taille ou une autre, et de regretter votre choix une fois la photo faite. Inconvénient, vous n’aurez « que » des fichiers à 45,7 Mp et non plus des RAW de définition réduite. Toutefois un RAW 45 Mp efficacité élevée pèse environ 35 Mo (25 pour un JPG) au lieu de 60 pour un RAW compression sans perte.

Pour en savoir plus sur la qualité des fichiers RAW efficacité élevée, il faut en passer par un protocole de test difficile à mettre en œuvre en peu de temps sans le matériel approprié. Je n’ai constaté toutefois aucune différence majeure de qualité d’image entre les deux formats.

Pour les utilisateurs de logiciels Adobe dont Lightroom, sachez qu’ils supportent déjà les RAW compression sans perte du Nikon Z 9 (Camera Raw 14.0 / Lightroom Classic 11.0.1). Les RAW efficacité élevée seront supportés lors de la prochaine mise à jour. Choisissez le mode compression sans perte dans l’immédiat pour voir vos images.

Test Nikon Z 9

Connectique du Nikon Z 9

En matière de connectique, pas de test particulier me concernant, mais de quoi faire pour couvrir la plupart des cas de figure avec :

  • WiFi intégré (sans besoin du module Nikon WT-6) IEEE 802.11b/g/n/a/ac,
  • Bluetooth 5.0 basse consommation (portée 10 m),
  • GPS (États-Unis), GLONASS (Russie), QZSS (Japon) intégré avec option journalisation,
  • connecteur RJ-45
  • port USB SuperSpeed avec port USB C
  • connecteur HDMI type A
  • entrée audio mini stéréo 3,5 mm (entrée alimentée prise en charge),
  • sortie audio mini stéréo 3,5 mm,
  • prise télécommande à 10 broches intégrée.

J’ai apprécié la possibilité d’ajouter les informations de géolocalisation GPS sur mes photos de façon automatique. J’ai activé la fonction sans jamais la couper, la réception est active pendant que le boîtier est en fonctionnement, se met en veille (c’est ce que j’ai compris) lorsqu’il est arrêté. Ceci n’a pas eu d’impact apparent sur l’autonomie, il faudrait du temps pour se livrer à un test dédié complémentaire. Toutefois, le jeu en vaut la chandelle, ce GPS s’avère précis à quelques mètres.

GPS intégré dans le Nikon Z 9, test géolocalisation

les informations de géolocalisation enregistrées par le GPS intégré du Nikon Z 9 (carte générée dans Lightroom)

Test du Nikon Z 9 : autofocus et réactivité

Inutile de dire que c’est là que l’on attendait le Nikon Z 9. L’autofocus. Sa réactivité et sa précision. Mais surtout sa capacité à détecter un sujet et à le suivre sans jamais le lâcher. Parce que la concurrence fait fort, et que si l’autofocus des Nikon Z 6II et Z 7II a bien progressé depuis 2018 et la première version, il n’a pas vocation à égaler celui des hybrides pros concurrents.

Le résultat du test est sans appel. L’autofocus du Nikon Z 9 n’a plus rien à voir avec celui des Z 6II et Z 7II, ni avec ceux des D5 et D6, le D6 étant pourtant LA précédente référence chez Nikon.

Cet autofocus va vite, très vite. La première fois c’est bluffant. Mais surtout il identifie à une vitesse stupéfiante ce qui passe dans votre cadre, et il ne lâche rien. Rappelons que le Nikon Z 9 peut identifier automatiquement :

  • les humains (visages, yeux, têtes, torses),
  • les chiens, chats, oiseaux (corps, yeux, têtes),
  • les véhicules (voitures, motos, vélos, trains, avions)

Le tout avec une priorisation automatique qui lui fait préférer les yeux au torse ou la tête au vélo par exemple.

Qu’il s’agisse d’un cycliste déambulant en ville, de près ou quelques centaines de mètres plus loin alors que je ne voyais plus sa tête ou presque, comme des yeux d’un chat à quelques mètres et sautant partout. Comme, encore, d’oiseaux en vol en bord de Seine et prenant un malin plaisir à changer de cap sans cesse.

Test autofocus Z 9 avec suivi 3D vélo

Début du suivi AF 3D, détection automatique de la tête de dos favorisée par rapport au vélo
Nikon Z 9 + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 450 @ 200 mm

Test autofocus Z 9 avec suivi 3D vélo

Fin de la poursuite, l’autofocus est toujours calé sur la tête du cycliste
Nikon Z 9 + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 220 @ 200 mm

Cet autofocus m’a aussi permis de faire des photos (nettes) dans la rue en soirée, dans le noir. Il sait détecter un visage à peau noire dans l’obscurité, le suivre et garder le point jusqu’à ce que le sujet sorte du cadre.

Le Nikon Z 9 réintroduit chez Nikon le mode de suivi 3D des reflex et qui manque aux Z 6 et Z 7. Après quelques essais pour déterminer le meilleur mode de zone AF, j’ai fini par choisir le mode de zone AF automatique avec détection de tous les types de sujets (humains, animaux, véhicules). C’est celui qui m’a donné les meilleurs résultats dans les différentes situations vécues lors de ce test.

J’ai en outre associé à la touche Fn1 l’activation du suivi 3D. Ainsi, en cas de besoin, il m’a suffit d’appuyer du bout du doigt sur cette touche pour basculer instantanément en suivi 3D. Un suivi 3D qui n’a plus rien à voir avec celui des reflex, il s’applique sur 90% du cadre, identifie les différents types de sujets, et suit sans qu’on ne lui demande rien.

Pour faire simple, activez le mode AF-C zone automatique et laissez le Nikon Z 9 faire son travail. Il passera automatiquement en suivi d’un sujet quand il l’identifie, changez de sujet au besoin en recadrant, il se recale.

Notez aussi que le terme « suivi des yeux » n’est plus de rigueur puisque le Nikon Z9 peut suivre un visage, bien sûr, mais aussi la tête de la personne concernée lorsqu’elle vous montre sa nuque. Les photographes de sport appréciant les portraits serrés de joueurs vont avoir de quoi faire même si ceux-ci se retournent régulièrement.

Portrait de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/160 ème – f/2.8 – ISO 12.800 @ 70 mm

Test Nikon Z 9 : qualité d’image

En analysant les photos faites dans différentes conditions lors de ce test Nikon Z 9, de jour comme de nuit, j’ai retrouvé la qualité de fichiers que je connais chez Nikon, depuis les reflex pros jusqu’aux plus récents Nikon Z 6II et Z 7II :

  • une colorimétrie fidèle,
  • une chromie conservée jusqu’à 12.800 ISO,
  • une capacité à encaisser les écarts de luminosité qui égale au moins celle du Nikon D6 (des tests plus complexes et plus scientifiques seront toutefois nécessaires pour analyser cela plus en détail).

Montée en sensibilité

Avec 45,7 Mp sur un capteur plein format, qu’attendre comme montée en sensibilité quand on se rappelle que le Nikon D6 n’a « que » 20,8 Mp ? La densité de photosites est plus élevée, ce qui est censé réduire la sensibilité, mais la technologie de capteur CMOS BSI Stacked est nouvelle. Il faudra attendre les tests labo de DxO Mark que je n’ai pas la prétention de remplacer, mais voici quelques images qui vous donnent un aperçu des résultats en conditions réelles.

De 64 à 3.200 ISO

Rien à dire. Le bruit est invisible sur les JPG natifs.

Photo urbaine de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 2.800 @ 70 mm

Autour de 6.400 ISO

L’image reste très propre, la chromie est fidèle, le JPG utilisable. Le RAW vous donnera un résultat encore meilleur après traitement si vous devez faire des grands tirages ou des recadrages importants.

Portrait de rue de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 6.400 @ 41 mm
(l’autofocus était calé sur la devanture colorée, facile !)

Autour de 12.800 ISO

Le bruit se fait sentir bien que les points colorés très bien réduits par le boîtier en JPG, le lissage est par contre bien visible sur le JPG natif.

L’image reste utilisable, toutefois le RAW s’avèrera indispensable pour des publications de qualité, le JPG pourra servir à livrer des images en direct.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/125 ème – f/8 – ISO 12.800 @ 28 mm
(l’autofocus suivait la personne à gauche de la photo)

De 12.800 à 25.600 ISO

Le bruit est bien présent, les images perdent en qualité. Le traitement apporté par le boîtier au JPG natif reste efficace, le RAW reste toutefois indispensable pour affiner le résultat.

La chromie bascule vers des teintes plus chaudes, avec une dominante orangée (sur mes photos tests de nuit, ce qui est assez logique selon les éclairages).

Ces sensibilités sont à réserver aux usages extrêmes, cependant le Nikon Z 9 fait un beau travail de traitement du JPG qui peut aider lorsque vous en avez vraiment besoin. Dès que les logiciels de traitement du bruit comme DxO PureRAW seront à jour, je ne doute pas que les résultats progressent encore avec le RAW.

Photo de rue de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/250 ème – f/5.6 – ISO 25.600 @ 26 mm
(l’autofocus suivait la personne au centre de la photo depuis son entrée dans le cadre par la droite)

Dynamique

La dynamique, ou comment encaisser les grands écarts de luminosité entre basses et hautes lumières. Une caractéristique importante sur les stades, pour les sports de neige, les sports aquatiques, … Sur ce plan, et sans chercher à égaler DxOMark là-aussi, j’ai pu noter une belle capacité du capteur à encaisser les hautes lumières sans les griller tout en préservant les très basses lumières.

Photo de rue ave le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 72 @ 70 mm

Observez la photo ci-dessus faite en JPG natif (voir la version pleine définition sur Flickr):

  • le détail au niveau des cheminées est important sans perte,
  • les accessoires d’entraînement dans les basses lumières au pied des barrières restent visibles,
  • les bandes blanches dans le gazon, sur la gauche de l’image au premier plan, aussi.

Le fichier RAW autorise une dynamique plus importante encore en toute logique, et une interprétation JPG encore meilleure.

Autre exemple avec cette photo d’un cycliste, avec un beau niveau de détail dans les très basses lumières (le cycliste) et tout autant de détail dans les très hautes lumières en arrière-plan sur les voitures et murets.

Photo urbaine avec le Nikon Z 9 (dynamique)

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 110 @ 33 mm
(l’autofocus était réglé en zone AF automatique, il a vu arrivé le vélo et l’a suivi)

Photo urbaine avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 160 @ 24 mm

Test du Nikon Z 9 : à qui s’adresse ce boîtier ?

Désormais fer de lance de la gamme Nikon, le Nikon Z 9 va marquer son époque et relancer Nikon dans la course au meilleur boîtier Pro tant en photo qu’en vidéo (DPReview vient de lui accorder le « Product of the Year Winner Award 2021« ).

Il s’agit d’un hybride pro qui demande une grande maîtrise pour être utilisé à sa juste valeur, comme la capacité à comprendre et mettre en œuvre les différents réglages qu’il propose. L’autofocus, en particulier, nécessite un temps d’apprentissage pour vous permettre de trouver la combinaison de réglages qui vous convient le mieux en fonction de vos besoins.

Néanmoins, à l’issue de ce test Nikon Z 9 je peux dire que la première prise en main reste facile quand on vient d’un autre Nikon expert/pro.

Pour en avoir parlé avec plusieurs photographes professionnels connaissant bien les Nikon D5 et D6, la transition est très rapide et aucun ne reviendrait en arrière après avoir goûté au Z 9 !

Le Nikon Z 9 va vous intéresser si :

  • vous souhaitez disposer du meilleur hybride Nikon actuel et du meilleur hybride pro du marché (décembre 2021),
  • vous cherchez un remplaçant à votre Nikon D5 ou D6,
  • vous voulez un appareil photo capable de vous suivre partout, même dans les pires conditions,
  • vous êtes professionnel ou expert de la photo d’action, de sport, animalière, de spectacle vivant,
  • vous êtes vidéaste professionnel et devez tourner en 4K et 8K,
  • vous voulez continuer à utiliser vos objectifs Nikon AF-S, et les téléobjectifs en particulier,
  • vous ne craignez pas de porter un appareil photo monobloc pendant de longues heures, 
  • vous êtes prêt à prendre le temps de comprendre le fonctionnement d’un hybride pro et de son autofocus,
  • vous avez envie de vous faire plaisir avec un appareil photo qui va marquer l’histoire de la marque.

Le Nikon Z 9 va moins vous intéresser si :

  • vous ne jurez que par la visée optique,
  • vous ne voulez pas mettre à jour vos cartes, vos logiciels et votre informatique pour gérer ces fichiers,
  • vous êtes déjà parti à la concurrence (ce qui est dommage, avouons-le).

Les photos de ce test sont disponibles en version haute définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Nikon Z 9

Test Nikon Z 9 : mon avis

Nikon devait frapper un grand coup pour rester dans la course, pour proposer un remplaçant digne de ce nom à ses reflex pros D5 et D6, pour envoyer un signal fort au marché. Pour montrer que l’on pouvait compter sur la marque pour proposer des hybrides au niveau de la concurrence. Avec le Nikon Z 9, ce n’est pas uniquement  « frapper un grand coup » dont il s’agit, mais aussi « remettre les pendules à l’heure » et « convertir les plus hésitants ».

Tout ce qui existe sur le marché en 2021 en matière d’hybride expert-pro n’a plus qu’à bien se tenir car le Nikon Z 9 est devant.

Vous allez peut-être penser que je manque d’objectivité (dans Nikon Passion, il y a Nikon et Passion), mais pour bien connaître la gamme reflex comme hybride, pour utiliser un Nikon Z 6II au quotidien, je ne peux que conclure ce test Nikon Z 9 en disant que ce nouvel arrivant écrase tout sur son passage.

Chez Nikon, déjà. Enterrés les reflex pros Nikon D5 et D6, pourtant parmi les meilleurs reflex ayant jamais existé. Le Nikon D6 est un monstre de puissance et de technologie, mais le Nikon Z 9 le renvoie aux oubliettes. Plusieurs photographes pros ont déjà mis leurs D5/D6 en vente, l’ère du reflex pro monobloc est finie.

Mis à l’écart, aussi, les hybrides plein format Nikon Z 6II et Z 7II chez ceux qui cherchent un appareil photo vidéo pro polyvalent, capable de les suivre sur n’importe quel évènement ou n’importe quel terrain dans toutes les conditions, pour délivrer sans jamais faiblir des photos et des vidéos qui font la différence.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, les Z 6II et Z 7II ne perdent rien de leur intérêt, mais lorsqu’il s’agit de sortir une image action/sport/animalier que les autres ne vont pas faire au même endroit dans les mêmes conditions difficiles, le Nikon Z  9 est devant.

Photo de stade avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 160 @ 37 mm

Chez les concurrents les voyants sont à l’orange et au rouge. Sony a de quoi affronter le Nikon Z 9 avec l’Alpha 1 (avec quelques faiblesses toutefois), mais il vous faut ajouter 1.300 euros de plus que le Z 9 pour l’acquérir (sauf à ce que le tarif soit réaligné très vite, ce qui plaira moyennement à ceux qui viennent de l’acheter). Canon peut mettre en avant le Canon R3 qui a le bon goût d’être vendu au même prix que le Z 9. Les fiches techniques sont comparables, il semble toutefois que le R3 marque le pas, l’avenir nous dira si c’est justifié.

Avantage certain du Z 9, il sait utiliser tout aussi bien les optiques NIKKOR Z conçues pour les hybrides Nikon, que l’ensemble de la gamme d’optiques Nikon AF-S conçues pour les reflex Nikon.

Cela vous évitera un renouvellement trop rapide des longs téléobjectifs onéreux. J’ai pu constater que les performances ne variaient pas avec mon AF-S Nikon 70-200 mm f/2.8 VRII, l’autofocus reste précis, capable et réactif avec la bague FTZ. 

Enfin, dernier avantage du Nikon Z 9, sa capacité à vous éviter des frais supplémentaires :

  • le module Wifi intégré évite le recours au Nikon WT-6 (750 euros d’économie),
  • le GPS intégré évite l’achat d’un module complémentaire (environ 100 euros d’économie),
  • il est compatible avec les cartes XQD et CFexpress, évitant le renouvellement de vos XQD (150 à 200 euros la carte a minima),
  • il est aussi compatible avec les batteries des D5 et D6, évitant le renouvellement de batteries vendues plus de 250 euros pièce.

Vous me direz qu’il faut des cartes récentes et onéreuses pour exploiter les 20 im/sec. sans limite, c’est vrai. Mais pouvoir déclencher à 20 im/sec. avec une « vieille » carte XQD 440 Mb et enregistrer plus de 1.700 photos en 3 minutes, c’est déjà une belle performance qui n’impose pas l’achat immédiat de cartes 1.700 Mb.

J’ai bien sûr quelques reproches à faire à ce Nikon Z 9. Je citerai l’impossibilité d’utiliser toutes les fonctions de personnalisation sur toutes les touches Fn (une mise à jour firmware peut aider), la difficulté à déverrouiller la molette de modes de déclenchement avec des gants (c’était déjà le cas sur le D6), l’impossibilité de faire pivoter l’écran complètement pour tourner face caméra. Mais le bilan reste largement positif.

Proposé à un tarif très compétitif (près de 1.500 euros de moins que le Nikon D6), vous évitant des frais supplémentaires, possédant un des meilleurs, sinon le meilleur autofocus du marché, construit pour résister à tout, le Nikon Z 9 va à coup sûr représenter une des deux meilleures offres du marché dans les deux ans à venir. Il a déjà sa place dans l’histoire de la marque, alors même qu’il n’est pas livrable encore au moment de la publication de ce test, et si cela n’est pas une preuve de ses performances, c’en est une de sa capacité à rassembler et séduire. L’ensemble du monde de la photo professionnelle ne saurait se tromper à ce point.

Mais aussi …

Bien que j’ai profité d’une semaine complète pour vous proposer ce test Nikon Z 9, je n’ai pas eu le temps d’en faire le tour complet. Ce test a donc forcément des limites, d’autant plus que j’ai utilisé une version présérie du Nikon Z 9 (firmware 1.0 et 1.10) en sachant qu’une nouvelle version du firmware arrive en début d’année 2022 avec des fonctions additionnelles (en vidéo en particulier).

En savoir plus sur le Nikon Z 9 sur le site Nikon

Le Nikon Z 9 chez Miss Numerique …

Le Nikon Z 9 à la Boutique Photo Nikon (revendeur indépendant) …


Comment utiliser les nouveaux outils de masquage de Lightroom Classic, Lightroom Desktop et Lightroom mobile

Lightroom Classic, et ses déclinaisons Lightroom Desktop et Lightroom Mobile, disposent de nouveaux outils de masquage depuis quelques semaines. Cette mise à jour d’une offre qui évolue peu à chaque fois mais plusieurs fois par an s’avère conséquente.

Les outils de retouche locale ont en effet laissé leur place à des outils de masquage qui en reprennent les fondamentaux tout en les améliorant grandement. Voici quels sont ces outils et comment les utiliser.

Comment utiliser les nouveaux outils de masquage de Lightroom Classic, Lightroom Desktop et Lightroom mobile

Mon mini-cours gratuit pour apprendre à utiliser Lightroom

Nouveaux outils de masquage de Lightroom Classic 11, Lightroom 5 et Lightroom mobile 7 : présentation

Depuis sa toute première version, Lightroom 1, le logiciel phare de gestion et de développement RAW d’Adobe a beaucoup évolué. Jusqu’à la version 6 (Lightroom 6.14 pour la toute dernière), il proposait de nombreuses fonctions sans nécessiter d’abonnement.

Lightroom Classic a pris la suite, s’appuyant sur les bases de Lightroom 6, mais proposant une évolution plus fréquente à raison de 3 à 4 fois par an.

Ce logiciel est désormais commercialisé via un abonnement mensuel, les mises à jour régulières apportent soit des corrections de dysfonctionnement, soit des nouvelles fonctions. Cette offre est complétée du logiciel Photoshop CC (complet) et de plusieurs services additionnels dont la version Desktop de Lightroom Cloud (dite Lightroom « Cloud » ou Lightroom « tout court » ou « Lightroom Desktop ») et de l’application pour tablettes et smartphones Lightroom Mobile. Pour en savoir plus sur ces offres, je vous invite à lire le dossier dédié.

Pour orchestrer l’ensemble des ces logiciels et services, et assurer le transfert et la synchronisation des photos et corrections, Lightroom Classic et ses différentes déclinaisons s’appuient sur le service Adobe Cloud.

Les outils de masquage de Lightroom Classic et Lightroom Desktop

Les outils de masquage de Lightroom Classic (à gauche) et Lightroom Desktop (à droite)

Si certaines mises à jour de l’offre peuvent paraître bien modestes, celle qui est arrivée à l’automne 2021 est bien plus conséquente puisqu’elle apporte un nouvel ensemble complet de traitement localisé. Les précédents outils (filtre gradué, filtre radial, pinceau) sont revus et améliorés (et changent de nom au passage pour Dégradé linéaire et Dégradé radial) , deux nouveaux outils de masquage automatique faisant appel à l’Intelligence Artificielle apparaissent (sélection du sujet, sélection du ciel) et un nouveau panneau de gestion de ces masques est implémenté.

Cet apport majeur se trouve dans les deux autres versions de Lightroom, à l’identique, de même que dans Adobe Camera RAW. Notez enfin que désormais ces outils peuvent être additionnés et mélangés dans un même masque. Les deux outils complémentaires, les masques de gamme de luminance, de couleur et de profondeur, se trouvent désormais au même niveau que les autres outils et non plus cachés au bas du précédent panneau.

Enfin, il est désormais possible de créer autant de masques que nécessaire, tout en combinant chacun de ces outils avec les autres. Cerise sur le … masque, vous pouvez aussi ajouter ou retrancher tout ou partie des zones créées par les outils de sélection automatique (ciel et sujet) tout comme créer une intersection de deux outils dans un même masque (Lightroom Classic uniquement).

Ces masques peuvent être nommés et renommés, dupliqués et supprimés. La couleur et l’opacité des incrustations sont modifiables et l’outil de masquage gère le copier-coller comme la synchronisation des masques. Ceci vous permet d’accélérer le traitement d’images identiques par lots.

Notez toutefois que ces outils de masquage ne sont pas encore disponibles dans la version Lightroom Web, le Lightroom accessible au travers d’un navigateur sans installation locale sur le poste de travail.

Comment utiliser les masques de Lightroom Classic et Desktop

Si vous connaissez déjà l’utilisation des outils Filtres de Lightroom Classic ou Lightroom Desktop, vous allez retrouver les grands principes de mise en œuvre.

Cliquez sur l’outil Masquage à droite du panneau supérieur dans Lightroom Classic ou dans la barre latérale droite de Lightroom Desktop :

Les outils de masquage de Lightroom Classic et Lightroom Desktop

Accès aux outils de masquage dans Lightroom Classic (en haut) et Lightroom Desktop (en bas)

Après avoir cliqué, vous avez accès à l’ensemble des outils au travers d’un nouveau panneau qui occupe l’espace supérieur droit :

Les outils de masquage de Lightroom Classic et Lightroom Desktop

un masque dégradé linéaire dans Lightroom Classic

Les outils de masquage de Lightroom Classic et Lightroom Desktop

un masque dégradé linéaire dans Lightroom Desktop

Notez la présence d’un petit volet sur la gauche du panneau Masquage. Ce volet va vous servir à gérer les différents masques.

Les outils de masquage de Lightroom Classic et Lightroom Desktop

Superposition de masques dans Lightroom Classic

Les outils de masquage de Lightroom Classic et Lightroom Desktop

Superposition de masques dans Lightroom Desktop

Une fois ces masques créés, vous pouvez accéder aux différents curseurs de réglage comme vous en aviez l’habitude précédemment.

Un clic sur les deux zones de contrôle au bas du volet gauche permet d’accéder aux différents réglages et comportements possibles de cet outil de masquage de Lightroom Classic comme Desktop.

Comment utiliser les outils de sélection automatique de masques de Lightroom Classic et Desktop

Si votre photo comporte une zone de ciel, et/ou des personnages, utilisez les outils de sélection automatique du panneau Outils de masquage pour créer des masques « ciel » et « sujet » de façon automatique.

Outil de sélection automatique du ciel dans Lightroom

Sélection automatique du ciel dans Lightroom Classic

Outil de sélection automatique du ciel dans Lightroom

Outil de sélection automatique du ciel dans Lightroom Desktop

Attention : il ne s’agit pas ici de remplacer le ciel comme le font Photoshop CC ou Luminar AI/NEO par exemple, mais bien de créer un masque « ciel » afin de traiter cette zone à l’aide des curseurs de réglage de façon traditionnelle.

Le même principe de sélection automatique s’applique à la détection du ou des sujets identifiés dans une photo.

Outil de sélection automatique du sujet dans Lightroom

Outil de sélection automatique du sujet dans Lightroom Classic

Outil de sélection automatique du sujetdans Lightroom

Outil de sélection automatique du sujet dans Lightroom Desktop

Une fois ces sélections créées, qu’il s’agisse des sélections automatiques ciel ou sujet comme des dégradés linéaires, radiaux et du pinceau, vous avez possibilité d’ajouter ou de soustraire des zones de chaque masque à l’aide des boutons + et – présents sous chacun des masques :

Ajout ou soustraction de zones dans les masques de Lightroom Classic et Lightroom Desktop

Ajout ou soustraction de zones dans les masques de Lightroom Classic et Lightroom Desktop

Gestion des incrustations de l'outil masquage dans Lightroom

Gestion des incrustations de l’outil masquage dans Lightroom Classic

Gestion des incrustations de l'outil masquage dans Lightroom

Gestion des incrustations de l’outil masquage dans Lightroom Desktop

Outils de masquage dans Lightroom Mobile

Les outils présentés ci-dessus sont disponibles dans Lightroom Mobile (iOS et Android) sous une forme très proche. Les masques dégradés et le pinceau, les masques de gamme, la sélection automatique ciel et sujet sont identiques. La possibilité de créer une intersection n’est toutefois pas disponible dans la version 7 de l’application.

Outils de masquage dans Lightroom Mobile

Outils de masquage dans Lightroom Mobile sur iPad

Autres nouvelles fonctions de Lightroom Classic 11, Lightroom 5 et Lightroom mobile 7

Cet ensemble de mises à jour apporte plusieurs autres fonctions et modifications du fonctionnement des différentes déclinaisons de Lightroom.

Le mode Multitâches fait son apparition dans Lightroom Classic. Il vous permet d’appliquer une série d’opérations sur un ensemble d’images, tout en basculant dans un autre module pour faire autre chose. Le logiciel travaille alors en arrière-plan tout en vous laissant la main pour le premier plan.

La gestion des mots-clés et données EXIF/IPTC progresse dans Lightroom Classic avec la possibilité d’afficher les données de la seule photo sélectionnée comme d’un ensemble de photos si vous en avez sélectionné plusieurs au préalable. Vous pouvez adapter à vos besoins l’affichage de ce panneau en filtrant les donnés affichées et leur ordre d’apparition. 

La recherche de photos par date dans Lightroom Classic inclut désormais la notion de mois et de jour dans la section métadonnées (elles étaient déjà disponibles dans la recherche simple auparavant). Vous pouvez ainsi chercher toutes les photos prises le 1er janvier chaque année (ou autre date …).

Les opérations de traitement des photos sont enregistrées désormais lorsque vous changez de photo, et non plus eau fil de l’eau, ce qui augmente encore les performances de Lightroom Classic.

Le catalogue de Lightroom Classic évolue et passe en version 11. Lors de la mise à jour du logiciel, une copie du catalogue actif est créée par sécurité, et une nouvelle version portant la mention V11 est créée et mise en service automatiquement. Une fois que tout fonctionne bien chez vous, vous pouvez supprimez l’ancienne version pour gagner de l’espace disque.

Plusieurs dossiers Lightroom voient leur contenu enrichis et pris en compte lors de la sauvegarde, qui concerne désormais aussi les masques (sélection de ciel ou sujet), et les LUT 3D des profils.

Toutes les déclinaisons de Lightroom bénéficient de nouveaux profils Premium (voyage, cinéma, …) qui complètent les profils précédents.

Adobe a également revu plusieurs points d’architecture technique du logiciel qui lui permettent d’être plus performant encore que les versions précédentes (qui le sont déjà bien plus que Lightroom 6 par exemple).

Notez enfin que pour passer à Lightroom Classic V11, il vous faut un système d’exploitation macOS 10.15 Catalina ou Windows 10 version 1909 a minima.

Source : Adobe

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Albert Watson, une vision de la photographie : 20 leçons pour comprendre comment ses photos ont été créées

Albert Watson fait partie des photographes qui, sans le revendiquer, se voient aujourd’hui qualifiés de Maîtres. Les images les plus connues de Watson, dont la photo d’Hitchcock et de l’oie, n’en finissent pas de faire parler d’elles. Il faut dire que le talent d’Albert Watson est tel que ces images sont devenues iconiques.

Tout comme Joël Meyerowitz avant lui, Watson s’est livré à l’exercice de la Masterclass, et à cette occasion les éditions Eyrolles publient un ouvrage dans lequel Watson vous livre 20 leçons de photographie. Attention, pas de recettes techniques ni de raccourcis dans ce livre, mais la philosophie du Maître. A étudier avec attention !

Albert Watson, une vision de la photographie

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Albert Watson, une vision de la photographie : présentation

Albert Watson est une légende. Et pourtant … si je vous dis qu’il a commencé son parcours par des cours du soir en art et mathématiques, vous vous demanderez peut-être comment il a fini photographe et Maître.

Watson avoue, dès les premières pages du livre, qu’il a découvert la photographie par le graphisme. Qu’il passait son temps dans les musées. Je ne vous dévoilerai pas la suite du livre, mais sachez qu’au travers de ces vingt leçons, vous allez découvrir l’univers du Maître, comment il pense ses images, et surtout le principe fondateur qu’il définit ainsi :

Trouvez la beauté que les autres ne voient pas, et saisissez la dans votre appareil.

Simple, dit comme ça, non ?

Mais pas si simple à mettre en œuvre lorsqu’on débute en photographie, ou que votre parcours est fait de tentatives plus ou moins heureuses de produire des images qui traduisent votre sensibilité, votre ressenti, et vos envies.

Albert Watson, une vision de la photographie

 

A la différence de Meyerowitz dont le livre s’adresse à un large public – il y est beaucoup question des fondamentaux de la photographie, du reportage, de la photo de rue – le livre d’Albert Watson adresse plutôt les photographes désireux de travailler le studio, le portrait, la publicité. 

J’ai beau avoir un penchant pour Meyerowitz, si je le cite ici ce n’est pas sans raison, j’ai beaucoup aimé le livre d’Albert Watson car il ouvre les yeux. A toujours étudier les mêmes photographes, vous finissez par tourner en rond. C’est en élargissant votre horizon que vous progressez, et ce livre va vous aider à l’élargir, votre horizon.

Avoir l’idée de mettre une oie dans les mains d’Hitchcock pour en faire la photographie illustrant une recette d’oie pour Noël, avouez que c’est osé. C’est pourtant cette image qui  a lancé la carrière d’Albert Watson.

Les 19 autres leçons sont à l’avenant. Vous irez de découverte en découverte, d’autant plus si vous ne connaissez pas l’univers d’Albert Watson.

Albert Watson, une vision de la photographie

 

Comment profiter de ce livre ?

Inutile de penser vous procurer cet ouvrage pour le parcourir rapidement et passer à autre chose. Si telle était votre intention, économisez les 15,90 euros qu’il coute, vous n’apprendrez rien ainsi.

Considérez plutôt cet ouvrage comme un outil de travail. Laissez le à portée, parcourez le souvent, revenez sur les chapitres qui vous interpellent, prenez des notes, testez, osez. Allez plus loin que le livre aussi, intéressez-vous à Albert Watson, et s’il vous attire vraiment, suivez sa MasterClass en ligne

A l’inverse des guides pratiques de photographie qui vous livrent un enseignement pratique, technique, leçon après leçon, considérez que cet ouvrage vous livre matière à réflexion. Qu’il doit être le support de votre travail de recherche, personnel, en vous basant sur l’enseignement du Maître.

Lisez-le, regardez les images. Puis allez vite faire des photos. Et relisez-le. Il en restera forcément quelque chose.

Albert Watson, une vision de la photographie

 

À qui s’adresse ce livre d’Albert Watson ?

« Une vision de la photographie » par Albert Watson s’adresse au photographe désireux d’aborder la photographie sous un angle personnel, créatif, artistique. Que vous soyez amateur, expert ou pro, Watson a quelque chose à vous apprendre, il ne tient qu’à vous de trouver quoi.

Il s’adresse aussi à l’amateur de photographie qui veut développer sa culture photographique. 

Il s’adresse enfin à toute personne intéressée par la photographie, que vous appréciez, et à laquelle vous avez envie de faire un présent qui restera. N’hésitez pas.

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NIKKOR Z 28 mm f/2.8 : le grand angle le plus compact pour Nikon hybrides plein format et APS-C

Nikon généralise son NIKKOR Z 28 mm f/2.8 déjà disponible en kit avec le récent Nikon Z fc dans une livrée vintage. Cette fois c’est une version noire, reprenant les codes de la gamme NIKKOR Z classique, qui vient répondre aux envies des amateurs de petites focales fixes discrètes, légères et accessibles.

MàJ : Nikon a annoncé aussi le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 réservé aux hybrides APS-C et plus accessible que ce 28 mm.

Nikon France

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NIKKOR Z 28 mm f/2.8 : le reportage au quotidien en ligne de mire

Nikon a le don de nous faire saliver depuis quelques mois, en particulier lorsqu’il s’agit d’annoncer de nouveaux objectifs dans une gamme NIKKOR Z qui ne demande qu’à être complétée de nouveaux modèles en monture Z native.

Les deux bagues FTZ et FTZII permettent toujours d’utiliser les objectifs conçus pour les reflex, en monture F, dont les focales fixes de 28 ou 50 mm. Mais avec ces objectifs compacts, la taille de la bague entre en jeu bien plus qu’avec un long téléobjectif. Elle allonge l’ensemble de trois cm environ. De plus la monture Z est exigeante, particulièrement en grand angle, et à ce jour les objectifs NIKKOR Z ont prouvé leur supériorité face à leurs équivalents en monture F.

Lors de l’annonce du Nikon Z fc, celle d’un nouveau 28 mm f/2.8 conjointe n’a pas manqué d’intéresser les amateurs de petites optiques. J’en fais partie et j’ai apprécié ce 28 mm f/2.8 SE (Special Edition, il est gris avec un look Vintage). Je vous en parle d’ailleurs dans le test du Nikon Z fc.

Pour des raisons de production et de planning de sorties, ce NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE n’était pas disponible à la vente seul, et encore moins en version noire qui convient bien mieux aux boîtiers plein format Nikon Z 5, Z 6 et Z 7.

NIKKOR Z 28 mm f/2.8

NIKKOR Z 28 mm f/2.8

C’est chose faite. Le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 « tout court » arrive et reprend les caractéristiques de la version SE. Pour l’avoir longuement testé sur le Z fc et le Z 6II, je peux vous dire que :

  • c’est une optique très discrète et légère (155 gr.),
  • qui s’oublie une fois greffée sur un plein format (longueur 43 mm) ave lequel elle est compatible,
  • qui cadre comme un 42 mm sur un hybride APS-C,
  • qui donne des résultats très satisfaisants,
  • sans être aussi exceptionnel toutefois que les focales fixes de la série NIKKOR Z,
  • mais sans en avoir le tarif non plus,
  • avec une construction de bonne facture malgré la baïonnette en polycarbonate.

La distance minimale de mise au point est de 19 cm, ce qui m’a permis par exemple des plans serrés avec de jolis flous d’arrière-plan à pleine ouverture. Le diaphragme circulaire à 7 lames participe à la qualité de l’effet bokeh.

J’ai apprécié, avec le Z fc comme le Z 6II, la rapidité de mise au point qui m’a permis bon nombre de photos sur le vif, dans la rue, en mode AF automatique, sans craindre un quelconque retarde de l’AF.

Les vidéastes apprécieront cette focale, classique en vidéo et au cinéma, son poids en particulier  (155 gr.) qui permet de travailler à main levée ou avec un simple stabilisateur sans devoir utiliser un plus encombrant système de stabilisation vidéo. Le focus breathing est en outre réduit au maximum, évitant le changement d’angle de champ lors du changement de mise au point.

La bague de réglage de l’objectif, multifonction, autorise le réglage de la mise au point en mode de mise au point manuelle, et peut être programmée selon vos envies dans les autres modes AF. Je l’utilise pour corriger l’exposition la plupart du temps.

La construction de l’optique fait largement appel au polycarbonate, l’ensemble a toutefois belle allure et, bien que je préfère les baïonnettes en métal, j’ai apprécié aussi de pouvoir photographier par temps humide comme sous la pluie, une qualité appréciable en photo de rue.

NIKKOR Z 28 mm f2/8 : exemples de photos

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 exemple de photo - (C) JC Dichant - Nikon Passion

Nikon Z 6II + NIKKOR Z 28 mm f/2.8

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 exemple de photo - (C) JC Dichant - Nikon Passion

Nikon Z 6II + NIKKOR Z 28 mm f/2.8

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 exemple de photo - (C) JC Dichant - Nikon Passion

Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 exemple de photo - (C) JC Dichant - Nikon Passion

Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 exemple de photo - (C) JC Dichant - Nikon Passion

Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 exemple de photo - (C) JC Dichant - Nikon Passion

Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 exemple de photo - (C) JC Dichant - Nikon Passion

Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 exemple de photo - (C) JC Dichant - Nikon Passion

Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8

Le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 sera disponible courant décembre 2021 au tarif public estimé de 279 euros, ce qui fait de lui un candidat idéal pour compléter un plus imposant zoom NIKKOR Z, comme les zooms NIKKOR Z 14-30 mm, 24-70 mm, 24-120 mm ou le plus imposant NIKKOR Z 24-200 mm.

Source : Nikon France

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