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Nikon FTZ II, NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S, ça bouge dans la gamme NIKKOR Z

Une semaine riche en annonces chez Nikon puisqu’avec le nouveau Nikon Z9, le zoom NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, le zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6, Nikon annonce deux autres nouveautés. La bague Nikon FTZ II est plus compacte tandis que le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC est en préparation.

Nikon FTZ II, NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

Tous les objectifs Nikon pour hybrides chez Miss Numerique

Nikon FTZ II : plus compacte et légère

Bague Nikon FTZ II

La bague Nikon FTZ (F to Z) permet d’utiliser un objectif pour reflex Nikon sur un hybride Nikon en monture Z. La première déclinaison de cette bague, apparue en 2018 avec les Nikon Z 6 et Z 7, fonctionne parfaitement avec près de 360 objectifs en monture F (version AI et suivantes) mais s’avère parfois encombrante avec son système de vissage sur trépied qui occupe une place non négligeable.

Nikon a revu sa copie et propose une version 2 de cette bague, dénommée en toute logique Nikon FTZ II. Cette nouvelle version permet de changer d’objectif sans retirer l’appareil photo d’un trépied. Elle est plus compacte car elle ne dispose plus de la protubérance initiale. Elle s’avère plus légère et plus pratique en mode portrait en particulier.

La bague Nikon FTZ II sera disponible au prix TTC de 289 euros à partir de mi-novembre 2021.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : atterrissage en vue

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

Les téléobjectifs pros en monture Z native arrivent, et excusez du peu c’est le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S qui devrait atterrir le premier avant les NIKKOR Z 600 mm, 800 mm et 200-600 mm.

En attendant cette arrivée, retenez que le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC disposera du système Nikon VR de stabilisation, d’un téléconvertisseur x1.4 intégré, qu’il sera 28% plus léger que le Nikon AF-S 400 mm f/2.8E FL ED VR.

Son tarif devrait par contre être à la hauteur de ses prestations. La version F ne dispose pas du téléconvertisseur intégré et coûte 12.990 euros, cette version Z pourrait être vendue dans la même gamme de prix.

Source : Nikon France

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NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S : le zoom téléobjectif en monture Z native

Nikon profite de l’annonce du Nikon Z 9 pour présenter en parallèle un nouveau zoom téléobjectif, le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S. Ce zoom vient seconder le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 en attendant l’arrivée prévue du prochain NIKKOR Z 200-600 mm.

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S : le zoom téléobjectif en monture Z native

Cet objectif Nikon pour hybrides chez Miss Numerique

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S : à vous les très longues focales

Ils sont attendus les téléobjectifs en monture Z native ! Cette nouvelle monture apparue avec les Nikon Z 6 et Z 7 en 2018 autorise pourtant l’utilisation des optiques en monture F via la bague Nikon FTZ ou FTZ 2. Les résultats sont à la hauteur. Mais autant ceux qui possèdent déjà de tels objectifs peuvent les utiliser sur un hybride Nikon, autant ceux qui ne les possèdent pas encore préfèrent investir directement dans une version Z. Logique.

Après s’être concentré sur les zooms NIKKOR Z à courte focale et les objectifs à focale fixe, la monture Z étant particulièrement exigeante avec ces focales, Nikon complète donc la gamme de plus longues focales.

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S

le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S sur Nikon Z 9

Le zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S est le premier à arriver, avant les prochains NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC, NIKKOR 200-600 mm, NIKKOR Z 800 mm et NIKKOR Z 600 mm (voir la liste complète mise à jour).

Doté du traitement de surface Nikon Arneo, ce NIKKOR Z 100-400 mm voit sa formule optique adaptée pour conserver un centre de gravité lui évitant de pencher vers l’avant lorsque vous zoomez.

Le système de réduction de vibrations permet de prendre des photos à main levée tout en utilisant des temps de pose plus lents, couplé à la stabilisation du capteur sur les hybrides plein format, il vous permettra un gain de l’ordre de 5,5 stops. La distance minimale de mise au point est de 0,75 m à 100 mm et de 0,98 m à 400 mm.

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S

le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S sur Nikon Z 6II

Le bouton de verrouillage bien connu, évitant l’allongement intempestif de l’optique lors du transport, disparaît au profit d’un inédit système de bagues de friction internes et inversées qui évitent tout déplacement du bloc optique.

Disponibilité et tarif

Le zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 sera disponible courant novembre 2021 au tarif public de 2.999 euros.

Source : Nikon France

Cet objectif Nikon pour hybrides chez Miss Numerique


Test trépied Leofoto Poseidon LP-324C et rotule LH-40 : carbone et qualité de fabrication au programme

Capteur sensible et stabilisation de plus en plus efficace ne règlent pas tous les problèmes de prises de vue. Vous pouvez être amené à utiliser un trépied pour faire ce que votre boîtier seul ne sait faire : pose longue, photo de nuit, tournage vidéo, support de longs et lourds téléobjectifs. J’ai eu l’occasion de faire le test du trépied Leofoto Poseidon LP-324C avec la rotule LH-40, voici ce que je pense de ce modèle carbone modulable.

Test trépied Leofoto Poseidon LP-324C et rotule LH-40

Ce trépied Leofoto chez Miss Numerique

Article réalisé en partenariat avec Leofoto

Test trépied Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40 : présentation

Je vous en parlais dans un précédent test de trépied, la marque Leofoto est née en 2014, elle est basée à Guangdong en Chine. Elle propose une gamme bien fournie de trépieds, monopodes et rotules pour les photographes et vidéastes.

S’il est encore courant de trouver des accessoires photos de piètre qualité en provenance de Chine, ce n’est pas le cas chez Leofoto. La stratégie de la marque est de se positionner à la hauteur de ses concurrents directs, les bien connus Manfrotto ou Gitzo pour ne citer qu’eux.

Force est de constater dès la réception du trépied Leofoto Poseidon LP-324C équipé de sa rotule LH-40 que Leofoto a mis les petits plats dans les grands. Le tarif de l’ensemble reflète d’ailleurs la qualité perçue, j’y reviendrai.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le trépied Leofoto Poseidon LP-324C avec sa rotule LH-40

Si j’ai choisi ce modèle de trépied, c’est parce que je souhaitais évaluer l’intérêt d’un trépied de grande taille alors que mon Manfrotto MKB à usage urbain s’avère limité en hauteur, ce qui n’est pas sans me poser des problèmes en tournage vidéo. J’ai aussi un (bon vieux) Manfrotto 190 en acier, son poids est rédhibitoire, je ne le sors pas du bureau.

J’ai choisi de tester le modèle Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40 car il répond à mes critères : une hauteur variable pouvant atteindre 170 cm et des jambes en carbone pour un poids total (mesuré) avec rotule, sac et accessoires de 2,7 kg.

Le trépied Leofoto Poseidon LP-324C

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le trépied Leofoto Poseidon LP-324C en position intermédiaire, avec sa rotule LH-40

Le trépied Leofoto Poseidon LP-324C se voit de loin avec ses trois jambes bleues en carbone et une construction aluminium pour le reste :

  • une hauteur maximale de 1,40 m (une colonne centrale optionnelle permet d’atteindre 1,70 m),
  • trois hauteurs intermédiaires (1,14 m, 86 cm et 55 cm),
  • une hauteur minimale de 17 cm,
  • il supporte 15 kg (la rotule seule supporte 20 kg),
  • il est livré avec deux jeux d’embouts, en caoutchouc (sols stables) et pointus en aluminium (sols meubles),
  • il mesure 48 cm une fois plié.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

détail de la rotule Leofoto LH-40 et de la platine de support du boîtier

Notez que bien que je n’ai pas eu l’occasion de faire ce test du trépied Leofoto Poseidon LP-324C par grand froid, le carbone s’avère plus agréable à porter et manipuler que l’acier ou l’aluminium. A l’inverse du modèle testé précédemment qui n’était pas en carbone, pas besoin ici d’une bague en caoutchouc pour vous protéger du froid et faciliter la prise en main, le carbone l’évite.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

la bague Twist-Lock de verrouillage des jambes 

Le système de déploiement des trois jambes met en œuvre des bagues Leofoto Twist-Lock revêtues de caoutchouc, ce qui facilite la prise en main. C’est rapide et efficace. Certains modèles concurrents utilisent un système de verrouillage par levier (rapide) ou des vis papillon (très lentes à régler). Avec le Leofoto Poseidon LP-324C, vous tournez la bague, vous tirez sur le tronçon de jambe, vous tournez à nouveau pour verrouiller et vous passez aux deux autres jambes.

Il ne vous reste plus qu’à choisir combien de jambes vous voulez déplier, vous pouvez disposer des 4 hauteurs différentes, voire de toutes les positions intermédiaires.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

Les jambes du trépied Leofoto Poseidon LP-324C peuvent être déployées selon 4 hauteurs maximales différentes
jusqu’à 1,4 m pour la position la plus haute sans colonne centrale, 1,7 m avec colonne

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le trépied Leofoto Poseidon LP-324C en position macro

Le mécanisme de blocage des jambes consiste en un levier que vous devez tirer pour l’écarter de la jambe, celle-ci peut alors pivoter pour prendre sa position. Ce principe vous donne trois angles d’inclinaison dont une position extrême qui permet d’être au plus proche du sol pour la macro (ou sur une table ou un véhicule pour la vidéo).

La colonne centrale est équipée d’un pas de vis inférieur, vous pouvez y fixer le mousqueton livré pour pendre un accessoire ou un poids facilitant la stabilité par grand vent. Ce système à vis facilite l’échange de pièces si toutefois vous perdez ou cassez le mousqueton.

La rotule Leofoto LH-40

J’ai reçu un kit comprenant le trépied et la rotule Leofoto LH-40. Celle-ci autorise toutes les positions du boîtier, dont la position portrait. Elle est dotée d’une couronne portant les indications d’angles si vous voulez faire des vues panoramiques par exemple. Ces indications sont fixes tandis que la rotule peut tourner, à vous de caler la bonne valeur.

Le principe de réglage de la rotule est le suivant :

  • la plus grosse molette (à gauche sur la photo ci-dessous) sert à régler l’orientation de la rotule sur 3 axes,
  • la petite molette supérieure à droite sur la photo est le frein qui limite le mouvement de la rotule pour assurer un réglage fin de la position,
  • la seconde petite molette inférieure verrouille ou libère la rotation de la base de la rotule, pour le panoramique en photo par exemple ou les plans dynamiques en vidéo,
  • la quatrième molette visible en haut sur la photo est celle qui verrouille la position de la paque de support du boîtier.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le mécanisme à trois molette et frein intégré
sous l’inscription « 240 », le pas de vis easy-link sert à fixer un bras complémentaire à accessoires (torche, smartphone, …)

La plaque de support du boîtier est au standard Arca-Swiss, elle se retire en écartant les mâchoires et se fixe au boîtier à l’aide d’une vis au pas standard. Les deux bandes crantées facilitent le positionnement du boîtier et sa stabilité. Le plateau est gradué pour vous aider à caler avec précision l’ensemble, y compris de façon répétitive si vous êtes amené à retirer le plateau et le boîtier. Notez qu’une fois en position, le plateau est bloqué aux deux extrémités, le risque de chute est inexistant (sauf si vous faites tomber le trépied, mais c’est une autre histoire).

Un petit niveau à bulle intégré s’avère pratique pour assurer le positionnement de l’ensemble. Je le trouve toutefois trop proche de la platine, la lecture de l’indication s’avère difficile une fois le boîtier monté, pensez à faire le niveau avant.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

test trépied Leofoto Poseidon LP-324C : la platine de fixation

Mon avis sur le trépied Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

Présentation et conception

Je dois reconnaître que Leofoto a bien fait les choses, et ça commence par le sac de transport. Alors que je reprochais une fabrication trop légère pour le précédent modèle, celui-ci est épais, avec des accroches de fermeture solides, de vraies coutures et une fermeture robuste. Il devrait s’avérer durable. La sangle d’épaule fait partie du lot, de même qu’une poche intérieure pour ranger les accessoires. 

Les 63 cm de longueur sont aisément logeables dans un coffre de voiture, le sac pourra de même être fixé à un sac à dos photo si vous êtes adepte des longues randonnées nature. La rotule reste en place une fois le trépied plié sans nécessiter une manipulation particulière comme c’est le cas avec certains modèles concurrents, pratique.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le trépied plié dans son sac, la rotule reste en place

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le kit d’outils fournis dont différentes clés

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

test trépied Leofoto : les embouts à pointes métalliques

Leofoto livre deux jeux d’embouts qui vous permettront d’appréhender les différents types de terrains :  des embouts caoutchouc pour les sols stables et des embouts à pointe métal pour les sols meubles. Ces embouts se vissent sur la base de chaque jambe, se changent vite et sont remplaçables en cas de perte (un système de sécurisation par lacet passant dans l’embout reste possible).

Un joint torique évite l’entrée de poussières et d’eau, c’est d’autant plus pertinent que le trépied est water-proof, vous pouvez le poser dans l’eau sans risque. Le cas échéant, vous ferez sécher les différentes pièces en les démontant. Les embouts se dévissent, la jambe inférieure aussi.

A l’usage

Avec un poids contenu, le trépied Leofoto Poseidon LP-324C et sa rotule LH-40 sont pratiques à utiliser et à mettre en œuvre. Réglage rapide, bonne stabilité, positionnement précis de la rotule, fixation possible d’accessoires, la polyvalence est grande.

J’ai utilisé le trépied avec un reflex Nikon plein format équipé d’un zoom AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 sans jamais ressentir de vibration pénalisante lors du déclenchement, ou de manque de stabilité de l’ensemble.

La position haute est pratique pour viser (viseur ou visée Live View), la position la plus basse autorise toutes les prises de vue en macro. Les positions intermédiaires vous offrent plus de souplesse encore selon le type de sujet et le mode de prise de vue, photo ou vidéo.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

trépied Leofoto Poseidon LP-324C  : ne craignez pas de porter l’ensemble sans rien démonter

Le diamètre des molettes est suffisant pour pouvoir les tourner sans hésitation, y compris si vous portez des gants en hiver. Le positionnement des trois jambes est rapide, une fois que vous avez compris qu’il suffit de tirer le levier supérieur pour libérer la jambe et la positionner sur l’une des trois butées ou en position de transport.

Je parlais plus haut de qualité perçue et de tarif, nous y voici. Il vous faudra en effet débourser un peu moins de 400 euros pour faire l’acquisition de cet ensemble, ce qui peut vous sembler onéreux pour un trépied. Pour avoir fait le tour des modèles au moment de la publication de ce test, j’ai pu relever un tarif quasi-identique pour le Manfrotto Befree GT limité à 10 kg et 164 cm, une construction bien moins robuste pour le 3 Legged Thing Punks Billy avec rotule AirHed Neo (239 euros) comme le Jusino carbone TK-2835C + rotule FGS-36 (250 euros). Chez Gitzo dont la réputation n’est plus à faire et le tarif non plus, ajoutez plusieurs centaines d’euros.

Si vous envisagez un usage intensif dans un environnement éprouvant pour le matériel, avec des zooms lourds, je ne saurais que vous conseiller de penser à la protection de votre onéreux équipement de prise de vue, si le trépied casse, tout casse.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

trépied Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40 : poids plume !

En conclusion de ce test trépied Leofoto Poseidon, le trépied LP-324C avec rotule LH-40 s’avère un excellent compromis entre des modèles légendaires mais hors de prix et des modèles moins onéreux mais à la construction plus légère. La possibilité de pouvoir remplacer les différentes pièces en cas de perte ou dégradation est un plus.

L’utilisation s’avère simple et rapide, la précision des mouvements importante, la stabilité certaine. La marque Leofoto, qui pouvait vous sembler bien jeune il y a quelques années encore, a fait ses preuves depuis. Voici donc un trépied et sa rotule qui pourraient vous rendre bien des services.

En savoir plus sur les trépieds Leofoto sur le site du distributeur.

Les trépieds Leofoto sont disponibles chez la plupart des revendeurs spécialisés.

Ce trépied Leofoto chez Miss Numerique


DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, IPTC et EXIF synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

Découvrez un article sur DxO plus récent ici : https://www.nikonpassion.com/dxo-photolab-6-3-epreuvage-installation-modules-optiques-automatique/

DxO, l’éditeur français de logiciels photo, annonce une mise à jour majeure de son logiciel phare de traitement des fichiers RAW, DxO Photolab 5. Cette évolution apporte un traitement de réduction du bruit DeepPRIME 4 fois plus rapide, une gestion des EXIF et IPTC optimisée, des U-Points revisités et le support des fichiers RAW Fujifilm issus des capteurs X-Trans.

DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, IPTC et EXIF synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

En savoir plus sur DxO Photolab 5 sur le site DxO

On n’arrête plus DxO …

Il fût un temps où l’éditeur français DxO se faisait fort discret. Après la mise sur le marché de plusieurs logiciels photo dignes d’intérêt à une époque où les américains étaient déjà omniprésents sur ce marché, DxO a connu ses heures sombres. Le logiciel historique DxO Optics Pro, lancé en 2004 et sacré meilleur logiciel photo TIPA 2006 et EISA 2007, n’était alors plus au mieux de sa forme. Le module de capture d’images au format RAW pour smartphone, DxO One, a quant à lui connu un intérêt à sa sortie, mais s’est retrouvé très vite dépassé par l’évolution du marché des smartphones. Et il faut bien le dire aussi, un tarif et des usages limitants. DxO montrait alors tous les signes d’une disparition annoncée.

C’était sans connaître l’opiniâtreté et le courage de cette petite équipe qui a su redresser la barre de fort belle façon depuis.

DxO Optics Pro a été entièrement revu et largement modernisé pour devenir DxO Photolab en 2017. En parallèle DxO a racheté la suite Nik Collection à Google qui ne la maintenait plus. Cette suite a retrouvé un second souffle depuis, la Nik Collection by DxO version 4 lancée en juin 2021 ne manque pas d’atouts.

La machine étant lancée à plein régime, DxO en a profité pour annoncer un étonnant module indépendant DxO PureRAW. Ce logiciel, si simple à utiliser qu’il ne demande que quelques minutes de prise en main, permet d’optimiser les fichiers RAW en réduisant le bruit numérique comme aucun autre ne sait le faire et en supprimant les aberrations chromatiques et optiques des couples boîtier-objectifs concernés. Basé sur le même réseau neuronal et la même technologie IA Deep Learning que DxO Photolab, DxO PureRAW fait des merveilles sur vos images faites en haute sensibilité en particulier.

DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, mots-clés synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

l’interface de DxO Photolab 5

DxO Photolab 5 : les nouveautés

Voici donc venir DxO Photolab 5 qui remplace Photolab 4 un an tout juste après sa sortie. Plus qu’une simple mise à jour, il s’agit d’une version enrichie de plusieurs outils fort pratiques, mais surtout de la capacité à dématricer les fichiers RAW issus des capteurs X-Trans Fujifilm, une fonction attendue par les utilisateurs d’hybrides série X. « Enfin ! » s’exclament-ils désormais, Capture One Pro n’a qu’à bien se tenir.

U-Points et Lignes de contrôle

DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, mots-clés synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

l’outil de correction locale Lignes de contrôle de DxO Photolab 5

Le principe de ce nouvel outil qui rejoint les U-Points (adorateurs de Nikon Capture NX2 c’est pour vous) est proche de la notion de filtre gradué de Lightroom ou autre Luminar AI. Dans sa mise en œuvre, DxO lui a ajouté des points de contrôle et un réglage fin de la sensibilité des curseurs. Une gestion plus intelligente de la chroma et de la luminosité est accessible via les deux curseurs dédiés si vous sélectionnez l’outil Lignes de contrôle.

Photothèque : EXIF et IPTC synchronisés avec les applications externes

DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, mots-clés synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

gestion des mots-clés, EXIF et données IPTC dans DxO Photolab 5

Vous savez peut-être que la plupart des logiciels experts vous permettent de stocker le contenu des mots-clés dans des fichiers annexes, ou sidecar, afin d’étendre la compatibilité entre votre logiciel et un autre. Il vous est alors possible d’ajouter des informations (métadonnées) à une photo et de les récupérer dans tout autre logiciel capable de lire les fichiers annexes XMP.

DxO Photolab 5 sait désormais assurer la synchronisation entre les informations EXIF et IPTC qu’il gère et ce que fait un autre logiciel pour la même photo. Ajoutez un mot clé à une photo dans DxO Photolab 5, vous le retrouvez dans Photoshop par exemple. Mettez-le alors à jour dans Photoshop et vous le retrouverez dans PL5.

Au passage l’arborescence de mots-clés est rendue hiérarchisable et interactive. Les outils de gestion de la bibliothèque d’images sont optimisés et réorganisés.

Un traitement DeepPRIME plus rapide

L’étonnant traitement du bruit numérique DxO (le même que dans DxO PureRAW) voit son algorithme optimisé dans Photolab 5, il est à la fois plus réactif et plus rapide pour une même configuration machine. Comptez un gain de 1.5 x sur plateformes Windows et un facteur 4 sur les Mac Apple Silicon.

Sachez aussi que PL5 supporte les configurations RTX et Windows 11 sur PC, les puces M1 sur Mac.

DxO Photolab 5 et les fichiers RAW Fujifilm X-Trans

Les capteurs Fujifilm X-Trans équipant les hybrides de la série X ont une particularité. Ils n’utilisent pas la matrice de Bayer commune à de nombreux autres capteurs, dont ceux équipant les reflex et hybrides Nikon. Leur conception diffère, et le dématriçage de ces fichiers RAW générés par les X-Trans suppose un traitement différent de celui appliqué aux fichiers issus des capteurs à matrice de Bayer.

Photolab ne supportait pas ces fichiers depuis son arrivée, une limitation frustrante pour les fujistes qui devaient se rabattre vers Capture One Pro s’ils ne voulaient pas entendre parler de Lightroom Classic.

DxO Photolab 5 (version Elite) est enfin capable de dérawtiser les fichiers RAF Fujifilm. Si vous utilisez un Nikon et un Fuji, par exemple, vous pourrez tout traiter dans DxO Photolab 5 ! Une avancée qui va vous faire gagner du temps et de l’argent puisque Capture One Pro (dans sa version complète) est 50% plus cher que Photolab 5.

DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, mots-clés synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

support des fichiers RAW Fujifilm X-Trans dans DxO Photolab 5

18 boîtiers Fujifilm sont déjà supportés :

  • Fujifilm X-E2, X-E2S, X-E3, X-E4,
  • X-H1,
  • X-Pro2, X-Pro3,
  • X-S10,
  • X-T1, X-T2, X-T20, X-T3, X-T30, X-T4,
  • X100F, X100T, X100V, X70.

605 modules optiques sont disponibles pour assurer la correction des défauts optiques, de la distorsion, des aberrations chromatiques, du vignettage et du manque de netteté.

L’initiative User Voice lancée par la même occasion permettra à DxO de tenir compte des retours utilisateurs pour compléter ce support X-Trans.

DxO précise que le support des fichiers X-Trans a été rendu possible grâce à l’utilisation du moteur DeepPRIME, ce n’était pas le cas avec le moteur précédent et ce support n’est donc pas implémentable sur les précédentes versions de Photolab.

Nouveaux boîtiers supportés

DxO Photolab 5 sait désormais traiter les fichiers issus des récents :

  • Nikon Z fc,
  • Canon EOS Ra,
  • DJI Air 2S & Mini 2,
  • Olympus PEN E-P7,
  • Panasonic GH5 II,
  • Pentax K-3 III,
  • Sony ZV-E10.

Tarif et disponibilité de DxO Photolab 5

DxO Photolab 5 est disponible dès maintenant aux tarifs suivants :

Version Essential

  • 139 euros (109,99 euros jusqu’au 14/11/2021),
  • 75 euros (54,99 euros jusqu’au 14/11/2021) pour la mise à jour.

Version Elite

  • 219 euros (164,99 euros jusqu’au 14/11/2021),
  • 99 euros (79,99 euros jusqu’au 14/11/2021) pour la mise à jour.

La licence DxO PhotoLab 5 ne nécessite pas d’abonnement et permet d’installer le logiciel sur deux
postes (DxO PhotoLab 5 ESSENTIAL Edition) ou sur 3 postes (DxO PhotoLab 5 ELITE Edition).

Les détenteurs de DxO PhotoLab 3 ou DxO PhotoLab 4 peuvent acquérir une mise à jour vers DxO PhotoLab 5 en se connectant à leur compte client sur le site DxO.

Les détenteurs d’une version antérieure à DxO PhotoLab 3 ne sont pas éligibles à une mise à jour et doivent acquérir une nouvelle licence.

En savoir plus sur DxO Photolab 5 sur le site DxO


DxO Film Pack 6 : retour vers le futur de la simulation argentique !

DxO annonce une nouvelle version de son logiciel historique DxO Film Pack 6, de nouveaux rendus argentiques, le support des fichiers Fujifilm et une étonnante machine à remonter le temps !

DxO Film Pack 6 : retour vers le futur de la simulation argentique !

En savoir plus sur le logiciel et télécharger la version d’essai 30 jours

DxO Film Pack 6 : le retour !

Il faut remonter à l’année 2014 pour trouver trace d’une mise à jour de DxO Film Pack, la version 5, ça fait un bail ! A tel point que tout le monde et moi le premier pensait que Dxo avait abandonné ce logiciel autonome de simulations et rendus argentiques au profit de sa Nik Collection dont les modules Silver Efex et Color Efex remplissent des fonctions proches.

Contre toute attente, l’éditeur français vient d’annoncer une inédite mise à jour DxO Film Pack 6 qui ne manque pas d’intérêt car elle n’a pas pour seule ambition d’apporter quelques nouveautés, mais se veut un outil de (re)découverte du monde argentique que beaucoup d’entre nous ont oublié. Un outil d’apprentissage aussi, un historiciel (j’ai déposé le mot, ne cherchez pas) qui va vous raconter l’histoire de la photographie à l’aide d’une étonnante Time Machine (qui n’a rien à voir avec celle d’Apple).

De quoi s’agit-il ?

Dans une gamme DxO forte de plusieurs logiciels qui peuvent sembler redondants, DxO Film Pack 6 adresse les utilisateurs experts des développeurs RAW (comme DxO Photolab 5, Lightroom Classic et autres Capture One Pro) qui souhaitent donner à leurs images un rendu argentique particulier et crédible.

« Mais attends, ce n’est pas ce que fait la Nik Collection ça ? » Si … mais … non. 

La Nik Collection adresse en priorité les utilisateurs de Photoshop CC, elle est plus généraliste, comprend plusieurs modules qui n’ont rien à voir avec les rendus argentiques, et surtout elle ne sait pas gérer le RAW.

DxO Film Pack 6 est spécialisé dans la simulation et le rendu argentique, met en œuvre un moteur de rendu de couleurs basé sur 8 canaux (6 dans la version précédente) et sait traiter les fichiers RAW dont les fichiers issus des hybrides Fujifilm à capteur X-Trans.

De plus, DxO Film Pack 6 arrive avec une fonction d’apprentissage étonnante consistant à vous aider à choisir les rendus les plus adaptés à vos envies en remontant le temps.

DxO Film Pack 6

DxO Film Pack 6 – Time Machine et rendus types

La Time Machine DxO, puisque c’est d’elle dont il s’agit, s’appuie sur l’histoire de la photographie argentique, des photos cultes, le travail d’un historien de la photo (ce n’est pas un copier-coller de Wikipedia), et l’intégration de toutes ces informations sous forme de frise chronologique. Vous pourrez ainsi faire défiler 14 périodes historiques en photographie.

A quoi ça sert ?? A apprendre l’histoire de la photographie, déjà, mais surtout vous allez pouvoir faire un choix de rendu cohérent en fonction de vos images, de l’intention que vous aviez en les faisant et de l’impression visuelle que vous souhaitez donner en les montrant. Vous voulez donner à vos images le rendu Années 70 mais vous ne savez pas comment procéder ? La Time Machine vous montre des photos cultes de ces années là, vous explique pourquoi elles sont cultes, vous guide dans le choix du rendu adapté.

DxO Film Pack 6

Le Concorde par Rémy Poinot – 1970 – une des images commentées dans la Time Machine de DxO Film Pack 6

Ce n’est pas tout. DxO Film Pack 6 propose :

  • 15 nouveaux rendus,
  • 20 nouvelles textures,
  • 15 fuites de lumière,
  • 15 cadres.

Autant de compléments pour optimiser l’apparence de vos images.

DxO Film Pack 6

Ajout d’un cadre diapo, d’une fuite de lumière et travail sur le rendu type années 50

Le moteur de rendu de couleurs travaille sur 8 canaux, offrant ainsi plus de nuances. Ce moteur vous donne accès à plusieurs outils créatifs pour sélectionner par exemple votre propre teinte dans les hautes lumières et les ombres, pour combiner les couleurs et créer des effets de virages les plus crédibles possibles.

DxO Film Pack 6

Avant-après et frise chronologique Time Machine dans DxO Film Pack 6

Car c’est bien cela le but annoncé de cet outil, vous éviter les filtres créatifs « à la Instagram » ou les rendus souvent trop forcés de logiciels moins experts (tels certains looks de Luminar). DxO Film Pack 6 est un outil à destination des photographes les plus exigeants, qui veulent obtenir des images comme celles qu’ils auraient obtenues dans les années [mettez-la-décennie-que-vous-voulez-ici].

Notez qu’aucun passage par Photoshop n’est requis pour mener à bien ces traitements, DxO Film Pack 6 est un logiciel autonome.

Mon avis sur DxO Film Pack 6, tarif et mode de licence

Voici une initiative surprenante de la part de Dxo qui se lance dans un créneau inédit, à mi-chemin entre un logiciel expert et un parcours initiatique. Surprenante mais non dénuée d’intérêt car il faut bien l’avouer, nous ne sommes pas tous calés en histoire de la photographie, et en apprendre toujours plus sur près de cent ans de photographie argentique, tout en traitant nos photos, c’est original et attirant.

Pour cela, il vous faudra investir dans DxO Film Pack 6 au tarif de :

  • DxO FilmPack 6 ESSENTIAL Edition : 85 euros (54,99 euros jusqu’au 14/11/2021),
  • DxO FilmPack 6 ELITE Edition : 139 euros (109,99 euros jusqu’au 14/11/2021).

La licence DxO FilmPack 6 ne nécessite pas d’abonnement. Les détenteurs d’une version de DxO FilmPack 5 peuvent acquérir une mise à jour vers DxO FilmPack 6 en se connectant à leur compte client sur le site DxO. Les détenteurs d’une version antérieure à DxO FilmPack 5 ne sont pas éligibles à une mise à jour et doivent acquérir une nouvelle licence.

Une version d’essai complète de DxO FilmPack 6, valable un mois, est disponible sur le site de DxO. Suivez le lien ci-dessous :

En savoir plus sur le logiciel et télécharger la version d’essai 30 jours

Source : DxO


Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle à la luminosité extrême pour Nikon Z

Laowa poursuit le développement de sa gamme d’objectifs compatibles avec plusieurs marques d’appareils photo et présente le Laowa Argus 35 mm f/0,95 pour Nikon Z.

Que penser de cet objectif, et plus généralement de ces optiques compatibles et ultra-lumineuses ? Voici quelques clés de compréhension.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle à la luminosité extrême pour Nikon Z

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Laowa Argus 35 mm f/0,95 pour Nikon Z : le contexte

Ces dernières années ont été l’occasion d’assister à la multiplication des objectifs ultra lumineux, que ce soit chez les constructeurs de boîtiers ou chez les opticiens indépendants.

En 2019, Nikon se rappelait au bon souvenir des photographes en proposant un NIKKOR Z 58 mm ouvrant à f/0,95 quand les concurrents les plus ambitieux se contentaient d’une ouverture plus raisonnable de f/1,2.

Aujourd’hui, comme un berger qui répondrait à la bergère, Laowa répond à Nikon sur le terrain du super ultra lumineux, en proposant le premier grand angle du genre, le Laowa Argus 35 mm f/0,95, soit l’objectif grand angle le plus lumineux du marché, tout simplement !

Présentation

Jusqu’à présent, la marque Laowa était surtout connue pour ses objectifs ultra grand angles et ses objectifs macro atypiques. En effet, non contente de proposer des objectifs de qualité, la marque chinoise s’est toujours distinguée par les caractéristiques hors normes de ses matériels, que ce soit avec des  objectifs grand angles aux angles de champ extrêmes et à la distorsion très réduite, ou avec des objectifs macro au rapport de reproduction plus important que la moyenne.

Aujourd’hui, Laowa propose un objectif 35 mm à mise au point manuelle destiné aux boîtiers 24×36. Cela pourrait sembler banal si ce n’était l’ouverture affichée par ce nouveau modèle : f/0,95 ! Cette valeur en fait l’objectif grand angle le plus large et le plus lumineux du marché. Même si on ne peut ignorer l’aspect « objet de prestige » que représentent les objectifs aux caractéristiques extrêmes pour les constructeurs, il ne faudrait pas passer à côté des qualités de ce Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF

Une luminosité hors normes …

Tout comme le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S Noct, le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF affiche une ouverture hors normes, qui ravira les photographes amateurs de profondeurs de champ les plus réduites. Mais comme le modèle de la marque jaune, cette ouverture très séduisante sur le papier s’accompagne de plusieurs contraintes.

Pour commencer, tout comme le Nikon, ce 35 mm Laowa est dépourvu d’autofocus. Ceci signifie que réaliser une mise au point parfaite à pleine ouverture demandera une bonne dose de rigueur et d’application et un minimum d’entraînement. Les aides à la mise au point présentes sur les hybrides (loupe intégrée au viseur électronique, focus peaking) seront poussées dans leurs derniers retranchements.

Ensuite, comme pour tous les objectifs de ce type, les ouvertures extrêmes sont le plus souvent synonymes de vignettage et de piqué limité : on gagnera à utiliser ce 35 mm fermé d’un ou deux crans au minimum.

Enfin, il faudra accepter un objectif deux à trois fois plus long qu’un objectif de même focale mais d’ouverture plus modeste.

Quoi qu’il en soit, un tel objectif ultra lumineux dépourvu d’autofocus sera peu adapté à la photo d’action. Dans la pratique cet objectif sera bien plus à l’aise pour les photos calmes et posées, ou sur trépied, pour lesquelles vous êtes libre de prendre tout votre temps et de peaufiner la mise au point.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Le nouveau 35 mm Laowa Argus affiche l’ouverture record de f/0.95

… dans un gabarit raisonnable

Alors que le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S Noct est un monstre de verre et de métal qui pèse pas moins de 2 kg pour une longueur de 153 mm, le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF surprend de par son poids de 755 g « seulement », pour une longueur de 103 mm.

Certes cela en fait tout de même un beau bébé pour un objectif de cette focale, mais en restant dans un gabarit encore raisonnable (même si l’embonpoint du Nikon s’explique aussi par une focale plus longue).

Pour faire simple, avec ce 35 mm ouvert à f/0,95 vous aurez un objectif que l’observateur non averti pourra prendre pour un petit téléobjectif sans se douter qu’il s’agit d’un objectif d’exception.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF en ordre de marche sur un Nikon Z 7

Un diamètre de filtre répandu

Comme pour d’autres modèles Laowa, la relative compacité de l’objectif permet à celui-ci d’afficher un diamètre de filtre contenu de 72 mm, c’est à dire une taille encore raisonnable et assez répandue. Cerise sur le gâteau, ce diamètre n’est pas inconnu des nikonistes car il a déjà été utilisé à plusieurs reprises sur des objectifs de la gamme Nikon F. Il vous sera possible de recycler les filtres de qualité déjà présents dans votre fourre-tout.

Mon avis sur le Laowa Argus 35 mm f/0,95 pour Nikon Z

Avec ce 35 mm ouvert à f/0,95, Laowa propose un objectif grand angle à la luminosité jamais vue sur un hybride 24×36. Comme toujours, le constructeur chinois n’a pas lésiné sur la fiche technique, en proposant un objectif à mise au point interne et à faible focus breathing (variation de la focale réelle avec la distance de mise au point). Ceci se fait toutefois au détriment de la protection tout temps, probablement afin de pouvoir le proposer à un tarif raisonnable.

Malheureusement cette course à la performance se paie par l’absence d’autofocus, ce qui  cantonnera de fait ce 35 mm à la photo posée. La luminosité extrême satisfera les amateurs de profondeur de champ réduite qui prendront le temps d’apprendre à le maîtriser. A noter, la bague de diaphragme décliquable pour le plus grand bonheur des vidéastes. Et comme toujours avec les objectifs Laowa, aucun contact n ‘est présent sur l’objectif.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Formule optique du Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF

 Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF : fiche technique

  • monture/format : Nikon Z, Canon RF, Sony E
  • distance focale : 35 mm
  • ouverture maximale : f/0,95
  • ouverture minimale : f/16
  • traitement : multicouches
  • construction : 14 éléments en 9 groupes (dont 6 verres spéciaux)
  • angle de vue : 63,4° en 24 x 36
  • mise au point minimale : 0,50 m
  • diaphragme : 15 lamelles
  • dimensions de l’optique : 76,8 mm x 103 mm
  • couleur disponible : noir
  • poids : 755 g (sans pare soleil ni bouchons)
  • filetage filtres : 72 mm

Le Laowa Argus 35 mm f/0,95 est disponible au tarif indicatif de 1149 euros.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF – © Bastian Kratzke

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF – © Bastian Kratzke

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 3 5mm f/0.95 FF – © Bastian Kratzke

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF – © Richard Wong

Source : Digit Access

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique


Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : l’hybride APS-C Nikon Vintage tient-il ses promesses ?

Annoncé en juin 2021, alors même que Nikon nous faisait déjà baver avec son Nikon Z 9, le Nikon Z fc vient compléter la gamme d’hybrides APS-C et le Nikon Z 50 qui se sentait bien seul. Nous aussi d’ailleurs puisque cette gamme manquait de boîtiers, mais surtout d’objectifs.

Justement … le Nikon Z fc est arrivé non pas seul, mais avec une nouvelle focale fixe attirante, un tout petit NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE compatible plein format. C’est cet objectif que j’ai choisi d’utiliser pour ce test du Nikon Z fc, et j’ai bien fait car il y a à dire. Si le test complet du NIKKOR Z DX 16-50 mm vous intéresse, vous pouvez le lire dans le test du Nikon Z 50.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Les kits Nikon Z fc chez Miss Numerique …

Les kits Nikon Z fc chez Amazon …

Test Nikon Z fc : présentation

Une histoire de famille

Rappelez-vous … si vous avez connu les années argentiques et les reflex Nikon avant l’ère de l’autofocus et des monoblocs, vous ne pouvez pas ne pas connaître la série Nikon FE, FG, FM, FM2 et FA (le FM3 viendra plus tard).

De tous, celui a marqué son époque est le FM2. Non pas qu’il soit si différent du FM, c’était une simple évolution, mais parfois il suffit d’un petit quelque chose pour marquer les esprits. Le Nikon FM2 a marqué les esprits.

Sur le strict plan technique le Nikon Z fc est au Z 50 ce que le FM2 était au FM. Une évolution plus aboutie. Il reprend le capteur, l’électronique, l‘autofocus du Z 50 (mais perd le flash intégré). Par contre son look change, le Nikon Z fc adopte les codes de feu le FM2. Cela peut vous paraître futile, mais ça ne l’est pas. Pas dans le coeur du nikoniste que je suis (pourtant les hybrides APS-C Vintage concurrents, je connais …).

En termes de ressenti, croyez-moi ou non mais j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à utiliser ce petit Nikon au quotidien pendant deux semaines. Il m’a frustré aussi parfois. Parce que j’ai en tête la référence Z 6II, que je sortais du test du 105 mm macro avec le Z 7II. Alors non, ne cherchez pas à comparer le Nikon Z fc et les Z 5, Z 6 et Z 7, ce n’est pas le même monde. Mais c’est un monde intéressant quand même.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

le Nikon Z fc avec l’objectif NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Caractéristiques principales

Le Nikon Z fc reprend le capteur CMOS APS-C 20,9 millions de pixels du Z 50. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un BSI CMOS rétroéclairé, ce capteur délivre des résultats étonnants pour un APS-C, j’avais déjà pu le constater lors du test du Nikon Z 50.

Le Nikon Z fc ne dispose pas non plus d’un capteur stabilisé comme les plein format. Je sais, « ce n’est pas bien, pourquoi ont-ils fait cette erreur  … » mais soyons réalistes, si vous n’arrivez pas à faire une photo nette avec un petit 28 mm ou des zooms DX stabilisés, il faut revoir votre pratique photo. Nikon a en effet eu la bonne idée de stabiliser ses zooms DX dont le récent NIKKOR Z DX 18-140 mm, choisissez un zoom si la stabilisation est votre critère numéro 1.

L’autofocus est celui du Nikon Z 6 auquel Nikon a retiré quelques collimateurs. Rassurez-vous, il en reste 209 couvrant 90 % du cadre. De quoi faire le point dans les coins sans même vous en rendre compte. Ce que j’ai surtout apprécié c’est la rapidité de cet autofocus, qui n’a guère d’effort à faire avec le 28 mm il est vrai, mais s’avère tout aussi réactif avec les zooms (je vous renvoie au test du Z 50 pour en savoir plus).

La sensibilité ISO varie de 100 à 51.200 ISO en standard, extensible à 50 et 204.800 ISO. N’attendez pas des miracles à ces valeurs extrêmes, vous serez par contre surpris des bons résultats même en JPG jusqu’à 12.800 ISO.

Le Nikon Z fc n’est pas en reste en matière de vidéo, même si ce n’est pas le terrain sur lequel on l’attend le plus : Full HD jusqu’en 120 p, 4K/UHD en 30 p sans recadrage, ce qui est rare sur un tel boîtier comme cela avait déjà été mentionné pour le Z 50.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/125 ème sec. – f/8 – ISO 100

Le look de l’argentique oui, mais le modernisme de 2021 aussi. Le Nikon Z fc dispose du WiFi, du Bluetooth basse consommation, d’un écran tactile et articulé et d’un viseur OLED de 2,36 millions de points. Notez que l’écran peut se retourner complètement, une protection ultime une fois rangé dans un sac.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Nikon Z fc: écran en position fermé

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Nikon Z fc : écran inclinable et orientable

La carte mémoire au format SD se loge à côté de la batterie, dans un emplacement accessible par une trappe au niveau de la semelle. Celle-ci ne peut toutefois plus s’ouvrir une fois le boîtier fixé sur un trépied. Si c’est la recharge batterie qui vous tracasse dans ce cas, pensez à raccorder le boîtier à une alimentation externe via son port USB. Il autorise la recharge boîtier en fonctionnement.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Nikon Z fc : trappe batterie et carte mémoire

Et le flash intégré ? Oubliez, il est réservé au Z 50. Les fans du débouchage des ombres le regretteront tandis que les passionnés de photo de rue s’en moqueront (Bruce Gilden mis à part). Si le flash vous manque, choisissez le Z 50. 

Test Nikon Z fc : prise en main

Gabarit et construction

Vous vous dites qu’il fait « plastique » ce petit Nikon Z fc ? Que le bon vieux métal du FM2 est bien loin ? Le Nikon Z fc utilise le même alliage de magnésium pour son châssis que ses grands frères, l’écart est de 100 gr. entre lui et le FM2.

Les 445 gr. du Nikon Z fc sont fort appréciables quand vous le portez toute une journée autour du cou, ce ne sont pas les 160 gr. du NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE qui plombent l’ensemble. Le Nikon Z fc n’a par contre pas de poignée à droite. Elle casserait le look Vintage, toutefois j’apprécie de tenir le boîtier par la poignée avec d’autres modèles, d’autant plus que le Nikon Z fc ne peut pas être équipé d’un repose-pouce en l’absence de pas de vis supérieur.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

la face avant du Nikon Z fc, le bouton de fonction et le bouton de retrait de l’objectif

La large monture Z est bien en métal, les molettes supérieures aussi, seule la trappe batterie en plastique doublée alu marque le pas, ce serait facile de corriger sur une prochaine version. J’ai beau être fan, je reconnais que certains APS-C d’autres marques font plus cossu.

Et le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE ? Cet objectif plein format (oui, ce n’est pas un DX), a plusieurs atouts : compact, léger, très réactif, doté d’une large bague de mise au point. Son look se remarque, je ne compte plus les passants qui ont jeté un œil non dénué d’intérêt sur cet objet qui pendait à mon cou.

La bague de mise au point joue le rôle de bague multifonction lorsque vous quittez le mode de mise au point manuelle. L’écran supérieur du boîtier rappelle l’ouverture en l’absence de bague de diaphragme, mais il vous faudra de bons yeux tant l’affichage est petit.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

commandes supérieures et arrières du Nikon Z fc,
molette de correction d’exposition,
petit écran de rappel supérieur de l’ouverture, ici f/8

Ergonomie, commandes et menus

Le Nikon Z fc perd le large écran supérieur des Z 6 et Z 7 (mais pas Z 5) mais gagne des molettes crantées pour le réglage du temps de pose, de la sensibilité ISO et de la correction d’exposition. Nikon a même pensé au bouton de verrouillage de position comme sur ses reflex experts, et au levier de changement de mode P, S, A, M plutôt pratique.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Nikon Z fc : levier de changement de mode P, S, A, M
molette de sensibilité ISO verrouillable

La face arrière reprend les codes Nikon elle-aussi, avec une touche I pour Info qui donne accès aux réglages de prise de vue (menu personnalisable). Si vous connaissez l’ergonomie Nikon vous serez en terrain de connaissance. Je regrette par contre l’absence de joystick pour déplacer la zone de détection AF, devoir baisser le pouce pour utiliser le pad n’est pas aussi pratique.

Les deux molettes de réglage, accessibles de l’index et du pouce droit, sont bienvenues, surtout sur un modèle qui ne se veut pas expert ou pro. Ces molettes sont suffisamment fermes pour ne pas changer de position hors de votre contrôle.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 800

Ce Nikon Z fc a quelques défauts, c’est vrai, mais il possède une caractéristique que même les Nikon Z 6 et Z 7 n’ont pas à ce point, il est attachant. Léger, peu encombrant, réactif, il est plaisant à utiliser. Nikon a été jusqu’à travailler le bruit du déclencheur, comme si le film venait d’avancer d’un cran. Le plaisir, parfois, ça ne tient qu’à un son.

Le viseur électronique et l’écran tactile

Un viseur, comme un écran, ce n’est jamais assez défini, jamais assez grand, jamais assez rapide, les experts de forums vous le diront. Mais prenez le temps de prendre en main le Nikon Z fc, de regarder son œilleton rond (ça vous rappelle quelque chose ?), de viser, et vous verrez que parfois il faut revoir votre position.

Ce viseur OLED est très agréable, n’en déplaise aux aficionados des viseurs optiques. Sa définition de 2,36 millions n’est pas la meilleure du moment, la concurrence peut faire mieux. Mais la définition ne fait pas tout, le confort d’utilisation est aussi important et à l’usage il fait le boulot, vous permettre de viser, de cadrer, de faire le point, d’ajuster l’exposition en temps réel et de faire des photos. Ne cherchez pas à le comparer à celui des Z 6 et Z 7, comme du Nikon Z 9, ce n’est ni la même gamme ni le même tarif, je me répète.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/2.000 ème sec. – f/2.8 – ISO 100

Si vous choisissez le Nikon Z fc pour passer à l’hybride, sachez que cette visée électronique vous offre une couverture à 100 %, quels que soient l’objectif et la focale.

Vous envisagez la macro ? La loupe électronique et la mise au point manuelle assistée par le focus peaking (le dépoli version hybride) vous faciliteront la vie et seront bien plus précis que n’importe quel viseur optique.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/125 ème sec. – f/2.8 – ISO 4.500

L’écran arrière utilise une dalle de 3,2 pouces (8 cm) d’une définition de 1.040.000 points. Modeste en 2021, mais à comparer aux 922.000 points du reflex expert Nikon D7500. Les fonctions tactiles de l’écran vous permettent de faire défiler les menus, les réglages, de zoomer dans vos photos comme sur votre smartphone, comme de faire le point du bout du doigt tout en déclenchant.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Face arrière et menus du Nikon Z fc

L’écran du Nikon Z fc se distingue de celui du Z 50, il est monté sur un système de rotule et non une charnière, ce qui lui permet de pivoter pour autoriser la vidéo face caméra, les selfies (chouette !) et le retournement complet pour assurer sa protection pendant le transport.

Nikon a donc corrigé le tir par rapport au Z 50, le Nikon Z fc autorisant le mouvement de l’écran lorsque le boîtier est monté sur trépied. Un bon point.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 250

L’autonomie

Le Nikon Z fc utilise la même batterie Li-ion EN-EL25 que le Z 50, et vient avec un vrai chargeur mural. Si vous utilisez aussi un Nikon plein format, il vous faudra donc investir dans une batterie complémentaire. L’autonomie dépend fortement de l’usage que vous ferez du boîtier, comptez au minimum 300 à 350 vues, et plus proche de 500 sans jouer trop souvent avec l’écran arrière. C’est d’autant plus simple que tous les contrôles sont accessibles via les molettes et boutons mécaniques.

Une alternative consiste à utiliser une batterie portable pour recharger votre Nikon Z fc via son port USB, c’est le même type de batterie que vous utilisez peut-être déjà pour recharger votre smartphone.

La connectique et la carte mémoire

WiFi (IEEE 802.11b/g/n/a/ac) et Bluetooth 4.2 basse consommation sont de la partie, de même qu’une prise micro, une prise micro HDMI et une prise USB-C.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

prises USB-C, HDMI et audio/micro sur le Nikon Z fc

L’emplacement pour carte SD unique se justifie sur un boîtier sans ambition professionnelle, dommage toutefois d’avoir repris le même protocole UHS-I que sur le Z 50. L’UHS-II offre des débits plus élevés qui seraient appréciables en mode rafale à 10 im./sec. comme en vidéo.

Test du Nikon Z fc : autofocus et réactivité

Le Nikon Z fc démarre vite, comptez moins d’une seconde, d’autant plus vite avec le 28 mm fixe puisque vous n’avez pas à déployer le zoom pour qu’il soit en position de travail.

Le module autofocus, quant à lui, assure une mise au point très rapide, même si la lumière manque. Une fois de plus, l’objectif à focale fixe optimise le résultat puisque le mouvement des lentilles n’est pas le même que sur un zoom.

Le Nikon Z fc dispose du même mode « AF Faible luminosité » qui étend la sensibilité de l’autofocus jusqu’à -4,5 IL (-3 IL si cette fonction est désactivée). Ce mode donne la priorité à la réactivité plutôt qu’à la précision. A l’usage, je n’ai jamais eu recours à lui même lors de ma séance de photo de nuit.

Le mode rafale est limité à 11 vps, ce qui s’avère déjà très confortable même en photo d’action. Si vous voulez encore plus, il faudra passer par la case Nikon Z 6II pour disposer de 14 vps. Au-delà est-ce bien raisonnable ?

J’ai utilisé ce boîtier en mode AF-C suivi dynamique plein cadre la plupart du temps, et très sincèrement il ne m’a quasiment jamais trompé. La limite de ce type d’automatisme est connue, c’est le nombre de sujets possibles à distance proche. En photo de rue par exemple il pourra taper derrière ce que vous considérez être votre sujet, dans ce cas mémorisez le point à l’aide du bouton arrière, recadrez et tout ira bien.

Le mode de suivi Eye-AF est étonnant car aussi réactif que sur les plein format, le nombre de points AF limité par rapport aux Z 6 et Z 7 y est probablement pour quelque chose.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 220

Test Nikon Z fc : qualité d’image

« Comment ? 20,9 Mp seulement ? Pourtant les reflex APS-C Nikon ont 24 MP, pourquoi cette régression ? ». La question m’a été posée, ma réponse est simple : le D500 n’a « que » 20 Mp aussi, tout comme le D7500.

Bien sûr, 4 Mp de mieux favorisent le recadrage en post-traitement si l’horizon penche, ou si un élément indésirable s’est glissé sur le bord de la photo. Mais cela vous handicapera uniquement si (et seulement si) vous faites des grands tirages papier (supérieurs à 60 x 90 cm). Sur écran, vous ne verrez jamais la différence entre 20 et 24 Mp.

Cette réduction volontaire de la définition du capteur, couplée à l’absence de filtre passe-bas, a par contre des avantages : 

  • des fichiers moins lourds (environ 28 Mo pour un RAW),
  • des photosites plus grands (4,22 µm sur le Nikon Z fc contre 3,89 µm sur le Nikon D7200) et donc une meilleure sensibilité en basse lumière,
  • une densité égale à celle du Nikon Z 7/Z 7II permettant d’exploiter au mieux le pouvoir résolvant des objectifs NIKKOR Z série S.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 200

Montée en sensibilité

Je ne vous propose pas de tableau de comparaison de la montée en sensibilité pour le Nikon Z fc. Pour plusieurs raisons :

  • ce que vous voyez dans un tel tableau sur une image de la taille d’un timbre poste n’est pas révélateur de ce que vous obtiendrez en pratique,
  • chercher à savoir si l’image est un peu moins bonne ou carrément moins bonne à 102.400 ISO qu’à 204.800 ISO n’a pas de sens en photographie, ce sont des sensibilités utiles en reconnaissance de scène mais pas en photo,
  • je préfère vous montrer des images faites à des valeurs courantes, et vous allez voir qu’elles sont déjà élevées avec le Nikon Z fc comme elles l’étaient déjà avec le Z 50.

Pour faire court, ne vous posez pas de questions quand la lumière baisse, même en JPG, fixez la limite haute de l’ISO-Auto à 12.800 ISO et faites des photos sans y penser. Au-delà vous devrez accepter une perte visible de qualité. Mais à 12.800 ISO, vous serez surpris du résultat. Si ce n’est pas suffisant, calez le boîtier et ne respirez plus, vous gagnerez 2 à 3 Ev sans difficulté.

Pour rappel, le Z 50 lisse de façon très marquée les images à 25.600 ISO, à 51.200 ISO il faut aimer le grain. Sur le Nikon Z fc, c’est pareil.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/125 ème sec. – f/4 – ISO 4.500

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/125 ème sec. – f/5 – ISO 12.800

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/125 ème sec. – f/2.8 – ISO 12.800

Obturateur électronique

Le Nikon Z fc a la même limite que le Z 50 en matière d’obturation soit 1/4.000 ème de seconde que vous utilisiez l’obturateur mécanique classique ou l’obturateur électronique silencieux.

En mécanique ce n’est pas critique, ce boîtier n’adresse pas les besoins des photographes de sport. Un obturateur montant au 1/8.000ème revient plus cher à produire et le tarif du boîtier augmente. En électronique c’est plus dommage car ce n’est « que » de l’électronique et la concurrence atteint allègrement le 1/32.000 ème de seconde. Reste à savoir ce que vous allez photographier au 1/32.000ème de seconde …

Dynamique et balance des blancs

Pas de surprise ici, le Nikon Z fc réagit comme le Z 50. Je n’ai rien vu sur mes images test faites en plein contre-jour, ce capteur encaisse vraiment bien.

Si vous photographiez souvent des scènes à fort contraste, privilégiez le RAW et ajustez en post-traitement, les fichiers sont très permissifs.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 140

Un NIKKOR Z 28 mm f/2,8 SE attirant

« Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’avoir toujours une mise au point nette lorsque vous prenez une photo. Nous ne voyons pas les choses exactement de la même manière, et même si c’est légèrement flou, je pense que cela peut parfois faire partie de l’identité de la photographie. »

Ce n’est pas moi qui le dit mais Tatsuhiko Kuwayama, ingénieur de son état et en charge du développement du design de ce NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE proposé en kit avec le Nikon Z fc.

Il en rajoute même une couche :

« En mettant l’accent sur l’aspect général lorsqu’il est associé au boîtier de l’appareil photo, cet objectif a été créé en examinant les plans originaux NIKKOR de l’époque du FM2. La partie la plus accrocheuse est la bague de contrôle. »

Je vous passe la suite, c’est sur le site Nikon

J’apprécie la philosophie japonaise, le zen, le design et le côté vintage, mais j’aime aussi les images nettes. Alors vous pensez bien que j’ai porté une attention particulière aux images que me donnait ce petit 28 mm parce que la bague de mise au point c’est bien, mais l’aspect de mes photos aussi.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE sur Nikon Z fc

Premier avantage de ce 28 mm, une ouverture maximale fixe, à l’inverse du NIKKOR Z DX 16-50 mm qui ouvre de f/3.5 à f/6.3.

Second avantage, découlant du précédent, l’ouverture maximale supérieure facilite la mise au point en basse lumière.

Troisième avantage, une plus grande facilité à faire le point puisque l’objectif est court, le déplacement des lentilles aussi.

Si avec tout ça mes images ne sont pas nettes, je n’ai plus qu’à écrire à Tatsuhiko Kuwayama …

J’ai bien eu quelques doutes, j’ai bien comparé plusieurs fois avec d’autres capteurs et objectifs NIKKOR Z, j’ai même refait une séance pour m’assurer que ce que je voyais était cohérent. Le résultat est le suivant :

  • oui, ce 28 mm donne des images nettes dans toutes les conditions,
  • non, il n’est pas aussi piqué (« sharp ») qu’un NIKKOR Z série S,
  • oui ça se voit sur une image en crop 100 %,
  • non ça ne me gène pas sur mes photos et je peux les tirer sans souci.

J’irais même jusqu’à dire que parfois, un peu moins de piqué ne nuit pas, mais je franchirais alors une limite que certains se feraient une joie de venir critiquer, je ne leur ferai pas ce plaisir.

Dit autrement, si vous cherchez les images les plus piquées du moment, prenez un Z 7II avec des NIKKOR Z série S. Vous y laisserez votre tirelire mais vous aurez la meilleure combinaison chez Nikon.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/2.8 – ISO 1.000

Si par contre votre plaisir à vous c’est de faire des photos qui (vous) plaisent sans passer vos journées à les observer à la loupe alors ce 28 mm va vous ravir. Parce qu’il est vif, précis, très bon même à pleine ouverture, même sur le Nikon Z 6II (j’ai testé) et qu’il a pour lui une sacrée gueule en plus d’être compact et léger. J’oubliais … il ne coûte « que » 340 euros. Tout est relatif mais comparez avec la série S. 

Je ne vais pas faire que l’encenser non plus : Monsieur Kuwayama, votre 28 mm est superbe mais une baïonnette en métal, même si elle ne se voit pas une fois montée sur le boîtier, c’est autrement plus durable que le polycarbonate. Allez, un petit effort sur la série 2 ??

Test du Nikon Z fc : à qui s’adresse ce boîtier ?

Deux semaines après avoir fait connaissance avec le Nikon Z fc et le 28 mm, voici ce que je peux en dire. Attention, mon avis changerait avec le zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm qui est en retrait par rapport au 28 mm.

Le Nikon Z fc peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez approcher le monde de l’hybride sans dépenser une fortune,
  • vous cherchez un ensemble qui vous rappelle vos jeunes années de nikoniste,
  • vous voulez un appareil photo efficace mais léger et compact,
  • vous recherchez un hybride APS-C pour le reportage et la photo de rue,
  • vous voulez un Nikon parce que … c’est Nikon,
  • vous cherchez un appareil à glisser sous la veste pour l’avoir toujours avec vous, 
  • vous ne voulez pas passer des mois à comprendre le fonctionnement d’un boîtier et de son autofocus.

Le Nikon Z fc va moins vous intéresser si :

  • vous voulez les meilleures optiques du moment en APS-C tous constructeurs confondus,
  • vous êtes vidéaste exclusivement,
  • vous avez de grandes mains et appréciez les boîtiers à poignée que vous tenez plus fermement.

Les photos de ce test sont disponibles en version haute définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc : ma conclusion

Nikon complète sa gamme APS-C. L’arrivée récente des NIKKOR Z DX 18-140 mm, NIKKOR Z 40 mm et 28 mm, du NIKKOR Z MC 50 mm macro sont des signaux positifs. L’offre est encore loin d’être pléthorique en matière d’objectifs, il manque un APS-C expert équivalent au Nikon D500, mais il y a de la vie.

La situation sanitaire et économique de ces deux dernières années a sans nul doute contrarié les plans, un peu plus chez Nikon que chez d’autres, et un retard se fait sentir (et il fallait gérer l’arrivée du Nikon Z 9). Toutefois le Nikon Z fc vient apporter une touche de fraîcheur dans ce que certains pensent être un marasme sans fin.

Ce boîtier a une bonne bouille, il est plaisant à utiliser, fait ce qu’on lui demande sans poser de vrai problème si vous l’utilisez pour ce qu’il sait faire : des photos, au quotidien, partout, tout le temps, en toute discrétion.

Il y a toujours mieux ailleurs, toutefois dans le segment des 1.000 euros boîtier nu, l’offre est plus réduite et le Nikon Z fc n’a pas à rougir. 

Nikon lui a donné des composants à la hauteur, tel le capteur qui s’avère être un des meilleurs APS-C du marché, l’autofocus très réactif et précis, le viseur OLED, l’écran tactile et articulé. Des bons points gagnés sur certains concurrents, et même sur la gamme reflex Nikon APS-C qui n’a plus grand chose à proposer pour faire mieux (avant de disparaitre corps et biens).

J’ai soulevé des manques : un emplacement carte mémoire en retrait face à la concurrence, une fabrication qui pourrait être plus cossue encore, un flash intégré qui disparait, l’obligation d’utiliser une bague FTZ bien imposante sur un petit APS-C si vous souhaitez dépoussiérer vos optiques AI et AI-S. L’absence de stabilisation capteur, aussi.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 125

Ceci dit, le Nikon Z fc vient prendre une place de choix dans le coeur des nikonistes passionnés, son apparence y est pour beaucoup, et comme ses performances ne le forcent pas à rougir, il a de quoi faire un joli parcours dans une gamme qui devrait continuer à se développer.

Et en kit, on fait quoi ? 16-50 mm ou 28 mm ?

Pour un usage généraliste, choisissez le zoom 16-50 mm, et si votre budget le permet, optez plutôt pour le récent 18-140 mm. C’est moins vintage mais plus polyvalent.

Pour la photo de rue et le reportage, craquez pour le 28 mm. Complétez-le du NIKKOR Z 40 mm f/2 pour le portrait (de rue ou non). Vous aurez un ensemble léger, compact et très capable.

En savoir plus sur le Nikon Z fc sur le site Nikon

Les kits Nikon Z fc chez Miss Numerique …

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NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, zoom polyvalent pour hybrides Nikon APS-C

Nikon complète sa gamme d’objectifs NIKKOR Z DX avec un zoom polyvalent stabilisé à destination des hybrides APS-C, le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR. Il s’agit du troisième zoom DX pour hybrides, qui pourrait satisfaire les utilisateurs adeptes d’objectifs à tout faire, ce que n’étaient pas les deux précédents modèles.

Note : le test de cet objectif est disponible ici.

NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, zoom polyvalent pour hybrides Nikon APS-C

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NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR : présentation

La gamme d’objectifs NIKKOR Z pour hybrides APS-C reste le point faible de cette gamme qui compte deux boîtiers (octobre 2021), les Nikon Z 50 et Nikon Z fc, une alternative pourtant crédible face aux plus imposants (et onéreux) Nikon Z plein format.

Point faible car le duo de zooms initiaux, les NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR et NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, n’offre pas la même polyvalence qu’un seul zoom 18-xxx. Or les utilisateurs d’appareils photo APS-C apprécient les zooms passe-partout ne tenant pas trop de place et évitant les changements d’objectifs même s’ils ne sont pas toujours les plus performants.

Ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR (équivalent 27-210 mm en 24 x 36) devrait donc les satisfaire, qu’il s’agisse de photos de paysage en grand-angle à 18 mm, de reportage à 24 ou 35 mm, de portraits à 70 mm ou de prises de vue en gros plan à 140 mm.

NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR

le zoom NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

La formule optique comprend 17 lentilles en 13 groupes (dont 2 lentilles en verre ED et 2 lentilles asphériques) et autorise une distance de mise au point minimale pouvant atteindre 0,2 m (à 18 mm : 0,2 m, à 24 mm : 0,22 m, à 35 mm : 0,25 m, à 50 mm : 0,3 m, à 70 mm : 0,36 m, à 100 mm : 0,4 m, à 140 mm : 0,4 m).

NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sur le Nikon Z 50

Le mécanisme de diaphragme (7 lames, circulaire) met en œuvre le système électromagnétique bien connu chez Nikon désormais. Il garantit rapidité et reproductibilité de l’exposition. L’ouverture maximale reste limitée, comme sur tous ces zooms à plage focale étendue, toutefois le capteur APS-C des hybrides Nikon encaisse plutôt bien jusqu’à 12.800 ISO, ceci compensant cela.

Le poids de ce zoom est de 315 gr, autant dire qu’il ne plombera pas votre sac photo. La longueur de l’objectif est de 90 mm pour 73 mm tandis que le diamètre des filtres est de 62 mm. Le système de stabilisation Nikon VR compensera par contre l’absence de capteur stabilisé sur les Z 50 et Z fc, une bonne chose en basse lumière ou à 140 mm, focale à laquelle vous risquez de l’utiliser fréquemment.

Ce zoom vous permettra également de tourner des séquences vidéo dans le plus grand silence de mise au point, son autofocus étant bien plus silencieux que celui des zooms reflex équivalents. Il autorise la détection Eye-AF (suivi des yeux).

Pourvu de joints de protection contre la poussière et la pluie, vous pourrez l’utiliser en extérieur sans crainte. Notez qu’il n’est toutefois pas tous temps comme le sont les NIKKOR Z experts-pros, ce n’est ni la même gamme ni le même tarif.

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR

Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR – Photo Riccardo Casarico

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR

Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR – 1/125 sec. – f/6.3 – 130 mm – ISO 100

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR

Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR – 1/800 sec. – f/8 – 35 mm – ISO 8000

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sera disponible à partir du 4 novembre 2021 au tarif public de 679 euros, un tarif contenu face aux 629 euros que coûtait l’équivalent reflex à sa sortie en 2013.

Source : Nikon France.

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Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Vous aimeriez réussir vos photos macro et vos gros plans mais vous rencontrez des problèmes de matériel, de réglages, d’approche sur le terrain ? Ghislain Simard, que vous pouvez retrouver dans Nat’Images, plusieurs fois primés à Montier en Der, vous propose la nouvelle édition de son guide Les secrets de la macro et du gros plan.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

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Macro photo et gros plan : présentation du guide …

Vous vous en êtes vite rendu compte, lorsque vous commencez à vous intéresser à la photo de nature en macro, vous faites face à différentes problématiques techniques nouvelles pour vous.

Le matériel doit être adapté (objectifs, éclairage), la technique en elle-même est spécifique. La profondeur de champ prend toute son importance, les accessoires sont particuliers, même le format du boîtier a son importance (voir le dossier macro pour en savoir plus).

Je vous ai déjà présenté de nombreux guides sur la photo nature et sur la macro. Celui de Ghislain Simard que je vous propose de découvrir ici a l’avantage de regrouper l’ensemble des problématiques que vous devez affronter pour les traiter conjointement. Vous pouvez en effet faire des photos nature sans faire de macro et l’inverse. Ici vous allez faire … les deux !

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Il s’agit de la seconde édition d’un livre dont je vous ai parlé à sa sortie, en 2014. Il a été pour l’occasion entièrement remanié. Ghislain Simard vous invite à découvrir :

  • le matériel de prise de vue, boîtiers et objectifs,
  • les techniques de prise de vue en macro et gros plan (lumière naturelle, flash, profondeur de champ, focus stacking).

Saviez-vous par exemple que la variation de la distance de mise au point pilotée par l’autofocus de votre boîtier change le rapport de reproduction en macro et donc le cadrage ? Et qu’il vaut donc mieux travailler en mode manuel ?

Une fois le matériel choisi, vous allez ensuite pouvoir partir sur le terrain afin d’expérimenter ce que vous avez découvert, et il ne s’agit pas d’aller bien loin bien souvent :

  • photographier en macro sur le pas de votre porte,
  • faire de la macro en forêt,
  • faire de la macro et des gros plans en montage,
  • photographier au bord de l’eau,
  • faire des photos dans les prairies et pelouses sèches,
  • photographier à l’automne et au crépuscule

Autant d’occasions de vous faire plaisir, que vous habitiez en ville comme à la campagne.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Pour aller plus loin, Ghislain Simard vous initie aux approches alternatives :

  • comment utiliser des objectifs spéciaux en macro,
  • pourquoi oser le minimalisme en macro,
  • comment faire de la macro en noir et blanc,
  • comment filmer et réaliser des vidéos en macro.

Chaque situation est décrite en détail avec ses problématiques et les conseils de l’auteur pour réussir vos photos. Inutile de préciser que les illustrations sont abondantes et viennent compléter les fiches descriptives associées.

Vous allez pouvoir vous intéresser aux techniques avancées : le grand-angle en proxiphoto (découvrez par exemple le Laowa 25 mm f/2.8 Ultra macro), la photographie ultrarapide, le flash stroboscopique ou la macro avec un moyen format.

Auriez-vous imaginer qu’un objectif à bascule pouvait vous rendre des services en macro ? Vous allez découvrir pourquoi dans le guide.

Savez-vous qu’une barrière lumineuse complète à merveille les capacités d’un reflex numérique et qu’il vaut mieux choisir une barrière laser qu’une barrière infrarouge ?

Mon avis sur Les secrets de la macro et du gros plan

Si vous débutez, vous pouvez envisager de faire de la macro en amateur et commencer à vous faire plaisir. Un objectif spécialisé, quelques accessoires vous offriront déjà de belles images. Mais n’espérez pas aller bien plus loin sans prendre le temps de vous former car la macro est une pratique qui devient très vite complexe.

Ghislain Simard connait son sujet : qu’il s’agisse de technique, de prise de vue ou de traitement d’image, l’auteur a pris le temps de détailler ce qu’il vous faut connaitre pour réussir vos photos macro. Il vous présente la théorie et la complète d’illustrations adaptées, de fiches dédiées et de nombreux exemples et conseils. J’ai apprécié également les encarts « entomologie » qui complètent idéalement cet ouvrage.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Les photos d’illustration ne pourront que vous donner envie de pousser l’exercice plus loin, elles sont toutes magnifiques et je vous souhaite d’arriver à en faire quelques-unes du même niveau, ce sera le signe que vous avez tiré profit de ce livre !

Cet ouvrage s’adresse en premier lieu au photographe qui souhaite faire ses premiers pas en macro. Le photographe ayant une première expérience y trouvera lui de quoi optimiser ses prises de vues, son matériel, sa technique.

Cette seconde édition, entièrement mise à jour et actualisée sur le plan matériel, est une autre belle réussite de la collection « Les secrets de … » chez Eyrolles. Il vous en coutera 26 euros pour vous la procurer, de quoi éviter bien des déconvenues.

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Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S : le 105 macro stabilisé pour hybrides en progrès ?

Les fans de macro sont ravis depuis que Nikon a annoncé un premier objectif dédié macro dans sa gamme hybride à monture Z. Je n’ai donc pas résisté à l’envie de réaliser ce test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S.

Pour cela, j’ai choisi le très exigeant Nikon Z 7II afin de vérifier si l’excellente base du modèle AF-S pour reflex était encore en progrès avec cette déclinaison hybride modernisée et optimisée. Voici ce que je pense de cette optique et des photos.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S : le 105 Macro stabilisé en progrès ?

cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S : introduction

Il a fallu attendre l’été 2021 pour voir arriver dans la gamme Nikon hybride à monture Z lancée en 2018 deux optiques macro à focale fixe. Si le plus abordable NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 joue le rôle d’entrée de gamme macro (et de plus courte focale), le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est le fer de lance ayant la lourde charge de succéder à une version AF-S pour reflex ne manquant pas d’intérêt.

Rappelons que ce modèle AF-S était le premier objectif macro stabilisé lors de sa sortie en 2006. Les contraintes de l’hybride, la grande monture Z et les 45 Mp des Z 7 sont telles désormais que Nikon a du revoir sa copie.

A la différence d’une version reflex avec bague FTZ incorporée, assemblage a minima que proposent certains opticiens comme Samyang, ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est bien un nouvel objectif conçu pour les Nikon Z.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S sur Nikon Z 7II

Présentation et contexte

Si vous me suivez depuis quelques années, vous savez que je ne suis pas un grand spécialiste de la macro, j’ai d’ailleurs demandé à Jacques Croizer de rédiger le guide macro ces derniers mois.

Lorsque l’occasion de réaliser ce test s’est présentée, j’ai choisi de vous donner un avis personnel, et de voir ce qu’il était possible d’obtenir avec un tel objectif, même sans être un expert du sujet. C’est en effet bien souvent l’usage d’un objectif macro, vous l’achetez pour vous mettre à la macro, et vous prenez le temps d’apprendre ensuite. Mieux vaut donc ne pas vous tromper, d’autant plus que la bête vous coûtera la modique somme de 1.100 euros, soit 150 de plus que la version AF-S à sa sortie.

De même, vous verrez plus bas des photos qui sortent du strict usage macro avec cet objectif, un 105 Macro étant souvent utilisé comme un 105 « tout court », pour le portrait et les plans serrés en raison d’une distance minimale de mise au point plus courte que sur un 105 classique. C’est d’autant plus important qu’il n’existe pas (encore) de focale fixe téléobjectif dans la gamme Nikon Z, la plus longue focale étant le NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

Les photos illustrant ce test ont été faites avec le Nikon Z 7II, à main levée, sans autre ambition que de vous montrer ce que vous pouvez attendre de cet objectif au quotidien lorsque vous allez photographier des insectes, des fleurs, des détails et quelques sujets plus lointains.

Pour tout comprendre du rapport de grandissement, et de la différence entre les objectifs macro, je vous renvoie vers le second article du dossier macro.

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/1000 ème – f/5 – ISO 100

NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : dans le détail

Qualité de construction

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S ne dénote pas dans la gamme NIKKOR Z : design sobre, large bague de mise au point, fine bague multifonction, écran OLED affichant au choix la distance de mise au point, l’ouverture et le rapport de grandissement.

L’objectif comporte en outre une touche personnalisable L-Fn, un commutateur de distance de mise au point (plage complète ou 0,29 à 0,50 cm) qui vous permettra de rendre plus réactive la mise au point autofocus. Le commutateur A – M désactive l’autofocus, un choix pertinent lorsque vous travaillez en macro.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

La large bague de mise au point autorise quant à elle un fonctionnement en MàP manuelle, courant en macro. Sans aucun jeu, elle est très agréable à l’usage même s’il faut vous en méfier lorsque vous êtes en AF tant il est aisé de la tourner par inadvertance en cours de prise de vue, ce qui a pour effet de décaler la mise au point.

Le rapport de grandissement 1:1 est obtenu à la distance de mise au point minimale de 29 cm. L’ouverture maximale f/2.8 est accessible au-delà d’1 mètre environ, elle est de f/4.5 à 13 cm de distance de travail.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 100

En pratique j’ai trouvé la bague multifonction très fine par rapport à la longueur de l’objectif, il faut « aller la chercher », mais sa programmation est toujours aussi agréable. Elle fait de ces optiques Z des objectifs personnalisables selon vos envies.

Les filtres compatibles doivent mesurer 62 mm de diamètre, comme sur la version AF-S. Le système de fixation du pare-soleil (HB-99, livré) est sans reproche. Utilisez-le chaque fois que vous faites face à une lumière latérale importante.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Lors de ce test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S, je n’ai pu que constater que cet objectif est bien un NIKKOR Z :

  • même équilibre une fois fixé au boîtier, l’ensemble ne penche pas vers l’avant (important en macro),
  • la bague de mise au point est facilement ajustable du bout du doigt (même pour un gaucher comme moi),
  • la touche de fonction sur le fût tombe naturellement sous le pouce.

En termes de poids et d’encombrement (120 gr. de moins que la version AF-S) ce 105 mm est plus proche du 85 que du très imposant NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S (dont mon dos se souvient encore). Il est plus long de 24 mm que l’AF-S.

La stabilisation du capteur couplée à la stabilisation de l’objectif autorisent des temps de pose de l’ordre de 1/4 sec. à 105 mm. C’est une prouesse et vous serez probablement le maillon faible lors des prises de vue rapprochées si vous tremblez un tant soi peu.

La mise au point autofocus, gérée par le système de motorisation AF multi-groupes Nikon, est aussi rapide que sur les autres NIKKOR Z, précise et – surtout – silencieuse. Amis vidéastes, ce 105 mm macro vous tend les bras pour des séquences en plans rapprochés !

L’ensemble des modes de détection AF restent accessibles, y compris la détection des yeux humains et animaux, ce qui vous aidera si vous utilisez ce 105 pour le portrait de sujets proches ou plus lointains.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/5 – ISO 100

Performances optiques : pique, homogénéité et flare, aberrations chromatiques et vignettage

Les opticiens Nikon nous ont habitués à bien travailler sur cette gamme NIKKOR Z. Ils se sont surpassés avec ce 105 macro. Les 16 lentilles (14 sur l’AF-S) et la lentille asphérique arrière constituent une formule optique étonnante : aucune aberration chromatique, un vignettage limité à f/2.8 (environ 1/2 Ev) qui disparaît dès f/4. La distorsion ? Je n’en ai pas vu. 

Le  flare est en bonne partie éliminé grâce au traitement nanocristal, retirez le pare-soleil pour en jouer dans vos compositions, effets créatifs garantis.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/14 – ISO 800

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/14 – ISO 640

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/8 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S, performances optiques : déformation et distorsion

Il est de bon ton pour un objectif macro de ne pas distordre les images. Si ce défaut peut passer dans d’autres cas, et encore, un objectif macro ne doit pas présenter de déformations d’images sans quoi sa fidélité de reproduction est altérée. Bonne nouvelle, vous ne verrez aucune distorsion avec ce 105. C’est bluffant !

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/6400 ème – f/3.5 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/22 – ISO 3.200

Rendu optique : profondeur de champ

Le diaphragme circulaire à 9 lames de ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S produit un flou d’arrière-plan très progressif. Inutile de passer à pleine ouverture pour obtenir un effet bokeh circulaire parfait, dès f/8 c’est déjà très beau. Aux ouvertures les plus réduites, point de bokeh mais de belles taches de lumière si vous prenez soin de votre arrière-plan.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/8 – ISO 125

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/29 – ISO 1.800

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/2500 ème – f/3.3 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/40 – ISO 2.800

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : pour qui pour quoi ?

Vous aimez la macro et vous cherchez un téléobjectif à focale fixe ? Deux choix s’offrent à vous chez Nikon :

  • utiliser la version AF-S pour reflex avec la bague FTZ,
  • faire le choix de cette version conçue pour l’hybride et la monture Z.

Si vous possédez déjà la version AF-S et une bague FTZ, réfléchissez. Cherchez-vous encore mieux ? Etes-vous prêt à dépenser près de 1.100 euros (moins si vous revendez l’AF-S) pour disposer du meilleur 105 macro du moment en monture Nikon ? Vous seul(e) avez la réponse.

Si vous ne possédez aucun objectif macro encore, n’hésitez pas. Ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S laisse la concurrence loin derrière, et vous évite l’usage de la bague FTZ.

Vous cherchez un 105 mm pour faire de la macro mais pas uniquement ?

En gamme reflex vous pouviez compléter votre Micro-Nikkor 105 AF-S par le sublime (même plus …) AF-S 105 mm f/1.4. Mais avec un hybride, la question de l’investissement se pose à nouveau.

Ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est très capable, et la qualité d’image qu’il sait proposer à distance de mise au point « portrait », par exemple, est plus que suffisante pour satisfaire les plus exigeants.

En attendant de voir arriver – ou pas – un NIKKOR Z 105 mm f/1.4 ou un NIKKOR Z 105 mm f/1.2, et à quel prix, difficile de faire plus pratique que ce 105 MC Macro.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 220

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/5000 ème – f/2.8 – ISO 100

En résumé

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S peut vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif sans aucune distorsion pour la reproduction, la macro et le portrait,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 85 f/1,8 S par une focale plus longue,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 par un téléobjectif macro,
  • vous souhaitez un équivalent 150 mm f/2,8 Macro pour votre Nikon Z APS-C.

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un AF-S Nikkor 105 mm f/2.8,
  • vous cherchez plutôt un téléobjectif à portrait (au rendu plus doux) qu’un macro,
  • vous espérez une version moins onéreuse d’un téléobjectif macro pour les Nikon Z (qui n’est pas prévue).

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur la page Flickr Nikon Passion.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 180

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/2000 ème – f/2.8 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/8000 ème – f/2.8 – ISO 64

Crop image NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Crop de l’image ci-dessus

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : ma conclusion

Ce test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S confirme la grande qualité tant optique que mécanique et électronique des objectifs NIKKOR Z. Partis d’une feuille blanche pour développer des formules optiques capables de profiter de la grande monture Nikon Z, les opticiens japonais font des merveilles.

Ce 105 mm macro excelle, en prise de vue macro comme pour les usages plus généralistes que vous pouvez attendre d’un 105 mm. Conçu pour supporter les capteurs très riches en pixels, comme celui du Nikon Z 7, il est difficile de lui trouver d’autres défauts que les 24 mm de plus en longueur que la version reflex et les 150 euros d’écart avec l’AF-S à sa sortie.

L’ouverture f/4.5, qui peut sembler limitée au rapport 1:1, reste toutefois très confortable, la très faible profondeur de champ à cette ouverture et cette distance de travail rendant la mise au point déjà très délicate.

La stabilisation Nikon VR efficace et silencieuse, la mise au point rapide (y compris sur les petits insectes en mouvement), la protection tous temps et la distance de travail de 13 cm sont des atouts indéniables pour profiter à fond de votre passion pour la macro.

En savoir plus sur la gamme Nikon NIKKOR Z sur le site Nikon.

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