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Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : 2 semaines sur le terrain avec le télézoom pro Tamron

J’ai passé 2 semaines sur le terrain pour réaliser ce test Tamron 70-200 f/2.8 G2. Découvrez la présentation détaillée de cette optique expert-pro, le test complet, des photos et éléments de comparaison avec le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED pour vous aider à faire votre choix si vous cherchez un 70-200 mm f/2.8 !

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2

Meilleur prix chez Miss Numerique

Les zooms téléobjectifs 70-200 mm ouvrant à f/2.8  constant font partie des objectifs appréciés des photographes amateurs comme plus experts.

Ils offrent une plage focale suffisante pour couvrir une majorité de besoins, la grande ouverture permet un joli flou d’arrière-plan, la stabilisation d’image autorise des temps de pose de plus en plus longs et la qualité de construction en fait des compagnons de route quelles que soient les conditions.

Le seul point faible des zooms 70-200 mm f/2.8 est leur tarif : s’agissant d’objectifs pros, il faut tabler sur un prix d’achat élevé, l’inflation en matière de prix des objectifs toutes marques confondues n’ayant pas arrangé les choses.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2, présentation

Afin de vous aider à faire votre choix, voici le test du Tamron 70-200 f/2.8 G2. Cet objectif concurrence les Nikon 70-200E FL ED VR et Sigma 70-200 mm f/2.8 DG APO OS EX HSM avec une formule entièrement revue et un tarif très agressif.

Le point fort du Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 est son tarif face à une concurrence Nikon très performante mais beaucoup plus onéreuse. Proposé à 1600 euros prix public, c’est près de 800 euros d’écart avec le Nikon VR2 et … 1600 euros d’écart avec le Nikon FL ED VR (le plus récent). Autant dire qu’une comparaison s’impose.

Test Tamron 70-200 mm f/2.8 G2, présentation vidéo

Je vous propose de découvrir le Tamron 70-200 f/2.8 G2 avant d’aller plus loin :

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : contexte

Un test sur la base de quelques photos ne saurait s’avérer suffisant pour juger des performances extrêmes de ce type de zoom. Il est nécessaire de disposer d’un banc optique pour évaluer les performances aux limites d’un tel objectif, avec un protocole de test clairement défini.

Je vous renvoie vers les sites spécialisés pour disposer de ces mesures, pour ma part j’ai fait le choix de faire ce test Tamron 70-200 f/2.8 G2 d’une façon différente. Je l’ai utilisé sur le terrain, dans différentes situations, comme vous pourriez le faire aussi.

Utilisateur régulier du Nikon 70-200 mm f/2.8 VR2, j’étais curieux de voir quelles pouvaient être les différences avec cette nouvelle version du modèle Tamron.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : l’optique montée sur reflex Nikon D750

Pourquoi une ouverture f/2.8 ?

L’ouverture f/2.8 justifie le tarif des 70-200 mm. Les contraintes sur la formule optique, la conception et la fabrication des lentilles, les nécessaires précisions mécaniques et électroniques justifient des coûts de production (et donc des tarifs de vente) plus élevés.

Pour autant utiliser un 70-200 mm f/2.8 c’est découvrir la photo au téléobjectif sous un autre angle. Certes il faut composer avec une optique plus lourde et plus volumineuse que les modèles f/4 ou f/5.6. Mais pouvoir ainsi jouer avec le flou d’arrière-plan et la profondeur de champ, disposer d’un système VR très performant, d’une construction à toutes épreuves n’a pas d’équivalent.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 – Nikon D750
75mm – ISO 100 – 1/600 ème – f/2.8

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2

Esthétique

Les objectifs SP Tamron (Super Performance) adoptent un design épuré. La disparition de la bague dorée, le crénelage plus discret des bagues de mise au point et de zoom, le revêtement eBAND donnent un aspect plus moderne à cette optique.

Le fût est plus homogène et l’ensemble a belle allure. C’est très subjectif mais vous êtes nombreux à accorder une certaine importance à l’aspect général d’une optique, je vous rejoins sur ce point.

Comparaison Tamron 70-200 G1 vs. G2 Test Tamron SP 70-200mm f/2.8 G2

 

Différences Tamron 70-200 G1 (en haut) vs. Tamron 70-200 G2 (en bas)

Optique

La formule optique du G2 reprend les 23 éléments en 17 groupes du G1 et utilise également des lentilles en verre XLD (Extra Low Dispersion) et ED (Low Dispersion).

L’optimisation de cette formule optique a permis la réduction de la distance minimale de 1,3 m à 0,95 m. Le rapport de grossissement maximum en profite pour passer de 1:8 sur le G1 à 1:6,1 sur le G2 (1:4,8 pour le Nikon FL ED).

Construction

Le Tamron 70-200 mm G2 est bien construit. Je n’ai pas eu l’occasion de le soumettre à des conditions extrêmes durant le test (il a fait beau …) , mais utilisez-le sous la pluie et dans la poussière sans aucun état d’âme, je n’hésiterais pas à le faire, tout comme je le fais avec le Nikon VR2.

Aucun jeu particulier ne se fait sentir lors de la rotation des bagues de mise au point et de zoom, le pare-soleil tient bien en place, les commutateurs du système de réduction des vibrations présentent un crantage bien marqué.

Prise en main – Ergonomie

A l’image du précédent modèle, la bague de mise au point est proche de la bague de zoom. Les deux sont plus étroites, très fermes à l’usage sur l’exemplaire de test (neuf). La course de la bague de zoom, de 70 à 200 mm est limitée, ce qui facilite le passage d’une butée à l’autre.

Malgré un crénelage plus discret que sur le G1, la tenue en main est au moins équivalente, la forme du crénelage en caoutchouc y est pour quelque chose et le ressenti très bon à l’usage.

Bague de mise au point

C’est la plus fine des deux, elle mesure 2 cm de large. Cette faible largeur ne pénalise en rien l’utilisation puisque le recours à cette bague est assez rare, l’autofocus fait son travail. Elle peut vous paraître fine, surtout comparé à l’autre bague, mais à l’usage, c’est suffisant.

Comptez environ 1/2 tour pour aller d’une butée à l’autre si vous voulez faire la mise au point en manuel. Le manque de butée déroute mais on finit par s’y faire.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : la bague de mise au point manuelle

Bague de zoom

La bague de zoom fait 3 cm de large, elle se manipule aisément avec ou sans gants même si j’aurais préféré une fermeté dans la rotation un peu moins affirmée. En pleine action un peu plus de souplesse facilite la variation de focale.

Le passage de 70 à 200 mm se fait en tournant la bague vers la droite, un peu moins d’1/4 de tour vous permet de passer d’une limite à l’autre.

La position de cette bague en bout d’objectif vous permet de l’avoir entre les doigts lorsque vous êtes en situation de prise de vue. C’est à la fois confortable et pratique puisqu’il suffit de bouger pouce et index pour changer la focale sans remettre en question la tenue de l’ensemble boîtier-objectif.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : la bague de zoom

Les boutons

4 boutons vous donnent accès aux réglages du système de réduction des vibrations et à la gestion de l’autofocus.

Positionnés sur le côté gauche de l’optique ils sont donc manipulables avec la même main que celle qui tient l’objectif. Si vous êtes gaucher faites comme moi, changez vos habitudes !

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : les boutons Autofocus et Stabilisation

Le système de réduction des vibrations est semblable à celui des Tamron récents comme le Tamron 150-600 mm G2. Il propose 3 modes :

  • mode 1 : c’est celui du G1 avec une stabilisation sur deux axes. C’est le mode standard à choisir dans la plupart des cas.
  • mode 2 : ce mode est destiné aux prises de vue en filé et vous permet de suivre le sujet en mouvement. La stabilisation se fait sur un seul axe.
  • mode 3 : c’est le mode à utiliser pour les situations les plus exigeantes, le gain est maximum à près de 5 stops.

Le pare-soleil

Il est en plastique et se clipse en bout d’objectif. Sa taille s’impose en raison de la plage focale, j’aurais toutefois apprécié une finition un peu plus robuste, le « tout plastique »  inquiète un peu car les corolles restent souples, à voir sur la durée.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : le pare-soleil

Collier de pied

Le collier de pied livré avec l’objectif vous permet de fixer l’ensemble boîtier-objectif sur le trépied et d’éviter de forcer sur la semelle du boîtier.

C’est un bon point, même si l’absence de crantage entre les deux positions « portrait » et « paysage » se fait sentir. Difficile de trouver la bonne position quand on a l’œil collé au viseur. Il faut quitter celui-ci des yeux, ajuster la position du collier et reprendre la prise de vue. Pas très pratique.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : le collier de pied

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 + léléconvertisseurs Tamron

Test Tamron SP 70-200mm f/2.8 G2

les téléconvertisseurs Tamron x1.4 et x2

Le Tamron G2 est compatible avec les deux téléconvertisseurs Tamron x1.4 et x2 qui vous permettent d’atteindre une focale de 400 mm (plein format) ou de cadrer comme avec un 600 mm (APS-C). De quoi satisfaire les besoins des photographes animaliers.

L’autofocus

Tamron annonce un « autofocus plus réactif et plus précis » : c’est un paramètre très complexe à mesurer car il faudrait disposer d’un système de comparaison. Mais en pratique ce Tamron G2 fait jeu égal avec le Nikon FL ED et ce n’est pas rien.

Si différence il y a, elle se situe dans les derniers retranchements et des situations extrêmes comme une prise de vue en rafale 10im/sec. d’une voiture de course arrivant vers vous. Autant dire que pour toutes les photos de sport et de sujets en mouvement « classique », vous ne souffrirez jamais d’un AF lent.

Ce qui m’importe plus que la vitesse de mise au point c’est la précision et l’absence d’hésitations de l’AF. Rien de plus désagréable en effet que de voir l’objectif hésiter au moment crucial. Avec le Tamron G2, aucune hésitation, le point est fait et ne varie plus tant que vous ne bougez pas le doigt du déclencheur.

Le Tamron G2 ne dispose pas des 4 boutons AF répartis en bout d’objectif du Nikon FL ED, c’est une évolution qui aurait été bienvenue car cela apporte un confort supplémentaire dans l’action. Pouvoir libérer le déclencheur pour confier la mise au point au bouton AF est une pratique courante, et quand le bouton AF est au bout du doigt sur l’objectif c’est encore mieux. Léger désavantage au Tamron sur ce plan.

Autre besoin dans mon usage c’est un autofocus efficace quand la lumière manque. Les reflex récents sont capables de descendre à -4Il en détection AF si l’objectif suit. Avec le Tamron soyez rassuré, c’est le cas. Vous pouvez faire la mise au point dans l’obscurité, la détection est pratiquement aussi rapide et précise qu’en pleine journée.

Même constat lorsque j’ai utilisé les collimateurs les plus excentrés du Nikon D750. L’autofocus réagit aussi bien, un autre bon point.

Le Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 possède un bouton permettant de choisir la plage de mise au point :

  • choix 1 : sur toute la plage disponible de 0,95 m à l’infini,
  • choix 2 : de 3 m à l’infini.

Cette fonctionnalité permet d’augmenter la réactivité de l’autofocus lorsque vous visez « loin ». A courte distance la nécessaire précision impose un calcul plus fin mais en pratique je n’ai constaté aucune différence à l’usage. J’avoue avoir laissé le réglage « toute la plage » la plupart du temps sans ressentir d’effets négatifs.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 + console Tap-In

La console Tap-In est un accessoire optionnel que vous pouvez connecter à votre ordinateur (via prise USB) pour mettre à jour le firmware de l’objectif, procéder aux micros-ajustements de l’autofocus (pour éviter le back et front focus) et personnaliser le comportement de l’optique.

Console Tamron Tap-In Test Tamron SP 70-200mm f/2.8 G2

la console Tamron Tap-In sur le 70-200 mm f/2.8 G2

Sur le 70-200 mm G2 la console Tap-In Tamron permet :

  • le réglage de la mise au point,
  • la personnalisation du limiteur de distance de mise au point,
  • la personnalisation de la mise au point manuelle continue,
  • le réglage du système de stabilisation,
  • l’enregistrement des fichiers de paramètres personnalisés.

L’utilisation d’une console (dock) de mise à jour et personnalisation est une pratique qui se développe chez les opticiens indépendants. Elle a l’inconvénient d’impliquer un coût supplémentaire (environ 90 euros), tenez-en compte lors de l’achat.

La stabilisation

S’il y a un terrain sur lequel j’attendais le Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 c’est bien celui de la stabilisation et de la réduction des vibrations. Utiliser une longue focale implique en effet de réduire le flou de bougé du photographe et les risques de flou avec les temps de pose longs.

Le rendu dans le viseur est le même avec ce Tamron que ce que vous pouvez constater avec les Nikon. Dès que la stabilisation est active, l’image se fige dans le viseur et vous savez que vous pouvez déclencher. En pratique le délai pour arriver à ce résultat est très réduit, quelques dixièmes de secondes environ.

Le Nikon 70-200 mm f/2.8FL ED s’est avéré très convainquant sur ce plan puisqu’il permet de gagner 4 stops effectifs. Tamron revendique 5 stops pour son G2, serait-il donc encore meilleur ? J’ai réalisé les tests ci-dessous dans des conditions difficiles : faible lumière, courte distance de mise au point, sans trépied bien évidemment.

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : la scène test et le collimateur actif en rouge

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

70mm – f/2.8 – 1/40ème – VR Off : ce n’est déjà pas si mal …

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

70mm – f/2.8 – 1/40ème – VR On mode 1 : c’est très bien !

Test Tamron SP 70-200mm f/2.8 G2

200 mm – f/2.8 – 1/60 ème
sans VR (en haut) et avec VR mode 1 (en bas)

La comparaison ci-dessus est particulièrement démonstrative.

Premier constat:  l’objectif est bien équilibré car il autorise des vitesses plutôt lentes sans « trop » de flou de bougé, les images faites à 70 mm sont correctes sans stabilisation et excellentes avec.

Second constat : le stabilisateur est redoutable d’efficacité aux plus longues focales. A 200 mm et au 1/60 ème la netteté ne souffre d’aucun défaut. C’est une très belle performance qui place le Tamron G2 au niveau du Nikon FL ED.

Pour affirmer que ce système permet de gagner 5 stops il faudrait pouvoir le tester avec un protocole précis dans différentes situations de prise de vue. Mais qu’il s’agisse de 4 ou 5 stops, le résultat est plus que satisfaisant et à la hauteur du Nikon 70-200.

La qualité d’image

Comme pour tous les tests d’objectifs que je réalise, je ne vous propose pas de courbes techniques. Je laisse les sites spécialisés dans les passages au banc optique présenter leurs résultats scientifiques. Je préfère m’intéresser à ce que chaque objectif m’apporte – ou pas – dans ma pratique.

Utiliser un 70-200 mm f/2.8 c’est voir la photo autrement. Vous n’achetez pas un tel objectif pour l’utiliser uniquement à f/2.8 mais quand c’est le cas il se doit d’être bon sans quoi mieux vaut envisager un f/4 moins onéreux (par exemple le Nikon 70-200 mm f/4).

Je suis particulièrement attentif au vignettage qui impose un post-traitement s’il est trop visible à pleine ouverture et limite les usages en JPG natif.

Les photos ci-dessous montrent un vignettage très présent à f/2.8, les coins sont particulièrement assombris. Le défaut s’estompe à f/4 pour disparaître à partir de f/5.6. C’est proche de ce que j’ai obtenu avec le Nikon FL ED, avec un léger avantage pour le Nikon FL ED.

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2 : vignettage f/2.8

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2 : vignettage f/4

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2 : vignettage f/5.6

Voici quelques images qui vous donneront un aperçu des possibilités offertes par ce Tamron G2. Pour faire simple, c’est très bon et équivalent aux images faites avec le Nikon FL ED.

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : 200 mm – 1/640 ème – f/2.8

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : 100 mm – 1/2.500 ème – f/2.8

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron SP 70-200 f/2.8 G2 : 200 mm – 1/640 ème – f/2.8

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 f/2.8 G2 : 200 mm – 1/640 ème – f/2.8 (crop image précédente)

Le flou d’arrière plan

A 200 mm et pleine ouverture f/2.8 à vous les flous d’arrière-plan très marqués ! Le diaphragme à 9 lames (électromagnétique en monture Nikon mais pas avec toutes les montures) offre un rendu très agréable, le premier plan est mis en valeur et vous pouvez même jouer avec cet effet pour inverser les rôles.

Test Tamron 70-200mm f/2.8 G2

Test Tamron 70-200 mm f/2.8 G2
185 mm – ISO 100 – 1/1600 ème – f/2.8

Test Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 : verdict

Tamron propose un 70-200 mm f/2.8 G2 aux prestations très convaincantes. Qu’il s’agisse de la construction, de la présentation ou des performances globales le G2 est au niveau des meilleurs dans sa catégorie. S’il manque des quelques apports du Nikon E FL ED (respect de la focale 200 mm, boutons AF, souplesse des bagues), il l’emporte largement en matière de rapport performances/prix.

Vous avez la version G1 du 70-200 mm f/2.8 Tamron

La stabilisation 3 modes, la réactivité de l’autofocus, la présentation et la construction du G2 peuvent vous inciter à changer. La différence sur la qualité d’image ne vous sautera pas aux yeux, mais la qualité tant perçue que réelle du G2 est supérieure.

Vous n’avez pas encore de zoom 70-200 mm f/2.8 mais vous ça vous tente

Photographier à 200 mm et à grande ouverture vous tente ? Vous n’avez pas le budget pour vous offrir le Nikon 70-200 mm f/2.8 E FL ED ni le précédent modèle VR2 ? N’hésitez pas, le Tamron G2 est au niveau du FL ED pour moitié moins cher.

Meilleur prix chez Miss Numerique

En savoir plus sur cet objectif sur le site de Tamron


Test Fuji X-Pro2 : 10 jours sur le terrain avec un hybride expert, efficace et discret

Le Fuji X-Pro2 est un boîtier hybride au format APS-C (sans miroir mais avec objectifs interchangeables) qui propose les performances d’un reflex expert dans un gabarit plus réduit. Ce test Fuji X-Pro2 va vous permettre de vous faire une idée de ce que cet hybride compact peut vous apporter et pourquoi il se différencie d’un reflex.

Le Fuji X-Pro2 s’adresse aux amateurs de photographie qui cherchent un boîtier performant mais ne veulent pas subir les désagréments du poids et de l’encombrement d’un reflex et de ses zooms. J’ai emporté le Fujifilm X-Pro2 pendant 10 jours à New-York. Je vous dis ce que j’en pense en faisant le parallèle avec le reflex que j’utilise couramment.

Note : à la suite de la publication de ce test, j’ai acheté un X-Pro2 et plusieurs optiques Fujinon pour mes usages quotidiens.

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Le Fujifilm X-Pro2 avec le Fujinon 56 mm f/1.2

Le Fuji X-Pro2 chez Amazon

Pourquoi un test Fuji X-Pro2 ?

Vous vous demandez pourquoi j’ai testé un boîtier d’une autre marque que Nikon sur Nikon Passion ? Il y a deux raisons :

  • vous êtes de plus en plus nombreux à utiliser un boîtier hybride en complément de votre reflex,
  • il n’existe pas d’équivalent dans la gamme Nikon, à la date à laquelle je publie ce test, proposant ce niveau de performance (la série Nikon One adresse d’autres besoins).

D’autres marques que Fujifilm proposent des modèles hybrides experts, Sony et Olympus en particulier. Mais j’ai déjà une expérience avec Fujifilm, j’utilise un X-E2 en complément de mon reflex Nikon (voir le test), et je voulais savoir ce que le X-Pro2 plus récent pouvait apporter. J’ai emporté pour l’occasion les Fujinon 16 mm f/1.4 et 56 mm f/1.2 (voir le test du 56 mm).

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Face arrière du Fujifilm X-Pro2 avec l’ensemble des touches déportées à droite

Présentation du Fuji X-Pro2

Le Fuji X-Pro2 reprend tout ce qui fait le charme de la gamme Fuji X : un look classique, des performances de premier plan grâce à un capteur 24Mp spécifique (pas de matrice de Bayer donc de filtre passe-bas), des commandes simples et directes.

Si vous êtes habitué au reflex, la prise en main du X-Pro2 peut s’avérer déroutante, mais une fois le principe Fuji assimilé vous allez découvrir un monde d’efficacité et de plaisir que l’on ne retrouve pas avec certains reflex actuels.

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : à moins de 50 cm de votre sujet vous passez inaperçu

Sur le X-Pro2, la philosophie est simple : vous réglez l’exposition avec les molettes dédiées et/ou la bague de diaphragme de l’objectif, vous visez, vous déclenchez. C’est simple, rapide et efficace.

Une touche Q vous donne un accès direct aux principaux réglages de prise de vue. Si de plus vous utilisez le viseur EVF (visée électronique sans délai de latence à l’affichage) alors vous voyez dans le viseur l’image telle qu’elle sera enregistrée. Quand l’exposition est délicate c’est un régal.

Ergonomie et accès aux fonctions principales

Le Fujiflm X-Pro2 est un boîtier expert pro : il propose de nombreux accès directs aux fonctions principales et 6 touches programmables. Vous pouvez adapter le comportement de chacune à vos envies.

Le nouveau joystick en face arrière limite le recours au trèfle à 4 touches qui ne sert plus qu’aux commandes avancées (par exemple mode flash ou mode macro). Ce joystick est un bonheur à utiliser puisqu’il fonctionne de la même façon que le pad arrière d’un reflex tout en étant mieux situé (sous le pouce) et plus rapide à manœuvrer.

La face avant du Fujifilm X-Pro2 abrite le commutateur du mode de mise au point (S, C et M), un contrôle de profondeur de champ, le bouton de déverrouillage de l’objectif et le levier de bascule entre visée optique et électronique. Une seconde molette de réglage a fait son apparition sur le X-Pro2 pour accélérer l’accès à plusieurs paramètres.

La forme de la poignée droite permet d’avoir l’appareil bien en main. Elle n’est pas aussi ergonomique que celle d’un reflex expert car le boîtier est plus compact, mais elle permet de porter le X-Pro2 d’une main sans courroie sans craindre qu’il ne vous échappe.
Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Le Fujifilm X-Pro2 vu de dessus avec ses 2 couronnes,
la molette avant et le levier de sélection du type de visée

Molettes supérieures et déclencheur

Les molettes supérieures sont les pièces maîtresses du système de contrôle du X-Pro2. La couronne principale, double, permet de changer le temps de pose et la sensibilité. Il faut la soulever légèrement pour changer les ISO, et la tourner pour passer d’un temps de pose à un autre. La sensibilité peut aussi être changée à l’aide d’une touche personnalisée si vous n’aimez pas tourner une couronne.

La molette de droite sert à corriger l’exposition. Son intérêt est majeur puisque c’est un contrôle dont on a souvent besoin et tourner une telle molette avec rappel de la correction dans le viseur s’avère bien plus ergonomique que de devoir presser un bouton puis tourner une molette comme sur un reflex. Un coup de pouce et c’est fait !

Cette molette est plus ferme que sur le X-E2 mais elle a toujours la mauvaise habitude de tourner de quelques crans quand vous glissez le boîtier dans votre sac si celui-ci est étroit. L’ajout d’une position de verrouillage limite toutefois les erreurs.

A droite du capot supérieur, le déclencheur intègre le commutateur marche-arrêt. Comme sur les reflex, le nettoyage du capteur est activable à la mise en route comme à l’arrêt du boîtier (ou les deux).
Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

USB, HDMI et entrée micro, correcteur dioptrique

Viseur hybride : optique et électronique

Les défenseurs du viseur optique traditionnel s’offusqueront de lire « viseur hybride ». Et pourtant. Il faut avoir essayé ce type de viseur pour comprendre ce qu’il apporte au quotidien et l’intérêt de l’utiliser.

Ce viseur hybride offre un double système de visée : optique avec superposition d’informations de prise de vue, et électronique (EVF) via un écran intégré sans délai de latence. Chacun défendra sa version mais la visée EVF Fuji est désormais aussi claire et agréable que la visée optique. Et comme le X-Pro2 a les deux, vous avez le choix des armes.
Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Un boîtier idéal pour la photo de rue et le reportage

Comme sur certains télémétriques, le viseur optique affiche des cadres de visée correspondant à chaque focale. Si vous utilisez un zoom alors ces cadres varient en fonction de la focale. L’intérêt de ce viseur optique hybride est d’être capable d’afficher des données en superposition à la visée optique. Par exemple ces cadres et des infos de mise au point (zone de détection AF).

Si vous préférez le viseur électronique, il suffit de basculer le levier avant pour pour passer en mode EVF. La visée devient alors 100% électronique et plein cadre et elle présente toutes les données de prise de vue que vous souhaitez voir affichées.

Je privilégie ce mode car j’y suis habitué sur le X-E2 et la visée EVF est très réactive. Elle est aussi agréable quand la lumière manque ou pour gérer la compensation d’exposition. L’image qui s’affiche dans le viseur intègre la correction et correspond à la photo que vous allez prendre.

Fuji X-Pro1 vs X-Pro2 : une évolution subtile mais réelle

Le Fujifilm X-Pro2 ne surprendra pas les utilisateurs de boîtiers Fuji. La présentation est classique, l’ensemble sobre et l’appareil a fière allure avec n’importe laquelle des optiques Fujinon.

L’évolution est sensible par rapport à la précédente génération (X-Pro1, X-E2), l’ergonomie en progrès. Le joystick fait la différence et justifie presque à lui seul le changement de modèle.

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Le 56 mm f/1.2 Fujinon en action

L’autofocus revu et encore amélioré est devenu très réactif. L’autofocus du XT-2 fait jeu égal avec celui du Nikon D750. Le X-Pro2 est lui aussi rapide mais ne dispose pas des modes AF avancés du XT-2. Sa vocation n’est pas la même et si c’est la photo d’action qui vous intéresse, optez plutôt pour le XT-2.

La prise en main du boîtier est comparable à celle du X-Pro1. Je l’ai trouvée plus agréable qu’avec le X-E2 car le X-Pro2 est un peu plus grand. Mieux proportionné, il est plus équilibré avec les optiques Fujinon f/1.4. Avec les nouveaux Fujinon WR 23 mm et 35 mm f/2, vous avez le boîtier idéal pour le reportage et la photo de rue (leur AF est encore plus rapide que celui des modèles f/1.4).

Ecran de contrôle LCD 7,6cm et 1.6Mp

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Notez la touche Display de sélection des modes d’affichage,
la touche Q de réglage des paramètres de prise de vue,
le joystick en haut à droite de l’écran et le pad de contrôle et d’accès au menu

L’écran arrière LCD s’avère toujours très lisible, la personnalisation via la touche Display permet de disposer de plusieurs combinaisons d’affichage selon ce qui vous intéresse. Vous pouvez aussi choisir d’éteindre cet écran pour ne plus utiliser que le viseur électronique. C’est le mode que je préfère car il permet une grande discrétion : je peux régler, cadrer, déclencher et voir la photo sans quitter le viseur des yeux, c’est impossible à faire avec un reflex traditionnel.

Seul reproche à faire à cet écran, il n’est ni tactile ni orientable. Cette seconde fonction serait un plus pour favoriser les cadrages créatifs.

Menus et réglages avancés

La présentation des menus du X-Pro2 adopte le style commun aux boîtiers X de la marque et apparu avec la version 4 du firmware. Il faut préciser qu’un des atouts de Fuji est de proposer des évolutions régulières du firmware des boîtiers, ce qui permet de les mettre à niveau après achat.

L’apport principal du firmware 4 a consisté en la refonte complète du fonctionnement de l’autofocus. Sur le X-E2 et le X-T1 cette évolution a transfiguré les boîtiers et l’AF a fait un grand pas en avant en terme de réactivité (77 collimateurs, détection par zone, suivi du sujet).
Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Des menus très complets avec de nombreuses personnalisations

Ces mises à jour régulières du firmware sont propres à Fujifilm et c’est tout à l’honneur de la marque qui vous permet de disposer d’un boîtier évolutif. Je rêve de la même proposition de la part des autres constructeurs, dont Nikon. L’attachement à la marque n’en est que plus grand. Il permet de conserver un boîtier au niveau des plus récents deux à trois ans après sa sortie.

Cartes et batterie

Le Fujifilm X-Pro2 propose deux emplacements pour cartes mémoires au format SD permettant de sortir les cartes quand le boîtier est fixé sur trépied (à l’inverse des X-E1/2).

La batterie commune à tous les modèles X est logée sous le boîtier. Son autonomie souvent décriée avec les hybrides s’est avérée satisfaisante pendant le test malgré un recours fréquent à l’écran LCD pour vérifier les données de prises de vue et prendre des notes en vue de la réalisation de ce test.

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

La touche Q donne accès à tous les réglages utilisateurs personnalisables
à droite le logement des cartes mémoire

Si vous coupez l’écran et utilisez le viseur EVF, vous êtes tranquille pour une longue journée (au moins 400 photos) sans avoir besoin de prendre une batterie complémentaire. Avec la visée optique c’est encore mieux.

Première conclusion

L’ergonomie du Fujifilm X-Pro2 est une réussite, le boîtier est entièrement personnalisable, la prise en main agréable, chaque commande accessible facilement.

Seule la visée optique impose une période d’adaptation, il faut accepter une visée collimatée et une zone de prise de vue plus réduite que la surface du viseur. Notez que certaines optiques comme les f/1.4 de la marque apparaissent dans ce viseur, cela peut sembler déroutant au début. Le recours à la visée électronique est la solution si vous avez du mal avec l’optique.

Le Fuji X-Pro2 chez Amazon

Le Fuji X-Pro2 à l’usage

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Le capteur du Fujifilm X-Pro2 encaisse les fortes dynamiques
en préservant les détails dans les hautes et basses lumières

Rien de tel que de passer du temps avec un boîtier pour se faire une idée précise de son fonctionnement. C’est ainsi que je procède pour les tests « terrain » et j’ai pu utiliser le X-Pro2 pendant une bonne dizaine de jours, du matin au soir, en complément du X-E2 qui me servait de comparatif.

Le premier sentiment que l’on ressent en prenant ce boîtier en main c’est le plaisir de disposer d’un modèle performant et discret. En ville vous passez inaperçu, y compris avec un zoom 18-55mm f/2.8-4 équivalent d’un 24-70mm f/2.8 sur le D750. La relation au sujet change totalement et photographier à quelques dizaines de cm des gens n’est plus du tout un problème (avec un reflex + zoom il faut plus de talent).

Autofocus et mise au point

Le X-Pro2 est bien plus vif que ne le sont les générations précédentes. Le mode AF zone s’avère très efficace et au besoin un mouvement du pouce sur le joystick permet de changer de zone sans quitter le viseur des yeux. Une pression sur le bouton de visualisation et la photo à peine prise s’affiche dans le viseur : vous pouvez vérifier la netteté et l’exposition toujours sans quitter le viseur des yeux. J’adore !

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Rapidité de l’AF et choix de la zone avec le joystick facilitent la mise au point

Le mode Focus Peaking permet de fonctionner en mode de mise au point manuelle tout en ayant une information de mise au point dans le viseur. Choisissez la couleur qui vous convient (je préfère le rouge), faites la mise au point et dès que la bande colorée est bien visible la mise au point est faite.

Viseur

Grâce au viseur optique vous pouvez anticiper vos prises de vues : vous voyez le sujet arriver avant qu’il ne rentre dans le cadre relatif à la focale utilisée, a vous de déclencher à l’instant décisif.

La visée électronique facilite les cadrages dès que la lumière manque, dans les rues de New-York après la tombée du jour c’était un plaisir de continuer à voir clair.

Sensibilité et montée en ISO

J’attendais d’un tel boîtier qu’il me propose une montée en ISO au moins égale à mon reflex FX. Pouvoir grimper à 12 800 ISO s’avère parfois utile, c’est toutefois la limite du Nikon D750. J’ai été bluffé par les résultats obtenus avec le X-Pro2 qui délivre des images tout à fait exploitables en JPG brut de boîtier jusqu’à 25 600 ISO.

Il y a deux facteurs à considérer ici : la montée en ISO du capteur mais aussi l’absence de miroir. La montée en ISO est bien réelle et n’a rien à envier aux capteurs plein format. L’absence de miroir diminue les vibrations au déclenchement et permet de gagner 2 à 3 vitesses, donc autant de valeurs de sensibilité à exposition égale.

En clair : si vous devez utiliser 12 800 ISO sur un reflex pour avoir un temps de pose limitant le flou de bougé, vous pouvez faire la même photo avec le X-Pro2 à 3 200 ISO car le boîtier vibre beaucoup moins au déclenchement.

L’obturateur des Fuji X peut fonctionner en mode mécanique, traditionnel, jusqu’au 1/8 000ème, comme électronique. Dans ce dernier cas, outre une vitesse d’obturation grimpant au 1/32 000ème une discrétion absolue est assurée. Le déclenchement n’entraîne aucun bruit, c’est plus discret qu’un Leica M !

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Voir cette image test en JPG brut de boîtier aux différentes sensibilités :

Le rendu Fuji

Les Fuji X génèrent des fichiers JPG dont le rendu est très apprécié des partisans de la marque. Si je persiste à préférer le RAW pour avoir plus de latitude en post-traitement, j’avoue que le JPG natif du X-Pro2 est plus que satisfaisant.

Pouvoir jouer avec les simulations de films Fuji est l’équivalent des réglages Picture Control Nikon. Les résultats paraissent toutefois plus équilibrés et harmonieux sur le X-Pro2 mais ceci est très subjectif.

https://www.nikonpassion.com/wp-content/uploads/2016/11/test-fujifilm-x-pro2-nikonpassion-40.jpg

Test Fuji X-Pro 2 : En mode monochrome le rendu natif est très bon,
le post-traitement permet d’aller encore plus loin

Les amateurs de noir et blanc seront ravis de pouvoir utiliser le rendu Fuji Acros avec ou sans filtre. Couplé aux rendus monochromes existants, cette nouvelle simulation de film s’avère très efficace en JPG direct.

Mon avis sur le Fuji X-Pro2

Avec le Fujifilm X-Pro2, Fujifilm propose un boîtier d’un très grand classicisme aussi performant que de nombreux reflex APS-C et Plein Format experts. La philosophie diffère totalement, plus proche du Nikon Df que des D750 ou D7200, un tel hybride ne remplace pas un reflex, il le complémente.

Ce test du Fuji X-Pro2 le montre, ce boîtier délivre des images de grande qualité, y compris en JPG direct. Son autofocus est suffisamment réactif pour tous types de reportages comme la photo de spectacles, le nouveau joystick facilite le choix de la zone de détection et la présence de 77 collimateurs AF (49 sur les modèles précédents) permet de couvrir la quasi totalité du champ cadré (40% par des collimateurs à détection de phase).

Prise en main et ergonomie sont idéales pour exposer, cadrer et déclencher très vite. Le système de stabilisation intégré aux optiques Fujinon OIS permet de limiter le flou de bougé et l’absence de visée reflex autorise des vitesses de déclenchement très lentes (1/10ème de sec. à 35mm par exemple).

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Mesure de lumière et AF dans les pires conditions (j’étais sous l’orage)

Le Fujifilm X-Pro2 adresse des besoins bien précis : il conviendra aux amateurs de photographie de rue, de reportages, de photo sociale. Le nouveau module autofocus autorise la photo d’action sans chercher à égaler les performances des reflex experts ou du plus récent Fujifilm XT-2.

Le X-Pro2 excelle lorsqu’il est couplé aux optiques Fujinon à grande ouverture f/1.4 ou f/1.2. Les nouvelles optiques Fujinon WR 23mm f/2 et WR 35mm f/2, traitées tous temps, lui conviennent également très bien et assurent une mise au point encore plus rapide. Le zoom Fujinon 18-55 mm f/2.8-4, entrée de gamme, est un excellent choix si vous cherchez à éviter les focales fixes. Les zooms plus imposants de la gamme comme le 16-55mm f/2.8, s’ils sont parfaitement compatibles, collent moins par contre à l’esprit de ce boîtier.

Le Fujifilm X-Pro2 est un complément idéal au reflex expert, il propose des résultats et une ergonomie pros. La qualité des images délivrées ne rougit pas de la comparaison avec un 24 Mp plein format pour ne pas dire qu’elle est supérieure en raison d’une conception de capteur différente (à comparer plutôt avec le capteur 36Mp Nikon).

Proposé au tarif public de 1800 euros TTC boîtier nu, le X-Pro2 est une alternative idéale pour voyager léger sans perdre en qualité ni performance. Moyennant l’acquisition d’une bague d’adaptation vous pourrez même utiliser vos optiques Nîkon (sans automatismes ni AF) pour limiter l’investissement dans un nouveau parc optique.

Vous avez des questions complémentaires sur ce test Fuji X-Pro2 ? Les commentaires sont là pour ça, d’autant plus qu’à la suite de ce test, j’ai acheté un X-Pro2 pour mes usages quotidiens.

Plus d’infos sur le site de Fujifilm : Présentation du Fuji X-Pro2

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Comment utiliser les Picture Control Nikon (et créer vos propres styles d’image)

Votre boîtier Nikon dispose de réglages Picture Control mais vous ne savez pas à quoi ça sert ni comment les utiliser ? Vous aimeriez choisir le rendu de vos photos dès la prise de vue ? Découvrez pourquoi et comment utiliser les Picture Control Nikon ainsi que les avantages et inconvénients de ce type de réglage.

Note : depuis le tournage de cette vidéo et l’arrivée des hybrides Nikon Z, les Picture Control ont beaucoup évolué. Ils ne servent plus seulement à donner un style à vos JPG : ils deviennent un vrai outil de cohérence visuelle, utile aussi bien pour la photo que pour la vidéo. Pourtant, peu de photographes savent en tirer pleinement parti.

Regardez la vidéo complète sur les Picture Control Nikon

Dans cet épisode, j’explique en détail comment utiliser les Picture Control Nikon pour maîtriser le rendu de vos images dès la prise de vue. Vous verrez à quoi servent ces réglages, pourquoi Nikon les appelle un « système d’optimisation des images », et comment ils permettent de donner à vos photos une apparence précise sans passer par un logiciel de retouche.

Je montre comment accéder au menu Picture Control du boîtier, choisir un style d’image adapté à votre sujet, modifier les paramètres de rendu (contraste, netteté, saturation, teinte…), créer vos propres réglages personnalisés, puis les enregistrer, les renommer ou les copier d’une carte mémoire à une autre.

Je détaille aussi comment retrouver le rendu du Picture Control choisi lors de l’ouverture des fichiers RAW dans les logiciels Nikon, et comment reproduire cet aspect dans Lightroom ou Capture One. Enfin, je partage des astuces d’usage selon vos besoins — que vous travailliez en JPG direct, en RAW, ou en RAW+JPG — pour obtenir un résultat fidèle à votre intention dès la prise de vue.

Pourquoi les Picture Control Nikon ?

En une phrase : les Picture Control Nikon sont des styles d’image intégrés au boîtier qui déterminent le rendu couleur et contraste avant la prise de vue.

Dans le cadre de l’émission Photo quotidienne sur ma chaîne YouTube Nikon Passion, je vous propose de nombreux sujets pour apprendre à maîtriser votre boîtier Nikon et à faire de meilleures photos.

Les Picture Control Nikon permettent d’ajuster le contraste, la saturation, la netteté et la teinte de vos images directement dans le boîtier. Chaque mode – Standard, Neutre, Saturé, Monochrome, Portrait, Paysage ou Flat – influence le rendu final sans modifier l’exposition. C’est un peu comme appliquer un style d’image dans Lightroom, mais avant même de déclencher.

Ces réglages sont particulièrement utiles si vous photographiez au format JPG, car le rendu choisi est directement intégré à l’image. Ils sont également précieux si vous souhaitez visualiser le rendu final sur l’écran du boîtier avant toute retouche.

Quels sont les différents Picture Control Nikon ?

Chaque Picture Control Nikon correspond à une intention esthétique différente.

  • Standard produit un rendu équilibré pour la plupart des scènes.
  • Neutre offre des tons doux et une latitude élevée pour le post-traitement.
  • Saturé accentue les couleurs et les contrastes.
  • Portrait adoucit les tons chair.
  • Paysage renforce les bleus et les verts.
  • Monochrome permet de travailler en noir et blanc avec différents filtres.
  • Uniforme conserve une image peu contrastée idéale pour la retouche en post-traitement.

En comprenant comment chaque profil agit sur le contraste et la couleur, vous gagnez en cohérence visuelle, que vous fassiez du reportage, du portrait ou de la photo de paysage.

Mode Rendu typique Idéal pour
Standard Équilibré et polyvalent Scènes générales
Neutre Ton doux, large latitude Post-traitement
Saturé Couleurs vives et contrastées Paysages
Portrait Tons chair adoucis Portraits, scènes humaines
Monochrome Noir et blanc Étude de lumière, contraste
Uniforme Peu contrasté, plat Vidéo, retouche avancée

Tous les Picture Control disponibles sur les nouveaux boîtiers Nikon Z (dont le Z5II)

Les boîtiers Nikon Z récents, comme le Z5II, offrent une palette complète de Picture Control pour adapter le rendu de vos images à chaque sujet et à votre intention créative. Ces styles d’image agissent directement dans le boîtier et peuvent être utilisés aussi bien en photo qu’en vidéo.

Picture Control classiques
Automatique – Standard – Neutre – Saturé – Monochrome – Monochrome moins contrasté – Monochrome tons profonds – Portrait – Portrait aux tons riches – Paysage – Uniforme

Creative Picture Control (styles créatifs)
Rêve – Matin – Pop – Dimanche – Sombre – Spectaculaire – Silence – Austère – Mélancolique – Pur – Denim – Jouet – Sépia – Bleu – Rouge – Rose – Fusain – Graphite – Binaire – Carbone

Chaque Picture Control peut être modifié finement (accentuation, clarté, contraste, luminosité, saturation, teinte, teinte des tons chair, etc.), et vous pouvez enregistrer vos réglages personnalisés dans le menu « Gérer le Picture Control ». Cela vous permet de créer vos propres styles visuels et de les appliquer instantanément à vos images.

Remarque : lorsque le mode de tons HLG (Hybrid Log Gamma) est sélectionné pour la prise de vue, le choix des Picture Control est limité à Standard, Monochrome et Uniforme.

Comment appliquer et personnaliser les Picture Control Nikon

Pour savoir comment utiliser les Picture Control Nikon, référez-vous au manuel utilisateur de votre boîtier. Ces réglages sont accessibles dans le menu « Prise de vue photo » sur la plupart des reflex et hybrides Nikon.

Choisissez l’entrée « Régler le Picture Control » pour sélectionner le rendu souhaité. Choisissez ensuite « Gérer le Picture Control » pour personnaliser les réglages par défaut, les renommer, ou les copier de et vers une carte mémoire.

Pour débuter, essayez le mode Standard : il convient à la plupart des situations. Si vous photographiez des paysages, le mode Paysage accentue les bleus et les verts, alors que le mode Portrait adoucit les tons chair. Le mode Uniforme, lui, réduit le contraste et se destine à ceux qui préfèrent retravailler les couleurs au post-traitement.

Une astuce : créez un Picture Control personnalisé à partir de « Neutre » et ajustez les paramètres selon vos goûts. Vous pourrez ensuite le copier sur d’autres boîtiers Nikon ou le partager avec d’autres photographes.

Utiliser les Picture Control Nikon

En visionnant la vidéo ci-dessus vous allez découvrir :

  • ce que sont les Picture Control Nikon,
  • pourquoi les utiliser même si vous avez fait le choix du format RAW,
  • comment sélectionner un Picture Control bien précis,
  • comment modifier et personnaliser un Picture Control Nikon,
  • comment créer un nouveau Picture Control et le charger sur votre boîtier,
  • comment partager des réglages Picture Control personnalisés.

Pour savoir comment utiliser les Picture Control Nikon, référez-vous au manuel utilisateur de votre boîtier. Ces réglages sont accessibles dans le menu « Prise de vue photo » sur la plupart des reflex.

Choisissez ensuite l’entrée « Régler le Picture Control » pour choisir le rendu souhaité.

Choisissez l’entrée « Gérer le Picture Control » pour personnaliser les réglages par défaut, les renommer, ou les copier de et vers une carte mémoire.

Nikon NX Studio traitement des RAW

Quel Picture Control choisir selon le sujet ?

Pour débuter, essayez le mode Standard : il convient à la plupart des situations. Si vous photographiez des paysages, le mode Paysage accentue les bleus et les verts, alors que le mode Portrait adoucit les tons chair. Le mode Flat, lui, réduit le contraste et se destine à ceux qui préfèrent retravailler les couleurs au post-traitement.
Une astuce : créez un Picture Control personnalisé à partir de « Neutre », et ajustez les paramètres pour obtenir votre rendu préféré. Vous pourrez ensuite le copier sur d’autres boîtiers Nikon ou le partager.

Personnellement, avec le Nikon Z6III, j’utilise souvent le mode Standard personnalisé en reportage : il me donne une base équilibrée, sans saturation excessive, que je peux ensuite adapter facilement en post-traitement.

Comment créer et partager vos Picture Control personnalisés

Créer vos propres Picture Control Nikon vous permet d’obtenir un rendu qui vous ressemble, cohérent d’une photo à l’autre, sans passer des heures en post-traitement. Vous pouvez modifier les préréglages existants ou créer des styles entièrement personnalisés, puis les transférer d’un boîtier à un autre.

Pour cela, Nikon propose deux méthodes simples.

La première consiste à personnaliser directement un Picture Control depuis le menu du boîtier. Sélectionnez « Régler le Picture Control », choisissez un profil existant comme point de départ (par exemple Neutre ou Standard), puis ajustez les paramètres selon vos goûts : netteté, clarté, contraste, luminosité, saturation ou teinte. Une fois vos réglages validés, enregistrez-les dans le menu « Gérer le Picture Control ». Vous pouvez leur attribuer un nom distinctif pour les retrouver facilement, comme « Paysage doux » ou « Portrait clair ».

La seconde méthode consiste à utiliser le logiciel Nikon NX Studio. Téléchargeable gratuitement sur le site Nikon, il permet de créer vos Picture Control sur ordinateur à partir d’un fichier RAW (NEF). Vous visualisez immédiatement l’effet de chaque ajustement avant d’exporter le profil sous forme de fichier (.NP3 ou .NP2 selon le boîtier). Copiez ensuite ce fichier sur une carte mémoire et importez-le via le menu « Gérer le Picture Control » de votre appareil photo.

Depuis les modèles récents comme les Nikon Z6III, Z8 ou Z50II, vous pouvez aussi importer vos profils directement via le service Nikon Imaging Cloud. Cette option simplifie le partage entre plusieurs boîtiers ou entre membres d’une même équipe. Vous pouvez même télécharger des styles créés par d’autres photographes pour tester de nouveaux rendus.

Une fois vos Picture Control personnalisés créés, pensez à les sauvegarder : copiez-les sur votre ordinateur ou dans le cloud, afin de pouvoir les réinstaller après une mise à jour de firmware ou sur un nouveau boîtier.

C’est en expérimentant vos propres réglages que vous développerez un style visuel unique.

En JPG, le Picture Control définit le rendu final. En RAW, il n’est qu’une référence : le fichier NEF contient le rendu choisi, mais vous pouvez le modifier à tout moment dans le logiciel.

Retrouver l’apparence du Picture Control dans les logiciels de développement

En bref : Lightroom sait reconnaître votre boîtier Nikon et appliquer automatiquement un profil équivalent au Picture Control utilisé à la prise de vue.

Lorsque vous photographiez en RAW (format NEF chez Nikon), le boîtier enregistre bien plus que les seules données brutes du capteur. Il y inclut aussi toutes les informations de prise de vue, dont le Picture Control que vous avez choisi. C’est ce réglage qui détermine le rendu que vous voyez sur l’écran arrière du boîtier : couleurs, contraste, saturation, netteté, etc.

Tous les Picture Control Nikon pour Nikon Z dans Nikon NX Studio
Tous les Picture Control Nikon pour Nikon Z dans Nikon NX Studio

Au moment d’ouvrir votre fichier dans un logiciel Nikon comme NX Studio, celui-ci lit directement cette information et affiche instantanément le rendu correspondant. Vous retrouvez donc à l’écran exactement la même apparence que sur le boîtier. Vous pouvez ensuite modifier le Picture Control, en choisir un autre ou ajuster les paramètres sans altérer le fichier original.

Les logiciels tiers comme Adobe Lightroom, DxO PhotoLab ou Capture One ne peuvent pas lire directement le Picture Control intégré, car cette donnée est propre à Nikon. En revanche, Lightroom propose une solution efficace : il détecte le modèle de votre boîtier et applique automatiquement un profil d’appareil photo équivalent. Ces profils portent le même nom que les Picture Control Nikon (Standard, Neutre, Portrait, etc.) et reproduisent fidèlement leur apparence à l’écran.

Ainsi, si vous ouvrez un RAW pris avec le Picture Control « Portrait » sur votre Nikon Z6III, Lightroom appliquera le profil « Camera Portrait » correspondant. Vous obtenez donc le même rendu visuel que celui affiché sur l’écran arrière du boîtier, tout en conservant la latitude complète du RAW pour le développement.

Cette correspondance entre Picture Control et profil d’appareil photo est un excellent moyen de préserver la cohérence de vos couleurs et de votre style, que vous travailliez avec les outils Nikon ou avec des logiciels d’édition plus complets.

Quelle différence entre Picture Control, profil, recettes et preset

Ces quatre notions – Picture Control, profil, recettes et preset – semblent proches, mais elles interviennent à des moments différents du flux de travail et n’ont pas la même fonction. Les distinguer permet de mieux comprendre comment obtenir un rendu cohérent entre votre boîtier et vos logiciels.

Le Picture Control est un réglage interne au boîtier Nikon. Il agit directement au moment de la prise de vue, avant même l’enregistrement de la photo. Chaque Picture Control (Standard, Neutre, Monochrome, etc.) définit la façon dont le boîtier interprète la couleur, la netteté, le contraste et la luminosité de l’image. Ces paramètres s’appliquent entièrement au fichier JPG et servent de référence de rendu pour les fichiers RAW (NEF). En résumé, le Picture Control est le “style d’image du boîtier”.

Le profil (ou profil d’image dans les logiciels comme Lightroom, Capture One ou DxO) s’applique après la prise de vue, lors du développement numérique d’un fichier RAW. Il indique au logiciel comment interpréter les données brutes du capteur. Les profils Nikon intégrés à Lightroom reproduisent par exemple les Picture Control du boîtier (Portrait, Standard, etc.), mais ils ne sont que des simulations logicielles, non des réglages de prise de vue.

La recette (ou recipe dans Nikon Imaging Cloud) est la toute dernière évolution des Picture Control. Elle fonctionne comme un style d’image téléchargeable depuis le cloud Nikon : vous pouvez l’importer directement dans votre boîtier connecté, sans passer par un ordinateur ni une carte mémoire. Chaque recette combine un Picture Control, des réglages de balance des blancs, d’accentuation et parfois des paramètres vidéo, pour produire un rendu complet prêt à l’emploi.

Ces recettes sont conçues par Nikon ou par des photographes invités et régulièrement mises à jour. Vous pouvez les appliquer telles quelles, les modifier ou les enregistrer dans vos réglages personnalisés. Elles constituent une excellente base pour expérimenter de nouveaux styles d’image, tout en gardant la possibilité de créer vos propres variations.

Le preset (ou paramètre prédéfini) est un ensemble de réglages complets appliqués dans le logiciel de post-traitement. Il combine non seulement un profil de rendu, mais aussi des ajustements supplémentaires (exposition, balance des blancs, courbes, color grading, vignettage, etc.). Le preset sert à reproduire instantanément une ambiance ou un style photo particulier.

Les recettes Nikon disponibles dans Nikon Imaging Cloud
Les recettes Nikon disponibles dans Nikon Imaging Cloud

En résumé :

  • le Picture Control agit avant la prise de vue, dans le boîtier, en définissant le rendu appliqué à l’image au moment du déclenchement,
  • le profil agit au moment du développement du RAW, dans le logiciel, pour interpréter les données du capteur selon un style d’image,
  • la recette (recipe) combine plusieurs paramètres — Picture Control, balance des blancs, accentuation, tonalité, parfois vidéo — et agit comme un style complet prêt à l’emploi, téléchargeable depuis Nikon Imaging Cloud directement dans le boîtier,
  • le preset agit après le développement, comme un ensemble de réglages automatiques qui affinent ou transforment le rendu.

Les quatre peuvent se compléter : un Picture Control définit votre base, un profil l’interprète dans le logiciel, une recette vous permet d’explorer ou de partager des styles complets sans effort et un preset finalise votre rendu.

Évolutions récentes des Picture Control Nikon

Depuis la rédaction de cet article, Nikon a apporté plusieurs améliorations importantes aux Picture Control qu’il convient de connaître. Tout d’abord, vous pouvez désormais importer des profils via Nikon Imaging Cloud, ce qui facilite le partage, la synchronisation et l’homogénéité des réglages entre plusieurs boîtiers.

Ensuite, certains boîtiers (comme le Z50II) disposent d’un bouton dédié Picture Control permettant d’accéder en un instant à jusqu’à 31 styles d’image, ce qui accélère le flux de travail.

Enfin, la fonction « Flexible colour Picture Control » fait son apparition : elle autorise un ajustement beaucoup plus fin via HSL, étalonnage couleur, et couvre aussi bien la photo que la vidéo. Ces évolutions renforcent le rôle des Picture Control comme outil de style créatif et non plus uniquement un préréglage boîtier.

Pensez à vérifier dans le menu de votre boîtier Nikon (notamment dans les modèles Z récents) si ces fonctions sont présentes et à mettre à jour le firmware afin d’en tirer le meilleur parti.

Erreurs fréquentes avec les Picture Control Nikon

L’erreur la plus courante consiste à photographier en RAW en pensant que le Picture Control sera appliqué à l’image finale. En réalité, il n’agit que sur la prévisualisation ou le JPG associé.

Autre piège : choisir un mode trop contrasté (comme Saturé) dans une scène déjà très colorée. Vous risquez de perdre des détails dans les hautes lumières.

Enfin, beaucoup oublient que le mode Uniforme est conçu pour la postproduction : à l’écran, les images semblent ternes, mais c’est normal.

Questions fréquentes sur les Picture Control Nikon

Les Picture Control Nikon affectent-ils mes fichiers RAW ?
Non. Les réglages Picture Control n’affectent pas le fichier RAW lui-même, mais seulement la prévisualisation et les rendus visibles dans les logiciels Nikon.

Peut-on télécharger des Picture Control créés par d’autres photographes ?
Oui. Nikon propose une bibliothèque officielle de Picture Control additionnels, et vous pouvez également importer ceux partagés par d’autres utilisateurs via une carte mémoire.

Quel Picture Control choisir pour les portraits ?
Le mode Portrait adoucit les tons chair et réduit le contraste, mais rien ne vous empêche de personnaliser un mode Neutre selon vos préférences.

En résumé

Les Picture Control Nikon sont bien plus qu’un simple gadget : ils vous permettent de visualiser et de maîtriser votre rendu final dès la prise de vue. En comprenant comment chaque mode agit sur la couleur, le contraste et la netteté, vous gagnez en efficacité et en cohérence, quel que soit votre niveau ou votre type de pratique.

Pour aller plus loin

Vous pouvez retrouver des comparaisons de rendus et des démonstrations vidéo sur la chaîne Nikon Passion. Testez plusieurs Picture Control sur une même scène pour mieux comprendre leur influence et définir votre style personnel.


Objectif Nikon AF-P DX 70-300 mm f/4.5–6.3G ED, avec ou sans VR

Nikon annonce un nouveau téléobjectif Nikon AF-P DX 70-300 mm f/4.5–6.3G ED décliné en deux versions, avec et sans système VR de stabilisation. Destiné aux reflex APS-C de la gamme, ce téléobjectif dispose du moteur autofocus pas à pas apparu dans le récent 18-55mm.

Nikon AF-P DX 70-300

Le nouveau Nikon AF-P DX NIKKOR 70–300 mm f/4.5–6.3G ED est un téléobjectif léger et assez compact destiné à répondre aux besoins des utilisateurs de boîtiers DX qui veulent photographier des sujets éloignés.

La plage focale « équivalente » de 105-450mm en 24×36 (en savoir plus sur la focale équivalente) vous permet de photographier les animaux comme tous les sujets distants quand vous ne pouvez vous approcher (sinon faites-le !).

Ce nouveau 70-300mm Nikon intègre la motorisation AF pas à pas dont la principale caractéristique est d’être plus silencieux que le moteur AF-S des précédentes versions. C’est un atout quand vous désirez faire le moins de bruit possible, ou si vous ne voulez pas entendre le bruit du moteur dans les enregistrements vidéos quand l’autofocus fonctionne.

Ce 70-300 est décliné en deux versions, une avec le système VR de stabilisation, l’autre sans. La différence de tarif de l’ordre de 50 euros en faveur de la version sans VR fait pencher la balance pour la version … avec VR qui vous aidera à faire des photos nettes avec les longues focales. L’ouverture maximale de f/6.3 à 300mm ne favorise pas les courts temps d’exposition et augmente donc le risque de flou de bougé si vous n’utilisez pas le VR.

Les deux versions de ce Nikon AF-P DX 70-300 mm disposent d’une formule optique à 14 lentilles en 10 groupes dont une lentille à faible dispersion en verre ED.

La distance minimale de mise au point est fixée à 1,10 m pour un grossissement de l’ordre de 0,22x. Le poids est de 400gr. pour la version non VR et de 415 gr. pour la version VR.

Attention : Nikon précise que ce Nikon AF-P 70-300 mm est compatible avec les gammes D3000, D5000 et D7000 à partir des modèles D3300, D5200 et D7100 uniquement. Le Nikon D500 est aussi compatible. Une mise à jour firmware peut être nécessaire sur les appareils photo compatibles.

Le Nikon AF-P DX 70-300 mm f/4,5-6,3 G ED est proposé au tarif public de 349 euros en version non VR et 399 euros en version VR que je vous recommande.

Source : Nikon


Mise à jour Sigma 150-600 pour le Nikon D500 et téléconvertisseur TC-1401

Sigma annonce une mise à jour Sigma 150-600 mm pour régler le problème de surexposition avec le Nikon D500. Cette surexposition se produit lorsque le D500, le Sigma 150-600mm et le téléconvertisseur Sigma TC-1401 sont utilisés conjointement.

Mise à jour Sigma 150-600 pour le Nikon D500 et téléconvertisseur TC-1401

Mise à jour Sigma 150-600

Plusieurs utilisateurs du Nikon D500 et du zoom Sigma 150-600mm ont constaté un problème de surexposition lorsqu’ils utilisent le téléconvertisseur TC-1401. Ce convertisseur x1.4 permet d’étendre la focale équivalente du zoom Sigma, qu’il s’agisse du modèle 150-600mm f/5-6.3 DG OS HSM Sports ou Contemporary.

Ce convertisseur TC-1401 est utilisable sur le Nikon D500 puisque l’autofocus du DX Pro Nikon est capable de fonctionner avec une ouverture de f/8, ce qui est le cas avec le Sigma 150-600. Les deux déclinaisons du Sigma 150-600 peuvent recevoir la nouvelle version du firmware qui corrige le défaut d’exposition.

Si vous possédez le dock Sigma USB, vous pouvez faire la mise à jour du firmware vous-même à l’aide du logiciel Sigma Optimization Pro.

Si ce n’est pas le cas, il vous faut faire une demande de mise à jour gratuite auprès du support Sigma (voir le site Sigma pour les contacts).

Télécharger la mise à jour firmware version 1.4 pour le Sigma 150-600mm

Différences entre Sigma 150-600mm Sports et Contemporary

Différence Sigma 150-600 mm Sports et Contemporary

En haut : Sigma 150-600mm f/5-6.3 DG OS HSM Contemporary

En bas : Sigma 150-600mm f/5-6.3 DG OS HSM Sports

Le zoom Sigma 150-600mm existe en deux déclinaisons : une version Sports et une version Contemporary. Malgré leur plage focale et ouvertures identiques, les deux versions du 150-600mm Sigma ont des caractéristiques différentes.

La formule optique du modèle Sports utilise 24 lentilles en 16 groupes quand la version contemporary dispose de 20 lentilles en 14 groupes. Le filtre de 105mm de la version Sports diffère également de celui de 95mm de la version Contemporary.

L’encombrement et le tarif des deux modèles sont eux-aussi différents : 290mm et 2,9kg pour le Sports contre 260mm et 1,9kg pour le Contemporary.

L’écart de prix est de 600 euros environ en faveur de la version Contemporary dont le niveau de performance globale est à peine inférieur à la version Sports dont la finition reste toutefois supérieure.

Source : Sigma


Modes d’exposition et modes autofocus, la différence

Savoir faire la différence entre modes d’exposition et modes autofocus est un prérequis si vous débutez en photographie. Voici l’essentiel de ce qu’il faut retenir et pourquoi c’est important.

Modes d'exposition et modes autofocus, la différence

La question peut paraître ridicule si vous maîtrisez parfaitement la photographie et votre appareil photo. Mais je constate que bon nombre de photographes débutants confondent les différents modes disponibles sur leur reflex. Et comme il n’y a pas de questions stupides, voici des éléments de compréhension.

Modes d’exposition et modes autofocus, pourquoi ?

Les appareils photo numériques proposent de nombreux modes de fonctionnement, du plus automatique au plus manuel. Un mode définit le comportement du boîtier dans une situation bien particulière pour vous aider à réussir vos photos.

Les modes les plus courants sur les reflex et hybrides sont :

  • les modes d’exposition,
  • les modes autofocus,
  • les modes scènes ou résultats.

Laissons de côté les modes scènes ou résultats : ils configurent le boîtier en fonction du résultat souhaité (par exemple portrait, macro ou paysage), de façon totalement automatique. Si le principe semble intéressant pour les plus débutants, mieux vaut chercher à comprendre comment fonctionne votre appareil photo car vous pourrez alors prendre le contrôle en toutes circonstances. Et vous arriverez très vite à faire mieux qu’avec ces modes automatiques.

Je ne cite pas ici les réglages type Picture Control chez Nikon car ce ne sont pas des modes mais une façon de traiter les images que le boîtier applique selon le choix que vous avez fait. Appliquer un Picture Control particulier c’est – un peu comme – faire du post-traitement à la prise de vue.

Les modes d’exposition

P-S-A-M

les modes d’exposition sont représentés par les lettres P,S,A et M sur un Nikon

Les modes d’exposition définissent comment le système de mesure de lumière du boîtier prend en compte les réglages d’ouverture et de temps de pose que vous appliquez pour déterminer la bonne exposition à sensibilité ISO donnée.

Rappelons que c’est le trio ouverture (du diaphragme), temps de pose et sensibilité ISO qui détermine la quantité de lumière à laisser entrer dans l’appareil photo pour que la photo soit correctement exposée (ni trop claire ni trop sombre).

Les modes d’exposition vous permettent de fixer une priorité :

  • figer un mouvement avec une priorité vitesse,
  • gérer le flou d’arrière-plan et la profondeur de champ avec une priorité ouverture.

Pour en savoir plus sur les modes d’exposition, consultez le dossier P,S,A,M : quel mode d’exposition choisir.

Les modes autofocus

Mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 et 1.10 pour Nikon Z 50 : nouveau suivi AF, Eye-AF animaux et autres améliorations

les modes autofocus déterminent le comportement du module de mise au point automatique

Les modes autofocus déterminent comment le module autofocus – qui assure la mise au point et donc la netteté sur le sujet – va prendre en compte les informations de distance par rapport au sujet qui lui arrivent des collimateurs AF. Ces collimateurs sont les ‘points’ que vous pouvez voir dans le viseur et dont le nombre varie en fonction du boîtier.

Selon que vous voulez photographier un sujet statique ou en mouvement, se déplaçant de façon prévisible ou imprévisible, et selon la taille du sujet dans le viseur, vous devez choisir un mode autofocus ou un autre.

Pour en savoir plus sur les modes autofocus, consultez le dossier AF-S, AF-C, AF-A, quel mode AF choisir et pourquoi.

Pour aller plus loin …

Maintenant que vous savez faire la différence entre modes d’exposition et modes autofocus, je vous invite à aller plus loin en effectuant une série de photos test afin de bien comprendre comment ces modes fonctionnent. Aidez-vous pour cela des informations citées dans les deux dossiers concernés.

Vous rencontrez encore des difficultés pour bien comprendre quelle est la différence entre ces modes et à quoi ils servent vraiment ? Posez-moi vos questions via les commentaires ci-dessous.

En savoir plus avec ma formation 5 étapes pour bien (re)débuter en photo


Présentation du Nikon D750, le FX polyvalent

Le plein format Nikon vous fait de l’oeil ? Voici la présentation du Nikon D750 en vidéo avec ses principales caractéristiques. Prise en main, écran orientable, commandes, flash intégré, découvrez le relfex le plus polyvalent de la gamme Nikon FX sous un autre angle.

Lien direct vers la vidéo …

Présentation du Nikon D750

Milieu de gamme FX chez Nikon, le D750 est le modèle le plus polyvalent en plein format. Moins exigeant que le Nikon D810 et ses 36Mp, moins onéreux que le Nikon D5, plus performant que le Nikon D610, le D750 est le modèle de choix de nombreux photographes amateurs et experts.

Avec l’arrivée du Nikon D500 dans la gamme DX vous êtes nombreux à me poser la question du choix entre ces deux experts. Je vous ai présenté plusieurs points importants pour bien faire la différence entre les deux (voir la vidéo de comparaison Nikon D500 – Nikon D750). Il s’agit bien de deux modèles totalement différents dans leur approche, le D750 gardant pour lui un plus grand capteur à la dynamique importante.

Parce que certains points sont complexes à présenter à l’écrit, j’ai pris quelques minutes pour vous montrer le D750 en vidéo, c’est une autre façon de faire connaissance avec ce boîtier et ses spécificités.

Nikon D750, pour en savoir plus

Vous voulez tout savoir du Nikon D750 ? Voici les différents articles déjà publiées :

Des avis sur le Nikon D750

Vous avez la parole. Vous utilisez le D750 et vous souhaitez partager votre avis ? Faites-le via les commentaires !

Soyez factuel : décrivez vos usages, ce que vous aimez ou ce que vous n’aimez pas sur ce boîtier, quel modèle il a remplacé dans votre sac … 


Sigma 24-35mm f/2 DG HSM série Art : le premier zoom f/2 constant pour boîtiers plein format

Sigma annonce le zoom Sigma Art 24-35mm f/2 DG HSM qui devient le premier zoom à adopter une ouverture constante de f/2 sur l’ensemble de la plage focale. Ce zoom permet de remplacer les trois focales fixes traditionnelles que sont les 24, 28 et 35mm, il est conçu pour les boîtiers à capteurs plein format comme la série FX Nikon.

Sigma Art 24-35mm f/2 DG HSM

Présentation du Sigma 24-35mm f/2

Les objectifs à focale fixe restent la référence encore absolue quand il s’agit de disposer d’une optique à grande ouverture et dont les performances optiques sont les plus élevées. Mais il faut bien reconnaître que les opticiens ont fait d’énormes progrès ces dernières années en matière de zooms experts pros.

C’est le cas de Sigma qui présente un complément à son excellent 18-35mm f/1.8 constant (dédié aux boîtiers DX / APS-C), le nouveau Sigma Art 24-35mm f/2 constant. Ce zoom grand-angle devrait très vite trouver sa place dans le sac des amateurs les plus exigeants s’il offre les mêmes performances que ses frères de gamme.

La série Art de Sigma propose un ensemble d’objectifs dont les formules optiques sont particulièrement performantes. Ces objectifs sont tous dotés d’une grande ouverture et représentent le meilleur en matière de savoir-faire Sigma.

Le nouveau zoom 24-35mm f/2 DG HSM vient donc renforcer cette gamme avec son ouverture constante de f/2 de 24 à 35mm. Sigma revendique d’ailleurs le même niveau de performance à toutes les focales que celui des focales fixes équivalentes de sa gamme Art. Autant dire qu’avec une seule optique zoom, vous allez pouvoir remplacer un 24, un 28 et un 35mm fixes, et passer d’une focale à l’autre sans avoir besoin de changer d’objectif, ça mérite un peu d’attention !

Caractéristiques techniques du Sigma 24-35mm f/2

Ce zoom 24-35mm f/2 propose une distance de mise au point minimale de 28cm et un rapport d’agrandissement maximal de 1:4,4. Il devrait ainsi ravir les amateurs de macro et proxiphotographie. Avec son ouverture de f/2 constante, il permet de favoriser l’effet bokeh, avec des flous d’arrière-plans harmonieux sur vos paysages et portraits grâce au diaphragme à 9 lames.

La formule optique  intègre des lentilles de grand diamètre, asphériques, dont une lentille en verre FLD (à faible dispersion et aux performance égales à la fluorite utilisée par Nikon selon Sigma) et sept lentilles en verre SLD (faible dispersion spéciale) dont deux asphériques. L’opticien a conçu une formule optique permettant de minimiser les aberrations sphérique et chromatique ainsi que la courbure de champ.

L’autofocus est assuré par un système de mise au point interne conçu pour éviter la rotation du groupe de lentilles avant. L’usage des filtres en est facilité en photographie comme en vidéo.

La monture est réalisée en laiton chromée et reçoit un traitement de surface particulier pour renforcer sa solidité et sa résistance.

Cette optique est également éligible au programme Sigma de changement de monture qui vous permet de faire modifier un objectif pour l’utiliser sur une autre marque de boîtier (par exemple passer d’une monture Canon à une monture Nikon et inversement).

Le dock USB Sigma permet de mettre le firmware de l’optique à jour afin de bénéficier des éventuelles améliorations apportées ultérieurement par le fabricant.

Fiche technique du Sigma 24-35mm f/2 DG HSM

  • Formule optique : 18 éléments en 13 groupes
  • Ouverture minimale : f/16
  • Diamètre de filtre : 82mm
  • Angle de champ (en 24×36) : 84,1°-63,4°
  • Distance minimale de mise au point : 28cm
  • Diamètre : 87,6mm
  • Longueur : 122,7mm
  • Diaphragme : circulaire à 9 lames
  • Rapport d’agrandissement maximal : 1:4.4
  • Poids : 940gr.

Le tarif de ce Sigma 24-35mm f/2 DG HSM n’est pas encore connu de même que sa date de disponibilité.

Premier avis sur le Sigma 24-35mm f/2 DG HSM

Sigma a le mérite de proposer une alternative très crédible aux amateurs de courtes focales. Avec une ouverture généreuse et une qualité optique qui ne devrait pas décevoir, la proposition est séduisante pour remplacer le trio 24,28 et 35mm. Toutefois il faudra composer avec un poids plutôt important (940 gr.) et un encombrement lui aussi supérieur à celui d’une focale fixe (9cm de diamètre, 12cm de long replié).

La plage focale 24-35mm ravira les photographes de rue qui devront néanmoins faire avec une optique imposante et probablement un peu moins discrète qu’un 24 ou un 35mm fixe.

Face à la concurrence, ce Sigma 24-35mm a fort à faire. Le Nikon 17-35mm f/2.8 ouvre moins mais propose les focales 17 et surtout 20mm. Chez Tamron, le 15-30mm f/2.8 ouvre moins lui aussi mais descend à 15mm tout en passant à côté du 35mm.

La stabilisation n’est pas au programme du Sigma, mais avec une ouverture de f/2 et une telle plage focale, avouons qu’elle est loin d’être indispensable.

Source : Sigma


Sigma Art 24mm f/1.4 DG HSM : le grand-angle plein format qui ouvre en grand !

Sigma annonce son nouveau Sigma 24mm f/1.4 DG HSM série Art, une optique dont le niveau de performances devrait combler les amoureux de courtes focales et grandes ouvertures.

Sigma Art SIGMA 24mm F1.4 DG HSM

L’opticien indépendant Sigma complète la série Art, une gamme d’optiques de belle facture, avec ce nouveau 24mm f/1.4 disponible en monture Sigma, Nikon et Canon.

Rappelons que la gamme d’optiques Sigma est désormais déclinée selon trois séries bien spécifiques : Art, le fleuron de la gamme, Contemporary et Sport. La lignée Art se veut la référence du marché en matière de belles optiques, bien finies, et surtout très performantes.

Et il faut reconnaître que les précédents Sigma Art 35mm f/1.4 DG HSM et Sigma Art 50mm f/1.4 DG HSM ont de quoi faire des jaloux. Ces deux optiques sont reconnues comme faisant partie des meilleurs du moment, et concurrencent directement les meilleures productions Nikon et Canon.

Avant même que nous arrivent les premiers tests de ce 24mm, la simple lecture détaillée de sa fiche technique laisse effectivement penser que l’optique en a sous le capot ! Voici quelques critères techniques cités par la marque pour vous aider à bien comprendre en quoi ce Sigma 24 mm Art se distingue de la concurrence.

Correction de la Coma sagittale

La coma sagittale est un défaut optique caractéristique d’un objectif grand-angle et qui a pour conséquence de disperser un point lumineux en formant une traîne sur l’image. Le Sigma 24mm f/1.4 Art embarque des lentilles asphériques à l’arrière du groupe optique pour améliorer l’angle d’incidence de la lumière, et par là-même corriger les défauts de coma sagittale y compris à pleine ouverture.

Correction de l’aberration chromatique

L’aberration chromatique provoque l’apparition de différences de mise au point sur l’image finale en fonction de la longueur d’onde de la lumière illuminant le sujet. Vous observez alors sur la photo des contours irisés difficilement corrigeables en post-traitement. L’aberration chromatique se décline en aberration latérale et axiale.

Dans son 24mm f/1.4, Sigma a intégré des éléments en verre F – Low Dispersion – et SLD – Special Low Dispersion –  qui permettent de réduire l’aberration chromatique latérale (visible sur les bords de l’image généralement). La formule optique est également calculée pour corriger l’aberration chromatique axiale.

Distorsion

Tout objectif, et particulièrement un grand-angle, apporte un certain degré de distorsion dans l’image. Cette distorsion est propre à la formule optique (l’ensemble des lentilles qui composent l’objectif) et elle se doit d’être minimale.

Le Sigma 24mm f/1.4 DG HSM est conçu de telle façon que sa première lentille reçoit les rayons lumineux sous un angle bien précis pour compenser la distorsion. Les lentilles asphériques utilisées permettent elles-aussi de réduire l’effet de la distorsion pour procurer les meilleures images possibles.

Sigma Art SIGMA 24mm F1.4 DG HSM

Vignettage

Le vignettage est une différence de luminosité qui se traduit par des angles plus sombres que le milieu de la photo. Le vignettage est plus visible sur les objectifs à grande ouverture.

La formule optique du Sigma 24mm f/1.4 est calculée pour réduire au mieux le vignettage et offrir une luminosité identique sur toute la surface de l’image. Notons toutefois qu’investir dans une optique à faible taux de vignettage pour en rajouter au post-traitement n’est pas nécessairement la meilleure des approches …

Flare et images fantômes

Le dernier défaut que l’on rencontre sur les objectifs est l’effet de flare couplé à l’apparition d’images fantômes. Ces défauts sont liés aux fortes lumières incidentes qui pénètrent dans l’objectif si vous cadrez en face d’une source lumineuse – par exemple le soleil – ou si cette source se trouve sur le bord de l’image.

Selon la marque, le revêtement Super-Multi Layer du Sigma 24mm f/1.4 est censé réduire l’effet de flare et l’apparition d’images fantômes. Les photos sont alors plus nettes et contrastées.

Personnalisation et mise à jour firmware

Il n’y a pas que les boîtiers dont le firmware peut être mis à jour, certaines optiques aussi. C’est le cas de ce Sigma 24mm f/1.4 Art qui peut être actualisé via le dock USB de la marque.

Par ailleurs, ce dock vous permet également, via l’utilitaire Sigma Optimization Pro de personnaliser votre objectif pour qu’il corresponde à votre pratique et votre boîtier :

  • ajustement précis de la mise au point
  • ajustement de la priorité à la mise au point manuelle

Construction pro

Le Sigma 24mm f/1.4 Art dispose d’un diaphragme circulaire à 9 lames et d’une motorisation autofocus HSM (Hyper Sonic Motor) rapide et silencieuse.

La  fonction de priorité à la mise au point manuelle permet de passer du mode AF au mode MF par simple rotation de la bague de mise au point (personnalisable via le dock USB).

Le poids de l’optique est de 665 gr., le diamètre est de 85mm et la longueur totale de 90.2mm.

La baïonnette est en laiton chromé avec traitement de surface censé renforcer la solidité et la résistance dans le temps. Enfin ce Sigma 24mm f/1.4 Art peut bénéficier du service exclusif Sigma de changement de monture : si vous changez de marque de boîtier, il vous suffit de faire changer la monture de l’optique pour réutiliser votre objectif sur votre nouveau boîtier (service payant assuré par la marque).

Le Sigma 24mm f/1.4 Art est vendu 949 euros prix public (pare-soleil est inclus).

Source : Sigma


Nikon D810a : l’astrophotographie en ligne de mire !

Nikon annonce le nouveau reflex Plein Format Nikon D810a, un boîtier entièrement dédié à l’astrophotographie. Conçu sur les bases du Nikon D810, le D810a embarque les modifications essentielles pour permettre aux amateurs de photos d’astres et autres paysages nocturnes et galaxies de produire des images totalement inédites.

Nikon D810a

L’astrophotographie est un terrain de jeu bien particulier et il faut maîtriser son sujet pour en parler de façon pertinente. Ce n’est pas mon cas mais j’ai néanmoins compilé toutes les informations qui m’ont été confiées pour tenter une approche la plus correcte possible. Et vous livrer les clés des modifications apportées sur le nouveau Nikon D810a afin que vous puissiez faire la différence avec le D810 classique.

Qu’est-ce que l’astrophotographie ?

Astrophotographie définition présentation

Les 4 domaines principaux de l’astrophotographie

L’astrophotographie est une pratique photographique qui s’intéresse à 4 domaines principaux :

  • le soleil
  • les ciels profonds, galaxies et nébuleuses,
  • les grands champs et paysages nocturnes,
  • la lune et les planètes.

Autrement dit des photos faites bien souvent avec un boîtier monté sur un télescope équipé d’une monture équatoriale. Ou encore des photos faites sur trépied, en pose très longue – plusieurs minutes – avec recomposition dans un logiciel dédié sur la base de plusieurs dizaines de clichés (par exemple 600 secondes x 8 images).

Quels impacts sur le boîtier ?

Filtre IR

Les boîtiers actuels – Canon EOS 60Da mis à part mais plus commercialisé – sont équipés d’un filtre IR (InfraRouge) qui filtre les longueurs d’ondes caractérisant les nébuleuses et constellations, et tendent à diminuer la dominante rouge sur les photos. Or les astrophotographes sont particulièrement intéressés par les longueurs d’ondes coupées par ce filtre, et les dominantes rouges.

Certains utilisateurs en sont d’ailleurs arrivés à modifier par eux-mêmes leur boîtier pour retirer ce filtre et obtenir des clichés plus qualitatifs. Ces modifications rendent les boîtiers inutilisables en-dehors de l’astrophotographie et annulent toute prise en charge éventuelle par le SAV de la marque.

Nikon répond aux attentes des astrophotographes avec le Nikon D810a, un boîtier équipé de façon standard d’un filtre IR modifié de façon à laisser 4 fois plus les longueurs d’ondes H Alpha par exemple. Notons toutefois que le filtre IR n’est pas totalement retiré car cela aurait pour conséquence de concevoir un tout autre boîtier, l’épaisseur du sandwich capteur+filtre définissant de nombreux paramètres de la chambre reflex. Et la modification s’avère suffisante si l’on en croit les experts en la matière.

Nikon D810a

Rendu colorimétrique

Les contraintes de l’astrophotographie ont amené Nikon à recaler le rendu colorimétrique du D810a  de façon à ce que les dominantes rouges ressortent plus facilement. De même la balance des blancs est modifié pour tenir compte des contraintes de ce type de photos.

Obturateur électronique

Les progrès faits par le D810 sur les D800 et D800E en matière d’obturation, et l’obturateur électronique en particulier, permettent à Nikon d’avoir une base solide pour l’astrophotographie. Les vibrations dues à l’obturation sont quasiment inexistantes et le résultat est très nettement visible sur les photos test que j’ai pu observer.

Mode M* : poses longues en vue

Le Nikon D810a est doté d’un nouveau mode M (Manuel) qui permet au photographe de faire des poses longues avec plus de précision. La plage de temps de pose va de 4 secondes à 900 secondes en 14 pas différents. Cette modification de firmware pourrait d’ailleurs être intégrée aux autres boîtiers mais Nikon ne confirme pas cette information.

Ecran LCD en mode jour/nuit et capacité batterie

La seconde modification de comportement consiste à autoriser deux modes différents d’éclairage de l’écran arrière, un mode jour et un mode nuit. Ce dernier permet de réduire considérablement la quantité de lumière émise par l’écran pour ne pas perturber la prise de vue. La consommation électrique s’en trouve réduite d’autant ce qui favorise la durée de vie de la batterie déjà sollicitée par la pose longue.

Avec l’accumulateur Nikon EN-EL15, le Nikon D810a peut prendre jusqu’à 3860 photos sans recharge. Avec la poignée MB-D12, l’autonomie grimpe à 10.660 images par charge.

Enregistrement JPG illimité en pose longue

A partir de 4 secondes de temps de pose, le Nikon D810a est capable d’enregistrer des photos en JPG sans limite du nombre de photos (100 photos sur le D810). Ce mode particulier permet au photographe de multiplier les prises de vue en time-lapse par exemple, ou chaque fois qu’une recomposition est nécessaire sur la base d’un très grand nombre d’images initiales. Un ‘Star Trail’ peut par exemple nécessiter entre 600 et 1000 photos pour produire la compilation finale.

La limite devient alors celle de la carte mémoire (taille) et de la batterie (réserve d’énergie).

Réduction du bruit numérique

Le Nikon D810a dispose d’un système de réduction du bruit numérique particulier, sa plage de sensibilité est légèrement modifiée en conséquence – 200 à 12.800 ISO – en raison de la modification du filtre IR. La sensibilité maximale peut être étendue jusqu’à 51.200 ISO.

Preview LiveView

Ce mode de prévisualisation en LiveView permet de montrer un résultat virtuel à l’écran quand le temps de pose dépasse 30 secondes, ce qui est courant en astrophotographie.

Nikon D810a

Tarif et disponibilité

Le Nikon D810a sera commercialisé au tarif public de 3699 euros et disponible dès le 28 Mai 2015.

Il s’agit bien évidemment d’un boîtier à l’usage atypique, concernant une petite population de photographes spécialisés. Toutefois le D810a peut être utilisé de  façon quasi-normale au quotidien, il suffira de tenir compte de la correction de dominante rouge au développement.

Source : Nikon

 

 


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