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Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4 : à vous le reportage photo !

Test ! Le zoom grand-angle Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4 va vous redonner l’envie de cadrer large si vous l’aviez perdue ! Avec des performances exceptionnelles et une aptitude au reportage photo indéniable, ce zoom s’avère un redoutable outil à votre service pour réaliser des images qui sortent de l’ordinaire. Voici les résultats du test du Fuji 10-24mm f/4 sur un boîtier Fuji X-E2.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

une vue de face du Fuji 10-24mm f/4 qui montre
le diamètre de l’optique par rapport au boîtier X-E2

Préambule : pourquoi un test Fujinon ?

Vous êtes en droit de vous poser la question : pourquoi Nikon Passion parle-t-il de Fuji ? Il a viré sa cuti ? Non, je réagis simplement aux demandes et aux nouveaux usages. En 2014, n’en déplaise à certains, la photographie n’est plus ce qu’elle était au siècle dernier et les usages évoluent.

De nos jours, il est commun d’utiliser plusieurs systèmes photographiques. Reflex et hybrides sont parfaitement complémentaires et vous êtes nombreux à posséder plusieurs boîtiers. J’ai donc envie de répondre aux attentes et de vous donner de temps en temps des pistes de réflexion et un autre regard. D’où la raison de cet article et de quelques autres précédemment.

Présentation du Fujinon 10-24mm f/4

Un zoom grand-angle est toujours un bon complément aux zooms transstandard (lire ‘qui encadrent la focale 50mm en équivalent 24x36mm’). Chez Nikon par exemple, dans la gamme reflex c’est le Nikkor 14-24mm f/2.8 qui joue ce rôle et vient compléter le 24-70mm. En APS-C c’est le zoom Nikkor 10-24mm DX.

Chez Fujifilm, le Fujinon 10-24mm f/4 OIS est un équivalent 15-36mm en 24×36. Il complète le Fujinon 18-55mm tout en proposant un recoupement entre 18 et 24mm. Vous allez voir plus loin que c’est un mal pour un bien même si j’ai une requête à ce sujet à adresser à Fuji.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

les 3 bagues de diaphragme, focale et mise au point du Fuji 10-24mm

Ce zoom possède tous les gènes d’une gamme Fujinon qui n’a pas à rougir face à la concurrence (c’est même probablement l’inverse). Belle construction métallique, bague de diaphragme crantée (sans butée), large bague de zoom à la course courte (c’est bien), bague de mise au point suffisamment large mais pas trop (l’autofocus fait bien son boulot avec ces focales).

Avec une ouverture constante de f/4, ce zoom vous permet d’utiliser une large plage de sensibilité, le capteur Fuji X-Trans ne rechignant pas à monter en sensibilité quand la lumière fait défaut. Notez également que ce 10-24mm est un peu plus long et plus gros que le Fujinon 18-55mm, la différence est à peine sensible à l’usage mais elle est bien réelle.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

Fuji 10-24mm f/4 sur le boîtier, avec le Fuji 18-55mm f/2.8-4 à sa gauche

Le Fujinon 10-24mm est bien évidemment doté de la stabilisation Fuji OIS et d’un commutateur de pilotage du diaphragme (par l’utilisateur en mode A ou par le boîtier en mode P). Avec 72mm de diamètre de filtre, on est face à une optique qui en impose sans toutefois s’avérer ni trop grosse ni trop lourde. La philosophie Fuji est respectée : faire efficace, sobre, compact et accessible.

Un zoom polyvalent pour le reportage

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

de l’utilité de l’écran inclinable, ici j’ai du me baisser pour déclencher au plus près de la table

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

si vous aimez le graphisme, vous serez servi(e) !

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

à grande ouverture, la profondeur de champ permet quelques effets agréables en complément du capteur APS-C

Le Fuji 10-24mm empiète un peu sur les plate-bandes du Fujinon 18-55mm généralement acquis avec les boîtiers de la marque. Le choix d’utiliser l’un ou l’autre des objectifs sera alors dicté par le type de photos que vous avez à faire. En reportage de rue, dans des situations où vous devez cadrer large tout en pouvant vous approcher suffisamment du sujet pour trouver des angles originaux, le 10-24mm fait merveille. Faire des portraits à la sauvette à moins de 20cm du sujet ne lui fait pas peur !

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

à quelques centimètres du sujet …

La focale maximale de 24mm limite un tant soi peu l’utilisation dès que la distance au sujet augmente, mais c’est aussi une façon de montrer un décor, un contexte, un plan large informatif et précis.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

attention à l’effet grand-angle, tenir le boîtier horizontal est impératif

Points forts du Fuji 10-24mm f/4

Cette optique propose des performances de très haut niveau, elle a d’ailleurs obtenu la note maximale des tests de JMS (voir 17 tests d’objectifs pour les Fuji X) qui la qualifie de meilleure optique grand-angle APS-C jamais proposée toutes marques confondues.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

osez le portrait en position 24mm …

Si je devais dégager un seul point fort après avoir utilisé cette optique une dizaine de jours, c’est le plaisir qu’il procure à photographier au plus près de l’action. Autofocus rapide et précis (avec le Fuji X-E2 et le firmware 2.10), très faible niveau d’aberrations optiques, rendu colorimétrique, encombrement réduit, difficile de lui trouver des défauts !

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

cherchez des angles différents, le 10-24mm répond présent !

Points faibles du Fuji 10-24mm f/4

Difficile de mettre en avant un véritable point faible. Seule les focales les plus extrêmes (de 10 à 12mm) sont exigeantes car la déformation de l’image sur les bords est marquée. Ceci n’est pas dû à l’optique en particulier mais à la focale, et il vous faudra être prudent avec les sujets placés en bord de cadre.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

attention aux déformations propres à la focale 10mm en bordure de cadre

De même, à pleine ouverture, il faut être prudent au post-traitement. Les zones de l’image qui sont dans le flou d’arrière-plan peuvent présenter un effet de bord qui se compense avec un développeur RAW performant mais peut être visible sur un JPG natif. Dès f/5 l’image gagne en précision et cet effet de bord disparaît très vite.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

image d’origine

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

crop 100% sur l’arrière-plan, le contraste de bord est à surveiller à pleine ouverture

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

à f/5, l’image d’origine

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

et le crop à 100% sans aucun défaut apparent

J’aurais apprécié une plage focale un peu plus étendue pour m’éviter le recours au 18-55mm en reportage dès que mes sujets s’éloignent un peu. Un zoom 10-35mm serait alors parfait pour aller chercher l’équivalent 50mm.

Mon avis sur le Fuji 10-24mm f/4

Voici un zoom grand-angle de très grande qualité proposé à un tarif sans commune mesure avec les zooms pros pour boîtiers reflex. Si les deux systèmes hybrides et reflex ne sont pas concurrents mais complémentaires, force est de constater que ce Fujinon 10-24mm est fort séduisant et incite à jouer : chercher un angle, venir au contact du sujet, rester discret, donner à voir, le tout avec des limites bien peu contraignantes.

Faut-il pour autant craquer pour ce 10-24mm si vous possédez déjà le 18-55mm ? La réponse est oui si vous pratiquez le reportage couramment, si vous aimez être au contact. Si vous préférez prendre un peu de recul, que vous ne pouvez approcher suffisamment, que vous craignez les plans larges et les fuyantes, prenez le temps de la réflexion car ce zoom demande une pratique confirmée du grand-angle pour être exploité à son maximum. Mais à moins de 900 euros (tarif couramment constaté), c’est un investissement que vous ne regretterez pas. D’ailleurs j’ai du mal à le rendre !

Vous pouvez vous procurer le Fuji 10-24mm chez la plupart des revendeurs photo ainsi que chez :


Sigma 150-600mm F5-6,3 DG OS HSM : deux versions pour tous les budgets !

Sigma annonce non pas un nouveau télézoom 150-600mm f/5-6.3 mais deux ! L’opticien indépendant a en effet décliné son 150-600mm en une version Sport aux performances extrêmes et une version Contemporary plus accessible. Voici les caractéristiques de ces deux versions qui annoncent également l’arrivée en force de Sigma dans le monde des zooms à plage focale étendue.

Sigma 150-600mm F5-6,3 DG OS HSM

 

Comparaison Sigma 150-600mm F5-6,3 DG OS HSM
Contemporary (en haut) et Sport (en bas)

Sigma ne fait pas les choses à moitié ! L’opticien nous arrive en effet avec une double version de son nouveau zoom 150-600mm f/5-6.3 DG OS HSM pour répondre à deux types de besoins différents.

Si vous ne maîtrisez pas les subtilités des gammes Sigma, sachez que la gamme Sport regroupe, comme son nom l’indique à peine, les optiques pour la photo d’action. Et que la gamme Contemporary regroupe elle, comme son nom ne l’indique pas du tout, les optiques couvrant des besoins plus larges. Il existe par ailleurs une troisième gamme Art proposant elle des optiques d’exception. Vous suivez ?

La première version de ce 150-600mm intègre la gamme Sports, elle est la plus aboutie sur le plan des performances. Cette gamme s’adresse aux photographes professionnels et à tous ceux qui veulent disposer des meilleures performances possibles. Le prix à payer est … le tarif qui grimpe à 1899 euros.

Si vous voulez profiter de cette plage de focales sans dépenser cette somme, vous pouvez vous rabattre sur la version Contemporary qui propose des déclinaisons plus abordables tout en restant performantes et technologiquement abouties. Le tarif de cette seconde version n’est pas encore annoncé (c’est une fâcheuse habitude chez Sigma comme chez Tamron) mais on peut s’attendre à un tarif largement inférieur avec un peu de chance.

Présentation du Sigma 150-600mm F5-6,3 DG OS HSM gamme Contemporary

Sigma 150-600mm F5-6,3 DG OS HSM gamme Contemporary

Cette version du télé-zoom est annoncée par Sigma comme une version compacte, légère et pratique d’utilisation.

La version Contemporary embarque une lentille en verre FLD (F Low Dispersion) annoncée comme aussi performante que les lentilles en fluorite utilisées par Nikon. S’y ajoutent trois lentilles en verre SLD (Special Low Dispersion) qui sont à-mêmes de corriger les aberrations de tous genres. C’est le moins que l’on puisse attendre d’une telle optique ceci dit .

Cette version propose un collier de pied amovible permettant d’attacher la courroie de transport. L’objectif est verrouillable à n’importe quelle focale, vous pourrez ainsi le transporter sans craindre de voir le zoom bouger tout seul selon l’effet pompe bien connu.

Tout comme Tamron avec son 15-30mm récent, Sigma annonce un revêtement déperlant censé éviter que les poussières et matières grasses n’adhèrent à la lentille frontale. Il faudra à ce sujet comparer les performances des deux marques puisque chacune revendique le même traitement quand l’une des deux (Tamron) annonce en être l’instigatrice … La baïonnette protégée par un joint d’étanchéité évite aux gouttes d’eau de pénétrer entre l’objectif et le boîtier.

Le système de stabilisation optique Sigma OS utilise les informations fournies par l’accéléromètre interne pour permettre, outre la réduction des vibrations, le filé en position horizontale ou verticale.

Le reste de la fiche technique reste conforme à ce que l’on connait de ce type d’optique : un autofocus revu pour être un peu plus performant que sur les versions précédentes, la retouche du point (avec interrupteur dédié sur le fût de l’optique), le dock Sigma USB de mise à jour du firmware des optiques et de réglage de la sensibilité de la mise au point manuelle et de l’autofocus.

Enfin l’optique est compatible avec les téléconvertisseurs Sigma TELE CONVERTER TC-1401 et TELE CONVERTER TC-2001 qui la transforment un équivalent 210-840mm f/7-9 ou 300-1200mm f/10-12.6.

Présentation du Sigma 150-600mm F5-6,3 DG OS HSM gamme Sport

Sigma 150-600mm F5-6,3 DG OS HSM gamme Sport

La version Sport du 150-600mm Sigma pousse le bouchon encore un peu plus loin. Elle incorpore deux lentilles en verre FLD pour accompagner les trois lentilles SLD. La finition d’ensemble de l’optique est plus aboutie selon la marque qui met en avant par exemple une résistance à la poussière et à l’eau au-delà de la simple baïonnette. L’objectif est utilisable sous la pluie, il comporte toutefois le même traitement déperlant sur la lentille frontale que la version Contemporary.

Le collier de pied, indispensable avec cette plage de focales, comporte des crans d’encliquetage tous les 90 degrés pour vous permettre de passer facilement du cadrage vertical au cadrage horizontal ou l’inverse.

Sil est difficile de faire la différence entre les deux versions à la seule vue des communiqués de presse, il faudra attendre la disponibilité de la version Contemporary pour pouvoir tester et comparer les deux versions de ce 150-600mm. Il sera alors particulièrement intéressant de voir en quoi la version Sport l’emporte – outre sa finition plus robuste – car l’écart de prix entre les deux risque de s’avérer important.

Tarif et disponibilité

Le Sigma 150-600mm F5-6,3 DG OS HSM gamme Sport est disponible dès octobre 2014 au tarif public de 1899 euros.

La date de disponibilité et le tarif du Sigma 150-600mm F5-6,3 DG OS HSM gamme Contemporary ne sont pas encore connus.

Ces deux optiques devront affronter le Tamron 150-600mm qui se négocie environ 1400 euros et présente des performances équivalentes.

Source : Sigma


Nikon D810 : des taches lumineuses possibles et une prise en charge rapide par Nikon

Le Nikon D810 lancé récemment fait l’objet d’une note de service par les équipes du support Nikon. Certains modèles peuvent en effet générer des taches lumineuses lors de poses longues en mode 1.2x. Le support Nikon prend en charge les boîtiers concernés, voici comment savoir si le vôtre l’est.

Nikon D810 : des taches lumineuses possibles et une prise en charge rapide par Nikon

illustration (C) Nikon

 

Le Nikon D810 a succédé au couple D800/D800E depuis quelques semaines. Nous avons eu l’occasion de le prendre en main récemment pour un premier test en situation réelle lors du Festival des Vieilles Charrues. D’autres utilisateurs l’ont utilisé dans des situations totalement différentes et ont pu remarquer l’apparition de taches lumineuses en pose longue en mode 1.2x (30×20).

Le défaut relevé par ces utilisateurs consiste en des points lumineux apparaissant lors de prises de vues en mode 1,2x et avec des temps de pose qualifiés de ‘longs’ par Nikon. Pas d’infos plus précises sur la durée des temps de pose ‘longs’ mais il s’agit de plusieurs secondes manifestement.

Nikon a réagit promptement en proposant une prise en charge rapide et, bien évidemment, gratuite pour les boîtiers concernés. De même, pour éviter de répéter l’épisode malheureux du D600, Nikon veut s’assurer cette fois qu’aucun boîtier n’est laissé de côté, le problème étant manifestement pas visible par tous les utilisateurs du fait de son caractère particulier.

Nikon précise cependant que tous les D810 dont le filetage de pied présente un point noir ont été vérifiés et ne nécessitent pas de contrôle.

Faut-il en conclure que le D810 est un boîtier à problème ?

Assurément non au vu des informations dont nous disposons. Il ne fait jamais qu’embarquer une technologie (de plus en plus) complexe, comme la plupart des appareils photo actuels. Et comme avec plusieurs autres modèles concurrents qui ont également connu des déboires à leur sortie, il est courant que les premiers utilisateurs découvrent des soucis sur les premiers modèles.

Si certaines anomalies se règlent avec une mise à jour du firmware, d’autres nécessitent un passage au SAV. Pour les marques, une grande réactivité au lancement d’un nouveau modèle est donc plus que jamais d’actualité aussi nous apprécions le fait que Nikon ait cette fois traité le problème très rapidement et pris les mesures nécessaires.

Pour en savoir plus et vérifier si votre D810 est concerné, rendez-vous sur le site du support Nikon.

Source : Nikon


Test Fuji X-E2 : 15 jours sur le terrain avec l'hybride Fujifilm qui cache bien son jeu

Le Fuji X-E2 est un boîtier compact à objectifs interchangeables, doté d’un capteur APS-C Fuji X-Trans II de 16.3Mp et d’un viseur électronique EVF. La particularité du Fujifilm X-E2 est d’offrir une définition d’image et une montée en ISO au niveau des meilleurs reflex tout en restant compact et léger. Nous l’avons utilisé pendant plus de 15 jours dans différentes situations, revue de détail !

Test Fuji X-E2

Présentation du Fuji X-E2

Le Fuji X-E2 a succédé fin 2013 au Fuji X-E1 précédemment testé. Fuji a pris le soin de garder ce qui fait l’intérêt de la série X, un capteur APS-C Fuji X-Trans offrant une qualité d’image au niveau des meilleurs reflex.

Le Fuji X-E2 s’est vu doté d’un nouveau module autofocus hybride déjà vu sur le X100S. La réactivité de l’autofocus était un vrai inconvénient sur le X-E1, le problème est réglé sur le X-E2. Le processeur de traitement d’image de seconde génération, le module wifi intégré, l’écran arrière plus grand et quelques autres améliorations font de ce X-E2 un vrai nouveau modèle malgré une apparence inchangée.

Test Fuji X-E2

Le boîtier est construit en alliage de magnésium et s’avère très léger même si le X-E2 ne fasse pas partie des petits hybrides (comme le Nikon One V3). Il tient bien en main et se révèle bien plus agréable à porter qu’un reflex lors des longues sorties. En voyage, c’est un compagnon idéal quand le reflex et son zoom plus imposants constituent un ensemble plus conséquent.

Equipé du zoom standard 18-55mm f/2.8-4.0 l’ensemble reste très discret, particulièrement dans sa livrée noire, sans aucune comparaison avec un reflex (Nikon Df par exemple) équipé d’un zoom Nikkor 24-70mm (l’équivalent ou presque en focales).

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

N’ayez pas peur de sortir sous la pluie !

Si le Fuji X-E2 résiste à une pluie modérée il n’est pas aussi résistant aux intempéries que peut l’être le XT-1. La faible épaisseur du boîtier fait que le capteur est proche de l’extérieur lors d’un changement d’optique, quelques précautions s’imposent pour minimiser l’apparition de poussières.

Ergonomie et accès aux principales fonctions

Le Fuji X-E2 dispose d’un flash intégré que l’on fait sortir de son logement à l’aide de la touche arrière dédiée. Ce petit flash a une portée limitée, il conviendra de l’utiliser en lumière d’appoint uniquement. Il peut par contre être facilement orienté vers le haut pour éviter les effets d’ombres portées. La griffe porte-flash adjacente permet elle d’utiliser un flash externe. Le X-E2 est compatible avec de nombreux flashs dont les modèles Nikon SB, vous perdrez le mode TTL uniquement.

Test Fuji X-E2 flash intégré

Le X-E2 est doté de deux molettes supérieures, une pour le réglage de la vitesse en mode S et une seconde pour la correction d’exposition. Celle-ci est variable de -3 à +3 IL (-2 à +2 sur le X-E1). Notons également l’apparition d’une position 1/180 sur la couronne de vitesse pour désigner la vitesse limite de synchro flash.

Test Fuji X-E2 molettes de commandes vues de dessus

En face arrière, la différence majeure avec le X-E1 est la disparition de la touche View Mode qui permettait de basculer entre les différents modes de fonctionnement du couple viseur/écran arrière. Ce réglage est désormais accessible via le menu ou paramétrable sur une des touches personnalisables depuis le firmware 2.0.

Test Fuji X-E2 ecran arrière et quick menu

A la place de cette touche, on trouve la touche Q pour Quick Menu : c’est l’accès direct à l’ensemble des fonctions essentielles de prise de vue qui évite de passer par les menus moins rapides à l’usage. Les boutons AF-L et AE-L ont été séparés, il est possible de figer la mise au point tout en faisant varier l’exposition ou l’inverse (le blocage AE-L/AF-L reste possible).

Le contrôleur à 4 touches à droite donne accès à ce que Fuji considère comme les commandes principales. Si c’est bien le cas pour la touche inférieure et l’accès au choix du collimateur AF, nous sommes plus dubitatifs pour la touche supérieure et le mode Macro plus rarement utilisé. Nous aurions préféré voir cette touche attribuée au réglage du collimateur, ce qui éviterait de devoir appuyer d’abord sur la touche inférieure pour accéder au réglage puis sur les autres touches pour faire son choix.

Test Fuji X-E2 écran arrière visée

Fuji a doté son X-E2 de deux touches personnalisables : la première est située sur le dessus du boîtier à côté du déclencheur, la seconde sur le panneau arrière. Il est de même possible de choisir une personnalisation pour la touche AE arrière et la touche AF du pad de droite.

Enfin signalons un accès au logement batterie et carte mémoire sous le boîtier qui impose de retirer le boîtier du trépied, rien de critique mais à garder en mémoire si vous êtes un adepte des pieds ou du tournage vidéo.

Le Fuji X-E2 conserve le contrôle de l’ouverture via la bague de diaphragme de l’optique comme sur les autres boîtiers Fuji-X, les amateurs apprécieront. Il vous suffit de glisser le sélecteur sur l’objectif sur la position A(uto) et la couronne de vitesse sur A(uto) aussi pour être en mode P. Tournez la couronne de vitesse et vous êtes en S. Basculez le sélecteur d’objectif et vous êtes en A. Changez les deux en même temps et vous êtes en M. Simple et efficace.

Test Fuji X-E2 trappe batterie et carte mémoire

Le menu Fuji est conforme aux classiques du moment : 5 ensembles de réglages pour la prise de vue, 3 pour le paramétrage du boîtier. Notons toutefois une limitation en matière de réglage ISO puisque les sensibilités maximales 100, 12.800 et 25.600 ISO ne sont accessibles qu’en mode JPG. Le réglage Auto-ISO permet de choisir la sensibilité et la vitesse minimale.

Le Fuji X-E2 dispose d’une fonction LMO (Lens Modulation Optimizer) qui permet de réduire les effets de diffraction et les aberrations chromatiques de l’objectif en JPG.

L’écran arrière de 3 pouces dispose de 1.2 millions de points comme sur le X-Pro1. Sa définition permet de visionner confortablement les images, même si la visibilité en plein jour est parfois réduite selon l’intensité du soleil.

Le viseur EVF (Electronic View Finder) a fait de gros progrès par rapport au X-E1. Il est toujours doté d’un correcteur dioptrique (les porteurs de lunettes apprécieront) et s’avère bien plus réactif. Le firmware 2.0 a porté le taux de rafraîchissement de l’EVF au niveau de celui du XT-1, un modèle du genre. Ce viseur électronique diffère de celui des X100s et X-Pro1 qui sont hybrides (optique et électronique), mais s’avère très satisfaisant à l’usage même si l’on peut relever un léger effet d’éblouissement lors du passage basse lumière – haute lumière l’espace d’une seconde.

Le Fuji X-E2 à l’usage

Le X-E2 dispose de la version 2 du capteur Fuji X-Trans tout comme le XT-1 ou le X100S. La définition est inchangée par rapport au modèle précédent avec 16.3 Mp mais ce capteur dispose de pixels à détection de phase qui viennent booster les performances de l’autofocus. L’autre particularité de ce capteur Fuji est de ne pas comporter de matrice de Bayer mais un réseau de filtres à la répartition (presque) aléatoire qui évite l’apparition de moiré. Nul besoin de filtre passe-bas et nul risque de voir apparaitre du moiré comme sur un reflex sans filtre.

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Le Fuji X-E2 est particulièrement à l’aise lorsqu’il s’agit de photographier sur le vif avec précision
cliquer sur la photo pour la voir en plus grand avec les données EXIF

Nos tests en conditions réelles ne sont l’équivalent de passages au banc tel que peut le faire DxO Labs mais les résultats sont tout à fait à la hauteur de la réputation du capteur Fuji. La qualité d’image obtenue, le niveau de détail et le couplage avec des optiques Fujinon dont certaines frôlent l’exceptionnel (voir le test du Fujinon 23mm f/1.4 à venir …) font de ce X-E2 un boîtier plus que convaincant qui rivalise sans aucune difficulté avec les meilleurs reflex du moment (par exemple Nikon Df).

En matière d’autofocus, le Fuji X-E2 prend une réelle longueur d’avance sur son prédécesseur. Nous avions relevé une vraie lenteur sur le X-E1. Sur le X-E2 la mise au point est rapide et fiable, le suivi du sujet (si activé) détecte automatiquement une zone de l’image perçue comme un élément en mouvement (par exemple un enfant) et règle la mise au point en temps réel tout en suivant le déplacement.

Seul le suivi droite-gauche et avant-arrière simultané d’un sujet reste en retrait par rapport aux AF reflex disposant d’un mode Suivi 3D. Le X-E2 n’est pas dédié à la photo de sport et d’action même s’il dispose d’un mode AF Continu qui se comporte bien mieux que sur le X-E1 avec une couverture intégrale du champ cadré.

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

Le capteur APS-C du Fuji X-E2 vous permet aussi de jouer avec le flou d’arrière-plan
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En mode de mise au point manuel, il vous faudra tourner la bague de MAP sur l’objectif et juger du point dans le viseur. Pour vous aider, Fuji a intégré un mode Focus Peaking qui met en évidence les zones de transition dans l’image sur lesquelles vous pouvez faire la mise au point. Ce mode ne nous a pas complètement convaincus malgré la possibilité de zoomer dans l’image du fait du viseur électronique. Le mode stigmomètre est plus intéressant. L’absence de butée sur la bague de MAP reste déconcertante tout comme avec les autres boîtiers Fuji X.

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Le système de mesure ne s’est pas fait piéger ici alors que les contrastes sont extrêmes

Le système de mesure de lumière du X-E2 s’est avéré efficace tout au long de notre test. Il est rarement pris en défaut, l’affichage d’une échelle intégrée au viseur rend la correction aisée si vous êtes un adepte du correcteur d’exposition.

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Le Fuji X-E2 se joue aisément des contrastes élevés, utiliser le format RAW permettra néanmoins de récupérer un peu plus les hautes lumières

La cadence de prise de vue en mode rafale est fixée à 7 images par seconde (6 pour le X-E1). Si le X-E2 tient cette cadence, ce n’est pas son terrain de jeu favori. Il perd en effet la possibilité de suivre le point en rafale et demande plusieurs secondes de traitement pour enregistrer les photos une fois la rafale terminée, d’où un certain manque de réactivité si vous souhaitez faire rapidement un autre cliché. Le X-E2 montre ses limites d’usage dans ces situations pour lesquelles il n’est pas vraiment fait non plus.

Les performances aux différentes sensibilités sont toujours délicates à relater dans un tel test car nous ne nous appuyons volontairement pas sur des mesures scientifiques. Nous préférons évaluer la capacité du boîtier à fournir des images JPG de qualité sans besoin de post-traitement lourd et des fichiers RAW qui permettent d’optimiser le niveau de bruit et le rendu final si le besoin s’en fait sentir.

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

Aux sensibilités peu élevées, ici 1250 ISO, le niveau de bruit est nul et les images exploitables directement

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

Aux sensibilités moyennes, ici 2500 ISO le X-E2 reste très convaincant sans nécessiter de traitement particulier pour réduire le bruit

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

A 3200 ISO le Fuji X-E2 reste parfaitement à l’aise, les vitesses lentes ne sont jamais un problème (ici 1/20ème de sec.)

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

A 5000 ISO les JPG natifs sont suffisamment bien traités par le boîtier pour être utilisés sans post-traitement, une réduction de bruit appliquée au fichier RAW permettra de gagner un peu néanmoins

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

A 6400 ISO le résultat reste très intéressant si vous n’êtes pas adepte du post-traitement, et si c’est le cas vous aurez de quoi profiter d’un RAW vous permettant de tirer le meilleur du X-E2

Le Fuji X-E2 s’en est très bien sorti entre 200 et 800 ISO,aucun bruit n’est visible à l’écran. A 1600 et 3200 ISO une très légère granulation apparaît qui ne se mesure que difficilement à l’œil. A 6400 ISO le X-E2 donne des images exploitables sans post-traitement mais l’utilisation du format RAW permet de gagner en rendu. Au-delà le X-E2 arrive aux limites et les sensibilités extrêmes sont à envisager en dernier recours.

Les fichiers RAW générés sont un peu plus imposants qu’avec le X-E1 du fait d’un enregistrement en 14 bits (12 sur le X-E1). Comptez environ 32Mo par fichier RAF (le RAW Fuji).

En mode vidéo le X-E2 s’avère également plus performant que le X-E1 avec un mode Full HD à 60fps (24 sur le X-E1). La prise micro externe au format jack 2.5mm permet l’utilisation d’un micro externe, la vitesse d’obturation et le réglage ISO sont par contre figés et ne peuvent être changés en cours d’enregistrement. Notons l’absence d’un déclencheur vidéo dédié qui impose le recours à la touche Drive arrière et la navigation dans ce menu.

Notre avis sur le Fuji X-E2

Fuji a mis à niveau son X-E1 pour proposer un X-E2 en net progrès sur de nombreux points, dont l’autofocus et le viseur. La marque est de plus très à l’écoute des utilisateurs et propose des mises à jour firmware régulières y compris pour les modèles n’étant plus commercialisés.

Le Fuji X-E2 s’avère un des deux meilleurs choix du moment avec le XT-1 au sein d’une gamme Fuji qui se renforce de mois en mois. Arrivé sur le marché en tant qu’outsider face aux concurents Micro 4/3, Fuji s’est imposé comme un des leaders en particulier grâce à un capteur APS-C aux performances réelles et une gamme optique de niveau professionnel au tarif contenu.

Combinant qualité d’image, montée en sensibilité, réactivité et ergonomie, le X-E2 mérite une place sur le podium « Hybrides ». Son orientation diffère de celle du XT-1 qui cherche à se rapprocher des reflex mais ils ont les mêmes caractéristiques, les mêmes performances et le même intérêt. Le X-E2 l’emporte sur le plan du tarif puisqu’il s’avère environ 400 euros moins cher en kit avec le Fujinon 18-55mm f/2.8-4.0 que son frère de gamme.

Au moment du choix, il conviendra de bien avoir conscience des limites du X-E2 : il n’est pas taillé pour l’action et le sport ni les aventures ultimes mais dans tous les autres cas de figure il répond présent. Face à un concurrent Micro 4/3 comme l’Olympus OM-D EM-1, il a pour lui une montée en ISO bien supérieure. Face à une concurrence reflex comme le Nikon Df, il l’emporte très largement sur le plan du tarif (plus de 1000 euros d’écart boîtier nu, 2000 au moins selon optique) sans marquer le pas en terme de prestations.

Le Fuji X-E2 est un boîtier à considérer si vous cherchez un complément idéal à votre reflex comme un modèle léger et très performant en remplacement d’un système reflex plus encombrant.

Merci à Fujifilm France pour le prêt du matériel.

Vous pouvez vous procurer le Fuji X-E2 + 18-55mm f/2.8-4.0 chez les revendeurs spécialisés dont :

Miss Numerique : Fuji X-E2 + 18-55mm f/2.8-4.0

Amazon : Fujifilm X-E2 + Objectif Fujinon XF 18-55mm


Test Nikon Df : 15 jours avec le reflex Vintage Nikon

Passer deux semaines sur le terrain avec un boîtier au look vintage, pour vous proposer ce test Nikon Df, c’est découvrir ce reflex plein format inédit qui complète la gamme Nikon avec son capteur de Nikon D4, son look Vintage et son caractère résolument orienté Photographie.

Je l’ai utilisé dans différentes situations pour vous livrer mes impressions au-delà des murs de briques et des bancs techniques.

Test Nikon Df : 15 jours sur le terrain avec le reflex Vintage Nikon

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Test Nikon Df : présentation

Le Nikon Df est un reflex plein format dont le gabarit est proche du Nikon D610 mais qui a la particularité d’être équipé du capteur et du traitement d’image du Nikon D4. Autant dire que le cœur du Df est tout ce qu’il y a de plus pro et éprouvé puisque le Nikon D4 fait partie des références en matière de boîtiers pros.

Pour ce qui est du boîtier, même constat : la référence D610 laisse présager d’un ensemble cohérent et efficace même si certains composants ne sont pas au niveau des reflex pros de la marque, le module AF 39 points en particulier.

Sur le plan du look, c’est affaire de goût. Le Df reprend les lignes du célèbre Nikon FA (1983) avec ses couronnes supérieures, sa molette frontale entièrement apparente et son déclencheur avec pas de vis pour accessoires.

Face avant - Des photos du Nikon Df

Test Nikon Df : le boîtier et son objectif Nikon AFS 50 mm f/1.8

Si la face avant du boîtier est très clairement Vintage, il n’en est pas de même de la face arrière proche de ce que l’on connaît des reflex ‘modernes’. Les amateurs de Vintage purs et durs (j’en suis aussi) reprocheront à Nikon de ne pas avoir poussé l’exercice jusqu’au bout sur le plan du design. Le fait de piocher dans la banque d’organes maison est une des raisons probables de ce choix.

Le Nikon Df est estampillé ‘Pure Photography‘ par la marque : en clair et en français cela veut dire qu’il ne dispose pas d’un module d’enregistrement vidéo ni des fonctionnalités modernes comme le Wifi ou la géolocalisation des images. J’ai interrogé Nikon sur ce point et une des raisons pour ne pas avoir inclus la vidéo, hors choix marketing, est que ce module nécessite des composants additionnels qui prennent de la place (le Df se veut compact et léger) et impliquent un tarif de vente plus élevé (les composants dédiés pour l’enregistrement vidéo sont des additions à l’électronique embarquée).

Si l’on peut comprendre ce choix sur le plan technique, j’ai plus de mal à l’admettre sur le plan du positionnement général du boîtier. En effet le Df est vendu à un tarif sensiblement identique au Nikon D800 qui inclut la vidéo, et nombreux sont les amateurs de photographie qui apprécient de pouvoir de temps à autre tourner quelques séquences.

Test Nikon Df : 15 jours sur le terrain avec le reflex Vintage Nikon !

Test Nikon Df à 6.400 ISO

Il en est de même pour ce qui est de l’utilisation du module AF 39 points issu du D610, un choix qui s’explique difficilement sur le plan pratique tant ce module, efficace par ailleurs, est limité par rapport au module 51 points équipant par exemple un plus modeste Nikon D7100.

Le Nikon Df est livré en kit avec un objectif Nikkor 50 mm f/1.8 AF-S dont le look colle parfaitement à celui du boîtier. On lui reprochera par contre un encombrement bien conséquent pour un simple 50 mm ouvrant à f/1.8, d’autant plus que les 50 mm de la grande époque étaient déjà performants et bien moins volumineux. Par ailleurs vous êtes nombreux à déjà posséder un 50 mm, imposer le choix du kit ne fait que rajouter une contrainte tarifaire à un boîtier qui est déjà assez mal placé sur ce plan.

Ergonomie et accès aux fonctions principales

Le Nikon Df surprend à la première prise en main. Le boîtier est en effet beaucoup plus léger que son apparence ne laisse paraître. Le gabarit est très proche d’un Nikon D610 (et pour cause), le poids également. Il vous faudra vous habituer aux différentes couronnes et molettes, avec leur verrouillage de sécurité, qui si elles reprennent bien l’esprit des boîtiers argentiques ne s’avèrent pas nécessairement ergonomiques.

En mode S par exemple, changer la vitesse impose de tourner la couronne supérieure droite, une manipulation peu aisée quand on a l’œil au viseur. De même changer le mode de prise de vue pour passer de S à A est difficilement réalisable sans baisser le boîtier et lever la petite molette de réglage.

La double couronne supérieure gauche vous permet de changer la sensibilité et de jouer sur la correction d’exposition. Elle reprend le verrouillage qui impose de voir ce que l’on fait pour ne pas se tromper. Si l’on ne change pas la sensibilité à chaque photo, il n’en est pas de même avec la correction d’exposition. A l’usage c’est assez peu agréable à utiliser.

Le dos du boîtier reprend les touches et contrôles que l’on connait sur les reflex Nikon : les nikonistes apprécieront, les autres s’y feront. Les menus du boîtier sont conformes à ce que vous connaissez de la gamme reflex Nikon, c’est excessivement complet mais il est temps que Nikon se penche sérieusement sur l’arrangement des menus car on finit par s’y perdre très vite vu le nombre de fonctions disponibles. L’interface mérite vraiment d’être revue (c’est aussi vrai pour les autres Nikon).

Rien à dire en revanche sur l’écran arrière grand et très bien défini, parfaitement visible en pleine journée ensoleillée. Il n’est certes pas tactile mais tant que les menus ne sont pas revus, il y a peu à gagner à contrôler le boîtier au doigt. Le viseur est un modèle du genre, généreux, avec un dégagement qui ne vous privera pas de vos lunettes préférées, la couverture 100% vous permettra de soigner vos cadrages. Le paramétrage via les menus permet de disposer des informations nécessaires et suffisantes dans ce viseur qui peut également afficher les lignes de tiers, le point AF et s’éclairer en fonction des réglages que vous aurez faits.

L’emplacement batterie et carte mémoire se trouve sous le boîtier, la trappe disposant d’un système de verrouillage dans l’esprit des Nikon F avec un levier à dégager et tourner (les amateurs apprécieront). Si la manipulation ne pose aucun problème en elle-même, il n’en sera pas de même si vous utilisez un trépied, l’accès à cette trappe est alors condamné, prévoyez de la place sur votre carte mémoire si vous fixez l’appareil sur trépied et que vous ne souhaitez plus le démonter pendant la séance.

Gabarit et prise en main

Autant le dire tout de suite, si le Df dispose bien du capteur du D4, il n’en reprend ni le poids ni la taille. Le Df est léger et s’avère plus compact que le Nikon D700 par exemple.

L’absence de flash intégré permet au Df de disposer d’un prisme assez petit tout en proposant une griffe porte-accessoires pour les amateurs de flashs Cobra. La poignée droite offre une prise en main confortable, elle s’avère un peu juste si vous avez des grosses mains d’autant plus que la hauteur du boîtier est réduite toujours par rapport au D700 par exemple.

Le Df dispose d’un écran de contrôle supérieur fidèle, selon Nikon, à l’esprit Vintage. En clair il est minuscule et très peu lisible en pleine journée (l’esprit Vintage quoi !).

Cet écran s’avère relativement inutile en pratique, vous aurez plus facilement recours à l’affichage des informations sur l’écran arrière. Vous y perdrez l’esprit Vintage mais vous y gagnerez en efficacité et en lisibilité.

Le Nikon Df à l’usage

Le Nikon DF est un boîtier qu’il vous faut apprécier à sa juste valeur. Il demande à être découvert, compris et utilisé à bon escient et diffère en cela des autres modèles de la marque plus généralistes et accessibles. Avec le Df vous disposez d’un boîtier pour vos longues balades en extérieur, pour vos portraits posés, pour vos photos de paysages. L’ensemble capteur-processeur d’image est excessivement performant et je n’ai rien trouvé à redire sur la qualité des images que ce soit en basse sensibilité en pleine journée comme en plus haute sensibilité en soirée.

Les JPG bruts de capteur sont exempts de tout bruit numérique jusqu’à 3.200 ISO, très bons à 6.400 et largement utilisables à 12.800 ISO (voir comparatif Nikon Df – D4 – D800). Au-delà je vous conseille d’utiliser le format RAW et de traiter vos fichiers, moyennant quoi vous obtiendrez des résultats plus qu’honorables à 25.600 ISO. Oubliez bien évidemment les sensibilités extrêmes (102.400 et 204.800 ISO).

Le Nikon Df est fait pour le reportage et le paysage, il n’est clairement pas dédié à l’action, au sport et à toutes les situations dans lesquelles vos sujets bougent de façon imprévisible. Son module AF à 39 points est bien trop limité, non pas par sa réactivité et sa précision, excellentes, mais par sa capacité à suivre le sujet sur les bords du cadre. La répartition des 39 collimateurs est en effet telle qu’ils occupent le centre du cadre et ne vous permettent pas de caler le point sur les lignes des tiers et les points forts de l’image par exemple.

Sur le plan pratique, je n’ai pas grand-chose à reprocher au boîtier qui fonctionne « comme un Nikon » : une fois vos réglages faits, vous pouvez vous concentrer sur la prise de vue, vous disposez de toutes les infos nécessaires et suffisantes dans le viseur et d’une qualité d’image qui ne laisse planer aucun doute. Seul l’accès à certains réglages en cours de prise de vue s’avère pénalisant puisqu’il convient de baisser le boîtier, changer le réglage et reprendre le cours de la prise de vue. Un peu déconcertant au début, même si l’on finit par s’y habituer.

Test Nikon Df : 15 jours sur le terrain avec le reflex Vintage Nikon !

Test Nikon Df à 12.800 ISO

Notons toutefois quelques incohérences au niveau des menus et de l’écran arrière qui, pour un boitier dédié photo, a un peu trop tendance à s’allumer quand on ne lui demande rien. Et passer toutes les entrées des menus en revue pour trouver celle qui pourrait couper l’affichage des infos et qui au final n’existe pas est assez navrant. Il est probable que les mises à jour du firmware inévitables corrigent quelques-unes de ces anomalies si les premiers utilisateurs les remontent à la marque.

Quelques mots sur le Nikkor 50 mm f/1.8 AF-S livré avec le Df pour dire qu’il est conforme à ce que l’on connait des 50 mm Nikon : un beau piqué, une bonne rapidité AF et une taille conséquente. Je regrette toutefois que Nikon n’ait pas fait l’effort d’ajouter une bague de diaphragme pour coller à l’esprit Pure Photography, tant qu’à faire de proposer une optique dédiée.

Si vous n’aviez pas encore de 50 mm vous en aurez un et si vous en avez déjà un … vous en aurez deux ! (lire : Mr. Nikon, si vous proposiez le Df boîtier nu en retirant le tarif du 50 mm ce serait une belle idée non ?).

Mon avis sur le Nikon Df

Donner un avis sur le Nikon Df n’est pas chose aisée tant le positionnement de ce boîtier est exclusif dans l’univers Nikon. Si l’on considère le seul aspect Photographie, alors ce boîtier est un excellent reflex dont la qualité d’image n’est pas à remettre en cause. Il assure dans les basses lumières comme dans la gestion des forts contrastes, la définition de 16Mp évite les flous de bougé fréquents des capteurs plus riches en pixels et les fonctions et contrôles sont suffisamment complets pour satisfaire le plus grand nombre.

Test Nikon Df : 15 jours sur le terrain avec le reflex Vintage Nikon !

Test Nikon Df à 6.400 ISO

Le Nikon Df est proposé à un tarif public qui fait de lui un objet de luxe face à une concurrence (Fujifilm avec le récent Fuji XT-1 par exemple) qui fait sensiblement aussi bien pour moitié moins cher. Il vous faudra donc considérer d’autres critères au moment du choix comme vos besoins photo précis, votre parc optique ou l’attachement à la marque. Moyennant quoi vous ne serez pas déçu.

Si le côté exclusif du Df vous inquiète, essayez-le avant de casser votre tirelire, ne serait-ce que pour la prise en main et l’accès aux fonctions. Dans le doute vous pouvez vous rabattre sur le D610 beaucoup plus polyvalent, disposant d’une fiche technique proche (hors capteur) mais bien plus polyvalent et beaucoup moins onéreux.

Test Nikon Df : à qui s’adresse ce reflex Nikon ?

Usages familiaux grand public, profil amateur

Le Nikon Df est un boîtier qui demande une bonne connaissance des bases de la photographie pour être exploité au mieux. Il ne dispose d’aucun des modes scènes qui peuvent séduire les amateurs et s’avère exclusif dans son usage. Si vous êtes dans ce cas mais que le plein format vous fait de l’œil, optez plutôt pour le Nikon D610.

Usages avancés, profil expert

Vous cherchez la meilleure qualité d’image dans un boîtier léger et vous êtes amateur de reportage, de photo de rue, de paysages, de portraits posés, de toutes les situations dans lesquelles votre sujet bouge de façon prévisible ? Le Nikon Df répondra présent avec les limites de l’AF 39 points. Si le tarif n’est pas déterminant pour vous alors le Df est un bon choix.

Usages avancés, profil professionnel

Si vous êtes professionnel et que vous utilisez couramment un Nikon D3, D4 ou D800 alors prenez le temps de la réflexion avant de choisir le Df. Vous gagnerez en poids tout en gardant la qualité d’image de votre D4, c’est un atout. Vous perdrez en capacité, en rapidité d’action, en vidéo et en ergonomie générale par rapport à un D610 qui peut s’avérer une alternative crédible ou à un D800 qui en propose bien plus pour le même prix.

Vous avez des questions complémentaires ou des retours d’expérience à faire ? Les commentaires sont faits pour ça.

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Fujifilm X-E2 : un X-E1 en mieux avec X-Trans II, 7im/s, Wi-Fi et vidéo 60p

Fujifilm apporte quelques retouches à son modèle X-E1 et annonce le très logique Fuji X-E2, un compact à objectifs interchangeables qui ne manque pas d’intérêt avec son grand capteur X-Trans II au format APS.

Fujifilm X-E2 : un X-E1 en mieux avec X-Trans II, 7im/s, Wi-Fi et vidéo 60p

Fujifilm a su redonner le goût des beaux boîtiers aux nostalgiques que nous sommes. Les Fuji X sont en effet bien finis, jolis (c’est affaire de goût mais nous on aime) et surtout performants. Le Fuji X100 a inauguré une gamme qui ne cesse de se compléter depuis. Sont en effet apparus les X-M1, X-Pro1, X-E1 et X-A1 – modèles à objectifs interchangeables ainsi que les X100s, X20 et XF1 à optiques fixes.

Avec le X-E2 Fuji met à niveau son très réussi X-E1 et fait en sorte de répondre à la demande des utilisateurs en matière de rapidité d’AF. En effet c’est le point faible des Fuji X que de disposer d’un système AF un peu lent à la détente, ce que nous avons pu constater lors du test terrain du X-E1. Fuji travaille d’arrache-pied et a d’ailleurs proposé ces derniers jours une mise à niveau du firmware du (vieux) X100 censée donner plus de vigueur à son module AF.

Fujifilm X-E2 : un X-E1 en mieux avec X-Trans II, 7im/s, Wi-Fi et vidéo 60p

Ce X-E2 reprend ce qui a fait le succès du X-E1 : un grand capteur X-Trans 16,3 Mp sans filtre passe-bas dans sa version 2, qui inclut 100.000 pixels de détection de phase pour accélérer l’autofocus et permettre un stigmomètre électronique. Fuji a également mis à jour le processeur de traitement pour qu’il soit plus rapide (cela aide l’AF aussi). Le boîtier permet désormais un mode rafale à 7 im/sec. au lieu de 6 sur le précédent modèle.

Le X-E2 sait interpréter les données de l’objectif et corriger de lui-même encore un peu mieux les aberrations et la qualité d’image globale, ce que Fuji nomme Optimisation de la Modulation Optique (LMO).

Pour répondre à la demande des utilisateurs, le Fuji X-E2 dispose d’un module Wi-Fi intégré (comme le récent Nikon D5300). Fuji propose l’application Fujifilm Camera Application pour récupérer les images, celle-ci ne permet par contre pas de déclencher à distance.

Fujifilm X-E2 : un X-E1 en mieux avec X-Trans II, 7im/s, Wi-Fi et vidéo 60p

Le X-E2 reçoit un nouveau viseur électronique dont la fréquence d’affichage est passée de 30im/sec. sur le X-E1 à 50im/sec. La visée devrait s’avérer encore plus confortable. L’écran arrière gagne en taille avec 3 pouces et en définition avec 1.040.000 points. Il reste fixe à la différence de l’écran orientable des X-M1 et X-A1.

Enfin le mode vidéo est amélioré avec le Full HD 1920×1080 jusqu’à 60 i/s. Le suivi de l’AF en mode vidéo est donné comme plus rapide et précis. Les réglages de simulation de film et la correction d’exposition (±2IL) sont actifs en mode vidéo. Un haut débit de transfert (36 Mo/s) a été implémenté.

Principales caractéristiques du Fuji X-E2

  • Capteur X-Trans CMOS II en format APS-C de 16,3 mégapixels
  • Matrice de filtres couleur exclusive, permettant de contrôler l’effet de moiré et les artéfacts colorés sans recours à un filtre passe-bas
  • Processeur EXR II
  • Monture X FUJIFILM
  • Optimisateur de Modulation Optique pour une meilleure qualité d’image
  • Viseur électronique OLED de très haute résolution de 2,36 millions de points
  • Molette de correction de l’exposition de ±3 IL
  • LCD haut de gamme de 3 pouces (1,04 million de points) (extrêmement contrasté et lumineux, doté d’un large angle de vision)
  • Flash extractible « pop-up » intégré (griffe flash également disponible pour un flash accessoire)
  • 200 – 6400 ISO, extension à 100, 12 800, 25 600 ISO, Automatique (réglage ISO maximal de 400 – 6400 ISO)
  • Vitesse de l’AF : 0,08 seconde
  • Touche de raccourci « Q » ( comme rapide) pour les réglages du menu de prise de vue
  • Convertisseur RAW intégré
  • Modes de simulation de film (Velvia, ASTIA, PROVIA, Monochrome, Sepia, Pro Neg.Std & Pro Neg.Hi)
  • Fonctions artistiques comprenant Exposition Multiple, Panorama et huit filtres créatifs.
  • Choix des fonctions de bracketing (AE/ISO/Plage dynamique & Simulation de film)
  • Vidéo Full HD
  • Prise pour microphone ou déclencheur (?2.5mm)
  • Autonomie de la batterie d’environ 350 images
  • Disponible en deux déclinaisons : noir et deux tons noir-argent

Le Fuji X-E2 est disponible dès Décembre 2013, son tarif public est de :

  • 949 euros pour le boîtier X-E2 nu,
  • 1349 euros pour le boîtier X-E2 en kit avec l’objectif Fujinon XF18-55mm
  • 1899 euros pour le boîtier X-E2 en double kit avec les objectifs Fujinon XF18-55mm et XF55-200mm

Source : Fujifilm


Sigma 24-105mm f/4 DG OS HSM ‘Art’ : plage focale idéale en plein format et qualité pro

Sigma annonce le nouveau Sigma 24-105mm f/4 DG OS HSM qui vient compléter sa série ‘Art’. Ce zoom à ouverture constante f/4 est compatible avec les boîtiers plein format Nikon FX et se monte également sur les boîtiers APS-C DX.

Sigma 24-105mm f/4 DG OS HSM 'Art' : plage focale idéale en plein format et qualité pro

Sigma ‘Art’ : performance et qualité optique

Sigma a organisé sa production en trois gammes : Contemporary, Art et Sports. Si ce classement peut s’avérer bien opaque pour qui ne connaît pas la gamme Sigma, il n’en reste pas moins que positionner le nouveau 24-105mm f/4 dans la série Art donne le ton. L’optique est conçue pour offrir le meilleur de la technologie Sigma du moment à ceux qui sont à la recherche d’une optique pro.

24-105mm : une plage focale idéale en plein format

Sigma l’a bien compris, les photographes amateurs comme plus experts ont adopté les zooms à grande ouverture grâce auxquels ils trouvent une alternative pratique aux focales fixes : plus léger, moins de changement d’optiques et un investissement financier moins élevé au final. Le 24-105mm f/4 vient répondre à cette demande en proposant une plage focale qui couvre la plupart des besoins. Cette optique concurrence directement le Nikon 24-120mm f/4 qui a pour lui une plage focale plus étendue.

Du grand-angle 24mm au petit téléobjectif 105mm, ce zoom est particulièrement bien adapté aux boîtiers plein format. Compatible néanmoins avec les boîtiers Nikon DX, il devient alors un équivalent 36-157mm f/4 un peu moins universel mais pas inintéressant non plus.

Une fiche technique à la hauteur des prétentions

Le Sigma 24-105mm f/4 dispose d’une formule optique avec verres à hautes performance. Au menu FLD, SLD et lentilles asphériques pour une distorsion minimale et une aberration chromatique limitée. L’optique inclut également une stabilisation optique Sigma OS qui compense les flous de bougé. Le traitement Super-Multi Layer permet de réduire les effets parasites tels que le flare.

Les systèmes AF et zoom sont conçus de façon à éviter la rotation de la lentille frontale comme l’allongement de l’optique. Il est alors plus simple d’utiliser un filtre polarisant par exemple. L’AF est assuré par une motorisation interne HSM dont l’algorithme mis à jour permet un mouvement plus doux si l’on en croit Sigma. Cette motorisation permet la retouche manuelle du point.

La distance de mise au point minimale est donnée pour 45cm, une distance qui peut s’avérer un peu longue dans certaines situations de prise de vue rapprochée. Elle est cependant la même que celle du Nikon 24-120mm f/4, la référence du moment dans les gammes zooms à ouverture constante.

Le diaphragme est un modèle à 9 lames qui devrait permettre des arrière-plans esthétiques. En effet avec un nombre de lames important l’ouverture du diaphragme se rapproche du cercle idéal, donnant ainsi aux points lumineux hors de la zone de mise au point un aspect circulaire agréable (effet Bokeh).

Sigma annonce avoir testé son optique avec le capteur Foveon de 46Mp en lieu et place du traditionnel banc optique. Cette méthode permet à la marque de détecter les détails qui ne pouvaient l’être avec la précédente méthode de test. « Chaque Sigma 24-105mm F4 DG OS HSM sera inspecté sur le banc « A1 » en fin de cycle de fabrication » nous dit Sigma.

Sigma 24-105mm f/4 DG OS HSM 'Art' : plage focale idéale en plein format et qualité pro

Le Sigma 24-105mm f/4 avec son pare-soleil

Construction et ergonomie

Le Sigma 24-105mm f/4 dispose d’une baïonnette en laiton chromé. Le métal est traité en surface pour être encore plus solide et résistant dans le temps.

Cette optique peut être connectée au dock USB Sigma et au logiciel Sigma Optimization Pro. Celui-ci permet la mise à jour du firmware interne de l’optique de même que l’ajustement de certains paramètres comme la précision de la mise au point.

Ce 24-105mm est éligible au changement de monture vous permettant de changer de marque de boîtier tout en conservant vos optiques. Un retour SAV permet en effet de changer la baïonnette pour passer par exemple d’une optique compatible Nikon à une optique compatible Canon (voir ‘Changement de monture Sigma‘).

Date de disponibilité et tarif du Sigma 24-105mm f/4 ne sont pas communiqués encore par la marque.

Source : Sigma


Clé USB 3.0 Lexar JumpDrive M10 Secure : cryptage avancé, protection par mot de passe et fonction broyeur

Lexar n’en finit plus d’innover en matière de stockage mobile. Voici la clé USB 3.0 Lexar JumpDrive M10 Secure dont la particularité est de proposer une solution de sécurité perfectionnée avec technologie de cryptage AES 256 bits. Cette clé dispose également d’une fonction broyeur et d’une jauge de capacité.

Clé USB 3.0 Lexar JumpDrive M10 Secure : cryptage avancé, protection par mot de passe et fonction broyeur

Vous avez pris l’habitude d’utiliser des supports mobiles pour sauvegarder ou transférer vos données, fichiers,photos (voir le récent Professional Workflow Reader Lexar). Néanmoins il n’y a rien de plus sensible qu’une clé USB ou une carte mémoire. Vous pouvez l’égarer comme vous la faire subtiliser et perdre en même temps l’intégralité de ce que contient le support.

Lexar apporte une sécurité supplémentaire aux utilisateurs de clés USB avec cette nouvelle clé JumpDrive M10 Secure. Elle dispose du logiciel EncryptStick Lite, une solution de sécurité avec technologie de cryptage AES 256 bits.

Cette clé permet également de créer l’équivalent d’un espace de stockage sécurité, « chambre forte unique » selon le constructeur. La clé est en effet protégée par un mot de passe qui crypte les données automatiquement. Et Lexar pousse le bouchon un peu plus loin en incluant dans le firmware qui pilote cette clé une fonctionnalité broyeur. Ce broyeur permet de supprimer les fichiers de manière permanente pour qu’ils ne puissent pas être restaurés ultérieurement.

Enfin la clé Lexar JumpDrive M10 Secure dispose d’une jauge de capacité qui vous permet de connaître le taux de remplissage de la clé qu’elle soit en fonction ou non.

Cette clé est disponible en quatre versions de capacités différentes, les capacités les plus importantes étant vendues à un tarif encore un peu prohibitif :

  • 16 Go – 31,90 euros
  • 32 Go – 52,90 euros
  • 64 Go – 91,90 euros
  • 128 Go – 174,90 euros

Disponibles chez tous les revendeurs, vous pouvez également vous procurer les clés USB Lexar chez Amazon.

Source : Lexar


Fujifilm X-M1 : APS-C 16Mp, objectifs interchangeables, écran orientable, WiFi, 699 euros

Fujifilm annonce le nouveau Fuji X-M1, un compact à objectifs interchangeables doté de l’électronique et du capteur APS-C de ses grands frères de gamme et proposé à un tarif beaucoup plus démocratique. Le Fuji X-M1 possède un écran orientable qui pallie à l’absence de viseur. Son interface est simplifiée, le Wifi est au programme et il est proposé en kit avec un nouveau 16-50mm moins onéreux que le 18-55mm précédent.

Fujifilm X-M1 : APS-C 16Mp, objectifs interchangeables, écran orientable, WiFi, 699 euros

Fujifilm complète donc sa gamme X, une gamme de boîtiers Premium qui comprend déjà les Fuji X-Pro1, X100s, X-E1 et X-20. L’approche de Fuji est intéressante à plus d’un titre. La marque a en effet pris le parti de présenter dès le départ un modèle expert, le Fuji X100, qui a su séduire les photographes par ses performances et son design néo-rétro. Surfant sur un succès d’estime, Fuji a complété sa gamme avec un modèle à objectifs interchangeables, le Fuji X-Pro 1, qui fait le bonheur de nombreux photographes professionnels désormais.

Fujifilm X-M1 : APS-C 16Mp, objectifs interchangeables, écran orientable, WiFi, 699 euros

Après avoir établi cette présence tendance luxe et performance, Fuji a commencé à décliner sa gamme pour toucher une cible plus large. Sont apparus le X-E1 et le X-10 vite remplacé par le X-20. Le Fuji X-M1 s’adresse aux photographes experts désireux de disposer d’un capteur performant, au format APS-C et sans matrice de Bayer. Le X-M1 dispose du capteur X-Trans, et fait la différence en matière de qualité d’image avec la concurrence qui se limite pour la plupart au capteur Micro 4/3, voire plus petit (c’est le cas des Nikon One).

Le Fuji X10, puis son remplaçant le Fuji X-20, proposent une alternative plus économique pour ceux qui cherchent un compact efficace, sobre et accessible financièrement.

Avec le Fuji X-M1, c’est un nouveau créneau que Fuji vient occuper, celui des modèles à objectifs interchangeables et grand capteur APS-C au tarif contenu sous la barre des 700 euros boîtier nu. Sont directement visés tous les modèles Micro 4/3 actuels ainsi que les Sony NEX, le Nikon One V2, les récents Olympus ou autres Panasonic. Le Fuji X-M1 s’adresse aux amateurs de photographie, il dispose de l’électronique du X-100s, du capteur 16Mp X-Trans et peut utiliser toute la gamme optique Fuji.

Le Fuji X-M1 reprend l’excellent capteur X-Trans de 16Mp des modèles précédents. Ce capteur s’est révélé excessivement performant sur les autres modèles de la gamme, il devrait satisfaire les plus exigeants dans ce nouveau boîtier. Notons au passage la retenue de Fuji en matière de définition, la marque ne joue pas la course à l’armement en ajoutant des pixels et conserve les 16Mp que tout le monde s’accorde à considérer aujourd’hui comme la bonne limite pour un capteur APS-C.

Fujifilm X-M1 : APS-C 16Mp, objectifs interchangeables, écran orientable, WiFi, 699 euros

Le Fuji X-M1 dispose d’une plage de sensibilité allant de 100 à 25600 ISO, et pour avoir testé ce capteur dans le Fuji X-E1, nous sommes plutôt confiants sur la qualité des images obtenues en haute sensibilité. Les fichiers RAW Fuji ne demandent qu’à offrir au photographe une très belle base de travail pour le post-traitement, d’autant plus que les versions récentes des logiciels de derawtisation comme Lightroom sont désormais capables de les traiter sans limitation.

Le Fuji X-M1 perd le viseur intégré présent dans les autres modèles. Il compense ce manque par un écran LCD arrière orientable qui permet de déclencher au ras du sol comme dans différentes situations créatives. On regrettera toutefois cette absence de viseur qui satisfait les experts. Mais Fuji positionne ainsi son X-M1 comme plus grand public, de nombreux nouveaux utilisateurs préférant déclencher en visant sur l’écran arrière.

Fujifilm X-M1 : APS-C 16Mp, objectifs interchangeables, écran orientable, WiFi, 699 euros

L’ergonomie du boîtier est complètement revue par rapport aux autres modèles dont le X-E1. Exit la molette de réglage de vitesse, c’est une molette de réglage des modes qui occupe le dessus du boîtier. Celle-ci est complétée d’un interrupteur ON-OFF rotatif et d’une seconde molette de réglage générique.

En face arrière, le X-M1 innove avec une inédite molette verticale, dont il faudra apprécier à l’usage la facilité d’utilisation. Celle-ci permet d’ajuster les paramètres de prise de vue, elle est utilisée en même temps que la molette supérieure. Votre pouce aura du travail !

Fujifilm X-M1 : APS-C 16Mp, objectifs interchangeables, écran orientable, WiFi, 699 euros

Le Fuji X-M1 n’oublie pas les bonnes manières : il propose les classiques modes d’exposition P,S,A et M. Le mode vidéo permet de tourner des séquences en Full HD 1080p à 30 im./sec. Le petit flash intégré est bien présent avec un nombre-guide de 7 (pour 200 ISO). Le mode rafale permet lui de déclencher à une cadence de 5.6 images/sec., une performance honorable pour un boîtier dont le terrain de jeu n’est pas nécessairement celui de la photo d’action.

Le module Wifi intégré permet de partager des fichiers mais ne propose pas le partage direct vers les réseaux sociaux, une fonction qui n’apporte pas grand chose au final sur ce type de boîtier.

La taille du Fuji X-M1 satisfera les amateurs de boîtiers compacts puisque ce dernier mesure 6,7 cm de hauteur pour 3,9 de large, c’est bien plus compact que les reflex entrée de gamme des différents fabricants.

Fujifilm X-M1 : APS-C 16Mp, objectifs interchangeables, écran orientable, WiFi, 699 euros

Premier avis sur le Fuji X-M1

Le X-M1 propose des prestations qui s’avèrent plus qu’intéressantes sur le papier. Si le segment dans lequel il vient se positionner est particulièrement riche avec de nombreux modèles concurrents, le petit Fuji a de quoi se mettre en valeur. Son capteur APS-C fera la différence avec une qualité d’image prouvée et un très bon comportement dans les basses lumières. Son design tout en sobriété est un gage d’efficacité, d’autant plus que certaines fonctions comme l’enregistrement vidéo disposent de touches à accès direct n’imposant plus le recours au menu.

Le gabarit du boîtier, compact, est une raison de plus de considérer ce nouvel entrant. On attendra par contre de savoir comment se comporte l’autofocus qui n’est pas le point fort des précédents modèles et du Fuji X-E1 en particulier. Fujifilm a cependant fait beaucoup de progrès en la matière ces derniers mois et met régulièrement à jour le firmware de ses boîtiers X pour répondre aux attentes des utilisateurs.

Le Fuji X-M1 sera disponible fin août 2013 au tarif public de 699 euros boîtier nu et 799 euros en kit avec le nouveau Fujinon 16-50mm.

Source : Fujifilm


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