Les fondamentaux de l’optique – Cours photo Eyrolles
Découvrez les secrets de l’optique avec « Les Fondamentaux de l’Optique – Cours Photo Eyrolles ». Ce manuel complet va vous permettre de maîtriser les principes d’optique relatifs à la photographie argentique et numérique.
Plongez dans 41 leçons fascinantes qui dévoilent tout, de la science fondamentale de l’optique aux techniques avancées pour éliminer les aberrations chromatiques.
Quand vous allez parcourir ce guide, ne vous attendez pas de belles images détaillant les bases de la photographie comme j’ai l’habitude de les présenter (voir par exemple le Cours de Photo de Michael Freeman). Non, il s’agit bien ici de parler d’optique pour les … opticiens.
Attendez-vous à devoir décrypter formules mathématiques, figures optiques et autres schémas scientifiques. Cet ouvrage de référence s’adresse à ceux qui cherchent à comprendre pourquoi leur matériel arrive à faire une photo plutôt qu’à ceux qui veulent savoir comment faire de plus belles photos.
Ce guide des fondamentaux de l’optique s’adresse aussi et avant tout aux étudiants en photographie ainsi qu’à quiconque veut acquérir un bagage technique sur l’optique dans un contexte photographique.
La lecture peut vite s’avérer rébarbative si vous ne maitrisez pas un tant soi peu le vocabulaire scientifique et si vous n’êtes pas plus que cela intéressé par les formules optiques. L’éditeur nous dit avoir conçu cette version française d’un ouvrage édité en langue allemande en collaboration avec l’Ecole Louis Lumière. C’est un gage de qualité indéniable et force est de constater que le contenu est à la hauteur. Présentations, explications, précisions sont de très bon niveau.
Au fil des chapitres, vous allez découvrir différentes notions comme tout ce qui touche à la nature de la lumière, sa température de couleur, ses caractéristiques. Vous apprendrez également ce que sont réflexion, réfraction et autre dispersion. Les chapitres traitant de l’optique photographique vous parleront de verre, de lentilles, de vergence, de bonnettes ou encore de téléconvertisseurs.
Au rayon des aberrations, il sera question d’aberrations chromatiques, sphériques ou d’astigmatisme. Les plus férus trouveront les informations requises pour comprendre la fonction de transfert de modulation MTF. Ils seront probablement capables ensuite de décrypter les courbes de tests que certains journalistes photo se plaisent à publier dans les magazines sans jamais en livrer la clé de lecture (Claude Tauleigne, si tu me lis …) !
La dernière partie de l’ouvrage s’intéresse aux objectifs, à leur formule optique, leur construction : astigmate symétrique ou mi-symétrique (!), anastigmate. Il y sera question d’objectifs grand-angle comme de téléobjectifs, d’objectifs à miroir comme d’objectifs d’agrandisseurs. Et pour terminer, vous pourrez découvrir ce qui fait le charme d’un objectif à bascule et décentrement, et saurez peut-être enfin pourquoi vous en avez un dans votre sac photo (que celui qui sait déjà lève la main !).
A qui s’adresse ce livre ?
Très clairement aux férus de technique, de théorie et de formules scientifiques qui permettent de comprendre pourquoi un assemblage de verre et de métal est capable de produire (parfois) de si belles images. Et si vous faites partie de ces curieux, alors vous serez comblés, le livre contient à peu près tout ce qu’il faut savoir.
Si vous pensez être plutôt un photographe à la recherche de renseignements concrets sur l’utilisation de votre matériel, sur sa construction et ses réglages, sur son origine, alors orientez vous plutôt vers un ouvrage plus généraliste et plus abordable comme celui de René Bouillot « La pratique du reflex numérique« .
Ce cours de photo sur les fondamentaux de l’optique est un ouvrage à classer plutôt dans la catégorie support de cours que guide pratique, cela ne lui enlève rien. Il est complet, précis, et reste très abordable sur le plan financier. A réserver aux plus aguerris toutefois.
Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
Pour photographier un spectacle de danse en basse lumière sans flou : passez en RAW, montez les ISO à 6 400 voire 8 000, gardez un temps de pose d’au moins 1/250e (1/500e en sécurité, 1/1000e si vous êtes tranquille), ouvrez votre objectif au maximum (f/2.8 ou plus lumineux) et bannissez le flash. Anticipez en questionnant les organisateurs avant la représentation et placez-vous dans l’axe médian de la scène.
Comment photographier un spectacle de danse quand la lumière manque, que les danseurs bougent rapidement et que vous ne pouvez pas vous placer où vous le voulez ? Quel objectif utiliser, quels réglages choisir ?
Je photographie souvent des spectacles de danse et j’ai fini par adopter des comportements qui me permettent d’avoir un taux de réussite satisfaisant (je vous en parle ici en vidéo). Voici quelques conseils et les grands principes qui vont vous aider à réussir vos photos de danse vous-aussi.
Pour photographier un spectacle de danse, anticipez !
Pour réussir au mieux cette épreuve qui s’avère complexe, il va vous falloir anticiper au maximum. Si vous arrivez au dernier moment sans connaître ni la taille du plateau, ni celle de la salle, ni les conditions d’éclairage, ni la durée du spectacle, ni les temps forts, ni … vous partez perdant.
Vous devez donc poser quelques questions à celui ou celle qui va danser, aux organisateurs, aux professeurs, aux chorégraphes … avant la représentation, deux ou trois jours si possible, afin d’anticiper :
combien de danseurs seront présents ?
quelles seront les dimensions de la scène ?
combien de temps durera le spectacle ?
quelles seront les éclairages utilisés ?
de quel type de danse s’agira-t-il ?
quels sont les emplacements possibles pour vous (sans déranger) ?
quelles sont les contraintes connues ?
Si vous en avez la possibilité, faites votre possible pour suivre le déroulement d’une répétition, la générale de préférence qui permet d’avoir l’ensemble des danseurs, les costumes et les éclairages en condition de spectacle. Vous pourrez alors faire une première série de photos, regarder ce que cela donne et ajuster au mieux vos choix pour le Jour J.
Les spectacles de danse, particulièrement dans les écoles, se font sur divers types de scènes : une simple salle, une estrade, une scène de théâtre, un plateau professionnel, tout est possible. Il va vous falloir trouver le meilleur emplacement pour être au plus près des danseurs sans déranger ni ces danseurs, ni le public.
Une chose est sûre : en vous plaçant au fond de la salle, vous serez gêné par les personnes devant vous. Or pour cadrer correctement, vous avez besoin d’un champ libre.
Un téléobjectif ne vous sauvera pas, car qui dit téléobjectif, mouvements rapides et faible lumière dit temps de pose long, voire très long en intérieur et donc risque de flou.
Si vous vous placez parmi le public, vous aurez à coup sûr quelqu’un devant vous qui vous empêchera de cadrer en toute liberté (si ce n’est pas un spectateur qui a la brillante idée de filmer avec sa tablette pendant toute la durée du spectacle, c’est du vécu …).
Tenez aussi compte du type d’appareil photo que vous utilisez. Un reflex et son miroir qui claque à chaque déclenchement ne sera pas adapté dans la salle, vos voisins vont vite vous le faire remarquer et ils auront raison. En bord de scène, vous risquez de déranger les danseurs. Sachez que le déclenchement d’un reflex, quel qu’il soit, s’entend quand on danse, tous les danseurs le disent.
C’est là qu’un boîtier hybride change la donne. Sans miroir mécanique, vous pouvez activer l’obturateur électronique et déclencher en totale discrétion, y compris en rafale, sans que les danseurs ni le public n’entendent quoi que ce soit. Sur un reflex, même en mode silencieux, le miroir reste audible. J’utilise aujourd’hui un Nikon Z6III et cette différence seule justifie le passage au hybride pour qui photographie régulièrement des spectacles.
Critère
Reflex
Hybride
Bruit du déclenchement
Audible, miroir mécanique
Silencieux en mode électronique
Visée
Optique, temps réel mais pas d’aperçu exposition
Électronique, aperçu exposition en direct
Détection yeux/visage en mouvement
Limitée ou absente
Souvent performante, utile pour les instants décisifs
Cadence rafale en basse lumière
Variable selon le boîtier
Généralement plus rapide en électronique
La solution ? Arriver bien en avance et vous placer devant la scène, au pied des premiers rangs de spectateurs. Osez. Si vous vous faites discret et si de plus vous avez expliqué votre démarche au préalable, tout se passera très bien.
Placez vous de préférence dans l’axe médian de la scène, c’est préférable pour :
cadrer de face,
éviter les éléments indésirables dans l’arrière-plan (sur le côté vous risquez de voir les accessoires, machines, danseurs qui attendent, profs …),
les déformations (un décor vu de profil est déformé sur les photos),
les problèmes de perspective selon la focale utilisée (un grand-angle déforme si le cadrage est latéral).
Assurez-vous de ne jamais gêner la vue des personnes du premier rang, d’avoir avec vous dans votre sac photo posé au sol tout ce qu’il vous faut (batterie de rechange, cartes mémoire, objectifs au besoin). Une fois installé, vous ne pouvez plus bouger pendant la durée du spectacle, en général.
Choisir le bon format d’image
Photographier un spectacle de danse, c’est composer avec le mouvement mais aussi, et surtout, avec la lumière. Les lumières même. Si l’éclairagiste a bien fait son travail, guidé par les professeurs, il a mis en place des éclairages spots, des poursuites, des éclairages du décor de fond, … Vous devez tenir compte de tout ça pour réussir vos photos.
Le premier problème que vous avez à gérer, c’est le réglage de balance des blancs. Ce type d’éclairage est très difficile à évaluer car les températures de couleur sont toutes différentes, les couleurs changent.
L’idéal pour vous en sortir avec les honneurs est d’éviter le format JPG qui interdit toute modification de la balance des blancs ultérieure. Choisissez le format RAW et la balance des blancs automatique. Une fois rentré chez vous, vous aurez la possibilité de caler avec précision la balance des blancs pour chaque série de photos, comme pour chaque photo.
Le second problème, c’est le manque de lumière fréquent dans ces conditions. Vous allez devoir monter en sensibilité pour éviter les temps de pose trop longs et les flous inévitables. N’ayez pas peur de passer à 6 400, voire 8 000 ISO si votre boîtier le supporte.
Le format RAW vous offre plus de latitude en post-traitement pour réduire le bruit numérique. Retenez qu’il vaut mieux des photos un peu bruitées que des photos floues !
Comment gérer l’exposition
Photographier un spectacle de danse, c’est figer le mouvement des danseurs. Si votre temps de pose est trop long, et que l’ouverture maximale de votre objectif est trop modeste, vous aurez des photos floues, un danseur ça bouge !
Tenez compte de la focale utilisée : si vous avez un téléobjectif (70 mm ou plus) le temps de pose doit être plus court que si vous utilisez un grand-angle (35 mm ou moins).
Tenez aussi compte de la distance au sujet : si vous êtes au pied de la scène, à deux ou trois mètres des danseurs (ça m’arrive couramment), même un grand-angle pourra vous donner des photos floues car le temps de pose sera encore trop long.
Un temps de pose plus lent que 1/250e vous expose au flou de mouvement dans la plupart des situations de danse. À 1/500e vous êtes plus en sécurité, à 1/1000e vous êtes tranquille.
Si l’ouverture est au maximum (par exemple f/1.8) et les ISO aussi (par exemple 6.400 ISO), et que le temps de pose est encore trop long, il vous faut envisager d’autres solutions :
laissez de côté votre zoom à tout faire à l’ouverture limitée et passez à la focale fixe ouvrant à f/1.8 ou f/1.4, vous gagnerez en netteté ce que vous perdrez en polyvalence de cadrage (il y a moindre mal),
utilisez la correction d’exposition pour sous-exposer, ce qui vous fera gagner un stop ou deux que vous rattraperez aisément en post-traitement avec un fichier RAW,
jouez le flou volontaire, un danseur dont le visage est net et les bras et jambes flous peut donner une jolie photo (le visage bouge souvent moins vite que les bras et jambes, ça vous aide).
Pourquoi il faut bannir le flash pour photographier un spectacle de danse !
Soyons clairs :
Utiliser un flash lors d’un spectacle de danse sans en avoir l’autorisation est une insulte aux danseurs, aux chorégraphes, aux professeurs, aux éclairagistes, au public.
Envoyer des éclairs de flash incessants, en plus du bruit de déclenchement s’il s’agit d’un reflex, c’est pénible pour tout le monde :
les danseurs éblouis par vos éclairs et qui peuvent perdre le fil de leur chorégraphie,
les encadrants qui ne peuvent plus gérer le déroulement de la représentation aisément,
les éclairagistes qui sont perturbés par votre flash,
le public qui ne voit que ça.
Sans compter que vous commettez la pire des erreurs en procédant de la sorte : vous dénaturez totalement la scène, vous cassez l’ambiance lumineuse et vous faites des photos banales.
En cas de très faible luminosité, au lieu d’utiliser le flash privilégiez les objectifs lumineux ouvrant à f/2.8 voire f/1.8 ou f/1.4. Et sachez ne pas faire certaines photos si la lumière disponible ne le permet pas. Toute pratique a ses limites.
Déclencher au bon moment
L’instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson ça vous parle ? Lorsque vous photographiez un spectacle de danse, vous ne devriez avoir « que » des instants décisifs. C’est ce qui fait le charme de cette pratique, et sa grande difficulté.
L’instant décisif c’est le saut du danseur, lorsqu’il est à sa hauteur maximale. C’est aussi le mouvement des membres lorsqu’il est à son amplitude maximale. C’est – encore – l’émotion qui se lit sur les visages, les regards, les gestes, tout ce qui fait que le moment est magique ou non.
Capturer ces instants à coup sûr n’est pas faisable. Ne pensez pas qu’il suffit de déclencher de ci de là pour faire des photos mémorables. Il va vous falloir beaucoup de patience, de la chance, du savoir-faire pour réussir. Mais c’est tout à fait faisable si vous anticipez.
Soyez toujours aux aguets : observez le mouvement des danseurs, écoutez la musique, les temps forts, les temps faibles, suivez les éclairages. Une chorégraphie n’est jamais faite au hasard : la relation musique-mouvement est fondamentale. Vous devez arriver à savoir quelques dixièmes de secondes à l’avance qu’il va vous falloir déclencher. Cela s’apprend, avec le temps vous serez de plus en plus à l’aise.
Si vous débutez, faites en sorte de mettre toutes les chances de votre côté. Procurez-vous des cartes mémoire rapides (voir comment les choisir) et utilisez le mode rafale de votre appareil photo. Prendre une seule photo par action c’est diviser par 3/4/5 vos chances de photos réussies. En rafale, la probabilité d’obtenir le bon geste, la bonne pose, le bon regard … la bonne photo est bien plus grande, mettez donc toutes les chances de votre côté ! Avec l’expérience vous apprendrez à vous passer de ce mode et à déclencher au bon moment, tout deviendra plus simple.
C’est d’ailleurs ce que défend Sébastien Mathé, photographe professionnel à l’Opéra Garnier et à l’Opéra Bastille, dans son livre sur les secrets de la photo de spectacle : la rafale ne remplace pas l’anticipation, elle ne fait que multiplier vos chances quand vous débutez. Avec l’expérience, mieux vaut apprendre à déclencher à l’instant précis plutôt que d’arroser large.
Sachez qu’il n’y a aucune honte à prendre 100 photos pour n’en conserver que 5 au final, personne ne vous jugera, seul le résultat final compte. Pour vous donner une idée, je fais en moyenne 600 photos pour un spectacle de 90 minutes, sans mode rafale (j’anticipe beaucoup et je déclenche plusieurs fois manuellement au besoin). J’en garde 25 s’il s’agit d’un travail à livrer, et moins de 20 pour ma sélection personnelle finale. Je supprime tout le reste une fois que les danseurs ont vu les images publiées.
Pourquoi faire des photos de tous les danseurs
Vous êtes parti pour photographier le spectacle de danse de votre enfant, mais qu’en est-il des autres ? Ce n’est pas votre problème, vous ne les photographiez pas ?
La première raison c’est qu’en photographiant les autres danseurs, vous apprenez. Vous multipliez les prises de vue, vous pouvez regarder sur l’écran de votre reflex ou dans le viseur de votre hybride ce que donnent vos réglages et quand vient le tour de votre enfant (s’il ne passe pas en premier …), vous êtes fin prêt. Les spectacles n’ont pas lieu chaque semaine, profitez de l’occasion pour pratiquer.
La seconde raison c’est qu’en photographiant tous les danseurs, vous pouvez faire plaisir à d’autres. Et la photographie est aussi – surtout – une question de plaisir. Offrir une photo réussie à un jeune ou sa famille et voir les regards s’émerveiller, ça n’a pas de prix. Ne manquez pas cette occasion d’être généreux. Vous pouvez même offrir des tirages papier, ça ne coûte pas bien cher et ça fait encore plus plaisir.
La troisième raison c’est qu’en photographiant tout le spectacle vous allez intéresser les professeurs et l’encadrement. Ils ont souvent peu de temps pour la photographie, voire pas du tout, et souvent pas les compétences non plus. Or garder une trace visuelle d’un spectacle est toujours intéressant quand on l’a créé. La plupart des spectacles de danse sont filmés désormais, mais cela ne remplace pas quelques belles photos. De plus si vos images sont de qualité, vous pourrez être invité à d’autres spectacles, autant d’occasions de pratiquer. Et, pourquoi pas, proposer une exposition de vos photos, ce qui est toujours un temps fort dans la vie d’un photographe.
Sachez que ce que souhaitent les professeurs, ce sont des photos d’ensemble, quelques portraits et surtout des visages bien éclairés.
Photographier un spectacle de danse, ce n’est pas photographier un seul danseur en gros plan.
À retenir pour réussir vos photos de spectacle de danse
Anticipez : renseignez-vous sur la scène, l’éclairage et le déroulé avant le jour J
Placez-vous dans l’axe médian de la scène, jamais sur le côté
Shootez en RAW, ISO 6 400 à 8 000, ouverture maximale de votre objectif
Gardez un temps de pose au moins au 1/250e, idéalement 1/500e
Bannissez le flash, préférez un objectif lumineux (f/2.8 à f/1.4)
Déclenchez en rafale pour capter l’instant décisif : saut, amplitude maximale, émotion du visage
Ai-je le droit de photographier un spectacle de danse ?
En général oui, à condition de poser la question à l’organisation en amont, en précisant l’usage personnel, l’absence de flash et de bruit. Les refus sont rares dans ces conditions. En revanche, sans autorisation demandée à l’avance, certains organisateurs peuvent effectivement interdire la prise de vue, notamment lors de concours.
Quel objectif choisir pour photographier la danse en basse lumière ?
Une focale fixe lumineuse (35 mm, 50 mm ou 85 mm à f/1.8 ou f/1.4) donne de meilleurs résultats qu’un zoom à ouverture variable. Si vous devez composer avec plusieurs distances, un zoom lumineux à ouverture constante f/2.8 reste un bon compromis, au prix d’une sensibilité ISO plus élevée.
Faut-il un trépied pour photographier un spectacle de danse ?
Ce n’est pas indispensable mais ça aide à stabiliser les prises avec un téléobjectif lourd sur une longue soirée. Si vous shootez au ras de la scène, un trépied permet aussi de tenir une position basse sans fatigue et d’obtenir un effet de perspective intéressant.
Comment éviter le flou sur les photos de danse sans utiliser le flash ?
Montez en ISO plutôt que de ralentir le temps de pose, ouvrez votre objectif au maximum, et acceptez un peu de bruit numérique en RAW plutôt qu’une photo floue. Le bruit se corrige en post-traitement, le flou de bougé ne se rattrape pas.
Combien de photos faut-il prendre pour un spectacle de danse ?
Il n’y a pas de limite basse. Pour un spectacle de 90 minutes, plusieurs centaines de photos ne sont pas excessives, l’essentiel est le tri final. Mieux vaut 600 photos dont 25 réussies que 60 photos dont 5 réussies.
Photographier un spectacle de danse, en conclusion
Photographier un spectacle de danse est une pratique difficile, qui demande du savoir-faire, un minimum de matériel et beaucoup d’humilité. Vous ne réussirez pas toutes vos photos dès la première fois.
Mais avec le temps, la pratique et avec un peu de patience, vous pouvez faire de bonnes photos que vous aurez plaisir à voir, à partager, à offrir.
Les conseils ci-dessus vous aident à démarrer, mais rien ne remplace l’expérience. Alors faites comme moi, dès que l’occasion se présente, foncez et … faites des photos !
eBooks Photo de Studio et Photographier la nature en macro
Les éditions Eyrolles proposent deux ebooks photo dédiés à la pratique : Photo de Studio et Retouche par Scott Kelby et Photographier la nature en macro par Gérard Blondeau.
Tous les secrets de la photo de studio dévoilés, étape par étape
eBooks photo : Photo de studio par Scott Kelby
Le photographe Scott Kelby partage son savoir-faire en matière de photo de studio au travers de 12 séances de prises de vue réelles. Chaque étape est minutieusement détaillée : choix des accessoires, plan d’éclairage, réglages du boîtier, shooting et post-traitement dans Photoshop.
Les plans d’éclairage sont présentés en pleine page. Vous pouvez ainsi voir avec précision le positionnement de chaque élément (le sujet, le photographe, les lampes et autres accessoires, le fond, etc.). Et pour que rien ne vous échappe, vous disposez parallèlement de clichés « en coulisses » de la séance de prises de vue.
En matière de post-traitement, Scott Kelby détaille pas à pas la retouche des cheveux, des yeux et de la peau, pour créer des portraits à fort contraste.
Bonus : en fin d’ouvrage, l’auteur vous propose un chapitre bonus pour vous montrer comment reproduire ces mêmes photos de studio au moyen de seuls flashs cobra et des modificateurs adaptés.
eBook photos : Photographier la nature en macro par Gérard Blondeau
Destiné aux amoureux de la nature, ce guide vous donne les clés pour photographier insectes, plantes ou petits animaux. Se voulant très pratique, le guide vous donne de nombreux conseils techniques, depuis le choix du boîtier, des objectifs, des flashs et autres accessoires, jusqu’à la mise en place de l’éclairage ou l’installation d’un aquarium.
Le guide est organisé par saison, pour que vous puissiez tirer parti de la nature quelle que soit la période de l’année. Vous verrez également qu’il ne faut pas nécessairement aller bien loin de chez soi pour réussir de belles photos nature.
Cette nouvelle édition mise à jour comprend des ateliers pour approfondir certaines techniques photo – atténuer un reflet, gérer transparences et contre-jours, aménager un studio macro… – ou de se perfectionner dans la recherche de petits sujets.
3 ebooks gratuits sur la Street Photography ou photo de rue
Que vous soyez fan de photo de rue ou tout simplement curieux d’en savoir plus sur cette pratique photographique, voici trois ebooks sur la Street Photography à télécharger gratuitement.
Ces documents sont écrits en anglais, mais ils sont riches d’enseignement si vous souhaitez en savoir plus sur la pratique consistant à prendre des photos sur le vif, dans la rue, en ville, en voyage.
Street Photography selon Thomas Leuthard : Going Candid
Thomas Leuthard, un photographe suisse, a consigné dans son ouvrage superbement illustré ses observations et son expérience de la Street Photography.
Son premier ebook, « Going candid », est une introduction au sujet avec plein de conseils utiles pour découvrir la pratique, choisir son matériel, aborder les différentes situations, partager ses photos.
Thomas Leuthard a écrit deux autres ebooks sur la Street Photography mais il a arrêté sa pratique depuis et ne propose plus ces livres en téléchargement depuis son site (qui n’existe plus non plus).
Street Photography selon Marie Laigneau : Creating impact
Le deuxième ebook de cette sélection est écrit par Marie Laigneau et s’intitule « Creating impact ».
Il s’agit d’une analyse de l’effet qui lie la composition d’une photo à l’histoire que la photo raconte.
Street Photography selon Alex Coghe : Street Photography
Le troisième ebook est l’œuvre d’Alex Coghe, un photographe basé à Mexico City. Cet ebook propose lui-aussi plein de trucs, astuces, conseils sur la photo de rue.
Il vous faudra passer outre la barrière de la langue si vous pratiquez difficilement l’anglais mais néanmoins, les illustrations valent à elles seules le coup de télécharger ces documents. Ils sont proposés au format PDF et peuvent se lire sur votre ordinateur comme sur les tablettes numériques, de quoi occuper les longs trajets et agrémenter vos journées !
Vous trouverez une liste d’ebooks sur la Street Photography mise à jour sur le site StreetBounty.
Si toutefois vous êtes réfractaire à l’anglais, je vous recommande l’ouvrage de Gildas Lepetit-Castel, en bon français, intitulé « Les secrets de la photo de rue » qui contient tout ce qu’il faut savoir sur le sujet.
L’été arrive à grands pas et les vacances avec. Pour vous permettre de ne rien oublier avant votre départ et de profiter au mieux de vos congés, voici une liste d’accessoires photo qui peuvent vous rendre service.
Rien d’indispensable mais des « petits plus » qui peuvent faire la différence sur le terrain ou lors d’un séjour prolongé en extérieur. Profitez également de cette période pour améliorer votre pratique de la photo en lisant quelques livres, c’est le bon moment. Vous pouvez aussi parcourir le guide d’achat accessoires complet.
Appareil photo étanche
Vous avez fait le choix de passer vos vacances sur la plage ou dans une zone qui mettra à mal votre appareil photo bien aimé ?
Il peut être intéressant de vous procurer un matériel de prise de vue adéquat.
Vous êtes fan de sports nautiques, de moto, de vélo, de VTT ? Adoptez les caméras HD GoPro qui filment dans toutes les positions, toutes les situations en qualité HD. Les professionnels ne s’y sont pas trompés puisque ces caméras sont utilisées dans la plupart des reportages TV.
Faire des photos originales
Vous avez envie d’images originales ? Le Lens Baby vous permettra de sortir des sentiers battus et d’user de l’effet tilt-shift sur votre reflex numérique. A découvrir.
Vous en avez assez de ce zoom peu performant qui équipe depuis toujours votre reflex ? Utilisez une focale fixe et n’en changez pas, avec le Nikon 8-15 mm Fish Eye
Et si comme de nombreux lecteurs désormais, votre appareil photo du quotidien est un … téléphone alors greffez un télé-objectif sur votre iPhone avec le télé Rollei pour iPhone et obtenez des images très spéciales.
Accessoires photo : lecteur de cartes, videur de carte
Les vacances sont souvent synonymes de séances photos nombreuses et vos cartes mémoire sont vite pleines. Choisissez des cartes de grande capacité avec les modèles 64 et 128 Go de Lexar.
Vous pouvez également adopter une solution de sauvegarde mobile pour votre ordinateur, les modèles Western Digital sont réputés parmi les plus fiables.
Si c’est le transfert sur ordinateur qui vous pose problème, rien de tel qu’un lecteur externe USB 3.0 pour aller vite et sécuriser les échanges de fichiers. Le lecteur de carte Lexar USB 3.0 est un modèle performant.
Vous allez vous balader tous les jours en ville ? Mettez-vous à la photo de rue ou Street Photography avec le guide « 52 défis Street Photography » et exercez votre regard pour produire des séries photos dont vous serez fier.
Vous avez d’autres accessoires ou articles favoris ? Vous souhaitez en faire profiter nos lecteurs ? Laissez un commentaire et indiquez-nous vos choix !
Zoom sur le portrait, Bruno Lévy – le guide pratique pour réussir vos photos
Zoom sur le portrait est le dernier volume de la collection pratique photo proposée par les éditions Pearson. Ecrit par Bruno Lévy, ce guide s’adresse à ceux qui cherchent des conseils et des idées pour développer leur pratique du portrait photo.
Cet ouvrage aborde un sujet traité de multiples fois dans d’autres livres, et vous pouvez vous demander ce qui peut bien le différencier des précédents. Il suffit de le feuilleter pour comprendre que l’auteur nous présente non pas un guide technique de la photo de portrait mais bien un ouvrage de réflexion sur le sujet.
Bruno Lévy est photographe indépendant. Après un passage au laboratoire noir et blanc de l’agence France Presse, puis de l’agence SIPA et du quotidien Libération, il se lance en 2007 et réalise de nombreux portraits pour Le Monde, Les Echos, Challenges et quelques autres magazines.
Il photographie régulièrement des personnalités du monde politique et industriel ainsi que des inconnus rencontrés à Paris. Ces portraits réalisés au hasard de gens rencontrés dans la rue sont visibles sur le blog Bobines.
« Faire un portrait, c’est mettre en œuvre des choix. Des choix de lumière et des choix de sens. »
S’il ne fallait retenir qu’une seule phrase de ce livre, c’est celle que je choisirais.
Bruno Lévy vous propose une analyse complète du sujet, plus qu’un recueil de conseils et de choix techniques. Bien évidemment ces points sont également abordés et les derniers chapitres du livre contiennent de nombreuses images commentées, avec des plans d’éclairage qui vous aideront à monter vos propres scènes.
Abordant le thème traité sous un angle esthétique, humain, l’auteur vous invite à la réflexion. Il vous fait vous poser les bonnes questions tout en proposant une présentation qui rend le livre agréable à parcourir :
l’Art du portrait en photographie,
exposition et développement,
le cadre,
la lumière,
intimes convictions,
annexes.
Autant de chapitres qu’il vous sera possible de consulter l’un à la suite de l’autre ou un par un selon vos envies.
Cet ouvrage incitant à la réflexion, je vous conseille de prendre le temps de le découvrir, de le lire, de le relire et de digérer.
« Faire le portrait des autres, c’est avoir envie de leur présence, avoir envie de les prendre en soi, de les faire plonger au fond de notre regard … »
Si vous êtes adepte des guides techniques, préférez un autre ouvrage comme Les secrets de la photo de portrait, mais si pour vous le portrait est un acte photographique fort et que vous souhaitez comprendre comment aborder ce thème, je ne peux que vous conseiller ce livre.
Les Rencontres Nikon Passion 2006 se sont déroulées à Issy-les-Moulineaux en présence de nombreux membres de la communauté Nikon Passion et fidèles lecteurs du site.
Voici le résumé de cette journée, vue par un des participants qui a vécu, manifestement, une … sacrée journée !
Rencontres Nikon Passion 2006 : Episode I
Il est 5h, dedechercheur s’éveille (NDLR, c’est le petit nom de notre lecteur). Il est 5 heures, c’est pas une heure pour un retraité… Mais aujourd’hui n’est pas une journée comme les autres, c’est la Rencontre Nikon Passion !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Un peu plus de 6 heures, j’embarque Daniel, un ami, à notre point de rendez-vous. Dernière mise au point sur le road book avec itinéraire Périph’ et de secours via les quais. Lors de notre première visite à la porte de Versailles, c’était… planté de chez planté. Paris by jour, c’est joli mais pas à chaque fois surtout vu depuis la Francilienne.
9h30, mon copilote et moi (à notre grand étonnement), nous nous trouvons au pied du numéro 143. L’adresse de ces Rencontres.
Y a t’il quelqu’un ? Y sont où les Parisiens ? On est les premiers !
Coup de fil à José (un autre participant), il est en train de terminer son petit dej’ (c’est une blague). Il arrive. En attendant, on va prendre un jus.
Accueil par José qui ne ressemble pas à l’hôtesse promise par le Boss. On fait pas les difficiles.
Montée à l’étage où les secrets de Nikon Passion sont super protégés. Pour passer chaque porte, il faut un « Nikon Passion code ». J’vous dis pas. Nos secrets sont bien gardés.
Arrivée dans la salle, super grande, super éclairée et pour l’instant super vide. Nous faisons connaissance avec ceux que nous ne connaissons pas (c’est normal non ?). On voit notre Boss et Jeremy autrement qu’en petite vignette. Nous retrouvons Laurence venue de sa lointaine Belgique et Jef de Prague.
Tables et chaises sont mises en place. Quelques affiches (qui ne le voulaient pas) sont fixées sur les murs.
Midi arrive. Il est l’heure d’une légère collation (c’est bien dit ?) avant l’arrivée de la foule.
Episode II
Un peu plus de 14 h, retour dans la salle qui commence à être envahie. Ils sont tous là, venus de France et de Navarre pour vivre la… Rencontre NIKON PASSION !
Ils sont là les pseudos anonymes. On les voit enfin. Mais pour l’instant, ils sont tous aussi anonymes que sur le Forum. Claude Tauleigne est là également. Beaucoup attendent de recevoir son manuel sur le Nikon D200.
Notre badge fixé, les questions fusent du genre : t’es qui toi ? Réponse : un tel… ; poli : ah c’est toi ; en pensée : c’est l’enfoiré qui m’a « cassé » ma photo. Bref, tout se passe dans la bonne humeur. Ambiance style retrouvailles de potes.
Au fil des discussions, les groupes se forment et se reforment. On y parle de (devinez) photos et d’autres sujets. Les ateliers « techniques » sont fort entourés. J’assiège le pôvre de La Boutique Photo Nikon coincé entre sa table à objectifs et la fenêtre (heureusement fermée). Super ce matos !!!!!!! C’est quelle marque (rire) Nikon : ah… booon.
Je lui place la complainte du mec qui attend son 17/55 f/2.8 et qui n’est pas livré. Mais, je le vois, je le tripote, pardon le touche (le 17/55). Enfin,je l’ai sur le D200. Mais après essais, je dois le rendre. C’est un super objectif, mais que l’attente est longue pour l’avoir rien que pour moi.
J’essaie aussi une « bête » le 200 mm f/2 VR. Quel engin, impressionnant mais quel poids. Faudra faire de la muscu avant tout reportage. Je crois que mon D200, accroché à lui, a rétréci. Le résultat m’a impressionné. Il est bardé de boutons comme un jeune avec son acné. Faudrait ça pour les photos de concerts. Mais c’est un rêve…. C’est un objectif avec lequel on prend son pied. A main levée, c’est dur dur…
De nombreux objectifs étaient en démo. Beaucoup d’essais ont été faits. Je pense que l’on peut remercier cette personne de sa disponibilité. Dans un élan de (grande) générosité, je prête mon 180 mm à Laurence et Jeremy. Je me demande encore comment j’ai pu, mais c’est fait. D’autres consultent mon manuel du D200. Je les surveille du coin de l’œil.
Mais l’heure avançant, c’est déjà le retour. Il faut nous quitter. Ce n’est qu’un « au revoir ».
A bientôt pour une prochaine édition des Rencontres Nikon Passion !
dedechercheur
Fichiers RAW Haute Efficacité Nikon : quand la mariée n’est pas aussi belle qu’elle en a l’air
Vous l’avez sans doute remarqué en sélectionnant le format de vos fichiers sur votre Nikon Z récent. Nikon a ajouté un format de fichier RAW, appelé RAW « Haute Efficacité » (noté HE et HE★), sur les Z5II, Z6III, Z8, Z9 et Zf. Certains appareils utilisent le terme « RAW Efficacité élevée ». Si vous voyez le symbole ★, c’est de cela dont il s’agit.
Ce format promet des fichiers plus légers, une qualité d’image préservée et un flux de travail accéléré. Pour autant, faut-il vraiment l’adopter ou rester fidèle au NEF compressé sans perte ?
Voici un tour d’horizon, avec des exemples concrets, et mes recommandations pour vous aider à choisir.
Le RAW Haute Efficacité (HE) est une évolution du NEF traditionnel. Rappelons que le NEF est une déclinaison Nikon du format RAW, enrichie de métadonnées propres à la marque.
Ces données vont bien au-delà des simples réglages de prise de vue. Le fichier NEF intègre, par exemple, les paramètres Picture Control, les réglages de D-Lighting actif, les informations précises sur l’autofocus (collimateur utilisé, mode AF, suivi), ainsi que les données de stabilisation pour les boîtiers équipés du VR intégré.
Il contient aussi une prévisualisation JPEG, utilisée pour l’affichage rapide dans le boîtier ou certains logiciels.
Des métadonnées spécifiques permettent en outre de gérer la correction des optiques Nikon (distorsion, vignettage, aberrations chromatiques), ce que seuls les logiciels compatibles savent interpréter. Ce niveau de détail fait du NEF non seulement un fichier RAW, mais aussi une base de données complète sur chaque photo, pensée pour tirer pleinement parti de l’écosystème Nikon.
J’en reviens au RAW HE, qui utilise une compression avancée. Elle est basée sur la technologie TicoRAW de la société belge IntoPIX. Rien de très nouveau, on la retrouve dans les flux vidéo 8K et le broadcast professionnel.
Ce qui est nouveau, c’est l’intégration de cette technologie dans les hybrides Nikon Z. Cette compression permet de réduire la taille des fichiers par un facteur de 4 ou plus, sans compromettre la qualité d’image.
Quel format de RAW choisir un hybride Nikon ?
Deux variantes de RAW HE (ou Efficacité élevée) existent :
HE★ : compression modérée, qualité équivalente au NEF compressé sans perte.
HE : compression plus forte, fichiers encore plus légers, sans différence visuelle notable selon les tests.
Avantages concrets du RAW HE
Jusqu’ici, vous vous dites que ce RAW HE semble attirant. Moins d’espace de stockage sans perte de qualité, il faut le dire, c’est tentant. Et pas qu’un peu.
Gain de place : Un fichier HE★ est 20 à 40 % plus léger qu’un RAW compressé classique, et le format HE réduit la taille de manière plus importante.
1 425 fichiers NEF compressés sans perte : environ 87–90 Mo par fichier de 45 Mp
3 338 fichiers en HE★ : environ 38–40 Mo par fichier de 45 Mp
4 688 fichiers en HE : environ 27 Mo par fichier de 45 Mp
Ces valeurs peuvent varier légèrement selon le contenu de l’image, mais elles correspondent bien à un capteur de 45 MP comme celui des Nikon Z8 et Z9.
Performance : Idéal pour les photographes de terrain (reportage, animalier, sport) qui enchaînent les rafales et doivent optimiser leur stockage.
Qualité d’image : Les tests, y compris dans des situations extrêmes (hauts ISO, récupération des ombres), ne montrent pas de différence visible ou mesurable entre NEF compressé, HE★ et HE.
Le RAW HE, en pratique
Imaginez : vous partez faire un safari photo en Afrique, où la capacité de stockage est cruciale. Pour autant, vous n’allez pas acheter plusieurs cartes onéreuses pour ce voyage alors que vous n’en avez pas besoin le restant de l’année.
En utilisant le format RAW HE, vous pouvez stocker trois fois plus d’images sur la même carte mémoire, ce qui vous évite de multiplier les supports de sauvegarde coûteux et encombrants. Même après traitement dans un logiciel photo compatible RAW HE, la qualité reste inchangée à l’œil nu.
Limites et points de vigilance
Les limites, car il y en a, sont à chercher du côté de votre logiciel photo. Rappelez-vous, j’ai précisé que le RAW HE intègre une compression TicoRAW. Cette compression suppose une décompression par le logiciel photo, qui doit donc intégrer le module TicoRAW, et la licence qui va avec.
C’est là que ça coince : tous les éditeurs de logiciels ne veulent pas payer cette licence. S’ils ne le font pas, oubliez le RAW HE. Vous ne pourrez pas le lire.
Nikon NX Studio, Lightroom Classic et Photoshop sont compatibles, mais d’autres comme Capture One, DxO PhotoLab, Darktable ou Luminar NEO posent encore problème ou n’offrent qu’un support partiel.
Mais ce n’est pas tout.
Le format RAW HE/HE★, bien que techniquement « RAW », n’est pas aussi universellement reconnu que le NEF classique. Attention donc à l’archivage à long terme ou la relecture des fichiers dans le futur. Car, par définition, les technologies du futur ne sont pas encore connues.
Pour vous sortir de ce bourbier, vous pouvez utiliser le logiciel du constructeur (Nikon NX Studio), ou convertir les fichiers avant traitement. Mais vous l’avez compris, cela complique votre flux de travail.
Enfin, si vous utilisez le RAW HE/HE★ à la prise de vue, il permet d’éviter le remplissage rapide du buffer, mais la vitesse d’écriture reste limitée par le type de carte utilisé.
Tout n’est donc pas si rose.
Fichiers invisibles, images perdues ? Ce que cache le RAW HE
Si votre logiciel photo n’est pas compatible avec le format RAW HE, vous vous en rendrez compte immédiatement :
les fichiers ne s’ouvrent pas du tout,
ou bien s’affichent avec une erreur, une image noire, un rendu corrompu
ou un simple message indiquant que le format n’est pas reconnu.
Dans certains cas, l’image peut sembler s’afficher, mais les curseurs de développement ne fonctionnent pas, ou les réglages sont désactivés.
C’est le signe que le moteur de décompression TicoRAW n’est pas intégré. Pour vous en sortir, il y a deux solutions :
Installer un logiciel compatible, comme Nikon NX Studio (gratuit), Lightroom Classic ou Photoshop.
Convertir vos fichiers HE en TIFF standard via Nikon NX Studio ou un convertisseur compatible.
J’attire toutefois votre attention : cette conversion peut être chronophage et alourdir votre flux de travail, surtout si vous traitez un grand volume de photos.
Pour éviter les mauvaises surprises, testez toujours quelques fichiers HE avec votre logiciel habituel avant d’adopter ce format sur le terrain.
Bonne nouvelle : la qualité est préservée, la preuve par les chiffres
Loin de moi l’idée de noircir le tableau : des tests indépendants, comme ceux de Steven Kersting, ont montré qu’il n’y a pas de différence significative en termes de rapport signal/bruit si vous utilisez le RAW HE.
La restitution des détails entre les fichiers NEF compressés sans perte, HE★ et HE est aussi bonne. Même en zoomant à 100 % sur des images traitées, il vous sera difficile de distinguer les fichiers, la compression TicoRAW assure.
Ma recommandation
Si vous me lisez au quotidien, vous savez que j’apprécie les choses simples, car ce qui est simple fonctionne toujours mieux.
Aussi, j’ai fait le choix de privilégier la simplicité, la compatibilité universelle et la sécurité à long terme pour mes photos. J’en reste au format NEF compressé sans perte car c’est la solution la plus sûre.
Ce RAW me garantit une lecture et un traitement fiables, aujourd’hui comme à long terme, quel que soit le logiciel utilisé.
En résumé : le RAW Haute efficacité Nikon, on fait quoi ?
Le format RAW Haute Efficacité de Nikon offre des avantages indéniables en termes de stockage et de rapidité, sans sacrifier la qualité d’image. C’est indéniable. Si vous avez besoin de stocker plus d’images sur une carte alors que vous n’en avez pas d’autre sous la main, c’est une excellente solution.
Dans les autres cas, je vous recommande de privilégier le format NEF compressé sans perte. Vous gagnerez en facilité, liberté, compatibilité et simplicité d’archivage.
Je ne prétends toutefois pas avoir raison pour tout, aussi si vous avez testé le RAW HE sur votre Nikon, témoignez : avez-vous rencontré des problèmes de compatibilité ou modifié vos habitudes de prise de vue ?
J’ai rencontré Pauline Petit pour la première fois au Salon de la Photo. La couverture de son livre « Le Portrait d’Art » m’avait attiré et j’avais envie de connaître la personne qui se cachait derrière. Lorsque j’ai reçu ce livre quelques semaines plus tard, je n’ai pas été déçu. « Un univers photographique », c’est bien vrai. Vous allez comprendre pourquoi.
Le portrait d’art avec Pauline Petit, présentation
Regardez bien la photo de couverture ci-dessus. Du noir, du blanc, des accessoires incroyables, un traitement d’image particulier tout en contraste. Bienvenue dans l’univers photographique de Pauline Petit. Quand vous réalisez que Pauline Petit a débuté la photo à 18 ans, qu’elle a commencé en 2004 et qu’elle est depuis publiée dans les magazines spécialisés et exposée dans les festivals photo, vous vous demandez ce qui se cache derrière tout ça.
La réponse est simple : du travail, encore du travail, beaucoup de travail. Et une bonne dose d’imagination couplée à quelques choix drastiques, dont celui qui l’a poussée à opter pour le noir et blanc en 2019, au détriment de la couleur.
Allez visiter son site, vous comprendrez très vite ce qui fait l’univers de Pauline, collectionneuse d’hommes (je vous laisse découvrir pourquoi !).
Maintenant que les présentations sont faites, parlons du livre.
Qu’allez-vous découvrir dans « Le Portrait d’art » de Pauline Petit ?
Tout ce que vous devez savoir pour partir d’une idée (à vous de la trouver, quand même), pour transformer cette idée en projet, puis en prise de vue, avant de traiter vos images, de les publier et de les vendre.
J’ai déjà eu l’occasion de chroniquer des livres sur le portrait photo, mais c’est la première fois que j’en découvre un qui traite de tous ces sujets. DE A à Z. Car ce que je n’ai pas dit plus haut, c’est que la photographe a plus d’un tour dans son sac. Elle maîtrise non seulement la photographie, mais aussi les codes et pratiques du web actuel. Décidément, cette jeune génération a bien du talent.
Au fil des pages de ce livre dédié au portrait d’art, vous plongerez dans l’univers complexe et néanmoins fascinant de la photographie artistique. Vous l’avez compris en voyant la couverture du livre, Pauline Petit n’y va pas par quatre chemins, son style est unique et identifiable immédiatement.
Vous commencerez par découvrir les secrets d’une création réussie, depuis l’idée originale jusqu’à la diffusion publique de la photo finale.
Le premier chapitre pose les bases en explorant le processus créatif avant même la prise de vue, soulignant l’importance de la conceptualisation et d’une préparation méticuleuse.
Le second chapitre vous emmène dans les coulisses d’une prise de vue en studio. Vous verrez que la maîtrise technique et la connaissance du matériel sont aussi cruciales que l’espace de travail lui-même.
Le troisième chapitre est une immersion dans le travail de post-traitement, Pauline Petit ayant une méthode bien à elle pour transformer les fichiers RAW en portraits noir et blanc (pour la plupart) très contrastés.
Le quatrième chapitre détaille l’art du tirage, un élément souvent sous-estimé mais essentiel dans la présentation finale d’une photographie.
Enfin, le livre présente des stratégies concrètes pour gagner en visibilité et en notoriété, un aspect indispensable pour tout artiste souhaitant vivre de son art.
Vous êtes photographe portraitiste aspirant ? Pour 25 euros, vous disposez de toutes les étapes pour mener à bien votre apprentissage.
Vous êtes portraitiste confirmé ou professionnel ? Venez chercher une bonne dose d’inspiration avant de travailler sur votre style, car si copier, c’est tricher, chercher des idées neuves reste indispensable.
Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 : compacte, grande ouverture, poids plume & prix doux
Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 dédié à ses hybrides APS-C. Ce premier objectif Nikon à focale fixe au format DX et à grande ouverture f/1.7 va ravir les amateurs d’objectifs compacts et légers, sachant se faire oublier même au moment de passer à la caisse.
Voici les caractéristiques techniques du NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 qui va donc cadrer comme un 36 mm plein format, son tarif et à qui il s’adresse.
Lorsque j’ai appris l’arrivée de ce nouveau NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7, ma première question a été « mais pourquoi f/1.7 et pas f/1.8 ? », sachant que ce serait la première que je recevrais aussi (rappelez-vous que le NIKKOR Z 24 mm pour plein format est un f/1.8).
La réponse, bien qu’évasive de la part d’une marque qui n’aime pas trop trahir ses secrets, tient en la capacité de la monture Z. Avec son grand diamètre elle autorise de plus grandes ouvertures sans perte de qualité. Alors si les opticiens pouvaient faire f/1.7 sans rien perdre, pourquoi faire f/1.8 ?
Cette logique toute japonaise a du bon dans le cas présent. Une focale fixe à grande ouverture c’est bien, surtout greffée sur un capteur NIKKOR Z APS-C dont la montée en sensibilité est excellente. Mes tests des Nikon Z 50 et Nikon Z fc montraient une belle qualité d’image jusqu’à 12.800 ISO, ce qui est une belle limite. Avec une ouverture maximale de f/1.7, vous allez pouvoir déclencher avec des temps de pose très courts, perspective alléchante !
Mais Nikon ne s’est pas contenté de ça.
Vous avez peut-être remarqué que lorsqu’on parle de focale fixe, on parle aussi souvent de « petites focales fixes ». Les amateurs de photo de rue me comprendront, plus c’est compact et léger, mieux c’est. Nikon nous gate sur ce plan puisque le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 ne pèse que 135 gr. pour une longueur de 70 mm et un diamètre de 40 mm.
Ces caractéristiques s’accompagnent de deux autres valeurs qui pourraient bien vous plaire aussi : la distance minimale de mise au point est de 18 cm pour une distance minimale de netteté de 12,4 cm. Oui, vous avez bien lu, il y a deux valeurs.
La distance minimale de mise au point se mesure par rapport au plan du capteur tandis que la distance minimale de netteté se mesure par rapport à la lentille frontale. Inutile en effet d’avoir une distance minimale de mise au point courte si vous ne pouvez approcher suffisamment du sujet. Avec le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 vous allez donc pouvoir vous approcher à 12,4 cm de vos sujets tout en faisant des photos nettes. Merci la monture Z et la position du capteur à nouveau.
Nikon précise que l’objectif est conçu pour résister à la poussière et aux intempéries (mais pas tous temps), il embarque son lot de joints toriques qui assurent cette étanchéité. La construction en polycarbonate reprend les standards des NIKKOR Z « à prix doux » récents, leur monture étant elle-aussi en polycarbonate. Je vois de là les « pourquoi c’est pas du métal ??? » … parce que le métal est plus lourd et plus cher à construire.
Je suis comme vous, j’aime les montures métalliques, mais je dois avouer que pour trimballer mon NIKKOR Z 40 mm f/2 partout sans toujours en prendre le plus grand soin, je n’ai jamais rencontré le moindre problème avec sa monture en polycarbonate.
Nikon précise que le diamètre du filtre est de 46 mm tandis que ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est livré avec un pare-soleil Nikon HN-42 qui vient se visser en bout d’objectif, se faisant ainsi très discret.
Bien que proposé à prix doux, ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 ne fait pas l’impasse sur une belle motorisation AF STM (moteurs pas à pas) qui garantit une mise au point rapide (pas très difficile avec un 24 mm de cette taille, mais j’en connais qui sont lents chez … chut …). Ce 24 mm DX minimise le focus breathing et s’avère silencieux, ce qui devrait plaire aux vidéastes au passage.
Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 sur Nikon Z 30
Fiche technique NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7
Format : DX / APS-C
Focale : 24 mm fixe
Ouverture max. : f/1.7
Ouverture mini : f/11
Formule optique : 9 éléments en 8 groupes (dont 2 lentilles asphériques)
Angle de vue : 61°
Distance minimale de mise au point : 0,18m
Ratio de reproduction : 0,19x
Diaphragme : 7 lames
Filtre : diamètre 46 mm
Dimensions : 70 mm x 40 mm
Poids : 135 gr
Tarif et disponibilité
Le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est vendu au tarif public de 319 euros TTC. Il sera disponible dès le 15 juin 2023 chez les revendeurs.
Premier avis et exemples de photos
Pour être transparent avec vous, je ne l’ai pas eu en mains et je ne l’ai donc pas testé encore. Je ne peux donc me baser que sur sa fiche technique et l’échange que j’ai pu avoir avec la marque. Quoi qu’il en soit, j’apprécie que Nikon développe (enfin ) un début de gamme NIKKOR Z DX pertinent.
La grande ouverture et la compacité font de ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 une proposition alléchante, le ratio x 1.5 du capteur APS-C vous permettant de cadrer comme avec un 35 mm en plein format.
Je ne vous cache pas non plus que le tarif est intéressant, à la concurrence on s’approche plutôt des 450 euros pour une offre proche (mais en monture métallique, je vous l’accorde) chez Fujifilm par exemple comme chez Sigma en monture Z d’ailleurs puisque le récent Sigma 30 mm f/1.4 DC DN | Contemporary (le plus proche du 24 mm) vaut 399 euros et pèse deux fois plus lourd.
Les possibilités créatives qu’offre une petite focale fixe à grande ouverture sont nombreuses : dans la rue, en reportage, en soirée, en intérieur, vous allez en profiter tout le temps, surtout avec un hybride Nikon Z APS-C de petite taille. Le design très sobre de ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 s’accordera aussi très bien avec votre Nikon Z fc hybride Vintage.