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NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : zoom téléobjectif à grande ouverture léger et compact

Nikon annonce le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8, un zoom polyvalent qui complète la gamme de téléobjectifs pour hybrides Nikon et propose une grande ouverture f/2.8 tout en sachant rester compact et léger.

Lisez la suite pour savoir comment il se positionne dans la gamme, sa fiche technique, à qui il s’adresse et ce que j’en pense.

NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : zoom téléobjectif à grande ouverture léger et compact

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NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : présentation

Vous pouvez vous demander pourquoi Nikon annonce ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 alors qu’il existe déjà dans la gamme un NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S ? La réponse est simple : cette version, outre le fait qu’il s’agit d’un 180 et non d’un 200 mm, est une proposition technique plus compacte (151 mm contre 220 mm pour le 70-200 mm S), plus légère (795 gr. contre 1.440 gr.) et – surtout – plus accessible (1.500 euros d’écart).

Nikon complète ainsi un segment d’objectifs à grande ouverture f/2.8, comprenant déjà les NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 et NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8. Les trois font non pas la paire mais le trio vous permettant de couvrir une plage focale allant de 17 à 180 mm tout en bénéficiant d’une ouverture constante généreuse de f/2.8. Bon point, d’autant plus que ces trois objectifs sont compatibles plein format comme APS-C.

NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : zoom téléobjectif à grande ouverture léger et compact

NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Si vous êtes observateur, vous aurez remarqué que ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 reprend la plage focale et l’ouverture maximale du Tamron 70-180 mm f/2.8 déjà décliné en monture Sony E et plutôt bien noté. Il y a donc fort à parier que l’origine de cette déclinaison Nikon soit la même, tout en intégrant les spécificités de la monture Z, comme c’est le cas pour les deux autres modèles de cette gamme.

Vous aurez remarqué aussi que dans NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8, il manque la lettre S qui désigne la série professionnelle dans la gamme NIKKOR Z. Une lettre en moins qui permet toutefois à Nikon de proposer une plage focale intéressante et une grande ouverture dans un format compact. Ce n’est pas pour me déplaire, surtout si les performances sont au rendez-vous, ce que j’ai pu constater lors du test du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8. Il vous faudra savoir sacrifier l’ergonomie très poussée de la version S pour utiliser ce nouveau zoom, tout le monde n’a pas besoin de tous ces boutons et touches de contrôle sur le fût, à vous de voir.

Tant la plage focale que la grande ouverture, garante d’un effet bokeh prononcé, devraient satisfaire les photographes passionnés par le portrait, le lifestyle, le sport, la photo nature et de paysages, les scènes urbaines comme le reportage évènementiel.

La distance minimale de mise au point (0,27 m à 70 et 0,85 m à 180 mm contre 0,20 m pour le 70-200 Z) vous permettra même de capturer quelques sujets en prise de vue rapprochée, sans devoir investir dans l’excellent mais plus onéreux NIKKOR Z 105 mm f/2.8 VR S.

Mais ce n’est pas tout. La généreuse ouverture f/2.8 autorise l’utilisation des convertisseurs de focale NIKKOR Z TC-2.0 x et 1.4 x, ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 cadrant alors comme un 140-360 mm avec le doubleur et comme un 98-252 mm avec le convertisseur x 1,4. Avec le doubleur le facteur d’agrandissement en proxy photo flirte avec la taille réelle à 0,96 x.

Les vidéastes quant à eux pourront apprécier une mise au point silencieuse, sans focus breathing, la plage focale 70-180 mm pouvant leur permettre de rester à distance de leur sujet tout en jouant avec les plans serrés et le flou d’arrière-plan.

NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : zoom téléobjectif à grande ouverture léger et compact

NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 sur Nikon Z 8

NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : fiche technique

  • Type: monture Nikon Z
  • Format : FX, plein format compatible APS-C (cadre alors comme un 105-270 mm)
  • Plage focale : 70–180 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction optique : 19 lentilles en 14 groupes (dont 5 lentilles en verre ED, 1 lentille en verre super ED et 3 lentilles asphériques)
  • Angle de champ : format FX : 34°20’ à 13°40’, format DX : 22°50’ à 9°
  • Système de mise au point : interne autofocus et manuelle
  • Distance minimale de mise au point : à 70 mm : 0,27 m, à 85 mm : 0,33 m, à 105 mm : 0,42 m, à 135 mm : 0,58 m, à 180 mm : 0,85 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,48×
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 67 mm (P = 0,75 mm)
  • Diamètre × longueur (à partir de la monture d’objectif) : Environ 83,5 × 151 mm
  • Poids : Environ 795 g
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-67B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-113, étui pour objectif CL-C2

NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : tarif et premier avis

Le NIKKOR Z 70-180mm f/2.8 sera disponible dès le 13 juillet 2023 au prix estimé de 1 449 euros TTC.

Ce tarif est à comparer aux 2.949 euros (hors promotion) qu’il vous faut débourser pour disposer du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, plus talentueux et ergonomique mais bien plus lourd et encombrant à transporter au quotidien.

Difficile de comparer ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 avec la version Sony E du Tamron équivalent, notez toutefois que ce dernier est proposé à 1.250 euros 3 ans après sa sortie, soit un tarif très proche du Nikon à son arrivée. C’est de bon augure pour la suite, le prix de la rue ayant tendance à baisser dans les mois qui suivent une annonce.

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 s’avère en concurrence aussi avec le Tamron 70-300 mm pour Nikon Z si vous savez vous passer de la focale 300 mm. La plus grande ouverture constante est un plus, le Tamron restant toutefois très intéressant pour sa plage focale et son tarif très attractif.

Autre comparaison possible, l’utilisation de l’AF-S NIKKOR 70-200 mm f/4 pour reflex avec bague FTZ, une option qui ne se justifie plus que si vous disposez déjà de cet objectif. En effet le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est un Z natif, ne nécessite pas l’ajout de la bague FTZ, il ouvre à f/2.8 et ses performances n’auront pas de mal à être supérieures à celle du 70-200 mm f/4 AF-S qui n’a jamais vraiment brillé.

Au final voici une nouvelle proposition Nikon que je trouve à propos pour répondre aux attentes des utilisateurs de boîtiers Nikon Z qui veulent se faire plaisir sans trop casser leur tirelire et sans devoir subir ni le poids ni l’encombrement propres aux séries NIKKOR S. Je pense en particulier aux possesseurs de Nikon Z 5 et Z 6 séries 1 et 2, j’ai hate de voir ce que ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 a dans le ventre !

Exemples de photos avec NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Exemples de photos avec NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 - (C) Chloe Lodge

photo (C) Chloe Lodge

Exemples de photos avec NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 - (C) Chloe Lodge

photo (C) Chloe Lodge

Exemples de photos avec NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 - (C) Jason Halayko

photo (C) Jason Halayko

photo (C) Jason Halayko

Source : Nikon France

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NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : super zoom téléobjectif abordable pour Nikon hybride

Nikon annonce le super zoom téléobjectif NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR pour ses hybrides Nikon Z. Digne successeur de la version 200-500 mm pour reflex, ce super zoom offre une plage focale plus importante pour un poids moindre.

Lisez la suite pour découvrir ses caractéristiques techniques, la comparaison avec le 200-500 mm, des exemples de photos et mon avis.

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : le super zoom téléobjectif abordable pour Nikon hybride

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NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : présentation

Il ne se passait pas une semaine depuis l’arrivée des Nikon Z hybrides sans que je ne reçoive la question : « à quand un 200-500 en monture Z ?? ». L’AF-S NIKKOR 200-500 mm f/5.6 ED VR a en effet connu un franc succès chez les nikonistes, il faut dire qu’il alliait performances, prix et facilité d’utilisation.

Cependant je ne pourrai désormais répondre que « jamais » puisque Nikon a choisi de proposer non plus un 200-500 mm mais un 180-600 mm, soit une plage focale plus étendue, qui vient marcher sur les platebandes des 150-600 mm Tamron et Sigma. Vous me rétorquerez que 150 n’est pas 180 mais entre vous et moi, lorsque vous utilisez un tel super zoom, c’est quand même plus pour sa focale maximale que sa focale minimale. De plus, entre 150 et 180 mm, l’écart d’angle de champ est faible.

Et l’ouverture maximale ? Le 200-500 est un f/5.6 constant, pourquoi f/6.3 ici ? Parce qu’il s’agit d’un 600 mm et que plus la focale augmente, plus la complexité (et donc le coût) augmente pour disposer d’une grande ouverture. Nikon a fait un compromis, rejoignant en cela ses concurrents directs dont les 150-600 mm ouvrent tous à f/5.6-6.3.

Ce NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR est donc une très bonne nouvelle pour les nikonistes. D’autant plus que le poids de ce super zoom est en chute libre, il gagne 545 gr. face au 200-500 mm et passe sous la barre des 2.000 gr. avec 1.955 gr. A l’inverse il mesure 48 mm de plus, le prix à payer pour atteindre les 600 mm. Toutefois ajoutez l’épaisseur de la bague FTZ (30 mm environ), et vous avez le même encombrement ou presque.

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : le super zoom téléobjectif abordable pour Nikon hybride

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR

Le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR dispose d’un système de réduction des vibrations intégré (gain de 5,5 stops), qui vous permet de faire des photos nettes à main levée tant que vous avez assez de lumière, ce que j’avais pu vérifier lors du test du 200-500 mm. Le mode sport stabilise l’image dans le viseur.

Ce NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR peut être associé au doubleur de focale Nikon NIKKOR Z TC-2.0 x, pour atteindre la focale de 1,200 mm, toujours à main levée si vous maîtrisez le sujet.

Les photographes adeptes de photographie animalière, ornithologique et aérienne devraient apprécier cette proposition optique pertinente, d’autant plus que la distance minimale de mise au point évolue pour passer de 2,2 m à 200 mm sur la précédente version à 2,4 m à 600 mm, mais surtout à 1,3 m seulement à 180 mm. De quoi cadrer serré de près !

L’autofocus a été optimisé pour tenir compte des spécificités des Nikon Z 8 et Z 9 en particulier, l’objectif doit pouvoir suivre la cadence de ces hybrides. Nikon annonce des résultats à la hauteur de vos attentes sur les sujets en mouvement rapide. La mise au point est silencieuse pour vous permettre d’approcher des animaux craintifs.

Les vidéastes apprécieront cette mise au point silencieuse et la suppression du focus breathing, des caractéristiques qui font de cet objectif un outil pertinent pour filmer en haute définition tout en jouant avec des arrière-plans compressés.

Le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR dispose d’une étanchéité conforme à ce que l’on connait de la gamme NIKKOR Z, le traitement au fluor sur la lentille avant offrant l’effet déperlant pour vos séances en conditions humides. Notez aussi que le barillet ne bouge pas pendant que vous zoomez pour éviter que la poussière ne vienne s’accumuler.

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : le super zoom téléobjectif abordable pour Nikon hybride

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR sur Nikon Z 8

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : fiche technique

  • Type : monture Nikon Z
  • Format : FX plein format compatible APS-C
  • Plage focale : 180–600 mm
  • Ouverture maximale : f/5.6 à f/6.3
  • Ouverture minimale : f/32 à f/36
  • Construction optique : 25 lentilles en 17 groupes (dont 6 lentilles en verre ED, 1 lentille asphérique et une lentille avant traitée au fluor)
  • Angle de champ  Format FX : 13° 40’ à 4° 10’ – format DX : 9° à 2° 40’
  • Système de mise au point : interne autofocus ou manuel
  • Distance minimale de mise au point : à 180 mm : 1,3 m, à 200 mm : 1,36 m, à 300 mm : 1,67 m, à 400 mm : 1,94 m, à 500 mm : 2,19 m, à 600 mm : 2,4 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,25×
  • Réduction de vibration : par déplacement des lentilles à l’aide de moteurs à bobine acoustique (VCM)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 95 mm (P = 1,0 mm)
  • Diamètre × longueur (à partir de la monture d’objectif) : environ 110 × 315,5 mm
  • Poids : environ 1955 g
  • Accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-95B, bouchon d’objectif arrière LFN1, parasoleil HB109, étui pour objectif CLC6

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : tarif et premier avis

Le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR sera disponible en août 2023 au prix estimé de 1.999 euros TTC.

Longtemps attendu, le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR est une belle évolution du précédent 200-500 mm Nikon, avec une plage focale plus généreuse, un poids réduit et un encombrement proche.

Reste la question du tarif puisque ce NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR coûte 400 euros de plus que le 200-500 mm à sa sortie en 2015. Cet écart de prix justifie-t-il l’investissement ?

Si vous disposez déjà du 200-500 mm Nikon et d’une bague FTZ, vous pouvez patienter. Prenez toutefois en compte le poids et la plage focale si ce sont des critères importants pour vous. Sachez que le 200-500 mm est assez recherché en occasion, vous avez peut-être une bonne opération à faire avec votre revendeur.

Si vous n’êtes pas encore équipé d’un super télézoom, alors le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR est le meilleur choix du moment. Face au 200-500 mm Nikon, comme face aux 150-600 mm Tamron et Sigma qui restent en monture F reflex et non Z native à ce jour.

Vous pouvez hésiter aussi entre ce NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR et le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 couplé au doubleur Nikon. Le 100-400 a l’avantage d’une plus grande ouverture maximale, d’une plus grande compacité et d’un poids moindre mais il vous coûtera 1.000 euros de plus (et le prix du doubleur si vous ne l’avez pas déjà).

L’autre alternative est d’envisager le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF, mais attention, il ne joue pas dans la même cour côté tarif.

Cet objectif bientôt au meilleur prix chez Miss Numerique

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : exemples de photos

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : exemples de photos (C) Natsuki Handa

photo (C) Natsuki Handa

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : exemples de photos

photo (C) Natsuki Handa

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : exemples de photos (C) Natsuki Handa

photo (C) Natsuki Handa

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : exemples de photos

photo (C) Natsuki Handa

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : exemples de photos

photo (C) Natsuki Handa

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : exemples de photos

photo (C) Natsuki Handa

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : exemples de photos

photo (C) Nicolas Stettler

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : exemples de photos

photo (C) Nicolas Stettler

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : exemples de photos

photo (C) Ryan Patterson

Source : Nikon France

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Combien de mégapixels faut-il vraiment pour de bonnes photos ?

La question revient à chaque achat d’appareil photo : faut-il vraiment passer à 45 Mp, ou 24 Mp suffisent-ils ? La réponse courte : pour 95 % des photographes amateurs, 24 Mp sont amplement suffisants. La réponse longue mérite quelques nuances, notamment si vous imprimez grand format, recadrez souvent, ou photographiez des oiseaux à 600 mm.

Si vous utilisez un boîtier Nikon Z (par exemple Z6III, Z7II) ou un reflex Nikon, cet article s’adresse tout particulièrement à vous, amateur exigeant ou expert en quête de bon compromis. Il s’appuie sur 20 ans d’expérience en photographie Nikon et sur les données techniques des capteurs actuels.

En résumé : Pour un usage web ou tirage jusqu’à ~30×50 cm, 24 Mp suffisent. Pour tirages grand format, recadrage ou usage commercial, 36-45 Mp ou plus sont intéressants. Mais la qualité d’image dépend surtout du capteur, de l’optique et de votre technique.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet pour bien débuter en photo en 2026

Combien de mégapixels pour obtenir des photos qui vous plaisent

« Plus il y a de pixels, mieux c’est ! » Ce cri du cœur de certains photographes (et vendeurs …) ne traduit que rarement la nécessité d’avoir un capteur très riche en pixels.

En effet, le nombre de mégapixels (la définition) n’est pas le seul déterminant de la qualité d’image. La taille du capteur, la qualité de l’objectif et la maîtrise de la composition et de l’exposition jouent un rôle crucial. A nombre de pixels égal, un appareil photo avec un capteur plus grand dispose de photosites plus grands, ce qui améliore la qualité de l’image même avec un nombre de mégapixels plus faible.

Une définition plus élevée peut toutefois être nécessaire pour les impressions grand format ou pour les photographes professionnels travaillant dans l’édition ou la publicité. Pour obtenir une netteté optimale et des détails fins dans une impression de grande taille, une définition de 45 Mp ou plus peut être nécessaire.

Cependant pour la plupart des photographes amateurs, une définition de 24 Mp est suffisante, offrant un bon équilibre entre qualité d’image et taille des fichiers. Il existe toutefois un usage bien particulier qui peut justifier de passer à 45 Mp, je vous en parle plus bas.

A titre de comparaison, un film argentique 24×36 scanné à 4000 dpi, une valeur élevée permettant de restituer tous les détails de l’image, correspond à un fichier numérique qui ferait 5.600 x 3.700 points, soit environ 20 Mp si l’on considère qu’un point équivaut à un pixel. Ce repère argentique montre à quel point la course aux mégapixels est largement au-delà de ce que la plupart des pratiques exigent.

La plupart des appareils photo actuels offrent donc une définition suffisamment élevée pour un usage courant, comme le partage sur les réseaux sociaux ou l’impression de photos de taille standard. Inutile donc de vous ruiner pour passer à 45 Mp « absolument », un bon 24 Mp vous rendra les services attendus. L’écart de prix en sa faveur vous permettra par exemple de vous procurer un objectif à focale fixe et grande ouverture très intéressant pour faire de meilleures photos.

Au moment du choix, prenez en compte l’ensemble du système photo, y compris la taille du capteur, la sensibilité ISO, la plage dynamique et les objectifs envisagés plutôt que de vous concentrer uniquement sur le nombre de mégapixels.

À retenir : la définition (mégapixels) ne fait pas tout ; la taille du capteur, la qualité optique et votre maîtrise technique sont au moins aussi déterminantes.

Nombre de mégapixels et tirages photo

La résolution (fonction de la surface du capteur) idéale dépend de vos besoins spécifiques et de la taille des tirages envisagés. Notez bien que ces dimensions et résolutions sont basées sur une utilisation courante de 300 PPP (Point par Pouce) pour une qualité d’impression élevée. Cette valeur peut varier en fonction des préférences individuelles et des exigences du projet. A 200 PPP vous obtiendrez des tirages de très bonne qualité et de plus grande taille pour le même nombre de pixels.

Nombre de mégapixels Tirage conseillé (à 300 PPP)
12 Mp jusqu’à 20×25 cm
24 Mp jusqu’à 30×50 cm
36 Mp jusqu’à 40×60 cm
45 Mp+ 60×90 cm et plus

À 200 PPP, la taille des tirages augmente d’environ 50 % pour le même capteur. Un 24 Mp vous permet ainsi d’atteindre facilement un 40×60 cm de très bonne qualité perçue, dès lors que vous n’observez pas le tirage à 20 cm. En pratique, personne ne le fait.

Avec un appareil photo de 12 Mp vous pouvez obtenir des impressions de qualité jusqu’à 20 x 25 cm, idéales pour les cadres photo, les albums de famille ou les petits tirages. Par exemple, si vous souhaitez une impression de 10 x 15 cm avec une résolution de 300 pixels par pouce (PPI), vous aurez besoin d’une définition de 1181 x 1772 pixels soit … 2 Mp.

Un appareil photo de 24 mégapixels offre une définition double, ce qui permet d’agrandir les impressions jusqu’à 30 x 50 cm tout en maintenant une netteté et des détails fins.

Avec 36 Mp vous avez une définition plus élevée pour des projets d’impression grand format, tels que des expositions, des tirages d’art ou des travaux commerciaux. Avec cette définition, vous pouvez réaliser des impressions allant jusqu’à 40 x 60 cm avec une netteté exceptionnelle et une grande richesse de détails.

Un appareil photo de 45 Mp ou plus est destiné aux photographes pour lesquels chaque détail compte. Cette définition extrêmement élevée permet de réaliser des tirages de très grande taille, allant jusqu’à 60 x 90 cm ou plus, tout en conservant une netteté et des détails exceptionnels.

La formule qui lie nombre de pixels et taille du tirage est la suivante.

  • ex. pour 24 Mp, nombre de pixels : 6.000 x 4.000
  • à 300 PPP cela donne 6.000 / 300 = 20 pouces
  • 1 pouce vaut 2,54 cm dont cela fait 20 x 2,54 = 50,8 cm

Avec 24 Mp, vous pouvez donc avoir un tirage de grande qualité à 300 PPP qui mesure 50 x 33 cm (en savoir plus).

Nombre de mégapixels et recadrage

Lorsque vous recadrez les photos d’un appareil plein format au format APS-C (« crop DX »), vous réduisez le nombre de pixels. Supposons que vous ayez un appareil photo plein format de 45 Mp, le recadrage APS-C vous laissera environ 20 Mp. Avec un capteur 24 Mp, il vous reste environ 10 Mp.

Cela signifie que vous avez toujours une définition élevée avec l’appareil photo de 45 Mp, ce qui n’est pas le cas avec le 24 Mp. Si vous pratiquez le « crop DX » fréquemment pour bénéficier du ratio x 1,5 sur la focale, mieux vaut envisager un 45 Mp. Attention, le revers de la médaille c’est le manque de netteté qui peut être plus visible avec ce type de recadrage si l’objectif n’est pas suffisamment qualitatif, ou si le flou de bougé vous guette.

Exemple concret : si vous utilisez un Nikon Z7II ou Z8/Z9 (45 Mp), en recadrage DX (~1,5×) vous conservez encore environ 20 Mp – ce qui vous offre une très large marge en post-prod.

Nombre de mégapixels et niveau de bruit numérique

Il est souvent admis que plus un capteur comporte de pixels, plus les photosites sont petits et moins ils captent de lumière. Sur le papier, cela devrait produire davantage de bruit en haute sensibilité. C’est vrai en théorie… mais beaucoup moins dans la pratique.

Aujourd’hui, le nombre de pixels n’est plus le facteur déterminant. Ce qui compte, c’est ce que les processeurs internes et les logiciels de traitement font des données brutes. Le bruit est un phénomène aléatoire : un pixel peut être affecté, son voisin non. Plus le nombre de pixels est élevé, plus le logiciel dispose d’informations pour identifier les motifs réels dans l’image et distinguer ce qui relève du détail ou du bruit.

Concrètement, une image très détaillée fournit davantage de « matière » aux algorithmes de débruitage modernes. Ils comparent des zones similaires, repèrent les répétitions naturelles dans l’image, et les utilisent pour lisser le bruit sans toucher au détail. Avec un grand nombre de pixels, la marge d’analyse est plus large, la probabilité d’erreurs diminue et le rendu final est souvent plus propre.

En pratique, un capteur à haute définition bien exploité peut donc produire une image moins bruitée après traitement qu’un capteur moins défini, simplement parce que le logiciel a plus d’informations pour travailler. Le nombre de mégapixels ne suffit donc pas à prédire le niveau de bruit : c’est la combinaison capteur + traitement interne + traitement logiciel qui fait la différence.

C’est ce que l’on observe concrètement en comparant le Nikon Z6III (24 Mp) et le Z8 (45 Mp) : en haute sensibilité, les fichiers RAW traités dans DxO PureRAW ou Lightroom Classic tendent à être comparables en termes de propreté finale, alors que la théorie suggérerait le contraire. Le Z6III garde un léger avantage à ISO natifs très élevés, mais l’écart est marginal dans la pratique courante.

FAQ : tout comprendre sur les mégapixels et la qualité d’image

Combien de mégapixels me faut-il vraiment pour imprimer mes photos ?

Pour un tirage classique jusqu’à 30×45 cm, 24 Mp suffisent largement. Au-delà, si vous souhaitez imprimer en grand format ou exposer, 36 à 45 Mp offrent plus de finesse et une marge de recadrage confortable.

Les mégapixels améliorent-ils la qualité de mes photos sur Internet ?

Non. Pour le web, même un fichier issu d’un capteur 12 Mp est largement suffisant. Les plateformes compressent de toute façon les images. Ce qui compte, c’est le rendu global : contraste, exposition, netteté, couleur.

Un capteur très défini génère-t-il plus de bruit en haute sensibilité ?

Pas forcément. Les algorithmes de traitement profitent de la densité de pixels pour mieux séparer le détail du bruit. Une image très définie peut être moins bruitée après traitement qu’une image moins définie.

Plus de mégapixels signifie-t-il toujours de meilleures photos ?

Non. Une photo réussie dépend surtout de la lumière, du choix de l’objectif, de la technique et du sujet. Les mégapixels permettent de gagner en précision et en recadrage, mais ils ne remplacent pas la qualité du capteur et de l’optique.

Faut-il plus de mégapixels pour photographier des oiseaux ou de la faune ?

Pas nécessairement, mais c’est un usage où un capteur 36-45 Mp peut être utile. Le recadrage fréquent consomme de la définition. Avec 45 Mp, un crop à 50 % vous laisse encore 22 Mp, ce qui est confortable pour l’impression ou le web.

Les smartphones ont aujourd’hui 50 Mp ou plus. Sont-ils meilleurs que les appareils photo ?

Non. Le nombre de mégapixels d’un smartphone est souvent le résultat d’un pixel binning (regroupement de pixels) pour compenser la très petite taille du capteur. Ce n’est pas comparable à 24 Mp sur un capteur plein format. La taille du capteur reste le facteur dominant.

Nombre de mégapixels : ce n’est pas toujours celui qui en a le plus qui gagne !

Les mégapixels, c’est comme la cylindrée d’une moto : ça impressionne sur la fiche technique, ça ne dit rien de votre plaisir à rouler. Ce qui fait une bonne photo, c’est la lumière, l’œil, l’objectif. Les mégapixels viennent en dernier.

Si vous hésitez entre un boîtier Nikon 24 Mp et un 45 Mp, consultez mon guide comparatif des hybrides Nikon Z : il vous aidera à choisir selon votre pratique réelle, pas selon les arguments de vente.


Firmware Nikon Z 9 4.0 : capture automatique, amélioration suivi AF, prédéclenchement

Nikon lance la version 4.00 du firmware de son hybride plein format professionnel Nikon Z 9. Avec de nouvelles fonctionnalités AF, de déclenchement et vidéo, ainsi qu’une amélioration des fonctions d’utilisation et d’affichage, cette mise à jour renforce la polyvalence et les performances du Z 9 pour les photographes et vidéastes.

Firmware Nikon Z 9 4.0 : amélioration suivi AF 3D, nouveaux modes de déclenchement, nouvelles fonctions persos

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Le Nikon Z 9 chez Miss Numerique

Firmware Nikon Z 9 4.0 : des nouveautés en photo et vidéo

Une des nouvelles fonctionnalités du Nikon Z 9 est le « Déclenchement automatique » : il permet aux utilisateurs de prendre automatiquement des photos et des vidéos en configurant différents critères tels que la détection de mouvement, de distance et du sujet.

Cela permet aux utilisateurs de prendre des clichés à distance et sous différents angles sans avoir à rester derrière l’objectif. De plus, la fonction « Prise de vue avec pré-déclenchement » héritée du Nikon Z 8 complète cette mise à jour firmware en assurant un meilleur taux de réussite potentiel pour capturer des moments décisifs.

Notez toutefois que Nikon précise :

Le déclenchement automatique n’est compatible qu’avec les objectifs à monture Nikon Z, à l’exception du NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct.

La prise de vue automatique ne peut pas être associée à certaines fonctionnalités de l’appareil photo, notamment :

  • les poses longues (« Bulb (pose B) » ou « Time (pose T) »),
  • le retardateur,
  • le bracketing,
  • les surimpressions,
  • la superposition HDR,
  • l’intervallomètre,
  • l’enregistrement de vidéos time-lapse,
  • le décalage de la mise au point,
  • la réduction de vibration électronique.

Pour ce qui est des objectifs à monture F, il n’y a pas de restriction à part pour le réglage précis des distances.

Les fonctions de mise au point autofocus du Nikon Z 9 ont été ajustées pour améliorer les performances de suivi 3D. L’autofocus offre une plus grande précision avec les petits sujets se déplaçant rapidement.

Enfin, ce firmware comprend désormais une option permettant de réduire le flou causé par le bougé de l’appareil lors de l’utilisation d’un trépied ou d’un accessoire similaire.

La mise à jour firmware Nikon Z 9 4.0 améliore les fonctions vidéo du Nikon  Z 9 en augmentant la sensibilité minimale à Lo 2 pour le format N-Log, ce qui améliore la netteté des zones d’ombres. Les photographes bénéficient d’un contrôle plus précis grâce à un plus grand nombre d’options pour la vitesse du zoom haute définition.

Des améliorations ont également été apportées aux fonctions d’utilisation et d’affichage du Z 9. Le nombre de fonctions pouvant être attribuées aux commandes personnalisées augmente, l’ajout d’un affichage de la distance approximative sur l’indicateur de distance de mise au point est disponible, et une sélection de sons de déclenchement dont le volume peut être ajusté en fonction des besoins spécifiques viennent compléter la liste des options ajustables par l’utilisateur.

Télécharger le firmware Nikon Z 9 4.0 sur le site du support Nikon.

Source : Nikon France

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Comparaison Nikon Z 8 vs Nikon D850 : le choc des titans

Le Nikon Z 8 peut-il remplacer le Nikon D850 dans le cœur des nikonistes ? Le D850, reflex le plus abouti de son époque, a su séduire très vite. Le Z 8, l’hybride expert pro qui remporte dès sa sortie la plupart des suffrages, sera-t-il vu comme le digne successeur de son ainé ? Cette comparaison Nikon Z 8 vs Nikon D850 a-t-elle vraiment du sens ?

Il est trop tôt pour le dire, le Nikon Z 8 a été annoncé il y a quelques semaines à peine. Mais ce comparatif Nikon Z 8 vs. D850 va vous aider à voir quelles sont les différences majeures entre ces deux boîtiers et en quoi le Nikon Z 8 prend plusieurs longueurs d’avance sur le Nikon D850.

Comparaison Nikon Z 8 vs Nikon D850 : le choc des titans

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Nikon Z 8 vs Nikon D850 : liste des différences et comparaison

Il est devenu bien difficile en 2023 de faire une comparaison entre un reflex et un hybride, surtout lorsqu’ils s’inscrivent dans la gamme expert – pro d’une marque comme Nikon. Toutefois certaines caractéristiques ne trompent pas.

Le gabarit et le poids sont deux critères qui font qu’un boîtier est un « petit modèle » ou un « modèle plus expert ». En effet, il est difficile de caser dans un tout petit boîtier ce qui fait un modèle expert – pro : grand capteur plein format, grand viseur, double logement pour cartes mémoire, grand écran arrière, nombreuses touches à accès direct … tout ça prend de la place et pèse.

Voici la comparaison de taille et poids entre le Nikon Z 8 et le Nikon D850 et, plus bas, la comparaison point par point sous forme de tableau :

Nikon Z 8 vs D850 : un gabarit proche

Nikon Z 8 à gauche vs Nikon D850 à droite

Illustration Camera Nikon Z 8 à gauche vs Nikon D850 à droite

Nikon Z 8 à gauche vs Nikon D850 à droite

Illustration Camera Size

Nikon Z 8 à gauche vs Nikon D850 à droite

La comparaison visuelle à échelle commune montre un léger avantage de compacité pour le Nikon Z 8 qui s’avère moins massif que le Nikon D 850 (voir le test du D850).

Le Nikon Z 8 l’emporte sur le poids aussi, puisque avec 910 grammes, il s’avère 9% plus léger que le D850 et ses 1005 grammes (avec batterie et cartes).

Comparaison des capteurs

Les Nikon Z 8 et Nikon D850 sont tous deux dotés d’un capteur plein format (24×36) de 45,7 Mp. Cette similitude des caractéristiques du capteur implique que le Z 8 et le D850 ont la même densité de pixels, ainsi que la même taille de pixels. Aucun des deux appareils n’est équipé d’un filtre passe-bas, ils sont donc en mesure de capturer tous les détails que le capteur peut résoudre.

Notez toutefois que le Nikon Z 8 est plus récent (5 ans et 9 mois) que le D850. Son capteur a bénéficié des avancées technologiques au cours de cette période. Le D850 utilise un capteur BSI-CMOS, tandis que le Z 8 utilise un capteur BSI-CMOS empilé (« stacked »). Les deux appareils photo utilisent un filtre de Bayer, une caractéristique commune à la plupart des appareils photo numériques.

Le Nikon D850 dispose d’une plage de sensibilité allant de 64 à 25.600 ISO, qui peut être étendue à 32 et 102.400 ISO. Le Nikon Z 8 offre les mêmes réglages ISO avec une différence majeure liée à la nature de son capteur, il offre une double sensibilité native à 64 et 800 ISO qui lui permet de produire des images moins bruitées en haute sensibilité.

Nikon Z 8 vs. Nikon, D850, comparaison de la dynamique des capteurs selon la sensibilité ISO

Le comparatif DxOLabs montre la différence entre les deux capteurs, le test du Z 8 n’étant pas disponible au moment de la publication de ce comparatif, j’ai pris le capteur du Z 9 qui est identique

Rappelons que dans le cas d’un capteur à double sensibilité ISO native, une fois que le premier seuil est passé, le signal en provenance du capteur passe par un amplificateur plus puissant avant d’être converti en signal numérique. Il en résulte un appareil photo capable d’exposer une photo comme s’il s’agissait de deux appareils photo complètement différents. L’ISO de base est différent entre les deux systèmes.

Une autre différence technologique majeure tient en la nature du processeur de traitement. Le Nikon Z 8 utilise un processeur de traitement d’image plus avancé (EXPEED 7) que le D850 (EXPEED 5), avec des avantages en termes de réduction du bruit, de précision des couleurs et de vitesse de traitement.

Comparaison des stabilisations d’image

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z6 et Z7

La comparaison est rapide puisque le Nikon Z 8 se différencie du Nikon D850 grâce à la stabilisation de l’image dans le boîtier (IBIS). Le Z 8 réduit le risque de flou de bougé avec tous les objectifs montés, qu’ils soient VR ou non. Le D850 n’offre aucune stabilisation d’image avec les objectifs qui ne sont pas dotés d’une stabilisation optique de l’image Nikon VR.

Comparaison des autofocus

En matière d’autofocus, le Nikon Z 8 dispose de pixels à détection de phase intégrés au capteur image, ce qui permet une acquisition rapide et fiable de l’autofocus, même en mode de visée électronique en temps réel.

Le reflex Nikon D850 utilise lui un capteur AF en plus du capteur image, une configuration qui a fait ses preuves chez Nikon, mais limite les possibilités de personnalisation et de détection de l’autofocus. En effet avec un capteur AF dédié les collimateurs sont figés par construction, délimitant des zones figées elles-aussi.

Sur l’hybride, le capteur image servant aussi à assurer la mise au point, c’est le firmware et le processeur qui font la différence en autorisant des modes de détection et des zones qui peuvent évoluer avec les mises à jour firmware. Celles-ci permettent surtout une détection presque plein cadre alors que le D850 est limité à la seule zone centrale.

Comparaison des obturateurs

Autre différence majeure entre les deux appareils, le Nikon D850 dispose d’un obturateur mécanique tandis que le Nikon Z 8 met en œuvre un unique obturateur électronique qui lui permet de réaliser des prises de vue totalement silencieuses.

Ce mode est moins adapté à la photographie d’objets en mouvement (risque de rolling shutter) ou à la prise de vue sous des sources de lumière artificielle (risque de scintillement). Les premiers tests montrent toutefois que le rolling shutter est quasiment imperceptible, et que le scintillement est fortement réduit si vous prenez soin d’activer les réglages correspondants.

Notez que l’effet rolling shutter ne peut toutefois pas être supprimé totalement puisqu’il est produit par la différence de fréquence de l’obturation électronique avec celle des LED dans les éclairages artificiels. Ceci devrait être réglé avec l’arrivée probable d’une nouvelle génération de capteurs organiques.

Comparaison des modes vidéo

Ces deux boîtiers Nikon savent enregistrer des vidéos, mais s’il y a une différence majeure entre les deux c’est bien dans ce mode.

Le Nikon Z 8 peut enregistrer des séquences vidéo en 8K/30p, alors que le D850 est limité à 4K/30p.

Je vous renvoie vers la présentation détaillée du Nikon Z 8 pour ce qui est des multiples possibilités de son mode vidéo qui surpasse très largement celui du D850.

Comparaison des viseurs

Le viseur du Nikon Z7

le viseur électronique d’un hybride Nikon Z

Le Nikon Z 8 est équipé d’un viseur électronique (3690k points) alors que le D850 est équipé d’un viseur optique.

Les deux systèmes ont leurs avantages :

  • le viseur électronique permet de projeter des informations supplémentaires sur la prise de vue, comme d’afficher le rendu de la photo qui sera faite sur la base des réglages en cours du boîtier (visée dite à image réelle),
  • le viseur optique n’offre pas cette possibilité, il permet toutefois de voir la scène en direct, et non au travers d’un écran (ce qu’est le viseur électronique).

Les viseurs des deux appareils offrent le même champ de vision (100 %), mais le viseur du Z8 a un grossissement plus important que celui du D850 (0,80x contre 0,75x), de sorte que la taille de l’image transmise semble plus proche de la taille observée à l’œil nu.

Ces deux visées étant très différentes, je ne peux que vous recommander de les tester avant de faire votre choix. Notez quand même que le viseur électronique du Nikon Z 8 est parmi les meilleurs du moment, l’essayer c’est souvent l’adopter.

Comparaison des stockages sur carte

Les deux appareils enregistrent les fichiers sur des cartes CFexpress ou XQD ou SDXC. Ils disposent d’un double emplacement pour carte, ils prennent en charge les cartes UHS-II, qui permettent un transfert de données ultra-rapide.

Comparaison des autonomies

Je précise ce point car l’hybride a mis en défaut le protocole CIPA d’évaluation de l’autonomie d’un appareil photo. Fonctionnant sur un principe différent, avec un capteur image qui fait aussi office de capteur AF, et un viseur électronique, la consommation de l’hybride (toutes marques confondues) ne sautait être la même que celle d’un reflex qui ne dispose pas de ces composants.

Il n’est donc pas possible de comparer les données CIPA d’un reflex et d’un hybride car celles de l’hybride sont fausses. Toutefois cela donne un ordre de grandeur.

L’autonomie du Nikon D850 est ainsi affichée à 1.840 vues pour le D850 tandis que celle du Nikon Z 8 est de 340 vues. En pratique le Z 8 peut réaliser aisément 700 à 1.000 vues par charge de batterie, cette évaluation reposant sur la consommation déjà constatée des Nikon Z 6 et Z 7 et du Nikon Z 9.

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Comparaison des fiches techniques Nikon Z 8 vs Nikon D850

Voici une comparaison plus complète des fiches techniques des Nikon Z 8 et Nikon D850.

  Caractéristiques techniques  
Modèle Nikon Z8 Nikon D850
Type hybride sans miroir reflex à miroir
Monture Nikon Z Nikon F
Technologie capteur BSI-CMOS empilé BSI-CMOS
Format de capteur 24×36 24×36
Taille de capteur 35.9 x 23.9 mm 35.9 x 23.9 mm
Surface de capteur 858.01 mm2 858.01 mm2
Diagonale 43.1 mm 43.1 mm
Facteur de recadrage 1.0x 1.0x
Définition du capteur 45.7 Mp 45.7 Mp
Résolution d’image 8256 x 5504 pixels 8256 x 5504 pixels
Photosites 4.35 μm 4.35 μm
Densité de pixels 5.30 MP/cm2 5.30 MP/cm2
Filtre anti moiré non non
Vidéo 8K/30p 4K/30p
Plage ISO 64 – 25.600 ISO 64 – 25.600 ISO
Plage ISO étendue 32 – 102.400 ISO 32 – 102.400 ISO
Processeur d’image EXPEED 7 EXPEED 5
Viseur électronique optique
Angle de champ du viseur 100 % 100 %
Grossissement du viseur 0.80 x 0.75 x
Résolution du viseur 3690k points  sans objet
Ecran supérieur oui oui
Viseur arrière Live View Live View
Taille de l’écran arrière 3.2 pouces 3.2 pouces
Résolution de l’écran arrière 2089k dots 2359k dots
Fixation de l’écran arrière inclinable et orientable inclinable
Ecran tactile oui oui
Mise au point détection de phase
sur capteur image
détection de phase
sur capteur AF
Aide à la mise au point focus Peaking + loupe viseur focus peaking Live View
Obturation maximale 1/32.000s 1/8.000s
Rafale 20 à 30 im/s
selon format fichier
9 im/s
Obturateur électronique jusqu’à 1/32000s Live View uniquement
Time-Lapse oui oui
Stabilisation d’image IBIS, sur capteur VR sur objectif compatible
Flash intégré non non
Cartes mémoires CFexB/XQD + SDXC XQD + SDXC
Nombre de cartes 2 2
Support UHS UHS-II UHS-II
Format HEIF oui non
Flash externe griffe standard griffe standard
Flash studio prise PC Sync prise PC Sync
Prises USB 2 x USB 3.2 USB 3.0
port HDMI full HDMI mini HDMI
Prise micro oui, MIC oui, MIC
Prise casque oui oui
Wifi oui oui
Near-Field Communication (NFC) non oui
Bluetooth oui oui
GPS non non
Protection tous temps
avec joints toriques
 tous temps
avec joints toriques
Batterie EN-EL15c EN-EL15a
Autonomie (CIPA)* 340 vues* 1840 vues
Recharge intégrée oui, USB non
Dimensions 144 x 118,5 x 83 mm 146 × 124 × 78,5 mm
Poids 910 g 1005 g

* la norme CIPA conçue pour mesurer les performances des reflex numériques donne des mesure d’autonomie faussées avec les hybrides dont le fonctionnement est très différent. En pratique l’autonomie d’un hybride Nikon est 2 à 3 fois supérieure à celle donnée par la norme, soit entre 700 et 1000 vues.

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Nikon Z 8 vs Nikon D850 : en résumé

Le Nikon D850 reste-t-il meilleur que le Nikon Z8 ou vice versa ? Quelles conclusions peut-on tirer de tout ça ?

Que ces deux appareils photo ne sont pas comparables, déjà. Deux époques différentes, deux technologies différentes, deux approches différentes. La liste ci-dessous est une vision personnelle qui met en évidence les points forts des deux modèles.

Les avantages du Nikon Z 8

  • plus moderne : intègre les progrès techniques réalisés sur le capteur, la stabilisation et la vidéo depuis le lancement du D850
  • autofocus plus complet et performant : fonctionne sur 90% du cadre et intègre différents modes de suivi (yeux, objets) et des zones de détection ajustables
  • plus d’informations de visée : viseur électronique affichant les données de prise de vue
  • images plus nettes : stabilisation capteur IBIS pour réduire le flou de bougé et les vibrations avec les temps de pose longs
  • image dans le viseur plus grande : le viseur propose un grandissement supérieur (0,80x contre 0,75x) et un mode loupe
  • obturateur plus rapide : vitesse d’obturation plus élevée (1/32.000s contre 1/8.000s) pour figer l’action
  • écran arrière plus polyvalent : écran orientable et inclinable avec bascule des menus et de l’affichage en mode portrait
  • rafale plus rapide : fréquence plus élevée (30 contre 9 images/seconde) pour les actions rapides
  • mode silencieux : obturateur électronique
  • pré-déclenchement avant prise de vue : commence à enregistrer les photos avant appui complet sur le déclencheur
  • recharge plus pratique en voyage : peut être chargé via le port USB
  • meilleurs JPG: moteur de traitement d’image plus moderne (EXPEED 7 contre EXPEED 5)
  • meilleure vidéo : capture vidéo en très haute définition (8K/30p contre 4K/30p)
  • compatibilité avec un plus grand nombre d’objectifs : peut utiliser les objectifs NIKKOR Z et de nombreux objectifs NIKKOR F et compatibles via la bague FTZ

Les avantages du D850

  • écran LCD plus détaillé : écran arrière avec une résolution supérieure (2359k contre 2089k points)
  • mise au point autofocus plus polyvalente : autorise l’autofocus avec les optiques NIKKOR AF et AF-D
  • autonomie supérieure : peut prendre plus de photos avec une seule charge de batterie
  • plus abordable : remises fréquentes car disponible depuis plus longtemps

Si je me base sur le nombre de points du tableau de comparaison ci-dessus, le Nikon Z 8 est le grand vainqueur de ce comparatif.

Toutefois ces points techniques ont une importance différente selon vos usages et le type de photos que vous faites. Une fonction essentielle pour l’un, supposant l’utilisation du Z 8, ne sera pas essentielle pour l’autre qui fera le choix du D850.

Il n’en reste pas moins que le reflex est désormais en fin de vie commerciale, que ce système n’évoluera plus, que les optiques pour reflex ne seront pas mises à jour. Nikon, comme les autres marques, concentre ses ressources sur sa gamme hybride. Ceci n’enlève rien au Nikon D850 qui garde son titre de reflex le plus évolué jamais produit, mais le Nikon Z 8 l’emporte sans doute aucun en terme d’évolutivité et de polyvalence.

Cette comparaison Nikon Z 8 vs. Nikon D850 peut comporter des erreurs de retranscription des nombreuses données, si vous ne trouvez merci de me le signaler en commentaire, je corrigerai.

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Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 : compacte, grande ouverture, poids plume & prix doux

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 dédié à ses hybrides APS-C. Ce premier objectif Nikon à focale fixe au format DX et à grande ouverture f/1.7 va ravir les amateurs d’objectifs compacts et légers, sachant se faire oublier même au moment de passer à la caisse.

Voici les caractéristiques techniques du NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 qui va donc cadrer comme un 36 mm plein format, son tarif et à qui il s’adresse.

Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Ce 24 mm Nikon pour hybrides APS-C chez Miss Numerique

Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 : présentation

Lorsque j’ai appris l’arrivée de ce nouveau NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7, ma première question a été « mais pourquoi f/1.7 et pas f/1.8 ? », sachant que ce serait la première que je recevrais aussi (rappelez-vous que le NIKKOR Z 24 mm pour plein format est un f/1.8).

La réponse, bien qu’évasive de la part d’une marque qui n’aime pas trop trahir ses secrets, tient en la capacité de la monture Z. Avec son grand diamètre elle autorise de plus grandes ouvertures sans perte de qualité. Alors si les opticiens pouvaient faire f/1.7 sans rien perdre, pourquoi faire f/1.8 ?

Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Cette logique toute japonaise a du bon dans le cas présent. Une focale fixe à grande ouverture c’est bien, surtout greffée sur un capteur NIKKOR Z APS-C dont la montée en sensibilité est excellente. Mes tests des Nikon Z 50 et Nikon Z fc montraient une belle qualité d’image jusqu’à 12.800 ISO, ce qui est une belle limite. Avec une ouverture maximale de f/1.7, vous allez pouvoir déclencher avec des temps de pose très courts, perspective alléchante !

Mais Nikon ne s’est pas contenté de ça.

Vous avez peut-être remarqué que lorsqu’on parle de focale fixe, on parle aussi souvent de « petites focales fixes ». Les amateurs de photo de rue me comprendront, plus c’est compact et léger, mieux c’est. Nikon nous gate sur ce plan puisque le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 ne pèse que 135 gr. pour une longueur de 70 mm et un diamètre de 40 mm.

Ces caractéristiques s’accompagnent de deux autres valeurs qui pourraient bien vous plaire aussi : la distance minimale de mise au point est de 18 cm pour une distance minimale de netteté de 12,4 cm. Oui, vous avez bien lu, il y a deux valeurs.

La distance minimale de mise au point se mesure par rapport au plan du capteur tandis que la distance minimale de netteté se mesure par rapport à la lentille frontale.  Inutile en effet d’avoir une distance minimale de mise au point courte si vous ne pouvez approcher suffisamment du sujet. Avec le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 vous allez donc pouvoir vous approcher à 12,4 cm de vos sujets tout en faisant des photos nettes. Merci la monture Z et la position du capteur à nouveau.

Nikon précise que l’objectif est conçu pour résister à la poussière et aux intempéries (mais pas tous temps), il embarque son lot de joints toriques qui assurent cette étanchéité. La construction en polycarbonate reprend les standards des NIKKOR Z « à prix doux » récents, leur monture étant elle-aussi en polycarbonate. Je vois de là les « pourquoi c’est pas du métal ??? » … parce que le métal est plus lourd et plus cher à construire.

Je suis comme vous, j’aime les montures métalliques, mais je dois avouer que pour trimballer mon NIKKOR Z 40 mm f/2 partout sans toujours en prendre le plus grand soin, je n’ai jamais rencontré le moindre problème avec sa monture en polycarbonate.

Nikon précise que le diamètre du filtre est de 46 mm tandis que ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est livré avec un pare-soleil Nikon HN-42 qui vient se visser en bout d’objectif, se faisant ainsi très discret.

Bien que proposé à prix doux, ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 ne fait pas l’impasse sur une belle motorisation AF STM (moteurs pas à pas) qui garantit une mise au point rapide (pas très difficile avec un 24 mm de cette taille, mais j’en connais qui sont lents chez … chut …). Ce 24 mm DX minimise le focus breathing et s’avère silencieux, ce qui devrait plaire aux vidéastes au passage.

Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 sur Nikon Z 30

Fiche technique NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

  • Format : DX / APS-C
  • Focale : 24 mm fixe
  • Ouverture max. : f/1.7
  • Ouverture mini : f/11
  • Formule optique : 9 éléments en 8 groupes (dont 2 lentilles asphériques)
  • Angle de vue : 61°
  • Distance minimale de mise au point : 0,18m
  • Ratio de reproduction : 0,19x
  • Diaphragme : 7 lames
  • Filtre : diamètre 46 mm
  • Dimensions : 70 mm x 40 mm
  • Poids : 135 gr

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est vendu au tarif public de 319 euros TTC. Il sera disponible dès le 15 juin 2023 chez les revendeurs.

Premier avis et exemples de photos

Pour être transparent avec vous, je ne l’ai pas eu en mains et je ne l’ai donc pas testé encore. Je ne peux donc me baser que sur sa fiche technique et l’échange que j’ai pu avoir avec la marque. Quoi qu’il en soit, j’apprécie que Nikon développe (enfin ) un début de gamme NIKKOR Z DX pertinent.

La grande ouverture et la compacité font de ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 une proposition alléchante, le ratio x 1.5 du capteur APS-C vous permettant de cadrer comme avec un 35 mm en plein format.

Je ne vous cache pas non plus que le tarif est intéressant, à la concurrence on s’approche plutôt des 450 euros pour une offre proche (mais en monture métallique, je vous l’accorde) chez Fujifilm par exemple comme chez Sigma en monture Z d’ailleurs puisque le récent Sigma 30 mm f/1.4 DC DN | Contemporary (le plus proche du 24 mm) vaut 399 euros et pèse deux fois plus lourd.

Les possibilités créatives qu’offre une petite focale fixe à grande ouverture sont nombreuses : dans la rue, en reportage, en soirée, en intérieur, vous allez en profiter tout le temps, surtout avec un hybride Nikon Z APS-C de petite taille. Le design très sobre de ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 s’accordera aussi très bien avec votre Nikon Z fc hybride Vintage.

Ce 24 mm Nikon pour hybrides APS-C chez Miss Numerique

Voici quelques photos diffusées par la marque pour vous donner une idée des possibilités créatives du Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7.

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Ce 24 mm Nikon pour hybrides APS-C chez Miss Numerique


Lightroom Classic 12.3 : l’IA pour la réduction du bruit et autres nouveautés

Adobe vient de diffuser la mise à jour Lightroom Classic 12.3 dont la particularité est d’intégrer l’IA pour optimiser la réduction du bruit numérique sur les fichiers RAW. Le résultat est à la hauteur des attentes, DxO  qui avait une belle longueur d’avance en la matière, est en bonne partie rattrapé.

Lightroom Classic 12.3 : l'IA pour la réduction du bruit et autres nouveautés

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Lightroom Classic 12.3 : la réduction du bruit IA en ligne de mire

Les utilisateurs de Lightroom Classic ont eu la nouvelle en ouvrant leur logiciel ou leur console Creative Cloud : Lightroom Classic 12.3 est arrivé. Cette mise à jour apporte la tant attendue réduction du bruit numérique assistée par l’IA, une technologie dont DxO s’est fait une spécialité et mise en œuvre dans DxO PhotoLab comme dans DxO PureRAW.

Réglages de réduction du bruit IA dans Lightroom Classic

Réglages de réduction du bruit IA dans Lightroom Classic

Adobe peut-il faire aussi bien sans imposer aux utilisateurs l’achat d’un autre logiciel et les allers-retours entre Lightroom Classic et un éditeur externe? J’avoue que je commençais à en douter, ne voyant toujours rien venir du côté de San José alors qu’Adobe est un des acteurs majeurs de l’industrie du logiciel, et que les annonces d’intégration de l’IA sont quotidiennes désormais chez eux comme chez les autres.

Ma patience a toutefois été récompensée puisque Lightroom Classic 12.3 intègre bien l’IA lorsqu’il s’agit de réduire le bruit numérique, en complément du précédent module de réduction du bruit qui reste intégré à l’identique. La compatibilité avec les fichiers traités dans des versions précédentes de Lightroom est assurée.

Bien que je n’ai pas eu le temps encore de passer en revue de nombreux fichiers RAW, les premiers résultats sont très encourageants. La réduction du bruit numérique de Lightroom Classic 12.3 est proche de celle de DxO DeepPRIME, ce qui n’est pas rien.

En pratique, cette réduction du bruit assistée par l’IA se présente sous la forme d’un onglet additionnel dans Lightroom Classic, il se situe au même niveau que l’onglet Détail dans le module Développement :

Lightroom Classic réduction du bruit avec l'IA

Cette réduction de bruit IA agit sur les fichiers RAW uniquement dans cette version 12.3, elle crée alors un fichier DNG débruité qu’elle enregistre dans le même dossier que le fichier RAW initial tout en ayant renommé le fichier DNG. Au passage elle positionne les curseurs de la réduction de bruit historique à zéro afin d’éviter les interactions, et vous permet d’empiler les deux fichiers RAW et DNG si vous voulez gagner de la place à l’écran.

Adobe préconise d’appliquer cette réduction du bruit IA avant de traiter les photos, donc au début du flux de travail. Sachez toutefois que cette réduction du bruit IA n’est pas cumulable avec le mode Super Résolution. 

Quelle réduction de bruit utiliser dans Lightroom Classic 12.3 ?

Si vos photos sont peu bruitées, la réduction historique est suffisante, elle présente l’avantage de ne pas créer un fichier DNG additionnel.

Si vos photos sont très bruitées, mieux vaut utiliser la nouvelle réduction de bruit IA qui s’avère bien plus efficace. Elle crée par contre un DNG additionnel qui occupe une place non négligeable sur le disque, comme dans le cas de DxO PureRAW. Utilisez la sur les seules images qui le justifient si vous êtes à court de place.

Lightroom Classic réduction du bruit IA comparaison DxO PureRAW

crop de comparaison fichier RAW Nikon D780 à 28.800 ISO
réduction du bruit IA Lightroom à gauche, fichier natif à droite

Cette première comparaison montre l’image sans traitement à droite, et l’image traitée par Lightroom Classic réduction du bruit IA (réglage à 50).

L’amélioration est sensible, les briques sur le mur, bien que plongées dans un léger flou de profondeur de champ, sont mieux détaillées. La porte d’entrée est mieux définie également.

Lightroom Classic réduction du bruit IA comparaison DxO PureRAW

crop de comparaison fichier RAW Nikon D780 à 28.800 ISO
réduction du bruit IA Lightroom à gauche, traitement DxO PureRAW DeepPRIME à droite

Cette seconde comparaison montre la différence de rendu entre Lightroom Classic 12.3 IA et DxO PureRAW avec DeepPRIME. Le traitement Lightroom Classic est très bon, DxO l’emporte toutefois sur la finesse des détails et la précision de la réduction du bruit.

L’autre différence concerne la taille des fichiers DNG générés :

  • fichier RAW natif : 33 Mo
  • fichier DNG généré par Lightroom Classic : 112 Mo
  • fichier DNG généré par DxO PureRAW : 88 Mo

Cette taille de fichier peut différer d’une image à l’autre, DxO PureRAW semble toutefois plus économe en espace disque dans la plupart des cas.

crop de comparaison fichier RAW Nikon réduction du bruit IA

crop de comparaison fichier RAW Nikon Z 6II à 12.800 ISO
traitement DxO PureRAW DeepPRIME à gauche, réduction du bruit IA Lightroom à droite

Cette seconde comparaison montre un meilleur résultat chez DxO qui propose un rendu plus précis des détails sur les aplats de couleurs, la différence est par contre moins visible sur le vêtement vert à motifs.

Ces tests rapides montrent un vrai progrès de Lightroom Classic en matière de réduction du bruit grâce à l’apport de l’IA. Le résultat reste toutefois en retrait encore face à DxO PureRAW, il sera donc intéressant de voir si Adobe arrive à peaufiner ses algorithmes de traitement pour progresser encore, ce que l’IA autorise.

Le choix reste cornélien : à vous de voir si vous avez besoin d’un résultat le plus précis possible, ce qui impose l’achat d’une licence DxO, ou si vous savez vous contenter d’un résultat moins satisfaisant mais moins couteux à obtenir.

Note : voici quelques compléments pour vous aider à bien utiliser cette nouvelle fonction de réduction du bruit IA si vous disposez aussi de DxO PureRAW.

Le workflow est exactement le même que vous utilisiez l’IA Lightroom Classic ou DxO PureRAW.

Si une photo n’a besoin d’aucune réduction de bruit, vous ne faites rien.
Si une photo a besoin d’une réduction de bruit mineure, vous la faites dans Lightroom Classic avec l’outil de débruitage classique.
Si une photo a besoin d’une réduction de bruit importante, vous la faites :

– dans Lightroom Classic avec la réduction IA si vous n’avez pas PureRAW ou si cette correction vous suffit
– dans DxO PureRAW via l’intégration à Lightroom Classic

Dans Lightroom Classic IA le traitement est plus long de 25 à 30 % environ. Mais le DNG est disponible dès la fin du traitement.
Dans DxO PureRAW le traitement est plus rapide mais le retour du fichier plus long, au final c’est pareil ou presque.

Dans les deux cas, le fichier DNG revient dans le dossier initial (ou le sous-dossier DxO si PureRAW) et vous ne sortez jamais de Lightroom Classic puisque l’envoi du fichier RAW à PureRAW se fait depuis Lightroom Classic et que le retour est automatique.

Ce qui vous donne 3 possibilités si vous avez Lightroom Classic uniquement, et 4 si vous disposez de PureRAW en plus.

Reste maintenant à prendre le temps de savoir quelles sont les photos qui nécessitent l’un ou l’autre de ces traitements. Tout traiter par défaut dans PureRAW ou l’IA Lightroom Classic est contre-productif.

La réduction de bruit IA est aussi disponible dans Camera Raw et Lightroom Desktop. Lightroom Mobile sur smartphones et tablettes n’en bénéficie pas car ces appareils mobiles n’ont pas (tous) la puissance de calcul nécessaire, la compatibilité est toutefois assurée entre Lightroom Classic et Lightroom Mobile qui sait lire les informations de débruitage.

Lire aussi : comment utiliser DxO PureRAW avec et sans Lightroom Classic

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Lightroom Classic 12.3 : les nouveautés

Elles auraient pu passer inaperçues, mais d’autres nouveautés existent dans Lightroom Classic 12.3. 

Lightroom Classic 12.3 : courbe de tonalités dans l'outil de masquage

Les outils de masquage bénéficient désormais de la courbe de tonalités qui va vous permettre d’ajuster finement le rendu du contenu d’un masque.

Les outils de masquage automatique sont complétés par la détection de la barbe et des vêtements. Des paramètres prédéfinis adaptatifs viennent compléter ces outils.

Lightroom Classic 12.3 permet l’importation de fichiers JPEGXL, AVIF et HIF. Cette intégration permettra la prise en charge des écrans HDR dans un futur proche.

Lightroom Classic 12.3 : repères visuels de traitements effectués

Les commutateurs permettant d’activer/désactiver un panneau sont remplacés par des icones « œil ». Les utilisateurs de Photoshop CC peuvent créer plusieurs versions de l’éditeur externe Photoshop CC, ce qui leur permet d’avoir des comportements différents selon les besoins lors de l’ouverture de la photo dans Photoshop CC (qui peut ouvrir les RAW sous forme d’objets dynamiques).

Lorsque vous modifiez la position d’un curseur dans le module Développement, et qu’un outil devient actif, un point apparaît dans la rangée des outils sous l’histogramme pour vous signaler qu’un outil est actif.

De même tout masque comportant une sélection IA qui nécessite une mise à jour est repéré par un point rouge. Les noms des masques apparaissent dans l’historique du développement et tous les modes d’affichage du module Développement mettent en œuvre le mode GPU.

La version MacOS de Lightroom Classic affiche la grille de photos plus vite dans le module Bibliothèque.

Lightroom Desktop 6.3 : l’IA et revue de détails

La version Lightroom Desktop 6.3 intègre elle-aussi la réduction du bruit assistée par l’IA, propose le traitement des fichiers vidéos a minima (automatique, conversion en noir et blanc, extraction et exportation d’une vue depuis la vidéo, timeline pour l’outil de coupe).

L’ergonomie (qui n’est pas le point fort de Lightroom Desktop) est améliorée pour faciliter les copier-coller de réglages. La hauteur de la pellicule (film fixe montrant les vignettes) peut être ajustée en hauteur, et l’aide contextuelle peut être désactivée. Enfin Lightroom Desktop intègre une fonction expérimentale de vérification d’authenticité des contenus.

Lightroom Mobile et Lightroom Web

Lightroom Mobile 8.3.1 propose de nouveaux paramètres adaptatifs, de même que la vidéo en noir et blanc (iOS uniquement). Notez que les précédentes versions de l’application avaient déjà apporté la possibilité d’ajouter une bordure (choix de la couleur, de la forme, de la taille) lors de l’exportation d’une photo (version iOS uniquement).

Lightroom Mobile : ajout d'une bordure aux photos lors de l'exportation

Lightroom Web profite de l’intégration de la sélection IA du ciel, des sujets et de l’arrière-plan. Plusieurs paramètres prédéfinis associés font leur apparition.

Adobe Camera RAW 15.3 qui motorise ces nouvelles versions supporte plusieurs nouveaux appareils photo et objectifs, les listes à jour sont sur le site Adobe :

Source : Adobe

Procurez-vous Lightroom Classic chez Amazon


Comment et pourquoi utiliser un pare-soleil en photographie

Le pare-soleil fait partie des accessoires livrés par défaut avec la plupart des objectifs. Toutefois il passe plus de temps dans votre sac photo que sur l’objectif ? Il y a bien mieux à faire avec. Voici pourquoi utiliser un pare-soleil en photographie peut vous aider.

Comment et pourquoi utiliser un pare-soleil en photographie

Tous les pare-soleils chez Miss Numerique

Qu’est-ce qu’un pare-soleil pour appareil photo ?

Le pare-soleil est l’accessoire à fixer devant la lentille frontale de vos objectifs. Il existe deux types de pare-soleils :

  • les pare-soleil à pétales,
  • les pare-soleils à tube, ou circulaires.

Le type de pare-soleil que vous allez utiliser dépend de la forme du capteur de votre appareil photo et de l’objectif.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

pare-soleils Nikon de style pétale

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

pare-soleil Nikon de style tubulaire

Pourquoi utiliser un pare-soleil ?

Le pare-soleil bloque la lumière indésirable

Le pare-soleil vous permet de bloquer la lumière indésirable, de façon à ce qu’elle n’entre pas dans l’objectif et n’apparaisse pas sur vos photos. Une lumière indésirable est une lumière qui provoque un éblouissement, des traces ou des reflets non voulus sur les images. 

Chaque pare-soleil est spécifique à un objectif, sa forme autorise le passage de la lumière directe, selon l’angle de vue choisi. Le pare-soleil bloque les rayons lumineux parasites qui pourraient pénétrer dans l’objectif alors que vous n’avez pas inclus cette source de lumière indésirable dans votre angle de vue.

Le pare-soleil protège l’objectif contre les chocs

C’est peut-être pour cela que les photographes utilisent le plus souvent un pare-soleil, c’est mon cas d’ailleurs. Le pare-soleil, positionné devant la lentille frontale, lui sert de protection.

Lorsque vous vous déplacez, si l’objectif vient à heurter une surface rigide qui pourrait endommager la lentille, le pare-soleil fait office d’écran protecteur.

Si vous laissez tomber votre objectif, ça arrive malheureusement, le pare-soleil va encaisser une partie du choc.

Selon le choc, il se peut que le pare-soleil casse ou se fende. Rassurez-vous, c’est une bonne chose car le remplacer vous coutera bien moins cher que de remplacer l’objectif.

De même le pare-soleil peut protéger la lentille frontale des rayures, un incident fréquent si vous faites des photos dans un environnement hostile.

Le pare-soleil vous aide à garder votre lentille frontale propre

Photographier par temps pluvieux est une belle façon de faire des photos qui sortent de l’ordinaire. Par contre la lentille frontale de l’objectif est vite salie par les gouttes d’eau, même si le traitement déperlant des objectifs pros facilite l’évacuation des gouttes.

Utiliser un pare-soleil dans ces conditions est une bonne idée : puisqu’il dépasse de la lentille frontale, il la protège d’une bonne partie des ruissellements.

Protection tous temps et poussières Nikon Z 5

parfois le pare-soleil sert à limiter la poussière sur l’objectif

Il en est de même si vous faites des photos dans un environnement poussiéreux, c’est encore une fois le pare-soleil qui va faire office de « filtre à poussières » pour limiter les dépôts sur la lentille.

Le pare-soleil vous fait gagner en contraste

Lorsque vous faites des photos par temps ensoleillé, il peut être difficile d’obtenir des photos bien contrastées sans avoir recours au post-traitement. Le pare-soleil vous permet de limiter la baisse de contraste inhérente à ces conditions.

Quand ne pas utiliser un pare-soleil ?

Bien qu’il soit fort utile, le pare-soleil peut parfois se révéler … indésirable.

S’il y a beaucoup de vent

Lorsque vous faites des photos en extérieur alors que le vent souffle fort, le pare-soleil peut s’avérer votre pire ennemi. Sa taille et la prise au vent qu’elle induit peuvent entraîner des mouvements de l’objectif. Ces mouvements peuvent à leur tour créer un flou sur l’image.

Le pare-soleil, s’il est très grand comme sur un long téléobjectif, peut même faire basculer un appareil photo posé sur un trépied. Prenez vos précautions si vous vous trouvez dans ces conditions, lester le trépied peut aider.

Quand vous voulez du flare dans vos images

L’effet de flare, souvent vu comme un défaut sur les photos, peut aussi être un effet créatif à votre service. Le pare-soleil ayant pour fonction de limiter la passage de la lumière parasite qui crée l’effet de flare, le retirer permet de faciliter l’apparition de cet effet.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

sans pare-soleil, effet de flare entre les rayons lumineux, en forme de cercles

Comment acheter ou remplacer un pare-soleil

Votre objectif préféré ne dispose pas d’un pare-soleil ? Vous l’avez égaré ? Il est cassé ? Vous pouvez acheter un pare-soleil d’origine ou un pare-soleil de remplacement, compatible.

Vérifier sur le site de la marque de votre objectif si le pare-soleil est disponible à l’achat. Vous trouverez la référence précise du pare-soleil sur ce même site de marque.

Votre revendeur photo peut vous le procurer, de même que les sites de vente en ligne d’accessoires photo.

Tous les pare-soleils chez Miss Numerique

Si vous faites le choix d’un pare-soleil compatible, assurez-vous qu’il peut se monter sur votre objectif. La longueur, la forme et le diamètre du pare-soleil ne suffisent pas à vous garantir sa compatibilité. Le système de fixation doit être le bon aussi.

Selon les pare-soleils et les objectifs, la fixation se fait à l’aide de crans en plastique ou bien le pare-soleil est vissé.

Notez que vous ne pouvez pas utiliser un pare-soleil conçu pour un objectif bien précis sur d’autres objectifs. Chaque focale suppose un pare-soleil dédié, chaque objectif aussi, afin que le pare-soleil ne vienne pas interférer et provoque une ombre disgracieuse sur vos photos.

Toutefois certains pare-soleils sont les mêmes pour plusieurs objectifs d’une même marque. C’est souvent le cas dans les courtes focales, moins exigeantes, tandis que les longs téléobjectifs ont toujours un pare-soleil dédié.

Comment utiliser un pare-soleil ?

L’utilisation d’un pare-soleil est simple. Il vous suffit de le fixer à l’avant de l’objectif, soit en le faisant pivoter jusqu’à entendre un clic (montage le plus courant) ou en le vissant sur le filetage frontal, sans insister si vous voulez pouvoir le retirer !

L’objectif comporte en général des marques de positionnement, vérifiez bien avant de forcer.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

ce pare-soleil dispose d’un repère blanc facilitant son orientation

Une fois le pare-soleil fixé, vérifiez qu’il tient bien en place en bougeant l’ensemble boîtier-objectif. Orientez l’appareil vers le sol, le pare-soleil ne doit jamais ni bouger, ni tourner, ni tomber.

Comment ranger un pare-soleil ?

La solution simple pour ranger un pare-soleil et l’avoir toujours à proximité, c’est de le monter à l’envers sur l’objectif.

Le système de fixation permet la plupart du temps de retourner le pare-soleil et de le fixé dirigé vers le boîtier. Ainsi positionné il ne sert plus de pare-soleil ni de protection, mais ne tient pas de place dans votre sac photo.

Comment utiliser un pare-soleil en position inversée

pare-soleil en position inversée pour le transport et lorsqu’il n’est pas utilisé

Pourquoi utiliser un pare-soleil  ? Parce qu’il est indispensable !

Utiliser un pare-soleil n’a que des avantages. Protection, qualité d’image, limitation des saletés sur les lentilles, cet accessoire devrait toujours vous accompagner.

Vous trouverez toutefois des photographes qui ne veulent pas de pare-soleil, qui ne craignent pas les chocs, ou ne veulent pas s’encombrer. Tous les goûts sont dans la nature, à vous de voir, mais pensez aux conséquences si vous ne l’utilisez pas, vous voici prévenu(e).

Tous les pare-soleils chez Miss Numerique


La photo de rue selon Gildas Lepetit-Castel, photographe

Gildas Lepetit-Castel est photographe, mais l’homme a d’autres cordes à son arc. Il est aussi enseignant en photographie, formateur, cinéaste, éditeur et auteur de livres de photographie et auteur de livres sur la pratique photo.

Je vous ai souvent parlé de ses livres, comme L’inspiration en photographie ou Les secrets de la photo de rue. J’ai fait la connaissance de Gildas il y a de nombreuses années, j’ai eu le plaisir de l’interviewer sur le stand Nikon Passion au salon de la photo, nous nous sommes croisés plusieurs fois sur des évènements photo comme le festival VIF de Vincennes.

Lorsque j’ai initié cette série d’interviews de photographes pros, j’ai tout de suite pensé à lui. Il a accepté de jouer le jeu, alors voici ce qu’il faut savoir de son parcours, vous allez adorer !

La photo de rue selon Gildas Lepetit-Castel, photographe pro

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

Je m’appelle Gildas Lepetit-Castel, nom d’usage un peu long issu de mes deux parents, mais j’essaie surtout de faire mon propre chemin. La photographie me l’a permis, je devais avoir autour de 18 ans lorsque j’ai découvert la chambre noire et sa magie addictive. Depuis elle structure ma vie.

Je l’enseigne dans des écoles supérieures et à travers des ouvrages techniques pour les éditions Eyrolles, grâce à des visio-conférences (2 cycles par an) ainsi que des workshops dans toute la France.

Je réponds également à des commandes de création par exemple pour le Louvre Lens, tout en tentant de poursuivre ma pratique personnelle, qui prend essentiellement corps sur le papier (tirages, livres…).

Gildas Lepetit-Castel

Gildas Lepetit-Castel © Flore-Willefert

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo de rue ?

Au lycée où j’ai découvert la photo, on a eu la chance d’avoir une prof qui ne nous bourrait pas de théorie mais nous faisait marcher dans la ville pour prendre des images.

On peut écrire partout avec la lumière, mais dans la rue elle a une saveur particulière, et surtout une intensité en constant mouvement.

Un voyage à Londres fut également décisif dans mon approche et ma pratique de la photo de rue, je le décrypte d’ailleurs dans un ouvrage sorti tout récemment « LONDRES NOTHING MORE THAN FEELINGS », qui mêle images urbaines atmosphériques noir et blancs et récits.

Comment prépares-tu une sortie photo ?

En général la veille au soir ou très tôt le matin du départ !

Premièrement en préparant une paire de baskets confortables et des chaussettes épaisses. Puis ensuite, dans un petit sac qui n’a pas forcément l’apparence d’un sac photo, je place :

  • 2 boitiers, généralement de vieux reflex EOS (500N ou 300) montés de 50 mm f/1,4,
  • ou selon l’envie ou le projet des appareils demi-format (Olympus PEN EE),
  • quelques films 400 iso,
  • un jeu de piles,
  • un chiffon antistatique
  • et… un baladeur MP3
  • ainsi qu’un livre de poche qui m’inspire pour passer le temps lors du trajet.

Clairement, le plus important dans tout cela c’est le choix du film et le choix de le pousser ou non, il doit me permettre d’obtenir la matière que je souhaite donner formellement au projet. C’est donc lui, associé au développement qui donnera la tonalité souhaitée à mes images.

NIGHT-FOG-Gildas-Lepetit-Castel

NIGHT FOG © Gildas-Lepetit-Castel

Comment se déroule une sortie photo ?

Généralement bien !

Je pars tôt pour ne pas perdre de temps et exploiter toutes les lumières.

Et puis parce que le matin la ville est encore endormie, il s’en dégage une atmosphère flottante propice aux images que j’aime, c’est-à-dire aux rues un peu rêveuses et surtout dénuées de passants.

Je ne prends pas de carte, je marche, marche, marche, et oublie volontairement ma montre pour ne pas compter mon temps… et ça fait partie du jeu : j’aime me perdre pour mieux me retrouver.

Si le temps et le portefeuille me le permettent je reste au moins 2 jours quelque part pour pouvoir appréhender de nuit les espaces et ainsi les percevoir différemment.

J’aime beaucoup les hôtels, ils font partis du voyage et me permettent de travailler confortablement la nuit, de réfléchir, d’écrire, voire de développer en cas d’extrême urgence un film !

Parfois je reviens les poches pleines d’images à développer… Parfois avec très peu d’images. Il n’y a pas de règle, c’est une question de feeling et de rencontres.

MOI-NON-PLUS-Gildas-Lepetit-Castel

MOI NON PLUS © Gildas-Lepetit-Castel

Comment trouves-tu l’inspiration ?

L’inspiration vient généralement avant le départ, à travers mes recherches, mes lectures, les films, les musiques, les œuvres qui me nourrissent quotidiennement.

Ce temps de découverte est essentiel à mon équilibre. Ce sont donc tous ces coups de cœurs qui me guident ensuite naturellement lors de mes déambulations urbaines.

Une peinture restée dans le coin de ma tête peut alors guider un cadrage ou inciter à jouer avec l’éclairage pour retrouver une ambiance …

Un film peut par exemple m’inspirer atmosphère ou même une séquence photographique, etc, etc.

Mais lorsque je crée, je pense rarement de manière isolée, je pense en LIVRE, c’est-à-dire avec des échos entre les images, je cherche à créer une série qui pourra se déployer à travers les pages.

Tu parles aussi d’expiration, ce qui est plutôt unique. Peux-tu préciser la différence que tu fais entre les deux (inspiration/expiration) ?

Oui c’est un peu devenu ma marque de fabrique, mais il faut bien admettre qu’à force d’inspirer il est nécessaire d’expirer !

Expirer des images est un terme que j’avais utilisé dans un monologue pour mon long métrage « Ma Rencontre » (sorti en 2020 et visible en accès libre sur ma chaîne YouTube).

Il m’avait encore plus parlé lors du confinement. On était enfermé et on avait tous envie de respirer hors de chez soi… Pour garder du lien et passer le temps, j’avais lancé des petites vidéos intitulées : « Expirer des images » pour guider les gens à regarder autrement le quotidien et à savoir en extraire des images singulières.

C’est ça pour moi : « expirer des images ».

Réussir à digérer toutes ses inspirations, puis parvenir à creuser dans le double fond des choses qui nous entourent pour enfin en produire (expirer) des images qui nous ressemblent.

LE-RIDEAU-LYNCH-Gildas-Lepetit-Castel

LE RIDEAU LYNCH © Gildas-Lepetit-Castel

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ?

La seule chose qui est importante à mes yeux c’est la SINCERITE.

A une époque où l’artificiel domine même l’intelligence, la sincérité est primordiale pour moi.

Ceci induit une forme de justesse sensible, liée à mon ressenti, mes sentiments, mes sensations, mes impressions.

Il faut que mon image, sa composition, son cadrage mais aussi et surtout son support, sa taille, sa matière parvienne à retranscrire mes émotions. Je ne cherche pas la belle image qui plaise à tout un chacun mais une image qui véhicule un ressenti.

Tu pratiques aussi la photo argentique. Comment cela influence ta prise de vue ?

Je ne pratique QUE la photo argentique.

J’utilise le numérique (contre qui je n’ai rien) que pour de rares commandes qui seraient, pour des raisons financières ou de timing, impossibles à traiter autrement. Et également lorsque je réalise des films, car je tourne avec un EOS 6D.

L’argentique est MON écriture, je suis incapable de shooter de la même manière, c’est-à-dire aussi naturellement et instinctivement, en numérique.

Les raisons ?

Une question d’habitude, cela fait plus de 20 ans que je vois en argentique, mais également la matière que ce support m’offre sans avoir à la rajouter artificiellement dans des logiciels de post-production.

La latence (le fait de ne pas voir immédiatement l’image et de rester dans le doute) rythme donc ma pratique et engendre une tension que je considère propice à la création.

J’admets que le coût délirant actuel des consommables argentiques me freine quelque peu…

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NAKED NOTES © Gildas-Lepetit-Castel

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à partager ?

J’en ai plein, dans divers registres.

Que ce soit une personne qui t’interpelle froidement parce que tu as osé photographier son ombre et qui te dis bien fort à moultes reprises : « C’est mon ombre ! Vous n’avez pas le droit, c’est mon ombre !! ».

Ou bien une personne qui souhaite (youpi) t’acheter une image mais pour des raisons de lecture / compréhension très personnelles qui n’ont strictement RIEN à voir avec ce que toi tu as vu en déclenchant…

La photo est un médium ouvert et propice aux interprétations les plus folles. C’est une des choses qui rend la pratique de la photo passionnante.

Ghost Man-Gildas-Lepetit-Castel

Ghost Man © Gildas-Lepetit-Castel

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un nouveau livre ??

Il y en a bien plus que je n’ai de temps à y consacrer hélas ! Je travaille énormément, en moyenne 16 h par jour et je dois, pour des raisons financières, faire passer les projets alimentaires en priorité.

Cependant je viens de terminer le gros livre sur l’impact de LONDRES dans mon processus créatif, je viens également de rééditer un petit livre de pensées sur la photo : « NOTES pour expirer des images » et je prépare deux nouveaux ouvrages monographiques ainsi qu’un autre théorique.

Je démarre également comme chaque année un cycle de conférences en visio sur l’histoire et la pratique de la photographie et c’est toujours un immense plaisir d’échanger avec les participants.

Enfin j’espère avoir cette année un peu de temps à consacrer à un nouveau long métrage qui me titille depuis des mois.

Livre-Londre-Gildas-Lepetit-Castel

LONDRES feelings © Gildas-Lepetit-Castel

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ?

Un peu partout, je cours partout, sur les réseaux, le vieux Facebook, Instagram et via mon site : www.gildas-lepetit-castel.com, pour toute demande un mail et hop je réponds généralement dans la journée sauf si je suis parti shooter la rue !

Merci à Gildas pour ces réponses, découvrez-le vite via les liens ci-dessus.

Vous aimerez aussi les interviews de Denis Dubesset, de Christophe Audebert et d’Eric Forey.


Photo urbaine et architecture avec Eric Forey, photographe professionnel

La première fois que j’ai rencontré Eric Forey, c’était au salon de la photo. Déjà une interview sur le stand Nikon Passion, à l’occasion de la sortie de son livre sur les séries photo (Serial Photographer). J’avoue avoir été séduit par le personnage (si si Eric !!), sa générosité, sa sincérité, son franc parler aussi.

Nous avons des pratiques proches en photographie, intéressés tous les deux par la ville. J’échange régulièrement avec Eric, étudie ses photos (et lui pique des idées, ben oui …), il reste une de mes sources d’inspiration (flatterie quand tu nous tiens …). Alors quand est venue l’idée de publier une série d’interviews de photographes pros et passionnés, son nom est apparu très vite dans ma liste. Quelques jours plus tard je recevais ces mots et ces photos que je vous partage bien volontiers. 

Photo urbaine et architecture avec Eric Forey, photographe professionnel

Les secrets du City Trip Photo, chez vous via Amazon

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

J’ai 55 ans je fais de la photo depuis 45 ans, je suis professionnel dans ce domaine depuis 2007.

Mon activité aujourd’hui tourne autour du partage de ma passion pour la photo en milieu urbain. Souvent les photographes sont effrayés par ce milieu alors que nous y passons tous plus ou moins de temps un jour ou l’autre, je me suis donc fixé pour mission (ahaha quelle prétention…) de faire partager ce plaisir pour ce type de photo, par :

  • le partage de ma production photographique sur les réseaux sociaux ou en exposition,
  • l’écriture de livres aux éditions Eyrolles,
  • l’animation de conférences auprès de clubs photo par exemple
  • mais aussi et surtout par l’animation d’ateliers, de stages et de voyages centrés sur la photographie urbaine.

En 2023 il y au programme La Grande Motte, Le Havre, Lyon (ma ville), Paris, Berlin, Londres, Bordeaux, Rennes…

J’ai la chance aussi d’avoir écrit l’un des très rares livres sur les séries photographiques (pas seulement de photos urbaines), et j’anime donc des ateliers sur cette problématique.

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo urbaine et l’architecture (mais pas que, je sais …) ?

Mon père était un fou de photographie et m’a offert pour mes 10 ans mon premier appareil reflex et comme nous habitions en ville, et bien ce fut forcément mon premier terrain de jeu. Et il se trouve, coup de bol, que j’adore la ville, j’ai donc continué.

J’aime les villes comme certains aiment les humains, j’aime leurs personnalités multiples, leurs lumières, leurs sons, leurs bons et leurs mauvais côtés. J’aime les mettre en valeur. J’aime essayer de montrer qu’avec un œil un peu différent on peut rendre beau le moche.

Pour moi un bâtiment n’est jamais qu’un simple amas de béton, c’est toujours le résultat du travail de nombreuses personnes, de l’architecte au peintre, du gars qui bosse dans l’usine de fenêtres à celui qui a planté l’arbre dont est issue la porte d’entrée.

Photographier l’architecture c’est parler de tous ces gens-là (tout au moins pour moi).

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

Quelle différence fais-tu entre photo urbaine et photo de rue ? C’est confus pour beaucoup de photographes amateurs.

Pour moi, la classification serait plutôt comme ça :

La photo d’architecture est celle qui se concentre quasi exclusivement sur les constructions . Ce qui sous-entend que la campagne peut aussi être un terrain de jeu pour ce type de photo.

Un pont, un hangar, ou un château d’eau ne sont pas forcément en ville, même si bien sûr la ville reste le domaine privilégié.

La photo de rue, c’est capturer un instant de vie avec des êtres vivants, couper un petit morceau d’histoire pour lui offrir un temps de vie long. On peut chercher le moment drôle, l’esthétique d’un lieu magnifié par l’humain, les interactions entre humains et animaux etc etc.

La photo urbaine, c’est tout ce qui peut être pris dans une ville. Cela regroupe bien sûr la street et l’archi, mais aussi le paysage urbain, l’abstrait, le graphisme (j’anime d’ailleurs deux formations sur cette thématique à l’automne 2023), l’animalier, le conceptuel etc. Le point commun est le territoire urbain.

Comment prépares-tu une sortie photo ? Est-ce que tu sors avec une idée ?

Ce que j’explique dans mon dernier bouquin chez Eyrolles « les secrets du city trip photo » est valable que ce soit pour une sortie de courte durée ou pour un séjour un peu plus long dans une ville. Il faut un mélange des deux.

Il faut sortir avec une envie (la photo sans intention ce n’est pas terrible) mais rester ouvert à l’imprévu.

Trop cadré, on risque de s’ennuyer, trop libre on risque de se disperser.

L’intention, quelle qu’elle soit, reste le déclencheur. Ça peut être l’envie de découvrir un nouveau lieu ou d’aller épuiser les ressources d’un endroit bien connu, un sentiment particulier, des conditions météo spéciales, à chacun son intention.

Pour la préparation c’est très variable, sur un week-end dans une ville inconnue, oui je prépare pour ne pas perdre de temps, dans des endroits connus je peux partir sans vraiment préparer, juste mené par une envie ou un état d’âme.

Quand je travaille sur une série, l’idée peut être très très précise de temps en temps.

Comment se déroule une sortie photo ? Il n’y a rien de véritablement écrit, c’est selon le lieu, l’humeur, la fatigue. Pas de schéma vraiment établi.

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

Comment trouves-tu l’inspiration ?

L’inspiration peut venir du lieu en lui-même, mais aussi du travail en série.

Je m’inspire beaucoup de littérature, de peinture, j’ai de nombreux points d’intérêts non forcément liés à la photo mais qui me nourrissent en permanence.

Parfois quand je n’arrive plus à me nourrir de tout ceci par manque de temps, je stoppe quelque temps les prises de vues pour retrouver de la matière pour m’exprimer.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ?

Que ça corresponde à ce que j’ai vu lors de la prise de vue.

Mais aussi essayer de traduire ce que je ressentais à ce moment-là. Je sais que ce discours peut paraître bizarre pour un photographe qui fait de l’archi, mais je me sers de l’archi pour parler de moi. Et parfois cela parle à d’autres ou cela peut leur parler d’eux aussi.

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

As-tu déjà utilisé ta pratique de la photo urbaine à la campagne ? Si oui, est-ce que cela a été facile ? En quoi était-ce différent (dans l’exercice même) ?

Ce n’est pas vraiment différent, c’est juste la quantité de choses à photographier qui est différente.

Alors soyons clairs, en rase campagne je pratique plutôt le paysage, mais dès qu’une construction pointe le bout de son nez on peut se lâcher…

Les villages sont une source forte aussi. La photo urbaine n’est pas obligée de s’intéresser seulement au moderne. J’ai par exemple ma série sur les anciennes boutiques qui est composée aussi bien de photos prises en ville que dans des villages.

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à citer ?

Pas d’anecdote particulière mais je prends toujours beaucoup de plaisir, lorsque je prends des choses inhabituelles ou dans une position un peu extravagante, à regarder trébucher les gens qui essayent de regarder et comprendre ce que je prends en photo.

C’était un grand plaisir de mes enfants quand ils étaient petits d’observer ce spectacle et je dois avouer m’être quelques fois organisé pour que cela arrive presque à coup sûr.

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un projet de livre je crois savoir …

Je commence déjà à réfléchir à mon programme d’ateliers et formations de 2024.

J’aimerais pouvoir proposer la formation sur les séries photos ailleurs qu’à Lyon ou Arles.

Pour la photographie urbaine j’aimerais aussi aborder de nouvelles villes telles que Strasbourg ou Toulouse. Il faut que je trouve un peu de temps pour me rendre sur place et préparer ça.

Pour les voyages, je renouvellerai Berlin (qui est déjà complet), sûrement Londres. Je voudrais aussi imaginer d’autres villes, Barcelone, Valence, Bilbao, Rotterdam… Là aussi, il va me falloir trouver un peu de temps pour préparer cela. Tout ne sera pas mis en place tout de suite mais je vais m’y atteler.

Je suis aussi et surtout en train de travailler sur un nouveau livre chez Eyrolles qui devrait sortir avant le prochain salon de la photo de Paris. Ce ne sera pas un livre sur la photo animalière, il devrait plutôt parler de choses construites…

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ? Lieu ?

Mon site pour mes formations et ateliers : https://www.formations-photo.fr/
Mon site d’auteur photographe : https://ericforey.com/
Mon Instagram : https://www.instagram.com/eric_forey/
Mon Facebook : https://www.facebook.com/ef.kalaphoto

Merci à Eric Forey pour cet échange, vous aimerez aussi l’interview de Denis Dubesset, photographe naturaliste, de Gildas Lepetit-castel et de Christophe Audebert.


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