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Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : le zoom APS-C polyvalent tient-il ses promesses ?

Ce test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR va vous permettre de savoir si ce zoom polyvalent pour hybride Nikon APS-C est un bon choix pour vous. Je vous propose de découvrir ses avantages et inconvénients, des photos faites avec cet objectif, de même que mon avis après deux semaines d’utilisation au quotidien.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : le zoom APS-C polyvalent tient-il ses promesses ?

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Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : contexte

L’arrivée de l’hybride Nikon Z fc en 2021 a mis en évidence le besoin pour Nikon de compléter la gamme d’objectifs NIKKOR Z destinée à ses petits hybrides. Les optiques plein format, bien que compatibles avec les APS-C, sont plus imposantes, lourdes et onéreuses. Les zooms experts et pros de la série S ne sont pas les plus adaptés non plus aux modèles APS-C pour une clientèle qui cherche la compacité et la polyvalence.

Après avoir annoncé deux focales fixes compactes, les NIKKOR Z 28 mm f/2.8 et NIKKOR Z 40 mm f/2, compatibles plein format et APS-C, Nikon a présenté un nouveau zoom DX en octobre 2021. Compatible avec les seuls boîtiers APS-C, ce zoom reprend la plage focale bien connue des utilisateurs de reflex, 18-140 mm soit un cadrage équivalent à 27-210 mm en 24 x 36. Depuis sa sortie, ce zoom a été complété du NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR, un bon complément à ce 18-140 mm.

A 18 mm vous disposez d’un objectif grand angle, de 35 à 50 mm ce zoom devient un objectif standard, au-delà et jusqu’à 140 mm il se transforme en téléobjectif. Le tout dans un format réduit puisque le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ne mesure que 73 mm de diamètre pour 90 mm de longueur (en position replié) et ne pèse que 315 grammes.

Sa plage focale est donc le point fort de ce zoom, qui remplacera à merveille le zoom NIKKOR Z 16-50 mm f/3.5-6.3 VR vendu en kit avec les Z 50 ou Z fc. Sans atteindre la focale 250 mm du NIKKOR Z 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, ce 18-140 mm constitue toutefois un excellent choix pour passer partout sans avoir à changer d’objectif.

J’ai pu l’évaluer pendant deux semaines, dans différentes situations de prise de vue, monté sur le Nikon Z fc. Après deux mois passés en compagnie du Nikon Z 50 et du NIKKOR Z DX 16-50 mm en 2020, j’ai pu apprécier cette fois l’apport indéniable de cette plage focale plus étendue sur un zoom dont l’ouverture maximale et la stabilisation sont les mêmes que sur le 16-50 mm.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sur Nikon Z fc

F/3.5-6.3, vous pouvez pensez qu’il s’agit d’une ouverture modeste face à la concurrence et ses zooms f/2.8 ou f/4, c’est vrai. Toutefois la seule ouverture maximale ne suffit pas à préjuger des performances globales, il faut la mettre en perspective avec la capacité du capteur à encaisser les hautes sensibilités. En effet si vous perdez en ouverture, et à temps de pose équivalent, vous devez monter en ISO, et sur ce plan, les hybrides APS-C Nikon s’en sortent plutôt très bien jusqu’à 12.800 ISO.

De plus la stabilisation de l’objectif, à défaut de stabilisation du capteur comme sur la gamme plein format, vient compenser le manque d’ouverture en vous permettant de gagner 4 à 5 Ev en pratique.

Autant dire que, bien que pouvant paraitre limité sur le papier, ce zoom présente un intérêt non négligeable pour tout utilisateur d’APS-C hybride Nikon. Reste à savoir si les résultats sont à la hauteur des attentes, ce que nous allons étudier maintenant.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 26 mm – ISO 100 – 1/500 ème – f/8

Présentation

Nikon nous a habitués à proposer des zooms imposants pour ses hybrides plein format. En voyant arriver ce NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, j’ai été surpris par sa compacité. Face à son équivalent reflex AF-S 18-140 mm f/3.5-5.6G ED VR, il gagne en taille (73 x 90 mm au lieu de 78 x 97 mm), et se ferait presque oublier en position replié.

Sur la balance l’écart se creuse encore puisque le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ne pèse que 315 gr. soit 35% de moins que le modèle reflex. En pratique, je ne l’ai jamais senti alors que je portais le boîtier autour du cou avec la courroie d’origine. Il ne saurait être aussi discret que le très agréable NIKKOR Z 28 mm f/2.8 mais pour un zoom 18-140 mm, cette compacité est une belle surprise.

A contrario, il vous faut apprécier les zooms à rallonge car lorsque vous allez passer en position téléobjectif et atteindre la focale maximale de 140 mm, la longueur est bien réelle.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR en position téléobjectif 140 mm

Le design du NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste conforme à celui des autres objectifs de la gamme NIKKOR Z, le noir assure la sobriété tandis que la bague personnalisable se fait discrète au plus près de la monture. Ne cherchez pas de contrôle sur l’objectif, il n’en comporte pas. La stabilisation est activée via le menu du boîtier, en pratique vous aurez peu souvent l’occasion de la désactiver, et si c’est le cas, le menu à accès rapide vous permet de le faire via l’écran tactile.

Monté sur un Nikon Z 50, l’ensemble adopte une belle présentation sombre qui n’est pas pour me déplaire même si j’ai un faible pour le Nikon Z fc.

NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sur Nikon Z 50

Notez que la lentille frontale n’est pas proéminente et se trouve ainsi protégée des gouttes de pluie, même si cet objectif n’est pas conçu pour résister à une pluie dense trop longtemps, sa protection n’est pas tous temps comme l’est celle des zooms experts et pros.

Le diamètre du filtre est de 62 mm, Nikon ne livre par contre pas de pare-soleil, et bien que ce 18-140 mm s’en passe très bien en situation de lumière frontale (voir plus bas) c’est dommage, ne serait-ce que pour la protection contre les chocs.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR et sa lentille frontale

À qui se destine ce zoom 18-140 mm ?

Sur un appareil photo au format APS-C (Nikon DX), la plage focale 18-140 mm intéresse les photographes recherchant un zoom polyvalent, capable de photographier aussi bien des paysages, des bâtiments, des groupes, que des portraits en plan plus ou moins serré et des animaux distants de quelques dizaines de mètres.

Sans aller aussi loin que le NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, ce 18-140 mm cadre quand même comme un 210 mm en 24 x 36, c’est un peu mieux que la focale maximale des zooms téléobjectifs 70-200 mm.

Utiliser le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR vous évitera de devoir choisir entre 16-50 et 50-250 mm, vous n’aurez pas besoin non plus de porter toute la journée deux objectifs et d’en changer sur le terrain.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 500 – 1/500 ème – f/6.3

Qualité de construction

Il y a toujours un revers à toute médaille. S’agissant de ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, c’est du côté de la monture qu’il faut regarder puisque la face arrière, côté boîtier, est une pièce en polycarbonate là où j’aurais apprécié une belle monture métallique. Le sacro-saint rapport qualité/prix a frappé, je peux le comprendre sur un objectif à 320 euros comme le 16-50 mm, je l’accepte moins sur un objectif à 680 euros comme ce 18-140 mm.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Avantages/inconvénients de cette monture en polycarbonate ? Une plus grande souplesse en cas de choc si j’en crois le SAV Nikon et les utilisateurs qui m’ont fait part de leurs désagréments. Le polycarbonate encaisse le choc alors que la bague métallique se déforme. A l’inverse la résistance à l’usure est moindre, les encoches de verrouillage sur le boîtier pouvant s’user plus vite que le métal.

A vous de voir si vous allez changer d’objectif très souvent, ou si vous envisagez de le laisser couplé en permanence à votre appareil photo auquel cas la monture ne s’usera pas.

Les deux bagues sont très agréables à manipuler, qu’il s’agisse de la bague de zoom comme de la plus fine bague personnalisable à laquelle vous pouvez attribuer une fonction particulière comme le mode de mesure, le bracketing, la correction d’exposition, le verrouillage de l’exposition, …

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 120 mm – ISO 180 – 1/500 ème – f/6

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : prise en main et ergonomie

Ce zoom est si petit qu’il tient très bien en main, même déployé à 140 mm. Dans cette position, il vous faudra être plus attentif pour éviter de trembler et de générer un flou de bougé en basse lumière mais une fois calé dans la paume de votre main gauche l’ensemble boîtier + objectif est très équilibré.

Cet allongement du zoom fait partie des contraintes à accepter ; pour un adepte des courtes focales fixes comme moi, il est toujours difficile de voir l’objectif s’allonger ainsi. C’est aussi très peu discret lorsque vous photographiez une personne dans la rue, en reportage, à l’improviste. Cet allongement reste néanmoins plus réduit que celui des imposants zooms NIKKOR Z 24-200 mm ou NIKKOR Z 24-120 mm, le format APS-C garde cet avantage.

Notez également que sauf à apprécier de voir ce fût ainsi étiré pendre autour de votre cou, vous devrez tourner la bague de zoom après avoir photographié à 140 mm pour que l’objectif retrouve une taille plus compacte. J’ai opté pour un mouvement d’aller – retour à chaque déclenchement, c’est personnel mais je me sens plus en confiance ainsi face à mes sujets en ville.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 73 mm – ISO 100 – 1/640 ème – f/8

Point positif par contre, le poids réduit. C’est très agréable, bien plus que l’ensemble plus imposant Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-200 mm, le couple équivalent en plein format. Après avoir passé deux semaines en compagnie de ce zoom, j’avoue que j’hésiterais entre le 24-200 mm et lui pour voyager léger, d’autant plus que les performances du capteur des Z 50 et Z fc sont tout à fait au niveau.

Mise au point

La distance minimale de mise au point de ce NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR varie de 0,2 m à 18 mm à 0,4 m à 100 mm et plus. Ce sont des valeurs satisfaisantes pour vous permettre quelques gros plans, comme de jolis effets bokeh en position téléobjectif.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 450 – 1/500 ème – f/8

L’autofocus est aussi silencieux que sur les autres zooms NIKKOR Z, les amateurs de vidéo seront ravis d’autant plus que la réactivité de l’autofocus du boîtier n’est en rien ralentie par l’objectif.

En mode de suivi automatique, ce zoom se comporte très bien aussi tant que la lumière est suffisante. En basse lumière soyez prudent si votre sujet est en mouvement (portraits de personnes marchant en intérieur par exemple), l’autofocus accroche mais peut se tromper à faible distance aussi. Il m’est arrivé de faire des portraits à l’improviste qui se sont avérés flous, je manque toutefois de mesures fiables et répétitives pour affirmer ceci de façon certaine, à prendre avec le recul qui s’impose.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 104 mm – ISO 6.400 – 1/320 ème – f/5.6

Stabilisation

Les deux lettres VR de l’appellation NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR désignent un zoom stabilisé (VR : Vibration Reduction), une stabilisation bienvenue puisque les Nikon Z 50 et Z fc ne disposent pas d’un capteur lui-même stabilisé.

Stabiliser cette optique n’a pas eu comme conséquence d’en faire un objectif imposant et lourd, Nikon a semble-t-il trouvé une recette efficace.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 115 mm – ISO 200 – 1/500 ème – f/6

Performances optiques : homogénéité et vignettage

Comme pour chaque objectif NIKKOR Z, les opticiens Nikon ont mis en œuvre la photographie computationnelle, ou en bon français les capacités de communication entre objectif et boîtier pour récupérer les données de prise de vue de l’objectif. Une correction logicielle de l’image est ensuite appliquée par le boîtier sur le JPG, à la prise de vue, et par le logiciel de traitement RAW au post-traitement (Nikon NX Studio ou les logiciels experts courants).

Pour ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, cela donne des résultats satisfaisants, j’ai toutefois pu noter un manque d’homogénéité en courte focale (défaut de qualité d’image d’une zone à l’autre de la photo vue avec un facteur de zoom important), de même qu’une distorsion et un vignettage marqués à pleine ouverture. Des effets optiques caractéristiques des zooms entrée de gamme, que l’on trouvait déjà sur les objectifs équivalent pour reflex.

Les aberrations chromatiques (sur les fines branches d’arbre par exemple) se verront si vous ne corrigez pas vos fichiers RAW, un clic suffit toutefois pour le faire dans la plupart des logiciels photo.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 18 mm – ISO 100 – 1/1.000 ème – f/3.5

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 18 mm – ISO 140 – 1/500 ème – f/5.6

Sur l’ensemble de la plage focale et en fermant de deux à trois crans, ce zoom est parfaitement corrigé et les résultats sont très satisfaisants. Rappelons que nous sommes en présence d’un objectif d’entrée de gamme qui ne saurait offrir les performances d’un zoom pro vendu 4 fois plus cher.

Rendu optique : profondeur de champ

Avouez … vous aimez la photo de paysage mais vous appréciez aussi les jolis gros plans dont le fond flouté met votre sujet en valeur ? Vous allez devoir jouer avec la profondeur de champ (en savoir plus) et donc faire varier l’ouverture et la distance au sujet.

Bonne nouvelle ! Ce petit zoom qui ne paye pas de mine va vous permettre de réaliser de jolis portraits si vous prenez le temps de régler votre boîtier correctement. Il vous permettra aussi de réaliser de jolis gros plan de fleurs, plantes et insectes. La focale maximale de 140 mm vient alors à votre secours pour détacher le sujet de l’arrière-plan et générer ce flou que vous appréciez tant.

J’avoue m’être pris au jeu plus souvent que nécessaire, ce qui m’a permis d’obtenir des résultats agréables à l’œil. Ne confondez pas ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR avec un objectif macro pour autant, si la macro est votre passion jetez plutôt un œil du côté du NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8, il est conçu pour ça.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 1.400 – 1/500 ème – f/6.3

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm peut vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un zoom polyvalent pour éviter de changer d’objectif sur le terrain,
  • vous passez aisément de la photo de paysage au portrait,
  • vous êtes frustré(e) par la focale maximale trop réduite du NIKKOR Z 16-50 mm,
  • vous voulez alléger votre ensemble hybride APS-C Nikon + objectif sans perdre en qualité d’image,
  • vous désirez un zoom Nikon compact moins encombrant que l’équivalent en monture F couplé à la bague FTZ,
  • vous n’êtes pas attiré par les très longues focales (supérieures à 150 mm).

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm va moins vous intéresser si :

  • vous voulez le meilleur zoom Nikon actuel quitte à en payer le prix,
  • vous possédez déjà la version à monture F et une bague FTZ,
  • vous êtes allergique au polycarbonate.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 66 mm – ISO 110 – 1/500 ème – f/8

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : ma conclusion

Après avoir testé la plupart des zooms experts et pros de la gamme Nikon, j’avoue que j’avais quelques appréhensions à tester ce zoom APS-C. Il ne joue pas dans la même cour. Deux semaines plus tard j’ai changé d’avis.

Ce zoom propose des prestations plus limitées qu’un NIKKOR Z 24-200 mm monté sur un hybride plein format, mais il est tellement plus léger, compact et moins onéreux tout en proposant des performances de très bon niveau qu’à choisir, j’y regarderais à deux fois. Je me vois bien voyager avec un Nikon Z fc et ce zoom, quitte à glisser dans mon sac un NIKKOR Z 28 mm pour les ambiances nocturnes. J’aurais ainsi un sac photo très léger, une qualité globale très satisfaisante, des atouts qui peuvent s’avérer essentiels en voyage.

Au quotidien, ce zoom constitue une alternative crédible au plus limité NIKKOR Z DX 16-50 mm, comme au couple 16-50 + 50-250 mm.

Petit, léger, donnant des images de belle qualité, ne coutant pas (trop) cher, ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR a donc tout à fait sa place dans une gamme NIKKOR Z APS-C DX qui ne demandait qu’à être étoffée.

Alors bien sûr, je rêve d’un NIKKOR Z DX 16-80 f/2.8-4 à moins de 1.000 euros avec une monture métallique, mais en attendant que Nikon le dévoile, si c’est le cas un jour, ce 18-140 mm est loin d’être ridicule.

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Comment faire un selfie artistique, l’autoportrait en photo avec Sorelle Amore

Vous voulez faire un autoportrait, plus communément nommé selfie, mais vous voulez que cette photo ressemble à quelque chose et non aux milliards d’autres images prises à bout de bras sans aucun soin et que l’on peut voir à longueur de journée sur les réseaux sociaux.

Voici comment mettre en œuvre l’art de la pose, de l’éclairage et du traitement photo pour faire des selfies artistiques dont vous serez fier(e) et qui donneront une meilleure image de vous. Leçons pratiques par Sorelle Amore, photographe et vidéaste professionnelle et influenceuse qui a fait du selfie artistique sa spécialité.

Comment faire un autoportrait en photo ou le selfie artistique, le guide de Sorelle Amore

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L’autoportrait photographique : pourquoi, comment ?

Certains parlent du selfie comme du mal du siècle. D’autres y voient par contre une façon de renouveler l’art de l’autoportrait, de produire des images créatives (j’en fais partie).

Avouons-le, le selfie est une pollution visuelle la plupart du temps. Ces images sans autre intérêt que de tenter, vainement, de mettre en valeur leur auteur, inondent les réseaux.

Le selfie peut toutefois devenir un art. Du selfie artistique à l’autoportrait, il n’y a qu’un pas que de nombreux photographes ont franchi, et pas des moindres : Richard Avedon, Robert Doisneau, André Kertész, Vivian Maier, Nadar, Helmut Newton, Irving Penn, Cindy Sherman, Jeanloup Sieff, Man Ray, Willy Ronis, Weegee pour ne citer que ceux-là, se sont tous essayé à cette pratique de l’autoportrait.

Comment faire un autoportrait en photo ou le selfie artistique, le guide de Sorelle Amore

Comment font-ils ? Quelles techniques utilisent-ils ? Ils mettent en œuvre les trois compétences de base suivantes :

  • savoir poser
  • savoir utiliser l’éclairage
  • savoir retoucher ses photos avec soin

Mais cela ne suffit pas. Pour réussir un selfie artistique, vous devez passer outre la technique pour développer une pratique créative personnelle.

Avantage de l’autoportrait ? Votre sujet est toujours disponible !

[su_frame][/su_frame]Sorelle Amore est une jeune photographe australienne arrivée à l’autoportrait par accident. Pour des raisons professionnelles, elle a eu besoin de montrer des photos la mettant en scène dans des résidences de luxe alors qu’elle ne pouvait avoir aucun assistant avec elle pour faire les photos.

Elle a donc pris le problème à bras le corps et a développé une pratique qui lui a permis de répondre à la demande. Mais aussi de générer une audience incroyable car après avoir publié plus de 1.000 « selfies artistiques » sur son compte Instagram, elle compte 1 million d’abonnés à sa chaîne Youtube et 500.000 à son compte Instagram. Elle compte aussi parmi les photographes les plus talentueuses lorsqu’il s’agit de parler autoportrait.

Forte de cette expérience, elle a publié un livre dans lequel elle présente sa méthode et ses conseils pour réussir un selfie (ou un autoportrait) artistique.

Sachez qu’au-delà de l’exercice photographique, l’autoportrait est aussi pour Sorelle Amore l’occasion de travailler sur vous, votre ressenti, l’image que vous souhaitez montrer. J’en veux pour preuve cet extrait du livre (page 37) :

J’ai toujours été gênée par mon corps. On m’a d’ailleurs longtemps dit que je n’étais pas féminine à cause de mes muscles, de mes épaules larges et de ma poitrine plate. Se sentir non désirable en tant que femme laisse des séquelles. En apprenant à poser, j’ai repris confiance dans ma capacité à plaire, voir à inspirer l’amour.

  • Sorelle Amore

Qu’allez-vous apprendre dans ce livre ?

Au-delà des indispensables notions sur la pose et l’éclairage, ce livre va vous aider à faire le point sur ce que vous voulez montrer de vous, et comment le montrer. Vous apprendre en particulier à changer de point de vue sur le selfie, à considérer cette pratique comme une véritable pratique photographique créative (des notions fort différentes de celles que vous pouvez trouver dans le guide Les ateliers du photographe).

Vous allez pouvoir prendre le recul nécessaire pour savoir ce qui vous motive, qui vous êtes vraiment, comment vous voulez être perçu(e) par ceux qui verront vos photos. En matière de pose, vous allez découvrir les bons angles comme ceux à éviter, vous apprendrez à évaluer votre corps et votre visage pour mieux les mettre en valeur.

La seconde partie du livre vous aide à mettre en œuvre la logistique nécessaire pour faire un selfie artistique : quel matériel utiliser (du smartphone à l’appareil photo expert), quel objectif utiliser, quels accessoires peuvent être utiles (le drone est une option). 

Sur un plan plus créatif, vous apprendrez à créer votre style, à faire un autoportrait unique, qui vous ressemble : composition, cadrage, choix du rendu (dont le noir et blanc ou la couleur).

Vous apprendrez également à veiller au moindre détail et à raconter une histoire en photo, à choisir avec soin vos tenues ou même, si vous n’éprouvez pas de gène particulière, à poser nu(e) face à votre objectif.

Enfin vous découvrirez les quelques notions de traitement photo nécessaires à donner à vos images un rendu très personnel. Ce n’est toutefois pas le chapitre le plus détaillé du livre, il manque de présentations plus concrètes.

En conclusion, proposé au tarif de 15,95 euros par son éditeur, cet ouvrage est une bonne entrée en matière à l’art du selfie artistique, de l’autoportrait, et il ne peut que vous inciter à développer votre pratique et votre culture de cet art photographique que tant d’autres avant vous ont travaillé aussi.

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Test NIKKOR Z 40 mm f/2 pour Nikon Z : petit objectif abordable pour photo de rue, voyage et hybrides

Depuis son lancement en août 2018, la gamme d’objectifs NIKKOR Z pour hybrides Nikon s’est vue complétée de plusieurs focales fixes. Toutefois manquaient encore à l’appel des objectifs compacts, légers et accessibles.

Un 40 mm est arrivé fin 2021, ainsi qu’un 28 mm. Voici le test du NIKKOR Z 40 mm f/2, l’objectif qui pourrait bien vous faire changer d’avis si vous pensez que « Nikon c’est forcément lourd, gros et cher ».

Réponse rapide : Le NIKKOR Z 40 mm f/2 est une focale fixe compacte, légère et abordable pour les hybrides Nikon Z, très adaptée à la photo de rue, reportage léger ou usage quotidien. Il n’égale pas les optiques haut de gamme en homogénéité ou finition, mais pour un budget réduit il constitue une très bonne option.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : introduction

Septembre 2021, la gamme Nikon hybride fête ses trois ans. Elle propose déjà une liste plutôt satisfaisante d’objectifs à focale fixe et de zooms. Toutefois il manque toujours des objectifs plus abordables que les modèles pros de la série S, plus compacts et légers aussi. Les NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S et NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S ont beau être excellents, ils n’en restent pas moins imposants et couteux.

Pour en savoir plus sur les objectifs NIKKOR Z, parcourez la liste de tous les modèles disponibles.

Nikon a semble-t-il entendu le message des utilisateurs puisque ce mois de septembre voit arriver un petit 40 mm qui ne paye pas de mine. Le NIKKOR Z 40 mm f/2 mesure en effet 5 cm à peine de longueur, pèse 170 gr et présente le double avantage d’être compatible APS-C et plein format et de ne coûter « que » 280 euros. Oui, pour un NIKKOR hybride ouvrant à f/2, ça interroge !

Après vous l’avoir présenté en détail, je n’ai pas résisté et dès qu’il a été disponible, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 a rejoint mon sac photo. Le test que je vous présente aujourd’hui n’est donc pas réalisé sur un modèle de prêt mais bien avec mon exemplaire personnel. Je vous explique pourquoi plus loin.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II
Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II

Présentation et contexte

Je ne trahis pas un grand secret en vous disant que j’ai une prédilection pour la photo urbaine, la photo de rue et le reportage au quotidien. Après avoir utilisé un reflex Nikon pendant de longues années, je suis passé aux Nikon Z6 et Z6II depuis 2019. L’excellent zoom NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S me sert au quotidien dans le cadre de mes différentes activités.

Mais il me manquait quelque chose. Non pas que ce zoom ne soit pas performant, c’est tout le contraire et si vous cherchez un zoom de reportage à prix presque doux, préférez cette version f/4 S au plus volumineux, lourd, onéreux mais excellentissime NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II, vous ne serez pas déçu.

Non, ce n’était pas ça. Ce qui me manquait, c’était le fait de retrouver les sensations ressenties avec un petit 50 mm f/1.8, ou un hybride APS-C et un petit 28 mm. La compacité, le poids plume, et la grande ouverture aussi. Car si f/4 est une ouverture suffisante en journée, ce n’est plus le cas en soirée lorsque je dois faire des photos de nuit ou chaque fois que la lumière manque en intérieur.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II
Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II

Vous me répondrez qu’il me suffisait d’utiliser le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, ou le 35 mm, ou encore l’AF-S Nikkor 50 mm f/1.8 avec la bague FTZ. C’est vrai, mais tant leur poids que leur taille ne jouent pas en leur faveur. Je ne parle pas du budget, quant à la bague, elle ajoute une longueur et un poids non négligeables avec un 50 mm.

C’est pourquoi l’arrivée du NIKKOR Z 40 mm f/2 m’a ravi puisqu’il offrait, en apparence tout au moins, la compacité, le poids plume, l’ouverture (f/2 ou f/1.8 c’est 1/3 d’IL soit rien), et ne coutait pas trop cher. Restait à l’utiliser pour en savoir plus, ce que j’ai fait depuis de nombreuses semaines, dans des situations très différentes.

Ce test du NIKKOR Z 40 mm f/2 a été réalisé avec un Nikon Z6II, retenez que le même objectif monté sur un Nikon Zfc ou Z50II cadre comme un 60 mm tout en restant aussi compact et léger. La focale idéale pour le portrait en APS-C.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 - 1/800ème - f/2.2 - ISO 6.400
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/2.2 – ISO 6.400

NIKKOR Z 40 mm f/2 : dans le détail

Qualité de construction

170 gr et 280 euros, forcément, ça a des conséquences. Ne vous attendez donc pas à disposer d’un 40 mm f/2 construit comme un char d’assaut, ce n’est pas le cas. Le polycarbonate est omniprésent, ce qui me gène plus pour la baïonnette que le corps de l’optique. J’aurais volontiers pris une monture en métal pour quelques dizaines de grammes supplémentaires. Il n’en reste pas moins que l’ensemble est bien construit, ne présente aucun jeu, la bague tourne de façon fluide, l’étanchéité est excellente (j’ai testé la pluie pour vous …).

De plus, après avoir monté et démonté cet objectif des dizaines de fois déjà, la monture ne montre aucune trace. Polycarbonate oui, mais polycarbonate robuste.

Autre frustration, une unique bague de contrôle alors que les séries S en comportent deux. En pratique vous lui attribuez la fonction de votre choix, j’ai choisi la correction d’exposition, vous pouvez opter pour la mise au point manuelle (en l’absence de commutateur AF/MF) ou l’ouverture. Cette bague est toutefois agréable à manipuler, tourne dans le plus grand des silences, est bien évidemment décrantée, ce qui ravira les vidéastes au passage.

N’oubliez pas qu’il s’agit d’une focale fixe, l’absence de bague de zoom est logique, disposer d’une seule bague est limitant mais à l’usage vous allez voir que l’on s’en passe aisément. Je vous rappelle que l’on parle d’une optique de 170 gr et 5 cm de long.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/2 – ISO 320

Puisqu’on commence par ce qui dérange, notez que ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est livré sans pare-soleil, un Nikon HN-3 peut faire l’affaire si vous tenez à utiliser cet accessoire, je m’en passe volontiers (lisez le paragraphe sur le flare plus bas).

Si vous êtes encore convaincu que ce test du NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous aider à faire un choix pertinent, merci d’être resté, lisez la suite.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

La prise en main de ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est immédiate, vous le greffez sur votre boîtier et c’est parti. Inutile de chercher le mode d’emploi, il n’est pas nécessaire.

La stabilisation dépend du boîtier, elle s’exerce sur 5 axes avec les hybrides plein format, et ne s’exerce pas sur les hybrides APS-C, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 n’étant pas stabilisé, tout comme les modèles de la série S soit dit au passage. Ce qui peut s’avérer plus gênant sur un 85 mm fixe plus lourd et long ne l’est pas ici. Le poids plume ne provoque aucun déséquilibre, la faible longueur de l’objectif vous permet de tenir le boîtier fermement lorsque le temps de pose s’allonge.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/4 sec. – f/2.5 – ISO 800 (à main levée)

Vous vous doutez que l’autofocus ne met pas en œuvre la motorisation élaborée des optiques Nikon pros, mais est-ce bien nécessaire pour assurer une mise au point rapide et précise avec cet ensemble optique léger ? Non. Vous n’aurez aucune difficulté à faire le point avec ce NIKKOR Z 40 mm f/2, c’est rapide et précis. Les plus pointilleux noteront un léger bruit de mise au point, en photo il ne dérange pas, en vidéo sachez-le.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/6.3 – ISO 180

Performances optiques : pique, homogénéité et flare, aberrations chromatiques et vignettage

Logiquement, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 et sa construction moins complexe que celle des optiques pros devrait marquer le pas. Formule optique simplifiée, nombre de lentilles réduit, petite lentille frontale, simple traitement de surface nanocristal … Pourtant, croyez-le ou non mais ce NIKKOR Z 40 mm f/2 m’a surpris.

Dès la pleine ouverture les résultats sont satisfaisants. Le vignettage se fait remarquer à f/2, est persistant dans une moindre mesure aux autres ouvertures. La correction logicielle embarquée améliore le résultat sans toutefois supprimer entièrement ce vignettage, le recours à un traitement dédié en post-production pourra vous aider si vous voulez vous débarrasser de ce demi-Ev environ qui subsiste.

Malgré l’absence de pare-soleil, le traitement nanocristal fait son travail et les résultats sont satisfaisants. Le faible diamètre de la lentille frontale doit y être pour quelque chose, et je n’ai eu que très rarement recours à la bonne vieille méthode de la main pour couper la lumière frontale et réduire le flare, ce qui est d’autant plus simple à mettre en œuvre que l’objectif est tout petit.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 110
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 640

Test NIKKOR Z 40 mm f/2, performances optiques : déformation et distorsion

Là où le NIKKOR Z 40 mm f/2 pêche plus, c’est sur l’homogénéité du rendu. Ne le choisissez pas pour faire de la reproduction de tableaux, il n’est pas fait pour ça. Pensez aussi à éviter la pleine ouverture si votre sujet se trouve sur le bord de l’image, la différence de piqué se fait sentir. Dès f/5.6 par contre les résultats sont à la hauteur. A f/8 je n’ai plus rien à lui reprocher, en photo de rue c’est justement l’ouverture qui m’intéresse.

J’ai été agréablement surpris par contre par l’absence de distorsion visible, et le rendu du flou d’arrière-plan bien géré par le diaphragme à 9 lames. La mise au point minimale à 29 cm autorise de jolis premiers plans nets tandis que l’arrière-plan est plongé dans un flou agréable à grande ouverture.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/6.3 – ISO 110
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/200ème – f/2.8 – ISO 1 600

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : à qui s’adresse cet objectif ?

Vous aimez la photo de rue, la photo de nuit, le reportage, les trois ? Le NIKKOR Z 40 mm f/2 n’est pas le meilleur objectif à focale fixe de la gamme NIKKOR Z, il présente toutefois le quadruple avantage  :

  • d’être compact et léger,
  • d’être bien construit,
  • de présenter une distorsion d’image modérée,
  • de coûter moins de 300 euros.

Il vous faudra cependant accepter un vignettage visible avant post-traitement, une monture en polycarbonate, un manque d’homogénéité en périphérie d’image.

Il n’en reste pas moins que, proposé deux fois et demi moins cher que le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S bien plus lourd et encombrant, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est une alternative très crédible pour compléter un Nikon Z5II, Z6 série 1 ou 2 ou 3 comme un Nikon Z50II ou Zfc.

Utilisé pour ce qu’il est, un entrée de gamme très capable, il vous rendra service lorsque la lumière manque en faisant bien mieux que le modeste zoom NIKKOR Z 24-50 f/4-6.3.

En résumé : Si vous recherchez une focale fixe Z compacte pour un usage reportage/urbain sans casser la tirelire, le NIKKOR Z 40 mm f/2 est un excellent compromis.
Il n’égale pas les optiques S haut de gamme en homogénéité ou finition, mais sa légèreté, son prix et sa polyvalence le rendent très pertinent.
Pour un boîtier Nikon Z plein format ou APS-C, il constitue un choix judicieux.
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 250
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/640ème – f/8 – ISO 3.200
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/1.250ème – f/3.2 – ISO 100

FAQ sur le NIKKOR Z 40 mm f/2

Est-ce que le NIKKOR Z 40 mm f/2 convient pour un hybride APS-C Z50 ou Z fc ?
Oui, il est compatible monture Z. Sur APS-C il donne un équivalent ~60 mm, ce qui en fait un bon objectif portrait ou usage général.

Peut-on tirer pleinement parti de cet objectif sur un boîtier 45 Mpx comme le Z7 II ou le Z8 ?
Techniquement oui, mais l’homogénéité en périphérie est moins bonne que les optiques haut de gamme. Si vous faites des tirages très larges ou êtes exigeant, cela peut être un compromis.

Faut-il un pare-soleil avec cet objectif ?
L’objectif est livré sans pare-soleil, mais le traitement nanocristal réduit le flare. Vous pouvez ajouter un pare-soleil léger si vous travaillez souvent en lumière latérale forte.

Quelle ouverture choisir pour avoir un bon piqué ?
Dès f/5.6 les résultats sont très bons et à f/8 aucun reproche majeur selon le test. À pleine ouverture f/2, le vignettage est plus marqué (mais a son charme).

Est-ce un bon achat pour la photo de rue et le voyage ?
Oui : sa compacité (170 g, 5 cm de long) en fait un compagnon discret pour reportage, urbain ou voyage léger.

En résumé

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif léger et discret pour la photo de rue et le reportage,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 24-50 f/4-6.3 par une focale fixe à grande ouverture,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ et le 35 ou le 50 mm monture F,
  • vous avez un budget limité.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un NIKKOR Z 50 f/1.8 S ou NIKKOR Z 35 f/1.8 S,
  • vous voulez la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et distances,
  • vous utilisez un Nikon hybride de 45 Mp plus exigeant que le 24 Mp,
  • le budget n’est pas un problème.
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/13ème – f/2.5 – ISO 800
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/5ème – f/5 – ISO 100

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : ma conclusion

Ce test NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous paraître ambigu, puisque je mets en avant les défauts de cet objectif tout en vantant ses mérites. C’est pourtant ce que je ressens après plusieurs semaines d’utilisation quasi quotidienne de ce petit 40 mm f/2.

Certes, il a quelques défauts comme cette sobriété dans la présentation qui le prive d’une seconde bague ou d’une monture métallique, ce manque d’homogénéité et ce vignettage qui peuvent déranger.

Mais il est tellement agréable à utiliser, il se fait tellement discret qu’il est difficile de ne pas l’apprécier. Couplé au Nikon Z6II, je dispose d’un ensemble pesant moins de 800 g qui m’autorise le reportage urbain comme ce sujet sur les quais de Seine en territoire Seine-Amont couvert avec cet exemplaire du NIKKOR Z 40 mm f/2.

Il vous reste à faire le choix entre ce 40 mm dont la focale peut vous paraître atypique et le plus classique 50 mm, retenez toutefois que 40 mm c’est pile entre 35 et 50, les leicaistes l’ont bien compris.

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon.


Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique – 4/4

Bien maitriser la technique reste un atout pour faire une photo macro réussie. Les trois premiers articles de ce guide pratique macro (le matériel, le rapport de grandissement et la gestion de la lumière) vous ont mis en confiance pour réaliser votre première photo macro en extérieur.

La macrophotographie reste néanmoins une discipline exigeante. Attendez-vous à un taux de déchet d’autant plus important qu’il est rare qu’on puisse la pratiquer très régulièrement. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, voici comment gérer la prise de vue !

Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Comment faire une photo macro : le cadrage

Lorsqu’on utilise une focale fixe pour photographier un portrait ou un paysage, on se déplace pour ajuster le cadrage. Certains photographes prétendent même que c’est source de créativité alors imaginez la chance que vous avez de n’utiliser que des focales fixes pour faire de la macro !

Un objectif macro utilisé seul fonctionne en effet comme n’importe quel autre objectif. Il faut simplement vous rappeler que le grandissement maximum est obtenu à la mise au point minimale, et qu’il décroit très rapidement lorsqu’on s’en éloigne.

Dès lors que vous utilisez une bague ou une bonnette macro, la situation se complique. Vous avez lu les précédents épisodes … Vous savez donc qu’avec un objectif de focale standard 50 mm monté sur une bague de 50 mm, la zone de travail est extrêmement réduite : la distance réelle de mise au point varie entre 94 mm (MAP à 450 mm) et 100 mm (MAP à l’infini). En dehors de cette plage, la photo est intégralement floue.

Nous n’avons jusqu’à présent considéré cette information que sous l’angle de la taille du sujet dans la photo : un objet mesurant 36 mm dépassera la largeur d’un capteur plein format si l’on utilise le précédent montage à la mise au point minimale : le grandissement est en effet alors égal à 1,125. Il redescend à 1 si on fait la mise au point à l’infini, soit une variation de seulement 11 %.

La faible évolution du grandissement sur toute l’échelle de mise au point a une conséquence immédiate sur le cadrage de la photo : il est pratiquement imposé par le choix du matériel.

Quel matériel pour quel cadrage en macro ?

Pour faire une photo macro sans trop perdre de temps, on finit par choisir par réflexe le matériel (focale + bague) adapté à l’image envisagée. L’exercice se révèle plus délicat dès lors que notre pratique est plus occasionnelle. Il se révèle alors pratique d’avoir dans son sac ou sur son smartphone un tableau donnant le grandissement obtenu à la mise au point minimale, en fonction de son équipement.

Tableau de grandissement - Comment faire une photo macro

Grandissement à la MAP minimale

La figure ci-dessus représente le tableau que j’utilise. Il révèle une pratique plus proche de la proxi que de la macro. A chacun de construire le sien à partir des formules précédemment détaillées. Il convient de bien prendre en compte la focale réelle de l’objectif à la mise au point minimale, inférieure à celle annoncée par le constructeur pour les objectifs macro. Et si les formules vous rebutent, adoptez l’approche empirique du double décimètre que nous avons vue dans l’article sur le grandissement !

Photo macro et profondeur de champ

Nous sommes en place, avec le bon objectif, le bon cadrage, une distance de mise au point pile poil au centre de la zone de travail, et pourtant… toute l’image apparait floue dans le viseur. Toute ? Non ! Car un petit groupe d’irréductibles pixels résiste encore à ce flou généralisé.

Vous vous souvenez alors avoir lu sur Nikon Passion un tutoriel sur la profondeur de champ en macrophotographie. Dire qu’elle est minimaliste est un euphémisme. Pour un boitier donné, la profondeur de champ dépend uniquement du diaphragme choisi Ø et du grandissement G.

Calcul de la profondeur de champ - Comment faire une photo macro

En pratique, pour un grandissement de 1, la zone nette a une profondeur de 1,32 mm avec un capteur plein format, 0,86 mm avec un capteur APS-C et 0,26 mm avec un capteur 1 pouce.

Ces chiffres sont trompeurs, car il faut comparer des choses comparables, autrement dit des photos cadrées de la même manière. Pour qu’un sujet de la largeur du capteur 1 pouce (13,2 mm) prenne tout le cadre sur un capteur APS-C, il faut atteindre un grandissement de 1,8. Il doit être poussé à 2,7 pour obtenir le même résultat avec un capteur plein format.

Dans ces conditions, la profondeur de champ est de l’ordre du tiers de millimètre indépendamment du capteur, alors que le diaphragme est déjà bien fermé. C’est là tout le paradoxe qu’il faut gérer en macrophotographie : un sujet flou sur un fond trop texturé, au risque d’en réduire la lisibilité.

Plus que l’ouverture du diaphragme, c’est la distance entre fond et sujet qui permet de mettre ce dernier en valeur, de créer une ambiance. A quoi bon fermer d’avantage le diaphragme ? On ne gagne que quelques poils de profondeur de champ en polluant encore plus l’arrière-plan et en risquant de perdre du piqué par diffraction.

Profondeur de champ ressentie

Pensez-vous que ce soit la même chose de photographier en gros plan le profil d’un moustique ou celui d’une petite mouche ? Ces deux insectes occupent sensiblement la même place sur le capteur. Il serait donc tentant de répondre oui… mais il n’en est rien.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/5.6 à 1/400 s – Iso 800 – 105 mm + bagues 64 mm) (C) J. Croizer

Tout est question de tour de taille : il faut bien reconnaitre que sur ce point, les deux insectes ne boxent pas dans la même catégorie. Si on fait abstraction de ses ailes, l’épaisseur du moustique est pratiquement comprise dans la zone nette de la profondeur de champ, alors que la zone floue commence déjà à s’étendre sur le corps plus dodu de la mouche.

Si le flou s’installe rapidement sur le corps du sujet, on aura l’impression que toute la photo est floue. A contrario, si la zone de transition est large, la perte de netteté sera moins sensible, donnant l’impression d’une profondeur de champ plus importante.

Ce phénomène, qu’on appelle « profondeur de champ ressentie » dépend de 4 facteurs.

  • La distance de mise au point : plus elle est longue et plus la transition est lente, augmentant ainsi la profondeur de champ ressentie. Mais pour faire une photo macro, augmenter la distance de mise au point est rarement une option envisageable, à moins d’accepter un recadrage ultérieur.
  • Le diaphragme : plus il est fermé et plus la transition est lente. Il est assez logique que la profondeur de champ ressentie évolue dans le même sens que la profondeur de champ calculée… mais attention, le bokeh sera également affecté par la fermeture du diaphragme.
  • La taille du capteur : plus il est petit et plus la transition est lente. De ce point de vue, le plein format n’est pas idéal en macro mais il permet des bokeh plus moelleux !
  • La focale : plus elle est courte et plus la transition est lente. A cadrage constant, la focale n’a aucun impact sur la profondeur de champ théorique. Elle impacte en revanche largement la transition du net vers le flou. Si, dans le précédent tableau, vous avez le choix entre plusieurs formules, choisissez celle qui correspond à la focale la plus courte sous condition qu’elle soit compatible avec votre sujet : les focales courtes sont mal acceptées par les insectes.

La photo ci-dessous est faite avec un boitier APS-C dont le capteur est dépourvu de filtre passe-bas, ce qui tend à améliorer le piqué de l’image. Le diaphragme est plus fermé que sur la photo précédente et la focale légèrement plus courte. Prise sans bague ni bonnette, elle présente de plus un grandissement moins important. La profondeur de champ apparait logiquement plus étendue.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/11 à 1/125 s – Iso 400 – 90 mm) (C) Mikadago

Mise au point en macro

En macrophotographie, la profondeur de champ se répartit moitié devant, moitié derrière le plan de netteté. La zone nette étant plus qu’exiguë, la mise au point doit être faite avec une extrême précision, mais jamais sur l’élément le plus proche de vous : vous perdriez 50 % de la profondeur de champ !

Typiquement, pour faire une photo macro d’un insecte, vous devez viser ses yeux. C’est en effet le premier élément que notre propre regard recherche sur une photo lorsqu’elle inclut un animal ou un humain. Si la pupille est floue, autant vous dire qu’il faudra une excellente raison pour que l’on ne considère pas que l’ensemble de la photo l’est également.

Le mode autofocus « point sélectif », ou « mode ponctuel » selon les marques, serait à priori le plus efficient puisqu’il effectue la mise au point sur le seul collimateur actif. Mieux encore, le mode autofocus « zone réduite » qui utilise une surface encore plus restreinte devrait totalement répondre à notre exigence de précision. Oubliez !

Le manque de lumière, la profondeur de champ minimaliste, le faible contraste sur la zone sectionnée sont autant de raisons pour que la mise au point automatique soit à la traine. Même si vous réduisez l’amplitude de son champ d’action, ce qui est permis sur certains objectifs, l’autofocus se mettra à patiner sans jamais trouver de point d’accroche. Plus la focale est longue et plus le problème apparait fréquemment.

Exemple de visée avec focus peaking - Hybride Nikon

Focus peaking. Mise au point manuelle (Nikon Z 6)

Une seule solution : passer en mise au point manuelle. L’option focus peaking (mise en relief de la mise au point), qui équipe désormais beaucoup de boitiers, est en cela une aide précieuse : les contours qui sont nets apparaissent comme surlignés au Stabilo dans le viseur numérique ou sur l’écran arrière de l’appareil.

L’utilisation de la bague de mise au point est alors différente de ce dont nous avons l’habitude en photo traditionnelle. Elle sert à affiner le rapport de grandissement, donc le cadrage de l’image, dans les limites que nous avons déjà évoquées. La mise au point se fait en avançant ou en reculant légèrement le boitier. Une habitude à prendre !

Vitesse de déclenchement (temps de pose)

Lorsque la distance entre le sujet et l’objectif est faible, le moindre mouvement apparait comme décuplé, qu’il soit de votre fait (tremblement involontaire) ou de celui du sujet (vent, insecte en vol, …). Le flou est alors garanti. Les habituelles notions de vitesse de sécurité (inverse de la focale) ou de stabilisation de l’objectif (ou du capteur) sont à oublier.

Vous ne devez avoir en tête qu’une seule règle : pour avoir une bonne netteté, il faut que la vitesse de déclenchement soit la plus élevée possible (ou le temps de pose le plus court). Un challenge supplémentaire lorsqu’on se souvient que le grandissement et l’absence de profondeur de champ ont déjà consommé toute la lumière disponible. De la nécessité de souvent utiliser un éclairage additionnel.

Pour faire une photo macro et limiter le risque de bougé au moment du déclenchement, il peut être intéressant de déporter ce geste fatal à l’aide d’un déclencheur à distance.

Dans le même esprit de réduction de ses propres mouvements, il est également possible d’utiliser un monopode ou un trépied. Ce dernier interdit de faire la mise au point en avançant ou reculant le boîtier, si ce n’est en utilisant un plateau coulissant. Lorsqu’on travaille au soufflet, l’option est intégrée à l’accessoire Le système est bien évidemment réservé aux sujets fixes.

Trépied Macro Vanguard - Alta Pro

Trépied Macro Vanguard – Alta Pro

La macro se pratiquant souvent au ras du sol, il faut que le trépied permette de positionner facilement le boitier à hauteur du sujet, tout en assurant une parfaite stabilité. S’il existe des solutions adaptées, reconnaissons qu’elles manquent de souplesse et tant qu’à parler souplesse, il est souvent préférable d’apporter un sac poubelle permettant de s’allonger à hauteur du sujet, les coudes servant de trépied. La macro ne se pratique pas en costume trois pièces.

Augmenter la profondeur de champ en macro

La problématique de la profondeur de champ est d’autant plus importante que l’on approche du rapport 1:1. Nous avons vu que beaucoup fermer le diaphragme suffit rarement à faire entrer la totalité du sujet dans la zone nette de la profondeur de champ.

La solution consiste à prendre plusieurs photos, en faisant varier la mise au point sur tout l’objet. Il faut ensuite utiliser un logiciel adapté (Photoshop, Affinity photo, Helicon Focus, Zerenne Stacker…) pour fusionner les différentes prises de vues en ne conservant que la partie nette de chacune.

Plus il y a de photos, meilleur sera le résultat. Exprimées de cette manière, les choses paraissent simples. Encore faut-il que la variation de la mise au point soit suffisamment régulière pour ne pas laisser de zones floues intermédiaires. Ajoutons à cela que les logiciels restent imparfaits : il faut bien souvent corriger le travail à la main pour obtenir un résultat convaincant.

Prise de vue avec décalage de la mise au point

Prise de vue avec décalage de la mise au point (Nikon Z 6)

Cette option d’empilement/fusion des différents plans de netteté porte le doux nom de « focus stacking ». Regardez la notice de votre boitier. Ils sont de plus en plus nombreux à proposer une telle fonction. Elle automatise le décalage de la mise au point pour un nombre de prises de vue donné. L’appareil réalise même parfois lui-même la fusion des différentes images.

Le focus stacking est par définition adapté aux sujets fixes. On peut toutefois s’y amuser sur des sujets mobiles, en déclenchant en rafale tout en avançant très légèrement l’appareil. Il faudra ensuite aligner les photos avant de les fusionner.

L’exemple ci-dessous est réalisé sur la base d’une séquence de cinq prises de vue avec un boitier plein format. Si le résultat reste imparfait, on constate déjà le gain par rapport à une seule photo prise avec les mêmes réglages. Tout est ensuite histoire d’entrainement.

Photo macro - Focus stacking -

 

1 prise                                                            5 prises

(f/8 à 1/500 s – Iso 1250 – 105 mm + bagues)

Faire une photo macro : en conclusion

Nous sommes maintenant arrivés au terme de notre voyage initiatique dans le monde complexe mais passionnant de la photo rapprochée. Petit à petit, vous vous surprendrez à vouloir reconnaître la fleur ou l’insecte photographiés. Ce sera le signe que plus aucun retour en arrière n’est possible.

Bonnes photos !


NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré et poids (presque) plume pour un objectif inédit

Annoncé en octobre 2021, le téléobjectif à focale fixe NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est désormais disponible. Bien que proposé à un tarif peu démocratique, il constitue une alternative attirante pour les experts et pros ne se satisfaisant pas des télézooms 150-600 mm ou 200-500 mm. Voici ses caractéristiques techniques  et en quoi il se démarque de la concurrence.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré et poids (presque) plume pour un objectif inédit

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon revendeur pro sur place et par correspondance

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : présentation

Le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S répond aux besoins des utilisateurs d’appareils Nikon Z hybrides les plus exigeants, et inaugure en particulier une nouvelle motorisation autofocus nommée Nikon Silky Swift Voice Coil Motor (VCM). Celle-ci intègre un codeur ABS optique et permet à Nikon de proposer une mise au point plus rapide et plus silencieuse que celle des précédents modèles de téléobjectifs pros.

Cette motorisation, toujours selon la marque, devrait permettre une acquisition de la mise au point plus rapide, critique sur une telle longue focale. Le suivi du sujet, quant à lui, tout aussi critique, devrait être plus précis. Les utilisateurs de Nikon Z 9 dont l’autofocus fait le point et suit le sujet à la vitesse de l’éclair devraient trouver un vrai gain en confort et en précision avec ce téléobjectif y compris face au récent NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S.

Mais ce n’est pas tout. Ce NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S inaugure également un traitement optique anti reflet lui-aussi inédit, dénommé Nikon méso-amorphe. Ce traitement utilise des particules plus fines que les nanoparticules employées sur les précédents objectifs NIKKOR, améliorant d’autant la réduction de la lumière parasite et la gestion des images fantômes. La lentille frontale est traitée au fluor pour faciliter l’élimination des gouttes d’eau et poussières.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

Le téléobjectif NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S dispose d’un téléconvertisseur de focale x 1,4 intégré qui fait de lui un équivalent 560 mm f/4 en plein format. Le téléconvertisseur est activé par basculement du commutateur dédié situé sur le flanc droit de l’objectif. La distance minimale de mise au point est de 2,5 m, le rapport de reproduction maximal est de x 1.7.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré

le commutateur téléconvertisseur x 1.4 intégré

Nikon revendique un gain de 5,5 stops apporté par la stabilisation VR intégrée (qui complète ainsi la stabilisation du capteur sur les Nikon Z plein format). Ce gain couvre l’utilisation du téléconvertisseur x1.4 intégré. Monté sur un Nikon Z 9, le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S permet l’utilisation du mode VR synchro.

Enfin, cerise sur l’objectif, ce NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S s’avère léger pour un 400 mm f/2.8 (2.950 gr.) tout en proposant une qualité de construction et une résistance aussi importantes que les autres modèles et concurrents. Son centre de gravité, en particulier, est calé sur l’arrière de l’optique de manière à ne pas déséquilibrer l’ensemble boîtier-objectif lors de l’utilisation.

Du côté de la personnalisation, vous ne serez pas déçu(e) puisqu’il est possible d’attribuer une fonction à la bague Fn, aux commandes Fn, à la bague de mise au point et à la bague de réglage silencieuse. L’enregistrement de la distance de mise au point MEMORY-SET, activable depuis le menu des Nikon Z, est également possible.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré

le logement pour filtres

Le logement pour filtres autorise l’insertion de filtres particuliers pour appréhender les différentes conditions de lumière. L’objectif propose un sabot de trépied amovible, de même qu’un système de sécurisation antivol Kensington.

Le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est compatible avec les téléconvertisseurs NIKKOR Z TC-1.4x et NIKKOR Z TC-2.0x. Il mesure 156 mm de diamètre pour une longueur de 380 mm et un poids, téléconvertisseur compris, de 2.950 gr.

Pour pouvoir le glisser dans votre sac photo et bénéficier de cet ensemble inédit de caractéristiques, il vous faudra toutefois débourser la modique somme de 14.999 euros. Un tarif qui peut sembler astronomique, mais qu’il faut comparer à la concurrence :

  • 13.000 euros pour le Canon RF 400 mm f/2.8 L IS USM, 2.890 gr. sans convertisseur intégré,
  • 12.000 euros pour le Sony FE 400 mm f/2.8, 2.900 gr., sans téléconvertisseur intégré.
  • 13.000 euros pour l’AF-S NIKKOR 400 mm f/2.8E FL ED VR pour reflex pesant 3.800 gr.

Source : Nikon

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon revendeur pro sur place et par correspondance


NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 : le zoom de reportage f/2.8 abordable

Nikon prend tout le monde par surprise en annonçant le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, un zoom de reportage à grande ouverture pour ses hybrides plein format et APS-C. Par surprise car cet objectif n’apparaissait pas dans la liste des objectifs à venir dans la gamme NIKKOR Z, ni sous cette appellation, ni sous une autre désignation proche.

Voici ce qu’il faut savoir de ce zoom abordable, qui pourrait intéresser les amateurs d’optiques à grande ouverture ne souhaitant pas pour autant investir dans le plus coûteux NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S. Je vous ai préparé également un tableau de comparaison des 3 zooms similaires de la gamme.

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 : le zoom de reportage f/2.8 abordable

Ce zoom et tous les NIKKOR Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 : présentation

Bien que la fin d’année pointe son nez, Nikon a décidé de nous faire une dernière (?) surprise en ce 14 décembre. Contre toute attente, puisque ce n’était pas au programme, voici donc arriver un zoom de reportage dont la plage focale 28-75 mm couvre le grand angle comme le petit télé en passant par la focale classique 50 mm.

Plus que la plage focale, c’est l’ouverture maximale qui est attirante, f/2.8 étant celle des zooms pros comme le NIKKOR Z 24-70 mm f./2.8 S. Une ouverture plus attirante que la plus modeste ouverture F/4 du NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, mais facturée bien plus cher puisque près de 1.260 euros séparent ces deux versions.

Facturé 1.049 euros, ce nouveau NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est donc une belle surprise. Si ce n’est la focale 24 mm manquante, il pourrait même devenir le nouveau standard en monture Z plein format puisqu’il ne coûte que 59 euros de plus que le 24-70 mm f/.4.

Mais ce n’est pas tout.

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8

Le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8

Les plus attentifs auront réalisé que cette plage focale, 28-75 mm, est atypique chez Nikon. Elle n’a jamais existé, la plus proche étant celle du zoom AF NIKKOR 28-70 mm f/3.5-4.5 sorti en 1991, celle du zoom AF NIKKOR 28-80 mm f/3.5-5.6 datant lui de 1995 ou celle du zoom AF-S 28-70 mm f/2.8.

Cette plage focale est par contre celle du zoom Tamron 28-75 mm f/2.8 G1 ou G2, un zoom polyvalent compatible avec les reflex plein format comme avec les hybrides Sony E (dans la version G2). La version Sony est facturée 999 euros, soit 50 euros de moins à peine que le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8.

De là à penser que Nikon cherche à couper l’herbe sous le pied de ses détracteurs qui affirment qu’il n’y a aucun zoom f/2.8 abordable dans la gamme Z, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement.

J’en franchis même un second en constatant que Nikon tire avant que les opticiens indépendants ne l’aient fait. Il aurait été assez simple a priori pour Tamron de décliner son 28-75 mm Série E en une version Z. « Trop tard c’est fait » pourrait s’exclamer Nikon. Les plus dubitatifs penseront peut-être qu’une alliance Nikon-Tamron se cache derrière ce nouveau venu, personne ne le sait à ce jour et bien que j’ai cuisiné qui de droit chez Nikon avant d’écrire ceci, je n’ai aucune preuve que cela puisse être le cas.

Revenons-en aux caractéristiques de ce NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8.

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 exemple de photo

exemple de photo avec le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 (source Nikon)

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 exemple de photo

exemple de photo avec le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 (source Nikon)

Caractéristiques techniques et comparaison NIKKOR Z 24-70 / 28-75 mm

Vous vous en doutez, c’est la comparaison avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S qui va nous intéresser ici. Et vous avez déjà remarqué que la lettre S est absente de l’appellation officielle du 28-75 mm. L’absence de ce S qui désigne les optiques pros de la gamme NIKKOR Z classe donc le 28-75 mm  dans la catégorie inférieure, celle du NIKKOR Z 24-200 mm. Quand on connaît les performances de ce zoom, il y a de quoi se ravir de l’absence du S si cela se traduit par 1.260 euros de moins sur la facture.

Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ne pèse que 565 gr. (805 pour le 24-70) et mesure 75 x 120,5 mm (vs. 89 x 126).

Sa formule optique diffère avec 15 lentilles en 12 groupes (dont 1 lentille en verre super ED, 1 lentille en verre ED et 3 lentilles asphériques) face aux 17 lentilles en 15 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 4 lentilles asphériques, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO, et des lentilles avant et arrière traitées au fluor) du 24-70 f/2.8 S.

La distance minimale de mise au point diffère aussi. Tandis que celle du 24-70 mm f/2.8 est constante à 0,38 m, celle du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est variable :

  • focale 28 mm : 0,19 m
  • focale 35 mm : 0,22 m
  • focale 50 mm : 0,3 m
  • focale 75 mm : 0,39 m

Le diamètre du filtre est de 67 mm contre 82. Le rapport de reproduction maximal est de x 0,34 (vs. 0,22). Le diaphragme reste circulaire à 9 lames, une bonne nouvelle pour les amateurs d’effet Bokeh ou les vidéastes.

Parmi les points faibles par rapport au zoom f/2.8, notez que ce 28-75 mm ne comporte pas une troisième bague dédiée à la mise au point, pas de touche programmable sur le fût, pas d’afficher OLED et pas de traitement ARNEO.

Voici la comparaison des 3 zooms NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8, NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 :

[su_table fixed= »yes »]

  24-70 mm f2.8 S 28-75 mm f/2.8 24-70 mm f/4 S
Monture Nikon Z FX Nikon Z FX Nikon Z FX
Ouverture
maximale
f/2.8 f/2.8 f/4
Ouverture
minimale
f/22 f/22 f/22
Formule optique 17 lentilles en 15 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 4 lentilles asphériques, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO, et des lentilles avant et arrière traitées au fluor) 15 lentilles en 12 groupes (dont 1 lentille en verre super ED, 1 lentille en verre ED et 3 lentilles asphériques) 14 lentilles en 11 groupes (dont 1 lentille en verre ED, 1 lentille en verre ED asphérique, 3 lentilles asphériques, des lentilles avec traitement nanocristal et 1 lentille avant traitée au fluor)
Angle de champ Format FX : 84° à 34°20ʼ
format DX : 61° à 22°50ʼ
Format FX : 75° à 32° 10′
format DX : 53° à 21° 20
Format FX : 84° à 34°20′
format DX : 61° à 22°50′
Diaphragme circulaire 9 lames circulaire 9 lames circulaire 7 lames
Autofocus Système de mise au point interne Système de mise au point interne Système de mise au point interne
Distance minimale de mise au point 0,38 m à partir du plan focal pour toutes les focales Focale 28 mm : 0,19 m, focale 35 mm : 0,22 m, focale 50 mm : 0,3 m, focale 75 mm : 0,39 m (mesure à partir du plan focal) 0,3 m à partir du plan focal pour toutes les focales
Rapport de reproduction maximal 0,22 0,34 0,30
Diamètre (mm) 89 75 77,5
Longueur (mm) 126 120,5 88,5
Poids (gr) 805 565 500
Tarif EUR (déc. 2021) 2.249 EUR 1.049 EUR 990 EUR

[/su_table]

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 exemple de photo

exemple de photo avec le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 (source Nikon)

NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : premier avis

Le choix d’un zoom de reportage en monture Z vous paraît complexe avec trois options ? Il l’est, d’autant plus que les écarts de tarifs sont significatifs.

Toutefois, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S garde le leadership face au NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 dont les performances devraient être moins exclusives.

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 reste plus compact et accessible, surtout proposé en kit avec un boîtier, son tarif étant alors plus proche de 600 euros dans cette configuration.

Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 devrait cependant constituer une offre attirante pour compléter un Nikon Z 5 ou Z 6II, moins exigeants que les Z 7II et Z 9, sans vous imposer une dépense excessive. Il sera également un meilleur choix que le NIKKOR Z 24-50 mm proposé en kit avec le Nikon Z 5, une optique dont la plage focale est trop modeste eu égard aux envies des utilisateurs d’un tel appareil photo.

Proposé à un tarif très attractif face à la concurrence interne comme externe, ce zoom NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 pourrait bien constituer le nouveau standard dans une gamme Nikon Z qui commence à ressembler à quelque chose.

Source et plus d’infos : Nikon France

Ce zoom et tous les NIKKOR Z chez Miss Numerique


Test Nikon Z 9 : une semaine avec l’hybride Pro Nikon, de jour comme de nuit

A tout seigneur tout honneur ! J’ai rarement fait un test de boîtier aussi tôt après son annonce, mais pour avoir eu le nouvel hybride pro (version présérie) dans les mains pendant plusieurs jours, j’ai décidé de publier ce test Nikon Z 9 dans la foulée.

Vous imaginez bien que faire le tour d’un tel boîtier en quelques jours n’est ni envisageable ni crédible. Je ne prétends donc pas l’avoir fait, il faudra des mois pour cela. Mais le premier ressenti est souvent révélateur, aussi j’ai décidé de vous partager le mien.

MàJ mai 2023 : le « petit » Z 9 est officialisé, voici la présentation complète du Nikon Z 8

Test Nikon Z 9 : une semaine avec l'hybride Pro Nikon

Le Nikon Z 9 chez Miss Numerique …

Le Nikon Z 9 à la Boutique Photo Nikon (revendeur indépendant) …

Test Nikon Z 9 : présentation et caractéristiques principales

Un sacré challenge

Nikon n’avait pas le droit à l’erreur en annonçant son hybride pro. Successeur des Nikon D5 et D6, d’une part, concurrent des Canon et Sony pros d’autre part, il devait taper haut et fort. Imaginez la tête des ingénieurs japonais à qui l’on a dit un jour « vous allez créer le meilleur hybride pro du moment et vous n’avez pas le droit de vous tromper ». La pression.

Cependant les japonais ont une vraie capacité à gérer la pression, et à la transformer en une énergie qui surprend souvent. Dans le cas du Nikon Z 9, c’est même d’une débauche d’énergie dont il s’agit tant ce boîtier place la barre haut face à ses prédécesseurs et à la concurrence.

« Du jamais vu ! » disent les uns, « le meilleur hybride du monde ! » disent les autres. Je dirais quant à moi « l’hybride que le monde de la photo attendait et qui remet Nikon en tête de la course, dans une position de leader sur le marché de l’hybride pro ».

Nikon Z 9 avec l'objectif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

le Nikon Z 9 avec l’objectif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

Bien que n’enlevant rien aux Nikon Z 6II et Z 7II dont les performances sont plus que décentes, le Nikon Z 9 apporte un niveau de performances jamais vu encore chez les jaunes, une capacité à convaincre même les plus irréductibles, et se voit proposé à un tarif qui fait de lui ‘le Nikon que tout le monde veut » ou presque.

Je ne vais pas revenir sur toutes les caractéristiques techniques de cet hybride monobloc, mais mettre en avant les principales. Je précise que je n’ai pas évalué les capacités vidéo du Nikon Z 9 lors de ce test.

Lire la présentation détaillée des caractéristiques techniques du Nikon Z 9

Le capteur

Le Nikon Z 9 utilise un capteur BSI plein format de 52,37 Mp dont 45,7 Mp servent à la formation de l’image. Ce capteur est de type « CMOS BSI Stacked sensor » ou « capteur CMOS BSI empilé « . Cette technologie diffère de celle des capteurs CMOS BSI non empilés, elle permet de récupérer l’information de chaque photosite à différents moments de la capture, et de constituer un système multi captures sur un même temps de pose.

Si vous faites par exemple une photo à 1/60 ème de sec. le capteur est capable de récupérer l’information de chaque photosite une première fois avant la fin du temps de pose choisi (à la moitié à priori), puis une seconde fois au temps de pose choisi avant d’empiler ces valeurs pour délivrer l’information finale. La première image, plus sombre, sert à mieux capter les mouvements en préservant les hautes lumières pour augmenter la dynamique du capteur (merci à Hervé Macudzinski, Image Science Director chez DxOMark, pour l’explication dans le podcast Faut pas pousser les ISOs).

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/60 – f/2.8 – ISO 12.800 @ 30 mm

Le capteur du Nikon Z 9 est donc différent de ceux des Nikon D850 et Z 7II bien qu’il soit du même format et présente la même définition. Il est bien sûr stabilisé sur 5 axes comme ceux des autres Nikon Z hybrides plein format.

L’autofocus

Exit le module autofocus des Nikon D5 et D6 basé sur un capteur AF dédié. Exit aussi l’autofocus des Nikon Z 6 et Z 7 série 2 basé sur un couple de processeurs Expeed 6. L’autofocus du Nikon Z 9 utilise les données en provenance du capteur image, 493 collimateurs et 405 points AF et dispose d’un circuit de traitement de l’information couplé à une batterie de processeurs dont un Expeed 7 qui lui permettent une rapidité jamais vue encore sur un Nikon reflex comme hybride. Le processeur Expeed 7, à lui seul, est 10 fois plus performant que le précédent Expeed 6. L’AF du Nikon Z 9 est annoncé comme 5 fois plus rapide que celui des Z 6II et Z 7II.

Outre cette réactivité pour faire le point, c’est la capacité du Nikon Z 9 à identifier un sujet et à le suivre qui mérite d’être relevée. Dans le cadre de ce test Nikon Z 9 j’ai pu vérifier sur le terrain que cet autofocus est non seulement rapide, capable de détecter des sujets différents, mais qu’il voit aussi bien dans la pénombre que très loin, et souvent mieux que moi.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/500 ème – f/2.8 – ISO 25.600 @ 54 mm
(l’autofocus suit le visage détecté automatiquement lors de l’entrée dans le cadre par la gauche)

Je vous rappelle les limites de détection AF du Nikon Z 9 : – 6,5 à +19 IL (-8,5 à +19 IL avec l’affichage lumineux). Cet autofocus est par exemple capable de détecter un vélo dans la circulation, puis la tête du cycliste alors qu’il ne montre que sa nuque, tout en assurant le point sur la tête de ce cycliste au milieu de la circulation et d’un paysage urbain complexe. Même lorsque la tête n’est plus visible à l’œil nu. Il est aussi capable de détecter le visage d’une personne à la peau noire, à 15 m, de nuit sur fond sombre. 

J’ai photographié des oiseaux en vol avec le Z 9 et le NIKKOR AF-S 70-200 mm f/2.8 VR série 2 + bague FTZ. L’AF suit l’oiseau visé, en zone automatique comme en suivi 3D, et ne le perd que lorsque celui-ci occupe une zone inférieure à la plus petite zone de détection, soit un oiseau tout juste visible dans le viseur. Pourtant le 70-200 f/2.8 AF-S VR2 n’est pas aussi véloce que le plus récent NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S.

Cet autofocus détecte et suit tout ce qui passe dans votre viseur, en différenciant les sujets, et ça c’est une performance de très haut niveau.

Photo d'oiseaux avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/1.250 ème – f/3.2 – ISO 450 @ 135 mm
(l’autofocus est calé sur l’oiseau à l’aile déployée, je le suivais depuis quelques secondes)

L’obturateur

Vous connaissez l’obturation mécanique, l’obturation mixte « mécanique + électronique », ajoutez à la liste l’obturation électronique unique. Exit l’obturateur mécanique et son complexe système de lamelles, le Nikon Z 9 utilise un obturateur électronique exclusivement.

Première conséquence, le bruit puisque cette obturation n’en fait pas. Le mode silencieux est de rigueur, mais les ingénieurs japonais ont pensé à vous, nostalgiques du bruit au déclenchement, et ont ajouté une option sonore. Un bruit assez curieux au départ se fait entendre lorsque vous déclenchez, ce n’est pas celui d’un obturateur mécanique classique. Toutefois au bout de quelques jours je me suis surpris à apprécier cette fonction et ce bruit.

En mode silencieux, difficile de savoir si le boîtier a bien déclenché, aussi le Nikon Z 9 dispose-il d’un affichage programmable : vous pouvez faire apparaître soit 4 lignes blanches verticales très fines sur les bords du viseur, soit 2 lignes à droite et à gauche soit un assombrissement de l’affichage (qui n’est pas un passage au noir).

Autre conséquence liée à cette obturation 100% électronique, au capteur BSI empilé et à la puissance de calcul de l’Expeed 7, la disparition de tout passage au noir dans le viseur et l’absence d’effet Rolling Shutter sur les photos de sujets en mouvements très rapides (club de golf, hélice d’avion, …). Je n’ai constaté aucun passage au noir en mode rafale. Je n’ai pas eu l’occasion par contre de tester le rolling shutter sur autre chose que des oiseaux.  Ils n’en sont pas la cible principale, mais soit dit en passant, sont la cible de l’autofocus qui prend un malin plaisir à les attraper et les suivre.

La sensibilité

La sensibilité ISO varie de 64 à 25.600 ISO en standard, extensible à 32 et 102.400 ISO. Si le Nikon D6 satisfait les photographes pros entre 5.000 et 6.400 ISO, ces derniers ne devraient que peu gagner avec le Nikon Z 9 (si ce n’est le passage de 20 à 45 Mp) mais là n’est pas leur problème. Des images propres à 6.400 ISO c’est déjà très bien, ce que fait sans problème le Z 9. Il va jusqu’à délivrer des JPG utilisables à 12.800 ISO, le traitement du RAW est nécessaire pour une meilleure qualité d’image ou pour grimper à 25.600 ISO en cas de besoin.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 10.000 @ 58 mm

Test Nikon Z 9 : prise en main

Gabarit et construction

La mode n’est plus aux gros et lourds boîtiers monobloc, de nombreux photographes souhaitent plutôt alléger le poids sur leurs épaules. Toutefois la construction d’un monobloc le rend plus robuste, plus étanche, plus complet avec sa poignée intégrée et ses contrôles déportés. C’est le choix qu’a fait Nikon pour son Z 9 : il est bâti comme un D6, tout en étant plus compact. 1 cm de moins en largeur, 1,4 cm de moins en hauteur, cela peut paraître peu mais c’est sensible à l’usage.

Pendant ce test Nikon Z 9 j’ai été agréablement surpris par la prise en main du boîtier, la forme de la poignée procurant une tenue en main ferme même sans courroie. Sa compacité le rend plus agréable à porter. L’écart de poids n’est pas significatif face au D6, à peine 100 gr. de moins. Avec 1,4 kg boîtier nu, vous savez que vous utilisez un modèle pro taillé pour l’aventure.

commandes supérieures du Nikon Z 9

commandes supérieures gauches du Nikon Z 9 (dont touche Fn4)

Je n’en dirai guère plus sur la construction qui fait appel à l’alliage de magnésium, propose une étanchéité importante, des molettes de réglage avec verrouillages, des boutons rétro-éclairés, … Si vous pensiez encore que cet hybride est un sous-produit du reflex, oubliez. Notez au passage la présence d’une protection de la griffe flash supérieure, en lieu et place de l’énorme protection caoutchouc du D6.

Un dernier mot pour signaler la présence d’un volet de protection du capteur, qui peut se fermer lors de l’arrêt du boîtier (fonction désactivable), et vient ainsi éviter toute pénétration de poussière ou de pluie sur le capteur. Cet accessoire s’avère indispensable dans les conditions de reportage en extérieur auxquelles est soumis un boîtier pro, généralement bien pires que celles auxquelles vous soumettez un Z 6 ou Z 7. Ceci dit, si Nikon veut implémenter le même volet sur un futur Nikon Z 8, je suis preneur.

commandes supérieures du Nikon Z 9

commandes supérieures droites du Nikon Z 9

Ergonomie, commandes et menus

Ne vous y trompez pas, vous êtes bien en présence d’un Nikon et il ne vous faudra guère plus de 10 minutes pour faire vos premières (bonnes) photos. Toutefois vous êtes aussi en présence d’un hybride pro qui demande un temps d’adaptation bien plus long qu’un boîtier entrée de gamme, surtout si vous n’avez jamais utilisé un D5 ou D6, voire un Z 6 ou Z 7.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : menu réseau complet LAN/WAN et liaisons USB

Pour initier ce test Nikon Z 9, j’ai configuré le boîtier comme je le fais avec le Z 6II, puis adapté petit à petit les réglages afin que son comportement corresponde à mes besoins. C’est la phase qui vous prendra plus ou moins de temps selon vos besoins. Vous serez toutefois aidé par un écran arrière et des menus dans la pure tradition Nikon, un écran de rappel des principales fonctions sur le capot supérieur, et un choix important d’informations dans le viseur.

Cet affichage viseur peut prendre 4 configurations différentes (5 pour l’écran arrière), chacune affiche un ensemble de réglages et les aides à la prise de vue comme l’horizon artificiel, l’histogramme, le focus peaking ou la loupe de mise au point.

Le boîtier comporte 4 touches de fonction, une cinquième touche programmable sur la poignée et la plupart des autres touches peuvent voir leur comportement modifié selon vos envies. J’ai par contre constaté que toutes les fonctions personnalisables ne le sont pas pour toutes les touches, une mise à jour firmware pourrait modifier cela car pourquoi limiter ces usages s’il ne s’agit que de logiciel.

Comptez aussi sur les possibilités offertes par les optiques NIKKOR Z disposant, pour certaines, d’une touche de fonction indépendante et d’un écran OLED de rappel des valeurs de prise de vue.

Nikon Z 9: écran en position fermé

Nikon Z 9: écran en position fermé et commandes arrières

J’ai apprécié le déplacement de la touche de visualisation des photos sur la droite du dos, ce qui permet d’afficher et de faire défiler les photos avec la main droite, tout en les supprimant au besoin de la main gauche (touche poubelle). Je critiquais l’implantation de cette touche de visualisation sur les Z 6 et Z 7 (en haut à gauche), Nikon a entendu les utilisateurs semble-t-il.

Notez enfin que certaines fonctions des reflex pros Nikon absentes des Z 6 et Z 7 reviennent sur le Nikon Z 9. Je pense à la programmation d’un mode de zone AF (par exemple suivi 3D) avec bascule entre ce mode lors de l’appui sur la touche et retour au mode initial lorsque vous relâchez la touche, ou de la possibilité de programmer le rappel de la distance de mise au point lors de l’allumage du boîtier.

le déclencheur et les commandes déportées pour le mode portrait sur le Nikon Z 9 

le déclencheur et les commandes déportées pour le mode portrait sur le Nikon Z 9 

Viseur électronique et écran orientable tactile

Le viseur du Nikon Z 9 n’est pas le plus défini du marché avec 3,69 Mp, mais bien qu’il soit déjà très qualitatif, son intérêt tient en son confort d’utilisation. En effet rien ne sert de disposer de millions de points si le rendu de l’image est inconfortable. Pendant toute la durée de ce test Nikon Z 9, j’ai fait beaucoup de photos de nuit, une situation qui fatigue vite les yeux avec un viseur de qualité moyenne. J’ai non seulement retrouvé la belle qualité d’image et le cadre du Z 6II, mais le viseur du Nikon Z 9 a quelque chose de plus, ce qui est logique puisqu’il ne s’agit pas du même viseur que celui des Z 6 et Z 7.

Le contraste, déjà, qui lui fait afficher de façon bien plus agréable les hautes et basses lumières. Si vous visez d’un œil tandis que l’autre voit une scène très lumineuse, le confort est supérieur. Lorsque vous visez, l’écart de contraste œil viseur / œil libre est réduit.

La luminosité ensuite. Avec 3.000 cd/m2 quand la concurrence se limite à 1.000, ce viseur s’avère le plus lumineux du marché. En visée à contrejour, le détail dans les basses lumières est supérieur alors que les hautes lumières restent supportables à l’œil. En basse lumière c’est d’autant plus agréable que ce que vous voyez dans le viseur est plus précis.

La précision d’image, enfin. Difficile de l’expliquer ainsi, mais le rendu à l’œil est supérieur. J’ai ressenti la même différence que celle que je peux voir entre une image faite avec un objectif très piqué et un moins piqué.

L’œilleton en caoutchouc rond est bien un Nikon, les porteurs de lunettes apprécieront. Sachez aussi qu’avec un masque par temps froid, il génère moins de buée que celui du Nikon Z 6 (sur les lunettes c’est un autre problème, mais ce n’est pas celui de Nikon).

Test détection sujet humain Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikon 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 280 @ 200 mm
(l’autofocus a détecté et suivi le visage de la personne de face alors que je ne voyais toujours pas son visage)

Je ne reviens pas sur la possibilité d’afficher l’image réelle dans le viseur avant de déclencher, tout en compensant l’exposition, c’est un des avantages des hybrides. L’autre atout est l’affichage des photos faites sans quitter le viseur des yeux et sans devoir allumer l’écran arrière, ce que les photographes de spectacle et de plateau apprécieront.

Vous envisagez la macro ? La loupe électronique et la mise au point manuelle assistée par le focus peaking (le dépoli version hybride) vous faciliteront la vie et seront bien plus précis que n’importe quel viseur optique.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : écran inclinable et orientable

L’écran arrière utilise une dalle de 3,2 pouces (8 cm) d’une définition de 2.100.000 points, suffisante pour zoomer dans l’image de façon conséquente. J’ai apprécié tout autant ses fonctions tactiles que sa colorimétrie qui permet d’afficher les images faites telles que vous les voyez dans le viseur. Un atout quand vous devez livrer des fichiers JPG en direct sans avoir le contrôle final du rendu colorimétrique.

Le Nikon Z 9 en cadrage portrait avec écran en portrait

Le Nikon Z 9 en cadrage portrait avec écran et affichage en position portrait

Cet écran présente la triple caractéristique d’être inclinable, orientable sur les deux côtés à presque 90 degrés (oui, vous visez dans les coins)  et utilisable en mode portrait. Dans ce dernier cas, l’affichage des informations bascule afin de rester lisible. Pouvoir viser les bras tendus, au-dessus d’une palissade (sur circuit c’est pratique) comme en angle si la configuration s’y prête, c’est confortable.

Photo d'oiseaux avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/1250 ème – f/3.2 – ISO 160 @ 200 mm
(l’autofocus suivait l’oiseau venant de derrière les branches à droite)

Autonomie

Un boîtier pro doit tenir la distance, d’autant plus s’il est utilisé en mode remote sans possibilité de remplacer la batterie, en haut d’un pylône aux JO comme derrière les but d’un stade de foot. Nikon a eu la bonne idée d’utiliser les batteries Nikon EN-EL 18d sur le Z 9, les batteries des D5 et D6 restant compatibles. Cette déclinaison ‘d’ autorise la recharge via le port USB, un avantage en mode remote justement comme en vidéo.

Nikon Z 9 : trappe batterie

Nikon Z 9 : trappe batterie Nikon EN-EL 18d avec verrouillage

Quant à l’autonomie, soyons clairs, celle du Nikon Z 9 comme de tout hybride dépend beaucoup de l’utilisation que vous allez en avoir.

En l’utilisant avec l’écran arrière allumé sans cesse, en faisant appel à l’éclairage des boutons la nuit, en jouant avec les menus et avec l’autofocus en AF-C Suivi 3D (conditions de test), j’ai pu faire près de 2.400 photos avec une charge.

En utilisant le seul viseur sans écran arrière, et l’AF- C Suivi 3D avec des rafales régulières à 20 im./sec. (conditions d’utilisation plus classiques), j’ai pu faire 3.300 photos en utilisant 48 % de batterie. L’autonomie moyenne peut donc dépasser 3.000 photos en conditions de reportage.

Cartes mémoire et connectique

Avec 45,7 Mp et 20 im/sec. les cartes mémoire que vous allez glisser dans les deux emplacements du Nikon Z 9 doivent être à la hauteur. Bien que le buffer autorise une cadence importante (1.000 vues RAW à 20 vps), le temps nécessaire à l’écriture sur les cartes est conditionné par leur performance.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : trappe cartes mémoires (x 2) avec verrouillage

Avec mes (vieilles) cartes XQD 440/400 Mb (lecture/écriture), je n’ai pas dépassé 4,2 secondes en mode rafale 20 im/sec. sans constater un ralentissement au déclenchement du à la carte. Ce qui permet quand même d’enregistrer 88 vues en RAW efficacité élevée. En RAW compressé sans perte, la rafale a ralenti à partir de 3,8 secondes et 36 vues.

En conditions réelles, soit en relâchant le déclencheur ponctuellement comme si je suivais un sportif, un véhicule ou un oiseau, j’ai pu déclencher des rafales à 20 im./sec. pendant 3 mn 12 sec. en RAW efficacité élevée avant de remplir les 64 Gb de ma carte, soit 1.777 vues. De quoi voir venir.

Pour obtenir la cadence maximale à 20 vps (RAW et JPG) sur 1.000 vues en une seule rafale, il vous faudra investir dans les cartes ProGrade Digital Cobalt CFexpress, ce qui demande à être justifié étant donné le tarif de ces cartes.

Voir les tarifs des cartes Prograde Digital Cobalt CFexpress

Quelques mots sur les formats d’enregistrement RAW. Le Nikon Z 9 délaisse les RAW de taille réduite des précédents Nikon pour mettre en œuvre un nouvel algorithme de compression RAW (d’origine IntoPIX).

Avantage, vous n’avez plus besoin de choisir entre une taille ou une autre, et de regretter votre choix une fois la photo faite. Inconvénient, vous n’aurez « que » des fichiers à 45,7 Mp et non plus des RAW de définition réduite. Toutefois un RAW 45 Mp efficacité élevée pèse environ 35 Mo (25 pour un JPG) au lieu de 60 pour un RAW compression sans perte.

Pour en savoir plus sur la qualité des fichiers RAW efficacité élevée, il faut en passer par un protocole de test difficile à mettre en œuvre en peu de temps sans le matériel approprié. Je n’ai constaté toutefois aucune différence majeure de qualité d’image entre les deux formats.

Pour les utilisateurs de logiciels Adobe dont Lightroom, sachez qu’ils supportent déjà les RAW compression sans perte du Nikon Z 9 (Camera Raw 14.0 / Lightroom Classic 11.0.1). Les RAW efficacité élevée seront supportés lors de la prochaine mise à jour. Choisissez le mode compression sans perte dans l’immédiat pour voir vos images.

Test Nikon Z 9

Connectique du Nikon Z 9

En matière de connectique, pas de test particulier me concernant, mais de quoi faire pour couvrir la plupart des cas de figure avec :

  • WiFi intégré (sans besoin du module Nikon WT-6) IEEE 802.11b/g/n/a/ac,
  • Bluetooth 5.0 basse consommation (portée 10 m),
  • GPS (États-Unis), GLONASS (Russie), QZSS (Japon) intégré avec option journalisation,
  • connecteur RJ-45
  • port USB SuperSpeed avec port USB C
  • connecteur HDMI type A
  • entrée audio mini stéréo 3,5 mm (entrée alimentée prise en charge),
  • sortie audio mini stéréo 3,5 mm,
  • prise télécommande à 10 broches intégrée.

J’ai apprécié la possibilité d’ajouter les informations de géolocalisation GPS sur mes photos de façon automatique. J’ai activé la fonction sans jamais la couper, la réception est active pendant que le boîtier est en fonctionnement, se met en veille (c’est ce que j’ai compris) lorsqu’il est arrêté. Ceci n’a pas eu d’impact apparent sur l’autonomie, il faudrait du temps pour se livrer à un test dédié complémentaire. Toutefois, le jeu en vaut la chandelle, ce GPS s’avère précis à quelques mètres.

GPS intégré dans le Nikon Z 9, test géolocalisation

les informations de géolocalisation enregistrées par le GPS intégré du Nikon Z 9 (carte générée dans Lightroom)

Test du Nikon Z 9 : autofocus et réactivité

Inutile de dire que c’est là que l’on attendait le Nikon Z 9. L’autofocus. Sa réactivité et sa précision. Mais surtout sa capacité à détecter un sujet et à le suivre sans jamais le lâcher. Parce que la concurrence fait fort, et que si l’autofocus des Nikon Z 6II et Z 7II a bien progressé depuis 2018 et la première version, il n’a pas vocation à égaler celui des hybrides pros concurrents.

Le résultat du test est sans appel. L’autofocus du Nikon Z 9 n’a plus rien à voir avec celui des Z 6II et Z 7II, ni avec ceux des D5 et D6, le D6 étant pourtant LA précédente référence chez Nikon.

Cet autofocus va vite, très vite. La première fois c’est bluffant. Mais surtout il identifie à une vitesse stupéfiante ce qui passe dans votre cadre, et il ne lâche rien. Rappelons que le Nikon Z 9 peut identifier automatiquement :

  • les humains (visages, yeux, têtes, torses),
  • les chiens, chats, oiseaux (corps, yeux, têtes),
  • les véhicules (voitures, motos, vélos, trains, avions)

Le tout avec une priorisation automatique qui lui fait préférer les yeux au torse ou la tête au vélo par exemple.

Qu’il s’agisse d’un cycliste déambulant en ville, de près ou quelques centaines de mètres plus loin alors que je ne voyais plus sa tête ou presque, comme des yeux d’un chat à quelques mètres et sautant partout. Comme, encore, d’oiseaux en vol en bord de Seine et prenant un malin plaisir à changer de cap sans cesse.

Test autofocus Z 9 avec suivi 3D vélo

Début du suivi AF 3D, détection automatique de la tête de dos favorisée par rapport au vélo
Nikon Z 9 + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 450 @ 200 mm

Test autofocus Z 9 avec suivi 3D vélo

Fin de la poursuite, l’autofocus est toujours calé sur la tête du cycliste
Nikon Z 9 + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 220 @ 200 mm

Cet autofocus m’a aussi permis de faire des photos (nettes) dans la rue en soirée, dans le noir. Il sait détecter un visage à peau noire dans l’obscurité, le suivre et garder le point jusqu’à ce que le sujet sorte du cadre.

Le Nikon Z 9 réintroduit chez Nikon le mode de suivi 3D des reflex et qui manque aux Z 6 et Z 7. Après quelques essais pour déterminer le meilleur mode de zone AF, j’ai fini par choisir le mode de zone AF automatique avec détection de tous les types de sujets (humains, animaux, véhicules). C’est celui qui m’a donné les meilleurs résultats dans les différentes situations vécues lors de ce test.

J’ai en outre associé à la touche Fn1 l’activation du suivi 3D. Ainsi, en cas de besoin, il m’a suffit d’appuyer du bout du doigt sur cette touche pour basculer instantanément en suivi 3D. Un suivi 3D qui n’a plus rien à voir avec celui des reflex, il s’applique sur 90% du cadre, identifie les différents types de sujets, et suit sans qu’on ne lui demande rien.

Pour faire simple, activez le mode AF-C zone automatique et laissez le Nikon Z 9 faire son travail. Il passera automatiquement en suivi d’un sujet quand il l’identifie, changez de sujet au besoin en recadrant, il se recale.

Notez aussi que le terme « suivi des yeux » n’est plus de rigueur puisque le Nikon Z9 peut suivre un visage, bien sûr, mais aussi la tête de la personne concernée lorsqu’elle vous montre sa nuque. Les photographes de sport appréciant les portraits serrés de joueurs vont avoir de quoi faire même si ceux-ci se retournent régulièrement.

Portrait de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/160 ème – f/2.8 – ISO 12.800 @ 70 mm

Test Nikon Z 9 : qualité d’image

En analysant les photos faites dans différentes conditions lors de ce test Nikon Z 9, de jour comme de nuit, j’ai retrouvé la qualité de fichiers que je connais chez Nikon, depuis les reflex pros jusqu’aux plus récents Nikon Z 6II et Z 7II :

  • une colorimétrie fidèle,
  • une chromie conservée jusqu’à 12.800 ISO,
  • une capacité à encaisser les écarts de luminosité qui égale au moins celle du Nikon D6 (des tests plus complexes et plus scientifiques seront toutefois nécessaires pour analyser cela plus en détail).

Montée en sensibilité

Avec 45,7 Mp sur un capteur plein format, qu’attendre comme montée en sensibilité quand on se rappelle que le Nikon D6 n’a « que » 20,8 Mp ? La densité de photosites est plus élevée, ce qui est censé réduire la sensibilité, mais la technologie de capteur CMOS BSI Stacked est nouvelle. Il faudra attendre les tests labo de DxO Mark que je n’ai pas la prétention de remplacer, mais voici quelques images qui vous donnent un aperçu des résultats en conditions réelles.

De 64 à 3.200 ISO

Rien à dire. Le bruit est invisible sur les JPG natifs.

Photo urbaine de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 2.800 @ 70 mm

Autour de 6.400 ISO

L’image reste très propre, la chromie est fidèle, le JPG utilisable. Le RAW vous donnera un résultat encore meilleur après traitement si vous devez faire des grands tirages ou des recadrages importants.

Portrait de rue de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 6.400 @ 41 mm
(l’autofocus était calé sur la devanture colorée, facile !)

Autour de 12.800 ISO

Le bruit se fait sentir bien que les points colorés très bien réduits par le boîtier en JPG, le lissage est par contre bien visible sur le JPG natif.

L’image reste utilisable, toutefois le RAW s’avèrera indispensable pour des publications de qualité, le JPG pourra servir à livrer des images en direct.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/125 ème – f/8 – ISO 12.800 @ 28 mm
(l’autofocus suivait la personne à gauche de la photo)

De 12.800 à 25.600 ISO

Le bruit est bien présent, les images perdent en qualité. Le traitement apporté par le boîtier au JPG natif reste efficace, le RAW reste toutefois indispensable pour affiner le résultat.

La chromie bascule vers des teintes plus chaudes, avec une dominante orangée (sur mes photos tests de nuit, ce qui est assez logique selon les éclairages).

Ces sensibilités sont à réserver aux usages extrêmes, cependant le Nikon Z 9 fait un beau travail de traitement du JPG qui peut aider lorsque vous en avez vraiment besoin. Dès que les logiciels de traitement du bruit comme DxO PureRAW seront à jour, je ne doute pas que les résultats progressent encore avec le RAW.

Photo de rue de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/250 ème – f/5.6 – ISO 25.600 @ 26 mm
(l’autofocus suivait la personne au centre de la photo depuis son entrée dans le cadre par la droite)

Dynamique

La dynamique, ou comment encaisser les grands écarts de luminosité entre basses et hautes lumières. Une caractéristique importante sur les stades, pour les sports de neige, les sports aquatiques, … Sur ce plan, et sans chercher à égaler DxOMark là-aussi, j’ai pu noter une belle capacité du capteur à encaisser les hautes lumières sans les griller tout en préservant les très basses lumières.

Photo de rue ave le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 72 @ 70 mm

Observez la photo ci-dessus faite en JPG natif (voir la version pleine définition sur Flickr):

  • le détail au niveau des cheminées est important sans perte,
  • les accessoires d’entraînement dans les basses lumières au pied des barrières restent visibles,
  • les bandes blanches dans le gazon, sur la gauche de l’image au premier plan, aussi.

Le fichier RAW autorise une dynamique plus importante encore en toute logique, et une interprétation JPG encore meilleure.

Autre exemple avec cette photo d’un cycliste, avec un beau niveau de détail dans les très basses lumières (le cycliste) et tout autant de détail dans les très hautes lumières en arrière-plan sur les voitures et murets.

Photo urbaine avec le Nikon Z 9 (dynamique)

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 110 @ 33 mm
(l’autofocus était réglé en zone AF automatique, il a vu arrivé le vélo et l’a suivi)

Photo urbaine avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 160 @ 24 mm

Test du Nikon Z 9 : à qui s’adresse ce boîtier ?

Désormais fer de lance de la gamme Nikon, le Nikon Z 9 va marquer son époque et relancer Nikon dans la course au meilleur boîtier Pro tant en photo qu’en vidéo (DPReview vient de lui accorder le « Product of the Year Winner Award 2021« ).

Il s’agit d’un hybride pro qui demande une grande maîtrise pour être utilisé à sa juste valeur, comme la capacité à comprendre et mettre en œuvre les différents réglages qu’il propose. L’autofocus, en particulier, nécessite un temps d’apprentissage pour vous permettre de trouver la combinaison de réglages qui vous convient le mieux en fonction de vos besoins.

Néanmoins, à l’issue de ce test Nikon Z 9 je peux dire que la première prise en main reste facile quand on vient d’un autre Nikon expert/pro.

Pour en avoir parlé avec plusieurs photographes professionnels connaissant bien les Nikon D5 et D6, la transition est très rapide et aucun ne reviendrait en arrière après avoir goûté au Z 9 !

Le Nikon Z 9 va vous intéresser si :

  • vous souhaitez disposer du meilleur hybride Nikon actuel et du meilleur hybride pro du marché (décembre 2021),
  • vous cherchez un remplaçant à votre Nikon D5 ou D6,
  • vous voulez un appareil photo capable de vous suivre partout, même dans les pires conditions,
  • vous êtes professionnel ou expert de la photo d’action, de sport, animalière, de spectacle vivant,
  • vous êtes vidéaste professionnel et devez tourner en 4K et 8K,
  • vous voulez continuer à utiliser vos objectifs Nikon AF-S, et les téléobjectifs en particulier,
  • vous ne craignez pas de porter un appareil photo monobloc pendant de longues heures, 
  • vous êtes prêt à prendre le temps de comprendre le fonctionnement d’un hybride pro et de son autofocus,
  • vous avez envie de vous faire plaisir avec un appareil photo qui va marquer l’histoire de la marque.

Le Nikon Z 9 va moins vous intéresser si :

  • vous ne jurez que par la visée optique,
  • vous ne voulez pas mettre à jour vos cartes, vos logiciels et votre informatique pour gérer ces fichiers,
  • vous êtes déjà parti à la concurrence (ce qui est dommage, avouons-le).

Les photos de ce test sont disponibles en version haute définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Nikon Z 9

Test Nikon Z 9 : mon avis

Nikon devait frapper un grand coup pour rester dans la course, pour proposer un remplaçant digne de ce nom à ses reflex pros D5 et D6, pour envoyer un signal fort au marché. Pour montrer que l’on pouvait compter sur la marque pour proposer des hybrides au niveau de la concurrence. Avec le Nikon Z 9, ce n’est pas uniquement  « frapper un grand coup » dont il s’agit, mais aussi « remettre les pendules à l’heure » et « convertir les plus hésitants ».

Tout ce qui existe sur le marché en 2021 en matière d’hybride expert-pro n’a plus qu’à bien se tenir car le Nikon Z 9 est devant.

Vous allez peut-être penser que je manque d’objectivité (dans Nikon Passion, il y a Nikon et Passion), mais pour bien connaître la gamme reflex comme hybride, pour utiliser un Nikon Z 6II au quotidien, je ne peux que conclure ce test Nikon Z 9 en disant que ce nouvel arrivant écrase tout sur son passage.

Chez Nikon, déjà. Enterrés les reflex pros Nikon D5 et D6, pourtant parmi les meilleurs reflex ayant jamais existé. Le Nikon D6 est un monstre de puissance et de technologie, mais le Nikon Z 9 le renvoie aux oubliettes. Plusieurs photographes pros ont déjà mis leurs D5/D6 en vente, l’ère du reflex pro monobloc est finie.

Mis à l’écart, aussi, les hybrides plein format Nikon Z 6II et Z 7II chez ceux qui cherchent un appareil photo vidéo pro polyvalent, capable de les suivre sur n’importe quel évènement ou n’importe quel terrain dans toutes les conditions, pour délivrer sans jamais faiblir des photos et des vidéos qui font la différence.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, les Z 6II et Z 7II ne perdent rien de leur intérêt, mais lorsqu’il s’agit de sortir une image action/sport/animalier que les autres ne vont pas faire au même endroit dans les mêmes conditions difficiles, le Nikon Z  9 est devant.

Photo de stade avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 160 @ 37 mm

Chez les concurrents les voyants sont à l’orange et au rouge. Sony a de quoi affronter le Nikon Z 9 avec l’Alpha 1 (avec quelques faiblesses toutefois), mais il vous faut ajouter 1.300 euros de plus que le Z 9 pour l’acquérir (sauf à ce que le tarif soit réaligné très vite, ce qui plaira moyennement à ceux qui viennent de l’acheter). Canon peut mettre en avant le Canon R3 qui a le bon goût d’être vendu au même prix que le Z 9. Les fiches techniques sont comparables, il semble toutefois que le R3 marque le pas, l’avenir nous dira si c’est justifié.

Avantage certain du Z 9, il sait utiliser tout aussi bien les optiques NIKKOR Z conçues pour les hybrides Nikon, que l’ensemble de la gamme d’optiques Nikon AF-S conçues pour les reflex Nikon.

Cela vous évitera un renouvellement trop rapide des longs téléobjectifs onéreux. J’ai pu constater que les performances ne variaient pas avec mon AF-S Nikon 70-200 mm f/2.8 VRII, l’autofocus reste précis, capable et réactif avec la bague FTZ. 

Enfin, dernier avantage du Nikon Z 9, sa capacité à vous éviter des frais supplémentaires :

  • le module Wifi intégré évite le recours au Nikon WT-6 (750 euros d’économie),
  • le GPS intégré évite l’achat d’un module complémentaire (environ 100 euros d’économie),
  • il est compatible avec les cartes XQD et CFexpress, évitant le renouvellement de vos XQD (150 à 200 euros la carte a minima),
  • il est aussi compatible avec les batteries des D5 et D6, évitant le renouvellement de batteries vendues plus de 250 euros pièce.

Vous me direz qu’il faut des cartes récentes et onéreuses pour exploiter les 20 im/sec. sans limite, c’est vrai. Mais pouvoir déclencher à 20 im/sec. avec une « vieille » carte XQD 440 Mb et enregistrer plus de 1.700 photos en 3 minutes, c’est déjà une belle performance qui n’impose pas l’achat immédiat de cartes 1.700 Mb.

J’ai bien sûr quelques reproches à faire à ce Nikon Z 9. Je citerai l’impossibilité d’utiliser toutes les fonctions de personnalisation sur toutes les touches Fn (une mise à jour firmware peut aider), la difficulté à déverrouiller la molette de modes de déclenchement avec des gants (c’était déjà le cas sur le D6), l’impossibilité de faire pivoter l’écran complètement pour tourner face caméra. Mais le bilan reste largement positif.

Proposé à un tarif très compétitif (près de 1.500 euros de moins que le Nikon D6), vous évitant des frais supplémentaires, possédant un des meilleurs, sinon le meilleur autofocus du marché, construit pour résister à tout, le Nikon Z 9 va à coup sûr représenter une des deux meilleures offres du marché dans les deux ans à venir. Il a déjà sa place dans l’histoire de la marque, alors même qu’il n’est pas livrable encore au moment de la publication de ce test, et si cela n’est pas une preuve de ses performances, c’en est une de sa capacité à rassembler et séduire. L’ensemble du monde de la photo professionnelle ne saurait se tromper à ce point.

Mais aussi …

Bien que j’ai profité d’une semaine complète pour vous proposer ce test Nikon Z 9, je n’ai pas eu le temps d’en faire le tour complet. Ce test a donc forcément des limites, d’autant plus que j’ai utilisé une version présérie du Nikon Z 9 (firmware 1.0 et 1.10) en sachant qu’une nouvelle version du firmware arrive en début d’année 2022 avec des fonctions additionnelles (en vidéo en particulier).

En savoir plus sur le Nikon Z 9 sur le site Nikon

Le Nikon Z 9 chez Miss Numerique …

Le Nikon Z 9 à la Boutique Photo Nikon (revendeur indépendant) …


Nikon hybrides : les objectifs compatibles alternatifs en monture Nikon Z

Vous aimeriez utiliser un hybride Nikon sans devoir investir une fortune dans des objectifs excellents mais souvent onéreux ? Savez-vous que plusieurs opticiens indépendants proposent des objectifs compatibles alternatifs en monture Nikon Z pour hybrides Nikon ?

Attention, il n’est question ni de Tamron, ni de Sigma …

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Nikon hybrides : les objectifs compatibles alternatifs en monture Nikon Z

Tous les objectifs compatibles pour Nikon Z chez Amazon

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Objectifs compatibles alternatifs en monture Nikon Z pour hybrides Nikon

Le contexte

L’année 2018 restera celle où Nikon s’est lancé dans l’aventure des boîtiers hybrides équipés de capteurs au format 24 x 36, avec le lancement des Nikon Z6 et Z7. De l’avis de tous, l’apparition de cette nouvelle ligne de boîtiers annonce la fin de l’ère des reflex Nikon et le déclin de sa non moins célèbre monture F au profit de la nouvelle monture Z dédiée aux hybrides (voir la liste de tous les modèles).

Cette monture étant encore jeune, l’offre en objectifs reste limitée, trop pour certains photographes. Reste la possibilité d’utiliser une bague d’adaptation (Nikon FTZ ou FTZII) et d’y monter des objectifs dans toutes les montures possibles. Ou encore de se pencher sur l’offre des objectifs en monture Z native. Les grandes marques d’objectifs compatibles (Sigma, Tamron) brillent toujours par leur absence sur ce créneau, cela ne signifie pas qu’il n’y a rien à se mettre sous la dent, bien au contraire… Petit tour d’horizon.

Nikon Z7 équipé d'un objectif Vitrox 85/1,8 autofocus

Nikon Z7 équipé d’un objectif Vitrox 85 mm f/1,8 autofocus

La multiplication des boîtiers hybrides à laquelle nous assistons depuis plusieurs années chez quasiment tous les fabricants d’appareils photo s’accompagne d’un phénomène parallèle : la prolifération des objectifs compatibles dans toutes ces montures, sous des marques qui nous étaient majoritairement inconnues il y a encore quelques années.

Pour Nikon, la problématique est simple : les objectifs NIKKOR Z en monture Z sont conçus pour être performants, à la pointe de la technologie et bien construits. Mais la contrepartie est un prix de vente élevé, qui représente un frein non négligeable quand on doit s’équiper.

A l’opposé, le cahier des charges d’une optique compatible est bien différent : une formule optique souvent pas trop complexe (sauf sur certains modèles « haut de gamme », vendus plus cher), une construction solide mais basique, et une déclinaison dans un maximum de  montures possibles. Parfois une monture « universelle » destinée à une utilisation avec une bague d’adaptation pour les montures jugées trop confidentielles. Dans le cas des hybrides ce sera souvent la monture Leica M, car elle a le double avantage d’être tombée dans le domaine public et d’être très répandue (les bagues d’adaptation sont légions).

Quid de l’autofocus ?

L’absence d’autofocus sur la grosse majorité des modèles s’explique lui par une logique de simplification des modèles et d’une recherche de réduction des coûts. En effet pour avoir l’AF, il faut souvent payer une redevance au constructeur du boîtier ou procéder à de la rétro-ingénierie et mettre en place un système de veille pour produire régulièrement les inévitables mises à jour… Et avec chaque marque ayant un autofocus différent, on image facilement l’effet boule de neige sur les prix …

Certaines marques se sont positionnées sur certains types d’objectifs spéciaux (UGA, macro…), parfois en soignant la présentation et la finition et en les positionnant plus haut en gamme, parfois en misant surtout sur l’accessibilité mais souvent au détriment des résultats. On peut aussi constater que certains constructeurs rivalisent de luminosité sur les focales courantes, autant en APS-C qu’en 24×36 d’ailleurs.

Et les performances optiques ?

Sans surprise, au niveau des performances optiques, le pire côtoie parfois le meilleur : en matière d’objectifs photo pas de miracle, on en a le plus souvent pour son argent. Quoi qu’il en soit, cette offre peu onéreuse favorise les essais et toutes sortes d’expérimentations et peut suffire dans le cas d’une utilisation très ponctuelle. Bien sûr il y a toujours les fameuses segmentations APS-C et 24×36.

Les focales proposées vont de l’ultra grand angle jusqu’à des focales de 135 mm en passant par la macro, même si le cœur de l’offre repose surtout sur les focales moyennes. Petite curiosité, l’abondance de modèles d’objectifs de type fisheye, qui peut sembler curieuse de prime abord dans un contexte purement « photo », mais qui s’explique par le fait que les hybrides sont aussi très utilisés en vidéo, domaine dans lequel ce type d’objectif compte de nombreux adeptes.

Les objectifs compatibles alternatifs en monture Nikon Z

Ces objectifs ont le grand mérite d’exister et d’être souvent très abordables, mais il ne faudra pas en attendre le même niveau de confort d’utilisation ou de qualité d’image qu’un objectif Nikon NIKKOR Z.

Par rapport aux objectifs pour reflex montés via une bague, on aura l’avantage de la compacité et l’absence d’obligation de jongler avec des adaptateurs, mais la qualité d’image résultante ne sera pas forcément meilleure. Cela étant, le rendu « à l’ancienne » délivré par certains objectifs est apprécié et même recherché par certains photographes : tout le monde n’est pas un adepte du rendu parfois jugé trop « chirurgical » des objectifs modernes.

En toute logique les objectifs les plus ambitieux seront vendus beaucoup plus chers, comme les modèles Laowa par exemple.

TTArtisans propose un 40/2,8 macro pour les boîtiers DX

TTArtisans propose un 40/2,8 macro pour les boîtiers DX

Le Mitakon 135/2,5 l'une des plus longues focales compatibles disponibles en monture Nikon Z

Le Mitakon 135/2,5 l’une des plus longues focales compatibles disponibles en monture Nikon Z

L’APS-C

Le format APS-C, c’est le format DX bien connu des Nikonistes. Les objectifs proposés en monture Z dédiée pour ce format sont souvent les mêmes que l’on va retrouver en monture Sony E, Fuji X, Eos M etc.

La grande force de cette offre réside dans des prix très agressifs, car la plupart des objectifs se trouvent sous la barre des 200 euros, voire moins. Cerise sur le gâteau, les ouvertures proposées sont souvent très généreuses et étaient souvent inaccessibles en reflex, ou à des tarifs prohibitifs.

Nikon Z6 sur lequel est monté un objectifs 7Artisans 35/1,2

Nikon Z6 sur lequel est monté un objectif 7Artisans 35/1,2 : passage en mode DX obligatoire avec cet objectif

Attention cependant à ce qui peut ressembler à un miroir aux alouettes : un 35/1,2 c’est presque idéal sur le papier, mais en pratique il va falloir composer avec plusieurs difficultés. Tout d’abord, la mise au point, car même si celle-ci est facilitée par les aides disponibles sur les hybrides, on touche à la limite des possibilités avec des ouvertures aussi extrêmes. Autant dire que ces objectifs ne seront pas faciles à utiliser tous les jours !

En plus de cela, il ne faut pas oublier qu’une ouverture à f/1,2 en DX permet seulement d’avoir une profondeur de champ à peu près équivalente à celle d’un objectif ouvrant à f/1,4 en 24×36. Ce n’est pas si mal en soi, mais cela risque d’entraîner quelques déceptions.

Il ne faut pas perdre de vue que si les constructeurs rivalisent de générosité avec les ouvertures maximales de leurs objectifs, c’est premièrement pour appâter les acheteurs potentiels, et deuxièmement pour permettre de jouer un peu plus avec le flou qu’avec une ouverture plus modeste.

Revers de la médaille, les performances optiques ne seront souvent pas au niveau espéré. En effet, aux très grandes ouvertures, les résultats obtenus ne sont souvent acceptables qu’au centre sans être exceptionnels, et il faudra souvent pas mal fermer le diaphragme pour obtenir une qualité acceptable…  avec parfois en prime un rendu global quelque peu vintage ! Mais eu égard au prix demandé on leur pardonnera, on achètera uniquement en connaissance de cause et si possible après lecture de différents tests.

En matières d’optiques APS-C, la monture Nikon Z n’est pas encore aussi fournie que les montures Fuji X ou Sony E par exemple. Comme en 24×36, Viltrox se distingue par le fait d’offrir des objectifs dotés de l’autofocus et d’apparence flatteuse.

Le Meike 50/1,2 destiné aux amateurs d'ultralumineux

Le Meike 50/1,2 destiné aux amateurs d’ultralumineux

Principaux objectifs compatibles alternatifs en monture Nikon Z pour APS-C :

7Artisans

  • 7,5 mm f/2,8 (fisheye circulaire) MF
  • 35 mm f/0,95 MF
  • 35 mm f/1,2 MF
  • 50 mm f/0,95 MF
  • 55 mm f1,4 MF
  • 60 mm f/2,8 Macro MF

Laowa

  • 33 mm f/0,95 MF

Meike

  • 6,5 mm f/2,0 (fisheye circulaire) MF
  • 12 mm f/2,8 MF
  • 25 mm f/1,8 MF
  • 35 mm f/1,4 MF
  • 35 mm f/1,7 MF

TTArtisan

  • 7,5 mm f/2 (fisheye circulaire) MF
  • 17 mm f/1,4 MF
  • 35 mm f/1,4
  • 40 mm f/2,8 Macro MF
  • 50 mm f/1,2

Viltrox

  • 23 mm f1,4 AF
  • 33 mm f1,4 AF
  • 56 mm f1,4 AF

Le 24×36

Avec le format 24×36 on se trouve sur une offre plus ambitieuse, avec des objectifs déclinés dans des montures plus prestigieuses, comme les montures Nikon Z, Canon R, Leica M ou Leica L.

Les tarifs restent globalement accessibles mais on est déjà sur des prix plus conformes à ceux auxquels nous sommes habitués. Des marques comme Meike, 7Artisans, TTArtisan ou Zhong Yi proposent essentiellement des 35 ou 50 mm qui rivalisent de luminosité (7Artisans propose par exemple un 50mm ouvert à f/1,05 excusez du peu…) ainsi que quelques objectifs macro.

Les objectifs vendus sous la marque Kipon (du 24 au 90 mm) se limitent à des ouvertures plus raisonnables (f2,4) et jouent la carte du look Leica M à fond, tout comme TTArtisan, d’ailleurs ces deux marques proposent aussi certains de leurs objectifs en monture Leica M, ceci explique peut-être cela. Viltrox propose une gamme d’objectifs du 24 au 85 mm (et dont le 50 mm est curieusement absent) dont la particularité est d’être tous autofocus.

La gamme optique proposée par Kipon en monture Nikon Z au complet

La gamme optique proposée par Kipon en monture Nikon Z au complet

Laowa propose une large gamme d’objectifs ultra grand angle (dont un zoom) et deux modèles macro qui atteignent des grossissements très importants sans accessoires, le tout en avec une qualité de fabrication et des performances de haut niveau, mais malheureusement avec mise au point manuelle et des tarifs parfois un peu élevés.

Le Laowa 9/5,6 un UGA extrême en monture Nikon Z

Le Laowa 9/5,6 un UGA extrême en monture Nikon Z

Meike fait exception en 24×36 avec son 50 et son 85 mm sur le créneau des objectifs très abordables. L’offre Samyang est encore très modeste si on la compare à la gamme en monture Sony par exemple, avec seulement deux objectifs à mise au point manuelle, un 14 mm et un 85 mm.

Le Samyang 14/2,8 dans sa déclinaison en monture Nikon Z

Le  Samyang 14/2,8 dans sa déclinaison en monture Nikon Z : on notera l’absence de tout contact électrique sur la baïonnette, comme sur la plupart des objectifs compatibles dépourvus de l’autofocus

Principaux objectifs compatibles alternatifs en monture Nikon Z plein format :

7Artisans

  • 10 mm f/2,8 (fisheye circulaire) MF
  • 35 mm f/5,6 (objectif pancake à ouverture fixe) MF
  • 50 mm f/1,05 MF

Kipon

  • 24 mm f/2,4 MF
  • 35 mm f/2,4 MF
  • 50 mm f/2,4 MF
  • 75 mm f/2,4 MF
  • 90 mm f/2,4 MF

Laowa

  • 9mm f/5.6 MF
  • 10-18 mm f4.5-5.6 MF
  • 11 mm f/4,5 MF
  • 12 mm f/2,8 MF
  • 15 mm f/2 MF
  • 14 mm f/4 MF
  • 15mm f/4,5 (Objectif à décentrement) MF
  • 25 mm f/23,8 (Objectif macro avec grossissement 2.5-5X)
  • 35mm f/0,95 MF
  • 100 mm f/2,8 (Objectif macro au rapport 2:1)

Meike

  • 8 mm f/3,5 (fisheye circulaire) MF
  • 50 mm f/1,2 MF
  • 50 mm f/1,7  MF

Samyang

  • 14 mm f/2,8 MF
  • 85 mm f/1,4 MF

TTArtisan

  • 11 mm f/2,8 (fisheye circulaire) MF

Viltrox

  • 20 mm f1,8 AF
  • 24 mm f1,8 AF
  • 35 mm f1,8 AF
  • 85 mm f/1,8 AF

Zhong Yi Optics

  • Mitakon Speedmaster 50mm f/0.95
  • Mitakon Creator 135mm f/2.5 Lens

Objectifs compatibles alternatifs en monture Nikon Z : en conclusion

Malgré le silence assourdissant des fabricants d’objectifs compatibles habituels, l’offre en objectifs adaptables en monture Nikon Z est pléthorique, tant en APS-C qu’en 24×36. Mais il s’agit d’un « remplacement » en trompe l’œil, car là ou des Sigma ou des Tamron nous ont habitués à rivaliser de performances en termes de formules optiques, d’autofocus ou de stabilisation, rien de cela n’est au programme, ou presque. La quasi totalité de l’offre en objectifs compatibles est « low cost », ce qui laissera souvent les photographes les plus exigeants sur leur faim.

On notera quelques grosse tendances : en DX le cœur de l’offre se situe entre 23 et 60 mm avec des luminosités souvent très importantes et des tarifs assez bas.

En matière d’objectifs au format FX, la plage des focales proposées est plus large et l’offre en grand angles est très riche, en particulier grâce à Laowa, l’un des rares fabricants à tirer la qualité d’image vers le haut, malgré l’absence d’automatismes mais avec des tarifs (en toute logique) plus élevés que le moyenne.

En simplifiant, on pourrait presque dire que l’étendue des focales proposées est calquée sur ce que l’on peut trouver en monture Leica M, c’est à dire des grand angles, des focales moyennes, des téléobjectifs courts et des objectifs macro. En effet, personne ne propose à ce jour de téléobjectifs propices au sport ou à l ‘animalier en monture Nikon Z, même en mise au point manuelle.

Plusieurs des marques citées dans cet article proposent certains de leurs objectifs en monture Leica M, ce qui permet de les utiliser sur un boîtier Z avec une bague d’adaptation de faible épaisseur (au contraire des objectifs pour reflex, car la monture Leica M est elle-même une monture courte). Étant donné qu’il s’agit d’objectifs entièrement manuels il n’y a aucune incidence au niveau de l’utilisation.

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NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S : le zoom téléobjectif en monture Z native

Nikon profite de l’annonce du Nikon Z 9 pour présenter en parallèle un nouveau zoom téléobjectif, le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S. Ce zoom vient seconder le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 en attendant l’arrivée prévue du prochain NIKKOR Z 200-600 mm.

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S : le zoom téléobjectif en monture Z native

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NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S : à vous les très longues focales

Ils sont attendus les téléobjectifs en monture Z native ! Cette nouvelle monture apparue avec les Nikon Z 6 et Z 7 en 2018 autorise pourtant l’utilisation des optiques en monture F via la bague Nikon FTZ ou FTZ 2. Les résultats sont à la hauteur. Mais autant ceux qui possèdent déjà de tels objectifs peuvent les utiliser sur un hybride Nikon, autant ceux qui ne les possèdent pas encore préfèrent investir directement dans une version Z. Logique.

Après s’être concentré sur les zooms NIKKOR Z à courte focale et les objectifs à focale fixe, la monture Z étant particulièrement exigeante avec ces focales, Nikon complète donc la gamme de plus longues focales.

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S

le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S sur Nikon Z 9

Le zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S est le premier à arriver, avant les prochains NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC, NIKKOR 200-600 mm, NIKKOR Z 800 mm et NIKKOR Z 600 mm (voir la liste complète mise à jour).

Doté du traitement de surface Nikon Arneo, ce NIKKOR Z 100-400 mm voit sa formule optique adaptée pour conserver un centre de gravité lui évitant de pencher vers l’avant lorsque vous zoomez.

Le système de réduction de vibrations permet de prendre des photos à main levée tout en utilisant des temps de pose plus lents, couplé à la stabilisation du capteur sur les hybrides plein format, il vous permettra un gain de l’ordre de 5,5 stops. La distance minimale de mise au point est de 0,75 m à 100 mm et de 0,98 m à 400 mm.

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S

le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S sur Nikon Z 6II

Le bouton de verrouillage bien connu, évitant l’allongement intempestif de l’optique lors du transport, disparaît au profit d’un inédit système de bagues de friction internes et inversées qui évitent tout déplacement du bloc optique.

Disponibilité et tarif

Le zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 sera disponible courant novembre 2021 au tarif public de 2.999 euros.

Source : Nikon France

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Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle à la luminosité extrême pour Nikon Z

Laowa poursuit le développement de sa gamme d’objectifs compatibles avec plusieurs marques d’appareils photo et présente le Laowa Argus 35 mm f/0,95 pour Nikon Z.

Que penser de cet objectif, et plus généralement de ces optiques compatibles et ultra-lumineuses ? Voici quelques clés de compréhension.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle à la luminosité extrême pour Nikon Z

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Laowa Argus 35 mm f/0,95 pour Nikon Z : le contexte

Ces dernières années ont été l’occasion d’assister à la multiplication des objectifs ultra lumineux, que ce soit chez les constructeurs de boîtiers ou chez les opticiens indépendants.

En 2019, Nikon se rappelait au bon souvenir des photographes en proposant un NIKKOR Z 58 mm ouvrant à f/0,95 quand les concurrents les plus ambitieux se contentaient d’une ouverture plus raisonnable de f/1,2.

Aujourd’hui, comme un berger qui répondrait à la bergère, Laowa répond à Nikon sur le terrain du super ultra lumineux, en proposant le premier grand angle du genre, le Laowa Argus 35 mm f/0,95, soit l’objectif grand angle le plus lumineux du marché, tout simplement !

Présentation

Jusqu’à présent, la marque Laowa était surtout connue pour ses objectifs ultra grand angles et ses objectifs macro atypiques. En effet, non contente de proposer des objectifs de qualité, la marque chinoise s’est toujours distinguée par les caractéristiques hors normes de ses matériels, que ce soit avec des  objectifs grand angles aux angles de champ extrêmes et à la distorsion très réduite, ou avec des objectifs macro au rapport de reproduction plus important que la moyenne.

Aujourd’hui, Laowa propose un objectif 35 mm à mise au point manuelle destiné aux boîtiers 24×36. Cela pourrait sembler banal si ce n’était l’ouverture affichée par ce nouveau modèle : f/0,95 ! Cette valeur en fait l’objectif grand angle le plus large et le plus lumineux du marché. Même si on ne peut ignorer l’aspect « objet de prestige » que représentent les objectifs aux caractéristiques extrêmes pour les constructeurs, il ne faudrait pas passer à côté des qualités de ce Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF

Une luminosité hors normes …

Tout comme le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S Noct, le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF affiche une ouverture hors normes, qui ravira les photographes amateurs de profondeurs de champ les plus réduites. Mais comme le modèle de la marque jaune, cette ouverture très séduisante sur le papier s’accompagne de plusieurs contraintes.

Pour commencer, tout comme le Nikon, ce 35 mm Laowa est dépourvu d’autofocus. Ceci signifie que réaliser une mise au point parfaite à pleine ouverture demandera une bonne dose de rigueur et d’application et un minimum d’entraînement. Les aides à la mise au point présentes sur les hybrides (loupe intégrée au viseur électronique, focus peaking) seront poussées dans leurs derniers retranchements.

Ensuite, comme pour tous les objectifs de ce type, les ouvertures extrêmes sont le plus souvent synonymes de vignettage et de piqué limité : on gagnera à utiliser ce 35 mm fermé d’un ou deux crans au minimum.

Enfin, il faudra accepter un objectif deux à trois fois plus long qu’un objectif de même focale mais d’ouverture plus modeste.

Quoi qu’il en soit, un tel objectif ultra lumineux dépourvu d’autofocus sera peu adapté à la photo d’action. Dans la pratique cet objectif sera bien plus à l’aise pour les photos calmes et posées, ou sur trépied, pour lesquelles vous êtes libre de prendre tout votre temps et de peaufiner la mise au point.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Le nouveau 35 mm Laowa Argus affiche l’ouverture record de f/0.95

… dans un gabarit raisonnable

Alors que le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S Noct est un monstre de verre et de métal qui pèse pas moins de 2 kg pour une longueur de 153 mm, le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF surprend de par son poids de 755 g « seulement », pour une longueur de 103 mm.

Certes cela en fait tout de même un beau bébé pour un objectif de cette focale, mais en restant dans un gabarit encore raisonnable (même si l’embonpoint du Nikon s’explique aussi par une focale plus longue).

Pour faire simple, avec ce 35 mm ouvert à f/0,95 vous aurez un objectif que l’observateur non averti pourra prendre pour un petit téléobjectif sans se douter qu’il s’agit d’un objectif d’exception.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF en ordre de marche sur un Nikon Z 7

Un diamètre de filtre répandu

Comme pour d’autres modèles Laowa, la relative compacité de l’objectif permet à celui-ci d’afficher un diamètre de filtre contenu de 72 mm, c’est à dire une taille encore raisonnable et assez répandue. Cerise sur le gâteau, ce diamètre n’est pas inconnu des nikonistes car il a déjà été utilisé à plusieurs reprises sur des objectifs de la gamme Nikon F. Il vous sera possible de recycler les filtres de qualité déjà présents dans votre fourre-tout.

Mon avis sur le Laowa Argus 35 mm f/0,95 pour Nikon Z

Avec ce 35 mm ouvert à f/0,95, Laowa propose un objectif grand angle à la luminosité jamais vue sur un hybride 24×36. Comme toujours, le constructeur chinois n’a pas lésiné sur la fiche technique, en proposant un objectif à mise au point interne et à faible focus breathing (variation de la focale réelle avec la distance de mise au point). Ceci se fait toutefois au détriment de la protection tout temps, probablement afin de pouvoir le proposer à un tarif raisonnable.

Malheureusement cette course à la performance se paie par l’absence d’autofocus, ce qui  cantonnera de fait ce 35 mm à la photo posée. La luminosité extrême satisfera les amateurs de profondeur de champ réduite qui prendront le temps d’apprendre à le maîtriser. A noter, la bague de diaphragme décliquable pour le plus grand bonheur des vidéastes. Et comme toujours avec les objectifs Laowa, aucun contact n ‘est présent sur l’objectif.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Formule optique du Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF

 Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF : fiche technique

  • monture/format : Nikon Z, Canon RF, Sony E
  • distance focale : 35 mm
  • ouverture maximale : f/0,95
  • ouverture minimale : f/16
  • traitement : multicouches
  • construction : 14 éléments en 9 groupes (dont 6 verres spéciaux)
  • angle de vue : 63,4° en 24 x 36
  • mise au point minimale : 0,50 m
  • diaphragme : 15 lamelles
  • dimensions de l’optique : 76,8 mm x 103 mm
  • couleur disponible : noir
  • poids : 755 g (sans pare soleil ni bouchons)
  • filetage filtres : 72 mm

Le Laowa Argus 35 mm f/0,95 est disponible au tarif indicatif de 1149 euros.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF – © Bastian Kratzke

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF – © Bastian Kratzke

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 3 5mm f/0.95 FF – © Bastian Kratzke

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF – © Richard Wong

Source : Digit Access

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