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Test Nikon Z 6 : sur le terrain avec l’hybride Nikon

Nikon a choisi de lancer en décalé ses deux hybrides 24 x 36 mm. Arrivé avec l’hiver, le « petit » hybride plein format et son capteur de 24 Mpx  fait l’objet de ce test Nikon Z 6.

Sur le papier, seul le capteur distingue les Nikon Z 6 et Z 7. Pourtant, il ne faudrait pas croire que cette affaire ne se résume qu’à une histoire de définition : descendre à 24 Mp implique de nombreuses conséquences, parfois bénéfiques (comme des fichiers plus légers ou des photosites plus gros donc une montée en sensibilité théoriquement meilleure), parfois moins (le nombre de collimateurs passe de 493 sur le Z 7 à « seulement » 273 sur le Z 6).

MàJ septembre 2024 : le test du nouveau Nikon Z 6III est disponible ici.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

Test Nikon Z 6, le contexte

A l’été 2018, Nikon et Canon ont presque simultanément annoncé leurs hybrides 24 x 36 mm. Les deux Z pour le premier, l’unique EOS-R pour le concurrent.

Quelques semaines plus tard, Panasonic, Leica et Sigma ont officialisé une alliance forgée autour de la monture L (créée et déjà utilisée par Leica). Rebelote, Panasonic annonce deux nouveaux hybrides 24 x 36 mm (prévus pour le printemps 2019), Sigma quant à lui confirme le développement d’un hybride à capteur Foveon 24 x 36 mm.

Dans le viseur de tout ce petit monde : Sony, qui jouit depuis 2013 d’un quasi-monopole sur le marché des hybrides 24 x 36 mm. Cinq ans que cela dure ! Et cinq ans, c’est long. Il fallait donc mettre fin à cette hégémonie.

Si vous êtes familier avec la gamme reflex Nikon FX, vous pouvez positionner les Z 7 et Z 6 comme des équivalents hybrides des D850 et D750.

Si vous êtes plutôt familiarisé avec l’offre hybride, il ne vous aura pas échappé que le Z 7 se positionne pile en face du Sony Alpha 7R Mark III (et son capteur BSI CMOS de 42,4 Mp stabilisé sur 5 axes) quand le Z 6 vient tenir tête au best-seller Sony Alpha 7 Mark III (et son capteur BSI CMOS de 24 Mp stabilisé sur 5 axes). Le tout,  oh heureux hasard, à des tarifs étrangement similaires …

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : avec la bague FTZ et le Nikon AF-S 58mm f/1.4 G

Pour Nikon, l’enjeu des hybrides Z est donc quadruple :

  • prouver qu’ils sont capables de faire des hybrides au moins aussi bien que ceux de Sony (voire meilleurs, tant qu’à faire),
  • prouver qu’ils sont capables de faire des hybrides au moins aussi bien que leurs propres reflex 24 x 36 mm,
  • empêcher les utilisateurs de reflex Nikon tentés par l’aventure hybride de fuir chez Sony (ou Canon, ou, demain, Panasonic),
  • convaincre les utilisateurs de reflex que l’hybride est l’avenir, que ce soit en termes de boîtier principal ou secondaire (ou vice versa).

Bref, un sacré challenge ! Mais la firme désormais centenaire en a vu d’autres et ne va pas se laisser intimider par aussi peu. Surtout que Nikon a ouvertement annoncé la couleur en affichant son ambition de devenir numéro 1 mondial du marché des appareils photographiques numériques 24 x 36 mm, reflex et hybrides confondus ! Le décor étant planté, il est temps d’entrer dans le vif du sujet.

Noteune petite précision pour ce qui suit, et qui peut avoir son importance. Si le Z 7 a été testé par Jean-Christophe, « nikoniste » en chef, le Z 6 a été testé par Bruno (moi-même), qui ne suis absolument pas nikoniste mais plutôt spécialiste des hybrides, que je suis de très près depuis leur arrivée sur le marché il y a dix ans. De fait, notre approche se révélera sensiblement différente. Toutefois, sans vouloir tuer le suspense, je dois vous confesser qu’au terme des deux semaines de test, je n’avais vraiment, mais alors vraiment pas du tout, envie de rendre le Z 6 …

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 24-70mm f/4 S – 70mm – ISO 6.400 – 1/1600 sec. – f/4

Test Nikon Z 6 : prise en main

Gabarit et construction

Sans réelle surprise, puisque c’était annoncé, le Nikon Z6 jouit exactement du même gabarit et de la même qualité de construction que le Nikon Z7, puisque, fondamentalement, ce sont les mêmes boîtiers. Ce qui diffère du duo Nikon D750/D850, le « petit » bénéficiant d’une qualité de construction légèrement inférieure (ou le D850 d’une finition légèrement supérieure, histoire de point de vue). Là, pour les hybrides, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, et personne ne viendra se plaindre.

Par rapport à la concurrence hybride, et aux Sony Alpha 7 et 9, les Nikon Z profitent d’une qualité de fabrication et d’assemblage nettement supérieure.

Cela se ressent dès le premier contact : rassurant, dense, à la fois familier tout en demeurant suffisamment différent pour se distinguer. Un seul constructeur photo, aujourd’hui, peut se vanter de faire aussi bien : Leica. Et encore, en termes d’objets, les Nikon Z se révèlent dans les faits un cran au-dessus de leur concurrent allemand, le SL Type 601 (et c’est un leicaïste acharné qui vous le confesse).

Les ajustement sont impeccables, les revêtements bien choisis, les finitions irréprochables, le toucher des commandes physiques est superbe et digne des meilleurs reflex professionnels de Nikon. Les caches de connectiques, à gauche, inspirent confiance quant à leur rôle de barrière anti-poussière et humidité.

Vraiment, cela fait plaisir. De quoi faire presque passer les Sony pour des jouets (mais cela n’a rien de péjoratif).

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : la molette de sélection des modes d’exposition et les touches supérieures

Ergonomie et commandes

Verlaine faisait souvent ce rêve étrange et pénétrant d’une inconnue qui n’est chaque fois ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Ce sont ses vers qui viennent immédiatement à l’esprit lorsque vous passez d’un reflex Nikon à un hybride Nikon Z.

Oui, il y a comme quelque chose de changé mais, dans le fond, la philosophie est respectée et même si certaines touches ont bougé, il ne faut que quelques secondes pour retrouver ses petits. Les ingénieurs ne sont pas tout à fait repartis d’une page blanche et semblent avoir profité de l’occasion pour concrétiser l’expérience acquise avec leurs reflex, en la déployant sur un nouveau terrain de jeu.

Ici, que vous soyez nikoniste fidèle ou nouveau venu, tout vous semblera logique et disposé de manière naturelle … à part peut-être la touche de lecture, en haut à gauche, qui oblige à une manipulation du boîtier à deux mains.

Toujours est-il que, contrairement à un Sony Alpha 7 ou un Leica SL, vous n’aurez pas besoin de jouer aux devinettes ni vous demander si les ingénieurs qui ont mis au point les Nikon Z ont déjà utilisé un appareil photo : de toute évidence, oui.

Bon, apparemment, ils ne semblent pas prendre de photos de nuit, ou en basses lumières, puisque les touches ne sont pas rétroéclairées (contrairement au D850), mais ils se rattrapent habilement avec les touches Fn1 et Fn2 personnalisables, disposées en façade, à côté de la monture.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : les deux touches de fonction en face avant

Par défaut, ces touches permettent de régler la balance des blancs, le type d’autofocus et la couverture autofocus, ce qui est très bien vu. Il faudra, toutefois, pour les petites mains, savoir faire preuve de souplesse et de dextérité pour atteindre ces touches.

Parmi les points ergonomiques les plus appréciables, l’écran secondaire sur l’épaule droite arrive en première position. Commun sur les reflex, il demeure bien trop rare sur les hybrides. Probablement par manque de place : la quête de la compacité maximale n’a pas que des avantages.

Le commutateur permettant de basculer entre mode photo et mode vidéo est idéalement situé, en bas à droite du viseur. Il s’accompagne d’un changement du menu rapide (touche « i ») qui affiche, en fonction, les paramètres photo ou les paramètres vidéo. Bien !

Au passage, le déclencheur vidéo se trouve là où doit se trouver un déclencheur vidéo : à côté du déclencheur photo. Cela évite les enregistrements intempestifs, comme cela a longtemps été le cas sur les hybrides Sony.

Le viseur électronique et l’écran tactile

Le viseur électronique étant le même que celui du Z 7 (OLED d’environ 3.690.000 points), il est ce qui se fait de mieux en cette fin d’année 2018 en termes de finesse et de confort d’affichage. L’OLED a cet immense avantage d’épargner au photographe l’effet arc-en-ciel typique des viseurs LCD, auquel nous sommes tous plus ou moins sensibles et qui peut rapidement se révéler inconfortable.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : le viseur, l’écran supérieur et l’écran tactile arrière

Pour quelqu’un venant du monde du reflex, la visée électronique demandera un léger temps d’adaptation mais, une fois dépassée la barrière du rendu forcément moins naturel par rapport à un viseur optique, vous ne verrez plus que les avantages :

  • cadrage à 100 %,
  • balance des blancs en temps réel,
  • exposition en temps réel,
  • informations sur les réglages du boîtier,
  • guides de cadrage sous la forme de grille,
  • niveau électronique,
  • assistances à la mise au point manuelle.

Sur ce dernier point, et particulièrement si vous êtes amateur de macrophotographie, le focus peaking qui surligne les zones nettes deviendra rapidement un allié dont vous aurez du mal à vous passer. Et même si vous l’avez connu, vous ne regretterez certainement pas ce bon vieux stigmomètre !

D’un strict point de vue technique, l’écran retenu pour le Z 6 est un très beau modèle. Large diagonale de 8 cm, définition généreuse d’environ 2.100.000 points, angles de champ très larges. Comme toujours sur les modèles experts et professionnels de Nikon il bénéficie d’une colorimétrie au-dessus de tout soupçon.

La visée sur écran sur un hybride est très différente de celle que vous pouvez connaître sur un reflex, via le mode « LiveView », pour une simple et bonne raison : que vous cadriez à l’aide du viseur ou à l’aide de l’écran, l’autofocus est strictement le même sur un hybride, puisque dans les deux cas c’est le capteur qui travaille.

Sur un reflex, au contraire, vous pouvez légitimement rechigner à utiliser l’écran car cela implique une mise au point moins vive et une latence supplémentaire lors du déclenchement puisque le miroir doit descendre puis remonter. Mais là, sur un hybride, plus aucun problème. A vous les joies de la visée à bout de bras ou au ras des pâquerettes ! Ce d’autant plus que l’écran est articulé. Mais, justement …

Pour ses hybrides Z, Nikon a retenu l’option d’une articulation classique, sur charnière et non sur rotule, similaire à ce que vous trouvez sur les D750 et D850. L’avantage est que le cadrage demeure dans l’axe optique du viseur, du capteur (et donc de l’objectif) et que l’accès aux connectiques latérales gauches n’est pas gêné.

Mais cela implique aussi que vous ne pouvez pas complètement retourner l’écran pour, par exemple, vous filmer, ce qu’aurait permis un mécanisme sur rotule. Nikon s’adresse ici clairement plus aux photographes qu’aux vidéastes. Mais, finalement, ce n’est pas le principal défaut de cet écran, mauvais rôle qui revient à la gestion du tactile.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50mm f/1.8 S – ISO 1000 – 1/320 sec. – f/1.8

S’il est possible de naviguer dans les menus, de faire défiler les clichés capturés, de sélectionner le collimateur autofocus et de déclencher en tapotant sur l’écran, entre autres actions, le tactile sur les Nikon Z demeure grandement sous exploité. Deux fonctions manquent cruellement.

La première est celle permettant d’agrandir et rétrécir à la volée la zone de couverture AF en pinçant ou étirant l’écran. Ceci dit, il y a une molette, fort bien faite, qui permet déjà cela.

La seconde absence est plus énigmatique, d’autant plus qu’il s’agit d’une fonction que l’on retrouve, par exemple, sur le reflex milieu de gamme D5600 (qui dispose d’ailleurs d’un écran sur rotule) et aurait d’autant plus fait sens sur un hybride : la possibilité de déplacer le collimateur autofocus en glissant son doigt sur l’écran tout en gardant l’œil dans le viseur.

Ce genre de fonction change la vie et, là encore, un joystick a beau être présent, sa mise en œuvre se révèle, dans la pratique, bien moins rapide et précise. Ce qui peut rapidement vous rendre dingue si vous êtes de ceux qui portent l’appareil photo à l’épaule : est-ce à cause de l’écran tactile ou du joystick, nous ne l’avons pas déterminé, mais toujours est-il que le collimateur a tendance à bouger tout seul lorsque vous vous baladez avec votre boîtier sur le côté. Agaçant.

Un dernier mot sur la visée pour évoquer la gestion de la bascule entre viseur et écran. Si une touche, à gauche du viseur, permet de sélectionner manuellement votre mode préféré (uniquement l’écran, uniquement le viseur, bascule automatique entre les deux), cette dernière bascule automatique se montre régulièrement capricieuse. En fait, le détecteur de proximité sur le viseur a tendance à se révéler un peu trop sensible : il ne sera pas rare que, lorsque vous cadrerez via l’écran, appareil au niveau du ventre, vous perdiez subitement l’image puisque celle-ci sera partie dans le viseur électronique. Mais bon, rien de dramatique, une mise à jour du firmware suffira à corriger le tir.

Les menus

Pour ses hybrides Z, Nikon a préféré reprendre des menus inspirés de ses reflex. Ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose. C’est bien parce que, si vous comptez faire la transition depuis votre reflex Nikon, vous retrouverez rapidement vos marques. C’est bien parce que, si vous venez d’un autre système hybride, vous aurez le plaisir de découvrir que les menus Nikon comptent parmi les plus rationnels, en tous cas infiniment plus logiques que ceux de Sony… mais quand-même moins pragmatiques et plus fouillis que ceux de Canon…

Le mauvais côté de cette transposition, c’est que les menus répondent à une logique reflex mais pas encore à une logique hybride. Oh, pas de quoi s’inquiéter : dans le fond, rien de rédhibitoire, mais c’est quand-même assez agaçant de devoir aller chercher au fin fond des sous-menus le paramétrage du focus peaking, l’activation ou non du déclenchement totalement silencieux, l’activation ou non du déclenchement avec premier rideau électronique.

Si vous êtes déjà rodé à l’utilisation d’un hybride Panasonic ou Fujifilm, vous aurez ici l’impression de faire un pas en arrière et d’avoir un reflex dans les mains. C’est donc un peu dommage mais parions que Nikon saura entendre les retours de ses clients afin d’ajuster le tir dans de prochaines mises à jour du firmware.

L’autonomie

Tout comme le Z 7, le Nikon Z 6 utilise une batterie EN-EL15b de 1900 mAh, une capacité plutôt généreuse pour un hybride mais très légèrement en-dessous des 2280 mAh des NP FZ1000 utilisées par les Sony Alpha 7 de la génération Mark III.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : la semelle avec fixation trépied et la trappe batterie

Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables lors de nos deux semaines de test puisque le mercure oscillait entre 0°C et 5°C, ces basses températures n’étant jamais propices à battre des records d’endurance. Néanmoins, nous sommes arrivés à capturer en moyenne 450 vues sur une seule charge en conditions de test, ce qui est à la fois fort honorable et nettement mieux que les 300 vues avancées par la fiche technique. Notez au passage que le WiFi et le Bluetooth étaient désactivés.

Point important, qui ravira les utilisateurs de reflex et plus précisément ceux des gammes D7000, D500, D600, D750 et D800, puisqu’ils pourront réutiliser leurs batteries EN-EL15a dans leur hybride Nikon Z. Avec une contrainte toutefois : seule les EN-EL15b permettent la recharge via la prise USB 3.0 Type C du boîtier. Pour les accumulateurs plus anciens, il faudra passer par le chargeur secteur.

Aurait-il été possible d’améliorer encore un peu l’autonomie du Nikon Z6 ? Très certainement, et pour cela Nikon aurait pu/dû s’inspirer de ce qu’il faisait déjà sur ses hybrides Nikon 1 ainsi que ce que pratique la concurrence. Quand le Nikon Z6 est équipé du zoom 24-70 mm f/4, le fait de rétracter l’objectif fait gagner en compacité et verrouille les réglages mais le boîtier demeure allumé, ce qui est une perte inutile d’énergie.

Nous aurions pu imaginer que, simultanément, le boîtier entre dans un mode veille où l’alimentation de l’écran et du viseur, la stabilisation mécanique, les éventuelles connections WiFi et Bluetooth seraient automatiquement coupées. Tout cela sans complètement éteindre l’appareil, qui serait prêt à reprendre du service dès le zoom déployé et en ordre de marche. Une piste à creuser pour les ingénieurs Nikon afin que les utilisateurs de reflex n’aient pas, en optant pour les hybrides, la désagréable sensation de subir un retour en arrière.

La connectique et la carte mémoire

Pour ses premiers hybrides, Nikon n’a pas fait les choses à moitié puisque tout est là pour votre bonheur.

Sur le côté gauche, vous retrouverez la prise USB 3.0 Type C, la prise mini-HDMI, la prise télécommande, la prise micro et la prise casque. Seule manque à l’appel la prise synchro-flash mais celle-ci a tendance à tomber en désuétude.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

Pour rester sur les connectiques, le Z6 dispose du Wi-Fi IEEE 802.11b/g/n/a/ac ainsi que du Bluetooth 4.2. Tous deux permettent, entre autre, de connecter le boîtier à votre smartphone via l’application Snapbridge. L’occasion au passage de relever les progrès réalisés par Nikon pour rendre cette connexion rapide et stable, vous ouvrant les joies du pilotage sans fil de votre boîtier.

Très pratique si vous avez besoin de déclencher à distance tout en conservant la main sur les réglages de l’appareil, la zone de mise au point ainsi que le cadrage.

La carte mémoire est, vous l’aurez certainement déjà lu, relu et compris, une unique XQD. De ce côté-ci, pas de commentaire spécifique si ce n’est qu’il faut bien reconnaître que, par rapport à une SD, on a moins peur de plier accidentellement la carte.

Celle que Nikon nous a confiée pour le test était une Sony XQD Série H de 16 Go, un modèle relativement ancien ne débitant « que » 144 Mo/s en lecture et écriture, des valeurs faibles par rapport aux XQD plus récentes capables de dépasser les 400 Mo/s, mais qui ne brident néanmoins pas le boîtier. Ce que, d’ailleurs, nous allons voir tout de suite.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : l’emplacement carte et les contrôles arrières

Test Nikon Z 6 : Autofocus et réactivité

L’autofocus avec un hybride

L’une des grandes différences entre un hybride et un reflex, c’est que sur l’hybride c’est le capteur image qui sert aussi de capteur autofocus alors que sur un reflex l’autofocus profite d’un capteur dédié, les fameux modules Multi-CAM.

Donc, ici, sur le Z 6, pas de Multi-CAM, mais 273 collimateurs répartis sur une surface équivalente à 90 % de l’image. A titre de comparaison, le D750 et son module Multi-CAM 3500 FX doit se contenter de 51 collimateurs et une couverture que Nikon ne précise pas, mais qui n’est certainement pas de 90 %. Dans la pratique, qu’est-ce que cela change ? Mine de rien, plein de trucs.

La couverture à 90 % permet de positionner son collimateur dans des zones périphériques auparavant inaccessibles sur un reflex. Cela se révèle fort pratique si votre sujet ne se trouve pas au centre et que vous n’avez pas la possibilité de déplacer l’appareil afin de ne pas perdre votre cadrage, notamment si vous êtes sur trépied.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 24-70mm f/4 S – 70mm – ISO 6400 – 1/1000 sec. – f/4

Pour le suivi du sujet, la zone de détection se révèle plus large. Le nombre de collimateurs, même s’il n’est « que » de 273 sur le Z 6 contre 473 sur le Z 7, a deux implications :

  • la première est que les collimateurs peuvent être regroupés en zones plus ou moins vastes, affinant ainsi plus ou moins la précision de la zone sur laquelle vous désirez effectuer votre mise au point,
  • la deuxième est que, par rapport aux 51 collimateurs classiques d’un reflex, il y a moins de zones « mortes », ce qui profite au suivi du sujet.

Voilà pour la théorie. Et là, bonne nouvelle : en pratique, le Nikon Z 6 sait tirer parti de tous ces avantages !

L’autofocus du Nikon Z 6 en pratique

Il est bien. Il est même très bien. Tant qu’il fait jour. Mais nous y reviendrons. Plusieurs modes s’offrent à vous :

  • AF Zone réduite,
  • AF point sélectif,
  • AF zone dynamique,
  • AF zone large (S ou L),
  • AF zone automatique.

Nous avons surtout utilisé les modes AF Zone réduite et AF zone automatique : pas besoin de se compliquer la vie, le boîtier parvient dans l’écrasante majorité des cas à trouver lui-même le sujet, le verrouiller, le suivre, ce qui laisse autant de temps de cerveau disponible pour se concentrer sur autre chose.

Ceci dit, quitte à paraître un peu nostalgique et conservateur, un mode avec un seul et unique collimateur central qui ne bougerait pas à la moindre pichenette sur le joystick aurait été plus qu’apprécié.

Si tout se passe bien lorsque la lumière est au rendez-vous, il n’en va pas de même de nuit. Le seuil de détection du module AF du Z 6 est abaissé à -2IL (-1IL pour le Z 7), mais cela ne suffit pas toujours. En fait, et c’est plutôt rageant, dans les très faibles conditions de lumière, le boîtier a comme tendance à paniquer et ne sait plus s’il doit faire confiance à ses collimateurs AF, à sa stabilisation, ou s’il doit monter en sensibilité. Et ceci est vrai quel que soit le mode PSAM retenu, le problème ayant de plus été rencontré aussi bien avec le zoom Nikkor S 24-70 mm f/4 que le Nikkor S 50 mm f/1,8 qui, a priori, est plus à l’aise en basse lumière (voir la liste de tous les objectifs NIKKOR Z compatibles).

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon AF-S 58mm f/1.4 – ISO 1600 – 1/200 sec. – f/1.4

Concrètement, cela se traduit par une image qui se fige totalement dans le viseur, imposant une attente de quelques secondes avant de vous redonner la main pour une autre tentative. Ce désagrément est la plus grosse ombre au tableau du Z 6, et de très loin, ce qui gâche quelque peu le plaisir.

Réactivité : latence inter-image

En se contentant de « seulement » 24 Mp (tout est relatif), le Nikon Z 6 génère des fichiers plus légers et faciles à manipuler que ceux du Z 7 et ses 45,7 Mp. Pour autant, il ne s’agit pas de petits fichiers puisque, en moyenne, un JPEG Fine*, la plus haute qualité disponible, oscillera entre 10 et 12 Mo, quand un fichier NEF en 14 bits occupera autour de 31 Mo. Bref, le processeur Expeed 6 n’a pas franchement le temps de se tourner les pouces.

En déclenchement simple, il faut compter 0,19 seconde entre deux images, aussi bien en JPEG qu’en NEF + JPEG. Nous sommes dans les valeurs classiques pour un hybride, comparables à celles des Sony Alpha 7 Mark III, et dans cet exercice ce n’est de toute manière pas le boîtier le facteur limitant mais plutôt la musculature et la vivacité de votre index sur le déclencheur.

Pour l’exprimer autrement, par rapport à un reflex, vous ne sentirez aucun désagrément, ni lag : l’attente entre deux déclenchements est quasiment nulle.

A l’aveugle, sur cet exercice, entre un Z 6 et un D750, c’est du pareil au même, avec un très léger avantage pour le Z 6 puisqu’il n’y a pas de miroir à relever.

Réactivité : rafales

C’est en rafale que le Z 6 est attendu au tournant, surtout par rapport au Z 7. Plusieurs modes sont à votre disposition :

  • continu L (CL),
  • continu H (CH),
  • continu H étendu (CH+).

Il est possible de régler la vitesse de rafale CL entre 1 et 5 images par seconde. La rafale CH est donnée pour 5,5 vues par seconde par Nikon. Enfin, la rafale H étendue est, vous l’aurez deviné, celle censée affoler les chronomètres puisque Nikon promet 9 vues par seconde en NEF 14 bits et jusqu’à 12 vues par seconde en NEF 12 bits !

Inutile de faire durer plus longtemps le suspense : dans tous les cas de figure, le Z 6 tient ses promesses haut à la main, et ce malgré notre carte XQD qui n’est pas la plus rapide du marché. Vous avez même droit à un bonus puisque les cadences relevées s’avèrent en fait légèrement supérieures, d’environ 10 %, à celles annoncées, mais c’est juste pour l’anecdote.

Sur cet exercice, le Nikon Z 6 fait donc mieux que le D750 qui, dans le meilleur des cas, montait à 6,5 images par seconde. Au passage, Nikon en profite pour faire la nique au Sony Alpha 7 Mark III qui, lui aussi pourvu d’un capteur de 24 Mp, ne grimpe « que » à 8,4 images par seconde en rafale H et 10,5 images par seconde en rafale H+.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 1600 – 1/200 sec. – f/1.8

Il faut néanmoins, face à tant d’enthousiasme, tempérer un peu les propos. Premier point : notez que le mode rafale CH, à 5,5 images par seconde, n’apporte pas grand chose par rapport à un mode CL à 5 images par seconde. Veillez donc à ajuster au mieux votre cadence en CL afin d’éviter les doublons sur le terrain.

Deuxième point : en CL aussi bien qu’en CH, le nombre de vues capturées est illimité. Du moins, l’enregistrement continue aussi longtemps qu’il reste de la place sur la carte mémoire, de l’énergie dans la batterie, et de la volonté dans le photographe.

En mode H étendu, par contre, le buffer sature beaucoup plus vite puisque vous serez limité à une quarantaines d’images en JPEG et à une grosse vingtaine en NEF ou NEF+JPEG.

Autre point important : pour permettre ces hautes cadences de rafale en mode H étendu, le boîtier fait l’impasse sur plusieurs réglages :

  • l’exposition est calée sur la première image mais ne change plus dans celles qui suivent,
  • l’anti-scintillement est désactivé, ce qui peut, notamment en éclairage artificiel, entraîner un banding très visible, et pas forcément esthétique.

Enfin, comme précédemment signalé, pour atteindre les 12 images par seconde en NEF, il faut redescendre à 12 bits, ce qui impose d’aller modifier le réglage ad-hoc dans les menus. Cela ne s’improvise donc pas à la dernière minute une fois sur le terrain.

Test Nikon Z 6 : Qualité d’image

Montée en sensibilité

Tout comme les Nikon Z 7 (et le D850, ainsi que les concurrents hybrides de Sony), le Z 6 dispose d’un capteur BSI CMOS dit « rétroéclairé », une technologie réputée, à raison, offrir de meilleures montées en sensibilités que les classiques capteurs FSI CMOS.

La différence avec le Z 7 est que nous n’avons ici plus que 24 Mp, ce qui implique des photosites plus grands donc, in fine, théoriquement, une meilleure montée en sensibilité. Dans la pratique, cela se traduit par une plage de sensibilité décalée vers le haut : de 64 à 25.600 ISO par défaut pour le Z 7, de 100 à 51.200 ISO par défaut pour le Z 6. Vous avez, sur le Z 6, la possibilité de descendre à 50 ISO (position Lo 1 IL) et de monter jusqu’à 204.800 ISO (position Hi 2 IL).

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 16.000 – 1/640 sec. – f/1.8

Evacuons tout de suite la question des sensibilités extrêmes, comprendre « au-delà de 51.200 ISO » : elles ne sont pas utilisables. Ou, plutôt, si votre but est de faire de la reconnaissance et de l’espionnage nocturne, oui, pourquoi pas. Mais si votre but est de produire des photographies exploitables et au minimum esthétiques, vous éviterez de dépasser 51.200 ISO.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 16.000 – 1/125 sec. – f/1.8

En fait, même à 51.200 ISO, c’est déjà très limite, mieux vaut rester raisonnable et ne pas dépasser 25.600 ISO, ce qui est déjà une valeur très élevée en pratique. En conditions de faible luminosité, le Nikon Z 6 se révèle étonnamment à l’aise entre 8.000 et 16.000 ISO, plage à laquelle vous vous surprendrez régulièrement de travailler.

Capturer des images à 10.000 ISO devient une deuxième nature et c’est, en tous points de vue, très surprenant.

Le lissage est vraiment bien maîtrisé en JPEG et, en fait, cela ressemble plus à un grain presque argentique qui n’est pas dénué de charme.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 20.000 – 1/160 sec. – f/1.8

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – 51.200 ISO – 1/1000 sec. – f/1.8

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – 51.200 ISO – 1/250 sec. – f/1.8

Toutes les photos de ce test sont visibles en pleine définition

Test Nikon Z6 - photos

Pour les photos en faible lumière, ce ne sont pas les excellentes aptitudes du Z 6 en haute sensibilité qui vous séduiront mais plutôt sa stabilisation du capteur au sujet de laquelle nous n’hésiterons pas un instant à écrire que « pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ».

D’emblée, Nikon se positionne au-dessus de Sony, avec un rendu plus souple, plus agréable et, c’est quand-même le but, plus stable. Cette stabilisation fonctionne sur 5 axes avec les optiques Z et 3 axes avec les optiques AF-S.

Sur le Z 6, la stabilisation est tellement bonne qu’elle permet de justifier de ne proposer un zoom de base n’ouvrant « que » à f/4 constant. Le diaphragme « perdu » côté objectif est largement compensé par l’efficacité de la stabilisation du boîtier, le gain en compacité et en légèreté par rapport à un transtandard ouvrant à f/2,8. A tel point que sur le terrain le seul moment où l’on pourrait regretter une ouverture plus généreuse est lorsque l’envie d’une profondeur de champ plus courte se fait ressentir.

Parce qu’avec sa plus faible définition le Z 6 est moins exigeant que le Z 7, la stabilisation se révèle également plus permissive et, à main levée vous pouvez descendre jusqu’au quart de seconde (cf la photo de manège).

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – 100 ISO – 1/5 sec. – f/14

C’est plutôt un bel exploit et, pour aller en-dessous de cette vitesse, ce sont plutôt les limites physiologiques du photographe qui seront mises à l’épreuve que les capacités propres du boîtier. Toujours est-il que, même avec un 50 mm, vous vous surprendrez régulièrement à photographier entre 1/10 et 1/20 de seconde en basse lumière sans avoir à subir les vibrations induites par la remontée du miroir auxquelles vous pourriez être habitué sur un reflex.

Cette stabilisation Nikon est probablement l’un des plus grands bénéfices à passer à un hybride, que vous saurez très rapidement apprécier sur le terrain.

Obturation rapide et silencieuse

Puisque nous parlons beaucoup de vitesses lentes, il ne faut pas non plus oublier de souligner le fait que le Z 6 dispose d’un obturateur mécanique et d’un obturateur électronique qui montent tous deux à 1/8000 s.

En mécanique, cela vous fait gagner une vitesse par rapport à un D750 qui s’arrête à 1/4000 s. En électronique, le déclenchement devient complètement silencieux. Il est toujours possible de regretter que cet obturateur électronique ne monte pas plus haut, puisque certains concurrents autorisent des vitesses jusqu’à 1/32000 s (Sony, Fujifilm) mais, concrètement, vous le regretterez rarement sur le terrain. Notez que si vous optez pour le mode « Déclenchement 1er rideau électronique », la vitesse maximale est bridée à 1/2000 s.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon AF-S 58 mm f/14 – 6400 ISO – 1/60 sec. – f/1.4

Utilisé en conjonction avec les excellentes montée en sensibilité et stabilisation mécanique, l’obturation du Z 6 vous permettra d’exploiter de nouvelles possibilités de prise de vue. A vous les joies des poses « rapides » à 1/50 s de nuit, dans le silence plus ou moins total, et cela sans avoir à grimper de manière excessive dans les ISO. Et tout cela avec une facilité déconcertante. L’occasion, si vous êtes habitué aux reflex, de renouveler votre pratique photographique et d’élargir votre regard.

Pour en finir avec l’obturation, et parce que c’est lié : lors de notre test, nous n’avons pas noté de banding excessif, voire pas du tout, et ce même avec des sources de lumière artificielle et en obturation électronique. En toutes circonstances, le système anti-flickering a su se montrer redoutable d’efficacité, ce que les photographes de sport en salle, notamment, sauront apprécier.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – 6.400 ISO – 1/8 sec. – f/8

Test Nikon Z 6 : vidéo

Nikon n’a jamais été dans le peloton de tête en termes de vidéo mais, très clairement, le constructeur manifeste avec les Z sa volonté de renverser la vapeur.

De belles ambitions, certes, mais auxquelles le plus grand nombre ne pourra pas goûter. En effet, le Z 6, tout comme le Z 7, propose un mode d’enregistrement N-Log (pour un rendu « plat » facilitant l’étalonnage) ainsi qu’un enregistrement en 10 bits et du TimeCode mais pour toutes ces jolies choses, il faut passer par la prise HDMI et, donc, un enregistreur externe. Ce qui implique un investissement supplémentaire, et un encombrement supérieur. Là, Sony fait mieux puisque la plupart de ces fonctions (sauf le 10 bits) sont disponibles en interne, sans surcoût. Et, en vidéo, le roi incontesté parmi les hybrides est le Panasonic Lumix GH5, qui n’a certes pas de capteur 24 x 36 mm, mais sait le faire oublier.

N’ayant pas d’enregistreur externe à notre disposition, nous avons dû nous contenter de tester la partie vidéo du Nikon Z 6 « nu ». Notez toutefois que le Z 6 propose le focus peaking (pour contrôler et ajuster la mise au point manuellement) et le zebra en vidéo (pour contrôler la surexposition), ce qui est très appréciable.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 24-70 mm f/4 S – 65mm – ISO 6.400 – 1/40 sec. – f/4

L’enregistrement se fait en h.264 et le boîtier génère des fichiers en .mov ou .mp4. En UHD (que Nikon appelle abusivement 4K), trois cadences sont disponibles : 30p, 25p et 24p. Point de 60p à l’horizon mais de toutes manières, en attendant les prochains Lumix S1/S1R, aucun boîtier 24 x 36 mm, hybride ou reflex, n’en est aujourd’hui capable.

Deux types de Full HD sont proposés. De la Full HD « classique », avec des cadences de 120p, 100p, 60p, 50p, 30p, 25p et 24p, et de la Full HD « ralentie » en 30p 4x, 25p 4x et 24p 5x.

Mais quelle est la différence ?

En Full HD « ralentie », c’est l’appareil photo lui-même qui, en interne génère une vidéo ralentie 4 ou 5 fois par rapport à la vitesse réelle. Très pratique pour les scènes d’action, que vous pratiquiez la prise de vue animalière ou sportive, et si vous n’avez pas de temps à consacrer à un logiciel de montage. En contrepartie, cet enregistrement en Full HD « ralentie » est muet (ce qui semble logique).

Les modes Full HD « classiques » enregistrent, eux, avec le son. Ce sera à vous de ralentir la vidéo en post-production sur votre logiciel de montage, et selon la vitesse que vous préférez. Ainsi, par exemple, en partant d’un enregistrement en Full HD 120p, vous pouvez ralentir votre séquence 2 fois, 3 fois, 4 fois, et jusqu’à 5 fois. Notez enfin que, en fonction de la définition (UHD, Full HD « classique », Full HD « ralenti »), la durée maximale d’enregistrement varie, la plus longue étant disponible en Full HD avec un maximum de 29 minutes et 59 secondes (seulement 14 minutes en UHD).

Vous pouvez, à tout moment, choisir entre deux qualités d’image en vidéo : normale ou élevée. Ce qui n’est pas très parlant puisque, en vidéo, nous aurions préféré une information en termes de débit (en kbits/s par exemple), c’est bien plus parlant. Néanmoins, pour vous donner un ordre d’idée, une séquence de 10 secondes en UHD 30p pèsera 150 Mo soit, en extrapolant, quasiment 1 Go pour une minute de vidéo UHD/4K ! Autant dire que filmer dans cette définition ne s’improvisera pas et qu’il faudra prévoir le budget XQD qui convient.

Toutes ces considérations sont bien jolies, mais, dans les faits, comment cela se passe de filmer avec un Z 6 ? Plutôt bien, en fait.

Vous apprécierez la qualité d’image, bien sûr, Nikon ayant transposé son savoir faire en termes de D-Lightning et Picture Profile de la photo vers la vidéo. Vous apprécierez la possibilité d’ajuster la mise au point manuelle à la volée, en toute fluidité, sans perdre pour autant la mise au point automatique, redoutablement efficace et sans commune mesure avec ce dont les reflex du constructeur sont capables.

Au passage, si vous n’êtes pas familier des hybrides, ce sera l’occasion de goûter aux joies de la possibilité de filmer en cadrant avec le viseur et non plus à bout de bras sur le seul écran. Par contre, et c’est un peu frustrant, sauf en exposition totalement manuelle, le boîtier vous forcera à travailler avec une sensibilité automatique en modes P, S et A.

Test Nikon Z 6 : pour qui et quels usages

Voici une liste non limitative (et personnelle) d’usages pour ce Nikon Z 6, ainsi que les points qui doivent vous interpeller si vous envisagez de changer de boîtier pour l’hybride Nikon.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 1.000 – 1/80 sec. – f/1.8

Le Nikon Z 6 peut vous intéresser si :

  • vous avez envie de franchir le pas du reflex vers l’hybride sans quitter l’écosystème Nikon,
  • vous disposez déjà d’un parc optique en monture F, notamment non stabilisées, que vous aimeriez redécouvrir,
  • vous cherchez un boîtier polyvalent, de terrain, aussi à l’aise en reportage qu’en sport, bien plus discret et silencieux qu’un reflex,
  • vous appréciez la photographie en basse lumière,
  • vous cherchez une évolution significative par rapport à votre D750,
  • vous n’êtes pas nikoniste mais cherchez un hybride 24 x 36 mm moins alambiqué que ceux de Sony.

Le Nikon Z 6 va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin de très hautes définitions (préférez alors un Z 7 ou un D850),
  • vous avez des exigences pointues en vidéo,
  • vous êtes intransigeant sur l’autofocus en faible luminosité.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – 1.600 ISO – 1/40 sec. – f/1.8

Test Nikon Z 6 : conclusion

Le Nikon Z 6 est un bon élève. Un très bon élève, même. C’est un peu comme si les ingénieurs maison avaient scrupuleusement décortiqué tout ce que faisait la concurrence (à commencer par Sony), pour n’en retirer que le meilleur et délivrer un boîtier équilibré, robuste, efficace et, parce que c’est un terme à la mode, « future-proof ».

En d’autres termes, le Z 6 est un boîtier bien né, très bien né même. L’ergonomie est à la fois familière mais modernisée. La construction est irréprochable et le boîtier semble indestructible.

Nikon a fait des paris osés tournés vers l’avenir : carte XQD, très grande monture Z, viseur haut de gamme, USB 3.0 Type C, rafale à 12 images seconde, excellente gestion des hautes sensibilités, etc. Tout cela constitue un boîtier équilibré, plaisant à utiliser, après lequel on a bien du mal à revenir au reflex une fois qu’on y a goûté.

Pour autant, le Z 6 n’est pas exempt de reproches mais ceux-ci sont, à l’heure d’écrire cette conclusion, parfaitement corrigeables de manière logicielle. Il est là surtout question de petits ajustements ergonomiques, pour les problèmes les plus légers, et d’un travail d’optimisation de l’autofocus en faible luminosité, pour le problème le plus désagréable.

Et si dans le fond, contrairement à ce que dit son slogan, Nikon n’a pas réinventé l’hybride mais s’est plutôt réinventé, espérons que le constructeur profite de l’occasion pour également repenser sa politique de suivi et de mise à jour de firmware.

D’ici là, le Z 6 nous laisse un très bon souvenir, et nous aurions bien aimé continuer à photographier en sa compagnie quelques mois de plus, tant il est plaisant et logique à utiliser. De quoi éclipser les Sony Alpha 7 et séduire les utilisateurs de reflex qui, jusqu’à présent, pouvaient se montrer encore sceptiques vis à vis des hybrides.


Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l’hybride 45Mp Nikon

Ce test Nikon Z7 vous présente les performances du premier hybride Nikon (avec son frère de gamme Nikon Z6) après une semaine d’utilisation dans différentes situations de prise de vue.

Disposant d’un capteur plein format 24×36, de la nouvelle monture Nikon Z et d’un généreux viseur électronique, cet hybride est prometteur mais que vaut-il sur le terrain, équipé des optiques Nikon Z comme des optiques Nikon AF-S ? Je vous propose un premier avis après une semaine d’utilisation quotidienne et avant les tests à venir de l’ensemble de la gamme Nikon Z.

MàJ septembre 2024 : le test du nouveau Nikon Z 6III est disponible ici.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Les Nikon hybrides au meilleur prix chez Miss Numerique

Préambule : le Nikon Z7 propose de nombreuses fonctions avancées en photo comme en vidéo. Il m’est impossible d’en faire le tour en une semaine, aussi vous trouverez ici les principaux résultats du test « photo », des compléments d’informations seront publiés ultérieurement sur la partie vidéo.

Firmware : ce test a été réalisé avec la première version du firmware Nikon Z7, la version 2.0 disponible depuis mai 2019 améliore grandement la détection en basse lumière pour l’autofocus et apporte la fonction Eye-AF (en savoir plus).

Test Nikon Z7 : présentation

Le Nikon Z7 inaugure la gamme de boîtiers plein format sans miroir Nikon, enterrant de fait la précédente gamme hybride Nikon One. Bien que n’entrant pas en concurrence directe avec les reflex D750 et D850, les Nikon Z6 et Z7 intéressent de nombreux nikonistes qui voient en eux les possibles remplaçants de leur reflex plus encombrant et plus lourd (voir la présentation des Nikon hybrides).

La bague d’adaptation Nikon FTZ permet d’utiliser les optiques pour reflex, la transition n’en est que plus simple. Près de 300 optiques Nikon sont compatibles, sans compter les objectifs des opticiens indépendants comme Tamron  ou Sigma.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Test Nikon Z7 : le boîtier avec trois des prochaines optiques annoncées
Nikon Z 24-70mm f/2.8 – Nikon Z 58mm f/0.95 Noct S – Nikon Z 14-30mm f/4 S

Les Nikon hybrides n’ont pas comme seuls arguments leur poids et leur compacité, cela peut même être secondaire selon vos besoins. Le Nikon Z7, seul modèle disponible au moment de ce test, a pour lui :

  • un capteur CMOS BSI (rétroéclairé) de 45,7 Mp sans filtre passe-bas
  • un nouveau processeur Expeed 6
  • un autofocus à 493 collimateurs couvrant 90% du champ
  • un viseur électronique 100%
  • un mode rafale à 9 im/sec 
  • un écran inclinable et tactile
  • la vidéo 4K
  • un mode time-lapse 8K
  • … pour ne citer que ces points là.

Pour ce test Nikon Z7 j’ai évalué les points suivants :

  • le gabarit du boîtier et sa construction,
  • l’ergonomie du boîtier,
  • la qualité de la visée électronique et son rendu image réelle,
  • la réactivité et la précision de l’autofocus,
  • la montée en sensibilité du capteur,
  • la qualité des images délivrées avec les optiques Z,
  • la qualité des images délivrées avec les optiques AF-S,
  • l’autonomie.

Je ne reviendrai pas ici sur les avantages et inconvénients de l’hybride face au reflex, j’en parle dans ce sujet dédié (et dans la vidéo qui l’accompagne).

Présentation du Nikon Z7 en vidéo

Vous n’avez pas encore pris en main le Nikon Z7 ? Voici la présentation du boîtier, de la bague FTZ et du couplage avec les optiques F.

Test Nikon Z7 : présentation

J’ai passé une semaine avec le Nikon Z7 et l’ai utilisé lors de plusieurs séances de prise de vue, en intérieur comme en extérieur, sur des sujets statiques comme en mouvement.

Pour avoir déjà testé de nombreux reflex et quelques hybrides, je me suis attaché à vous donner mon ressenti à l’utilisation ainsi que les différences que j’ai pu noter par rapport aux Nikon D750 et D850.

Test Nikon Z7 : Gabarit et construction

Si vous vous contentez de regarder les illustrations, vous pouvez penser que le Nikon Z7 n’est guère moins encombrant qu’un reflex plein format. Et guère moins lourd par voie de conséquence. Prenez-le en main, vous allez voir que c’est trompeur.

Test du Nikon Z7 : comparaison de taille entre Nikon Z7 et Nikon D750

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S à gauche – Nikon D750 + AF-S 24-70mm f/2.8 à droite

Gabarit

Pour un hybride plein format, le Nikon Z7 est plus compact qu’un D850 ou un D750 plus trapus. Il tient dans la main, et sa poignée plus creuse que celle des reflex permet de le tenir du bout des doigts comme je le montre dans la vidéo.

Cette poignée conviendra à la plupart des utilisateurs, je peux tenir le boîtier avec mon pouce aussi ceux d’entre vous qui ont de grosses mains devraient arriver à loger leurs doigts.

Le Nikon Z7, comme le Nikon Z6, vous semble trop imposant pour un hybride ? N’oubliez pas qu’il utilise un capteur plein format et que la taille de ce capteur impose une taille de boîtier plus importante que celle que vous pouvez trouver sur les hybrides APS-C. 

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Le Nikon Z7 avec l’objectif Nikon Z 24-70mm f/4 S

Cette compacité permet de poser le boîtier partout : sur le bord d’une fenêtre comme sur le bord d’un mur, sans prendre le risque qu’il ne bascule. Si vous aimez les cadrages insolites, vous allez être servis. La longueur réduite du zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S, zoom de prédilection pour ces Nikon hybrides, évite la bascule de l’ensemble vers l’avant, l’équilibre est parfait.

Construction

Le Nikon Z7 est de la même trempe que les reflex experts-pros de la marque.  Le châssis en alliage de magnésium (la constitution exacte n’est pas précisée par la marque) donne le sentiment d’avoir un boîtier solide en main, sans qu’il ne soit trop lourd.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Test Nikon Z7 : la connectique audio/vidéo, USB, HDMI et prise télécommande

L’articulation de l’écran est celle des reflex, les trappes sont fermées par des bouchons étanches aux intempéries, le Nikon Z7 peut fonctionner sous la pluie et dans les environnements poussiéreux.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Test Nikon Z7 : l’écran inclinable et l’emplacement pour la carte XQD

Tant qu’à parler poussière, parlons du nettoyage du capteur. J’ai changé d’objectifs plusieurs fois par jour lors de ce test, dans des conditions souvent inhabituelles. Le capteur, proche de la monture sur les Nikon Z n’en a pas souffert.

Le nettoyage de capteur intégré au boîtier  est plus long que sur un reflex (18,34 secondes contre 5,12 sur le D750), Nikon ne précisant pas pourquoi. Je n’ai remarqué aucune poussière sur les images, et si c’était le cas, sachez que ce capteur est plus simple à nettoyer que celui d’un reflex caché derrière le miroir.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Test Nikon Z7 : le capteur du Z7 est plus proche et exposé tandis que
celui du reflex est caché derrière le miroir et plus complexe à nettoyer

L’unique emplacement pour carte mémoire XQD est justifié par Nikon pour gagner en compacité et en performances. Délaisser le double slot XQD+SD me semble une bonne idée, la multiplication des cartes n’est pas pratique à gérer.

Les cartes SD arrivent aux limites de performances en écriture, les XQD font déjà mieux et le standard CFExpress qui arrive (voir ici) sera supporté par les Nikon Z.

Sauf que … une seule carte c’est l’obligation de choisir une capacité supérieure et de mettre tous ses œufs dans le même panier, ce que n’apprécient pas forcément tous les photographes. Les pros avec lesquels j’ai pu en parler ne s’en inquiètent pas, les amateurs semblent plus sensibles. L’avenir nous dira si Nikon va tenir compte de ces observations pour la suite de la série.

Test Nikon Z7 : ergonomie et commandes

Les nikonistes ne seront pas perdus : l’ergonomie du Nikon Z7 est très proche de celle d’un reflex de la marque. Les touches de commandes sont les mêmes et placées presque toutes au même endroit. Les commandes du capot supérieur – déclencheur photo, déclencheur vidéo, touche ISO et correcteur d’exposition- sont les mêmes.

Le déclencheur vidéo pourrait être interverti avec le correcteur d’exposition, il tombe naturellement sous l’index tandis qu’il faut écarter le doigt comme sur les reflex pour activer la correction d’exposition.

Si vous n’utilisez pas le mode vidéo, n’hésitez pas à attribuer au déclencheur vidéo une autre fonction, par exemple le choix du mode AF puisque la commande en face avant des reflex n’existe pas sur cet hybride. Il faut en passer par les menus ou une touche de fonction. J’ai toujours trouvé ce commutateur physique peu pratique, je lui préfère de loin une touche de fonction avec molette, c’est toutefois une touche personnalisable en moins à disposition que vous devrez attribuer à l’AF.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Test Nikon Z7 : les commandes supérieures, la molette principale
et l’écran de rappel des infos de prise de vue

La touche de contrôle du mode de mesure de lumière (matricielle, pondérée, spot) manque aussi à l’appel. Il faut avoir recours au menu rapide ou à une touche de fonction pour changer ce réglage, la compacité a un prix.

J’ai apprécié le joystick arrière de sélection de la zone de détection AF. Il tombe pile sous le pouce. Du fait de la couverture du champ bien plus grande que sur un reflex, ce déplacement peut s’avérer lent si vous utilisez une petite zone de détection. Nikon pourrait implémenter un accélérateur du type de celui que l’on trouve sur les claviers de smartphones.

J’aurais apprécié également de pouvoir recaler au centre du viseur la zone de détection par appui sur le bouton central de ce joystick. Il faut passer par le pad arrière, situé plus bas, ce n’est pas très ergonomique car cela oblige à décaler le pouce. Une mise à jour du firmware devrait pouvoir corriger ce point.

Test du Nikon Z7 : comparaison de taille entre Nikon Z7 et Nikon D750

Test Nikon Z7 : l’écran arrière avec le menu personnalisé et les commandes à droite dont le joystick AF

Le menu rapide, comme sur les reflex, bénéficie de la fonction tactile. Il est aisé de changer une valeur du bout du doigt. Ce menu est personnalisable, vous pouvez lui attribuer les fonctions de votre choix. Notez qu’en double tapant (on ne clique pas sur un écran tactile !), vous validez votre choix sans devoir passer par la touche Ok, c’est encore plus rapide.

Je suis moins fan de la position de la  touche de visualisation des photos. Idéalement placée sur un reflex, l’œil quittant le viseur pour voir les photos, elle est du mauvais côté pour moi sur l’hybride. En effet le viseur électronique permet de voir la photo faite sans que l’œil n’est à quitter le viseur,. Appuyer sur cette touche à gauche nécessite de bouger la main gauche qui soutient l’objectif, un mouvement peu pratique. Positionnée à droite, cette touche tomberait naturellement sous le pouce.

Les deux touches de fonction Fn1 et Fn2 situées en face avant sont plus ergonomiques que sur les reflex. De forme rectangulaire, je les trouve plus accessibles. J’émets une réserve pour la touche Fn2 : pensant à un problème de firmware face à une molette inactive, j’ai vite réalisé que mon petit doigt appuyait sur cette touche par inadvertance, bloquant le réglage associé à la molette. Mieux vaut garder les doigts de la main gauche serrés pour éviter cet effet de bord.

Test du Nikon Z7

Test Nikon Z7 : les touches de fonctions sur la face avant et la molette frontale

La molette supérieure gauche n’appelle aucune remarque, elle est efficace et son système de verrouillage central évite qu’elle ne tourne lorsque vous rangez le boîtier dans le sac, c’est bien vu et un autre des héritages Nikon.

Le petit écran supérieur du Nikon Z7 est le bienvenu pour afficher un rappel des informations de prise de vue (temps de pose, ouverture, ISO) de même que le niveau de batterie, le mode de déclenchement sélectionné et le nombre de vues restantes.

Cet écran évite de devoir porter l’œil au viseur ou d’allumer l’écran arrière, c’est autant de gagné en autonomie. Sa taille réduite lui permet de ne pas occuper trop de place sur ce boîtier compact. Il s’avère plus lisible dans l’obscurité que celui des reflex et ne nécessite pas d’allumer l’éclairage de bord.

Test Nikon Z7 : Viseur électronique

Ah, le viseur électronique ! Il a déjà fait couler beaucoup d’encre (et de salive) tant la visée optique est ancrée dans les esprits. Sans chercher à convaincre personne, je ne peux dire qu’une chose : essayez.

Le viseur du Nikon Z7 est généreux, bien plus que sur un hybride APS-C par exemple, avec un niveau de détail à la hauteur des meilleurs viseurs EVF du moment (EVF : Electronic View Finder).

Voici un aperçu approximatif en vidéo de ce que vous pouvez voir dans le viseur. Notez la possibilité de viser en noir et blanc (rappel : le viseur affiche une image réelle) comme d’utiliser la loupe électronique pour affiner la mise au point en manuel.

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La luminosité et le rendu colorimétrique de ce viseur sont ajustables via les menus. Je n’ai pas eu à toucher à la luminosité, le réglage automatique me convient donnant une visée proche de ce que je voyais avec mes yeux. Gardez en tête que le viseur affiche une image réelle, tenant compte du Picture Control choisi et des réglages comme la correction d’exposition.

Avoir l’affichage direct du rendu colorimétrique et de l’exposition est un avantage des hybrides, cette fonction pouvant toutefois être désactivée si vous préférez disposer d’une visée plus proche de l’optique.

Contrairement à la visée optique immédiate par définition, ce viseur s’initialise au démarrage du boîtier. Il reste néanmoins rapide avec moins d’une seconde pour être opérationnel. L’ajustement de la luminosité peut nécessiter quelques dixièmes de seconde supplémentaires selon la scène cadrée. Pour accélérer cette mise en route j’ai laissé le boîtier allumé pendant mes séances, l’autonomie n’en souffre pas trop (voir plus bas).

En soirée, quand la lumière manque, ce viseur permet de « voir clair » sans montrer de scintillements désagréables à l’œil. Bien que porteur de lunettes, je n’ai pas éprouvé de fatigue oculaire particulière après plusieurs heures d’utilisation. Le correcteur dioptrique m’a permis d’adapter la netteté du viseur à ma vue tout comme sur mon reflex, le dégagement oculaire important s’avère un atout si vous avez des lunettes aussi.

Autre particularité du viseur EVF, c’est le temps de réaction lorsque vous bougez rapidement le boîtier, pour un filé par exemple. L’électronique doit suivre pour afficher une image le plus « temps réel » possible. Le viseur du Nikon Z7 s’en sort bien, au niveau des meilleurs là-aussi. J’ai pu comparer avec un viseur optique (Nikon D750), un viseur hybride (Fujifilm X-Pro2) et ce viseur Nikon Z7. Pas de différence visible : un balayage horizontal rapide génère le retard habituel des viseurs électroniques, avec très peu de décalage toutefois par rapport à la visée optique Nikon. Ce n’est en aucun cas gênant pour suivre le sujet.

Test Nikon Z7 : Autofocus et suivi de la mise au point

L’autofocus du Nikon Z7 fait parler de lui car il diffère de celui d’un reflex Nikon. Les modules autofocus des premiers hybrides s’avéraient lents et parfois imprécis. Les modules récents, toutes marques confondues, sont bien plus réactifs et celui du Nikon Z7 l’est particulièrement grâce à l’utilisation conjointe de la détection de phase et de la détection de contraste (comme sur un reflex, via les collimateurs centraux).

Réactivité

J’attends d’un autofocus qu’il trouve le point très vite et le garde. Lors de ce test Nikon Z7, j’ai soumis l’autofocus à différentes situations, du sujet parfaitement immobile en pleine lumière à la plante qui oscille avec le courant d’air en soirée. Ce module AF est au niveau de celui des reflex. La mise au point est immédiate dès l’appui sur le déclencheur. En passant d’un sujet proche à un sujet lointain, la correction se fait très vite, avec les optiques Nikon Z comme avec les optiques AF-S équipées de la bague FTZ.

Test Nikon Z7 en studio

Test Nikon Z7 : l’autofocus en studio sur sujet en déplacement lent
24-70mm f/4 @ 70mm – 1/250ème – f/4 – 3200 ISO
cliquez sur la photo pour la voir dans sa taille native

La précision de l’autofocus peut varier en fonction de la taille de la zone de détection sélectionnée. La plus petite taille peut créer quelques imprécisions selon le contraste de la scène et la nature du sujet. Mieux vaut l’agrandir dans ce cas.

De même j’ai trouvé que l’autofocus hésitait plus fréquemment en basse lumière, le niveau de détection calé à -1IL sur le Nikon Z7 mériterait de passer à -2Il comme sur le Nikon Z6 (le test du Nikon Z6 à venir permettra de vérifier ce point).

Mise à jour :  Le firmware 2.0 apparu en mai 2019 améliore toutefois beaucoup la détection en basse lumière.

Test Nikon Z7 : réactivité et précision de l'autofocus de nuit

Test Nikon Z7 : l’autofocus de nuit sur sujet en déplacement
AF-S 50mm f/1.8 – 1/100ème – f/2.2 – 1600 ISO
cliquez sur la photo pour la voir dans sa taille native

5 tailles de zone de détection différentes sont disponibles, de la plus grande couvrant la presque totalité du champ à la plus petite à peine visible dans le viseur parfois.

Suivi AF

C’est sur le suivi AF que l’on attend les Nikon Z, Nikon nous ayant trop bien habitués avec les reflex. C’est d’autant plus critique que le Nikon Z7 ne dispose pas du suivi 3D, bien qu’il dispose de la détection de visage et du suivi du sujet classique.

Mise à jour : le firmware 2.0 sorti en mai 2019 et donc non disponible au moment de ce test apporte la détection de l’œil Eye-AF qui facilite encore un peu plus le suivi de la mise au point pour les portraits.

Le nombre d’opérations à traiter pour assurer la mise au point sur 493 collimateurs impose des contraintes de calcul fortes au processeur Expeed 6. Le Nikon Z6 avec 273 collimateurs « seulement » et un seuil de détection de -2 Il (-1 Il sur le Z7) pourrait s’en sortir un peu mieux, cela reste à tester.

Le comportement de ce module AF surprend lors des premières utilisations, lorsque vous suivez un sujet en mouvement vous pouvez penser qu’il perd le point entre deux photos. J’ai tenu à vérifier cela sur plusieurs séries de photos dont un manège pour enfants tournant à deux mètres de moi.

J’avais parfois l’impression que le Nikon Z7 perdait la mise au point et pourtant toutes les photos sont nettes. Attention donc à ne pas porter un jugement trop rapide sur les performances, analysez vos images.

Test Nikon Z7 - suivi autofocus

Test Nikon Z7 : l’autofocus sur sujet en déplacement rapide
la mise au point est calée sur l’objectif de l’appareil photo de Donald
24-70mm f/4 @ 70mm – 1/320ème – f/5.6 – 400 ISO
cliquez sur la photo pour la voir dans sa taille native

Le suivi de visage détecte et accroche très vite tout comme le mode AF-C avec zone de détection automatique. Dans ce mode, vous calez le collimateur central de la zone à 9 collimateurs sur le sujet qu’il faut suivre avec le joystick s’il se déplace hors de la zone (c’est la limite de ce mode). L’autofocus utilise un des collimateurs adjacents si le sujet échappe au collimateur central.

Par expérience, je n’ai pas obtenu la même souplesse qu’avec le suivi 3D d’un reflex Nikon qui évite de déplacer le groupe de collimateurs manuellement. Plutôt que de deviser trop longtemps sur ces différents modes, j’ai préféré analyser les photos faites pour voir si la netteté était au rendez-vous (c’est quand même le but). J’ai le même taux de réussite qu’avec mon reflex (reportage lors d’un défilé de mode). Le même aussi sur tous les sujets en mouvement lent.

Je n’ai pu évaluer la précision de cet autofocus sur un spectacle de danse en très basse lumière (ma spécialité mais la saison n’a pas commencé), c’est l’exercice qu’il me reste à faire pour valider la pertinence de ce module.

Test Nikon Z7 : sensibilité et dynamique, stabilisation

Montée en sensibilité

Le capteur du Nikon Z7 fait-il aussi bien en sensibilité que celui du Nikon D850 ? La question est sur toutes les lèvres avant que la même ne soit posée pour le Nikon Z6 quand il va arriver face au Nikon D750.

La série de photos ci-dessous est faite avec le Nikon Z7 et le Nikon Z 35 mm f/1.8 S. J’ai changé le temps de pose pour avoir la sensibilité correspondante. L’ouverture f/8 est fixe, la balance des blancs est en automatique.

64 ISO à 3.200 ISO

Les images tests montrent une belle réaction du capteur entre 64 et 3.200 ISO, fort heureusement d’ailleurs puisqu’il s’agit de valeurs désormais courantes. Passez la souris de votre ordinateur sur l’image ci-dessous pour faire défiler le diaporama.

Test Nikon Z7 - ISO

Test Nikon Z7 : ISO 64 à 102.400
cliquez ici pour voir les fichiers si le diaporama ne s’affiche pas

3.200 ISO

La montée du bruit numérique reste très discrète entre 1.600 et 3.200 ISO. Les résultats sont les mêmes que ce que j’ai pu observer avec le D850. Le lissage du fichier JPG est pratiquement inexistant, il faut passer en affichage 1:1 pour l’apercevoir.

6.400 ISO

A 6.400 ISO, valeur limite entre le bon et l’acceptable sur de nombreux boîtiers, le bruit commence à apparaître en affichage 100%. C’est le lissage du JPG qui s’avère le plus visible, sur les détails fins en particulier. Les images en JPG natifs restent utilisables tandis que le post-traitement des fichiers RAW permettra d’optimiser les résultats.

12.800 ISO

A 12.800 ISO le bruit se voit très nettement sur un JPG affiché dans des dimensions classiques (par exemple 1024 pixels à l’écran). L’aspect granuleux n’est pas désagréable mais le lissage appliqué par le boîtier sur le fichier JPG est très visible. Bien exposées, les images sont utilisables après post-traitement logiciel (Lightroom Classic CC, DxO PhotoLab, Capture One Pro …).

25.600 ISO

25.600 est la limite à ne pas dépasser pour produire des photos encore exploitables mais présentant un niveau de bruit très visible. Le lissage du JPG est important rendant les images peu agréables à l’œil. Le recours au post-traitement est impératif pour récupérer une image de meilleure qualité.

Ce test du Nikon Z7 montre un niveau de performance équivalent à ces sensibilités face au Nikon D850, ce qui est déjà très bien.

51.200 ISO

Cette sensibilité est atteinte en poussant le réglage d’ISO à +1 au-delà de la valeur seuil de 25.600 ISO. Le niveau de bruit est important, une coloration peu agréable apparaît dans les aplats de couleurs et le lissage du JPG dégrade fortement la finesse des détails.

L’image JPG est peu exploitable hors usages web limités. Le post-traitement permettra de faire un peu mieux mais c’est une valeur sur laquelle il ne faut pas compter pour sortir des images propres.

102.400 ISO

A 102.400 ISO nous flirtons avec les extrêmes. Le bruit est excessivement visible, le lissage du JPG le rend inexploitable au-delà des petits formats web. Les logiciels de post-traitement actuels auront fort à faire pour améliorer ces images. Nous sommes aux limites du capteur et, probablement, de cette technologie de capteur.

Note : j’ai fait plusieurs tests en modifiant la définition des fichiers RAW comme JPG de 45 Mp à 25,6 et 11,4 Mp afin de vérifier s’il y avait un impact sur la montée en sensibilité. Je n’ai constaté aucune différence visible à l’œil. Il me reste à tester le Nikon Z6 et ses 24 Mp pour vérifier s’il permet de gagner une valeur ISO face au Z7 comme sa fiche technique l’indique.

Dynamique du capteur

La dynamique d’un capteur est au moins aussi importante que sa capacité à monter en ISO. Pouvoir encaisser des basses et hautes lumières tout en gardant du détail dans les deux zones est primordiale. Dans le cas de scènes à très fort contraste, en pleine journée comme en spectacle avec des éclairages ponctuels, une grande dynamique permet de produire des images détaillées dans les ombres et les zones claires.

Il est difficile de faire ce test sans un équipement de mesure adapté, aussi je me contenterai de vous donner mon ressenti.

Test Nikon Z7 dynamique capteur

Test Nikon Z7 + Nikon Z 24-70 mm f/4
70 mm – 1/20 ème – f/4 – ISO 200
lien vers le fichier natif

Lors de ce test Nikon Z7 j’ai fait plusieurs séries de photos en pleine lumière, en contre-jour, afin de voir ce que je pouvais tirer d’un JPG natif et ce que je pouvais récupérer dans Lightroom à partir du RAW.

En JPG le résultat est très satisfaisant et sensiblement le même que ce que j’ai pu obtenir avec le D850. Les hautes lumières, par exemple dans les ciels, conservent du détail sans que les zones d’ombres ne soient bouchées. Le Nikon Z7 expose bien, conservant aux ciels très lumineux leurs couleurs. L’apparente surexposition des zones les plus claires est gérable en post-traitement RAW et permet de récupérer des détails. Un réglage fin du boîtier en JPG permettra d’optimiser encore le résultat.

Stabilisation

Le Nikon Z7 met en œuvre un système de stabilisation intégré au boîtier (IBIS – In Body Image Stabilization) à la différence des reflex de la marque ayant toujours privilégié la stabilisation Nikon VR dans les optiques. Sur le Nikon Z7 (et le Z6) la stabilisation joue sur 5 axes avec les optiques Z, 3 axes avec les optiques AF-S stabilisées qui apportent leur propre stabilisation complémentaire et 3 axes uniquement pour les optiques non stabilisées.

En pratique l’avantage est à l’hybride qui permet de stabiliser toutes les optiques compatibles, même les plus anciennes, et de favoriser les optiques AF-S stabilisées lorsque vous utilisez la bague FTZ.

Avec le zoom 24-70 mm f/4 à 70 mm j’ai pu descendre au 1/20 sec. sans constater aucun flou de bougé. Quelques photos faites avec des temps de pose plus longs restent exploitables, ce qui est une belle performance pour un capteur de 45 Mp très exigeant envers les micro-mouvements.

Test Nikon Z7 stabilisation avec zoom Nikon Z 24-70mm f/4

Test Nikon Z7 + Nikon Z 24-70 mm f/4
70 mm – 1/20 ème – f/4 – ISO 200
lien vers le fichier natif

Avec le 50 mm f/1.8 AF-S non stabilisé, le score est très honorable aussi puisque j’ai pu faire une série de photos parfaitement exploitable avec des temps de pose de l’ordre de 1/6 ème de sec.

Test Nikon Z7 stabilisation avec objectif Nikon AF-S

Test Nikon Z7 + Nikon AF-S 50 mm f/1.8
1/6 ème – f/1.8 – ISO 1.600
lien vers le fichier natif

Test Nikon Z7 : Qualité des images

avec les optiques Nikon Z

J’ai utilisé le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S et le Nikon Z 35 mm f/1.8 S pour ce test Nikon Z7, le 50 mm n’étant pas encore disponible.

Zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S

Ce zoom à ouverture f/4 propose la plage de focale traditionnelle du zoom de reportage, et en attendant l’arrivée du zoom équivalent à ouverture f/2.8 l’an prochain, ce f/4 s’avère idéal. Compact et léger, il participe à la bonne prise en main de l’ensemble objectif-boîtier hybride.

Test Nikon Z7 + 24-70mm f/4

Test Nikon Z7 + Nikon Z 24-70 mm f/4
70 mm – 1/640 ème – f/4 – ISO 100
lien vers le fichier natif

Court dans sa position de transport, verrouillable, il s’allonge progressivement de 24 à 70 mm sans devenir pour autant aussi encombrant qu’un megazoom reflex type 28-200 ou même 18-105. Proposé à un tarif très compétitif de 600 euros en kit avec le boîtier, c’est un excellent compromis si vous ne voulez pas dépenser plus tout en bénéficiant de performances largement supérieures à celles des zooms reflex de milieu de gamme.

La bague personnalisable peut se voir affecter plusieurs des fonctions du boîtier, comme le contrôle de l’ouverture à la manière des bagues de diaphragme de certains objectifs. Notez que la valeur d’ouverture est alors réinitialisée lors de l’extinction du boîtier.

Les résultats à toutes les ouvertures sont étonnants pour un zoom f/4 de ce prix. Seule l’ouverture maximale f/4 s’avère un peu plus molle, les images restant parfaitement exploitables. Dès f/5 le piqué s’avère excellent jusqu’à l’ouverture minimale f/22.

Le zoom Nikon Z 24-70 mm S est l’objectif de choix pour ce Nikon Z7 (comme pour le Nikon Z6), son tarif en kit en fait un incontournable.

Nikon Z 35 mm f/1.8 S

La focale 35 mm est idéale en reportage, en photo de rue, autant de situations pour lesquelles l’hybride s’avère plus discret que le reflex.

Test Nikon Z7 + Nikon Z 35mm f/1.8

Test Nikon Z7 + Nikon Z 35 mm f/1.8
1/200 ème – f/4.5 – ISO 100
lien vers le fichier natif

La qualité des images produites, l’absence de distorsion visible en périphérie des images (un des bénéfices de la monture Z), la prise en main avec une bague très large … font de ce 35 mm f/1.8 un des meilleurs 35 mm qu’il m’ait été donné de tester.

Certes il coûte plus cher qu’un Nikon AF-S 35 mm f/1.8, il est plus long mais quelle différence ! Les opticiens Nikon sont partie d’une feuille blanche pour créer les optiques Z et bien leur en a pris, ce 35 mm est une vraie réussite.

avec les optiques Nikon AF-S

Les optiques Nikon AF-S (et AF-P) sont compatibles avec le Nikon Z via la bague d’adaptation FTZ (F to Z). Cette bague permet de monter l’objectif et de conserver l’autofocus, ce qui n’est pas le cas des anciennes optiques AF et AF-D qui n’ont pas de motorisation intégrée.

La bague FTZ est un adaptateur mécanique et électronique, elle ne comporte aucune lentille. Le couplage est immédiat avec les optiques pour Nikon F. Focale, ouverture et distance de mise au point sont bien évidemment reconnues et pilotées par le boîtier.

Test Nikon Z7 + AF-S 50mm f/1.8 avec bague FTZ

Test Nikon Z7 + Nikon AF-S 50 mm f/1.8
1/50 ème – f/1.8 – ISO 1.600
lien vers le fichier natif

A l’usage, la seule différence entre les Nikon Z et les Nikon AF-S c’est l’initialisation nécessaire au démarrage du boîtier. Immédiate sur les Nikon Z, elle demande quelques dixièmes de seconde sur les F en raison, probablement, des différences de fonctionnement de l’autofocus.

Une fois couplées, les optiques AF-S fonctionnent comme sur les reflex, la réactivité est la même, le résultat en terme de qualité d’image est identique, les contrôles d’ouverture et de mise au point via le boîtier en tous points identiques également.

Test Nikopn Z7 : bague FTZ + Nikon AF-S 70-200mm f/2.8

Test Nikon Z7 : la bague FTZ avec le zoom Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8

La seule différence visible reste la bague FTZ qui ajoute 28 mm à la longueur totale de l’optique F. C’est très visible sur un 35 mm AF-S, très peu sur un 70-200 mm f/2.8, pas du tout sur un 200-500 mm.

Cette bague dispose d’un pas de vis standard qui permet de fixer un trépied ou monopode, l’équilibre de l’ensemble boîtier-objectif est alors optimisé (et la semelle du boîtier protégée si l’objectif est lourd).

Test Nikon Z7 : Autonomie

Fort décriée lors de l’annonce des Nikon Z, l’autonomie du Nikon Z7 est loin d’être celle donnée par les tests CIPA et que Nikon se doit de reprendre dans ses fiches techniques.

Les tests CIPA donnent une autonomie de 330 vues pour le Nikon Z7. Cette valeur théorique est calculée à partir du protocole de test des appareils reflex dont le mode de consommation électrique diffère de celui des hybrides. Un reflex consomme plus au démarrage qu’en fonctionnement normal. Un hybride consomme en continu puisque son viseur est électronique. Le processeur est plus sollicité pour effectuer les opérations nécessaires au fonctionnement de l’autofocus (420 millions d’opérations par secondes, source Nikon).

Au final, l’autonomie réelle d’un Nikon Z7 est bien supérieure à la valeur théorique. Après avoir passé une journée à faire des photos, avec le viseur EVF, contrôle sur l’écran arrière, défilement des menus, utilisation de l’écran tactile et autres manipulations relatives au test, j’ai pu faire 505 photos avec 72% de batterie, soit près de 700 photos pour une pleine charge. Lors d’une autre longue session j’ai dépassé le cap des 300 photos avec 33% de batterie utilisés. La limite réelle est donc plus proche des 800 à 900 photos selon l’utilisation que vous ferez du boîtier.

La présence de l’écran de rappel supérieur limite l’utilisation de l’écran arrière, l’extinction automatique du viseur EVF dès que vous reculez votre œil participe également. Je n’ai par contre noté aucune élévation de température du boîtier, y compris en mode AF-C et rafale, ce qui n’est pas le cas de certains autres modèles. Ceci participe aux bons résultats car le capteur ne subit pas l’élévation de température du châssis.

Test Nikon Z7 : pour qui et quels usages ?

Voici une liste non limitative (et personnelle) d’usages pour ce Nikon Z7, ainsi que les points qui doivent vous interpeller si vous envisagez de changer de boîtier pour l’hybride Nikon.

Le Nikon Z7 peut vous intéresser si …

  • Vous avez déjà un parc optique compatible Nikon F et ne souhaitez pas tout changer
  • Vous cherchez un ensemble plus léger et compact qu’un reflex expert-pro
  • Vous faites du reportage, du studio, du portrait, du paysage
  • Vous avez besoin d’une gamme d’optiques étendue, de l’ultra grand-angle au super téléobjectif
  • Vous souhaitez passer de l’APS-C au plein format

Le Nikon Z7 va moins vous intéresser si …

  • Vous faites principalement des photos d’action et de sport
  • Vous n’avez aucun objectif compatible Nikon F
  • Vous avez déjà un reflex pro D850
  • Vous ne faites que de la vidéo pro
  • Vous n’avez pas besoin de la haute définition à 45 Mp
  • Vous ne voulez investir que dans des optiques Nikon Z et avez besoin de différents modèles
  • Vous ne jurez que par le double emplacement pour cartes et ne pouvez vivre sans

Test Nikon Z7 : ma conclusion

Nikon a pris au Nikon D850 ce que ce reflex expert-pro a de meilleur (définition, performances, construction, ergonomie) pour proposer un Nikon Z7 aux performances équivalentes dans un châssis plus léger et plus compact.

Le principe de fonctionnement de cet hybride impose des contraintes et limites, tout comme la visée reflex en impose au D850. Au final Nikon livre une première déclinaison de ses hybrides plein format qui ne manque pas d’intérêt.

Tout ce qui fait l’attrait du D850 se retrouve dans le Nikon Z7. Lors de ce test Nikon Z7 j’ai pu faire les mêmes images que j’aurais faites avec le D850, avec le même taux de réussite. La prise en main est immédiate, la navigation dans les menus, bien qu’aussi fastidieuse que sur un reflex, ne déroute pas.

La visée électronique s’avère une des meilleures du marché, l’écran arrière tactile est suffisamment grand et lisible en plein jour, inclinable il ne permet toutefois pas l’orientation vers l’avant.

La réactivité et la précision de l’autofocus font de ce Nikon Z7 un excellent boîtier de reportage capable de capturer des scènes d’action. Les reflex les plus performants de la gamme Nikon gardent une longueur d’avance en matière de photos sportive pour laquelle l’autofocus de l’hybride s’avère encore un cran en retrait (pas de suivi du sujet, pas d’AF groupe).

La qualité des images délivrées, la montée en sensibilité, la dynamique du capteur font de ce Nikon Z7 un hybride performant qui n’a rien à envier à la concurrence tant interne (reflex Nikon) qu’externe (hybrides Sony en particulier). La compatibilité avec la monture Nikon F est un avantage indéniable si vous possédez déjà des optiques pour Nikon.

Le positionnement tarifaire du Nikon Z7, boîtier nu, le place en concurrence directe avec l’hybride Sony A7R III. Le Nikon Z7 a pour lui une meilleure couverture AF (90% vs. 68% du cadre), la détection Eye-Af apparue avec le firmware 2..0 en mai 2019 et une grande compatibilité avec le parc optique Nikon F existant.

Au final Nikon ne manque pas son arrivée dans le monde de l’hybride plein format, propose un Nikon Z7 performant et des optiques au niveau des prétentions du boîtier. Un bilan plus que satisfaisant tant l’attente fût longue. 

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Prise en main et premier test du Nikon Z7 et des photos

Le Nikon Z7 est le nouvel hybride phare de la gamme Nikon Z. J’ai pu  l’utiliser pendant une journée lors de sa présentation aussi je vous propose cette première prise en main, la plupart des observations (hors capteur) s’appliquant à la déclinaison 24 Mp qu’est le Nikon Z6. Vous pouvez consulter le test du Nikon Z 7 complet effectué sur un modèle de série.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

prise en main – test du Nikon Z7
en arrière-plan le boîtier équipé de la bague FTZ et d’une optique Nikon AF-S

Le Nikon Z7 et les kits boîtier – objectifs chez Miss Numerique

Première prise en main / test du Nikon Z7, contexte

J’ai eu l’opportunité de prendre en mains le Nikon Z7 lors de l’événement de lancement de ce nouveau système hybride sans miroir Nikon. Après avoir parlé des différences entre hybride et reflex voici mes premières impressions sur le Nikon Z7 présenté dans un précédent sujet.

Lors de ce premier test du Nikon Z7 je n’ai pas pu tester le boîtier tel que je le fais d’habitude, mais j’ai pu faire des photos en conditions terrain avec le zoom Nikon Z 24-70mm f/4 et le Nikon Z 35mm f/1.8 S.

J’ai rapporté quelques images de cette séance, JPG et RAW. Les fichiers RAW, bien que supportés par Lightroom Classic CC via conversion DNG préalable, feront l’objet d’un prochain article car je ne peux pas utiliser mon protocole de test habituel qui me permet de traiter le NEF directement.

Les photos présentées ici sont des JPG boîtiers natifs dont la taille est réduite pour les besoins de la publication mais qui n’ont subi aucun traitement particulier.

Le Nikon Z7 était équipé du firmware 1.0, il s’agissait d’un des premiers modèles de série.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

le Nikon Z7 équipé du zoom 14-30mm f/4 S (mockup)
zoom Nikon Z 24-70mm f/2.8 S (mockup, à gauche)
Nikon Z 58mm f/0.95 S Noct (mockup, au fond)

Ergonomie et prise en main

C’est ce qui surprend le plus avec le Nikon Z7 : si vous utilisez déjà un reflex Nikon, prendre en main le Z7 et retrouver les différents réglages ne prend que quelques secondes. Pas de doute, nous sommes bien chez Nikon, les menus, l’écran arrière, les commandes supérieures, tout est identique ou proche et je me suis senti chez moi très vite.

Quelques minutes m’ont suffit pour configurer le boîtier comme j’en ai l’habitude avec mon reflex. J’avais alors dans les mains un Nikon réagissant de la même façon que celui que j’utilise couramment, c’est appréciable.

Le Nikon Z7 est plus compact et léger qu’un reflex plein format. C’est surprenant au début mais un poids moindre et un encombrement réduit, ce n’est pas pour me déplaire.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
70mm – f/16 – 1/15sec. – 1.600 ISO

L’ensemble boîtier + 24-70mm f/4 S tient bien en main et s’avère très équilibré. Le faible gabarit du boîtier pourrait laisser penser que l’objectif va pencher vers l’avant, il n’en est rien. L’encombrement des zooms à venir (voir illustration ci-dessus), réduit lui-aussi, ne devrait donc poser aucun problème. La différence avec le couple D750 + AF-S 24-70mm f/2.8 est sensible, je me suis senti beaucoup plus mobile avec le Nikon Z7.

J’ai moins apprécié le fait que la bague du zoom 24-70mm f/4 nécessite d’être tournée pour que le boîtier soit opérationnel. En effet, le blocage de cette bague permet d’éviter que le zoom ne se déploie quand il est penché vers le bas, à la façon du bouton de verrouillage des 18-55mm. Ce verrouillage permet aussi de raccourcir la longueur du zoom à sa valeur minimale pour ranger l’ensemble dans un sac photo pendant le transport. J’ai vite laissé le zoom en position 24mm pour éviter d’avoir à le déverrouiller pendant que je faisais des photos, il est alors un peu plus long mais c’est gérable.

A la différence des optiques Nikon F, la bague des optiques Nikon Z est paramétrable : elle peut se voir affecter une des fonctions du boîtier au même titre que les touches Fn. Je lui ai attribué le réglage d’ouverture, ce qui m’a permis de changer cette dernière en tournant la bague sans avoir à utiliser la molette habituelle. C’est une façon de retrouver la bague de diaphragme sur des optiques qui en sont dépourvues.

Sachez toutefois que cette bague tourne aisément et qu’ainsi programmée la valeur du diaphragme varie très vite (la bague n’est pas crantée) et repasse à sa valeur par défaut lorsque le boîtier est mis en position Off. Il y a peut-être une configuration à changer dans les menus mais je n’ai pas pris le temps de la chercher.

Autofocus

Il est attendu au tournant. Le nouveau module autofocus à détection de contraste et de phase du Nikon Z7 se doit de faire aussi bien si ce n’est mieux que le module à 153 collimateurs par détection de phase des Nikon D5, D500 et D850.

Ces deux modules diffèrent en plusieurs points. L’un ne couvre pas l’intégralité du champ (reflex) tandis que l’autre couvre 90% du champ (hybride).

L’un dispose du suivi 3D (reflex), l’autre non mais il sait suivre un visage et passer de l’un à l’autre s’il y en a plusieurs dans le champ.

J’ai pu vérifier que ce nouvel autofocus réagit très vite pour faire le point sur les sujets statiques ou en déplacement lent. Il s’avère précis et silencieux, c’est le moins que l’on puisse en attendre mais il le fait (constat fait avec le premier firmware du Nikon Z 7 mis à jour depuis).

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
45mm – f/6.3 – 1/80sec. – 6400 ISO

Avec les sujets en mouvement rapide et imprévisible, en mode de mise au point continue AF-C, le Nikon Z7 suit le sujet tout aussi vite que le reflex. La précision de la mise au point est alors liée à la focale et la distance au sujet.

A 2m environ, avec une ouverture de f/4 (nous étions dans une salle peu lumineuse), le résultat est satisfaisant. Quelques photos manquent de netteté mais je n’aurais pas eu un pourcentage bien plus élevé avec mon reflex. De plus je n’avais pas encore pris le temps de vérifier chacun des réglages fins de l’autofocus configuré par défaut. Je ne doute pas de pouvoir obtenir de meilleurs résultats une fois ces réglages spécifiques assimilés et appliqués (j’ai l’habitude d’utiliser le suivi 3D qui n’existe pas sur le Nikon Z7).

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
53mm – f/4 – 1/320sec. – 6400 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
37mm – f/4 – 1/320sec. – 6400 ISO

Réactivité

Un appareil photo se doit d’être réactif. Cela va de soi mais tous ne le sont pas, et passer d’un menu à l’autre ou enchaîner les photos en mode rafale peut amener parfois certaines lenteurs désagréables.

Je n’ai rien constaté de tel avec le Nikon Z7. La navigation dans les menus est fluide, la bascule entre les différents modes d’affichage du viseur et de l’écran arrière aussi. En mode rafale le processeur Expeed 6 et la carte XQD font leur boulot, ça dépote !

Carte XQD

La carte, parlons-en. Un slot unique, le format XQD, Nikon a fait un choix bien atypique.

Le format XQD c’est l’obligation de devoir investir dans un lecteur XQD, oubliez le transfert par câble USB avec un capteur de 45Mp, c’est loin d’être rapide et fiable. Si vous utilisez un Nikon D5 ou D850, vous avez déjà le lecteur, il y a moindre mal.

Le tarif des cartes XQD est plus élevé que celui des cartes SD pros. Comptez 170 euros pour une carte XQD 64Go 400Mb/sec et 120 euros pour une carte SD 64Go 300Mb/sec. Le tarif des cartes XQD devrait toutefois baisser si le volume de ventes augmente et, surtout, si d’autres fabricants que Sony se lancent. Le support du format CF-Express par les Nikon Z7 et Z6 est une bonne chose, ces cartes qui arrivent bientôt devraient changer la donne (en savoir plus).

Une fois ces désagréments digérés, il est indéniable que la carte XQD est très rapide. C’est un support plus fiable à mon sens que la carte SD plus fragile (et facile à perdre) et le taux d’erreurs avec les XQD est plus faible (selon les retours des photographes pros avec lesquels j’échange).

Les performances des cartes XQD permettent de compenser la faible capacité du buffer sur le Nikon Z7 : la carte écrit plus vite, le buffer se vide plus vite, je n’ai pas noté de ralentissement sur une rafale de plusieurs dizaines de photos, rappelons qu’il s’agit de stocker des fichiers RAW 14bits de 45Mp à raison de 9 par seconde, quand même.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
41mm – f/4,5 – 1/200sec. – 6400 ISO

Autonomie

L’autre sujet qui fâche. Si l’on en croit la fiche technique, la consommation électrique des Nikon Z entraînerait une baisse de l’autonomie limitée à 350 photos.

J’emploie le conditionnel car les valeurs données par Nikon sont celles des tests CIPA qui font référence. Mais … d’une part ces tests sont conçus pour les reflex alors que les hybrides consomment l’énergie différemment (capteur, viseur). D’autre part en conditions de test et en utilisant souvent l’écran arrière j’ai pu faire 505 photos dans la journée en ayant encore 28% de batterie. Un calcul simple laisse envisager une autonomie de 700 photos en conditions de test soit 800 à 900 en conditions de prise de vue plus classique (les miennes tout au moins, sans écran arrière mais en AF-C).

Disposer d’une seconde batterie devrait vous éviter tout problème, c’est ce que je fais depuis plusieurs années avec mes hybrides et je ne suis jamais tombé en panne sèche.

Viseur électronique

Il a déjà fait parler de lui ce viseur. Certains y voient le diable qui transforme la réalité et use les yeux à coups de lumière bleue, d’autres y voient l’avancée qui va permettre de photographier autrement.

Je fais partie de la seconde catégorie. Pour utiliser des viseurs électroniques depuis trois ans, je ne reviendrais jamais en arrière. D’autant plus que le viseur du Nikon Z7 (et du Nikon Z6, c’est le même) est d’un confort rare (je pèse mes mots).

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/13 – 1/13sec. – 3200 ISO

La visée est claire et lumineuse, c’est le moins que ce viseur puisse faire, mais l’image est aussi piquée et contrastée. Ni trop, ni trop peu. Les tests à venir me permettront de le vérifier plus en détail mais j’ai trouvé ce viseur encore plus agréable que ceux que j’utilise au quotidien (il y a un X dans le nom …).

Le viseur du Nikon Z7 est surtout plus généreux et ça c’est une bonne surprise. Vous voyez la différence qu’il y a entre un viseur de reflex APS-C et un viseur de reflex plein format ? C’est l’idée.

L’impression première est très favorable et après quelques minutes d’utilisation la nature électronique de ce viseur ne se fait pas sentir (et la fatigue oculaire non plus).

Je ne reviendrai pas ici sur les avantages de la visée électronique par rapport à la visée optique (j’en ai parlé ici), j’ajouterai juste que le taux de rafraîchissement de ce viseur (60 im/sec.) est suffisant pour photographier un combat d’art martiaux sans constater de défaut particulier. Pour les filés, laissez-moi le temps de tester plus longuement.

Test du Nikon Z7 : dynamique du capteur

Le capteur 45Mp du Nikon Z7 diffère de celui du Nikon D850. Nikon ne communique ni le nom du sous-traitant qui le fabrique (avec des steppers Nikon), ni ce qui différencie ce capteur, si ce n’est qu’il sait gérer l’autofocus contrairement à celui du D850.

Il serait peu pertinent de tirer une conclusion définitive sur la dynamique de ce capteur sur la base de quelques images JPG. Je note toutefois des qualités indéniables à encaisser les très hautes et très basses lumières et à rendre du détail dans les deux.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/4 – 1/15sec. – 20.000 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 35mm f/1.8 S
f/16 – 1/250sec. – 200 ISO

Sur cette seconde image faite en contre-jour, le capteur encaisse la lumière directe du soleil en restituant du détail dans les zones sombres (le pont) comme les zones claires (les nuages). Le post-traitement d’une telle image sur la base du fichier RAW devrait permettre d’atténuer les écarts et de renforcer le niveau de détail dans les deux zones.

Bruit numérique

Le niveau de bruit relevé à haute sensibilité sur ces images JPG reste très limité, proche de ce que j’ai pu observer sur le D850 toutefois, la différence ne devrait pas être très élevée.

La série ci-dessous permet de se faire une idée du niveau de bruit dans les hautes sensibilités. Observez en particulier la zone floue au premier plan.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/320sec. – 6.400 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/400sec. – 12.800 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/640sec. – 25.600 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/1250sec. – 51.200 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/2000sec. – 102.400 ISO

Qualité des images

Se faire plaisir avec un nouveau boîtier c’est bien mais encore faut-il qu’il rende le service attendu. En ce qui me concerne, j’ai besoin d’images bien exposées, avec une dynamique la plus grande possible (écart entre les plus hautes lumières et les plus basses sans perte de détail dans l’image) et – surtout – nettes.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/4 – 1/800sec. – 1.600 ISO

Les premières photos faites dans des conditions de prise en main montrent que le résultat est à la hauteur de mes attentes. Je (re)précise qu’il s’agit de JPG natifs et non de RAW traités.

Test du Nikon Z7 avec zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S

Le moins que je puisse dire est que ce zoom en impose : je n’ai rien testé d’aussi bon encore dans cette gamme de prix en matière de piqué d’image et de précision en périphérie (j’en ai testé quelques-uns …).

Le Nikon 24-120mm est enterré (mais ça c’est guère étonnant), les 24-85 aussi et seul mon AF-S 24-70 f/2.8 première génération devrait pouvoir jouer la finale, mais je ne le donne pas gagnant d’avance.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
70mm – f/16 – 1/80sec. – 1.600 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Agrandissement de l’image précédente 

Ce 24-70 f/4 S délivre des images d’une très grande précision, à tel point que le prochain Nikon Z 24-70mm f/2.8 devra être sacrément bon pour justifier la différence de tarif car à 1099 euros le f/4 est déjà très bien placé. Mais à 600 euros en kit c’est cadeau ou presque !

Test du Nikon Z7 avec Nikon Z 35mm f/1.8 S

On en parle ? J’en ai lu des commentaires disant tous « mais pourquoi diable Nikon n’a pas conçu un f/1.4 au lieu de ce f/1.8 ??« .

Vous savez quoi ? Sur les quelques images que j’ai pu faire avec, ce 35mm f1.8 fait très mal à la concurrence. Je parle de concurrence interne, avec les Nikon AF-S 35mm comme de concurrence externe chez Sigma et Tamron.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 35mm f/1.8 S
f/1.8 – 1/640sec. – 200 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Agrandissement de l’image précédente 

Vous allez penser que je suis partisan mais si mes tests à venir le confirment, ce dont je ne doute pas, le couple Nikon AF-S 35mm f/1.8 + bague FTZ n’a plus qu’à aller se rhabiller et les autres peuvent trembler.

Inutile de vous dire que j’attends avec impatience le Nikon Z 50mm f/1.8 S que je n’ai pu évaluer encore … Là c’est Zeiss qui va trembler puisque les tests effectués en interne chez Nikon montrent des scores supérieurs au Zeiss 55mm f/1.2, d’autant plus que le Nikon a un zéro de moins dans son tarif.

Test du Nikon Z7 : conclusion temporaire …

Temporaire car il s’agit d’une première prise en main test du Nikon Z7 qui n’a pas pour prétention de donner des conclusions formelles mais plutôt un ressenti au bout de quelques heures d’utilisation sur le terrain.

Bien que j’ai pu utiliser le Nikon Z7 pendant une journée, je n’ai pas pu le faire dans les conditions qui sont les miennes d’habitude. Je vais assurément lui trouver quelques défauts lors du test, mais il va falloir fouiller car le niveau est très élevé.

En savoir plus sur le site Nikon

Le Nikon Z7 et les kits boîtier – objectifs chez Miss Numerique


Appareil photo hybride vs. reflex : différences, avantages/inconvénients de l’hybride sans miroir

L’annonce d’appareils photo hybrides chez Nikon, les Nikon Z 7 et Z 6, puis Z 50, a généré de nombreuses discussions chez les photographes amateurs comme professionnels. Si certains connaissent parfaitement leur sujet, d’autres sont moins au fait de la technologie hybride sans miroir.

Que cache un appareil photo hybride ? Quelles sont les différences avec un reflex ? Quels sont les avantages et inconvénients ? Voici ce qu’il vous faut savoir pour faire la différence entre ces deux mondes et comprendre de quoi il est question.

Appareil photo hybride vs. reflex : différences et avantages/inconvénients de l'hybride sans miroir

Appareil photo hybride vs. reflex : le contexte

« Je ne comprends pas. Depuis des années, on me rabâche que le reflex numérique est ce qui se fait de mieux pour faire des photos. Je m’y suis intéressé, j’ai investi (beaucoup) et maintenant on vient me dire que tout ça c’est dépassé, l’hybride est là et le reflex n’a plus qu’à mourir de sa belle mort. On se moque de moi ? ».

Voici le type de question que je reçois souvent depuis l’annonce des hybrides Nikon Z (voir lequel choisir). Des photographes amateurs ne comprenant plus ce qu’il se passe dans le monde de la photo, des incompréhensions, des interrogations … un vent de panique a soufflé suivi depuis d’un sentiment négatif : les marques nous poussent à changer pour quelque chose que l’on ne veut pas !

L’annonce de la gamme Canon EOS R, hybride plein format, du Panasonic S1/S1R hybride plein format, de l’hybride Fujifilm X-T4 APS-C et le possible nouvel Olympus hybride plein format ont enfoncé le clou. Même Leica s’y met ! Est-ce la fin d’une époque ?

La réalité est plus complexe.

Lorsque les reflex numériques ont fait leur apparition, à la fin du siècle dernier (1999 pour le Nikon D1), il s’agissait de construire, sur les bases d’un reflex argentique, un appareil photo équipé d’un capteur numérique en lieu et place d’un film argentique. Le reste ne changeait pas, ou si peu : visée, autofocus, mesure de lumière, monture (chez Nikon).

L’appareil photo reflex a mis plus de 300 ans pour en arriver à son stade actuel. Le principe fondateur, la réflexion spéculaire, remonte à 1686 et aux travaux de l’opticien Johann Zahn. Le reflex a gagné ses lettres de noblesse à partir des années 50, le Nikon F chez Nikon a marqué son époque.

Les appareils photo ont évolué avec les progrès de l’électronique et de la technologie. Autofocus (Nikon F3AF en 1980), mesure de lumière matricielle (Nikon FA en 1983), vidéo (Nikon D90 en 2008) … le reflex actuel n’a plus grand-chose à voir avec ses ancêtres.

De nos jours les progrès de l’électronique et de l’informatique sont tels que ce qui n’était pas envisageable il y a dix ans encore l’est désormais. A condition que certaines contraintes soient levées, et en matière de contraintes le reflex est aux premières loges.

Vue éclatée du Nikon Z 7, appareil photo hybride, montrant le peu de pièces mécaniques dans un hybride

Vue éclatée du Nikon Z 7 montrant le peu de pièces mécaniques dans un hybride

Les appareils photo hybrides sont nés pour bénéficier des progrès de l’électronique et pour lever les contraintes propres aux reflex. Les ingénieurs des différentes marques sont partis d’une feuille blanche, et ont réinventé l’appareil photo chacun à leur manière. Ceci s’est traduit par l’arrivée de premiers modèles plus ou moins performants, mais la tendance était bien là.

Depuis plusieurs années l’appareil photo hybride progresse sans cesse, et 2018 est l’année où l’hybride a gagné ses lettres de noblesse. Challengés par Sony, Fujifilm, Panasonic et Olympus (Leica est un peu moins grand public), les ingénieurs Nikon et Canon sont passés à l’action pour de bon après des tentatives pour le moins timides (gammes Nikon One et EOS M).

La guerre est déclarée et les photographes n’ont jamais eu autant de choix en matière d’hybride. Encore faut-il comprendre de quoi on parle.

Appareil photo hybride vs reflex : présentation du sujet en vidéo

Vous préférez écouter que lire ? Je vous propose une présentation vidéo de ce (long) sujet, à suivre ci-dessous :

Qu’est-ce qu’un appareil photo hybride sans miroir ? Tentative de définition

S’il y a un terme qui ne peut être plus ambigu dans le jargon photographique actuel, c’est bien le terme « hybride ». Le mot « hybride », lorsqu’il désigne un appareil photo, ne signifie rien de précis. Ce mot est utilisé pour désigner un appareil photo qui n’est ni un compact, ni un bridge, ni un reflex, ni même un moyen-format traditionnel. Quelque chose « d’hybride » entre tout ça.

Le sens du mot le plus approprié nous vient du monde anglo-saxon, c’est « mirrorless » ou « sans miroir » en bon français (ML en abrégé, parce que SM ce n’est pas ce que l’on peut trouver de mieux …).

Un appareil photo hybride est donc un appareil photo sans miroir ? Mais les compacts et les bridges n’ont pas de miroir non plus et ne sont pas des hybrides.

Complétons donc la définition ainsi « appareil photo sans miroir à objectifs interchangeables« . Oui mais … certains hybrides (Fujifilm X-100, Leica Q par exemple) ont un objectif non interchangeable. Et sont aussi qualifiés d’hybrides.

Pour rajouter à la confusion, certains appareils photo sans miroir disposent d’un « viseur hybride », à la fois optique et électronique.

Mais alors c’est quoi un hybride ? Inutile de chercher une définition précise, ça n’a aucune importance.

Parlons donc d’ »hybride sans miroir » lorsqu’il s’agit de désigner des appareils photo comme les récents Nikon Z 7 ou Z 6,  50 et autres Canon EOS R, Fujifilm X Serie, Panasonic Lumix GH, Olympus Pen, etc.

Différences de fonctionnement entre un appareil photo hybride sans miroir et un reflex

Un reflex traditionnel (par exemple un reflex Nikon) utilise un viseur optique qui affiche la scène cadrée au travers de l’objectif (visée TTL – Through The Lens) par le biais d’un miroir et d’un prisme de visée.

Le miroir est disposé dans la chambre reflex devant le capteur, il transmet l’image en provenance de l’objectif au prisme et au verre de visée. Lors du déclenchement, le miroir se relève pendant le temps de pose pour permettre à la lumière d’atteindre le capteur. Une fois l’exposition terminée le miroir retombe en produisant le bruit caractéristique des reflex, et les micro-vibrations qui vont avec.

Le miroir transmet au viseur une image faite par l’objectif à pleine ouverture. Cela permet d’avoir une visée la plus lumineuse possible, sans quoi vous ne verriez rien quand vous fermez à f/22 par exemple. Essayez si votre boîtier comporte un bouton de test de profondeur de champ : l’appui sur ce bouton ferme le diaphragme à la valeur choisie et sauf à ce que cette valeur soit égale à l’ouverture maximale de votre objectif, la visée s’assombrit.

Ce principe de visée reflex ne permet pas de visualiser la profondeur de champ au travers du viseur puisque le cadrage se fait toujours à pleine ouverture.

L’image transmise par le miroir est affichée dans le viseur par l’intermédiaire d’un prisme en verre, de taille imposante sur les reflex plein format. C’est la protubérance que vous voyez sur le dessus de votre reflex.

La visée reflex est une visée optique : vous voyez la scène cadrée telle qu’elle le sera sur la photo finale, à la couverture de champ près de votre viseur (90 ou 100% selon les reflex Nikon).

Le viseur du Nikon Z 7, appareil photo hybride

Le viseur du Nikon Z 7 et son assemblage de lentilles

Avec un appareil photo hybride sans miroir le principe de visée diffère. Un appareil sans miroir n’a pas de … miroir, celui-ci ne peut donc renvoyer l’image au prisme puis au viseur. La visée est effectuée par un système électronique qui récupère le signal du capteur image et l’envoie à l’écran de visualisation faisant office de viseur par le biais d’un système de lentilles.

Pour que le signal du capteur arrive de façon permanente dans le viseur, l’obturateur doit rester ouvert en permanence. Il laisse alors passer la lumière vers le capteur image activé en continu. L’obturateur manœuvre pendant la prise de vue pour permettre au capteur de n’être exposé que pendant le temps de pose choisi (il se ferme, s’ouvre, se ferme puis se rouvre, voir plus bas).

Appareil photo hybride sans miroir : obturateur mécanique et obturateur électronique

L’obturateur d’un reflex est un obturateur mécanique. Il consiste en un système de lames fermé en permanence sauf pendant l’exposition. Les lames s’écartent alors pour laisser passer la lumière avant de se refermer.

En mode de visée Live View, le principe diffère. Le capteur du reflex envoie l’image à l’écran arrière en flux continu. Le miroir est relevé, l’obturateur ouvert, l’écran arrière sert de viseur. Lors du déclenchement l’obturateur se ferme puis se rouvre pendant le temps de pose, puis il se relève pour que la visée Live View soit à nouveau opérationnelle.

L’obturateur mécanique reste le système d’obturation le plus commun sur les appareils photo et les reflex en particulier. Il reste toutefois limité par les caractéristiques mécaniques des lames et du système de commande. L’obturateur mécanique ne peut dépasser une certaine vitesse de translation, c’est pourquoi un reflex a toujours une vitesse d’obturation maximale fonction de la performance de son obturateur (par ex. 1/8000 ème de sec.).

Le mode de visée Live View s’approche du mode de visée électronique de l’appareil photo hybride sans miroir. Il n’utilise pas le miroir mais il reste lent et peu réactif en pratique (le Nikon D780 a changé cela toutefois). Il impose de plus d’utiliser l’écran arrière pour viser, ce qui n’est guère confortable ni possible dans certaines situations de prise de vue.

L'obturateur mécanique du Nikon Z 7, appareil photo hybride

L’obturateur mécanique du Nikon Z 7

A l’inverse de ce que vous pourriez penser, un appareil photo hybride sans miroir dispose d’un obturateur mécanique. Il est indispensable pour permettre au capteur de ne recevoir que la quantité de lumière requise pendant le temps de pose, le capteur étant activé en permanence pour transmettre l’image de la scène au viseur.

L’obturateur mécanique est doublé d’un obturateur électronique. Cet obturateur ne bloque pas le passage de la lumière comme son homologue mécanique, mais enregistre le signal du capteur pendant le temps de pose choisi. Cette obturation a l’avantage de ne faire aucun bruit puisque l’obturateur mécanique ne manœuvre pas lorsque l’obturateur électronique est utilisé. Le choix de l’un ou l’autre mode est fait par le photographe.

Les avantages de l’appareil photo hybride sans miroir

Si les hybrides sans miroir ont le vent en poupe désormais, c’est qu’ils permettent de lever plusieurs limites des reflex. Ils permettent des pratiques nouvelles et un confort supplémentaire sans sacrifier à la qualité d’image ni à la performance.

Une visée en conditions réelles

Le viseur d’un reflex montre la scène telle qu’elle est cadrée.

Le viseur d’un hybride sans miroir montre l’image telle qu’elle va être enregistrée sur la carte.

Cette différence est fondamentale car avant même de déclencher vous savez quel sera le résultat final, sans être forcé de regarder l’écran arrière après la prise de vue pour voir si la photo correspond à vos attentes.

La visée en conditions réelles montre dans le viseur :

  • le champ couvert à 100%,
  • l’exposition,
  • la profondeur de champ,
  • la netteté,
  • le rendu de l’image,
  • différentes informations paramétrables telles que l’histogramme, la loupe ou l’indication de mise au point en mode manuel (« focus peaking »).

la visée électronique paramétrable des Nikon Z6 et Z7

le viseur du Nikon Z 7 avec différentes informations de prise de vue et collimateurs AF plein champ

La visée électronique affiche le signal en provenance du capteur. Ce principe fondateur permet de lever les contraintes du reflex.

S’agissant du capteur image, le cadre affiché est de 100% par définition.

L’exposition est visible en direct, il suffit d’utiliser le correcteur d’exposition pour adapter le rendu à vos attentes avant même de déclencher.

L’ouverture du diaphragme sélectionnée est l’ouverture utilisée pour la visée, la profondeur de champ est vérifiable et modifiable en temps réel. Le bouton de test de profondeur de champ n’a plus d’intérêt. La visée n’est pas moins lumineuse car le viseur amplifie le signal pour garder une luminosité constante.

La mise au point de l’image est visible elle-aussi directement, certains viseurs (comme celui des Nikon Z 7 et Z 6) permettent d’afficher une loupe dans le viseur pour avoir un aperçu plus précis de la mise au point. Les porteurs de lunettes apprécient.

Le rendu des réglages de prises de vue (par exemple le Picture Control chez Nikon) est visible lui-aussi dans le viseur. Il est possible par exemple de viser en noir et blanc tout en enregistrant un fichier RAW de façon traditionnelle.

Le viseur électronique étant avant tout un écran, il sait afficher différentes informations de prise de vue ou d’aide à la prise de vue. Histogramme ou Focus Peaking (indicateur de mise au point en mode manuel) sont activables depuis les menus. Les options d’affichage diffèrent selon les boîtiers.

Le viseur électronique permet de voir une scène nocturne de façon bien plus confortable que sur un reflex puisque le viseur amplifie le signal reçu pour ajuster la luminosité. La nuit n’a plus de secrets pour vous.

Enfin, cerise sur le gâteau, le viseur permet de voir les photos faites sans quitter l’œil … du viseur. Un simple appui sur la touche de visualisation bascule l’affichage, vous évitant de baisser le boîtier et d’allumer l’écran arrière (ce qui reste possible toutefois).

Poids et taille du boîtier

Un appareil photo hybride sans miroir est plus compact et léger qu’un reflex puisqu’il n’a pas à loger les composants du système de visée optique, dont le prisme de bonne taille sur un reflex plein format, ni le système de motorisation autofocus des objectifs.

comparasion et différences de taille entre le Nikon Z7 avec zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S et le Nikon D850 avec zoom AF-S 24-70mm f/2.8 - vue éclatée

comparaison entre le Nikon Z 7 avec zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S (en haut) et le Nikon D 850 avec zoom AF-S 24-70 mm f/2.8 (en bas)

L’hybride sans miroir comporte moins de composants mécaniques, comme l’ensemble miroir et les commandes associées ou le moteur autofocus. Cela permet de gagner de la place et du poids.

La taille des optiques n’est pas plus réduite que celle des optiques pour reflex car leur diamètre est fonction de la taille du capteur et du diamètre de la monture. Le gain en compacité est plus à trouver du côté du boîtier. Les hybrides sans miroir avec capteur APS-C utilisent toutefois des optiques plus compactes que les boîtiers avec capteur plein format (voir le Nikon Z 50).

En vertu des mêmes critères, le poids des optiques ne diffère que peu de celui des optiques pour reflex. Chez Nikon, la monture Nikon Z avec son grand diamètre et son faible tirage mécanique permet de concevoir des optiques plus performantes mettant en oeuvre un nombre limité de lentilles. Moins de lentilles c’est moins de poids.

Autofocus plein cadre

La couverture du champ d’un module autofocus pour reflex est limitée par la position du capteur autofocus dans la chambre reflex. Celui-ci étant éloigné de la monture du boîtier, les contraintes optiques font que l’autofocus (à détection de phase) ne peut fonctionner efficacement sur les bords du champ. Les collimateurs sont donc répartis au centre du cadre, une zone réduite sur les reflex plein format.

Cette limite est levée sur les appareils photo hybride sans miroir car le système de mise au point par détection de contraste analyse le signal en provenance du capteur pour assurer la mise au point, indépendamment de la position du capteur. Il est secondé par un système à détection de phase prenant en compte, comme sur le reflex, les collimateurs centraux. Ce double système permet d’accélérer la mise au point. Ce principe ne peut pas être utilisé sur un reflex sans suppression du miroir, ce qui est par définition impossible.

L’autofocus par détection de contraste des hybrides sans miroir, en analysant le signal du capteur image, supprime tout effet de front/back focus, tout comme le fait le mode de visée Live View sur un reflex. C’est un réglage complexe de moins à faire pour le photographe.

Le viseur du Nikon Z7

le processeur Expeed 6 des Nikon Z 7 et Z 6

L’autofocus à détection de phase des reflex reste un peu plus réactif encore que certains autofocus pour hybrides, limités par la puissance de calcul des processeurs. Cette limite est repoussée par chaque nouveau processeur (par exemple Expeed 6 chez Nikon) toujours plus performant que la génération précédente, l’écart se réduit donc petit à petit. Par ailleurs l’autofocus des hybrides à détection de contraste ne met en jeu aucun composant mécanique (capteur AF, miroirs et mouvements associés), il est moins coûteux à produire et moins sensible aux pannes (voir le site de fabrication des Nikon Z 7 et Z 6).

Déclenchement silencieux

Le miroir d’un reflex claque en s’ouvrant et en retombant après chaque prise de vue. C’est une des contraintes de la visée reflex.

Sur un appareil photo hybride sans miroir, l’obturation mécanique ne fait pas appel au miroir. Seules les lames de l’obturateur se déplacent, le bruit est faible.

L’obturation électronique est un procédé entièrement électronique, aucune pièce n’est en mouvement lors du déclenchement. Celui-ci est totalement silencieux.

Ce déclenchement silencieux est appréciable si vous faites des photos de spectacles vivants, des photos animalières (une rafale avec un reflex peut effrayer les animaux), de la photo de rue … Pouvoir déclencher dans le silence le plus total est un vrai plus.

Les inconvénients de l’appareil photo hybride sans miroir

Autonomie

Un appareil photo hybride sans miroir met en oeuvre plusieurs composants électroniques activés de façon continue, le capteur et  le viseur en particulier. Ceci entraîne une consommation d’énergie supérieure à celle d’un reflex.

L’importante capacité de calcul du processeur nécessaire pour assurer les différentes fonctions (par exemple l’autofocus) entraîne elle-aussi une consommation d’énergie importante.

Les tests CIPA montrent une différence d’autonomie importante à capacité de batterie identique entre hybride et reflex, de l’ordre de 1 à 5. En pratique, le ratio est plutôt de l’ordre de 1 à 2 avec les hybrides actuels car les tests CIPA ne sont pas adaptés au mode de consommation des hybrides.

Sur le Nikon Z 7, ma première prise en main montre que l’autonomie est proche de 700 photos contre 1.100 sur mon reflex D750 (505 photos faites en conditions de test avec 28% de batterie restante). Une batterie complémentaire s’avère indispensable si vous faites beaucoup de photos à la suite alors que ce n’est pas le cas sur un reflex.

Latence à l’affichage dans le viseur

La visée électronique des hybrides sans miroir utilise un écran qui peut avoir, selon ses caractéristiques, un temps de latence à l’affichage. Autrement formulé, l’image de la scène cadrée peut être affichée avec un décalage minime par rapport au viseur optique. Cette latence devient infime avec les viseurs de dernière génération.

Le taux de rafraîchissement du viseur est un autre critère à considérer : s’il n’est pas suffisamment élevé, l’image dans le viseur peut présenter un effet de traînée lors d’un mouvement vertical ou horizontal rapide du boîtier, pendant un filé par exemple. Ceci n’a pas d’effet sur l’image enregistrée. Un taux de rafraîchissement de l’ordre de 60 à 100 fps ne pose pas problème sur les hybrides les plus récents dans la plupart des situations.

Effet Rolling Shutter

L’obturation électronique peut provoquer une distorsion d’image (déroulement ou rolling shutter) avec des sujets se déplaçant très vite. Cette distorsion est due au mode d’acquisition de l’image en obturation électronique. Contrairement à l’obturation mécanique qui capture l’image en une fois (« snapshot »), l’obturation électronique consiste à balayer l’ensemble de l’image, tous les points constituant l’image finale ne sont donc pas capturés au même instant, un peu à la manière d’un scanner.

Si le sujet se déplace très vite, il peut arriver qu’une partie du sujet se soit déplacée pendant le temps nécessaire à balayer l’ensemble de l’image, entraînant ainsi une distorsion sur l’image finale.

L’effet de rolling shutter est un effet propre à l’obturation électronique et ne touche que les sujets en mouvement très rapide (par exemple les pales d’une hélice d’avion). Les systèmes d’obturation électronique les plus récents sont plus performants et en pratique le rolling shutter n’est que peu visible sur les sujets en mouvement rapide. Seuls quelques situations extrêmes peuvent encore poser problème.

Effet blackout

Sur un appareil photo hybride sans miroir, en mode d’obturation mécanique, il convient de fermer l’obturateur avant de déclencher puisque le capteur est activé en continu. Lors de cette fermeture, l’électronique du boîtier effectue un passage au noir du capteur pour remettre à zéro la charge de chacun des photosites. Pendant le temps de pose, les photosites se rechargent sous l’effet de la lumière, c’est cette information qui est alors capturée. Ce passage au noir est appelé effet blackout, il revient à percevoir une image noire dans le viseur pendant un bref instant.

En mode rafale cet effet est d’autant plus visible que les images s’enchaînent et que les temps de passage au noir, de passage en mode visée puis de prise de vue se cumulent pour chaque photo.

Cet effet blackout tend à se réduire avec les boîtiers de dernière génération équipés de capteurs BSI et de viseurs plus performants que les capteurs et viseurs des générations précédentes. Sur certains modèles il n’est plus visible.

Autofocus

Nous l’avons vu, le système de mise au point par détection de contraste des appareils photo hybrides sans miroir fait appel à un calculateur et non à un capteur AF et un jeu de miroirs comme sur un reflex. Ce calcul impose un temps de réaction plus long de l’autofocus.

Les hybrides de première génération étaient pourvus d’autofocus à détection de contraste uniquement tandis que les modèles les plus récents comme les Nikon Z mettent en oeuvre un système double : détection de contraste sur l’ensemble du champ (entre 90 et 100 % selon les marques) et détection de phase dans la zone centrale. Nikon a ainsi pu concevoir un autofocus très réactif, offrant des performances proches de celles du module à 153 collimateurs des reflex récents comme les Nikon D5, D500 ou D850. Il couvre par contre 90% du champ.

La performance de l’autofocus d’un hybride est intimement liée à l’algorithme de calcul. Plus celui-ci est performant, meilleure est la réactivité de la mise au point automatique. Un algorithme pouvant être optimisé, une simple mise à jour du firmware du boîtier permet de bénéficier de performances accrues quand c’est possible, ce que Nikon fait très bien sur ses hybrides depuis leur sortie (voir la version 3.0 du firmware).

Il en est de même pour la sensibilité de détection de l’autofocus, elle-aussi liée à l’algorithme. Elle peut évoluer avec le firmware et gagner 1 à 2 Ev selon les boîtiers et les versions.

La mise à jour du firmware d’un appareil photo hybride est donc une opération primordiale qui permet d’optimiser les performances si le constructeur joue le jeu. Sony a fait le choix de faire évoluer ses hybrides en sortant des nouveaux modèles plus fréquemment. Fujifilm fait évoluer ses boîtiers par mise à jour du firmware sur les séries X et GFX. Nikon a adopté cette démarche sur les Nikon Z.

En conclusion

L’arrivée sur le marché des appareils photo hybrides sans miroir Nikon, Canon, Fujifilm, Panasonic … est un signal fort pour le monde de la photo. Sans être la révolution qu’était l’arrivée des appareils numériques à leurs débuts, l’évolution apportée par l’hybride sans miroir est réelle.

Le reflex n’a rien perdu de ses qualités et continuera d’évoluer. Mais l’attention des constructeurs est désormais portée sur les gammes hybrides. L’appareil photo hybride sans miroir devrait même, selon la plupart des observateurs et j’en fais partie, détrôner le reflex dans les prochaines années en raison de qualités indéniables et d’une capacité à évoluer bien supérieure.

En savoir plus sur les hybrides Nikon sur le site de la marque.


Nouveaux objectifs Nikkor Z 24-70mm f/4 S, Nikkor Z 50mm f/1.8 S, Nikkor Z 35mm f/1.8 S, Nikkor Noct 58mm f/0.95 pour Nikon Z 6 et Z 7

Nikon annonce trois nouveaux objectifs Nikkor Z pour la nouvelle gamme Nikon Z hybride. Ils seront disponibles dès la commercialisation des boîtiers Nikon Z 6 et Z 7 annoncés simultanément tandis qu’un quatrième objectif, de type Noct à très grande ouverture f/0.95, sera disponible en 2019 (voir le planning de sortie des objectifs Nikon Z plus bas).

Objectifs Nikon S pour hybrides Nikon Z

les objectifs Nikon Z pour les boîtiers Nikon Z hybrides

A nouvelle monture Nikon Z, nouveaux objectifs Nikkor Z

L’annonce d’une nouvelle monture sur les Nikon hybrides laissait penser à une nouvelle gamme d’objectifs. C’est bien le cas et Nikon a annoncé en même temps que ses deux premiers hybrides douze nouvelles optiques de la nouvelle gamme Z dont trois sont disponibles avec les boîtiers (voir le planning plus bas pour les suivants).

Les objectifs pour reflex à monture F restent compatibles avec les Nikon Z hybrides via l’utilisation d’une bague d’adaptation.

Les nouveaux objectifs Nikon Z sont eux conçus tout spécialement pour tirer profit des caractéristiques de la monture Z et du capteur des hybrides Nikon Z 6 et Z 7.

Le tirage mécanique réduit de 16 mm et le grand diamètre de 55 mm de la monture Z permettent à Nikon de proposer des objectifs compacts dont les performances devraient s’avérer au moins égales à celles des optiques F, voire supérieures pour certains objectifs.

Zoom Nikkor Z 24-70 mm f/4 S pour Nikon hybride

Zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S pour Nikon hybride

Zoom Nikkor Z 24-70 mm f/4 S pour Nikon hybride

Le premier zoom disponible pour les Nikon Z hybrides est un zoom de reportage dont la plage focale de 24 à 70 mm correspond à celle des Nikon 24-70 mm pour reflex. Le capteur des Nikon Z hybrides est un modèle plein format, la focale indiquée sur l’objectif est bien celle qu’il faut prendre en compte en terme d’angle de champ.

Voir le test du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S

Ce zoom polyvalent présente une ouverture constante de f/4, une valeur qui peut paraître modeste pour équiper un hybride expert-pro mais qui a un double avantage :

  • le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S reste compact et léger et correspond à l’esprit « hybride » qui veut que le poids de l’ensemble boîtier+objectif soit réduit vs. les reflex,
  • ce zoom Nikkor Z 24-70 mm f/4 S laisse de la place pour un futur Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 qui arrivera en 2019 si l’on en croit le planning annoncé.

Voir le test du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Ce zoom Nikkor Z 24-70 mm f/4 S est donc un objectif léger et compact dont les performances devraient satisfaire les photographes cherchant un ensemble hybride plein format léger. L’ouverture f/4 ne devrait pas être handicapante en matière de luminosité puisque la configuration optique particulière des boîtiers Nikon Z permet une captation la plus homogène possible des rayons lumineux, à l’inverse de la formule utilisée sur les reflex.

Comparaison des cônes utiles émergents des Nikon reflex à monture F à gauche et des Nikon Z6 et Z7 à monture Z à droite

cônes utiles émergents des optiques Nikkor F à gauche vs. les optiques Nikkor Z à droite

Quatorze éléments en onze groupes dont trois lentilles asphériques, une en verre ED et le traitement nano cristal sont au programme, dans la lignée des optiques F bien connues. Nikon annonce des performances très homogènes sur tout le champ couvert et une très grande qualité d’image.

La construction tous temps permet à ce zoom d’être le compagnon de toutes les situations, il devrait représenter une des meilleures ventes lors du lancement puisqu’il est proposé en kit avec le boîtier à un tarif très compétitif de 600 euros au lieu de 1099 euros s’il est vendu seul.

La mise au point minimale est de 30 cm sur toute la plage focale, la formule optique autorise un zoom rétractable tandis que la bague de mise au point est paramétrable pour autoriser la prise en compte de la correction d’exposition ou de l’ouverture.

Le diaphragme compte 7 lames, avec une ouverture minimale de f/22. L’optique pèse 500 gr. Sa longueur totale est de 88,5 mm en position rétractée, le diamètre du filtre est de 72 mm.

Les vidéastes pourront profiter de la correction en temps réel de la variation de mise au point induite par l’effet de zoom, de même que de la variation de focale liée à la variation de mise au point. Le système de changement de focale comme l’autofocus sont conçus pour être très discrets en mode vidéo.

Fiche technique du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S

  • Plage focale : 24-70 mm
  • Ouverture maximale : f/4 constante
  • Ouverture minimale : f/22
  • Diamètre maximum : 77.5 mm
  • Longueur : 88.5 mm (rétracté)
  • Diamètre du filtre : 72 mm
  • Distance minimale de mise au point : 0.3 m (sur toute la plage focale)
  • Rapport maximum de reproduction : 0.30x
  • Diaphragme : 7 lames
  • Commutateurs autofocus : A/M, Modes AF
  • Poids : 500 g
  • Formule optique : 14 éléments en 11 groupes (dont 1 verre ED, 1 verre ED asphérique, 3 verres asphériques)
  • Traitement : anti reflet Nano Crystal avec fluorine
  • Construction : tous temps avec protection anti-poussière et ruissellement
  • Pare-soleil : en corolle
  • Tarif : 600 euros TTC France en kit, 1099 euros TTC France vendu seul

Nikkor Z 50 mm f/1.8 S pour Nikon hybride

Nikon Z 50mm f/1.8 S

Nikkor Z 50 mm f/1.8 S pour Nikon hybride

La focale 50 mm est la focale historique des boîtiers plein format et Nikon ne pouvait passer à côté lors du lancement de sa nouvelle gamme hybride Z.

Le nouveau Nikkor Z 50 mm f/1.8 S est conçu pour répondre aux attentes des photographes les plus exigeants, et cet objectif à focale fixe devrait offrir des résultats supérieurs à ceux des modèles à ouverture f/1.8 de la gamme reflex.

Voir le test du Nikkor Z 50 mm f/1.8 S

Selon Nikon ce 50 mm f/1.8, de par les caractéristiques optiques et mécaniques liées à la monture Z, surpasse tous les modèles équivalents actuels, y compris le Zeiss Otus 55 mm f/1.4 pourtant considéré comme la référence. C’est une caractéristique que les premiers tests permettront de vérifier. Si c’est bien le cas alors le tarif public de 679 euros pour ce 50 mm Z pourraient s’avérer un bon investissement (le Zeiss vaut environ 3500 euros).

La formule optique comprend douze éléments en neuf groupes dont deux lentilles en verre ED et deux lentilles asphériques qui permettent de compenser les aberrations chromatiques et de minimiser l’effet de flare. La lentille frontale bénéficie du traitement nano cristal.

Le diaphragme est un modèle à 9 lames pour un effet Bokeh le plus harmonieux possible. La construction est tous temps. La motorisation AF est annoncée comme rapide et silencieuse.

Fiche technique du Nikkor Z 50 mm f/1.8 S

  • Focale : 50 mm
  • Ouverture maximale : f/1.8
  • Ouverture minimale : f/16
  • Diamètre maximum : 76 mm
  • Longueur : 86.5 mm
  • Diamètre du filtre : 62 mm
  • Distance minimale de mise au point : 0.4 m
  • Rapport maximum de reproduction : 0.15x
  • Diaphragme : 9 lames
  • Poids : 415 g
  • Formule optique : 12 éléments en 9 groupes (dont 2 verres ED, 2 verres asphériques)
  • Traitement : anti reflet Nano Crystal avec fluorine
  • Construction : tous temps avec protection anti-poussière et ruissellement
  • Tarif public : 679 euros TTC France

Nikkor Z 35 mm f/1.8 S pour Nikon hybride

Nikon Z 35mm f/1.8 S pour Nikon hybride

Nikkor Z 35 mm f/1.8 S pour Nikon hybride

Autre focale mythique pour les adeptes du plein format, le 35 mm fixe. Nikon propose un nouveau Nikkor Z 35 mm à ouverture f/1.8 pour ses hybrides. Conçu avec les mêmes spécifications que le 50 mm, ce 35 mm sera un complément idéal, lui-aussi, au zoom 24-70 mm. Les adeptes du reportage et de la photographie de rue apprécieront.

Voir le test du Nikkor Z 35 mm f/1.8 S

La formule optique comprend deux lentilles en verre ED et trois lentilles asphériques qui permettent de compenser les aberrations chromatiques et de minimiser l’effet de flare. La lentille frontale bénéficie du traitement nano cristal.

Ce 35 mm Nikkor Z devrait lui aussi proposer des performances supérieures à celles des modèles f/1.8 de la gamme reflex, à rapprocher de celles des modèles f/1.4. Le Nikkor S 35 mm f/1.8 est proposé au tarif public de 949 euros, un tarif à comparer à celui du 35 mm f/1.4 pour reflex vendu lui environ 1900 euros.

Fiche technique du Nikkor Z 35 mm f/1.8 S

  • Focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1.8
  • Ouverture minimale : f/16
  • Diamètre maximum : 72 mm
  • Longueur : 86 mm
  • Diamètre du filtre : 62 mm
  • Distance minimale de mise au point : 0.25 m
  • Rapport maximum de reproduction : 0.19x
  • Diaphragme : 9 lames
  • Poids : 370 g
  • Formule optique : 11 éléments en 9 groupes (dont 2 verres ED, 3 verres asphériques)
  • Traitement : anti reflet Nano Crystal avec fluorine
  • Construction : tous temps avec protection anti-poussière et ruissellement
  • Pare-soleil : en corolle
  • Tarif public : 949 euros TTC France

Nikkor Noct 58mm f/0.95 : superlatif !

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Nikon Passion

La nouvelle gamme optique Z pour les Nikon Z hybrides sera complétée courant 2019 de plusieurs autres optiques dont un inédit Nikkor Noct 58 mm dont l’ouverture maximale est de f/0.95.

Permise grâce à la nouvelle monture et à son grand diamètre, cette optique devrait s’avérer superlative à tous points de vue. Nikon a souhaité proposer le meilleur objectif qu’il est possible de concevoir pour ces nouveaux hybrides, avec des performances qui devraient dépasser tout ce que l’on connaît dans la gamme F actuelle, y compris celles du Nikkor AF-S 105 mm f/1.4.

Bague d’adaptation Nikon FTZ pour montage des objectifs F sur les hybrides Nikon Z

La nouvelle gamme d’objectifs Nikkor Z pour les Nikon hybrides sera complétée dans les deux prochaines années de nouveaux modèles (6 en 2019, 3 déjà listés en 2020). En attendant, et pour permettre aux nikonistes de rentabiliser leur investissement dans la gamme d’optiques F, Nikon propose une bague d’adaptation Nikon FTZ.

Cette bague Nikon FTZ permet de monter un objectif pour reflex Nikon F (de marque Nikon ou compatible) sur un boîtier Nikon Z hybride.

Le couplage mécanique est doublé d’un couplage électronique afin d’assurer la transmission des informations entre l’objectif et le boîtier.

Cette bague est proposée à un tarif public intéressant en version kit, 150 euros TTC, ce qui devrait en faire l’accessoire le plus commun de la nouvelle gamme Nikon Z.

Fiche technique de la bague Nikon FTZ

  • Objectifs Nikkor F compatibles : AF-P, AF-S, AF-I, AI
  • Compatibilité autofocus : AF-P, AF-S, AF-I (93 objectifs concernés dans la gamme Nikon F)
  • Diamètre : 70 mm
  • Poids : 135 gr.
  • Tarif : 150 euros TTC France en kit, 299 euros TTC France vendue seule

Mon avis sur ces objectifs Nikkor Z pour Nikon hybrides

Les premiers tests permettront d’en savoir plus sur les performances respectives de ces différentes optiques. Par ailleurs, le plan de développement de cette nouvelle gamme prévoit le lancement de plus de neuf nouveaux objectifs pour hybrides dans les 24 mois à venir.

Cette gamme qui peut sembler bien limitée encore sera complétée dès le lancement des boîtiers par la quasi totalité de la gamme Nikon F actuelle grâce à la bague d’adaptation Nikon FTZ.

Face à une concurrence qui dispose déjà de gammes d’objectifs bien pourvues pour certains, Nikon propose une alternative plus que crédible avec trois premiers modèles spécifiques suivis de neuf autres dans un délai de 24 mois, et de la possibilité d’utiliser plusieurs centaines d’objectifs Nikkor F. Un choix qui peut intéresser les nikonistes de longue date, de même que les nouveaux arrivants qui pourront se procurer des optiques F d’occasion pour équiper leur boîtier hybride.

Source : Nikon


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Comment utiliser les Picture Control Nikon (et créer vos propres styles d’image)

Votre boîtier Nikon dispose de réglages Picture Control mais vous ne savez pas à quoi ça sert ni comment les utiliser ? Vous aimeriez choisir le rendu de vos photos dès la prise de vue ? Découvrez pourquoi et comment utiliser les Picture Control Nikon ainsi que les avantages et inconvénients de ce type de réglage.

Note : depuis le tournage de cette vidéo et l’arrivée des hybrides Nikon Z, les Picture Control ont beaucoup évolué. Ils ne servent plus seulement à donner un style à vos JPG : ils deviennent un vrai outil de cohérence visuelle, utile aussi bien pour la photo que pour la vidéo. Pourtant, peu de photographes savent en tirer pleinement parti.

Regardez la vidéo complète sur les Picture Control Nikon

Dans cet épisode, j’explique en détail comment utiliser les Picture Control Nikon pour maîtriser le rendu de vos images dès la prise de vue. Vous verrez à quoi servent ces réglages, pourquoi Nikon les appelle un « système d’optimisation des images », et comment ils permettent de donner à vos photos une apparence précise sans passer par un logiciel de retouche.

Je montre comment accéder au menu Picture Control du boîtier, choisir un style d’image adapté à votre sujet, modifier les paramètres de rendu (contraste, netteté, saturation, teinte…), créer vos propres réglages personnalisés, puis les enregistrer, les renommer ou les copier d’une carte mémoire à une autre.

Je détaille aussi comment retrouver le rendu du Picture Control choisi lors de l’ouverture des fichiers RAW dans les logiciels Nikon, et comment reproduire cet aspect dans Lightroom ou Capture One. Enfin, je partage des astuces d’usage selon vos besoins — que vous travailliez en JPG direct, en RAW, ou en RAW+JPG — pour obtenir un résultat fidèle à votre intention dès la prise de vue.

Pourquoi les Picture Control Nikon ?

En une phrase : les Picture Control Nikon sont des styles d’image intégrés au boîtier qui déterminent le rendu couleur et contraste avant la prise de vue.

Dans le cadre de l’émission Photo quotidienne sur ma chaîne YouTube Nikon Passion, je vous propose de nombreux sujets pour apprendre à maîtriser votre boîtier Nikon et à faire de meilleures photos.

Les Picture Control Nikon permettent d’ajuster le contraste, la saturation, la netteté et la teinte de vos images directement dans le boîtier. Chaque mode – Standard, Neutre, Saturé, Monochrome, Portrait, Paysage ou Flat – influence le rendu final sans modifier l’exposition. C’est un peu comme appliquer un style d’image dans Lightroom, mais avant même de déclencher.

Ces réglages sont particulièrement utiles si vous photographiez au format JPG, car le rendu choisi est directement intégré à l’image. Ils sont également précieux si vous souhaitez visualiser le rendu final sur l’écran du boîtier avant toute retouche.

Quels sont les différents Picture Control Nikon ?

Chaque Picture Control Nikon correspond à une intention esthétique différente.

  • Standard produit un rendu équilibré pour la plupart des scènes.
  • Neutre offre des tons doux et une latitude élevée pour le post-traitement.
  • Saturé accentue les couleurs et les contrastes.
  • Portrait adoucit les tons chair.
  • Paysage renforce les bleus et les verts.
  • Monochrome permet de travailler en noir et blanc avec différents filtres.
  • Uniforme conserve une image peu contrastée idéale pour la retouche en post-traitement.

En comprenant comment chaque profil agit sur le contraste et la couleur, vous gagnez en cohérence visuelle, que vous fassiez du reportage, du portrait ou de la photo de paysage.

Mode Rendu typique Idéal pour
Standard Équilibré et polyvalent Scènes générales
Neutre Ton doux, large latitude Post-traitement
Saturé Couleurs vives et contrastées Paysages
Portrait Tons chair adoucis Portraits, scènes humaines
Monochrome Noir et blanc Étude de lumière, contraste
Uniforme Peu contrasté, plat Vidéo, retouche avancée

Tous les Picture Control disponibles sur les nouveaux boîtiers Nikon Z (dont le Z5II)

Les boîtiers Nikon Z récents, comme le Z5II, offrent une palette complète de Picture Control pour adapter le rendu de vos images à chaque sujet et à votre intention créative. Ces styles d’image agissent directement dans le boîtier et peuvent être utilisés aussi bien en photo qu’en vidéo.

Picture Control classiques
Automatique – Standard – Neutre – Saturé – Monochrome – Monochrome moins contrasté – Monochrome tons profonds – Portrait – Portrait aux tons riches – Paysage – Uniforme

Creative Picture Control (styles créatifs)
Rêve – Matin – Pop – Dimanche – Sombre – Spectaculaire – Silence – Austère – Mélancolique – Pur – Denim – Jouet – Sépia – Bleu – Rouge – Rose – Fusain – Graphite – Binaire – Carbone

Chaque Picture Control peut être modifié finement (accentuation, clarté, contraste, luminosité, saturation, teinte, teinte des tons chair, etc.), et vous pouvez enregistrer vos réglages personnalisés dans le menu « Gérer le Picture Control ». Cela vous permet de créer vos propres styles visuels et de les appliquer instantanément à vos images.

Remarque : lorsque le mode de tons HLG (Hybrid Log Gamma) est sélectionné pour la prise de vue, le choix des Picture Control est limité à Standard, Monochrome et Uniforme.

Comment appliquer et personnaliser les Picture Control Nikon

Pour savoir comment utiliser les Picture Control Nikon, référez-vous au manuel utilisateur de votre boîtier. Ces réglages sont accessibles dans le menu « Prise de vue photo » sur la plupart des reflex et hybrides Nikon.

Choisissez l’entrée « Régler le Picture Control » pour sélectionner le rendu souhaité. Choisissez ensuite « Gérer le Picture Control » pour personnaliser les réglages par défaut, les renommer, ou les copier de et vers une carte mémoire.

Pour débuter, essayez le mode Standard : il convient à la plupart des situations. Si vous photographiez des paysages, le mode Paysage accentue les bleus et les verts, alors que le mode Portrait adoucit les tons chair. Le mode Uniforme, lui, réduit le contraste et se destine à ceux qui préfèrent retravailler les couleurs au post-traitement.

Une astuce : créez un Picture Control personnalisé à partir de « Neutre » et ajustez les paramètres selon vos goûts. Vous pourrez ensuite le copier sur d’autres boîtiers Nikon ou le partager avec d’autres photographes.

Utiliser les Picture Control Nikon

En visionnant la vidéo ci-dessus vous allez découvrir :

  • ce que sont les Picture Control Nikon,
  • pourquoi les utiliser même si vous avez fait le choix du format RAW,
  • comment sélectionner un Picture Control bien précis,
  • comment modifier et personnaliser un Picture Control Nikon,
  • comment créer un nouveau Picture Control et le charger sur votre boîtier,
  • comment partager des réglages Picture Control personnalisés.

Pour savoir comment utiliser les Picture Control Nikon, référez-vous au manuel utilisateur de votre boîtier. Ces réglages sont accessibles dans le menu « Prise de vue photo » sur la plupart des reflex.

Choisissez ensuite l’entrée « Régler le Picture Control » pour choisir le rendu souhaité.

Choisissez l’entrée « Gérer le Picture Control » pour personnaliser les réglages par défaut, les renommer, ou les copier de et vers une carte mémoire.

Nikon NX Studio traitement des RAW

Quel Picture Control choisir selon le sujet ?

Pour débuter, essayez le mode Standard : il convient à la plupart des situations. Si vous photographiez des paysages, le mode Paysage accentue les bleus et les verts, alors que le mode Portrait adoucit les tons chair. Le mode Flat, lui, réduit le contraste et se destine à ceux qui préfèrent retravailler les couleurs au post-traitement.
Une astuce : créez un Picture Control personnalisé à partir de « Neutre », et ajustez les paramètres pour obtenir votre rendu préféré. Vous pourrez ensuite le copier sur d’autres boîtiers Nikon ou le partager.

Personnellement, avec le Nikon Z6III, j’utilise souvent le mode Standard personnalisé en reportage : il me donne une base équilibrée, sans saturation excessive, que je peux ensuite adapter facilement en post-traitement.

Comment créer et partager vos Picture Control personnalisés

Créer vos propres Picture Control Nikon vous permet d’obtenir un rendu qui vous ressemble, cohérent d’une photo à l’autre, sans passer des heures en post-traitement. Vous pouvez modifier les préréglages existants ou créer des styles entièrement personnalisés, puis les transférer d’un boîtier à un autre.

Pour cela, Nikon propose deux méthodes simples.

La première consiste à personnaliser directement un Picture Control depuis le menu du boîtier. Sélectionnez « Régler le Picture Control », choisissez un profil existant comme point de départ (par exemple Neutre ou Standard), puis ajustez les paramètres selon vos goûts : netteté, clarté, contraste, luminosité, saturation ou teinte. Une fois vos réglages validés, enregistrez-les dans le menu « Gérer le Picture Control ». Vous pouvez leur attribuer un nom distinctif pour les retrouver facilement, comme « Paysage doux » ou « Portrait clair ».

La seconde méthode consiste à utiliser le logiciel Nikon NX Studio. Téléchargeable gratuitement sur le site Nikon, il permet de créer vos Picture Control sur ordinateur à partir d’un fichier RAW (NEF). Vous visualisez immédiatement l’effet de chaque ajustement avant d’exporter le profil sous forme de fichier (.NP3 ou .NP2 selon le boîtier). Copiez ensuite ce fichier sur une carte mémoire et importez-le via le menu « Gérer le Picture Control » de votre appareil photo.

Depuis les modèles récents comme les Nikon Z6III, Z8 ou Z50II, vous pouvez aussi importer vos profils directement via le service Nikon Imaging Cloud. Cette option simplifie le partage entre plusieurs boîtiers ou entre membres d’une même équipe. Vous pouvez même télécharger des styles créés par d’autres photographes pour tester de nouveaux rendus.

Une fois vos Picture Control personnalisés créés, pensez à les sauvegarder : copiez-les sur votre ordinateur ou dans le cloud, afin de pouvoir les réinstaller après une mise à jour de firmware ou sur un nouveau boîtier.

C’est en expérimentant vos propres réglages que vous développerez un style visuel unique.

En JPG, le Picture Control définit le rendu final. En RAW, il n’est qu’une référence : le fichier NEF contient le rendu choisi, mais vous pouvez le modifier à tout moment dans le logiciel.

Retrouver l’apparence du Picture Control dans les logiciels de développement

En bref : Lightroom sait reconnaître votre boîtier Nikon et appliquer automatiquement un profil équivalent au Picture Control utilisé à la prise de vue.

Lorsque vous photographiez en RAW (format NEF chez Nikon), le boîtier enregistre bien plus que les seules données brutes du capteur. Il y inclut aussi toutes les informations de prise de vue, dont le Picture Control que vous avez choisi. C’est ce réglage qui détermine le rendu que vous voyez sur l’écran arrière du boîtier : couleurs, contraste, saturation, netteté, etc.

Tous les Picture Control Nikon pour Nikon Z dans Nikon NX Studio
Tous les Picture Control Nikon pour Nikon Z dans Nikon NX Studio

Au moment d’ouvrir votre fichier dans un logiciel Nikon comme NX Studio, celui-ci lit directement cette information et affiche instantanément le rendu correspondant. Vous retrouvez donc à l’écran exactement la même apparence que sur le boîtier. Vous pouvez ensuite modifier le Picture Control, en choisir un autre ou ajuster les paramètres sans altérer le fichier original.

Les logiciels tiers comme Adobe Lightroom, DxO PhotoLab ou Capture One ne peuvent pas lire directement le Picture Control intégré, car cette donnée est propre à Nikon. En revanche, Lightroom propose une solution efficace : il détecte le modèle de votre boîtier et applique automatiquement un profil d’appareil photo équivalent. Ces profils portent le même nom que les Picture Control Nikon (Standard, Neutre, Portrait, etc.) et reproduisent fidèlement leur apparence à l’écran.

Ainsi, si vous ouvrez un RAW pris avec le Picture Control « Portrait » sur votre Nikon Z6III, Lightroom appliquera le profil « Camera Portrait » correspondant. Vous obtenez donc le même rendu visuel que celui affiché sur l’écran arrière du boîtier, tout en conservant la latitude complète du RAW pour le développement.

Cette correspondance entre Picture Control et profil d’appareil photo est un excellent moyen de préserver la cohérence de vos couleurs et de votre style, que vous travailliez avec les outils Nikon ou avec des logiciels d’édition plus complets.

Quelle différence entre Picture Control, profil, recettes et preset

Ces quatre notions – Picture Control, profil, recettes et preset – semblent proches, mais elles interviennent à des moments différents du flux de travail et n’ont pas la même fonction. Les distinguer permet de mieux comprendre comment obtenir un rendu cohérent entre votre boîtier et vos logiciels.

Le Picture Control est un réglage interne au boîtier Nikon. Il agit directement au moment de la prise de vue, avant même l’enregistrement de la photo. Chaque Picture Control (Standard, Neutre, Monochrome, etc.) définit la façon dont le boîtier interprète la couleur, la netteté, le contraste et la luminosité de l’image. Ces paramètres s’appliquent entièrement au fichier JPG et servent de référence de rendu pour les fichiers RAW (NEF). En résumé, le Picture Control est le “style d’image du boîtier”.

Le profil (ou profil d’image dans les logiciels comme Lightroom, Capture One ou DxO) s’applique après la prise de vue, lors du développement numérique d’un fichier RAW. Il indique au logiciel comment interpréter les données brutes du capteur. Les profils Nikon intégrés à Lightroom reproduisent par exemple les Picture Control du boîtier (Portrait, Standard, etc.), mais ils ne sont que des simulations logicielles, non des réglages de prise de vue.

La recette (ou recipe dans Nikon Imaging Cloud) est la toute dernière évolution des Picture Control. Elle fonctionne comme un style d’image téléchargeable depuis le cloud Nikon : vous pouvez l’importer directement dans votre boîtier connecté, sans passer par un ordinateur ni une carte mémoire. Chaque recette combine un Picture Control, des réglages de balance des blancs, d’accentuation et parfois des paramètres vidéo, pour produire un rendu complet prêt à l’emploi.

Ces recettes sont conçues par Nikon ou par des photographes invités et régulièrement mises à jour. Vous pouvez les appliquer telles quelles, les modifier ou les enregistrer dans vos réglages personnalisés. Elles constituent une excellente base pour expérimenter de nouveaux styles d’image, tout en gardant la possibilité de créer vos propres variations.

Le preset (ou paramètre prédéfini) est un ensemble de réglages complets appliqués dans le logiciel de post-traitement. Il combine non seulement un profil de rendu, mais aussi des ajustements supplémentaires (exposition, balance des blancs, courbes, color grading, vignettage, etc.). Le preset sert à reproduire instantanément une ambiance ou un style photo particulier.

Les recettes Nikon disponibles dans Nikon Imaging Cloud
Les recettes Nikon disponibles dans Nikon Imaging Cloud

En résumé :

  • le Picture Control agit avant la prise de vue, dans le boîtier, en définissant le rendu appliqué à l’image au moment du déclenchement,
  • le profil agit au moment du développement du RAW, dans le logiciel, pour interpréter les données du capteur selon un style d’image,
  • la recette (recipe) combine plusieurs paramètres — Picture Control, balance des blancs, accentuation, tonalité, parfois vidéo — et agit comme un style complet prêt à l’emploi, téléchargeable depuis Nikon Imaging Cloud directement dans le boîtier,
  • le preset agit après le développement, comme un ensemble de réglages automatiques qui affinent ou transforment le rendu.

Les quatre peuvent se compléter : un Picture Control définit votre base, un profil l’interprète dans le logiciel, une recette vous permet d’explorer ou de partager des styles complets sans effort et un preset finalise votre rendu.

Évolutions récentes des Picture Control Nikon

Depuis la rédaction de cet article, Nikon a apporté plusieurs améliorations importantes aux Picture Control qu’il convient de connaître. Tout d’abord, vous pouvez désormais importer des profils via Nikon Imaging Cloud, ce qui facilite le partage, la synchronisation et l’homogénéité des réglages entre plusieurs boîtiers.

Ensuite, certains boîtiers (comme le Z50II) disposent d’un bouton dédié Picture Control permettant d’accéder en un instant à jusqu’à 31 styles d’image, ce qui accélère le flux de travail.

Enfin, la fonction « Flexible colour Picture Control » fait son apparition : elle autorise un ajustement beaucoup plus fin via HSL, étalonnage couleur, et couvre aussi bien la photo que la vidéo. Ces évolutions renforcent le rôle des Picture Control comme outil de style créatif et non plus uniquement un préréglage boîtier.

Pensez à vérifier dans le menu de votre boîtier Nikon (notamment dans les modèles Z récents) si ces fonctions sont présentes et à mettre à jour le firmware afin d’en tirer le meilleur parti.

Erreurs fréquentes avec les Picture Control Nikon

L’erreur la plus courante consiste à photographier en RAW en pensant que le Picture Control sera appliqué à l’image finale. En réalité, il n’agit que sur la prévisualisation ou le JPG associé.

Autre piège : choisir un mode trop contrasté (comme Saturé) dans une scène déjà très colorée. Vous risquez de perdre des détails dans les hautes lumières.

Enfin, beaucoup oublient que le mode Uniforme est conçu pour la postproduction : à l’écran, les images semblent ternes, mais c’est normal.

Questions fréquentes sur les Picture Control Nikon

Les Picture Control Nikon affectent-ils mes fichiers RAW ?
Non. Les réglages Picture Control n’affectent pas le fichier RAW lui-même, mais seulement la prévisualisation et les rendus visibles dans les logiciels Nikon.

Peut-on télécharger des Picture Control créés par d’autres photographes ?
Oui. Nikon propose une bibliothèque officielle de Picture Control additionnels, et vous pouvez également importer ceux partagés par d’autres utilisateurs via une carte mémoire.

Quel Picture Control choisir pour les portraits ?
Le mode Portrait adoucit les tons chair et réduit le contraste, mais rien ne vous empêche de personnaliser un mode Neutre selon vos préférences.

En résumé

Les Picture Control Nikon sont bien plus qu’un simple gadget : ils vous permettent de visualiser et de maîtriser votre rendu final dès la prise de vue. En comprenant comment chaque mode agit sur la couleur, le contraste et la netteté, vous gagnez en efficacité et en cohérence, quel que soit votre niveau ou votre type de pratique.

Pour aller plus loin

Vous pouvez retrouver des comparaisons de rendus et des démonstrations vidéo sur la chaîne Nikon Passion. Testez plusieurs Picture Control sur une même scène pour mieux comprendre leur influence et définir votre style personnel.


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