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Test TAMRON SP AF 70-200 mm f/2.8 Di LD (If) Macro

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Le Tamron 70-200 monté sur un Nikon D200

L’objectif Tamron 70-200 f/2.8 est une alternative crédible aux télé-objectifs de marque, le 70-200 f/2.8 chez Nikon pour les nikonistes en particulier. Découvrez le test terrain de cette optique réalisé par JFD, un test qui évite volontairement les murs de briques pour émettre un avis de photographe passionné sur ce zoom télé à l’ouverture pro.

Présentation

Il s’agit d’un zoom présentant une plage focale variant entre 70 et 200mm et offrant une ouverture maximale constante de f/2.8. Cet objectif fait partie de la gamme ‘SP’ de chez Tamron qui signifie ‘Super Performance’ ; c’est-à-dire le haut de gamme chez Tamron.

L’objectif possède une motorisation interne, ce qui lui permet de conserver l’autofocus sur tous les boîtiers numériques Nikon. Cette motorisation est faite à l’aide d’un petit moteur embarqué dans l’objectif, il ne s’agit pas d’une motorisation ultra-sonique (AFS chez Nikon, HSM chez Sigma). Cela se traduit par un système autofocus plus lent et plus bruyant, mais nous reviendrons sur cet aspect dans la section ‘autofocus’ de ce test.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200

La mention ‘Di’ dans l’appellation de l’objectif signifie que les lentilles utilisées sont traitées pour offrir des performances optimales lorsque celui-ci est utilisé sur un réflex numérique. ‘Di’ signifie également qu’il est capable de couvrir le plein format, c’est-à-dire qu’il est compatible avec les réflex FX (D700 / D3 / D3x / D3s) ainsi qu’avec ceux à capteurs DX / APS-C (tous les autres).

L’objectif accepte des filtres de 77mm de diamètre, ce qui est un standard pour ce type de plage focale.

Enfin, l’appellation ‘macro’ de cet objectif est un peu abusive, puisqu’il s’agit d’avantage de proxiphotographie que de réelle macro. En effet, il est possible d’atteindre un rapport de grossissement maximal de 1:3 à 200mm, ce qui est très appréciable et permet de réaliser des images presque inattendues pour un objectif de ce type.
Mise au point très rapprochée.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.
Exemple de proxiphotographie au Tamron 70-200/2.8.
[ Nikon D200 – 155mm – f/4 – 1/250s – ISO 100 ]

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Autre exemple de proxiphotographie
[ Nikon D200 – 200mm – f/5.6 – 1/180s – ISO 100 ]

J’ai acheté cet objectif en mars 2009 pour réaliser des photographies de sport en intérieur ainsi que des photographies animalières. Sa focale ainsi que son ouverture maximale constante de f/2.8 (souvent le maximum pour un zoom), en ont fait un candidat naturel. J’ai opté pour le Tamron car j’étais très intéressé de son rapport performance / prix.

Prise en main et construction

L’objectif présente deux bagues différentes, une pour la mise au point, l’autre pour le choix de la focale. Les deux bagues sont bien positionnées et offrent une ergonomie permettant de se concentrer sur son cadrage plus que sur son matériel.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.
Le Tamron 70-200 avec son pare-soleil retourné.

Mesurant près de 20cm de long pour près de 9cm de diamètre et pensant 1150g, cet objectif n’est pas un objectif qu’il est évident de prendre en toutes circonstances, c’est un élément à considérer lorsque l’on envisage l’achat d’un tel outil. En considérant son cahier des charges, il n’est cependant pas d’une taille surprenante. Il est un rien plus long en taille que le Sigma équivalent et un rien plus court que le Nikkor.

L’objectif est assez bien construit, et semble assez costaud. Il est évident (vu sa catégorie de prix) qu’il ne s’agit pas d’une construction aussi solide qu’un tank comme son homologue Nikon, mais il ne semble pas fragile pour autant.

Le passage de la mise au point automatique à la mise au point manuelle se fait en tirant vers soi (ou en poussant vers l’avant) la bague de mise au point. Cela ne nécessite aucun changement sur le boîtier, ce qui est agréable. Ce n’est pas aussi pratique que la retouche immédiate du point comme sur les AFS Nikon, mais ça s’en rapproche très fort.

Côté accessoires, il est livré avec pare-soleil, collier de fixation à un pied et une housse de transport. Le pare-soleil est grand et bien construit. Il peut se monter à l’envers pour le rangement, ce qui est assez pratique. Le collier de pied est, quant à lui, beaucoup moins pratique. Il est solide et ferme, mais est assez pénible à enlever. J’en ai déjà utilisé d’autres mieux construits sur cet aspect. Par contre, ce dernier est large et particulièrement stable, il est possible de poser l’ensemble boîtier-objectif sans craindre qu’il ne bascule. Enfin, la housse n’est pas très sécurisante et encore moins étanche. Elle pourrait éventuellement servir pour dépanner, mais pas plus…

Qualité optique et rendu

Alors, c’est bon ?

Allons droit au but, cet objectif est optiquement très bon, voire même excellent. Particulièrement quand on considère son prix! Il présente des images bien contrastées et nettes. La pleine ouverture de f/2.8 pourrait être un rien meilleure (particulièrement dans les coins en FX), mais elle est tout de même très exploitable. Je vais tenter d’illustrer cette section par des images prises sur le terrain avec cet objectif. D’après certains tests vus sur internet, le point faible de l’objectif au niveau optique se situe autour de 135mm à f/2.8. J’ai donc mis à votre disposition une photographie prise dans ces conditions, accompagnée de sa version non redimensionnée, pour que vous puissiez vous faire une idée de ce que l’on peut tout de même réaliser.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Photo prise à pleine ouverture (f/2.8) dans une condition de lumière très difficile !
Cliquez sur l’image pour la voir en résolution maximale.
[ Nikon D200 – 200mm – f/2.8 – 1/160s – ISO200 ]

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Une photo prise à la pleine ouverture (f/2.8) sur un capteur FX.
Cliquez sur l’image pour la voir en résolution maximale.
[ Nikon D700 – 130mm – f/2.8 – 1/1000s – ISO800 ]

Les distortions sont minimes et ne devraient pas se remarquer. C’est assez typique pour ces focales, mais c’est tout de même plus qu’appréciable.

Les aberrations chromatiques sont particulièrement bien contrôlées. Elles deviennent tout de même légèrement visibles entre f/2.8 et f/4 en FX, dans les coins extrêmes et sous certaines conditions de contrastes. En DX, c’est complètement marginal. L’important est de retenir que, dans 99% des situations, elles ne sont que peu (ou pas du tout) visibles.

Dans la pratique, l’objectif semble être au top dès f/4, ce qui fait qu’il y est à 90% du temps lorsque je l’utilise sur le terrain (sauf si la lumière est très forte bien entendu).

Douceur et harmonie d’arrière-plan

Un point très important, et qui a également été déterminant dans mon choix de cet objectif est le rendu particulièrement doux des arrière-plans flous (le fameux ‘bokeh’). Grâce à ses lentilles de qualité et son diaphragme à 9 lames circulaires, les arrière-plans ont rarement étés si harmonieux avec une optique de cette catégorie proposée à un tel prix.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Rendu du flou d’arrière-plan sur une scène très contrastée (plein soleil espagnol et reflets). L’objectif s’en tire admirablement bien, pour peu que l’on aime les fonds très doux.
[ Nikon D200 – 200mm – f/4 – 1/800s – ISO 100 ]

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Idem, arrière plan très contrasté puisque pris en contre-jour en fin de journée et rendu très agréable tout de même.
[ Nikon D200 – 175mm – f/4 – 1/125s – ISO 100 ]

Autofocus

Ce test ne serait pas complet si nous n’abordions pas le principal défaut de ce zoom : son autofocus, que je qualifierais de pénible. Attention, il fonctionne bien et produit des photos très nettes, quand tout va bien. Pour une raison inconnue, il a malheureusement tendance à ne pas accrocher sur un sujet et se retrouve donc parfois à chercher la netteté là où il ne la trouvera pas. Si on ajoute à cela le fait que le moteur intégré est plus lent que la moyenne, on obtient un objectif dont la mise au point automatique devient un peu chaotique.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Bien que l’autofocus ne soit pas des plus rapides, il permet tout de même de figer l’action assez précisément avec un peu d’entraînement.
[ Nikon D200 – 140mm – f/4 – 1/1600s – ISO 100 ]

Attention, il était nécessaire de parler de cet aspect de l’objectif car il est déterminant pour certains utilisateurs. Mais il ne pas faut l’exagérer et écarter cette excellente optique uniquement sur base d’une peur.

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Autre exemple d’utilisation de l’autofocus sur un sujet en mouvement.
[ Nikon D200 – 155mm – f/4 – 1/500s – ISO100 ]

Sur le terrain, une fois que ce problème est connu, on apprend à faire avec. Je veux dire qu’on ne sollicite pas l’autofocus de la même manière qu’avec un objectif plus performant sur cet aspect, mais cela n’empêche que rarement de faire des photos de sujets en mouvement. Il faut juste anticiper d’avantage avec le Tamron 70-200 qu’avec d’autres objectifs proposant un autofocus plus performant. Je vous propose de consulter les images obtenues avec cet objectif
afin de vous faire une idée de ce qu’il me permet de capturer.

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Dernier exemple d’utilisation de l’autofocus sur un sujet en mouvement.
[ Nikon D200 – 200mm – f/4 – 1/1000s – ISO100 ]

Conclusions

Je n’ai jamais regretté l’achat de cette optique. Pour un prix très raisonnable, elle délivre des images d’une qualité remarquable. Le bokeh est particulièrement doux grâce à son diaphragme circulaire, les images sont très piquées et les aberrations chromatiques quasiment inexistantes.

Ceux pour qui la vitesse d’autofocus est vraiment un facteur déterminant préféreront des modèles équipés de moteur d’autofocus de type AFS/HSM (voyez tout de même ce que j’arrive à réaliser avec cette optique sur des sujets en mouvement).Les autres qui n’ont pas un besoin crucial d’un autofocus hyper performant, peuvent se diriger vers ce Tamron sans hésitations.

Quelques exemples supplémentaires

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

[Nikon D200 – 200mm – f/4 – 1/320s – ISO200 ]

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Exemple sur capteur plein format (FX).
[ Nikon D700 – 200mm – f/5.6 – 1/500s – ISO200 ]

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

[ Nikon D200 – 200mm – f/4 – 1/1000s – ISO100 ]

Un grand merci à JF pour la réalisation du test et les photos d’illustration, venez partager avec les membres sur cet objectif Tamron dans le forum.

TAMRON objectif photo SP AF 70-200 mm f/2.8 Di LD (If) Macro monture NIKON chez Miss Numerique

Photos (C) J-F Degbomont (jfd), mai 2010.


Test Nikon D7200 : une semaine avec le reflex Nikon expert

Voici le test Nikon D7200, un reflex au format APS-C qui représente le segment expert de la gamme DX Nikon. Le D7200 s’adresse aux amateurs de photographie désireux de disposer d’un reflex aux performances élevées et présentant une ergonomie la plus proche possible des modèles pros de la marque.

Test Nikon D7200 : une semaine avec le reflex Nikon expert

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Test Nikon D7200 : présentation

Le Nikon D7200 ne surprendra pas les nikonistes. Sa présentation est des plus classiques et sa fiche technique le positionne très clairement comme un grand classique Nikon, performant, efficace mais sur la réserve en matière d’innovation.

Il ne vous faudra que quelques minutes pour approcher ce D7200 si vous avez déjà utiliser un Nikon expert, guère plus pour les autres. La présentation très traditionnelle fait la part belle aux commandes à accès direct (en face arrière particulièrement) et aux deux écrans de contrôle.

L’écran supérieur est toujours aussi riche en informations de prise de vue tandis que l’écran LCD arrière vous donne accès à l’ensemble des réglages, menus (incluant un menu Vidéo) et options de visualisation des photos et vidéos.

Test terrain Nikon D7200
Test Nikon D7200 à 12.800 ISO

Le Nikon D7200 reprend ce qui a fait le succès des précédents D7000 et D7100 avec une présentation sobre et des performances élevées. Il me laisse néanmoins un peu sur ma faim en faisant l’impasse sur l’écran orientable et tactile. Pour un modèle expert, il est vraiment dommage de ne pas disposer à minima de la possibilité d’orienter cet écran (comme sur le D5500 et le D750) pour favoriser les cadrages créatifs.

Les utilisateurs du Nikon D7100 ne seront pas déroutés en prenant en main le D7200 : c’est du pareil au même, à la poignée près qui s’avère un peu plus creuse et facilite la tenue en main.

Ergonomie et accès aux fonctions principales

Le Nikon D7200 est un modèle expert : si ses performances pures ne surpassent pas à ce point le D7100 ou le plus modeste D5500, il saura par contre vous offrir nombre de contrôles et accès directs que ne proposent pas les modèles des gammes inférieures. C’est d’ailleurs la seule vraie différenciation entre un D5500 et ce D7200, le D5500 gardant pour lui une plus grande polyvalence (voir mes recommandations d’objectifs pour le Nikon D7200).

En face avant le D7200 propose plusieurs contrôles dont le commutateur Autofocus, la touche de bracketing et celle d’ouverture du flash intégré.

Test terrain Nikon D7200

Test Nikon D7200 à 10.000 ISO

La couronne supérieure rotative héritée du précédent modèle et des D610/D750 semble se généraliser dans la gamme Nikon. Si vous préférez les touches ‘trèfles’ type D300s, il vous faudra regarder du côté du D810 pour en disposer, plus aucun reflex Nikon expert ne les propose (et c’est dommage).

A proximité de l’écran supérieur, le D7200 reprend également le commutateur marche-arrête rotatif, le (gros) déclencheur photo, le (petit) déclencheur vidéo, le réglage de correction d’exposition et celui de mesure de lumière. Une présentation bien connue et qui s’avère plutôt efficace à l’usage.

Test terrain Nikon D7200

Test Nikon D7200 à 400 ISO

Je ne suis pas toutefois pas très emballé par cette couronne gauche qui impose une manipulation à deux doigts pour tout réglage (par exemple cadence ou mode de prise de vue). En pratique cela se gère très bien mais l’idée d’avoir ‘une fonction – une touche‘ comme sur les modèles pros est plus séduisante.

Pas grand chose à dire de la face arrière qui reprend elle-aussi les repères de la marque : un pad droit pour la gestion des points AF, un commutateur Live View photo/vidéo et une touche Info donnant accès à la plupart des paramètres et réglages.

Le pad s’avère très réactif bien qu’assez petit et si vous avez des doigts de bonne taille il vous faudra être vigilant pour le manipuler. Même chose si vous portez des gants en hiver, c’est très limite dès qu’il s’agit de valider un choix avec la touche Ok centrale.

Test terrain Nikon D7200

La barre de boutons à gauche de l’écran LCD est elle-aussi reprise des précédents modèles. Claire et simple à manipuler elle ne fait pas débat. La seconde touche Info permet l’affichage d’informations de prise de vue, elle est un peu redondante avec la touche droite même si les deux affichages diffèrent légèrement.

L’écran LCD quant à lui s’avère très agréable à l’usage : grand, lisible en plein soleil, lumineux. On ne lui reproche que l’absence de la fonction tactile (comme sur le D5500) qui, même si elle paraît gadget pour certains, s’avère bien pratique sur trépied, en pose longue ou chaque fois qu’il faut éviter de faire bouger le boîtier un tant soi peu.

Test terrain Nikon D7200

Gabarit et prise en main

Le D7200 s’avère à la fois compact et léger par rapport aux modèles pros FX. Il reste plus imposant qu’un modèle hybride mais sa destination n’étant pas la même ce ne sera pas un critère différenciateur au moment du choix. C’est l’objectif utilisé qui fera la différence puisque la plupart des zooms actuels sont au moins aussi gros (et lourds) que le boîtier.

La poignée a été redessinée et facilite grandement la tenue en main sur la durée. Il est tout à fait possible de tenir le boîtier sans aucune sangle sans prendre le risque de le laisser tomber. Et les grosses mains trouveront plus de place pour loger les gros doigts (!). Nikon a manifestement décidé de revoir toutes les poignées de ses reflex et c’est une bonne chose.

Test terrain Nikon D7200

Le Nikon D7200 à l’usage

Rien de tel que de passer du temps avec un boîtier pour se faire une idée précise de son intérêt. C’est ainsi que je procède pour les tests « terrain » et j’ai donc utilisé ce D7200 pendant une bonne dizaine de jours en continu.

En première approche autant dire qu’il y a peu de surprises. C’est du Nikon, classique et efficace, l’autofocus est rapide et précis (l’Expeed 4 n’y est pas pour rien), il accroche vraiment bien en basse lumière. La mesure de lumière est fiable dans la grande majorité des cas et ce D7200 est une vraie machine à photographier sans arrière pensée.

La qualité du viseur optique aidant, vous pourrez cadrer avec précision, voir clair (c’est une des différences avec les modèles des gammes inférieures) et disposer de nombreuses informations personnalisables dans le viseur.

Test terrain Nikon D7200

Les amateurs de cadrages au ras du sol et bras levés seront, comme moi, frustrés de ne pas disposer de l’écran orientable qui évite de se coucher par terre mais si vous faites abstraction de ce point précis alors le D7200 vous rendra les services attendus.

S’il n’y a pas grand-chose à relever en matière de prise de vue en pleine journée, avec de la lumière et donc des sensibilités peu élevées, il n’en est pas de même dès que cette même lumière se fait plus rare. L’autofocus accroche mieux que sur les générations précédentes et le couple capteur – Expeed 4 assure !

N’hésitez pas à grimper à 12.800 ISO car les résultats sont bien là. Il y a clairement une différence de qualité d’image avec une montée de bruit visible dès 6.400 ISO mais en optant pour le format RAW vous débruiterez bien vite pour des images d’excellente qualité. Si vous souhaitez rester en JPG alors vous aurez un peu plus de bruit sur l’image dès 12.800 ISO mais le rendu est plutôt agréable, le bruit ‘discret’ et les images parfaitement exploitables.

Au-delà faites le choix du RAW et traitez vos photos pour grimper à 25.600 ISO, une sensibilité qui donne toutefois des résultats bien meilleurs que ce que j’ai pu observer sur les modèles précédents (y compris en gamme FX). Manifestement Nikon a encore fait un pas en avant en matière de gestion des basses lumières et ce capteur assure !

Test terrain Nikon D7200

Mon avis sur le Nikon D7200

Avec le Nikon D7200, Nikon rafraîchit un D7100 qui n’a pourtant pas tant vieilli que ça. Les quelques reproches que l’on pouvait faire à ce précédent modèle (capacité buffer, sensibilité, réactivité) sont revus et corrigés. Le buffer peut gérer 13 vues successives en mode RAW avant de ralentir, la cadence étant ensuite fonction des performances de la carte mémoire plus que du boîtier.

La sensibilité gagne un cran avec des images à haut ISO de très grande qualité. L’absence de bruit visible jusqu’à 3.200 ISO est un atout pour la photo de sport et animalière de façon à gagner en vitesse d’obturation. Au-delà il vous sera possible de passer à 6.400 ISO avec des résultats très corrects, de grimper à 12.800 ISO en débruitant en post-traitement et de tenter 25.600 quand le besoin se fait sentir tout en sachant que les images (traitées) seront parfaitement exploitables.

Lien direct vers la vidéo de Test du Nikon D7200

J’ai peu testé le mode vidéo, mais les quelques séquences tournées montrent que le processeur Expeed 4 fait le boulot : la réactivité est au rendez-vous , les séquences sont fluides et l’autofocus plutôt réactif même si la mise au point manuelle reste de mise dès lors que vous voulez tourner « comme un pro ».

La belle gestion des basses lumières en vidéo reste un véritable atout pour les vidéastes qui trouveront là un boîtier capable de filmer dans de nombreuses situations complexes, et de proposer des résultats plus qu’honorables.

Test terrain Nikon D7200

Test Nikon D7200 à 1.600 ISO

Les Limites du Nikon D7200

Le Nikon D7200 s’avère être un reflex APS-C bon partout qui saura répondre aux attentes des photographes et vidéastes les plus exigeants. Il lui manque toutefois quelques fonctions complémentaires pour être le plus polyvalent possible (une couronne supérieure différente, un écran orientable) et représenter un vrai concurrent aux modèles FX comme le D750 plus onéreux et exigeant en matière d’optiques.

Si le choix ne saurait se faire sur la base de ces seuls critères, retenez quand même que ce D7200 représente le meilleur de ce que Nikon sait proposer actuellement en matière de reflex DX, avec un capteur excessivement performant (cf. les tests DxO Labs) et un processeur Expeed 4 donnant une belle réactivité à l’ensemble des modules (AF, mesure de lumière, vidéo).

Le D7200 face aux autres reflex Nikon

Le coefficient x1.5 propre au format DX couplé aux belles performances du boîtier font de ce modèle un choix évident pour les photographes animaliers et de sport qui ne veulent pas passer au FX. La contrainte sur les optiques est moindre, les résultats sont aussi bons, et au quotidien la différence est minime (utilisation, ergonomie).

Test terrain Nikon D7200

Nikon D7200 + objectif Nikon AFS 16-85mm G VR ED

Nikon D7200 ou Nikon D750

Si toutefois le FX vous fait de l’œil pour la taille de son capteur et l’absence de facteur de correction, alors le D750 est une belle alternative qui pousse les performances et la polyvalence un cran plus loin encore.

Nikon D7200 ou Nikon D7100

Si vous possédez déjà un D7100, le passage au D7200 ne vous apportera rien de vital. Un cran de plus en sensibilité ne saurait être un critère décsif, la seule vraie différence étant la capacité du buffer.

Nikon D7200 ou Nikon D7000

Face au D7000, le D7200 est par contre plus moderne, son capteur fait la différence, la vidéo est largement supérieure, le module wifi intégré vous rendra quelques services et la réactivité globale du boîtier est bien supérieure.

Nikon D7200 ou Nikon D5500

Face au D5500, le choix est cornélien : le D7200 est un peu meilleur en qualité d’image mais il faut savoir quoi regarder pour le voir. Il a pour lui une présentation plus experte (accès aux fonctions et réglages), un châssis plus robuste et vous rapproche du monde pro. Il lui manque par contre des fonctions pratiques (l’écran) qui le rendent moins polyvalent que son petit frère de gamme proposé à un tarif bien moins élevé.

J’ai regroupé ces informations dans le comparatif des reflex APS-C experts Nikon.

En conclusion

Avec son D7200 Nikon propose un reflex DX bien classique : pourvu des modules technologiques les plus performants de la gamme (Expeed 4, AF 51 points, capteur 24Mp nouvelle version), ce D7200 est une machine à photographier qui ne vous décevra pas.

Le revers de la médaille, c’est un modèle un peu sage que l’on aurait aimé plus à la page. Il est en effet difficile de comprendre pourqoi Nikon n’a pas pris la peine d’inclure ce qui fait l’intérêt de modèles inférieurs et moins onéreux et qui aurait vraiment fait la différence face aux autres modèles DX Nikon comme face à la concurrence.

Si ce sont pour vous des critères importants, alors il vous faudra attendre (probablement) le Nikon D7500 … En attendant vous pouvez consulter le guide du Nikon D7200.

Vous avez des questions complémentaires ? Les commentaires sont là pour ça …

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Mise à jour firmware pour les Nikon D750

Nikon a mis en ligne une nouvelle version C1.02 du firmware pour le Nikon D750. Si les apports de cette nouvelle version ne sont pas précisés, il reste toujours intéressant de faire la mise à jour, voici pourquoi et comment.

Nikon D750 Avis et Première prise en main

Nikon D750 firmware C1.02 : so what ?

Le Nikon D750 est le reflex Plein Format qui a la lourde tache de représenter le coeur de gamme FX avec le D810. Apparu en 2014 pour compléter la gamme FX le D750 fait l’unanimité chez les photographes en recherche d’un plein format riche en pixels mais pas trop (à l’inverse du Nikon D810) et plus accessible que le Nikon D4s (prix, poids, encombrement).

Après la précédente mise à jour de début d’année, le Nikon D750 vient de recevoir un nouveau firmware C1.02 sur lequel la marque n’est pas très loquace : « Le fonctionnement de l’appareil photo est désormais plus fiable« .

Difficile donc de savoir ce que ce firmware apporte, même si certaines sources parlent d’une réactivité plus grande de l’affichage des photos et informations lors de l’appui sur les touches correspondantes de l’écran arrière.

Pourquoi faire la mise à jour firmware alors ?

Il est toujours intéressant de faire la mise à jour du firmware de votre boîtier car une marque ne prend pas la peine de sortir un nouveau firmware pour rien. Il y a fort à penser que cette nouvelle version apporte son lot de corrections de bugs, un sujet sur lequel les fabricants s’étendent peu désormais.

Mais encore ?

La mise à jour firmware permet de modifier le comportement d’un appareil photo en modifiant son logiciel interne. Si ce type de modification a généralement pour objet de corriger les dysfonctionnements, il permet aussi d’apporter des nouvelles fonctions et/ou des changements de fonctionnement (des touches par exemple). Certaines marques profitent de ce principe de mise à jour pour mettre à niveau des boîtiers plus anciens avec les apports des plus récents. Une initiative louable que l’on aimerait voir généralisée chez tous les constructeurs dont Nikon …

Pour faire la mise à jour, suivez les indications données sur le site du support Nikon : mise à jour firmware Nikon D750

Source : Nikon


Eleuthera – Photographies par Marc Coeffic et Harry Paungger

Connaissez-vous Eleuthera ? C’est une île des Bahamas située à 80kms de Nassau. Mais c’est aussi le lieu de résidence du photographe Marc Coeffic, un fidèle lecteur, qui a produit avec l’aide de son compère Harry Paungger un livre de photographies sur ce petit bout de terre.

Eleuthera - Photographies par Marc Coeffic et Harry Paungger

Pourquoi Eleuthera ?

Pourquoi donc s’intéresser à cette île si éloignée de notre vieille Europe quand on est photographe comme Marc et Harry ? Tout simplement parce qu’il s’agit de l’endroit où ils vivent. Et pour lequel ils éprouvent un sentiment d’émerveillement sans faille depuis de nombreuses années.

Ce projet de livre est une belle histoire et c’est ce que j’avais envie de mettre en avant. Faisant fi de tous les impératifs commerciaux actuels (produire vite, vendre vite, faire du consommable), nos deux photographes ont commencé par partager des photos de leur île depuis de nombreuses années.

Et ce qui devait arriver est arrivé puisque Katie Black-Frost, éditrice américaine, n’a pas manqué de croiser la route de nos deux compères. Passant une bonne partie de ses vacances sur l’île, y ayant même trouvé son mari pendant un congé sabbatique, elle a eu envie de monter ce projet d’édition pour valoriser le travail des photographes et Eleuthera en particulier.

Marc m’a contacté récemment pour me demander ce que je pensais de cet ouvrage qu’il m’a fait parvenir depuis l’autre bout du monde. Tout simplement, sans rien demander d’autre en échange qu’un retour sur la sélection de photos, toutes puisées dans quelques dizaines de milliers d’archives.

Les 100 photos constituant l’ouvrage sont d’ailleurs le fruit d’une sélection de l’éditrice qui a du choisir parmi plus de 500 photos déjà présélectionnées par nos deux auteurs. Et j’ai eu envie de vous en parler à mon tour.

Eleuthera - Photographies par Marc Coeffic et Harry Paungger

Les photographes

Deux photographes qui se connaissent depuis de nombreuses années ont eu envie de monter ce projet ensemble. Une belle idée dont nous devrions nous inspirer plus souvent (comme nous l’avons aussi fait pour le livre collaboratif des 10 ans de Nikon Passion) !

Marc Coeffic

Marc Coeffic photographe

Marc Coeffic est né et a grandi en France. Il se définit lui-même comme un obsédé d’images, de photos, de peintures. Influencé par de nombreux maîtres de la photographie, Marc est devenu un agent de photographes de mode, à Paris, dans les années 80. Il y a vingt ans, il a déménagé à Eleuthera, et huit ans après son arrivée, a décidé de passé à son tour derrière l’appareil.

L’objectif de Marc est de regarder son environnement au travers du viseur avec un œil neuf, même si l’endroit lui est forcément très familier. Il aime la photographie en noir et blanc dont il dit ‘qu’elle embellie énormément certaines scènes ordinaires‘. La passion et l’admiration de Marc pour cette partie exceptionnelle du monde se reflète dans son travail.

Harry Paungger

Harry Paungger photographe

Anton « Harry » Paungger est né et a grandi en Italie et a développé son intérêt pour la photographie dès son plus jeune âge. A treize ans déjà, il fait ses premières expériences photographiques avec un sténopé. Par la suite il acquiert  un premier boitier argentique, développant ses noirs et blanc dans une chambre noire très rudimentaire.

La passion de la photographie de Harry s’est enflammée alors qu’il achète son premier appareil photo reflex qui le conduit ensuite vers le film diapo couleur. Au cours de ses nombreux voyages en Italie, il a développé un talent pour le portrait de rue, montrant et décrivant les populations dans leur environnement naturel.

Harry est tombé amoureux d’Eleuthera en 1996. Dix ans plus tard, il était en mesure d’y prendre sa retraite et y passe aujourd’hui la  plupart de l’année tout en essayant d’en capturer l’esprit à travers ses photographies.

Eleuthera - Photographies par Marc Coeffic et Harry Paungger

Un livre de photographies

On pense souvent qu’il suffit de faire quelques centaines de photos pour ne garder que les meilleures et faire un livre ‘de photographies de paysages‘. Ce n’est pas aussi simple. Un livre c’est aussi le fruit d’un long travail de recherche, d’une présence continue sur le terrain, de nombreuses séances de prise de vue au fil des années et – surtout – d’un amour inconsidéré pour la région photographiée. Car sans envie de transmettre quelque chose de fort, il n’y a rarement de publication à la hauteur.

Un tel livre ne s’apprécie pas pour la qualité technique des prises de vue, le type de matériel utilisé ou le post-traitement effectué sur les images. Non, il s’apprécie pour l’ambiance, le style, l’esthétisme qu’il nous offre. Certains diront ‘oui, bof, des paysages quoi …‘, d’autres au contraire (comme moi) apprécieront de sentir combien les deux photographes ont eu plaisir à nous montrer leur île, sa beauté et leur environnement.

Je n’imagine pas combien d’heures il a fallu pour se plonger dans leurs archives, car c’est bien d’archives dont il s’agit. De nombreuses images ont été prises il y a bien des années et Marc avoue lui-même que ‘son style et sa technique ont évolué depuis‘ mais que là n’est pas l’important.

Eleuthera - Photographies par Marc Coeffic et Harry Paungger

Parce qu’il serait déplacé de dire J’aime ou Je n’aime pas, je vous laisse découvrir plusieurs extraits du livre sur le site qui lui est consacré. Sachez que vous pouvez bénéficier d’une réduction sur les frais de port avec le code NIKONP si vous voulez commander l’ouvrage qui n’est pas disponible encore dans les réseaux de distribution classiques.

En savoir plus sur le livre Eleuthera de Marc Coeffic et Harry Paungger …


Comment retrouver un dossier manquant dans Lightroom

Dans ce tutoriel vidéo, vous allez voir comment retrouver des dossiers manquants dans Lightroom Classic et comment resynchroniser votre catalogue.

Comment retrouver un dossier manquant ou hors ligne dans Lightroom

Mon mini-cours Lightroom Classic offert

Dossier manquant dans Lightroom, le problème

Vous utilisez Lightroom Classic et son catalogue (en savoir plus) pour gérer et traiter vos photos. Mais parfois le catalogue vous joue des tours et affiche un point d’interrogation en face de certains dossiers photos.

Vous avez essayé de trouver une solution avec l’explorateur Windows ou le Finder MacOS. Vous avez déplacé des dossiers pensant bien faire. Vous avez peut-être même recréé un catalogue pour tout reprendre à zéro mais sans succès.

La solution

Lightroom  Classic vous aide à tout remettre en ordre en quelques minutes sans avoir besoin de repartir de zéro. Chaque dossier manquant peut reprendre sa place dans le catalogue si vous prenez soin de faire toutes les opérations depuis Lightroom, module Bibliothèque, volet de gauche et explorateur de dossiers.

Voici comment vous pouvez procéder, je vous le montre en vidéo :

En pratique

Dossiers déplacés hors Lightroom

Si un dossier affiché dans Lightroom comporte le signe ? cela signifie qu’il est hors ligne ou manquant. Pour faire disparaître ce signe et rétablir l’ordre dans votre catalogue, effectuez les actions suivantes :

Lightroom Classic rechercher le fichier manquant

Lightroom Classic rechercher le dossier manquant

  • cliquez avec le bouton droit de la souris sur le nom du dossier
  • cliquez sur ‘Recherchez le dossier manquant …’
  • indiquez à Lightroom Classic où se trouve le dossier sur le disque
  • pointer ce dossier en le sélectionnant
  • validez

Le point d’interrogation doit disparaître et Lightroom Classic replace au bon endroit le dossier concerné.

Cas particulier des dossiers hors ligne

Un dossier Lightroom Classic hors ligne est un dossier qui se trouve sur un disque dur externe non connecté à votre ordinateur. Dans ce cas Lightroom Classic désigne tous les dossiers du disque comme manquants puisqu’il ne peut accéder aux fichiers. Vous pouvez toujours voir les vignettes, classer, trier mais pas développer (sauf si vous utilisez les aperçus dynamiques).

Pour ne plus avoir le signe ? désignant un dossier manquant, reconnectez tout simplement le disque externe concerné.

Votre catalogue est maintenant en ordre ! Pensez toutefois à tout sauvegarder.

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QUESTION : quel est LE problème majeur que vous rencontrez avec le catalogue Lightroom et qui vous bloque pour avancer ?


Photographier avec son Nikon D750, le guide pratique

Comment bien utiliser le Nikon D750 sans avoir à lire le manuel ? C’est ce que vous propose de découvrir Pascal Druel, auteur du guide Photographier avec son Nikon D750 aux éditions Eyrolles.

Plus qu’une simple notice illustrée du boîtier, ce guide se veut une aide à l’élaboration de votre système photographique centré autour du Nikon D750 et vous aide à maîtriser le reflex Plein Format polyvalent, coeur de gamme FX chez Nikon.

Guide Notice Manuel utilisation Nikon D750 - Comment photographier avec son Nikon D750

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Pourquoi un guide sur le Nikon D750 ?

Vous avez investi dans un Nikon D750 ou vous allez le faire. Mais vous savez déjà que la notice d’utilisation livrée avec le boîtier est certes très complète mais aussi, et surtout, indigeste au possible.

De plus un manuel utilisateur a pour but de vous dire comment activer telle ou telle fonction, ou comment accéder à tel ou tel réglage. Mais il n’ pas pour but de vous dire pourquoi il faut le faire ou comment atteindre le résultat espéré.

C’est bien là l’intérêt des guides pratiques comme celui que vous propose Pascal Druel. Complément naturel à la notice d’origine qui peut toujours vous servir de référence, ce type de guide vous accompagne dans l’utilisation du boîtier. Et dans le cas précis du D750, l’auteur va même un peu plus loin puisqu’il vous parle du système créatif que vous allez pouvoir mettre en oeuvre et non du seul boîtier.

Appréhender votre D750

Guide Notice Manuel utilisation Nikon D750 - Comment photographier avec son Nikon D750

Dans cette première partie du livre, vous allez pouvoir prendre en main le boitier et commencer à en profiter. Au programme, l’ergonomie et les commandes, un tour d’horizon du viseur et de l’écran principal (orientable) ainsi qu’une présentation du flash intégré et des services qu’il peut vous rendre.

Vous verrez également comment transférer rapidement une photo grâce au module wi-fi intégré et comment bien gérer vos batteries et vos cartes mémoire.

Personnaliser votre D750

Une fois que vous avez pris en main le D750 et que vous savez l’utiliser à minima, il est temps de passer aux choses sérieuses. C’est le but de la seconde partie du guide qui répond à toutes vos questions sur la personnalisation en fonction de vos besoins:

  • quel format choisir, RAW ou JPG
  • quel mode de déclenchement choisir
  • quelle zone d’image choisir (DX ou FX)
  • comment configurer les réglages personnalisés pour être plus réactif
  • comment bien gérer les deux emplacements pour cartes mémoire

Il s’agit ici de rentrer dans le détail de chacun des sujets, et vous apprendrez par exemple que vous pouvez déclencher en mode rafale silencieuse avec le mode Qc ou encore comment vous pouvez limiter la saturation de la mémoire tampon (le buffer).

Boîtier + objectifs  = système créatif

Le D750 n’est pas aussi exigeant que le D810 en matière d’optiques, néanmoins chaque objectif doit être choisi en fonction de critères bien précis pour vous donner les meilleurs résultats.

L’auteur vous livre ici quelques conseils pour faire les bons choix, sans qu’il ne s’agisse pour autant d’un guide technique comme peut les proposer Jean-Marie Sepulchre. Vous aurez toutefois un bon aperçu des différents modèles et de ce qu’il vous faut utiliser pour obtenir les photos attendues.

Même chose dans le chapitre suivant où Pascal Druel vous parle des quelques accessoires complémentaires que vous pouvez glisser dans votre sac : un flash cobra, un trépied, des accessoires macro.

Exposer correctement vos images

Ce chapitre est le plus important du guide, tant en matière de contenu que de volume. L’exposition est en effet un sujet récurrent chez les photographes car c’est la clef du succès ! Une photo mal exposée est difficilement rattrapable et les reflex actuels, bien que très performants en matière de mesure de lumière, nécessitent toujours une certaine compétence de la part du photographe

Sur plus de 50 pages, vous allez donc découvrir tout ce qui concerne l’exposition avec le Nikon D750 :

  • les réglages fondamentaux (ouverture, vitesse, ISO)
  • la mesure de lumière et les modes de mesure
  • les modes d’exposition (P,S,A,M et modes scènes)
  • la mémorisation d’exposition et le bracketing
  • la photographie au flash

Vous verrez par exemple que le D750 peut restituer des images avec une dynamique de 12 IL même si vous enregistrez vos photos en mode RAW 14 bits (donc 14IL théoriques).

Faire des photos nettes

Avec l’arrivée des reflex gorgés de pixels (24Mp, 36Mp) le problème de la netteté se pose régulièrement. Si le D810 est encore plus sensible, le D750 ne fait pas exception à la règle et il vous faut prendre les précautions élémentaires pour vous assurer des photos parfaitement nettes.

La netteté est liée à la bonne utilisation de l’autofocus, d’une part, et à la bonne corrélation entre temps de pose et mouvement du sujet. Soyez rassuré, vous en prenez pour 30 pages afin de tout savoir !

Optimiser le rendu d’image du D750

Guide Notice Manuel utilisation Nikon D750 - Comment photographier avec son Nikon D750

Faire une photo bien exposée et nette c’est bien, mais restituer les couleurs comme vous les avez vues, c’est mieux. Et s’il y a un sujet complexe en photographie numérique, c’est bien la gestion des couleurs.

Vous allez donc découvrir dans ce nouveau chapitre :

  • comment régler la balance des blancs en fonction de votre sujet
  • comment bien utiliser les Picture Control
  • comment gérer le D-Lighting actif
  • comment utiliser (ou pas) le mode HDR
  • comment utiliser le mode Effects

Saviez-vous par exemple que le D-Lighting actif est appliqué de façon irréversible sur les fichiers JPG et qu’il vaut donc mieux le désactiver si le sujet ne présente pas de forts contrastes ?

Utiliser le D750 sur le terrain

Guide Notice Manuel utilisation Nikon D750 - Comment photographier avec son Nikon D750

Voici un chapitre qui va intéresser tous ceux qui souhaitent sortir de la théorie pour passer à la pratique, et vous êtes nombreux ! L’auteur vous invite en effet à le suivre sur le terrain et il vous montre quelles configurations et réglages adopter en fonction des différents sujets photographiés :

  • le portrait
  • le paysage
  • l’architecture
  • le sport, l’action
  • la photo animalière
  • la macro

Pour chaque situation, vous disposez d’un mémo avec les réglages à adopter pour bien démarrer et ce que vous pouvez modifier pour aller plus loin. En portrait par exemple vous désactiverez la réduction de bruit ISO pour garder sa netteté à la peau de votre modèle. En photo de sport, vous utiliserez le réglage de sensibilité automatique pour garder des vitesses d’exposition adéquates.

Traiter vos photos

Le tout dernier chapitre du guide s’intéresse au transfert et au traitement des photos. Il est bien évidemment question de Nikon View NX et de Capture NX-D, les logiciels disponibles gratuitement. Mais aussi des logiciels experts comme Lightroom (voir les versions Lightroom 6), DxO ou Capture One Pro plus aptes à vous permettre de ‘fouiller‘ vos fichiers RAW.

Mon avis sur ‘Photographier avec son Nikon D750’ de Pascal Druel

Voici un second guide sur le D750 après celui de Bernard Rome chez Dunod. Si le premier aborde le sujet avec une dimension plus technique, peut-être un peu moins pratique et terrain, celui-ci est un manuel de photographie avec le D750 plus qu’un manuel utilisateur détaillé.

J’ai particulièrement apprécié la prise de recul de l’auteur qui vous invite à ne pas considérer le boîtier uniquement mais le système créatif que vous utilisez. Et à adapter chaque composant de ce système pour améliorer votre pratique (objectifs, par exemple).

De plus les éléments essentiels que vous pouvez attendre d’un tel guide sont bien là : de nombreuses informations détaillées sur les sujets les plus critiques (mesure de lumière, autofocus, rendu des couleurs) et réglages de base selon le type de prise de vue.

Cette collection de guides pratiques a le bon goût de ne pas coûter trop cher bien que la maquette soit abondamment illustrée et que l’impression reste de qualité. Le format du guide vous permet de le glisser dans votre sac pour l’avoir avec vous. Je reprocherais tout au plus l’absence de fiches récapitulatives qu’il serait possible de séparer du livre pour voyager plus léger, une idée pour les prochains ouvrages ?

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Test terrain Nikon 1 J5 : l’hybride Nikon en gros progrès

Le Nikon 1 J5 est un compact à objectifs interchangeables qui représente une alternative crédible aux compacts experts Nikon et autres marques. Monture Nikon CX, sensibilité maximale de 12.800 ISO, écran inclinable, grande réactivité, qu’en est-il vraiment ? J’ai passé deux semaines avec le Nikon 1 J5, voici le test complet et des photos.

Test Nikon 1 J5

Le Nikon 1 J5 avec son écran relevé en position auto-portrait

Présentation du Nikon 1 J5

Le Nikon 1 J5 est un boîtier hybride au plus pur sens du terme : à mi-chemin entre les compacts experts et les plus imposants reflex DX de la marque, le J5 se veut à la fois léger, performant et accessible. Doté du meilleur de la technologie Nikon actuelle, processeur Expeed 5a en tête, le J5 a également pour lui un look (enfin) en accord avec les tendances du moment en matière de petit boîtier efficace.

Nikon 1 J5

Qu’il s’agisse de la livrée noire ou argent, le J5 est un séducteur, surtout si on le compare aux précédents modèles de cette série Nikon 1 dont le look a souvent fait débat (particulièrement avec les V1/V2/V3). Autant les molettes supérieures que le déclencheur photo éveilleront en vous quelques souvenirs du siècle passé, et quelques boîtiers mythiques de la marque.

La qualité perçue est bien réelle, Nikon a su trouver les matériaux adaptés pour faire de ce J5 un joli petit boîtier sachant rester très léger (265 gr. avec batterie).

Test terrain Nikon 1 J5

Doté d’un écran orientable qui séduira les vidéastes comme les photographes de rue qui peuvent déclencher en mode visée de poitrine, le J5 se fait vite oublier dans la main comme dans la poche.

Nikon a toutefois fait l’impasse sur un viseur intégré, il vous faudra cadrer depuis l’écran arrière sans autre alternative. Ce n’est pas faute de signaler à chaque nouvelle sortie de compact un peu expert que le viseur est un élément important (d’utilisation comme de séduction). Rien n’y fait et c’est vraiment dommage. Le viseur pose toujours problème aux fabricants car il revient cher à intégrer et l’option viseur externe n’est jamais très bien perçue. Mais c’est un passage obligé pour un modèle qui a les prétentions qu’a ce J5, premier carton jaune donc.

Test terrain Nikon 1 J5

Cadrage avec le J5 à hauteur de poitrine grâce à l’écran inclinable

Le Nikon 1 J5 est vendu le plus souvent en kit avec l’objectif zoom 10-30 f/3.5-5.6 VR, équivalent 27-81mm en 24×36. Ce petit zoom sied particulièrement bien au J5, on a même peine à croire qu’il est interchangeable tant il fait corps avec le boîtier. Un flash intégré complète l’ensemble, éjecté par appui sur la touche correspondante quand le boîtier est en fonction. Ce flash est positionné suffisamment haut pour minimiser l’effet yeux rouges. De plus il peut être orienté vers le plafond avec le doigt pour éviter les lumières trop directes, une bonne idée.

Ergonomie et accès aux principales fonctions du Nikon 1 J5

Nikon 1 J5 test

L’écran inclinable du Nikon 1 J5 entièrement déployé

Le Nikon 1 J5 surprend vraiment par sa taille. On le savait petit mais une fois en mains, force est de constater que c’est vraiment le cas. De fait tout est à l’échelle sur ce boîtier, depuis les boutons de commande en face arrière jusqu’à la ridicule carte mémoire Micro-SD presque impossible à sortir de son logement.

Faire un petit boîtier compact oui, mais franchir certaines limites non. Le format Micro-SD n’a pas sa place sur un tel appareil photo, les cartes sont minuscules, difficiles à manipuler et excessivement faciles à perdre. Second carton jaune à Nikon pour avoir utilisé ce format alors que loger une carte SD ne semblait pas du tout impossible.

Sachez également que si vous fixez le J5 sur un trépied grâce au pas de vis standard, vous ne pourrez plus accéder au logement batterie/carte mémoire, c’est une situation probablement peu fréquente avec ce type de boîtier (sauf en vidéo) mais c’est à noter.

Test terrain Nikon 1 J5

En photographie de rue, incliner l’écran est très plaisant pour cadrer différemment

Les deux molettes supérieures (modes de prise de vue et molette de réglage) sont plutôt agréables à manipuler. Les crans bien marqués de la molette de modes de prise de vue en facilitent l’usage. Même chose pour la molette droite qui fait office de réglage du zoom en mode visualisation et décalage programme/vitesse en mode prise de vue.

La face arrière comprend le désormais traditionnel assemblage de touches à fonctions multiples encadrant un pad central multifonctions lui-aussi. Ce dernier offre de bonnes sensations à l’usage avec des positions bien identifiables et un clic net. Il est par contre très petit et il faut s’y reprendre à plusieurs fois si vous portez des gants ou si vous avez des doigts de bonne taille.

L’écran inclinable est doté d’une fonction tactile, vous pourrez l’utilisez pour piloter le J5 et déclencher du bout du doigt. Il s’avère même un brin sensible à l’usage, j’ai déclenché plusieurs fois sans vraiment l’avoir voulu alors que je cherchais à modifier un réglage. Je l’ai vite configuré pour qu’il permette le réglage de la zone de mise au point sans déclenchement associé, c’est beaucoup plus pratique.

La possibilité de cadrer au ras du sol, bras levés ou au niveau de la poitrine s’avère très agréable. Vous pourrez ainsi faire des images inédites sans vous rouler par terre, personnellement j’apprécie. Le système d’articulation semble suffisamment bien construit pour durer, j’avoue avoir porté plus d’une fois le boîtier en le tenant par ce châssis sans aucune arrière-pensée. Attention quand même en extérieur, la visée sur écran est un peu difficile quand il y a de la lumière (et comme il n’y a pas de viseur …).

Test terrain Nikon 1 J5

Osez des cadrages créatifs sans vous coucher par terre …

Notons enfin une touche de fonction programmable en face avant, de même que le bouton de déverrouillage de l’objectif. La touche Fn est particulièrement pratique pour changer de sensibilité rapidement ou toute autre action parmi la liste de sept possibles.

Le Nikon 1 J5 à l’usage

Le moins que l’on puisse dire du Nikon 1 J5 est qu’il sait se faire discret. Sa taille réduite en fait un compagnon idéal du quotidien et sur lequel on peut compter pour réagir vite.

Test terrain Nikon 1 J5

J’ai vu venir le cycliste et 2 secondes plus tard l’image était faite
la mesure de lumière matricielle a toutefois sous-exposé les premiers plans en raison d’un ciel très lumineux

Il ne vous faudra qu’une paire de secondes pour l’attraper, le mettre en route et déclencher (photo ou vidéo). Sur ce point là, c’est du tout bon. L’Expeed 5a fait son boulot, le boîtier est très réactif qu’il s’agisse de la mise au point, de la navigation dans les menus ou de sa capacité à suivre le mouvement de votre sujet.

La mise en action du boîtier se fait en basculant le levier entourant le déclencheur photo. Contrairement à d’autres boîtiers sur lesquels on trouve un traditionnel bouton marche-arrêt, ce levier s’avère assez pratique, son maniement est plus naturel que le classique appui sur un bouton (souvent trop petit) du bout du doigt.

Vous pouvez ensuite caler vos réglages habituels via les deux molettes supérieures. Curieusement Nikon a déporté le réglage de l’ouverture sur le pad arrière, il aurait été bien plus ergonomique de l’associer à la molette supérieure droite en mode A, quitte à utiliser le pad en mode M quand il faut régler ouverture et vitesse.

Test terrain Nikon 1 J5

Malgré la petite taille du capteur, vous pouvez jouer le flou d’arrière-plan
avec une ouverture moyenne et un premier plan proche

Il ne vous reste plus qu’à déclencher. Vous utiliserez alors soit le déclencheur supérieur classique, mon préféré, soit le déclenchement tactile du bout du doigt sur l’écran. Deux possibilités s’offrent à vous avec le mode tactile : soit vous associez mise au point et déclenchement et en touchant l’écran vous faites une photo nette, soit vous dissociez les deux réglages. Dans ce dernier cas le doigt sert à désigner la zone de mise au point et le déclencheur à … déclencher. C’est cette dernière combinaison que je préfère à l’usage.

Le maniement du zoom sur l’objectif se fait manuellement (c’est bien) via une bague de largeur suffisante. Dommage toutefois de ne pas avoir ajouté de butée de part et d’autre, on a souvent tendance à tourner dans le vide sans trop savoir où l’on en est (il y a toutefois un rappel visuel sur l’écran).

Test terrain Nikon 1 J5

Dans cette situation d’éclairage délicate, la mesure matricielle donne un résultat relativement équilibré
les retouches locales restent possibles en post-traitement sur fichier RAW

En mode visualisation rien à signaler, du classique avec la molette supérieure servant de commande de grossissement et un bouton d’accès direct à la suppression des photos.

Quelques mots sur la connexion wifi du boîtier avec l’application Nikon WMU pour smartphones Android et iOS. Celle-ci s’améliore au fil des nouvelles implémentations, et le J5 possède un bouton d’accès direct qui permet d’éviter bon nombre de passages par le menu pour transférer les photos. L’ensemble devient beaucoup plus utilisable que précédemment.

La batterie, malgré sa toute petite taille, a du répondant ! Elle tient largement ses promesses et vous pouvez espérer faire 300 photos sans devoir recharger prématurément bien que l’écran soit actif le plus souvent. Par précaution prenez soin d’éteindre le boîtier du bout du doigt entre deux séries de photo, c’est toujours ça de plus en autonomie.

Test terrain Nikon 1 J5

En photographie de nuit, la petite taille du J5 vous évite le flou de bougé bien connu avec les reflex à 24 ou 36Mp

Mon avis sur le Nikon 1 J5

Nikon semble avoir tiré quelques leçons des remarques faites sur les précédents modèles de la série Nikon 1 et nous propose ici un boîtier bien plus élégant, performant et ergonomique. Le processeur Expeed 5a intégré rend le J5 très réactif, les performances en mise au point, mesure de lumière, navigation et vidéo sont du meilleur niveau pour un tel modèle hybride.

Test terrain Nikon 1 J5

Le Nikon 1 J5 s’en sort avec les honneurs en très haute sensibilité
un travail plus en profondeur sur les fichiers RAW reste toutefois nécessaire dès 3200 ISO

La qualité des images délivrées par le petit capteur reste très satisfaisante tant que vous ne cherchez pas à taquiner les hautes sensibilités. Jusqu’à 800 ISO les résultats sont excellents et le petit capteur Nikon n’a pas à rougir face à la concurrence. A partir de 1600 ISO il faut être plus prudent et ne pas hésiter à basculer en RAW pour pouvoir débruiter en post-traitement. C’est impératif à 3200 ISO et au-delà (6400 – 12800) le J5 atteint ses limites. Il ne faut alors pas chercher à comparer les résultats avec un modèle à capteur APS-C. C’est d’autant plus dommage que ce type d’hybride se trouve désormais à un tarif très proche de celui du J5 (et dans le Nikon Coolpix A …).

Test terrain Nikon 1 J5

Utilisez les éléments à votre disposition pour poser le boîtier et déclenchez !

Le Nikon 1 J5 est une belle avancée au sein d’une gamme Nikon 1 qui souffre toujours d’une architecture capteur bien spécifique. Et il faut reconnaître que les images qu’est capable de sortir le J5 sont plutôt flatteuses pour un tel petit compact. Si la fiche technique est donc à la hauteur, c’est l’accastillage qui reste en retrait avec l’absence d’un viseur dédié, un format de carte mémoire ridicule et de très petites touches de contrôle.

Test ISO Nikon 1 J5

Voici une série de photos faites en soirée, avec différentes sensibilités entre 160 et 12800 ISO.

L’image de départ est ensuite recadrée de façon à montrer le détail de la texture du mur de immeuble et la montée du bruit numérique aux différentes sensibilités.

Test ISO Niikon 1 J5 Sensibilité bruit numérique

Image non recadrée, ISO 160

Série recadrée avec détail de la façade, 160 à 12800 ISO JPG natif


Comprendre l’exposition en photo : ouverture, temps de pose, ISO, profondeur de champ

Les bases de la photo reposent sur cinq notions : l’ouverture, le temps de pose, la sensibilité ISO, la focale et la profondeur de champ. Les trois premiers réglages forment le triangle d’exposition et l’ensemble détermine la luminosité, la netteté et le rendu de chaque image. Maîtriser leur interaction permet de sortir du mode automatique et de décider, et non plus de subir, le résultat de ses photos.

Notion Définition rapide Effet principal
Ouverture Taille du diaphragme de l’objectif, notée f/1.8, f/4… Luminosité et flou d’arrière-plan
Temps de pose Durée pendant laquelle le capteur enregistre la lumière, aussi notée « Vitesse » Netteté ou flou du mouvement
Sensibilité ISO Capacité du capteur à capter la lumière Luminosité en faible lumière, bruit numérique
Focale Angle de champ de l’objectif, exprimé en mm Cadrage large ou serré
Profondeur de champ Zone de netteté ou de flou devant et derrière le sujet Mise en valeur du sujet ou netteté généralisée

Dans cet article, je vais vous montrer pas à pas comment ces réglages fonctionnent, pourquoi ils sont liés et comment les utiliser en pratique. Vous verrez que maîtriser les bases de la photo n’a rien de compliqué : avec quelques exemples concrets, vous saurez quand ouvrir plus grand, quand allonger le temps de pose, et comment choisir la bonne sensibilité ISO.

Pour progresser en photo, il est essentiel que vous preniez le contrôle de votre appareil photo. Vous devez comprendre ce que sont les trois composants du « triangle de l’exposition » : l’ouverture (ou diaphragme), le temps de pose (ou vitesse d’obturation) et la sensibilité ISO.

Vous devez aussi apprendre à décider des paramètres à choisir lorsque vous vous préparez à photographier une scène. Voyons cela plus en détail.

Les conséquences d’une exposition mal gérée

Lorsque l’exposition n’est pas maîtrisée, les conséquences sur vos photos peuvent être décevantes. Une photo surexposée brûle les blancs et perd ses détails, une photo sous-exposée est trop sombre. La bonne exposition restitue contraste, couleurs et textures comme vous les avez vus.

En plus de ces problèmes de luminosité, une exposition mal gérée peut affecter la qualité globale de votre image. Le contraste (différence de luminosité entre les zones claires et sombres d’une image) peut être déséquilibré, entraînant un manque de détails dans les zones sombres ou claires. Les couleurs peuvent paraître fades ou dénaturées. En fin de compte, vos photos risquent de ne pas représenter la scène que vous avez essayé de photographier.

En photographie, pour maîtriser les bases de la photo, tout commence par la maîtrise de l’exposition. Pourquoi ? Parce que c’est l’élément fondamental qui détermine la luminosité et le contraste de vos images. En comprenant comment l’ouverture, le temps de pose et la sensibilité ISO influencent l’exposition, vous obtenez le pouvoir de faire des photos qui correspondent à vos envies.

Ouverture (ou diaphragme)
L’ouverture, notée f/1.8, f/4, etc., correspond à la taille du diaphragme de l’objectif. Plus le chiffre est petit, plus l’ouverture est grande, plus la photo est lumineuse et le flou d’arrière-plan marqué.

Temps de pose (ou vitesse d’obturation)
Le temps de pose est la durée pendant laquelle le capteur enregistre la lumière. Une vitesse rapide (1/1000 s) fige un mouvement, une vitesse lente (1 s) crée un effet de filé ou de flou.

Sensibilité ISO
La sensibilité ISO détermine la capacité du capteur à capter la lumière. Une valeur basse (100 ISO) donne une image propre, une valeur élevée (3 200 ISO) permet de photographier en faible lumière mais génère du bruit.

Focale
La focale (24 mm, 50 mm, 200 mm) définit l’angle de champ de l’objectif. Plus elle est courte, plus l’image est large. Plus elle est longue, plus le cadrage est serré et le sujet rapproché.

Profondeur de champ (PdC)
La profondeur de champ est la zone de netteté devant et derrière le sujet. Une grande ouverture (f/2) réduit cette zone, une petite ouverture (f/16) l’agrandit.

Triangle d’exposition
Le triangle de l’exposition associe ouverture, temps de pose et sensibilité ISO. Ces trois paramètres agissent ensemble pour équilibrer la luminosité et le rendu esthétique de la photo.

Trois critères principaux déterminent ce qui fait qu’une photo n’est ni trop claire, ni trop sombre et donc techniquement réussie  :

  • l’ouverture ou diaphragme
  • le temps de pose ou vitesse d’obturation
  • la sensibilité ISO
Exemple de photo mal exposée, elle est trop sombre ou sous-exposée
Exemple de photo mal exposée, elle est trop sombre ou sous-exposée
Exemple de photo correctement exposée, elle n'est ni trop claire ni trop sombre
Exemple de photo correctement exposée, elle n’est ni trop claire ni trop sombre

Mais ce n’est pas tout. D’autres paramètres jouent sur l’intérêt visuel d’une photo.

Il s’agit de la profondeur de champ, directement liée à l’exposition et qui définit la zone de netteté dans vos photos et le flou d’arrière-plan (parfois nommé Bokeh)

Il s’agit aussi de la focale, ou distance focale inscrite sur votre objectif et exprimée en mm (par exemple 50 mm). Elle détermine l’angle de prise de vue et donc le cadrage.

la focale 38 mm donne ici un angle de champ important qui permet d'inclure dans le cadre une scène complète
la focale 38 mm donne ici un angle de champ important qui permet d’inclure dans le cadre une scène complète

Comprendre l’ouverture en photo (le diaphragme expliqué sans blabla)

L’ouverture de l’objectif, déterminée par le mécanisme du diaphragme, joue un rôle crucial en photographie. Pour mieux la comprendre, imaginez qu’il s’agit de l’équivalent de la pupille de l’œil humain. Lorsque la luminosité est faible, le diaphragme s’ouvre en grand pour permettre à plus de lumière d’atteindre le capteur de votre appareil photo. À l’inverse, en pleine lumière, il se ferme pour limiter la quantité de lumière qui pénètre.

L’ouverture a donc un impact important sur l’exposition et, pour des raisons que je détaille plus loin, sur la profondeur de champ de votre image.

Les valeurs d’ouverture sont exprimées en chiffres comme f/2.8, f/4.0, f/5.6, etc. Ces chiffres représentent le rapport entre le diamètre du diaphragme et la longueur focale de l’objectif.

En photographie, l’ouverture f/2.0 signifie que le diamètre du diaphragme de l’objectif équivaut à la moitié de sa longueur focale. Plus le chiffre est petit, plus l’objectif est qualifié de « lumineux ». En d’autres termes, il peut laisser passer davantage de lumière pour impressionner le capteur.

Les valeurs d’ouverture standard sont : f/1 – f/1.4 – f/2 – f/2.8 – f/4 – f/5.6 – f/8 – f/11 – f/16 – f/22 – f/32.

Un chiffre bas, comme f/1.4, est idéal pour des conditions de faible luminosité ou pour créer un flou d’arrière-plan artistique en isolant le sujet. À l’inverse, un chiffre plus élevé, comme f/16 ou f/22, est utile pour des scènes très lumineuses ou pour maximiser la profondeur de champ, rendant net l’ensemble de l’image, des objets proches aux lointains.

Les bases de la photo: ouverture, temps de pose, sensibilité, focale, profondeur de champ
Photo faite à très grande ouverture en soirée et en extérieur alors que la lumière manque

En comprenant comment régler l’ouverture, vous pourrez contrôler la luminosité et le rendu artistique de vos photos de manière plus précise. Les bases de la photo n’auront plus de secret pour vous !

Retenez ceci : Plus le chiffre est petit et plus l’objectif est qualifié de lumineux : il pourra laisser passer beaucoup de lumière pour impressionner le capteur.

En savoir plus sur le fonctionnement d’un diaphragme.

Entre chaque valeur d’ouverture s’applique un facteur « deux » pour la quantité de lumière qu’elle laisse passer : par exemple, f/2 laisse passer 2 fois plus de lumière que f/2.8 et 4 fois plus que f/5.6, etc…

Schémas explicatifs (la valeur indiquée n’est qu’un exemple) :

bases de la photo, l'ouverture
ouverture f/2.8
bases de la photo, l'ouverture
ouverture f/5.6
l'ouverture d'un objectif
ouverture f/11

Maîtriser le temps de pose (ou comment gérer la vitesse d’obturation)

L’obturateur est un élément essentiel de votre appareil photo qui contrôle la durée pendant laquelle la lumière illumine le capteur, ce que l’on appelle le temps de pose. Il est situé à l’intérieur du boîtier de l’appareil photo, et il existe deux types principaux d’obturateurs : mécanique et électronique.

Les bases de la photo: ouverture, temps de pose, sensibilité, focale, profondeur de champ
Photo faite avec un temps de pose court pour figer le mouvement

Les obturateurs mécaniques

Ils sont composés de lamelles qui s’ouvrent et se ferment pour permettre à la lumière d’atteindre le capteur pendant un certain laps de temps.

Les obturateurs électroniques

Ils sont gérés par l’électronique de l’appareil photo et n’impliquent pas de mouvements physiques.

Certains appareils hybrides, comme les Nikon Z8 et Z9, ont abandonné l’obturateur mécanique au profit d’une version entièrement électronique, ce qui peut sembler étonnant pour les habitués, mais en pratique, cela n’affecte pas la qualité des photos.

En 2026, l’obturateur électronique s’est généralisé sur la majorité des hybrides récents, supprimant les vibrations mécaniques et permettant des rafales plus rapides, sans changer les principes d’exposition exposés ici.

Nikon D780, obturateur
L’obturateur mécanique du Nikon D780

Les temps de pose standard sont essentiels pour contrôler la manière dont la lumière est capturée par votre appareil photo. Ils couvrent une gamme allant du simple au double, et chaque valeur a son propre rôle dans la création de vos photos.

Voici une liste des temps de pose standard les plus couramment utilisés, avec leurs fractions de seconde correspondantes :

  • 1 seconde : Ce temps de pose est relativement long et convient généralement à des situations de faible luminosité ou lorsque vous souhaitez capturer délibérément le mouvement.
  • 1/2 sec, 1/4 sec, 1/8 sec : Ces temps de pose raccourcissent progressivement la durée d’exposition, idéaux pour figer des sujets en mouvement modéré tout en laissant entrer suffisamment de lumière.
  • 1/15 sec, 1/30 sec : Ces valeurs sont parfaites pour la photographie en lumière ambiante, comme la photographie de rue, où vous avez besoin d’un équilibre entre la luminosité et la capture du mouvement.
  • 1/60 sec, 1/125 sec, 1/250 sec : Ces temps de pose plus rapides sont excellents pour figer des sujets en mouvement rapide, tels que les oiseaux en vol ou les sports.
  • 1/500 sec, 1/1000 sec, 1/2000 sec : Ces valeurs sont très courtes et sont principalement utilisées pour figer des actions très rapides ou pour photographier en plein soleil, réduisant ainsi la quantité de lumière qui atteint le capteur.

En choisissant le bon temps de pose en fonction de la situation, vous pouvez contrôler la netteté de vos photos et exprimer votre créativité photographique. N’hésitez pas à expérimenter avec ces valeurs pour obtenir les résultats souhaités dans vos images. Retenez que maîtriser les bases de la photo passe par de nombreux tests pour que chaque réglage vous soit le plus familier possible.

Bien utiliser la sensibilité ISO (gérer la lumière et le bruit)

La sensibilité ISO, exprimée en valeurs numériques, représente la capacité du capteur de l’appareil photo à réagir à la lumière. Ce paramètre clé influence la luminosité de votre image et a un impact significatif sur la qualité de la photographie finale.

Voici les valeurs ISO standard couramment utilisées, chacune étant un facteur de deux par rapport à la précédente : 50 ISO, 100, 200, 400, 800, 1 600, 3 200, et ainsi de suite.

Retenez ceci :

  • 400 ISO est deux fois plus sensible à la lumière que 200 ISO et quatre fois plus sensible à la lumière que 100 ISO
  • un capteur calé sur 400 ISO aura donc besoin de deux fois moins de lumière pour être impressionné de la même façon qu’à 200 ISO et quatre fois moins qu’à 100 ISO.
Les bases de la photo: ouverture, temps de pose, sensibilité, focale, profondeur de champ
Photo faite en haute sensibilité alors que la lumière manque

La raison pour laquelle nous avons une gamme de sensibilités ISO aussi variée est liée à la nécessité d’adapter la capture de la lumière aux conditions de prise de vue.

Les avantages d’augmenter la sensibilité ISO

L’augmentation de la sensibilité ISO présente un avantage pratique : elle permet d’utiliser des temps de pose plus courts dans des situations de faible luminosité. Cela est particulièrement utile lorsque vous photographiez à main levée sans trépied, car des temps de pose plus courts réduisent le risque de flou de mouvement.

Les inconvénients d’augmenter la sensibilité ISO

Il y a un inconvénient majeur à augmenter la sensibilité ISO : le bruit numérique. À mesure que vous augmentez l’ISO, l’appareil photo amplifie le signal du capteur pour compenser le manque de lumière, mais cela entraîne la génération de bruit numérique, semblable au grain dans les photos argentiques.

Le bruit numérique peut dégrader la qualité de l’image en introduisant des artefacts (défauts) indésirables. Ainsi, il est essentiel de choisir judicieusement la sensibilité ISO en fonction des conditions de prise de vue pour obtenir le meilleur équilibre entre luminosité et qualité d’image.

Exemple : si vous constatez qu’une prise de vue à 100 ISO donne des temps de pose trop longs et risque de générer du flou, augmentez la sensibilité à 800 ISO. Vous constaterez que le temps de pose est désormais suffisamment rapide pour éviter.

Lire aussi : Différence entre la réduction du bruit et la réduction du bruit ISO

Choisir la bonne focale (voir large ou cadrer serré)

Tous les objectifs mentionnent une focale dont l’unité est le millimètre. La focale est une distance qui détermine la capacité de l’objectif, pour cette focale donnée, à cadrer plus ou moins large. On parle ainsi d’objectif :

  • grand angle si la focale est réduite, par exemple 24 mm
  • standard si la focale est proche de 50 mm
  • téléobjectif si la focale atteint ou dépasse 85 mm
  • super téléobjectif si la focale est supérieure à 300 mm

Il existe deux types d’objectifs dont l’indication de focale diffère :

  • les objectifs à focale fixe comme les 35 mm, 50 mm, 200 mm …
  • les objectifs à focale variable ou zoom comme les 18-55 mm, 18-200 mm, 70-200 mm, …

Un objectif à focale fixe cadre d’une unique façon. Pour cadrer plus large ou moins large, il faut vous reculer ou vous approcher de votre sujet (d’où l’expression « zoomer avec vos pieds »).

Un objectif à focale variable ou zoom peut cadrer plus large avec sa focale la plus courte et plus serré avec sa focale la plus longue. Les zooms peuvent alors être des zooms :

  • ultra grand angle, par exemple 10-20 ou 12-24 mm
  • grand angle, par exemple 14-24 ou 15-30 mm
  • standard, par exemple 24-70 mm
  • téléobjectif, par exemple 70-200 mm ou 150-600 mm

Selon le capteur de votre appareil photo, APS-C ou plein format, il convient d’appliquer un ratio de conversion qui vous donne la focale équivalente en 24 x 36, le format de référence en photo. Vous trouverez des informations plus détaillées dans cet article dédié.

Jouer avec la profondeur de champ (et la zone de netteté en photo)

La profondeur de champ (PdC) est la zone de netteté devant et derrière votre sujet. Elle dépend de l’ouverture, de la focale et de la distance au sujet. C’est un élément clé des bases de la photo et de la composition.

Comprendre comment contrôler la profondeur de champ vous permet de jouer avec la mise en valeur de votre sujet principal tout en créant des arrière-plans flous ou nets selon vos besoins artistiques.

Imaginez que vous photographiez un portrait avec un arrière-plan flou qui isole parfaitement votre sujet. Cela se fait en utilisant une faible profondeur de champ. À l’inverse, pour la photo de paysage où chaque élément est net du premier plan à l’horizon, une grande profondeur de champ est nécessaire.

Pour mieux visualiser ce concept, voici un schéma illustrant la profondeur de champ et comment elle affecte une image :

bases de la photo, la profondeur de champ
Profondeur de champ et zone de netteté

La profondeur de champ (PdC), représentée sur le schéma par les zones entre la ligne bleue (le premier plan net de la photo) et la ligne rouge (le dernier plan net de la photo), est une distance critique. Elle définit la zone dans laquelle les objets apparaissent nettes sur vos photos.

Retenez ceci : la profondeur de champ ne se répartit pas de manière égale de part et d’autre du point de mise au point.

En réalité, environ 1/3 de la profondeur de champ se trouve en avant du sujet, situé sur le plan de netteté (représenté par la ligne bleue), tandis que les 2/3 restants s’étendent en arrière du sujet jusqu’à la ligne rouge. Cette répartition inégale est essentielle à comprendre car elle influence la manière dont vous composez vos images.

En contrôlant la profondeur de champ, vous pouvez choisir de mettre en avant votre sujet en le plaçant dans la zone nette tout en obtenant un arrière-plan flou, ou vous pouvez décider d’avoir une grande partie de votre scène nette en jouant avec des valeurs d’ouverture plus élevées. C’est un élément fondamental pour créer des images qui vous correspondent.

Les bases de la photo: ouverture, temps de pose, sensibilité, focale, profondeur de champ
Photo faite avec une faible ouverture et une courte focale pour favoriser la faible profondeur de champ

La profondeur de champ varie selon les réglages que vous utilisez. Le principal critère qui modifie la PdC est la focale de l’objectif.

Plus la focale est longue (téléobjectif), plus la profondeur de champ est réduite, et inversement.

L’ouverture du diaphragme est un autre élément clé pour contrôler la profondeur de champ. Une ouverture plus grande, symbolisée par des valeurs comme f/1.4, autorise une faible profondeur de champ, créant un arrière-plan flou qui met en valeur le sujet principal. À l’inverse, une ouverture plus petite, comme f/16, autorise une plus grande profondeur de champ, convenant aux scènes où vous souhaitez que la plupart des éléments restent nets.

D’autres facteurs tels que la distance entre l’objectif et le sujet ainsi que la taille du capteur de l’appareil photo jouent également un rôle dans la profondeur de champ. En comprenant comment ces variables interagissent, vous pourrez affiner votre contrôle sur la mise au point et la composition de vos images pour atteindre les résultats souhaités.

La profondeur de champ, influencée par la focale, l’ouverture du diaphragme, la distance au sujet et la taille du capteur, est un résultat subtil de l’interaction pour déterminer la netteté et la mise en avant du sujet dans une image.

Exemples concrets de profondeur de champ (PdC)

  1. Portrait avec arrière-plan flou

    • PdC faible : En utilisant une grande ouverture comme f/1.4, le sujet est net tandis que l’arrière-plan est flou. Cela isole le sujet, créant un effet de « bokeh » qui met en valeur le visage du modèle tout en adoucissant l’arrière-plan.

  2. Photographie de paysage

    • PdC Élevée : Pour capturer tous les détails d’un paysage, une petite ouverture comme f/11 ou f/16 est utilisée. Cela crée une grande PdC, assurant que tout, des premiers plans aux détails lointains, est net.

  3. Macro-photographie

    • PdC très faible : En macrophotographie, où l’on photographie des sujets très proches, une PdC extrêmement faible est souvent souhaitée. Cela signifie qu’une partie minuscule du sujet est nette, tandis que le reste est flou. Cela permet de mettre en avant des détails spécifiques, comme une goutte d’eau sur une feuille.

  4. Photographie de rue

    • PdC modérée : En photo de rue, une PdC modérée est souvent utilisée. Elle permet de garder le sujet principal net tout en laissant un contexte légèrement flou pour mettre en avant l’environnement urbain.

  5. Photographie de sport

    • PdC modérée à élevée : Pour figer l’action en photo de sport, une PdC modérée à élevée est utilisée avec des ouvertures telles que f/4 à f/8. Cela garantit que les athlètes en mouvement restent nets tout au long de leur course.

Avec ces bases de la photo vous avez maintenant de quoi passer à l’action.

Le triangle d’exposition (un réglage essentiel en photo)

Comment tous ces facteurs influent-ils sur l’image ? Pour une photo donnée, vous avez besoin d’une certaine quantité de lumière pour impressionner le capteur, ni trop pour obtenir une image trop blanche (claire), ni trop peu pour obtenir une image trop noire (sombre).

C’est là qu’interviennent tous ces facteurs :

  • la quantité de lumière nécessaire : Q
  • l’ouverture : O
  • le temps de pose : V
  • la sensibilité : S

En photographie, la quantité de lumière nécessaire pour une exposition correcte dépend de trois facteurs liés par la formule Q = O x V x S, où O est l’ouverture, V le temps de pose et S la sensibilité ISO.

Doubler une des valeurs O, V ou S suppose de diminuer de moitié l’une des deux autres valeurs à droite de la formule (n’oubliez pas que tous les « standards » cités plus haut sont toujours séparés d’un facteur deux).

Exemple concret sur les couples temps de pose/ouverture (+ sensibilité) : considérons une photo faite à 200 ISO, avec un temps de pose de 1/250 ème sec. et une ouverture de f/5.6.

Les bases de la photo déterminent ainsi que pour prendre la même photo à 400 ISO, il faut :

  • soit utiliser un temps de pose deux fois plus court (1/500 ème sec.),
  • soit diminuer l’ouverture par deux (f/8) pour que la même quantité de lumière arrive sur le capteur.

De même, pour prendre cette photo à 200 ISO avec un temps de pose plus court (1/500 ème sec.) :

  • il faut multiplier l’ouverture par deux (f/4).

Par ailleurs, il faut admettre deux choses :

  • plus la focale est longue, plus la profondeur de champ est courte
  • plus l’ouverture est grande, plus la profondeur de champ est courte

Avec ça, vous avez tous les éléments en main pour faire varier la profondeur de champ et le couple « temps de pose/ouverture » pour une sensibilité donnée :

  • pour les portraits vous avez besoin d’une faible profondeur de champ pour faire ressortir le sujet du reste de la photo, utilisez une ouverture plus grande et un temps de pose plus court,
  • pour les sujets en mouvement, vous avez besoin d’un temps de pose plus court pour figer le mouvement, compensez en ouvrant plus grand l’ouverture du diaphragme (toutes choses égales par ailleurs).
Les bases de la photo: ouverture, temps de pose, sensibilité, focale, profondeur de champ
Photo faite avec des valeurs moyennes qui donnent une grande profondeur de champ et une exposition satisfaisante

Foire aux questions sur les bases de la photo

Le triangle d’exposition fonctionne-t-il pareil en mode automatique ?

Non. En mode automatique, l’appareil choisit lui-même les trois paramètres. En mode priorité ouverture ou priorité vitesse, vous en fixez un et l’appareil ajuste les deux autres. Seul le mode manuel vous laisse les trois en main.

Pourquoi mes photos sont-elles floues même avec un temps de pose rapide ?

Si le sujet bouge, le temps de pose doit rester en lien avec sa vitesse de déplacement, pas seulement avec la focale utilisée. Un temps de pose adapté à une scène statique peut rester insuffisant pour un sujet en mouvement rapide.

L’ISO automatique respecte-t-il le triangle d’exposition ?

Oui. En ISO automatique, c’est l’appareil qui ajuste ce troisième paramètre à votre place, mais la formule reste respectée : l’appareil compense simplement les deux réglages que vous avez fixés manuellement.

Faut-il toujours chercher la plus grande ouverture possible ?

Non. Une grande ouverture réduit la profondeur de champ, ce qui n’est pas toujours souhaitable. Pour un paysage net du premier plan à l’horizon, une petite ouverture comme f/11 est préférable à f/1.8.

Quelle est la meilleure ouverture pour un portrait ?

Pour isoler un visage et obtenir un joli flou d’arrière-plan, utilisez une grande ouverture comme f/1.8 ou f/2.8. Si vous voulez au contraire que le décor soit net avec votre sujet, fermez à f/5.6 ou f/8.

Les bases de la photo : en conclusion

Maîtriser l’ouverture, la vitesse, l’ISO, la focale et la profondeur de champ, c’est comprendre comment la lumière et la netteté interagissent pour créer une photo réussie. Une fois compris, ces réglages vous permettent d’exprimer vos intentions sans vous laisser piéger par la technique.

Retenez une chose simple : chaque photo est un choix. L’ouverture joue sur la lumière et la profondeur de champ, le temps de pose sur le mouvement, la sensibilité ISO sur la capacité de l’appareil à s’adapter. Ajoutez la focale et vous contrôlez et décidez à la fois du cadrage et du rendu visuel.

Entraînez-vous à varier un seul paramètre à la fois. Photographiez un portrait à grande ouverture, puis le même à f/8. Essayez un paysage au 24 mm puis au 200 mm. C’est en expérimentant que vous intégrerez naturellement ces bases et que vos photos gagneront en qualité.

Si vous voulez aller plus loin, je vous propose mon guide gratuit (83 pages illustrées). C’est un condensé de ce qu’il faut savoir pour progresser rapidement, sans jargon inutile et avec des exemples concrets à reproduire.

Pour aller plus loin, découvrez le guide complet pour bien débuter en photo en 2025


10 raccourcis Lightroom Classic indispensables

Lightroom Classic est un des logiciels incontournables pour gérer et traiter vos photos. Mais si comme moi vous passez beaucoup de temps à utiliser Lightroom Classic, vous trouvez peut-être que devoir dérouler un menu pour accéder à une fonction précise est fastidieux. Voici 10 raccourcis Lightroom Classic indispensables et comment trouver très vite les autres.

10 raccourcis indispensables pour Lightroom

Mon mini-cours Lightroom Classic gratuit

Pour gagner du temps et vous éviter de trop jouer avec votre souris, mieux vaut utiliser les nombreux raccourcis Lightroom accessibles depuis le clavier. Vous pouvez ainsi accéder à de nombreuses fonctions très vite.

Le seul inconvénient des raccourcis Lightroom Classic c’est qu’il faut les retenir ! Si vous utilisez Lightroom Classic tous les jours, ça rentre vite, mais sinon vous avez peut-être du mal à vous rappeler de certains raccourcis.

J’utilise une méthode bien personnelle : plutôt que de chercher à tout mémoriser, je retiens les raccourcis les plus utiles, pour les fonctions les plus courantes, et je passe par les menus pour le reste. Lorsque je trie mes photos ou que je les développe (voir un développement de A à Z dans Lightroom), cela me fait gagner beaucoup de temps.

Voici les 10 raccourcis Lightroom Classic qui me servent à longueur de journée, je vous laisse me dire en commentaire ceux qui n’apparaissent pas ici et vous servent aussi.

1. Afficher tous les raccourcis Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

 

C’est LE raccourci à retenir en priorité puisqu’il vous donne accès à tous les autres. Le panneau correspondant est contextuel : il affiche les raccourcis du module dans lequel vous vous trouvez (bibliothèque, développement, etc.).

Pressez CTRL + < sur PC ou CMD + < sur Mac pour afficher la liste des raccourcis du module en cours d’utilisation.

2. Développer une photo dans Lightroom Classic

 

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Vous avez choisi la photo à développer, le fichier RAW à post-traiter ? Vous devez basculer dans le module Développement.

Pressez la touche D, la photo sélectionnée sera alors immédiatement ouverte en mode développement.

3. Voir la liste des aperçus dans la bibliothèque Lightroom Classic

 

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Lightroom impose de passer par le module Bibliothèque pour voir les aperçus des photos. Ces aperçus ne sont en effet pas disponibles depuis le module Développement.

Si vous traitez une série de photos déjà triée, appuyez simplement sur la flèche droite de votre clavier depuis le module Développement pour passer à la photo suivante.

Mais si vous voulez passer à une autre photo, alors appuyez sur la touche G pour afficher le mode Grille. C’est le plus simple et rapide !

4. Recadrer une photo dans Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Bien souvent vous n’avez pas de traitement lourd à appliquer à une photo mais vous voulez simplement la recadrer ou la redresser.

Au lieu de passer dans le module Développement et d’accéder à l’outil Recadrage, appuyez sur la touche R depuis le module Bibliothèque. La photo est alors prête à être recadrée.

5. Afficher une photo plein écran dans Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Quand vous traitez une photo dans Lightroom, vous avez souvent besoin de voir ce que ce traitement donne, d’avoir une vue d’ensemble. L’affichage des menus et des panneaux latéraux est une gêne visuelle qu’il vous est possible de masquer aisément en appuyant sur la touche L :

  • un premier appui occulte les menus et les panneaux latéraux, ils sont obscurcis,
  • un second appui sur la même touche les masque totalement,
  • un troisième appui les affiche à nouveau.

6. Afficher le masque des outils de retouche locale

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Vous utilisez les outils de retouche locale de Lightroom, mais parfois vous ne savez plus très bien où vous en êtes du masquage. Vous voulez affiner la sélection et vous avez besoin de voir la zone masquée avec précision.

Appuyez sur la touche O pour que Lightroom affiche le masque en couleur. La couleur par défaut peut être modifiée dans les préférences de Lightroom.

7. Masquer les panneaux latéraux de Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Vous développez une photo, vous triez une série, vous voulez voir ‘large’ ?

Appuyez sur la touche TAB pour masquer les panneaux latéraux. Appuyez à nouveau sur cette touche pour les faire réapparaître.

8. Afficher une photo en mode Avant-Après dans Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Quand vous traitez une photo, il est important de ne jamais perdre de vue l’image d’origine. Et de pouvoir comparer rapidement cette image d’origine avec le résultat de votre traitement.

Appuyez sur la touche Y pour afficher à l’écran la version Avant et la version Après de la photo en cours d’édition.

9. Ajouter à la collection rapide de Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Vous cherchez des photos pour répondre à une demande précise, alimenter votre site web ou préparer un publication ? Utilisez la collection rapide qui est une collection à usage temporaire très utile.

Pour ajouter une photo à la collection rapide, appuyez sur la touche B en mode grille ou loupe dans le module Bibliothèque. Appuyez sur la touche B à nouveau pour annuler cette action.

10. Afficher une photo en mode Zoom 100% dans Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Il est souvent utile d’afficher une photo en mode zoom 100% pour voir les effets d’un traitement particulier, juger de la netteté de la photo ou affiner la création d’un masque.

Appuyez sur la touche Z pour passer automatiquement en mode 100%. Appuyez à nouveau sur cette touche pour revenir au mode précédent.

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Modes P, S, A, M : quel mode de prise de vue choisir sur Nikon

C’est l’une des premières questions que se pose tout photographe qui vient de sortir du mode Auto : faut-il passer en A, en M, ou en S ? Et qu’est-ce que le mode P a de différent de l’automatique ? Ces quatre lettres sur votre molette de sélection ne sont pas une hiérarchie de compétence. Ce sont quatre outils, chacun utile dans une situation précise. Voici comment les distinguer et lesquels utiliser selon votre pratique.

Résumé rapide

Mode Vous choisissez Le boîtier choisit Usage typique
P Rien (décalage possible) Ouverture + vitesse Reportage, polyvalence
A Ouverture Vitesse Portrait, paysage, créativité
S Vitesse Ouverture Sport, action, faune
M Tout Rien Studio, astro, contrôle total
Situation Mode conseillé Pourquoi
Portrait en extérieur A, grande ouverture Flou d’arrière-plan, sujet isolé
Paysage A, ouverture fermée Netteté du premier plan à l’arrière-plan
Oiseaux en vol, sport S ou A + ISO auto avec vitesse mini Figer le mouvement sans perdre l’exposition
Feu d’artifice, pose longue M, trépied Contrôle total, lumière variable et imprévisible
Astrophotographie M Lumière fixe, réglages identiques d’une pose à l’autre
Reportage, mariage P ou A + ISO auto Réactivité, peu de temps pour régler
Vidéo M (souvent imposé) La plupart des hybrides Nikon Z passent en manuel pour la vidéo

Les questions qui reviennent le plus souvent chez les photographes débutants concernent le choix du mode de prise de vue. Que vous veniez du compact, du bridge ou du smartphone, vous êtes désemparé face à la complexité apparente d’un hybride ou d’un reflex.

Voici l’essentiel de ce qu’il faut retenir au sujet des modes de prise de vue.

Le mode de prise de vue Auto est votre ami (si, si !)

Si vous êtes perdu(e) face aux différents modes de prise de vue de votre appareil photo flambant neuf, rabattez vous sur le mode automatique !

Ce conseil peut paraître surprenant quand on pense apprentissage de la photographie, c’est pourtant une des meilleures façons de débuter. Ne pensez pas aux réglages, faites des photos.

Nikon Z5II vs Nikon Z6II: le Z5II
Couronne ou pas, c’est selon le boîtier !

Une fois que vous aurez votre appareil en mains, que vous saurez quelles photos vous êtes capable d’obtenir avec (ou pas), que vous serez à l’aise avec le maniement des fonctions essentielles (voir Les bases de la photo), vous pourrez avancer d’un cran dans votre apprentissage et utiliser un des modes présentés ci-dessous en quittant le mode Automatique (voici pourquoi le faire).

Mode de prise de vue P, S, A, M : je suis perdu !

Vous délaissez l’automatique pour un autre mode, mais lequel choisir ? Votre appareil photo vous propose 4 modes experts, les modes P, S, A et M. Voici comment ils fonctionnent.

Le mode P ou Mode Programme

Le mode P ou mode programme est un mode dans lequel l’appareil photo choisit lui-même l’ouverture (le diaphragme) et le temps de pose (la vitesse d’obturation) en fonction de la quantité de lumière et du type de sujet cadré.

mode de prise de vue P - Programme
Sur la plupart des boîtiers, il suffit de presser la touche « Mode »
ou de tourner la molette pour choisir le mode de prise de vue

L’algorithme intégré à votre appareil est capable de distinguer si la partie haute de votre cadrage est un ciel lumineux, ou si vous êtes en orientation portrait. Il va alors choisir parmi les dizaines de milliers de combinaisons qu’il a en mémoire celle qui va donner la meilleure exposition possible. Le résultat est visible sur l’histogramme depuis l’écran arrière.

Le mode P est la plupart du temps débrayable : tournez la molette correspondante pour décaler le programme. Vous pouvez alors modifier le couple temps de pose/ouverture choisi par l’automatisme afin de l’adapter à votre convenance sans pour autant modifier la quantité de lumière qui va entrer dans le boîtier.

Imaginez que vous vouliez photographier une scène d’action avant qu’elle ne se produise (comme un enfant qui s’apprête à sauter devant vous) : vous avez préparé votre cadrage, le boîtier a choisi un temps de pose et une ouverture mais il ne peut pas savoir que votre sujet va bouger. C’est à vous de décaler le programme de façon à choisir un temps de pose plus court pour réduire le risque de flou. En procédant ainsi, vous faites varier le couple temps de pose / ouverture de façon à conserver une exposition satisfaisante.

N’oubliez pas qu’en mode P, le boîtier vous garantit une exposition correcte, programme décalé ou pas. Si toutefois vous choisissez un temps de pose trop important (ou trop court) et que l’ouverture correspondante n’est pas disponible, alors l’affichage va vous signaler l’impossibilité de déclencher. A vous d’adapter le décalage.

Pour en savoir plus, je vous propose une vidéo « Différence entre mode Auto et mode P« .

Le mode A ou Priorité à l’Ouverture

Le mode A (priorité à l’ouverture) est un mode semi-automatique : vous réglez l’ouverture du diaphragme, l’appareil calcule seul le temps de pose nécessaire pour une exposition correcte. C’est le mode le plus utilisé par les photographes car il donne le contrôle direct sur la profondeur de champ tout en restant rapide à utiliser.

mode de prise de vue A -priorité ouverture
Ici en mode A le boîtier indique un couple temps de pose 1/4.000 ème de sec. pour ouverture f/4.5

Quelle ouverture choisir ? Tout est question de goût. Il n’y a rien de technique si ce n’est qu’il vous faut comprendre et maîtriser la notion de profondeur de champ (lire Notions de base sur la photo). Retenez ceci : plus l’ouverture est grande, plus la profondeur de champ est faible. Et inversement.

Une grande ouverture est caractérisée par une valeur de diaphragme faible (ex. f/4), une petite ouverture est caractérisée par une valeur de diaphragme élevée (ex. f/16).

Plus le chiffre désignant l’ouverture est élevé, plus la profondeur de champ est élevée, vous suivez ?

Le mode A est le mode créatif par excellence car il vous permet d’isoler un sujet de l’arrière-plan, de mettre en valeur une personne, de créer un bel arrière-plan en paysage, de jouer avec le flou.

Sur les hybrides Nikon Z, le mode A associé à l’ISO automatique est devenu la combinaison de référence pour un usage général. Vous fixez l’ouverture selon l’effet recherché, le boîtier gère la vitesse et pousse les ISO si nécessaire, en restant dans les limites que vous lui avez définies. Le résultat est presque toujours exploitable, et vous gardez le contrôle créatif sur la profondeur de champ.

Le mode S ou Priorité à la vitesse

Le mode S (priorité vitesse) est un mode semi-automatique : vous fixez le temps de pose, l’appareil calcule seul l’ouverture. Il sert à figer ou flouter volontairement un sujet en mouvement, en sport, en photo animalière ou en reportage d’action.

mode de prise de vue S - priorité vitesse
Ici, en mode S, le boîtier indique un temps de pose de 1/800 ème sec. pour une ouverture de f/10

L’intérêt est évident : si votre sujet est dynamique (photos de sport, d’action) alors vous décidez par vous-même du temps de pose afin d’éviter au mieux le flou et le boîtier vous épargne le calcul de l’ouverture. La photo est correctement exposée.

Le mode S vous rend de précieux services si vous êtes face à un sujet mobile, rapide, et que vous devez le suivre tout au long d’une série de photos (course de voitures, match de foot, jeux collectifs, etc.).

Le mode S n’a pas de réelle utilité lorsque vous photographiez au fil de vos promenades, en vacances, en voyage. Choisissez plutôt le mode A qui vous donne le contrôle de la profondeur de champ. Ce sera plus créatif et vous pouvez toujours décaler l’ouverture pour obtenir un temps de pose court si le besoin s’en fait sentir.

Le mode de prise de vue M ou Mode Manuel (ou mode Maléfique)

Le mode M est le mode qui vous donne toute liberté de contrôler vos paramètres de prise de vue. Le mode M vous autorise tout : le meilleur comme … le pire.

mode de prise de vue M - manuel
Ici en mode M le boîtier indique que le réglage choisi (1/1.600 ème sec. et f/3.2) donne une surexposition de 1 Ev

Le mode M permet toutes les variantes possibles (et les erreurs d’exposition qui vont avec). Pour certains le mode M est le seul qui fasse de vous un vrai photographe (les autres sont des faux-tographes ?), pour autant il est loin d’être utilisé par tout le monde y compris les photographes professionnels (voir mon Pour ou Contre le mode M).

Si vous faites le choix du mode M, vous devez comprendre que vous êtes seul maître a bord. Le boîtier ne pilote plus rien en automatique, il ne vous donne aucun réglage préétabli, c’est à vous de choisir l’ouverture et le temps de pose. Ce mode demande une parfaite connaissance de la technique photo, de la gestion de la lumière, de votre matériel.

Je ne le conseille pas au débutant. Non pas parce qu’il est « trop difficile », mais parce qu’il n’enseigne rien que le mode A n’enseigne mieux et plus vite. La liberté totale sans repère, ça produit surtout des photos ratées et du découragement.

Les hybrides et reflex viennent néanmoins à votre secours si vous faites le choix du mode M. Ils vous donnent des indications utiles comme l’affichage dans le viseur ou sur l’écran supérieur du boîtier, vous présentent les réglages que le boîtier ferait s’il était en mode automatique. Indications utiles car c’est bien souvent sur la base de ces informations que le photographe utilisant le mode M va se baser pour choisir ses propres réglages.

Imaginez le cas d’un sujet fortement contrasté, avec un premier plan très sombre et un arrière-plan très clair. L’automatisme du boîtier va réagir en vous proposant une valeur d’exposition qui donne un rendu moyen acceptable tant pour les basses lumières que pour les hautes lumières. C’est correct techniquement mais la plupart du temps décevant d’un point de vue créatif.

Avec le mode M vous allez pouvoir vous baser sur les indications données par le boîtier, mais pas imposées, pour choisir une ouverture plus grande et privilégier les basses lumières. Vous pourrez aussi, au contraire, choisir une ouverture plus faible et vous mettrez en avant les hautes lumières. Vous êtes le patron ! A vous de savoir ce que vous voulez obtenir et de choisir les réglages correspondants.

Et les ISO dans tout ça ?

Choisir un mode P, S, A ou M ne dit rien sur la sensibilité ISO, c’est un réglage indépendant. Mais en pratique les deux sont liés dès que vous quittez le mode Auto complet.

En mode A ou S, vous pilotez un seul paramètre (ouverture ou vitesse), le boîtier calcule le second. Si vous activez l’ISO automatique en plus, le boîtier ajuste la sensibilité pour garantir l’exposition même quand le couple ouverture/vitesse ne suffit plus, par exemple en intérieur ou en fin de journée.

En mode M, l’ISO auto change tout : vous fixez ouverture et vitesse pour l’effet recherché (profondeur de champ et gestion du mouvement), le boîtier ajuste uniquement la sensibilité. C’est la combinaison la plus utilisée par les photographes de sport et d’animalier en mode M, et c’est ce que plusieurs lecteurs de cet article pratiquent déjà sans le théoriser.

Sur les hybrides Nikon Z récents (Z6III, Z8, Z9), définissez toujours une limite haute d’ISO et une vitesse minimale dans le menu ISO auto. Sans cette limite, le boîtier peut monter beaucoup plus haut en sensibilité que nécessaire et dégrader inutilement le bruit numérique de l’image.

SituationMode conseilléPourquoiPortrait en extérieurA, grande ouvertureFlou d’arrière-plan, sujet isoléPaysageA, ouverture ferméeNetteté du premier plan à l’arrière-planOiseaux en vol, sportS ou A + ISO auto avec vitesse miniFiger le mouvement sans perdre l’expositionFeu d’artifice, pose longueM, trépiedContrôle total, lumière variable et imprévisibleAstrophotographieMLumière fixe, réglages identiques d’une pose à l’autreReportage, mariageP ou A + ISO autoRéactivité, peu de temps pour réglerVidéoM (souvent imposé)La plupart des hybrides Nikon Z passent en manuel pour la vidéo

Rien de tel que la pratique pour que le métier rentre !

Prenez un moment et trouvez une scène à photographier. Suivez les étapes ci-dessous pour sortir du mode Auto et comprendre comment régler votre boîtier.

Exercice : du mode Auto au mode A

  1. réglez votre boîtier sur le mode Auto
  2. cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
  3. réglez votre boîtier sur le mode A
  4. choisissez la valeur d’ouverture donnée par le mode Auto à l’étape 1
  5. faites une première photo
  6. amusez-vous à décaler la valeur d’ouverture pour voir comment varie le temps de pose et faites quelques photos à chaque fois

Vous observerez sur les images les différences de rendu en fonction des différentes ouvertures. Plus l’ouverture sera grande, plus le fond sera flou si vous avez fait la mise au point au premier plan.

Exercice : du mode Auto au mode S

  1. réglez votre boîtier sur le mode Auto
  2. cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
  3. réglez votre boîtier sur le mode S
  4. choisissez le temps de pose donné par le mode Auto à l’étape 1
  5. faites une photo
  6. amusez vous à changer le temps de pose et observez le changement d’ouverture correspondant
  7. faites une image pour chaque temps de pose et observez les différences de rendu.

Vous allez voir que fixer le temps de pose permet de figer le sujet, ou au contraire de le flouter à votre guise. Par contre la netteté apparente de l’arrière-plan va changer, la profondeur de champ ne sera pas la même d’une vue à l’autre. Vous commencez à comprendre ?

Exercice : du mode Auto au mode M

Vous commencez à jouer avec les modes A et S ? Essayez le mode M !

  1. réglez votre boîtier sur le mode Auto
  2. cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
  3. réglez votre boîtier sur le mode M
  4. choisissez le temps de pose et l’ouverture donnés par le mode Auto à l’étape 1
  5. faites une photo
  6. amusez-vous à faire varier le temps de pose ou l’ouverture et observez les différences

Je vous conseille de ne faire varier qu’un seul des deux réglages à la fois sans quoi vous allez vite être perdu. Observez les changements induits par rapport à l’image de référence : profondeur de champ, contraste, rendu des zones sombres ou claires, flou apparent, etc.

Avec un peu d’habitude vous allez passer très vite à l’utilisation des modes A et S et profiter de votre boîtier pour donner libre cours à votre créativité.

Avec un peu plus de pratique, à vous le mode M et la liberté associée.

Quelle est la différence entre le mode Auto et le mode P ?

En mode Auto, l’appareil contrôle tout, y compris le flash, le recadrage de la mise au point et les ISO. En mode P, vous gardez la main sur la sensibilité, la correction d’exposition et la possibilité de décaler le programme. C’est une liberté minimale, mais réelle.

Vaut-il mieux apprendre en mode M ou en mode A ?

En mode A. Contrairement à une idée répandue, le mode M n’enseigne pas mieux la photographie. Il ralentit simplement la prise de vue. Le mode A vous force à comprendre la profondeur de champ et vous laisse le boîtier comme filet de sécurité pour l’exposition.

Le mode M est-il réservé aux professionnels ?

Non, mais il est adapté aux situations où vous contrôlez entièrement la lumière : studio, astrophotographie, pose longue nocturne. En lumière variable ou en situation réactive, il est moins efficace que le mode A ou S, y compris pour des photographes avancés.

Quel mode utiliser pour les oiseaux ou le sport ?

Le mode S en priorité, avec une vitesse d’au moins 1/1000e sec pour les oiseaux en vol. Sur les boîtiers récents comme le Z8 ou le Z9, le mode A avec Auto ISO et une limite de vitesse mini fonctionne aussi très bien.

Faut-il régler les ISO en manuel ou en automatique avec les modes A, S et M ?

En mode A ou S, laissez les ISO en automatique avec une limite haute définie, le boîtier gère déjà un paramètre, autant lui confier le troisième. En mode M, l’ISO auto est presque indispensable sauf en studio ou en astrophotographie où la lumière est fixe et contrôlée.

Il n’y a pas de « bon mode » universel. Il y a le mode adapté à ce que vous voulez faire à l’instant où vous déclenchez. La plupart des photographes expérimentés passent leur vie en mode A, avec quelques incursions en S pour l’action et en M pour les situations contrôlées. Le mode Auto reste une béquille utile, pas une honte.

Si vous voulez vraiment comprendre ce qui se passe derrière ces lettres et progresser vite, ma formation photo vous donne les clés en moins de deux heures.


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