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Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : l’hybride APS-C Nikon Vintage tient-il ses promesses ?

Annoncé en juin 2021, alors même que Nikon nous faisait déjà baver avec son Nikon Z 9, le Nikon Z fc vient compléter la gamme d’hybrides APS-C et le Nikon Z 50 qui se sentait bien seul. Nous aussi d’ailleurs puisque cette gamme manquait de boîtiers, mais surtout d’objectifs.

Justement … le Nikon Z fc est arrivé non pas seul, mais avec une nouvelle focale fixe attirante, un tout petit NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE compatible plein format. C’est cet objectif que j’ai choisi d’utiliser pour ce test du Nikon Z fc, et j’ai bien fait car il y a à dire. Si le test complet du NIKKOR Z DX 16-50 mm vous intéresse, vous pouvez le lire dans le test du Nikon Z 50.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

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Test Nikon Z fc : présentation

Une histoire de famille

Rappelez-vous … si vous avez connu les années argentiques et les reflex Nikon avant l’ère de l’autofocus et des monoblocs, vous ne pouvez pas ne pas connaître la série Nikon FE, FG, FM, FM2 et FA (le FM3 viendra plus tard).

De tous, celui a marqué son époque est le FM2. Non pas qu’il soit si différent du FM, c’était une simple évolution, mais parfois il suffit d’un petit quelque chose pour marquer les esprits. Le Nikon FM2 a marqué les esprits.

Sur le strict plan technique le Nikon Z fc est au Z 50 ce que le FM2 était au FM. Une évolution plus aboutie. Il reprend le capteur, l’électronique, l‘autofocus du Z 50 (mais perd le flash intégré). Par contre son look change, le Nikon Z fc adopte les codes de feu le FM2. Cela peut vous paraître futile, mais ça ne l’est pas. Pas dans le coeur du nikoniste que je suis (pourtant les hybrides APS-C Vintage concurrents, je connais …).

En termes de ressenti, croyez-moi ou non mais j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à utiliser ce petit Nikon au quotidien pendant deux semaines. Il m’a frustré aussi parfois. Parce que j’ai en tête la référence Z 6II, que je sortais du test du 105 mm macro avec le Z 7II. Alors non, ne cherchez pas à comparer le Nikon Z fc et les Z 5, Z 6 et Z 7, ce n’est pas le même monde. Mais c’est un monde intéressant quand même.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

le Nikon Z fc avec l’objectif NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Caractéristiques principales

Le Nikon Z fc reprend le capteur CMOS APS-C 20,9 millions de pixels du Z 50. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un BSI CMOS rétroéclairé, ce capteur délivre des résultats étonnants pour un APS-C, j’avais déjà pu le constater lors du test du Nikon Z 50.

Le Nikon Z fc ne dispose pas non plus d’un capteur stabilisé comme les plein format. Je sais, « ce n’est pas bien, pourquoi ont-ils fait cette erreur  … » mais soyons réalistes, si vous n’arrivez pas à faire une photo nette avec un petit 28 mm ou des zooms DX stabilisés, il faut revoir votre pratique photo. Nikon a en effet eu la bonne idée de stabiliser ses zooms DX dont le récent NIKKOR Z DX 18-140 mm, choisissez un zoom si la stabilisation est votre critère numéro 1.

L’autofocus est celui du Nikon Z 6 auquel Nikon a retiré quelques collimateurs. Rassurez-vous, il en reste 209 couvrant 90 % du cadre. De quoi faire le point dans les coins sans même vous en rendre compte. Ce que j’ai surtout apprécié c’est la rapidité de cet autofocus, qui n’a guère d’effort à faire avec le 28 mm il est vrai, mais s’avère tout aussi réactif avec les zooms (je vous renvoie au test du Z 50 pour en savoir plus).

La sensibilité ISO varie de 100 à 51.200 ISO en standard, extensible à 50 et 204.800 ISO. N’attendez pas des miracles à ces valeurs extrêmes, vous serez par contre surpris des bons résultats même en JPG jusqu’à 12.800 ISO.

Le Nikon Z fc n’est pas en reste en matière de vidéo, même si ce n’est pas le terrain sur lequel on l’attend le plus : Full HD jusqu’en 120 p, 4K/UHD en 30 p sans recadrage, ce qui est rare sur un tel boîtier comme cela avait déjà été mentionné pour le Z 50.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/125 ème sec. – f/8 – ISO 100

Le look de l’argentique oui, mais le modernisme de 2021 aussi. Le Nikon Z fc dispose du WiFi, du Bluetooth basse consommation, d’un écran tactile et articulé et d’un viseur OLED de 2,36 millions de points. Notez que l’écran peut se retourner complètement, une protection ultime une fois rangé dans un sac.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Nikon Z fc: écran en position fermé

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Nikon Z fc : écran inclinable et orientable

La carte mémoire au format SD se loge à côté de la batterie, dans un emplacement accessible par une trappe au niveau de la semelle. Celle-ci ne peut toutefois plus s’ouvrir une fois le boîtier fixé sur un trépied. Si c’est la recharge batterie qui vous tracasse dans ce cas, pensez à raccorder le boîtier à une alimentation externe via son port USB. Il autorise la recharge boîtier en fonctionnement.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Nikon Z fc : trappe batterie et carte mémoire

Et le flash intégré ? Oubliez, il est réservé au Z 50. Les fans du débouchage des ombres le regretteront tandis que les passionnés de photo de rue s’en moqueront (Bruce Gilden mis à part). Si le flash vous manque, choisissez le Z 50. 

Test Nikon Z fc : prise en main

Gabarit et construction

Vous vous dites qu’il fait « plastique » ce petit Nikon Z fc ? Que le bon vieux métal du FM2 est bien loin ? Le Nikon Z fc utilise le même alliage de magnésium pour son châssis que ses grands frères, l’écart est de 100 gr. entre lui et le FM2.

Les 445 gr. du Nikon Z fc sont fort appréciables quand vous le portez toute une journée autour du cou, ce ne sont pas les 160 gr. du NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE qui plombent l’ensemble. Le Nikon Z fc n’a par contre pas de poignée à droite. Elle casserait le look Vintage, toutefois j’apprécie de tenir le boîtier par la poignée avec d’autres modèles, d’autant plus que le Nikon Z fc ne peut pas être équipé d’un repose-pouce en l’absence de pas de vis supérieur.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

la face avant du Nikon Z fc, le bouton de fonction et le bouton de retrait de l’objectif

La large monture Z est bien en métal, les molettes supérieures aussi, seule la trappe batterie en plastique doublée alu marque le pas, ce serait facile de corriger sur une prochaine version. J’ai beau être fan, je reconnais que certains APS-C d’autres marques font plus cossu.

Et le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE ? Cet objectif plein format (oui, ce n’est pas un DX), a plusieurs atouts : compact, léger, très réactif, doté d’une large bague de mise au point. Son look se remarque, je ne compte plus les passants qui ont jeté un œil non dénué d’intérêt sur cet objet qui pendait à mon cou.

La bague de mise au point joue le rôle de bague multifonction lorsque vous quittez le mode de mise au point manuelle. L’écran supérieur du boîtier rappelle l’ouverture en l’absence de bague de diaphragme, mais il vous faudra de bons yeux tant l’affichage est petit.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

commandes supérieures et arrières du Nikon Z fc,
molette de correction d’exposition,
petit écran de rappel supérieur de l’ouverture, ici f/8

Ergonomie, commandes et menus

Le Nikon Z fc perd le large écran supérieur des Z 6 et Z 7 (mais pas Z 5) mais gagne des molettes crantées pour le réglage du temps de pose, de la sensibilité ISO et de la correction d’exposition. Nikon a même pensé au bouton de verrouillage de position comme sur ses reflex experts, et au levier de changement de mode P, S, A, M plutôt pratique.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Nikon Z fc : levier de changement de mode P, S, A, M
molette de sensibilité ISO verrouillable

La face arrière reprend les codes Nikon elle-aussi, avec une touche I pour Info qui donne accès aux réglages de prise de vue (menu personnalisable). Si vous connaissez l’ergonomie Nikon vous serez en terrain de connaissance. Je regrette par contre l’absence de joystick pour déplacer la zone de détection AF, devoir baisser le pouce pour utiliser le pad n’est pas aussi pratique.

Les deux molettes de réglage, accessibles de l’index et du pouce droit, sont bienvenues, surtout sur un modèle qui ne se veut pas expert ou pro. Ces molettes sont suffisamment fermes pour ne pas changer de position hors de votre contrôle.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 800

Ce Nikon Z fc a quelques défauts, c’est vrai, mais il possède une caractéristique que même les Nikon Z 6 et Z 7 n’ont pas à ce point, il est attachant. Léger, peu encombrant, réactif, il est plaisant à utiliser. Nikon a été jusqu’à travailler le bruit du déclencheur, comme si le film venait d’avancer d’un cran. Le plaisir, parfois, ça ne tient qu’à un son.

Le viseur électronique et l’écran tactile

Un viseur, comme un écran, ce n’est jamais assez défini, jamais assez grand, jamais assez rapide, les experts de forums vous le diront. Mais prenez le temps de prendre en main le Nikon Z fc, de regarder son œilleton rond (ça vous rappelle quelque chose ?), de viser, et vous verrez que parfois il faut revoir votre position.

Ce viseur OLED est très agréable, n’en déplaise aux aficionados des viseurs optiques. Sa définition de 2,36 millions n’est pas la meilleure du moment, la concurrence peut faire mieux. Mais la définition ne fait pas tout, le confort d’utilisation est aussi important et à l’usage il fait le boulot, vous permettre de viser, de cadrer, de faire le point, d’ajuster l’exposition en temps réel et de faire des photos. Ne cherchez pas à le comparer à celui des Z 6 et Z 7, comme du Nikon Z 9, ce n’est ni la même gamme ni le même tarif, je me répète.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/2.000 ème sec. – f/2.8 – ISO 100

Si vous choisissez le Nikon Z fc pour passer à l’hybride, sachez que cette visée électronique vous offre une couverture à 100 %, quels que soient l’objectif et la focale.

Vous envisagez la macro ? La loupe électronique et la mise au point manuelle assistée par le focus peaking (le dépoli version hybride) vous faciliteront la vie et seront bien plus précis que n’importe quel viseur optique.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/125 ème sec. – f/2.8 – ISO 4.500

L’écran arrière utilise une dalle de 3,2 pouces (8 cm) d’une définition de 1.040.000 points. Modeste en 2021, mais à comparer aux 922.000 points du reflex expert Nikon D7500. Les fonctions tactiles de l’écran vous permettent de faire défiler les menus, les réglages, de zoomer dans vos photos comme sur votre smartphone, comme de faire le point du bout du doigt tout en déclenchant.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Face arrière et menus du Nikon Z fc

L’écran du Nikon Z fc se distingue de celui du Z 50, il est monté sur un système de rotule et non une charnière, ce qui lui permet de pivoter pour autoriser la vidéo face caméra, les selfies (chouette !) et le retournement complet pour assurer sa protection pendant le transport.

Nikon a donc corrigé le tir par rapport au Z 50, le Nikon Z fc autorisant le mouvement de l’écran lorsque le boîtier est monté sur trépied. Un bon point.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 250

L’autonomie

Le Nikon Z fc utilise la même batterie Li-ion EN-EL25 que le Z 50, et vient avec un vrai chargeur mural. Si vous utilisez aussi un Nikon plein format, il vous faudra donc investir dans une batterie complémentaire. L’autonomie dépend fortement de l’usage que vous ferez du boîtier, comptez au minimum 300 à 350 vues, et plus proche de 500 sans jouer trop souvent avec l’écran arrière. C’est d’autant plus simple que tous les contrôles sont accessibles via les molettes et boutons mécaniques.

Une alternative consiste à utiliser une batterie portable pour recharger votre Nikon Z fc via son port USB, c’est le même type de batterie que vous utilisez peut-être déjà pour recharger votre smartphone.

La connectique et la carte mémoire

WiFi (IEEE 802.11b/g/n/a/ac) et Bluetooth 4.2 basse consommation sont de la partie, de même qu’une prise micro, une prise micro HDMI et une prise USB-C.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

prises USB-C, HDMI et audio/micro sur le Nikon Z fc

L’emplacement pour carte SD unique se justifie sur un boîtier sans ambition professionnelle, dommage toutefois d’avoir repris le même protocole UHS-I que sur le Z 50. L’UHS-II offre des débits plus élevés qui seraient appréciables en mode rafale à 10 im./sec. comme en vidéo.

Test du Nikon Z fc : autofocus et réactivité

Le Nikon Z fc démarre vite, comptez moins d’une seconde, d’autant plus vite avec le 28 mm fixe puisque vous n’avez pas à déployer le zoom pour qu’il soit en position de travail.

Le module autofocus, quant à lui, assure une mise au point très rapide, même si la lumière manque. Une fois de plus, l’objectif à focale fixe optimise le résultat puisque le mouvement des lentilles n’est pas le même que sur un zoom.

Le Nikon Z fc dispose du même mode « AF Faible luminosité » qui étend la sensibilité de l’autofocus jusqu’à -4,5 IL (-3 IL si cette fonction est désactivée). Ce mode donne la priorité à la réactivité plutôt qu’à la précision. A l’usage, je n’ai jamais eu recours à lui même lors de ma séance de photo de nuit.

Le mode rafale est limité à 11 vps, ce qui s’avère déjà très confortable même en photo d’action. Si vous voulez encore plus, il faudra passer par la case Nikon Z 6II pour disposer de 14 vps. Au-delà est-ce bien raisonnable ?

J’ai utilisé ce boîtier en mode AF-C suivi dynamique plein cadre la plupart du temps, et très sincèrement il ne m’a quasiment jamais trompé. La limite de ce type d’automatisme est connue, c’est le nombre de sujets possibles à distance proche. En photo de rue par exemple il pourra taper derrière ce que vous considérez être votre sujet, dans ce cas mémorisez le point à l’aide du bouton arrière, recadrez et tout ira bien.

Le mode de suivi Eye-AF est étonnant car aussi réactif que sur les plein format, le nombre de points AF limité par rapport aux Z 6 et Z 7 y est probablement pour quelque chose.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 220

Test Nikon Z fc : qualité d’image

« Comment ? 20,9 Mp seulement ? Pourtant les reflex APS-C Nikon ont 24 MP, pourquoi cette régression ? ». La question m’a été posée, ma réponse est simple : le D500 n’a « que » 20 Mp aussi, tout comme le D7500.

Bien sûr, 4 Mp de mieux favorisent le recadrage en post-traitement si l’horizon penche, ou si un élément indésirable s’est glissé sur le bord de la photo. Mais cela vous handicapera uniquement si (et seulement si) vous faites des grands tirages papier (supérieurs à 60 x 90 cm). Sur écran, vous ne verrez jamais la différence entre 20 et 24 Mp.

Cette réduction volontaire de la définition du capteur, couplée à l’absence de filtre passe-bas, a par contre des avantages : 

  • des fichiers moins lourds (environ 28 Mo pour un RAW),
  • des photosites plus grands (4,22 µm sur le Nikon Z fc contre 3,89 µm sur le Nikon D7200) et donc une meilleure sensibilité en basse lumière,
  • une densité égale à celle du Nikon Z 7/Z 7II permettant d’exploiter au mieux le pouvoir résolvant des objectifs NIKKOR Z série S.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 200

Montée en sensibilité

Je ne vous propose pas de tableau de comparaison de la montée en sensibilité pour le Nikon Z fc. Pour plusieurs raisons :

  • ce que vous voyez dans un tel tableau sur une image de la taille d’un timbre poste n’est pas révélateur de ce que vous obtiendrez en pratique,
  • chercher à savoir si l’image est un peu moins bonne ou carrément moins bonne à 102.400 ISO qu’à 204.800 ISO n’a pas de sens en photographie, ce sont des sensibilités utiles en reconnaissance de scène mais pas en photo,
  • je préfère vous montrer des images faites à des valeurs courantes, et vous allez voir qu’elles sont déjà élevées avec le Nikon Z fc comme elles l’étaient déjà avec le Z 50.

Pour faire court, ne vous posez pas de questions quand la lumière baisse, même en JPG, fixez la limite haute de l’ISO-Auto à 12.800 ISO et faites des photos sans y penser. Au-delà vous devrez accepter une perte visible de qualité. Mais à 12.800 ISO, vous serez surpris du résultat. Si ce n’est pas suffisant, calez le boîtier et ne respirez plus, vous gagnerez 2 à 3 Ev sans difficulté.

Pour rappel, le Z 50 lisse de façon très marquée les images à 25.600 ISO, à 51.200 ISO il faut aimer le grain. Sur le Nikon Z fc, c’est pareil.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/125 ème sec. – f/4 – ISO 4.500

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/125 ème sec. – f/5 – ISO 12.800

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/125 ème sec. – f/2.8 – ISO 12.800

Obturateur électronique

Le Nikon Z fc a la même limite que le Z 50 en matière d’obturation soit 1/4.000 ème de seconde que vous utilisiez l’obturateur mécanique classique ou l’obturateur électronique silencieux.

En mécanique ce n’est pas critique, ce boîtier n’adresse pas les besoins des photographes de sport. Un obturateur montant au 1/8.000ème revient plus cher à produire et le tarif du boîtier augmente. En électronique c’est plus dommage car ce n’est « que » de l’électronique et la concurrence atteint allègrement le 1/32.000 ème de seconde. Reste à savoir ce que vous allez photographier au 1/32.000ème de seconde …

Dynamique et balance des blancs

Pas de surprise ici, le Nikon Z fc réagit comme le Z 50. Je n’ai rien vu sur mes images test faites en plein contre-jour, ce capteur encaisse vraiment bien.

Si vous photographiez souvent des scènes à fort contraste, privilégiez le RAW et ajustez en post-traitement, les fichiers sont très permissifs.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 140

Un NIKKOR Z 28 mm f/2,8 SE attirant

« Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’avoir toujours une mise au point nette lorsque vous prenez une photo. Nous ne voyons pas les choses exactement de la même manière, et même si c’est légèrement flou, je pense que cela peut parfois faire partie de l’identité de la photographie. »

Ce n’est pas moi qui le dit mais Tatsuhiko Kuwayama, ingénieur de son état et en charge du développement du design de ce NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE proposé en kit avec le Nikon Z fc.

Il en rajoute même une couche :

« En mettant l’accent sur l’aspect général lorsqu’il est associé au boîtier de l’appareil photo, cet objectif a été créé en examinant les plans originaux NIKKOR de l’époque du FM2. La partie la plus accrocheuse est la bague de contrôle. »

Je vous passe la suite, c’est sur le site Nikon

J’apprécie la philosophie japonaise, le zen, le design et le côté vintage, mais j’aime aussi les images nettes. Alors vous pensez bien que j’ai porté une attention particulière aux images que me donnait ce petit 28 mm parce que la bague de mise au point c’est bien, mais l’aspect de mes photos aussi.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE sur Nikon Z fc

Premier avantage de ce 28 mm, une ouverture maximale fixe, à l’inverse du NIKKOR Z DX 16-50 mm qui ouvre de f/3.5 à f/6.3.

Second avantage, découlant du précédent, l’ouverture maximale supérieure facilite la mise au point en basse lumière.

Troisième avantage, une plus grande facilité à faire le point puisque l’objectif est court, le déplacement des lentilles aussi.

Si avec tout ça mes images ne sont pas nettes, je n’ai plus qu’à écrire à Tatsuhiko Kuwayama …

J’ai bien eu quelques doutes, j’ai bien comparé plusieurs fois avec d’autres capteurs et objectifs NIKKOR Z, j’ai même refait une séance pour m’assurer que ce que je voyais était cohérent. Le résultat est le suivant :

  • oui, ce 28 mm donne des images nettes dans toutes les conditions,
  • non, il n’est pas aussi piqué (« sharp ») qu’un NIKKOR Z série S,
  • oui ça se voit sur une image en crop 100 %,
  • non ça ne me gène pas sur mes photos et je peux les tirer sans souci.

J’irais même jusqu’à dire que parfois, un peu moins de piqué ne nuit pas, mais je franchirais alors une limite que certains se feraient une joie de venir critiquer, je ne leur ferai pas ce plaisir.

Dit autrement, si vous cherchez les images les plus piquées du moment, prenez un Z 7II avec des NIKKOR Z série S. Vous y laisserez votre tirelire mais vous aurez la meilleure combinaison chez Nikon.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/2.8 – ISO 1.000

Si par contre votre plaisir à vous c’est de faire des photos qui (vous) plaisent sans passer vos journées à les observer à la loupe alors ce 28 mm va vous ravir. Parce qu’il est vif, précis, très bon même à pleine ouverture, même sur le Nikon Z 6II (j’ai testé) et qu’il a pour lui une sacrée gueule en plus d’être compact et léger. J’oubliais … il ne coûte « que » 340 euros. Tout est relatif mais comparez avec la série S. 

Je ne vais pas faire que l’encenser non plus : Monsieur Kuwayama, votre 28 mm est superbe mais une baïonnette en métal, même si elle ne se voit pas une fois montée sur le boîtier, c’est autrement plus durable que le polycarbonate. Allez, un petit effort sur la série 2 ??

Test du Nikon Z fc : à qui s’adresse ce boîtier ?

Deux semaines après avoir fait connaissance avec le Nikon Z fc et le 28 mm, voici ce que je peux en dire. Attention, mon avis changerait avec le zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm qui est en retrait par rapport au 28 mm.

Le Nikon Z fc peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez approcher le monde de l’hybride sans dépenser une fortune,
  • vous cherchez un ensemble qui vous rappelle vos jeunes années de nikoniste,
  • vous voulez un appareil photo efficace mais léger et compact,
  • vous recherchez un hybride APS-C pour le reportage et la photo de rue,
  • vous voulez un Nikon parce que … c’est Nikon,
  • vous cherchez un appareil à glisser sous la veste pour l’avoir toujours avec vous, 
  • vous ne voulez pas passer des mois à comprendre le fonctionnement d’un boîtier et de son autofocus.

Le Nikon Z fc va moins vous intéresser si :

  • vous voulez les meilleures optiques du moment en APS-C tous constructeurs confondus,
  • vous êtes vidéaste exclusivement,
  • vous avez de grandes mains et appréciez les boîtiers à poignée que vous tenez plus fermement.

Les photos de ce test sont disponibles en version haute définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc : ma conclusion

Nikon complète sa gamme APS-C. L’arrivée récente des NIKKOR Z DX 18-140 mm, NIKKOR Z 40 mm et 28 mm, du NIKKOR Z MC 50 mm macro sont des signaux positifs. L’offre est encore loin d’être pléthorique en matière d’objectifs, il manque un APS-C expert équivalent au Nikon D500, mais il y a de la vie.

La situation sanitaire et économique de ces deux dernières années a sans nul doute contrarié les plans, un peu plus chez Nikon que chez d’autres, et un retard se fait sentir (et il fallait gérer l’arrivée du Nikon Z 9). Toutefois le Nikon Z fc vient apporter une touche de fraîcheur dans ce que certains pensent être un marasme sans fin.

Ce boîtier a une bonne bouille, il est plaisant à utiliser, fait ce qu’on lui demande sans poser de vrai problème si vous l’utilisez pour ce qu’il sait faire : des photos, au quotidien, partout, tout le temps, en toute discrétion.

Il y a toujours mieux ailleurs, toutefois dans le segment des 1.000 euros boîtier nu, l’offre est plus réduite et le Nikon Z fc n’a pas à rougir. 

Nikon lui a donné des composants à la hauteur, tel le capteur qui s’avère être un des meilleurs APS-C du marché, l’autofocus très réactif et précis, le viseur OLED, l’écran tactile et articulé. Des bons points gagnés sur certains concurrents, et même sur la gamme reflex Nikon APS-C qui n’a plus grand chose à proposer pour faire mieux (avant de disparaitre corps et biens).

J’ai soulevé des manques : un emplacement carte mémoire en retrait face à la concurrence, une fabrication qui pourrait être plus cossue encore, un flash intégré qui disparait, l’obligation d’utiliser une bague FTZ bien imposante sur un petit APS-C si vous souhaitez dépoussiérer vos optiques AI et AI-S. L’absence de stabilisation capteur, aussi.

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Test Nikon Z fc + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1/500 ème sec. – f/8 – ISO 125

Ceci dit, le Nikon Z fc vient prendre une place de choix dans le coeur des nikonistes passionnés, son apparence y est pour beaucoup, et comme ses performances ne le forcent pas à rougir, il a de quoi faire un joli parcours dans une gamme qui devrait continuer à se développer.

Et en kit, on fait quoi ? 16-50 mm ou 28 mm ?

Pour un usage généraliste, choisissez le zoom 16-50 mm, et si votre budget le permet, optez plutôt pour le récent 18-140 mm. C’est moins vintage mais plus polyvalent.

Pour la photo de rue et le reportage, craquez pour le 28 mm. Complétez-le du NIKKOR Z 40 mm f/2 pour le portrait (de rue ou non). Vous aurez un ensemble léger, compact et très capable.

En savoir plus sur le Nikon Z fc sur le site Nikon

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NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, zoom polyvalent pour hybrides Nikon APS-C

Nikon complète sa gamme d’objectifs NIKKOR Z DX avec un zoom polyvalent stabilisé à destination des hybrides APS-C, le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR. Il s’agit du troisième zoom DX pour hybrides, qui pourrait satisfaire les utilisateurs adeptes d’objectifs à tout faire, ce que n’étaient pas les deux précédents modèles.

Note : le test de cet objectif est disponible ici.

NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, zoom polyvalent pour hybrides Nikon APS-C

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NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR : présentation

La gamme d’objectifs NIKKOR Z pour hybrides APS-C reste le point faible de cette gamme qui compte deux boîtiers (octobre 2021), les Nikon Z 50 et Nikon Z fc, une alternative pourtant crédible face aux plus imposants (et onéreux) Nikon Z plein format.

Point faible car le duo de zooms initiaux, les NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR et NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, n’offre pas la même polyvalence qu’un seul zoom 18-xxx. Or les utilisateurs d’appareils photo APS-C apprécient les zooms passe-partout ne tenant pas trop de place et évitant les changements d’objectifs même s’ils ne sont pas toujours les plus performants.

Ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR (équivalent 27-210 mm en 24 x 36) devrait donc les satisfaire, qu’il s’agisse de photos de paysage en grand-angle à 18 mm, de reportage à 24 ou 35 mm, de portraits à 70 mm ou de prises de vue en gros plan à 140 mm.

NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR

le zoom NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

La formule optique comprend 17 lentilles en 13 groupes (dont 2 lentilles en verre ED et 2 lentilles asphériques) et autorise une distance de mise au point minimale pouvant atteindre 0,2 m (à 18 mm : 0,2 m, à 24 mm : 0,22 m, à 35 mm : 0,25 m, à 50 mm : 0,3 m, à 70 mm : 0,36 m, à 100 mm : 0,4 m, à 140 mm : 0,4 m).

NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sur le Nikon Z 50

Le mécanisme de diaphragme (7 lames, circulaire) met en œuvre le système électromagnétique bien connu chez Nikon désormais. Il garantit rapidité et reproductibilité de l’exposition. L’ouverture maximale reste limitée, comme sur tous ces zooms à plage focale étendue, toutefois le capteur APS-C des hybrides Nikon encaisse plutôt bien jusqu’à 12.800 ISO, ceci compensant cela.

Le poids de ce zoom est de 315 gr, autant dire qu’il ne plombera pas votre sac photo. La longueur de l’objectif est de 90 mm pour 73 mm tandis que le diamètre des filtres est de 62 mm. Le système de stabilisation Nikon VR compensera par contre l’absence de capteur stabilisé sur les Z 50 et Z fc, une bonne chose en basse lumière ou à 140 mm, focale à laquelle vous risquez de l’utiliser fréquemment.

Ce zoom vous permettra également de tourner des séquences vidéo dans le plus grand silence de mise au point, son autofocus étant bien plus silencieux que celui des zooms reflex équivalents. Il autorise la détection Eye-AF (suivi des yeux).

Pourvu de joints de protection contre la poussière et la pluie, vous pourrez l’utiliser en extérieur sans crainte. Notez qu’il n’est toutefois pas tous temps comme le sont les NIKKOR Z experts-pros, ce n’est ni la même gamme ni le même tarif.

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR

Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR – Photo Riccardo Casarico

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR

Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR – 1/125 sec. – f/6.3 – 130 mm – ISO 100

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR

Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR – 1/800 sec. – f/8 – 35 mm – ISO 8000

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sera disponible à partir du 4 novembre 2021 au tarif public de 679 euros, un tarif contenu face aux 629 euros que coûtait l’équivalent reflex à sa sortie en 2013.

Source : Nikon France.

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Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Vous aimeriez réussir vos photos macro et vos gros plans mais vous rencontrez des problèmes de matériel, de réglages, d’approche sur le terrain ? Ghislain Simard, que vous pouvez retrouver dans Nat’Images, plusieurs fois primés à Montier en Der, vous propose la nouvelle édition de son guide Les secrets de la macro et du gros plan.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

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Macro photo et gros plan : présentation du guide …

Vous vous en êtes vite rendu compte, lorsque vous commencez à vous intéresser à la photo de nature en macro, vous faites face à différentes problématiques techniques nouvelles pour vous.

Le matériel doit être adapté (objectifs, éclairage), la technique en elle-même est spécifique. La profondeur de champ prend toute son importance, les accessoires sont particuliers, même le format du boîtier a son importance (voir le dossier macro pour en savoir plus).

Je vous ai déjà présenté de nombreux guides sur la photo nature et sur la macro. Celui de Ghislain Simard que je vous propose de découvrir ici a l’avantage de regrouper l’ensemble des problématiques que vous devez affronter pour les traiter conjointement. Vous pouvez en effet faire des photos nature sans faire de macro et l’inverse. Ici vous allez faire … les deux !

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Il s’agit de la seconde édition d’un livre dont je vous ai parlé à sa sortie, en 2014. Il a été pour l’occasion entièrement remanié. Ghislain Simard vous invite à découvrir :

  • le matériel de prise de vue, boîtiers et objectifs,
  • les techniques de prise de vue en macro et gros plan (lumière naturelle, flash, profondeur de champ, focus stacking).

Saviez-vous par exemple que la variation de la distance de mise au point pilotée par l’autofocus de votre boîtier change le rapport de reproduction en macro et donc le cadrage ? Et qu’il vaut donc mieux travailler en mode manuel ?

Une fois le matériel choisi, vous allez ensuite pouvoir partir sur le terrain afin d’expérimenter ce que vous avez découvert, et il ne s’agit pas d’aller bien loin bien souvent :

  • photographier en macro sur le pas de votre porte,
  • faire de la macro en forêt,
  • faire de la macro et des gros plans en montage,
  • photographier au bord de l’eau,
  • faire des photos dans les prairies et pelouses sèches,
  • photographier à l’automne et au crépuscule

Autant d’occasions de vous faire plaisir, que vous habitiez en ville comme à la campagne.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Pour aller plus loin, Ghislain Simard vous initie aux approches alternatives :

  • comment utiliser des objectifs spéciaux en macro,
  • pourquoi oser le minimalisme en macro,
  • comment faire de la macro en noir et blanc,
  • comment filmer et réaliser des vidéos en macro.

Chaque situation est décrite en détail avec ses problématiques et les conseils de l’auteur pour réussir vos photos. Inutile de préciser que les illustrations sont abondantes et viennent compléter les fiches descriptives associées.

Vous allez pouvoir vous intéresser aux techniques avancées : le grand-angle en proxiphoto (découvrez par exemple le Laowa 25 mm f/2.8 Ultra macro), la photographie ultrarapide, le flash stroboscopique ou la macro avec un moyen format.

Auriez-vous imaginer qu’un objectif à bascule pouvait vous rendre des services en macro ? Vous allez découvrir pourquoi dans le guide.

Savez-vous qu’une barrière lumineuse complète à merveille les capacités d’un reflex numérique et qu’il vaut mieux choisir une barrière laser qu’une barrière infrarouge ?

Mon avis sur Les secrets de la macro et du gros plan

Si vous débutez, vous pouvez envisager de faire de la macro en amateur et commencer à vous faire plaisir. Un objectif spécialisé, quelques accessoires vous offriront déjà de belles images. Mais n’espérez pas aller bien plus loin sans prendre le temps de vous former car la macro est une pratique qui devient très vite complexe.

Ghislain Simard connait son sujet : qu’il s’agisse de technique, de prise de vue ou de traitement d’image, l’auteur a pris le temps de détailler ce qu’il vous faut connaitre pour réussir vos photos macro. Il vous présente la théorie et la complète d’illustrations adaptées, de fiches dédiées et de nombreux exemples et conseils. J’ai apprécié également les encarts « entomologie » qui complètent idéalement cet ouvrage.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Les photos d’illustration ne pourront que vous donner envie de pousser l’exercice plus loin, elles sont toutes magnifiques et je vous souhaite d’arriver à en faire quelques-unes du même niveau, ce sera le signe que vous avez tiré profit de ce livre !

Cet ouvrage s’adresse en premier lieu au photographe qui souhaite faire ses premiers pas en macro. Le photographe ayant une première expérience y trouvera lui de quoi optimiser ses prises de vues, son matériel, sa technique.

Cette seconde édition, entièrement mise à jour et actualisée sur le plan matériel, est une autre belle réussite de la collection « Les secrets de … » chez Eyrolles. Il vous en coutera 26 euros pour vous la procurer, de quoi éviter bien des déconvenues.

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Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S : le 105 macro stabilisé pour hybrides en progrès ?

Les fans de macro sont ravis depuis que Nikon a annoncé un premier objectif dédié macro dans sa gamme hybride à monture Z. Je n’ai donc pas résisté à l’envie de réaliser ce test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S.

Pour cela, j’ai choisi le très exigeant Nikon Z 7II afin de vérifier si l’excellente base du modèle AF-S pour reflex était encore en progrès avec cette déclinaison hybride modernisée et optimisée. Voici ce que je pense de cette optique et des photos.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S : le 105 Macro stabilisé en progrès ?

cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S : introduction

Il a fallu attendre l’été 2021 pour voir arriver dans la gamme Nikon hybride à monture Z lancée en 2018 deux optiques macro à focale fixe. Si le plus abordable NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 joue le rôle d’entrée de gamme macro (et de plus courte focale), le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est le fer de lance ayant la lourde charge de succéder à une version AF-S pour reflex ne manquant pas d’intérêt.

Rappelons que ce modèle AF-S était le premier objectif macro stabilisé lors de sa sortie en 2006. Les contraintes de l’hybride, la grande monture Z et les 45 Mp des Z 7 sont telles désormais que Nikon a du revoir sa copie.

A la différence d’une version reflex avec bague FTZ incorporée, assemblage a minima que proposent certains opticiens comme Samyang, ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est bien un nouvel objectif conçu pour les Nikon Z.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S sur Nikon Z 7II

Présentation et contexte

Si vous me suivez depuis quelques années, vous savez que je ne suis pas un grand spécialiste de la macro, j’ai d’ailleurs demandé à Jacques Croizer de rédiger le guide macro ces derniers mois.

Lorsque l’occasion de réaliser ce test s’est présentée, j’ai choisi de vous donner un avis personnel, et de voir ce qu’il était possible d’obtenir avec un tel objectif, même sans être un expert du sujet. C’est en effet bien souvent l’usage d’un objectif macro, vous l’achetez pour vous mettre à la macro, et vous prenez le temps d’apprendre ensuite. Mieux vaut donc ne pas vous tromper, d’autant plus que la bête vous coûtera la modique somme de 1.100 euros, soit 150 de plus que la version AF-S à sa sortie.

De même, vous verrez plus bas des photos qui sortent du strict usage macro avec cet objectif, un 105 Macro étant souvent utilisé comme un 105 « tout court », pour le portrait et les plans serrés en raison d’une distance minimale de mise au point plus courte que sur un 105 classique. C’est d’autant plus important qu’il n’existe pas (encore) de focale fixe téléobjectif dans la gamme Nikon Z, la plus longue focale étant le NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

Les photos illustrant ce test ont été faites avec le Nikon Z 7II, à main levée, sans autre ambition que de vous montrer ce que vous pouvez attendre de cet objectif au quotidien lorsque vous allez photographier des insectes, des fleurs, des détails et quelques sujets plus lointains.

Pour tout comprendre du rapport de grandissement, et de la différence entre les objectifs macro, je vous renvoie vers le second article du dossier macro.

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/1000 ème – f/5 – ISO 100

NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : dans le détail

Qualité de construction

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S ne dénote pas dans la gamme NIKKOR Z : design sobre, large bague de mise au point, fine bague multifonction, écran OLED affichant au choix la distance de mise au point, l’ouverture et le rapport de grandissement.

L’objectif comporte en outre une touche personnalisable L-Fn, un commutateur de distance de mise au point (plage complète ou 0,29 à 0,50 cm) qui vous permettra de rendre plus réactive la mise au point autofocus. Le commutateur A – M désactive l’autofocus, un choix pertinent lorsque vous travaillez en macro.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

La large bague de mise au point autorise quant à elle un fonctionnement en MàP manuelle, courant en macro. Sans aucun jeu, elle est très agréable à l’usage même s’il faut vous en méfier lorsque vous êtes en AF tant il est aisé de la tourner par inadvertance en cours de prise de vue, ce qui a pour effet de décaler la mise au point.

Le rapport de grandissement 1:1 est obtenu à la distance de mise au point minimale de 29 cm. L’ouverture maximale f/2.8 est accessible au-delà d’1 mètre environ, elle est de f/4.5 à 13 cm de distance de travail.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 100

En pratique j’ai trouvé la bague multifonction très fine par rapport à la longueur de l’objectif, il faut « aller la chercher », mais sa programmation est toujours aussi agréable. Elle fait de ces optiques Z des objectifs personnalisables selon vos envies.

Les filtres compatibles doivent mesurer 62 mm de diamètre, comme sur la version AF-S. Le système de fixation du pare-soleil (HB-99, livré) est sans reproche. Utilisez-le chaque fois que vous faites face à une lumière latérale importante.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Lors de ce test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S, je n’ai pu que constater que cet objectif est bien un NIKKOR Z :

  • même équilibre une fois fixé au boîtier, l’ensemble ne penche pas vers l’avant (important en macro),
  • la bague de mise au point est facilement ajustable du bout du doigt (même pour un gaucher comme moi),
  • la touche de fonction sur le fût tombe naturellement sous le pouce.

En termes de poids et d’encombrement (120 gr. de moins que la version AF-S) ce 105 mm est plus proche du 85 que du très imposant NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S (dont mon dos se souvient encore). Il est plus long de 24 mm que l’AF-S.

La stabilisation du capteur couplée à la stabilisation de l’objectif autorisent des temps de pose de l’ordre de 1/4 sec. à 105 mm. C’est une prouesse et vous serez probablement le maillon faible lors des prises de vue rapprochées si vous tremblez un tant soi peu.

La mise au point autofocus, gérée par le système de motorisation AF multi-groupes Nikon, est aussi rapide que sur les autres NIKKOR Z, précise et – surtout – silencieuse. Amis vidéastes, ce 105 mm macro vous tend les bras pour des séquences en plans rapprochés !

L’ensemble des modes de détection AF restent accessibles, y compris la détection des yeux humains et animaux, ce qui vous aidera si vous utilisez ce 105 pour le portrait de sujets proches ou plus lointains.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/5 – ISO 100

Performances optiques : pique, homogénéité et flare, aberrations chromatiques et vignettage

Les opticiens Nikon nous ont habitués à bien travailler sur cette gamme NIKKOR Z. Ils se sont surpassés avec ce 105 macro. Les 16 lentilles (14 sur l’AF-S) et la lentille asphérique arrière constituent une formule optique étonnante : aucune aberration chromatique, un vignettage limité à f/2.8 (environ 1/2 Ev) qui disparaît dès f/4. La distorsion ? Je n’en ai pas vu. 

Le  flare est en bonne partie éliminé grâce au traitement nanocristal, retirez le pare-soleil pour en jouer dans vos compositions, effets créatifs garantis.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/14 – ISO 800

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/14 – ISO 640

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/8 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S, performances optiques : déformation et distorsion

Il est de bon ton pour un objectif macro de ne pas distordre les images. Si ce défaut peut passer dans d’autres cas, et encore, un objectif macro ne doit pas présenter de déformations d’images sans quoi sa fidélité de reproduction est altérée. Bonne nouvelle, vous ne verrez aucune distorsion avec ce 105. C’est bluffant !

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/6400 ème – f/3.5 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/22 – ISO 3.200

Rendu optique : profondeur de champ

Le diaphragme circulaire à 9 lames de ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S produit un flou d’arrière-plan très progressif. Inutile de passer à pleine ouverture pour obtenir un effet bokeh circulaire parfait, dès f/8 c’est déjà très beau. Aux ouvertures les plus réduites, point de bokeh mais de belles taches de lumière si vous prenez soin de votre arrière-plan.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/8 – ISO 125

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/29 – ISO 1.800

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/2500 ème – f/3.3 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/40 – ISO 2.800

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : pour qui pour quoi ?

Vous aimez la macro et vous cherchez un téléobjectif à focale fixe ? Deux choix s’offrent à vous chez Nikon :

  • utiliser la version AF-S pour reflex avec la bague FTZ,
  • faire le choix de cette version conçue pour l’hybride et la monture Z.

Si vous possédez déjà la version AF-S et une bague FTZ, réfléchissez. Cherchez-vous encore mieux ? Etes-vous prêt à dépenser près de 1.100 euros (moins si vous revendez l’AF-S) pour disposer du meilleur 105 macro du moment en monture Nikon ? Vous seul(e) avez la réponse.

Si vous ne possédez aucun objectif macro encore, n’hésitez pas. Ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S laisse la concurrence loin derrière, et vous évite l’usage de la bague FTZ.

Vous cherchez un 105 mm pour faire de la macro mais pas uniquement ?

En gamme reflex vous pouviez compléter votre Micro-Nikkor 105 AF-S par le sublime (même plus …) AF-S 105 mm f/1.4. Mais avec un hybride, la question de l’investissement se pose à nouveau.

Ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est très capable, et la qualité d’image qu’il sait proposer à distance de mise au point « portrait », par exemple, est plus que suffisante pour satisfaire les plus exigeants.

En attendant de voir arriver – ou pas – un NIKKOR Z 105 mm f/1.4 ou un NIKKOR Z 105 mm f/1.2, et à quel prix, difficile de faire plus pratique que ce 105 MC Macro.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 220

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/5000 ème – f/2.8 – ISO 100

En résumé

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S peut vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif sans aucune distorsion pour la reproduction, la macro et le portrait,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 85 f/1,8 S par une focale plus longue,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 par un téléobjectif macro,
  • vous souhaitez un équivalent 150 mm f/2,8 Macro pour votre Nikon Z APS-C.

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un AF-S Nikkor 105 mm f/2.8,
  • vous cherchez plutôt un téléobjectif à portrait (au rendu plus doux) qu’un macro,
  • vous espérez une version moins onéreuse d’un téléobjectif macro pour les Nikon Z (qui n’est pas prévue).

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur la page Flickr Nikon Passion.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 180

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/2000 ème – f/2.8 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/8000 ème – f/2.8 – ISO 64

Crop image NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Crop de l’image ci-dessus

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : ma conclusion

Ce test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S confirme la grande qualité tant optique que mécanique et électronique des objectifs NIKKOR Z. Partis d’une feuille blanche pour développer des formules optiques capables de profiter de la grande monture Nikon Z, les opticiens japonais font des merveilles.

Ce 105 mm macro excelle, en prise de vue macro comme pour les usages plus généralistes que vous pouvez attendre d’un 105 mm. Conçu pour supporter les capteurs très riches en pixels, comme celui du Nikon Z 7, il est difficile de lui trouver d’autres défauts que les 24 mm de plus en longueur que la version reflex et les 150 euros d’écart avec l’AF-S à sa sortie.

L’ouverture f/4.5, qui peut sembler limitée au rapport 1:1, reste toutefois très confortable, la très faible profondeur de champ à cette ouverture et cette distance de travail rendant la mise au point déjà très délicate.

La stabilisation Nikon VR efficace et silencieuse, la mise au point rapide (y compris sur les petits insectes en mouvement), la protection tous temps et la distance de travail de 13 cm sont des atouts indéniables pour profiter à fond de votre passion pour la macro.

En savoir plus sur la gamme Nikon NIKKOR Z sur le site Nikon.

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Comment calculer le rapport de grandissement en macrophotographie

Après un premier article consacré au matériel utilisé en macrophotographie, nous nous intéressons de plus près au rapport de grandissement. Comment le calcule-t-on, mais surtout, quels enseignements pouvons-nous tirer de ces formules a priori si barbares… et pourtant si concrètes !

Guide complet de la macrophotographie, comment faire, matériel, calculs

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Le rapport de grandissement

Rappelons que le rapport de grandissement caractérise l’effet loupe de l’objectif : c’est le rapport entre la taille réelle du sujet et celle de son image sur le capteur (voir le premier article de ce dossier).

Comment calculer le rapport de grandissement en macrophotographie

Grandissement (C) J. Croizer

Dans cet exemple, la fourmi mesure 4 mm. Son image occupe 6 mm sur la hauteur du capteur. Le rapport de grandissement est donc égal à 6/4 = 1,5.  Remarquez que le rapport de grandissement ne dépend pas de la taille du capteur !

Rapport de grandissement de l’objectif standard

On appelle ici objectif standard n’importe quel objectif non macro. Que ce soit un grand angle ou un téléobjectif, son grandissement est nul lorsque la mise au point est faite à l’infini.

Sur la photo ci-dessous, le personnage occupe un cinquième de la hauteur du capteur plein format, soit 4,8 mm. Il mesure en réalité 1,70 m.

Nous sommes loin d’une mise au point à l’infini, mais le grandissement n’est pourtant déjà plus que 4,8/1700 = 0,0028.  Imaginez ce même calcul rapporté à la hauteur des montagnes à l’horizon…

Comment calculer le rapport de grandissement en macrophotographie

Le photographe (f/10 à 1/8000 s – 50 mm) photo (C) J. Croizer

Lorsque le sujet est plus proche, le grandissement augmente. A la mise au point minimale, celui d’un objectif standard reste cependant encore très loin des attentes de la macro :

  • il n’est par exemple que de 0,15 pour le Nikon AF-S NIKKOR 50 mm f/1.8G dont la mise au point minimale se situe à 45 cm,
  • il monte à 0,24 pour le Nikon AF-S NIKKOR 300 mm f/4E PF ED VR avec une mise au point minimale à 1,4 mètre.

La bague allonge

La bague allonge est un moyen pratique pour vous initier à la macrophotographie sans investir dans un objectif macro. Elle permet d’éloigner l’objectif du boitier, et donc d’augmenter l’espace entre la lentille arrière et le capteur. On imagine bien sur la figure précédente que plus cette distance augmentera et plus l’image de la fourmi sera grande.

Afin de pouvoir faire varier le grandissement, on utilise généralement plusieurs bagues allonges, comme sur le jeu standard représenté ci-dessous. Il permet de décaler l’objectif du boitier de 12 mm, 20 mm ou 36 mm … ou tout autre combinaison de ces valeurs lorsqu’on empile plusieurs bagues.

Exemples de bagues allonge pour la macrophotographie

Jeu de trois bagues allonges

Calcul du grandissement avec des bagues allonges

La longueur de la bague allonge est aussi appelée son tirage. Il est noté par la lettre T. Il permet de calculer le grandissement G d’un objectif de focale F lorsque la mise au point est faite sur l’infini :

G = T / F

Avec :

  • T : tirage de la bague (par ex. 20 mm)
  • F : focale de l’objectif (par ex. 50 mm)
  • G : grandissement pour une mise au point à l’infini.

Dans notre exemple, le grandissement est égal à 20 / 50 soit 0,4 lorsque la mise au point est faite à l’infini. Nous sommes encore dans le domaine de la proxi photographie.

Que nous apprend cette formule ?

  • Plus le tirage de la bague est important et plus le grandissement augmente : empilez plusieurs bagues pour atteindre des forts rapports de grandissement.
  • Plus la focale diminue et plus le grandissement augmente : il est plus facile d’obtenir de forts grandissements avec une courte focale.
  • Pour entrer dans le domaine de la macrophotographie (G = 1) lorsque la mise au point est faite sur l’infini, le tirage de la bague doit être au minimum égal à sa focale. Une bague de 36 mm utilisée avec un objectif de 30 mm permet d’obtenir un grandissement de 1,2 mais avec une focale de 50 mm, il faudra cumuler une bague de 36 mm et une bague de 20 mm pour dépasser le rapport 1.

Le même calcul de rapport de grandissement peut être fait pour le soufflet qui, d’un point de vue optique, se comporte comme une bague dont on peut faire varier le tirage.

Distance de mise au point avec des bagues allonges

La précédente formule est valable lorsque la mise au point est faite à l’infini. Soyez bien conscient que la distance réelle D qui vous sépare du sujet est bien moindre. Elle se calcule par la formule suivante :

D = F x (1+ 1/G)

Avec :

  • D : distance réelle de mise au point
  • F : focale de l’objectif (par ex. 50 mm)
  • G : grandissement (par ex. 1)

Pour un grandissement de 1 avec un objectif de 50 mm, la distance réelle de mise au point est égale à 50 x (1+1/1) = 100 mm. Le sujet n’est plus qu’à 10 cm de l’objectif.

Cette formule est à nouveau riche d’enseignements :

Plus le grandissement obtenu est important, plus l’objectif est proche du sujet.

Plus la focale est courte, plus l’objectif est proche du sujet.

Pour photographier des sujets vivants sans les déranger, il est donc préférable d’utiliser des longues focales … mais comme nous l’avons vu précédemment, il est alors plus difficile d’obtenir de forts grandissements en ajoutant des bagues.

Quelques éclaircissements sur des notions d’optique

Utiliser la distance de mise au point à l’infini permet de calculer facilement le grandissement minimum qu’il est possible d’obtenir avec une bague allonge. Une fois sur le terrain, rien ne vous empêche de diminuer cette distance en vous rapprochant du sujet.

Revenons sur quelques notions pour bien comprendre ce qui va se passer :

  • L’objectif a pour mission de reproduire sur le capteur l’image nette de la scène que vous voulez photographier.
  • On appelle foyer principal image l’image d’un point situé à l’infini de la scène photographiée, dans l’axe de l’objectif. Si elle se forme en avant du capteur, cette image est floue.
  • La distance entre cette image et le capteur est physiquement contrainte par celle qui sépare la baïonnette du capteur. On appelle cette dernière le tirage mécanique du boitier. Il est constant. Consultez la page Wikipedia (en anglais) pour connaitre celui de votre appareil.
  • Dans le cas général, le tirage optique est la distance qui sépare le foyer principal image du sommet de la lentille la plus proche de la monture de l’objectif. Il varie avec la mise au point.
  • C’est lorsqu’on fait la mise au point à l’infini que le tirage optique est le plus court. S’il est inférieur au tirage mécanique, il est impossible d’avoir une image nette. C’est le cas sur la figure ci-dessous, le plan de netteté ne peut pas être le même que le plan du capteur.

Comment calculer le rapport de grandissement en macrophotographie

Principe de mise au point (C) J. Croizer

Dans un reflex, l’espace entre le capteur et la monture est encombré par le miroir. Sa disparition dans les appareils hybrides permet de réduire considérablement le tirage mécanique. Chez Nikon, il est passé de 46,5 mm pour la monture F à seulement 16 mm pour la monture Z.

L’emplacement du capteur est repéré par un symbole gravé sur le dessus du boîtier (généralement un cercle barré d’un trait).

Augmentation du grandissement avec des bagues allonges (objectif standard)

Laisser la mise au point sur l’infini n’est pas une fin en soi lorsqu’on fait de la macrophotographie. On cherche à accroitre le grandissement en se rapprochant du sujet.

Il faut alors ajuster la mise au point, c’est à dire reculer le centre optique de l’objectif, ce qui en modifie le tirage To. Pour un objectif standard, le tirage résultant se calcule par la formule suivante :

To = (Db x F) / (Db – F)

Avec :

  • Db : distance sur la bague de mise au point (exemple 450 mm)
  • F : focale de l’objectif (par ex. 50 mm)
  • To : tirage de l’objectif

Cette formule vous apprend que lorsque la mise au point est faite à l’infini, le tirage de l’objectif est égal à sa focale. Il augmente lorsque la mise au point diminue.

Avec une focale de 50 mm et une mise au point à la MAP minimale (par ex. 45 cm, soit 450 mm) le tirage de l’objectif passe à 56,25 mm.

Lorsqu’on ajoute une bague de tirage T, le tirage total Tt est égal à T + T0. Le grandissement de l’ensemble s’exprime alors par la formule :

G = (Tt – F) / F

Avec :

  • Tt : tirage total
  • F : focale de l’objectif (par ex. 50 mm)
  • G : grandissement résultant

Pour une MAP à l’infini, T0 est égal à F donc le grandissement dépend uniquement de l’épaisseur de la bague.

Avec une focale de 50 mm montée sur une bague de 20 mm et une mise au point à 45 cm (450 mm) on obtient :

  • Tt = 20 + 56,25 = 76,25
  • G = 0,525

On vérifie ?

Pour emplir la longueur d’un capteur plein format (36 mm) avec un grandissement de 0,525, le sujet photographié doit mesurer 36/0.525 = 68,6 mm.

Faisons le test avec un mètre scotché sur la porte du frigo. Il faut parvenir à un parfait parallélisme pour qu’il soit net sur toute sa longueur. Un trépied facilite l’opération qui reste cependant délicate :

Comment calculer le rapport de grandissement en macrophotographie

50 mm + bague 20 mm – Mise au point à 45 cm

On mesure 67 mm sur le mètre, soit un grandissement de 0,537 proche de la valeur théorique. L’écart peut s’expliquer par l’incertitude sur le placement de l’appareil, liée à la profondeur de champ.

Ces formules n’ont pas pour seul but d’expliquer le grandissement. Vous pouvez les utiliser lorsque vous préparez une sortie pour optimiser le matériel à emporter en fonction du résultat attendu.

Distance réelle de mise au point avec des bagues allonges

Si on cumule une bague de 20 mm et une bague de 30 mm sur notre objectif de focale 50 mm, la précédente formule nous montre qu’on obtient un grandissement de 1,125 à la mise au point minimale.

Souvenez-vous qu’il était dans ce cas égal à 1 avec une mise au point à l’infini : le grandissement (donc le cadrage) varie finalement peu lorsqu’on tourne la bague de mise au point.

La distance réelle de mise au point D est bien évidemment inférieure à celle affichée sur la bague. La formule précédente reste valide :

D = F x (1+ 1/G)

Avec :

  • D : distance réelle de mise au point
  • F : focale de l’objectif (par ex. 50 mm)
  • G : grandissement (par ex. 1,125)

Dans cet exemple, la bague de mise au point affiche une distance de 450 mm, mais la distance réelle de mise au point est à peine supérieure à 94 mm ! Elle était de 100 mm pour une mise au point faite à l’infini. Nous le savions déjà : la zone de travail est extrêmement réduite.

Calcul du grandissement avec un objectif inversé

Rappelons que la technique de l’objectif inversé consiste à utiliser une bague pour monter un objectif à l’envers sur le boîtier, voire même sur un premier objectif monté à l’endroit (montage tête-bêche).

La formule classique de calcul du grandissement pour une mise au point à l’infini reste valable :

G = (T – F) / F

Avec :

  • T : tirage objectif + bague d’inversion
  • F : focale de l’objectif (par ex. 50 mm)
  • G : grandissement de l’objectif inversé

Ce calcul nécessite de connaitre précisément le tirage du nouvel ensemble, ce qui est rarement indiqué par les constructeurs. Si vous utilisez une bague d’inversion, consultez son manuel d’utilisation. Avec un peu de chance, vous y trouverez le rapport d’agrandissement pour les optiques les plus courantes, comme ici pour la bague Nikon BR2A (PDF).

En dernier recours, soyez pragmatique : utilisez la méthode du double décimètre comme nous l’avons fait précédemment.

Dans un premier temps, faites la mise au point à l’infini. Si le double décimètre est bien parallèle au bord de la photo et net sur toute sa longueur, il suffira de diviser la longueur du capteur par celle cadrée sur le double décimètre pour avoir une bonne approximation du grandissement minimal.

Et tant qu’à faire, n’hésitez pas à faire de même avec la mise au point faite au minimum pour connaitre le grandissement maximal !

Rapport de grandissement: cas de l’objectif macro

L’objectif macro a un grandissement qui lui est propre. Il est égal à 1 pour la mise au point la plus courte et diminue lorsque le sujet s’éloigne. Le grandissement résultant est alors parfois indiqué face au curseur de la bague de mise au point.

Lorsque l’objectif est monté sur une bague allonge, il serait logique de penser qu’il suffit d’ajouter le grandissement natif de l’équipement à celui procuré par la bague pour obtenir le grandissement total. Oui mais…

Les objectifs macro mettent en œuvre plusieurs groupes de lentilles qui se déplacent indépendamment l’un de l’autre pour faire la mise au point. La focale que l’on croyait fixe diminue d’autant plus que le sujet est rapproché !

Pour un grandissement de 1 à la distance minimale de mise au point Dm , la focale réelle Fm s’évalue simplement par la formule suivante :

Fm = Dm / 4

Avec :

  • Fm : focale à la distance minimale de mise au point
  • Dm : distance minimale de mise au point

Cette formule est démontrable pour une lentille simple. Le résultat n’est qu’une approximation pour un objectif dont la formule optique est bien évidemment plus complexe.

L’objectif Nikon AF-S VR Micro-Nikkor 105 mm f/2.8G IF-ED dont la distance minimale de mise au point est égale à 31 cm a dans ces conditions une focale résultante Fm de 77,5 mm ! C’est bien cette dernière valeur qui doit être prise en compte dans le calcul.

Par exemple, une bague de 36 mm intercalée entre et le boitier et ce 105 macro apportera un grandissement supplémentaire qu’il est possible d’évaluer par les formules suivantes :

Fm = Dm / 4 = 77,5

Avec :

  • Fm : focale à la distance minimale de mise au point
  • Dm : distance minimale de mise au point 310 mm

G = T / Fm = 0,46

Avec :

  • T : tirage de la bague (par ex. 36 mm)
  • Fm : focale de l’objectif (par ex. 77,5 mm)
  • G : grandissement supplémentaire

Le grandissement total sera donc égal à 1 + 0,46 = 1,46 à la mise au point minimale. Pour ce réglage, un objet de 24,6 mm emplira la totalité de la longueur d’un capteur plein format.

On vérifie ?

Comment calculer le rapport de grandissement en macrophotographie

105 mm + bague 36 mm – Mise au point à 31 cm

La longueur mesurée sur le mètre est de 23 mm. La procédure empirique peut partiellement expliquer l’écart constaté avec la valeur théorique, mais n’oublions surtout pas l’approximation faite en considérant que notre objectif n’est constitué que d’une seule lentille !

L’estimation du grandissement, avec ici une erreur de 7 %, reste cependant suffisante pour bien préparer sa sortie photo.

Rapport de grandissement : en conclusion

Connaitre précisément le rapport de grandissement d’un équipement n’est pas une fin en soi pour le photographe avant tout soucieux de l’esthétique de ses images. Les formules de calcul ne sont que le support à la réflexion. L’approche empirique dite du double décimètre reste le meilleur moyen de bien connaitre son matériel !

Dans le prochain article, nous parlerons lumière. En attendant, n’hésitez pas à partager votre retour d’expérience dans les commentaires.

La suite de ce dossier :

Comment faire de la macro photo

Comment gérer exposition et lumière en macro


Comment faire de la macrophotographie, matériel, accessoires, réglages

Vous êtes photographe débutant ou amateur et la macrophotographie vous attire. Insectes, plantes, objets, faire des photos qui montrent en gros plan ces détails de votre quotidien vous plaît, mais vous ne savez pas comment vous y prendre pour réussir vos photos.

Ce guide va vous aider à régler vos problèmes, à trouver des solutions et – surtout – à expérimenter car la macrophotographie s’y prête à merveille. Commençons par les bases à connaître, suivies du descriptif du matériel destiné à faire de la macrophotographie.

Comment faire de la macrophotographie, matériel, accessoires, réglages

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Macrophotographie ou Proxy photographie ? Quelle différence pour vous ?

Si dans la pratique courante, il n’y a guère d’intérêt à faire la distinction entre macro ou proxy photographie, il est intéressant de préciser les choses dans le contexte de ce dossier :

La macrophotographie commence lorsqu’on atteint un rapport de grandissement de 1. La taille du sujet est alors la même en réalité que sur le capteur.

Cet exemple vaut mieux qu’un long discours :

Macrophotographie, Zou la fourmi (f/9 à 1/250 s – 105 mm macro+ bagues) photo (C) J. Croizer

Zou la fourmi (f/9 à 1/250 s – 105 mm macro+ bagues) photo (C) J. Croizer

Admettons que la vraie taille de cette fourmi soit de 4 mm. Elle est photographiée avec un appareil photo plein format, doté d’un capteur qui mesure 24 x 36 mm. Vous pouvez placer 4 fourmis dans la hauteur de la photo. L’image de votre fourmi sur le capteur est donc haute de 24/4 = 6 mm. Dans ce cas, le rapport de grandissement est égal à 6/4 = 1.5.

Nous sommes bien ici dans le domaine de la macro photographie … bien que la fourmi n’occupe pas tout l’espace de la photo.

Macrophotographie, la supercherie du web

De tels grandissements engendrent beaucoup de contraintes, en particulier sur la profondeur de champ. Vous pouvez voir sur le web des macrophotographies extraordinaires, que vous tentez en vain de reproduire. Leurs auteurs ont omis de préciser qu’ils ont fortement recadré la photo, donnant ainsi l’illusion d’un grandissement qui ne correspond pas à la réalité.

Pour passer d’un grandissement réel de 0,5 à un grandissement apparent de 1 en recadrant une photo, il ne faut conserver que la moitié de l’image. Ce qui signifie jeter à la poubelle 75 % des pixels initiaux, et donc dégrader la qualité d’un éventuel tirage en grand format.

Reconnaissons toutefois que les 45 Mp d’un Nikon Z 7 ou d’un Nikon D850 permettent de se livrer sans remords au jeu du recadrage, à condition de rester raisonnable.

La technique de focus stacking, désormais intégrée à beaucoup de boitiers permet elle aussi de reculer les contraintes de profondeur de champ. Mais c’est déjà un autre sujet !

Grandissement vs. grossissement

Vous aurez remarqué que je parle de grandissement et non de grossissement. Ces deux termes ne sont en effet pas équivalents. Prenons un exemple.

A chaque pleine lune fleurissent sur le web des photos de notre satellite qui occupe tout l’écran. La hauteur de l’image sur un capteur plein format est égale à 24 mm alors que le diamètre réel de la Lune approche les 3.500 km, soit un grandissement de 0,00000007… Si vous photographiez par contre plein cadre un petit pois sur le même capteur, son grandissement sera proche de 5 car on peut empiler 5 petits pois dans la hauteur du capteur.

Dans les deux cas, vous obtenez la photo d’une sphère qui emplit toute l’image, mais vous comprenez maintenant que grossissement ou grandissement, ce n’est pas du tout de la même chose :

  • le grossissement traduit le fait que vous observez le sujet comme s’il était plus proche de vous qu’il ne l’est en réalité. C’est le rapport entre l’angle sous lequel il est vu à travers l’optique et celui sous lequel vous le voyez à l’œil nu.
  • le grandissement caractérise l’effet loupe de l’objectif : c’est le rapport entre la taille réelle du sujet et celle de son image.

Sachez qu’au-delà d’un grandissement de 10, on ne parle plus de macrophotographie, mais de photomicrographie. En dessous de 1, c’est le domaine de la proxy photographie.

Un papillon de 3 cm d’envergure photographié plein cadre avec un boitier plein format appartient donc au domaine de la macro. S’il mesure 4 cm, il passera dans celui de la proxy. C’est dire tout l’intérêt de ce champ lexical dans l’approche esthétique que l’on se doit de privilégier, en dehors des utilisations plus techniques ou documentaires de ce genre de reportage.

Les limites du matériel standard

Pour obtenir un gros plan de votre cousine Géraldine, soit vous vous rapprochez d’elle, soit vous zoomez. A vrai dire, lorsque vous êtes arrivé au bout de votre zoom, il ne vous reste plus qu’à vous rapprocher d’elle, mais vous butez alors sur une autre contrainte : la distance minimale de mise au point de votre objectif.

En deçà d’une certaine distance, Géraldine devient irrémédiablement floue. A titre d’exemple, la distance minimale de mise au point du NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S qui équipe les hybrides de la marque est égale à 30 cm, soit un grandissement de 0,3. Notre fourmi ne mesurera que 1,2 mm sur le capteur : elle sera 5 fois plus petite que sur la précédente photo.

Il est donc clair que pour faire de la vraie macrophotographie, il va falloir vous équiper. Les accessoires ne sont pas toujours bon marché et sont souvent très spécifiques. Soyez avant tout conscient que le matériel ne suffit pas à faire un bon photographe macro : il faut surtout vous armer de patience ! C’est le seul accessoire qui ne s’achète pas et qui peut servir dans maintes circonstances !

Macrophotographie, le matériel : l’objectif macro

Le terme « objectif macro » laisse à penser que vous avez en main la star incontournable de la discipline. Méfiez-vous de l’appellation macro gravée sur le fût de certains zooms : s’ils réduisent la distance de mise au point minimale par rapport à une optique plus conventionnelle, ils ne permettent en rien d’atteindre le grandissement de 1 tant convoité. Cette inscription est avant tout un argument marketing.

Sur un vrai objectif macro, le grandissement de 1 est obtenu à la distance de mise au point minimale. Ce rapport chute rapidement dès que vous devez vous reculer pour élargir le cadrage, par exemple pour photographier un papillon de grande taille. En tout état de cause, le rapport de grandissement d’un vrai objectif macro n’excède jamais 1, à l’exception notable du Canon MP-E 65 mm f/2.8 dont le grandissement atteint 5, ce qui en fait la star des pros du flocon de neige et de la saltique au regard si attachant.

Macrophotographie, NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Caractéristiques de l’objectif macro

L’objectif macro est la meilleure solution pour se livrer à cette discipline, déjà parce qu’il permet nativement d’obtenir le rapport de 1, ensuite parce que son piqué est très supérieur à celui des objectifs standards.

Le piqué est la capacité de l’objectif à représenter et séparer de tous petits détails. Sur un portrait, un objectif macro distinguera chaque cil, chaque pore de la peau, alors qu’un objectif dédié portrait aura un rendu beaucoup plus doux, tout en conservant l’indispensable netteté du sujet.

Comme n’importe quelle autre optique, l’objectif macro se caractérise par sa focale. Elle a un impact sur la distance de mise au point : pour obtenir le grandissement de 1, il faut d’avantage se rapprocher de son sujet lorsque la focale est courte. Sans importance sur un modèle statique (fleur, petit objet, …), la contrainte peut devenir forte dans le domaine du vivant, où vous privilégierez les focales de 85, 90, 105 mm ou plus, ne serait-ce que pour ne pas déranger le sujet.

A cadrage identique, la focale n’a aucune incidence sur la profondeur de champ, mais plus elle est longue et plus le flou s’installe rapidement. Un tutoriel très complet a été consacré à cette notion de flou d’arrière-plan.

Une focale longue incite à utiliser un monopode pour limiter le risque de bouger. L’utilisation d’un tel accessoire peut se révéler un handicap au cadrage (impossible de mettre le boitier au ras du sol !) ou à la réactivité (essayez de suivre une libellule avec un monopode…). A chacun d’apprécier la situation et de prendre la bonne décision …

On considérait il y a encore peu qu’une focale longue facilitait l’utilisation d’un flash. Les flashes annuaires à LED rendent cette vérité moins certaine. Un sujet sur lequel nous aurons l’occasion de revenir.

Gammes d’objectifs macro

Chaque constructeur de boîtier propose sa gamme d’objectifs macro, mais des alternatives compatibles intéressantes existent chez Tamron ou Sigma, voire Samyang, Laowa ou 7Artisans. Certaines ne conservent pas l’autofocus. Ce n’est pas un handicap en macrophotographie où la mise au point se fait généralement en mode manuel, mais cela peut limiter l’utilisation de l’objectif dans d’autres disciplines.

Chez Nikon, il existe deux objectifs dans la gamme reflex APS-C DX :

Tous les objectifs de la gamme FX sont par ailleurs utilisables sur les boitiers DX :

Macrophotographie, Nikon AF-S DX Micro NIKKOR 40 mm f/2.8

Nikon AF-S DX Micro NIKKOR 40 mm f/2.8

L’offre hybride est à ce jour composée de deux objectifs plein format :

La bague FTZ permet d’utiliser sur un hybride tous les objectifs macro en monture F, sans déperdition de piqué, de luminosité ou de réactivité de l’autofocus. Notez par ailleurs si vous êtes passionné d’optiques anciennes l’existence d’une bague d’adaptation pour monture M42 sur la monture Z.

Comment dépasser le grandissement de 1

Il existe deux façons de dépasser le grandissement de 1 avec un objectif macro :

  • La bonnette macro : c’est une lentille convergente en forme de grosse loupe sans manche qui se monte devant l’objectif, à la manière d’un filtre. Le grandissement est obtenu par déviation des rayons lumineux.
  • La bague allonge : c’est un tube creux qui s’intercale entre l’objectif et le boîtier, conservant ou non les automatismes selon les modèles. Le grandissement est obtenu par la réduction de la distance minimale de mise au point, consécutive à l’allongement du tirage de l’objectif (distance qui le sépare du capteur).

Ces accessoires s’utilisent avec des objectifs non macro, permettant de s’initier à moindre frais à cette pratique, ou tout au moins à la proxy photographie. Ils ont en commun d’empêcher la mise au point sur les sujets éloignés. Leur usage est réservé à la macro ou la proxy photographie. Au-delà de 1,50 mètre, leur monde devient flou.

Macrophotographie, le matériel : la bonnette macro

La bonnette macro, vissée directement sur le filetage avant de l’objectif, est l’accessoire le moins cher et le plus pratique pour s’initier facilement à la macro. Elle préserve tous les automatismes et n’absorbe quasiment pas de lumière : elle affecte légèrement la transmittance de l’objectif (proportion de la lumière qui atteint le capteur, rapportée à celle qui entre dans l’objectif) mais ne modifie pas son nombre d’ouverture effectif.

Macrophotographie - Bonnette macro 52 mm

Bonnette macro 52 mm

Plus la focale de l’objectif est grande et plus le rapport de reproduction obtenu est élevé. Avec les focales courtes, il est préférable de se tourner vers les bagues allonges.

La puissance d’une bonnette macro s’exprime en dioptries (mesure de la capacité de la lentille à faire plus ou moins converger les rayons lumineux). Elle indique quelle est la nouvelle distance de mise au point de l’objectif lorsqu’il est réglé sur l’infini :

  • 1 dioptrie : la mise au point pourra être faite sur un sujet à 1 mètre
  • 2 dioptries : la MAP pourra être faite à 1/2 mètre, soit 50 cm
  • 3 dioptries : la MAP pourra être faite à 1/3 mètre, soit 33 cm

Il est important de bien comprendre cette notion de distance maximale de travail pour éviter d’être perturbé lorsqu’on utilise pour la première fois une bonnette : tant que vous ne serez pas suffisamment proche de votre sujet, il restera flou. Si vous vous en approchez trop, il redeviendra flou. La distance de travail n’est que de quelques centimètres. Le cadrage de la photo est donc très contraint par le choix de la puissance de la bonnette.

Nikon a arrêté depuis des années la fabrication de sa gamme de bonnettes. On peut encore en trouver d’occasion, mais souvent à un prix élevé. Seuls subsistent deux modèles avec un filetage de 40,5 mm et 52 mm, donc non adaptés aux 105 mm F ou Z dont le diamètre de fixation du filtre est de 62 mm. Canon propose un catalogue plus large, mais il n’est pas non plus toujours adapté au diamètre des objectifs Nikon. Il existe heureusement de nombreux fabricants alternatifs (bonnette Raynox avec adaptateur, Kenko, NiSi, …)

Il convient de se méfier de certains matériels proposés à des prix plus qu’attrayants… mais qui transforment votre super objectif en un vulgaire cul de bouteille : ajouter une bonnette devant l’objectif, c’est ajouter un verre qui n’a pas été prévu à la conception de la formule optique. Sa qualité se doit d’être irréprochable. Les modèles performants sont achromatiques ou apochromatiques et multicouches. Le prix s’oublie, la qualité reste…

Macrophotographie, le matériel : la bague allonge

A l’instar des bonnettes, la bague allonge (également appelée tube allonge) permet d’accessoiriser un objectif, qu’il soit macro ou non, afin d’en augmenter le grandissement nominal. C’est un simple cylindre, dépourvu de lentilles. Il ne dégrade donc pas les performances de l’objectif. Préférentiellement en métal, la bague allonge s’intercale entre le boîtier et l’objectif. Son utilisation est logiquement réservée aux reflex et aux hybrides.

Macrophotographie - Bagues Nikon PK-13, PK-12, PN-11, PK-11 A

Bagues Nikon PK-13, PK-12, PN-11, PK-11 A

Les modèles les moins chers ne conservent pas les automatismes, ce qui n’est pas gênant en macro. Voyez-y l’occasion d’utiliser à bon escient le mode manuel de votre boitier, que ce soit pour la mise au point ou l’exposition !

La combinaison de plusieurs bagues permet de faire varier le rapport de grandissement… mais attention : plus il augmente et plus la perte de luminosité est importante (le nombre d’ouverture effectif diminue).

Les kits alternatifs les plus répandus (Kenko, Meike …) sont composés de deux ou trois bagues de différentes épaisseurs, donnant accès à de multiples combinaisons. Il existe également des bagues hélicoïdales (Savage, …) qui autorisent une augmentation progressive et continue du rapport de grandissement. Nikon commercialise 4 bagues :

  • PK 11a : épaisseur de 8 mm
  • PK 12: 14 mm
  • PK 13: 27,5 mm
  • PN 11: 52,5 mm

Si l’absence de lentille élimine toute déformation et aberration optique, il faut rester conscient que réduire la distance de mise au point engendre des déformations (liées à la perspective) bien plus importantes que lorsqu’on fait un portrait serré au grand angle. Le sujet n’est pas montré de manière naturelle.

Par ailleurs, la profondeur de champ diminue drastiquement : elle est au mieux de l’ordre de quelques millimètres ! Ce dernier constat est également vrai pour tous les matériels contribuant à augmenter le grandissement.

Le matériel : le soufflet

Les rapports de grandissement obtenus avec les accessoires précédents sont discontinus, à l’exception de la bague hélicoïdale qui permet une variation progressive, mais sur une échelle relativement réduite. Le soufflet est la seule alternative pour modifier graduellement le tirage d’un objectif sur une plage importante de grandissement.

Macrophotographie - Soufflet Nikon PB-6

Soufflet Nikon PB-6

Très modulable, le soufflet n’altère en rien les qualités intrinsèques de l’objectif, même aux plus forts grandissements. Il devient en revanche rapidement très consommateur de lumière (réduction croissante du nombre d’ouverture effectif), nécessitant souvent l’utilisation d’éclairages additionnels (flashs ou lampes de studio). La mise au point doit être faite à pleine ouverture.

On trouve à très bas prix des soufflets compatibles Nikon. Ils manquent de robustesse. Un bon soufflet reste un accessoire cher. Relativement fragile, encombrant et lourd (1 kg), il est en général utilisé avec un pied et en studio, pour des sujets immobiles.

Nikon a fabriqué différents soufflets macro au fil du temps, la version PB-6 est un dispositif à crémaillère à placer entre le boîtier et l’objectif (focale de 20 à 200 mm). Comme les bagues macro, il est destiné à réduire la distance de mise au point, avec l’avantage de pouvoir être allongé ou raccourci à volonté (de 48 à 208 mm).

Plus la focale est courte et plus le rapport de grandissement est important pour une même distance de mise au point. Le tableau ci-dessous est un extrait de la notice du soufflet PB-6 :

Macrophotographie - Exemple de grandissements obtenus avec un soufflet macro

Exemple de grandissements obtenus avec un soufflet macro

Macrophotographie, le matériel : la bague de conversion

Vous aurez remarqué dans le précédent tableau la notion « d’objectif inversé » qui, pour une même distance de mise au point, permet d’obtenir un grandissement plus important. Aussi étrange que cela puisse paraitre, il s’agit bien d’utiliser l’objectif à l’envers, sur le soufflet ou directement sur le boitier.

Le montage s’effectue à l’aide d’une simple bague de conversion qui se visse comme un filtre sur le devant de l’objectif, convertissant la monture filetée en baïonnette. Chez Nikon, on ne trouve ces bagues que pour les diamètres de 52 et 62 mm, mais elles existent dans une gamme plus large chez les accessoiristes tiers.

Macrophotographie - Les bagues de conversion et compléments macro Nikon

Les bagues de conversion et compléments macro Nikon

La bague de conversion permet d’obtenir un grandissement de 1 avec un 50 mm standard, l’occasion de s’initier à la macrophotographie à peu de frais. Attention toutefois, l’exposition de la partie arrière de l’objectif nécessite d’être très soigneux en extérieur.

Tous les automatismes sont bien évidemment perdus. L’objectif doit posséder une bague permettant de contrôler l’ouverture. Ce n’est pas le cas des objectifs « G » chez Nikon. Par ailleurs, l’utilisation inversée de la formule optique peut conduire à des images manquant de contraste, ce qui se corrige facilement en post traitement.

La bague Nikon BR-2A permet le montage inversé d’un objectif dont le diamètre du filtre est égal à 52 mm. La baïonnette se trouve alors à l’extérieur. Si on veut y fixer un filtre ou un flash annulaire, il faut utiliser en complément la bague BR-3 qui reconvertit la baïonnette en un filetage de 52 mm.

La bague Nikon BR-6 effectue également la conversion baïonnette/filetage 52 mm lorsque l’objectif est inversé avec la bague BR-2A. Elle autorise de surcroit la présélection du diaphragme à l’aide du déclencheur double.

La bague Nikon BR-5 utilisée en complément de la bague BR-2A permet d’inverser les objectifs dont le diamètre de filtre est égal à 62 mm.

Macrophotographie : en conclusion

Vous avez pu constater à la lecture de ce premier article que la liste de matériel disponible pour faire de la photo rapprochée est conséquente. Un prochain article vous expliquera comment calculer le rapport de grandissement de ces différents accessoires.

N’hésitez pas à partager en commentaire votre retour d’expérience. Quel matériel utilisez-vous ? Quels en sont les avantages, mais aussi les limites ?

La suite de ce dossier :

Comment calculer le rapport de grandissement en macro

Comment gérer exposition et lumière en macro

 


NIKKOR Z 40 mm f/2, la focale fixe compacte à prix doux pour hybrides Nikon

Que Nikon annonce un nouvel objectif pour ses hybrides, c’est une bonne nouvelle. Qu’il s’agisse d’un objectif compact à focale fixe, avec une grande ouverture et un tarif très abordable, c’en est une encore meilleure. J’attendais ce NIKKOR Z 40 mm f/2 avec impatience, voici ses caractéristiques et à quoi il va vous servir.

Note : le test du NIKKOR Z 40 mm f/2. est disponible ici.

NIKKOR Z 40 mm f/2, la focale fixe compacte à prix doux pour hybrides Nikon

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NIKKOR Z 40 mm f/2, focale fixe compacte plein format compatible APS-C

Dans la gamme NIKKOR Z, nombreux sont désormais les objectifs à focale fixe :

  • NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S
  • NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S
  • NIKKORZ 35 mm f/1.8 S
  • NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S
  • NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S
  • NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct
  • NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S
  • NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE
  • NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 (macro)
  • NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S (macro)

Mis à part le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE encore réservé au Nikon Z fc et le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8, inutile de vous rappeler que les autres sont tous volumineux et pour certains, très lourds (50 mm f/1.2 et 58 mm f/0,95 par exemple). Leur tarif, bien que proche de celui de leurs concurrents directs chez Canon et Sony, reste un frein aussi.

Lorsque j’ai vu arriver le 28 mm f/2.8 (que j’ai pu testé très vite, je vous en parlerai bientôt), et su qu’il serait complété par un 40 mm f/2 de la même veine, je ne vous cache pas que j’étais emballé.

D’une part parce que Nikon répondait à mes envies d’un « petit objectif à focale fixe abordable idéal en photo de rue et au quotidien ». D’autre part parce que cette optique est conçue pour les hybrides plein format et compatible avec les hybrides APS-C. Un objectif APS-C DX exclusif aurait été décevant.

NIKKOR Z 40 mm f/2

NIKKOR Z 40 mm f/2 – notez l’extrême compacité de l’objectif (enfin !)

Caractéristiques et fiche technique

Nikon a publié les caractéristiques principales de ce 40 mm f/2, qui « cadre comme » un 60 mm sur les hybrides APS-C. 

L’ouverture maximale f/2 autorise des flous d’arrière-plan (effet bokeh) que vous connaissez bien si vous utilisez déjà un objectif ouvrant à f/1.8 ou f/1.4.  Ne me demandez pas pourquoi celui-ci n’ouvre pas à f/1.8, c’est une question de formule optique et la plupart des focales fixes concurrentes (par exemple Leica ou Fujifilm) ouvrent à f/2.

Toute aussi intéressante est la distance minimale de mise au point fixée à 29 cm. Sans qu’il ne s’agisse d’une optique macro, le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 est là pour ça, je me vois déjà faire des images de détails avec un joli flou en arrière-plan, comme des plans plus larges en attirant le regard sur le sujet proche.

Nikon annonce un autofocus rapide et silencieux, ce qui devrait être le cas puisque l’objectif est court, le nombre de lentilles à déplacer et – surtout – leur poids est réduit. Le moteur pas à pas silencieux comblera de même les vidéastes qui y verront l’occasion de réaliser quelques plans serrés en toute discrétion.

Nikon nous promet aussi un focus breathing réduit, je vous rappelle que cet effet modifie la focale réelle lorsque la distance de mise au point varie. Il est présent sur tous les objectifs, et particulièrement réduit sur les optiques NIKKOR Z.

Ce que je retire surtout de cette annonce, c’est la très grande compacité de ce NIKKOR Z 40 mm f/2. pour avoir pu jouer avec le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE de même dimension, je me réjouis déjà de pouvoir les glisser tous deux dans mon sac sans que ni l’encombrement ni le poids ne soient un obstacle.

Le 40 mm f/2 Nikon est bien sûr doté d’une bague personnalisable et silencieuse. Je lui attribue très souvent la correction d’exposition, en photo de rue cela me permet d’être très réactif et avec un 40 mm ce sera idéal.

Enfin, bien que Nikon précise que cet objectif n’est pas tropicalisé, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est hermétique et saura résister à l’intrusion de poussières et aux gouttes d’eau. Sa petite taille jouera en faveur de sa protection, moins proéminent il souffrira moins des intempéries et vous pourrez le protéger très vite sous votre veste par exemple.

NIKKOR Z 40 mm f/2

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 5

Un 40 mm f/2 pour qui ? Pour quoi ?

Pourquoi pas un 50 mm ? Pourquoi pas f/1.8 ? Pourquoi pas stabilisé ? Pourquoi pas …

La focale 50 mm cadre parait-il « comme la vision humaine », mais ouvrez les yeux et vous verrez très vite que c’est faux, votre champ visuel est bien plus large. Par contre, pour parler optique, la focale d’un objectif dit « standard » est censée être égale à la diagonale du format du capteur. Sur un plein format 24×36, vous obtenez 43,3 mm, plus proche de 40 que de 50 mm.

Retenez qu’entre 40 et 50 mm de focale, vous êtes en possession d’un « objectif standard », la différence est visible mais j’avoue avoir une préférence pour le 40 mm pour la photo de rue. 

L’ouverture maximale ? Sachez que f/2 est la valeur entière entre f/1.4 et f/2.8 lorsque vous vous intéressez à l’indice de lumination Ev. En clair, il y a :

  • 1 Ev entre f/1.4 et f/2,
  • 1 Ev entre f/2 et f/2.8,
  • entre f/2 et f/1.8 il y a … rien ou presque.

En intérieur, le 50 mm est souvent trop serré alors que le 35 mm peut cadrer trop large. Le 40 mm s’intercale à merveille entre les deux. C’est d’autant plus vrai sur un boîtier APS-C puisque le 50 mm cadre comme un 75 mm tandis que le 40 mm cadre comme un 60 mm.

En photo de rue je fais le même constat. Je suis souvent limité avec le 50 mm qui m’oblige à m’approcher plus de mes sujets. Robert Capa dirait que c’est bien, mais de nos jours et dans certains quartiers, ce n’est pas toujours le cas. Le 40 mm vous donne un cadrage plus large appréciable sans tomber dans le cadrage grand-angle 28 ou 35 mm.

Pas de stabilisation ? Non, et c’est tant mieux.

La stabilisation n’a pas d’intérêt sur un hybride Nikon Z plein format dont le capteur est stabilisé (mais pas celui des APS-C, oui, je sais …). De plus elle suppose une taille plus importante de l’optique (il faut loger le système VR), un tarif supérieur et une construction forcément moins robuste (plus il y a de pièces, plus c’est potentiellement fragile).

D’autre part, sauf à avoir un vrai problème personnel, vous n’aurez aucun souci à faire une photo nette avec un 40 mm et un temps de pose long, sans stabilisation. Il m’arrive de faire des photos avec un hybride APS-C non stabilisé à des temps de pose de l’ordre de 1/4 sec.. et ces photos sont nettes.

Alors, ce NIKKOR Z 40 mm f/2, à qui il s’adresse ?

A vous si vous utilisez un hybride Nikon Z plein format. Il ne tiendra pas de place, sera efficace en basse lumière, discret et ne vous ruinera pas.

NIKKOR Z 40 mm f/2

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 50 APS-C

Si vous utilisez un Nikon Z hybride APS-C, ce 40 mm cadrera plus serré. Il vous rendra service pour la photo de portrait, par exemple, comme la photo de détails ou le pack shot, en vous donnant l’occasion de recadrer au besoin sur le sujet. Si c’est la photo de rue qui vous intéresse, attendez plutôt la disponibilité du NIKKOR Z 28 mm f/2.8 plus adapté à cet usage.

NIKKOR Z 40 mm f/2 : tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 est disponible depuis octobre 2021 au prix public de 279 euros TTC.

Source : Nikon France

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Pourquoi penser photo tous les jours vous aide à progresser

“Si vous voulez être un bon photographe, vous devez faire des photos tous les jours”.
– Pete Souza, photographe du président Obama

Si j’emprunte à Pete Souza cette citation, c’est parce que je suis convaincu, quel que soit le domaine concerné, que seule la répétition permet de progresser. Qu’il s’agisse d’apprendre la photo, une langue, ou la cuisine, il n’y a qu’en prenant le temps de consacrer quelques minutes par jour à cet apprentissage que vous allez faire des progrès.

Voici pourquoi j’y crois, et ce que je vous propose pour vous aider.

Pourquoi penser photo tous les jours vous aide à progresser

Répéter pour mieux retenir

En pratiquant au moins 10 fois une même activité, en suivant au moins 10 fois une même leçon, en lisant au moins 10 fois un même article, vous retenez mieux. Rappelez-vous l’école, vos profs vous ont fait répéter sans cesse.

En photographie, si vous vous contentez d’une seule fois, vous ne mémoriserez au mieux que 10% de ce qui vous passe sous les yeux. De ce que vous faites. Le faire 10 fois vous rapproche des 100 %. 

Penser photo tous les jours pour apprendre plus vite

Combien de temps avez-vous mis pour apprendre ce que vous savez déjà en photographie ? La réponse se compte en mois ou en années la plupart du temps.

En lisant tous les jours, en faisant des photos tous les jours, en étant chaque jour soumis à une nouvelle notion, vous apprenez plus vite.

Je ne connais personne qui ait consacré 5 minutes par jour chaque jour à un apprentissage et qui n’ait pas dépassé très vite ceux qui ne le faisaient pas.

Répéter les bonnes habitudes

Imaginez-vous faire du sport une seule fois, ou déguster un bon repas une seule fois, et penser que vous allez vous sentir en meilleure forme. Cela ne fonctionne pas.

Lire, écouter ou voir un sujet sur la photo chaque jour pendant 100 jours est bien plus efficace que consulter les mêmes 100 informations en une seule fois. Les listes de liens ne vous apportent rien, ce qui vous apporte ce sont les contenus que vous pouvez retenir.

Répéter ce qui fonctionne

Vous pouvez penser que faire chaque jour la même photo du même sujet est une perte de temps.  Vous le faites quelques jours puis vous arrêtez. Lorsque vous reprenez, vous vous posez à nouveau les mêmes questions « quel réglage choisir, comment faire ceci ou cela … Vous avez perdu vos réflexes.

Faire des photos tous les jours, même si ce sont les mêmes ou qu’elles ne sont pas intéressantes, est la meilleure façon de développer ces réflexes qui vont vous aider lorsque LA photo se présentera. Lorsque le sujet changera. Si les pros font des photos tous les jours, ce n’est pas pour rien.

Travailler sur la durée

Quand vous prenez le temps de répéter une même prise de vue, vous travaillez sur la durée, vous créez des séries, vous affinez votre pratique, votre regard.

Parcourez les livres de photographes, leurs sites web, leurs expositions, vous verrez que tous, sans exception, travaillent ainsi, sur la durée, en se focalisant sur un projet précis. De façon régulière.

Adopter un état d’esprit

La photographie n’est pas qu’une question de matériel, de logiciel et de réglages. C’est aussi un état d’esprit.

Même quelqu’un qui fait autre chose de ses journées vous dira qu’en pensant photographie chaque jour, il change son état d’esprit, s’ouvre à de nouvelles connaissances, développe un regard personnel.

Imaginez les conséquences négatives que cela peut avoir sur votre pratique photo si vous vous arrêtez à « une fois de temps en temps ».

Répéter pour agir

Si vous ne faites des photos que deux fois par an parce que la dernière fois, franchement, vous n’avez rien fait de satisfaisant … mieux vaut changer d’activité dès maintenant.

Lisez ce que disent les photographes qui ont fait un projet 365projet 365 par exemple, aucun ne le regrette.

Mon propos est simple : vous mobiliser chaque jour vous fait avancer.

Lire, écouter, voir, faire.
Et recommencer.
Sans abandonner.

C’est un levier puissant. Le temps à y passer sera le même à la fin, mais en passant 5 minutes chaque jour à penser photo, vous progresserez bien plus vite avec bien plus de facilité et de plaisir.

J’y crois dur comme fer, c’est pour cela que je vous propose de vous aider en vous envoyant un e-mail bourré de conseils, d’informations, de ressources, de liens, d’actus, de livres, qui feront de vous un(e) meilleur(e) photographe. Même si vous débutez et ne voulez pas devenir professionnel.

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52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

Vous pouvez suivre des vidéos pendant des heures, lire des dizaines d’articles sur la photo de paysage, si vous ne pratiquez jamais, vous ne progresserez jamais. Pour pratiquer, il faut sortir votre matériel photo et l’utiliser. Si vous ne savez pas par quel bout commencer, comment photographier les paysages, quels types de paysages et de vues privilégier, voici comment « 52 défis photo de paysage » va vous aider.

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52 défis photo de paysage : présentation

Plusieurs types de livres existent pour apprendre la photo. Certains sont des références encyclopédiques, d’autres des recueils de réglages techniques, d’autres encore des listes d’exercices concrets. C’est de cette dernière catégorie dont il s’agit avec « 52 défis, photo de paysage ».

Cette série, inaugurée avec « 52 défis, Street photography », suivi de « 52 défis, photo de nature », « 52 défis, photo expérimentale« , « 52 défis photo macro » et « 52 défis, photo de voyage » vous aide à pratiquer la photographie.

52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

En effet, vous ne savez pas toujours par quel bout prendre un domaine photographique particulier, comme la photographie de paysage ici. Vous ne trouvez pas le temps, vous ne maîtrisez pas la difficulté de certaines prises de vue. Vous ne cherchez pas la variété non plus (la prise de vue ne suffit pas à faire une bonne photo de paysage). Or il n’y a qu’en pratiquant, en allant sur le terrain le plus souvent possible, que vous progresserez.

Pour vous aider, cette collection éditée par les éditions Eyrolles vous propose de relever des défis : plutôt que de faire des photos sans trop savoir ni pourquoi, ni comment, vous choisissez un défi – un exercice – et vous le réalisez.

Vous pouvez reproduire aussi souvent que vous le souhaitez un des défis, en délaisser certains si votre environnement ne s’y prête pas, en mixer plusieurs pour faire du sur-mesure.

52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

7 types de défis photo de paysage à relever

Les deux auteurs, Ross Hoddinott et Mark Bauer, ont préparé des exercices de différents types :

  • exercices techniques,
  • exercices de créativité,
  • exercices par type de lieux,
  • exercices de composition,
  • exercices de post-traitement,
  • exercices par type de météo,
  • exercices par type de lumière et de couleur.

Autant dire que vous allez avoir le choix !

Chaque exercice photo – défi – se présente sous la forme d’une double page détaillant le contexte et ce que vous devez réaliser. Un encart « astuces » vous livre les secrets des photographes pros dans cette situation, tandis qu’une photo finalisée illustre le défi. Des notes de terrain complètent l’ensemble.

Plusieurs défis plus complexes sont présentés sous forme d’une suite d’étapes, ce sera d’autant plus simple à suivre pour vous.

52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

Mon avis sur ce livre sur la photographie de paysage

Ceux qui me connaissent bien le savent, je suis un adepte de la pratique quotidienne. Rien ne remplace l’expérience acquise sur le terrain, qui vient compléter le savoir théorique et artistique que vous pouvez acquérir par ailleurs.

Toutefois, le photographe amateur fait souvent face à une impasse lorsqu’il s’agit de passer à l’acte : il ne sait pas comment améliorer ses photos, ce qu’il pourrait faire et obtenir dans une situation donnée. Il manque d’inspiration et de motivation.

Ce livre répond en bonne partie à ces attentes. Il vous explique ce que vous allez devoir, faire, pourquoi, comment, dans quel type de lieu et quels sont les réglages et astuces à connaître avant de finaliser vos images.

Étudiez ce livre avant de partir faire vos photos. Choisissez quels défis vous pouvez ou voulez relever. Faites une copie de la double page au besoin, ou, mieux, prenez des notes personnelles. Et lancez-vous !

Vous allez vite réaliser qu’en adoptant une démarche réfléchie, vous progresserez bien plus vite.

Je ne peux que vous inciter à vous lancer, à adopter une telle démarche, et j’ai trouvé ce livre très bien fait pour vous aider à passer ce cap. Le petit format est pratique pour glisser le livre dans votre sac photo, le tarif de 12,90 euros très contenu, l’ensemble est joliment illustré et plein de bonnes idées.

De plus, les photos ainsi réalisées vous permettront de créer de jolies séries que vous serez fier(e) de montrer. N’est-ce pas le plus gratifiant au final ?

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Comment trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon Z ?

Vous aimeriez utiliser de nouveaux objectifs mais vous ne savez pas lesquels sont compatibles avec votre hybride Nikon Z ? Voici comment trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon sans vous tromper.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Comment trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon Z ?

Avant d’aller plus loin, sachez que les objectifs Nikon sont désignés par l’appellation NIKKOR. Un NIKKOR est donc un objectif fabriqué par Nikon pour ses reflex et hybrides. En pratique vous trouverez les deux appellations, « objectif Nikon » ou « objectif NIKKOR », les deux font référence au même type d’objectif.

Comment trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon : la monture Z

En 2018, Nikon s’est lancé dans l’aventure des boîtiers hybrides sans miroir équipés de « grands » capteurs FX. Cela a été l’occasion pour la marque japonaise de lancer sa nouvelle monture d’objectifs d’un diamètre plus important que la vénérable monture F, la monture Nikon Z.

Fin 2019, Nikon a décliné la gamme en proposant un premier hybride doté d’un capteur DX, le Nikon Z 50. Celui-ci utilise aussi la monture Nikon Z.

diamètre monture Nikon NIKKOR Z hybride

la monture Nikon Z des hybrides Nikon

Quand on parle de trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon Z, il existe 5 possibilités plus ou moins performantes.

Les objectifs Nikon ou compatibles en monture NIKKOR Z

Les objectifs Nikon NIKKOR Z

Les objectifs NIKKOR Z sont 100% compatibles et permettent de disposer de toutes les fonctionnalités incluses dans les objectifs dont la correction automatique des aberrations optiques et déformations.

Ces objectifs Nikon NIKKOR Z offrent l’avantage d’avoir été spécialement calculés pour la monture Z et sont de facto tous récents et performants avec les boîtiers Z.

Seule petite ombre au tableau, la gamme optique Nikon Z n’est pas encore complète même si Nikon travaille d’arrache pied pour proposer de nouveaux modèles de façon régulière (voir la liste des objectifs déjà disponibles et à venir).

Les objectifs compatibles en monture Nikon Z

Plusieurs opticiens indépendants proposent des objectifs en monture Z native. Ces objectifs sont encore trop souvent des formules pour reflex reprises et complétées d’une bague d’adaptation pour la monture Z. Ils présentent l’avantage de se monter sans nécessiter la bague FTZ mais ne sont pas nécessairement aussi performants que les équivalents NIKKOR Z quand ils existent.

Des objectifs compatibles avec un hybride Nikon Z existent chez Samyang, Laowa, Viltrox, TTArtisan, Lomography, Meike, 7artisans, Zhong Yi . Attention, beaucoup sont encore à mise au point manuelle.

Les objectifs compatibles sans microprocesseur en monture Z

Les objectifs proposés en monture Z sans microprocesseur n’ont pas besoin de bague d’adaptation, mais en dehors de cet aspect pratique et d’un encombrement parfois réduit, ils n’offrent pas plus de possibilités que ceux de la catégorie précédente : mise au point manuelle et modes A et M de rigueur.

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Samyang MF 85 mm f/1.4 pour Nikon Z

Les objectifs Nikon ou compatibles en monture NIKKOR F

Les objectifs Nikon AF-S ou compatibles avec bague FTZ

Les objectifs Nikon AF-S (motorisés) utilisés avec une bague FTZ sont compatibles avec un hybride Nikon Z et permettent de conserver l’ensemble de leurs possibilités intactes dont l’autofocus et la stabilisation VR pour les objectifs qui en sont équipés.

Dans ce cas de figure l’encombrement des objectifs est accru du fait de la présence de la bague FTZ (environ 3 cm de large). Attention, la compatibilité est une chose, mais cela ne signifie pas forcément que les performances seront au rendez-vous : certains objectifs AF-S ont été conçus pour l’argentique et ont mal vieilli. A moins posséder déjà ces objectifs, renseignez-vous avant de ls acheter pour équiper un Nikon Z.

Nikon Z6 et Z7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

comment utiliser la bague FTZ pour les objectifs reflex

Les objectifs Nikon AF/AF-D ou compatibles avec bague FTZ

Les objectifs Nikon AF/AF-D (non motorisés) utilisés avec une bague FTZ sont fonctionnels mais l’autofocus n’est pas disponible : de fait ces objectifs se comportent comme des objectifs AI-P.

Les objectifs Nikon non AF ou compatibles utilisés via une bague d’adaptation

Les objectifs non AF et sans microprocesseur, qu’ils soient de marque Nikon ou compatible, sont utilisables via une bague d’adaptation correspondant à leur monture. Attention, seule la mise au point manuelle est possible, et seulement en mode A ou en mode M.

En conclusion

On peut conclure de ce tour d’horizon que le choix de la performance sans « prise de risque » consiste à vous équiper d’objectifs Nikon en monture Z.

Cela a par contre un prix qui peut vite s’avérer élevé. Dans ce contexte, certains objectifs Nikon AF-S peuvent constituer des alternatives sérieuses et plus abordables, moyennant quelques contraintes. C’est la solution à privilégier également si vous visez une focale ou une plage focale non encore disponible dans la gamme NIKKOR Z.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les sujets suivants :


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