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NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

Nikon profite de l’ouverture du CES de Las Vegas pour annoncer le nouveau NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, un téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour sa gamme d’appareils photo hybrides à monture Z.

Ce 70-200 mm f/2.8, attendu par les utilisateurs des Nikon Z 6 et  Z 7 vient seconder le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S pour constituer un duo d’optiques pros idéal en reportage.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : présentation

L’arrivée tardive du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S plusieurs mois après celles des Nikon  Z 6 et Z 7 était compensée, en partie, par la disponibilité de l’excellent et très abordable NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S.

Au rayon des téléobjectifs par contre, point de f/4 pour patienter en attendant le f/2.8. C’est à l’AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8E FL ED VR que revenait la charge d’assumer ce rôle, grâce au couplage avec la bague FTZ.

Nikon l’avait bien compris, c’était un manque, mais proposer des objectifs de plus courte focale, tel l’excellent NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S passait avant car le gain en performances avec la monture Z sur l’hybride est d’autant plus flagrant que les focales sont courtes.

La gamme NIKKOR Z commençant à être consistante, le lancement du Z 50 fait, il était temps de passer à la suite. N’oublions pas que Nikon nous a promis 23 objectifs en monture Z pour 2021, pas question de s’endormir (et c’est très peu japonais comme comportement d’ailleurs).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S avec son collier de pied et les touches personnalisables

Voici donc venir en ce début d’année, c’est en presque un cadeau de Noël, le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S. Oui, vous avez bien lu. VR S (S pour supérieur, pour votre culture personnelle).

Ce téléobjectif à grande ouverture, contrairement aux focales fixes déjà disponibles dans la gamme Z ou aux zooms f/4 (mais comme les NIKKOR Z DX), est stabilisé (VR pour Vibration Reduction, toujours pour votre culture).

Pourquoi stabiliser l’objectif ?

Vous devriez déjà être en train de vous demander pourquoi diable Nikon stabilise son 70-200 mm f/2.8 alors que les Nikon Z 6 et Z 7 ont un capteur stabilisé sur cinq axes et que ce téléobjectif pro n’est pas vraiment fait pour être monté sur le Z 50 non stabilisé.

La raison est simple : en mettant en oeuvre sur l’objectif un système de stabilisation deux axes spécifique, complété à l’usage des trois autres axes du boîtier, les résultats s’avèrent encore meilleurs, selon Nikon, qu’en utilisant les seuls cinq axes du boîtier.

Ce principe permet au NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S d’afficher un gain de 5,5 stops, une valeur record dans la gamme Nikon pour un téléobjectif.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sur Nikon Z 7

Une nouvelle formule optique

Les opticiens japonais semblent s’éclater avec cette monture Z et font feu de tout bois pour proposer des objectifs dont les performances n’ont jamais été atteintes encore dans la gamme F.

Parmi les innovations du jour, retenez que ce 70-200 mm utilise une lentille interne en verre SR (short-wavelengh refractive), dont le but est de réduire les aberrations chromatiques dues aux rayons lumineux à faible longueur d’onde, comme ceux qu’émet la couleur bleue.

Si vous n’avez pas fait d’études supérieures en optique cela vous laissera de marbre, sinon vous comprendrez aisément le degré de sophistication atteint par ce type de formule optique.

Celle-ci comporte 21 lentilles réparties en 18 groupes (excusez du peu …) et les traitements ARNEO et nanocristal sont bien évidemment de la partie.

Video-ready

Vous le savez si vous lisez mes présentations des hybrides Nikon depuis l’arrivée du Nikon Z 7 en août 2018, l’hybride et la vidéo c’est un mariage d’amour. Il est donc critique que toute nouvelle optique de la série Z soit capable d’assurer une mise au point rapide, précise ET silencieuse en vidéo. C’est le cas de ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S.

Le focus breathing, qui se traduit par une variation de la focale lorsque vous changez la mise au point, ce que les vidéastes n’aiment pas du tout (vraiment pas du tout) , est ici compensé en temps réel comme sur les autres optiques de la série Z. Le contrôle de l’ouverture est stabilisé pour autoriser une variation d’exposition la plus naturelle possible.

Ecran OLED et commande Fn

Apparu sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, le petit écran OLED disposé sur le fût de l’objectif est aussi présent sur ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S. Il affiche au choix :

  • l’ouverture,
  • la distance de mise au point,
  • la focale,
  • la profondeur de champ.

La touche de commande Fn est personnalisable, 21 fonctions peuvent lui être attribuées de la mémorisation AF à la mesure de lumière en passant par le bracketing et quelques autres.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sans collier de pied, notez la présence de l’écran OLED

Autofocus multi-groupes

Ce 70-200 mm met en oeuvre le système autofocus multi-groupes apparu sur les optiques de la série Z, un principe qui utilise deux unités de moteurs pas à pas synchronisées afin de garantir une précision et une vitesse d’exécution encore supérieures à ce que l’on connaît sur les optiques de la série F.

Ce système s’avère aussi très silencieux, ce que les vidéastes apprécient (décidément, ils sont gâtés !).

Construction

Inutile de dire que ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est conçu pour résister aux pires conditions, il dispose de nombreux joints d’étanchéité limitant le passage des poussières et de l’humidité.

Le poids de l’optique est de 1440 grammes (1430 gr. pour la version AF-S), ses mensurations sont de 89 x 200 mm (88,5 x 202,5 mm pour la version AF-S).

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sera disponible au premier trimestre 2020 au tarif public de 2.799 euros (2.599 euros pour la version AF-S).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : Fiche technique

  • Type : Monture Nikon Z
  • Format : FX (plein format)/24 × 36 mm
  • Focale : 70–200 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction optique : 21 lentilles en 18 groupes (dont 6 lentilles en verre ED, 2 lentilles asphériques, 1 lentille en fluorite, 1 lentille SR, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO et une lentille avant traitée au fluor)
  • Angle de champ : Format FX : 34° 20’–12° 20’. Format DX : 22° 50’–8°
  • Échelle des focales : Graduée en millimètres (70, 85, 105, 135, 200)
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne Distance minimale de mise au point (à partir du plan focal) : Focale 70 mm : 0,5 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,2 ×
  • Stabilisation de l’image avec système de réduction de vibration VR : Oui
  • Réduction de vibration : Décentrement à l’aide de moteurs à bobine acoustique (VCM)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions : Diamètre maximal d’environ 89 × 220 mm (distance à partir du plan d’appui de la monture d’objectif)
  • Poids : Environ 1440 g (avec le collier du trépied). Environ 1360 g (sans le collier du trépied)
  • Autofocus : Oui
  • Mise au point interne : Oui
  • Mise au point : Automatique, manuelle
  • Commutateur de la limite de mise au point : Deux positions,  FULL (∞ à 0,5 m) et ∞ à 5 m
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-92, étui pour objectif CL-C3

Source : Nikon France


AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif qui en remontre aux focales fixes

Préannoncé en fin d’année 2019, le zoom AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR (!) arrive officiellement en ce début d’année. Conçu pour répondre aux demandes des photographes de sport les plus exigeants, il devrait s’avérer aussi performant, pour un zoom, que l’AF-S NIKKOR 300 mm f/2.8 VR II, c’est peu dire.

AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif qui en remontre aux focales fixes

AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif pour les pros du basket (!)

Les téléobjectifs servent en particulier aux photographes animaliers et aux photographes de sport.

Parmi ces derniers, certains ont des besoins que d’autres n’ont pas. Quand les photographes animaliers griment allègrement à 600 ou 800 mm pour photographier des oiseaux, les photographes de sport savent se contenter de focales plus courtes, un 400 ou un 500 mm leur offrant bien souvent ce qu’ils attendent sur un stade de foot ou de rugby.

Il est des sports qui demandent d’autres focales, un 400 ou un 500 mm s’avérant trop long. Le 300 mm est alors le choix le plus intéressant, le 70-200 mm complétant le 300 fixe.

Deux objectifs pour couvrir tous les besoins c’est bien. Mais un zoom capable de tout faire, c’est encore mieux.

C’est ce que demandaient les photographes de sport américains, en particulier, qui photographient les matches de basket plus courus aux US qu’en Europe. La taille du terrain de basket les contraint à utiliser des focales plus courtes que sur un stade, et ne pas avoir à changer l’optique en cours de match est important.

Avec l’AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR, Nikon répond à cette demande et propose une optique plus moderne (et performante) que le plus ancien Sigma 120-300 mm f/2.8.

Si j’en crois les dires de Nikon, ce zoom 120-300 mm ouvrant à f/2.8 devrait proposer la même qualité d’image que l’AF-S NIKKOR 300 mm f/2.8 VRII, ce qui n’est pas rien pour un zoom. L’AF-S NIKKOR 300 mm f/4 quant à lui ne joue pas dans la même cour, il adresse d’autres besoins.

AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif qui en remontre aux focales fixes

L’AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR et ses commandes d’autofocus et de stabilisation

Sa formule optique fait appel au verre SR, dont la particularité est de réduire les aberrations chromatiques aux lumières de courte longueur d’onde (comme le bleu), un verre également utilisé dans le récent NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S.

La formule optique comporte 25 lentilles réparties en 19 groupes, et un double traitement ARNEO et nanocristal.

L’autofocus devrait être aussi performant sur ce zoom que celui du 300 mm fixe, le diaphragme électromagnétique garantit la reproductibilité la plus parfaite de l’ouverture, et donc de l’exposition.

Le système VR de réduction des vibrations permet de gagner 4 stops, y compris si vous utilisez un téléconvertisseur. Le mode VR Sport permet de suivre encore plus efficacement les sujets en mouvement rapide.

Ce zoom dispose de commandes de fonction personnalisables, il permet un passage fluide entre les orientations horizontales et verticales.

Le collier de pieds intégré est orienté vers l’avant de l’objectif pour optimiser l’équilibre et faciliter le transport.

La construction du zoom AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR est à l’épreuve des intempéries, le traitement au fluor permettant de limiter les dépôts sur la lentille frontale et facilitant l’évacuation des gouttes de pluie.

Tarif et disponibilité

L’AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR sera disponible au premier trimestre 2020 au tarif public de 10.999 euros, un tarif qui le réserve aux professionnels comme aux agences, les premiers utilisateurs de telles optiques exclusives.

AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif qui en remontre aux focales fixes

L’AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR

Fiche technique

  • Type : Monture F. Objectif AF-S de type E a microprocesseur intégré
  • Format : FX/24 × 36 mm
  • Focale : 120 – 300 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction optique : 25 lentilles en 19 groupes (dont 1 lentille en verre ED, 2 lentilles en fluorite, 1 lentille SR, des lentilles avec
  • traitements nanocristal et ARNEO et une lentille avant traitee au fluor)
  • Angle de champ : Format FX: 20° 20’ a 8° 10’ | Format DX: 13° 20’ a 5° 20’
  • Echelle des focales : Graduée en millimètres (120, 135, 150, 180, 200, 250, 300)
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 2,0 m a partir du plan focal pour toutes les focales
  • Rapport de reproduction maximal : 0,16 x
  • Stabilisation de l’image avec systeme de
  • réduction de vibration VR : Oui
  • Réduction de vibration : Décentrement à l’aide de moteurs à bobine acoustique (VCM)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Traitements : Traitement nanocristal, traitement au fluor, traitement ARNEO
  • Diaphragme : Contrôle électronique automatique de l’ouverture
  • Diamètre de fixation pour filtre : 112 mm (P = 1,0 mm)
  • Dimensions : Diamètre maximal d’environ 128 × 303,5 mm (distance a partir du plan d’appui de la monture d’objectif)
  • Poids :  Environ 3 250 g
  • Autofocus : Oui, AF-S (moteur ondulatoire silencieux)
  • Mise au point interne : Oui
  • Mise au point : Manuel, Manuel/Automatique, Automatique/Manuel
  • Commutateur de la limite de mise au point : Deux positions : FULL (∞ a 2,0 m) et ∞ a 6 m
  • Indicateur de la distance de mise au point : 2,0 m a ∞
  • Zoom : Zoom manuel grâce a la bague de zoom indépendante

Source : Nikon France


Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : le test qui n’en est pas tout à fait un et un peu d’histoire …

Vous pourriez vous demander pourquoi un test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 alors que cet objectif, exclusif, est hors de portée du photographe amateur, et de la plupart des professionnels.

Et aussi – surtout ? – comment faire un test qui signifie quelque chose avec une fiche technique de cet acabit.

Vous auriez raison. C’est pourquoi ce test n’en est pas vraiment un, du moins pas comme ceux qui sont publiés d’habitude sur Nikon Passion.

Je vous propose plutôt de partir à la découverte des (très) grandes ouvertures, de voir ce qu’il est possible de faire avec un objectif qui ouvre à f/0.95 et, parce que cela ne saurait nuire, de découvrir un pan de l’histoire de la photographie et des systèmes optiques.

Allez au bout, c’est long mais … fascinant (et les photos sont belles) !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Cet objectif chez un revendeur pro, La Boutique Photo Nikon

F/0.95 : Nikon n’a jamais été un spécialiste des grandes ouvertures non-conventionnelles plus larges encore que f/1,4. Pourtant, avec ses hybrides, la maison spécialiste désormais centenaire compte bien prouver à la fois son savoir faire et le potentiel de sa monture Z.

Ainsi, dès le lancement du système à l’été 2018, celui-ci a été doublé de l’annonce d’un objectif de tous les records : le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95.

Exclusif dans tous ses aspects, il est trop singulier pour me contenter de lui consacrer un test classique. À la place, je vous propose, à travers une longue prise en main, de vous raconter une certaine histoire des objectifs lumineux, ce qu’ils permettent et le défi optique et industriel que cela représente.

De Niépce à f/1 : un siècle de progrès

Un peu d’histoire

Pourquoi les opticiens s’embêtent-ils à faire des objectifs (ultra) lumineux ? La course aux grandes ouvertures existe depuis les origines de la photographie mais, en fonction des époques, son importance et sa symbolique ont évolué.

Lorsqu’en 1826 Joseph Nicéphore Niépce capture son fameux « point de vue du Gras », réputé être la première image photographique stable de l’histoire, le procédé à base de plaque d’étain recouverte de bitume de Judée et de sténopé impose un temps de pose de plusieurs jours.

Malgré le passage à des plaques d’argent recouvertes de vapeur d’iode, Niépce parvient, au mieux, à réduire le temps de pose à quelques heures, ce qui n’est toujours pas suffisant pour photographier autre chose que des sujets statiques. Pour rendre possible la pratique du portrait, il faut encore parvenir à descendre à quelques secondes.

Deux pistes d’amélioration s’imposent alors : perfectionner la chimie de la surface photosensible et augmenter la quantité de lumière qui lui parvient tout en conservant une image suffisamment détaillée.

En ce début de XIX ème siècle, cela fait déjà un moment que les Hommes savent concevoir des systèmes optiques complexes. En 1595, Zacharias Jansen, fabriquant de lunettes hollandais de son état, invente le microscope en superposant deux lentilles de verre.

Quasiment simultanément, les lunettes astronomiques pour scruter le ciel sont développées. Celles de Galilée entreront dans l’histoire. Pourtant, il faudra attendre 1839, plus d’une décennie après le tout premier cliché de Niépce, pour que son nouveau collaborateur Louis Jacques Mandé Daguerre équipe une chambre noire d’un objectif réellement consacré à la photographie.

Cette optique achromatique à « Portrait et Paysage » est fabriquée par leur compatriote Charles Chevalier mais n’ouvre qu’à f/15 (f/13,4 dans les versions ultérieures). C’est suffisant pour du portrait, mais les temps de pose, de plusieurs secondes, demeurent encore trop longs malgré les progrès réalisés du côté de la chimie.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : la lentille frontale (le Z 7 est caché derrière)

La révolution viendra dès l’année suivante par le physicien hongrois Joseph Petzval avec son objectif à portrait ouvrant à f/3,7. Quatre diaphragmes de gagnés par rapport à l’objectif de Chevalier ! De quoi diviser par 16 les temps de pose !

Dit autrement, ce qui prenait une minute ne demande plus que 4 secondes. Pour la petite histoire, il s’agit de ces objectifs dont le constructeur Lomography commercialise des réplique modernisées, aujourd’hui vendues en montures F et Z : leur Daguerreotype Achromat 2,9/64 Art Lens s’inspire de l’optique de Chevalier et les New Petzval 58 Bokeh Control et New Petzval 55 mm f/1,7 MkII Brass reprennent le design optique de Petzval. Ou comment faire du neuf avec de l’ancien (ou de l’argent avec du laiton, au choix).

Inventé à la même époque, l’obturateur à guillotine des français Hippolyte Fizeau et Léon Foucault est désormais capable d’atteindre des temps d’exposition de seulement 1/150 ème de seconde de manière précise et reproductible. Par rapport au tout premier cliché capturé par Nièpce vingt-trois ans plus tôt, cela correspond à une vitesse d’obturation cinquante millions de fois plus rapide, pour dire les progrès réalisés !

Un siècle et demi plus tard, nos obturateurs électroniques contemporains qui ne montent au mieux « que » à 1/40.000 ème de seconde ne sont « que » 270 fois plus rapides que les meilleurs modèles mécaniques à guillotine… Et encore, il faut pour cela sortir du catalogue Nikon puisque les hybrides Z ne disposent « que » d’un obturateur mécanique grimpant à 1/8.000 ème de seconde, le plafond pour les obturateurs focaux à rideaux.

Il faudra attendre les années 1920 pour que les objectifs ouvrant à f/2 deviennent monnaie courante, grâce notamment aux verres de type crown inventés par les ingénieurs Ernst Abbe et Otto Schott, tous deux officiant chez Carl Zeiss.

À la même époque, les pellicules souples existent déjà depuis un moment mais leur sensibilité atteint, péniblement, 20 ISO. Notez qu’il s’agit d’un anachronisme : la notification ISO n’est introduite qu’en 1974 avec la norme ISO 6:1993 afin d’harmoniser tous les systèmes précédents. Avant, il fallait se dépatouiller entre les degrés DIN, l’ASA, les échelles de Scheiner ou de Hurter & Driffield pour ne citer qu’eux…

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : l’écran OLED et la touche de fonction personnalisable

Durant tout le XX ème siècle, et jusqu’à l’avènement des premiers appareils photographiques numériques vraiment capables de travailler de manière satisfaisante à 12.800 ISO, les photographes ont dû composer avec des pellicules dont la sensibilité native atteignait, au mieux, 3.200 ISO (à moins de pousser le développement et faire exploser le grain).

Pendant toute cette fin de millénaire, la quête des grandes ouvertures demeure donc centrale afin d’atteindre des vitesses d’exposition suffisamment rapides et aptes à limiter le flou de bouger. En 1932, Ludwig Bertele, également ingénieur chez Zeiss, pousse sa formule Sonnar à f/1,5, rapidement suivi par Leitz et son Xenon, également un 50 mm f/1,5. À partir de là, chaque quart de diaphragme supplémentaire grappillé devient un véritable défi.

Après la Seconde Guerre Mondiale, le centre de gravité de l’optique photographique a basculé de l’Allemagne vers le Japon. En 1953, le petit constructeur Zunow atteint un record avec son 50 mm f/1,1 destiné aux boîtiers télémétriques en monture M39. Il est égalé en 1956 par un certain Nikon… qui dépasse ce record en 2019, avec son Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/160 sec. – f/0.95 – ISO 640

Et la concurrence ?

Pendant ce temps là, les concurrents ne se sont pas tournés les pouces. Dès 1961, Canon produit un 50 mm f/0,95 pour le Canon 7, un boîtier télémétrique.

Zeiss, de son côté, détient deux records : celui de l’objectif photographique fonctionnel le plus lumineux de l’histoire (le Planar 50 mm f/0,7 développé pour la NASA mais surtout connu pour avoir été utilisé par Stanley Kubrick sur le tournage de Barry Lyndon), et celui de l’objectif non fonctionnel le plus lumineux, le Carl Zeiss Super-Q-Gigantar 40 mm f/0.33 présenté lors de la photokina 1966.

Pendant plus d’un siècle, un objectif à grande ouverture est synonyme de haute vitesse d’obturation. Ce rôle prédominant dans la réduction du flou de bouger est resté chez les anglophones qui parlent alors de « fast lens » pour désigner un objectif très lumineux (f/1,4 ou moins).

L’arrivée des calculs assistés par ordinateur dans les années 1960 permet aux opticiens de changer de direction. Plutôt que de continuer à repousser l’ouverture maximale, ils préfèrent désormais améliorer et maîtriser ce qui existe déjà. En effet, en dessous de f/1,4, les aberrations surgissent de manière exponentielle : vignettage, aberrations de sphéricité, coma, flare, dégradation de l’homogénéité, réduction du pouvoir résolvant… tout est exacerbé ! Ce n’est pas pour rien si les objectifs vraiment performants ouvrant au-delà de f/1,4 sont aussi rares, même de nos jours.

Parallèlement, de manière presque tautologique, les opticiens se sont rendus compte que des objectifs « rapides » capables de figer les mouvements en plein jour étaient également pratiques une fois la nuit tombée. Seulement d’autres soucis apparaissent.

Les formules classiques ne suffisent plus, et ce qui apparaît à l’œil nu comme des sources de lumières artificielles ponctuelles sont retranscrites sur la pellicule par des bavures disgracieuses, avec une forte chute du contraste. Cela est tout aussi vrai pour la photographie astronomique.

Leica, qui s’appelait alors encore Leitz, se penche rapidement sur le sujet et, en 1968, sort le Noctilux-M 50 mm f/1,2. S’il ne bat aucun record de luminosité, il fait entrer les objectifs photographiques dans l’ère moderne des lentilles asphériques, qu’il est le premier à utiliser.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/500 sec. – f/0.95 – ISO 800

Nikon et les grandes ouvertures

Nikon, qui proposait déjà pour ses reflex en monture F un très lumineux Nikkor-S(C) Auto 55 mm f/1,2 depuis 1965, décide également de s’aventurer dans ces objectifs lumineux spécialement corrigés pour la photographie nocturne.

Ainsi apparaît le Noct-Nikkor 58 mm f/1,2 en 1977, qui évoluera parallèlement aux 50 mm f/1,2 « classiques » mais ne connaîtra jamais de transposition autofocus à destination des reflex numériques. C’est de cette lignée d’objectifs noctambules des années 1970 que le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S est issu.

Mais pourquoi les objectifs Nikon reflex n’ouvrent-ils pas plus que f/1,2 ?

Cette limitation est imposée par les dimensions physiques de la monture F, avec son diamètre de « seulement » 44 mm et son tirage mécanique de 46,5 mm. Le seul moyen pour Nikon de proposer un objectif plus lumineux sera soit de travailler sur une surface photosensible plus petite que le 24 x 36 mm (ce que propose le NIKKOR 32 mm f/1,2 destiné aux hybrides Nikon 1 à capteurs Type 1 ») soit de développer une nouvelle monture 24 x 36 mm au diamètre plus généreux et au tirage mécanique plus court afin de favoriser le cône lumineux.

C’est exactement ce que propose la monture Z, avec ses 55 mm de diamètre et 16 mm de tirage mécanique, conçue de telle sorte qu’en théorie il serait possible de développer des objectifs ouvrant jusqu’à f/0,65, soit plus de deux diaphragmes plus lumineux qu’un « banal » f/1,4 !

À l’ère de la photographie numérique, les systèmes de stabilisation optiques et mécaniques perfectionnés, associés à la possibilité de dépasser les 12.800 ISO de manière déconcertante, rendent quasiment inutiles les objectifs très lumineux dans le seul cadre de la réduction du flou de bouger.

Pour preuve, les zooms f/4 constants sont légion, expliquant les NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S. De même, les focales fixes destinées à la monture Z plafonnent volontairement à f/1,8 et non pas f/1,4, et beaucoup de photographes préfèrent désormais un bon f/2 compact qu’un encombrant f/1,4.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

A gauche : Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S
A droite : AF-S NIKKOR 58 mm f/1.4G

Alors, qu’est-ce qui motive les opticiens ?

La première motivation est le prestige, les objectifs lumineux étant associés aux photographes professionnels. Or, c’est bien connu, acheter un objectif professionnel fera forcément de vous un meilleur photographe…

La seconde motivation est liée à la gestion de la profondeur de champ et l’obsession omniprésente pour le bokeh, laquelle confine parfois au ridicule. Il s’agit d’une certaine forme de marqueur social lié à la taille des capteurs.

Rappelez-vous. Les premiers appareils photographiques numériques se divisaient en deux catégories : d’un côté les compacts munis de capteurs minuscules, avec lesquels il est quasiment impossible de jouer avec la profondeur de champ ; de l’autre les reflex à « grands » capteurs, avec un véritable flou d’arrière plan.

Rapidement, faible profondeur de champ est devenue synonyme de grand capteur, donc de reflex, donc de boîtier professionnel. Cette association d’idées a été savamment entretenue avec les premiers reflex 24 x 36 mm, « forcément » supérieurs aux reflex APS-C, eux-même « forcément » supérieurs aux hybrides Micro 4/3. Au point qu’aujourd’hui, beaucoup continuent à rêver de 24 x 36 mm, en reflex et hybride, sans en avoir forcément l’utilité ni réaliser qu’il ne s’agit pas de la panacée. C’est même plutôt un handicap en termes d’encombrement, de discrétion et pour les photographes animaliers ou de sport.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/640 sec. – f/0.95 – ISO 500

Ce prestige des faibles profondeurs de champ, ou plutôt, du flou d’arrière plan, les fabricants de smartphones l’ont bien compris, d’autant que, bien plus que les fabricants d’appareils photo, ils sont contraints par les dimensions physiques de leurs appareils mobiles devant tenir dans une poche.

De leur côté, la guerre du bokeh se gagne à coups d’intelligence artificielle (et de flou gaussien réel) afin de simuler ce que l’optique naturelle ne peut leur donner.

Quel est l’intérêt du NOCT-NIKKOR Z 58 MM f/0,95 ?

Après ce (long) rappel historique, vous seriez tenté d’aboutir à la conclusion suivante : aucun, sinon le prestige et le marketing. Et vous auriez presque raison.

Du point de vue du prestige, Nikon se devait de rattraper le retard par rapport à Canon, qui a franchi la barre de f/1 depuis plus d’un demi-siècle et qui, à ce jour, reste le seul fabriquant d’optique à avoir osé proposer un 50 mm f/1 autofocus, l’EF 50 mm f/1,0 L USM qui, déjà, franchissait la barre du kilogramme : un monstre pour un « simple » 50 mm.

Pratiquement inutilisable du fait de la lenteur de son autofocus et de l’imprécision des systèmes d’alors, il garde malgré tout ses adeptes et demeure très recherché par les collectionneurs et amateurs d’exotisme.

Autre rival de toujours de Nikon : l’allemand Leica. Celui-ci proposait jusqu’à présent l’un des rares objectifs ouvrant à f/0,95 pensé pour un capteur 24 x 36 mm et doté de lentilles asphériques, le Noctilux-M 50 mm f/0,95 ASPH.

Vendu 10.815 euros, il ferait presque passer le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S, affiché à « seulement » 8.999 euros, pour une bonne affaire !

Notez au passage que chez Leica, aussi bien au siège français que dans les bureaux d’étude en Allemagne, ce Noct-Nikkor intrigue et j’y ai été bombardé de questions :

  • Comment ont-ils fait ?
  • Pourquoi est-il aussi gros ?
  • Est-ce une commande spéciale d’un client ?
  • Combien comptent-ils en vendre ?
  • Est-il meilleur que notre Noctilux ?
  • Tiens, il n’est pas autofocus ?
  • 8999 euros, ce n’est pas si cher !
  • Elle est pas mal cette bague de mise au point !
  • Ça fait plaisir de voir un Nikkor aussi bien construit !
  • C’est une bonne idée cet écran OLED !
  • Alors, ça donne quoi en pleine nuit ?
  • Tu n’as pas trop mal aux bras ?
  • Ça donne quoi en vidéo ?
  • Et côté stabilisation ?
  • Il est quand même super gros, non ?
  • Tu as remarqué des différences avec le Noctilux ?.

Je peux vous garantir qu’il est très rare qu’un objectif concurrent attise autant la curiosité de Leica.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/30 sec. – f/0.95 – ISO 640

Du point de vue du marketing, Nikon a réussi un joli exploit : faire parler pendant plus d’un an d’un objectif qui n’existait pas et que, même aujourd’hui, très peu ont eu en main (à moins d’avoir été sur le stand du constructeur lors du dernier Salon de la Photo).

Mieux encore : tout cela pour un objectif que très peu de passionnés et de clients potentiels pourront acquérir, et dont encore moins ont un usage réel.

Même un monstrueux 800 mm, pourtant bien plus onéreux, encombrant, prestigieux, et tout aussi exclusif, fait moins parler de lui que ce « simple » 58 mm !

Quel sens du suspens, d’autant plus que, pendant l’année écoulée, Nikon n’a pas attendu son vaisseau amiral pour faire vivre sa monture Z et en démontrer les vertus, avec un catalogue déjà généreux de focales fixes et zooms, tous allant de très bons à excellents. Et nous n’allons pas nous en plaindre.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/25 sec. – f/0.95 – ISO 2.500

Mais d’un point de vue pratique, pour le commun des mortels et des photographes ?

Avant de passer à la prise en main pure et dure, je vous invite à réfléchir à ceci : à quoi servent, en automobile, les « concept cars » ?

Ceux-ci remplissent plusieurs missions :

  • faire rêver,
  • rassurer quant à la créativité du constructeur,
  • débroussailler plusieurs pistes d’innovation,
  • expérimenter de futures technologies,
  • pousser dans leurs retranchements des technologies déjà existantes.

D’une certaine manière, c’est ce que fait ce Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S. La plupart des technologies qu’il utilise sont connues. Sa formule optique à 17 lentilles (4 en verre ED, 3 asphériques), sur le papier, paraît presque commune aujourd’hui si on se contente d’un simple décompte.

Le traitement ARNEO+ de sa lentille frontale est le même que sur les autres objectifs de la gamme. Son écran OLED est le même que sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S (mon chouchou). Et, bien sûr, la monture Z est, aussi bien électroniquement que mécaniquement, strictement la même que celle des autres objectifs Nikkor Z de la série S.

Pour dire si celle-ci est résistante et d’ores et déjà prête à accueillir des télézooms de plusieurs kilogrammes !

Surtout, tout le travail de correction des défauts optiques (aberrations chromatiques, distorsions, coma, vignettage extrême) réalisé dans les conditions extrêmes d’un objectif ouvrant à f/0,95 sont autant d’enseignements qui pourront être transposés sur des optiques plus accessibles.

C’est ce que l’on appelle le ruissellement, le vrai. Mais trêve de théorie, passons enfin à la pratique !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/50 sec. – f/0.95 – ISO 2.500

Photographier avec le NOCT-NIKKOR Z 58 MM F/0,95 S, ça donne quoi ?

En vrai, c’est plutôt chouette.

Dès l’arrivée du coursier diligenté par Nikon, j’ai tout de suite compris que ce test ne serait pas comme les autres. Le colis est lourd, très lourd, et surtout très imposant. Et pour cause !

L’objectif n’est pas fourni dans une simple boîte en carton rembourrée de mousse haute densité, mais carrément dans sa petite mallette en polycarbonate portant le doux nom de « valise Nikon CT-101 ». Voilà qui donne le ton.

valise Nikon CT-101 pour 58 mm Noct

la valise Nikon CT-101

À l’intérieur, beaucoup d’espace perdu, mais ce n’est que pour mieux mettre en valeur le centre de toutes les attentions : l’objectif.

Le paresoleil vissant est bien sûr fourni, ainsi qu’une petite housse textile, une notice d’utilisation, un petit chiffon et, comble du raffinement, la formule optique est directement imprimée sur la doublure mousse. Une délicate attention qui rappelle l’emballage de certains objectifs Zeiss. Il y a pire comme point de comparaison.

Une fois monté sur un Nikon Z 7, l’attelage a quelque chose de presque ridicule : est-ce le boîtier qui porte l’objectif ou l’objectif qui porte le boîtier ? D’ailleurs, le Noct-NIKKOR dispose de son propre collier de trépied intégré : avec ses 2 kilos sur la balance, ce n’est pas de trop.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : l’objectif qui sert de porte-boîtier

Mais pas le temps de divaguer, vite, vite, la rue m’appelle. Et comme j’habite aux pieds de la Butte Montmartre, à quelques pas du Sacré Cœur et du Moulin Rouge, voilà des terrains de jeu idéaux pour une balade nocturne !

Dès les premiers pas, une question purement pratique se pose : comment tenir l’engin ? D’habitude, j’enroule la lanière autour de mon poignet (en en glissant l’extrémité entre l’index et le majeur pour parer à toute glissade accidentelle) et me contente de tenir la poignée du boîtier du bout du doigt. Doigts que je n’ai, de toute évidence, pas assez musclés pour ce Noct-Nikkor. Je devrais peut-être m’entraîner avec des boules de bowling ou pratiquer plus souvent les téléobjectifs…

Finalement, j’opte pour une solution disgracieuse mais efficace : tenir l’ensemble directement par l’objectif, ce qui a l’avantage de soulever la monture (et mes doigts, donc). Heureusement que ma main est assez grande pour en faire le tour, du moins en sa partie la plus étroite. Premier problème résolu.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/400 sec. – f/0.95 – ISO 1.600

Forcément, je m’applique à photographier uniquement en-dessous de f/1,4, majoritairement à f/0,95 et « fermant » au maximum à f/1,1. Aller au-delà, avec un tel bijou, n’aurait pas un grand intérêt.

Parallèlement, alors que la nuit est déjà tombée depuis un moment, je décide de ne pas monter, au moins dans un premier temps, au-delà de 200 ISO, afin de vérifier ce que la conjonction du f/0,95 et de la stabilisation 5 axes du boîtier permet.

Surprise : même jusqu’à 1/13 ème de seconde, c’est franchement efficace !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/13 sec. – f/0.95 – ISO 100

Du moins pour peu que le sujet soit suffisamment éloigné afin que la profondeur de champ ne vienne pas compliquer l’exercice. Arrivé sur le parvis du Sacré Cœur, je profite de la vue panoramique sur les lumières nocturnes de Paris et quelques touristes de dos pour avoir un premier aperçu du bokeh.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/20 sec. – f/0.95 – ISO 1.250

Il me faut monter à 1.250 ISO (ce qui reste très raisonnable de nuit), mais la stabilisation mécanique continue à faire des miracles, en autorisant des poses à 1/20 s et 1/13 s !

La vue est superbe, le bokeh savoureux, et une mise au point à l’infini permet de confirmer que le Noct-NIKKOR n’a rien usurpé de sa lignée « Noct » : les sources lumineuses ponctuelles sont parfaitement ponctuelles, sans aucune bavure, sans aucune déformation même en périphérie.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/200 sec. – f/0.95 – ISO 800

Malgré la finesse de 3,6 millions de points de son viseur électronique, un problème se pose rapidement : la profondeur de champ engendrée par le Noct-NIKKOR Z est tellement faible que le focus peaking n’est pas assez discriminant.

Aucun réglage ne convient réellement : en Low, le surlignage est presque invisible. En High, les traits sont trop épais et pas assez précis. Il faut donc se rabattre sur la position Medium, et croiser les doigts. Dans la plupart des cas, cela suffit, mais sur certains sujets vraiment complexes, par exemple du feuillage au premier plan, avec du feuillage en arrière plan, cela commence à devenir très compliqué. À éviter, donc.

De même, toujours à cause de la profondeur de champ, combinée à la mise au point strictement manuelle, il faut ré-apprendre à anticiper sa mise au point et croiser les doigts, en photo de rue, pour que son sujet passe pile poil là où on le souhaite. Délicat mais tellement jouissif lorsqu’on y parvient !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/160 sec. – f/0.95 – ISO 500

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/200 sec. – f/0.95 – ISO 640

D’une manière générale, en photographie de rue (domaine où les 58 mm ont toute leur place), le Noct-NIKKOR Z est surtout handicapant par son encombrement (2 kilos, hors boîtier) et sa course de mise au point démesurée. Puisqu’il faut un tour complet pour passer de la mise au point minimale (50 cm) à l’infini, il faut régulièrement mouliner vigoureusement pour tenter d’attraper son sujet au vol… mais la plupart du temps il se sera échappé le temps que vous parveniez à trouver la bonne mise au point. Pour cet exercice, l’excès de précision est plus un inconvénient qu’un avantage.

Autre exercice dans lequel ce 58 mm f/0,95 trouve tout son sens : le portrait. Là encore, la mise au point est délicate, mais réussir son image est extrêmement gratifiant. La difficulté, ici, est double : faire en sorte que son sujet ne bouge pas du tout entre la mise au point et le déclenchement (ce qui rappelle, d’une certaine manière, les premières heures du portrait à la moitié du XIX ème siècle), et faire en sorte de ne soi-même pas trop trembler en tenant l’objectif à bout de bras, même en le calant fortement contre l’arcade sourcilière et en faisant confiance à la stabilisation mécanique.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/320 sec. – f/1.1 – ISO 800

Ce Noct-NIKKOR, à la pleine ouverture, est-il plus facile à utiliser que le Leica Noctilux-M 50 mm f/0,95 ASPH ? D’une certaine manière, oui : l’assistance électronique du focus peaking sur le Nikon est bien plus précise, efficace et rapide que la visée télémétrique d’un Leica M, laquelle est déjà limite à f/1,4.

Ceci dit, rien ne vous empêche d’utiliser un Noctilux sur un hybride à viseur électronique, que ce soit sur le tout récent Leica SL2, sur un Sony Alpha 7/9 ou même… sur un Nikon Z6/7 ! Et là, le Leica profite d’un avantage indéniable : sa plus grande compacité et sa relative légèreté (bien qu’il s’agisse d’un des objectifs Leica M les plus lourds de sa gamme), qui minimise le flou de bouger de la part du photographe.

Donc, pour répondre à la question initiale : le plus simple serait d’utiliser un Noctilux sur un Nikon Z si vous voulez absolument faire des portraits à f/0,95. Mais : cela vous coûtera 2000 euros plus cher et, surtout, il faut bien l’admettre, vous y perdrez en qualité d’image.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/640 sec. – f/1.1 – ISO 800

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/200 sec. – f/0.95 – ISO 1.000

En effet, entre la balade et les portraits (je n’ai guère eu le temps d’en faire plus, n’ayant gardé l’objectif que 72 heures), j’ai largement eu la possibilité de constater qu’effectivement le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 était largement au-dessus du lot : aberrations chromatiques inexistantes, déformation nulle même à la pleine ouverture, vignettage quasiment nul, coma nulle.

Parce que n’étant pas sorti de Paris, je n’ai pas pu vérifier l’efficacité de l’objectif en astrophotographie (les étoiles, dans le ciel parisien, c’est une légende urbaine), mais de ce que j’ai pu en observer sur les sources ponctuelles artificielles, le Noct-NIKKOR fait preuve d’une très belle homogénéité à l’infini, ce qui devrait être bénéfique pour les adeptes de la voûte céleste. Voilà qui devrait épargner quelques heures d’assemblage en post-traitement !

Les photos de ce test en pleine définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Ma conclusion

Ce test n'en étant pas vraiment un, cette conclusion n'en est pas vraiment une non plus. Impossible, vous vous en doutez, de dresser une liste des points positifs et négatifs qui, que ce soit objectivement ou subjectivement, n'aurait pas grand sens.

Je vous épargne les traditionnelles recommandations d'achat et non-recommandations, de toutes manières, à 8999 euros, ce n'est pas le genre d'objectif que l'on achète sur un simple coup de tête...

Aurais-je aimé garder le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 ?

Si je n'écoutais que mon côté collectionneur, amateur de beaux objets, fou de performances techniques, je me serais débrouillé pour que Nikon oublie l'existence de son objectif afin de le garder bien au chaud chez moi, façon Gollum. Mais, et c'est triste, il y aurait surtout servi de presse papier, n'ayant, à titre personnel, pas l'usage d'un tel objectif, vraiment trop encombrant à mon goût.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S - 1/500 sec. - f/0.95 - ISO 100

Si je faisais de la vidéo de manière beaucoup plus intense, par contre, en disposant de tout l'outillage nécessaire (cage, gimbal, follow focus, écran de contrôle, enregistreur), là, pour sûr, la progressivité de la bague de mise au point, doublée de son incroyable précision, renforcée par la très faible profondeur de champ discriminante, aurait fait des merveilles.

À n'en pas douter, il ne faudra pas attendre longtemps pour voir quelqu'un filmer le Barry Lyndon des temps modernes avec ce Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S. Surtout si, à l'instar de Sony (ou des regrettés Nikon D3s et D4s), Nikon décide soudain de sortir une version spéciale « Low Light » de ses hybrides Z 24 x 36 mm.

Surtout, ce que je retiens de cet objectif, c'est qu'il confirme que Nikon jouit d'un savoir faire double et exceptionnel.

Avec ses hybrides Z, il a prouvé sa maîtrise logicielle de l'imagerie computationnelle. Avec certains de ses objectifs, et particulièrement ce Noct-NIKKOR, le constructeur confirme sa maîtrise matérielle et industrielle du verre et des assemblages.

Si ce 58 mm f/0,95 S n'est pas le plus pratique, nul doute que nombre de ses qualités se retrouveront dans le Z 50 mm f/1,2 S prévu, selon la roadmap, pour 2020. Il ne reste plus longtemps à attendre !

Il faut espérer que, d'un point de vue ergonomique, il tiendra plus du Noct-NIKKOR et du NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S, avec bagues et touches programmables et écran OLED, que de la série « f/1,8 ».

Soyons fou : peut-être aura-t-il une bague de diaphragme dédiée, crantée et décrantable (pour la vidéo) ?

Finalement, la meilleure conclusion est peut-être celle-ci : bravo Nikon, et vivement la suite. Cela fait plaisir de voir que vous avez décidé de sortir de vos propres sentiers battus.

Cet objectif chez un revendeur pro, La Boutique Photo Nikon


Mise à jour firmware 2.20 Nikon Z 6 et Z 7 : support des cartes CFexpress et sortie vidéo ProRes RAW 12 bits

Elle était attendue par les utilisateurs, la voici ! La mise à jour firmware 2.20 pour les Nikon Z 6 et Z 7 apporte le support des cartes CFexpress et la possibilité de faire modifier votre boîtier par le SAV Nikon pour disposer d’une sortie vidéo RAW ProRes 12 bits.

Mise à jour firmware 2.20 Nikon Z 6 et Z 7 : support des cartes CFexpress et sortie vidéo ProRes RAW 12 bits

Voir les tarifs des cartes CFexpress …

Mise à jour firmware Nikon Z 6 et Z 7 : cartes CFexpress

Depuis la sortie des hybrides Nikon plein format, le débat fait rage entre utilisateurs de ces boîtiers qui autorisent une seule carte mémoire au format XQD.

« Trop chère ! » pour les uns, « Trop grosse ! » pour d’autres, « pas assez sécurisante » pour d’autres encore, « fiable et hyper rapide ! » pour les plus enthousiastes.

Aucun photographe n’a encore connu de déboires avec cet unique emplacement (à ma connaissance), les cartes XQD s’avérant plus fiables que les SD sur la durée, mais il est logique que certains s’inquiètent du manque de concurrence. Sony est en effet le seul fabricant de cartes XQD actuellement, après le retrait de Lexar suite à son rachat par Longsys, et Nikon est un des seuls utilisateurs du format XQD.

Nikon ne pouvait ajouter un second emplacement dans ses boîtiers déjà en vente ou vendus,  mais il pouvait apporter le support des cartes CFexpress Type B dont le format physique est identique à celui des XQD. Ce n’est « que » du logiciel.

Il a fallu plus d’un an pour que cette mise à jour arrive. Il faut dire que le marché des cartes CFexpress n’est pas si mûr que les fabricants voulaient bien le dire (en savoir plus), que les cartes XQD font plutôt bien leur boulot et que Nikon avait quelques autres chats à fouetter en matière d’hybrides.

De plus, et contrairement à ce que certains utilisateurs pensent, les cartes CFexpress ne sont pas bien moins chères que les cartes XQD. Les fabricants ne sont pas fous, les cartes XQD sont plus chères que les SD, les CFexpress peuvent les remplacer, pourquoi les brader ?

Voir les tarifs des cartes CFexpress …

Toutefois, si Sony avait l’avantage de pouvoir fixer les tarifs des XQD en étant le seul fournisseur, la situation diffère avec les CFexpress puisque cinq fabricants sont sur le coup :

  • ProgGrade Digital,
  • Sandisk,
  • Lexar,
  • Delkin,
  • Sony.

L’avenir nous dira si l’un d’entre eux va avoir la peau des autres (l’histoire est un éternel recommencement) ou si une saine concurrence va se mettre en place (ce qui est probable).

Notez toutefois que Nikon précise bien que cette mise à jour firmware est certifiée avec les cartes Sony uniquement. Dans un second temps les cartes des autres fabricants seront officiellement supportées. Encore faut-il pouvoir en disposer pour les évaluer.

Le test préliminaire d’un lecteur joueur laisse penser que les cartes Sandisk, déjà disponibles lors de la publication de ce sujet, sont utilisables à quelques messages d’erreur près toutefois.

Une fois la mise à jour firmware 2.20 Nikon Z 6 et Z 7 faite (le Z 50 n’est pas concerné puisqu’il utilise des cartes SD), vous n’avez qu’à insérer une carte CFexpress dans votre boîtier pour l’utiliser. Les cartes XQD restent bien évidemment compatibles, vous pouvez passer de l’une à l’autre.

Attention : cette compatibilité des boîtiers ne suppose nullement la compatibilité des lecteurs de cartes. Il vous faut donc vérifier que votre lecteur de cartes XQD est compatible avec les CFexpress, ou peut être mis à jour, avant d’investir dans ces nouvelles cartes. A défaut il vous faudra un second lecteur de cartes CFexpress.

Nikon ne communique pas sur les performances possibles avec les CFexpress, bien que celles-ci soit plus rapides en lecture et écriture : 1700/1200 Mo/sec. pour les meilleures contre 440/400 Mo/sec pour les Sony XQD. Ceci permettrait par exemple de vider plus vite le buffer des Z 6 et Z 7 pour étendre la capacité du mode rafale.

Les utilisateurs de reflex Nikon D500, D850 et D5 dotés eux-aussi de cartes XQD devront patienter encore un peu pour disposer d’une mise à jour firmware qui leur permettra également d’utiliser des cartes CFexpress.

Faire la mise à jour firmware Nikon Z 6 version 2.20

Faire la mise à jour firmware Nikon Z 7 version 2.20

Activation du flux vidéo RAW ProRes 12 bits

Autre nouveauté attendue elle par les vidéastes utilisateurs des hybrides Nikon plein format, la mise à disposition du flux vidéo RAW 4K non cropé 12 bits via la sortie HDMI. Celle-ci est possible désormais avec le Nikon Z 6 tandis que le Z 7 suppose un crop en 4K (mais pas en FullHD). Cette sortie était précédemment limitée au format 10 bits N-Log.

Il semble donc que le conflit d’intérêt entre Apple et RED, chacun revendiquant la paternité du format vidéo RAW ProRes, soit réglé. Officiellement c’est Apple qui a développé ce format en 2018.

Nikon attendait la conclusion de ce litige pour proposer la mise à jour. Le tarif demandé par le SAV pour effectuer cette modification a probablement à voir avec la licence imposée par Apple pour autoriser ce format dans les hybrides de la marque.

Cette fonction permet aux vidéastes d’envoyer le flux vidéo brut sur un enregistreur externe comme l’Atomos Ninja V, celui que vous pouvez trouver dans le Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes.

Les fichiers au format RAW ProRes sont moins volumineux que les fichiers au format RAW traditionnel, ce qui simplifie et accélère les transferts, la gestion des rushs et l’archivage.

Le RAW ProRes est supporté par Final Cut Pro X comme dans d’autres applications de montage professionnelles dont ASSIMILATE SCRATCH, Colorfront, FilmLight Baselight et Grass Valley Edius. Adobe et Avid ont annoncé le support pour 2020 dans Premiere Pro et Media Composer.

Attention : cette sortie n’est disponible qu’après passage par le SAV Nikon qui doit intervenir sur le boîtier pour activer cette fonction. Elle suppose la mise à jour préalable vers le firmware 2.20.

A ce jour cette modification est gratuite si vous avez choisi la version kit cinéma du Nikon Z 6 et facturée si vous avez choisi le boîtier nu ou en kit « photo ». Le tarif n’est pas communiqué encore, prenez contact avec le support Nikon pour en savoir plus.

Source : Nikon France

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DxO PhotoLab 3.1 : gestion des mots-clés étendue à Windows et support des Nikon Z 50 et NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S

L’éditeur de logiciels photo DxO a récemment annoncé la mise à jour de son logiciel phare DxO PhotoLab, la version PhotoLab 3.1 apporte un meilleur support fonctionnel des versions Windows ainsi que la prise en charge de boîtiers récents pour MacOS et Windows.

DxO PhotoLab 3.1 : gestion des mots-clés étendue à Windows et support des Nikon Z 50 et NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S

En savoir plus sur DxO PhotoLab 3 et télécharger la version d’essai

DxO PhotoLab 3.1 : les mots-clés sous Windows

DxO l’avait annoncé lors de la sortie de PhotoLab 3, certaines fonctions n’étaient pas encore disponibles dans la version Windows. L’attribution de mots-clés ainsi que leur gestion n’étaient possibles qu’avec la version MacOS, la mise à jour PhotoLab 3.1 comble ce retard et apporte la gestion des mots-clés sous Windows.

Il vous est donc désormais possible d’attribuer des mots-clés à vos photos et de les gérer si vous utilisez un ordinateur sous Windows. Notez que ceci peut être fait pour une photo comme pour plusieurs, par lots.

Les autres fonctions, telle la DxO Color Wheel ou le gestionnaire de masques locaux, étaient déjà intégrés à la version Windows, pas de changement de ce côté là donc.

Support des boîtiers récents

Fichiers RAW

Tout comme les autres logiciels qui s’appuient sur une bibliothèque dédiée pour permettre le développement des fichiers RAW, DxO PhotoLab doit recevoir des mises à jour régulières pour savoir lire et interpréter les données contenues dans vos fichiers RAW pour les traiter au mieux.

DxO PhotoLab 3.1 supporte les fichiers RAW des boîtiers sortis depuis l’arrivée de la version 3.0 :

  • Nikon Z 50,
  • Canon EOS 90D, EOS M6 Mark II et EOS M200,
  • Fuji GFX 100,
  • Olympus E-M5 Mark III,
  • Sony A6600 et A6100.

Le logiciel offre en outre le support préliminaire du Sony A9 II.

Modules optiques

DxO PhotoLab 3 utilise des données embarquées ou téléchargeables à la demande pour gérer la correction des défauts optiques des objectifs (distorsion, vignettage, aberrations chromatiques et manque de piqué).

Ceux-ci sont appairés avec le boîtier qui a servi à la prise de vue, et aux réglages de prise de vue. La banque de données « boîtiers+objectifs » s’enrichit de près de 3.000 nouveaux couples, portant ainsi le total des couples de correction disponibles à près de 55.000.

Parmi les nouveautés de cette mise à jour, les nikonistes apprécieront le Nikkor Z 85mm F1.8 S pour les hybrides de la série Z.

Les utilisateurs d’autres marques d’appareils photo s’intéresseront aux :

  • Canon RF 15-35mm F2.8L IS USM et RF 24-70mm F2.8L IS USM,
  • Fujinon GF 50mm F3.5 R LM WR et GF 110mm F2 R LM WR,
  • Sony E 16-55mm F2.8 G,
  • Tamron 17-28mm F2.8 Di III RXD pour Sony FE.

Notez que ces combinaisons sont également disponibles dans les autres logiciels DxO comme DxO FilmPack 5 et DxO ViewPoint 3.

Source : DxO

En savoir plus sur DxO PhotoLab 3 et télécharger la version d’essai


Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

Avec « Chronologie de la photographie » , Paul Lowe vous propose un ouvrage sur l’histoire de la photographie. Contrairement à d’autres livres de ce type, celui-ci ne traite pas du matériel photo, si ce n’est pour mettre en perspective l’évolution des courants artistiques et l’évolution conjointe des technologies de prise de vue.

Voici pourquoi vous devriez vous intéresser à ce livre même si vous n’êtes pas intéressé par l’histoire de la photographie, et comment il peut faire de vous un meilleur photographe.

Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

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Chronologie de la photographie : contexte

La photographie naît officiellement le 14 mars 1839. Autant dire qu’en plus de 180 ans, il s’est passé bien des choses dont vous n’avez pas forcément conscience.

  • comment sommes-nous passés d’un art réservé à quelques initiés à une pratique universelle ?
  • quels changements dans les usages ou le matériel ont eu des conséquences majeures ?
  • quels sont les courants artistiques qui ont influencé la photographie ?
  • en quoi l’évolution du matériel et de la technologie ont eu un impact sur les pratiques ?
  • comment la diffusion des images a-t-elle évolué pour en arriver à ce qu’elle est aujourd’hui ?

Un découpage par périodes

Comme son nom l’indique, ce livre présente une « chronologie de la photographie ». Le découpage du contenu est fait par périodes, depuis les débuts jusqu’à nos jours, accompagné d’une frise chronologique qui vous permet de lier l’histoire de la photographie à celle de l’époque concernée.

La durée de chaque période, 50 ans d’abord puis 25 et 20, correspond aux grandes évolutions de la technologie comme à son rythme d’évolution. Il est en effet impossible de dissocier l’art de la technologie en photographie.

Bien que vous puissiez penser comme moi que c’est le photographe qui fait la photo et non le matériel, force est de constater que le matériel contribue au résultat.

Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

Des photographes, déjà

A l’inverse de « 500 appareils photo de légende » qui retrace l’histoire de la photographie en ne traitant que de l’histoire des appareils photo, ce livre s’intéresse en priorité aux photographes. Vous y trouverez de nombreuses photos, la plupart en noir et blanc et pour cause, la couleur ne se généralise qu’après guerre après avoir été l’apanage de quelques inventeurs à la fin des années 1890 (voir page 108).

Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

Des usages, ensuite

L’évolution de la technologie a permis, d’années en années, d’étendre les usages. Vous allez découvrir cette évolution tout au long du livre, des visages de sujets fixes jusqu’aux photos extrêmes que le matériel est capable de saisir de nos jours.

Comprendre cette évolution va vous permettre de faire le point sur votre pratique : n’avez-vous pas commencé la photo par le paysage, plus simple à capturer et n’imposant pas un matériel évolué, pour aller vers des sujets plus complexes ou le reportage sur le terrain ?

Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

De la culture, beaucoup

[su_frame][/su_frame]Développer votre connaissance de la photographie vous permet d’être un meilleur photographe. En effet, comprendre le passé permet d’anticiper l’avenir. Vous vous posez des questions sur vos envies, vos intentions, vos photos ? C’est en étudiant ce que les autres ont fait avant que vous arriverez à savoir où vous en êtes, que vous saurez ce qui vous attire, vous passionne.

Ouvrez les pages 58 et 59 et observez les deux photos : celle de Timothy O’Sullivan en 1863 et celle de Larry Burrows en 1966, et vous allez comprendre, par exemple, pourquoi la couverture des conflits est « un acte essentiel à la prévention des crimes de guerre ».

Que pouvez-vous en tirer ? Avoir cette démarche de compréhension vous permettra de réaliser, peut-être, que les sujets de société vous préoccupent et que vous pourriez les illustrer à votre façon aujourd’hui en vous appuyant sur ce que les autres ont fait avant vous.

C’est la nature qui vous intéresse ? Faites le parallèle entre le pictorialisme (Edward Steichen, l’étang au clair en 1904, page 117) et les paysages de Jacqui Kenny composés a partir de Google Street View (Camels in Sharjah en 2017, page 240) et vous comprendrez pourquoi ce domaine photographique ne cesse d’évoluer alors que la nature reste ce qu’elle est.

Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

L’interprétation, pour finir

Ces dernières années ont vu la photographie occuper une place prépondérante dans la prise de conscience collective. Qu’il s’agisse de conflits ou de droits de l’homme et des réfugiés, l’image est un vecteur de communication très puissant depuis qu’elle peut être diffusé en quelques minutes au plus grand nombre via les réseaux sociaux.

C’est sur les notions de manipulation et de traitement de l’image (au sens post-traitement) que se termine le livre. La toute dernière page (258) vous laisse sur une question « Qu’est-ce qu’un photographe ? » que je vous invite à vous approprier en la transformant ainsi « Quel photographe suis-je ? ».

Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

Mon avis sur Chronologie de la photographie

Les ouvrages techniques vous aident à maîtriser votre appareil photo. D’autres vous aident à maîtriser un domaine particulier de la photo.

« Chronologie de la photographie » vous aide à comprendre la photographie, son histoire, son évolution, ses acteurs, ses courants. Il s’agit de culture, d’ouverture à un art, dans l’esprit du livre sur la culture photo par JC Béchet dont je vous ai déjà parlé, mais avec des avis moins tranchés.

Ce livre ne fera pas de vous un meilleur photographe aujourd’hui. Mais sur la durée, sans nul doute, il fera de vous un photographe averti, ouvert aux différentes influences, à-même de comprendre ce qu’il fait. Un photographe qui prend du recul sur le matériel pour penser à ses images. Et ça, ça n’a pas de prix aussi les 29,90 euros qu’il vous en coûtera pour acquérir ce livre sont-ils bien peu par rapport à ce que vous pouvez en retirer.

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Pourquoi choisir un objectif NIKKOR Z pour votre hybride Nikon ?

La gamme d’objectifs NIKKOR F pour reflex existe depuis 1959, celle en monture Z pour hybrides Nikon Z depuis 2018. Vous hésitez entre un NIKKOR F et un objectif hybride Nikon de la gamme Z ? Voici ce que vous devez savoir.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

En savoir plus sur les objectifs NIKKOR Z et 4 brochures à télécharger

Article réalisé en partenariat avec Nikon

Si vous êtes pressé :
Les objectifs NIKKOR Z sont conçus pour les hybrides Nikon. Ils sont plus compacts, plus légers, et optimisés pour la photographie computationnelle. Grâce à la monture Z et ses 11 contacts, ils offrent un autofocus plus rapide, une meilleure stabilisation et une compatibilité étendue avec les boîtiers Nikon Z. Les anciens objectifs NIKKOR F restent utilisables via la bague FTZ, mais ils n’exploitent pas tout le potentiel du système. Pour tirer le meilleur de votre hybride, privilégiez un objectif NIKKOR Z.

Sommaire

Utiliser un objectif NIKKOR Z : le contexte et le marché des appareils photo hybrides

Nikon est arrivé sur le marché des hybrides plein format en 2018. Mais pourquoi autant de temps ? Il y a trois raisons.

La première est que Nikon n’est pas un nouveau venu dans le monde de l’hybride. Il faut se rappeler de feu les Nikon 1 et leur capteur 1 », qui s’étaient forgés une belle réputation de compacité et de réactivité.

Ce galop d’essai a permis au constructeur de développer de belles technologies en ce qui concerne l’autofocus hybride (à la fois à détection de contraste et à corrélation de phase), et de s’exercer sur le développement d’optiques destinées à une monture au tirage court.

La seconde raison est que le constructeur, pilier central du monde de la photographie, a une réputation d’excellence à maintenir. Impossible d’y aller à l’improviste, avec des produits imparfaits, une gamme optique minimaliste, des boîtiers n’apportant rien par rapport aux reflex « équivalents ».

Un tel projet ne se conçoit pas du jour au lendemain, surtout lorsque, comme Nikon, au-delà du seul attrait de la nouveauté que représente l’hybride dans le paysage photographique, on souhaite penser un tout nouveau système tourné vers l’avenir tout en s’épanouissant sur des racines solides (la rétrocompatibilité totale, ou presque, avec les optiques reflex en monture F).

La troisième raison, peut-être la plus évidente : développer un boîtier prend du temps. Surtout quand il s’agit de 24 x 36 mm, le format plus grand accroissant les challenges techniques de manière exponentielle par rapport à l’APS-C.

Développer simultanément deux boîtiers (Nikon Z 6 et Nikon Z 7) et décliner, en moins de cinq ans, une gamme optique riche de 30 références requiert des ressources humaines et industrielles colossales !

Aujourd’hui, en juin 2025, je peux écrire sans sourciller que :

  • l’offre Nikon hybride 24 x 36 mm est mûre,
  • l’offre Nikon hybride APS-C commence à avoir de l’intérêt,
  • choisir un objectif NIKKOR Z et utiliser la bague FTZ en complément permet de couvrir la plupart des utilisations.

De quoi planifier vos investissements sereinement !

Ce qui distingue la monture Z : diamètre, tirage, contacts …

Pour ses hybrides, Nikon a développé une nouvelle monture Z. Ce qui porte à deux le nombre de montures disponibles chez le constructeur, comme évoqué dans le premier article de ce dossier :

  • Z pour les hybrides (toutes tailles de capteur confondues),
  • F pour les reflex (toute tailles de capteur confondues).

monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : la monture Z hybride

Les objectifs F se montent sur les boîtiers en monture Z grâce aux bagues FTZ et FTZ II. L’inverse n’est pas possible pour des raisons mécaniques développées juste après.

Nikon a donc développé une nouvelle monture, la Z, pour laquelle vous ne devriez retenir que trois nombres :

  • 16
  • 55
  • 11

16 millimètres

tirage mécanique monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : le tirage mécanique de la monture Z

C’est le tirage mécanique de la monture Z, c’est à dire la distance qui sépare la monture du capteur.

Plus cette distance est faible, plus il est aisé pour les opticiens de développer des formules dont la dernière lentille se rapproche du capteur. Surtout, cela facilite le développement d’objectifs hybrides plus compacts et plus légers que leurs homologues reflex.

Avec ses 16 mm, la monture Z dispose du plus court tirage mécanique du marché, ce qui permet d’utiliser, à l’aide d’une bague dédiée, des optiques en monture F sur votre boîtier Z, comme n’importe quel objectif de n’importe quelle marque, sauf quelques montures très exotiques que vous croiserez rarement.

Si vous possédez de vieilles optiques manuelles en montures M39, M42, Olympus OM, Pentacon, Pentax K, Leica M, Contax C, et même Canon FD, c’est le moment de vous faire plaisir en leur offrant une nouvelle vie ! D’autant plus que la visée électronique des boîtiers Z, avec la loupe et le focus peaking, devrait vous faciliter la mise au point.

55 millimètres

diamètre monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : le diamètre de la monture Z

C’est le diamètre de la monture Z. Il s’agit, à ce jour, de la plus large monture pour des boîtiers à capteurs 24 x 36 mm comme APS-C.

55 mm, c’est très supérieur à la diagonale du format (environ 43 mm), ce qui a de nombreux avantages. Non seulement les optiques Z peuvent être plus compactes et légères (grâce au court tirage mécanique), mais en plus elles peuvent être bien plus lumineuses ou, à ouverture égale, proposer des performances supérieures à des optiques aux ouvertures plus prestigieuses (par exemple f/1.2).

Question luminosité maximale, le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S s’arroge le record absolu, dans la gamme NIKKOR, de la plus grande ouverture depuis que Nikon fabrique des objectifs, record jusqu’à présent détenu par le NIKKOR 5 cm f/1,1 LTM de 1953, destiné aux télémétriques Nikon.

Avec leur ouverture plus conventionnelle de f/1,8, les 20, 24, 35, 50 et 85 mm tiennent la dragée haute aux AF-S NIKKOR f/1,4 équivalents en termes de performances optiques. Le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S a inauguré une nouvelle série de focales fixes à très grande ouverture plus exploitables que le 58 mm f/0.95. Un bel exploit.

11 contacts électroniques

nombre de contacts monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : les 11 contacts de la monture Z

Trois contacts de plus que pour la monture F, cela a son importance. Cela permet à un boîtier Nikon Z de piloter n’importe quel objectif en monture F mais, surtout, à l’heure actuelle, l’intégralité des 11 contacts n’est pas complètement exploitée.

Nikon se réserve la possibilité d’utiliser les contacts vacants pour des usages futurs, notamment liés à la vidéo, qui exige des vitesses de communication à très haut débit, surtout dans le cadre de la 8K et des enregistrements au-delà de 120 images par seconde (disponibles sur le Nikon Z 9 et le Nikon Z 8).

Avec ses 11 contacts, la monture Z est « prête pour l’avenir », tout en permettant d’ores et déjà quelques raffinements uniques sur le marché, comme la correction du « focus breathing », ce phénomène imperceptible en photo mais gênant en vidéo, où la focale varie en fonction de la distance de mise au point, ce qui modifie le cadrage.

La monture Nikon Z est donc une monture bien née avec de nombreuses possibilités d’évolutions optiques (domaine où Nikon maîtrise son sujet), et offrant de solides arguments par rapport à la concurrence.

Utiliser un objectif NIKKOR Z: l’intérêt de la double gamme optique F et Z

« C’est une révolution, il faut tout racheter ! » Oui… mais non.

En développant ses hybrides Z, Nikon a apporté beaucoup d’attention à assurer la compatibilité avec les objectifs reflex en monture F. L’intérêt de la cohabitation de deux gammes optiques permet surtout aux utilisateurs d’hybrides Z de ne pas se retrouver avec des « trous » dans l’offre en monture Z, trous qu’il est possible de compenser en piochant dans le catalogue en monture F.

Tous les objectifs Nikon NIKKOR compatibles avec les hybrides Nikon Z

utiliser un objectif NIKKOR Z
la gamme d’objectifs NIKKOR Z et F compatibles via FTZ / FTZ II

Les objectifs existants et ceux qui arrivent

La plupart des focales fixes classiques sont disponibles (juin 2025) : 20, 24, 26, 28, 35, 40, 50, 58, 85 et 135 mm.

Côté focales fixes compactes, les 24, 26, 28 et 40 mm sont arrivés. Nikon a aussi lancé une gamme d’objectifs économiques à focale fixe et grande ouverture dont les NIKKOR Z 35 mm f/1.4 et NIKKOR Z 50 mm f/1.4 sont les premiers représentants.

De même pour les amateurs de macrophotographie, qui profitent des NIKKOR MC Z 50 et 105 mm en monture Z.

Plus que de simples transpositions des formules optiques actuelles, ces optiques sont soit plus compactes, soit plus performantes, soit à l’ergonomie mise au goût du jour, à l’instar de l’excellent NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S.

Du côté des zooms, les 14-24 mm f/2.8, 24-70 mm f/2,8 , 70-200 mm f/2.8 S et 24-120 mm VR hybrides se paient le quadruple luxe d’être plus compacts, plus légers, plus réactifs et plus performants que leurs homologues reflex.

Avec la monture Z, Nikon a introduit de nouvelles plages focales dans ses zooms, comme le très compact et redoutable 14-30 mm f/4, ou de nouvelles ouvertures, comme le 24-70 mm f/4 qui n’a pas d’équivalent en reflex Nikon. Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 complète la gamme de zooms de reportage en proposant une ouverture attirante pour un tarif contenu.

C’est aussi par les zooms qu’arrivent les plus longues focales en monture Z, avec notamment un NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR, un NIKKOR Z 800 mm f/63 VR S ou un NIKKOR Z 100-400 mm f/4/5-5/6 VR S. Les ingénieurs Nikon en profitent pour alléger et compacter les formules.

Utiliser un objectif NIKKOR Z : les points forts

Les objectifs NIKKOR Z sont plus légers, notamment parce qu’ils n’intègrent pas toujours de stabilisation optique. Ce qui pourrait être perçu comme un recul technologique ne l’est pas.

D’une part, la suppression de la stabilisation optique « rigidifie » la formule optique, en enlevant une lentille flottante, tout en supprimant l’encombrant mécanisme qui permet de la faire bouger. C’est bénéfique pour la fiabilité.

D’autre part, la stabilisation mécanique du capteur des boîtiers Nikon Z5II, Z6 et Z7 séries 1 à 3, Zf, Z8 et Z9 (mais pas Z30, Z50II et Zfc) se révèle, à l’usage, plus efficace que celle intégrée aux objectifs AF-S NIKKOR pourvus de la stabilisation VR.

Cerise sur le gâteau : même un objectif F non stabilisé profite de la stabilisation du boîtier. Le beurre et l’argent du beurre.

Qu’attendre des objectifs Z sur boîtier Z et des objectifs F sur boîtier Z ?

N’évoquons pas le cas des objectifs Z sur boîtiers reflex F : cela est impossible. Évoquons donc les autres cas de figure.

Choisir un objectif NIKKOR Z sur hybrides Z est le cas idéal puisque ces objectifs sont développés pour tirer le meilleur parti de la monture Z. Cela vous paraîtra une évidence, mais c’est toujours bien de le souligner.

Ainsi, les optiques Z exploiteront au mieux la communication électronique (c’est bon pour l’autofocus) et, puisque leurs formules optiques sont étudiées pour les contraintes des tirages courts , ils sont capables de développer très tôt leur plein potentiel.

Utiliser un objectif NIKKOR Z : vers la photographie computationnelle

Avec ses objectifs Z, Nikon a choisi d’avoir massivement recours à la photographie computationnelle. Un mot barbare pour dire qu’à l’ère du numérique la performance d’une optique relève à la fois de sa formule optique (et de sa qualité d’assemblage), des corrections optiques apportées de manière électronique, et de la puissance de traitement embarquée dans le boîtier.

Là où les objectifs reflex NIKKOR F misaient avant tout sur la performance physique du verre et du fût, un objectif hybride Nikon de dernière génération peut déléguer à l’électronique certaines corrections complexes : vignettage, distorsion, aberrations, diffraction… Toutes ces petites imperfections que l’œil n’aime pas mais que les algorithmes savent corriger mieux que quiconque, en temps réel et sans altérer le fichier RAW.

Pour les puristes, cela peut manquer de noblesse, mais à une époque où la puissance de calcul des processeurs de nos appareils photo le permet, pourquoi s’en priver ?

Ce qu’il faut comprendre de la photographie computationnelle chez Nikon
Un objectif NIKKOR Z n’est pas seulement bien conçu mécaniquement. Il embarque des profils de correction optique conçus pour dialoguer avec les processeurs Expeed des boîtiers Z. Cela permet à l’ensemble optique + boîtier de produire des images plus nettes, plus homogènes, et plus fidèles à la réalité. Nikon ne triche pas avec ses fichiers, il exploite simplement tout le potentiel de la monture Z et de ses 11 contacts électroniques pour pousser l’intelligence du système encore plus loin.

Bien sûr, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, et les défauts en question sont le vignettage, la distorsion et la diffraction. Trois choses qui aujourd’hui s’arrangent en trois clics et deux coups de baguette magique. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que, par défaut, lorsque vous montez une optique Z sur un boîtier Z, certains des réglages associés à ces corrections sont inaccessibles, Nikon préférant éviter les mauvaises manipulations et vous demandant de faire confiance lorsqu’il s’agit de tirer le meilleur de votre matériel.

Bien sûr, il reste aux lentilles de l’objectif leur forme, leur formule chimique et la manière d’ordonner tout cela, la mission d’apporter lumière, détails et couleurs. Ce qui n’est pas rien.

la formule optique de l'objectif Nikon NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct

utiliser un objectif NIKKOR Z
l’assemblage lentilles de l’objectif Nikon NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct

Ces corrections logicielles sont déjà connues des utilisateurs de reflex, mais à des degrés moindres. Toutefois, lorsque vous utilisez un objectif NIKKOR en monture F sur votre boîtier hybride en monture Z via les bagues FTZ ou FTZ II, cet objectif est immédiatement reconnu. Cela permet à l’hybride d’appliquer automatiquement les mêmes profils de correction que si vous utilisiez le reflex Nikon auquel vous êtes habitué.

Comme, en plus, la communication autofocus est assurée (à des degrés différents selon l’ancienneté de votre objectif, voir le premier article pour cela), et que les bagues FTZ et FTZ II ne contiennent pas de lentille, vous retrouverez très exactement les mêmes performances optiques sur un hybride Z que sur votre reflex Nikon F.

Et même… vous aurez des images meilleures, car d’une part les algorithmes de traitement d’image des Nikon Z sont plus récents, et que d’autre part la stabilisation du capteur vous permettra de photographier avec des temps de pose plus longs et/ou des sensibilités plus basses que celles auxquelles vous êtes habitué.

Cerise sur le gâteau : dans le cas des téléobjectifs et des télézooms, vous pouvez tout à fait insérer, entre votre objectif et une bague FTZ, un téléconvertisseur, tel que vous le feriez sur un reflex. Tout cela en gagnant quelques grammes du fait du boîtier plus léger.

Utiliser un objectif NIKKOR Z, une meilleure solution que les optiques F équivalentes ?

Pour certaines, de manière évidente, oui : le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S, le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 et le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95. D’un autre côté, ce sont des objectifs qui n’ont pas d’équivalents en monture F, ce qui facilite la comparaison.

Pour d’autres objectifs, la proposition Z surpasse l’équivalent F. C’est le cas du NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S et du 85 mm f/1,8 S. Dans le cas du zoom, le 24-70 mm f/2,8 Z est à la fois plus léger, plus maniable, plus moderne (avec son écran OLED intégré à l’affichage personnalisable) et, surtout, optiquement supérieur, tout cela pour un tarif similaire à son alter ego en monture F. Je vous invite à (re)découvrir le comparatif NIKKOR 24-70 mm dédié.

Dans le cas de l’objectif à portrait, le 85 mm f/1,8 Z s’intercale de manière tarifaire pile poil entre l’AF-S NIKKOR 85 mm f/1,8 et l’AF-S NIKKOR 85 mm f/1,4.

Si son prix est plus proche du premier (bien que double, certes, mais aussi deux fois moins cher que le f/1,4), ses performances dépassent allègrement les deux : plus homogène, plus précis, mieux corrigé, il sera l’investissement prioritaire des amateurs de portrait passés à l’hybride. D’autant plus que le demi-diaphragme perdu par rapport au f/1,4 n’est pas rédhibitoire et que la vente de l’AF-S NIKKOR 85 mm f/1,4 devrait largement couvrir le rachat du 85 mm Z.

Pour d’autres objectifs cependant, l’avis est plus nuancé. Ainsi, le 35 et le 50 mm f/1.8 Z sont plus onéreux que les AF-S NIKKOR 35 et 50 mm f/1,8, mais aussi un peu plus encombrants (et ce malgré la bague FTZ).

Protection - tropicalisation de l'objectif Nikon NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

utiliser un objectif NIKKOR Z : la protection tous temps des objectifs Z

Les caractéristiques justifient une taille plus importante pour des performances supérieures par rapport à celles des NIKKOR F f/1.4 équivalents.

Il faut retenir qu’une optique pro n’est pas plus imposante uniquement parce qu’elle est plus lumineuse mais aussi parce que les éléments qui la composent sont conçus pour délivrer des images de meilleure qualité à toutes les distances de mise au point, à toutes les ouvertures et sur tout le champ.

Nikon a souhaité bousculer les standards en proposant une construction et une qualité d’image de niveau professionnel avec des ouvertures un peu moins lumineuses que celles des NIKKOR F. Tarif et encombrement supérieurs sont donc le prix à payer pour disposer d’une gamme cohérente en monture Z.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

utiliser un objectif NIKKOR Z
l’écran OLED intégré du 24-70 mm f/2.8 affichant les paramètres de prise de vue

Si vous êtes nouveau chez Nikon, particulièrement en hybride, il serait déraisonnable de ne pas directement vous équiper d’optiques Z, comme le NIKKOR Z 50 mm f/1.8, pour les raisons précédentes.

Critère Objectif NIKKOR Z Objectif NIKKOR F + bague FTZ
Compatibilité native Conçu pour les hybrides Nikon Z, monture Z directe Adapté via la bague FTZ, communication partielle selon les modèles
Autofocus AF rapide, silencieux, plein format optimisé pour la photographie computationnelle Nikon AF possible si objectif AF-S ou AF-P, parfois plus lent ou bruyant
Stabilisation Optimisé pour la stabilisation capteur des boîtiers Z Profite aussi de la stabilisation capteur, mais sans optimisation optique spécifique
Poids et encombrement Design plus compact grâce au tirage court de la monture Z Encombrement accru à cause de la bague FTZ, design reflex conservé
Corrections optiques Profils internes adaptés à la photographie computationnelle : distorsion, vignettage, etc. Profils disponibles si objectif récent, sinon partiels
Évolutivité Exploite les 11 contacts électroniques de la monture Z Limité aux 8 contacts de la monture F, via adaptateur
Investissement à long terme Compatible avec toutes les futures générations de boîtiers Z Transitoire, utile pour réutiliser les optiques existantes

Foire aux questions – objectifs NIKKOR Z et hybrides Nikon

Faut-il absolument acheter un objectif NIKKOR Z pour un hybride Nikon Z ?
Non, ce n’est pas obligatoire. Grâce à la bague FTZ, vous pouvez utiliser vos objectifs reflex NIKKOR F sur un boîtier hybride Nikon Z sans perte majeure de qualité. Mais si vous cherchez à tirer pleinement parti des performances de la monture Z — autofocus, stabilisation, communication électronique, photographie computationnelle — alors un objectif NIKKOR Z est un choix plus pertinent.

Quelle est la différence entre un objectif NIKKOR F et un objectif NIKKOR Z ?
Un objectif NIKKOR F est conçu pour les reflex Nikon à monture F, alors qu’un objectif NIKKOR Z est pensé dès l’origine pour les boîtiers hybrides Nikon Z. La monture Z offre un tirage plus court, un diamètre plus large et plus de contacts électroniques, ce qui permet une qualité d’image optimisée, des optiques plus compactes et des performances autofocus supérieures.

Est-ce que tous les objectifs Nikon sont compatibles avec la monture Z ?
Non. Seuls les objectifs en monture F peuvent être adaptés sur un boîtier Nikon Z via la bague FTZ ou FTZ II. Les objectifs d’autres montures (Canon EF, Sony E, etc.) nécessitent des adaptateurs tiers, souvent limités en compatibilité. En revanche, tous les objectifs NIKKOR Z sont nativement compatibles avec tous les boîtiers Nikon Z, du Z5II au Z9.

La photographie computationnelle est-elle vraiment utile avec un objectif hybride Nikon ?
Oui, c’est même un des atouts majeurs de la monture Z. Les corrections logicielles intégrées (distorsion, vignettage, focus breathing) permettent à Nikon d’optimiser la performance globale sans surdimensionner l’optique. C’est cette approche computationnelle qui permet à des objectifs NIKKOR Z comme le 24-70 mm f/4 ou le 85 mm f/1.8 S d’être si performants malgré leur compacité.

Quels sont les meilleurs objectifs NIKKOR Z à acheter en priorité ?
Tout dépend de votre pratique. Pour le portrait, le NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S est une valeur sûre. Pour le reportage, le 24-70 mm f/2.8 S ou le 28-75 mm f/2.8 sont des incontournables. En paysage, le 14-30 mm f/4 est redoutable. Et pour les petits budgets, les focales fixes comme le 28 mm ou le 40 mm offrent un excellent rapport qualité/prix.

Peut-on utiliser un objectif NIKKOR F au format DX sur un boîtier Nikon Z ?
Oui, il est possible d’utiliser un objectif NIKKOR F APS-C (DX) sur un hybride Nikon Z, à condition d’utiliser la bague FTZ ou FTZ II. Sur un boîtier Z au format APS-C (comme le Nikon Z50II ou le Zfc), l’objectif fonctionnera normalement, avec autofocus et mesure d’exposition. Sur un boîtier plein format (Z5II, Z8, Z9…), l’appareil appliquera automatiquement un recadrage (mode DX), ce qui réduit la définition de l’image.

Peut-on monter un objectif NIKKOR F DX sur un Nikon Z plein format ?
Oui, techniquement c’est possible avec la bague FTZ, mais ce n’est pas idéal. Le boîtier détectera l’objectif DX et basculera en mode recadrage automatique, ce qui signifie que vous n’exploiterez qu’une partie du capteur plein format. En pratique, cela revient à utiliser un capteur APS-C dans un boîtier plein format. L’image sera nette, l’autofocus fonctionnera, mais la résolution effective sera réduite. Mieux vaut acheter un hybride APS-C.

Est-il préférable d’utiliser un objectif NIKKOR Z DX sur un hybride APS-C Nikon ?
Oui. Si vous possédez un Nikon Z50II ou un Z fc, privilégiez un objectif NIKKOR Z DX. Ces optiques sont conçues spécifiquement pour la monture Z et offrent un meilleur équilibre poids/performances que les objectifs reflex adaptés. Vous conservez aussi tous les bénéfices de la communication électronique native entre objectif et boîtier.

Utiliser un objectif NIKKOR Z : pourquoi vous lancer dans l’hybride Nikon Z ?

Plusieurs cas de figure sont envisageables selon votre situation.

Vous êtes déjà équipé en boîtiers et objectifs reflex Nikon

Que ce soit pour seconder votre matériel actuel ou pour le remplacer, rester chez le même constructeur est le mouvement logique. Déjà équipé en reflex, vous pourrez continuer à utiliser vos objectifs. Ce qui minimisera votre investissement initial puisque vous n’aurez que le boîtier et une bague FTZ à acquérir. Les objectifs NIKKOR Z pourront venir plus tard.

Rappelons que cela est vrai aussi bien en venant d’un reflex DX (à capteur APS-C) que d’un reflex FX (à capteur 24 x 36 mm), et que, quels que soient vos objectifs actuels (DX ou FX), vous pourrez les utiliser sans soucis de compatibilité sur un hybride Nikon Z FX ou DX. Avec, bien sûr, la limitation du recadrage (automatique) en utilisant un objectif reflex DX sur un hybride FX.

tous les objectifs NIKKOR Z compatibles avec les hybrides Nikon Z

utiliser un objectif NIKKOR Z : la bague FTZ vous ouvre des possibilités étendues

En basculant sur l’hybride, vous gagnez en compacité, vous ouvrez la possibilité d’opter pour des optiques qui n’ont pas d’équivalent en reflex, tout cela en profitant du dernier cri de la technologie Nikon.

En effet, en termes de performances pures, le Nikon Z 8 est équivalent au Nikon D850, quand le Nikon Z5II est supérieur au Nikon D780. Seul le D500 n’a, pour l’heure, pas encore d’équivalent strict dans le monde de l’hybride si ce n’est le Nikon Z50II qui fait déjà de l’ombre aux D5600 et D7500, voir le comparatif.

Si vous êtes adepte de la vidéo, ou comptez vous y mettre, les hybrides Nikon Z ont des aptitudes très crédibles en la matière, grâce à leur stabilisation capteur, un autofocus plus performant en Live View, la possibilité de filmer en 4:2:2 10 bits interne et en N-Log, quatre choses qui n’existent pas sur les reflex Nikon (en savoir plus sur le kit Nikon Z vidéo).

Vous êtes déjà équipé en boîtier et objectifs d’une autre marque

La monture Z offre des prestations électroniques et surtout mécaniques qui la rendent, théoriquement, compatible avec n’importe quelle monture. Vous pourriez donc utiliser sur un hybride Nikon Z tout votre équipement, quelle que soit la marque ou la monture, APS-C comme plein format et à condition qu’il existe une bague de couplage.

Toutefois, étant donné les performances des optiques NIKKOR Z conçues spécifiquement pour la monture Z, et celles qu’offre la bague FTZ conçue spécifiquement pour tirer profit des performances des optiques NIKKOR F, il est logique d’envisager une migration vers la gamme d’objectifs NIKKOR.

Il reste toutefois possible d’utiliser vos objectifs d’autres marques sur un hybride Nikon Z à l’aide de bagues dédiées. Quelques accessoiristes se sont lancés dans l’aventure, mais n’attendez pas trop de ces bagues qui ne sont que des couplages basiques et ne peuvent permettre à des optiques conçues pour d’autres systèmes de donner le meilleur sur un hybride Nikon Z.

Vous êtes déjà équipé en hybride (24 x 36 mm ou non) et non Nikon

Il existe deux catégories : ceux ayant abandonné Nikon car jugeant que le constructeur tardait à venir sur le terrain de l’hybride 24 x 36 mm, et ceux ayant directement commencé chez Sony puisque, jusqu’à l’automne 2018, il n’y avait guère le choix.

Pour les sonyistes anciens nikonistes, le retour « au bercail » est d’autant plus évident s’ils ont conservé leurs objectifs en monture F. Au passage, ils gagneront, avec les Nikon Z, des boîtiers mieux construits, plus résistants, et à l’ergonomie mieux pensée.

Pour les professionnels, le service Nikon Pro demeure supérieur, plus réactif, avec des points de chute plus nombreux à travers le globe. Cela peut avoir son importance.

Pour les autres utilisateurs d’hybrides 24 x 36 mm, cela va aller assez vite.

Utilisateur Canon, vous êtes déjà massivement équipé, je vous convaincrai difficilement d’abandonner les Rouges pour rallier les Jaunes. Mais c’est dommage, parce que vous y gagneriez, selon les modèles, la stabilisation du capteur, des objectifs plus légers, de la définition dans le cas des Z 8 et Z 9 et une gamme plus lisible.

Autre cas de figure, vous possédez un hybride APS-C ou Micro 4/3. La monture Nikon Z vous permettra d’utiliser vos objectifs, mais pas forcément en conservant la communication électronique.

Le 24 x 36 mm, quant à lui, se justifie pour des applications nécessitant de hautes définitions, des profondeurs de champ plus faibles ou une meilleure gestion des hautes sensibilités. Ou alors, juste pour le plaisir. En photographie, c’est une notion importante qu’il ne faut pas oublier.

Vous n’êtes pas du tout équipé

Alors, bienvenue chez Nikon !

Avec ses hybrides Z, le constructeur propose une offre au niveau de la concurrence, et il est évident qu’une nouvelle et belle aventure photographique est bien partie. Il est encore temps de prendre le train en marche et vous ne le regretterez pas. Il suffit d’ailleurs de relire les deux articles de ce dossier pour vous en convaincre !

En savoir plus sur les objectifs NIKKOR Z et 4 brochures à télécharger


La photo de paysage, matériel, réglages, conseils par Scott Kelby

Avec « La photo de paysage », le photographe et formateur américain Scott Kelby vous propose près de 200 conseils pratiques, compréhensibles par tous, et qui vont vous aider sur le terrain.

Si vous ne comprenez pas le sens des mots « hyperfocale et profondeur de champ » quand vous cherchez à faire la mise au point, mais que « fais le point à 1/3 de la distance totale dans l’image » vous parle mieux, lisez la suite …

La photo de paysage, matériel, réglages, recettes par Scott Kelby

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La photo de paysage, un domaine facile ?

La photo de paysage est le terrain de prédilection des photographes débutants et amateurs. Il est en effet plus facile de photographier un paysage que des gens, il est gratifiant de montrer la nature sous ses plus beaux jours et il y a des paysages partout. Si de plus le paysage s’y prête, le résultat est souvent flatteur.

Mais la photo de paysage s’avère en réalité un domaine complexe, et ne réussit pas qui veut.

L’apparente facilité s’avère vite limitante sur le terrain si vous n’avez pas les bases nécessaires. Quel matériel utiliser, quels réglages utiliser, quels cadrages choisir, autant de questions qui reviennent souvent dans les échanges entre photographes amateurs.

Devenir un expert en photo de paysage demande de la pratique, avant tout. Mais il vous faut connaître quelques astuces aussi sans quoi vous ne progresserez pas et vous serez déçu.

Saviez-vous par exemple que la quasi totalité des photos de paysage qui vous plaisent sont prises à l’aube et au crépuscule (pages 52 et 53) ? Mais qu’il est pourtant possible de réussir en pleine journée en connaissant quelques astuces (page 54) ?

La photo de paysage, matériel, réglages, recettes par Scott Kelby

Plutôt que de rédiger un ouvrage de référence sur le sujet, comme peut l’être « La photographie de paysage, heure par heure », Scott kelby que je ne présente plus tant il occupe le terrain en photographie (en savoir plus), a conçu un livre pratique.

Pratique car l’auteur va droit au but, emploie un vocabulaire compréhensible par tous, et traite chaque conseil l’un après l’autre dans un format court. En 10 lignes, par exemple, vous saurez comment obtenir des reflets dans l’eau, à coup sûr et sans rien dépenser (page 73). Vous utilisez des filtres ND avec un reflex (en savoir plus) ? Saviez-vous qu’il faut faire la mise au point en Live View dans ce cas (page 114) ?

Adapté en français par Gilles Théophile qui connaît son sujet, et un peu aussi la façon de s’exprimer de Scott Kelby (ses introductions de chapitres, vous savez ?), ce livre reprend donc la formule qui a fait le succès des précédents ouvrages de l’auteur, comme « Conseils photo : 220 trucs et astuces » ou « La photo au flash ».

La photo de paysage, matériel, réglages, recettes par Scott Kelby

Qu’allez-vous apprendre avec ce livre ?

Vous allez apprendre tout ce qu’il faut connaître pour réussir une photo de paysage. Cela va de la préparation au post-traitement, en passant par le choix du matériel, les réglages du boîtier, la composition, les techniques avancées comme la pose longue, les panoramas ou le HDR.

Vous rêvez de beaux nuages dans les ciels de vos photos ? Apprenez à les avoir en post-traitement et en quelques minutes (pages 170 et 171).

Vous allez aussi apprendre à préparer vos séances de prise de vue, car l’improvisation paye rarement pour ramener de belles images. Qu’il s’agisse de photographier à l’heure bleue comme de faire les bons repérages, Scott Kelby partage ses astuces de pros, toujours dans un langage simple, pour vous permettre de vous lancer sans plus attendre.

La photo de paysage, matériel, réglages, recettes par Scott Kelby

A qui s’adresse ce livre ?

A vous ! Sauf si vous êtes déjà photographe de paysage professionnel et que vous n’avez plus rien à apprendre.

Ce livre s’adresse aux plus débutants qui se posent plein de questions sans jamais trouver les bonnes réponses. Celles-ci font souvent référence à d’autres connaissances que les débutants n’ont pas, ils ne maîtrisent pas le vocabulaire technique, et ont du mal à trouver des ouvrages adaptés.

Ce livre s’adresse aussi à ceux qui ont une première expérience en photographie et en photo de paysage, mais ne sont pas satisfaits par les résultats. Une phrase, une idée peuvent souvent débloquer une situation, c’est ainsi que Scott Kelby a pensé son livre : vous apporter des informations concrètes, applicables immédiatement.

Ce livre s’adresse enfin aux plus experts, qui maîtrisent déjà la photo de paysage, mais qui ont toujours soif d’apprendre. Si l’expérience en photographie s’acquiert sur le terrain, les connaissances s’acquièrent elles au contact d’autres photographes et dans les livres.

La photo de paysage, matériel, réglages, recettes par Scott Kelby

Mon avis sur le livre « La photo de paysage » de Scott Kelby

Je ne suis pas photographe de paysage, je ne fais que rarement des photos nature, et pourtant, en parcourant ce livre, j’ai eu envie de m’y mettre.

Je connais les ouvrages de Scott Kelby, j’apprécie le photographe, le formateur, bien qu’il en fasse parfois un peu trop. Mais l’adaptation française de ce livre a gommé les excès de l’auteur, et c’est un bon point. Pour chacun des quelques 200 conseils, droit au but : une problématique (le titre), une image d’illustration, des conseils (le paragraphe).

Vous pouvez lire ce livre de la première à la dernière page si vous débutez, il y a une logique dans l’enchaînement et c’est ce que je vous conseille.

Vous pouvez aussi picorer comme vous l’entendez, si vous êtes plus expert, et revenir aussi souvent que vous le voulez sur un chapitre ou un thème précis.

Pour moins de 20 euros, voici de quoi développer votre pratique de la photo de paysage, vous faire plaisir en progressant, et ramener de meilleures images. Avouez que c’est tentant non ?

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Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

Pour vous, la photo de spectacle consiste à faire des images lors de spectacles de danse, de représentations théâtrales, de spectacles de cirque, des photos de concert et vous n’êtes pas satisfait de vos photos.

Vous ne savez peut-être même pas comment vous lancer, quel matériel utiliser, quels réglages faire, quel comportement avoir ?

Sébastien Mathé est photographe professionnel, il travaille pour l’Opéra Garnier, l’Opéra Bastille et d’autres scènes illustres, tout comme lors de spectacles plus intimistes. Il partage avec vous les secrets de la photo de spectacle pour vous aider à réussir, vous-aussi, vos images.

Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

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Photo de spectacle : savoir-faire et comportement

Ne s’improvise pas photographe de spectacle qui veut. J’ai encore en tête ce photographe amateur qui, lors d’un concert auquel j’assistais, s’est posé devant la scène et a fait crépiter son flash sans cesse et son reflex bruyant en visant les musiciens en pleine action à deux mètres.

Outre le fait que cet éclairage a donné des photos bien peu intéressantes, vous imaginez bien que les musiciens comme le public en veulent encore à ce Monsieur plusieurs années après …

Photographe professionnel de spectacle est un métier, mais le photographe amateur qui souhaite rapporter quelques belles images d’une représentation (concert du plus jeune, spectacle de danse des petits-enfants, pièce de théâtre jouée à l’école, …) peut arriver à de très bons résultats avec un minimum de savoir-faire.

Nul besoin d’avoir un matériel « de pro », c’est votre préparation et – surtout – votre comportement qui vont faire la différence.

Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

Rencontre avec Sébastien Mathé

J’ai eu l’opportunité d’échanger avec Sébastien Mathé lors du Salon de la Photo 2019, et de l’interroger sur sa pratique de la photo de spectacle, c’est sa spécialité. Étant moi-même régulièrement sollicité pour faire des photos de danse, j’étais curieux de connaître son approche, sa vision. Et un peu ses trucs de pros aussi …

La double contrainte du lieu et du temps

La photo de spectacle vous ouvre les portes d’un monde merveilleux : des éclairages, de la musique, des artistes, des spectateurs, de l’émotion, des sensations. Même si la représentation ne vous attire pas plus que ça, la photographier doit toujours rester un moment de grand bonheur.

Mais vous devez faire avec les contraintes :  le lieu et le temps.

[su_frame][/su_frame]Le lieu car vous n’avez pas toute la liberté de mouvement que vous aimeriez avoir. Vous devez rester discret dans vos déplacements, quand ils sont possibles, ne déranger ni les artistes ni le public, ne pas faire de bruit.

Dans son livre, Sébastien mathé vous explique comment il procède et comment vous pouvez faire aussi (par exemple « la bonne distance », page 40).

Il vous parle des contraintes temporelles, car un spectacle, à l’inverse d’une scène de paysage, a une durée limitée. Vous devez être performant tout de suite et tout le temps.

Vous verrez que selon votre intention, vous devrez faire des choix pour satisfaire le demandeur (compagnie, artiste, parents,  …) quitte à ne pas faire les images que vous aimeriez faire. Et que vous pouvez aussi faire un travail d’auteur, personnel, comme Sébastien le montre dans la toute dernière partie du livre avec « Viva Danza », son projet personnel qui m’a rappelé les « rêves dansés » d’Arnaud Vareille dans une certaine mesure.

Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

La préparation, avant tout

Vous constaterez en parcourant ce livre que le chapitre consacré à la préparation de la prise de vue occupe une place prépondérante.

Peut-être plus que dans d’autres domaines, la préparation est fondamentale en photo de spectacle, vous n’avez que très peu de marge de manœuvre pendant la représentation et il faut faire les bons choix très vite.

Des réglages pour chaque discipline

Les réglages génériques de votre appareil photo, abordés dans le premier chapitre, sont importants, mais ne pensez pas que les connaître suffit.

Ce qu’il faut retenir ici c’est que connaître votre matériel va vous servir bien plus que « le bon réglage » qui, par définition, n’est jamais le même d’une scène à l’autre. Vous trouverez toutefois ici des conseils de choix pour les boîtiers, les objectifs, les accessoires.

Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

Les différentes disciplines

Vous allez trouver de nombreux conseils spécialisés et des réglages types dans la troisième partie du livre, « s’adapter aux différentes disciplines » :

  • les concerts,
  • le théâtre et l’opéra,
  • la danse,
  • le cirque et les comédies musicales,
  • les spectacles en extérieur et en déambulation.

Des règles différentes

Sachez que la photo de danse n’obéit pas aux mêmes règles que la photo de concert ou la photo de cirque, et que respecter les codes de chaque discipline est fondamental.

Ainsi, vous devrez tenir compte des mouvements des danseurs, différents de ceux des acteurs au théâtre ou des artistes au cirque. Vous apprendrez qu’au sein même d’une de ces disciplines, les codes varient (la danse contemporaine ne se photographie pas comme la danse classique, les codes diffèrent, pages 68 et 69).

Vous devrez apprendre à écouter, à suivre la musique, à anticiper le déclenchement.

Vous apprendrez aussi, autre exemple, que déclencher en mode rafale ne sert pas, mieux vaut anticiper et déclencher à l’instant fatidique sans quoi vous n’aurez que « le moment d’avant » et « le moment d’après ».

Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

Une question d’éclairage

En photo de spectacle, les éclairages vous sont imposés, et vous devez en tenir compte. Sébastien Mathé vous explique comment faire pour adapter l’exposition quand la lumière manque, comme lors de ces scènes de théâtre où seule une bougie éclaire les acteurs (truc : l’usage du trépied est possible, voir page 65).

Mais aussi …

Vous allez découvrir que compléter vos photos par des photos des coulisses et des artistes peut être une belle idée pour agrémenter votre reportage, qu’il soit à usage personnel ou à destination de la presse locale.

Enfin vous apprendrez à traiter vos photos en post-production pour leur donner un rendu personnel, traduire des ambiances, mettre en valeur des éclairages.

Mon avis sur « Les secrets de la photo de spectacle »

L’exercice était difficile car la photo de spectacle impose d’être capable de photographier des disciplines différentes, dans des conditions toujours différentes. Sébastien Mathé, dont c’est le métier (quand même) a réussi à traduire en mots ce qu’il a appris sur le terrain depuis qu’il pratique cet art.

Selon vos besoins, vous serez plus intéressé par une discipline que par une autre au chapitre 3, mais je vous invite à tout lire car :

  • ce qui s’applique à une discipline peut s’envisager pour d’autres,
  • cela vous donnera envie d’élargir votre horizon et d’aborder d’autres situations.

C’est un des ouvrages les moins généralistes dans la collection « Les secrets de … » chez Eyrolles, mais ce n’est pas le moins intéressant !

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L’éclairage au flash cobra : de l’intention à la réalisation – mon avis sur la formation Nikon School

Saviez-vous que lorsque vous utilisez un flash Cobra, le laisser sur la griffe porte-flash de votre boîtier n’est pas la meilleure solution ? C’est connu, mais de là à créer un éclairage au flash Cobra pour que le résultat soit conforme à votre intention,  il y a un pas à franchir et non des moindres.

J’ai suivi la formation « Éclairage au flash Cobra » de la Nikon School, voici ce que j’en pense et ce que j’ai vécu.

En savoir plus sur cette formation flash …

Article publié en partenariat avec la Nikon School qui m’a accueilli pendant deux jours.

Formation Éclairage au flash Cobra, pourquoi ?

Je pratique la photo urbaine et la photo de spectacle, comme le paysage, le portrait, le reportage, le sport tout au long de l’année. Je suis attaché à la gestion de la lumière.

En spectacle je n’ai pas le choix : c’est l’éclairagiste qui décide et il est bien évidemment interdit d’utiliser un flash.

En photographie urbaine, tout est permis. Qu’il s’agisse de portraits de rue, d’architecture, de territoire, utiliser un éclairage artificiel est possible.

Dans toutes les autres disciplines, c’est la même chose, encore faut-il savoir pourquoi le faire et comment.

Depuis plusieurs mois j’avais envie de tester l’éclairage au flash Cobra en photo urbaine pour mes portraits de rue et quelques autres séries. J’ai fait des tests avec le système Lumecube, un éclairage continu, c’est prometteur, mais ce n’est pas un flash.

Pourquoi le flash Cobra ?

Je dispose de flashs Nikon, de quelques accessoires (cellules, déclencheurs Cactus, boîtes à lumière, trépieds, support de fond) et je ne souhaite pas investir dans des flashs plus coûteux et encombrants.

éclairage au flash cobra : de l'intention à la réalisation - mon avis sur la formation Nikon School

un des flashs utilisé pendant la formation, le Nikon SB-5000 à commande radio

Le principal avantage du flash Cobra est en effet sa compacité, les flashs de studio en extérieur j’ai testé, ce n’est pas si pratique.

Mon objectif

Je sais utiliser un flash Cobra, au sens où je connais les menus des flashs Nikon, je sais les régler, j’ai déjà fait des photos avec.

Ce que je sais moins bien faire, par contre, c’est modeler la lumière du flash, créer une photo avec un flash Cobra pour qu’elle corresponde à mes envies.

éclairage au flash cobra : de l'intention à la réalisation - mon avis sur la formation Nikon School

ce qu’il faut éviter …

Je veux savoir mettre en perspective mon intention et ce que je sais de la technique. Le mode d’emploi du flash ne suffit plus.

J’ai choisi de suivre la formation « L’éclairage au flash cobra » de la Nikon School, animée par le photographe Gérard Planchenault, et d’en parler ensuite pour vous dire ce que j’en pense, ce que j’ai appris et vécu.

Formation Éclairage au flash Cobra : deux jours intenses

Première journée : des grands principes à la pratique

Je connais Gérard Planchenault depuis quelques années aussi les présentations sont vite faites. Les deux autres stagiaires participant à la formation ont eux-aussi des besoins particuliers : être capables d’utiliser un flash Cobra pour leurs photos de reportage Corporate, des séminaires, des réunions. Ils ne sont pas photographes professionnels mais doivent faire ce type de photos dans le cadre de leur métier.

Leurs problématiques sont différentes des miennes, c’est tout l’intérêt d’une telle formation que de croiser les profils et les besoins.

éclairage au flash cobra : de l'intention à la réalisation - mon avis sur la formation Nikon School

des couvertures célèbres, des photos, des peintures, de quoi appréhender le sujet

Contrairement à ce que vous pourriez penser, la première demi-journée de formation n’a pas consisté à manipuler un flash Cobra. Pas du tout !

Notre formateur s’est attaché à parler lumière, à illustrer son propos avec les classiques de la peinture et de la photographie. Nous avons analysé des tableaux, des couvertures de magazines, des photographies connues.

Le flash n’est qu’un outil à votre service pour créer un éclairage, encore faut-il savoir quel éclairage vous voulez créer !

Nous avons décortiqué les éclairages classiques, pour comprendre ce qu’ils apportent, et comment les recréer :

  • Split,
  • Rembrandt,
  • Loop,
  • Butterfly.

Ces éclairages sont utilisés pour le portrait, mais peuvent servir dans de nombreuses autres occasions.

Nous avons abordé le débouchage des ombres, le fill-in au flash, les premiers et seconds rideaux et, la synchro haute vitesse et l’effet stroboscopique, autant de techniques au service de votre créativité.

Qui dit lumière dit modelage

Tout comme un flash de studio, un flash Cobra émet un éclair (ou une suite d’éclairs) qui apporte de la lumière sur votre sujet.

La lumière frontale, brute, du flash monté sur sa griffe est rarement flatteuse. Les notions apprises en matinée sur la gestion de la lumière en peinture ou en photographie nous l’ont montré. Il convient donc de modeler la lumière, tout comme le peintre l’a gérée sur sa toile avec les effets cités ci-dessus.

« Le flash apporte la quantité de lumière, le façonneur apporte la qualité de la lumière. »

éclairage au flash cobra : de l'intention à la réalisation - mon avis sur la formation Nikon School

façonner la lumière du flash Cobra avec la boîte à lumière

Nous en venons alors aux façonneurs de lumière, ces accessoires qui modifient la qualité de la lumière du flash pour en faire une lumière dirigée, intentionnelle.

Parmi les accessoires utilisés pour la série d’exercices, la commande à distance du flash (radio via le boitier avec un flash Nikon SB-5000 ou via le contrôleur de flash SU-800 pour les autres) est indispensable. Grâce à cette commande vous pouvez disposer votre flash à distance du sujet pour obtenir une lumière plus dure ou plus douce, plus enveloppante ou plus diffuse.

La boîte à lumière est l’autre accessoire indispensable, de même que peuvent l’être les réflecteurs ou diffuseurs type Gary Fong.

Cette série d’exercices nous a permis de comprendre l’impact de chaque accessoire sur le rendu final, et d’adapter leur utilisation en fonction du résultat attendu.

Ne visant pas la photographie en studio, j’ai pu envisager plusieurs utilisations possibles de l’éclairage au flash en photo d’extérieur, en profitant de l’expérience du formateur et de ses photos de voyage, par exemple.

Ce que j’ai appris

Je sais maintenant que je peux utiliser un grand parapluie comme une boîte à lumière, dans la rue, pour créer mes éclairages urbains. Que je peux le faire seul, en tenant le flash d’une main et le boîtier de l’autre comme en utilisant des accessoires appropriés (Manfrotto Magic Arm par exemple).

J’ai aussi appris à harmoniser lumière naturelle et lumière du flash, à créer une scène de nuit en plein jour (« faire le noir »).

un même fond, des réglages boîtier et lumières différents, des portraits au flash Cobra différents

Cette journée s’est conclue par un dernier exercice. Et pas des moindres puisque notre formateur nous a demandé de réaliser un portrait Corporate, sans autre indication, comme s’il s’agissait d’une commande, en utilisant bien évidemment l’éclairage du lieu (le Nikon Plaza) et celui de nos flashs. Inutile de vous dire que le Plaza s’est retrouvé animé très vite !

Bilan de cette première journée

Dès le premier soir, je suis déjà capable d’envisager différentes utilisations de mes flashs, sans être forcé d’investir dans des accessoires coûteux (un grand parapluie coûte environ 20 euros, la boîte à lumière Dodecagon n’est pas indispensable).

Passionné par son sujet, Gérard Planchenault nous a fait jouer les prolongations en fin de journée, et très sincèrement personne ne s’est plaint !

Seconde journée : au studio et en extérieur

Gérard Planchenault est un passionné, je l’avais compris la veille, il est infatigable, je l’ai compris le lendemain.

Pour démarrer cette seconde journée en douceur, nous abordons l’utilisation des flashs Nikon. Les SB-900, 910 et SB-5000 sont proches, leurs menus sont très complets et leur pilotage à distance varie selon les configurations (en savoir plus sur le système Nikon CLS).

En passant en revue les différents modes, nous balayons les possibilités créatives qui s’offrent à nous. Je parle bien de possibilités créatives et non de modes de fonctionnement du flash Cobra, car gérer la lumière va au-delà de ça :

  • prise en compte du fond et de sa couleur,
  • importance de la température de lumière,
  • synchronisation de plusieurs flashs,
  • contrôle manuel de la puissance de chacun,
  • éclairage au flash au-delà de la vitesse de synchro flash du boîtier,
  • effet stroboscopique.
éclairage au flash cobra : de l'intention à la réalisation - mon avis sur la formation Nikon School

les travaux pratiques !

Cette seconde matinée est l’occasion de tout tester, de mettre en pratique ce que nous avons vu la veille, de faire des photos. C’est tout l’intérêt d’une telle formation que de pouvoir essayer sans risque ni contrainte, avec un formateur disponible pour répondre aux questions et corriger les erreurs (il y en a eu !).

Mais ce n’est pas fini ! L’exercice suivant consiste à choisir un rendu parmi les différentes photos présentées la veille. Puis à nous photographier les uns les autres en reproduisant ce rendu.

Imaginez-vous en train de reproduire le portrait de Georges Clooney illustrant une publicité pour une montre !

Portrait Jean-Christophe Dichant

A la manière de … un des portraits réalisés pendant la formation

Cerise sur le gâteau, nous repartirons chacun avec notre portrait, réalisé par les autres stagiaires, dans des conditions professionnelles, fidèle à notre intention. Tout ça avec une simple paire de flashs Cobra.

Dans la rue

Après une pause déjeuner passée à parler photographie, nous voici dehors, boulevard Raspail, au pied de la station de métro Notre-Dame-des-Champs.

Notre mission ? Faire des photos en situation en utilisant l’éclairage au flash Cobra. Les passants nous voyant sauter d’un banc tout en étant flashés n’ont pas tous compris de quoi il s’agissait !

éclairage au flash cobra : de l'intention à la réalisation - mon avis sur la formation Nikon School

quand le formateur donne de sa personne pour permettre aux stagiaires de pratiquer …

Pour ma part c’est un temps fort puisque c’est le type d’images que je cherche à réaliser pour mes portraits urbains, je suis reparti avec plein d’idées à tester.

Mais aussi …

Vous pensiez que c’était fini ? Que nenni !

Retour au studio pour une nouvelle séance, le flash stroboscopique cette fois.

Ou comment cloner votre sujet en moins d’une seconde pour réaliser des images atypiques, sur fond noir alors que la salle est éclairée comme en plein jour.

L'éclairage au flash cobra : de l'intention à la réalisation - mon avis sur la formation Nikon School

l’éclairage au flash en mode stroboscopique, ou « 6 moi »

Je ne vous cache pas que les astuces de pro données par Gérard ne sont pas de trop pour aboutir au résultat final, sans quoi nous y serions encore.

Bilan de cette seconde journée

Encore une journée bien remplie (nous avons fait la fermeture du Nikon Plaza !) et de quoi réaliser des éclairages au flash créatifs.

J’avoue que la fatigue se fait sentir en fin d’après-midi mais tant l’enthousiasme du formateur que le plaisir de découvrir les possibilités qui s’offrent à moi me font bien vite oublier ce coup de barre.

Mon avis sur la formation Eclairage au flash Cobra de la Nikon School

Vous l’avez compris, j’avais des attentes qui allaient au-delà de la simple manipulation du matériel, du détail des modes de fonctionnement de mes flashs Cobra.

Je voulais comprendre ce qu’il est possible de faire avec un ou deux flashs Cobra en intérieur comme en extérieur, dans mon quartier comme à l’autre bout du monde, avec un assistant ou seul.

Cet objectif est atteint, j’ai maintenant une vision complète des possibilités qui s’offrent à moi, du matériel nécessaire (bonne nouvelle, je l’ai déjà).

J’ai des idées plus précises de ce que je peux préparer comme séance, pour mes portraits de rue comme mes danseurs. Car j’imagine déjà organiser des séances hors spectacles, avec des danseurs qui se prêtent au jeu.

éclairage au flash cobra : de l'intention à la réalisation - mon avis sur la formation Nikon School

chercher les bons réglages sous l’oeil attentif du formateur

Le contenu de la formation est conforme à mes attentes, je connaissais déjà le fonctionnement des flash Cobra mais beaucoup moins les possibilités créatives qu’ils permettent. Ce tour d’horizon en deux jours, couplé aux exercices pratiques, est complet et pertinent.

Sur le plan pratique, j’ai apprécié de pouvoir suivre la formation en petit groupe, dans une salle réservée, sans être dérangé par d’autres activités ou groupes.

J’ai pu utiliser mon matériel photo comme emprunter du matériel au Nikon Plaza (ce sont les mêmes locaux), ce qui m’a permis d’utiliser le flash Nikon SB-5000 dont je ne dispose pas, un Nikon D850 (je n’avais que le Z 6 avec moi) et plusieurs objectifs dont le fabuleux 105 mm f/1.4 (sur ma liste au Père Noël). Notre formateur avait à disposition tous les accessoires nécessaires, un flashmètre, un Magic Arm, une boîte à lumière, des réflecteurs, plus qu’il n’en fallait !

éclairage au flash cobra : de l'intention à la réalisation - mon avis sur la formation Nikon School

choisir un objectif à droite, faire la photo à gauche … Merci le Nikon Plaza

Je termine cette revue non sans vous dire que l’accueil au Plaza est agréable, la salle et l’écran de projection aident à suivre aisément, l’équipe Nikon sur place a pu répondre à mes questions. J’en ai profité pour faire nettoyer mon capteur, et j’aurais pu craquer pour tout le matériel photo exposé en vitrine après l’avoir testé gratuitement pendant les deux jours de formation, le Nikon Plaza assurant également la vente de matériel Nikon. Dernière remarque et non des moindres, le café coule à flot pendant la pause et il le faut parfois !

A qui s’adresse cette formation

Savoir créer un éclairage au flash Cobra ne s’adresse pas qu’aux portraitistes. Tous les domaines de la photographie sont concernés :

  • le reportage photo,
  • la photo de rue,
  • la photo de mariage et lifestyle,
  • la photo de sport,
  • la photo de paysage,
  • la photo animalière.

Cette formation s’adresse à vous si :

  • vous ne savez pas comment utiliser un flash Cobra pour faire des photos créatives,
  • vous avez du mal avec les différents modes d’éclairage, le pilotage à distance, le modelage de la lumière,
  • vous voulez découvrir un domaine qui vous est inconnu, celui de l’éclairage en lumière artificielle,
  • vous avez investi dans ou plusieurs flashs Cobra et vous regrettez de ne pas les utiliser.

Cette formation ne s’adresse pas à vous si :

  • vous n’envisagez pas d’utiliser un flash Cobra autrement que fixé sur la griffe de votre boîtier,
  • vous ne jurez que par la lumière naturelle,
  • vous photographiez à l’instinct uniquement.

En conclusion et pour être tout à fait honnête, je pense que cette formation mériterait un jour de plus. Pour pratiquer.

L’éclairage au flash Cobra, bien que simple en apparence, demande beaucoup de pratique. Le programme de la formation est dense, et profiter de quelques heures de plus avec un photographe professionnel, expert du sujet, pour imaginer d’autres photos et les réaliser ne serait pas de trop.

éclairage au flash cobra : de l'intention à la réalisation - mon avis sur la formation Nikon School

elle n’a pas bronché pendant deux jours,merci à notre modèle !

Il peut être difficile pour certains de libérer trois jours pour une telle formation, plus coûteuse de fait, mais c’est une option qui pourrait être envisagée par la Nikon School. Une mise en situation, sur le terrain, dans des conditions de reportage. La Nikon School propose d’autres formations, complémentaires à celle-ci, et c’est peut-être là qu’il faut chercher la solution :

  • « Découvrez le flash« , à considérer si vous ne savez pas du tout comment fonctionne votre flash, comme si vous n’en avez pas encore et souhaitez faire le bon choix (4h)
  • « Objets mis en lumière« , une formation de 2 jours pour apprendre à photographier les objets (packshot, photo culinaire, vente en ligne, créations …),
  • « L’art du portrait en studio« , la formation la plus proche de celle que j’ai suivie, qui permet d’aller plus loin en photo de portrait, d’apprendre à créer votre studio et à utiliser les flashs et accessoires de studio et pas uniquement les flashs Cobra.

Bien utiliser un flash Cobra c’est aussi savoir faire preuve de créativité dans vos cadrages, vos compositions. La formation idéale pour cela, elle-aussi complémentaire, est « Développez votre créativité« , deux journées passées avec le même formateur, Gérard Planchenault, pour penser intention photographique plus que simple prise de vue.

Notez que suivre une formation à la Nikon School vous permet de bénéficier du programme de fidélité, comprenant une remise de 30% sur place le jour J si vous vous inscrivez à une autre formation et de 20% si vous vous réinscrivez dans les 3 mois, ça peut aider.

En savoir plus sur cette formation flash …


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