Test Nikon Z 5 : sur le terrain avec l’hybride plein format 24 Mp

Nikon a complété sa gamme d’hybrides plein format en juillet 2020 avec le Nikon Z 5. Très proche du Nikon Z 6 déjà testé, ce nouveau Nikon Z 5 interroge. Il ne manque pas de capacités et a quelques atouts que n’a pas le Z 6. Dans ce test Nikon Z 5, je vous dis ce que je pense de ce « petit Z 6 », et pourquoi il pourrait bien vous intéresser si vous êtes attiré par un hybride plein format.

Test Nikon Z 5 : sur le terrain avec l'hybride plein format 24 Mp

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Test Nikon Z 5 : le contexte

Deux ans après avoir annoncé ses premiers hybrides plein format, les Nikon Z 7 et Z 6, Nikon se devait de proposer une alternative aux photographes désireux d’utiliser un Nikon Z FX mais freinés par le coût de possession du boîtier et des optiques.

Le Z 7 et ses 45 Mp est le plus coûteux des deux, et adresse des besoins particuliers en très haute définition. Le Z 6 est plus polyvalent, très apprécié en vidéo, mais suppose un budget plus important que les reflex équivalents (par exemple le D780). Il fallait donc trouver une solution pour accélérer le taux de conversion du reflex vers l’hybride, ce que recherchent toutes les marques.

Le Z 6 a fait réagir lors de son annonce en raison de l’obligation d’utiliser une seule carte XQD (ou CFexpress désormais), de l’absence de poignée grip avec commandes déportées et de l’absence de flash intégré. Il y avait là matière à proposer une alternative sans mettre à mal le Z 6 qui devrait évoluer d’ici 2021.

Nikon a fait le choix – logique et judicieux- de diminuer le coût de possession (différent du tarif public). N’imposant que peu de modifications du Z 6 pour produire le Z 5, cette stratégie permet de proposer un hybride plein format presque aussi performant que le Z 6 mais qui vous revient moins cher. En cette période difficile pour nos portefeuilles, c’est plutôt bien vu.

Reste à savoir ce que le Z 5 a « en moins », vous allez voir que selon vos besoins, la différence est minime.

Test Nikon Z 5

le Nikon Z 5 avec le zoom NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion.

Test Nikon Z 5 : prise en main

Gabarit et construction

Ne cherchez pas les différences de gabarit entre le Z 5 et le Z 6, ce sont les mêmes boîtiers. Les fiches techniques présentent quelques différences (voir le comparatif Nikon Z 5 vs Z 6) mais les gabarits, non. Le poids, la taille, l’encombrement sont en tous points identiques.

Test Nikon Z 5

test Nikon Z 5 : la molette de sélection des modes d’exposition et les touches supérieures

La construction est la même, faite pour résister à la poussière (j’ai eu l’occasion de le vérifier lors du test !!) et à l’humidité. Les Nikon Z n’ont rien à envier aux reflex experts-pros de la marque, ils sont faits du même bois.

Protection tous temps et poussières Nikon Z 5

Après une nuit dans les champs de maïs …

Ergonomie et commandes

Je pourrais presque écrire la même chose ici que ci-dessus, si ce n’est que le Z 5 est dépourvu d’écran de rappel supérieur. Curieusement, Nikon en a profité pour déplacer la couronne de commande sur le côté droit, reprenant ainsi l’ergonomie du Nikon Z 50. Trait caractéristique de ce segment de gamme ou contrainte technique, l’histoire ne le dit pas.

Tout le reste est identique au Z 6, des touches de commande arrières à celles de fonction en face avant. Si vous utilisez un reflex Nikon vous serez en terrain de connaissance, si vous utilisez déjà un Z 6 vous ne verrez pas la différence et si vous venez de la concurrence, vous vous adapterez très vite.

L'ensilage du maïs en Meuse

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – ISO 12.800 – 1/20 de sec – f/4 – 28 mm

Le viseur électronique et l’écran tactile

Le viseur électronique est le même que celui du Z 6 (OLED d’environ 3.690.000 points). La technologie OLED donne les meilleurs résultats tant en qualité d’affichage qu’en réactivité. Le système optique couplé à ce viseur électronique permet à Nikon de proposer une visée agréable et lumineuse, bien plus généreuse que ne le sont celles de certains hybrides APS-C, cela vous aidera si vous êtes porteur de lunettes.

Ce viseur reprend ce qui fait l’intérêt d’un hybride :

  • cadrage à 100 %,
  • balance des blancs en temps réel,
  • exposition en temps réel,
  • informations sur les réglages du boîtier,
  • guides de cadrage sous la forme de grille,
  • niveau électronique,
  • assistances à la mise au point manuelle.

Disposer en temps réel de l’histogramme dans le viseur vous permet d’ajuster l’exposition avec précision, le focus peaking cher aux amateurs du mode de mise au point manuel est simple à gérer et la loupe disponible par simple appui sur le bouton de zoom vous permet de vérifier la netteté de vos photos macro avant même de déclencher.

Test Nikon Z 5

test Nikon Z 5 : l’écran arrière inclinable

C’est du côté de l’écran arrière qu’il faut chercher les différences. Celui du Z 5 est moins défini que celui du Z 6 (1.040 Mp vs 2.1 Mp), bien que ses dimensions soient les mêmes (diagonale de 8 cm). En pratique je n’ai pas constaté de différence sensible à la visualisation. Les écrans des menus sont parfaitement lisibles (la définition ne compte pas pour le texte des menus) et les images prévisualisées restent d’excellente qualité avec une colorimétrie fidèle. Il n’y a qu’en zoomant au maximum dans l’image que vous verrez quelques différences, mais si c’est le prix à payer pour disposer d’un hybride plus accessible, cela ne me gène guère.

Cet écran est inclinable mais non orientable à 360 degrés, tout comme sur les autres Nikon Z à un chiffre. Seul le Z 50 permet de basculer l’écran vers l’avant pour filmer face caméra. Si c’est votre besoin, utilisez l’application Nikon Snapbridge qui propose un retour d’image temps réel sur votre smartphone et l’accès aux commandes de mise au point, exposition et tournage, c’est le plus simple.

Cet écran tactile facilite la visualisation des images, elles défilent du doigt et vous zoomez comme sur votre smartphone. Dommage toutefois que Nikon ne propose pas un peu plus de souplesse au déclenchement, je le trouve toujours trop sensible. Frôler l’écran fait déclencher l’appareil trop vite bien souvent.

Les menus

Vous connaissez la structure de menus Nikon ? Vous la retrouvez sur le Nikon Z 5 qui ne présente aucune différence là non plus avec le Z 6. J’ai apprécié d’avoir accès à l’autonomie restante, précise, quand le Z 50 ne propose pas cet affichage par exemple.

L’autonomie

Le Nikon Z 5 utilise une nouvelle version de batterie, la Nikon EN-EL15c (b sur le Z 6). L’autonomie théorique passe de 380 à 470 vues selon les tests CIPA qui sont, rappelons-le, inadaptés aux hybrides. L’autonomie réelle avec WiFi et Bluetooth désactivés est plus proche des 900 vues, ce que j’ai pu vérifier lors du test. Sauf à faire plus de 1.000 photos par jour, vous n’avez pas besoin d’investir dans une batterie complémentaire, une bonne nouvelle pour votre budget.

test Nikon Z 5 : indication de l'autonomie à mi-charge

test Nikon Z 5 : indication de l’autonomie à mi-charge pendant mon reportage test

Les batteries EN-EL15a des reflex Nikon sont compatibles avec le Z 5, ainsi que la version EN-EL15b des Z 6 et Z 7, ne rachetez rien si vous en avez déjà. En outre le Z 5 propose un mode de recharge USB boîtier éteint comme allumé (éteint uniquement sur le Z 6) pour redonner quelque autonomie à votre Z 5 à l’aide d’une batterie portable.

La connectique et la carte mémoire

La carte mémoire XQD unique du Nikon Z 6 contrarie. Nikon propose une alternative intéressante sur le Z 5 puisque celui-ci est doté d’un double emplacement pour cartes SD. Je vous parlais de coût total de possession en introduction, ces cartes y participent. Moins onéreuses que les XQD ou CFexpress, ne nécessitant pas de lecteur dédié, déjà dans le sac de nombreux photographes, elles vous évitent une dépense de l’ordre de 350 euros pour deux cartes 64 Gb.

Préférez les cartes SD offrant un débit de 240 ou 300 Mb/s, la vitesse d’écriture sur carte est le critère important en mode rafale.

Test Nikon Z 5

test Nikon Z 5 : l’emplacement cartes SD et les contrôles arrières

Sur le côté gauche du Z 5, vous disposez d’une prise USB 3.0 Type C (autorisant la recharge de la batterie), d’une prise mini-HDMI, d’une prise pour télécommande, d’une prise micro et d’une prise casque.

Le Nikon Z 5 propose le Wi-Fi IEEE 802.11b/g/n/a/ac ainsi que le Bluetooth 4.2. Ces deux types de connexion permettent d’utiliser votre smartphone pour partager vos photos comme pour les traiter puisque le format RAW est disponible à distance en plus du JPG avec l’application Snapbridge. Il vous est aussi possible de commander le Z 5 à distance, SnapBridge jouant alors le rôle de la télécommande.

Test Nikon Z 5 : Autofocus et réactivité

Réactivité : autofocus

Le Nikon Z 5 possède le même module autofocus que le Z 6. Les mises à jour récentes du Z 6 dont l’Eye-AF humains et animaux est intégré, comme le seront les nouveautés possibles des prochains firmwares.

Les 273 collimateurs répartis sur 90 % du cadre sont bien plus pratiques à utiliser que la zone centrale réduite des reflex. Vous pouvez positionner le collimateur actif  à la périphérie du cadre sans rien perdre des performances de l’autofocus. Le mode de zone AF dynamique utilise tous les collimateurs, la détection n’en est que plus efficace.

Lors de ma séance nocturne, alors qu’il faisait noir et que je ne disposais que des lumières des tracteurs pour permettre à l’autofocus de faire le point, je n’ai jamais eu de problème de détection, l’AF a assuré. Bien que le Z 5 dispose d’un mode de mise au point en basse lumière dont le seuil de détection est plus bas que celui de l’AF classique, je préfère ne pas l’utiliser car il ralentit la mise au point.

test Nikon Z 5 + Nikon Z 24-50 mm f/4-6.3 à 4,5 vps AF-C

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – 4,5 vps AF-C
recadrage d’une image de la séquence animée ci-dessous

J’ai utilisé, comme sur mon Z 6,  le mode AF Zone réduite la nuit et le mode AF zone automatique en photo de rue. Dans un cas j’ajuste le collimateur là où je veux vraiment faire le point, dans l’autre je laisse le boîtier faire le point sur le sujet le plus proche en jouant avec une grande profondeur de champ.

test Nikon Z 5 + Nikon Z 24-50 mm f/4-6.3 - AF Zone dynamique

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – AF Zone dynamique

Réactivité : rafales

Le mode rafale du Nikon Z 5 se contente de 4,5 images par seconde quand le Z 6 grimpe à 12. En pratique, si vous faites des photos de paysage, du portrait, du studio, du reportage, de la photo de rue, certains sports « calmes », c’est amplement suffisant.

Si vous faites de la photo d’action, de sport, et qu’il vous faut vraiment 8, 10 ou 12 images par seconde, il faut passer au Z 6. C’est la limite. En animalier, tout dépend des animaux. Un éléphant dans la savane se contentera de 4,5 vps tandis que si vous êtes adepte du mode rafale pour photographier les oiseaux, le Z 6 vous livrera 12 vps et la chance d’en avoir une intéressante (l’autre solution est d’apprendre à déclencher au bon moment …).

Lors de ce test Nikon Z 5, j’ai utilisé le mode rafale pour vérifier le suivi AF, à 4,5 vps. Vous verrez sur l’animation ci-dessous que l’autofocus suit le sujet sans problème. Je n’ai pas eu l’occasion d’évaluer cet AF en photo de spectacle (et pour cause), celui du Z 6 me donne entière satisfaction, je ne doute pas que celui du Z 5 fasse de même.

Test de l'autofocus du Nikon Z 5 en mode rafale

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – 4,5 vps AF-C

L’autre avantage de ce mode rafale à 4,5 vps est qu’il ne sature pas le buffer aussi vite que sur le Z 6. Si vos cartes SD ne sont pas les plus rapides, c’est toujours ça de gagné.

Test Nikon Z 5 : Qualité d’image

Montée en sensibilité

Le Nikon Z 5 dispose d’un capteur CMOS FSI théoriquement un peu moins performant que celui du Z 6 qui est CMOS BSI. Cette technologie BSI est censée offrir de meilleures montées en sensibilité. Il s’agit donc ici du même principe qu’entre les D750 (FSI) et D780 (BSI), si ce n’est que le capteur du Z 5 est au niveau du D780.

Nikon Z 5 à 6400 ISO

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 6.400 – 1/2.500 ème de sec – f/6 – 44 mm

En pratique et après avoir utilisé le Nikon Z 5 plusieurs jours, dont une séance nocturne très exigeante, je ne constate pas de différence entre 100 et 6.400 ISO. Cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, mais vous ne les verrez pas à l’œil nu.

A 12.800 ISO le Z 5 se comporte encore très bien, mon reportage nocturne fait à cette sensibilité montre de bons résultats, le Z 6 n’aurait pas fait mieux.

Nikon Z 5 à 12800 ISO

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 12.800 – 1/5.000 ème de sec – f/6 – 44 mm

Au-delà de 12.800 ISO, le Z 6 l’emporte d’une courte tête puisqu’il gagne une sensibilité maximale en mode étendue, mais soyons clair, ces valeurs ne sont pas utilisables en photo. Elles servent aux spécialistes de la reconnaissance de scène dont la priorité n’est pas le détail dans l’image mais la détection de zones claires et sombres.

Nikon Z 5 à 25600 ISO

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 25.600 – 1/8.000 ème de sec – f/6 – 44 mm

En pratique, mieux vaut ne pas dépasser 12.800 ISO pour une qualité optimale, 25.600 ISO pour les images à la limite, quand le Z 6 peut monter à 51.200 ISO, des valeurs très élevées pour des conditions spécifiques. Ceci dit déclencher à 12.800 ISO est déjà une performance, cela permet de compenser la faible ouverture du NIKKOR Z 24-50 mm (je vous en parle plus bas).

Toutes les photos de ce test sont visibles en pleine définition 

Test Nikon Z 5 : Stabilisation d’image

« Sur le Z 6, la stabilisation est tellement bonne qu’elle permet de justifier de ne proposer un zoom de base n’ouvrant « que » à f/4 constant. »

Cette phrase extraite du test du Nikon Z 6 est aussi valable pour le Z 5. La stabilisation dans le boîtier (IBIS, In Body Image Stabilization) est la même, sur 5 axes. La définition de 24 Mp, moins exigeante que les 45 Mp du Z 7, permet de photographier à main levée jusqu’au quart de seconde.

Nikon Z 5 en vitesse lente

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – ISO 12.800 – 1/4 de sec – f/4 – 33.5 mm

Cette stabilisation Nikon est probablement l’un des plus grands bénéfices à passer à un hybride, que vous saurez très rapidement apprécier sur le terrain.

Obturation rapide et silencieuse

Je n’oublie pas la possibilité d’utiliser le Nikon Z 5 en mode silencieux puisqu’il dispose lui-aussi de l’obturateur électronique. J’utilise ce mode en photo de spectacle et plusieurs collègues photographes sont déjà venus me voir pour me questionner car le bruit du reflex n’est plus accepté sur scène, ou si peu. Si c’est votre besoin, vous avez la solution.

Sur le plan des performances pures, notez que le Z 5 dispose d’un obturateur mécanique et d’un obturateur électronique qui montent tous deux à 1/8.000 s. L’obturateur électronique pourrait monter plus haut, c’est le cas chez certains concurrents, reste à trouve les usages, ils ne sont pas si courants.

Photo d’âne vu de près

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 450 – 1/250 ème de sec – f/9 – 43 mm

Si comme moi vous appréciez la photo de rue en soirée ou la nuit et que vous devez déclencher de façon discrète, vous avez là une solution qui tient très bien la route.

Coucher de soleil dans la Meuse

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 100 – 1/1.600 ème de sec – f/10 – 50 mm

Test Nikon Z 5 : vidéo

Pour faire simple, si le mode vidéo est celui qui vous préoccupe car vous tournez des vidéos pros, oubliez le Z 5 et choisissez le Z 6. Le Z 5 marque le pas avec un crop x 1.7 alors que le Z 6 cadre plein format. Il est limité à 60p alors que le Z 6 grimpe à 120p. Pour le reste tout est semblable :

  • mode d’enregistrement N-Log (pour un rendu « plat » facilitant l’étalonnage),
  • enregistrement en 10 bits,
  • TimeCode,
  • prise HDMI et enregistreur externe.

La vidéo amateur en Full HD ou 4K reste possible, il vous suffit de tenir compte du recadrage.

Ensilage du maïs la nuit en Meuse

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 24 mm – ISO 12.800 – 1/8 ème sec. – f/4

L’enregistrement se fait en h.264 et le boîtier génère des fichiers en .mov ou .mp4. Trois cadences sont disponibles en 4K: 30p, 25p et 24p. Deux types de Full HD sont proposés. De la Full HD « classique », avec des cadences de 60p, 50p, 30p, 25p et 24p, et de la Full HD « ralentie » en 30p 4x, 25p 4x et 24p 5x.

Je vous renvoie vers le test du Nikon Z 6 pour en savoir plus sur le mode vidéo des hybrides Nikon Z.

Test NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

Le Nikon Z 5 est (encore) vendu en kit avec le zoom NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3. Nikon a souhaité faciliter le passage à l’hybride plein format en fournissant un zoom en monture Z très abordable. Mais ce qui est une bonne idée dans le cerveau d’un responsable marketing japonais ne l’est pas forcément dans le cerveau des clients français.

Ce zoom n’est pas « mauvais », ce n’est pas ce que je lui reproche. Il se défend même pas si mal pour un zoom entrée de gamme. Mais sa plage focale comme son ouverture maximale ne présentent que peu d’intérêt tandis que sa construction avec monture en polycarbonate est moins robuste que celle des séries S.

Test Nikon Z 5

NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 à 24 mm
Test Nikon Z 5

NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 à 50 mm

Ce n’est ni un zoom grand-angle (comme le NIKKOR Z 14-30 mm), ni un zoom de reportage (comme le NIKKOR Z 24-70 mm f/4), ni un zoom pour le portrait (50 mm c’est trop court), ni un zoom pour la vidéo (ce n’est pas le sujet avec le Z 5). C’est donc un zoom pour … essayer l’hybride. Un choix tactique difficilement justifiable alors qu’il existe tant d’objectifs performants dans la gamme Nikon.

Si j’en avais le loisir, je proposerais le boîtier nu complété de kits avec :

  • un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 dont les performances sont excellentes (il m’a servi pour les photos de nuit),
  • un NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 dont la plage d’ouvertures est la même mais qui a le mérite de grimper à 200 mm.

Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 400 – 1/800 ème de sec – f/13 – 46 mm

crop de la photo ci-dessus (JPG natif)

crop de la photo ci-dessus (JPG natif)

Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 100 – 1/500 ème de sec – f/6.3 – 50 mm

Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

crop de la photo ci-dessus (JPG natif)

Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 100 – 1/100 ème de sec – f/6.3 – 36 mm

Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

crop de la photo ci-dessus (JPG natif)

Je ne doute pas que Nikon vende cet hybride boîtier nu très vite, ne vous précipitez donc pas sur le kit 24-50 mm sauf à n’avoir aucune optique NIKKOR Z (voir pourquoi les choisir) et à être intéressé par cette monture et cette plage focale. Dans cet unique cas, le NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 est un choix très abordable avant d’envisager, pourquoi pas, une focale fixe en complément.

Test Nikon Z 5 : pour qui et quels usages

J’ai listé ci-dessous des besoins courants, cette liste est personnelle, elle n’engage que moi, mais peut vous servir de base de départ pour faire votre choix.

Le Nikon Z 5 peut vous intéresser si :

  • vous avez envie de franchir le pas du reflex vers l’hybride plein format sans quitter la marque Nikon,
  • vous disposez déjà d’un parc optique en monture F, notamment non stabilisées, que vous aimeriez redécouvrir,
  • vous cherchez un boîtier polyvalent, à l’aise dans toutes les conditions, reportage, voyage comme paysage ou nature,
  • vous photographiez souvent en basse lumière,
  • vous voulez une évolution sensible par rapport à votre D700, D600/610, D750 comme votre APS-C D7200/D7500/D500,
  • vous avez un budget limité (et un stock de cartes SD),
  • vous n’êtes pas nikoniste mais cherchez un hybride 24 x 36 mm performant et abordable.

Le Nikon Z 5 va moins vous intéresser si :

  • vous avez un vrai besoin des très hautes définitions (préférez alors le Z 7),
  • vous avez des exigences pros en vidéo (préférez alors le Z 6),
  • passer aux cartes XQD/CFexpress ne vous dérange pas,
  • vous voulez l’hybride plein format 24 Mp le plus performant du moment chez Nikon.

L'ensilage du maïs en Meuse

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – ISO 12.800 – 1/40 ème de sec – f/4 – 34 mm

Test Nikon Z 5 : conclusion

Ce test Nikon Z 5 le montre, l’hybride plein format « entrée de gamme » vaut bien plus que cette appellation. Faisant jeu égal avec le Z 6 sur la plupart des points, ne marquant le pas qu’en terme de définition de son écran arrière, d’absence d’écran de rappel supérieur, de recadrage en vidéo et de très haute sensibilité, le Z 5 est plus qu’un très bon compromis, c’est le boîtier à considérer en premier pour un passage à l’hybride plein format.

Plus abordable si vous calculez le coût de possession total (boîtier + accessoires), il pourrait bien détrôner le Z 6 dans sa version actuelle avant qu’un hypothétique Nikon Z 6s fasse son apparition avec un double emplacement SD+XQD (je n’ai pas d’infos).

Bien que la compatibilité avec les anciennes optiques Nikon non-AI ne soit pas assurée, je comparerais presque le Z 5 à feu le Nikon Df, un boîtier taillé pour la « pure photographie » capable des meilleures performances.

Le temps m’a manqué pour faire un test Nikon Z 5 plus long et diversifier les prises de vue, mais utilisant le Z 6 au quotidien, je ne doute pas que le Z 5 réponde de la même façon. J’ai déjà cessé d’utiliser mon D750 au profit du Z 6, le Z 5 ne fait que confirmer le fait que Nikon tient là une base intéressante pour l’avenir. J’ai hâte de voir arriver des Z encore plus musclés, capables de tenir la dragée haute aux concurrents, l’année 2021 devrait être intéressante !

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Jean-Christophe Dichant
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30 Commentaires sur "Test Nikon Z 5 : sur le terrain avec l’hybride plein format 24 Mp"

  1. Je ne sais pas si cela a sa place ici,mais Nikon continue de nous en enchanter. Bientot Z6 -2 et Z7-2,mais aussi, une page qui se tourne avec l’arrêt du dernier Nikon argentique le F 6,..Pour ceux qui comme moi on traverse toute cette évolution photographique avec l’icône, le Mythique Nikon F, c’est un peu la tristesse, la nostalgie de la peloche du grain, du labo etc…Mais quand même, quel plaisir vrai d’utiliser, ces fantastiques  »hybrides », dont ce Z5 en particulier, qui apporte des solutions de prises de vues inimaginables a l’époque qu’on a vécu.Pour ces raisons, souvent, je ne souhaite pas vu ce que j’ai vécu émettre de critiques tant les possibilités de ces nouveaux appareils, sont pour moi fabuleuses. Etant donne, que celui qui reste maître de sa prise de vue, c’est le photographe , qu’on soit en argentique où en numérique ne change rien de mon point de vue.

  2. Même si on est habitué et de longue date, a des avis, commentaires, tests, de sites, de blogs, de revues photo etc, on ne peux qu’être surpris, sur le point de vue de certains sites, s’attachant plus( ce n’est bien sûr que mon avis) a  » découper les cheveux en quatre » , au profit je le pense, de passionnés de la critique  » pure technique », que de photographes utilisateur dont je suis. De ce point de vue, le test complet, précis, et suffisamment documenté de JC DICHANT, suffit très amplement, pour ce faire une idée, de ce que vaut le Nikon Z5, notamment en matière de sensibilité ( voir le chapitre concernant ce point) Pour autant , mon attention a été attiré par un titre concernant une  » dynamique laissant à désirer » qui explique en gros que le Z 5 gère pas trop mal  » les basses lumières » mais que pour les hautes lumières,  » ce n’est pas ça » et on le compare a un capteur  » aps-c » d’un appareil d’une autre marque ( le Sony A6600) qui ne joue pas dans la même catégorie.Car un capteur plein format, en général, n’a pas les mêmes réponses qu’un capteur aps-c , et donc cette comparaison, me paraît un peu  » limite » pour caractériser un défaut du Z 5 en matière de sensibilité.Car un photographe, a besoin de données précises, sur ce que peux faire ou pas un appareil photo. La plupart du temps, la gestion des  » basses lumières » est de loin a mon avis, le plus important, car  » pas de lumière, pas de Photo » et comme le rappelle dans son excellent test de terrain. JC DICHANT , dans les pires conditions, le Z5 s’en est sorti honorablement, alors pourquoi aller se compliquer la vie, en faisant des comparaisons,avec un appareil d’une autre marque, de surcroît, n’entrant pas dans le même format. Bien sur chacun a le droit de penser, dire, critiquer, ce qu’il veut, mais quand vient l’heure du choix  » décisif », l’achat,que que faire si spécifiquement, on est toujours dans le doute des performances d’un appareil, dans la mesure ou une masse d’avis, différents ne permettent en aucun cas de savoir, du moins sur le » papier » ce que sont les critères utiles pour l’acheteur potentiel, qui selon ses attentes, et sujets de prédilection, utilisation pourra choisir en toute sérénité l’appareil qui lui convient le mieux.

  3. Bon ben plus qu’à attendre le Nikon Z7 II et Z6 II qui vont être annoncés dans les jours à venir 😀 !!!

  4. Bonjour, belle présentation du z5. Mais il y a quand même quelque chose qui me heurte de la part de Nikon : si je prends le z5 nu + le 24-70/4 + carte 64g on arrive à 2750 € alors qu’un z6 avec la même configuration est à 2500 €.
    Où est l’intérêt de cet  » entrée de gamme « .

  5. Bonjour merci pour cette présentation… Étant à la recherche d’un boîtier pour démarrer, est-ce que ce Z5 et ses 4 i/s est un frein pour faire des photos lors d’un meeting aérien ?
    Cordialement

    • Je ne pense pas, 4 photos par seconde c’est déjà beaucoup et n’oublions pas qu’apprendre à déclencher au bon moment est bien plus utilise qu’un boîtier qui fait 12 images par seconde

    • A toutes fins utiles, les boitiers actuels, vu les plages de sensibilité très importantes, permettent donc des couples vitesse/ diaph élèves.Pour un mobile(avion) je confirme tout a fait ce que dit JC DICHANT, c’est a dire que même a 4 images secondes( Z5) on capture le sujet( avion, hélico, etc) C’est un  » coup de main  » a prendre » , de bien utiliser une vitesse  » rapide », et on a un bon résultat.

  6. Bonjour Jean Christophe,
    Merci pour ce test très utile mais aussi pour tous les autres et votre newsletter.
    Savez vous si Nikon va enfin se décider à vendre le Nikon Z5 en « boitier nu » ou au minimum en Kit SANS cet objectif 24-50mm mais avec un autre plus performant ?
    Tant que ce sera ce cas présent je ne franchirais malheureusement pas ce pas, alors que dans le cas contraire je l’achèterais aussitôt…
    Est ce qu’ils vont bientôt se décider, est ce encore une affaire de plusieurs mois ?
    C’est franchement une erreur incompréhensible de marketing de la part de Nikon…
    Bien cordialement.

  7. Bonjour Jean Christophe Serait ce j’e bonne idée de prendre un Z5 nu ( quand il sera là ) et le 24/70 2,8
    J ai déjà un 105 macro et 50 pour mon Nikon 7100 je voudrais un PF je suis plus photo que vidéo et le Z6 me gêne un peu par ses cartes etc ,, j attendais le nikon Z6S mais il serait sûrement plus cher !? Qu en penses tu merci ( j ai aussi un G9 lumix que je veux garder ) amitiées photographiques 😄

  8. Bonjour, pourquoi, je n’ai pas acheté le Z5 ? Parce qu’il reconnait uniquement les objectifs AI-S et Z, pour l’utilisations de toutes les paramétrages du boitier. Donc, si vous êtes un Nikoniste, et, si vous possédez comme moi, des objectifs AI et AFD. La seule option est uniquement l’utilisation du mode manuel. !!!!!! Ce qui n’est pas le cas du Canon « R ». Avec la bague d’adaptation, il prend toutes les optiques……que vous possédez !!!!

  9. Je suis sur le point de franchir le cap, me séparer du Nikon D750 pour le Z5, mais une question me taraude est-ce que le Z5 est vraiment meilleur en vidéo que le D750, hormis le crop, et du coup associer le Z5 avec l’excellent objectif 24-70 ouverture constante 2.8 et la stabilisation du Z5.
    Merci pour vos réponses.

  10. Merci pour cet article.

    J’ai déjà pris part aux échanges sur votre dernier article relatif au Z5 et cet article est très clair. Juste un regret : où trouver un test comparatif Z5 versus Z6 avec le même objectif afin de se faire une idée plus précise sur la qualité du capteur ?

    A bientôt

  11. Ce test en utilisation de JC DICHANT confirme ses premières impressions sur ce boitier. Bien d’accord que ce boitier n’est pas en « entrée de gamme » dans le style péjoratif. Non je dirai à l’appui de ce que dit JC DICHANT que c’est un boitier super bien fini, n’ayant rien à envier des boitiers de gamme supérieures. Je l’ai éprouvé, en l’achetant on on retrouve la construction soignée à la Nikon des boitiers haut de gamme de la marque(rien à envier selon moi à la construction du D500 haut de gamme de la gamme reflex APS)-Comme je l’ai précisé dans un article le Z50 pourtant bien construit, est selon moi un ton au-dessous. Que dire de plus, que ce boitier en ravira beaucoup, même avec l’objectif livré en kit le 24-50. Je comprends les réserves de JC DICHANT à ce sujet, quand on est déjà doté d’objectifs plus lumineux de la marque. Par contre, pour l’instant, pas le choix, il est livré en kit avec cet objectif. Pour ma part n’ayant pas d’objectifs full frame Nikon, et venant du Z50 et de son 16-50, je n’ai pas trop été déçu par cet objectif. Certes son ouverture est pas faramineuse, mais la encore tout est affaire de choix de sujets et de goûts aussi et chacun reste entièrement libre de ses choix. Pour mes utilisations, j’ai toujours dans les lieux où je photographie, beaucoup de lumière, et un diaph fermé n’est pas gênant. Quand au studio, les ouvertures de travail sont fréquemment à f8-f11, voir plus. Et puis , quand on traversé toute l’évolution des technologies, où avant certaines images étaient « impossibles », avec de tels engins ont peut photographier à l’intérieur sans ajout de flash tellement la sensibilité du capteur est élevée…A cet occasion on ne peut qu’apprécier de pouvoir faire des images à peu près à tous moments et dans toutes situations, et on ne peut qu’être enthousiaste de ces fabuleux progrès technologiques et des appareils que nous livre(entre autres) Nikon

  12. Un lecteur de cartes SD UHS1 peut-il lire les cartes SD UHS2?

  13. Merci pour ce test. Personnelement, je voyais ce boitier comme un « Z6 Light », mais au final, il n’est pas si light que ça, sauf pour les vidéastes à priori. Je pense que d’ici quelques mois, quand son prix baissera, et ça deviendra un des meilleurs rapports qualité prix toutes marques confondues.

    Une différence non mentionnée dans l’article est à noter. Le Z5 est Made in Thailande, tandis que le Z6 est Made in Japan. Je ne crois pas qu’il y ait une différence dans la qualité de fabrication. C’est sûrement une question de coûts de fabrication. Pour la fiabilité, cela doit être similaire, mais seul le temps nous le dira…

    Me concernant, je suis l’heureux proprietaire d’un Z6 (avec 3 optiques Z) depuis presque un an. Je l’aime beaucoup; il convient parfaitement à ma pratique (concerts, street, famille, voyages principalement). Le Z5 n’est donc pas pour moi.

    Par contre, à l’avenir, je pourrais être intéressé par ce petit zoom pour la photographie de rue si son prix est aussi léger que son poids. La plage focale est courte, mais finalement 24-50 c’est parfait pour de la street photo. L’ouverture est certes faible, mais pour de la photo de rue en plein jour, cela est suffisant. Pour la photo de rue en soirée, c’est une autre histoire…

    • Si mon avis peut vous être utile, je pense que ce 24-50 vous sera utile, couvrant toutes les plages que votre sujet requière. En outre il est léger et peu encombrant dans le style réussi sur le 16-50 « pancake » du Z50

  14. Utilisant cet appareil depuis une quinzaine de jours, très content d’être passé à l’hybride ! Au prix où est ce kit (2000€ quand même !) Nikon pourrait fournir le pare-soleil de son (petit) zoom !
    La réutilisation des autres optiques Nikon est génial, même si le poids de la bague n’est pas négligeable ! (Les chinois vont bien nous sortir une baque en plastique (ou en bambou) moins lourde !

  15. C’est quand même super bien vu d’avoir sorti ce Z5 sans faire de concession sur l’AF, la batterie et le viseur. Merci Nikon! Pour la cadence, il sortira certainement des Z6s/Z7s ou le Z8 qui satisferont les spécialistes, perso même en meeting je n’ai jamais dépassé les 4 vps. Et stabiliser mes fixes F, quel bonheur. Reste à choisir le zoom… j’attends un peu pour voir si le 24-105 pointe son nez.

  16. Kupferschlaeger Patrick | 10 septembre 2020 à 10 h 50 min | Répondre

    Merci pour ce test
    Possesseur d’un 850 et d’un 810 avec un gros parc d’objectifs et accessoires, je désire passer à l’hybride. Votre test m’encourage à acheter un Z5 nu avec un adaptateur ftz.
    Le Z6 ou Z7 m’obligeant à passer en CFexpress alors que le 850 ne permet que la XQD…. En tant que deuxième boitier j’espère qu’il fera l’affaire.