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67 leçons pour faire de bonnes photos : mettez le turbo :

Vous voulez passer à la vitesse supérieure dans votre pratique photo ? Vous connaissez les bases de la photo mais souhaitez acquérir des compétences plus expertes ?

Le guide « Photo : mettez le turbo » de Gérard Michel-Duthel vous propose 67 leçons pour faire des photos qui vous plaisent.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

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Photo : mettez le turbo !

La photographie est une activité qui demande de la patience. Il faut comprendre les fondamentaux (choix du matériel, bases de la prise de vue, bases du post-traitement) avant de commencer à faire des images qui vous plaisent.

Une fois ce premier cap passé, vous avez envie d’aller plus loin. Une réaction fréquente est de vouloir changer de matériel (boîtier, objectifs) car « ça doit être mieux ». Et souvent vous n’êtes pas satisfait du résultat.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Passez du statut de débutant à celui d’amateur éclairé demande une démarche plus globale de votre part. C’est ce que Gérard Michel-Duthel s’efforce de décrire dans ce nouveau guide après avoir déjà écrit La photo c’est pas sorcier ! pour les plus débutants.

Une démarche plus globale c’est la prise en compte des 5 domaines ci-dessous, et du premier en particulier :

  • la démarche photographique
  • le matériel
  • les réglages de l’appareil
  • la prise de vue
  • le post-traitement et l’impression

Vous aurez compris qu’il s’agit des différents thèmes du livre, dans l’ordre.

Je ne m’étonne pas de trouver en premier un chapitre sur la démarche photographique. Loin des considérations plus philosophiques d’un Michael Freeman ou, pire, d’un David DuChemin, Gérard Michel-Duthel cherche ici à vous sensibiliser à ce qui devrait être votre état d’esprit quand vous faites des photos. Je cite :

« Penser ses photos, savoir ce que l’on veut transmettre, intégrer la phase de post-traitement dans sa réflexion … se fixer un but »

Si vous faites partie de ceux qui pensent qu’un appareil photo plus cher et performant fera de vous un meilleur photographe à coup sûr ne lisez pas la suite. Dans tous les autres cas continuez.

Des bases aux questions plus avancées

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

[su_frame][/su_frame]Pour faire des photos il vous faut un appareil photo (vous avez peut-être déjà un smartphone pour cela). Mais il vous faut surtout « faire » des photos et « penser à » ce que vous faites.

C’est dans cet esprit que ce guide est écrit, et dans cet esprit également que l’auteur vous emmène de la première à la dernière page à la découverte de sujets qui peuvent vous être inconnus.

Comme tout guide un tant soi peu généraliste vous me direz que vous savez déjà certaines choses comme la différence entre un reflex et un hybride ou le triangle d’exposition. Mais savez-vous comment adopter une démarche cohérente ? Comment stabiliser vos prises de vues ? Comment éviter les pièges de la mesure de lumière et de la balance des blancs ?

Des outils au service de votre démarche

Au travers de ce guide vous allez découvrir pourquoi le matériel et les logiciels ne sont pas des fins en soi mais au contraire pourquoi ce sont des outils au service de votre démarche personnelle.

Je suis le premier à dire qu’avant d’acheter un nouvel objectif il faut vous poser la question de savoir pourquoi vous le faites. Idem pour le boîtier et les accessoires. En parcourant les différentes leçons de ce guide, vous allez découvrir ce qui vous plaît dans la photographie et comment procéder pour faire ce type de photos.

Une fois que vous aurez fait ce premier pas, vous apprendrez à choisir le bon équipement et à bien l’utiliser. Pour arriver à vos fins.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Un guide qui en appelle d’autres

Ce guide photo n’a pas la prétention de faire le tour de tous les sujets, d’autant plus que chaque domaine photographique nécessite un ouvrage à lui tout seul (ce que vous trouvez dans la série Les secrets de …).

Il s’agit plutôt d’un outil à votre service, comme votre équipement photo, pour commencer à mettre en place votre démarche créative.

Sans démarche vous pouvez faire quelques bonnes photos, avec une démarche vous proposez une vision personnelle et savez vous adapter aux différentes situations. C’est une des différences entre le photographe amateur et le photographe professionnel (voir page 16 le chapitre sur la construction de séries).

Après avoir suivi ces leçons il y a fort à parier que vous éprouverez l’envie d’en savoir plus sur certains sujets. Ce sera alors le signe que vous avez commencé à « penser photo ». Que vous aurez « fait des photos » et rencontré de nouveaux problèmes à résoudre. Votre démarche sera en place.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Mon avis sur ce guide photo

A la différence de son précédent guide orienté résultat immédiat, Gérard Michel-Duthel vous propose ici un ouvrage de réflexion. Vous invite à prendre le temps de penser photo, de vous poser les bonnes questions. Il ne répond pas à tout, ne couvre pas tous les sujets, quelques illustrations (le matériel Nikon par exemple) datent un peu. Mais l’essentiel n’est pas là. Il faut prendre ce livre comme un catalyseur.

Ces 67 leçons sont organisées de façon cohérente pour vous aider à penser autrement. J’ai apprécié les encarts analyse d’images dans lesquels l’auteur détaille une photo, ses éléments principaux, et pourquoi la photo fonctionne. Ce sont peut-être même les pages les plus importantes du guide !

La maquette est richement illustrée, faisant la part belle aux photos comme aux copies d’écrans de boîtiers et logiciels.

Plusieurs sujets assez peu traités dans d’autres ouvrages le sont ici : rafale et time-lapse, photo panoramique, photo 4K, focus stacking …

Au final voici un guide pratique convivial au tarif très abordable de 22 euros, qui peut compléter le précédent ouvrage si vous l’avez déjà malgré quelques incontournables recoupements.

Si vous maîtrisez déjà les quelques bases de la photographie, alors ce guide vous prendra là où vous en êtes pour vous emmener un cran plus loin. Vous saurez ensuite vers quel ouvrage plus spécialisé vous diriger.

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Comment régler l’exposition d’une photo : surexposition, sous-exposition, correction

L’exposition est le réglage fondamental de la photographie. Pas au sens technique du terme : au sens de la maîtrise. Savoir régler l’exposition photo, comprendre comment votre boîtier mesure la lumière, et surtout pourquoi il se trompe parfois, c’est ce qui vous permettra de passer de photographe en mode auto à photographe décideur de ses choix. Ça fait la différence.

Dans cet article je vous explique comment régler l’exposition, comment corriger les problèmes de surexposition et de sous-exposition, et quand intervenir manuellement sur le réglage que propose votre appareil.

Régler l’exposition : ce que votre boîtier mesure et pourquoi il se trompe

L’exposition, c’est la quantité de lumière reçue par le capteur au moment de la prise de vue. Pour obtenir une photo correcte, cette quantité doit être juste suffisante. Ni trop, ni trop peu.

Une photo bien exposée restitue fidèlement les tons clairs, les tons sombres et les demi-teintes de la scène photographiée. Ce n’est pas une question de règle absolue : c’est une question d’intention photographique.

Trop de lumière : la photo est surexposée. Les zones claires sont brûlées, totalement blanches, sans détail récupérable. Sur l’histogramme, la courbe est collée au bord droit.

Pas assez de lumière : la photo est sous-exposée. Les zones sombres sont bouchées, noires, sans information. La courbe est collée à gauche.

Votre appareil est capable d’exposer correctement dans de nombreuses situations : les automatismes de mesure de lumière sont de plus en plus performants. Il reste des cas particuliers où une intervention de votre part est nécessaire : contre-jour, arrière-plan très sombre, sujet dans l’ombre, spots lumineux, scènes et éclairages complexes. Il faut alors savoir régler l’exposition manuellement, sans s’en remettre au boîtier.

Les trois paramètres qui contrôlent l’exposition

L’exposition dépend de trois réglages que vous contrôlez directement : l’ouverture du diaphragme, le temps de pose et la sensibilité ISO. C’est ce qu’on appelle le triangle d’exposition.

Le principe de réciprocité signifie que ces trois paramètres sont liés : si vous modifiez l’un, vous devez compenser avec un autre pour conserver la même exposition.

Vous ouvrez le diaphragme : vous laissez entrer plus de lumière, donc vous réduisez le temps de pose.

Vous allongez le temps de pose : vous augmentez la quantité de lumière, donc vous fermez le diaphragme.

La sensibilité ISO joue le même rôle : plus elle est élevée, plus le capteur est sensible, ce qui influe directement sur l’exposition.

Exposition et plage dynamique : la vraie limite à connaître

La plage dynamique d’un capteur, c’est sa capacité à enregistrer les détails dans les hautes et les basses lumières simultanément. Le contraste d’une scène, c’est l’écart entre les zones les plus claires et les plus sombres.

Un capteur ne peut pas restituer un contraste infini. Les capteurs actuels se situent généralement autour de 10 à 11 IL selon les modèles, loin de ce que votre oeil sait gérer. Dans les zones sombres, le signal est faible et se confond facilement avec le bruit numérique : c’est pour ça que les ombres sont souvent bruitées quand vous poussez l’exposition en post-traitement.

Trois situations se présentent en pratique :

Le contraste de la scène est équivalent à la plage dynamique du capteur : situation idéale, tout est enregistrable.

Le contraste de la scène est plus faible que la capacité du capteur : vous pouvez tout enregistrer facilement, il suffit d’exposer correctement.

Le contraste de la scène dépasse la capacité du capteur : c’est le cas le plus fréquent en extérieur. Une partie des hautes lumières ou des ombres sera forcément perdue. C’est là que votre intervention devient indispensable.

Quatre façons de régler l’exposition pour gérer un contraste trop élevé

Se déplacer. Modifier votre position pour éliminer une source lumineuse trop forte du cadre, ou la masquer derrière un élément de la scène.

Déboucher les ombres. Utiliser un flash d’appoint pour éclairer les zones sombres, par exemple un visage photographié à contre-jour.

Utiliser un filtre dégradé. Un filtre ND dégradé assombrit une partie de l’image, souvent le ciel, tout en conservant la luminosité du premier plan. Indispensable en paysage contrasté.

Faire du HDR. Réaliser plusieurs photos avec des expositions différentes (bracketing), puis les fusionner en post-traitement. Une série classique : trois images à -1, 0, +1 IL.

> En savoir plus sur le HDR.

Ce que le post-traitement peut et ne peut pas faire

Le post-traitement (avec un logiciel photo) permet d’ajuster l’exposition, mais il ne remplace pas une bonne prise de vue. Modifier l’exposition en RAW revient à décaler l’ensemble de l’image. Cela ne permet pas de récupérer une plage dynamique qui n’a pas été capturée. Vous pouvez corriger, pas recréer de l’information absente.

Quatre façons de régler l’exposition sur votre appareil photo

1. Utilisez la correction d’exposition

C’est le réglage le plus rapide et le plus direct. Sur votre Nikon, la molette de correction d’exposition (symbolisée par +/-) vous permet de décaler l’exposition mesurée par le boîtier. En + vous surexposez volontairement. En – vous sous-exposez. Utile dans toutes les situations où le boîtier se trompe : contre-jour, neige, fond très sombre.

2. Vérifiez l’histogramme après la prise de vue

L’histogramme est votre seul indicateur fiable. Une surexposition se traduit par un pic collé au bord droit (hautes lumières écrêtées). Une sous-exposition par un pic collé à gauche. Visez une courbe qui ne touche pas les bords, sans chercher à tout prix un histogramme centré : certaines scènes à faible ou forte clé sont normalement déséquilibrées.

3. Activez le clignotement des hautes lumières

Sur les boîtiers Nikon récents, le clignotement des zones surexposées s’active dans les réglages d’affichage. Les zones cramées apparaissent en clignotant sur la photo. C’est immédiat et sans ambiguïté.

4. Passez en mode semi-automatique

Si vous êtes en mode automatique (P ou Auto), passez en mode semi-automatique (A ou S) pour reprendre le contrôle sur un paramètre. En mode A, vous choisissez l’ouverture, le boîtier calcule le temps de pose. C’est le mode le plus polyvalent pour la majorité des situations.

Démonstration en vidéo

J’ai filmé une démonstration pratique de ces quatre corrections si vous préférez voir plutôt que lire (et découvrir ma tête au passage).

Questions fréquentes sur l’exposition

Pourquoi mon boîtier surexpose-t-il les photos en contre-jour ?

Parce que la cellule du boîtier mesure une luminosité globale de la scène. Face à un fond très lumineux, elle calcule une exposition adaptée au fond, pas au sujet. Il faut corriger manuellement avec la compensation d’exposition, en général +1 à +2 IL.

Quelle est la différence entre surexposition et hautes lumières écrêtées ?

La surexposition désigne une photo globalement trop claire. Les hautes lumières écrêtées (« blown highlights ») sont une conséquence spécifique : certaines zones atteignent le blanc pur et perdent tout détail. On peut avoir une photo légèrement surexposée sans écrêtage, si on reste dans la plage dynamique du capteur.

Peut-on récupérer une photo surexposée en RAW ?

En partie, oui. Un fichier RAW contient plus d’informations que le JPEG affiché sur le boîtier. Lightroom Classic ou DxO PhotoLab permettent de récupérer 1 à 2 IL de hautes lumières selon le capteur. Au-delà, les zones écrêtées sont définitivement perdues.

Qu’est-ce que la compensation d’exposition +/- sur Nikon ?

C’est un décalage intentionnel de l’exposition calculée par le boîtier. En +1 IL, le boîtier laisse entrer deux fois plus de lumière que sa mesure initiale. En -1 IL, deux fois moins. Ce réglage est accessible par la molette dédiée ou via le menu selon le modèle.

Pour aller plus loin …

Vous pouvez consulter plusieurs tutoriels complémentaires pour savoir comment régler l’exposition en photo, suivez ces liens :

Je vous recommande la lecture de deux ouvrages spécialisés qui vous apprennent à régler l’exposition. Abordables et à la portée de tous ces deux guides vont vous aider à passer le cap et à vous faire plaisir en photo :


Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid est LA marque de l’univers photo qui a participé au développement de la photo instantanée avec une gamme complète d’appareils photo et de films.

L’avènement de la photo numérique, instantanée par définition, a participé à la chute de Polaroid. Mais loin de s’avouer vaincue, et soutenue par une nouvelle génération de photographes adeptes de cette technique, Polaroid renait de ses cendres pour retrouver une place face à Fujifilm et ses films Instax.

Ce grand livre du Polaroid retrace l’histoire de la marque, des différents boitiers et films et des techniques créatives associées à cette technologie.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

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Polaroid, des appareils photo et des films

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid c’est une époque, une technologie, du matériel et un art. Mais c’est aussi beaucoup d’incompréhension aujourd’hui de la part de ceux qui n’ont pas connu la grande époque « Pola » comme de la part de ceux qui ont oublié les fondamentaux.

Le Grand Livre du Polaroid vient combler ces manques. La première partie du guide reprend, de façon très détaillée, tous les matériels (appareils photo et films) qui ont fait la grande histoire Polaroid :

  • les appareils à film Peel-apart,
  • les appareils de la série SX-70,
  • les appareils de la série 600,
  • les Spectra,
  • les imprimantes instantanées,
  • les films Fuji Instax pour Polaroid,
  • les appareils Impossible I-1.

Le guide fait la part belle aux illustrations, chaque modèle est présenté en photo et resitué dans le contexte qui a prévalu à sa mise sur le marché. Vous allez trouver également de nombreuses illustrations d’époque, de jolis morceaux d’histoire de la marque et des photos. Si vous ne connaissez rien à Polaroid, lisez cette première partie, vous deviendrez un expert du sujet !

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid, des techniques créatives inédites

[su_frame][/su_frame]La seconde partie du livre est celle qui a ma préférence car elle présente les principales techniques créatives que vous allez pouvoir réaliser vous-aussi avec votre Polaroid.

Le Pola a en effet bien d’autres usages que la seule prise de vue instantanée servant à donner une photo sans délai (je préfère de loin utiliser l’imprimante Fuji Instax Share pour cela en partageant les photos de mon smartphone ou de mon boîtier).

Parmi les techniques au service de votre créativité, sachez que vous pouvez :

  • faire du transfert de transparent ou d’émulsion,
  • utiliser des films périmés (comme en négatif couleur),
  • pratiquer la pose longue,
  • faire des expositions multiples,
  • utiliser des filtres et des masques,
  • faire un éclaircissement contrôlé,
  • comme du light painting.

Chacune de ces techniques vous est présentée avec des illustrations, des explications et les différentes étapes de réalisation.

Il s’agit d’introduction à ces techniques, le guide ne pouvant tout traiter de façon très détaillée en un seul ouvrage. Mais vous aurez l’essentiel pour être autonome et chercher ensuite des exemples de réalisations chez les photographes pratiquant le même art que vous.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Mon avis sur le Grand Livre du Polaroid

Voici un ouvrage qui a pour lui une grande originalité : il réussit à regrouper en un seul volume des descriptions techniques et matérielles et des savoir-faire. C’est assez atypique dans le monde des guides photos qui sont plutôt « techniques » ou « créatifs » mais rarement les deux à la fois (exception faite de la série « Les secrets de …« ).

Ce livre est une belle référence en matière de Polaroid, il vous évitera de passer des heures à chercher des informations fiables, tout y est. Il va aussi vous ouvrir un champ de possibles étonnant : j’ai découvert des techniques que j’étais loin de connaître bien que j’ai usé quelques tonnes de Pola à une certaine époque.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Si vous découvrez la photographie instantanée et que vous souhaitez tout savoir sur la marque, la technique et les possibilités offertes, c’est le guide qu’il vous faut.

Si vous connaissez déjà Polaroid mais que vous voulez en savoir plus sur les différents modèles et découvrir des techniques qui vous sont méconnues, le guide va vous aider aussi.

Si, enfin, vous êtes nostalgique d’une certaine époque et que la photographie est pour vous une question de toucher et de matière aussi, vous allez prendre plaisir à parcourir ce guide même sans chercher à pratiquer.

Inutile de dire pour conclure que les collectionneurs d’appareils Polaroid seront ravis de trouver une présentation détaillée des différents modèles et de savoir quels films peuvent encore être utilisés dans quels boîtiers.

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Programme des conférences au Salon de la Photo sur le stand Agora du Net / Nikon Passion

Découvrez le programme des conférences au Salon de la Photo 2017 sur le stand Agora du Net / Nikon Passion et les différents photographes intervenants.

Ce programme est en cours de finalisation et mis à jour régulièrement, mettez la page en favoris pour avoir toujours la bonne version.

[MàJ 06/11/2017]

Programme des conférences au Salon de la Photo sur le stand Agora du Net / Nikon Passion

Comme chaque année, je vous propose de venir me rencontrer sur le stand animé par les sites partenaires de l’Agora du Net, dont Nikon Passion. C’est aussi l’occasion de suivre de nombreuses conférences sur différents sujets photo.

Chaque conférence est animée par un photographe spécialisé, un auteur de guide photo ou un des représentants des sites Auxois Nature, Fotoloco, Nikon Passion et Photopassion.

Ces conférences sont en accès libre, venez un peu avant l’horaire si vous voulez avoir une place assise, elles sont rares !

Profitez-en pour découvrir l’exposition photo « Sélection Lecteurs », 60 photographes exposés sur le stand (voir les photos ici).

Le Salon de la Photo de Paris ouvre ses portes cette année du 9 au 13 Novembre. Vous pouvez déjà demander vos invitations gratuites en suivant ce lien :

Vos entrées gratuites pour le Salon de la Photo 2017 …

Le stand Nikon Passion / Agora du Net est au rez de chaussée, à gauche en entrant, numéro 5.1 D013, vous ne pouvez pas le manquer !

Je serai présent sur le stand pendant 5 jours pour vous croiser, répondre à vos questions et animer plusieurs conférences listées ci-dessous.

16 autres intervenants vous proposeront des sujets variés : technique de prise de vue, créativité, studio, photo animalière, photo de mariage …

En partenariat avec :

Editions Eyrolles Dunod, éditeur de savoirs

Programme des conférences au Salon de la Photo

Jeudi 9 Novembre

9h   : La Matinale du Salon – « Où va la photo ? » par les membres de l’Agora du Net (enregistrement avant ouverture)

10h : Animation : Toutes les manières d’affûter les animaux sauvages près de chez vous – Régis Moscardini – Auxois Nature

11h : Les secrets de la photo urbex – Philippe Sergent

12h : Les réglages avancés de votre reflex Nikon – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

13h : L’intention photographique – Régis Moscardini – Auxois Nature

14h : Le workflow de mariage – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion

15h : Eclairer et poser vos sujets – Blaise Fiedler – Fotoloco

16h : L’esthétique de la photographie & le numérique – François Soulages

17h : Vendre ses photos que l’on soit amateur ou pro – Eric Delamarre

Vendredi 10 Novembre

9h   : La Matinale du Salon – « Où va la photo ? » par les membres de l’Agora du Net (enregistrement avant ouverture)

10h : Animation : Venez vous faire tirer la face – Blaise Fiedler – Fotoloco

11h : Le Polaroid, un plaisir retrouvé – Églantine Aubry

12h : Comment obtenir un rendu Nikon fidèle dans Lightroom – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

13h : L’intention photographique – Régis Moscardini – Auxois Nature

14h : 7 erreurs à éviter en studio – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion

15h : Eclairer et poser vos sujets – Blaise Fiedler – Fotoloco

16h : Un hybride, pour qui, pour quelles photos ? – Gérard Michel-Duthel

17h : Qui ? Quand ? Quoi ? Comment ? Pourquoi photographions-nous? – Florence At

18h : Maîtriser la lumière dans des conditions difficiles, 3 scénarios – Volker Gilbert

Samedi 11 Novembre

9h   : La Matinale du Salon – « Où va la photo ? » par les membres de l’Agora du Net (enregistrement avant ouverture)

10h : Animation : prise de vue portrait en studio – Guillaume Manceron – Photopassion

11h : La photo minimaliste – Denis Dubesset

12h : Les réglages avancés de votre reflex Nikon – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

13h : L’intention photographique – Régis Moscardini – Auxois Nature

14h : Photographes, prenez confiance en vous – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion

15h : Eclairer et poser vos sujets – Blaise Fiedler – Fotoloco

16h : La pose longue – Christophe Audebert

17h : Jouez avec votre smartphone et réussissez vos photos – Agnès Colombo

18h : Photo, travailler en série – Eric Forey

Dimanche 12 Novembre

9h   : La Matinale du Salon – « Où va la photo ? » par les membres de l’Agora du Net (enregistrement avant ouverture)

10h : Vendre ses photos que l’on soit amateur ou pro – Eric Delamarre

11h : Créativité ON/OFF, offrez un peu de magie à vos images – Anne-Laure Jacquart

12h : Comment obtenir un rendu Nikon fidèle dans Lightroom – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

13h : L’intention photographique – Régis Moscardini – Auxois Nature

14h : 7 erreurs à éviter en studio – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion

15h : Eclairer et poser vos sujets – Blaise Fiedler – Fotoloco

16h : Le « 16-18 Photo » avec Photopassion, Nikon Passion, Auxois Nature et Fotoloco – animations photo, studio et rencontres

Lundi 13 Novembre

9h   : La Matinale du Salon – « Où va la photo ? » par les membres de l’Agora du Net (enregistrement avant ouverture)

10h : Animation : Quel Nikon choisir – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

11h : Eclairer et poser vos sujets – Blaise Fiedler – Fotoloco

12h : Les réglages avancés de votre reflex Nikon – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

13h : L’intention photographique – Régis Moscardini – Auxois Nature

14h : Le workflow de mariage – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion

15h : Agora du Net

16h : Agora du Net

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Small World – Anne Geddes, bébés et enfants à l’honneur dans un beau livre de photographies

Des photos de bébés dans un très beau livre intitulé Small World – Anne Geddes retrace son parcours, celui d’une photographe autodidacte qui a décidé un jour de devenir la photographe de bébés la plus célèbre de la planète. Et c’est le cas !

Small World - Anne Geddes

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Small World – Anne Geddes, une belle histoire avant tout

On ne naît pas photographe, on le devient. C’est au tout début de l’année 1984 qu’Anne Geddes, alors parfaite inconnue qui n’a photographié que quelques enfants de voisins et amis, décide de devenir photographe professionelle.

Small World - Anne Geddes

Extrait de Small World – Anne Geddes

Drôle d’histoire : pourquoi les enfants ? Pourquoi une telle volonté ? Anne Geddes a cette envie qui caractérise ceux qui osent (et réussissent souvent). Elle quitte son emploi à la naissance de sa première fille, devient l’assistante d’un photographe de studio à l’arrivée de sa seconde fille, avant d’ouvrir son propre studio … dans son garage !

[su_frame][/su_frame]Anne Geddes passe alors 10 ans à photographier des portraits à la demande. Elle se lasse toutefois de certaines des contraintes liées à cette pratique et suspend son activité en 1990. Elle ne fait alors plus que des photos personnelles. C’est pendant cette période qu’elle développe le style si particulier qui va devenir le sien.

Anne Geddes et les bébés, c’est depuis cette période une longue histoire d’amour : élégance graphique, arrière-plan assez austère, accessoires minimalistes pour des mises en scène toujours plus originales les unes que les autres.

Les bébés naissent dans des choux ? Alors photographions-les dans des choux ! L’humour et l’effet de surprise qui caractérisent ces photos font le reste. La notoriété de la photographe s’étend jusqu’à ce qu’elle devienne ce qu’elle avait rêvé d’être, la photographe de bébés la plus connue de la planète.

Small World - Anne Geddes

Extrait de Small World – Anne Geddes

Depuis cette période les images d’Anne Geddes ont fait le tour de la terre, on ne compte plus les cartes, calendriers, illustrations et livres qui mettent en valeur ce travail photographique. Le livre « Small World » présenté ici reprend les photos les plus emblématiques d’Anne Geddes.

Le livre est organisé en trois sections, reprenant le cycle de la vie :

  • « Commencement » présente des photos de femmes enceintes, nues ou drapées dans des étoffes,
  • « Arrivée » présente des photos de nourrissons, vous y verrez souvent des mains d’adultes qui donnent l’échelle,
  • « Les premiers pas » présente des portraits d’enfants pris sur le vif, dont certains remontent à la première période du travail d’Anne Geddes.

Un « beau livre de photographie »

Small World - Anne Geddes

A l’inverse des nombreux guides pratiques sur la photo que vous pouvez découvrir dans cette rubrique, le livre « Small World » est un livre de photographies. Vous n’y trouverez pas les secrets de la photo d’enfants (lisez plutôt celui-ci) mais vous y trouverez des photographies. Et l’histoire d’une photographe qui a fait d’une passion un métier.

Le grand format du livre (29×37,4cm) et les 238 pages qu’il contient permettent de mettre en valeur chaque photo. Les textes sont présentés en trois langues (français, anglais, allemand), de nombreuses photos sont imprimées en pleine page ou en double page. Vous aurez même droit au sticker qui n’est rien d’autre … qu’une photo de bébé !

Bien que ce genre photographique ne soit pas mon domaine de prédilection, j’ai particulièrement apprécié le soin apporté à la réalisation du livre et au choix des images. La production d’Anne Geddes est conséquente, mais l’éditeur a opéré une sélection équilibrée entre les différents styles d’images.

Small World - Anne Geddes

La qualité de fabrication est excellente pour un tarif public qui reste raisonnable. Ce livre vous permettra de découvrir un univers un peu idéalisé parfois mais touchant et empreint de sensibilité. Prenez le temps de parcourir ce livre, de prendre note. Vous pourrez alors en profiter au mieux.

Et si ce n’est pas votre tasse de thé, pensez au cadeau : un tel ouvrage ne peut pas décevoir, ne se démode pas et vaut bien mieux que le dernier accessoire photo à la mode 🙂

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L’éclairage pour la photo de mode et de portrait et 70 plans d’éclairage

L’éclairage pour la photo de mode et de portrait est un livre de Rossella Vanon et contient ce qu’il vous faut savoir pour préparer vos séances studio, mode et portrait. Il vous propose des plans d’éclairage avec des exemples de photos. Je vous présente le guide dans la vidéo ci-dessous et vous en dis plus à la suite.

Ce livre chez vous via Amazon

L’éclairage pour la photo de mode et de portrait

La réussite d’une photo de portrait ou de mode tient autant en l’éclairage qu’en la préparation de la séance et du modèle. Si vous ne savez pas choisir votre éclairage, l’adapter à la situation, le régler de telle façon qu’il vous donne le résultat attendu vous allez passer à côté de votre séance.

Préparer un plan d’éclairage est donc primordial. Pour cela il vous faut choisir votre éclairage, flash ou lumière continue, choisir les accessoires (par exemple le façonneur de lumière), orienter les différentes sources et faire en sorte que le résultat soit harmonieux.

Ce n’est pas toujours facile quand on débute, une bonne façon de vous en sortir et de gagner du temps est d’adopter un plan d’éclairage dont le résultat vous est connu à l’avance. Vous pouvez alors faire vos premières photos et modifier ce plan d’éclairage en fonction des premiers résultats.

L'éclairage pour la photo de mode et de portrait et 70 plans d'éclairage

Le livre « L’éclairage pour la photo de mode et de portrait » vous aide à mener à bien les différentes opérations :

  • choisir l’éclairage,
  • choisir les accessoires,
  • adapter l’éclairage à la prise de vue,
  • diriger votre modèle,
  • finaliser vos photos.

[su_frame][/su_frame]Ce guide est très richement illustré de (belles) photos qui vous montrent ce que vous pouvez obtenir une fois que vous avez réglé l’ensemble de votre matériel correctement.

J’ai beaucoup apprécié les nombreux plans d’éclairage listés dans la seconde partie de l’ouvrage. Ces 70 schémas à reproduire (nombre de sources, disposition, accessoires) vous donnent une base de travail et vous permettent de connaître à l’avance le résultat possible.

La première partie du livre vous aide à choisir votre matériel. Sachez ce que signifient les termes relatifs à l’éclairage comme :

  • température de couleur,
  • puissance,
  • branchement,
  • type de source.

Apprenez à faire la différence entre le rendu d’un flash de studio ou d’un flash de reportage (Cobra). Sachez choisir entre un flash et des éclairages à lumière continue.

La seconde partie du livre vous explique comment préparer le rendu final de vos images en créant une atmosphère.

L'éclairage pour la photo de mode et de portrait et 70 plans d'éclairage

Apprenez à choisir une lumière dure ou douce, en sachant pourquoi. Voulez-vous une dominante claire ou foncée ? Un éclairage asymétrique ? Indirect ?

Découvrez les secrets des photographes de studio et en particulier les techniques d’éclairage classiques :

  • éclairage loop,
  • éclairage Rembrandt,
  • éclairage de côté (split)
  • éclairage papillon (ou Paramount)
  • éclairage en coquillage.

Vous allez aussi apprendre à régler votre appareil photo et l’exposition : ouverture, vitesse, sensibilité. La balance des blancs est un réglage essentiel avec les éclairages de studio, découvrez comment la régler au mieux.

Des scénarios d’éclairage

Dans la troisième partie du livre, vous allez découvrir différents scénarios d’éclairage qui correspondent chacun à une situation de prise de vue particulière :

  • comment éclairer les portraits,
  • comment éclairer une photo de mode,
  • comment éclairer une photo beauté,
  • comment éclairer une photo de sport et de nu.

Vous saurez préparer votre prise de vue et par où il vous faut commencer.

De même, vous allez apprendre à mesurer la lumière à l’aide du posemètre intégré à votre appareil photo comme avec une cellule à main (posemètre/ flashmètre externe).

Devenez créatif

L'éclairage pour la photo de mode et de portrait et 70 plans d'éclairage

La photo de mode et de portrait demande un minimum de créativité de la part du photographe pour que le résultat soit intéressant. Saviez-vous que vous pouvez jouer avec les couleurs grâce aux gélatines ? Qu’il est possible de projeter sur le modèle des sources particulières qui vont créer des effets étonnants ?

Vous pouvez également restituer un flou de mouvement et créer « votre » lumière naturelle, pour donner à vos photos un caractère bien personnel.

70 plans d’éclairage pour le portrait

L'éclairage pour la photo de mode et de portrait et 70 plans d'éclairage

C’est probablement la dernière partie du livre que vous allez utiliser le plus souvent puisqu’elle contient 70 plans d’éclairage détaillés :

  • sources de lumière,
  • disposition,
  • réglages,
  • accessoires,
  • position du modèle,
  • position du photographe.

Autant dire qu’avec ces plans vous pouvez commencer à vous faire la main sans craindre de perdre votre temps avant de les adapter à vos envies et besoins.

Je trouve intéressant le fait d’avoir sur une même page le plan d’éclairage en 3D, et tous les résultats possibles en fonction du modèle et de l’arrière-plan :

  • peau claire,
  • peau noire,
  • fond clair,
  • fond sombre.

Vous allez forcément trouver une combinaison pour démarrer !

Mon avis sur L’éclairage pour la photo de mode et de portrait

Ce livre est à la fois complet, bien illustré et pratique avec les plans d’éclairage détaillés.

Il permet au plus débutant de découvrir les bases du studio, de faire ses premiers pas à moindres frais à domicile, avant de passer à une pratique plus experte.

Les conseils donnés en première partie du livre vous permettent de choisir votre matériel sans vous tromper, et de réaliser peut-être que vous avez déjà ce qu’il vous faut pour vous lancer.

Enfin les plans d’éclairages finaux sont LE point fort de l’ouvrage car cet ensemble de modèles aisément reproductibles vous permettent de démarrer sans perdre de temps en sachant à l’avance quel résultat vous pouvez obtenir.

Ce livre s’adresse aux photographes désireux de découvrir la photo de portrait et de mode en studio. Je vous le recommande aussi si vous avez du mal à vous en sortir après vos premiers essais. Les photographes plus experts seront intéressés par la dernière partie et les plans d’éclairages, la connaissance du matériel et des réglages étant déjà acquises normalement.

Ce livre chez vous via Amazon


Comment faire plus de bonnes photos en faisant moins de photos !

Vous faites de nombreuses photos mais vous trouvez que le nombre de bonnes photos est faible ? Vous ne voyez pas comment faire plus de bonnes photos ? Je vous présente ma méthode dans l’émission photo ci-dessous. Et je vous dis comment je procède pour adapter le nombre de photos faites à chaque situation de prise de vue.

Visionnez la vidéo pour en savoir plus et lisez la suite plus bas.

Faire plus de bonnes photos

Lorsque vous débutez en photographie, vous avez souvent l’impression de faire beaucoup de photos mais de ne pas avoir un taux de réussite important. Vous faites des centaines de photos, parfois plus, mais au final il en reste peu de vraiment intéressantes.

Vous mettez alors en question votre appareil photo, vos objectifs et bien évidemment vos connaissances en photo.

Et pourtant …

Avoir un taux de réussite élevé n’est pas donné à tout le monde. Il est même normal de faire beaucoup d’essais avant de réussir à faire plus de bonnes photos.

3 notions à connaître en photo

Cela va peut-être vous surprendre mais la plupart de nos photos – les miennes aussi – sont mauvaises. Il est normal de faire de mauvaises photos et même les photographes les plus talentueux ne réussissent pas toutes leurs images.

Ce n’est pas le nombre de mauvaises photos qu’il faut retenir mais les bonnes photos qui restent une fois que vous avez trié. S’il vous reste ne serait-ce qu’une seule bonne photo parmi plusieurs milliers alors vous devez être satisfait. Cela veut dire que vous savez en produire une et qu’il vous sera possible de faire plus de bonnes photos par la suite.

Le deuxième constat est encore plus évident : le nombre de bonnes photos que vous allez faire n’est pas lié au nombre total de photos que vous allez faire. Il serait trop facile d’établir un ratio entre ces deux nombres : « je fais 1000 photos car 10% sont bonnes donc j’en aurai 100 !« . Ce n’est pas comme cela que ça fonctionne.

C’est votre perception du sujet, votre capacité à le retranscrire de façon créative qui va vous donner un résultat – ou non – et pas un simple calcul mathématique.

Faire plus de bonnes photos passe par un travail sur vous-même avant de passer par un achat de nouveau matériel.

Enfin il vous faut tenir compte du hasard : de nombreuses bonnes photos ont été faites par le plus grand des hasards, le photographe était dans son jour de chance et il en a profité.

Parfois faire plus de bonnes photos peut ne tenir qu’à ce hasard. Posez la question aux adeptes de la Street Photography, la photographie de rue, ils vous diront ce qu’ils en pensent.

Combien de photos faut-il faire pour en faire des bonnes ?

Il n’y a pas de réponse à cette question si vous ne prenez pas la peine de tenir compte du type de prise de vue. J’ai pour habitude de me fixer quelques règles en fonction du mouvement du sujet.

Sujet immobile

Je fais une photo par angle de prise de vue possible, entre 3 et 5 par sujet environ. Cela me permet de tourner autour de mon sujet et de ne pas me contenter d’une seule image. Je peux ainsi garder la meilleure lors de l’editing.

Je peux être amené à faire plusieurs photos identiques si les conditions de lumière sont particulières. Dans ce cas je joue sur la correction d’exposition, pour choisir plus tard la photo qu’il me sera le plus simple de post-traiter.

Sujet en mouvement

Je fais une série de photos pour saisir une expression, un regard, une position en fonction du sujet. Selon le cas je peux utiliser le mode rafale (par exemple pour les sports mécaniques ou pour faire un filé photo) ou le mode de prise de vue classique en multipliant les déclenchements manuels. C’est un choix personnel. Je ne garde généralement qu’une seule photo de cette série par la suite.

Sujet documentaire

Je fais des photos de façon à garder trace de chaque plan. Je n’éprouve pas le besoin de multiplier les vues dans ce cas. Généralement et pour les sujets que je photographie (ville, urbain), le mouvement n’entre pas en jeu, une seule prise me convient donc par sujet. Je prends le temps de la faire et je la garde si le sujet a de l’intérêt dans le documentaire final.

Récit, histoire

Je fais en sorte de couvrir les trois parties différentes qui permettent de raconter l’histoire : l’introduction, le développement et la conclusion. Selon le type de sujets, je fais plusieurs photos d’introduction et de fermeture pour pouvoir choisir lors de la phase d’editing.

Pour le développement je multiplie les prises en variant les angles, la composition, la focale, la distance au sujet. Et je garde la meilleure photo de chaque prise. Cela peut donc aller de quelques dizaines de photos à quelques centaines selon la nature du documentaire.

Série photo

C’est le nombre de photos qui donne sa consistance à une série. Si le sujet a une limite finie de possibilités (par exemple le nombre de personnes d’une famille) alors je reprends les bases du premier point : une photo par angle possible, soit 3 ou 4 par prise.

S’il y a un grand nombre de possibilités alors je fais autant de photos que nécessaire pour alimenter la série. Je n’ai dans ce cas pas de limite.

En conclusion …

Il ne suffit pas de faire des photos par milliers pour avoir plus de bonnes photos. C’est la situation qui devrait déterminer le nombre de photos que vous allez faire et le nombre de bonnes photos qui vont en résulter.

Ne vous fixez pas de limite, haute comme basse, ni de « ratio à atteindre ». Jouez l’instinct, adaptez votre prise de vue au sujet, faites en sorte de le couvrir entièrement.

Si vous êtes adepte de l’editing, faites plus de photos que nécessaire pour avoir de quoi choisir ensuite (voir ma série de vidéos « Comment trier vos photos« ). Si vous préférez déclencher avec parcimonie, concentrez-vous sur la prise de vue et triez « avant de déclencher » !

Pour compléter ce sujet je vous propose de lire les revues des deux guides présentés dans la vidéo :

Vous avez des remarques, des questions, un avis différents  ? Alimentez le débat via les commentaires, il n’en sera que plus enrichissant !


Qu’est-ce que la photo minimaliste : concept, composition, esthétisme

La photo minimaliste est une pratique de composition de vos photos qui peut s’appliquer à tous les domaines photographiques. Le livre « Les secrets de la photo minimaliste » de Denis Dubesset  vous guide dans la découverte de cette approche esthétique qui ne manque pas d’intérêt.

La photo minimaliste, concept, composition, esthétisme : le guide

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La photo minimaliste : d’un concept à une mise en pratique

Entre courant artistique et concept, la photo minimaliste est une pratique photographique qui consiste « à dire plus en montrant moins« . Cette définition peut vous paraître bien étrange mais c’est pourtant ce qu’il ressort de la lecture du livre de Denis Dubesset.

J’ai choisi de compléter ce sujet d’une vidéo dans laquelle je vous présente le livre car c’est un bon moyen de comprendre ce dont il s’agit : observez les photos !

Les secrets de la photo minimaliste

La photo minimaliste, concept, composition, esthétisme : le guide

Ce livre complète la collection « Les secrets de … » publiée chez Eyrolles. Denis Dubesset a déjà publié d’autres livres dans cette collection dont « Les secrets de la macro créative » et « Les secrets du cadrage photo« .

Ce nouveau livre sur la photo minimaliste est abordable, bien illustré et va à l’essentiel comme les autres ouvrages de cette collection.

Les différents chapitres vous guident dans la découverte, l’apprentissage et la pratique de la photo minimaliste. Les photos d’illustration vous montrent des exemples et cinq photographes vous présentent la conception de deux de leurs images.

Qu’allez-vous apprendre sur la photo minimaliste ?

[su_frame][/su_frame]Le premier chapitre vous présente les bases de la photographie (exposition, choix du matériel) à connaître pour pratiquer la photo minimaliste. C’est un rappel classique, vous passerez vite à la suite.

Dans le second chapitre vous allez (re)découvrir les bases de la composition et comment vous pouvez les transgresser, si vous les maîtrisez, pour donner à vos photos un caractère plus créatif et personnel.

La photo minimaliste fait beaucoup appel à la composition, vous allez apprendre à appliquer ces règles à vos photos pour qu’elles le soient vraiment.

La photo minimaliste, concept, composition, esthétisme : le guide

Le troisième chapitre constitue le cœur de livre puisque Denis Dubesset vous donne des conseils adaptés à chacune des situations de prise de vue que vous pouvez rencontrer tout ua long de l’année :

  • en photo de paysage,
  • dans la rue,
  • la nuit et en contre-jour,
  • dans la brume ou la nature,
  • la série minimaliste.

La photo minimaliste étant un concept autant qu’un domaine photographique particulier, vous allez apprendre à tirer profit de ces enseignements pour les appliquer dans toutes les situations qui vous intéressent.

La photo minimaliste, concept, composition, esthétisme : le guide

J’ai apprécié l’approche de l’auteur qui nous dit que lui-même est adepte de cette pratique mais ne fait pas « que » des photos minimalistes. Il complète ses prises de vues avec ce type de photos pour produire des images différentes, complémentaires.

Dans le quatrième chapitre vous allez apprendre à traiter vos photos pour leur donner plus de caractère. Il peut s’agir de donner un rendu particulier à ces images (ambiance, lumière) comme de les recadrer ou de les redresser pour que le caractère minimaliste soit le plus évident possible.

La photo minimaliste, concept, composition, esthétisme : le guide

Le cinquième et dernier chapitre s’intéresse à cinq photographes adeptes de photo minimaliste :

  • Andy Feltham,
  • Serge Najjar,
  • Michel Lecocq,
  • Bastien Riu,
  • Vincent Munier.

Parcourez leurs portfolios pour voir comment ils pratiquent la photo minimaliste et ce qu’ils proposent. Vous allez voir que tous les genres sont bien présents, les images nature de Vincent Munier étant particulièrement intéressantes.

Chaque photographe a pris le temps de commenter deux de ses photos et de vous dire pourquoi et comment il a réalisé ces images.

Mon avis sur « Les secrets de la photo minimaliste »

Ce livre va vous permettre de découvrir une pratique photo courante mais peu documentée. Nombreux sont les photographes à pratiquer la photo minimaliste mais leurs images questionnent car je trouve toujours étonnant de voir comment ils ont pu trouver tel ou tel lieu qui se prête bien au jeu, ou tel sujet. Après lecture de ce livre, j’ai la plupart des réponses à mes questions.

La photo minimaliste est une belle façon d’étendre votre pratique photo sans rien dépenser (mis à part les 23 euros que coûte ce livre). L’ouvrage est complet, fait le tour du sujet et s’adresse à tous les photographes quel que soit leur niveau. Je vous le recommande si vous voulez apprendre à « voir la photo autrement ».

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Cours de vidéo : matériel, tournage, post-production – le guide

Vous aimeriez approfondir vos connaissances en vidéo ? Vous cherchez un cours de vidéo complet, couvrant le matériel, le tournage, la prise de vue et la post-production ?

Le cours de vidéo initié par René Bouillot et enrichi dans cette troisième édition par Gérard Galès (réalisateur) et Gérard Laurent (enseignant) répond à vos attentes.

Cours de vidéo : matériel, tournage, post-production

Ce guide chez vous dans les meilleurs délais

Depuis que la vidéo a envahi le monde de la photographie avec le Nikon D90, nombreux sont les photographes à éprouver le besoin de se former en vidéo. Passer de l’image fixe à l’image animée n’est pas si simple : le matériel, les techniques de tournage et le montage diffèrent.

Le cours de vidéo

Plusieurs ouvrages traitent de l’apprentissage de la vidéo, comme Osez la vidéo avec votre appareil photo présenté précédemment. A l’inverse de ce guide pensé pour apprendre la vidéo reflex, le cours de vidéo dont il est question ici et initié par René Bouillot est un ensemble plus complet, technique, destiné à ceux qui veulent comprendre tout ce qui concerne la vidéo en général.

Ce cours de vidéo vous intéressera si vous avez une première idée de ce qu’est la vidéo, reflex ou non, et de ce que vous voulez en faire (étudiant, réalisateur, vidéaste expert, enseignant, …). Si vous êtes dans ce cas alors voici ce que ce guide va vous apporter.

Comment bien débuter en vidéo avec un hybride

Le tournage vidéo

Cours de vidéo : matériel, tournage, post-production

Tourner une vidéo fait appel à différentes notions dont :

  • la compréhension des formats,
  • les différents types de plans,
  • la stabilité de l’image,
  • les mouvements de la caméra.

Il vous faut également apprendre à gérer la lumière et l’éclairage, à faire une prise de son adéquate, à écrire votre script et à monter votre vidéo.

Vous allez trouver tous ces sujets dans la première partie de l’ouvrage.

Dans la même veine que Les secrets de l’image vidéo ce cours de vidéo détaille de façon un peu (trop) sobre ce qu’il vous faut savoir.

La maquette du guide n’est pas faite pour vous divertir mais pour caser un maximum de notions et les illustrations en rapport. C’est efficace, dans la lignée du La pratique du reflex numérique du même auteur.

L’équipement de prise de vue en vidéo

Cours de vidéo : matériel, tournage, post-production

Tourner des vidéos impose de bien choisir votre matériel. Que vous utilisiez un reflex, un hybride ou une caméra professionnelle, il faut compléter cet appareil de plusieurs accessoires indispensables.

Objectifs, micros, enregistreurs, éclairages, le choix est vaste chez les fournisseurs. Vous allez trouver dans ce cours de vidéo les différents types de matériels et leur usage. Vous serez ainsi capable de faire votre choix en toute connaissance de cause.

Je regrette que la majorité des illustrations soit en noir et blanc, plus de couleur aurait permis d’égayer la maquette et de rendre la lecture plus agréable. De même, parce qu’il y a beaucoup de notions présentées, la police employée est petite et le confort de lecture s’en trouve réduit. C’est toutefois le prix à payer pour ne pas dépasser 400 pages, le guide en comporte 374 !

Comment bien débuter en vidéo avec un hybride

Compléments techniques

Cours de vidéo : matériel, tournage, post-production

Ce cours de vidéo ne s’arrête pas au choix et à l’utilisation du matériel. Vous trouverez dans la dernière partie de l’ouvrage un ensemble de notions à connaître pour aller plus loin dans votre pratique.

Vous allez ainsi découvrir :

  • les standards de la télévision et de la vidéo,
  • les différents principes qui régissent les formats audio et vidéo numériques,
  • les différents types de connectiques et de branchements.

En complément au cours de vidéo, l’éditeur a eu la bonne idée de mettre à disposition sur son site trois documents supplémentaires (PDF) sur :

  • l’histoire des formats analogiques sur cassette vidéo,
  • l’histoire des formats numériques sur cassette vidéo et disque
  • les caractéristiques des supports magnétiques et disques optiques.

Mon avis sur le cours de vidéo de René Bouillot

Ce cours de vidéo s’adresse à celles et ceux qui veulent vraiment découvrir tous les secrets de la vidéo, qu’elle soit faite à l’aide d’un appareil photo ou non. C’est un ouvrage très didactique, proche d’un support de cours complet. La pertinence des notions présentées comme leur mise en perspective n’appelle aucune remarque.

La contrepartie de ce contenu dense est une présentation austère, qui demande une attention particulière à la lecture. De la part d’un cours de vidéo c’est assez logique puisque les aspects techniques sont complexes, à vous d’accepter le challenge de vous former avec ce niveau de détail.

Si c’est votre cas alors les 42 euros qu’il vous en coûtera pour vous procurer cet ouvrage seront amortis.

Si par contre vous cherchez à comprendre la vidéo pour débuter et réaliser vos premiers sujets, choisissez un guide plus abordable que vous compléterez par la suite par ce cours de vidéo pour aller plus loin.

Ce guide chez vous dans les meilleurs délais


Comment photographier la lune, la voie lactée, la foudre et les aurores boréales – Guide complet

Photographier les aurores boréales comme les grands phénomènes du ciel nocturne exige un minimum de préparation. Découvrez les réglages, les objectifs et les astuces pour réussir vos images, même dans l’obscurité totale. Pour vous fournir des informations pertinentes, j’ai sollicité l’aide des photographes professionnels de l’agence Aguila. Leurs conseils sont issus d’expériences concrètes sur le terrain, souvent dans des conditions extrêmes, et vous feront gagner un temps précieux.

Voici comment photographier quatre spectacles naturels spectaculaires : la pleine lune, la voie lactée, les aurores boréales et la foudre. Ce guide de prise de vue du ciel nocturne vous présente les réglages essentiels, le matériel recommandé et les bonnes pratiques de photographie de nuit, que vous soyez débutant ou déjà expérimenté. Une FAQ vous attend en fin d’article pour répondre aux questions les plus fréquentes.

Comment photographier les aurores boréales, la lune, la foudre, la voie lactée

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Aguila Voyages Photo, une agence pionnière dans l’organisation de stages photo en conditions réelles. Depuis, l’agence a cessé son activité, mais les conseils partagés ici restent pleinement d’actualité pour tout photographe amateur de nature et de ciel nocturne.

Les secrets de l’astrophoto et les aurores boréales

Quel matériel pour photographier les aurores boréales, la lune, la foudre et la Voie Lactée ?

Avant de parler matériel photo, n’oubliez pas de vous munir de l’équipement vestimentaire adapté à la fraîcheur nocturne, voire le très grand froid : bonnet, couches et sous-couches de vêtements, doudoune coupe-vent, gants, chaussures ou bottes hivernales qui vous gardent au chaud si vous restez longtemps immobile.

La lampe frontale est un accessoire indispensable pour voir les boutons, molettes et menus de votre appareil photo. Il existe des lampes à éclairage rouge, moins violent, pour éviter d’éblouir vos amis photographes (par exemple celle-ci). Cet éclairage évite également que le faisceau lumineux soit visible sur vos images quand vous déclenchez en pose longue.

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Denis Palanque

L’accessoire photo le plus important ? Votre trépied !

Sans trépied, inutile d’aller plus loin. La pose longue est indispensable pour photographier les aurores boréales : les temps de pose utilisés sont bien trop longs pour être réalisés à main levée.

Votre trépied doit être stable même en cas de vent léger, et capable de supporter votre objectif le plus lourd.

Deuxième accessoire photo utile : la télécommande.

La télécommande vous permet de déclencher à distance. Si vous n’en possédez pas, vous pouvez utiliser le retardateur de votre appareil photo en ayant au préalable relevé le miroir du boîtier. Vous évitez ainsi toute vibration qui pourrait favoriser l’apparition de flous sur vos images.

Enfin, n’oubliez pas de sélectionner le mode de prise de vue RAW (ou RAW + JPG). Vous aurez alors plus de facilité à reprendre vos photos en post-traitement si besoin.

Une fois équipé et briefé, il est temps de découvrir les spécificités de chaque phénomène. Commençons par l’un des plus fascinants : les aurores boréales.

Comment photographier les aurores boréales : conseils, réglages et matériel

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Denis Palanque

Vous prévoyez une virée dans le grand nord ? Vous aurez peut-être la chance d’y observer et de photographier les aurores boréales !

Attention, photographier les aurores boréales demande beaucoup de préparation. C’est durant l’hiver que vous avez le plus de chances de les apercevoir, à condition que le ciel soit parfaitement clair de tout nuage et de toutes formes de pollution lumineuse.

Quel objectif utiliser pour photographier les aurores boréales ?

Le grand angle est souvent le meilleur allié pour photographier les aurores boréales : il permet d’englober un large pan de ciel et de jouer avec l’horizon, les silhouettes d’arbres ou de montagnes, créant ainsi une composition plus narrative.

Comme dans le cas précédent, privilégiez les objectifs à grande ouverture qui permettent de diminuer le temps de prise de vue et de bien saisir les mouvements des aurores boréales dans le ciel.

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Denis Palanque

Quels réglages pour réussir vos photos d’aurores boréales ?

Pour bien photographier les aurores boréales tout est affaire de dosage et plusieurs facteurs sont critiques : l’intensité de l’aurore boréale d’une part, mais aussi les autres éléments qui composent votre image (par exemple le col d’une montagne, une plaine enneigée, un chalet éclairé, des reflets dans un lac, …).

Commençons par les ISO : choisissez la plus haute valeur que votre appareil peut gérer sans bruit numérique excessif. 800 ISO est un bon point de départ.

Le temps de pose doit être assez long, souvent entre 10 et 30 secondes. Tenez compte de la luminosité de l’aurore et des autres éléments photographiés. Au-delà de 20 à 30 secondes il est probable que les mouvements de l’aurore boréale disparaissent pour ne laisser qu’un fondu de couleurs. Ou que les étoiles forment de courtes traînées lumineuses. Si cet effet n’est pas voulu, il faut diminuer le temps de pose.

Enfin, le diaphragme : il peut être ouvert au maximum pour capturer le plus de lumière possible, mais attention à ne pas négliger la profondeur de champ et la netteté de votre image, surtout si vous intégrez des éléments du paysage autres que les aurores. À nouveau, tout est question d’équilibre !

Quels réglages et quel objectif pour photographier la pleine lune ?

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Cécile Domens

La lune se fait ronde et belle dans le ciel ? C’est le moment d’en profiter. Photographier la lune est un excellent exercice de photographie de nuit. Privilégiez les nuits avec un ciel dégagé durant lesquelles la lune est pleine (ou presque).

Quelques nuages, doucement éclairés par la lumière naturelle nocturne, peuvent ajouter des éléments intéressants à la composition : il faut qu’ils soient proches de la lune ou la masquent en partie. Vous pouvez aussi imaginer un plan large sur un site qui favorise les reflets de lune dans un lac ou des brillances sur un cours d’eau.

Quel téléobjectif choisir pour photographier la lune ?

Pour photographier la lune il vous faut un téléobjectif avec une focale d’au moins 150 mm afin de donner de la grandeur à la lune. Sans cela elle sera bien trop petite pour être le sujet principal de votre photo.

Réglages photo recommandés pour une pleine lune nette et bien exposée

Vous pouvez utiliser la mesure de lumière manuelle (mode M). Commencez par fermer de quelques valeurs le diaphragme afin de gagner en netteté, par exemple f/8 ou f/11. Gardez une sensibilité aussi basse que possible, mais pas au point de forcer des poses trop longues. Si nécessaire, n’hésitez pas à monter à 800 ISO pour limiter le bruit thermique.

Choisissez le temps de pose en effectuant quelques vues tests pour obtenir l’exposition souhaitée, en contrôlant le résultat de chaque essai sur votre écran arrière.

Vous pouvez aussi choisir un mode semi-automatique – priorité vitesse ou ouverture, mode mesure de lumière spot – afin d’évaluer la quantité de lumière renvoyée par la lune et déterminer le temps de pose nécessaire à la photo. Attention à ne pas faire la mesure spot 100% sur la lune mais sur « un peu » de lune et « un peu » de ciel bleu marine ou noir autour. Vous risquez sinon d’obtenir un rendu sous-exposé avec peu de détails visibles à la surface de la lune.

Pour la mise au point, si l’autofocus patine, passez en mode manuel et basez-vous sur l’infini comme repère.

Comment réussir ses photos d’étoiles et de voie lactée sans pollution lumineuse ?

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Alexandre Sattler

Pour photographier les phénomènes naturels nocturnes comme la voie lactée, et dans une plus large mesure les étoiles, il est impératif que le ciel soit dégagé et exempt de toute pollution lumineuse, y compris celle de la lune !

Préférez les nuits très sombres, avec un ciel étoilé sans pollution lumineuse, pour voir un maximum d’étoiles et capturer la voie lactée dans toute sa netteté.

Eloignez-vous des zones urbaines trop éclairées.

Une fois sur le terrain, éteignez votre lampe torche et attendez quelques minutes pour que vos yeux s’habituent à l’obscurité. La voie lactée se trouve dans la direction du sud, entre les constellations du Sagittaire et du Scorpion. Pour l’identifier plus facilement, vous pouvez utiliser une application gratuite pour smartphone telle que « Carte du ciel » (version iPhone et Android).

Ces conditions font de la voie lactée un excellent sujet pour pratiquer l’astrophotographie débutant, sans matériel spécialisé, avec simplement un bon trépied, un objectif lumineux et un ciel bien sombre.

Quel objectif grand angle pour photographier la voie lactée ?

Afin d’avoir un rendu intéressant, utilisez un objectif de courte focale, en dessous de 24mm. Choisissez également un objectif assez lumineux ouvrant au moins à f/2.8.

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Alexandre Sattler

Quels réglages ISO et temps de pose pour capturer la Voie Lactée ?

Commencez par identifier la valeur ISO la plus élevée que votre appareil est capable de gérer sans engendrer une formation excessive de bruit. Pour certains (les appareils anciens généralement), le bruit peut apparaître dès 400 ISO, alors que d’autres supportent 3200 ISO sans problème.

Choisissez ensuite l’ouverture maximale de votre objectif, couplée à une vitesse d’obturation lente. Attention cependant, par expérience, si vous utilisez des temps de pose plus longs que 20 ou 30 secondes, les étoiles risquent d’être floues en raison de leur déplacement dans l’espace.

Enfin, dernier point important : la mise au point. L’autofocus a peu de chances d’accrocher les étoiles : elles sont trop fines pour lui. Passez en mise au point manuelle et utilisez le zoom en mode liveview pour viser une étoile brillante et régler au mieux.

Vous devez débrayer l’autofocus et utiliser l’astuce du point de netteté. Pour y parvenir, passer en mode « liveview » et zoomez sur l’étoile la plus brillante. Il ne vous restera plus qu’à effectuer la mise au point manuellement sur cette étoile précise.

L’usage d’ISO élevés en photo est ici incontournable. N’hésitez pas à tester les limites de votre boîtier pour trouver le meilleur compromis entre luminosité et bruit numérique.

Comment photographier la foudre : techniques de prise de vue en toute sécurité

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Richard Fasseur

Des quatre principaux phénomènes naturels nocturnes, la foudre est probablement le plus complexe à photographier car il reste largement imprévisible ! Complexe oui… mais pas impossible !

Avant d’aller plus loin, n’oubliez jamais que la foudre peut être dangereuse et qu’il est important de faire preuve de bon sens et de respecter les règles de sécurité : ne pas s’installer sous un arbre, s’abriter dans un bâtiment ou dans une voiture lorsque l’orage se rapproche dangereusement de vous.

Quel objectif photo utiliser pour capter la foudre ?

Encore une fois, il n’y a pas de bon ou mauvais objectif pour photographier la foudre, néanmoins les objectifs à focales courtes (24 mm et en dessous) possèdent quelques avantages. Avec un plan large, vous augmentez vos chances de voir la foudre s’abattre à l’intérieur de votre cadre.

Réglages photo pour capturer les éclairs de foudre en toute sécurité

L’idéal est de prendre en compte l’ensemble des éléments qui composent votre photo. En effet, la lumière ne sera pas la même si vous êtes en pleine nature dans l’obscurité ou sur le toit d’un immeuble en ville. Tout dépend donc de l’endroit où éclate l’orage.

Gardez à l’esprit que les lumières renvoyées par la foudre sont souvent très fortes : inutile donc de trop monter en ISO.

En revanche, n’hésitez pas à fermer un peu le diaphragme de votre objectif : vous gagnerez en netteté sur l’ensemble de votre paysage et surtout, vous augmenterez votre temps de pose et donc les chances que des éclairs frappent le sol durant votre prise de vue !

Réglages photo pour la voie lactée, la lune, la foudre et les aurores : le tableau complet

Phénomène ISO Ouverture Temps de pose Objectif recommandé
Aurores boréales 800-3200 f/2.8 à f/4 10-30s Grand angle lumineux
Pleine lune 100-400 f/8 à f/11 1/125 à 1/250s Téléobjectif (≥150 mm)
Voie lactée 1600-3200 f/2.8 15-25s Ultra-grand-angle lumineux
Foudre 100-400 f/8 à f/11 5-30s Grand angle

FAQ – Photographier les phénomènes naturels de nuit

Quel appareil photo choisir pour photographier les aurores boréales ?
Un hybride plein format est idéal pour sa gestion du bruit en haute sensibilité ISO, mais un reflex APS-C peut suffire si vous respectez les bons réglages.

Peut-on photographier la lune avec un smartphone ?
Oui, mais le résultat sera limité. Utilisez un zoom optique puissant, stabilisez l’appareil et baissez la sensibilité ISO pour éviter le bruit numérique.

Comment éviter le flou quand on photographie les étoiles ?
Utilisez un trépied stable, déclenchez à distance ou avec le retardateur, et limitez le temps de pose à 20 secondes maximum pour éviter les filés d’étoiles.

Pourquoi mes photos de foudre sont trop claires ou trop sombres ?
Adaptez l’ouverture et les ISO à l’intensité de l’éclair. Mieux vaut sous-exposer légèrement et corriger en post-traitement.

Où peut-on photographier la voie lactée en France ?
Dans les zones à faible pollution lumineuse comme le Queyras, les Cévennes, la Corse intérieure ou les Pyrénées.

Livres recommandés pour photographier les aurores boréales

Pour compléter ce guide et approfondir vos connaissances en photographie de nuit, voici quelques références utiles que je vous recommande :

Photographier la lune, la voie lactée, la foudre ou les aurores boréales, c’est bien plus qu’une question de technique. C’est une expérience. Une manière d’être dehors, la nuit, de regarder autrement, et de s’émerveiller en silence.

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Les secrets de l’astrophoto et les aurores boréales


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