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Content Credentials et métadonnées: comment garantir l’authenticité de vos photos et vidéos

Vous avez entendu parler de Content Credentials, les logiciels Lightroom et Photoshop proposent cette fonction de même que le Nikon Z 6III avec une mise à jour firmware à venir, mais vous ne savez pas ce que sont ces Content Credentials ?

Voici tout ce que vous devez savoir sur cette technologie pour comprendre son importance dans le domaine de l’image numérique et pourquoi Nikon va l’introduire en 2025 dans son appareil photo hybride Nikon Z6III.

Content Credentials et métadonnées: comment garantir l'authenticité de vos photos et vidéos

Qu’est-ce que les Content Credentials ?

Le mot anglais « credential » désigne une preuve de qualification, d’expérience ou de compétence, souvent utilisée pour montrer qu’une personne est qualifiée pour un travail ou une activité spécifique.

Dans le monde de l’image numérique, l’authenticité et la protection des droits des photographes sont critiques. Les Content Credentials ou Identifiants de Contenu jouent un rôle essentiel pour pallier les manques des précédentes technologies d’authentification des images.

Les journalistes comme les photographes sont tous concernés par la nécessité de protéger l’authenticité des contenus qu’ils écrivent ou des images qu’ils prennent. Les Content Credentials sont une réponse technologique à la prolifération des « fake news » (fausses informations) et de la manipulation des images.

La « Coalition for Content Provenance and Authenticity » (C2PA) a joué un rôle clé dans l’établissement de normes adoptées ou en train de l’être par l’industrie pour garantir l’intégrité des images et des vidéos.

Comment gérer les Content Credentials dans Photoshop
Comment gérer les Content Credentials dans Photoshop

Content Credentials : technologie et fonctionnement

Quelle technologie derrière les Content Credentials ?

Les Content Credentials utilisent des algorithmes de cryptographie avancés pour intégrer des métadonnées sécurisées dans les fichiers image photos et vidéos. Ces métadonnées contiennent des informations sur l’origine de l’image, les modifications apportées et les droits d’auteur.

Processus de vérification

Le processus de vérification commence dès la capture de l’image. Les métadonnées sont intégrées automatiquement dans les fichiers par l’appareil de prise de vue, chaque modification ultérieure est enregistrée.

Les utilisateurs peuvent vérifier l’authenticité de l’image en utilisant des outils compatibles avec les normes C2PA (par exemple sur le site de la C2PA).

Gestion des Content Credentials avec les logiciels photo Adobe

Les logiciels photo Adobe comme Lightroom Classic, Lightroom Mobile et Photoshop permettent déjà de gérer les Content Credentials.

Comment gérer les Content Credentials dans Lightroom Classic

Lightroom Classic, par exemple, intègre des fonctionnalités pour gérer l’authenticité des images directement dans le logiciel.

Adobe est ainsi parmi les premiers éditeurs de logiciels à supporter ces métadonnées en offrant une solution complète pour la gestion de l’authenticité des images.

Prise en charge des Content Credentials avec le Nikon Z6III

Nikon a annoncé en octobre 2024 le développement d’un nouveau firmware pour le Nikon Z6III, qui inclut la fonctionnalité Content Credentials.

Cette première mise à jour d’un hybride Nikon Z va permettre aux photographes et vidéastes de protéger leur travail en préservant les données originales de chaque photo ou vidéo. Voici quelques-uns des avantages de cette nouvelle fonctionnalité :

  • protection de l’authenticité : les Content Credentials aident à protéger l’authenticité des images en garantissant que les données originales de prise de vue et de constitution de l’image restent inchangées
  • vérification de l’authenticité : cette fonctionnalité permet de vérifier l’authenticité de l’image, assurant que les droits des utilisateurs sont protégés

Le prochain firmware du Nikon Z6III le rend compatible avec les Content Credentials, il est testé par des agences de presse et d’autres professionnels pour s’assurer qu’il s’intègre parfaitement dans leurs flux de travail. Le lancement officiel est prévu pour certaines agences à la mi-2025, avant que ce firmware ne soit disponible pour tous les utilisateurs par la suite.

Nikon a présenté un Nikon Z6III équipé de ce firmware lors de la conférence Adobe MAX 2024 Creativity Conference, qui s’est tenue à Londres du 14 au 16 octobre 2024.

Utilisation et exemples

Les Content Credentials ont déjà été utilisés avec succès dans plusieurs domaines :

  • journalisme : les agences de presse les utilisent pour garantir l’authenticité des photos publiées, renforçant ainsi la crédibilité de leurs publications
  • photographie de presse : les photographes de presse utilisant cette technologie peuvent protéger leurs images contre la manipulation et les utilisations non autorisées
  • enquêtes judiciaires : ces données sont utilisées dans les enquêtes judiciaires pour vérifier l’authenticité des preuves visuelles

Voici comment les Content Credentials sont intégrés dans les métadonnées des images et comment ils sont vérifiés  :

Comment gérer les Content Credentials dans Lightroom Classic
une photo avec des métadonnées intégrées montrant l’origine de l’image et les modifications apportées

Content Credentials : avantages et défis

Avantages pour les photographes

  • protection des droits d’auteur : les Content Credentials aident à protéger les droits d’auteur des photographes en garantissant que leurs images ne sont pas utilisées sans autorisation
  • prévention de la manipulation : cette technologie permet de détecter les modifications non autorisées apportées aux images
  • crédibilité : les photographes peuvent prouver l’authenticité de leurs images

Défis et limites

La technologie Content Credentials n’en est qu’à ses débuts et doit encore faire face à des problématiques comme :

  • la compatibilité avec les différents logiciels et appareils de prise de vue
  • la confidentialité car des préoccupations existent concernant la confidentialité des métadonnées intégrées dans les images

Content Credentials vs les autres technologies

Les filigranes (logos, signatures) intégrés aux images sont visibles, ce qui n’est pas toujours accepté notamment dans les publications presse et la vidéo. De plus ces marques visuelles peuvent être enlevés (recadrage, effacement numérique) tandis que les Content Credentials sont intégrés dans les métadonnées des fichiers et conçues pour être plus difficiles à manipuler.

Les signatures numériques sont souvent utilisées pour les documents (PDF, formulaires, transactions électroniques) , mais les Content Credentials offrent une solution plus spécifique pour les images et les vidéos.

Comment gérer les Content Credentials dans Photoshop
Comment gérer les Content Credentials dans Photoshop

Réglementations, normes et évolutions

Plusieurs réglementations internationales soutiennent l’utilisation des Content Credentials pour protéger l’authenticité des contenus visuels. Ces réglementations visent à standardiser les pratiques et à garantir la conformité.

La C2PA et d’autres organisations jouent un rôle essentiel dans la promotion et la standardisation des données d’authentification. Elles travaillent en collaboration avec les industries de l’imagerie numérique, dont les fabricants d’appareils photo et caméras numériques, pour aider à développer et implémenter ces normes dans les matériels concernés.

L’intégration de l’intelligence artificielle pour une vérification plus rapide et plus précise de l’authenticité et de la conformité des images est l’une des innovations à venir dans le domaine des Content Credentials. L’IA peut aider à détecter les manipulations et à vérifier l’authenticité des images de manière plus efficace, automatique et rapide.

L’adoption des Content Credentials par l’industrie est en cours de déploiement. Nombreux sont désormais les professionnels et organisations à reconnaitre l’importance de cette technologie et à l’intégrer dans leurs flux de travail.

Content Credentials : Outils et FAQ

Logiciels et outils compatibles avec les Content Credentials

Voici une liste des outils et logiciels déjà disponibles pour gérer les données d’authentification !

  • Lightroom Classic : intègre des fonctionnalités pour vérifier l’authenticité des images
  • Photoshop : supporte les Content Credentials pour une gestion complète de l’authenticité des images
  • Adobe Premiere Pro : le logiciel de montage vidéo d’Adobe intègre des Content Credentials dans les vidéos
  • Autres applications Adobe : offrent des solutions pour la gestion des Content Credentials, Adobe prévoit par exemple d’appliquer des filigranes invisibles aux vidéos
  • Microsoft Designer : intègre des fonctionnalités pour inclure des Content Credentials dans les designs, permettant aux créateurs de partager des informations sur l’origine et les modifications apportées à leurs contenus
  • Azure OpenAI : les images générées par les modèles DALL-E incluent des Content Credentials, offrant une méthode inviolable pour divulguer l’origine et l’historique du contenu
  • Truepic : cette entreprise supporte les Content Credentials, contribuant à garantir l’authenticité et la provenance des contenus visuels
  • lecteurs de vidéos en streaming : certains lecteurs tiers commencent à supporter les métadonnées d’authentification permettant la vérification de l’authenticité des vidéos

FAQ sur les Content Credentials

Qu’est-ce qu’un Content Credential ?

C’est une métadonnée intégrée dans une image pour garantir son authenticité.

Comment vérifier l’authenticité d’une image ?

Utilisez des outils compatibles avec les normes C2PA pour vérifier les métadonnées intégrées.

Les Content Credentials protègent-ils la confidentialité ?

Oui, les métadonnées sont sécurisées et protègent la confidentialité des informations intégrées.

Que signifie C2PA ?

Coalition for Content Provenance and Authenticity (Coalition pour la preuve et l’authenticité des contenus)

Qu’est-ce que les métadonnées ?

Les métadonnées sont des informations structurées qui décrivent, expliquent, localisent ou rendent plus facile la récupération, l’utilisation ou la gestion d’une ressource numérique.

Elles jouent un rôle crucial dans l’organisation et la gestion des données, notamment dans les domaines de la photographie, de la vidéo, et des documents numériques.

  • photographie : les métadonnées dans les fichiers image (comme les fichiers EXIF) incluent des informations sur l’appareil photo utilisé, les paramètres de prise de vue, la date et l’heure de la photo, les informations de géolocalisation
  • vidéo : les métadonnées vidéo peuvent inclure des informations sur le codec utilisé, la résolution, la durée, les acteurs, le réalisateur, et les droits d’auteur
  • documents numériques : les métadonnées dans les documents peuvent inclure l’auteur, la date de création, les mots-clés, et les informations de version

Les métadonnées d’authentification aident à gérer les droits d’auteur et les licences, en assurant que les créateurs sont correctement crédités et que les utilisations non autorisées sont évitées.

Qu’est-ce que la vérification d’une image ?

C’est un processus de confirmation de l’authenticité d’une image basé sur les métadonnées d’authentification intégrées aux fichiers.

Content Credentials, en conclusion

Les Content Credentials représentent une avancée technologique majeure dans la protection de l’authenticité des images. En intégrant cette fonctionnalité dans le Nikon Z6III, Nikon participe à cette mise en œuvre en faveur des photographes et vidéastes qui pourront diffuser leurs images avec une plus grande confiance.

La compatibilité prochaine du Nikon Z6III avec ces nouvelles fonctionnalités est une première une étape importante dans cette direction. Sans que l’information ne soit officielle, il est probable que Nikon intègre les Content Credentials dans ses autres hybrides professionnels tels que les Nikon Zf, Z8 ou Z9.

Intéressé par toute technologie qui favorise la diffusion d’images authentiques, j’ai commencé à intégrer les Content Credentials dans mes images traitées par Lightroom. Je vous invite à faire de même, plus cette technologie sera utilisée, plus elle pourra répondre aux attentes des photographes et vidéastes.

En savoir plus sur le site de la C2PA.


Comment régler le Nikon Z50II pour bien démarrer sans lire les 1000 pages du manuel

Vous venez d’ouvrir la boîte de votre Nikon Z50II. Il est superbe, il tient bien en main… mais dès que vous l’allumez, une avalanche de menus s’affiche. Trop de réglages. Trop d’options. Vous vous demandez par où commencer. Et l’idée de lire un manuel de 1000 pages pour savoir régler ce Nikon Z50II vous décourage déjà.

Rassurez-vous : vous n’avez pas besoin de tout comprendre pour commencer à faire de belles photos.

Dans cet article, je vous montre comment régler votre Nikon Z50II pour bien démarrer, même si vous n’avez jamais utilisé d’hybride Nikon auparavant. L’objectif n’est pas de tout maîtriser, mais de vous donner :

  • les bons réglages de départ,
  • les pièges à éviter,
  • et quelques conseils concrets pour prendre vos premières photos en toute confiance.

Vous verrez, quelques ajustements suffisent pour transformer un appareil impressionnant en compagnon de route simple et efficace.

Ce Nikon Z APS-C chez La Boutique Photo Nikon

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Comment régler le Nikon Z50II : les réglages de base en photo

Dans le menu Prise de vue photo du Nikon Z50II, tout est assez classique à configurer, sauf peut-être la mise au point et le mode de déclenchement.

Si vous choisissez d’utiliser la qualité d’image RAW, optez pour la compression sans perte dans l’option Enregistrement RAW. La plupart des logiciels photo ont encore du mal à interpréter les modes Haute efficacité qui supposent l’intégration d’une licence tierce par l’éditeur du logiciel.

Note : cette licence ne peut pas être utilisée dans les logiciels libres comme darktable car leur principe est de ne pas inclure de licences propriétaires.

Mon conseil : Avant de sortir des modes automatiques, comprenez les avantages de chaque réglage.

Le mode ISO auto peut être utile en faible lumière, mais pour un contrôle total, réglez la sensibilité ISO manuellement.

Si vous photographiez un concert dans une salle sombre, le mode ISO auto peut vous sauver la mise tout en vous laissant contrôler l’ouverture.

Picture Control Auto vous offre une base, mais ajuster les paramètres vous permettra d’adapter les couleurs à votre style. Le Picture Control Standard est une bonne base de départ.

Si vous débutez, oubliez les profils Picture Control personnalisés. Contentez-vous du mode Standard ou Auto, et passez votre temps à faire des photos, pas à jouer avec les menus.

De même, Balance des blancs Auto est souvent la valeur la plus efficace, mais une balance manuelle vous aidera à mieux gérer la température des couleurs pour interpréter chaque scène selon vos envies.

Une fois ces notions maîtrisées, désactivez ces automatismes pour comprendre ce que fait réellement votre Nikon Z50II. Cela vous permettra de progresser rapidement. Plus vous comprenez ce qui se passe, plus vous progressez.

Bien débuter en vidéo

Pour la vidéo, commencez par choisir le type de fichier vidéo, puis la taille d’image/fréquence d’image. Appuyez-vous sur cet article pour choisir ce qui convient à vos besoins, j’ai fait un résumé des notions à connaître en vidéo et listé quelques réglages de base pour les Nikon Z :

Comment faire de la vidéo avec un Nikon Z, tout ce qu’il faut savoir pour bien débuter

Attention, taille d’image et fréquence d’image interagissent. Certaines options de fréquence d’image peuvent ne pas être disponibles selon le format de fichier choisi.

Pour un contrôle total de l’exposition en vidéo, passez en mode M (manuel).

En vidéo, commencez toujours par 25p. C’est plus simple, plus fluide, et ça vous évite les erreurs de compatibilité.

Personnaliser votre Nikon Z50II

Le menu Réglage personnalisé est crucial pour régler le Nikon Z50II selon vos envies et habitudes. Voici les principaux points à retenir :

  • menu A6 : Activez la mise au point « AF-ON seulement » si vous utilisez le bouton arrière AE-L/AF-L et ne voulez pas lier mise au point et déclencheur sinon choisissez « Déclencheur / AF-ON »
  • menu A7 : Choisissez « Automatique » pour que le dernier point AF utilisé soit conservé lorsque vous changez de mode AF, ce qui est courant au début
  • menu A10 : Réglez la largeur de la bordure sur « 2 » pour plus de précision à l’affichage dans le viseur
  • menu D6 : Activez le mode Obturation électro. au 1er rideau pour un déclenchement 100% silencieux, choisissez Obturateur mécanique si votre sujet bouge très vite en étant très proche (ex. club de golf, hélice d’avion …)
  • menus F1, F2, F3 : Personnalisez l’affichage des fonctions apparaissant dans le menu I pour avoir accès très vite à celles qui vous importent, puis faites de même pour personnaliser les commandes en mode de prise de vue et d’affichage

Comment régler le Nikon Z50II : menus Visualisation et Configuration

Dans le menu Visualisation, réglez Affichage des photos selon vos préférences :

  • Activé : les photos prises s’affichent sur l’écran arrière après la prise de vue
  • Activé (moniteur uniquement) : les photos prises s’affichent sur l’écran arrière après la prise de vue si vous utilisez l’écran arrière comme viseur
  • Désactivé : les photos ne s’affichent pas après la prise de vue, il faut demander l’affichage manuellement

J’ai désactivé l’affichage automatique des photos dès le premier jour. Trop de distractions. Depuis, je regarde mes photos en fin de séance, plus calmement.

Dans le menu Configuration, la plupart des réglages peuvent attendre, sauf quelques détails pratiques :

  • les unités de distance (pieds ou mètres)
  • Enregistrer la position de mise au point et du zoom à activer pour que la distance de mise au point reste constante si vous zoomez
  • Ajoutez des informations de copyright qui apparaîtront dans les données IPC de vos fichiers (nom, site web, téléphone, …)
  • Ajustez Photo si carte absente sur Lock / Désactiver le déclenchement pour éviter de faire des photos en ayant oublié d’insérer une carte mémoire (le Nikon Z50II n’a pas de mémoire interne pour stocker les photos si vous n’avez pas de carte)
  • Ajustez Économie d’énergie ‘mode photo) sur ON pour limiter la consommation électrique, notez que cette option peut toutefois ralentir la vitesse de rafraîchissement de l’affichage

Beaucoup de photographes oublient que le Nikon Z50II ne déclenche pas sans carte mémoire. Vérifiez ce réglage, vous éviterez une grande frustration.

Comment régler le Nikon Z50II : Autofocus, détection de sujet et options de zone

L’autofocus du Z50II est impressionnant… sauf si vous ne lui dites pas quoi faire.

En mode AF-S la mise au point ponctuelle est faite à chaque appui à mi-course sur le déclencheur ou le bouton arrière AE-L/AF-L. Réglez sur AF point sélectif, faites la mise au point sur le sujet, recadrez si besoin, puis déclenchez.

Si vous utilisez l’écran arrière, activez les commandes tactiles pour déclencher en touchant l’écran (menu Configuration > Commandes tactiles).

En mode AF-C et détection de sujet, l’autofocus identifie un sujet dans le cadre et le suit sans interruption, c’est un mode de mise au point continue tant que vous laissez le déclencheur appuyé à mi-course ou que vous pressez le bouton arrière AE-L/AF-L.

Le mode AF-C avec détection de sujet est redoutablement efficace si vous photographiez des enfants en train de courir dans le jardin ou un oiseau en vol.

Commencez avec une zone large pour bien comprendre comment l’autofocus réagit, puis affinez votre choix de zone progressivement selon votre pratique.

Activez AF Zone automatique pour laisser le Nikon Z50II identifier les sujets et les suivre dans le cadre le plus large. Si vous ne voulez pas choisir manuellement le type de sujet à détecter, dans le menu Prise de vue, réglez Options AF/MF détection sujet sur automatique. Sinon choisissez un des types de sujets listés. Dans ce cas l’autofocus peut s’avérer plus réactif puisqu’il sait quoi chercher.

Comment régler le Nikon Z50II : Mode de déclenchement

Le choix du mode de déclenchement détermine la façon dont le Nikon Z50II va prendre les photos lorsque vous appuierez sur le déclencheur.

Avec l’obturateur électronique à premier rideau, le mode rafale peut prendre 7,9 images/seconde en RAW et 8,3 en JPG.

Avec l’obturateur mécanique, la rafale est de 5,4 images/seconde en RAW (5,6 en JPG) en mode continu H et 11 images/seconde en mode Continu H étendu.

Si vous ne changez qu’un seul réglage dans tout ce menu, faites-le ici : activez l’obturateur électronique. Vous verrez tout de suite la différence en silence.

En mode Continu H étendu, le Nikon Z50II peut ne pas conserver l’exposition entre chaque photo, c’est un mode à privilégier pour la cadence la plus importante uniquement par exemple pour photographier un événement sportif ou des animaux en mouvement rapide.

Comment régler le Nikon Z50II : menu Réseau

Si vous souhaitez utiliser Nikon Imaging Cloud, SnapBridge ou la télécommande Nikon ML-L7, passez du temps dans le menu Réseau. Chaque option demande de prendre le temps de bien comprendre de quoi il s’agit.

Le menu Réseau ? Utile, mais pas prioritaire au début. Concentrez-vous sur les réglages de prise de vue d’abord.

Retenez que le Nikon Z50II ne peut se connecter qu’à un seul type de périphérique à la fois ‘smartphone, ordinateur, tablette, …). Il ne peut pas se connecter simultanément à plusieurs périphériques différents :

  • si vous essayez d’établir une connexion à un smartphone alors que vous êtes déjà connecté à un ordinateur, un message indiquant de mettre fin à la connexion smartphone s’affiche.

Mettez en surbrillance [Oui] et appuyez sur ‘J’ pour mettre fin à la connexion précédente et permettre la suivante.

Nikon Z 50II : mise à jour firmware

Nikon a mis à jour le firmware de l’objectif NIKKOR Z 16-50 mm f/3.5-6.3 (version 1.02). Cette mise à jour corrige un problème de message d’erreur récurrent.

Pensez également à mettre à jour le firmware du Nikon Z50II dès qu’une nouvelle version est annoncée. Ceci vous permet de bénéficier des améliorations apportées au boîtier. Vous pouvez mettre à jour le firmware du Nikon Z50II en le copiant sur une carte ou en le téléchargeant avec l’application SnapBridge.

Si vous utilisez le Nikon Imaging Cloud alors la mise à jour du firmware du Nikon Z50II peut même être faite automatiquement lorsqu’elle est disponible.

Avec ces réglages de base, vous pouvez commencer à photographier sereinement, en sachant que votre Nikon Z50II est prêt à vous accompagner dans toutes les situations. Prenez le temps de tester, d’explorer, d’ajuster. L’appareil s’adapte à vous, pas l’inverse. Et si un doute persiste, le manuel est là… mais vous n’en aurez pas besoin tous les jours.

Vous pouvez consulter le manuel du Nikon Z50II en ligne et utiliser la recherche, c’est très pratique.

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Nikon Z50II : belle montée en gamme avec Expeed 7, autofocus Z 8 / Z 9 et tarif attractif

Nikon annonce le Nikon Z50II, successeur du Z50 de 2019, qui marque une montée en gamme dans la famille des APS-C Nikon Z tout en restant au même tarif.

Avec un processeur Expeed 7, l’autofocus des Nikon Z6III, Z 8 et Z 9 et un tarif attractif pour une telle fiche technique, le Z50II se présente comme une évolution majeure qui mérite que l’on s’intéresse à lui.

Note : je suis en train de tester le Z50II, en attendant de publier mon test, voici l’article pour vous aider à régler le Nikon Z 50II pour bien démarrer.

Nikon Z 50II : montée en gamme avec Expeed 7, autofocus Z 8 / Z 9 et tarif attractif

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Nikon Z50II, une base bien connue qui se bonifie

Depuis son lancement en 2019, le Nikon Z 50 s’est imposé comme un hybride APS-C pertinent pour les photographes amateurs et passionnés. Ce boîtier compact de 20,9 Mpx, premier de la gamme Z en format DX, a su séduire par sa polyvalence, sa compatibilité avec la monture Z et son rapport qualité-prix plus attirant que celui des plein format.

Mais en 2024, dans un marché des hybrides APS-C qui a bien évolué depuis, il présentait des faiblesses dues à son âge même si les mises à jour firmware successives l’ont aidé à tenir sur la durée.

Avec l’arrivée de son remplaçant, le Nikon Z50II, doté d’un processeur Expeed 7 et de l’autofocus des Nikon Z 6III, Z 8 et Z 9, Nikon renforce sa présence sur le segment des hybrides APS-C.

Le Z50II apporte des améliorations notables tout en maintenant l’esprit compact et accessible de son prédécesseur, le tout à un tarif identique à celui du modèle de 2019. Cinq ans plus tard, cela représente une belle stabilité tarifaire.

Nikon Z50II, une fiche technique qui tient la route

Dès sa sortie, le Nikon Z50 a été conçu pour offrir une qualité d’image et des performances proches de celles de son grand frère de l’époque le Nikon Z 6, mais dans un format plus compact et à un prix plus abordable.

Désormais le Nikon Z50II va le remplacer avec une fiche technique attirante  :

  • Capteur APS-C de 20,9 Mpx associé au processeur Expeed 7, offrant une plage de sensibilité allant de 100 à 51 200 ISO, extensible à 204 800 ISO
  • Autofocus hybride couvrant 90 % du cadre, avec suivi 3D, AF-A automatique, détection des différents types de sujets dont oiseaux et avions
  • Viseur électronique 1000 cd/m2 et écran sur rotule de 8,1 cm parfait pour les vidéos face caméra et vlogs
  • Vidéo 4K 60p (crop) et 4K 30p sans crop avec un mode ralenti en Full HD à 120p.
  • Mode rafale à 30 im/sec en JPG pleine définition et 11 im/sec. en RAW, avec suivi AF/AE
  • Prédéclenchement continu pendant 1 seconde avant la prise de vue définitive
  • Flash intégré de type popup et prise casque
  • Bouton d’accès direct au choix des 31 Picture Control intégrés
  • Ergonomie revue et plus experte
  • Connectivité sans fil via Wi-Fi et Bluetooth, intégrant l’accès au Nikon Imaging Cloud pour la mise à jour automatique du firmware et le stockage des photos possible dans le cloud de votre choix

Le Nikon Z50II n’est pas qu’un simple remplaçant. Il bénéficie d’améliorations notables qui le rendent compétitif sur le marché des hybrides APS-C en 2024. Le processeur Expeed 7, les capacités autofocus héritées des modèles Z6III, Z 8 et Z 9 et des ajustements ergonomiques en font une évolution logique pour ceux qui recherchent un modèle plus performant sans révolutionner leur équipement.

Capteur, autofocus et processeur

Le Nikon Z50II est doté du même capteur de 20,9 Mp que son prédécesseur Z50. Mais le processeur Expeed 7 fait la différence en matière de traitement du signal, puisqu’il autorise la même plage de sensibilité ISO 100 – 51 200 ISO extensible à 204 800 ISO, tout en réduisant le niveau de bruit dans l’image, à sensibilité égale, comme annoncé par Nikon.

L’autofocus, hérité des plein formats récents, bénéficie également des capacités du processeur Expeed 7 et de la reconnaissance de 9 types de sujet (individus, chiens, chats, oiseaux, avions, voitures, motos, vélos et trains). Rappelons que c’est le processeur qui assure le suivi AF dans un hybride, il est donc responsable des performances, contrairement aux modules AF indépendants équipant les reflex Nikon.

Cet autofocus propose un mode AF-A (pour Automatique) capable de distinguer le mouvement du sujet et de choisir le type de suivi AF-S ou AF-C de façon automatique. Notez que cet AF-A peut aussi mixer les deux modes, démarrant en AF-S par exemple, puis basculant en AF-C si le sujet se met à se déplacer.

La fonction de prédéclenchement permet d’enregistrer des images jusqu’à une seconde avant que le déclencheur ne soit complètement enfoncé avec le mode de déclenchement Prise de vue haute vitesse+ (C30) en JPG . Cela vous offre une chance supplémentaire de capturer des moments imprévisibles, comme un oiseau qui s’envole, sans risquer de manquer l’instant décisif.

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Viseur et écran

Le Z50II est doté d’un nouveau viseur électronique de 2,36 Mp proposant une luminosité de 1000 cd/m² (500 pour le Z 50) et un grandissement de 0,68x. Ce viseur est plus agréable à utiliser, avec une meilleure gestion de la dynamique (contraste entre zones claires et sombres).

L’écran tactile arrière est monté sur rotule, il mesure 8,1 cm de diagonale, propose un affichage Responsive (basculant en mode portrait) de 1,040 Mp et une couverture de l’image de 100%.

Ergonomie, compacité, encombrement

Le Nikon Z50II adopte une ergonomie proche de celle du Z50, toutefois certaines modifications sont les bienvenues. Un bouton dédié aux Picture Control fait son apparition sur le dessus du boîtier, il vous permet de choisir un Picture Control parmi les 31 disponibles. Une fonction de filtrage vous permet de masquer les Picture Control que vous n’utilisez pas pour avoir un accès encore plus rapide à ceux que vous utilisez souvent.

Les 31 Picture Control intégrés peuvent être complétés par 9 presets téléchargés parmi tous ceux créés par d’autres photographes via le Nikon Imaging Cloud. De même, l’aperçu du rendu de chaque Picture Control se fait désormais en temps réel sur l’image du viseur et non plus par l’intermédiaire de vignettes, c’est beaucoup plus agréable et cela facilite le choix.

Le flash intégré est de type popup. Malgré une puissance limitée comme pour tous les flashs intégrés, il pourra servir à déboucher les ombres comme à commander un système de flash externe si vous avez ce besoin.

Nikon annonce une plus grande réactivité du Z50II face au Z50, dont un démarrage plus rapide.

Le Z50II pèse 550 gr. avec batterie et carte mémoire (contre 470 gr. pour le Z50) et gagne également quelques millimètres en dimensions avec 127 x 96,8 x 66,5 mm (contre 126,5 x 93,5 x 60 mm pour le Z50). Son viseur moins proéminent autorise toutefois un rangement plus simple dans le sac photo.

La batterie est une Nikon EN-EL25a offrant la même autonomie que sur le Z50, bien que le processeur du Z50II soit plus performant. Nikon semble dit travaillé sur la consommation d’énergie. Cette batterie peut être chargée dans le boîtier via la prise USB-C, ou chargée à l’aide d’un chargeur optionnel Nikon EH-8P puisque la législation en vigueur en Europe interdit désormais aux marques de vendre leurs appareils avec un chargeur.

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Nikon Z50II, performances en vidéo et streaming

Si le Nikon Z50II est doué en photo, il l’est aussi en vidéo pour vous permettre des tournages et des sessions de streaming de qualité.

Le Z50II dispose du format N-Log et du mode HLG vidéo. Il propose un zoom haute résolution, dont un zoom x2 en Full HD. 11 vitesses d’obturation sont disponibles en mode vidéo, tandis que le contrôle manuel est assuré par la bague multifonction.

Les caractéristiques vidéo sont les suivantes :

  • 4K 60p (avec crop)
  • 4K 30p (avec suréchantillonnage à partir du format 5,6K)
  • Full HD 120p
  • N-Log/HLG 10 bits
  • Waveform
  • H.265/HEVC (8/10 bits), H.264/AVC (8 bits)
  • Compatibilité avec les LUT’s RED
  • LED rouge allumée en face avant pendant l’enregistrement
  • prise 3,5 mm pour un micro stéréo externe et prise casque pour surveiller la sortie du micro
  • retardateur vidéo réglable de 2 à 10 secondes entre appui sur le déclencheur et début de l’enregistrement

De plus, le Nikon Z50II dispose d’un mode vidéo « présentation de produits » qui lui permet d’assurer la commutation automatique et progressive de la mise au point sur l’objet présenté ou le présentateur, avec une taille de zone AF personnalisable.

Le Nikon Z50II peut assurer le streaming vidéo pendant des diffusions en direct, sur YouTube ou Twitch par exemple, comme pendant des visioconférences de type Zoom. Dans ce cas, la connexion est rendue possible via le smartphone ou l’ordinateur et une liaison USB (UVC/UAC) sans nécessiter Webcam Utility comme c’était le cas avec le Z50.

C’est autrement plus performant que le seul 4K 30p et Full HD 120p du Z50.

Une gamme d’objectifs NIKKOR Z DX pour tous les usages

L’un des points forts du Nikon Z50II est sa compatibilité avec les objectifs en monture Z, qu’ils soient conçus pour les capteurs APS-C ou plein format, ce qui lui donne accès à une gamme NIKKOR Z riche de 42 objectifs (novembre 2024).

De plus le Nikon Z50II peut utiliser la plupart des optiques en monture Nikon F (Nikon et marques compatibles) à l’aide de la bague Nikon FTZ. Cette flexibilité est un atout majeur, surtout si vous souhaitez migrer progressivement vers l’hybride sans renoncer à votre parc optique existant.

Si vous souhaitez utiliser les optiques NIKKOR Z natives au format APS-C (NIKKOR DX), votre choix peut se porter sur les configurations suivantes à adapter et compléter selon vos besoins :

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Une alternative compacte et accessible au plein format

Le Nikon Z50II est pensé pour vous offrir une expérience photographique proche de celle des hybrides plein format Nikon Z 5 ou Z 6II, mais à un prix bien plus abordable et dans un format plus compact.

Pour un photographe amateur qui n’a pas besoin du plein format, le Z50II représente une alternative très compétitive, supérieure à celle que proposait le Nikon D500 dans la gamme reflex.

Avec un prix démarrant à 999 euros boîtier nu (comme le Z50 à sa sortie en 2019), le Nikon Z50II offre un excellent compromis entre qualité, performances et accessibilité.

Par rapport aux autres modèles de la gamme, comme le Nikon Z fc qui mise sur un design rétro, le Z50II est plus complet et performant, s’adressant aux amateurs passionnés voulant un APS-C musclé. Le Z50II présente une ergonomie plus classique, inspirée des reflex Nikon. Sa construction en magnésium lui confère une grande robustesse, tandis que son poids plume en fait un compagnon idéal pour les sorties photo prolongées.

Notez qu’en complément du Nikon Z50II la marque annonce aussi l’arrivée d’une nouvelle télécommande filaire sur prise jack Nikon MC-DC3.

Premier avis sur le Nikon Z50II, une évolution séduisante et pertinente en 2024

Avec ses caractéristiques enrichies, le Nikon Z50II se présente comme bien plus qu’un simple remplaçant. Plus complet et performant, il est spécialement conçu pour les amateurs passionnés cherchant un hybride APS-C aussi performant qu’un plein format sans exploser leur budget.

Grâce à un processeur Expeed 7, l’autofocus des modèles haut de gamme Z6III, Z 8 et Z 9, et des améliorations ergonomiques notables, le Z50II offre une fiche technique particulièrement attractive tout en maintenant un tarif similaire à celui de son prédécesseur en 2019.

Pour 2025, le Nikon Z50II constitue une solution de choix, se distinguant par sa polyvalence, sa qualité de fabrication, et la richesse de l’écosystème Nikon.

Je n’ai pas encore pu tester le Nikon Z50II mais je ne manquerai pas de le faire dès que possible, car il m’intéresse tout particulièrement en complément de mon Z6III pour la photo de rue et le voyage.

Le viseur électronique promet une expérience utilisateur proche de celle du Z6III, une belle surprise dans cette gamme de prix. La couverture autofocus de 90% du champ est un atout majeur, surpassant celle de nombreux reflex DX, comme le D500 qui, malgré ses 193 collimateurs, ne propose pas la même fluidité et les facilités offertes par l’AF hybride, tel que l’Eye-AF.

L’autofocus du Nikon Z50II promet de plus une excellente réactivité, avec une bascule fluide entre le mode AF-S et le mode AF-C grâce à l’AF-A, rendant la mise au point plus intuitive et adaptée à tous les types de sujets. Le processeur Expeed 7 offre une rapidité et une précision d’autofocus idéales pour les photographes de sport et d’animalier, il a prouvé ses capacités sur le Nikon Z6III et le Nikon Z f pour garantir des images nettes même dans les situations les plus exigeantes.

Le mode rafale, capable de capturer jusqu’à 30 images par seconde en JPG et 11 en RAW, permet de suivre l’action avec précision grâce au suivi AF et à la mesure continue de l’exposition. La fonction de prédéclenchement, qui enregistre les images une seconde avant que le déclencheur ne soit complètement enfoncé, offre une sécurité supplémentaire pour capturer des moments imprévisibles, comme un oiseau qui prend son envol.

L’écran tactile sur rotule de 8,1 cm bascule vers l’avant pour faciliter le tournage vidéo face caméra, un atout indéniable qui rend la prise de vue plus simple et plus agréable, notamment pour les créateurs de contenu et les vloggers. Le Nikon Z50II se distingue également par ses améliorations ergonomiques, qui en font un modèle plus expert que le Z50.

Le bouton d’accès direct aux réglages Picture Control permet de changer rapidement les styles d’image sans détour par les menus, ce qui simplifie l’expérience de prise de vue. L’intégration du Nikon Imaging Cloud apporte facilité de mise à jour du firmware et possibilité de télécharger de nombreux nouveaux presets (Picture Control additionnels proposés par d’autres photographes).

La poignée offre une excellente prise en main, réduisant la fatigue lors de longues sessions, tandis que la disposition optimisée des commandes rend la manipulation du boîtier plus intuitive, vous permettant de rester concentré sur votre sujet plutôt que sur les réglages techniques.

Capable d’utiliser des optiques NIKKOR Z DX bien plus compactes et légères que celles des plein format, bien moins chères aussi, il sera un compagnon idéal au quotidien comme en voyage.

Si vous êtes déjà équipé avec des optiques AF-S reflex, vous pourrez les réutiliser avec la bague Nikon FTZ en bénéficiant du ratio x 1.5 habituel. C’est un argument de plus en faveur de ce Nikon Z50II. Notez que si vous possédez déjà la bague FTZ avec un Z plein format, vous n’avez pas besoin de la racheter, c’est bien la même pour le Z50II qui pourra devenir votre second boîtier.

Utilisant des cartes mémoires SD, le Z50II vous évite l’achat de cartes XQD plus coûteuses, son flash intégré pourra dépanner et vous éviter l’achat d’un flash cobra additionnel.

Nikon Z50II : tarif et disponibilité

Nikon propose le Nikon Z50II à un tarif attractif pour une telle fiche technique, qui est le tarif des kits Z50 à leur sortie en 2019 :

  • Nikon Z50II boîtier nu : 999 euros
  • Nikon Z50II + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR : 1 149 euros
  • Nikon Z50II + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR + Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR : 1 349 euros
  • Nikon Z50II + NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 1 419 euros

Le Nikon Z50II sera disponible chez les revendeurs dès le 21 novembre 2024.

Source : Nikon France

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Nouveautés Lightroom octobre 2024 : des évolutions discrètes mais puissantes

Comme chaque année en octobre, Adobe enrichit l’écosystème Creative Cloud photo avec une série de nouveautés Lightroom. Cette fois-ci, bien que les évolutions ne soient pas révolutionnaires, Lightroom Classic 14.0, Lightroom 8.0, Lightroom mobile 10.0 et Camera Raw 17.0 apportent tout de même de nombreuses améliorations significatives qui méritent d’être explorées. Voici un tour d’horizon de ces nouveautés.

Nouveautés Lightroom octobre 2024

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Nouveautés Lightroom Classic 14.0 : gestion améliorée des aperçus et compatibilité HDR

Pour les utilisateurs de Lightroom Classic, cette nouvelle version propose plusieurs changements notables par rapport aux précédentes nouveautés Lightroom de mai 2024.

La mise à jour du catalogue se fait toujours de manière classique, mais désormais, l’ancien catalogue est automatiquement sauvegardé dans un dossier compressé nommé « Old Lightroom Catalogs ».

Vous pouvez désormais renommer facilement le catalogue et son dossier parent, simplifiant ainsi la gestion de vos fichiers. Pour ce faire, utilisez le menu Fichier > Renommer le catalogue.

Adobe introduit une fonctionnalité permettant de limiter la taille du cache des aperçus pour éviter la saturation de votre disque dur. Cela est particulièrement utile pour les SSD à capacité limitée. Vous recevrez des notifications lorsque le cache atteint 90 % de la taille définie, vous permettant de mieux gérer l’espace disque. Cette option est accessible dans Paramètres du catalogue > Aperçu > Limiter la taille de la mémoire cache d’aperçu.

Le mode d’affichage HDR s’étend au moniteur secondaire, sous réserve qu’il soit compatible HDR. La norme HDR ISO Gainmap fait également son apparition, permettant de mieux exploiter la dynamique des images HDR, y compris sur les réseaux sociaux. Les formats pris en charge sont :

  • JPEG
  • JPEG XL
  • AVIF
  • TIFF

Enfin la prise de vue connectée pour Nikon est désormais plus fluide sur Mac, fonctionnant de manière native sans Rosetta. Pour configurer le mode protocole de transfert PTP sur votre boîtier, allez dans le menu des paramètres de votre boîtier Nikon, sélectionnez ‘Connexion USB’ et choisissez l’option ‘PTP’. Les Nikon Z fc, Z 9 et Z 6III bénéficient maintenant de cette prise de vue connectée améliorée.

Suppression IA et débruitage adaptatif

L’outil de suppression IA, alimenté par Adobe Firefly, sort de sa phase bêta. Adobe Firefly permet une reconnaissance d’objets basée sur l’IA, facilitant la suppression d’éléments indésirables tout en conservant un rendu naturel.

La grande nouveauté est la capacité de reconnaissance automatique des objets, même en utilisant un pinceau grossier. Par exemple, vous pouvez simplement tracer une zone approximative autour d’un arbre ou d’une personne, et l’outil détectera automatiquement l’objet complet, facilitant sa sélection pour des retouches précises. Cela vous permet de sélectionner un objet facilement, même sur des arrière-plans complexes, et d’obtenir un résultat propre en quelques clics.

Pour utiliser l’outil de suppression, suivez les étapes suivantes :

  1. Dans le module Développement, sélectionnez Supprimer > Détecter les objets.
  2. Passez grossièrement le pinceau sur l’objet à supprimer. Vous pouvez régler l’épaisseur du pinceau pour obtenir une sélection précise.
  3. Une fois l’objet sélectionné, utilisez les commandes Affiner pour ajuster la sélection :
  • Ajouter : ajoutez des zones à la sélection.
  • Soustraire : soustrayez des zones de la sélection.

Vous pouvez également modifier l’épaisseur du pinceau et la couleur de l’incrustation dans le panneau sélectionné. Sélectionnez Supprimer pour effectuer la suppression, et utilisez Réinitialiser si vous souhaitez annuler les modifications.

Le débruitage adaptatif évolue également et prend en charge davantage de formats de fichiers. En plus des fichiers RAW Bayer et X-Trans, il est maintenant possible de réduire le bruit sur les formats suivants :

  • Fichiers RAW de matrice Bayer et X-Trans
  • Fichiers DNG linéaires (y compris les images HDR et panoramiques DNG créées antérieurement)
  • Aperçus dynamiques (proxys DNG)
  • Fichiers RAW monochromes (comme Leica M MONOCHROM)
  • Fichiers Canon sRAW/mRAW
  • Petits fichiers RAW Nikon
  • Fichiers RAW Fujifilm non X-Trans
  • Sony AQR
  • Fichiers PSR (Pixel Shift Resolution) PENTAX
  • Images de capteurs Foveon
  • DNG Apple ProRAW
  • Samsung Galaxy Expert RAW

Sur Mac, la prise en charge du Apple Neural Engine a été désactivée en raison de problèmes techniques, notamment des artefacts visibles dans les images très sombres. Ce problème est à présent entre les mains d’Apple, qui seul peut décider de mettre à jour ce moteur.

Content Credentials

Parmi les nouveautés Lightroom, Adobe a intégré la fonction Content Credentials pour garantir la traçabilité de vos images et des droits associés. Cette fonctionnalité repose sur des métadonnées spécifiques, opérant au sein d’un compte et dans le cloud. Avec Lightroom Classic 14.0, deux améliorations ont été apportées :

  • Un bouton Actualiser a été ajouté pour les informations d’identité du contenu, permettant de mettre à jour les détails du compte connecté.
  • Les informations d’identité du contenu peuvent désormais être incluses dans les préréglages d’exportation, simplifiant ainsi la gestion des métadonnées.

La synchronisation des informations CAI (Content Authenticity Initiative) vers le cloud est également prise en charge. Vous pouvez importer une image signée CAI et la télécharger sur le cloud, la signature étant préservée dans les futurs flux de travail validés par CAI. Notez que cela sera prochainement géré sur le Nikon Z 6III, Nikon ayant annoncé un firmware compatible Content Credentials pour 2025.

Évolution de l’outil Masquage

Il est désormais possible de supprimer les groupes de masques vides. La commande Supprimer tous les masques vides est accessible dans les menus suivants :

  • Bibliothèque > Photo > Paramètres de développement
  • Développement > Paramètres
  • Image > Clic droit > Paramètres

Nouveautés Lightroom 8.0 : albums dynamiques et éditeurs externes enfin disponibles

Lightroom Desktop (version cloud pour ordinateur) bénéficie de quelques nouveautés Lightroom intéressantes, notamment l’apparition (enfin !) des albums dynamiques, équivalents des collections dynamiques de Lightroom Classic. Vous pouvez créer un album dynamique en utilisant les filtres de recherche et l’adapter à vos besoins. Notez que cette fonctionnalité reste limitée à la version desktop pour l’instant.

Une autre nouveauté importante est l’intégration d’éditeurs externes tels que Nik Collection ou Topaz. Il est désormais possible d’exporter une image en format TIFF dans un éditeur externe, puis de la réimporter automatiquement dans Lightroom, où elle est empilée avec l’original une fois les modifications enregistrées. Cette fonctionnalité simplifie grandement le flux de travail si vous souhaitez pousser l’édition de vos images plus loin.

Lightroom mobile 10.0 et Lightroom web : outils pour le partage et la sélection rapide

Lightroom mobile reçoit une mise à jour avec l’introduction des Actions rapides, une fonctionnalité en accès anticipé qui annonce l’arrivée des profils adaptatifs AI.

Vous pouvez ainsi appliquer des corrections ciblées sur le ciel, le sujet principal ou l’arrière-plan grâce aux masques générés automatiquement par l’IA.

Lightroom web

Le client Lightroom pour navigateur web se distingue par son cycle de mises à jour indépendant des autres versions. Adobe y expérimente régulièrement de nouvelles technologies et outils. Voici quelques fonctionnalités disponibles depuis un certain temps :

  • Une nouvelle interface qui pourrait préfigurer celle de la version desktop.
  • Le mode Actions rapides (en accès anticipé), offrant des suggestions de corrections ou de préréglages basées sur les technologies IA.
  • L’export direct vers Google Photos, y compris par lots, pratique pour ceux qui préfèrent partager leur travail via Google plutôt que par les albums Lightroom.
  • Le mode Nettoyer, qui identifie les images inutiles ou redondantes, tout en vous laissant la décision finale. Cette fonctionnalité est désormais disponible hors accès anticipé et est pilotée par l’IA.
  • La courbe de tonalité pour les vidéos.

Camera Raw 17.0 : des avant-goûts des prochaines grandes évolutions

Camera Raw 17.0 apporte des fonctionnalités innovantes qui seront intégrées à Lightroom plus tard. Parmi celles-ci, on trouve l’outil Adobe Adaptive, qui remplace la tonalité automatique et ajuste l’image en fonction de son contexte global pour un rendu plus équilibré.

L’outil Développement génératif fait aussi son apparition, permettant de remplir les zones au-delà des limites de recadrage, ouvrant de nouvelles possibilités créatives.

Nouveautés Lightroom octobre 2024 : le meilleur reste à venir, mais quand ?

Ces nouveautés Lightroom n’apportent pas une transformation radicale de l’expérience utilisateur avec les différentes versions de Lightroom, mais elles apportent une réelle fluidité au flux de travail et posent les bases des innovations à venir en 2025. Reste à savoir quand arrivera quoi, Adobe étant très peu bavard en ce moment.

J’apprécierais volontiers l’arrivée de fonctions déjà intégrées à d’autres logiciels experts, comme la recherche de photos basée sur le contenu grâce à l’IA (dans Luminar NEO 1.21), il faut encore passer par un plugin comme Excire Search pour cela.

Lightroom Classic mériterait de voir ses modules Impression et Livres modernisés, leur ergonomie n’a pas évolué depuis les premières versions 5.x/6.x et restent peu conviviales.

Enfin, toujours dans un effort de réduction de l’espace disque occupé et de coût du stockage, Lightroom Classic mériterait une fonction moderne de détection des doublons qui sont courants chez de nombreux utilisateurs. Là aussi il est possible de tirer profit de l’IA.

Attendons donc le printemps 2025 pour voir ce qu’Adobe voudra bien proposer.

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Test Nikon Z6III : choix idéal ou simple clone du Z6II ? La réponse en images

Après un Nikon Z6 premier du nom en 2018, puis un Nikon Z6II en 2020 dont l’autofocus était un peu plus réactif, Nikon franchit un cap en termes de performance et de polyvalence pour les photographes et vidéastes avec la troisième itération de son hybride plein format polyvalent 24 Mp, le Nikon Z6III. Cette fois la différence est flagrante avec la génération précédente, qu’il s’agisse de photographie ou de vidéo.

J’utilise ce boîtier acheté le jour de sa sortie en juillet 2024. Je profite donc de ce recul après plus de 2 ans d’utilisation sur le terrain pour vous partager dans ce test Nikon Z6III tout ce que j’ai constaté à l’usage, qu’il s’agisse de reportages évènementiels ou de photos plus personnelles.

Mise à jour août 2025 : le firmware 2.00 apporte le mode Oiseaux, l’Auto Capture et le Nikon Authenticity Service. Les sections concernées ont été mises à jour en conséquence.

Test Nikon Z6III : préambule et contexte

Important : c’est donc mon exemplaire personnel qui a servi pour ce test, et que j’utilise toujours au quotidien pour mes différents besoins personnels comme professionnels.

La différence est grande entre le Nikon Z6III et le Nikon Z6II, les intéressés s’interrogeant sur l’autofocus en photo comme en vidéo, la qualité d’image et la montée en ISO offertes par le nouveau capteur Nikon 24 Mp partiellement empilé, les performances extrêmes en vidéo. N’étant pas vidéaste patenté, je n’ai pas testé le Nikon Z6III lors de tournages vidéo, j’ai par contre longuement testé les performances en photo.

Un nouveau Z6, vraiment ?

Il faut avouer que même si la différence entre le Nikon Z6 et le Nikon Z6II existait, avec deux processeurs pour le Z6II dont un dédié à l’autofocus, le gain en performances n’était pas si évident à identifier selon les usages.

Le Nikon Z6II a par contre bénéficié d’une meilleure évolutivité, les firmwares successifs ayant apporté un gain sensible en précision et réactivité de l’autofocus. Ce modèle est encore au catalogue, et reste un choix pertinent si vous ne cherchez pas les performances ultimes et préférez investir la différence de tarif dans une optique NIKKOR Z.

En réponse à la question, oui, le Nikon Z6III est vraiment un nouveau Nikon Z6 dont les performances n’ont plus grand chose à voir avec celles de la précédente génération :

  • l’autofocus hérité des Z8 / Z9 piloté par l’IA est aussi efficace que celui du Z8,
  • le Z6III intègre toutes les évolutions de la gamme Nikon Z plein format dont le pré-déclenchement et le pixel shifting,
  • il dispose de la plupart des formats et définitions vidéos attendus par les vidéastes, ce qui fait de lui un des meilleurs hybrides plein format du marché (mars 2026) pour la vidéo,
  • et surtout, il dispose d’un tout nouveau capteur plein format 24 Mp partiellement empilé pour lequel Nikon a préféré jouer la qualité d’image et la facilité de traitement plus que la course à l’ISO, je vous explique pourquoi plus loin.

Comme je le fais pour chacun de mes tests Nikon, j’ai mis l’accent sur ce qui différencie le Z6III du Z6II et je favorise toujours le résultat photographique à la seule fiche technique :

  • lorsque j’ai des photos à faire dans une situation donnée, le Nikon Z6III me permet-il de les faire ?
  • si oui avec quelle facilité,
  • si non, pourquoi.

Je conclus ce test par une série de recommandations d’achat en fonction de vos besoins, et de ce que vous utilisez déjà ou non.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis
le Nikon Z6III et son écran orientable

Nikon Z6III vs Z6II : les différences essentielles

Description Nikon Z6II Nikon Z6III
Capteur 24 Mp BSI CMOS 24 Mp partiellement empilé
Processeur 2x Expeed 6 Expeed 7
Autofocus AF hybride AF IA (hérité Z8/Z9)
Viseur électronique 3,68 M points 5,76 M points – 4000 cd/m²
Écran arrière Inclinable Orientable (vlogging)
Rafale 14 i/s 20 i/s (mécanique) / 120 i/s (électronique)
Pré-déclenchement Non Oui (jusqu’à 1 s)
Vidéo 4K/60p 6K RAW interne, 4K/120p
Autonomie (CIPA) ~340 vues ~290 vues
Prix indicatif ~2 000 € ~2 800 €

Test Nikon Z6III : prise en main

C’est le sujet sur lequel il y a le moins à dire si je dois comparer Z6 /Z6II et Z6III. Le Z6III est à peine plus imposant que les précédentes versions :

  • Nikon Z6II : 134 x 100,5 x 69,5 mm – 705 g
  • Nikon Z6III : 138,5 x 101,5 x 74 mm – 750 g

Son ergonomie est très proche. J’apprécie le déplacement de la touche de visualisation des photos en bas à droite, sur la face arrière, son utilisation est plus naturelle. La touche de choix du mode de déclenchement a pris sa place en haut à gauche.

Sur le dessus à droite, la touche de correction d’exposition est recentrée, la différence est minime d’autant plus qu’il est bien plus rapide de corriger l’exposition avec une des deux molettes, arrière ou avant, qu’avec cette touche.

J’ai apprécié de retrouver la poignée droite qui me permet de garder le boîtier en main pendant mes reportages, sans qu’aucune fatigue ne se fasse sentir. C’est l’absence de cette poignée que je reproche au Nikon Zf, d’autant plus que celle du Z6III est plus creuse que celle du Z6II. Le poids, y compris avec un zoom de reportage comme le NIKKOR Z 24-120 mm f/4, reste contenu.

L’apparence du viseur électronique ne change pas, je regrette toujours l’absence d’un viseur rond d’autant plus que la petite fenêtre du capteur de proximité a toujours tendance à se salir vite et à bloquer la bascule entre l’écran arrière et le viseur. Pensez à la nettoyer si votre viseur ne s’allume plus.

Dernière modification d’apparence, la présence d’un bouton permettant d’éclairer l’écran supérieur de contrôle. Cet écran affiche en permanence l’emplacement de carte mémoire utilisé et le nombre de photos restantes sur la carte, une bonne idée récupérée des Nikon Z récents.

La finition du Nikon Z6III ne prête à aucun commentaire négatif. C’est du solide, comme l’est la gamme Nikon Z. J’ai utilisé le boitier sous l’orage pendant un reportage, il s’est moins plaint que moi !

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/4 – 1/50 – ISO 10 000

Ergonomie et commandes

Les commandes, parlons-en. Nikon a reproduit sur son Nikon Z6III les principes fondateurs de cette gamme : une fonction = un contrôle, une touche dédiée ou une molette ou une combinaison touche + molette. C’est vieux comme Nikon et personnellement j’apprécie que ça ne change pas car c’est simple et efficace.

C’est d’autant plus efficace que les possibilités de personnalisation sont nombreuses. Au début il faut se faire à l’idée que votre Nikon Z6III finira par vous ressembler, mais qu’il faut accepter d’y consacrer le temps nécessaire et une lecture attentive du manuel utilisateur.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -24 mm – f/8 – 1/250 – ISO 360

La face avant dispose toujours des deux touches Fn personnalisables, auxquelles j’ai attribué sur mon boîtier le contrôle des modes AF pour Fn1 et le verrouillage de l’exposition pour Fn2.

Le Nikon Z6III implémente la fonction de pré-déclenchement qui permet d’enregistrer des images jusqu’à une seconde avant que vous n’ayez complètement pressé l’obturateur. Cette fonctionnalité vous permet de photographier des sujets en mouvement rapide, comme des éclairs ou des animaux, en vous offrant plus de chances de capturer LA bonne image.

Le viseur électronique et l’écran orientable : ils changent la donne

Première différence majeure entre le Nikon Z6III et les deux précédentes versions, le viseur électronique évolue. Celui du Z6III dispose de 5,76 M de points (3,68 M sur le Z6II), mais plus que sa définition c’est sa dynamique et sa luminosité qui le rendent plus agréable à utiliser, même si le précédent modèle était déjà très bon :

  • la luminosité peut atteindre 4000 cd/m², une valeur supérieure aux 3000 cd/m² des Nikon Z8 et Z9 par exemple,
  • le taux de rafraichissement grimpe à 120 Hz hors rafales de plus de 20 i/s où il passe à 60 Hz,
  • le viseur supporte l’espace colorimétrique DCI-P3 garantissant une meilleure reproduction des couleurs.

Avec ses spécificités, ce viseur électronique s’approche de la qualité de visée des reflex pros à viseur optique de la marque. La fatigue oculaire que certains connaissent avec les viseurs électroniques devrait être moins ressentie avec celui-ci, je ne l’ai pas ressenti depuis que j’ai ce boîtier bien que je porte des lunettes. De plus je suis très sensible à la dynamique de l’image dans le viseur afin d’apprécier au mieux les zones les plus claires et les plus sombres.

Ce viseur autorise bien sûr l’affichage des différentes informations de prise de vue (4 configurations possibles), dont l’histogramme en direct et le rendu des réglages boîtier (vous visez en noir et blanc par exemple ou avec le rendu du Picture Control couleur choisi). Cet affichage permet d’ajuster avec précision l’exposition avant de déclencher, une caractéristique commune à tous les boîtiers équipés d’une visée électronique.

Si vous faites de la macro ou utilisez un objectif à mise au point manuelle, vous pourrez bénéficier de la fonction Loupe qui affiche la zone choisie en grand dans le viseur, de même que de la fonction Focus Peaking qui affiche les zones de netteté. A la différence du Nikon Z6II, le Nikon Z6III dispose aussi de la fonction d’aide à la mise au point assistée par l’autofocus avec les objectifs à mise au point manuelle.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/8 – 1/250 – ISO 100

Seconde différence majeure avec le Nikon Z6II, l’écran arrière orientable alors que celui du Z6II est inclinable.  Il est donc possible désormais de :

  • orienter l’écran vers l’avant pour prendre un selfie ou se filmer face caméra,
  • orienter l’écran vers le haut pour prendre des photos au ras du sol,
  • orienter l’écran vers le bas pour les prendre bras levés (par exemple au-dessus d’une foule),
  • retourner l’écran pour le protéger lors du transport.

J’apprécie ces possibilités, en vidéo face caméra particulièrement, de même qu’en photo lorsqu’il s’agit de photographier une foule. Comme de plus j’ai pu faire confiance à l’autofocus, j’ai été amené à faire plus souvent des photos bras en l’air, sans rien contrôler, les résultats s’avérant satisfaisants.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/8 – 1/500 – ISO 320

Notez toutefois que si vous voulez incliner cet écran pour la prise de vue au ras du sol, le passage de sa position de repos à la position visée poitrine est moins rapide qu’elle ne l’est avec l’écran inclinable du Z6II. On ne peut pas tout avoir.

Cet écran dispose de 5 possibilités de configuration d’affichage différentes, ce qui devrait satisfaire tous les besoins. 

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/6.3 – 1/800 – ISO 450

Les menus

Le Nikon Z6III reprend les menus traditionnels Nikon. Ils sont toujours plus complets, les options de personnalisation plus nombreuses, l’activation de la plupart des fonctions est toutefois facilitée par la présence de commutateurs numériques ON/OFF qui évitent des validations supplémentaires.

Le Z6III dispose d’un nouveau menu Réseau permettant d’ajuster tous les paramètres de connexion à un ordinateur, un smartphone, un Atomos, un routeur, un serveur FTP, la prise USB, la télécommande sans fil et, nouveauté d’importance, le service Nikon Imaging Cloud que je détaille dans un article distinct.

Le menu « Retouche » change de place, vous y accédez en affichant une photo prise sur l’écran arrière puis en appuyant sur la touche I, les fonctions de retouche apparaissent alors dans la liste déroulante.

L’autonomie

Le Nikon Z6III utilise une batterie EN-EL15c de 2280 mAh (1900 mAh pour la EN-EL15b des séries 1), c’est la même capacité que celle du Nikon Z6II. Il est difficile de faire un test fiable et reproductif de cette autonomie puisqu’elle varie selon l’usage et les options choisies. Toutefois, en utilisant le Nikon Z6III dans des conditions de reportage, sur une période de 6 heures environ, le niveau de la batterie a baissé plus vite qu’il ne le faisait avec mon Z6II. Je n’ai toutefois jamais eu besoin d’en changer avant la fin de mes reportages après plus de 600 à 700 photos. 

Cette différence d’autonomie s’explique selon moi par les fonctions avancées de l’autofocus qui fait appel au traitement par le processeur de façon plus intense. Cependant, et ce n’est que mon avis, je préfère de loin avoir un autofocus aussi réactif et précis quitte à perdre en autonomie, que le précédent autofocus et une autonomie supérieure. Je ne m’avancerai pas à donner une différence chiffrée de référence, j’ai noté des niveaux de batterie en fin de séance proches de 20% restants quand j’avais 30 à 35% sur le Z6II. Notez qu’en condition de test, je fais plus souvent appel au menu.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 73 mm – f/7.1 – 1/500 – ISO 1 100

Les versions précédentes des batteries Nikon EN-EL15 A et B restent compatibles. Avec la batterie EN-EL15c, le Nikon Z6III peut être alimenté en continu via son port USB-C, ce qui permet de l’utiliser de façon illimitée sans avoir à changer la batterie, une fonctionnalité très utile pour les longues sessions de shooting ou de tournage en studio.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/7.1 – 1/500 – ISO 280

La connectique et les cartes mémoire

Sur le côté gauche, vous disposez des prises :

  • USB 3.0 Type C,
  • HDMI Type A
  • télécommande,
  • micro,
  • casque.

Le Nikon Z6III propose le Wi-Fi IEEE 802.11b/g/n/a/ac et le Bluetooth 5.0. Vous pouvez connecter le Z6III à votre smartphone via l’application Snapbridge de même qu’au Nikon Imaging Cloud en direct.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 34,5 mm – f/8 – 1/800 – ISO 500

Le mode rafale atteignant 20 im/sec. en RAW et jusqu’à 120 im/sec. en JPG C120, prévoyez des cartes dont le taux d’écriture correspond aux performances attendues. J’ai cependant utilisé mes cartes XQD 440 Mb/sec., loin d’être les plus performantes désormais, sans jamais rencontrer de limitation au déclenchement. Pensez toutefois à renouveler les vôtres si elles ne dépassent pas les 300 Mb/sec.

Lors d’un test en mode rafale, le Nikon Z6III a enregistré sur une carte XQD 440 Mb/s les 200 photos promises en RAW 14 bits compressé sans perte avant de décrocher. En obturation mécanique en effet, la limite est fixée à 200 images même si vous outrepassez ce réglage dans le menu d2 > Vues maximales par rafale.

En JPG Fine j’ai atteint plus de 1 300 photos avant de relâcher le déclencheur, le boîtier ne ralentissant toujours pas. Autant dire que la limite du mode rafale est très très loin et ne devrait pas en être une pour vous.

Notez enfin que le Nikon Z6III autorise l’utilisation d’une poignée grip Nikon MB-N14 optionnelle avec contrôles déportés.

Test Nikon Z6III : Autofocus

C’est là que vous attendiez le Nikon Z6III ? Moi-aussi. Pour l’avoir pris en main avant sa sortie, j’avais déjà pu constater que l’autofocus était au moins au niveau de celui du Nikon Zf, donc bien plus réactif et fiable que celui du Nikon Z6II. Après plus de deux ans passés à l’utiliser dans différentes situations, je ne peux que confirmer ce constat.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -120 mm – f/4 – 1/2000 – ISO 500

Cet autofocus, aidé par un processeur Expeed 7 et un capteur partiellement empilé, propose des performances de premier ordre pour un hybride plein format expert. Bien que disposant des mêmes modes de détection que le Nikon Z8, il lui arrive toutefois d’avoir quelques sautes d’humeur venant parfois contrarier le suivi du sujet. La différence de traitement du signal est probablement la raison de cette différence, les Z8 et Z9 disposant d’un capteur empilé et d’un double flux de données.

Mais sachons raison garder, l’autofocus du Nikon Z6III est l’un des meilleurs du moment dans sa catégorie, la différence est flagrante par rapport au Z6II. Il est tout à fait possible de faire confiance à cet autofocus pour faire le point quand vous n’avez pas le temps de réagir, comme pour la photo de concert ci-dessous, alors que l’artiste venait de jeter un verre d’eau sans prévenir.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -120 mm – f/4 – 1/500 – ISO 8 000

Comme pour tout hybride dont l’autofocus propose de nombreux modes de détection et suivi, il vous faut prendre le temps d’identifier les meilleurs réglages pour vous. J’ai opté pour le mode de suivi AF-C continu par défaut, avec deux types de détection et suivi du sujet possibles :

  • AF-C et suivi 3D avec reconnaissance des visages pour le reportage,
  • AF-C avec AF zone automatique pour toutes les autres situations.

Avec le firmware 2.00, le Z6III hérite du mode Oiseaux jusqu’alors réservé aux Z8 et Zf. L’autofocus détecte et suit les oiseaux en vol, y compris dans des environnements complexes comme les lisières de forêt ou les falaises. Les photographes animaliers qui hésitaient entre le Z6III et le Z8 pour cette seule raison ont maintenant leur réponse.

Il est probable que j’affine ce choix lorsque je vais retrouver mes scènes de rue et les spectacles de danse, en utilisant par exemple une zone AF personnalisable.

Avec ma configuration reportage, l’autofocus a assuré, détectant et suivant mes sujets lorsqu’ils passaient dans le champ. Il peut lui arriver de ne plus savoir quel sujet suivre s’il y en a plusieurs dont un au premier plan et plusieurs en arrière-plan. Dans ce cas je recentre avec un appui rapide sur le bouton Ok tout en visant le bon sujet.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 46 mm – f/8 – 1/500 – ISO 250

Dans quelques rares cas, alors qu’il y avait beaucoup de monde et que je tenais à suivre une personne se déplaçant dans cette foule, j’ai basculé en AF-C point sélectif pour ne pas avoir à réfléchir.

Dans l’immense majorité des cas, l’autofocus m’a apporté entière satisfaction, il y a une grande différence par rapport au Z6II, qui, bien qu’il ait fait de gros progrès avec les derniers firmwares, ne peut assurer une détection et un suivi de cette qualité.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 102 mm – f/5 – 1/160 – ISO 6 400

Cet autofocus méritant un livre à lui tout seul, je n’irai pas plus loin dans la description de son fonctionnement ici. Je ne peux toutefois que vous inciter à tester différentes configurations avant de choisir les vôtres, comme c’est déjà le cas avec la nouvelle génération d’hybrides Nikon Z8 / Z9 / Zf.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 115 mm – f/8 – 1/500 – ISO 180

Test Nikon Z6III : Qualité d’image

Encore un sujet qui interroge puisque le Nikon Z6III est équipé d’un tout nouveau capteur partiellement empilé de 24,5 Mp. En pratique, bien que Nikon n’ait pas diffusé beaucoup d’informations sur ce capteur, voici ce que j’en sais.

L’empilement « total » consiste à déplacer les circuits électroniques cruciaux sous la surface sensible, plutôt que de les positionner à proximité. Il y a trois avantages à cette empilement :

  • il laisse de la place à l’électronique (buffer et processeur),
  • il réduit le temps de transfert des données, accélérant ainsi la lecture des photosites,
  • il limite l’interférence électromagnétique.

L’empilement « total » revient plus cher à mettre en œuvre, aussi Nikon a choisi un empilement partiel pour le capteur de son hybride expert. L’électronique est placée près de la surface sensible du capteur, mais elle fait partie intégrante de ce capteur. Les performances ne sont pas aussi élevées  qu’avec un capteur empilé « total » mais elles sont supérieures à celles d’un capteur non empilé comme celui du Z6II ou du Nikon Zf.

N’oublions pas la présence du processeur Expeed 7 : il a un impact majeur sur la qualité des images, et peut expliquer certaines différences par rapport au Z6II, notamment en termes de plage dynamique et de performances en haute sensibilité. En effet, le traitement d’image est aussi important que le capteur pour produire des résultats de haute qualité.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 41 mm – f/8 – 1/500 – ISO 140

Ce capteur partiellement empilé permet au Z6III d’atteindre des vitesses de rafale très élevées:

  • jusqu’à 20 images par seconde en RAW avec suivi exposition et autofocus,
  • jusqu’à 120 images par seconde en JPEG.

Il offre également une vitesse d’obturation maximale de 1/16 000e de seconde en mode d’obturation électronique, une caractéristique idéale pour figer des sujets rapides. Ce capteur permet de limiter l’effet de rolling shutter, bien qu’il ne puisse pas tout à fait rivaliser avec les performances des Nikon Z8 ou Z9 dont le capteur est totalement empilé.

D’après les tests labo que j’ai pu vérifier auprès de mes confrères, le Nikon Z6III perd environ un stop de plage dynamique par rapport au Z6II. Ce compromis permet des vitesses de rafale plus élevées en mode d’obturation électronique. La perte de plage dynamique est cependant moins perceptible à partir de 800 ISO et au-delà. De même, je n’ai constaté aucune différence de dynamique entre les images faites en obturation mécanique et celles faites en obturation électronique, ce qui va simplifier le choix du mode lorsque j’aurai à couvrir des spectacles de danse (obturation électronique recommandée pour un déclenchement silencieux).

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/4 – 1/25 – ISO 16 000

En pratique, le photographe se moque de savoir comment son capteur a été empilé, ce qui l’intéresse c’est l’impact de cet empilement, partiel ou non, sur la qualité d’image et la montée en sensibilité, ce que j’ai cherché à vérifier sur une série d’images de test (je précise bien que ce n’est pas un test en labo réalisé selon un protocole documenté et reproductible).

En conditions réelles, le Nikon Z6 III est capable de conserver des détails dans les hautes lumières comme dans les ombres profondes. À des sensibilités élevées, comme 25 600 ISO, il offre une qualité d’image remarquable, avec peu de bruit et une conservation fine des détails. La différence avec le Z6II est alors difficile à mesurer, c’est le temps de traitement des images réduit sur le Z6III qui m’a le plus apporté au final.

Attention donc aux résultats de tests techniques en labo, ils ne reflètent pas forcément la réalité de la prise de vue sur le terrain.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 94 mm – f/4 – 1/160 – ISO 20 000

Nikon précise que la stabilisation d’image du Z6III peut compenser jusqu’à 8 stops, un net progrès par rapport aux 5 stops du Z6II. En conditions réelles, j’ai pu faire des photos nettes à 1/20ème de sec., ce qui est tout de même très performant.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 39 mm – f/4 – 1/20 – ISO 6 400

Montée en sensibilité

100 à 800 ISO

Le Nikon Z6III délivre des images de grande qualité, exemptes de bruit numérique visible.

1 600 ISO

Mes images test montrent une belle richesse de détails avec un niveau de bruit très contenu.

Test ISO Nikon Z 6III

3 200 ISO

Les résultats restent très bons, il n’y a que très peu de dégradation d’image sur un grand écran, en aucun cas visible sur une image web comme celle-ci, mais il faut bien que j’illustre mon propos.

Test ISO Nikon Z 6III

6 400 ISO

Les images perdent un peu en détail si vous zoomez à 200%, sur une taille d’image plus réaliste, la perte n’est pas vraiment perceptible.

Test ISO Nikon Z 6III

12 800 ISO

Un moutonnement apparaît dans les détails les plus fins, les images restent cependant utilisables sans optimisation logicielle ni réduction du bruit.

Test ISO Nikon Z 6III

25 600 ISO

La perte de détails est sensible, le lissage se fait sentir mais les images restent utilisables avec un minimum de traitement. Le résultat est en toute logique variable selon la lumière, le sujet et la qualité de l’optique qui peut ajouter au manque de netteté apparent.

Test ISO Nikon Z 6III

51 200 ISO

On touche à la limite acceptable, un traitement performant de réduction du bruit et d’optimisation des images (par exemple dans DxO PureRAW) aidera à récupérer une image exploitable.

Test ISO Nikon Z 6III

102 400 ISO

Mieux vaut oublier la qualité d’image, seul un traitement très performant pourra sauver ces photos si vous n’êtes pas très regardant. Elles peuvent par contre parfaitement servir en identification de scènes ou de sujets.

Test ISO Nikon Z 6III

Montée en ISO, comparaison Nikon Z6III vs. Nikon Z6II

J’ai fait quelques tests comparatifs entre Nikon Z6III et Nikon Z6II dans des conditions de prise de vue identiques. Il ne s’agit en rien d’un test protocolaire, mais je rappelle que je m’intéresse plus au résultat photographique qu’à la preuve technique.

Les copies d’écran ci-dessous vous donnent un aperçu des différences de qualité d’image entre le Z6III à gauche et le Z6II à droite.

A 6 400 ISO la différence est négligeable, bien que très légèrement en faveur du Z6III dans les détails fins.

Comparaison ISO Nikon Z 6III vs Nikon Z 6II

A 12 800 ISO le Z6II donne une image de meilleure qualité, ce qui mérite d’être vérifié dans d’autres conditions de prise de vue.

Comparaison ISO Nikon Z 6III vs Nikon Z 6II

Jusqu’à 51 200 ISO le Z6III reprend le dessus. C’est toujours la limite de l’acceptable.

Comparaison ISO Nikon Z 6III vs Nikon Z 6II
Comparaison ISO Nikon Z 6III vs Nikon Z 6II

A 102 400 ISO les deux boîtiers donnent des images non utilisables hors détection de scène, le Z6III s’en sort toutefois bien mieux.

Comparaison ISO Nikon Z 6III vs Nikon Z 6II

Traitement d’images, comparaison Nikon Z6III vs. Nikon Z6 et Z6II

Par rapport au Nikon Z6 et Z6II que j’ai longuement utilisés dans les mêmes situations, j’ai apprécié de devoir passer moins de temps en post-traitement pour obtenir des images conformes à mes attentes.

Tous mes tests à ce jour montrent le même résultat : si l’exposition est bonne à la prise de vue, le RAW est très vite ajusté (clarté et ajustement de la colorimétrie par exemple), les tonalités n’ont quasiment pas besoin de retouche.

C’est une très bonne chose si vous êtes adepte du JPG natif, une fois votre boîtier réglé à votre guise, vous pouvez obtenir des JPG de grande qualité que ce soit en couleur ou en noir et blanc.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/4 – 1/500 – ISO 100

Le Nikon Z6III  et la vidéo

Le Nikon Z6III offre l’enregistrement interne jusqu’en 6K à 60 images par seconde en N-RAW 12 bits ou en Apple ProRes Raw HQ 12 bits (limité à 30 fps), tout cela sans recadrage. Si vous optez pour la 4K à 120 fps, vous devrez composer avec un léger crop, mais vous pouvez aussi filmer en 5,4K en ProRes 4:2:2 HQ. Grâce à sa compatibilité avec l’Atomos UltraSync Blue via Bluetooth, il peut synchroniser plusieurs caméras pour des tournages multi-caméras.

Si vous recherchez des ralentis encore plus poussés, la Full HD à 240 fps est de la partie, avec un recadrage minime d’environ 5 %.

Côté stabilisation, Nikon combine une stabilisation électronique à la stabilisation mécanique du boîtier. Cela permet, à partir d’un flux 6K, de recadrer sans perte de qualité visible avec un facteur de 1,4x pour obtenir une image en 4K ou 2x pour une image en Full HD.

Pour ce qui est de la durée de tournage, Nikon annonce 2 heures de vidéo en 4K 60p sans risque de surchauffe. En pratique la captation en 6K RAW sera limitée par la capacité de vos cartes mémoire.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 26,5 mm – f/4 – 1/20 – ISO 6 400

Test Nikon Z6III : pour qui et quels usages

Vous avez déjà un Nikon Z6 série 1

Il y a un véritable écart entre le Z6 et le Z6III : réactivité générale, fiabilité de l’autofocus, évolutivité potentielle, grande polyvalence en photo comme en vidéo. La différence se fera sentir si vous pratiquez la photo de sujet en mouvement rapide.

Vous gagnerez en sensibilité ISO, le capteur partiellement empilé donnant des fichiers natifs très propres, qui nécessitent moins de post-traitement.

Vous pourrez disposer de deux emplacements pour cartes mémoire, une carte SD venant seconder la carte XQD / CFexpress. L’écran orientable vous offrira des possibilités créatives plus étendues. Vous pourrez également utiliser une poignée grip avec commandes déportées.

A l’inverse, si vous faites des photos de paysage ou de sujets dont le mouvement n’est ni très rapide, ni erratique, vous avez moins à gagner, les performances du Nikon Z6 étant déjà très bonnes pour un plein format de 24 Mp.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/11 – 1/500 – ISO 1 800

Vous avez déjà un Nikon Z6II

Le choix de passer ou non au Nikon Z6III est plus difficile. L’autofocus est en grand progrès, ce qui vous aidera pour la photo d’oiseaux en vol ou de sport. Toutefois ce seul argument ne saurait suffire pour justifier la bascule dans de nombreux autres cas puisque la qualité d’image dans son ensemble ne progresse que peu.

C’est la vidéo qui pourra faire la différence, le Nikon Z6III étant bien mieux armé pour répondre à tous les besoins de tournage. Son écran orientable peut vous aider si vous faites des vidéos face caméra (interviews ou formation par exemple).

Le firmware 2.00 ajoute également le mode Oiseaux et la fonction Auto Capture, ce qui renforce l’intérêt du passage au Z6III pour les photographes animaliers.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 115 mm – f/5.6 – 1/250 – ISO 6 400

Vous avez un reflex Nikon et souhaitez passer à l’hybride plein format

Le Nikon Z6III est l’hybride expert pro le plus polyvalent de la gamme Nikon Z si vous savez vous contenter de 24 Mp. Le Nikon Z8 et ses 45 Mp offre une meilleure définition, au détriment du prix et des exigences d’un capteur de 45 Mp (taille des fichiers, informatique nécessaire, stockage, obturation électronique uniquement).

Le Nikon Z6III est à mes yeux le successeur logique de la gamme Nikon D700 / D750 / D780. Son capteur 24 Mp est suffisant pour la plupart des usages photo, le Z6III vous accompagnera sans aucun problème pour le paysage, la nature, le portrait, l’animalier, le reportage. Je ne vois pas de limite à ce jour à ses capacités en photo. Le firmware 2.00 a même étendu ses possibilités avec le mode Oiseaux, la fonction Auto Capture et le Nikon Authenticity Service, ce qui le rapproche encore davantage du Z8.

En vidéo il est très supérieur à tous les reflex Nikon existants ou ayant existé, il n’y a rien à ajouter.

Notez également que la bague FTZ vous permettra d’utiliser vos optiques Nikon F ou compatibles en attendant de passer aux NIKKOR Z pour gagner encore en qualité d’image et en réactivité globale.

Si toutefois vous ne faites que très peu de vidéo, que vous acceptez de vous passer de l’écran orientable, le Nikon Z6II toujours au catalogue reste une alternative très sérieuse et moins onéreuse.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/6.3 – 1/500 – ISO 280

Vous n’avez pas de matériel Nikon et le Z6III vous fait de l’œil

S’il vous faut un boîtier et des objectifs, le Z6III couplé à un zoom polyvalent et une ou deux petites focales fixes pourrait bien être celui-là. Il est polyvalent, propose une qualité d’image très élevée en photo et des performances parmi les meilleures du marché en vidéo.

Investissez de préférence dans des optiques NIKKOR Z puisque vous êtes censé ne pas avoir d’optiques Nikon F. Le zoom NIKKOR 24-120 mm sera un très bon premier choix pour passer partout, les récents NIKKOR Z 35 mm et 50 mm f/1.4 complèteront votre équipement pour les conditions fréquentes de faible lumière.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/8 – 1/500 – ISO 1 250

Test Nikon Z6III : conclusion

Le Nikon Z6III creuse l’écart avec le Nikon Z6II dont il n’est pas une simple évolution. Le progrès est partout, depuis le capteur partiellement empilé couplé à un processeur Expeed 7 qui offrent à eux deux rapidité de l’autofocus, grande diversité de reconnaissance de scènes et module vidéo très complet.

Le Nikon Z6III est le plus polyvalent des 24 Mp de la gamme Nikon Z actuelle, il reprend une bonne partie des caractéristiques de son grand frère Nikon Z 8 dont les performances sont souvent éloignées des besoins plus simples de l’amateur photographe.

Face au Nikon Zf, le Z6III propose une ergonomie plus aboutie, une meilleure prise en main, des capacités vidéos très supérieures.

Mis à jour avec le firmware 2.00 depuis août 2025, le Z6III a gagné le mode Oiseaux, la fonction Auto Capture et le Nikon Authenticity Service. Ce qui n’était pas encore fait au lancement est maintenant fait.

En savoir plus sur le site Nikon.

Des photos avec le Nikon Z6III

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 8 1mm – f/7.1 – 1/250 – ISO 900
Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/4 – 1/80 – ISO 6 400
Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/4 – 1/40 – ISO 16 000
Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 61 mm – f/4 – 1/30 – ISO 16 000
Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -120 mm – f/4 – 1/500 – ISO 9 000
Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 76mm – f/4.5 – 1/500 – ISO 125
Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24mm – f/8 – 1/500 – ISO 360
Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 94 mm – f/4 – 1/250 – ISO 6 400
Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 110 mm – f/4 – 1/2 000 – ISO 4 000
Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Test Nikon Z6III
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 67 mm – f/4 – 1/8 – ISO 16 000

Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z : polyvalent, compact et moins cher que les 100-400 mm

L’opticien indépendant Tamron a annoncé fin août 2024 son Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z plein format, compatible avec les Nikon Z APS-C.

Ce télézoom se distingue par une plage focale étendue de 50 à 400 mm, offrant ainsi une grande polyvalence pour une multitude d’usages photographiques. Sa conception allie légèreté, compacité et performances optiques optimisées pour des prises de vue à distance. Il constitue une alternative au NIKKOR Z 100-400 mm pour les photographes désireux de disposer d’un tel télézoom mais plus compact, léger et moins onéreux.

Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z : polyvalent, compact et concurrent du NIKKOR Z 100-400 mm

Cet objectif chez Miss Numerique

Je me souviens d’une époque où l’idée d’avoir un télézoom 8x sur un boîtier plein format semblait peu réaliste. Aujourd’hui, le Tamron 50-400 mm en monture Nikon Z est un bon exemple de l’évolution des gammes optiques, et des performances permises par les grandes montures et les progrès réalisés par les opticiens. Mais aussi de la façon dont notre manière de photographier a changé : nous ne cherchons plus la seule performance ultime, mais aussi la polyvalence au meilleur ratio encombrement/poids/tarif.

Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD a été pensé pour répondre à ces besoins, il est d’ailleurs bien connu depuis deux ans des photographes équipés d’hybrides en monture Sony E. Il est proposé au tarif public de 1.399 euros TTC à partir du 19 septembre 2024.

Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z : présentation

Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD arrive donc désormais en monture Nikon Z avec les mêmes caractéristiques de polyvalence, de compacité et de poids que l’on connait en monture Sony E, à même de séduire les nikonistes équipés de Nikon Z plein format et souhaitant une grande flexibilité sans compromis sur la qualité d’image.

Son autofocus rapide, sa stabilisation efficace et sa capacité à capturer aussi bien des sujets éloignés que des détails rapprochés font du Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD un outil attirant dans bien des situations où les longues focales vous sont nécessaires.

L’objectif est composé de 24 éléments répartis en 18 groupes, intégrant des lentilles XLD (eXtra Low Dispersion), LD (Low Dispersion) et asphériques, lesquelles devraient réduire les aberrations chromatiques et garantir une netteté optimale à chaque focale selon la marque. L’ouverture glissante permet de conserver un format compact, tout en assurant une polyvalence suffisante pour la majorité des situations.

Le traitement BBAR-G2 (Broad-Band Anti-Reflection Generation 2) limite les reflets et les images fantômes (flare) dans des conditions de contre-jour.

Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Équipé du système de mise au point VXD (Voice-coil eXtreme-torque Drive), ce zoom ultra-téléobjectif offre un autofocus rapide, précis et silencieux. Grâce à ce moteur linéaire, il est possible de capturer des sujets en mouvement avec une grande réactivité, aussi bien en photo qu’en vidéo. Associé à la stabilisation d’image VC (Vibration Compensation), il permet d’obtenir des photos parfaitement nettes, même à longue distance ou dans des conditions de faible luminosité. Notez que pour la monture Nikon Z l’activation/désactivation du VC (Vibration Compensation) doit être contrôlée depuis le boîtier de l’appareil photo.

Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD mesure 185,8 mm de long et pèse 1 180 g, le rendant compact et portable, malgré sa plage focale étendue. Il dispose d’un commutateur AF/MF, d’un interrupteur de verrouillage du zoom et d’un bouton d’activation de l’autofocus. Un port USB-C est intégré, permettant la connexion au logiciel Tamron Lens Utility, qui offre des options de personnalisation des fonctions du bouton « Focus Set » situé sur l’objectif et la possibilité de mettre à jour le firmware de l’objectif.

L’objectif est plus compact que d’autres objectifs de la même catégorie, notamment le NIKKOR Z 100-400 mm. Sa légèreté est appréciable, sa compacité vous permet de limiter le nombre d’objectifs à glisser dans votre sac photo.

Le Tamron 50-400 mm est conçu pour une utilisation en extérieur, avec une construction résistante aux intempéries grâce à des joints d’étanchéité et un revêtement fluoré sur les lentilles. L’objectif peut être utilisé avec un collier de fixation trépied compatible Arca-Swiss (en option).

En plus de ses performances en téléobjectif, cet objectif permet également de réaliser des prises de vue rapprochées avec un rapport de grossissement 1:2 entre 50 et 70 mm. Il intéressera les amateurs de macrophotographie souhaitant capturer des détails sans avoir à changer d’objectif. A 400 mm par exemple, il permet de vous rapprocher à une distance minimale de mise au point de 1,5 m, avec un rapport de grossissement de 1:4.

Cet objectif chez Miss Numerique

Fiche technique du Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD

  • Modèle: A067
  • Monture: Monture Nikon Z
  • Focale: 50 à 400 mm
  • Ouverture maximale : f/4.5-6.3
  • Ouverture minimale : f/22-32
  • Angle de vue (diagonale) : 46°48′- 6°11′ (plein format)
  • Construction optique : 24 éléments en 18 groupes
  • Diaphragme : 9 lames (diaphragme circulaire)
  • Distance minimale de l’objet: 0,25 m /(grand-angle), 1,5 m / (téléobjectif)
  • Rapport de grossissement maximal: 1:2 (grand-angle)/ 1:4 (téléobjectif)
  • VC (compensation des vibrations): Oui (pour la monture Nikon Z l’activation/désactivation du VC doit être contrôlée depuis le boîtier de l’appareil photo
  • Diamètre du filtre: 67 mm
  • Diamètre maximum: 88.5 mm
  • Longueur: 185.8 mm
  • Poids: 1 180 g
  • Accessoires standard: Pare-soleil, Capuchon avant, Capuchon arrière
  • Tarif (septembre 2024) : 1399 euros

Ouverture maximale selon la focale

  • 50-61 mm :f/4.5
  • 62-111 mm  :f/4.8~5.3
  • 112-190 mm  :f/5.6~6.0
  • 191-400 mm  :f/6.3

Fonctions de personnalisation via Tamron Lens Utility pour cet objectif

Paramètres du bouton Focus Set

  • Limiteur de mise au point : Permet de limiter la plage de recherche de mise au point de l’AF
  • A-B Focus : Définir 2 positions de mise au point (A et B) et effectuer automatiquement la transition entre A et B
  • Préréglage de mise au point : Définir la position de mise au point souhaitée et déplacer la mise au point vers le point enregistré par une simple pression sur un bouton
  • Arrêt de mise au point : Limiter la plage de déplacement de la mise au point manuelle (MF) entre deux points focaux enregistrés au préalable
  • Verrouillage de mise au point pour l’astrophoto (Astro FC-L) : La mise au point est automatiquement fixée à l’infini pour l’astrophotographie
  • Assigner une fonction depuis l’appareil photo : Assigner des fonctions personnalisées depuis le boîtier de l’appareil photo au bouton Focus Set.

Paramètres de la bague de mise au point

  • Rotation de la bague MF : Changer la direction de rotation de la bague de mise au point
  • Méthode de mise au point manuelle : Choisir la méthode de fonctionnement de la mise au point lors de l’utilisation de la bague de mise au point.

Mise à jour du firmware

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Comparaison avec le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S

Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD se distingue principalement du NIKKOR Z 100-400mm f/4.5-5.6 VR S par sa plage focale plus étendue, débutant à 50 mm au lieu de 100 mm. Cette différence apporte une plus grande polyvalence au Tamron.

En revanche, le NIKKOR offre une ouverture légèrement plus lumineuse à 400 mm (f/5.6 contre f/6.3), ce qui peut être un avantage dans des conditions de faible éclairage.

Le NIKKOR bénéficie également du système VR (Vibration Reduction) interne à Nikon, optimisé pour une utilisation sur les boîtiers Z, tandis que le Tamron propose son propre système de stabilisation VC (Vibration Compensation), qui devrait être tout aussi performant dans la pratique.

Le NIKKOR Z 100-400 mm est par contre plus lourd et plus imposant que le Tamron, ce qui peut rendre ce dernier plus attrayant si vous cherchez un télézoom polyvalent et compact pour des sorties prolongées.

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Comparaison avec le NIKKOR Z 28-400 mm VR f/4-8

Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD et le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR peuvent vous sembler être en concurrence directe, mais ils se distinguent sur plusieurs points clés qui les rendent au final bien différents.

Tout d’abord, le Tamron est un télézoom quand le NIKKOR est un megazoom : le Tamron démarre à 50 mm, le NIKKOR commence à 28 mm, ce qui lui donne un avantage en grand-angle. En termes d’ouverture, le Tamron propose par contre une ouverture maximale de f/4,5-6,3, légèrement plus lumineuse à son extrémité téléobjectif que celle du NIKKOR qui est de f/4-8. Cela donne un léger avantage au Tamron dans des conditions de faible luminosité à 400 mm.

En ce qui concerne la construction optique, le Tamron est composé de 24 éléments en 18 groupes, tandis que le NIKKOR en possède 21 en 15 groupes. Le Tamron inclut des éléments XLD et LD pour minimiser les aberrations, tandis que le NIKKOR utilise 4 lentilles en verre ED. Le NIKKOR se distingue par son système de stabilisation Nikon VR qui offre un gain jusqu’à 5,5 stops, contre la stabilisation VC du Tamron, sans précision sur le gain exact.

Côté poids et dimensions, le NIKKOR est nettement plus léger avec ses 725 g contre 1,180 kg pour le Tamron, et il est aussi plus compact en longueur (141,5 mm contre 185,8 mm). Le Tamron compense cependant avec une capacité de grossissement maximale plus importante de 0,5x à 50 mm, contre 0,35x à 28 mm pour le NIKKOR, offrant ainsi une meilleure performance en prise de vue rapprochée.

En résumé, le Tamron offre une meilleure qualité d’image à longue focale et une construction plus robuste, tandis que le NIKKOR est plus léger et plus polyvalent en raison de sa plage focale plus large, ce qui le rend plus adapté aux situations nécessitant un grand-angle.

Conclusion

Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD est un objectif polyvalent, compact et léger qui s’adresse aux photographes souhaitant une grande flexibilité sans compromis sur la qualité d’image.

Il est parfaitement adapté aux photos de sport, d’animaux, de paysages ou encore de portraits. Grâce à son autofocus rapide, sa stabilisation efficace et sa capacité à capturer aussi bien des sujets éloignés que des détails rapprochés, cet objectif est un véritable allié pour toute situation de prise de vue.

Face au NIKKOR Z 100-400 mm, il se démarque par un poids et un encombrement moindres et un tarif inférieur (1.399 euros pour le Tamron, 2.990 pour le NIKKOR Z).

Cet objectif chez Miss Numerique

Exemples de photos faites avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Exemple de photo avec le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z

Cet objectif chez Miss Numerique

Source : Tamron France


Nikon Z 6III : plus qu’une évolution, un mini Z 8 polyvalent et plus accessible

Si un Nikon Z s’est fait attendre, c’est bien le nouveau Nikon Z 6III, censé intégrer ce qui a fait le renouveau de cette gamme Nikon hybride, un autofocus au sommet de son art et une grande polyvalence en photo comme en vidéo.

Juin 2024 c’est chose faite, le Z 6III est officialisé. J’ai pu le prendre en main en avant première, voici la toute première présentation d’un hybride qui s’avère bien plus que le simple successeur des Nikon Z 6 et Z 6II. 

MàJ septembre 2024 : le test du Nikon Z 6III est disponible ici.

Nikon Z 6III : plus qu'une évolution, un mini Z 8 polyvalent et accessible

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon sur place et par correspondance

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Nikon Z 6III : un mini-Z 8 qui dynamise le segment des plein format polyvalents

Je m’emballe ? A peine. Utilisateur d’un Nikon Z 6, puis d’un Nikon Z 6II, cela fait six ans que je pratique l’hybride 24 Mp Nikon au quotidien. Aussi quand il a été question d’un nouveau 24 Mp, nommé Z 6III, censé succéder aux Z 6 et Z 6II, vous vous doutez bien que j’avais des attentes.

Je rêvais déjà d’un autofocus à la Z 9 / Z 8 / Z f, d’un capteur plus sensible, d’une ergonomie plus proche du Z 6 que celle du Z f (lire le test du Nikon Z f), d’un écran capable de bouger dans tous les sens … bref, du meilleur Nikon possible dans un corps ni bodybuildé, ni étriqué et proposé, forcément, à prix plus doux que celui du Z 8.

Je n’ai pas été déçu lors de la présentation, le Nikon Z 6III arrive avec une fiche technique qui ne peut laisser insensible (plus de détails plus bas) :

  • nouveau capteur CMOS BSI partiellement empilé de 24,5 Mp (différent de celui des Z 6II et Z f)
  • stabilisation capteur 8 stops
  • plage de sensibilité 100 à 64.000 ISO (50-204.800 en mode étendu)
  • processeur Expeed 7 (celui des Z 8 et Z 9)
  • effet black out indiscernable dans l’EVF
  • pixel shift 96 Mp
  • prédéclenchement
  • double obturation mécanique et électronique
  • rafale 20 vps en RAW, 60 vps en JPG pleine définition, rafale 120 vps en DX avec obturation 1/16.000 ème de sec.
  • autofocus du Z 8 / Z 9 entraîné par l’IA avec détection à -10 Ev, focus point VR et VR Lock
  • nouveau viseur EVF de 5,8 Mp 120 fps et 4.000 nits couvrant le DCI-P3
  • nouveau module vidéo 6K/60p (RAW) et 5,4K/60p (YUV) interne
  • entrée ligne audio
  • construction magnésium et fibre de carbone avec joints toriques
  • poignée avec double batterie (en option)

le Nikon Z 6III vu de profil avant avec les touches de fonction

le Nikon Z 6III vu de profil avant avec les touches de fonction

On est très loin du Z 6II (lire le test du Nikon Z 6II), et – surtout – pas si loin d’un Z 8 à la définition du capteur près.

La définition, parlons-en. Pourquoi 24,5 Mp et non 30 ou 33 Mp ? Limiter la définition à 24,5 Mp permet au Nikon Z 6III de bénéficier de toute la puissance du processeur Expeed 7 qui pilote :

  • l’autofocus,
  • le flux de données du capteur,
  • la réduction du bruit,
  • la détection AF – 10 Ev en basse lumière,
  • l’affichage du viseur EVF,
  • l’enregistrement vidéo 6K,
  • et quelques autres fonctions.

A ce jour, dans cette configuration, c’est la définition qui donne les meilleurs performances possibles sans aucun compromis sur les performances. En effet, plus il y a de pixels, à capacité de traitement égale, plus il y a de données à traiter, la performance s’en ressent forcément.

Sur le plan photographique, 24 Mp est une définition qui autorise une double page dans un magazine, un tirage 60×90, un gain en sensibilité (25.600 ISO seulement sur le Z 8), et qui permet la vidéo 6K. Le tout, il faut aussi le préciser, sans dépasser la barre tarifaire des 3.000 euros puisque le Nikon Z 6III est proposé au tarif public de 2.999 euros à sa sortie.

Ce « mini Z 8 » n’a donc pas à rougir face à son grand frère, et creuse nettement l’écart avec les générations précédentes, enterrant au passage la probabilité de voir arriver un Nikon Z 7III. Celui n’aurait pas d’intérêt face au Z 8, bien que je puisse toujours me tromper.

L’autre atout du Nikon Z 6III est son gabarit, il est plus carré que le Z 6II mais pas plus gros, tandis que son poids de 750 gr. (705 gr. pour le Z 6II) fait la différence avec les 910 gr. du Z 8.

Le Nikon Z 6III est proposé au tarif public de 2.999 euros boîtier nu à sa sortie, soit 1 600 euros de moins que le Z 8 et 500 euros de plus que le Z f qui adresse d’autres besoins.

Le Nikon Z 6III peut recevoir une poignée Nikon MB-N14 optionnelle (avec molette et déclencheur) qui double l’autonomie (399 euros), il est compatible avec la poignée vidéo Nikon MC-N10 (499 euros). Le chargeur Nikon MH-34 est disponible au tarif de 57,99 euros, la livraison du chargeur étant désormais interdite par les règles européennes (le boîtier peut être rechargé en USB-C).

Le tableau général est dressé, intéressons-nous maintenant aux détails.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III vu de face avec ses 2 touches Fn

Nikon Z 6III : caractéristiques principales

Un châssis compact

comparaison Nikon Z 6III vs Nikon Z 8 vs Nikon Z 9

comparaison Nikon Z 6III vs Nikon Z 8 vs Nikon Z 9

Le gabarit du Nikon Z 6III est le même que celui des Nikon Z 6 et Z 6II. Plus carré, son profil se rapproche de celui du Nikon Z 8.

Pesant 45 grammes de plus que le Z 6II (c’est toujours trop mais ça reste limité), ce châssis est construit en alliage de magnésium et en fibre de carbone (Sereebo). A la différence du Z 6II, le Z 6III est donné pour une résistance aux basses températures jusqu’à -10°C (0°C pour le Z 6II), ce qui explique la nouvelle poignée MB-N14 (celle du Z 6II est donnée pour 0°C).

Nikon Z 6III protection étanchéité par joints toriques

Nikon Z 6III étanchéité par joints toriques

Un ensemble de joints toriques protège le boîtier de toute intrusion d’humidité ou de poussière. Ces caractéristiques sont celles des Nikon Z 8 et D850 dont la réputation de robustesse n’est plus à faire.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

la molette de modes et la connectique latérale du Nikon Z 6III

La face avant reprend les 2 touches Fn personnalisables, le dos du boîtier propose une disposition des commandes proche de celle des Z 6 avec l’inversion, toutefois, des touches de visualisation d’image et de mode de déclenchement, ce qui est une bonne chose (je le réclamais depuis l’arrivée du Z 6).

le Nikon Z 6III vue de dos

le Nikon Z 6III vu de dos

La couronne supérieure gauche est identique à celle du Z 6II, elle diffère de celle du Z 8. Le capot supérieur droit reprend lui-aussi l’ergonomie du Z 6II en ajoutant une touche d’éclairage des commandes tandis que le logo Z 6III y trouve sa place, comme sur les Nikon Z récents.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

les commandes supérieures du Nikon Z 6III

Du fait de son positionnement dans la gamme, le Nikon Z 6III ne dispose pas d’un volet de protection du capteur, mais il autorise son verrouillage lorsque le boîtier est sur OFF. Il conserve la double obturation mécanique et électronique. Notez enfin que le Nikon Z 6III dispose de deux emplacements pour cartes mémoire :

  • un emplacement pour cartes CFexpress ou XQD type B
  • un emplacement pour cartes SD

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III, notez l’inversion de position des touches visualisation et modes de déclenchement

Un capteur CMOS BSI partiellement empilé de 24,5 Mp à simple flux

Le Nikon Z 6III inaugure un tout nouveau capteur de 24,5 Mp, différent donc de celui des Z 6II et Z f. Ce capteur adopte une construction à mi-chemin entre le simple BSI CMOS et le BSI CMOS empilé, d’où l’intitulé « partiellement empilé ».

Les circuits de lecture et de conversion analogique-numérique, disposés en périphérie de la puce capteur, sont empilés. Cette disposition permet de rapprocher ces circuits des pixels, ce qui se traduit par une lecture plus rapide des données. C’est bien une nouvelle conception de capteur dont le but premier est d’offrir une cadence de balayage bien plus rapide que celle du Z 6II.

le capteur BSI CMOS partiellement empilé du Nikon Z 6III

le capteur BSI CMOS partiellement empilé du Nikon Z 6III

La définition de 24,5 Mp (24 Mp exploitables) est donc la même que celle des Z 6II et Z f, avec par contre une stabilisation 5 axes sur 8 stops (5 stops sur Z 6II et 6 stops sur Z 8). Le Nikon Z 6III reprend le processeur Expeed 7 des Z 8 et Z 9 comme le Z f.

Un processeur Expeed 7 pour 3,5 fois plus de rapidité

L’Expeed 7 et le nouveau capteur permettent au Nikon Z 6III d’être 3,5 x plus rapide que le Z 6II. Cette performance autorise la rafale à 120 vps en JPG, le 240 p et le 6K RAW en vidéo. Ce gain permet aussi au Z 6III de réduire très fortement le rolling shutter et de donner une visée bien plus fluide dans l’EVF en mode rafale (j’ai pu le constater). 

La plage de sensibilité du nouveau capteur du Nikon Z 6III est élargie par rapport à celle du Z 6II  : 100 à 64.000 ISO en mode normal (contre 100 à 51.200 pour Z 6II).

La fonction de pré-déclenchement permet d’enregistrer jusqu’à 1 seconde d’images entre l’instant où vous appuyez à mi-course et celui où vous appuyez à fond sur le déclencheur, tout en assurant mesure de l’exposition et mise au point autofocus entre chaque vue.

Un autofocus de Z 8/ Z 9

Grâce à l’Expeed 7 et au nouveau capteur, le Nikon Z 6III peut disposer des mêmes algorithmes autofocus que les Z f, Z 8 et Z 9, avec 273 points AF. Ce nombre de points, qui peut vous paraître limité face à certains concurrents, est à mettre en perspective avec la définition de 24 Mp :

  • plus il y a de pixels, plus il est possible de définir un nombre important de points AF,
  • plus il y a de points AF, moins l’AF est rapide (à puissance de calcul égale, il doit traiter plus de données),
  • ce n’est pas parce qu’il y a plus de points AF sur certains boîtiers que tous sont utilisés.

En clair, avec 24 Mp et la puissance de calcul du Z 8, le Z 6III pédale plus vite que ce dernier tout en couvrant l’intégralité du champ. Un joli score.

Cet autofocus est géré par l’IA Nikon de type Deep Learning qui autorise la détection et le suivi de différents types de sujets, parmi lesquels :

  • humains
  • animaux (la plupart)
  • oiseaux (via le mode animaux)
  • véhicules (autos, motos, camions, …)
  • avions
  • trains
  • vélos

Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :

  • pour les humains : visage, yeux, tête, torse (avec visage à l’endroit ou à l’envers)
  • pour les animaux : corps, yeux, tête

La hiérarchisation permet de donner la priorité à ce qui semble (pour l’IA) le plus important, les yeux d’une personne par rapport à son torse par exemple.

Le Nikon Z 6III reçoit également un mode de suivi 3D qui complète le mode AF Zone Automatique du Z 6II et fonctionne sur le même principe que le suivi 3D des reflex, élargi toutefois à l’ensemble du champ cadré. Cet AF propose de nombreuses options de personnalisation de la zone large avec (ou non) détection des yeux.

Oublié donc l’autofocus du Nikon Z 6II, qui, s’il a bien progressé avec les mises à jour firmware successives, ne peut rivaliser avec celui du Z 6III.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III, des menus Nikon bien connus et enrichis

Un nouveau viseur électronique EVF DCI-P3 de 4.000 nits

Contrairement au viseur des Nikon Z précédents, dotés de dalles 3,7 Mp Quad VGA, le Nikon Z 6III inaugure un nouveau viseur de 5,8 Mp (5.760 points) couvrant l’espace colorimétrique DCI-P3. C’est 25 % de plus d’espace colorimétrique par rapport au sRVB ; de plus la luminosité de ce viseur grimpe à 4.000 nits.

le viseur compatible DCI-P3 du Nikon Z 6III

le viseur compatible DCI-P3 du Nikon Z 6III

Ces deux caractéristiques font de ce viseur le plus lumineux et le plus fidèle en restitution des couleurs du marché (à la date de publication de cet article). Le rafraîchissement de l’image est assuré jusqu’à 120 fps et ne descend jamais en-dessous de 60 fps (selon configuration).

Un seul bémol me concernant, Nikon a utilisé le cadre rectangulaire du Z 6II et non le viseur rond du Z 8 que j’aurais apprécié. Mais il faut bien en laisser pour les gammes supérieures (et plus chères).

Un écran arrière sur rotule

Enfin ! L’écran arrière du Z 6II était inclinable mais il n’était pas possible de le positionner sur un autre axe. L’écran du Nikon Z 6III adopte le montage sur rotule, ce qui vous permet de le positionner comme vous l’entendez, y compris en position de tournage vidéo face caméra (ce qui manquait vraiment au Z 6II).

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

L’écran arrière tactile du Nikon Z 6III sur rotule

Le Nikon Z 6II et la vidéo

Je disais déjà à propos du Z 8 qu’un boîtier plus petit, plus léger et plus compact était un atout en vidéo. Plus simple à accessoiriser, plus simple à stabiliser, il impose moins de contraintes et se gère plus simplement. Le Nikon Z 6III est plus petit, plus léger et plus compact que le Nikon Z 8, vous voyez où je veux en venir.

les différents modes vidéo du Nikon Z 6III

les différents modes vidéo du Nikon Z 6III

Le Nikon Z 6III dispose de capacités vidéos encore jamais vues sur un hybride Nikon de cette catégorie :

  • 6K 60p en N-RAW interne
  • 4K 120p en crop DX
  • 4K UHD suréchantillonné
  • Prise en charge N-Log et HLG
  • zoom électronique dans l’image
  • double plage ISO débutant à 800 ou 200 ISO (avec plage dynamique plus riche dans le sombre)
  • Enregistrement audio PCM linéaire 48 kHz sur 24 bits avec entrée ligne
  • Stabilisation vidéo capteur

Le mode vidéo autorise la prise de vue photo simultanée en haute définition et le zoom électronique dans l’image 6K. Vous trouverez touts les détails sur la vidéo dans la fiche technique ci-dessous.

la double plage de sensibilité ISO en vidéo du Nikon Z 6III

la double plage de sensibilité ISO en vidéo du Nikon Z 6III

Batterie et recharge

Le Nikon Z 6III utilise une batterie Nikon EN-EL15 C, celle des Nikon Z 6II, Z f et Z 8. Il est compatible avec toutes les batteries EN-EL15 C (par contre seule la version C autorise la recharge USB). La recharge est possible via le port USB-C dédié. L’autonomie officielle selon les normes CIPA est de 360 vues sans poignée additionnelle et 720 vues avec poignée.

Attention, la réalité est toujours supérieure, les normes CIPA ne prenant pas en compte les spécificités des hybrides. L’autonomie réelle est en moyenne au moins deux fois supérieure à celle mentionnée par ces normes.

Connectique

Le Nikon Z 6III propose le Bluetooth 5.0 et le WiFi intégré à 2,4 ou 5 GHz. Il embarque un ports USB-C capable d’assurer la recharge de la batterie.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

la poignée Nikon MB-N14

Fiche technique Nikon Z 6III

Nikon Z 6III vs Nikon Z 8, principales différences

Je dresse ici une liste de capacités qui peuvent faire la différence entre les Nikon Z 6III et Nikon Z 8 pour les versions de firmwares connues :

  • 24,5 Mp vs 45 Mp
  • vidéo 6K vs 8K
  • absence de volet de protection du capteur
  • 2 touches Fn vs 3
  • viseur rectangulaire vs viseur rond
  • accès BdB et bracketing via menu Info vs. trèfle supérieur

Nikon Z 6III vs Nikon Z 6II, principales différences

Toujours sur la base des informations reçues au jour de la publication de cet article et avec les versions de firmwares connues (entre parenthèses les caractéristiques du Z 6II):

  • nouveau capteur CMOS BSI 24,5 Mp
  • processeur Expeed 7 (vs Expeed 6)
  • stabilisation capteur 8 stops (vs 5 stops)
  • obturateur 1/16.000 en rafale (vs 1/8.000)
  • nouveau viseur EVF 5,7 Mp à 4.000 nits et 120 fps DCI-P3 (vs OLED 3,7 Mp VGA)
  • nouvel autofocus type Z 8 (vs première génération)
  • AF suivi 3D (vs suivi du sujet simple)
  • détection AF basse lumière à -10 Ev (vs -4,5 Ev)
  • focus point VR
  • VR Lock
  • plage de sensibilité étendue à 64.000 ISO (vs 51.200 ISO)
  • rafale 20 vps RAW et 60 vps JPG (vs 14 vps)
  • réduction du rolling shutter
  • suppression (quasi) de l’effet blackout en visée EVF
  • pixel shift 96 Mp
  • vidéo 6K RAW interne (vs 4K)
  • entrée ligne audio
  • écran monté sur rotule (vs inclinable)
  • poignée optionnelle avec molette, touches et double batterie
  • protection jusqu’à -10°C (vs 0°C)

Nikon Z 6III : disponibilité et tarif

Le Nikon Z 6III sera disponible dès le 25 juin 2024 au tarif public de 2.999 euros boîtier nu.

La poignée photo optionnelle Nikon MB-N14 sera disponible au tarif public de 399 euros.

La poignée vidéo optionnelle Nikon MC-N10 est disponible au tarif public de 499 euros.

Le chargeur Nikon MH-34 est disponible au tarif public de 57,99 euros.

Du 17 au 25 juin 2024, pour toute précommande du Nikon Z6III au Nikon Plaza ou sur le Nikon Store, une formation eLearning de la Nikon School d’une valeur de 99 euros sera offerte. Animée par Vincent Lambert, et d’une durée de 2h30, elle permettra aux possesseurs du Nikon Z6III de s’approprier les fonctionnalités et d’optimiser les réglages.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

le gabarit compact du Nikon Z 6III

Nikon Z 6III : premier avis

J’ai pu prendre en main le Nikon Z 6III pendant une courte séance. Je n’avancerai donc rien ici avant de prendre le temps de le tester longuement, d’autant plus qu’il va remplacer mon actuel Nikon Z 6II. Je vous invite d’ailleurs à me retrouver dans ma messagerie privée Telegram pour avoir la primeur de ce test dès que le boîtier sera disponible.

Face au Nikon Z 8 qui est LA référence du moment, il est clair que le Nikon Z 6III ne peut s’aligner sur tous les fronts. Toutefois il reprend bon nombre de fonctions du Z 8, dont un autofocus qui a déjà fait ses preuves. Pour 1.600 euros de moins, la fiche technique est attirante si vous n’avez pas absolument besoin de 45 Mp ni de la vidéo 8K, tout en ayant la possibilité de gagner 2 valeurs de sensibilité ISO, un viseur à la luminosité et à la définition supérieures et un autofocus au moins aussi réactif pour ne pas dire plus. Pour mes photos de danse, j’en rêve déjà.

Face au Nikon Z 6II doté lui-aussi de 24 Mp, le Z 6III est à la fois plus rapide, plus complet, plus polyvalent, et dispose de l’autofocus de nouvelle génération, d’un viseur plus lumineux et mieux défini, d’un nouveau capteur gagnant un cran d’ISO, et d’un processeur assurant les meilleures performances dans cette catégorie d’hybrides.

Ces différences peuvent vous inciter à regarder de près ce nouveau Nikon si vous pensez être aux limites de votre Z 6II, ou que vous souhaitez remplacer votre Nikon Z 6 série 1 avec un véritable écart en performances.

Si vous disposez d’un Nikon Z 7 ou Z 7II, que vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas passer au Z 8, mes arguments sont les mêmes, le Nikon Z 6III est l’hybride le plus polyvalent qui soit désormais chez Nikon.

La prise en main a été rapide et ne disposant pas de toutes les infos officielles au moment de la publication de cet article, si vous constatez une erreur, laissez-moi un commentaire avec la précision, je me ferai un plaisir de corriger.

Source : Nikon France

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon sur place et par correspondance

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

 


Pourquoi connaître les données EXIF ne vous rend pas meilleur photographe ?

Pensez-vous vraiment que copier une valeur ISO et une ouverture spécifique feront de vous un expert en photographie Détrompez-vous !

pourquoi-connaitre-donnees-exif-pas-meilleur-photographe

Ça y est. Vous avez décidé de vous mettre à la photographie. Vous avez acheté un appareil photo, un ou plusieurs objectifs, des accessoires, et maintenant vous avez besoin de savoir comment utiliser tout cela.

Vous regardez quelques tutoriels, des photos qui vous plaisent, et la première chose que vous faites, c’est de demander à leurs auteurs quels réglages ils ont utilisés, quelles sont les données EXIF correspondantes.

Pourquoi les données EXIF ? Parce qu’on vous a expliqué qu’elles traduisent les réglages de prise de vue, alors vous vous dites qu’en copiant les réglages des autres, vous obtiendrez les mêmes photos que les autres. C’est une erreur. Voici pourquoi.

Pourquoi connaître les données EXIF d’une photo ne vous rend pas meilleur photographe ?

1/800ème à f/4 – ISO 180 – 70 mm, ça vous aide ?

Les données EXIF : qu’est-ce que c’est ?

En photo numérique, on appelle données EXIF des données qui accompagnent les fichiers numériques, et qui référencent tous les réglages de prise de vue de votre appareil photo ainsi que les caractéristiques de votre matériel. Je vous renvoie vers cet article sur les données EXIF pour bien comprendre ce dont il s’agit.

Ces données ont deux intérêts.

Le premier, c’est de savoir avec quel matériel une photo a été faite. Les données indiquent le type d’appareil photo, son numéro de série, son firmware, le type d’objectif et toutes les caractéristiques du matériel.

Le second intérêt, c’est de connaître les principales données de prise de vue. Vous allez retrouver dans la liste, par exemple, la sensibilité ISO, l’ouverture, le temps de pose, le type de mesure de lumière, le type de réglages autofocus, le type de correction d’exposition ou encore l’utilisation ou non d’un flash.

L’importance (limitée) des paramètres techniques

Toutefois, la photographie ne saurait se limiter à une liste de réglages. Ce n’est pas parce que vous avez une bonne compréhension des techniques de prise de vue, que vous connaissez les réglages à utiliser pour faire la même photo que celle qui vous plaît, que vous allez faire de bonnes photos. La photo, ce n’est pas aussi simple, ce n’est pas qu’une question de technique.

Lorsque vous lisez les données EXIF d’une photographie, vous ne connaissez pas pour autant l’intention du photographe, les conditions de lumière réelles, ou même l’émotion qui se cache derrière cette photo. Tout cela est purement subjectif, ce n’est pas en copiant des réglages techniques que vous obtiendrez cette dose de subjectivité, d’émotion, et d’intention. Les données EXIF ne vous servent absolument à rien pour cela.

De plus, quand bien même vous arriveriez à faire des photos qui sont très proches de celles qui vous plaisent, grâce à la copie des données EXIF, vous n’obtiendriez qu’une copie des photos des autres. Ce ne serait pas vos photos avec votre intention et votre style, mais des images stéréotypées que l’on voit partout, qui ne se différencient pas les unes des autres, qui ne montrent ni votre style ni quel photographe vous êtes.

Photo de nuit dans le Lot, ancienne station service

Les aspects essentiels ignorés par les données EXIF

Observez attentivement la liste des données EXIF d’une photo qui vous plaît. Y voyez-vous des éléments de cadrage, de composition, de placement, des éléments visuels dans le cadre ? Non !

Aucun de ces éléments essentiels n’est réplicable à partir des paramètres de prise de vue seuls. C’est à vous d’apprendre le cadrage, la composition, le choix du placement du sujet et des éléments visuels, vous ne trouverez cette information nulle part sous une forme technique, réplicable.

Les photos qui vous plaisent ont été faites à un instant précis, avec une lumière précise. Sa qualité, son intensité, son orientation, la façon qu’a eue le photographe de l’utiliser ne se trouvent jamais dans les données EXIF.

Mais ce n’est pas tout. Qu’est-ce qui vous attire dans une image et vous fait ressentir une connexion émotionnelle forte avec le sujet ?

Le message que veut transmettre le photographe avec ses photos, l’histoire qu’il vous raconte avec cette série de photos, ne sont pas dans les données EXIF. Chaque photo a son propre jeu de données, elles ne concernent pas une série de photos, ne concernent pas l’histoire autour de cette prise de vue. Les connaître ne vous livre pas les clés de la narration photographique essentielle à toute prise de vue réussie.

Comment les données EXIF peuvent encore être utiles

Les EXIF ont un autre usage. Elles vous permettent d’expérimenter, en testant des réglages différents de ce que vous utilisez d’habitude.

Choisissez quelques photos qui vous plaisent parmi les vôtres, sélectionnez une donnée correspondant à un réglage de prise de vue et changez ce réglage. Vous allez alors pouvoir vérifier le résultat, savoir si ce nouveau réglage vous donne un résultat plus satisfaisant, et si oui, pourquoi. Vous en garderez trace en vérifiant les données EXIF, c’est le bon usage et un travail personnel à faire sur vos photos.

Devenir un meilleur photographe au-delà des EXIF

Vous avez compris que les données techniques ne suffisent pas pour devenir un meilleur photographe. Il importe que vous sachiez développer un regard créatif.

Cela commence par l’observation de la lumière, que vous pouvez observer sans même faire de photos.

Cela concerne également la composition des images. Vous pouvez d’ailleurs observer d’autres formes d’art pour apprendre la composition : la peinture, le cinéma, la vidéo, le dessin…

Pourquoi connaître les données EXIF d’une photo ne vous rend pas meilleur photographe ?

Vous pouvez encore vous intéresser au détail de votre environnement. En travaillant sur les détails, vous allez mettre en valeur des sujets que tout le monde ne met pas en valeur, vous ne ferez pas les mêmes photos que les autres, c’est cela qui fera petit à petit votre style, votre façon de regarder et de photographier.

Pour devenir meilleur photographe, je vous encourage aussi à créer une série de photos qui raconte une histoire. Laissez de côté les réglages techniques, pensez plutôt narration, récit, chaque photo montrant une partie d’une scène ou d’un évènement, l’ensemble constituant un tout.

Peut-être que votre envie à vous n’est pas de créer des séries, mais de faire une seule photo suffisamment forte pour être attirante. Dans ce cas, lorsque vous portez l’œil au viseur, posez-vous cette question : quelle est la scène que je veux photographier, que se passe-t-il, quels sont les intervenants, quels sont les sujets qui racontent quelque chose quand on regarde ? Traduisez tout cela en une composition forte sur cette unique photo.

Je vous encourage à mettre en œuvre des pratiques photographiques simples qui mettent l’accent sur l’intuition plutôt que sur la technique.

Vous pouvez par exemple utiliser un objectif à focale fixe, définir une ouverture et un temps de pose, et n’utiliser que cet ensemble de réglages pour toute une série de photos. Vous travaillerez alors votre attention et votre regard plus que la technique.

Vous pouvez décider d’utiliser votre appareil photo en figeant à l’avance la zone de mise au point. Dans ce cas, ce sera à vous de vous éloigner ou de vous rapprocher du sujet pour vous assurer que la mise au point est bonne sur ce sujet. C’est une pratique très créative.

Vous pouvez encore choisir de ne photographier qu’en orientation portrait ou paysage, et de ne jamais changer cette orientation tout au long de la journée.

De nombreuses autres possibilités s’offrent à vous : photographiez en noir et blanc, en pose longue, en très grande ouverture, peu importe la pratique que vous mettrez en œuvre tant que vous serez capable de prendre de la distance avec la technique.

Conclusion : pour être un meilleur photographe …

Vous l’avez compris, la maîtrise technique est nécessaire, mais n’est pas suffisante pour faire des photos attirantes.

En vous contentant de chercher à copier les réglages des autres photographes, vous ne progressez pas, vous ne faites que vous enfermer dans la technique qui vous prive de l’essentiel.

En conclusion, je ne peux que vous encourager à vous concentrer sur le regard, la composition, la lumière, l’émotion que vous allez être capable d’introduire dans votre pratique photographique.

Sachez lire les données EXIF de vos photos pour comprendre ce qui pose problème lorsqu’elles ne vous plaisent pas, mais ne mettez pas un point d’honneur à devenir l’expert des données EXIF, car cela ne fera jamais de vous un photographe affirmé.


Le Nikon Z9 dans l’espace, l’aventure spatiale Nikon d’Apollo à Artemis

L’aventure spatiale Nikon commence en 1971 avec Apollo 15 et le Nikon F, elle se poursuit de nos jours avec l’arrivée du Nikon Z 9 dans l’ISS en janvier 2024.

Depuis plus de 50 ans, Nikon fournit des appareils photo à la NASA et à l’ESA, documentant certains des moments les plus emblématiques de l’exploration spatiale. Cet article retrace l’épopée des appareils photo Nikon dans l’espace, soulignant leur impact sur l’épopée spatiale, la science et l’histoire humaine.

Note : bien que j’ai pris soin de vérifier toutes les informations citées, je ne suis pas à l’abri d’avoir fait une erreur, aussi je vous invite à laisser vos remarques en commentaire si vous voyez un modèle, une date, un nom qui méritent d’être modifiés.

Je tiens à remercier Thierry Ravassod qui m’a été d’une grande aide lors de la préparation de ce sujet sur l’aventure spatiale Nikon.

Découvrez sa collection au musée Nikon France/Maison de la photo

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F Photomic FTN Skylab(Apollo 15)

Nikon F NASA Skylab – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F est le premier appareil Nikon emmené dans l’espace par la NASA, pendant la fin de l’ère Apollo et les missions Skylab au début des années 1970. La NASA exige que l’appareil résiste au vide et à l’apesanteur, sans dégager de gaz nocifs, sans risque d’incendie, il doit aussi être facile à utiliser avec des gants. Ce choix est dû à la fiabilité reconnue du Nikon F, essentielle pour les conditions extrêmes de l’espace.

Des modifications spéciales, incluant l’utilisation de lubrifiants et adhésifs spécifiques et le remplacement de certaines pièces en plastique par du métal, sont réalisées pour assurer sa fiabilité et sa sécurité.

Le compartiment de la batterie est conçu pour éviter les fuites. Un gros capuchon moleté en métal avec un ressort robuste assure le maintien du contact. Le circuit électrique est protégé par un fusible d’un ampère, facilement accessible. En cas de problème, des emplacements sont prévus pour deux fusibles de rechange.

En 1971, lors de la mission Apollo 15, la NASA explore la Lune en profondeur, pour la première fois avec un véhicule lunaire, le Lunar Roving Vehicle (LRV). L’appareil photo utilisé sur le LRV est une version du Nikon F Photomic FTN modifiée selon les spécifications de la NASA.

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA Houston – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA avec support articulé – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA Apollo Soyouz – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F2 « Titov » est une variante spéciale du Nikon F2, adaptée pour répondre aux exigences des missions spatiales soviétiques. Cette version est probablement modifiée pour résister aux conditions extrêmes de l’espace, bien que les détails spécifiques sur ces modifications faites par les soviétiques soient moins documentés publiquement que ceux des modèles utilisés par la NASA.

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 (navette spatiale)

Nikon F3 (Navette Spatiale)

Nikon F3 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Dans les années 80, la NASA demande à Nikon d’adapter le Nikon F3 pour l’utiliser à bord des navettes spatiales.  A cette époque en effet, l’appareil photo et les images qu’il autorise sont un outil essentiel pour documenter la vie et le travail en orbite. La performance des caméras de l’époque et les capacités de communication en temps réel limitées ne permettent pas la capture et la récupération d’images telle qu’on la connait de nos jours. La photographie, bien qu’argentique encore, est la solution.

Nikon F3 (Navette Spatiale)

Nikon F3 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 (Navette Spatiale)

Nikon F3 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 big (navette spatiale)

Le Nikon F3 Big est une variante spéciale du Nikon F3, disposant d’un dos MD-4 modifié. Ce modèle peut prendre jusqu’à 250 images, ce qui le rend idéal dans l’espace pour les sessions prolongées ou les situations où le changement de film est impossible.

Nikon F3 250 Big (Navette Spatiale)

Nikon F3 Big NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F3 Big ne ressemble à aucun autre appareil photo avant lui, et aucun appareil commercial n’a été construit comme lui depuis.

Le Nikon F3 Big a une apparence similaire à celle du Nikon F3 « small » de la NASA, il partage de nombreuses modifications nécessaires pour fonctionner dans l’espace, comme l’absence de revêtement en similicuir, les vis collées, l’entraînement motorisé intégré et la connexion Bendix externe pour la prise de vue à distance ainsi que le même bloc-batterie encastré.

Bien qu’un dos de 250 vues ne soit pas nouveau pour Nikon, qui a construit le F250 pour le Nikon F plus de dix ans auparavant, ce qui est nouveau, c’est le fait que ce nouveau magasin incorpore un volet, ce qui permet de retirer le dos de l’appareil photo au milieu d’une bobine, d’installer un nouveau dos avec un type de film différent pour faire quelques poses, puis de remettre l’original en place avant de retirer le volet et de continuer là où l’astronaute s’est arrêté. C’est révolutionnaire à l’époque et prémonitoire de ce que l’on sait faire en numérique avec le changement d’ISO d’une photo à l’autre.

Nikon F3 250 Big (Navette Spatiale)

Nikon F3 Big NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 250 Big (Navette Spatiale)

Nikon F3 Big NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 (navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F4 offre une mise au point automatique fiable et précise, il intègre également un système de mesure matricielle évolué qui permet d’améliorer la mesure de la lumière, un critère essentiel dans l’espace quand on sait que le film ne peut être développé qu’au retour et qu’il est trop tard pour refaire la photo.

Le Nikon F4, comme le Nikon F3 NASA, est équipé d’un moteur intégré pour assurer l’avancer du film. Le moteur séparé n’était plus d’actualité sur cette génération d’appareils professionnels.

Nikon, fort de son apprentissage au fur et à mesure des missions pour que ses appareils fonctionnent dans l’espace, en profite pour incorporer la plupart des modifications des boîtiers NASA dans la version commerciale du Nikon F4. Ainsi, lorsque les modèles NASA sont livrés, ils sont pratiquement identiques aux versions commerciales vendues dans les magasins, à l’exception de quelques lubrifiants spéciaux et peut-être d’autres modifications internes.

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Jean-François Clervoy et le Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Eileen Marie Collins et le Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 ECS numérique (navette spatiale)

Le Nikon F4 ECS (Electronic Still Camera) est le premier appareil photo numérique (il n’y a pas d’erreur)) utilisé par la NASA à bord des navettes spatiales. La conception débute en 1987 et des prototypes sont développés au cours des années suivantes, avant que l’appareil ne fasse son premier voyage à bord de la navette Discovery lors de la mission STS-48 en 1991.

Plusieurs clients da la NASA souhaitent un moyen plus rapide de capturer et de transmettre des images de la navette vers la Terre en temps aussi réel que possible. Auparavant, les pellicules n’étaient développées qu’après le retour sur Terre, ce qui entraînait de longs délais de transmission des images au centre de contrôle ainsi qu’aux médias. Les principaux acteurs de ce projet sont Intelsat et le télescope spatial Hubble, ainsi que les médias, la communauté scientifique et le centre de contrôle de la mission.

Le premier prototype d’appareil photo numérique Nikon NASA est construit à partir d’un Nikon F3 développé dans le laboratoire de la NASA. Il est constitué d’un assortiment de circuits imprimés et de câbles en fil de fer, car les techniciens essayent de faire une démonstration de faisabilité.

Une fois que les détails de la conception interne ont pu être affinés, un boîtier fini portable est mis au point. Nikon étant occupé à développer l’autofocus du Nikon F4, et dans l’état actuel du prototype F3, il devient vite évident que la NASA et Nikon doivent s’associer pour produire ce Nikon F4 ESC.

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 ESC NASA – photo collection Thierry Ravassod

La conception du Nikon F4 ESC permet pour la première fois à un appareil photo de capturer et de numériser une image avec une résolution proche de celle d’un film. La chambre reflex est dotée d’un capteur spécifique, l’image numérique est stockée sur des disques durs amovibles. Elle est convertie dans un format adapté à la transmission par liaison descendante ou améliorée à l’aide d’un logiciel de traitement d’images.

La possibilité d’améliorer et d’annoter les images haute résolution en orbite et de les transmettre en temps réel améliore les capacités de documentation photographique des astronautes sur les observations de la Terre et les activités à bord de la navette spatiale.

La forme et les fonctions du Nikon F4 ESC restent très proches de celles de la version grand public, avec les mêmes modes de prise de vue et la possibilité de monter et de contrôler les mêmes objectifs. Nikon doit toutefois modifier l’électronique pour permettre l’échange de signaux entre le boîtier F4 ESC et l’électronique construite par la NASA pour le contrôle de l’exposition.

La NASA est responsable du développement de l’électronique, du firmware, du logiciel, des boîtiers mécaniques et des systèmes au sol de l’ESC, tous développés par une équipe du Johnson Space Center de la NASA.

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

l’équipement associé au Nikon F4 ESC NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F5 (navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F5 est le dernier Nikon argentique que la NASA emmène dans l’espace. Il fait ses débuts en décembre 1998 à bord de la navette Endeavour.

Comme le Nikon F4 qui l’a précédé, il est pratiquement identique à la version commerciale disponible pour le public, à l’exception du remplacement et de la reformulation des lubrifiants internes afin de répondre aux exigences strictes de la NASA.

L’autofocus rapide et précis du Nikon F5 de même que la mesure matricielle extrêmement précise permettent aux astronautes d’obtenir des images plus exploitables, l’automatisation permet de raccourcir les cycles de formation des astronautes.

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Les modèles Nikon F5 de la NASA sont tous équipés d’un dos numérique Nikon MF-28. Ce dos multifonctions permet aux astronautes d’enregistrer des données clés (liées à l’image qu’ils photographient) directement sur le film. Ce principe évite toute erreur de retranscription des données d’une photo à l’autre.

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Soichi Noguchi et le Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F90 avec dos numérique Kodak DCS 460 C (navette spatiale et ISS)

Le Kodak DCS 460 C sur base de Nikon F90 est le deuxième appareil photo numérique Nikon utilisé par la NASA dans l’espace, après le Nikon F4 ESC. Le DCS 460 C est un appareil beaucoup plus compact et à plus haute résolution qui fait ses débuts à bord de la navette Atlantis en mars 1996.

Nikon F90 avec dos numérique Kodak DCS 460 C (navette spatiale et ISS)

Nikon F90 avec dos numérique Kodak DCS 460 C – photo collection Thierry Ravassod

Le DCS 460 est produit pour la NASA en trois versions (couleur, monochrome et infrarouge), toutes reposant sur un boîtier Nikon F90. La version monochrome utilise le Nikon F90 standard tandis que la version couleur utilise le Nikon F90s. Je n’ai pas  trouvé l’information pour la version infrarouge (si vous l’avez …).

Son dos numérique est capable de restituer des images de 6 Mp à 12 bits/couleur. Son capteur mesure 18,4 mm x 27,6 mm, soit un ratio x 1,3 par rapport aux capteurs plein format (à comparer au x 1,5 de l’APS-C actuel).

Le boîtier Nikon F90 permet un fonctionnement normal dans tous les modes d’exposition, avec un temps d’acquisition d’image de 12 secondes. La batterie rechargeable est installée à l’intérieur du dos numérique, sur le côté du lecteur, et permet de réaliser 250 images par charge.

Les appareils photo Kodak DCS 460 / Nikon F90 jouent un rôle clé dans la transmission d’images haute résolution vers la Terre en temps quasi réel. L’appareil photo joue également un rôle essentiel dans le projet EarthKam, qui connait un grand succès : des étudiants peuvent envoyer dans l’espace des instructions sur les images qu’ils souhaitent photographier, et ces images leur sont renvoyées directement par la station spatiale.

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Kodak DCS 760 C sur base de Nikon F5 fait ses débuts en novembre 2001 à bord de la navette Endeavour.

Cet appareil photo numérique de 6,3 Mp remplace l’appareil photo Kodak DCS 660 utilisé par la NASA lors de missions précédentes la même année.

 

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Kodak DCS 760 utilise un boîtier Nikon F5 pour la capture d’images. Le Nikon F5 étant déjà utilisé dans l’espace, l’adoption du DCS 760 permet aux astronautes de se familiariser plus rapidement avec le fonctionnement de l’appareil.

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Après la perte de la navette Columbia (mission STS-107) en février 2003, la NASA attribue une tâche essentielle à l’appareil photo embarqué dans la navette. Il sert à photographier au téléobjectif les possibles dommages causés par le lancement de la navette.

Pour cela, une fois la navette arrivée à l’ISS, le pilote effectue un retournement de la navette, afin qu’elle puisse exposer son bouclier thermique aux astronautes de la station. Ceux-ci, équipés d’objectifs NIKKOR de 400 mm et 800 mm montés sur le Nikon F 5 / DCS 760, sont alors en mesure de photographier tout dommage d’une taille de 2,54 cm (1 pouce) à une distance de 180 m (600 pieds). Les photos sont ensuite transmises par satellite pour être examinées de plus près sur Terre.

Avant cette ère numérique et ces images bien définies, la NASA devait s’appuyer sur les images des caméras de suivi terrestres et aériennes, et compte tenu de la distance, ces images avaient une résolution bien plus faible.

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Le Nikon D2Xs est le premier appareil 100% Nikon numérique a être utilisé pour la première fois dans l’espace lors de la mission STS 124 de la navette spatiale Discovery en 2008.

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Nikon D2Xs NASA – photo collection Thierry Ravassod

À l’exception des changements d’huile de lubrification des éléments mécaniques afin de répondre aux spécifications de la NASA et de l’adoption d’un firmware spécialisé, le Nikon D2XS utilisé à bord de la navette spatiale et dans l’ISS est essentiellement le même que les modèles commerciaux.

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Nikon D2Xs NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Nikon D2Xs NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

En 2013, le Nikon D4 est utilisé dans l’espace pour la première fois. Il est modifié pour utiliser des lubrifiants spéciaux, un peu d’isolation, un sabot rapide adapté et quelques bandes velcro collées ici et là. Rien de plus.

Entre 2013 et 2016, la NASA commandera 48 Nikon D4 et 64 objectifs Nikon NIKKOR en monture F.

Le Nikon D4 est utilisé par Thomas Pesquet lors de ses missions dans l’ISS. C’est avec le D4 qu’on été prises la plupart des photos de la mission Proxima, que vous pouvez retrouver dans le livre La Terre entre nos mains. C’est aussi avec le D4 que Thomas Pesquet réalise les photographies du premier Google Street View de l’ISS, qui permet de l’explorer virtuellement en trois dimensions depuis votre ordinateur.

Nikon D4 (ISS)

Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

setup Cameraplex avec les Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Thomas Pesquet et le Nikon D 4 Mission Proxima ESA NASA Thomas Pesquet

Nikon D4 NASA – photo (C) NASA ESA Thomas Pesquet

Nikon D5 (ISS)

En 2017, la NASA commande 53 appareils photo Nikon D5 sans modification pour les utiliser à bord de l’ISS et dans les installations d’entraînement des astronautes. Ces appareils, identiques aux modèles commerciaux, sont choisis pour leur haute performance et durabilité sous des conditions extrêmes​.

Nikon D5 (ISS)

Nikon D5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon Z 9 (ISS, 2024)

Le Nikon Z 9 est envoyé à la Station Spatiale Internationale en janvier 2024, marquant la première utilisation d’un appareil photo hybride Nikon dans l’espace. Il remplace les modèles précédents.

Nikon Z 9 NASA ESA - photo (C) NASA ESA

l’aventure spatiale Nikon continue avec le Z 9 et l’ISS – photo (C) NASA ESA

L’appareil photo est physiquement le même, cependant les ingénieurs de Nikon ont travaillé avec ceux de la NASA pour créer un firmware dédié aux besoins des astronautes et à l’environnement spatial. Il bénéficie de fonctions de réduction du bruit plus étendue et de temps de pose plus courts afin de contrer les effets de bombardement constant de radiations cosmiques à bord de la station spatiale.

D’autres modifications sont apportées à la séquence de dénomination des fichiers, ainsi qu’aux paramètres et commandes par défaut, optimisés pour la vie à bord du laboratoire orbital et pour la prise de vue lorsque que le boîtier est dans la housse de protection pour les missions extérieures (EVA).

Des modifications sont également apportées au protocole FTP de transfert dans l’appareil photo afin de simplifier le travail de l’astronaute, d’augmenter l’efficacité et de réduire la consommation d’énergie lors de l’envoi d’images de l’espace vers la Terre.

L’envoi comprend 13 boîtiers Nikon Z 9, 15 objectifs NIKKOR Z, dont des super-téléobjectifs et des objectifs macro, et 15 bagues Nikon FTZ II.

L’aventure spatiale Nikon, mais aussi …

Les Nikon utilisés lors des sorties spatiales, dans le vide de l’espace, doivent subir des modifications complémentaires, les lubrifiants et adhésifs devant pouvoir résister à des températures allant de -50 à + 110 degrés C.

Avec de telles températures, le boîtier doit aussi être isolé. Lors des EVA, les activités extra-véhiculaires, le boîtier est recouvert d’une couverture thermique composée de 12 couches de film mylar aluminisé avec une coquille de tissu Ortho à l’extérieur et de tissu Téflon à l’intérieur. Ces couvertures existent depuis que les appareils photo Nikon sont utilisés dans l’ISS (pour les missions Apollo je n’ai pas trouvé l’information).

Manteau thermique NASA EVA pour Nikon dans l'espace

Couverture thermique pour Nikon NASA – photo collection Thierry Ravassod

Dans un environnement en apesanteur, les œillets de courroie des appareils Nikon sont remplacés par des éléments de velcro visibles sur les photos (les zones bleues), sauf sur certains Nikon F4 si j’en crois les photos.

L’appareil photo ne pouvant être posé en apesanteur, cette fixation évite qu’il ne s’éloigne (à ne pas reproduire sur Terre, c’est dit). L’astronaute peut ainsi le fixer à l’intérieur du vaisseau spatial grâce à cette attache, qui adhère à des zones correspondantes équipées de velcro.

Fixation velcro des Nikon dans l'espace

Nikon D4 NASA avec fixations velcro – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS) Thomas PESQUET (C) ESA/NASA

Nikon D4 NASA avec fixations velcro – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS) Thomas PESQUET (C) ESA/NASA

Nikon D4 NASA avec fixations velcro – photo collection Thierry Ravassod

L’aventure spatiale Nikon, une histoire faite pour durer

En 2026, le programme Artemis mené conjointement par la NASA et l’ESA, devrait permettre aux astronautes de reposer le pied sur la lune. En vue de ces missions, le Nikon Z 9 et l’objectif NIKKOR Z 40 mm f/2 sont en phase de test pour la mission lunaire américaine « Artemis III ». Des essais ont eu lieu en octobre 2023 dans les paysages lunaires de Lanzarote, en Espagne.

L’appareil photo Artemis Moon sera le premier appareil photo hybride à être utilisé à la main dans l’espace. Les appareils photo hybrides offrent une excellente qualité d’image dans les situations de faible luminosité, ce qui les rend bien adaptés à l’environnement difficile et très contrasté de la Lune.

Thomas Pesquet NASA ESA pour le programme lunaire Artemis

Thomas Pesquet avec le Nikon Z 9 + NIKKOR Z 40 mm f/2 NASA ESA Artemis
photo: ESA–A. Romeo ; Image: ESA/NASA

Artemis Moon camera Nikon Z 9

Nikon Z 9 NASA ESA Artemis – photo : ESA–A. Romeo ; Image: ESA/NASA

La NASA a effectué des tests approfondis sur les trois principaux défis de l’espace : les effets thermiques, le vide et les radiations. A la différence de l’ISS, sur la Lune la nature abrasive de la poussière lunaire constitue un défi supplémentaire. Si le cœur du Nikon Z 9 reste le même, l’interface et le boîtier continuent d’évoluer.

Le Nikon Z 9 enregistrera également des vidéos. Elles permettront aux équipes au sol de connaître la situation et de documenter l’exploration de la lune.

L’aventure spatiale Nikon, pour en savoir plus

Vous trouverez plus d’infos détaillées sur l’aventure spatiale Nikon sur le site de Timm Chapman et sur le site de l’ESA.

Thomas Pesquet a publié des photos de la mission Proxima sur son compte Flickr Thom Astro.

Merci à Thierry Ravassod pour l’aide qu’il m’a apportée à la réalisation de cet article. Si vous passez à proximité de Lyon, ne manquez pas sa collection et le :

musée Nikon France à la Maison de la photo de St Bonnet de Mure (69).


Megadap ETZ21 Pro, adapter une optique Sony E sur un Nikon Z

Pouvoir monter un objectif Sony E sur un hybride Nikon Z n’est plus un bricolage approximatif. La bague Megadap ETZ21 Pro est une solution que plusieurs de mes lecteurs utilisent au quotidien, de manière fiable. Certains souhaitent conserver leurs optiques Sony après un passage à Nikon, d’autres veulent profiter de focales que la gamme NIKKOR Z ne propose pas encore. Voici les avantages réels, les limites, et l’intérêt d’une bague comme la Megadap ETZ21 Pro.

En résumé : La bague Megadap ETZ21 Pro permet d’utiliser des optiques Sony E ou FE sur les hybrides Nikon Z avec un bon niveau de fiabilité. L’autofocus, la stabilisation, l’ouverture automatique et les données EXIF sont correctement transmis. Plusieurs utilisateurs m’ont indiqué un comportement très proche de celui d’une optique native, y compris en vidéo. Il reste quelques limites avec certaines optiques tierces, mais pour les objectifs Sony d’origine, l’ensemble fonctionne bien et offre une vraie solution de transition ou d’élargissement de votre parc optique.

Quand on change de système, la première frustration vient souvent des objectifs. Devoir changer un parc optique que l’on apprécie pour son rendu ou son ergonomie n’est jamais agréable (et ça coute). C’est là que la monture Nikon Z fait la différence : son tirage mécanique court et sa communication électronique moderne permettent ce type d’adaptation sans perte optique.

Pour plusieurs photographes, l’intérêt est simple :

  • continuer à utiliser leurs objectifs Sony FE ou E après un passage à Nikon,
  • tester une optique bien précise que Nikon n’a pas encore au catalogue,
  • ou profiter de focales fixes Sony compactes et lumineuses très appréciées.

L’idée n’est donc pas de mélanger les marques par fantaisie, mais de garder une cohérence dans sa pratique, tout en élargissant ses possibilités. L’idée est aussi – ne nous voilons pas la face – de réduire le coût du passage de Sony à Nikon en évitant de racheter trop vite tous les objectifs.

Megadap ETZ21 Pro, adapter une optique Sony E sur un Nikon Z

Présentation de la bague Megadap ETZ21 Pro

La Megadap ETZ21 Pro est une bague électronique discrète, légère et conçue pour assurer la communication complète entre un objectif Sony E et un boîtier Nikon Z. Plusieurs utilisateurs m’ont décrit un fonctionnement stable : autofocus opérationnel, gestion de l’ouverture, transmission des EXIF, stabilisation via le boîtier, et compatibilité avec la plupart des optiques Sony natives.

Son faible encombrement est un atout. Quelques millimètres d’épaisseur, un poids insignifiant : une fois montée, on n’y pense plus. C’est souvent ce qui fait la différence entre une bague que l’on conserve dans le sac et une bague que l’on utilise vraiment.

La toute première fois que j'ai découvert cette bague, c'était chez un revendeur photo. Un client équipé en Sony venait d'acheter un Nikon Z6II. Il a aussi acheté la bague pour utiliser son téléobjectif 70-200 f/2.8 Sony E sur le Z6II. Le revendeur (que je connais très bien) m'a dit en vendre régulièrement.

Compatibilité : boîtiers Nikon Z et optiques Sony E

La bague fonctionne avec :

• les Nikon Z plein format (Z5II, Z6II et Z6III, Z7II, Zf, Z8, Z9)
• les Nikon Z APS-C (Z30, Z50II, Zfc)

Les optiques Sony FE plein format sont utilisables, tant que les fonctionnalités internes respectent les protocoles pris en charge par la bague (et Nikon). Les mises à jour de firmware de la bague améliorent régulièrement la compatibilité, notamment avec des objectifs plus récents.

Performances autofocus : ce que rapportent les utilisateurs

Je n’ai pas testé cette bague moi-même car j’ai des optiques NIKKOR Z, vous vous en doutez. Mais les échanges réguliers que j’ai avec mes lecteurs — en ligne comme lors d’événements photo — me donnent une vision assez claire de son comportement.

L’autofocus est réactif, le suivi AF fonctionne de manière stable, et la détection du sujet — y compris de l’œil — offre des résultats convaincants sur les boîtiers récents.

Certains utilisent des zooms professionnels comme le Sony FE 70-200 mm f/2.8 (voir l’encadré), d’autres des focales fixes compactes. Le point commun dans leurs retours est clair : le comportement se rapproche de celui d’une optique native, en photo comme en vidéo, avec un suivi qui ne décroche pas brusquement et une utilisation suffisamment fluide pour oublier qu’il s’agit d’un montage croisé.

Bague Megadap ETZ21 Pro : monter un objectif Sony E sur un Nikon Z avec autofocus

Avantages, limites et précautions

Les retours présentent une tendance nette :

• la communication électronique est efficace,
• l’autofocus fonctionne en continu,
• la stabilisation du boîtier Z prend bien le relais,
• et il n’y a aucune dégradation optique puisque la bague n’intègre aucune lentille.

Quelques points de vigilance reviennent cependant. Certains objectifs tiers (Viltrox, Yongnuo…) peuvent être partiellement compatibles. Une légère consommation électrique supplémentaire peut apparaître si la bague reste montée en permanence. Et l’autofocus peut être légèrement plus variable sur certains objectifs Sony plus anciens.

Ce ne sont pas des défauts majeurs, mais ce sont des éléments à connaître avant d’investir.

Megadap ETZ21 Pro, la connectique pour Nikon Z

Dans quels cas cette bague devient un vrai atout

D’après ce que je constate, elle est particulièrement utile dans trois situations :

  • Vous venez de Sony et souhaitez conserver votre parc optique le temps de passer progressivement à Nikon.
  • Vous voulez tester une optique Sony que Nikon ne propose pas (encore) en monture Z.
  • Vous travaillez en vidéo et appréciez le rendu ou l’ergonomie de certaines optiques Sony FE.

Ce sont des cas d’usage suffisamment fréquents pour comprendre pourquoi cette bague revient souvent dans les échanges.

Ce qui change avec la version Pro+ par rapport à la Pro

Megadap propose désormais la version Megadap ETZ21 Pro+ qui se distingue de la Pro par une construction plus robuste. Les contacts internes sont renforcés, les broches ont été retravaillées et l’ensemble gagne en durabilité, ce qui en fait une option plus rassurante pour un usage intensif. La Pro+ ajoute également un joint d’étanchéité pour mieux résister à la poussière et à l’humidité, un point important si vous photographiez en extérieur ou si vous manipulez souvent votre matériel.

L’ergonomie évolue aussi légèrement avec un mécanisme de verrouillage et de libération de l’objectif repensé. Le bouton est plus agréable à utiliser et les retours d’utilisateurs montrent une manipulation plus fluide lors des changements d’optique. La Pro+ propose aussi quelques fonctions étendues, comme une meilleure prise en charge d’objectifs plus anciens ou manuels, avec confirmation de mise au point, ainsi qu’une compatibilité élargie via certains adaptateurs intermédiaires.

Pour le reste, les deux modèles restent très proches. L’autofocus, la gestion de l’ouverture, la stabilisation, les EXIF et toutes les fonctions de base sont identiques. Si vous utilisez principalement des objectifs Sony natifs ou des optiques récentes et que vous ne travaillez pas dans des conditions difficiles, la version Pro reste parfaitement adaptée (elle se trouve d’occasion).

Préférez toutefois la Pro+ pour un achat neuf, surtout si vous recherchez plus de fiabilité, une meilleure résistance et une compatibilité plus large avec des optiques particulières.

Megadap ETZ21 Pro, adapter une optique Sony E sur un Nikon Z

Tableau des caractéristiques techniques : Megadap ETZ21 Pro / Pro+

Caractéristique ETZ21 Pro ETZ21 Pro+
Monture objectif Sony E / FE Sony E / FE
Monture boîtier Nikon Z (FX et DX) Nikon Z (FX et DX)
Autofocus AF-S, AF-C, AF-F, suivi sujet, Eye-AF AF-S, AF-C, AF-F, suivi sujet, Eye-AF
Transmission électronique Ouverture, EXIF, distance, modes AF Ouverture, EXIF, distance, modes AF
Stabilisation Compatible IBIS boîtier Z Compatible IBIS boîtier Z
Compatibilité optiques Sony natifs, Sigma, Tamron, Zeiss, Samyang… Sony natifs, Sigma, Tamron, Zeiss, Samyang…
Différences matérielles Modèle standard Construction renforcée, contacts durcis, broches revues, meilleure fiabilité
Résistance Standard Version renforcée + joint d’étanchéité (anti-poussière / humidité)
Épaisseur ajoutée ~2 mm ~2 mm
Mise à jour firmware Via boîtier Nikon Z Via boîtier Nikon Z
Poids Très léger Très léger
Particularité Support de nombreuses optiques tierces Améliorations structurelles pour usage intensif
Tarif environ 299 euros (novembre 2025) environ 299 euros (novembre 2025)

Tableau de compatibilité

Boîtier Nikon Z Compatibilité Notes
Séries Z5, Z6, Z7 Oui Autofocus, ouverture, stabilisation
Zf, Z8, Z9 Oui Excellent avec suivi AF
Z30, Z50I et II, Zfc Oui Très bon comportement en APS-C
À noter : la compatibilité dépend aussi des versions de firmware, côté boîtier comme côté bague. Avant d’acheter ou d’installer, vérifiez simplement que vous utilisez les versions les plus récentes. C’est souvent ce qui débloque un objectif récalcitrant.

Perte de performance : faut-il s’y attendre avec la Megadap ETZ21 Pro ?

Les retours que je reçois sont assez constants : avec des objectifs Sony récents, la performance perçue est très proche de celle d’un objectif natif. L’autofocus ne devient pas plus lent au point d’être gênant, la stabilisation fonctionne, la qualité d’image reste identique puisqu’aucune lentille n’est ajoutée.

La seule différence possible concerne certains objectifs tiers ou plus anciens, qui peuvent montrer une légère variabilité dans le suivi AF. Rien de bloquant, mais c’est bon à savoir.

En clair : la Megadap ETZ21 Pro permet d’utiliser des objectifs Sony E/FE sur un Nikon Z sans perte de qualité et avec un autofocus fonctionnel. La version Pro+ ajoute surtout de la robustesse et une meilleure étanchéité.

Alternatives possibles

D’autres adaptateurs Sony E → Nikon Z existent, mais ils offrent rarement le même niveau de compatibilité, notamment en autofocus continu. La Megadap ETZ21 Pro reste l’une des solutions les plus solides, avec un suivi dans le temps assuré par des mises à jour régulières.

FAQ : réponses aux questions sur la bague Megadap ETZ 21 Pro Sony E vers Nikon Z

L’autofocus fonctionne-t-il en pratique ?
Oui, selon les retours d’utilisateurs, l’autofocus continu fonctionne bien et le suivi de sujet se montre fiable sur les boîtiers récents.

La stabilisation est-elle active ?
Oui. La stabilisation du boîtier fonctionne, et lorsqu’une optique Sony stabilisée est utilisée, les deux systèmes se complètent correctement.

L’adaptateur change-t-il la qualité d’image ?
Non. Il n’y a aucune lentille interne dans la Megadap ETZ21 Pro, donc aucune dégradation optique possible.

Faut-il mettre à jour la bague ?
Oui, les mises à jour améliorent la compatibilité et corrigent certains comportements AF avec des optiques spécifiques.

Est-ce une solution fiable ?
Les retours que je reçois sont cohérents : la bague est fiable dans le temps, tant que l’ensemble boîtier/optique est compatible avec les versions de firmware en cours.

Plus d’infos sur le site Megadap.


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