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Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main et des photos

Nikon a annoncé récemment un nouveau zoom de reportage à grande ouverture constante f/2.8, le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S. Ce zoom, conçu pour équiper les hybrides plein format de la marque, est le premier zoom « pro » de la nouvelle gamme Z alors que le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S reste le modèle le plus accessible depuis l’arrivée des Nikon Z.

J’ai pu prendre en main ce nouveau zoom f/2.8 le temps d’une sortie parisienne, voici mes premières impressions ainsi que quelques photos.

Note : le modèle utilisé ici est un modèle de présérie, les photos publiées n’ont pas vocation à servir de test, celui-ci sera fait avec la version définitive de l’objectif dès qu’elle sera disponible. Les photos pleine définition ne sont pas disponibles pour cette raison.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : prise en main

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S était attendu par les premiers utilisateurs des Nikon Z 6 et Z 7 qui devaient se contenter du plus modeste zoom 24-70 mm f/4 S. « Modeste » est un terme un peu exagéré tant les performances de ce zoom f/4, eu égard à son tarif en kit (600 euros) sont excellentes.

Que peut donc apporter de plus un zoom de même plage focale, à ouverture f/2.8 certes, qui pourrait justifier l’écart de tarif (ce f/2.8 est vendu 2.499 euros) et le surplus de taille (+ 37,5 mm) et de poids (+ 305 gr.) ?

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S à gauche,
Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR à droite

Autre question que posent les utilisateurs : quid du zoom Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR conçu pour les reflex numériques Nikon et qui s’adapte aux hybrides à l’aide de la bague FTZ ? Faut-il le remplacer par ce nouveau zoom hybride ?

J’apporterai des réponses plus précises lors du test à venir de ce 24-70 mm f/2.8 S et ne peut me contenter pour le moment que de vous décrire ce que j’en pense après quelques dizaines de minutes d’utilisation de cette version de présérie.

Qualité de construction

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S reprend sans grande surprise le design des optiques Nikon Z, tout en apportant quelques caractéristiques qui le font se démarquer du f/4 et de l’AF-S f/2.8E ED VR.

En évidence sur le fût de l’objectif, le bouton L-Fn vous permet d’utiliser une des nombreuses fonctions du menu et d’y avoir accès du bout du doigt. Je lui ai attribué la fonction de visualisation des images qui m’évite de déplacer la main gauche en cours de prise de vue pour aller appuyer sur le bouton arrière sur le boîtier, c’est bien plus rapide.

D’autres choix sont possibles comme le verrouillage du point ou le changement de mode de mesure de lumière, à vous de voir.

Autre nouveauté sur ce zoom, le bouton Disp permet de gérer l’afficheur disposé sur l’objectif. C’est une première sur les optiques Nikon, du bout du doigt vous pouvez faire défiler :

  • l’ouverture,
  • la focale,
  • la zone de profondeur de champ ou plage de netteté (ceux qui ont connu les optiques à échelle de PdC apprécieront).

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de l’ouverture

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de la focale

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de la profondeur de champ

Ce zoom dispose de trois bagues :

  • une bague multifonction programmable (je lui ai attribué le contrôle de la correction d’exposition),
  • une bague de zoom, la plus large,
  • une bague de mise au point à coupler au système de focus peaking pour les adeptes de la mise au point manuelle.

La bague de zoom s’est avérée un peu ferme sur ce modèle de présérie, celle de la version définitive pourrait être un peu plus souple à mon goût.

Le commutateur AF/M pour la mise au point est disposé à proximité de la monture, il permet la bascule en mode de mise au point manuelle.

Taille et poids

« Un système hybride ça doit être petit et léger ! » Non, pas forcément. Un hybride plein format ne peut, en raison de la taille de son capteur, être aussi compact et léger qu’un hybride APS-C.

L’ensemble boîtier-objectif reste toutefois bien équilibré, la tenue en main, d’une seule main, ne pose aucun problème. Cet ensemble s’avère bien plus compact et léger qu’un système reflex plein format équivalent.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

La différence de taille entre ce nouveau 24-70 mm f/2.8 S et le Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR est nette. Le diamètre est proche, mais la longueur est bien moindre et la différence de poids est de 305 grammes en faveur de cette version Z.

Une fois l’objectif monté sur le boîtier et l’ensemble autour de votre cou, je vous garantis que vous ferez la différence très vite, surtout si vous utilisez un reflex D850 ou équivalent.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S sur Nikon Z 7
vs. Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR + FTZ sur Nikon Z 7 

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S sur Nikon Z 7
vs. Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR sur Nikon D850

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : en pratique

A l’usage, ce 24-70 mm f/2.8 S s’avère discret. Habitué au zoom f/4 plus court et léger, je n’ai pas ressenti de gène particulière en utilisant ce modèle plus imposant. Étonnamment la différence de poids ne se fait pas sentir, et la différence de longueur non plus.

J’ai apprécié par contre de ne plus avoir à « débloquer » le zoom comme c’est le cas avec le modèle f/4 dont la position de verrouillage interdit la prise de vue. C’est plus rapide à l’usage.

La mise au point est au moins aussi rapide, il faudrait une mesure au banc pour vérifier les écarts mais sachez que ce modèle utilise deux moteurs AF au lieu d’un dans le 24-70 mm f/4. Au lieu que le moteur unique ait à déplacer l’ensemble des lentilles concernées lors de la mise au point, les deux moteurs qui équipent ce zoom f/2.8 n’ont en charge, chacun, qu’une partie des lentilles. L’effort est moindre, la vitesse plus élevée, la réactivité meilleure.

A l’usage j’ai trouvé la mise au point vraiment nerveuse, même en utilisant la zone de détection plein champ qui cherche le sujet le plus proche et nécessite donc, en théorie, un temps de calcul plus long.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : des photos

Je rappelle qu’il s’agit ici de photos JPG faites avec un modèle de présérie qui ne sauraient être assimilées à des photos tests avec le modèle définitif.

Le Nikon Z 24-70 mm f/4 est déjà excellent, ce zoom f/2.8 semble être encore un peu meilleur : les images faites en position 24 mm à ouverture f/2.8 montrent un vignettage à peine visible qui disparaît dès f/4. La distorsion sur les bords des images, quelle que soit l’ouverture, est réduite au strict minimum, à 24 comme à 70 mm. L’apport de la monture Z semble faire son effet, ainsi que le travail des opticiens Nikon qui ont pu partir d’une feuille blanche pour concevoir ces nouvelles optiques Z.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 35 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 50 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/2.8 – 1/3.200ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/4 – 1/1.600ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/11 – 1/200ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/16 – 1/100ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/640ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

détail du coin supérieur gauche de l’image précédente, qui montre l’absence d’aberrations chromatiques 

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/500ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

détail du coin inférieur gauche de l’image précédente qui montre une distorsion quasiment nulle

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : premier avis

Cette prise en main a été bien rapide pour en tirer des conclusions définitives, ce que je ne ferai donc pas. Toutefois ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S s’avère très prometteur, avec une tenue en main agréable, un gabarit plus réduit que celui du modèle à monture F pour reflex auquel s’ajoute la bague FTZ. L’autofocus est très réactif.

Le nouveau revêtement des lentilles Arneo permet de diminuer au strict minimum les reflets (comme l’effet de flare) et la formule optique optimise les résultats en bord d’image et en position grand-angle.

Le gain en ouverture (f/2.8 au lieu de f/4) pourra vous aider si vous photographiez souvent en situation de basse lumière, comme si vous êtes adepte du portrait et de l’effet bokeh qui s’avère très harmonieux.

Face au zoom AF-S pour reflex, le gain en taille, poids et réactivité est indéniable. A vous de voir si ces critères justifient ou non le passage à cette nouvelle version (et la revente du modèle AF-S).

Je suis impatient de tester plus longuement la version définitive qui devrait laisser présager de très bons résultats. Reste à comparer également ces résultats à ceux de la version f/4 dont le ratio performances/prix reste très compétitif.

Merci à Nikon France pour cette séance de prise en main.


Nikon Capture NX-D, View NX-i et Picture Control Utility, mises à jour des logiciels Nikon

Nikon propose trois logiciels gratuits pour vous permettre de trier, classer et développer vos fichiers images faits avec un reflex ou un hybride de la marque : Nikon Capture NX-D, View NX-i et Picture Control Utility.

Trois mises à jour des logiciels Nikon sont disponibles pour  corriger plusieurs dysfonctionnements.

Nikon Capture NX-D, View NX-i et Picture Control Utility, mises à jour des logiciels Nikon

Nikon Capture NX-D

Nikon Capture NX-D est le logiciel de développement des fichiers RAW Nikon (NEF) exclusif, disponible en libre téléchargement sur le site du support Nikon.

NX-D propose des outils simples mais efficaces de développement RAW pour qui ne souhaite pas investir dans un logiciel plus performant et complet mais payant (voir le guide des logiciels photo).

Nikon Capture NX-D reçoit une mise à jour 1.5.2 qui corrige les problèmes suivants :

  • le logiciel avait tendance à planter dans certains cas d’usage particuliers
  • le bouton « Démarrer » n’était pas disponible immédiatement lors du lancement d’un traitement par lot avec l’option « Spécifier la taille » sélectionnée
  • il y a avait parfois une incohérence de dimension d’image lors d’une opération de type « Convertir », la longueur de l’image résultante ne correspondant pas à la largeur
  • le logiciel annulait toutes les modifications apportées aux fichiers NEF/NRW lors de l’enregistrement en JPG lorsque l’option NEF+JPG était sélectionnée à la prise de vue
  • le traitement par lot et la conversion des fichiers mis en pause ne pouvaient pas être relancés
  • le logiciel pouvait parfois ne pas se lancer
  • le bruit numérique pouvait s’avérer plus visible sur des fichiers enregistrés dans d’autres formats
  • le redressement d’image fonctionne désormais tel qu’il doit le faire
  • la taille des fichiers enregistrés avec une qualité d’image 99 a été corrigée, elle était supérieure à celle des fichiers enregistrés avec la qualité 100
  • les photos prises en RAW avec le Nikon Z 6 pouvaient présenter des zones ne s’affichant pas correctement une fois le traitement NEF enregistré.

Télécharger la mise à jour 1.5.2 de Nikon Capture NX-D.

Nikon View NX-i

Nikon View NX-i facilite le transfert des photos de la carte sur l’ordinateur, le tri, le classement et le traitement des fichiers RAW à minima. Bien que non indispensable si vous disposez d’un lecteur de carte et que vous utilisez Nikon Capture NX-D, View NX-i peut rendre des services aux plus débutants.

La mise à jour 1.3.2 apporte la correction des défauts suivants :

  • la taille des fichiers enregistrés avec une qualité d’image 99 a été corrigée, elle était supérieure à celle des fichiers enregistrés avec la qualité 100
  • les modifications apportées aux informations XMP/IPTC étaient annulées dans les fichiers enregistrés à l’aide de Ctrl+S.

Télécharger la mise à jour 1.3.2 de Nikon View NX-I.

Nikon Picture Control Utility

Nikon Picture Control Utility est un utilitaire qui permet de gérer vos Picture Control, les préréglages de rendu d’image utilisés par votre boîtier lorsque vous faites des photos au format JPG.

La mise à jour 2.4.2 de Picture Control Utility corrige le défaut suivant :

  • les photos prises en RAW avec le Nikon Z 6 pouvaient présenter des zones ne s’affichant pas correctement une fois le traitement NEF enregistré.

Télécharger la mise à jour 2.4.2 de Nikon Picture Control Utility.

Source : support Nikon


Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon : téléconvertisseurs x 1,4 et x 2 avec transmission de données

Kenko propose deux nouveaux convertisseurs de focales pour les reflex Nikon (et Canon EF), les Kenko TELEPLUS HD Pro x 1,4 et x 2 qui savent transmettre certaines données EXIF au boîtier.

Ces convertisseurs sont compatibles avec les objectifs Nikon, Canon EF et Tokina, voici leurs caractéristiques détaillées.

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon : téléconvertisseurs x 1,4 et x 2 avec transmission de données

Les téléconvertisseurs Kenko chez Miss Numerique

Les téléconvertisseurs Kenko chez Amazon

Convertisseur Kenko TELEPLUS HD Pro x 1,4 et x 2 pour Nikon, présentation

Ces nouveaux téléconvertisseurs pour les reflex Nikon et Canon EF sont conçus pour répondre aux besoins des photographes amateurs comme professionnels qui veulent pouvoir augmenter la focale de leurs objectifs de façon ponctuelle sans devoir investir dans un téléobjectif onéreux.

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon

Le convertisseur TELEPLUS HD Pro x1,4 multiplie la focale d’origine par 1,4 tandis que le convertisseur x 2 la double. Ces convertisseurs de focale ont la particularité de transmettre la focale et l’ouverture au boîtier (en savoir plus sur les téléconvertisseurs)

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon

Compatibilité des téléconvertisseurs Kenko TELEPLUS HD Pro avec les objectifs pour reflex Nikon

Ces deux convertisseurs de focale TELEPLUS HD Pro DGX sont compatibles avec les objectifs Nikon NIKKOR ainsi qu’avec les objectifs Tokina (sauf les Tokina AT-X 70-200 mm f/4 PRO FX VCM-S et Tokina opera 50 mm f/1.4 FF).

Attention toutefois à utiliser ces téléconvertisseurs avec un objectif dont l’ouverture maximale est suffisante pour permettre à l’autofocus de continuer à fonctionner, idéalement des objectifs ouvrant à f/2.8 ou f/4 puisque l’utilisation d’un convertisseur de focale fait perdre 1 Ev avec le convertisseur x 1,4 et 2 Ev avec le convertisseur x 2.

Les objectifs d’autres marques (Sigma, Tamron…) ne sont pas compatibles avec ces convertisseurs Kenko.

Caractéristiques techniques

Formule optique

La formule optique a été repensée pour optimiser la qualité d’image à l’aide de lentilles supplémentaires et de traitements de surface réduisant les effets parasites.

Communication objectif – convertisseur – boîtier

Ces convertisseurs Kenko disposent de contacts électriques assurant la communication des informations de prise de vue entre l’objectif et le boîtier. Ainsi la focale et l’ouverture sont transférées au boîtier et inscrites dans les fichiers. Ces valeurs sont converties pour tenir compte de la focale et de l’ouverture résultantes lorsque le convertisseur est utilisé.

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon

Finition

Kenko a apporté un soin particulier à la construction et la finition de ses deux convertisseurs dont un revêtement noir granuleux qui ne jurera pas avec la finition de vos objectifs Nikon.

Fiches techniques

Téléconvertisseur Kenko TELEPLUS HD Pro x 1,4

  • Conversion de focale : 1.4x
  • Formule optique : 5 éléments en 4 groupes
  • Traitement : Multi-Coating
  • Perte de luminosité : 1 Ev
  • Couplage du diaphragme : automatique
  • Longueur : 19.4 mm
  • Diamètre : 67.5 mm
  • Poids : 129 g

Téléconvertisseur TELEPLUS HD Pro x 2

  • Conversion de focale : 2 x
  • Formule optique : 7 éléments en 5 groupes
  • Traitement : Multi-Coating
  • Perte de luminosité : 2 Ev
  • Couplage du diaphragme : automatique
  • Longueur : 39.9 mm
  • Diamètre : 67.5 mm
  • Poids : 178 g

Les téléconvertisseurs Kenko TELEPLUS HD Pro sont vendus au tarif public de 250 euros (x 1,4) et 303 euros (x 2).

Source: site Kenko

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Pourquoi j’aime cette photo, la science de la perception

Vous vous êtes déjà posé la question de savoir ce qu’est une bonne photo et vous n’avez jamais vraiment trouvé la réponse ? Et si vous vous demandiez plutôt « Pourquoi j’aime cette photo plutôt qu’une autre » ?

C’est l’objectif de ce livre que de décortiquer pour vous les éléments conscients comme inconscients qui font qu’une photo touche son public ou non.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

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Pourquoi j’aime cette photo, présentation du livre

J’avoue que quand j’ai vu arriver ce livre, avec son petit format et sa couverture à bordure rose, j’ai eu quelques doutes car cette présentation est atypique, bien que les éditions Eyrolles aient repris la couverture rigide que l’on trouve sur leurs derniers ouvrages et que j’apprécie.

Ne connaissant pas non plus, l’auteur, Brian Dilg, j’ai pris le temps de découvrir le livre, à mon rythme, comme je le fais pour de nombreux ouvrages.

Un livre bien imprimé, sur un papier qui rend bien les différentes couleurs de la maquette et des photos d’illustration (de nombreux photographes célèbres sont à l’honneur), la qualité perçue est là. Restait à savoir ce que le texte pouvait bien apporter à notre développement personnel.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

En effet la question la plus souvent posée par les photographes amateurs est « Qu’est-ce qu’une bonne photo ? » alors que se poser la question de savoir pourquoi ils aiment une photo est moins courante. Il n’y a qu’à lire les échanges sur les sites de critique photo pour s’en rendre compte. A bien y réfléchir c’est pourtant assez logique, une bonne photo ne serait-elle pas une photo qui nous plaît et nous fait réagir ?

Ce livre va vous aider à trouver des réponses, sans que l’auteur ne se perde dans des considérations trop philosophiques, contrairement à ce que le sommaire pourrait vous laisser penser. Le livre est organisé autour d’une structure en quatre sections :

  • Voir
  • Attirer le regard
  • Penser
  • Pour finir

Cette structure peut vous paraître abstraite, pourtant en parcourant l’ouvrage elle s’avère pleine de bon sens.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Notre homme ne se contente pas de réflexions personnelles sur sa vision de la photographie et « ce qu’il faut penser ou non » mais a aussi interrogé plusieurs experts parmi lesquels (c’est atypique mais vous allez voir que c’est pertinent) :

  • un spécialiste de la vision,
  • un chercheur en neurosciences cognitives,
  • un psychologue,
  • une conservatrice,
  • un consultant en photographie.

Si vous aimez les livres qui ne parlent que de technique photo, arrêtez-vous ici, celui-ci n’est pas pour vous.

Si par contre vous vous intéressez à la créativité en photographie, au développement de votre démarche personnelle, à l’art en général et à l’art photographique en particulier alors lisez la suite.

Voir, l’homme et l’appareil photo

Dans ce premier chapitre l’auteur s’interroge sur la relation entre le photographe et le regard, et sur la différence entre regarder et voir.

Classique me direz-vous mais vous êtes vous posé la question quand vous faites des photos de savoir ce qui vous a attiré ou ce que vous avez vu dans la scène concernée (ou pas vu, c’est souvent là que se trouvent les meilleures photos).

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Vous allez trouver dans ce premier chapitre des notions de cadrage, de composition, de plans mais aussi des réflexions sur la plage dynamique d’une image comme les tonalités et la perception des couleurs.

L’idée n’est pas de vous dire comment régler votre appareil photo, mais plutôt de décortiquer l’influence qu’a chacun des réglages sur votre perception de l’image finale.

La présentation de l’importance du temps de pose et du mouvement, par exemple, que Christophe Audebert a détaillée dans Les secrets de la photo de mouvement, vous intéressera si vous aimez photographier avec des temps de pose courts pour révéler des formes invisibles à l’œil nu.

Attirer le regard

Dans ce second chapitre vous allez découvrir les principes de la construction photographique :

  • l’importance du placement du sujet dans le cadre,
  • l’importance de la taille du sujet par rapport au cadre,
  • comment la mise au point ou les lignes (réelles comme implicites) peuvent attirer ou non le regard du spectateur.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Nous sommes ici non plus dans les réglages techniques et leur influence, mais dans tout ce qui concerne la composition, l’expression, l’attention. Ce sont les notions les plus complexes à comprendre et à mémoriser car elles ne font pas appel à des règles techniques mais à votre propre regard. 

« Nous croyons percevoir tout ce qui nous entoure, mais nous ne percevons consciemment que très peu de choses. »

-Jay Friedenberg, psychologue

Je ne vous cacherai pas que c’est le chapitre sur lequel j’ai passé le plus de temps et je n’ai pas fini d’en passer car une seule lecture ne suffit pas.

Penser

L’auteur aborde ici une nouvelle dimension, qui consiste à décoder les photos que nous voyons.

Avez-vous déjà réalisé que l’appareil photo ne peut pas enregistrer les pensées du photographe à la prise de vue ? Il n’enregistre que la lumière. Comment alors faire en sorte que le spectateur devine ce que le photographe a voulu exprimer ?

Sont ici traitées les notions d’omission, d’imagination, d’attention comme de point de vue. Vous allez comprendre l’importance de décrypter les photos pour en comprendre le sens, l’importance de savoir construire un récit pour raconter une histoire, comme de trouver l’inspiration dans tout ce qui vous tend la main : lumière, contexte, couleur, … (en savoir plus sur l’inspiration).

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Pour finir

Pour finir… il n’y à rien. Cette dernière section est étonnante car elle ne comporte rien d’autre que la conclusion de l’auteur et cette citation qui ouvre la page :

« Tout le monde s’améliore avec de la pratique.

Il n’y a pas de raccourcis. »

Peut-être se suffit-elle à elle-même finalement, non ?

Mon avis sur « Pourquoi j’aime cette photo »

Je parcours tellement de livres sur la photographie que je finis par avoir du mal à trouver des ouvrages qui sortent des sentiers battus. Avec celui-ci c’est le cas, et bien qu’il s’adresse en priorité aux photographes désireux de comprendre comment devenir plus créatifs, il peut tout aussi bien vous intéresser si vous débutez et êtes peu enclin à penser technique photo au quotidien.

Le tarif modéré de 19,90 euros, le petit format à glisser dans un sac (à main ou photo), et l’intérêt des sujets abordés font que je ne peux que vous recommander de prendre du temps vous-aussi pour tenter de répondre à la question « Pourquoi j’aime cette photo ».

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Agora Show, le podcast pour parler photo

Vous n’avez pas toujours le temps de lire des livres de photographie, de regarder des vidéos ou de parcourir des articles ? Emportez avec vous tous les épisodes du podcast Agora Show sur votre smartphone, ou écoutez les en ligne depuis votre ordinateur.

Agora Show, le podcast pour parler photo

Pour savoir comment écouter un podcast si vous découvrez ce format audio, lisez les explications en bas de page.

018 – Quels sont encore les atouts des appareils photo ? Ont-ils encore un avenir ?

017 – Comment appliquer ses pratiques photo personnelles à d’autres thématiques, retour d’expérience

16 – Comment se faire connaître quand on est photographe ?

15 – Photographie et confinement, comment bien gérer cette situation ?

14 – Post-traitement : finir le travail ou hérésie ?

13 – Y-a-t-il des domaines photos plus nobles que d’autres ?

12 – Pourquoi un photographe ne devrait pas se coller une étiquette « photographe de … »

11 – Comment trouver plus de temps pour photographier ?

10 – De débutant à expert, quels parcours pour le photographe ?

09 – J’ai une baisse de motivation en photo, c’est grave ? Que faire ?

08 – Pourquoi le matériel ne fait pas le photographe, mais pourquoi il y contribue

07 – Quels photographes serons-nous dans 10 ans ?

06 – Comment nous sommes devenus photographes pros (et comment vous pouvez faire aussi)

05 – Comment être créatif en photographie

04 – Comment conserver ses photos

03 – Logiciels photo, les tendances 2019 et nos usages au quotidien

02 – Que faire avec son matos photo en 2019 ?

01 – Présentation du podcast Agora Show

Le podcast photo, une émission qui vous suit

Je vous ai déjà parlé des podcasts photo que j’écoute en pratiquant d’autres activités. C’est tout l’intérêt du podcast que de pouvoir être écouté quand vous faites autre chose, à l’inverse d’un article qui suppose de lire ou d’une vidéo qui doit être suivie à l’écran aussi.

Le podcast c’est comme la radio, sans les contraintes de jour ni d’heure ni d’accès.

Plus facile, gratuit, le podcast favorise les formats longs, qui permettent de traiter un sujet en profondeur. Puisque vous ne devez pas resté scotché devant l’écran, vous ne craignez plus d’écouter une émission de plusieurs dizaines de minutes. Parfois même ça peut vous arranger, c’est mon cas quand je pratique une activité sportive, ça fonctionne aussi avec la cuisine, le tricot, le bricolage, la conduite, les transports, l’avion, les longues soirées d’hiver, le bureau et les réunions inutiles…

Les smartphones ont beaucoup aidé à démocratiser le podcast et les nombreuses applications de lecture disponibles, la plupart gratuites, permettent d’automatiser le téléchargement des nouveaux épisodes. Vous n’avez plus qu’à les écouter quand vous le voulez.

L’autre avantage du podcast par rapport à la vidéo, c’est la mobilité : nul besoin d’être connecté pour écouter une émission à partir du moment où vous l’avez téléchargée sur votre appareil mobile. Vous pouvez même être en mode avion, tout est en local.

Une fois les épisodes écoutés, si vous souhaitez économiser de la place sur votre portable, vous supprimez les épisodes écoutés. Un regret ? Téléchargez à nouveau l’épisode que vous aimeriez réécouter, tout est possible.

Vous pouvez écouter Agora Show en ligne, depuis votre ordinateur Mac ou PC, en accédant à la page de présentation du podcast qui contient un lecteur audio intégré :

Agora Show, le podcast photo, présentation et contexte

Agora Show, le podcast pour parler photo

A l’origine du podcast photo Agora Show, il y a une idée simple : lors du dernier Salon de la Photo, Régis Moscardini (Auxois Nature), Guillaume Manceron (Photopassion) et moi avons animé plusieurs conférences sur notre stand. Nous avons parlé de différents sujets photo, de nos pratiques respectives, des tendances en photo… Nous aimons ces présentations en direct, sans trop de formalisme, face au public.

Le problème de ces conférences c’est qu’elles ne peuvent avoir lieu qu’une fois par an, lorsque nous sommes réunis, et que vous n’êtes pas toujours présent. Les salons c’est bien mais il faut se déplacer, être au bon endroit à la bonne heure, ce n’est pas pour tout le monde.

Nous avions envie d’étendre la portée de ces conférences, de rompre la dépendance au Salon, au lieu, à l’heure… de permettre à tout le monde d’en profiter quelles que soient les conditions. Le projet Agora Show était lancé, et quelques semaines plus tard nous nous réunissions pour cadrer le projet, définir les sujets à traiter, le format et les conditions d’enregistrement.

Début Janvier tout était prêt, il ne restait plus qu’à enregistrer un tout premier épisode présentant le podcast, puis une première émission.

Quelques tentatives plus tard (rien n’est jamais parfait du premier coup…), c’était dans la boîte !

Manquaient encore à l’appel quelques embellissements et ressources, un jingle, un visuel, un hébergement et grâce aux efforts de chacun tout s’est bien vite réglé.

Il ne nous manque plus qu’une chose : vous !

Un podcast photo c’est bien, mais des auditeurs c’est mieux !

A qui s’adresse Agora Show ?

A vous !

Nous avons volontairement mixé les genres afin de vous proposer des approches différentes.

Je vous parlerai bien évidemment de mon univers en photo urbaine et photo de danse, et (un peu) du matériel photo et des logiciels, selon l’actualité.

Régis Moscardini, photographe animalier, vous parlera de… photographie animalière, d’oiseaux, de petits mammifères, de photo nature et d’écologie aussi (n’est-ce pas Régis ?).

Céline et Guillaume Manceron, portraitistes, vous parleront photo sociale, portrait en studio, photo de mariage, reportage Corporate et entrepreneuriat aussi, ils ont monté leur studio (le Studio dans les Nuages) et ont plein d’infos à partager.

Vous allez donc trouver dans Agora Show des sujets variés, des visions différentes, complémentaires comme des idées opposées parfois, c’est le but du débat.

A raison d’un épisode chaque mois, nous vous parlerons tendances, pratiques photos et nous partagerons avec vous nos découvertes.

Que vous soyez photographe expert, simple amateur ou débutant, vous allez trouver dans chaque épisode de quoi entretenir votre curiosité et en savoir plus sur certains sujets.

Nous pourrons enregistrer certains épisodes lors des événements photo auxquels nous participons, plusieurs sont prévus cette année, de même que nous envisageons de pouvoir recevoir des invités, tout est possible tant que nous partageons notre passion avec vous.

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Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF

Tokina annonce le nouveau Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF, un zoom grand-angle à ouverture constante f/2.8 conçu pour répondre aux besoins des photographes utilisateurs de reflex haute définition comme les Nikon D850 et Canon 5DS R ou 5D Mark IV.

Voici la présentation détaillée ainsi que le test complet de ce Tokina 16-28 mm sur Nikon D750/D850.

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 

Tokina Opera, une gamme d’optiques visant l’excellence

Tokina est une marque bien plus ancienne que vous ne pourriez l’imaginer si vous débutez en photographie. Cet opticien indépendant conçoit des objectifs pour la photographie et le cinéma depuis plus de 60 ans. Tokina a développé depuis un véritable savoir-faire en matière de formules optiques et de fabrication de verres de qualité.

Afin de revenir au meilleur niveau après quelques années passées à courir après les leaders du secteur comme Sigma, Tamron ou Zeiss, Tokina a développé fin 2018 une nouvelle gamme d’objectifs pour reflex baptisée Opera.

Qu’il s’agisse de la racine latine Opus ou du terme italien Opera, l’appellation laisse aisément penser aux ouvrages d’art si l’on en croît Tokina qui souhaitait marquer le coup pour annoncer une gamme résolument tournée vers l’excellence, complétant les précédents modèles comme le Tokina AT-X 11-16 mm f/2.8 Pro DX II cité dans ma liste d’objectifs abordables pour les reflex Nikon.

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8

Présentation

Le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 est décliné en deux versions pour Nikon F et Canon EF. Les reflex haute définition des deux marques devraient ainsi profiter des capacités de ce grand-angle à produire des images bien définies, le test à venir de ce Tokina Opera 16-28 mm devrait nous en dire plus sous peu.

Tokina s’est appuyé sur le Tokina AT-X 16-28 mm pour proposer cette nouvelle version, le design optique bénéficiant d’une formule modernisée avec quinze lentilles réparties en treize groupes, dont trois lentilles asphériques et trois lentilles en verre moulé à faible dispersion.

Selon Tokina, la résolution de ce zoom grand-angle est excellente dès la pleine ouverture f/2.8 et gagne encore en qualité dès f/4. Le rendu des contrastes et couleurs a été optimisé et devrait satisfaire les photographes de paysage. La lentille frontale participe à la faible distorsion des images, un critère important avec les courtes focales qui n’excellent pas dans les angles pour la plupart. Notez que l’aspect de cette lentille n’autorise pas la fixation d’un filtre vissé, il faudra avoir recours aux porte-filtres comme ceux de Cokin (qui distribue Tokina en France).

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF

Ce Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 est compatible avec les reflex plein format des deux gammes Nikon et Canon pour lesquels il saura être un zoom grand-angle adapté au paysage comme au reportage.

Sur les reflex à capteur APS-C, l’équivalence 24-42 mm est plus complexe à gérer, mieux vaut vous tourner vers le Tokina AT-X 11-16 mm f/2.8 cité précédemment.

Tokina précise que la bague de mise au point reprend le sens de rotation des optiques Nikon (et Canon) tandis que la mise au point autofocus est confiée à une motorisation SDM (Silent Drive Module) et un nouveau capteur, l’ensemble assurant une mise au point rapide et silencieuse.

Fiche technique du Tokina Opera 16-28 mm f/2.8

  • plage de focales : 16-28 mm
  • angles de vue : 107.1°~76.87°
  • ouverture maximale : f/2.8
  • ouverture minimale : f/22
  • lentilles à traitement multicouches
  • construction : 15 éléments en 13 groupes
  • distance de mise au point minimale : 0.28m
  • ratio macro : 1:5.26
  • diaphragme : 9 lamelles
  • longueur : version Nikon, 133.5mm – version Canon, 136.0mm
  • diamètre maximum : 89mm
  • poids : version Nikon, 940g – version Canon, 950g
  • paresoleil : intégré
  • pas de filetage pour filtres.

Tarif et disponibilité

Le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 sera proposé au tarif conseillé de 729.90 euros et disponible à la mi-mars 2019.

Ce zoom grand-angle vient concurrencer le récent Tamron 15-30 mm f/2.8 DI VC USD G2 proposé lui au tarif plus élevé de 1249 euros ou son frère de gamme le Tamron 17-35 mm f/2.8 DI OSD. Le Nikon AF-S 17-35 mm f/2.8 D IF ED quant à lui, bien que proposant une plage focale proche, souffre d’un tarif de 2069 euros qui calme les ardeurs des plus curieux.

Source : Tokina France


Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : le zoom de reportage pro photo et vidéo à écran OLED pour Nikon hybrides plein format

Nikon poursuit le développement de sa gamme d’optiques Nikon Z et annonce le nouveau Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, un zoom pro dont les performances devraient supplanter celles, déjà excellentes, du modèle à ouverture f/4 lancé avec le Nikon Z 7 en août 2018.

Disposant d’une nouvelle motorisation autofocus, de trois bagues dont une personnalisable, d’un écran OLED et d’un traitement des lentilles Nikon Arneo, cette optique est la première déclinaison d’une gamme de zooms pros à ouverture constante f/2.8 dédiée aux hybrides plein format de la série Z.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, présentation

Nikon avait pourtant frappé fort avec le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S en août dernier. Ce zoom expert à ouverture constante s’avère être un des meilleurs zooms de reportage de sa catégorie, qui n’a pas à rougir, à l’ouverture constante f/4 près, face aux modèles f/2.8 existants compatibles avec la monture F.

Pour l’avoir longuement testé avec le Nikon Z 7 comme le Nikon Z 6, ce 24-70 mm f/4, proposé au tarif plus qu’abordable de 600 euros en kit, est l’objectif à ne pas négliger si vous envisagez l’achat d’un Nikon Z.

Oui mais voilà, ce zoom a beau être une perle (n’ayons pas peur des mots), il n’ouvre qu’à f/4. C’est déjà bien me direz-vous, mais l’ouverture f/2.8 fait rêver depuis la nuit des temps. Pour le flou d’arrière-plan qu’elle permet comme pour la construction qui va généralement de pair avec un tel objectif, et les performances globales. Nikon se devait donc de proposer un Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, l’adaptation du modèle AF-S 24-70 mm f/2.8 via la bague FTZ ne sachant convaincre les plus attachés aux couplages natifs.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Proposer un zoom 24-70 mm f/2.8 est une chose, encore faut-il qu’il apporte quelque chose de plus que le modèle pour reflex AF-S f/2.8 ou le modèle Z f/4. Face à l’AF-S, c’est vite vu puisque vous n’aurez pas à gérer la bague FTZ. Face au modèle Z f/4 c’est de la construction, des performances et … du prix dont il faut parler. Car la barre était déjà placée bien haut.

Construction et ergonomie

Bien que je n’ai pu encore prendre en main un exemplaire de ce nouveau Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, les différences avec le modèle f/4 sont flagrantes. Le modèle f/2.8 reprend bien évidemment le design de la gamme Z série S, une finition noire satinée du plus bel effet qui n’est pas sans rappeler celle de certains objectifs Sigma Art.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Ce 24-70 mm là ne s’allonge pas à partir d’une position de transport, contrairement au f/4, et n’est donc pas rétractable non plus, ce qui explique sa longueur apparente supérieure. A l’usage je préfère mais c’est affaire de gout. Exit au passage le bouton de déverrouillage de l’objectif et ça, ce n’est pas pour me déplaire.

La construction tous temps inclut des joints toriques de protection en face avant comme au niveau du couplage arrière et des différentes bagues. Celles-ci sont au nombre de trois :

  • une bague de mise au point à proximité de la lentille frontale,
  • une bague de zoom, large, au centre,
  • une bague personnalisable à proximité de la monture.

Cette bague, que possède aussi le modèle f/4 qui n’en a que deux, peut se voir attribuer différentes fonctions, dont le réglage de l’ouverture (nostalgiques des bagues de diaph, c’est pour vous…) ou celui de la compensation d’exposition (c’est pour moi). Notez que vous pouvez attribuer des fonctions différentes à cette bague selon que vous utilisez le mode photo ou vidéo sans devoir la reparamétrer, les vidéastes désireux de contrôler la profondeur de champ du bout du doigt apprécieront s’ils font aussi des photos.

Un bouton L-Fn fait son apparition à proximité de cette bague, il peut se voir attribuer lui pas moins de 21 fonctions différentes : mémorisation du point AF, type de mesure de lumière, bracketing d’exposition … à vous de voir. La disposition de ce bouton devrait permettre de le manipuler avec le pouce aisément, un point qu’il me faudra vérifier lors du test à venir.

Ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S comporte un commutateur autofocus qui vous permet de désactiver la mise au point automatique, en vidéo par exemple, de même qu’un inédit écran OLED dont l’affichage peut varier à l’aide du bouton DISP associé.

Nikon a conçu cet écran pour répondre aux attentes des photographes désireux de visualiser l’ouverture, la distance de mise au point, la focale ou encore la profondeur de champ sans avoir besoin de regarder l’écran arrière. Vous allez me dire que le viseur électronique pourrait remplir ce rôle, c’est le cas d’ailleurs, mais avoir ces indications sans devoir porter l’œil au viseur est une bonne chose (et cela économisera la batterie au passage).

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S reçoit un double traitement Nano crystal (classique) et Arneo (nouveau) sur la lentille frontale comme, et c’est inédit, sur la lentille arrière. Ce double traitement et un traitement complémentaire au fluor réduisent les lumières parasites et l’effet de flare. L’ensemble des 17 lentilles réparties en 15 groupes offre, si l’on en croît Nikon et les photographes qui ont pu tester l’optique, des performances exceptionnelles en matière de netteté et d’aberrations.

La distance minimale de mise au point est fixée à 38 cm tandis que le diaphragme est un modèle à 9 lamelles pour un effet Bokeh le plus dégradé possible jusqu’au bord du cadre.

Autofocus

Ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S fait appel à une nouvelle motorisation autofocus multi-groupes pas à pas. Selon Nikon, cette motorisation est plus véloce et offre de meilleures performances optiques (précision) à toutes les distances de mise au point.

Comparaisons Nikon 24-70 mm pour Nikon Z

A titre de comparaison, ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S s’avère plus court que le modèle AF-S 24-70 mm f/2.8 (126 mm vs. 154,5 mm) qui impose de plus la bague FTZ. Il est aussi plus léger (805 gr. vs. 1070 gr.). Je vous donne à titre de comparaison les mensurations du Sony FE 24-70 mm f/2.8 GM qui s’avère plus long et plus lourd que ce nouveau f/2.8 Nikon.

Comparaison Nikon 24-70 mm pour Nikon Z

Face au modèle Nikon Z à ouverture f/4, les différences sont sensibles :

Exemples de photos avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Les photos ci-dessous vous donneront une idée des possibilités offertes par ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, en particulier aux courtes distances de mise au point (images fournies par Nikon disponibles en plein format sur le site Nikon).

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 70 mm – ISO 640 – 1/400 sec. – f/10

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 58 mm – ISO 800 – 1/125 sec. – f/2.8

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 24 mm – ISO 64 – 1/800 sec. – f/5

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 70 mm – ISO 1000 – 1/125 sec. – f/2.8

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 125 mm – ISO 125 – 3 sec. – f/5.6

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 24 mm – ISO 64 – 1/2000 sec. – f/2.8

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, tarif et disponibilité

Parce qu’il faut bien en parler tant le tarif (600 euros en kit) du Nikon Z 24-70 mm f/4 est attirant…

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S sera disponible dès le mois d’avril 2019 au tarif public de 2499 euros. Consolez-vous (ou pas) en sachant que l’objectif sera livré avec son pare-soleil Nikon HB-87 et un étui souple CL-C2 que vous cacherez bien vite tant il n’a l’air de rien (et ne protège pas grand-chose) face à l’étui semi-rigide du modèle AF-S.

Ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S s’avère donc 100 euros plus onéreux que le modèle AF-S équivalent, 1.500 euros plus cher que le modèle Z f/4 (!) et toujours à titre de comparaison au même prix que le Sony FE 24-70 mm f/2.8 GM.

Attendons le résultat des premiers tests pour vérifier si ce tarif élevé se justifie par une qualité d’image et un niveau de performances globales supérieur au modèle f/4 qui devrait continuer à être le 24-70 mm le plus intéressant pour la plupart des utilisateurs dans cette gamme Nikon Z.

Source : Nikon


Dossier Pratiques Photo : quels objectifs choisir et pourquoi ? 3/3

Vous avez un appareil photo, des envies et des idées pour faire des photos. Mais vous vous posez la question : quels objectifs et focales utiliser ?

Faut-il choisir une focale fixe ou un zoom, une courte ou une longue focale, un objectif spécialisé ou plus polyvalent ? La seule bonne question est : que voulez-vous faire ?

Le choix de l’objectif ne doit venir qu’après avoir trouvé la réponse. Pour vous aider, voici le troisième volet du dossier Pratique Photo pour lequel j’ai posé la question aux lecteurs de Nikon Passion : quelle focale utilisez-vous et pourquoi ?

Dossier Pratiques Photo : quel objectif choisir et pourquoi ?

 

Quels objectifs et focales avez-vous choisis ? Les réponses des lecteurs

Présentation

Il ne se passe pas une journée sans que je ne reçoive un message d’un lecteur qui me demande quel objectif choisir. La plupart de ces questions font référence à une marque, un modèle, un tarif, mais elles omettent l’information la plus importante : pour faire quelles photos ?

Tous les appareils photo actuels permettent de faire de bonnes photos, tous les objectifs ne le permettent pas. Non pas que certains soient mauvais, mais ils sont souvent inadaptés à la situation.

De plus il existe des règles en photographie et elles ne demandent qu’à être contournées :

  • utiliser un grand-angle en paysage,
  • utiliser un court téléobjectif en portrait,
  • utiliser un long téléobjectif en animalier,

Avant de choisir un objectif il vous faut donc décider quelles photos vous voulez faire. Mais pas uniquement quel type de photos. Vous tomberiez alors dans les règles ci-dessus. Vous devriez avoir des idées plus précises, une vision du sujet qui vous incite à penser au rendu final plus qu’à la technique.

Pour cela il vous faut observer beaucoup de photos. Identifiez celles qui vous plaisent parce qu’elles correspondent à votre sensibilité et à ce que vous voulez obtenir vous-aussi.

C’est ensuite que vous pourrez déterminer avec plus de précision les focales et les objectifs qui vous correspondent.

Classement des réponses et catégories

Face au très grand nombre de réponses reçues et à leur diversité, j’ai effectué un classement orienté focales, en distinguant dans la mesure du possible les objectifs à focale fixe et les zooms car certaines réponses étaient plus évasives que d’autres. En effet vous êtes nombreux à utiliser des zooms à une focale donnée, comme s’il s’agissait d’une focale fixe (ce sont souvent les deux focales extrêmes du zoom d’ailleurs). Il m’a semblé intéressant de le mentionner comme de faire apparaître les types de zooms utilisés lorsque les usages sont variés.

Dossier Pratiques Photo : quels objectifs et focales avez-vous choisis et pourquoi ?

Contexte et mise en garde

Vous allez voir ci-dessous quels sont les choix faits par les photographes amateurs lecteurs de Nikon Passion et pourquoi ils ont fait ces choix. Les réponses sont parfois personnelles, parfois dictées par des raisons économiques, le prix de certains objectifs limitant certaines prétentions. Ne prenez rien à la lettre mais inspirez-vous de ces raisonnements pour faire votre propre choix.

Vous pouvez poster votre avis via les commentaires si vous n’avez pas déjà répondu à mon questionnaire initial.

Notez que les réponses ayant servi à constituer ce dossier sont une sélection la plus représentative possible de toutes les réponses reçues. Elles émanent de lecteurs de Nikon Passion, majoritairement utilisateurs de boîtiers reflex Nikon APS-C et plein format. Si vous utilisez un boîtier dont le capteur a un autre format, prenez cette caractéristique en compte.

Rappel : qu’est-ce que la focale ?

La focale, également désignée par les termes distance focale ou longueur focale, est la distance qui sépare le centre optique de l’objectif du foyer image (le plan du capteur en photo numérique).

La focale est mesurée en mm et détermine la capacité de l’objectif à cadrer une zone plus ou moins large :

  • un objectif dont la distance focale est courte (inférieure à 35mm*) est un grand-angle qui cadre un champ large,
  • un objectif dont la distance focale est proche de 50mm* est un objectif standard qui cadre à peu près comme votre œil,
  • un objectif dont la distance focale est longue (supérieure à 85mm*) est un téléobjectif qui cadre un champ étroit.

*si l’objectif est monté sur un boîtier plein format 24×36, pour un APS-C multiplier par 1.5 la valeur de focale ci-dessus pour avoir la focale équivalente (en savoir plus).

Attention : parfois confondue avec la focale dans les réponses reçues, l’ouverture désigne le diamètre du trou laissant passer la lumière au travers de l’objectif. L’ouverture est désignée par la lettre f suivie d’une valeur comme f/1.8, f/4 ou f/11.

Les deux types d’objectifs

Les deux types d’objectifs sont les objectifs à focale fixe et les objectifs à focale variable ou zooms :

  • les objectifs à focale fixe ont une distance focale constante, par exemple 24mm, 50mm ou 105mm,
  • les objectifs zoom ont une distance focale variable, par exemple 18–55mm ou 70–200mm.

Savoir quelle focale vous allez utiliser permet de déterminer comment vous allez cadrer et composer vos images. En matière de composition, tout est permis ou presque une fois que vous maîtrisez les règles élémentaires (voir comment les enfreindre).

Quels objectifs utilisez-vous et les focales correspondantes

Photographie de paysages

Quels objectifs photo choisir pour la photo de paysage

Nikon D300 + Nikon AF 24 mm f/2.8 – ISO 200 – 1/250 sec. – f/16

Pour photographier des paysages il faut pouvoir cadrer large. Cette règle peut être contournée mais d’une façon assez classique c’est ce que vous cherchez à faire. Les focales les plus appropriées sont alors les courtes focales des objectifs grand-angles, 35 mm et moins en équivalent 24×36.

Les objectifs ultra grand-angles (focale 20 mm et moins) sont aussi appropriés, ils sont par contre peu courants en APS-C, ce qui donne l’avantage au plein format pour ce type de photos.

Parmi les lecteurs interrogés, nombreux sont ceux qui utilisent des zooms grand-angle pour éviter de multiplier les objectifs à focale fixe souvent onéreux. Voici quelques exemples de réponses :

  • le Nikon 14-24 mm f/2,8 est un excellent complément en photos de paysages,
  • j’utilise 2 objectifs : un Tokina 12-24 mm et depuis peu un Tamron 24-70 mm,
  • le grand angle Sigma 10-20 mm,
  • je suis tentée par le 14-24 mm,
  • j’utilise un zoom 17-85 mm,
  • le Tokina 11-16 mm pour  mes photos de paysage,
  • un zoom 18-55 mm.

Quand il s’agit de contourner les règles, voici ce que certains répondent :

  • je suis attiré par les focales 200-400 mm de façon à individualiser des parties du paysage pour les mettre en valeur,
  • j’utilise le sigma 70-200 f/2.8.

Pour la photographie de paysage, préférez les courtes et très courtes focales afin de disposer d’un angle de prise de vue élevé et d’une profondeur de champ importante. Les zooms 10-20 mm, 12-24 mm et 14-24 mm ou équivalents sont de bons choix.

Photographie nature

Quels objectifs photo choisir pour la photo de nature

Nikon D750 + Voigtlander 20 mm f/3.5 – ISO 100 – 1/60 sec. – f/16

Le terme « photographie de paysage » pouvant être restrictif, j’ai étendu l’échantillon à « photographie nature« . Une bonne partie des lecteurs disent utiliser un zoom polyvalent qui propose des courtes focales pour éviter d’investir dans un objectif grand-angle ou un zoom grand-angle plus spécialisés. Voici le type de réponses obtenues dans ce cas :

  • pour mes promenades nature j’utilise un 16/300 mm Tamron pour voyager léger,
  • un Nikon 200-500 mm pour sa polyvalence en photo nature,
  • un 18-300 mm pour la macro et le paysage,
  • un Nikon 16-85 mm pour le paysage, la qualité optique est vraiment très bonne pour le prix,
  • un 18-105 mm car en paysage il est polyvalent, il passe partout et n’est pas trop lourd,
  • des focales grand-angle du 10 au 24 mm,
  • un zoom 70 -300mm.

Comme vous pouvez le constater, la photo nature appelle de plus longues focales que la seule photographie de paysage. Ceci permet à certains de préférer les objectifs à focale fixe aux zooms, les focales les plus courantes étant souvent plus abordables que les focales extrêmes en fixe. Parmi les focales citées, j’ai relevé :

  • 14 mm,
  • 24 mm, mais je rêve d’un 20 mm f/1.8 pour capter un maximum de paysage,
  • 28 mm,
  • 35 mm f/1,8,
  • 50 mm,
  • TS-E 17mm f/4  à décentrement.

Ce dernier choix est plus particulier puisqu’il s’agit d’une optique à décentrement qui permet de redresser les perspectives (en savoir plus).

Pour la photographie nature, aucune plage focale ne l’emporte sur les autres. Ce sont vos envies qui priment, les optiques fixes de 35 à 85 mm sont un bon choix pour les grandes ouvertures tandis que les zooms téléobjectifs excellent pour les gros plans de sujets plus lointains.

Photographie macro

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

Nikon D750 + Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/200 sec. – f/4 – ISO 1.000

En macro et proxy-photographie, le choix est plus restreint car les objectifs macro sont moins nombreux et souvent plus onéreux.

Le type d’objectif que les lecteurs utilisent dépend en toute logique du type de sujet, et la focale choisie de sa taille.

Le rapport de reproduction peut aussi entrer en jeu selon les besoins évoqués.

Alors que le Nikon 40 mm DX Macro est un des objectifs les plus accessibles et performants, il n’est quasiment pas cité par les lecteurs qui mettent en avant des focales plus longues. Le type de capteur joue puisque  le 40 mm DX est réservé aux boîtiers APS-C tandis que le 105 Macro Nikon est compatible avec le plein format. Les réponses reçues de lecteurs équipés en plein format sont plus nombreuses dans ce cadre précis, attention donc aux interprétations.

De même les zooms ne sont quasiment jamais cités, mis à part quelques modèles portant l’inscription macro mais n’en ayant bien souvent que le nom.

Voici un échantillon de réponses :

  • le Nikon 105 mm f/2.8 VR Macro pour garder une distance raisonnable avec les sujets,
  • le Nikon 60 mm macro pour les fleurs,
  • le Tamron 90 mm macro pour les insectes,
  • le Sigma 105 mm,
  • le Nikon 40 mm DX Macro pour les fleurs et insectes.

Pour la photo macro, les courtes focales sont plus accessibles mais imposent de pouvoir s’approcher du sujet tandis que les plus longues focales (90 – 105 mm) permettent de prendre plus de recul. Les zooms ne sont pas les meilleurs choix en macro.

Photographie animalière

Quel objectif photo choisir pour la photo animalière

Nikon D5 + Tamron 150-600 mm f/5-6.3 G2 – ISO 1600 – 420mm – f/14 – 1/1600s
photo (C) Régis Moscardini

La photographie animalière c’est le domaine des longues focales, voire des très longues focales. Et des super téléobjectifs.

Le tarif de ces objectifs peut être important selon les modèles, les zooms s’avérant plus « rentables » avec leur plage focale variable. Un 500 mm ou 600 mm fixe est moins polyvalent et tellement plus onéreux.

Vous êtes ainsi nombreux à vous rabattre sur les trois zooms les plus courants et les plus accessibles qui sont :

Ceux qui cherchent des objectifs moins encombrants, moins lourds et plus polyvalents se retranchent sur les téléobjectifs 70-300 mm et 70-200 mm moins permissifs en longue focale mais plus simples à transporter et utiliser (le trépied n’est pas obligatoire contrairement aux longs télézooms).

Voici quelques témoignages reçus :

  • j’utilise très souvent le 500 mm de mon 200-500 f:5.6 car les oiseaux sont rarement proches et cela me permet de les déranger le moins possible,
  • le Tamron 150-600 mm pour les oiseaux,
  • pour l’animalier j’utilise un zoom 150-600 mm, longue focale obligatoire pour ce type de sujet,
  • le Sigma 150-600 mm Sport pour l’animalier,
  • pour la faune et les oiseaux, j’utilise les 70-300 mm et 150-600 mm,
  • le Sigma 70-200 mm pour l’animalier et la macro,
  • un Nikon 70-200 mm,
  • un 500 mm en animalier ou botanique et parfois 220 mm où j’ai un grossissement de 1/3 avec l’objectif 50-500 mm de Sigma, bien adapté à ma pratique.

Vous êtes un bon nombre à préférer les focales fixes qui restent les plus qualitatives bien que le budget soit en général supérieur ou très supérieur :

  • ma focale préférée est le 300 mm f/4 PF car il me permet de faire aussi bien de l’ornitho que de la proxy et il est très léger,
  • le 300 mm fixe pour son piqué en photographie d’oiseaux,
  • le Sigma 150mm Macro + Multiplicateur 1,4x pour les abeilles, les papillons, certains oiseaux,
  • quelques vieilles optiques 180 mm et 500 mm en animalier,
  • un 180 mm qui me permet de photographier des animaux assez craintifs tout en restant suffisamment éloigné.

Pour la photographie animalière, l’objectif idéal reste le télézoom 150/200-500 mm plus accessible que les optiques fixes de 300 à 500 mm, mais plus encombrant aussi.

Photographie urbaine

Quels objectifs photo choisir pour la photo urbaine

Nikon D750 + Tamron 24-70 mm f/2.8 G2 – ISO 125 – 1/40 sec. – f/16

La photographie urbaine regroupe différentes pratiques comme la photo de rue, la photo d’architecture urbaine, le portrait. J’ai regroupé ci-dessous les principaux retours faits par les lecteurs.

Certains usages sont classiques, des courtes focales de reportage, entre 28 et 50 mm. D’autres sont plus atypiques, ce qui prouve une fois de plus qu’il n’y a pas de règle absolue.

  • j’utilise un 28-300 mm, pratique pour les arts de la rue
  • pour la street photography je privilégie le 35 mm
  • le 35mm pour la photo de rue
  • en architecture mon 18-35 mm est très utile
  • le Nikon PC 19mm f/4E, il me permet de faire des photos très réalistes avec de belles perspectives naturelles sur des paysages ou des bâtiments sans correction ni recadrage qui tronquent les bords de l’image
  • le TS-E 17mm  F4  à décentrement  pour l’architecture
  • la position 15mm du zoom 15-30mm Tamron
  • le 50 mm  en architecture
  • j’aime beaucoup le 10-24 mm en photo urbaine

En photo urbaine, les grand-angles permettent d’approcher l’architecture tandis que les focales comprises entre 28 et 50 mm favorisent la photo de rue.

Photographie de portrait

Quels objectifs photo choisir pour la photo de portrait

Nikon D700 + Nikon AF-D 24-85 mm f/2.8-4.0 – ISO 200 – 1/800 sec. – f/4

Choisir un objectif pour le portrait c’est faire un choix esthétique d’abord (les courtes focales sont exclues en raison des déformations qu’elles génèrent lorsque le sujet est proche) et créatif (faible profondeur de champ, distance par rapport au sujet). Vous en saurez plus en lisant ce dossier sur les objectifs pour le portrait.

Les objectifs cités par les lecteurs sont très liés au type de boîtier et au format de capteur, peut-être plus pour le portrait que pour les autres thématiques.

  • j’adore le 105 mm pour le portrait car son bokeh est magnifique. Le 85 également, pour des plans plus larges
  • j’ai toujours mon 85mm f/1.8 sur un de mes boîtiers. En APS-C ou FX, il est merveilleux et délivre des images nettes et chaleureuses, pour les portraits, il est parfait au niveau du cadrage
  • Zoom Nikon 70-200 mm f/2,8, il permet de disposer d’une focale 100 mm pour les portraits rapprochés tout en autorisant les portraits à plus grande distance avec les autres focales
  • 90 mm pour les portraits
  • la focale 70 mm du 24-70 mm pour les portraits
  • le 50 mm
  • le 35mm f/1.8 équivalent 50 mm sur un DX, car il me permet de faire des portraits tout en restant proche du sujet
  • en extérieur, le 18-105 mm utilisé à 105 mm pour garder une certaine distance par rapport à mes sujets
  • le Nikon 105 mm macro pour le portrait (et la macro)
  • le 50 mm f1,4 pour ses extraordinaires flous d’arrière-plan

En photographie de portrait, privilégiez les petits téléobjectifs de 85 à 105 mm dont l’ouverture maximale importante (f/1.8 ou f/2.8) vous permet d’avoir de jolis flous d’arrière-plan.

Photographie de famille

Quels objectifs photo choisir pour la photo de famille

Nikon D700 + Nikon Ais 35 mm f/2 – ISO 400 – 1/6400 sec. – f/4

La photographie de famille n’est pas un domaine photographique particulier. Il s’agit de faire des photos souvenir, la plupart du temps, lors d’évènements familiaux comme des scènes de la vie quotidienne.

Il est alors question de portrait, de photo de groupe, de photos de soirées, de photos de fêtes…

S’agissant d’une pratique très courante chez les photographes amateurs – j’en fais aussi – j’ai choisi de mettre en avant cette catégorie quand même et vos réponses car les questions sont nombreuses.

  • pour les photos de famille, j’utilise le plus souvent un 24-70
  • pour les photos portraits, famille (petits-enfants), j’utilise un 50 mm fixe f/1.8 qui permet de faire de magnifiques bokehs
  • un zoom 18-200 mm pour les vacances en famille
  • le Nikon 28-105 mm pour les photos de famille
  • en intérieur je suis contraint par les dimensions de la pièce, j’ai choisi le 35 mm

Pour la photographie de famille, l’idéal reste le zoom de reportage comme le Nikon 16-80 mm en APS-C et les 24-70 mm f/2.8 en plein format. La plage focale comme les grandes ouvertures autorisent tous types de photos.

Photographie de sport

Quels objectifs photo choisir pour la photo de sport

Nikon D850 + Nikon AF-S 600 mm f/4 – ISO 6400 – 1/1000 sec. – f/4

La photo de sport est un exercice que nombre de photographes amateurs apprécient tout en réalisant que c’est plus complexe que la photo nature et la macro.

Le choix de l’objectif est encore plus critique car le mouvement, rapide en général, et la faible luminosité des intérieurs nécessitent des objectifs à l’ouverture maximale élevée. Leur coût est plus important que celui des zooms d’entrée de gamme et freine beaucoup d’amateurs.

Parmi les valeurs sûres, vous citez toutefois :

  • le zoom Nikon 70-200 à ouverture f/2.8, très bien pour le sport indoor et son confort d’utilisation pour le sport en salle
  • le zoom Nikon 70-200 f/4 plus accessible
  • le zoom Tamron 24-70 f/2.8 pour ses qualités optiques, son poids et sa technologie
  • le Nikon 300 mm f/4 pour les meetings aériens

En photographie de sport, privilégiez un zoom téléobjectif à ouverture f/2.8 qui s’avère très polyvalent. L’équivalent f/4 reste plus abordable, tandis que les focales fixes imposent de bien maîtriser les conditions et lieux de prise de vue.

Photographie de spectacles

Quel objectif photo choisir pour la photo de spectacle

Nikon D750 + AF-S 24-70 mm f/2.8 – ISO 3200 – 1/640 sec. – f/2.8

Voici un autre domaine pour lequel les réponses sont plus évasives car c’est une pratique spécifique que l’amateur a du mal à développer. Faire des photos de spectacle nécessite très souvent d’avoir une habilitation, un laisser-passer, une invitation pour être au plus près de la scène.

Les quelques lecteurs ayant répondu ici citent peu d’objectifs, celui qui revient le plus souvent est :

  • le zoom Nikon 70-200 à ouverture 2.8, très bien pour les concerts

Pour compléter cette réponse, j’ajouterais tous les zooms téléobjectifs à grande ouverture qui vous permettent de photographier depuis une position plus éloignée de la scène. Pensez aussi aux plus courtes focales si vous pouvez vous approcher un tant soi peu ou, pour changer, si vous préférez les plans larges incluant le public.

En photographie de spectacle, les focales comprises entre 24 et 50 mm permettent d’inclure le public dans le champ selon l’endroit où vous vous situez. Les téléobjectifs 70-200 mm f/2.8 sont parfaits pour les plans rapprochés.

Quels objectifs pour les usages polyvalents

Voici à nouveau une catégorie qui n’en est pas vraiment une au strict sens photographique, mais qui intéresse pourtant la majorité des lecteurs interrogés.

En effet, de nombreux photographes amateurs n’ont pas de spécialité bien définie, font des photos à différentes occasions et ne veulent pas s’équiper d’objectifs trop restrictifs. Le tarif et l’encombrement (surtout avec les zooms téléobjectifs) est un autre critère de choix.

Sans grande surprise, les zooms standards et les megazooms occupent le terrain, au détriment de certaines focales fixes à grande ouverture qui pourraient rendre bien des services parfois.

Les zooms transstandards

  • le Nikon 18-105 mm pour sa polyvalence
  • le Nikon 18-55 mm pas trop encombrant
  • le zoom Nikon 24-120 livré avec le boitier
  • j’ai le 24-120 mm sur le D750, polyvalent en voyage

Les mégazooms

  • le zoom 18-300 mm Nikon
  • le zoom Nikon 28- 300 mm, avant, je me baladais avec deux boîtiers D5 et D4S + 24–120 mm et 80- 400 mm trop lourds aujourd’hui pour mon dos
  • j’utilise surtout mon objectif 16-300 mm ainsi je suis prête à toute éventualité
  • mon objectif est un  Nikon 18-300 mm que j’utilise en quasi-permanence
  • j’aime les prises de vue de loin donc j’utilise la plupart du temps un 18-200 mm
  • un zoom transstandard 18-300 Nikon pour le tout venant en voyage
  • mon « couteau suisse », le Nikon 18-140 mm, peu encombrant, se sort de beaucoup de situations de façon correcte, zoom de voyage quand je n’en prends qu’un
  • j’utilise un Tamron 18-400 mm
  • le Sigma 18-250 DC MACRO HSM pour sa versatilité
  • j’aime beaucoup le 300mm pour faire des photos volées c’est pour cela que j’ai le Nikon 28-300mm
  • le 18-300 mm acheté avec mon Nikon
  • en voyage le Tamron 16-300 mm
  • le Nikon 28-300, en voyage cela permet de faire des paysages et des portraits sans changer d’objectif
  • j’ai un Nikon 28-300 mm pour sa polyvalence

Et le summum !

S’il existait un zoom 18-120 à f/2.8 constant ce serait génial pour moi !

Ce zoom n’existe pas mais un zoom comme le Nikon AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6 utilisé ici lors d’une compétition sportive permet de couvrir des situations variées.
Comment utiliser un zoom 28-300 ?

Nikon D4s + Nikon AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6 – 28 mm – ISO 4500 – 1/8000 sec. – f/5.6

Comment utiliser un zoom 28-300 ?

Nikon D4s + Nikon AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6 – 50 mm – ISO 12.800 – 1/100 sec. – f/4.5

Comment utiliser un zoom 28-300 ?

Nikon D4s + Nikon AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6 – 85 mm – ISO 12.800 – 1/400 sec. – f/5.6

Comment utiliser un zoom 28-300 ?

Nikon D4s + Nikon AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6 – 250 mm – ISO 12.800 – 1/200 sec. – f/5.6

Les zooms experts pros de reportage

  • un zoom  24-70 mm , il sert à tout en voyage, cela évite de s’encombrer
  • j’utilise un Tamron 24-70 mm f/2.8 qui couvre pratiquement tous les sujets
  • j’ai un Sigma 17-70 mm f/2.8-4  polyvalent et passe-partout
  • j’ai un Sigma 70-200 f/2.8 que j’utilise très ponctuellement

En conclusion

Comme vous l’avez compris à la lecture de ce sujet, il n’existe pas de règle absolue qui dit « dans telle situation, utilisez telle focale et pas une autre« . Et heureusement.

Les indications données ci-dessus sont une bonne base de départ pour vous aider à faire votre choix. Avant de passer à l’acte, prenez le temps de regarder des photos, de comprendre comment elles sont faites, avec quel point de vue sur le sujet, quel recul. Ces informations vont vous aider à déterminer ce que vous êtes en mesure de faire vous-aussi. Vous allez pouvoir ensuite faire une liste d’objectifs qui peuvent vous convenir.

Étudiez alors les fiches techniques : ces objectifs sont-ils bien compatibles avec votre boîtier ? Leur ouverture maximale correspond-elle à vos attentes ? Le budget est-il trop élevé ou non ?

Mieux vaut choisir un objectif plus expert, quitte à le payer plus cher, que plusieurs objectifs moyens qui vous coûteront aussi cher au final mais ne vous rendront pas les services attendus.

Vous avez un boîtier APS-C et vous envisagez le plein format un jour ? Evitez les objectifs dédiés DX si vous le pouvez, vous n’aurez alors pas besoin de les changer lorsque vous changerez votre boîtier.

Pensez aussi au marché de l’occasion : les revendeurs spécialisés peuvent vous proposer des objectifs d’occasion garantis dont le tarif n’a rien à voir avec le neuf.

Le choix d’un objectif n’est jamais anodin. L’objectif détermine le type de photos que vous allez faire, avec quelle facilité et quel plaisir. Mieux vaut prendre le temps de choisir plutôt que de vous précipiter sur la première affaire qui vous tend les bras !

Lire les autres sujets de ce dossier :


Quelle carte SD choisir pour votre appareil photo : le guide pratique

Vous venez d’acheter un hybride Nikon et vous cherchez quelle carte SD choisir pour glisser dans le second slot ? Ou vous avez un reflex et vous voulez éviter les mauvaises surprises en mode rafale ? La réponse dépend de votre usage, de votre boîtier et de trois critères seulement. Le reste, c’est du marketing.

Quelle carte SD choisir : pourquoi la réponse est complexe

Vous savez ce qu’est une carte SD. Ce que vous voulez savoir, c’est laquelle choisir sans vous tromper.

Le problème, c’est que le marché des cartes SD s’est considérablement complexifié depuis leur apparition à la fin des années 90. Classe, vitesse, standard, format, capacité : autant de termes techniques qui se recoupent, se contredisent parfois, et rendent le choix difficile même pour un photographe expérimenté. En clair, c’est le bazar.

La carte SD a largement remplacé la carte CF (Compact Flash) dans les reflex, mais elle coexiste désormais avec d’autres formats dans les hybrides modernes : le MicroSD pour le Nikon Zf, les appareils compacts et les drones, le XQD et surtout le CFexpress pour les boîtiers pros comme le Z8 ou le Z9. Certains hybrides Nikon disposent des deux types de slots : un CFexpress pour la performance, un SD pour la sauvegarde ou le débordement.

Sur le plan technique, la carte SD n’a pas dit son dernier mot : les modèles actuels atteignent 1 To de capacité et des vitesses d’écriture qui auraient semblé impossibles il y a dix ans.

Attention : les cartes MicroSD glissées dans un adaptateur SD peuvent provoquer des dysfonctionnements sur certains appareils photo. À éviter.

Caractéristiques des cartes SD

Décrypter les mentions qui apparaissent sur une carte SD

Quelle carte SD choisir : Caractéristiques des cartes SD Définition des termes apparaissant sur les cartes SD
Certaines mentions comme la classe de vitesse vidéo ou le type de bus peuvent ne pas apparaître sur toutes les cartes

Capacité : volume total de stockage de la carte, exprimé en gigaoctets (Go) ou téraoctets (To).

Classe : vitesse minimale d’écriture garantie par le fabricant. Les classes courantes sont 2, 4, 6 et 10. Plus le chiffre est élevé, plus la carte écrit vite.

Vitesse de lecture : vitesse à laquelle les données sont lues depuis la carte, vers un ordinateur ou un lecteur de cartes. Exprimée en Mo/s.

Vitesse d’écriture : vitesse à laquelle les données sont écrites sur la carte depuis l’appareil photo. C’est ce chiffre qui compte en priorité pour la photo et la vidéo. Exprimée en Mo/s.

Taux de transfert : terme générique qui recouvre les deux vitesses précédentes. Quand un fabricant n’indique qu’un seul chiffre, il s’agit le plus souvent de la vitesse de lecture, plus flatteuse que la vitesse d’écriture.

Format : SD, SDHC ou SDXC. Voir la section suivante pour le détail.

Type de bus : le bus définit la capacité maximale théorique de la liaison entre la carte et l’appareil. Deux familles principales : le bus standard (jusqu’à 25 Mo/s) et le bus UHS, lui-même décliné en UHS-I, UHS-II et UHS-III avec des capacités croissantes jusqu’à plus de 600 Mo/s.

La vitesse réelle dépend à la fois de la carte et de l’appareil. Un boîtier d’entrée de gamme ne tirera pas parti d’une carte UHS-II haut de gamme.

Les différents formats de cartes SD

Quatre formats se sont succédé depuis l’origine du standard, chacun apportant davantage de capacité et de performance :

SD (1999) : système de fichiers FAT16, capacité maximale 2 Go. Format historique, pratiquement disparu.

SDHC (2006) : système de fichiers FAT32, capacité maximale 32 Go. Encore présent sur certains appareils anciens.

SDXC (2009) : système de fichiers exFAT, capacité jusqu’à 2 To. C’est le format dominant aujourd’hui, avec des cartes disponibles jusqu’à 1 To.

SDUC (annoncé en 2018) : prévu pour des capacités jusqu’à 128 To. Les premières cartes SDUC de grande capacité ont été annoncées en 2024-2025 par SanDisk, mais leur compatibilité avec les appareils photo actuels reste quasi nulle. À surveiller, pas à acheter.

Ces formats sont globalement rétrocompatibles vers le bas : un appareil compatible SDXC accepte aussi les cartes SDHC. L’inverse n’est pas vrai. Un boîtier ancien peut ne pas reconnaître une carte SDXC ou une capacité élevée.

Avant d’acheter une carte de grande capacité pour un appareil ancien, vérifiez la compatibilité dans le manuel ou sur le site du constructeur.

Capacité de stockage d’une carte SD

La capacité désigne le volume de données que la carte peut contenir, exprimé en Go ou en To.

Plus la carte est grande, plus vous pouvez y stocker de photos. Mais plus vous risquez aussi de tout perdre d’un coup si la carte tombe en panne ou disparaît. Le beurre et l’argent du beurre, c’est difficile. C’est l’argument le plus solide en faveur de plusieurs cartes de capacité moyenne plutôt qu’une seule très grande : 64 Go est aujourd’hui un bon compromis pour la photo, 128 Go si vous faites aussi de la vidéo.

Pour estimer le nombre de photos stockables sur une carte, utilisez cette formule :

(capacité en Go × 1 024) ÷ taille moyenne d’un fichier en Mo

Exemple avec une carte 64 Go et des RAW de 50 Mo (capteur 45 Mp) : (64 × 1 024) ÷ 50 = environ 1 300 photos.

Le tableau ci-dessous vous donne une estimation selon la capacité de la carte et la résolution du capteur.

Carte RAW 24 Mp (32 Mo) RAW 45 Mp compressé (50 Mo) RAW 45 Mp non compressé (95 Mo)
32 Go 1 000 655 345
64 Go 2 000 1 310 690
128 Go 4 000 2 620 1 380
256 Go 8 200 5 240 2 760
512 Go 16 400 10 480 5 510
1 To 32 800 20 970 11 010

Reste à choisir la bonne carte dans cette famille, et c’est là que la classe de vitesse entre en jeu.

Classes de vitesse

En 2026, le choix se résume dans la grande majorité des cas à une carte SDXC. Le format SD standard a disparu, le SDHC subsiste sur les appareils anciens. Si votre boîtier est récent, c’est SDXC par défaut.

La classe de vitesse indique la vitesse minimale d’écriture garantie par le fabricant. Trois systèmes de notation coexistent sur les cartes actuelles :

La classe simple (chiffre seul : 2, 4, 6, 10) est le système historique. Les classes 2 à 6 sont obsolètes. La classe 10 reste la base minimale acceptable aujourd’hui.

La classe UHS (U1 ou U3, représentée par un chiffre dans un U) précise la vitesse minimale d’écriture pour les cartes à bus UHS : 10 Mo/s pour U1, 30 Mo/s pour U3.

La classe vidéo (V10, V30, V60, V90) a été créée pour les besoins spécifiques de l’enregistrement vidéo en flux continu. C’est aujourd’hui l’indicateur le plus fiable pour choisir une carte adaptée à votre usage.

Classe Vitesse minimale d’écriture Usage vidéo
Classe 10 / U1 / V10 10 Mo/s 1080p
Classe 10 / U3 / V30 30 Mo/s 4K
Classe 10 / U3 / V60 60 Mo/s 4K haute qualité / 8K
Classe 10 / U3 / V90 90 Mo/s 8K

source SD Association

La vitesse d’écriture est plus importante que la vitesse de lecture pour la photo et la vidéo. C’est elle qui peut freiner le boîtier en rafale ou provoquer des interruptions d’enregistrement vidéo.

Types de bus de données

Le bus définit la capacité maximale de transfert entre la carte et l’appareil. C’est le plafond théorique, pas la vitesse réelle.

Bus Vitesse maximale À retenir
UHS-I jusqu’à 104 Mo/s Standard actuel, suffisant pour la photo et la vidéo 4K
UHS-II jusqu’à 312 Mo/s Nécessite un boîtier compatible, double rangée de contacts
UHS-III jusqu’à 624 Mo/s Rare en pratique, peu de boîtiers compatibles
UHS-Express jusqu’à 985 Mo/s Standard émergent, quasi absent des appareils photo actuels

Quelle carte SD pour quel hybride Nikon ?

Les hybrides Nikon Z disposent de deux types de slots selon les modèles. Le Z50II, le Zfc et le Z5II n’acceptent que des cartes SD. Les Z6III, Z8 et Z9 combinent un slot CFexpress Type B et un slot SD.

Dans ce second cas, la carte SD sert à la sauvegarde ou au débordement, pas à la performance en rafale. Une carte SDXC UHS-I V30 de 64 Go suffit amplement pour ce rôle. Inutile de dépenser le prix d’une UHS-II si ce n’est pas le slot principal.

Si votre boîtier n’accepte que des cartes SD (Z50II, Zfc, Z5II), choisissez au minimum une SDXC UHS-I V30 pour la photo courante, et une UHS-II V60 si vous faites régulièrement de la rafale rapide ou de la vidéo 4K.

Voici des recommandations concrètes selon votre usage. Ce sont des points de départ, pas des vérités absolues.

Par usage

Usage Classe minimale Capacité conseillée
Photo 24 Mp, sans rafale UHS-I V10 64 Go
Photo 24 Mp, rafale fréquente UHS-I V30 128 Go
Photo 45 Mp, sans rafale UHS-I V30 128 Go
Photo 45 Mp, rafale fréquente UHS-II V60 128 Go
Vidéo 1080p V10 64 à 128 Go
Vidéo 4K V30 128 à 256 Go
Vidéo 8K V60 ou V90 256 Go minimum

Par boîtier Nikon

Boîtier Slot SD Recommandation
Z50II, Zfc, Z5II Principal (unique) SDXC UHS-I V30 minimum, UHS-II V60 pour la vidéo 4K
Z6III, Z7II Second slot (le principal est CFexpress) SDXC UHS-I V30 suffit pour la sauvegarde
Zf Principal (le second est MicroSD) SDXC UHS-I V30 minimum, UHS-II V60 pour la vidéo 4K
Z8, Z9 Second slot (le principal est CFexpress) SDXC UHS-I V30 suffit pour la sauvegarde

Sur les boîtiers à double slot, la carte SD sert le plus souvent à la sauvegarde ou au débordement. Inutile d’investir dans une UHS-II pour ce rôle.

Quelle carte SD choisir : en résumé

Avant tout achat, consultez le manuel de votre boîtier : types de cartes supportés, vitesse requise, capacité maximale. Les mises à jour firmware peuvent élargir la compatibilité, vérifiez aussi sur le site du constructeur.

Comment choisir une carte SD
exemple de recommandations pour les cartes mémoires avec les Nikon Z 6II / Z 7II

La compatibilité entre formats suit une logique simple : un appareil compatible SDXC accepte les cartes SD et SDHC, mais l’inverse n’est pas vrai. En cas de doute, restez sur du SDXC.

Choisissez toujours une marque qui garantit ses produits à vie ou sur le long terme : Lexar, Sandisk, Western Digital, Sony. Certains fabricants incluent un logiciel de récupération de données, ce qui peut rendre service le jour où ça tourne mal.

Méfiez-vous des cartes vendues à prix cassé sur des sites étrangers : les contrefaçons sont courantes, leurs performances réelles sans rapport avec les chiffres affichés.

Les cartes MicroSD dans un adaptateur SD peuvent provoquer des dysfonctionnements sur certains appareils photo. À éviter.

Quelle est la meilleure carte SD pour un Nikon Z6III ?

Le Z6III dispose d’un slot CFexpress Type B et d’un slot SD. Pour le slot SD utilisé en sauvegarde, une SDXC UHS-I V30 de 128 Go convient. Si vous utilisez le slot SD comme principal pour la vidéo, optez pour une UHS-II V60 minimum.

Quelle carte SD choisir pour faire de la vidéo 4K ?

Pour enregistrer de la vidéo 4K dans un appareil photo, une carte de classe V30 minimum est nécessaire. Une V60 offre une marge de sécurité appréciable pour les longues séquences.

Quelle capacité choisir pour une carte SD photo ?

En RAW sur un capteur 24 Mp, comptez environ 2 000 photos par 64 Go. Sur un 45 Mp, environ 1 000 photos. Préférez deux cartes de capacité moyenne à une seule grande carte pour réduire le risque de perte.

Les cartes MicroSD dans un adaptateur sont-elles fiables ?

Non. L’adaptateur peut provoquer des erreurs d’écriture sur certains appareils photo reflex et hybrides. À éviter pour un usage en boîtier.


Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro : l’ultra-macrophotographie en ligne de mire

Présenté en mars 2018 et disponible depuis l’été de la même année contre 499 euros, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro porte bien son nom puisqu’il se destine à l’ultra-macrophotographie. Littéralement. Ce test Laowa 25 mm f/2.8 s’est imposé à moi : que pouvez-vous bien faire avec une telle optique ?

Comme tous les objectifs du constructeur chinois, connu aussi sous le nom de Venus Optics, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro renonce à la polyvalence pour ne se consacrer qu’à une seule et unique tâche, en l’occurrence photographier le monde qui vous entoure en très, très gros plan, avec un facteur de grossissement allant de 2,5 x à 5 x. Autant dire qu’il vaut mieux ne pas le mettre entre toutes les mains.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

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Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro, présentation et contexte

Outre leurs origines asiatiques, il existe un autre point commun entre les optiques coréennes Samyang  et les optiques chinoises Laowa : toutes deux sont, en France, importées par la même société, Digit-Access, qui à n’en pas douter raffole des optiques pour le moins exotiques (voir le test du Samynag AF 14mm f/2.8 F pour Nikon).

Au moment d’écrire ces lignes en janvier 2019, le catalogue Laowa comporte dix optiques, toutes plus folles les unes que les autres. Citons par exemple :

  • le 9 mm f/2,8 Zero-D,
  • le 15 mm f/2 FE Zero-D,
  • le 12 mm f/2,8 Zero-D, tous trois à distorsion nulle.

Le 24 mm f/14 2x Macro, aux faux airs d’endoscope, ambitionne lui d’aller photographier très, très près des sujets inaccessibles aux objectifs de forme commune.

Dans cette famille haute en couleur, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro ne dénote pas.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : le making of de la photo ci-dessous

Disponible en montures Nikon F, Canon EF, Pentax K et Sony FE, il couvre le format 24 x 36 mm. En monture Nikon F, il n’a aucun équivalent, et il faut aller chercher du côté de Canon le MP-E 65 mm f/2.8 1-5x Macro Photo pour trouver quelque chose qui s’en rapproche (plutôt de loin que de près).

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/200 sec. – f/4 – ISO 1.000

A qui se destine cet Ultra Macro ?

Si vous aimez bien chercher la petite bête, peut-être trouverez-vous en ce Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro votre parfait compagnon de photographie, qui ne sait faire rien d’autre que capturer les tous petits sujets en les grossissant entre 2,5x et 5x.

Pour tous les autres photographes, vous oscillerez entre le « bizarre bizarre, comme c’est étrange ! » de Louis Jouvet, voire l’un peu plus lapidaire « le tout-venant a été piraté par les mômes. Qu’est ce qu’on fait ? On se risque sur le bizarre ? » d’un Audiard dans la cuisine…

Dans tous les cas, si vous êtes du genre à partir photographier la fleur au fusil, sans aucune préparation, dans l’espoir de revenir avec une cueillette d’images capturées à la volée, vous pouvez rebrousser chemin. Cet « Ultra Macro » est un partenaire particulier qui demande une bonne dose de savoir-faire, et pas mal de patience.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/500 sec. – f/4 – ISO 1.000

Qualité de construction et prise en main

La première chose que vous ferez forcément en sortant le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro de sa boîte sera de lui donner un bon coup de couteau, ou du moins de ciseau. Vraiment. Car cet objectif vient emballé dans du plastique, sous-vide, comme du saumon fumé.

Si le but était de marquer les esprits, c’est réussi, même si la manœuvre n’est pas franchement écolo… Ceci dit, au passage, quitte à faire dans l’excès de zèle quant à l’emballage, j’aurais préféré un petit pochon en textile pour transporter l’objectif, voire une housse sur mesure (soyons fous).

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : position rapport de grossissement 2,5:1

Malgré sa silhouette longiligne (58,2 mm de diamètre, entre 82 mm au rapport de grossissement 2,5:1 et 139 mm de longueur au rapport de grossissement 5:1), cet objectif paraît très dense en main. La fiche technique annonce rien de moins que 400 grammes, soit à peine moins que l’AF-S Micro NIKKOR 60mm f/2.8G ED.

La qualité de construction est irréprochable, toute de verre et de métal, avec une jolie finition noir satiné. Juste après la sortie de boîte, la bague de mise au point/de grossissement est un peu raide et dure à manier, un petit rodage manuel s’imposera donc. Ceci dit, cette dureté est la garantie que l’objectif ne se déploiera pas même la tête en bas. Vous trouverez également une seconde bague pour l’ouverture, graduée entre f/2,8 et f/16, qui sert essentiellement à contrôler la profondeur de champ. Le bouchon d’objectif se clipse après une légère rotation, ce qui assure son bon maintien.

Laowa a prévu deux accessoires pour utiliser au mieux son Ultra Macro, accessoires dont je ne dispose pas. Il s’agit d’un collier de pied, pour monter l’objectif sur un trépied ou, encore mieux, un banc de reproduction, et d’une lampe annulaire à LED à fixer autour de la lentille frontale et alimentée en Micro USB, par exemple depuis une batterie d’appoint. Laowa recommande un voltage de 5V pour une intensité de 2,1 A.

Comme il n’y a aucun contact électronique sur l’objectif, il n’y a aucune communication avec le boîtier. Les données EXIF ne seront pas renseignées. Toutefois, cela n’empêche pas notre Nikon D750 sur lequel il était monté de parvenir à produire une exposition correcte en l’utilisant en mode priorité ouverture… à f/2,8. Dès que vous déciderez de fermer un peu le diaphragme, il va falloir jouer avec la compensation d’exposition ou basculer en exposition manuelle et y aller à tâtons.

Mise au point

Dans sa boîte, l’objectif est accompagné d’un mode d’emploi très succinct dont le chapitre « mise au point » vaut le détour. Le constructeur propose deux techniques, qui peuvent être résumées ainsi :

  • Technique 1 : fixer le rapport de grossissement puis faire la mise au point,
  • Technique 2 : faire la mise au point puis fixer le rapport de grossissement puis faire la mise au point.

J’ai connu plus explicite… En fait, c’est juste que la bague de mise au point n’en est pas vraiment une, voire pas du tout, et que la seule manière d’ajuster le point de netteté est soit de rapprocher le boîtier du sujet, soit rapprocher le sujet du boîtier, en fonction des possibilités du moment. En effet, la distance de mise au point est fixe et dépend du rapport de grossissement sélectionné, oscillant entre 45 mm au rapport 2,5:1 et 40 mm au rapport 5:1.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : position rapport de grossissement 5,0:1

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : position rentrée

Si vous avez bien suivi, entre les deux positions, l’objectif s’allonge de 57 mm, donc à un moment ou un autre vous allez forcément être obligé de déplacer votre boîtier (ou votre sujet). Dans le feu de l’action, le but du jeu va alors être de ne pas perdre votre cadrage et, vous pouvez me croire, ce n’est pas chose aisée tant le moindre millimètre de décalage prend des ampleurs bibliques. Car il faut se souvenir qu’un rapport de grossissement de 2,5:1 signifie que le sujet est projeté en 2,5 x plus grand sur le capteur, et 5x plus grand dans le cas du rapport maximal 5:1.

Dit autrement, même sur un capteur 24 x 36 mm, un simple écart de 5 mm vous fait sortir du cadre (et c’est bien sûr encore pire si vous utilisez un boîtier APS-C)… Du coup, si la prise de vue à main levée n’est pas impossible, l’exercice se révèle très, très compliqué.

Ici, je ne saurais que trop vous conseiller de travailler en Live-View si vous utilisez un reflex, surtout que très rapidement, vous finirez par ne plus rien y voir du tout dans le viseur optique. Si vous utilisez un hybride Nikon Z 6 ou Nikon Z 7, le focus peaking vous sera d’une aide précieuse.

Dans tous les cas, entre la délicatesse de la mise au point, l’obscurité de la visée, les temps de pose souvent assez longs requis, il me semble bien illusoire de capturer sur le vif des fourmis en mouvement, tel que Laowa le suggère dans ses photos de démonstration diffusées lors du lancement de l’objectif.

Rendu optique : Profondeur de champ et Bokeh

Cadrer correctement est déjà en soit un exercice demandant de la minutie. Il faut ensuite jouer avec la profondeur de champ d’une feuille de cigarette.

Comme ils sont sympas chez Laowa, un tableau de profondeur de champ est présent dans la notice d’utilisation. Au plus fin, cette profondeur de champ est de seulement 0,05 mm au grossissement 5:1 et à f/2,8 et, au maximum, de 0,514 mm au grossissement 2,5:1 à f/16. Autant dire que vous oscillez entre rien et pas grand chose.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/40 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

 

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/13 sec. – f/4 – ISO 1.000

Du coup, lorsque vous parvenez à prendre une image focalisée à l’endroit où vous le vouliez, c’est déjà une petite victoire et une grande satisfaction en soit. Mais il faudra garder à l’esprit que si vous voulez jouer la carte de la sécurité en diaphragmant, vous devrez alors compenser en jouant sur la vitesse d’obturation ou la sensibilité. D’où le trépied et/ou un éclairage complémentaire quasiment indispensables.

Et le bokeh dans cette histoire ? Le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro utilise un diaphragme à 8 lamelles, ce qui est déjà bien sur un objectif conventionnel mais, dans le cas particulier de la macrophotographie, permet des arrières plans et des transitions très crémeuses et toutes en douceur. D’une manière générale, le rendu est d’une agréable et onirique douceur.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/800 sec. – f/4 – ISO 1.000

Rendu optique : Vignettage et déformation

Laowa s’est fait le champion de l’absence de déformation et force est de reconnaître que sur cet Ultra Macro, vous ne constaterez point de déformation. Du vignettage non plus, d’ailleurs, ce qui est d’autant plus impressionnant lorsque vous vous souvenez que les capteurs 24 x 36 mm sont couverts.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/25 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/320 sec. – f/4 – ISO 1.000

Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro : les photos

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition en cliquant sur la photo ci-dessous :

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

Le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro peut vous intéresser si :

  • vous êtes déjà équipé en trépieds, bancs de reproduction et éclairages d’appoints,
  • vous cherchez à combiner exercice zen et macrophotographie,
  • vous ne vous êtes jamais remis de Microcosmos (version nature morte),
  • vous aimez bien savoir comment les toutes petites choses sont faites,
  • vous aimez couper les cheveux en quatre.

Le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro va moins vous intéresser si :

  • vous êtes pressé,
  • vous ne pouvez utiliser votre appareil photo qu’à main levée,
  • vous cherchez un objectif macro rapide à mettre en œuvre,
  • vous devez photographier des sujets dont la zone d’intérêt est plus grande que 5 mm.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/640 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/200 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro : ma conclusion

Quel étrange objectif que ce Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro. Inclassable, hors catégorie, il se rapproche plus du domaine de la microphotographie que de la macrophotographie classique.

Le mieux, pour l’apprécier, sera de posséder un banc de reproduction avec vis micrométrique et une flopée d’éclairages d’appoint. Et un sujet docile, c’est à dire inanimé. Exit donc la prise de vue d’insectes à la volée, exit la macrophotographie de pistils et d’étamines lorsque la brise se lève : avec son rapport de grossissement allant jusqu’à 5x et sa profondeur de champ jamais plus épaisse qu’un demi-millimètre, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro est un très mauvais candidat à la photographie improvisée sur le vif.

Si ses qualités optiques sont certaines, notamment grâce à son bokeh tout doux, sa bonne reproduction des couleurs, son absence de vignettage et de déformation, sa mise en œuvre contraignante et son ultra-spécialisation le catapultent directement dans le domaine des curiosités photographiques plutôt que des outils réellement utilisables, sinon par une poignée de spécialistes et curieux. A 499 euros la bête, sans collier de trépied ni éclairage annulaire à LED intégrés, cela fait cher la curiosité. Mais quand on aime …

Merci à Digit Access et Laowa pour le prêt de l’objectif.

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