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Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 G2, 2 semaines sur le terrain avec le téléobjectif Tamron

Les zooms téléobjectifs à longue plage focale sont désormais (presque) monnaie courante. Afin de vous aider à faire votre choix, voici le grand test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2. Vous allez voir que cet objectif ne manque pas d’intérêt face à une concurrence bien réelle (Nikon et Sigma en particulier).

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Meilleur prix chez Miss Numerique

Ce test du Tamron SP 150-600mm a été réalisé par Régis Moscardini du blog Auxois Nature en collaboration avec Nikon Passion. Régis est un photographe qui vous propose de nombreux conseils pour améliorer vos photos animalières, retrouvez-le sur son site.

 

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2, présentation

Un peu d’histoire

Posséder un objectif d’une focale de 150-600 mm, avec une construction sérieuse, un gabarit contenu, un poids raisonnable, une mise au point silencieuse, une stabilisation d’image, à un tarif ne nécessitant pas de braquer une banque ? C’est aujourd’hui possible grâce aux méga-zooms téléobjectifs dont le Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2 est un digne représentant.

L’arrivée sur le marché de cet objectif fin 2013 a bouleversé la donne. Tamron frappait en effet un grand coup. L’accès aux très longues focales avec une telle amplitude de zoom dans un format relativement compact, et, surtout, à un tarif défiant toute concurrence (1400 EUR) était enfin possible pour de nombreux photographes !

On comprend pourquoi cet objectif a rencontré un grand succès. A sa sortie, l’unique méga-zoom possédant une si grande amplitude focale était le Sigma 300-800 mm à 8000 euros ! Logique donc que le concurrent Sigma ait suivi rapidement.

Fort de ce succès mérité, Tamron propose 3 ans plus tard une nouvelle version de son objectif star. La mention G2 permet de le différencier de la version 1.

On imagine le dilemme dans les équipes Tamron ! Il fallait changer suffisamment d’ingrédients pour justifier la nouvelle version, sans pour autant casser les codes d’une recette efficace.

Notez au passage les trois ans nécessaires pour proposer la nouvelle mouture. Que ça fait du bien de ne pas être inondé de nouveautés tous les ans, voire tous les six mois ! Cette course aberrante à l’innovation faussement technologique et purement mercantile est fatigante. Bravo donc à Tamron d’avoir su rester sage !

Les premiers acheteurs pourront sans mauvaise conscience remiser leur 150-600mm version 1 et s’intéresser logiquement au 150-600mm G2.

Test du Tamron 150-600mm G2, le contexte

J’ai aisément pu me rendre compte des évolutions apportées à cette version G2 pendant mes deux semaines de test du Tamron SP 150-600mm. Seulement deux semaines car je ne suis pas propriétaire de l’objectif.

Grâce au maître des lieux Jean-Christophe, Tamron m’a gentiment accordé le prêt du joujou. Pour un pur photographe animalier comme moi, c’était génial !

Je tiens à préciser qu’aucune consigne ne m’a été donnée par la marque. J’ai reçu le colis par la poste, avec à l’intérieur l’objectif, le contrat de prêt … et c’est tout ! C’est important pour moi que vous sachiez que j’ai littéralement eu carte blanche dans la rédaction de ce test du Tamron SP 150-600mm.

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

L’intérêt d’une telle plage focale ?

Voici une partie que je n’aurais pas écrite sur mon blog. Mais Jean-Christophe me l’a dit avant de m’accueillir ici : il ne parle (presque) jamais de grandes focales. Alors une mise à niveau s’impose non ?

Entre 75 mm et 1200 mm, un objectif appartient à la catégorie des téléobjectifs.

En pratique, un téléobjectif permet de voir l’image du sujet (pas le sujet lui-même hein, mais bien son image projetée dans le viseur) plus grande qu’avec un grand-angle. Et la scène embrassée par le télé sera plus étroite qu’avec un grand-angle.

Vous noterez qu’il y a plus de 1100 mm d’écart entre 75 mm et 1200 mm. Il est d’usage de segmenter cette grande catégorie de téléobjectifs en trois sous-catégories :

  • les courts téléobjectifs : de 70 à 100 mm
  • les moyens téléobjectifs : de 100 à 200 mm
  • les super téléobjectifs : de 300 à 1200 mm

Entre nous cette segmentation n’est pas essentielle. Personne ne vous tapera dessus si vous dites qu’un 135 mm est un court téléobjectif plutôt qu’un moyen.

D’ailleurs, en tant que photographe animalier, ma pratique de terrain m’amène à scinder la famille des télés en deux. A partir de 300 mm, c’est du téléobjectif apte à l’animalier. En dessous, c’est du téléobjectif pour … isoler un sujet dans environnement (les portraitistes adorent le 70-200 mm pour ça justement).

Bon, et sinon, à quoi ça sert de monter un 600 mm sur son boitier ?

A le rendre plus lourd, plus gros et moins maniable C’est indispensable pour qu’un sujet trop éloigné tienne une place suffisante dans l’image. Une longue focale permet de s’approcher « optiquement » quand vous ne pouvez pas, ou ne voulez pas, vous approcher physiquement.

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

un 600 mm n’est pas de trop pour photographier le farouche geai des chênes

EXIFS : ISO 360 – 600mm – f/6.3 – 1/800s

C’est précisément le cas en photographie animalière. En France métropolitaine, la faune sauvage est excessivement farouche. Des siècles de pression humaine contraignent les animaux sauvages à se tenir le plus éloignés possible d’homo sapiens sapiens. Il en va de leur survie.

D’autres domaines imposent l’usage des téléobjectifs. Les photographes de sport au bord du terrain ne peuvent tirer le portrait du sportif en plein action qu’avec des super téléobjectifs (regardez les optiques utilisées à Roland-Garros).

L’autre avantage d’utiliser ces longues focales est de bénéficier de leur faible profondeur de champ. C’est idéal pour isoler un sujet d’un fond disgracieux par exemple.

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Test du Tamron SP 150-600mm, le père et la fille parfaitement isolés du fond disgracieux

EXIFS : ISO 1100 – 460mm – f/8 – 1/640s

Autre atout : la compression des plans

Il suffit de photographier un paysage pour s’en rendre compte. Tous les plans de la scène semblent être rapprochés les uns des autres. Cela change des habituels paysages pris au grand angle.

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Test du Tamron SP 150-600mm, à 300 mm un paysage prend une autre dimension

EXIFS : ISO 100 – 320mm – f/11 – 1/640s

Différences entre le Tamron 150-600 G1 et le Tamron 150-600 G2

Trois années dans la vie commerciale d’un objectif, c’est peu. Tamron aurait donc très bien pu procéder à des modifications mineures entre les deux versions.

Et bien non. La montée en gamme est réelle.

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Le premier changement notable est esthétique

Tout d’abord, l’objectif bénéficie de la mention SP. Chez Tamron, cet acronyme signifie Super Performance : le haut de gamme du constructeur.

Cela se traduit par une finition métal noir mat du plus bel effet et un design modernisé. Disons épuré. On ne choisit pas un objectif pour son design mais cet aspect est particulièrement soigné par Tamron sur le G2.

Les efforts ont également porté sur la partie optique

Il y a toujours trois verres LD (Low Dispersion) chargés de réduire les aberrations optiques dont le chromatisme. Mais des traitements supplémentaires ont été appliqués pour optimiser la transmission de la lumière et limiter les défauts optiques.

La formule optique est passée de 20 à 21 éléments avec pour principale conséquence une réduction de la distance minimale de mise au point. Elle est à présent de 2,1m au lieu de 2,7m. Quel gain dans le confort d’utilisation !

Jusqu’à justifier le passage de la version 1 à la version 2 ?

Pour certaines usages, oui, sans aucun doute. Je pense aux adeptes de la proxi-photographie.

Les performances de l’autofocus ont également été revues à la hausse. Tamron l’annonce comme plus précis et plus rapide.

La fonction de stabilisation optique est un des plus gros progrès apportés par le G2. Là où l’ancienne version se limitait à son activation ou sa désactivation (un mode binaire), celui-ci propose trois modes de stabilisation. Le mode 1, le mode 2 et le mode … 3 !! Je détaille l’intérêt de ces 3 usages plus loin dans ce test du Tamron SP 150-600mm, dans la partie Stabilisation.

Autre avancée notable : la possibilité avec le 150-600 mm G2 d’utiliser les multiplicateurs de focale 1,4x et 2x de la marque. Sur le G1, c’est impossible (la lentille arrière bute sur le multiplicateur). Les photographes frustrés par cette limitation sur le 150-600 G1 ne le seront plus !

Et le tarif ?

En 2013, le prix de lancement du 150-600 version 1 était de 1400 euros. Le G2 fut annoncé en septembre 2016 à 1999 euros. Quelques mois plus tard, le prix est tombé à 1450 euros. Dans le même temps, le G1 est toujours en vente à 900 euros.

Les 550 euros d’écart entre l’ancienne version et la nouvelle sont-ils justifiés ? Oui. Je détaille ma réponse plus bas.

Qualité de fabrication – Design

Permettez-moi une analogie avec le design des marques automobiles.

On est tous capable de distinguer les différentes marques de voitures sur un parking . Sans avoir à regarder le logo ou le nom. Sans même s’en rendre compte. La forme du véhicule suffit !

Les fabricants d’objectifs donnent l’impression depuis quelques temps de tendre vers ça. Ils aimeraient qu’on se dise, juste en voyant l’aspect de l’objet, « ah, ça c’est un Tamron, ça se voit tout de suite ».

Pour y parvenir, certains fabricants vont plus loin que le simple ajout d’un liseré de couleur autour du fût. C’est le cas de Tamron qui adopte désormais un style propre. Les nouveautés de la marque répondent à un cahier des charges poussé en matière de design.

Quelques mots viennent à l’esprit : épuré, classe, sobre. C’est tout sauf un hasard. La marque a bien compris que les performances optiques ne pouvaient pas à elles seules déclencher l’achat. Le client est humain : il fonctionne aussi au coup de cœur. A l’émotion.

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Le soin apporté à la fabrication et au design du G2 a fait un bon en avant. Il reprend évidemment les nouveaux standards stylistiques initiés sur des optiques comme le 35 mm f/1.8 Di VC USD.

Le G1 prend un sacré coup de vieux !

Tout est parfaitement assemblé, les matériaux utilisés sont d’excellentes qualité. Cet objectif respire le sérieux.

C’est important pour un tel zoom. L’usage auquel il est destiné n’est pas celui d’un studio photo confortable. C’est tout le contraire. Le 150-600 mm G2 est amené à évoluer à l’extérieur. Temps humide, poussière, sable, froid, il est conçu pour encaisser sans broncher des conditions difficiles.

Vous apprécierez la construction solide pour toutes les phases de manutention. Car il sera transporté, souvent, manipulé, toujours.

Ce Tamron peut affronter toutes ces situations sans aucun problème. Retenez que ce Tamron SP 150-600mm G2 est bien né, bien construit.

Prise en main – Ergonomie

Vous l’avez compris, Tamron a bien bossé sur le design. Ici aussi, le G2 met une belle claque à son prédécesseur.

Premier élément : les bagues de mise au point et de zoom. La matière utilisée est agréable au toucher. Ça accroche bien sous les doigts. La texture est rainurée, pas de risque de dérapage.

Bague de mise au point

C’est la plus fine des deux. Elle mesure 1,5 cm de large. Ça semble trop fin, surtout comparé à l’autre bague, mais à l’usage, c’est suffisant. La retouche manuelle du point se fait facilement. Il faut 1/4 de tour pour aller d’un bout à l’autre de la course. Même s’il y a une sensation de butée en bout de course, je l’aurais préférée plus marquée. En hiver, avec des gants, on finit pas ne plus trop savoir si on est en bout de course ou pas.

J’ai trouvé la rotation de cette bague manquant d’onctuosité. Sur le modèle testé, j’avais la sensation d’un frottement de plastique contre plastique. Un peu comme si ça manquait de lubrifiant.

Test Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Bague de zoom

Elle est large et tombe ainsi parfaitement sous la main. Même avec des gants bien épais, la bague se manipule facilement. Je n’ai pas noté de point dur. Juste le départ à 150 mm un peu plus dur que le reste, mais dès 300 mm, ça tourne parfaitement. C’est fluide, onctueux, la résistance est dosée comme il faut. Vous n’aurez pas l’impression d’actionner tous ces verres à l’intérieur !

Tamron a bien fait de mettre une bague large, caoutchoutée et rainurée. C’est par elle que la main gauche tient l’objectif à main levée. Bon point donc.

Le sens de rotation se fait de la gauche vers la droite pour zoomer et un peu moins d’1/2 tour est nécessaire pour passer de 150 à 600 mm. Cette course est parfaite sur trépied. On parcourt la plage focale en un tour de main. Le passage d’un extrême à l’autre se fait en un coup. De même, ajuster finement le cadrage est facile.

Mais j’insiste : sur trépied !

À main levée, c’est une autre histoire.

Ce type d’objectif est lourd. Sans support, vous n’avez qu’une seule façon de bien tenir l’ensemble : saisir le reflex avec la main droite et l’objectif avec la main gauche, sous la bague de zoom.

Tout va bien si vous vous contentez de procéder à des petits ajustements de focale. Par contre, ça devient plus compliqué pour passer directement de 150 à 600 mm. Dans ce cas précis, en position 600 mm, vous vous retrouvez à tenir l’objectif avec la paume de la main gauche vers le bas. Cette position n’est pas tenable.

Rien d’autre à faire que de lâcher le fut pour vite remettre la main gauche en position soutien. Mais pendant ce lâcher, tout le couple est tenu par la seule main droite. Ça ne dure pas longtemps, mais on le sent bien passer !

Ceci dit, devoir traverser toute la plage focale en une fois n’est pas fréquent. En pratique, je devais plutôt faire des ajustements sur des plages focales courtes. Par exemple entre 500 et 600 mm pour trouver le bon cadrage. Ou entre 150 et 300 mm parce que la scène l’imposait.

Pour conclure je dirais que Tamron a trouvé le bon dosage. A condition toutefois d’utiliser l’objectif sur trépied. Mais vous ne pensiez pas faire autrement pas vrai ?!

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Les boutons

Les bouton sont positionnés sur le coté gauche. Le maintien de l’objectif se fait avec la main gauche, les boutons tombent pile sous le pouce pour être actionnés. Parfait donc … pour les droitiers !

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Le pare-soleil

Il est en plastique et se visse sur l’objectif. Les photographes ayant l’habitude de poser au sol leur téléobjectif sur le pare-soleil devront s’abstenir. En effet, c’est du tout plastique. Une petite bande de caoutchouc au sommet du pare-soleil aurait été appréciée !

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

J’ai noté que le collier de serrage ne marquait pas de cran lors du changement portrait – paysage. C’est dommage car ce repère sensitif (ça force gentiment) est très pratique quand on a l’oeil rivé sur le sujet.

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

Système Flex Zoom Lock

Je dois absolument vous parler d’une grosse nouveauté ! Il s’agit du système Flex Zoom Lock. Derrière cette appellation se cache un mécanisme à l’efficacité diabolique.

Une fois activé par un simple glissement de la bague de zoom, la focale ne risque plus de changer intempestivement en cours de prise de vue. En fait, ça n’est pas un réel blocage à 150 mm pour ne pas voir le fut descendre tout seul sous son propre poids. Dès que le Flex Zoom Lock est opérationnel, la bague de zoom oppose une telle résistance qu’il devient très difficile de modifier la focale.

Un très bon point d’autant que ce système est actif à n’importe quelle focale ! Tamron a eu la bonne idée de marquer la bague d’un trait blanc quand le Flex Zoom Lock est actif. Aucun risque de se demander pourquoi cette fichue bague est si dure !

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

L’autofocus

C’est une des promesses sur le site Tamron : « La vitesse d’autofocus est significativement améliorée et permet une mise au point à grande vitesse précise sur des sujets en mouvement.»

En clair : le 150-600 mm G2 possède un autofocus plus efficace que son prédécesseur. Comment Tamron y est-il parvenu ? En revoyant le logiciel de commande de l’AF notamment (et oui, même dans votre objectif il y a de l’informatique !)

Impossible pour moi de vérifier pendant ce test du Tamron SP 150-600mm G2, je n’ai jamais testé le G1. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’apparemment, les tests menés par d’autres photographes confirment les dires de Tamron.

Je vous donne donc mon avis dans l’absolu en prenant ce seul critère : est-ce que l’AF du G2 est efficace dans mon utilisation de photographie animalière ?

Et en partant de ce postulat : un objectif photo possède un bon autofocus s’il répond à ces deux conditions :

  • il fait la mise au point rapidement,
  • la mise au point est précise.

Comme je suis la plupart du temps confronté à des sujets vifs comme les passereaux, autant vous dire que j’ai pu facilement vérifier l’efficacité de la mise au point du G2 !

En conditions de lumière satisfaisante, l’AF est redoutable d’efficacité et de précision. Je n’ai jamais noté de décalage de mise au point.

Cette performance est cependant à relativiser dès l’instant où j’étais confronté à trois paramètres :

  • la quantité de lumière baissait,
  • le sujet était loin du focus de l’objectif,
  • je sélectionnais un collimateur excentré.

Dans ces trois cas, l’AF a tendance à mettre plus de temps pour trouver le sujet et l’accrocher. D’autant que l’excellente gestion des hautes sensibilités du Nikon D5 m’autorisait à shooter après le coucher du soleil.

En photographie animalière, il faut ajouter une autre condition rendant un objectif intéressant. C’est sa discrétion. Une mise au point bruyante n’a pas son pareil pour faire fuir un animal sauvage. La motorisation USD (Ultrasonic Silent Drive) Tamron procure un fonctionnement très silencieux. Les photographes animaliers et tous ceux qui ne veulent pas être repérés seront comblés !

Le G2 possède un bouton permettant de choisir la plage de mise au point :

  • choix 1 : sur toute la plage disponible de 2,2 m à l’infini,
  • choix 2 : de 2,2 m à 10 m,
  • choix 3 : de 10 m à l’infini.

Cette fonctionnalité est intéressante pour réduire le phénomène de pompage bien connu (et agaçant) des objectifs ! Si vous connaissez à l’avance l’endroit où faire la mise au point, et si le sujet ne sort pas de cette zone, il ne faut pas s’en priver.

Par contre soyez conscient que c’est une source d’erreur en plus … Il m’est arrivé de laisser le commutateur sur la position de 10 m à l’infini et de ne pas comprendre pourquoi cette fichue mise au point ne voulait pas se faire sur la mésange à 5 m de moi !

Première conclusion

Les photographes d’action et de nature seront comblés par l’AF du Tamron très performant, mais qui se montre un peu plus hésitant si la lumière est manquante et avec un collimateur excentré.

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

EXIFS : ISO 4000 – 450mm – f/14 – 1/3200s

La stabilisation

Tamron a ajouté 3 modes de stabilisation au 150-600 mm G2.

MODE 1

C’est celui du G1. La stabilisation est opérée sur deux axes. C’est le mode standard que l’on choisira dans la majorité des situations.

MODE 2

Nouveauté ! Ce mode est destiné aux prises de vue en filé. Conçu pour un sujet en mouvement suivi par le photographe. Un seul axe est actif.

MODE 3

C’est le mode extrême pour les situations les plus exigeantes. Gain de 4,5 stops.

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

En plus de cette nouveauté, l’efficacité de la stabilisation du Tamron 150-600 mm G2 est améliorée par rapport au G1. La marque annonce jusqu’à 4,5 stops. C’est un sacré argument pour le photographe d’autant que l’ouverture maximale à 600 mm est plutôt fermée (f/6.3) comparé à d’autres téléobjectifs.

Ainsi, sauf à avoir beaucoup de lumière ou la possibilité de monter haut en ISO, se reposer sur une stabilisation efficace est primordial. A condition qu’elle soit efficace !

Alors, celle du 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2 l’est-elle ?

Une image (pour le coup une vidéo) valant mille mots, voici mon test effectué en mode Live View.

A l’usage, cela permet d’utiliser l’objectif à main levée en ayant l’esprit plus tranquille. Vous devez connaitre cette règle : la vitesse d’obturation doit être au moins égale à la valeur de la focale. A 600 mm, atteindre 1/600ème de sec. n’est pas toujours faisable. La stabilisation offre ce confort : pouvoir continuer à shooter même si la vitesse est « théoriquement » insuffisante.

Un autre intérêt de la stabilisation concerne la facilité de cadrage. Si vous avez déjà mis l’oeil dans un viseur couplé à un 600 mm, vous avez pu vous rendre compte que sans trépied, ça bouge beaucoup. C’est un fait : plus le grandissement est élevé, plus les micro-tremblements du photographe sont amplifiés. La stabilisation annule en grande partie ces petits secousses. La vidéo le montre très bien.

Alors ? Cette stabilisation améliorée remplit-elle son but ? Oui.

Certains photographes prétendent obtenir un grand nombre de photos nettes à des vitesses de 1/30 s. Le savoir faire entre en ligne de compte. Mais en tout état de cause, le stabilisateur, ça marche !

Test de la stabilisation du Tamron 150-600mm sur Nikon D5

La qualité d’image

Peut-être la partie la plus attendue non ?

Vous vous en doutez, vous ne trouverez pas dans ce test des mesures de laboratoire. J’ai uniquement appuyé mon avis sur mon ressenti. Ça peut vous paraitre simpliste. Pourtant, c’est aussi sur votre ressenti que vous baserez votre satisfaction.

Je me suis attaché à prendre des photos, sans changer mes habitudes de travail. Avec juste comme point de repère en qualité d’image mon Pentax K3 couplé au 300 mm f/4 de la même marque. Pourquoi ce jalon ? Parce que ce duo me comble depuis des années ! La qualité d’image est excellente.

J’entends quoi par « qualité d’image » ?

Faisons simple. C’est la capacité de l’objectif, avec une vitesse suffisante et une mise au point parfaite, à délivrer une photo nette, précise, propre. Certains résumeront ça en « piqué ».

Le 150-600 mm G2 m’a donné entière satisfaction. Mon cadre de référence étant un 300 mm focale fixe, c’est donc un super compliment ! A aucun moment je me suis dit « le Tamron est un cran en-dessous par rapport à mon 300 mm ».

Pourtant, avec ces plages focales extrêmes, on pouvait en douter ! En effet, les objectifs à focale fixe sont structurellement meilleurs que leurs homologues à focale variable. Malgré cet « handicap » de nature, le 150-600 mm délivre des images à la qualité remarquable dans sa gamme de prix.

Est-il meilleur à f/8 qu’à f/5.6 à 150 mm ? Est-il meilleur à f/8 qu’à f/6.3 à 600 mm ? Oui, dans ces deux cas, les tests poussés montrent que le Tamron donne-le-meilleur-de-lui-même à f/8.

Vous voulez mon avis ? On s’en fiche.

Je photographie 95 % du temps dans des conditions lumineuses difficiles. 95 % du temps je règle mon ouverture au maximum. Sans me dire « ah oui, mais si j’ouvre à fond, je vais perdre un peu en netteté sur les bords de l’image ». Mon intérêt est de faire entrer le plus de lumière possible sur le capteur. Exit donc les verdicts des images testées cropées à 100 %.

D’autant que les logiciels de retouche d’images permettent en un clic de corriger les défauts connus des objectifs ! Sérieusement, s’il le faut, ouvrez le plus possible. Ne vous cassez pas la tête.

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

test du Tamron SP 150-600mm – EXIFS : ISO 3600 – 150mm – f/7.1 – 1/1250s

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

EXIFS : ISO 3600 – 200mm – f/7.1 – 1/1250s

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

EXIFS : ISO 3600 – 300mm – f/7.1 – 1/1250s

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

EXIFS : ISO 3600 – 420mm – f/7.1 – 1/1250s

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

EXIFS : ISO 3600 – 500mm – f/7.1 – 1/1250s

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

EXIFS : ISO 3600 – 600mm – f/7.1 – 1/1250s

L’esthétique du flou d’arrière plan

La force d’un flou d’arrière-plan dépend de plusieurs facteurs. Dont la longueur focale et l’ouverture du diaphragme. Ainsi, utilisé à 600 mm et à pleine ouverture, le G2 offre un flou d’arrière plan très marqué. Votre sujet sera mis en valeur par l’effacement des détails du fond. Les 9 lamelles utilisées dans l’objectif délivrent un flou esthétique.

Le 150-600 mm G2 Tamron vous comblera par sa qualité d’image. Et n’oubliez pas qu’il coûte moins de 1500 euros !!! Clairement, il ne rivalise pas avec un 500 mm f/4 Nikon. Mais vous connaissez le prix de celui-ci ?

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

EXIFS : ISO 360 – 600mm – f/6.3 – 1/800s

Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2

EXIFS : ISO 1600 – 420mm – f/14 – 1/1600s

Test du Tamron SP 150-600mm : verdict

Vous avez la version 1 du 150-600 mm

Devez-vous le revendre et dépenser 1500 euros pour le G2 ? Je dirais oui.

L’évolution matérielle est significative : meilleure construction, meilleure finition, meilleure esthétique, plus de fonctionnalités, meilleure stabilisation, meilleur AF et qualité d’image toujours aussi bonne.

Vous n’avez pas encore de zoom téléobjectif et vous ça vous tente

Photographier la nature sauvage ou des sujets distants vous tente ? Alors c’est une porte d’entrée idéale dans le monde des super-téléobjectifs. Vous ne pouvez pas être déçu avec cet objectif polyvalent, relativement compact et maniable, bien construit, à la qualité d’image excellente, pour un tarif hyper compétitif.

Merci à Régis Moscardini du blog Auxois Nature pour la réalisation de ce test en collaboration avec Nikon Passion. Régis est un photographe animalier qui vous propose de nombreux conseils pour améliorer vos photos animalières, retrouvez-le sur son site.

 

Meilleur prix chez Miss Numerique


Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD, zoom ultra grand-angle pour reflex APS-C

Tamron annonce la mise à jour de son zoom super grand-angle pour reflex APS-C, le Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD.

Ce zoom dont la plage focale équivalente en plein format est de 16-37 mm est une belle évolution de la première version datant de 2008.

Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD,

Zoom Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD

Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD, présentation

Ce zoom Tamron 10-24mm fait comme son grand-frère annoncé le même jour, le Tamron 70-200mm G2 f/2.8, il reprend les nouveaux standards de la marque en matière de design, de présentation et d’ergonomie.

Tamron a pris soin d’inclure dans cette nouvelle version ses meilleures technologies afin de proposer un zoom de reportage idéal également pour la photo de rue et – surtout – la photo de paysage.

Une plage focale très étendue

Le Tamron fait jeu égal avec le Nikon 10-24mm en matière de plage focale (équivalent 16-37 mm en plein format), le modèle Nikon n’étant toutefois pas stabilisé. Couvrant à la fois l’ultra grand-angle et le grand-angle, cette plage focale vous permet d’envisager la photo de paysage et le reportage. Mais aussi la photo d’architecture urbaine comme la photo de rue.

Une formule optique entièrement revue

Ce zoom Tamron 10-24mm propose une toute nouvelle formule optique composée de 16 éléments en 11 groupes. Cette formule optique fait appel à des lentilles en verre LD (Low Dispersion), en verre XLD et elle incorpore également un verre asphérique et un verre hybride asphérique.

Ces caractéristiques optiques permettent au Tamron 10-24mm de présenter -selon la marque – un niveau d’aberrations chromatiques très faible sur l’ensemble de la plage focale. Toujours selon la marque les nombreuses déformations dues aux courtes focales sont particulièrement bien corrigées.

En complément,  cette formule optique fait appel au traitement Tamron BBAR (Broad-Band Anti-Reflection) qui réduit les reflets (très fréquents en grand-angle) ainsi que les effets d’images fantômes et le flare.

Stabilisation VC 4IL

Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD,

Zoom Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD – stabilisation Tamron VC

La stabilisation est importante avec les longues focales pour réduire les risques de flou de bougé. En grand-angle et ultra grand-angle ce risque est réduit mais les objectifs à courte focale sont de plus en plus souvent équipés de systèmes de stabilisation à la demande des utilisateurs.

C’est le cas de ce Tamron 10-24mm qui vous permet donc de faire des photos en basse lumière tout en utilisant des temps de pose longs évitant de trop monter en ISO. Tamron a logé son système VC dans ce 10-24mm sans contrepartie sur la compacité, les proportions de la précédente version dépourvue de stabilisation sont conservées.

Mise au point autofocus HLD

Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD,

Zoom Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD – motorisation Tamron HLD

Le Tamron 10-24mm embarque le nouveau système de motorisation autofocus Tamron HLD (High/Low Torque Modulated Drive Motor) spécialement développé selon la marque pour cet objectif.

Ce système autorise un contrôle de mise au point très fluide de même que la très classique retouche manuelle du point.

Ergonomie et protection

Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD,

Zoom Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD – joints d’étanchéité

Ce type d’objectif est en concurrence directe avec les focales fixes en terme de poids et d’encombrement, mais sa plage focale forcément plus étendue lui permet d’avoir les faveurs des amateurs de reportage. Tamron annonce avoir travaillé la répartition du poids pour donner un meilleur équilibre à son zoom 10-24mm et séduire d’autant plus les photographes désireux de passer de la focale fixe au zoom grand-angle.

Le Tamron 10-24mm reste très compact avec une longueur maximale de 8,5 cm et un poids de 450 gr (8,7cm et 460 gr pour le 10-24mm Nikon).

Ce zoom bénéficie également d’un traitement à la fluorite sur sa lentille frontale. Ce traitement a pour effet de réduire le dépôt de corps gras ainsi que de favoriser l’écoulement des gouttes de pluie. Vous pourrez sortir sous la pluie sans crainte, d’autant plus que l’optique est équipée de joints spéciaux tous temps.

Diaphragme électronique en monture Nikon

Le Tamron 10-24mm dispose d’un diaphragme électronique qui offre plus de précision en matière d’ouverture et une meilleure répétabilité du réglage d’ouverture (par réduction des effets de repositionnements mécaniques).

Ce principe a toutefois quelques contraintes puisqu’il nécessite un boîtier compatible capable de piloter cette fonction. Dans la gamme Nikon récente, les reflex compatibles sont les Nikon D3100, D3200, D3300, D3400, D5000, D5100, D5200, D5300, D5500, D5600, D7000, D7100, D7200, D300 et D300s, D500.

Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD, tarif et disponibilité

Le zoom Tamron 10-24mm HLD est disponible dès le 2 mars 2017 en monture Nikon et le 23 mars 2017 en monture Canon.

Son tarif n’est pas encore annoncé, il devra toutefois tenir compte du tarif de 499 euros de la précédente version et de celui du Nikon 10-24mm (non stabilisé, 869 euros couramment constaté).

Source : Tamron


Nikon a eu 100 ans en 2017, retour sur un siècle d’histoire

Nikon et la photo, c’est une histoire qui dure puisque la marque Nikon a eu 100 ans le 25 juillet 2017 très exactement, mais les célébrations de ce siècle d’existence ont démarré en début d’année et se sont poursuivies pendant plusieurs mois. Retour sur une longue histoire dans laquelle il n’y a pas que de la photo.

Nikon a 100 ans en 2017, retour sur un siècle d'innovation

Nikon a 100 ans, un peu d’histoire

Tout commence par une fusion

L’histoire de Nikon démarre officiellement le 25 juillet 1917. Cette année-là, à la demande du gouvernement japonais qui veut rivaliser avec les entreprises allemandes, les fabricants d’optiques Tokyo Keiki Seisaku Sho et Iwaki Glass Manufacturing fusionnent avec Fujii Lens Seizo Sho.

Nikon headquarters at the time was within the Tokyo Keiki company at 120 Haramachi, Koishikawa-ku, Tokyo (present-day Hakusan 4-chome, Bunkyo-ku).

Le siège de Nippon K.K. à ses débuts au 120 Haramachi, Koishikawa-ku, Tokyo – Photo (C) Nikon Corp.

Ces entreprises leader sur leur marché vont désormais évoluer ensemble sous le nom de “Nippon Kōgaku Kōgyō”. L’entreprise qui ne s’appelle donc pas encore Nikon est une filiale du groupe Mitsubishi, un des principaux groupes industriels japonais.

La production d’optiques Nippon K.K. commence en 1918. Nikon fournit alors principalement du matériel militaire. En 1923 un laboratoire de recherche dédié à l’optique voit le jour, tandis que le premier microscope estampillé Nikon arrive en 1925.

Les années 30 et les optiques Nikkor

A partir de 1932 les optiques Nippon K.K. sont produites sous le nom Nikkor. C’est le nom actuel de la gamme d’objectifs Nikon, d’où les appellations Nikon AF-S Nikkor.

Four pour fabrication des optiques Nikon

Four de fusion de 500 kg pour la fabrication des optiques Nikon – Photo (C) Nikon Corp.

L’entreprise Seiki Kogaku (qui deviendra plus tard Canon) propose en 1935 le tout premier appareil photo compact 35 mm japonais. Si le boîtier est bien un Canon, l’objectif est conçu et fabriqué par Nippon K.K.. Le mot Nikkor est d’ailleurs gravé sur l’optique.

L’après-guerre et les télémétriques Nikon S

Après guerre les boîtiers télémétriques ont la faveur des photo-reporters qui apprécient leur compacité et leurs performances. Nippon K.K. doit réorganiser ses activités et délaisser le matériel militaire, ce sera les verres de lunettes et la photo !

Concurrent annoncé des marques allemandes, Nippon K.K. propose son tout premier appareil photo, le Nikon I (pour Industrie) en 1948. La gamme sera vite complétée des modèles Nikon S dont la carrière s’arrêtera en 1957 avec l’arrivée du mythique reflex Nikon F.

Nikon S télémétrique - collection Nikon Passion - Nikon a 100 ans en 2017

Nikon S télémétrique – collection Nikon Passion

En décembre 1950, un article du New-York Times met déjà en avant la grande qualité des boîtiers Nikon et des optiques Nikkor utilisées par les photos journalistes américains durant la guerre de Corée.

David Douglas Duncan, photo-reporter de guerre, couvre le conflit coréen et découvre les télémétriques Nikon S qu’il préfère très vite aux Leica : piqué et contraste des optiques ont sa faveur, ses images font la Une du magazine Life, la réputation de Nippon K.K. est établie.

Années 50, la saga des Nikon S

Nikon continue d’innover et introduit en décembre 1953 son premier microscope stéréo de même que le boîtier télémétrique Nikon S2. Ce télémétrique est le premier boîtier 35 mm japonais à disposer d’un levier d’avance rapide du film (le Nikon S dispose d’une simple molette).

Nikon S2 télémétrique - collection Nikon Passion - Nikon a 100 ans en 2017

Nikon S2 télémétrique – collection Nikon Passion

Le Nikon SP entre dans la légende en 1957. C’est le premier boîtier à disposer d’un système à couplage de motorisation de l’avance du film ainsi que d’un obturateur plan focal en titane.

Nikon F, le reflex en approche

1959 est une année charnière pour Nippon Kogaku qui annonce son reflex Nikon F. Ce boîtier désormais mythique reprend bon nombre de composants du Nikon SP mais apporte la visée reflex et, surtout, la monture F.

La monture F est toujours en usage aujourd’hui, c’est la monture ayant la plus longue durée de vie dans le monde de la photo et qui reste compatible avec les boîtiers et optiques récents. Les optiques Nikkor d’époque sont toujours utilisables sur certains boîtiers Nikon actuels comme le Nikon Df.

Reflex Nikon F Apollo - collection Nikon Passion - Nikon a 100 ans en 2017

Reflex Nikon F Apollo – collection Nikon Passion

Les optiques Nikon, l’ADN de la marque

A la fin des années 50, Nippon K.K. fournit en optiques la marque Zenza Bronica pour ses boîtiers moyen format. La gamme Nikkor (qui vient de passer le cap des 100 millions d’unités produites ces derniers mois) voit arriver trois objectifs inédits en 1962 :

  • le Nikkor 35 mm f/ 3.5 PC, premier objectif à décentrement pour boîtier 35 mm
  • le Nikkor 8 mm f/8 fish-eye
  • le Medical Nikkor 200 mm f/5.6, premier objectif intégrant un flash annulaire pour la photographie rapprochée.

Je suis … sous l’eau

Nikonos I appareil reflex étanche - collection Thierry Parent - Nikon a 100 ans en 2017

Reflex Nikonos I – Photo et collection Thierry Parent – Nikon Passion

Toujours soucieuse d’étoffer sa gamme de boîtiers et de répondre aux besoins de tous les photographes, Nikon s’approprie le brevet français des boîtiers étanches Calypso en 1963. C’est la naissance de la gamme Nikonos qui va rencontrer un énorme succès en photographie sous-marine.

De nos jours les seuls Nikon étanches sont le compact Coolpix AW130 et l’hybride Nikon 1 AW1.

Je suis … dans l’espace

La NASA veut profiter de ses missions Apollo pour rapporter des clichés de l’espace et de la terre. C’est à Nippon K.K. qu’elle confie le soin de lui proposer des boîtiers compatibles avec les vols spatiaux.

Nikon D4s et matériel photo Nikon à bord de la station spatiale internationale - Nikon a 100 ans - © ESA/NASA

Nikon D4s et objectifs utilisés à bord de la station spatiale internationale – © ESA/NASA

Une version modifiée du Nikon F accompagne chaque vol Apollo. C’est le début de la conquête spatiale par Nikon puisqu’en 1983 plusieurs boîtiers Nikon sont utilisés par les astronautes du Skylab. Et en 2017 Thomas Pesquet utilise des Nikon D4s dans l’ISS.

Des reflex pour tous

La photographie se démocratise dès les années 60 et Nippon K.K. complète sa gamme pro par un modèle moins onéreux mais guère moins performant, le Nikkormat. Les différents modèles de Nikkormat vont accompagner amateurs et experts pendant de longues années avant de céder leur place.

Reflex Nikon Nikomat - collection Nikon Passion - Nikon a 100 ans en 2017

Reflex Nikon Nikomat (version japonaise du Nikkormat) – collection Nikon Passion

L’arrivée de l’électronique

Les progrès de l’électronique en matière de miniaturisation permettent à Nippon K.K. d’intégrer les premiers composants dès la fin des années 70. Dans la gamme Pro le Nikon F3 prend la suite du Nikon F2, c’est le tout premier Nikon à disposer de composants électroniques.

Le Nikon F3AF permet à la marque de mettre au point l’autofocus. Cette innovation sera pleinement officialisée en 1986 avec le F501, premier modèle reflex autofocus largement diffusé.

En 1983, le Nikon FA est le successeur des Nikon FM et FM2 et le premier boîtier Nikon à disposer de la mesure de lumière matricielle.

Nikon FM2 - Nikon a 100 ans en 2017, retour sur un siècle d'histoire Nikon FA - Nikon a 100 ans en 2017, retour sur un siècle d'histoire

Reflex Nikon FM2 et FA – collection Nikon Passion

1988 : Nippon Kogaku devient Nikon Corporation

En 1988 la société Nippon Kogaku change de nom pour « Nikon Corporation ».

Nikon Corp. ne s’endort pas sur ses lauriers et annonce l’année suivante le Nikon F4. Ce reflex Pro monobloc est tellement apprécié dès sa sortie par les photographes professionnels comme amateurs qu’il inaugure la mode des listes d’attentes encore en vigueur de nos jours pour les nouveaux modèles numériques.

Nikon n’oublie pas pour autant la photographie sous-marine et lance en 1992 le Nikonos RS, premier reflex étanche autofocus accompagné du zoom Nikkor 20-35 mm dont la plage focale est idéale en sous-marine.

Nikon F5 - Nikon a 100 ans en 2017, retour sur un siècle d'histoire

Reflex Nikon F5 – collection Nikon Passion

L’argentique finit en force

La gamme Nikon Pro voit l’arrivée du Nikon F5 en 1996. Avant-dernier Nikon F Pro argentique avant le Nikon F6 (toujours au catalogue), le F5 propose des performances exceptionnelles pour l’époque :

  • viseur interchangeable
  • mesure de lumière matricielle couleur
  • obturateur 1/8000 ème de sec.
  • mode rafale 8 images/sec. (un film 36 poses dure 4,5 secondes !)
  • mesure TTL au flash

Le Nikon F5 a introduit bon nombre de modules équipant encore aujourd’hui les reflex numériques Nikon, comme la mesure de lumière matricielle RVB. Il a servi de base à Kodak pour sa gamme numériques Kodak DCS et de modèle pour le plus compact et abordable Nikon F100.

Nikon ne produit plus de boîtiers argentiques amateurs désormais, seul le Nikon F6 reste au catalogue depuis l’arrêt du Nikon FM10 fabriqué sous licence par Cosina.

Le virage numérique et les Nikon D

Après quelques modèles précurseurs lancés au début des années 90 et résultats de l’assemblage de boîtiers Nikon et d’électroniques Kodak, les Nikon E2 et E2s intègrent en 1996 des composants Fuji.

Le virage numérique est réellement pris en 1999 avec la sortie du Nikon D1, premier boîtier professionnel numérique entièrement conçu par Nikon. Le Nikon D1 est loin d’être ridicule malgré un capteur de 2,7 Mp puis 5,3 Mp avec une sensibilité de 1600 ISO, une vitesse d’obturation de 1/16000 ème de sec. et une mesure matricielle couleur issue du Nikon F5.

Nikon D1X - Anniversaire Nikon 100 ans

Nikon D1X – Photo et collection (C) Michel Claude – Nikon Passion

La liste des reflex numériques Nikon ne va faire que s’allonger et la gamme se compléter avec les différents segments que l’on connaît aujourd’hui :

  • reflex numériques grand public
  • reflex numériques amateurs
  • reflex numériques experts
  • reflex numériques pros

Cette gamme reflex est complétée d’une gamme de compacts Nikon Coolpix fortement concurrencée par les smarphones désormais. La gamme Nikon One regroupe des modèles hybrides : compacts à objectifs interchangeables et monture Nikon CX comme le Nikon 1 J5.

En 2016 Nikon a lancé une gamme de caméras d’action, KeyMission, afin de proposer une expérience utilisateur complète en photographie comme en vidéo.

Les scanners Nikon

Nikon a lancé une gamme de scanners films et diapositives, les Nikon Coolscan, dès 1988.

Les modèles les plus performants, Coolscan LS-4000 ED et Coolscan LS-5000 ED, pouvaient recevoir un chargeur de diapositives ou un dérouleur de film en bande pour accélérer la numérisation de lots importants de diapositives et de films argentiques.

Scanner Nikon Coolscan 4 ED - Nikon a 100 ans en 2017, retour sur un siècle d'histoire

Scanner Nikon Coolscan IV ED – collection Nikon Passion

Le Coolscan 9000 ED offrait lui la possibilité de traiter les films Kodachrome au moyen d’un logiciel dédié afin de supprimer, dès la numérisation, les poussières et rayures.

Le logiciel Nikon Scan pilotant ces scanners n’est plus supporté depuis 2007, cet arrêt a signé le retrait du marché des scanners par Nikon, la série Nikon Scantouch (scanners à plat) n’ayant pas connu le succès escompté face à une concurrence importante des fabricants de périphériques pour ordinateurs.

Nikon Sport Optics

Nikon propose de longue date une gamme complète de jumelles, de longues vues,  de télémètres laser, de lunettes de tir et de microscopes de terrain dédiées aux activités Sports et Nature. Regroupés au sein de la gamme Sport Optics, ces équipements reprennent les caractéristiques propres à la marque en matière de conception optique.

Nikon Sport Optics, jumelles, longues-vues, télémètres laser, lunettes de tir, microscopes de terrain

La gamme Nikon Sport Optics – Photo (C) Nikon Corp.

Nikon a 100 ans : Nikon et les sciences

Si Nikon a 100 ans et est connue du grand public pour ses appareils photo, la marque est aussi présente depuis sa naissance dans plusieurs domaines industriels et scientifiques.

Nikon Instruments Scientifiques

Une partie de la gamme d’instruments scientifiques Nikon – Photos (C) Nikon Corp.

Nikon a développé un savoir-faire reconnu en matière d’instruments optiques. La marque propose une gamme complète de microscopes, de systèmes de capture pour l’espace ainsi que des systèmes d’imagerie médicale. N’oublions pas non plus les éléments équipant les télescopes, le domaine de l’ophtalmologie et les verres de lunettes.

En février 2015, Nikon a fait l’acquisition de la société britannique Optos pour développer sa présence dans le domaine de l’optique médicale.

Nikon a 100 ans : systèmes robotisés MRMC

Nikon, bras robotisés MRMC

La gamme de systèmes robotisés Nikon suite au rachat de MRMC – Photos (C) MRMC

En septembre 2016, Nikon a racheté la société MRMC designs qui produit des systèmes robotisés pour permettre la capture automatisée de photos et de vidéos à distance.

Ces solutions sont utilisées par l’industrie cinématographique et les sociétés de diffusion TV et cinéma comme par le monde de la photo. Lors du Salon de la Photo 2016 à Paris, le stand Nikon était filmé et photographié par les bras robotisés Nikon MRMC.

Nikon a 100 ans, la vidéo anniversaire

Pour célébrer cet anniversaire, Nikon vous propose de retrouver les temps forts qui ont ponctué l’histoire de la marque.  mais vous allez voir aussi que si la photo tient une place prépondérante chez les jaunes, il y a d’autres activités moins connues du grand public qui participent au succès de la marque.

Nikon a 100 ans, la vidéo et les différentes activités de la société

100 ans de Nikon et vous …

Si vous fréquentez Nikon Passion c’est probablement que vous avez un attachement particulier à cette marque, au matériel photo qu’elle propose, à votre boîtier. Si Nikon a 100 ans, votre histoire avec la marque dure depuis combien de temps ?

En savoir plus sur Nikon …

Ne manquez pas le dossier complet sur l’histoire de Nikon et la saga de 11 épisodes vidéo.


Test Nikon AF-P 70-300 mm f/4.5-6.3 G ED VR DX

Le Nikon AF-P 70-300 mm f/4.5-6.3 G ED VR DX est un zoom téléobjectif dédié aux appareils Nikon à capteur APS-C (DX). Il existe en deux versions avec ou sans stabilisateur d’image, et constitue l’entrée de gamme en matière de téléobjectif 300 mm pour Nikon.

J’ai testé la version VR stabilisée de cet objectif, je vous dis ce que j’en pense avec quelques photos issues du test.

Test Nikon AF-P 70-300 mm f/4.5-6.3 G ED VR DX

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Test Nikon AF-P 70-300 mm f/4.5-6.3 G ED VR DX : présentation

Nikon a annoncé le Nikon AF-P 70-300 mm G ED VR DX en même temps que son reflex entrée de gamme Nikon D3400. Ce n’est pas un hasard car cette optique vient compléter la gamme d’objectifs à motorisation pas à pas (modèles AF-P) dédiée aux boîtiers DX, et représente un bon complément au zoom AF-P 18-55 mm vendu en kit avec la plupart des D3400 et D5600.

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Le Nikon AF-P 70-300 mm en position 300 mm

Nikon propose ainsi un téléobjectif 300 mm très abordable, d’autant plus si vous choisissez la version non VR (50 euros de moins environ). Je vous conseille toutefois la version stabilisée, d’autant plus que ce zoom possède une ouverture maximale de f/6.3. Cette ouverture limitée impose le recours à des temps de pose plus longs (vitesses plus faibles) quand la lumière manque et un risque de flou de bougé plus important, ce que compense le système de stabilisation (gain estimé de 4 stops ou IL).

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Le Nikon AF-P 70-300 mm à 70 mm comparé au 18-55 mm fermé

Ce zoom Nikon AF-P 70-300 mm s’avère très léger et compact pour une telle plage de focale. Son poids (415 gr.) et son encombrement n’ont bien sûr rien à voir avec ceux du zoom Nikon AF-S 70-200 mm f/4 mais il ne joue pas dans la même cour. Il s’agit d’un objectif qui complète la plage focale transstandard du 18-55 mm et s’avère plus intéressant que le Nikon AF-S 55-200 mm et plus moderne que le Nikon AF-S 55-300 mm.

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Le Nikon AF-P 70-300 mm en position 300 mm comparé au 18-55 mm fermé

La construction de ce Nikon AF-P 70-300 mm est correcte, en phase avec le coût modéré de l’optique. Le corps de l’optique comme la monture restent en polycarbonate et l’objectif est dépourvu de joints d’étanchéité, mais une fois de plus il n’a pas un positionnement expert.

Contrairement aux modèles plus onéreux, le système de stabilisation intégré est dépourvu de toute commande externe. Vous pouvez activer ou désactiver le VR depuis les menus du boîtier (voir Stabilisation optique VR dans les menus). Pensez à désactiver ce stabilisateur si vous faites des photos avec le boîtier sur trépied car c’est contraire au fonctionnement d’un stabilisateur optique.

La formule optique de ce Nikon AF-P 70-300 mm comprend 14 lentilles réparties en 10 groupes. La mise au point minimale est limitée à 1,1 m, ce qui convient pour tous les sujets distants mais vous limitera pour les gros plans d’objets plus proches, tenez en compte au moment du choix si vous avez ce besoin.

La bague de zoom très large est facilement manipulable sans avoir à quitter le viseur des yeux. Il n’en est pas de même de la bague de mise au point en bout d’objectif réduite à la portion congrue. Mais ce zoom s’adresse à des photographes qui ont plutôt tendance à l’utiliser en mode autofocus, la taille de la bague n’est alors pas un problème.

La motorisation AF-P fait appel à un moteur pas à pas bien plus silencieux que le moteur AF-S des autres objectifs Nikon. Ceci vous permet d’envisager le tournage vidéo en mode de mise au point automatique sans entendre le bruit du moteur AF dans la vidéo. Les vidéastes débutants apprécieront, les autres préférant de loin la mise au point manuelle avec follow-focus en vidéo.

Sur le terrain

J’ai utilisé cet objectif avec le Nikon D3400, le reflex entrée de gamme Nikon. Si ce 70-300 mm est plus long que le 18-55 mm, il n’en reste pas moins tout à fait transportable au quotidien car son poids est vraiment limité. Seule la longueur de l’objectif, à 300 mm particulièrement, pourra dissuader ceux qui veulent rester discrets, mais c’est le fait de tous les zooms téléobjectifs.

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Le Nikon AF-P 70-300 mm en position 70 mm

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Même vue avec le Nikon AF-P 70-300 mm en position 300 mm

L’ensemble boîtier-objectif s’avère plutôt agréable à l’usage, la mise au point est très réactive et précise, l’autofocus pourtant limité à 11 collimateurs du D3400 assure un suivi AF sans faille même en faible lumière. Sur le D5600 et ses 39 collimateurs, le suivi de sujets en mouvement n’en sera que meilleur.

L’ouverture limitée impose le recours à des vitesses d’obturations réduites dès que la lumière se fait plus rare, en soirée ou dans les zones d’ombres. Le stabilisateur fait son travail mais pensez à jouer avec la sensibilité ISO pour gagner un ou deux IL, vous aurez un peu plus de marge de sécurité à 300 mm particulièrement. Et comme les D3400 et D5600 gèrent bien les hautes sensibilités ce ne sera pas un problème.

Des photos avec le Nikon AF-P 70-300 mm

Voici une série de photos faites avec ce zoom Nikon AF-P 70-300 mm à différentes focales et différentes ouvertures.

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Test Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-6.3 G ED VR

Mon avis sur le Nikon AF-P 70-300 mm

Ce téléobjectif réservé aux boîtiers DX Nikon est une belle alternative au plus ancien AF-S 55-200 mm comme à l’AF-S 55-300 mm. Sa mise au point est plus discrète et réactive, sa plage focale plus grande (que le 200 mm) et son stabilisateur très efficace.

Proposé à un tarif très compétitif y compris en version VR, il s’avère moins lourd que le 55-300 mm (moins 115 gr.) et à peine plus long (+2 mm). Sa distance de mise au point minimale plus courte (1,1 m contre 1,4 m) vous permet d’approcher plus facilement du sujet.

Le fait que la plage focale démarre à 70 mm au lieu de 55 mm n’est pas un inconvénient majeur si vous possédez un 18-55 mm, le manque entre les deux reste minime et 70 mm correspond à la focale portrait idéale (équivalent 105 mm en plein format).

Proposé au même tarif que le Nikon AF-S 55-300 mm il s’avère un meilleur choix surtout si vous envisagez la vidéo. Dans le cas contraire et si vous cherchez les économies, le Nikon AF-S 55-200 mm vendu environ 110 euros moins cher reste une alternative intéressante, d’autant plus qu’il est souvent proposé en double kit avec le 18-55 mm à l’achat du boîtier.

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En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon.


Apprendre à tout photographier, tous photographes sur le terrain

Vous maîtrisez les bases de la photographie mais savez-vous photographier les différents sujets qui vous passent sous les yeux ? Apprendre à tout photographier est une bonne pratique si vous voulez faire des photos en toutes circonstances.

Jacques Croizer vous aide à relever le défi avec le guide « Tous photographes, apprenez à tout photographier ». Voici de quoi en savoir plus sur ce second ouvrage de l’auteur, également auteur de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion.

Apprendre à tout photographier, tous photographes sur le terrain

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Apprendre à tout photographier ?

Apprendre la photo est une démarche de longue haleine qui demande une pratique régulière. Une fois les bases de la photo acquises, il vous faut passer à l’acte et vous lancer sur le terrain.

Si vous êtes photographe amateur, vous trouvez peut-être difficile de vous spécialiser sur un domaine bien précis car vous êtes tenté de tout photographier par plaisir. ou pour essayer, tout simplement.

Je pense pourtant que c’est une bonne idée car vous laisser enfermer trop vite dans un domaine particulier va nuire à votre apprentissage.

Apprendre à tout photographier, tous photographes sur le terrain

C’est cette même idée qui a motivé Jacques Croizer pour vous proposer la suite de son premier guide « Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos » que j’avais fort apprécié lors de sa sortie.

Cette fois c’est sur le terrain que nous allons partir puisque Jacques vous invite à le suivre, en compagnie de plusieurs autres photographes (dont Didier Ropers, photographe pro et modérateur sur le forum Nikon Passion).

Au programme :

  • photographier les paysages,
  • photographier le paysage urbain,
  • la photo de rue,
  • photographier la neige,
  • photographier un lever et un coucher de soleil,
  • photographier la nuit,
  • photographier un feu d’artifice,
  • le portrait photo,
  • la photo rapprochée,
  • la photographie au flash,
  • comment faire une série photo.

Que vous soyez débutant en photo ou plus expert dans un domaine particulier, vous avez de quoi découvrir des sujets possibles.

Contenu de chaque chapitre

Apprendre à tout photographier, tous photographes sur le terrain

L’approche est très pragmatique. Chaque thème est traité en détail, avec de nombreuses photos d’illustration et une précision dans les explications propre à l’auteur. Si vous avez déjà lu un des tutoriels photo de Jacques sur ce site, vous voyez de quoi je veux parler (voir par exemple comment photographier un feu d’artifice).

Entre deux chapitres principaux vous allez découvrir un sujet plus technique et des notions pour vous aider à mieux maîtriser votre matériel photo :

  • comment fonctionne le capteur d’un appareil photo numérique,
  • quels sont les différents modèles d’appareils photo et comment choisir,
  • comment choisir le bon objectif,
  • des rappels sur les bases de la photographie,
  • comment utiliser les modes d’exposition P,S,A et M,
  • pourquoi et comment corriger l’exposition,
  • comment gérer la couleur en photo numérique,
  • comment utiliser les réglages complémentaires,
  • pourquoi et comment utiliser un filtre gris neutre ou un filtre polarisant.

Il s’agit bien ici de replacer dans un contexte de prise de vue chaque sujet technique pour que vous puissiez retenir les infos essentielles et ne plus avoir à y penser au moment de la prise de vue.

Les photographes parlent aux photographes

Apprendre à tout photographier, tous photographes sur le terrain

J’ai particulièrement apprécié les nombreux encarts dans lesquels plusieurs photographes experts ou professionnels viennent présenter leur vision, leur approche et leur sujet. C’est un enrichissement indéniable qui permet de vous donner des éclairages différents.

Vous allez par exemple voir comment Didier Ropers s’est pris de passion pour la photo et comment il en a fait son activité principale. Six autres photographes se sont prêtés à l’exercice, vous allez forcément vous identifier à l’un d’entre eux après avoir lu leurs encarts, et – pourquoi pas – faire de votre passion une véritable activité créative !

Mon avis sur « Tous photographes, sur le terrain ! »

Avec ce second volet, Jacques Croizer vous invite à profiter des acquis de son premier guide, les bases de la photo, et de passer à l’action quel que soit le sujet qui vous intéresse.

Le contenu est forcément plus détaillé que dans le premier ouvrage, plus spécialisé aussi puisqu’il concerne un domaine particulier dans chaque chapitre.

Les compléments proposés par d’autres photographes apportent des visions complémentaires à celle de l’auteur, ce qui rend l’ensemble plus pertinent.

Ce guide s’adresse à vous si vous avez les bases indispensables de la photographie (utilisation courante d’un appareil photo reflex ou hybride) et que vous voulez passer un cap dans votre pratique. Vous allez pouvoir découvrir les grands domaines de la photo et faire vos premiers pas de photographe spécialisé.

Si vous maîtrisez déjà un domaine mais souhaitez élargir le champ de vos possibilités, laissez-vous aller à découvrir autre chose, nourrissez-vous de l’expérience des photographes interviewés et tentez l’expérience. Vous allez forcément en tirer quelque chose.

Si vous avez déjà parcouru le premier guide de l’auteur, ce second ouvrage sera un très bon complément pour enrichir vos connaissances et apprendre à tout photographier.

Ce guide au meilleur prix …


Comparaison Nikon D5500 – D7200 – D500 : lequel choisir

La gamme Nikon APS-C (DX) propose 3 boîtiers pour les amateurs de photographie et les experts avec des nivaux de performances différents et des usages bien spécifiques. Cette comparaison Nikon D5500 – D7200 – D500 vous permet de voir les différences entre les capteurs, les boîtiers et de savoir lequel choisir selon vos besoins.

Le Nikon D500 est le modèle exclusif pro qui vient concurrencer le Nikon D7200 tandis que le Nikon D5600 est le boîtier pour les amateurs de photographie par excellence.

Comparaison Nikon D5500 - D7200 - D500

 

 

La gamme Nikon DX est pratiquement aussi consistante que la gamme FX (voir le comparatif Nikon FX) avec pas moins de 4 modèles au catalogue (décembre 2016). Ces reflex dont la caractéristique principale est de disposer d’un capteur APS-C répondent tous à des besoins différents et assez clairement identifiables.

Toutefois vous êtes encore nombreux à hésiter entre l’un et l’autre des modèles, particulièrement lorsque vous cherchez un reflex pour d’autres usages que la simple photo de famille.

Avant de continuer, précisions que le terme amateur n’est en aucun cas péjoratif ici mais qu’il désigne toute personne qui aime la photo (le sens premier du terme) et a envie de se faire plaisir avec un boîtier plus performant que les entrées de gamme hybrides et reflex.

Un amateur qui en sait un peu plus que la moyenne est un expert (cela n’engage que moi) et l’expert qui vend des photos est un Pro (ou assimilé).

Le Nikon D3400 n’apparaît pas dans ce comparatif car il répond aux usages familiaux et très grands publics. Ce n’est pas le cas des trois autres modèles qui vous permettent de vous mettre bien plus sérieusement à la photo. Le Nikon D3400 a par contre pour lui un tarif très abordable.

Comparaison Nikon D5500 – D7200 – D500 : les capteurs

Mise à jour Juin 2016 :le test du Nikon D500 est disponible

Mise à jour décembre 2016 : le Nikon D5600 remplace le D5500 mais les performances restent identiques, en l’absence de test actualisé, les chiffres du D5500 restent d’actualité.

Les Nikon D5500 et Nikon D7200 disposent tous deux de capteurs de 24Mp tandis que le D500 embarque un capteur de 20Mp. Ce dernier modèle fait l’économie de 4Mp pour pouvoir disposer de photosites un peu plus gros et il y a fort à parier que les tests de sensibilité ISO vont pencher en sa faveur.

Comparaison Nikon D5500 - D7200 - D500

Entre le D5500 et le D7200, la différence se joue déjà au niveau de la profondeur de couleur (qui traduit la richesse de rendu des couleurs). Le D5500 plafonne à 24,1 bits pour 24,5 au D7200. L’écart est certes faible mais à ce niveau de détail, les plus pointilleux préféreront utiliser le D7200 qui donnera de meilleurs résultats. Le D500 est lui au niveau du D5500, les portraitistes favoriseront le D7200.

Le D7200 l’emporte encore sur le plan de la dynamique. Son capteur encaisse un écart de contraste plus important (entre zones sombres et zones très lumineuses) de 0,6Ev (14 Ev pour le D5500 et le D500 contre 14,6 Ev pour le D7200).

Comparaison Nikon D5500 - D7200 - D500

Sur le plan de la sensibilité, c’est le D5500 qui l’emporte. Il gagne 105 ISO face à son frère de gamme, ce qui fait de lui un boîtier un peu plus performant en basse lumière (toutes données DxO Mark).

Test DxO du Nikon D500 Comparaison Nikon D5500 - D7200 - D500

Le Nikon D500 fait jeu égal avec le D7200 en sensibilité puisque l’écart est de 9 ISO en plus pour le D7200, autant dire rien. Sur le terrain toutefois j’ai pu constater une image de meilleure qualité et un gain de l’ordre d’1IL face au D7200, attention aux tests théoriques.

Et donc : bilan de la comparaison Nikon D5500 – D7200 – D500

Si vous cherchez un boîtier capable de rendre au mieux les forts écarts de contraste, de même que si vous privilégiez un rendu des couleurs optimum, vous opterez plutôt pour le D7200.

Si vous faites souvent des photos en basse lumière, alors le D5500 sera un peu plus à l’aise que le D7200. Mais tout dépend aussi de l’optique que vous mettrez devant le capteur (privilégiez les optiques fixes à grande ouverture).

Si vous cherchez un boitier pour la photo animalière, le sport, l’action alors le D500 est le meilleur choix. Son capteur donne des résultats proches de celui du D7200 mais l’ergonomie et la performance de l’autofocus sont toutes autres.

Comparaison Nikon D5500 – D7200 – D500 : l’ergonomie

L’ergonomie est le critère de choix principal pour de nombreux photographes. Il est en effet important de pouvoir tenir son reflex de façon approprié, de trouver rapidement les commandes, de ne pas avoir à recourir au menu trop souvent.

En matière d’ergonomie, le D500 est imbattable. Reprenant la présentation qui fait le succès de la gamme pro, ce boîtier propose tout ce que vous êtes en droit d’attendre d’un modèle expert – pro. Du viseur rond au trèfle supérieur gauche en passant par un nombre conséquent de commandes à accès direct, le D500 laisse les autres boîtiers Nikon DX loin derrière.

Nikon D500

Nikon D500 et son écran inclinable et tactile

Le D7200 est le plus proche du D500 avec une ergonomie bien connue, celle des D610 et D750 ou des D7000 et D7100 précédents. Loin d’être ridicule, le D7200 permet d’accéder aux principaux réglages sans devoir recourir au menu. Et avec un peu d’habitude, vous pourrez changer les principaux paramètres de prise de vue sans même lever le nez du viseur. Son écran supérieur vous rappelle les réglages en cours et la double molette avant-arrière est un vrai plus.

Test terrain Nikon D7200

Nikon D7200 vue de dessus

Le D5500 reprend lui une ergonomie moins favorable, plus proche du D3400. L’absence de double molette se fait sentir de même que le recours systématique à l’écran arrière pour vérifier les réglages de prise de vue en l’absence d’écran de rappel supérieur.

Le D5500 a par contre pour lui un bel écran arrière inclinable et tactile. Cet écran est très appréciable si vous faites de la macro, des photos au ras du sol ou de la vidéo, il vous évite de vous allonger par terre. Idem si vous photographiez souvent des groupes les bras levés, vous pourrez continuer à cadrer en regardant l’écran, ce que ne permet pas le D7200 (mais le D500 si).

Nikon D5500

Nikon D5500 avec l’écran orientable et tactile

Choisir un boîtier en fonction de son ergonomie reste quelque chose de très personnel, seule une prise en main peut vous aider à vous décider. L’écran inclinable des D5500 et D500 fait la différence si vous êtes souvent en situation de lever les bras pour photographier au-dessus d’une foule ou au ras du sol pour la macro ou des angles plus créatifs.

L’écran du D7200 n’est ni inclinable ni tactile, il n’offre pas autant de liberté pour cadrer comme vous le souhaitez.

L’accès aux différentes commandes est bien plus rapide sur le D500, guère moins sur le D7200 mais impose un recours quasi-permanent à l’écran arrière sur le D5500.

Test terrain Nikon D5500

Les commandes du Nikon D5500

Le D5500 dispose d’un châssis comportant des éléments en fibre de carbone quand le D7200 fait appel à l’alliage de magnésium. Le D500 est lui entièrement en alliage de magnésium, c’est un modèle pro !

L’étanchéité va avec la construction, elle est forcément en faveur du D500 et de ses nombreux joints tandis que le D7200 ne s’en sort pas si mal (je l’ai déjà maltraité sous la pluie sans problème). Il faudra être un peu plus prudent avec le D5500 dont la construction plus légère nécessite plus de soin.

Nikon D7200 dos écran

Les commandes du Nikon D7200

Comparaison Nikon D5500 – D7200 – D500 : les performances

Comme tous les reflex Nikon actuels, ces trois modèles sont tout à fait capables de délivrer des images à la hauteur de vos attentes. La différence majeure entre les trois est la facilité à atteindre les meilleurs résultats ou pas. Le D5500 est plus facilement domptable quand le D500 fait appel à une pratique experte pour être bien maîtrisé. Le D7200 s’intercale entre les deux et constitue une belle alternative si vous cherchez un modèle performant qui ne vous impose pas un apprentissage trop fastidieux.

Autofocus : le D5500 propose 39 points AF quand le D7200 en propose 51 et le D500 … 153. Le D500 joue dans une autre cour en matière d’autofocus, et le D5500 marque le pas face au D7200 dont le module AF est plus complet et performant. Avec 12 collimateurs supplémentaires, la couverture AF dans le viseur est bien meilleure.

Obturateur : le D5500 s’arrête au 1/4000° quand le D7200 et le D500 atteignent le 1/8000°.

Notons également une vitesse de synchro flash au 1/200° pour le D5500 contre 1/250° pour les deux autres. Si vous faites beaucoup de photos d’action au flash, prenez ce paramètre en compte pour faire votre choix.

En mode rafale, le D5500 déclenche à 5vps contre 6 pour le D7200. Pas de quoi fouetter un chat, et si toutefois ce critère vous préoccupe le D500 shoote lui à 10vps, il écrase les deux autres !

Mesure de lumière et Expeed : le D5500 et le D7200 disposent tous les deux du même module Expeed 4 (en charge de la mesure de lumière, de l’autofocus et autres fonctions dont la vidéo). Ce module est le même que celui qui équipe les modèles pros actuels de la gamme. Le D500 prend une (sacrée) longueur d’avance avec l’Expeed 5 de nouvelle génération.

Comparaison Nikon D5500 – D7200 – D500 : le flou de bougé

Le problème du flou de bougé est apparu avec les capteurs très riches en pixels. En effet, pour une même taille de capteur plus il y a de pixels plus leur taille est réduite et plus le flou de bougé est probable à une même vitesse d’obturation. Il faut donc utiliser une vitesse minimale supérieure avec les capteurs 24MP que celle que vous pourriez utiliser avec un capteur 12Mp ou moins (comme ceux des Nikon D90 ou D200/300).

Si vous venez d’un capteur 12Mp la différence reste sensible. Les D5500 et D7200 demandent un peu plus de précaution et une marge supérieure au moment de choisir la vitesse d’obturation, particulièrement avec les longues focales.

Le D500 et ses 20Mp devrait être un peu moins exigeant, d’autant plus qu’il dispose d’un nouvel ensemble d’obturation entièrement revu et optimisé pour tenir la cadence et réduire les vibrations.

Comparaison Nikon D5500 – D7200 – D500 : les objectifs

En matière d’optiques, le D5500 appelle un premier commentaire: dépourvu de motorisation interne, il nécessite l’utilisation d’objectifs Nikon AFS ou compatibles à motorisation embarquée. Ce n’est pas le cas du D7200 qui accepte toutes les optiques pour Nikon, de même que le D500.

Tenez compte de la définition de ces capteurs qui s’avèrent plus exigeants avec les objectifs que ne l’étaient les modèles précédents à 12Mp. Il vous faut vérifier si l’objectif que vous choisissez est capable de suivre les performances du boîtier et cela pour le D5500 comme pour les deux autres.

Les objectifs Nikon AFS actuels sont tous parfaitement compatibles. Les optiques polyvalentes comme les Nikon 18-105 ou 18-140 accompagnent très bien le D5500, le D7200 procure de meilleurs résultats avec les optiques expertes et le D500 ne devrait pas déroger à la règle.

Comparaison Nikon D5500 – D7200 – D500 : lequel choisir ?

Il y a bien d’autres critères qui entrent en jeu au moment du choix et tous ne sont pas cités ici tant les fiches techniques des trois modèles sont riches en fonctionnalités.

Il y a de plus autant de réponses que de profils de photographes. Le budget de l’ensemble boîtier + optiques est un facteur non négligeable (l’écart est important entre D5500 et D500 !). Voici néanmoins quelques profils types et les choix recommandés :

  • photographie de sujets plutôt statiques, paysages, portraits posés, photo de rue, intérieur, famille pour un photographe possédant les bases de la photo et désireux de se faire plaisir : Nikon D5500
  • photographie de sujets statiques comme dynamiques, sport, action, reportages, sujets lointains, voyages, créativité, enfants pour un photographe capable de maîtriser les techniques de prise de vue avancées : Nikon D7200
  • photographie animalière, reportage, action,  sujets lointains, vidéastes, pros désireux d’avoir un boîtier plus léger et le plus performant possible : Nikon D500

Cette catégorisation n’est absolument pas stricte car D5500 et D7200 sont tous les deux capables de répondre à l’ensemble des besoins. Mais chacun a ses spécificités et sera plus à l’aise dans un périmètre bien précis.

Le Nikon D500 se classe un peu à part avec des performances exceptionnelles pour un modèle DX, un mode vidéo 4k inédit et une construction très pro.

Le consensus ? Il ne peut y en avoir dans cette gamme DX mais le Nikon D7200 est le modèle qui propose les meilleures performances globales sans nécessiter une approche aussi experte que le D500 et sans avoir les quelques faiblesses du D5500 (AF, ergonomie, obturateur).

Son tarif plus accessible joue en sa faveur à la différence de celui du D500 nettement plus élevé et qui adresse des besoins bien spécifiques. L’exigence sur les objectifs et le niveau de maîtrise en photo requis sont également moindres face au D500 qui joue dans la cour des pros.

Mais …

Il y a autant d’avis que de photographes aussi je vous laisse intervenir via les commentaires. Vous utilisez un de ces boîtiers ? Participez au débat en apportant des arguments les plus constructifs possibles pour aider ceux qui se posent la question du choix !


Test Fuji X-Pro2 : 10 jours sur le terrain avec un hybride expert, efficace et discret

Le Fuji X-Pro2 est un boîtier hybride au format APS-C (sans miroir mais avec objectifs interchangeables) qui propose les performances d’un reflex expert dans un gabarit plus réduit. Ce test Fuji X-Pro2 va vous permettre de vous faire une idée de ce que cet hybride compact peut vous apporter et pourquoi il se différencie d’un reflex.

Le Fuji X-Pro2 s’adresse aux amateurs de photographie qui cherchent un boîtier performant mais ne veulent pas subir les désagréments du poids et de l’encombrement d’un reflex et de ses zooms. J’ai emporté le Fujifilm X-Pro2 pendant 10 jours à New-York. Je vous dis ce que j’en pense en faisant le parallèle avec le reflex que j’utilise couramment.

Note : à la suite de la publication de ce test, j’ai acheté un X-Pro2 et plusieurs optiques Fujinon pour mes usages quotidiens.

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Le Fujifilm X-Pro2 avec le Fujinon 56 mm f/1.2

Le Fuji X-Pro2 chez Amazon

Pourquoi un test Fuji X-Pro2 ?

Vous vous demandez pourquoi j’ai testé un boîtier d’une autre marque que Nikon sur Nikon Passion ? Il y a deux raisons :

  • vous êtes de plus en plus nombreux à utiliser un boîtier hybride en complément de votre reflex,
  • il n’existe pas d’équivalent dans la gamme Nikon, à la date à laquelle je publie ce test, proposant ce niveau de performance (la série Nikon One adresse d’autres besoins).

D’autres marques que Fujifilm proposent des modèles hybrides experts, Sony et Olympus en particulier. Mais j’ai déjà une expérience avec Fujifilm, j’utilise un X-E2 en complément de mon reflex Nikon (voir le test), et je voulais savoir ce que le X-Pro2 plus récent pouvait apporter. J’ai emporté pour l’occasion les Fujinon 16 mm f/1.4 et 56 mm f/1.2 (voir le test du 56 mm).

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Face arrière du Fujifilm X-Pro2 avec l’ensemble des touches déportées à droite

Présentation du Fuji X-Pro2

Le Fuji X-Pro2 reprend tout ce qui fait le charme de la gamme Fuji X : un look classique, des performances de premier plan grâce à un capteur 24Mp spécifique (pas de matrice de Bayer donc de filtre passe-bas), des commandes simples et directes.

Si vous êtes habitué au reflex, la prise en main du X-Pro2 peut s’avérer déroutante, mais une fois le principe Fuji assimilé vous allez découvrir un monde d’efficacité et de plaisir que l’on ne retrouve pas avec certains reflex actuels.

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : à moins de 50 cm de votre sujet vous passez inaperçu

Sur le X-Pro2, la philosophie est simple : vous réglez l’exposition avec les molettes dédiées et/ou la bague de diaphragme de l’objectif, vous visez, vous déclenchez. C’est simple, rapide et efficace.

Une touche Q vous donne un accès direct aux principaux réglages de prise de vue. Si de plus vous utilisez le viseur EVF (visée électronique sans délai de latence à l’affichage) alors vous voyez dans le viseur l’image telle qu’elle sera enregistrée. Quand l’exposition est délicate c’est un régal.

Ergonomie et accès aux fonctions principales

Le Fujiflm X-Pro2 est un boîtier expert pro : il propose de nombreux accès directs aux fonctions principales et 6 touches programmables. Vous pouvez adapter le comportement de chacune à vos envies.

Le nouveau joystick en face arrière limite le recours au trèfle à 4 touches qui ne sert plus qu’aux commandes avancées (par exemple mode flash ou mode macro). Ce joystick est un bonheur à utiliser puisqu’il fonctionne de la même façon que le pad arrière d’un reflex tout en étant mieux situé (sous le pouce) et plus rapide à manœuvrer.

La face avant du Fujifilm X-Pro2 abrite le commutateur du mode de mise au point (S, C et M), un contrôle de profondeur de champ, le bouton de déverrouillage de l’objectif et le levier de bascule entre visée optique et électronique. Une seconde molette de réglage a fait son apparition sur le X-Pro2 pour accélérer l’accès à plusieurs paramètres.

La forme de la poignée droite permet d’avoir l’appareil bien en main. Elle n’est pas aussi ergonomique que celle d’un reflex expert car le boîtier est plus compact, mais elle permet de porter le X-Pro2 d’une main sans courroie sans craindre qu’il ne vous échappe.
Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Le Fujifilm X-Pro2 vu de dessus avec ses 2 couronnes,
la molette avant et le levier de sélection du type de visée

Molettes supérieures et déclencheur

Les molettes supérieures sont les pièces maîtresses du système de contrôle du X-Pro2. La couronne principale, double, permet de changer le temps de pose et la sensibilité. Il faut la soulever légèrement pour changer les ISO, et la tourner pour passer d’un temps de pose à un autre. La sensibilité peut aussi être changée à l’aide d’une touche personnalisée si vous n’aimez pas tourner une couronne.

La molette de droite sert à corriger l’exposition. Son intérêt est majeur puisque c’est un contrôle dont on a souvent besoin et tourner une telle molette avec rappel de la correction dans le viseur s’avère bien plus ergonomique que de devoir presser un bouton puis tourner une molette comme sur un reflex. Un coup de pouce et c’est fait !

Cette molette est plus ferme que sur le X-E2 mais elle a toujours la mauvaise habitude de tourner de quelques crans quand vous glissez le boîtier dans votre sac si celui-ci est étroit. L’ajout d’une position de verrouillage limite toutefois les erreurs.

A droite du capot supérieur, le déclencheur intègre le commutateur marche-arrêt. Comme sur les reflex, le nettoyage du capteur est activable à la mise en route comme à l’arrêt du boîtier (ou les deux).
Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

USB, HDMI et entrée micro, correcteur dioptrique

Viseur hybride : optique et électronique

Les défenseurs du viseur optique traditionnel s’offusqueront de lire « viseur hybride ». Et pourtant. Il faut avoir essayé ce type de viseur pour comprendre ce qu’il apporte au quotidien et l’intérêt de l’utiliser.

Ce viseur hybride offre un double système de visée : optique avec superposition d’informations de prise de vue, et électronique (EVF) via un écran intégré sans délai de latence. Chacun défendra sa version mais la visée EVF Fuji est désormais aussi claire et agréable que la visée optique. Et comme le X-Pro2 a les deux, vous avez le choix des armes.
Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Un boîtier idéal pour la photo de rue et le reportage

Comme sur certains télémétriques, le viseur optique affiche des cadres de visée correspondant à chaque focale. Si vous utilisez un zoom alors ces cadres varient en fonction de la focale. L’intérêt de ce viseur optique hybride est d’être capable d’afficher des données en superposition à la visée optique. Par exemple ces cadres et des infos de mise au point (zone de détection AF).

Si vous préférez le viseur électronique, il suffit de basculer le levier avant pour pour passer en mode EVF. La visée devient alors 100% électronique et plein cadre et elle présente toutes les données de prise de vue que vous souhaitez voir affichées.

Je privilégie ce mode car j’y suis habitué sur le X-E2 et la visée EVF est très réactive. Elle est aussi agréable quand la lumière manque ou pour gérer la compensation d’exposition. L’image qui s’affiche dans le viseur intègre la correction et correspond à la photo que vous allez prendre.

Fuji X-Pro1 vs X-Pro2 : une évolution subtile mais réelle

Le Fujifilm X-Pro2 ne surprendra pas les utilisateurs de boîtiers Fuji. La présentation est classique, l’ensemble sobre et l’appareil a fière allure avec n’importe laquelle des optiques Fujinon.

L’évolution est sensible par rapport à la précédente génération (X-Pro1, X-E2), l’ergonomie en progrès. Le joystick fait la différence et justifie presque à lui seul le changement de modèle.

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Le 56 mm f/1.2 Fujinon en action

L’autofocus revu et encore amélioré est devenu très réactif. L’autofocus du XT-2 fait jeu égal avec celui du Nikon D750. Le X-Pro2 est lui aussi rapide mais ne dispose pas des modes AF avancés du XT-2. Sa vocation n’est pas la même et si c’est la photo d’action qui vous intéresse, optez plutôt pour le XT-2.

La prise en main du boîtier est comparable à celle du X-Pro1. Je l’ai trouvée plus agréable qu’avec le X-E2 car le X-Pro2 est un peu plus grand. Mieux proportionné, il est plus équilibré avec les optiques Fujinon f/1.4. Avec les nouveaux Fujinon WR 23 mm et 35 mm f/2, vous avez le boîtier idéal pour le reportage et la photo de rue (leur AF est encore plus rapide que celui des modèles f/1.4).

Ecran de contrôle LCD 7,6cm et 1.6Mp

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Notez la touche Display de sélection des modes d’affichage,
la touche Q de réglage des paramètres de prise de vue,
le joystick en haut à droite de l’écran et le pad de contrôle et d’accès au menu

L’écran arrière LCD s’avère toujours très lisible, la personnalisation via la touche Display permet de disposer de plusieurs combinaisons d’affichage selon ce qui vous intéresse. Vous pouvez aussi choisir d’éteindre cet écran pour ne plus utiliser que le viseur électronique. C’est le mode que je préfère car il permet une grande discrétion : je peux régler, cadrer, déclencher et voir la photo sans quitter le viseur des yeux, c’est impossible à faire avec un reflex traditionnel.

Seul reproche à faire à cet écran, il n’est ni tactile ni orientable. Cette seconde fonction serait un plus pour favoriser les cadrages créatifs.

Menus et réglages avancés

La présentation des menus du X-Pro2 adopte le style commun aux boîtiers X de la marque et apparu avec la version 4 du firmware. Il faut préciser qu’un des atouts de Fuji est de proposer des évolutions régulières du firmware des boîtiers, ce qui permet de les mettre à niveau après achat.

L’apport principal du firmware 4 a consisté en la refonte complète du fonctionnement de l’autofocus. Sur le X-E2 et le X-T1 cette évolution a transfiguré les boîtiers et l’AF a fait un grand pas en avant en terme de réactivité (77 collimateurs, détection par zone, suivi du sujet).
Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Des menus très complets avec de nombreuses personnalisations

Ces mises à jour régulières du firmware sont propres à Fujifilm et c’est tout à l’honneur de la marque qui vous permet de disposer d’un boîtier évolutif. Je rêve de la même proposition de la part des autres constructeurs, dont Nikon. L’attachement à la marque n’en est que plus grand. Il permet de conserver un boîtier au niveau des plus récents deux à trois ans après sa sortie.

Cartes et batterie

Le Fujifilm X-Pro2 propose deux emplacements pour cartes mémoires au format SD permettant de sortir les cartes quand le boîtier est fixé sur trépied (à l’inverse des X-E1/2).

La batterie commune à tous les modèles X est logée sous le boîtier. Son autonomie souvent décriée avec les hybrides s’est avérée satisfaisante pendant le test malgré un recours fréquent à l’écran LCD pour vérifier les données de prises de vue et prendre des notes en vue de la réalisation de ce test.

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

La touche Q donne accès à tous les réglages utilisateurs personnalisables
à droite le logement des cartes mémoire

Si vous coupez l’écran et utilisez le viseur EVF, vous êtes tranquille pour une longue journée (au moins 400 photos) sans avoir besoin de prendre une batterie complémentaire. Avec la visée optique c’est encore mieux.

Première conclusion

L’ergonomie du Fujifilm X-Pro2 est une réussite, le boîtier est entièrement personnalisable, la prise en main agréable, chaque commande accessible facilement.

Seule la visée optique impose une période d’adaptation, il faut accepter une visée collimatée et une zone de prise de vue plus réduite que la surface du viseur. Notez que certaines optiques comme les f/1.4 de la marque apparaissent dans ce viseur, cela peut sembler déroutant au début. Le recours à la visée électronique est la solution si vous avez du mal avec l’optique.

Le Fuji X-Pro2 chez Amazon

Le Fuji X-Pro2 à l’usage

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Le capteur du Fujifilm X-Pro2 encaisse les fortes dynamiques
en préservant les détails dans les hautes et basses lumières

Rien de tel que de passer du temps avec un boîtier pour se faire une idée précise de son fonctionnement. C’est ainsi que je procède pour les tests « terrain » et j’ai pu utiliser le X-Pro2 pendant une bonne dizaine de jours, du matin au soir, en complément du X-E2 qui me servait de comparatif.

Le premier sentiment que l’on ressent en prenant ce boîtier en main c’est le plaisir de disposer d’un modèle performant et discret. En ville vous passez inaperçu, y compris avec un zoom 18-55mm f/2.8-4 équivalent d’un 24-70mm f/2.8 sur le D750. La relation au sujet change totalement et photographier à quelques dizaines de cm des gens n’est plus du tout un problème (avec un reflex + zoom il faut plus de talent).

Autofocus et mise au point

Le X-Pro2 est bien plus vif que ne le sont les générations précédentes. Le mode AF zone s’avère très efficace et au besoin un mouvement du pouce sur le joystick permet de changer de zone sans quitter le viseur des yeux. Une pression sur le bouton de visualisation et la photo à peine prise s’affiche dans le viseur : vous pouvez vérifier la netteté et l’exposition toujours sans quitter le viseur des yeux. J’adore !

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Rapidité de l’AF et choix de la zone avec le joystick facilitent la mise au point

Le mode Focus Peaking permet de fonctionner en mode de mise au point manuelle tout en ayant une information de mise au point dans le viseur. Choisissez la couleur qui vous convient (je préfère le rouge), faites la mise au point et dès que la bande colorée est bien visible la mise au point est faite.

Viseur

Grâce au viseur optique vous pouvez anticiper vos prises de vues : vous voyez le sujet arriver avant qu’il ne rentre dans le cadre relatif à la focale utilisée, a vous de déclencher à l’instant décisif.

La visée électronique facilite les cadrages dès que la lumière manque, dans les rues de New-York après la tombée du jour c’était un plaisir de continuer à voir clair.

Sensibilité et montée en ISO

J’attendais d’un tel boîtier qu’il me propose une montée en ISO au moins égale à mon reflex FX. Pouvoir grimper à 12 800 ISO s’avère parfois utile, c’est toutefois la limite du Nikon D750. J’ai été bluffé par les résultats obtenus avec le X-Pro2 qui délivre des images tout à fait exploitables en JPG brut de boîtier jusqu’à 25 600 ISO.

Il y a deux facteurs à considérer ici : la montée en ISO du capteur mais aussi l’absence de miroir. La montée en ISO est bien réelle et n’a rien à envier aux capteurs plein format. L’absence de miroir diminue les vibrations au déclenchement et permet de gagner 2 à 3 vitesses, donc autant de valeurs de sensibilité à exposition égale.

En clair : si vous devez utiliser 12 800 ISO sur un reflex pour avoir un temps de pose limitant le flou de bougé, vous pouvez faire la même photo avec le X-Pro2 à 3 200 ISO car le boîtier vibre beaucoup moins au déclenchement.

L’obturateur des Fuji X peut fonctionner en mode mécanique, traditionnel, jusqu’au 1/8 000ème, comme électronique. Dans ce dernier cas, outre une vitesse d’obturation grimpant au 1/32 000ème une discrétion absolue est assurée. Le déclenchement n’entraîne aucun bruit, c’est plus discret qu’un Leica M !

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Voir cette image test en JPG brut de boîtier aux différentes sensibilités :

Le rendu Fuji

Les Fuji X génèrent des fichiers JPG dont le rendu est très apprécié des partisans de la marque. Si je persiste à préférer le RAW pour avoir plus de latitude en post-traitement, j’avoue que le JPG natif du X-Pro2 est plus que satisfaisant.

Pouvoir jouer avec les simulations de films Fuji est l’équivalent des réglages Picture Control Nikon. Les résultats paraissent toutefois plus équilibrés et harmonieux sur le X-Pro2 mais ceci est très subjectif.

https://www.nikonpassion.com/wp-content/uploads/2016/11/test-fujifilm-x-pro2-nikonpassion-40.jpg

Test Fuji X-Pro 2 : En mode monochrome le rendu natif est très bon,
le post-traitement permet d’aller encore plus loin

Les amateurs de noir et blanc seront ravis de pouvoir utiliser le rendu Fuji Acros avec ou sans filtre. Couplé aux rendus monochromes existants, cette nouvelle simulation de film s’avère très efficace en JPG direct.

Mon avis sur le Fuji X-Pro2

Avec le Fujifilm X-Pro2, Fujifilm propose un boîtier d’un très grand classicisme aussi performant que de nombreux reflex APS-C et Plein Format experts. La philosophie diffère totalement, plus proche du Nikon Df que des D750 ou D7200, un tel hybride ne remplace pas un reflex, il le complémente.

Ce test du Fuji X-Pro2 le montre, ce boîtier délivre des images de grande qualité, y compris en JPG direct. Son autofocus est suffisamment réactif pour tous types de reportages comme la photo de spectacles, le nouveau joystick facilite le choix de la zone de détection et la présence de 77 collimateurs AF (49 sur les modèles précédents) permet de couvrir la quasi totalité du champ cadré (40% par des collimateurs à détection de phase).

Prise en main et ergonomie sont idéales pour exposer, cadrer et déclencher très vite. Le système de stabilisation intégré aux optiques Fujinon OIS permet de limiter le flou de bougé et l’absence de visée reflex autorise des vitesses de déclenchement très lentes (1/10ème de sec. à 35mm par exemple).

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Mesure de lumière et AF dans les pires conditions (j’étais sous l’orage)

Le Fujifilm X-Pro2 adresse des besoins bien précis : il conviendra aux amateurs de photographie de rue, de reportages, de photo sociale. Le nouveau module autofocus autorise la photo d’action sans chercher à égaler les performances des reflex experts ou du plus récent Fujifilm XT-2.

Le X-Pro2 excelle lorsqu’il est couplé aux optiques Fujinon à grande ouverture f/1.4 ou f/1.2. Les nouvelles optiques Fujinon WR 23mm f/2 et WR 35mm f/2, traitées tous temps, lui conviennent également très bien et assurent une mise au point encore plus rapide. Le zoom Fujinon 18-55 mm f/2.8-4, entrée de gamme, est un excellent choix si vous cherchez à éviter les focales fixes. Les zooms plus imposants de la gamme comme le 16-55mm f/2.8, s’ils sont parfaitement compatibles, collent moins par contre à l’esprit de ce boîtier.

Le Fujifilm X-Pro2 est un complément idéal au reflex expert, il propose des résultats et une ergonomie pros. La qualité des images délivrées ne rougit pas de la comparaison avec un 24 Mp plein format pour ne pas dire qu’elle est supérieure en raison d’une conception de capteur différente (à comparer plutôt avec le capteur 36Mp Nikon).

Proposé au tarif public de 1800 euros TTC boîtier nu, le X-Pro2 est une alternative idéale pour voyager léger sans perdre en qualité ni performance. Moyennant l’acquisition d’une bague d’adaptation vous pourrez même utiliser vos optiques Nîkon (sans automatismes ni AF) pour limiter l’investissement dans un nouveau parc optique.

Vous avez des questions complémentaires sur ce test Fuji X-Pro2 ? Les commentaires sont là pour ça, d’autant plus qu’à la suite de ce test, j’ai acheté un X-Pro2 pour mes usages quotidiens.

Plus d’infos sur le site de Fujifilm : Présentation du Fuji X-Pro2

Le Fuji X-Pro2 chez Amazon


Nikon PC-E 19mm f/4 ED, bascule, décentrement et rotation pour la photo d’architecture

Nikon annonce un nouvel objectif Nikon PC-E 19mm f/4 ED pourvu d’un mécanisme de bascule, décentrement et rotation.

Ce type d’objectif s’avère idéal si vous faites des photos d’architecture, d’objets ou de paysages et que vous voulez contrôler avec précision la perspective. Il vous faudra toutefois investir une somme rondelette pour profiter des avantages de ce Nikon PC-E 19mm compatible avec le format FX Nikon, le tarif public est de 3999 euros.

Revue de détail et exemples d’utilisation d’un objectif Nikon PC-E à bascule et décentrement ci-dessous.

Nikon PC-E 19mm f/4 ED, bascule, décentrement et rotation pour la photo d'architecture

Pourquoi un Nikon PC-E 19mm ?

Les photographes d’architecture connaissent bien le problème : pour faire des images avec un contrôle total des perspectives et éviter les effets indésirables, il faut utiliser un système de bascule et de décentrement.

Principe de fonctionnement d'un objectif à bascule et décentrement

Principe de fonctionnement d’un objectif à bascule et décentrement

La chambre grand format 4×5 pouces est un des outils utilisés en architecture car elle permet de contrôler avec une très grande précision la perspective. Mais ce type de matériel s’avère souvent encombrant et moins souple à utiliser qu’un boîtier reflex.

C’est pourquoi Nikon propose depuis de longues années des objectifs PC-E dans sa gamme, déjà forte de trois modèles :

Ce nouveau venu complète la gamme avec une focale plus courte, 19mm, qui équivaut à la focale 75mm utilisée sur les chambres grand-format 4×5 après recadrage au même ratio image.

Pour en savoir plus sur la bascule et le décentrement, lisez le guide d’achat objectifs dans lequel ces deux principes sont détaillés.

Nikon PC-E 19mm f/4 ED, bascule, décentrement et rotation pour la photo d'architecture

Caractéristiques techniques

Le nouveau Nikon PC-E 19mm f/4 ED possède, outre un angle de champ ultra-large en raison de sa focale 19mm, des capacités avancées en matière de bascule, décentrement et rotation.

La bascule et le décentrement sont utilisables de façon distincte ou combinée. La bascule autorise une rotation de 7,5° maximum vers la gauche et la droite. Le mécanisme de décentrement permet un décalage maximum de 12mm par rapport à l’axe optique. Le mécanisme de rotation permet à l’objectif de pivoter sur 90°.

La lentille frontale, proéminente, est protégée des taches et des ruissellements par un traitement au fluor comme de nombreuses optiques Nikon récentes. Le Nikon PC-E 19mm f/4 ED pèse 885 gr.

La mise au point est bien évidemment manuelle, l’autofocus n’ayant guère d’intérêt en photo d’architecture.

Disponibilité et tarif

Le Nikon PC-E 19mm f/4 ED est disponible dès fin octobre 2016 au tarif public de 3999 euros. Ce tarif stratosphérique positionne ce Nikon PC-E 19mm comme le modèle d’exception d’une gamme PC-E dont le prix moyen varie entre 1800 et 2000 euros.

Avec des caractéristiques proches en matière de bascule, décentrement et rotation, ce PC-E 19mm Nikon aura fort à faire face au Samyang 24mm f/3.5 ED AS UMC proposé lui à … 700 euros (prix couramment constaté).

Source : Nikon


Comment réussir un effet de filé en photo

Vous avez déjà entendu parler de l’effet de filé en photo. Vous avez vu des exemples impressionnants. Mais vous ne savez pas comment faire ? Ce tutoriel, illustré en vidéo, vous explique pas à pas comment obtenir cet effet et vous invite à passer à l’action.

Comment faire un effet de filé photo ? Tutoriel photo

Qu’est-ce que l’effet de filé en photo

Vous avez déjà vu ces photos où un cycliste ou une voiture semble surgir dans un décor flou, étiré par la vitesse ? C’est l’effet de filé.

Un rendu spectaculaire qui ne demande ni trépied, ni formule magique, juste une compréhension simple de ce qui rend une photo vivante.

Voici comment faire, même si vous débutez, même si vous n’avez pas le dernier boîtier.

Comment faire un effet de filé photo ?

Réglez votre appareil en priorité vitesse, choisissez une vitesse lente (autour de 1/125 s), suivez le sujet dans le viseur, déclenchez lorsqu’il est perpendiculaire à vous, et poursuivez le mouvement après le déclenchement.

Visionnez la vidéo ci-dessous pour en savoir plus sur l’effet de filé photo. Les explications détaillées se trouvent sous la vidéo.

Pourquoi utiliser l’effet de filé en photo ?

L’effet de filé photo est une technique qui permet de photographier un sujet en mouvement, notamment en sport mécanique, en gardant ce sujet bien net et en disposant d’un arrière-plan flou ou « filé ».

Le résultat permet de donner du dynamisme ainsi qu’une sensation de déplacement du sujet dans l’image. D’autres diront également que cette technique permet de rendre la sensation de vitesse du sujet.

Il est important de rappeler que la photographie sportive, plus particulièrement pour les sports mécaniques, demande des temps de pose adaptés pour toutes les photos d’action, sans qu’il s’agisse pour autant d’un « filé ».

Une image totalement figée (et donc les roues aussi) ne donne pas l’impression ni la sensation de déplacement alors qu’avec les roues au minimum « filées », la même image permettra de mieux comprendre que le véhicule n’est pas garé sur la piste mais bien en pleine action.

Avec le filé, l’effet est plus esthétique, le dynamisme mieux rendu, l’intérêt de l’image est plus grand.

Les avantages de l’effet de filé

L’effet de filé photo, on parle aussi de panoramique de mouvement, permet :

  • d’isoler le sujet de l’arrière plan,
  • de noyer un arrière-plan et/ou un avant-plan par le fait qu’il sera « filé »,
  • de donner une sensation de dynamisme et de mouvement du sujet par rapport au reste de l’image.

Les inconvénients de l’effet de filé

La technique de l’effet de filé photo n’a pas que des avantages. Il n’est pas forcément toujours facile de la réaliser et encore moins de réussir une belle image. Beaucoup d’images dites « filées » ne le sont pas réellement, partant du principe que le sujet lui-même doit être net et ce n’est pas toujours le cas.

Voici quelques contraintes importantes à prendre en compte :

  • l’objectif utilisé et le couple ouverture/focale (le filé est plus facile avec une longue focale)
  • la focale utilisée et la distance entre le sujet et vous
  • un dégagement suffisant permettant d’utiliser la bonne focale
  • un champ de vision important (c’est toujours mieux de voir arriver le sujet)

En conclusion, on peut admettre la règle suivante :

Pour qu’un effet de filé photo soit réussi, il faut que le nombre qui désigne le temps de pose soit inférieur à celui qui désigne la focale.

Par exemple, si vous utilisez un 200 mm, le nombre qui désigne le temps de pose doit être inférieur à 200, par exemple 1/125 ème de seconde.

Les étapes pour réussir l’effet de filé

Les réglages photo essentiels

Commencez par vous placer dans un lieu où le sujet se déplace latéralement par rapport à vous, comme une route ou une piste.

Réglez votre boîtier sur le mode S (priorité vitesse). Choisissez un temps de pose adapté : commencez à 1/200 s, puis descendez progressivement à 1/125 s, 1/80 s, voire 1/30 s selon la vitesse du sujet.

Utilisez une focale suffisante (de 70 mm à 300 mm en général).

Travaillez si possible à main levée pour plus de souplesse. Un trépied ou monopode peut aider, mais n’est pas indispensable. Et surtout, suivez le mouvement du sujet avant, pendant et après le déclenchement.up sûr.

Effet filé et position du photographe

La technique est assez simple : tout d’abord il vous faut chercher un spot (un lieu de prise de vue) qui va vous permettre d’utiliser l’optique avec laquelle vous comptez faire du filé.

Rien ne sert de se mettre à 20 m de la piste si vous avez un grand-angle, l’inverse est par conséquent valable : éloignez-vous pour utiliser une longue focale.

Ensuite, cherchez la focale (si vous avez un zoom) ou la distance (si vous avez une optique fixe) qui va vous permettre d’intégrer le sujet dans l’image de façon adéquate. L’idée étant ici de ne pas avoir un sujet qui remplit seulement 15% de l’image mais bien une bonne partie du champ de l’image.

Pour terminer, le spot doit permettre une vision importante de l’action, idéalement 180°. Vous serez ainsi plus à l’aise pour préparer la prise de vue, vous pourrez voir venir le sujet, le voir s’éloigner, le suivre plus facilement. En fonction de votre expérience vous pourrez vous permettre de réduire le champ, cela viendra avec le temps.

Effet filé et réglages

Maintenant, il faut le faire ce filé et c’est là que tout se complique : quels réglages utiliser, quel temps de pose choisir, quel trépied, quel monopode, etc.

Une solution simple est de n’utiliser ni trépied ni monopode. En travaillant à main levée, vous garderez une plus grande flexibilité dans vos mouvements et vos déplacements.

Réglez votre boîtier sur le mode S, priorité vitesse. Comme on cherche à faire du « filé » et que par conséquent il faudra jouer sur le temps de pose, privilégiez ce mode. Ensuite commencez avec des temps de pose assez courts, histoire de régler un peu le cadrage, la position (ex : assis, debout, couché).

Exemples de réglages pour un effet de filé réussi

  • Cycliste : 1/125 s à 85 mm
  • Voiture rapide : 1/250 s à 200 mm
  • Piéton : 1/30 s à 50 mm

Comment faire un effet de filé photo ? Tutoriel photo

Photos (C) Jean-Christophe DICHANT

EXIF : 1/200 ème de sec. focale 140 mm (APS-C équiv. 210 mm) f/2.8, le nombre désignant le temps de pose est proche de celui qui désigne la focale et l’effet filé léger, le fond n’est pas très flou

Maintenant commencez à augmenter le temps de pose en faisant diminuer le nombre qui le désigne (par exemple 1/125 au lieu de 1/200). Vous êtes en mode priorité vitesse, vous pouvez régler ce temps comme vous le voulez.

Effet filé et cadrage

L’angle de 180° mentionné plus haut doit vous permettre de viser/cadrer votre sujet à distance, de le suivre dans votre viseur et lorsque ce sujet est perpendiculaire à vous (en face de vous), vous déclenchez.

Le plus important dans le « filé » est d’initier le mouvement avant le déclenchement, de le poursuivre pendant mais aussi après le déclenchement. C’est la raison pour laquelle il est important d’avoir un champ de vision important sur la droite et la gauche de votre cadre. Le fait de poursuivre votre mouvement, conjugué au temps de pose, vous permettra d’obtenir le filé. Simple non ?

Comment déclencher au bon moment ?

C’est souvent au moment où le sujet est perpendiculaire à vous que l’effet de filé est le plus fort. Vous devez donc l’anticiper, le suivre dans le viseur, et déclencher tout en poursuivant le mouvement de suivi.

N’interrompez surtout pas ce mouvement au déclenchement : c’est la continuité du geste qui génère le flou d’arrière-plan. Avec l’habitude, ce geste devient naturel.

Exemples concrets de photos avec effet de filé

guide pratique comment réaliser un filé photo

Photo (C) Olivier Comment

Premier exemple : le sujet est net, on distingue un peu le mouvement dans les roues du véhicule. L’arrière plan est visible, flou mais pas « filé ». Dès lors, cette image ne peut pas être considérée comme un filé.

Voici les exifs qui démontrent que la règle n’est pas respectée : 1/500 ème sec., objectif Nikon AFS VR 200-400 à 400 mm, ISO 200, f/5.6. Le nombre « 500 » du temps de pose est supérieur au nombre « 400 » de la focale.

Un temps de pose plus long (donc un nombre inférieur) aurait permis d’obtenir l’effet de filé désiré (par exemple 1/250 ème de sec.).

guide pratique comment réaliser un filé photo

Photo (C) Olivier Comment

Deuxième exemple : un temps de pose plus long a permis d’accentuer le filé de l’arrière plan et des roues tout en gardant le sujet net.

Les données EXIF donnent : 1/320 ème de sec., objectif Nikon AFS VR 200-400 à 400 mm, ISO 200, f/8

Vous suivez ? Le temps de pose a varié par rapport à la focale donc l’effet de filé commence à apparaître.

L’effet filé est là mais pas forcément suffisant encore pour donner toute la dimension de vitesse au véhicule.

Si vous êtes dans ce cas, faites quelques vues supplémentaires en augmentant encore le temps de pose et comparez les résultats. Le mieux étant parfois l’ennemi du bien, vous choisirez peut-être la photo pour laquelle le temps de pose n’est pas le plus long mais qui au final donne le meilleur rendu.

Il vous reste maintenant à multiplier les tests.

guide pratique comment réaliser un filé photo

Photo (C) Olivier Comment

Troisième exemple avec une focale de 190 mm. Les rayons des roues sont parfaitement invisibles et les pneus parfaitement en mouvement. L’arrière plan est parfaitement filé. On a l’impression que les feuilles des arbres et les troncs ont été déformés. Cette sensation est typique du filé.

Les EXIF donnent 1/125 ème de sec., objectif Nikon AFS VR 70-200 à 190 mm, ISO 100, f/5

Le temps de pose plus long permet de garder le sujet net et de donner la sensation de filé sur l’arrière plan. CQFD.

Ce type d’optique est idéal pour commencer à réaliser des filés. Peu encombrant et pas forcément très lourd non plus, la flexibilité du zoom 70-200 mm et la réactivité de son autofocus lui confèrent une grande utilité pour ce style d’image. Une focale 70-300 mm convient aussi pour s’entraîner au filé.

guide pratique comment réaliser un filé photo

Photo (C) Olivier Comment

Quatrième et dernier exemple de ce tutoriel filé en photo, une image réalisée sur les bords d’une piste d’aviation en fin de journée.

Données EXIF 1/80 s, objectif Nikon AFS VR 200 mm, ISO 500, f/2

Le temps de pose utilisé est volontairement très lent par rapport à la focale (« 80 » vs. « 200 »). On peut constater néanmoins que ce temps de pose a permis de noyer l’arrière plan à tel point qu’il est difficile de déterminer de quoi il s’agit.

Il y a une part de chance dans ce type d’images, surtout avec des temps de pose longs. Toutefois la conjugaison entre la stabilité, la régularité de la vitesse du mouvement de droite à gauche et surtout la continuité du mouvement après le déclenchement sont les facteurs de réussite de cette image.

Quel matériel pour s’y mettre ?

Un zoom 70-200 mm ou 70-300 mm est idéal : flexible, relativement léger, avec un autofocus rapide.

Le stabilisateur (VR chez Nikon) vous aidera à compenser les petits mouvements parasites.

Un boîtier APS-C ou plein format, peu importe. Ce qui compte, c’est votre capacité à suivre le mouvement et à choisir le bon moment.

Où s’entraîner facilement à faire des filés ?

Pas besoin d’aller sur un circuit de F1. Une voie rapide, une rue passante, un rond-point, un coureur à pied, un cycliste… Tout sujet mobile est un prétexte pour s’exercer.

Observez. Suivez. Déclenchez. Et recommencez. Encore. Et encore.

FAQ – Questions fréquentes sur l’effet de filé photo

Qu’est-ce qu’un effet de filé en photo ?
C’est une technique qui permet de montrer le mouvement d’un sujet en le suivant avec votre appareil photo pendant la prise de vue. Le sujet reste net, mais le fond devient flou, créant une impression de vitesse très visuelle.

Quel mode faut-il utiliser pour faire un effet de filé ?
Le mode priorité vitesse (S sur les Nikon, Tv sur Canon) est le plus simple. Il vous permet de choisir précisément la vitesse d’obturation tout en laissant l’appareil gérer l’ouverture.

Quelle vitesse choisir pour réussir un filé ?
Il n’y a pas une seule bonne valeur. Pour une voiture ou un vélo, commencez avec 1/125 s. Si le sujet est plus lent, descendez à 1/60 ou 1/30 s. L’essentiel, c’est d’ajuster la vitesse en fonction du mouvement et de ta stabilité.

Est-ce que je dois utiliser un trépied ?
Pas forcément. Beaucoup de filés réussis se font à main levée. Mais si vous avez du mal à suivre votre sujet de façon fluide, un monopode ou un trépied peut aider, à condition d’avoir une rotule souple.

Quel objectif utiliser pour un bon filé ?
Un zoom de type 70–200 mm est idéal pour isoler un sujet en mouvement. Mais vous pouvez très bien réussir un filé avec un 35 mm ou un 85 mm si vous êtes plus proche du sujet.

A vous de jouer

Le filé, ce n’est pas qu’une technique : c’est une manière de rendre le mouvement visible, de raconter l’action. Entraînez-vous, osez rater, cherchez votre style. Et souvenez-vous : un bon filé, ce n’est pas une photo parfaite, c’est une image qui fait ressentir la vitesse.

Question: quel est le problème principal que vous rencontrez avec le filé photo ?


Objectif Nikon AF-P DX 70-300 mm f/4.5–6.3G ED, avec ou sans VR

Nikon annonce un nouveau téléobjectif Nikon AF-P DX 70-300 mm f/4.5–6.3G ED décliné en deux versions, avec et sans système VR de stabilisation. Destiné aux reflex APS-C de la gamme, ce téléobjectif dispose du moteur autofocus pas à pas apparu dans le récent 18-55mm.

Nikon AF-P DX 70-300

Le nouveau Nikon AF-P DX NIKKOR 70–300 mm f/4.5–6.3G ED est un téléobjectif léger et assez compact destiné à répondre aux besoins des utilisateurs de boîtiers DX qui veulent photographier des sujets éloignés.

La plage focale « équivalente » de 105-450mm en 24×36 (en savoir plus sur la focale équivalente) vous permet de photographier les animaux comme tous les sujets distants quand vous ne pouvez vous approcher (sinon faites-le !).

Ce nouveau 70-300mm Nikon intègre la motorisation AF pas à pas dont la principale caractéristique est d’être plus silencieux que le moteur AF-S des précédentes versions. C’est un atout quand vous désirez faire le moins de bruit possible, ou si vous ne voulez pas entendre le bruit du moteur dans les enregistrements vidéos quand l’autofocus fonctionne.

Ce 70-300 est décliné en deux versions, une avec le système VR de stabilisation, l’autre sans. La différence de tarif de l’ordre de 50 euros en faveur de la version sans VR fait pencher la balance pour la version … avec VR qui vous aidera à faire des photos nettes avec les longues focales. L’ouverture maximale de f/6.3 à 300mm ne favorise pas les courts temps d’exposition et augmente donc le risque de flou de bougé si vous n’utilisez pas le VR.

Les deux versions de ce Nikon AF-P DX 70-300 mm disposent d’une formule optique à 14 lentilles en 10 groupes dont une lentille à faible dispersion en verre ED.

La distance minimale de mise au point est fixée à 1,10 m pour un grossissement de l’ordre de 0,22x. Le poids est de 400gr. pour la version non VR et de 415 gr. pour la version VR.

Attention : Nikon précise que ce Nikon AF-P 70-300 mm est compatible avec les gammes D3000, D5000 et D7000 à partir des modèles D3300, D5200 et D7100 uniquement. Le Nikon D500 est aussi compatible. Une mise à jour firmware peut être nécessaire sur les appareils photo compatibles.

Le Nikon AF-P DX 70-300 mm f/4,5-6,3 G ED est proposé au tarif public de 349 euros en version non VR et 399 euros en version VR que je vous recommande.

Source : Nikon


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