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Nikon AF-S 300mm f/4 E PF ED VR : lentille de Fresnel, gabarit réduit, 1999 euros

Nikon complète sa gamme d’optiques d’exception avec le tout nouveau Nikon AF-S 300mm F/4 E PF ED VR. Doté d’une inédite lentille de Fresnel, ce 300mm f/4 est bien plus qu’une simple mise à jour du précédent modèle. Suivez le guide …

Nikon Nikkor AF-S 300mm f/4 E  PF ED VR

Un nouveau 300mm Nikon ?

Avec près de 12 nouvelles optiques en à peine un an, Nikon renouvelle sa gamme à un train d’enfer. Les performances accrues des récents reflex pros, les contraintes imposées par les capteurs 36Mp, les demandes de matériel moins lourd de la part des photographes forcent les marques à proposer un catalogue d’optiques toujours plus performantes.

La gamme Nikon comporte de nombreuses focales fixes parmi lesquelles deux modèles de focale 300mm, le 300mm f/2.8 et le 300mm f/4. Ce dernier est un peu plus abordable et répond aux besoins des experts et pros soucieux de disposer d’une optique aux performances élevées mais bien moins imposante (et onéreuse) que le modèle à ouverture f/2.8 plus exclusif.

Nikon Nikkor AF-S 300mm f/4 E  PF ED VR

Le nouveau 300mm f/4 Nikon vient donc à point nommé répondre à ces attentes avec un gabarit en chute libre mais aussi, et surtout, des performances annoncées comme de très haut niveau pour un tarif (à peu près) raisonnable pour une telle focale.

Une lentille de Fresnel ? PF : Phase Fresnel

Le nouveau 300mm f/4 dispose d’une inédite lentille de Fresnel. Ce type de lentille, inauguré il y a dix ans tout juste sur le téléconvertisseur Nikon TC-E3PF, n’avait plus jamais été utilisé depuis sur une optique reflex Nikon.

Lentille de Fresnel en coupe

Coupe d’une lentille de Fresnel (1) et d’une lentille plan-convexe (2) de distances focale équivalentes
Image (C) Wikipedia

Remise au goût du jour, cette lentille remplace à elle seule un groupe complet de lentilles : plus légère, moins imposante et tout aussi performante, elle permet de fabriquer une optique dont le gabarit n’a plus rien à voir avec le modèle précédent.

Nikon Nikkor AF-S 300mm f/4 E  PF ED VR

avec un éclairage rasant, on aperçoit la lentille de Fresnel et son profil particulier

Le gain constaté par rapport à la précédente version du 300mm f/4 est de 75mm en longueur et de 550 grammes en poids, rien que ça ! Ce 300mm f/4 pourrait presque passer pour un 24-70 f/2.8 tant il est compact et léger (pour un 300mm).

Une lentille frontale en fluorine

La lentille frontale en fluorine, tout comme sur le Nikon 800mm f/5.6, permet d’éviter toute salissure en surface, et donc le recours à un nettoyage fréquent. C’est là tout l’intérêt de ce matériau que de présenter un très faible taux d’adhérence des poussières et impuretés.

Un système Nikon VR 4.5 IL

Le système de réduction des vibrations Nikon VR a été encore amélioré pour permettre un gain annoncé par la marque de 4,5 IL (diaphragme ou vitesse).

Le diaphragme est un modèle électro-magnétique (le E de l’appellation) qui offre une meilleure fiabilité en matière de précision d’ouverture que le principe mécanique équivalent. Le système mécanique peut présenter quelques écarts d’ouverture quand le système électromagnétique s’avère plus fiable en matière de répétabilité. L’exposition n’est alors que plus précise d’une photo à l’autre.

Comparaison des 300mm Nikon

Avoir sous les yeux trois modèles différents de 300mm Nikon n’arrive pas tous les jours ! Pour vous faire partager ce plaisir, voici quelques vues des trois modèles de la gamme :

  • Nikon AF-S 300mm f/2.8 (l’actuel, prix courant 5670 euros)
  • Nikon AF-S 300mm f/4 (l’ancien, prix public 1500 euros)
  • Nikon AF-S 300mm f/4 E PF ED VR (le nouveau, prix public 1999 euros)

Notez l’énorme différence de taille et de diamètre (f/2.8 vs. f/4) entre les modèles pour des performances annoncées à la hausse pour le petit dernier face à la précédente version. Le modèle 300mm f/2.8 reste au catalogue, son caractère exclusif le destine aux usages les plus spécifiques (et aux sacs les plus solides …).

Comparaison Nikon 300mm f/2.8 - f/4

de gauche à droite : le Nikon 300mm f/2.8, le 300mm f/4 ancienne génération
et le nouveau 300mm f/4 E PF ED VR

Comparaison Nikon 300mm f/2.8 - f/4

la différence de gabarit est encore plus impressionnante en vrai !

Comparaison Nikon 300mm f/2.8 - f/4

la différence de diamètre est aussi impressionnante !

Le Nikon AF-S 300mm F/4 E PF ED VR est disponible dès février 2015 au tarif public de 1999 euros. Le pare-soleil est livré avec l’objectif tandis que le collier de pied reste en option, un accessoire loin d’être indispensable étant donné le gabarit de l’objectif.

Source : Nikon


Comparaison capteurs Nikon D750 – D810 – D610 – Df – D4 : le test DxO

Le capteur du Nikon D750 et ses 24MP tient-il la route face aux 36Mp du Nikon D810 et aux 24Mp du D610 ? Si l’on en croît les tests DxO, il s’avère plutôt convaincant. Mais le D610 en particulier n’a pas à rougir quand le D810 joue dans une autre catégorie. Revue de détails …

Comparaison capteurs Nikon D750 - D810 - D610 : le test DxO

Une note globale élevée

Le Nikon D750 est à peine arrivé chez les revendeurs que vous êtes déjà nombreux à avoir fait le choix du 24Mp plein format. Remplaçant ou non du Nikon D700, le nouveau FX Nikon fait à peu près l’unanimité chez les photographes désireux de disposer d’un boîtier performant, compact et accessible. Après avoir publié le comparatif des boîtiers Nikon en matière de spécifications, voici le comparatif capteurs.

Equipé d’un nouveau capteur 24Mp, différent de celui du D610, le D750 est prometteur. Mais comme annoncé lors du tout premier test du D750, il faut attendre les analyses scientifiques pour savoir ce qu’il en est vraiment de la dynamique, la montée en ISO ou le rendu des couleurs d’un capteur. Ces mesures se font en effet à l’aide de bancs tests bien particuliers dont peu de labos disposent.

La référence en la matière, c’est DxO Mark qui a pris l’habitude de nous livrer des tests pertinents pour chaque nouveau reflex. Le D750 vient de passer à la moulinette DxO, il en ressort un score global de 93 sur 100. Signification ? Passer le cap des 90 points permet au D750 d’intégrer le club des 7 meilleurs reflex actuels, un club qui comprend déjà  … 6 boîtiers Nikon (D810, D800E, D800, D600/610, D750). Seul le Sony A7R hybride s’insère dans ce classement très serré et élitiste.

Selon DxO, le capteur 24Mp du D750 apporte une qualité d’image en hausse par rapport aux capteurs moins définis des Nikon Df, D4 et D3s. Il est également mieux classé que les Canon 5D MarkII (81 points) et EOS 6D (82 points).

Comparaison capteurs Nikon D750 - D810 - D610 : le test DxO

Dans le détail

Gestion de la dynamique

Le D750 s’avère particulièrement performant en dynamique avec une valeur mesurée de 14.5 IL. Il remporte la seconde place du classement général derrière le Nikon D810 et ses 14.8 IL. Notons toutefois qu’il ne s’agit que d’un tiers de valeur, la différence ne sera pas vraiment sensible à l’usage.

Le D610 reste très proche avec une valeur relevée à 14,4 IL tout comme le D800.

Gestion des basses lumières

En matière de basses lumières, le test DxO consiste à mesurer le rapport signal/bruit pour une sensibilité donnée. Et la valeur relevée correspond à un rapport de 30dB, une valeur qui permet de garder un niveau de bruit négligeable dans l’image. C’est la valeur qui vous assure les meilleurs résultats tout en sachant que vous pouvez monter au-delà si vous acceptez de corriger le bruit en post-traitement.

Le D750 marque un peu le pas quand il s’agit d’aller chatouiller les basses lumières. Il se classe en huitième position avec une valeur relevée de 2956 ISO, au niveau des Nikon D610, D800E et D4. Les Nikon Df, D4s et D3s gardent une – courte – longueur d’avance. Notons l’excellente performance du Sony A7R qui remporte la première place du classement.

Le nombre de pixels n’est pas innocent dans l’affaire puisque ce sont les capteurs les moins bien dotés qui, par voie de conséquence, présentent les meilleurs résultats. Ils disposent en effet de pixels un peu plus grand à taille de capteur identique. Relativisons toutefois puisque la différence entre le premier du classement et le D750 est de 746 ISO soit à peine 1/3 d’IL …

Gestion des couleurs

Les amateurs de studio et de portrait apprécient les boîtiers offrant une richesse de rendu la plus étendue possible. Le D750 perd quelques points en la matière puisqu’il se retrouve en 14ème position avec un score de 24.8 bits. Il fait toutefois jeu égal avec le Sony A7R, mais se positionne derrière les D810 et D610 (25,7 et 25,1 respectivement).

Les premiers du classement sont sans grande surprise les capteurs équipant les dos numériques des boîtiers Phase One. Par rapport aux D810 et D800E (25,7 et 25,6) ce sont 2/3 d’IL à prendre en compte.

En conclusion

Nikon continue sur sa lancée, proposant à chaque sortie d’un nouveau reflex un capteur revu et amélioré. Les différences peuvent paraître importantes ou non selon l’attention que vous portez aux tests techniques. A ce niveau de performances, on joue sur des détails  parfois difficilement appréciables à l’oeil nu. Si la performance en basse lumière est plus facilement mesurable par l’utilisateur, la dynamique de rendu des couleurs reste très subtile à apprécier.

Le D750, un boîtier pour le reportage plus que le studio ? N’allons pas jusque là quand bien même les chiffres restent en faveur du D810 et de ses 36Mp. Ce qu’il faut comprendre de ce test, c’est que le D750 sera à l’aise dans la plupart des situations, et qu’il n’y a que pour des usages bien précis et exclusifs qu’il vous faudra faire un choix différent : un capteur moins riche en pixels mais plus sensible pour les très basses lumières, ou un capteur donnant un rendu des couleurs plus riche mais avec plus de pixels pour le studio.

QUESTION : quelle valeur attachez-vous aux tests capteurs DxO au moment de choisir votre boîtier ?


Test Nikon D750 : 10 jours avec le reflex expert Nikon

J’ai passé 10 jours pour vous proposer ce test Nikon D750, un boîtier reflex plein format qui vient compléter la gamme de boîtiers FX Nikon. Avec ses 24Mp, son autofocus à 51 collimateurs, son processeur Expeed 4, sa construction en alliage de magnésium et fibre de carbone et les toutes dernières technologies Nikon, le D750 a de quoi faire parler de lui. Après 10 jours passés sur le terrain avec lui, qu’en est-il vraiment ? Voici les résultats du test.

Test Nikon D750 : 10 jours sur le terrain avec le reflex expert pro Nikon

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Le Nikon D750 a déjà fait parler lui lors de sa sortie : remplace-t-il vraiment le Nikon D700 ? Fait-il la différence avec le D610 ? Est-il plus souple à l’usage que le D810 ? Autant de questions que vous vous posez et auxquelles je tente de répondre après avoir utilisé le boîtier pendant une dizaine de jours (lire la présentation complète).

Je tiens à préciser que je n’ai pas testé le mode vidéo du D750 car je n’ai pas les moyens de proposer un test pertinent. Ce mode pourra faire l’objet d’un test particulier ultérieurement.

Test Nikon D750 : présentation

Le Nikon D750 fait partie de la gamme FX Nikon entre un Nikon D610 qui laisse bon nombre d’experts sur leur faim et un Nikon D810 excessivement performant mais très exigeant (optiques, pratique, traitement des photos).

Le D750 a donc une carte à jouer et Nikon ne s’est pas trompé en dotant son nouveau reflex des technologies que bon nombre d’entre nous attendent dans un reflex de cette gamme (et à ce prix) : capteur 24Mp, autofocus 51 points version 2, Processeur Expeed 4 (la crème du moment chez Nikon), mode vidéo très complet, écran inclinable, Wi-Fi pour ne citer que les principaux points forts du boîtier.

Test Nikon D750 Nikon Passion

Test Nikon D750 – ISO 100

Pourquoi D750 et pas …

Le débat fait rage depuis l’annonce du boîtier : simple D620 ou superbe remplaçant du D700 pour les uns, petit D810 décevant ou bonne affaire du moment pour les autres, ‘grosse daube’ – y’a des frustrés partout – tout y passe.

Crevons l’abcès une fois pour toutes : je me moque de savoir comment s’appelle ce boîtier. Nikon aurait pu tout aussi bien le nommer Nikon D400, D650, D710, D790 ou Dcequevousvoulez, là n’est pas le problème. La seule chose qui m’intéressait lors du test, c’était de savoir ce que ce D750 avait dans le ventre et s’il savait donner ce que le contenu de sa fiche technique nous promettait. Que ceux qui ne font pas de photos continuent à débattre sur son nom …

Test Nikon D750 Nikon Passion

Nikon D750 + Objectif Nikon AFS 24-120 mm f/4 G ED VR

Le Nikon D750 remplace-t-il le Nikon D700 ?

Autre abcès à crever : le D750 est-il le remplaçant du D700 ? Non. Pourquoi ? Parce que le D700 est irremplaçable.

Ce boîtier a trop marqué les esprits et les usages pour avoir un successeur attitré. Et comme chaque utilisateur d’un D700 a sa propre définition de ce que doit être le ‘vrai’ remplaçant du D700, inutile de dire que c’est perdu d’avance. Oublions donc cet autre débat pour nous intéresser à ce qui devrait être le seul sujet du moment, le D750 va-t-il vous rendre les services dont vous avez besoin. Que ceux qui n’ont besoin de rien continuent à débattre …

Nikon D750 : une construction innovante

Le D750 est le premier boîtier de la gamme Nikon construit en fibre de carbone et alliage de magnésium. La structure avant est en fibre alors que la structure arrière est en alliage, Nikon a utilisé cette technique pour alléger le boîtier tout en garantissant une résistance au moins équivalente à ce que l’on retrouve sur les modèles experts et pros.

A l’usage le pari est réussi : le D750 perd du poids sans que je n’ai constaté la moindre faiblesse pendant le test. Je ne suis pas parti au bout du monde à dos de chameau avec mais pour avoir longuement utilisé d’autres modèles de la gamme, la différence est flagrante.

Test Nikon D750 Nikon Passion

quand un test D750 se termine sous une pluie battante …

Test Nikon D750 sous la pluie ...

… c’est le photographe qui renonce !

Pour ce qui est de l’étanchéité, ne vous attendez pas à un modèle tropicalisé, aucun ne l’est – il faut remonter au Nikon F3 pour cela – mais en sortant sous une pluie battante, j’ai abandonné avant le boîtier (!).

Le D750 diffère des D610, D810 et Df : sa poignée est mieux étudiée et la prise en main s’avère meilleure (y compris par rapport au D700). Si vous avez de gros doigts et des grandes mains, la différence est sensible. Si c’est l’inverse, il faudra jouer avec la paume de votre main droite, le revêtement vous aidera à ne pas lâcher le boîtier.

Ergonomie et accès aux principales fonctions

Le D750 propose de nombreux accès directs via boutons dédiés (correcteur d’exposition, type de mesure de lumière, mode AF) tandis que d’autres réglages sont accessibles via les menus.

Test Nikon D750 Nikon Passion

réglage ISO : appuyez sur ISO et tournez la bague

La suppression de certaines touches propres aux D700/D800 – réglage ISO/qualité/BdB – en choque plus d’un. Je l’ai été aussi mais une fois compris qu’il suffit d’appuyer sur le bouton correspondant et de tourner une des deux molettes pour régler, on oublie bien vite le sujet. Si – et seulement si – vous êtes habitués à changer la sensibilité, la qualité d’image ou la balance des blancs sans sortir l’oeil du viseur sachez que je suis comme vous et que je me suis adapté en quelques minutes sans éprouver aucune difficulté.

Test Nikon D750 Nikon Passion

Exit donc le trèfle des D700/D800 et place à une couronne supérieure gauche héritée des D7100/D610. Rien de neuf de ce côté-là, accès aux modes P,S,A,M avec verrouillage de sécurité, au mode déclenchement (simple, rafale, silencieux, retardateur, miroir levé) et aux modes scènes. Il y a même une position Auto ! Oui, bon, et alors, il suffit de ne pas l’utiliser …

Le Nikon D750 dispose d’un flash intégré à la portée limitée mais qui dépannera plus d’une fois et vous permettra d’utiliser des flash Cobra distants en servant de contrôleur de flash – système Nikon CLS.

Vu de dos le D750 diffère peu de ce que l’on connaît des Nikon récents. Le pad de sélection des collimateurs AF est un peu plus petit que celui du D700 mais il est plus ferme. La touche Info vous renseigne sur les réglages choisis tandis que la touche I est assez mal nommée puisqu’elle sert en fait à changer les réglages. Au passage Nikon a revu la police d’affichage des menus, c’est plus lisible et c’est tant mieux.

Test Nikon D750 Nikon Passion

le menu Vidéo du Nikon D750

L’organisation des menus reste la même, par contre il serait temps de se pencher dessus car on s’y perd tant ils sont complexes et complets (à quand une recherche intégrée via écran tactile ??). Bon point par contre pour le nouveau menu Vidéo qui regroupe – enfin – tous les réglages propres à ce mode en un seul et même endroit.

Ecran arrière inclinable

Test Nikon D750 Nikon Passion

Test Nikon D750 : trouver des angles inédits …

Quoi, un écran inclinable sur un boîtier expert ? Oui et c’est tant mieux ! Si le principe de fonctionnement de ce type d’écran peut laisser penser que c’est une faiblesse mécanique potentielle, pour l’avoir utiliser pendant plusieurs jours, je ne partage pas du tout cet avis.

Le système d’articulation est loin d’être une simple charnière en plastique comme sur certains modèles d’entrée de gamme. C’est costaud et pour avoir volontairement laissé tomber le boîtier de 20cm l’écran ouvert et avoir claqué plusieurs fois l’écran assez violemment, je n’ai constaté aucun dommage.

Le gros avantage de cet écran, c’est que vous n’aurez plus à vous coucher par terre pour faire des photos au ras du sol, que de nouveaux angles vous seront permis sans passer chez l’osthéo (ou au pressing) le lendemain, que vous pourrez prendre des photos bras en l’air tout en cadrant correctement, etc. J’ai un seul regret, c’est qu’il ne soit pas possible d’orienter l’écran vers l’avant, comme sur le D5300, une fonction bien utile pour les selfies en vidéo pour voir ce que l’on cadre.

Test Nikon D750 Nikon Passion

… et garder le genou au sec tout en cadrant avec précision !
l’apparition d’un objectif à liseré rouge dans la scène est purement fortuite …

Batterie, cartes mémoire

Rien de bien particulier à signaler en matière de batterie, si ce n’est qu’elle se loge sous la poignée droite, sa forme participant au nouveau design de la poignée. A l’intérieur, quelques composants ont changé de place pour favoriser cette orientation.

Le logement pour cartes mémoire comprend deux slots identiques au format SD. Plus compact, tout aussi fiable, ce format permet au D750 de proposer deux logements sans prendre d’embonpoint. Il vous faudra investir dans un jeu de cartes SD si vous venez du D700 mais avec 24Mp au lieu de 12, de toutes façons, il fallait penser au renouvellement.

Viseur optique 100%

Le D750 dispose d’un viseur 100% (90% sur le D700) qui n’a rien à envier à ceux des modèles pros. Pour avoir comparé D750 et D700 en même temps ou presque (je n’ai que deux yeux …), je n’ai ressenti aucune différence de visée et aucune gène avec le D750. Le cadre est lumineux, le réglage de netteté efficace (je porte des lunettes). Seule la forme diffère, viseur rond pour les D700/D800 et viseur rectangulaire pour le D750.

Le Nikon D750 à l’usage

Ce n’est qu’en passant plusieurs jours avec un boîtier que l’on peut se faire une idée de son ergonomie, de sa prise en main et de la satisfaction qu’il procure ou pas. Et avec le D750, il y a des choses à dire.

Encombrement et ergonomie

Le premier constat évident lorsqu’on se promène avec le D750 c’est que la prise en main s’est grandement améliorée par rapport à certains modèles précédents dont le D700. La poignée plus creuse apporte un confort supplémentaire et la sensation de bien tenir le boîtier en main est certaine.

L’ergonomie héritée de la génération D600/D610 déroute les … premières minutes mais j’ai retrouvé mes repères aussi vite. L’absence de commandes de type trèfle pour la gestion de la sensibilité – le paramètre que je change le plus souvent – ne se fait nullement sentir puisqu’il suffit de presser la touche ISO et de tourner la molette arrière pour changer la valeur. Cela se fait l’oeil collé au viseur sans aucun problème. J’ai apprécié la possibilité d’utiliser la molette avant pour passer du mode ISO Auto au mode ISO normal, un progrès par rapport au D700.

Test Nikon D750 Nikon Passion

Test Nikon D750 à 12.800 ISO
cette image aurait demandé une correction permettant de ne pas surexposer le
panneau d’affichage mais l’ensemble de la scène est plutôt bien exposé

ISO Auto ? Oui, et c’est le choix que je fais désormais de plus en plus tant la souplesse offerte par ce mode apporte d’avantages au quotidien. Nul besoin de vérifier en permanence quelle est la valeur sélectionnée, pas de risque de rester sur une valeur trop élevée en hautes lumières – qui n’a jamais oublié de revenir sur ce réglage en sortant d’un lieu sombre ?

Si vous pensez encore qu’utiliser le mode ISO auto est une hérésie, passez outre vos préjugés et testez. Vous changerez d’avis !

Réactivité

Autre constat évident avec ce D750, la réactivité du boîtier surprend ! Il est vif, extrêmement rapide, l’autofocus se cale en une fraction de seconde, les différents affichages sont immédiats. Le D700 en devient pataud d’un coup !

Test Nikon D750 Nikon Passion

Test Nikon D750 Nikon Passion

Test Nikon D750 : rapidité de l’autofocus et recadrage des 24 Mp pour toutes vos scènes d’action

Le nouveau module AF 51 Points est difficile à prendre en défaut : toujours aussi agréable à piloter avec le pad arrière, il fait le point sans hésitation y compris en basse lumière. Le gain du à cette nouvelle génération de MultiCam 51 points est sensible, là où les D610/D700/D800 patinent un peu, le D750 va droit au but sans coup férir.

En mode Live View l’autofocus a fait de gros progrès. Point faible des modèles précédents, ce mode qui permet de cadrer à bout de bras ou à ras du sol s’avère beaucoup plus réactif. La mise au point est à peine moins lente qu’en visée normale. J’apprécierais toutefois de pouvoir caler la zone de détection avec un écran tactile car le déplacement via le pad arrière s’avère toujours un peu lent.

Mesure de lumière

Test Nikon D750 Nikon Passion

la mesure matricielle vous sortira des situations difficiles …

La mesure de lumière du D750 n’appelle pas grand débat : c’est efficace comme Nikon sait le faire depuis plusieurs générations de boîtiers, la mesure matricielle assure dans la plupart des situations et la correction d’exposition par accès direct via la touche supérieure est toujours aussi simple. Le seul progrès en la matière consisterait probablement à inclure un rendu dynamique de l’exposition en temps réel comme seuls les viseurs électroniques savent le proposer mais c’est un autre débat.

Test Nikon D750 Nikon Passion

quelques ajustements en post-traitement (ou JPG et Picture Control) vous permettront
de travailler le rendu dans les ombres et hautes lumières

Capteur

En matière de capteur, nous sommes là-aussi en terrain connu bien que le 24Mp qui équipe ce D750 soit annoncé par Nikon comme conçu spécifiquement pour le D750. 24Mp c’est la possibilité de pouvoir recadrer ou utiliser le mode DX sans trop perdre en définition. C’est aussi minimiser les risques de flou de bougé constatés avec les capteurs 36Mp. Un bon choix donc, même si la sensibilité résultante reste en retrait face aux 16Mp du capteur Nikon D4 (et Df).

Test Nikon D750 Nikon Passion

Test Nikon D750, 75mm à 1/40ème et 12.800 ISO, quelques atouts pour photographier
quand la lumière manque

Test Nikon D750 Nikon Passion

Test Nikon D750 à 12.800 ISO, l’image JPG brute présente un niveau de bruit acceptable et loin d’être désagréable

Test Nikon D750 Nikon Passion

même image à 19.200 ISO (Hi 0.5), le bruit monte à peine, le lissage du JPG natif est assez présent

Test Nikon D750 Nikon Passion

Test Nikon D750 à 25.600 ISO (HI 1.0), mieux vaut traiter les RAW que rester en JPG mais
vous sauverez certaines images quand même

notez au passage la variation de mise au point induite par le mode LiveView
qui s’est recalé par rapport à la vue précédente

Les images faites à 12800 ISO montrent une gestion du bruit numérique très contenue. Les JPG natifs sont utilisables en l’état, les RAW permettent de réduire encore le niveau de bruit perçu.

Au-delà de 12.800 ISO, à 25.600 ISO par exemple, le bruit est sensible et je ne saurais vous recommander d’utiliser le D750 à ces valeurs sans adopter le format RAW et une bonne gestion du bruit numérique en post-traitement. Attention également au lissage de l’image en JPG aux hautes sensibilités, la réduction de bruit gérée par le boîtier a un prix.

Mon avis sur le Nikon D750

Il y avait une place à prendre dans la gamme Nikon FX et le D750 l’a prise. Moins exigeant qu’un D810, plus polyvalent qu’un D610 ou qu’un Df, plus compact et accessible qu’un D4s, le D750 se positionne comme le modèle expert de la gamme à-même satisfaire l’ensemble de vos besoins.

Si l’ergonomie générale du boîtier diffère de celle des modèles pros, il n’en reste pas moins excessivement convivial à l’usage. Les principaux réglages (ISO, BdB, AF) restent accessibles sans avoir à regarder l’écran arrière, pilotables du bout du doigt l’oeil collé au viseur.

L’écran arrière inclinable est un vrai plus qui rend service dans bien des situations, d’autant plus que le mode LiveView est désormais parfaitement utilisable sans latence particulière. Seul le déplacement de la zone de détection AF reste un peu lent si vous devez passer d’un bout de l’écran à l’autre.

La réactivité générale du boîtier est très agréable : il réagit immédiatement à toutes les demandes, qu’il s’agisse de faire le point sur un sujet mobile comme de basculer d’un mode à l’autre en urgence. Après quelques jours passés avec le D750, force est de reconnaître que le D700 a pris des rides, sa réactivité étant loin d’être au niveau du D750.

La qualité des images délivrées par le nouveau capteur de 24Mp est dans la lignée de ce à quoi Nikon nous a habitué : dynamique importante et gestion des forts contrastes, niveau de bruit numérique contenu jusqu’à 12.800 ISO et gérable en post-traitement au-delà.

Je n’ai pas constaté de problèmes de flous de bougés comme cela est bien plus souvent le cas avec les modèles équipés du capteur 36Mp. Les vitesses lentes vous seront (presque) permises si l’optique utilisée dispose du système Nikon VR.

Test Nikon D750 Nikon Passion

Test Nikon D750 : photographier la nuit ? c’est jouable, en JPG natif à 12.800 ISO et 1/20ème

test Nikon D750 basses lumières hautes sensibilité

le crop 100% de l’image ci-dessus

Comme je l’ai mentionné en début d’article, je n’ai pas testé le mode vidéo du D750. Celui-ci est toutefois complet et les améliorations apportées dont un menu vidéo dédié font du D750 un excellent outil au service des vidéastes désireux de disposer d’un modèle accessible et compact.

A qui s’adresse le Nikon D750 ?

Les photographes amateurs désireux de passer au plein format disposent là d’un modèle polyvalent, plus performant (AF, réactivité, écran, construction) qu’un D610 vendu à peine 400 euros moins cher. C’est aussi le choix de la sécurité face aux contraintes plus fortes imposées par le D810 et au manque de polyvalence du Df.

Les photographes experts qui cherchent un modèle très performant, capable de permettre l’utilisation de leur parc optique existant, présentant une construction robuste, tout en sachant rester accessible ont tout intérêt à regarder de près le D750. Les résultats sont probants, la qualité d’image est au rendez-vous, le plaisir ressenti à l’utilisation manifeste.

Les photographes pros qui cherchent un complément à leur D4(s) ou D3 trouveront avec le D750 une alternative plus que crédible pour voyager léger sans rien sacrifier en matière de performances. Le D750 sera le second boîtier polyvalent capable de tourner des séquences vidéos en complément d’une série photo ou de permettre des angles de prises de vues inédits grâce à son écran inclinable.

Enfin les utilisateurs du Nikon D700 qui acceptent d’étudier le passage à un nouveau modèle disposent là du boîtier qui se rapproche le plus de leur indéfectible ancêtre. Une fois de plus ce n’est pas LE remplaçant du D700 mais bien un boîtier qui rend le même type de prestations avec des résultats en net progrès dans tous les domaines.

Il existe un très bon guide du Nikon D750. Si vous avez des questions particulières, des compléments à demander ? Dites-le moi via les commentaires !

En savoir plus sur le Nikon D750 sur le site Nikon.

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Comment utiliser sa voiture comme affût pour photographier les animaux

Vous aimez photographier les animaux mais vous ne savez pas comment procéder pour ne pas les effrayer ? Vous disposez d’un appareil photo et d’un téléobjectif ? Vous avez une voiture ? Voici une astuce pour utiliser sa voiture comme affût !

Comment utiliser sa voiture comme affût pour photographier les animaux

Mes lecteurs ont du talent ! J’ai reçu un message de Guillaume, un lecteur de Nikon Passion, qui m’a présenté sa démarche pour transformer sa voiture en affût pour la photographie d’animaux. Guillaume a répondu à l’appel à contribution lancé à tous les lecteurs.

Comme le sujet est intéressant, j’ai répondu à sa proposition de publication et voici le résultat. Ce petit tuto sans prétention vous livre une expérience personnelle que vous êtes libre de vous approprier. Vous allez voir que vous pouvez obtenir de bons résultats sans faire de frais.

Par Guillaume Warnet que vous pouvez retrouver sur 500px.

Comment utiliser sa voiture comme affût

Photographe amateur et passionné par le monde animal et la nature, j’ai cherché les meilleurs moyens pour faire des photos animalières en ayant le moins d’impact possible sur la tranquillité de vie  des animaux. Pas si tranquilles d’ailleurs face aux nombreux dangers qui les entourent, entre leurs prédateurs naturels et l’homme, il y a l’embarras du choix !

Je vis en appartement et je n’ai pas la chance d’avoir un balcon, un jardin ou une parcelle de terrain privé pour faire mes photos. Je suis donc forcé de sortir fréquemment pour pratiquer, récolter des informations sur les espèces animales ou pour faire mes photos.

Pas facile dans ces conditions de mettre en place un affût permanent ou semi permanent dans les parcs et jardins de la ville de Nantes ou des villes voisines ! A ce jour je n’ai eu aucune autorisation.

Comment photographier les oiseaux

Je me suis donc rabattu sur La Billebaude, dans les parcs et étendues de verdures de la région Loire Atlantique. J’ai vite été confronté à un problème de performance de mon matériel photo. Mon zoom Nikon AF-S NIKKOR 55-300 mm monté sur le Nikon D3100 ne me permet pas de faire des photographies de trop loin. L’approche furtive est quasi impossible avec les oiseaux ou les mammifères tant ils sont craintifs. La pression permanente qu’ils subissent de la part de l’homme n’arrange pas la situation.

Que me restait-il comme solution ? Aucune ? Si, bien sûr ! J’ai continué mes recherches et mes lectures et j’ai découvert le Graal en photographie à l’affût : La voiture !

Pourquoi utiliser sa voiture comme affût pour les photos d’animaux ?

La voiture permet de faire de l’affût sans demander d’autorisation – à condition toutefois d’être garé sur une voie publique ou d’avoir l’accord du propriétaire du chemin ou de la ruelle concernée. La voiture peut servir pour la prise de vue, mais aussi pour faire du repérage à la jumelle sans se faire remarquer.

De plus, il n’y a aucun besoin d’installer un tas d’accessoires : la voiture est … mobile et il suffit de se déplacer pour faire de l’affût ailleurs si l’on fait chou blanc ou si l’on souhaite adopter un autre point de vue.

L’autre avantage d’utiliser une voiture comme affût, c’est qu’il est inutile de disposer d’objectifs de très longue focale : un 55-200 mm est suffisant. En effet, les animaux ont appris que les grosses masses (voitures) qui se déplacent sur les grosses bandes grises (bitume) sont inoffensives (sauf collision). Ils n’ont donc pas peur de s’approcher, parfois même de très près comme sur cette photo. Le lapin de garenne, habituellement très craintif, était ici à une distance de 15 mètres jusqu’à ce que des promeneurs le fasse partir.

Photographie d'un lapin de garenne - (C) Guillaume Warnet

Photo (C) Guillaume Warnet

Comment transformer sa voiture en affût pour la photographie ?

Rien de plus simple : ça ne va vous coûter que quelques euros. Il vous faut investir dans 3 objets indispensables :

  • 1 filet de camouflage de 2 x 1 mètres
  • 1 bean-bag (à faire vous-même) pour caler l’objectif et éviter les vibrations
  • 1 bouteille d’eau (pour vous hydrater !)

Voici comment je procède pour chacune des séances.

Comment utiliser sa voiture comme affût pour photographier les animaux

Photo (C) Guillaume Warnet

Arrivé à bon port j’éteins le moteur (!). J’installe mon filet en le coinçant dans les portes avant et arrière pour qu’il me dissimule au mieux. J’ouvre la fenêtre du côté du filet et j’installe mon bean-bag. Je règle mon matériel photo, je l’installe et … j’attends !

L’affût voiture, avantages, inconvénients

Où faire des photos d’animaux depuis une voiture ?

Vous pouvez vous poser partout en France sur les routes publiques sans demander d’autorisation préalable, à condition de ne pas créer de danger sur la route. Evitez la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute pour photographier la jolie Buse Variable sur son poteau !

Ce type d’affût a un véritable avantage : il peut servir en bordure de forêt, en bordure de champs, en ville, en bordure de parc ou jardins un peu isolés. Et même chez vous si vous avez du terrain et qu’il y a des passages d’animaux sauvages. ou encore si vous n’avez ni le temps ni l’envie de construire un affût.

Quand faire des photos d’animaux ?

Vous pouvez photographier ainsi n’importe quand, de l’aube à l’aurore, privilégiez quand même le moment où les animaux sont de sortie ! Rien ne sert d’affûter en voiture en plein soleil aux beaux jours, les animaux ne sont pas fous : ils restent dans leurs abris au frais.

Votre voiture peut vous servir d’affût toute l’année, mais pour ne pas rentrer bredouille il vous faut connaitre les habitudes des animaux à chaque période de l’année, leurs lieux de passage, de nourrissage et/ou de couchage.

Même en voiture, il n’y a pas de miracles mais parfois des coups de chances. J’ai pu voir parfois un pic vert à moins de 10 mètres grâce à mon affût, ou même un couple de geai des chênes, sans les prendre en photos puisque je n’étais qu’en observation à ce moment là !

Avantages

Nous possédons presque tous une voiture ou pouvons en emprunter une :

  • cela vous demande peu de travail pour tout mettre en place,
  • cela n’effraye pas les animaux,
  • le confort est fonction de la voiture mais c’est mieux qu’un affût extérieur – surtout s’il fait froid,
  • vous pouvez vous restaurer au sec durant les longues attentes.

Inconvénients

  • lorsqu’il pleut, l’eau peut rentrer par la fenêtre,
  • vous êtes limité aux zones publiques sauf accord du propriétaire du terrain concerné,
  • l’utilisation du trépied est impossible sauf à posséder un fourgon aménagé.

Pour en savoir plus sur la photo d’animaux, n’hésitez pas à consulter le guide d’Erwan Balança intitulé Les secrets de la photo d’animaux.

Guillaume Warnet photographe animalier

Merci à Guillaume Warnet pour ces conseils, je vous rappelle que vous pouvez découvrir ses photos sur son compte 500px.


Les 7 meilleures raisons d’utiliser un objectif 50 mm

Utiliser un objectif 50 mm à focale fixe est un moyen de vous différencier en apprenant à cadrer et à bouger autour de votre sujet. Le 50 mm a plein d’autres atouts dont sa compacité, son coût et sa polyvalence.

Voici pourquoi vous devriez avoir un 50 mm fixe dans votre sac photo en complément du zoom habituel ou livré en kit avec votre boîtier.

7 bonnes raisons d’utiliser un objectif à focale fixe 50mm

Tous les 50 mm pour Nikon chez Miss Numerique

Tous les 50 mm pour Nikon chez Amazon

De tous temps, la focale 50 mm a été considérée par les photographes comme celle qui donne une vision la plus proche de ce que voit notre œil. Dans l’absolu la focale la plus proche de la vison humaine est 43 mm, ce qui correspond à la diagonale du format 24 x 36. En l’absence d’objectifs 43 mm à la grande époque de l’argentique, c’est le 50 mm f/1.8 ou f/1.4 qui a pris le pouvoir. Depuis cela a bien changé, il existe d’excellents 40 mm comme le NIKKOR Z 40 mm f/2.

La focale 35 mm quant à elle est toujours appréciée des reporters et photographes de rue (voir 7 raisons d’utiliser un objectif 35 mm), grand angle elle autorise des plans larges (en savoir plus).

Le 50 mm reste l’objectif de référence pour de nombreux photographes tant ses avantages sont nombreux.

Avec l’arrivée des zooms modernes, les constructeurs ont choisi de répondre à la demande d’utilisateurs souhaitant pouvoir changer de focale sans devoir changer d’objectif : ils ont alors proposé des zooms polyvalents comme les 18-55 mm, 16-80, 18-105, 24-70, 24-120, 28-300 pour ne citer que ceux-là.

Lisez aussi « pourquoi utiliser un 85 mm »

Si ces zooms permettent bien sûr de photographier à la focale 50 mm, ils ne remplacent pas pour autant une focale fixe 50 mm. Voici 7 raisons d’envisager l’utilisation d’un 50 mm fixe.

A l’attention des utilisateurs de boîtiers Nikon DX APS-C : pour disposer d’une focale qui cadre comme un 50 mm avec un boîtier Nikon APS-C DX, prenez en compte le facteur de conversion x 1.5. L’équivalent 50 mm en DX est donc un objectif de focale 35 mm (35 × 1,5 = 52.5 mm par approximation).

1. La focale fixe 50 mm est plus performante qu’un zoom et moins cher

7 bonnes raisons d’utiliser un objectif à focale fixe 50mm

L’objectif 50 mm f/1.8 étant parmi les modèles les plus courants, son tarif est parmi les plus accessibles. Chez Nikon :

Vous pouvez trouver un 50 mm f/1.8 d’occasion pour une centaine d’euros, un 50 mm f/1.4 pour à peine plus du double. C’est une raison de plus pour ne pas passer à côté.

2. Le 50 mm est plus petit et léger qu’un zoom

7 bonnes raisons d’utiliser un objectif à focale fixe 50mm

différence entre un zoom 18-55 mm à gauche et un objectif 50 mm f/1.8 fixe à droite

Si vous avez déjà utilisé un zoom expert ouvrant à f/4 comme le 24-120 mm NIKKOR Z, vous savez que le poids de l’optique est un critère à prendre en compte. C’est pire encore avec les zooms pros ouvrant à f/2.8 ! A la fin de la journée, ça peut faire la différence.

Les zooms 18-55 mm sont moins lourds que les modèles pros mais leur poids reste supérieur à celui du 50 mm f/1.8.

De même la compacité du 50 mm joue en sa faveur. Les plus récents 50 mm ont pris de l’embonpoint en raison de l’intégration de la motorisation autofocus silencieuse mais ils restent plus compacts et légers que les zooms.

3. Le 50 mm est bien meilleur en basse lumière

7 bonnes raisons d’utiliser un objectif à focale fixe 50mm

Bien que les appareils photo récents soient très sensibles en basse lumière, utiliser un objectif ouvrant à f/1.8 ou f/1.4 apporte un confort indéniable. Vous n’êtes plus forcé de monter en sensibilité, vous gagnez deux ou trois temps de pose selon les cas, vous réduisez les risques de flou de bougé et le bruit numérique dans vos images.

La différence se fait très nettement sentir si vous utilisez un zoom d’entrée de gamme 18-55 mm qui n’ouvre généralement qu’à f/3.5. Le 50 mm apporte alors un vrai plus que vous allez ressentir immédiatement à l’usage.

4. Le 50 mm favorise les bokehs harmonieux

7 bonnes raisons d’utiliser un objectif à focale fixe 50mm

Grâce à son ouverture plus généreuse – f/1.8 ou f/1.4 – le 50 mm apporte un flou d’arrière-plan à pleine ouverture bien plus agréable que ce que vous pouvez obtenir avec un zoom ouvrant à f/3.5 ou f/5.6. Le diaphragme est mieux construit, la qualité du flou d’arrière-plan supérieure.

5. Le 50 mm a un bien meilleur piqué

7 bonnes raisons d’utiliser un objectif à focale fixe 50mm

Un 50 mm f/1.8 donne un piqué supérieur à ce que vous pouvez obtenir avec un zoom entrée de gamme. La qualité de la construction et la formule optique font la différence. Observez attentivement une même photo faite avec un 50 mm fixe et un zoom 18-55/18-105/18-200 mm et vous verrez la différence.

Outre le piqué, les distorsions sont mieux gérées, les différentes aberrations aussi et la correction en post-traitement est facilitée par la focale unique.

L’autre qualité du 50 mm fixe est de vous permettre de réduire le flou de bougé en raison d’une ouverture plus importante et d’une plus grande compacité. Le résultat est visible sur l’image, c’est l’impression générale de netteté que vous cherchez à retrouver.

6. La focale fixe 50 mm sert à tout !

7 bonnes raisons d’utiliser un objectif à focale fixe 50mm

A l’inverse des objectifs grand-angle ou des téléobjectifs, le 50 mm permet de traiter tous les sujets. Avec une focale ni trop courte ni trop longue, il vous permet de photographier les paysages, les scènes de rue, des portraits, des gros plans, …

La compacité joue aussi en faveur de la discrétion : essayez de photographier quelqu’un avec un zoom expert ou pro et vous verrez la réaction de votre sujet, il recule ! Avec un 50 mm vous l’effrayerez moins et ferez plus facilement vos photos.

7. Le 50 mm vous facilite les voyages

7 bonnes raisons d’utiliser un objectif à focale fixe 50mm

Parce qu’il est plus compact, le 50 mm fixe vous facilite le voyage. L’ensemble boîtier-objectif prend moins de place, se loge plus facilement dans un sac, se porte plus facilement autour du cou. Même si vous optez pour un 50 mm NIKKOR Z plus volumineux que la version reflex AF-S, vous constaterez que l’optique est bien moins imposante que votre zoom polyvalent.

En voyage, si les megazooms 18-200 mm ou 24-200 mm ont votre préférence, choisissez un 50 mm fixe pour les soirées ou les situations demandant un équipement le plus discret et compact possible.

Focale fixe 50 mm pour les boîtiers Nikon : tous les modèles

Il existe plusieurs modèles de 50 mm fixes pour équiper votre boîtier Nikon DX ou FX. Voici ceux qui sont en vente actuellement.

Objectif 50 mm à focale fixe pour Nikon hybride – monture Z

Objectif 50 mm à focale fixe pour reflex Nikon – monture F (compatibles avec les hybrides via la bague FTZ)

  • AF-S NIKKOR 50 mm f/1.8 G, le plus accessible de la gamme, avec motorisation interne – environ 240 euros
  • AF-S NIKKOR 50 mm f/1.4 G, la plus grande ouverture, avec motorisation interne – environ 470 euros
  • AF-S NIKKOR 50 mm f/1.8, une édition spéciale avec design vintage particulièrement adapté au Nikon Df – vendu avec le Df
  • AF NIKKOR 50 mm f/1.8 D, l’ancienne version sans motorisation interne mais avec bague de diaphragme, plus compacte et guère moins performante – environ 180 euros

Samyang

  • Samyang 50 mm f/1.4 AS UMC : le 50 manuel à grande ouverture – environ 750 euros

Sigma

  • Sigma Art 50 mm f/1.4 DG EX HSM, la version la plus performante du 50mm Sigma – environ 720 euros

Zeiss

  • Zeiss Planar T*50 f1,4 ZF2 est compatible avec la monture Nikon F mais désormais plus disponible en neuf – dernier tarif connu 600 euros

Tous les 50 mm pour Nikon chez Miss Numerique

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Cadrage photos : 5 règles à respecter pour recadrer

Depuis l’arrivée de la photo numérique et des capteurs débordants de pixels, vous êtes nombreux à penser que cadrer à la prise de vue n’est plus si important puisqu’il suffit de pratiquer le cadrage photo en post-traitement.

Ce n’est pas si vrai, cadrer avant de déclencher reste essentiel. Il existe différents plans de cadrage, ainsi que cinq règles à respecter pour cadrer et recadrer.

Recadrer ses photos ? 5 règles à respecter si vous pratiquez le recadrage

Bernard Jolivalt, que vous avez pu rencontrer lors des Rencontres Nikon Passion ou sur mon stand au salon de la photo, m’a proposé de traiter le sujet, vous pensez bien que j’ai accepté tout de suite !

Voici quelques réflexions sur le recadrage et les règles à connaître pour recadrer vos photos avec méthode. Vous allez voir que c’est bien plus simple que vous ne le pensez si vous prenez le temps de réfléchir un peu ! Je laisse la parole à Bernard.

Recadrer ses photos, un tel scandale ?

Henri Cartier-Bresson fut le premier à s’opposer au recadrage des photos, comme il l’écrivit dans la célèbre préface de son livre Images à la sauvette, paru en 1952  :

Si l’on découpe tant soit peu une bonne photo, on détruit fatalement ce jeu de proportions et, d’autre part, il est très rare qu’une composition faible à la prise de vue puisse être sauvée en cherchant à la recomposer en chambre noire, rognant le négatif sous l’agrandisseur, l’intégrité de la vision n’y est plus.

Pour beaucoup de ses émules, la photographie doit être la représentation fidèle de ce qui a été composé dans le viseur.

Le cadrage définitif dès la prise de vue est une excellente école de rigueur. Je m’y étais longuement astreint à mes débuts afin d’éduquer mon regard et les résultats ne s’étaient pas fait attendre. Mais parfois, le recadrage est inévitable pour diverses raisons indépendantes ou non de la volonté du photographe. Il faut alors savoir prendre ses distances avec cette règle, comme d’ailleurs avec d’autres comme nous le verrons dans cet article.

1. Éliminer le superflu

Une composition ne doit contenir que des éléments qui apportent quelque chose à l’image.

L’idéal est bien sûr de cadrer dès la prise de vue de manière à éliminer tous ces éléments superflus afin que la personne qui regarde la photo se concentre uniquement sur l’essentiel. C’est relativement facile lorsque le sujet est statique. Par exemple, un léger décalage de la visée permettra d’exclure du champ une poubelle qui gâche une rue en enfilade. Ou dans un paysage naturel, zoomer un peu afin de resserrer le champ de vision exclura un édifice peu esthétique.

Mais parfois, il est impossible d’épurer une photo dès la prise de vue parce que les circonstances l’interdisent. La seule solution consiste alors à composer au mieux puis à recadrer par la suite, lorsqu’on ne sera plus sous la pression des contingences.

Prenons par exemple cette photo d’une palissade de chantier au milieu de la place Vendôme, à Paris.

Recadrer ses photos - recadrage - règles

photo (C) Bernard Jolivalt

Pour animer la scène, j’avais attendu que des passants défilent sur le trottoir. La circulation était très dense et il fallait que le personnage soit idéalement positionné lors des rares moments où il n’y avait pas trop de véhicules dans le champ.

Pour l’anecdote, une très belle fille portant un carton à dessin sous le bras passa devant la palissade. La forme rectangulaire du grand carton légèrement incliné s’inscrivait joliment dans les divers rectangles de la palissade. Mais un autocar de touristes roulant au ralenti s’interposa longuement entre elle et moi. Lorsqu’il dégagea enfin la vue, la fille avait dépassé l’emplacement idéal pour la photo. Elle était loin. Tous les photographes de rue connaissent cette frustration de la photo exceptionnelle manquée de peu. J’attendis donc d’autres opportunités.

Un personnage en costume-cravate arriva. Cette fois, aucun obstacle ne le masqua, mais à l’instant décisif, une camionnette se trouvait à droite dans le viseur. Je déclenchais quand même sachant que la photo devrait être recadrée. En postproduction, j’optais pour un cadrage carré, en noir et blanc car les rares couleurs n’étaient pas très belles.

Recadrer ses photos - recadrage - règles

photo (C) Bernard Jolivalt

Le cadrage carré, en conservant toute la hauteur de l’image, élimine la camionnette à droite et réduit le rectangle noir, à gauche, à un petit carré, ce qui contribue à équilibrer la composition. Le résultat est très graphique car tous les éléments visuels participent à l’image. Rien n’est en trop.

2. Le nombre d’or

La photo aurait-elle pu être recadrée en rectangle ? À priori, rien ne s’y opposerait. Mais quand je procède de la sorte, je conserve toujours les proportions d’origine de l’image, qui sont ici au rapport largeur/hauteur de 3:2.

Ce rapport est à la fois celui des capteurs APS-C, du plein format et de la pellicule 24×36. Mais conserver les proportions rectangulaires, au lieu de cadrer au carré, aurait inévitablement obligé à couper le haut du réverbère, ce qui aurait été une aberration. Ce dernier est en effet un élément très important de la composition.

Pourquoi ne pas choisir un rapport largeur/hauteur complètement différent ? Car après tout, le rapport 3:2 n’est pas le seul en lice. Par exemple, celui des compacts et hybrides Micro 4/3 est de 4:3, le rapport largeur/hauteur des anciens écrans d’ordinateur et de téléviseurs. Cette option serait acceptable, mais pour un photographe d’art, le rapport 3:2 (dont la valeur est 1,5) présente une particularité décisive : sa proximité avec le nombre d’or, dont la valeur est 1, 618.

Nous ne ferons pas ici un exposé sur le nombre d’or, un sujet trop vaste pour tenir dans un aussi court article. Féru de géométrie, Henri Cartier-Bresson s’est fréquemment exprimé sur ce sujet :

Pour appliquer le rapport de la section d’or, le compas du photographe ne peut être que dans son œil. Toute analyse géométrique, toute réduction à un schéma ne peut, cela va de soi être produite qu’une fois la photo faite, développée, tirée, et elle ne peut servir que de matière à réflexion. J’espère que nous ne verrons jamais le jour où les marchands vendront les schémas gravés sur des verres dépolis. 

La crainte du grand photographe s’est réalisée quelques décennies après l’avoir formulée. Le quadrillage basé sur la règle des tiers est aujourd’hui affichable sur l’écran arrière et les viseurs des appareils photo, il est aussi visible sur les logiciels photo. L’écran est divisé en tiers par deux lignes horizontales équidistantes et deux lignes verticales également équidistantes.

Si la photo représente un paysage, il est recommandé de placer l’horizon sur l’une des lignes afin d’équilibrer la composition. Pour donner de l’importance au sol, placez l’horizon sur la ligne supérieure. Pour donner de l’importance au ciel – un coucher de soleil, par exemple, ou un ciel tourmenté –, placez l’horizon sur la ligne inférieure.

Toujours selon la règle des tiers, un élément de l’image a plus d’impact lorsqu’il est positionné à l’intersection de deux lignes. La photo de l’artiste dessinant un chien à Montmartre est à cet égard une réussite puisque les quatre éléments importants – le visage du dessinateur, le dessin du chien, le visage de son maître et le couple à l’arrière-plan – sont tous placés à proximité d’une intersection (cette photo n’a pas été recadrée).

Recadrer ses photos - recadrage - règles

photo (C) Bernard Jolivalt

Si votre logiciel photo permet d’afficher la règle des tiers, appliquez-la en recadrant l’image et en la repositionnant judicieusement sous le quadrillage avec la souris. Mais ne faites pas d’excès de zèle. Tous les photographes avertis vous le confirmeront :

le feeling de l’image, son ressenti si vous préférez, doit toujours l’emporter sur l’application stricte d’une règle de composition, quelle qu’elle soit.

Dans un logiciel comme Lightroom, le module Développement contient un menu Outils > Grilles permettant d’afficher la règle des tiers sur l’image. D’autres aides à la composition sont disponibles, comme Diagonale, Triangle, Rectangle d’or, Spirale d’or et Rapport L/H.

Excepté la dernière, ces options reposent toutes sur le même principe : le positionnement du sujet selon les lignes d’un tracé géométrique.

La règle la plus curieuse est la spirale d’or, fondée sur une progression arithmétique : la suite de Fibonacci. La spirale est lisible dans un sens comme dans l’autre. Par exemple, sur la photo du kite-surfeur sur une plage, le regard s’arrête d’abord sur l’immense voile rouge, puis il se porte vers le point de détail qu’est le concurrent se dirigeant vers le rivage.

Recadrer ses photos - recadrage - règles

photo (C) Bernard Jolivalt

3. L’inclinaison

Passons à présent à un autre aspect du recadrage qui est essentiellement la correction d’une composition mal maîtrisée : le redressement d’une photo penchée.

Un horizon penché peut être un choix délibéré, comme le fit Robert Frank dans son livre Les Américains, où il n’hésitait pas à tenir son Leica complètement de travers. La critique fut à l’époque très sévère. Le magazine Popular Photography parla carrément « d’horizons éthyliques et de manque général de rigueur ». Depuis, l’inclinaison délibérée du cadrage est devenu un véritable tic dont beaucoup de photographes ont tendance à abuser. N’est pas Robert Frank qui veut.

Dans cet article, ce n’est pas du choix artistique de « l’horizon éthylique » dont il sera question, mais de la légère inclinaison qui n’aurait pas dû se manifester. Elle se produit généralement quand, concentré sur le sujet, le photographe oublie de vérifier les bords de l’image, notamment l’horizontalité et la verticalité.

Tenir un appareil photo parfaitement à niveau à main levée n’est pas évident. Sur certains appareils, un horizon artificiel aide à le tenir bien droit. S’il ne possède pas cette fonction, un niveau à bulle inséré dans la griffe porte-flash ou présent sur le trépied s’avère fort utile. Une inclinaison minime suffit pour qu’une photo qui aurait été parfaite ne le soit pas. Sur la photo de la jetée, l’inclinaison n’est que de -1,75 degré. Il n’en faut pas plus pour qu’elle paraisse mal cadrée.

Recadrer ses photos - recadrage - règles

avant recadrage

Recadrer ses photos - recadrage - règles

après recadrage

photos (C) Bernard Jolivalt

Même lorsqu’ils regardent les photos affichées sur l’écran d’un ordinateur ou tirées sur papier, beaucoup d’amateurs ne remarquent pas que des photos sont penchées. Sur un paysage de montagne, l’inclinaison peut être ignorée, mais pas sur une photo comportant des lignes droites, comme les immeubles modernes ou les fenêtres d’une façade.

Le plus simple serait évidemment de refaire aussitôt la photo en veillant cette fois à ce qu’elle soit à niveau, mais ce n’est pas toujours possible (un personnage peut avoir changé de place ou alors, les photos ont été visionnées plus tard dans la journée, après avoir quitté le site). La plupart des appareils photo possèdent une fonction permettant de redresser une image après la prise de vue. Elle est utile, mais la correction sera beaucoup plus précise en l’effectuant sur le confortable écran d’un ordinateur, avec un logiciel photo.

Recadrer ses photos - recadrage - règles

Le principe est le même pour presque tous les logiciels : un quadrillage appliqué sur l’image permet de mettre l’horizon à niveau ou de vérifier la verticalité des lignes. Il suffit ensuite d’actionner un curseur pour pivoter l’image jusqu’à ce qu’elle soit bien droite.

Attention toutefois aux pertes de pixels car le logiciel est obligé de tailler à l’intérieur de l’image, comme le révèle la photo de surf. Une partie de la belle vague verte, à droite, est perdue au recadrage, et la résolution de l’image – le nombre de pixels en hauteur et en largeur – est plus réduite. Ceci ne prête guère à conséquences avec les capteurs actuels qui, pour la plupart, comptent au moins 16 mégapixels.

Recadrer ses photos - recadrage - règles

Le redressement des photos penchées devrait être systématique. Rien n’est en effet plus gênant, pour ceux qui regardent une photo, que cette désagréable impression de déséquilibre. Une photo à niveau, bien d’équerre – surtout les photos d’architecture – gagne en force et en rigueur. Pensez-y chaque fois que des lignes droites peuvent ou doivent être parallèles aux bords de l’image.

4. « Zoomer » dans l’image

Le recadrage le plus vilipendé par les puristes est celui consistant à zoomer dans l’image. En clair : vous taillez dans l’image parce qu’à la prise de vue, vous n’aviez pas le téléobjectif qu’il aurait fallu utiliser. Les mêmes puristes admettent un léger recadrage pour exclure des éléments superflus, mais ils réprouvent toute recomposition drastique de l’image.

Le cadrage large de la photo du marché aux poissons de Saint-Tropez inclut une vendeuse, un visiteur, une fresque sur le mur du fond et un réverbère. La composition est correcte mais les divers éléments se concurrencent les uns les autres. La masse sombre du visiteur déséquilibre l’ensemble et la fresque est trop loin pour être déchiffrable.

Recadrer ses photos - recadrage - règles

En revanche, le geste de la poissonnière et la dynamique des poissons sur l’étage, saisis à la sauvette, sont intéressants. Au moment de la prise de vue, le zoom était calé à son minimum, soit 12 mm et tourner la bague de zoom jusqu’à son maximum de 24 mm aurait sans doute permis de ne cadrer que la vendeuse et les poissons. Mais le geste inattendu fut trop rapide pour réagir autrement qu’en déclenchant instinctivement. Le recadrage a postériori s’imposait donc.

Recadrer ses photos - recadrage - règles

photo (C) Bernard Jolivalt

Un recadrage aussi drastique, qui élimine les trois quarts de la surface de l’image, n’est pas sans conséquences. La plus importante est la perte de résolution de l’image. Même avec un capteur de 24 mégapixels, la perte est telle que la photo ne supportera plus un tirage en grand format, en A3 par exemple. Si l’image est bien piquée, un tirage au format A4 sera néanmoins envisageable.

Il faut retenir de cet exemple que tout recadrage important limite les possibilités d’impression en grand format. Si votre intention est de tirer des photos aux formats 30 x 40 cm, 40 x 50 cm ou plus, il est primordial de recadrer le moins possible. La photo de la poissonnière passe en revanche sans problème sur les sites Internet ou sur les réseaux sociaux, où la résolution peut être très faible.

De l’italienne à la française

Le champ de vision humain s’étendant en largeur, les photographes sont tout naturellement enclins à cadrer en largeur : le format « paysage », comme le disent les américains, ou « à l’italienne » comme le disent les artistes, est le plus répandu. La forme des appareils photo, qui privilégie ce cadre, n’y est pas étrangère. L’autre cadrage, en hauteur, est appelé « portrait » ou « à la française ». Comme il exige de pivoter l’appareil photo, ce qui est peu naturel, il est moins souvent utilisé.

Il est rarissime qu’un format doive être réorienté. Une composition en hauteur est généralement délibérément choisie, et donc plus murement réfléchie que le cadrage en largeur. Recadrer d’un format vers un autre pose le même problème que le « zoom » dans l’image, à savoir une importante perte de résolution qui affecte la qualité de l’image.

5. Recadrer ses photos selon la finalité

La finalité d’une photo – tirage en grand format, Internet, diaporama sur écran – est une autre raison de recadrer, mais qui peut être une source de dilemmes et de problèmes, car il faut choisir entre deux options :

  • Conserver le cadrage d’origine, quitte à obtenir des bords blancs de chaque côté du papier ou des zones noires si les photos sont regardées sur un écran au rapport 16:9. Ce choix est quelque peu frustrant car l’image n’occupe qu’une partie du support. Une astuce consiste à décaler les photos au format carré sur un tirage rectangulaire de manière à imiter un Polaroid (trois marges blanches égales et une très large marge dessous) mais ce procédé devient vite fastidieux.
  • Tailler dans l’image afin de la recadrer de manière à ce qu’elle occupe toute la surface du papier ou de l’écran. Tous les logiciels photo permettent de recadrer selon des proportions fixes, généralement exprimées en pouces : 4 x 6 pouces pour le format 10 x 15 cm (très répandu), ou 5 x 7 pouces pour le papier photographique 13 x 18 cm, ou encore 8 x 10 pouces pour le format 20 x 25 cm. Rappelons qu’un pouce est égal à 2,54 cm.

Couper dans l’image afin de l’adapter au papier ou à l’écran risque de couper un élément de l’image dont le rôle est important. Sur la photo du bâtiment blanc et du parking, c’est la flèche peinte au sol. Recadrer l’image au rapport 16:9, tout en longueur, ne laisse qu’un choix : conserver la flèche en bas de l’image en coupant le toit ondulé de l’édifice, ou montrer la totalité de l’édifice mais en perdant la flèche. Dans les deux cas, la composition est gâchée.

Recadrer ses photos règles des tiers

Pour montrer la totalité de l’image sur l’écran, la seule solution est de ne pas la recadrer et afficher des zones noires de part et d’autre de la photo. Ce n’est pas très satisfaisant, et même visuellement déplaisant si toutes les autres photos du diaporama sont en plein écran. Il est donc très important de penser au cadrage en 16:9 dès la prise de vue.

Certains appareils photos permettent de sélectionner ce format à la prise de vue, ce qui résout le problème à la base. Mais si vous tenez à exploiter la totalité du capteur tout en affectionnant les soirées diaporamas devant la télé, vous devrez cadrer plus large à la prise de vue afin d’avoir de la matière en haut et en bas, que vous pourrez éliminer sans remord en recadrant au format 16:9 avec votre logiciel photo.

Les photographes professionnels qui travaillent pour des magazines ne s’y trompent pas. Au lieu de rechercher le cadrage définitif à la Cartier-Bresson au cours d’un reportage, ils tiennent compte de la finalité de leurs photos et varient les cadrages d’un même sujet :

  • une ample composition en largeur pour faire une double-page,
  • une composition en hauteur, avec de la place en haut de l’image pour placer le titre du magazine et faire ainsi la couverture.

Ils pensent aussi aux aplats colorés ou noirs – des grandes ombres, ou du ciel – dans lesquels le maquettiste pourra disposer du texte. Les grandes théories sur la composition s’effacent devant les contingences du métier.

Recadrer ses photos, on fait quoi …

Si vous avez pris la peine de lire cet article jusqu’au bout, c’est que vous êtes sensible à la composition de vos photos, au recadrage, au ressenti du spectateur. Mais que vous avez aussi – probablement – des doutes et des interrogations.

Profitez des commentaires ci-dessous pour poser vos questions !

Merci à Bernard Jolivalt pour ce texte, pour en savoir plus sur le photographe et l’auteur, rendez-vous sur www.bernardjolivalt.com !


Comment faire de belles photos de nuit

La nuit est un terrain de jeu fascinant pour les photographes. Quand la lumière baisse puis disparaît, les couleurs changent, les ombres s’allongent et chaque source lumineuse devient un point d’intérêt. Pourtant, réussir ses photos de nuit demande plus que du matériel : il faut comprendre comment la lumière se comporte, comment l’appareil réagit, et surtout comment traduire cette atmosphère unique. Voici comment obtenir des images nettes, équilibrées et expressives, même sans trépied ni boîtier haut de gamme.

Pourquoi photographier la nuit change tout

La photographie de nuit permet de capturer un monde invisible le jour. Quand la lumière baisse, les formes changent, les couleurs se saturent, les ombres deviennent matière. Les sources lumineuses artificielles montrent l’espace différemment, la scène est plus contrastée, plus dramatique. Photographier la nuit, c’est saisir cette transformation du réel, quand la ville ou le paysage prennent un visage nouveau.

C’est aussi un exercice technique exigeant, qui pousse à comprendre la lumière et à la maîtriser plutôt qu’à la subir. Vous devez composer avec le manque, apprendre à doser le temps de pose, à anticiper le moindre mouvement. Chaque image devient alors le résultat d’un choix conscient, lent, réfléchi.

Mais la photo de nuit, c’est surtout une expérience sensorielle. Le silence, les couleurs du bitume mouillé, la respiration de la ville, tout cela participe à une autre manière de voir. C’est souvent dans cette ambiance que naissent les images les plus fortes, celles qui racontent ce que la lumière du jour efface.

Photographier la nuit, c’est saisir cette transformation du réel, quand la ville ou le paysage prennent un visage nouveau.
Pour aller plus loin sur cet aspect poétique et visuel, découvrez Photo de nuit, pourquoi la magie commence quand le soleil se couche.
Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Préparer sa séance photo nocturne

Le matériel utile mais pas indispensable

La photo de nuit ne s’improvise pas totalement. Une image réussie dépend souvent d’une bonne préparation, car les conditions lumineuses changent vite et la marge d’erreur est faible. L’heure, d’abord, joue un rôle essentiel. Quelques minutes de différence peuvent transformer complètement le rendu d’une scène. Entre la tombée du jour et la nuit noire, les couleurs, les reflets et les contrastes évoluent sans cesse.

Quand la lumière disparaît, les règles changent. Vous ne pouvez plus compter sur des temps de pose courts ni sur de faibles sensibilités ISO. Il faut alors composer avec ce manque de lumière, en allongeant le temps de pose, en ouvrant davantage le diaphragme ou en augmentant la sensibilité. Tout est affaire de compromis, de dosage et d’équilibre entre ces trois paramètres.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Le choix de l’objectif compte beaucoup. Une courte focale présente plusieurs avantages : elle limite les effets du flou de bougé à temps de pose équivalent, elle tolère mieux les imprécisions de mise au point, et elle reste plus légère, donc plus stable à main levée. Sur le plan esthétique, elle permet aussi d’intégrer le décor à la scène, ce qui donne souvent plus de force à une image nocturne qu’un cadrage trop serré.

Avant de sortir, prenez le temps d’observer votre lieu de prise de vue lors d’une phase de repérage. La météo peut changer vos plans : un ciel chargé ou une averse soudaine peuvent transformer l’ambiance — ou ruiner la séance. Les applications météo suffisent pour anticiper, mais une application PhotoPills (iOS et Android) vous aidera à planifier plus précisément vos prises de vue selon la position du soleil, de la lune et la quantité de lumière ambiante.

Enfin, pensez à l’énergie (du boîtier, pas la vôtre, hein ?). Le froid et les poses longues sollicitent fortement les batteries. Emportez-en toujours une de rechange. Une batterie vide au moment où la lumière devient idéale, c’est une frustration qu’il vaut mieux éviter.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Les bons réglages : temps de pose, ouverture, ISO

En photo de nuit, l’exposition devient un véritable exercice d’équilibriste. Il faut jongler entre le temps de pose, l’ouverture et la sensibilité ISO pour obtenir une image nette, contrastée et vivante.

Temps de pose et stabilité

Le temps de pose, d’abord, est votre meilleur allié. Il permet de compenser le manque de lumière, mais au-delà d’une certaine durée, il devient votre pire ennemi. Trop long, il transforme les sujets mobiles en silhouettes floues, et amplifie le moindre tremblement de main.

Mieux vaut accepter de perdre un peu de profondeur de champ que de rater la netteté.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Le temps long, en revanche, devient créatif quand il est maîtrisé. En photographie d’étoiles, par exemple, quelques minutes suffisent pour révéler la rotation de la Terre. Les étoiles tracent alors de magnifiques cercles autour de la Polaire. Pour un ciel fixe et détaillé, il faut au contraire réduire le temps de pose, fermer un peu le diaphragme et augmenter la sensibilité ISO.

Sensibilité ISO et gestion du bruit

Les boîtiers modernes supportent très bien les hautes sensibilités. N’hésitez pas à monter à 6 400 ISO, voire davantage, et à photographier en RAW. Vous réduirez facilement le bruit numérique ensuite, avec un logiciel de post-traitement ou une solution spécialisée comme DxO PureRAW.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Si vous souhaitez conserver une grande profondeur de champ, le trépied devient indispensable. Il vous permet de prolonger le temps de pose sans craindre le flou, à condition de désactiver la réduction de vibrations de l’appareil et de l’objectif. Un déclencheur à distance ou le retardateur évitent de transmettre des vibrations au moment du déclenchement. L’application mobile du constructeur, comme SnapBridge chez Nikon, fait très bien le travail.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Ouverture et rendu des sources lumineuses

L’ouverture influence directement le rendu des sources lumineuses. Au-delà de f/6.3, les points lumineux se transforment en étoiles, ajoutant une touche poétique à vos images sans aucun filtre. Sur trépied, laissez la sensibilité ISO à 100 ou 200. À main levée, montez franchement en ISO et ouvrez grand : un objectif fixe lumineux, f/1.8, f/1.4 ou f/1.2, fera la différence.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Balance des blancs et mise au point

La balance des blancs influence profondément l’ambiance de vos photos de nuit. Elle agit comme un filtre invisible qui modifie la température des couleurs et l’équilibre général de l’image (mais bien mieux que les horribles filtres Instagram).

Si vous travaillez en RAW et maîtrisez un minimum le post-traitement, le plus simple est de laisser la balance des blancs en automatique. Vous pourrez ensuite affiner la tonalité exacte sur ordinateur, en fonction de l’atmosphère que vous souhaitez restituer.

En revanche, si vous préférez obtenir un rendu fidèle directement à la prise de vue, prenez le temps d’expérimenter. Sous les néons ou les lampadaires, chaque source de lumière a sa dominante — parfois verte, jaune, ou orangée. Le mode “Tungstène” donne souvent de très beaux résultats, surtout si vous sous-exposez légèrement d’un ou deux tiers d’IL. C’est une manière simple de réchauffer les couleurs tout en renforçant les contrastes.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

La mise au point, quant à elle, devient plus délicate dans ces conditions. Même si les hybrides récents sont capables d’assurer la mise au point automatique en très faible lumière, l’autofocus a besoin de lumière et de contraste pour fonctionner correctement. Quand la scène en manque, il patine, cherche, hésite. Dans ces cas-là, mieux vaut repasser en mode manuel.

Les appareils hybrides facilitent grandement ce travail grâce au viseur électronique. Le focus peaking, la loupe de mise au point et l’aperçu direct vous permettent d’ajuster avec précision la zone de netteté. Vous voyez instantanément si le sujet est net.

Sur un reflex, le mode Live View reste la meilleure option : il affiche l’image en temps réel sur l’écran arrière et vous aide à caler la mise au point là où vous le souhaitez. Prenez quelques secondes pour vérifier vos images, zoomer dans la zone critique, et corriger si nécessaire. À la nuit tombée, ces vérifications font toute la différence entre une photo approximative et une photo maîtrisée.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Exploiter les lumières de la nuit

La nuit, la lumière devient matière. Ce ne sont plus le soleil et ses reflets qui guident la photo, mais une multitude de sources artificielles qu’il faut apprendre à observer et à apprivoiser. Ces éclairages offrent une richesse insoupçonnée, tant par leurs couleurs que par leurs contrastes. En ville, ils transforment les rues en studios à ciel ouvert. Leur intensité permet souvent de retrouver des réglages proches de ceux du jour : la sensibilité ISO peut rester basse, l’ouverture modérée, et le trépied n’est plus toujours indispensable. Ne le répétez pas mais c’est ma pratique photo préférée en ville !

L’avantage de ces scènes urbaines éclairées, c’est la liberté qu’elles offrent. Vous pouvez travailler à main levée, jouer avec les passants, les reflets, les mouvements. Les sujets flous, les silhouettes qui se croisent ou disparaissent deviennent partie intégrante de la composition. Une photo légèrement imparfaite, mais vivante, raconte souvent bien plus qu’une image trop nette et figée. Observez les photos qui illustrent cet article, la plupart ont été faites dans cet esprit.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Eclairages urbains

Chaque source lumineuse a sa personnalité. La lampe de poche ou la lumière du smartphone créent un effet intime, presque théâtral, idéal pour révéler les textures ou souligner un visage dans l’obscurité. Les réverbères, eux, dessinent des zones de contraste marqué : ils mettent en valeur les détails invisibles le jour et donnent du relief aux façades ou au pavé mouillé.

Lune, vitrines et phares de voiture

La lune, plus subtile, diffuse une lumière douce et froide. Elle adoucit les ombres, simplifie la palette des couleurs et installe une ambiance silencieuse, presque irréelle. Les vitrines, à l’inverse, éclaboussent de teintes vives : elles offrent des reflets, des silhouettes et des compositions graphiques à exploiter.

Et puis il y a la circulation. Les phares des voitures deviennent des pinceaux lumineux : un temps de pose d’environ 1/15 s suffit pour peindre des filets rouges et jaunes sur la chaussée. Avec un trépied, vous pouvez prolonger cette trace, transformer la route en ruban de lumière, et révéler la vie qui continue quand tout semble endormi.

Sources de lumière à exploiter

Lumière de lampe de poche ou de smartphone
Pour un effet intime et localisé. Idéale pour créer des ombres profondes, révéler une texture, ou modeler un visage dans l’obscurité.

Lumière des réverbères
Pour structurer la scène avec des contrastes nets. Utilisez-les pour dessiner des ombres, souligner un détail architectural ou créer des effets de mouvement.

Lumière de la lune
Pour un rendu doux, presque poétique. Parfaite pour donner une atmosphère romantique et jouer sur les nuances de gris et de bleu.

Lumière des vitrines
Pour un rendu graphique et coloré. Les vitrines offrent des reflets, des contrastes marqués et des silhouettes à contre-jour.
Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Où photographier la nuit : lieux et ambiances inspirantes

La réussite d’une photo de nuit tient souvent autant au lieu qu’à la lumière. Certaines scènes ne se révèlent qu’à la tombée du jour : un pont éclairé, une ruelle déserte, une façade qui prend vie sous les néons. Commencez par explorer les réseaux sociaux et les forums de photographes, non pas pour copier les images des autres, mais pour repérer les ambiances qui vous inspirent. Les cartes ou les hashtags liés à votre ville permettent souvent de découvrir des points de vue insoupçonnés.

Ne négligez pas les lieux plus discrets. Une zone industrielle en périphérie, une petite gare, un parking vide ou une route bordée de lampadaires peuvent devenir des terrains de jeu passionnants. Ces endroits moins fréquentés vous laissent le temps d’installer un trépied, de composer sereinement, et d’expérimenter sans contrainte.

Enfin, observez la lumière avant même de sortir votre appareil. Revenez à différents moments de la soirée pour voir comment la scène évolue : certaines vitrines s’éteignent tôt, d’autres se reflètent mieux quand la rue est encore humide après la pluie. C’est dans cette observation patiente que naissent les images les plus singulières — celles qui portent votre regard et non celui des autres.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Erreurs fréquentes à éviter la nuit

Photographier la nuit n’est pas qu’une question de technique. Trois erreurs reviennent souvent :

  • sous-exposer trop fortement sans vérifier l’histogramme,
  • se fier aveuglément à la balance des blancs automatique,
  • négliger la stabilité à main levée.

En corrigeant simplement ces points, la majorité des photos nocturnes gagnent en clarté, en contraste et en expressivité.

Foire aux questions sur la photo de nuit

Faut-il un trépied pour les photos de nuit ?
Pas toujours. Le trépied reste indispensable pour les poses longues, les paysages urbains fixes ou les effets de filé lumineux. Mais les stabilisations des boîtiers et des objectifs actuels permettent de réussir de belles photos à main levée, surtout si vous augmentez la sensibilité ISO et choisissez une focale courte. L’important, c’est de rester stable : appuyez-vous contre un mur, posez l’appareil sur une surface plane ou utilisez le retardateur pour éviter les vibrations.

Quel mode utiliser pour la photo de nuit ?
Le mode Manuel (M) reste le plus complet : il vous permet d’équilibrer temps de pose, ouverture et ISO en fonction du rendu recherché. Le mode Priorité Ouverture (A ou Av) est aussi très pratique si vous souhaitez simplement gérer la profondeur de champ et laisser l’appareil ajuster le reste. Évitez les modes automatiques, souvent trompés par les fortes différences de luminosité.

Quelle est la meilleure heure pour les photos de nuit ?
L’heure bleue, juste après le coucher du soleil, reste le moment le plus riche en nuances. Le ciel garde encore un peu de lumière tandis que les éclairages urbains commencent à s’allumer. C’est à ce moment précis que la scène gagne en contraste et en profondeur sans être totalement noire. Plus tard dans la soirée, l’ambiance change : la lumière se raréfie, les ombres s’épaississent et l’atmosphère devient plus dramatique.

Comment éviter le bruit numérique sur les photos de nuit ?
Photographiez en RAW, exposez légèrement à droite de l’histogramme et utilisez un logiciel de réduction du bruit au traitement, comme DxO PureRAW ou Lightroom. Évitez de sous-exposer, car éclaircir ensuite amplifie le bruit.

Comment gérer les sources lumineuses trop fortes ?
Réduisez légèrement l’exposition ou fermez le diaphragme (f/8 à f/11) pour éviter la surexposition. Une faible ouverture transforme aussi les points lumineux en étoiles, un effet esthétique souvent recherché en photo de nuit.

Ressources pour aller plus loin

Si la photo de nuit vous attire, vous aimerez sans doute mes autres tutoriels sur la photo en basse lumière ou la photo de rue. Ils vous aideront à mieux comprendre comment la lumière influence vos images, de jour comme de nuit — et à progresser à votre rythme, sans changer de matériel.

Je vous recommande aussi le livre Les secrets de la photo de nuit – Le guide par Vittorio Bergamaschi.

Ce guide pratique se distingue par son approche double : technique et esthétique. Il vous accompagne pas à pas pour apprivoiser la nuit comme sujet photographique, en explorant à la fois les réglages précis (temps de pose, ouverture, ISO, trépied) et l’atmosphère propre aux heures sombres (lumières urbaines, ciel étoilé, réflexions). Son intérêt principal : vous permettre de transformer la contrainte d’un faible éclairage en véritable opportunité créative, en faisant de la nuit un terrain d’expérimentation riche et maîtrisé.


Comment créer un titre plein écran avec une photo personnelle dans Premiere Elements

Lorsque vous montez une vidéo à partir des séquences tournées avec votre reflex ou votre caméra HD, il peut être intéressant d’utiliser une de vos photos pour agrémenter le titre de la vidéo.

Le logiciel Premiere Elements, idéal pour débuter, propose de nombreuses illustrations mais il est quand même plus agréable d’utiliser les vôtres plutôt qu’une image quelconque. Voici comment procéder pour créer un titre plein écran dans Premiere Elements en insérant une de vos photos personnelles.

Créer un titre pour votre vidéo

Titrer une vidéo vous permet d’afficher ce dont il s’agit dès les premières images. Rien de tel qu’un titre pertinent pour savoir ce que l’on va voir.

Plutôt que de disposer ce titre sur un fond noir ou blanc, bien triste, il est plus agréable de le faire apparaître sur une illustration.

Premiere Elements propose de nombreux modèles d’illustrations, mais ce ne sont pas vos photos, tout le monde peut avoir les mêmes, ce n’est pas la meilleure façon de vous distinguer !

Mieux vaut utiliser une de vos photos non ?

Qu’allez-vous apprendre dans ce tutoriel Premier Elements ?

Ce tutoriel vous explique comment utiliser une de vos photos en fond d’écran pour la placer derrière le titre de votre vidéo. Vous allez voir que cela n’est pas bien sorcier à faire et que le résultat final est bien plus sympa !

Pour suivre le tutoriel, cliquez sur la flèche du lecteur ci-dessous. Il est possible qu’il vous faille attendre quelques secondes ou dizaines de secondes (selon votre connexion) pour que la vidéo se lance. Patientez pendant que le trait blanc tourne … Ensuite vous pouvez l’agrandir en plein écran pour profiter au mieux des explications et visualiser l’écran du formateur.

En savoir plus sur Premiere Elements et le montage vidéo

Ce tutoriel est proposé par tuto.com qui vous donne accès à plus de 2500 tutoriels photo et que nous avons sélectionné pour la qualité de ses publications. Comme pour les autres tutoriels gratuits, vous pouvez lire la vidéo à l’aide de l’écran ci-dessus. De même il vous suffit de créer gratuitement un compte sur tuto.com pour accéder à l’ensemble des tutoriels photo gratuits, plus de 2500 actuellement.

En complément, tuto.com vous propose des formations vidéos de plus longue durée, accessibles après achat de crédits que vous pouvez utiliser comme bon vous semble.

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Comment bien débuter en vidéo avec un hybride


Apprendre le portrait en studio : tri et retouche Lightroom et Photoshop – 4/4

Toute séance de portrait en studio nécessite, une fois le shooting terminé, de trier les photos et de les traiter. La première de ces deux opérations peut se faire assez rapidement si vous avez un processus de tri bien établi. La seconde, le traitement d’image, nécessite un peu plus de temps. Ce dernier épisode de la formation au portrait en studio vous montre comment trier les photos dans Lightroom, les traiter et utiliser Photoshop en complément pour les images qui le nécessitent.

Apprendre le portrait en studio : retouche Lightroom et Photoshop - 4/4

Après le choix du matériel et des réglages adaptés au portrait en studio (voir épisode 1), la direction du modèle (voir épisode 2) et le test par les stagiaires (voir épisode 3), voici l’opération finale de tri et traitement d’image indispensable pour clore une séance de studio.

Dans ce quatrième et dernier épisode, Julien Pons, photographe et formateur (Voir les tutoriels Lightroom et Photoshop) vous montre comment il utilise Lightroom et son catalogue pour trier les images et ne garder que celles qui l’intéressent. Il détailles toutes les opérations de traitement d’image possibles dans Lightroom. Et il présente également les retouches complémentaires dans Photoshop pour certaines photos.

Pour suivre cette quatrième vidéo de formation gratuitement en ligne, cliquez sur l’illustration ci-dessous pour vous connecter au site tuto.com. Dès que vous avez accès à la vidéo, déroulez la liste en haut à droite pour choisir le quatrième épisode :

Apprendre le portrait en studio : retouche Lightroom et Photoshop – 4/4

Lien direct pour visualiser la vidéo : Trier ses photos et retoucher dans Lightroom et Photoshop

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Comment réussir ses photos de rue

Qui n’a jamais rêvé d’être le prochain Doisneau ou le prochain Cartier Bresson ? La photographie de rue ou Street Photography est un type de photographie que nous pratiquons tous plus ou moins. Mais pour obtenir des photos de rue exceptionnelles, il faut s’y prendre correctement. Pour cela, il existe de nombreuses astuces facile à mettre en application dès votre prochaine sortie photo dans les rues de votre ville. Voici un rappel de ces astuces et quelques conseils pour vous permettre d’obtenir de belles photos de rue.

Comment réussir ses photos de rue

Après les photos de vacances, les photos de paysage et les photos en basse lumière, nous continuons notre tour d’horizon des différentes situations de prise de vue avec une nouvelle série de conseils. Au programme : la photographie de rue.

Quel matériel utiliser pour la photographie de rue

La photographie de rue a pour but de saisir un instant unique dans la vie de tous les jours. Pour cela, vous devez vous fondre dans la masse et être le plus discret possible. Ainsi, nous vous recommandons d’éviter de sortir avec un objectif trop volumineux comme un 70-200mm. Privilégiez les objectifs compacts comme les focales fixes 35mm, 50mm ou 85mm. Ces objectifs sont nettement plus discrets qu’un objectif zoom. De plus ces objectifs vous forceront à vous déplacer pour obtenir le cadrage idéal, ce qui est un bon exercice pour tous les photographes.

Pour la focale, tout dépend du type de photos de rue que vous souhaitez réaliser. Les objectifs grand-angle conviennent pour saisir des scènes de vie, en intégrant le sujet dans son environnement. Si vous souhaitez faire des portraits de rue, alors une focale plus longue, à partir de 50mm, convient mieux. Vous pourrez ainsi rester à distance de votre sujet sans l’effrayer ni éveiller les soupçons.

Par ailleurs, plus votre appareil photo est compact, moins vous serez remarqué. C’est pourquoi les appareils hybrides sont une bonne solution, car ils offrent la qualité reflex dans un appareil très compact. Mais vous pouvez également utiliser un reflex standard, plus volumineux. Ce sera à vous de passer inaperçu.

Si votre appareil photo dispose d’un écran orientable, c’est l’idéal. Vous pourrez alors l’utiliser pour éviter de monter l’appareil à hauteur de vos yeux, ce qui est plus visible et plus repérable par les passants, qui peuvent être effrayés de voir que vous les prenez en photo. Avec l’écran orientable, personne ne vous remarquera.

La photographie de rue peut également se pratiquer la nuit, où la lumière donne une tout autre ambiance à la ville. Dans ce cas, un trépied pourra s’avérer très utile pour faire des poses longues.

Comment réussir ses photos de rue

Quels réglages choisir pour la photographie de rue

La photographie de rue doit normalement saisir l’instant. C’est pourquoi vous n’aurez pas toujours le temps de passer quelques secondes à régler vos paramètres de prise de vue. Nous vous recommandons d’utiliser soit le mode Priorité ouverture de votre appareil photo, soit le mode Priorité vitesse. Vous n’aurez alors qu’un seul réglage à effectuer avant de déclencher, et le boîtier règlera les autres paramètres tout seul. Selon vos habitudes et le type d’effet recherché, utilisez un de ces deux modes.

Si vous photographiez des portraits, alors le mode Priorité ouverture, réglé sur une grande ouverture (par exemple f/2.8 ou f/1.8), vous permettra d’obtenir des beaux portraits avec un bokeh très agréable (flou d’arrière-plan). Si vous photographiez l’ambiance d’une rue, alors vous chercherez à maximiser la profondeur de champ et choisirez donc une ouverture plus faible (par exemple f/5.6 ou f/6.3).

Afin de ne pas avoir de mauvaise surprise au niveau de la netteté de l’image, veillez à conserver une vitesse suffisamment rapide. Pour cela, n’hésitez pas à monter un peu en sensibilité ISO. Avec les capteurs actuels et les technologies de débruitage, vous pouvez facilement monter à 800 ISO sans craindre une perte de qualité. Cela vous permettra d’assurer une vitesse rapide (au-dessus de 1/80 sec).

Pour être sûr d’obtenir une photo de l’instant décisif tant espéré, utilisez le mode rafale de votre appareil et n’hésitez pas à déclencher trois ou quatre fois à chaque prise. Ainsi, vous augmentez vos chances d’obtenir la photo parfaite. Effacez ensuite les photos que vous ne retenez pas.

Enfin, comme les beaux moments sont souvent éphémères, n’hésitez pas à préparer les réglages de votre boîtier avant la prise de vue et gardez votre doigt sur le déclencheur. Vous serez prêts à déclencher moins d’une seconde après avoir repéré une scène intéressante.

Comment réussir ses photos de rue

La composition en photographie de rue

Comme pour chaque type de photographie, la photographie de rue nécessite une composition parfaitement soignée. Pour cela, gardez à l’esprit les règles de bases : appliquez la règle des tiers, évitez de centrer le sujet, soyez attentifs aux détails, et cherchez des angles originaux. Vous pouvez par exemple vous rapprocher du sol et inclure une partie de la chaussée ou des vieux pavés dans votre cadre.

Pour les scènes de vie, essayez d’intégrer le sujet dans son contexte, pour bien retransmettre la scène. L’architecture, les passants, une route… autant d’éléments qui font l’authenticité d’une scène en apparence banale.

Mais la photographie peut être tellement personnelle que certaines règles de composition peuvent ne plus s’appliquer, pour laisser libre court à votre créativité et à votre interprétation.

Comment réussir ses photos de rue

Où aller pour faire de belles photos de rue

Les villes regorgent d’endroits où vous verrez des scènes insolites qui méritent d’être immortalisées par votre capteur. En premier lieu, le centre-ville est bien sûr un classique. Les rues commerçantes, les rues piétonnes, ou les grands boulevards vous offrent de nombreuses scènes intéressantes. C’est souvent dans les endroits où l’on passe tous les jours sans appareil photo que les meilleures photos sont prises.

Vous pouvez également vous renseigner sur les manifestations culturelles et les activités sportives de votre ville. Vous pourrez alors vous essayer à la photographie de rue sans problème, car il y aura beaucoup de monde et vous passerez facilement inaperçu. Les lieux très fréquentés sont aussi un bon endroit pour prendre des photos, comme les lieux touristiques par exemple, ou les sorties d’écoles, les parcs publics, les transports en commun, etc.

Comment réussir ses photos de rue

Quelques astuces pour pratiquer la photographie de rue

Il est souvent difficile de se jeter à l’eau et de prendre en photos les passants. C’est sans doute le principal frein que rencontrent de nombreux photographes amateurs. Et pourtant, il ne faut pas hésiter. Dans bien des cas, les gens ne vous en voudront absolument pas de les photographier. Certains pourraient même être flattés. Voici quelques astuces si vous avez toujours du mal à vaincre votre timidité.

Préparez vos réglages de prise de vue et tenez l’appareil le long du bras, en marchant l’air de rien. Déclenchez quand bon vous semble. Le cadrage ne sera pas parfait mais vous pourrez obtenir de bonnes surprises avec des images très originales.

Vous pouvez également vous poster à un endroit que vous avez repéré (un arrière-plan intéressant par exemple), et attendre que quelque chose se produise (un passant qui marche, un oiseau en vol, etc.). Armez-vous de patience pour cet exercice, mais le résultat est souvent payant.

Pour ne pas être remarqué, soyez naturel et ne pensez pas que les gens vous regardent. Fondez-vous dans la masse. Vous pouvez sinon passer pour un touriste qui photographie des monuments : les gens ne prêtent pas attention aux touristes.

N’hésitez pas à demander aux personnes si vous pouvez les photographier. Bien souvent ils vous laisseront faire. Et proposez-leur d’envoyer l’image par email. Cependant, vous perdez le caractère spontané du portrait, car ils poseront pour vous. Vous pouvez alors leur dire que vous avez fini, et déclencher une nouvelle fois, lorsqu’ils ne feront plus attention à vous, et là vous aurez un portrait plus naturel.

Vous pouvez aussi cadrer large pour faire croire que vous photographiez autre chose. Par la suite, vous pourrez recadrer votre image pour mettre en valeur le vrai sujet de votre image.

Enfin, cherchez les visages intéressants ou atypiques, les petits détails des rue, et soyez attentifs. La réussite d’une photo de rue tient également à son originalité.

Comment réussir ses photos de rue

La photographie de rue : spontanée ou réfléchie

On pourrait distinguer la photo de rue totalement spontanée de la photo de rue plus réfléchie. Selon votre style, l’un s’imposera plus facilement que l’autre. Soit vous n’hésitez pas à déclencher au bon moment et saisissez l’instant, soit vous préférez travailler plus votre image et la composer soigneusement en repérant les lieux par exemple. Dans un cas comme dans l’autre, il vous faudra un bon coup d’œil.

Comment réussir ses photos de rue
Et maintenant, c’est à vous ! Comment pratiquez-vous la photographie de rue ? Quel est le problème que vous rencontrez et qui vous freine ? Laissez un commentaire et parlons-en !


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