nikonpassion.com

Page 1 / 1


Comment faire une exposition photo quand on est photographe amateur ou passionné ?

Comment monter une exposition photo quand on est photographe amateur ou passionné ? Choix des images, présentation, accrochage : cette interview vous aide à comprendre comment exposer vos photos avec intention.

À travers l’interview de Michel Aguilera, photographe professionnel, je vous propose un retour d’expérience concret pour comprendre comment exposer vos photos sans vous perdre dans la technique.

À retenir : Monter une exposition photo, ce n’est pas seulement accrocher des images, c’est faire des choix et affirmer une intention. Choisir ses photos, penser leur présentation et leur accrochage oblige à clarifier son regard et sa démarche.
Cette étape est souvent la plus difficile pour les photographes amateurs, car elle implique de renoncer à certaines images. Exposer ses photos permet pourtant de progresser, de donner du sens à son travail et de confronter ses images au regard des autres.

Pourquoi monter une exposition photo change votre pratique

Monter une exposition photo ne se limite pas à accrocher des tirages au mur : c’est une démarche artistique qui structure votre regard et précise votre narration visuelle.

Contrairement à une simple galerie de photos en ligne, l’espace physique impose des contraintes de format, de rythme et de sens que tout photographe doit maîtriser pour transmettre son message. C’est précisément ce que pose la question de l’exposition photo : faire des choix, renoncer à certaines images, et assumer une intention claire face au regard des autres.

Monter une exposition photo : un exemple concret avec l’expo « Made in Japan »

À l’occasion de l’exposition photographique « Made in Japan » à Vitry-sur-Seine, j’ai eu l’occasion d’interviewer Michel Aguilera, photographe professionnel et directeur artistique de l’exposition. Cette interview aborde une question centrale pour beaucoup de photographes : comment monter une exposition photo et faire les bons choix.

Je connais Michel depuis de longues années. Il anime également les ateliers photo de la Maison de la Jeunesse dans notre commune, où il accompagne des jeunes photographes dans leur pratique et leurs projets d’exposition.

L’exposition « Made in Japan » présentait les images réalisées lors d’un voyage d’un mois au Japon. Elle met en avant le travail des jeunes de l’atelier photo de la MDJ, qui ont produit plusieurs milliers d’images autour de différents thèmes.

Pour monter l’exposition photo, il a fallu trier ces images, choisir lesquelles seraient exposées, comprendre pourquoi, et définir une mise en scène cohérente. C’est un travail indispensable pour présenter une expo photo, mais aussi l’un des points, avec la réalisation de leur portfolio, sur lesquels les photographes amateurs butent le plus souvent.

Des conseils concrets pour monter une exposition photo

Michel Aguilera s’est prêté au jeu de l’interview pour partager son expérience de photographe et de directeur artistique d’exposition. Loin des considérations techniques ou du choix du matériel, il est ici question de démarche créative, de regard et de choix photographiques.

Vous allez découvrir en particulier :

  • comment trier vos photos avant une exposition, et aborder concrètement la question de l’editing,
  • comment présenter vos photos et penser leur mise en scène dans un espace d’exposition,
  • pourquoi exposer ses photos est essentiel, même lorsqu’on se considère comme un simple amateur.

Ce sujet est riche d’enseignements. Prenez le temps de l’écouter en entier : Michel partage de nombreuses réflexions qui peuvent nourrir votre manière de photographier et de montrer vos images.

Vous verrez que la plupart de ces conseils s’appliquent aussi bien aux photographes amateurs qu’aux plus expérimentés, et qu’ils restent pertinents dès lors que vous cherchez à donner du sens à vos images, que ce soit en exposition, sur votre site web ou dans un livre photo.

Erreurs fréquentes que font les photographes en expo

Beaucoup de photographes amateurs exposent trop d’images sans fil conducteur, négligent le contraste des formats, ou oublient l’importance du cheminement du visiteur. Ces erreurs ne sont pas techniques : elles viennent presque toujours d’un manque de réflexion en amont sur le sens de l’exposition.

Pour éviter ces pièges, pensez à définir un thème cohérent, limiter le nombre d’images à celles qui racontent vraiment une histoire, et tester votre accrochage avant le vernissage.

FAQ – Monter une exposition photo

Combien de photos faut-il exposer lors d’une exposition photo ?
Il n’existe pas de nombre idéal. Une exposition photo réussie repose avant tout sur la cohérence de l’ensemble. Mieux vaut présenter peu d’images fortes, qui racontent une histoire claire, plutôt qu’un grand nombre de photos sans lien évident entre elles. Je me limite en général à un ensemble de 12 à 16 photos.

Comment choisir ses photos pour une exposition quand on est amateur ?
Le plus difficile n’est pas de faire des photos, mais de choisir lesquelles montrer. Pour monter une exposition photo, il faut accepter de renoncer à certaines images, même réussies, afin de ne conserver que celles qui servent réellement le propos et la narration de l’ensemble.

Faut-il maîtriser la technique ou avoir du matériel haut de gamme pour exposer ses photos ?
Non. Exposer ses photos ne dépend ni du niveau technique ni du matériel utilisé. Ce qui compte, c’est la démarche, le regard porté sur le sujet et la capacité à faire des choix assumés dans la sélection, la présentation et l’accrochage des images.

A vous !

Si vous envisagez de monter une exposition photo, ou si cette interview vous a aidé à mieux comprendre comment choisir, présenter et montrer vos images, n’hésitez pas à partager vos questions ou votre expérience en commentaire, ici ou directement sur YouTube.

Le montage d’une expo photo est aussi une affaire de réflexion collective, de regards croisés et de discussions entre photographes. Exposer ses photos, c’est avant tout apprendre à faire des choix et à assumer un regard.


Correction d’exposition : comment sous-exposer, sur-exposer et créer des photos plus attirantes

L’automatisme de votre appareil photo vous permet de régler l’exposition pour que vos photos soient bien exposées. Il doit être capable de vous donner de bonnes photos et de déjouer les principaux pièges. En modifiant le réglage d’exposition, vous pouvez toutefois faire plus de photos créatives, voici comment.

Résumé rapide : En sous-exposant légèrement, vous évitez de brûler le ciel, vous renforcez le contraste et vous donnez plus de présence aux nuages. En testant plusieurs valeurs, vous choisissez l’ambiance qui correspond à votre intention. Et si vous travaillez en RAW, cette maîtrise dès la prise de vue vous offre plus de latitude pour affiner le rendu au développement. L’exposition devient alors un choix créatif autant qu’une décision technique.

Corriger l’exposition pour obtenir le rendu que vous cherchez

Principe de base de l’exposition

La bonne exposition d’une photo est la combinaison de trois réglages :

  • le temps de pose,
  • l’ouverture,
  • la sensibilité ISO.

En combinant ces réglages de la meilleure façon, la mesure de lumière automatique de votre appareil photo vous donne l’exposition idéale. “Idéale” signifie que votre photo n’est ni trop claire, ni trop sombre.

Si le ciel est lumineux il ne doit pas être pour autant brûlé. Si les ombres sont très sombres, elles ne doivent pas être bouchées. Le sujet principal doit être agréable à regarder.

Ce fonctionnement par défaut de votre appareil photo est celui que vous utilisez la plupart du temps. Mais régler l’exposition ne se limite pas à faire des photos correctement exposées. D’ailleurs que signifie “correctement exposées” ?

Comment fonctionne la correction d’exposition

Le réglage d’exposition donné par votre appareil photo peut être corrigé. Ceci signifie que vous avez le droit de modifier la valeur donnée par l’automatisme pour faire des photos créatives qui correspondent à vos envies. Pourquoi ne pas éclaircir la scène, ou l’assombrir au contraire (en savoir plus) ?

En corrigeant l’exposition, vous adaptez le rendu de la photo à vos envies. Pour corriger l’exposition, vous vous basez sur la valeur donnée par l’automatisme, puis vous sous-exposez ou sur-exposez. Cela signifie que vous changez :

  • le temps de pose à ouverture et sensibilité identiques,
  • l’ouverture à temps de pose et sensibilité identiques,
  • la sensibilité à temps de pose et ouverture identiques.

Utiliser le triangle d’exposition pour ajuster la lumière

C’est le principe du triangle d’exposition, un des trois réglages joue sur la luminosité de la photo, les deux autres restant égaux par ailleurs.

Pour corriger l’exposition, utilisez le correcteur d’exposition. Sur la plupart des appareils photo il s’agit d’une molette à tourner, d’un bouton sur lequel appuyer avant de tourner la molette, ou d’une touche particulière. Consultez le mode d’emploi de votre appareil photo pour trouver comment faire.

Voir comment procéder pour corriger l’exposition sur un hybride ou un reflex

Quand corriger l’exposition : 5 situations fréquentes

  • Scène très contrastée (paysage avec ciel lumineux + premier plan sombre)
  • Contre-jour ou silhouette
  • Ambiance dramatique ou ciel gris (lever/coucher de soleil, nuages sombres)
  • Hautes lumières critiques à préserver (nuages, ciel, reflets)
  • Pour favoriser les détails dans les ombres quand vous prévoyez un post-traitement RAW

Photos de paysage : choisir la bonne exposition selon la lumière

Exposition automatique : ce que l’appareil interprète

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : 0 Ev (mesure matricielle automatique Nikon Z 6II)

La photo de paysage ci-dessus a été faite en hiver, vous voyez que le ciel est très lumineux avec des zones brûlées tandis que le champ est peu éclairé. La difficulté ici est d’ajuster l’exposition pour que le ciel ne soit pas trop blanc, et que les détails du champ soient bien visibles.

A la limite du ciel et de la terre vous apercevez un arbre. Ses branches se superposent au ciel, provoquant un effet silhouette qui peut avoir de l’intérêt sur le plan graphique. La colline en arrière-plan n’est que très peu visible.

Au premier plan, la barrière et les poteaux marquent l’espace. C’est un élément graphique à prendre en considération dans le rendu final de la photo.

La valeur moyenne de mesure de lumière donnée par l’automatisme permet de conserver du détail dans le ciel comme dans le champ. Les nuages sont visibles, mais la zone brûlée est importante. L’herbe et les poteaux sont visibles aussi, bien que l’ensemble manque de détail.

C’est une photo correctement exposée au sens de l’automatisme mais bien fade. En corrigeant l’exposition, vous pouvez lui donner un tout autre rendu.

Sous-exposition : –1 EV et –2 EV pour récupérer le ciel

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : -1 Ev

Sur ce deuxième exemple, j’ai sous-exposé d’1 Ev en changeant le temps de pose, à ouverture (f/8) et ISO 100 constants. La photo est plus sombre, il y a plus de détails dans le ciel, les nuages sont plus visibles. Les zones brûlées sont moins importantes. Le champ est plus sombre, il est plus difficile d’apercevoir les poteaux, de même que les détails dans l’herbe.

Cette version m’intéresse car les motifs créés par les nuages sont plus intéressants. L’ambiance plus sombre me plaît mieux également.

Le champ au premier plan reste toutefois trop sombre pour que le résultat me convienne.

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : -2 Ev

Pour ce troisième exemple j’ai sous-exposé de 2 Ev. Le premier plan est très sombre, les détails ne sont presque plus visibles. La matière dans le ciel, apportée par les nuages, devient intéressante. La zone brûlée est réduite et la limite entre le ciel et la terre est très graphique.

Cela peut être intéressant, mais le rendu global est encore bien trop sombre.

Sous-exposition poussée : –3 EV et dynamique du capteur

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : -3 Ev

Pour pousser l’exercice jusqu’au bout, j’ai appliqué ici une correction d’exposition de -3 Ev. Si le premier plan est complètement sombre, le ciel prend une nouvelle apparence. Les nuages noirs prédominent, le soleil apparaît derrière les nuages. C’est la zone très lumineuse précédente qui n’est presque pas brûlée ici.

Cela démontre au passage la capacité du capteur à encaisser les hautes lumières. Faites l’essai avec votre appareil photo pour voir jusqu’où il sait aller en matière de dynamique. Je ne conserverai pas cette version en l’état, mais le ciel m’intéresse.

Pour aller plus loin : vérifiez toujours l’histogramme. Si, en sous-exposant, vous voyez que les hautes lumières ne sont pas cramées et que l’histogramme n’est pas « clipé » à droite, c’est un bon signe. Vous évitez de perdre des détails irréversiblement. A contrario, une exposition « à droite » bien mesurée (sans écrêtage) vous donnera un maximum d’information dans les ombres — idéal si vous shootez en RAW.

Sur-exposition : +1 EV et +2 EV pour éclaircir le premier plan

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : +1 Ev

Pour cette cinquième version de la photo, j’ai appliqué une correction d’exposition de + 1 Ev. Le rendu est totalement différent.

Le premier plan est lumineux, les détails dans l’herbe très visibles, les poteaux de la barrière aussi.

À la frontière de la terre et du ciel vous percevez de nombreux détails dans les arbres et les branchages, de même que la colline au fond. Le ciel est par contre très lumineux, cette masse claire plombe la photo, elle n’est pas intéressante en l’état.

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : +2 Ev

Afin de voir ce que je pouvais espérer de cette scène et de cette lumière, j’ai ici exposé à + 2 Ev. Le ciel est bien plus blanc, brûlé en grande partie. La matière des nuages n’est plus visible, son intérêt graphique est perdu.

Le champ est lui très lumineux, trop à mon goût. L’ambiance générale de la photo est très différente. Il est presque difficile de se croire en plein hiver. Je ne garderai pas non plus cette version, mais cette belle luminosité du premier plan m’intéresse.

Comment utiliser la correction d’exposition sur le terrain

Lorsque je déclenche, j’utilise la correction d’exposition comme un outil créatif simple. Selon la scène, elle change tout. Voici quelques situations typiques dans lesquelles vous pouvez en profiter.

PAYSAGE AVEC CIEL LUMINEUX
Face à un ciel trop clair, une correction de -1 EV suffit souvent à révéler du relief dans les nuages et à densifier l’ambiance.
À f/8, ISO 100, vous gagnez un ciel plus expressif sans assombrir exagérément le premier plan.

PORTRAIT EN CONTRE-JOUR
Ici c’est l’inverse : si vous exposez « normalement », le visage se retrouve souvent trop sombre. En ajoutant +1 EV ou +1,3 EV, vous éclairez le sujet sans perdre toute la dynamique du fond.
Par exemple f/2,8, ISO 200, +1 EV pour garder un visage lisible.

SCÈNE DE NUIT
En ville, l’automatisme surexpose souvent les façades ou les lampadaires. Un –1 EV ou –2 EV évite que les hautes lumières soient cramées et vous garde du détail dans les zones éclairées.
À f/4, ISO 1600, –1 EV donne déjà un rendu plus fidèle.

LUMIÈRE DOUCE EN FIN DE JOURNÉE
Cette lumière flattera votre scène, mais peut conduire le boîtier à sous-exposer légèrement. Dans ce cas, ajouter +0,3 EV ou +0,7 EV suffit à donner plus de présence au sujet sans trahir l’ambiance douce.
Par exemple f/5,6, ISO 200, +0,7 EV.

LUMIÈRE DURE EN PLEIN SOLEIL
Au contraire, la lumière peut être violente et le contraste très fort. Pour éviter de cramer les hautes lumières, réduisez l’exposition à –0,7 EV ou –1 EV.
À f/11, ISO 100, –1 EV protège les détails et simplifie la scène.

Attention : ces ajustements ne sont pas des règles, ce sont des points de départ fiables. Ils vous aident à « sentir » ce que le correcteur d’exposition permet, et à développer progressivement votre propre signature.

En procédant ainsi, par variations successives du réglage d’exposition dans un sens comme dans l’autre, je peux analyser la scène. La sous-exposition m’informe sur les détails disponibles dans les zones très lumineuses, la sur-exposition me donne de l’information sur les détails disponibles dans les zones sombres.

Le capteur de mon appareil photo n’est pas capable d’enregistrer l’ensemble de cette plage dynamique, c’est normal. Mais en corrigeant l’exposition, et en travaillant le rendu final en post-traitement, je vais pouvoir adapter le rendu final de l’image à mes envies.

Tableau récapitulatif des effets de la correction d’exposition

Situation Ce qui se passe sans correction Effet de la correction d’exposition Résultat sur l’image
Paysage avec ciel clair Ciel trop lumineux, peu de texture Sous-exposition –1 EV Densité accrue, nuages plus visibles
Paysage très lumineux Partiellement surexposé, ciel brûlé Sous-exposition –2 EV Ciel récupéré, contraste renforcé
Variations d’ambiance dans un même paysage Une seule exposition n’équilibre pas toute la scène Tester 0 / –1 / –2 EV Sélection du rendu le plus adapté à l’intention
Recherche d’une atmosphère marquée Exposition standard trop neutre Ajustement fin de l’exposition Ambiance plus personnelle et expressive
Image destinée au traitement RAW Risque de hautes lumières irrécupérables Sous-exposition légère Meilleure marge de récupération au développement

Chaque fois que vous êtes confronté à une scène comme celle-ci, avec un écart important entre hautes et basses lumières, n’hésitez pas à régler l’exposition en la décalant. Cela vous permet de distinguer ce qu’il est possible de voir dans les zones claires comme dans les zones sombres.

Si vous utilisez un hybride, ajustez l’exposition avant la prise de vue, visualisez le résultat dans le viseur, et choisissez la valeur qui vous convient.

Si vous utilisez un reflex, faites plusieurs photos en corrigeant l’exposition et regardez sur l’écran arrière le résultat qui vous convient le mieux.

Dans les deux cas, utilisez le format RAW pour pouvoir corriger en post traitement. C’est ce que nous allons faire maintenant.

Complément : RAW vs JPEG

Si vous shootez en RAW, la correction d’exposition offre une marge très confortable en post-traitement. Vous pouvez souvent récupérer des détails dans les ombres ou les hautes lumières. En revanche, en JPEG, l’exposition « juste » devient plus cruciale : un ciel cramé ou des ombres bouchées seront bien plus difficiles à rattraper.

RAW et traitement : affiner l’exposition au développement

Pourquoi partir d’une version sous-exposée

Pour corriger l’exposition, selon vous, de quelle version je vais partir ?

J’ai choisi de partir de la version sous-exposée -2 Ev. C’est un choix personnel, vous pourriez en faire un autre, j’ai pris cette version car elle me permet de récupérer un maximum de détails dans le ciel sans rien perdre dans le premier plan.

Comment traiter une photo de paysage

Ajuster l’exposition du ciel en premier

Dans un premier temps j’ajuste l’exposition sur le ciel, j’augmente l’exposition pour récupérer de la matière dans les nuages sans trop éclaircir la zone très claire. Je la travaille à part pour en diminuer les hautes lumières j’assume le fait que le soleil soit brûlé, il y a une logique.

Comment traiter une photo de paysage

Récupérer les détails du premier plan

Dans un second temps, j’ajuste le premier plan en remontant l’exposition. Je diminue le réglage des ombres, pour faire apparaître du détail au tout premier plan, avant la barrière.

Comment traiter une photo de paysage

Équilibrer la zone intermédiaire de l’image

Ce premier résultat ne me satisfaisant pas encore, j’ajuste l’exposition sur la partie intermédiaire entre la barrière et les arbres. Ceci me permet au passage de récupérer du bleu dans le ciel à la limite entre ciel et terre. La partie droite de l’image s’éclaircit.

Comment traiter une photo de paysage

Ajuster couleurs, clarté et contrastes pour finaliser le rendu

La zone gauche sous l’arbre étant encore bien sombre je l’éclaircis elle-aussi en faisant en sorte de faire le lien avec la zone précédente. J’aurais pu traiter toute cette zone en une seule fois, mais je trouve plus simple de le faire en deux passages, la précision est plus grande.

Comment traiter une photo de paysage

Il ne me reste plus qu’à ajuster les couleurs. Je renforce les verts et bleus en augmentant la luminance de ces teintes. Pour finir, j’augmente légèrement la clarté sur l’ensemble de l’image, cela joue sur l’accentuation pour renforcer les détails. Quelques points de vibrance me permettent de renforcer les zones bleues sombres du ciel.

FAQ : correction d’exposition et exposition créative

Faut-il toujours corriger l’exposition ?
Non. Si la lumière est uniforme et le sujet bien exposé, l’automatisme suffit. La correction est utile quand vous cherchez un rendu particulier — ambiance, préservation des détails, effet silhouette, etc.

Quelle valeur choisir idéalement : –1 EV, +1 EV, –2 EV ?
Cela dépend de votre objectif créatif. –1 EV apporte souvent un ciel plus travaillé, –2 EV ou –3 EV crée un effet graphique fort mais sombre. +1 EV peut illuminer le premier plan, mais attention aux hautes lumières « brûlées ».

Pourquoi shooter en RAW lorsque l’on corrige l’exposition ?
Le RAW offre une plus grande latitude pour récupérer les détails dans les ombres ou les hautes lumières — un vrai atout pour la post-production. LE JPEG ne le permet pas.

Dois-je viser l’histogramme à droite ?
Oui, si vous cherchez à maximiser le détail dans les ombres — à condition que les hautes lumières ne soient pas écrêtées. Sinon, adaptez la correction selon ce que vous privilégiez (ciel, sujet, ambiance…).

Conclusion : corrigez l’exposition pour créer votre propre rendu

La démarche mise en œuvre ici m’a permis de passer d’une photo faite en mode automatique à une photo au rendu personnalisé.

Comment traiter une photo de paysage, avant-après
Avant – Après

Certains préféreront le rendu d’origine, d’autres apprécieront cette version plus lumineuse. Peu importe. Ce que je cherche à vous montrer, c’est que régler l’exposition vous permet de faire des photos créatives aisément.

Cette photo aurait peut-être mérité un autre traitement, une fusion HDR… toutes les solutions ont un intérêt. Régler l’exposition à la prise de vue reste toutefois le plus simple à faire, même si vous ne faites pas de post-traitement final.

Si vous êtes adepte du format JPG à la prise de vue, corriger l’exposition à votre convenance est une bonne façon de faire des photos créatives qui ne seront pas « celles des autres ».


Flicker sur un Nikon Z, c’est quoi et comment l’utiliser

Le terme « Flicker » ou « Flickering » sur un appareil photo hybride Nikon Z désigne la fonction de réduction du scintillement. Cette fonction détecte la fréquence de clignotement des sources lumineuses artificielles comme l’éclairage fluorescent ou LED, puis elle ajuste le temps de pose pour réduire l’effet de scintillement sur les photos. Voici comment elle fonctionne et comment l’utiliser.

Flickr : comment ça fonctionne ?

La fonction Flicker sur un Nikon Z détecte la fréquence de scintillement des sources d’éclairage artificielles (lumières fluorescentes, LED). Elle synchronise alors la prise de vue avec les instants précis où le scintillement est le moins prononcé.

La fonction de réduction du scintillement est capable de détecter le scintillement à 100 et 120 Hz, ce qui correspond respectivement aux alimentations électriques en courant alternatif de 50 et 60 Hz.

Une fois la fréquence détectée, l’appareil ajuste le temps de pose pour qu’il soit en phase avec les moments où la lumière est à son maximum de luminosité. Cela permet d’éviter les variations d’exposition dues au scintillement, d’une photo à l’autre. Cela peut impliquer de prendre la photo à un instant précis dans le cycle de scintillement de la lumière.

En mode automatique ou expert, l’appareil gère tout de manière autonome. En mode manuel, vous choisissez d’activer ou non la fonction Flickr, selon les conditions de prise de vue et les résultats souhaités.

Quand utiliser la fonction Flickr sur un Nikon Z ?

Les situations de prise de vue suivantes sont des exemples pour lesquels la fonction Flickr sur un Nikon Z est utile pour améliorer la qualité de vos photos :

  1. Photo de sport en intérieur : Dans les gymnases ou les locaux fermés, l’éclairage est souvent fluorescent ou à LED, il peut causer des variations d’exposition et de couleur sur les photos prises avec des temps de pose courts. La fonction Flicker sur un Nikon Z permet d’éviter ces variations, en assurant une exposition uniforme.
  2. Reportage et spectacles en intérieur avec éclairage artificiel : Lors de concerts, conférences ou événements en salle, le scintillement des lumières peut créer des stries ou des incohérences de couleur sur vos photos. Utiliser la fonction Flickr vous aide à assurer la meilleure qualité d’image possible.
  3. Portrait en studio : Certains types d’éclairage peuvent provoquer un scintillement. Utiliser la fonction de réduction de scintillement Flickr permet d’éviter des variations indésirables d’éclairage sur le visage ou les vêtements du sujet.
  4. Photo animalière en éclairage artificiel : Dans les zoos ou les aquariums, l’éclairage peut présenter des fluctuations selon sa nature, la fonction Flickr des Nikon Z aide à obtenir des images bien exposées des animaux.
  5. Photo urbaine de nuit : Les éclairages urbains et les panneaux d’affichage LED peuvent causer du scintillement. La réduction de scintillement Flickr aide à faire des photos urbaines nocturnes plus uniformes.
  6. Vidéo : En vidéo, le scintillement peut être encore plus visible qu’en photo. Utilisez la fonction Flickr sur un Nikon Z lors de l’enregistrement vidéo dans des conditions d’éclairage artificiel.

Comment activer la fonction Flickr sur un Nikon Z

Pour activer la fonction de réduction de scintillement sur un hybride Nikon, suivez ces étapes :

  1. Allumez l’appareil photo
  2. En mode photo, allez dans le menu de prise de vue photo, puis sélectionnez l’option « Photo avec réduction scintillement » ou assimilé
  3. En mode vidéo, allez dans le menu de prise de vue vidéo, puis sélectionner « Réduction du scintillement » et choisissez l’option de fréquence
  4. Sélectionnez l’option et activez là et sortez du menu
  5. Prenez quelques photos dans un environnement où le scintillement est un problème pour voir comment la fonction affecte vos images.

Notez que les étapes spécifiques peuvent varier selon le modèle de votre appareil photo Nikon. Vérifiez dans le manuel utilisateur ce qu’il en est pour le vôtre.

Avantages / Inconvénients

Avantages

Amélioration de la qualité d’image : la réduction de scintillement permet d’obtenir des images avec une exposition et une couleur plus constantes dans des environnements avec éclairage artificiel.

La Flicker sur un Nikon Z est particulièrement utile dans des environnements où l’éclairage change rapidement, comme les salles de sport, les concerts ou les intérieurs éclairés par des lumières fluorescentes ou LED. Elle aide à éviter les photos sous-exposées ou avec des couleurs inexactes dues au scintillement.

Inconvénients

L’utilisation de la fonction Flicker sur un Nikon Z peut limiter les choix de temps de pose, car l’appareil doit synchroniser la prise de vue avec le cycle de scintillement. Cela peut être contraignant dans des situations nécessitant un temps de pose spécifique, comme dans la capture de mouvements très rapides.

L’efficacité de la réduction de scintillement peut varier en fonction du type et de la qualité de l’éclairage artificiel. Dans certains cas, elle peut ne pas être totalement efficace, notamment avec des lumières qui ont un scintillement très rapide ou irrégulier.

Vous risquez de ne pas obtenir les résultats attendus si la fréquence de l’alimentation secteur de l’éclairage change pendant la prise de vue en rafale.

Il se peut que le scintillement ne soit pas détecté ou que les résultats attendus ne soient pas obtenus selon la source lumineuse et les conditions de prise de vue, par exemple avec les scènes très éclairées ou comportant des arrière-plans sombres. Il est également possible de ne pas obtenir les résultats attendus avec des sources lumineuses décoratives ou non standard.

Tous les conseils de réglage et utilisation de la série Nikon Z


Optimiser l’exposition avec les Nikon Z : comparaison mode de mesure « pondérée haute lumière » et spot « haute lumière »

Vous utilisez un Nikon Z et vous avez remarqué que votre hybride propose un mode de mesure « pondérée haute lumière » et un mode spot « haute lumière ». Lequel utiliser ? Voici de quoi en savoir plus sur ces deux modes pour faire le bon choix et la solution ultime dont personne ne vous parle.

Mesure pondérée haute lumière vs mesure spot haute lumière sur les Nikon Z

Le mode de mesure « pondérée haute lumière » des Nikon Z n’est pas identique au mode de mesure spot calé sur les hautes lumières ou « spot hautes lumières ». Voici les différences entre ces deux modes de mesure de lumière.

En savoir plus sur la mesure de lumière en général.

Le mode de mesure « pondérée haute lumière »

Ce mode se concentre en priorité sur les zones les plus lumineuses de la scène : il ajuste l’exposition pour éviter de les surexposer.

Le mode de mesure « pondérée haute lumière » prend en compte une zone plus large que le mode « spot », lequel ne considère qu’une portion réduite du cadre au centre de l’image ou autour du collimateur autofocus sélectionné (en savoir plus sur ce dernier point).

La différence tient donc en la zone considérée. Ce qui change tout.

En pratique, quel mode choisir ?

Le mode de mesure « pondérée haute lumière » est préférable lorsque vous avez plusieurs sources de lumière importantes dans votre cadre. Le Nikon Z va alors ajuster l’exposition en tenant compte de ces différentes zones.

Le mode de mesure « spot calé sur les hautes lumières » est préférable si vous voulez assurer une exposition correcte sur une petite zone, couverte alors par la mesure spot. Dans ce cas le boîtier ne prends pas en compte tout le cadre, mais uniquement la zone spot.

Notez bien que dans ce mode, les zones environnantes peuvent être surexposées ou sous-exposées car leur luminosité n’est pas prise en compte à l’inverse du mode de mesure « pondérée haute lumière ».

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple

La question que vous devez vous poser maintenant est « comment, en pleine action, faire ce choix ? ». Vous avez raison.

Nikon a eu la délicatesse d’inclure ces modes dans votre boîtier, mais avec un Nikon Z vous avez bien mieux (et simple) à faire : oublier tout ça et ouvrir les yeux.

Le viseur électronique de votre Nikon Z vous donne un aperçu de la photo telle qu’elle va être prise, vous voyez donc l’exposition en direct. Plutôt que de jongler avec des modes qui finissent par vous rendre la vie plus difficile qu’elle ne devrait l’être, ajustez l’exposition comme vous l’entendez avec la molette de correction d’exposition, en regardant dans le viseur. C’est bien plus simple et rapide !

Tous les conseils de réglage et utilisation de la série Nikon Z


Comment gérer exposition et lumière en macro photo

Gérer exposition et lumière en macro photo est critique pour obtenir un résultat qui vous plaît. Après un premier article consacré aux accessoires utilisés en macrophotographie, puis un second décryptant les mystères du rapport de grandissement,  il est temps de nous intéresser à la lumière.

Comment gérer exposition et lumière en macro

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Comment gérer exposition et lumière en macro : l’influence du tirage sur l’exposition

Augmenter le tirage de l’objectif, autrement dit la distance qui le sépare du capteur, n’est pas sans conséquence sur la quantité de lumière qui entre dans le boitier. La baisse de luminosité est d’autant plus importante que le grandissement est élevé. Le coefficient de correction de l’exposition se calcule par la formule suivante :

Ce = (1 + G)2 avec Ce comme correction de l’exposition et G comme grandissement.

Ajouter une bague sur un objectif standard pour obtenir un grandissement égal à 1 a donc pour conséquence de diviser par 4 la quantité de lumière qui parvient au capteur.

La situation peut vite devenir critique lorsque vous cherchez des grandissements très importants, comme avec un soufflet !

NB : les bonnettes n’impactent pas le tirage. Elles ne sont pas concernées par ce calcul.

Correction d’exposition

La perte de lumière doit être compensée par une correction d’exposition. Sinon la photo sera sous exposée. Pour un grandissement de 1, qui divise la lumière par 4, le diaphragme sera ouvert de 2 crans supplémentaires : le premier cran fait entrer 2 fois plus de lumière, le cran suivant encore 2 fois plus de lumière.

2 x 2 = 4 : CQFD !

NB : dans le langage photographique, on dit que l’ouverture du diaphragme de 2 crans fait gagner 2 stops (ou IL ou EV)  supplémentaires. Le même résultat peut être atteint en jouant sur le temps d’exposition, voire sur la sensibilité ISO, conformément aux équivalences du triangle de l’exposition.

Comment gérer exposition et lumière en macro

Sympetrum sanguineum  (f/4,5 à 1/2.000 s – 105 mm)  (C) J. Croizer

De manière générale, ce nombre de crans N se calcule par la formule suivante :

N = Ln (Ce) / Ln(2)

Ce : correction d’exposition – N : variation d’ouverture, de vitesse ou de sensibilité – Ln : logarithme naturel ou népérien.

Bien exposer sa photo

Tout ce qui précède peut sembler bien compliqué… et ça l’était effectivement jusqu’au début des années 70, quand sont apparus les premiers appareils photos équipés d’une cellule qui mesure directement la lumière à travers l’objectif.

La mesure TTL (Through The Lens) prend automatiquement en compte l’ajout de la bague macro ou du soufflet. Autrement dit, l’appareil calcule et intègre pour vous le coefficient de correction de l’exposition. Un souci en moins lorsqu’il s’agit de gérer exposition et lumière en macro.

Il n’en est pas moins vrai que la macrophotographie reste confrontée au même problème que tout autre type de photo : il arrive que la cellule se trompe ! Disons qu’elle a même tendance à plus souvent se tromper en macro qu’en photo de paysage ou de portrait.

Si vous photographiez en plan large des roses blanches ou des tulipes noires, les autres composantes du paysage feront que la tonalité moyenne de la scène restera proche du gris à 18 %. Par contre, en gros plan, la rose sera sous exposée (car bien plus claire que le gris de référence) et la tulipe deviendra grise (pour la raison inverse).

Comment gérer exposition et lumière en macro

Nuisette (f/16 à 1/160 s +1,7 IL – 105 mm) (C) J. Croizer

Sur ce gros plan de pétales clairs, il a fallu apporter une correction de 1,7 IL pour que l’exposition soit correcte. Cette valeur est obtenue en observant l’histogramme de l’image, soit en mode live view sur un reflex, soit directement dans le viseur avec un hybride.

Mesure de la lumière et mode d’exposition

Le mode de mesure de la lumière, matricielle, pondérée centrale ou spot, a peu d’importance dès lors que vous avez pris l’habitude d’utiliser l’histogramme, ce qui devient devenir la norme avec les hybrides.

Ce mode n’interviendra que sur l’amplitude de la correction à apporter. Il est toutefois préférable d’adopter une mesure sur un champ large (donc évaluative ou matricielle selon la marque de votre boitier) afin d’avoir plus de stabilité dans la correction.

Quant au mode d’exposition à adopter, priorité ouverture, vitesse, mode manuel… surtout ne changez rien à vos habitudes : dès lors que le mode choisi permet de corriger l’exposition (donc exit le mode tout automatique…), vous parviendrez à vos fins.

Un mode semi-automatique sera plus réactif si la lumière est changeante. Le mode priorité à l’ouverture est le plus utilisé en macro car il permet de contrôler la profondeur de champ : vous choisissez l’ouverture et l’appareil règle le temps de pose.

Attention tout de même à bien surveiller ce dernier : à main levée ou lorsqu’il y a du vent, il demeure toujours un risque de flou de bougé contre lequel même l’autofocus en mode continu restera impuissant. Le problème empire pour les sujets en mouvement.

La lumière

Vous aurez compris de ce qui précède que la macrophotographie est particulièrement gourmande en lumière… mais vous savez également que lumière forte ne rime que très rarement avec image de qualité. Il va donc vous falloir résoudre cette quadrature du cercle, soit en modulant la lumière naturelle, soit en ayant recours à des éclairages additionnels.

Ces techniques complexifient la prise de vue. Toutefois avec un peu d’astuce, et grâce à l’évolution du matériel d’éclairage, il est possible d’améliorer sensiblement la qualité de l’image sans avoir besoin ni d’une équipe technique, ni de trois malles d’accessoires.

Le diffuseur

La lumière naturelle peut être adoucie en l’interceptant à l’aide d’un diffuseur.

Diffuseur de lumière pour macro photo

Diffuseur de lumière (par exemple 150×200)

Le diffuseur est un panneau translucide qui s’intercale entre la source de lumière et le sujet. Il laisse passer la lumière tout en l’adoucissant. Les ombres sont moins dures, les contrastes moins violents, l’éclairage plus équilibré.

Un simple papier calque peut faire l’affaire en intérieur. A l’extérieur, préférez un rectangle de plastique rigide, tel qu’on en trouve dans les magasins de bricolage, ou un diffuseur en tissus (image ci-dessus) qui aura l’avantage d’être pliable, donc moins encombrant.

Quel que soit le matériau choisi, il faut veiller à ce que sa couleur soit neutre afin de ne pas dénaturer la température de couleur de la source d’éclairage.

Le sujet étant de petite taille en photo macro, il suffit de planter un piquet à proximité et d’y fixer le diffuseur avec un bras flexible à pinces, pour peaufiner vos réglages sans avoir à le tenir. Vous l’aurez compris, le diffuseur s’utilise sur des sujets immobiles !

Le réflecteur

Il est aussi possible de gérer exposition et lumière en macro et de modeler la lumière en la redirigeant à l’aide d’un réflecteur. Cet accessoire est utile lorsque le sujet est à contrejour et que vous ne cherchez pas à obtenir une ombre chinoise. Le réflecteur permet alors de révéler les détails et les couleurs du sujet en le sortant de sa propre ombre.

Set de réflecteurs de lumière pour la photo macro studio portrait

Set de réflecteurs de différentes couleurs (par exemple Godox)

De manière générale, le réflecteur est utilisé pour ramener de la lumière là où vous en avez besoin, afin d’atténuer les contrastes de la scène. N’importe quelle surface réfléchissante peut faire l’affaire : papier aluminium, carton ou papier blanc, …

Vous pouvez trouver  dans le commerce des jeux de réflecteurs de différentes couleurs, permettant de réchauffer la lumière incidente (réflecteur doré) ou au contraire de la refroidir (réflecteur argenté).

Lorsque la couleur du réflecteur n’est pas neutre, veillez à la cohérence de l’ensemble de la scène afin de lui garder son naturel, sauf volonté artistique assumée.

Tout comme le diffuseur, le réflecteur peut être maintenu sur un piquet à l’aide d’un bras flexible et d’une pince. En jouant sur la distance entre le réflecteur et le sujet, vous modulerez la puissance de la lumière réfléchie.

Eclairages additionnels

La consommation de lumière liée à l’augmentation du tirage de l’objectif devient un vrai problème lorsque le sujet est en mouvement et requiert un temps de pose court pour assurer la netteté de l’image.

Pour gérer exposition et lumière en macro vous pouvez alors utiliser un éclairage additionnel qui, au-delà de compenser la perte de lumière, permet également de modeler l’éclairage naturel. C’est ni plus ni moins que la technique utilisée par les portraitistes pour adoucir les ombres lorsqu’elles sont trop marquées sur un visage (technique dite du Fill in).

Le sujet étant proche de la lentille frontale, un éclairage monté sur la griffe porte-flash risque de projeter l’ombre de l’objectif sur la partie inférieure de l’image. Ce n’est bien évidemment pas le résultat souhaité ! Le flash cobra doit être utilisé en mode déporté, soit à l’aide d’un câble (peu pratique) soit en faisant appel à un contrôleur radio.

La lumière du flash peut être adoucie à l’aide d’un diffuseur fixé directement sur ce dernier. L’utilisation d’un seul flash déporté pose cependant problème : il projette une ombre dense qui doit être débouchée à l’aide d’un réflecteur… Nous voici donc revenu au problème de mobilité !

Les passionnés de macrophotographie utilisent plus volontiers les flashs annulaires qui se fixent sur le devant de l’objectif à l’aide d’une bague. Attention toutefois de ne pas céder à la tentation des accessoires trop bon marchés, qui projettent une lumière uniforme tout autour de l’objectif, sans qu’il soit possible de la moduler par zone (droite/gauche). Les images ainsi produites seront plates, sans intérêt.

Exposition et lumière en macro : le flash annulaire

Le nombre guide d’un flash annulaire est peu élevé. La proximité du sujet ne nécessite en effet pas d’avoir recours à un éclairage puissant. De ce fait, l’usage du flash annulaire est limité à la photo rapprochée.

Pour une sensibilité donnée, il suffit de diviser le nombre guide par l’ouverture pour connaitre la portée maximale du flash : pour un nombre guide de 10 et une ouverture de f/8, le flash pourra être utilisé jusque 1,25 m.

Si le fond est éloigné du sujet, il restera dans l’ombre. Pour gérer exposition et lumière en macro, vous pouvez alors utiliser en complément du flash annulaire un flash cobra sur pied, dédié au seul éclairage de l’arrière-plan. Vous évitez ainsi la traditionnelle macro sur fond noir qui, il faut bien le dire, est un peu passée de mode… Mieux vaut désormais équilibrer la lumière du sujet et celle du fond pour obtenir un joli bokeh.

Kit flash macro Nikon R1C1

Kit Flash Nikon R1C1

Bien que déjà ancien, le kit Nikon R1C1 reste une excellente solution d’éclairage pour la macrophotographie. Il associe deux flashs Nikon SB-R200 (Nombre guide 10 à 100 ISO) à l’aide d’une bague qui permet de les fixer à l’avant de l’objectif. Il est possible de moduler la lumière en inclinant plus ou moins la tête des deux flashs, raccordés par ailleurs au système de mesure i-TTL de l’appareil photo à l’aide du contrôleur SU-800.

Le système est séduisant, mais il convient de préparer le montage à l’avance et de le porter ainsi monté, sous peine de rater la macro du siècle. L’ensemble est par ailleurs onéreux. Comptez plus de 600 euros si vous n’avez pas la chance d’en trouver un sur le marché de l’occasion, où il reste par ailleurs rare… et donc surcoté !

Si vous n’en avez qu’un usage réduit, ou si votre boitier n’est pas compatible avec ce kit, il existe d’autres solutions plus abordables tout en restant très performantes. Le kit Meike MK-MT24 TTL (Nombre guide 10 à 100 ISO) reprend le principe du kit R1C1. Il existe en version Nikon, Canon et Sony.

Le flash Nissin MF18 ci-dessous (Nombre guide 16 à 100 ISO) est un excellent compromis. Compatible E-TTL/E-TTL2 en version Canon, i-TTL en version Nikon, il fonctionne également en synchronisation à haute vitesse. Vous trouverez, selon la marque de votre matériel, des solutions encore moins onéreuses.

Flash annulaire Nissin MF18

Flash Annulaire Nissin MF18

La lumière continue

Pour gérer exposition et lumière en macro, vous pouvez utiliser un flash annulaire en version LED. Si vous ne vous sentez pas l’âme bricoleuse pour fabriquer le vôtre, sachez qu’il en existe de nombreux modèles à des prix compétitifs. La température de couleur des LED doit être équilibrée avec la lumière du jour afin d’éviter les dérives colorimétriques.

Le flash à LED cumule l’avantage de consommer peu avec celui de fournir un éclairage en lumière continue. Vous pouvez donc régler très précisément la puissance et la répartition gauche/droite de la lumière en contrôlant en temps réel l’impact de vos ajustements sur l’éclairement du sujet ainsi que sur la densité des ombres projetées. L’histogramme prend bien évidemment en compte cet apport de lumière.

Flash Annulaire Macro LED Neewer

Flash Annulaire Macro LED Neewer

 

Les flashs à LED d’entrée de gamme sont entièrement manuels. Il en existe également des versions TTL. Dans tous les cas, il faut vérifier que l’accessoire convoité est compatible avec la griffe porte flash.

Exposition et lumière en macro : en conclusion

Espérons que les problèmes d’éclairage dont désormais derrière vous !  Si vous utilisez un matériel particulier, n’hésitez pas à partager votre retour d’expérience dans les commentaires.

Retrouvez les précédents articles de ce dossier : 

Comment faire de la macrophotographie

Comment calculer le rapport de grandissement en macro

Lire la suite de ce dossier : Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique


Comment corriger l’exposition sur un hybride ou un reflex Nikon

Corriger l’exposition est essentiel pour faire des photos originales. Voici comment corriger l’exposition sur un hybride ou un reflex Nikon et pourquoi vous allez en tirer un bénéfice immédiat.

Comment corriger l'exposition sur un reflex ou un hybride Nikon

Des conseils quotidiens par mail ? Cliquez ici …

Le principe de la mesure de l’exposition sur un hybride ou un reflex Nikon

En photographie, corriger l’exposition signifie ajuster la valeur d’exposition donnée par la cellule de votre appareil photo pour que l’image résultante vous convienne mieux.

Pour ajuster l’exposition, votre appareil photo propose trois réglages :

  • l’ouverture,
  • le temps de pose,
  • la sensibilité ISO.

Ces trois réglages combinés forment ce que l’on nomme le triangle d’exposition.

Le module de mesure de lumière de votre appareil photo règle l’exposition en ajustant automatiquement l’un ou l’autre de ces trois réglages, voire les trois selon le résultat que vous voulez obtenir. Le mode de mesure matricielle couvre la plupart des situations tandis que le mode spot favorise une zone réduite dans les situations de très fort contraste (en savoir plus sur les modes de mesure de lumière).

Comment corriger l’exposition sur un hybride ou un reflex Nikon

Pour bien régler l’exposition, vous pouvez être amené à modifier la valeur d’exposition donnée par votre appareil photo pour éclaircir ou assombrir vos images selon vos envies. Vous appliquez alors une correction d’exposition.

Sur un hybride ou un reflex Nikon vous pouvez corriger l’exposition à l’aide de la touche dédiée, située sur le dessus de l’appareil photo à proximité du déclencheur. Elle est matérialisée par les deux signes +/-.

Comment corriger l'exposition sur un reflex ou un hybride Nikon - la correction d'exposition

la touche de correction d’exposition +/- d’un hybride ou refelx Nikon, et l’indication de surexposition sur l’écran supérieur

Appuyez sur cette touche tout en tournant la molette arrière, vous allez alors décaler la valeur d’exposition donnée par le module de mesure de lumière.

Vous pouvez décaler d’1/3, de 2/3 ou d’1 Ev, voire 2 ou 3 Ev (en savoir plus sur les Ev ou Stops).

Si vous corrigez l’exposition dans le sens positif, votre photo sera plus claire (c’est le cas sur l’illustration ci-dessus).

Si vous corrigez l’exposition dans le sens négatif, votre photo sera plus sombre.

À vous de choisir le rendu qui vous plaît !

Attention toutefois à tenir compte des limites du capteur de votre appareil photo, et à ne pas saturer les hautes lumières qui seront irrécupérables en post-traitement. Calez vous à la limite de l’histogramme si votre intention est de les favoriser, par exemple de rendre le bleu du ciel sans qu’il ne soit tout blanc non plus.

corriger l'exposition avec l'histogramme à droite

exposition à droite sans saturer les blancs

Corriger l’exposition avec le D-Lighting

Votre appareil photo Nikon propose un mode de correction de l’exposition à la prise de vue nommé D-Lighting (Dynamic Lighting). Ce mode permet de tenir compte des écarts de luminosité importants entre zones sombres et zones claires. Il peut alors jouer sur le réglage d’exposition pour l’ajuster en privilégiant le premier plan et les zones sombres sans toutefois saturer l’arrière-plan et les zones claires (en savoir plus sur le D-Lighting).

Correction d'exposition pour le ciel

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6,3 – ISO 320 – 200 mm – 1/250 ème – f/6.3 

Sur la photo ci-dessus la mesure automatique m’aurait donné un ciel plus lumineux et des oiseaux trop sombres. Corriger l’exposition était une façon de récupérer de la matière dans le ciel sans trop assombrir les oiseaux. Le D-Lighting a aussi aidé à récupérer de la matière dans le ciel.

Faites quelques tests pour comprendre comment votre boîtier réagit et quelle valeur de D-Lighting utiliser, vous aurez des repères.

Corriger l’exposition : différences entre hybride et reflex

Que vous utilisiez un hybride ou un reflex, le principe de mesure de lumière, d’exposition et de correction d’exposition est le même. Les modes d’exposition sont les mêmes. C’est l’approche à la prise de vue qui change, ainsi que la mise en œuvre de la correction d’exposition.

Sur un reflex, vous visualisez la scène au travers du viseur optique, vous ajustez l’exposition tel que décrit ci-dessus, puis vous déclenchez. Vous pouvez ensuite vérifier le résultat en visualisant la photo sur l’écran arrière, son histogramme.

Si ce résultat ne vous convient pas, vous refaites la photo avec une valeur d’exposition différente.

Correction d'exposition avec un hybride Nikon

Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4. S – ISO 110 – 34 mm – 1/250 ème – f/8
correction d’exposition -1 ,3 Ev

Sur un hybride, vous visualisez aussi la scène au travers du viseur, mais celui-ci étant un viseur électronique, il vous affiche le rendu final avant même que la photo ne soit faite (activez au préalable la fonction « appliquer réglages à visée écran », d8 ou d9 dans le menu réglages perso). Vous pouvez également afficher l’histogramme dans le viseur.

Il vous suffit alors de corriger l’exposition et de vérifier le résultat dans le viseur, puis de déclencher. Vous savez que la photo finale sera celle que vous aurez vue avant de la faire. Vous n’avez pas à la refaire.

C’est plus rapide et précis. De plus certaines photos ne peuvent pas être refaites (les photos prises sur le vif), pouvoir régler l’exposition avant de déclencher est un avantage.

Comment corriger l'exposition avec la bague multifonctions sur un hybride Nikon

comment corriger l’exposition avec la bague multifonctions sur un hybride Nikon

Sur les hybrides Nikon, vous pouvez utiliser la touche de correction d’exposition et la molette arrière, comme sur un reflex. Vous pouvez aussi attribuer cette fonction à la bague multifonction de votre objectif NIKKOR Z. Il vous suffit alors de la tourner dans un sens ou dans l’autre pour sous-exposer ou sur-exposer très vite. C’est très ergonomique et rapide.

Le bracketing n’est pas une correction d’exposition

La fonction bracketing de votre Nikon vous permet de faire plusieurs photos en décalant, pour chaque vue, l’exposition. Vous obtenez alors une série d’images identiques mais dont le rendu diffère d’une image à l’autre. Pour produire une image à la plage dynamique étendue, il vous faut ensuite faire une fusion de ces différentes expositions à l’aide d’un logiciel dédié. C’est le principe de la fusion HDR.

Cette technique, si elle donne de très bons résultats, n’est pas une correction d’exposition mais un traitement logiciel à mettre en œuvre dans des cas précis de plage dynamique étendue.

Corriger l’exposition, une habitude à prendre

Aucun système de mesure de lumière ne peut vous garantir un résultat optimum dans toutes les situations. De plus, vous pouvez avoir envie d’adapter le rendu de vos photos, dans ce cas le mode de mesure de lumière ne peut pas le deviner si vous ne le lui indiquez pas.

Il est donc essentiel de savoir corriger l’exposition pour chacune de vos photos. Cela doit devenir un réflexe, vous devez apprendre à « sentir » la bonne exposition.


Capturer la lumière, photographier toutes les ambiances, 57 leçons de Michael Freeman

« Photographier, c’est écrire avec la lumière. » Cette affirmation ne vous apporte pas pour autant la réponse à votre problème : comment capturer la lumière ?

La lumière est souvent imprévisible, incontrôlable lorsqu’elle est naturelle. Vous devez être capable de la gérer, en comprenant quelle est sa nature, quel est le type de lumière, quel résultat cela vous donnera.

La première édition de ce livre est aujourd’hui épuisée, aussi Michael Freeman vous propose cette seconde édition aux textes et illustrations actualisés, une approche pragmatique et atypique parfois pour apprendre à gérer la lumière.

Capturer la lumière, photographier toutes les ambiances, 57 leçons de Michael Freeman

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Capturer la lumière : les trois types de lumière naturelle

Savez-vous qu’il existe trois types de lumière naturelle ?

  • la lumière que vous pouvez planifier,
  • la lumière qui change si rapidement que vous devez la rechercher,
  • la lumière que vous pouvez modifier.

La série de 57 leçons, assortis de nombreuses (et magnifiques) photos d’illustration, ne concerne pas la lumière artificielle, l’utilisation d’un flash. Intéressez-vous plutôt à « « Photo au flash » » de Scott Kelby si c’est votre besoin.

Ce que j’ai trouvé intéressant dans ce livre, c’est que Michael Freeman ne s’intéresse pas à la seule « belle lumière ». En effet, il considère que chaque type de lumière pourrait se voir attribuer un « coefficient de beauté » :

  • l’heure dorée avec ses couleurs chaudes, aurait une note de 8/10,
  • un ciel gris uniforme se verrait attribuer une note de 1 ou 2 sur 10.

Mais son propos ne se résume pas à la constitution d’une échelle de valeur. Pourquoi une photo faite avec un ciel blanc serait moins attirante qu’une photo faite à l’heure bleue (sauf sur Instagram !) ?

Il s’agit bien de vous apprendre à exploiter chaque type de lumière naturelle.

Capturer la lumière, photographier toutes les ambiances, 57 leçons de Michael Freeman

Capturer la lumière, ou comment utiliser cette matière

J’ai beaucoup apprécié la vision de Freeman qui voit la lumière comme une matière à travailler. Cette matière apporte qualité, atmosphère et ambiance à vos images. Observez bien les photos qui vous plaisent, je suis persuadé que la lumière contribue toujours à l’harmonie d’ensemble.

Parce que tout repose sur l’exposition en photographie, Michael Freeman vous en parle tout au long de l’ouvrage. Bien capturer la lumière, c’est aussi maîtriser l’exposition !

Il vous fait prendre conscience que vous intéresser à la qualité de la lumière c’est apprendre à bien régler votre appareil photo pour retranscrire ce que vous avez voulu montrer en fonction de chaque situation. A vous la découverte, puis la maîtrise, de la lumière rasante, du soleil étoilé, de la lumière masquée, du clair-obscur, de l’atténuation, de la lumière directionnelle ou encore du remplissage.

Capturer la lumière, photographier toutes les ambiances, 57 leçons de Michael Freeman

Capturer la lumière : attendre, chercher, modifier

Dans la première partie de ce livre, vous allez étudier les différents types d’éclairage que vous pouvez espérer obtenir avec la lumière naturelle. Vous verrez d’ailleurs que certains sont assez inattendus.

Dans la deuxième partie, vous allez apprendre à profiter d’une lumière souvent imprévisible. Votre approche devra alors changer, vous ne serez plus dans l’attente mais dans la saisie d’un instant particulier. Vous apprendrez à travailler, à régler tout aussi vite votre appareil photo pour profiter de cette lumière qui ne fait que passer et la saisir au mieux.

Dans la troisième partie enfin, vous apprendrez à modifier la lumière à l’aide de techniques plus expertes de manipulation de l’éclairage. Il sera ici question d’améliorer, de réduire et de contrôler la lumière disponible.

À qui s’adresse « Capturer la lumière » de Michael Freeman ?

Vous connaissez mon attachement pour Michael Freeman, son travail et ses livres. Je vous en parle souvent, et j’ai déjà mis en avant plusieurs de ses ouvrages tels que « 50 pistes créatives en photographie » ou « Capturer l’instant« .

Capturer la lumière, photographier toutes les ambiances, 57 leçons de Michael Freeman

Vous êtes photographe débutant ?

Vous savez déclencher et utiliser votre appareil photo mais vos premiers résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes. Ce n’est pas la faute du matériel, c’est votre manque d’expérience, c’est normal.

Vous allez apprendre ce qu’est la lumière naturelle, comment l’utiliser  de façon à ce que l’éclairage de votre scène soit le meilleur possible pour obtenir des photos intéressantes.

Ces notions simple à comprendre et à mettre en œuvre vous permettront de faire un premier grand pas en avant.

Vous êtes photographe amateur ?

Vous maîtrisez déjà les bases de la photographie mais vous avez parfois du mal à bien gérer la lumière, à bien exposer vos photos.

Vous allez apprendre à utiliser la lumière de différentes façons pour créer des photos originales. Vous vous plairez alors à chercher, saisir et modeler la lumière.

Il vous faudra de la pratique et du temps, mais les résultats viendront et vous en serez fier.

Vous êtes photographe expert ?

Vous maîtrisez un des domaines de la photographie, mais vous aimeriez étendre vos capacités.

Étudier la lumière, comprendre ses différentes natures, savoir comment l’utiliser pour atteindre un résultat différent de ce que vous faites déjà est une nécessité.

Vous allez découvrir comment réutiliser ce que vous savez déjà en matière d’exposition pour passer un nouveau cap, et donner un nouveau tournant à votre démarche créative.

Je l’avoue, je ne suis pas toujours objectif lorsqu’il s’agit de parler de Michael Freeman. Mais si je devais retenir un livre parmi ceux publiés ces dernières années, celui-ci serait en haut de ma pile (d’ailleurs … il y est).

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Pratique de l’exposition en photographie, Bryan Peterson – nouvelle édition

« Qu’est-ce que ça peut bien faire la combinaison vitesse/ouverture que j’utilise ? Si le posemètre m’indique que l’exposition est bonne, je prends la photo !« .

Ça vous rappelle quelque chose ? Votre approche de la prise de vue peut-être ? Si vous répondez oui, alors vous passez à côté de ce que la pratique de l’exposition peut vous apporter.

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Ce guide au meilleur prix chez Amazon

Dans cette nouvelle édition de son guide photo, Bryan Peterson, photographe et formateur, vous propose de vous faire découvrir comment l’exposition, un sujet bien obscur pour de nombreux photographes, peut devenir un outil simple au service de votre créativité.

Cette troisième édition de l’ouvrage a été remaniée et inclut un chapitre sur l’exposition au flash ainsi que plusieurs nouveaux passages absent des précédentes éditions.

Pratique de l’exposition en photographie, pourquoi Bryan Peterson ?

Vous avez déjà entendu parler du triangle de l’exposition, cette tentative de modélisation qui permet de comprendre pourquoi ouverture, temps de pose et sensibilité ISO sont liés quand vous ajustez l’exposition de vos photos.

Bryan Peterson est à l’origine de la notion de triangle d’exposition, en 1975. Il a rendu célèbre son triangle d’exposition en enseignant cette technique à de nombreux étudiants en photo et, surtout, grâce à son livre diffusé à plus d’un million d’exemplaires si l’on compte les différentes éditions et langues.

L’arrivée des technologies numériques, des fonctions avancées des flashs et des nouveaux systèmes de mesure de lumière a justifié la mise à jour de cet ouvrage au fil des années. Cette troisième édition française reprend le contenu de la quatrième édition anglaise et inclut de nouveaux paragraphes sur l’exposition au flash.

Qu’est-ce que l’exposition ?

Dans la première partie de ce guide, Bryan Peterson vous explique ce que recouvre le terme Exposition et pourquoi c’est important pour vous. C’est un sujet maintes fois abordé dans les tutoriels, les guides et les formations, et ce n’est pas pour rien car comprendre ce que signifie « bien exposer » c’est comprendre une bonne part de la photographie.

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

L’ouverture, quand l’objectif est à votre service

Votre objectif dispose d’un diaphragme, ce « trou » dont la taille varie selon le réglage appliqué. Vous allez comprendre ici pourquoi la taille de ce trou a tant d’importance.

Sans refaire ici un tutoriel sur l’exposition, sachez que l’ouverture définit la profondeur de champ, que la sélection que vous faites dans l’image à l’aide de ce réglage a un impact direct sur ce que votre photo va montrer.

Votre appareil photo dispose d’un bouton de test de la profondeur de champ ? Vous allez apprendre à l’utiliser si vous ne le savez pas encore.

Si vous pratiquez la macrophotographie, savoir gérer l’ouverture avec précision est critique, vous trouverez plusieurs conseils pour vous en sortir sans faire d’erreur grossière.

La vitesse, quand l’obturateur est à votre service

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Une des erreurs la plus fréquente chez les photographes débutants, c’est le mauvais choix de la vitesse d’exposition. Ce paramètre, plus communément désigné par « Temps de pose » en référence au temps pendant lequel la lumière impressionne le capteur, vous permet de capturer le mouvement de votre sujet.

Savoir saisir le mouvement, le suggérer comme le créer de toutes pièces (c’est possible aussi) est l’autre résultante d’une pratique de l’exposition affirmée.

La lumière, parce qu’elle est essentielle

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Vous vous attendiez à trouver ici des notions sur la sensibilité ISO ? Non, c’est de lumière dont il est question, ou plus exactement de gestion de la lumière.

Gérer la lumière c’est d’abord la comprendre. Comment éclaire-t-elle le sujet ? En frontal et en plein soleil ? En frontal mais avec un ciel voilé ? De côté ? En contre-jour ?

Bryan Peterson analyse ces différentes situations pour vous aider à comprendre l’impact que la lumière a sur le résultat final, votre photo.

Vous comprendrez comment fonctionne la mesure de lumière matricielle sur votre appareil photo, pourquoi la paume de votre main peut vous aider à mieux exposer, ou pourquoi il faut vous aider d’une charte gris neutre dans certaines situations.

Les techniques spéciales, des accessoires à votre service

La pratique de l’exposition passe parfois par des artifices. Les filtres polarisants comme les filtres gris neutres en font partie. L’exposition multiple aussi.

Cette partie traitée assez rapidement contient l’essentiel de ce qu’il vous faut savoir, je vous renvoie vers l’excellent guide sur la pose longue de Christophe Audebert qui vous permettra toutefois d’aller plus loin sur le sujet.

Le flash, la lumière artificielle à votre service

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Le triangle d’exposition s’applique aussi en photographie au flash. Si l’approche diffère un peu, il est toujours question de doser la quantité de lumière qui arrive sur le capteur de votre appareil photo.

Savez-vous quels sont les trois facteurs qui déterminent une exposition correcte au flash ?

Il s’agit de :

  • l’ouverture,
  • la distance au sujet,
  • la vitesse d’obturation.

La distance entre appareil photo et sujet est critique puisqu’elle doit être inférieure ou égale à la portée de votre flash. Trop de débutants oublient cette notion et ne comprennent pas pourquoi leurs photos sont sombres ou noires.

En quelques pages vous allez comprendre les bases de l’exposition au flash et pourquoi c’est essentiel de savoir de quoi l’on parle.

Mon avis sur le guide « La pratique de l’exposition » de Bryan Peterson

Ce guide a été parmi les premiers à détailler ce qu’est l’exposition et comment la maîtriser. Bryan Peterson connait son sujet, les photos d’illustration montrent son savoir-faire et le succès bien mérité de cet ouvrage est une autre preuve de sa pertinence.

Toutes les notions importantes sont abordées, les encarts pleine page permettent de détailler certaines notions pour faciliter la compréhension. Les nikonistes apprécieront que Bryan Peterson utilise lui-aussi un reflex de la marque, et en parle souvent pour citer les réglages choisis.

L’ensemble est pertinent, agréable à consulter, les explications techniques sont claires et omniprésentes.

Si vous cherchez un ouvrage d’apprentissage, c’est un bon choix.

Si vous cherchez un ouvrage pour développer votre créativité, la petite touche de magie qu’apporte Michael Freeman en prenant du recul sur la technique est un plus qui mérite votre attention (voir par exemple L’art de l’exposition en photo numérique).

Ce guide au meilleur prix chez Amazon


Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018, les lauréats

L’exposition Nikon Passion au Salon de la Photo 2018 sera l’occasion pour vingt lecteurs photographes de voir leur image présentée aux quelques 70.000 visiteurs sur le stand Nikon Passion pendant cinq jours.

Vous avez été très nombreux cette année encore à répondre présents, la sélection finale a été complexe tant le niveau était élevé.

Concours Photo Nikon Passion Salon de la Photo 2018

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

Si vous faites partie des vingt lauréats, sachez qu’il s’en est fallu de peu pour tout le monde.

Si vous n’en faites pas partie, ne soyez pas déçu, l’essentiel est de participer et vous êtes peut-être dans la liste des 96 photos qu’il a fallu départager lors de l’étape de sélection finale.

Nous allons faire imprimer des panneaux géants – 1m50 x 2m20 – pour présenter ces photos. Suivez l’installation sur Instagram pour voir le résultat dès l’ouverture du Salon !

Les 3 gagnants

Trois lauréats tirés au sort parmi ces vingt photographes remportent chacun un abonnement illimité d’une durée de six mois (valeur 239,40 euros) sur le site Tuto.com partenaire de Nikon Passion.

Et ces gagnants sont …

Concours Photo Nikon Passion Salon de la Photo 2018

Thierry Convers (photo #15)

Michel Krieg (photo #1)

Patrick Stepniewski (photo #10)

Le Salon de la Photo en pratique

Je vous rappelle que je vous accueille sur le stand du jeudi 8 au lundi 12 novembre toute la journée. Cette année nous avons prévu un temps de rencontre libre de 17h à 19h, venez nombreux . Le programme des cinq jours comprend des conférences, des tables rondes, des rencontres.

Pensez à vous inscrire pour recevoir vos entrées gratuites pour le Salon de la Photo.

Pour des raisons pratiques d’organisation sur le stand, nous allons adapter la présentation des panneaux cette année de façon à mieux mettre en valeur encore vos photos.

Vous pouvez féliciter les lauréats en leur laissant un petit mot via les commentaires. Précisez le numéro des photos pour que chacun se reconnaisse.

Les photos sont classées par numéro de participation.

01 – Michel Krieg

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

02 – Jacques Prost

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

03 – Luis Coutinho

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

04 – Viviane Failly

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

05 – Georges Chazalon

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

06 – Enric Lopez

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

07 – André Lesueur

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

08 – Emmanuel Gobillot

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

09 – Alain Guérin

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

10 – Patrick Stepniewski

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

11 – Laurent Saintier

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

12 – Erwan Aullas

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

13 – Marie-I Amuse

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

14 – Delphine Lacoste

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

15 – Thierry Convers

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

16 – Jacques Marcel

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

17 – Florence Chouet

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

18 – Thierry Kieffer

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

19 – Laurent Bagnis

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

20 – Stéphanie Maupu

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

Pensez à féliciter les auteurs via les commentaires ci-dessous en précisant le numéro des photos.


Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018 : le concours photo

Les lecteurs de Nikon Passion exposent au Salon de la Photo 2018 !

Cette année encore 20 lauréats ayant tenté leur chance en participant au Concours Photo Spécial « Salon de la Photo 2018 » verront leur photo exposée sur le stand Nikon Passion pendant 5 jours lors du Salon de la Photo de Paris.

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018 à Paris

une sélection des photos exposées lors du Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

Comme lors des éditions précédentes, près de 70.000 visiteurs auront l’occasion d’apprécier votre photo si elle est retenue par le jury composé des membres organisateurs du stand :

Je vous accueillerai sur le stand du jeudi 8 au lundi 12 novembre (n’hésitez pas à venir échanger). J’animerai plusieurs conférences et tables rondes sur la pratique photo, le programme détaillé sera communiqué sous peu.

Je vous rappelle que vous pouvez bénéficier d’entrées gratuites pour le Salon de la Photo.

Comment participer au Concours Photo

Ce concours est proposé à tous les lecteurs et membres de Nikon Passion inscrits sur le forum.

Le dépôt des photos est possible du mardi 18 au dimanche 30 septembre inclus.

Une seule photo par personne sera retenue. Le thème est libre, vous pouvez déposer une photo noir et blanc ou couleur, elle ne doit pas comporter de signature visible.

La photo peut être faite avec tout type d’appareil photo, Nikon ou non.

Désignation des 3 gagnants des abonnements Tuto

Les 20 photos retenues seront présentées sur cette page dès la sélection terminée. Les trois gagnants qui remporteront chacun un abonnement illimité d’une durée de 6 mois (valeur 239,40 euros) sur la plateforme de formation Tuto.com (en savoir plus sur Tuto.com) seront désignés à la suite.


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés