Nikon a complété sa gamme d’hybrides plein format en juillet 2020 avec le Nikon Z 5. Très proche du Nikon Z 6 déjà testé, ce nouveau Nikon Z 5 interroge. Il ne manque pas de capacités et a quelques atouts que n’a pas le Z 6. Dans ce test Nikon Z 5, je vous dis pourquoi le Nikon Z 5 est le meilleur Nikon hybride entrée de gamme, qui vous offre plus d’avantages que les hybrides APS-C sans coûter plus cher;
Note : le Nikon Z 5 a reçu une nouvelle mise à jour firmware depuis la publication de ce test. L’autofocus s’avère plus performant.

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Test Nikon Z 5 : le contexte
Deux ans après avoir annoncé ses premiers hybrides plein format, les Nikon Z 7 et Z 6, Nikon se devait de proposer une alternative aux photographes désireux d’utiliser un Nikon Z FX mais freinés par le coût de possession du boîtier et des optiques.
Le Z 7 et ses 45 Mp est le plus coûteux des deux, et adresse des besoins particuliers en très haute définition. Le Z 6 est plus polyvalent, très apprécié en vidéo, mais suppose un budget plus important que les reflex équivalents (par exemple le D780). Il fallait donc trouver une solution pour accélérer le taux de conversion du reflex vers l’hybride, ce que recherchent toutes les marques.
Le Z 6 a fait réagir lors de son annonce en raison de l’obligation d’utiliser une seule carte XQD (ou CFexpress désormais), de l’absence de poignée grip avec commandes déportées et de l’absence de flash intégré. Il y avait là matière à proposer une alternative sans mettre à mal le Z 6 qui devrait évoluer d’ici 2021 (MàJ septembre 2024 : le test du Nikon Z 6III est disponible ici).
Nikon a fait le choix – logique et judicieux- de diminuer le coût de possession (différent du tarif public). N’imposant que peu de modifications du Z 6 pour produire le Z 5, cette stratégie permet de proposer un hybride plein format presque aussi performant que le Z 6 mais qui vous revient moins cher. En cette période difficile pour nos portefeuilles, c’est plutôt bien vu.
Reste à savoir ce que le Z 5 a « en moins », vous allez voir que selon vos besoins, la différence est minime.

le Nikon Z 5 avec le zoom NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3
Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion.
Test Nikon Z 5 : prise en main
Gabarit et construction
Ne cherchez pas les différences de gabarit entre le Z 5 et le Z 6, ce sont les mêmes boîtiers. Les fiches techniques présentent quelques différences (voir le comparatif Nikon Z 5 vs Z 6) mais les gabarits, non. Le poids, la taille, l’encombrement sont en tous points identiques.

test Nikon Z 5 : la molette de sélection des modes d’exposition et les touches supérieures
La construction est la même, faite pour résister à la poussière (j’ai eu l’occasion de le vérifier lors du test !!) et à l’humidité. Les Nikon Z n’ont rien à envier aux reflex experts-pros de la marque, ils sont faits du même bois.

Après une nuit dans les champs de maïs …
Ergonomie et commandes
Je pourrais presque écrire la même chose ici que ci-dessus, si ce n’est que le Z 5 est dépourvu d’écran de rappel supérieur. Curieusement, Nikon en a profité pour déplacer la couronne de commande sur le côté droit, reprenant ainsi l’ergonomie du Nikon Z 50. Trait caractéristique de ce segment de gamme ou contrainte technique, l’histoire ne le dit pas.
Tout le reste est identique au Z 6, des touches de commande arrières à celles de fonction en face avant. Si vous utilisez un reflex Nikon vous serez en terrain de connaissance, si vous utilisez déjà un Z 6 vous ne verrez pas la différence et si vous venez de la concurrence, vous vous adapterez très vite.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – ISO 12.800 – 1/20 de sec – f/4 – 28 mm
Le viseur électronique et l’écran tactile
Le viseur électronique est le même que celui du Z 6 (OLED d’environ 3.690.000 points). La technologie OLED donne les meilleurs résultats tant en qualité d’affichage qu’en réactivité. Le système optique couplé à ce viseur électronique permet à Nikon de proposer une visée agréable et lumineuse, bien plus généreuse que ne le sont celles de certains hybrides APS-C, cela vous aidera si vous êtes porteur de lunettes.
Ce viseur reprend ce qui fait l’intérêt d’un hybride :
- cadrage à 100 %,
- balance des blancs en temps réel,
- exposition en temps réel,
- informations sur les réglages du boîtier,
- guides de cadrage sous la forme de grille,
- niveau électronique,
- assistances à la mise au point manuelle.
Disposer en temps réel de l’histogramme dans le viseur vous permet d’ajuster l’exposition avec précision, le focus peaking cher aux amateurs du mode de mise au point manuel est simple à gérer et la loupe disponible par simple appui sur le bouton de zoom vous permet de vérifier la netteté de vos photos macro avant même de déclencher.

test Nikon Z 5 : l’écran arrière inclinable
C’est du côté de l’écran arrière qu’il faut chercher les différences. Celui du Z 5 est moins défini que celui du Z 6 (1.040 Mp vs 2.1 Mp), bien que ses dimensions soient les mêmes (diagonale de 8 cm). En pratique je n’ai pas constaté de différence sensible à la visualisation. Les écrans des menus sont parfaitement lisibles (la définition ne compte pas pour le texte des menus) et les images prévisualisées restent d’excellente qualité avec une colorimétrie fidèle. Il n’y a qu’en zoomant au maximum dans l’image que vous verrez quelques différences, mais si c’est le prix à payer pour disposer d’un hybride plus accessible, cela ne me gène guère.
Cet écran est inclinable mais non orientable à 360 degrés, tout comme sur les autres Nikon Z à un chiffre. Seul le Z 50 permet de basculer l’écran vers l’avant pour filmer face caméra. Si c’est votre besoin, utilisez l’application Nikon Snapbridge qui propose un retour d’image temps réel sur votre smartphone et l’accès aux commandes de mise au point, exposition et tournage, c’est le plus simple.
Cet écran tactile facilite la visualisation des images, elles défilent du doigt et vous zoomez comme sur votre smartphone. Dommage toutefois que Nikon ne propose pas un peu plus de souplesse au déclenchement, je le trouve toujours trop sensible. Frôler l’écran fait déclencher l’appareil trop vite bien souvent.
Les menus
Vous connaissez la structure de menus Nikon ? Vous la retrouvez sur le Nikon Z 5 qui ne présente aucune différence là non plus avec le Z 6. J’ai apprécié d’avoir accès à l’autonomie restante, précise, quand le Z 50 ne propose pas cet affichage par exemple.
L’autonomie
Le Nikon Z 5 utilise une nouvelle version de batterie, la Nikon EN-EL15c (b sur le Z 6). L’autonomie théorique passe de 380 à 470 vues selon les tests CIPA qui sont, rappelons-le, inadaptés aux hybrides. L’autonomie réelle avec WiFi et Bluetooth désactivés est plus proche des 900 vues, ce que j’ai pu vérifier lors du test. Sauf à faire plus de 1.000 photos par jour, vous n’avez pas besoin d’investir dans une batterie complémentaire, une bonne nouvelle pour votre budget.

test Nikon Z 5 : indication de l’autonomie à mi-charge pendant mon reportage test
Les batteries EN-EL15a des reflex Nikon sont compatibles avec le Z 5, ainsi que la version EN-EL15b des Z 6 et Z 7, ne rachetez rien si vous en avez déjà. En outre le Z 5 propose un mode de recharge USB boîtier éteint comme allumé (éteint uniquement sur le Z 6) pour redonner quelque autonomie à votre Z 5 à l’aide d’une batterie portable.
La connectique et la carte mémoire
La carte mémoire XQD unique du Nikon Z 6 contrarie. Nikon propose une alternative intéressante sur le Z 5 puisque celui-ci est doté d’un double emplacement pour cartes SD. Je vous parlais de coût total de possession en introduction, ces cartes y participent. Moins onéreuses que les XQD ou CFexpress, ne nécessitant pas de lecteur dédié, déjà dans le sac de nombreux photographes, elles vous évitent une dépense de l’ordre de 350 euros pour deux cartes 64 Gb.
Préférez les cartes SD offrant un débit de 240 ou 300 Mb/s, la vitesse d’écriture sur carte est le critère important en mode rafale.

test Nikon Z 5 : l’emplacement cartes SD et les contrôles arrières
Sur le côté gauche du Z 5, vous disposez d’une prise USB 3.0 Type C (autorisant la recharge de la batterie), d’une prise mini-HDMI, d’une prise pour télécommande, d’une prise micro et d’une prise casque.
Le Nikon Z 5 propose le Wi-Fi IEEE 802.11b/g/n/a/ac ainsi que le Bluetooth 4.2. Ces deux types de connexion permettent d’utiliser votre smartphone pour partager vos photos comme pour les traiter puisque le format RAW est disponible à distance en plus du JPG avec l’application Snapbridge. Il vous est aussi possible de commander le Z 5 à distance, SnapBridge jouant alors le rôle de la télécommande.
Test Nikon Z 5 : Autofocus et réactivité
Réactivité : autofocus
Le Nikon Z 5 possède le même module autofocus que le Z 6. Les mises à jour récentes du Z 6 dont l’Eye-AF humains et animaux est intégré, comme le seront les nouveautés possibles des prochains firmwares.
Les 273 collimateurs répartis sur 90 % du cadre sont bien plus pratiques à utiliser que la zone centrale réduite des reflex. Vous pouvez positionner le collimateur actif à la périphérie du cadre sans rien perdre des performances de l’autofocus. Le mode de zone AF dynamique utilise tous les collimateurs, la détection n’en est que plus efficace.
Lors de ma séance nocturne, alors qu’il faisait noir et que je ne disposais que des lumières des tracteurs pour permettre à l’autofocus de faire le point, je n’ai jamais eu de problème de détection, l’AF a assuré. Bien que le Z 5 dispose d’un mode de mise au point en basse lumière dont le seuil de détection est plus bas que celui de l’AF classique, je préfère ne pas l’utiliser car il ralentit la mise au point.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – 4,5 vps AF-C
recadrage d’une image de la séquence animée ci-dessous
J’ai utilisé, comme sur mon Z 6, le mode AF Zone réduite la nuit et le mode AF zone automatique en photo de rue. Dans un cas j’ajuste le collimateur là où je veux vraiment faire le point, dans l’autre je laisse le boîtier faire le point sur le sujet le plus proche en jouant avec une grande profondeur de champ.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – AF Zone dynamique
Réactivité : rafales
Le mode rafale du Nikon Z 5 se contente de 4,5 images par seconde quand le Z 6 grimpe à 12. En pratique, si vous faites des photos de paysage, du portrait, du studio, du reportage, de la photo de rue, certains sports « calmes », c’est amplement suffisant.
Si vous faites de la photo d’action, de sport, et qu’il vous faut vraiment 8, 10 ou 12 images par seconde, il faut passer au Z 6. C’est la limite. En animalier, tout dépend des animaux. Un éléphant dans la savane se contentera de 4,5 vps tandis que si vous êtes adepte du mode rafale pour photographier les oiseaux, le Z 6 vous livrera 12 vps et la chance d’en avoir une intéressante (l’autre solution est d’apprendre à déclencher au bon moment …).
Lors de ce test Nikon Z 5, j’ai utilisé le mode rafale pour vérifier le suivi AF, à 4,5 vps. Vous verrez sur l’animation ci-dessous que l’autofocus suit le sujet sans problème. Je n’ai pas eu l’occasion d’évaluer cet AF en photo de spectacle (et pour cause), celui du Z 6 me donne entière satisfaction, je ne doute pas que celui du Z 5 fasse de même.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – 4,5 vps AF-C
L’autre avantage de ce mode rafale à 4,5 vps est qu’il ne sature pas le buffer aussi vite que sur le Z 6. Si vos cartes SD ne sont pas les plus rapides, c’est toujours ça de gagné.
Test Nikon Z 5 : Qualité d’image
Montée en sensibilité
Le Nikon Z 5 dispose d’un capteur CMOS FSI théoriquement un peu moins performant que celui du Z 6 qui est CMOS BSI. Cette technologie BSI est censée offrir de meilleures montées en sensibilité. Il s’agit donc ici du même principe qu’entre les D750 (FSI) et D780 (BSI), si ce n’est que le capteur du Z 5 est au niveau du D780.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 6.400 – 1/2.500 ème de sec – f/6 – 44 mm
En pratique et après avoir utilisé le Nikon Z 5 plusieurs jours, dont une séance nocturne très exigeante, je ne constate pas de différence entre 100 et 6.400 ISO. Cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, mais vous ne les verrez pas à l’œil nu.
A 12.800 ISO le Z 5 se comporte encore très bien, mon reportage nocturne fait à cette sensibilité montre de bons résultats, le Z 6 n’aurait pas fait mieux.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 12.800 – 1/5.000 ème de sec – f/6 – 44 mm
Au-delà de 12.800 ISO, le Z 6 l’emporte d’une courte tête puisqu’il gagne une sensibilité maximale en mode étendue, mais soyons clair, ces valeurs ne sont pas utilisables en photo. Elles servent aux spécialistes de la reconnaissance de scène dont la priorité n’est pas le détail dans l’image mais la détection de zones claires et sombres.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 25.600 – 1/8.000 ème de sec – f/6 – 44 mm
En pratique, mieux vaut ne pas dépasser 12.800 ISO pour une qualité optimale, 25.600 ISO pour les images à la limite, quand le Z 6 peut monter à 51.200 ISO, des valeurs très élevées pour des conditions spécifiques. Ceci dit déclencher à 12.800 ISO est déjà une performance, cela permet de compenser la faible ouverture du NIKKOR Z 24-50 mm (je vous en parle plus bas).
Toutes les photos de ce test sont visibles en pleine définition
Test Nikon Z 5 : Stabilisation d’image
« Sur le Z 6, la stabilisation est tellement bonne qu’elle permet de justifier de ne proposer un zoom de base n’ouvrant « que » à f/4 constant. »
Cette phrase extraite du test du Nikon Z 6 est aussi valable pour le Z 5. La stabilisation dans le boîtier (IBIS, In Body Image Stabilization) est la même, sur 5 axes. La définition de 24 Mp, moins exigeante que les 45 Mp du Z 7, permet de photographier à main levée jusqu’au quart de seconde.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – ISO 12.800 – 1/4 de sec – f/4 – 33.5 mm
Cette stabilisation Nikon est probablement l’un des plus grands bénéfices à passer à un hybride, que vous saurez très rapidement apprécier sur le terrain.
Obturation rapide et silencieuse
Je n’oublie pas la possibilité d’utiliser le Nikon Z 5 en mode silencieux puisqu’il dispose lui-aussi de l’obturateur électronique. J’utilise ce mode en photo de spectacle et plusieurs collègues photographes sont déjà venus me voir pour me questionner car le bruit du reflex n’est plus accepté sur scène, ou si peu. Si c’est votre besoin, vous avez la solution.
Sur le plan des performances pures, notez que le Z 5 dispose d’un obturateur mécanique et d’un obturateur électronique qui montent tous deux à 1/8.000 s. L’obturateur électronique pourrait monter plus haut, c’est le cas chez certains concurrents, reste à trouve les usages, ils ne sont pas si courants.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 450 – 1/250 ème de sec – f/9 – 43 mm
Si comme moi vous appréciez la photo de rue en soirée ou la nuit et que vous devez déclencher de façon discrète, vous avez là une solution qui tient très bien la route.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 100 – 1/1.600 ème de sec – f/10 – 50 mm
Test Nikon Z 5 : vidéo
Pour faire simple, si le mode vidéo est celui qui vous préoccupe car vous tournez des vidéos pros, oubliez le Z 5 et choisissez le Z 6. Le Z 5 marque le pas avec un crop x 1.7 alors que le Z 6 cadre plein format. Il est limité à 60p alors que le Z 6 grimpe à 120p. Pour le reste tout est semblable :
- mode d’enregistrement N-Log (pour un rendu « plat » facilitant l’étalonnage),
- enregistrement en 10 bits,
- TimeCode,
- prise HDMI et enregistreur externe.
La vidéo amateur en Full HD ou 4K reste possible, il vous suffit de tenir compte du recadrage.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 24 mm – ISO 12.800 – 1/8 ème sec. – f/4
L’enregistrement se fait en h.264 et le boîtier génère des fichiers en .mov ou .mp4. Trois cadences sont disponibles en 4K: 30p, 25p et 24p. Deux types de Full HD sont proposés. De la Full HD « classique », avec des cadences de 60p, 50p, 30p, 25p et 24p, et de la Full HD « ralentie » en 30p 4x, 25p 4x et 24p 5x.
Je vous renvoie vers le test du Nikon Z 6 pour en savoir plus sur le mode vidéo des hybrides Nikon Z.
Test NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3
Le Nikon Z 5 est (encore) vendu en kit avec le zoom NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3. Nikon a souhaité faciliter le passage à l’hybride plein format en fournissant un zoom en monture Z très abordable. Mais ce qui est une bonne idée dans le cerveau d’un responsable marketing japonais ne l’est pas forcément dans le cerveau des clients français.
Ce zoom n’est pas « mauvais », ce n’est pas ce que je lui reproche. Il se défend même pas si mal pour un zoom entrée de gamme. Mais sa plage focale comme son ouverture maximale ne présentent que peu d’intérêt tandis que sa construction avec monture en polycarbonate est moins robuste que celle des séries S.

NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 à 24 mm

NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 à 50 mm
Ce n’est ni un zoom grand-angle (comme le NIKKOR Z 14-30 mm), ni un zoom de reportage (comme le NIKKOR Z 24-70 mm f/4), ni un zoom pour le portrait (50 mm c’est trop court), ni un zoom pour la vidéo (ce n’est pas le sujet avec le Z 5). C’est donc un zoom pour … essayer l’hybride. Un choix tactique difficilement justifiable alors qu’il existe tant d’objectifs performants dans la gamme Nikon.
Si j’en avais le loisir, je proposerais le boîtier nu complété de kits avec :
- un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 dont les performances sont excellentes (il m’a servi pour les photos de nuit),
- un NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 dont la plage d’ouvertures est la même mais qui a le mérite de grimper à 200 mm.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 400 – 1/800 ème de sec – f/13 – 46 mm

crop de la photo ci-dessus (JPG natif)

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 100 – 1/500 ème de sec – f/6.3 – 50 mm

crop de la photo ci-dessus (JPG natif)

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 – ISO 100 – 1/100 ème de sec – f/6.3 – 36 mm

crop de la photo ci-dessus (JPG natif)
Je ne doute pas que Nikon vende cet hybride boîtier nu très vite, ne vous précipitez donc pas sur le kit 24-50 mm sauf à n’avoir aucune optique NIKKOR Z (voir pourquoi les choisir) et à être intéressé par cette monture et cette plage focale. Dans cet unique cas, le NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 est un choix très abordable avant d’envisager, pourquoi pas, une focale fixe en complément.
Test Nikon Z 5 : pour qui et quels usages
J’ai listé ci-dessous des besoins courants, cette liste est personnelle, elle n’engage que moi, mais peut vous servir de base de départ pour faire votre choix.
Le Nikon Z 5 peut vous intéresser si :
- vous avez envie de franchir le pas du reflex vers l’hybride plein format sans quitter la marque Nikon,
- vous disposez déjà d’un parc optique en monture F, notamment non stabilisées, que vous aimeriez redécouvrir,
- vous cherchez un boîtier polyvalent, à l’aise dans toutes les conditions, reportage, voyage comme paysage ou nature,
- vous photographiez souvent en basse lumière,
- vous voulez une évolution sensible par rapport à votre D700, D600/610, D750 comme votre APS-C D7200/D7500/D500,
- vous avez un budget limité (et un stock de cartes SD),
- vous n’êtes pas nikoniste mais cherchez un hybride 24 x 36 mm performant et abordable.
Le Nikon Z 5 va moins vous intéresser si :
- vous avez un vrai besoin des très hautes définitions (préférez alors le Z 7),
- vous avez des exigences pros en vidéo (préférez alors le Z 6),
- passer aux cartes XQD/CFexpress ne vous dérange pas,
- vous voulez l’hybride plein format 24 Mp le plus performant du moment chez Nikon.

test Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – ISO 12.800 – 1/40 ème de sec – f/4 – 34 mm
Test Nikon Z 5 : conclusion
Ce test Nikon Z 5 le montre, l’hybride plein format « entrée de gamme » vaut bien plus que cette appellation. Faisant jeu égal avec le Z 6 sur la plupart des points, ne marquant le pas qu’en terme de définition de son écran arrière, d’absence d’écran de rappel supérieur, de recadrage en vidéo et de très haute sensibilité, le Z 5 est plus qu’un très bon compromis, c’est le boîtier à considérer en premier pour un passage à l’hybride plein format.
Plus abordable si vous calculez le coût de possession total (boîtier + accessoires), il pourrait bien détrôner le Z 6 dans sa version actuelle avant qu’un hypothétique Nikon Z 6s fasse son apparition avec un double emplacement SD+XQD (je n’ai pas d’infos).
Bien que la compatibilité avec les anciennes optiques Nikon non-AI ne soit pas assurée, je comparerais presque le Z 5 à feu le Nikon Df, un boîtier taillé pour la « pure photographie » capable des meilleures performances.
Le temps m’a manqué pour faire un test Nikon Z 5 plus long et diversifier les prises de vue, mais utilisant le Z 6 au quotidien, je ne doute pas que le Z 5 réponde de la même façon. J’ai déjà cessé d’utiliser mon D750 au profit du Z 6, le Z 5 ne fait que confirmer le fait que Nikon tient là une base intéressante pour l’avenir. J’ai hâte de voir arriver des Z encore plus musclés, capables de tenir la dragée haute aux concurrents, l’année 2021 devrait être intéressante !
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