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Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Tamron vient d’annoncer son premier zoom en monture Z native pour Nikon hybrides, le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD.

Cette optique, compatible avec les Nikon Z APS-C et plein format, signe le retour de Tamron chez Nikon, et le début d’une nouvelle offre en monture Z entièrement compatible. Le début d’une nouvelle longue histoire ?

MàJ : le test de cet objectif est disponible ici.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : présentation

Il y a belle lurette que Tamron n’avait plus annoncé d’objectif pour Nikon, le dernier en date sauf erreur de ma part étant le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD en juin 2019. La pandémie est passée par là, le marché du reflex est en train de passer aux oubliettes, et il n’y en avait que pour Sony ou, plus récemment Fujifilm. Ajoutons aussi que Nikon n’avait pas forcément décidé d’ouvrir la licence de sa monture Z comme c’était le cas précédemment avec la monture F.

Les opticiens chinois l’ont bien compris qui ne se sont pas privés d’occuper le marché avec des optiques pour Nikon Z qui ne sont bien souvent que des adaptations des versions reflex, développées pour toutes les marques de boîtiers et adaptées ensuite à chaque monture. Pour la monture Nikon Z l’adaptation consiste à intégrer une mini-bague FTZ qui autorise le montage mécanique sur les hybrides. Bien, mais peut mieux faire.

Toutefois quelques signes avant-coureurs pouvaient nous faire penser que les opticiens japonais n’allaient pas se laisser tailler des croupières ainsi par leurs amis mais néanmoins concurrents chinois. Nikon a sorti un NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ces derniers mois qui ressemble étrangement au même modèle Tamron. Les parts de marché des hybrides Nikon ont joliment progressé, en particulier depuis l’annonce du Nikon Z 9 et la possible arrivée d’un Nikon Z 8 dans les prochains mois.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Le premier qui tire a souvent raison, et Tamron s’est décidé à être ce premier en attendant que Sigma se réveille (ou pas). Fort d’un partenariat de longue date avec Nikon, et d’une licence officielle pour les montures F et Z désormais, il n’en fallait pas plus à la marque de Saitama pour annoncer son tout premier véritable objectif Nikon Z, un zoom qui complète presque à merveille le 28-75 mm f/2.8 NIKKOR Z.

Ce zoom reprend les caractéristiques principales du Tamron 70-300 mm pour Sony FE sorti en octobre 2020. Bien que la marque n’ait pas communiqué encore la fiche technique détaillée de cette optique, il y a fort à parier qu’elle sera très proche de celle de la version Sony, tout en tenant compte des particularités de la très grande monture Z.

Variant de f/6.3 à 300 mm à f/4.5 à 70 mm, l’ouverture de ce 70-300 mm ne lui permet pas de concurrencer le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, il n’en a ni l’ambition, ni le tarif. Par contre, avec 150,3 mm de longueur, ce zoom s’avère le plus court du marché à l’heure ou j’écris ces lignes et pour cette catégorie. Son poids modeste de 580 gr. lui permet de se faire oublier, en particulier sur un hybride Nikon Z plein format.

La formule optique comprend 15 éléments répartis en 10 groupes, dont une lentille en verre LD (Low Dispersion, faible dispersion). Tamron revendique des images « nettes et contrastées sur toute la plage focale » grâce à l’utilisation du revêtement BBAR antireflets.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Là où l’on attend ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD c’est sur l’autofocus, car l’hybride est bien plus exigeant que le reflex en la matière. L’autofocus Sony fonctionne sur un principe différent de celui des Nikon Z (chaque marque a sa recette). Tamron a donc du, en toute logique, faire le nécessaire pour que ce zoom soit aussi réactif et précis que les zooms NIKKOR Z.

Il intègre une motorisation RXD (Rapid eXtra-silent stepping Drive) et Tamron précise que cette version « modèle A047 » s’adresse aussi aux vidéastes dont le besoin est de pouvoir faire la mise au point dans le plus grand silence.

Autre caractéristique à ne pas négliger lorsqu’il s’agit d’une optique pour hybrides, c’est sa capacité à évoluer. En effet le principe même de fonctionnement des hybrides (toutes marques) leur permet de recevoir des mises à jour firmwares qui améliorent leurs performances. Pour autant il faut que les optiques puissent suivre ces améliorations sans quoi cela peut poser problème, une situation malheureuse bien connue des utilisateurs d’optiques compatibles développées hors licence Nikon pour les reflex.

Tamron a bien évidemment pris ce critère en compte en bénéficiant de la licence Nikon Z, d’une part, et en proposant une application de mise à jour et de personnalisation de ce zoom, déjà utilisable sur d’autres optiques de la marque, d’autre part.

Tamron Lens Utility vous permet de configurer votre objectif à l’aide de votre ordinateur, sans passer par le SAV et sans devoir investir dans la console Tap-In historique. Un simple câble USB Type-A vers Type-C suffit. Une version application mobile de Tamron Lens Utility est en cours de développement pour smartphones Android.

Enfin, ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD revendique une construction suffisamment résistante pour permettre son utilisation par temps de pluie comme dans les environnements poussiéreux. Le fut de l’objectif et les zones les plus sensibles sont protégées par des joints spécifiques.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Fiche technique

  • Modèle : A047
  • Focale : 70-300 mm
  • Ouverture maximale : f/4.5-6.3
  • Angle de vue (diagonale) : 34°21 – 8°15 (pour hybride plein format)
  • Construction optique : 15 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale de l’objet : 0.8 m (70 mm), 1.5m (300 mm)
  • Rapport de grossissement maximal : 1:9.4 (70 mm / 1:5.1 (300 mm)
  • Taille du filtre : 67 mm
  • Diamètre maximum : 77 mm
  • Longueur : 150,3 mm
  • Poids : 580g
  • Lames d’ouverture : 7 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/22-32
  • Accessoires standard : Pare-soleil, bouchons
  • Monture : Monture Nikon Z

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD sera disponible à la vente à partir du 29 septembre 2022 au tarif de 799 euros TTC.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : premier avis

Pour les nikonistes dotés d’un hybride Nikon Z ou désireux de passer à l’hybride bientôt, l’arrivée de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD est une excellente nouvelle.

Tamron a prouvé par le passé sa capacité à proposer des objectifs amateurs, experts et pros au niveau des meilleurs, il n’y a donc aucune raison de penser qu’il n’en sera pas de même en monture Z.

Tamron sait couvrir un segment amateur que Nikon ne cherche plus forcément à couvrir avec sa gamme NIKKOR Z. Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pourrait séduire les photographes animaliers dont l’envie et le budget pour acquérir le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S ne sont ni suffisants ni justifiés. Le tarif de 799 euros place ce zoom dans une gamme de prix très inférieure à 1.000 euros sans atteindre toutefois les 500 euros de la version équivalente en monture Sony E. 

Le partenariat sur la durée qui semble se dessiner à nouveau entre Tamron et Nikon comme l’intégration des données techniques de la monture Z dans les optiques Tamron, est de bon augure pour la suite.

Enfin l’apparition d’un tel zoom peut laisser penser que plusieurs autres modèles Tamron existants pour d’autres montures hybrides pourraient rapidement être portés en monture Z, ce qui permettrait de compléter assez vite une gamme qui pourrait alors compter des optiques telles que les 35-150 mm f/2-2.8, 150-500 f/5-6.7 et autres 11-20 mm f/2.8. Affaire à suivre d’autant plus que depuis la publication initiale de cet article, Sigma est venu rejoindre Tamron en proposant aussi des objectifs Sigma pour Nikon Z

Source : Tamron

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique


Comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune, l’astrophotographie par Thierry Legault

Vous rêvez de savoir comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune ?  Saviez-vous qu’en matière d’astrophotographie « les résultats obtenus aujourd’hui en numérique par les amateurs surpassent les photographies prises il y a quelques décennies depuis les plus grands observatoires » ? Tout vous est donc permis.

Dans cette quatrième édition du guide de l’astrophotographie, dont le contenu est quasiment identique à la troisième édition, Thierry Legault vous livre ses conseils pour faire des photos d’étoiles et de la lune, de la prise de vue au post-traitement.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

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Astrophotographie : comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

J’hésite à qualifier cet ouvrage de guide tant la qualité des photos d’illustration réalisées par l’auteur est grande. Il faut dire que Thierry Legault n’en est pas à son coup d’essai. Astrophotographe amateur de renommée mondiale, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Les secrets de l’astrophoto et il écrit dans de nombreux magazines spécialisés en France comme aux Etats-Unis.

La quatrième édition de cet ouvrage de référence sur l’astrophotographie ne manque pas d’intérêt. Le livre en lui-même est un bel objet, bien imprimé sur un papier brillant qui met en valeur les photos. Le format supérieur à celui des guides photo habituels le classe à part, proche des beaux livres de photographies.

C’est pourtant bien d’un guide technique dont il s’agit, ce que vous allez réaliser dès les premières pages.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

Le sommaire très détaillé liste l’ensemble des sujets abordés, du choix du matériel au traitement de vos photos (et à la détection des défauts) :

  • l’astrophotographie sans instrument
  • les appareils de prise de vue et leur fonctionnement
  • les défauts et la correction des images
  • les techniques instrumentales
  • les planètes et la lune
  • le soleil
  • le ciel profond

Chacun de ces chapitres vous présente une quantité d’informations importante, le texte est dense, accompagné de très nombreuses illustrations. Arnaud Frich qui a participé à la réalisation de l’ouvrage vous permet de découvrir tous les matériels cités par l’auteur en photo, de façon très détaillée là-aussi.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

Un monde d’amateurs … experts !

L’astrophotographie telle que la pratique l’auteur est assez éloignée des simples photos de lunes et d’étoiles que vous pouvez voir passer sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’images de qualité professionnelle, faisant appel pour leur réalisation à des notions pointues et des équipements qui ne le sont pas moins.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

Vous allez par exemple découvrir pourquoi une caméra CCD peut vous servir tout autant qu’un reflex ou un hybride. Et pourquoi tous les reflex et hybrides actuels peuvent être utilisés dans la mesure où ils disposent du format RAW, de la pose B, du mode manuel et de l’affichage de l’histogramme (tout le reste est superflu en astrophotographie).

Le chapitre consacré aux défauts et correction des images est un des plus pertinents – et utiles !

Thierry Legault vous explique les différents défauts liés au matériel d’acquisition de l’image (par exemple signal thermique et signal d’offset), ou comment faire un dark pour diminuer le bruit numérique en ayant pris soin de gérer les sources de bruit au préalable.

Il s’agit ici de notions complexes (par exemple la technique du compositage par médiane) qu’il vous faut connaître si vous voulez faire partie vous-aussi des experts. Rassurez-vous, tout y est et si vous prenez le temps d’assimiler ces différentes notions vous allez passer un cap certain !

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

A qui s’adresse ce livre ?

A la différence du guide Les Secrets de l’astrophoto du même auteur, cet ouvrage s’adresse à des photographes experts, désireux de parfaire leur technique et de découvrir les trucs de pros qui vont les aider sur le terrain comme devant leur ordinateur.

Il vous faudra un minimum de connaissances en technique photo et en astronomie pour tirer le maximum de ce guide, mais si c’est votre cas allez-y les yeux fermés. Les 39,90 euros qu’il vous en coûtera seront un investissement certain.

Si vous êtes plus novice mais que vous souhaitez vous mettre à l’astrophotographie, vous allez pouvoir comprendre les tenants et aboutissants de cette pratique et faire les meilleurs choix dès le départ.

Si vous avez des ambitions plus limitées, je vous conseille plutôt l’autre ouvrage de Thierry Legault plus didactique et abordable.

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Hybride ou reflex ? Voici ce qu’un fervent adepte du reflex en pense

Les sites photo vous en parlent, vos Youtubeurs favoris aussi. Mais rien à faire, hybride ou reflex, vous n’arrivez pas à vous décider car votre reflex fonctionne encore très bien. Pourquoi changer ? Et puis surtout, vous craignez ce que vous lisez ou entendez soit fait pour vous inciter à changer sans véritable raison, le marketing … surtout sur un site nommé Nikon Passion !

En réaction à certains retours d’abonnés, j’ai décidé de laisser la parole à un photographe amateur passionné, utilisateur de reflex, pas prêt encore à changer. J’ai demandé à Laurent qui rédige des articles sur le site, s’il acceptait de passer dix jours avec un Nikon Z 6II et de me dire ce qu’il en pensait. Sans filtre.  Des fois que vous pensiez que, peut-être, je lui dicterais son texte…

Voici le compte-rendu de cette prise en main. Vous allez voir que hybride ou reflex, ce n’est pas forcément la réponse à laquelle vous vous attendez.

Lisez aussi mon guide ultime des hybrides Nikon, tous les modèles actuels et la comparaison détaillée

 

Hybride ou reflex ? Voici l'avis d'un fervent adepte du reflex

Un adepte du reflex et le Nikon Z 6II : hybride ou reflex, le contexte

C’est donc Laurent qui parle …

Bien équipé en reflex avec les objectifs et accessoires adéquats, je n’ai pas encore souhaité changer mon matériel ou mes habitudes photographiques. C’est donc avec un œil neuf et, je l’avoue, quelques idées préconçues, que j’ai passé ces quelques jours en mode découverte de l’hybride avec un Nikon Z 6II accompagné de son zoom NIKKOR Z 24-70 f/4 S et de sa bague FTZ.

Le Nikon Z6 II : présentation

Le Nikon Z6 II est un hybride 24×36 de milieu de gamme équipé d’un capteur CMOS BSI de 24,5 Mp. Le capteur est stabilisé, un vrai plus pour les objectifs qui ne le sont pas.

Au niveau du poids et de l’encombrement, on est assez proche d’un Nikon D610 ou d’un Nikon D750. Par contre la forme du boîtier est sensiblement différente, beaucoup plus carrée pour le Nikon Z 6II. Pour autant la prise en mains reste bonne et sans surprise.

hybride ou reflex, petite nouveauté (pour moi) : la présence d’un écran tactile. Je n’en suis pas très fan a priori, mais j’ai vite compris comment en tirer parti. En effet, l’absence de certaines commandes directes (choix du mode de mesure par exemple) est en partie pallié par la touche « i » qui fait apparaître les principaux réglages sur l’écran arrière.

Il est possible de changer les réglages assez vite, en 3 ou 4 pressions du doigt dans le feu de l’action, sans se perdre dans les menus de l’appareil : bien vu !

hybride ou reflex, test terrain Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S

le Nikon Z6 II équipé de son zoom 24-70 f/4 S en monture Z

Le viseur électronique

Pour tout dire, au début de cet essai j’avais de sérieux doutes concernant le viseur électronique. Il faut dire que j’avais été quelque peu échaudé par celui d’un autre hybride qui m’était passé dans les mains (un petit Fuji XE-3) mais qui avait la double excuse d’être un boîtier très compact et au format APS-C. Et puis face à un bon viseur optique de reflex 24×36 je ne voyais pas trop ce qu’un viseur électronique pourrait apporter.

Dès l’allumage j’ai compris que le Nikon Z6 II ne jouait pas dans la même cour que le petit Fuji : d’entrée de jeu, la grande taille du viseur et la qualité de l’image m’ont agréablement étonné. Le confort d’utilisation est indéniable. Sur des sujets statiques ou peu mobiles, difficile de lui trouver des défauts, tant la différence est faible avec un viseur optique dans ces conditions de prise de vue.

Par contre quand le sujet commence à remuer un peu trop la visée a tendance à devenir saccadée et quelque peu inconfortable. Mais pour être complètement honnête, n’oublions pas que le Nikon Z6 II est un boîtier généraliste et non un boîtier typé sport ou action, même si sa cadence en rafale relativement élevée comparée à celle d’un reflex de gamme équivalente pourrait nous faire croire le contraire.

Autres avantages non négligeables apportés par la visée électronique : la visualisation « en direct » de la balance des blancs dans le viseur, que l’on peut ajuster de visu si le besoin s’en fait sentir. Certains argueront du fait que le viseur ne transcrit plus la réalité comme c’est le cas pour la visée optique, puisque ce que l’on voit s’apparente davantage au fichier que l’on récupérera sur la carte mémoire. Mais cela a le mérite de nous montrer directement le résultat et de pouvoir ajuster les réglages « à vue ».

L’utilisation en basse lumière est également facilitée grâce à la luminosité automatique du viseur qui le rend encore utilisable sans mal quand un viseur optique atteint ses limite dans les mêmes conditions.

Dernière chose, en montant un objectif Nikon DX pour reflex en monture F, le viseur affiche une image plein cadre et non tronquée (même si sur le Nikon Z6 II ce type d’objectif ne présente qu’un intérêt limité, avec des images d’à peine plus de 10 Mp dans cette configuration).

L’ergonomie

A première vue, les hybrides Nikon Z ne ressemblent qu’assez peu aux boîtiers Nikon F récents. Quand on y regarde de plus près, c’est surtout la forme du boîtier qui donne cette impression. Cela est dû à l’absence de prisme mais aussi de flash intégré.

Au niveau de la prise en main, rien à dire, la poignée est bien creusée et le Nikon Z 6II tient bien en main, le petit ergot au niveau du pouce venant conforter cette impression.

Pour ce qui est de l’allumage, c’est du Nikon classique, avec le bouton marche/arrêt situé autour du déclencheur : pour avoir utilisé des boîtiers d’autres marques avec une disposition différente, le choix de Nikon me semble vraiment le plus efficace.

Au niveau des commandes, j’y ai moins trouvé mon compte, habitué que je suis aux commandes directes des boîtiers de la gamme « expert ». En effet, à mon avis ce boîtier nécessite un peu trop de repasser dans les menus, que ce soit pour le choix du mode de mesure de lumière, du mode rafale (une couronne comme celle du Nikon D780 par exemple eut été plus pratique à mon avis) ou du type de collimateur.

En plus de proposer de nouvelles formules optiques, les objectifs Nikon Z de la marque proposent des possibilités inédites : par exemple le NIKKOR Z 24-70 f/2,8 S dispose d’une touche de fonction personnalisable à laquelle il est possible d’assigner un certain nombre de fonctions.

Le NIKKOR Z 24-70 f/4 S que j’ai eu en prêt ne dispose pas de ce type de touche, mais propose quand même une possibilité intéressante : en mode AF, quand la bague de mise au point manuelle n’est pas utilisée, il est possible d’assigner celle-ci à la correction d’exposition : pratique !

Pouvoir personnaliser les deux touches présentes en façade, voire le bouton de fonction personnalisable sur certains objectifs (absent sur le 24-70 f/4 S) ne compense qu’en partie cette pénurie de commandes. La possibilité d’accéder facilement aux différents réglages via la touche « i » et l’écran tactile facilitent un peu la vie du photographe mais en ce qui me concerne j’attends mieux à ce niveau de gamme et de prix.

Pour nuancer quelque peu ce jugement « à chaud », je me dis que je suis peut-être encore trop habitué à l’utilisation d’un reflex. Il est très probable que sur le long terme l’utilisation d’un hybride pousse l’utilisateur à modifier ses habitudes et à adapter sa pratique, un peu comme quand on passe d’une voiture à boîte manuelle à une voiture à boîte automatique : la transition demande un certain temps !

Au niveau des menus, on est dans la droite ligne des modèles précédents, avec une ergonomie inchangée. Bien sûr de nouveaux réglages sont apparus, relatifs à l’obturateur et au viseur électronique, ou à la stabilisation du capteur. Mais aucun doute n’est permis, on est bien dans le menu d’un boîtier Nikon !

Petite mention positive pour l’écran mobile, malheureusement un peu limité dans ses mouvements : il est parfait pour des prises de vue au ras du sol ou en mode périscope mais c’est à peu près tout, dommage.

Autre lacune qui peut être parfois gênante, l’absence totale de rétroéclairage des touches. Même l’écran LCD ne peut être rétroéclairé. Dans l’obscurité totale on ne peut se fier qu’à l’écran arrière ou au viseur, et il faudra encore trouver les touches voulues à tâtons, ce qui n’est guère pratique.

Cela est d’autant plus dommage que le boîtier dispose d’un mode silencieux vraiment très efficace. Cela s’annonce compliqué pour effectuer des réglages en photo de spectacle en faible lumière. Avec l’habitude on doit pouvoir arriver à s’en sortir en « apprenant » l’emplacement des touches et en effectuant les réglages l’œil au viseur. Il y a probablement un facteur d’apprentissage qui entre en jeu, même si une petite amélioration de l’ergonomie ne serait pas superflue (je note que le rétroéclairage a fait son grand retour sur le Nikon Z 9).

L’autofocus

L’autofocus du Nikon Z 6II est efficace et agréable à utiliser, même si là encore nous ne sommes pas sur les performances d’un boîtier typé sport, comme un Nikon D500 par exemple. L’AF a parfois un peu de mal à accrocher le sujet et parfois aussi à en assurer le suivi. Quoi qu’il en soit cela ne pose aucune difficulté en utilisation généraliste car l’autofocus est largement à la hauteur de la tâche la majorité du temps.

Par contre, l’un des points qui m’a le plus ennuyé avec ce boîtier est la gestion des réglages de la cadence en rafale. Le menu n’est pas en cause, il fait ce qu’il doit faire. Ce qui est gênant, c’est de ne pas disposer d’une commande rapide pour passer d’une cadence à l’autre en une fraction de seconde. Certes on peut facilement accéder au menu par la touche dédiée ou via le menu « i ». Mais il faut à  mon avis un peu trop de clics pour arriver à ses fins, et ne surtout pas oublier de cliquer sur « OK » ensuite sous peine de tout devoir recommencer, ce qui est vite agaçant… et interminable.

Dommage de ne pas pouvoir utiliser une combinaison touche + molette comme cela est possible (ouf !) pour le choix de la zone AF (touche Fn2 + molette). Parfois, les recettes les plus simples sont les plus efficaces, et une bague comme celle que l’on trouve sur le Nikon D780 (autour du sélecteur de mode) pour passer rapidement du mode rafale au mode vue par vue aurait largement fait l’affaire.

En pratique la gestion de la cadence rafale m’a paru très pénible et contre productive, et constitue probablement l’aspect le plus perfectible de cet appareil, qui est plutôt réussi par ailleurs.

hybride ou reflex, Ecran tactile et menu du Nikon Z 6II

hybride ou reflex: le menu « i » du Nikon Z 6II avec ses commandes tactiles

On pourrait croire, au vu de la fiche technique du Nikon Z 6II qui affiche une cadence en rafale capable d’atteindre 14 images par seconde (excusez du peu) que l’on est en présence d’un appareil typé « sport ». Malheureusement il n’en est rien, car l’autofocus de ce boîtier, même s’il ne démérite pas, n’offre pas le niveau de performances requis pour prétendre appartenir à cette catégorie.

On a tendance à l’oublier, l’obturation électronique permet aux hybrides d’afficher des cadences en rafale très élevées, capables de rivaliser ou même de dépasser celles des reflex professionnels typés « sport ». Mais pour autant, une cadence en rafale élevée ne fait pas à elle seule d’un appareil photo hybride un modèle « sport/action ». Il faut également disposer d’un autofocus « de course », très rapide et très réactif, capable d’accrocher les sujets les plus difficiles et de les suivre sans la moindre hésitation. Il faut aussi disposer de commandes rapides pour passer d’une configuration AF à une autre en un éclair. Sur ces points précis, on mesure tout ce qui sépare un Nikon Z 6II d’un Nikon Z 9.

L’autonomie

S’il y a bien un point (avec le viseur) sur lequel j’attendais le Nikon Z 6II de pied ferme, c’est la consommation en énergie. Et là, grosse surprise, avec la batterie Nikon EN-EL 15C, cet appareil est un chameau ! L’autonomie a bien été au rendez-vous et cela sans prendre de précautions particulières. J’ai pu tenir largement une journée entière à photographier et rentrer à la maison avec une batterie qui affichait encore au moins 30 % de charge. Contrat rempli !

Les objectifs NIKKOR Z

Le Nikon Z 6II m’a été prêté avec un NIKKOR Z 24-70 f/4 S. Ce zoom est assez compact et a la bonne idée de proposer une position « voyage » qui permet de réduire sa longueur d’environ 1 cm : c’est bien vu de la part de Nikon, même si j’aurais aimé gagner un petit peu plus.

Optiquement parlant, la qualité d’image est bien au rendez-vous et les petits défauts sont très faciles à corriger en post-traitement (et même de façon automatisée avec certains logiciels).

Dommage que cet objectif ne dispose pas de bague des distances ou au minimum d’une indication de la distance de mise au point minimale sur le fût, car celle-ci, particulièrement courte pour ce type d’objectif (30 cm) est plutôt intéressante en proxi-photographie. Il est plus facile d’avoir des ordres de grandeur ou des repères que de devoir tâtonner sur le terrain quand on n’a pas les spécifications de son objectif en tête. En dehors de cela cet objectif se marie très bien avec le Nikon Z 6II même si certains lui préféreront un NIKKOR Z 24-120 f/4 S certes plus polyvalent mais aussi plus encombrant et plus cher.

La bague FTZ

En dehors du 24-70 f/4 S, j’ai eu la chance de me faire prêter une bague FTZ. Une fois celle-ci déballée, la joie a été de courte durée, car au début il m’a été impossible de monter quoi que ce soit via cette bague, que l’objectif soit de type AFS ou Ais… car à chaque fois j’avais un message d’erreur.

Après une courte recherche, j’ai découvert le pot aux roses : la bague FTZ doit impérativement être mise à jour pour être compatible avec les Nikon Z 6II et Z 7II ! Une fois la mise à jour effectuée, tout est rentré dans l’ordre et j’ai enfin pu commencer à m’amuser.

J’ai tout d’abord testé mes NIKKOR Ais favoris, et à ma grande surprise j’ai pu constater à quel point la mise au point manuelle est facilitée par les aides disponibles associées au grand viseur FX. Comparé à un reflex, même muni lui aussi d’un bon viseur, cela fait une vraie différence, en faveur de l’hybride.

Comme sur les boîtiers récents compatibles Ai/Ais, on retrouve la possibilité de déclarer ses objectifs. Cela permet d’avoir un minimum d’infos dans les EXIF (quel objectif a été utilisé : focale et ouverture maxi) et d’ajuster la stabilisation du boîtier. Mais l’absence de couplage Ai empêche au boîtier de savoir quelle ouverture a été utilisée, si bien que le résultat sera probablement identique si on utilise un objectif non Nikon via une « bague Z vers monture XX » sur son Nikon Z 6II.

hybride ou reflex, NIKKOR 400/3,5 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ

le NIKKOR 400/3,5 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : sur cet objectif l’allongement
de l’ensemble qui en résulte ne change rien ou presque

Par contre il faut quand même garder à l’esprit qu’avec 24,5 Mp, la mise au point, fut-elle facilitée par la technologie, doit être absolument parfaite, chose qui n’est pas toujours si facile à obtenir même avec un Nikon Z 6II et surtout à grande ou très grande ouverture.

J’ai testé mon AF-S NIKKOR 24-70 f/2,8 G en monture F et le fonctionnement a été impeccable, même si l’embonpoint apporté par la bague FTZ l’a rendu un peu trop encombrant à mon goût (l’objectif seul est déjà plutôt imposant pour la focale).

J’ai poussé le vice en me procurant un « vieux » Sigma 120-400 f/4,5-5,6 OS HSM des années 2000 pour l’occasion. J’ai dû couper le stabilisateur intégré qui fonctionnait de manière continue dès l’objectif monté pour ne me fier qu’à la stabilisation interne du boîtier, afin de ne pas drainer inutilement la batterie. L’autofocus de ce zoom ancien a dû être « aidé » à la main car il n’a daigné fonctionner que pour « terminer » la mise au point. Mais une fois le sujet accroché, les résultats ont bien été au rendez-vous. Pas mal pour ce vieux tromblon !

J’ai également utilisé des objectifs de type AF/AFD, et avec mon vieux Tamron 90 f/2,8 macro acquis à l’époque du Nikon D70  je n’ai pas été trop pénalisé pour photographier les petites bestioles. Mais avec le 80-200/2,8 AFD j’ai vraiment regretté que Nikon ne propose aucune solution pour conserver l’autofocus avec ces objectifs autofocus non motorisés, à l’instar de Sony qui se trouve dans une problématique similaire. C’est paradoxalement avec les téléobjectifs qui ont souvent le mieux vécu le passage au numérique que l’absence d’autofocus se révèle la plus pénalisante.

hybride ou reflex, NIKKOR 50 mm f/1.2 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ

le NIKKOR 50/1,2 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ forme un ensemble aux proportions encore acceptables. Reste à réussir des images nettes à grande ouverture !

Au final, hormis la limitation avec les objectifs AF/AFD, cette bague est plutôt réussie. Pour moi, l’allongement que l’utilisation de cette bague apporte aux objectifs n’est pénalisante ni avec les petits ni avec les gros/très gros objectifs, mais peut être un peu gênante avec les objectifs dans l’entre deux, comme le 24-70/2,8 AFS évoqué qui devient littéralement démesuré pour la plage de focales.

hybride ou reflex, le 24-70 f/2,8 AFS G en monture F monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ

le 24-70 f/2,8 AFS G en monture F monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : le zoom,
déjà imposant seul, semble énorme et disproportionné

Hybride ou reflex, les photos

Au niveau des résultats, rien à dire : l’exposition est parfaitement maîtrisée, aucune mauvaise surprise, on est bien chez Nikon. La montée en ISO est elle aussi parfaitement maîtrisée, on peut pousser un peu sans crainte.

Les objectifs les plus récents seront souvent les plus performants, sans surprise. Malgré cela on peut aimer le rendu de tel ou tel objectif ancien, ou se contenter d’un objectif que l’on possède déjà dans le cadre d’une utilisation limitée. Quoi qu’il en soit, je rappelle que l’utilisation de la bague FTZ ou de tout autre bague d’adaptation dépourvue d’élément optique est sans impact sur la qualité d’image (voir vidéo de Jean-Christophe ici).

Test photo nature avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

hybride ou reflex, Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II : la faible distance de MaP mini permet de s’approcher assez près du sujet à 70 mm – photo (C) Laurent Bouchara

Test photo nature avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II : la faible distance de MaP mini permet d’aborder la proxi photographie à 70 mm
photo (C) Laurent Bouchara

Test photo grand angle avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

hybride ou reflex, Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II en position grand angle
photo (C) Laurent Bouchara

Test photo grand angle avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II
photo (C) Laurent Bouchara

Test photo de papillon avec le Tamron 90 mm macro sur Nikon Z 6II

photo obtenue en mise au point manuelle avec un Tamron 90/2,8 Macro Di de type AFD monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : merci les aides à la mise au point !
photo (C) Laurent Bouchara

Hybride ou reflex : en conclusion

Le passage à l’hybride nous pousse à nous poser plusieurs questions : quand franchir le pas, pour quel modèle ? Quels objectifs conserver ou vendre, et quels objectifs acheter ?

A l’heure actuelle les réponses ne sont pas simples, pour plusieurs raisons. Les boîtiers hybrides 24×36 sont encore chers, et l’offre en occasion reste mince. D’autre part, les capteurs des reflex les plus récents ne sont pas encore obsolètes.

Pour couronner le tout, les gammes optiques ne sont pas encore complètes chez la plupart des grands constructeurs (voir celle de Nikon pour les hybrides). Cela fait autant de raisons de se décider à foncer ou au contraire à laisser du temps au temps.

Pour moi la question du viseur et de l’autonomie ne seront bientôt plus que de l’histoire ancienne, chaque nouveau modèle va contribuer à davantage enfoncer le clou. De toutes façons nous n’aurons pas le choix, car tôt ou tard l’hybride s’imposera, la production des reflex étant peu à peu abandonnée par les constructeurs.

Le Nikon Z 6II est un appareil abouti et très efficace en photo généraliste et ne vous décevra pas si vous en connaissez les limites avant de passer à l’achat.

Mais la grande leçon de cet essai, c’est qu’il ne faut pas passer à l’hybride sans avoir préalablement établi son propre cahier des charges, en fonction de ses besoins réels.

Le Nikon Z 6II est un très bon appareil, mais en ce qui me concerne il ne correspond pas suffisamment à ma pratique photographique actuelle. Pour ‘MON’ utilisation, un modèle 24×36 plus orienté « sport/action », avec davantage de commandes directes serait plus conforme à mes attentes, pour me permettre à la fois une utilisation en voyage et en photo animalière, sans me sentir limité dans ma pratique photographique.

Test photo macro Nikkor 400 mm AIS sur Nikon Z 6II

Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM + Nikon Z 6II via la bague FTZ
pas mal de déchet avec ce sujet très mobile, mais l’AF a réussi à capturer quelques images nettes
photo (C) Laurent Bouchara

Test Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM monté sur le Nikon Z 6II

Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

NIKKOR 400/3,5 Ais à pleine ouverture monté sur le Nikon Z 6II

NIKKOR 400/3,5 Ais à pleine ouverture + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

NIKKOR 50/1,2 Ais à pleine ouverture monté sur le Nikon Z 6II

hybride ou reflex, NIKKOR 50/1,2 Ais à pleine ouverture + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

NIKKOR 80-200 f/2,8 AFD monté sur le Nikon Z 6II

hybride ou reflex, NIKKOR 80-200 f/2,8 AFD + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

Jean-Christophe : je reprends la parole pour remercier Laurent qui a fait cette prise en main intéressante, sans aucun filtre (les consignes lui allaient il faut dire). L’utilisation d’anciens objectifs qui ne déméritent toujours pas sur les hybrides (en savoir plus) est un plus que l’on trouve encore trop rarement. Les photos parlent d’elles-mêmes.


Nikon Z 30, l’hybride APS-C pour créateurs de contenus web, vloggeurs et photographes

La gamme Nikon hybride APS-C compte désormais un troisième membre avec l’annonce du nouveau Nikon Z 30. Ce petit hybride au standard Nikon DX mais à la grande monture Z est particulièrement doué en vidéo, et pourrait ravir les amateurs de Vlogs, tout en étant une alternative très compacte et légère aux hybrides plein format.

Caractéristiques, comparaison avec les Nikon Z 50 et Z fc, mon avis, je vous dis tout.

Nikon Z 30, l'hybride APS-C pour créateurs de contenus web, vloggeurs et photographes

Nikon Z 30, l’APS-C, pour qui pour quoi ?

Lorsque Nikon m’a présenté le Nikon Z 30, j’ai noté l’insistance particulière de la marque sur les capacités vidéo et le choix que ce nouvel hybride représente pour les amateurs de Vlogs. Il s’agit bien évidemment aussi d’un appareil photo, qui sait toutefois filmer en vidéo 4K avec son écran vari-angle capable de basculer en mode face caméra.

Si Nikon a insisté sur ses capacités vidéos, c’est aussi parce que ce « petit » Nikon hybride devrait s’avérer idéal si vous utilisez un appareil photo moins qualitatif (compact, smartphone, hybrides micro 4/3 premières générations) et souhaitez obtenir de meilleurs résultats en photo comme en vidéo.

Nikon Z 30, l'hybride APS-C

Vous avez donc compris que le Nikon Z 30 ne s’adresse pas qu’aux vloggeurs, et pourra satisfaire les photographes désireux de voyager très léger, comme d’avoir tous les jours avec eux un petit hybride performant.

Performant il a tout pour l’être puisqu’il est doté du même capteur que les Nikon Z 50 et Nikon Z fc, un capteur DX de 20,9 Mp qui donne d’excellents résultats en haute sensibilité avec les deux précédents modèles.

Le processeur Nikon Expeed 6 qui pilote l’ensemble est celui des Nikon hybrides plein format Nikon Z 6 et Z 7 série 2.

Le Nikon Z 30 adopte la même monture que tous les Nikon hybrides, la monture Z des optiques NIKKOR Z. Il sera d’ailleurs vendu en kit avec le NIKKOR Z DX 16-50 mm ou double kit avec les 16-50 mm et 50-250 mm.

Nikon Z 30 écran pivotant

L’écran tactile de ce Nikon Z 30 pivote dans toutes les directions, et peut basculer pour vous permettre de vous filmer sans vous quitter des yeux, une particularité essentielle pour les vloggeurs.

Ce petit Nikon hybride APS-C ne pèse que 405 gr., de quoi le glisser dans votre poche, d’autant plus qu’il s’avère très compact en l’absence de viseur dédié. C’est l’écran arrière qui fait en effet office de viseur, comme c’est le cas avec les smartphones et de nombreux hybrides entrée de gamme APS-C ou micro 4/3.

Nikon Z 30, l'hybride APS-C

Le Nikon Z 30 ne cède toutefois rien en matière d’ergonomie, et reprend les principes connus chez Nikon :

  • deux molettes vous donnant accès aux modes P, S, A et M,
  • aux différents réglages après appui sur une touche particulière,
  • un menu à accès rapide sur l’écran tactile,
  • des boutons en face arrière.

Notez la présence d’un bouton d’enregistrement vidéo sur le dessus du boîtier, il permet un passage rapide du mode photo au mode vidéo, avec conservation des jeux de réglages respectifs d’un mode à l’autre.

Nikon Z 30 objectifs

Le capteur, dont les performance sont reconnues sur les deux autres Nikon APS-C de la gamme, autorise une montée en sensibilité atteignant 25.600 ISO en vidéo et 51.200 ISO en photo. De quoi voir dans le noir !

Notez que ce capteur n’est pas stabilisé, mais que les zooms NIKKOR Z pour hybrides APS-C (kit et double kit) le sont.

L’autofocus quant à lui est celui des modèles précédents dans leur version la plus récente, capable d’assurer la mise au point en basse lumière jusqu’à – 4,5 Ev. Il est doté de la détection des yeux Eye-AF (humains, chiens, chats) et d’un mode de détection par zone AF réduite pour optimiser le suivi des yeux.

Nikon Z 30 influenceur Instagram

En vidéo la mise au point est assurée par la fonction de suivi AF vidéo dédiée, j’ai pu mesurer son efficacité lors des précédents tests. L’enregistrement audio est assuré par le micro interne (la qualité audio est en progrès par rapport aux autres modèles), vous pouvez aussi utiliser un micro externe. Le Nikon Z 30 propose la réduction du bruit du vent si vous enregistrez en extérieur.

Afin de vous faciliter la tâche pour trouver le bon rendu d’image, le Nikon Z 30 propose 20 Picture Control (filtres intégrés Nikon). Le mode Picture Control automatique (détection de la scène et choix du rendu le plus adapté) est hérité du (très) grand frère Nikon Z 9.

En vidéo le Nikon Z 30 enregistre en 4K UHD 30 p, en FullHD 120 p avec une durée maximale d’enregistrement de 125 minutes (FullHD). Time-lapses et ralentis fluides sont possibles en FullHD 120 p. L’alimentation du boîtier peut alors être assurée en continue via la prise USB-C, boîtier en fonctionnement.

Nikon Z 30 vlog

Le Nikon Z 30 est doté d’une griffe porte-flash qui autorise la fixation d’un accessoire vidéo (micro externe, éclairage LED), une LED rouge vous indique que l’enregistrement est en cours, bien utile lorsque vous vous filmez.

Doté du Bluetooth et du Wi-Fi, le Nikon Z 30 peut être connecté pour servir de boîtier de streaming, comme pour partager rapidement vos photos et vidéos via l’application pour smartphones (iOS et Android) SnapBridge Nikon.

Pour finir cette revue de détail, sachez que le Nikon Z 30 peut déclencher en mode rafale à 11 vues par seconde, avec suivi assuré de la mise au point et de l’exposition (suivi AF-AE).

La batterie Nikon EN-EL25 est celle des autres Nikon APS-C, le câble USB-C (fourni) est le Nikon UC-E24.

Nikon Z 30 créateur de contenu cuisine

Tarif et disponibilité

Le Nikon Z 30 sera disponible dès le 14 juillet 2022 au tarif de :

  • Nikon Z 30 boîtier nu : 799 euros
  • Nikon Z 30 kit avec NIKKOR Z 16-50 mm : 959 euros
  • Nikon Z 30 double kit avec NIKKOR Z 16-50 mm et NIKKOR Z 50-250 mm : 1.219 euros
  • Nikon Z 30 kit vloggeur (télécommande Nikon ML-L7 intégrable dans le trépied SmallRig, atténuateur de bruit SmallRig) : 999 euros

Source : Nikon France


NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S : compact, léger, compatible TC, le téléobjectif à focale fixe idéal ?

Vous cherchez un téléobjectif pour Nikon hybride, mais vous ne voulez pas d’une optique trop lourde ni trop encombrante ? Nikon a pensé à vous et annonce le NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S, un tout nouveau téléobjectif compatible avec les convertisseurs de focale.

Revue de détails, mon avis et perspectives.

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S : compact, léger, compatible TC, le téléobjectif à focale fixe idéal ?

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S : présentation

La gamme d’objectifs NIKKOR Z pour Nikon hybrides a plutôt privilégié les optiques grand angle et standard à ses débuts en 2018. La tendance s’est inversée ces derniers mois avec l’arrivée dans la gamme du NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR et du NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S.

Cependant ces deux optiques, des focales fixes, ne savaient encore satisfaire tous les utilisateurs. Ils excellent mais sont réservés aux seuls photographes capables d’investir une somme plus que rondelette.

Si vous suivez l’actualité de la gamme, vous n’êtes pas sans savoir qu’un 400 mm pointait le bout de son profil sur la roadmap, sans que personne ne sache encore quelles seraient son ouverture, ses caractéristiques et son tarif.

C’est chose faite puisque Nikon vient de dévoiler la fiche technique de ce nouveau téléobjectif à focale fixe. Le NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S est une version plus accessible du 400 mm f/2.8 et s’avère surtout léger et compact tout en restant compatible avec les convertisseurs de focale NIKKOR Z TC 1.4x et 2x.

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S

La particularité de ce NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S est de pouvoir être utilisé à main levée quand le modèle f/2.8 ne rend pas cette utilisation aisée. Plus léger, plus compact, plus court, ce 400 mm f/4.5 a des atouts.

A titre de comparaison, il pèse 1.245 gr. (3.000 gr pour la version f/2.8). Il mesure 23,45 cm (38 cm pour la version f/2.8). Je rappelle au passage que le zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S pèse lui 1.435 gr et mesure 22,2 cm.

Autre particularité de ce NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S, contrairement à ce que vous pourriez penser en voyant ses dimensions, il ne fait appel à aucun élément phase Fresnel. Sa formule optique compte trois lentilles en verre ED dont une Super-ED, et une lentille SR. Les lentilles SR Nikon minimisent l’aberration chromatique en particulier pour les longueurs d’ondes courtes comme celle de la couleur bleue.

L’optique est dotée de trois bagues dont une personnalisable. Deux boutons Fn sont disposés sur le fût (avec rappel possible de la mise au point via la fonction MEMORY-SET). La construction fait appel à des joints d’étanchéité, au traitement au fluor de la lentille frontale (déperlant), le diamètre du filtre est de 95 mm.

Bien que les hybrides Nikon Z plein format disposent d’un capteur stabilisé, les téléobjectifs NIKKOR Z disposent d’une stabilisation intégrée Nikon VR, un complément efficace pour les longues focales. Celle du NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S permet de gagner 5,5 stops (6 stops sur le Nikon Z 9 avec la fonction synchro VR).

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S

Cerise sur la gâteau, vous pourrez utiliser vos convertisseurs de focales pour faire de ce 400 mm f/4.5 VR S un équivalent 560 mm (convertisseur x1.4) ou 800 mm (convertisseur x2).

Reste la chose qui fâche, le tarif. Certes il n’est pas celui de la version f/2.8 (15.000 euros), ni celui du NIKKOR Z 800 mm f/5.6 (7.500 euros) mais il vous faudra tout de même débourser 3.699 euros pour vous procurer cette optique à partir du 14 juillet 2022.

Ce tarif élevé place ce 400 mm en concurrence directe avec le récent zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S proposé lui à 3.029 euros.

La différence d’ouverture à la focale maximale (f/4.5 vs. f/5.6) et l’utilisation possible des convertisseurs (intégré dans le 400 mm f/2.8) étant deux différences à évaluer selon vos besoins. Le zoom s’avère plus polyvalent à tarif presque identique, la focale fixe plus attirante pour compléter votre collection de téléobjectifs NIKKOR Z 400 – 600 (prévu) – 800 mm.

Source : Nikon France


Comment la composition photo peut changer une image quelconque en photographie attirante ?

Bien que vous maîtrisiez les principes de base de la photographie, vos photos ne sortent pas du lot. Elles ne montrent rien d’autre que ce que tout le monde montre au même endroit dans les mêmes conditions. Et si ce qu’il vous manque s’appelait la composition photo ?

La composition en photographie - Masterclass Michael Freeman

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La composition photo, de quoi parle-t-on ?

Quand vous faites une photo, vous n’avez pas toujours le choix de la lumière, du sujet, des conditions de prise de vue. Par contre vous avez toujours le contrôle sur cet élément qui fait qu’une photo est plus attirante qu’une autre, la composition.

La composition de vos photos ne tient qu’à vous. C’est vous qui décidez si le sujet va être centré ou non, si vous appliquez une règle ou une autre, ou pas de règle du tout parce que vous les maîtrisez déjà.

Savoir adapter la composition d’une photographie à vos envies, traduire votre personnalité, votre style est une pratique qu’il vous faut développer si vous ne la mettez pas encore suffisamment en œuvre.

Ces quelques lignes résument ce que Michael Freeman développe dans ce livre, premier à paraître d’une toute nouvelle édition de sa collection Photo School, qui porte désormais le nom de « Michael Freeman, les Masterclass ».

La composition en photographie - Masterclass Michael Freeman

Loin d’être une Masterclass comme celles que propose « Masters of Photography », mettant en avant le parcours d’un photographe (Joel Meyerowitz, Albert Watson, David Yarrow), cette Masterclass de Michael Freeman s’intéresse aux aspects concrets d’une composition photo aboutie.

C’est la spécialité de Michael Freeman dont les ouvrages sont parmi les plus appréciés des photographes débutants comme plus experts.

Pour en revenir à la composition photo, retenez qu’elle vous permet de :

  • mettre de l’ordre dans votre cadre,
  • diriger l’attention de ceux qui vont voir vos photos,
  • générer de l’intérêt pour vos images.

« On ne regarde pas une image comme on regarde le monde réel. Une image a des bords qui nous poussent à chercher dans le cadre ce qui peut être intéressant. »

Michael Freeman s’applique donc, tout au long des 170 pages joliment illustrées que comporte ce livre, à vous partager sa vision d’une composition photo aboutie.

Ici point de règles classiques présentées comme des règles absolues, la règle des tiers n’est d’ailleurs pas citée en tant que telle. A l’inverse place aux concepts et aux critères qui déterminent une composition photo satisfaisante.

La composition en photographie - Masterclass Michael Freeman

Vous allez ainsi découvrir des influences, dont certaines cachées, telles que le regroupement, la continuité ou la complétude. Vous découvrirez aussi l’importance de la perspective, de la mise au point, comme de l’ordre des éléments dans une photographie.

La frontière entre composition photo et cadrage est souvent franchie, parce qu’au final les deux vont de pair. Le chapitre 3 traite du cadrage par exemple, avec une approche plutôt originale.

Mais ce n’est pas tout.

Vous pourriez vous attendre à un livre de plus sur la composition photo, qui n’apporte rien d’autre que les dizaines de précédents ouvrages sur le sujet. Ce n’est pas le cas.

Ce n’est pas le cas car chaque auteur a une approche personnelle, Michael Freeman vous détaille donc la sienne. Mais il prend la peine d’aller plus loin que les notions habituelles, en traitant par exemple des possibilités de composition plus atypiques.

Dans le chapitre 8 par exemple, intitulé « Nager à contre-courant » vous allez découvrir que les règles, c’est aussi fait pour être bousculé, et que ce n’est pas dénué d’intérêt !

La composition en photographie - Masterclass Michael Freeman

Quelques mots sur l’ouvrage pour vous dire que l’impression de belle qualité permet de mettre en valeur les photos d’illustration. La reliure autorise la lecture double page sans risque de cassure rapide. Michael Freeman, comme à son habitude, a ajouté de nombreux schémas explicatifs qui viennent compléter le texte en apportant une dimension supplémentaire souvent bienvenue.

A qui s’adresse ce livre sur la composition ?

Ce livre va intéresser plusieurs publics, chacun pouvant l’aborder avec un angle différent.

Le photographe débutant y trouvera de quoi découvrir des notions qui lui sont bien souvent inconnues. Il en tirera de quoi adapter ses pratiques pour faire des photos qui commencent à sortir de l’ordinaire.

Le photographe  amateur y trouvera lui de quoi faire ses gammes, des pratiques pour approcher la photographie sous un angle plus créatif.

Le photographe expert y trouvera quant à lui de quoi se renouveler, aller plus loin que ce qu’il fait déjà.

La composition en photographie - Masterclass Michael Freeman

Quel que soit votre profil, vous tirerez un bénéfice de ce livre, autant de pistes à explorer pour finir par trouver celles qui vous conviennent.

De plus, cette lecture sera le début d’une aventure qui devrait durer bien plus longtemps puisque Michael Freeman travaille déjà à la mise à jour des autres ouvrages de la série Photo School historique.

Il m’a d’ailleurs confirmé que le second, qui pourrait s’appeler « ombres et lumières » en français, est en cours de finalisation. J’ai hâte de découvrir la série complète (huit livres dans la toute première édition), qui pourrait bien constituer la nouvelle référence en matière de formation photo au format papier. N’attendez donc pas pour vous procurer ce premier volume sur la composition photo, les autres arrivent !

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Comment acquérir une culture photographique

Vous aimez la photographie, vous maîtrisez plutôt bien la technique, mais votre problème c’est la culture photographique.

En effet, vous connaissez peu ou pas les différents domaines et les photographes reconnus. Vous avez quelques notions mais vous ne savez pas où trouver les bonnes infos. Voici de quoi satisfaire votre curiosité, grâce à Jean-Christophe Béchet et Samuel Decklerck.

Acquérir une culture photographique

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Acquérir une culture photographique, ça veut dire quoi ?

Acquérir une culture technique, vous savez. Il s’agit de comprendre comment fonctionne votre appareil photo, les bases de la photo, les règles, le post-traitement.

Cela fait de vous un photographe amateur, au sens noble du terme. Mais cela ne fait pas de vous un photographe possédant les moyens d’exprimer sa personnalité. Un photographe qui peut s’appuyer sur la connaissance des grands courants photographiques, des domaines principaux, pour en tirer des idées, pour s’approprier les leçons des plus grands.

Lorsque vous débutez, il est normal de ne pas avoir ces connaissances. La technique c’est rassurant, ça attire plus facilement. Seulement une fois que vous avez pris goût à la photo, vous pouvez avoir envie d’aller plus loin. Et là, ça coince.

Je vous le répète sans cesse, la connaissance est dans les livres seulement vous ne pouvez pas acheter tous les livres de photographie non plus.

Acquérir une culture photographique

Jean-Christophe Béchet que vous avez connu chez Réponses Photo il y a longtemps maintenant, a cette capacité à écrire des livres sur la photographie, et pas de parler technique uniquement. Sa petite philosophie pratique de la prise de vue photographique en est un bon exemple.

Jean-Christophe Béchet a écrit cet autre livre « Acquérir une culture photographique », en collaboration avec un autre auteur, comme c’est déjà le cas avec Sylvie Hugues pour Concevoir un portfolio de photographie. Ici il s’agit de Samuel Decklerck, professeur de philosophie.

Ne prenez pas peur tout de suite, le livre ne parle pas de philo mais bien de photographie. Le principe est simple : Samuel Decklerck s’interroge et pose les questions, Jean-Christophe Béchet y répond.

200 questions et autant de réponses, de quoi faire le tour des quatre grands domaines de la photographie que sont le portrait, le paysage, la photo de rue et la photographie plasticienne et conceptuelle.

Ne pensez pas que ce soit un beau livre de photographie, ce n’est pas le but. Par contre vous allez trouver matière à découvrir, comprendre, analyser et surtout apprendre. Avant d’oublier une bonne partie de ce que vous aurez appris, la culture est à ce prix si l’on en croit Ellen Key.

Acquérir une culture photographique

La bonne nouvelle c’est qu’une fois que vous vous serez procuré ce livre, vous pourrez le consulter aussi souvent que vous le voulez. Mon exemplaire est sur mon bureau depuis que je l’ai reçu, cela fait longtemps d’ailleurs. Je m’y replonge fréquemment.

Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne suis pas toujours d’accord avec Jean-Christophe Béchet. Pour avoir échangé plusieurs fois avec lui, ce n’est pas nouveau, toutefois je respecte ses positions et je reconnais sans aucune difficulté qu’il en sait bien plus que moi sur le sujet. De là à dédaigner la macro et quelques autres pratiques qui ne sont pas suffisamment artistiques selon lui, il y a un pas que je ne fais toutefois pas.

Nos deux auteurs ont pris la peine d’illustrer certaines pages de photos qui viennent renforcer leurs propos lorsqu’il le faut, c’est judicieux. Le découpage en quatre domaines distincts a du sens aussi, même si la photographie dans son ensemble ne saurait se limiter à ces quatre domaines.

Le livre en lui-même reprend les codes d’ouvrages tels que Concevoir son livre de photographie. Un format pratique pour glisser le livre dans votre sac, la maquette est dense mais pas trop, c’est bien imprimé, et cela vous coutera 28 euros. Pour acquérir une culture photographique si vous n’en avez pas, avouez que c’est raisonnable.

Acquérir une culture photographique

A qui s’adresse ce livre ?

Il s’adresse déjà à tout photographe désireux d’en savoir plus sur la photographie que ce qu’il y a dans les fiches techniques des fabricants.

Il s’adresse aussi au photographe amateur qui cherche à comprendre comment passer ce cap qu’il n’arrive pas à passer.

Il s’adresse, enfin, au photographe curieux de découvrir quels pourraient être ses maîtres à penser en matière de photographie, avant d’aller plus loin en se procurant leurs livres de photographies et autres écrits.

Alors acquérir une culture photographique est-il indispensable lorsqu’on pratique la photographie ? Non, pas si vous cherchez juste à créer quelques souvenirs de votre quotidien.

Jean-Christophe Béchet s’intéresse sincèrement au monde amateur dans lequel il ne voit pas des concurrents potentiels mais un vivier d’artistes en devenir, libérés des contraintes que subissent les photographes professionnels.

Si vous souhaitez travailler plus en profondeur par contre, de façon plus personnelle, et comprendre comment c’est possible, quelque chose me dit que la culture photographique va vite vous manquer si vous n’en avez pas.

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16 livres photo à lire pendant les vacances

Vous faites des photos mais elles ne vous satisfont pas toujours. Certaines sont bien, d’autres moins, et vous ne savez pas pourquoi. Vous avez pourtant un bon appareil photo, de bons objectifs, mais cela ne suffit manifestement pas. Pour passer ce cap et trouver enfin comment réussir vos photos bien plus souvent, rien de tel que de vous plonger dans les meilleurs livres photo.

L’été est une période propice à la lecture, voici les ouvrages qui m’ont aidé et que je vous recommande.

Qu’est-ce qu’une photo réussie ?

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

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Ce livre va vous aider à réfléchir à votre approche de la photographie : quelles photos vous faites, quelle est votre pratique, quelles sont vos envies.

Michael Freeman n’y parle pas de matériel photo, c’est pour cela que je cite ce livre ici. Pas ou très peu de technique. Il vous vous incite par contre à surprendre, à vous démarquer, à donner « âme et visibilité » à vos photos.

Le livre est composé de trois chapitres principaux, très bien illustré, Michael Freeman (voir ses autres livres) détaille sa démarche tout en vous proposant de construire la vôtre. Simplement.

L’âme d’une image

L'âme d'une image, David duChemin - Qu'est-ce que la créativité en photographie ?

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Le message de David duChemin, le photographe canadien, est clair : pour faire de meilleures photos, arrêtez la lecture des guides et fiches techniques.

Il vous incite à réfléchir à votre pratique, surtout si vous ne savez pas où vous en êtes ni ce que valent vos photos. Il vous incite à penser projets.

Conscient de la difficulté du challenge, David duChemin a choisi un angle inhabituel : laisser de côté la technique (il va jusqu’à retirer les informations de prise de vue des photos), jouer la sobriété avec le noir et blanc, choisir des illustrations centrées sur l’humain (ce n’est pas innocent) et parler d’art.

L’essence de la photographie

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

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« La créativité ne peut ni s’enseigner ni s’apprendre ». C’est pour combattre cette idée reçue que le photographe américain Bruce Barnbaum a pensé le contenu de ce second ouvrage qui fait suite à « L’art du photographe ».

Dans ce qui est à la fois un livre sur la photographie et un beau livre de photographie, Bruce Barnbaum utilise en permanence l’opposition entre technique et art pour vous montrer qu’au final ni l’un ni l’autre ne sont importants, c’est ce que vous avez envie de représenter au travers de vos images qui l’est.

S’appuyant sur une expérience personnelle impressionnante, mêlant habilement notions techniques et notions créatives, Bruce Barnbaum vous propose un ensemble solide et fort bien illustré.

La photo, composition et couleurs

La photo, composition et couleur par Harald Mante

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Harald Mante n’est pas uniquement photographe, il est aussi professeur d’art photographique et cela se ressent dans cet ouvrage. Autant le dire tout de suite, si vous cherchez un livre de recettes, avec des photos à reproduire, ce n’est pas l’ouvrage qu’il vous faut. Il s’agit d’un livre d’apprentissage, dans lequel vous allez trouver la présentation des différentes notions sous un angle académique.

Non pas que l’auteur n’ait pas illustré l’ouvrage de photos, il y en a des centaines, mais le but de ce livre est bien de faire de vous apprendre quelque chose plutôt que de vous inciter à appliquer sans trop savoir pourquoi.

Toutefois ne pensez pas qu’il s’agisse d’un livre académique difficile à parcourir. C’est tout le contraire.  Plutôt que de partir dans des considérations complexes sur le processus créatif, Harald Mante s’intéresse aux notions « de base » mais pour autant essentielles. Vous apprécierez aussi la suite de ce livre La photo, composition et motifs

L’œil de Reza

L'oeil de Reza, 10 leçons de photographie par Reza, Florence At et Rachel Deghati

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Ce livre s’adresse aux photographes amateurs et experts qui veulent passer un cap dans leur démarche photographique et créative. Si vos photos ne vous conviennent pas, que vous êtes adepte du reportage photo et que vous ne savez pas ce qu’il vous manque pour proposer un travail plus créatif, alors vous le comprendrez en bonne partie à la lecture de ce livre.

Si vous êtes photographe professionnel, vous profiterez du travail de Reza pour élargir les champs du possible dans votre pratique, et proposer pourquoi pas une nouvelle approche à vos clients.

Principes de la photographie de tous les jours

Principes de la photographie de tous les jours - Nicolas Croce

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Dans les « Principes de la photographie de tous les jours », Nicolas Croce partage avec vous 30 principes qui vont vous aider à aborder votre pratique photo amateur autrement.

Plutôt que de mitrailler pour « faire des bonnes photos », de chercher sans cesse le meilleur appareil photo, le meilleur objectif, de passer vos soirées à lire les 843 pages du manuel utilisateur, vous allez découvrir des principes simples pour vous focaliser sur l’essentiel.

Le storytelling en photographie

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

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Faire des photographies, c’est aussi bien souvent avoir une histoire à raconter et le faire en images. Cet art narratif s’appelle le storytelling en photographie.

Le storytelling en photographie ne s’improvise pas. Raconter une histoire en photo nécessite d’avoir pensé au script avant. Vous devez penser à un début, un déroulement et une fin (introduction, développement, conclusion. Finn Beales vous transmet ce qu’il a appris depuis des années, comment il pense ses reportages et séries photo, comment il se sert de la photographie pour raconter des histoires. Attention, fort impact en vue si vous appréciez le repartage photo.

Serial Photographer

Comment faire une série photo - Serial Photographer par Eric Forey

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Faire une série de photos, c’est facile ? Pas si vous voulez que cette série ait du sens et traduise les envies que vous aviez en la pensant et en la réalisant.

Eric Forey vous livre les conseils qu’il s’applique à lui-même pour produire des séries photos pertinentes et fortes. Ce livre a changé ma vie de photographe, il peut changer la vôtre.

Acquérir une culture photo

Acquérir une culture photo par JC Béchet

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Jean-Christophe Béchet s’est prêté à l’exercice des questions réponses. En 200 questions, et autant de réponses, il vous livre des éléments essentiels de culture photo qui ne peuvent que vous servir pour comprendre ce qu’est la photographie, au-delà des considérations techniques.

Il s’agit d’un livre à prendre avec le recul qui s’impose, je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit Béchet, mais au final vous aurez énormément appris sur les photographes, les domaines photographiques et l’esprit du photographe.

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Porron

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Ce livre s’adresse à tous les photographes, amateurs comme experts, qui cherchent à redécouvrir leur passion pour la photographie.

Son objectif est simple : vous encourager à retrouver le plaisir simple et physique de la photographie, ancré dans le réel et dans le temps. probablement la meilleure façon de trouver votre voie et votre voix, en toute liberté.

Slow Photo, comment photographier en pleine conscience

Slow Photo, comment photographier en pleine conscience

En quelques mots, il s’agit de laisser de côté la pression sociale qui vous pousse à toujours plus publier, à aller dans le sens des plateformes et à produire des images instagrammables, pour en revenir à une pratique raisonnée.

En couplant approche consciente de la photographie et approche photographique de la méditation, Sophie Howarth vous invite à vous poser les bonnes questions et à retrouver le plaisir de pratiquer une photographie plus réfléchie.

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Sur des photographies

Ce livre de David Campany va vous dérouter si vous vous attendez à trouver un livre sur la culture photographique. Il s’agit plutôt d’une exploration profonde de la photographie, au-delà de la simple capture d’images.

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Leçon de photographie

Leçon de photographie - Stephen Shore

Ce livre de Stephen Shore, rédigé de manière claire et accessible, est parfaitement adapté aux photographes débutants et expérimentés.

Shore y partage sa philosophie et ses conseils pratiques sur la composition, la lumière, les couleurs, la perspective et la mise au point. Il explique comment utiliser différents types d’appareils photo et donne des astuces pour capturer des paysages, des bâtiments, des personnes et des scènes de rue. L’ouvrage explore également comment voir le monde de manière unique et transformer cette vision en images puissantes et significatives, ainsi que des conseils sur la présentation et la vente de ses photographies.

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Des images et des mots

Des images et des mots - Henri Cartier-Bresson

Ce livre d’Henri Cartier-Bresson est une exploration du travail du photographe à travers une combinaison de ses photographies emblématiques et de ses écrits réfléchis. Le livre offre un regard intime sur ses voyages et ses rencontres, illustrant comment il a capturé l’essence de divers lieux et cultures avec une sensibilité unique.

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Le monde dans le viseur

le monde dans le viseur par Don Mc Cullin

Ce livre de Don McCullin est un témoignage poignant de la carrière de ce photographe de guerre renommé. À travers des photographies saisissantes et des récits personnels, McCullin expose les réalités brutales des conflits qu’il a couverts, de la guerre du Vietnam aux troubles en Irlande du Nord.

« Le monde dans le viseur » est une œuvre essentielle pour comprendre l’engagement et la passion de McCullin pour montrer la vérité à travers son objectif.

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C’est de voir qu’il s’agit

C'est de voir qu'il s'agit - Robert Delpire

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Je termine cette sélection avec ce livre de Robert Delpire, éditer à l’initiative de la collection Photo Poche dont je vous recommande chacun des volumes.

A la fois introduction à la photographie, ouvrage de réflexion sur ce qu’est la pratique photo, ouvrage de découverte des maîtres, ce livre qui ne fait pas (assez) de bruit dans les rayons des librairies mérite que vous lui portiez une attention certaine.

Le livre rassemble de nombreux écrits de Robert Delpire, de réflexions sur l’image en tant qu’art graphique jusqu’aux relations qu’il a établi avec les photographes rencontrés et accompagnés.


Pourquoi certains photographes font toujours de belles photos animalières

Vous avez essayé, vous aimez les animaux, la nature. Mais le résultat n’est pas à la hauteur de vos attentes. Vos photos animalières ne sont pas remarquables.

Pourtant certains photographes y arrivent très bien, ils vous rendent même jaloux ! Ne cherchez pas bien loin, ils ont un secret. Je vous en parle plus bas.

Photographie animalière, réglages, matériel, technique

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Faire de belles photos animalières, une passion avant tout

Evelyne et Denis Boyard sont avant tout des passionnés. Vous-aussi ? Ça tombe bien. Etre passionné de photo et sensible aux charmes de la nature, ça débouche forcément sur une pratique régulière. C’est exactement cela le parcours des deux auteurs d’un guide que j’ai beaucoup apprécié.

Cela fait plus de 40 ans qu’Evelyne et Denis Boyard se sont spécialisés dans la photographie animalière. Alors forcément, 40 ans de pratique, ça permet de tester, de s’exercer, et de réussir petit à petit à exceller. Car nos deux auteurs excellent. Vous allez le découvrir dès les premières pages de leur livre, les photos d’illustration sont magnifiques. Même pour moi qui ne suis pas adepte de cette pratique.

Pourquoi font-ils d’aussi belles photos ? Ils vous livrent une première partie de la réponse dès l’introduction.

« Le vrai secret de la photo naturaliste est de passer du temps sur le terrain. »

Vous allez me dire que si c’est ça le secret, ce n’était pas la peine d’écrire un livre de 270 pages ! Et pourtant, combien d’heures avez-vous passées sur le terrain ces six derniers mois ? Comptez. Quelques dizaines ? Vous êtes loin du compte, il vous en faut bien plus pour faire de bonnes photos animalières.

Photographie animalière, réglages, matériel, technique

Mais ce n’est pas tout. Le temps passé ne suffit pas. Il vous faut aussi acquérir des connaissances. Pas uniquement en photographie. Être photographe animalier c’est s’intéresser avant tout à la nature.

[su_frame][/su_frame]C’est l’objet du premier chapitre de ce livre paru chez First Editions. Vous allez découvrir comment faire pour connaître les espèces, pour apprendre à les regarder. Avant même de les photographier. Vous trouverez dans ce chapitre les guides et les outils indispensables pour l’observation. En bonus vous découvrirez aussi comment photographier les chats, les chiens, les animaux domestiques.

La seconde partie de ce beau livre va vous permettre d’apprendre à choisir le bon matériel photo et les bons accessoires pour la photographie animalière. Les objectifs, bien évidemment, mais aussi les cartes mémoire, les flashs, les trépieds, les accessoires de camouflage et les déclencheurs à distance. Tout ça est indispensable si vous voulez vraiment faire des photos qui sortent de l’ordinaire.

Une fois votre matériel choisi, il va vous falloir l’utiliser de la meilleure des façons. Mise au point, composition, couleurs, lumière, exposition, sensibilité, stabilisation, tout ça … Vous devez maîtriser les techniques de prise de vue en photographie animalière car lorsque l’animal tant attendu sera face à vous, vous n’aurez pas le temps de réfléchir aux réglages. Cela doit être intuitif et juste du premier coup.

Photographie animalière, réglages, matériel, technique

Ce que vous attendez le plus, ce sont les séances sur le terrain ? C’est l’objet de la quatrième partie du guide. Et pas qu’un peu :

  • photographier à l’approche,
  • photographier à l’affût,
  • photographier les oiseaux,
  • photographier les reptiles et les batraciens,
  • photographier les insectes,

J’en passe tant la liste de conseils dédiés est longue, sans oublier toutefois la macro dont la maîtrise vous sera utile avec les plus petits sujets (insectes par exemple).

Photographie animalière, réglages, matériel, technique

J’ai beaucoup aimé la fiche pratique page 240 car j’en parle souvent dans ma Lettre photo : la photographie animalière au grand angle. Oui, vous n’êtes pas forcé de dépenser une fortune en téléobjectif pour faire de la photographie animalière !

Mais ce n’est pas tout …

Faire des photos c’est bien, finir le travail c’est mieux. Place à la visualisation des photos, au tri, au post-traitement. Dites-vous que ce sont des opérations essentielles, que ce n’est pas tricher que de traiter vos photos. N’oubliez pas aussi de les archiver, les photographes ayant perdu des images sont nombreux.

Pour terminer, nos deux auteurs vous partagent leur carnet d’adresses, la liste des revues et livres les plus pertinents, ainsi que de bons conseils pour parcourir les parcs ornithologiques et réserves. De quoi passer quelques dizaines d’heures en plein nature, attirant non ?

Photographie animalière, réglages, matériel, technique

Mon avis sur ce livre

Un journaliste spécialisé de Chasseur d’images, Réponses Photo, Image et nature et une graphiste et illustratrice, ça ne peut que donner un résultat intéressant. Le fait est que ce livre est intéressant car :

  • il fait le tour de tout ce que vous devez savoir sur la photographie animalière,
  • il le fait bien avec de nombreux détails,
  • il vous présente de nombreuses illustrations qui peuvent même vous rendre jaloux,
  • il est bourré de petites astuces que vous auriez mis des heures à trouver (ou pas) et va donc vous faire gagner beaucoup de temps.
  • Il vous faudra certes débourser 27,95 euros pour vous le procurer, mais il y a fort à parier que vous économiserez bien plus en évitant les achats inutiles si vous suivez les conseils donnés.

Photographie animalière, réglages, matériel, technique

L’ouvrage en lui-même est plutôt bien présenté, la reliure autorise une consultation à plat des doubles pages, le papier ne marque pas (les traces de doigts) et le format permet de le glisser dans votre sac photo même si son poids se fera sentir. On n’a rien sans rien !

En conclusion, retenez qu’il s’agit bien d’un guide pratique plus que d’un beau livre de photographie. L’ensemble de l’ouvrage est orienté pratique terrain et technique de prise de vue. Vous aurez plaisir à le parcourir quelle que soit la marque de votre appareil photo, toutes sont représentées tout au long de l’ouvrage.

Prenez le temps de le lire, pas uniquement de le feuilleter, et vous allez vite comprendre pourquoi certains photographes font toujours de belles photos animalières !

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David Yarrow, une vision de la photographie par le Maître de la photographie naturaliste en noir et blanc

Ces dernières années la photographie naturaliste en noir et blanc a gagné ses lettres de noblesse. Je pourrais vous parler de Nick Brandt, Kyriakos Kaziras ou de Laurent Baheux que j’ai eu le plaisir d’interviewer au Salon de la Photo. Mais c’est de David Yarrow dont il est question ici.

David Yarrow, une vision de la photographie par le Maître de la photographie naturaliste en noir et blanc

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David Yarrow (voir son site) s’est prêté à l’exercice de la Masterclass, une série de vidéos de formation présentant sa démarche. Il en est sorti un livre, comme c’est le cas pour les autres « Masters of Photography ». Un ouvrage très accessible qui va tout changer pour vous si vous vous intéressez au monde animal et au noir et blanc en particulier.

David Yarrow, une vision de la photographie

Depuis plusieurs années, l’équipe de Masters Of Photography a choisi d’aller à la rencontre des photographes les plus emblématiques dans leur domaine. L’idée est simple : leur proposer de présenter leur vision, leur démarche, leur travail dans une série de vidéos tournées sur le terrain en situation comme en studio. Il en résulte à chaque fois une Masterclass que vous pouvez suivre en ligne.

Cependant tout le monde n’a pas la possibilité de suivre des Masterclass, aussi chacune est accompagnée d’un petit livre qui présente, en 20 leçons, ce qu’il vous faut savoir et retenir de l’approche de chaque photographe.

Si toutefois vous suivez ou avez suivi la Masterclass, alors le livre sera un fidèle compagnon.

David Yarrow, une vision de la photographie par le Maître de la photographie naturaliste en noir et blanc

Loin d’être des ouvrages conçus à la va-vite, ces livres sont inspirants, richement illustrés et pas chers du tout (15,90 euros).

En France ce sont les éditions Eyrolles qui proposent la version française de chaque livre, celui de Joël Meyerowitz, celui d’Albert Watson et maintenant celui de David Yarrow.

Si vous ne le connaissez pas, David Yarrow est un photographe écossais (comme Watson) qui a débuté son parcours de photographe professionnel à la fin des années 80 avec la photographie de sport. Admiratif du travail de ses pairs de l’époque, David Yarrow a naturellement choisi le noir et blanc à ses débuts.

David Yarrow, une vision de la photographie par le Maître de la photographie naturaliste en noir et blanc

Bien lui en a pris puisqu’il est devenu à son tour un des photographes naturalistes les plus connus, travaillant principalement en noir et blanc au plus près des animaux.

Ce livre se veut didactique, mais sachez raison garder, il ne fera pas de vous un David Yarrow en 20 leçons. Toutefois l’auteur y présente une vision qui mérite d’être étudiée si vous vous intéressez à ce domaine bien particulier de la photographie.

David Yarrow, une vision de la photographie par le Maître de la photographie naturaliste en noir et blanc

Attention, il ne s’agit pas d’un livre dans lequel vous allez trouver les réglages à utiliser pour réussir à coup sûr le portrait d’un lion à 20 cm de vous. Vous n’y trouverez pas non plus toutes les données EXIF à répliquer « pour que ça marche à tous les coups ».

Vous allez par contre y trouver tout ce qui a construit David Yarrow tout au long de sa carrière, de même que son approche de la nature, de ses sujets (il ne photographie pas que les animaux) et les choix créatifs qui sont les siens.

J’ai apprécié par exemple ce passage, page 59, dans lequel l’auteur nous dit

« Posez-vous toujours la question : qu’est-ce que j’essaye de photographier ? Puis déroulez le processus ».

A qui s’adresse ce livre ?

Vous l’avez compris, ce livre ne s’adresse pas aux plus débutants qui cherchent à comprendre le fonctionnement de leur appareil photo et les bases de la photographie.

Il s’adresse par contre à tous les photographes, amateurs ou plus experts, qui veulent comprendre ce qu’est le quotidien d’un photographe du calibre de David Yarrow. Qui veulent comprendre comment il arrive à créer ces images extraordinaires. Qui veulent comprendre aussi dans quel sens aller, même sans avoir toutes les réponses encore.

David Yarrow, une vision de la photographie par le Maître de la photographie naturaliste en noir et blanc

Certains livres se parcourent du début à la fin et s’oublient. Celui-ci, comme les autres ouvrages de cette collection Masters Of Photography, se lit et se relit. Car il vous faudra plusieurs lectures attentives pour vous approprier ce que David Yarrow partage. Non pas que ce soit difficile à comprendre, c’est même très simple la plupart du temps. Mais la transformation que cela nécessite de votre part en matière d’approche, de comportement et de pratique est conséquente.

Il n’en reste pas moins que pour le prix, je ne peux que vous conseiller de vous procurer cet ouvrage au plus vite. Il va vous faire entrer dans un univers extrêmement passionnant, vous donner des idées même si vous ne voulez pas devenir photographe animalier, vous inciter à réfléchir autrement et à sortir du cadre dans lequel vous êtes peut-être trop souvent enfermé(e) encore.

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