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Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Vous aimeriez réussir à photographier le ciel nocturne et les étoiles mais vous ne savez ni comment vous y prendre, ni quel matériel photo utiliser ?

Voici comment choisir votre matériel, les techniques essentielles, comment capturer les principaux phénomènes du ciel nocturne, quel flux de travail mettre en œuvre et de belles images d’illustration pour vous motiver.

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Comment photographier le ciel nocturne : le guide pratique illustré

Imaginez …

Un ciel nocturne étoilé. La grande ourse. La voie lactée. La lune. Vous vous voyez déjà montrer vos magnifiques photos de ces phénomènes du ciel nocturne ?

Cependant vous n’êtes pas au bout de vos peines car ce n’est pas une pratique photo qui s’improvise. Vous devez utiliser le matériel photo adéquat, les bons accessoires aussi (trépied, rotule, intervallomètre, monture équatoriale, …). Parfois même des accessoires improbables comme un chauffe-objectif pour éviter la rosée !

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Mais ce n’est pas tout.

Photographier le ciel nocturne impose des réglages particuliers. Mieux vaut :

  • utiliser le format RAW qui vous donne plus de souplesse pour traiter vos photos et en finaliser le rendu,
  • régler votre boîtier pour qu’il minimise le bruit numérique si vous utilisez des poses longues (menu réduction du bruit en pose longue sur les appareils photo Nikon),
  • mettre en œuvre la fusion d’exposition qui vous donnera plusieurs images à assembler par la suite en post-traitement à l’aide d’un logiciel dédié (par exemple Lightroom Classic),
  • utiliser aussi la fusion de mise au point si vos sujets sont trop éloignés dans l’image, comme ces petits détails au tout premier plan et ces étoiles à l’infini dans le ciel,
  • ne pas oublier de gérer l’exposition avec soin pour protéger les hautes et basses lumières.

Ces quelques réglages en tête, il va aussi vous falloir préparer vos séances, choisir avec soin les lieux de prise de vue. Vous devrez suivre la météo afin qu’elle soit la plus clémente possible le jour J, pensez à établir un calendrier.

[su_frame][/su_frame]Si je devais résumer tout ce à quoi vous devez penser pour photographier le ciel nocturne, j’emploierais le mot anticipation. De la rigueur personnelle donc, mais aussi quelques astuces de pros peuvent vous aider. Pensez à la fabuleuse application smartphone Photopills, elle vous rendra bien des services.

Toutefois les meilleurs aides disponibles ne remplacent jamais l’expérience et la connaissance de votre sujet.  Adam Woodworth est un photographe professionnel spécialisé dans ce type de photographie et le moins que l’on puisse dire en voyant ses images, c’est que l’expertise, il l’a.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Observez la première photo de son livre faite au Nikon Z 7 avec un 14-24 mm AF-S. Une première fusion de 10 images avec expositions et mises au point différentes, à 6.400 ISO, pour le ciel. Une seconde fusion de 3 images à 1.600 ISO, 2×10 min et 1×20 min, pour le premier plan. Du grand art.

De quoi vous (re)donner le goût de lever les yeux au ciel. Pas par dépit, mais pour faire de magnifiques photos.

C’est justement ce que vous allez apprendre à faire en lisant le livre d’Adam Woodworth, car il vous livre les conseils essentiels pour bien démarrer, choisir votre matériel, planifier vos séances, réussir vos premières photos.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Il ne s’arrête pas là puisqu’il vous offre aussi ses conseils de pros pour aller plus loin :

  • comment composer vos images de ciels nocturnes,
  • comment faire des photos de la voie lactée, y compris en panoramique,
  • comment faire des photos d’aurores boréales (en savoir plus).

J’ai particulièrement apprécié dans ce livre le chapitre dans lequel l’auteur détaille quatre de ses photos, et vous explique point par point comment il est arrivé à ce résultat. L’apprentissage par l’exemple reste le plus efficace.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

A qui s’adresse ce livre ?

Tout à la fois guide pratique pour apprendre à photographier le ciel nocturne et beau livre de photographie pour découvrir de forts belles images de ciels, cet ouvrage s’adresse en priorité au photographe amateur désireux de réussir ses photos de ciel sans forcément avoir envie de devenir professionnel du domaine.

Si c’est votre cas, vous trouverez les conseils indispensables, le matériel à privilégier , les réglages de prise de vue et le détail du post-traitement de vos photos.

Ce livre s’adresse également aux photographes plus experts mécontents des résultats qu’ils obtiennent et désireux d’aller plus loin. Si c’est votre cas, vous serez comblé en découvrant toutes les astuces d’un pro, comme le fait d’arriver à travailler dans la pénombre, ou d’éclairer vos scènes nocturnes sans transporter des tonnes de matériel. Les techniques avancées de fusion (d’exposition ou de mise au point) n’auront plus de secret pour vous, tout comme le réglage des niveaux et des courbes qui permet de finaliser les images de fort belle façon.

J’ai souvent pour habitude de dire qu’un bon livre est plus rentable qu’un nouvel accessoire photo sans vous couter aussi cher, je ne peux que me répéter au sujet de cet ouvrage. Bien que n’étant pas du tout un spécialiste de la photo de ciel nocturne, j’avoue qu’après avoir parcouru ce livre et découvert ces images, je pourrais me laisser tenter le jour où le ciel de mes régions préférées m’en donnera l’occasion !

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Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique – 4/4

Bien maitriser la technique reste un atout pour faire une photo macro réussie. Les trois premiers articles de ce guide pratique macro (le matériel, le rapport de grandissement et la gestion de la lumière) vous ont mis en confiance pour réaliser votre première photo macro en extérieur.

La macrophotographie reste néanmoins une discipline exigeante. Attendez-vous à un taux de déchet d’autant plus important qu’il est rare qu’on puisse la pratiquer très régulièrement. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, voici comment gérer la prise de vue !

Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Comment faire une photo macro : le cadrage

Lorsqu’on utilise une focale fixe pour photographier un portrait ou un paysage, on se déplace pour ajuster le cadrage. Certains photographes prétendent même que c’est source de créativité alors imaginez la chance que vous avez de n’utiliser que des focales fixes pour faire de la macro !

Un objectif macro utilisé seul fonctionne en effet comme n’importe quel autre objectif. Il faut simplement vous rappeler que le grandissement maximum est obtenu à la mise au point minimale, et qu’il décroit très rapidement lorsqu’on s’en éloigne.

Dès lors que vous utilisez une bague ou une bonnette macro, la situation se complique. Vous avez lu les précédents épisodes … Vous savez donc qu’avec un objectif de focale standard 50 mm monté sur une bague de 50 mm, la zone de travail est extrêmement réduite : la distance réelle de mise au point varie entre 94 mm (MAP à 450 mm) et 100 mm (MAP à l’infini). En dehors de cette plage, la photo est intégralement floue.

Nous n’avons jusqu’à présent considéré cette information que sous l’angle de la taille du sujet dans la photo : un objet mesurant 36 mm dépassera la largeur d’un capteur plein format si l’on utilise le précédent montage à la mise au point minimale : le grandissement est en effet alors égal à 1,125. Il redescend à 1 si on fait la mise au point à l’infini, soit une variation de seulement 11 %.

La faible évolution du grandissement sur toute l’échelle de mise au point a une conséquence immédiate sur le cadrage de la photo : il est pratiquement imposé par le choix du matériel.

Quel matériel pour quel cadrage en macro ?

Pour faire une photo macro sans trop perdre de temps, on finit par choisir par réflexe le matériel (focale + bague) adapté à l’image envisagée. L’exercice se révèle plus délicat dès lors que notre pratique est plus occasionnelle. Il se révèle alors pratique d’avoir dans son sac ou sur son smartphone un tableau donnant le grandissement obtenu à la mise au point minimale, en fonction de son équipement.

Tableau de grandissement - Comment faire une photo macro

Grandissement à la MAP minimale

La figure ci-dessus représente le tableau que j’utilise. Il révèle une pratique plus proche de la proxi que de la macro. A chacun de construire le sien à partir des formules précédemment détaillées. Il convient de bien prendre en compte la focale réelle de l’objectif à la mise au point minimale, inférieure à celle annoncée par le constructeur pour les objectifs macro. Et si les formules vous rebutent, adoptez l’approche empirique du double décimètre que nous avons vue dans l’article sur le grandissement !

Photo macro et profondeur de champ

Nous sommes en place, avec le bon objectif, le bon cadrage, une distance de mise au point pile poil au centre de la zone de travail, et pourtant… toute l’image apparait floue dans le viseur. Toute ? Non ! Car un petit groupe d’irréductibles pixels résiste encore à ce flou généralisé.

Vous vous souvenez alors avoir lu sur Nikon Passion un tutoriel sur la profondeur de champ en macrophotographie. Dire qu’elle est minimaliste est un euphémisme. Pour un boitier donné, la profondeur de champ dépend uniquement du diaphragme choisi Ø et du grandissement G.

Calcul de la profondeur de champ - Comment faire une photo macro

En pratique, pour un grandissement de 1, la zone nette a une profondeur de 1,32 mm avec un capteur plein format, 0,86 mm avec un capteur APS-C et 0,26 mm avec un capteur 1 pouce.

Ces chiffres sont trompeurs, car il faut comparer des choses comparables, autrement dit des photos cadrées de la même manière. Pour qu’un sujet de la largeur du capteur 1 pouce (13,2 mm) prenne tout le cadre sur un capteur APS-C, il faut atteindre un grandissement de 1,8. Il doit être poussé à 2,7 pour obtenir le même résultat avec un capteur plein format.

Dans ces conditions, la profondeur de champ est de l’ordre du tiers de millimètre indépendamment du capteur, alors que le diaphragme est déjà bien fermé. C’est là tout le paradoxe qu’il faut gérer en macrophotographie : un sujet flou sur un fond trop texturé, au risque d’en réduire la lisibilité.

Plus que l’ouverture du diaphragme, c’est la distance entre fond et sujet qui permet de mettre ce dernier en valeur, de créer une ambiance. A quoi bon fermer d’avantage le diaphragme ? On ne gagne que quelques poils de profondeur de champ en polluant encore plus l’arrière-plan et en risquant de perdre du piqué par diffraction.

Profondeur de champ ressentie

Pensez-vous que ce soit la même chose de photographier en gros plan le profil d’un moustique ou celui d’une petite mouche ? Ces deux insectes occupent sensiblement la même place sur le capteur. Il serait donc tentant de répondre oui… mais il n’en est rien.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/5.6 à 1/400 s – Iso 800 – 105 mm + bagues 64 mm) (C) J. Croizer

Tout est question de tour de taille : il faut bien reconnaitre que sur ce point, les deux insectes ne boxent pas dans la même catégorie. Si on fait abstraction de ses ailes, l’épaisseur du moustique est pratiquement comprise dans la zone nette de la profondeur de champ, alors que la zone floue commence déjà à s’étendre sur le corps plus dodu de la mouche.

Si le flou s’installe rapidement sur le corps du sujet, on aura l’impression que toute la photo est floue. A contrario, si la zone de transition est large, la perte de netteté sera moins sensible, donnant l’impression d’une profondeur de champ plus importante.

Ce phénomène, qu’on appelle « profondeur de champ ressentie » dépend de 4 facteurs.

  • La distance de mise au point : plus elle est longue et plus la transition est lente, augmentant ainsi la profondeur de champ ressentie. Mais pour faire une photo macro, augmenter la distance de mise au point est rarement une option envisageable, à moins d’accepter un recadrage ultérieur.
  • Le diaphragme : plus il est fermé et plus la transition est lente. Il est assez logique que la profondeur de champ ressentie évolue dans le même sens que la profondeur de champ calculée… mais attention, le bokeh sera également affecté par la fermeture du diaphragme.
  • La taille du capteur : plus il est petit et plus la transition est lente. De ce point de vue, le plein format n’est pas idéal en macro mais il permet des bokeh plus moelleux !
  • La focale : plus elle est courte et plus la transition est lente. A cadrage constant, la focale n’a aucun impact sur la profondeur de champ théorique. Elle impacte en revanche largement la transition du net vers le flou. Si, dans le précédent tableau, vous avez le choix entre plusieurs formules, choisissez celle qui correspond à la focale la plus courte sous condition qu’elle soit compatible avec votre sujet : les focales courtes sont mal acceptées par les insectes.

La photo ci-dessous est faite avec un boitier APS-C dont le capteur est dépourvu de filtre passe-bas, ce qui tend à améliorer le piqué de l’image. Le diaphragme est plus fermé que sur la photo précédente et la focale légèrement plus courte. Prise sans bague ni bonnette, elle présente de plus un grandissement moins important. La profondeur de champ apparait logiquement plus étendue.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/11 à 1/125 s – Iso 400 – 90 mm) (C) Mikadago

Mise au point en macro

En macrophotographie, la profondeur de champ se répartit moitié devant, moitié derrière le plan de netteté. La zone nette étant plus qu’exiguë, la mise au point doit être faite avec une extrême précision, mais jamais sur l’élément le plus proche de vous : vous perdriez 50 % de la profondeur de champ !

Typiquement, pour faire une photo macro d’un insecte, vous devez viser ses yeux. C’est en effet le premier élément que notre propre regard recherche sur une photo lorsqu’elle inclut un animal ou un humain. Si la pupille est floue, autant vous dire qu’il faudra une excellente raison pour que l’on ne considère pas que l’ensemble de la photo l’est également.

Le mode autofocus « point sélectif », ou « mode ponctuel » selon les marques, serait à priori le plus efficient puisqu’il effectue la mise au point sur le seul collimateur actif. Mieux encore, le mode autofocus « zone réduite » qui utilise une surface encore plus restreinte devrait totalement répondre à notre exigence de précision. Oubliez !

Le manque de lumière, la profondeur de champ minimaliste, le faible contraste sur la zone sectionnée sont autant de raisons pour que la mise au point automatique soit à la traine. Même si vous réduisez l’amplitude de son champ d’action, ce qui est permis sur certains objectifs, l’autofocus se mettra à patiner sans jamais trouver de point d’accroche. Plus la focale est longue et plus le problème apparait fréquemment.

Exemple de visée avec focus peaking - Hybride Nikon

Focus peaking. Mise au point manuelle (Nikon Z 6)

Une seule solution : passer en mise au point manuelle. L’option focus peaking (mise en relief de la mise au point), qui équipe désormais beaucoup de boitiers, est en cela une aide précieuse : les contours qui sont nets apparaissent comme surlignés au Stabilo dans le viseur numérique ou sur l’écran arrière de l’appareil.

L’utilisation de la bague de mise au point est alors différente de ce dont nous avons l’habitude en photo traditionnelle. Elle sert à affiner le rapport de grandissement, donc le cadrage de l’image, dans les limites que nous avons déjà évoquées. La mise au point se fait en avançant ou en reculant légèrement le boitier. Une habitude à prendre !

Vitesse de déclenchement (temps de pose)

Lorsque la distance entre le sujet et l’objectif est faible, le moindre mouvement apparait comme décuplé, qu’il soit de votre fait (tremblement involontaire) ou de celui du sujet (vent, insecte en vol, …). Le flou est alors garanti. Les habituelles notions de vitesse de sécurité (inverse de la focale) ou de stabilisation de l’objectif (ou du capteur) sont à oublier.

Vous ne devez avoir en tête qu’une seule règle : pour avoir une bonne netteté, il faut que la vitesse de déclenchement soit la plus élevée possible (ou le temps de pose le plus court). Un challenge supplémentaire lorsqu’on se souvient que le grandissement et l’absence de profondeur de champ ont déjà consommé toute la lumière disponible. De la nécessité de souvent utiliser un éclairage additionnel.

Pour faire une photo macro et limiter le risque de bougé au moment du déclenchement, il peut être intéressant de déporter ce geste fatal à l’aide d’un déclencheur à distance.

Dans le même esprit de réduction de ses propres mouvements, il est également possible d’utiliser un monopode ou un trépied. Ce dernier interdit de faire la mise au point en avançant ou reculant le boîtier, si ce n’est en utilisant un plateau coulissant. Lorsqu’on travaille au soufflet, l’option est intégrée à l’accessoire Le système est bien évidemment réservé aux sujets fixes.

Trépied Macro Vanguard - Alta Pro

Trépied Macro Vanguard – Alta Pro

La macro se pratiquant souvent au ras du sol, il faut que le trépied permette de positionner facilement le boitier à hauteur du sujet, tout en assurant une parfaite stabilité. S’il existe des solutions adaptées, reconnaissons qu’elles manquent de souplesse et tant qu’à parler souplesse, il est souvent préférable d’apporter un sac poubelle permettant de s’allonger à hauteur du sujet, les coudes servant de trépied. La macro ne se pratique pas en costume trois pièces.

Augmenter la profondeur de champ en macro

La problématique de la profondeur de champ est d’autant plus importante que l’on approche du rapport 1:1. Nous avons vu que beaucoup fermer le diaphragme suffit rarement à faire entrer la totalité du sujet dans la zone nette de la profondeur de champ.

La solution consiste à prendre plusieurs photos, en faisant varier la mise au point sur tout l’objet. Il faut ensuite utiliser un logiciel adapté (Photoshop, Affinity photo, Helicon Focus, Zerenne Stacker…) pour fusionner les différentes prises de vues en ne conservant que la partie nette de chacune.

Plus il y a de photos, meilleur sera le résultat. Exprimées de cette manière, les choses paraissent simples. Encore faut-il que la variation de la mise au point soit suffisamment régulière pour ne pas laisser de zones floues intermédiaires. Ajoutons à cela que les logiciels restent imparfaits : il faut bien souvent corriger le travail à la main pour obtenir un résultat convaincant.

Prise de vue avec décalage de la mise au point

Prise de vue avec décalage de la mise au point (Nikon Z 6)

Cette option d’empilement/fusion des différents plans de netteté porte le doux nom de « focus stacking ». Regardez la notice de votre boitier. Ils sont de plus en plus nombreux à proposer une telle fonction. Elle automatise le décalage de la mise au point pour un nombre de prises de vue donné. L’appareil réalise même parfois lui-même la fusion des différentes images.

Le focus stacking est par définition adapté aux sujets fixes. On peut toutefois s’y amuser sur des sujets mobiles, en déclenchant en rafale tout en avançant très légèrement l’appareil. Il faudra ensuite aligner les photos avant de les fusionner.

L’exemple ci-dessous est réalisé sur la base d’une séquence de cinq prises de vue avec un boitier plein format. Si le résultat reste imparfait, on constate déjà le gain par rapport à une seule photo prise avec les mêmes réglages. Tout est ensuite histoire d’entrainement.

Photo macro - Focus stacking -

 

1 prise                                                            5 prises

(f/8 à 1/500 s – Iso 1250 – 105 mm + bagues)

Faire une photo macro : en conclusion

Nous sommes maintenant arrivés au terme de notre voyage initiatique dans le monde complexe mais passionnant de la photo rapprochée. Petit à petit, vous vous surprendrez à vouloir reconnaître la fleur ou l’insecte photographiés. Ce sera le signe que plus aucun retour en arrière n’est possible.

Bonnes photos !


NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré et poids (presque) plume pour un objectif inédit

Annoncé en octobre 2021, le téléobjectif à focale fixe NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est désormais disponible. Bien que proposé à un tarif peu démocratique, il constitue une alternative attirante pour les experts et pros ne se satisfaisant pas des télézooms 150-600 mm ou 200-500 mm. Voici ses caractéristiques techniques  et en quoi il se démarque de la concurrence.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré et poids (presque) plume pour un objectif inédit

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon revendeur pro sur place et par correspondance

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : présentation

Le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S répond aux besoins des utilisateurs d’appareils Nikon Z hybrides les plus exigeants, et inaugure en particulier une nouvelle motorisation autofocus nommée Nikon Silky Swift Voice Coil Motor (VCM). Celle-ci intègre un codeur ABS optique et permet à Nikon de proposer une mise au point plus rapide et plus silencieuse que celle des précédents modèles de téléobjectifs pros.

Cette motorisation, toujours selon la marque, devrait permettre une acquisition de la mise au point plus rapide, critique sur une telle longue focale. Le suivi du sujet, quant à lui, tout aussi critique, devrait être plus précis. Les utilisateurs de Nikon Z 9 dont l’autofocus fait le point et suit le sujet à la vitesse de l’éclair devraient trouver un vrai gain en confort et en précision avec ce téléobjectif y compris face au récent NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S.

Mais ce n’est pas tout. Ce NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S inaugure également un traitement optique anti reflet lui-aussi inédit, dénommé Nikon méso-amorphe. Ce traitement utilise des particules plus fines que les nanoparticules employées sur les précédents objectifs NIKKOR, améliorant d’autant la réduction de la lumière parasite et la gestion des images fantômes. La lentille frontale est traitée au fluor pour faciliter l’élimination des gouttes d’eau et poussières.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

Le téléobjectif NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S dispose d’un téléconvertisseur de focale x 1,4 intégré qui fait de lui un équivalent 560 mm f/4 en plein format. Le téléconvertisseur est activé par basculement du commutateur dédié situé sur le flanc droit de l’objectif. La distance minimale de mise au point est de 2,5 m, le rapport de reproduction maximal est de x 1.7.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré

le commutateur téléconvertisseur x 1.4 intégré

Nikon revendique un gain de 5,5 stops apporté par la stabilisation VR intégrée (qui complète ainsi la stabilisation du capteur sur les Nikon Z plein format). Ce gain couvre l’utilisation du téléconvertisseur x1.4 intégré. Monté sur un Nikon Z 9, le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S permet l’utilisation du mode VR synchro.

Enfin, cerise sur l’objectif, ce NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S s’avère léger pour un 400 mm f/2.8 (2.950 gr.) tout en proposant une qualité de construction et une résistance aussi importantes que les autres modèles et concurrents. Son centre de gravité, en particulier, est calé sur l’arrière de l’optique de manière à ne pas déséquilibrer l’ensemble boîtier-objectif lors de l’utilisation.

Du côté de la personnalisation, vous ne serez pas déçu(e) puisqu’il est possible d’attribuer une fonction à la bague Fn, aux commandes Fn, à la bague de mise au point et à la bague de réglage silencieuse. L’enregistrement de la distance de mise au point MEMORY-SET, activable depuis le menu des Nikon Z, est également possible.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré

le logement pour filtres

Le logement pour filtres autorise l’insertion de filtres particuliers pour appréhender les différentes conditions de lumière. L’objectif propose un sabot de trépied amovible, de même qu’un système de sécurisation antivol Kensington.

Le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est compatible avec les téléconvertisseurs NIKKOR Z TC-1.4x et NIKKOR Z TC-2.0x. Il mesure 156 mm de diamètre pour une longueur de 380 mm et un poids, téléconvertisseur compris, de 2.950 gr.

Pour pouvoir le glisser dans votre sac photo et bénéficier de cet ensemble inédit de caractéristiques, il vous faudra toutefois débourser la modique somme de 14.999 euros. Un tarif qui peut sembler astronomique, mais qu’il faut comparer à la concurrence :

  • 13.000 euros pour le Canon RF 400 mm f/2.8 L IS USM, 2.890 gr. sans convertisseur intégré,
  • 12.000 euros pour le Sony FE 400 mm f/2.8, 2.900 gr., sans téléconvertisseur intégré.
  • 13.000 euros pour l’AF-S NIKKOR 400 mm f/2.8E FL ED VR pour reflex pesant 3.800 gr.

Source : Nikon

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Comment gérer exposition et lumière en macro photo

Gérer exposition et lumière en macro photo est critique pour obtenir un résultat qui vous plaît. Après un premier article consacré aux accessoires utilisés en macrophotographie, puis un second décryptant les mystères du rapport de grandissement,  il est temps de nous intéresser à la lumière.

Comment gérer exposition et lumière en macro

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Comment gérer exposition et lumière en macro : l’influence du tirage sur l’exposition

Augmenter le tirage de l’objectif, autrement dit la distance qui le sépare du capteur, n’est pas sans conséquence sur la quantité de lumière qui entre dans le boitier. La baisse de luminosité est d’autant plus importante que le grandissement est élevé. Le coefficient de correction de l’exposition se calcule par la formule suivante :

Ce = (1 + G)2 avec Ce comme correction de l’exposition et G comme grandissement.

Ajouter une bague sur un objectif standard pour obtenir un grandissement égal à 1 a donc pour conséquence de diviser par 4 la quantité de lumière qui parvient au capteur.

La situation peut vite devenir critique lorsque vous cherchez des grandissements très importants, comme avec un soufflet !

NB : les bonnettes n’impactent pas le tirage. Elles ne sont pas concernées par ce calcul.

Correction d’exposition

La perte de lumière doit être compensée par une correction d’exposition. Sinon la photo sera sous exposée. Pour un grandissement de 1, qui divise la lumière par 4, le diaphragme sera ouvert de 2 crans supplémentaires : le premier cran fait entrer 2 fois plus de lumière, le cran suivant encore 2 fois plus de lumière.

2 x 2 = 4 : CQFD !

NB : dans le langage photographique, on dit que l’ouverture du diaphragme de 2 crans fait gagner 2 stops (ou IL ou EV)  supplémentaires. Le même résultat peut être atteint en jouant sur le temps d’exposition, voire sur la sensibilité ISO, conformément aux équivalences du triangle de l’exposition.

Comment gérer exposition et lumière en macro

Sympetrum sanguineum  (f/4,5 à 1/2.000 s – 105 mm)  (C) J. Croizer

De manière générale, ce nombre de crans N se calcule par la formule suivante :

N = Ln (Ce) / Ln(2)

Ce : correction d’exposition – N : variation d’ouverture, de vitesse ou de sensibilité – Ln : logarithme naturel ou népérien.

Bien exposer sa photo

Tout ce qui précède peut sembler bien compliqué… et ça l’était effectivement jusqu’au début des années 70, quand sont apparus les premiers appareils photos équipés d’une cellule qui mesure directement la lumière à travers l’objectif.

La mesure TTL (Through The Lens) prend automatiquement en compte l’ajout de la bague macro ou du soufflet. Autrement dit, l’appareil calcule et intègre pour vous le coefficient de correction de l’exposition. Un souci en moins lorsqu’il s’agit de gérer exposition et lumière en macro.

Il n’en est pas moins vrai que la macrophotographie reste confrontée au même problème que tout autre type de photo : il arrive que la cellule se trompe ! Disons qu’elle a même tendance à plus souvent se tromper en macro qu’en photo de paysage ou de portrait.

Si vous photographiez en plan large des roses blanches ou des tulipes noires, les autres composantes du paysage feront que la tonalité moyenne de la scène restera proche du gris à 18 %. Par contre, en gros plan, la rose sera sous exposée (car bien plus claire que le gris de référence) et la tulipe deviendra grise (pour la raison inverse).

Comment gérer exposition et lumière en macro

Nuisette (f/16 à 1/160 s +1,7 IL – 105 mm) (C) J. Croizer

Sur ce gros plan de pétales clairs, il a fallu apporter une correction de 1,7 IL pour que l’exposition soit correcte. Cette valeur est obtenue en observant l’histogramme de l’image, soit en mode live view sur un reflex, soit directement dans le viseur avec un hybride.

Mesure de la lumière et mode d’exposition

Le mode de mesure de la lumière, matricielle, pondérée centrale ou spot, a peu d’importance dès lors que vous avez pris l’habitude d’utiliser l’histogramme, ce qui devient devenir la norme avec les hybrides.

Ce mode n’interviendra que sur l’amplitude de la correction à apporter. Il est toutefois préférable d’adopter une mesure sur un champ large (donc évaluative ou matricielle selon la marque de votre boitier) afin d’avoir plus de stabilité dans la correction.

Quant au mode d’exposition à adopter, priorité ouverture, vitesse, mode manuel… surtout ne changez rien à vos habitudes : dès lors que le mode choisi permet de corriger l’exposition (donc exit le mode tout automatique…), vous parviendrez à vos fins.

Un mode semi-automatique sera plus réactif si la lumière est changeante. Le mode priorité à l’ouverture est le plus utilisé en macro car il permet de contrôler la profondeur de champ : vous choisissez l’ouverture et l’appareil règle le temps de pose.

Attention tout de même à bien surveiller ce dernier : à main levée ou lorsqu’il y a du vent, il demeure toujours un risque de flou de bougé contre lequel même l’autofocus en mode continu restera impuissant. Le problème empire pour les sujets en mouvement.

La lumière

Vous aurez compris de ce qui précède que la macrophotographie est particulièrement gourmande en lumière… mais vous savez également que lumière forte ne rime que très rarement avec image de qualité. Il va donc vous falloir résoudre cette quadrature du cercle, soit en modulant la lumière naturelle, soit en ayant recours à des éclairages additionnels.

Ces techniques complexifient la prise de vue. Toutefois avec un peu d’astuce, et grâce à l’évolution du matériel d’éclairage, il est possible d’améliorer sensiblement la qualité de l’image sans avoir besoin ni d’une équipe technique, ni de trois malles d’accessoires.

Le diffuseur

La lumière naturelle peut être adoucie en l’interceptant à l’aide d’un diffuseur.

Diffuseur de lumière pour macro photo

Diffuseur de lumière (par exemple 150×200)

Le diffuseur est un panneau translucide qui s’intercale entre la source de lumière et le sujet. Il laisse passer la lumière tout en l’adoucissant. Les ombres sont moins dures, les contrastes moins violents, l’éclairage plus équilibré.

Un simple papier calque peut faire l’affaire en intérieur. A l’extérieur, préférez un rectangle de plastique rigide, tel qu’on en trouve dans les magasins de bricolage, ou un diffuseur en tissus (image ci-dessus) qui aura l’avantage d’être pliable, donc moins encombrant.

Quel que soit le matériau choisi, il faut veiller à ce que sa couleur soit neutre afin de ne pas dénaturer la température de couleur de la source d’éclairage.

Le sujet étant de petite taille en photo macro, il suffit de planter un piquet à proximité et d’y fixer le diffuseur avec un bras flexible à pinces, pour peaufiner vos réglages sans avoir à le tenir. Vous l’aurez compris, le diffuseur s’utilise sur des sujets immobiles !

Le réflecteur

Il est aussi possible de gérer exposition et lumière en macro et de modeler la lumière en la redirigeant à l’aide d’un réflecteur. Cet accessoire est utile lorsque le sujet est à contrejour et que vous ne cherchez pas à obtenir une ombre chinoise. Le réflecteur permet alors de révéler les détails et les couleurs du sujet en le sortant de sa propre ombre.

Set de réflecteurs de lumière pour la photo macro studio portrait

Set de réflecteurs de différentes couleurs (par exemple Godox)

De manière générale, le réflecteur est utilisé pour ramener de la lumière là où vous en avez besoin, afin d’atténuer les contrastes de la scène. N’importe quelle surface réfléchissante peut faire l’affaire : papier aluminium, carton ou papier blanc, …

Vous pouvez trouver  dans le commerce des jeux de réflecteurs de différentes couleurs, permettant de réchauffer la lumière incidente (réflecteur doré) ou au contraire de la refroidir (réflecteur argenté).

Lorsque la couleur du réflecteur n’est pas neutre, veillez à la cohérence de l’ensemble de la scène afin de lui garder son naturel, sauf volonté artistique assumée.

Tout comme le diffuseur, le réflecteur peut être maintenu sur un piquet à l’aide d’un bras flexible et d’une pince. En jouant sur la distance entre le réflecteur et le sujet, vous modulerez la puissance de la lumière réfléchie.

Eclairages additionnels

La consommation de lumière liée à l’augmentation du tirage de l’objectif devient un vrai problème lorsque le sujet est en mouvement et requiert un temps de pose court pour assurer la netteté de l’image.

Pour gérer exposition et lumière en macro vous pouvez alors utiliser un éclairage additionnel qui, au-delà de compenser la perte de lumière, permet également de modeler l’éclairage naturel. C’est ni plus ni moins que la technique utilisée par les portraitistes pour adoucir les ombres lorsqu’elles sont trop marquées sur un visage (technique dite du Fill in).

Le sujet étant proche de la lentille frontale, un éclairage monté sur la griffe porte-flash risque de projeter l’ombre de l’objectif sur la partie inférieure de l’image. Ce n’est bien évidemment pas le résultat souhaité ! Le flash cobra doit être utilisé en mode déporté, soit à l’aide d’un câble (peu pratique) soit en faisant appel à un contrôleur radio.

La lumière du flash peut être adoucie à l’aide d’un diffuseur fixé directement sur ce dernier. L’utilisation d’un seul flash déporté pose cependant problème : il projette une ombre dense qui doit être débouchée à l’aide d’un réflecteur… Nous voici donc revenu au problème de mobilité !

Les passionnés de macrophotographie utilisent plus volontiers les flashs annulaires qui se fixent sur le devant de l’objectif à l’aide d’une bague. Attention toutefois de ne pas céder à la tentation des accessoires trop bon marchés, qui projettent une lumière uniforme tout autour de l’objectif, sans qu’il soit possible de la moduler par zone (droite/gauche). Les images ainsi produites seront plates, sans intérêt.

Exposition et lumière en macro : le flash annulaire

Le nombre guide d’un flash annulaire est peu élevé. La proximité du sujet ne nécessite en effet pas d’avoir recours à un éclairage puissant. De ce fait, l’usage du flash annulaire est limité à la photo rapprochée.

Pour une sensibilité donnée, il suffit de diviser le nombre guide par l’ouverture pour connaitre la portée maximale du flash : pour un nombre guide de 10 et une ouverture de f/8, le flash pourra être utilisé jusque 1,25 m.

Si le fond est éloigné du sujet, il restera dans l’ombre. Pour gérer exposition et lumière en macro, vous pouvez alors utiliser en complément du flash annulaire un flash cobra sur pied, dédié au seul éclairage de l’arrière-plan. Vous évitez ainsi la traditionnelle macro sur fond noir qui, il faut bien le dire, est un peu passée de mode… Mieux vaut désormais équilibrer la lumière du sujet et celle du fond pour obtenir un joli bokeh.

Kit flash macro Nikon R1C1

Kit Flash Nikon R1C1

Bien que déjà ancien, le kit Nikon R1C1 reste une excellente solution d’éclairage pour la macrophotographie. Il associe deux flashs Nikon SB-R200 (Nombre guide 10 à 100 ISO) à l’aide d’une bague qui permet de les fixer à l’avant de l’objectif. Il est possible de moduler la lumière en inclinant plus ou moins la tête des deux flashs, raccordés par ailleurs au système de mesure i-TTL de l’appareil photo à l’aide du contrôleur SU-800.

Le système est séduisant, mais il convient de préparer le montage à l’avance et de le porter ainsi monté, sous peine de rater la macro du siècle. L’ensemble est par ailleurs onéreux. Comptez plus de 600 euros si vous n’avez pas la chance d’en trouver un sur le marché de l’occasion, où il reste par ailleurs rare… et donc surcoté !

Si vous n’en avez qu’un usage réduit, ou si votre boitier n’est pas compatible avec ce kit, il existe d’autres solutions plus abordables tout en restant très performantes. Le kit Meike MK-MT24 TTL (Nombre guide 10 à 100 ISO) reprend le principe du kit R1C1. Il existe en version Nikon, Canon et Sony.

Le flash Nissin MF18 ci-dessous (Nombre guide 16 à 100 ISO) est un excellent compromis. Compatible E-TTL/E-TTL2 en version Canon, i-TTL en version Nikon, il fonctionne également en synchronisation à haute vitesse. Vous trouverez, selon la marque de votre matériel, des solutions encore moins onéreuses.

Flash annulaire Nissin MF18

Flash Annulaire Nissin MF18

La lumière continue

Pour gérer exposition et lumière en macro, vous pouvez utiliser un flash annulaire en version LED. Si vous ne vous sentez pas l’âme bricoleuse pour fabriquer le vôtre, sachez qu’il en existe de nombreux modèles à des prix compétitifs. La température de couleur des LED doit être équilibrée avec la lumière du jour afin d’éviter les dérives colorimétriques.

Le flash à LED cumule l’avantage de consommer peu avec celui de fournir un éclairage en lumière continue. Vous pouvez donc régler très précisément la puissance et la répartition gauche/droite de la lumière en contrôlant en temps réel l’impact de vos ajustements sur l’éclairement du sujet ainsi que sur la densité des ombres projetées. L’histogramme prend bien évidemment en compte cet apport de lumière.

Flash Annulaire Macro LED Neewer

Flash Annulaire Macro LED Neewer

 

Les flashs à LED d’entrée de gamme sont entièrement manuels. Il en existe également des versions TTL. Dans tous les cas, il faut vérifier que l’accessoire convoité est compatible avec la griffe porte flash.

Exposition et lumière en macro : en conclusion

Espérons que les problèmes d’éclairage dont désormais derrière vous !  Si vous utilisez un matériel particulier, n’hésitez pas à partager votre retour d’expérience dans les commentaires.

Retrouvez les précédents articles de ce dossier : 

Comment faire de la macrophotographie

Comment calculer le rapport de grandissement en macro

Lire la suite de ce dossier : Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique


Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10, durée de rafale RAW + JPG plus que doublée

Alors qu’il est encore à peine arrivé chez les revendeurs, le Nikon Z 9 reçoit une première mise à jour firmware version 1.10. Elle apporte une durée de rafale très supérieure à 20 images/sec. en RAW + JPG et quelques correctifs.

MàJ juin 2023 : la version 4 du firmware du Nikon Z 9 est sortie

Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10

Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10

Quoi, déjà ? Les premiers Nikon Z 9  livrés avec peine en raison des problématiques relatives à la crise sanitaire et de la demande importante du marché pour ce nouvel hybride pro Nikon, les ingénieurs japonais proposent une première mise à jour firmware.

Un problème de jeunesse à corriger ? Non. Mais une amélioration plus que substantielle qui satisfera les photographes adeptes de la rafale. Ce mode, en RAW + JPG, permet désormais de disposer d’une rafale à 20 images/seconde d’une durée maximale de 8 secondes au lieu des 3 précédentes. 8 secondes, seulement ? Oui, mais à 20 images par secondes ce sont 2x 160 photos que vous pouvez emmagasiner. Excusez du peu.

Les photographes de sport pourront couvrir la quasi totalité d’un 100 m, les photographes animalier pourront capturer le vol d’un oiseau ou une scène nature très rare sans craindre de manquer LA photo, les photographes auto/moto pourront immortaliser des scènes de course qu’ils auraient pu manquer autrement.

Le photographe pro ne serait donc plus qu’un presseur de bouton ? Non, car sortir LA bonne image dans ces conditions reste une prouesse, la rafale ne fait pas tout. Mais à coup sûr, disposer d’un appareil photo qui facilite le résultat n’est pas pour déplaire à ceux qui en ont vraiment besoin.

Test Nikon Z 9

Détails techniques

Le Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10 autorise :

  • une rafale de 8 secondes en NEF/RAW (Efficacité élevée★) + JPEG basic (large) à 20 vps
  • une rafale de 8 secondes en JPEG fine (large) carte 1 + JPEG basic (petite) carte 2

Cette durée correspond bien aux performances maximales avant que la rafale ne ralentisse pour laisser le temps aux cartes d’enregistrer les fichiers. Au bout des 8 secondes, la rafale continue donc bien, mais à un rythme moindre selon le type de carte utilisé.

Nikon précise que ces valeurs de référence sont obtenues avec le Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10, un NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S et une carte mémoire CFexpress ProGrade Digital COBALT 1700R de 325 Go.

La durée de la rafale peut baisser si :

  • le mode Sauvegarde est sélectionné pour la carte 2,
  • ON est sélectionné pour Contrôle auto. de la distorsion.

Cette mise à jour firmware apporte également les modifications suivantes :

  • possibilité de sélectionner et désélectionner les options en surbrillance de la liste Critères visualisation par filtres du MENU VISUALISATION en appuyant à droite du sélecteur multidirectionnel,
  • correction d’un problème qui empêchait la synchronisation des flashes optionnels Nikon SB-5000 avec l’obturateur lorsque les conditions suivantes étaient réunies :
    • vitesse d’obturation plus rapide que la vitesse de synchro flash sélectionnée et 1/200 s (Auto FP) ou 1/250 s (Auto FP) choisi pour le réglage personnalisé e1 Vitesse de synchro. flash dans le MENU RÉGLAGES PERSONNALISÉS
    • le flash Nikon SB-5000 était commandé en mode AWL radio à l’aide d’une télécommande radio sans fil WR-R10 ou WR-R11a (en option) fixée sur l’appareil photo
    • le flash n’était pas fixé sur la griffe flash de l’appareil photo

Que vous ayez reçu ou non votre Nikon Z 9 à ce jour, cette mise à jour est la bienvenue car, si elle n’est pas encore la mise à jour majeure attendue au premier trimestre 2022 et qui apportera des capacités étendues en vidéo, elle démontre la capacité de cet hybride pro à évoluer très vite.

Si quelques rares photographes pros continuent à penser qu’un hybride pro est une hérésie, la grande majorité de ceux qui l’ont déjà choisi seront rassurés sur la pertinence de leur choix.

Pour installer cette mise à jour firmware Nikon Z 9, suivez les instructions sur le site du support Nikon, suivez les instructions sur le site du support Nikon.


NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 : le zoom de reportage f/2.8 abordable

Nikon prend tout le monde par surprise en annonçant le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, un zoom de reportage à grande ouverture pour ses hybrides plein format et APS-C. Par surprise car cet objectif n’apparaissait pas dans la liste des objectifs à venir dans la gamme NIKKOR Z, ni sous cette appellation, ni sous une autre désignation proche.

Voici ce qu’il faut savoir de ce zoom abordable, qui pourrait intéresser les amateurs d’optiques à grande ouverture ne souhaitant pas pour autant investir dans le plus coûteux NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S. Je vous ai préparé également un tableau de comparaison des 3 zooms similaires de la gamme.

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 : le zoom de reportage f/2.8 abordable

Ce zoom et tous les NIKKOR Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 : présentation

Bien que la fin d’année pointe son nez, Nikon a décidé de nous faire une dernière (?) surprise en ce 14 décembre. Contre toute attente, puisque ce n’était pas au programme, voici donc arriver un zoom de reportage dont la plage focale 28-75 mm couvre le grand angle comme le petit télé en passant par la focale classique 50 mm.

Plus que la plage focale, c’est l’ouverture maximale qui est attirante, f/2.8 étant celle des zooms pros comme le NIKKOR Z 24-70 mm f./2.8 S. Une ouverture plus attirante que la plus modeste ouverture F/4 du NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, mais facturée bien plus cher puisque près de 1.260 euros séparent ces deux versions.

Facturé 1.049 euros, ce nouveau NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est donc une belle surprise. Si ce n’est la focale 24 mm manquante, il pourrait même devenir le nouveau standard en monture Z plein format puisqu’il ne coûte que 59 euros de plus que le 24-70 mm f/.4.

Mais ce n’est pas tout.

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8

Le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8

Les plus attentifs auront réalisé que cette plage focale, 28-75 mm, est atypique chez Nikon. Elle n’a jamais existé, la plus proche étant celle du zoom AF NIKKOR 28-70 mm f/3.5-4.5 sorti en 1991, celle du zoom AF NIKKOR 28-80 mm f/3.5-5.6 datant lui de 1995 ou celle du zoom AF-S 28-70 mm f/2.8.

Cette plage focale est par contre celle du zoom Tamron 28-75 mm f/2.8 G1 ou G2, un zoom polyvalent compatible avec les reflex plein format comme avec les hybrides Sony E (dans la version G2). La version Sony est facturée 999 euros, soit 50 euros de moins à peine que le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8.

De là à penser que Nikon cherche à couper l’herbe sous le pied de ses détracteurs qui affirment qu’il n’y a aucun zoom f/2.8 abordable dans la gamme Z, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement.

J’en franchis même un second en constatant que Nikon tire avant que les opticiens indépendants ne l’aient fait. Il aurait été assez simple a priori pour Tamron de décliner son 28-75 mm Série E en une version Z. « Trop tard c’est fait » pourrait s’exclamer Nikon. Les plus dubitatifs penseront peut-être qu’une alliance Nikon-Tamron se cache derrière ce nouveau venu, personne ne le sait à ce jour et bien que j’ai cuisiné qui de droit chez Nikon avant d’écrire ceci, je n’ai aucune preuve que cela puisse être le cas.

Revenons-en aux caractéristiques de ce NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8.

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 exemple de photo

exemple de photo avec le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 (source Nikon)

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 exemple de photo

exemple de photo avec le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 (source Nikon)

Caractéristiques techniques et comparaison NIKKOR Z 24-70 / 28-75 mm

Vous vous en doutez, c’est la comparaison avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S qui va nous intéresser ici. Et vous avez déjà remarqué que la lettre S est absente de l’appellation officielle du 28-75 mm. L’absence de ce S qui désigne les optiques pros de la gamme NIKKOR Z classe donc le 28-75 mm  dans la catégorie inférieure, celle du NIKKOR Z 24-200 mm. Quand on connaît les performances de ce zoom, il y a de quoi se ravir de l’absence du S si cela se traduit par 1.260 euros de moins sur la facture.

Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ne pèse que 565 gr. (805 pour le 24-70) et mesure 75 x 120,5 mm (vs. 89 x 126).

Sa formule optique diffère avec 15 lentilles en 12 groupes (dont 1 lentille en verre super ED, 1 lentille en verre ED et 3 lentilles asphériques) face aux 17 lentilles en 15 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 4 lentilles asphériques, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO, et des lentilles avant et arrière traitées au fluor) du 24-70 f/2.8 S.

La distance minimale de mise au point diffère aussi. Tandis que celle du 24-70 mm f/2.8 est constante à 0,38 m, celle du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est variable :

  • focale 28 mm : 0,19 m
  • focale 35 mm : 0,22 m
  • focale 50 mm : 0,3 m
  • focale 75 mm : 0,39 m

Le diamètre du filtre est de 67 mm contre 82. Le rapport de reproduction maximal est de x 0,34 (vs. 0,22). Le diaphragme reste circulaire à 9 lames, une bonne nouvelle pour les amateurs d’effet Bokeh ou les vidéastes.

Parmi les points faibles par rapport au zoom f/2.8, notez que ce 28-75 mm ne comporte pas une troisième bague dédiée à la mise au point, pas de touche programmable sur le fût, pas d’afficher OLED et pas de traitement ARNEO.

Voici la comparaison des 3 zooms NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8, NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 :

[su_table fixed= »yes »]

  24-70 mm f2.8 S 28-75 mm f/2.8 24-70 mm f/4 S
Monture Nikon Z FX Nikon Z FX Nikon Z FX
Ouverture
maximale
f/2.8 f/2.8 f/4
Ouverture
minimale
f/22 f/22 f/22
Formule optique 17 lentilles en 15 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 4 lentilles asphériques, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO, et des lentilles avant et arrière traitées au fluor) 15 lentilles en 12 groupes (dont 1 lentille en verre super ED, 1 lentille en verre ED et 3 lentilles asphériques) 14 lentilles en 11 groupes (dont 1 lentille en verre ED, 1 lentille en verre ED asphérique, 3 lentilles asphériques, des lentilles avec traitement nanocristal et 1 lentille avant traitée au fluor)
Angle de champ Format FX : 84° à 34°20ʼ
format DX : 61° à 22°50ʼ
Format FX : 75° à 32° 10′
format DX : 53° à 21° 20
Format FX : 84° à 34°20′
format DX : 61° à 22°50′
Diaphragme circulaire 9 lames circulaire 9 lames circulaire 7 lames
Autofocus Système de mise au point interne Système de mise au point interne Système de mise au point interne
Distance minimale de mise au point 0,38 m à partir du plan focal pour toutes les focales Focale 28 mm : 0,19 m, focale 35 mm : 0,22 m, focale 50 mm : 0,3 m, focale 75 mm : 0,39 m (mesure à partir du plan focal) 0,3 m à partir du plan focal pour toutes les focales
Rapport de reproduction maximal 0,22 0,34 0,30
Diamètre (mm) 89 75 77,5
Longueur (mm) 126 120,5 88,5
Poids (gr) 805 565 500
Tarif EUR (déc. 2021) 2.249 EUR 1.049 EUR 990 EUR

[/su_table]

NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 exemple de photo

exemple de photo avec le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 (source Nikon)

NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : premier avis

Le choix d’un zoom de reportage en monture Z vous paraît complexe avec trois options ? Il l’est, d’autant plus que les écarts de tarifs sont significatifs.

Toutefois, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S garde le leadership face au NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 dont les performances devraient être moins exclusives.

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 reste plus compact et accessible, surtout proposé en kit avec un boîtier, son tarif étant alors plus proche de 600 euros dans cette configuration.

Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 devrait cependant constituer une offre attirante pour compléter un Nikon Z 5 ou Z 6II, moins exigeants que les Z 7II et Z 9, sans vous imposer une dépense excessive. Il sera également un meilleur choix que le NIKKOR Z 24-50 mm proposé en kit avec le Nikon Z 5, une optique dont la plage focale est trop modeste eu égard aux envies des utilisateurs d’un tel appareil photo.

Proposé à un tarif très attractif face à la concurrence interne comme externe, ce zoom NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 pourrait bien constituer le nouveau standard dans une gamme Nikon Z qui commence à ressembler à quelque chose.

Source et plus d’infos : Nikon France

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Nikon Z 800 mm f/6.3 VR S : le super télé à lentille de Fresnel pour hybrides en approche …

Nikon annonce le développement du téléobjectif à focale fixe NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S pour ses hybrides plein format. Ce très long téléobjectif viendra bientôt assurer la relève du non moins fameux Nikon AF-S NIKKOR 800 mm f/5.6E FL ED VR pour reflex.

MàJ : depuis la publication de cet article, le 800 mm Nikon Z est officiel, voici sa présentation.

NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S : le super télé à lentille de Fresnel pour hybrides en approche ...

Envie d’un 800 mm fixe ? Service pro et offres de financements chez La Boutique Photo Nikon

Nikon Z 800 mm f/6.3 VR S : plus léger et plus compact

Le NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S innovera à son tour avec l’adoption d’une lentille de Fresnel (PF), une première sur un objectif de la gamme NIKKOR Z.

Ce principe optique permet de proposer des performances de premier plan tout en réduisant la taille et le poids de l’optique. Lorsqu’il s’agit d’un 800 mm, autant dire que ce sont des progrès à prendre en compte. Les utilisateurs du Nikon AF-S NIKKOR 300 mm f/4 PF ED VR par exemple l’ont bien compris.

NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S

Dans la gamme Nikon F, les longs téléobjectifs utilisaient déjà une telle lentille, c’est le cas du Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR par exemple. Ce modèle dans sa déclinaison Z perd donc en ouverture maximale, mais devrait gagner en encombrement, la version reflex mesure en effet 461 mm de long pour 160 mm de diamètre et pèse 4,6 kg. 

Reste à connaître le tarif de la bête, le précédent Nikon AF-S NIKKOR 800 mm f/5.6E FL ED VR étant commercialisé au tarif public de 20.490 euros. La bonne nouvelle c’est qu’il s’agit d’une annonce de développement et que cet objectif ne sera disponible que dans quelques mois, ce qui vous laisse le temps de faire des économies !

Source : Nikon France

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Des idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Le livre dont je vais vous parler va vous donner des idées pour photographier mois après mois, de quoi vous offrir le luxe d’une année de pratique photo et tous les détails créatifs et techniques pour la mener à bien.

Toutes ces idées sont adaptées à la période et la météo chaque mois. Vous pouvez réaliser des photos à partir de ces idées quel que soit votre niveau et votre équipement photo. Un smartphone peut suffire.

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Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

 

 

Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, le contexte

Désormais, tous les appareils photo permettent de faire de bonnes photos. De votre côté, vous maîtrisez la technique, plus ou moins, mais vous vous en sortez. Vous avez peut-être même du temps libre pour faire des photos.

Mais quelque chose vous manque. Quelque chose que vous ne pouvez pas acheter. Quelque chose qui, si vous l’aviez, vous aiderait à faire des progrès. De belles images. A prendre du plaisir.

Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Ce quelque chose, pourtant, se trouve. Chez les autres. Même si vous pensez que copier, ce n’est pas bien. Dites-vous que chercher l’inspiration n’est pas copier. Tous les artistes le font.

Découvrir le livre de Gildas Lepetit-Castel « L’inspiration en photographie ».

Ce quelque chose qui vous manque, c’est ce que de nombreux lecteurs me demandent régulièrement. Des idées. Pas « comment faire des photos ». Mais « quoi prendre en photo ».

Le livre de Tom Ang en contient plein des idées. Pour chacun des mois de l’année, vous allez trouver les idées, mais aussi les conseils pratiques pour réussir. Mais ce n’est pas tout.

Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Tom Ang ne se contente pas de vous livrer des idées et des conseils. Il vous incite à prévisualiser vos images. A les chercher plutôt qu’à faire confiance au hasard.

« Si vous ne savez pas ce que vous cherchez lorsque vous faites des photos, comment le trouverez-vous ? »

Pour faire ne serait-ce qu’une photo par semaine, intéressante, ce n’est pas évident. Il faut s’appliquer des principes. Se fixer des règles. Etre exigeant envers soi-même.
 
Parfois la photo n’est pas très intéressante. Tant pis. C’est la série et l’exigence liées au projet qui comptent. Apprendre à tenir un rythme, à s’organiser pour faire plus de photos. Mais ce qui est exigeant vous apprend toujours quelque chose :

  • anticiper,
  • planifier,
  • choisir,
  • décider,
  • trier,
  • ne rien lâcher.
Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Si je vous raconte cela, c’est parce que la fin d’année approche. Que janvier est souvent le temps des bonnes résolutions. Je ne crois pas aux bonnes résolutions. Je préfère les objectifs précis. Comme celui-ci :

« Faire une photo par semaine entre le 1er janvier et le 31 décembre, la publier le jour prévu, pendant 52 semaines, sans jamais manquer une semaine ».

Voici un objectif précis. Je vous garantis que cela vous fera beaucoup progresser.

Qu’allez-vous découvrir avec ce livre ?

Pour vous permettre de bien comprendre ce que ce livre peut vous apporter, j’ai noté ci-dessous des idées pour le mois de décembre (je publie cette chronique en décembre).

Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

Je ne vais toutefois pas recopier l’intégralité des pages par respect pour l’auteur. Je vous laisse parcourir le livre chez votre libraire pour découvrir les conseils associés aux idées, les techniques mises en œuvre et les réglages. Mais vous aurez déjà 11 idées.

  • L’aube dorée : les 60 minutes qui suivent le lever du soleil
  • Les boutiques : l’énergie, la vie, les décorations
  • Brume et brouillard : l’atmosphère magique
  • Lumières abstraites : la lumière diffuse réfléchie dans les fenêtres ou les flaques
  • Sports d’hiver : la vitesse et le mouvement, les moments de calme
  • Marchés de Noël : l’ambiance magique, la chaleur, la lumière, la couleur, l’agitation
  • Blanc sur blanc : les objets blancs sur fond blanc après une chute de neige, les formes et espaces
  • Plaisirs de neige : les portraits sur le vif et scènes dynamiques
  • Intérieurs sombres : les lumières subtiles
  • Feux d’artifice : la profusion de lumière et les couleurs
  • Portraits posés : les portraits de vos proches, révélateurs et personnels
Des idées pour idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée

La 12ème idée consiste à vous procurer le livre (ou à vous le faire offrir) car il contient bien plus que des listes de thèmes :

  • comment identifier les sujets relatifs à ces idées,
  • quel objectif utiliser,
  • comment régler votre appareil photo,
  • quelle approche adopter,
  • comment aller plus loin.

Comme toutes ces informations ne sont pas datées, le même livre vous servira tous les mois, chaque année, chaque semaine. Gardez le près de vous.

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

 

 


Le storytelling en photographie ou comment raconter une histoire avec vos photos

Vous pouvez montrer vos photos une par une, sur votre site ou sur les réseaux. Mais pour attirer l’attention, mieux vaut raconter une histoire avec vos photos, ce qui les rend bien plus attractives. Cet art narratif s’appelle le storytelling en photographie. Voici ce que cela signifie et comment faire.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

Raconter une histoire avec vos photos : qu’est-ce que le storytelling en photographie ?

Vous faites des photos. Par centaines ou milliers. Pour les faire, vous avez plusieurs possibilités :

  • déclencher en réagissant à ce qui vous passe devant les yeux, la photo de vacances, par exemple,
  • partir avec une idée en tête et chercher des sujets qui correspondent, la série photo.

Ou …

  • ne pas vous reposer sur le hasard,
  • ne pas chercher des sujets identiques.

Mais raconter une histoire. Comme vous le feriez si vous écriviez un journal de voyage.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

« Attends, série de photos, histoires, storytelling en photographie, tu te la racontes un peu l’histoire là non ?? » Non.

Une série est basée sur la répétition. D’un thème, d’un motif, d’une couleur, d’un graphisme, d’un sujet. Une histoire est basée sur le récit.

Une série n’a ni début ni fin. Vous pouvez décider de la terminer un jour, ou pas. Et dans ce cas, vous la complétez.

Une histoire a un début et une fin. Comme un livre ou un film.

Les 3 composantes nécessaires pour raconter une histoire avec vos photos sont :

  • un lieu,
  • un personnage ou un ensemble de personnages,
  • un événement.

L’histoire la plus connue à raconter en photo, c’est le mariage :

  • un lieu : la mairie,
  • deux personnages : les mariés,
  • un événement : la cérémonie.

Vous commencez à comprendre ce qu’est le storytelling en photographie ?

Découvrir le guide Les secrets de la photo de mariage

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

Le storytelling en photographie ne s’improvise pas. Raconter une histoire en photo nécessite d’avoir pensé au script avant. Vous devez penser à un début, un déroulement et une fin (introduction, développement, conclusion, ça vous rappelle quelque chose ?).

Ne cherchez pas à en faire trop. Un bon storytelling en photographie n’a pas besoin de complications. Restez simple. Mais n’oubliez pas : la fin de l’histoire doit fonctionner en écho avec le début de l’histoire.

Lorsque vous préparez votre récit, faites la liste des personnages, des évènements et des lieux. Des scènes correspondantes. Pensez-y comme si vous écriviez. Dans votre langage à vous, parce que c’est votre histoire.

Traduisez votre récit en critères photographiques : focale, profondeur de champ, exposition, composition, traitement… Ce sont vos éléments de langage.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

Si vous ne savez pas comment passer un cap en photo pour développer votre démarche, intéressez-vous au storytelling en photographie, ce terme anglais qui signifie « raconter une histoire ». Finn Beales est un photographe dont c’est la spécialité.

Il a publié un livre pas très cher (21 euros) qui vous livre les outils essentiels et une méthode en cinq étapes pour raconter des histoires avec vos photos.

Voici ce que vous allez apprendre sur le storytelling en photographie :

  • comment présenter vos photos et négocier la vente de l’histoire si vous êtes professionnel,
  • comment préparer le récit photographique, l’outil indispensable (qui ne coûte rien) et les deux étapes à respecter,
  • comment gérer la prise de vue, quel que soit votre style et votre matériel photo ( même si c’est un smartphone),
  • comment éditer vos photos, les organiser et les techniques clés pour sortir du lot,
  • comment livrer vos photos, les montrer, pour que l’histoire soit mise en valeur.
Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

A qui s’adresse ce livre sur le storytelling ?

Ce guide du storytelling en photographie va vous intéresser si vous êtes photographe expert ou pro et souhaitez démarcher des clients pour vendre vos images.

Il va aussi vous intéresser si vous êtes amateur et avez envie de montrer vos meilleures photos autrement qu’en les juxtaposant sans lien direct;

Il va enfin vous intéresser si vous êtes influenceur sur Instagram et les réseaux sociaux et souhaitez vous démarquer des autres influenceurs qui se contentent de poster des photos de produits alors que ce type de placement n’a plus la côte auprès du public.


Test Nikon Z 9 : une semaine avec l’hybride Pro Nikon, de jour comme de nuit

A tout seigneur tout honneur ! J’ai rarement fait un test de boîtier aussi tôt après son annonce, mais pour avoir eu le nouvel hybride pro (version présérie) dans les mains pendant plusieurs jours, j’ai décidé de publier ce test Nikon Z 9 dans la foulée.

Vous imaginez bien que faire le tour d’un tel boîtier en quelques jours n’est ni envisageable ni crédible. Je ne prétends donc pas l’avoir fait, il faudra des mois pour cela. Mais le premier ressenti est souvent révélateur, aussi j’ai décidé de vous partager le mien.

MàJ mai 2023 : le « petit » Z 9 est officialisé, voici la présentation complète du Nikon Z 8

Test Nikon Z 9 : une semaine avec l'hybride Pro Nikon

Le Nikon Z 9 chez Miss Numerique …

Le Nikon Z 9 à la Boutique Photo Nikon (revendeur indépendant) …

Test Nikon Z 9 : présentation et caractéristiques principales

Un sacré challenge

Nikon n’avait pas le droit à l’erreur en annonçant son hybride pro. Successeur des Nikon D5 et D6, d’une part, concurrent des Canon et Sony pros d’autre part, il devait taper haut et fort. Imaginez la tête des ingénieurs japonais à qui l’on a dit un jour « vous allez créer le meilleur hybride pro du moment et vous n’avez pas le droit de vous tromper ». La pression.

Cependant les japonais ont une vraie capacité à gérer la pression, et à la transformer en une énergie qui surprend souvent. Dans le cas du Nikon Z 9, c’est même d’une débauche d’énergie dont il s’agit tant ce boîtier place la barre haut face à ses prédécesseurs et à la concurrence.

« Du jamais vu ! » disent les uns, « le meilleur hybride du monde ! » disent les autres. Je dirais quant à moi « l’hybride que le monde de la photo attendait et qui remet Nikon en tête de la course, dans une position de leader sur le marché de l’hybride pro ».

Nikon Z 9 avec l'objectif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

le Nikon Z 9 avec l’objectif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

Bien que n’enlevant rien aux Nikon Z 6II et Z 7II dont les performances sont plus que décentes, le Nikon Z 9 apporte un niveau de performances jamais vu encore chez les jaunes, une capacité à convaincre même les plus irréductibles, et se voit proposé à un tarif qui fait de lui ‘le Nikon que tout le monde veut » ou presque.

Je ne vais pas revenir sur toutes les caractéristiques techniques de cet hybride monobloc, mais mettre en avant les principales. Je précise que je n’ai pas évalué les capacités vidéo du Nikon Z 9 lors de ce test.

Lire la présentation détaillée des caractéristiques techniques du Nikon Z 9

Le capteur

Le Nikon Z 9 utilise un capteur BSI plein format de 52,37 Mp dont 45,7 Mp servent à la formation de l’image. Ce capteur est de type « CMOS BSI Stacked sensor » ou « capteur CMOS BSI empilé « . Cette technologie diffère de celle des capteurs CMOS BSI non empilés, elle permet de récupérer l’information de chaque photosite à différents moments de la capture, et de constituer un système multi captures sur un même temps de pose.

Si vous faites par exemple une photo à 1/60 ème de sec. le capteur est capable de récupérer l’information de chaque photosite une première fois avant la fin du temps de pose choisi (à la moitié à priori), puis une seconde fois au temps de pose choisi avant d’empiler ces valeurs pour délivrer l’information finale. La première image, plus sombre, sert à mieux capter les mouvements en préservant les hautes lumières pour augmenter la dynamique du capteur (merci à Hervé Macudzinski, Image Science Director chez DxOMark, pour l’explication dans le podcast Faut pas pousser les ISOs).

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/60 – f/2.8 – ISO 12.800 @ 30 mm

Le capteur du Nikon Z 9 est donc différent de ceux des Nikon D850 et Z 7II bien qu’il soit du même format et présente la même définition. Il est bien sûr stabilisé sur 5 axes comme ceux des autres Nikon Z hybrides plein format.

L’autofocus

Exit le module autofocus des Nikon D5 et D6 basé sur un capteur AF dédié. Exit aussi l’autofocus des Nikon Z 6 et Z 7 série 2 basé sur un couple de processeurs Expeed 6. L’autofocus du Nikon Z 9 utilise les données en provenance du capteur image, 493 collimateurs et 405 points AF et dispose d’un circuit de traitement de l’information couplé à une batterie de processeurs dont un Expeed 7 qui lui permettent une rapidité jamais vue encore sur un Nikon reflex comme hybride. Le processeur Expeed 7, à lui seul, est 10 fois plus performant que le précédent Expeed 6. L’AF du Nikon Z 9 est annoncé comme 5 fois plus rapide que celui des Z 6II et Z 7II.

Outre cette réactivité pour faire le point, c’est la capacité du Nikon Z 9 à identifier un sujet et à le suivre qui mérite d’être relevée. Dans le cadre de ce test Nikon Z 9 j’ai pu vérifier sur le terrain que cet autofocus est non seulement rapide, capable de détecter des sujets différents, mais qu’il voit aussi bien dans la pénombre que très loin, et souvent mieux que moi.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/500 ème – f/2.8 – ISO 25.600 @ 54 mm
(l’autofocus suit le visage détecté automatiquement lors de l’entrée dans le cadre par la gauche)

Je vous rappelle les limites de détection AF du Nikon Z 9 : – 6,5 à +19 IL (-8,5 à +19 IL avec l’affichage lumineux). Cet autofocus est par exemple capable de détecter un vélo dans la circulation, puis la tête du cycliste alors qu’il ne montre que sa nuque, tout en assurant le point sur la tête de ce cycliste au milieu de la circulation et d’un paysage urbain complexe. Même lorsque la tête n’est plus visible à l’œil nu. Il est aussi capable de détecter le visage d’une personne à la peau noire, à 15 m, de nuit sur fond sombre. 

J’ai photographié des oiseaux en vol avec le Z 9 et le NIKKOR AF-S 70-200 mm f/2.8 VR série 2 + bague FTZ. L’AF suit l’oiseau visé, en zone automatique comme en suivi 3D, et ne le perd que lorsque celui-ci occupe une zone inférieure à la plus petite zone de détection, soit un oiseau tout juste visible dans le viseur. Pourtant le 70-200 f/2.8 AF-S VR2 n’est pas aussi véloce que le plus récent NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S.

Cet autofocus détecte et suit tout ce qui passe dans votre viseur, en différenciant les sujets, et ça c’est une performance de très haut niveau.

Photo d'oiseaux avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/1.250 ème – f/3.2 – ISO 450 @ 135 mm
(l’autofocus est calé sur l’oiseau à l’aile déployée, je le suivais depuis quelques secondes)

L’obturateur

Vous connaissez l’obturation mécanique, l’obturation mixte « mécanique + électronique », ajoutez à la liste l’obturation électronique unique. Exit l’obturateur mécanique et son complexe système de lamelles, le Nikon Z 9 utilise un obturateur électronique exclusivement.

Première conséquence, le bruit puisque cette obturation n’en fait pas. Le mode silencieux est de rigueur, mais les ingénieurs japonais ont pensé à vous, nostalgiques du bruit au déclenchement, et ont ajouté une option sonore. Un bruit assez curieux au départ se fait entendre lorsque vous déclenchez, ce n’est pas celui d’un obturateur mécanique classique. Toutefois au bout de quelques jours je me suis surpris à apprécier cette fonction et ce bruit.

En mode silencieux, difficile de savoir si le boîtier a bien déclenché, aussi le Nikon Z 9 dispose-il d’un affichage programmable : vous pouvez faire apparaître soit 4 lignes blanches verticales très fines sur les bords du viseur, soit 2 lignes à droite et à gauche soit un assombrissement de l’affichage (qui n’est pas un passage au noir).

Autre conséquence liée à cette obturation 100% électronique, au capteur BSI empilé et à la puissance de calcul de l’Expeed 7, la disparition de tout passage au noir dans le viseur et l’absence d’effet Rolling Shutter sur les photos de sujets en mouvements très rapides (club de golf, hélice d’avion, …). Je n’ai constaté aucun passage au noir en mode rafale. Je n’ai pas eu l’occasion par contre de tester le rolling shutter sur autre chose que des oiseaux.  Ils n’en sont pas la cible principale, mais soit dit en passant, sont la cible de l’autofocus qui prend un malin plaisir à les attraper et les suivre.

La sensibilité

La sensibilité ISO varie de 64 à 25.600 ISO en standard, extensible à 32 et 102.400 ISO. Si le Nikon D6 satisfait les photographes pros entre 5.000 et 6.400 ISO, ces derniers ne devraient que peu gagner avec le Nikon Z 9 (si ce n’est le passage de 20 à 45 Mp) mais là n’est pas leur problème. Des images propres à 6.400 ISO c’est déjà très bien, ce que fait sans problème le Z 9. Il va jusqu’à délivrer des JPG utilisables à 12.800 ISO, le traitement du RAW est nécessaire pour une meilleure qualité d’image ou pour grimper à 25.600 ISO en cas de besoin.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 10.000 @ 58 mm

Test Nikon Z 9 : prise en main

Gabarit et construction

La mode n’est plus aux gros et lourds boîtiers monobloc, de nombreux photographes souhaitent plutôt alléger le poids sur leurs épaules. Toutefois la construction d’un monobloc le rend plus robuste, plus étanche, plus complet avec sa poignée intégrée et ses contrôles déportés. C’est le choix qu’a fait Nikon pour son Z 9 : il est bâti comme un D6, tout en étant plus compact. 1 cm de moins en largeur, 1,4 cm de moins en hauteur, cela peut paraître peu mais c’est sensible à l’usage.

Pendant ce test Nikon Z 9 j’ai été agréablement surpris par la prise en main du boîtier, la forme de la poignée procurant une tenue en main ferme même sans courroie. Sa compacité le rend plus agréable à porter. L’écart de poids n’est pas significatif face au D6, à peine 100 gr. de moins. Avec 1,4 kg boîtier nu, vous savez que vous utilisez un modèle pro taillé pour l’aventure.

commandes supérieures du Nikon Z 9

commandes supérieures gauches du Nikon Z 9 (dont touche Fn4)

Je n’en dirai guère plus sur la construction qui fait appel à l’alliage de magnésium, propose une étanchéité importante, des molettes de réglage avec verrouillages, des boutons rétro-éclairés, … Si vous pensiez encore que cet hybride est un sous-produit du reflex, oubliez. Notez au passage la présence d’une protection de la griffe flash supérieure, en lieu et place de l’énorme protection caoutchouc du D6.

Un dernier mot pour signaler la présence d’un volet de protection du capteur, qui peut se fermer lors de l’arrêt du boîtier (fonction désactivable), et vient ainsi éviter toute pénétration de poussière ou de pluie sur le capteur. Cet accessoire s’avère indispensable dans les conditions de reportage en extérieur auxquelles est soumis un boîtier pro, généralement bien pires que celles auxquelles vous soumettez un Z 6 ou Z 7. Ceci dit, si Nikon veut implémenter le même volet sur un futur Nikon Z 8, je suis preneur.

commandes supérieures du Nikon Z 9

commandes supérieures droites du Nikon Z 9

Ergonomie, commandes et menus

Ne vous y trompez pas, vous êtes bien en présence d’un Nikon et il ne vous faudra guère plus de 10 minutes pour faire vos premières (bonnes) photos. Toutefois vous êtes aussi en présence d’un hybride pro qui demande un temps d’adaptation bien plus long qu’un boîtier entrée de gamme, surtout si vous n’avez jamais utilisé un D5 ou D6, voire un Z 6 ou Z 7.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : menu réseau complet LAN/WAN et liaisons USB

Pour initier ce test Nikon Z 9, j’ai configuré le boîtier comme je le fais avec le Z 6II, puis adapté petit à petit les réglages afin que son comportement corresponde à mes besoins. C’est la phase qui vous prendra plus ou moins de temps selon vos besoins. Vous serez toutefois aidé par un écran arrière et des menus dans la pure tradition Nikon, un écran de rappel des principales fonctions sur le capot supérieur, et un choix important d’informations dans le viseur.

Cet affichage viseur peut prendre 4 configurations différentes (5 pour l’écran arrière), chacune affiche un ensemble de réglages et les aides à la prise de vue comme l’horizon artificiel, l’histogramme, le focus peaking ou la loupe de mise au point.

Le boîtier comporte 4 touches de fonction, une cinquième touche programmable sur la poignée et la plupart des autres touches peuvent voir leur comportement modifié selon vos envies. J’ai par contre constaté que toutes les fonctions personnalisables ne le sont pas pour toutes les touches, une mise à jour firmware pourrait modifier cela car pourquoi limiter ces usages s’il ne s’agit que de logiciel.

Comptez aussi sur les possibilités offertes par les optiques NIKKOR Z disposant, pour certaines, d’une touche de fonction indépendante et d’un écran OLED de rappel des valeurs de prise de vue.

Nikon Z 9: écran en position fermé

Nikon Z 9: écran en position fermé et commandes arrières

J’ai apprécié le déplacement de la touche de visualisation des photos sur la droite du dos, ce qui permet d’afficher et de faire défiler les photos avec la main droite, tout en les supprimant au besoin de la main gauche (touche poubelle). Je critiquais l’implantation de cette touche de visualisation sur les Z 6 et Z 7 (en haut à gauche), Nikon a entendu les utilisateurs semble-t-il.

Notez enfin que certaines fonctions des reflex pros Nikon absentes des Z 6 et Z 7 reviennent sur le Nikon Z 9. Je pense à la programmation d’un mode de zone AF (par exemple suivi 3D) avec bascule entre ce mode lors de l’appui sur la touche et retour au mode initial lorsque vous relâchez la touche, ou de la possibilité de programmer le rappel de la distance de mise au point lors de l’allumage du boîtier.

le déclencheur et les commandes déportées pour le mode portrait sur le Nikon Z 9 

le déclencheur et les commandes déportées pour le mode portrait sur le Nikon Z 9 

Viseur électronique et écran orientable tactile

Le viseur du Nikon Z 9 n’est pas le plus défini du marché avec 3,69 Mp, mais bien qu’il soit déjà très qualitatif, son intérêt tient en son confort d’utilisation. En effet rien ne sert de disposer de millions de points si le rendu de l’image est inconfortable. Pendant toute la durée de ce test Nikon Z 9, j’ai fait beaucoup de photos de nuit, une situation qui fatigue vite les yeux avec un viseur de qualité moyenne. J’ai non seulement retrouvé la belle qualité d’image et le cadre du Z 6II, mais le viseur du Nikon Z 9 a quelque chose de plus, ce qui est logique puisqu’il ne s’agit pas du même viseur que celui des Z 6 et Z 7.

Le contraste, déjà, qui lui fait afficher de façon bien plus agréable les hautes et basses lumières. Si vous visez d’un œil tandis que l’autre voit une scène très lumineuse, le confort est supérieur. Lorsque vous visez, l’écart de contraste œil viseur / œil libre est réduit.

La luminosité ensuite. Avec 3.000 cd/m2 quand la concurrence se limite à 1.000, ce viseur s’avère le plus lumineux du marché. En visée à contrejour, le détail dans les basses lumières est supérieur alors que les hautes lumières restent supportables à l’œil. En basse lumière c’est d’autant plus agréable que ce que vous voyez dans le viseur est plus précis.

La précision d’image, enfin. Difficile de l’expliquer ainsi, mais le rendu à l’œil est supérieur. J’ai ressenti la même différence que celle que je peux voir entre une image faite avec un objectif très piqué et un moins piqué.

L’œilleton en caoutchouc rond est bien un Nikon, les porteurs de lunettes apprécieront. Sachez aussi qu’avec un masque par temps froid, il génère moins de buée que celui du Nikon Z 6 (sur les lunettes c’est un autre problème, mais ce n’est pas celui de Nikon).

Test détection sujet humain Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikon 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 280 @ 200 mm
(l’autofocus a détecté et suivi le visage de la personne de face alors que je ne voyais toujours pas son visage)

Je ne reviens pas sur la possibilité d’afficher l’image réelle dans le viseur avant de déclencher, tout en compensant l’exposition, c’est un des avantages des hybrides. L’autre atout est l’affichage des photos faites sans quitter le viseur des yeux et sans devoir allumer l’écran arrière, ce que les photographes de spectacle et de plateau apprécieront.

Vous envisagez la macro ? La loupe électronique et la mise au point manuelle assistée par le focus peaking (le dépoli version hybride) vous faciliteront la vie et seront bien plus précis que n’importe quel viseur optique.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : écran inclinable et orientable

L’écran arrière utilise une dalle de 3,2 pouces (8 cm) d’une définition de 2.100.000 points, suffisante pour zoomer dans l’image de façon conséquente. J’ai apprécié tout autant ses fonctions tactiles que sa colorimétrie qui permet d’afficher les images faites telles que vous les voyez dans le viseur. Un atout quand vous devez livrer des fichiers JPG en direct sans avoir le contrôle final du rendu colorimétrique.

Le Nikon Z 9 en cadrage portrait avec écran en portrait

Le Nikon Z 9 en cadrage portrait avec écran et affichage en position portrait

Cet écran présente la triple caractéristique d’être inclinable, orientable sur les deux côtés à presque 90 degrés (oui, vous visez dans les coins)  et utilisable en mode portrait. Dans ce dernier cas, l’affichage des informations bascule afin de rester lisible. Pouvoir viser les bras tendus, au-dessus d’une palissade (sur circuit c’est pratique) comme en angle si la configuration s’y prête, c’est confortable.

Photo d'oiseaux avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/1250 ème – f/3.2 – ISO 160 @ 200 mm
(l’autofocus suivait l’oiseau venant de derrière les branches à droite)

Autonomie

Un boîtier pro doit tenir la distance, d’autant plus s’il est utilisé en mode remote sans possibilité de remplacer la batterie, en haut d’un pylône aux JO comme derrière les but d’un stade de foot. Nikon a eu la bonne idée d’utiliser les batteries Nikon EN-EL 18d sur le Z 9, les batteries des D5 et D6 restant compatibles. Cette déclinaison ‘d’ autorise la recharge via le port USB, un avantage en mode remote justement comme en vidéo.

Nikon Z 9 : trappe batterie

Nikon Z 9 : trappe batterie Nikon EN-EL 18d avec verrouillage

Quant à l’autonomie, soyons clairs, celle du Nikon Z 9 comme de tout hybride dépend beaucoup de l’utilisation que vous allez en avoir.

En l’utilisant avec l’écran arrière allumé sans cesse, en faisant appel à l’éclairage des boutons la nuit, en jouant avec les menus et avec l’autofocus en AF-C Suivi 3D (conditions de test), j’ai pu faire près de 2.400 photos avec une charge.

En utilisant le seul viseur sans écran arrière, et l’AF- C Suivi 3D avec des rafales régulières à 20 im./sec. (conditions d’utilisation plus classiques), j’ai pu faire 3.300 photos en utilisant 48 % de batterie. L’autonomie moyenne peut donc dépasser 3.000 photos en conditions de reportage.

Cartes mémoire et connectique

Avec 45,7 Mp et 20 im/sec. les cartes mémoire que vous allez glisser dans les deux emplacements du Nikon Z 9 doivent être à la hauteur. Bien que le buffer autorise une cadence importante (1.000 vues RAW à 20 vps), le temps nécessaire à l’écriture sur les cartes est conditionné par leur performance.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : trappe cartes mémoires (x 2) avec verrouillage

Avec mes (vieilles) cartes XQD 440/400 Mb (lecture/écriture), je n’ai pas dépassé 4,2 secondes en mode rafale 20 im/sec. sans constater un ralentissement au déclenchement du à la carte. Ce qui permet quand même d’enregistrer 88 vues en RAW efficacité élevée. En RAW compressé sans perte, la rafale a ralenti à partir de 3,8 secondes et 36 vues.

En conditions réelles, soit en relâchant le déclencheur ponctuellement comme si je suivais un sportif, un véhicule ou un oiseau, j’ai pu déclencher des rafales à 20 im./sec. pendant 3 mn 12 sec. en RAW efficacité élevée avant de remplir les 64 Gb de ma carte, soit 1.777 vues. De quoi voir venir.

Pour obtenir la cadence maximale à 20 vps (RAW et JPG) sur 1.000 vues en une seule rafale, il vous faudra investir dans les cartes ProGrade Digital Cobalt CFexpress, ce qui demande à être justifié étant donné le tarif de ces cartes.

Voir les tarifs des cartes Prograde Digital Cobalt CFexpress

Quelques mots sur les formats d’enregistrement RAW. Le Nikon Z 9 délaisse les RAW de taille réduite des précédents Nikon pour mettre en œuvre un nouvel algorithme de compression RAW (d’origine IntoPIX).

Avantage, vous n’avez plus besoin de choisir entre une taille ou une autre, et de regretter votre choix une fois la photo faite. Inconvénient, vous n’aurez « que » des fichiers à 45,7 Mp et non plus des RAW de définition réduite. Toutefois un RAW 45 Mp efficacité élevée pèse environ 35 Mo (25 pour un JPG) au lieu de 60 pour un RAW compression sans perte.

Pour en savoir plus sur la qualité des fichiers RAW efficacité élevée, il faut en passer par un protocole de test difficile à mettre en œuvre en peu de temps sans le matériel approprié. Je n’ai constaté toutefois aucune différence majeure de qualité d’image entre les deux formats.

Pour les utilisateurs de logiciels Adobe dont Lightroom, sachez qu’ils supportent déjà les RAW compression sans perte du Nikon Z 9 (Camera Raw 14.0 / Lightroom Classic 11.0.1). Les RAW efficacité élevée seront supportés lors de la prochaine mise à jour. Choisissez le mode compression sans perte dans l’immédiat pour voir vos images.

Test Nikon Z 9

Connectique du Nikon Z 9

En matière de connectique, pas de test particulier me concernant, mais de quoi faire pour couvrir la plupart des cas de figure avec :

  • WiFi intégré (sans besoin du module Nikon WT-6) IEEE 802.11b/g/n/a/ac,
  • Bluetooth 5.0 basse consommation (portée 10 m),
  • GPS (États-Unis), GLONASS (Russie), QZSS (Japon) intégré avec option journalisation,
  • connecteur RJ-45
  • port USB SuperSpeed avec port USB C
  • connecteur HDMI type A
  • entrée audio mini stéréo 3,5 mm (entrée alimentée prise en charge),
  • sortie audio mini stéréo 3,5 mm,
  • prise télécommande à 10 broches intégrée.

J’ai apprécié la possibilité d’ajouter les informations de géolocalisation GPS sur mes photos de façon automatique. J’ai activé la fonction sans jamais la couper, la réception est active pendant que le boîtier est en fonctionnement, se met en veille (c’est ce que j’ai compris) lorsqu’il est arrêté. Ceci n’a pas eu d’impact apparent sur l’autonomie, il faudrait du temps pour se livrer à un test dédié complémentaire. Toutefois, le jeu en vaut la chandelle, ce GPS s’avère précis à quelques mètres.

GPS intégré dans le Nikon Z 9, test géolocalisation

les informations de géolocalisation enregistrées par le GPS intégré du Nikon Z 9 (carte générée dans Lightroom)

Test du Nikon Z 9 : autofocus et réactivité

Inutile de dire que c’est là que l’on attendait le Nikon Z 9. L’autofocus. Sa réactivité et sa précision. Mais surtout sa capacité à détecter un sujet et à le suivre sans jamais le lâcher. Parce que la concurrence fait fort, et que si l’autofocus des Nikon Z 6II et Z 7II a bien progressé depuis 2018 et la première version, il n’a pas vocation à égaler celui des hybrides pros concurrents.

Le résultat du test est sans appel. L’autofocus du Nikon Z 9 n’a plus rien à voir avec celui des Z 6II et Z 7II, ni avec ceux des D5 et D6, le D6 étant pourtant LA précédente référence chez Nikon.

Cet autofocus va vite, très vite. La première fois c’est bluffant. Mais surtout il identifie à une vitesse stupéfiante ce qui passe dans votre cadre, et il ne lâche rien. Rappelons que le Nikon Z 9 peut identifier automatiquement :

  • les humains (visages, yeux, têtes, torses),
  • les chiens, chats, oiseaux (corps, yeux, têtes),
  • les véhicules (voitures, motos, vélos, trains, avions)

Le tout avec une priorisation automatique qui lui fait préférer les yeux au torse ou la tête au vélo par exemple.

Qu’il s’agisse d’un cycliste déambulant en ville, de près ou quelques centaines de mètres plus loin alors que je ne voyais plus sa tête ou presque, comme des yeux d’un chat à quelques mètres et sautant partout. Comme, encore, d’oiseaux en vol en bord de Seine et prenant un malin plaisir à changer de cap sans cesse.

Test autofocus Z 9 avec suivi 3D vélo

Début du suivi AF 3D, détection automatique de la tête de dos favorisée par rapport au vélo
Nikon Z 9 + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 450 @ 200 mm

Test autofocus Z 9 avec suivi 3D vélo

Fin de la poursuite, l’autofocus est toujours calé sur la tête du cycliste
Nikon Z 9 + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 220 @ 200 mm

Cet autofocus m’a aussi permis de faire des photos (nettes) dans la rue en soirée, dans le noir. Il sait détecter un visage à peau noire dans l’obscurité, le suivre et garder le point jusqu’à ce que le sujet sorte du cadre.

Le Nikon Z 9 réintroduit chez Nikon le mode de suivi 3D des reflex et qui manque aux Z 6 et Z 7. Après quelques essais pour déterminer le meilleur mode de zone AF, j’ai fini par choisir le mode de zone AF automatique avec détection de tous les types de sujets (humains, animaux, véhicules). C’est celui qui m’a donné les meilleurs résultats dans les différentes situations vécues lors de ce test.

J’ai en outre associé à la touche Fn1 l’activation du suivi 3D. Ainsi, en cas de besoin, il m’a suffit d’appuyer du bout du doigt sur cette touche pour basculer instantanément en suivi 3D. Un suivi 3D qui n’a plus rien à voir avec celui des reflex, il s’applique sur 90% du cadre, identifie les différents types de sujets, et suit sans qu’on ne lui demande rien.

Pour faire simple, activez le mode AF-C zone automatique et laissez le Nikon Z 9 faire son travail. Il passera automatiquement en suivi d’un sujet quand il l’identifie, changez de sujet au besoin en recadrant, il se recale.

Notez aussi que le terme « suivi des yeux » n’est plus de rigueur puisque le Nikon Z9 peut suivre un visage, bien sûr, mais aussi la tête de la personne concernée lorsqu’elle vous montre sa nuque. Les photographes de sport appréciant les portraits serrés de joueurs vont avoir de quoi faire même si ceux-ci se retournent régulièrement.

Portrait de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/160 ème – f/2.8 – ISO 12.800 @ 70 mm

Test Nikon Z 9 : qualité d’image

En analysant les photos faites dans différentes conditions lors de ce test Nikon Z 9, de jour comme de nuit, j’ai retrouvé la qualité de fichiers que je connais chez Nikon, depuis les reflex pros jusqu’aux plus récents Nikon Z 6II et Z 7II :

  • une colorimétrie fidèle,
  • une chromie conservée jusqu’à 12.800 ISO,
  • une capacité à encaisser les écarts de luminosité qui égale au moins celle du Nikon D6 (des tests plus complexes et plus scientifiques seront toutefois nécessaires pour analyser cela plus en détail).

Montée en sensibilité

Avec 45,7 Mp sur un capteur plein format, qu’attendre comme montée en sensibilité quand on se rappelle que le Nikon D6 n’a « que » 20,8 Mp ? La densité de photosites est plus élevée, ce qui est censé réduire la sensibilité, mais la technologie de capteur CMOS BSI Stacked est nouvelle. Il faudra attendre les tests labo de DxO Mark que je n’ai pas la prétention de remplacer, mais voici quelques images qui vous donnent un aperçu des résultats en conditions réelles.

De 64 à 3.200 ISO

Rien à dire. Le bruit est invisible sur les JPG natifs.

Photo urbaine de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 2.800 @ 70 mm

Autour de 6.400 ISO

L’image reste très propre, la chromie est fidèle, le JPG utilisable. Le RAW vous donnera un résultat encore meilleur après traitement si vous devez faire des grands tirages ou des recadrages importants.

Portrait de rue de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 6.400 @ 41 mm
(l’autofocus était calé sur la devanture colorée, facile !)

Autour de 12.800 ISO

Le bruit se fait sentir bien que les points colorés très bien réduits par le boîtier en JPG, le lissage est par contre bien visible sur le JPG natif.

L’image reste utilisable, toutefois le RAW s’avèrera indispensable pour des publications de qualité, le JPG pourra servir à livrer des images en direct.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/125 ème – f/8 – ISO 12.800 @ 28 mm
(l’autofocus suivait la personne à gauche de la photo)

De 12.800 à 25.600 ISO

Le bruit est bien présent, les images perdent en qualité. Le traitement apporté par le boîtier au JPG natif reste efficace, le RAW reste toutefois indispensable pour affiner le résultat.

La chromie bascule vers des teintes plus chaudes, avec une dominante orangée (sur mes photos tests de nuit, ce qui est assez logique selon les éclairages).

Ces sensibilités sont à réserver aux usages extrêmes, cependant le Nikon Z 9 fait un beau travail de traitement du JPG qui peut aider lorsque vous en avez vraiment besoin. Dès que les logiciels de traitement du bruit comme DxO PureRAW seront à jour, je ne doute pas que les résultats progressent encore avec le RAW.

Photo de rue de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/250 ème – f/5.6 – ISO 25.600 @ 26 mm
(l’autofocus suivait la personne au centre de la photo depuis son entrée dans le cadre par la droite)

Dynamique

La dynamique, ou comment encaisser les grands écarts de luminosité entre basses et hautes lumières. Une caractéristique importante sur les stades, pour les sports de neige, les sports aquatiques, … Sur ce plan, et sans chercher à égaler DxOMark là-aussi, j’ai pu noter une belle capacité du capteur à encaisser les hautes lumières sans les griller tout en préservant les très basses lumières.

Photo de rue ave le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 72 @ 70 mm

Observez la photo ci-dessus faite en JPG natif (voir la version pleine définition sur Flickr):

  • le détail au niveau des cheminées est important sans perte,
  • les accessoires d’entraînement dans les basses lumières au pied des barrières restent visibles,
  • les bandes blanches dans le gazon, sur la gauche de l’image au premier plan, aussi.

Le fichier RAW autorise une dynamique plus importante encore en toute logique, et une interprétation JPG encore meilleure.

Autre exemple avec cette photo d’un cycliste, avec un beau niveau de détail dans les très basses lumières (le cycliste) et tout autant de détail dans les très hautes lumières en arrière-plan sur les voitures et murets.

Photo urbaine avec le Nikon Z 9 (dynamique)

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 110 @ 33 mm
(l’autofocus était réglé en zone AF automatique, il a vu arrivé le vélo et l’a suivi)

Photo urbaine avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 160 @ 24 mm

Test du Nikon Z 9 : à qui s’adresse ce boîtier ?

Désormais fer de lance de la gamme Nikon, le Nikon Z 9 va marquer son époque et relancer Nikon dans la course au meilleur boîtier Pro tant en photo qu’en vidéo (DPReview vient de lui accorder le « Product of the Year Winner Award 2021« ).

Il s’agit d’un hybride pro qui demande une grande maîtrise pour être utilisé à sa juste valeur, comme la capacité à comprendre et mettre en œuvre les différents réglages qu’il propose. L’autofocus, en particulier, nécessite un temps d’apprentissage pour vous permettre de trouver la combinaison de réglages qui vous convient le mieux en fonction de vos besoins.

Néanmoins, à l’issue de ce test Nikon Z 9 je peux dire que la première prise en main reste facile quand on vient d’un autre Nikon expert/pro.

Pour en avoir parlé avec plusieurs photographes professionnels connaissant bien les Nikon D5 et D6, la transition est très rapide et aucun ne reviendrait en arrière après avoir goûté au Z 9 !

Le Nikon Z 9 va vous intéresser si :

  • vous souhaitez disposer du meilleur hybride Nikon actuel et du meilleur hybride pro du marché (décembre 2021),
  • vous cherchez un remplaçant à votre Nikon D5 ou D6,
  • vous voulez un appareil photo capable de vous suivre partout, même dans les pires conditions,
  • vous êtes professionnel ou expert de la photo d’action, de sport, animalière, de spectacle vivant,
  • vous êtes vidéaste professionnel et devez tourner en 4K et 8K,
  • vous voulez continuer à utiliser vos objectifs Nikon AF-S, et les téléobjectifs en particulier,
  • vous ne craignez pas de porter un appareil photo monobloc pendant de longues heures, 
  • vous êtes prêt à prendre le temps de comprendre le fonctionnement d’un hybride pro et de son autofocus,
  • vous avez envie de vous faire plaisir avec un appareil photo qui va marquer l’histoire de la marque.

Le Nikon Z 9 va moins vous intéresser si :

  • vous ne jurez que par la visée optique,
  • vous ne voulez pas mettre à jour vos cartes, vos logiciels et votre informatique pour gérer ces fichiers,
  • vous êtes déjà parti à la concurrence (ce qui est dommage, avouons-le).

Les photos de ce test sont disponibles en version haute définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Nikon Z 9

Test Nikon Z 9 : mon avis

Nikon devait frapper un grand coup pour rester dans la course, pour proposer un remplaçant digne de ce nom à ses reflex pros D5 et D6, pour envoyer un signal fort au marché. Pour montrer que l’on pouvait compter sur la marque pour proposer des hybrides au niveau de la concurrence. Avec le Nikon Z 9, ce n’est pas uniquement  « frapper un grand coup » dont il s’agit, mais aussi « remettre les pendules à l’heure » et « convertir les plus hésitants ».

Tout ce qui existe sur le marché en 2021 en matière d’hybride expert-pro n’a plus qu’à bien se tenir car le Nikon Z 9 est devant.

Vous allez peut-être penser que je manque d’objectivité (dans Nikon Passion, il y a Nikon et Passion), mais pour bien connaître la gamme reflex comme hybride, pour utiliser un Nikon Z 6II au quotidien, je ne peux que conclure ce test Nikon Z 9 en disant que ce nouvel arrivant écrase tout sur son passage.

Chez Nikon, déjà. Enterrés les reflex pros Nikon D5 et D6, pourtant parmi les meilleurs reflex ayant jamais existé. Le Nikon D6 est un monstre de puissance et de technologie, mais le Nikon Z 9 le renvoie aux oubliettes. Plusieurs photographes pros ont déjà mis leurs D5/D6 en vente, l’ère du reflex pro monobloc est finie.

Mis à l’écart, aussi, les hybrides plein format Nikon Z 6II et Z 7II chez ceux qui cherchent un appareil photo vidéo pro polyvalent, capable de les suivre sur n’importe quel évènement ou n’importe quel terrain dans toutes les conditions, pour délivrer sans jamais faiblir des photos et des vidéos qui font la différence.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, les Z 6II et Z 7II ne perdent rien de leur intérêt, mais lorsqu’il s’agit de sortir une image action/sport/animalier que les autres ne vont pas faire au même endroit dans les mêmes conditions difficiles, le Nikon Z  9 est devant.

Photo de stade avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 160 @ 37 mm

Chez les concurrents les voyants sont à l’orange et au rouge. Sony a de quoi affronter le Nikon Z 9 avec l’Alpha 1 (avec quelques faiblesses toutefois), mais il vous faut ajouter 1.300 euros de plus que le Z 9 pour l’acquérir (sauf à ce que le tarif soit réaligné très vite, ce qui plaira moyennement à ceux qui viennent de l’acheter). Canon peut mettre en avant le Canon R3 qui a le bon goût d’être vendu au même prix que le Z 9. Les fiches techniques sont comparables, il semble toutefois que le R3 marque le pas, l’avenir nous dira si c’est justifié.

Avantage certain du Z 9, il sait utiliser tout aussi bien les optiques NIKKOR Z conçues pour les hybrides Nikon, que l’ensemble de la gamme d’optiques Nikon AF-S conçues pour les reflex Nikon.

Cela vous évitera un renouvellement trop rapide des longs téléobjectifs onéreux. J’ai pu constater que les performances ne variaient pas avec mon AF-S Nikon 70-200 mm f/2.8 VRII, l’autofocus reste précis, capable et réactif avec la bague FTZ. 

Enfin, dernier avantage du Nikon Z 9, sa capacité à vous éviter des frais supplémentaires :

  • le module Wifi intégré évite le recours au Nikon WT-6 (750 euros d’économie),
  • le GPS intégré évite l’achat d’un module complémentaire (environ 100 euros d’économie),
  • il est compatible avec les cartes XQD et CFexpress, évitant le renouvellement de vos XQD (150 à 200 euros la carte a minima),
  • il est aussi compatible avec les batteries des D5 et D6, évitant le renouvellement de batteries vendues plus de 250 euros pièce.

Vous me direz qu’il faut des cartes récentes et onéreuses pour exploiter les 20 im/sec. sans limite, c’est vrai. Mais pouvoir déclencher à 20 im/sec. avec une « vieille » carte XQD 440 Mb et enregistrer plus de 1.700 photos en 3 minutes, c’est déjà une belle performance qui n’impose pas l’achat immédiat de cartes 1.700 Mb.

J’ai bien sûr quelques reproches à faire à ce Nikon Z 9. Je citerai l’impossibilité d’utiliser toutes les fonctions de personnalisation sur toutes les touches Fn (une mise à jour firmware peut aider), la difficulté à déverrouiller la molette de modes de déclenchement avec des gants (c’était déjà le cas sur le D6), l’impossibilité de faire pivoter l’écran complètement pour tourner face caméra. Mais le bilan reste largement positif.

Proposé à un tarif très compétitif (près de 1.500 euros de moins que le Nikon D6), vous évitant des frais supplémentaires, possédant un des meilleurs, sinon le meilleur autofocus du marché, construit pour résister à tout, le Nikon Z 9 va à coup sûr représenter une des deux meilleures offres du marché dans les deux ans à venir. Il a déjà sa place dans l’histoire de la marque, alors même qu’il n’est pas livrable encore au moment de la publication de ce test, et si cela n’est pas une preuve de ses performances, c’en est une de sa capacité à rassembler et séduire. L’ensemble du monde de la photo professionnelle ne saurait se tromper à ce point.

Mais aussi …

Bien que j’ai profité d’une semaine complète pour vous proposer ce test Nikon Z 9, je n’ai pas eu le temps d’en faire le tour complet. Ce test a donc forcément des limites, d’autant plus que j’ai utilisé une version présérie du Nikon Z 9 (firmware 1.0 et 1.10) en sachant qu’une nouvelle version du firmware arrive en début d’année 2022 avec des fonctions additionnelles (en vidéo en particulier).

En savoir plus sur le Nikon Z 9 sur le site Nikon

Le Nikon Z 9 chez Miss Numerique …

Le Nikon Z 9 à la Boutique Photo Nikon (revendeur indépendant) …


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