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Guide de photographie argentique : du choix du matériel au tirage, tout ce qu’il faut savoir

Si pour vous la photographie argentique est synonyme de rigueur, de patience et de plaisir, alors lisez la suite. Ce guide de photographie argentique est écrit par Danny Dulieu, photographe et formateur belge, et bénéficie d’une nouvelle édition.
Il vous présente ce qu’il vous faut savoir pour choisir votre équipement argentique, appliquer les bons réglages à la prise de vue, apprendre à développer un film, à réaliser un tirage et à le présenter.

Guide de photographie argentique : du choix du matériel au tirage, tout ce qu'il faut savoir

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Guide de photographie argentique : présentation

La photographie argentique n’est pas « une ancienne technique ». Elle est toujours d’actualité, même s’il faut bien avouer que ses adeptes sont moins nombreux désormais. Cela n’enlève rien à l’argentique qui attire les plus jeunes comme ceux d’entre vous qui veulent retrouver des sensations perdues avec leur équipement numérique.

Seulement voilà, pour bien démarrer (ou redémarrer) en photographie argentique, il ne faut pas vous tromper car cette pratique a un coût. Pas tant celui du matériel : vous pouvez trouver des boîtiers argentiques (dont les mythiques Nikon F, Nikkormat, Nikon FM, FA ou F90x et F100) à prix doux. C’est le prix des consommables qui peut vous freiner, comme le temps nécessaire à développer et tirer vos films.

Guide de photographie argentique : du choix du matériel au tirage, tout ce qu'il faut savoir

Dans ce guide de la photographie argentique, le photographe et formateur belge Danny Dulieu vous évite les mauvaises surprises.

Il commence par vous aider à faire les meilleurs choix en matière de matériel photo. Quel boitier argentique choisir, pourquoi, lesquels oublier. Il liste les objectifs les plus utiles, non pas que l’argentique nécessite des focales particulières, mais la photographie argentique ne fait pas appel aux mega zooms du numérique. Mieux vaut partir sur de belles focales fixes à grande ouverture que vous pouvez trouver à petit prix aujourd’hui.

Une fois équipé, vous aurez le choix des armes : quel film argentique utiliser, comment régler votre appareil photo.

En matière d’exposition, vous n’exposerez pas un film argentique comme vous le feriez en numérique. Danny Dulieu vous explique cela dans un langage simple, accessible aux plus débutants.

Il revient sur les fondamentaux de la photographie, exposition, profondeur de champ, et … c’est tout car en argentique vous pouvez oublier les centaines de réglages de votre reflex ou hybride numérique.

Guide de photographie argentique : du choix du matériel au tirage, tout ce qu'il faut savoir

Si argentique signifie pour vous « photographie instantanée », ne manquez pas le chapitre 6, si c’est la macro qui vous attire, c’est au chapitre 9, le flash au chapitre 10.

Les plus férus trouveront des conseils pour bien utiliser une chambre (chapitre 12), tandis que les amateurs de photographie infrarouge iront directement au chapitre 11.

Vous le voyez, ce guide de photographie argentique est complet et c’est bien. Il est actualisé par rapport à la précédente édition datant de 2012 déjà et indisponible désormais.

La troisième partie du livre s’intéresse au développement du film, une étape à réaliser chez vous. Les explications sont simples mais suffisantes si vous avez déjà une bonne idée de ce qu’est le développement. Les plus novices gagneront à croiser un adepte du développement argentique, je me rappelle avoir apprécié lors de mes débuts de voir quelqu’un d’autre que moi enrouler le film sur la spire, la théorie est simple, la pratique un peu moins.

Guide de photographie argentique : du choix du matériel au tirage, tout ce qu'il faut savoir

Vous apprendrez ensuite à organiser votre laboratoire argentique, à préparer vos premiers tirages papiers. Là-aussi je ne peux que vous conseiller de vous rapprocher d’un club photo, le partage de connaissances est un réel atout, mais si vous voulez vous lancer seul, vous avez dans ce guide de photographie argentique toutes les bases à connaître.

Le tirage papier commence par la réalisation d’une planche contact. Le chapitre 16 vous aide à comprendre comment la faire, et, surtout, pourquoi.

Guide de photographie argentique : du choix du matériel au tirage, tout ce qu'il faut savoir

Arrive le moment magique où vous allez découvrir l’image au fond du bac de révélateur, c’est l’étape du tirage décrite au chapitre 17.

Danny Dulieu s’est focalisé sur le tirage noir et blanc dans ce guide, à juste titre tant le tirage couleur est plus complexe et présente moins d’intérêt de nos jours.

Vous ne couperez pas aux étapes de choix du contraste, pas avec un curseur dans Lightroom, mais en faisant les bons choix au labo !

Guide de photographie argentique : du choix du matériel au tirage, tout ce qu'il faut savoir

Vos tirages de lecture réalisés (chapitre 19), vous pourrez envisager des tirages d’expo en appliquant les recettes historiques de masquage, de réalisation de bords blancs, de marges, ce sont les effets décrits dans le chapitre 22 qui vont jusqu’à la repique (ah, ces heures passées à repiquer …) et à appliquer, pourquoi pas, un virage chimique.

Les chapitres 22 et 23 traitent de la finition des papiers (RC et barytés), de même que des procédés alternatifs. A vous le cyanotype ou le collodion humide !

La dernière partie de ce guide de photographie argentique, plus succincte, vous livre des conseils d’encadrement, de présentation de vos photos, et de numérisation. Une pratique désormais possible à moindre coût grâce à l’excellente qualité des scanners à plat grand public très abordables.

Enfin, cerise sur le gâteau, les annexes vous proposent les formules de chimie indispensables en photographie argentique, de même que les formules mathématiques qui vous serviront à calculer profondeur de champ à la prise de vue ou portée de l’éclair en photographie au flash.

Guide de photographie argentique : du choix du matériel au tirage, tout ce qu'il faut savoir

Mon avis sur ce guide

La photographie argentique a retrouvé quelques lettres de noblesse ces dernières années. Les nostalgiques redécouvrent cette pratique qui demande patience et rigueur, tout ce que l’on oublie en numérique trop souvent. Les plus jeunes découvrent une autre forme de photographie, plus réfléchie, plus personnelle.

Loin de baigner dans la nostalgie, Danny Dulieu vous propose un ouvrage complet, il aborde les domaines indispensables, va même plus loin parfois (infrarouge, chambre), sans oublier de mettre en avant de nombreux conseils par le biais d’encarts spécifiques.

La mise en page est agréable, l’ensemble très lisible et richement illustré.

Complet, bien écrit, précis, ce guide de photographie argentique mérite de rejoindre votre bibliothèque si le sujet vous intéresse. Pour 28 euros, vous aurez de quoi bien (re)démarrer, et, surtout, vous faire plaisir.

Proche de la référence, ce guide va vous intéresser si :

  • vous ne connaissez rien à la photographie argentique mais souhaitez vous y mettre,
  • vous voulez éviter les mauvais choix et les dépenses inutiles,
  • il vous manque des éléments de compréhension de ce qu’est la prise de vue argentique …
  • …ou le labo argentique.

La photographie argentique a un coût aujourd’hui, celui des consommables à la prise de vue comme au développement/tirage. Mais le beau matériel est tellement accessible et le plaisir de tenir dans vos mains un tirage fait maison tellement grand que je ne peux que vous inviter à réfléchir : et si patience et longueur de temps que suppose la photographie argentique étaient une option pour vous-aussi ?

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Utiliser un objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z ou un reflex numérique

Vous aimeriez utiliser un objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z ou un reflex numérique récent. Vous aimez ces objectifs anciens qui ont du caractère mais vous ne savez pas comment procéder ? Voici ce qu’il faut savoir.

Utiliser un objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z ou un reflex numérique

Toutes les bagues pour les autres marques d’objectifs

Objectifs NIKKOR AI et AI-S, un peu d’histoire

Avant de voir comment utiliser un objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z, revenons aux particularités de ces objectifs dont le couplage diffère de celui des NIKKOR F autofocus plus récents, et à fortiori des NIKKOR Z conçus pour les Nikon Z.

La monture Nikon F est née en 1959, en même temps que le reflex du même nom, elle marque la fin de l’aventure télémétrique pour Nikon (en savoir plus). Mais après 18 ans de bons et loyaux services, le système de couplage Nikon F à fourchette est obsolète face à une concurrence aux solutions plus modernes et pratiques.

En 1977 Nikon propose alors le couplage AI (Aperture Indexing) qui permet aux objectifs d’être couplés aux boîtiers compatibles sans manipulation supplémentaire. La fameuse fourchette devient obsolète, même si elle sera encore longtemps montée par défaut sur les objectifs, leur permettant de rester utilisables sur les nombreux boîtiers non-Ai encore en circulation à l’époque.

Nikon NIKKOR AI et AI-S

Quelques objectifs Nikon NIKKOR « modifiés AI », AI et AI-S

Cette fourchette disparaît finalement sur les objectifs « Série E » puis sur les objectifs autofocus.

En 1982 Nikon améliore sa copie, le couplage AI cède la place au couplage AI-S. Les objectifs NIKKOR AI-S sont souvent de formule optique identique aux AI, mais bénéficient d’améliorations qui vont permettre aux boîtiers apparus peu après d’exploiter la mesure matricielle inventée par Nikon, ainsi que de nouveaux modes automatiques, les modes S et P (selon le boîtier).

Cela se traduit par l’apparition d’une « cuvette » à l’arrière de la monture, et par les ouvertures de diaphragme qui deviennent linéaires (espace identique entre chaque valeur d’ouverture, contrairement aux objectifs non-AI et AI).

Rappelons au passage que les premiers objectifs AI-S commercialisés furent les « Série E » destinés au Nikon EM, des objectifs AI-S économiques mais des AI-S quand même de par leurs caractéristiques (en savoir plus sur les différents objectifs Nikon).

Nikon NIKKOR AI-S sur hybride Nikon Z

Un objectif Nikon AI-S côté monture

La possibilité pour les objectifs Nikon AI-S d’être utilisés en mode P et S ne duré que le temps de quelques boîtiers argentiques … Le Nikon F4 mis à part, aucun reflex argentique autofocus ne sera capable d’exploiter les particularités des AI-S, ce qui cantonnera leur utilisation aux seuls modes A et M, et à la mesure centrale pondérée et spot.

Nikon NIKKOR AI-S

Un 55/2,8 AI-S Micro NIKKOR côté face avec les fameuses « oreilles de lapin » bien visibles

Il faudra attendre le début des années 2000 et l’arrivée des reflex numériques compatibles AI/AI-S pour avoir de nouveau accès à la mesure matricielle, mais les modes P et S ne sont toujours pas à l’ordre du jour.

Seule exception, les objectifs de type AI-P, que l’on trouve essentiellement chez Zeiss (objectifs ZF2), Voigtlander (SLII) et Nikon… qui, ironie du sort, sera la marque la moins prolifique dans cette catégorie avec seulement deux modèles, le NIKKOR 45 mm f/2,8 AI-P et le très exclusif NIKKOR 1200-1700 mm f/5.6~f/8.0 P ED IF.

Pour mémoire un objectif AI-P est un objectif AI-S équipé d’une puce du même type que celle que l’on retrouve sur les objectifs AF « non D » (sans mesure de distance donc).

Bien que l’absence de l’information de distance fournie par la puce D (qui équipe tous les objectifs depuis la génération AF-D) ne soit pas primordiale pour l’exposition et même l’exposition au flash, cette information joue un rôle pour lequel elle n’avait pas été conçue à l’origine.

En effet, les logiciels de dématriçage utilisent cette donnée pour effectuer les réglages automatiques de distorsion, car ce réglage est lié aux caractéristiques de l’objectif mais également à la distance du sujet. Sans la distance, point d’automatisme : il faudra donc régler les problèmes de distorsion manuellement, que ce soit avec les objectifs sans microprocesseur ou avec les AF « non D » et les AI-P. 

Un objectif Voigtlander de Type AI-P avec sa puce embarquée caractéristique

Attention aux déceptions possibles

Ayez en tête qu’utiliser un objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z  peut décevoir, pour plusieurs raisons.

La première est leur état de conservation : indépendamment de leur année de fabrication, des objectifs ayant un certain âge ont souvent eu une vie bien remplie, avec ce que cela suppose de chocs ou de problèmes plus ou moins graves. Certains modèles sont connus pour avoir des problèmes de graisse qui surviennent de façon quasi inévitable, et qu’il faudra donc surveiller.

Dans les faits un objectif très ancien peut avoir mieux traversé le temps qu’un exemplaire plus récent, le vécu de chacun expliquant la différence d’usure.

objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z

Exemple de photo réalisée avec un objectif NIKKOR 100 mm f/2,8 série E sur Nikon Z 6II

La seconde raison est liée à l’optique. Certaines formules optiques ont été calculées il y a très longtemps et peuvent ne plus donner satisfaction : les objectifs déjà réputés « faibles » à l’époque argentique ont peu de chance de s’être améliorés. D’autres considérés comme « bons » ont pu atteindre le maximum de leurs possibilités en argentique ou sur les premières générations de boîtiers numériques. Et pour terminer il y a les meilleurs, ces quelques élus qui ont gardé bon pied bon œil pour ne commencer à montrer des signes de faiblesse que sur les derniers boîtiers les plus pixellisés.

Cette obsolescence progressive s’explique aussi par le fait que les exigences des capteurs actuels, qui n’ont fait qu’augmenter au fil du temps, sont bien plus élevées que celles des films argentiques pour lesquels ces gammes d’objectifs ont été conçues.

Entre les première générations de capteur DX de 6 MP et le capteur 45 MP du Z 7II, vous vous doutez bien que les « vieux » Nikon AI ou AI-S ont été poussés peu à peu dans leurs derniers retranchements.

Ceci étant dit, certains modèles d’objectifs ont mieux vieilli que d’autres, indépendamment de leur valeur marchande ou de leur date de sortie.

Les grand angles ont le plus de mal à briller en numérique aujourd’hui. N’envisagez pas les performances de ces objectifs sans faire entrer dans l’équation le boîtier (et le capteur) utilisé : c’est bien le couple objectif/capteur qu’il faut évaluer.

objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z

Exemple de photo réalisée avec un objectif NIKKOR 100 mm f/2,8 série E sur Nikon Z 6II

Utiliser un objectif AI ou AI-S sur un reflex numérique Nikon

Utiliser un objectif AI ou AI-S sur un reflex numérique est une évidence car la monture F permet une compatibilité mécanique directe (attention, les objectifs « non Ai » doivent avoir été modifiés pour être utilisés sans risque de dommage sur les boîtiers récents, Nikon Df mis à part).

Deux catégories de reflex numériques Nikon

Il existe deux catégories de reflex Nikon :

  • les reflex experts et pros compatibles AI ou AI-S, qui permettent l’utilisation du mode A et M avec mesure de lumière et TTL au flash,
  • les reflex sur lesquels le montage est possible, mais sans couplage avec la cellule du boîtier. Cela signifie ni modes A, S, P ni TTL au flash. Seul le mode M sans mesure de lumière est disponible.

Un reflex Nikon compatible AI ou AI-S permet d’utiliser les modes A ou M, en mesure spot, centrale pondérée et même matricielle. Les données EXIF seront renseignées à conditions d’entrer les caractéristiques de l’objectif via le menu « objectifs sans CPU » (focale et ouverture maximale). Cette étape n’est pas obligatoire, mais permet à la mesure de lumière de fonctionner avec d’avantage de précision.

Avec un objectif non compatible AI ou AI-S, c’est une autre histoire. Vous vous retrouvez avec un reflex sans mesure de lumière, ce qui vous ramène au bon vieux temps des Nikon SP et autres Leica M3 !

Il faudra donc utiliser une cellule externe ou la fameuse « règle » de f/16, avec l’avantage de pouvoir visualiser les images réalisées ainsi que l’histogramme sur l’écran arrière pour ajuster les réglages. Vous pouvez aussi tenter le mode pifométrique intégral … avec des résultats à l’avenant.

Dans tous les cas de figure aucune donnée EXIF ne sera renseignée, faute de dialogue entre le boîtier et l’objectif.

Nikon NIKKOR AI-S sur reflex Nikon

Exemple de photo réalisée avec un objectif AI-S sur un reflex numérique non compatible AI ou AI-S, sans mesure de lumière.
On finit par y arriver en prenant son temps et en affinant en post-production

Une parade existe pour contourner le problème des objectifs AI ou AI-S sur les boîtiers non compatibles, mais elle a des limites. Elle consiste à faire installer (ou à installer soi même pour les plus bricoleurs) une puce de type « Dandelion » sur un objectif à mise au point manuelle, afin d’en faire un pseudo objectif AI-P. Une fois la puce installée et réglée, les modes P, S, A, M et la mesure TTL au flash sont disponibles, de même que la mesure matricielle, quelle que soit la gamme du boîtier utilisé.

Seule ombre au tableau, l’utilisation de ce type de puce provoque un décalage d’exposition avec les objectifs AI (ou modifiés AI). En cause le diaphragme non linéaire de ces objectifs, qui n’est pas en phase avec la puce : plus vous vous éloignez de la pleine ouverture et plus le décalage s’accentue, avec des problèmes d’exposition à la clé.

Cela peut plus ou moins se rattraper en post-traitement, mais il faut le savoir… L’utilisation du format RAW à la prise de vue est une précaution utile dans ce cas, et permet de rattraper plus facilement les décalages d’exposition.

Nikon NIKKOR AI-S sur reflex Nikon numérique

Objectif Nikon NIKKOR AI-S monté sur un reflex numérique Nikon

La problématique du viseur

La taille et surtout le grossissement du viseur jouent un rôle crucial dans la précision de la mise au point, et donc sur le taux de réussite en mise au point manuelle.

Les reflex argentiques non autofocus n’avaient pas forcément un très grand viseur mais celui-ci était doté d’un grossissement important, avec l’addition fréquente d’un stigmomètre. Sur les reflex autofocus, sauf à pouvoir monter un verre de visée optionnel, les stigmomètres ont disparu depuis longtemps. Avec l’avènement de l’autofocus, le grossissement des viseurs a été revu à la baisse.

Pour le photographe dont la vue est satisfaisante, le viseur d’un boîtier plein format / FX (donné pour un grossissement de x 0,7 avec un 50 mm) est tout juste utilisable pour la mise au point manuelle.

C’est souvent sur ce point que les boîtiers APS-C / DX marquent le pas, car le grossissement de leurs viseurs est également donné à x 0,7 avec un 50 mm pour les meilleurs d’entre eux, mais sans tenir compte du facteur DX. Ce qui fait qu’en réalité vous vous retrouvez avec un « grossissement équivalent à x 0,46 » très insuffisant. Ceci explique les difficultés de mise au point souvent rencontrées avec les boîtiers DX. Si l’on ajoute à cela un viseur assez petit, la mise au point manuelle peut vite virer au cauchemar.

DX ou FX, il est toujours possible d’améliorer les choses en installant un viseur à stigmomètre quand la possibilité existe, ou en utilisant un viseur loupe comme le Nikon DK-21M pour les boîtiers DX, ou le Nikon DK-17M pour les boîtiers FX.

Ces accessoires permettent d’augmenter légèrement le grossissement du viseur, mais même si l’amélioration est sensible, ce n’est pas le jour et la nuit, d’autant que si le DK-17M est plutôt bon, le DK-21M a une qualité optique inférieure. Mais la taille du viseur du boîtier ne pourra pas être changée quoi qu’il arrive.

Reste une dernière alternative : l’utilisation du mode Live View, qui permet de zoomer dans l’image et d’affiner la mise au point plus facilement, que le boîtier soit DX ou FX. Cette solution impose l’utilisation d’un trépied, ce qui la limite à un nombre restreint d’applications. Avec un hybride, le focus peaking s’avère la solution la plus efficace.

Nikon NIKKOR AI-S 20 mm f/3.5

Exemple de photo réalisée avec un objectif Nikon NIKKOR 20 mm f/3,5 AI-S sur Nikon D610

Nikon NIKKOR AI-S 105 mm f/1.8

Exemple de photo réalisée avec un objectif Nikon NIKKOR 105 mm f/1,8 AI-S sur Nikon D610

La problématique des zooms

Renseigner un boîtier sur les caractéristiques d’un objectif sans microprocesseur, c’est lui donner deux informations : la valeur de la pleine ouverture et la focale. C’est parfait avec une focale fixe, mais cela se complique avec un zoom qui est par définition un « objectif à focale variable ».

Zoom ou pas, vous ne pouvez entrer qu’une seule et unique valeur pour la focale de chaque objectif. Il faut donc faire le choix d’entrer l’une des focales couvertes par le zoom une fois pour toutes et ne plus y toucher, car tout reparamétrer à chaque variation de focale serait laborieux et vite impossible sur le terrain.

Cela se complique encore quand le zoom est à ouverture glissante : là aussi il faut faire un choix et s’y tenir, car Nikon n’a pas de solution pour ce cas de figure non plus. En pratique cela n’a pas d’incidence sur la qualité des images produites, mais reste l’inconvénient insurmontable des EXIF qui sont erronées : si vous avez un besoin impératif de conserver une trace des réglages utilisés lors d’une prise de vue, vous n’aurez d’autre choix que de prendre des notes.

Utiliser un objectif AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z

Tout comme il est possible d’utiliser vos objectifs AF, AF-D et AF-S sur un Nikon Z, il est possible d’utiliser un objectif AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z via la bague FTZ, voire avec une bague « no name » sans rappel des contacts (mais en perdant les bénéfices de la puce embarquée sur les AF/AFD dans ce cas).

En pratique il n’y a aucune différence entre un hybride Nikon Z et un reflex Nikon F au niveau de l’utilisation et des résultats obtenus. La seule différence est la longueur du système optique en raison de la bague FTZ,  et des possibilités au niveau de la visée.

objectif Nikon NIKKOR 100 mm f/2,8 série E sur Nikon Z 6II

objectif Nikon NIKKOR 100 mm f/2,8 série E sur Nikon Z 6II

En effet, l’utilisation d’un objectif à mise au point manuelle sur un hybride a l’avantage d’affranchir le photographe de la problématique du grossissement du viseur évoquée plus haut. L’hybride, parce qu’il n’utilise pas un viseur optique, permet de zoomer directement dans l’image affichée dans le viseur ou bien d’utiliser le focus peaking. Et tout cela à main levée ! Vous pouvez évidemment toujours effectuer la mise au point sur l’écran arrière, avec les mêmes limites que sur un reflex dans ce cas.

Comme sur les reflex compatibles AI ou AI-S, il suffit de déclarer les caractéristiques de l’objectif utilisé dans le menu « objectifs sans CPU » pour avoir des données EXIF complètes. La mesure matricielle utilisée sera la « mesure matricielle couleur » mais pas la « mesure matricielle couleur 3D », faute de microprocesseur doté de la puce de type « D » embarqué dans l’objectif. Il en sera de même avec les objectifs de type AI-P et AF « non D », qui sont tout aussi incapables de fournir l’information de distance au boîtier.

objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z

Exemple de photo réalisée avec un objectif NIKKOR 100 mm f/2,8 série E sur Nikon Z 6II

Le cas particulier des NIKKOR AF et AF-D

Les objectifs NIKKOR de type AF et AF-D ne sont pas motorisés, le moteur qui leur est indispensable pour la mise au point automatique étant situé dans le boîtier. Depuis quelques années déjà, les reflex Nikon séries D3xxx et D5xxx ne disposent pas de ce moteur et ne sont donc pas en mesure d’assurer la mise au point autofocus avec ces objectifs.

Nikon ne propose aucune bague d’adaptation embarquant son propre moteur AF. Les objectifs de type AF et AF-D se voient définitivement privés d’autofocus si vous les montez sur une bague FTZ, les autres fonctions étant conservées dans les limites du type de puce embarquée.

Tous les modes restent disponibles, mais il faut obligatoirement effectuer la mise au point à la main, comme avec des objectifs AI ou AI-S. Le focus peaking s’avère alors la meilleure solution.

objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z

Exemple de photo réalisée avec un objectif NIKKOR 100 mm f/2,8 série E sur Nikon Z 6II

Les NIKKOR AI ou AI-S et les flashes

Avec les reflex Nikon F

Même si ce n’est pas ce qui vient immédiatement à l’esprit, quand on utilise un objectif AI ou AI-S, la compatibilité des flashes est liée au degré de compatibilité AI ou AI-S du reflex utilisé. Avec les reflex non compatibles AI ou AI-S, seuls seront disponibles le mode M du flash et le mode computer (mode A du flash) si celui-ci en dispose.

Avec les boîtiers non compatibles AI ou AI-S, l’utilisation en TTL ne sera possible qu’avec les objectifs dotés d’une puce, donc de type AI-P, ce qui est logique car on se retrouve alors avec la même compatibilité que les objectifs de type AF « non D ».

Avec les boîtiers compatibles AI ou AI-S, la compatibilité TLL est assurée. Il faudra entrer manuellement les paramètres de prise de vue sur le flash (ouverture, sensibilité, focale) car faute de communication avec l’objectif, le boîtier n’est pas en capacité de renseigner le flash de façon automatique.

Si vous utilisez un zoom à mise au point manuelle, il faudra en plus veiller à modifier la focale utilisée sur le flash car celui-ci sera incapable de reconnaître le changement de focale.

Exemple de photo réalisée avec un objectif Voigtlander Color Skopar 20 mm f/3.5 sur Nikon Z 6

Exemple de photo réalisée avec un objectif Voigtlander Color Skopar 20 mm f/3.5 sur Nikon Z 6

Avec les hybrides Nikon Z

Tous les Nikon connus (avril 2021) permettent d’utiliser un objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon Z, ils sont compatibles AI ou AI-S. Il faudra donc procéder de la même façon que pour les reflex compatibles.

Objectif Nikon AI ou AI-S sur un hybride Nikon, en conclusion

Les objectifs AI ou AI-S restent totalement utilisables en numérique, que ce soit sur des reflex ou des hybrides Nikon. Il ne faut pas leur demander la lune au risque d’être déçu : certains objectifs légendaires en argentique ne sont plus au niveau de leur réputation en numérique, et n’auront pas eu besoin d’attendre d’être utilisés sur des boîtiers très pixelisés pour montrer leurs limites.

D’autres ont eu plus de chance et n’ont pas ou peu perdu de leur superbe. Ce sont ces modèles qu’il faudra rechercher et utiliser en priorité (voir les occasions revendeurs par exemple), afin de profiter de leurs qualités et de leur rendu, souvent différent des productions actuelles, et accepter de prendre son temps pour profiter du charme désuet qui consiste à effectuer la mise au point à la main.

Sachez enfin que si vous voulez utiliser d’autres marques d’objectifs non compatibles Nikon sur un hybride Nikon Z ou un reflex numérique, il vous suffit de vous procurer une bague, vous trouverez des références en suivant le lien ci-dessous.

Toutes les bagues pour les autres marques d’objectifs


DxO PureRAW : le pré-traitement au secours du bruit numérique et des défauts optiques ?

DxO, l’éditeur de logiciels de gestion d’images français, annonce DxO PureRAW, un nouveau logiciel de pré-traitement photo dont le but est de supprimer le bruit numérique, les aberrations chromatiques, le vignetage, la distorsion et le manque de piqué de vos fichiers RAW avant même de commencer à les traiter.

Note : DxO PureRAW 3 est désormais disponible, plus d’infos ici.

DxO PureRAW : le pré-traitement au secours du bruit numérique et des défauts optiques ?

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DxO PureRAW : le pré-traitement, de quoi s’agit-il ?

Le post-traitement, vous connaissez. Il s’agit de sélectionner vos fichiers RAW qui le méritent après (« post-) la prise de vue puis de les traiter (-traitement ») à l’aide d’un logiciel de développement RAW.

Grâce à ces opérations, vous ajustez les tons, les couleurs, vous faites des retouches locales si nécessaire, puis vous réduisez le bruit numérique si la sensibilité ISO à la prise de vue était élevée. Vous pouvez aussi réduire les aberrations chromatiques et réduire les défauts optiques, dont le vignettage de l’objectif.

Autant d’opérations à enchaîner pour obtenir la meilleure qualité d’image possible si c’est votre envie. Bien souvent, vous ne savez pas dans quel ordre effectuer ces traitements, vous les faites un peu avant, un peu après.

Les équipes de DxO qui proposent déjà DxO PhotoLab 4 se sont penchées sur ces opérations qui supposent des compétences expertes et une bonne compréhension de ce qu’est le post-traitement. L’idée initiale était de proposer quelque chose de plus simple et plus efficace.

DxO PureRAW est né de cette réflexion : pourquoi ajuster les corrections en cours de post-traitement, ou à la fin, le faire étapes par étapes, alors qu’il suffirait de disposer du meilleur fichier possible avant même de commencer le traitement pour éviter de voir procéder à ces ajustements.

DxO PureRAW principe de fonctionnement

DxO a conçu DxO PureRAW pour vous permettre d’appliquer automatiquement toutes les corrections possibles sur vos fichiers RAW, en tenant compte pour chaque photo du trio boîtier-objectif-sensibilité. La gigantesque base de données DxO est ainsi mise à profit pour vous permettre de :

  • désigner un ou plusieurs fichiers RAW à traiter,
  • les faire glisser depuis un dossier sur votre ordinateur (ou depuis Lightroom Classic ou Photoshop) vers DxO PureRAW,
  • lancer l’opération de traitement automatique,
  • récupérer vos fichiers traités, au format DNG linéaire, pour passer au post-traitement dans votre logiciel habituel.

Les deux principaux avantages de DxO PureRAW sont de vous éviter de devoir choisir entre la suppression du bruit ou la préservation des détails, et de ne rien perdre des capacités de traitement en RAW puisque le format DNG linéaire est assimilable à un RAW.

Exemple de traitement DxoPureRAW Nikon D850

Nikon D850 + AF-S NIKKOR 600 mm f/4 – ISO 11400
à gauche photo traitée dans Lightroom Classic
à droite passage préalable dans DxO PureRAW

Le pré-traitement DxO PureRAW, comment ça marche ?

Sans grande surprise DxO PureRAW tire profit des capacités de l’Intelligence Artificielle DxO déjà utilisée dans DxO PhotoLab 4.

Le module DxO DeepPRIME, basé sur un réseau neuronal et la technologie IA Deep Learning, assure la réduction du bruit tout en préservant les détails de vos images. DxO DeepPRIME est capable d’assurer le dématriçage des RAW et la réduction du bruit de façon simultanée, alors qu’il vous faut faire un choix avec d’autres logiciels : préservation des détails ou réduction du bruit. Le résultat est bluffant, surtout sur des RAW issus de boîtiers anciens.

DxO PureRAW réduction du bruit et amélioration de la qualité d'image

Nikon D 70 + NIKKOR AF 50 mm f/1.8 – ISO 800
à gauche fichier traité dans Lightroom Classic
à droite passage préalable dans DxO PureRAW

En matière de correction des aberrations optiques et chromatiques, DxO PureRAW s’appuie sur les tests effectués par DxO sur des millions d’images depuis 15 ans.

Chaque photo est analysée, le couple boitier-objectif identifié, les données de prises de vue prises en compte, le logiciel peut alors traiter le fichier pour appliquer de façon automatique les meilleures corrections :

  • distorsion,
  • vignetage,
  • aberrations chromatiques,
  • manque de piqué.

Parmi les opérations effectuées sur vos fichiers, DxO PureRAW est capable d’identifier les plans hors mise au point ainsi que les aplats du grain parasite, de les nettoyer afin de vous offrir un effet bokeh optimum.

Intégration Photoshop et Lightroom Classic

DxO PureRAW fenêtre principale

Intégration DxO PureRAW – Lightroom Classic / Photoshop CC

Les utilisateurs des logiciels Adobe Photoshop CC et Lightroom Classic disposent de fonctions intégrées leur permettant de :

  • cataloguer leurs fichiers RAW dans Lightroom Classic ou Bridge,
  • les envoyer par un simple glisser-déposer dans DxO PureRAW (MacOS uniquement dans la première version),
  • choisir le niveau de débruitage et le dossier de destination,
  • les récupérer automatiquement dans le module d’importation Lightroom Classic ou dans Camera Raw pour Photoshop CC.

Afin d’assurer la meilleure interopérabilité possible avec les logiciels Adobe, DxO utilise les métadonnées XMP (contenues dans les fichiers du même nom) pour indiquer à l’algorithme d’Adobe Camera Raw qu’il ne doit pas procéder aux opérations de réduction du bruit et de correction des défauts optiques puisqu’elles sont déjà intégrées dans le DNG linéaire produit par DxO PureRAW.

Vous n’avez rien d’autre à faire, aucun curseur à manipuler, toutes les opérations sont automatiques.

Options de traitement de DxO PureRAW

Si vous utilisez un autre logiciel, il vous suffit de choisir un dossier contenant vos fichiers RAW, de sélectionner les photos concernées ou tout le dossier, puis de glisser cette sélection dans la fenêtre unique de DxO PureRAW.

Vous récupérez en fin de traitement les fichiers convertis en DNG linaire, prêts à être traités dans votre logiciel habituel.

A qui s’adresse DxO PureRAW ?

DxO PureRAW s’adresse en priorité aux photographes désireux de disposer de la meilleure qualité d’image possible à partir de leurs fichiers RAW, sans avoir besoin de changer de logiciel de post-traitement. DxO PureRAW intervient en amont.

Il s’adresse aussi aux utilisateurs de logiciels photo dont la réduction du bruit et la correction des défauts optiques n’est pas le point fort. DxO PureRAW permet d’optimiser les fichiers avant de les ouvrir dans votre logiciel.

Exemple de traitement DxoPureRAW Nikon Z 7

Nikon Z 7 + NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S – ISO 102.400
à gauche photo avant traitement
à droite après traitement par DxO PureRAW

DxO PureRAW ne s’adresse pas aux utilisateurs de DxO PhotoLab 4 qui intègre déjà ces fonctions. DxO PureRAW ferait alors double usage.

Le logiciel s’adresse enfin aux photographes désireux de donner une seconde jeunesse à leurs fichiers RAW issus d’appareils photo anciens, des fichiers bruités ou présentant des défauts optiques visibles. Ces photos seront facilement débarrassées de leurs défauts et débruitées.

Tarif et disponibilité

DxO PureRAW pour Windows et macOS est disponible en téléchargement sur le site de DxO au tarif de lancement de 89,99 euros au lieu de 129 euros jusqu’au 31 mai 2021.

Téléchargez une version d’essai valable 30 jours

Source : DxO


Comment savoir si une photo est intéressante ou unique ?

Une de vos photos vous plaît et vous aimeriez savoir si cette photo est intéressante ? Vous voulez savoir ce que les autres pensent de cette photo ? Si vous vous trompez ou non sur son intérêt ?

Je vous présente ma méthode dans la vidéo ci-dessous. Je vous dis ce qu’est, pour moi, une photo unique. Et comment vous pouvez faire pour savoir si l’une de vos photos possède ce caractère particulier. Je vous donne d’autres pistes ci-dessous pour vous aider à comprendre ce qui fait qu’une photo est intéressante.

« On ne sait pas toujours à l’avance si l’on a choisi l’instant idéal« . C’est Steve Schapiro, photographe américain, qui mentionne cette affirmation dans un reportage qui lui est consacré. Et comme il le décrit ensuite, c’est la réponse à cette question qui détermine, pour lui, le caractère unique ou non d’une photo.

Pourquoi une photo est intéressante ou unique ?

Je vous donne ma définition d’une photo unique tout en vous encourageant à participer au débat et à laisser un commentaire pour me faire part de votre avis car il y a de nombreuses réponses possibles.

Pour moi une photo est intéressante si :

  • elle sort de l’ordinaire et fait réagir la personne qui la regarde,
  • elle provoque une émotion,
  • elle fait rire,
  • elle donne envie de s’évader,
  • vous l’enviez et vous auriez aimé la faire,

Au final c’est une photo que vous allez retenir et qui pourra intégrer votre book, votre site web, votre Best Of.

Comment savoir si une photo est intéressante ?

Règle #1 : la montrer

Pour savoir si l’une de vos photos a de quoi susciter l’admiration des autres, il faut commencer par la montrer ! Sans quoi vous n’aurez aucun retour et vous ne pourrez pas avancer.

 

J’ai pour habitude de publier des photos ainsi, à seule fin de les montrer et de voir ce qu’elles deviennent : certaines sont appréciées, d’autres non et cela me permet d’intégrer ces avis dans mon tri qui comprend d’autres critères plus personnels.

Je m’efforce toujours de montrer une photo que je trouve intéressante parmi d’autres, afin de remettre cette image dans son contexte. Une photo sortie de son contexte ne reçoit généralement pas les mêmes avis.

J’essaye aussi de montrer cette photo au plus grand nombre : ce n’est qu’en ayant de nombreux spectateurs que votre photo recueillera – ou non – des avis.

Je fais en sorte de varier les publics : certains amateurs de photos ne sont pas sensibles à tous les styles, il est important de tenir compte de tout le monde.

Enfin je fais en sorte de montrer la photo à des moments différents dans la journée comme dans l’année car là-aussi le contexte peut avoir son importance. Le support importe aussi : entre le format réduit d’Instagram et le grand tirage papier d’exposition, les avis changent !

Règle #2 : chercher les vrais avis

Un « Like » sur les réseaux sociaux n’est pas un vrai avis sur votre image. C’est un signe de complaisance, la plupart du temps, voire l’acte d’un robot et non d’un être humain (je vous dis pourquoi dans la vidéo).

Un commentaire intéressant, un avis doivent être émis par quelqu’un qui a pris de son temps pour rédiger une ou deux phrases. Et transmettre ce qu’il ressent.

Ne négligez pas ces avis, répondez et suscitez l’échange. Plus vous poserez de questions, plus vous aurez de réponses en retour et d’éléments intéressants.

Règle #3 : savoir prendre du recul

Certains commentaires sont volontairement provocateurs, non constructifs. Ils sont le fait de personnes qui ne s’intéressent pas à vous ou qui ne cherchent qu’à vous nuire pour des raisons qui les regardent (la frustration de ne pas faire aussi bien la plupart du temps).

Ne réagissez pas à ces commentaires provocateurs, leurs auteurs n’attendent que ça. Par contre prenez le temps de comprendre pourquoi ces messages ont pu être émis. Qu’est-ce qui a ainsi fait réagir ces personnes et qu’est-ce que cela vous donne comme information sur votre photo ?

Tenez compte des éléments intéressants, il y a toujours beaucoup à apprendre d’une commentaire négatif, et s’il est argumenté c’est encore mieux.

En savoir plus sur les livres montrés dans la vidéo

Les deux livres que je présente dans la vidéo sont :

A vous : pourquoi une photo est intéressante selon vous ?

Vous souhaitez réagir à cette émission vidéo ? Vous avez un avis différent du mien ? Laissez un commentaire et parlons-en !


Comment éviter les photos penchées avec un objectif grand angle ?

Vous utilisez un objectif grand angle et vous constatez que vos photos penchent trop souvent. Les arbres et poteaux ne sont pas verticaux, les images sont déformées en périphérie et vous ne comprenez pas d’où cela vient. Vous avez peut-être même essayé de redresser ces photos dans un logiciel adapté, mais le résultat ne vous convient pas.

Voici pourquoi vous avez ce problème et comment le régler en quelques secondes.

Comment éviter les photos penchées avec un objectif grand angle ?

Comment éviter les photos penchées avec un objectif grand angle ?

Un objectif grand angle est un objectif, zoom ou focale fixe, dont la focale est courte. Il est communément admis qu’un objectif est grand angle à partir de 28 mm et en dessous, par exemple 24, 20 ou 14 mm avec un boîtier plein format au capteur 24 x 36. En APS-C considérez qu’un objectif est grand angle à 18 mm et moins (16, 14 ou 10 mm).

La caractéristique d’un tel objectif est de cadrer large, l’angle de prise de vue est important et vous pouvez inclure une grande partie de la scène dans votre photo.

L’inconvénient principal d’un objectif grand angle est de déformer les perspectives s’il est mal utilisé. Cela se traduit, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, par des verticales qui penchent, vers l’intérieur ou l’extérieur de la photo.

Plus la focale est courte, plus l’effet est prononcé.

La photo est pourtant bien cadrée, l’horizon est droit, l’arbre au centre de l’image est vertical. Mais pas le lampadaire à droite ni les poteaux de la clôture à gauche.

Pourquoi les photos penchent avec un grand angle

Sur cette autre photo c’est l’effet inverse, le lampadaire penche vers l’extérieur tout comme les poteaux de la clôture.

Comment avoir des photos qui ne penchent pas

Sur cette troisième photo, le lampadaire est bien vertical, les poteaux de la clôture aussi et tous les autres éléments sont bien représentés dans l’espace.

Comment éviter les photos penchées avec un objectif grand angle ?

Pourtant, entre ces trois photos je n’ai changé ni de place ni de réglage. Il ne s’est écoulé que quelques dixièmes de seconde.

Alors comment est-ce possible ?

Ce qui a changé entre ces trois photos, c’est la façon que j’ai eu de tenir mon appareil photo.

Pour éviter les photos penchées avec un objectif grand angle, tenez l’appareil photo parfaitement parallèle au sol.

L’ensemble appareil photo et objectif ne doit être orienté ni vers le haut ni vers le bas, même si cette orientation est faible.

Voici la prise en main qui a donné la première photo avec des perspectives qui partent vers l’intérieur (le résultat apparaît en superposition). L’appareil photo penche vers le haut.

Comment tenir un appareil photo pour faire des photos droites

Voici la tenue en main qui a donné la seconde photo avec des perspectives qui partent vers l’extérieur. L’appareil photo penche vers le bas, moins que sur la photo précédente mais suffisamment pour provoquer un effet indésirable :

Comment tenir un appareil photo pour faire des photos droites

Voici enfin la bonne prise en main, qui vous donne une photo sans que les perspectives ne penchent d’un côté ou de l’autre. L’appareil photo est parallèle au sol :

Comment tenir un appareil photo pour faire des photos droites

Essayez, vous allez voir très vite la différence !

Notez que ceci est valable quelle que soit la focale, vous verrez le même effet à 50 mm toutefois les lois optiques font que les perspectives ne penchent pas autant et que sur l’image finale vous ne voyez pas de différence la plupart du temps.

Mais prenez l’habitude de tenir votre appareil photo bien parallèle au sol tout le temps, c’est préférable.

Pourquoi redresser les photos en post-traitement n’est pas la solution

Vous pourriez penser que ceci n’est pas critique car un bon logiciel de traitement photo permet de redresser les perspectives en quelques clics. C’est vrai, à un détail près qui a son importance.

Redresser les perspectives en post-traitement provoque un recadrage de la photo. Vous perdez le cadrage initial.

La photo ci-dessous est celle dont les perspectives penchent vers l’intérieur, et que j’ai redressée à l’aide de la fonction « transformation verticale » de Lightroom Classic. Afin d’éviter les bords blancs résultat de ce redressement, le logiciel a recadré la photo, je n’ai pas d’autre choix.

Remarquez la différence de cadrage illustrée par les flèches rouges sur la photo du haut, par rapport à la photo bien cadrée en dessous.

Redresser les perspectives sur une photo grand angle

photo du haut redressée et recadrée
photo du bas cadrée correctement à la prise de vue

Si vous aviez cadré un élément important au premier plan, comme l’ombre du panneau au sol ici, il disparait avec le redressement.

Sur cette dernière illustration, j’ai superposé la photo dont les perspectives penchent vers l’extérieur, une fois redressée et recadrée, à la photo « correcte ».

Les flèches vous montrent les deux zones principalement affectées par ce redressement.

Comment redresser une photo penchée

photo du haut redressée et recadrée
photo du bas cadrée correctement à la prise de vue

L’effet du recadrage se fait moins sentir mais j’ai perdu une partie intéressante de l’ombre de la grille ainsi que le sommet de l’arbre.

Pour aller plus loin

Eviter les photos penchées avec un objectif grand angle n’est pas difficile. Il vous suffit d’apprendre à bien positionner votre appareil photo avant de déclencher. Vous allez gagner du temps en post-traitement puisque vous n’aurez pas à redresser vos photos, de plus votre cadrage initial sera conservé.

Redresser les perspectives n’est pas la solution, mais cela reste une opération pertinente si une photo le nécessite. Parfois un léger redressement permet de donner une autre allure à la photo sans que le recadrage imposé ne soit gênant. Retenez donc que c’est possible.

Pour en savoir plus sur la gestion des perspectives, le recadrage et pourquoi tout cela vous arrive, lisez ce sujet complémentaire qui vous donnera encore plus d’informations précises.


52 défis photo de nature : guide d’inspiration et cahier d’exercices

La période est aux défis ! En photographie c’est aussi le cas entre les projets 365, les challenges photos et les cahiers d’exercices tels que ce 52 défis photo de nature. Vous avez envie de jouer ? Voici de quoi il s‘agit.

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52 défis photo de nature : le concept

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des précédents ouvrages de cette collection proposée par les éditions Eyrolles. Le principe est simple : vous vous procurez chez votre libraire préféré un livre qui s’avère à la fois un cahier d’exercices, un recueil de conseils et un guide pratique de photographie.

Vous êtes alors en possession d’une liste de 52 défis photo à relever dans les 52 semaines qui viennent.

Libre à vous de relever ces défis plus vite ou bien moins vite, comme de piocher dans le livre pour ne faire que les photos qui vous intéressent.

Si vous manquez d’idées en photo de nature, voici de quoi en avoir pour un bon bout de temps puisque vous pouvez bien évidemment répéter chaque exercice aussi souvent que vous le souhaitez.

Vous avez peut-être déjà relevé certains des 52 défis photo créatifs proposés par Anne-Laure Jacquart, ou certains des 52 défis Street Photography proposés par Bryan Lloyd Bucket.

Au tour de la nature de vous voir à l’œuvre ! Pensez à visiter les sites des deux auteurs, Ross Hoddinott et Ben Hall, vous en prendrez plein les yeux !

Comment relever ces défis photo ?

52 défis photo de nature : guide d'inspiration et cahier d'exercices

Il vous faut disposer du livre, pour commencer. Chaque défi se présente sous la forme d’une double page qui vous présente le sujet.

[su_frame][/su_frame]Les photos sont des exemples de ce à quoi vous devez arriver, et le paragraphe sur la page de gauche vous donne des explications sur la composition, le cadre, l’approche du sujet selon les défis.

Un encart technique vous dit ce qu’il vaut mieux utiliser pour faire les photos attendues, libre à vous d’utiliser ce que vous avez à disposition et d’être créatif.

Pour vous aider à choisir un défi adapté à vos envies et connaissances, trois symboles vous indiquent les types de tâches concernées pour chaque défi :

  • connaissance du terrain,
  • recherche,
  • créativité,
  • macro,
  • composition,
  • éclairage,
  • technique,
  • post-traitement.

Des double-pages complètent ce cahier d’explications plus détaillées et génériques, par exemple comment construire votre affût page 58.

Comment construire un affut pour la photo animalière

Vous pouvez également prendre des notes dans les encarts appropriés, une bonne façon de vous rappeler ultérieurement des réglages utilisés par exemple.

Vous l’aurez compris, l’idéal est d’avoir ce livre avec vous lorsque vous partez faire vos photos, pour disposer des bonnes infos au bon moment, comme changer de défi si les conditions du jour ne se prêtent pas à la prise de vue que vous pensiez faire.

Mon avis sur ce livre et à qui il s’adresse

52 défis photo de nature : guide d'inspiration et cahier d'exercices

Les photographes débutants comme amateurs sont souvent en manque d’idées lorsqu’ils partent faire des photos.

Si c’est votre cas, en glissant ce petit livre dans votre sac photo, vous aurez 52 belles idées à concrétiser. Peu importe les conditions du jour, vous trouverez une idée à appliquer.

Le format du livre en facilite l’utilisation. Il fait la taille d’un guide de randonnée, n’est pas trop épais bien qu’imprimé sur un papier de bonne qualité qui ne se déchirera pas à la moindre manipulation un peu hasardeuse sur le terrain.

La reliure par livrets collés vous évitera d’égarer des pages. Le tarif très abordable de 12,90 euros ne vous pénalisera pas.

Prenez ce livre pour ce qu’il est : un cahier d’exercices. Vous y trouverez des conseils pour faire de bonnes photos nature, mais il n’a pas pour vocation d’être un ouvrage de référence sur le sujet non plus.

Si vous êtes plus expert, vous prendrez plaisir à relever les défis en variant les cadrages, compositions et prises de vue tout en mettant votre style en avant.

Ces 52 défis photo de nature sont une belle idée pour passer de bons moments dans la nature, seul ou entre amis photographes. Pourquoi ne pas relever le même défi à plusieurs et comparer le résultat en fin de journée ?

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La technique, les anciens boîtiers, les objectifs et … La Lettre

Un lecteur m’a écrit ceci récemment à propos de La Lettre :

« J’aime beaucoup votre Lettre du dimanche, vous parlez plus de technique sur les appareils et les optiques.
Petit regret, vous parlez de moins en moins des anciens boîtiers ou optiques FX ou D850 et les autres. »

La Lettre photographie de Jean-Christophe Dichant

Qu’est-ce que La Lettre ?

Vous avez une passion pour la photographie.
Mais vous avez de moins en moins de temps libre dans vos journées.
Vous avez des préoccupations, un emploi du temps chargé, même les retraités me le disent !
Et pourtant vous cherchez toujours à vous tenir informé(e) de ce qu’il se passe dans le monde de la photo.
De ce qui concerne le matériel que vous avez déjà.
Ou que vous aimeriez avoir.

  • quel appareil photo choisir ?
  • quel objectif choisir ?
  • quel logiciel choisir ?

Vous vous reconnaissez ?

Vous n’avez plus le temps de lire des dizaines d’articles sur les blogs, de suivre des heures de vidéos Youtube (dont certaines en anglais), de lire des ouvrages sur la photo.

Alors j’ai décidé il y a plusieurs années déjà de faire une partie de ce travail de recherche pour vous.

Chaque semaine je passe des heures à retranscrire ce que je découvre et apprends en photographie pour vous éviter d’avoir à le faire.

Je vous envoie le résultat par mail, vous recevez ces messages si vous êtes abonné à ma liste de diffusion.

La Lettre, c’est ça.

Des emails avec des conseils pratiques qui vous évitent de passer des heures à chercher l’information.
Sans les filtres des réseaux sociaux.

Des emails que vous pouvez garder sans limite de durée.

J’envoie un eMail chaque dimanche matin depuis des années.

Mais aussi …

En complément de ces emails du dimanche, j’édite la Lettre en semaine.

C’est un moyen complémentaire de partager avec vous ma pratique, mes méthodes, mes idées.
C’est un moyen pour vous d’échanger avec moi.
Sans aucun filtre.

J’écris ces messages moi-même, rien n’est sous-traité.

J’ai des conversations fascinantes avec certains, en toute intimité. Un email entre vous et moi, pas en public.

Cela n’intéresse pas tout le monde.
Certains ne jurent que par « le matos ». Ils ne reçoivent pas cette seconde Lettre.

C’est leur choix et je le respecte.

La situation actuelle

Depuis 2020 le monde de la photo souffre (avant déjà, mais désormais c’est pire).
Les constructeurs peinent à présenter des nouveautés en raison des conditions sanitaire et économique.
Le marché s’est effondré pendant les confinements.

Avouez que vous avez souvent d’autres préoccupations que la photographie depuis quelques mois.

Il y a moins de nouveautés, chez Nikon comme chez les autres même si ça revient petit à petit (le Nikon Z 9 est officialisé).

De plus la tendance est à l’hybride, quelle que soit la marque.
Le marché du reflex est en régression, d’ici trois ans environ il devrait devenir un marché de niche comme le télémétrique ou le moyen format.

Il m’est difficile de vous envoyer un email chaque dimanche avec la liste des nouveautés de la semaine car il y en a peu.
Il m’est aussi difficile de vous parler des nouveautés reflex car il n’y en a pas.
Il m’est encore plus difficile de vous parler des nouveaux objectifs pour reflex car il n’y en a pas plus.

Les opticiens indépendants (Tamron, Sigma, Zeiss …) n’ont pas encore décidé de produire des objectifs pour les hybrides Nikon Z, je ne peux pas vous en parler non plus.

Alors j’ai pris cette décision il y a plusieurs mois.

La Lettre pour parler photographie …

… plus que matériel photo.

Plutôt que de faire du remplissage avec des sujets anciens, j’ai choisi de partager avec vous dans chacun des emails du dimanche ce que je découvre et apprends chaque jour :

  • comment mieux utiliser votre appareil photo,
  • comment mieux penser vos prises de vues,
  • comment aborder vos sujets selon leur nature,
  • comment donner à vos photos le rendu qu’elles méritent,
  • comment les classer et les trier pour ne garder que les meilleures,
  • comment les archiver pour ne plus jamais les perdre.

Cela ne veut pas dire que je ne parle plus de matériel, des reflex et objectifs plus anciens.
Cela veut dire que je parle de l’utilisation de ce matériel.
De pratique photo.
Quel que soit votre matériel, car les principes de la photographie sont communs à tous les modèles.

Je n’oublie pas …

… le matériel photo.

Chaque fois qu’une annonce m’arrive, je l’étudie, j’échange avec les intéressés, je vous envoie la synthèse.
Vous recevez ce qu’il vous faut savoir sur le matériel concerné.

Dès que ce matériel est disponible pour test, je le teste.
J’ai publié par exemple le test de chaque optique NIKKOR Z depuis le lancement de la gamme.

Je ne parle plus que des hybrides ?

Oui, parce qu’il n’y a plus d’annonces reflex, c’est une réalité.

Mais si demain Nikon annonce le Nikon D880 (c’est un exemple), j’en parlerai.
Comme je l’ai fait pour les Nikon D780 ou Nikon D6, les derniers reflex Nikon à ce jour.

L’hybride est une technologie différente, qui appelle des usages différents.
Vous êtes nombreux à m’interroger à son sujet.
Alors j’en parle.

J’ai publié plusieurs centaines de tutoriels et dossiers sur les reflex et leur utilisation depuis 2004, tous sont encore en ligne.
Publier un nouveau tutoriel sur l’autofocus ou la mesure de lumière n’aurait aucun intérêt.
Je ne peux pas réinventer la technique chaque année, elle ne change pas.

Je ne parle pas assez de « votre » boîtier ?

Utilisez la recherche sur le site et vous allez trouver les articles à son sujet.

Ce qui change par contre …

… c’est le besoin croissant que nous avons de profiter de ces instants magiques pendant lesquels nous pouvons faire des photos.

De nous évader grâce à la photographie à défaut de pouvoir voyager.
Le voyage, parfois, il est au bout de votre rue ou au fond de votre jardin.
La photographie, c’est aussi ça.

Je vous ai dit ce que je pensais, comment je vis ma passion pour la photographie.
Comment je la partage avec vous.
Vous pouvez faire de même dans les commentaires.
Je lis toutes vos réactions.

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Facet : le post-traitement dopé à l’IA

L’arrivée d’un nouveau logiciel de traitement d’images est un évènement rare dans la galaxie des outils informatiques dédiés à la photographie. Facet, dopé à l’intelligence artificielle, veut révolutionner votre façon de post-traiter vos images. Un tour d’horizon s’impose.

Facet : le post-traitement dopé à l’IA

Pourquoi parler de Facet et d’IA ?

Lorsque Jacques Croizer m’a proposé de parler de l’application web Facet qu’il venait de découvrir, j’ai dit oui tout de suite. Pas parce que cela va intéresser tout le monde et générer des millions de vues, ce n’est pas le cas.

Je l’ai fait car le logiciel est le secteur qui évolue le plus vite depuis deux ans en photographie, que l’IA (Intelligence Artificielle), trop souvent décriée, peut pourtant avoir des apports intéressants pour le photographe au-delà du seul changement de ciel.

Déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion dont un premier sujet sur l’IA, Jacques Croizer est l’auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier : «Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos ».

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A partir d’ici je lui laisse la parole.

Le post-traitement avec Facet : périmètre d’utilisation

Facet veut accélérer le traitement des images en exploitant des techniques d’analyse puissantes, issues de l’intelligence artificielle. Le logiciel est basé sur la reconnaissance des objets, une pratique dans laquelle excellent les algorithmes d’apprentissage profond (Deep Learning) dont nous avons parlé dans un précédent article.

Facet : le post-traitement dopé à l’IA

Facet est à ce jour un éditeur d’images en ligne, ce n’est pas un logiciel de développement. Facet ne permet que de traiter des photographies au format jpg, tif ou png. L’édition des fichiers RAW est toutefois en cours d’étude.

Comment accéder à l’application pour traiter une photo ?

Facet se présente sous la forme d’une application web, disponible sur ordinateur comme sur smartphone. Elle n’utilise que marginalement les ressources locales. C’est une bonne alternative aux logiciels plus gourmands si votre ordinateur ne dispose pas de la puissance de calcul aujourd’hui indispensable au fonctionnement fluide de nombreux logiciels de traitement d’images.

Pour lancer Facet sur un ordinateur, saisissez l’adresse de connexion dans le navigateur. L’application est compatible avec les dernières versions de Chrome, Edge, Brave et Opera sur Windows, Mac et Linux. A ce jour, elle n’est disponible qu’en anglais, mais en utilisant les capacités de traduction en temps réel des navigateurs, vous obtiendrez comme par magie une interface en français (à condition toutefois d’accepter quelques approximations linguistiques !) :

Facet : le post-traitement dopé à l’IA

Facet : page d’accueil

Facet : prise en mains

La page d’accueil propose quelques projets en exemple. Pour en créer un nouveau, c’est-à-dire télécharger l’une de vos photos sur le cloud, il suffit de la faire glisser sur la première case intitulée « nouveau projet ». Patientez un peu plus de 40 secondes avant que le transfert et le prétraitement d’une image jpg de 13 MO (6000 x 4000 pixels) ne soient terminés et que l’aventure commence.

Par pur esprit gaulois, un utilisateur familier avec les logiciels de traitement d’images passera une paire d’heures à râler qu’on n’y comprend rien… avant d’admettre que le parcours utilisateur est parfaitement fluide et l’interface bien pensée. Tout juste regrettera-t’il qu’il faille traverser l’écran à chaque changement de couche (une liste déroulante dans le cadre de droite serait la bienvenue) et que les curseurs sur les barres de défilement ne soient pas plus visibles.

L’affaire sera plus compliquée pour l’utilisateur novice. L’application est trop récente pour trouver en ligne un manuel ou un tutoriel qui vous aiderait. Les quelques pages de la rubrique d’aide ne vous seront que d’un piètre secours. Avant de vous lancer dans la manipulation des couches et des masques, vous pourrez néanmoins vous familiariser avec les réglages de base qui portent sur l’ensemble de la photo.

Facet : le post-traitement sur smartphone

Facet : réglages de base (sur smartphone)

Les réglages de base

Facet propose en premier lieu une fonction d’ajustement automatique permettant d’optimiser le rendu de l’image. Elle n’est pas contextualisée par le sujet, comme avec Luminar AI qui fait également appel à l’intelligence artificielle pour proposer plusieurs rendus selon que la photo représente un paysage, un portrait, un gros plan, …

Dans Facet, l’ajustement automatique se fait soit en mode luminosité, soit en mode couleur. Pour le tester, j’ai repris la même image que celle utilisée de l’article « Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie » », mais cette fois au format jpg :

Facet : le post-traitement sur smartphone

Jura (f/5.6 à 1/40 s) photo (C) J. Croizer

de gauche à droite et de haut en bas :
photo originale – mode luminosité – mode couleur – réglage manuel

La correction apportée par les deux modes reste mesurée. Un curseur permet d’en doser l’impact. Il est ici de 100 %, sans pour autant céder aux effets de mode qui tendent à booster à l’excès la saturation, le contraste et l’accentuation des détails, donnant des images flatteuses au premier regard, mais vite caricaturales.

Le réglage est non destructif : vous pouvez à tout moment revenir en arrière. Il est possible d’ajuster le rendu en mettant en œuvre une riche palette d’ajustements spécifiques, tels qu’on les trouve dans les principaux logiciels de traitement d’images. L’illustration ci-dessous est aussi l’occasion de témoigner des faiblesses occasionnelles de la traduction automatique par le navigateur :

Facet : menu des réglages manuels

Facet : menu des réglages manuels

Les couches intelligentes

C’est la création automatique de couches intelligentes (smart layer) qui permet à l’application de se démarquer. De quoi s’agit-il ?

A l’issue du chargement de l’image, Facet en identifie les principaux constituants et créée automatiquement pour chacun d’entre eux un calque spécifique, sur lequel il sera possible d’appliquer les précédents réglages (lumière, couleur, etc…), sans toucher au reste de l’image.

La photo précédente est ainsi décomposée en un avant-plan et un arrière-plan, mais plus étonnant, Facet reconnait également la présence d’un personnage (pourtant minuscule) et crée pour lui un calque spécifique.

Plus que de couches intelligentes, il convient ici de parler de création intelligente de couches. On se heurte aux limites de l’intelligence artificielle : sur cette image complexe, les masques d’avant et arrière-plans restent imparfaits. Considérons-les comme une première ébauche qu’il sera nécessaire d’ajuster manuellement à l’aide des outils traditionnels.  

Couche intelligente : sélection du premier plan

Couche intelligente : sélection du premier plan

Exemple de sélection intelligente

Pour aller plus loin dans le test, j’ai choisi de travailler sur une image constituée d’un oiseau perché sur une branche. Dans la version jpg délivrée par le boitier, la mésange manque de dynamique. L’isoler permettra de travailler spécifiquement sur le plumage, puis d’accentuer le contraste des couleurs avec le ciel.

Facet : le post-traitement dopé à l’IA

Mésange (f/5 à 1/3200 s) photo (C) J. Croizer

Les couches intelligentes découpent une nouvelle fois l’image entre premier-plan (l’oiseau + la branche) et arrière-plan (le ciel), auxquels s’ajoutent :

  • l’oiseau (nommé en tant que tel, mais ne subissant aucun traitement contextuel),
  • le plumage,
  • la partie grise du plumage,
  • la partie droite de la branche, bizarrement labellisée knife (couteau).

Couche intelligente : sélection du premier plan

Décomposition de l’image + masque sur l’oiseau

Cette décomposition est suffisante pour atteindre notre cible : redonner du peps à la mésange. Cependant, en regardant de plus près la sélection de l’oiseau, on s’aperçoit que les pattes n’y sont pas intégrées. Heureusement, Facet permet de retravailler le masque en utilisant les classiques outils pinceaux, lasso, sélection d’une couleur, …

Chaque méthode de sélection prend en compte un contour progressif intelligent intégré par défaut, qui reste entièrement contrôlable. Reconnaissons qu’on s’éloigne alors de l’objectif premier de Facet qui est d’accélérer le traitement des images.

Si la sélection initiale de l’oiseau reste imparfaite, elle n’a toutefois pas à rougir devant celle faite automatiquement par Photoshop (option sélection du sujet). On constate que le logiciel phare d’Adobe intègre correctement les griffes de la mésange, mais prend partiellement en compte la branche en éliminant les parties de l’écorce qui sortent de la zone de netteté.

Traitement d'une photo avec l'application web Facet

comparaison dans Photoshop : sélection du sujet

La bonne gestion de la profondeur de champ ressentie participe largement à l’émotion que dégage une photo, mais la détermination des limites de chaque sujet dans les zones floues reste un challenge difficile pour les algorithmes d’intelligence artificielle.

L’optimisation des contours progressifs superposés dans les différentes couches de l’image permet d’apporter un premier élément de réponse.

Compatibilité logicielle

Au-delà des classiques exportations au format jpg et png, Facet permet de conserver les couches intelligentes dans le format Tiff ou PSD (format natif de Photoshop). L’image matricielle reste à la même résolution que l’image d’origine.

Export Photoshop depuis Facet

Export Photoshop 

Comment ouvrir votre compte Facet ?

Facet est commercialisé sous la forme d’un abonnement Professionnel (12 dollars par mois) ou Team (25 dollars par mois), les deux permettant de créer autant de projets que souhaité. La seconde option vise plus un travail collaboratif et permet de traiter de plus gros projets.

Pour ce test j’ai utilisé la version gratuite « Starter » pour laquelle le nombre de projets est limité à 10. Les projets peuvent toutefois être effacés une fois exportés, ce qui vous permet de traiter autant d’images que vous le souhaitez. Pour accéder au niveau Starter, il suffit de s’inscrire sur une liste d’attente… et d’attendre !

Pour gagner des places dans la liste d’attente, j’ai choisi l’option qui consiste à inclure un lien vers son portfolio et répondre à un questionnaire :

  • pourquoi êtes-vous enthousiaste à l’idée de tester Facet ?
  • quel est votre rôle actuel : photographe de mode, étudiant en art, …
  • décrivez en quelques phrases une œuvre d’art visuel qui vous captive.

Le délai d’attente a été d’une semaine, mais il est appelé à s’allonger si les demandes affluent.

En conclusion

Facet présente une philosophie de retouche d’images à la fois classique et innovante.

Classique car basée sur l’utilisation des calques et des masques que l’on trouve déjà dans plusieurs logiciels de ce type. Innovante par la façon qu’a l’application d’intégrer de manière transparente pour l’utilisateur les algorithmes de reconnaissance d’objets qui ne cessent de progresser au fil du temps.

Reconnaitre un objet ne veut pourtant pas dire que l’on pourra facilement l’isoler. C’est sans doute encore aujourd’hui la limite du concept.

La formule d’abonnement intègre de nombreux services non décrits dans cet article car ils s’adressent à une clientèle professionnelle. Le test a porté sur la version Starter, gratuite à vie aux dires de l’éditeur. C’est l’occasion de garder un œil ouvert sur les améliorations qui ne manqueront pas de venir avec les progrès de l’IA.

Si la gestion du flou parait être aujourd’hui un challenge insurmontable, n’aurions-nous pas dit la même chose il y a peu de temps de la reconnaissance faciale ?

Alors… vous laisserez vous tenter par Facet ? Que ce soit oui ou non, dites-nous pourquoi !

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Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : le zoom grand angle ultime pour Nikon Z ?

Ce test Nikkor Z 14-24 mm f/2.8 S me permet de boucler la série de tests du trio de zooms pros f/2.8 pour hybrides Nikon Z.

Après avoir utilisé ce zoom sur un Nikon Z 6II pendant une semaine, je vous livre mes impressions sur cette optique grand-angle, ainsi que quelques éléments pour faire la différence avec l’excellent zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 testé précédemment.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : le zoom grand angle ultime pour Nikon Z ?

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : contexte

Disposer d’un ensemble d’objectifs couvrant la plage focale 14 à 200 mm, proposant une grande ouverture et une qualité de construction à toute épreuve est le rêve de nombreux photographes.

Chez Nikon cette plage focale est couverte par un ensemble de trois objectifs pros depuis de nombreuses années. En monture F pour reflex, le trio 14-24 mm, 24-70 mm et 70-200 mm f/2.8, dans leur version AF-S, date de 2007 avec la première version du 24-70 mm f/2.8 AF-S.

Lors de l’annonce de la gamme hybride Nikon Z, il était évident que cette combinaison de zooms serait reproduite en monture Z. Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est arrivé le premier en mars 2019, suivi du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S en janvier 2020 et du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S en septembre 2020.

En parallèle de cette gamme f/2.8, Nikon adresse les besoins des amateurs et experts moins exigeants avec une série de zooms ouvrant à f/4. Un autre trio en puissance existe donc dans la gamme avec le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S, le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S et, on peut le penser, un futur NIKKOR Z 70-200 mm f/4 S.

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

F/2.8 contre f/4, vous êtes en droit de vous poser la question : la plus grande ouverture justifie-t-elle un investissement plus important ? Entre le NIKKOR Z 14-30 f/4 S et ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, l’écart de tarif (prix public mars 2021) est de 1.350 euros.

Oui, pour le prix d’un 14-24 ouvrant à f/2.8 (2.699 euros) vous avez deux 14-30 ouvrant à f/4 (1.349 euros) ou plus probablement un 14-30 mm f/4 et un autre objectif (comme le très polyvalent NIKKOR Z 24-200 mm).

Alors ce zoom f/2.8, est-ce bien raisonnable ? Non. Et oui aussi. Tout dépend.

Parlons déjà de ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S avant d’en tirer une conclusion et de faire la comparaison qui s’impose.

Présentation

Vous pourriez penser qu’un zoom pro pour le format 24 x 36, ouvrant à f/2.8, c’est gros et lourd. Si les optiques pour le plein format ne peuvent avoir la compacité des optiques pour l’APS-C, Nikon a réussi son pari en donnant des mensurations raisonnables à son zoom grand angle pro. 

Celui-ci se différencie du 14-30 mm par son profil en V dû à sa lentille frontale de plus grand diamètre. Notez que celle-ci est presque plane et que l’objectif permet le montage de filtres, ce que le zoom AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED en monture F ne permet pas. Les paysagistes apprécieront.

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, s’il reprend le design sobre de la gamme NIKKOR Z, s’enrichit d’une touche L-Fn personnalisable, d’un écran de contrôle OLED (comme ses deux frères de gamme f/2.8) et de trois bagues (multifonction, zoom, mise au point) quand le modèle f/4 n’en compte que deux. Pouvoir ajuster la mise au point à l’aide d’une bague dédiée en vous aidant de la loupe dans le viseur est un avantage que ne permet donc pas le 14-30 (sauf à sacrifier le réglage de la bague multifonctions).

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S

Monté sur un Nikon Z 6II (ou Z 7II), l’objectif ne fait pas « immense », il mesure pourtant 40 mm de plus que le 14-30 (124,5 mm au lieu de 85 mm). Son diamètre s’avère être le même (88,5 mm vs. 89 sur le 14-30).

Enfin, parce que votre dos vous le demande, sachez que ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S ne pèse « que » 165 grammes de plus que le 14-30 mm (650 gr. vs 485). Les longues randonnées en montagne vont être plus agréables qu’avec l’AF-S Nikon 14-24 mm f/2.8 pour reflex dont les mensurations (131,5 mm de long, 98 mm de diamètre et 1000 gr.) le feraient presque passer pour une enclume !

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED

À qui se destine ce zoom 14-24 mm ?

La plage focale 14-24 mm intéresse les photographes recherchant un zoom grand angle polyvalent, capable de photographier des paysages, des bâtiments de grande taille, des groupes, des reportages. Comme le 24-70 alors ?

Oui, de par le côté polyvalent de l’objectif, sa construction robuste et ses performances optiques.

Non, car un 14 mm ne s’utilise pas comme un 24 mm. Les adeptes de l’ultra grand angle le savent, il faut être précautionneux à la prise de vue pour éviter les perspectives fuyantes, les premiers plans vides de toute présence, les ciels omniprésents, les horizons penchés et la sous-exposition fréquente des premiers plans quand le ciel est lumineux.

Acquérir le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S vous évitera d’investir dans le duo 20 mm + 24 mm (2.278 euros, en attendant un possible NIKKOR Z 14 mm) bien que ces derniers ouvrent à f/1.8.

Qualité de construction

Je ne serai pas très original en disant que ce zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S respire la bonne mécanique. Des bagues fermes mais pas trop, silencieuses (pour la vidéo), une étanchéité par joints partout où l’humidité et les poussières peuvent pénétrer, une absence totale de jeu au niveau de la monture comme des trois bagues, une lentille frontale protégée et quasi plane.

C’est du Nikon Pro comme on l’aime (et pour le tarif, c’est mieux).

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

La finition de cette gamme NIKKOR Z s’adapte à merveille à celle des boîtiers, la disparition des filets dorés n’est pas pour me déplaire et l’absence de toute texture sur le fût rend l’optique très sobre. Les goûts et les couleurs me direz-vous, mais j’aime cette sobriété.

La présence de la touche L-Fn (Lens Function) vous permet de personnaliser l’objectif en fonction de vos habitudes. Cette touche est idéalement positionnée pour être manœuvrée par le pouce gauche tandis que la paume de la même main supporte l’objectif.

Vous pourrez lui attribuer une des fonctions disponibles comme le mode de mesure, le bracketing, le verrouillage de l’exposition, le zoom électronique (pratique en mise au point manuelle).

La bague arrière, la plus fine, personnalisable, se paramètre de la même façon, je lui attribue la correction d’exposition par défaut comme pour toutes les optiques Z que j’utilise.

Pont à l'anglais - Vitry sur Seine

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 400 – 1/320 ème – f/16

Côté pare-soleils et filtres, c’est la fête puisque Nikon livre deux ensembles de pare-soleils et bouchons.

Le premier consiste en un pare-soleil de taille réduite Nikon HB-96 au revêtement interne en velours, avec son bouchon d’objectif Nikon LC-Z1424.

Le second consiste en un pare-soleil Nikon HB-97 dont la particularité est de permettre l’utilisation de filtres à vis de 112 mm. Par rapport au modèle AF-S pour reflex, l’utilisation des filtres est ainsi grandement facilitée. Le bouchon est l’énorme Nikon LC-K104.

Test NIKKOR Z 14-24 mm : Prise en main et ergonomie

Ce zoom tient bien en main, une fois calé dans la paume de votre main gauche il ne bouge plus et l’ensemble boîtier + objectif est très équilibré. Le poids contenu facilite le transport au bout du bras, je l’ai eu en main pendant trois heures lors d’une longue balade photo sans ressentir la moindre gène.

Si les deux bagues de zoom et de mise au point tombent bien sous les doigts, je ferais la même remarque que pour le 24-70 mm f/2.8 (et d’autres optiques Z), la bague multifonctions reste très proche de la monture et très souple. Trop, dans les deux cas. Elle tourne aisément lorsque je range le boîtier dans mon sac, et il me faut être très réactif pour recaler l’exposition à la volée puisque j’ai attribué la correction d’exposition à cette bague.

Cet inconvénient est certes compensé par le fait que je vois immédiatement la mauvaise exposition dans le viseur électronique, mais plus de fermeté pour cette bague ne serait pas pour me déplaire.

L’écran OLED de l’objectif autorise au choix l’affichage de la focale, de l’ouverture ou de la distance de mise au point. Ce rappel peut s’avérer pratique de nuit sur un Nikon Z 5 qui ne possède pas d’écran supérieur, ou si vous avez du mal à évaluer la distance de mise au point. Il ne s’avère toutefois pas indispensable, j’avoue ne pas l’avoir regardé au-delà des manipulations habituelles liées à ce test. 

Si vous trouvez cet écran trop peu lumineux, un appui long sur la touche DISP vous permet d’en régler la luminosité comme de l’éteindre, choisissez les mesures en pieds pour afficher la distance de mise au point dans cette unité plutôt qu’en mètre si c’est votre envie.

affichage de la distance de mise au point sur l'écran OLED du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

affichage de la distance de mise au point sur l’écran OLED du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Mise au point

Bonne nouvelle pour les adeptes des sujets rapprochés, la distance minimale de mise au point de ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S est de 28 cm pour toutes les focales. C’est la même valeur que pour le 14-30 mm, la version AF-S pour reflex est aussi calée à 28 cm mais sur la plage focale 18-24 mm uniquement. Avantage aux NIKKOR Z donc.

L’autofocus quant à lui reste aussi silencieux que sur les autres zooms NIKKOR Z, je n’ai constaté aucune erreur de mise au point lors du test, elle est rapide, précise et stable. Pouvoir positionner un collimateur sur l’ensemble du champ via le joystick ou un bref appui sur l’écran arrière est un avantage indéniable avec de telles focales. Les sujets très proches en bordure du cadre demandent une mise au point précise même si la grande profondeur de champ des courtes focales pourrait laisser penser le contraire.

En mode de suivi automatique, ce zoom se comporte très bien aussi, aidé il faut dire par une plage focale moins exigeante que celle du NIKKOR Z 70-200 mm f:2.8 S par exemple. Ouvrez à f/11 et à partir de quelques mètres « c’est net partout ».

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 1300 – 1/320 ème – f/16

Stabilisation

Ce zoom grand angle n’est pas stabilisé mais les Nikon Z plein format auxquels cette optique est destinée le sont. « Oui mais le 70-200 mm f/2.8 est stabilisé lui … » diront ceux qui ne jurent que par la stabilisation sur l’optique. C’est vrai mais avouez qu’à 200 mm le risque de flou de bougé n’est pas le même qu’à 14 ou 24 mm. De plus la très bonne montée en sensibilité des capteurs Z 6II, Z 7II et bientôt Nikon Z 9 évite de recourir à des temps de pose trop longs.

Stabiliser cette optique n’aurait donc eu comme conséquence que de l’alourdir et d’en augmenter le tarif qui est bien assez élevé comme ça.

Comme je l’ai déjà constaté avec d’autres zooms de la gamme NIKKOR Z, la stabilisation du capteur apporte une souplesse étonnante en basse lumière. Avec la même plage focale et un temps de pose long sur un reflex dont le miroir claque au déclenchement, le flou de bougé vous guette. Sur un hybride stabilisé, aucune question à vous poser. Ce zoom permet de descendre à 1/4 de seconde à main levée avec les précautions d’usage pour tenir le boîtier.

Stabilisation NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/4 sec. – f/20

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

J’utilise un Nikon Z 6II au quotidien et c’est sur ce boîtier de 24 Mp que j’ai fait ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S. Sachez que comme pour chaque objectif NIKKOR Z, les opticiens Nikon ont utilisé les capacités de communication entre le boîtier et l’objectif pour compléter par une correction logicielle les imperfections inévitables du système optique.

Cette correction logicielle est appliquée par le boîtier sur le JPG, à la prise de vue, et par le logiciel de traitement RAW au post-traitement (Nikon NX Studio ou les logiciels experts courants).

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/4.000 ème – f/2.8

Attention : n’allez pas penser pour autant que vous achetez un cul de bouteille corrigé par un algorithme logiciel, nous sommes ici en présence d’une optique dont les qualités optiques pures sont de très haut niveau. Le surplus de correction apporté par le logiciel interne permet de pousser un cran plus loin la qualité d’image, et surtout d’adapter la correction en fonction du boîtier et des réglages de prise de vue (focale, ouverture). Pour le prix (je me répète), il est rassurant de savoir que la formule optique excelle et que le logiciel ne fait pas tout.

Le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S est très bon. Excellent même. Partout. A toutes les focales. Même dès f/2,8. Du centre au bord.

Bis repetita après ce qui a été dit à propos du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S. Il en devient difficile de trouver des défauts à ces objectifs et ce type de test atteint ses limites.

Ce zoom vous donnera de très bons résultats dès f/2.8, ils seront encore meilleurs à partir de f/4 pour atteindre des valeurs impressionnantes entre f/8 et f/11. Les plus difficiles prendront leur loupe pour chercher les défauts sur un tirage grand format, et bien qu’ils en trouvent toujours, il faudra bien chercher.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/2.500 ème – f/2.8

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 640 – 1/320 ème – f/22

Performances optiques : déformation et vignettage

La déformation d’image et la distorsion sur un grand angle sont monnaie courante. Ces courtes focales déforment souvent les images en périphérie, les distordent aussi parfois.

Avec ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, une déformation en barillet est visible à 14 mm, elle disparait quasiment à 16 mm et à partir de 20 mm on n’en parle plus. Quelle que soit l’ouverture, même à f/2.8, cette optique est donc déjà très bonne sans aucune correction logicielle. C’est une première performance.

Si de plus vous prenez la peine d’activer la correction d’objectif dans votre logiciel photo (elle l’est par défaut dans certains dont Lightroom), cette correction que Nikon calcule pour vous et associe aux fichiers RAW, alors oubliez la déformation d’image dès 14 mm. C’est quasi parfait et seul un passage au banc optique permettra de trouver un défaut à cette optique dans ces conditions.

Les fichiers JPG tiennent compte de cette correction logicielle, si vous préférez ajuster le résultat manuellement préférez le RAW au JPG.

Rebelote avec le vignettage, visible à f/2.8 et 14 mm sans correction, il disparaît totalement dès f/5.6. La correction logicielle fait là-aussi son travail en supprimant tout vignettage dès f/2.8, le résultat est harmonieux avec une périphérie d’image qui ne souffre d’aucune différence de tonalité dans ces conditions.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 360 – 1/320 ème – f/16

Performances optiques : aberrations chromatiques et rendu des couleurs

C’était déjà le cas sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, c’est la même chose ici : aberrations chromatiques ? Nada. Rien.

La performance est telle que j’ai du fouiller mes images pour tenter de trouver un début de quelque chose qui pourrait ressembler à une aberration pour vous dire que quand même, sous certaines conditions, on pourrait peut-être dire que … Mais non. C’est désespérant, je n’ai rien trouvé sur les JPG comme sur les NEF.

Un mot de plus pour vous parler du flare. Cet effet disgracieux avec certaines optiques est ici géré de main de maîtres (opticiens) et je ne saurais dire si c’est le traitement Arneo, ou le nanocrystal, ou la formule optique, ou un peu des trois. Le résultat c’est que vous allez courir après les effets du soleil dans les branches parce que … c’est beau.

Sachez que je suis joueur, j’ai pris ces photos sans pare-soleil, je vous laisse mettre le vôtre et en profiter encore un peu plus.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 360 – 1/320 ème – f/11

Le rendu des couleurs est en phase avec ce que l’on connaît de cette gamme NIKKOR Z, un rendu neutre, des jaunes bien moins présents que ce que j’obtenais avec la gamme reflex (mais pas avec le même boîtier). La colorimétrie de ces images est bien sûr fonction du Picture Control que vous allez utiliser, en JPG comme en NEF au post-traitement, mais soyez assurer que vous n’aurez pas à basculer dans l’onglet Couleurs de votre logiciel pour supprimer les dominantes.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/800 ème – f/8

En photo urbaine j’apprécie un rendu neutre dans les ombres, je n’ai ainsi pas à traiter ces zones. Ce zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S réussit à garder leur neutralité de teinte aux zones sombres alors qu’une grande zone de la photo présente une forte dominante (le bleu du ciel par exemple).

Franchement, et avec un brin d’attachement pour cette gamme, je ne le nie pas, c’est beau, c’est bon et ça fait plaisir.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 22 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/8

Rendu optique : profondeur de champ

Certes, une faible profondeur de champ à 14 ou 20 mm pour photographier des paysages n’est pas votre envie première. Vous voulez que tout soit net. Mais tout le monde n’utilise pas un tel zoom que pour le paysage. C’est mon cas, et j’apprécie de pouvoir jouer sur l’ouverture, même à 14 mm, pour bénéficier d’un joli flou d’arrière-plan. Je n’ai pas été déçu.

Quelle que soit la focale, non seulement le flou est agréable et délicat, mais il apparaît de plus avec une très belle progressivité, sans montrer de cassure franche entre les zones nettes et les zones moins nettes. Le diaphragme circulaire électro-magnétique à neuf lamelles (sept sur le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S) participe au résultat.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/5.000 ème – f/2.8

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S peut vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un grand angle polyvalent, lumineux, avec des performances élevées,
  • vous tenez à disposer d’un zoom f/2.8 parce que le trio f/2.8 et vous, ça ne fait qu’un,
  • vous êtes frustré par l’absence de bague de mise au point sur le NIKKOR Z  14-30 mm f/4 S,
  • vous voulez personnaliser autant que faire se peut votre objectif,
  • vous voulez alléger votre ensemble reflex FX + 14-24 mm f/2,8 AF-S et gagner en qualité d’image et en encombrement,
  • vous voulez utiliser des filtres sans être bloqué par la lentille frontale bombée du modèle AF-S pour reflex (avec bague FTZ),
  • vous désirez un zoom grand angle compact Nikon moins encombrant que la version en monture F couplé à la bague FTZ,
  • vous n’êtes pas attiré par les focales 28 et 30 mm (ou vous avez déjà un 24-70 mm f/2.8 pour cela),
  • vous pratiquez la photographie en faible lumière et avez besoin du surcroît de luminosité d’un f/2,8.

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S va moins vous intéresser si :

  • 2.699 euros ça se justifie par le plaisir de photographier (qui n’a pas de prix) ou par des commandes, et vous avez beaucoup moins des deux depuis quelques mois,
  • vous continuez à utiliser un reflex en parallèle de votre hybride et la version à monture F est compatible avec les deux,
  • vous pensez que le mieux est l’ennemi du bien, et que le 14-30 f/4 est loin de démériter face à ce f/2.8.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 320 – 1/320 ème – f/16

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S : ma conclusion

Les tests se suivent et se ressemblent dans cette gamme NIKKOR Z et je vous avoue qu’il faut aller chercher les détails tellement loin pour mettre un point particulier en avant que l’exercice devient difficile.

C’est bon, très bon, très très bon. Et ce n’est pas le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S qui devrait faire l’objet du prochain test qui va remettre cela en cause. Alors quelle conclusion tirer d’un tel test, effectué « dans les conditions du direct », sans mur de brique ni passage au banc ?

La conclusion qui s’impose est que ce zoom grand angle est encore supérieur au 14-30 mm f/4 déjà excellent.

Le zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S est au niveau du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, et ce n’est pas rien.

Ce zoom grand angle f/2,8 peut vous inciter à lui seul à passer à l’hybride si vous êtes adepte de la photographie de paysage.

Sa conception optique est exceptionnelle (piqué, absence d’aberrations chromatiques, colorimétrie, traitement contre le flare, conception de la lentille frontale). Sa conception mécanique est du même niveau, c’est la force tranquille à laquelle Nikon nous a habitués depuis quelques décennies.

Enfin le plaisir que vous prendrez à le prendre en mains et l’utiliser sera sans commune mesure avec celui que vous prendriez avec un zoom pour reflex couplé à la bague FTZ.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/8

Nikon a mis les petits plats dans les grands : écran OLED, trois bagues dont une personnalisable, une touche de fonction également personnalisable et double système de pare-soleil, c’est rare !

Oui mais voilà. Le principal concurrent de ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S n’est pas à chercher dans les gammes des opticiens indépendants, inexistantes en monture Z (qu’attendent-ils ?) mais bien dans la gamme Nikon.

Il s’appelle NIKKOR Z 14-30 mm f/4 et coûte deux fois moins cher sans être à la traîne  en performances pures. Seule l’ergonomie est en retrait.

Il vous faudra donc accepter de débourser près de 1.350 euros supplémentaires pour profiter de ce f/2.8 et ce n’est pas rien. L’écart est encore plus grand qu’entre les NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et f/4 (1.200 euros) bien différents en taille et encombrement par contre.

Je conclurai donc ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S en vous disant que si vous cherchez le meilleur zoom grand angle pour Nikon Z du moment, le plus capable et ergonomique, Nikon l’a fait. Quant à moi je vais rendre avec regret mon exemplaire de test …

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique


Luminar AI Update 2 : performances, filigranes, ciels, reflets, en progrès !

Skylum présente Luminar AI Update 2, la version 1.2 de son logiciel photo. Luminar AI utilise l’intelligence artificielle pour vous aider à obtenir un résultat rapide et satisfaisant si vous ne voulez pas passer des heures à traiter vos photos.

Cette mise à jour gratuite ne manque pas d’intérêt car elle apporte de meilleures performances, une gestion intégrée des filigranes qui manquait vraiment à la première version et un outil de traitement des ciels enrichi de nombreuses fonctions dont la gestion des reflets.

Présentation de Luminar AI Update 2

10 EUR de réduction sur Luminar AI et les ressources additionnelles avec le code nikonpassion21

Luminar AI Update 2 : contexte

Vous l’aurez compris en lisant plusieurs articles récents, l’intelligence artificielle gagne du terrain dans le monde de l’édition logicielle. DxO dans Photolab 4, Adobe dans Lightroom et Photoshop, Skylum dans Luminar pour ne citer que ceux-là introduisent petit à petit des briques d’IA. Ces fonctions permettent d’offrir des traitements qui prendraient beaucoup de temps ou ne seraient pas possibles sans l’IA.

Dans ce qui s’annonce comme la prochaine bataille rangée chez les éditeurs, Skylum a pris une longueur d’avance avec Luminar 4 qui utilisait déjà des outils à base d’IA. En introduisant Luminar AI fin 2020, Skylum a renversé la tendance : l’intelligence artificielle pilote la plupart des traitements, elle occupe une place centrale dans le logiciel. Les outils à base d’IA évitent le recours aux calques, complexes à manipuler, bien moins souples à l’usage.

Prévisualisation des ciels dans Luminar AI Update 2

Prévisualisation des ciels dans Luminar AI Update 2

« Hérésie ! », « Scandale ! » et autres « ce n’est plus de la photo !! » n’ont pas manqué de fleurir sur les sites parlant de Luminar AI. Nombreux sont les photographes qui ont pris cela comme un non sens, sans bien comprendre le positionnement de ces outils.

Luminar AI n’est pas un logiciel de post-traitement classique. Il ne cherche pas à concurrencer Lightroom, Photolab ou autre Darktable. Il adresse les besoins de quiconque souhaite obtenir un résultat rapide, répondant à un usage précis, sans devoir passer des semaines à apprendre l’utilisation d’un logiciel expert.

Luminar AI propose et vous disposez. Le résultat proposé par l’IA vous convient ? Vous le validez. Il ne vous convient pas ? Vous l’ajustez pour obtenir le rendu souhaité.

Dans le monde de la photographie amateur, Luminar AI répond à cette question : « quel rendu pourrais-je donner à ma photo pour qu’elle soit plus agréable, je n’en ai aucune idée ? ».

Avec cette mise à jour Luminar AI Update 2, Skylum a voulu aller encore plus loin en matière de gestion des ciels. Au passage, c’est un pied de nez à Adobe permettant de montrer à l’éditeur américain que le traitement des ciels piloté par l’IA, c’est chez Skylum que ça se passe, Photoshop reste en retrait à ce jour.

Exemple de traitement photo dans Luminar AI

exemple de traitement photo assisté par l’IA dans Luminar
temps de traitement : environ 2 minutes
modèle Mey-Lynn – photo JC Dichant

Des performances améliorées

L’intelligence artificielle implémentée dans Luminar AI utilise le moteur d’intelligence artificielle local de Windows 10 ou MacOS.  C’est donc votre ordinateur qui va fournir au logiciel toute sa puissance pour accélérer les traitements, sans que le logiciel n’ait besoin de faire appel à un service externe. Ceci consisterait à envoyer votre photo dans le cloud pour la traiter avant de la récupérer, c’est la mise en œuvre faite dans Photoshop par exemple et ça ne plaît pas à tout le monde.

La conséquence est que votre ordinateur doit être assez musclé, et à jour, pour que Luminar AI fonctionne à la bonne vitesse. Skylum est conscient des problématiques de performances et optimise son logiciel à chaque nouvelle version. La version de présérie que j’utilise depuis plusieurs jours, bien que non finalisée, s’avère plus réactive que ne l’était la première version, sur le même ordinateur. Le fonctionnement est plus fluide, le passage d’un module à l’autre plus rapide. Par rapport à Luminar 4, c’est le jour et la nuit.

Ciel AI : la gestion des ciels et des reflets

Avec cette mise à jour, Luminar AI vous permet non seulement de remplacer un ciel de façon plus agréable grâce à l’aperçu des ciels disponibles, mais aussi de jouer avec les reflets. Dès lors que votre photo montre de l’eau (mer, rivière, lac, piscine), Luminar AI vous permet d’ajouter le reflet du ciel dans l’eau.

Luminar AI Update 2 : remplacement du ciel - avant

Luminar AI Update 2 : remplacement du ciel – avant

Luminar AI Update 2 : remplacement du ciel et ajout de reflets - après

Luminar AI Update 2 : remplacement du ciel et ajout de reflets – après

L’outil Ciel AI optimise la luminosité de la scène de façon à générer des reflets les plus naturels possibles, vous pouvez ajuster de façon différenciée la saturation et la luminosité.

Cet outil permet aussi d’ajuster la lumière d’un portrait réalisé sur fond de paysage mêlant ciel et eau, pour produire des images qui auraient nécessité un éclairage artificiel (flashs, projecteurs) si elles avaient été prises de façon traditionnelle.

La gestion des ciels, leur remplacement, déjà bien avancée dans la première version, gagne ici la possibilité de jouer sur l’angle et la profondeur de la scène afin que la substitution soit encore plus crédible. Quiconque a déjà essayé de remplacer le ciel d’une photo dans un logiciel traditionnel sait combien c’est extrêmement complexe. Dans Luminar AI Update 2, cela vous prendre quelques secondes pour un résultat bien supérieur.

Des textures transformables

Luminar AI Update 2 met en œuvre des fonctions de manipulation des textures qui apportent beaucoup de souplesse. Autant il était complexe d’ajouter une texture puis de la positionner dans la première version, autant il est simple de le faire dans cette nouvelle version. Insérer un filigrane (signature, logo) par exemple prend désormais quelques secondes alors qu’il fallait mettre en œuvre une méthode complexe précédemment.

Ajout de texture, signature, logo dans Luminar AI Update 2

Luminar AI Update 2 : ajouter une signature, un logo
photo JC Dichant

En utilisant des fichiers PNG gérant la transparence, vous pouvez ajouter des textures à vos photos et en ajuster la visibilité. Vous pouvez aussi les redimensionner, les placer où vous voulez en quelques clics.

Une gestion des modèles optimisée

Les modèles de Luminar AI définissent le rendu final de l’image. Avec cette mise à jour Update 2, la sélection du « meilleur modèle » est améliorée, leur affichage aussi.

Gestion des modèles dans Luminar AI Update 2

La nouvelle gestion des modèles dans Luminar AI Update 2

Luminar AI Update 2 affiche désormais tous vos modèles de façon plus lisible, via les onglets « favoris », « Mes modèles », « achetés » et « anciens modèles ». Ces derniers sont hérités des Looks de Luminar 4.

Les aperçus des groupes de modèles ont la même taille, vous les discernez mieux et ils sont plus agréables à utiliser.

Nouveaux appareils photo supportés dans Luminar AI Update 2

Comme toute mise à jour logicielle, Luminar AI Update 2 supporte de nouveaux boîtiers.

  • Nikon Z 5, Z 6 II, Z 7 II
  • Canon EOS R5, EOS R6, EOS 850D, EOS-1D X Mark III (fichiers compressés avec perte)
  • Fujifilm X-S10
  • Leica M10-R, S3, SL2-S
  • Olympus E-M10 Mark IV
  • Panasonic DC-G100 / G110, DC-S5
  • Sony ILCE-7C (A7C), ILCE-7SM3 (A7S III)
  • Zeiss ZX1

Support des Nikon Z 6II et Z 7II dans Luminar AI Update 2

Cette mise à jour supporte les fichiers compressés avec perte CR3 et les fichiers compressés avec perte RAF.

Skylum s’est aussi engagé à supporter plus vite les nouveaux appareils photo, il fallait plusieurs mois précédemment, un délai bien plus long que chez les concurrents. Espérons que cette promesse soit tenue.

Mon avis sur cette mise à jour Luminar AI Update 2

Luminar AI Update 2 progresse. Le logiciel est plus réactif, l’outil Ciel AI plus complet, la gestion des modèles plus simple. La gestion des textures fait un grand pas en avant, ce qui va simplifier la gestion des signatures ou logos en particulier.

Cette mise à jour gratuite pour les utilisateurs de la première version est la version qui aurait du sortir en premier. Elle est plus aboutie, offre les fonctions manquantes de Luminar 4 dont la gestion avancée des textures et permet de profiter du logiciel pour accélérer les traitements.

Il lui manque encore des fonctions que je considère essentielles pour un usage expert, telle que la gestion des versions. Néanmoins si vous avez un usage plus amateur de votre logiciel photo, que vous préférez passer plus de temps à faire des photos qu’à les traiter, Luminar AI Update 2 pourrait bien vous satisfaire.

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