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Prix TIPA 2020 : DxO PhotoLab 3, les Nikon Z 50, D780, NIKKOR 120-300 mm et Z 58 mm f/0.95 à l’honneur

Le palmarès du Prix TIPA 2020 a mis à l’honneur la production française avec le prix du meilleur logiciel de traitement d’images pour DxO PhotoLab 3.

Nikon de son côté remporte quatre prix pour ses reflex, hybrides et objectifs, un joli tir groupé.

Prix TIPA 2020 : DxO PhotoLab 3, les Nikon Z 50, D780, NIKKOR 120-300 mm et Z 58 mm f/0.95 à l'honneur

Prix TIPA 2020

Le Prix TIPA est décerné par un ensemble de journalistes de la presse écrite, web et papier, et récompense un ensemble de produits présentés dans l’année écoulée.

Les critères de sélection annoncés vont de l’innovation à l’utilisation de technologies de pointe, en passant par le design, l’ergonomie, la simplicité d’utilisation et le rapport qualité/prix. Aucune grille de notation finale n’est toutefois officialisée pour départager les concurrents en lice.

DxO PhotoLab 3 : prix TIPA 2020 du meilleur logiciel de traitement d’images

DxO PhotoLab 3Ajustement / remplacement des couleurs TSL

la roue des couleurs de DxO PhotoLab 3

Cette année c’est le logiciel de l’éditeur français DxO qui se voit décerné le prix du meilleur logiciel de traitement d’images.

Pour le comité de sélection TIPA 2020, DxO PhotoLab 3 propose une large palette d’outils de traitement, dont la roue de couleur apparue dans cette mise à jour majeure du logiciel historique DxO (ex DxO Optics, puis PhotoLab 2).

L’outil de réparation, de même que les quelques fonctions de gestion des photos (dont la gestion des mots-clés), ont été mises en avant pour l’attribution du Prix.

L’interface du logiciel, bien qu’assez technique, est reconnue par le jury comme conviviale et accessible aux plus débutants.

DxO avait déjà remporté le Prix TIPA 2018 dans la même catégorie, PhotoLab 3 dont l’ensemble des fonctions a été modernisé et mis au niveau de la concurrence, confirme donc les choix judicieux de l’éditeur.

En savoir plus sur DxO PhotoLab 3 …

Nikon Z 50 : prix TIPA 2020 du meilleur boîtier APS-C amateur

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le Nikon Z 50 + NIKKOR Z 24-200 mm

L’hybride APS-C Nikon Z 50 reçoit le prix TIPA 2020 du meilleur boîtier APS-C amateur, reflex et hybrides confondus.

Le Z 50 est considéré par le jury comme un appareil photo idéal pour des usages amateurs et familiaux comme plus créatifs. Ses capacités de tournage vidéo ont participé à le mettre en avant dans le classement.

Le jury a reconnu les qualités de ce boîtier, de même que sa présentation avec un écran tactile inclinable (vers le bas par contre), un mode rafale à 11 vues par seconde et une bonne gestion du bruit en haute sensibilité.

Nikon D780 : prix TIPA 2020 du meilleur reflex expert

Nikon D780, présentation et prise en main

le reflex Nikon D780

Dans la lignée des reflex experts de la gamme, Nikon propose un D780 dont la fiche technique inclut bon nombre des composants de l’hybride Nikon Z 6.

Ces caractéristiques, de même que celles reprises du D750 et modernisées, ont permis au reflex expert de la gamme plein format de prendre la première classe du classement.

Pour en savoir plus sur les capacités du Nikon D780, je vous invite à (re)voir la rediffusion de ma conférence au Nikon Plaza.

AF-S NIKKOR 120-300mm f/2.8E FL ED SR VR : meilleur objectif professionnel

AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif qui en remontre aux focales fixes

l’AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR

Le Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR a été reconnu par le jury comme idéal pour les photographes de sport, de nature, d’action comme les portraitistes.

Sa construction à l’épreuve des intempéries, son système de stabilisation VR 4 stops, sa distance de mise au point de 2 mètres ont contribué à faire de ce zoom téléobjectif le lauréat du prix TIPA 2020 dans sa catégorie.

NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct : meilleur objectif à focale fixe pour hybrides

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

le NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct

L’exceptionnel et atypique NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct remporte lui le Prix du meilleur objectif à focale fixe pour hybrides.

Le Jury a mis en avant, entre autres caractéristiques, sa capacité à supprimer tout effet de flare, même à la très grande ouverture de f/0.95. La qualité d’image en conditions nocturnes, en photographie de paysage comme en astrophotographie ainsi que l’ensemble des performances impressionnantes de cette optique ont contribué à l’attribution de ce Prix 2020.

Retrouvez l’ensemble des lauréats du Prix TIPA 2020 sur le site de l’organisation TIPA.


Photographier les objets : comment faire des photos chez soi

Vous avez du temps à passer chez vous et vous ne savez pas quoi faire comme photos ? Vous n’avez rien à photographier par la fenêtre, pas de proche qui se prête au jeu du portrait ? Pourquoi ne pas tenter la photo d’objets ?

Faire des photos chez soi : les objets

Faire des photos chez soi : photographier les objets

S’il y a un sujet qui ne vous demandera ni pourquoi vous voulez le photographier, ni combien de temps cela va durer, c’est bien un objet.

Vous n’avez ni à vous presser, ni à tenir compte de la fatigue possible de l’autre, un objet ne vous coûtera qu’un minimum de précaution pour ne rien endommager.

Dans deux précédents articles, je vous ai invité à photographier un portrait en NB ou avec effet silhouette sans sortir de chez vous, cette fois je vous invite à photographier un objet.

Vous n’avez pas besoin d’accessoires onéreux, faites avec les moyens du bord. Posséder un petit coin que vous pouvez dédier à cette séance de prise de vue est toutefois un avantage, si vous pouvez vous le permettre.

Apprendre à faire des photos d’objets, outre le fait que cela occupe, vous permet aussi de mettre en valeur tout ce que vous avez à vendre : matériel photo, vêtements, chaussures, outillage, bricolage … Plus vos photos seront attirantes, plus vos annonces séduiront. Observez bien comment vous réagissez quand vous parcourez des annonces et que les photos ne mettent pas l’objet en valeur, vous passez bien vite. Ne commettez pas cette erreur quand vous êtes le vendeur.

Faire des photos chez soi : le Nikon F

Nikon D750 + AF-S NIKKOR 24-70 mm f/2.8 à 60 mm
0,4 sec. – f/16 – ISO 800

La préparation

J’ai une série de reflex argentiques Nikon dans la vitrine de mon bureau, et mon Nikon F Apollo trône en belle position sur son socle. Révisé il y a quelques années (merci Photo Suffren), en parfait état de fonctionnement, il a toujours aussi fière allure.  Alors que j’étais en train de tester un système d’éclairage, le Lumecube, j’ai choisi de photographier mon « F ». Je ne compte pas le mettre en vente, mais avoir une photo agréable n’est pas pour me déplaire.

Photographier les objets : le studio packshot

Pour réaliser cette photo, j’ai disposé le reflex sur son socle dans mon studio packshot (il me sert à réaliser les illustrations pour mes articles). Ce studio portable consiste en une valise qui se déplie pour se transformer en enceinte fermée, deux tubes couleur du jour assurant l’éclairage. Les faces internes du studio sont blanches et plusieurs caches permettent d’occulter la face avant selon mes besoins. Le mien n’est plus disponible à la vente mais vous pouvez trouver des modèles équivalents sur tous les sites de vente en ligne (par exemple ici).

Si vous ne disposez pas d’un tel studio, rien n’est perdu. Trouvez une grande feuille blanche, une nappe, un drap, tout ce qui peut se fixer aisément à l’aide de pinces à linge par exemple. Si vous avez une grande feuille de plastique souple, c’est encore mieux, plus la matière est épaisse meilleur est le rendu final.

Accrochez comme vous le pouvez cette surface qui va devenir le fond de votre « studio ».

Disposez une lampe de bureau de chaque côté de l’objet, de façon à créer un éclairage à peu près équilibré. C’est ce que j’obtiens dans le studio avec les deux tubes.

Selon le type de lampe que vous allez utiliser, LED ou halogène par exemple, vous devrez corriger la température de couleur, c’est normal. Faites vos photos au format RAW pour avoir la latitude de réglage suffisante en post-traitement.

Si vous n’avez rien de suffisamment grand sous la main, disposez l’objet face à une fenêtre et éclairez-le de telle façon que la lampe soit dirigée vers l’objet. En surexposant, vous aurez un fond (à peu près) blanc et suffisamment de détail pour donner à l’image finale un aspect satisfaisant.

Photographier les objets - la nature morte

un autre exemple d’éclairage selon la configuration dont vous disposez
la boîte à lumière à gauche peut être remplacée par une fenêtre lumineuse

Vous pouvez très bien choisir un fond d’une autre couleur, voire très coloré, ce sera encore plus facile si l’objet s’y prête. Prenez soin par contre de ne pas choisir un fond trop présent, votre objet ne serait plus suffisamment visible.

Test Lumecube, la lumière continue autonome qui tient dans votre poche

un fond de couleur, attention à ce qu’il ne soit pas trop présent sur la photo finale

Pour en savoir plus sur les possibilités offertes par ce type de prise de vue, je vous renvoie vers le tutoriel Packshot publié précédemment.

La prise de vue

Pour mettre en valeur les formes du boîtier, je l’ai photographié de biais. Ceci m’a permis de rendre le volume alors qu’une vue de face a tendance à aplanir l’objet. J’ai déplacé mon trépied de façon à ne pas avoir de reflet trop visible, le Nikon F a une surface granuleuse, c’était simple. Si vous photographiez un objet brillant, faites en sorte de ne pas avoir un reflet direct de la lampe dans l’objectif. Déplacez le trépied pour trouver la bonne position, mais ne changez pas la position de la lampe une fois l’éclairage calé.

La mise au point est faite sur la face avant de l’objectif, je tenais à ce que les mentions soient parfaitement lisibles.

La lumière apparaissant au fond de l’objectif est celle d’une petite lampe sur batterie disposée derrière l’appareil photo, et illuminant le viseur. Elle est cachée par le boîtier.

La faible ouverture f/16 m’a permis d’étendre la profondeur de champ de façon à avoir une netteté satisfaisante sur le corps du boîtier, et moindre sur les molettes supérieures.

La sensibilité de 800 ISO, que le D750 encaisse très bien, donne un temps de pose de 0,4 secondes. J’ai déclenché avec le retardateur pour éviter le flou de bougé du aux possibles vibrations du boîtier lors du déclenchement sur trépied.

Le traitement

Ce type de prise de vue impose un post-traitement approprié car vous allez devoir corriger les imperfections de votre éclairage.

Le format RAW que vous n’aurez pas manqué d’utiliser vous permet de corriger ce qui doit l’être.

Ici j’ai tout d’abord calé la balance des blancs sur celle de mon éclairage, 5000K soit l’équivalent de la lumière du jour. Si vos lampes n’ont pas la même température de couleur, ce qui est probable, utilisez la pipette de votre logiciel et positionnez là sur une zone blanche (ici l’inscription Nikon) afin de caler la balance sur la bonne valeur.

Photographier les objets : post-traitement dans Lightroom

Selon le type de lampe utilisé, vous devrez peut-être corriger une dominante de couleur, c’est le curseur de teinte qui permet cela.

J’ai ensuite surexposé l’image pour « blanchir le fond », je voulais cet aspect très blanc contrastant avec le noir du boîtier.

La qualité de l’éclairage n’étant pas idéale (ce n’est pas un éclairage de qualité professionnelle), j’ai ensuite ajusté l’exposition sur le boîtier à l’aide d’un filtre radial (dans Lightroom), puis compensé sur le bord droit pour équilibrer l’ensemble.

Un autre filtre radial m’a permis d’accentuer la netteté sur l’objectif, et de pousser légèrement les noirs pour bien mettre cette zone en valeur.

Enfin j’ai poussé de quelques points les curseurs jaune et orange afin de mettre en valeur la mention Nikon du support.

Plusieurs variantes sont possibles à partir d’une même image selon que vous souhaitez mettre en valeur une zone plutôt qu’une autre, ou selon la couleur de votre objet le cas échéant.

Photographier les objets : en conclusion

Cette photo d’illustration peut tout à fait illustrer une annonce, elle montre le Nikon F sous son plus bel angle. Le fond blanc permet de focaliser le regard du spectateur sur l’objet plutôt que sur un fond disgracieux ou trop coloré.

Cette image aurait également sa place pour illustrer un catalogue, j’ai réalisé les centaines de photos illustrant le livre de l’historien Patrice Warin sur les objets du tabac de la Grande Guerre en appliquant la même technique.

Avec un peu de patience et de multiples essais, en testant différents matériaux pour le fond et en variant les éclairages, vous pouvez arriver à un résultat similaire, même si vous n’avez pas de studio packshot. Faites appel à votre créativité pour créer un éclairage intéressant et un fond mettant en valeur vos objets, vous obtiendrez alors des images agréables.


#createyourlight : faire des photos chez soi en jouant avec la lumière

Vous êtes chez vous et vous aimeriez faire des photos, mais vous ne savez pas trop quoi faire pour sortir de l’ordinaire. Je vous ai donné quelques idées pour faire des portraits récemment, voici une nouvelle proposition qui peut vous intéresser : #createyourlight est une initiative de Nikon France pour vous aider à faire des photos inédites.

A l’initiative de la marque, plusieurs formateurs de la Nikon School et ambassadeurs vous apprennent à créer un éclairage qui mette en valeur vos sujets. Cette proposition s’adresse à tous les photographes, quel que soit votre niveau et votre matériel.

#createyourlight : faire des photos chez soi en jouant avec la lumière

#createyourlight : imaginez votre lumière pour faire des photos inédites

Rien de plus frustrant que d’être chez soi et de ne plus pouvoir faire les photos que l’on a l’habitude de faire. En tant que photographe urbain, je vous laisse imaginer comment je vis cela. Plutôt que de saisir ce qui me passe sous les yeux en ville, je suis forcé de me creuser la tête pour trouver des idées nouvelles et imaginer des photos que je n’aurais pas faites autrement. Ce qui a du bon, je développe ma créativité, et je continue à faire des photos.

La marque Nikon a toujours soutenu les photographes, qu’il s’agisse de proposer des concours, des festivals ou des formations comme le fait la Nikon School. Si vous ne pouvez pas suivre une formation parce que la période ne s’y prête pas (c’est le cas actuellement) ou que vous êtes bloqué chez vous pour une raison quelconque, il vous reste la possibilité de montrer ce que vous savez faire après avoir suivi les recommandations des formateurs et ambassadeurs de la marque (comme Little Shao).

Avec l’initiative #createyourlight, Nikon vous invite à tirer profit de tout ce que vous avez à portée de main, chez vous, pour imaginer des photos inédites. Une simple lampe, une torche LED, un flash, tout est bon pour créer un éclairage et photographier un objet ou une personne, de façon créative.

Une fois l’image faite, vous êtes invité à la partager sur le web et les réseaux sociaux, en utilisant le tag de la campagne #createyourlight pour que la photo soit vue. Si de plus vous mentionnez le compte @NikonFr sur les réseaux qui s’y prêtent, Instagram en particulier, vous pourrez, pourquoi pas, être mis en avant par la marque au travers des partages de photos, Stories, articles sur le Nikon Mag, et peut-être même lors d’une exposition qui pourrait avoir lieu dans le cadre du Nikon Plaza à Paris ultérieurement.

Les conseils du photographe Neil Freeman

A ne pas confondre avec Michael Freeman dont je vous parle souvent, le photographe Neil Freeman intervient régulièrement pour Nikon et vous parle de la photographie en contre-jour. Il vous livre quelques recettes pour faire des photos plus intéressantes dans une vidéo sous-titrée en français :

Vous êtes tenté ? Alors à vous de jouer ! Créez votre éclairage, faites des photos et partagez-les !


Faire des photos chez soi : le portrait avec effet silhouette

Vous êtes chez vous et vous cherchez quoi faire pour occuper vos journées ? Vous aimez la photographie mais vous ne pouvez pas sortir ? Voici comment faire un portrait avec effet silhouette, quels que soient votre niveau et votre équipement.

Faire des photos chez soi : le portrait avec effet silhouette

Faire des photos chez soi : le portrait avec effet silhouette

Un des avantages d’être chez soi, c’est que l’on est en général avec des proches qui connaissent notre passion pour la photo et savent se prêter au jeu quand il le faut. Mais ce n’est pas toujours le cas. Je vous le disais dans le précédent sujet (voir la photo et les explications), les ados, en particulier, n’apprécient pas toujours d’être photographiés. C’est comme ça et les forcer n’aide pas.

J’ai le même problème que vous, aussi je m’efforce de trouver des techniques d’approche qui me permettent de faire des photos sans être trop envahissant. La technique de l’effet silhouette fonctionne plutôt bien.

Faire des photos chez soi : le portrait avec effet silhouette

Nikon D3400 + AF-S NIKKOR 70-300 mm f/4.5-6.3 à 255 mm
1/250 ème de sec. – f/5 – ISO 1000

L’approche

Je n’ai que rarement réussi à obtenir un joli portrait en demandant à mes victimes de filles de poser. Elles ne veulent pas, font des mimiques, se retournent ou se sauvent bien vite. Pourtant, lorsque j’arrive à faire une photo et qu’elles la trouvent réussie, elles l’apprécient. Je n’ai donc plus trop d’états d’âmes à essayer.

Pour arriver à mes fins tout en faisant avec ces contraintes, j’utilise les mêmes techniques qu’en photo de rue. Je règle mon appareil photo au préalable, je m’approche sans trop me faire remarquer, je fais en sorte de cadrer vite et bien et je déclenche dans la foulée. Tout se joue en une fraction de seconde, c’est aussi ça la photographie.

Ici, j’ai procédé ainsi après avoir remarqué que ma fille était assise devant une grande baie vitrée bien illuminée. L’image s’est imposée à moi : en sous-exposant mon sujet, je pouvais espérer faire un portrait de profil avec un bel effet silhouette, garder du détail dans le fond et ne pas trop importuner mon ado en la photographiant de profil à distance.

Retenez aussi que l’effet silhouette masque les traits du visage, ce qui fait passer beaucoup mieux la photo auprès des plus jeunes.

Le cadrage

J’ai cherché à jouer avec le graphisme de la baie vitrée et des encadrements de carreaux, les lignes horizontales et verticales étaient intéressantes. J’ai profité également des couleurs de l’arrière-plan, une plante verte sur la droite, des décorations de Noël colorées sur la gauche.

C’est la table qui me posait problème car, cela ne se voit pas sur la photo, mais c’est une longue table et ma fille était au bout. Je ne pouvais pas cadrer serré de près avec une courte focale sans englober dans le champ des éléments périphériques qui ne m’intéressaient pas. J’ai fait le choix d’une longue focale (pour moi qui suis adepte du 35 mm !), la position 255 mm d’un zoom 70-300 mm DX monté sur un Nikon D3400.

Cette focale, couplée à une ouverture de f/5, m’a permis de jouer avec le flou d’arrière-plan. La mise au point est faite sur le sujet principal, plongé dans le noir grâce à une mesure de lumière sur le fond. J’aurais tout aussi bien pu sous-exposer volontairement mais ici ce n’était pas nécessaire, l’écart de contraste entre le fond et le sujet suffisait à générer cet effet silhouette.

Un temps de pose de 1/250 ème m’a permis de figer la position de ma fille, qui bougeait légèrement tandis qu’elle écrivait.

Au passage l’effet silhouette m’a aussi permis de masquer les quelques éléments disposés dans le plan de netteté, ils n’étaient pas intéressants visuellement .

Le traitement

J’ai appliqué un post-traitement à minima sur cette image car elle me convenait sur l’écran arrière.

Je l’ai recadrée pour éliminer une bouteille qui apparaissaient sur la partie gauche de la photo et n’était pas plaisante.

J’ai ensuite ajusté le point noir et ajouté un masque sur le bas du visage (outil Pinceau dans Lightroom) pour sous-exposer d’un Ev le visage et renforcer l’effet silhouette. C’est un choix personnel sur lequel je pourrais revenir si je traitais à nouveau la photo aujourd’hui.

Rien de plus, je n’ai touché ni au fond ni aux couleurs que je souhaitais les plus naturelles possibles.

Portrait avec effet silhouette: en conclusion

Cette photo est un autre souvenir, un instantané qui est venu rejoindre l’album de famille (mais pas encore mon portfolio portrait). Elle nous évoque quelque chose quand nous la regardons, une période, un événement, et au-delà de son intérêt visuel, c’est ce qui m’importe le plus.

Le choix de l’effet silhouette m’a permis de faire ce portrait que je n’aurais pu faire en contre-jour sans employer un éclairage additionnel, ce qui n’aurait guère été possible pour garder le naturel de la scène. Le flash utilisé en frontal aurait quant à lui donné un résultat désastreux.

Cet effet peut être utilisé pour réaliser ce type de photo, comme toute autre photo en intérieur, à partir du moment où vous bénéficiez d’un éclairage de fond. Il peut s’agir d’une fenêtre comme d’un éclairage artificiel, à vous d’être créatif.

Prenez soin de faire la mise au point sur une zone du sujet qui ne perturbe pas l’autofocus, le sujet étant plongé dans le noir, ce dernier pourrait en effet hésiter bien que les appareils photo récents, reflex comme hybride, soient capables de faire le point dans la quasi-obscurité.

Le format RAW vous permet d’ajuster le résultat final, pensez toutefois à sous-exposer le sujet principal dès la prise de vue pour ne pas avoir trop à faire en post-traitement. En savoir plus sur l’effet silhouette si cela vous intéresse.


Photographier sans autorisation … et pourtant je l’ai fait

Samedi 18h, fin de séance. Les danseurs sont déjà en train de se changer. Les musiciens papotent entre eux.

J’échange avec la responsable des spectacles, nous parlons des deux représentations de West Side Story qui viennent de se dérouler sur ce plateau que je fréquente si souvent.

Elle se tourne vers moi et me dit « on pourrait faire une expo de tes photos au printemps, tu en penses quoi ? ». J’en pense quoi ?

J’en pense que pour quelqu’un qui a osé photographier sans autorisation, je suis partant à 3000 % !

Photographier sans autorisation La Lettre Photo de Jean-Christophe Dichant Nikon Passion

PHOTOGRAPHIER SANS AUTORISATION, POURQUOI JE L’AI FAIT …

J’ai commencé à faire des photos de danse sur ce plateau il y a plus de deux ans.

Au début je n’avais pas demandé d’autorisation pour le faire.

Je me faisais discret.

Matériel silencieux (un hybride).

Habits sombres.

Dans les jours qui suivaient je montrais quelques photos sur mon site et ma page Facebook.

Triées sur le volet pour des raisons de droit à l’image des danseurs, que je n’avais pas.

Si cela vous intéresse, ces courts reportages sont là.

POURQUOI J’AI REÇU CETTE PROPOSITION ?

Les mois passaient, les représentations aussi.

Rien de plus.

 

Un jour, j’ai entendu quelqu’un me dire « elles sont sympas vos photos ».

Tiens, quelqu’un les a vues.

Un autre jour, aussi.

Puis un autre.

Et encore un autre.

 

Je me suis fait moins discret lors des représentations suivantes.

Matériel photo bien visible avant que le spectacle ne commence.

Pour que les gens comprennent pourquoi je me place devant.

Quelques échanges avec des danseurs, des spectateurs.

Toujours expliquer. Communiquer.

 

Petit à petit j’ai occupé le premier rang face au plateau.

Une position de choix.

Puis j’ai couvert les générales (juste avant la Première).

J’ai investi un autre plateau.

Je continuais à montrer mes photos. Sans incitation au Like ou au partage.

Juste « pour montrer ».

Je les postais sur mon site aussi, avec un court texte de présentation contextuelle.

ET DONC ?

Depuis que je procède ainsi, j’ai :

  • reçu une demande de publication de la part du service Communication de la Ville
  • reçu une demande de pige de la part du même service
  • eu une proposition d’exposition
  • obtenu le statut de photographe « officieux » de chaque représentation.

Officieux car je ne suis pas employé par la Ville pour faire ces photos. Ce n’est pas mon but.

CE QUE JE VEUX VOUS DIRE

Je ne prétends pas que photographier sans autorisation est quelque chose que vous devez faire partout n’importe comment.

Ce n’est pas le cas. Lisez ce sujet sur le droit à l’image pour en savoir plus.

Ce que je cherche à vous dire, c’est que faire des photos est une chose.

Les montrer c’est mieux.

Non pas pour recevoir les éloges de ceux qui les voient.

Mais pour valoriser votre travail.

Vous allez peut-être me dire que pour vous la photo est une simple passion, que vous ne cherchez rien d’autre que la satisfaction personnelle de faire des photos qui vous plaisent. Que vous ne voulez pas devenir pro.

Vous avez bien raison.

Mais avez-vous pensé à votre démarche personnelle ?

Qu’est-ce qui vous pousse à faire des photos ?

Qu’est-ce qui vous ferait progresser ?

Avancer ?

 

En montrant vos photos, vous vous exposez.

Vous prenez un risque.

Ce n’est pas évident de montrer aux autres ce que l’on fait.

Car parfois ce n’est pas parfait.

Parfois c’est même raté.

Mais c’est ce qui vous fait avancer.

 

Je ne cherche pas la gloire en pensant à cette exposition.

Je ne cherche pas à gagner ma vie avec.

Mais exposer c’est « finir le boulot ».

C’est la justification de ma pratique de photographe.

C’est une satisfaction personnelle.

C’est déjà beaucoup d’être satisfait de ce que l’on fait.

Je vais continuer à montrer mes photos.

Si cela vous intéresse, je vous donne des pistes pour mettre en place une démarche comme la mienne.

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Des emails motivants et inspirants pour développer votre pratique photo


Faire des photos chez soi : le portrait en noir et blanc

Vous êtes chez vous et vous cherchez quoi faire pour occuper vos journées ? Vous aimez la photographie mais vous ne pouvez pas sortir ? Voici comment faire des photos chez soi, quels que soient votre niveau et votre équipement.

A venir : cet article sera suivi d’autres sujets sur le même thème.

Faire des photos chez soi : le portrait en noir et blanc

Faire des photos chez soi : le portrait en noir et blanc

Si vous êtes chez vous, il est probable que vous ne soyez pas seul mais avec des proches . Ceux-ci sont plus ou moins disponibles, mais en tant que photographe, vous devez les considérer comme des sujets potentiels.

Voici comment j’ai réalisé ce portrait de ma fille, il y a quelques années, tout en étant à la maison avec des moyens limités. Il s’agit d’une photo prise à la volée, sans aucun accessoire de studio ou flash.

L’approche

L’approche de votre sujet est le plus délicat si vous n’êtes pas rodé à l’exercice. Bien que vous soyez dans un espace restreint, ne pensez pas que c’est plus facile. Au contraire, la personne concernée va vous voir arriver encore plus vite, vous avez peu de place pour vous faire discret, aussi il ne vous reste qu’une solution : être efficace !

Si vous avez des ados  : croyez-le ou non mais photographier les plus jeunes enfants reste simple, ils sont souvent volontaires. Photographier les ados est une autre paire de manches. Un ado ça n’aime pas être pris en photo, et ça le montre en se masquant le visage ! Négociez à l’avance, ou développez des réflexes de sportif de haut niveau !

Faire des photos chez soi : le portrait en noir et blanc

Ici, je savais que ma fille (5 ans à l’époque) était dans le séjour, je l’avais entendu s’installer quelques minutes auparavant. J’ai alors pris mon appareil photo, un Nikon D700 avec le zoom AF-S NIKKOR 24-85 mm f/2.8-4, je l’ai réglé à f/3.5 pour réduire la profondeur de champ, j’ai poussé la sensibilité à  1.600 ISO et calé la focale sur 50 mm, une valeur idéale pour le portrait.

Tout ceci ne doit pas prendre plus de quelques secondes sans quoi vous serez repéré et adieu la photo ! Entraînez-vous, apprenez à régler votre appareil photo les yeux fermés si’il le faut, c’est essentiel pour être rapide et ça vous servira en extérieur aussi.

Le cadrage

Inutile de vous dire que je ne suis pas arrivé en disant « hep, ne bouge plus, je fais une photo ! ». Avec un enfant, c’est foutu d’avance, il va justement bouger puisque vous lui dites de faire le contraire. Avec un ado, voir ci-dessus. Avec un adulte, à vous de voir s’il est farouche ou non. Souvent, face à l’objectif, il l’est …

J’ai donc fait en sorte de ne pas trop me faire repérer en arrivant de la pièce à côté, je me suis placé face à ma fille, fait le point sur son œil, cadré pour qu’elle soit légèrement excentrée vers la gauche et j’ai déclenché.

Il vous faut pouvoir faire cela en quelques secondes, c’est l’effet de surprise qui va faire la photo, et ici c’est le cas. Elle a réalisé après coup ce qui se passait, mais la photo était faite. Regardez son regard surpris.

Ai-je fait d’autres photos à la suite ? Non car j’étais démasqué, son expression n’était plus la même et comme c’était avant tout un jeu pour moi je n’ai pas insisté. S’il s’était agi d’une séance de studio organisée, j’aurais procédé autrement mais ce n’était pas le cas.

Conseil personnel : n’abusez pas de la bonne volonté de votre victime sujet, sans quoi il n’y aura jamais de prochaine fois !

Le traitement

Faire des photos chez soi, c’est une chose. Mais finir le travail en les traitant en est une autre (écoutez pourquoi le post-traitement n’est pas une hérésie, épisode 14 du podcast Agora Show).

J’ai choisi de convertir cette photo en noir et blanc car je voulais attirer le regard du spectateur sur le visage de ma fille, et son œil en particulier, plus que sur le décor (en savoir plus sur la conversion NB). Éliminer les couleurs m’a permis de supprimer toute tentation de votre part de détailler le fond de la pièce, d’être distrait par la couleur des tissus à gauche (orange et rouge) ou celle de la plante (verte).

Pour cela j’ai commencé par équilibrer l’image, en couleur, en ajustant les points noir et blanc.

J’ai ensuite désaturé la photo en réglant sur -100 la saturation de chaque couleur.

J’ai ajusté les tons clairs et les tons foncés pour adapter le résultat à mes envies, augmenté l’accentuation pour faire ressortir la matière sur le vêtement, et c’est tout.

J’ai volontairement laissé le vignettage, le 24-85 n’est pas très bon à grande ouverture mais j’aime l’effet de fermeture de l’image sur le sujet.

De même j’assume les noirs bouchés dans le fond de l’image, au niveau de la plante en particulier. Ce n’est pas mon sujet et la plante ne m’intéresse pas.

Faire des photos chez soi : en conclusion

Ce portrait réalisé à la volée, sans préparation, sans prévenir mon sujet, me satisfait. C’est une belle photo de famille, pour moi, et elle est en bonne place dans notre album. Elle signifie quelque chose pour nous, elle documente une époque, un âge, une attitude.

Elle ne m’a pris que quelques secondes à faire, quelques minutes à traiter dans Lightroom.

Faire des photos chez soi est un exercice formateur, qui vous aidera à développer des réflexes et à maîtriser votre logiciel de post-traitement.

Si en plus vous arrivez à réaliser quelques portraits sympas, alors vous ferez plaisir à vos proches et ça, ça n’a pas de prix !


Pourquoi je partage mes photos ? Et une invitation

Vous vous dites peut-être que je partage mes photos bien souvent.

Que je vous parle beaucoup d’Instagram. De mon site personnel.

De publication. De partage. De livres. Et de tirages aussi.

C’est vrai. Il y a une raison. Savez-vous laquelle ?

La Lettre photographie de Jean-Christophe Dichant - Je partage mes photos

POURQUOI JE LE FAIS ?

Pas pour satisfaire mon ego.

J’ai passé l’age.

Pas pour gagner de l’argent.

J’aimerais bien d’ailleurs …

Pas pour gonfler le nombre des gens qui me suivent (comme ici sur Instagram).

J’ai d’autres méthodes.

Je vous partage mes photos pour une seule et bonne raison.

C’est ma source de motivation.

Pas la seule, j’en ai d’autres.

Mais une des principales.

Parce que cela me force à faire encore et toujours des photos quand parfois je n’ai pas le temps.

Parce que cela me force à progresser sans cesse car vos retours m’y poussent.

Parce que cela m’occupe l’esprit mieux que tous les problèmes de la planète (je ne les oublie pas pour autant mais j’aime positiver aussi).

Parce que cela contribue à faire de la photo ma passion principale.

Partager vos photos devrait être une motivation pour vous aussi.

IMAGINEZ

Imaginez qu’aujourd’hui vous puissiez vous aussi avoir envie de faire des photos tous les jours.

Libérer du temps pour faire plus de photos, plus souvent.

Montrer votre savoir-faire de photographe, même si vous n’êtes pas professionnel ni expert.

Que vous puissiez faire de beaux tirages, des livres de photos pour vous et vos proches.

Que vous puissiez organiser une exposition de vos photos.

Que vous sachiez ainsi valoriser vos images et votre démarche.

Que pensez-vous que cela vous procurerait comme sentiment ?

VOUS AVEZ ENVIE MAIS VOUS NE SAVEZ PAS COMMENT FAIRE

Sans avoir de site web bien à vous.

Sans subir les inconvénients des réseaux sociaux, les remarques désagréables, les attaques personnelles de ceux qui ne font rien d’autre de leur vie que de critiquer ce que les autres font.

Imaginez, si vous aviez une solution simple à portée de main ?

Dans un environnement convivial. Avec des passionnés comme vous qui vous aident à avancer.

Qui partagent les mêmes valeurs.

Cet endroit existe. Il vous est accessible librement. Il se trouve sur Nikon Passion.

Voici ce que vous pouvez y faire et partager.

Il y en a pour tout le monde !

Vous venez ?

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Flash Modus 600 RT MK II Wireless Kit Hähnel : il a tout d’un grand !

Hähnel, marque irlandaise, propose un kit flash Modus 600 RT MK II avec système de contrôle et déclenchement à distance par signal radio pour 330 euros. Piège ou bon plan ? On fait le point !

Flash Modus 600 RT MK II Wireless Kit Haenel : il a tout d’un grand !

Ce kit flash chez Miss Numerique …

Article réalisé en partenariat avec Degreef & Partner

Flash Modus 600 RT MK II : présentation

Hähnel n’est pas une marque très répandue dans l’hexagone (voir leur chargeur Pro Cube 2). Si vous demandez à un photographe de vous citer des flashes de marques tierces, il vous parlera plus volontiers des flashes Godox, Photix, ou autre Yongnuo.

Pourtant, après avoir pris en main le Modus 600 RT Mk II, il m’apparaît comme évident que Hähnel joue dans la cour des grands. Mais reprenons depuis le début, de quoi parle-t-on ici ?

Flash Modus 600 RT MK II Wireless Kit Haenel : il a tout d’un grand !

le flash Nikon SB-900 à gauche
le flash Modus 600 RT MK II à droite

Le flash Modus 600 RT MK II est un flash cobra qui ressemble en tout point aux modèles haut de gamme Nikon : corps robuste, tête pivotante à 360 degrés à l’horizontale et 45 degrés à la verticale.

Sa tête de diffusion est légèrement plus grande que celle du Nikon SB-900/910, ce qui lui permet de développer une large source lumineuse portant à 60 mètres à 100 ISO. Dit autrement, son nombre guide est de 60. Cette information technique vous laissera peut-être de marbre, aussi sachez qu’à titre de comparaison le Nikon SB-5000, le flash haut de gamme de la marque jaune, affiche un nombre guide de 58. Presque aussi bien, certes, mais le Modus 600 RT MK II coûte trois fois moins cher.

Flash Modus 600 RT MK II Wireless Kit Haenel : il a tout d’un grand !

la tête inclinable du flash Modus 600 RT MK II

Par ailleurs, et contrairement aux flashs classiques, le flash Modus 600 RT MK II fonctionne sur batteries, et non sur piles. Cela n’a rien d’étonnant quand on sait qu’Hähnel est, au départ, connu pour ses batteries ultra performantes. Ceci offre certains avantages comme une recharge plus rapide du flash entre deux éclairs (1.5 seconde), et une plus grande capacité d’éclairs par recharge complète (600 à pleine puissance, 1200 à demi-puissance).

Flash Modus 600 RT MK II Wireless Kit Haenel : il a tout d’un grand !

la batterie Haenel pour le flash Modus 600 RT MK II

Enfin, le flash Modus 600 MK II vous offre trois modes de déclenchement : manuel, i-TTL et stroboscopique.

L’aspect extérieur est très classique, mais bien fini. Les plastiques sont agréables au touché, l’ensemble offre une sensation de robustesse et de bonne qualité.

Viper, le contrôleur à distance TTL

Si le Flash Modus 600 MK II était seul dans sa boite, ce serait déjà une bonne affaire. Mais ça ne s’arrête pas là. Vous aurez remarqué qu’il est question d’un « Wireless Kit », ou kit sans fil, nous y arrivons.

Comme tous les flashs cobras modernes, le flash Modus 600 RT MK II est capable de piloter ou d’être piloté à distance par un capteur de luminosité. Cette technique fonctionne bien dans un environnement fermé et à condition que les flashs puissent « se voir ».

Flash Modus 600 RT MK II Wireless Kit Haenel : il a tout d’un grand !

le contrôleur sans fil Viper

C’est là que le Modus 600 joue la carte de la différence puisqu’il intègre un capteur radio longue fréquence de 2.4 Ghz, offrant un déclenchement possible jusqu’à 100 mètres de distance.

Dans la boite du kit, vous allez donc trouver le transmetteur Viper TTL qui vient se placer sur la griffe porte-flash de votre boitier Nikon. Simple d’utilisation après une première synchronisation entre transmetteur et flash, il offre néanmoins des possibilités impressionnantes.

Le Viper est capable de contrôler trois groupes de flashs en même temps, avec la possibilité de choisir si un groupe doit être en manuel ou en TTL. Muni lui-même d’une griffe porte-flash, vous pouvez donc également ajouter une source lumineuse sur le boitier, ce qui offre des possibilités créatives très intéressantes.

Flash Modus 600 RT MK II Wireless Kit Haenel : il a tout d’un grand !

l’écran de commande du flash Modus 600 RT MK II

Le mode d’emploi du flash, bien que complet, n’est pas très précis sur la méthode d’appareillage entre le Viper et le flash Modus 600 RT MK II, aussi voici comment faire.

Le Viper éteint, maintenez la touche « test » enfoncée, puis allumez-le.

Ensuite, sur le flash, maintenez le bouton le plus à gauche de la ligne supérieure enfoncé, et allumez-le.

Le mot « coding » doit apparaître sur le Viper, c’est le signe que les deux appareils se sont trouvés.

Vous pouvez les éteindre et les rallumer. Placez le Modus en mode esclave, il devient alors pilotable par le Viper.

Flash Modus 600 RT MK II Wireless kit : en conclusion

Il ne fait aucun doute que ce kit flash est une excellente affaire. Vous aurez en main un flash qui n’a rien à envier à ses concurrents et qui saura prouver son efficacité et sa fiabilité sur le terrain.

En pratique, la batterie n’est pas aussi simple à remplacer que quelques piles AA, puisque vous ne pouvez pas vous en procurer n’importe où en cas de panne sèche. Prenez donc soin de vérifier le niveau de charge avant de sortir, et pensez à recharger la veille le cas échéant. Si vous prévoyez une longue séance, vous pouvez vous procurer une seconde batterie.

Les 600 éclairs à pleine puissance, comme annoncé par Hähnel, sont largement suffisants pour la plupart des usages de toute manière, soyez donc serein.

Enfin, l’avantage principal tient en ce système de commande sans fil, avec le Viper qui se glisse facilement dans votre sac photo et vous permet une utilisation très créative de votre flash à tout instant.

En conclusion, c’est un OUI que j’accorde à ce kit, disponible pour moins de 330 euros selon les revendeurs.

Ce kit flash chez Miss Numerique …


Pourquoi la photographie est un état d’esprit

8h du matin, je visionne une vidéo sur la photographie comme je le fais bien souvent. C’est un état d’esprit.

Les gens défilent devant la caméra, donnent un avis sur une planche de photos et parlent de leur pratique.

Parmi eux une dame.

Photographe ? Peut-être. L’histoire ne le dit pas.

Elle a cette phrase subitement :

« Si c’est pour faire des photos de vacances, ça ne sert à rien. »

La Lettre photographie de Jean-Christophe Dichant - La photographie est un état d’esprit

Pourquoi cette phrase me fait réagir ?

Cette phrase m’a interpellé.

Il y aurait donc les photographes qui font de la photographie. Et d’autres qui font des photos de vacances.

Donc « pas de la photographie ».

Je trouve cette vision très réductrice.

Les bons et les mauvais

Il y a toujours, dans tous les domaines, « ceux qui savent » et « les autres ».

Faut-il pour autant catégoriser, cloisonner, séparer ?

Je suis « les autres »

Je fais des photos quand je suis en vacances.

Je fais des photos quand je ne suis pas en vacances.

Je ne serais donc photographe que dans un seul cas ?

La photographie est un état d’esprit

Je ne pense pas qu’il faille ainsi catégoriser les uns et les autres.

Pour moi, pratiquer la photo est un état d’esprit.

C’est avoir toujours un appareil photo à portée de la main.

C’est penser photo tout au long de ma journée.

C’est imaginer une photo face à une scène qui m’attire.

C’est créer une photo si la scène s’y prête.

C’est chercher une idée quand elle ne me saute pas aux yeux.

C’est avoir toujours cela en tête tout en étant pleinement conscient de ce que je suis en train de vivre.

Je ne sors jamais sans un appareil photo

Je suis souvent en vacances, avec mes proches, avec des amis.

Si vraiment je ne peux pas avoir un appareil photo avec moi, alors j’ai mon smartphone.

Je fais des photos.

Des portraits.

Des paysages.

Des photos de rue (voir ma série à New-York)

Ce sont des photos de vacances.

Ce sont « des photos ».

Pourquoi la photographie est un état d’esprit

Parce que prétendre ainsi qu’il y a « les photographes » et « les autres » n’est pas ma conception de la photographie.

Parce que cloisonner « ceux qui font » et « les autres » est une erreur.

Je respecte l’avis de cette dame, mais je ne le partage pas.

Ce que je préférerais entendre c’est « Quel que soit le moment, quelle que soit la raison, faites des photos. »

Entraînez-vous.

Osez.

Documentez.

Précisez votre démarche.

Développez votre regard de photographe.

Construisez.

Amusez-vous.

Lors de mes prochains congés, je ferai des photos de vacances.

Je vous souhaite d’en faire aussi.

Si pour vous la photographie est un état d’esprit, je vous invite à lire « faire des photos de vacances« .

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DxO PhotoLab 3.2, optimisation de la gestion des mots-clés et des outils de traitement locaux

DxO annonce la mise à jour de son logiciel de traitement d’images DxO PhotoLab 3.2. Disponible dès aujourd’hui, cette version apporte des compléments à la gestion des masques et outils locaux, à la gestion des mots-clés et le support de cinq appareils photo récents dont le Nikon D780.

DxO PhotoLab 3.2, optimisation de la gestion des mots-clés et des outils de traitement locaux

En savoir plus sur DxO PhotoLab 3

DxO PhotoLab 3.2, gestion des masques plus complète

Les versions précédentes de DxO PhotoLab 3 permettaient déjà d’utiliser des masques de retouche locale, d’en régler l’opacité, l’inversion de la sélection, comme le font plusieurs autres logiciels de post-traitement. La mise à jour PhotoLab 3.2 apporte deux nouvelles fonctions.

Duplication : vous pouvez désormais copier-coller un point de contrôle, un filtre gradué ou un masque pour en appliquer l’effet à une autre zone de la photo.

Renommage : un masque peut recevoir un nom pour être plus facilement identifiable, à la façon de Photoshop. Le déplacement des masques automatiques et des masques créés avec l’outil pinceau est étendu à la version Windows.

DxO PhotoLab 3.2, optimisation de la gestion des mots-clés et des outils de traitement locaux

Outil réparation

Cette nouvelle version met en oeuvre un outil de réparation plus efficace pour nettoyer une photo, retirer un élément indésirable ou une tache de capteur. Les zones de retouche sont désormais matérialisées par des contours fins, ceci facilitant leur visibilité et celle de la zone sélectionnée.

DxO PhotoLab 3.2, optimisation de la gestion des mots-clés et des outils de traitement locaux

Gestion des mots-clés

Les versions précédentes de DxO PhotoLab 3 permettaient déjà d’associer des mots-clés à une ou plusieurs images, de les supprimer, de les renommer. La version 3.2 complète cette gestion de l’indexation en permettant de détecter quels sont les mots-clés communs à plusieurs photos.

La version Windows de DxO PhotoLab 3 permet désormais de renommer les mots-clés, ce qui n’était pas possible auparavant.

Nouveaux appareils photo supportés

Un logiciel de traitement d’images doit être capable d’interpréter les fichiers RAW d’un boîtier donné (chaque boîtier a le sien) pour en permettre le traitement. Les mises à jour régulières des logiciels ont donc pour effet, en complément de l’enrichissement fonctionnel, de permettre ce support.

DxO PhotoLab 3.2 est capable de lire et traiter les fichiers de cinq boîtiers sortis récemment :

  • Nikon D780,
  • Canon EOS-1D X Mark III,
  • Olympus E-M1 Mark III,
  • Leica D-Lux 7 et Leica Q2.

La base de données de couples boîtier/objectif qui permet à DxO PhotoLab 3 de proposer des corrections automatiques s’enrichit quant à elle de près de 770 modules. Rappelons que ces modules permettent de corriger les défauts optiques des objectifs associés à un boîtier bien particulier.

DxO précise que ces apports sont également disponibles dans DxO FilmPack 5 et DxO ViewPoint 3.

Si PhotoLab 3 excelle en matière de gestion du bruit numérique et d’optimisation automatique des défauts optiques, il faut reconnaître que le logiciel pêche encore par manque de fonctions de traitements globaux et locaux face à la concurrence (Lightroom, Capture One Pro en particulier).

Cette nouvelle version permet à DxO de combler une partie de son retard, en étendant par ailleurs le nombre de boîtiers supportés. Regrettons toutefois que les boîtiers Fujifilm ne le soient toujours pas, DxO ne souhaitant pas développer de fonctions de dématriçage spécifiques pour les capteurs Fuji.

Tarif de DxO PhotoLab 3.2

Les éditions ESSENTIAL et ELITE de DxO PhotoLab 3.2 (PC et Mac) sont disponibles aux prix de lancement suivants jusqu’au 31 mars 2020 :

  • DxO PhotoLab 3.2 ESSENTIAL Edition : 99,99 euros au lieu de 129 euros
  • DxO PhotoLab 3.2 ELITE Edition : 149,99 euros au lieu de 199 euros

Chaque licence ESSENTIAL vous permet d’installer le logiciel sur deux ordinateurs différents, ou trois ordinateurs si vous utilisez la licence ELITE.

La mise à jour est gratuite pour les détenteurs d’une licence DxO PhotoLab 3 dans une version précédente. La mise à jour depuis DxO PhotoLab 2 ou DxO Optics Pro bénéficie d’un tarif particulier, à voir sur le site DxO.

Une version d’essai du logiciel est téléchargeable gratuitement.

En savoir plus sur DxO PhotoLab 3


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