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Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR : sur le haut du panier

Un an à peine après son entrée tonitruante dans le monde des hybrides à capteurs 24 x 36 mm, Nikon décline son offre en APS-C. Le nouveau Z 50 utilise donc la même monture Z que ses aînés Z 6 et Z 7 mais s’accommode d’un imageur plus modeste. Voici le test du Nikon Z 50 accompagné de son objectif zoom 16-50 mm.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

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Test du Nikon Z 50 : présentation

Le Nikon Z 50 est affiché à 999 € nu ou à 1039 € en kit avec un riquiqui NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR, c’est cette deuxième version que j’ai testée sur le terrain. Notez qu’il existe d’autres kits :

  • un double kit Z 50 + 16-50 mm + NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4,5-6,3 VR à 1349 €,
  • un kit Z 50 + bague FTZ  permettant d’utiliser des objectifs reflex en monture F à 1089 €,
  • un kit Z 50 + 16-50 mm + FTZ à 1199 €.

D’un point de vue technique, le Nikon Z 50 reprend le look de ses grands frères et une partie de leurs technologies… avec quelques compromis permettant de comprimer les coûts.

Nikon Z 50

le Nikon Z 50 avec l’objectif zoom NIKKOR Z 16-50 mm f/3.5/6.3 VR

Ainsi le capteur CMOS APS-C dispose d’une définition de 20,9 millions de pixels. Notez, au passage, que, bien que modeste selon les standards actuels (la moyenne est à 24 Mpx), il s’agit malgré tout d’une définition supérieure au recadrage DX sur un Nikon Z 7 (voir notre comparaison entre Z 6 et Z 7, chapitre « Objectifs Nikkor DX sur Nikon Z 6 et Z 7 ». Il s’agit d’un « simple » CMOS, et non pas d’un BSI CMOS rétroéclairé.

Autre absence : point de stabilisation mécanique du capteur sur 5 axes dans le Z 50, la stabilisation est strictement optique (les deux zooms NIKKOR Z DX déjà annoncés sont « VR »).

Le module AF est hérité du Nikon Z 6, légèrement castré, mais comporte néanmoins 209 collimateurs, avec une couverture de 90 % de la surface du capteur. Pas mal ! Tout comme son grand frère, le Z 50 dispose d’un mode AF « faible lumière » permettant d’étendre la sensibilité de -4 à + 19 IL (-2 à +19 IL en désactivant cette fonction).

La sensibilité ISO est dans la norme actuelle : de 100 à 51.200 ISO en standard, extensible à 50 et 204.800 ISO !

Du côté de la vidéo, le Nikon Z 50 s’aligne sur la concurrence, en proposant du Full HD jusqu’en 120 p et de la 4K/UHD en 30 p, avec, comme sur ses grands frères, le bon goût de filmer dans cette définition sans recadrage puisqu’exploitant toute la largeur du capteur, ce qui est rare à ce niveau de gamme.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/320 ème sec. – f/6.3 – ISO 800

Enfin, le Z 50 dispose du WiFi, du Bluetooth basse consommation, d’un écran tactile et orientable à 180° par le bas et d’un viseur OLED de 2,36 millions de points.

Le stockage n’est plus confié à de la XQD mais à la plus classique (et moins onéreuse) SD, toujours avec un seul logement, mais strictement UHS-I. Notez qu’il s’agit du tout premier boîtier Z doté d’un flash intégré, de type pop-up.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

écran inclinable et flash intégré pour le Nikon Z 50

Le contexte : l’APS-C dans un hybride Nikon, enfin ! Mais la bataille va être rude

Lorsque Nikon a introduit ses hybrides 24 x 36 mm à l’été 2018, pas un observateur n’a manqué de souligner combien l’équipe jaune avait du retard sur Sony (présent depuis 2013 sur le marché), et combien la lutte allait être acharnée face à Canon et Panasonic, tous deux ayant dégainé leur propre offre quasiment simultanément.

Si cette remarque était plus que judicieuse en ce qui concerne le 24 x 36 mm, que dire alors de l’APS-C ?

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/60 ème sec. – f/6.3 – ISO 500

En effet, mine de rien, le Z 50 est, ni plus ni moins, le tout premier hybride APS-C de Nikon. Il aura fallu pour cela attendre 2019 ! À titre de comparaison, et de rappel historique, nous devons à Epson le tout premier « hybride » APS-C (le R-D1, dès 2004). Retenez surtout que, dans leur forme moderne, les hybrides dotés d’un capteur APS-C sont plutôt arrivés en 2010 (Sony NEX-3, Sony NEX-5, Samsung NX), Fujifilm a dégainé ses hybrides X-Premium dès 2011, Canon son EOS-M en 2012 et même Leica et son T (Typ 701) y est allé de sa proposition dès 2014.

Pour dire combien les aficionados espérant un Nikon hybride APS-C ont dû se montrer patients. Les mêmes aficionados qui, connaissant leur historique sur le bout des doigts, auront fort raison de rappeler l’épisode Nikon 1 (2011-2018), mais seulement articulé autour de capteurs Type 1 ». Rien à voir, donc, avec de l’APS-C.

Mais pourquoi cette petite mise en contexte ? Parce que, bien plus qu’une déclinaison « par le bas » des Z 6 et Z 7, dont les tarifs les destinent plus à une clientèle experte à professionnelle, le Z 50 se lance dans la mêlée très disputée des boîtiers photographiques à 1000 € pour laquelle l’offre est déjà pléthorique. S’y confrontent, pêle-mêle :

  • des hybrides APS-C (les héritiers des lignées précédemment mentionnées, soit les Sony A6400, Canon EOS-M6 Mk II, Fujifilm XT-30),
  • des reflex APS-C (Nikon D7500, Canon EOS 90D, Pentax KP),
  • des hybrides Micro 4/3 (Olympus OM-D E-M5 Mk III, Panasonic Lumix G90),
  • des compacts experts à capteurs Type 1 », 4/3 » et même APS-C (que je ne vais pas détailler).

Bref, c’est un peu la cohue, et pour qui cherche à s’équiper pour l’équivalent d’un SMIC, le Nikon Z 50 a intérêt à faire valoir de sérieux arguments pour attirer le chaland ! Mais d’ailleurs, à quel(s) photographe(s) se destine-t-il ?

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 34 mm – 1/60 ème sec. – f/5 – ISO 500

À qui se destine le Nikon Z 50 ?

« À celles et ceux ayant 1000 € environ à investir dans du matériel photographique » n’étant pas une réponse acceptable, considérons plutôt deux grandes catégories de photographes potentiellement intéressés : d’un côté ceux déjà équipés chez Nikon, de l’autre ceux n’étant pas déjà équipés chez Nikon.

Si vous êtes déjà équipé chez Nikon

Le Z 50 est, pour l’heure, le seul boîtier Nikon en monture Z vous permettant de goûter aux joies de l’hybride (légèreté, faible encombrement, visée électronique, visée à l’écran sans compromis, compatibilité avec les optiques Z et F, autofocus de pointe, etc) pour un budget largement inférieur à 2000 €. Il y a d’ailleurs fort à parier que le kit de base, à 1149 € lors du lancement, se retrouve rapidement aux alentours de 1000 €. À comparer aux 1750 € actuels demandés pour un Nikon Z 6… nu.

Le Z 50 est, d’un point de vue technique, le chaînon manquant entre deux reflex : le D5600, destiné au grand public, et le D7500, destiné à un public plus expert. Il peut alors être l’opportunité de monter en gamme sans que cela ne rime avec boîtier plus imposant. Bien au contraire !

Au passage, petite pique à Canon, mais qui n’a rien de gratuite. En face, l’éternel concurrent rouge propose lui-aussi des hybrides APS-C (les EOS M) et 24 x 36 mm (les EOS R), il impose pour cela l’usage de deux montures totalement différentes et strictement incompatibles, respectivement montures EOS-M et RF.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

la monture Z des hybrides plein format Nikon équipe le Nikon Z 50 APS-C
notez que le capteur très accessible facilite le nettoyage des poussières
contrairement aux reflex dont le capteur est logé au fond de la chambre reflex.

Nikon, à l’instar de Sony, a le bon goût d’utiliser une seule et même monture pour ses hybrides APS-C et 24 x 36 mm, en l’occurrence la si désirable (d’un point de vue technique) monture Z. Cela a pour immense avantage d’autoriser l’utilisation des objectifs destinés aux boîtiers 24 x 36 mm Z sur des boîtiers à capteurs APS-C, et vice-versa moyennant un crop, automatique (voir la liste des objectifs compatibles).

De même, la bague FTZ, permettant d’utiliser un objectifs reflex en monture F sur un hybride en monture Z, est aussi bien compatible sur un Z 6/Z 7 qu’un  Z 50 (et vice-versa). Si vous en possédez déjà une, pas besoin de réinvestir !

En d’autres termes, si vous possédez déjà un Nikon Z 6/Z 7 et des objectifs en monture Z, vous pourrez les utiliser sans soucis sur un Z 50, que vous utiliserez alors en boîtier secondaire. Au contraire, si vous débutez avec un Z 50 et évoluez vers un hybride 24 x 36 mm, vous pourrez (moyennant le recadrage précédemment évoqué) utiliser vos objectifs DX sur un boîtier FX. D’ailleurs, vous pouvez même d’ores et déjà opter pour la solution suivante : acheter un Z 50 nu et lui attacher des optiques NIKKOR Z de la série S, cela afin d’anticiper un passage ultérieur au 24 x 36 mm.

Si vous n’êtes pas encore équipé chez Nikon

Le Z 50 est l’entrée la moins onéreuse dans le monde hybride du constructeur.

En tant que boîtier Nikon APS-C à objectif interchangeable, il se positionne entre le D5600 et le D7500, en étant techniquement plus proche de ce dernier. Grâce à la bague FTZ, il sera aussi bien en mesure d’utiliser des objectifs Z que des objectifs F, DX ou FX, pour lesquels l’offre est beaucoup plus fournie.

Si les deux uniques zooms NIKKOR Z DX assurent pour le moment le service minimum, il faudra néanmoins patienter avant d’acquérir des focales fixes dédiées, Nikon n’ayant encore fait aucune annonce dans ce sens au moment d’écrire ces lignes. Cette pauvreté de l’offre optique en monture Z DX native pourra donc être un frein si vous venez d’une autre marque et souhaitez vous équiper « sérieusement ».

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/400 ème sec. – f/4 – ISO 500

Test du Nikon Z 50 : prise en main

Gabarit et construction

Pour qui connaît déjà les hybrides Nikon Z 6/Z 7, les premiers pas avec un Z 50 n’auront rien de dépaysant tant le petit nouveau reprend les traits de ses aînés… en plus petit. Et plus léger (seulement 450 grammes sur la balance contre 675 grammes pour un Z 6). Après tout, il s’agit d’un APS-C, donc c’est plutôt logique.

Malgré la réduction de taille, il conserve l’usage d’un alliage de magnésium pour son châssis, ainsi qu’une poignée très creusée, assurant une préhension ferme et des plus agréables, en fait très proche du confort d’un petit reflex, qualité à souligner sur un segment où les concurrents doivent souvent se contenter d’un petit bourrelet en façade sur lequel les doigts manquent de place pour s’agripper.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

la poignée creuse du Nikon Z 50 et le bouton de retrait de l’objectif

Associé au zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR, l’ensemble est terriblement compact et se manie aisément d’une seule main. Lors des longues balades, votre cou ou votre épaule apprécieront.

En termes de qualité de construction, le Z 50 est un cran en-dessous de ses aînés mais n’a pas à rougir face à la concurrence. Les ajustements sont tout à fait satisfaisants, tout comme les différents revêtements, mais il n’est toutefois pas le meilleur de sa catégorie : la construction d’un Canon EOS-M6 Mk II, par exemple, est plus soignée.

Si le boîtier n’a pas grand chose à se reprocher, l’objectif est quant à lui plus décevant que ses confrères de la série S puisque la monture n’est plus en métal mais en plastique, ni très esthétique, ni très solide, mais d’aucun arguera que les contraintes mécaniques sont plus faibles et que cela permet de réduire drastiquement le coût de fabrication et donc le prix de vente.

Ergonomie, commandes et menus

Réduction de taille oblige, le Nikon Z 50 perd l’écran secondaire situé sur l’épaule droite chez les Nikon Z 6/Z 7. L’emplacement est désormais occupé par un classique sélecteur de mode. De même, l’accès à la carte mémoire (SD UHS-I) se fait par la semelle, via la même trappe que la batterie, et non plus sur le côté.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

les commandes supérieures et arrières du Nikon Z 50 avec la molette de correction d’exposition très pratique

Au dos, le joystick de ses aînés a été également perdu. À part ces changements notables, le Nikon Z 50 conserve une ergonomie très satisfaisante, qui vous permettra de retrouver vos marques si vous êtes déjà Nikoniste (F ou Z), tout en se montrant suffisamment intuitif pour un nouveau venu chez le constructeur. C’est très, très bien.

Je tire également mon chapeau au duo de molettes de réglage, accessibles de l’index et du pouce droit, une caractéristique plutôt experte et bienvenue sur ce segment. Histoire de chipoter, ces molettes sont un poil trop souples, ce qui entraîne notamment des corrections d’exposition inopinées (comme chez Fujifilm).

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/250 ème sec. – f/6.3 – ISO 500

D’une manière générale, le Z 50 se montre intuitif, facile à vivre, avec un menu rapide permettant d’aller à l’essentiel sans se compliquer la vie. Le menu, toutefois, est repris des boîtiers experts/professionnels Z 6/Z 7 ainsi que des reflex équivalents. Comprenez par là qu’ils sont vraiment touffus, denses, certes riches, mais que les photographes les plus novices (et moins experts) risquent d’être quelque peu déroutés face à cette avalanche d’informations et de sous-réglages.

Il aurait été agréable, compte tenu du large public potentiellement intéressé par ce boîtier, que Nikon développe un menu plus léger, un peu à la manière de ceux qui existaient sur feu les Nikon 1, afin de rendre l’utilisation du Z 50 encore plus conviviale et moins typée « reflex ».

Le viseur électronique et l’écran tactile

Ô joies du progrès et du ruissellement technologique, le Z 50 peut se vanter d’attributs de visée qui, jusqu’à peu encore, étaient réservés aux seuls hybrides haut de gamme.

Ainsi, si le viseur OLED de 2,36 millions peut sembler faire pâle figure face aux dalles de 3,6 millions de points des Z 6/Z 7, il faut se souvenir qu’il s’agissait, il y a deux ans à peine, de la norme sur tous les hybrides à plus de 2000 €. Ce n’est donc pas le Z 50 qui est au rabais mais plutôt les Z 6/Z 7 qui sont vraiment au-dessus du lot.

Pas de complexe à avoir de ce côté là surtout que, en sortant son nez de la fiche technique, force est de constater, avec délectation et dès le premier regard, que la visée du Z 50 est vraiment très agréable. La technologie OLED permet de reposer les yeux et épargne les plus sensibles à l’effet arc-en ciel (totalement absent ici).

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/500 ème sec. – f/5.6 – ISO 100

Pour ceux qui viendraient d’un reflex d’entrée ou moyen de gamme, l’adoption d’une visée électronique permet une couverture à 100 %, ce qui est un gain qualitatif plus qu’appréciable en termes de précision de cadrage, aussi bien au grand angle qu’avec les longues focales.

Les adeptes de la macrophotographie et de la mise au point manuelle, quant à eux, se régaleront de la loupe électronique et du focus peaking (surlignage en couleur des zones nettes) qui permettront une mise au point manuelle bien plus précise et fiable qu’avec une visée reflex optique classique.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/320 ème sec. – f/6.3 – ISO 800

Cerise sur le gâteau, le grossissement du viseur est supérieur à celui d’un D7500 (x1,02 contre x0,94), profite d’un dégagement oculaire plus généreux (19,5 mm contre 18,5 mm) ainsi que d’une plus grande amplitude de la correction de vergence (± 3 dioptries contre -2 à +1 dioptries) : les porteurs de lunettes apprécieront !

Du côté de l’écran, le Z 50 a droit à une dalle à la diagonale généreuse de 3,2 pouces, soit 8 centimètres. La définition demeure modeste, avec 1.040.000 points, ce qui reste néanmoins supérieur aux 922.000 points de l’écran d’un D7500. Cet écran est  tactile, bien que cette aptitude soit sous-exploitée, et manque toutefois de réactivité.

Là où le Z 50 se distingue nettement par rapport à ses aînés Z 6/Z 7, c’est sur le choix de la charnière, qui permet d’orienter l’écran à 90° vers le haut et 180° vers le bas, en le retournant complètement afin de faciliter les autoportraits. D’ailleurs, dans ces conditions, un mode selfie, avec retardateur, est automatiquement activé.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

l’écran s’incline vers le bas sur le Nikon Z 50, limitant l’usage sur trépied

Nikon aurait pu opter pour une charnière, comme sur le D5600, mais celle-ci aurait probablement bloqué une partie des connectiques latérales. Une charnière aurait également permis d’éviter le principal défaut de l’écran du Z 50 : pouvoir être retourné complètement même une fois le boîtier fixé sur un trépied, ce qui n’est donc pas possible sur ce petit hybride. Dommage.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/200 ème sec. – f/6.3 – ISO 100

L’autonomie

Le Z 50 a recours aux nouvelles batteries Li-ion EN-EL25, qu’il est donc le seul à utiliser. Impossible de conserver les batteries de votre reflex APS-C (EN-EL14a pour un D5600, EN-EL15a pour un D7500) ni celles de votre hybride Z 6/Z 7 (EN-EL15b). C’est un peu dommage de devoir repartir à zéro. Espérons néanmoins que les prochains hybrides Nikon Z DX auront également recours à cette EN-EL25.

Nikon pourrait tout aussi bien choisir de faire des Nikon Z DX experts et professionnels (équivalents au reflex D500) utilisant la EN-EL15b des Nikon Z FX. De quoi potentiellement semer la zizanie, même s’il est encore trop tôt pour spéculer et jouer les Cassandre.

Concrètement, il s’agit d’un accumulateur de 7,6V, 1120 mAh et 8,5 Wh, très standard à ce niveau de gamme. Vous pouvez espérer une autonomie oscillant entre 300 et 350 vues, en fonction de votre style de prise de vue, de votre usage de l’écran, du viseur et des menus mais, globalement, le Z 50 ne se démarque pas de la concurrence de ce côté là. C’est, une fois de plus, Panasonic qui mène la danse avec ses modes économie d’énergie redoutables d’efficacité capables de maintenir une endurance de 900 vues avec des batteries similaires à celles du Z 50. Nikon devrait en prendre de la graine !

Néanmoins, le constructeur a eu le bon goût de permettre la recharge de son hybride via la prise USB, donc également via une batterie portable, une solution toujours pratique en voyage et potentiellement moins onéreuse que d’investir dans tout un lot d’accumulateurs dédiés.

Au passage, cela peut sembler anecdotique, mais j’apprécie beaucoup que Nikon fournisse un véritable chargeur secteur avec le Z 50.

La connectique et la carte mémoire

Autant les Z 6/Z 7 disposent d’une connexion pléthorique, autant le Z 50 a dû alléger la mule et signe son positionnement plus grand public qu’expert.

Si les classiques WiFi (IEEE 802.11b/g/n/a/ac) et Bluetooth 4.2 basse consommation, communs à tous les Nikon récents, sont bien évidemment de la partie, les connecteurs physiques sont réduits au minimum syndical : une prise micro, une prise micro HDMI et une prise USB.

Attention : il ne s’agit pas d’un USB 3 avec connecteur Type C, mais d’un USB de génération précédente avec un connecteur Type Micro-B. Légère déception donc, de ce côté là, puisque même un reflex D5600 dispose d’une prise casque et que la prise Type C est disponible sur le D7500.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

prises USB, HDMI et audio/micro sur le Nikon Z 50

Du côté de la carte mémoire, là aussi, Nikon a opté pour une solution qui pourrait sembler archaïque. Si bien sûr la XQD, aux spécifications tout à fait dispensables pour un usage non professionnel, est logiquement absente, l’unique emplacement SD retenu doit se contenter du protocole UHS-I. C’est dommage puisqu’en 2019/2020 la majorité de la concurrence est depuis longtemps passée à l’UHS-II, qui offre des débits bien plus élevés (jusqu’à 312 Mo/s contre 104 Mo/s).

Notez qu’il existe, dans un standard comme dans l’autre, des cartes SDXC allant jusqu’à 256 Go, pour les photographes avides de très grosses capacités. De même, certains concurrents offrent un double logement mémoire, et un accès latéral et non pas par la semelle, ce qui facilite le changement de carte lorsque le boîtier est fixé sur un trépied.

Test du Nikon Z 50 : autofocus et réactivité

Avant d’aborder les performances autofocus pures et dures du Nikon Z 50, un petit rappel pour celles et ceux passant d’un reflex (Nikon ou non) à un hybride.

Avec ce type de boîtier, la principale différence pratique est que vous maintenez strictement la même réactivité que vous utilisiez le viseur ou l’écran. Un gain en agrément très, très appréciable lorsque, sur un reflex, le passage à la visée par l’écran (Live View) vous pénalise facilement d’une à plusieurs secondes, et ce quelle que soit la marque, le modèle et le niveau de gamme du dit reflex.

Pour des utilisateurs grand public, le passage à l’hybride est donc un confort non négligeable puisque photographier à bout de bras se fait sans pénalité, ce qui est d’autant plus facilité par l’écran orientable.

Très concrètement, l’affiliation avec le Z 6 saute immédiatement aux yeux. Le démarrage du boîtier est très rapide (moins d’une seconde), pour peu que vous n’oubliiez pas une manipulation indispensable : déployer le zoom 16-50 mm en position de travail. Sans cela, le Z 50 sera certes allumé, mais vous ne pourrez pas prendre de photos. De toutes manières, un message à l’écran vous rappellera la marche à suivre, c’est juste un coup à prendre.

Vous pouvez, au besoin, laisser l’objectif en position déployée, même lorsque l’appareil est éteint : ce ne sont pas les deux centimètres supplémentaires en longueur qui poseront problème en termes d’encombrement.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

pensez à tourner l’objectif pour pouvoir faire une photo

Le module autofocus, intégré au capteur (hybride oblige), comporte 209 collimateurs répartis de façon homogène sur 90% de l’image. Là encore, pour qui vient du monde du reflex, c’est un immense gain du côté du confort d’usage, d’autant plus que la zone de mise au point peut se sélectionner du bout du doigt sur l’écran tactile, faisant oublier l’absence de joystick.

Dans l’absolu, la mise au point est très rapide, quelles que soient les conditions lumineuses de prise de vue, même si certaines hésitations peuvent être rencontrées lorsque la lumière faiblit. Comme nous l’évoquions en introduction, le Z 50 dispose d’un mode « Faible luminosité », qui étend la sensibilité de l’autofocus jusqu’à -4 IL. La priorité est alors donnée à la réactivité plutôt qu’à la précision mais, en pratique, cela ne change pas grand chose. En fait, le véritable facteur limitant du Z 50, c’est ce zoom de kit, le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR, vraiment très peu lumineux. Vous vous consolerez avec son fonctionnement silencieux…

Malgré la définition de « seulement » 20,9 Mpx, le Nikon Z 50 ne fait pas non plus de folies du côté de la rafale, plafonnée à 11 vues par seconde (10 vps sur le Nikon D500). C’est toutefois largement suffisant dans la plupart des cas mais cela pourra ne pas convenir aux usages sportifs ultimes, le facteur limitant, ici, étant la carte mémoire. N’hésitez pas à opter pour un modèle le plus rapide possible (au-delà de 90 Mo/s).

Le suivi autofocus , quant à lui, est vraiment bon, d’autant que le Z 50 bénéficie dès sa commercialisation d’un autofocus « Eye AF », idéal pour le portrait. Rappelons que les Z 6 et Z 7 ont, quant à eux, dû attendre quelques mois et une mise à jour firmware pour bénéficier de cette fonction. Remercions Nikon pour ce ruissellement technologique.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/13 ème sec. – f/6.3 – ISO 1000

Test Nikon Z 50 : qualité d’image

Alors que, depuis plusieurs années déjà, les boîtiers APS-C se sont stabilisés autour de 24 Mpx, certains modèles s’envolent d’ores et déjà à 26 Mpx voire 30 Mpx. Pour son Z50, Nikon a préféré jouer la carte de la sécurité et du raisonnable : 20,9 Mpx. Un tiers de moins que les concurrents ! Heureusement, cela est bien assez pour obtenir des tirages de 60 x 90 cm. Et, si vous en doutiez, rappelez-vous que les boîtiers reflex professionnels que sont les Nikon D500 et D5 disposent eux aussi d’une définition égale.

Mais quel est donc l’intérêt d’un tel choix ? Ici, il est triple.

Le premier est de permettre des fichiers moins lourds (32,5 Mo pour un RAW/NEF).

Le deuxième est de permettre, à surface équivalente, des photosites plus grands : 4,22 µm de côté sur le Z 50 contre 3,17 µm seulement sur un Canon EOS-M6 Mk II (dont, en plus, le capteur APS-C est légèrement plus petit). Or, qui dit « grand » photosite dit meilleure montée en sensibilité.

Le troisième avantage est plus anecdotique pour le commun des mortels, mais intéressera toujours les geeks de la technologie. En effet, avec cette définition, la densité de photosites permet d’égaler celle du Z 7 et d’exploiter au mieux le pouvoir résolvant des objectifs Nikkor Z de la série S (merci Shannon Nyquist). D’autant plus que le Z 50 est dépourvu de filtre passe bas, ce qui permet, en théorie, de gagner en précision.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 19.5 mm – 1/50 ème sec. – f/3.8 – ISO 1000

Montée en sensibilité

Nikon aime bien vanter les vertus des capteurs BSI CMOS rétroéclairés dont sont équipés les Z 6 et Z 7 car cette technologie permet une meilleure montée en sensibilité. Bon, pas de bol : pour le Z 50, point de BSI CMOS, il faut se contenter d’un « banal » FSI CMOS.

Pas de panique cependant : le savoir-faire maison permet des petits miracles ! La plage de sensibilité démarre à 100 ISO et culmine à 51.200 ISO. En position Hi +2, il est possible de monter à 204.800 ISO.

Test sensibilité ISO capteur du Nikon Z 50

test de montée en sensibilité du Nikon Z 50, de 100 à 102.400 ISO

Les sensibilités les plus élevées seront, comme d’habitude, réservées aux situations extrêmes. Voire ne seront jamais exploitées. Mais ça fait joli sur la fiche technique. Par contre, vous pouvez sans crainte monter jusqu’à 12.800 ISO.

À 25.600 ISO, le lissage en JPEG est vraiment trop violent puisque, en plus du bruit numérique, il efface sans distinction les détails les plus fins. Notez une légère dérive chromatique en NEF.

À 51.200 ISO, ces défauts sont accentués mais, si vous appréciez le noir et blanc granuleux (c’est une manière de tricher), et que vous privilégiez le NEF, pourquoi pas… Toutefois, les plus timorés, ou les plus allergiques au bruit, s’arrêteront dès 6.400 ISO, ce qui est déjà une belle valeur… que vous atteindrez très rapidement à cause de la faible luminosité du zoom de kit.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/800 ème sec. – f/6.3 – ISO 640

Stabilisation

À capteur classique, système de stabilisation classique. C’est à dire exit la stabilisation mécanique sur 5 axes intégrée au boîtier, et retour à la bonne vieille stabilisation optique sur seulement deux axes. Le problème est que seuls les objectifs NIKKOR Z DX sont stabilisés, ceux de la série S ne le sont pas. De même, lorsque vous utiliserez un objectif reflex non stabilisé via la bague FTZ, rien ne sera stabilisé, ce qui était l’un des arguments majeurs des Z 6/Z 7. Il faudra donc se contenter du minimum syndical avec le Z 50.

Fort heureusement, la stabilisation intégrée au NIKKOR Z DX 16-50 mm VR se révèle plutôt efficace, puisque même en position 50 mm (équivalent 75 mm) il est possible d’obtenir une image nette à 1/6 s. Pas mal du tout !

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 20,5 mm – 1/6 ème sec. – f/3.8 – ISO 1000

Obturation silencieuse

Positionnement milieu de gamme « oblige », le Nikon Z 50 doit renoncer au 1/8000 ème de seconde et demeure plafonné à 1/4000 ème de seconde. Et cela aussi bien en obturation mécanique (très silencieuse) qu’électronique (totalement silencieuse). C’est vraiment dommage que l’électronique ne puisse pas aller plus loin puisque, du côté des concurrents, il n’est pas rare d’atteindre les 1/24.000 voire 1/32.000 ème de seconde.

Dynamique et balance des blancs

Je n’ai pas relevé de soucis de dynamique particuliers avec le Nikon Z 50, qui s’en sort dans la plupart des situations, même en fort contre-jour. En passant par le RAW/NEF, il sera possible de déboucher aisément les ombres d’une pichenette sur le curseur de votre logiciel préféré.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 25 mm – 1/800 ème sec. – f/8 – ISO 100

La balance des blancs, de son côté, s’est montrée un peu plus capricieuse, avec une tendance à se montrer trop froide, mais cela se corrige aisément a posteriori. Notez qu’il sera possible de profiter du Picture Control, qui introduit un nouveau mode HDR plutôt satisfaisant, mais dont il ne faudra pas abuser.

Un zoom NIKKOR Z 16-50 mm f/3,5-6,3 VR pas au niveau

En fait, en termes de qualité d’image, le facteur limitant n’est pas la technologie embarquée dans le boîtier, mais bien ce zoom de kit, défaut (malheureusement) assez commun en entrée/milieu de gamme.

Nikon a clairement mis l’accent sur la compacité mais, pour y parvenir, a accumulé les sacrifices afin d’obtenir l’un des 16-50 mm (équivalent 24-75 mm) les plus petits du marché.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR en position rentrée

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR en position 50 mm

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR en position 16 mm

Le premier est la luminosité maximale, qui décroit très rapidement. En position 50 mm, vous n’êtes plus qu’à f/6,3 : c’est un diaphragme et demi moins lumineux qu’à 16 mm (f/3,5). Les concurrents sont plus généreux : Fujifilm propose un Fujinon XC16-50 mm f/3,5-5,6 OIS II (certes plus encombrant) et Sony propose un 16-50 mm f/3,5-5,6 plus lumineux et à l’encombrement identique ! Dommage que Nikon se soit montré aussi conservateur. Vous vous consolerez en vous disant que chez Canon le zoom EF-M 15-45 mm f/3,5-6,3 STM manque tout autant d’ambition.

Ouvertures vs. Focales

Focale réelle Focale équivalente Ouverture maximale Ouverture minimale Distance minimale de mise au point
16 mm (24 mm) F/3,5 F/22 25 cm
24 mm (36 mm) F/4,2 F/29 20 cm
35 mm (52,5 mm) F/5,3 F/36 23 cm
50 mm (75 mm) F/6,3 F/40 30 cm

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Test du Nikon Z 50  : la plage focale du zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Ce manque de générosité dans les ouvertures a deux conséquences, une pratique, une esthétique.

La première est qu’une ouverture plus faible implique des temps de pose plus longs et/ou le recours à des sensibilités plus élevées, cette règle primordiale demeurant applicable malgré la présence d’un système de stabilisation optique.

La conséquence esthétique est que, si vous êtes amateurs de faibles profondeurs de champ et souhaitez bien séparer vos premiers plans de vos derniers plans, l’exercice risque de s’avérer compliqué.

Au grand angle, là où vous avez accès à l’ouverture la plus large, c’est la courte focale qui va induire une grande profondeur de champ. En position 50 mm, qui est logiquement la plus adaptée pour du portrait, la faible ouverture maximale de f/6,3 ne vous permettra d’obtenir un joli flou d’arrière plan que si vous vous approchez très près de votre sujet.

Comme indiqué dans le tableau ci-dessus, remarquez que la distance minimale de mise au point varie en fonction de la focale utilisée.

En termes de performances pures, ce NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR est… dans la moyenne. Ni trop mauvais, ni franchement brillant. Il fait le travail, sans plus.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/800 ème sec. – f/8 – ISO 100

À 16 mm, il manque cruellement d’homogénéité puisqu’il faut diaphragmer entre f/8 et f/11 pour que les coins égalent (presque) le centre. Attention, donc, pour les paysages.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/320 ème sec. – f/8 – ISO 100

À 50 mm, les coins ne rattrapent jamais le centre. Ici, il faudra tout particulièrement faire attention à la diffraction (et aux temps de pose) lorsque vous dépasserez f/16.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 25 mm – 1/640 ème sec. – f/8 – ISO 100

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 36 mm – 1/400 ème sec. – f/8 – ISO 100

Aux focales intermédiaires (entre 25 mm et 35 mm), l’objectif se révèle un peu plus homogène mais, là encore, il faudra diaphragmer franchement autour de f/8 pour en tirer le meilleur. Et, là encore, il faudra faire confiance à la stabilisation strictement optique et à la bonne montée en sensibilité du boîtier pour compenser la faible ouverture.

Du vignettage est visible de 16 mm à 35 mm, à toutes les ouvertures, mais uniquement sur les fichiers NEF car il est bien corrigé par le traitement JPEG interne. Détail amusant, et peu commun : il s’agit de vignettage positif, puisque les bords sont plus clairs que le centre. C’est pas banal !

Enfin, puisque tout ne va pas si mal, il faut féliciter Nikon pour le soin apporté à la correction de la distorsion, imperceptible sur ce petit zoom de kit, dont il faudra pourtant vous contenter en attendant l’arrivée d’objectifs plus ambitieux.

Test NIKON Z 50 : Vidéo

En toute logique, le Nikon Z 50 est moins ambitieux que ses grands frères Z 6/Z 7 en matière de vidéo. Mais ce n’est pas bien grave dans la mesure où la clientèle visée n’est pas la même. Il vaut donc mieux comparer ce petit hybride APS-C avec les prestations des reflex APS-C de Nikon et là, nous assistons à un joli bond en avant par rapport aux D5600 et D7500.

Par rapport au reflex d’entrée de gamme, l’hybride Z 50 gagne l’enregistrement en 4K/UHD 30 p ainsi que des cadences autorisant du ralenti en Full HD : le 120 p et le 100 p permettent ainsi des ralentis 4x respectivement en 30 p (NTSC) et 25 p (PAL).

Par rapport au milieu de gamme/expert D7500, le Z 50 gagne également des modes ralentis en Full HD ainsi que la qualité, non négligeable, de filmer en 4K/UHD en exploitant toute la largeur du capteur. Cette absence de recadrage est surtout profitable aux focales courtes.

Le maniement est facilité par la présence de focus peaking (assistance à la mise au point manuelle) et de zebras (assistance à l’exposition). Vous bénéficiez également, en vidéo, de la détection sur les visages. Cependant, pour des utilisations plus poussées, l’absence de prise casque est dommageable.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/800 ème sec. – f/3.5 – ISO 100

Test du Nikon Z50 : points forts et points faibles à retenir

Voici une liste non limitative (et personnelle) d’usages pour ce Nikon Z 50, ainsi que les points qui doivent vous interpeller si vous envisagez de changer de boîtier pour l’hybride Nikon.

Le Nikon Z 50 peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez basculer d’un reflex APS-C Nikon à un hybride APS-C, en montant légèrement en gamme,
  • vous souhaitez gagner en compacité (par rapport à un reflex),
  • vous recherchez un hybride APS-C disposant d’une ergonomie bien pensée,
  • vous souhaitez bénéficier de la qualité d’image et de la réputation Nikon,
  • vous recherchez un petit hybride protégé contre la poussière et l’humidité,
  • vous êtes prêt à attendre que l’offre optique NIKKOR Z DX s’étoffe.

Le Nikon Z 50 va moins vous intéresser si :

  • vous désirez tout de suite des objectifs lumineux et/ou des focales spécialisées dédiées à l’APS-C en monture DX,
  • vous avez un usage poussé de la vidéo,
  • vous pratiquez la photographie sportive/animalière.

Les photos de ce test sont disponibles en version haute définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Test du NIKON Z 50 : ma conclusion

Quasiment dix ans après les plus téméraires, Nikon se lance enfin dans la bataille des hybrides APS-C. Hallelujah ! Seuls restent, en dehors du jeu, Pentax (dont on n’a même plus de nouvelles de ses hybrides Q), et Olympus (fidèle au Micro 4/3 et qui a d’autres chats à fouetter en ce moment).

Bref, ce n’est pas peu dire que le Z 50 est un boîtier important pour Nikon, surtout parce qu’il est lancé sur le segment très concurrentiel des APN à 1000 € qui, comme je l’expliquais en introduction, est peuplé d’une multitude d’appareils de typologie très différente.

Une fois ce décors historico-commercial planté, quelles conclusions tirer à l’issu de ce test ?

Premier point très positif : le Nikon Z50 est un hybride bien né. Il profite de l’implacable expérience ergonomique de Nikon, et celle des Z 6/Z 7 en particulier.

Il s’agit, tout simplement, de l’hybride APS-C le plus agréable à tenir en main et à manipuler et, à quelques faiblesses mécaniques près (quelques molettes trop souples et des menus touffus), il se positionne d’emblée sur le haut du panier.

De même, Nikon n’a pas lésiné sur la qualité du viseur OLED ainsi que sur l’écran tactile orientable à 180°, vraiment bienvenu. Bravo !

La qualité d’image n’est pas en reste. Même si le capteur retenu est moins sophistiqué que les BSI CMOS dernière génération et que la définition de 20,9 Mpx peut sembler faire pâle figure par rapport aux standards du moment, Nikon maîtrise parfaitement son sujet et a su faire de son Z 50 un joli faiseur d’image qui ne craindra pas les montées en sensibilité.

Enfin, l’autofocus et la vidéo sont tous les deux bien maîtrisés : tout fonctionne avec satisfaction, avec de jolis morceaux hérités du Z 6 d’un côté et un gain qualitatif appréciable par rapport aux reflex de gamme équivalente du constructeur. En somme, le Nikon Z 50 est, sans faire de fioritures, un bon premier jet.

Mais voilà : il s’agit d’un premier jet, avec quelques défauts. En premier lieu, la fiche technique manque clairement d’ambition. Le logement carte mémoire unique strictement UHS-I n’est pas digne d’un boîtier à 1000 € en 2020. La prise USB est privée de la norme USB 3.0, et même sans cela, il aurait été appréciable que le connecteur retenu soit de Type C, et non pas micro-B, ne serait-ce que pour une histoire de cohérence de gamme.

Afin de se démarquer de la concurrence, Nikon aurait dû maintenir la stabilisation du capteur, quitte à la faire redescendre sur 3 axes au lieu de 5. Cela aurait permis d’exploiter au mieux les optiques NIKKOR Z de la série S ainsi que les objectifs reflex non stabilisés en monture F.

D’ailleurs, au moment de rédiger ce test, le principal inconvénient du Nikon Z 50 est la pauvreté de l’offre optique en monture Z native dédiée au format DX (APS-C). Il est urgent que Nikon communique sur sa roadmap optique, même si nous ne doutons pas que des zooms plus lumineux (f/2,8) ainsi que des focales fixes f/1,8 ne devraient pas tarder .

Il faudrait au moins un équivalent 24 mm (16 mm f/1,8), 50 mm (32 mm f/1,8), 85 mm pour du portrait (58 mm f/1,8) et un petit téléobjectif type 100 mm (en focale réelle, qui donnerait 150 mm en focale équivalente sur le capteur APS-C). Bien sûr, un maximum de ces objectifs devra être stabilisé VR. Espérons que, parallèlement, Nikon ouvre rapidement sa monture Z aux opticiens tiers, afin que Sigma, Tamron et Samyang (pour ne citer qu’eux) puissent décliner leurs optiques APS-C pour les hybrides Nikon.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/500 ème sec. – f/6.3 – ISO 100

D’une manière plus optimiste, je pourrais également reconnaître que Nikon a positionné de manière plutôt fine son Z 50. Suffisamment plus performant qu’un D5600 d’entrée de gamme, capable de titiller un D7500, il a le potentiel pour cannibaliser l’offre entrée et milieu de gamme reflex du constructeur. Ou, plutôt, de convertir les clients déjà équipés de reflex à l’hybride.

Simultanément, sur un châssis similaire, Nikon se laisse la marge pour développer un hybride APS-C bien plus expert, qui pourrait être l’alter-ego du D500, mais en beaucoup, beaucoup plus compact. Et la recette d’une telle montée en gamme est toute trouvée : logement XQD, stabilisation du capteur, viseur OLED 3,6 millions de points, tropicalisation encore plus poussée, double processeur permettant de booster les cadences rafale (même pas besoin de changer de capteur). Bref, de quoi faire saliver, mais un tel boîtier ne serait bien sûr pas facturé 1000 €. Ceci dit, entre 1000 € et 2000 €, il y a une marge de manœuvre confortable.

Bon. Et du coup, de manière très pragmatique : faut-il craquer sur le Nikon Z 50 ?

À moins d’être un fan absolu du constructeur et vouloir être parmi les premiers à tenter l’aventure hybride APS-C en monture Z, mieux vaut attendre que le prix effectif du kit baisse aux environs de 850/900 €, et que l’offre optique NIKKOR Z DX s’étoffe.

Cependant, si le seul objectif du kit vous suffit, le Nikon Z 50 est d’ores et déjà un joli hybride qui vous apportera satisfaction et vous permettra de réaliser de belles images. D’autant plus qu’il est probable que Nikon applique à ses DX la politique de mise à jour régulière des firmwares déjà effective pour ses hybrides FX, améliorant forcément l’agrément d’utilisation et les performances du boîtier.

En savoir plus sur le Nikon Z 50 sur le site Nikon

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Tamron location service : louez un objectif à la journée

Tamron France annonce le Tamron location service, un inédit service de location d’objectifs de la marque à la journée.

Vous avez envie de tester un objectif Tamron ? Vous avez un reportage particulier à faire ? Vous voulez simplement vous faire plaisir ? Louez un des objectifs Tamron disponibles à partir de 20 euros par jour.

Tamron location service : louez un objectif à la journée

Tamron location service : louez un objectif à la journée dès 20 euros

Vous déjà éprouvé l’envie de tester un objectif pendant quelques heures ? De vous faire plaisir avec une optique que vous ne pouvez pas acheter ?

Vous aimeriez savoir si tel objectif Tamron peut donner de meilleurs résultats que votre objectif actuel sur votre boîtier, dans vos conditions de prise de vue ?

Vous voulez voir ce que peut donner un objectif Tamron G2 sur un hybride Nikon Z avec la bague FTZ ?

Avec le nouveau Tamron location service, c’est désormais possible. Pour une somme modique, à partir de 20 euros la journée, vous pouvez disposer d’un des objectifs Tamron pendant une journée ou plus (un week-end, une semaine …).

Si la location longue durée n’est pas forcément rentable, la location à la journée ou pour un weekend l’est tout à fait.

Imaginez : pour 40 euros vous pouvez partir en week-end avec un téléobjectif Tamron 150-600 mm de la série G2 et faire les photos d’oiseaux que vous n’arrivez pas à faire avec votre matériel actuel.

Pour la même somme vous pouvez utiliser un Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 et faire de magnifiques portraits lors d’une séance dédiée.

Tamron location service : louez un objectif à la journée

Les modèles disponibles à la location sont à ce jour :

Pour profiter du Tamron location service, rendez-vous dans un des magasins partenaires :

  • IMAGES PHOTO VILLEFRANCHE 69657 Villefranche
  • CAMARA ST OMER 62500 St Omer
  • IMAGES PHOTO NICE 06000 Nice
  • CAMARA BREST 29200 Brest
  • IMAGES PHOTO MONTPELLIER 34000 Montpellier
  • ACCROPHOTO 13300 Salon de Provence
  • IMAGES PHOTO ORLEANS 45000 Orléans
  • ACCROPHOTO 13300 Aix en Provence
  • IMAGES PHOTO TOURS 37000 Tours
  • IMAGES PHOTO ANGERS 49100 Angers
  • OBJECTIF LA BOETIE 75008 Paris
  • IMAGES PHOTO METZ 57000 Metz

Que penser de ce service de location ?

Le matériel photo ne cesse de progresser, le tarif des objectifs aussi, et il n’est parfois pas possible d’investir dans un objectif expert-pro alors que vous n’allez l’utiliser que quelques fois par an.

De même, investir dans un objectif qui va vous coûter 1000 euros ou plus suppose de faire le bon choix, et tester un objectif en magasin n’est pas très pertinent. Vous n’êtes que rarement dans vos conditions de prises de vue habituelles.

Le Tamron location service vous permet de disposer d’un objectif pro pour une somme très raisonnable à la journée, comme de vous faire votre propre avis, dans vos conditions de prise de vue et avec votre boîtier, avant de vous décider à acquérir l’objectif ou non.

Ce service unique ou presque à ce jour de la part d’une marque (seuls quelques revendeurs indépendants proposent la location à la journée) est une facilité qui ne manque pas d’intérêt. Reste à vous rapprocher d’un magasin partenaire car ils sont encore peu nombreux.

Source : Tamron France


Nikon Coolpix P950 : à vous la lune et les avions avec un zoom 83x équivalent 24-2000 mm !

Nikon annonce la mise à niveau de sa gamme bridge avec l’arrivée du Nikon COOLPIX P950. Le successeur du Coolpix P900 est doté du même zoom 83x dont la plage focale équivaut à 24-2000 mm, et dont le gabarit est plus mesuré que celui de l’énorme Coolpix P1000.

Vous êtes fan de photos de lune, d’avions, d’oiseaux, d’animaux ? Ce bridge peut vous intéresser, revue de détails.

Nikon Coolpix P950 : à vous la lune et les avions avec un zoom 83x équivalent 24-2000 mm !

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Nikon Coolpix P950 : quand le bridge fait de la résistance grâce à la lune

C’est un raccourci un peu facile mais il faut bien reconnaître que les appareils photo Bridge, disposant donc d’un zoom non interchangeable et dotés d’un petit capteur 1/2,3 pouce, satisfont en priorité les amateurs de trèèèès longues focales.

2000 mm dites-vous ma bonne dame ? Oui, et ce n’est (presque) rien face aux 3000 mm du Coolpix P1000 testé ces derniers mois.

Alors avec de telles valeurs, forcément, la lune est à portée de main, les avions vous sautent aux yeux et les oiseaux vous font les yeux doux. Génial non ?

Ou pas. Car attention, ces valeurs sont à prendre avec des pincettes. Il s’agit bien évidemment de focales équivalentes rapportées au format 24×36 (le zoom du P950 est en réalité un 4,3-357 mm). Ne cherchez donc pas à comparer ces 2000 mm avec les 2000 mm d’un objectif pour plein format, mais comme il n’existe pas de telles optiques, la comparaison est bien vite faite, la plus longue focale actuelle chez Nikon est le 800 mm de l’AF-S 800 mm f/5.6E FL ED VR (le tarif va vous calmer mais allez lire quand même par curiosité).

Ne cherchez pas non plus à comparer la qualité d’image que ces bridges vont vous offrir, avec leur petit capteur 1/2,3 pouce, face aux capteurs plus généreux des plein format et autres APS-C.

Pour autant, les bridges ont quelque intérêt si vous ne faites pas trop le difficile en qualité d’image et que les longues focales vous attirent.

Nikon Coolpix P950

le Nikon Coolpix P950 vue de face

Nikon Coolpix P950, présentation et caractéristiques

Un zoom 83x

Le zoom optique qui équipe le Coolpix P950 offre un ratio x 83, ce qui permet à ce bridge de passer de 24 mm à 2000 mm d’un simple appui sur la commande de zoom.

Comme dit plus haut, il s’agit de focales équivalentes, mais sachez que le P950 ne s’arrête pas là. Qui peut le plus peut … encore plus, ce zoom est doublé d’une fonction de zoom électronique dite Dynamic Fine Zoom qui procure elle un ratio de x 166 ! Autrement formulé vous avez entre les mains un équivalent 4000 mm. Oui, ça peut faire peur …

Nikon Coolpix P950

le zoom du Nikon Coolpix P950 en position rentrée 24 mm

Nikon Coolpix P950

le zoom du Nikon Coolpix P950 en position sortie 2000 mm

Un objectif plutôt lumineux

Pour garantir une image satisfaisante avec de telles focales, il faut que l’optique suive. Nikon a doté son Coolpix P950 d’un objectif dont l’ouverture maximale est de f/2.8 (à 24 mm, f/6.5 à 2000 mm).

Là-aussi ne cherchez pas à comparer avec l’ouverture f/2.8 d’un objectif pour plein format, le rapport de conversion s’applique à la focale comme à l’ouverture, mais c’est quand même une valeur satisfaisante. La déception relevée à la focale maximale avec le Coolpix P1000 ne devrait pas être aussi forte avec ce P950.

L’utilisation d’une formule optique de 16 lentilles en 12 groupes dont une lentille en verre ED permet au Coolpix P950 de limiter la distorsion aux plus longues focales, c’est plutôt une bonne idée. Ce zoom est stabilisé, en photo comme en vidéo.

Un capteur 16 Mp

Le Coolpix P950 dispose d’un capteur 16 Mp de 1/2,3 pouce dont la plage de sensibilité varie de 100 à 1600 ISO de façon standard. Cette valeur maximale peut vous sembler limitée face aux 51.200 ISO des APS-C et plein format, n’oubliez toutefois pas qu’il s’agit d’un petit capteur qui a fort à faire pour enregistrer une image en basse lumière.

Pour grimper au-delà, il vous faudra passer outre le mode automatique, les modes P,S,A et M autorisent 6.400 ISO, à utiliser avec précaution pour ne pas générer trop de bruit sur vos photos.

Nikon Coolpix P950

le Nikon Coolpix P950 vu de profil, notez la poignée profilée facilitant la prise en main

Le format RAW, enfin

Curieusement, tandis que le Coolpix P1000 permet d’utiliser le format RAW, le Coolpix P900 ne le permettait pas. C’est corrigé avec le P950 qui propose donc les deux formats d’enregistrement JPG et NRW (Nikon Raw File).

Ce format va vous permettre de post-traiter vos photos, ce qui peut s’avérer une bonne idée si vous souhaitez récupérer des basses et hautes lumières, accentuer les images qui peuvent manquer de piqué aux plus longues focales et caler la balance des blancs. Des opérations de traitement simples à effectuer dans le logiciel maison Nikon Capture NX-D ou un des logiciels du marché, pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent.

Un écran orientable et inclinable

L’écran arrière du Coolpix P950 (921.000 pixels RVB) peut être orienté dans presque toutes les directions, une caractéristique que Nikon pourrait d’ailleurs reprendre sur ses reflex et hybrides dont l’écran n’est que désespérément inclinable.

Cet écran est doublé d’un viseur électronique OLED de 2.459.000 pixels, une valeur séduisante pour offrir une visée de qualité, à vous de ne pas abuser des bonnes choses en l’utilisant la nuit ou en intérieur sombre, tout a ses limites.

Nikon Coolpix P950

l’écran orientable du Nikon Coolpix P950, en position selfie / vlog

La vidéo 4K aussi

C’est le standard désormais sur les appareils photo, et Nikon l’a bien compris en dotant son Coolpix P950 d’un mode vidéo 4K et Full HD à 30 images par seconde avec son stéréo. Le Full HD peut gripper à 60 images par seconde et en mode manuel, préférable sur ce type de boîtier, vous aurez la liberté d’ajuster les réglages d’exposition tout en filmant. Cette caractéristique vous permet d’ajuster le rendu de vos séquences vidéo en temps réel quand les conditions de luminosité changent.

Le P950 dispose d’une sortie HDMI type D (micro connecteur), d’un port Micro-USB et d’une prise pour micro externe jack 3,5 mm (entrée alimentée prise en charge).

Time-lapse intégré

Le time-lapse, vous savez, ces séquences vidéos dans lesquelles le temps passe plus vite que dans la réalité ?

Vous allez pouvoir mettre en oeuvre ce mode directement, et faire une série de photos à intervalle de temps prédéfini avant que le boîtier ne les assemble pour vous en une séquence vidéo. Limitée à 10 secondes, cette séquence time-lapse n’aura pas la saveur d’une séquence plus longue réalisée à l’aide d’un logiciel de traitement dédié mais elle sera bien plus simple à réaliser et – surtout – le fichier sera disponible immédiatement pour un partage rapide via l’application Snapbridge.

Nikon Coolpix P950

les commandes de zoom du Nikon Coolpix P950

Une griffe flash

Si le Coolpix P950 n’embarque pas de flash intégré qui n’aurait que bien peu d’avantages sur un tel boîtier, il dispose d’une griffe porte-flash autrement plus intéressante. Celle-ci vous permet bien évidemment d’utiliser un des flashs Cobra de la marque comme le Nikon SB-300 ou le Nikon SB-500. Elle vous permet aussi de fixer aisément un micro externe pour assurer un enregistrement audio de qualité professionnelle.

Nikon vous propose – aussi – d’essayer le « viseur point rouge » Nikon DF-M1, une longue-vue pliable qui vous permet de suivre votre sujet et de le garder au centre du cadre, qu’il soit mobile ou non, rapide ou lent.

Transfert automatique et aisé sur smartphone

Le Coolpix P950 est compatible avec l’application mobile Snapbridge (iOS et Android) qui permet de récupérer automatiquement les photos depuis le boîtier vers le smartphone en mode Bluetooth basse consommation. Vous pouvez utiliser l’application pour récupérer une version basse définition de vos photos et les partager sur les réseaux sociaux, comme une version plus définie pour la traiter dans une application mobile comme Lightroom.

Autonomie et dimensions

Le Coolpix P950 permet de faire environ 290 photos avec la batterie Nikon EN-EL20a, comme de tourner 1h20 de vidéo. L’enregistrement se fait sur une carte SD, SDHC ou SDXC.

Il mesure 140,2 x 109,6 x 149,8 mm et pèse 1005 grammes.

Tarif et disponibilité

Le Nikon Coolpix P950 sera disponible dès le 6 février 2020 au tarif public de 899 euros, un tarif certes largement supérieur aux 549 euros que coûte le Coolpix P900 (tarif janvier 2020) mais 200 euros inférieur aux 1099 euros du Coolpix P1000, plus performant mais tellement plus imposant et lourd.

Source : Nikon France


Nikon D780 : un cœur d’hybride dans un reflex (très) traditionnel

5 ans après le D750, Nikon met à jour son reflex plein format expert et annonce le Nikon D780. Le D780 embarque le capteur du Nikon Z 6 de même que son autofocus à 273 points couplé à l’algorithme AF du D5.

Le D780 reste toutefois un reflex traditionnel physiquement proche du D750, il fait par contre l’impasse sur le flash intégré et le grip additionnel dont disposait son prédécesseur.

Nikon D780 : présentation et prise en main

Nikon D780 : le chant du cygne dans la catégorie reflex plein format expert ?

Avec l’arrivée de l’hybride plein format ces deux dernières années, le marché du reflex peine à garder son leadership. Il l’a même perdu en 2019 sur le marché français puisque l’hybride est passé devant (en valeur), de très peu certes, mais devant quand même. Cette situation est critique pour les marques qui doivent faire les bons choix.

Sony a clairement fait celui de l’hybride n’ayant pas de gamme reflex tandis que Canon s’emmêle les pinceaux dans des gammes hybrides et reflex dont on a bien du mal à comprendre la logique. Panasonic doit gérer la cohabitation entre le capteur Micro 4/3 (en fin de développement) et le capteur plein format avec un S1 taillé comme un mastodonte et au tarif peu alléchant.

Fujifilm et Olympus n’ont pas de modèles plein format et Pentax ne sait toujours pas que l’hybride existe.

Nikon D780, présentation et prise en main

le Nikon D780 vu de face avec l’objectif AF-S NIKKOR 24-120 mm f/4G ED VR

Et Nikon dans tout ça ?

Chez Nikon on aime bien l’innovation, mais pas les révolutions. Et l’on regarde les chiffres.

Les Z 6 et Z 7 ont trouvé leur régime de croisière (le Z 6 surtout), le Z 50 commence à faire parler de lui plus que de raison et le virage hybride est assumé. La gamme de boîtiers et d’optiques se renforce de mois en mois, il n’y aura pas de retour arrière.

Mais comme on a des composants dans les tiroirs, des reflex un peu âgés, que glisser les uns dans les autres n’est pas si coûteux et qu’il reste des clients pour cela, on se dit que mettre à jour le cœur de gamme n’est pas idiot.

Le D750 a cinq ans ? Le D610 est en fin de vie commerciale ? Le DF a fait ses adieux ? Le D850 a trop de pixels ?

Prenons ce que l’on peut récupérer du Z 6, glissons le dans un corps de D750 et lançons un reflex qui reprend les points forts de la gamme F plein format tout en laissant à l’utilisateur un petit arrière goût d’hybride qui pourrait l’aider à basculer la prochaine fois (ou l’effet Canada Dry appliqué à la photo …).

Comparaison Nikon D750 vs D780

comparaison Nikon D750 (à gauche) vs Nikon D780 (à droite)

Ainsi est né le Nikon D780, succédant au D750 qui reste au catalogue quelques temps encore, le D780 remplace au passage le D610 (qui ne sera pas renouvelé). Tant qu’à faire, si le D780 peut aussi séduire les amateurs de D500 lorgnant du côté du plein format, c’est un atout de plus puisque l’avenir du reflex APS-C expert est compromis (celui du reflex APS-C tout court aussi).

Ce tableau alléchant pour les inconditionnels du reflex cache toutefois quelques subtilités dont nous allons faire le tour.

Nikon D780, présentation et prise en main

Nikon D780 : le remodelage de la partie gauche est subtil

Nikon D780 : présentation et caractéristiques

Capteur et qualité d’image

Le D780 emprunte au Nikon Z 6 son capteur 24,5 Mp et son processeur Expeed 6. Le système de reconnaissance de scènes utilise toujours les informations en provenance du capteur, du processeur, de la cellule de mesure de lumière pour assurer une exposition optimale. L’ensemble est optimisé par rapport au D750 et devrait s’avérer plus réactif.

La plage de sensibilité démarre toujours à 100 ISO (50 en étendu) et grimpe à 51.200 ISO (204.800 en étendu), tout comme sur le Z 6 alors que le D750 plafonnait à 12.800 ISO. C’est toujours ça de pris.

Nikon D780, écran inclinable

Nikon D780 : repositionnement du commutateur Lv, du bouton I et touche AF-ON

Autofocus hybride …

L’autofocus du Nikon D780, en mode visée reflex, reste classique, c’est le module à 51 points bien connu sur le … D750, assisté d’un capteur RVB à 180.000 points. L’algorithme de calcul de l’autofocus est emprunté au Nikon D5 qui fait pourtant lui appel au module AF à 153 collimateurs. Nikon aurait pu en profiter pour utiliser ce module à 153 collimateurs dans le D780 mais il fallait bien que le D850 garde quelques avantages techniques. Dommage quand même.

Mais alors pourquoi parler d’autofocus hybride ?

L’emploi du terme hybride n’est pas innocent dans la présentation officielle du Nikon D780. Celui-ci utilise en effet aussi le module AF du Z 6, à 273 points et détection à -5 Il (-7 Il en mode AF basse lumière lorsque vous utilisez un objectif offrant une ouverture maximale de f/1.4  ou plus lumineuse.). Ce module propose la mise au point simple comme le suivi continu et le suivi Eye-AF. Je vous le disais, le goût de l’hybride dans un reflex, mais le goût seulement. Car ne vous y trompez pas, il s’agit de l’autofocus en mode Live View uniquement.

Autrement formulé, vous pourrez utiliser ces caractéristiques issues du Z 6 si – et seulement si – vous acceptez de viser avec l’écran arrière tactile en mode Live View. Ce qui au passage permet de dire du D780, positivons, que son mode Live View est enfin utilisable, ce qui n’était pas vraiment le cas de celui du D750.

C’est une avancée indéniable, vous bénéficiez au passage du déclenchement silencieux, mais utiliser l’écran arrière n’est pas du goût de tout le monde, d’autant plus que les afficionados du reflex sont rarement fans de la visée sur écran (sinon ils sont déjà passés à l’hybride). De plus il n’est pas toujours possible d’utiliser l’écran arrière, je pense aux photos de spectacles ou aux prises de vue en extérieur avec une forte luminosité pour ne citer que ces deux situations.

Ceux qui peuvent apprécier ce système sont les vidéastes qui vont enfin disposer d’un suivi AF efficace sur un reflex. Sauf que les vidéastes sont pour la plupart déjà passés à l’hybride qui présente bien d’autres avantages pour eux.

Obturateur

Le D780 dispose d’un obturateur de reflex traditionnel capable de grimper au 1/8000 ème de seconde (1/4000 ème pour le D750). La cadence rafale est de 7 vues par seconde en visée reflex et de 12 vues par seconde en visée Live View (avec mode silencieux possible). Le temps de pose maximum est de 900 secondes, ce qui devrait vous permettre de réaliser des photos nocturnes et des filés sans grande difficulté.

Nikon D780, obturateur

l’obturateur mécanique du Nikon D780

Mode vidéo

Bien que le reflex ne soit plus le choix du roi pour les vidéastes, le D780 ne pouvait pas passer à côté de la 4K. Il propose donc les formats 4K et Full HD à 24, 25 et 30 images/seconde sans recadrage. Le flux de sortie est disponible en 10 bits 4.2.2. sur un enregistreur externe Atomos.

Le D780 dispose également d’un format vidéo HDR HLG à la dynamique étendue, ce flux vidéo est visualisable directement sur un téléviseur ou un écran compatible. Notons l’absence du format ProRes RAW, celui-ci est réservé aux hybrides, on vous l’a dit, l’avenir c’est eux.

Nikon D780, présentation et prise en main

Nikon D780 : l’écran arrière tactile inclinable

Fonctions annexes

Le D780 autorise le focus staking et la numérisation de diapositives via l’adaptateur Nikon ES-2. Il dispose d’un système de réglage fin de l’autofocus qui permet d’enregistrer deux valeurs de focale différentes pour un zoom, une bonne chose puisque s’agissant d’un reflex il est toujours soumis aux problématiques de back et front focus à l’inverse des hybrides (je me répète mais pour ce qui est de la précision AF, l’hybride a de vrais atouts que seul le mode Live View a sur les reflex).

Nikon D780, présentation et prise en main

remarquez la disparition des modes scènes sur la couronne supérieure gauche

Ergonomie, dimensions et autonomie

Le D780 reprend la présentation du D750, à quelques détails près comme la disposition des contrôles arrières (le commutateur Live View remonte, la touche Info descend, une touche AF-ON remplace la touche AE_L/AF-L). Exit par contre le joystick AF du Z 6 ou du D850, il faudra vous contenter du pad arrière pour déplacer les collimateurs AF.

Le flash intégré du D750 disparaît également, dans la pratique ce n’est pas une grosse perte et cela permet de proposer une étanchéité supérieure (comme sur le D500) mais voir retirer quelque chose d’un modèle à l’autre est toujours critiquable (et critiqué). Sachez, puisque l’on parle des manques, que le D780 ne pourra pas utiliser de grip, aucune connexion n’est en effet disponible.

Parce qu’il y a quand même quelques bons points, le D780 conserve deux emplacements pour cartes mémoire SD UHS II, il intègre un module Wifi et un module Bluetooth et est compatible avec l’application mobile Snapbridge pour le transfert automatique des photos sur smartphone (en JPG et RAW, en mode Bluetooth basse consommation).

Nikon D780, emplacements deux cartes mémoire SD

Nikon D780 : les deux emplacements pour cartes mémoire SD UHS II

L’écran arrière est tactile et inclinable (mais toujours pas orientable en latéral), il autorise les prises de vue bras levés comme appareil proche du sol, en mode Live View.

Nikon D780, écran inclinable

le dessus du boîtier est plus compact du fait de l’absence de flash intégré

Les dimensions sont proches de celles du D750, le D780 mesurant 143,5 x 115,5 mm (140,5 x 113 pour le D750), c’est un peu moins que le D850 (146 x 124 mm).

Utilisant la batterie Nikon EL-EN15b avec recharge possible via le port USB, l’autonomie est annoncée pour 2260 vues, et la compatibilité est assurée avec les batteries EN-EL15 des générations précédentes (sans recharge USB).

Nikon D780, batterie Nikon EN-EL15b

Nikon D780 : le logement pour la batterie Nikon EN-EL15b

Tarif et disponibilité

Le Nikon D780 sera disponible dès le 23 janvier 2020 au tarif public boîtier nu de 2.499 euros. Un kit avec l’AF-S NIKKOR 24-120 mm est prévu mais non tarifé encore.

Nikon D780, écran inclinable

Nikon D780 : pas de modification côté gauche vs. le D750

Premier avis sur le Nikon D780

Evolution logique du D750 dont il reprend la philosophie, le Nikon D780 vient assurer l’entrée de gamme reflex plein format Nikon et répondre à la demande de ceux qui souhaitent un reflex polyvalent doté des dernières technologies Nikon. Il a pour lui le capteur et l’AF Live View du Z 6 ainsi que le processeur Expeed 6. L’AF en visée reflex reste toutefois inférieur à celui du D850 (à 153 collimateurs), la compacité ne progresse pas face au D750 et quelques manques pourront se faire sentir (flash intégré, grip).

Facturé à sa sortie à 300 euros à peine de moins que le D850 qui a déjà connu plusieurs baisses de tarifs, le D780 devra relever un pari difficile, convaincre les adeptes du reflex qu’un entrée de gamme, certes expert, ne vaut guère moins cher que le meilleur reflex du moment qu’est le D850.

Face au Nikon Z 6 le défi est encore plus grand puisque l’écart de prix avoisine les 700 euros en faveur du Z 6 (qui a lui aussi connu quelques baisses).

Vous êtes alors en droit de vous poser la question : faut-il encore investir dans un reflex alors que l’hybride représente l’avenir de la marque ?

Si vous avez déjà un parc d’objectifs Nikon F ou compatibles conséquent, que vous êtes un irréductible de la visée reflex, que vous ne faites qu’occasionnellement de la vidéo, que la visée à image réelle et le déclenchement silencieux en toutes circonstances ne vous intéressent pas, le D780 peut être un bon choix face au D850 plus gourmand en espace de stockage.

Si vous comptez passer au plein format en venant de l’APS-C, que vous n’avez pas ou peu d’objectifs Nikon F et que votre budget est un peu serré, le Nikon Z 6 me semble un meilleur choix, comme peut l’être le D750 tant qu’il est disponible puisque il vous coûtera 1.200 euros de moins que ce D780 (tarifs janvier 2020).

Nikon ne pouvait pas passer à côté du renouvellement de sa gamme reflex, le D780 a la lourde tâche d’assurer la succession d’un modèle fort apprécié dans le segment entrée de gamme plein format, l’avenir nous dira s’il réussira ou non à emporter l’adhésion mais il va lui falloir jouer serré.

Source : Nikon France


NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

Nikon profite de l’ouverture du CES de Las Vegas pour annoncer le nouveau NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, un téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour sa gamme d’appareils photo hybrides à monture Z.

Ce 70-200 mm f/2.8, attendu par les utilisateurs des Nikon Z 6 et  Z 7 vient seconder le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S pour constituer un duo d’optiques pros idéal en reportage.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : présentation

L’arrivée tardive du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S plusieurs mois après celles des Nikon  Z 6 et Z 7 était compensée, en partie, par la disponibilité de l’excellent et très abordable NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S.

Au rayon des téléobjectifs par contre, point de f/4 pour patienter en attendant le f/2.8. C’est à l’AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8E FL ED VR que revenait la charge d’assumer ce rôle, grâce au couplage avec la bague FTZ.

Nikon l’avait bien compris, c’était un manque, mais proposer des objectifs de plus courte focale, tel l’excellent NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S passait avant car le gain en performances avec la monture Z sur l’hybride est d’autant plus flagrant que les focales sont courtes.

La gamme NIKKOR Z commençant à être consistante, le lancement du Z 50 fait, il était temps de passer à la suite. N’oublions pas que Nikon nous a promis 23 objectifs en monture Z pour 2021, pas question de s’endormir (et c’est très peu japonais comme comportement d’ailleurs).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S avec son collier de pied et les touches personnalisables

Voici donc venir en ce début d’année, c’est en presque un cadeau de Noël, le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S. Oui, vous avez bien lu. VR S (S pour supérieur, pour votre culture personnelle).

Ce téléobjectif à grande ouverture, contrairement aux focales fixes déjà disponibles dans la gamme Z ou aux zooms f/4 (mais comme les NIKKOR Z DX), est stabilisé (VR pour Vibration Reduction, toujours pour votre culture).

Pourquoi stabiliser l’objectif ?

Vous devriez déjà être en train de vous demander pourquoi diable Nikon stabilise son 70-200 mm f/2.8 alors que les Nikon Z 6 et Z 7 ont un capteur stabilisé sur cinq axes et que ce téléobjectif pro n’est pas vraiment fait pour être monté sur le Z 50 non stabilisé.

La raison est simple : en mettant en oeuvre sur l’objectif un système de stabilisation deux axes spécifique, complété à l’usage des trois autres axes du boîtier, les résultats s’avèrent encore meilleurs, selon Nikon, qu’en utilisant les seuls cinq axes du boîtier.

Ce principe permet au NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S d’afficher un gain de 5,5 stops, une valeur record dans la gamme Nikon pour un téléobjectif.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sur Nikon Z 7

Une nouvelle formule optique

Les opticiens japonais semblent s’éclater avec cette monture Z et font feu de tout bois pour proposer des objectifs dont les performances n’ont jamais été atteintes encore dans la gamme F.

Parmi les innovations du jour, retenez que ce 70-200 mm utilise une lentille interne en verre SR (short-wavelengh refractive), dont le but est de réduire les aberrations chromatiques dues aux rayons lumineux à faible longueur d’onde, comme ceux qu’émet la couleur bleue.

Si vous n’avez pas fait d’études supérieures en optique cela vous laissera de marbre, sinon vous comprendrez aisément le degré de sophistication atteint par ce type de formule optique.

Celle-ci comporte 21 lentilles réparties en 18 groupes (excusez du peu …) et les traitements ARNEO et nanocristal sont bien évidemment de la partie.

Video-ready

Vous le savez si vous lisez mes présentations des hybrides Nikon depuis l’arrivée du Nikon Z 7 en août 2018, l’hybride et la vidéo c’est un mariage d’amour. Il est donc critique que toute nouvelle optique de la série Z soit capable d’assurer une mise au point rapide, précise ET silencieuse en vidéo. C’est le cas de ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S.

Le focus breathing, qui se traduit par une variation de la focale lorsque vous changez la mise au point, ce que les vidéastes n’aiment pas du tout (vraiment pas du tout) , est ici compensé en temps réel comme sur les autres optiques de la série Z. Le contrôle de l’ouverture est stabilisé pour autoriser une variation d’exposition la plus naturelle possible.

Ecran OLED et commande Fn

Apparu sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, le petit écran OLED disposé sur le fût de l’objectif est aussi présent sur ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S. Il affiche au choix :

  • l’ouverture,
  • la distance de mise au point,
  • la focale,
  • la profondeur de champ.

La touche de commande Fn est personnalisable, 21 fonctions peuvent lui être attribuées de la mémorisation AF à la mesure de lumière en passant par le bracketing et quelques autres.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sans collier de pied, notez la présence de l’écran OLED

Autofocus multi-groupes

Ce 70-200 mm met en oeuvre le système autofocus multi-groupes apparu sur les optiques de la série Z, un principe qui utilise deux unités de moteurs pas à pas synchronisées afin de garantir une précision et une vitesse d’exécution encore supérieures à ce que l’on connaît sur les optiques de la série F.

Ce système s’avère aussi très silencieux, ce que les vidéastes apprécient (décidément, ils sont gâtés !).

Construction

Inutile de dire que ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est conçu pour résister aux pires conditions, il dispose de nombreux joints d’étanchéité limitant le passage des poussières et de l’humidité.

Le poids de l’optique est de 1440 grammes (1430 gr. pour la version AF-S), ses mensurations sont de 89 x 200 mm (88,5 x 202,5 mm pour la version AF-S).

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sera disponible au premier trimestre 2020 au tarif public de 2.799 euros (2.599 euros pour la version AF-S).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : Fiche technique

  • Type : Monture Nikon Z
  • Format : FX (plein format)/24 × 36 mm
  • Focale : 70–200 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction optique : 21 lentilles en 18 groupes (dont 6 lentilles en verre ED, 2 lentilles asphériques, 1 lentille en fluorite, 1 lentille SR, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO et une lentille avant traitée au fluor)
  • Angle de champ : Format FX : 34° 20’–12° 20’. Format DX : 22° 50’–8°
  • Échelle des focales : Graduée en millimètres (70, 85, 105, 135, 200)
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne Distance minimale de mise au point (à partir du plan focal) : Focale 70 mm : 0,5 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,2 ×
  • Stabilisation de l’image avec système de réduction de vibration VR : Oui
  • Réduction de vibration : Décentrement à l’aide de moteurs à bobine acoustique (VCM)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions : Diamètre maximal d’environ 89 × 220 mm (distance à partir du plan d’appui de la monture d’objectif)
  • Poids : Environ 1440 g (avec le collier du trépied). Environ 1360 g (sans le collier du trépied)
  • Autofocus : Oui
  • Mise au point interne : Oui
  • Mise au point : Automatique, manuelle
  • Commutateur de la limite de mise au point : Deux positions,  FULL (∞ à 0,5 m) et ∞ à 5 m
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-92, étui pour objectif CL-C3

Source : Nikon France


AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif qui en remontre aux focales fixes

Préannoncé en fin d’année 2019, le zoom AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR (!) arrive officiellement en ce début d’année. Conçu pour répondre aux demandes des photographes de sport les plus exigeants, il devrait s’avérer aussi performant, pour un zoom, que l’AF-S NIKKOR 300 mm f/2.8 VR II, c’est peu dire.

AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif qui en remontre aux focales fixes

AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif pour les pros du basket (!)

Les téléobjectifs servent en particulier aux photographes animaliers et aux photographes de sport.

Parmi ces derniers, certains ont des besoins que d’autres n’ont pas. Quand les photographes animaliers griment allègrement à 600 ou 800 mm pour photographier des oiseaux, les photographes de sport savent se contenter de focales plus courtes, un 400 ou un 500 mm leur offrant bien souvent ce qu’ils attendent sur un stade de foot ou de rugby.

Il est des sports qui demandent d’autres focales, un 400 ou un 500 mm s’avérant trop long. Le 300 mm est alors le choix le plus intéressant, le 70-200 mm complétant le 300 fixe.

Deux objectifs pour couvrir tous les besoins c’est bien. Mais un zoom capable de tout faire, c’est encore mieux.

C’est ce que demandaient les photographes de sport américains, en particulier, qui photographient les matches de basket plus courus aux US qu’en Europe. La taille du terrain de basket les contraint à utiliser des focales plus courtes que sur un stade, et ne pas avoir à changer l’optique en cours de match est important.

Avec l’AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR, Nikon répond à cette demande et propose une optique plus moderne (et performante) que le plus ancien Sigma 120-300 mm f/2.8.

Si j’en crois les dires de Nikon, ce zoom 120-300 mm ouvrant à f/2.8 devrait proposer la même qualité d’image que l’AF-S NIKKOR 300 mm f/2.8 VRII, ce qui n’est pas rien pour un zoom. L’AF-S NIKKOR 300 mm f/4 quant à lui ne joue pas dans la même cour, il adresse d’autres besoins.

AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif qui en remontre aux focales fixes

L’AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR et ses commandes d’autofocus et de stabilisation

Sa formule optique fait appel au verre SR, dont la particularité est de réduire les aberrations chromatiques aux lumières de courte longueur d’onde (comme le bleu), un verre également utilisé dans le récent NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S.

La formule optique comporte 25 lentilles réparties en 19 groupes, et un double traitement ARNEO et nanocristal.

L’autofocus devrait être aussi performant sur ce zoom que celui du 300 mm fixe, le diaphragme électromagnétique garantit la reproductibilité la plus parfaite de l’ouverture, et donc de l’exposition.

Le système VR de réduction des vibrations permet de gagner 4 stops, y compris si vous utilisez un téléconvertisseur. Le mode VR Sport permet de suivre encore plus efficacement les sujets en mouvement rapide.

Ce zoom dispose de commandes de fonction personnalisables, il permet un passage fluide entre les orientations horizontales et verticales.

Le collier de pieds intégré est orienté vers l’avant de l’objectif pour optimiser l’équilibre et faciliter le transport.

La construction du zoom AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR est à l’épreuve des intempéries, le traitement au fluor permettant de limiter les dépôts sur la lentille frontale et facilitant l’évacuation des gouttes de pluie.

Tarif et disponibilité

L’AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR sera disponible au premier trimestre 2020 au tarif public de 10.999 euros, un tarif qui le réserve aux professionnels comme aux agences, les premiers utilisateurs de telles optiques exclusives.

AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : le zoom téléobjectif qui en remontre aux focales fixes

L’AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR

Fiche technique

  • Type : Monture F. Objectif AF-S de type E a microprocesseur intégré
  • Format : FX/24 × 36 mm
  • Focale : 120 – 300 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction optique : 25 lentilles en 19 groupes (dont 1 lentille en verre ED, 2 lentilles en fluorite, 1 lentille SR, des lentilles avec
  • traitements nanocristal et ARNEO et une lentille avant traitee au fluor)
  • Angle de champ : Format FX: 20° 20’ a 8° 10’ | Format DX: 13° 20’ a 5° 20’
  • Echelle des focales : Graduée en millimètres (120, 135, 150, 180, 200, 250, 300)
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 2,0 m a partir du plan focal pour toutes les focales
  • Rapport de reproduction maximal : 0,16 x
  • Stabilisation de l’image avec systeme de
  • réduction de vibration VR : Oui
  • Réduction de vibration : Décentrement à l’aide de moteurs à bobine acoustique (VCM)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Traitements : Traitement nanocristal, traitement au fluor, traitement ARNEO
  • Diaphragme : Contrôle électronique automatique de l’ouverture
  • Diamètre de fixation pour filtre : 112 mm (P = 1,0 mm)
  • Dimensions : Diamètre maximal d’environ 128 × 303,5 mm (distance a partir du plan d’appui de la monture d’objectif)
  • Poids :  Environ 3 250 g
  • Autofocus : Oui, AF-S (moteur ondulatoire silencieux)
  • Mise au point interne : Oui
  • Mise au point : Manuel, Manuel/Automatique, Automatique/Manuel
  • Commutateur de la limite de mise au point : Deux positions : FULL (∞ a 2,0 m) et ∞ a 6 m
  • Indicateur de la distance de mise au point : 2,0 m a ∞
  • Zoom : Zoom manuel grâce a la bague de zoom indépendante

Source : Nikon France


Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : le test qui n’en est pas tout à fait un et un peu d’histoire …

Vous pourriez vous demander pourquoi un test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 alors que cet objectif, exclusif, est hors de portée du photographe amateur, et de la plupart des professionnels.

Et aussi – surtout ? – comment faire un test qui signifie quelque chose avec une fiche technique de cet acabit.

Vous auriez raison. C’est pourquoi ce test n’en est pas vraiment un, du moins pas comme ceux qui sont publiés d’habitude sur Nikon Passion.

Je vous propose plutôt de partir à la découverte des (très) grandes ouvertures, de voir ce qu’il est possible de faire avec un objectif qui ouvre à f/0.95 et, parce que cela ne saurait nuire, de découvrir un pan de l’histoire de la photographie et des systèmes optiques.

Allez au bout, c’est long mais … fascinant (et les photos sont belles) !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Cet objectif chez un revendeur pro, La Boutique Photo Nikon

F/0.95 : Nikon n’a jamais été un spécialiste des grandes ouvertures non-conventionnelles plus larges encore que f/1,4. Pourtant, avec ses hybrides, la maison spécialiste désormais centenaire compte bien prouver à la fois son savoir faire et le potentiel de sa monture Z.

Ainsi, dès le lancement du système à l’été 2018, celui-ci a été doublé de l’annonce d’un objectif de tous les records : le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95.

Exclusif dans tous ses aspects, il est trop singulier pour me contenter de lui consacrer un test classique. À la place, je vous propose, à travers une longue prise en main, de vous raconter une certaine histoire des objectifs lumineux, ce qu’ils permettent et le défi optique et industriel que cela représente.

De Niépce à f/1 : un siècle de progrès

Un peu d’histoire

Pourquoi les opticiens s’embêtent-ils à faire des objectifs (ultra) lumineux ? La course aux grandes ouvertures existe depuis les origines de la photographie mais, en fonction des époques, son importance et sa symbolique ont évolué.

Lorsqu’en 1826 Joseph Nicéphore Niépce capture son fameux « point de vue du Gras », réputé être la première image photographique stable de l’histoire, le procédé à base de plaque d’étain recouverte de bitume de Judée et de sténopé impose un temps de pose de plusieurs jours.

Malgré le passage à des plaques d’argent recouvertes de vapeur d’iode, Niépce parvient, au mieux, à réduire le temps de pose à quelques heures, ce qui n’est toujours pas suffisant pour photographier autre chose que des sujets statiques. Pour rendre possible la pratique du portrait, il faut encore parvenir à descendre à quelques secondes.

Deux pistes d’amélioration s’imposent alors : perfectionner la chimie de la surface photosensible et augmenter la quantité de lumière qui lui parvient tout en conservant une image suffisamment détaillée.

En ce début de XIX ème siècle, cela fait déjà un moment que les Hommes savent concevoir des systèmes optiques complexes. En 1595, Zacharias Jansen, fabriquant de lunettes hollandais de son état, invente le microscope en superposant deux lentilles de verre.

Quasiment simultanément, les lunettes astronomiques pour scruter le ciel sont développées. Celles de Galilée entreront dans l’histoire. Pourtant, il faudra attendre 1839, plus d’une décennie après le tout premier cliché de Niépce, pour que son nouveau collaborateur Louis Jacques Mandé Daguerre équipe une chambre noire d’un objectif réellement consacré à la photographie.

Cette optique achromatique à « Portrait et Paysage » est fabriquée par leur compatriote Charles Chevalier mais n’ouvre qu’à f/15 (f/13,4 dans les versions ultérieures). C’est suffisant pour du portrait, mais les temps de pose, de plusieurs secondes, demeurent encore trop longs malgré les progrès réalisés du côté de la chimie.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : la lentille frontale (le Z 7 est caché derrière)

La révolution viendra dès l’année suivante par le physicien hongrois Joseph Petzval avec son objectif à portrait ouvrant à f/3,7. Quatre diaphragmes de gagnés par rapport à l’objectif de Chevalier ! De quoi diviser par 16 les temps de pose !

Dit autrement, ce qui prenait une minute ne demande plus que 4 secondes. Pour la petite histoire, il s’agit de ces objectifs dont le constructeur Lomography commercialise des réplique modernisées, aujourd’hui vendues en montures F et Z : leur Daguerreotype Achromat 2,9/64 Art Lens s’inspire de l’optique de Chevalier et les New Petzval 58 Bokeh Control et New Petzval 55 mm f/1,7 MkII Brass reprennent le design optique de Petzval. Ou comment faire du neuf avec de l’ancien (ou de l’argent avec du laiton, au choix).

Inventé à la même époque, l’obturateur à guillotine des français Hippolyte Fizeau et Léon Foucault est désormais capable d’atteindre des temps d’exposition de seulement 1/150 ème de seconde de manière précise et reproductible. Par rapport au tout premier cliché capturé par Nièpce vingt-trois ans plus tôt, cela correspond à une vitesse d’obturation cinquante millions de fois plus rapide, pour dire les progrès réalisés !

Un siècle et demi plus tard, nos obturateurs électroniques contemporains qui ne montent au mieux « que » à 1/40.000 ème de seconde ne sont « que » 270 fois plus rapides que les meilleurs modèles mécaniques à guillotine… Et encore, il faut pour cela sortir du catalogue Nikon puisque les hybrides Z ne disposent « que » d’un obturateur mécanique grimpant à 1/8.000 ème de seconde, le plafond pour les obturateurs focaux à rideaux.

Il faudra attendre les années 1920 pour que les objectifs ouvrant à f/2 deviennent monnaie courante, grâce notamment aux verres de type crown inventés par les ingénieurs Ernst Abbe et Otto Schott, tous deux officiant chez Carl Zeiss.

À la même époque, les pellicules souples existent déjà depuis un moment mais leur sensibilité atteint, péniblement, 20 ISO. Notez qu’il s’agit d’un anachronisme : la notification ISO n’est introduite qu’en 1974 avec la norme ISO 6:1993 afin d’harmoniser tous les systèmes précédents. Avant, il fallait se dépatouiller entre les degrés DIN, l’ASA, les échelles de Scheiner ou de Hurter & Driffield pour ne citer qu’eux…

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : l’écran OLED et la touche de fonction personnalisable

Durant tout le XX ème siècle, et jusqu’à l’avènement des premiers appareils photographiques numériques vraiment capables de travailler de manière satisfaisante à 12.800 ISO, les photographes ont dû composer avec des pellicules dont la sensibilité native atteignait, au mieux, 3.200 ISO (à moins de pousser le développement et faire exploser le grain).

Pendant toute cette fin de millénaire, la quête des grandes ouvertures demeure donc centrale afin d’atteindre des vitesses d’exposition suffisamment rapides et aptes à limiter le flou de bouger. En 1932, Ludwig Bertele, également ingénieur chez Zeiss, pousse sa formule Sonnar à f/1,5, rapidement suivi par Leitz et son Xenon, également un 50 mm f/1,5. À partir de là, chaque quart de diaphragme supplémentaire grappillé devient un véritable défi.

Après la Seconde Guerre Mondiale, le centre de gravité de l’optique photographique a basculé de l’Allemagne vers le Japon. En 1953, le petit constructeur Zunow atteint un record avec son 50 mm f/1,1 destiné aux boîtiers télémétriques en monture M39. Il est égalé en 1956 par un certain Nikon… qui dépasse ce record en 2019, avec son Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/160 sec. – f/0.95 – ISO 640

Et la concurrence ?

Pendant ce temps là, les concurrents ne se sont pas tournés les pouces. Dès 1961, Canon produit un 50 mm f/0,95 pour le Canon 7, un boîtier télémétrique.

Zeiss, de son côté, détient deux records : celui de l’objectif photographique fonctionnel le plus lumineux de l’histoire (le Planar 50 mm f/0,7 développé pour la NASA mais surtout connu pour avoir été utilisé par Stanley Kubrick sur le tournage de Barry Lyndon), et celui de l’objectif non fonctionnel le plus lumineux, le Carl Zeiss Super-Q-Gigantar 40 mm f/0.33 présenté lors de la photokina 1966.

Pendant plus d’un siècle, un objectif à grande ouverture est synonyme de haute vitesse d’obturation. Ce rôle prédominant dans la réduction du flou de bouger est resté chez les anglophones qui parlent alors de « fast lens » pour désigner un objectif très lumineux (f/1,4 ou moins).

L’arrivée des calculs assistés par ordinateur dans les années 1960 permet aux opticiens de changer de direction. Plutôt que de continuer à repousser l’ouverture maximale, ils préfèrent désormais améliorer et maîtriser ce qui existe déjà. En effet, en dessous de f/1,4, les aberrations surgissent de manière exponentielle : vignettage, aberrations de sphéricité, coma, flare, dégradation de l’homogénéité, réduction du pouvoir résolvant… tout est exacerbé ! Ce n’est pas pour rien si les objectifs vraiment performants ouvrant au-delà de f/1,4 sont aussi rares, même de nos jours.

Parallèlement, de manière presque tautologique, les opticiens se sont rendus compte que des objectifs « rapides » capables de figer les mouvements en plein jour étaient également pratiques une fois la nuit tombée. Seulement d’autres soucis apparaissent.

Les formules classiques ne suffisent plus, et ce qui apparaît à l’œil nu comme des sources de lumières artificielles ponctuelles sont retranscrites sur la pellicule par des bavures disgracieuses, avec une forte chute du contraste. Cela est tout aussi vrai pour la photographie astronomique.

Leica, qui s’appelait alors encore Leitz, se penche rapidement sur le sujet et, en 1968, sort le Noctilux-M 50 mm f/1,2. S’il ne bat aucun record de luminosité, il fait entrer les objectifs photographiques dans l’ère moderne des lentilles asphériques, qu’il est le premier à utiliser.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/500 sec. – f/0.95 – ISO 800

Nikon et les grandes ouvertures

Nikon, qui proposait déjà pour ses reflex en monture F un très lumineux Nikkor-S(C) Auto 55 mm f/1,2 depuis 1965, décide également de s’aventurer dans ces objectifs lumineux spécialement corrigés pour la photographie nocturne.

Ainsi apparaît le Noct-Nikkor 58 mm f/1,2 en 1977, qui évoluera parallèlement aux 50 mm f/1,2 « classiques » mais ne connaîtra jamais de transposition autofocus à destination des reflex numériques. C’est de cette lignée d’objectifs noctambules des années 1970 que le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S est issu.

Mais pourquoi les objectifs Nikon reflex n’ouvrent-ils pas plus que f/1,2 ?

Cette limitation est imposée par les dimensions physiques de la monture F, avec son diamètre de « seulement » 44 mm et son tirage mécanique de 46,5 mm. Le seul moyen pour Nikon de proposer un objectif plus lumineux sera soit de travailler sur une surface photosensible plus petite que le 24 x 36 mm (ce que propose le NIKKOR 32 mm f/1,2 destiné aux hybrides Nikon 1 à capteurs Type 1 ») soit de développer une nouvelle monture 24 x 36 mm au diamètre plus généreux et au tirage mécanique plus court afin de favoriser le cône lumineux.

C’est exactement ce que propose la monture Z, avec ses 55 mm de diamètre et 16 mm de tirage mécanique, conçue de telle sorte qu’en théorie il serait possible de développer des objectifs ouvrant jusqu’à f/0,65, soit plus de deux diaphragmes plus lumineux qu’un « banal » f/1,4 !

À l’ère de la photographie numérique, les systèmes de stabilisation optiques et mécaniques perfectionnés, associés à la possibilité de dépasser les 12.800 ISO de manière déconcertante, rendent quasiment inutiles les objectifs très lumineux dans le seul cadre de la réduction du flou de bouger.

Pour preuve, les zooms f/4 constants sont légion, expliquant les NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S. De même, les focales fixes destinées à la monture Z plafonnent volontairement à f/1,8 et non pas f/1,4, et beaucoup de photographes préfèrent désormais un bon f/2 compact qu’un encombrant f/1,4.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

A gauche : Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S
A droite : AF-S NIKKOR 58 mm f/1.4G

Alors, qu’est-ce qui motive les opticiens ?

La première motivation est le prestige, les objectifs lumineux étant associés aux photographes professionnels. Or, c’est bien connu, acheter un objectif professionnel fera forcément de vous un meilleur photographe…

La seconde motivation est liée à la gestion de la profondeur de champ et l’obsession omniprésente pour le bokeh, laquelle confine parfois au ridicule. Il s’agit d’une certaine forme de marqueur social lié à la taille des capteurs.

Rappelez-vous. Les premiers appareils photographiques numériques se divisaient en deux catégories : d’un côté les compacts munis de capteurs minuscules, avec lesquels il est quasiment impossible de jouer avec la profondeur de champ ; de l’autre les reflex à « grands » capteurs, avec un véritable flou d’arrière plan.

Rapidement, faible profondeur de champ est devenue synonyme de grand capteur, donc de reflex, donc de boîtier professionnel. Cette association d’idées a été savamment entretenue avec les premiers reflex 24 x 36 mm, « forcément » supérieurs aux reflex APS-C, eux-même « forcément » supérieurs aux hybrides Micro 4/3. Au point qu’aujourd’hui, beaucoup continuent à rêver de 24 x 36 mm, en reflex et hybride, sans en avoir forcément l’utilité ni réaliser qu’il ne s’agit pas de la panacée. C’est même plutôt un handicap en termes d’encombrement, de discrétion et pour les photographes animaliers ou de sport.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/640 sec. – f/0.95 – ISO 500

Ce prestige des faibles profondeurs de champ, ou plutôt, du flou d’arrière plan, les fabricants de smartphones l’ont bien compris, d’autant que, bien plus que les fabricants d’appareils photo, ils sont contraints par les dimensions physiques de leurs appareils mobiles devant tenir dans une poche.

De leur côté, la guerre du bokeh se gagne à coups d’intelligence artificielle (et de flou gaussien réel) afin de simuler ce que l’optique naturelle ne peut leur donner.

Quel est l’intérêt du NOCT-NIKKOR Z 58 MM f/0,95 ?

Après ce (long) rappel historique, vous seriez tenté d’aboutir à la conclusion suivante : aucun, sinon le prestige et le marketing. Et vous auriez presque raison.

Du point de vue du prestige, Nikon se devait de rattraper le retard par rapport à Canon, qui a franchi la barre de f/1 depuis plus d’un demi-siècle et qui, à ce jour, reste le seul fabriquant d’optique à avoir osé proposer un 50 mm f/1 autofocus, l’EF 50 mm f/1,0 L USM qui, déjà, franchissait la barre du kilogramme : un monstre pour un « simple » 50 mm.

Pratiquement inutilisable du fait de la lenteur de son autofocus et de l’imprécision des systèmes d’alors, il garde malgré tout ses adeptes et demeure très recherché par les collectionneurs et amateurs d’exotisme.

Autre rival de toujours de Nikon : l’allemand Leica. Celui-ci proposait jusqu’à présent l’un des rares objectifs ouvrant à f/0,95 pensé pour un capteur 24 x 36 mm et doté de lentilles asphériques, le Noctilux-M 50 mm f/0,95 ASPH.

Vendu 10.815 euros, il ferait presque passer le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S, affiché à « seulement » 8.999 euros, pour une bonne affaire !

Notez au passage que chez Leica, aussi bien au siège français que dans les bureaux d’étude en Allemagne, ce Noct-Nikkor intrigue et j’y ai été bombardé de questions :

  • Comment ont-ils fait ?
  • Pourquoi est-il aussi gros ?
  • Est-ce une commande spéciale d’un client ?
  • Combien comptent-ils en vendre ?
  • Est-il meilleur que notre Noctilux ?
  • Tiens, il n’est pas autofocus ?
  • 8999 euros, ce n’est pas si cher !
  • Elle est pas mal cette bague de mise au point !
  • Ça fait plaisir de voir un Nikkor aussi bien construit !
  • C’est une bonne idée cet écran OLED !
  • Alors, ça donne quoi en pleine nuit ?
  • Tu n’as pas trop mal aux bras ?
  • Ça donne quoi en vidéo ?
  • Et côté stabilisation ?
  • Il est quand même super gros, non ?
  • Tu as remarqué des différences avec le Noctilux ?.

Je peux vous garantir qu’il est très rare qu’un objectif concurrent attise autant la curiosité de Leica.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/30 sec. – f/0.95 – ISO 640

Du point de vue du marketing, Nikon a réussi un joli exploit : faire parler pendant plus d’un an d’un objectif qui n’existait pas et que, même aujourd’hui, très peu ont eu en main (à moins d’avoir été sur le stand du constructeur lors du dernier Salon de la Photo).

Mieux encore : tout cela pour un objectif que très peu de passionnés et de clients potentiels pourront acquérir, et dont encore moins ont un usage réel.

Même un monstrueux 800 mm, pourtant bien plus onéreux, encombrant, prestigieux, et tout aussi exclusif, fait moins parler de lui que ce « simple » 58 mm !

Quel sens du suspens, d’autant plus que, pendant l’année écoulée, Nikon n’a pas attendu son vaisseau amiral pour faire vivre sa monture Z et en démontrer les vertus, avec un catalogue déjà généreux de focales fixes et zooms, tous allant de très bons à excellents. Et nous n’allons pas nous en plaindre.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/25 sec. – f/0.95 – ISO 2.500

Mais d’un point de vue pratique, pour le commun des mortels et des photographes ?

Avant de passer à la prise en main pure et dure, je vous invite à réfléchir à ceci : à quoi servent, en automobile, les « concept cars » ?

Ceux-ci remplissent plusieurs missions :

  • faire rêver,
  • rassurer quant à la créativité du constructeur,
  • débroussailler plusieurs pistes d’innovation,
  • expérimenter de futures technologies,
  • pousser dans leurs retranchements des technologies déjà existantes.

D’une certaine manière, c’est ce que fait ce Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S. La plupart des technologies qu’il utilise sont connues. Sa formule optique à 17 lentilles (4 en verre ED, 3 asphériques), sur le papier, paraît presque commune aujourd’hui si on se contente d’un simple décompte.

Le traitement ARNEO+ de sa lentille frontale est le même que sur les autres objectifs de la gamme. Son écran OLED est le même que sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S (mon chouchou). Et, bien sûr, la monture Z est, aussi bien électroniquement que mécaniquement, strictement la même que celle des autres objectifs Nikkor Z de la série S.

Pour dire si celle-ci est résistante et d’ores et déjà prête à accueillir des télézooms de plusieurs kilogrammes !

Surtout, tout le travail de correction des défauts optiques (aberrations chromatiques, distorsions, coma, vignettage extrême) réalisé dans les conditions extrêmes d’un objectif ouvrant à f/0,95 sont autant d’enseignements qui pourront être transposés sur des optiques plus accessibles.

C’est ce que l’on appelle le ruissellement, le vrai. Mais trêve de théorie, passons enfin à la pratique !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/50 sec. – f/0.95 – ISO 2.500

Photographier avec le NOCT-NIKKOR Z 58 MM F/0,95 S, ça donne quoi ?

En vrai, c’est plutôt chouette.

Dès l’arrivée du coursier diligenté par Nikon, j’ai tout de suite compris que ce test ne serait pas comme les autres. Le colis est lourd, très lourd, et surtout très imposant. Et pour cause !

L’objectif n’est pas fourni dans une simple boîte en carton rembourrée de mousse haute densité, mais carrément dans sa petite mallette en polycarbonate portant le doux nom de « valise Nikon CT-101 ». Voilà qui donne le ton.

valise Nikon CT-101 pour 58 mm Noct

la valise Nikon CT-101

À l’intérieur, beaucoup d’espace perdu, mais ce n’est que pour mieux mettre en valeur le centre de toutes les attentions : l’objectif.

Le paresoleil vissant est bien sûr fourni, ainsi qu’une petite housse textile, une notice d’utilisation, un petit chiffon et, comble du raffinement, la formule optique est directement imprimée sur la doublure mousse. Une délicate attention qui rappelle l’emballage de certains objectifs Zeiss. Il y a pire comme point de comparaison.

Une fois monté sur un Nikon Z 7, l’attelage a quelque chose de presque ridicule : est-ce le boîtier qui porte l’objectif ou l’objectif qui porte le boîtier ? D’ailleurs, le Noct-NIKKOR dispose de son propre collier de trépied intégré : avec ses 2 kilos sur la balance, ce n’est pas de trop.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : l’objectif qui sert de porte-boîtier

Mais pas le temps de divaguer, vite, vite, la rue m’appelle. Et comme j’habite aux pieds de la Butte Montmartre, à quelques pas du Sacré Cœur et du Moulin Rouge, voilà des terrains de jeu idéaux pour une balade nocturne !

Dès les premiers pas, une question purement pratique se pose : comment tenir l’engin ? D’habitude, j’enroule la lanière autour de mon poignet (en en glissant l’extrémité entre l’index et le majeur pour parer à toute glissade accidentelle) et me contente de tenir la poignée du boîtier du bout du doigt. Doigts que je n’ai, de toute évidence, pas assez musclés pour ce Noct-Nikkor. Je devrais peut-être m’entraîner avec des boules de bowling ou pratiquer plus souvent les téléobjectifs…

Finalement, j’opte pour une solution disgracieuse mais efficace : tenir l’ensemble directement par l’objectif, ce qui a l’avantage de soulever la monture (et mes doigts, donc). Heureusement que ma main est assez grande pour en faire le tour, du moins en sa partie la plus étroite. Premier problème résolu.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/400 sec. – f/0.95 – ISO 1.600

Forcément, je m’applique à photographier uniquement en-dessous de f/1,4, majoritairement à f/0,95 et « fermant » au maximum à f/1,1. Aller au-delà, avec un tel bijou, n’aurait pas un grand intérêt.

Parallèlement, alors que la nuit est déjà tombée depuis un moment, je décide de ne pas monter, au moins dans un premier temps, au-delà de 200 ISO, afin de vérifier ce que la conjonction du f/0,95 et de la stabilisation 5 axes du boîtier permet.

Surprise : même jusqu’à 1/13 ème de seconde, c’est franchement efficace !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/13 sec. – f/0.95 – ISO 100

Du moins pour peu que le sujet soit suffisamment éloigné afin que la profondeur de champ ne vienne pas compliquer l’exercice. Arrivé sur le parvis du Sacré Cœur, je profite de la vue panoramique sur les lumières nocturnes de Paris et quelques touristes de dos pour avoir un premier aperçu du bokeh.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/20 sec. – f/0.95 – ISO 1.250

Il me faut monter à 1.250 ISO (ce qui reste très raisonnable de nuit), mais la stabilisation mécanique continue à faire des miracles, en autorisant des poses à 1/20 s et 1/13 s !

La vue est superbe, le bokeh savoureux, et une mise au point à l’infini permet de confirmer que le Noct-NIKKOR n’a rien usurpé de sa lignée « Noct » : les sources lumineuses ponctuelles sont parfaitement ponctuelles, sans aucune bavure, sans aucune déformation même en périphérie.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/200 sec. – f/0.95 – ISO 800

Malgré la finesse de 3,6 millions de points de son viseur électronique, un problème se pose rapidement : la profondeur de champ engendrée par le Noct-NIKKOR Z est tellement faible que le focus peaking n’est pas assez discriminant.

Aucun réglage ne convient réellement : en Low, le surlignage est presque invisible. En High, les traits sont trop épais et pas assez précis. Il faut donc se rabattre sur la position Medium, et croiser les doigts. Dans la plupart des cas, cela suffit, mais sur certains sujets vraiment complexes, par exemple du feuillage au premier plan, avec du feuillage en arrière plan, cela commence à devenir très compliqué. À éviter, donc.

De même, toujours à cause de la profondeur de champ, combinée à la mise au point strictement manuelle, il faut ré-apprendre à anticiper sa mise au point et croiser les doigts, en photo de rue, pour que son sujet passe pile poil là où on le souhaite. Délicat mais tellement jouissif lorsqu’on y parvient !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/160 sec. – f/0.95 – ISO 500

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/200 sec. – f/0.95 – ISO 640

D’une manière générale, en photographie de rue (domaine où les 58 mm ont toute leur place), le Noct-NIKKOR Z est surtout handicapant par son encombrement (2 kilos, hors boîtier) et sa course de mise au point démesurée. Puisqu’il faut un tour complet pour passer de la mise au point minimale (50 cm) à l’infini, il faut régulièrement mouliner vigoureusement pour tenter d’attraper son sujet au vol… mais la plupart du temps il se sera échappé le temps que vous parveniez à trouver la bonne mise au point. Pour cet exercice, l’excès de précision est plus un inconvénient qu’un avantage.

Autre exercice dans lequel ce 58 mm f/0,95 trouve tout son sens : le portrait. Là encore, la mise au point est délicate, mais réussir son image est extrêmement gratifiant. La difficulté, ici, est double : faire en sorte que son sujet ne bouge pas du tout entre la mise au point et le déclenchement (ce qui rappelle, d’une certaine manière, les premières heures du portrait à la moitié du XIX ème siècle), et faire en sorte de ne soi-même pas trop trembler en tenant l’objectif à bout de bras, même en le calant fortement contre l’arcade sourcilière et en faisant confiance à la stabilisation mécanique.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/320 sec. – f/1.1 – ISO 800

Ce Noct-NIKKOR, à la pleine ouverture, est-il plus facile à utiliser que le Leica Noctilux-M 50 mm f/0,95 ASPH ? D’une certaine manière, oui : l’assistance électronique du focus peaking sur le Nikon est bien plus précise, efficace et rapide que la visée télémétrique d’un Leica M, laquelle est déjà limite à f/1,4.

Ceci dit, rien ne vous empêche d’utiliser un Noctilux sur un hybride à viseur électronique, que ce soit sur le tout récent Leica SL2, sur un Sony Alpha 7/9 ou même… sur un Nikon Z6/7 ! Et là, le Leica profite d’un avantage indéniable : sa plus grande compacité et sa relative légèreté (bien qu’il s’agisse d’un des objectifs Leica M les plus lourds de sa gamme), qui minimise le flou de bouger de la part du photographe.

Donc, pour répondre à la question initiale : le plus simple serait d’utiliser un Noctilux sur un Nikon Z si vous voulez absolument faire des portraits à f/0,95. Mais : cela vous coûtera 2000 euros plus cher et, surtout, il faut bien l’admettre, vous y perdrez en qualité d’image.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/640 sec. – f/1.1 – ISO 800

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/200 sec. – f/0.95 – ISO 1.000

En effet, entre la balade et les portraits (je n’ai guère eu le temps d’en faire plus, n’ayant gardé l’objectif que 72 heures), j’ai largement eu la possibilité de constater qu’effectivement le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 était largement au-dessus du lot : aberrations chromatiques inexistantes, déformation nulle même à la pleine ouverture, vignettage quasiment nul, coma nulle.

Parce que n’étant pas sorti de Paris, je n’ai pas pu vérifier l’efficacité de l’objectif en astrophotographie (les étoiles, dans le ciel parisien, c’est une légende urbaine), mais de ce que j’ai pu en observer sur les sources ponctuelles artificielles, le Noct-NIKKOR fait preuve d’une très belle homogénéité à l’infini, ce qui devrait être bénéfique pour les adeptes de la voûte céleste. Voilà qui devrait épargner quelques heures d’assemblage en post-traitement !

Les photos de ce test en pleine définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Ma conclusion

Ce test n'en étant pas vraiment un, cette conclusion n'en est pas vraiment une non plus. Impossible, vous vous en doutez, de dresser une liste des points positifs et négatifs qui, que ce soit objectivement ou subjectivement, n'aurait pas grand sens.

Je vous épargne les traditionnelles recommandations d'achat et non-recommandations, de toutes manières, à 8999 euros, ce n'est pas le genre d'objectif que l'on achète sur un simple coup de tête...

Aurais-je aimé garder le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 ?

Si je n'écoutais que mon côté collectionneur, amateur de beaux objets, fou de performances techniques, je me serais débrouillé pour que Nikon oublie l'existence de son objectif afin de le garder bien au chaud chez moi, façon Gollum. Mais, et c'est triste, il y aurait surtout servi de presse papier, n'ayant, à titre personnel, pas l'usage d'un tel objectif, vraiment trop encombrant à mon goût.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S - 1/500 sec. - f/0.95 - ISO 100

Si je faisais de la vidéo de manière beaucoup plus intense, par contre, en disposant de tout l'outillage nécessaire (cage, gimbal, follow focus, écran de contrôle, enregistreur), là, pour sûr, la progressivité de la bague de mise au point, doublée de son incroyable précision, renforcée par la très faible profondeur de champ discriminante, aurait fait des merveilles.

À n'en pas douter, il ne faudra pas attendre longtemps pour voir quelqu'un filmer le Barry Lyndon des temps modernes avec ce Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S. Surtout si, à l'instar de Sony (ou des regrettés Nikon D3s et D4s), Nikon décide soudain de sortir une version spéciale « Low Light » de ses hybrides Z 24 x 36 mm.

Surtout, ce que je retiens de cet objectif, c'est qu'il confirme que Nikon jouit d'un savoir faire double et exceptionnel.

Avec ses hybrides Z, il a prouvé sa maîtrise logicielle de l'imagerie computationnelle. Avec certains de ses objectifs, et particulièrement ce Noct-NIKKOR, le constructeur confirme sa maîtrise matérielle et industrielle du verre et des assemblages.

Si ce 58 mm f/0,95 S n'est pas le plus pratique, nul doute que nombre de ses qualités se retrouveront dans le Z 50 mm f/1,2 S prévu, selon la roadmap, pour 2020. Il ne reste plus longtemps à attendre !

Il faut espérer que, d'un point de vue ergonomique, il tiendra plus du Noct-NIKKOR et du NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S, avec bagues et touches programmables et écran OLED, que de la série « f/1,8 ».

Soyons fou : peut-être aura-t-il une bague de diaphragme dédiée, crantée et décrantable (pour la vidéo) ?

Finalement, la meilleure conclusion est peut-être celle-ci : bravo Nikon, et vivement la suite. Cela fait plaisir de voir que vous avez décidé de sortir de vos propres sentiers battus.

Cet objectif chez un revendeur pro, La Boutique Photo Nikon


Mise à jour firmware 2.20 Nikon Z 6 et Z 7 : support des cartes CFexpress et sortie vidéo ProRes RAW 12 bits

Elle était attendue par les utilisateurs, la voici ! La mise à jour firmware 2.20 pour les Nikon Z 6 et Z 7 apporte le support des cartes CFexpress et la possibilité de faire modifier votre boîtier par le SAV Nikon pour disposer d’une sortie vidéo RAW ProRes 12 bits.

Mise à jour firmware 2.20 Nikon Z 6 et Z 7 : support des cartes CFexpress et sortie vidéo ProRes RAW 12 bits

Voir les tarifs des cartes CFexpress …

Mise à jour firmware Nikon Z 6 et Z 7 : cartes CFexpress

Depuis la sortie des hybrides Nikon plein format, le débat fait rage entre utilisateurs de ces boîtiers qui autorisent une seule carte mémoire au format XQD.

« Trop chère ! » pour les uns, « Trop grosse ! » pour d’autres, « pas assez sécurisante » pour d’autres encore, « fiable et hyper rapide ! » pour les plus enthousiastes.

Aucun photographe n’a encore connu de déboires avec cet unique emplacement (à ma connaissance), les cartes XQD s’avérant plus fiables que les SD sur la durée, mais il est logique que certains s’inquiètent du manque de concurrence. Sony est en effet le seul fabricant de cartes XQD actuellement, après le retrait de Lexar suite à son rachat par Longsys, et Nikon est un des seuls utilisateurs du format XQD.

Nikon ne pouvait ajouter un second emplacement dans ses boîtiers déjà en vente ou vendus,  mais il pouvait apporter le support des cartes CFexpress Type B dont le format physique est identique à celui des XQD. Ce n’est « que » du logiciel.

Il a fallu plus d’un an pour que cette mise à jour arrive. Il faut dire que le marché des cartes CFexpress n’est pas si mûr que les fabricants voulaient bien le dire (en savoir plus), que les cartes XQD font plutôt bien leur boulot et que Nikon avait quelques autres chats à fouetter en matière d’hybrides.

De plus, et contrairement à ce que certains utilisateurs pensent, les cartes CFexpress ne sont pas bien moins chères que les cartes XQD. Les fabricants ne sont pas fous, les cartes XQD sont plus chères que les SD, les CFexpress peuvent les remplacer, pourquoi les brader ?

Voir les tarifs des cartes CFexpress …

Toutefois, si Sony avait l’avantage de pouvoir fixer les tarifs des XQD en étant le seul fournisseur, la situation diffère avec les CFexpress puisque cinq fabricants sont sur le coup :

  • ProgGrade Digital,
  • Sandisk,
  • Lexar,
  • Delkin,
  • Sony.

L’avenir nous dira si l’un d’entre eux va avoir la peau des autres (l’histoire est un éternel recommencement) ou si une saine concurrence va se mettre en place (ce qui est probable).

Notez toutefois que Nikon précise bien que cette mise à jour firmware est certifiée avec les cartes Sony uniquement. Dans un second temps les cartes des autres fabricants seront officiellement supportées. Encore faut-il pouvoir en disposer pour les évaluer.

Le test préliminaire d’un lecteur joueur laisse penser que les cartes Sandisk, déjà disponibles lors de la publication de ce sujet, sont utilisables à quelques messages d’erreur près toutefois.

Une fois la mise à jour firmware 2.20 Nikon Z 6 et Z 7 faite (le Z 50 n’est pas concerné puisqu’il utilise des cartes SD), vous n’avez qu’à insérer une carte CFexpress dans votre boîtier pour l’utiliser. Les cartes XQD restent bien évidemment compatibles, vous pouvez passer de l’une à l’autre.

Attention : cette compatibilité des boîtiers ne suppose nullement la compatibilité des lecteurs de cartes. Il vous faut donc vérifier que votre lecteur de cartes XQD est compatible avec les CFexpress, ou peut être mis à jour, avant d’investir dans ces nouvelles cartes. A défaut il vous faudra un second lecteur de cartes CFexpress.

Nikon ne communique pas sur les performances possibles avec les CFexpress, bien que celles-ci soit plus rapides en lecture et écriture : 1700/1200 Mo/sec. pour les meilleures contre 440/400 Mo/sec pour les Sony XQD. Ceci permettrait par exemple de vider plus vite le buffer des Z 6 et Z 7 pour étendre la capacité du mode rafale.

Les utilisateurs de reflex Nikon D500, D850 et D5 dotés eux-aussi de cartes XQD devront patienter encore un peu pour disposer d’une mise à jour firmware qui leur permettra également d’utiliser des cartes CFexpress.

Faire la mise à jour firmware Nikon Z 6 version 2.20

Faire la mise à jour firmware Nikon Z 7 version 2.20

Activation du flux vidéo RAW ProRes 12 bits

Autre nouveauté attendue elle par les vidéastes utilisateurs des hybrides Nikon plein format, la mise à disposition du flux vidéo RAW 4K non cropé 12 bits via la sortie HDMI. Celle-ci est possible désormais avec le Nikon Z 6 tandis que le Z 7 suppose un crop en 4K (mais pas en FullHD). Cette sortie était précédemment limitée au format 10 bits N-Log.

Il semble donc que le conflit d’intérêt entre Apple et RED, chacun revendiquant la paternité du format vidéo RAW ProRes, soit réglé. Officiellement c’est Apple qui a développé ce format en 2018.

Nikon attendait la conclusion de ce litige pour proposer la mise à jour. Le tarif demandé par le SAV pour effectuer cette modification a probablement à voir avec la licence imposée par Apple pour autoriser ce format dans les hybrides de la marque.

Cette fonction permet aux vidéastes d’envoyer le flux vidéo brut sur un enregistreur externe comme l’Atomos Ninja V, celui que vous pouvez trouver dans le Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes.

Les fichiers au format RAW ProRes sont moins volumineux que les fichiers au format RAW traditionnel, ce qui simplifie et accélère les transferts, la gestion des rushs et l’archivage.

Le RAW ProRes est supporté par Final Cut Pro X comme dans d’autres applications de montage professionnelles dont ASSIMILATE SCRATCH, Colorfront, FilmLight Baselight et Grass Valley Edius. Adobe et Avid ont annoncé le support pour 2020 dans Premiere Pro et Media Composer.

Attention : cette sortie n’est disponible qu’après passage par le SAV Nikon qui doit intervenir sur le boîtier pour activer cette fonction. Elle suppose la mise à jour préalable vers le firmware 2.20.

A ce jour cette modification est gratuite si vous avez choisi la version kit cinéma du Nikon Z 6 et facturée si vous avez choisi le boîtier nu ou en kit « photo ». Le tarif n’est pas communiqué encore, prenez contact avec le support Nikon pour en savoir plus.

Source : Nikon France

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DxO PhotoLab 3.1 : gestion des mots-clés étendue à Windows et support des Nikon Z 50 et NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S

L’éditeur de logiciels photo DxO a récemment annoncé la mise à jour de son logiciel phare DxO PhotoLab, la version PhotoLab 3.1 apporte un meilleur support fonctionnel des versions Windows ainsi que la prise en charge de boîtiers récents pour MacOS et Windows.

DxO PhotoLab 3.1 : gestion des mots-clés étendue à Windows et support des Nikon Z 50 et NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S

En savoir plus sur DxO PhotoLab 3 et télécharger la version d’essai

DxO PhotoLab 3.1 : les mots-clés sous Windows

DxO l’avait annoncé lors de la sortie de PhotoLab 3, certaines fonctions n’étaient pas encore disponibles dans la version Windows. L’attribution de mots-clés ainsi que leur gestion n’étaient possibles qu’avec la version MacOS, la mise à jour PhotoLab 3.1 comble ce retard et apporte la gestion des mots-clés sous Windows.

Il vous est donc désormais possible d’attribuer des mots-clés à vos photos et de les gérer si vous utilisez un ordinateur sous Windows. Notez que ceci peut être fait pour une photo comme pour plusieurs, par lots.

Les autres fonctions, telle la DxO Color Wheel ou le gestionnaire de masques locaux, étaient déjà intégrés à la version Windows, pas de changement de ce côté là donc.

Support des boîtiers récents

Fichiers RAW

Tout comme les autres logiciels qui s’appuient sur une bibliothèque dédiée pour permettre le développement des fichiers RAW, DxO PhotoLab doit recevoir des mises à jour régulières pour savoir lire et interpréter les données contenues dans vos fichiers RAW pour les traiter au mieux.

DxO PhotoLab 3.1 supporte les fichiers RAW des boîtiers sortis depuis l’arrivée de la version 3.0 :

  • Nikon Z 50,
  • Canon EOS 90D, EOS M6 Mark II et EOS M200,
  • Fuji GFX 100,
  • Olympus E-M5 Mark III,
  • Sony A6600 et A6100.

Le logiciel offre en outre le support préliminaire du Sony A9 II.

Modules optiques

DxO PhotoLab 3 utilise des données embarquées ou téléchargeables à la demande pour gérer la correction des défauts optiques des objectifs (distorsion, vignettage, aberrations chromatiques et manque de piqué).

Ceux-ci sont appairés avec le boîtier qui a servi à la prise de vue, et aux réglages de prise de vue. La banque de données « boîtiers+objectifs » s’enrichit de près de 3.000 nouveaux couples, portant ainsi le total des couples de correction disponibles à près de 55.000.

Parmi les nouveautés de cette mise à jour, les nikonistes apprécieront le Nikkor Z 85mm F1.8 S pour les hybrides de la série Z.

Les utilisateurs d’autres marques d’appareils photo s’intéresseront aux :

  • Canon RF 15-35mm F2.8L IS USM et RF 24-70mm F2.8L IS USM,
  • Fujinon GF 50mm F3.5 R LM WR et GF 110mm F2 R LM WR,
  • Sony E 16-55mm F2.8 G,
  • Tamron 17-28mm F2.8 Di III RXD pour Sony FE.

Notez que ces combinaisons sont également disponibles dans les autres logiciels DxO comme DxO FilmPack 5 et DxO ViewPoint 3.

Source : DxO

En savoir plus sur DxO PhotoLab 3 et télécharger la version d’essai


Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

Avec « Chronologie de la photographie » , Paul Lowe vous propose un ouvrage sur l’histoire de la photographie. Contrairement à d’autres livres de ce type, celui-ci ne traite pas du matériel photo, si ce n’est pour mettre en perspective l’évolution des courants artistiques et l’évolution conjointe des technologies de prise de vue.

Voici pourquoi vous devriez vous intéresser à ce livre même si vous n’êtes pas intéressé par l’histoire de la photographie, et comment il peut faire de vous un meilleur photographe.

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Chronologie de la photographie : contexte

La photographie naît officiellement le 14 mars 1839. Autant dire qu’en plus de 180 ans, il s’est passé bien des choses dont vous n’avez pas forcément conscience.

  • comment sommes-nous passés d’un art réservé à quelques initiés à une pratique universelle ?
  • quels changements dans les usages ou le matériel ont eu des conséquences majeures ?
  • quels sont les courants artistiques qui ont influencé la photographie ?
  • en quoi l’évolution du matériel et de la technologie ont eu un impact sur les pratiques ?
  • comment la diffusion des images a-t-elle évolué pour en arriver à ce qu’elle est aujourd’hui ?

Un découpage par périodes

Comme son nom l’indique, ce livre présente une « chronologie de la photographie ». Le découpage du contenu est fait par périodes, depuis les débuts jusqu’à nos jours, accompagné d’une frise chronologique qui vous permet de lier l’histoire de la photographie à celle de l’époque concernée.

La durée de chaque période, 50 ans d’abord puis 25 et 20, correspond aux grandes évolutions de la technologie comme à son rythme d’évolution. Il est en effet impossible de dissocier l’art de la technologie en photographie.

Bien que vous puissiez penser comme moi que c’est le photographe qui fait la photo et non le matériel, force est de constater que le matériel contribue au résultat.

Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

Des photographes, déjà

A l’inverse de « 500 appareils photo de légende » qui retrace l’histoire de la photographie en ne traitant que de l’histoire des appareils photo, ce livre s’intéresse en priorité aux photographes. Vous y trouverez de nombreuses photos, la plupart en noir et blanc et pour cause, la couleur ne se généralise qu’après guerre après avoir été l’apanage de quelques inventeurs à la fin des années 1890 (voir page 108).

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Des usages, ensuite

L’évolution de la technologie a permis, d’années en années, d’étendre les usages. Vous allez découvrir cette évolution tout au long du livre, des visages de sujets fixes jusqu’aux photos extrêmes que le matériel est capable de saisir de nos jours.

Comprendre cette évolution va vous permettre de faire le point sur votre pratique : n’avez-vous pas commencé la photo par le paysage, plus simple à capturer et n’imposant pas un matériel évolué, pour aller vers des sujets plus complexes ou le reportage sur le terrain ?

Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

De la culture, beaucoup

Développer votre connaissance de la photographie vous permet d’être un meilleur photographe. En effet, comprendre le passé permet d’anticiper l’avenir. Vous vous posez des questions sur vos envies, vos intentions, vos photos ? C’est en étudiant ce que les autres ont fait avant que vous arriverez à savoir où vous en êtes, que vous saurez ce qui vous attire, vous passionne.

Ouvrez les pages 58 et 59 et observez les deux photos : celle de Timothy O’Sullivan en 1863 et celle de Larry Burrows en 1966, et vous allez comprendre, par exemple, pourquoi la couverture des conflits est « un acte essentiel à la prévention des crimes de guerre ».

Que pouvez-vous en tirer ? Avoir cette démarche de compréhension vous permettra de réaliser, peut-être, que les sujets de société vous préoccupent et que vous pourriez les illustrer à votre façon aujourd’hui en vous appuyant sur ce que les autres ont fait avant vous.

C’est la nature qui vous intéresse ? Faites le parallèle entre le pictorialisme (Edward Steichen, l’étang au clair en 1904, page 117) et les paysages de Jacqui Kenny composés a partir de Google Street View (Camels in Sharjah en 2017, page 240) et vous comprendrez pourquoi ce domaine photographique ne cesse d’évoluer alors que la nature reste ce qu’elle est.

Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

L’interprétation, pour finir

Ces dernières années ont vu la photographie occuper une place prépondérante dans la prise de conscience collective. Qu’il s’agisse de conflits ou de droits de l’homme et des réfugiés, l’image est un vecteur de communication très puissant depuis qu’elle peut être diffusé en quelques minutes au plus grand nombre via les réseaux sociaux.

C’est sur les notions de manipulation et de traitement de l’image (au sens post-traitement) que se termine le livre. La toute dernière page (258) vous laisse sur une question « Qu’est-ce qu’un photographe ? » que je vous invite à vous approprier en la transformant ainsi « Quel photographe suis-je ? ».

Chronologie de la photographie : de la chambre noire à Instagram

Mon avis sur Chronologie de la photographie

Les ouvrages techniques vous aident à maîtriser votre appareil photo. D’autres vous aident à maîtriser un domaine particulier de la photo.

« Chronologie de la photographie » vous aide à comprendre la photographie, son histoire, son évolution, ses acteurs, ses courants. Il s’agit de culture, d’ouverture à un art, dans l’esprit du livre sur la culture photo par JC Béchet dont je vous ai déjà parlé, mais avec des avis moins tranchés.

Ce livre ne fera pas de vous un meilleur photographe aujourd’hui. Mais sur la durée, sans nul doute, il fera de vous un photographe averti, ouvert aux différentes influences, à-même de comprendre ce qu’il fait. Un photographe qui prend du recul sur le matériel pour penser à ses images. Et ça, ça n’a pas de prix aussi les 29,90 euros qu’il vous en coûtera pour acquérir ce livre sont-ils bien peu par rapport à ce que vous pouvez en retirer.

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