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L’esprit du photographe – qu’est-ce qu’une photo réussie par Michael Freeman

Paru sous le titre « L’esprit du photographe » en 2010 aux éditions Pearson, voici la nouvelle édition du livre de Michael Freeman, « Qu’est-ce qu’une photo réussie », paru cette fois chez Dunod.

Titre et sous-titre changent, peu puisque le titre de cette nouvelle édition n’est rien moins que le sous-titre de la première. Le contenu est le même. Mise en page et illustrations ne changent pas non plus (seul l’avant-propos est réécrit). Mais ce livre garde tout son intérêt, et je ne pouvais passer à côté de cette nouvelle édition.

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

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Qu’est-ce qu’une photo réussie, une nouvelle édition de L’esprit du photographe

Le principal intérêt de cette nouvelle édition est de vous permettre de trouver à nouveau dans les bacs de votre libraire cet ouvrage de Michael Freeman, qui complète « L’oeil du photographe et l’art de la composition« .

L’édition 2010 devient difficile à trouver, certains vendeurs indélicats profitant de l’occasion pour proposer des exemplaires à des tarifs exorbitants. Oubliez ces offres, le livre neuf est désormais disponible au tarif public plus normal de 24,90 euros.

Si vous possédez déjà l’édition initiale, n’allez pas plus loin, celle-ci est identique. Si vous découvrez cet ouvrage, achetez-le les yeux fermés prenez le temps de lire la suite, vous allez comprendre pourquoi vos photos ne sont pas toujours celles que vous aimeriez faire.

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

« Ce n’est pas l’appareil qui est à l’origine d’une photographie ni même la scène qui apparaît au travers du viseur, mais l’esprit du photographe. »

Le ton est donné, c’est du Freeman pur jus, le Freeman que j’adore car le photographe et formateur, dont les ouvrages ont dépassé le million d’exemplaires, nous pousse à réfléchir.

Réfléchir à notre approche de la photographie, à notre pratique, à nos envies. Pas à notre matériel photo, ou si peu. Pas à la technique. Freeman vous incite à surprendre, à vous démarquer, à donner « âme et visibilité » à vos photos.

En trois chapitres principaux, à l’aide de nombreux exemples illustrés, Michael Freeman détaille sa démarche tout en vous proposant de construire la vôtre. Simplement.

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

Tout commence par … l’intention

J’ai piqué à Michael Freeman, depuis de longues années, cette question simple « quel est le sujet ?« . Je vous la pose souvent dans la section Critique Photo. C’est LA question que vous devriez vous poser avant même de porter l’œil au viseur.

Pour Freeman, toute photo doit faire apparaître, au premier regard et sans ambiguïté, le sujet principal. C’est loin d’être évident en pratique aussi à l’aide de cas précis, Michael Freeman vous aide à vous poser cette seconde question qui vous donnera la réponse à la première : « quel est le point de départ de toute photo ? »

Viennent ensuite différentes considérations esthétiques, parce que la photographie est avant tout un art : beauté du sujet, beauté apparente, beauté imaginée. Une ruine peut être belle ? Oui, c’est aussi ça le rôle du photographe que de savoir magnifier un sujet qui ne l’est pas au premier regard.

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

A l’aide d’études de cas, Michael Freeman vous livre petit à petit les clés de ce qu’est une photo réussie :

  • comment traiter les paysages et être créatif,
  • comment adopter un point de vue nouveau,
  • comment élever le banal au rang d’extraordinaire,
  • etc.

Autant d’occasions pour développer un style personnel et produire des images différentes de sujets pourtant communs et trop souvent photographiés. Vous ne saviez pas comment vous démarquer ? Vous avez déjà les premières réponses.

Vient ensuite le style

L’esprit imagine, l’œil et le cerveau composent. Capturer des expressions, équilibrer une composition, jouer la complémentarité, revenez aussi souvent que nécessaire sur ces principes car ils sont fondateurs.

  • pourquoi décentrer une photo,
  • comment jouer les harmonies de couleurs,
  • qu’est-ce que les harmoniques et les proportions.

(re)Découvrez des notions qui peuvent vous paraître évidentes mais sont loin de l’être bien souvent, quand il s’agit de cadrer, composer et déclencher.

Votre style c’est aussi votre regard : sa direction, l’opposition entre les éléments contrastants de la scène. Autant de principes à étudier pour apporter à vos photos la touche personnelle qui fait la différence.

Exemple ? Selon vous, comment séparer les différents plans d’une image ? Il existe au moins cinq façons différentes d’y arriver.

La présentation des différents styles graphiques conclut cette partie centrale du livre, et fondamentale. Prenez le temps d’assimiler, c’est là que ça se passe !

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

Et pour finir … le traitement

Parce que le post-traitement doit faire partie de votre démarche créative, même si vous maîtrisez la prise de vue en JPG. Traiter une photo vous permet d’obtenir ce que vous recherchiez, au-delà du simple rendu général de vos images.

Saviez-vous que réactivité, planification, spontanéité, anticipation dans l’action sont aussi des phases de traitement de vos photos ? Le temps de pose comme le mouvement, par exemple, influent sur la prise de vue : vous ne faites pas la même photo d’un même sujet selon qu’il est statique ou se déplace.

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

Pour vous permettre d’affiner vos choix et traitements, Michael Freeman consacre la dernière partie de son livre aux différents rendus d’images et pourquoi vous devriez choisir l’un plutôt que l’autre.

L’aspect d’une photo, l’hyperréalisme apportés par certains traitements (accentuation, grande plage dynamique par exemple) sont des outils à votre disposition. Il vous faut savoir pourquoi et comment les utiliser, et – surtout – ne pas en abuser.

Michael Freeman vous donne là-aussi les clés pour utiliser à bon escient ces effets.

Mon avis sur « Qu’est-ce qu’une photo réussie ? »

Je commente de nombreux livres de photographie, des guides techniques comme des ouvrages plus génériques. Celui-ci fait assurément partie de la seconde catégorie, tout comme « 50 pistes créatives » du même auteur.

Vos photos sont techniquement bonnes mais ne sortent pas de l’ordinaire ? Investissez dans ce livre pour comprendre comment passer un cap, concrétiser et penser vos prises de vues autrement.

Véritable outil de travail pour le photographe désireux de mettre en oeuvre sa démarche créative, cet ouvrage devrait déjà figurer en bonne place dans votre bibliothèque. Cette nouvelle édition le rend à nouveau accessible aussi n’attendez pas qu’il soit épuisé une fois de plus, foncez !

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Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu’à 3000 mm !

Si vous trouviez que le Coolpix P900 et son « petit » zoom 83 x allant jusqu’à 2000 mm n’était pas assez ambitieux, ce test Nikon Coolpix P1000 va vous montrer que ce nouveau bridge Nikon adopte un zoom stabilisé 125 x équivalent 24-3000 mm f/2,8-8. Oui, 3000 mm, vous avez bien lu ! Mais toute cette surenchère est-elle, finalement, bien raisonnable et utilisable ?

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Ce bridge Nikon chez Miss Numerique

Test Nikon Coolpix P1000 : Gabarit et présentation

Dans le paysage photographique, il est une tradition qui tend à se perdre à cause de la désertion du marché des compacts par la plupart des constructeurs : celle des bridges à très gros zooms. Nikon, néanmoins, compte parmi les rares à ne pas y avoir renoncé et, plus encore, profite d’avoir le champ libre pour s’accaparer, génération avec génération, le record de la plus grosse amplitude de zoom.

Avec un tel appendice optique, le Nikon Coolpix P1000 ne pouvait pas être petit, les lois de l’optique restant ce qu’elles sont. A l’ouverture de la boîte, la première chose qui vous frappera sera donc la taille gigantesque de la bête : 15 cm de large, 12 cm de haut et un peu plus de 18 cm de long (objectif replié), pour un joli 1415 grammes sur la balance.

Pour vous donner une idée du gabarit, ce Nikon Coolpix P1000 est plus encombrant et lourd qu’un reflex Nikon D7500 équipé du zoom AF-P Nikkor 70-300 mm f/4,5-6,3 G ED VR DX ! Du coup, si vous comptiez être discret, c’est raté…

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : position repliée

Pour un bridge, la qualité de construction se situe dans le haut du panier, avec des assemblages parfaits, une coque joliment texturée et un gainage de bon aloi. Tout est fait pour, au moins visuellement, vous donner l’impression de posséder un reflex Nikon.

Au toucher, toutefois, certains plastiques sonnent un peu creux, mais rien de répréhensible. Pour peu que vous n’ayez pas le vice de comparer ce Coolpix P1000 aux bridges haut de gamme de Panasonic et Sony, ou aux reflex semi-professionnels de Nikon, c’est donc un agréable sentiment de qualité et de robustesse qui domine.

Histoire de renforcer l’illusion, Nikon a pourvu son mega-bridge d’éléments ergonomiques experts : une véritable molette PSAM, une poignée très creusée, une molette de pouce sur l’épaule droite du boîtier, un écran orientable sur rotule et, cerise sur le gâteau, un très beau viseur OLED de 2 359 000 points.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : la molette supérieure et les boutons type reflex

En termes de définition pour un viseur OLED, vous ne trouverez mieux que sur quelques hybrides haut et très haut de gamme, dont les Nikon Z6 et Z7. Histoire de ne rien gâcher, le Coolpix P1000 est capable de photographier en RAW/NEF et de filmer en Full HD 60p ainsi qu’en UHD 30p.

Toutefois, dès que nous nous penchons sur les organes qui animent ce bridge sous stéroïdes, l’esbrouffe manifestée à l’extérieur ne peut pas totalement faire oublier que, fondamentalement, nous avons affaire à un bridge qui n’est rien d’autre qu’un gros compact.

Le capteur est un BSI CMOS de « seulement » 1/2,3 pouces d’une définition de 16 millions de pixels qui équipait déjà les Coolpix P900 et P600 (sortis en 2014).  La plage de sensibilité ne va que de 100 à 1600 ISO (3.200 et 6.400 ISO sous conditions), et ce malgré la greffe d’un « processeur Expeed amélioré » (ce qui veut tout et rien dire).

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : l’écran arrière et les touches de contrôle

L’écran, certes orientable, n’est pas tactile et doit se contenter d’une définition de 921.000 points. Toute la panoplie sans fil contemporaine est de la partie (Bluetooth 4.1 basse consommation, Wi-Fi 802.11 b/g), et vous avez même droit, en plus des classiques prises micro USB et mini HDMI, à une prise microphone, mais la batterie chargée d’alimenter tout ce petit monde paraît aussi disproportionnellement petite que l’engin est gros, puisqu’il s’agit d’un EN-EL20a de 1100 mAh…

Quelque part, il faut bien comprendre que Nikon a dû procéder à de nombreux arbitrages techniques afin de proposer ce très gros zoom à un tarif  « acceptable » (1100 EUR au moment du lancement) : un capteur plus récent, un écran plus défini et tactile, une batterie de plus grande capacité, sont autant d’éléments qui auraient à la fois alourdi la facture et le boîtier. A un moment, impossible d’avoir le beurre et l’argent du beurre.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : l’écran arrière non tactile mais orientable

Ce qui ne doit pas vous empêcher de vous poser ces deux questions : « un zoom 125x allant jusqu’à 3000 mm vraiment utilisable ? » et « ai-je vraiment besoin d’un Coolpix P1000 ? » Ce qui tombe plutôt bien puisque nous allons tenter d’y répondre pour vous.

Test Nikon Coolpix P1000 : Mais au fait, ça donne quoi des photos à 3000 mm ?

Faisons une petite entorse à la structure classique d’un test. Ici, normalement, nous devrions parler de la prise en main, mais laissons ces considérations de côté, pour le moment, afin de nous intéresser à l’objet de curiosité de ce bridge, sa focale maximale.

Par rapport aux 2000 mm d’un Coolpix P900, nous serions tentés de penser intuitivement que les 3000 mm d’un Coolpix P1000 permettent de « voir » 50 % plus loin. Mais cette intuition est-elle la bonne ? Pour y répondre, mieux vaut une petite animation qu’un long discours :

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : de 24mm à 3000mm
voir les images au format natif

Cette animation est rendue possible par le fait que le Coolpix P1000 est capable de zoomer « pas à pas », c’est à dire d’une focale fixe prédéfinie à une autre, ce qui donne, dans l’ordre croissant des focales :

24 mm < 28 mm < 35 mm < 50 mm < 70 mm < 85 mm < 105 mm < 135 mm < 200 mm < 400 mm < 600 mm < 800 mm < 1000 mm < 1200 mm < 1400 mm < 1600 mm < 1800 mm < 2000 mm < 2200 mm < 2400 mm < 2600 mm < 2800 mm < 3000 mm.

Comme vous pouvez le constater, il faut neuf paliers pour aller du grand angle maximal (24 mm) jusqu’à 200 mm, focale après laquelle l’évolution se fait par pas de 200 mm.

Visuellement, cela se traduit par la sensation de zoomer rapidement entre 24 mm et 200 mm, puis de zoomer un peu plus lentement entre 200 mm et 1200 mm, encore plus lentement entre 1200 mm et 2000 mm et, enfin, de manière presque imperceptible entre 2000 mm et 3000 mm.

C’est, justement, ces focales qui distinguent le Coolpix P900 du Coolpix P1000. Cette progression semble, visuellement, tellement négligeable que l’on en vient à se demander si, en pratique, il ne serait pas plus intéressant de simplement appliquer un recadrage après la prise de vue… Et c’est d’ailleurs ce que nous vous encourageons à faire !

En effet, au-delà de l’aspect visuel, augmenter la focale maximale entraîne des complications lors de la prise de vue, notamment en termes de stabilisation. Celle, optique, du zoom 125 x du Coolpix P1000 a beau se révéler rudement efficace, elle connaît néanmoins des limites.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 600mm – ISO 100 – 1/800 sec. – f/5

Au-delà de 1000 mm, la prise de vue à mains levée devient nettement plus compliquée, puisque l’appareil devient très sensible aux micro-mouvements du photographe. De plus, même en plein jour, comme c’est le cas dans notre exemple, le bridge est obligé d’opter pour des vitesses d’obturation élevées (au-delà de 1/000 s) pour continuer à obtenir des images suffisamment nettes.

Pas question de jouer sur l’ouverture, qui se limite rapidement à f/8, ni sur la sensibilité (la dégradation de la qualité de l’image est trop violente au-delà de 400 ISO), pour tenter de rattraper le coup.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 500mm – ISO 1.600 – 1/10 sec. – f/7.1

Utiliser un trépied ? Oui, bien sûr, cela est possible, mais même avec un excellent trépied, il faut que celui-ci soit parfaitement stable, et que la surface sur laquelle vous le placiez le soit tout autant.

Gardez également à l’esprit que tous ces désagréments s’amplifient au fur et à mesure que la lumière naturelle baisse, ce qui laisse une plage d’utilisation effective très faible en journée, quelques heures à peine en été, bien moins en  hiver…

Test Coolpix P1000 : un zoom 3000 mm vraiment utilisable à main levée jusqu’à 1000 mm

A main levée, l’utilisation du Coolpix P1000 sur la totalité de sa plage focale se révèle donc périlleuse. D’abord pour les problèmes de stabilisation évoqués, mais aussi, tout simplement, de la difficulté de cadrer aux focales extrêmes.

Le moindre micro-mouvement du boîtier peut entraîner un très fort décalage par rapport au sujet, qui peut aller jusqu’à une dizaine de mètres, ce décalage s’amplifiant au fur et à mesure que le sujet est loin de vous.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : la touche fonction de contrôle du zoom

Nikon, conscient de ce problème, a greffé sur le côté gauche de l’objectif une intéressante touche fonction, symbolisée par un rectangle entouré de quatre flèches. En appuyant sur ce bouton, et en le maintenant enfoncé, l’objectif dézoome automatiquement à la focale inférieure. Relâchez le bouton, et vous revenez à la position initiale.

Par exemple, si vous étiez à 1000 mm, vous descendez passagèrement à 800 mm, si vous étiez à 3000 mm, vous descendez passagèrement à 2800 mm, et ainsi de suite.

L’idée est de pouvoir cadrer un peu plus large que la scène que vous allez réellement capturer. Dans le principe, la bonne intention est évidente et cette fonction se révèle rudement pratique jusqu’à 1000 mm. Mais, au-delà, comme nous l’évoquions précédemment, les différences entre deux paliers sont trop minimes pour que l’assistance au cadrage se révèle vraiment utile.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 600mm – ISO 100 – 1/400 sec. – f/5

Un autre souci, enfin, et non des moindres : l’autofocus. Là encore, jusqu’à 1000 mm environ, aucun problème à signaler. Le Coolpix P1000 se révèle même, dans cet exercice, étonnamment agile, vif et précis malgré son gabarit et la masse de lentilles à déplacer !

Mais si vous avez l’idée saugrenue de zoomer plus loin (idée que vous aurez forcément, sinon vous ne vous seriez pas embêté à acheter un bridge disposant d’un zoom 125 x), ce sera la loterie. La mise au point se fera au petit bonheur la chance… quand elle voudra bien se faire.

Entre deux prises de vues successives du même sujet, il pourra arriver qu’une fois l’appareil photo veuille bien effectuer la mise au point, mais la fois d’après pas du tout (ou l’inverse). C’est, avouons-le, plutôt frustrant… Mais lorsque ça marche, vous aurez alors l’immense satisfaction d’avoir réalisé une image avec une très longue focale avec un bridge à 1000 euros alors que pour obtenir la même avec un reflex il aurait fallu investir de manière beaucoup plus lourde, dans tous les sens du terme !

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 3.000mm – ISO 100 – 1/400 sec. – f/8

Test Coolpix P1000 : le trépied, son meilleur ami pour la vie ?

« Si cela ne marche pas à main levée, alors ça doit passer avec un trépied, non ? » Raisonnement tout à fait logique, plein de bon sens… et partiellement vrai. Avoir recours à un trépied élimine une partie des problèmes, permet d’exploiter des temps de pose plus longs ainsi que des sensibilités plus faibles. Bien sûr, dans ces conditions, pas question de photographier un sujet en mouvement, il faudra plutôt préférer les scènes statiques.

De plus, sur un trépied, vous pouvez contourner l’inconsistance de l’autofocus aux plus longues focales en optant pour la mise au point manuelle.

A ce propos, Nikon a plutôt bien fait les choses. D’une part, la mise au point s’effectuera à l’aide de la bague d’objectif, dont la fluidité parfaitement dosée est à saluer. De plus, en basculant en mise au point manuelle, vous pourrez, simultanément, avoir recours à deux aides à la mise au point : une loupe, pour grossir la zone sur laquelle effectuer votre netteté, et du focus peaking, qui va surligner en blanc le contour du sujet lorsque celui-ci est net.

Ce focus peaking doit être salué car il propose une fonction rare : en tournant la molette de pouce, sur l’épaule droite, vous pouvez, sans avoir à revenir dans les menus, augmenter ou baisser à la volée l’intensité du surlignage. Vraiment bien vu, bravo Nikon ! Une fois la mise au point faite, ne reste donc qu’à déclencher, et hop, la photo est prise.

Oui… mais non.

Il y a toujours, malgré tout, ce soucis de vibrations dérangeantes inhérentes à l’utilisation des longues focales qui revient à la charge.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : position déployée à 3.000mm

Là, sur trépied, cette vibration est générée par le simple fait de déclencher l’appareil photo. Cette simple pression peut faire, même très légèrement, bouger votre boîtier, ce qui, au mieux, entraînera un décalage dans votre cadrage, au pire, causera du flou de bougé. Parfois même les deux.

Une première solution s’offre alors à vous : pour éviter les vibrations au déclenchement, utiliser le retardateur. Sauf qu’il n’est pas possible d’activer simultanément la mise au point manuelle et le retardateur ! Si vous le faites, le boîtier forcera alors la mise au point automatique, vous fera perdre le point si précieusement acquis. Retour à la case départ.

Une deuxième solution consiste à utiliser une télécommande, soit la télécommande filaire MC-DC2, soit la télécommande Bluetooth ML-L7, lesquelles coûtent respectivement 35 euros et 45 euros. A vous de définir si cet investissement complémentaire en vaut le coup, en fonction de la fréquence à laquelle vous comptez photographier aux très longues focales. Et puis, cela fait un accessoire de plus dans le sac photo, déjà bien garni…

La troisième solution, si vous possédez déjà un smartphone, est d’utiliser la fonction « Déclenchement  à distance » en passant par l’application Snapbridge. Mais là, il faudra prendre le temps d’appairer votre boîtier à votre terminal mobile, ce qui peut s’avérer plus ou moins rapide et stable en fonction du smartphone (modèle, système d’exploitation) que vous possédez.

Décidément, utiliser un très gros zoom censé vous faciliter la vie car « universel », ça se mérite, et ce n’est finalement pas si simple que cela !

Test Coolpix P1000 : la prise en main

Maintenant que nous avons fait le tour de l’utilisation (ou non) de l’objectif, mettons-le de côté, et abordons l’utilisation du Coolpix P1000 en tant que boîtier photographique.

Grâce à sa poignée bien creusée, autorisant une préhension ferme même avec de grandes mains et un maniement étonnamment aisé compte tenu de la masse et de l’encombrement de l’appendice optique, secondé par un viseur électronique de tout premier ordre, viser, cadrer et déclencher avec le Coolpix P1000 s’avère un vrai plaisir.

C’est à se demander si Nikon n’a pas fait exprès de mettre un viseur OLED aussi bon pour vous dissuader d’utiliser l’écran arrière, lui, tout à fait passable. Notez d’ailleurs que cet écran arrière est polarisé : si vous avez l’habitude de porter des lunettes (de soleil ou non) elles-même polarisées, en fonction de leur sens de polarisation, il pourra vous arriver, comme à nous, de vous trouver dans l’incapacité de lire ce qui s’affiche à l’écran. A moins de tourner l’appareil à 90°, ce qui est le principe de la polarisation, mais qui du coup n’est pas des plus pratiques et pour naviguer dans les menus et pour cadrer.

Les menus sont bien ceux déjà présents chez les compacts et bridges de la marque, l’interface ayant été hérité de feu les hybrides Nikon 1.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 200mm – ISO 400 – 1/250 sec. – f/4.5

Très sobres, dans leur livrée mêlant le noir, le gris, le blanc et un vert léger, la navigation y est aisée pour qui est habitué aux boîtiers à objectifs fixes de Nikon. Si vous venez d’un reflex Nikon, le temps d’adaptation sera très bref, donc pas de soucis à avoir de ce côté là.

Il faudra juste bien repérer certaines fonctions spécifiques au gros télézoom de ce Coolpix P1000 :

  • la « Sélection focales fixes », qui permet de définir sur quelles focales fixes vous voulez que le zoom pas à pas s’arrête,
  • la « Position de zoom initiale », qui permet de déterminer à quelle focale vous voulez que l’appareil se positionne lorsque vous l’allumez (par défaut, il s’allume en position 24 mm),
  • la « Commande de zoom latérale », qui permet au choix de zoomer (en continu, le pas à pas étant réservé à la gâchette de zoom au niveau du déclencheur) ou d’effectuer la mise au point,
  • et le « Retour au zoom initial », qui définit le comportement de la touche fonction sur le côté de l’objectif.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : sélection des valeurs de focales fixes

Ce zoom, puisque décidément nous ne faisons qu’en parler, est assez lent à mettre en branle. Compte tenu de ses dimensions, c’est fort compréhensible. Mais, à l’allumage de l’appareil, même si l’électronique est déjà d’attaque, il faut attendre que le zoom se déploie. Une fois l’ensemble en ordre de marche, passer du grand angle au téléobjectif maximal prend plusieurs secondes, et de même dans l’autre sens. Plus, bien sûr, le délai fluctuant requis par l’autofocus, mais nous l’avons déjà évoqué.

Pour en finir avec la prise en main, le Coolpix P1000 ne souffre pas de défauts rédhibitoires, mais quelques points sont néanmoins perfectibles.

Par exemple, à côté du déclencheur, la touche fonction « Fn » n’est pas idéalement placée et souvent difficile à trouver à tâtons, lorsque vous avez l’œil dans le viseur.

La disposition de la lampe d’éclairage AF, au sommet de la poignée, n’est pas des plus judicieuses puisque, régulièrement, elle sera masquée par un doigt baladeur.

Le Coolpix P1000 se charge, par défaut, via la prise USB (un câble et un adaptateur secteur USB sont fournis), et il vous faudra débourser 44 euros pour acquérir le chargeur d’accumulateur MH-29 qui permet de charger la batterie en l’enlevant de l’appareil.

La batterie EN-EL20a, enfin, avec toute l’énergie drainée par les mouvements de l’objectif, ne tiendra guère que 200 vues. D’où l’utilité d’une batterie secondaire (43 euros) que vous aurez préalablement chargée sur le chargeur externe.

Qualité d’image

Vous l’aurez compris, le Nikon Coolpix P1000 n’est pas, en soi, si difficile à manipuler, mais son utilisation impose de nombreuses contraintes. Tous ces efforts valent-ils le coup, par rapport aux images qu’il est capable de produire ?

D’un point de vue optique, en mettant de côté la facilité d’usage pur, il faut lever notre chapeau aux ingénieurs opticiens de Nikon. Ce 24-3000 mm f/2,8-8 n’a rien d’évident à concevoir sur le papier et, pourtant, le constructeur s’en est sorti haut la main car nous n’avons rien de grave à lui reprocher en termes de rendu : pas de déformation ni de vignettage excessifs, pas de manque d’homogénéité sur l’ensemble de la plage focale, vraiment, de la belle ouvrage !

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 200mm – ISO 100 – 1/400 sec. – f/4.5

De plus, la stabilisation optique se révèle redoutable et vous vous surprendrez à capturer des clichés nets au 500 mm à 1/8 ème de seconde. Bluffant ! Dommage qu’aux focales supérieures l’objectif soit aussi peu évident à pleinement exploiter.

Notez que, si vous avez majoritairement une utilisation urbaine du Coolpix P1000, la pollution atmosphérique viendra, au-delà de 1500 mm environ, parasiter votre image. C’est comme ça, c’est la vie, et cela fait partie des bonnes raisons pour lesquelles les villes devraient être bâties à la campagne. Ou en montagne.

D’un point de vue électronique, le processeur Expeed « amélioré » ne permet pas de miracles sur ce capteur BSI CMOS 1/2,3 pouces de 16 Mpx déjà daté. Si l’ensemble tient à peu près la route jusqu’à 800 ISO (pour peu que vous vous cantonniez à une diffusion de vos images uniquement sur écran et sur internet), n’espérez pas de miracles au-delà. Utiliser 1600 ISO et les sensibilités supérieures ne sera que lorsque vous n’aurez plus le choix. Du coup, de ce côté-ci, pas d’amélioration notable par rapport au Coolpix P900 de précédente génération.

Test Nikon Coolpix P1000 - ISO

Test Nikon Coolpix P1000 : cliquez pour voir des exemples de photos aux différentes sensibilités

Test Nikon : pour qui et quels usages ?

Au terme de ce test, nous pouvons désormais répondre à la seconde question que nous nous posions tout au début : « ai-je réellement besoin d’un Coolpix P1000 ? »

Vous l’aurez compris, le facteur limitant et frustrant de ce bridge réside, paradoxalement, dans son zoom gargantuesque à l’utilisation aussi exigeante et capricieuse. Néanmoins, s’il vous en faut plus pour vous décourager…

Le Nikon Coolpix P1000 peut vous intéresser si…

  • vous ne possédez pas déjà de compact ni de bridge à très gros zoom,
  • vous cherchez un appareil « tout en un » pour vous essayer à la photographie aux très longues focales,
  • vous êtes curieux et aimez les défis.

Le Nikon Coolpix P1000 va moins vous intéresser si…

  • vous cherchez un compact ou bridge à gros zoom facile à utiliser en toutes circonstances,
  • vous possédez déjà un Coolpix P600, P900 ou A900,
  • vous ne disposez pas déjà d’un trépied pour pleinement l’exploiter,
  • vous cherchez le bridge avec un gros zoom vraiment polyvalent,
  • vous cherchez un bridge avec une excellente qualité d’image.

Test Nikon Coolpix P1000 : ma conclusion

De tous temps, les bridges à très gros zooms se sont toujours posés comme d’intrigantes curiosités photographiques et techniques, occasion pour les constructeurs d’exploiter des territoires inexplorés, vers l’infini et au-delà.

Plus rarement, ces genres de bridges se présentent comme de véritables options viables lorsqu’il s’agit de s’équiper et passer à la caisse. Le Coolpix P1000 n’échappe pas à la règle.

Excitante curiosité photographique pour les techniciens, il constitue, en soi, un palier dans l’état de l’art optique. Ce qui est une très bonne chose. Mais lorsqu’il s’agit de sortir avec et prendre des photos, il faut abandonner tout sens pratique. Car un zoom 125x qui grimpe jusqu’à 3000 mm, cela frôle le dispensable, voir l’inutile, et ce qui est censé faire sa force et son intérêt devient finalement son plus gros handicap et défaut.

Ce qui est dommage car, pour le reste, le Coolpix P1000 regorge de tout un tas de bonnes idées ergonomiques qui ne demandent qu’à être reprises sur d’autres bridges à dimensions plus humaines et réalistes.

Ne vous y trompez donc pas : le Coolpix P1000 est bien « le champion du zoom », tel que le présente Nikon, mais seulement d’un point de vue quantitatif, pas qualitatif.

En aucun cas il ne s’agit d’un appareil universel que l’on voudrait vous faire miroiter. Si vous voulez atteindre « les étoiles », prendre « de la hauteur tel un oiseau », faire que « le ciel [ne soit] plus une limite », et tout cela avec « une netteté sans précédent » (ce qui est forcément vrai puisqu’il n’y avait pas, jusque là, de bridge allant jusqu’à 3000 mm ni d’APN à zoom 125 x) il y a à la fois mieux, moins cher, et ailleurs.

Chez Nikon, les bridges de la génération précédente suffisent amplement.

Chez Panasonic, le Lumix FZ300 dispose d’un zoom 24x 25-600 mm f/2,8 à la fois plus polyvalent et lumineux, associé une électronique bien plus moderne (alors qu’il est sorti en 2015).  Et tout cela pour environ 400 euros …

Toujours chez Panasonic, et sous la barre des 1000 euros, le Lumix FZ2000 dispose d’un zoom 20x (24-480 mm) bien suffisant et, surtout, d’un capteur Type 1′ pouce à la qualité d’image sans commune mesure.

Enfin, si vous êtes d’humeur dépensière et qu’investir un peu plus de 1000 euros dans un bridge ne vous dérange pas, nous ne saurions que trop vous conseiller le Sony RX10 Mark III qui, avec son zoom 25x 24-600 mm f/2,8-4 d’une qualité exceptionnelle et son capteur Type 1′ pouce, ferait passer le Coolpix P1000 pour un jouet pour enfant.

Ce bridge Nikon chez Miss Numerique


25 conseils pratiques pour la photo en studio : portraits, objets et éclairages

Faire des photos en studio est une pratique que beaucoup de photographes amateurs apprécient. Mais certains n’osent pas se lancer : comment installer et gérer un studio, comment gérer les éclairages, comment gérer le modèle, … autant de notions complexes qui rebutent les plus débutants.

J’ai regroupé ici une série de conseils qui peuvent vous aider à démarrer si vous ne l’avez pas encore fait comme à améliorer vos images si vous pratiquez déjà.

conseils pratiques pour vos photos en studio, portrait et éclairages

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Des conseils pratiques

Article sponsorisé

Ces conseils sont applicables très vite et pour la plupart ne nécessitent pas un investissement conséquent. Ils sont extraits de différents guides sur le studio et l’éclairage, des ouvrages dont vous trouverez les références ci-dessous et qui peuvent vous permettre d’aller plus loin dans votre pratique.

Certains de ces conseils s’appliquent dans différentes situations, en studio comme en extérieur, pour le portrait comme pour la photographie d’objets. Libre à vous de les utiliser pour développer votre pratique et votre créativité.

Conseils pour faire des photos en studio

[su_frame][/su_frame]Conseil n°1 : Lorsque vous faites des photos de portrait, demandez à votre modèle d’orienter sa tête à 45° par rapport à votre boîtier. Cela vous permettra d’obtenir des images plus captivantes et chargées d’énergie. Familiarisez-vous avec le langage corporel pour pousser les poses plus loin et sortir des poses classiques.

Conseil n°2 : Les coudes jouent un rôle primordial en photo de portrait. La position des coudes comme la direction dans laquelle ils sont pointés peuvent exercer une influence déterminante sur le ressenti du spectateur face à la photo.

Conseil n°3 : Demandez à votre modèle d’utiliser ses mains de façon naturelle s’il ne sait pas quoi en faire, ce qui est fréquent. Servez-vous des poches du pantalon, de la boucle de ceinture, des hanches, de la nuque, du cou … Demandez à votre modèle de faire semblant d’avoir mal aux cervicales, par exemple, ou de se gratter la tête.

Posez ! 1000 poses pour le photographe et son modèle

Conseil n°4 : Evitez de couper une partie du corps ou de couper un membre aux articulations, comme s’il avait été amputé (par exemple les mains entièrement rentrées dans les poches). Cela peut se produire si vous avez choisi un angle inadapté ou que la pose de votre modèle ne convient pas.

Conseil n°5 : Jouez sur les associations de couleurs pour créer des images fortes et cohérentes, sans avoir besoin d’accessoires spécialisés. Ajoutez des éléments de la même couleur ou de la même nuance que ce que porte votre modèle pour faire des photos mieux composées et plus attirantes.

Conseil n°6 : Pour le fond choisissez une teinte qui est proche de celle de la peau, des habits et des accessoires.

Conseil n°7 : N’hésitez pas à vous rapprocher de votre modèle quand vous faites des photos de portrait. Les gros plans permettent de mettre en avant les traits et les imperfections qui font la particularité et l’intérêt du visage de chaque modèle.

[su_frame][/su_frame]Conseil n°8 : Si vous photographiez une personne susceptible de cligner des yeux ou de les fermer, demandez à votre modèle de fermer les yeux et de ne pas les ouvrir avant d’avoir compté jusqu’à trois. Déclenchez dès que les yeux du modèle sont à nouveau ouverts.

Conseil n°9 : Lorsque vous photographiez un modèle féminin, faites en sorte que la chevelure ne cache pas les yeux du modèle. En règle générale évitez qu’elle recouvre les pupilles du modèle, même partiellement.

Conseil n°10 : Composez l’image directement dans le viseur de votre appareil photo et gardez juste une petite marge au bord pour un recadrage ultérieur. Le cadrage doit se faire à la prise de vue et non au développement des fichiers.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Conseils pour gérer les éclairages au studio

Gestion des éclairages

Conseil n°11 : En studio, le temps de pose varie le plus souvent entre 1/125 et 1/250ème de sec. Pour éviter la montée du bruit numérique, sélectionnez la sensibilité ISO native de votre appareil photo, généralement 100 ou 200 ISO.

[su_frame][/su_frame]Conseil n°12 : Pour passer outre la vitesse de synchro flash et utiliser des temps de pose très courts, pensez à enclencher le mode synchro haute vitesse de votre flash. Vous pourrez alors figer des mouvements rapides.

Conseil n°13 : Si vous avez besoin de plus de puissance en flash indirect, réglez la puissance du flash ou approchez le sujet de la surface réfléchissante. L’inverse est vrai aussi, pour diminuer la puissance du flash en indirect, éloignez le sujet de la surface réfléchissante. Cela vous évite d’acheter différents flashs.

 

Conseil n°14 : Quand vous utilisez un flash de studio, vous pouvez contrôler les niveaux de netteté et de flou de vos photos en modifiant le temps de pose et l’intensité de la lumière continue. Plus longue sera la vitesse ou plus intense sera la lumière continue, plus vous obtiendrez le flou de mouvement.

Conseil n°15 : Pour réduire les ombres créées par un unique éclairage latéral, installez-le à 30° de l’axe optique juste au-dessus de la ligne des yeux. Placé plus loin sur le côté et très haut au-dessus de la tête il produirait des ombres plus grandes et plus longues sur le nez et la joue.

[su_frame][/su_frame]Conseil n°16 : Pour modifier la couleur de fond de votre scène, jouez avec un flash. Un flash supplémentaire éclairant le fond le fait apparaître blanc. Un carton masquant les côtés du flash rend le fond noir en n’éclairant que le sujet.

Conseil n°17 : Quand vous faites des photos au flash en studio, faite varier le temps de pose pour modifier la lumière d’ambiance, cela ne change pas l’éclairage du sujet.

Conseil n°18 : Une fois que vous avez choisi la position de votre éclairage principal et de votre sujet, marquez leur emplacement au sol à l’aide d’un adhésif.  Si vous déplacez l’éclairage ou que le sujet bouge, vous retrouverez facilement les positions voulues.

Photographier des objets

photographie_objets_packshot_01.jpg

Conseil n°19 : Quand vous photographiez des objets, utilisez un nombre impair d’objets pour renforcer votre composition. Un objet attire l’attention, trois objets composent un triangle, cinq objets peuvent représenter un cercle … La composition est alors plus dynamique.

Conseil n°20 : Déterminez la famille d’angles pour éviter les reflets sur vos portraits et photos d’objets. Cela consiste à déterminer la zone à l’intérieur de laquelle il ne faut pas placer vos éclairages sous peine d’en voir le reflet dans l’image. Ce calcul se fait en considérant la trajectoire des rayons lumineux entre le sujet et l’appareil photo.

[su_frame][/su_frame]Conseil n°21 : Pour photographier des récipients en verre d’épaisseur variable et éviter les effets disgracieux des différentes transparences, remplissez le récipient d’huile. L’huile a presque le même indice de réfraction de la lumière que le verre, elle va rendre la photo plus agréable à regarder.

Conseil n°22 : Pour photographier des objets métalliques brillants (comme des couverts) sans que les reflets ne soient visibles, choisissez le bon angle de prise de vue et calez chaque objet pour qu’il ne reflète pas la lumière.

Conseil n°23 : Pour créer un effet de reflet sous un objet (par exemple une chaise), vous pouvez superposer deux objets en post-traitement plutôt que d’utiliser un support en verre ou en plastique brillant coûteux et fragile.

Gérer la lumière en extérieur

Conseil n°24 : Quand vous faites des portraits en extérieur, dans la rue, faites en sorte de raconter une histoire au spectateur. Créez une atmosphère, incluez des éléments non-dits, qui invitent à s’interroger sur ce qui a précédé, et ce qui va suivre. Votre flash Cobra peut vous aider.

Conseil n°25 : Ne vous arrêtez pas de photographier lorsque la lumière baisse, faites des portrait de nuit. Augmentez la sensibilité ISO et jouez avec les lumières des voitures, les vitrines et l’éclairage public.

Pour aller plus loin …

Comment installer un studio photo chez soi, le guide pratique

La photo en studio et le portrait demandent beaucoup de travail en amont de la prise de vue :

  • choix du plan d’éclairage selon le résultat attendu,
  • choix des éclairages et accessoires,
  • direction du modèle,
  • choix des réglages du boîtier,
  • post-traitement des images.

[su_frame][/su_frame]La plupart de ces notions s’apprennent à force de pratiquer, sur le tas, mais connaître les enseignements de base et les possibilités qui s’offrent à vous est une bonne chose pour gagner du temps et éviter l’achat d’accessoires souvent inutiles.

Vous trouverez de nombreuses informations dans les ouvrages cités ici, et je vous invite à partager vos bonnes pratiques via les commentaires ci-dessous, cette liste ne demande qu’à être complétée.

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6 conseils simples pour faire de belles photos

Vous voulez faire de belles photos sans dépenser plus d’argent en matériel ? Voici une série de conseils simples pour y arriver. Ils ne nécessitent aucune dépense et peuvent être mis en œuvre quel que soit votre niveau.

Comment faire de belles photos : 6 conseils pratiques

Faire de belles photos : pourquoi vous n’y arrivez pas

Vous en avez assez de vous dire que vos photos ne sont pas à la hauteur de vos espérances. Vous avez investi dans un appareil photo récent, performant, onéreux mais au final vous n’obtenez pas les résultats escomptés.

Vous avez souvent essayé de faire mieux, vous avez acheté un guide pratique, vous avez suivi des tutoriels photo mais sans succès. Vous avez fait un peu plus connaissance avec votre appareil photo mais vous n’êtes toujours pas satisfait.

Attention aux mauvaises solutions

Vous avez peut-être essayé de suivre les conseils de ‘ceux qui savent‘ : un proche, le membre d’un photo-club, un photographe rencontré lors d’un événement …Mais ils ne savent pas toujours plus que vous, ou leurs explications ne sont pas toujours claires.

Vous avez peut-être aussi passé du temps à analyser en détail les photos des autres, les données EXIF, mais cela ne vous aide pas. Quand vous regardez un tableau, vous ne demandez pas au peintre quel pinceau et quelle marque de peinture il a utilisé.

Vous avez peut-être même cherché à changer d’appareil photo ou d’objectifs en pensant que ça irait mieux. Mais ce n’est pas le cas. C’est peut-être même pire … 

Mon exemple

Quand j’ai débuté en photographie, j’ai assez vite assimilé le fonctionnement de mon appareil photo. Mais mes photos n’étaient pas du tout celles que j’espérais.

Je faisais des photos correctes, de bons souvenirs avec mes proches mais rien de plus. Aucune photo qui ne mérite d’être montrée au delà du cercle familial. Et je remettais en cause de nombreux choix techniques parce que la technique ça rassure, c’est concret.

Jusqu’au jour où j’ai fini par comprendre que je me trompais et que m’intéresser à la technique uniquement était une erreur. Que si maîtriser la technique avait tendance à me rassurer, cela me bloquait dans mon approche. Je passais à côté de nombreuses (belles) photos sans les voir. J’ai alors changé mon approche.

Comment faire de belles photos : des conseils simples

Pour faire de belles photos il faut connaître les bases de la photo, les plus simples. Mais pas trop. Sans quoi vous allez vous perdre.

J’ai listé ci-dessous les conseils qui me paraissent les plus pertinents. C’est la liste qui m’aurait aidé à avancer quand j’ai débuté, et que j’ai fini par faire. Ces conseils s’appliquent quel que soit votre matériel, même si vous utilisez un smartphone ou un compact.

Conseil photo #1 : utiliser la lumière à votre disposition

Comment faire de belles photos : 6 conseils à mettre en oeuvre immédiatement

J’ai utilisé ici la lumière artificielle du lieu pour mettre en valeur le réservoir et les chromes au premier plan

Quand on pense ‘lumière à disposition’, on pense souvent lumière naturelle, celle du soleil. Mais il peut s’agir aussi de sources de lumières artificielles : une ampoule, un éclairage de ville, un phare d’automobile, etc.

Ne cherchez pas à vous rendre la vie plus complexe qu’elle n’est déjà. La solution ne passe pas par l’achat d’un flash très évolué, d’un système de commande à distance, de câbles ou autres accessoires soi-disant miraculeux.

Utilisez la lumière à votre disposition au moment de la prise de vue et jouez avec.

En vous positionnant correctement par rapport à cette lumière, vous allez réaliser les belles photos que vous ne le feriez avec tous vos accessoires.

Conseil photo #2 : soignez la composition

Comment faire de belles photos : 6 conseils à mettre en oeuvre immédiatement

En me baissant, j’ai voulu donner à ce paysage désertique une dimension encore plus vaste tout en rappelant la dimension humaine avec ce couple de touristes au centre de l’image

La composition, c’est l’art d’ordonner les différents éléments qui vont se retrouver sur la photo.

Regardez dans le viseur de votre appareil photo et demandez à votre sujet de se déplacer.

Déplacez-vous si le sujet est fixe. Intégrez un élément du décor ou retirez-en un, faites attention aux têtes et aux pieds coupés.

Vous allez donner une autre allure à vos portraits en décalant un peu le sujet. Ou sublimer un paysage en vous déplaçant ou en vous baissant. C’est d’autant plus important avec un boîtier qui ne permet pas, ou très peu, de gérer la profondeur de champ et la mise au point précise (les compacts par exemple).

Conseil photo #3 : choisissez la bonne direction

Comment faire de belles photos : 6 conseils à mettre en oeuvre immédiatement

En positionnant ma fille face au soleil, j’ai obtenu le rendu que je souhaitais tout en disposant d’un ciel bleu en arrière-plan qui donne le ton à la photo

Si vous photographiez une personne avec le soleil en face de vous il y a de fortes chances que ce portrait ne soit pas le plus agréable à regarder. Contre-jour, effet de flare, ombres prononcées vont vous desservir. Vous pouvez vous en sortir (voir comment) mais il y a plus simple si vous débutez.

Mettez le soleil dans votre dos à vous.

Vous obtiendrez un ciel plus harmonieux, une image plus agréable sans zones trop blanches ou trop noires. La mesure de lumière de votre boîtier réagira mieux et le résultat sera toujours meilleur. Faites la photo sans tarder par contre, votre sujet risque de ne pas apprécier d’avoir le soleil dans les yeux.

Conseil photo #4 : anticipez

Comment faire de belles photos : 6 conseils à mettre en oeuvre immédiatement

Tout en marchant j’ai vu arriver le transporteur avec son chariot et la jeune femme qui se rapprochait du motard situé en pleine lumière, la scène a duré quelques instants uniquement

En observant, en imaginant, en provoquant parfois vous allez apporter à vos photos ce petit plus qui fait la différence (voir mes photos urbaines).

L’anticipation est un des secrets des meilleurs photographes.

Si l’instant décisif n’est pas toujours simple à saisir, sachez qu’il existe plein d’autres instants à votre portée pour faire les belles photos que vous voyez chez les autres.

Conseil photo #5 : soyez toujours prêt

Comment faire de belles photos : 6 conseils à mettre en oeuvre immédiatement

Mon boîtier étant toujours calé sur un temps de pose court et une ouverture plutôt réduite, j’ai pu saisir le saut du personnage au second plan sans rien changer aux réglages

Vous ne pourrez jamais capturer certaines scènes si vous commencez par régler votre appareil avant de déclencher.

Vous devez avoir préparé votre prise de vue à l’avance pour ne plus devoir changer les réglages au dernier moment.

Modifiez tout au plus l’ouverture ou le temps de pose d’un coup de molette rapide mais ne passez pas plusieurs minutes à changer les différents réglages dans les menus, la photo va vous passer sous le nez.

Conseil photo #6 : évitez le désordre

Comment faire de belles photos : 6 conseils à mettre en oeuvre immédiatement

En plein road trip, le sujet c’est la route. Rien d’autre ne doit venir perturber la composition.

Lorsque je commente une photo, je pose très souvent à l’auteur la question suivante : « quel est le sujet ? ». Parce que l’ensemble n’est pas clair, le cadre est chargé, les sujets se superposent ou bien le cadre est vide avec un petit sujet au loin.

En photographie le plus est l’ennemi du bien. Faites simple.

Quand vous cadrez, isolez votre sujet, retirez du champ tous les éléments parasites. Prenez du recul ou au contraire rapprochez-vous. il est important de montrer un sujet et un seul tant que vous ne maîtrisez pas parfaitement l’art de la composition.

Et maintenant …

En mémorisant ces quelques principes, vous allez faire des photos autrement, en oubliant la technique pour développer votre créativité.

Nous sommes tous créatifs mais nous passons trop souvent à côté de belles photos en cherchant à rendre la prise de vue technique. Les appareils récents sont tous performants, même les moins chers, ils nous permettent de nous éloigner de la technique mais nous l’oublions trop souvent.

C’est souvent un petit quelque chose qui fait qu’une photo est agréable à regarder ou non. Toutes vos photos ne vont pas devenir des chef d’œuvres grâce à ces conseils photo. Mais quelques photos réussies par séance et c’est déjà une belle progression dont vous serez fier.

Plus vous aurez de plaisir à faire de belles photos, plus vous en ferez car la réussite vient toujours avec la pratique ! Alors, vous essayez ?


100 boîtiers rétro: Le guide du collectionneur d’appareils photo

Vous avez adoré la période argentique et les boîtiers rétro ? Vous êtes fan de beaux appareils photo et peut-être même collectionneur ?

Les éditions Eyrolles vous proposent d’en savoir plus sur les cent modèles qui ont marqué leur époque avec ce « guide du collectionneur ». De quoi remplir vos étagères et vous faire plaisir !

100 boîtiers rétro: Le guide du collectionneur d'appareils photo

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Ce livre à la librairie Eyrolles

100 boîtiers rétro, parce qu’il faut faire des choix

Plusieurs centaines d’appareils photo méritent de rejoindre votre collection et John Wade, l’auteur de ce guide raisonné, a fait des choix, à l’inverse de Todd Gustavson qui propose lui une revue des 500 appareils photo de légende.

Deux ouvrages conçus dans le même esprit toutefois, satisfaire la curiosité des amateurs de beaux appareils photo et faire revivre une part de la légende.

100 boîtiers rétro: Le guide du collectionneur d'appareils photo

Rien que dans la gamme Nikon, une bonne dizaine de reflex mérite l’attention du collectionneur, sans compter les Nikon S télémétriques. C’est le Nikon F historique qui a été retenu car il a marqué son époque et initié la longue série de reflex argentiques Nikon à monture F.

Des reflex, mais pas que

Je vous parle d’un temps … Le reflex est loin d’être le seul type d’appareil photo à avoir participé à l’aventure argentique.

Vous trouverez dans ce guide la présentation des autres formats et types d’appareils photo argentiques suivants :

  • des télémétriques 35 mm dont les Leica M
  • des reflex mono-objectifs moyen-format comme les Pentax et Hasselblad
  • des Foldings à bobines ou à plans-films comme les Zeiss et Voigtlander
  • des appareils à cartouches Instamatic comme le Minolta 110
  • des appareils stéréoscopiques comme les View Master
  • des appareils grands-angles et panoramiques comme les Noblex et Horizon
  • des appareils miniatures comme le Minox B
  • des appareils instantanés comme la série des Polaroïd
  • et même des accessoires rétro comme les posemètre et flashs.

Chaque page ou double page présente le modèle concerné, plusieurs illustrations ainsi qu’une présentation (un peu succincte parfois) et une fiche technique. 

100 boîtiers rétro: Le guide du collectionneur d'appareils photo

Pour les collectionneurs mais pas que

Ce livre va vous plaire si le matériel photo argentique vous intéresse au-delà de la prise de vue car il faut bien reconnaître qu’utiliser certains de ces boîtiers de nos jours n’est pas toujours aussi aisé que ça l’a été.

100 boîtiers rétro: Le guide du collectionneur d'appareils photo

Ce livre va aussi vous plaire si vous voulez en savoir plus sur la (belle) période argentique et le charme du matériel en bonne partie mécanique. Ah, le bruit du Nikon F au déclenchement…

Pensez aux autres : voici un joli cadeau potentiel à faire à un proche amateur d’appareils photo, ou simple passionné.

Mon avis sur 100 boîtiers rétro, le guide du collectionneur

[su_frame][/su_frame]Les éditions Eyrolles ont pris l’habitude de nous proposer des ouvrages photo fort bien réalisés. Les dernières parutions, dont ce guide du collectionneur, adoptent une couverture rigide qui rajoute à la qualité d’ensemble.

Plus que d’un simple guide, il s’agit d’un livre de photographie illustré de quelques images emblématiques (Steve McCurry, page 27 par exemple) qui rappellent, s’il le fallait, que le numérique n’est pas le passage obligé que l’on peut parfois y voir. L’histoire va vous rattraper dès les premières pages.

100 boîtiers rétro: Le guide du collectionneur d'appareils photo

Pour avoir utilisé moi-même plusieurs des modèles présentés, et les posséder encore, j’avoue que j’ai terminé la lecture de ce livre non sans une petite dose de nostalgie. Le renouvellement incessant du matériel numérique n’a pas que du bon et John Wade fait bien de nous le rappeler.

Vous voulez vous faire plaisir et (re)découvrir les icônes de ces cinquante dernières années ? Les 28 euros à dépenser pour vous procurer cet ouvrage valent aussi bien que le dernier accessoire à la mode, et vous plongeront dans l’histoire de la photographie. La culture n’a pas de prix !

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Pratique de l’exposition en photographie, Bryan Peterson – nouvelle édition

« Qu’est-ce que ça peut bien faire la combinaison vitesse/ouverture que j’utilise ? Si le posemètre m’indique que l’exposition est bonne, je prends la photo !« .

Ça vous rappelle quelque chose ? Votre approche de la prise de vue peut-être ? Si vous répondez oui, alors vous passez à côté de ce que la pratique de l’exposition peut vous apporter.

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Ce guide au meilleur prix chez Amazon

Dans cette nouvelle édition de son guide photo, Bryan Peterson, photographe et formateur, vous propose de vous faire découvrir comment l’exposition, un sujet bien obscur pour de nombreux photographes, peut devenir un outil simple au service de votre créativité.

Cette troisième édition de l’ouvrage a été remaniée et inclut un chapitre sur l’exposition au flash ainsi que plusieurs nouveaux passages absent des précédentes éditions.

Pratique de l’exposition en photographie, pourquoi Bryan Peterson ?

Vous avez déjà entendu parler du triangle de l’exposition, cette tentative de modélisation qui permet de comprendre pourquoi ouverture, temps de pose et sensibilité ISO sont liés quand vous ajustez l’exposition de vos photos.

Bryan Peterson est à l’origine de la notion de triangle d’exposition, en 1975. Il a rendu célèbre son triangle d’exposition en enseignant cette technique à de nombreux étudiants en photo et, surtout, grâce à son livre diffusé à plus d’un million d’exemplaires si l’on compte les différentes éditions et langues.

L’arrivée des technologies numériques, des fonctions avancées des flashs et des nouveaux systèmes de mesure de lumière a justifié la mise à jour de cet ouvrage au fil des années. Cette troisième édition française reprend le contenu de la quatrième édition anglaise et inclut de nouveaux paragraphes sur l’exposition au flash.

Qu’est-ce que l’exposition ?

Dans la première partie de ce guide, Bryan Peterson vous explique ce que recouvre le terme Exposition et pourquoi c’est important pour vous. C’est un sujet maintes fois abordé dans les tutoriels, les guides et les formations, et ce n’est pas pour rien car comprendre ce que signifie « bien exposer » c’est comprendre une bonne part de la photographie.

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

L’ouverture, quand l’objectif est à votre service

[su_frame][/su_frame]Votre objectif dispose d’un diaphragme, ce « trou » dont la taille varie selon le réglage appliqué. Vous allez comprendre ici pourquoi la taille de ce trou a tant d’importance.

Sans refaire ici un tutoriel sur l’exposition, sachez que l’ouverture définit la profondeur de champ, que la sélection que vous faites dans l’image à l’aide de ce réglage a un impact direct sur ce que votre photo va montrer.

Votre appareil photo dispose d’un bouton de test de la profondeur de champ ? Vous allez apprendre à l’utiliser si vous ne le savez pas encore.

Si vous pratiquez la macrophotographie, savoir gérer l’ouverture avec précision est critique, vous trouverez plusieurs conseils pour vous en sortir sans faire d’erreur grossière.

La vitesse, quand l’obturateur est à votre service

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Une des erreurs la plus fréquente chez les photographes débutants, c’est le mauvais choix de la vitesse d’exposition. Ce paramètre, plus communément désigné par « Temps de pose » en référence au temps pendant lequel la lumière impressionne le capteur, vous permet de capturer le mouvement de votre sujet.

Savoir saisir le mouvement, le suggérer comme le créer de toutes pièces (c’est possible aussi) est l’autre résultante d’une pratique de l’exposition affirmée.

La lumière, parce qu’elle est essentielle

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Vous vous attendiez à trouver ici des notions sur la sensibilité ISO ? Non, c’est de lumière dont il est question, ou plus exactement de gestion de la lumière.

Gérer la lumière c’est d’abord la comprendre. Comment éclaire-t-elle le sujet ? En frontal et en plein soleil ? En frontal mais avec un ciel voilé ? De côté ? En contre-jour ?

Bryan Peterson analyse ces différentes situations pour vous aider à comprendre l’impact que la lumière a sur le résultat final, votre photo.

Vous comprendrez comment fonctionne la mesure de lumière matricielle sur votre appareil photo, pourquoi la paume de votre main peut vous aider à mieux exposer, ou pourquoi il faut vous aider d’une charte gris neutre dans certaines situations.

Les techniques spéciales, des accessoires à votre service

La pratique de l’exposition passe parfois par des artifices. Les filtres polarisants comme les filtres gris neutres en font partie. L’exposition multiple aussi.

Cette partie traitée assez rapidement contient l’essentiel de ce qu’il vous faut savoir, je vous renvoie vers l’excellent guide sur la pose longue de Christophe Audebert qui vous permettra toutefois d’aller plus loin sur le sujet.

Le flash, la lumière artificielle à votre service

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Le triangle d’exposition s’applique aussi en photographie au flash. Si l’approche diffère un peu, il est toujours question de doser la quantité de lumière qui arrive sur le capteur de votre appareil photo.

Savez-vous quels sont les trois facteurs qui déterminent une exposition correcte au flash ?

Il s’agit de :

  • l’ouverture,
  • la distance au sujet,
  • la vitesse d’obturation.

La distance entre appareil photo et sujet est critique puisqu’elle doit être inférieure ou égale à la portée de votre flash. Trop de débutants oublient cette notion et ne comprennent pas pourquoi leurs photos sont sombres ou noires.

En quelques pages vous allez comprendre les bases de l’exposition au flash et pourquoi c’est essentiel de savoir de quoi l’on parle.

Mon avis sur le guide « La pratique de l’exposition » de Bryan Peterson

Ce guide a été parmi les premiers à détailler ce qu’est l’exposition et comment la maîtriser. Bryan Peterson connait son sujet, les photos d’illustration montrent son savoir-faire et le succès bien mérité de cet ouvrage est une autre preuve de sa pertinence.

Toutes les notions importantes sont abordées, les encarts pleine page permettent de détailler certaines notions pour faciliter la compréhension. Les nikonistes apprécieront que Bryan Peterson utilise lui-aussi un reflex de la marque, et en parle souvent pour citer les réglages choisis.

L’ensemble est pertinent, agréable à consulter, les explications techniques sont claires et omniprésentes.

Si vous cherchez un ouvrage d’apprentissage, c’est un bon choix.

Si vous cherchez un ouvrage pour développer votre créativité, la petite touche de magie qu’apporte Michael Freeman en prenant du recul sur la technique est un plus qui mérite votre attention (voir par exemple L’art de l’exposition en photo numérique).

Ce guide au meilleur prix chez Amazon


Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018, les lauréats

L’exposition Nikon Passion au Salon de la Photo 2018 sera l’occasion pour vingt lecteurs photographes de voir leur image présentée aux quelques 70.000 visiteurs sur le stand Nikon Passion pendant cinq jours.

Vous avez été très nombreux cette année encore à répondre présents, la sélection finale a été complexe tant le niveau était élevé.

Concours Photo Nikon Passion Salon de la Photo 2018

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

Si vous faites partie des vingt lauréats, sachez qu’il s’en est fallu de peu pour tout le monde.

Si vous n’en faites pas partie, ne soyez pas déçu, l’essentiel est de participer et vous êtes peut-être dans la liste des 96 photos qu’il a fallu départager lors de l’étape de sélection finale.

Nous allons faire imprimer des panneaux géants – 1m50 x 2m20 – pour présenter ces photos. Suivez l’installation sur Instagram pour voir le résultat dès l’ouverture du Salon !

Les 3 gagnants

Trois lauréats tirés au sort parmi ces vingt photographes remportent chacun un abonnement illimité d’une durée de six mois (valeur 239,40 euros) sur le site Tuto.com partenaire de Nikon Passion.

Et ces gagnants sont …

Concours Photo Nikon Passion Salon de la Photo 2018

Thierry Convers (photo #15)

Michel Krieg (photo #1)

Patrick Stepniewski (photo #10)

Le Salon de la Photo en pratique

Je vous rappelle que je vous accueille sur le stand du jeudi 8 au lundi 12 novembre toute la journée. Cette année nous avons prévu un temps de rencontre libre de 17h à 19h, venez nombreux . Le programme des cinq jours comprend des conférences, des tables rondes, des rencontres.

Pensez à vous inscrire pour recevoir vos entrées gratuites pour le Salon de la Photo.

Pour des raisons pratiques d’organisation sur le stand, nous allons adapter la présentation des panneaux cette année de façon à mieux mettre en valeur encore vos photos.

Vous pouvez féliciter les lauréats en leur laissant un petit mot via les commentaires. Précisez le numéro des photos pour que chacun se reconnaisse.

Les photos sont classées par numéro de participation.

01 – Michel Krieg

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

02 – Jacques Prost

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

03 – Luis Coutinho

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

04 – Viviane Failly

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

05 – Georges Chazalon

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

06 – Enric Lopez

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

07 – André Lesueur

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

08 – Emmanuel Gobillot

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

09 – Alain Guérin

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

10 – Patrick Stepniewski

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

11 – Laurent Saintier

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

12 – Erwan Aullas

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

13 – Marie-I Amuse

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

14 – Delphine Lacoste

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

15 – Thierry Convers

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

16 – Jacques Marcel

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

17 – Florence Chouet

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

18 – Thierry Kieffer

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

19 – Laurent Bagnis

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

20 – Stéphanie Maupu

Concours Photo Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

Pensez à féliciter les auteurs via les commentaires ci-dessous en précisant le numéro des photos.


Sigma 70-200mm f/2.8 DG OS HSM Sports : le zoom téléobjectif pro fait peau neuve

Sigma complète ses récentes annonces de nouveaux objectifs par celle de la mise à jour de son zoom téléobjectif Sigma 70-200mm f/2.8 Sports.

Complétant le trio déjà composé des Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art et Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM Art, ce nouveau venu prend le relais de la précédente version du zoom pro f/2.8. Une nouvelle formule optique et un nouveau design devraient lui permettre de se battre à armes égales avec ses concurrents Nikon et Tamron.

Sigma 70-200mm f/2.8 DG OS HSM Sports : le zoom téléobjectif pro fait peau neuve

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Sigma 70-200mm f/2.8 Sports, le téléobjectif pro par excellence

Les zooms 70-200mm f/2.8 sont parmi les plus appréciés par les photographes professionnels pour leurs excellentes performances et leur compacité (relative) face aux plus généreux 200-400mm et autres longs téléobjectifs.

Les amateurs ne pouvaient bien souvent pas financer de tels objectifs dont le tarif de plusieurs milliers d’euros représente un réel investissement.

Les opticiens indépendants l’ont bien compris qui proposent des modèles plus abordables, Tamron avec son 70-200mm f/2.8 G2 et Sigma avec son 70-200mm f/2.8 version 1.

Les Tamron G2 et Nikon AF-S 70-200mm f/2.8E FL ED VR ont creusé l’écart avec le modèle Sigma datant de 2010. C’est cet écart que Sigma souhaite réduire en annonçant conjointement avec le nouveau Sigma 60-600mm cette nouvelle version de son 70-200mm f/2.8 qui vient rejoindre la série Sports.

Construction et protection

A tout seigneur tout honneur. Un zoom pro se doit d’être construit dans les meilleurs matériaux afin de résister autant que faire se peut aux usages souvent intenses auxquels il est soumis. Ce Sigma 70-200mm f/2.8 est donc constitué en bonne partie de magnésium, comme ses concurrents, et Sigma annonce une meilleure résistance aux infiltrations de l’humidité et de la poussière.

La lentille frontale se voit doter du revêtement déperlant désormais traditionnel.

Le Sigma 70-200mm f/2.8 dispose d’un collier de pied en alliage de magnésium avec crantage 90°. Il est compatible avec le système Arca Swiss.

Un paresoleil avec bouton de verrouillage est livré avec l’objectif, il s’avère indispensable sur ces optiques pros afin de garantir la réduction des effets de flare par exemple.

Autofocus et stabilisation, les deux prérequis

Souvent utilisés à 200mm et f/2.8, ce type de zoom se doit de proposer un système de stabilisation réduisant le flou de bougé du photographe. Le Sigma 70-200mm est doté de la stabilisation Sigma disponible sur les autres modèles actuels, avec un nouvel algorithme plus performant et un accéléromètre qui permet le suivi du sujet dans les différentes directions.

L’autofocus est du type Sigma HSM. Sigma a placé plusieurs boutons de contrôle de l’autofocus sur l’objectif afin de permettre :

  • la commutation entre différents types de mise au point,
  • la limitation de la plage de mise au point,
  • la personnalisation du mode de stabilisation,
  • l’utilisation des fonctions personnalisées programmables depuis le boîtier ou le dock.

Il est possible de définir la mémorisation d’une distance de mise au point à l’aide d’un bouton programmable.

Qualité d’image

La formule optique fait appel à dix éléments en verre à faible dispersion chargés de réduire les aberrations chromatiques. Ces lentilles devraient améliorer la qualité des images en périphérie du champ, la zone qui pêche le plus souvent sur les reflex à monture F.

L’aberration sphérique est réduite afin de permettre un effet bokeh le plus naturel possible, c’est une des particularités de ces zooms appréciés des portraitistes. Le diaphragme, à commande électromagnétique sur les reflex Nikon, est un modèle circulaire à onze lames qui participe à la douceur du bokeh.

La distance minimale de mise au point est de 1,2m et le rapport d’agrandissement maximum de 0,21x.

Le Sigma 70-200mm f/2.8 Sports est compatible avec les téléconvertisseurs de la marque, le Sigma TC-1401 comme le Sigma TC-2001 qui permettent d’obtenir respectivement une plage focale 98-280mm f/4 et 140-400mm f/5.6.
Le diamètre de filtre est de 82mm et celui du fût de 94,2mm.

Comme les Sigma Art et Sports récents, ce Sigma 70-200mm f/2.8 est éligible au service de changement de monture Sigma MCS qui permet de le rendre compatible avec une autre marque de boîtier que celle pour laquelle il a été initialement conçu.

Face à ses concurrents, le Sigma Face propose un rapport d’agrandissement maximum plus élevé que le Tamron 70-200mm f/2.8 G2 calé à 0,16x tandis que le Nikon AF-S 70-200mm f/2.8E FL ED atteint lui-aussi 0,21x.

Ce Sigma 70-200mm f/2.8 Sports s’avère le moins compact (94.2 mm x 202.9 mm) et le plus lourd avec 1805 gr (monture Sigma) pour 1430 et 1500 gr aux deux autres.

Le tarif de ce Sigma 70-200mm f/2.8 Sports n’est pas communiqué encore par la marque.

Source : Sigma France

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Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM : l’hyper télézoom pour Nikon F

Sigma annonce un nouveau zoom téléobjectif x10, le Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM.

Disponible en plusieurs montures dont la monture Nikon F, ce télézoom se veut un concurrent direct du zoom Sigma Sports 150-600mm dont il reprend la focale maximale tout en offrant une focale minimale plus courte.

Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM : l'hyper télézoom pour Nikon F

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Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM : faut-il aller jusque-là ?

Les zooms polyvalents 28-200mm ont inauguré la mode des megazooms il y a de nombreuses années déjà. Depuis, ce sont les 28-300mm, 18-400mm et autres 18-270mm qui ont pointé le bout de leur nez.

Ces zooms ont une focale minimale qui les classe dans la catégorie des zooms trans-standards. Ils « passent par » 50mm.

Fort de ce succès, les opticiens indépendants ont lancé les télézooms 150-600mm. Sigma et Tamron en ont respectivement deux et un dans leur gamme. Nikon n’a pas manqué de réagir en proposant le Nikon AF-S 200-500mm qui n’est rien d’autre qu’une des trois meilleurs ventes pour la marque.

Sigma vient bouleverser cette catégorie avec le nouveau Sigma 60-600mm annoncé en même temps que le plus conventionnel Sigma Art 28mm f/1.4.

Coutumier du fait, la marque Sigma propose régulièrement des objectifs à la plage focale inédite comme le Sigma 50-100mm. Cette fois c’est d’une plage focale x10 dont dispose ce Sigma 60-600mm, dont l’objectif est de satisfaire les amateurs et pros adeptes de photo animalière et sportive.

Reste que cet objectif va avoir fort à faire pour convaincre les plus réticents car son ouverture maximale de f/6.3, satisfaisante à 600mm, l’est un peu moins avec f/4.5 à 60mm.

Qualité d’image et formule optique, les longues focales sont exigeantes

Sigma le sait, pour produire des images de qualité avec une telle plage focale, tout en conservant un tarif raisonnable, il faut mettre les petits plats dans les grands mais ne pas tout lâcher non plus.

La formule optique du Sigma 60-600mm comporte 25 éléments répartis en 19 groupes, ça fait quelques lentilles à gérer pour assurer une qualité d’image satisfaisante.

Le Sigma 60-600 utilise trois lentilles en verre FLD, et une en verre SLD, ces lentilles permettant de réduire la dispersion tout en corrigeant l’aberration chromatique latérale fréquente avec les téléobjectifs.

Le Sigma 60-600mm est utilisable en proxi-photographie à la focale de 200mm, il présente alors un rapport de reproduction de 1:3,3. La distance minimale de mise au point est de 60cm à 60mm et de 2,6m à 600mm.

Le diamètre du filtre est de 105mm tandis que le diamètre de l’objectif est de 120.4mm pour 268.9mm de longueur et un poids de 2,7kg.

Si la focale 600mm ne vous suffit pas, sachez que le Sigma 60-600mm peut être utilisé avec les convertisseurs Sigma TC-1401 ou TC-2001. Il devient alors, respectivement, un zoom 84-840mm f/6.3-9 ou un zoom 120-1200mm f/9-13. Le bridge Nikon Coolpix P1000 n’a plus qu’à bien se tenir ! Notez toutefois qu’avec ces convertisseurs, la mise au point autofocus n’est plus assurée à partir de f/8 et 300mm sur de nombreux boîtiers dont les reflex Nikon.

Autofocus et stabilisation

Ce Sigma 60-600mm embarque un système de stabilisation indispensable pour compenser l’ouverture maximale limitée. Sigma revendique un gain de 4 stops qui ne sera pas de trop à 600mm.

L’autofocus aura lui aussi fort à faire pour assurer une mise au point rapide et précise, la motorisation Sigma HSM « ultra-rapide » est au programme. Ce stabilisateur sait suivre un sujet en mouvement avec stabilisation de l’image (mode 2), que ce déplacement soit horizontal, vertical ou en diagonale. Jolie performance qu’il conviendra d’évaluer.

Construction

Conçu pour être utilisé en extérieur, une utilisation classique des télézooms, le Sigma 60-600mm est construit à base de magnésium, de matériau composite carbone (CFRP) et de composite TSC aux propriétés élastiques supérieures à celles du polycarbonate.

Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM : l'hyper télézoom pour Nikon F

le Sigma 60-600mm à 600mm

La bague de zoom se veut fluide, il est également possible de zoomer en tirant sur la partie avant de l’optique, un geste qui peut s’avérer bien peu pratique à priori et qu’il faudra donc évaluer également.

La lentille frontale adopte un revêtement déperlant tandis que le fût de l’objectif est conçu pour réduire les infiltrations de poussières et de l’humidité.

Ce Sigma 60-600mm est livré avec un collier de pied à butées cliquables à 90° compatible avec le système Arca Swiss avec vis d’arrêt, ainsi qu’un pare-soleil en CFRP.

Autres caractéristiques

La commande du diaphragme circulaire à 9 lames est électromagnétique avec les reflex Nikon. Ce Sigma 60-600mm est compatible avec le dock Sigma et peut bénéficier du service de changement de monture pour rester utilisable avec un boîtier d’une autre marque (en option, assuré par le SAV Sigma).

Sigma 150-600 vs. Sigma 60-600mm, lequel choisir ?

Le Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM se veut le plus polyvalent des trois télézooms Sigma. Sa classification dans la gamme Sigma Sports est gage de qualité d’image, c’est la plus intéressante des deux gammes Sports/Contemporary si vous cherchez le meilleur objectif.

Le Sigma 150-600mm Sports possède les mêmes caractéristiques avec une plage focale plus limitée. Il peut vous forcer à emporter avec vous un zoom 70-200mm tandis que le 60-600mm saura compenser.

Le Sigma 150-600mm Contemporary s’avère lui être un modèle plus abordable et plus léger si vous ne pouvez investir dans la gamme Sports.

Le tarif du Sigma 60-600mm n’est pas communiqué par la marque encore.

Source : Sigma France

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Sigma Art 28mm f/1.4 DG HSM : le reportage à pleine ouverture

Sigma annonce le nouveau Sigma Art 28mm f/1.4 DG HSM, un objectif grand-angle à focale fixe qui reprend les caractéristiques de la série Sigma Art pour satisfaire les besoins des adeptes du reportage.

Sigma Art 28mm f/1.4

Sigma Art 28mm f/1.4 DG HSM

Ce nouveau Art 28mm f/1.4 Sigma, décliné en plusieurs montures dont la monture Nikon F pour reflex, adopte la même finition et les mêmes caractéristiques que ses frères de gamme Sigma Art comme le Sigma Art 105mm ou le Sigma Art 14mm.

La série Art regroupe les objectifs experts-pros de l’opticien indépendant, ces optiques bénéficient de tout le savoir-faire de la marque en matière de formule optique, de construction, de précision et de qualité d’image.

Formule optique favorisant la performance

Le Sigma Art 28mm f/1.4 DG HSM utilise deux lentilles en verre FLD (faible dispersion) et trois lentilles en verre SLD (une autre finition à faible dispersion chez Sigma).

Ces sigles ne vous disent peut-être rien et c’est bien normal. Ce qu’il faut retenir c’est que Sigma utilise des lentilles parmi les plus performantes actuellement pour équiper cette optique.

L’aberration chromatique (les franges de couleurs qui peuvent apparaître sur vos images) est réduite grâce à l’utilisation d’une lentille asphérique moulée, une lentille qui équipe les objectifs grand-angle les plus performants.

Sigma annonce « une correction totale de la coma sagittale et une distorsion réduite à son minimum« .

Autofocus HSM

Sigma fait appel à la motorisation  HSM pour son nouveau 28mm f/1.4 Art. Cette motorisation autofocus permet à l’objectif de faire très vite le point, une caractéristique importante en reportage pour toutes photos prises sur le vif.

Cet autofocus permet la retouche du point en mode manuel, dans ce mode MO la mise au point passe en mode manuel dès que vous touchez à la bague de mise au point. Vous pouvez personnaliser la sensibilité de cette bascule de mode à l’aide du dock Sigma (en option).

Protection tous temps et construction

La lentille frontale du Sigma 28 mm f/1.4 Art bénéficie d’un revêtement déperlant qui facilite l’évacuation des gouttes d’eau et de la poussière. Vous pourrez utiliser cet objectif quelles que soient les conditions atmosphériques.

La commande du diaphragme circulaire à 9 lames est électromagnétique avec la monture Nikon, ce mécanisme assure une plus grande précision en matière d’exposition et de répétabilité en mode rafale.

Le pare-soleil, indispensable avec un grand-angle, dispose d’un mécanisme de verrouillage vous évitant de le voir se détacher trop facilement.

Gage de fiabilité également, la baïonnette est fabriquée en laiton chromé.

Ce Sigma 28mm f/1.4 Art est compatible avec le convertisseur de monture Sigma MC-11.

Il est de même éligible au service de changement de monture Sigma MCS, ce qui vous permet de le reconfigurer en monture Canon ou Sony, par exemple, si vous changez de boîtier (prestation assurée par le SAV Sigma).

Le diamètre du filtre est de 77mm tandis que l’objectif mesure 82.8mm de diamètre pour une longueur totale de 107.7mm.

Le tarif du Sigma art 28mm f/1.4 n’est pas communiqué par la marque à ce jour.

Source : Sigma France

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