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Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé pour apprendre la photo

Les livres pour apprendre la photo se suivent et se ressemblent souvent beaucoup. La petite encyclopédie  de la photo numérique, guide avancé de David Taylor, complète le précédent livre pour les plus débutants avec comme différenciateur principal une mise en page faisant la part belle aux illustrations.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

Petite encyclopédie de la photo numérique, guide avancé pour progresser en photographie

Je ne compte plus les livres pour apprendre la photo parus ces dernières années. Bien que les contenus finissent par se ressembler, c’est assez logique, chaque auteur fait la différence avec une approche personnelle, une méthode particulière, une mise en page spécifique ou un subtil mélange de tout ça.

David Taylor a fait le choix des illustrations pour ce nouveau livre qui complète celui de Chris Gatclum La petite encyclopédie de la photo numérique – la photo pour les débutants – parue précédemment. Egalement auteur de La photo comment ça marche en 70 infographies, il faut dire que l’homme a pour lui un parcours d’infographiste avant de devenir photographe professionnel et formateur, ça aide.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

Des notions avancées

[su_frame][/su_frame]Cette petite encyclopédie de la photo numérique s’adresse aux photographes connaissant déjà les bases de la photographie. Vous savez ce que sont les termes exposition, mise au point autofocus, cadrage, composition … et vous connaissez les différentes gammes d’objectifs ? Vous pouvez donc faire des photos quel que soit votre équipement. Mais savez-vous comment aller plus loin ? Faire des photos dans toutes les situations ? 

C’est le but de l’auteur que de vous passer des informations complémentaires pour vous aider à appréhender des sujets plus complexes. Vous pouvez par exemple découvrir :

  • quand utiliser le format JPG et le format RAW selon les photos que vous faites,
  • comment choisir un point de vue,
  • ajuster l’exposition et utiliser le bracketing,
  • utiliser l’autofocus à la demande,
  • quelle perspective attendre d’une focale particulière,
  • la différence entre bonnettes macro, tubes allonge et objectifs macro,

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

La liste des sujets abordée est longue, l’ensemble étant réparti en huit chapitres :

  • équipement
  • composition
  • exposition
  • mise au point
  • objectifs
  • filtres
  • flash
  • retouche d’images

Chaque double page propose un texte d’introduction, des encarts pour préciser certaines notions et plusieurs photos illustrant le sujet concerné. De très nombreuses illustrations montrant les menus, les réglages, les pictogrammes des appareils photo (dont les reflex Nikon) vous permettent de faire le lien avec votre appareil photo.

Le dernier chapitre sur la retouche d’images que j’aurais volontiers nommé « traitement et opérations avancées » plus que retouche, vous montre comment utiliser Lightroom et Photoshop pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent comme créer des panoramiques et autres opérations.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

A qui s’adresse ce livre

Cette petite encyclopédie de la photo numérique va vous intéresser si vous connaissez déjà un peu la photographie, que vous ne souhaitez pas un énième ouvrage sur les bases de la photo mais que vous préférez découvrir des sujets plus experts.

Il vous faut pour cela être intéressé par les illustrations plus que les longs textes, comme être capable de creuser certains points par vous-même quand le sujet vous intéresse mais que les explications fournies vous paraissent insuffisantes.

Ce livre va vous intéresser aussi si vous ne savez pas encore quel domaine photographique vous intéresse plus particulièrement, ce sera l’occasion d’expérimenter pour découvrir ce qui vous plaît avant de passer à des livres plus spécifiques comme ceux de la série « Les secrets de …« .

Ce livre ne vous plaira pas si vous aimez une approche plus méthodique, ordonnée, les longues explications et des détails nombreux sur un sujet particulier.

Il n’en reste pas moins que pour 19,90 euros, ce livre est un ouvrage intéressant par ses nombreuses illustrations très accessibles. Elles permettent d’avancer plus vite que la lecture de plus longs textes. Si vous avez aimé les 70 infographies du même auteur, n’hésitez pas.

En savoir plus sur l’auteur, David Taylor

Le site des Editions Eyrolles

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo à la Nikon School

Çà y est, vous êtes décidé, vous savez que pour faire de bonnes photos il faut maîtriser votre appareil photo puis passer outre la technique pour développer votre démarche créative. Les tutoriels, Youtube et les livres ne vous suffisent plus, vous envisagez de faire un stage photo encadré par un photographe professionnel. La question est maintenant : où suivre un cours photo ?

Saviez-vous que Nikon dispose d’un centre de formation agréé, la Nikon School à Paris, et propose des cours de photos adaptés à chaque photographe ? Quel que soit votre niveau ? Qu’il y a aussi des stages pour apprendre la vidéo ? Des cours photo en visio ? Que vous pouvez même faire prendre en charge certains frais par votre entreprise ou un organisme paritaire ?

Voici un tour d’horizon de ce que vous pouvez apprendre à la Nikon School, ses points forts comme ses points faibles.

Avant-propos : j’ai écrit cet article en réponse à de multiples messages de lecteurs qui me demandent une bonne adresse pour suivre un cours photo. Plutôt que de faire des réponses individuelles sans les partager, j’ai pris le temps de mettre au propre mes réponses en organisant les sujets. Il existe des dizaines d’adresses pour suivre un cours photo, je ne les connais pas personnellement et n’ai pas testé ces centres. J’ai choisi de mettre en avant la Nikon School car :

  • je connais bien le lieu et les intervenants, il est logique de s’y intéresser quand on s’adresse aux nikonistes,
  • je reçois des retours de lecteurs satisfaits de leurs cours photo à la School,
  • je connais certains formateurs personnellement, comme Vincent Lambert ou Gérard Planchenault et j’apprécie leur travail.

Plusieurs autres centres de formation méritent votre attention, mais si vous êtes nikoniste, la Nikon School est particulièrement adaptée.

J’ai proposé à la Nikon School d’échanger sur le fonctionnement et l’offre de ce centre de formation certifié pour être le plus précis possible. Je ne vais pas passer tous leurs stages photos en revue ici, le site de la Nikon School est là pour ça. Je vous parle des principaux pouvant vous intéresser en particulier.

Pourquoi suivre un cours photo ?

Votre appareil photo est simple à utiliser en mode automatique. Mais dès que vous voulez faire des photos un peu plus abouties, vous réalisez que vous n’en maîtrisez qu’une partie. Il s’avère alors complexe, les réglages sont nombreux et l’intérêt de chaque fonction n’est pas toujours explicite.

Le manuel utilisateur, rébarbatif, vous indique à quoi servent chaque bouton, entrée de menu ou touche de contrôle. Mais ne vous dit pas quand utiliser quoi et pourquoi. Or votre problème n’est pas de savoir lire le manuel, mais bien de savoir quel réglage choisir dans une situation photographique donnée.

De plus, faire de bonnes photos c’est maîtriser les bases de la photographie (l’exposition, la mise au point, les objectifs) autant que la lumière naturelle et artificielle (flashs, accessoires de studio).

Suivre un cours photo va vous permettre de recevoir des conseils personnalisés quel que soit votre niveau :

  • si vous êtes débutant et/ou utilisez un smartphone et que vous souhaitez vous mettre à la photo avec un reflex ou un hybride,
  • si vous êtes amateur et souhaitez améliorer votre pratique pour devenir un photographe créatif,
  • si vous êtes expert ou pro et souhaitez acquérir une expertise particulière unique.

Stage et cours photo à Paris : les points forts de la Nikon School

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

la façade de la Nikon School, dans les locaux du Nikon Plaza Paris

Les cours de photo dispensés par des formateurs généralistes sont intéressants, toutefois si vous cherchez à comprendre comment utiliser un appareil photo Nikon, il est plus pertinent de vous adresser à un formateur spécialisé :

  • il saura vous montrer sur votre boîtier (et pas un autre) ce qu’il convient de faire,
  • il saura de quelle fonction précise vous lui parlez car il utilise le même matériel,
  • il saura vous orienter sur un choix de matériel qui réponde à un besoin que vous auriez senti pendant la formation, car il connait bien l’univers de la photo en général et de Nikon en particulier.

La Nikon School est le centre de formation photo Nikon installé à Paris depuis 2004. Organisée pour répondre aux besoins de tous les photographes, du débutant au professionnel aguerri, la Nikon School fait appel à des formateurs photographes professionnels. Ils utilisent des appareils photo Nikon et ont une longue expérience de la marque. Certains, comme Vincent Lambert, ont même écrit des guides pratiques sur les reflex Nikon.

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

la salle de formation en configuration « formation logiciels photo »
l’arrangement de cette salle diffère selon la formation

Il ne suffit toutefois pas de faire appel à des photographes connaissant le matériel Nikon pour créer un centre de formation. Il faut aussi partager une expertise de la photo au delà du matériel, et proposer une pédagogie permettant de dépasser la technique pour accompagner votre progression et la mise en œuvre de votre démarche créative. C’est ce que s’efforce de faire la Nikon School à l’inverse d’autres organismes centrés sur le seul matériel.

En suivant un cours photo à la Nikon School, vous pouvez bénéficier des services associés à la marque :

  • prêt d’un objectif spécifique pour comprendre comment il peut vous servir,
  • échanges avec d’autres utilisateurs d’appareils photo Nikon qui ont les mêmes problèmes que vous,
  • vérification de votre équipement par le service après-vente situé dans les mêmes locaux.

Les cours photo de la Nikon School : points faibles

Rien n’est jamais parfait, voici ce qui peut vous poser problème pour suivre un cours photo à la Nikon School.

Le lieu

La Nikon School dispense ses cours photo à Paris, boulevard Raspail. Ceci suppose que vous puissiez libérer du temps (deux jours pour certains cours photo) pour venir à Paris si vous habitez en province. Il vous faut aussi penser à la logistique (transport, hébergement) car cela n’est pas compris dans le tarif de votre formation photo. Sachez que depuis 2020, la Nikon School propose aussi des cours de photo en visio à la demande.

Le planning

Certains cours photo sont proposés souvent, d’autres non. Il vous faut donc prévoir à l’avance votre inscription, en espérant que ce cours de photo ne soit pas reporté quelques jours avant faute de candidats (les formations ne sont jamais annulées, si la session ne peut être maintenue, l’inscription est reportée sur une autre date).

La Nikon School fait cependant en sorte que les reports restent exceptionnels, j’en veux pour preuve ce témoignage reçu de Sébastien H, un lecteur qui m’a dit :

« La formation que je viens de suivre est le cours de photo de nuit. J’ai été le seul à suivre cette formation lors de cette session de 4 heures. La session s’est donc transformée en un cours particulier. »

Le tarif

Un cours de photo coûte toujours trop cher, c’est bien connu. Ne pensez pas qu’un stage photo de deux jours à la Nikon School ne va vous coûter que quelques dizaines d’euros, ce n’est pas le cas et ce ne serait pas très crédible pour un centre de formation agréé.

Les tarifs de la Nikon School intègrent des éléments que d’autres centres ne proposent pas forcément, comme la valeur pédagogique et la certitude de progresser reconnues par les différents stagiaires (voir les avis sur Google ou Trip Advisor).

Les conditions d’accueil sont excellentes (ceux qui connaissent le Nikon Plaza Paris confirmeront), bien différentes de ce que proposent certains concurrents (un studio, un parc informatique complet, le prêt de matériel par exemple).

Sachez que certains organismes paritaires vous permettent de faire prendre en charge une partie du coût de votre cours photo par votre entreprise, ou le prennent en charge eux-mêmes (certification e-AFAQ et Datadock).

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

l’espace Accueil de la Nikon School et la salle de formation modulable

Qu’allez-vous apprendre en suivant un cours photo à la Nikon School ?

Le catalogue de formation photo de la Nikon School comprend plus de 30 modules et répond aux besoins les plus variés, en photographie comme en vidéo et en post-traitement (Photoshop, Lightroom). Voici les formations photo qui peuvent vous intéresser en priorité.

Apprendre les bases de la photo

Vous avez fait le test de niveau et obtenu un score entre 0 et 15 sur 32 ? Le cours de deux jours « Apprendre les bases de la photo » va vous aider à comprendre comment fonctionne votre appareil photo et comment faire de bonnes photos. Vous allez découvrir les notions élémentaires de prise de vue (choix de la focale, exposition, mise au point) comme les réglages experts de votre reflex ou hybride (format d’enregistrement, balance des blancs, réglages d’exposition, flash, …).

Ce cours photo comprend quatre ateliers pour savoir :

  • quels réglages utiliser pour réussir un portrait,
  • comment gérer le mouvement du sujet et contrôler la netteté,
  • comment régler votre appareil photo quand la lumière manque,
  • comment restituer une ambiance.

Ce cours photo est idéal pour débuter. Si vous avez déjà de bonnes notions en photo considérez toutefois un cours plus avancé car vous risquez de vous ennuyer pendant les cours théoriques.

En savoir plus sur le cours photo « Maîtriser les bases ».

Comment utiliser un reflex ou un hybride Nikon

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

profitez d’une formation pour tester un boîtier et un objectif Nikon …

Vous connaissez les bases de la photo mais vous avez besoin d’être aidé pour comprendre à quoi servent tous les réglages avancés de votre reflex ou de votre hybride Nikon ?

La Nikon School vous propose quatre cours photo selon le type d’appareil que vous utilisez :

  • apprendre à utiliser un reflex amateur,
  • apprendre à utiliser un reflex expert,
  • apprendre à utiliser un reflex professionnel,
  • apprendre à utiliser un appareil photo hybride.

La différence entre chaque cours tient en la différence entre les quatre gammes d’appareil photo Nikon.

Les reflex Nikon séries D3xxx et D5xxx ont des menus et réglages plus limités que les reflex de la série D7xxx et D5xx ou Df plus experts. Les reflex pros D850, D5 et générations précédentes adressent d’autres besoins et nécessitent une approche plus spécifique de la part du formateur.

Proposer un cours par gammes d’appareils est une bonne chose, vous serez avec d’autres utilisateurs du même niveau que vous et non en présence d’experts et de pros si vous êtes débutant ou l’inverse.

Les hybrides Nikon ont un mode opératoire différent de celui d’un reflex. La visée à image réelle, l’autofocus, la gestion de l’obturation diffèrent. Choisissez la formation photo « Maîtrisez votre Nikon Z » si vous avez fait le choix du Z 6 ou du Z 7.

Attention, ces cours ne vont pas vous apprendre les bases de la photo, vous êtes censé les connaître. Ils vont par contre vous aider à bien régler votre appareil photo quelles que soient les conditions de prise de vue.

En savoir plus sur le cours premier reflex

En savoir plus sur le cours reflex expert

En savoir plus sur le cours reflex pro

En savoir plus sur le cours Nikon Z

Comment faire des photos de nuit

La photo de nuit a ceci de particulier qu’il faut laisser de côté vos réglages habituels et utiliser votre appareil photo en mode manuel la plupart du temps :

  • le système de mesure de lumière n’est pas assez sensible, vous devez calculer l’exposition idéale en tenant compte de la dynamique de votre capteur,
  • l’autofocus n’est pas assez sensible, vous devez régler la mise au point en mode manuel,
  • la balance des blancs est contrariée par les éclairages nocturnes, vous devez la fixer arbitrairement.

Lors de ce cours de photo de nuit, vous allez apprendre à manipuler ces réglages et à choisir les bonnes valeurs. Vous mettrez en application sur le terrain avec l’aide du formateur.

La photo de nuit permet de faire des photos étonnantes comme de gérer des effets créatifs (lumières filées, light painting, diffraction), ce cours photo sera l’occasion de découvrir et expérimenter afin de reproduire par la suite à votre guise ce type d’images.

En savoir plus sur le cours photo de nuit

Comment faire de la photo macro

Le studio macro photo pour le cours photo macro de la Nikon School

l’espace studio de la Nikon School pour la formation macro photo

La macro c’est l’univers du tout petit. Insectes, plantes, fleurs, objets, les sujets ne manquent pas. Mais il vous faut savoir gérer les très courtes distances de mise au point, pourquoi utiliser un objectif macro, lequel, quel éclairage particulier adopter …

Pendant le cours de photo macro de la Nikon School vous allez découvrir cet univers et en particulier :

  • la différence entre macro photographie et proxi-photographie
  • la gestion des perspectives
  • comment faire un bokeh en macro
  • comment gérer le contrejour et les ombres chinoises
  • comment gérer les contrastes de lumière et de couleur
  • comment faire des photos macro en High/Low-key
  • comment utiliser la macro pour isoler une partie d’un objet et le sublimer

En savoir plus sur le cours de photo macro

Comment utiliser un flash

Vous pensiez qu’un flash allait vous aider à faire de meilleures photos et vous avez investi dans un flash Cobra pour disposer d’un éclairage plus puissant que celui du flash intégré de votre appareil photo (s’il en a un). Mais les premiers résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.

En suivant ce cours de photo au flash, vous allez apprendre à utiliser votre flash dans trois situations courantes :

  • le débouchage des ombres, ou comment gérer le contre-jour et les lumières latérales,
  • l’équilibre flash-ambiance, ou comment éclairer le sujet sans dénaturer l’ambiance,
  • le flash distant, ou comment utiliser votre flash pour réaliser des éclairages créatifs.

Cette demi-journée de cours va vous permettre de ne plus craindre d’utiliser votre flash, et vous donnera les bases nécessaires pour laisser libre cours à vos envies.

En savoir plus sur le cours de photo au flash

Si vous souhaitez aller plus loin, la Nikon School vous propose un autre cours de photo au flash intitulé « L’éclairage au flash Cobra », d’une durée de deux jours lors duquel vous allez aborder l’utilisation avancée des flashs dans l’esprit de la méthode Strobist :

  • le flash en mode reportage,
  • l’utilisation de plusieurs sources de lumières complémentaires,
  • la construction d’un éclairage de type studio.

En savoir plus sur ce cours flash type Strobist

Comment utiliser les éclairages de studio pour réussir un portrait

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

l’espace studio de la Nikon School pour les formations éclairage et portrait

Vous rêvez de faire du portrait, avec vos proches comme avec des modèles, mais vous manquez d’expérience et vous n’osez pas toujours vous lancer, pensant qu’il faut plein d’accessoires coûteux.

Le cours photo « L’art du portrait en studio » est conçu pour vous permettre de :

  • vous sensibiliser à l’univers de la photo de portrait,
  • découvrir comment organiser un studio, et quels accessoires utiliser,
  • comprendre les spécificités de l’éclairage pour le portrait (flashs, façonneurs de lumière et réflecteurs),
  • apprendre à gérer les sources de lumière.

Le formateur va vous aider à mettre en place vos sources de lumière et accessoires pour réaliser des photos avec les types d’éclairages suivants :

  • Split lighting,
  • Rembrandt,
  • Loop lighting,
  • Butterfly lighting,
  • Profile lighting.

Ce cours de portrait d’une durée de deux jours s’adresse aux photographes possédant déjà de bonnes bases de photographie et désireux de s’investir dans le portrait photo en studio, sans toutefois vouloir dépenser des milliers d’euros en matériel. Vous réaliserez qu’il est possible d’organiser un mini-studio chez vous à moindres frais et de reproduire les types de photos étudiés lors du cours.

En savoir plus sur le cours de portrait en studio

Cours photo pour devenir un photographe créatif

« Je fais des photos techniquement bonnes, mais je trouve qu’elles ne sont ni attirantes, ni créatives. Je ne sais pas comment faire pour apporter la touche de créativité qui me manque.« 

Si vous avez déjà fait vos premières armes en photo, il est probable que vous rencontriez ce problème que plein d’autres photographes amateurs rencontrent. Rassurez-vous, c’est normal.

Contrairement à ce que certains pourraient vous laisser penser, la créativité n’est pas un don que l’on a ou pas à la naissance. Etre créatif, c’est savoir créer, et cela s’apprend (en savoir plus).

Devenir un photographe créatif, c’est apprendre à imaginer et à construire une photographie, à vous exprimer au lieu de vous contenter de montrer. C’est être inspiré et le traduire en image.

Le cours photo « Développez votre créativité » vous apporte des notions avancées de photographie, comme d’expression photographique :

  • vous découvrirez ce que sont le langage visuel et le sens de l’image,
  • vous apprendrez à traduire et restituer le mouvement, comme à faire un choix entre couleur et noir et blanc selon les spécificités propres à chacune de ces pratiques,
  • vous travaillerez sur la lumière naturelle comme artificielle (flash),
  • vous découvrirez comment adapter les réglages de votre appareil photo à chacune des situations de prise de vue imaginée.

Enfin, parce que rien ne remplace l’expérimentation, vous serez amené à traiter un sujet libre, avant de partager vos photos avec les autres stagiaires et le formateur pour recevoir des avis constructifs.

En savoir plus sur le cours de photo « Devenir un photographe créatif »

En conclusion

Il est normal de ne pas savoir comment fonctionne votre appareil photo si vous débutez en photographie, comme il est normal de ne pas tout connaître ni maîtriser au bout de quelques années.

Pour apprendre la photo, la première étape consiste à définir vos envies et besoins et quelles notions il vous faut acquérir. Vous pourrez ensuite profiter des tutoriels et vidéos disponibles partout, comme investir quelques euros dans un guide pratique.

L’étape suivante consiste à vous faire accompagner par un photographe dont c’est le métier, capable de comprendre où vous en êtes, de vous aider à résoudre vos problèmes et à développer vos connaissances.

La Nikon School et ses formateurs maîtrisent la photographie et l’univers Nikon, ils savent répondre à vos attentes.

Bien que le nom « Nikon School » puisse vous laisser penser que ce centre est un club privé réservé aux utilisateurs d’appareils photo de la marque, sachez qu’il n’en est rien. De nombreux stagiaires de la School utilisent d’autres marques d’appareils photo comme Canon, Pentax, Olympus, … Les formateurs étant avant tout photographes, ils sont amenés eux-aussi, ou l’ont été, à utiliser des appareils de toutes marques et savent vous aider même si vous n’avez pas un Nikon.

La certification de ce centre de formation est un autre avantage qui vous permet de bénéficier d’une possible prise en charge de tout ou partie des frais de formation et d’un environnement adapté (salle, matériel informatique, matériel de studio, ateliers encadrés sur le terrain, voyages photo, …).

Vous avez déjà suivi un cours photo à la Nikon School ? Partagez votre avis pour compléter ce sujet et parlons-en.

 


Mises à jour Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3, outil texture, partage de photos et changements de noms

Les mises à jour Lightroom du mois de Mai sont arrivées, avec un nouvel outil ‘Texture’ de traitement d’image, une simplification des noms des différentes versions et de quoi vous aider à mieux utiliser Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3.

MàJ: Adobe a mis en ligne Lightroom Classic 8.3.1 quelques jours après la version 8.3 pour corriger un problème de choix du dossier de destination à l’export et d’export des vidéos au format original.

Mises à jour Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3

Comprendre le catalogue Lightroom et le post-traitement de A à Z

Mises à jour Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3 : simplification des noms

Les différentes versions de Lightroom changent de nom. Encore ? Oui ! C’est devenu une habitude chez Adobe que de perdre tout le monde en changeant régulièrement le nom des logiciels, mais pour une fois le dernier changement en date va dans le bon sens.

Exit donc les deux lettres CC (pour Creative Cloud) associées à toutes les précédentes versions dont les récentes Lightroom Classic CC 8.2 et Lightroom CC 2.3, et n’ayant donc plus guère de sens. Les versions actuelles de Lightroom sont désormais :

  • Lightroom Classic 8.3 pour la version historique (ex. Lightroom Classic CC),
  • Lightroom 2.3 pour la version Cloud (ex. Lightroom CC).

Notez que les déclinaisons Web, mobile et TV de « Lightroom » portent toutes ce nom désormais, sans autre mention spécifique, c’est un environnement utilisable aussi bien sur ordinateur Mac ou PC, tablette iOS ou Android, smartphone iOS ou Android, navigateur web ou TV connectée.

Comment installer Lightroom (pas gratuitement)

L’application d’installation et de mise à jour d’applications Creative Cloud affiche désormais ces nouveaux noms et la description est bien plus claire. Cela va éviter les erreurs d’installation d’une version à la place de l’autre.

Mise à jour Lightroom Classic 8.3

Outil texture

Un nouveau curseur fait son apparition dans le panneau de réglages de base, onglet Présence. Il s’agit du réglage Texture qui joue un rôle proche de celui du curseur de clarté en jouant sur la netteté sans pour autant toucher au micro-contraste comme le fait le curseur Clarté.

Curseur Texture dans Lightroom

Dans la pratique le réglage Texture a deux usages :

  • il adoucit les visages lorsque le réglage est négatif (curseur vers la gauche) en jouant sur les tons moyens sans dénaturer les autres,
  • il renforce la netteté apparente lorsque le réglage est positif (curseur vers la droite) sans pour autant faire monter les noirs et le micro-contraste comme le fait le curseur clarté.

Au final, j’ai pu arriver à mes fins plus rapidement sur les images de test, avec un résultat plus nuancé et un contraste moindre. Les illustrations ci-dessous ne reflètent pas bien la réalité sur grand écran calibré mais elles donnent la tendance.

Mise à jour Lightroom 8.3 texture

réglage Texture -40
le rendu du visage est plus doux et détaillé, les murs en pierre ne sont pas affectés

Mise à jour Lightroom 8.3 clarté

réglage Clarté -40
le rendu du visage est plus diffus, la matière est plus diffuse aussi sur les murs

Mise à jour Lightroom 8.3 texture

réglage Texture +15
les personnages gardent leur rendu tandis que le mur et le sol sont plus contrastés

Mise à jour Lightroom 8.3 clarté

réglage Clarté +15
les personnages comme le mur et le sol sont plus contrastés

Notez qu’un nouveau préréglage nommé « Atténuer la coloration de la peau (Lite) fait son apparition dans les outils de retouche locale, ce qui vous permet de travailler encore plus facilement sur les visages.

Réglage"Atténuer la coloration de la peau (Lite)" dans Lightroom

Le réglage Texture apporte plus de subtilité dans le rendu des matières, comme la pierre ou le bois, en évitant de faire monter le micro-contraste comme le fait le réglage Clarté. Les scènes de rue, de nature et toutes les zones texturées en général en profitent.

Import via le dossier DCIM

Vous avez pris l’habitude d’importer le contenu de vos cartes à partir du dossier « Carte xxx » qui apparaît dans le module d’importation, et tout fonctionne bien. Mais saviez-vous qu’en passant par le système de fichiers et en adressant le dossier DCIM sur la carte directement, le même import est bien plus rapide ?

Mises à jour Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3 import DCIM

Lightroom Classic 8.3 a été modifié pour ouvrir ce dossier en priorité désormais quand vous glissez une carte dans votre lecteur. Vous pouvez toujours basculer sur la source Carte mais autant utiliser le dossier DCIM qui vous fait gagner du temps (par expérience c’est environ deux fois plus rapide pour un même nombre de photos).

Conservation du nom de fichier d’origine

Mises à jour Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3 conservation du nom de fichier

Si vous faites comme moi, vous renommez systématiquement vos photos lors de l’import pour éviter les doublons et les identifier plus vite. Dans les précédentes versions de Lightroom, en procédant ainsi, le nom du fichier d’origine attribué par le boîtier était supprimé. Avec la mise à jour 8.3 le nom d’origine est conservé et le nom modifié à l’import est affiché, les deux sont présents dans le panneau de métadonnées.

Synchronisation des collections plus rapide

Lightroom Classic 8.3 met en oeuvre un système de synchronisation des collections optimisé et plus rapide. Vous pouvez ainsi récupérer plus vite vos photos depuis un mobile vers votre ordinateur comme l’inverse, un gain appréciable si vous synchronisez beaucoup de photos dans beaucoup de collections.

Amélioration de la netteté automatique

La mise en oeuvre du moteur d’intelligence artificielle Adobe Sensei a été revue et le rendu automatique proposé par Lightroom Classic est un tantinet meilleur qu’avant.

Ce réglage automatique peut vous aider à traiter vos photos plus vite, il ne remplace pas pour autant un traitement personnalisé que je persiste à trouver plus intéressant.

Correction de champ plat

Certaines fonctions de Lightroom Classic sont très spécifiques et c’est le cas de cette nouvelle fonction de correction de champ plat. Le principe est simple, la mise en oeuvre un peu moins.

Certains objectifs présentent une dominante d’ombrage, c’est un artefact optique qui se traduit par « une forme générique de vignetage de l’objectif, où le vignetage peut être asymétrique et posséder une couleur dominante. Par exemple, vert sur le côté gauche de l’image et magenta sur le côté droit. » pour reprendre les termes d’Adobe.

Ce défaut se rencontre sur les systèmes optiques sans miroir, les dos numériques moyen format sur les appareils équipés d’objectifs non rétrofocus. Autant dire que vous n’allez pas vous en préoccuper beaucoup et que l’explication scientifique n’est pas à la portée du premier amateur venu (comprendre « sachez que ça existe mais vous pouvez oublier »).

Si toutefois le sujet vous préoccupe, sachez qu’il vous faudra faire des photos d’étalonnage  de votre couple boîtier-objectif avant de les importer dans Lightroom Classic et d’activer la fonction de Correction de champ plat disponible dans le menu Bibliothèque.

Lightroom Classic va alors détecter et analyser l’image d’étalonnage puis supprimer le vignetage et la couleur dominante des photos sélectionnées dans votre catalogue. Je vous renvoie vers la page d’aide du site Adobe si le sujet vous intéresse.

Mise à jour Lightroom 2.3

Vous avez compris qu’il s’agit ici de la version « Environnement de travail dans le Cloud » de Lightroom, disponible pour ordinateur ou appareils mobiles et navigateur Internet.

Curseur Texture

Lightroom Desktop curseur Texture

Ces versions bénéficient elles-aussi du réglage de texture, ce qui participe à la montée en puissance de Lightroom (tout court, vous suivez ?) qui s’enrichit de versions en versions pour rattraper le retard sur Lightroom Classic.

Cette fonction est la même que dans Lightroom Classic, voir plus haut.

Suppression de la frange – Lightroom ordinateur

Lightroom Desktop suppression de la frange

La version pour ordinateurs de Lightroom intègre l’outil de suppression de franges de Lightroom Classic, dans le panneau Optique. Vous pouvez utiliser pipette et curseurs comme vous en avez l’habitude dans Classic pour minimiser ou réduire l’apparition des franges colorées roses et vertes sur les détails fins (comme les branches d’arbres).

Ce réglage est aussi disponible dans les outils de retouche locale.

Partage de photos facilité – Lightroom ordinateurs, mobile et web

Les versions précédentes de Lightroom permettaient de partager un lien vers une collection de photos. Les destinataires de ce lien privé ou public pouvaient alors voir les photos, les noter ou les télécharger en version réduite selon les droits que vous leur accordiez.

Lightroom Web inviter partager

Lightroom 2.3 met en oeuvre une nouvelle architecture de partage qui peut vous paraître bien anodine encore mais va permettre à terme d’inviter vos destinataires à enrichir vos collections partagées.

Tout n’est pas disponible encore, ni bien documenté, mais l’idée est que vos destinataires pourront accéder aux fichiers haute définition, les traiter, ajouter des photos dans une collection.

Le travail collaboratif que de nombreux photographes attendent dans Lightroom est en chemin.

Suppression via la corbeille – Lightroom Web

Corbeille de photos supprimées dans Lightroom Web

Rien de plus désagréable que de supprimer une photo par inadvertance et de réaliser que le fichier est perdu corps et bien non ? Lightroom Web, dans un premier temps, dispose désormais d’un système de corbeille qui joue le même rôle que sur votre ordinateur. Quand vous supprimez une photo, elle va dans la corbeille et reste disponible pour restauration pendant 60 jours.

Cette fonction est présente dans la version 2.3 mais la corbeille a été mise en place progressivement depuis plusieurs semaines, allez voir, vous y trouverez vos dernières photos supprimées.

Traitement par lots – Lightroom Mobile Android

La version Android de Lightroom pour mobiles rattrape son retard sur la version iOS (les développements sont toujours plus longs sur Android) et vous permet maintenant de traiter par lots vos photos.

Les traitements appliqués à une photo peuvent être appliqués à une sélection d’autres à l’aide de la fonction « Copier les paramètres » disponible depuis le sigle « … ».

Tutoriels et apprentissage de Lightroom

Tutoriels et apprentissage de Lightroom

Afin d’aider les utilisateurs à découvrir les usages de Lightroom, Adobe a inclus l’accès à des tutoriels et exemples de photos dans les différentes déclinaisons de Lightroom 2.3. Vous pouvez y accéder sur ordinateur comme sur mobile depuis l’écran « Toutes les photos ».

Nouveaux objectifs supportés

Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3 supportent de nombreux nouveaux objectifs dans différentes montures, pour la monture Nikon F il s’agit des :

  • Sigma 28mm f/1.4 DG HSM
  • Sigma 40mm f/1.4 DG HSM
  • Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM
  • Sigma A 70-200mm f/2.8 DG OS HSM
  • Tokina Opera 16-28 mm F2.8
  • Tokina Opera 50mm F1.4

Tous les boîtiers Nikon étant déjà supportés dans les précédentes versions de Lightroom, aucune nouveauté de ce côté-là.

Source : Adobe et Utiliser Lightroom

Comprendre le catalogue Lightroom et le post-traitement de A à Z


ODR Nikon Eté 2019 : jusqu’à 350 euros de remise sur une sélection de boîtiers et objectifs

L’ODR Nikon (Offre de réduction) pour l’été 2019 est l’occasion de bénéficier de réductions immédiates sur une sélection d’appareils photo et d’objectifs Nikon reflex comme hybrides, plein format comme APS-C.

Voici la liste des matériels concernés et le montant de la réduction appliquée en caisse chez tous les revendeurs participants à l’opération jusqu’au 15 juillet 2019.

ODR Nikon Eté 2019 : jusqu'à 350 euros de remise sur une sélection de boîtiers et objectifs

Ces remises sont applicables en caisse chez les revendeurs participant à l’opération, comme La Boutique Photo Nikon à Paris par exemple (revendeur spécialisé).

ODR Nikon appareils photo

Voici le montant des remises appliquées sur chacun des boîtiers hybrides et reflex concernés par cette offre :

ODR Nikon objectifs pour hybrides

ODR Nikon objectifs pour reflex FX / Plein format

ODR Nikon objectifs pour reflex DX / APS-C

Source : Nikon France


Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ergonomie minimale mais un charme qui le rend attachant

Un peu plus spécialisé et moins apte aux plans larges que son camarade 35 mm évalué récemment, c’est au tour du 50 mm fixe de faire l’objet du test NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S que nous vous proposons ici.

Pour accompagner son premier transtandard 24-70 mm f/4, Nikon l’a flanqué de deux focales fixes généralistes, à l’ouverture généreuse (mais pas trop), dont le but est d’apporter ce surcroît de spécialisation et de luminosité que n’a pas le zoom de base, tout en conservant une certaine polyvalence.

Cela donne le duo NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S, deux focales fixes « standard » assez proches dans l’esprit mais qui, dans les faits, diffèrent suffisamment pour que le débat pour choisir l’une ou l’autre s’impose.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

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Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : Présentation et contexte

Encore plus que son compère NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est appelé à devenir un grand classique. Nous irions même jusqu’à dire qu’il est programmé pour devenir un incontournable tant les 50 mm f/1,8 « de kit » ont peuplé l’histoire de la photographie (reflex) afin de constituer, pour beaucoup d’entre nous la première focale fixe « de base », aussi bien en numérique qu’en argentique.

Pourtant, ne vous fiez pas à cette filiation historique : ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S n’a rien d’une focale fixe simplette ni au rabais.

Bien au contraire, Nikon en a soigné la formule optique : avec ses 12 lentilles dont 2 ED, 2 asphériques, certaines avec traitement nanocristal, le tout réparti en 9 groupes et traitement au fluor pour la frontale, ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S n’a pas grand chose à voir avec le Nikon AF-S NIKKOR 50 mm f/1,8 G (7 lentilles en 6 groupes, dont une seule lentille asphérique).

Il se montre également bien plus moderne que le Nikon AF-S NIKKOR 50 mm f/1,4 G (8 lentilles en 7 groupes, aucune lentille asphérique ni ED) !

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Contrairement à ses homologues, ce 50 mm hybride a droit à un diaphragme électromagnétique à 9 lamelles, là où ses cousins ne disposent que de 7 lamelles.

En contrepartie, à 679 euros (tarif officiel), le nouveau venu est peut-être un peu cher pour un « simple » 50 mm f/1,8… mais reste moins prétentieux que le Sony Zeiss Sonnar T* FE 55 mm f/1,8 ZA destiné aux concurrents Sony Alpha 7/9 et ses presque 1.000 euros à sa sortie.

À qui se destine ce NIKKOR Z 50 mm f/1.8 ?

Ce 50 mm f/1,8 se destine à celles et ceux qui désirent une focale fixe lumineuse mais qui trouveraient le 35 mm un peu trop large pour lui préférer l’angle de champ plus serré d’un 50 mm, plus  « Cartier-Bressonien » et mieux adapté pour du portrait. De l’éternel débat « 35 ou 50 mm » pour lequel les photographes se chamaillent depuis un siècle…

Projetons-nous dans le futur. Un 28 mm f/1,8 et un 85 mm f/1,8 viendront compléter l’offre focale fixe, auxquels s’ajouteront par la suite un 24 mm f/1,8 (notez au passage la cohérence du f/1,8) et un 50 mm f/1,2 (voir la liste des prochaines annonces).

Si vous lisez ce test à ce moment là, alors le choix d’un 50 mm devra se faire selon d’autres critères que la simple sélection par défaut.

Question : pourquoi choisir un 50 mm ? Réponses possibles :

  • parce que c’est LA focale légendaire utilisée par les grands photographes de rue qui ont marqué l’histoire (même si, dans les faits, c’était surtout du pragmatisme dans la mesure où le 50 mm est, depuis longtemps, la focale la plus facile à se procurer),
  • parce que dans la trinité « grand angle + focale standard + optique à portrait » le 50 mm s’intercale bien entre le 24 mm et le 85 mm (et pour le coup, ça tombe bien),
  • parce qu’à ouverture maximale égale, le 50 mm permet de jouer avec de plus faibles profondeurs de champ que le 35 mm. Vous avez dit « bokeh » ?

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 1.600 – 1/4 sec. – f/1.8

Test NIKKOR Z 50 mm : Qualité de construction

Ce qui frappe à la sortie du carton est que, pour un 50 mm f/1,8, ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est vraiment gros. Très gros : 76 mm de diamètre, 86,5 mm de long sans le pare-soleil, 415 grammes sur la balance.

À titre de comparaison, l’AF-S 50 mm f/1,8 G ne mesure que 52,5 mm de long et ne pèse que 185 grammes, et même l’AF-S Nikon 50 mm f/1,4G avec ses 54 mm de long et 280 grammes fait figure de poids plume…

En fait, en termes de gabarit, le 50 mm f/1,8 hybride est calqué sur le Nikon Z 35 mm f/1,8 S (à moins que ce ne soit l’inverse), et il y a fort à parier qu’il s’agit d’une volonté délibérée de la part de Nikon de sortir toute sa série de focales fixes ouvrant à f/1,8 avec des esthétiques et gabarits très proches. Ce qui serait carrément bien vu. L’avenir nous dira si cette hypothèse était la bonne.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Toujours est-il que, à l’instar de ses frères NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S bénéficie d’une qualité de construction sans reproche. C’est beau, c’est simple, tout est parfaitement ajusté, agréable à manipuler, et tout un tas de joints toriques à l’intérieur et à l’extérieur (au niveau de la monture) sont là pour éviter les infiltrations de poussières et d’eau. Bref, une jolie petite famille propre sur elle et sans défaut criant.

Prise en main et autofocus

Re-re-belotte : vous allez finir par connaître la chanson. Les objectifs NIKKOR Z série S sont aussi bien construits qu’ennuyeux en termes de prise en main : à part la large bague de mise au point et le commutateur AF/MF, il n’y a toujours rien à se mettre sous la dent. Ni butées à l’infini, ni butée à 40 cm (la distance minimale de mise au point), ni graduation de distance, ni petit écran de contrôle, ni bague de diaphragme, surtout pas de stabilisation… Pour le dire poliment, « c’est racé et sobre ». Pour le dire autrement « c’est chiant et pas vraiment excitant ». Nous vous avions prévenus : vous connaissez la chanson.

La mélodie change à peine en ce qui concerne l’autofocus : toujours aussi silencieux, il se montre néanmoins légèrement moins rapide et discriminant que sur le 35 mm f/1,8, la faute à la profondeur de champ plus faible, mais aussi à l’algorithme. Notons au passage que l’objectif a été essayé sur un Z6 avant la mise à jour firmware 2.0 de mi-mai, censée améliorer la précision et la rapidité de l’autofocus, donc prenez ces commentaires avec une petite pincée de sel.

Par contre, ce qui ne changera pas, c’est que la mise au point se fait toujours par déplacement des lentilles en interne, ce qui ne change pas l’aspect extérieur de l’objectif. Cela peut avoir son importance si vous utilisez des filtres polarisants ou dégradés.

Stabilisation

Il y a débat mais, pour un 50 mm, la stabilisation optique commence à être intéressante, d’autant plus si elle peut être combinée à une stabilisation capteur. Ici, toujours pas de stabilisation optique, Nikon fait confiance à la stabilisation 5 axes de son capteur, à raison. Cela vous permettra, avec un peu d’entraînement, de photographier à main levée, entre 1/10 et 1/20 s.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 1.000 – 1/20 sec. – f/1.8

Performances optiques : vignettage

Bien que corrigé de manière électronique par le boîtier, le vignettage du NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S reste très marqué jusqu’à f/2,8 et encore perceptible jusqu’à f/4.

D’un point de vue théorique, c’est probablement le seul vrai défaut de cet objectif. D’un point de vue esthétique, cela lui confère un certain charme puisque le vignettage permet de fermer l’image et d’accentuer ce « look » spécifique aux 50 mm. Dans tous les cas, grâce à la magie du post-traitement, vous pourrez aisément corriger ce vignettage s’il vous embête.

Performances optiques : déformation et distorsion

Il faudrait quand-même un sacré accident industriel pour, en 2019, proposer un 50 mm qui déforme et soit plein de distorsion, surtout quand on utilise deux lentilles asphériques dans sa formule. Du coup, vous serez heureux de savoir que le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S ne souffre ni de déformation, ni de distorsion : contrat facile à remplir, mais contrat rempli quand-même.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 400 – 1/640 sec. – f/5.6

Performances optiques : homogénéité et flare

Assez doux à la pleine ouverture, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S atteint un bon niveau de piqué en fermant légèrement à f/2 (un tiers de diaphragme de moins) et devient vraiment excellent à f/4. Un comportement somme toute assez classique pour un 50 mm f/1,8.

Il en va de même du côté de l’homogénéité : il faudra fermer de quelques diaphragmes, à partir de f/5,6,  pour que les bords parviennent au niveau du centre, du moins si vous êtes intransigeant sur la netteté. Car ce qui est intéressant avec ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S par rapport à son cousin NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, c’est que ces petits défauts lui donnent du caractère et un peu plus d’âme dans l’image. Tout en conservant le sérieux de la série, qui se confirme par la parfaite maîtrise du flare.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 200 – 1/125 sec. – f/4

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Encore et toujours, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S accorde ses violons avec les NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S : vous pouvez passer de l’un à l’autre sans écart de rendu dans les couleurs et quasiment sans aberrations chromatiques, afin de composer tout un reportage, une série, une vidéo, sans avoir à vous tracasser quant aux efforts à fournir en post-traitement pour tout étalonner au même niveau. Cela vous fera gagner un temps considérable.

C’est tout de même assez impressionnant de parvenir, sur trois objectifs différents, à obtenir cette homogénéité. Espérons qu’il en sera de même pour tous les autres objectifs de la série « S f/1,8 ».

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 4.00 – 1/200 sec. – f/1.8

Rendu optique : profondeur de champ

Forcément, avec un 50 mm ouvrant à f/1,8 destiné à un capteur 24 x 36 mm, nous pouvons nous attendre à une profondeur de champ encore plus réduite qu’avec un 35 mm f/1,8. Et le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S ne vous décevra pas, même si sa distance minimale de mise au point n’est « que » de 40 cm.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/1000 sec. – f/1.8

À la pleine ouverture, vous pouvez déjà jouer avec des profondeurs de champs très étroites, idéales pour du portrait, et des transitions très douces entre le net et le flou.

À ce niveau là, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est bien plus réussi que le Nikon Z 35 mm f/1,8 S : le bokeh, toujours confié à un diaphragme à 9 lamelles, est plus doux, les transitions moins brutales,  il y a quelque chose de plus chaleureux avec ce 50 mm. De plus… moelleux et moins chirurgical. Ou, en d’autres termes toujours pas très techniques, de plus attachant.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/400 sec. – f/1.8

Le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez compléter votre zoom 24-70 mm f/4 de kit avec une focale fixe lumineuse à tout faire,
  • vous aimez les 50 mm parce que leur perspective se rapproche de l’œil humain,
  • vous appréciez la polyvalence d’un 50 mm, aussi capable en reportage qu’en portrait,
  • vous trouvez le 35 mm un peu trop large,
  • vous prévoyez de l’associer avec le futur Nikon Z 24 mm f/1,8 S et/ou Nikon Z 85 mm f/1,8 S.

Le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si…

  • vous recherchez une focale fixe compacte (il n’y en a pas encore),
  • vous êtes intransigeant sur le vignettage,
  • vous possédez déjà le Nikon Z 35 mm f/1,8 S avec lequel il risque de faire doublon.

Note : les photos présentées sont visibles en pleine définition ici :

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S : ma conclusion

Au moment d’écrire ces lignes, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est la focale fixe en monture Z native la moins onéreuse proposée par Nikon.

Quelque part, cela peut sembler normal pour un objectif dont la combinaison focale/ouverture le destine à devenir LA focale fixe de base avec laquelle bien démarrer dans le système Nikon Z, comme cela est le cas sur les reflex depuis déjà plusieurs décennies.

Mais ne vous y laissez pas tromper :

ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S joue dans une cours nettement au-dessus des 50 mm f/1,8 traditionnellement proposés sur les reflex.

Pour concevoir son NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S, Nikon a mis les petits plats dans les grands en faisant appel à des technologies normalement réservées à des objectifs f/1,4 bien plus haut de gamme : multiples lentilles asphériques, multiples lentilles ED, traitement nanocristal, revêtement au fluor pour la lentille frontale, fût tropicalisé grâce à de nombreux joints toriques, diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles.

Nous sommes clairement sur une conception haut de gamme, et cela se ressent dans les performances optiques : absence de distorsion, absence de flare, absence d’aberrations chromatiques, neutralité des couleurs, très bon niveau de piqué, autofocus totalement silencieux.

Bref, vous pourriez difficilement le qualifier d’objectif « amateur » ou de « seconde zone ». En même temps, à 679 euros le 50 mm f/1,8, vous méritiez au minimum d’en avoir pour votre argent.

Tout comme le NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et les premiers objectifs destinés aux hybrides chez la plupart des constructeurs, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S brille par la pauvreté de son ergonomie, réduite au minimum syndical : bague de mise au point sans butée ni retour de sensation, commutateur AF/MF. Cela nuit d’autant plus à l’expérience que, contrairement à son faux jumeau 35 mm f/1,8, ce 50 mm f/1,8 a vraiment un charme et un semblant d’âme qui, en plus de faire de lui un objectif pratique, le rendent attachant.

Si vous cherchez une focale fixe polyvalente, qui fasse vraiment la différence avec votre zoom 24-70 mm f/4, nous vous orientons donc volontiers vers ce 50 mm f/1,8  qui, en plus, a le bon goût d’être bien moins cher que le 35 mm f/1,8 ! Bon, après, si vous êtes un inconditionnel du 35 mm…

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Rappel Nikon Z 6 et Z 7 : mise à jour du système VR sur certains boîtiers

Nikon invite les utilisateurs de certains appareils photo hybrides Nikon Z 6 et Z 7 à faire vérifier le système de stabilisation VR. Celui-ci peut « ne pas exploiter tout le potentiel de cette fonction« . Voici ce qu’il faut savoir sur ce rappel Nikon Z 6 et Z 7.

Nikon Z 6 et Z 7 : rappel pour mise à jour du système VR sur certains boîtiers

Rappel Nikon Z 6 et Z 7 : la stabilisation peut mieux faire

Nikon a mis en ligne ces derniers jours une information technique à l’attention des utilisateurs de Nikon Z 7 et Z 6. Certains boîtiers peuvent présenter un défaut qui limite la portée du système de stabilisation VR 5 axes IBIS.

Avec l’arrivée de nouvelles générations d’appareils photo numériques dont la construction fait appel à des composants de plus en plus complexes et des systèmes de commande électroniques tout aussi élaborés, les rappels ne sont pas rares chez les différents fabricants.

Si les éditeurs de logiciels intègrent les correctifs dans une mise à jour qui passe bien souvent inaperçue, ce n’est pas le cas des fabricants de matériel électronique qui doivent en passer par un contrôle visuel en atelier.

Depuis plusieurs années, Nikon effectue des rappels lorsque c’est nécessaire et de plus en plus tôt dans la vie de ses produits, afin d’éviter les situations conflictuelles comme celle concernant le D600. Ces rappels sont d’ailleurs souvent plus préventifs que correctifs et la plupart des utilisateurs n’ont jamais constaté le défaut (c’est le cas du problème d’assombrissement sur certains D750 par exemple).

Si vous utilisez un Nikon Z6 ou Z 7, suivez les instructions données sur le site du support pour vérifier si votre appareil photo est concerné ou non, il vous suffit pour cela de noter son numéro de série et de le saisir en ligne : support Nikon

Pour trouver le numéro de série, ouvrez l’écran arrière et notez le numéro à sept chiffres indiqué sur l’étiquette du boîtier.

comment trouver le numéro de série du Nikon Z7 et Z6 - rappel pour défaut de système VR

Si votre appareil photo fait partie de la liste des modèles concernés, prenez contact avec le support Nikon qui se chargera de vérifier et mettre à jour les composants concernés gratuitement même si le boîtier n’est plus sous garantie (ils le sont encore tous au moment où je publie cette note mais ce ne sera plus le cas dès septembre 2019 pour les premiers clients).

Source : support Nikon


Test NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S: aucun faux pas mais un manque de panache ?

Pour ce test du NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, nous allons nous intéresser à la première des deux focales fixes de la gamme Nikon Z actuelle. Tout nouveau système avec une nouvelle monture a ses nouveaux boîtiers, accompagné de ses nouveaux objectifs.

Côté zoom, c’est le Nikon Z 24-70 mm f/4 s qui a eu la lourde tâche de s’imposer comme le transtandard de base. Mission dont il s’acquitte avec brio.

Côté focales fixes pour l’accompagner, Nikon a fait le choix d’en proposer deux (si l’on laisse volontairement de côté le très exclusif et exotique Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S) : un 35 mm f/1,8 et un 50 mm f/1,8.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

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Deux focales fixes « à tout faire » très proches dans l’esprit, aux ouvertures suffisamment généreuses pour jouer avec la profondeur de champ et s’affranchir du flash, mais pas trop non plus pour ne pas alourdir la facture ni le sac photo. 

Test NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S : présentation et contexte

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est appelé à devenir un grand classique, aussi bien de par sa focale, particulièrement adaptée à la photographie de rue, que par son ouverture, un peu plus prestigieuse qu’un « simple » f/2, un peu moins élitiste qu’un f/1,4 « professionnel ».

Forcément, il ne sera pas sans vous rappeler le Nikon AF-S 35 mm f/1,8 G ED, au moins dans l’esprit. Parce que dans la pratique, le 35 mm f/1,8 pour hybride n’a pas grand chose en commun avec son homologue pour reflex, à commencer par le prix.

Alors que celui en monture F (reflex) est officiellement affiché à 549 euros (vous le trouverez aisément sous les 500 euros), son cousin en monture Z (hybride) commence sa carrière commerciale à 949 euros prix catalogue (849 euros couramment constatés).

Voilà qui pique un peu pour un objectif censé être « standard », dans tous les sens du terme. Du coup une seule question se pose : est-ce justifié ?

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/6.400 ème – f/1.8

À qui se destine ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ?

Au moment d’écrire ces lignes, il n’existe que deux focales fixes en monture Nikon Z (chez Nikon) : le 35 mm f/1,8 et le 50 mm f/1,8. Du coup, ce 35 mm f/1,8 se destine à celles et ceux qui désirent une focale fixe lumineuse mais qui trouveraient le 50 mm un peu trop long pour lui préférer l’angle de champ plus large d’un 35 mm, plus polyvalent en photographie de rue par exemple, mais moins adapté pour du portrait.

Dit comme ça, ça ressemble un peu à avoir le choix entre le parfum vanille et le parfum chocolat pour sa glace, et à opter pour la vanille parce qu’on n’aime pas le chocolat (ou vice versa). C’est trivial, mais le temps que Nikon enrichisse son offre optique en focales fixes, il faudra s’en contenter.

Projetons-nous dans le futur. Dès cette année 2019, un 28 mm f/1,8 et un 85 mm f/1,8 viendront compléter l’offre focale fixe, auxquels s’ajouteront en 2020 un 24 mm f/1,8 (notez au passage la cohérence du f/1,8) et un 50 mm f/1,2 (voir le plan produit Nikon Z actualisé). Si vous lisez ce test à ce moment là, alors le choix d’un 35 mm devra se faire selon d’autres critères que la simple sélection par défaut.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/80 ème – f/1.8

Question : pourquoi choisir un 35 mm ? Réponses possibles :

  • parce que vous n’aimez pas le 50 mm mais que vous désirez quand-même avoir une focale standard « à tout faire »,
  • parce que dans la trinité « grand angle + focale standard + optique à portrait » le 35 mm s’intercale bien entre le 21 mm et le 75 mm (en l’occurrence le 21 mm et le 85 mm),
  • parce que son angle de champ légèrement plus large que le 50 mm permet de cadrer un peu plus large à la prise de vue et recadrer en post-traitement si besoin. Et ce avec une marge de sécurité d’autant plus confortable si vous possédez un Nikon Z 7 et ses 45,7 Mpx.

Bon, pour le coup, ce test a été réalisé sur un Nikon Z 6, mais 24 Mpx sont déjà bien suffisants pour supporter quelques recadrages et redressements d’horizontales.

Qualité de construction

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S bénéficie exactement de la même qualité de construction que les Nikon Z 24-70 mm f/4 S et Nikon Z 50 mm f/1,8 S. Tout le monde étant logé à la même enseigne, pas de jaloux. Hop !

Bien sûr, comme il s’agit d’une focale fixe, vous perdez la bague de zoom et le verrouillage de la focale (logique) mais, à la place, vous avez droit à une bague de mise au point géante, joliment cannelée, bien fluide… et sans butée. Ce qui bénéficie au pilotage électronique mais nuit clairement au plaisir tactile.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

Le fût est noir mat, la bague en caoutchouc, l’ensemble bénéficie de joints d’étanchéité évitant les infiltrations d’eau et de poussières à l’intérieur de l’objectif et même au niveau de la monture. Bien vu !

À la fois sérieux et sobre, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S a ce qu’il faut de robustesse pour inspirer confiance et ce qu’il faut de lacunes pour prêter le flanc à la critique. Ainsi, vous pourrez lui reprocher son absence de graduation de distance, son absence de bague d’ouverture, son absence de stabilisation…

Toutefois, ne vous laissez pas tromper par son apparente sobriété extérieure et ses fausses similitudes avec l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,8 G ED. Avec sa formule optique à 11 lentilles (dont deux en verre ED et trois asphériques) réparties en 9 groupes, le recours aux traitements nanocristal et fluor, le tout accompagné d’un diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est bien plus moderne dans sa conception que son alter-ego reflex, et même plus ambitieux que l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,4 G !

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/2.500 ème – f/1.8

Notez, au passage, que la mise au point minimale est à 25 cm, ce qui permet de jolies prises de vues rapprochées avec une très courte profondeur de champ.

Prise en main et autofocus

Avec 73 mm de diamètre et 86 mm de longueur (hors pare-soleil) le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est vraiment encombrant pour ce type de focale et cette ouverture. Heureusement, avec seulement 370 grammes, il ne pèsera pas trop lourd dans votre sac photo et ne fera pas piquer votre boîtier du nez une fois monté dessus.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

Ses dimensions généreuses lui permettent une prise en main aisée, qui conviendra à tous les gabarits et à part jouer avec la bague de mise au point et le commutateur AF/MF, la main gauche n’aura pas grand chose à faire.

De son côté, la motorisation autofocus est aussi précise que silencieuse. Nikon connaît bien et maîtrise sa partition, rien à signaler de ce côté là. C’est un bon signe. Nous pouvons donc continuer l’esprit tranquille.

Stabilisation

Les hybrides Nikon Z disposant de capteurs stabilisés mécaniquement, Nikon n’a pas jugé utile d’en pourvoir ses objectifs en monture Z (logique). Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S ne fait pas exception. Ceci dit, grâce à son ouverture et sa focale encore suffisamment courte combinée aux excellentes aptitudes en haute sensibilité des Z 6 et Z 7, vous pouvez photographier l’esprit tranquille dans de mauvaises conditions lumineuses sans trop vous soucier du flou de bouger.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 1.600 – 1/500 ème – f/1.8

Performances optiques : vignettage

Tout comme le Nikon Z 24-70 mm f/4 S, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S vignette facilement à ses plus grandes ouvertures (de f/1,8 à f/2,8). Nikon a donc clairement fait le choix d’exploiter la vitesse de communication de sa monture Z pour laisser au boîtier le soin de corriger électroniquement les défauts de ses objectifs.

Pourquoi pas. Toujours est-il que si vous êtes allergique au vignettage, ne décochez pas l’option de correction automatique (activée par défaut), ce d’autant plus si vous photographiez essentiellement en JPEG.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/5.000 ème – f/1.8

Performances optiques : déformation et distorsion

La focale de 35 mm n’est pas vraiment sujette à la déformation ni à la distorsion. Avec son armada de lentilles asphériques et sa formule optique complexe, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S s’en sort haut la main à ce petit jeu. D’autant plus que, de toutes manières, il n’est pas possible de désactiver la correction automatique de la déformation dans le boîtier…

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/1.000 ème – f/2

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Qu’est-ce qui distingue une focale fixe lumineuse d’une très bonne focale fixe lumineuse ? Son aptitude (ou non) à déployer son plein potentiel dès la plus grande ouverture. Du coup, à quelle catégorie appartient donc ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ? Son f/1,8 est-il juste là pour sauver la mise lorsque la lumière manque, ou peut-on réellement l’exploiter en toutes circonstances, sans arrières pensées ?

Bonne nouvelle, ce 35 mm f/1,8 appartient à la deuxième catégorie, celle des focales fixes lumineuses qui ne le sont pas juste pour la frime. Pour autant, il n’est pas exempt de défaut.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/80 ème – f/1.8

Si le piqué au centre est très satisfaisant dès f/1,8, pour devenir très bon à f/2,8, il faudra fermer jusqu’à f/8 pour que l’objectif fasse preuve d’une presque parfaite homogénéité, avec des coins au même niveau que le centre.

Bon, ça, c’est histoire de chipoter et de couper les cheveux en quatre. Une fois de plus, dans la vraie vie, à moins que vous ne photographiez que des objets plats parfaitement de face (ce qui est le cas si vous êtes un spécialiste de la reprographie ou de la photographie d’œuvres d’art), ce léger manque d’homogénéité du Nikon Z 35 mm f/1,8 S n’aura rien de gênant.

Un petit mot du flare : il n’y en a tout simplement pas, à moins de vraiment vouloir le faire exprès. Mais dans l’écrasante majorité des cas, il faut bien reconnaître que le traitement nanocristal fait des miracles et que le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est capable de se sortir de situations de fort contraste, lumière de face, avec une facilité déconcertante.

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Afin d’emmener une parfaite cohérence dans la gamme, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S joue exactement la même partition que le Nikon Z 24-70 mm f/4 S en termes de rendu des couleurs : c’est neutre, c’est propre, rien ne dépasse.

Il en va de même pour les aberrations chromatiques : muselées, aux abonnés absents. Bref, si vous aimez les objectifs chirurgicaux, vous serez comblé. D’autres le trouveront sans âme ni caractère. Histoire d’attentes esthétiques et de point de vue philosophique…

Rendu optique : profondeur de champ

Avec la conjonction d’un capteur 24 x 36 mm, une ouverture f/1,8, un diaphragme à 9 lamelles, une mise au point minimale à 25 cm et une focale standard, il devrait y avoir moyen d’obtenir de faibles profondeurs de champ et de bien séparer son sujet de son arrière plan, cela même sans avoir à se coller contre lui.

En matière de bokeh, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S tient toutes ses promesses : c’es doux, c’est presque velouté, mais, conformément au reste de la signature esthétique, ça reste malgré tout très neutre.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/125 ème – f/1.8

Bien sûr, il ne faut pas vous attendre à des effets de profondeur de champ « au quart de poil » puisqu’après tout il ne s’agit « que » d’un 35 mm, mais par rapport au Nikon Z 24-70 mm f/4 S la latitude de jeu est appréciable.

Et, surtout, il faut se rappeler qu’à f/1,8, vous gagnez un peu plus de deux diaphragmes par rapport à f/4, ce qui en terme de vitesse d’obturation peut faire la différence, surtout en pleine nuit !

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez compléter votre zoom 24-70 mm f/4 de kit avec une focale fixe lumineuse à tout faire,
  • vous êtes un grand amateur de photographie de rue,
  • vous appréciez la polyvalence d’un 35 mm, aussi capable en paysage qu’en reportage, avec quelques incursions en portrait,
  • vous trouvez le 50 mm un peu trop long et serré,
  • vous prévoyez de l’associer avec le futur Nikon Z 20 mm f/1,8 S.

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si…

  • vous recherchez un objectif capable de fournir une très faible profondeur de champ,
  • vous aimez les objectifs avec un caractère esthétique affirmé,
  • vous possédez déjà le Nikon Z 50 mm f/1,8 S avec lequel il risque de faire doublon.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S : ma conclusion

Tout système photographique se doit d’avoir un 35 mm et un 50 mm (ou des équivalents), plutôt lumineux, polyvalents, capables de vous accompagner aussi bien en photographie de paysage que de rue, de photographier des fleurs flottant au vent que des enfants courant dans tous les sens. Et, cela tombe bien, Nikon a décidé de lancer son système hybride Z en le dotant d’emblée d’un 35 mm f/1,8 et d’un 50 mm f/1,8.

Mais d’ailleurs, pourquoi donc cette ouverture un peu bâtarde de f/1,8 ? J’y reviendrai. Pour le moment, qu’ai-je pensé de ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ?

Objectivement, il s’agit d’un bon objectif, difficile de le nier. Construit de manière sérieuse, disposant de nombreux joints d’étanchéité même au niveau de la monture, son autofocus est rapide, silencieux, précis, en un mot efficace. Le centre est bien piqué dès la pleine ouverture, et son très léger manque d’homogénéité n’a rien d’alarmant. Il passera d’ailleurs inaperçu dans la plupart des cas.

Point de déformation ni de distorsion, seul le vignettage entre f/1,8 et f/2,8 vient ombrer le tableau – et encore, sa correction automatique par le boîtier le rendra inaperçu. Les couleurs ? Neutres, propres, sans chichi, et même commentaire en ce qui concerne le bokeh.

En résumé : le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est une focale standard propre sur elle, très sobre, les ingénieurs de Nikon prouvent qu’ils maîtrisent bien leur sujet et n’ont fait aucun faux pas. Bien !

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/1.250 ème – f/1.8

Pourtant, pourquoi ce petit accent de déception dans cette conclusion ? C’est que, subjectivement, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S laisse comme un goût de pas assez, surtout au regard des 949 euros que Nikon demande pour le faire sien. Sa neutralité esthétique, chirurgicale, a un côté insipide qui, certes, colle à l’air du temps, mais ne permet pas vraiment de le distinguer des autres 35 mm f/1,8.

Il s’agit d’un objectif pragmatique, pas coup de cœur. Surtout, sa très bonne qualité de construction souligne d’autant plus, paradoxalement, sa pauvreté ergonomique : « tout ça pour un gros cylindre de quasiment quinze centimètres (avec le pare-soleil), avec juste une grosse bague en caoutchouc pour rompre la monotonie ? Eh bien, il faut aimer le dépouillement à la japonaise. »

En tant que focale fixe, il aurait été appréciable d’avoir un peu plus à se mettre sous la dent : une échelle de distance, des butées de mise au point, soyons fou, une bague de diaphragme dédiée (et décrantable) ! Un truc qui donne envie de manipuler l’objectif en tant qu’objet photographique que l’on est fier de posséder, et pas juste un side-kick à son boîtier pour lequel, au contraire, l’ergonomie et le plaisir tactile ont été particulièrement travaillés.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/60 ème – f/1.8

Bref, en se positionnant aussi haut du point de vue du tarif, avec un rendu aussi neutre et une ergonomie aussi dépouillée, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S laisse le champ libre aux opticiens tiers pour venir le titiller sur son propre terrain. Soit avec un tarif plus attractif (coucou Sigma), soit avec une stabilisation (coucou Tamron), soit avec un rendu plus marqué (coucou Samyang), soit avec une ergonomie plus garnie, soit avec tout cela en même temps.

En somme, à moins d’être follement amoureux de la focale 35 mm, d’avoir besoin d’une grande ouverture et d’en vouloir un absolument tout de suite, là, maintenant, je vous recommanderais plutôt d’attendre un peu et de voir ce que Nikon et/ou la concurrence proposeront dans le futur sur cette focale.

Cliquez sur la photo ci-dessous pour voir les photos réalisées pour ce test en pleine définition :

Test Nikon Z 35 mm f/1.8 S

Mais aussi … pourquoi f/1.8 ?

Pour boucler cette question, j’avais promis de répondre à la question « pourquoi f/1,8 ? », ce qui sous-entend « pourquoi pas f/1,4 ou f/2 ? ».

La réponse est assez simple, mais mérite néanmoins d’être posée noir sur blanc. D’un point de vue photométrique, passer à f/1,4 plutôt que f/1,8 permettrait certes de gagner 2/3 de diaphragme mais, compte tenu des excellentes aptitudes en haute sensibilité des Nikon Z 6 et Z 7, il est plus pratique de compenser ce manque de luminosité du côté de l’ouverture par des ISO plus élevés.

Toujours d’un point de vue photométrique, il n’y a pas de réel intérêt à préférer un f/1,8 plutôt qu’un f/2, puisqu’il n’y a qu’un tiers de diaphragme d’écart, mais une ouverture en « f/1,quelque-chose », psychologiquement, cela reste plus vendeur.

D’un point de vue pratique, opter pour du f/1,8 permet d’avoir un objectif moins gros et moins lourd qu’un f/1,4 (surtout qu’il est déjà plutôt encombrant), et surtout moins onéreux ! En regardant dans la gamme reflex, le 35 mm f/1,4 est trois fois plus cher que le f/1,8 !

Nikon a donc eu plutôt raison de se concentrer sur une ouverture plus « raisonnable », et de mettre le paquet du côté de la formule optique.

Enfin, d’un point de vue du positionnement dans la gamme, deux choses.

D’abord, un 35 mm f/1,8, cela laisse suffisamment de place pour un éventuel Nikon Z 35 mm f/2,8 S qui, s’il n’est pas prévu par la roadmap actuelle, trouverait aisément preneur pour peu qu’il combine bonnes performances optiques, grande compacité et tarif attractif (pas plus de 380/420 euros). En fait, quelque chose d’aligné sur le Sony Zeiss Sonnar T* FE 35 mm f/2,8 ZA qui existe pour les Sony Alpha 7/9.

Deuxième aspect : de toutes évidences, Nikon a l’ambition de bâtir une ligne de focales fixes cohérentes partageant toutes une même ouverture. F/2 aurait été le choix le plus simple à décliner du 20 mm au 85 mm : f/1,8 envoie le message que Nikon est plus ambitieux que les évidences, qui maîtrise son sujet en termes d’optiques, tout en ayant la sagesse et le pragmatisme nécessaire pour ne pas non plus partir dans les délires du f/1,4 qui imposeraient des objectifs bien trop chers, lourds et difficiles à concevoir – en fait, l’exact opposé de ce que Canon met en place avec sa ligne EOS R. Du coup, c’est carrément bien vu.

Mais cela ne change pas le fait que, très bon soit-il, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S manque de panache.

Présentation complète et fiche technique sur le site Nikon

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Nikon Eye-AF, détection -6 IL et mesure de l’exposition continue en rafale, le firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7 est arrivé

C’en est fini de la période d’attente suite à l’annonce par Nikon d’une première mise à jour firmware majeure pour les Nikon Z 6 et Z 7. Le firmware 2.0 est disponible et apporte trois évolutions notables dont la très attendue fonction Nikon Eye-AF. Voici mon avis après une première prise en main.

Nikon Eye-AF, détection -6 IL et mesure de l'exposition continue en rafale, le firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7 est arrivé

Nikon Z 6 et Z 7 firmware 2.0 : l’Eye-AF est là

Depuis l’arrivée des deux Nikon hybrides Z 6 et Z 7 en août 2018, l’Eye-AF est la fonction qui a fait le plus parler d’elle chez les nikonistes.

« Mais pourquoi Nikon n’y a pas pensé !« , « Qu’ont-ils fait là ?? » et autres « Vous êtes sérieux ?? » se sont multipliés dans les conversations entre fervents défenseurs de la marque (frustrés) et détracteurs (enchantés). Les uns voyait l’absence de cette fonction comme une erreur magistrale de Nikon, les autres étaient ravis que l’herbe soit plus verte (orange …) ailleurs.

Nikon, dont les yeux et les oreilles traînent un peu partout sur la toile, a très vite compris qu’il fallait faire quelque chose car il n’était pas question de laisser ces deux nouveaux hybrides forts bien nés par ailleurs perdre pied face à une concurrence ne manquant pas d’intérêt.

Une première annonce a eu lieu début janvier 2019 pour officialiser l’arrivée de la fonction Eye-AF dans un premier temps, puis d’autres fonctions majeures dans un second (le support des cartes CFexpress par exemple). L’impatience des utilisateurs étant ce qu’elle est, c’est toujours trop long (et on les comprend) mais mieux valait patienter et sortir un firmware efficace qu’aller trop vite et passer à côté du sujet.

Qu’est-ce que l’Eye-AF ?

C’est un mode autofocus dans lequel l’appareil photo est capable de détecter un visage, et dans ce visage de détecter les yeux du sujet en faisant la différence entre l’œil droit et l’œil gauche. Une fois le bon œil détecté, ce mode assure la mise au point en mode AF-S comme son suivi en mode AF-C.

Pourquoi un œil humain uniquement ? Parce que l’algorithme utilisé s’appuie sur la détection du visage … humain. D’autres savent détecter les yeux des animaux diront les détracteurs, c’est vrai et ils doivent probablement utiliser un autre algorithme, chez Nikon c’est comme ça.

La fonction Eye-AF des Nikon Z 6 et Z 7 permet ainsi de :

  • détecter la zone du visage qui englobe les deux yeux,
  • détecter un œil ou l’autre dans cette zone selon la position du sujet,
  • caler la mise au point sur l’œil le plus proche ou le plus visible,
  • suivre cet œil (et donc le sujet) pendant son déplacement,
  • laisser le choix au photographe de changer d’œil pour un même visage comme de changer de visage s’il y a plusieurs personnes,
  • conserver la mise au point lorsque le sujet se retourne un court instant.

Pour utiliser le mode Eye-AF, il vous faut passer en mode « Auto Area AF » et activer la fonction « Eye-AF et détection de visage » dans le menu Autofocus. Lorsque le carré jaune de l’Eye-AF affiche une flèche latérale, il vous indique qu’il a trouvé un autre œil dans l’image, vous pouvez alors changer l’œil sélectionné à l’aide du joystick comme du sélecteur arrière.

J’ai pu évaluer la pertinence de cette fonction lors d’une première prise en main. Voici ce que j’en ai conclu :

  • l’AF accroche très vite sur le premier œil qu’il détecte (y compris avec les porteurs de lunettes),
  • ce n’est pas forcément le plus proche (Nikon ne précise pas quelle est la priorité donnée à la détection) mais le plus « visible »,
  • la mise au point est conservée lorsque le sujet tourne la tête quelques secondes puis regarde à nouveau le photographe,
  • l’Eye-AF détecte et accroche très vite en basse lumière (mode AF normal) alors que le visage est dans une zone sombre,
  • le mode AF basse lumière n’apporte pas de performance supérieure, il est par contre plus lent (tout comme l’est l’AF basse lumière vs. l’AF normal).

Cette première prise en main mérite d’être suivie d’une séance de prise de vue en conditions connues, mais il semble que le mode Nikon Eye-AF soit une alternative crédible au mode Suivi 3D des reflex, inexistant sur les hybrides.

A condition, vous l’aurez compris, qu’il y ait un œil à suivre, ce qui laisse de la place encore au suivi 3D des reflex en photo animalière comme sportive quand les yeux ne sont pas visibles.

Sensibilité en basse lumière : -6 IL pour le Z 6, -4 IL pour le Z 7

Il ne fallait pas dire aux ingénieurs Nikon que l’autofocus de leurs hybrides n’accrochait pas bien en basse lumière et faibles contrastes (c’était pourtant vrai) ! Leur honneur en a pris un coup et l’honneur chez les japonais vous savez ce que ça représente.

Résultat : la sensibilité du module AF a été revue, et pas qu’un peu. Voici les chiffres donnés pour le firmware 2.0 selon le boîtier :

Plage de détection AF minimale, à f/2, AF normal

  • Nikon Z 7 : – 2 IL (-1 avant)
  • Nikon Z 6 : – 3,5 IL (-2 avant)

Plage de détection AF minimale, à f/2, AF faible lumière

  • Nikon Z 7 : – 4 IL (sans changement)
  • Nikon Z 6 : – 6 IL (-4 avant)

Avec -6 IL en mode AF faible lumière, le Nikon Z6 se place au niveau des meilleurs hybrides du moment : l’EOS R chez Canon (le RP est à – 5 IL) et les S1R et S1 chez Panasonic, tandis que les Sony A7RIII/A7III sont à -3 IL.

A -4 IL le Nikon Z7 marque encore le pas face aux Canon et Panasonic, il reste devant les Sony toutefois.

Le Nikon Z 6 devient ainsi un des hybrides plein format les plus performants du marché en AF basse lumière, de quoi vous offrir des images nettes dans des conditions extrêmes. Pour vous faire une idée de ce que cela représente à 100 ISO (source wikibooks) :

  • -6 EV : pleine nuit, loin des lumières des villes, éclairage par le ciel étoilé, éventuellement par un très mince croissant de Lune, aurore boréale ou australe très peu lumineuse
  • -4 EV : pleine nuit, loin des lumières des villes, éclairage par une demi-lune, aurore boréale ou australe brillante
  • -3 EV : pleine nuit, loin des lumières des villes, éclairage par la pleine lune, aurore boréale ou australe très brillante
  • +2 EV : photographie de nuit, immeubles lointains avec éclairage artificiel, lune en situation d’éclipse totale

Mesure de l’exposition en mode rafale H+

Le Nikon Z 6 est l’hybride le plus rapide en mode rafale avec ses 12 vues par seconde tandis que le Z 7 « plafonne » à 9 vps. Pour atteindre ces performances, les hybrides Nikon faisaient la mesure de lumière sur la première vue et considéraient que les suivantes étaient exposées de la même façon (ce qui est souvent vrai mais pas toujours).

Le firmware 2.0 change la donne puisque désormais la mesure d’exposition est faite pour chaque vue à la même cadence de 12 vps sur le Z 6 et 9 vps sur le Z 7. En complément de la mise au point il va sans dire.

Télécharger le firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7

En conclusion

Avec ce nouveau firmware proposant Nikon Eye-AF, détection (très) basse lumière et mesure d’exposition continue en mode rafale, les hybrides Nikon rattrapent la concurrence (selon les modèles) et la dépassent même parfois, ce ne sera pas pour déplaire aux utilisateurs.

Reste maintenant à la marque à continuer sur sa lancée et à proposer des mises à jour firmware continues apportant des fonctions majeures et non les simples corrections de bugs habituelles. C’est crucial sur des hybrides pilotés à 100% par leur logiciel, à la différence des reflex utilisant des composants dédiés, et Nikon semble l’avoir bien compris !


Mise à jour firmware Nikon D850, D7500, D5600 : connexion Wi-Fi directe avec Snapbridge et les autres applications

Nikon annonce la mise à jour firmware C1.10 pour les Nikon D850, D7500 et D5600. Elle permet la connexion Wi-Fi directe à un smartphone exécutant l’application Snapbridge comme une autre application de commande à distance.

Ces trois reflex reprennent ainsi le mode de fonctionnement des hybrides Nikon Z 6 et Z 7. Au passage la mise à jour firmware de chaque boîtier corrige quelques dysfonctionnements, voici ce qu’il faut savoir.

Mise à jour firmware Nikon D850, D7500, D5600 : connexion Wi-Fi directe avec Snapbridge

Mise à jour firmware Nikon D850 version C1.10 : connexion Wi-Fi directe et amélioration de l’autofocus

Le Nikon D850 peut désormais se connecter directement en Wi-Fi à un smartphone ou une tablette à l’aide de l’application Nikon Snapbridge version 2.5.4 ou ultérieure. Il fallait précédemment passer par un appairage préalable du boîtier avec l’application, cette contrainte est levée. Ce nouveau mode de connexion est repris des deux hybrides Nikon Z 6 et Z 7 qui fonctionnent ainsi depuis leur sortie.

Pour disposer de cette fonction, pensez à faire la mise à jour de l’application Snapbridge vers la version 2.5.4 si vous ne l’avez pas déjà faite.

Notez que ce principe de connexion directe permet l’utilisation de toute application de contrôle à distance du boîtier, comme qDslrDashboard, ShutterSnitch ou ControlMyCamera.

Cette mise à jour firmware règle également un problème de mise au point. Le Nikon D850 avait parfois du mal à faire la mise au point sur le sujet lorsqu’un des collimateurs situé en bordure d’image était sélectionné.

Télécharger la mise à jour firmware C1.10 pour le Nikon D850

Mise à jour firmware Nikon D7500 version C1.10 : Wi-Fi direct et deux corrections de bugs

Le Nikon D7500 reçoit lui-aussi une mise à jour firmware qui apporte la même fonction de connexion directe à l’application Snapbridge (et aux autres applications).

En complément, le D7500 voit deux dysfonctionnements corrigés :

  • un défaut de réglage de sensibilité ISO lorsque vous passiez du mode P au mode utilisateur U1 puis de nouveau au mode P, la sensibilité ISO restait alors calée sur la valeur choisie dans U1
  • un défaut d’affichage et de comportement lorsque vous manipuliez plusieurs fois les commandes loupe-zoom avant et loupe-zoom arrière en mode de visée écran vidéo si la Taille d’image/cadence sélectionnée dans le menu Prise de vue vidéo était de 3840×2160 ; 30p.

Télécharger la mise à jour firmware C1.10 pour le Nikon D7500

Mise à jour firmware Nikon D5600 version C1.10 : Wi-Fi direct et zone tactile Fn

Le Nikon D5600 est le troisième reflex Nikon à recevoir une mise à jour firmware qui lui apporte la même fonction de connexion directe Wi-Fi à un appareil mobile. Le fonctionnement est le même que celui décrit ci-dessus pour le Nikon D850.

Cette mise à jour firmware corrige également le bug rendant la zone tactile Fn indisponible parfois sans raison apparente.

Télécharger la mise à jour firmware C1.10 pour le Nikon D5600

Source : support Nikon


Test trépied Leofoto Urban LX-324CT carbone avec rotule ball XB-38

Utiliser un trépied permet de faire des photos dans des conditions impossibles à obtenir à main levée. Que la lumière manque, qu’il s’agisse d’une pose longue ou que vous souhaitiez cadrer avec précision, le trépied est la solution. J’ai eu l’occasion de faire le test du trépied Leofoto Urban LX-324CT avec la rotule XB-38, voici ce que j’en pense.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

La marque Leofoto chez Miss Numerique

Article réalisé en partenariat avec Leofoto

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38 : présentation

Il est probable que la marque Leofoto ne vous dise pas grand-chose, c’est une marque toute jeune dans le monde de l’accessoire photo puisqu’elle est née en 2014, émanation de la société chinoise Zhongshan Laitu photographic Equipment Co. Ltd basée à Guangdong.

Leofoto a développé une gamme complète de trépieds, monopodes et rotules pour les photographes et vidéastes.

A la différence de nombreuses productions asiatiques, il ne s’agit pas de trépieds entrée de gamme à bas prix : au contraire, le catalogue Leofoto n’a pas grand-chose à envier en terme de qualité aux leaders du secteur (Manfrotto, Gitzo par exemple) si ce n’est une histoire encore un peu courte.

Pour ce test j’ai choisi un ensemble trépied et rotule de la série Leofoto Urban. La gamme Leofoto compte 8 séries qui répondent à différents besoins. Très sincèrement il y a de quoi s’y perdre tant les modèles sont nombreux. Pour faire mon choix j’ai donc listé mes besoins avant de consulter le catalogue. Je voulais évaluer un trépied :

  • qui me serve en ville comme dans la nature,
  • qui soit au moins aussi robuste que mes trépieds Manfrotto,
  • que je puisse emmener en voyage au besoin (auto, avion, moto),
  • dont le tarif reste inférieur à 400 euros avec la rotule.

Ces contraintes traduites en critères techniques me donnaient alors :

  • un trépied d’au moins 1,6 mètre,
  • modulable (hauteur, configuration),
  • capable de supporter un reflex comme un hybride avec un long téléobjectif (type 200-500 mm),
  • stable sur différents terrains (je photographie les pieds dans l’eau parfois)
  • aisément transportable à la main en ville,
  • avec une rotule 3D (je trouve ce réglage plus rapide).

J’ai finalement opté pour le modèle Leofoto Urban LX-324CT avec la rotule XB-38.

Le trépied Leofoto LX-324CT

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto Urban LX-324CT en position repliée, avec sa rotule à gauche

Le trépied Leofoto Urban LX-324CT propose :

  • une hauteur maximale de 1,71 mètre,
  • une hauteur minimale de 21 cm,
  • il supporte 15 kg,
  • il dispose d’embouts caoutchouc (sols stables) et d’embouts pointus en aluminium (sols meubles),
  • il mesure 48 cm une fois plié et pèse 2 kg.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto Urban LX-324CT en position repliée, l’autre face de la rotule

La fabrication carbone (10 couches) permet de réduire le poids (2kg), bien que la différence avec mon vieux Manfrotto 190 en métal ne soit pas si importante.

Le carbone est plus agréable à porter et j’ai moins ressenti le froid d’autant plus que l’une des jambes dispose d’un revêtement caoutchouc brun isolant. Ce revêtement reste toutefois peu pratique car pour bien tenir le trépied lorsqu’on le porte à la main, il suppose de le déplier légèrement, ce qui n’est pas pratique car l’ensemble a alors tendance à se déployer.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

la bague de verrouillage des jambes

Le système de déploiement des trois jambes est simple à manipuler. Il diffère des systèmes à verrouillage par levier (comme celui des Manfrotto récents) ou à vis papillon (comme les Manfrotto anciens) puisqu’il s’agit ici de tourner une bague pour déplier ou replier chaque jambe avant de tourner la bague en sens inverse pour bloquer la position (système Leofoto Twist-Lock). A l’usage je trouve cela rapide même s’il faut toujours effectuer le mouvement en trois étapes :

  • tourner la bague pour déverrouiller,
  • tirer la jambe (ou la rentrer),
  • tourner la bague pour verrouiller.

Il existe des mécanismes à deux étapes sur certains accessoires dépliables, qui évitent de tourner la bague car c’est la jambe qui tourne pour verrouiller la position. C’est encore plus rapide, toutefois je n’en ai pas vu sur les trépieds photo encore, la fiabilité n’est peut-être pas au rendez-vous.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position classique basse

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position haute

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position ras du sol avec tige centrale en position

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position ras du sol avec tige centrale retirée

Le mécanisme de blocage des jambes autorise trois angles d’inclinaison dont une position extrême qui permet de poser le boîtier au sol ou presque.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT et son crochet métallique

La colonne centrale du trépied dispose d’un crochet qui permet d’accrocher un accessoire (connectique vidéo, alimentation) comme un lest si vous cherchez la plus grande stabilité possible. Ce crochet métallique est vissé, il doit pouvoir être remplacé s’il vous arrivait de le perdre ou de le casser (mais je n’ai pas trouvé encore la référence de la pièce sur le site du distributeur).

La rotule Leofoto XB-38 avec plaque de connexion rapide BPL-50

Ce trépied est vendu avec sa rotule XB-38, de type Rotule-Ball. Ce type de rotule permet de régler la position grâce à une tête en forme de boule, selon trois axes. Le résultat est le même qu’avec un rotule 3D mais je trouve la manipulation plus rapide dans l’action.

La rotule 3D, avec ses trois réglages distincts, est toutefois plus précise selon l’usage que vous aurez du trépied, elle permet de verrouiller une ou deux positions tandis que les autres peuvent encore bouger. Tous les trépieds Leofoto sont vendus avec une rotule (ball, pendulaire ou tête vidéo), à vous de faire le choix du couple qui vous convient.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le mécanisme à deux vis et friction intégré

Le mécanisme de réglage de la rotule, à friction réglable, comporte deux vis. La plus imposante des deux permet de caler la position souhaitée, tandis que la seconde vis, plus petite, permet de bloquer la rotation. Vous pouvez ainsi ajuster la position de votre boîtier pour faire un panoramique puis vous contenter de faire tourner l’ensemble rotule-boîtier sans risquer de modifier la position de la rotule.

Le réglage situé à l’intérieur du mécanisme de la grande vis permet d’ajuster la friction : plus vous le serrez, plus il faut forcer sur la tête inclinable pour la bouger, c’est une façon de gérer des mouvements précis comme de libérer l’ensemble pour changer totalement de position en un mouvement. Ce mécanisme regroupe donc les deux commandes par vis séparées de la rotule Manfrotto 496RC2 par exemple.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : la platine BPL-50

Un niveau à bulle intégré à la platine principale vous donne une indication bien peu lisible malheureusement une fois que le boîtier est en position. Le niveau est en effet trop proche de la plaque de fixation et se retrouve masqué par l’appareil photo. Mieux vaut caler la rotule avec le niveau avant de glisser l’appareil sur la platine, quand c’est possible.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : la rotule XB-38

La rotule XB-38 est équipée d’une plaque de connexion rapide BPL-50 qui se visse sur le boîtier ou le pied d’objectif, elle est compatible Arca-Swiss. Il suffit ensuite de glisser l’ensemble sur la rotule et de serrer la vis de maintien.

Ce principe est rapide à mettre en place, il présente toutefois un risque de chute si vous n’avez pas pris soin de tenir votre appareil photo d’une main pendant que vous serrez le blocage. Le système d’enclenchement de la platine Manfrotto, par exemple, est plus sécurisant bien que moins pratique à utiliser.

Par contre le réglage est très facile puisque tant la rotule que la plaque sont graduées et vous permettent de positionner avec soin votre appareil photo. Ce système permet aussi de déplacer latéralement le boîtier, ce qui peut s’avérer pratique pour cadrer avec précision sans devoir changer la position du trépied ou de la rotule.

Mon avis sur le trépied Leofoto Urban LX-324CT et sa rotule XB-38

Présentation et conception

Au quotidien le trépied prend peu de place une fois plié, le sac de transport rend l’ensemble facile à porter et à glisser dans un plus grand sac comme dans le coffre de votre voiture.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied plié dans son sac, la rotule reste en place

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

la poche extérieure pour rangement des accessoires

La finition de ce sac est un peu légère, j’ai vite cassé la boucle d’une des fermetures de la poche extérieure. Ceci m’arrive souvent avec d’autres accessoires (sac à dos par exemple) mais pour un trépied de ce prix, je pense que le fabricant doit rester vigilant sur la finition du sac aussi.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : les embouts à pointes métalliques

Leofoto a eu la bonne idée de livrer le trépied avec un jeu d’embouts de pied en caoutchouc et un jeu d’embouts à pointe métal. Ceux-ci sont plus fiables sur les sols meubles pouvant entraîner un glissement des embouts caoutchouc.

Ces embouts sont vissés sur la base de chaque jambe, ils se changent donc très vite et sont remplaçables en cas de perte. Ils sont dotés d’un joint torique qui évite le passage des poussières comme de l’eau à l’intérieur de la jambe.

La plupart des pièces qui composent ce trépied, comme d’autres modèles Leofoto, sont démontables pour pouvoir être nettoyées et séchées. Chaque trépied est livré avec un jeu d’accessoires (une colonne centrale courte, des clés pour chaque type de vis équipant le trépied), ils sont logés dans la poche du sac.

Cet ensemble s’avère de très bonne facture, la qualité perçue est similaire à celle de modèles concurrents et la qualité réelle, en utilisation courante, aussi. Il faudrait un test sur la durée pour vous garantir que la fiabilité est la même que celles des trépieds d’autres marques, ce que je n’ai pas fait, mais je ne suis pas inquiet.

A l’usage

L’ensemble s’avère pratique et léger à manipuler et transporter, le déploiement des jambes est rapide et fiable, je n’ai constaté aucun défaut de serrage en position verrouillée.

La possibilité de monter haut (1,7m) est pratique pour utiliser le viseur optique ou électronique de votre boîtier (il est alors à hauteur de vos yeux) tandis que la position au plus près du sol est un atout pour les amateurs de macro et de photo rapprochée (insectes, fleurs, petits détails).

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto : la position portrait

J’ai utilisé l’ensemble dans différentes configurations, dont le cadrage portrait illustré sur la photo ci-dessus. Le positionnement de la rotule est rapide et précis, la vis de blocage reste toutefois proche de la semelle du boîtier avec un reflex plein format, à main nu ça fonctionne très bien, avec des gros gants d’hiver la place manquera probablement un peu.

Le positionnement des jambes, avec le système de crans, nécessite un temps d’adaptation. Une fois que vous avez compris comment les libérer et repositionner, il s’avère rapide et – surtout – fiable.

Face à la concurrence, ce trépied Leofoto s’en sort plutôt bien. Proposé à moins de 400 euros TTC (tarif constaté mai 2019 379 euros, à revérifier avant achat), il propose une fiche technique plus intéressante que le Manfrotto MK290XTC3-BH (charge maximale limitée à 5kg, encombrement supérieur en position pliée, tarif inférieur de 30 euros) tandis que le Manfrotto Element Traveller MKELEB5CF-BH est plus proche avec 8 kg de charge mais une hauteur maximale inférieure. Il coûte toutefois près de 150 euros de moins. Chez Gitzo, comptez plus du double du prix pour le Mountaineer GT3542L aux prestations proches.

Au final ce trépied Leofoto est un modèle à considérer si vous recherchez un ensemble trépied + rotule fiable, bien construit, transportable aisément et réparable. La manipulation s’avère aisée, le positionnement rapide, les accessoires fournis sont complets. Les quelques défauts mineurs relevés ne sont en rien bloquants.

Un tel trépied représente un investissement non négligeable, mais tenez compte du fait que vous lui confiez votre matériel photo bien plus onéreux et que la moindre chute ou rupture n’est pas permise. Seule la notoriété de la marque Leofoto, jeune, n’est pas équivalente à celle de ses concurrents, mais au final le produit rend le service attendu et c’est bien là ce qui nous importe.

En savoir plus sur les trépieds Leofoto sur le site du distributeur.

Les trépieds Leofoto sont disponibles chez la plupart des revendeurs spécialisés.

La marque Leofoto chez Miss Numerique


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