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NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : une grande ouverture à la portée de toutes les bourses ?

Après la série des optiques à focale fixe ouvrant à f/1.8, puis celle des optiques ouvrant à f/1.2, Nikon continue de compléter sa gamme en annonçant le nouveau NIKKOR Z 50 mm f/1.4. Cette focale historique vient à point nommé pour former un duo intéressant avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 annoncé ces derniers mois.

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : une plus grande ouverture à la portée de toutes les bourses ?

Le 50 mm f/1.4 chez Miss Numerique

NIKKOR Z 50 mm f/1.4, un classique revisité

Je reprends l’expression donnée par Nikon lors de la présentation de l’optique pour désigner le concept qui a prévalu pour proposer ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : travailler autour de la focale historique bien connue des photographes argentiques, le 50 mm, en l’associant à une grande ouverture tout aussi historique, le f/1.4, et en modernisant l’ensemble.

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur Nikon Z 6III

le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur le Nikon Z 6III

Mais pourquoi un NIKKOR Z 50 mm f/1.4 alors qu’il existe déjà un NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S et un NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S ? Pour deux raisons principales, dont une citée par la marque.

La première raison, ce n’est pas Nikon qui le dit mais moi, c’est le statut social. Disposer d’un objectif « qui ouvre à f/1.4 », c’est avoir dans votre besace un objectif « qui fait pro », une optique « forcément meilleure que les f/1.8 ». Il est vrai que bien souvent, disposer d’une plus grande ouverture est un avantage, et que f/1.4 c’est plus ouvert que f/1.8, mais ne nous voilons pas la face, « avoir un f/1.4 » ça fait plaisir.

La très grande ouverture, c’est le f/1.2, mais l’usage, le poids et le tarif font de cette optique un objet de désir plus qu’un compagnon du quotidien.

J’en arrive donc à la seconde raison, le tarif. Pour Nikon, proposer un 50 mm f/1.4, c’est proposer une focale fixe classique dont l’ouverture autorise des prises de vue qu’un zoom « passant par » 50 mm ne permet pas. C’est aussi, surtout, une façon pour Nikon de proposer un 50 mm plus compact, plus léger, plus accessible que le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S.

Mais qu’a-t-il dans le ventre ce 50 mm f/1.4 ?

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : présentation

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 vu de profil

Ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 reprend le concept déjà proposé par Nikon pour son NIKKOR Z 35 mm f/1.4. Une optique bien positionnée en terme de tarif (559 euros TTC à son lancement, soit moins chère que le 50 mm f/1.8 S), avec un bokeh très doux (diaphragme à 9 lames), une ouverture généreuse, une mise au point minimale à 37 cm. C’est aussi une focale idéale en vidéo, pour laquelle Nikon revendique la suppression du focus breathing.

Cet objectif dispose d’une bague personnalisable comme tous les NIKKOR Z, sans aucun clic pour garantir la plus grande discrétion aux vidéastes. La formule optique comprend 10 éléments en 7 groupes, dont une lentille asphérique. L’autofocus met en œuvre la motorisation AF multi-groupe désormais bien connue sur les NIKKOR Z, notez toutefois l’absence de commutateur AF/M sur l’objectif.

La bague est en métal, toutes les pièces mobiles du barillet sont hermétiques pour une grande résistance. Ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 pèse 420 grammes, mesure 74,5 mm de diamètre pour 86,5 mm de longueur.

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 formule optique

la formule optique du NIKKOR Z 50 mm f /1.4

Fiche technique du NIKKOR Z 50 mm f/1.4

  • Type : Monture Z de Nikon
  • Format : FX compatible APS-C
  • Focale : 50 mm
  • Ouverture maximale : f/1.4
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 10 lentilles en 7 groupes (dont 1 lentille asphérique)
  • Angle de champ : Format FX : 47° Format DX : 31°30’
  • Système de mise au point : Système AF multi-groupes, système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 0,37 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,17 x
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 62 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions (diamètre maximum x longueur à partir de la monture d’objectif) : Environ 74,5 × 86,5 mm
  • Poids : Environ 420 g
  • Accessoires fournis : Bouchon dʼobjectif LC-62B, bouchon dʼobjectif LF-N1, Parasoleil HB-115

Premier avis sur le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Nikon a compris que les optiques à très grande ouverture et au tarif astronomique ne peuvent séduire tous les photographes. Le développement d’une gamme f/1.4 est donc une bonne nouvelle, d’autant plus quand il s’agit de proposer des focales classiques comme le 35 mm et désormais le 50 mm. Ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 se veut plus ouvert que le f/1.8 S, plus accessible que le f/1.2 S, il ne devrait pas trop peser sur vos cervicales. De bons points.

À l’inverse, cet objectif n’est pas estampillé Série S, la différence pouvant se faire sentir en matière de qualité optique et de fabrication, les premiers tests nous le diront. Il fallait bien rogner sur quelque chose pour arriver à un tarif attractif, c’est là que ça s’est passé.

Si j’applaudis des deux mains l’arrivée de ce second f/1.4 dans la gamme NIKKOR Z focales fixes, je suis moins emballé par la taille de l’optique, sa longueur en particulier. J’ai bien conscience qu’il faut loger la motorisation autofocus, mais en 2024, il aurait été agréable de disposer d’un 50 mm plus compact dans l’esprit du NIKKOR Z 40 mm f/2 dont personne ne remet en question les qualités par ailleurs. Pas la même gamme, pas les mêmes caractéristiques, nous sommes d’accord. Mais quand même.

La question va donc se poser très vite pour le photographe amateur désireux d’utiliser une focale fixe « standard » à grande ouverture, laquelle choisir ?

Pour faire simple et court :

  • entre ce 50 mm f/1.4 et le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, la différence tient en la qualité générale de l’optique et sa finition (et 2/3 d’IL) et le tarif (le f/1.4 est moins cher que le f/1.8 S),
  • entre ce 50 mm f/1.4 et le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, la différence est dans le tarif,
  • entre ce 50 mm f/1.4 et le NIKKOR Z 40 mm f/2, la différence tient en la compacité (avec 10 mm de focale et 1 IL d’ouverture).

Il n’en reste pas moins que je me réjouis de voir de telles optiques arriver dans la gamme, que ce 50 mm f/1.4 représente une belle alternative aux zooms transstandards à l’ouverture moins généreuse, et que les utilisateurs de Nikon Z APS-C vont trouver là une focale fixe à portrait abordable (cadrant comme un 75 mm) qui ne devrait pas leur déplaire.

Le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 sera disponible dès le 26 septembre 2024 au tarif public de 559 euros TTC.

Le 50 mm f/1.4 chez Miss Numerique

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4
Source : Nikon France

Le 50 mm f/1.4 chez Miss Numerique


Comment supprimer les doublons dans Lightroom

Vous utilisez Lightroom Classic et vous avez importé de nombreuses photos au fil du temps, ce qui a probablement créé des doublons dans votre catalogue. Ces doublons prennent de l’espace inutilement et peuvent rendre l’organisation de vos photos plus difficile. Voici comment vous pouvez identifier et supprimer les doublons dans Lightroom.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

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Supprimer les doublons dans Lightroom, pourquoi ?

Bien gérer votre catalogue Lightroom Classic, c’est vous assurer que vous n’avez pas de doublons inutiles qui encombrent votre espace de stockage et compliquent l’organisation de vos photos. L’un des avantages de Lightroom Classic est justement d’éviter la multiplication des fichiers pour une même photo, en vous permettant de générer à la demande des versions de différentes tailles ou de différents formats sans avoir à dupliquer les fichiers sur le disque :

  • pour publier sur votre site web
  • pour envoyer par email
  • pour partager sur les réseaux sociaux
  • pour faire des tirages
  • pour créer des illustrations

Cependant, il n’est pas rare de commencer à utiliser Lightroom Classic avant de bien comprendre toutes ses fonctionnalités, ce qui peut conduire à la création involontaire de doublons sous forme de photos identiques mais de différentes tailles.

Avant l’importation

Lors de l’importation de nouvelles photos, le logiciel offre une fonctionnalité intégrée pour détecter les doublons potentiels. Dans la boîte de dialogue d’importation, vous pouvez activer l’option « Ne pas importer les éventuels doublons ».

Comment ne pas importer les doublons dans Lightroom Classic

Lorsque cette option est cochée, Lightroom compare les fichiers que vous essayez d’importer avec ceux déjà présents dans votre catalogue. Il utilise plusieurs critères pour cette comparaison, dont :

  • le nom du fichier,
  • la date de création,
  • la taille du fichier.

Si Lightroom détecte un doublon potentie, il marque cette photo pour ne pas l’importer, évitant ainsi d’encombrer votre catalogue avec des copies inutiles.

Cette fonctionnalité est particulièrement utile lorsque vous importez à partir de cartes mémoire ou de dossiers qui peuvent contenir des photos déjà présentes dans votre catalogue. Cependant, il est important de noter que cette méthode n’est pas infaillible et peut parfois manquer certains doublons, en particulier si les fichiers ont été modifiés ou renommés.

Après l’importation

Bien que Lightroom Classic soit l’un des meilleurs outils pour trier et classer vos photos, il ne propose pas encore pas de filtre intégré permettant de rechercher automatiquement les doublons après l’importation. Cela rendrait l’identification et la suppression des photos en double ou triple beaucoup plus facile.

Heureusement, il existe des solutions simples à mettre en œuvre qui vont vous aider à identifier et éliminer ces doublons encombrants de votre catalogue Lightroom.

Utiliser un plugin de détection de doublons dans Lightroom Classic

Lightroom Classic autorise l’utilisation de modules externes, ou plugins, qui permettent d’étendre les fonctionnalités du logiciel. Utiliser un plugin de détection de doublons dans Lightroom Classic va vous aider à simplifier le processus d’identification et de suppression des photos en double.

Ces plugins sont conçus pour scanner votre catalogue et repérer les doublons en utilisant des critères plus avancés que la simple comparaison de noms de fichiers. Ils peuvent :

  • analyser le contenu visuel des images,
  • comparer les métadonnées,
  • et même détecter des photos similaires mais non identiques.

Une fois les doublons identifiés, ces plugins vous permettent généralement de visualiser les doublons dans une collection créée et gérée par le plugin, ou via l’ajout d’un mot clé spécifique. Vous pouvez alors choisir quelles photos conserver et lesquelles supprimer dans Lightroom comme vous le faites pour toute autre photo.

Il existe différents plugins pour la détection de doublons dans Lightroom Classic, certains plus évolués que d’autres, gratuits comme payants. Notez que ces plugins sont développés par des tiers et non par Adobe. Assurez-vous de les télécharger à partir de sources fiables et de vérifier leur compatibilité avec votre version de Lightroom Classic avant l’installation, de même qu’avec votre système d’exploitation (MacOs ou Windows).

Par ailleurs et par habitude, je privilégie toujours les plugins qui s’intègrent nativement dans Lightroom Classic, plutôt que ceux qui fonctionnent de façon distincte en lisant et écrivant dans le catalogue hors contrôle du logiciel.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom avec Teekesselchen

Parmi les plugins disponibles à la date de publication de cet article, Teekesselchen utilise une approche intéressante basée sur les métadonnées de vos photos pour détecter les doublons. La date et l’heure de capture sont les valeurs essentielles utilisées, mais avec une précision limitée à la seconde. Cette limitation peut parfois conduire Teekesselchen à marquer comme doublons deux photos différentes prises en rafale, par exemple.

Pour affiner la détection dans ces cas, le plugin propose une option utilisant ExifTool, permettant de comparer davantage de métadonnées. Cette option se trouve dans l’onglet « Rules » des paramètres du plugin. Il est recommandé de l’activer si vous constatez des faux positifs dans la détection des doublons.

Comme la plupart des plugins de ce type, Teekesselchen ne supprime jamais vos photos automatiquement. Il vous présente les doublons potentiels et vous laisse le contrôle total sur les suppressions. Cette approche vous permet de vérifier chaque cas avant de prendre une décision, évitant ainsi la suppression accidentelle de photos.

Installation du plugin Teekesselchen

Suivez ces étapes :

  • Téléchargez le fichier teekesselchen.zip le plus récent sur le site de son éditeur
  • Décompressez le fichier téléchargé teekesselchen.zip afin d’obtenir le dossier teekesselchen.lrplugin
  • Copiez ce dossier dans le dossier de modules de votre installation Lightroom

Vous pouvez trouver le dossier Modules sur votre ordinateur en vérifiant où les modules déjà installés (il y en a au moins un) sont localisés :

Localisation des modules dans Lightroom Classic (plugins)

Par défaut dans Windows: \Users\user\AppData\Roaming\Adobe\Lightroom\Modules\

Par défaut dans macOS: /user/Library/Application Support/Adobe/Lightroom/Modules/

Liste des modules externes dans Lightroom Classic, liste des plugins dans le gestionnaire de modules externes

  • Lancez Lightroom Classic
  • Ouvrez le Gestionnaire de modules externes depuis le menu Fichier > Gestionnaire de modules externes
  • Cliquez sur Ajouter et naviguez jusqu’au dossier teekesselchen.lrplugin
  • Vérifiez que le module est bien activé, c’est terminé

Note : Les noms exacts des menus peuvent varier selon la version de Lightroom Classic que vous utilisez, mais la logique reste la même.

Utilisation du plugin pour supprimer les doublons

Il existe plusieurs façons de déterminer quelles photos seront vérifiées par Teekesselchen. Vous pouvez sélectionner :

  • l’ensemble du catalogue
  • des dossiers spécifiques
  • des collections

Je vous recommande de commencer par des sélections réduites (un dossier par exemple) pour vous familiariser avec le fonctionnement du plugin avant de lancer une analyse sur l’intégralité de votre catalogue, surtout si celui-ci contient un grand nombre de photos.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom Classic

Une fois que vous avez lancé la détection de doublons, une fenêtre s’affiche pour vous indiquer ce que le plugin va faire. Je vous mets une copie d’écran avec la traduction superposée, le plugin est en anglais.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

Vous pouvez changer les critères de détection en allant dans l’onglet Marks (marques). Notez que vous pouvez changer l’intitulé du mot clé qui sera ajouté aux doublons (‘Duplicate’ par défaut) pour, par exemple, « doublon ». Il en est de même pour la collection dynamique que le plugin va créer et qui contiendra toutes les photos portant le mot clé choisi.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

 

Le dernier onglet, Rules (règles) vous permet d’affiner les règles de détections des doublons. Les choix par défaut conviennent pour une première identification de doublons. Cliquez sur le bouton « Save (Sauvegarder) pour que le plugin mémorise vos choix, puis lancez la détection des doublons en cliquant sur « Find duplicates » (Trouver les doublons).

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

 

La durée de recherche est fonction du nombre de photos à parcourir et de la performance de votre ordinateur. Si vous avez coché la case « Clean up before start » cette détection sera plus longue car le plugin doit supprimer tous les mots clés Doublon déjà renseignés avant de lancer la détection.

Une fois la recherche terminée, le résultat s’affiche. Ici, le plugin a trouvé 215 doublons dans Lightroom sur 1198 photos présentes dans le dossier concerné. Il en a sauté 10 (des copies virtuelles) et a mis 7 secondes pour effectuer cette détection.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

Le mot clé « doublon » a bien été ajouté aux photos concernées (215) ainsi qu’aux photos originales (215 aussi) mais pas aux photos exclues (10). Ici il a donc ajouté 420 fois le mot clé.

Il me reste maintenant à parcourir la collection « Doublons » (voir comment utiliser les collections) pour choisir quelles photos je veux supprimer (les doublons) ou non. Prenez soin au préalable de sauvegarder vos photos pour pouvoir récupérer toute erreur de suppression.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

 

En cliquant sur le nom de la collection Doublons, Lightroom Classic affiche toutes les photos ainsi marquées. Pour l’exemple, on peut voir ici qu’il s’agit principalement des couples RAW + JPG :

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

Supprimer les doublons dans Lightroom Classic, en conclusion

La suppression des doublons dans Lightroom Classic est une étape essentielle pour maintenir un catalogue organisé ainsi que pour optimiser l’espace disque occupé par vos photos. L’utilisation d’un plugin comme Teekesselchen rend cette tâche simple et efficace :

  • le plugin scanne votre catalogue en utilisant des algorithmes avancés pour identifier les doublons,
  • vous pouvez choisir de scanner tout votre catalogue ou des sections spécifiques,
  • le plugin vous présente les doublons potentiels, vous laissant le choix final de ce que vous souhaitez conserver ou supprimer,
  • tout se fait directement dans l’interface de Lightroom, sans nécessité d’exporter ou d’utiliser un logiciel externe,
  • ce qui prendrait des heures manuellement peut être accompli en quelques minutes.

Investir un peu de temps dans la configuration et l’utilisation d’un plugin de détection de doublons est un petit effort qui peut faire une grande différence dans votre pratique photographique au quotidien.

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La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d’éclairage en 3D

Rembrandt, loop, split, paramount… ces termes vous parlent ? Découvrez comment les maîtriser dans le livre La lumière de studio pour le portrait qui inclut 194 plans d’éclairage en 3D proposés par le photographe Dominique Agius.

La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d'éclairage en 3D

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Ce livre à la FNAC

Présentation du livre La lumière de studio pour le portrait

Le livre Les bases de l’éclairage en studio est une bible pour les photographes souhaitant perfectionner leurs compétences en éclairage. Structuré en deux parties principales, l’ouvrage débute par une exploration des bases de l’éclairage en studio, avant d’aborder les techniques de base pour le portrait.

Chaque chapitre est illustré par des schémas 3D, ce qui rend les concepts complexes plus accessibles. Les photos résultantes, générées artificiellement, permettent de comparer les plans d’éclairage entre eux. Néanmoins ces illustrations, bien que pédagogiques, manquent parfois de la réalité visuelle que des photographies réelles auraient pu apporter.

La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d'éclairage en 3D

Les bases de l’éclairage en studio

Dès les premières pages du livre, vous allez apprendre que tout commence par les sources de lumière. Chaque source a sa propre personnalité et son rôle spécifique. La key light, par exemple, est la principale source de lumière, celle qui va définir le caractère de l’éclairage. La fill light, quant à elle, adoucit les ombres créées par la key light, tandis que la kick light ajoute des accents et du relief.

Dominique Agius s’intéresse ensuite aux accessoires d’éclairage qui jouent un rôle crucial dans la qualité de la lumière. Un bol réflecteur concentre la lumière pour des effets plus directs et intenses.

Le bol beauté, préféré pour les portraits, diffuse une lumière douce et flatteuse. L’octobox, avec sa forme octogonale, offre une lumière plus enveloppante, idéale pour les prises de vue pleine longueur. Les parapluies sont polyvalents et parfaits pour créer une lumière douce et diffuse. Vous allez apprendre pourquoi chaque accessoire a son utilité et comment les utiliser efficacement.

La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d'éclairage en 3D

Les plans d’éclairage

Les schémas classiques comme le Rembrandt, le loop, le split, et le paramount sont des incontournables. Vous allez découvrir leurs caractéristiques, parmi lesquelles :

  • le Rembrandt, avec son triangle de lumière caractéristique sous l’œil, ajoute une profondeur dramatique,
  • le loop, avec son ombre en forme de boucle, est idéal pour des portraits plus naturels,
  • le split, qui divise le visage en deux moitiés de lumière et d’ombre, donne un look intense et mystérieux,
  • le paramount, également connu sous le nom de butterfly, crée une ombre en forme de papillon sous le nez, parfait pour les portraits glamour.

Le plan d’éclairage ne serait rien sans … éclairage. Dominique Agius s’intéresse donc en toute logique aux éclairages particuliers comme le high key et le low key :

  • le high key, avec sa prédominance de tons clairs, crée une atmosphère légère et joyeuse, souvent utilisée dans les portraits d’enfants et de mode,
  • le low key, à l’inverse, utilise des tons sombres pour un effet dramatique et intense, idéal pour des portraits contrastés ou de nu.

Si vous cherchez à aller encore plus loin, les quelques pages en annexe à la fin du livre détaillent la réalisation de portraits fine art, d’enfant, contrasté, de nu, d’homme, de mode.

Mon avis et à qui s’adresse ce livre

Le livre La lumière de studio pour le portrait est riche et complet, couvrant tous les plans d’éclairage et leurs variantes. Les illustrations 3D homogénéisent l’ensemble et facilitent les comparaisons. Ces illustrations, bien que parfaites pour la compréhension, apparaissent toutefois plutôt artificielles et auraient bénéficié d’un complément de photographies réelles pour un rendu plus concret.

La lumière de studio pour le portrait s’adresse aux photographes amateurs comme experts. Les débutants y trouveront une introduction claire et détaillée aux différentes sources de lumière et accessoires d’éclairage. Les photographes plus expérimentés apprécieront les plans d’éclairage de portraits avancés et les techniques spécifiques pour différents types de portraits.

Proposé au tarif public de 30 euros, ce livre se révèle également être un excellent support de cours pour tous les étudiants en photographie, offrant un guide de référence complet pour tester et maîtriser divers éclairages en studio.

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Nikon Z 6III : plus qu’une évolution, un mini Z 8 polyvalent et plus accessible

Si un Nikon Z s’est fait attendre, c’est bien le nouveau Nikon Z 6III, censé intégrer ce qui a fait le renouveau de cette gamme Nikon hybride, un autofocus au sommet de son art et une grande polyvalence en photo comme en vidéo.

Juin 2024 c’est chose faite, le Z 6III est officialisé. J’ai pu le prendre en main en avant première, voici la toute première présentation d’un hybride qui s’avère bien plus que le simple successeur des Nikon Z 6 et Z 6II. 

MàJ septembre 2024 : le test du Nikon Z 6III est disponible ici.

Nikon Z 6III : plus qu'une évolution, un mini Z 8 polyvalent et accessible

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon sur place et par correspondance

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Nikon Z 6III : un mini-Z 8 qui dynamise le segment des plein format polyvalents

Je m’emballe ? A peine. Utilisateur d’un Nikon Z 6, puis d’un Nikon Z 6II, cela fait six ans que je pratique l’hybride 24 Mp Nikon au quotidien. Aussi quand il a été question d’un nouveau 24 Mp, nommé Z 6III, censé succéder aux Z 6 et Z 6II, vous vous doutez bien que j’avais des attentes.

Je rêvais déjà d’un autofocus à la Z 9 / Z 8 / Z f, d’un capteur plus sensible, d’une ergonomie plus proche du Z 6 que celle du Z f (lire le test du Nikon Z f), d’un écran capable de bouger dans tous les sens … bref, du meilleur Nikon possible dans un corps ni bodybuildé, ni étriqué et proposé, forcément, à prix plus doux que celui du Z 8.

Je n’ai pas été déçu lors de la présentation, le Nikon Z 6III arrive avec une fiche technique qui ne peut laisser insensible (plus de détails plus bas) :

  • nouveau capteur CMOS BSI partiellement empilé de 24,5 Mp (différent de celui des Z 6II et Z f)
  • stabilisation capteur 8 stops
  • plage de sensibilité 100 à 64.000 ISO (50-204.800 en mode étendu)
  • processeur Expeed 7 (celui des Z 8 et Z 9)
  • effet black out indiscernable dans l’EVF
  • pixel shift 96 Mp
  • prédéclenchement
  • double obturation mécanique et électronique
  • rafale 20 vps en RAW, 60 vps en JPG pleine définition, rafale 120 vps en DX avec obturation 1/16.000 ème de sec.
  • autofocus du Z 8 / Z 9 entraîné par l’IA avec détection à -10 Ev, focus point VR et VR Lock
  • nouveau viseur EVF de 5,8 Mp 120 fps et 4.000 nits couvrant le DCI-P3
  • nouveau module vidéo 6K/60p (RAW) et 5,4K/60p (YUV) interne
  • entrée ligne audio
  • construction magnésium et fibre de carbone avec joints toriques
  • poignée avec double batterie (en option)

le Nikon Z 6III vu de profil avant avec les touches de fonction

le Nikon Z 6III vu de profil avant avec les touches de fonction

On est très loin du Z 6II (lire le test du Nikon Z 6II), et – surtout – pas si loin d’un Z 8 à la définition du capteur près.

La définition, parlons-en. Pourquoi 24,5 Mp et non 30 ou 33 Mp ? Limiter la définition à 24,5 Mp permet au Nikon Z 6III de bénéficier de toute la puissance du processeur Expeed 7 qui pilote :

  • l’autofocus,
  • le flux de données du capteur,
  • la réduction du bruit,
  • la détection AF – 10 Ev en basse lumière,
  • l’affichage du viseur EVF,
  • l’enregistrement vidéo 6K,
  • et quelques autres fonctions.

A ce jour, dans cette configuration, c’est la définition qui donne les meilleurs performances possibles sans aucun compromis sur les performances. En effet, plus il y a de pixels, à capacité de traitement égale, plus il y a de données à traiter, la performance s’en ressent forcément.

Sur le plan photographique, 24 Mp est une définition qui autorise une double page dans un magazine, un tirage 60×90, un gain en sensibilité (25.600 ISO seulement sur le Z 8), et qui permet la vidéo 6K. Le tout, il faut aussi le préciser, sans dépasser la barre tarifaire des 3.000 euros puisque le Nikon Z 6III est proposé au tarif public de 2.999 euros à sa sortie.

Ce « mini Z 8 » n’a donc pas à rougir face à son grand frère, et creuse nettement l’écart avec les générations précédentes, enterrant au passage la probabilité de voir arriver un Nikon Z 7III. Celui n’aurait pas d’intérêt face au Z 8, bien que je puisse toujours me tromper.

L’autre atout du Nikon Z 6III est son gabarit, il est plus carré que le Z 6II mais pas plus gros, tandis que son poids de 750 gr. (705 gr. pour le Z 6II) fait la différence avec les 910 gr. du Z 8.

Le Nikon Z 6III est proposé au tarif public de 2.999 euros boîtier nu à sa sortie, soit 1 600 euros de moins que le Z 8 et 500 euros de plus que le Z f qui adresse d’autres besoins.

Le Nikon Z 6III peut recevoir une poignée Nikon MB-N14 optionnelle (avec molette et déclencheur) qui double l’autonomie (399 euros), il est compatible avec la poignée vidéo Nikon MC-N10 (499 euros). Le chargeur Nikon MH-34 est disponible au tarif de 57,99 euros, la livraison du chargeur étant désormais interdite par les règles européennes (le boîtier peut être rechargé en USB-C).

Le tableau général est dressé, intéressons-nous maintenant aux détails.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III vu de face avec ses 2 touches Fn

Nikon Z 6III : caractéristiques principales

Un châssis compact

comparaison Nikon Z 6III vs Nikon Z 8 vs Nikon Z 9

comparaison Nikon Z 6III vs Nikon Z 8 vs Nikon Z 9

Le gabarit du Nikon Z 6III est le même que celui des Nikon Z 6 et Z 6II. Plus carré, son profil se rapproche de celui du Nikon Z 8.

Pesant 45 grammes de plus que le Z 6II (c’est toujours trop mais ça reste limité), ce châssis est construit en alliage de magnésium et en fibre de carbone (Sereebo). A la différence du Z 6II, le Z 6III est donné pour une résistance aux basses températures jusqu’à -10°C (0°C pour le Z 6II), ce qui explique la nouvelle poignée MB-N14 (celle du Z 6II est donnée pour 0°C).

Nikon Z 6III protection étanchéité par joints toriques

Nikon Z 6III étanchéité par joints toriques

Un ensemble de joints toriques protège le boîtier de toute intrusion d’humidité ou de poussière. Ces caractéristiques sont celles des Nikon Z 8 et D850 dont la réputation de robustesse n’est plus à faire.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

la molette de modes et la connectique latérale du Nikon Z 6III

La face avant reprend les 2 touches Fn personnalisables, le dos du boîtier propose une disposition des commandes proche de celle des Z 6 avec l’inversion, toutefois, des touches de visualisation d’image et de mode de déclenchement, ce qui est une bonne chose (je le réclamais depuis l’arrivée du Z 6).

le Nikon Z 6III vue de dos

le Nikon Z 6III vu de dos

La couronne supérieure gauche est identique à celle du Z 6II, elle diffère de celle du Z 8. Le capot supérieur droit reprend lui-aussi l’ergonomie du Z 6II en ajoutant une touche d’éclairage des commandes tandis que le logo Z 6III y trouve sa place, comme sur les Nikon Z récents.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

les commandes supérieures du Nikon Z 6III

Du fait de son positionnement dans la gamme, le Nikon Z 6III ne dispose pas d’un volet de protection du capteur, mais il autorise son verrouillage lorsque le boîtier est sur OFF. Il conserve la double obturation mécanique et électronique. Notez enfin que le Nikon Z 6III dispose de deux emplacements pour cartes mémoire :

  • un emplacement pour cartes CFexpress ou XQD type B
  • un emplacement pour cartes SD

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III, notez l’inversion de position des touches visualisation et modes de déclenchement

Un capteur CMOS BSI partiellement empilé de 24,5 Mp à simple flux

Le Nikon Z 6III inaugure un tout nouveau capteur de 24,5 Mp, différent donc de celui des Z 6II et Z f. Ce capteur adopte une construction à mi-chemin entre le simple BSI CMOS et le BSI CMOS empilé, d’où l’intitulé « partiellement empilé ».

Les circuits de lecture et de conversion analogique-numérique, disposés en périphérie de la puce capteur, sont empilés. Cette disposition permet de rapprocher ces circuits des pixels, ce qui se traduit par une lecture plus rapide des données. C’est bien une nouvelle conception de capteur dont le but premier est d’offrir une cadence de balayage bien plus rapide que celle du Z 6II.

le capteur BSI CMOS partiellement empilé du Nikon Z 6III

le capteur BSI CMOS partiellement empilé du Nikon Z 6III

La définition de 24,5 Mp (24 Mp exploitables) est donc la même que celle des Z 6II et Z f, avec par contre une stabilisation 5 axes sur 8 stops (5 stops sur Z 6II et 6 stops sur Z 8). Le Nikon Z 6III reprend le processeur Expeed 7 des Z 8 et Z 9 comme le Z f.

Un processeur Expeed 7 pour 3,5 fois plus de rapidité

L’Expeed 7 et le nouveau capteur permettent au Nikon Z 6III d’être 3,5 x plus rapide que le Z 6II. Cette performance autorise la rafale à 120 vps en JPG, le 240 p et le 6K RAW en vidéo. Ce gain permet aussi au Z 6III de réduire très fortement le rolling shutter et de donner une visée bien plus fluide dans l’EVF en mode rafale (j’ai pu le constater). 

La plage de sensibilité du nouveau capteur du Nikon Z 6III est élargie par rapport à celle du Z 6II  : 100 à 64.000 ISO en mode normal (contre 100 à 51.200 pour Z 6II).

La fonction de pré-déclenchement permet d’enregistrer jusqu’à 1 seconde d’images entre l’instant où vous appuyez à mi-course et celui où vous appuyez à fond sur le déclencheur, tout en assurant mesure de l’exposition et mise au point autofocus entre chaque vue.

Un autofocus de Z 8/ Z 9

Grâce à l’Expeed 7 et au nouveau capteur, le Nikon Z 6III peut disposer des mêmes algorithmes autofocus que les Z f, Z 8 et Z 9, avec 273 points AF. Ce nombre de points, qui peut vous paraître limité face à certains concurrents, est à mettre en perspective avec la définition de 24 Mp :

  • plus il y a de pixels, plus il est possible de définir un nombre important de points AF,
  • plus il y a de points AF, moins l’AF est rapide (à puissance de calcul égale, il doit traiter plus de données),
  • ce n’est pas parce qu’il y a plus de points AF sur certains boîtiers que tous sont utilisés.

En clair, avec 24 Mp et la puissance de calcul du Z 8, le Z 6III pédale plus vite que ce dernier tout en couvrant l’intégralité du champ. Un joli score.

Cet autofocus est géré par l’IA Nikon de type Deep Learning qui autorise la détection et le suivi de différents types de sujets, parmi lesquels :

  • humains
  • animaux (la plupart)
  • oiseaux (via le mode animaux)
  • véhicules (autos, motos, camions, …)
  • avions
  • trains
  • vélos

Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :

  • pour les humains : visage, yeux, tête, torse (avec visage à l’endroit ou à l’envers)
  • pour les animaux : corps, yeux, tête

La hiérarchisation permet de donner la priorité à ce qui semble (pour l’IA) le plus important, les yeux d’une personne par rapport à son torse par exemple.

Le Nikon Z 6III reçoit également un mode de suivi 3D qui complète le mode AF Zone Automatique du Z 6II et fonctionne sur le même principe que le suivi 3D des reflex, élargi toutefois à l’ensemble du champ cadré. Cet AF propose de nombreuses options de personnalisation de la zone large avec (ou non) détection des yeux.

Oublié donc l’autofocus du Nikon Z 6II, qui, s’il a bien progressé avec les mises à jour firmware successives, ne peut rivaliser avec celui du Z 6III.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III, des menus Nikon bien connus et enrichis

Un nouveau viseur électronique EVF DCI-P3 de 4.000 nits

Contrairement au viseur des Nikon Z précédents, dotés de dalles 3,7 Mp Quad VGA, le Nikon Z 6III inaugure un nouveau viseur de 5,8 Mp (5.760 points) couvrant l’espace colorimétrique DCI-P3. C’est 25 % de plus d’espace colorimétrique par rapport au sRVB ; de plus la luminosité de ce viseur grimpe à 4.000 nits.

le viseur compatible DCI-P3 du Nikon Z 6III

le viseur compatible DCI-P3 du Nikon Z 6III

Ces deux caractéristiques font de ce viseur le plus lumineux et le plus fidèle en restitution des couleurs du marché (à la date de publication de cet article). Le rafraîchissement de l’image est assuré jusqu’à 120 fps et ne descend jamais en-dessous de 60 fps (selon configuration).

Un seul bémol me concernant, Nikon a utilisé le cadre rectangulaire du Z 6II et non le viseur rond du Z 8 que j’aurais apprécié. Mais il faut bien en laisser pour les gammes supérieures (et plus chères).

Un écran arrière sur rotule

Enfin ! L’écran arrière du Z 6II était inclinable mais il n’était pas possible de le positionner sur un autre axe. L’écran du Nikon Z 6III adopte le montage sur rotule, ce qui vous permet de le positionner comme vous l’entendez, y compris en position de tournage vidéo face caméra (ce qui manquait vraiment au Z 6II).

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

L’écran arrière tactile du Nikon Z 6III sur rotule

Le Nikon Z 6II et la vidéo

Je disais déjà à propos du Z 8 qu’un boîtier plus petit, plus léger et plus compact était un atout en vidéo. Plus simple à accessoiriser, plus simple à stabiliser, il impose moins de contraintes et se gère plus simplement. Le Nikon Z 6III est plus petit, plus léger et plus compact que le Nikon Z 8, vous voyez où je veux en venir.

les différents modes vidéo du Nikon Z 6III

les différents modes vidéo du Nikon Z 6III

Le Nikon Z 6III dispose de capacités vidéos encore jamais vues sur un hybride Nikon de cette catégorie :

  • 6K 60p en N-RAW interne
  • 4K 120p en crop DX
  • 4K UHD suréchantillonné
  • Prise en charge N-Log et HLG
  • zoom électronique dans l’image
  • double plage ISO débutant à 800 ou 200 ISO (avec plage dynamique plus riche dans le sombre)
  • Enregistrement audio PCM linéaire 48 kHz sur 24 bits avec entrée ligne
  • Stabilisation vidéo capteur

Le mode vidéo autorise la prise de vue photo simultanée en haute définition et le zoom électronique dans l’image 6K. Vous trouverez touts les détails sur la vidéo dans la fiche technique ci-dessous.

la double plage de sensibilité ISO en vidéo du Nikon Z 6III

la double plage de sensibilité ISO en vidéo du Nikon Z 6III

Batterie et recharge

Le Nikon Z 6III utilise une batterie Nikon EN-EL15 C, celle des Nikon Z 6II, Z f et Z 8. Il est compatible avec toutes les batteries EN-EL15 C (par contre seule la version C autorise la recharge USB). La recharge est possible via le port USB-C dédié. L’autonomie officielle selon les normes CIPA est de 360 vues sans poignée additionnelle et 720 vues avec poignée.

Attention, la réalité est toujours supérieure, les normes CIPA ne prenant pas en compte les spécificités des hybrides. L’autonomie réelle est en moyenne au moins deux fois supérieure à celle mentionnée par ces normes.

Connectique

Le Nikon Z 6III propose le Bluetooth 5.0 et le WiFi intégré à 2,4 ou 5 GHz. Il embarque un ports USB-C capable d’assurer la recharge de la batterie.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

la poignée Nikon MB-N14

Fiche technique Nikon Z 6III

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Type Appareil photo hybride
Monture dʼobjectif Monture Z de Nikon
Capteur d’image plein format 24×36, CMOS partiellement empilé
Pixels effectifs 24,5 Mp
Logement pour cartes 1 carte CFexpress type B ou XQD et 1 carte Secure Digital (SD)
Viseur Viseur électronique OLED de 1,27 cm (0,5 pouces), environ 5 760 000 pixels UXGA avec réglage de l’équilibre colorimétrique et réglage de la luminosité automatique ou manuel sur 19 niveaux ; affichage de la cadence de prise de vue élevée disponible
Objectifs compatibles Objectifs NIKKOR à monture Z, objectifs NIKKOR à monture F (bague Nikon FTZ nécessaire)
Type dʼobturateur Obturateur mécanique à plan focal et translation verticale, contrôlé électroniquement
Obturation électronique au premier rideau
Obturateur électronique
Vitesse d’obturation 1/8.000 à 30 s (incrément de 1/3, 1/2 et 1 IL, extensible jusqu’à 900 s en mode M), pose B, pose T
Lors de l’utilisation d’un obturateur électronique, la vitesse d’obturation peut être réglée jusqu’à 1/16.000 s.
Cadence de prise de vue en rafale Jusqu’à 120 vps
Continu basse vitesse : environ 1 à 7 vps
Continu haute vitesse : environ 8,1 vps (en utilisant l’obturateur électronique et avec des réglages de qualité d’image autres que NEF (RAW) et NEF (RAW) : environ 16 vps)
Continu haute vitesse (étendu) : environ 14 vps (avec obturateur électronique : environ 20 vps)
Prise de vue haute vitesse + (C30) : environ 30 vps
Prise de vue haute vitesse + (C60) : environ 60 vps
Prise de vue haute vitesse + (C120) : environ 120 vps
Sensibilité 100 à 64.000 ISO (incrément de 1/3 ou 1 IL)
Réglable sur environ 0,3, 0,7 ou 1 IL (équivalant à 50 ISO) en dessous de 100 ISO ou sur environ 0,3, 0,7, 1 ou 1,7 IL (équivalant à 204.800 ISO) au-dessus de 64.000 ISO
Contrôle automatique de la sensibilité disponible.
Système autofocus AF hybride à détection de phase/de contraste avec assistance AF
Commande du flash TTL : contrôle du flash iTTL, dosage flash/ambiance iTTL utilisé avec la mesure matricielle, pondérée centrale, pondérée sur les hautes lumières, dosage flash/ambiance iTTL standard utilisé avec la mesure spot
Vidéo – taille d’image (pixels) et cadence de prise de vue 5376 × 3024 (5,4K) : 60p/50p/30p/25p/24p
3840 × 2160 (4K UHD) : 120p/100p/60p/50p/30p/25p/24p
1920 × 1080 : 240p/200p/120p/100p/60p/50p/30p/25p/24p
1920 × 1080 (au ralenti) : 30p ×4/25p ×4/24p ×5
Format de fichier NEV, MOV, MP4
Compression vidéo N-RAW (12 bits)
Apple ProRes RAW HQ (12 bits)
Apple ProRes 422 HQ (10 bits)
H.265/HEVC (8 bits/10 bits)
H.264/AVC (8 bits)
Périphérique d’enregistrement audio Possibilité d’utiliser un microphone stéréo intégré ou externe
Possibilité d’utiliser des périphériques audio externes via une entrée de ligne
Sensibilité réglable de l’entrée audio
Fonctions d’atténuateur, de réponse en fréquence et de réduction du bruit du vent
Moniteur Moniteur ACL tactile TFT orientable de 8 cm, d’environ 2 100 000 pixels, avec angle de vue de 170°
Couverture de l’image d’environ 100 %
Réglage de l’équilibre colorimétrique et réglage manuel de la luminosité sur 15 niveaux
Interface externe Port USB SuperSpeed de type C
Connecteur HDMI de type A
Fiche mini stéréo d’entrée/sortie séparées (3,5 mm de diamètre ; entrée alimentée et entrée de ligne prises en charge)
Connexion sans fil WI-FI®/ BLUETOOTH®
Accumulateur Accumulateur Li-ion EN-EL15c
Bloc alimentation : poignée-alimentation MB-N14 (disponible séparément) nécessitant deux accumulateurs ENEL15c
Adaptateur secteur Adaptateurs secteur EH-8P (disponible séparément)
Câble USB UCE25 fourni requis
Adaptateurs secteur EH5d, EH5c et EH5b, nécessite le connecteur d’alimentation EP5B (disponible séparément)
Dimension (L x H x P) Environ 138,5 x 101,5 x 74 mm
Poids Environ 760 g avec batterie et carte mémoire mais sans bouchon de boîtier ni volet de la griffe flash
Environ 670 g (appareil photo boîtier uniquement)
Accessoires fournis Volet de la griffe flash BS1 (monté sur l’appareil photo)
Œilleton en caoutchouc DK29 (monté sur l’appareil photo)
Bouchon de boîtier BF-N1
Accumulateur Li-ion ENEL15c avec cache-contacts
Attache pour câble HDMI/USB
Courroie AN-DC26
Câble USB UCE25

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Nikon Z 6III vs Nikon Z 8, principales différences

Je dresse ici une liste de capacités qui peuvent faire la différence entre les Nikon Z 6III et Nikon Z 8 pour les versions de firmwares connues :

  • 24,5 Mp vs 45 Mp
  • vidéo 6K vs 8K
  • absence de volet de protection du capteur
  • 2 touches Fn vs 3
  • viseur rectangulaire vs viseur rond
  • accès BdB et bracketing via menu Info vs. trèfle supérieur

Nikon Z 6III vs Nikon Z 6II, principales différences

Toujours sur la base des informations reçues au jour de la publication de cet article et avec les versions de firmwares connues (entre parenthèses les caractéristiques du Z 6II):

  • nouveau capteur CMOS BSI 24,5 Mp
  • processeur Expeed 7 (vs Expeed 6)
  • stabilisation capteur 8 stops (vs 5 stops)
  • obturateur 1/16.000 en rafale (vs 1/8.000)
  • nouveau viseur EVF 5,7 Mp à 4.000 nits et 120 fps DCI-P3 (vs OLED 3,7 Mp VGA)
  • nouvel autofocus type Z 8 (vs première génération)
  • AF suivi 3D (vs suivi du sujet simple)
  • détection AF basse lumière à -10 Ev (vs -4,5 Ev)
  • focus point VR
  • VR Lock
  • plage de sensibilité étendue à 64.000 ISO (vs 51.200 ISO)
  • rafale 20 vps RAW et 60 vps JPG (vs 14 vps)
  • réduction du rolling shutter
  • suppression (quasi) de l’effet blackout en visée EVF
  • pixel shift 96 Mp
  • vidéo 6K RAW interne (vs 4K)
  • entrée ligne audio
  • écran monté sur rotule (vs inclinable)
  • poignée optionnelle avec molette, touches et double batterie
  • protection jusqu’à -10°C (vs 0°C)

Nikon Z 6III : disponibilité et tarif

Le Nikon Z 6III sera disponible dès le 25 juin 2024 au tarif public de 2.999 euros boîtier nu.

La poignée photo optionnelle Nikon MB-N14 sera disponible au tarif public de 399 euros.

La poignée vidéo optionnelle Nikon MC-N10 est disponible au tarif public de 499 euros.

Le chargeur Nikon MH-34 est disponible au tarif public de 57,99 euros.

Du 17 au 25 juin 2024, pour toute précommande du Nikon Z6III au Nikon Plaza ou sur le Nikon Store, une formation eLearning de la Nikon School d’une valeur de 99 euros sera offerte. Animée par Vincent Lambert, et d’une durée de 2h30, elle permettra aux possesseurs du Nikon Z6III de s’approprier les fonctionnalités et d’optimiser les réglages.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

le gabarit compact du Nikon Z 6III

Nikon Z 6III : premier avis

J’ai pu prendre en main le Nikon Z 6III pendant une courte séance. Je n’avancerai donc rien ici avant de prendre le temps de le tester longuement, d’autant plus qu’il va remplacer mon actuel Nikon Z 6II. Je vous invite d’ailleurs à me retrouver dans ma messagerie privée Telegram pour avoir la primeur de ce test dès que le boîtier sera disponible.

Face au Nikon Z 8 qui est LA référence du moment, il est clair que le Nikon Z 6III ne peut s’aligner sur tous les fronts. Toutefois il reprend bon nombre de fonctions du Z 8, dont un autofocus qui a déjà fait ses preuves. Pour 1.600 euros de moins, la fiche technique est attirante si vous n’avez pas absolument besoin de 45 Mp ni de la vidéo 8K, tout en ayant la possibilité de gagner 2 valeurs de sensibilité ISO, un viseur à la luminosité et à la définition supérieures et un autofocus au moins aussi réactif pour ne pas dire plus. Pour mes photos de danse, j’en rêve déjà.

Face au Nikon Z 6II doté lui-aussi de 24 Mp, le Z 6III est à la fois plus rapide, plus complet, plus polyvalent, et dispose de l’autofocus de nouvelle génération, d’un viseur plus lumineux et mieux défini, d’un nouveau capteur gagnant un cran d’ISO, et d’un processeur assurant les meilleures performances dans cette catégorie d’hybrides.

Ces différences peuvent vous inciter à regarder de près ce nouveau Nikon si vous pensez être aux limites de votre Z 6II, ou que vous souhaitez remplacer votre Nikon Z 6 série 1 avec un véritable écart en performances.

Si vous disposez d’un Nikon Z 7 ou Z 7II, que vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas passer au Z 8, mes arguments sont les mêmes, le Nikon Z 6III est l’hybride le plus polyvalent qui soit désormais chez Nikon.

La prise en main a été rapide et ne disposant pas de toutes les infos officielles au moment de la publication de cet article, si vous constatez une erreur, laissez-moi un commentaire avec la précision, je me ferai un plaisir de corriger.

Source : Nikon France

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Quelle focale pour le portrait, 135 vs 85 mm ?

Voici une question qui divise, alimente les débats et passionne : quelle focale focale pour le portrait choisir entre un 135 mm et un 85 mm ? C’est une question cruciale pour tout photographe, qui m’a été posée après la publication du test du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena, aussi je vous partage mes idées et pratiques avec la passion que je m’efforce de mettre dans mes conseils.

Quelle focale pour le portrait, 135 vs 85 mm ?

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Les deux valent mieux qu’une ?

Je vais commencer par une réponse de Normand, à la question « quelle focale pour le portrait entre 135 et 85 mm », je vous dis l’un, l’autre et les deux ! En effet, le choix d’une focale pour le portrait dépend de plusieurs facteurs.

Le 135 mm est souvent utilisé pour ses capacités à isoler le sujet du fond avec une grande précision. Cette distance focale plus longue permet de créer un effet de compression qui peut s’avérer flatteur pour les portraits. Le 135 mm utilisé à pleine ouverture f/1.8 ou f/1.2 crée un arrière-plan au flou agréable, le sujet semble se détacher de l’image.

Le 135 mm est particulièrement efficace pour les portraits en extérieur où vous avez de l’espace pour reculer et tirer parti de cette distance focale.

Le 85 mm, quant à lui, offre une autre perspective tout aussi séduisante. L’effet bokeh produit par cet objectif est souvent aussi sublime que celui du 135 mm, donnant des arrière-plans ‘crémeux’ qui mettent le sujet en valeur avec beaucoup de douceur. En studio ou dans des espaces plus confinés comme en portrait de rue, le 85 mm est plus pratique car il impose moins de recul que le 135 mm.

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135 mm vs 85 mm, comment choisir ?

Je dis souvent dans mes Lettres quotidiennes que la photographie est une question de contexte et de style. Pour mes usages, avec ma pratique et mes envies, je considère en priorité l’espace dans lequel je fais mes portraits.

En extérieur, dans un parc ou dans la nature où je peux prendre du recul, le 135 mm est un choix qui me permet de compresser les plans pour mettre en valeur le sujet en l’utilisant l’arrière-plan comme décor.

A l’inverse, en intérieur, en studio ou dans la rue, avec un espace disponible moins important, je privilégie le 85 mm qui me permet de me placer plus près de mes sujets, sans avoir à changer de trottoir ou à me coller contre un mur.

Vient ensuite la question du style. Si vous aimez les portraits très serrés, où chaque détail du visage doit apparaître, le 135 mm vous permet de cadrer très serré. Pour des portraits en plans plus larges, voire en pied, le 85 mm est idéal.

Et pourquoi pas les deux ?

Vous voyez déjà venir ma réponse finale, 85 mm comme 135 mm servent deux besoins différents et sont complémentaires selon vos projets. Seulement investir dans un 85 mm et dans un 135 mm, surtout si vous faites le choix d’objectifs à grande ouverture comme le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S ou le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena, ce n’est pas neutre en terme d’investissement financier.

Je vous incite donc à faire des essais dans les conditions de prise de vues qui sont les vôtres, en utilisant un zoom qui couvre ces deux focales. Un 70-200 mm, quel qu’il soit, vous permet de cadrer à 85 mm puis de vous déplacer pour cadrer à 135 mm. Les données EXIF des photos comporteront la distance focale utilisée, vous serez donc capable de comparer en observant vos photos dans votre logiciel favori. Avant de décider de quelle focale vous rend quel service, et le cas échéant, d’investir dans un objectif à focale fixe de 85 mm ou de 135 mm.

Sachez aussi que parfois, un changement de focale peut vous aider à penser autrement et vous offrir de nouvelles perspectives. Faites le test : passez une journée avec chaque focale, variez les situations de prise de vue et observez comment chacune influence vos cadrages, vos compositions selon le lieu, le moment, la lumière, le décor.

Enfin, n’oubliez pas de prendre en compte vos préférences. Votre équipement doit servir votre vision, et non vous imposer des contraintes. Le plaisir que vous allez prendre à utiliser un 135 mm plutôt qu’un 85 mm, ou l’inverse, se verra dans vos photos. Faites-vous confiance, choisissez la focale qui vous inspire le plus le moment venu.

Au final, focale pour le portrait : la balle est dans votre camp

En conclusion, l’essentiel est de choisir l’objectif et la focale qui vous permettent de vous exprimer et de saisir vos sujets avec toute l’envie que vous êtes capable d’y mettre.

N’hésitez pas à expérimenter et à jouer avec les possibilités offertes par chaque objectif. La photographie est autant une question de technique que d’émotion et de vision personnelle.

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Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : coup de génie ou folie ?

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est-il un coup de génie ou une folie ? La question mérite d’être posée face à une telle optique, différente d’un 135 mm fixe classique, sans être aussi ultime que le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 Noct.

Cet objectif a suscité beaucoup de débats parmi les photographes amateurs comme les professionnels. Avec ses caractéristiques atypiques et son prix élevé, il mérite qu’on s’y attarde sérieusement ; voici ce que j’en pense après avoir passé plus de deux semaines avec lui au quotidien.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

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Le Nikon Plena chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Plena chez Amazon

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : conditions et objectif du test

En tant que photographe passionné, j’apprécie d’évaluer les usages possibles des objectifs, plutôt que leurs performances optiques qui sont de très haut niveau avec cette gamme NIKKOR Z série S.

Comme pour chacun de mes tests d’objectifs, j’ai donc cherché à évaluer en priorité la facilité d’utilisation d’un tel objectif, ses avantages, ses contraintes et le type d’images qu’il peut vous donner.

C’est très personnel. En aucun cas il ne s’agit d’un test optique qui vous permet de savoir le nombre de paires de lignes par millimètre que cette optique est capable de résoudre. Ce qui m’importe en priorité, c’est de savoir quand, comment, avec quelle facilité et pourquoi utiliser le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena apparu en septembre 2023.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Pourquoi le nom « Plena » ?

Selon Nikon, le nom « Plena » dérive du latin « plenum », signifiant « plein » ou « rempli ». Ce choix de nom reflète l’ambition de Nikon de créer un objectif conçu pour capturer des détails fins et produire un bokeh doux et circulaire, en écho aux objectifs de la série Noct-NIKKOR, mais avec un caractère propre qui le distingue.

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena s’inscrit dans une longue tradition d’objectifs 135 mm chez Nikon, qui remonte aux années 1950.

Le premier objectif 135 mm de Nikon, le NIKKOR 13,5 cm f/4, lancé en octobre 1948, est un téléobjectif à focale fixe, compatible avec les appareils photo télémétriques Nikon de l’époque. Avec sa formule optique avancée pour l’époque, il permettait de capturer des images nettes avec un beau rendu des détails, même à pleine ouverture. Le NIKKOR 13,5 cm f/4 a gagné en popularité auprès des nikonistes, devenant un choix privilégié pour les portraits et les scènes nécessitant une certaine distance de prise de vue.

Au fil des décennies, Nikon a amélioré ses objectifs 135 mm, en introduisant des versions plus lumineuses (NIKKOR-Q.C 13,5 cm f/3.5 en décembre 1950) et avec des éléments optiques plus avancés.

Le NIKKOR 135 mm f/2.8 lancé en novembre 1965, offrait une ouverture maximale plus grande, permettant de meilleures performances en basse lumière et un contrôle accru de la profondeur de champ. Citons aussi le NIKKOR 135 mm f/2.8 Serie E, un téléobjectif à grande ouverture dans la série économique apparue avec le Nikon EM.

Ont suivi le NIKKOR 135 mm f/2 (1975), le NIKKOR 135 mm f/2 AI (1977) et le NIKKOR 135 mm f/2 AIS (1981).

NIKKOR AF 135 mm f/2 DC (Defocus Control)

Avec l’arrivée des reflex autofocus dans les années 1980, Nikon a lancé le NIKKOR AF 135 mm f/2 DC (Defocus Control) en 1990. Cet objectif permettait de contrôler le degré de flou d’arrière-plan et d’avant-plan, une caractéristique unique qui a renforcé l’attrait de la focale 135 mm pour le portrait. L’AF NIKKOR 135 mm f/2D DC apparu en novembre 1995 apportait la prise en compte de la distance de mise au point.

La monture Nikon Z, avec son diamètre plus large et sa distance de tirage plus courte, permet désormais des conceptions optiques plus complexes et performantes. Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena bénéficie de ces avancées technologiques ; il intègre des éléments en verre ED et SR pour minimiser les aberrations chromatiques et maximise la qualité d’image.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Une conception pensée pour le portrait

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena a été conçu pour offrir un contrôle précis de la profondeur de champ et un bokeh circulaire quasi parfait, deux caractéristiques essentielles pour les portraitistes. Il permet de capturer des détails fins des cheveux et des tons de peau, donnant des images naturelles et attrayantes.

Contrairement à d’autres objectifs qui peuvent présenter des effets ‘œil de chat’ ou un bokeh déformé en bordure du cadre, le Plena maintient un bokeh circulaire sur toute l’image. Cette caractéristique est due à une conception optique incluant un diaphragme à 11 lamelles et une grande lentille arrière pour minimiser le vignettage.

Ergonomie et construction

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena bénéficie d’une construction robuste en alliage de magnésium censée assurer une grande durabilité. C’est le cas des autres optiques de la série S depuis 2018, il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas pour celui-ci.

La finition de l’ensemble est excellente, et il faut avouer que l’inscription jaune orangée « Plena » sur le fût apporte la petite touche de classe qui peut manquer au design sobre des NIKKOR Z. C’est personnel, mais j’ai aimé.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

L’objectif pèse 995 grammes, un poids élevé en raison des éléments en verre qu’il contient (16 éléments en 14 groupes) et à ses dimensions : 98 mm de diamètre et 140 mm de longueur. Il est imposant, mais guère plus que ses concurrents comme le Sony FE 135 mm f/1.8 GM (2 000 euros) ou le Canon RF 135 mm f/1.8 L IS USM (2 700 euros).

Ce poids conséquent pour un 135 mm fixe ne dégrade toutefois pas l’équilibre qui reste bon sur un Nikon Z de taille modérée comme le Nikon Z 6II utilisé pour ce test. Sur un Z 8 ou un Z 9 ce n’est que mieux.

Les commandes manuelles comprennent une bague de mise au point fluide et précise, très proche du boîtier, ce qui a quelques conséquences en pratique, comme je l’explique plus bas. La bague multifonction se fait discrète, tandis que deux boutons programmables viennent compléter cette personnalisation.

Le bouton L-FN à gauche, utilisable d’un appui du pouce, active la fonction de votre choix. Je lui ai attribué le suivi 3D du sujet. Le bouton supérieur peut jouer le même rôle en cadrage portrait. La position de ces deux boutons est idéale, vous évitant de changer la position de votre main pour actionner une commande.

J’émets quelques réserves sur la large bague de mise au point. Autant sa grande largeur est un atout en mise au point manuelle, autant elle est un inconvénient en mise au point automatique. En effet, il m’est arrivé d’avoir des images manquant de netteté, de chercher pourquoi, avant de me rendre compte que j’avais dû bouger très légèrement la bague alors que je tenais l’objectif entre le pouce et le majeur de ma main gauche. Attention donc, mieux vaut reculer vos doigts au plus près de la monture pour éviter ce désagrément selon la taille de votre main.

L’objectif est livré avec un pare-soleil qui se fixe en un quart de tour. Il n’y a pas de support pour trépied, mais vous n’en aurez a priori pas besoin, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena étant plus lourd que long et assez compact avec un diamètre de 98 mm et une longueur de 140 mm.

Compatibilité avec les boîtiers Nikon Z

L’objectif NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est compatible avec la gamme de boîtiers plein format Nikon Z. Sur un APS-C, il cadre comme un 202 mm, ce qui peut vous intéresser mais attention, le poids et la taille de l’optique seront disproportionnés par rapport à la compacité d’un petit Nikon Z 50 ou Z fc.

Cette compatibilité garantit une intégration optimale avec l’autofocus ultra-rapide et précis des Nikon Z f, Z 8 et Z 9, ainsi qu’avec la stabilisation d’image intégrée au capteur. Car, rappelons-le, ce Plena n’est pas stabilisé, ce qui peut poser problème lorsque la lumière manque et que le temps de pose augmente. L’utiliser avec un capteur stabilisé est donc une bonne idée.

Notez, enfin, que cet objectif n’est pas compatible avec les téléconvertisseurs NIKKOR Z en raison de la spécificité de sa formule optique. Il est et restera un 135 mm.

Performances optiques

Piqué et qualité d’image

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

L’ouverture maximale de f/1.8 et la longue focale permettent un excellent contrôle de la profondeur de champ, tandis que l’effet de compression de l’arrière-plan crée une isolation optimale du sujet. Mes tests révèlent une excellente netteté sur toute la surface du cadre et une transition très douce des plans nets aux plans flous, produisant un effet « crémeux » dans le flou.

La formule optique comporte 16 éléments en 14 groupes, avec quatre éléments ED, un élément asphérique et un élément SR. L’élément SR est rare dans les objectifs Nikon ; il a un indice de réfraction plus élevé pour la lumière bleue et les courtes longueurs d’onde, ce qui aide à contrôler l’aberration chromatique axiale.

L’utilisation de cet élément SR permet aussi de prévenir les franges colorées, tandis que le revêtement limite les reflets tout en maintenant le contraste. Nikon s’est concentré sur le rendu et le caractère de son Plena, c’est réussi.

Bokeh et profondeur de champ

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est équipé d’un diaphragme à 11 lamelles qui joue un rôle crucial dans la qualité du bokeh. Ce diaphragme à lamelles multiples permet de créer une ouverture plus circulaire, même lorsqu’elle est partiellement fermée. Cela se traduit par un bokeh plus doux et plus attrayant, avec des disques de flou qui restent circulaires plutôt qu’hexagonaux ou octogonaux, comme c’est souvent le cas avec des diaphragmes à moins de lamelles.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Vous remarquerez sur les photos que le bokeh reste quasiment circulaire du centre jusqu’à la périphérie des images. C’est loin d’être le cas avec d’autres optiques de très bon niveau pourtant. Voici une performance à mettre au crédit de Nikon, qui peut faire la différence avec le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S (3 350 euros) pour le portrait, si toutefois la focale 135 mm vous convient.

La conception optique du Plena inclut également des éléments spécifiques qui contribuent à la qualité du bokeh. Parmi ces éléments, on trouve des lentilles ED (Extra-Low Dispersion) et SR (Short-wavelength Refractive), qui aident à minimiser les aberrations chromatiques et à maintenir une haute qualité d’image sur toute la plage d’ouverture. De plus, une grande lentille arrière est utilisée pour maintenir une luminosité uniforme jusqu’aux bords de l’image, réduisant ainsi le vignettage mécanique et les effets indésirables comme l’œil de chat.

Le bokeh doux et circulaire du Plena permet de mettre en valeur le sujet. De plus, sa capacité à produire des transitions de flou très progressives donne une sensation de profondeur et d’effet 3D à l’image, ce qui favorise les portraits artistiques.

Autofocus

La mise au point est assurée par deux moteurs pas à pas (STM). En pratique (et en vidéo), le silence est garanti, la réactivité de cet autofocus est grande, la mise au point est stable, même sur un Nikon Z 6II comme ci-dessous (mode AF suivi du sujet).

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Lors de mes différentes séances de prise de vue, bien que j’ai trouvé la mise au point rapide et précise, j’ai toutefois pu constater que le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est très exigeant envers le boîtier. Il ne suffit en effet pas que l’autofocus de l’optique soit réactif, il faut que le boîtier suive. Or sur la génération Nikon Z 6II et Z 7II, dont l’autofocus est loin d’égaler celui des Z f, Z 8 et Z 9, l’AF est aux limites de ses capacités. Le mode AF zone automatique a parfois du mal à identifier le sujet si le contraste de la scène n’est pas suffisant, il faut alors avoir recours au suivi du sujet. Rien de bloquant cependant car il est courant d’utiliser ce type de zone de mise au point, ce que l’AF des Z 6II et Z 7II gère très bien avec cet objectif.

Sur le côté gauche de l’optique se trouve un sélecteur de mise au point, permettant, comme on peut s’y attendre, de passer en mode de mise au point manuel avec la bague de mise au point ou en mode de mise au point automatique avec l’autofocus à correction du point manuelle. Vous suivez ?

Le Plena a une distance minimale de mise au point de 0,82 m, proche de celle des autres objectifs 135 mm haut de gamme sur le marché.

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : utilisation

En pratique, cet objectif s’avère très maniable et portable, bien que son poids et son encombrement soient importants. Certes, vous le sentirez une fois monté sur votre boîtier, mais comme mentionné plus haut, l’équilibre général reste excellent.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

test de bokeh à ouverture f/5.6

Avec une ouverture maximale de f/1.8, bien que vous ne travailliez pas nécessairement à cette ouverture car le bokeh est déjà très prononcé à f/4 ou f/5.6, vous allez pouvoir réaliser des portraits avec de jolis fonds. Toutefois attention, la focale 135 mm peut aussi s’avérer bien longue pour le portrait. Il faut donc composer en demandant à votre modèle de s’éloigner, en photographiant en plan plus serré ou en vous reculant si vous en avez la possibilité.

A pleine ouverture ou proche de la pleine ouverture, la profondeur de champ reste minimale : 14 cm avec une mise au point à 5 m, et 5 cm avec une mise au point à 3 m. Il vous faut donc être prudent sur la zone de mise au point : si vous la faites sur le bout du nez de votre modèle placé à 3 m, vous prenez le risque d’avoir des oreilles floues. A vous de gérer.

Le Plena étant pensé pour les arrière-plans harmonieux, je vous recommande de chercher des scènes qui vont vous permettre de mettre en valeur cette spécificité. En effet, si l’arrière-plan ne permet pas d’avoir de jolis cercles bien ronds, à quoi bon utiliser un tel objectif ? Cherchez les scènes lumineuses, avec une matière qui se prête à ce type de flou : les feuillages sont un bon exemple, les murs lisses le sont moins. Les scènes nocturnes et les décors de studio sont un autre bon choix si vous savez tirer profit des différentes lumières artificielles.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Ici, clairement, le Plena n’est pas mis en valeur, c’est le type de scène à éviter avec cette optique

Faire de la photographie animalière en plan serré, comme je l’ai vu déjà, n’a guère d’intérêt avec le Plena si vous coupez les arrière-plans. A l’inverse, faire des photos de fleurs et de végétation avec un bel arrière-plan flou peut vous donner de belles compositions.

Comparaison

À 3 000 euros, il est légitime de se demander si cet objectif vaut vraiment son prix. Comparé à d’autres objectifs similaires, notamment ceux de Canon et Sony, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena se distingue par son excellence, mais il est également plus cher que ses concurrents. L’absence de stabilisation est un autre point à considérer et pourrait être un inconvénient pour certains usages en basse lumière.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

La comparaison avec d’autres focales, notamment le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S, est également pertinente. La compression des plans entre ces deux focales influe sur la perception de l’espace et la taille des éléments en arrière-plan. Le choix entre un 85 mm et un 135 mm dépendra donc de votre style de photographie et de l’effet que vous souhaitez obtenir.

Comparé à d’autres objectifs similaires de Sony, Canon ou Sigma, le 135 mm f/1.8 S Plena offre un bokeh nettement plus circulaire et une compression des plans plus prononcée que les focales de 85 mm. Cependant, son absence de stabilisation peut être considérée comme un inconvénient, tout comme son poids conséquent, le rendant moins adapté aux longues séances.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : conclusion

Bien que coûteux, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena répond largement aux attentes en termes de qualité d’image et de bokeh. Sa construction robuste et ses commandes personnalisables en font un outil performant. Si vous cherchez un objectif à portrait de grande qualité, avec un rendu spécifique, offrant une belle séparation entre sujet et arrière-plan, ce modèle pourrait bien valoir l’investissement.

L’utilité du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena dans des contextes de photographie de portrait ou événementielle est indéniable. Sa capacité à capturer des détails fins, des tons de peau naturels et à minimiser le vignettage en fait un outil précieux si vous recherchez la perfection dans vos images. Pour tous les autres usages, la question reste posée : le poids, l’encombrement et le tarif ne plaident pas forcément en faveur de cette optique si vous n’êtes pas portraitiste.

En conclusion, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena offre des performances exceptionnelles, mais comme toujours, il est essentiel de considérer vos propres besoins et priorités en tant que photographe avant de faire un tel achat. Alors, coup de génie ou folie ? Tout dépend de votre vision et de vos aspirations en photographie. Pour ma part je serais tenté de vous dire « soyons fous » car cette optique est vraiment séduisante !

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Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

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Et si ce n’était pas votre talent mais vos réglages qui bridaient le piqué de vos photos ?

Le piqué de vos photos est un critère essentiel pour vous ? Si la réponse est oui, sachez que vous n’êtes pas seul(e). Je reçois souvent des messages de lecteurs qui me font part de leur problème de piqué, quelle que soit la configuration de leur équipement photo.

Dans cet article je reviens sur la notion de piqué en photo, et vous partage la réponse que j’ai faite à ce lecteur qui se plaignait de son reflex Nikon équipé d’un long téléobjectif.

Le piqué de vos photos, c’est quoi ?

Le piqué d’une photo désigne la netteté ou la clarté des détails dans une image, c’est un indicateur de la capacité de l’objectif et du capteur de l’appareil photo à reproduire finement les détails.

Le terme « piqué » est très utilisé en photographie pour évaluer la qualité d’une photo en termes de résolution et de contraste, surtout aux contours des zones de l’image.

Dire « ça pique ! » est souvent perçu par les techniciens de la photographie comme signe d’une photo de qualité, où chaque détail est clairement visible sans être flou ni indistinct. Pour autant, ce n’est pas parce qu’une photo montre un bon piqué qu’elle est forcément de qualité, mais c’est un autre débat.

Sur le plan optique, le piqué est affecté par plusieurs facteurs

Un objectif bien conçu avec des verres de haute qualité minimise les aberrations optiques, la dispersion chromatique et la distorsion. Ces aberrations peuvent réduire la netteté des photos en créant des franges colorées ou en distordant des lignes droites qui se retrouvent courbées.

La conception de l’objectif influence également le trajet de la lumière vers le capteur. Une bonne formule optique assure une meilleure netteté sur toute l’image, favorisant la sensation de piqué.

Enfin l’ouverture utilisée joue un rôle essentiel, aux ouvertures moyennes comme f/8 ou f/11 le piqué est souvent à son maximum , les effets de la diffraction à leur minimum, ce qui améliore la qualité technique des photos.

Le problème du manque de piqué

J’en reviens à la question de mon lecteur. Pratiquant la photo animalière, il utilise un reflex Nikon D7500 APS-C avec un zoom téléobjectif Sigma 150-600 mm f/5-6.3 DG OS HSM. Il ne m’a toutefois pas spécifié s’il s’agit de la version Contemporary ou de la version Sports, ce qui peut faire une différence comme nous allons le voir.

Sigma 150-600 pour le Nikon D500 et piqué de vos photos

Les Sigma 150-600 mm f/5-6.3 DG OS HSM Contemporary et Sports

Cette combinaison lui convient, mais lorsque son sujet est éloigné ou se détache d’un fond clair, il me dit que le piqué laisse à désirer. Cela vous parle ? Si vous êtes amateur de longues focales, vous avez peut-être fait le même constat.

Une longue focale, telle que le 600 mm (qui cadre comme un 900 mm en équivalent plein format sur un APS-C), demande une mise au point extrêmement précise. A cette focale la profondeur de champ est minime. Faites le point à une distance de 20 m en ouvrant à f/8 à 600 mm, la profondeur de champ est de 34 cm, c’est peu. Le moindre bougé du photographe ou du sujet peut transformer une photo nette en image floue.

Mon lecteur me dit de plus qu’il a l’habitude de photographier à pleine ouverture, ce qui, dans son cas, signifie f/5.6. Il est tentant d’utiliser la plus grande ouverture possible pour faire entrer un maximum de lumière, cela vous évite de monter en ISO ou d’augmenter le temps de pose. Mais ce n’est pas idéal pour obtenir le meilleur piqué. Les objectifs sont rarement à leur plein potentiel à leur ouverture maximale. C’est le cas du Sigma 150-600 mm, surtout dans sa version Contemporary, moins excellente que la version Sports. La profondeur de champ dans les mêmes conditions, mais à f/5.6, est réduite à 24 cm. C’est très peu.

Lire aussi : comment choisir un téléobjectif, le dossier

Je ne connais pas le temps de pose utilisé par mon lecteur, mais en dessous du 1/1 500 ème de seconde avec un 600 mm, il prend des risques. En photo animalière, il n’est pas rare que la lumière naturelle soit plus faible qu’on ne le pense, il n’y a pas de honte à monter en ISO pour maintenir un temps de pose court. Les boîtiers récents gèrent bien les ISO élevés, ils grimpent jusqu’à 12 800 ISO sans souci quitte à réduire le bruit numérique à l’aide d’un logiciel dédié comme Lightroom Classic ou DxO PureRAW.

Nikon D7500, présentation et caractéristiques techniques

le reflex Nikon D7500

Le boîtier maintenant. L’autofocus du Nikon D7500, avec ses 51 points AF, fonctionne bien en détection de phase, mais n’est pas aussi performant que l’autofocus des Nikon D500 ou D850 avec leurs 153 points AF. Les autofocus hybrides des Nikon Z combinent quant à eux détection de phase et de contraste et offrent une mise au point plus rapide et précise, surtout en faible luminosité.

Améliorer le piqué d’image, en conclusion

La situation de mon lecteur n’est pas catastrophique. Avec une approche méthodique, il peut améliorer ses résultats. C’est l’accumulation de plusieurs facteurs qui conduit à ce piqué décevant. En pratique, sans changer de matériel, il peut adapter chaque élément séparément, du choix de l’ouverture au temps de pose, en passant par l’ISO et la mise au point. Il lui restera encore la possibilité d’augmenter la netteté perçue en accentuant ses images en post-traitement, après avoir réduit le bruit numérique au besoin.


Quel appareil choisir en 2026 pour remplacer votre reflex Nikon APS-C ?

Vous possédez un reflex Nikon APS-C et vous hésitez à passer à l’hybride ? En 2025, les reflex ont presque disparu des rayons, les hybrides Nikon Z dominent désormais, et les smartphones ne sont jamais très loin. Pourtant, vous aimez encore la photographie et vous aimeriez remplacer un reflex Nikon — mais sans vous perdre dans les nouveautés.

 Pourquoi changer votre reflex Nikon APS-C maintenant ?

Les reflex Nikon APS-C ont marqué une génération de photographes. Mais depuis 2018, les hybrides Nikon Z offrent une mise au point plus rapide, une visée électronique précise et des performances supérieures en basse lumière.

Si votre reflex date de plus de dix ans, le gain de confort et de qualité d’image sera évident, même avec un budget raisonnable.

Vous vous demandez peut-être s’il vaut encore la peine d’investir dans un nouvel appareil. Vous avez l’impression que les marques renouvellent trop vite leurs modèles, que tout devient trop technique ou trop orienté vidéo. Et pourtant, vous aimeriez continuer à faire de belles photos simplement, sans céder à la course aux pixels.

Dans cet article, je vous partage la réponse que j’ai faite à un lecteur qui m’a posé cette question. Elle pourrait bien vous aider à y voir plus clair, vous aussi.

Les hybrides Nikon chez MN photo vidéo

Première option : passer à un hybride Nikon APS-C (Z50II, Zfc, Z30)

Nikon Z50II avec NIKKOR Z DX 12-28 mm PZ, meilleur hybride APS-C Nikon 2025
Nikon Z 50II avec NIKKOR Z DX 12-28 mm PZ

Une première option serait d’opter pour un hybride Nikon Z APS-C. Le Nikon Z50II combiné au NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ou au NIKKOR Z 28 mm f/2.8 ou encore au  NIKKOR Z 40 mm f/2 pourrait être parfait. Le 35 mm AF-S DX pour reflex reste utilisable avec la bague FTZ.

Avec ce type d’équipement, on peut continuer à faire du reportage léger, de la photo de rue, ou des portraits en lumière naturelle, tout en bénéficiant d’un autofocus moderne (Nikon Z50II) et d’un viseur électronique précis. C’est un bon équilibre entre compacité, simplicité et qualité d’image.

Le Nikon Zfc, déclinaison vintage du Z50 de première génération, séduit par son design mais repose sur une technologie désormais dépassée face au Z50II.

Le Nikon Z50, compact, réactif, doté d’un viseur confortable et d’un capteur 20,9 Mpx, a su convaincre de nombreux amateurs exigeants. Mais cinq ans plus tard, ce modèle accuse son âge. L’autofocus, notamment en suivi du sujet, n’est pas au niveau des standards actuels. Il reste une bonne affaire en occasion, surtout pour ceux qui privilégient un boîtier équilibré et bien construit, mais pour un achat neuf, le Z50II représente une évolution significative.

Le Nikon Z30 reste un modèle à part dans la gamme. Pensé avant tout pour les créateurs de contenu, il est compact, léger, dépourvu de viseur, et s’adresse plutôt aux vloggers qu’aux photographes. Il est souvent délaissé par les amateurs de photo traditionnelle, d’autant plus qu’il n’est pas doté du nouvel autofocus embarqué dans les modèles plus récents comme le Z50II. Ce choix technique limite ses performances en photo d’action ou en faible lumière, et le rend moins attractif pour ceux qui recherchent un appareil polyvalent avant tout orienté photo.

Nikon Zfc avec NIKKOR Z 28 mm SE, second meilleur hybride APS-C Nikon 2025
Nikon Zfc et NIKKOR Z 28 mm SE

En octobre 2025, la gamme Nikon Z DX commence à s’imposer. Le Z50II date de fin 2024, c’est le meilleur candidat possible. Le Nikon Zfc est une déclinaison du Z50 de première génération, avec un design vintage. Le Z30 cible surtout les vidéastes.

Les objectifs NIKKOR Z DX sont performants et la gamme évolue avec, par exemple, l’arrivée d’un zoom expert f/2.8 constant. De plus tous les objectifs NIKKOR Z pour plein format peuvent être utilisés, ce qui est un des atouts de la monture Z.

À retenir : le Nikon Z50II est le meilleur choix actuel pour remplacer un reflex Nikon APS-C.
→ Compact, rapide, viseur précis, large compatibilité optique.
→ Le Zfc séduit par son style, mais reste plus limité techniquement.
→ Le Z30 s’adresse surtout aux vidéastes.

Quel objectif choisir avec le Nikon Z50II ?

Le zoom polyvalent NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste la meilleure option pour un usage généraliste.

Seconde option : passer à l’hybride plein format Nikon (Z5II, Zf)

Le Nikon Z5II reste une option économique mais performante, son capteur stabilisé marquera une différence notable par rapport au reflex APS-C. Le NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR est un excellent choix, tandis que le NIKKOR Z 40 mm f/2 remplace très bien l’AF-S NIKKOR 35 mm f/1.8.

Le passage au plein format apporte surtout une autre expérience de prise de vue : un viseur plus confortable, une profondeur de champ plus courte à focale équivalente, un meilleur équilibre avec les optiques longues ou lumineuses, et une ergonomie souvent plus soignée.

Ce type de boîtier incite aussi à adopter des objectifs plus exigeants, à mieux composer, à ralentir parfois, pour explorer une approche plus intentionnelle de la photographie.

Nikon Z5II avec NIKKOR Z 40 mm f/2, hybride plein format Nikon abordable
Nikon Z5II avec NIKKOR Z 40 mm f/2

Si vous êtes prêt à investir davantage, le Nikon Zf avec un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S ou un NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S sera une solution performante qui vous ouvrira de nouvelles possibilités créatives.

Bien sûr, cela représente un budget plus important, mais souvenez-vous : vous avez gardé votre reflex pendant des années, vous n’avez pas le profil de quelqu’un qui veut la dernière nouveauté à tout prix. Par ailleurs, les hybrides Nikon sont plus durables que les reflex, et les objectifs conservent longtemps leur pertinence.

Faut-il passer à l’hybride si votre reflex fonctionne encore ?

Si votre reflex Nikon APS-C fonctionne encore parfaitement, rien ne presse. Mais vous manquerez certaines avancées majeures : autofocus à détection de sujets multiples (oiseaux, animaux, visages, …), viseur électronique, vidéo 4K fluide, et compatibilité directe avec les nouvelles optiques NIKKOR Z.

Changer, c’est aussi retrouver le plaisir de photographier avec un matériel inspirant et simple à utiliser.

FAQ – Questions fréquentes sur le remplacement d’un reflex Nikon APS-C

Quelle différence entre reflex Nikon et hybride Nikon Z ?
Les hybrides Nikon Z utilisent une visée électronique et un autofocus sur le capteur, ce qui améliore la précision et la rapidité.

Mon objectif DX est-il compatible avec un hybride Nikon ?
Oui, grâce à la bague Nikon FTZ2, vos objectifs AF-S DX restent utilisables.

Un Nikon plein format vaut-il vraiment le coup ?
Le plein format offre plus de latitude de recadrage et de bokeh, mais demande un budget supérieur et des objectifs plus lourds.

Le Nikon Z50II vaut-il mieux qu’un Zfc ?
Techniquement oui. Le Z50II dispose d’un autofocus plus moderne et d’un meilleur suivi du sujet.

Quel est le meilleur hybride Nikon pas cher ?
Le Nikon Z50II avec un NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste le meilleur compromis en 2025.

Les hybrides Nikon chez MN photo vidéo

Conclusion : faut-il remplacer votre reflex Nikon APS-C ?

Si vous hésitez encore, retenez ceci : remplacer un reflex Nikon APS-C n’est pas une obligation, c’est une opportunité. Les appareils hybrides Nikon actuels sont plus rapides, plus précis, plus agréables à utiliser. Mais la vraie question n’est pas de savoir quel boîtier est le meilleur : c’est de retrouver le plaisir de photographier.

J’utilise encore un boîtier APS-C de 2016 pour sa simplicité et sa capacité à saisir des instants uniques, notamment en photo urbaine. Le matériel compte, mais moins que l’envie de créer.

Changer d’appareil, ce n’est pas seulement adopter une nouvelle technologie. C’est relancer sa pratique, retrouver le goût du terrain, et donner à sa photographie un nouveau souffle. La meilleure décision n’est pas la plus récente, mais celle qui vous donnera envie de sortir photographier demain.

Les hybrides Nikon chez MN photo vidéo

Avant de faire votre choix, je vous conseille de découvrir ces deux guides complémentaires :
Quel objectif Nikon Z choisir ?
Comment régler votre appareil photo Nikon Z ?


Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z: le nouveau choix des experts ?

Tamron poursuit le développement de sa gamme d’objectifs pour les hybrides Nikon, et annonce le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z. Concurrent direct du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, qu’en est-t-il de ce nouveau Tamron G2 ?

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z: le nouveau choix des experts ?

Ce Tamron G2 chez Miss Numerique

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z : présentation

Tamron, opticien indépendant majeur, semble bien décidé à proposer une gamme complète d’objectifs pour les Nikon Z. Après le remarqué Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD, le Tamron 35-150 mm f/2-2.8 Di III VXD et le Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD, voici venir le Tamron 28-75 mm f/2.8 Di III VXD G2.

 

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Les spécifications de cet objectif sont connues, reprises de la version Sony E et adaptées à la grande monture Nikon Z, elles sont une évolution de la première version du 28-75 mm f/2.8 Tamron G1 :

  • nouveau moteur autofocus dernière génération
  • formule optique plus performante (17 éléments répartis en 15 groupes)
  • diamètre du filtre identique (67 mm)
  • (toujours) pas de stabilisation

Notez que si le Tamron 28-75 mm f/2.8 G1 n’est pas disponible en monture Z, il l’est indirectement sous la forme du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, dont il ne fait peu de doutes qu’il s’agisse bien du G1 Tamron.

Cet objectif est compatible avec les Nikon Z plein format comme les Nikon Z APS-C sur lesquels il cadre comme un 42-112,5 mm.

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Toujours aussi compact et léger en version Nikon Z, les tests de la version Sony ont montré que malgré cette taille réduite, le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z ne compromet nullement la qualité d’image.

La formule optique est en progrès par rapport à la version G1 et bénéficie de 17 éléments répartis en 15 groupes (15 éléments en 12 groupes pour le G1), avec deux lentilles LD (Low Dispersion) et deux lentilles asphériques GM (Glass Molded Aspherical). Celles-ci ont pour rôle de réduire de façon significative les aberrations chromatiques et d’assurer la netteté sur toute la plage de focales de ce zoom.

Le moteur AF linéaire VXD assure quant à lui une mise au point précise et réactive sur des sujets en mouvement comme dans les conditions nocturnes, ou nécessitant un minimum de bruit en vidéo ou photo de spectacle.

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

La distance minimale de mise au point est de 0,18 m à 28 mm et de 0,38 m à 75 mm, ce qui autorise de belles perspectives en macro avec un rapport de grossissement maximum de 1:2,7 à 28 mm et de 1:4,1 à 75 mm.

L’intégration du Tamron Lens Utility permet la personnalisation de l’objectif en photo comme en vidéo. Vous pouvez par exemple positionner le focus sur deux zones, en déplaçant la mise au point d’un sujet à l’autre d’un simple clic comme choisir entre le MF Linéaire et Non linéaire pour affiner la prise de vue en mode manuel.

La conception ergonomique et la belle construction permettent l’utilisation de cet objectif dans toutes les conditions de prises de vue, même sous la pluie ou dans les milieux très poussiéreux.

Le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z est donc une nouvelle et belle proposition pour les utilisateurs de Nikon Z recherchant un zoom de reportage polyvalent, performant, pratique et plus accessible que le superlatif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 VR S qui joue dans une autre cour.

Avec un tarif public au lancement de 999 euros, ce Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z est déjà compétitif face au NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 vendu 1 049 euros.

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z : fiche technique

  • dénomination : Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 modèle A063
  • monture : Nikon Z, compatible plein format et APS-C
  • plage focale : 28 à 75 mm sur plein format, 42-112,5 mm sur APS-C
  • ouverture maximale : f/2.8 constant
  • ouverture minimale : f/22
  • diaphragme : circulaire à 9 lames
  • angle de vue (diagonale) : 75 °– 32 ° pour le plein format
  • formule optique : 17 éléments en 15 groupes dont 2 lentilles LD et 2 lentilles asphériques GM
  • distance minimale de mise au point : 0,18 m à 28 mm, 0,38 m à 75 mm
  • rapport de grossissement : 1 :2.7 à 28 mm / 1 :4.1 à 75 mm
  • diamètre du filtre : 67 mm
  • diamètre maximum : 75.8 mm
  • longueur : 119,8 mm
  • poids : 550 g
  • accessoires standard : pare-soleil, bouchons avant & arrière

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z : premier avis

Ça se complique pour les nikonistes, car deux objectifs de plage focale et ouverture maximale identiques existent désormais :

  • Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z
  • NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 (dit « Tamikon G1 »)

Si vous avez déjà le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, donc un Tamron G1 adapté à la monture Z, il me semble inutile de le changer pour le Tamron G2, sauf à ce que le test du Tamron montre une vraie différence en pratique, il faut donc attendre ce test.

Si vous n’avez pas encore de 28-75 mm f/2.8, ni de NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S proche en caractéristiques alors ce Tamron G2 a ma préférence face au NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 pseudo G1. Le G2 est plus récent, dispose d’une formule optique améliorée, d’une motorisation AF efficace, d’une belle construction et coûte moins cher.

Si vous avez déjà un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, posez-vous la question de savoir si gagner l’ouverture f/2.8 constante est plus important pour vous que perdre la focale 24 mm, sachant qu’à l’autre bout, 70 ou 75 mm c’est du pareil au même.

La bonne nouvelle c’est que vous avez maintenant plus de choix, et personne ne s’en plaindra.

Ce Tamron G2 chez Miss Numerique

Exemple de photos avec le 28-75 mm Tamron G2

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

En savoir plus sur le site de Tamron

Ce Tamron G2 chez Miss Numerique


NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR: l’arme fatale pour remplacer tous vos objectifs ?

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR, un zoom dont la plage focale est la plus large jamais proposée pour un hybride Nikon. L’ouverture maximale de f/4 à 28 mm, la compacité, le poids et le tarif de ce zoom laissent présager d’une polyvalence extrême sur les Nikon Z plein format comme APS-C.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : va-t-il remplacer tous vos objectifs ?

Ce zoom Nikon chez Miss Numerique

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : présentation

Le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR ne manque pas d’atouts si vous cherchez un objectif le plus polyvalent possible. Il repousse les limites du déjà très polyvalent NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, sa plage focale de 28 à 400 mm étant inédite dans la gamme Nikon, même l’AF-S NIKKOR 28-300 mm pour reflex n’allait pas aussi loin en focale maximale.

Mais ce n’est pas tout puisque cet objectif pèse 725 g (570 g pour le 24-200 mm), et mesure 84,5 mm x 141,5 mm (76,5 mm x 114 mm pour le 24-200 mm), autant dire qu’il n’est guère plus encombrant et plus lourd tout en offrant 200 mm de focale supplémentaires. C’est loin d’être négligeable.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

La plage de focales, de 28 mm (grand-angle) à 400 mm (long téléobjectif) permet toutes les fantaisies, lors d’un voyage pour ne pas vous charger, comme au quotidien si vous êtes adepte de « un objectif pour tout faire tout le temps ». Monté sur un Nikon Z APS-C il cadrera comme un 42-600 mm tout en étant stabilisé. La bague de zoom est graduée en millimètres (28, 35, 50, 70, 105, 200, 300, 400).

La réduction de vibration (VR) intégrée offre une compensation allant jusqu’à 5,0 stops, (5,5 stops avec les Nikon Z dotés de la fonction VR Synchro). La prise de vue en basse lumière en grand angle sera favorisée à f/4 tandis que la focale 400 mm ne souffrira pas trop de l’ouverture maximale à f/8.

Comme sur la plupart des NIKKOR Z, l’autofocus avec moteur pas à pas devrait s’avérer réactif, reste à vérifier le temps nécessaire pour faire le point entre 28 et 400 mm si la bague de zoom vous démange trop, avec une telle plage focale l’AF aura fort à faire.

Si vous êtes amateur de photo macro, sachez que le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR propose des distances minimales de mise au point de 0,2 m à 28 mm et de 1,2 m à 400 mm. Le rapport de reproduction de 0,35 x ne le place pas au même niveau que des objectifs macro spécialisés mais c’est loin d’être ridicule pour un zoom polyvalent.

Voici le détail des distances de mise au point minimales selon la focale :

  • 28 mm : 0,2 m
  • 35 mm : 0,36 m
  • 50 mm : 0,5 m
  • 70 mm : 0,57 m
  • 105 mm : 0,6 m
  • 200 mm : 0,8 m
  • 300 mm : 1,2 m
  • 400 mm : 1,2 m

Voici le détail des ouvertures maximales selon la focale :

  • 28-31 mm : f/4
  • 32-38 mm : f/4,5
  • 39-40 mm : f/4,8
  • 41-43 mm : f/5
  • 44-49 mm : f/5,3
  • 50-61 mm : f/5,6
  • 62-88 mm : f/6
  • 89-104 mm : f/6,3
  • 105-129 mm : f/7,1
  • 130-164 mm : f/7,6
  • 165-400 mm : f/8

La construction du NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR en fait un objectif protégé contre les intempéries, les voyages en milieu poussiéreux et humides ne devraient pas lui faire peur.

La bague de réglage silencieuse est personnalisable comme sur tous les NIKKOR Z, le 28-400 mm dispose d’un commutateur de verrouillage du zoom qui l’empêche de se déployer lorsque vous le glissez dans votre sac. Le pare-soleil inclus peut être monté à l’envers pour gagner de la place dans votre sac photo (et servir de protection en utilisation).

Proposé au tarif public de 1 549 euros TTC, ce NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR vous coutera 600 euros de plus que le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, et 520 euros de plus que le plus limité NIKKOR Z 24-120 mm f/4. Le prix à payer pour ne pas changer d’objectif quelles que soient vos envies de photos.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR exemple de photo à 400 mm

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR + Nikon Z 6II
400 mm – f/10 – 1/800ème de sec. – ISO 200

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : fiche technique

  • Type : Monture Nikon Z compatible plein format et APS-C
  • Plage focale : 28–400 mm (équivalent 42-600 mm en APS-C)
  • Ouverture maximale : f/4 à f/8
  • Ouverture minimale : f/22 à f/45
  • Plage des ouvertures : à 28 mm : f/4 à f/22 – à 400 mm : f/8 à f/45
  • Formule optique : 21 lentilles en 15 groupes (dont 4 lentilles en verre ED et 3 lentilles asphériques)
  • Angle de champ : sur plein format : 75° à 6°10’ – sur APS-C : 53° à 4°
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point :
    • à 28 mm : 0,2 m
    • à 35 mm : 0,36 m
    • à 50 mm : 0,5 m
    • à 70 mm : 0,57 m
    • à 105 mm : 0,6 m
    • à 200 mm : 0,8 m
    • à 300 mm : 1,2 m
    • à 400 mm : 1,2 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,35 x (focale 28 mm)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions (diamètre maximum x longueur à partir de la monture d’objectif) : environ 84,5 mm x 141,5 mm
  • Poids : environ 725 g
  • Accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, pare-soleil HB-114, étui pour objectif CL-C2

paresoleil NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

le pare-soleil Nikon HB-114 pour le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : premier avis

Le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR devrait constituer un choix intéressant pour les photographes recherchant un objectif tout-en-un pour leur hybride Nikon Z plein format ou APS-C.

Ses avantages incluent la polyvalence, la stabilisation d’image, le poids et l’encombrement réduits tandis que les inconvénients résident dans son ouverture relative limitée à 400 mm et les compromis inhérents à un super-zoom.

Cet objectif s’adresse donc aux photographes privilégiant la flexibilité et la commodité par rapport à des critères spécifiques tels que la luminosité maximale (grande ouverture maximale) ou les capacités macro avancées.

En réponse à la question initiale « va-t-il remplacer tous vos objectifs ? », non. Un megazoom ne saurait remplacer un petit 28 mm f/2.8 compact et léger, il ne saurait non plus remplacer un 400 mm f/2.8 si vous avez besoin d’un long téléobjectif à grande ouverture. Attention donc à bien définir vos besoins. Mais il faut admettre que Nikon fait là une proposition qui mérite de vous y intéresser si vous cherchez un couteau suisse, en sachant que vous pourrez toujours le compléter d’un petit 28 mm pour sortir léger et discret quand vous en éprouverez l’envie.

En savoir plus sur le site Nikon

Ce zoom Nikon chez Miss Numerique


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