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NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR: l’arme fatale pour remplacer tous vos objectifs ?

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR, un zoom dont la plage focale est la plus large jamais proposée pour un hybride Nikon. L’ouverture maximale de f/4 à 28 mm, la compacité, le poids et le tarif de ce zoom laissent présager d’une polyvalence extrême sur les Nikon Z plein format comme APS-C.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : va-t-il remplacer tous vos objectifs ?

Ce zoom Nikon chez Miss Numerique

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : présentation

Le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR ne manque pas d’atouts si vous cherchez un objectif le plus polyvalent possible. Il repousse les limites du déjà très polyvalent NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, sa plage focale de 28 à 400 mm étant inédite dans la gamme Nikon, même l’AF-S NIKKOR 28-300 mm pour reflex n’allait pas aussi loin en focale maximale.

Mais ce n’est pas tout puisque cet objectif pèse 725 g (570 g pour le 24-200 mm), et mesure 84,5 mm x 141,5 mm (76,5 mm x 114 mm pour le 24-200 mm), autant dire qu’il n’est guère plus encombrant et plus lourd tout en offrant 200 mm de focale supplémentaires. C’est loin d’être négligeable.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

La plage de focales, de 28 mm (grand-angle) à 400 mm (long téléobjectif) permet toutes les fantaisies, lors d’un voyage pour ne pas vous charger, comme au quotidien si vous êtes adepte de « un objectif pour tout faire tout le temps ». Monté sur un Nikon Z APS-C il cadrera comme un 42-600 mm tout en étant stabilisé. La bague de zoom est graduée en millimètres (28, 35, 50, 70, 105, 200, 300, 400).

La réduction de vibration (VR) intégrée offre une compensation allant jusqu’à 5,0 stops, (5,5 stops avec les Nikon Z dotés de la fonction VR Synchro). La prise de vue en basse lumière en grand angle sera favorisée à f/4 tandis que la focale 400 mm ne souffrira pas trop de l’ouverture maximale à f/8.

Comme sur la plupart des NIKKOR Z, l’autofocus avec moteur pas à pas devrait s’avérer réactif, reste à vérifier le temps nécessaire pour faire le point entre 28 et 400 mm si la bague de zoom vous démange trop, avec une telle plage focale l’AF aura fort à faire.

Si vous êtes amateur de photo macro, sachez que le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR propose des distances minimales de mise au point de 0,2 m à 28 mm et de 1,2 m à 400 mm. Le rapport de reproduction de 0,35 x ne le place pas au même niveau que des objectifs macro spécialisés mais c’est loin d’être ridicule pour un zoom polyvalent.

Voici le détail des distances de mise au point minimales selon la focale :

  • 28 mm : 0,2 m
  • 35 mm : 0,36 m
  • 50 mm : 0,5 m
  • 70 mm : 0,57 m
  • 105 mm : 0,6 m
  • 200 mm : 0,8 m
  • 300 mm : 1,2 m
  • 400 mm : 1,2 m

Voici le détail des ouvertures maximales selon la focale :

  • 28-31 mm : f/4
  • 32-38 mm : f/4,5
  • 39-40 mm : f/4,8
  • 41-43 mm : f/5
  • 44-49 mm : f/5,3
  • 50-61 mm : f/5,6
  • 62-88 mm : f/6
  • 89-104 mm : f/6,3
  • 105-129 mm : f/7,1
  • 130-164 mm : f/7,6
  • 165-400 mm : f/8

La construction du NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR en fait un objectif protégé contre les intempéries, les voyages en milieu poussiéreux et humides ne devraient pas lui faire peur.

La bague de réglage silencieuse est personnalisable comme sur tous les NIKKOR Z, le 28-400 mm dispose d’un commutateur de verrouillage du zoom qui l’empêche de se déployer lorsque vous le glissez dans votre sac. Le pare-soleil inclus peut être monté à l’envers pour gagner de la place dans votre sac photo (et servir de protection en utilisation).

Proposé au tarif public de 1 549 euros TTC, ce NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR vous coutera 600 euros de plus que le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, et 520 euros de plus que le plus limité NIKKOR Z 24-120 mm f/4. Le prix à payer pour ne pas changer d’objectif quelles que soient vos envies de photos.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR exemple de photo à 400 mm

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR + Nikon Z 6II
400 mm – f/10 – 1/800ème de sec. – ISO 200

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : fiche technique

  • Type : Monture Nikon Z compatible plein format et APS-C
  • Plage focale : 28–400 mm (équivalent 42-600 mm en APS-C)
  • Ouverture maximale : f/4 à f/8
  • Ouverture minimale : f/22 à f/45
  • Plage des ouvertures : à 28 mm : f/4 à f/22 – à 400 mm : f/8 à f/45
  • Formule optique : 21 lentilles en 15 groupes (dont 4 lentilles en verre ED et 3 lentilles asphériques)
  • Angle de champ : sur plein format : 75° à 6°10’ – sur APS-C : 53° à 4°
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point :
    • à 28 mm : 0,2 m
    • à 35 mm : 0,36 m
    • à 50 mm : 0,5 m
    • à 70 mm : 0,57 m
    • à 105 mm : 0,6 m
    • à 200 mm : 0,8 m
    • à 300 mm : 1,2 m
    • à 400 mm : 1,2 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,35 x (focale 28 mm)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions (diamètre maximum x longueur à partir de la monture d’objectif) : environ 84,5 mm x 141,5 mm
  • Poids : environ 725 g
  • Accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, pare-soleil HB-114, étui pour objectif CL-C2

paresoleil NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

le pare-soleil Nikon HB-114 pour le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : premier avis

Le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR devrait constituer un choix intéressant pour les photographes recherchant un objectif tout-en-un pour leur hybride Nikon Z plein format ou APS-C.

Ses avantages incluent la polyvalence, la stabilisation d’image, le poids et l’encombrement réduits tandis que les inconvénients résident dans son ouverture relative limitée à 400 mm et les compromis inhérents à un super-zoom.

Cet objectif s’adresse donc aux photographes privilégiant la flexibilité et la commodité par rapport à des critères spécifiques tels que la luminosité maximale (grande ouverture maximale) ou les capacités macro avancées.

En réponse à la question initiale « va-t-il remplacer tous vos objectifs ? », non. Un megazoom ne saurait remplacer un petit 28 mm f/2.8 compact et léger, il ne saurait non plus remplacer un 400 mm f/2.8 si vous avez besoin d’un long téléobjectif à grande ouverture. Attention donc à bien définir vos besoins. Mais il faut admettre que Nikon fait là une proposition qui mérite de vous y intéresser si vous cherchez un couteau suisse, en sachant que vous pourrez toujours le compléter d’un petit 28 mm pour sortir léger et discret quand vous en éprouverez l’envie.

En savoir plus sur le site Nikon

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Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : investissement judicieux ou dépense superflue ?

Après avoir testé le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR Z en 2020, j’ai passé une nouvelle semaine sur le terrain pour vous proposer ce test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8. J’étais curieux de découvrir les performances de ce « petit » 70-180 mm, dont la particularité réside dans sa grande ouverture constante de f/2.8, à l’instar de son aîné. Voici mon avis et des éléments pour déterminer s’il mérite un investissement de votre part ou non.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : investissement judicieux ou dépense superflue ?

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

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Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : contexte

Pour un photographe urbain comme moi, tester un téléobjectif implique de repenser ma photographie. Je suis davantage habitué à photographier avec des focales comprises entre 24 et 70 mm sur le Nikon Z 6II, mais j’ai apprécié cet exercice qui m’a permis de sortir de mon cadre habituel.

Je précise que ce test a été réalisé avec un Nikon Z 6II doté de 24 Mp et non avec un capteur de Z 7, Z 8 ou Z 9 de 45 Mp, ce qui a son importance pour la suite.

Je tiens également à préciser que la météo n’a pas été clémente, puisque j’ai dû annuler plusieurs sorties en raison de pluies importantes pour travailler en extérieur. Mais au final, j’ai pu évaluer tout ce que je souhaitais.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : présentation

Bien que cela ne soit pas officiellement annoncé par les deux parties, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 possède toutes les caractéristiques d’un « Tamrikon », c’est-à-dire une formule optique et une fabrication Tamron selon les normes Nikon. Cela permet à Nikon de proposer une triplette de zooms à grande ouverture et abordables : 17-28 mm f/2.8, 28-75 mm f/2.8 et 70-180 mm f/2.8. De 17 à 180 mm, l’ouverture f/2.8 est reine.

Ces trois objectifs offrent une construction similaire, un diamètre de filtre de 67 mm et sont plus compacts et légers que les NIKKOR Z 14-24 mm, 24-70 mm et 70-200 mm f/2.8 S.

Ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ressemble en de nombreux points au Tamron 70-180 mm f/2.8 Di III VXD, proposé en monture E pour Sony. Sauf erreur de ma part, la version Nikon se distingue par son apparence, sa monture et sa motorisation autofocus. Les deux versions, Tamron et Nikon, contiennent 19 éléments répartis en 14 groupes, avec des agencements d’éléments spécifiques et un diaphragme à 9 lames. La version Nikon offre :

  • une distance minimale de mise au point plus courte,
  • un rapport de grossissement maximal d’environ 1:2,
  • une motorisation autofocus pas à pas Nikon pour la mise au point (à la différence du moteur linéaire sur la version Tamron),
  • la compatibilité avec les téléconvertisseurs Nikon.

Pas si mal pour un téléobjectif f/2.8 en monture Z native proposé à 1 300 euros. Dommage toutefois que Nikon ne soit pas partie sur la version stabilisée du même zoom Tamron, qui n’est guère plus couteuse toujours en monture Sony E.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : l’objectif sur Nikon Z 6II

Long de 151 mm (contre 220 mm pour le 70-200 mm VR) et pesant seulement 795 g (contre 1 437 g pour le VR), ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est incontestablement plus léger et compact, cela se ressent quand vous prenez l’ensemble en main. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir porter l’appareil à la main pendant deux heures, sans ressentir le poids excessif d’un long téléobjectif.

Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. NIKKOR Z 24-120 mm f/4 VR S

Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S à gauche
Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 (sans bague FTZ) à droite

Autres différences avec le 70-200 mm VR, ce 70-180 mm ne permet pas d’utiliser un collier de pied, ce qui ne serait pas un gros problème étant donné son poids, mais peut toutefois en devenir un puisqu’il n’est pas stabilisé. Attention donc à bien réfléchir aux usages que vous en attendez, selon qu’il s’agisse d’affût posé sur trépied ou de photo à main levée.

Qualité de fabrication

S’agissant d’un zoom externe, l’objectif s’allonge d’environ 30 mm entre 70 et 180 mm, alors que le 70-200 mm VR, zoom interne, conserve une longueur constante. La présence d’un loquet de verrouillage vous permet toutefois de bloquer l’objectif en position rentrée lors du transport, une bonne idée.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : 70 mm à gauche – 180 mm à droite
le loquet de verrouillage est visible sur la photo de droite

Présenté par Nikon comme résistant à la poussière et aux éclaboussures, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vous permettra de sortir même sous la pluie, comme ce fut le cas pour moi. Bien que la conception zoom externe puisse sembler moins protégée contre la poussière et l’humidité, sauf à sortir sous un déluge, il est probable que vous souffrirez plus de l’eau vous-même que l’objectif.

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est vendu 1 310 euros au moment de la publication de cet article, alors que le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est vendu 2 900 euros, soit plus de deux fois plus cher. Dernière précision qui a de l’importance pour certains (mais pas pour moi), le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est fabriqué en Chine, alors que le 70-200 mm VR est fabriqué en Thaïlande.

En résumé, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 offre une qualité de construction adaptée à un usage amateur ou expert en toutes conditions tout en restant portable et facile d’utilisation au quotidien. Toutefois, certains photographes pourront préférer les caractéristiques et la robustesse des objectifs plus lourds et mieux protégés, en fonction de leurs besoins spécifiques et de leur style de photographie.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

À qui se destine ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ?

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 s’adresse plutôt aux utilisateurs suivants :

  • photographes de voyage et de reportage : sa légèreté et sa compacité en font un téléobjectif idéal si vous vous déplacez beaucoup et que vous avez besoin d’un objectif moins encombrant qu’un plus volumineux 70-200 mm f/2.8 VR S,
  • utilisateurs de Nikon Z 5 et des séries Z 6 I et II : pour ces appareils photo dotés d’un capteur de 24 Mp, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 constitue une option abordable sans compromis significatifs sur la qualité,
  • utilisateurs de Nikon Z DX (APS-C) : avec un cadrage équivalent à 105-270 mm sur les capteurs APS-C, ce téléobjectif offre une belle plage focale pour la photographie de sport, animalière ou toute situation nécessitant un téléobjectif léger et maniable,
  • photographes intéressés par la macrophotographie : avec sa capacité de grossissement de 1:2, cet objectif vous permet d’explorer la macrophotographie sans investir dans un objectif macro spécifique.

Cet objectif peut ne pas vous convenir si vous avez besoin de la meilleure performance optique possible à toutes les ouvertures, en particulier à pleine ouverture et en périphérie de l’image, ou s’il vous faut une stabilisation d’image intégrée à l’objectif, par exemple dans des conditions de faible luminosité ou pour la vidéo, et sur les Nikon Z APS-C dont le capteur n’est pas stabilisé.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Prise en main

La prise en main du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 m’a agréablement surpris, car j’ai l’habitude de porter mon boîtier à la main la plupart du temps et je fatigue après quelques dizaines de minutes lorsque l’objectif est long et lourd (comme ce fût le cas lors du test du NIKKOR Z 50 mm f/1.2). Avec celui-ci, je n’ai pas souffert du poids ; la longueur restant raisonnable (proche de celle du NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, l’ensemble n’attire pas les regards comme avec le plus imposant 70-200 mm f/2.8 VR S.

La large bague de zoom est facile d’accès, sa plage de rotation limitée entre 70 et 180 mm réduit le déplacement du poignet, ce qui est très confortable. La seconde bague bien plus étroite et personnalisable vous permet par exemple d’ajuster l’ouverture ou la correction d’exposition ou la mise au point manuelle selon vos préférences.

En résumé, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 offre une bonne prise en main et une manipulation confortable, que vous soyez comme moi adepte de la photographie à main levée, ou que vous préfériez prendre vos photos après avoir trouvé un emplacement et vous être bien installé, par exemple, contre un arbre.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8
notez le pas de vis pour filtres de diamètre 67 mm

Autofocus

Un sujet qui fait parler chez Nikon depuis que les hybrides Nikon Z ont fait leur apparition. Je vais faire simple : avec le Nikon Z 6II, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 s’est révélé très réactif en autofocus AF-C en zone automatique, mon réglage par défaut, précis et tout aussi réactif en suivi 3D. Il m’a permis de laisser l’AF se caler sur l’œil de mes sujets sans différence notable avec ce que j’ai l’habitude d’avoir en courte focale. Autant dire qu’avec tout Nikon Z doté d’un autofocus plus récent (Nikon Z f, Nikon Z 8 et Z 9), les performances sont encore meilleures.

Le moteur pas à pas Nikon est réactif, se cale sans hésiter, son fonctionnement est silencieux, ce qui est appréciable lorsque vous devez être discret ou que vous enregistrez une vidéo.

Même à 180 mm, la focale maximale qui impose souvent une diminution de la rapidité de mise au point si la distance au sujet change beaucoup, je n’ai pas remarqué de lenteur particulière, arrivant même à faire des photos nettes avec détection de l’œil à l’improviste.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

La distance de mise au point minimale varie avec la focale, de 0,27 m à 70 mm à 0,85 m à 180 mm. Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 permet un rapport de grossissement maximum d’environ 1:2, ce qui est plutôt satisfaisant pour un zoom et vous intéressera si vous appréciez la macro ou les prises de vue rapprochées et que vous ne disposez pas encore d’une optique macro comme le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S.

Les photographes adeptes des plus longues focales seront ravis d’apprendre que le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 peut être utilisé avec les téléconvertisseurs Nikon, ce qui revient à cadrer comme un :

Multipliez ces valeurs par 1,5 pour avoir les équivalences en APS-C :

  • 147-378 mm avec le Nikon Z TC x 1.4
  • 210-540 mm avec le doubleur de focale

Dans l’ensemble, l’autofocus du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 m’a autorisé une belle performance dans les différentes situations de prise de vue auxquelles je l’ai soumis, y compris en suivant les oiseaux à travers les branches, mais là c’est l’autofocus du boîtier qui fait le gros du travail.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Stabilisation

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ne possède pas de stabilisation d’image intégrée à l’objectif. À la place, il s’appuie sur la stabilisation du capteur (IBIS), si le boîtier la propose, ce qui est le cas de tous les Nikon Z plein format mais pas des APS-C Z 30, Z 50 et Z fc. L’efficacité de la stabilisation de l’ensemble dépend donc largement de la performance du système de stabilisation intégré à l’appareil photo.

Avec le Nikon Z 6II, j’ai pu photographier avec des temps de pose de l’ordre de 1/5ème de seconde sans flou particulier sur mes photos.

L’absence de stabilisation d’image spécifique à l’objectif signifie que, lors de l’utilisation avec des boîtiers sans stabilisation intégrée, vous pouvez rencontrer plus de défis pour obtenir des images nettes avec les temps de pose longs, compensez en augmentant l’ISO quand c’est possible.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion, aberrations chromatiques, flare

Les performances optiques du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 peuvent être résumées ainsi :

Piqué

  • À 70 mm : le piqué est bon au centre dès f/2.8, pour atteindre une excellente netteté sur l’ensemble de l’image, mieux vaut fermer à f/5.6. Mes images montrent un très bon piqué à f/8, ouverture souvent utilisée pour garder de la profondeur de champ.
  • À 135 mm : le centre à f/4 est très bon, et en fermant le diaphragme, la qualité s’étend vers les bords.
  • À 180 mm : j’ai observé le meilleur piqué au centre à f/4. La netteté des bords s’améliore significativement en fermant jusqu’à f/8.

Homogénéité

Le piqué est moins homogène à pleine ouverture, surtout à 180 mm. En fermant le diaphragme de deux à trois crans, l’homogénéité s’améliore sur l’ensemble du champ.

Vignettage

  • À 70 mm et f/2.8 : Le vignettage est léger. En fermant à f/4, il devient négligeable.
  • À 180 mm et f/2.8 : Le vignettage est plus marqué, avec un assombrissement notable des coins, tandis qu’à f/5.6 il est négligeable.

Distorsion

  • La distorsion en barillet est minimale à 70 mm, elle reste peu prononcée à 180 mm.
  • Sauf à faire des photos d’architecture nécessitant une distorsion minimale à toutes les ouvertures, aucun handicap à prévoir surtout si votre logiciel photo tient compte des corrections du boîtier ou que vous faites du JPG.

Toutefois, comme avec de nombreux zooms, pour obtenir la meilleure qualité sur tout le champ, il est souvent nécessaire de fermer le diaphragme de quelques stops. La prise en compte du vignettage et de la distorsion est essentielle pour les utilisateurs exigeants une qualité d’image optimale dans diverses conditions de prise de vue.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Aberrations chromatiques

Les aberrations chromatiques, qui se manifestent par des franges de couleur le long des bords des objets contrastés, sont bien contrôlées. Elles restent à un niveau qui ne gêne pas la qualité de l’image. Rappelons que le 70-200 mm f/2.8 VR S a fixé la barre tellement haut que nous en devenons vite très exigeants, mais ce 70-180 mm f/2.8 tient très bien la comparaison.

Flare

Bien que le soleil ait manqué pendant ce test (!), je n’ai pas constaté d’apparition d’un tel effet lors des rares éclaircies. Le pare-soleil HB-113 fourni avec l’objectif contribue à réduire le flare si vous avez la chance de côtoyer le soleil en frontal plus souvent que moi.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Rendu optique : focus breathing

Sauf à fixer l’appareil sur trépied pour faire des mesures très précises, ce que je n’ai pas fait car je ne pratique pas ce type de test de laboratoire, le focus breathing n’est pas visible sur mes images.

Il est d’autant plus difficile à déceler qu’à 180 mm, focale qui serait la plus sensible à cet effet, il faut comparer deux photos faites à la distance minimale de mise au point et à l’infini, situation très peu courante en pratique.

Autant dire que pour la plupart des situations que vous allez rencontrer, comme la photographie de paysage, de sport ou d’animaux, où les fortes variations de mise au point sont moins fréquentes, l’impact du focus breathing est négligeable.

En conclusion

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 présente des performances élevées en matière de distorsion et aberrations, de même qu’un piqué très satisfaisant dès f/4 ou f/5.6 selon la focale, ce qui contribue à sa capacité à produire des images nettes et contrastées.

Sans égaler le redoutable NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, ces prestations sont de très bon niveau, seul le piqué à pleine ouverture marque le pas de façon plus visible.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 : mon avis

Que penser de ce zoom téléobjectif à la fin de ce test ? Le NIKKOR Z 70-180mm f/2.8 est un objectif polyvalent et de qualité, bien construit, compact, léger pour un téléobjectif, bien adapté aux styles de photographie qui nécessitent une telle plage focale.

Points forts

  1. légèreté et compacité : par rapport au NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, le 70-180 mm est plus léger et plus compact, ce qui le rend idéal pour les voyages et les longues séances de prise de vue
  2. qualité optique : il offre un très bon piqué, surtout si vous prenez soin de fermer de quelques crans l’ouverture. La performance est particulièrement bonne à mi- portée de zoom tandis que la focale maximale, à pleine ouverture, n’est pas aussi exceptionnelle que sur le 70-200 mm.
  3. polyvalence : avec sa plage de 70 à 180 mm et une ouverture maximale de f/2.8, cet objectif autorise le portrait, le sport, l’animalier (avec les limites d’un 180 mm), la photographie de voyage
  4. distance minimale de mise au point : la capacité de mise au point rapprochée et le rapport de grossissement maximum d’environ 1:2 sont deux bons points pour la « macrophotographie sans objectif macro » ou les vues rapprochées
  5. construction : la résistance à la poussière et aux éclaboussures est suffisante pour utiliser ce zoom dans la plupart des conditions météo, sa compacité vous permettant de le protéger très vite sous une veste en cas d’orage, ce que je ne me suis pas gêné de faire.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Points faibles

  1. absence de stabilisation d’image : le manque de stabilisation d’image intégrée à l’objectif peut être un inconvénient dans des conditions de faible luminosité ou pour les vidéos sans trépied, si vous utilisez des temps de pose longs, ou un Nikon Z APS-C non stabilisé
  2. vignettage: le vignettage, en particulier à la focale extrême, reste plus marqué que sur le 70-200 mm, bien que cela puisse être corrigé en post-traitement aisément
  3. homogénéité du piqué : le piqué n’est pas uniforme sur tout le champ à pleine ouverture, la périphérie des images pouvant montrer des signes de faiblesse par rapport au centre.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Conclusion

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est un excellent choix si vous recherchez un objectif polyvalent offrant des résultats très satisfaisants et dont le tarif reste accessible pour une telle plage focale et une grande ouverture constante.

Son poids et sa construction compacte le rendent très attrayant pour le voyage et la photographie du quotidien, tandis que sa qualité optique et sa distance minimale de mise au point le rendent également adapté à la macro et au portrait.

Cependant, si vous souhaitez bénéficier d’une stabilisation intégrée ou de la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et focales, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 présente quelques limitations. Compromis intéressant en termes de portabilité, flexibilité et performance, il constitue néanmoins une proposition attirante pour les utilisateurs de Nikon Z plein format comme pour les utilisateurs de Nikon Z APS-C désireux de disposer d’un téléobjectif de plus grande ouverture que le plus modeste NIKKOR Z 50-250 mm f/4.5-6.3 VR.

Je conclus ce paragraphe en adressant un message personnel à Nikon, à quand le même objectif en version stabilisée puisqu’il existe pour la concurrence ?

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Le Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 peut vous intéresser si :

  • vous recherchez un téléobjectif polyvalent pour le portrait, le sport, l’animalier et la photographie de voyage
  • vous préférez les objectifs légers et compacts
  • vous photographiez souvent en extérieur
  • vous aimez les arrière-plans flous esthétiques
  • vous avez besoin d’une bonne performance en basse lumière
  • vous recherchez une alternative moins coûteuse que les objectifs professionnels Nikon S
  • vous faites des vidéos
  • vous n’avez pas déjà un AF-S NIKKOR 70-200 mm f/.8 VR avec bague FTZ ou équivalent Tamron/Sigma

Le Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’une stabilisation d’image intégrée
  • vous avez besoin d’une plus longue portée de zoom
  • vous exigez la meilleure qualité d’image à toutes les ouvertures et acceptez d’en payer le prix
  • vous privilégiez les objectifs avec un support de collier de trépied
  • vous recherchez un objectif pour des conditions extrêmes
  • vous avez déjà un NIKKOR Z 100-400 mm

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Quelques photos faites avec le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

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Test Nikon Zf: ergonomie, autofocus, ISO, répond-il aux attentes ?

Après avoir utilisé le nouvel hybride Nikon apparu à l’automne 2023 pendant deux semaines, je vous propose ce test du Nikon Z f, mon ressenti à l’usage et ce que vous pouvez en attendre.

Le Nikon Z f est censé satisfaire les nikonistes désireux de retrouver le look de leurs appareils argentiques Nikon, sans rien vouloir sacrifier aux performances actuelles. Doté d’un capteur plein format, le Nikon Z f se distingue par ses performances, et vous verrez que, mis à part en matière d’ergonomie, il n’a pas à rougir face au Nikon Z 8.

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

Test Nikon Zf : ergonomie, autofocus, ISO, répond-il vraiment aux attentes ?

Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique

Test Nikon Zf : contexte

L’arrivée du Nikon Zf marque une étape importante dans l’évolution de la gamme hybride Nikon, confrontée à une concurrence accrue et à des attentes élevées concernant son autofocus.

En effet, si les Nikon Z8 et Z9 proposent un autofocus de premier plan, les Nikon Z6II et Z7II restent en retrait. Seul le plus récent Nikon Z6III (voir le test du Nikon Z6III) est plus réactif. Ce nouveau Nikon Zf a vite suscité un débat animé : est-il plus performant que le Nikon Z6II, doté lui-aussi d’un capteur plein format de 24 Mp ? Son autofocus aussi réactif et efficace que celui du Nikon Z8 ?

Utilisant le Nikon Z6 puis le Z6II depuis 2019, dans divers contextes, y compris des spectacles de danse et la photo urbaine, j’ai pu faire la comparaison très vite avec le Nikon Zf. Cet hybride est le sujet principal de ce test, dans lequel je vous partage aussi des éléments de comparaison avec les Z6II et Z8 :

  • Nikon Z f vs. Nikon Z 6II pour leurs 24 Mp et leur positionnement tarifaire,
  • Nikon Z f vs. Nikon Z 8 pour leurs autofocus.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

le Nikon Z f avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S

Le Nikon Z f partage de nombreuses caractéristiques avec le Z 6II, ce test se concentre sur les nouveautés et les améliorations spécifiques à ce modèle. L’objectif était de déterminer comment le Z f se comportait dans des situations photographiques spécifiques :

  • quelle est sa facilité d’usage pour obtenir les résultats escomptés ?
  • quel mode AF est le plus efficace pour atteindre l’objectif désiré ?

Le test se conclut par une série de recommandations adaptées à vos besoins et à votre équipement actuel.

Important : ce test du Nikon Z f est un test terrain, j’ai utilisé le boîtier avec plusieurs objectifs NIKKOR Z, comme vous le feriez si vous êtes photographe. Il ne s’agit pas pour moi de faire le tour de 100 % des fonctions, ce qui est impossible avec un hybride, ni de tester les performances vidéo.

Le Nikon Z f s’adressant en priorité aux photographes, j’ai réalisé ce test pour répondre à ces attentes. N’attendez pas non plus de mesures physiques en laboratoire, je suis photographe, pas électronicien.

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Test Nikon Z f Luberon

Test Nikon Z f : construction et prise en main

Il a fière allure ce Nikon Z f, avec son look vintage qui rappelle le Nikon FM2, sa sobriété (surtout en version noire), son châssis en métal, ses couronnes de réglages supérieures, son déclencheur à l’ancienne, et son grand viseur rond typique des appareils photo Nikon experts et pros.

La différence est flagrante avec le Nikon Z fc APS-C qui, avec son look vintage aussi, semble moins abouti. Sur le Nikon Z f, pas de plastique, pas de faux semblant, c’est un Nikon bien construit comme les nikonistes les apprécient.

C’est le cas pour les autres appareils de la gamme expert-pro Nikon, le Nikon Z f est aussi conçu pour résister aux conditions météorologiques difficiles. Sa construction tous temps le rend adapté à une utilisation sous la pluie ou dans la neige.

Comparaison Nikon Z 6II vs Nikon Z f

comparaison Nikon Z 6II à gauche vs. Nikon Z f à droite

La prise en main du Nikon Z f, malgré sa compacité, présente toutefois quelques particularités. L’absence de poignée latérale droite, comme sur les Z 5/6/7, requiert une attention accrue lors de la manipulation, surtout en déplacement. La prise en main n’est pas aussi ferme qu’avec la poignée proéminente des autres modèles, il vous faut donc pincer le bord droit du boîtier pour bien le tenir. Comme beaucoup de courroies de cou d’origine, celle du Z f s’avère peu confortable et ne vous aidera guère en raison de sa longueur insuffisante.

Si, comme moi, vous tenez l’appareil à la main pendant plusieurs heures, sachez qu’il existe des solutions :

  • Nikon a prévu une poignée SmallRig qui se visse sous le boîtier et apporte une meilleure prise en main (offerte avec les premiers modèles livrés (comptez 50 euros si votre revendeur ne vous la propose pas sous forme de geste commercial),
  • vous pouvez utiliser une dragonne SmallRig ou Optech qui vous permet de ternir le Nikon Z f du bout des doigts sans crainte de le laisser tomber (c’est ce que j’utilise avec tous mes boîtiers).

Ergonomie et commandes

L’ergonomie du Nikon Z f se distingue nettement de celle des Z 5, 6, 7, 8 et 9. Le Z f favorise le pilotage à l’ancienne, avec des couronnes de réglage de la sensibilité ISO, à gauche, et du temps de pose, à droite. J’ai apprécié la petite couronne de correction d’exposition, bien qu’étant un fervent partisan de la molette arrière pour ce réglage.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : la molette de sélection d’ISO à gauche et celles des temps de pose à droite

Les habitudes étant ce qu’elles sont, il est toutefois difficile de revenir à des couronnes supérieures lorsqu’on a pris le réflexe de tout contrôler avec des touches, molettes et menus sans que l’œil ne quitte le viseur. Bien que ces couronnes soient visuellement attrayantes et très pratiques, elles le sont parfois moins dans l’action, forçant la main qui tient l’objectif à changer l’équilibre du boîtier pour tourner la couronne.

C’est personnel, et cela dépend de vos habitudes. Notez, si vous étiez habitué à régler l’ouverture avec la bague de diaphragme de vos NIKKOR AI, que la bague multifonction de l’objectif peut être programmée pour remplir le même rôle (sans le crantage).

Puisque nous en sommes aux commandes, retenez que le Nikon Z f offre une touche de fonction personnalisable en face avant (j’aurais aimé en avoir une seconde), et que vous pouvez attribuer une fonction photo au bouton rouge supérieur de déclencheur vidéo si vous ne filmez jamais.

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Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : notez la position Noir et Blanc B&W

Le levier de bascule des modes experts P, S, A, M s’avère par contre très pratique, manipulable aisément avec le pouce gauche. J’ai aussi apprécié l’accès direct aux modes Noir et Blanc, via le levier supérieur droit.

La présence d’une seule touche Fn à l’avant nécessite un recours plus fréquent au menu Info pour certaines actions (j’ai l’habitude de caler la visualisation des images sur la Fn inférieure et le changement de mode AF sur la Fn supérieure sur le Z 6II). Une seconde touche serait vraiment appréciable pour éviter le recours trop fréquent au menu I.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : l’unique touche de fonction en face avant

Les molettes arrière et avant sont petites, plutôt fermes lorsque le boîtier est neuf, elles s’assouplissent vite pour devenir plus confortables (ceci m’a été confirmé par des lecteurs possédant le boîtier).

Autre manque du Nikon Z f, le joystick arrière pour déplacer les zones AF. Ceci peut vous étonner, mais en pratique j’ai toujours trouvé plus ergonomique d’utiliser la couronne arrière sur les boîtiers de ce gabarit, et vous allez voir que l’efficacité de l’autofocus compense largement cette absence.

Le petit écran supérieur, affichant l’ouverture, est un rappel pratique lorsque vous préréglez le boîtier, d’autant plus que les objectifs NIKKOR Z n’ont pas de bague de diaphragme. Il est par contre difficile à lire en pleine lumière, et a fortiori en soirée car il n’est pas éclairé.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : l’écran de rappel supérieur de l’ouverture

Le déclencheur, avec pas de vis standard (belle idée) se révèle sensible, ce que d’autres utilisateurs m’ont confirmé. Toutefois il vous suffit d’effacer la photo faite par erreur, nous ne sommes plus à l’époque des 36 vues par film.

Le commutateur ON/OFF qui l’entoure est plutôt ferme, il m’est aussi arrivé plusieurs fois de penser avoir éteint le boîtier alors que ce n’était pas le cas, soyez vigilant(e).

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : des commandes classiques en face arrière
mais pas de joystick ni d’AF-ON
et la visualisation des photos toujours en haut à gauche

Enfin, la touche de visualisation des photos, placée en haut à gauche comme sur les reflex, serait plus accessible en pleine action si elle se trouvait sous le pouce droit (c’est pour cette raison que je programme la Fn inférieure avec cette fonction).

Viseur électronique et écran tactile

Le viseur électronique du Nikon Z f, identique à celui du Z 6II avec son OLED de 3.690.000 points, a déjà été évalué dans mon test du Nikon Z 6II. Le viseur rond ne séduit pas seulement par son esthétique ; il offre une luminosité, une clarté et une précision remarquables.

Si vous avez des difficultés à voir en périphérie, le réglage de la taille d’affichage du viseur peut améliorer votre confort visuel. Ajustez cette taille dans le menu Configuration > réglage « Taille affichage viseur (Lv photo).

Utiliser ce viseur électronique offre plusieurs avantages par rapport à un viseur optique de reflex :

  • visualisation en temps réel de l’exposition et de la balance des blancs,
  • aperçu du rendu final de l’image selon le Picture Control sélectionné, y compris en visée noir et blanc,
  • affichage de l’histogramme pour un ajustement précis de l’exposition,
  • affichage des réglages dans le viseur,
  • niveau électronique activable,
  • assistance à la mise au point manuelle avec focus peaking et loupe.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : écran arrière fermé

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : écran arrière en position … avant
attention, dans cette position les menus restent inaccessibles

L’écran sur rotule se distingue par sa grande praticité. Sa capacité à se replier complètement pour le transport, à se positionner face  caméra, et à basculer pour les prises de vue en mode portrait ou macro est appréciable. Notez que dans ce dernier cas, les menus basculent en mode portrait (très pratique en macro).

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : écran arrière en mode portrait

Les amateurs de macrophotographie apprécieront particulièrement le focus peaking pour une mise au point manuelle précise, sachant que l’autofocus est souvent moins pertinent dans ce domaine.

L’écran tactile permet une visualisation des photos similaire à celle d’un smartphone, avec des gestes pour faire défiler les photos prises et zoomer. Comme sur les reflex Nikon récents, il offre une excellente fidélité des couleurs.

En mode Live View, le Nikon Z f est aussi performant qu’en visée « viseur ». Son processeur Expeed 7 apporte une fluidité accrue dans le contrôle de la mise au point, en photo comme en vidéo. Les vidéastes apprécieront la possibilité de faire la mise au point en Live View sans latence, tandis que les photographes bénéficieront d’un Live View parfaitement fonctionnel, comme sur les autres modèles Z et de la possibilité de faire des photos au ras du sol sans effort.

Test Nikon Z f

Les menus

Le Nikon Z f intègre une combinaison des menus que l’on retrouve dans les modèles Z 5/6/7/8, tout en offrant des différences notables, notamment en ce qui concerne l’autofocus.

Manque toutefois la personnalisation des menus avec les réglages Utilisateur (U1/U2/U3) et les banques de réglages des Z 8 et Z 9. Vous devez recourir au menu pour ajuster chaque réglage. J’ai utilisé le menu I (comme Info) plus souvent que sur le Z 6II, toutefois ce menu autorise tous les raccourcis vers les fonctions que vous utilisez le plus souvent.

Autonomie

Le Nikon Z f est alimenté par une batterie EN-EL15c d’une capacité de 2.280 mAh (Les batteries EN-EL15b et ENE-L15a peuvent être utilisées mais pas de recharge USB avec la EN-EL15). Cette capacité est supérieure à celle de la batterie EN-EL15b de 1.900 mAh utilisée sur d’autres Nikon.

Nikon semble ne pas autoriser l’utilisation de batteries compatibles qui seraient bloquées à l’allumage (je n’ai pas pu vérifier ce point cependant un lecteur m’a confirmé qu’il pouvait utiliser ses batteries Powerextra). Renseignez-vous auprès des vendeurs avant d’investir.

Test Nikon Z f

Le Nikon Z f intègre un mode « économie d’énergie » qui diminue la luminosité de l’écran et du viseur lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

L’autonomie de la batterie du Nikon Z f est au moins égale à celle de mon Z 6II, il est toutefois difficile de donner des chiffres précis car tout dépend de l’usage que vous allez faire du boitier. Sans allumer l’écran arrière après chaque photo, vous pouvez toutefois compter sur un minimum de 600 photos par charge, de quoi voir venir et tenir la journée.

Le Nikon Z f est livré sans chargeur, il est compatible avec les chargeurs Nikon EH-7P et EH-8P. Le câble USB UC-E25 est fourni avec l’appareil, il permet un chargement avec batterie portable ou prise USB.

Capacité du buffer

Le buffer garde en mémoire les photos avant qu’elles ne soient copiées sur la carte, plus il a de capacité, plus vous pouvez enchaîner les photos en mode rafale sans ralentissement de la prise de vue. Notez toutefois que la performance en écriture de votre carte mémoire est critique pour vous garantir les meilleures performances.

En pratique et avant ralentissement, j’ai pu faire :

  • 134 photos RAW en 11,75 secondes
  • 206 photos JPG Fine en 15,37 secondes

Notez qu’en RAW la rafale ralentit mais reste active, en JPG elle se bloque, mais un nouvel appui immédiat sur le déclencheur la relance au même rythme. Au final, plus que le buffer, c’est la capacité de votre carte qui vous limitera si vous faites des rafales de 200 photos toutes les 15 secondes (!).

Test Nikon Z f

Connectique et cartes mémoire

Le Nikon Z f propose le WiFi 2,4 et 5 Ghz et le Bluetooth 5.0 Low Energy. Il vous est ainsi possible de connecter le Z f à votre smartphone via l’application Snapbridge.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : connectique sur le profil gauche

Sur le côté gauche, vous disposez des prises :

  • port USB SuperSpeed type C autorisant la recharge
  • port HDMI type D
  • fiche mini stéréo d’entrée/sortie séparées (3,5 mm ; entrée alimentée prise en charge)

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : emplacement batterie et 2 cartes mémoire
l’emplacement Micro-SD entre la batterie et la carte SD

Le Nikon Z f dispose de deux emplacements pour cartes mémoire. Mais attention, il s’agit de deux emplacements différents :

  • un pour cartes mémoire SD,
  • un pour cartes mémoire Micro-SD.

Ce dernier permet de glisser une carte Micro-SD dans le Z f pour dupliquer, par exemple, les photos à la prise de vue. C’est une sécurité, qui peut aussi vous éviter de faire choux blanc si vous partez en oubliant la carte mémoire principale (qui ne l’a jamais fait ?).

Notez toutefois que manipuler cette minuscule carte Micro-SD se révèle peu pratique. En effet, son accès nécessite le retrait de la batterie, ce qui peut s’avérer contraignant dans certaines situations. Il vous faut ensuite faire pression sur la carte pour qu’elle soit éjectée, elle va alors sauter, prenez soin de la retenir. C’est la limite de ce petit format Micro-SD.

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f : autofocus

Oserai-je dire que le Nikon Z f était attendu sur le plan de l’autofocus ? Oui, et pas qu’un peu depuis que Nikon a présenté les autofocus de Z 9 puis Z 8 dont les performances sont de tout premier plan. Alors je fais court : l’autofocus du Nikon Z f est aussi de tout premier plan.

Pour faire plus long, l’autofocus du Nikon Z f intègre les fonctionnalités avancées du Z 8, tout en apportant des améliorations significatives. Il offre une couverture du champ de 96 % (90 % du Z 6II), avec 299 points de mesure AF contre 273 pour le Z 6II.

La puissance du processeur Expeed 7 permet au Nikon Z f de proposer de nombreuses configurations AF, ce qui vous vaudra bien des maux de tête à la lecture du manuel utilisateur :

  • en photo, 77 zones personnalisables
  • en vidéo, 66 zones personnalisables

Oui, vous avez bien lu, il vous est possible de choisir entre 77 zones de détection AF différentes rien qu’en photo (20 zones sur le Z 8). Est-bien raisonnable ? Non. Mais Nikon aurait tort de s’en priver si la puissance de calcul est suffisante, à chacun de trouver les quelques zones lui convenant.

Test Nikon Z f

Ici j’ai calé l’autofocus du Nikon Z f en détection automatique
il a accroché le bec bien que les barres métalliques soient souvent dans le cadre

Le suivi 3D, héritage des reflex et absent sur les Z 6 et Z 7, est bien présent sur le Z f, et enrichi d’une reconnaissance de scène similaire à celle des Z 8 et Z 9. La fonction de pré- et post-déclenchement avec suivi AF, capturant des moments jusqu’à 1 seconde avant et 4 secondes après le déclenchement, est aussi disponible.

L’autofocus du Nikon Z f utilise l’IA « deep learning » (apprentissage progressif en profondeur) pour reconnaître 9 types de sujets, incluant les humains, chiens, chats, oiseaux, voitures, motos, avions, trains et vélos.

J’ai pu le vérifier sur le terrain, cet autofocus reconnait tout ce qui passe dans le viseur. Il est même capable de passer d’un type de sujet à l’autre (par exemple d’un animal à une voiture) si les conditions s’y prêtent (la voiture est en approche, alors que l’animal est plus loin). Cet autofocus est surtout très (très) réactif, la bascule de type de sujet détecté, l’accroche du sujet, le suivi même dans l’obscurité sont étonnantes.

Cet autofocus ravira les photographes adeptes de la photographie sociale, elle reconnaît sans se tromper le visage, les yeux, la tête et le torse, même lorsque le visage est orienté à l’envers ou n’occupe que 3 % du cadre. Je me suis pris au jeu de photographier par-dessus l’épaule une personne derrière moi, l’autofocus a identifié le sujet, et fait le point.

Les photographes animaliers seront quant à eux ravis de savoir que ce même autofocus peut identifier le corps, les yeux et la tête des animaux quels qu’ils soient, à l’arrêt comme en pleine course.

En basse lumière, l’autofocus du Z f détecte les sujets jusqu’à -10 EV (-4 EV sur le Z 6II). Lors de mes séances nocturnes, la différence avec le Z 6II était très sensible, le Z f trouve et accroche vite et bien.

Test Nikon Z f

Garder de la profondeur de champ et assurer le point dans de telles conditions est appréciable

Oui mais …

Certes, le Nikon Z f intègre toutes les caractéristiques autofocus des Z 8/Z 9, avec quelques ajouts (détection du sujet en mise au point manuelle, VR sur la zone AF sélectionnée). Le menu est identique à celui du Z 8, tandis que le processeur EXPEED 7 est utilisé de la même manière dans le Z f que dans le Z 8, sans aucune restriction. Cela ne signifie pourtant pas que les performances soient exactement identiques.

Les Z 8 et Z 9 bénéficient d’un flux constant de données à 120 fps provenant du capteur d’image, sans interruption. Pendant les rafales continues, le Z f connaît lui des interruptions de ce flux de données, avec des passages au noir dans le viseur en raison de son obturateur mécanique.

De plus, avec l’obturateur électronique, l’effet de rolling shutter est plus lent que sur un Z 8 ou Z 9. Recueillant moins d’informations de mise au point, moins rapidement et de manière moins fiable que les Z 8 et Z 9, le Nikon Z f est donc « un peu » en retrait. « Un peu » car le commun des nikonistes mortels ne verra jamais aucune différence en pratique, surtout en mode déclenchement vue par vue. Mais la précision me semblait importante à mentionner.

Test Nikon Z f

Ici le Nikon Z f a trouvé la personne arrivant à droite, et l’a suivie bien que le premier plan soit chargé

Reste toutefois à comprendre que si cet autofocus est étonnant, il demande un temps d’apprentissage. Ne maitrise pas un AF de ce niveau qui veut sans y passer du temps. Après quelques jours de test, voici la combinaison « tout venant » que j’ai adoptée, et qui m’a donné satisfaction dans la plupart des cas :

  • mode AF-C (détection continue)
  • AF Zone automatique
  • options AF/MF de détection du sujet automatique

Cette configuration permet à l’autofocus de se caler sur le sujet le plus évident pour lui, et dans la plupart des cas pour vous.

Cependant, si vous voulez faire le point sur un autre sujet, qu’il n’a pas choisi, vous devez changer de mode. Pour cela j’ai programmé la touche de fonction de la face avant pour qu’elle active le mode de suivi 3D en AF-C, ce qui me permet alors de choisir avec précision la zone de l’image sur laquelle je veux faire le point. L’autofocus active le suivi 3D tant que je laisse la touche enfoncée, il repasse en mode AF Zone automatique dès que je relâche la touche.

Test Nikon Z f

Ici l’AF Zone automatique s’est calé sur les branches du premier plan
Avec le suivi 3D activé du bout du doigt, il s’est recalé sur l’oiseau sans jamais le perdre alors que je changeais mon cadre

Notez que si vous utilisez un objectif à mise au point manuelle, via la bague FTZ, la détection du sujet reste possible. L’autofocus vous indique le sujet, il ne vous reste plus qu’à tourner la bague de mise au point de l’objectif jusqu’à voir la zone de détection passer au vert.

Vous l’avez compris, il n’existe pas de configuration « qui fonctionne à tous les coups », c’est à vous de définir vos besoins, vos envies et la personnalisation de votre boîtier.

Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que l’autofocus du Nikon Z f est largement plus efficace que celui des générations Z 5/6 et 7 séries 1 et 2.

C’est de bon augure pour un potentiel Nikon Z 6III qui ne pourrait que progresser encore.

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

Test Nikon Z f : Qualité d’image

Montée en sensibilité

Le Nikon Z f utilise le même capteur que le Nikon Z 6II, le processeur est différent, les résultats restent proches. Le niveau de bruit reste très limité jusqu’à 3.200 ISO, il reste visible mais agréable à 6.400 ISO.

Note : les photos ci-dessous sont des JPG non traités.

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

A 12.800 ISO une première bascule se fait sentir, qui reste gérable en post-traitement classique. Le rendu des couleurs reste fidèle, je l’ai déjà constaté des centaines de fois avec le Z 6II. Une simple réduction de bruit améliore le rendu final. Attention toutefois aux zones texturées, aux visages qui vont souffrir de cette montée en ISO.

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Une seconde bascule arrive à 25.600 ISO. Les résultats se dégradent et les photos sont moins souvent exploitables. Un traitement du bruit par l’IA (Lightroom Classic, DxO PureRAW) sur les fichiers RAW est indispensable. C’est LA limite du Nikon Z f en photo.

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Au-delà, à 51.200 ou 102.800 ISO, les images ne sont pas exploitables en JPG. Utilisez là-aussi le RAW et l’IA de débruitage. Vous obtiendrez des images plus proches de la qualité « illustration » que « photographie », mais elles peuvent vous rendre service (par exemple en reconnaissance de scène).

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Au-delà de cet exercice qui s’éloigne vite d’une pratique photo raisonnée, notez qu’en faible lumière, la stabilisation du capteur (supérieure à celle du Nikon Z 6II/Z 7II) évite de trop augmenter le temps de pose et permet de conserver une sensibilité ISO réduite. Couplée à une focale fixe ouvrant à f/1.8 ou f/1.2 (comme le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S),  à vous la photo de nuit sans trépied.

Je reprends l’argument donné lors du test du Z 6 :

« Cette stabilisation Nikon est probablement l’un des plus grands bénéfices à passer à un hybride, que vous saurez très rapidement apprécier sur le terrain ».

Test Nikon Z f : vidéo

Je ne vous en dirai pas beaucoup sur les capacités vidéo du Nikon Z f, je ne teste pas la vidéo des boîtiers. Ceci dit, le Z f s’adresse avant tout à des photographes, les vidéastes s’orientant plutôt vers le Nikon Z 6II ou le Nikon  Z8.

Sachez quand même que comme le Z6 II doté du même capteur, le Z f autorise les vidéos en 4K/30P, suréchantillonné. Le 4K/60P en format DX est aussi disponible. Le N-Log 10 bits 4:2:2 est enregistrable directement sur la carte. Contrairement aux modèles Z précédents, le Nikon Z f permet l’utilisation de la priorité à l’obturateur en vidéo sans se limiter aux réglages entièrement automatiques.

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f : pour qui et quels usages

Vous avez déjà un Nikon Z 5, Z 6 série 1 ou 2

Passer du Nikon Z 5, Z 6 ou Z 6II au Nikon Z f présente plusieurs avantages notables :

Design et ergonomie : Le design rétro du Z f, combiné à une ergonomie repensée, offre une expérience utilisateur différente et peut-être plus engageante pour certains photographes, tout en conservant la qualité de construction tous temps caractéristique de la marque.

Système autofocus amélioré : Le Nikon Z f intègre des fonctionnalités avancées d’autofocus inspirées des Z 8/Z 9, incluant la détection de sujet en mise au point manuelle et un suivi amélioré grâce au processeur EXPEED 7, offrant une meilleure réactivité et précision.

Qualité d’image : Bien que partageant un capteur similaire avec le Z 6II, le nouveau processeur d’image du Z f améliore le traitement des images, notamment en offrant un meilleur rendu grâce au support du format HEIF, qui assure une meilleure dynamique.

Capacités en basse lumière : Le Z f affiche une performance supérieure en basse lumière, avec une mise au point efficace jusqu’à -10 EV, surpassant les capacités du Z 6II dans des conditions de faible luminosité.

Prise de vue par décalage de pixels : Le Z f introduit la prise de vue par décalage de pixels, permettant de créer des images de 24 Mp ou 96 Mp (pour les sujets statiques), offrant ainsi une flexibilité et une qualité d’image accrues pour des travaux nécessitant une haute résolution.

Test Nikon Z f

Vous avez déjà un Nikon Z 7 série 1 ou 2

Passer du Nikon Z 7 ou Z 7II au Nikon Z f présente peu prou les mêmes avantages que si vous avez un Z 6.

Il vous faudra faire avec la perte de définition (45 Mp pour les Z 7 contre 24 Mp pour le Z f), en sachant que le Zf ajoute la fonctionnalité de prise de vue par décalage de pixels. Vous pourrez ainsi créer des images haute définition de 96 Mp pour des sujets statiques, lorsque vous en avez besoin pour des tirages de grande taille ou des recadrages importants.

Si vous avez un besoin courant des 45 Mp, la solution d’évolution logique (mais plus couteuse) reste le Nikon Z 8.

Vous avez un reflex Nikon et souhaitez passer à l’hybride plein format

Passer d’un reflex Nikon plein format au Nikon Z f offre plusieurs avantages significatifs, tirant parti des innovations technologiques et des fonctionnalités avancées des hybrides :

Réduction de poids et de taille : Le design sans miroir du Z f permet une construction plus compacte et légère comparée aux reflex plein format traditionnels, facilitant la portabilité et réduisant la fatigue lors d’utilisations prolongées.

Système Autofocus avancé : Le Nikon Z f bénéficie d’un autofocus performant inspiré des Z 8/Z 9, incluant le suivi plein cadre, l’identification des sujets, la détection en mise au point manuelle et un suivi en basse lumière unique.

Qualité d’image : Bien que conservant un capteur de 24 Mp, le Nikon Z f intègre un processeur d’image Expeed 7 très supérieur à celui des Nikon D780 ou D850, avec une montée en ISO très supérieure aussi.

Meilleure performance en basse lumière : Grâce à des capacités de mise au point efficaces jusqu’à -10EV, le Z f excelle dans des conditions de faible luminosité, surpassant souvent les capacités des reflex Nikon plein format.

Viseur électronique haute définition : Le viseur électronique du Z f offre une vision claire et précise de la scène, avec l’avantage de visualiser l’exposition en temps réel, la mise au point avec Focus Peaking et loupe, l’horizon artificiel, l’histogramme, des fonctions que les viseurs optiques des reflex ne peuvent pas fournir.

Compatibilité avec les objectifs NIKKOR Z : Le Z f permet l’utilisation des objectifs NIKKOR Z (hybrides), offrant une qualité optique améliorée et une plus grande ouverture (par ex. f/1.2). Avec la bague FTZ, il est possible d’utiliser les objectifs NIKKOR F sans devoir renouveler votre parc optique.

Conception et ergonomie vintage : Le design rétro du Z f, combiné à une ergonomie moderne, offre une expérience utilisateur unique, que même le Nikon Df (retiré du catalogue reflex) ne savait proposer.

Réduction du bruit de fonctionnement : Le mécanisme sans miroir du Z f réduit le bruit de fonctionnement, un avantage considérable pour la photographie dans des environnements exigeant discrétion et silence.

Test Nikon Z f

Vous n’avez pas de matériel Nikon et le Z f vous fait de l’œil

Choisir le Nikon Z f sans posséder auparavant de reflex ou d’hybride Nikon, présente plusieurs avantages marquants (lire les détails plus haut) :

Compatibilité des objectifs : Grâce à la monture Z et à la disponibilité d’adaptateurs, le Z f est compatible avec une large gamme d’objectifs, offrant aux utilisateurs la flexibilité de choisir parmi les derniers objectifs NIKKOR Z et d’utiliser des objectifs NIKKOR F existants comme les gammes concurrentes telle la gamme Sony E.

Investissez de préférence dans des optiques NIKKOR Z puisque vous êtes censé ne pas avoir d’optiques. Le zoom NIKKOR 24-70 mm sera un très bon premier choix pour passer partout, les NIKKOR Z 40 mm f/2 et NIKKOR Z 28 mm f/2.8 combleront les amateurs de petites focales fixes lumineuses.

Test Nikon Z f : conclusion

Le Nikon Z f est un appareil hybride polyvalent et très capable, fusionnant un design rétro séduisant avec des technologies modernes.

Son système autofocus avancé, sa qualité d’image, et ses fonctionnalités innovantes comme le support du format HEIF et la prise de vue par décalage de pixels, en font un choix attrayant pour les photographes appréciant « le beau matériel » qui fonctionne aussi « très bien ». Dit autrement, il est attirant !

Bien qu’il présente quelques défis en termes d’ergonomie, ces aspects sont compensés par ses performances très élevées en basse lumière, son autofocus véloce et sa qualité d’image en haute sensibilité.

Le Nikon Z f est aussi une excellente porte d’entrée dans l’univers Nikon ou une mise à niveau significative si vous utilisez un APS-C. Quant à moi je vais retrouver mon Nikon Z 6II, proche du Z f en encombrement et poids (voir le comparatif Nikon Z 6II vs. Nikon Z f), mais dont l’autofocus marque nettement le pas désormais face à la nouvelle génération d’hybrides Nikon.

En savoir plus sur le site Nikon.

Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique

Quelques photos avec le Nikon Z f

Test Nikon Z f

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Bague Nikon FTZ vs FTZ2 comparatif et rumeurs, rétablissons la vérité !

Vous ne savez pas quelle bague Nikon FTZ choisir entre la version 1 et la version 2 ? Vous lisez de nombreuses rumeurs qui circulent sur ces bagues Nikon FTZ et FTZ2, vous laissant penser qu’elles nuisent au bon fonctionnement de votre hybride Nikon lorsqu’il est équipé d’un objectif Nikon pour reflex ?

Voici de quoi savoir choisir entre la bague Nikon FTZ et la FTZ2, de quoi distinguer les mythes de la réalité et comment optimiser l’utilisation de votre hybride Nikon sans devoir remplacer tous vos objectifs.

Cette bague chez Miss Numerique

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Depuis la sortie des premiers Nikon hybrides en 2018, je lis tout et son contraire sur le web et les réseaux sociaux à propos de la bague Nikon FTZ. Il en est de même depuis octobre 2021 et l’arrivée de la bague Nikon FTZ2.

Afin de lever le doute sur le choix et l’utilisation de cette bague, qui permet de coupler un objectif pour reflex Nikon F sur un hybride Nikon Z plein format ou APS-C, je réponds aux fausses informations et je vais les détailler dans cet article qui reprend le contenu de cette vidéo.

Bague Nikon FTZ vs FTZ2 : le jeu des différences

Il existe deux versions de bague Nikon FTZ (F to Z), la version 1 et la version 2. La différence principale entre ces deux bagues d’adaptation réside dans leur conception physique et leur ergonomie.

Bague Nikon FTZ vs FTZ2

Vue de profil, les bagues Nikon FTZ (à gauche) et FTZ2 (à droite) sont identiques au support pour trépied près pour la bague FTZ.

Bague Nikon FTZ vs FTZ2

Vue de face, seul le support pour trépied, à nouveau, différentie ces deux bagues.

Conception et taille

La première version de la bague d’adaptation Nikon FTZ présente un design plus grand avec une face inférieure proéminente. Cette partie s’étend en dessous de la bague, pouvant servir de support ou de prise en main supplémentaire. Cependant, cette conception peut gêner l’utilisation de certains trépieds.

Avec la FTZ II, Nikon a supprimé la proéminence inférieure, pour un design plus compact. La bague est moins encombrante et plus compatible avec les trépieds ou accessoires de fixation.

Compatibilité

Les deux bagues offrent la même compatibilité en termes d’objectifs. Dotées d’une électronique interne et d’un contrôle par firmware, elles permettent d’utiliser la majorité des objectifs à monture Nikon F sur les hybrides à monture Z, de même que la plupart des objectifs tiers en monture Nikon F compatibles AF-S ou AF-P. Cependant, les objectifs sans moteur de mise au point intégré (comme les AF-D) ne bénéficient que d’une mise au point manuelle.

J’ai listé plus bas toutes les incompatibilités et limites connues à ce jour avec les objectifs Nikon F pour reflex.

Les fonctionnalités offertes par les deux bagues, comme la transmission des informations EXIF, le support de l’autofocus et de la mesure d’exposition, sont identiques. La différence entre la Nikon FTZ et la FTZ II est donc principalement esthétique et ergonomique.

Nikon FTZ Nikon FTZ 2
Poids 136 g 121 g
Largeur 70 mm 70 mm
Hauteur 80 mm 70 mm
Accessoires fournis bouchon arrière pour objectif LF-N1 bouchon arrière pour objectif LF-N1

Bagues Nikon FTZ et FTZ2 et fausses rumeurs

La bague Nikon FTZ dégrade la qualité d’image

Faux. La bague Nikon FTZ ne dégrade pas la qualité d’image. Elle consiste en un simple couplage mécanique et électronique, ne comporte aucune lentille, elle ne peut donc pas affecter la qualité d’image.

La bague FTZ ralentit l’autofocus

Faux. La bague FTZ ne ralentit pas l’autofocus. Elle sert de liaison entre l’objectif et le boîtier, transmettant les informations électroniques. Si l’autofocus est lent, cela dépend de l’objectif, non de la bague. Certains téléobjectifs Nikon F peuvent prendre plus de temps à parcourir toute la plage de mise au point que les NIKKOR Z équivalents.

La bague FTZ modifie la focale

Faux. La bague ne modifie pas la focale de l’objectif. La focale est propre à l’objectif et ne change pas selon le boîtier et/ou la bague sur lequel il est monté. De plus la bague FTZ ne comporte aucune lentille, elle ne peut pas avoir d’impact sur la focale. Sa longueur permet de compenser la différence de position du capteur dans le boîtier entre reflex et hybride (le tirage mécanique) pour que la focale reste identique.

La bague FTZ génère un flou de bougé

Faux. La bague FTZ n’induit aucun flou de bougé. C’est un système sans jeu mécanique. Tout flou de bougé potentiel est lié à des facteurs externes à la bague (le photographe et le temps de pose par exemple) mais en aucun cas à la bague elle-même.

La bague FTZ ralentit le mode rafale

Faux. La bague FTZ ne peut pas ralentir le taux de déclenchement en mode rafale car la transmission électronique et le couplage mécanique sont sans incidence sur ce mode. La bague FTZ communique avec un objectif Nikon F plus vite qu’un reflex, la performance ne peut en aucun cas être dégradée.

La bague FTZ ralentit le déclenchement sur un Nikon Z

Faux. La bague FTZ ne ralentit pas le déclenchement. Le seul ralentissement à noter est un délai ponctuel de l’ordre d’1,5 seconde à l’allumage du boîtier, correspondant à l’initialisation du dialogue entre objectif et boîtier.

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Incompatibilité des objectifs et spécifications de la bague Nikon FTZ

Note : la bague FTZ/FTZ 2 comprend une électronique pilotée par un processeur, donc un firmware. Pensez à faire les mises à jour de ce firmware lorsque Nikon les publie afin d’assurer la compatibilité la plus grande.

Objectifs AF-S, AF-I et AF-P

Ces objectifs récents offrent une expérience optimale avec la bague Nikon FTZ. Ils garantissent une mise au point automatique rapide, des corrections de distorsion et un contrôle total des données EXIF et de l’exposition.

Toutefois, les corrections de distorsion ne sont pas toujours complètes, et une certaine distorsion peut subsister, comme avec le 28-300mm VR. Le diaphragme s’ouvre et se ferme automatiquement pour chaque prise de vue, restant ouvert pour une mise au point précise.

Objectifs DX APS-C

La bague FTZ permet de monter un objectif pour reflex APS-C sur un hybride Nikon Z DX, comme le Z 50. La monture Z est alors compatible avec la monture F des objectifs Nikon APS-C.

Sur les appareils Nikon Z, un recadrage DX est appliqué automatiquement, et l’image DX remplit intégralement le viseur. Les objectifs DX récents, y compris les séries AF-S et AF-P, sont parfaitement fonctionnels, tandis que les anciens modèles DX nécessitent une mise au point manuelle.

Objectifs AF-D

Les objectifs AF-D ne bénéficient pas de la mise au point automatique avec la bague FTZ, en raison de l’absence de moteur intégré dans le boîtier. Le diaphragme reste fixe à l’ouverture de prise de vue, ce qui peut rendre la mise au point manuelle moins précise. Cependant, ces objectifs conservent une communication EXIF complète et un contrôle de l’exposition.

Objectifs AF

Sans moteur de mise au point automatique dans la bague FTZ ni dans le boîtier, les objectifs AF ne supportent pas l’autofocus. Cependant, ils maintiennent une communication EXIF complète et un contrôle d’exposition.

Les objectifs AI-P, similaires aux anciens objectifs AF, fonctionnent en mise au point manuelle avec une communication et un contrôle d’exposition complets.

Objectifs AI, AI-S & Series E

Pour ces objectifs la bague FTZ ne gère pas l’ouverture automatique du diaphragme, limitant ainsi leur fonctionnalité en termes de données EXIF et d’aide à la mise au point. La visée se fait à ouverture réelle, commandée par la bague de diaphragme sur l’objectif.

Pour les objectifs à monture F manuelle (non-AI), si vous pouvez monter en toute sécurité un ancien objectif pré-AI, il fonctionne de la même manière que les objectifs manuels AI convertis, AI, AI-S & séries E.

Téléconvertisseurs Nikon F

Les téléconvertisseurs, notamment le TC-20E et ses versions ultérieures, sont compatibles avec la bague. C’est une amélioration significative par rapport aux reflex numériques, où la mise au point automatique ne fonctionnait qu’avec le capteur central.

Bague FTZ/FTZ2 Nikon : en conclusion

Ne croyez pas tout ce qui circule sur le web à propos de la bague Nikon FTZ ou FTZ2. Beaucoup d’informations sont fausses. Pour plus de détails, consultez le site Nikon.

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Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR français ?

Savez-vous qu’un Français sur trois porte des verres de lunettes Nikon ou BBGR ? Savez-vous aussi qu’ils sont fabriqués en France, à Provins ? Voici ce qu’il faut savoir sur la fabrication des verres dont Nikon s’est fait une spécialité depuis 1946 et des photos de l’usine BBGR de Provins.

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR français ?

Les verres de lunettes Nikon, une longue histoire

Les objectifs Nikon constitués de verres Nikon, je connaissais. Les verres optiques (ou ophtalmologiques) Nikon aussi, j’en porte. Mais je n’avais aucune idée de comment ces verres étaient fabriqués. Ce n’est pourtant pas bien loin de chez moi, puisque Provins, où se trouve l’usine Nikon BBGR, est à une heure à peine de la capitale. BBGR ? Oui, car les verres de lunettes Nikon vendus en France (plus gros marché mondial rapporté au nombre d’habitants) sont fabriqués par BBGR, un acteur français du verre optique depuis 1846, en collaboration avec Nikon Japon.

Après un long voyage au Japon en 2018 pour visiter l’usine de production des Nikon Z 6 et Z 7, j’ai eu l’opportunité de visiter l’usine Nikon BBGR, bien plus proche, et d’en savoir plus sur la marque et la fabrication.

Pour Nikon, tout commence au Japon en 1917

En 1917, Nippon Kogaku K.K. se forme au Japon grâce à un investissement de Koyata Iwasaki, le président de Mitsubishi (marque toujours actionnaire de Nikon Corp.). Nippon Kogaku K.K., qui deviendra Nikon en septembre 1946, se spécialise dans la production d’instruments optiques et la fabrication de verre optique.

En 1946, Nikon commercialise son premier verre de lunettes, le « Pointal », et s’établit comme une marque innovante dans le domaine de l’optique ophtalmique. En 1983 Nikon introduit le premier revêtement anti-reflet avec résistance aux rayures, utilisant la nanotechnologie. En 2000, le premier verre à indice ultra-élevé 1.74, révolutionnant les matériaux de verres plastiques, fait son apparition.

En 2002, « SeeMax » est le premier verre de lunettes Nikon unifocal personnalisé selon la forme de la monture. En 2004, « Nikon W » est le premier verre progressif personnalisé double face Nikon. Oui, vous avez bien lu, mes verres de lunettes (et les vôtres aussi peut-être) sont aussi évolués que les lentilles de vos objectifs Nikon.

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

Tout commence par une prescription

Pour BBGR, tout commence en France en 1836

Au XVIIIe siècle, un artisan nommé Bourot fabriquait des verres de lunettes à Sézanne en Champagne-Ardenne. En 1836, il s’associe avec Louis Berthiot pour fonder une des premières usines de verres optiques au monde.

Louis Berthiot rachète des moulins en 1846 pour y établir ses ateliers. Son fils Alfred est le premier en France à utiliser une machine pour tailler les verres cylindriques, corrigeant ainsi l’astigmatisme. La société prend le nom de Benoist-Berthiot & Cie en 1870 (le BB de BBGR). J’ai encore dans ma vitrine le reflex Royer Savoy de mon père, équipé d’un objectif Berthiot.

À la fin du XIXe siècle, un atelier de fabrication de verres s’installe à Progélot, près de Provins, utilisant l’énergie hydraulique pour le surfaçage des verres. Gaston Guilbert, un opticien parisien, rachète cet atelier en 1904. Après sa mort en 1924, la fabrique devient SARL Guilbert-Routit (le GR de BBGR, vous suivez ?).

Le site de Provins est aujourd’hui le plus grand centre de développement et de production de verres en Europe. En 1974, Benoist-Berthiot et SARL Guilbert-Routit fusionnent pour créer BBGR SAS.

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

le verre organique semi-fini qui sert de base à l’élaboration du verre fini

Nikon, Essilor et BBGR, le trio gagnant

En 2000, la joint-venture entre Essilor et Nikon Verres Optiques représente un partenariat stratégique qui allie les compétences et les technologies de deux leaders du domaine optique.

Essilor, société française, est mondialement reconnue pour son expertise dans la fabrication de verres ophtalmiques et de produits liés à la vision. Nikon, connu mondialement pour ses appareils photo et objectifs photographiques, apporte son expérience en optique de haute précision.

Depuis 2016, BBGR Provins est chargé de la fabrication et de la commercialisation des verres optiques Nikon en France. Cette collaboration unit la technologie japonaise de Nikon au savoir-faire français de BBGR dans la production de verres de lunettes.

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

les verres sont transportés de postes en postes sur un chemin roulant mécanique

Les verres de lunettes Nikon sont calculés au Japon …

Lorsque votre opticien envoie sa commande chez Nikon BBGR, le processus de fabrication est lancé. BBGR choisit le bloc semi-fini adapté, fabriqué dans l’usine de Sézanne. Ce bloc est en verre organique plus léger et résistant aux chocs que le verre minéral, ce qui le rend plus adapté à un usage quotidien. L’étape suivante consiste à envoyer la prescription au Japon, chez Nikon Hiraki Glass, à l’aide d’une machine de conception japonaise.

Nikon Hiraki Glass est une installation japonaise dédiée à la production de verre optique de haute qualité. Sa spécialité réside dans la fabrication de verres optiques utilisés non seulement dans le secteur de la lunetterie, mais aussi dans une variété d’applications industrielles et scientifiques, telles que les appareils photo, les microscopes et les instruments de mesure.

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

chaque verre semi-fini se voit coller un support pour faciliter sa manipulation pendant la fabrication

… puis fabriqués à Provins

Les caractéristiques précises des verres de lunettes Nikon à fabriquer reviennent chez BBGR à la vitesse de la lumière, permettant au fabricant français de concevoir et livrer votre opticien en 48 heures. Un délai très court pour effectuer les différentes opérations, depuis le travail sur le verre semi-fini jusqu’à la livraison partout en France.

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

le verre semi-fini prêt à subir les opérations de découpe

Voici un aperçu général de ce processus.

Conception, prescription et choix du matériau : Tout commence par une prescription détaillée basée sur les besoins visuels spécifiques du porteur. Nikon utilise des matériaux de haute qualité pour ses verres, comme le plastique à indice ultra-élevé pour une légèreté et une finesse optimales.

Découpe et mise en forme : Les verres semi-finis sont ensuite découpés et mis en forme en fonction des dimensions spécifiques de la monture du porteur. Cette étape utilise des machines de précision pour garantir l’exactitude des dimensions.

Traitement de surface : Les verres subissent divers traitements de surface, comme le polissage et les revêtements anti-reflets, anti-rayures, ou des filtres UV et lumière bleue. Nikon BBGRE applique des revêtements nano-composites, qui peuvent demander l’application de 30 couches différentes.

Contrôle qualité : Chaque verre de lunettes Nikon passe par un contrôle qualité réalisé par un opérateur humain, pour assurer qu’il répond aux normes Nikon BBGR.

Emballage et distribution : Les verres sont ensuite emballés et expédiés aux opticiens chaque soir. Le transports nocturne permet de livrer le lendemain, et de respecter le délai de 48 heures.

BBGR est amené à monter certains verres dans les montures afin de proposer un produit fini. Ce service reste toutefois minoritaire par rapport à la livraison directe des verres, mais la progression est constante.

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

le début d’une suite de découpes automatisée

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

tous les déchets de découpe sont recyclés, de même que l’eau qui sert à la découpe

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

D’étapes en étapes le produit fini apparaît

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

le nettoyage dégraissage

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

l’application des nombreuses couches de revêtements de surface

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

mise en sachet et logistique finale

Comment sont fabriqués les verres de lunettes Nikon BBGR ?

bientôt chez l’opticien!

Les verres de lunettes Nikon BBGR, une collaboration franco-japonaise

La collaboration entre BBGR et Nikon dans la fabrication de verres de lunettes Nikon en France, ainsi que les avancées de Nikon Hiraki Glass au Japon, sont un bel exemple de la fusion entre savoir-faire traditionnel et innovation technologique, qu’il s’agisse de l’entreprise japonaise comme de la française.

Cette synergie entre des entreprises historiques et des technologies modernes continue de repousser les frontières du possible dans le domaine de l’optique, démontrant l’importance des deux marques dans un univers très concurrentiel.

Merci à Nikon BBGR pour les nombreuses informations fournies et la possibilité de faire des photos de l’usine de Provins.

Vous trouverez des informations additionnelles sur les verres de lunettes Nikon sur le site dédié.


Test du sac photo Wandrd PRVKE : l’accessoire idéal pour les photographes voyageurs ?

Le sac photo Wandrd PRVKE est-il le sac photo idéal pour les photographes qui se déplacent souvent ? Pour ceux qui veulent un sac polyvalent capable de protéger aussi bien leur matériel photo que leurs effets personnels ? J’ai découvert ce sac au Salon de la Photo 2023, je l’utilise désormais au quotidien, voici ce que j’en pense.

Test du sac photo Wandrd PRVKE : l'accessoire idéal pour les photographes voyageurs ?

Ce sac photo Wandrd chez Miss Numerique

Ce sac photo Wandrd chez Amazon

Ce sac photo Wandrd à la FNAC

Article réalisé en partenariat avec Wandrd

Sac photo Wandrd PRVKE : présentation

Cette année, les accessoiristes étaient de retour au Salon de la Photo de Paris. Alors que je faisais un grand tour du salon, j’ai été attiré par un mur de sacs photos tous plus colorés les uns que les autres. Mais ce qui m’a attiré aussi, c’est la nature de ces sacs : un matériau qui ressemblait étrangement à celui dont sont faits les vêtements de pluie.

J’ai plusieurs sacs photo, mais lorsque je marche longtemps par temps pluvieux ou que je pars à moto, j’ai besoin d’une vraie protection pour mon matériel photo et mes effets personnels. Ces beaux sacs colorés pourraient-ils faire l’affaire ?

Test du sac photo Wandrd PRVKE

le sac Wandrd PRVKE 21 litres à peine sorti de l’emballage

Après avoir pris en main le modèle PRVKE et apprécié le matériau extérieur (et craqué sur la couleur orange) j’ai proposé à Wandrd de faire un test longue durée de ce sac. Longue durée car j’ai l’intention de le trimballer à moto, de lui faire subir le pire, et tout ça prend du temps. Tester un sac en 8 jours n’a guère d’intérêt, ne serait-ce que pour évaluer sa résistance (attendez-vous à des mises à jour de cet article).

Le sac photo Wandrd PRVKE orange en version 21 litres est arrivé au bon moment, je partais quelques jours plus tard pour une semaine dans le sud-ouest, alors que la pluie ne cessait de tomber du matin au soir. L’objectif de cette première semaine était double :

  • évaluer les capacités du sac à affronter les éléments,
  • évaluer aussi ses capacités à loger tout mon matériel photo comme informatique puisque j’emporte mon bureau avec moi lorsque je suis en déplacement.

L’idée de remplacer mes deux sacs habituels – un Billingham d’épaule pour la photo et un sac à dos pour le reste – par un seul sac était séduisante. La question restait : comment tout mon bazar va-t-il bien pouvoir tenir dans un « petit » 21 litres ?

Premières impressions

Quelques mots sur le sac pour commencer. Je vous ai déjà dit que j’ai craqué pour la version « Sedona Orange », ayant déjà plusieurs sacs photo noirs ça change. De plus le look est plutôt sympa, il ne fait pas sac photo, ce qui me permet d’attirer un peu moins l’attention en ville, comme de l’utiliser au quotidien en retirant l’insert photo.

Test du sac photo Wandrd PRVKE

le sac Wandrd PRVKE 21 litres bien plein

L’aspect du matériau extérieur est agréable. Lisse au touché, il me rappelle ces bons vieux vêtements de pluie dont les marins ont la spécialité. Utilisé en sac à dos, le renfort dorsal est très confortable, porté à la main sa hauteur est idéale (en version 21 litres) pour ne pas frotter par terre grâce aux deux poignées à fermeture aimantée. Notez que si vous aimez porter un sac à dos sur une seule épaule, c’est possible aussi.

Une des ouvertures latérales vous permet de récupérer votre appareil photo sans avoir à ouvrir le sac, à la façon des sacs slings. En ville, c’est très pratique car un sac à dos nécessite d’habitude de poser le sac pour l’ouvrir, ici ce n’est pas le cas.

Test du sac photo Wandrd PRVKE

l’ouverture sling du sac photo Wandrd PRVKE permet de sortir l’appareil photo sans ouvrir le sac

Des poches partout, des fermetures étanches pour les ouvertures donnant accès à l’intérieur (et à l’insert photo), des cordons pratiques à manipuler, le sac photo Wandrd PRVKE a presque tout pour lui. Presque, car la manipulation de l’ouverture sling s’avère difficile si le sac n’est pas maintenu avec une main tandis que vous ouvrez avec l’autre. La fermeture étanche offre une certaine résistance dans ce cas. Je n’ai toutefois jamais été forcé de poser le sac pour l’ouvrir en grand, la fermeture a peut-être besoin de rodage aussi, elle s’ouvrait un peu mieux au bout de quelques jours.

Le sac photo Wandrd PRVKE a une particularité, le haut du sac se roule pour éviter que les fortes pluies ne pénètrent à l’intérieur. Il peut aussi être utilisé comme compartiment additionnel, si la météo le permet vous disposez alors de 4 litres supplémentaires, suffisants pour loger un vêtement ou un objet que vous ne voulez pas porter à la main.

Test du sac photo Wandrd PRVKE

le système de fermeture de la partie supérieure est très rapide à accrocher

L’ouverture supérieure permet un accès simple et rapide à la poche supérieure du sac dans laquelle se trouve un insert fourre-tout. Cet insert est aussi accessible une fois le sac ouvert, l’accès est donc double.

Rangement et capacité

Je vous ai dit que je transporte mon bureau avec moi quand je pars. Cela représente environ 7 kilos de matériel photo et informatique, et alors que je ne m’y attendais pas, j’ai réussi à tout caser. La poche informatique interne a accueilli sans sourciller mon iPad Pro et le MacBook Air, sans que cela ne gêne en rien la fermeture du sac. Un très bon point, d’autant plus que ce compartiment est très protecteur pour le matériel informatique.

A la fois sac à dos photo et sac à dos « tout court », le Wandrd PRVKE est livré avec un insert photo qui vous permet de loger votre matériel. Cet insert est modulable, adaptez les bandes de mousse comme bon vous semble selon le matériel que vous voulez protéger.

Cet insert est aussi un mini-sac à lui tout seul puisque vous pouvez le désolidariser du sac, fermer son couvercle, lui adjoindre une courroie d’épaule (livrée) et à vous la balade en version « petit sac léger ». Cette particularité permet de sortir l’insert quand vous n’en avez pas besoin, sans que votre matériel photo ne soit à risque, il suffit de fermer l’insert pour tout sécuriser.

Test du sac photo Wandrd PRVKE

l’insert photo modulable du sac Wandrd PRVKE, les fixations permettent de le porter en sac d’épaule

Le sac Wandrd PRVKE est équipé d’une poche informatique adaptée aux ordinateurs jusqu’à 14 pouces, de poches extérieures et d’une pochette passeport sur le dessus. Il offre aussi un compartiment intérieur central dans lequel se glisse l’insert photo, ou que vous laissez vide si vous prévoyez d’utiliser ce sac sans matériel photo. Il m’arrive d’avoir besoin d’un sac à dos confortable et étanche sans devoir forcément trimballer tout mon matériel, le sac  Wandrd PRVKE permet donc de faire d’une pierre deux coups.

Pour vous donner une idée des capacités du modèle 21 litres, j’ai réussi à loger :

  • le Nikon Z 6II avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S et la longue courroie Peak Design de façon à pouvoir sortir l’ensemble via l’ouverture Sling
  • le NIKKOR Z 40 mm f/2
  • le pare-soleil du 24-70 mm
  • le chargeur Nikon et son cordon d’alimentation
  • mon disque portable LaCie
  • l’adaptateur universel Anker pour le MacBook
  • une liseuse Kindle
  • un adaptateur secteur universel de bonne taille
  • tous mes câbles, chargeurs et adaptateurs pour smartphone, tablette et ordinateur portable
  • un mini trépied Manfrotto PIWI et la fixation smartphone
  • mon sac de micros sans fil Rode Wireless GO II
  • un étui à lunettes
  • une multiprise
  • l’iPad Pro 11 pouces
  • le MacBook Air 13 pouces
  • une gourde 550 ml
  • une batterie portable
  • et quelques bricoles (carnet, stylos, clés USB, cartes mémoires, …)

Pour un sac de 21 litres, c’est une belle performance, d’autant plus que tout est accessible aisément, sans vous imposer de vider le sac à chaque fois.

Si vous avez plus de matériel photo à transporter, un téléobjectif, plusieurs optiques ou deux boîtiers, je vous recommande toutefois la version 31 litres. Si elle ne vous suffit pas non plus, il existe une version 41 litres, au-delà faites-vous assister, je ne vois plus que ça.

Confort et praticité en utilisation

Un sac à dos photo a un avantage que n’ont pas les sacs d’épaule, il permet d’équilibrer la charge et de réduire la pénibilité sur les cervicales (chez moi tout au moins).

Bien que j’ai chargé ce sac Wandrd PRVKE autant que faire se pouvait, je n’ai connu aucun inconfort au portage. Il s’est même avéré très agréable avec plus de 7 kg de charge. Un lecteur utilisant la version 31 litres m’a toutefois dit qu’avec son Nikon Z 8, un 70-200, un 24-120, un 14-30, le mini trépied, le flash et les filtres « ça tire quand même un peu sur les épaules ». Je le crois volontiers, c’est un sacré chargement.

Test du sac photo Wandrd PRVKE

la fermeture supérieure du sac Wandrd PRVKE se roule sur elle-même pour empêcher la pluie de pénétrer

Je ne vous dirai pas que porter plus de 7 kilos sur le dos pendant plusieurs heures ne se ressent pas, mais pour l’avoir fait avec d’autres modèles de sacs à dos (photo ou non), le sac Wandrd PRVKE s’en sort plutôt bien.

Les nombreux réglages disponibles (courroies, attaches de bretelles, hauteur) facilitent l’adaptation à votre morphologie et rendent le port plus agréable. Le dos matelassé participe au confort, d’autant plus que la disposition des différents compartiments internes vous évite de vous retrouver avec une branche du trépied ou un angle du chargeur qui vous rentrent dans le dos.

Wandrd PRVKE

la protection dorsale matelassée

Faire glisser le sac sur une épaule est pratique pour libérer un bras, attraper votre boîtier via l’ouverture sling, ou tout simplement pour vous aérer le dos s’il fait chaud (ce que je n’ai pas pu valider en novembre, d’où le test longue durée en cours).

Test du sac photo Wandrd PRVKE

le sac photo Wandrd PRVKE debout, avec une des poches externes
la gourde est maintenue par la fermeture de la poche

Une fois chargé, le sac tient debout lorsque vous le posez. Attention, tout dépend quand même du chargement, surtout si vous mettez tout le poids en haut, mais pour avoir d’autres sacs qui ont la fâcheuse habitude de tomber dès que je les pose, celui-ci s’est bien comporté, c’est agréable.

Quelques mots sur la protection pluie, puisque le matériau du sac photo Wandrd PRVKE est censé le rendre étanche. J’ai subi une sortie sous la pluie, pour constater que celle-ci glisse sur le sac et que les fermetures étanches le sont bien. Pour être très franc avec vous, je n’ai pas subi de gros orage encore, et je n’ai pas pu encore rouler à moto sous la pluie avec le sac. J’attends ça avec impatience (rouler, pas la pluie) car le sac dispose d’une fixation « poignée valise » qui va me permettre de l’attacher au sissy bar de ma moto, me permettant de doubler la fixation avec les deux bretelles et les nombreuses courroies.

Test du sac photo Wandrd PRVKE

la poche inférieure avec anneaux de fixation pour accessoire (trépied par exemple)

Sachez qu’il est possible de fixer un trépied à l’extérieur du sac soit sur le côté soit dessous, je l’ai fait avec mon Manfrotto Befree Advanced. Je n’aime toutefois pas cette disposition latérale, je préfère avoir le trépied à la main ou le glisser dans le haut du sac. C’est personnel, je n’aime pas le déséquilibre latéral que provoque ce type de fixation sur tous les sacs photo.

Pour finir cette revue de détails, notez que si le sac Wandrd PRVKE ne propose pas de soufflet qui augmenterait le volume intérieur, il dispose de tellement de poches et fixations qui en font un sac bien plus malin. Il vous reste à savoir dans quelle poche vous avez mis quoi, mais là je ne peux rien pour vous.

Test du sac photo Wandrd PRVKE

Avant -après ou comment loger 7 kilos de matériel sur le dos

Test du sac photo Wandrd PRVKE : en conclusion

Comme je l’ai dit plus haut, ce test va continuer sur la durée, au fil des saisons, et à l’instant où j’écris ces lignes, je rentre tout juste d’une sortie à moto avec, il m’a permis de loger deux objectifs dans leur boîte sans sourciller.

J’apprécie la polyvalence de ce sac, qui me sert désormais aussi de sac à dos au quotidien en ville. Il ne craint pas la pluie, prend soin de mon matériel tant photo qu’informatique. Son nombre de poches et petits rangements est un vrai plus, j’ai horreur de tout mettre en vrac dans une grande poche comme c’est le cas avec beaucoup de sac à dos.

Le confort de portage quand il est plein reste excellent, le dos matelassé fait le job, les courroies se règlent aisément, elles peuvent même se verrouiller devant si vous marchez en montagne par exemple.

J’ai noté toutefois quelques petits défauts, comme l’ouverture sling dont la résistance est trop forte, la fermeture magnétique des deux poignées supérieures qui pourrait être plus ferme, ou la traverse intérieure qui limite le positionnement de gros objets (mais évite au sac de se déformer).

Test du sac photo Wandrd PRVKE

poche discrète avec anneau sécurisé, poche passeport supérieure
insert photo vide

Ce sac photo Wandrd PRVKE 21 litres va vous intéresser si :

  • vous cherchez un sac à dos polyvalent pour la photo ou pour tous les jours,
  • vous aimez les sacs au look agréable, colorés (il existe en 6 couleurs),
  • vous préférez un sac avec de nombreuses poches qu’un gros sac,
  • vous ne cherchez pas à transporter de longs et lourds objectifs,
  • vous voulez que votre matériel et vos effets personnels soient protégés de la pluie,
  • vous voulez pouvoir prendre votre sac photo en cabine dans l’avion.

Ce sac photo Wandrd PRVKE 21 litres va moins vous intéresser si :

  • vous avez beaucoup de matériel photo à transporter (optez plutôt pour la version 31 ou 41 litres dans ce cas),
  • vous aimez les bons gros sacs avec un énorme compartiment intérieur,
  • vous voulez pouvoir accéder très vite à votre matériel (le sac d’épaule reste préférable dans ce cas),
  • vous cherchez un sac low cost.

Cette dernière précision est importante car le sac Wandrd PRVKE 21 litres avec insert photo coûte 247,20 euros au moment de la publication de cet article. Vous pouvez cependant le trouver en promotion à 200 euros ou moins chez certains revendeurs.

Comme je vous l’ai dit plus haut, je mettrai à jour cet article pour vous faire part de mes expériences à venir, dès que l’orage me tombera dessus ou que les fortes températures seront de retour. D’ici là je réponds à vos questoons via les commentaires.

En savoir plus sur le sac photo Wandrd PRVKE sur le site de la marque.

Ce sac photo Wandrd chez Miss Numerique

Ce sac photo Wandrd chez Amazon

Ce sac photo Wandrd à la FNAC


NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF : quand la lentille de Fresnel change la donne

Nikon complète sa gamme de téléobjectifs à focale fixe pour les hybrides Nikon Z avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF (Phase Fresnel). Ce long téléobjectif se veut léger et performant et s’appuie pour cela sur l’utilisation d’une lentille de Fresnel, un système optique déjà employé sur le 800 mm de la gamme hybride Nikon.

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Les focales fixes pour Nikon Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF : présentation

Le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF vient apporter une réponse aux photographes désireux de disposer d’une optique plus légère, plus compacte et surtout plus accessible que le NIKKOR Z 600 mm f/4 TC VR S, une optique d’exception qui pèse 3.200 grammes dispose d’un téléconvertisseur intégré mais qui vaut … 17.250 euros.

Vous pourriez me dire que le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR, qui ne coûte « que » 2.000 euros, est une alternative crédible. Ce serait toutefois oublier que les utilisateurs de très longues focales pensent focale fixe de préférence, et qu’un zoom tel que le 180-600 mm, si performant soit-il, ne saurait remplacer la compacité et les performances ultimes d’un « fixe ».

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Nikon a donc choisi : il y aura un second 600 mm fixe dans la gamme, et c’est le NIKKOR Z 600 f/6.3 VR S PF qui s’y colle.

La technologie Phase Fresnel (PF) : un atout pour la qualité d’image

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

La mention PF ne vous dit rien ? J’ai sorti mes cours d’optique pour tenter de faire simple (corrigez-moi si vous notez une erreur d’interprétation, c’est complexe).

Les lentilles en verre traditionnelles utilisent la réfraction pour focaliser la lumière. L’indice de réfraction varie selon la longueur d’onde de la lumière, ce qui peut générer des aberrations chromatiques. Dit autrement, toutes les couleurs qui composent la lumière touchant le capteur après traversé l’objectif ne convergent pas au même point, cela peut provoquer des effets indésirables et un manque de netteté ultime.

Les lentilles de Fresnel emploient la diffraction. Celle-ci affecte les différentes longueurs d’onde de la lumière de manière opposée à la réfraction. En combinant les deux, les opticiens parviennent à annuler efficacement l’aberration chromatique. Les images sont plus nettes et sans effet indésirable.

L’autre avantage de la lentille de Fresnel est la réduction significative de la taille et du poids de l’objectif. Notez enfin que le NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S dispose lui-aussi d’une lentille de ce type, tout comme l’AF-S NIKKOR 500 mm f/5.6E PF ED VR en son temps pour la gamme reflex, la formule est donc éprouvée chez Nikon.

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF : caractéristiques techniques

Ce 600 mm ouvre donc à f/6.3 (f/32 pour son ouverture minimale), il dispose d’un diaphragme circulaire à 9 lames, et d’une motorisation autofocus STM (pas à pas).

Quelques mots sur cette motorisation déjà présente sur d’autres optiques NIKKOR Z. S’agissant d’un système pas à pas, elle s’avère précise, rapide et silencieuse bien que la formule optique de ce NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF comporte de nombreuses lentilles de bonne taille. Les opticiens Nikon semblent donc avoir réussi à optimiser la formule optique pour que cette motorisation pas à pas, qui peut avoir du mal à déplacer les très lourdes lentilles, accomplisse ici ce que l’on attend d’elle.

La stabilisation d’image Nikon VR est donnée par la marque à 5,5 stops de façon classique, et à 6 stops avec la fonction VR synchro des Nikon Z 9, Z 8 et Nikon Z f.

Le poids est de 1.470 grammes avec le collier de pied. L’objectif est compatible avec les convertisseurs de focale Nikon TC x 1.4 et TC x2, ce qui donne les équivalences de focale et ouvertures maximales suivantes :

  • sans TC : 600 mm – f/6.3
  • avec TX x1.4 : 840 mm – f/9
  • avec TC x2 : 1200 mm – f/13

L’optique dispose de plusieurs touches de fonctions personnalisables (1 x Fn, 4 x Fn2), le rappel de mise au point étant possible par ailleurs. La bague multifonction propre à toutes les objectifs NIKKOR Z permet de personnaliser encore plus le comportement de l’objectif.

Tous les composants mobiles, dont la monture d’objectif, sont protégés de la poussière, de la saleté et de l’humidité par des joints en caoutchouc. Le traitement au fluor facilite le nettoyage de la lentille frontale.

Quelques chiffres :

  • rapport de grandissement : 0,15 x
  • diamètre de filtre : 95 mm
  • distance de mise au point minimale : 4 m
  • dimensions : diamètre 106,5 mm x longueur 278 mm
  • poids : 1.390 grammes
  • formule optique : 21 éléments en 14 groupes, 2 verre ED, 1 verre SR, traitement nanocrystal
  • traitement : fluor sur la lentille frontale
  • pare-soleil (livré) : Nikon HB-105A

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF sera disponible dès le 26 octobre 2023 au tarif public de 5.799 euros.

Ce tarif reste conséquent, rappelons toutefois qu’il s’agit d’un objectif de 600 mm à focale fixe qui adresse des besoins très particuliers (animalier, sport) et des photographes spécialisés, les volumes de vente pour ce type d’optique ne dépassant guère 800 à 1.000 pièces par an en France selon mes estimations.

Ce NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF apporte toutefois une solution plus abordable que le plus lourd et cher 600 mm f/4, dont le convertisseur de focale x 1.4 intégré peut être un avantage comme un inconvénient selon vos besoins.

Face au NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3, il a pour lui :

  • construction et performances de la série NIKKOR S (le zoom ne l’est pas)
  • 600 grammes de moins sur la balance
  • 37 mm de moins en longueur
  • de nombreuses plusieurs touches personnalisables
  • une mise au point pas à pas moins lourde et parfaitement silencieuse (les vidéastes apprécient)

Si vous cherchez une très longue focale à prix plus doux, le NIKKOR Z 180-600 mm reste l’alternative idéale. Il a déjà fait ses preuves et propose une prise en main et des résultats supérieurs à ce que proposait le (déjà excellent) AF-S NIKKOR 200-500 mm. Ce NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF est quant à lui une proposition professionnelle très séduisante.

Source : Nikon France

Les focales fixes pour Nikon Z chez Miss Numerique

Des photos avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Les focales fixes pour Nikon Z chez Miss Numerique


Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD : compacité et prix, il a tout pour plaire ?

Tamron dévoile un nouvel ultra-téléobjectif zoom, le Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD (Modèle A057) pour les hybrides Nikon Z. Ce troisième objectif de la gamme Tamron Z devrait intéresser en premier lieu les amateurs de photo animalière et sportive appréciant les optiques Z natives et au positionnement plus accessible que les téléobjectifs pros NIKKOR Z.

Les objectifs Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique

Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD : présentation

Le premier qui ose détiendrait-il le ticket gagnant ? L’avenir nous le dira, toujours est-il que Tamron a été le premier opticien japonais indépendant à proposer des objectifs en monture Z native, il s’agissait du Tamron 70-300 mm pour Nikon Z, et ce coup d’essai n’était pas qu’un coup pour voir.

Depuis Tamron a aussi annoncé le Tamron 35-150 mm f/2-2,8, et officialise donc le Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD.

Ce nouveau zoom téléobjectif se positionne comme un objectif performant et compact pour les amateurs de photographie animalière et sportive, offrant une plage focale étendue sans compromettre la maniabilité. Notez que cet objectif existe déjà en monture Sony E.

Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD pour Nikon Z

Caractéristiques

Le Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD (modèle A057), avec une longueur de 209,6 mm et un diamètre de 93 mm, promet une prise en main aisée malgré une focale maximale de 500 mm. Premier ultra-téléobjectif Tamron pour les Nikon Z plein format, il intègre un stabilisateur VC, assurant des clichés nets à main levée à 500 mm selon la marque.

Sa formule optique compte 25 éléments répartis en 16 groupes, dont des verres spéciaux et deux éléments asphériques minimisant les aberrations et optimisant la clarté. Le revêtement BBAR-G2 minimise les reflets à l’intérieur de l’objectif tout en empêchant les effets de lumière parasite qui apparaissent lors des prises de vue à contre-jour.

À 150 mm, il offre une mise au point minimale de 0,6 m, ce qui participe à sa polyvalence, du paysage au sport, en passant par la photo animalière​​.

Mise au point autofocus

Le Tamron 150-500 mm f/5-6.7 est doté d’un autofocus VXD2 animé par un moteur linéaire. La technologie VXD se distingue sur la version Sony E de cette optique par sa rapidité et sa précision de mise au point, rendant l’autofocus extrêmement réactif. Aucune raison qu’il n’en soit pas de même pour cette version Nikon Z, c’est une caractéristique essentielle pour photographier les scènes sportives, les véhicules en mouvement rapide, les animaux et les oiseaux.

La mise au point silencieuse du moteur linéaire fait aussi de cet objectif un choix judicieux pour les enregistrements vidéo.

Stabilisation d’image

Dans la pratique avec les longues focales, les moindres mouvements peuvent engendrer des images floues. Le Tamron 150-500 mm f/5-6.7 est muni d’un système de stabilisation avec un sélecteur de modes (Mode 1: Standard, Mode 2: Panoramique, Mode 3: Priorité au cadrage).

Quel que soit le mode et la situation, une correction efficace du flou de bougé est assurée, même à 500 mm en prise de vue à main levée selon la marque.

Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD :  fiche technique

  • Focale : 150-500 mm
  • Ouverture : F/5-6.7
  • Eléments optiques : 25 éléments en 16 groupes, incluant des verres XLD et LD et deux éléments de lentille asphériques
  • Diaphragme : 7 lames
  • Motorisation autofocus : Moteur AF linéaire VXD
  • Stabilisation : Système de stabilisation Vibration Compensation
  • Distance minimale de mise au point : 0,6 m à 150 mm et 1,8m à 500 mm
  • Rapport de grossissement maximal : 1:3.1 (150 mm) , 1:3.7 (500 mm)
  • Poids : 1.720 grammes
  • Diamètre maximum : 93 mm
  • Longueur : 209,6 mm

Disponibilité et Prix

Le Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD sera disponible le 31 octobre 2023 au tarif de 1.449 euros.

Comparaison avec les autres téléobjectifs pour Nikon Z

Son tarif positionne ce 150-500 mm Tamron à environ 550 euros sous le prix du NIKKOR Z 180-600 mm, une affaire intéressante si vous n’avez pas besoin de la focale 600 mm, pour des ouvertures très proches.

Tamron a montré une vraie maîtrise de la monture Z avec son premier 70-300 mm, le 35-150 mm est de la même veine, tous les espoirs sont donc permis pour faire de ce 150-500 mm le digne successeur de la version 150-600 mm pour reflex.

Source : Tamron France

Les objectifs Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique


NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : le nouveau roi du Bokeh pour Nikon Z

Après quelques jours de teasing vidéo qui ont laissé planer le doute sur la nature de cette optique, Nikon officialise le nouveau NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena pour ses hybrides Nikon Z.

Que vous soyez photographe ou vidéaste, ce téléobjectif à focale fixe de 135 mm est conçu pour vous offrir un flou d’arrière-plan (bokeh) d’une qualité exceptionnelle, comme en témoignent les premières photos fournies par la marque. Voici tout ce que vous devez savoir sur cet objectif Nikon Plena.

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : le nouveau roi du Bokeh pour Nikon Z

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : Pourquoi Plena ?

Donner un petit nom à ses optiques, Nikon l’a déjà fait avec le NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct. Ce dernier était particulièrement à l’aise en basse lumière.

Le Plena n’a rien à voir avec le Noct. « Plena » vient du latin « plenus », qui signifie « complet » ou « plein ». En langage photographique, cela se traduit par la capacité à fournir des images avec un bokeh surpassant celui des optiques f/1.2 de la gamme NIKKOR Z.

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Qualité du Flou d’Arrière-Plan

La qualité du flou d’arrière-plan contribue à l’esthétique de l’image. Le bokeh peut varier en douceur, texture et forme, selon plusieurs facteurs tels que l’ouverture maximale, la distance entre le sujet et l’arrière-plan, la longueur focale de l’objectif, et la conception spécifique de l’objectif lui-même (lire Comprendre le flou d’arrière-plan).

Le bokeh est souvent décrit comme :

  • Doux : les transitions entre les zones nettes et floues sont très douces
  • Dur : les bords des zones floues sont plus nets et plus définis
  • Crémeux : les zones floues semblent presque liquides ou crémeuses
  • Texturé : l’arrière-plan flou montre des détails texturés

Une grande ouverture (entre f/1.2 et f/1.8) et une longue focale (comme 135 mm) sont, par définition, susceptibles de produire un bokeh doux et crémeux. La qualité du bokeh est également influencée par le nombre et la forme des lamelles du diaphragme de l’objectif, qui est de 11 pour ce Plena.

Retenez que le bokeh de haute qualité est uniforme et non distrayant, permettant au sujet de se détacher nettement dans l’image.

Résolution et Luminosité

Selon Nikon, le Plena offre une résolution globale élevée conforme à la série S. De plus, il offre une luminosité à la périphérie des images qui surpasse celle de tous les autres objectifs NIKKOR Z S à f/1.8.

Toujours selon la marque, à pleine ouverture f/1.8, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena ne présente aucun vignettage.

Les sources lumineuses ponctuelles, qu’il s’agisse d’étoiles ou de lumières artificielles, restent claires et rondes. Le bokeh est exempt d’aberrations sagittales et de lumière parasite en contre-jour.

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Autofocus

Le sujet de l’autofocus est toujours délicat avec les « gros » objectifs, surtout lorsque l’on considère que le Noct est un objectif NIKKOR Z à mise au point manuelle en raison des énormes lentilles qu’il faut déplacer.

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena, en revanche, dispose d’une motorisation autofocus capable d’assurer une mise au point rapide et précise, quelle que soit la distance de mise au point et même à pleine ouverture.

motorisation Nikon STM multi-groupes pour ce NIKKOR Z 135 mm

Ces performances sont d’autant plus intéressantes que le Plena pèse près d’un kilo, ce qui en fait un objectif plutôt lourd pour un 135 mm f/1.8, mais vous savez maintenant pourquoi.

Caractéristiques du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Bokeh

  • Bokeh d’une qualité irréprochable
  • Cercles de bokeh parfaitement réguliers, même dans les coins éloignés
  • Absence de bokeh « rondelle d’oignon » ou « œil de chat »
  • Pas d’aberrations chromatiques ou de vignettage visibles

Conception Optique

  • 11 lamelles de diaphragme
  • Formule optique de 16 éléments en 14 groupes
  • Minimisation de la diffraction et correction des aberrations sagittales et sphériques
  • Verre SR de Nikon et une lentille asphérique inclus

Autofocus

  • Mise au point rapide et silencieuse
  • Distance minimale de mise au point de 0,82 m

Construction

  • Résistance à la poussière et à l’humidité
  • Accepte les filtres de 82 mm

 

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena formule optique

formule optique du  NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Tarif et Disponibilité

Vous l’aurez compris, à objectif d’exception, tarif d’exception. Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena sera disponible dès le 12 octobre 2023 au prix estimé de 2.999 euros TTC.

Source : Nikon France

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Des Exemples de Photos avec le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena exemples de photo

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena exemples de photo

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena exemples de photo

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena exemples de photo

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena exemples de photo

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique


Nikon Zf vs Z6II : comparatif complet pour bien choisir (2026)

Le Nikon Zf est venu enrichir la gamme Nikon Z avec un capteur plein format et une ergonomie qui le place largement devant le petit Nikon Zfc APS-C. Mais qu’en est-il face au Nikon Z6II ? Faut-il vraiment franchir le pas et dépenser environ 500 € de plus alors que le Z6II n’a rien perdu de ses qualités ?

Comme toujours dans mes comparatifs, je m’intéresse d’abord à ce que vous allez ressentir en usage réel : selon votre pratique, vos objectifs, votre façon d’exposer, vos conditions de lumière ou vos sujets préférés. Dans ce comparatif Nikon Zf vs Z6II, je m’appuie sur mes propres essais pour vous aider à comprendre ce qui change vraiment, point par point, sans jargon inutile.

J’ai utilisé le Nikon Zf pendant plus de deux semaines lors de sa sortie. J’utilise toujours le Nikon Z6II (en complément du Z6III) après avoir possédé le Z6 première génération. Ce qui suit, ce sont les différences concrètes que j’ai constatées sur le terrain, avec différents objectifs, différents sujets et différentes ambiances lumineuses : performances, autofocus, compatibilité, ergonomie, vidéo, photo d’action.

Avec leurs capteurs de 24,5 Mp, leurs rafales RAW à 14 vps et leurs enregistrements 4K/60p, ces deux modèles couvrent un large éventail de besoins. Le Nikon Zf, plus récent, apporte-t-il pour autant de vraies innovations ? Ce comparatif détaillé vous donne une réponse claire pour savoir lequel — du Nikon Zf ou du Z6II — correspond le mieux à votre façon de photographier.

Si vous êtes pressé(e) :

Le Nikon Zf apporte une réactivité plus moderne, un autofocus nettement plus fiable, une stabilisation plus efficace et un meilleur comportement en faible lumière.
Le Nikon Z6II reste un excellent choix polyvalent et économique. Le bon choix dépend surtout de votre pratique : scènes rapides, basse lumière et vidéo légère pour le Zf ; paysage, voyage et photo plus contemplative pour le Z6II.

Note : mon test du Nikon Z f est disponible ici.

Nous allons analyser les caractéristiques de ces deux boîtiers, mais je précise le contexte : vous êtes photographe du quotidien, vous avez déjà quelques optiques NIKKOR Z ou encore un ou deux objectifs Nikon F hérités du reflex, et vous cherchez un hybride qui corresponde vraiment à vos critères. La photographie passe avant la vidéo, vous n’attendez pas de fonctions vidéo avancées, juste ce qu’il faut pour dépanner.

Lisez donc ce comparatif comme une conversation que nous pourrions avoir ensemble, autour d’une table ou lors d’une sortie photo en ville. Votre objectif est simple : vous faire plaisir, voyager léger, profiter d’un matériel actuel… mais sans payer pour des fonctions qui ne vous serviront pas.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion
Nikon Zf + NIKKOR Z 40 mm f/2 SE (édition Vintage)

Comparatif Nikon Zf vs Nikon Z6II : différences clés à connaître

La principale différence entre le Nikon Zf et le Z6II, c’est l’intégration du processeur Expeed 7 dans le Zf (Expeed 6 sur le Z6II). Ce processeur change énormément de choses dans l’usage : calculs plus rapides, reconnaissance des sujets plus fiable, autofocus beaucoup plus réactif. Concrètement, cela se traduit par :

  • Un autofocus hérité des générations Z8 / Z9, avec un suivi 3D bien plus performant que celui du Z6II, surtout en basse lumière et sur des sujets difficiles à accrocher.
  • L’accès à plusieurs fonctions modernes de la gamme Nikon Z plein format, comme le pré-déclenchement, l’acquisition AF nettement améliorée en très faible luminosité, ou encore des modes créatifs issus des derniers boîtiers (dont les réglages Picture Control dédiés).
  • Une meilleure gestion de la stabilisation avec le système VR couplé au capteur, plus efficace que celui du Z6II et capable de compenser davantage lors d’un usage à main levée.

Autre différence majeure : le capteur du Zf, toujours en 24,5 Mp comme celui du Z6II, bénéficie d’une électronique plus récente et d’un traitement d’image optimisé par l’Expeed 7. Sans changer la définition, Nikon améliore le rendu global, la dynamique et la propreté des fichiers, en particulier en hautes sensibilités.

Le viseur du Zf reste à 3,69 M de points, comme celui du Z6II, mais sa gestion de la luminosité et du contraste est plus agréable en pratique, notamment grâce au traitement interne plus moderne. L’écran orientable sur rotule (tilt + articulation), absent sur le Z6II, apporte aussi un confort non négligeable pour cadrer en contre-plongée ou en photo de rue.

Enfin, même si les deux boîtiers proposent la vidéo 4K/60p, c’est le Zf qui bénéficie de la meilleure mise au point continue en vidéo et de la reconnaissance des sujets la plus fiable. Rien de révolutionnaire côté formats, mais en usage réel, la différence d’efficacité AF se sent immédiatement.

Différences techniques principales entre le Nikon Zf et le Nikon Z6II

Caractéristique Nikon Zf Nikon Z6II Impact terrain (ce que le Zf change vraiment)
Monture Nikon Z Nikon Z Même compatibilité avec toute la gamme NIKKOR Z et les objectifs F via FTZ.
Format du capteur Plein format FX 35,9×23,9 mm Plein format FX 35,9×23,9 mm Pas de différence : rendu, profondeur de champ et qualité globale identiques.
Pixels effectifs 24,5 Mp 24,5 Mp Aucune différence : même définition, même équilibre bruit/détail.
Type de capteur CMOS classique CMOS classique Identique : pas d’impact direct sur le terrain.
Processeur EXPEED 7 Double EXPEED 6 AF plus moderne sur Zf, meilleure détection, réactivité accrue, calculs plus rapides.
Rafale 14 i/s 14 i/s Identique
Mémoire tampon Plus réactif (grâce à EXPEED 7) Limité sur longues rafales Les longues rafales saturent moins vite avec le Zf.
Viseur électronique 3,69 M points 3,69 M points Identique en définition, mais traitement du Zf légèrement plus confortable en lumière difficile.
Écran arrière 3,2’’ orientable sur rotule 3,2’’ inclinable Meilleur confort pour vidéo, contre-plongées, cadrages créatifs.
Écran supérieur réduit au strict minimum données de prises de vue complètes L’écran supérieur du Zf n’est pas utile en pratique, et peu lisible.
Sensibilité ISO native 100–64 000 (étendu 50–204 800) 100–51 200 (étendu 50–204 800) Le Zf monte plus haut : fichiers un peu plus propres en haute sensibilité.
Stabilisation IBIS Jusqu’à 8 stops (selon optique) Environ 5 stops Gros avantage Zf : plus de photos nettes à main levée, meilleure tenue en basse lumière.
Autofocus – Détection Détection améliorée : humains, animaux, véhicules, algorithmes Z8/Z9 Humains/animaux basique Le Zf accroche nettement mieux, plus vite, et lâche moins.
Autofocus – Sensibilité Jusqu’à –10 EV Jusqu’à –4,5 EV Le Zf continue d’accrocher presque dans le noir : intérieur sombre, soirée, concert.
Vidéo – Définition 4K jusqu’à 60p 4K jusqu’à 60p Identique en définition.
Vidéo – Formats H.264 / H.265 10 bits interne H.264 / ProRes RAW externe / 10 bits (maj payante) Le Zf est plus simple et complet en interne ; Z6II plus limité sans maj.
Vidéo RAW Non Oui, externe, avec mise à niveau payante Avantage Z6II si vous faites du RAW vidéo (très niche).
Obturateur électronique Oui Oui Rolling shutter moins visible sur le Zf (processeur plus rapide).
Obturateur mécanique Oui Oui Identique.
Stabilisation vidéo e-VR e-VR améliorée Disponible Vidéo plus stable à main levée sur le Zf.
Stockage 2× SD (UHS-II + UHS-I) 1× CFexpress/XQD + 1× SD Z6II plus « pro » ; Zf plus simple et suffisant pour amateur expert.
Tarif des cartes SD moins élevé que les CFexpress/XQD.
Batterie EN-EL15c EN-EL15c Identique. Recharge USB possible sur les deux.
Autonomie CIPA env. 380 vues env. 340 vues Très proche ; légère avance Zf.
Connectique HDMI type D HDMI type A (pleine taille) Avantage Z6II pour la vidéo avec rig externe.
Poids 710 g 705 g Très proche ; la prise en main diffère selon préférences.
Pas de poignée sur le Zf.
Résistance climatique Protection tout temps renforcée Protection tout temps série Z Le Zf semble légèrement mieux protégé, mais ce n’est pas un point discriminant majeur.
Année de sortie 2023 2020 3 ans d’écart = 2 générations d’AF et de traitement d’image.
Exemple terrain : lors d'une sortie photo urbaine, en soirée, j’ai testé le Zf avec un NIKKOR Z 40 mm f/2.0.

L'autofocus du Zf répond présent quelle que soit la luminosité, y compris avec des scènes à fort contraste (vitrine éclairée vs rue sombre). Le Z6II arrive plus vite à ses limites.
Je n'ai par contre pas constaté de différence majeure en terme de bruit numérique. Le capteur du Z6II sé défend très bien jusqu'à 12 800 ISO, comme celui du Zf.

J'ai toutefois eu plus de mal avec la prise en main. le Zf manque d'une petite poignée, alors que celle du Z6II est très agréable. De même, je n'ai pas été séduit par l'ergonomie des molettes et des boutons du Zf, bien que l'on retrouve le contrôle semi-manuel de l'argentique avec les mollettes. C'est personnel, mais je préfère la prise en main du Z6II.
Comparaison Nikon Z 6II vs Nikon Z f
Comparaison Nikon Zf (à droite) vs Nikon Z6II (à gauche)

Vidéo : que vaut le Nikon Zf face au Z6II ?

Si vous faites surtout de la photo et que la vidéo reste pour vous un complément, les deux boîtiers couvrent largement les besoins du quotidien : 4K jusqu’à 60p, ralenti en 1080p 120 i/s, et une qualité d’image cohérente avec leurs capteurs 24,5 Mp. Mais sur le terrain, le Nikon Zf prend une vraie avance grâce à son processeur EXPEED 7.

Le Zf offre un autofocus vidéo nettement plus moderne : le suivi des visages, des yeux ou des sujets en mouvement est plus fiable, plus doux et plus constant. En conditions difficiles – faible lumière, sujets imprévisibles, scènes urbaines – l’autofocus accroche mieux et hésite beaucoup moins que le Z6II. Pour filmer vos proches, du reportage léger ou un vlog occasionnel, cette différence se voit immédiatement.

Autre point important : le Zf enregistre en 10 bits directement en interne, sans mise à jour payante ni enregistreur externe. Ce n’est pas indispensable pour tout le monde, mais si vous aimez étalonner un minimum vos images, le rendu est plus flexible et plus propre. Le Z6II peut faire du 10 bits et du RAW, mais seulement en externe et avec un upgrade payant : cela ajoute du matériel, du câblage et des contraintes.

Enfin, l’écran orientable du Zf change beaucoup le confort de tournage : cadrages au ras du sol, face caméra, angles complexes… tout devient plus simple. Le Z6II, avec son simple écran inclinable, reste plus limité dès que vous sortez du plan classique.

En résumé : si votre usage vidéo reste modéré mais que vous voulez un autofocus efficace, un enregistrement interne plus propre et une ergonomie plus moderne, le Nikon Zf prend clairement l’avantage.
Le Z6II reste un bon choix si vous filmez peu et n'avez pas besoin d’aller plus loin que la 4K standard.
Caractéristique Nikon Zf Nikon Z6II
Vidéo interne 10 bits 8 bits (12 bits avec mise à niveau payante)
Vidéo externe 10 bits 10 bits (12 bits avec mise à niveau payante)
Vidéo RAW Non Non (Oui, en externe, avec mise à niveau payante)
Taux maximal en 4K 60 FPS 60 FPS
Taux maximal en 1080p 120 FPS 120 FPS
Facteur de recadrage en 4K 60p Recadrage de 1,5x à 4K 60p (pas de recadrage supplémentaire à 4K 30p) Recadrage de 1,5x à 4K 60p (pas de recadrage supplémentaire à 4K 30p)
Limite d’enregistrement vidéo 125 min 30 min

Le Nikon Zf est-il compatible avec les objectifs Nikon F ?

Oui. Comme le Z6II, le Nikon Zf est compatible avec les objectifs NIKKOR F AF-S et AF-P pour reflex (ainsi que les optiques d’autres marques compatibles) via l’adaptateur FTZ I ou FTZ II.

Vous pouvez donc continuer à utiliser vos objectifs NIKKOR F tout en profitant des technologies plus récentes du Zf et du Z6II, comme la stabilisation intégrée au boîtier et un autofocus bien plus performant que sur les reflex.

Quelle est l’autonomie de la batterie du Nikon Zf ?

Le Nikon Zf utilise la batterie EN-EL15c, similaire à celle de ses prédécesseurs, dont le Z6II. Cependant, grâce à une meilleure gestion de l’énergie, l’autonomie est légèrement améliorée.

Selon la norme CIPA, très défavorable aux hybrides, l’autonomie du Z6III est d’environ 380 vues contre 340 pour le Z6II.

En pratique, j’ai pu faire plus de 700 photos par charge, avec l’un comme l’autre, dans des conditions normales d’utilisation. Sans utiliser l’écran arrière, en photo de rue par exemple, l’autonomie dépasse 900 photos.

De plus, le Zf prend en charge la recharge via USB-C, ce qui est pratique lors de déplacements.

Photo de sport : Nikon Zf ou Nikon Z6II ?

Bien que ce ne soit pas la philosophie du Zf, il s’avère plus adapté que le Z6II pour la photographie de sport ou de sujets rapides. Voici pourquoi :

  • Une rafale plus flexible : le Zf offre 14 i/s en RAW comme le Z6II, mais il peut monter à 30 i/s en JPEG C30 (crop), ce qui donne plus de chances de capturer « LE » geste au bon moment.
  • Un autofocus beaucoup plus moderne : le Zf reprend l’AF des Z8/Z9, avec une détection plus fiable, un suivi 3D plus précis et une bien meilleure accroche en faible luminosité. Sur des déplacements rapides ou imprévisibles, la différence est immédiate.
  • Une meilleure sensibilité en basse lumière : le Zf descend jusqu’à –10 EV en autofocus, ce qui permet d’accrocher un sujet là où le Z6II commence à patiner, que ce soit en gymnase, en soirée ou sous éclairage difficile.
En résumé : pour le sport, l’action ou les scènes rapides, le Nikon Zf met clairement une génération d’avance au Nikon Z6II. Attention toutefois à la prise en main et à l'équilibre du boîtier si vous l'équipez d'un long téléobjectif. Le Z6II est plus à l'aise dans cette configuration.
Test Nikon Z f

Construction et prise en main : ce qui change vraiment

Le Nikon Zf reprend l’esprit des boîtiers argentiques Nikon, mais avec une construction sérieuse et une vraie protection tout temps. Le châssis mélange alliage de magnésium et pièces métalliques visibles, avec des molettes usinées qui donnent une sensation plus « mécanique » que sur le Z6II. Nikon annonce une résistance renforcée à l’humidité et au froid, même si, comme toujours, je me garde bien d’ouvrir un boîtier pour le vérifier.

Le Nikon Z6II reste très proche de l’ensemble des hybrides Nikon Z « classiques ». Sa construction tout temps est éprouvée : il supporte très bien la pluie, les variations de température et un usage intensif. C’est un boîtier moderne, efficace, pensé pour la prise en main directe et la réactivité, sans chercher à jouer la carte du style.

En pratique, la vraie différence se ressent dans le touché et la philosophie d’utilisation.

Le Z6II offre une poignée plus marquée et davantage de commandes accessibles sans quitter l’œil du viseur : idéal si vous photographiez longtemps, ou si vous privilégiez l’efficacité pure.

Le Zf, lui, propose des molettes dédiées et une ergonomie plus tactile, plus visuelle. On voit immédiatement son réglage de vitesse, de correction d’exposition ou d’ISO. Ça change la manière de photographier : on touche, on règle, on ressent davantage. On se perd davantage aussi entre les boutons et les molettes, ça m’est arrivé.

Pour la robustesse pure, les deux font le job. Pour la prise en main, ce sont deux mondes différents : efficacité moderne pour le Z6II, expérience « à l’ancienne » revisitée pour le Zf.

Prix et positionnement : comment choisir entre Nikon Zf et Z6II

Le Nikon Zf se positionne un cran au-dessus du Z6II en termes de tarif. Selon les périodes et les revendeurs, on trouve généralement le Zf autour de 2 300 à 2 500 € en boîtier nu, tandis que le Z6II tourne entre 1 800 et 2 000 €, parfois moins lors des promotions.

Cet écart de prix reflète assez fidèlement la différence de génération :

  • le Zf embarque un processeur plus récent, un autofocus hérité des Z8/Z9, une stabilisation plus efficace et une ergonomie rplus moderne (écran articulé, menus mis à jour, modes créatifs),
  • le Z6II reste un boîtier très fiable, robuste, polyvalent, qui propose un excellent rapport qualité-prix si vous n’avez pas besoin des dernières évolutions AF.

En pratique, votre choix dépend surtout de ce que vous attendez d’un plein format :

  • si vous cherchez un hybride récent, réactif, plus efficace en basse lumière et avec une prise en main différente, le Nikon Zf justifie son tarif,
  • si vous privilégiez la performance globale au meilleur prix, et que votre pratique ne nécessite pas les fonctions les plus modernes, le Z6II reste une affaire solide.
Nikon Zf : mode NB en JPG avec 3 Picture Control dédiés
Nikon Zf : mode NB en JPG avec 3 Picture Control dédiés

FAQ : vos questions sur le Nikon Zf et le Nikon Z6II

Le Nikon Zf est-il compatible avec mes anciens objectifs NIKKOR F ?
Oui, via l’adaptateur FTZ I ou FTZ II. Vous pouvez continuer à utiliser vos optiques AF-S ou AF-P, tout en profitant de la stabilisation du boîtier et d’un autofocus bien plus moderne que celui des reflex. Le pré-déclenchement et certaines fonctions avancées dépendent toutefois de l’objectif utilisé.

Puis-je utiliser le Nikon Zf pour la vidéo ?
Oui, tout à fait. Pour des besoins simples (interviews, plans fixes, scènes familiales, clips courts en 4K-30/60), il fait très bien le travail. Il n’offre pas la détection AF moderne du Z6III, mais pour une vidéo propre et facile à monter, il reste parfaitement utilisable.

Le Nikon Zf convient-il au vlog ou à la création de contenu ?
Techniquement, oui. Son écran orientable sur rotule, son autofocus plus moderne et son enregistrement interne 10 bits en font un boîtier plus confortable et plus polyvalent que le Z6II pour la création de contenu occasionnelle.
Sur le plan pratique, par contre, je lui préfère le Nikon Z50II pour le vlog et la création de contenu, l’APS-C Nikon est plus adapté.

Le Nikon Z6II est-il encore une bonne option en 2026 ?
Oui. Le Z6II reste un boîtier plein format équilibré, polyvalent et fiable. Il convient parfaitement au paysage, au voyage, à la photo du quotidien et au travail en lumière correcte. Ses limites apparaissent surtout en basse lumière et sur les sujets rapides, là où le Zf prend une avance nette.

Le Nikon Z6II recevra-t-il encore des mises à jour ?
Oui, Nikon assure un support minimum et une compatibilité complète avec les optiques NIKKOR Z actuelles. Le Zf, plus récent, recevra davantage d’améliorations fonctionnelles. Le Z6II, lui, évoluera peu désormais.

Quel boîtier choisir si je viens d’un reflex comme le D750 ou le D610 ?
Le Z6II est la transition la plus douce : ergonomie familière, prise en main classique Nikon, logique de menus similaire.
Le Zf est plus moderne dans sa réactivité (AF, stabilisation, basse lumière), mais demande d’accepter une philosophie de prise de vue différente, plus centrée sur les molettes et le toucher. Le choix dépend surtout de votre exigence, pas seulement du budget.

Le Nikon Zf est-il une alternative crédible au Z6III ?
Pour la photo du quotidien, le reportage léger et la basse lumière, oui. Son autofocus reprend l’ADN des Z6III/Z8/Z9 et il offre une stabilisation très efficace. En revanche, il ne remplace pas un Z8 pour la photo d’action intensive, la robustesse extrême ou la vidéo avancée.

Le Nikon Zf est-il compatible avec Lightroom, Luminar NEO et Capture One ?
Oui. Les dernières versions de Lightroom Classic, Luminar NEO, Capture One et Nikon NX Studio prennent en charge les fichiers RAW du Nikon Zf. Vous pouvez donc traiter vos images sans aucune contrainte.

Faut-il attendre un futur modèle ?
Si vous possédez déjà le Z6II et que ses performances suffisent à votre pratique, vous pouvez patienter.
Si vous souhaitez un autofocus moderne, une meilleure stabilisation et un boîtier plus réactif en basse lumière, alors le Zf représente une vraie évolution à l’usage.

Note : pour savoir quel objectif Nikon choisir pour le Nikon Zf, découvrez le guide complet 2026 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Test Nikon Z f Luberon
Le Nikon Zf dans le Luberon

À retenir pour votre usage

Si vous faites principalement du paysage, du voyage ou de la photo nature, le Nikon Z6II peut suffire largement. Sa dynamique reste très bonne, sa stabilisation vous aide à travailler léger, et votre pratique ne demande pas forcément un autofocus de dernière génération. Pour une utilisation tranquille, réfléchie, en lumière correcte, il reste un excellent compagnon.

En revanche, si vous aimez photographier tôt le matin, tard le soir ou que vous travaillez souvent sans trépied, le Nikon Zf prend l’avantage. Son autofocus est plus fiable en faible lumière, sa stabilisation est plus efficace et vous voyez mieux ce que vous faites dans le viseur. Ce sont des différences qui ne sautent pas aux yeux sur la fiche technique, mais qui changent immédiatement la sensation sur le terrain.

Si vous êtes photographe de mariage, ou que vous photographiez des scènes rapides (famille, enfants, rue, soirées), l’écart se creuse : l’autofocus du Zf accroche mieux, hésite moins, et gère les visages et les yeux avec davantage de précision. Le Z6II reste capable, mais vous demandera plus de vigilance, surtout en intérieur sombre ou quand les sujets bougent beaucoup. Notez toutefois que, pour cette activité, le Nikon Z6III ou le Z8 me semblent plus adaptés.

Si vous avez déjà un Nikon Z5 ou un Nikon Z6 première génération, la vraie question est votre niveau d’exigence. Le Z6II sera une transition douce : prise en main familière, ergonomie classique Nikon, aucune rupture. Le Zf, lui, vous fait entrer dans une génération plus moderne : autofocus plus sûr, stabilisation plus efficace, meilleure gestion de la basse lumière. Ce sont des petites améliorations qui s’additionnent et transforment la fluidité d’une séance photo.

Si vous venez d’un reflex comme le Nikon D750 ou le D610, l’écart se ressent surtout dans la manière dont le boîtier réagit. Le Z6II reste dans la continuité : fiable, prévisible, efficace, mais sans changement majeur dans votre façon de travailler. Le Zf, lui, apporte une réactivité plus moderne : les sujets restent accrochés, même dans un salon faiblement éclairé ou lors d’une sortie nocturne. Vous cadrez, vous déclenchez, et ça accroche.

Si vous filmez régulièrement vos sorties ou vos voyages, le Zf prend également l’avantage. Son enregistrement interne 10 bits, son autofocus vidéo plus moderne et son écran orientable rendent les prises beaucoup plus agréables. Le Z6II suffit pour des clips simples, mais demande une plus grande maîtrise dès que vous cherchez un rendu plus propre, un suivi AF plus stable ou un cadrage plus souple.

Conclusion : Nikon Zf vs Z6II, lequel choisir en 2026 ?

Le Nikon Zf est un boîtier polyvalent, moderne et très réactif, qui apporte une vraie génération d’avance par rapport au Z6II. Si vous cherchez un hybride capable de gérer la basse lumière, les sujets en mouvement, les scènes difficiles et les situations imprévisibles, il a tout ce qu’il faut pour vous accompagner sereinement dans votre pratique photo.

Avec son processeur EXPEED 7, son autofocus de nouvelle génération, sa stabilisation plus efficace et son ergonomie revisitée, le Zf n’est pas qu’un boîtier « rétro ». C’est une montée en gamme maîtrisée, pensée pour les photographes qui veulent un appareil capable d’encaisser tous les usages du quotidien, du portrait à la rue en passant par le reportage léger.

Face à lui, le Nikon Z6II reste une option très cohérente pour qui veut un plein format fiable, simple, efficace et au meilleur prix. Pour la photo de paysage, le voyage, la famille ou un usage tranquille, il reste un très bon choix, surtout si votre budget est serré ou si vous ne ressentez pas le besoin des dernières évolutions AF.

En 2026, le choix est donc assez clair :

  • Si vous cherchez un boîtier moderne, vif, agréable en basse lumière et plus sécurisant dans la détection des sujets, le Nikon Zf s’impose.
  • Si vous privilégiez un excellent rapport qualité/prix et que vos besoins sont raisonnables, le Nikon Z6II reste une valeur sûre.

Dans les deux cas, vous faites un bon choix — mais le Zf est celui qui vous emmènera le plus loin.

Plus d’infos sur le Nikon Zf sur le site Nikon


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