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Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé pour apprendre la photo

Les livres pour apprendre la photo se suivent et se ressemblent souvent beaucoup. La petite encyclopédie  de la photo numérique, guide avancé de David Taylor, complète le précédent livre pour les plus débutants avec comme différenciateur principal une mise en page faisant la part belle aux illustrations.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

Petite encyclopédie de la photo numérique, guide avancé pour progresser en photographie

Je ne compte plus les livres pour apprendre la photo parus ces dernières années. Bien que les contenus finissent par se ressembler, c’est assez logique, chaque auteur fait la différence avec une approche personnelle, une méthode particulière, une mise en page spécifique ou un subtil mélange de tout ça.

David Taylor a fait le choix des illustrations pour ce nouveau livre qui complète celui de Chris Gatclum La petite encyclopédie de la photo numérique – la photo pour les débutants – parue précédemment. Egalement auteur de La photo comment ça marche en 70 infographies, il faut dire que l’homme a pour lui un parcours d’infographiste avant de devenir photographe professionnel et formateur, ça aide.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

Des notions avancées

Cette petite encyclopédie de la photo numérique s’adresse aux photographes connaissant déjà les bases de la photographie. Vous savez ce que sont les termes exposition, mise au point autofocus, cadrage, composition … et vous connaissez les différentes gammes d’objectifs ? Vous pouvez donc faire des photos quel que soit votre équipement. Mais savez-vous comment aller plus loin ? Faire des photos dans toutes les situations ? 

C’est le but de l’auteur que de vous passer des informations complémentaires pour vous aider à appréhender des sujets plus complexes. Vous pouvez par exemple découvrir :

  • quand utiliser le format JPG et le format RAW selon les photos que vous faites,
  • comment choisir un point de vue,
  • ajuster l’exposition et utiliser le bracketing,
  • utiliser l’autofocus à la demande,
  • quelle perspective attendre d’une focale particulière,
  • la différence entre bonnettes macro, tubes allonge et objectifs macro,

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

La liste des sujets abordée est longue, l’ensemble étant réparti en huit chapitres :

  • équipement
  • composition
  • exposition
  • mise au point
  • objectifs
  • filtres
  • flash
  • retouche d’images

Chaque double page propose un texte d’introduction, des encarts pour préciser certaines notions et plusieurs photos illustrant le sujet concerné. De très nombreuses illustrations montrant les menus, les réglages, les pictogrammes des appareils photo (dont les reflex Nikon) vous permettent de faire le lien avec votre appareil photo.

Le dernier chapitre sur la retouche d’images que j’aurais volontiers nommé « traitement et opérations avancées » plus que retouche, vous montre comment utiliser Lightroom et Photoshop pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent comme créer des panoramiques et autres opérations.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

A qui s’adresse ce livre

Cette petite encyclopédie de la photo numérique va vous intéresser si vous connaissez déjà un peu la photographie, que vous ne souhaitez pas un énième ouvrage sur les bases de la photo mais que vous préférez découvrir des sujets plus experts.

Il vous faut pour cela être intéressé par les illustrations plus que les longs textes, comme être capable de creuser certains points par vous-même quand le sujet vous intéresse mais que les explications fournies vous paraissent insuffisantes.

Ce livre va vous intéresser aussi si vous ne savez pas encore quel domaine photographique vous intéresse plus particulièrement, ce sera l’occasion d’expérimenter pour découvrir ce qui vous plaît avant de passer à des livres plus spécifiques comme ceux de la série « Les secrets de …« .

Ce livre ne vous plaira pas si vous aimez une approche plus méthodique, ordonnée, les longues explications et des détails nombreux sur un sujet particulier.

Il n’en reste pas moins que pour 19,90 euros, ce livre est un ouvrage intéressant par ses nombreuses illustrations très accessibles. Elles permettent d’avancer plus vite que la lecture de plus longs textes. Si vous avez aimé les 70 infographies du même auteur, n’hésitez pas.

En savoir plus sur l’auteur, David Taylor

Le site des Editions Eyrolles

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Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo à la Nikon School

Çà y est, vous êtes décidé, vous savez que pour faire de bonnes photos il faut maîtriser votre appareil photo puis passer outre la technique pour développer votre démarche créative. Les tutoriels, Youtube et les livres ne vous suffisent plus, vous envisagez de faire un stage photo encadré par un photographe professionnel. La question est maintenant : où suivre un cours photo ?

Saviez-vous que Nikon dispose d’un centre de formation agréé, la Nikon School à Paris, et propose des cours de photos adaptés à chaque photographe ? Quel que soit votre niveau ? Qu’il y a aussi des stages pour apprendre la vidéo ? Des cours photo en visio ? Que vous pouvez même faire prendre en charge certains frais par votre entreprise ou un organisme paritaire ?

Voici un tour d’horizon de ce que vous pouvez apprendre à la Nikon School, ses points forts comme ses points faibles.

Avant-propos : j’ai écrit cet article en réponse à de multiples messages de lecteurs qui me demandent une bonne adresse pour suivre un cours photo. Plutôt que de faire des réponses individuelles sans les partager, j’ai pris le temps de mettre au propre mes réponses en organisant les sujets. Il existe des dizaines d’adresses pour suivre un cours photo, je ne les connais pas personnellement et n’ai pas testé ces centres. J’ai choisi de mettre en avant la Nikon School car :

  • je connais bien le lieu et les intervenants, il est logique de s’y intéresser quand on s’adresse aux nikonistes,
  • je reçois des retours de lecteurs satisfaits de leurs cours photo à la School,
  • je connais certains formateurs personnellement, comme Vincent Lambert ou Gérard Planchenault et j’apprécie leur travail.

Plusieurs autres centres de formation méritent votre attention, mais si vous êtes nikoniste, la Nikon School est particulièrement adaptée.

J’ai proposé à la Nikon School d’échanger sur le fonctionnement et l’offre de ce centre de formation certifié pour être le plus précis possible. Je ne vais pas passer tous leurs stages photos en revue ici, le site de la Nikon School est là pour ça. Je vous parle des principaux pouvant vous intéresser en particulier.

Pourquoi suivre un cours photo ?

Votre appareil photo est simple à utiliser en mode automatique. Mais dès que vous voulez faire des photos un peu plus abouties, vous réalisez que vous n’en maîtrisez qu’une partie. Il s’avère alors complexe, les réglages sont nombreux et l’intérêt de chaque fonction n’est pas toujours explicite.

Le manuel utilisateur, rébarbatif, vous indique à quoi servent chaque bouton, entrée de menu ou touche de contrôle. Mais ne vous dit pas quand utiliser quoi et pourquoi. Or votre problème n’est pas de savoir lire le manuel, mais bien de savoir quel réglage choisir dans une situation photographique donnée.

De plus, faire de bonnes photos c’est maîtriser les bases de la photographie (l’exposition, la mise au point, les objectifs) autant que la lumière naturelle et artificielle (flashs, accessoires de studio).

Suivre un cours photo va vous permettre de recevoir des conseils personnalisés quel que soit votre niveau :

  • si vous êtes débutant et/ou utilisez un smartphone et que vous souhaitez vous mettre à la photo avec un reflex ou un hybride,
  • si vous êtes amateur et souhaitez améliorer votre pratique pour devenir un photographe créatif,
  • si vous êtes expert ou pro et souhaitez acquérir une expertise particulière unique.

Stage et cours photo à Paris : les points forts de la Nikon School

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

la façade de la Nikon School, dans les locaux du Nikon Plaza Paris

Les cours de photo dispensés par des formateurs généralistes sont intéressants, toutefois si vous cherchez à comprendre comment utiliser un appareil photo Nikon, il est plus pertinent de vous adresser à un formateur spécialisé :

  • il saura vous montrer sur votre boîtier (et pas un autre) ce qu’il convient de faire,
  • il saura de quelle fonction précise vous lui parlez car il utilise le même matériel,
  • il saura vous orienter sur un choix de matériel qui réponde à un besoin que vous auriez senti pendant la formation, car il connait bien l’univers de la photo en général et de Nikon en particulier.

La Nikon School est le centre de formation photo Nikon installé à Paris depuis 2004. Organisée pour répondre aux besoins de tous les photographes, du débutant au professionnel aguerri, la Nikon School fait appel à des formateurs photographes professionnels. Ils utilisent des appareils photo Nikon et ont une longue expérience de la marque. Certains, comme Vincent Lambert, ont même écrit des guides pratiques sur les reflex Nikon.

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

la salle de formation en configuration « formation logiciels photo »
l’arrangement de cette salle diffère selon la formation

Il ne suffit toutefois pas de faire appel à des photographes connaissant le matériel Nikon pour créer un centre de formation. Il faut aussi partager une expertise de la photo au delà du matériel, et proposer une pédagogie permettant de dépasser la technique pour accompagner votre progression et la mise en œuvre de votre démarche créative. C’est ce que s’efforce de faire la Nikon School à l’inverse d’autres organismes centrés sur le seul matériel.

En suivant un cours photo à la Nikon School, vous pouvez bénéficier des services associés à la marque :

  • prêt d’un objectif spécifique pour comprendre comment il peut vous servir,
  • échanges avec d’autres utilisateurs d’appareils photo Nikon qui ont les mêmes problèmes que vous,
  • vérification de votre équipement par le service après-vente situé dans les mêmes locaux.

Les cours photo de la Nikon School : points faibles

Rien n’est jamais parfait, voici ce qui peut vous poser problème pour suivre un cours photo à la Nikon School.

Le lieu

La Nikon School dispense ses cours photo à Paris, boulevard Raspail. Ceci suppose que vous puissiez libérer du temps (deux jours pour certains cours photo) pour venir à Paris si vous habitez en province. Il vous faut aussi penser à la logistique (transport, hébergement) car cela n’est pas compris dans le tarif de votre formation photo. Sachez que depuis 2020, la Nikon School propose aussi des cours de photo en visio à la demande.

Le planning

Certains cours photo sont proposés souvent, d’autres non. Il vous faut donc prévoir à l’avance votre inscription, en espérant que ce cours de photo ne soit pas reporté quelques jours avant faute de candidats (les formations ne sont jamais annulées, si la session ne peut être maintenue, l’inscription est reportée sur une autre date).

La Nikon School fait cependant en sorte que les reports restent exceptionnels, j’en veux pour preuve ce témoignage reçu de Sébastien H, un lecteur qui m’a dit :

« La formation que je viens de suivre est le cours de photo de nuit. J’ai été le seul à suivre cette formation lors de cette session de 4 heures. La session s’est donc transformée en un cours particulier. »

Le tarif

Un cours de photo coûte toujours trop cher, c’est bien connu. Ne pensez pas qu’un stage photo de deux jours à la Nikon School ne va vous coûter que quelques dizaines d’euros, ce n’est pas le cas et ce ne serait pas très crédible pour un centre de formation agréé.

Les tarifs de la Nikon School intègrent des éléments que d’autres centres ne proposent pas forcément, comme la valeur pédagogique et la certitude de progresser reconnues par les différents stagiaires (voir les avis sur Google ou Trip Advisor).

Les conditions d’accueil sont excellentes (ceux qui connaissent le Nikon Plaza Paris confirmeront), bien différentes de ce que proposent certains concurrents (un studio, un parc informatique complet, le prêt de matériel par exemple).

Sachez que certains organismes paritaires vous permettent de faire prendre en charge une partie du coût de votre cours photo par votre entreprise, ou le prennent en charge eux-mêmes (certification e-AFAQ et Datadock).

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

l’espace Accueil de la Nikon School et la salle de formation modulable

Qu’allez-vous apprendre en suivant un cours photo à la Nikon School ?

Le catalogue de formation photo de la Nikon School comprend plus de 30 modules et répond aux besoins les plus variés, en photographie comme en vidéo et en post-traitement (Photoshop, Lightroom). Voici les formations photo qui peuvent vous intéresser en priorité.

Apprendre les bases de la photo

Vous avez fait le test de niveau et obtenu un score entre 0 et 15 sur 32 ? Le cours de deux jours « Apprendre les bases de la photo » va vous aider à comprendre comment fonctionne votre appareil photo et comment faire de bonnes photos. Vous allez découvrir les notions élémentaires de prise de vue (choix de la focale, exposition, mise au point) comme les réglages experts de votre reflex ou hybride (format d’enregistrement, balance des blancs, réglages d’exposition, flash, …).

Ce cours photo comprend quatre ateliers pour savoir :

  • quels réglages utiliser pour réussir un portrait,
  • comment gérer le mouvement du sujet et contrôler la netteté,
  • comment régler votre appareil photo quand la lumière manque,
  • comment restituer une ambiance.

Ce cours photo est idéal pour débuter. Si vous avez déjà de bonnes notions en photo considérez toutefois un cours plus avancé car vous risquez de vous ennuyer pendant les cours théoriques.

En savoir plus sur le cours photo « Maîtriser les bases ».

Comment utiliser un reflex ou un hybride Nikon

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

profitez d’une formation pour tester un boîtier et un objectif Nikon …

Vous connaissez les bases de la photo mais vous avez besoin d’être aidé pour comprendre à quoi servent tous les réglages avancés de votre reflex ou de votre hybride Nikon ?

La Nikon School vous propose quatre cours photo selon le type d’appareil que vous utilisez :

  • apprendre à utiliser un reflex amateur,
  • apprendre à utiliser un reflex expert,
  • apprendre à utiliser un reflex professionnel,
  • apprendre à utiliser un appareil photo hybride.

La différence entre chaque cours tient en la différence entre les quatre gammes d’appareil photo Nikon.

Les reflex Nikon séries D3xxx et D5xxx ont des menus et réglages plus limités que les reflex de la série D7xxx et D5xx ou Df plus experts. Les reflex pros D850, D5 et générations précédentes adressent d’autres besoins et nécessitent une approche plus spécifique de la part du formateur.

Proposer un cours par gammes d’appareils est une bonne chose, vous serez avec d’autres utilisateurs du même niveau que vous et non en présence d’experts et de pros si vous êtes débutant ou l’inverse.

Les hybrides Nikon ont un mode opératoire différent de celui d’un reflex. La visée à image réelle, l’autofocus, la gestion de l’obturation diffèrent. Choisissez la formation photo « Maîtrisez votre Nikon Z » si vous avez fait le choix du Z 6 ou du Z 7.

Attention, ces cours ne vont pas vous apprendre les bases de la photo, vous êtes censé les connaître. Ils vont par contre vous aider à bien régler votre appareil photo quelles que soient les conditions de prise de vue.

En savoir plus sur le cours premier reflex

En savoir plus sur le cours reflex expert

En savoir plus sur le cours reflex pro

En savoir plus sur le cours Nikon Z

Comment faire des photos de nuit

La photo de nuit a ceci de particulier qu’il faut laisser de côté vos réglages habituels et utiliser votre appareil photo en mode manuel la plupart du temps :

  • le système de mesure de lumière n’est pas assez sensible, vous devez calculer l’exposition idéale en tenant compte de la dynamique de votre capteur,
  • l’autofocus n’est pas assez sensible, vous devez régler la mise au point en mode manuel,
  • la balance des blancs est contrariée par les éclairages nocturnes, vous devez la fixer arbitrairement.

Lors de ce cours de photo de nuit, vous allez apprendre à manipuler ces réglages et à choisir les bonnes valeurs. Vous mettrez en application sur le terrain avec l’aide du formateur.

La photo de nuit permet de faire des photos étonnantes comme de gérer des effets créatifs (lumières filées, light painting, diffraction), ce cours photo sera l’occasion de découvrir et expérimenter afin de reproduire par la suite à votre guise ce type d’images.

En savoir plus sur le cours photo de nuit

Comment faire de la photo macro

Le studio macro photo pour le cours photo macro de la Nikon School

l’espace studio de la Nikon School pour la formation macro photo

La macro c’est l’univers du tout petit. Insectes, plantes, fleurs, objets, les sujets ne manquent pas. Mais il vous faut savoir gérer les très courtes distances de mise au point, pourquoi utiliser un objectif macro, lequel, quel éclairage particulier adopter …

Pendant le cours de photo macro de la Nikon School vous allez découvrir cet univers et en particulier :

  • la différence entre macro photographie et proxi-photographie
  • la gestion des perspectives
  • comment faire un bokeh en macro
  • comment gérer le contrejour et les ombres chinoises
  • comment gérer les contrastes de lumière et de couleur
  • comment faire des photos macro en High/Low-key
  • comment utiliser la macro pour isoler une partie d’un objet et le sublimer

En savoir plus sur le cours de photo macro

Comment utiliser un flash

Vous pensiez qu’un flash allait vous aider à faire de meilleures photos et vous avez investi dans un flash Cobra pour disposer d’un éclairage plus puissant que celui du flash intégré de votre appareil photo (s’il en a un). Mais les premiers résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.

En suivant ce cours de photo au flash, vous allez apprendre à utiliser votre flash dans trois situations courantes :

  • le débouchage des ombres, ou comment gérer le contre-jour et les lumières latérales,
  • l’équilibre flash-ambiance, ou comment éclairer le sujet sans dénaturer l’ambiance,
  • le flash distant, ou comment utiliser votre flash pour réaliser des éclairages créatifs.

Cette demi-journée de cours va vous permettre de ne plus craindre d’utiliser votre flash, et vous donnera les bases nécessaires pour laisser libre cours à vos envies.

En savoir plus sur le cours de photo au flash

Si vous souhaitez aller plus loin, la Nikon School vous propose un autre cours de photo au flash intitulé « L’éclairage au flash Cobra », d’une durée de deux jours lors duquel vous allez aborder l’utilisation avancée des flashs dans l’esprit de la méthode Strobist :

  • le flash en mode reportage,
  • l’utilisation de plusieurs sources de lumières complémentaires,
  • la construction d’un éclairage de type studio.

En savoir plus sur ce cours flash type Strobist

Comment utiliser les éclairages de studio pour réussir un portrait

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

l’espace studio de la Nikon School pour les formations éclairage et portrait

Vous rêvez de faire du portrait, avec vos proches comme avec des modèles, mais vous manquez d’expérience et vous n’osez pas toujours vous lancer, pensant qu’il faut plein d’accessoires coûteux.

Le cours photo « L’art du portrait en studio » est conçu pour vous permettre de :

  • vous sensibiliser à l’univers de la photo de portrait,
  • découvrir comment organiser un studio, et quels accessoires utiliser,
  • comprendre les spécificités de l’éclairage pour le portrait (flashs, façonneurs de lumière et réflecteurs),
  • apprendre à gérer les sources de lumière.

Le formateur va vous aider à mettre en place vos sources de lumière et accessoires pour réaliser des photos avec les types d’éclairages suivants :

  • Split lighting,
  • Rembrandt,
  • Loop lighting,
  • Butterfly lighting,
  • Profile lighting.

Ce cours de portrait d’une durée de deux jours s’adresse aux photographes possédant déjà de bonnes bases de photographie et désireux de s’investir dans le portrait photo en studio, sans toutefois vouloir dépenser des milliers d’euros en matériel. Vous réaliserez qu’il est possible d’organiser un mini-studio chez vous à moindres frais et de reproduire les types de photos étudiés lors du cours.

En savoir plus sur le cours de portrait en studio

Cours photo pour devenir un photographe créatif

« Je fais des photos techniquement bonnes, mais je trouve qu’elles ne sont ni attirantes, ni créatives. Je ne sais pas comment faire pour apporter la touche de créativité qui me manque.« 

Si vous avez déjà fait vos premières armes en photo, il est probable que vous rencontriez ce problème que plein d’autres photographes amateurs rencontrent. Rassurez-vous, c’est normal.

Contrairement à ce que certains pourraient vous laisser penser, la créativité n’est pas un don que l’on a ou pas à la naissance. Etre créatif, c’est savoir créer, et cela s’apprend (en savoir plus).

Devenir un photographe créatif, c’est apprendre à imaginer et à construire une photographie, à vous exprimer au lieu de vous contenter de montrer. C’est être inspiré et le traduire en image.

Le cours photo « Développez votre créativité » vous apporte des notions avancées de photographie, comme d’expression photographique :

  • vous découvrirez ce que sont le langage visuel et le sens de l’image,
  • vous apprendrez à traduire et restituer le mouvement, comme à faire un choix entre couleur et noir et blanc selon les spécificités propres à chacune de ces pratiques,
  • vous travaillerez sur la lumière naturelle comme artificielle (flash),
  • vous découvrirez comment adapter les réglages de votre appareil photo à chacune des situations de prise de vue imaginée.

Enfin, parce que rien ne remplace l’expérimentation, vous serez amené à traiter un sujet libre, avant de partager vos photos avec les autres stagiaires et le formateur pour recevoir des avis constructifs.

En savoir plus sur le cours de photo « Devenir un photographe créatif »

En conclusion

Il est normal de ne pas savoir comment fonctionne votre appareil photo si vous débutez en photographie, comme il est normal de ne pas tout connaître ni maîtriser au bout de quelques années.

Pour apprendre la photo, la première étape consiste à définir vos envies et besoins et quelles notions il vous faut acquérir. Vous pourrez ensuite profiter des tutoriels et vidéos disponibles partout, comme investir quelques euros dans un guide pratique.

L’étape suivante consiste à vous faire accompagner par un photographe dont c’est le métier, capable de comprendre où vous en êtes, de vous aider à résoudre vos problèmes et à développer vos connaissances.

La Nikon School et ses formateurs maîtrisent la photographie et l’univers Nikon, ils savent répondre à vos attentes.

Bien que le nom « Nikon School » puisse vous laisser penser que ce centre est un club privé réservé aux utilisateurs d’appareils photo de la marque, sachez qu’il n’en est rien. De nombreux stagiaires de la School utilisent d’autres marques d’appareils photo comme Canon, Pentax, Olympus, … Les formateurs étant avant tout photographes, ils sont amenés eux-aussi, ou l’ont été, à utiliser des appareils de toutes marques et savent vous aider même si vous n’avez pas un Nikon.

La certification de ce centre de formation est un autre avantage qui vous permet de bénéficier d’une possible prise en charge de tout ou partie des frais de formation et d’un environnement adapté (salle, matériel informatique, matériel de studio, ateliers encadrés sur le terrain, voyages photo, …).

Vous avez déjà suivi un cours photo à la Nikon School ? Partagez votre avis pour compléter ce sujet et parlons-en.

 


Test NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S: aucun faux pas mais un manque de panache ?

Pour ce test du NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, nous allons nous intéresser à la première des deux focales fixes de la gamme Nikon Z actuelle. Tout nouveau système avec une nouvelle monture a ses nouveaux boîtiers, accompagné de ses nouveaux objectifs.

Côté zoom, c’est le Nikon Z 24-70 mm f/4 s qui a eu la lourde tâche de s’imposer comme le transtandard de base. Mission dont il s’acquitte avec brio.

Côté focales fixes pour l’accompagner, Nikon a fait le choix d’en proposer deux (si l’on laisse volontairement de côté le très exclusif et exotique Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S) : un 35 mm f/1,8 et un 50 mm f/1,8.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

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Deux focales fixes « à tout faire » très proches dans l’esprit, aux ouvertures suffisamment généreuses pour jouer avec la profondeur de champ et s’affranchir du flash, mais pas trop non plus pour ne pas alourdir la facture ni le sac photo. 

Test NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S : présentation et contexte

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est appelé à devenir un grand classique, aussi bien de par sa focale, particulièrement adaptée à la photographie de rue, que par son ouverture, un peu plus prestigieuse qu’un « simple » f/2, un peu moins élitiste qu’un f/1,4 « professionnel ».

Forcément, il ne sera pas sans vous rappeler le Nikon AF-S 35 mm f/1,8 G ED, au moins dans l’esprit. Parce que dans la pratique, le 35 mm f/1,8 pour hybride n’a pas grand chose en commun avec son homologue pour reflex, à commencer par le prix.

Alors que celui en monture F (reflex) est officiellement affiché à 549 euros (vous le trouverez aisément sous les 500 euros), son cousin en monture Z (hybride) commence sa carrière commerciale à 949 euros prix catalogue (849 euros couramment constatés).

Voilà qui pique un peu pour un objectif censé être « standard », dans tous les sens du terme. Du coup une seule question se pose : est-ce justifié ?

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/6.400 ème – f/1.8

À qui se destine ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ?

Au moment d’écrire ces lignes, il n’existe que deux focales fixes en monture Nikon Z (chez Nikon) : le 35 mm f/1,8 et le 50 mm f/1,8. Du coup, ce 35 mm f/1,8 se destine à celles et ceux qui désirent une focale fixe lumineuse mais qui trouveraient le 50 mm un peu trop long pour lui préférer l’angle de champ plus large d’un 35 mm, plus polyvalent en photographie de rue par exemple, mais moins adapté pour du portrait.

Dit comme ça, ça ressemble un peu à avoir le choix entre le parfum vanille et le parfum chocolat pour sa glace, et à opter pour la vanille parce qu’on n’aime pas le chocolat (ou vice versa). C’est trivial, mais le temps que Nikon enrichisse son offre optique en focales fixes, il faudra s’en contenter.

Projetons-nous dans le futur. Dès cette année 2019, un 28 mm f/1,8 et un 85 mm f/1,8 viendront compléter l’offre focale fixe, auxquels s’ajouteront en 2020 un 24 mm f/1,8 (notez au passage la cohérence du f/1,8) et un 50 mm f/1,2 (voir le plan produit Nikon Z actualisé). Si vous lisez ce test à ce moment là, alors le choix d’un 35 mm devra se faire selon d’autres critères que la simple sélection par défaut.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/80 ème – f/1.8

Question : pourquoi choisir un 35 mm ? Réponses possibles :

  • parce que vous n’aimez pas le 50 mm mais que vous désirez quand-même avoir une focale standard « à tout faire »,
  • parce que dans la trinité « grand angle + focale standard + optique à portrait » le 35 mm s’intercale bien entre le 21 mm et le 75 mm (en l’occurrence le 21 mm et le 85 mm),
  • parce que son angle de champ légèrement plus large que le 50 mm permet de cadrer un peu plus large à la prise de vue et recadrer en post-traitement si besoin. Et ce avec une marge de sécurité d’autant plus confortable si vous possédez un Nikon Z 7 et ses 45,7 Mpx.

Bon, pour le coup, ce test a été réalisé sur un Nikon Z 6, mais 24 Mpx sont déjà bien suffisants pour supporter quelques recadrages et redressements d’horizontales.

Qualité de construction

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S bénéficie exactement de la même qualité de construction que les Nikon Z 24-70 mm f/4 S et Nikon Z 50 mm f/1,8 S. Tout le monde étant logé à la même enseigne, pas de jaloux. Hop !

Bien sûr, comme il s’agit d’une focale fixe, vous perdez la bague de zoom et le verrouillage de la focale (logique) mais, à la place, vous avez droit à une bague de mise au point géante, joliment cannelée, bien fluide… et sans butée. Ce qui bénéficie au pilotage électronique mais nuit clairement au plaisir tactile.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

Le fût est noir mat, la bague en caoutchouc, l’ensemble bénéficie de joints d’étanchéité évitant les infiltrations d’eau et de poussières à l’intérieur de l’objectif et même au niveau de la monture. Bien vu !

À la fois sérieux et sobre, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S a ce qu’il faut de robustesse pour inspirer confiance et ce qu’il faut de lacunes pour prêter le flanc à la critique. Ainsi, vous pourrez lui reprocher son absence de graduation de distance, son absence de bague d’ouverture, son absence de stabilisation…

Toutefois, ne vous laissez pas tromper par son apparente sobriété extérieure et ses fausses similitudes avec l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,8 G ED. Avec sa formule optique à 11 lentilles (dont deux en verre ED et trois asphériques) réparties en 9 groupes, le recours aux traitements nanocristal et fluor, le tout accompagné d’un diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est bien plus moderne dans sa conception que son alter-ego reflex, et même plus ambitieux que l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,4 G !

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/2.500 ème – f/1.8

Notez, au passage, que la mise au point minimale est à 25 cm, ce qui permet de jolies prises de vues rapprochées avec une très courte profondeur de champ.

Prise en main et autofocus

Avec 73 mm de diamètre et 86 mm de longueur (hors pare-soleil) le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est vraiment encombrant pour ce type de focale et cette ouverture. Heureusement, avec seulement 370 grammes, il ne pèsera pas trop lourd dans votre sac photo et ne fera pas piquer votre boîtier du nez une fois monté dessus.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

Ses dimensions généreuses lui permettent une prise en main aisée, qui conviendra à tous les gabarits et à part jouer avec la bague de mise au point et le commutateur AF/MF, la main gauche n’aura pas grand chose à faire.

De son côté, la motorisation autofocus est aussi précise que silencieuse. Nikon connaît bien et maîtrise sa partition, rien à signaler de ce côté là. C’est un bon signe. Nous pouvons donc continuer l’esprit tranquille.

Stabilisation

Les hybrides Nikon Z disposant de capteurs stabilisés mécaniquement, Nikon n’a pas jugé utile d’en pourvoir ses objectifs en monture Z (logique). Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S ne fait pas exception. Ceci dit, grâce à son ouverture et sa focale encore suffisamment courte combinée aux excellentes aptitudes en haute sensibilité des Z 6 et Z 7, vous pouvez photographier l’esprit tranquille dans de mauvaises conditions lumineuses sans trop vous soucier du flou de bouger.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 1.600 – 1/500 ème – f/1.8

Performances optiques : vignettage

Tout comme le Nikon Z 24-70 mm f/4 S, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S vignette facilement à ses plus grandes ouvertures (de f/1,8 à f/2,8). Nikon a donc clairement fait le choix d’exploiter la vitesse de communication de sa monture Z pour laisser au boîtier le soin de corriger électroniquement les défauts de ses objectifs.

Pourquoi pas. Toujours est-il que si vous êtes allergique au vignettage, ne décochez pas l’option de correction automatique (activée par défaut), ce d’autant plus si vous photographiez essentiellement en JPEG.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/5.000 ème – f/1.8

Performances optiques : déformation et distorsion

La focale de 35 mm n’est pas vraiment sujette à la déformation ni à la distorsion. Avec son armada de lentilles asphériques et sa formule optique complexe, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S s’en sort haut la main à ce petit jeu. D’autant plus que, de toutes manières, il n’est pas possible de désactiver la correction automatique de la déformation dans le boîtier…

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/1.000 ème – f/2

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Qu’est-ce qui distingue une focale fixe lumineuse d’une très bonne focale fixe lumineuse ? Son aptitude (ou non) à déployer son plein potentiel dès la plus grande ouverture. Du coup, à quelle catégorie appartient donc ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ? Son f/1,8 est-il juste là pour sauver la mise lorsque la lumière manque, ou peut-on réellement l’exploiter en toutes circonstances, sans arrières pensées ?

Bonne nouvelle, ce 35 mm f/1,8 appartient à la deuxième catégorie, celle des focales fixes lumineuses qui ne le sont pas juste pour la frime. Pour autant, il n’est pas exempt de défaut.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/80 ème – f/1.8

Si le piqué au centre est très satisfaisant dès f/1,8, pour devenir très bon à f/2,8, il faudra fermer jusqu’à f/8 pour que l’objectif fasse preuve d’une presque parfaite homogénéité, avec des coins au même niveau que le centre.

Bon, ça, c’est histoire de chipoter et de couper les cheveux en quatre. Une fois de plus, dans la vraie vie, à moins que vous ne photographiez que des objets plats parfaitement de face (ce qui est le cas si vous êtes un spécialiste de la reprographie ou de la photographie d’œuvres d’art), ce léger manque d’homogénéité du Nikon Z 35 mm f/1,8 S n’aura rien de gênant.

Un petit mot du flare : il n’y en a tout simplement pas, à moins de vraiment vouloir le faire exprès. Mais dans l’écrasante majorité des cas, il faut bien reconnaître que le traitement nanocristal fait des miracles et que le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est capable de se sortir de situations de fort contraste, lumière de face, avec une facilité déconcertante.

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Afin d’emmener une parfaite cohérence dans la gamme, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S joue exactement la même partition que le Nikon Z 24-70 mm f/4 S en termes de rendu des couleurs : c’est neutre, c’est propre, rien ne dépasse.

Il en va de même pour les aberrations chromatiques : muselées, aux abonnés absents. Bref, si vous aimez les objectifs chirurgicaux, vous serez comblé. D’autres le trouveront sans âme ni caractère. Histoire d’attentes esthétiques et de point de vue philosophique…

Rendu optique : profondeur de champ

Avec la conjonction d’un capteur 24 x 36 mm, une ouverture f/1,8, un diaphragme à 9 lamelles, une mise au point minimale à 25 cm et une focale standard, il devrait y avoir moyen d’obtenir de faibles profondeurs de champ et de bien séparer son sujet de son arrière plan, cela même sans avoir à se coller contre lui.

En matière de bokeh, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S tient toutes ses promesses : c’es doux, c’est presque velouté, mais, conformément au reste de la signature esthétique, ça reste malgré tout très neutre.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/125 ème – f/1.8

Bien sûr, il ne faut pas vous attendre à des effets de profondeur de champ « au quart de poil » puisqu’après tout il ne s’agit « que » d’un 35 mm, mais par rapport au Nikon Z 24-70 mm f/4 S la latitude de jeu est appréciable.

Et, surtout, il faut se rappeler qu’à f/1,8, vous gagnez un peu plus de deux diaphragmes par rapport à f/4, ce qui en terme de vitesse d’obturation peut faire la différence, surtout en pleine nuit !

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez compléter votre zoom 24-70 mm f/4 de kit avec une focale fixe lumineuse à tout faire,
  • vous êtes un grand amateur de photographie de rue,
  • vous appréciez la polyvalence d’un 35 mm, aussi capable en paysage qu’en reportage, avec quelques incursions en portrait,
  • vous trouvez le 50 mm un peu trop long et serré,
  • vous prévoyez de l’associer avec le futur Nikon Z 20 mm f/1,8 S.

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si…

  • vous recherchez un objectif capable de fournir une très faible profondeur de champ,
  • vous aimez les objectifs avec un caractère esthétique affirmé,
  • vous possédez déjà le Nikon Z 50 mm f/1,8 S avec lequel il risque de faire doublon.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S : ma conclusion

Tout système photographique se doit d’avoir un 35 mm et un 50 mm (ou des équivalents), plutôt lumineux, polyvalents, capables de vous accompagner aussi bien en photographie de paysage que de rue, de photographier des fleurs flottant au vent que des enfants courant dans tous les sens. Et, cela tombe bien, Nikon a décidé de lancer son système hybride Z en le dotant d’emblée d’un 35 mm f/1,8 et d’un 50 mm f/1,8.

Mais d’ailleurs, pourquoi donc cette ouverture un peu bâtarde de f/1,8 ? J’y reviendrai. Pour le moment, qu’ai-je pensé de ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ?

Objectivement, il s’agit d’un bon objectif, difficile de le nier. Construit de manière sérieuse, disposant de nombreux joints d’étanchéité même au niveau de la monture, son autofocus est rapide, silencieux, précis, en un mot efficace. Le centre est bien piqué dès la pleine ouverture, et son très léger manque d’homogénéité n’a rien d’alarmant. Il passera d’ailleurs inaperçu dans la plupart des cas.

Point de déformation ni de distorsion, seul le vignettage entre f/1,8 et f/2,8 vient ombrer le tableau – et encore, sa correction automatique par le boîtier le rendra inaperçu. Les couleurs ? Neutres, propres, sans chichi, et même commentaire en ce qui concerne le bokeh.

En résumé : le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est une focale standard propre sur elle, très sobre, les ingénieurs de Nikon prouvent qu’ils maîtrisent bien leur sujet et n’ont fait aucun faux pas. Bien !

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/1.250 ème – f/1.8

Pourtant, pourquoi ce petit accent de déception dans cette conclusion ? C’est que, subjectivement, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S laisse comme un goût de pas assez, surtout au regard des 949 euros que Nikon demande pour le faire sien. Sa neutralité esthétique, chirurgicale, a un côté insipide qui, certes, colle à l’air du temps, mais ne permet pas vraiment de le distinguer des autres 35 mm f/1,8.

Il s’agit d’un objectif pragmatique, pas coup de cœur. Surtout, sa très bonne qualité de construction souligne d’autant plus, paradoxalement, sa pauvreté ergonomique : « tout ça pour un gros cylindre de quasiment quinze centimètres (avec le pare-soleil), avec juste une grosse bague en caoutchouc pour rompre la monotonie ? Eh bien, il faut aimer le dépouillement à la japonaise. »

En tant que focale fixe, il aurait été appréciable d’avoir un peu plus à se mettre sous la dent : une échelle de distance, des butées de mise au point, soyons fou, une bague de diaphragme dédiée (et décrantable) ! Un truc qui donne envie de manipuler l’objectif en tant qu’objet photographique que l’on est fier de posséder, et pas juste un side-kick à son boîtier pour lequel, au contraire, l’ergonomie et le plaisir tactile ont été particulièrement travaillés.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/60 ème – f/1.8

Bref, en se positionnant aussi haut du point de vue du tarif, avec un rendu aussi neutre et une ergonomie aussi dépouillée, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S laisse le champ libre aux opticiens tiers pour venir le titiller sur son propre terrain. Soit avec un tarif plus attractif (coucou Sigma), soit avec une stabilisation (coucou Tamron), soit avec un rendu plus marqué (coucou Samyang), soit avec une ergonomie plus garnie, soit avec tout cela en même temps.

En somme, à moins d’être follement amoureux de la focale 35 mm, d’avoir besoin d’une grande ouverture et d’en vouloir un absolument tout de suite, là, maintenant, je vous recommanderais plutôt d’attendre un peu et de voir ce que Nikon et/ou la concurrence proposeront dans le futur sur cette focale.

Cliquez sur la photo ci-dessous pour voir les photos réalisées pour ce test en pleine définition :

Test Nikon Z 35 mm f/1.8 S

Mais aussi … pourquoi f/1.8 ?

Pour boucler cette question, j’avais promis de répondre à la question « pourquoi f/1,8 ? », ce qui sous-entend « pourquoi pas f/1,4 ou f/2 ? ».

La réponse est assez simple, mais mérite néanmoins d’être posée noir sur blanc. D’un point de vue photométrique, passer à f/1,4 plutôt que f/1,8 permettrait certes de gagner 2/3 de diaphragme mais, compte tenu des excellentes aptitudes en haute sensibilité des Nikon Z 6 et Z 7, il est plus pratique de compenser ce manque de luminosité du côté de l’ouverture par des ISO plus élevés.

Toujours d’un point de vue photométrique, il n’y a pas de réel intérêt à préférer un f/1,8 plutôt qu’un f/2, puisqu’il n’y a qu’un tiers de diaphragme d’écart, mais une ouverture en « f/1,quelque-chose », psychologiquement, cela reste plus vendeur.

D’un point de vue pratique, opter pour du f/1,8 permet d’avoir un objectif moins gros et moins lourd qu’un f/1,4 (surtout qu’il est déjà plutôt encombrant), et surtout moins onéreux ! En regardant dans la gamme reflex, le 35 mm f/1,4 est trois fois plus cher que le f/1,8 !

Nikon a donc eu plutôt raison de se concentrer sur une ouverture plus « raisonnable », et de mettre le paquet du côté de la formule optique.

Enfin, d’un point de vue du positionnement dans la gamme, deux choses.

D’abord, un 35 mm f/1,8, cela laisse suffisamment de place pour un éventuel Nikon Z 35 mm f/2,8 S qui, s’il n’est pas prévu par la roadmap actuelle, trouverait aisément preneur pour peu qu’il combine bonnes performances optiques, grande compacité et tarif attractif (pas plus de 380/420 euros). En fait, quelque chose d’aligné sur le Sony Zeiss Sonnar T* FE 35 mm f/2,8 ZA qui existe pour les Sony Alpha 7/9.

Deuxième aspect : de toutes évidences, Nikon a l’ambition de bâtir une ligne de focales fixes cohérentes partageant toutes une même ouverture. F/2 aurait été le choix le plus simple à décliner du 20 mm au 85 mm : f/1,8 envoie le message que Nikon est plus ambitieux que les évidences, qui maîtrise son sujet en termes d’optiques, tout en ayant la sagesse et le pragmatisme nécessaire pour ne pas non plus partir dans les délires du f/1,4 qui imposeraient des objectifs bien trop chers, lourds et difficiles à concevoir – en fait, l’exact opposé de ce que Canon met en place avec sa ligne EOS R. Du coup, c’est carrément bien vu.

Mais cela ne change pas le fait que, très bon soit-il, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S manque de panache.

Présentation complète et fiche technique sur le site Nikon

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Test de l’écran BenQ SW2700PT : pourquoi utiliser un écran photo ?

Un écran photo « professionnel » sert-il à quelque chose ? Pour tenter de répondre à la question, j’ai proposé l’expérience suivante à un photographe : faire le test de l’écran BenQ SW2700PT, un écran photo pro au tarif raisonnable et nous dire ce qu’il constate.

La question du choix de l’écran revient souvent chez le photographe amateur qui n’a pas forcément investi dans un écran photo, qui pense que c’est un investissement important et que la différence ne se justifie pas autant que certains veulent bien le dire.  Voici de quoi en savoir plus.

Test de l'écran BenQ SW2700PT et pourquoi utiliser un écran photo ?

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Note : ce test a été réalisé par un photographe travaillant pour des clients particuliers comme industriels, habitué à calibrer son matériel, en partenariat avec la marque BenQ qui a prêté le matériel. Nous avons choisi l’écran BenQ SW2700PT pour son positionnement professionnel sans que le tarif ne soit dissuasif pour un photographe amateur (prix de vente TTC Mai 2019 : 699 euros).

Test de l’écran BenQ SW2700PT : pourquoi utiliser un écran photo ?

Je suis comme beaucoup de photographes, dès que j’ai un peu de budget pour du matériel photo, mon premier réflexe consiste à me demander si je n’aurais pas besoin d’un nouvel objectif, d’un nouveau boitier ou encore d’un flash ou de matériel de studio.

Jamais, jusqu’à présent, je ne me demandais s’il serait pertinent d’investir dans un écran photo professionnel. Pire, j’ai toujours eu le sentiment que ces écrans sont souvent présentés comme indispensables, mais au final s’il ne s’agit que de diffuser ses images sur Internet et les réseaux sociaux, à quoi bon investir ?

Autant dire que lorsque Jean-Christophe de Nikon Passion m’a proposé de faire le test de l’écran BenQ SW2700PT, j’ai sauté sur l’occasion. Cet écran, considéré comme professionnel par rapport aux écrans bureautiques habituels, pouvait-il m’apporter quelque chose ? C’était une belle occasion de mettre en perspective le matériel professionnel et mon écran plus standard.

Un point sur la situation de départ

J’ai acheté mon écran actuel, un Samsung SyncMaster F2380M, il y a dix ans. À l’époque, je m’étais interrogé sur la pertinence du choix de l’écran et j’avais opté pour ce modèle pour trois raisons :

  • il offrait un excellent niveau de contraste,
  • un écran large de 23” pour une taille raisonnable,
  • il était bien placé en terme de taux de rafraîchissement de l’image.

Ce dernier critère me semblait important car à l’époque je jouais beaucoup aux jeux vidéo, aussi pour un budget de 300 euros, c’était un bon choix.

Pour ce qui est de la gestion des couleurs, je dois bien avouer que j’ai compris très vite que quelque chose clochait. J’ai acheté une sonde colorimétrique x-Rite ColorMunki pour calibrer cet écran. À la suite de quoi, les choses sont revenues à la normale, du moins tant que je restais dans l’espace couleur sRGB.

Contexte de ce test

Vous avez probablement déjà lu les tests de sites spécialisés qui décortiquent les écrans dans les moindres détails et vous fournissent des graphiques détaillés sur la restitution des couleurs (le site d’Arnaud Frich par exemple).

Je ne vais pas faire de même ici, ces graphiques nécessitent un protocole de test bien précis, des comparaisons avec d’autres écrans, et pour passionnants qu’ils soient, il faut savoir les interpréter pour faire son choix, ce n’est pas évident pour tout le monde. Je vais donc m’attacher à vous livrer mon ressenti lors de ce test et ce que j’ai constaté par rapport à ma configuration personnelle.

Test de l'écran Benq SW2700PT

Test de l’écran BenQ SW2700PT : à droite le BenQ en test

L’écran BenQ SW2700PT : présentation

L’écran BenQ SW2700PT propose une dalle IPS de 27” pouces au ratio 16:9 (2560 x 1440 – pitch 0,21 – 108 ppp), mate, avec des noirs profonds, une ergonomie bien pensée et surtout une performance colorimétrique de haute voltige avec un spectre de couleur atteignant 99% du fameux Adobe RGB (100% sRVB, 100% Rec709).

Si la notion d’espace colorimétrique vous est inconnue, lisez cet article. Pour faire simple, retenez qu’il y a une différence importante entre ce que votre œil peut percevoir en matière de couleurs et ce qu’un écran est capable de restituer.

L’espace sRGB est utilisé par tout le monde ou presque, en particulier sur Internet.

L’espace Adobe RGB contient plus de nuances de couleurs, notamment dans le vert. Il permet un rendu plus fidèle de vos photos, ce qui est utile si vous faites des tirages (impression ou labo pro).

La taille de cet écran impressionne : il est immense ! Avec 27” et une résolution QHD de 2560 x 1440 pixels (4x Full HD), j’ai eu l’impression de plonger dans l’image. La sensation est même vertigineuse au début, il m’a fallu quelques jours pour m’y habituer.

Après cette période d’adaptation, il faut reconnaître que cette taille est un bel atout : voir son image en grand et accéder en même temps aux outils de Photoshop et Lightroom (et au mode double écran), c’est confortable.

Ergonomie

D’un point de vue fonctionnel, l’écran BenQ SW2700PT propose la fameuse casquette antireflet, plusieurs prises DVI et HDMI. Il fait aussi fonction de Hub USB avec deux prises 3.0 sur le côté et même un lecteur de cartes SD. C’est assez pratique !

L’écran est très facilement orientable, il peut même pivoter à 90° pour passer en mode portrait, à condition que vous ayez suffisamment de longueur de câble et de la place sur votre bureau pour une telle rotation !

Point plus anecdotique à mon sens, le BenQ SW2700PT possède une télécommande filaire placée sous l’écran qui permet d’avoir jusqu’à trois raccourcis rapides. Par défaut, ils sont réglés pour changer l’espace colorimétrique en un clic, avec d’abord Adobe RGB, sRGB puis noir et blanc. Ces touches sont personnalisables, mais je ne leur ai pas trouvé une réelle justification d’usage.

Restitution des couleurs

L’une des promesses de ces écrans professionnels, c’est que non seulement ils peuvent afficher plus de couleurs, mais aussi que la calibration est faite avec rigueur en usine. En sortant l’écran du carton vous devez pouvoir l’utiliser sans rien toucher.

À ce petit jeu, le BenQ SW2700PT ne fait pas exception. A peine connecté, les couleurs m’ont semblé cohérentes. Pour en avoir le cœur net j’ai utilisé une sonde de calibration pour comparer le nouveau profil au profil installé par défaut.

Il n’y avait pratiquement aucune différence, si ce n’est une très légère dominante magenta, à peine perceptible. En comparaison, lorsque je calibre mon Samsung SyncMaster F2380M j’ai souvent un choc en voyant l’avant/après car l’écran finit toujours par virer vers le bleu.

sRGB vs Adobe RGB : une comparaison difficile

Si vous avez du mal, comme moi, à interpréter les graphiques scientifiques des testeurs d’écran, il est difficile de comparer un écran sRGB et un écran Adobe RGB, pour deux raisons.

La différence de couleurs affichables entre les deux espaces n’est pas si importante, et est surtout concentrée dans les verts. Certes, l’œil humain est plus sensible au vert qu’aux autres couleurs, et cela a un impact sur l’ensemble des nuances, mais ce n’est pas si flagrant (du moins pour moi).

Une image en Adobe RGB sur un écran sRGB est très saturée.

Une image en sRGB sur un écran Adobe RGB paraît terne. Il est donc difficile de comparer simplement les rendus de l’un et l’autre profil en se basant sur notre seule vision.

Enfin, une photo en sRGB sur un écran sRGB calibré est a priori bien restituée, de même qu’une image en Adobe RGB sur un écran tel que le BenQ SW2700PT s’affichera superbement.

En bref, vous aurez bien du mal à vous faire un avis sur les performances de tel ou tel espace colorimétrique tant que vous resterez dans l’affichage digital. Seule l’objectivité du scientifique saurait faire la différence, celle du photographe un peu moins…

Un test parlant…

J’ai effectué ce test en utilisant des dégradés de couleurs identiques placés sur les deux écrans, le mien et le BenQ SW2700PT, puis j’ai pris l’ensemble en photo. J’ai bien évidemment utilisé une charte de couleur pour que la balance des blancs soit correcte.

Voici les résultats :

Test de l'écran BenQ SW2700PT

Dans les rouges, les différences ne sont pas très visibles. Je note malgré tout une plus grande densité des nuances au centre de l’image pour l’écran BenQ SW2700PT (à droite), ainsi que sur les hautes lumières. J’y vois plus de détails.

Test de l'écran BenQ SW2700PT

Comme on pouvait s’y attendre, c’est dans les verts que la différence est la plus notable. Notez comme les couleurs sont plus profondes, plus vibrantes sur l’écran BenQ. Le résultat est sans appel.

test de l'écran BenQ SW2700PT

Pour les bleus, je ne constate quasiment aucune différence, tout au plus une légère dominante magenta sur l’écran Samsung (à gauche).

test de l'écran BenQ SW2700PT

Comme pour le vert, le jaune souffre d’un écart très marqué entre les deux écrans. Sur la gauche, l’écran Samsung tire sur les tons verts alors que l’écran BenQ à droite est bien plus chaud et fidèle.

test de l'écran BenQ SW2700PT

test de l'écran BenQ SW2700PT

Pour le cyan et le magenta, je ne constate pas de différence importante. Les deux écrans sont très similaires.

test de l'écran BenQ SW2700PT

Détail amusant, même sur un dégradé du noir vers le blanc, il existe une différence de couleur. L’écran Samsung tire vers le bleu dans les valeurs sombres tandis que l’écran BenQ semble plus neutre.

L’impression : le vrai test ?

Une imprimante de bonne qualité possède un espace colorimétrique à mi-chemin entre le sRGB et le Adobe RGB. Cela donne en théorie un avantage à l’écran BenQ SW2700PT par rapport à mon vieux Samsung.

Pourquoi ? Parce que vous devriez être en mesure d’afficher sur l’écran les couleurs de votre photo telles qu’elles seront réellement imprimées. Ce qui vous permet d’adapter le rendu colorimétrique pour que l’impression soit la plus fidèle possible (c’est le problème numéro 1 des photographes qui font des tirages).

Notez que j’ai utilisé le conditionnel dans le précédent paragraphe car rien n’est aussi simple. Pour commencer, afin d’optimiser vos chances de réussite, vous devez créer un profil ICC pour le couple imprimante/papier. Dans mon cas, je possède une imprimante photo Canon MG8150 et j’ai utilisé le papier haute qualité Canon Platinum.

Toujours à l’aide de ma sonde ColorMunki Photo j’ai calibré le couple papier/imprimante. Si vous ne disposez pas d’une sonde, vous pourrez peut-être trouver le profil ICC dont vous avez besoin sur Internet, mais pour être honnête, c’est assez difficile.

Ensuite, vous pourrez utiliser le profil dans Lightroom ou Photoshop pour simuler l’impression (fonction SoftProofing ou épreuvage en français). Avec son espace colorimétrique plus grand, le BenQ SW2700PT montre un rendu sensiblement plus vif que le Samsung comme vous pouvez le voir sur les photos suivantes.

test de l'écran BenQ SW2700PT

test de l’écran BenQ SW2700PT : capture d’écran du BenQ SW2700PT

Test de l'écran BenQ SW2700

test de l’écran BenQ SW2700PT : capture d’écran du Samsung F2380M

Ceci soulève un autre problème : les capacités réelles de votre imprimante. Comme nous l’avons vu plus haut, l’imprimante possède en théorie un espace colorimétrique plus grand que l’espace sRGB. Mais en cochant la case “couleurs non imprimables” dans Photoshop, on peut constater que c’est loin d’être toujours le cas… du moins en ce qui me concerne.

test de l'écran BenQ SW2700PT

test de l’écran BenQ SW2700PT

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir en gris toutes les parties de l’image que mon imprimante ne pouvait restituer et qui ont alors été automatiquement remplacées par la couleur la plus proche dans le spectre imprimable. Dans ce cas, il est difficile d’obtenir un rendu cohérent et constant.

En revanche, si vous faites appel à un laboratoire professionnel, ou que vous possédez une imprimante photo très performante, vous pourrez alors très certainement avoir un rendu bien plus fidèle entre l’image affichée à l’écran et l’image imprimée.

test de l'écran BenQ SW2700PT

Pour information, vous pouvez voir sur la photo ci-dessus le scan du rendu imprimé. Bien que l’image ait été profondément altérée au niveau des couleurs imprimables, on est quand même plus proche de la prévisualisation BenQ que Samsung.

Test de l’écran BenQ SW2700PT : en conclusion

Avant d’avoir testé cet écran je pensais maîtriser la couleur de mes images. Je me rends compte maintenant que j’étais dans le faux depuis toutes ces années. L’écran BenQ SW2700PT offre effectivement un rendu des couleurs que mon vieil écran, même calibré, ne peut atteindre.

Pour autant, ce handicap ne m’a jamais posé problème dans mon travail de photographe, sauf pour les quelques fois où j’ai dû faire des tirages ou reproduire des couleurs bien précises pour des clients.

Nous vivons dans l’ère du sRGB. Tous les écrans sont en sRGB, Internet est en sRGB. Pire, l’immense majorité de ceux qui voient vos photos le font sur un écran pas calibré (parfois même un écran TV !). Autant dire qu’avoir la maîtrise sur la colorimétrie de vos images est un vœu pieux.

Toutefois, si je devais aujourd’hui acheter un nouvel écran, je prendrais sans hésiter ce BenQ SW2700PT, car qui peut le plus peut le moins. Il vous permet d’être confiant dans la restitution des couleurs de vos photos, et si quelqu’un pense le contraire, sous réserve que vous ayez calibré l’ensemble, vous saurez que ce n’est pas votre écran qui est en cause.

Enfin, le dernier argument de poids en faveur de cet écran, c’est son prix. Quand les écrans pros de certaines marques concurrentes coûtent 3 à 4 fois plus cher, le BenQ SW2700PT se trouve au tarif plus raisonnable de 699 euros TTC chez la plupart des revendeurs comme Miss Numerique, Digit Photo, Le Cirque …

Vous trouvez que c’est encore trop cher pour un écran ? Le BenQ SW240 de 24” est une alternative qui ne vous coûtera que 450 euros TTC, soit un tarif proche de celui d’un écran bureautique avec des performances bien supérieures. De quoi sauter le pas sans trop se poser de question.

Merci à BenQ pour le prêt de l’écran et à Nicolas Kalogeropoulos qui s’est prêté au jeu du test.

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Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, le zoom des portraitistes ?

Tamron annonce le nouveau Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di OSD VC, un zoom pour reflex plein format Nikon et Canon pré-annoncé lors du récent CP+ au Japon.

Ce zoom, présenté par la marque comme l’outil idéal pour les portraitistes, peut-il revendiquer ce titre ? Revue de détails.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Tous les zooms Tamron chez Miss Numerique

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, présentation

La gamme Tamron d’optiques pour reflex se renforce de mois en mois en attendant que l’opticien indépendant veuille se pencher sur le cas des hybrides Nikon.

Auparavant spécialiste des zooms à tout faire entrée de gamme, Tamron a désormais acquis ses lettres de noblesse avec des objectifs de bien meilleure qualité, qu’il s’agisse de la qualité d’image comme de la construction.

Les zooms sont les objectifs les plus diffusés par Tamron, bien que la série d’optiques à focale fixe n’ait pas à rougir. Mais le marché de la photographie étant ce qu’il est, de nombreux amateurs préfèrent les zooms qui évitent de changer d’objectif en cours de journée et, surtout, leur permettent de penser « je peux tout faire parce que j’ai un zoom polyvalent« .

Tamron l’a bien compris qui multiplie les références, et ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est un parfait exemple de ce qu’un opticien indépendant peut proposer : un zoom spécialisé polyvalent, ici à destination des portraitistes.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Pourquoi les portraitistes ? Tamron part du principe que le portrait suppose l’utilisation de plusieurs focales, et donc de plusieurs objectifs à focale fixe. Ce zoom peut remplacer ces objectifs avec :

  • la focale de 85 mm, une des focales favorites des portraitistes (voir pourquoi),
  • les courtes focales pour le portrait en plan large (35 mm),
  • les plus longues focales pour le portrait en plan serré (150 mm).

Cette plage de focale est en effet plus intéressante pour le portrait que celle d’un 24-120 mm par exemple, dont la position 24 mm déforme et dont la position 120 mm peut s’avérer un peu courte.

Toutefois les optiques à portrait ont aussi des ouvertures maximales importantes, f/1.8 ou f/1.4 pour les meilleures comme le Nikon AF-S 105mm f/1.4. Avec une ouverture maximale de f/2.8 à 35 mm et de f/4 à 150 mm ce zoom est en retrait face aux meilleures focales fixes, le principe même d’un zoom à large plage focale imposant des contraintes en matière d’ouverture maximale.

Plus qu’en remplacement de focales fixes, ce zoom peut devenir intéressant en remplacement d’un duo 24-70 mm f/2.8 + 70-200 mm f/2.8, deux zooms que les portraitistes apprécient aussi, le second en particulier. Les ouvertures maximales sont alors proches, et le tarif du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, bien que non dévoilé encore au moment de la publication de cette présentation, devrait être bien plus abordable que celui du couple précédemment cité.

Tamron 35 -150 mm + Tamron 17-35 mm

Tamron 35-150 mm à gauche, Tamron 17-35 mm à droite

Notez également que les portraitistes ne seront pas les seuls à apprécier cette plage focale qui convient bien, à la focale 24 mm près, au reportage et à la photo de voyage, dans le pur esprit Tamron « je passe partout ». Pour une complétude parfaite, pensez au zoom Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD !

Performances et caractéristiques du Tamron 35-150 mm

Formule optique

Le test à venir dès que l’optique sera disponible nous en dira plus sur les performances. A la lecture de la fiche technique, notons la mise en oeuvre d’une formule optique associant trois éléments en verre LD (faible dispersion) hautes performances à trois éléments à lentilles asphériques hybrides. Tamron revendique une parfaite adéquation avec les reflex riches en pixels comme le Nikon D850 (45 Mp) ou le Canon EOS 5DS (50 Mp).

Formule optique Tamron 35 -150 mm

la formule optique du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Toujours selon la marque, la formule optique a été calculée pour optimiser les résultats autour de la focale 85 mm, référence une fois de plus aux portraitistes. Le revêtement BBAR (Broad-Brand Anti-Reflection) qui supprime les réflexions internes de la lentille afin de minimiser les traces d’images fantômes et les reflets, complète ces spécifications.

La distance de mise au point minimale est de 0,45 m sur toute la plage focale, vous pourrez sans crainte vous approcher de votre sujet pour un portrait en plan très serré.

Autofocus

Tamron autofocus fonctionnement

la motorisation autofocus à moteur continu OSD Tamron

Tamron nous a habitués à proposer un autofocus rapide, précis et silencieux sur ses dernières générations d’objectifs (comme le 70-200 mm f/2.8 G2). Ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD dispose lui-aussi d’un tel module AF, avec moteur à courant continu OSD (Optimized Silent Drive) par contre, introduit avec le Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD. Cette motorisation OSD réduit le bruit de commande (par rapport aux objectifs équipés d’un moteur à courant continu non OSD) et améliore la précision et la vitesse de mise au point automatique.

Stabilisation

Tamron stabilisation fonctionnement

éclaté du système de stabilisation Tamron VC

Avec un gain annoncé de 5 stops, le système VC Tamron historique est ici amélioré grâce à un processeur indépendant dédié. Cette stabilisation pourra compenser en partie l’ouverture maximale modeste à 150 mm, en vous permettant d’opter pour un temps de pose un peu plus long sans trop risquer le flou de bougé.

Diaphragme

Le mécanisme de diaphragme de cet objectif met en oeuvre 9 lames. Tamron précise que le diaphragme reste presque parfaitement circulaire jusqu’à deux crans à partir de l’ouverture maximale.

Tamron diaphragme fonctionnement

le diaphragme à 9 lames du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Construction et finition

Voici un autre point que Tamron a bien compris : la qualité de finition est au moins aussi importante que la qualité d’image lorsque vous choisissez un objectif. Le look de l’objectif est un autre point auquel le photographe amateur tient, car n’oublions pas que la photographie est une passion pour beaucoup et qu’utiliser une optique que l’on aime regarder est important.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm avec son pare-soleil

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD reprend le design de la série G2, sobre et plutôt élégant. En matière de construction, il dispose de joints au niveau de la monture d’objectif et aux emplacements critiques. L’infiltration de l’humidité et de la pluie est réduite.

La lentille frontale dispose d’un revêtement au fluor facilitant l’évacuation des gouttes d’eau et des impuretés (graisses, poussières, traces de doigts).

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

les joints de protection du Tamron 35-150 mm

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est bien évidemment compatible avec la console Tamron TAP-in. Celle-ci est désormais quasiment obligatoire, elle vous permet de procéder à la mise à jour du firmware de l’objectif, à la personnalisation des réglages de la stabilisation et des commandes. C’est cette console qui permet de mettre à jour un objectif Tamron pour le rendre compatible avec les hybrides Nikon Z 6 et Z 7 (lorsque c’est possible, voir ici).

Disponibilité et tarif

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD sera disponible le 23 Mai 2019 en monture Nikon et le 20 Juin 2019 en monture Canon.

Le tarif n’est pas communiqué au moment de la publication de cet article, une habitude qu’ont pris les opticiens indépendants, et qui leur permet probablement de sentir les réactions du marché avant d’annoncer les tarifs finaux. La démarche se comprend, toutefois elle n’aide pas à l’analyse et aux recommandations préalables, ce qui est dommage.

Premier avis sur ce Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Tamron poursuit sur sa lancée : proposer des objectifs compatibles dont la qualité, la construction et les performances sont très proches de celles des marques de boîtiers, pour ne pas dire équivalentes parfois. La série G2 a fait ses preuves, ce nouveau Tamron 35-150 mm ne devrait donc pas décevoir sur ces points.

Reste un positionnement bien particulier qui peut plaire ou non. Pour couvrir l’intégralité d’une plage focale « idéale » il vous faudra compléter ce 35-150 mm d’un 17-35 mm, et de ce fait utiliser deux objectifs. L’argument de l’objectif à tout faire tombe.

Si vous êtes portraitiste, vous risquez de buter sur les ouvertures maximales limitées, et de préférer investir dans un nombre limité de focales fixes (par exemple 85 et 105 mm) plus performantes ouvrant à f/1.8 ou f/1.4. Le tarif reste alors conséquent, et en l’absence de tarif pour ce zoom, difficile d’en dire plus si ce n’est qu’il ne devra pas approcher celui de chaque focale fixe pour rester concurrentiel.

Un 24-120 mm, certes moins adapté au portrait photo, couvre une plage de focales plus intéressante en reportage. Un 70-200 mm f/2.8 est plus attirant pour le portrait en plan serré, et vous êtes nombreux à disposer déjà d’un 35 ou d’un 50 mm à grande ouverture en complément.

Sauf à ce que le tarif de ce Tamron 35-150 mm soit particulièrement attractif, et que ses performances soient exceptionnelles sur toute la plage focale, ce qui est envisageable si l’on en croit les résultats obtenus avec le Tamron 100-400 mm lors du test, il est bien possible que la diffusion de cette optique s’avère plus confidentielle que celles des zooms trans-standard habituels.

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, fiche technique

  • modèle : A043
  • plage focale : 35 – 150 mm
  • ouverture maximale : f/2,8-4
  • angles de vue (diagonale) : 63°26′ – 16°25′ (pour reflex plein format)
  • formule optique : 19 éléments répartis en 14 groupes
  • mise au point rapprochée : 0.45 m  sur toute la plage focale
  • rapport de grossissement : 1 :3.7 (f=150 mm)
  • diamètre de filtre : 77mm
  • diamètre maximum : 84mm
  • longueur : pour Nikon 124.3 mm, pour Canon 126.8 mm
  • poids : pour Nikon 790 g, pour Canon 796 g
  • lamelles d’ouverture : 9 (diaphragme circulaire)
  • ouverture minimale : f/16-22
  • stabilisateur d‘image : 5 stops (norme CIPA)
  • accessoires fournis : pare-soleil et bouchons
  • montures compatibles : Nikon F, Canon EF

Source : Tamron

Tous les zooms Tamron chez Miss Numerique


Samyang MF 14 mm f/2.8 Z et 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z hybrides, les premières optiques Z compatibles

Samyang fait d’une pierre … trois coups ! Non content d’annoncer un 85 mm f/1.4 autofocus pour les reflex Nikon, l’opticien coréen tire le premier avec deux optiques en monture Z pour les Nikon hybrides, les Samyang MF 14 mm f/2.8 Z et Samyang MF 85 mm f/1.4 Z.

En adaptant à la monture Z deux de ses optiques les plus appréciées, Samyang inaugure une gamme d’objectifs pour Nikon hybrides qui va permettre aux Z 6 et Z 7 d’étendre le champ de leurs possibilités.

Samyang Nikon Z, objectifs compatibles hybrides Nikon

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique

Samyang MF 14 mm f/2.8 et 85 mm f/1.4 pour Nikon Z hybrides, présentation

Nikon a introduit sa nouvelle monture Z avec les hybrides plein format Nikon Z 6 et Z 7 en août 2018. Depuis, plusieurs optiques Nikon Z sont arrivées, dont le tout récent Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S.

Toutefois la gamme d’optiques Z reste encore restreinte, et les opticiens indépendants comme Tamron ou Sigma n’ont pas annoncé leurs plans. Tamron complète ses gammes pour d’autres marques tandis que Sigma s’est lancé dans une histoire d’amour avec Leica et Panasonic qui semble occuper toutes les troupes (voir l’avis de Mizuwari sur le sujet …).

Pas peu fier, j’imagine, de griller ainsi la priorité à ses concurrents, Samyang tire donc le premier et annonce la déclinaison de deux de ses optiques en monture Z, les Samyang MF 14 mm f/2.8 Z et Samyang MF 85 mm f/1.4 Z.

Vous avez bien lu MF : Manual Focus, ce qui signifie que ces deux objectifs n’embarquent pas (encore ?) le module autofocus des versions récentes pour Nikon F. Avec un hybride il y a moindre mal puisque la mise au point manuelle est bien plus simple à réaliser que sur un reflex (Focus Peaking et loupe vous aident). De plus à 14 mm la profondeur de champ est très grande, ce qui vous laisse un peu de marge et à 85 mm la précision nécessaire est donnée par le viseur électronique. Oui mais quand même, c’est un peu dommage alors que Samyang annonce le même jour la version autofocus du 85 mm f/1.4 F.

Relevons toutefois le fait que Samyang a osé se lancer et ça c’est bien. Tant pis pour les autres en face. Et ça tombe bien car ce qui manque dans la gamme d’optiques Nikon Z ce sont justement des focales fixes. Nikon propose un 35 mm et un 50 mm ouvrant à f/1.8 mais pas plus. Avec le 14 et le 85 Samyang, vous pouvez couvrir une plage focale bien plus intéressante si vous préférez les focales fixes aux zooms.

Reste à savoir ce que ces optiques Samyang pour Nikon Z ont dans le ventre. Car la monture Nikon Z est exigeante : son très court tirage mécanique offre d’énormes possibilités aux opticiens pour concevoir des optiques exceptionnelles, particulièrement en grand-angle (et le 14 mm est un ??). Encore faut-il l’exploiter, ce qui ne semble pas être le cas chez Samyang puisque les formules optiques des versions Z sont celles des versions F.

Faute de pouvoir disposer encore de ces deux nouvelles optiques pour vous proposer deux tests complets, voici les caractéristiques de ces Samyang pour Nikon Z.

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z pour Nikon

Présentation

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 pour reflex Nikon est connu, c’est une optique qui donne des résultats très corrects pour son prix et n’a pas à rougir face aux concurrents plus onéreux. Samyang a manifestement repris sa formule optique et l’a adaptée à la monture Z. Monture, contacts électriques et transmission des données au boîtier font de ce 14 mm une optique compatible Nikon Z de façon native.

Reste à vérifier si la formule pensée pour le reflex saura tirer parti de la monture Z, ce n’est pas gagné d’avance. Reste qu’à 469 euros, ce 14 mm f/2.8 Z a le mérite d’exister et de vous éviter le recours à la bague FTZ, son encombrement et ses incompatibilités notoires chez Tamron et Sigma (en savoir plus).

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Caractéristiques

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 Z dispose d’une formule optique à 14 éléments en 10 groupes, la distance minimale de mise au point est fixée à 0,28 m tandis que l’angle de champ est de 115,7°. Le diaphragme comporte 6 lames.

La construction robuste Samyang fait de ce 14 mm Z un objectif de bonne taille avec 124,1 mm de longueur pour 810 grammes. La différence avec la version F est sensible, celle-ci mesurant 96,3 mm pour 530 grammes. Notez que les courbes MTF données sur le site Samyang sont les mêmes pour les deux versions de cette optique, la Z et la F.

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Tarif

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 Z est vendu 469 euros, soit 110 euros de plus que la version F. Le Nikon AF-S 14 mm f/2.8D ED est vendu quant à lui 1549 euros mais il est autofocus tout en nécessitant la bague FTZ. Ce Samyang, même s’il n’excelle pas comme les optiques Nikon Z, a donc quelques atouts dans son jeu.

En savoir plus sur le site Samyang

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z pour Nikon

Présentation

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Le 85 mm f/1.4 est une des optiques Samyang les plus connues, avec sa construction robuste, ses performances de très bon niveau et son tarif compétitif face aux tenors de la catégorie. Samyang a eu une riche idée en décidant de décliner cette optique en monture Z même si comme pour le 14 mm il s’agit d’une adaptation mécanique et électrique plus qu’une refonte complète de la formule optique et de l’optique.

Nikon n’a encore aucune focale fixe de 85 mm dans sa gamme Z, et l’AF-S 85 mm (f/1.4 ou f/1.8) nécessite l’utilisation de la bague FTZ, Samyang marque donc un point en terme de compatibilité. Les performances de cette optique, même si elles ne devraient guère progresser en version Z, en font un objectif à considérer si vous n’êtes pas déjà équipé. La mise au point manuelle peut toutefois être un frein, Focus Peaking et loupe vous aideront au besoin.

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Caractéristiques

Même combat dans la catégorie 85 mm que dans celle des 14 mm, Samyang capitalise sur son 85 mm manuel pour proposer cette déclinaison Nikon Z. La formule optique est donc héritée de la version Nikon F manuelle, avec 9 éléments en 7 groupes, un diaphragme à 8 lames, une mise au point minimale de 1m (1,1m pour la version F) et un diamètre de filtre de 72 mm.

Tout comme le 14 mm Z, le 85 mm Z prend de l’embonpoint, il mesure 102,7 mm au lieu de 98,7 mm pour le F et pèse 10 grammes de plus à 740 grammes.

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Tarif

La stratégie Samyang fait à nouveau son effet avec ce 85 mm f/1.4 pour Nikon Z. Vendu 399 euros, c’est certes un tarif proche de celui de la version F mais ce sont près de 120 euros de moins que le Nikon AF-S 85 mm f/1.8G et … 1290 euros de moins que le Nikon AF-S 85 mm f/1.4. Certes, ces optiques ne sont pas directement comparables, mais si Nikon sort un 85 mm f/1.4 Z je doute qu’il coûte bien moins cher que la version F actuelle. Le Samyang MF 85 mm f/1.4 Z devrait rester intéressant un bon moment encore si l’absence d’autofocus ne vous freine pas.

En savoir plus sur le site Samyang

Des photos avec ces objectifs Samyang pour Nikon Z

Samyang n’a pas encore diffusé de séries d’images tests pour ces optiques Nikon Z, voici les visuels présentés lors du lancement.

Daniel Gangur - Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z pour Nikon Z
Photo (C) Daniel Gangur

Daniel Gangur - Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z pour Nikon Z
Photo (C) Daniel Gangur

Daniel Gangur - Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z
Photo (C) Daniel Gangur

Johannes Trabola - Samyang 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z
Photo (C) Johannes Trabola

Source et visuels : Samyang

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique


Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon, autofocus et bokeh à la clef

Samyang annonce l’arrivée d’un nouvel objectif à mise au point autofocus compatible avec les reflex Nikon, le Samyang AF 85 mm f/1.4 F. La gamme Samyang compte désormais deux optiques AF pour Nikon, voici les quelques informations disponibles à ce jour en attendant un prochain test.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique

Samyang AF 85 mm f/1.4 F : autofocus et bokeh

Samyang propose depuis de longues années des optiques à mise au point manuelle pour plusieurs marques d’appareils photo dont Nikon. Ces optiques, appréciées pour leur construction et leur tarif attractif, ont gagné en qualité d’années en années et concurrencent désormais les objectifs des marques et opticiens indépendants comme Tamron, Tokina ou Sigma. Les tarifs ont augmenté en proportion mais n’atteignent pas encore, loin s’en faut, ceux des marques et opticiens indépendants les plus connus.

Les premières générations d’objectifs Samyang en monture F sont compatibles avec les reflex Nikon, mais pas avec leur module autofocus, ce qui freine encore les photographes désireux d’utiliser la mise au point automatique. Samyang, à l’écoute du marché, a donc lancé l’étude d’objectifs autofocus et le premier modèle est arrivé mi-2018, il s’agit du Samyang AF 14 mm f/2.8 F (voir le test complet).

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le nouveau Samyang AF 85 mm f/1.4 F est le second modèle de la gamme à bénéficier de l’autofocus. En attendant de pouvoir tester cette nouvelle optique, voici les caractéristiques annoncées par la marque.

Le module autofocus est du type Dual type LSM (Linear Supersonic Motor), assurant une mise au point rapide et précise selon la marque. Un commutateur AM/MF placé sur le fût de l’objectif permet de désactiver l’autofocus au besoin.

La formule optique comprend 9 éléments répartis en 7 groupes, dont une lentille asphérique. La distance minimale de mise au point et fixée à 0,9 m tandis que le diamètre de filtre est de 77 mm. Le bokeh est annoncé comme superlatif grâce au diaphragme à 9 lames et ouverture circulaire.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le revêtement des lentilles est du type Samyang Ultra Multi Coating, comme chez les autres opticiens ce traitement diminue l’effet de flare et les images fantômes. Samyang annonce une protection contre la poussière, la pluie et la neige grâce à plusieurs joints d’étanchéité.

Des photos avec le Samyang AF 85 mm f/1.4 pour Nikon

Samyang 85 mm Francesca Dani

Nikon D810 – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 250 – f/1.4 – 1/640 sec.
Photo (C) Francesca Dani

Samyang 85 mm Francesca Dani

Nikon D810 – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 50 – f/1.4 – 1/3200 sec.
Photo (C) Francesca Dani

Samyang 85 mm Peter Adam

Nikon D810A – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 200 – f/2 – 1/1000 sec.
Photo (C) Peter Adam

Dimensions et tarif

Avec un poids de 480 grammes pour 7,45 cm de long, ce Samyang AF possède des mensurations dans la moyenne basse pour un 85 mm puisque le Nikon AF-S 85 mm f/1.4 G mesure 8,6 cm et pèse 595 grammes.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le tarif est lui-aussi en faveur du Samyang, et de loin, puisqu’il vous en coûtera 699 euros pour l’acquérir tandis que le Nikon équivalent est facturé 1599 euros (voir ici par exemple) et le Sigma 1099 euros (voir ici).

Difficile de se prononcer sur les performances de cette optique encore, mais il y a fort à parier qu’elle soit suffisamment performante pour satisfaire les photographes qui ne peuvent justifier l’investissement dans un 85 mm f/1.4 Nikon ou Sigma mais souhaitent bénéficier néanmoins des avantages de la grande ouverture f/1.4 pour le portrait par exemple. Sans égaler les performances du 85 mm Nikon, la version manuelle de ce 85 mm f/1.4 ne déçoit pas quant à elle depuis sa sortie.

Source: Samyang

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique


Nikon Z 6 vs Z 7 : comparatif, lequel choisir ?

Ça y est, c’est décidé, vous allez passer à l’hybride 24 x 36 mm Nikon. Que ce soit pour compléter ou remplacer votre reflex, que ce soit votre première incursion dans le monde des 24 x 36 mm ou non, une question se pose : Nikon Z 6 vs Z 7, lequel choisir ? Le Z 6 et son capteur de 24 Mp, ou le Z 7 et son capteur de 45,7 Mp ?

A part quelques lignes sur la fiche technique, que cela change-t-il en pratique, à l’usage et sur vos photographies ? Dans ce dossier, vous allez trouver des critères de comparaison qui vont vous aider à choisir le boîtier qui vous correspond le mieux selon vos besoins.

Note : depuis la publication de ce comparatif, Nikon a annoncé les Nikon Z 6 et Z 7 série 2, ils apportent des améliorations aux modèles initiaux.

Nikon Z 6 vs Z 7 : comparatif hybrides Nikon, lequel choisir ?

Nikon Z 6 vs Z 7, le contexte de ce comparatif

Hésiter entre deux boîtiers d’apparence proche mais se distinguant par la définition de leur capteur : le dilemme n’est pas nouveau et  il ne faut pas aller chercher bien loin. Si vous vous posez la question du choix entre les hybrides Nikon, peut-être s’agit-il de savoir si c’est le Nikon Z 5 ou le Nikon Z 6 qu’il vous faut, suivez ce comparatif.

En effet, dans le catalogue Nikon, les reflex D750 et D850 font souvent l’objet de longues hésitations, le premier disposant de 24 Mp, le second de 45,7 Mp. Mais il y a une différence fondamentale (outre le fait qu’il s’agisse de reflex et non d’hybrides) : les D750 et D850 sont sortis avec deux ans d’intervalle et ne bénéficient donc pas des mêmes technologies.

Celles du D850, plus récent, sont plus avancées, ce qui lui donne un avantage non négligeable sur le papier, d’autant plus que Nikon le positionne plus haut dans sa gamme. Les deux reflex ne sont donc pas directement comparables, contrairement aux Z 6 et Z 7 pour lesquels il existe moins de points de divergence.

Nikon Z 6 vs Z 7, le Nikon Z 7

Nikon Z 6 vs Z 7 : le Z 7 avec le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S

En août 2018, Nikon a présenté ses deux premiers hybrides 24 x 36 mm qui, par la même occasion, inauguraient la nouvelle monture Z. Fait unique dans l’histoire des boîtiers numériques du constructeur, les nouveaux Z 6 et Z 7 sont donc strictement identiques en tous points, sauf un, et non des moindres : le capteur.

Du côté du Z 6 (voir le test), vous avez droit à un BSI CMOS 24 x 36 mm de 24 Mp, doté de de 273 collimateurs autofocus. Le Z 7, lui, est pourvu d’un capteur 24 x 36 mm, également en technologie BSI CMOS, mais dont la définition est portée à 45,7 Mp, permettant la présence de 493 collimateurs autofocus (voir le test).

Sur tous les autres aspects, ces deux hybrides sont des clones parfaits : même processeur Expeed 6, même châssis, même ergonomie, même écran tactile et orientable, même viseur OLED de 3,6 millions de points, même stabilisation mécanique du capteur (sur 5 axes),  même batterie, même unique emplacement mémoire (XQD)…

Nikon Z 6 vs Z 7 : le Nikon Z 6

Nikon Z 6 vs Z 7 : la face arrière du Nikon Z 6 identique à celle du Nikon Z 7

Pour ce qui suit, nous allons donc voir ce que cette différence de capteur change en termes de prise en main, de compatibilité avec les objectifs en monture F, de réactivité, de qualité d’image et même en vidéo.

Nous allons volontairement laisser de côté la question du budget afin qu’il ne parasite pas le débat technique, d’autant plus que les tarifs sont fluctuants et les diverses offres promotionnelles qui ne manqueront pas d’advenir auront tôt fait de gommer l’écart de prix entre Z 6 et Z 7. Cela d’autant plus que, comparé à l’investissement que représentent les objectifs de cette nouvelle monture Z, les quelques centaines d’euros de différence entre Z 6 et Z 7 se révéleront, sur le long terme, minimes.

Nikon Z 6 vs Z 7, prise en main : le poids des photos, un surcoût matériel non négligeable

Poids des fichiers

Que vous optiez pour un Z 6 ou un Z 7, la manipulation des deux boîtiers est identique. Rien de surprenant dans la mesure où le châssis, l’emplacement des boutons et les menus sont identiques. La seule véritable différence se fera lors de la personnalisation de l’appareil mais cela dépend du photographe et non du matériel.

Le choix Nikon Z 6 vs Z 7 ne se fait donc pas à ce niveau et ne saute pas tout de suite aux yeux. Pourtant, vivre avec 24 Mp plutôt que 45,7 Mp, ou l’inverse, a une influence non négligeable.

La première est le poids des fichiers. Que vous photographiez uniquement en RAW/NEF, uniquement en JPEG ou en panachant les deux formats, le poids des images issues du Nikon Z 7 sera nettement supérieur à celui de ceux issus du Nikon Z 6. En fait, un fichier NEF de Z 7 pèse quasiment le double de celui d’un NEF de Z 6 et, du côté des JPEG, même si leurs poids varie d’une vue à l’autre, c’est à peu près le même ordre de grandeur.

Dit autrement, pour capturer et stocker le même nombre d’images issues d’un Z 6 ou d’un Z 7, il vous faudra deux fois plus de place dans le second cas. Ce qui implique soit deux fois plus de cartes mémoire, soit des cartes mémoires de capacité deux fois plus importante, dans tous les cas deux fois plus d’espace de stockage sur votre ordinateur, votre NAS ou sur votre hébergement cloud.

Test Nikon Z 7 : emplacement carte XQD CFexpress

Nikon Z 6 vs Z 7 : l’emplacement carte XQD / CFexpress 

Cela a un coût concret en matière d’investissement matériel. Ainsi, parmi les cartes XQD ou CFexpress disponibles sur le marché, un modèle 32 Go coûte environ 105 euros, la version 64 Go s’affiche à 150 euros et il faut compter pas moins de 250 euros pour une déclinaison 128 Go ! Et n’évoquons même pas le cas des cartes de 256 Go largement au-delà des 500 euros…

Du côté du stockage sur disque dur, les tarifs sont un peu plus doux et surtout plus disparates. Comptez environ 65 euros pour un disque de 2 To, 120 euros pour un disque de 4 To et au moins 240 euros pour un disque de 8 To.

Pour rester dans les considérations informatiques, manipuler des fichiers plus lourds impose des contraintes qu’il ne faut pas négliger, surtout si vous exercez la photographie autrement qu’en pur amateur.

Que ce soit pour importer vos images sur votre disque dur, les traiter et retoucher avec votre logiciel préféré, les exporter, les envoyer en ligne, les images issues d’un Z 7 seront forcément plus gourmandes en ressources de calcul (processeur, mémoire vive, éventuellement carte graphique selon le logiciel utilisé). A matériel constant, toutes ces opérations mises bout à bout prendront de quelques secondes à quelques minutes supplémentaires.

La bonne nouvelle est que depuis 2015 la plupart des processeurs sont capables de manipuler tous ces gros fichiers sans grande difficulté. La mauvaise est que les processeurs plus récents ont tendance à coûter plus cher que leurs prédécesseurs sans forcément apporter des bénéfices révolutionnaires en vitesse de traitement, du moins dans le domaine qui nous intéresse, la photographie.

Si vous devez mettre à jour votre ordinateur, concentrez-vous surtout sur la mémoire vive et les disques SSD, que ce soit en NVMe ou en SATA, les tarifs ayant fondu comme neige au soleil durant l’année 2018. Enfin, pour expédier vos photos en ligne, il faudra vous débrouiller avec votre opérateur réseau mais la fibre optique est plus que recommandée, et ce n’est pas rien de le dire…

Lors de la prise de vue, y a-t-il une différence entre le Z 6 et le Z 7 ?

Oui, mais elle est vraiment subtile. Avec sa définition supérieure, le capteur du Z 7 est légèrement plus sujet à la chauffe que celui du Z 6, ce qui n’est pas critique mais quand même sensible par rapport à un reflex puisqu’il y a moins de place disponible pour la dissipation thermique.

Notez également que les capteurs plus définis sont légèrement plus énergivores mais dans les faits, c’est surtout la manière de travailler du photographe qui aura le plus d’impact sur l’autonomie du boîtier. Au passage, bien qu’il y ait eu d’énormes progrès ces dernières années, les viseurs électroniques consomment un peu plus que les écrans, bien que cela puisse sembler contre-intuitif.

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z 6 et Z 7

la stabilisation mécanique IBIS des Nikon Z 6 et Z 7

Les Z 6 et Z 7 sont les premiers boîtiers à objectifs interchangeables de Nikon dotés d’une stabilisation mécanique du capteur, laquelle se montre d’ailleurs diablement efficace et au niveau de ce que la concurrence, pourtant plus expérimentée, propose de mieux. Mais comme chez les autres, les différences de définition ont une incidence sur l’efficacité de cette stabilisation.

D’une manière générale, les capteurs plus définis sont plus discriminants et plus sensibles au flou de bouger : il semblera alors plus délicat de capturer des poses longues à main levée avec un Z 7 qu’avec un Z 6. Dans les faits, cette différence ne se verra qu’en regardant les images à 100 % sur un écran d’ordinateur mais sera estompée sur un tirage papier. A moins de ne tirer que des images de plus de 1 mètre de large, ce sera bonnet blanc et blanc bonnet.

Nous avons beaucoup évoqué les inconvénients des 45,7 Mp du Z 7 mais, pourtant, ceux-ci ont un avantage évident : une plus grande latitude de recadrage. Pouvoir redresser son horizon ou ses verticales, tailler légèrement (ou franchement) dans l’image pour en exclure les éléments périphériques parasites, tout cela en gardant suffisamment de pixels sous la pédale pour permettre des tirages grand format est un confort non négligeable dont il serait dommage de se priver.

Utiliser des objectifs pour reflex en monture Nikon F sur des hybrides en monture Nikon Z

Grâce à la bague Nikon FTZ il est possible de monter n’importe quel objectif en monture F sur les hybrides Z – après tout, « FTZ » signifie « F to Z », soit « du F vers le Z ». Depuis 1959 que la monture F existe, cela fait un sacré paquet d’objectifs différents (à l’exception de ceux mentionnés dans cette liste) !

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 vs Z 7 : la bague Nikon FTZ

Que ce soit sur un Z 6 ou un Z 7, il n’y a pas de différence de fonctionnement. Cependant, les objectifs F ayant connu des évolutions technologiques majeures au cours des soixante dernières années, tous n’ont pas droit au même traitement une fois montés sur les hybrides Nikon Z, et cela dépend de la version de la monture. Petite revue par ordre chronologique inverse.

Compatibilité des objectifs Nikon F avec les Nikon Z 6 et Z 7

Avec les objectifs Nikon AF-S, AF-I et AF-P, l’autofocus, l’ouverture et la mesure d’exposition sont pilotés depuis le boîtier.

Les objectifs Nikon AF et AF-D quant à eux perdent leur autofocus et doivent être utilisés en effectuant la mise au point à la main. Il n’y a pas non plus de contrôle de l’ouverture : vous devrez donc viser avec votre ouverture de travail, ou penser à fermer le diaphragme avant la prise de vue (à l’ancienne, en fait). Toutefois, grâce aux assistances de mise au point (loupe électronique et focus peaking) ainsi qu’à la visée électronique, vous pouvez contrôler précisément votre mise au point et votre exposition, plus facilement que sur un reflex.

Test Nikon Z 7 : bague FTZ + Nikon AF-S 70-200mm f/2.8

Nikon Z 6 + téléobjectif Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR II

Notez que les données EXIF pour tous ces objectifs sont prises en charge par les Nikon Z 6 et Z 7. Enfin, pour les objectifs plus anciens (Nikon AI, AI-S) à mise au point manuelle et bague de diaphragme manuelle… ils restent à mise au point manuelle et bague de diaphragme manuelle.

Bonus : quel que soit l’objectif utilisé sur un Z 6 ou un Z 7, en monture F via la bague FTZ ou d’une autre monture via la bague adéquate, tous bénéficient de la stabilisation mécanique du capteur. Un bonus non négligeable surtout si l’envie vous prend de ressortir de la naphtaline votre NIKKOR 600 mm f/5,6 ED-IF AI-S. Si vous utilisez un objectif lui-même stabilisé, sa stabilisation intégrée fonctionne de paire avec celle du boîtier.

Tous les objectifs antérieurs à 1998 (avant l’apparition des AF-S) et tous les objectifs AF-S FX couvrent sans problème les capteurs 24 x 36 mm des hybrides Z 6 et Z 7. Pour la première catégorie, c’est normal : ils ont été conçus à l’époque de l’argentique, alors que le seul format disponible (du moins chez Nikon) était le 24 x 36 mm. Mais qu’en est-il des objectifs AF-S DX, conçus pour les reflex APS-C ?

Objectifs Nikon DX sur Nikon Z 6 et Z 7

Parallèlement aux recadrages au cas par cas évoqués au chapitre précédent, les Nikon Z savent donc, comme les reflex Nikon FX, appliquer un recadrage automatique DX afin d’accepter les objectifs NIKKOR AF-S APS-C DX.

En passant à un recadrage DX, la définition utile d’un Nikon Z 7 descend à 19,5 Mp mais celle d’un Nikon Z 6 chute à 10,3 Mp seulement ! Si vous devez en plus, en post traitement, recadrer et redresser vos images, il ne vous restera plus grand chose pour travailler.

Vous pourriez légitimement vous poser la question suivante : « mais pourquoi diable utiliser des objectifs DX (APS-C) prévus pour des reflex sur des hybrides pourvus de capteurs 24 x 36 mm ? » Plusieurs réponses sont possibles.

La première : vous possédez peut-être déjà de tels objectifs APS-C, que vous utilisez sur des Nikon D5xxx/D7xxx/D500, et comptez profiter de l’acquisition d’un Nikon Z pour migrer progressivement votre matériel vers du 24 x 36 mm.

Pouvoir réutiliser dans un premier temps ces objectifs afin d’investir petit à petit dans des objectifs NIKKOR Z dédiés est un calcul financièrement intéressant. Au passage, vous noterez qu’avec 19,5 Mp en recadrage DX sur un Nikon Z 7, vous obtenez une définition inférieure à celle des capteurs APS-C natifs des D3500 et D5600 (24,78 Mp) et celle des D7500 et D500 (21,51 Mp). Vous n’avez donc pas à vous inquiéter quant aux performances de vos objectifs de reflex APS-C sur l’hybride 24 x 36 mm Nikon !

La seconde : pour l’heure, Nikon ne propose pas beaucoup de téléobjectifs dans son plan produits (à la date de publication de cet article, juillet 2021).

Les téléobjectifs DX sont à la fois moins onéreux et moins encombrants que les téléobjectifs FX : là encore, en termes de calcul financier, l’opération peut être intéressante. Et ce d’autant plus que l’opération de recadrer en APS-C sur un capteur 24 x 36 mm est similaire à l’utilisation d’un téléconvertisseur 1,5 x mais sans la perte de luminosité qu’un tel adaptateur induit habituellement.

Nikon Z 6 vs Z 7, réactivité : égalité sur l’autofocus, avantage Z 6 pour les rafales

Les capteurs des Nikon Z 6 et Z 7 ont recours à des technologies similaires aussi bien pour la partie imagerie que pour la partie autofocus, qui intègre la corrélation de phase et la détection de contraste, une hybridation héritée de feu les Nikon 1 et Nikon DL, ces derniers n’ayant jamais été commercialisés.

Du fait de sa plus haute définition, le Z 7 profite d’un plus grand nombre de collimateurs AF (493 contre 273), ce qui est logique. Dans les deux cas, la couverture est de 90 % du champ à la verticale et 90 % à l’horizontale, soit 81 % de l’ensemble de l’image, ce qui est bien plus que n’importe quel reflex professionnel (ou non) de la marque !

Si vous utilisez des objectifs APS-C/DX, la couverture passe à 100 % de l’image (logique). Parallèlement, grâce à ses photosites plus gros (5,94 µm contre 4,29 µm), le module AF du Nikon Z 6 bénéficie d’une plage de fonctionnement légèrement plus grande que le Z 7 : de -2 à +19 IL pour le Z 6, de -1 à + 19 IL pour le Z7.

Cela change-t-il quelque chose en pratique ?

Selon nos propres tests et ceux de nos confrères… pas vraiment. Ce qui est à la fois un bonne et une mauvaise nouvelle.

Le bon côté est que les propriétaires de Z 6 ne sont pas floués par rapport à ceux du Z 7, et que si vous devez posséder les deux, l’expérience en passant de l’un à l’autre sera identique. Cela est bon pour la productivité photographique.

Autre aspect positif : comme les deux fonctionnent de la même manière, ils peuvent profiter conjointement des diverses améliorations logicielles qui ne manqueront pas d’être apportées par Nikon au cours de la vie des boîtiers. A commencer par la mise à jour firmware de mai 2019 qui a apporté le mode Eye AF afin d’être encore plus précis et rapides pour la mise au point sur les yeux.

Le mauvais côté de cette doublette Z 6/Z 7 est que si les qualités sont partagées, les défauts le sont aussi. Ainsi, tous deux souffrent de la même relative lenteur au démarrage, qui devrait déstabiliser les habitués des reflex les premiers temps.

Prise en main - premier test du Nikon Z 7 et des photos

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/4 S – ISO 3.200 – 1/160ème – f/4

Lorsque vient la nuit (où que vous photographiez dans un lieu clos peu éclairé), notez que les deux boîtiers disposent d’un mode « AF Faible Lumière » qui étend, dans les deux cas, la plage de fonctionnement jusqu’à -4 IL. C’est alors la détection de contraste qui est privilégiée à la corrélation de phase pour gagner en rapidité, au détriment de la précision.

Vitesse et réactivité

En matière de vitesse et de réactivité, la principale différence entre le Z 6 et le Z 7 se trouve du côté de la rafale. Logique compte tenu de la différence du poids respectif des fichiers issus de chaque boîtier.

Le Z 6 est capable de grimper jusqu’à 12 images par seconde, en NEF 14 bits, alors que le Z 7, dans les mêmes conditions, doit se contenter de 8 images par seconde, soit 25 % de moins. Ceci dit, gardez à l’esprit que la cadence rafale du Z 7 est identique à celle du D850, qui dispose également de 45,7 Mp, et à peine une image/seconde en-dessous de celle du Sony Alpha 7R III.

Gardez également à l’esprit que 9 images de Z 7 pèsent plus lourd que 12 images de Z 6. Calibrez votre carte mémoire en conséquence !

La question que vous devez vous poser est donc :

« ai-je vraiment besoin d’une rafale à 12 images par seconde dans mon usage, et cela de manière régulière ? »

Si vous aimez photographier le sport, la réponse est oui.

Si vous avez des enfants un peu turbulents que vous aimez prendre en photo, la réponse est également oui.

Si votre truc c’est plutôt la photographie de paysage, vous saurez probablement vous « contenter » de 9 images par seconde…

Qualité d’image : hautes sensibilités et polyvalence contre pouvoir résolvant

Sensibilité et dynamique

Il y a, forcément, des différences de rendu entre un BSI CMOS de 24 Mp et un BSI CMOS de 45,7 Mp. Dans l’absolu, les deux boîtiers offrent la même amplitude en termes de plage de sensibilité, mais en décalé.

Celle du Z 6 s’étend de 100 à 51.200 ISO par défaut, de 50 à 204.800 ISO en mode étendu.

Celle du Z 7 démarre à 64 ISO et va jusqu’à 25.600 ISO par défaut, peut descendre à 32 ISO et grimper jusqu’à 102.400 ISO en mode étendu.

La différence se fait donc aux positions extrêmes. Pour un usage courant, sachant que ce sont plutôt les sensibilités entre 100 et 10.000 ISO qui sont exploitées, il n’y a donc guère de différence entre les deux hybrides.

Test Nikon Z 6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

Nikon Z 6 + Nikon AF-S 58 mm f/1.4  – ISO 6.400 – 1/60 ème – f/1.4

Par rapport aux reflex équivalents, D750 pour le Z 6 et D850 pour le Z 7, les hybrides sont en très léger retrait, comme le montrent les tests menés par DxOMark dans leurs laboratoires pour le Nikon Z 6 et pour le Nikon Z 7).

Cela est normal dans la mesure où, sur les hybrides, une partie des photosites est utilisée pour réaliser l’autofocus : la surface utile perdue se fait donc au détriment de la sensibilité et de la dynamique. D’ailleurs, malgré ses photosites plus petits, c’est le Z 7 qui offre, d’une très courte tête, la meilleure dynamique entre les deux hybrides Nikon, toujours selon DxO. Cependant, à l’usage, là encore, la différence est imperceptible.

Pouvoir résolvant

Là où le Z 7 prend clairement le large, c’est en matière de pouvoir résolvant. Ses 45,7 Mp permettent de mieux distinguer les très fins détails. Par la même occasion, il est moins sensible à l’aliasing/crénelage. Il sera tout particulièrement adapté aux applications photographiques demandant de la précision, comme la photographie de mode, de portrait, de paysage ainsi que la macrophotographie.

Attention toutefois : qui dit photosites plus petits dit aussi plus grande sensibilité à la diffraction. Celle-ci intervient plus tôt sur le Z 7, dès f/11, contre f/16 pour le Z 6 : aux faibles ouvertures, la qualité d’image du Z 7 se dégradera plus vite que celle du Z 6.

Le Z 6 avec ses 24 Mp saura, bien sûr, être à l’aise dans les usages précédemment évoqués et se montrera, d’une manière générale, plus polyvalent. Il sera également plus permissif et moins exigeant avec la stabilisation mécanique 5 axes.

Nikon Z 6, test bokeh

Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 6.400 – 1/250ème – f/1.8

En matière de rendu, le Z 6 et ses « gros » photosites se montrera légèrement plus velouté et autorisera des flous d’arrière plan (bokeh) plus doux.

Sa plus faible définition le rend également plus adapté à l’utilisation d’objectifs anciens, qu’ils soient en monture Nikon ou autres, puisqu’il faut garder à l’esprit que le très court tirage mécanique de la monture Z, le plus court du marché, en fait une monture quasiment universelle permettant d’y adapter n’importe quel objectif (du moins lorsque les bagues d’adaptation seront disponibles). Les défauts optiques de ces vieux objectifs, au premier titre desquels les aberrations chromatiques, seront moins marqués.

Colorimétrie

Enfin, la fidélité colorimétrique des deux boîtiers est la même, expérience Nikon oblige, et le fait que les deux soient capables de capturer des NEF en 12 et 14 bits devrait vous rassurer quant aux larges possibilités d’ajustements possibles en post traitement.

Nikon Z 6 vs Z 7 en vidéo : privilégiez le Z 6

Pendant très longtemps, Nikon a eu beaucoup de retard par rapport à ses concurrents lorsqu’il était question de vidéo. Malgré les efforts évidents déployés avec le D850, ce n’était pas encore cela.

En passant aux hybrides, du passé le constructeur a voulu faire table rase avec rien de moins que l’ambition de concurrencer les Sony et Panasonic qui disposent d’une avance considérable dans le domaine. Cela se traduit par des fiches techniques et des aptitudes similaires sur le papier (vidéo 4K/UHD en 30p sans recadrage, Full HD jusqu’à 120p, suréchantillonnage en 6K, enregistrement en N-Log 10 bits externe via la prise HDMI, prises casque et micro, etc.) ainsi que le recours à une préamplification audio de meilleure qualité que ce à quoi le constructeur nous avait habitué par le passé…

Le Nikon Z 7 en configuration de tournage vidéo

Le Nikon Z 7 en configuration de tournage vidéo

Pour contrebalancer son retard, Nikon a développé des technologies spécifiques visant à compenser le focus breathing, ce phénomène qui modifie le cadrage lorsque vous changez votre distance de mise au point.

Bien que similaires, nous vous recommandons très nettement de vous tourner vers le Z 6 si vous comptez avoir une utilisation vidéo récurrente de votre boîtier. En effet, en vidéo, contrairement à la photographie, mieux vaut, lorsque que le choix est possible, opter pour le boîtier avec la plus faible définition. Cela profite à la qualité de l’échantillonnage, au rendu, mais aussi à la stabilisation surtout si vous comptez filmer à main levée.

Cette différence est particulièrement visible si vous filmez en 4K/UHD où le meilleur résultat est obtenu en exploitant la totalité du capteur 24 x 36 mm sur le Z 6 alors que sur le Z 7 il faudra privilégier un recadrage APS-C/Super35 afin d’en tirer le meilleur, ce qui au passage vous fera perdre le bénéfice des grand angles.

Dans le cas des d’hybrides 24 x 36 mm où l’espace interne est compté, il faut également tenir compte de la chauffe du capteur. En l’occurrence, celui de 24 Mpx du Z 6 est bien plus facile à refroidir que celui du Z 7, ce qui entraînera moins d’artefacts (comme le banding) en plus de préserver un peu plus votre batterie.

Le Z 7, de son côté, est capable de capturer des Time Lapses en 8K en plus des Time Lapses 4K, également disponibles sur le Z 6.

D’une manière générale, si vous comptez avoir une utilisation vidéo poussée de votre Nikon Z, nous ne saurions que trop vous recommander l’acquisition indispensable d’un microphone externe ainsi que, éventuellement, d’un enregistreur externe. D’abord pour pouvoir débloquer le profil N-Log, et surtout pour compenser le fait que l’écran orientable des Nikon Z l’est sur charnière et ne permet donc pas une grande flexibilité opérationnelle, empêchant par exemple de se filmer soi-même.

Comparatif Nikon Z 6 vs Z 7 : en conclusion

Nous voilà au terme de cette revue des troupes, il est donc temps de conclure et répondre à la question initiale : faut-il opter pour le Nikon Z 6 ou le Nikon Z 7 ?

Comme vous devez vous en douter, il n’existe pas une seule bonne réponse absolue tant les deux boîtiers sont vraiment très, très, très proches. A une exception près (la vidéo, où le Z 6 domine le débat), il n’existe pas de domaine dans lequel un modèle est nettement préférable par rapport à l’autre.

Le Z 6 est plus polyvalent, légèrement plus rapide et monte un peu plus haut en haute sensibilité.

Le Z 7 sait se montrer presque aussi polyvalent, délivre indéniablement des images plus précises et ne concède que peu au Z 6 en termes de cadence rafale.

Toutefois, il faut souligner une tendance générale et très matérialiste : vous tourner vers le Z 7 vous coûtera plus cher. Vraiment plus cher. Au moment d’écrire ces lignes, la différence entre les deux boîtiers nus est de 1200 euros (environ 2.200 euros pour le Z 6 contre 3.400 euros pour le Z 7).

A cet écart non négligeable, voué à s’estomper avec le temps et l’érosion des prix, il faut ajouter les investissements périphériques incontournables : cartes mémoires XQD, stockage, éventuellement mise à niveau de votre ordinateur, batteries supplémentaires.

Des suppléments de quelques dizaines d’euros à plusieurs centaines d’euros qui finissent par peser lourd sur la balance, et tout cela pour profiter d’un même agrément d’utilisation : même capacité d’enregistrement et de stockage, même vitesse de traitement des fichiers, etc.

Opter pour le Z 7 vous imposera de dimensionner votre chaîne de travail en conséquence, surtout si vous venez d’un boîtier (Nikon ou non) de 24 Mp, comme le D750, le D7500 ou le D5600. Bien sûr, si vous possédez déjà un D810 ou un D850, vous êtes déjà sensibilisé à ces problématiques et avez probablement déjà réalisé les investissements nécessaires.

Nikon Z 6 vs Z 7 : lequel choisir ?

En le présentant autrement :

Nous vous recommandons le Nikon Z 6 si :

  • vous avez envie/besoin d’un appareil photo 24 x 36 mm polyvalent et facile à vivre,
  • vous êtes photographe de sport ou d’animalier et avez besoin d’une rafale à 12 images par seconde,
  • vous pratiquez la photographie de rue ou de reportage,
  • vous avez une pratique plus poussée de la photographie en faible luminosité,
  • vous désirez faire de la vidéo,
  • vous désirez utiliser des objectifs anciens.

Nous vous recommandons le Nikon Z 7 si :

  • vous avez besoin des hautes définitions (photographie de studio, de mode, de nature morte, corporate),
  • vous comptez utiliser des objectifs DX (APS-C),
  • vous cherchez la meilleure qualité d’image possible,
  • vous avez déjà une chaîne de travail dimensionnée pour travailler avec des fichiers de 45 Mp (ou si l’investissement pour ce faire n’est pas un obstacle).

Ce comparatif Nikon Z6 vs Z7 est basé sur les performances des deux boîtiers équipés des firmwares disponibles lors de la publication. Les modifications ultérieures peuvent apporter quelques différences que nous ne manquerons pas de mentionner le moment venu.

Et vous, quel Nikon hybride avez-vous choisi et pourquoi ?


Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse pour la photo urbaine et l’astrophotographie

Cokin annonce la disponibilité des nouveaux filtres Cokin Clearsky dont le rôle est de réduire la pollution lumineuse sur vos photos.

Disponibles en monture vissante comme pour les porte-filtres Cokin EVO / Creative, ces filtres peuvent vous aider à améliorer le rendu de vos images si vous faites de la photographie urbaine ou de l’astrophotographie.

Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse pour la photo urbaine et l'astrophotographie

Ces filtres chez Miss Numerique

Ces filtres chez Amazon

Des filtres Cokin anti-pollution lumineuse, pourquoi ?

L’éclairage urbain utilise la plupart du temps des lampes à vapeur de sodium et de mercure. Ces sources lumineuses émettent une lumière dont le spectre est constitué de nombreuses longueurs d’ondes. En photographie, certaines de ces longueurs d’onde viennent dégrader l’image, ceci se traduit par un manque de clarté sur vos photos et une modification de la colorimétrie.

Les filtres Cokin Clearsky sont conçus pour réduire cette pollution lumineuse, ils bloquent les longueurs d’onde concernées sans réduire pour autant la quantité de lumière qui arrive sur le capteur de votre appareil photo. Ces filtres diffèrent des filtres UV qui n’ont pas la même utilisation (en savoir plus sur les filtres UV).

Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse

en haut : sans filtre, en bas : avec filtre
Photos (C) Christophe Anagnostopoulos

Pour la photographie urbaine

Utiliser un filtre de ce type vous permet de réduire la teinte jaune-orangée des lampadaires. Le résultat est visible sur les exemples de photos ci-dessous.

en haut : sans filtreen bas : avec filtrePhotos (C) Christophe Anagnostopoulos

en haut : sans filtre, en bas : avec filtre
Photos (C) Christophe Anagnostopoulos

Pour l’astrophotographie

La problématique diffère légèrement en astrophotographie, une pratique très sensible elle-aussi à la pollution lumineuse. Le contraste du ciel diminue à la prise de vue, ce qui vous laisse penser que vos images sont moins nettes, moins précises.

Utiliser un filtre tel que les Cokin Clearsky permet d’augmenter le contraste et d’obscurcir le gradient du fond du ciel. Les étoiles, la voie lactée et tout ce que vous pouvez observer devient plus net et visible sur les photos.

Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse pour la photo urbaine et l'astrophotographie

en haut : sans filtre, en bas : avec filtre
Photos (C) Christophe Anagnostopoulos

Caractéristiques et tarifs des filtres Cokin Clearsky

Les filtres Cokin Clearsky sont disponibles en monture vissante de diamètre :

  • 52 mm (69,99 euros),
  • 58 mm (74,99 euros),
  • 62 mm (79,99 euros),
  • 67 mm (79,99 euros),
  • 72 mm (89,99 euros),
  • 77 mm (89,99 euros),
  • 82 mm (99,99 euros),
  • 95 mm (129,99 euros).

Ils sont aussi disponibles en version à glisser dans un porte-filtre Cokin EVO / CREATIVE, les tailles disponibles sont :

  • taille M de 84 x 100 x 2 mm (129,99 euros),
  • taille L de 100 x 100 x 2mm (169,99 euros),
  • taille XL de 130 x 130 x 2.3mm (199,99 euros).

Ces filtres sont fabriqués en verre haute-résolution phosphate laser dopé au néodyme. Ils disposent d’un traitement multicouches double face anti-réfléchissant, déperlant, oléophobe et anti-rayure.

Vous pouvez vous procurer ces filtres Cokin Clearsky sur le site de Cokin comme chez les revendeurs spécialisés.

Source : Cokin France

Ces filtres chez Miss Numerique

Ces filtres chez Amazon


Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main et des photos

Nikon a annoncé récemment un nouveau zoom de reportage à grande ouverture constante f/2.8, le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S. Ce zoom, conçu pour équiper les hybrides plein format de la marque, est le premier zoom « pro » de la nouvelle gamme Z alors que le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S reste le modèle le plus accessible depuis l’arrivée des Nikon Z.

J’ai pu prendre en main ce nouveau zoom f/2.8 le temps d’une sortie parisienne, voici mes premières impressions ainsi que quelques photos.

Note : le modèle utilisé ici est un modèle de présérie, les photos publiées n’ont pas vocation à servir de test, celui-ci sera fait avec la version définitive de l’objectif dès qu’elle sera disponible. Les photos pleine définition ne sont pas disponibles pour cette raison.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : prise en main

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S était attendu par les premiers utilisateurs des Nikon Z 6 et Z 7 qui devaient se contenter du plus modeste zoom 24-70 mm f/4 S. « Modeste » est un terme un peu exagéré tant les performances de ce zoom f/4, eu égard à son tarif en kit (600 euros) sont excellentes.

Que peut donc apporter de plus un zoom de même plage focale, à ouverture f/2.8 certes, qui pourrait justifier l’écart de tarif (ce f/2.8 est vendu 2.499 euros) et le surplus de taille (+ 37,5 mm) et de poids (+ 305 gr.) ?

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S à gauche,
Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR à droite

Autre question que posent les utilisateurs : quid du zoom Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR conçu pour les reflex numériques Nikon et qui s’adapte aux hybrides à l’aide de la bague FTZ ? Faut-il le remplacer par ce nouveau zoom hybride ?

J’apporterai des réponses plus précises lors du test à venir de ce 24-70 mm f/2.8 S et ne peut me contenter pour le moment que de vous décrire ce que j’en pense après quelques dizaines de minutes d’utilisation de cette version de présérie.

Qualité de construction

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S reprend sans grande surprise le design des optiques Nikon Z, tout en apportant quelques caractéristiques qui le font se démarquer du f/4 et de l’AF-S f/2.8E ED VR.

En évidence sur le fût de l’objectif, le bouton L-Fn vous permet d’utiliser une des nombreuses fonctions du menu et d’y avoir accès du bout du doigt. Je lui ai attribué la fonction de visualisation des images qui m’évite de déplacer la main gauche en cours de prise de vue pour aller appuyer sur le bouton arrière sur le boîtier, c’est bien plus rapide.

D’autres choix sont possibles comme le verrouillage du point ou le changement de mode de mesure de lumière, à vous de voir.

Autre nouveauté sur ce zoom, le bouton Disp permet de gérer l’afficheur disposé sur l’objectif. C’est une première sur les optiques Nikon, du bout du doigt vous pouvez faire défiler :

  • l’ouverture,
  • la focale,
  • la zone de profondeur de champ ou plage de netteté (ceux qui ont connu les optiques à échelle de PdC apprécieront).

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de l’ouverture

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de la focale

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de la profondeur de champ

Ce zoom dispose de trois bagues :

  • une bague multifonction programmable (je lui ai attribué le contrôle de la correction d’exposition),
  • une bague de zoom, la plus large,
  • une bague de mise au point à coupler au système de focus peaking pour les adeptes de la mise au point manuelle.

La bague de zoom s’est avérée un peu ferme sur ce modèle de présérie, celle de la version définitive pourrait être un peu plus souple à mon goût.

Le commutateur AF/M pour la mise au point est disposé à proximité de la monture, il permet la bascule en mode de mise au point manuelle.

Taille et poids

« Un système hybride ça doit être petit et léger ! » Non, pas forcément. Un hybride plein format ne peut, en raison de la taille de son capteur, être aussi compact et léger qu’un hybride APS-C.

L’ensemble boîtier-objectif reste toutefois bien équilibré, la tenue en main, d’une seule main, ne pose aucun problème. Cet ensemble s’avère bien plus compact et léger qu’un système reflex plein format équivalent.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

La différence de taille entre ce nouveau 24-70 mm f/2.8 S et le Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR est nette. Le diamètre est proche, mais la longueur est bien moindre et la différence de poids est de 305 grammes en faveur de cette version Z.

Une fois l’objectif monté sur le boîtier et l’ensemble autour de votre cou, je vous garantis que vous ferez la différence très vite, surtout si vous utilisez un reflex D850 ou équivalent.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S sur Nikon Z 7
vs. Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR + FTZ sur Nikon Z 7 

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S sur Nikon Z 7
vs. Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR sur Nikon D850

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : en pratique

A l’usage, ce 24-70 mm f/2.8 S s’avère discret. Habitué au zoom f/4 plus court et léger, je n’ai pas ressenti de gène particulière en utilisant ce modèle plus imposant. Étonnamment la différence de poids ne se fait pas sentir, et la différence de longueur non plus.

J’ai apprécié par contre de ne plus avoir à « débloquer » le zoom comme c’est le cas avec le modèle f/4 dont la position de verrouillage interdit la prise de vue. C’est plus rapide à l’usage.

La mise au point est au moins aussi rapide, il faudrait une mesure au banc pour vérifier les écarts mais sachez que ce modèle utilise deux moteurs AF au lieu d’un dans le 24-70 mm f/4. Au lieu que le moteur unique ait à déplacer l’ensemble des lentilles concernées lors de la mise au point, les deux moteurs qui équipent ce zoom f/2.8 n’ont en charge, chacun, qu’une partie des lentilles. L’effort est moindre, la vitesse plus élevée, la réactivité meilleure.

A l’usage j’ai trouvé la mise au point vraiment nerveuse, même en utilisant la zone de détection plein champ qui cherche le sujet le plus proche et nécessite donc, en théorie, un temps de calcul plus long.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : des photos

Je rappelle qu’il s’agit ici de photos JPG faites avec un modèle de présérie qui ne sauraient être assimilées à des photos tests avec le modèle définitif.

Le Nikon Z 24-70 mm f/4 est déjà excellent, ce zoom f/2.8 semble être encore un peu meilleur : les images faites en position 24 mm à ouverture f/2.8 montrent un vignettage à peine visible qui disparaît dès f/4. La distorsion sur les bords des images, quelle que soit l’ouverture, est réduite au strict minimum, à 24 comme à 70 mm. L’apport de la monture Z semble faire son effet, ainsi que le travail des opticiens Nikon qui ont pu partir d’une feuille blanche pour concevoir ces nouvelles optiques Z.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 35 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 50 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/2.8 – 1/3.200ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/4 – 1/1.600ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/11 – 1/200ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/16 – 1/100ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/640ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

détail du coin supérieur gauche de l’image précédente, qui montre l’absence d’aberrations chromatiques 

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/500ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

détail du coin inférieur gauche de l’image précédente qui montre une distorsion quasiment nulle

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : premier avis

Cette prise en main a été bien rapide pour en tirer des conclusions définitives, ce que je ne ferai donc pas. Toutefois ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S s’avère très prometteur, avec une tenue en main agréable, un gabarit plus réduit que celui du modèle à monture F pour reflex auquel s’ajoute la bague FTZ. L’autofocus est très réactif.

Le nouveau revêtement des lentilles Arneo permet de diminuer au strict minimum les reflets (comme l’effet de flare) et la formule optique optimise les résultats en bord d’image et en position grand-angle.

Le gain en ouverture (f/2.8 au lieu de f/4) pourra vous aider si vous photographiez souvent en situation de basse lumière, comme si vous êtes adepte du portrait et de l’effet bokeh qui s’avère très harmonieux.

Face au zoom AF-S pour reflex, le gain en taille, poids et réactivité est indéniable. A vous de voir si ces critères justifient ou non le passage à cette nouvelle version (et la revente du modèle AF-S).

Je suis impatient de tester plus longuement la version définitive qui devrait laisser présager de très bons résultats. Reste à comparer également ces résultats à ceux de la version f/4 dont le ratio performances/prix reste très compétitif.

Merci à Nikon France pour cette séance de prise en main.


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