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Nikon Z 6 vs Z 7 : comparatif, lequel choisir ?

Ça y est, c’est décidé, vous allez passer à l’hybride 24 x 36 mm Nikon. Que ce soit pour compléter ou remplacer votre reflex, que ce soit votre première incursion dans le monde des 24 x 36 mm ou non, une question se pose : Nikon Z 6 vs Z 7, lequel choisir ? Le Z 6 et son capteur de 24 Mp, ou le Z 7 et son capteur de 45,7 Mp ?

A part quelques lignes sur la fiche technique, que cela change-t-il en pratique, à l’usage et sur vos photographies ? Dans ce dossier, vous allez trouver des critères de comparaison qui vont vous aider à choisir le boîtier qui vous correspond le mieux selon vos besoins.

Note : depuis la publication de ce comparatif, Nikon a annoncé les Nikon Z 6 et Z 7 série 2, ils apportent des améliorations aux modèles initiaux.

Nikon Z 6 vs Z 7 : comparatif hybrides Nikon, lequel choisir ?

Nikon Z 6 vs Z 7, le contexte de ce comparatif

Hésiter entre deux boîtiers d’apparence proche mais se distinguant par la définition de leur capteur : le dilemme n’est pas nouveau et  il ne faut pas aller chercher bien loin. Si vous vous posez la question du choix entre les hybrides Nikon, peut-être s’agit-il de savoir si c’est le Nikon Z 5 ou le Nikon Z 6 qu’il vous faut, suivez ce comparatif.

En effet, dans le catalogue Nikon, les reflex D750 et D850 font souvent l’objet de longues hésitations, le premier disposant de 24 Mp, le second de 45,7 Mp. Mais il y a une différence fondamentale (outre le fait qu’il s’agisse de reflex et non d’hybrides) : les D750 et D850 sont sortis avec deux ans d’intervalle et ne bénéficient donc pas des mêmes technologies.

Celles du D850, plus récent, sont plus avancées, ce qui lui donne un avantage non négligeable sur le papier, d’autant plus que Nikon le positionne plus haut dans sa gamme. Les deux reflex ne sont donc pas directement comparables, contrairement aux Z 6 et Z 7 pour lesquels il existe moins de points de divergence.

Nikon Z 6 vs Z 7, le Nikon Z 7

Nikon Z 6 vs Z 7 : le Z 7 avec le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S

En août 2018, Nikon a présenté ses deux premiers hybrides 24 x 36 mm qui, par la même occasion, inauguraient la nouvelle monture Z. Fait unique dans l’histoire des boîtiers numériques du constructeur, les nouveaux Z 6 et Z 7 sont donc strictement identiques en tous points, sauf un, et non des moindres : le capteur.

Du côté du Z 6 (voir le test), vous avez droit à un BSI CMOS 24 x 36 mm de 24 Mp, doté de de 273 collimateurs autofocus. Le Z 7, lui, est pourvu d’un capteur 24 x 36 mm, également en technologie BSI CMOS, mais dont la définition est portée à 45,7 Mp, permettant la présence de 493 collimateurs autofocus (voir le test).

Sur tous les autres aspects, ces deux hybrides sont des clones parfaits : même processeur Expeed 6, même châssis, même ergonomie, même écran tactile et orientable, même viseur OLED de 3,6 millions de points, même stabilisation mécanique du capteur (sur 5 axes),  même batterie, même unique emplacement mémoire (XQD)…

Nikon Z 6 vs Z 7 : le Nikon Z 6

Nikon Z 6 vs Z 7 : la face arrière du Nikon Z 6 identique à celle du Nikon Z 7

Pour ce qui suit, nous allons donc voir ce que cette différence de capteur change en termes de prise en main, de compatibilité avec les objectifs en monture F, de réactivité, de qualité d’image et même en vidéo.

Nous allons volontairement laisser de côté la question du budget afin qu’il ne parasite pas le débat technique, d’autant plus que les tarifs sont fluctuants et les diverses offres promotionnelles qui ne manqueront pas d’advenir auront tôt fait de gommer l’écart de prix entre Z 6 et Z 7. Cela d’autant plus que, comparé à l’investissement que représentent les objectifs de cette nouvelle monture Z, les quelques centaines d’euros de différence entre Z 6 et Z 7 se révéleront, sur le long terme, minimes.

Nikon Z 6 vs Z 7, prise en main : le poids des photos, un surcoût matériel non négligeable

Poids des fichiers

Que vous optiez pour un Z 6 ou un Z 7, la manipulation des deux boîtiers est identique. Rien de surprenant dans la mesure où le châssis, l’emplacement des boutons et les menus sont identiques. La seule véritable différence se fera lors de la personnalisation de l’appareil mais cela dépend du photographe et non du matériel.

Le choix Nikon Z 6 vs Z 7 ne se fait donc pas à ce niveau et ne saute pas tout de suite aux yeux. Pourtant, vivre avec 24 Mp plutôt que 45,7 Mp, ou l’inverse, a une influence non négligeable.

La première est le poids des fichiers. Que vous photographiez uniquement en RAW/NEF, uniquement en JPEG ou en panachant les deux formats, le poids des images issues du Nikon Z 7 sera nettement supérieur à celui de ceux issus du Nikon Z 6. En fait, un fichier NEF de Z 7 pèse quasiment le double de celui d’un NEF de Z 6 et, du côté des JPEG, même si leurs poids varie d’une vue à l’autre, c’est à peu près le même ordre de grandeur.

Dit autrement, pour capturer et stocker le même nombre d’images issues d’un Z 6 ou d’un Z 7, il vous faudra deux fois plus de place dans le second cas. Ce qui implique soit deux fois plus de cartes mémoire, soit des cartes mémoires de capacité deux fois plus importante, dans tous les cas deux fois plus d’espace de stockage sur votre ordinateur, votre NAS ou sur votre hébergement cloud.

Test Nikon Z 7 : emplacement carte XQD CFexpress

Nikon Z 6 vs Z 7 : l’emplacement carte XQD / CFexpress 

Cela a un coût concret en matière d’investissement matériel. Ainsi, parmi les cartes XQD ou CFexpress disponibles sur le marché, un modèle 32 Go coûte environ 105 euros, la version 64 Go s’affiche à 150 euros et il faut compter pas moins de 250 euros pour une déclinaison 128 Go ! Et n’évoquons même pas le cas des cartes de 256 Go largement au-delà des 500 euros…

Du côté du stockage sur disque dur, les tarifs sont un peu plus doux et surtout plus disparates. Comptez environ 65 euros pour un disque de 2 To, 120 euros pour un disque de 4 To et au moins 240 euros pour un disque de 8 To.

Pour rester dans les considérations informatiques, manipuler des fichiers plus lourds impose des contraintes qu’il ne faut pas négliger, surtout si vous exercez la photographie autrement qu’en pur amateur.

Que ce soit pour importer vos images sur votre disque dur, les traiter et retoucher avec votre logiciel préféré, les exporter, les envoyer en ligne, les images issues d’un Z 7 seront forcément plus gourmandes en ressources de calcul (processeur, mémoire vive, éventuellement carte graphique selon le logiciel utilisé). A matériel constant, toutes ces opérations mises bout à bout prendront de quelques secondes à quelques minutes supplémentaires.

La bonne nouvelle est que depuis 2015 la plupart des processeurs sont capables de manipuler tous ces gros fichiers sans grande difficulté. La mauvaise est que les processeurs plus récents ont tendance à coûter plus cher que leurs prédécesseurs sans forcément apporter des bénéfices révolutionnaires en vitesse de traitement, du moins dans le domaine qui nous intéresse, la photographie.

Si vous devez mettre à jour votre ordinateur, concentrez-vous surtout sur la mémoire vive et les disques SSD, que ce soit en NVMe ou en SATA, les tarifs ayant fondu comme neige au soleil durant l’année 2018. Enfin, pour expédier vos photos en ligne, il faudra vous débrouiller avec votre opérateur réseau mais la fibre optique est plus que recommandée, et ce n’est pas rien de le dire…

Lors de la prise de vue, y a-t-il une différence entre le Z 6 et le Z 7 ?

Oui, mais elle est vraiment subtile. Avec sa définition supérieure, le capteur du Z 7 est légèrement plus sujet à la chauffe que celui du Z 6, ce qui n’est pas critique mais quand même sensible par rapport à un reflex puisqu’il y a moins de place disponible pour la dissipation thermique.

Notez également que les capteurs plus définis sont légèrement plus énergivores mais dans les faits, c’est surtout la manière de travailler du photographe qui aura le plus d’impact sur l’autonomie du boîtier. Au passage, bien qu’il y ait eu d’énormes progrès ces dernières années, les viseurs électroniques consomment un peu plus que les écrans, bien que cela puisse sembler contre-intuitif.

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z 6 et Z 7

la stabilisation mécanique IBIS des Nikon Z 6 et Z 7

Les Z 6 et Z 7 sont les premiers boîtiers à objectifs interchangeables de Nikon dotés d’une stabilisation mécanique du capteur, laquelle se montre d’ailleurs diablement efficace et au niveau de ce que la concurrence, pourtant plus expérimentée, propose de mieux. Mais comme chez les autres, les différences de définition ont une incidence sur l’efficacité de cette stabilisation.

D’une manière générale, les capteurs plus définis sont plus discriminants et plus sensibles au flou de bouger : il semblera alors plus délicat de capturer des poses longues à main levée avec un Z 7 qu’avec un Z 6. Dans les faits, cette différence ne se verra qu’en regardant les images à 100 % sur un écran d’ordinateur mais sera estompée sur un tirage papier. A moins de ne tirer que des images de plus de 1 mètre de large, ce sera bonnet blanc et blanc bonnet.

Nous avons beaucoup évoqué les inconvénients des 45,7 Mp du Z 7 mais, pourtant, ceux-ci ont un avantage évident : une plus grande latitude de recadrage. Pouvoir redresser son horizon ou ses verticales, tailler légèrement (ou franchement) dans l’image pour en exclure les éléments périphériques parasites, tout cela en gardant suffisamment de pixels sous la pédale pour permettre des tirages grand format est un confort non négligeable dont il serait dommage de se priver.

Utiliser des objectifs pour reflex en monture Nikon F sur des hybrides en monture Nikon Z

Grâce à la bague Nikon FTZ il est possible de monter n’importe quel objectif en monture F sur les hybrides Z – après tout, « FTZ » signifie « F to Z », soit « du F vers le Z ». Depuis 1959 que la monture F existe, cela fait un sacré paquet d’objectifs différents (à l’exception de ceux mentionnés dans cette liste) !

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 vs Z 7 : la bague Nikon FTZ

Que ce soit sur un Z 6 ou un Z 7, il n’y a pas de différence de fonctionnement. Cependant, les objectifs F ayant connu des évolutions technologiques majeures au cours des soixante dernières années, tous n’ont pas droit au même traitement une fois montés sur les hybrides Nikon Z, et cela dépend de la version de la monture. Petite revue par ordre chronologique inverse.

Compatibilité des objectifs Nikon F avec les Nikon Z 6 et Z 7

Avec les objectifs Nikon AF-S, AF-I et AF-P, l’autofocus, l’ouverture et la mesure d’exposition sont pilotés depuis le boîtier.

Les objectifs Nikon AF et AF-D quant à eux perdent leur autofocus et doivent être utilisés en effectuant la mise au point à la main. Il n’y a pas non plus de contrôle de l’ouverture : vous devrez donc viser avec votre ouverture de travail, ou penser à fermer le diaphragme avant la prise de vue (à l’ancienne, en fait). Toutefois, grâce aux assistances de mise au point (loupe électronique et focus peaking) ainsi qu’à la visée électronique, vous pouvez contrôler précisément votre mise au point et votre exposition, plus facilement que sur un reflex.

Test Nikon Z 7 : bague FTZ + Nikon AF-S 70-200mm f/2.8

Nikon Z 6 + téléobjectif Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR II

Notez que les données EXIF pour tous ces objectifs sont prises en charge par les Nikon Z 6 et Z 7. Enfin, pour les objectifs plus anciens (Nikon AI, AI-S) à mise au point manuelle et bague de diaphragme manuelle… ils restent à mise au point manuelle et bague de diaphragme manuelle.

Bonus : quel que soit l’objectif utilisé sur un Z 6 ou un Z 7, en monture F via la bague FTZ ou d’une autre monture via la bague adéquate, tous bénéficient de la stabilisation mécanique du capteur. Un bonus non négligeable surtout si l’envie vous prend de ressortir de la naphtaline votre NIKKOR 600 mm f/5,6 ED-IF AI-S. Si vous utilisez un objectif lui-même stabilisé, sa stabilisation intégrée fonctionne de paire avec celle du boîtier.

Tous les objectifs antérieurs à 1998 (avant l’apparition des AF-S) et tous les objectifs AF-S FX couvrent sans problème les capteurs 24 x 36 mm des hybrides Z 6 et Z 7. Pour la première catégorie, c’est normal : ils ont été conçus à l’époque de l’argentique, alors que le seul format disponible (du moins chez Nikon) était le 24 x 36 mm. Mais qu’en est-il des objectifs AF-S DX, conçus pour les reflex APS-C ?

Objectifs Nikon DX sur Nikon Z 6 et Z 7

Parallèlement aux recadrages au cas par cas évoqués au chapitre précédent, les Nikon Z savent donc, comme les reflex Nikon FX, appliquer un recadrage automatique DX afin d’accepter les objectifs NIKKOR AF-S APS-C DX.

En passant à un recadrage DX, la définition utile d’un Nikon Z 7 descend à 19,5 Mp mais celle d’un Nikon Z 6 chute à 10,3 Mp seulement ! Si vous devez en plus, en post traitement, recadrer et redresser vos images, il ne vous restera plus grand chose pour travailler.

Vous pourriez légitimement vous poser la question suivante : « mais pourquoi diable utiliser des objectifs DX (APS-C) prévus pour des reflex sur des hybrides pourvus de capteurs 24 x 36 mm ? » Plusieurs réponses sont possibles.

La première : vous possédez peut-être déjà de tels objectifs APS-C, que vous utilisez sur des Nikon D5xxx/D7xxx/D500, et comptez profiter de l’acquisition d’un Nikon Z pour migrer progressivement votre matériel vers du 24 x 36 mm.

Pouvoir réutiliser dans un premier temps ces objectifs afin d’investir petit à petit dans des objectifs NIKKOR Z dédiés est un calcul financièrement intéressant. Au passage, vous noterez qu’avec 19,5 Mp en recadrage DX sur un Nikon Z 7, vous obtenez une définition inférieure à celle des capteurs APS-C natifs des D3500 et D5600 (24,78 Mp) et celle des D7500 et D500 (21,51 Mp). Vous n’avez donc pas à vous inquiéter quant aux performances de vos objectifs de reflex APS-C sur l’hybride 24 x 36 mm Nikon !

La seconde : pour l’heure, Nikon ne propose pas beaucoup de téléobjectifs dans son plan produits (à la date de publication de cet article, juillet 2021).

Les téléobjectifs DX sont à la fois moins onéreux et moins encombrants que les téléobjectifs FX : là encore, en termes de calcul financier, l’opération peut être intéressante. Et ce d’autant plus que l’opération de recadrer en APS-C sur un capteur 24 x 36 mm est similaire à l’utilisation d’un téléconvertisseur 1,5 x mais sans la perte de luminosité qu’un tel adaptateur induit habituellement.

Nikon Z 6 vs Z 7, réactivité : égalité sur l’autofocus, avantage Z 6 pour les rafales

Les capteurs des Nikon Z 6 et Z 7 ont recours à des technologies similaires aussi bien pour la partie imagerie que pour la partie autofocus, qui intègre la corrélation de phase et la détection de contraste, une hybridation héritée de feu les Nikon 1 et Nikon DL, ces derniers n’ayant jamais été commercialisés.

Du fait de sa plus haute définition, le Z 7 profite d’un plus grand nombre de collimateurs AF (493 contre 273), ce qui est logique. Dans les deux cas, la couverture est de 90 % du champ à la verticale et 90 % à l’horizontale, soit 81 % de l’ensemble de l’image, ce qui est bien plus que n’importe quel reflex professionnel (ou non) de la marque !

Si vous utilisez des objectifs APS-C/DX, la couverture passe à 100 % de l’image (logique). Parallèlement, grâce à ses photosites plus gros (5,94 µm contre 4,29 µm), le module AF du Nikon Z 6 bénéficie d’une plage de fonctionnement légèrement plus grande que le Z 7 : de -2 à +19 IL pour le Z 6, de -1 à + 19 IL pour le Z7.

Cela change-t-il quelque chose en pratique ?

Selon nos propres tests et ceux de nos confrères… pas vraiment. Ce qui est à la fois un bonne et une mauvaise nouvelle.

Le bon côté est que les propriétaires de Z 6 ne sont pas floués par rapport à ceux du Z 7, et que si vous devez posséder les deux, l’expérience en passant de l’un à l’autre sera identique. Cela est bon pour la productivité photographique.

Autre aspect positif : comme les deux fonctionnent de la même manière, ils peuvent profiter conjointement des diverses améliorations logicielles qui ne manqueront pas d’être apportées par Nikon au cours de la vie des boîtiers. A commencer par la mise à jour firmware de mai 2019 qui a apporté le mode Eye AF afin d’être encore plus précis et rapides pour la mise au point sur les yeux.

Le mauvais côté de cette doublette Z 6/Z 7 est que si les qualités sont partagées, les défauts le sont aussi. Ainsi, tous deux souffrent de la même relative lenteur au démarrage, qui devrait déstabiliser les habitués des reflex les premiers temps.

Prise en main - premier test du Nikon Z 7 et des photos

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/4 S – ISO 3.200 – 1/160ème – f/4

Lorsque vient la nuit (où que vous photographiez dans un lieu clos peu éclairé), notez que les deux boîtiers disposent d’un mode « AF Faible Lumière » qui étend, dans les deux cas, la plage de fonctionnement jusqu’à -4 IL. C’est alors la détection de contraste qui est privilégiée à la corrélation de phase pour gagner en rapidité, au détriment de la précision.

Vitesse et réactivité

En matière de vitesse et de réactivité, la principale différence entre le Z 6 et le Z 7 se trouve du côté de la rafale. Logique compte tenu de la différence du poids respectif des fichiers issus de chaque boîtier.

Le Z 6 est capable de grimper jusqu’à 12 images par seconde, en NEF 14 bits, alors que le Z 7, dans les mêmes conditions, doit se contenter de 8 images par seconde, soit 25 % de moins. Ceci dit, gardez à l’esprit que la cadence rafale du Z 7 est identique à celle du D850, qui dispose également de 45,7 Mp, et à peine une image/seconde en-dessous de celle du Sony Alpha 7R III.

Gardez également à l’esprit que 9 images de Z 7 pèsent plus lourd que 12 images de Z 6. Calibrez votre carte mémoire en conséquence !

La question que vous devez vous poser est donc :

« ai-je vraiment besoin d’une rafale à 12 images par seconde dans mon usage, et cela de manière régulière ? »

Si vous aimez photographier le sport, la réponse est oui.

Si vous avez des enfants un peu turbulents que vous aimez prendre en photo, la réponse est également oui.

Si votre truc c’est plutôt la photographie de paysage, vous saurez probablement vous « contenter » de 9 images par seconde…

Qualité d’image : hautes sensibilités et polyvalence contre pouvoir résolvant

Sensibilité et dynamique

Il y a, forcément, des différences de rendu entre un BSI CMOS de 24 Mp et un BSI CMOS de 45,7 Mp. Dans l’absolu, les deux boîtiers offrent la même amplitude en termes de plage de sensibilité, mais en décalé.

Celle du Z 6 s’étend de 100 à 51.200 ISO par défaut, de 50 à 204.800 ISO en mode étendu.

Celle du Z 7 démarre à 64 ISO et va jusqu’à 25.600 ISO par défaut, peut descendre à 32 ISO et grimper jusqu’à 102.400 ISO en mode étendu.

La différence se fait donc aux positions extrêmes. Pour un usage courant, sachant que ce sont plutôt les sensibilités entre 100 et 10.000 ISO qui sont exploitées, il n’y a donc guère de différence entre les deux hybrides.

Test Nikon Z 6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

Nikon Z 6 + Nikon AF-S 58 mm f/1.4  – ISO 6.400 – 1/60 ème – f/1.4

Par rapport aux reflex équivalents, D750 pour le Z 6 et D850 pour le Z 7, les hybrides sont en très léger retrait, comme le montrent les tests menés par DxOMark dans leurs laboratoires pour le Nikon Z 6 et pour le Nikon Z 7).

Cela est normal dans la mesure où, sur les hybrides, une partie des photosites est utilisée pour réaliser l’autofocus : la surface utile perdue se fait donc au détriment de la sensibilité et de la dynamique. D’ailleurs, malgré ses photosites plus petits, c’est le Z 7 qui offre, d’une très courte tête, la meilleure dynamique entre les deux hybrides Nikon, toujours selon DxO. Cependant, à l’usage, là encore, la différence est imperceptible.

Pouvoir résolvant

Là où le Z 7 prend clairement le large, c’est en matière de pouvoir résolvant. Ses 45,7 Mp permettent de mieux distinguer les très fins détails. Par la même occasion, il est moins sensible à l’aliasing/crénelage. Il sera tout particulièrement adapté aux applications photographiques demandant de la précision, comme la photographie de mode, de portrait, de paysage ainsi que la macrophotographie.

Attention toutefois : qui dit photosites plus petits dit aussi plus grande sensibilité à la diffraction. Celle-ci intervient plus tôt sur le Z 7, dès f/11, contre f/16 pour le Z 6 : aux faibles ouvertures, la qualité d’image du Z 7 se dégradera plus vite que celle du Z 6.

Le Z 6 avec ses 24 Mp saura, bien sûr, être à l’aise dans les usages précédemment évoqués et se montrera, d’une manière générale, plus polyvalent. Il sera également plus permissif et moins exigeant avec la stabilisation mécanique 5 axes.

Nikon Z 6, test bokeh

Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 6.400 – 1/250ème – f/1.8

En matière de rendu, le Z 6 et ses « gros » photosites se montrera légèrement plus velouté et autorisera des flous d’arrière plan (bokeh) plus doux.

Sa plus faible définition le rend également plus adapté à l’utilisation d’objectifs anciens, qu’ils soient en monture Nikon ou autres, puisqu’il faut garder à l’esprit que le très court tirage mécanique de la monture Z, le plus court du marché, en fait une monture quasiment universelle permettant d’y adapter n’importe quel objectif (du moins lorsque les bagues d’adaptation seront disponibles). Les défauts optiques de ces vieux objectifs, au premier titre desquels les aberrations chromatiques, seront moins marqués.

Colorimétrie

Enfin, la fidélité colorimétrique des deux boîtiers est la même, expérience Nikon oblige, et le fait que les deux soient capables de capturer des NEF en 12 et 14 bits devrait vous rassurer quant aux larges possibilités d’ajustements possibles en post traitement.

Nikon Z 6 vs Z 7 en vidéo : privilégiez le Z 6

Pendant très longtemps, Nikon a eu beaucoup de retard par rapport à ses concurrents lorsqu’il était question de vidéo. Malgré les efforts évidents déployés avec le D850, ce n’était pas encore cela.

En passant aux hybrides, du passé le constructeur a voulu faire table rase avec rien de moins que l’ambition de concurrencer les Sony et Panasonic qui disposent d’une avance considérable dans le domaine. Cela se traduit par des fiches techniques et des aptitudes similaires sur le papier (vidéo 4K/UHD en 30p sans recadrage, Full HD jusqu’à 120p, suréchantillonnage en 6K, enregistrement en N-Log 10 bits externe via la prise HDMI, prises casque et micro, etc.) ainsi que le recours à une préamplification audio de meilleure qualité que ce à quoi le constructeur nous avait habitué par le passé…

Le Nikon Z 7 en configuration de tournage vidéo

Le Nikon Z 7 en configuration de tournage vidéo

Pour contrebalancer son retard, Nikon a développé des technologies spécifiques visant à compenser le focus breathing, ce phénomène qui modifie le cadrage lorsque vous changez votre distance de mise au point.

Bien que similaires, nous vous recommandons très nettement de vous tourner vers le Z 6 si vous comptez avoir une utilisation vidéo récurrente de votre boîtier. En effet, en vidéo, contrairement à la photographie, mieux vaut, lorsque que le choix est possible, opter pour le boîtier avec la plus faible définition. Cela profite à la qualité de l’échantillonnage, au rendu, mais aussi à la stabilisation surtout si vous comptez filmer à main levée.

Cette différence est particulièrement visible si vous filmez en 4K/UHD où le meilleur résultat est obtenu en exploitant la totalité du capteur 24 x 36 mm sur le Z 6 alors que sur le Z 7 il faudra privilégier un recadrage APS-C/Super35 afin d’en tirer le meilleur, ce qui au passage vous fera perdre le bénéfice des grand angles.

Dans le cas des d’hybrides 24 x 36 mm où l’espace interne est compté, il faut également tenir compte de la chauffe du capteur. En l’occurrence, celui de 24 Mpx du Z 6 est bien plus facile à refroidir que celui du Z 7, ce qui entraînera moins d’artefacts (comme le banding) en plus de préserver un peu plus votre batterie.

Le Z 7, de son côté, est capable de capturer des Time Lapses en 8K en plus des Time Lapses 4K, également disponibles sur le Z 6.

D’une manière générale, si vous comptez avoir une utilisation vidéo poussée de votre Nikon Z, nous ne saurions que trop vous recommander l’acquisition indispensable d’un microphone externe ainsi que, éventuellement, d’un enregistreur externe. D’abord pour pouvoir débloquer le profil N-Log, et surtout pour compenser le fait que l’écran orientable des Nikon Z l’est sur charnière et ne permet donc pas une grande flexibilité opérationnelle, empêchant par exemple de se filmer soi-même.

Comparatif Nikon Z 6 vs Z 7 : en conclusion

Nous voilà au terme de cette revue des troupes, il est donc temps de conclure et répondre à la question initiale : faut-il opter pour le Nikon Z 6 ou le Nikon Z 7 ?

Comme vous devez vous en douter, il n’existe pas une seule bonne réponse absolue tant les deux boîtiers sont vraiment très, très, très proches. A une exception près (la vidéo, où le Z 6 domine le débat), il n’existe pas de domaine dans lequel un modèle est nettement préférable par rapport à l’autre.

Le Z 6 est plus polyvalent, légèrement plus rapide et monte un peu plus haut en haute sensibilité.

Le Z 7 sait se montrer presque aussi polyvalent, délivre indéniablement des images plus précises et ne concède que peu au Z 6 en termes de cadence rafale.

Toutefois, il faut souligner une tendance générale et très matérialiste : vous tourner vers le Z 7 vous coûtera plus cher. Vraiment plus cher. Au moment d’écrire ces lignes, la différence entre les deux boîtiers nus est de 1200 euros (environ 2.200 euros pour le Z 6 contre 3.400 euros pour le Z 7).

A cet écart non négligeable, voué à s’estomper avec le temps et l’érosion des prix, il faut ajouter les investissements périphériques incontournables : cartes mémoires XQD, stockage, éventuellement mise à niveau de votre ordinateur, batteries supplémentaires.

Des suppléments de quelques dizaines d’euros à plusieurs centaines d’euros qui finissent par peser lourd sur la balance, et tout cela pour profiter d’un même agrément d’utilisation : même capacité d’enregistrement et de stockage, même vitesse de traitement des fichiers, etc.

Opter pour le Z 7 vous imposera de dimensionner votre chaîne de travail en conséquence, surtout si vous venez d’un boîtier (Nikon ou non) de 24 Mp, comme le D750, le D7500 ou le D5600. Bien sûr, si vous possédez déjà un D810 ou un D850, vous êtes déjà sensibilisé à ces problématiques et avez probablement déjà réalisé les investissements nécessaires.

Nikon Z 6 vs Z 7 : lequel choisir ?

En le présentant autrement :

Nous vous recommandons le Nikon Z 6 si :

  • vous avez envie/besoin d’un appareil photo 24 x 36 mm polyvalent et facile à vivre,
  • vous êtes photographe de sport ou d’animalier et avez besoin d’une rafale à 12 images par seconde,
  • vous pratiquez la photographie de rue ou de reportage,
  • vous avez une pratique plus poussée de la photographie en faible luminosité,
  • vous désirez faire de la vidéo,
  • vous désirez utiliser des objectifs anciens.

Nous vous recommandons le Nikon Z 7 si :

  • vous avez besoin des hautes définitions (photographie de studio, de mode, de nature morte, corporate),
  • vous comptez utiliser des objectifs DX (APS-C),
  • vous cherchez la meilleure qualité d’image possible,
  • vous avez déjà une chaîne de travail dimensionnée pour travailler avec des fichiers de 45 Mp (ou si l’investissement pour ce faire n’est pas un obstacle).

Ce comparatif Nikon Z6 vs Z7 est basé sur les performances des deux boîtiers équipés des firmwares disponibles lors de la publication. Les modifications ultérieures peuvent apporter quelques différences que nous ne manquerons pas de mentionner le moment venu.

Et vous, quel Nikon hybride avez-vous choisi et pourquoi ?


Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse pour la photo urbaine et l’astrophotographie

Cokin annonce la disponibilité des nouveaux filtres Cokin Clearsky dont le rôle est de réduire la pollution lumineuse sur vos photos.

Disponibles en monture vissante comme pour les porte-filtres Cokin EVO / Creative, ces filtres peuvent vous aider à améliorer le rendu de vos images si vous faites de la photographie urbaine ou de l’astrophotographie.

Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse pour la photo urbaine et l'astrophotographie

Ces filtres chez Miss Numerique

Ces filtres chez Amazon

Des filtres Cokin anti-pollution lumineuse, pourquoi ?

L’éclairage urbain utilise la plupart du temps des lampes à vapeur de sodium et de mercure. Ces sources lumineuses émettent une lumière dont le spectre est constitué de nombreuses longueurs d’ondes. En photographie, certaines de ces longueurs d’onde viennent dégrader l’image, ceci se traduit par un manque de clarté sur vos photos et une modification de la colorimétrie.

Les filtres Cokin Clearsky sont conçus pour réduire cette pollution lumineuse, ils bloquent les longueurs d’onde concernées sans réduire pour autant la quantité de lumière qui arrive sur le capteur de votre appareil photo. Ces filtres diffèrent des filtres UV qui n’ont pas la même utilisation (en savoir plus sur les filtres UV).

Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse

en haut : sans filtre, en bas : avec filtre
Photos (C) Christophe Anagnostopoulos

Pour la photographie urbaine

Utiliser un filtre de ce type vous permet de réduire la teinte jaune-orangée des lampadaires. Le résultat est visible sur les exemples de photos ci-dessous.

en haut : sans filtreen bas : avec filtrePhotos (C) Christophe Anagnostopoulos

en haut : sans filtre, en bas : avec filtre
Photos (C) Christophe Anagnostopoulos

Pour l’astrophotographie

La problématique diffère légèrement en astrophotographie, une pratique très sensible elle-aussi à la pollution lumineuse. Le contraste du ciel diminue à la prise de vue, ce qui vous laisse penser que vos images sont moins nettes, moins précises.

Utiliser un filtre tel que les Cokin Clearsky permet d’augmenter le contraste et d’obscurcir le gradient du fond du ciel. Les étoiles, la voie lactée et tout ce que vous pouvez observer devient plus net et visible sur les photos.

Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse pour la photo urbaine et l'astrophotographie

en haut : sans filtre, en bas : avec filtre
Photos (C) Christophe Anagnostopoulos

Caractéristiques et tarifs des filtres Cokin Clearsky

Les filtres Cokin Clearsky sont disponibles en monture vissante de diamètre :

  • 52 mm (69,99 euros),
  • 58 mm (74,99 euros),
  • 62 mm (79,99 euros),
  • 67 mm (79,99 euros),
  • 72 mm (89,99 euros),
  • 77 mm (89,99 euros),
  • 82 mm (99,99 euros),
  • 95 mm (129,99 euros).

Ils sont aussi disponibles en version à glisser dans un porte-filtre Cokin EVO / CREATIVE, les tailles disponibles sont :

  • taille M de 84 x 100 x 2 mm (129,99 euros),
  • taille L de 100 x 100 x 2mm (169,99 euros),
  • taille XL de 130 x 130 x 2.3mm (199,99 euros).

Ces filtres sont fabriqués en verre haute-résolution phosphate laser dopé au néodyme. Ils disposent d’un traitement multicouches double face anti-réfléchissant, déperlant, oléophobe et anti-rayure.

Vous pouvez vous procurer ces filtres Cokin Clearsky sur le site de Cokin comme chez les revendeurs spécialisés.

Source : Cokin France

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Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main et des photos

Nikon a annoncé récemment un nouveau zoom de reportage à grande ouverture constante f/2.8, le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S. Ce zoom, conçu pour équiper les hybrides plein format de la marque, est le premier zoom « pro » de la nouvelle gamme Z alors que le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S reste le modèle le plus accessible depuis l’arrivée des Nikon Z.

J’ai pu prendre en main ce nouveau zoom f/2.8 le temps d’une sortie parisienne, voici mes premières impressions ainsi que quelques photos.

Note : le modèle utilisé ici est un modèle de présérie, les photos publiées n’ont pas vocation à servir de test, celui-ci sera fait avec la version définitive de l’objectif dès qu’elle sera disponible. Les photos pleine définition ne sont pas disponibles pour cette raison.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : prise en main

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S était attendu par les premiers utilisateurs des Nikon Z 6 et Z 7 qui devaient se contenter du plus modeste zoom 24-70 mm f/4 S. « Modeste » est un terme un peu exagéré tant les performances de ce zoom f/4, eu égard à son tarif en kit (600 euros) sont excellentes.

Que peut donc apporter de plus un zoom de même plage focale, à ouverture f/2.8 certes, qui pourrait justifier l’écart de tarif (ce f/2.8 est vendu 2.499 euros) et le surplus de taille (+ 37,5 mm) et de poids (+ 305 gr.) ?

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S à gauche,
Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR à droite

Autre question que posent les utilisateurs : quid du zoom Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR conçu pour les reflex numériques Nikon et qui s’adapte aux hybrides à l’aide de la bague FTZ ? Faut-il le remplacer par ce nouveau zoom hybride ?

J’apporterai des réponses plus précises lors du test à venir de ce 24-70 mm f/2.8 S et ne peut me contenter pour le moment que de vous décrire ce que j’en pense après quelques dizaines de minutes d’utilisation de cette version de présérie.

Qualité de construction

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S reprend sans grande surprise le design des optiques Nikon Z, tout en apportant quelques caractéristiques qui le font se démarquer du f/4 et de l’AF-S f/2.8E ED VR.

En évidence sur le fût de l’objectif, le bouton L-Fn vous permet d’utiliser une des nombreuses fonctions du menu et d’y avoir accès du bout du doigt. Je lui ai attribué la fonction de visualisation des images qui m’évite de déplacer la main gauche en cours de prise de vue pour aller appuyer sur le bouton arrière sur le boîtier, c’est bien plus rapide.

D’autres choix sont possibles comme le verrouillage du point ou le changement de mode de mesure de lumière, à vous de voir.

Autre nouveauté sur ce zoom, le bouton Disp permet de gérer l’afficheur disposé sur l’objectif. C’est une première sur les optiques Nikon, du bout du doigt vous pouvez faire défiler :

  • l’ouverture,
  • la focale,
  • la zone de profondeur de champ ou plage de netteté (ceux qui ont connu les optiques à échelle de PdC apprécieront).

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de l’ouverture

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de la focale

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de la profondeur de champ

Ce zoom dispose de trois bagues :

  • une bague multifonction programmable (je lui ai attribué le contrôle de la correction d’exposition),
  • une bague de zoom, la plus large,
  • une bague de mise au point à coupler au système de focus peaking pour les adeptes de la mise au point manuelle.

La bague de zoom s’est avérée un peu ferme sur ce modèle de présérie, celle de la version définitive pourrait être un peu plus souple à mon goût.

Le commutateur AF/M pour la mise au point est disposé à proximité de la monture, il permet la bascule en mode de mise au point manuelle.

Taille et poids

« Un système hybride ça doit être petit et léger ! » Non, pas forcément. Un hybride plein format ne peut, en raison de la taille de son capteur, être aussi compact et léger qu’un hybride APS-C.

L’ensemble boîtier-objectif reste toutefois bien équilibré, la tenue en main, d’une seule main, ne pose aucun problème. Cet ensemble s’avère bien plus compact et léger qu’un système reflex plein format équivalent.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

La différence de taille entre ce nouveau 24-70 mm f/2.8 S et le Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR est nette. Le diamètre est proche, mais la longueur est bien moindre et la différence de poids est de 305 grammes en faveur de cette version Z.

Une fois l’objectif monté sur le boîtier et l’ensemble autour de votre cou, je vous garantis que vous ferez la différence très vite, surtout si vous utilisez un reflex D850 ou équivalent.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S sur Nikon Z 7
vs. Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR + FTZ sur Nikon Z 7 

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S sur Nikon Z 7
vs. Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR sur Nikon D850

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : en pratique

A l’usage, ce 24-70 mm f/2.8 S s’avère discret. Habitué au zoom f/4 plus court et léger, je n’ai pas ressenti de gène particulière en utilisant ce modèle plus imposant. Étonnamment la différence de poids ne se fait pas sentir, et la différence de longueur non plus.

J’ai apprécié par contre de ne plus avoir à « débloquer » le zoom comme c’est le cas avec le modèle f/4 dont la position de verrouillage interdit la prise de vue. C’est plus rapide à l’usage.

La mise au point est au moins aussi rapide, il faudrait une mesure au banc pour vérifier les écarts mais sachez que ce modèle utilise deux moteurs AF au lieu d’un dans le 24-70 mm f/4. Au lieu que le moteur unique ait à déplacer l’ensemble des lentilles concernées lors de la mise au point, les deux moteurs qui équipent ce zoom f/2.8 n’ont en charge, chacun, qu’une partie des lentilles. L’effort est moindre, la vitesse plus élevée, la réactivité meilleure.

A l’usage j’ai trouvé la mise au point vraiment nerveuse, même en utilisant la zone de détection plein champ qui cherche le sujet le plus proche et nécessite donc, en théorie, un temps de calcul plus long.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : des photos

Je rappelle qu’il s’agit ici de photos JPG faites avec un modèle de présérie qui ne sauraient être assimilées à des photos tests avec le modèle définitif.

Le Nikon Z 24-70 mm f/4 est déjà excellent, ce zoom f/2.8 semble être encore un peu meilleur : les images faites en position 24 mm à ouverture f/2.8 montrent un vignettage à peine visible qui disparaît dès f/4. La distorsion sur les bords des images, quelle que soit l’ouverture, est réduite au strict minimum, à 24 comme à 70 mm. L’apport de la monture Z semble faire son effet, ainsi que le travail des opticiens Nikon qui ont pu partir d’une feuille blanche pour concevoir ces nouvelles optiques Z.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 35 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 50 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/2.8 – 1/3.200ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/4 – 1/1.600ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/11 – 1/200ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/16 – 1/100ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/640ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

détail du coin supérieur gauche de l’image précédente, qui montre l’absence d’aberrations chromatiques 

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/500ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

détail du coin inférieur gauche de l’image précédente qui montre une distorsion quasiment nulle

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : premier avis

Cette prise en main a été bien rapide pour en tirer des conclusions définitives, ce que je ne ferai donc pas. Toutefois ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S s’avère très prometteur, avec une tenue en main agréable, un gabarit plus réduit que celui du modèle à monture F pour reflex auquel s’ajoute la bague FTZ. L’autofocus est très réactif.

Le nouveau revêtement des lentilles Arneo permet de diminuer au strict minimum les reflets (comme l’effet de flare) et la formule optique optimise les résultats en bord d’image et en position grand-angle.

Le gain en ouverture (f/2.8 au lieu de f/4) pourra vous aider si vous photographiez souvent en situation de basse lumière, comme si vous êtes adepte du portrait et de l’effet bokeh qui s’avère très harmonieux.

Face au zoom AF-S pour reflex, le gain en taille, poids et réactivité est indéniable. A vous de voir si ces critères justifient ou non le passage à cette nouvelle version (et la revente du modèle AF-S).

Je suis impatient de tester plus longuement la version définitive qui devrait laisser présager de très bons résultats. Reste à comparer également ces résultats à ceux de la version f/4 dont le ratio performances/prix reste très compétitif.

Merci à Nikon France pour cette séance de prise en main.


Nikon Capture NX-D, View NX-i et Picture Control Utility, mises à jour des logiciels Nikon

Nikon propose trois logiciels gratuits pour vous permettre de trier, classer et développer vos fichiers images faits avec un reflex ou un hybride de la marque : Nikon Capture NX-D, View NX-i et Picture Control Utility.

Trois mises à jour des logiciels Nikon sont disponibles pour  corriger plusieurs dysfonctionnements.

Nikon Capture NX-D, View NX-i et Picture Control Utility, mises à jour des logiciels Nikon

Nikon Capture NX-D

Nikon Capture NX-D est le logiciel de développement des fichiers RAW Nikon (NEF) exclusif, disponible en libre téléchargement sur le site du support Nikon.

NX-D propose des outils simples mais efficaces de développement RAW pour qui ne souhaite pas investir dans un logiciel plus performant et complet mais payant (voir le guide des logiciels photo).

Nikon Capture NX-D reçoit une mise à jour 1.5.2 qui corrige les problèmes suivants :

  • le logiciel avait tendance à planter dans certains cas d’usage particuliers
  • le bouton « Démarrer » n’était pas disponible immédiatement lors du lancement d’un traitement par lot avec l’option « Spécifier la taille » sélectionnée
  • il y a avait parfois une incohérence de dimension d’image lors d’une opération de type « Convertir », la longueur de l’image résultante ne correspondant pas à la largeur
  • le logiciel annulait toutes les modifications apportées aux fichiers NEF/NRW lors de l’enregistrement en JPG lorsque l’option NEF+JPG était sélectionnée à la prise de vue
  • le traitement par lot et la conversion des fichiers mis en pause ne pouvaient pas être relancés
  • le logiciel pouvait parfois ne pas se lancer
  • le bruit numérique pouvait s’avérer plus visible sur des fichiers enregistrés dans d’autres formats
  • le redressement d’image fonctionne désormais tel qu’il doit le faire
  • la taille des fichiers enregistrés avec une qualité d’image 99 a été corrigée, elle était supérieure à celle des fichiers enregistrés avec la qualité 100
  • les photos prises en RAW avec le Nikon Z 6 pouvaient présenter des zones ne s’affichant pas correctement une fois le traitement NEF enregistré.

Télécharger la mise à jour 1.5.2 de Nikon Capture NX-D.

Nikon View NX-i

Nikon View NX-i facilite le transfert des photos de la carte sur l’ordinateur, le tri, le classement et le traitement des fichiers RAW à minima. Bien que non indispensable si vous disposez d’un lecteur de carte et que vous utilisez Nikon Capture NX-D, View NX-i peut rendre des services aux plus débutants.

La mise à jour 1.3.2 apporte la correction des défauts suivants :

  • la taille des fichiers enregistrés avec une qualité d’image 99 a été corrigée, elle était supérieure à celle des fichiers enregistrés avec la qualité 100
  • les modifications apportées aux informations XMP/IPTC étaient annulées dans les fichiers enregistrés à l’aide de Ctrl+S.

Télécharger la mise à jour 1.3.2 de Nikon View NX-I.

Nikon Picture Control Utility

Nikon Picture Control Utility est un utilitaire qui permet de gérer vos Picture Control, les préréglages de rendu d’image utilisés par votre boîtier lorsque vous faites des photos au format JPG.

La mise à jour 2.4.2 de Picture Control Utility corrige le défaut suivant :

  • les photos prises en RAW avec le Nikon Z 6 pouvaient présenter des zones ne s’affichant pas correctement une fois le traitement NEF enregistré.

Télécharger la mise à jour 2.4.2 de Nikon Picture Control Utility.

Source : support Nikon


Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon : téléconvertisseurs x 1,4 et x 2 avec transmission de données

Kenko propose deux nouveaux convertisseurs de focales pour les reflex Nikon (et Canon EF), les Kenko TELEPLUS HD Pro x 1,4 et x 2 qui savent transmettre certaines données EXIF au boîtier.

Ces convertisseurs sont compatibles avec les objectifs Nikon, Canon EF et Tokina, voici leurs caractéristiques détaillées.

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon : téléconvertisseurs x 1,4 et x 2 avec transmission de données

Les téléconvertisseurs Kenko chez Miss Numerique

Les téléconvertisseurs Kenko chez Amazon

Convertisseur Kenko TELEPLUS HD Pro x 1,4 et x 2 pour Nikon, présentation

Ces nouveaux téléconvertisseurs pour les reflex Nikon et Canon EF sont conçus pour répondre aux besoins des photographes amateurs comme professionnels qui veulent pouvoir augmenter la focale de leurs objectifs de façon ponctuelle sans devoir investir dans un téléobjectif onéreux.

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon

Le convertisseur TELEPLUS HD Pro x1,4 multiplie la focale d’origine par 1,4 tandis que le convertisseur x 2 la double. Ces convertisseurs de focale ont la particularité de transmettre la focale et l’ouverture au boîtier (en savoir plus sur les téléconvertisseurs)

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon

Compatibilité des téléconvertisseurs Kenko TELEPLUS HD Pro avec les objectifs pour reflex Nikon

Ces deux convertisseurs de focale TELEPLUS HD Pro DGX sont compatibles avec les objectifs Nikon NIKKOR ainsi qu’avec les objectifs Tokina (sauf les Tokina AT-X 70-200 mm f/4 PRO FX VCM-S et Tokina opera 50 mm f/1.4 FF).

Attention toutefois à utiliser ces téléconvertisseurs avec un objectif dont l’ouverture maximale est suffisante pour permettre à l’autofocus de continuer à fonctionner, idéalement des objectifs ouvrant à f/2.8 ou f/4 puisque l’utilisation d’un convertisseur de focale fait perdre 1 Ev avec le convertisseur x 1,4 et 2 Ev avec le convertisseur x 2.

Les objectifs d’autres marques (Sigma, Tamron…) ne sont pas compatibles avec ces convertisseurs Kenko.

Caractéristiques techniques

Formule optique

La formule optique a été repensée pour optimiser la qualité d’image à l’aide de lentilles supplémentaires et de traitements de surface réduisant les effets parasites.

Communication objectif – convertisseur – boîtier

Ces convertisseurs Kenko disposent de contacts électriques assurant la communication des informations de prise de vue entre l’objectif et le boîtier. Ainsi la focale et l’ouverture sont transférées au boîtier et inscrites dans les fichiers. Ces valeurs sont converties pour tenir compte de la focale et de l’ouverture résultantes lorsque le convertisseur est utilisé.

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon

Finition

Kenko a apporté un soin particulier à la construction et la finition de ses deux convertisseurs dont un revêtement noir granuleux qui ne jurera pas avec la finition de vos objectifs Nikon.

Fiches techniques

Téléconvertisseur Kenko TELEPLUS HD Pro x 1,4

  • Conversion de focale : 1.4x
  • Formule optique : 5 éléments en 4 groupes
  • Traitement : Multi-Coating
  • Perte de luminosité : 1 Ev
  • Couplage du diaphragme : automatique
  • Longueur : 19.4 mm
  • Diamètre : 67.5 mm
  • Poids : 129 g

Téléconvertisseur TELEPLUS HD Pro x 2

  • Conversion de focale : 2 x
  • Formule optique : 7 éléments en 5 groupes
  • Traitement : Multi-Coating
  • Perte de luminosité : 2 Ev
  • Couplage du diaphragme : automatique
  • Longueur : 39.9 mm
  • Diamètre : 67.5 mm
  • Poids : 178 g

Les téléconvertisseurs Kenko TELEPLUS HD Pro sont vendus au tarif public de 250 euros (x 1,4) et 303 euros (x 2).

Source: site Kenko

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Les téléconvertisseurs Kenko chez Amazon


Pourquoi j’aime cette photo, la science de la perception

Vous vous êtes déjà posé la question de savoir ce qu’est une bonne photo et vous n’avez jamais vraiment trouvé la réponse ? Et si vous vous demandiez plutôt « Pourquoi j’aime cette photo plutôt qu’une autre » ?

C’est l’objectif de ce livre que de décortiquer pour vous les éléments conscients comme inconscients qui font qu’une photo touche son public ou non.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Ce livre chez vous via Amazon

Pourquoi j’aime cette photo, présentation du livre

J’avoue que quand j’ai vu arriver ce livre, avec son petit format et sa couverture à bordure rose, j’ai eu quelques doutes car cette présentation est atypique, bien que les éditions Eyrolles aient repris la couverture rigide que l’on trouve sur leurs derniers ouvrages et que j’apprécie.

Ne connaissant pas non plus, l’auteur, Brian Dilg, j’ai pris le temps de découvrir le livre, à mon rythme, comme je le fais pour de nombreux ouvrages.

Un livre bien imprimé, sur un papier qui rend bien les différentes couleurs de la maquette et des photos d’illustration (de nombreux photographes célèbres sont à l’honneur), la qualité perçue est là. Restait à savoir ce que le texte pouvait bien apporter à notre développement personnel.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

En effet la question la plus souvent posée par les photographes amateurs est « Qu’est-ce qu’une bonne photo ? » alors que se poser la question de savoir pourquoi ils aiment une photo est moins courante. Il n’y a qu’à lire les échanges sur les sites de critique photo pour s’en rendre compte. A bien y réfléchir c’est pourtant assez logique, une bonne photo ne serait-elle pas une photo qui nous plaît et nous fait réagir ?

Ce livre va vous aider à trouver des réponses, sans que l’auteur ne se perde dans des considérations trop philosophiques, contrairement à ce que le sommaire pourrait vous laisser penser. Le livre est organisé autour d’une structure en quatre sections :

  • Voir
  • Attirer le regard
  • Penser
  • Pour finir

Cette structure peut vous paraître abstraite, pourtant en parcourant l’ouvrage elle s’avère pleine de bon sens.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Notre homme ne se contente pas de réflexions personnelles sur sa vision de la photographie et « ce qu’il faut penser ou non » mais a aussi interrogé plusieurs experts parmi lesquels (c’est atypique mais vous allez voir que c’est pertinent) :

  • un spécialiste de la vision,
  • un chercheur en neurosciences cognitives,
  • un psychologue,
  • une conservatrice,
  • un consultant en photographie.

Si vous aimez les livres qui ne parlent que de technique photo, arrêtez-vous ici, celui-ci n’est pas pour vous.

Si par contre vous vous intéressez à la créativité en photographie, au développement de votre démarche personnelle, à l’art en général et à l’art photographique en particulier alors lisez la suite.

Voir, l’homme et l’appareil photo

Dans ce premier chapitre l’auteur s’interroge sur la relation entre le photographe et le regard, et sur la différence entre regarder et voir.

Classique me direz-vous mais vous êtes vous posé la question quand vous faites des photos de savoir ce qui vous a attiré ou ce que vous avez vu dans la scène concernée (ou pas vu, c’est souvent là que se trouvent les meilleures photos).

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Vous allez trouver dans ce premier chapitre des notions de cadrage, de composition, de plans mais aussi des réflexions sur la plage dynamique d’une image comme les tonalités et la perception des couleurs.

L’idée n’est pas de vous dire comment régler votre appareil photo, mais plutôt de décortiquer l’influence qu’a chacun des réglages sur votre perception de l’image finale.

La présentation de l’importance du temps de pose et du mouvement, par exemple, que Christophe Audebert a détaillée dans Les secrets de la photo de mouvement, vous intéressera si vous aimez photographier avec des temps de pose courts pour révéler des formes invisibles à l’œil nu.

Attirer le regard

Dans ce second chapitre vous allez découvrir les principes de la construction photographique :

  • l’importance du placement du sujet dans le cadre,
  • l’importance de la taille du sujet par rapport au cadre,
  • comment la mise au point ou les lignes (réelles comme implicites) peuvent attirer ou non le regard du spectateur.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Nous sommes ici non plus dans les réglages techniques et leur influence, mais dans tout ce qui concerne la composition, l’expression, l’attention. Ce sont les notions les plus complexes à comprendre et à mémoriser car elles ne font pas appel à des règles techniques mais à votre propre regard. 

« Nous croyons percevoir tout ce qui nous entoure, mais nous ne percevons consciemment que très peu de choses. »

-Jay Friedenberg, psychologue

Je ne vous cacherai pas que c’est le chapitre sur lequel j’ai passé le plus de temps et je n’ai pas fini d’en passer car une seule lecture ne suffit pas.

Penser

L’auteur aborde ici une nouvelle dimension, qui consiste à décoder les photos que nous voyons.

Avez-vous déjà réalisé que l’appareil photo ne peut pas enregistrer les pensées du photographe à la prise de vue ? Il n’enregistre que la lumière. Comment alors faire en sorte que le spectateur devine ce que le photographe a voulu exprimer ?

Sont ici traitées les notions d’omission, d’imagination, d’attention comme de point de vue. Vous allez comprendre l’importance de décrypter les photos pour en comprendre le sens, l’importance de savoir construire un récit pour raconter une histoire, comme de trouver l’inspiration dans tout ce qui vous tend la main : lumière, contexte, couleur, … (en savoir plus sur l’inspiration).

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Pour finir

Pour finir… il n’y à rien. Cette dernière section est étonnante car elle ne comporte rien d’autre que la conclusion de l’auteur et cette citation qui ouvre la page :

« Tout le monde s’améliore avec de la pratique.

Il n’y a pas de raccourcis. »

Peut-être se suffit-elle à elle-même finalement, non ?

Mon avis sur « Pourquoi j’aime cette photo »

Je parcours tellement de livres sur la photographie que je finis par avoir du mal à trouver des ouvrages qui sortent des sentiers battus. Avec celui-ci c’est le cas, et bien qu’il s’adresse en priorité aux photographes désireux de comprendre comment devenir plus créatifs, il peut tout aussi bien vous intéresser si vous débutez et êtes peu enclin à penser technique photo au quotidien.

Le tarif modéré de 19,90 euros, le petit format à glisser dans un sac (à main ou photo), et l’intérêt des sujets abordés font que je ne peux que vous recommander de prendre du temps vous-aussi pour tenter de répondre à la question « Pourquoi j’aime cette photo ».

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Agora Show, le podcast pour parler photo

Vous n’avez pas toujours le temps de lire des livres de photographie, de regarder des vidéos ou de parcourir des articles ? Emportez avec vous tous les épisodes du podcast Agora Show sur votre smartphone, ou écoutez les en ligne depuis votre ordinateur.

Agora Show, le podcast pour parler photo

Pour savoir comment écouter un podcast si vous découvrez ce format audio, lisez les explications en bas de page.

018 – Quels sont encore les atouts des appareils photo ? Ont-ils encore un avenir ?

017 – Comment appliquer ses pratiques photo personnelles à d’autres thématiques, retour d’expérience

16 – Comment se faire connaître quand on est photographe ?

15 – Photographie et confinement, comment bien gérer cette situation ?

14 – Post-traitement : finir le travail ou hérésie ?

13 – Y-a-t-il des domaines photos plus nobles que d’autres ?

12 – Pourquoi un photographe ne devrait pas se coller une étiquette « photographe de … »

11 – Comment trouver plus de temps pour photographier ?

10 – De débutant à expert, quels parcours pour le photographe ?

09 – J’ai une baisse de motivation en photo, c’est grave ? Que faire ?

08 – Pourquoi le matériel ne fait pas le photographe, mais pourquoi il y contribue

07 – Quels photographes serons-nous dans 10 ans ?

06 – Comment nous sommes devenus photographes pros (et comment vous pouvez faire aussi)

05 – Comment être créatif en photographie

04 – Comment conserver ses photos

03 – Logiciels photo, les tendances 2019 et nos usages au quotidien

02 – Que faire avec son matos photo en 2019 ?

01 – Présentation du podcast Agora Show

Le podcast photo, une émission qui vous suit

Je vous ai déjà parlé des podcasts photo que j’écoute en pratiquant d’autres activités. C’est tout l’intérêt du podcast que de pouvoir être écouté quand vous faites autre chose, à l’inverse d’un article qui suppose de lire ou d’une vidéo qui doit être suivie à l’écran aussi.

Le podcast c’est comme la radio, sans les contraintes de jour ni d’heure ni d’accès.

Plus facile, gratuit, le podcast favorise les formats longs, qui permettent de traiter un sujet en profondeur. Puisque vous ne devez pas resté scotché devant l’écran, vous ne craignez plus d’écouter une émission de plusieurs dizaines de minutes. Parfois même ça peut vous arranger, c’est mon cas quand je pratique une activité sportive, ça fonctionne aussi avec la cuisine, le tricot, le bricolage, la conduite, les transports, l’avion, les longues soirées d’hiver, le bureau et les réunions inutiles…

Les smartphones ont beaucoup aidé à démocratiser le podcast et les nombreuses applications de lecture disponibles, la plupart gratuites, permettent d’automatiser le téléchargement des nouveaux épisodes. Vous n’avez plus qu’à les écouter quand vous le voulez.

L’autre avantage du podcast par rapport à la vidéo, c’est la mobilité : nul besoin d’être connecté pour écouter une émission à partir du moment où vous l’avez téléchargée sur votre appareil mobile. Vous pouvez même être en mode avion, tout est en local.

Une fois les épisodes écoutés, si vous souhaitez économiser de la place sur votre portable, vous supprimez les épisodes écoutés. Un regret ? Téléchargez à nouveau l’épisode que vous aimeriez réécouter, tout est possible.

Vous pouvez écouter Agora Show en ligne, depuis votre ordinateur Mac ou PC, en accédant à la page de présentation du podcast qui contient un lecteur audio intégré :

Agora Show, le podcast photo, présentation et contexte

Agora Show, le podcast pour parler photo

A l’origine du podcast photo Agora Show, il y a une idée simple : lors du dernier Salon de la Photo, Régis Moscardini (Auxois Nature), Guillaume Manceron (Photopassion) et moi avons animé plusieurs conférences sur notre stand. Nous avons parlé de différents sujets photo, de nos pratiques respectives, des tendances en photo… Nous aimons ces présentations en direct, sans trop de formalisme, face au public.

Le problème de ces conférences c’est qu’elles ne peuvent avoir lieu qu’une fois par an, lorsque nous sommes réunis, et que vous n’êtes pas toujours présent. Les salons c’est bien mais il faut se déplacer, être au bon endroit à la bonne heure, ce n’est pas pour tout le monde.

Nous avions envie d’étendre la portée de ces conférences, de rompre la dépendance au Salon, au lieu, à l’heure… de permettre à tout le monde d’en profiter quelles que soient les conditions. Le projet Agora Show était lancé, et quelques semaines plus tard nous nous réunissions pour cadrer le projet, définir les sujets à traiter, le format et les conditions d’enregistrement.

Début Janvier tout était prêt, il ne restait plus qu’à enregistrer un tout premier épisode présentant le podcast, puis une première émission.

Quelques tentatives plus tard (rien n’est jamais parfait du premier coup…), c’était dans la boîte !

Manquaient encore à l’appel quelques embellissements et ressources, un jingle, un visuel, un hébergement et grâce aux efforts de chacun tout s’est bien vite réglé.

Il ne nous manque plus qu’une chose : vous !

Un podcast photo c’est bien, mais des auditeurs c’est mieux !

A qui s’adresse Agora Show ?

A vous !

Nous avons volontairement mixé les genres afin de vous proposer des approches différentes.

Je vous parlerai bien évidemment de mon univers en photo urbaine et photo de danse, et (un peu) du matériel photo et des logiciels, selon l’actualité.

Régis Moscardini, photographe animalier, vous parlera de… photographie animalière, d’oiseaux, de petits mammifères, de photo nature et d’écologie aussi (n’est-ce pas Régis ?).

Céline et Guillaume Manceron, portraitistes, vous parleront photo sociale, portrait en studio, photo de mariage, reportage Corporate et entrepreneuriat aussi, ils ont monté leur studio (le Studio dans les Nuages) et ont plein d’infos à partager.

Vous allez donc trouver dans Agora Show des sujets variés, des visions différentes, complémentaires comme des idées opposées parfois, c’est le but du débat.

A raison d’un épisode chaque mois, nous vous parlerons tendances, pratiques photos et nous partagerons avec vous nos découvertes.

Que vous soyez photographe expert, simple amateur ou débutant, vous allez trouver dans chaque épisode de quoi entretenir votre curiosité et en savoir plus sur certains sujets.

Nous pourrons enregistrer certains épisodes lors des événements photo auxquels nous participons, plusieurs sont prévus cette année, de même que nous envisageons de pouvoir recevoir des invités, tout est possible tant que nous partageons notre passion avec vous.

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Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF

Tokina annonce le nouveau Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF, un zoom grand-angle à ouverture constante f/2.8 conçu pour répondre aux besoins des photographes utilisateurs de reflex haute définition comme les Nikon D850 et Canon 5DS R ou 5D Mark IV.

Voici la présentation détaillée ainsi que le test complet de ce Tokina 16-28 mm sur Nikon D750/D850.

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 

Tokina Opera, une gamme d’optiques visant l’excellence

Tokina est une marque bien plus ancienne que vous ne pourriez l’imaginer si vous débutez en photographie. Cet opticien indépendant conçoit des objectifs pour la photographie et le cinéma depuis plus de 60 ans. Tokina a développé depuis un véritable savoir-faire en matière de formules optiques et de fabrication de verres de qualité.

Afin de revenir au meilleur niveau après quelques années passées à courir après les leaders du secteur comme Sigma, Tamron ou Zeiss, Tokina a développé fin 2018 une nouvelle gamme d’objectifs pour reflex baptisée Opera.

Qu’il s’agisse de la racine latine Opus ou du terme italien Opera, l’appellation laisse aisément penser aux ouvrages d’art si l’on en croît Tokina qui souhaitait marquer le coup pour annoncer une gamme résolument tournée vers l’excellence, complétant les précédents modèles comme le Tokina AT-X 11-16 mm f/2.8 Pro DX II cité dans ma liste d’objectifs abordables pour les reflex Nikon.

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8

Présentation

Le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 est décliné en deux versions pour Nikon F et Canon EF. Les reflex haute définition des deux marques devraient ainsi profiter des capacités de ce grand-angle à produire des images bien définies, le test à venir de ce Tokina Opera 16-28 mm devrait nous en dire plus sous peu.

Tokina s’est appuyé sur le Tokina AT-X 16-28 mm pour proposer cette nouvelle version, le design optique bénéficiant d’une formule modernisée avec quinze lentilles réparties en treize groupes, dont trois lentilles asphériques et trois lentilles en verre moulé à faible dispersion.

Selon Tokina, la résolution de ce zoom grand-angle est excellente dès la pleine ouverture f/2.8 et gagne encore en qualité dès f/4. Le rendu des contrastes et couleurs a été optimisé et devrait satisfaire les photographes de paysage. La lentille frontale participe à la faible distorsion des images, un critère important avec les courtes focales qui n’excellent pas dans les angles pour la plupart. Notez que l’aspect de cette lentille n’autorise pas la fixation d’un filtre vissé, il faudra avoir recours aux porte-filtres comme ceux de Cokin (qui distribue Tokina en France).

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF

Ce Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 est compatible avec les reflex plein format des deux gammes Nikon et Canon pour lesquels il saura être un zoom grand-angle adapté au paysage comme au reportage.

Sur les reflex à capteur APS-C, l’équivalence 24-42 mm est plus complexe à gérer, mieux vaut vous tourner vers le Tokina AT-X 11-16 mm f/2.8 cité précédemment.

Tokina précise que la bague de mise au point reprend le sens de rotation des optiques Nikon (et Canon) tandis que la mise au point autofocus est confiée à une motorisation SDM (Silent Drive Module) et un nouveau capteur, l’ensemble assurant une mise au point rapide et silencieuse.

Fiche technique du Tokina Opera 16-28 mm f/2.8

  • plage de focales : 16-28 mm
  • angles de vue : 107.1°~76.87°
  • ouverture maximale : f/2.8
  • ouverture minimale : f/22
  • lentilles à traitement multicouches
  • construction : 15 éléments en 13 groupes
  • distance de mise au point minimale : 0.28m
  • ratio macro : 1:5.26
  • diaphragme : 9 lamelles
  • longueur : version Nikon, 133.5mm – version Canon, 136.0mm
  • diamètre maximum : 89mm
  • poids : version Nikon, 940g – version Canon, 950g
  • paresoleil : intégré
  • pas de filetage pour filtres.

Tarif et disponibilité

Le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 sera proposé au tarif conseillé de 729.90 euros et disponible à la mi-mars 2019.

Ce zoom grand-angle vient concurrencer le récent Tamron 15-30 mm f/2.8 DI VC USD G2 proposé lui au tarif plus élevé de 1249 euros ou son frère de gamme le Tamron 17-35 mm f/2.8 DI OSD. Le Nikon AF-S 17-35 mm f/2.8 D IF ED quant à lui, bien que proposant une plage focale proche, souffre d’un tarif de 2069 euros qui calme les ardeurs des plus curieux.

Source : Tokina France


Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : le zoom de reportage pro photo et vidéo à écran OLED pour Nikon hybrides plein format

Nikon poursuit le développement de sa gamme d’optiques Nikon Z et annonce le nouveau Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, un zoom pro dont les performances devraient supplanter celles, déjà excellentes, du modèle à ouverture f/4 lancé avec le Nikon Z 7 en août 2018.

Disposant d’une nouvelle motorisation autofocus, de trois bagues dont une personnalisable, d’un écran OLED et d’un traitement des lentilles Nikon Arneo, cette optique est la première déclinaison d’une gamme de zooms pros à ouverture constante f/2.8 dédiée aux hybrides plein format de la série Z.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, présentation

Nikon avait pourtant frappé fort avec le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S en août dernier. Ce zoom expert à ouverture constante s’avère être un des meilleurs zooms de reportage de sa catégorie, qui n’a pas à rougir, à l’ouverture constante f/4 près, face aux modèles f/2.8 existants compatibles avec la monture F.

Pour l’avoir longuement testé avec le Nikon Z 7 comme le Nikon Z 6, ce 24-70 mm f/4, proposé au tarif plus qu’abordable de 600 euros en kit, est l’objectif à ne pas négliger si vous envisagez l’achat d’un Nikon Z.

Oui mais voilà, ce zoom a beau être une perle (n’ayons pas peur des mots), il n’ouvre qu’à f/4. C’est déjà bien me direz-vous, mais l’ouverture f/2.8 fait rêver depuis la nuit des temps. Pour le flou d’arrière-plan qu’elle permet comme pour la construction qui va généralement de pair avec un tel objectif, et les performances globales. Nikon se devait donc de proposer un Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, l’adaptation du modèle AF-S 24-70 mm f/2.8 via la bague FTZ ne sachant convaincre les plus attachés aux couplages natifs.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Proposer un zoom 24-70 mm f/2.8 est une chose, encore faut-il qu’il apporte quelque chose de plus que le modèle pour reflex AF-S f/2.8 ou le modèle Z f/4. Face à l’AF-S, c’est vite vu puisque vous n’aurez pas à gérer la bague FTZ. Face au modèle Z f/4 c’est de la construction, des performances et … du prix dont il faut parler. Car la barre était déjà placée bien haut.

Construction et ergonomie

Bien que je n’ai pu encore prendre en main un exemplaire de ce nouveau Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, les différences avec le modèle f/4 sont flagrantes. Le modèle f/2.8 reprend bien évidemment le design de la gamme Z série S, une finition noire satinée du plus bel effet qui n’est pas sans rappeler celle de certains objectifs Sigma Art.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Ce 24-70 mm là ne s’allonge pas à partir d’une position de transport, contrairement au f/4, et n’est donc pas rétractable non plus, ce qui explique sa longueur apparente supérieure. A l’usage je préfère mais c’est affaire de gout. Exit au passage le bouton de déverrouillage de l’objectif et ça, ce n’est pas pour me déplaire.

La construction tous temps inclut des joints toriques de protection en face avant comme au niveau du couplage arrière et des différentes bagues. Celles-ci sont au nombre de trois :

  • une bague de mise au point à proximité de la lentille frontale,
  • une bague de zoom, large, au centre,
  • une bague personnalisable à proximité de la monture.

Cette bague, que possède aussi le modèle f/4 qui n’en a que deux, peut se voir attribuer différentes fonctions, dont le réglage de l’ouverture (nostalgiques des bagues de diaph, c’est pour vous…) ou celui de la compensation d’exposition (c’est pour moi). Notez que vous pouvez attribuer des fonctions différentes à cette bague selon que vous utilisez le mode photo ou vidéo sans devoir la reparamétrer, les vidéastes désireux de contrôler la profondeur de champ du bout du doigt apprécieront s’ils font aussi des photos.

Un bouton L-Fn fait son apparition à proximité de cette bague, il peut se voir attribuer lui pas moins de 21 fonctions différentes : mémorisation du point AF, type de mesure de lumière, bracketing d’exposition … à vous de voir. La disposition de ce bouton devrait permettre de le manipuler avec le pouce aisément, un point qu’il me faudra vérifier lors du test à venir.

Ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S comporte un commutateur autofocus qui vous permet de désactiver la mise au point automatique, en vidéo par exemple, de même qu’un inédit écran OLED dont l’affichage peut varier à l’aide du bouton DISP associé.

Nikon a conçu cet écran pour répondre aux attentes des photographes désireux de visualiser l’ouverture, la distance de mise au point, la focale ou encore la profondeur de champ sans avoir besoin de regarder l’écran arrière. Vous allez me dire que le viseur électronique pourrait remplir ce rôle, c’est le cas d’ailleurs, mais avoir ces indications sans devoir porter l’œil au viseur est une bonne chose (et cela économisera la batterie au passage).

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S reçoit un double traitement Nano crystal (classique) et Arneo (nouveau) sur la lentille frontale comme, et c’est inédit, sur la lentille arrière. Ce double traitement et un traitement complémentaire au fluor réduisent les lumières parasites et l’effet de flare. L’ensemble des 17 lentilles réparties en 15 groupes offre, si l’on en croît Nikon et les photographes qui ont pu tester l’optique, des performances exceptionnelles en matière de netteté et d’aberrations.

La distance minimale de mise au point est fixée à 38 cm tandis que le diaphragme est un modèle à 9 lamelles pour un effet Bokeh le plus dégradé possible jusqu’au bord du cadre.

Autofocus

Ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S fait appel à une nouvelle motorisation autofocus multi-groupes pas à pas. Selon Nikon, cette motorisation est plus véloce et offre de meilleures performances optiques (précision) à toutes les distances de mise au point.

Comparaisons Nikon 24-70 mm pour Nikon Z

A titre de comparaison, ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S s’avère plus court que le modèle AF-S 24-70 mm f/2.8 (126 mm vs. 154,5 mm) qui impose de plus la bague FTZ. Il est aussi plus léger (805 gr. vs. 1070 gr.). Je vous donne à titre de comparaison les mensurations du Sony FE 24-70 mm f/2.8 GM qui s’avère plus long et plus lourd que ce nouveau f/2.8 Nikon.

Comparaison Nikon 24-70 mm pour Nikon Z

Face au modèle Nikon Z à ouverture f/4, les différences sont sensibles :

[su_table responsive= »yes »]

Nikon Z 24-70 mm f/4 S Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR
ouverture max. f/4 f/2.8 f/2.8
diaphragme 7 lames 9 lames 9 lames
écran OLED non oui non
moteur AF STM STM Multi-groupes STM
formule optique 14 éléments en 11 groupes 17 éléments en 15 groupes 20 éléments en 16 groupes
traitement Nano crystal Nano crystal + Arneo Nano crystal
mécanisme rétractable oui non non
distance MàP mini 0,3 m 0,38 m 0,38/0,41 m
poids 500 gr. 805 gr. 1070 gr.
longueur 88,5 mm 126 mm 154,5 mm
diamètre 77,5 mm 89 mm 88 mm
diamètre du filtre 72 mm 82 mm 82 mm

[/su_table]

Exemples de photos avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Les photos ci-dessous vous donneront une idée des possibilités offertes par ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, en particulier aux courtes distances de mise au point (images fournies par Nikon disponibles en plein format sur le site Nikon).

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 70 mm – ISO 640 – 1/400 sec. – f/10

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 58 mm – ISO 800 – 1/125 sec. – f/2.8

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 24 mm – ISO 64 – 1/800 sec. – f/5

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 70 mm – ISO 1000 – 1/125 sec. – f/2.8

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 125 mm – ISO 125 – 3 sec. – f/5.6

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – 24 mm – ISO 64 – 1/2000 sec. – f/2.8

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S, tarif et disponibilité

Parce qu’il faut bien en parler tant le tarif (600 euros en kit) du Nikon Z 24-70 mm f/4 est attirant…

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S sera disponible dès le mois d’avril 2019 au tarif public de 2499 euros. Consolez-vous (ou pas) en sachant que l’objectif sera livré avec son pare-soleil Nikon HB-87 et un étui souple CL-C2 que vous cacherez bien vite tant il n’a l’air de rien (et ne protège pas grand-chose) face à l’étui semi-rigide du modèle AF-S.

Ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S s’avère donc 100 euros plus onéreux que le modèle AF-S équivalent, 1.500 euros plus cher que le modèle Z f/4 (!) et toujours à titre de comparaison au même prix que le Sony FE 24-70 mm f/2.8 GM.

Attendons le résultat des premiers tests pour vérifier si ce tarif élevé se justifie par une qualité d’image et un niveau de performances globales supérieur au modèle f/4 qui devrait continuer à être le 24-70 mm le plus intéressant pour la plupart des utilisateurs dans cette gamme Nikon Z.

Source : Nikon


Dossier Pratiques Photo : quels objectifs choisir et pourquoi ? 3/3

Vous avez un appareil photo, des envies et des idées pour faire des photos. Mais vous vous posez la question : quels objectifs et focales utiliser ?

Faut-il choisir une focale fixe ou un zoom, une courte ou une longue focale, un objectif spécialisé ou plus polyvalent ? La seule bonne question est : que voulez-vous faire ?

Le choix de l’objectif ne doit venir qu’après avoir trouvé la réponse. Pour vous aider, voici le troisième volet du dossier Pratique Photo pour lequel j’ai posé la question aux lecteurs de Nikon Passion : quelle focale utilisez-vous et pourquoi ?

Dossier Pratiques Photo : quel objectif choisir et pourquoi ?

 

Quels objectifs et focales avez-vous choisis ? Les réponses des lecteurs

Présentation

Il ne se passe pas une journée sans que je ne reçoive un message d’un lecteur qui me demande quel objectif choisir. La plupart de ces questions font référence à une marque, un modèle, un tarif, mais elles omettent l’information la plus importante : pour faire quelles photos ?

Tous les appareils photo actuels permettent de faire de bonnes photos, tous les objectifs ne le permettent pas. Non pas que certains soient mauvais, mais ils sont souvent inadaptés à la situation.

De plus il existe des règles en photographie et elles ne demandent qu’à être contournées :

  • utiliser un grand-angle en paysage,
  • utiliser un court téléobjectif en portrait,
  • utiliser un long téléobjectif en animalier,
  • …

Avant de choisir un objectif il vous faut donc décider quelles photos vous voulez faire. Mais pas uniquement quel type de photos. Vous tomberiez alors dans les règles ci-dessus. Vous devriez avoir des idées plus précises, une vision du sujet qui vous incite à penser au rendu final plus qu’à la technique.

Pour cela il vous faut observer beaucoup de photos. Identifiez celles qui vous plaisent parce qu’elles correspondent à votre sensibilité et à ce que vous voulez obtenir vous-aussi.

C’est ensuite que vous pourrez déterminer avec plus de précision les focales et les objectifs qui vous correspondent.

Classement des réponses et catégories

Face au très grand nombre de réponses reçues et à leur diversité, j’ai effectué un classement orienté focales, en distinguant dans la mesure du possible les objectifs à focale fixe et les zooms car certaines réponses étaient plus évasives que d’autres. En effet vous êtes nombreux à utiliser des zooms à une focale donnée, comme s’il s’agissait d’une focale fixe (ce sont souvent les deux focales extrêmes du zoom d’ailleurs). Il m’a semblé intéressant de le mentionner comme de faire apparaître les types de zooms utilisés lorsque les usages sont variés.

Dossier Pratiques Photo : quels objectifs et focales avez-vous choisis et pourquoi ?

Contexte et mise en garde

Vous allez voir ci-dessous quels sont les choix faits par les photographes amateurs lecteurs de Nikon Passion et pourquoi ils ont fait ces choix. Les réponses sont parfois personnelles, parfois dictées par des raisons économiques, le prix de certains objectifs limitant certaines prétentions. Ne prenez rien à la lettre mais inspirez-vous de ces raisonnements pour faire votre propre choix.

Vous pouvez poster votre avis via les commentaires si vous n’avez pas déjà répondu à mon questionnaire initial.

Notez que les réponses ayant servi à constituer ce dossier sont une sélection la plus représentative possible de toutes les réponses reçues. Elles émanent de lecteurs de Nikon Passion, majoritairement utilisateurs de boîtiers reflex Nikon APS-C et plein format. Si vous utilisez un boîtier dont le capteur a un autre format, prenez cette caractéristique en compte.

Rappel : qu’est-ce que la focale ?

La focale, également désignée par les termes distance focale ou longueur focale, est la distance qui sépare le centre optique de l’objectif du foyer image (le plan du capteur en photo numérique).

La focale est mesurée en mm et détermine la capacité de l’objectif à cadrer une zone plus ou moins large :

  • un objectif dont la distance focale est courte (inférieure à 35mm*) est un grand-angle qui cadre un champ large,
  • un objectif dont la distance focale est proche de 50mm* est un objectif standard qui cadre à peu près comme votre œil,
  • un objectif dont la distance focale est longue (supérieure à 85mm*) est un téléobjectif qui cadre un champ étroit.

*si l’objectif est monté sur un boîtier plein format 24×36, pour un APS-C multiplier par 1.5 la valeur de focale ci-dessus pour avoir la focale équivalente (en savoir plus).

Attention : parfois confondue avec la focale dans les réponses reçues, l’ouverture désigne le diamètre du trou laissant passer la lumière au travers de l’objectif. L’ouverture est désignée par la lettre f suivie d’une valeur comme f/1.8, f/4 ou f/11.

Les deux types d’objectifs

Les deux types d’objectifs sont les objectifs à focale fixe et les objectifs à focale variable ou zooms :

  • les objectifs à focale fixe ont une distance focale constante, par exemple 24mm, 50mm ou 105mm,
  • les objectifs zoom ont une distance focale variable, par exemple 18–55mm ou 70–200mm.

Savoir quelle focale vous allez utiliser permet de déterminer comment vous allez cadrer et composer vos images. En matière de composition, tout est permis ou presque une fois que vous maîtrisez les règles élémentaires (voir comment les enfreindre).

Quels objectifs utilisez-vous et les focales correspondantes

Photographie de paysages

Quels objectifs photo choisir pour la photo de paysage

Nikon D300 + Nikon AF 24 mm f/2.8 – ISO 200 – 1/250 sec. – f/16

Pour photographier des paysages il faut pouvoir cadrer large. Cette règle peut être contournée mais d’une façon assez classique c’est ce que vous cherchez à faire. Les focales les plus appropriées sont alors les courtes focales des objectifs grand-angles, 35 mm et moins en équivalent 24×36.

Les objectifs ultra grand-angles (focale 20 mm et moins) sont aussi appropriés, ils sont par contre peu courants en APS-C, ce qui donne l’avantage au plein format pour ce type de photos.

Parmi les lecteurs interrogés, nombreux sont ceux qui utilisent des zooms grand-angle pour éviter de multiplier les objectifs à focale fixe souvent onéreux. Voici quelques exemples de réponses :

  • le Nikon 14-24 mm f/2,8 est un excellent complément en photos de paysages,
  • j’utilise 2 objectifs : un Tokina 12-24 mm et depuis peu un Tamron 24-70 mm,
  • le grand angle Sigma 10-20 mm,
  • je suis tentée par le 14-24 mm,
  • j’utilise un zoom 17-85 mm,
  • le Tokina 11-16 mm pour  mes photos de paysage,
  • un zoom 18-55 mm.

Quand il s’agit de contourner les règles, voici ce que certains répondent :

  • je suis attiré par les focales 200-400 mm de façon à individualiser des parties du paysage pour les mettre en valeur,
  • j’utilise le sigma 70-200 f/2.8.

Pour la photographie de paysage, préférez les courtes et très courtes focales afin de disposer d’un angle de prise de vue élevé et d’une profondeur de champ importante. Les zooms 10-20 mm, 12-24 mm et 14-24 mm ou équivalents sont de bons choix.

Photographie nature

Quels objectifs photo choisir pour la photo de nature

Nikon D750 + Voigtlander 20 mm f/3.5 – ISO 100 – 1/60 sec. – f/16

Le terme « photographie de paysage » pouvant être restrictif, j’ai étendu l’échantillon à « photographie nature« . Une bonne partie des lecteurs disent utiliser un zoom polyvalent qui propose des courtes focales pour éviter d’investir dans un objectif grand-angle ou un zoom grand-angle plus spécialisés. Voici le type de réponses obtenues dans ce cas :

  • pour mes promenades nature j’utilise un 16/300 mm Tamron pour voyager léger,
  • un Nikon 200-500 mm pour sa polyvalence en photo nature,
  • un 18-300 mm pour la macro et le paysage,
  • un Nikon 16-85 mm pour le paysage, la qualité optique est vraiment très bonne pour le prix,
  • un 18-105 mm car en paysage il est polyvalent, il passe partout et n’est pas trop lourd,
  • des focales grand-angle du 10 au 24 mm,
  • un zoom 70 -300mm.

Comme vous pouvez le constater, la photo nature appelle de plus longues focales que la seule photographie de paysage. Ceci permet à certains de préférer les objectifs à focale fixe aux zooms, les focales les plus courantes étant souvent plus abordables que les focales extrêmes en fixe. Parmi les focales citées, j’ai relevé :

  • 14 mm,
  • 24 mm, mais je rêve d’un 20 mm f/1.8 pour capter un maximum de paysage,
  • 28 mm,
  • 35 mm f/1,8,
  • 50 mm,
  • TS-E 17mm f/4  à décentrement.

Ce dernier choix est plus particulier puisqu’il s’agit d’une optique à décentrement qui permet de redresser les perspectives (en savoir plus).

Pour la photographie nature, aucune plage focale ne l’emporte sur les autres. Ce sont vos envies qui priment, les optiques fixes de 35 à 85 mm sont un bon choix pour les grandes ouvertures tandis que les zooms téléobjectifs excellent pour les gros plans de sujets plus lointains.

Photographie macro

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

Nikon D750 + Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/200 sec. – f/4 – ISO 1.000

En macro et proxy-photographie, le choix est plus restreint car les objectifs macro sont moins nombreux et souvent plus onéreux.

Le type d’objectif que les lecteurs utilisent dépend en toute logique du type de sujet, et la focale choisie de sa taille.

Le rapport de reproduction peut aussi entrer en jeu selon les besoins évoqués.

Alors que le Nikon 40 mm DX Macro est un des objectifs les plus accessibles et performants, il n’est quasiment pas cité par les lecteurs qui mettent en avant des focales plus longues. Le type de capteur joue puisque  le 40 mm DX est réservé aux boîtiers APS-C tandis que le 105 Macro Nikon est compatible avec le plein format. Les réponses reçues de lecteurs équipés en plein format sont plus nombreuses dans ce cadre précis, attention donc aux interprétations.

De même les zooms ne sont quasiment jamais cités, mis à part quelques modèles portant l’inscription macro mais n’en ayant bien souvent que le nom.

Voici un échantillon de réponses :

  • le Nikon 105 mm f/2.8 VR Macro pour garder une distance raisonnable avec les sujets,
  • le Nikon 60 mm macro pour les fleurs,
  • le Tamron 90 mm macro pour les insectes,
  • le Sigma 105 mm,
  • le Nikon 40 mm DX Macro pour les fleurs et insectes.

Pour la photo macro, les courtes focales sont plus accessibles mais imposent de pouvoir s’approcher du sujet tandis que les plus longues focales (90 – 105 mm) permettent de prendre plus de recul. Les zooms ne sont pas les meilleurs choix en macro.

Photographie animalière

Quel objectif photo choisir pour la photo animalière

Nikon D5 + Tamron 150-600 mm f/5-6.3 G2 – ISO 1600 – 420mm – f/14 – 1/1600s
photo (C) Régis Moscardini

La photographie animalière c’est le domaine des longues focales, voire des très longues focales. Et des super téléobjectifs.

Le tarif de ces objectifs peut être important selon les modèles, les zooms s’avérant plus « rentables » avec leur plage focale variable. Un 500 mm ou 600 mm fixe est moins polyvalent et tellement plus onéreux.

Vous êtes ainsi nombreux à vous rabattre sur les trois zooms les plus courants et les plus accessibles qui sont :

Ceux qui cherchent des objectifs moins encombrants, moins lourds et plus polyvalents se retranchent sur les téléobjectifs 70-300 mm et 70-200 mm moins permissifs en longue focale mais plus simples à transporter et utiliser (le trépied n’est pas obligatoire contrairement aux longs télézooms).

Voici quelques témoignages reçus :

  • j’utilise très souvent le 500 mm de mon 200-500 f:5.6 car les oiseaux sont rarement proches et cela me permet de les déranger le moins possible,
  • le Tamron 150-600 mm pour les oiseaux,
  • pour l’animalier j’utilise un zoom 150-600 mm, longue focale obligatoire pour ce type de sujet,
  • le Sigma 150-600 mm Sport pour l’animalier,
  • pour la faune et les oiseaux, j’utilise les 70-300 mm et 150-600 mm,
  • le Sigma 70-200 mm pour l’animalier et la macro,
  • un Nikon 70-200 mm,
  • un 500 mm en animalier ou botanique et parfois 220 mm où j’ai un grossissement de 1/3 avec l’objectif 50-500 mm de Sigma, bien adapté à ma pratique.

Vous êtes un bon nombre à préférer les focales fixes qui restent les plus qualitatives bien que le budget soit en général supérieur ou très supérieur :

  • ma focale préférée est le 300 mm f/4 PF car il me permet de faire aussi bien de l’ornitho que de la proxy et il est très léger,
  • le 300 mm fixe pour son piqué en photographie d’oiseaux,
  • le Sigma 150mm Macro + Multiplicateur 1,4x pour les abeilles, les papillons, certains oiseaux,
  • quelques vieilles optiques 180 mm et 500 mm en animalier,
  • un 180 mm qui me permet de photographier des animaux assez craintifs tout en restant suffisamment éloigné.

Pour la photographie animalière, l’objectif idéal reste le télézoom 150/200-500 mm plus accessible que les optiques fixes de 300 à 500 mm, mais plus encombrant aussi.

Photographie urbaine

Quels objectifs photo choisir pour la photo urbaine

Nikon D750 + Tamron 24-70 mm f/2.8 G2 – ISO 125 – 1/40 sec. – f/16

La photographie urbaine regroupe différentes pratiques comme la photo de rue, la photo d’architecture urbaine, le portrait. J’ai regroupé ci-dessous les principaux retours faits par les lecteurs.

Certains usages sont classiques, des courtes focales de reportage, entre 28 et 50 mm. D’autres sont plus atypiques, ce qui prouve une fois de plus qu’il n’y a pas de règle absolue.

  • j’utilise un 28-300 mm, pratique pour les arts de la rue
  • pour la street photography je privilégie le 35 mm
  • le 35mm pour la photo de rue
  • en architecture mon 18-35 mm est très utile
  • le Nikon PC 19mm f/4E, il me permet de faire des photos très réalistes avec de belles perspectives naturelles sur des paysages ou des bâtiments sans correction ni recadrage qui tronquent les bords de l’image
  • le TS-E 17mm  F4  à décentrement  pour l’architecture
  • la position 15mm du zoom 15-30mm Tamron
  • le 50 mm  en architecture
  • j’aime beaucoup le 10-24 mm en photo urbaine

En photo urbaine, les grand-angles permettent d’approcher l’architecture tandis que les focales comprises entre 28 et 50 mm favorisent la photo de rue.

Photographie de portrait

Quels objectifs photo choisir pour la photo de portrait

Nikon D700 + Nikon AF-D 24-85 mm f/2.8-4.0 – ISO 200 – 1/800 sec. – f/4

Choisir un objectif pour le portrait c’est faire un choix esthétique d’abord (les courtes focales sont exclues en raison des déformations qu’elles génèrent lorsque le sujet est proche) et créatif (faible profondeur de champ, distance par rapport au sujet). Vous en saurez plus en lisant ce dossier sur les objectifs pour le portrait.

Les objectifs cités par les lecteurs sont très liés au type de boîtier et au format de capteur, peut-être plus pour le portrait que pour les autres thématiques.

  • j’adore le 105 mm pour le portrait car son bokeh est magnifique. Le 85 également, pour des plans plus larges
  • j’ai toujours mon 85mm f/1.8 sur un de mes boîtiers. En APS-C ou FX, il est merveilleux et délivre des images nettes et chaleureuses, pour les portraits, il est parfait au niveau du cadrage
  • Zoom Nikon 70-200 mm f/2,8, il permet de disposer d’une focale 100 mm pour les portraits rapprochés tout en autorisant les portraits à plus grande distance avec les autres focales
  • 90 mm pour les portraits
  • la focale 70 mm du 24-70 mm pour les portraits
  • le 50 mm
  • le 35mm f/1.8 équivalent 50 mm sur un DX, car il me permet de faire des portraits tout en restant proche du sujet
  • en extérieur, le 18-105 mm utilisé à 105 mm pour garder une certaine distance par rapport à mes sujets
  • le Nikon 105 mm macro pour le portrait (et la macro)
  • le 50 mm f1,4 pour ses extraordinaires flous d’arrière-plan

En photographie de portrait, privilégiez les petits téléobjectifs de 85 à 105 mm dont l’ouverture maximale importante (f/1.8 ou f/2.8) vous permet d’avoir de jolis flous d’arrière-plan.

Photographie de famille

Quels objectifs photo choisir pour la photo de famille

Nikon D700 + Nikon Ais 35 mm f/2 – ISO 400 – 1/6400 sec. – f/4

La photographie de famille n’est pas un domaine photographique particulier. Il s’agit de faire des photos souvenir, la plupart du temps, lors d’évènements familiaux comme des scènes de la vie quotidienne.

Il est alors question de portrait, de photo de groupe, de photos de soirées, de photos de fêtes…

S’agissant d’une pratique très courante chez les photographes amateurs – j’en fais aussi – j’ai choisi de mettre en avant cette catégorie quand même et vos réponses car les questions sont nombreuses.

  • pour les photos de famille, j’utilise le plus souvent un 24-70
  • pour les photos portraits, famille (petits-enfants), j’utilise un 50 mm fixe f/1.8 qui permet de faire de magnifiques bokehs
  • un zoom 18-200 mm pour les vacances en famille
  • le Nikon 28-105 mm pour les photos de famille
  • en intérieur je suis contraint par les dimensions de la pièce, j’ai choisi le 35 mm

Pour la photographie de famille, l’idéal reste le zoom de reportage comme le Nikon 16-80 mm en APS-C et les 24-70 mm f/2.8 en plein format. La plage focale comme les grandes ouvertures autorisent tous types de photos.

Photographie de sport

Quels objectifs photo choisir pour la photo de sport

Nikon D850 + Nikon AF-S 600 mm f/4 – ISO 6400 – 1/1000 sec. – f/4

La photo de sport est un exercice que nombre de photographes amateurs apprécient tout en réalisant que c’est plus complexe que la photo nature et la macro.

Le choix de l’objectif est encore plus critique car le mouvement, rapide en général, et la faible luminosité des intérieurs nécessitent des objectifs à l’ouverture maximale élevée. Leur coût est plus important que celui des zooms d’entrée de gamme et freine beaucoup d’amateurs.

Parmi les valeurs sûres, vous citez toutefois :

  • le zoom Nikon 70-200 à ouverture f/2.8, très bien pour le sport indoor et son confort d’utilisation pour le sport en salle
  • le zoom Nikon 70-200 f/4 plus accessible
  • le zoom Tamron 24-70 f/2.8 pour ses qualités optiques, son poids et sa technologie
  • le Nikon 300 mm f/4 pour les meetings aériens

En photographie de sport, privilégiez un zoom téléobjectif à ouverture f/2.8 qui s’avère très polyvalent. L’équivalent f/4 reste plus abordable, tandis que les focales fixes imposent de bien maîtriser les conditions et lieux de prise de vue.

Photographie de spectacles

Quel objectif photo choisir pour la photo de spectacle

Nikon D750 + AF-S 24-70 mm f/2.8 – ISO 3200 – 1/640 sec. – f/2.8

Voici un autre domaine pour lequel les réponses sont plus évasives car c’est une pratique spécifique que l’amateur a du mal à développer. Faire des photos de spectacle nécessite très souvent d’avoir une habilitation, un laisser-passer, une invitation pour être au plus près de la scène.

Les quelques lecteurs ayant répondu ici citent peu d’objectifs, celui qui revient le plus souvent est :

  • le zoom Nikon 70-200 à ouverture 2.8, très bien pour les concerts

Pour compléter cette réponse, j’ajouterais tous les zooms téléobjectifs à grande ouverture qui vous permettent de photographier depuis une position plus éloignée de la scène. Pensez aussi aux plus courtes focales si vous pouvez vous approcher un tant soi peu ou, pour changer, si vous préférez les plans larges incluant le public.

En photographie de spectacle, les focales comprises entre 24 et 50 mm permettent d’inclure le public dans le champ selon l’endroit où vous vous situez. Les téléobjectifs 70-200 mm f/2.8 sont parfaits pour les plans rapprochés.

Quels objectifs pour les usages polyvalents

Voici à nouveau une catégorie qui n’en est pas vraiment une au strict sens photographique, mais qui intéresse pourtant la majorité des lecteurs interrogés.

En effet, de nombreux photographes amateurs n’ont pas de spécialité bien définie, font des photos à différentes occasions et ne veulent pas s’équiper d’objectifs trop restrictifs. Le tarif et l’encombrement (surtout avec les zooms téléobjectifs) est un autre critère de choix.

Sans grande surprise, les zooms standards et les megazooms occupent le terrain, au détriment de certaines focales fixes à grande ouverture qui pourraient rendre bien des services parfois.

Les zooms transstandards

  • le Nikon 18-105 mm pour sa polyvalence
  • le Nikon 18-55 mm pas trop encombrant
  • le zoom Nikon 24-120 livré avec le boitier
  • j’ai le 24-120 mm sur le D750, polyvalent en voyage

Les mégazooms

  • le zoom 18-300 mm Nikon
  • le zoom Nikon 28- 300 mm, avant, je me baladais avec deux boîtiers D5 et D4S + 24–120 mm et 80- 400 mm trop lourds aujourd’hui pour mon dos
  • j’utilise surtout mon objectif 16-300 mm ainsi je suis prête à toute éventualité
  • mon objectif est un  Nikon 18-300 mm que j’utilise en quasi-permanence
  • j’aime les prises de vue de loin donc j’utilise la plupart du temps un 18-200 mm
  • un zoom transstandard 18-300 Nikon pour le tout venant en voyage
  • mon « couteau suisse », le Nikon 18-140 mm, peu encombrant, se sort de beaucoup de situations de façon correcte, zoom de voyage quand je n’en prends qu’un
  • j’utilise un Tamron 18-400 mm
  • le Sigma 18-250 DC MACRO HSM pour sa versatilité
  • j’aime beaucoup le 300mm pour faire des photos volées c’est pour cela que j’ai le Nikon 28-300mm
  • le 18-300 mm acheté avec mon Nikon
  • en voyage le Tamron 16-300 mm
  • le Nikon 28-300, en voyage cela permet de faire des paysages et des portraits sans changer d’objectif
  • j’ai un Nikon 28-300 mm pour sa polyvalence

Et le summum !

S’il existait un zoom 18-120 à f/2.8 constant ce serait génial pour moi !

Ce zoom n’existe pas mais un zoom comme le Nikon AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6 utilisé ici lors d’une compétition sportive permet de couvrir des situations variées.
Comment utiliser un zoom 28-300 ?

Nikon D4s + Nikon AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6 – 28 mm – ISO 4500 – 1/8000 sec. – f/5.6

Comment utiliser un zoom 28-300 ?

Nikon D4s + Nikon AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6 – 50 mm – ISO 12.800 – 1/100 sec. – f/4.5

Comment utiliser un zoom 28-300 ?

Nikon D4s + Nikon AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6 – 85 mm – ISO 12.800 – 1/400 sec. – f/5.6

Comment utiliser un zoom 28-300 ?

Nikon D4s + Nikon AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6 – 250 mm – ISO 12.800 – 1/200 sec. – f/5.6

Les zooms experts pros de reportage

  • un zoom  24-70 mm , il sert à tout en voyage, cela évite de s’encombrer
  • j’utilise un Tamron 24-70 mm f/2.8 qui couvre pratiquement tous les sujets
  • j’ai un Sigma 17-70 mm f/2.8-4  polyvalent et passe-partout
  • j’ai un Sigma 70-200 f/2.8 que j’utilise très ponctuellement

En conclusion

Comme vous l’avez compris à la lecture de ce sujet, il n’existe pas de règle absolue qui dit « dans telle situation, utilisez telle focale et pas une autre« . Et heureusement.

Les indications données ci-dessus sont une bonne base de départ pour vous aider à faire votre choix. Avant de passer à l’acte, prenez le temps de regarder des photos, de comprendre comment elles sont faites, avec quel point de vue sur le sujet, quel recul. Ces informations vont vous aider à déterminer ce que vous êtes en mesure de faire vous-aussi. Vous allez pouvoir ensuite faire une liste d’objectifs qui peuvent vous convenir.

Étudiez alors les fiches techniques : ces objectifs sont-ils bien compatibles avec votre boîtier ? Leur ouverture maximale correspond-elle à vos attentes ? Le budget est-il trop élevé ou non ?

Mieux vaut choisir un objectif plus expert, quitte à le payer plus cher, que plusieurs objectifs moyens qui vous coûteront aussi cher au final mais ne vous rendront pas les services attendus.

Vous avez un boîtier APS-C et vous envisagez le plein format un jour ? Evitez les objectifs dédiés DX si vous le pouvez, vous n’aurez alors pas besoin de les changer lorsque vous changerez votre boîtier.

Pensez aussi au marché de l’occasion : les revendeurs spécialisés peuvent vous proposer des objectifs d’occasion garantis dont le tarif n’a rien à voir avec le neuf.

Le choix d’un objectif n’est jamais anodin. L’objectif détermine le type de photos que vous allez faire, avec quelle facilité et quel plaisir. Mieux vaut prendre le temps de choisir plutôt que de vous précipiter sur la première affaire qui vous tend les bras !

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