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Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro pour Nikon, l’optique Macro par définition

L’opticien chinois Venus Optics annonce un nouvel objectif totalement dédié à la macro sous l’appellation Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro, en monture Nikon F, Canon EF, Pentax K et Sony FE.

Jeune acteur dans le monde de l’optique, Venus Optics signe là un nouvel objectif dans une gamme qui en comporte déjà six.

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro pour Nikon

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Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro : présentation

Vous ne connaissez pas Anhui Changgeng Optics Technology Co., Ltd ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Cette société chinoise qui se fait appeler Venus Optics par souci de simplicité, a été créée en 2013.

Basée à Hefei, à 5 heures de route de Shanghai, cet opticien chinois regroupe plusieurs experts du monde de la photographie et de l’industrie et s’attache à produire des objectifs qu’elle considère comme Premium.

L’équipe d’ingénieurs et opticiens compte une vingtaine d’année d’expérience et a déjà travaillé à la production d’optiques pour des marques japonaises et allemandes. Venus Optics a été créée dans le but de proposer une offre alternative performante et abordable aux gammes des autres opticiens et marques photo (dans l’esprit de Samyang tout en étant plus spécialisée comme Irix).

Depuis 4 ans, Venus Optics a lancé plusieurs objectifs sous le nom de marque Laowa :

  • le Laowa 60mm f/2.8 2X Ultra Macro,
  • le Laowa 15mm f/4 Grand Angle Macro,
  • le Laowa 105mm f/2 à contrôle de défocalisation (comme les Nikon DC),
  • le Laowa 12mm f/2.8 Zero D (rectilinéaire),
  • le Laowa 7.5mm f/2,
  • lz Laowa 15mm f/2 Zero D.

Certains de ces objectifs ont bénéficié d’une campagne de lancement de type Kickstarter (par exemple Laowa 12mm f/2.8 Zero D) et sont assez uniques sur le marché.

Le Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro s’annonce comme un objectif entièrement dédié à la macro, polyvalent dans ce cadre là, avec un fort rapport de grossissement.

Cet objectif est conçu pour des prises de vue de 2,5x à 5x la taille réelle du sujet. La distance de travail est de 45mm à 2,5x jusqu’à 40mm à 2x, elle devrait faciliter la vie du photographe qui souhaite faire des séries macro tout en gardant une bonne profondeur de champ facilitant par exemple le focus stacking.

Le faible diamètre de l’objectif facilite également l’éclairage du sujet, l’objectif est très compact et léger comparativement aux optiques macro habituelles.

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro

Venus Optics annonce une formule optique à 8 éléments en 6 groupes, dont une lentille en verre à faible dispersion ayant pour rôle de réduire les aberrations chromatiques. Cette formule devrait donner une netteté optimale quel que soit le grossissement envisagé.

La focale de 25mm peut paraître courte pour un objectif macro. Elle permet d’augmenter la profondeur de champ et de travailler très près du sujet pour les prises de vues qui le nécessitent.

Le Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro pèse moins de 400gr, son format s’avère très compact avec une longueur de 82mm pour 65 de diamètre. L’objectif peut être équipé d’un collier de pied en option.

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro : fiche technique

  • focale: 25mm
  • ouverture maximale : f/2.8
  • angle de champ : 10,3°
  • compatibilité : APS-C et plein format
  • formule optique : 8 éléments en 6 groupes
  • diaphragme : 8 lames
  • distance minimale de mise au point : 17,3cm à 5x – 23,4cm à 2.5x
  • distance de travail : 40mm à 5x – 45mm à 2,5x
  • grossissement maximum : 5x
  • dimensions : longueur 82mm x diamètre 65mm
  • poids : 400gr
  • monture : Nikon F, Canon EF, Pentax K, Sony FE

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro

Tarif et disponibilité

Le Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro sera disponible dès Avril 2018 au tarif public TTC de 499 euros.

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Source : Digit-Access France


Sigma 105mm f/1.4 DG HSM pour Nikon, Canon et Sony : un 105 à grande ouverture en série Art

Sigma annonce le nouveau Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art, la plus longue focale de la série f/1.4 Art et le concurrent direct du Nikon AF-S 105mm f/1.4.

MàJ 29/05/2018 : le tarif officiel est de 1490 euros TTC.

Sigma 105mm f/1.4 DG HSM : un 105 à grande ouverture en série Art

le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art avec son collier de pied

Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art : présentation

Après avoir annoncé le Sigma 14-24mm f/2.8 ces derniers jours, l’opticien japonais annonce à nouveau plusieurs optiques en ouverture du CP+, le salon de la photo japonais. Des objectifs pour les hybrides plein format Sony, un Sigma 70mm f/2.8 DG Art Macro qui n’a pas droit à la monture Nikon, et ce 105mm f/1.4 que la marque qualifie au passage de « Maître du bokeh ».

Chez Sigma rappelons que la série Art regroupe les optiques expertes et pros, ouvrant pour la plupart des focales fixes à f/1.4. Depuis le Sigma 35mm f/1.4 Art, ce ne sont pas moins de neuf objectifs qui composent cette famille f/1.4 dont six pour les boîtiers plein format et trois pour les boîtiers APS-C.

Connus pour leurs grandes qualités optiques et des performances au niveau des meilleurs modèles concurrents, les Sigma Art ont pour caractéristique une aberration optique minimale, une résolution maximale et un contraste d’image élevé.

Le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art reprend bien évidemment ces caractéristiques tout en étant l’objectif de plus longue focale dans la série Art. Son ouverture f/1.4 ravira les amateurs de bokeh (flou d’arrière-plan), qui devront toutefois composer avec un poids et un encombrement hors normes.

Le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art pèse 1.645 gr. et mesure 131,5mm (en monture Sigma, les dimensions précises de la version Nikon ne sont pas connues mais probablement très proches).

Sigma 105mm f/1.4 DG HSM : un 105 à grande ouverture en série Art

le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art sans pare-soleil ni collier de pied

Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art : fiche technique

Concurrent déclaré du Nikon AF-S 105mm f/1.4 qui s’est déjà fait une place parmi les optiques mythiques de la marque, ce Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art se devait de proposer une fiche technique à la hauteur de son rival.

Formule optique

La formule optique comporte 17 lentilles réparties en 12 groupes, c’est plus que ce que l’on retrouve dans une focale fixe de ce type habituellement. Sigma revendique des performances exceptionnelles à grande ouverture, grâce à cette formule ainsi qu’à l’utilisation de trois lentilles en verre FLD, deux en verre SLD et une asphérique.

La série Art n’a guère déçu jusqu’ici mais le Nikon a placé la barre tellement haut qu’il faudra les premiers tests pour vérifier ce qu’il en est avec ce 105mm.

Autre particularité de ce Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art, c’est sa lentille frontale et son diamètre de filtre de 105mm. Sigma a fait ce choix d’une très grande lentille pour optimiser la quantité de lumière périphérique et les performances associées.

Mise au point AF et diaphragme

Le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art dispose d’une motorisation autofocus autorisant la retouche manuelle du point.

Son diaphragme circulaire à 9 lames devrait favoriser les jolis flous d’arrière-plan.  La marque ne précise pas s’il est de type électromagnétique en monture Nikon et donc quelle est la compatibilité avec les reflex Nikon plus anciens.

Construction et ergonomie

Ce Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art est fait pour durer. Il dispose d’une protection contre la poussière et le ruissellement par joints d’étanchéité au niveau de la monture, de la bague de mise au point, des connexions et de tous les points sensibles.

La lentille frontale bénéficie d’un traitement déperlant, comme la plupart des objectifs concurrents désormais.

Sigma a laissé de côté l’ABS au profit du polymère à renfort fibre de carbone (PRFC) pour la réalisation du pare-soleil qui est ainsi plus résistant et plus léger.

Pour faciliter l’utilisation de cet objectif imposant et lourd, Sigma propose un collier de pied amovible compatible Arca-Swiss. Son ruban de protection facilite également la prise de vue à main levée, une situation pour laquelle il faut prendre soin de ne pas bouger si vous utilisez des reflex riches en pixels comme le Nikon D850.

La baïonnette est construite en laiton chromé comme il se doit sur une telle optique. L’objectif est compatible avec le dock USB Sigma (en option) qui permet de personnaliser les réglages et de régler finement la mise au point pour réduire les problèmes de back ou front focus (constatés par de nombreux utilisateurs sur d’autres modèles de la marque).

Cette optique est également éligible au changement de monture (par exemple de Canon à Nikon grâce au service Sigma MCS (dont les tarifs vont augmenter pour tenir compte de la complexité d’une telle réalisation).

Le pare-soleil, l’étui, le collier de pied et le ruban de protection sont livrés avec l’objectif.

Sigma 105mm f/1.4 DG HSM : un 105 à grande ouverture en série Art

le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art avec pare-soleil et collier de pied

Fiche technique détaillée

Les caractéristiques ci-dessous concernent la monture Sigma, la marque ne communique pas sur les versions Nikon, Canon et Sony E.

  • formule optique : 17 éléments en 12 groupes
  • angle de champ (plein format): 23.3°
  • diaphragme : 9 lames, circulaire
  • ouverture minimale: f/16
  • distance minimale de mise au point: 100cm
  • rapport d’agrandissement maximum : 1:8.3
  • filtre : diamètre 105mm
  • dimensions (diamètre x longueur): 115.9mm x 131.5mm
  • poids : 1645g

Tarif et disponibilité

Le Sigma 105mm f/1.4 est annoncé au tarif public de 1490 euros, un tarif bien plus agressif que celui du Nikon AF-S 105mm f/1.4 (environ 2200 euros).

En l’absence de stabilisation (comme le Nikon) et avec un poids et un encombrement qui ne jouent pas en sa faveur, ce Sigma 105mm f/1.4 ne peut compter que sur son prix pour remporter un combat qui s’annonce intéressant en monture Nikon. La différence de près de 700 euros est toutefois un énorme avantage pour cette optique.


L’œil du photographe et l’art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Si comme Michael Freeman vous éprouvez l’envie de rejeter toute référence au matériel pour vous concentrer sur ce qui fait une image, alors « L’œil du photographe et l’art de la composition » est un livre fait pour vous.

Si ce n’est pas le cas … lisez quand même la suite, vous pourriez changer d’avis !

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

L’œil du photographe et l’art de la composition, présentation

Il y a des auteurs que l’on ne présente plus, Michael Freeman en fait partie. Ses ouvrages sur la photographie ont déjà fait l’objet de plusieurs chroniques (voir 50 pistes créatives) et je suis toujours aussi fan de ce photographe.

Dix ans après avoir publié la première édition d’un livre qui a connu un vrai succès d’estime, voici la seconde édition qui a l’avantage d’être disponible (la première est épuisée) même si elle ne change guère par rapport à la précédente.

La composition est, comme l’exposition, un des deux piliers de la photographie. Vous voulez passer un cap, faire des photos plus attirantes, plus étonnantes ? Oubliez le dernier reflex à la mode ou l’objectif à grande ouverture de vos rêves. Ce ne sont pas eux qui vont vous faire progresser mais l’étude de la composition.

Je reprends les mots de Paul Strand, lui-même cité par l’auteur dans la nouvelle introduction car je pense qu’ils définissent mieux que je ne saurais le faire ce qu’est la composition :

« … comment on construit une image, de quoi une image est faite, comment les formes s’y agencent, comment l’espace s’y remplit, comment le tout compose, au final, une unité. »

Vous l’aurez compris, savoir ce qu’est la composition, acquérir ces notions et mettre en œuvre ce que vous retenez est essentiel quel que soit votre niveau.

C ‘est l’objet de ce livre, abondamment illustré de photos de l’auteur. Freeman développe sa thèse en six parties distinctes.

1- Le cadre de l’image

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Vous allez découvrir ici ce qu’est le cadre d’une photo, quelle forme il peut prendre et comment le remplir.

Vous allez aussi apprendre qu’il y a une dynamique associée au cadre : verticales, horizontales, alignement …

Vous apprendrez pourquoi vous pouvez recadrer et quand (contrairement à ce que certains prétendent). Vous verrez les différents façons de remplir le cadre quand vous êtes face à votre sujet.

Enfin vous découvrirez ce qu’est le « cadre dans le cadre » et comment vous pouvez tirer profit de cela dans vos compositions.

2- L’art de la composition, principes de base

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

extrait du livre « L’art de la composition » de Michael Freeman

Pour faire simple la composition consiste à assembler les différents éléments à l’intérieur du cadre.

Vous allez apprendre ici à jouer avec les principes de composition comme le contraste ou l’équilibre des formes (vous connaissez la théorie de la Gestalt ?), avec les notions de forme et de fond pour travailler vos compositions. L’exemple de la photographie du moine birman en page 47 est parlant.

Rythme, perspective et profondeur sont aussi au programme. Vous allez voir que photographier ce qu’il y a devant vous peut se faire de différentes façons pour donner des vues totalement différentes (oui, il va falloir bouger !).

J’ai apprécié la présentation des notions relatives à l’impact visuel comme tout ce qui concerne le regard et l’intérêt, les contenus forts et les contenus faibles.

3- Graphisme et éléments photographiques

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

[su_frame][/su_frame]Saviez-vous que le point est l’élément graphique de base ? Que vous pouvez identifier un point dans vos photos et que selon qu’il est centré, proche du bord ou légèrement décalé vous allez obtenir des images totalement différentes.

Observez attentivement les photos du fermier thaï pages 68 et 69, vous allez vite comprendre.

Les lignes, horizontales, verticales ou courbes sont elles des suites de points qu’il ne vous faut pas négliger non plus tout comme les triangles, cercles et rectangles qui vont vous aider à produire des images plus fortes.

Mise au point et mouvement impactent vos compositions. En page 102 vous aller comprendre en quoi la focale de votre objectif influe sur le résultat final. Et vous saurez alors choisir en tout connaissance de cause vos objectifs. C’est aussi ça l’art de la composition !

4- Lumière, couleur et exposition

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Dans ce chapitre vous aller apprendre à travailler avec le clair-obscur comme avec les différentes tonalités d’une scène. Regardez pages 112 et 113 les résultats possibles.

« La distribution des tons et des couleurs constitue elle-aussi une approche de la composition photographique« .

C’est aussi là que vous découvrirez tout ce qui concerne la relation entre couleur et composition. Le noir est blanc est rapidement traité car c’est un des critères qui jouent sur la composition mais je vous conseille l’ouvrage dédié au noir et blanc du même auteur.

5- L’intention

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

extrait du livre « L’art de la composition » de Michael Freeman

Pour Michael Freeman c’est l’intention qui devrait être à la base de toute composition, rien d’autre. C’est ce qu’il vous explique en détail au chapitre 5.

Parmi les idées associés à l’intention, vous allez voir que le conventionnel ou l’original vont de pair avec une photo spontanée ou, à l’inverse, planifiée. C’est un chapitre qui fait le tour des types de photographie également (par exemple documentaire ou expressive).

Sans aller jusqu’à parler de minimalisme cher à Denis Dubesset dans « Les secrets de la photo minimaliste« , vous vous poserez la question de savoir si vous penchez pour des compositions simples ou complexes, une vision claire ou ambiguë et quel style ou mode vous suivez (ou ne voulez pas suivre).

6- Le processus

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Le dernier chapitre de ce livre s’intéresse au processus photographique. Le processus est cette organisation des idées que vous devez mettre en œuvre pour être capable d’intégrer les éléments précédents, pour les utiliser à bon escient quand vous faites des photos.

De la recherche de l’ordre (des composants d’une image) à la chasse aux images (par exemple pour un reportage photo) vous devez être capable de faire appel à un certain nombre de modèles que vous aurez en mémoire si vous avez lu avec attention ce qui précède.

C’est en utilisant ces références que vous pourrez réagir au mieux face à une situation donnée, que vous saurez anticiper et explorer la scène qui s’offre à vous pour faire des photos qui vous ressemblent et ne sont pas les mêmes que celles des autres.

Mon avis sur L’art de la composition

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

J’ai pris la peine de détailler longuement le contenu de ce livre car il est pour moi une référence à posséder dans votre bibliothèque. Indémodable, bien construit, avec un contenu qualitatif, joliment illustré, ce livre va vous aider à mettre en œuvre votre démarche créative si vous avez du mal à avancer (ou que vous ne savez même pas ce que cette expression veut dire …).

Encore un Freeman ? Vous êtes en droit de vous poser la question car j’en parle beaucoup et Freeman vous propose d’autres livres dans lesquels il laisse la technique de côté volontairement.

« L’œil du photographe et l’art de la composition » ne fait pourtant pas doublon avec les autres. Les notions abordées diffèrent et complètent ce qui est présenté dans les autres ouvrages du même auteur. Une version précédente de ce livre faisait d’ailleurs partie de façon très justifiée de la série « Photo School« . Cette série n’est plus disponible à mon grand regret mais vous pouvez la recréer en partie à l’aide de ce nouvel ouvrage.

Vous aurez compris que je ne peux que vous conseiller l’investissement (22 euros, rien à dire) quel que soit votre niveau en photo :

  • si vous êtes débutant vous aller gagner du temps en allant à l’essentiel sans vous perdre dans la technique,
  • si vous avez déjà une certaine pratique vous passerez du niveau amateur au niveau expert,
  • si vous êtes expert vous approfondirez vos connaissances, identifierez ce à quoi vous êtes le plus sensible pour enrichir votre démarche.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art avec service de conversion frontale pour la vidéo

Sigma annonce un nouveau zoom ultra grand-angle qui vient compléter sa gamme Art, le Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM. Ce zoom à grande ouverture est disponible en monture Nikon, Canon et Sigma, il peut bénéficier en outre du service de conversion frontale qui va intéresser les vidéastes tournant avec plusieurs caméras.

[MàJ 26/02/2018 – tarifs publics désormais connus]

Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art

Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art, un zoom pro ultra grand-angle

Après plusieurs annonces d’objectifs à focale fixe dans la gamme Art (par exemple le Sigma 14mm f/1.8 ou le Sigma 135mm f/1.8), voici donc un nouveau zoom ultra grand-angle venant compléter le Sigma 24-70mm f/2.8 Art.

Ce Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM participe ainsi à la montée en gamme chez Sigma, une tendance observée chez les fabricants d’appareils photo comme Nikon et Canon ainsi que chez les opticiens indépendants comme Sigma et Tamron.

Les reflex récents comme le Nikon D850 imposent des optiques de plus en plus performantes, excessivement précises et définies pour délivrer des images à la hauteur des capteurs. Sigma revendique une compatibilité totale de son 14-24mm avec des capteurs de plus de 50Mp, les 45Mp du D850 devraient donc pouvoir s’en satisfaire.

L’opticien s’appuie également sur son unité de production de Aizu au Japon capable de fabriquer des lentilles asphériques en verre moulé de haute précision jusqu’à 80mm de diamètre. De quoi équiper un tel zoom.

La formule optique de ce Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM comprend une lentille de ce type qui, combinée aux autres éléments optiques, permet de diminuer la distorsion. La marque annonce une valeur inférieure à 1%.

La luminosité est annoncée comme constante sur l’ensemble du champ, des performances à évaluer lors des premiers tests mais qui paraissent réalistes pour un modèle de la série Art.

Caractéristiques techniques

Ce Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM bénéficie d’un diaphragme circulaire, Sigma ne précise toutefois pas s’il est à commande électromagnétique comme les Nikon Série E.

La motorisation autofocus inclut un mode de priorité à la mise au point manuelle, elle est annoncée par Sigma comme rapide, c’est le moins que l’on puisse demander à une telle optique.

Ce zoom est également compatible avec le dock USB Sigma (en option) qui vous permet d’ajuster le fonctionnement de l’optique et de caler avec précision la mise au point pour réduire les problèmes de back ou front focus.

Ce Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM peut bénéficier du service de changement de monture propre à la marque qui vous permet ainsi de faire transformer une version Nikon en Canon ou Sigma et inversement si vous changez de marque de reflex.

  • Formule optique : 17 éléments en 11 groupes
  • Angle de champs (plein format) : 114.2°-84.1°
  • Diaphragme : 9 lames (Circulaire)
  • Ouverture minimale : f/22
  • Distance minimale de mise au point : 26-28cm
  • Rapport d’agrandissement maximum : 1:5.4
  • Dimensions (diamètre x longueur) : 96.4mm x 135.1mm
  • Poids : 1150g

Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art

Construction et protection

Ce Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM dispose de plusieurs joints d’étanchéité pour réduire l’effet des intempéries et de la poussière : monture, bague de mise au point manuelle, bague de zoom et bague avant sont protégées par un joint spécial tandis que la lentille frontale bénéficie d’un traitement déperlant.

La baïonnette est fabriquée en laiton chromé et le contrôle qualité de chaque optique est réalisée avec le banc FTM Sigma qui permet de vérifier les performances optiques de chaque objectif.

Service de conversion frontale

Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art

Les vidéastes et réalisateurs tournant en vidéo multi-caméras (par exemple pour la réalité virtuelle) peuvent rencontrer des problèmes d’interférences visuelles et d’ombres entre les caméras et leurs optiques.

Pour répondre à leurs attentes, Sigma inaugure un nouveau service de conversion qui permet de remplacer la bague avant, en forme de corolle, par une bague exclusive, circulaire, sans fonction occultante.

Cette modification diminue également, selon la marque, les interférences avec les autres objectifs dans une configuration multi-caméras de même que l’apparition des ombres indésirables.

Ce service (payant) ne remet pas en cause la validité de la garantie, il est effectué par Sigma de façon exclusive.

Tarif et disponiblité

Sigma annonce un tarif conseillé de 1449 EUR TTC pour une disponibilité à mi-mars 2018.

Ce Sigma 14-24mm est donc plus attractif en terme de tarif que le vieillissant Nikon AF-S 14-24mm f/2.8 (1899 euros couramment constaté) dont la mise à jour pourrait intervenir prochainement dans la mesure où les 24-70mm f/2.8 et 70-200mm f/2.8  ont eux connus une mise à niveau ces deux dernières années.

Source : Sigma France


Nikon hybride : l’annonce officielle et la nouvelle monture, on fait le point

[MàJ du 16/08/2018] J-7 ! Nikon présente une nouvelle courte vidéo dans laquelle apparaît la série des optiques Noct Nikkor. Cela peut paraître insignifiant, mais je pense qu’il y a au contraire un message très fort qu’il faut raccrocher au tout premier teasing. Les optiques Nikon Noct sont connues pour leur très grande qualité optique et leur très grande ouverture. Nikon a cité « la poursuite de la lumière » dans sa toute première vidéo. Il y a donc fort à parier que nous soyons là en présence d’une optique – ou d’une gamme optique – très lumineuse et qui pourrait participer aux performances du boîtier.

[MàJ 08/08/2018] Nikon continue à dévoiler quelques vues de son nouveau boîtier hybride. Voici un aperçu des contrôles sur le capot supérieur.

[MàJ 02/08/2018] Nikon a dévoilé aujourd’hui une nouvelle vidéo montrant la nouvelle monture pour le Nikon hybride. Cette monture permettra d’utiliser les nouveaux objectifs dédiés hybrides comme les objectifs pour reflex à l’aide d’une bague d’adaptation, voir plus bas.

[MàJ 27/07/2018] Nikon a officialisé la date de lancement du nouveau Nikon hybride. Ce sera le Jeudi 23 août 2018 à 6h du matin heure de Paris.

Je ferai en sorte de vous donner les infos en temps réel ce jour-là et les suivants, ça devrait vous plaire.

Si vous ne faites pas encore partie de ma liste de contacts persos, je vous invite à la  rejoindre pour ne rien manquer. Cliquez ici …

[MàJ 25/07/2018] Nikon confirme l’arrivée d’un nouvel appareil photo hybride plein format Nikon FX. Cette nouvelle génération sera équipée d’une nouvelle monture d’objectifs, et une nouvelle gamme d’objectifs dédiés est en cours de développement.

Plusieurs objectifs pour hybride Nikon seront disponibles dès l’annonce officielle du boîtier à venir.

Les objectifs pour reflex Nikon, monture F, seront compatibles avec l’hybride Nikon via une bague d’adaptation.

[MàJ 23/07/2018] Nikon a officialisé aujourd’hui l’arrivée de son hybride ainsi que la monture d’objectif qui va équiper cette nouvelle génération de boitiers. Cette pré-annonce a été faite par le biais d’une vidéo officielle que vous pouvez visionner ci-dessous.

La silhouette du boîtier reste assez vague mais la monture apparaît assez clairement et ne correspond pas à la monture F équipant les reflex Nikon. A suivre …

[MàJ 09/07/2018] Deux hybrides Nikon sont en approche, une information déduite de plusieurs conversations avec des professionnels du monde de la photo dont l’avis s’est toujours révélé juste précédemment. C’est une question de jours pour en savoir plus si j’en crois les différentes informations qui me reviennent.

[MàJ 20/06/2018] Je pense qu’il n’y aura pas un mais deux hybrides Nikon lors du lancement officiel. Je penche pour un Plein Format décliné en deux versions, l’option APS-C + Plein Format restant encore possible. J’émets cet avis après avoir échangé avec plusieurs personnes dont la pertinence est certaine pour me permettre d’écrire ceci. Ce n’est pas une rumeur, c’est une hypothèse.

[MàJ 03/05/2018] Lors d’une interview par la chaîne de télévision NHK lors du CP+, Kimito Uemura, un des Directeurs de la société Nikon au Japon a annoncé une mise sur le marché au Printemps 2019 pour l’hybride Nikon sans en dire plus sur les caractéristiques. La vidéo est visible ci-dessous.

Nikon hybride, on en est où ? Attentes, infos officielles, on fait le point

Ce n’est plus un secret pour personne, Nikon a officiellement annoncé en juillet 2017 par la voix de son Président Kazio Ushida l’arrivée d’un hybride dans la gamme. Ce Nikon hybride fait depuis couler beaucoup d’encre. Entre les attentes des nikonistes, les rumeurs et les rares infos officielles, les spéculations vont bon train.

Je vous propose de faire le point sur le Nikon hybride en attendant son lancement officiel, sur la base de mes propres attentes et des informations fiables que je peux avoir. Réagissez via les commentaires pour donner votre point de vue, cet article n’en sera que plus intéressant !

Pourquoi un Nikon hybride ?

Le paysage a beaucoup changé en photographie ces dernières années. Le reflex était l’instrument ultime il y a quelques années encore, il est loin d’avoir conservé cette position aujourd’hui.

L’arrivée de boîtiers plus légers, plus compacts, tout aussi performants a totalement changé la donne. Aujourd’hui le reflex n’est plus – et de loin – le seul type d’appareil photo permettant de faire de « bonnes photos ».

Les appareils photo hybrides (ou sans miroir) sont sur le devant de la scène. Ils sont performants, accessibles, légers. Les photographes professionnels, particulièrement dans le monde de la photo sociale, sont nombreux à être passés du reflex à l’hybride en reconnaissant les qualités de ce nouveau système.

Les photographes de sport et d’action sont plus frileux car ils ont besoin d’une grande réactivité et d’une robustesse à toute épreuve. Ce n’était pas le cas avec les premiers hybrides, c’est désormais acquis avec les modèles les plus récents. Ces photographes là commencent donc aussi à s’y intéresser de près.

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Le Nikon One V3, un Nikon hybride à capteur 1 pouce

Nikon a tenté l’aventure hybride avec la série Nikon One, une expérience bien décevante en raison de performances limitées en partie dues à un capteur ridiculement petit et à un parc optique dédié très limité.

La bague d’adaptation Nikon FT-1 permet de monter des optiques Nikon F sur un Nikon One mais ce n’est pas en faveur de la compacité et de la légèreté. Autant choisir un reflex entrée de gamme APS-C bien plus performant et guère plus encombrant qu’un Nikon 1 V1, V2 ou V3. Cette gamme est à l’arrêt depuis la sortie du Nikon 1 J5.

Face à une concurrence qui grignote des parts de marché petit à petit, confrontée à une baisse significative des ventes d’appareils reflex, subissant avec les Nikon Coolpix les conséquences d’un marché des appareils compacts en chute libre, Nikon se devait de réagir.

Les enjeux pour Nikon

Pour Nikon, proposer un hybride n’est pas qu’une question de chiffres d’affaires. Il en va de la réputation de la marque à montrer sa capacité d’innovation, à fidéliser ses clients historiques, à développer de nouveaux segments. Et à anticiper l’avenir puisque, même si je suis convaincu que le reflex ne disparaîtra pas, il est probable que l’hybride fera jeu égal avec le reflex en terme de volumes de ventes d’ici quelques années.

Nikon a gardé intacte sa capacité à innover. La marque l’a montré depuis deux ans avec les Nikon D5, D500 et – surtout – D850. Des modèles pros dont les performances ne sont pas remises en cause et qui adressent les besoins de nombreux utilisateurs, le D500 en particulier.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Nikon D850 : le reflex ultime actuel

Le succès commercial du Nikon D850 est un signe de plus, s’il en fallait, que les nikonistes sont prêts à croire encore en leur marque favorite si l’offre est à la hauteur de leurs attentes. Ce boîtier est déjà un modèle historique quelques mois après sa sortie, certains s’accordant même à dire que « le tarif n’est pas le problème« .

Il n’en reste pas moins que Nikon doit relever quelques challenges et non des moindres avec son hybride :

  • proposer des performances de très haut niveau pour assurer la crédibilité de son boîtier,
  • surpasser la concurrence (Fujifilm, Sony) pour adopter une position de leader sur ce marché,
  • garantir une compatibilité maximale avec la monture F qui n’est pas idéale sur un hybride (voir plus bas),
  • offrir une gamme d’objectifs conséquente très vite si la monture est nouvelle,
  • proposer l’ensemble à un tarif pertinent, sinon démocratique, pour contrer la concurrence.

Pour cela Nikon dispose de nombreux composants réutilisables : capteurs, modules autofocus, modules de mesure de lumière ….

Mais un simple assemblage ne devrait pas suffire à créer l’hybride ultime. Il faut lui insuffler quelque chose de plus, ce supplément d’âme que possèdent les boîtiers mythiques et qu’a le D850 par exemple. Car c’est bien d’un hybride Nikon mythique dont nous rêvons (vous je ne sais pas, mais moi oui !).

Nikon hybride : quel format, quel capteur, quelle définition ?

Le marché des hybrides se répartit actuellement entre les modèles à capteurs Micro 4/3, APS-C et plein format. Après l’échec du petit capteur Nikon One, face à la concurrence des hybrides Sony et du moyen-format hybride Fujifilm, Nikon n’a pas le choix que de proposer un modèle plein format. C’est d’ailleurs ce qui semble être le cas selon Tetsuro Goto, General Manager Imaging Product R&D Laboratory (en clair le Patron du développement Nikon) :

“If Nikon will go mirrorless, it must be full frame.”

Est-ce à dire que l’hybride Nikon ne sera qu’un plein format ? Rien n’est moins sûr.

Le tarif d’un tel hybride sera élevé et rien n’interdit Nikon de décliner ce modèle en une nouvelle gamme riche d’hybrides plein format et APS-C. Cela aurait du sens pour proposer des hybrides plus accessibles, répondant à d’autres besoins, dans la logique de complémentarité de gamme actuelle avec les reflex. L’arrivée du Nikon D500 est un bon exemple de l’intérêt toujours fort pour l’APS-C.

Début Mars 2018, et selon les informations que je peux avoir, il est possible que la gamme hybride ne comporte pas un seul modèle mais plusieurs. Reste à savoir s’il s’agira de deux déclinaisons d’un même plein format ou d’un plein format et d’un APS-C.

Dans un tel cas Nikon devra affronter un autre challenge, celui de la gamme optique. Si la monture est nouvelle, il faudrait que la gamme optique réponde aux besoins des hybrides Plein Format comme APS-C. C’est possible mais coûteux.

Nikon hybride : quelle monture, quels objectifs ?

Nikon capitalise depuis les années 60 sur la monture F, avec une grande compatibilité entre les générations d’optiques et de boîtiers.

Avec les avancées technologiques de ces dernières années et les performances accrues des boîtiers, les optiques ont du évoluer en ne respectant pas toujours la compatibilité historique. C’est le cas des Nikon AF-P par exemple. Faut-il insister et réutiliser à nouveau cette monture sur un hybride ? Je ne pense pas.

La monture F pose un problème de dimensions. Le tirage mécanique, distance entre le plan de la baïonnette et la surface du capteur, est de 46,5mm (17mm sur le Nikon One, 16mm sur le Sony E). Ceci impose un boîtier plus imposant que l’hybride ne saurait être.

nikon_one_nikkor_6-7_13mm.jpg

Objectif Nikon One en monture Nikon CX

Il est donc probable que Nikon redéfinisse sa monture et crée une monture hybride spécifique. Réutiliser la monture Cx des Nikon One ne semble pas envisageable en raison du diamètre plus important imposé par un capteur plein format.

L’enjeu ici est bien de savoir proposer une gamme optique pertinente dès le lancement du boîtier sans quoi il sera difficile d’en justifier l’intérêt. Quelques focales fixes (24, 35, 50, 85), des zooms pros (14-24, 24-70, 70-200) me semblent un minimum sinon au lancement mais dans les mois qui suivront l’annonce. Ces optiques ne pourront être les optiques existantes puisque la monture ne devrait pas être identique, il faut donc reconstruire une gamme entière.

Les nikonistes déjà équipés verront là une contrainte supplémentaire : leurs optiques F ne seraient pas utilisables, les obligeant à renouveler un parc coûteux. Nikon a su prouver par le passé qu’il y a toujours des solutions, la bague FT-1 associant optiques F avec les Nikon One étant le dernier exemple en date. Il y a fort à parier qu’une nouvelle bague arrive pour monter une optique F sur le Nikon hybride. Reste à voir avec quelles contraintes ?

Nikon hybride : quel autofocus, quelles performances ?

Les hybrides ont longtemps été à la traîne en matière de réactivité d’autofocus face aux reflex. Certaines marques étaient plus performantes que d’autres mais si l’on ne compte pas beaucoup de photographes d’action et de sport étant passés à l’hybride, c’est pour cela en partie.

Captuer autofocus Nikon MultiCam 20k

le module autofocus Nikon MultiCam 20k

Ce n’est plus le cas désormais, les meilleurs hybrides font jeu égal avec les meilleurs reflex quand ce n’est pas eux qui prennent le dessus. Nikon a une longue expérience de l’autofocus et dispose d’un module AF très performant avec le MultiCam 20k à 153 points AF dont 99 en croix des D5/500/850.

La marque a montré par le passé qu’elle savait porter ses composants d’une gamme de boîtiers à une autre, c’est le cas avec les processeurs Expeed déclinés en version reflex et Nikon One.

La réutilisation du MultiCam 20k est donc une hypothèse, même si la tendance serait plutôt à la mise en oeuvre d’un module totalement différent, basé sur une technologie hybride à plus de 300 points. Ce type de technologie permet de mixer détection de phase et détection de contraste pour une plus grande réactivité et sensibilité, tout en fournissant une couverture quasi-intégrale du champ. C’est d’autant plus important que le module 153 collimateurs Nikon ne couvre qu’une zone limitée dans le viseur d’un plein format.

Nikon hybride : un modèle unique ou une gamme ?

Nikon se lance dans l’aventure hybride, et je ne vois pas la marque n’y aller que pour un seul modèle pour faire semblant.

Il est probable qu’un premier modèle hybride arrive en 2018, avec un plan plus ambitieux par la suite et la déclinaison en une gamme complète. Il en va de la crédibilité de ce projet : demander aux clients d’investir dans un nouveau format sans proposer de suite potentielle ne serait pas dans l’ère du temps.

L’hybride Nikon est annoncé comme superlatif, il devrait donc être proposé à un tarif approprié. Les gammes concurrentes qui font la part belle à des modèles plus accessibles devraient décider Nikon à proposer des boîtiers facilitant la transition du reflex à l’hybride pour ceux qui ne veulent pas d’un modèle pro ultime.

Nikon hybride : quel tarif ?

Près de 3500 euros pour le Sony Alpha 7R III, 4800 euros pour l’Alpha 9 de la même marque, 7000 euros pour le Fujifilm GFX 50 moyen-format, mais aussi 2000 euros pour l’Olympus OM-D E-M1 et le Panasonic G5 (tarifs janvier 2018).

Quel positionnement pour le Nikon hybride ? Très probablement le tarif supérieur des Sony Alpha 7 et 9 et Fuji GFX qui sont parmi les plus performants du moment. Nikon n’est pas du style à proposer des produits ultimes à des tarifs démocratiques, le succès du D850 ne va pas les les pousser à changer de méthode.

Au-delà du seul tarif du boîtier, il va falloir tenir compte du coût de possession d’un tel hybride qu’il vous faudra compléter de quelques optiques dédiées et de batteries (un des handicaps des hybrides). Quelques centaines milliers d’euros de plus ?

Nikon hybride : à vous !

Vous êtes intéressé par le sujet, vous rêvez d’un hybride dans la gamme Nikon car c’est votre marque de prédilection, vous avez peut-être déjà un hybride, des envies, des attentes  …

Partagez votre avis via les commentaires et alimentons le débat en attendant l’annonce officielle !


Mise à jour firmware C1.01 pour le Nikon D850

Nikon annonce une mise à jour firmware C1.01 pour le Nikon D850. Voici le détail des modifications et comment installer cette mise à jour.

Mise à jour firmware C1.01 pour le Nikon D850

Mise à jour firmware C1.01 pour le Nikon D850

Le Nikon D850, dont le succès ne se dément pas depuis sa sortie, reçoit sa première mise à jour (voir le test du D850).

Rien de bien extraordinaire bien qu’il s’agisse de deux corrections de dysfonctionnements mais il est toujours de bon ton pour une marque comme Nikon de proposer des correctifs. En attendant que toutes les marques, et Nikon surtout, veuille bien aussi proposer des évolutions et nouvelles fonctionnalités sur ses boîtiers comme certains savent le faire. D’autant plus sur un reflex appelé à une longue carrière comme le D850 (Nikon, si vous me lisez, c’est un message …).

Correctifs apportés au Nikon D850

La mise à jour firmware version C1.01 corrige un défaut de comportement qui provoquait un retour au menu Personnalisé au lieu du menu Configuration suite à l’utilisation de la fonction Nettoyer le capteur d’image depuis le menu personnalisé.

Ce firmware corrige également un défaut à la prise de vue lorsque la fonction de réduction de bruit est activée. Les photos prises dans cette configuration comportaient parfois plus de bruit ou des ombres à dominante verte.

Comment mettre à jour le firmware du Nikon D850

Téléchargez la mise à jour firmware adaptée à votre système d’exploitation (Windows ou MacOS) sur le site du support et suivez les instructions données par Nikon : télécharger la mise à jour Nikon D850

Source : support Nikon


Compatibilité des objectifs Nikon AF-P avec les reflex Nikon DX et FX, comment ça marche ?

Vous voulez acheter un objectif Nikon AF-P mais vous ne savez pas s’il est compatible avec votre reflex ? Vous ne savez pas ce qu’est un objectif Nikon AF-P ? Voici de quoi tout comprendre et savoir si votre reflex Nikon est compatible avec les objectifs AF-P ou non.

Compatibilité des objectifs Nikon AF-P avec les reflex Nikon DX et FX

Compatibilité des objectifs Nikon AF-P avec les reflex Nikon : présentation

Les objectifs à mise au point automatique – autofocus ou AF – font appel à un système de motorisation qui déplace le groupe de lentilles concerné dans l’objectif pour assurer la mise au point.

Selon les objectifs et les technologies utilisées, il existe différentes motorisations AF chez Nikon :

  • Nikon NIKKOR AF et AF-D : objectifs autofocus avec motorisation dans le boîtier reflex
  • Nikon NIKKOR AF-S : objectifs autofocus avec motorisation interne à l’objectif de type Silentwave
  • Nikon NIKKOR AF-P : objectifs autofocus avec motorisation interne à l’objectif et moteur à impulsion (Pulse)
  • Nikon NIKKOR Z : autofocus intégré à l’objectif pour appareils photo hybrides

C’est de la catégorie Nikon AF-P dont il est question ici car contrairement aux générations précédentes d’objectifs Nikon pour reflex, la technologie AF-P lancée en janvier 2016 n’est pas compatible avec tous les reflex Nikon.

Nikon AF-P 10-20mm f/4.5-5.6 G VR

Nikon AF-P 10-20 mm f/4.5-5.6G

Avantages des objectifs Nikon AF-P

Les objectifs Nikon AF-P assurent une mise au point rapide et silencieuse. C’est un atout pour le tournage vidéo alors qu’avec les autres motorisations le bruit émis par le moteur AF-S ou AF (pire) est capté par le micro intégré au reflex et s’entend dans la vidéo.

En photographie les objectifs AF-P sont plus rapides pour faire la mise au point sans qu’il n’y ait une différence de qualité photo avec les NIKKOR AF-S.

Les deux zooms les plus appréciés dans la gamme Nikon AF-P pour reflex APS-C sont le zoom grand angle Nikon AF-P NIKKOR 10-20 mm f/4.5-5.6G VR et le zoom téléobjectif Nikon AF-P NIKKOR 70-300 mm f/4.5-6.3G ED VR.

Inconvénients des objectifs Nikon AF-P

La technologie Nikon AF-P nécessite une parfaite compatibilité matérielle et logicielle du reflex pour être utilisable. Seuls les reflex les plus récents des gammes Nikon DX et FX peuvent donc les piloter et sont 100% compatibles.

Les reflex des générations précédentes sont :

  • compatibles via une mise à jour du firmware,
  • ou compatibles en partie sans possibilité de mise à jour,
  • ou non compatibles sans possibilité de mise à jour.

Contraintes liées aux objectifs Nikon AF-P sur les reflex partiellement compatibles

nikon-af-p-dx-nikkor-18-55mm-f3-5-5-6g.jpg

Nikon AF-P 18-55 mm f/3.5-5.6 G VR

Selon le support Nikon, les reflex présentant une compatibilité partielle, y compris après mise à jour du firmware, présentent les limites suivantes :

  • ces reflex ne disposent pas de l’option « bague MAP manuelle en mode AF» dans le menu Réglages personnalisés et permettant d’activer ou désactiver le fonctionnement de la bague de mise au point en mode autofocus,
  • si l’objectif n’a pas de commutateur VR, la fonction intégrée de réduction des vibrations ne peut pas être désactivée,
  • si le délai d’extinction automatique du reflex expire, la mise au point calée au moment de l’entrée en veille est réinitialisée lors de la sortie de veille.

Nikon recommande de régler des durées de veille plus longues pour la photographie en mise au point manuelle (photographie à l’aide d’une télécommande, photographie fixe à l’aide d’un trépied, intervallomètre, etc.) et dans les situations où l’obturateur risque de ne pas être libéré immédiatement après la mise au point.

Pour les objectifs Nikon AF-P rétractables (par exemple le Nikon AF-P 18-55 mm) si l’appareil photo est mis sous tension avec l’objectif rétracté, l’appareil photo affiche un message « Objectif non monté », « F-« , « △F » ou un autre avertissement.

Attention enfin au vocabulaire employé, « pris en charge » ne signifie pas « 100% compatible ».

Reflex Nikon compatibles Nikon AF-P sans restriction*

  • Nikon D3300
  • Nikon D3400
  • Nikon D3500
  • Nikon D5300
  • Nikon D5500
  • Nikon D5600
  • Nikon D7500
  • Nikon D500
  • Nikon D600
  • Nikon D610
  • Nikon D750
  • Nikon D780
  • Nikon D850
  • Nikon D5
  • Nikon D6

Vérifiez que vous disposez de la dernière mise à jour firmware sur votre reflex (voir la liste ici) car certains nécessitent ces mises à jour pour assurer la compatibilité AF-P.

* Voir le site du support Nikon pour la liste de référence actualisée

Reflex Nikon compatibles AF-P avec restrictions d’utilisation*

  • Nikon D5200
  • Nikon D7000
  • Nikon D7100
  • Nikon D7200
  • Nikon D300
  • Nikon D300s
  • Nikon D700
  • Nikon D800
  • Nikon D800E
  • Nikon D810
  • Nikon D810A
  • Nikon Df
  • Nikon D3
  • Nikon D3s
  • Nikon D3x
  • Nikon D4
  • Nikon D4s
  • Nikon 1 avec bague FT1

Vérifiez que vous disposez de la dernière mise à jour firmware sur votre reflex (voir la liste ici) car certains nécessitent ces mises à jour pour assurer la compatibilité AF-P.

*Voir le site du support Nikon pour la liste de référence actualisée

Autres reflex Nikon

Les objectifs AF-P ne sont pas compatibles avec les autres reflex numériques ou argentiques Nikon.

En savoir plus

Pour plus d’informations, sélectionnez la combinaison produit-objectif dans le tableau de compatibilité des reflex numériques et des objectifs et consultez les remarques.

Source : support Nikon


Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR, téléconvertisseur intégré pour télézoom ultime ?

Nikon annonce son nouveau télézoom Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR, une optique pro dont la particularité est d’intégrer un téléconvertisseur x1,4. Les performances sont annoncées comme ultimes sur une plage de focale un peu plus large que le précédent Nikon AF-S 200-400mm.

Attention, ce n’est pas pour tout le monde …

Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR

Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR, présentation

La gamme Nikon comporte déjà deux télézooms couvrant la plage focale supérieure à 70-200mm :

  • le Nikon 200-500mm f/5.6 dont le succès mérité ne se dément pas,
  • le Nikon 200-400mm f/4 G ED VRII, un modèle pro datant de 2010 aux performances en retrait avec les nouveaux capteurs.

C’est ce second modèle que le nouveau Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR remplace. En proposant une plage focale à peine plus large, 180mm contre 200mm, ce nouveau télézoom va occuper une place de choix dans la gamme Nikon parmi les optiques pros ultimes. Dans la lignée du 70-200mm f/2.8 FL ED ou du 105mm f/1.4.

Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR

plage focale du Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR

Les premiers tests nous diront si les résultats sont bien là, en attendant voici quelques caractéristiques pour en savoir plus sur cette optique d’exception, ne serait-ce que par son prix  … ultime aussi (voir plus bas).

Téléconvertisseur x1.4 intégré

Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR

le commutateur du TC14 – téléconvertisseur x1.4 sur le Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR

Les deux lettres TC dans la désignation de l’optique trahissent sa particularité. Ce nouveau Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR est équipé d’un téléconvertisseur de focale x1.4 intégré.

Il est donc possible de « convertir » la focale en multipliant la valeur affichée par 1.4 à l’aide d’un simple appui sur le bouton correspondant situé sur le côté droit du fût de l’objectif.

Contrairement à son concurrent Canon qui dispose de ce système sur son 200-400mm f/4, ce 180-400mm évite de changer de position pour enclencher le téléconvertisseur : vous l’activez tout en visant, vous le désactivez tout aussi vite.

Vous obtenez alors l’équivalent d’un 252-560mm f/5.6 (le téléconvertisseur x.14 fait perdre un stop). En mode Crop DX  il devient un 378-840mm. Avec 20Mp en mode DX sur un D850, cela va intéresser les photographes de sport et animaliers !

Formule optique Nikon AF-S 180-400mm f/4

Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR

Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR avec Nikon D5
f/5.6 – 1/800ème sec. – ISO 360 – 550mm

Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR

crop de l’image précédente, imaginez le résultat avec un Nikon D850 (ici Nikon D5)

Ce Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR propose une distance de mise au point minimale de 2m ainsi qu’un rapport de reproduction de x0,25 (x0,36 avec le TC14 enclenché).

La bague de zoom permet de balayer toute la plage focale en un seul mouvement, l’amplitude en rotation est de 80°. Il faut trois mouvements de main sur le Nikon 200-500mm à titre de comparaison. Le passage de 180 à 400 pourra se faire très vite.

Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR

1 lentille en fluorite, 8 lentilles en verre ED
les lentilles entourées en rouge constituent le téléconvertisseur

La formule optique intègre un groupe de lentille complet constituant le téléconvertisseur. Traitement nanocrystal et traitement au fluor sont bien évidemment de la partie. La construction de l’optique fait appel à l’alliage de magnésium, la protection tous temps est assurée par un ensemble de joints d’étanchéité.

Suivi AF amélioré avec collimateurs en croix

Ce Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR permet de mettre en oeuvre 63 collimateurs AF en croix avec les boîtiers disposant du module 153 collimateurs (Nikon D5, D500, D850 par exemple).

La limite de 45 collimateurs du précédent modèle est levée grâce à une formule optique supérieure qui permet d’alimenter le capteur AF avec une image de meilleure qualité. Cela permet à l’autofocus de mettre en oeuvre des collimateurs en croix qu’il ne peut pas activer si l’image n’est pas suffisamment qualitative.

Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR

notez l’emplacement des collimateurs en croix activés, au centre mais aussi en latéral
(tenir compte de toutes les rangées, pas uniquement les carrés rouge)

Stabilisation VR 4 stops

Le Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR gagne un stop face au 200-400mm avec 4 stops effectifs en stabilisation.

C’est 1/2 stop de moins que le 200-500mm mais à ce niveau de performance la différence est bien minime et compensée par une ouverture plus généreuse à toutes les focales. Les modes Normal et Sport sont disponibles (pas de mode Sport sur le 200-400mm).

Poids, encombrement et tarif

Le Nikon AF-S 180-400mm f/4 E TC14 FL ED VR pèse 3500 gr. à comparer aux 3360 gr sans téléconvertisseur du 200-400mm. Le 200-500mm pèse lui 2300 gr avec une construction moins pro, il reste le plus léger de la série Nikon actuelle.

Avec une longueur de 362,5mm et un diamètre de 128mm ce 180-400mm est une belle bête. Le 200-500mm mesure 276mm x 108mm, je vous laisse juger de la différence si vous avez déjà pris en main le 200-500 !

Ne parlons pas, ou si peu, du tarif stratosphérique de ce Nikon 180-400mm puisqu’à 11.990 euros en France il explose le tarif du 200-400mm à sa sortie qui était déjà de 7.750 euros. Relativisons (un peu ?) avec le tarif du Canon puisque le 200-400mm vaut encore plus de 12.500 euros.

Il n’en reste pas moins que l’inflation constatée en matière de tarif pour les optiques pros actuelles dépasse les limites du raisonnable. Le succès du 200-500mm dû en bonne partie à un rapport performances/prix très séduisant devrait faire un peu plus réfléchir les décideurs de la marque avant que les opticiens indépendants ne se penchent sur le cas des 180/200-400mm.

Vous êtes joueur ? Vous avez jusqu’au mois de mars 2018 pour faire une cagnotte en attendant la livraison des premiers modèles !

Source : Nikon France


Pola&Co, guide pratique de la photo instantanée par Jérôme Geoffroy

Pola&Co est un guide pratique écrit par Jérôme Geoffroy et publié aux éditions Eyrolles, consacré à la photographie instantanée : Polaroid, Instax Fujifilm et techniques créatives argentiques. En 14,90 euros, il couvre le matériel disponible, la prise de vue, les techniques avancées et l’archivage des tirages instantanés.

Trouver dans le même guide pratique de la photo instantanée les termes « J.K. Rowling », « Winnie l’Ourson » et « André Kertész » avouez que ça interpelle !

Et pourtant, connaissant bien Jérôme Geoffroy, l’auteur, je ne suis ni surpris, ni inquiet. Je serais même plutôt rassuré. Si vous n’avez jamais considéré la photographie comme une pratique récréative, je vous invite à filer vous procurer ce guide et à le lire d’une traite !

guide pratique de la photo instantanée

Ce livre chez Amazon

Ce que couvre le guide Pola&Co, chapitre par chapitre

La photo instantanée ? C’est le Pola. Oui, mais pas que. C’est aussi Fujifilm et ses Instax, les films Polaroid et quelques techniques créatives qui vous permettent d’obtenir des clichés tellement différents de ce que propose la photo numérique que vous devriez vous y intéresser.

Si vous lisez Nikon Passion depuis quelques années vous avez forcément vu le nom de Jérôme Geoffroy dans plusieurs articles. Auteur de guides pratiques sur les boîtiers Nikon, de livres sur la macro, d’un excellent bouquin sur l’exposition en numérique, Jérôme est aussi venu animer quelques conférences sur le stand au Salon de la Photo.

Il y a un certain temps déjà que je le voyais préparer quelque chose en suivant ses publications sur Instagram. Moins de macro mais des images atypiques, des petits formats, des appareils photos un peu étranges, des expériences créatives, tiens tiens …

Et l’info officielle est tombée : « je prépare un livre sur la photo instantanée !« .

Quelques mois plus tard je reçois un petit bouquin pétillant ! La couverture, déjà, donne le ton : ne serait-ce pas ce format Pola dont j’ai usé quelques tonnes de films dans mes jeunes années ? Et cette jeune femme dont le regard captive et qui éclipserait presque le nom de l’auteur et le titre du livre. Une seule envie, en savoir plus.

A la découverte de la photo instantanée

guide pratique de la photo instantanée

Le film instantané comment ça marche ?

Polaroïd et Instax c’est bien joli mais ça ne parle pas à tous forcément. Alors retour aux sources pour une première partie dans laquelle Jérôme liste tout ce qu’il vous faut savoir (un peu à la façon du Grand livre du Polaroid mais en plus concentré et en allant droit au but).

Si vous pensiez que « instantané » ne rime qu’avec « Polaroid » vous allez vite comprendre que ce n’est pas le cas. Fujifilm occupe la place de leader avec sa gamme Instax, tandis que Polaroid (anciennement Impossible Project, qui a racheté puis relancé la marque historique) continue de produire films et appareils sous son nom d’origine.

Cette première partie présente :

  • les principes de fonctionnement d’un appareil instantané,
  • tous les films actuels,
  • tous les appareils photo encore disponibles en occasion,
  • tous les boîtiers dispos en neuf.

La photo instantanée se porte bien et ce n’est pas Fujifilm qui vous dira le contraire puisque la marque japonaise occupe une place de choix dans cet univers avec sa série Instax : appareils photo, films et imprimante (voir le test de l’Instax Share SP-2).

Comment faire des photos instantanées

guide pratique de la photo instantanée
Seconde partie du guide et vous passez à l’action : placez le film, réglez la visée, la mise au point, cadrez et c’est parti. Instantané qu’on vous dit !

Bien que tout cela puisse vous paraître simple, sachez toutefois que Jérôme Geoffroy ne s’est pas contenté de vous proposer un résumé du mode d’emploi de votre appareil photo. Vous allez aussi apprendre à utiliser les films noir et blanc, les films créatifs (ronds comme duochromes) et à optimiser vos clichés en extérieur comme en intérieur.

Ce n’est pas parce que la photo est instantanée qu’il ne vous faut pas réfléchir avant de déclencher. C’est même le propre de la technique d’inspiration argentique qui se cache derrière tout ça que de vous forcer à penser la photo avant de la faire. Ce n’est pas pour me déplaire.

Le guide comporte de nombreuses photos qui sont autant d’exemples de ce que vous pouvez obtenir avec un appareil photo instantané. Je n’ai pas eu à tourner beaucoup de pages pour voir que Jérôme s’est bien amusé à réaliser toutes ces images, et comme il a le don de transmettre sa passion vous allez faire de même, je vous le promets !

Techniques créatives : on passe à la vitesse supérieure

guide pratique de la photo instantanée

Guide pratique de la photo instantanée, les techniques créatives

Vous pensez toujours que la photo instantanée c’est facile ? Lisez la troisième partie du guide et vous allez changer d’avis :

  • photo de nuit,
  • light painting,
  • photo panoramique,
  • utilisation d’éclairages à LED,
  • filtres créatifs,
  • filtre gris.

J’ai beaucoup aimé la référence à André Kertész, « maître de la composition » et fervent utilisateur du Polaroid SX-70 en son temps (voir son livre Polaroids). Page 116 vous allez réaliser qu’il n’est plus question de jouer mais bien de travailler votre démarche créative. Avec un appareil instantané, oui.

Après la prise de vue

guide pratique de la photo instantanée

Guide pratique de la photo instantanée, comment archiver les photos instantanées

Tout comme en photo numérique, c’est après la prise de vue que vous allez passer le plus de temps si vous voulez donner à vos tirages le rendu qu’ils méritent. Il est rare de trouver toutes ces infos si pratiques sur le sujet, et bien que le format du guide soit réduit vous allez apprendre à :

  • réutiliser vos photos ratées,
  • faire un transfert d’émulsion,
  • manipuler le négatif,
  • créer des objets de déco.

Mais aussi comment vous pouvez conserver et archiver vos photos instantanées, comment vous pouvez les scanner et les imprimer qu’il s’agisse de tirages instantanés ou de tirages classiques de photos scannées.

Ce qu’il faut retenir de Pola&Co :

  • Guide pratique de 14,90 euros par Jérôme Geoffroy, aux éditions Eyrolles
  • Couvre Polaroid, Instax Fujifilm et les techniques créatives argentiques
  • Structuré en quatre parties : matériel, prise de vue, techniques avancées, post-traitement
  • Adapté aux débutants qui découvrent la photo instantanée comme pratique récréative et créative

Mon avis sur Pola&Co, guide pratique de photo instantanée

Je connais Jérôme Geoffroy de trop longue date pour avoir un avis totalement objectif sur son dernier livre. Oui, il existe des guides plus complets sur le Polaroid (par exemple celui-ci), oui il existe aussi des ouvrages plus artistiques sur le Pola comme The Polaroid book.

Mais réussir à regrouper dans un petit guide très abordable (14,90 euros) l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur la photo instantanée, transmettre ainsi sa passion, vous livrer tous les tuyaux à connaître pour faire des clichés sympas, vous donner de quoi vous amuser vous-aussi, ce n’est pas donné à tout le monde. Pari réussi !

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Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon et Canon plein format

Tamron annonce un ultra-télézoom pour reflex Nikon et Canon, le Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD compatible avec les reflex plein format des deux marques. Voici la présentation officielle de l’optique.

MàJ : le test de cet objectif est disponible ici.

Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon et Canon plein format

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Pourquoi une telle plage focale ?

Les photographes amateurs apprécient les zooms téléobjectifs dont la focale maximale leur permet de capturer oiseaux, animaux et autres sujets éloignés.

Les longues focales fixes sont inabordables en raison de leur tarif pro (par exemple le Nikon 600mm f/4E FL ED VR), les megazooms type 28-300 mm sont limités en focale maximale et souvent de qualité moyenne. Les 150-600 mm sont plus encombrants et lourds.

Les opticiens indépendants Tamron et Sigma ont donc sauté sur l’occasion pour proposer des téléobjectifs compacts allant jusqu’à 400 mm.

Ces objectifs sont plus légers que les 150-600 mm ou que le Nikon 200-500 mm. Ils se veulent plus économiques aussi.

Le nouveau Tamron 100-400 mm vient concurrencer directement le Sigma 100-400 mm annoncé en début d’année.

Disponible au tarif très compétitif de 699 euros, ce Tamron ne manque pas d’intérêt face à son concurrent direct (vendu 880 euros environ).

Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon, caractéristiques

Ce nouveau télézoom vient compléter la gamme de mega et ultra zooms dont Tamron s’est fait une spécialité. Ces objectifs à plage focale très étendue vous permettent de ne pas changer d’optique pour passer d’une courte à une longue focale, ce qui limite les poussières sur le capteur et peut vous faciliter la vie. Il faut par contre faire avec un encombrement plus important, le poids qui va avec, et une ouverture maximale limitante en basse lumière.

La pré-annonce du mois dernier ne comprenait pas les caractéristiques techniques de l’optique, elles sont maintenant disponibles avec l’annonce officielle. Ce zoom va devoir affronter le Sigma 100-400mm annoncé lui en début d’année, voici ce qu’il a pour lui.

Tamron offre déjà plusieurs modèles à très large plage focale comme le récent Tamron 18-400 et il ne reste plus beaucoup de place dans la gamme pour une nième déclinaison de cette formule. L’opticien indépendant décale donc la plage focale sur ce nouveau modèle pour aller chatouiller les 150-600 et autres 200-500 plus lourds, plus encombrants et souvent plus onéreux.

En monture Nikon cette optique dispose d’une commande de diaphragme électro-magnétique équivalente aux séries E Nikon. Cette caractéristique limite la compatibilité aux Nikon les plus récents (voir liste de compatibilité précise sur le site de Tamron).

Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon et Canon

Stabilisation Tamron VC et réactivité

Quel qu’il soit, un objectif autofocus se doit de faire la mise au point vite et bien. Tamron a inclut dans son 100-400 mm un double micro-processeur MPU. Ce système consiste en un processeur dédié au système de stabilisation, et un processeur dédié au traitement numérique du signal. Ainsi l’objectif réagit plus vite que les générations Tamron précédentes, la mise au point est plus réactive et la compensation des vibrations progresse.

Tamron revendique des prises de vue sans flou de bougé à main levée à toutes les focales dont la focale 400 mm, vous pouvez voir ce qu’il en est vraiment dans le test de cette optique.

Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon et Canon

Formule optique et distance minimale de mise au point

Le Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD embarque trois lentilles LD (faible dispersion) qui ont pour rôle de corriger les aberrations chromatiques. Le nombre de lentilles est limité à 17 éléments (en 11 groupes) pour privilégier le poids.

La mise au point minimale est de 1,5m (1m60 pour le Sigma) pour un rapport de grossissement de 1:3.6 (1:3.8 pour le Sigma).

Tamron 100-400 mm : construction et protection

Le Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD dispose du revêtement Tamron eBAND/BBAR : en bon français cela signifie que les lentilles dont la frontale sont traitées anti-reflet et que l’effet de flare est réduit.

La lentille frontale est revêtue de fluorine, un matériau qui permet d’éliminer aisément les dépôts de surface (gouttes d’eau ou d’huile, poussières) et de faciliter le nettoyage des taches.

Le Tamron 100-400 utilise également des joints d’étanchéité pour chacune des zones sensibles à la poussière et à l’humidité, gage de meilleure protection de l’optique. L’alliage de magnésium est utilisé pour les parties les plus sensibles du fût, cet alliage permet de renforcer la solidité sans nuire au poids total de l’optique. Il faut relativiser car il ne s’agit pas d’une construction pro comme celle du Tamron 70-200mm f/2.8 G2 par exemple.

Le Tamron 100-400mm pèse 1115 gr soit 45 de moins que le Sigma, il faudra trouver la différence ailleurs.

Poids et encombrement

Le Tamron 100-400 est particulièrement léger puisqu’il pèse 1.115 gr seulement. Cela va dans le bon sens pour compléter un reflex toujours trop lourd alors que les utilisateurs veulent un ensemble toujours plus léger et compact. L’époque des bons gros boîtiers bien lourds est révolue et j’avoue que ce n’est pas pour me déplaire.

La longueur totale de l’objectif est de 196.5 mm, une dimension à considérer si vous voulez emporter ce télézoom dans votre sac en voyage.

Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon et Canon

Accessoires

Le Tamron 100-400 peut être équipé d’un collier de pied compatible Arca-Swiss (option). Sa conception facilite la prise en main sans nuire à la rapidité de fixation de l’optique sur un trépied. Ce collier est réalisé en alliage de magnésium pour être résistant et plus léger.

Tamron annonce la compatibilité est les téléconvertisseurs x1.4 et x2 ainsi que la console TAP-in TAP-01 qui permet de personnaliser le réglage de mise au point et de stabilisation (en option).

Fiche technique du Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD

  • plage Focale : 100-400 mm
  • ouverture maximale – minimale : f/4,5-6,3 – f/32/45
  • angle de vue (diagonale) : 24°24′ – 6°12‘ (pour capteur plein format) : 15°54′ – 4°01‘ (pour format APS-C)
  • formule optique : 17 éléments en 11 groupes
  • mise au point minimale : 1,5 m
  • rapport de grossissement : 1:3.6
  • diaphragme : circulaire à 9 lames
  • stabilisation : 4 stops (normes CIPA)
  • diamètre du filtre : 67 mm
  • diamètre maximum de l’objectif : 86,2 mm
  • longueur (version Nikon) : 196,5 mm
  • poids (version Nikon) 1,115 g
  • accessoires : pare-soleil, bouchons

Le Tamron 100-400 mm est disponible en monture Nikon au tarif public de 699 euros, un tarif très intéressant eu égard à ses performances relevées lors du test.

Source : Tamron

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