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Comment photographier la lune, la voie lactée, la foudre et les aurores boréales – Guide complet

Photographier les aurores boréales comme les grands phénomènes du ciel nocturne exige un minimum de préparation. Découvrez les réglages, les objectifs et les astuces pour réussir vos images, même dans l’obscurité totale. Pour vous fournir des informations pertinentes, j’ai sollicité l’aide des photographes professionnels de l’agence Aguila. Leurs conseils sont issus d’expériences concrètes sur le terrain, souvent dans des conditions extrêmes, et vous feront gagner un temps précieux.

Voici comment photographier quatre spectacles naturels spectaculaires : la pleine lune, la voie lactée, les aurores boréales et la foudre. Ce guide de prise de vue du ciel nocturne vous présente les réglages essentiels, le matériel recommandé et les bonnes pratiques de photographie de nuit, que vous soyez débutant ou déjà expérimenté. Une FAQ vous attend en fin d’article pour répondre aux questions les plus fréquentes.

Comment photographier les aurores boréales, la lune, la foudre, la voie lactée

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Aguila Voyages Photo, une agence pionnière dans l’organisation de stages photo en conditions réelles. Depuis, l’agence a cessé son activité, mais les conseils partagés ici restent pleinement d’actualité pour tout photographe amateur de nature et de ciel nocturne.

Les secrets de l’astrophoto et les aurores boréales

Quel matériel pour photographier les aurores boréales, la lune, la foudre et la Voie Lactée ?

Avant de parler matériel photo, n’oubliez pas de vous munir de l’équipement vestimentaire adapté à la fraîcheur nocturne, voire le très grand froid : bonnet, couches et sous-couches de vêtements, doudoune coupe-vent, gants, chaussures ou bottes hivernales qui vous gardent au chaud si vous restez longtemps immobile.

La lampe frontale est un accessoire indispensable pour voir les boutons, molettes et menus de votre appareil photo. Il existe des lampes à éclairage rouge, moins violent, pour éviter d’éblouir vos amis photographes (par exemple celle-ci). Cet éclairage évite également que le faisceau lumineux soit visible sur vos images quand vous déclenchez en pose longue.

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Denis Palanque

L’accessoire photo le plus important ? Votre trépied !

Sans trépied, inutile d’aller plus loin. La pose longue est indispensable pour photographier les aurores boréales : les temps de pose utilisés sont bien trop longs pour être réalisés à main levée.

Votre trépied doit être stable même en cas de vent léger, et capable de supporter votre objectif le plus lourd.

Deuxième accessoire photo utile : la télécommande.

La télécommande vous permet de déclencher à distance. Si vous n’en possédez pas, vous pouvez utiliser le retardateur de votre appareil photo en ayant au préalable relevé le miroir du boîtier. Vous évitez ainsi toute vibration qui pourrait favoriser l’apparition de flous sur vos images.

Enfin, n’oubliez pas de sélectionner le mode de prise de vue RAW (ou RAW + JPG). Vous aurez alors plus de facilité à reprendre vos photos en post-traitement si besoin.

Une fois équipé et briefé, il est temps de découvrir les spécificités de chaque phénomène. Commençons par l’un des plus fascinants : les aurores boréales.

Comment photographier les aurores boréales : conseils, réglages et matériel

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Denis Palanque

Vous prévoyez une virée dans le grand nord ? Vous aurez peut-être la chance d’y observer et de photographier les aurores boréales !

Attention, photographier les aurores boréales demande beaucoup de préparation. C’est durant l’hiver que vous avez le plus de chances de les apercevoir, à condition que le ciel soit parfaitement clair de tout nuage et de toutes formes de pollution lumineuse.

Quel objectif utiliser pour photographier les aurores boréales ?

Le grand angle est souvent le meilleur allié pour photographier les aurores boréales : il permet d’englober un large pan de ciel et de jouer avec l’horizon, les silhouettes d’arbres ou de montagnes, créant ainsi une composition plus narrative.

Comme dans le cas précédent, privilégiez les objectifs à grande ouverture qui permettent de diminuer le temps de prise de vue et de bien saisir les mouvements des aurores boréales dans le ciel.

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Denis Palanque

Quels réglages pour réussir vos photos d’aurores boréales ?

Pour bien photographier les aurores boréales tout est affaire de dosage et plusieurs facteurs sont critiques : l’intensité de l’aurore boréale d’une part, mais aussi les autres éléments qui composent votre image (par exemple le col d’une montagne, une plaine enneigée, un chalet éclairé, des reflets dans un lac, …).

Commençons par les ISO : choisissez la plus haute valeur que votre appareil peut gérer sans bruit numérique excessif. 800 ISO est un bon point de départ.

Le temps de pose doit être assez long, souvent entre 10 et 30 secondes. Tenez compte de la luminosité de l’aurore et des autres éléments photographiés. Au-delà de 20 à 30 secondes il est probable que les mouvements de l’aurore boréale disparaissent pour ne laisser qu’un fondu de couleurs. Ou que les étoiles forment de courtes traînées lumineuses. Si cet effet n’est pas voulu, il faut diminuer le temps de pose.

Enfin, le diaphragme : il peut être ouvert au maximum pour capturer le plus de lumière possible, mais attention à ne pas négliger la profondeur de champ et la netteté de votre image, surtout si vous intégrez des éléments du paysage autres que les aurores. À nouveau, tout est question d’équilibre !

Quels réglages et quel objectif pour photographier la pleine lune ?

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Cécile Domens

La lune se fait ronde et belle dans le ciel ? C’est le moment d’en profiter. Photographier la lune est un excellent exercice de photographie de nuit. Privilégiez les nuits avec un ciel dégagé durant lesquelles la lune est pleine (ou presque).

Quelques nuages, doucement éclairés par la lumière naturelle nocturne, peuvent ajouter des éléments intéressants à la composition : il faut qu’ils soient proches de la lune ou la masquent en partie. Vous pouvez aussi imaginer un plan large sur un site qui favorise les reflets de lune dans un lac ou des brillances sur un cours d’eau.

Quel téléobjectif choisir pour photographier la lune ?

Pour photographier la lune il vous faut un téléobjectif avec une focale d’au moins 150 mm afin de donner de la grandeur à la lune. Sans cela elle sera bien trop petite pour être le sujet principal de votre photo.

Réglages photo recommandés pour une pleine lune nette et bien exposée

Vous pouvez utiliser la mesure de lumière manuelle (mode M). Commencez par fermer de quelques valeurs le diaphragme afin de gagner en netteté, par exemple f/8 ou f/11. Gardez une sensibilité aussi basse que possible, mais pas au point de forcer des poses trop longues. Si nécessaire, n’hésitez pas à monter à 800 ISO pour limiter le bruit thermique.

Choisissez le temps de pose en effectuant quelques vues tests pour obtenir l’exposition souhaitée, en contrôlant le résultat de chaque essai sur votre écran arrière.

Vous pouvez aussi choisir un mode semi-automatique – priorité vitesse ou ouverture, mode mesure de lumière spot – afin d’évaluer la quantité de lumière renvoyée par la lune et déterminer le temps de pose nécessaire à la photo. Attention à ne pas faire la mesure spot 100% sur la lune mais sur « un peu » de lune et « un peu » de ciel bleu marine ou noir autour. Vous risquez sinon d’obtenir un rendu sous-exposé avec peu de détails visibles à la surface de la lune.

Pour la mise au point, si l’autofocus patine, passez en mode manuel et basez-vous sur l’infini comme repère.

Comment réussir ses photos d’étoiles et de voie lactée sans pollution lumineuse ?

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Alexandre Sattler

Pour photographier les phénomènes naturels nocturnes comme la voie lactée, et dans une plus large mesure les étoiles, il est impératif que le ciel soit dégagé et exempt de toute pollution lumineuse, y compris celle de la lune !

Préférez les nuits très sombres, avec un ciel étoilé sans pollution lumineuse, pour voir un maximum d’étoiles et capturer la voie lactée dans toute sa netteté.

Eloignez-vous des zones urbaines trop éclairées.

Une fois sur le terrain, éteignez votre lampe torche et attendez quelques minutes pour que vos yeux s’habituent à l’obscurité. La voie lactée se trouve dans la direction du sud, entre les constellations du Sagittaire et du Scorpion. Pour l’identifier plus facilement, vous pouvez utiliser une application gratuite pour smartphone telle que « Carte du ciel » (version iPhone et Android).

Ces conditions font de la voie lactée un excellent sujet pour pratiquer l’astrophotographie débutant, sans matériel spécialisé, avec simplement un bon trépied, un objectif lumineux et un ciel bien sombre.

Quel objectif grand angle pour photographier la voie lactée ?

Afin d’avoir un rendu intéressant, utilisez un objectif de courte focale, en dessous de 24mm. Choisissez également un objectif assez lumineux ouvrant au moins à f/2.8.

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Alexandre Sattler

Quels réglages ISO et temps de pose pour capturer la Voie Lactée ?

Commencez par identifier la valeur ISO la plus élevée que votre appareil est capable de gérer sans engendrer une formation excessive de bruit. Pour certains (les appareils anciens généralement), le bruit peut apparaître dès 400 ISO, alors que d’autres supportent 3200 ISO sans problème.

Choisissez ensuite l’ouverture maximale de votre objectif, couplée à une vitesse d’obturation lente. Attention cependant, par expérience, si vous utilisez des temps de pose plus longs que 20 ou 30 secondes, les étoiles risquent d’être floues en raison de leur déplacement dans l’espace.

Enfin, dernier point important : la mise au point. L’autofocus a peu de chances d’accrocher les étoiles : elles sont trop fines pour lui. Passez en mise au point manuelle et utilisez le zoom en mode liveview pour viser une étoile brillante et régler au mieux.

Vous devez débrayer l’autofocus et utiliser l’astuce du point de netteté. Pour y parvenir, passer en mode « liveview » et zoomez sur l’étoile la plus brillante. Il ne vous restera plus qu’à effectuer la mise au point manuellement sur cette étoile précise.

L’usage d’ISO élevés en photo est ici incontournable. N’hésitez pas à tester les limites de votre boîtier pour trouver le meilleur compromis entre luminosité et bruit numérique.

Comment photographier la foudre : techniques de prise de vue en toute sécurité

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Richard Fasseur

Des quatre principaux phénomènes naturels nocturnes, la foudre est probablement le plus complexe à photographier car il reste largement imprévisible ! Complexe oui… mais pas impossible !

Avant d’aller plus loin, n’oubliez jamais que la foudre peut être dangereuse et qu’il est important de faire preuve de bon sens et de respecter les règles de sécurité : ne pas s’installer sous un arbre, s’abriter dans un bâtiment ou dans une voiture lorsque l’orage se rapproche dangereusement de vous.

Quel objectif photo utiliser pour capter la foudre ?

Encore une fois, il n’y a pas de bon ou mauvais objectif pour photographier la foudre, néanmoins les objectifs à focales courtes (24 mm et en dessous) possèdent quelques avantages. Avec un plan large, vous augmentez vos chances de voir la foudre s’abattre à l’intérieur de votre cadre.

Réglages photo pour capturer les éclairs de foudre en toute sécurité

L’idéal est de prendre en compte l’ensemble des éléments qui composent votre photo. En effet, la lumière ne sera pas la même si vous êtes en pleine nature dans l’obscurité ou sur le toit d’un immeuble en ville. Tout dépend donc de l’endroit où éclate l’orage.

Gardez à l’esprit que les lumières renvoyées par la foudre sont souvent très fortes : inutile donc de trop monter en ISO.

En revanche, n’hésitez pas à fermer un peu le diaphragme de votre objectif : vous gagnerez en netteté sur l’ensemble de votre paysage et surtout, vous augmenterez votre temps de pose et donc les chances que des éclairs frappent le sol durant votre prise de vue !

Réglages photo pour la voie lactée, la lune, la foudre et les aurores : le tableau complet

Phénomène ISO Ouverture Temps de pose Objectif recommandé
Aurores boréales 800-3200 f/2.8 à f/4 10-30s Grand angle lumineux
Pleine lune 100-400 f/8 à f/11 1/125 à 1/250s Téléobjectif (≥150 mm)
Voie lactée 1600-3200 f/2.8 15-25s Ultra-grand-angle lumineux
Foudre 100-400 f/8 à f/11 5-30s Grand angle

FAQ – Photographier les phénomènes naturels de nuit

Quel appareil photo choisir pour photographier les aurores boréales ?
Un hybride plein format est idéal pour sa gestion du bruit en haute sensibilité ISO, mais un reflex APS-C peut suffire si vous respectez les bons réglages.

Peut-on photographier la lune avec un smartphone ?
Oui, mais le résultat sera limité. Utilisez un zoom optique puissant, stabilisez l’appareil et baissez la sensibilité ISO pour éviter le bruit numérique.

Comment éviter le flou quand on photographie les étoiles ?
Utilisez un trépied stable, déclenchez à distance ou avec le retardateur, et limitez le temps de pose à 20 secondes maximum pour éviter les filés d’étoiles.

Pourquoi mes photos de foudre sont trop claires ou trop sombres ?
Adaptez l’ouverture et les ISO à l’intensité de l’éclair. Mieux vaut sous-exposer légèrement et corriger en post-traitement.

Où peut-on photographier la voie lactée en France ?
Dans les zones à faible pollution lumineuse comme le Queyras, les Cévennes, la Corse intérieure ou les Pyrénées.

Livres recommandés pour photographier les aurores boréales

Pour compléter ce guide et approfondir vos connaissances en photographie de nuit, voici quelques références utiles que je vous recommande :

Photographier la lune, la voie lactée, la foudre ou les aurores boréales, c’est bien plus qu’une question de technique. C’est une expérience. Une manière d’être dehors, la nuit, de regarder autrement, et de s’émerveiller en silence.

Si ce type de sujet vous passionne, je partage régulièrement d’autres conseils, retours d’expérience et réflexions dans ma lettre photo. C’est gratuit, sans algorithme, et vous recevez un message directement dans votre boîte mail.

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Les secrets de l’astrophoto et les aurores boréales


Projet photo 365 – 53 idées de thèmes pour une année photo !

Un projet photo 365 consiste à réaliser une photo par jour pendant 365 jours et à publier chaque photo le jour où elle est prise. Ce projet agit comme un journal visuel, un moyen unique de documenter son quotidien tout en progressant en photographie.

C’est un excellent moyen de penser photo au quotidien, de vous remettre en question, et de prendre du recul pour trouver des idées, les traiter et les présenter. De plus, photographier sans interruption tout au long d’une année vous permet de vous appuyer sur la quantité pour aller vers la qualité. C’est une méthode très efficace pour progresser.

Pourquoi fixer un thème quotidien ?

➤ Le thème agit comme une contrainte créative : cela peut sembler limitant, et c’est exactement ce qu’il faut pour stimuler l’imagination.
➤ Il permet de sortir de la paralysie de la page blanche, surtout les matins sans inspiration.
➤ En variant les thèmes — émotion, couleur, texture, mouvement, portrait — vous exercez votre œil à différents registres.
➤ Au fil des mois, vous verrez émerger des motifs récurrents, votre propre “style” va se dessiner.

Comment organiser votre Projet photo 365

Votre principal challenge va être de tenir sur la durée. 365 jours, c’est long et trouver une idée de photo par jour est difficile.

Planifiez vos thèmes

Avant de débuter, préparez votre projet. Listez les sujets qui vous inspirent, les lieux accessibles près de chez vous, vos voyages prévus, ou des concepts variés (matière, émotion, couleur…).

Créez un répertoire thématique qui vous libère dès le matin : vous saurez exactement quoi shooter, sans perdre de temps. Cherchez ce que vous avez toujours sous les yeux chaque jour, vous pouvez même envisager l’autoportrait !

Mettre en place un système de suivi

Sans système de suivi, difficile de tenir 365 jours. Créez un tableau (Excel, Trello, Google Sheet…) pour suivre vos thèmes, cocher chaque jour, et noter vos idées. Plus c’est simple, plus c’est efficace.

Gérer le tri & la sélection

Plus vite vous triez vos photos, plus vous évitez la surcharge. Marquez vos favoris directement dans votre logiciel photo, comme Lightroom, avec des étoiles, synchronisez-les avec votre smartphone, et gardez le rythme.

Créez des collections journalières ou hebdo, synchronisées sur mobile. L’idée : pouvoir publier rapidement, depuis n’importe où.

Instagram JCDichant Nikon Passion

Publication et partage (Instagram, planning, …)

Instagram est idéal pour sa rapidité et son impact visuel. Vous pouvez aussi planifier vos publications à l’avance avec des outils comme Later ou Buffer.

Vous pouvez transférer facilement vos photos de l’ordinateur à votre smartphone (avec une clé USB smartphone ou via Lightroom Mobile).

53 idées de thèmes photo pour votre projet 365

Voici une liste de thèmes pour nourrir votre projet. N’hésitez pas à piocher, combiner, adapter selon votre quotidien :

01     L’Espoir
02     Le Froid
03     Le Petit-déjeuner
04     La Macro
05     La Fatigue
06     Le Sommeil
07     Le Corps humain
08     L’Amour
09     Les Boissons
10     Les Légumes
11      En-dessous
12     Le Printemps
13     Les Transports
14     La Folie
15     L’Agitation
16     Le Travail
17     L’Eau
18     Les Arbres
19     La Mère
20     Vers le haut
21     La Colère
22     La Tentation
23     Regarder vers
24     La Fête
25     Le Père
26     La Danse
27     La lumière
28     Bleu, Blanc, Rouge
29     La Famille
30    L’Été
31     Le Temps
32     Le Ciel
33     L’ombre
34     La Paix
35     La Défaite
36     Le Coucher du soleil
37     Les Feuilles
38     La Cuisine
39     L’Automne
40    Les Outils
41     Les Couleurs
42     Mes Voisins
43     Sur l’étagère
44     La Mémoire
45     Les Textures
46     Le Vent
47     La Musique
48     La Collecte
49     La Nuit
50     Le Sourire
51     Après
52     L’Hiver
53     La vieillesse

Mini-exemples sur 5 thèmes (pour vous lancer)

  • La Macro : capturez un grain de café, une feuille ou une éponge. Regardez de près, jouez avec la lumière.
  • Le Temps : illustrez le passage du temps avec une montre cassée, une feuille fanée ou une photo avant/après.
  • La Nuit : testez une pose longue sur un boulevard ou capturez une lumière tamisée.
  • Les Textures : zoom sur un tissu, un mur craquelé ou une écorce.
  • Le Sourire : dégainez vite pour attraper un sourire fugace en rue.

FAQ – Réussir son projet photo 365

Que faire si je rate une journée ?
Ce n’est pas grave. L’important, c’est la régularité, pas la perfection. Si vous ratez une journée, notez-le, passez à la suivante, et continuez. Vous pouvez éventuellement rattraper en publiant deux images le lendemain, mais ce n’est pas une obligation. Le projet tient sur la durée, pas sur l’exactitude.

Dois-je publier chaque photo en ligne ?
Non. Vous pouvez tout à fait faire ce projet pour vous seul, sur votre disque dur ou dans un carnet photo. Mais publier (sur Instagram ou ailleurs) crée une forme d’engagement personnel, et ça aide à tenir sur la durée.

Puis-je préparer plusieurs photos à l’avance ?
Techniquement, non, si vous respectez l’esprit du projet (une photo par jour, prise le jour même). Mais vous pouvez préparer des idées, des lieux, des setups, voire shooter plusieurs variantes si vous savez que certaines journées seront chargées. Le défi n’est pas une punition.

Quel matériel est recommandé ?
Celui que vous avez. L’idée n’est pas de sortir l’artillerie lourde tous les jours. Votre smartphone, un compact ou un hybride léger suffit largement. L’essentiel, c’est de garder une continuité.

Comment rester motivé sur 365 jours ?
En variant les thèmes, en vous autorisant à faire simple certains jours, et en suivant vos progrès. Revenir en arrière et voir ses photos du premier mois est souvent très motivant.

Puis-je commencer un projet photo 365 à n’importe quel moment ?
Oui. Oubliez le 1er janvier. Le bon moment pour commencer, c’est aujourd’hui.

Faut-il absolument suivre une liste de thèmes ?
Non. Les 53 idées sont là pour vous inspirer, pas pour vous contraindre. Vous pouvez picorer dedans, créer votre propre liste, ou ne suivre aucun thème. À vous d’adapter la méthode à votre rythme.

Téléchargez votre fiche gratuite d’inspiration

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Comment doper votre créativité en photo ?

Votre appareil photo est créatif ! Il n’a qu’un œil là où vous en avez deux. Son objectif est soumis aux lois de l’optique, son capteur est contraint par celles de l’électronique, autant de raisons qui font que votre précieux boîtier ne voit pas comme vous. Comment exploiter ces différences pour doper votre créativité en photo ?

Comment doper votre créativité en photo ?

Ce sujet vous est proposé par Jacques Croizer, auteur des guides pratiques Tous photographes !

Jacques est un collaborateur régulier de Nikon Passion et vous propose cette réflexion sur les chemins de la créativité. A ne pas manquer !

Voir les guides photo de Jacques Croizer …

Créativité en photo, retour d’expérience

Comment doper votre créativité en photo ?

Dans la brume électrique  (f/2,8 à 1/250 s) – photo (C) Jacques Croizer

Prenez le temps d’observer quelques unes de vos photos ratées. Elles sont toujours sources d’enseignements. La première est carrément floue, la seconde un peu trop rouge… des dérives qui vous apparaissent aujourd’hui comme autant de  défauts.

De cette mésaventure, il vous faut pourtant retenir l’extraordinaire faculté qu’a votre appareil d’enregistrer des phénomènes que vous êtes incapable de voir à l’œil nu.

Comprendre comment naissent ces défauts et surtout en maîtriser l’apparition peut vous permettre de booster votre créativité en photo. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas ici de recycler vos vieilles photos ratées, mais simplement de créer des images qui sortent un peu de l’ordinaire… sans passer par la case retouche !

Si vous êtes pris d’un doute à la lecture de cette introduction, pensez à toutes les photos en noir et blanc devant lesquelles vous êtes tombé en arrêt. Si on vous avait dit de but en blanc que la vie est plus belle sans couleur, n’auriez-vous pas également été rebuté ?

Enregistrer la trace du temps

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Les gens qui passent  (f/6,3 pour 3 s) – photo (C) Jacques Croizer

Lorsque vous regardez les voitures qui passent devant vous, vous en distinguez nettement, quoique brièvement, les formes. Sortez votre appareil et prenez une photo : il y a fort à parier qu’elle sera floue.

Ce sont à la fois la vitesse et la proximité des véhicules qui sont responsables de ce mauvais résultat : le capteur est capable d’enregistrer la trace du temps que votre regard ne voit jamais passer.

Pour faire une photo nette, lisez comment faire une photo nette avec un sujet en mouvement.  Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est au contraire de générer volontairement ce fameux flou de mouvement que nous avons trop souvent capté sans le vouloir.

Rien de très compliqué : il suffit de choisir une vitesse de déclenchement basse, adaptée à celle de votre sujet. 3 secondes sur la photo ci-dessus car les personnes se déplaçaient lentement, mais 1/30s peut suffire pour un bolide. Le mode priorité à la vitesse (S) s’impose donc, avec deux réserves :

1- si la vitesse de déclenchement est trop faible, vous enregistrerez à la fois les mouvements du sujet et ceux de votre appareil. En-dessous d’un certain seuil appelé vitesse de sécurité, il faut impérativement  utiliser un trépied.

2- si vous choisissez un temps de pose très long, l’automatisme ne pourra pas compenser l’exposition en fermant le diaphragme car il butera sur la plus petite ouverture disponible : f/22, f/32… qu’importe la limite, vous finirez toujours par la trouver ! La photo sera alors irrémédiablement surexposée. Il faut dans ce cas utiliser un filtre gris neutre qui, vissé devant l’objectif, absorbera le trop plein de lumière.

Dans certains cas, le flash peut vous permettre d’aller plus loin dans l’illusion. Il existe en effet un mode de fonctionnement spécifique, appelé « déclenchement au second rideau », qui lui permet de n’illuminer que la toute dernière séquence d’une pose longue. Le sujet est ainsi figé à la fin de sa course, précédé de la traînée floue de sa trajectoire.

Optimiser l’espace négatif

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Jacinthe acidulée  (f/5,6 pour 1/30 s + Focus stacking ) – photo (C) Jacques Croizer

Les textures, les couleurs, les lignes directrices qui traversent les différents plans participent à la mise en valeur du sujet.

Mais la façon la plus simple d’arriver à ce résultat reste encore de noyer dans le flou l’espace négatif (tout ce qui n’est pas le sujet) afin de constituer le fameux bokeh. Vous isolez à peu de frais la partie la plus importante de l’image.

Seulement voilà, comment créer du flou sur un fond qui ne bouge pas ? Si notre œil est parfaitement incapable de le faire, notre appareil photo a en revanche ce pouvoir… à condition :

1- d’ouvrir le diaphragme en mode priorité à l’ouverture : ce paramètre conditionne la distance entre le premier et le dernier plan net d’une photo : c’est la profondeur de champ. Plus le diaphragme est ouvert (f/4, f/2,8 …) et plus la profondeur de champ est faible. En parallèle, plus l’ouverture est grande et plus le volume flou augmente.

2- d’écarter le sujet du fond : plus il est loin du sujet, que ce soit en avant ou en arrière, et plus la tache floue s’étale, rendant le bokeh plus harmonieux.

3- d’utiliser une longue focale : elle accélère l’étalement de la tache floue. Le sujet se détache plus vite de l’arrière-plan qui devient également plus moelleux. En revanche, pour un même cadrage, la modification de la focale n’altère pas la profondeur de champ. Si on passe par exemple d’une focale de 50 mm à une focale de 200 mm, il faut se reculer pour garder le cadrage constant. La zone nette est alors inchangée.

Défier Euclide

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La Défense  (f/8 pour 1/250 s) – photo (C) Jacques Croizer

Présentons Euclide pour ceux qui ne le connaissent pas. C’est le Monsieur qui a dit, il y a très longtemps, que deux droites parallèles ne se coupent jamais. Si ce postulat a très tôt rendu beaucoup de services à la science, il a en revanche fallu attendre la Renaissance pour que les peintres découvrent la perspective.

Votre œil se refuse à l’admettre lorsqu’il regarde un immeuble : il en voit toujours la façade sous la forme d’un rectangle. Il ne serait pourtant pas anormal qu’il en perçoive le haut plus étroit que la base : le faîte de l’immeuble n’est-il pas plus éloigné de nous que son rez-de-chaussée ? Notre cerveau cartésien corrige le tir… ce que ne se permet pas notre appareil photo.

Les déformations liées à la perspective transfigurent le paysage. Une légende urbaine voudrait que plus la focale utilisée est petite (grand angle < 35 mm) et plus la perspective est déformée. Cette croyance est liée à deux constats :

  • lorsqu’on utilise une focale courte, on a tendance à plus se rapprocher du sujet pour garder un cadrage serré,
  • lorsqu’on manque de recul, on monte une focale plus courte pour ne pas couper le sujet.

Dans les deux cas, ce n’est pas la focale qui est responsable de la déformation, mais la distance entre le photographe et son sujet. Ce qui est vrai pour l’architecture l’est également pour du portrait, discipline dans laquelle il est bon de respecter une distance minimale de mise au point d’au moins deux mètres pour ne pas engendrer des monstres à gros nez et petites oreilles.

Les déformations de la perspective sur une photo contrarient le regard. Il est prudent de conserver dans l’image quelques repères sur lesquels le spectateur pourra s’appuyer pour rassurer son cerveau : un socle bien horizontal, une verticale qui le reste, etc…

La créativité en photo : jouer avec les couleurs

Lorsque vous photographiez une scène en intérieur sous la seule lumière des éclairages ambiants, il n’est pas rare que les couleurs apparaissent très jaunes. Ce n’est pas forcément un défaut : les frères Le Nain ont beaucoup utilisé ces teintes pour créer des tableaux à l’ambiance chaleureuse.

A vous de détourner cet étrange pouvoir pour changer à votre guise les couleurs du réel et doper votre créativité en photo. Pas question ici cependant de peindre une banane en rouge ou une clémentine en vert. Il s’agit simplement d’influer sur la colorimétrie de l’image pour qu’elle restitue une atmosphère plus conforme à vos attentes ou à votre état d’esprit du moment.

Le simple fait de jouer sur la correction d’exposition, sans pour autant quitter les modes semi-automatiques qui sont si pratiques, transforme les couleurs de manière parfois un peu inattendue : lorsque sa luminosité baisse, le bleu reste toujours bleu alors que le jaune vire au brun.

C’est pour cette raison que seule une exposition juste peut garantir la fidélité des couleurs. De manière générale, elles sont plus saturées lorsqu’on sous expose la photo, tendent au contraire vers des teintes pastelles lorsqu’on  la surexpose sans excès.

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Sous-exposition – Sur-exposition – photo (C) Jacques Croizer

Les styles d’images (Picture Control sur votre boîtier Nikon) permettent également d’agir sur la teinte et la saturation des couleurs.

Peut-être avez-vous déjà utilisé les options paysage ou portrait ? Mais avez-vous remarqué qu’il est possible de les paramétrer pour en faire des versions personnalisées ? Si ce n’est pas le cas, un détour vers votre manuel utilisateur s’impose.

Mentir à son appareil

L’option reine pour agir sur les couleurs reste cependant la balance des blancs. Vous ne vous en souciez généralement pas car l’automatisme se charge de la mesurer pour restituer des couleurs conformes à la réalité.

En bref, régler la balance des blancs, c’est trouver le bon équilibre pour que le blanc n’apparaisse ni trop bleu, ni trop rouge, mais simplement blanc de blanc.

Et si justement vous aviez envie que le blanc tire un peu sur le rouge parce que vous voulez globalement réchauffer l’atmosphère de votre image… ou au contraire la refroidir en rendant le blanc plus bleu ! Il vous faut dans ce cas prendre la main sur la balance des blancs.

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Couleurs chaudes – Couleurs froides – photo (C) Jacques Croizer

Comme toute balance, celle des blancs est graduée, mais dans une unité un peu perverse : le degré Kelvin. Plus la température de couleur est basse et plus la teinte correspondante est chaude.  Plus elle est haute et plus la couleur tire vers le bleu. Comment en jouer ?

Comment régler la balance des blancs NikonSi vous augmentez beaucoup la température de couleur, l’appareil va corriger vos excès en rajoutant du rouge. La photo finale affichera une dominante chaude. Excellente aubaine pour amplifier l’ambiance de vos couchers de soleil !

Si vous indiquez une température de couleur plus basse que la réalité, l’automatisme ajoutera le bleu supposé nécessaire pour restituer un blanc qui ne soit pas rouge. On pense cette fois-ci à l’heure bleue …

La créativité en photo : conclusion

Jouer en trompe l’œil avec la réalité ? C’est ce que vous permet de faire votre appareil photo dès la prise de vue.

Cette rapide revue de ses options ne doit cependant pas vous faire oublier que le premier acteur de la créativité en photo, c’est bien sûr vous : le photographe !

Pour aller plus loin, consultez le passionnant dossier que Nikon Passion a consacré à la créativité dans le domaine photographique.

Voir les guides photo de Jacques Croizer …


Comment faire des portraits photo d’enfants par temps ensoleillé

Ce tutoriel explique comment réussir vos portraits photo d’enfants – ou d’adultes – lorsque la lumière est particulièrement dure, vive. En suivant les conseils donnés, vous obtiendrez des portraits plus harmonieux, et tirerez profit de ces lumières difficiles à gérer.

Mise à jour Octobre 2016

Le problème des portraits photo d’enfants en pleine lumière

Lorsque la lumière est très dure, plein soleil, régions chaudes, milieu de journée, etc. photographier une personne devient vite difficile car les contrastes sont importants, les yeux se ferment, les ombres sont dures (sombres), et l’aspect général de la photo n’est pas agréable. Néanmoins, voici quelques astuces techniques pour arriver à obtenir des portraits réussis dans ces conditions.

Choisir les heures de la journée n’est pas toujours possible

Quand vous en avez la possibilité, choisissez de faire vos photos de portraits tôt le matin ou en fin d’après-midi.

Cependant, il n’est pas toujours possible de choisir ses horaires et nous sommes régulièrement soumis à des contraintes qui ne nous permettent pas de photographier uniquement le matin ou le soir.

L’image ci-dessous a été prise à l’occasion d’un anniversaire entre amis. Un événement familial parmi tant d’autres que vous ne pouvez pas caser le matin nécessairement. Le temps fort de la journée avait lieu en extérieur, au bord d’une piscine, à l’heure de midi. Toutes les mauvaises conditions étaient donc réunies ! Il n’y avait quasiment pas d’ombre et les victuailles étaient disposées sur une table blanche, bien réfléchissante.

comment photographier portraits photo d'enfants

Le problème d’une lumière dure comme celle-ci est évident : un nez bien brillant, des épaules qui ne valent guère mieux et deux yeux qui semblent s’être réfugiés au fond d’une grotte.

Sur le strict plan photographique, c’est très inintéressant comme image, mais les enfants s’amusaient, il y avait quelques belles expressions à saisir ainsi que des moments forts qui donnaient envie d’essayer quelque chose pour sortir des images sympas.

Voici quelques-unes des astuces utilisées pour optimiser le rendu des photos.

Trouver de l’ombre

La lumière douce et bien diffuse dont vous disposez dans les endroits où il y a de l’ombre est très agréable et propice à vous donner des images plus douces. Si en plus votre sujet regarde dans la direction d’une zone très lumineuse, là où il n’y a pas d’ombre par exemple, alors vous aurez un agréable éclat lumineux dans les yeux.

comment photographier portraits photo d'enfants

Voici le portrait d’un enfant bien plus réussi dans un endroit où il y avait de l’ombre. Regardez l’éclat dans ses yeux, c’est assez agréable et pas du tout disgracieux comme sur la photo précédente.

Cadrer juste

Même si vous placez votre sujet dans l’ombre, il se peut qu’il y ait une zone très lumineuse en arrière-plan qui produise des tâches brillantes ou brûlées sur la photo. L’utilisation du format RAW vous permettra d’en récupérer certaines mais mieux vaut éviter d’avoir à faire ce travail en faisant en sorte de cadrer un peu plus serré pour éliminer ces désagréments. Rapprochez-vous de votre sujet, changez de focale mais resserrez le cadre.

Autre effet important : si votre sujet est en pleine lumière, comme sur la première photo, cadrer plus serré permettra à votre système de mesure de lumière d’adopter une exposition plus juste. Une autre solution est d’utiliser la mesure spot dans ce cas, afin de ne mesurer la lumière que sur le visage.

Utiliser la lumière d’arrière-plan

comment photographier portraits photo d'enfants

En utilisant la lumière qui vient de l’arrière-plan, vous créerez un effet de contour assez intéressant sur votre sujet principal. Si de plus le sujet a une chevelure souple comme c’est le cas sur la photo ci-dessus, alors vous aurez un joli effet de « cadre » autour de la tête, amusez-vous à tourner autour du sujet pour avoir le meilleur rendu.

Le fait de placer le sujet entre cet arrière-plan lumineux et vous, et de l’éclairer avec la lumière naturelle qui se trouve derrière vous, va permettre à la forte lumière d’arrière plan de créer comme un halo. Ce halo va « séparer » le sujet de son arrière-plan, ce qui peut là-aussi donner un rendu intéressant.

Enfin, autre avantage d’avoir le soleil derrière son sujet, c’est que ce dernier ne sera pas aveuglé et ne clignera ni ne fermera les yeux. C’est toujours mieux pour les photos !

Attention au fait que dans ces conditions, vous risquez une sous-exposition due à la forte luminosité d’arrière-plan. Pensez à compenser avec le correcteur d’exposition ou à faire la mesure de lumière sur le visage. Utilisez le mode spot si nécessaire. Si vous utilisez le format RAW, vous pourrez également reprendre les niveaux lors du post-traitement.

Utilisez un réflecteur ou un flash pour déboucher

Même si ce n’est pas une pratique très courante pour beaucoup de photographes, l’utilisation d’un flash pour déboucher l’avant-plan peut être une bonne solution pour réduire les écarts de contraste entre le sujet et l’arrière-plan. Cela va également diminuer les zones trop brillantes sur le visage, par contre il vous faudra réduire probablement l’intensité du flash pour ne pas provoquer l’effet inverse et brûler encore un peu plus votre sujet.

Le flash intégré des boîtiers numériques convient très bien pour cet usage, il suffit de le déclencher en mode Fill-In au flash si vous en disposez sur votre boîtier, ou en baissant l’intensité d’au moins 1EV.

Vous pouvez aussi utiliser un réflecteur pour ramener de la lumière sur le visage et réduire les écarts de contraste. Il peut s’agir d’un réflecteur photo que l’on trouve chez les accessoiristes, blanc ou doré pour réchauffer un peu la lumière. Il peut également s’agir d’une feuille blanche suffisamment épaisse pour ne pas plier, ou d’un morceau de polystyrène que vous trouverez sur place. N’hésitez pas à demander de l’aide pour tenir ce réflecteur, vous improviserez ainsi une séance de portrait ludique et chacun voudra participer !

Parfois, le décor dans lequel vous vous trouvez peut constituer lui-même le réflecteur. Disposez le sujet en face d’un mur blanc, d’une façade lumineuse, d’un réflecteur naturel et vous obtiendrez l’effet désiré.

comment photographier portraits photo d'enfants

Le flash en mode Fill-In et l’effet produit par l’objectif grand-angle utilisé pour faire cette photo donnent un effet presque surnaturel à ce portrait d’enfant. Le post-traitement de type Lomo accentue le caractère de la photo, on aime ou pas mais c’est une image qui sort un peu de l’ordinaire.

Filtrez la lumière

Il s’agit là d’une technique plus professionnelle, mais filtrer la lumière qui arrive sur le sujet à l’aide d’un grand panneau coloré ou d’un parapluie comme ceux que l’on utilise en studio vous permettra de contrôler parfaitement votre éclairage. Certains photographes de mariage ont ce genre d’accessoire avec eux en permanence, ainsi qu’une tente pour « fabriquer » de l’ombre. A vous de voir si c’est utile ou pas pour vous car il faut penser au transport.

Un filtre de densité neutre

Si vous aimez les arrière-plans bien flous pour vos portraits – bokeh – et que vous êtes adepte des ouvertures à f/2.8 ou plus, vous risquez de rencontrer fréquemment un problème de lumière trop importante. Même en augmentant la vitesse d’exposition au maximum des capacités de votre boîtier, il se peut que cela ne suffise pas.

Dans ce cas, vous pouvez utiliser un filtre à densité neutre, ceux de la série ND-xxx (voir l’article sur la pose longue pour les détails). Ces filtres ont l’avantage de diminuer la quantité de lumière qui arrive sur le capteur et donc de vous offrir des conditions plus favorables pour utiliser les grandes ouvertures. Ces filtres ne changent pas la température de couleur, et sont donc sans effet sur la photo.

Certains photographes de paysages utilisent des filtres à densité neutre avec dégradé, pour réduire la lumière sur une portion de l’image seulement. Cela leur permet de compenser la brillance excessive du ciel pour mettre en valeur l’avant-plan généralement plus sombre. Ces filtres n’ont pas d’intérêt pour les portraits car il est préférable d’avoir une quantité de lumière égale sur tout le champ dans ce cas précis.

En conclusion

Ces quelques conseils devraient vous permettre de réaliser des portraits intéressants chaque fois que la lumière vous semble trop dure, trop importante, peu gracieuse.

Aucune recette n’étant miraculeuse, il vous faudra tester, essayer, tourner autour du sujet, préparer le terrain pour arriver à des résultats satisfaisants. mais une fois ces quelques conseils assimilés, vous devriez pouvoir oublier les aspects techniques et vous concentrer sur la prise de vue, ce qui reste l’essentiel en photo !

Merci à David Moore pour l’autorisation d’utiliser les photos qui illustrent cet article : www.clearingthevision.com

Question : quel problème rencontrez-vous le plus souvent pour les portraits photo d’enfants ?


Test Nikon D500 : ergonomie, construction, connectivité, autonomie – partie 1

J’ai passé une semaine sur le terrain pour ce test Nikon D500, en conditions habituelles de prise de vue. Voici le détail de mes observations et des éléments de comparaison avec les autres boîtiers de la gamme Nikon.

Retrouvez la seconde partie de ce test ici : sensibilité ISO, autofocus, exposition et mon avis sur le Nikon D500.

Test Nikon D500 : ergonomie, construction, connectivité, autonomie

le Nikon D500 chez Miss Numerique

le Nikon D500 chez Amazon

Le Nikon D500 est un boîtier reflex au format APS-C qui vient jouer dans la catégorie expert-pro et apporte plusieurs évolutions technologiques majeures parmi lesquelles un nouveau module AF à 153 collimateurs et un capteur à la sensibilité maximale standard annoncée de 51.200 ISO.

Test Nikon D500 : conditions et limites

Test Nikon D500 12800 ISO

Cliquez pour voir les exemples de photos en plus grand

Ce test du Nikon D500 est un test terrain. Comme pour les précédents tests déjà publiés, il s’agit de vous livrer des informations les plus concrètes possibles sur le boîtier après l’avoir utilisé en condition de prise de vue réelle. Je ne vous livre donc pas des résultats de mesures scientifiques, de photos de mires ou autres murs de briques, plusieurs sites spécialisés le font bien mieux que je ne saurais le faire.

Par contre je vous dis ce que j’ai pensé du Nikon D500 en l’utilisant au quotidien, lors de plusieurs séances photo dans des conditions différentes. J’ai par exemple fait une série de photos dans des conditions de très faible luminosité, ce qui m’a permis de juger de la montée en ISO du D500.

Test Nikon D500 photo de rue

J’ai aussi photographié un spectacle de rue pour évaluer la performance de l’autofocus et la réactivité du boîtier. L’ergonomie et l’accès aux différentes fonctions sont des critères auxquels j’attache beaucoup d’importance selon le type de prise de vue, je vous livre également mes impressions.

Enfin je n’ai pas testé le mode vidéo du Nikon D500 qui est particulièrement complet et performant. Ce test pourra faire l’objet d’un autre sujet dédié.

Test Nikon D500 : présentation et ergonomie

Le Nikon D500 est un boîtier pro et ça se sent dès la première prise en main. A la différence d’un reflex expert comme les D7200 ou D750, il est plus gros, ses commandes directes sont plus nombreuses. Son viseur optique rond ravira les amateurs du genre même s’il s’agit d’un viseur 100% comme celui qui équipe les reflex experts (dotés du viseur « rectangulaire »).

Commandes

Le Nikon D500 adopte une présentation et une ergonomie dignes des meilleurs boîtiers pros de la gamme Nikon. Nous sommes ici en présence d’un boîtier fait pour être personnalisé, les nombreux contrôles configurables et le nombre d’entrées des menus vous permettent d’adapter le comportement du boîtier à vos attentes.

Test Nikon D500 commandes trèfle

Le Nikon D500 reprend les trois grands ensembles de commandes propres à la gamme Nikon Pro :

  • un trèfle supérieur gauche avec couronne latérale et verrouillage des commandes
  • un grand écran supérieur droit avec regroupement des touches autour du déclencheur
  • un ensemble de boutons et joysticks entourant l’écran LCD arrière, tactile et inclinable.

La localisation des commandes supérieures est fidèle à ce que nous connaissons de la gamme pro Nikon, à l’exception de la touche ISO qui se retrouve ici à droite à proximité du déclencheur, entre le correcteur d’exposition et le déclencheur vidéo. Bonne idée que de donner un accès rapide au réglage de sensibilité, par contre cette touche est très proche du correcteur d’exposition et il m’est arrivé fréquemment de les confondre dans l’action, d’autant plus que leur profil est strictement identique. Une différentiation serait la bienvenue pour savoir quelle touche on active.

Face arrière

Test Nikon D500 écran arrière et menus

La face arrière est typiquement Nikon à deux exceptions près. La double touche AE-L/AF-L disparaît (étonnant sur un tel boîtier) au profit d’une unique touche AF-On. Un petit joystick fait son apparition sous cette touche AF. Ce joystick a différents rôles selon le réglage en cours, son principal intérêt étant un déplacement très rapide des collimateurs AF. Son utilisation est plus agréable que celle du pad arrière,  il tombe sous le pouce et son mouvement s’avère plus souple que celui du pad.

Notons également l’apparition d’une touche de fonction Fn2 en bas à gauche de la face arrière, une possibilité supplémentaire de personnalisation pour accéder par exemple au menu personnalisé sans devoir entrer dans le menu standard au préalable.

Ecran LCD

Test Nikon D500 écran inclinable

L’écran LCD arrière est conforme à ce que nous connaissons des écrans Nikon récents, c’est celui des plein formats D750 et D810. Fidèle en terme de reproduction des couleurs (les plus pointilleux pourront ajuster finement son rendu colorimétrique), l’arrivée de la fonction tactile est une très bonne idée : bien que la navigation dans les menus ne soit pas possible (curieusement) le défilement des photos est facilité, le zoom dans l’image également et le déclenchement du bout du doigt en mode Live View facilite ce type de prise de vue.

Une précaution s’impose en mode Live View si vous activez la fonction tactile : le boîtier déclenche au moindre frôlement du doigt, une période d’adaptation est alors nécessaire pour éviter tout déclenchement intempestif.

La possibilité d’incliner l’écran favorise les cadrages créatifs : vous pourrez ainsi photographier au ras du sol sans vous coucher par terre comme photographier les bras levés tout en cadrant sur l’écran en mode Live View. Les vidéastes apprécient cette possibilité de cadrer avec précision une fois le boîtier équipé de ses accessoires vidéos. Ce montage a fait ses preuves sur d’autres modèles de la gamme dont le D750, sa résistance aux efforts ne compromet pas la résistance du boîtier.

Menus

Les menus de ce Nikon D500 sont eux-aussi conformes à ce que nous connaissons des reflex Nikon. Ils sont nombreux, complets et permettent une personnalisation poussée du boîtier. Mais l’ajout de nouvelles fonctions rend cet ensemble de plus en plus complexe à utiliser. Il est fréquent de ne plus savoir dans quel menu se trouve un réglage particulier et de devoir recourir à l’aide (limitée) ou au manuel pour accéder à une fonction particulière.

Il est temps que Nikon se penche sur le problème pour proposer une approche plus rapide, avec – pourquoi pas – un mode de recherche intuitif qui simplifierait la vie du photographe.

Face avant

La face avant du D500 reprend les contrôles traditionnels de mise au point et de profondeur de champ ainsi qu’une touche de fonction inférieure. Ces deux derniers contrôles sont personnalisables. Le choix du mode de mise au point se fait à partir du commutateur avant et des deux molettes supérieures (AF-S, AF-C et leurs options). L’accès au commutateur AF avant n’est toujours pas des plus ergonomiques mais les nikonistes ne seront pas perdus.

Ecran supérieur

Test Nikon D500 écran supérieur

Terminons ce tour d’horizon pour préciser que l’écran supérieur est particulièrement complet : vous y trouverez le rappel de très nombreux réglages. Je regrette toutefois l’absence d’affichage simultané de la sensibilité et du nombre de vues restantes comme on le retrouve sur le D750 par exemple.

Tenue en main

La tenue en main du Nikon D500 est grandement facilitée par une poignée creusée comme celle du D750. Les plus grandes mains y sont à l’aise d’autant plus que le boîtier est plus gros.

Test Nikon D500 : construction et protection

Châssis

Nikon D500 chassis magnesium

Le Nikon D500 est construit pour durer : son châssis métallique est renforcé de pièces en alliage de magnésium et de pièces en fibre de carbone. Nikon annonce un ensemble étanche aux infiltrations grâce à la présence de nombreux joints protégeant les boutons et molettes. Sans l’avoir immergé totalement, j’ai pu faire plusieurs photos en posant le boîtier dans l’eau sans qu’il ne subisse aucun dommage.

Obturateur

Nikon D500 obturateur

L’obturateur éprouvé sur 200.000 déclenchements s’avère assez discret au déclenchement. Le mode Quiet améliore un tant soi peu cette discrétion mais ne fait toujours pas de ce reflex un modèle silencieux. Attention donc aux séances photos dans les théâtres et autres lieux intimes, vous vous ferez remarquer en déclenchant trop souvent.

Pas de flash intégré

L’absence de flash intégré ne choquera pas les photographes déjà équipés de déclencheurs de flashs distants. Dommage pour les autres de ne pas avoir laissé un flash intégré permettant l’utilisation du mode contrôleur CLS. Il faudra investir dans un accessoire optionnel pour remplir cette fonction.

Test Nikon D500 : cartes mémoires et connectivité

Cartes mémoire

Nikon a doté le D500 de deux emplacements pour cartes mémoire dont un au format XQD. Cette différentiation dans les formats est d’autant plus dommage que rien ne justifie l’utilisation du format XQD sur ce D500 puisque les cartes SD les plus rapides assurent un niveau de performance suffisant.

Test Nikon D500 carte XQD

Il vous faudra donc investir dans des cartes XQD si vous voulez profiter des deux emplacements : choisissez une carte livrée avec le lecteur XQD indispensable et prenez soin de faire le tour des revendeurs car le tarif des cartes XQD 32Gb (par exemple) varie de 90 à près de 290 euros (voir les tarifs de cartes XQD sur Amazon) !!

Connectivité

En matière de connectivité, le Nikon D500 propose un panel de technologies complet : NFC avec l’application SnapBridge, Wifi avec le module intégré, USB 3.0, HDMI. Le boîtier est doté d’une entrée et d’une sortie audio stéréo et d’une prise télécommande à 10 broches.

Test Nikon D500 : autonomie

Test Nikon D500 batterie EN-EL15 autonomi

Le Nikon D500 utilise la batterie Nikon EN-EL15 modifiée qui assure une autonomie confortable en utilisation courante :

  • 15% de batterie consommée pour 387 photos RAW+JPG lors d’une séance de deux heures avec boîtier allumé en permanence, mode AF-C, visualisation des photos sur l’écran arrière non systématique. L’autonomie théorique dans ces conditions atteint donc 2580 photos.
  • 63% de batterie consommée pour 228 photos RAW + JPG en gardant le boîtier allumé pendant une journée, en jouant avec le mode Live View et les menus, en gardant l’affichage immédiat des photos sur l’écran arrière et en faisant une séance nocturne en pose longue avec réduction du bruit ISO. L’autonomie dans ces conditions atteint 361 photos.

Nikon recommande d’utiliser la batterie EN-EL15 version 2 livrée avec tout D500 et échange gratuitement les anciens modèles si vous en possédez car leur autonomie est moindre sur ce boîtier (voir l’annonce).

En savoir plus sur le Nikon D500 sur le site Nikon.

Test Nikon D500 : la suite en pratique

Cliquez ici pour découvrir la seconde partie de ce test  dans laquelle je présente les résultats des différentes séances de prise de vue, la montée en ISO, la dynamique, le lissage, l’autofocus et mon avis sur le Nikon D500.

Nikon D500 chez Miss Numerique

Nikon D500 chez Amazon


Open Flash ghost trail, comment gérer la synchro flash

La technique d’Open Flash – photographie rapide en français – met en oeuvre un temps d’exposition le plus court possible tout en réussissant à capturer un mouvement très rapide à un instant précis.

Découvrez l’Open Flash Ghost Trail avec ce tutoriel vidéo gratuit.

Voir la présentation de la formation associée …

Pourquoi l’Open Flash ?

L’Open Flash permet de produire des images difficilement réalisables autrement, en faisant appel à un ou plusieurs flashs qu’il convient de déclencher à l’instant voulu. Ce déclenchement est réalisé par le photographe ou un système de détection approprié.

Je vous propose de découvrir les explications de Bernard Bertrand, photographe professionnel spécialiste de l’Open Flash (voir ses précédentes vidéos). Il détaille en particulier les notions de déclenchement sur le premier et le second rideau et la gestion du flash en pose longue.

Qu’allez-vous apprendre avec ce tutoriel Open Flash ?

Dans cet extrait gratuit de la formation, vous allez suivre la présentation du formateur qui détaille les modes de fonctionnement et les usages de la synchro flash, et en particulier :

  • notion de premier et second rideau
  • relation temps de pose et ouverture du rideau
  • notion de synchro flash au premier et second rideau
  • gestion du flash en pose longue
  • notion de ligne du temps

Pour en savoir plus sur l’Open Flash

Je vous invite à découvrir l’intégralité de la formation d’une durée de 2h40. Vous pourrez voir en particulier :

  • les coulisses du shooting Danse
  • comment le photographe communique avec son modèle
  • des séquences de présentation face caméra pour revenir sur les points importants
  • les photos ratées et … les bonnes
  • le post-traitement des photos dans Lightroom et Photoshop
  • une technique d’étalonnage pour gérer les traces fantomatiques

Lien direct vers la formation complète Tuto Ghost Trail : Techniques Photo de photographie rapide proposée par le photographe Bernard Bertrand.

Attention : cette formation s’adresse aux aux photographes ayant déjà des notions approfondies de prise de vue et qui veulent développer leur pratique en studio et lumière artificielle.

25% de réduction sur votre première formation …

Encore plus de tutoriels vidéos gratuits

Ce tutoriel est proposé par tuto.com qui vous donne accès à plus de 2500 tutoriels photo et que j’ai sélectionné pour la qualité de ses publications. Comme pour les autres tutoriels gratuits, vous pouvez lire la vidéo à l’aide de l’écran ci-dessus. De même il vous suffit de créer gratuitement un compte sur tuto.com pour accéder à l’ensemble des tutoriels photo gratuits, plus de 2500 actuellement.


Comment photographier un feu d’artifice ?

Chaque 14 juillet, il embrase la nuit et déclenche chez le photographe les mêmes interrogations : comment photographier un feu d’artifice ? Ce tutoriel va vous permettre de réviser vos connaissances en moins de temps qu’il n’en faut pour tirer un pétard !

Comment photographier un feu d'artifice ?

Cet article est écrit par Jacques Croizer, photographe et auteur du livre « Tous photographes ! »

Le livre de Jacques chez Amazon

Le livre de Jacques à la FNAC

En vue des feux d’artifice de l’été qui arrive, Jacques vous propose de découvrir comment photographier un feu d’artifice, une question que vous posez très souvent. Alors voici la réponse détaillée pas à pas !

Comment photographier un feu d’artifice – Si vous êtes pressé(e) …

1. Préparation

  • Choisissez un bon emplacement avec vue dégagée. Arrivez en avance. Installez un trépied stable.
  • Désactivez le stabilisateur (VR) et le flash.

2. Réglages

  • Mode manuel (M).
  • ISO 100 ou 200.
  • Ouverture entre f/8 et f/11.
  • Temps de pose : de 2 à 10 secondes, en mode Bulb si possible.
  • Mise au point manuelle à l’infini.
  • Balance des blancs sur « Lumière du jour ».

3. Prise de vue

  • Utilisez une télécommande ou le retardateur pour éviter les vibrations.
  • Déclenchez juste avant que la fusée explose.

4. Matériel recommandé

  • Appareil avec mode manuel.
  • Objectif grand-angle ou standard (24 mm à 50 mm).
  • Trépied solide.
  • Télécommande filaire ou sans fil.
  • Batterie chargée, carte mémoire vide.

Comment photographier un feu d’artifice – la méthode détaillée

Quand on veut photographier un feu d’artifice, partir les mains dans les poches est sans doute la pire des erreurs car l’instant est intense mais bref. Difficile de s’entraîner : l’événement pyrotechnique n’a lieu qu’une fois par an bien souvent. Il faut donc s’organiser à l’avance, anticiper l’instant et préparer ses réglages.

Comment photographier un feu d'artifice ?

Photo (C) Jacques Croizer – f/11 – 6,5 s – 200 ISO – 70 mm

Avant de partir

Vous avez déjà dévoré avec passion le tutoriel Comment réussir ses photos de nuit. Avec le feu d’artifice vient s’ajouter une dimension scénographique. Elle attire énormément de monde. Les bons emplacements sont chers. N’hésitez pas à occuper celui que vous convoitez en vous y rendant une ou deux heures à l’avance sur l’horaire officiel.

Vérifiez bien votre matériel. J’ai le souvenir cuisant d’être une fois parti sans le plateau rapide qui permet de fixer l’appareil sur le pied. J’avais été sauvé in extremis par mon épouse dévouée qui m’avait rejoint avant le début du spectacle. Généralement, je déclenche toujours une fois chez moi dans les conditions de mes futures prises de vue, afin d’être certain que tout est en ordre.

De nombreux appareils proposent un mode scène « feu d’artifice » qui assure des résultats d’excellente qualité. Lorsque je choisis cette option sur le mien, il bloque le diaphragme à f/11 et la vitesse de déclenchement à 2 secondes. Ce choix est optimum pour réussir vos photos dans des conditions standards.

Si vous n’êtes pas curieux, vous pouvez arrêter ici votre lecture… mais finissez quand même ce paragraphe ! Un temps de pose de 2 secondes nécessite que l’appareil soit posé sur un support stable, ou sur un trépied. Vos photos seront floues sinon.

Quel appareil photo utiliser pour photographier un feu d’artifice ?

Du compact à l’hybride, en passant par le bridge, le reflex ou le smartphone, n’importe quel appareil permet de photographier un feu d’artifice. Vous êtes certes dans un contexte de photographie nocturne, mais la lumière des fusées est extrêmement vive. Vous n’aurez pas besoin de monter la sensibilité et éviterez ainsi les problèmes de bruit qui superposent à l’image des milliers de taches de couleurs aléatoires, principalement lorsqu’on utilise un capteur de petite taille.

Nous l’avons déjà dit, pour photographier un feu d’artifice l’utilisation d’un trépied est fortement recommandée. J’ai souvent vu des photographes prendre la peine de s’encombrer de ce lourd accessoire, puis l’installer à la va-vite, jambes mal écartées, en équilibre sur une pierre branlante. Il doit être parfaitement stable, éventuellement lesté avec votre sac.

Le but du jeu est d’éviter que les soubresauts de l’appareil ne transforment chaque trace lumineuse en un vibrionnant spermatozoïde, tel qu’illustré sur la photo ci-dessous, faite il est vrai à main levée pour les besoins de la démonstration.

réglages feu artifice

« ce qu’il ne faut pas faire » – Photo (C) Jacques Croizer – f/5,6 – 0,6 s – 800 ISO – 60 mm

Le stabilisateur optique de votre matériel est non seulement inutile lorsque l’appareil est sur pied, mais il risque de faire du zèle en cherchant à corriger un mouvement qui n’existe pas, ce qui se soldera par une photo légèrement floue. Désactivez-le.

Il serait dommage de réduire à néant tous ces efforts en déclenchant au dernier moment avec l’élégance et la souplesse d’un forgeron qui bat l’enclume. N’hésitez pas à utiliser une télécommande filaire ou infrarouge, voire votre smartphone pour déclencher votre appareil sans le toucher (avec Snapbridge pour les nikonistes). Il n’existe pas de meilleure garantie si vous souhaitez que vos photos soient nettes. Si vous n’en avez pas, maîtrisez votre excitation et à chaque déclenchement, hâtez-vous lentement comme si vous jouiez au mikado.

Photographier un feu d’artifice : les préparatifs

Vous voici en place. Il ne vous reste plus qu’à tuer le temps en regardant la foule qui s’amasse dans votre dos. Peut-être avez-vous trouvé sur Internet des images du feu d’artifice de l’année dernière? Vous savez donc dans quel périmètre il va être tiré.

Nous n’avons pas encore parlé de focale pour photographier un feu d’artifice, mais c’est le moment de choisir la vôtre. La solution de facilité reste d’utiliser un grand angle et de cadrer large, quitte à recadrer ultérieurement lors de la phase (facultative) de post-traitement.

Ayant commencé la photographie numérique avec les 4 Mp d’un Powershot S45, j’ai gardé des réflexes plus parcimonieux. Nul doute que les capteurs survitaminés qui équipent les appareils actuels m’inciteront peu à peu à relâcher cette contrainte, mais pour l’instant, je cherche encore à cadrer au plus serré. Le zoom 24-70 reste mon objectif préféré pour ce type d’exercice.

Comment cadrer un feu d’artifice

Ne capturer que l’éclat des fusées dans le ciel décontextualise le feu d’artifice. Qu’il soit tiré à Juan Les Pins ou à Cabourg, les photos seront les mêmes. Incluez un premier plan qui ajoutera une dimension locale à votre prise de vue. Veillez à ce qu’il ne contienne pas de lumières parasites qui risqueraient de générer un halo désagréable, voire une zone surexposée dans le bas de votre image. Un plan d’eau permet de dédoubler l’effet du feu d’artifice. Le cas échéant, agrandissez le cadrage afin de capturer les reflets.

feu d'artifice sur l'eau

Photo (C) Jacques Croizer – f/10 – 4,8 s – 100 ISO – 24 mm

Tout est prêt, il ne reste qu’à attendre que la nuit tombe. Vous souvenez-vous de ce que vous avez lu dans le tutoriel sur la photo de nuit ?

Je cite : il faut privilégier au maximum ce qu’on appelle l’heure bleue. Il s’agit des quelques dizaines de minutes entre lesquelles le soleil est couché et la nuit commence à tomber. Cet intervalle dure entre vingt et trente minutes. C’est dans ce laps de temps que vous pouvez obtenir des photos avec un joli ciel bleu nuit.

Vous êtes en place au bon moment. Faites quelques prises de vue, elles pourront vous servir pour un montage ultérieur. Pour ne rien vous cacher, la photo qui introduit ce tutoriel est le sandwich d’une photo prise à l’heure bleue et d’une autre faite pendant le feu d’artifice.

Comment régler votre appareil photo pour photographier un feu d’artifice

Jusqu’à présent, vous avez toujours réalisé vos photos avec le mode scène de votre boîtier. Comme nous l’avons déjà écrit, il est parfaitement adapté à l’exercice. Tout se passe comme si l’appareil était en mode manuel et qu’il bloquait les réglages optimaux. Si vous voulez prendre la main, vous devez travailler en mode manuel. Inspirez-vous de ces réglages :

  • Le flash intégré est désactivé. Rien de plus ridicule que de photographier le ciel avec un flash qui porte à cinq mètres. S’il était plus puissant, il ne ferait d’ailleurs qu’effacer la lumière du feu d’artifice. Pire, l’utilisation de cet accessoire en mode standard impose un temps de pose trop élevé pour ce que nous voulons faire. Exit le flash.
  • La sensibilité est fixée à sa valeur basse (100 ou 200 ISO) et le diaphragme est fermé. Le feu d’artifice est suffisamment lumineux pour qu’on puisse utiliser l’objectif là où il donne le meilleur de lui-même, généralement autour de f/8.
  • L’autofocus est débrayé. Incapable de s’y retrouver dans l’obscurité, ce dernier risque en effet de se mettre à patiner au plus mauvais moment. Vous savez où va être tiré le feu d’artifice, faites la mise au point à cet endroit, sinon juste un peu avant l’infini, puis débrayez l’autofocus. Si vous utilisez un diaphragme fermé et une focale courte, le risque que le feu d’artifice soit en dehors de la zone nette est inexistant.

Comment photographier un feu d'artifice ?

Photographier un feu d’artifice
Photo (C) Jacques Croizer – f/11 – 3,8 s – 200 ISO – 70 mm

Quel est le meilleur temps de pose ?

Le démarrage du feu d’artifice est  un instant privilégié car le ciel n’est pas encore encombré de fumée. Il vous reste à déterminer le temps de pose idéal. C’est sans doute là que l’affaire se complique. Toutes les fusées n’ont ni la même luminosité, ni la même couleur… mais vous ne connaîtrez ces paramètres qu’une fois le bouquet déployé. Trop tard pour choisir le bon temps de pose.

Certains font confiance au mode semi-automatique de leur boîtier. Priorité à l’ouverture puisqu’il faut fixer le diaphragme et vogue la galère. Le résultat risque d’être aléatoire, mais finalement guère plus qu’en mode manuel, puisque ce sera cette fois à vous de déterminer le temps de pose idéal.

La majorité des photos qui illustrent ce tutoriel sont faites en mode manuel. Le temps de pose est réglé en mode B (Bulb), comme pour une pose longue. Le déclenchement est fait au son de la détonation, lorsque la fusée part du sol, ce qui permet d’enregistrer toute la trajectoire. Comptez les secondes dans votre tête, en battant la semelle si vous avez le sens du rythme et en ajoutant « et » entre chaque chiffre. Elle permet de conserver une régularité dans le décompte: un, et  deux, et trois …

Quel est le meilleur réglage d’exposition ?

Un temps moyen de quatre secondes est optimum pour bien enregistrer l’explosion dans sa durée. Réduisez-le si vous vous apercevez que le bouquet est très brillant. Augmentez-le dans le cas contraire. Vous devez adapter le réglage à chaque tir. Vérifiez l’histogramme et ajustez le diaphragme en le fermant d’un cran si les photos sont trop claires, en l’ouvrant davantage si elles sont trop sombres.

Dans votre décompte, prenez en compte la surface de la scène éclairée par le feu d’artifice. Pour le bouquet final, lorsque tout le ciel s’embrase, le temps de pose optimum est plus bref. Fermez davantage le diaphragme pour conserver un temps de pose qui vous permettra d’enregistrer le déploiement de plusieurs gerbes.

Comment imiter l’effet David Johnson

Dans la majorité des cas, les photos de feu d’artifice superposent plusieurs prises de vue. Certains photographes réalisent cet effet soit en masquant l’objectif avec leur main ou un objet opaque entre deux explosions, soit en utilisant le mode surimpression de leur appareil lorsqu’il en est doté. Le résultat reste aléatoire, mais c’est aussi ce qui fait le charme de l’exercice.

Si vous maîtrisez les calques dans votre logiciel de post-traitement, vous pouvez réaliser la surimpression a posteriori. Il vous sera alors plus facile de superposer les différents bouquets avec efficacité.

Un effet fait de plus en plus fureur. Sa description a été faite pour la première fois, à ma connaissance, par le photographe David Johnson.

feu d'artifice David Johnson

Photographier un feu d’artifice
Photo (C) Jacques Croizer – f/5,6 – 2 s – 200 ISO – 70 mm

Comment parvient-il à donner autant de  volume aux fusées ? Avant de déclencher, il dérègle totalement la mise au point en la faisant quelques mètres devant lui, ce qui a pour effet de transformer les tracés lumineux en taches floues. Après avoir déclenché, il la réajuste progressivement jusqu’à retrouver le focus parfait, proche de l’infini. Il laisse alors l’obturateur se refermer.

Les traces sont d’autant plus épaisses que le diaphragme est ouvert, ce qui a pour contrepartie de réduire le temps de pose. Un filtre gris neutre de type ND2 (facteur 2) ou ND4 facteur 4) peut permettre de revenir vers des temps de pose plus longs. Ils faciliteront la manipulation. Inutile de vous dire qu’il faut tourner la bague de mise au point manuelle avec beaucoup de douceur pour ne pas faire bouger l’appareil !

FAQ : Foire aux questions : photographier un feu d’artifice

Quel mode utiliser pour photographier un feu d’artifice ?

Utilisez le mode manuel (M) pour garder le contrôle total sur l’exposition. Le mode scène “Feu d’artifice”, présent sur certains appareils, peut aussi donner de bons résultats en automatisant les réglages de base.

Quel temps de pose est recommandé pour les feux d’artifice ?

Commencez avec un temps de pose entre 2 et 4 secondes. En mode Bulb, vous pouvez déclencher au départ de la fusée et relâcher après l’explosion. Adaptez selon la luminosité et le type de gerbe.

Quel ISO choisir pour éviter le bruit ?

Réglez l’ISO sur 100 ou 200. La lumière des fusées est suffisamment intense pour exposer correctement sans monter en sensibilité, ce qui limite le bruit numérique.

Quelle mise au point faut-il faire la nuit ?

Passez en mise au point manuelle. Faites le point une fois pour toutes sur la zone de tir, légèrement avant l’infini, et ne touchez plus à la bague.

Faut-il désactiver le stabilisateur ?

Oui, si vous utilisez un trépied. Le stabilisateur risque d’introduire des micro-mouvements parasites sur une base fixe. Pensez aussi à désactiver le flash intégré.

Quel objectif utiliser pour photographier un feu d’artifice ?

Un objectif de focale 24 mm à 50 mm convient dans la majorité des cas. Un zoom standard (24-70 mm) permet de cadrer plus précisément sans changer d’optique.

Peut-on photographier un feu d’artifice avec un smartphone ?

Oui, si votre smartphone permet un mode manuel ou des poses longues. Utilisez un trépied et une app dédiée si possible. Mais les meilleurs résultats restent obtenus avec un appareil photo.

Synthèse – photographier un feu d’artifice

Voici pour conclure la fiche recette d’un feu d’artifice réussi :

  • Tout type d’appareil permet d’obtenir de bons résultats s’il est posé sur un trépied.
  • Désactivez le stabilisateur.
  • Désactivez le flash.
  • Passez le boîtier en mode manuel.
  • Fixez le diaphragme autour de f/8.
  • Gardez la sensibilité autour de 200 ISO.
  • Faites la mise au point légèrement avant l’infini.
  • Déclenchez lorsque la fusée part du sol, de préférence à distance ou à défaut, avec la douceur d’une plume d’ange.
  • Adaptez le temps de pose à la couleur et à la luminosité des fusées. Partez sur une base de 4 secondes.

A vous ! Faites nous part de votre retour d’expérience après votre séance feu d’artifice. Quels conseils supplémentaires donneriez-vous et quels problèmes avez-vous déjà rencontrés ?

Jacques collabore à Nikon Passion pour vous proposer des tutoriels concrets comme « Comment faire une photo nette avec un sujet en mouvement » et « Comment utiliser un flash Cobra ?« .

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Quel filtre ND choisir et pourquoi ?

Le choix d’un filtre ND (Neutral Density) se pose dès que vous souhaitez pratiquer la photographie en pose longue. Ce type de filtre a en effet la particularité de réduire la quantité de lumière qui arrive sur le capteur lorsque vous photographier avec une vitesse très lente en plein jour.

Quel filtre ND choisir et pourquoi ?

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Pourquoi utiliser un filtre ND ?

Pour faire une photographie en pose longue, il faut augmenter le temps de pose pour atteindre quelques secondes, voire quelques dizaines de secondes. Certains n’hésitent pas à atteindre des temps de pose de plusieurs dizaines de minutes également pour des poses … très longues.

Voir le dossier Photographie en pose longue …

Lorsque la lumière environnante est faible, en soirée ou la nuit, ce n’est pas un problème. Il suffit de choisir une sensibilité la plus basse possible, de fermer le diaphragme au mieux et de choisir le temps de pose correspondant.

Mais en pleine journée, pour peu que le soleil brille, vous ne pouvez pas dépasser la limite d’ouverture de votre objectif (par exemple f/22) ni descendre en sensibilité au-delà de 100 ISO pour la plupart des boîtiers, ou 50 pour d’autres.

La seule solution consiste donc à diminuer la quantité de lumière qui pénètre dans le boîtier sans rien changer à sa nature. C’est le rôle du filtre ND qui vient se positionner devant la lentille frontale de votre objectif et réduit le flux lumineux. Ce type de filtre n’apporte aucune autre altération que la réduction de lumière : pas de dominante de couleur ou autre effet UV d’où son nom « Neutral Density » pour Densité Neutre.

Le type de filtre ND à utiliser dépend donc de la quantité de lumière et du temps de pose souhaité.

Comment choisir un filtre ND ?

Chaque filtre ND possède un facteur d’atténuation désigné par un nombre, par exemple ND8, ND400 ou ND1000.

Ce nombre indique le coefficient de multiplication du temps de pose à prendre en compte pour régler l’exposition. Un filtre ND1000 demande un temps de pose 1000 fois supérieur à celui qu’il faudrait adopter sans filtre. Le boîtier propose un temps de pose d’1/1000 ème de seconde sans filtre ? Avec un ND1000 vous passerez à 1 seconde. C’est aussi simple que cela.

Cumuler plusieurs filtres pour augmenter le facteur d’atténuation

En cumulant plusieurs filtres, vissés par exemple l’un sur l’autre, vous pouvez augmenter le facteur d’atténuation global. Un filtre ND8 vissé sur un filtre ND1000 vous donnera un facteur d’atténuation total de 8 x 1000 soit 8000 fois le temps de pose initial.

Les filtres ND vissants

Quel filtre ND choisir et pourquoi ?

Les filtres ND vissants viennent se positionner sur la lentille frontale et se fixent à l’aide du pas de vis qui équipe le filtre comme l’objectif.

Avantages

Les filtres ND vissants sont simples d’emploi et permettent généralement de conserver l’usage du pare-soleil (en savoir plus sur le pare-soleil).

Inconvénients

Les filtres ND vissants ont un diamètre de pas de vis bien précis, il vous faudra donc vous procurer un filtre pour chacun de vos objectifs si ceux-ci n’ont pas tous le même diamètre. L’autre solution consiste à choisir un filtre au diamètre de l’objectif le plus grand dont vous disposez et de compléter l’ensemble par des bagues d’adaptation. Attention par contre au vignetage inhérent à ce type de montage.

Marques et modèles de filtres ND vissants

Hoya : la marque Hoya propose de nombreuses références et facteurs d’atténuation (par exemple ND 100, ND 200 et ND 500). Les filtres Hoya sont référencés selon leur facteur d’atténuation.

B+W : cette marque propose moins de références que Hoya, sa notation diffère également : elle est composé d’un 1 suivi de deux autres chiffres indiquant le nombre de stops de compensation, par exemple ND.9 (103) = 3 stops de compensation.

Hitech : cette marque moins connue diffuse quelques filtres vissants dont un inédit ND 64 000. La notation fait référence au facteur d’atténuation et a nombre de stops de compensation.

Haida : une autre marque de filtres ND vissants qui propose quelques références notées selon trois valeurs : densité, facteur d’atténuation et nombre de stops de compensation.

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Les filtres ND sur porte-filtres

Quel filtre ND choisir et pourquoi ?

Si le principe de ces filtres est le même que pour les filtres vissants, c’est le principe de fixation qui diffère. Ces filtres sont généralement carrés ou rectangulaires et se glissent dans un porte-filtre lui-même vissé sur l’objectif.

Avantages

Le porte-filtre est spécifique au pas de vis de l’objectif mais les filtres sont génériques. Il vous suffit donc d’avoir plusieurs porte-filtres le cas échéant et d’utiliser vos filtres ND en les glissant dans leur support.

Inconvénients

Le porte-filtre ne permet pas d’utiliser le pare-soleil d’origine, il faut donc vous procurer l’équivalent compatible avec votre porte-filtre. Au final, si vous devez investir dans plusieurs porte-filtres et pare-soleils, l’ensemble peut vite vous revenir aussi cher que deux ou trois filtres vissants.

Marques et modèles de filtres ND avec porte-filtre

Lee filters : marque de référence dans le monde professionnel, Lee Filters propose une gamme de filtres référencés par le facteur d’atténuation et le nombre de stops de compensation.

Hitech : la gamme Prostop de ce fabricant est reconnue comme de très bonne qualité. Les filtres sont là-aussi référencés par le nombre de stops de compensation.

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En savoir plus sur les filtres ND et la pose longue …

Vous vous pratiquer la pose longue ? Vous cherchez d’autres conseils sur cette technique ?

Voici un dossier complet sur la pose longue rédigé par Patrick Dagonnot dont vous avez peut-être déjà suivi les conférences sur notre stand au Salon de la Photo.

QUESTION : quel est le principal problème que vous rencontrez en matière de filtre ND ?


Comment faire des photos depuis une montgolfière

Dans ce dossier spécifique, vous allez apprendre comment faire des photos depuis une montgolfière  : choix du matériel, réglages et composition des images.

C’est un pro qui s’y colle puisque Julien Gérard, reporter photographe, a bien voulu se prêter au jeu et proposer ce dossier.

Comment photographier depuis une montgolfière - Photographie aérienne

Photos (C) Julien Gérard – tous droits réservés

Faire des photos depuis une montgolfière : le problème

Vous rêvez devant les photographies aériennes faites lors d’un vol en montgolfière. Vous avez essayé de faire pareil vous-aussi à l’occasion d’un vol en avion ou en hélicoptère mais sans succès. Les résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.

La photographie aérienne vous attire mais les contraintes de prise de vue vous freinent : espace limité à bord, temps de vol court, conditions météo changeantes, autant de facteurs qui vous empêchent de faire de meilleures photos. Rien à voir avec la pose longue !!

Vous avez peut-être déjà essayé de faire des photos depuis un avion. Qu’il s’agisse d’un monomoteur d’aéro-club ou d’un long courrier, le hublot n’est jamais très loin. Mais ça ne fonctionne pas. Les résultats sont la plupart du temps décevants. J’ai vécu la même chose lors d’un vol en hélico, mes photos n’étaient pas à la hauteur de mes attentes sauf qu’une fois le vol terminé … c’est trop tard !

Comment photographier depuis une montgolfière - Photographie aérienne

Myanmar – Bagan – (C) Julien Gérard – tous droits réservés

Il suffit pourtant de quelques (bons) conseils …

En échangeant avec Julien Gérard, j’ai tout de suite compris qu’il y a des réflexes à avoir que nous n’avons pas toujours. Photographe professionnel, Julien voyage depuis des années pour répondre aux commandes de ses clients. C’est en 2009 qu’il découvre la pratique de la photographie aérienne à bord d’un petit avion au-dessus du Lac Rose au Sénégal (il y a pire endroit …).

Nouvelles sensations, plaisir différent à photographier des paysages qu’il connaissait pourtant déjà mais qu’il avait toujours vu les pieds au sol. Depuis, l’envie de réaliser des photos vues du ciel ne le quitte plus ! Le Sénégal étant un de ses terrains de jeu favori, c’est donc au-dessus de ce pays qu’il a réalisé de nombreuses images de la plage des pêcheurs de Kayar, du Siné Saloun, des environs de Dakar, etc.

Pourquoi faire des photos depuis une montgolfière ?

En janvier 2012 Julien est aux Emirats Arabes Unis, il effectue un vol en montgolfière au-dessus du désert. « Au premier abord, je suis surpris par le calme qui émane du ciel. Bien plus agréable que le bruit de l’avion. Tout défile lentement sous mes yeux. J’ai le temps de soigner mes cadrages, de changer d’objectif ».

Ce vol se déroule au lever du soleil. La brume sur le désert, les premiers rayons de soleil sur les montagnes au loin, à la frontière omanaise, offrent un émerveillement encore méconnu.

C’est une belle impression d’être seul au monde mais pourtant ce n’est pas le cas ! Aux Emirats Arabes Unis tout est toujours ‘le plus grand du monde‘ : 25 personnes à bord !

Portés par les vents, le photographe découvre les paysages au fil du temps. Ses sensations sont plus proches de la découverte et du voyage que de l’utilisation d’un mode de transport.

Photographier depuis une montgolfière n’est pas plus complexe à faire que depuis un avion, il y a cependant quelques règles à connaître et à comprendre pour rentrer satisfait.

Comment photographier depuis une montgolfière - Photographie aérienne

(C) Julien Gérard – tous droits réservés

Faire des photos depuis une montgolfière en pratique

L’appareil photo

Quel qu’il soit, il doit vous permettre de faire vos photos au format RAW. En fonction du climat, l’air n’est parfois pas des plus purs et cela provoque une chute de contraste. Il est intéressant de pouvoir la rattraper en post-production.

L’appareil photo doit vous permettre de régler les paramètres de prises de vue, notamment en mode priorité vitesse, S chez Nikon (Tv chez Canon).

Les vols en montgolfière s’effectuent généralement très tôt le matin, parfois même avant le lever du soleil. Une bonne capacité à monter dans les ISO est un avantage, les appareils photos plein format (FX) sont favorisés.

Comment photographier depuis une montgolfière - Photographie aérienne

Myanmar – Bagan – (C) Julien Gérard – tous droits réservés

Les objectifs

Focale fixe ou zoom, c’est une question de philosophie. Sachez cependant que dans la nacelle de la montgolfière, la place est réduite ainsi que le poids que chacun peut embarquer. Evitez les énormes zooms pesant plusieurs kilos !

Grand-angle ou téléobjectif ?

En montgolfière, Julien utilise un 24-70 mm et un 70-200 mm. S’il n’était pas si gros, un 200-400 le tenterait de temps en temps ! Il ne conseille par contre jamais les zooms à forte amplitude tels que les 80-400. Leur manque de piqué et de contraste sont gênants.

Le grand angle vous permettra d’effectuer des photos de la vie à bord de la nacelle, les flammes sortant des brûleurs pour faire monter le ballon sont des plus photogéniques. Le vol se déroule aussi parfois à faible altitude.

Le téléobjectif vous permettra de cadrer des éléments lointains. Porté par le vent, vous ne pouvez ni vous arrêter ni prendre la prochaine à droite ! Il vous permettra également d’effectuer des compositions d’images différentes, graphiques.

Si vous avez la chance de posséder un ultra grand-angle, prenez-le. La montgolfière a une particularité appréciable pour un photographe, elle est un sujet photo en soi ! Rien n’est plus incroyable que le moment du gonflage avant le vol ! Vu la taille du ballon, un 14-24 mm n’est pas du luxe pour réussir à tout photographier en une prise !

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(C) Julien Gérard – tous droits réservés

Les filtres

Pour des photos comprenant une grande partie de ciel, le filtre polarisé intensifiera les couleurs du ciel. Utilisez-le avec parcimonie ! Les filtres gris neutre (ND) sont à proscrire malgré la faible vitesse de la montgolfière.

Le plus important est de bien connaître votre matériel photo. Vous devez être capable d’effectuer vos réglages sans avoir à regarder le mode d’emploi. Même à 20 km/h, un angle de vue sympa peut disparaître très vite. Inutile de vous préciser que le trépied ne sera pas pratique dans la nacelle !

Un accessoire intéressant, de part la position debout durant le vol, est une sangle de cou confortable (par exemple une sangle OpTech). Votre nuque vous remerciera !

Si vous devez voler en hiver, il faudra faire attention à vos batteries. Le froid a pour mauvaise habitude de décharger rapidement les batteries, emmenez-en plus qu’il n’en faut et gardez-les au chaud sous votre veste.

Le matériel personnel

Outre votre matériel photo, vous aurez besoin de vous équiper avec des vêtements adaptés pour votre vol en montgolfière.

  • des chaussures confortables type chaussures de randonnée, étanches à la rosée du matin,
  • des vêtements de type marche en montagne à la même saison,
  • une fois levé le soleil tape parfois fort, une casquette peut être pratique.

La sécurité à bord

Comme dans tout appareil volant, il y a quelques règles à respecter :

  • pour les femmes, ne pas être enceinte,
  • être valide et autonome et pouvoir grimper dans la nacelle (la hauteur est de 1 m 20),
  • être capable de garder la position debout pendant 2 heures ou plus,
  • ne pas avoir de contre-indication médicale.

Pensez à fixer les pare-soleils avec du gaffer pour éviter de les perdre. Les plus maladroits pourront également fixer leur boitier à une petite cordelette, rattachée au sac ou à leur ceinture par exemple.

Comment photographier depuis une montgolfière - Photographie aérienne

(C) Julien Gérard – tous droits réservés

Quels réglages choisir pour faire des photos depuis une montgolfière ?

Le paramètre le plus import est la vitesse de prise de vue. Si la vitesse est trop lente il y a risque de photos floues.

Pour régler votre appareil photo, commencez par vous positionner en mode S (priorité Vitesse, Tv pour Canon). Choisissez ensuite une vitesse appropriée. En photo, nous avons l’habitude de dire que le temps de pose doit être au moins égal à l’inverse de la focale utilisée. Exemple : avec un objectif de 200 mm, le temps de pose minimum à utiliser est de 1/200 ème.

Cette règle est valable pour les appareils photos ayant un capteur plein format. Si vous disposez d’un appareil photo à capteur APS-C (DX), il faudra multiplier ce temps de pose par le coefficient relatif à la taille du capteur, soit 1,5. Exemple : avec un objectif de 200 mm monté sur un boîtier DX, le temps de pose minimum à utiliser est de 1/200 ème x 1,5 soit 1/300 ème.

Pour la photographie aérienne, il faut encore augmenter ce temps de pose du fait du déplacement de la montgolfière. Le diviser par deux est une bonne habitude. Adaptez ce conseil en fonction de l’ensoleillement et de votre expérience.. Si vous devez voler en avion, hélicoptère ou autre, divisez par trois au minimum le temps de pose.

Une fois le temps de pose choisi, votre boîtier va calculer une ouverture appropriée pour une image parfaitement exposée. Si l’ouverture est trop grande ou trop petite, vous pouvez jouer sur la sensibilité pour ajuster cette valeur.

Pour les autres réglages, comme la mesure de lumière, vous pouvez la mettre en mode matriciel. L’autofocus, quant à lui, peut être réglé en mode auto sur la totalité des collimateurs avec suivi du sujet.

Comment photographier depuis une montgolfière - Photographie aérienne

(C) Julien Gérard – tous droits réservés

Composer votre image

Du panorama (au grand angle) au plan serré (avec un téléobjectif) sur un château en haut d’une montagne, en passant par des images graphiques de détails au sol, la photographie aérienne offre de multiples possibilités. Il faut néanmoins avoir en tête les règles de bases pour composer des images au rendu visuel agréable :

  • la règle des tiers,
  • le sens de lecture de l’image,
  • l’utilisation des lignes directrices.

Evidemment, toutes ces règles sont faites pour être bousculées. Pour faire des photos depuis une montgolfière, travaillez votre créativité !


Test Nikon D7200 : une semaine avec le reflex Nikon expert

Voici le test Nikon D7200, un reflex au format APS-C qui représente le segment expert de la gamme DX Nikon. Le D7200 s’adresse aux amateurs de photographie désireux de disposer d’un reflex aux performances élevées et présentant une ergonomie la plus proche possible des modèles pros de la marque.

Test Nikon D7200 : une semaine avec le reflex Nikon expert

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Test Nikon D7200 : présentation

Le Nikon D7200 ne surprendra pas les nikonistes. Sa présentation est des plus classiques et sa fiche technique le positionne très clairement comme un grand classique Nikon, performant, efficace mais sur la réserve en matière d’innovation.

Il ne vous faudra que quelques minutes pour approcher ce D7200 si vous avez déjà utiliser un Nikon expert, guère plus pour les autres. La présentation très traditionnelle fait la part belle aux commandes à accès direct (en face arrière particulièrement) et aux deux écrans de contrôle.

L’écran supérieur est toujours aussi riche en informations de prise de vue tandis que l’écran LCD arrière vous donne accès à l’ensemble des réglages, menus (incluant un menu Vidéo) et options de visualisation des photos et vidéos.

Test terrain Nikon D7200
Test Nikon D7200 à 12.800 ISO

Le Nikon D7200 reprend ce qui a fait le succès des précédents D7000 et D7100 avec une présentation sobre et des performances élevées. Il me laisse néanmoins un peu sur ma faim en faisant l’impasse sur l’écran orientable et tactile. Pour un modèle expert, il est vraiment dommage de ne pas disposer à minima de la possibilité d’orienter cet écran (comme sur le D5500 et le D750) pour favoriser les cadrages créatifs.

Les utilisateurs du Nikon D7100 ne seront pas déroutés en prenant en main le D7200 : c’est du pareil au même, à la poignée près qui s’avère un peu plus creuse et facilite la tenue en main.

Ergonomie et accès aux fonctions principales

Le Nikon D7200 est un modèle expert : si ses performances pures ne surpassent pas à ce point le D7100 ou le plus modeste D5500, il saura par contre vous offrir nombre de contrôles et accès directs que ne proposent pas les modèles des gammes inférieures. C’est d’ailleurs la seule vraie différenciation entre un D5500 et ce D7200, le D5500 gardant pour lui une plus grande polyvalence (voir mes recommandations d’objectifs pour le Nikon D7200).

En face avant le D7200 propose plusieurs contrôles dont le commutateur Autofocus, la touche de bracketing et celle d’ouverture du flash intégré.

Test terrain Nikon D7200

Test Nikon D7200 à 10.000 ISO

La couronne supérieure rotative héritée du précédent modèle et des D610/D750 semble se généraliser dans la gamme Nikon. Si vous préférez les touches ‘trèfles’ type D300s, il vous faudra regarder du côté du D810 pour en disposer, plus aucun reflex Nikon expert ne les propose (et c’est dommage).

A proximité de l’écran supérieur, le D7200 reprend également le commutateur marche-arrête rotatif, le (gros) déclencheur photo, le (petit) déclencheur vidéo, le réglage de correction d’exposition et celui de mesure de lumière. Une présentation bien connue et qui s’avère plutôt efficace à l’usage.

Test terrain Nikon D7200

Test Nikon D7200 à 400 ISO

Je ne suis pas toutefois pas très emballé par cette couronne gauche qui impose une manipulation à deux doigts pour tout réglage (par exemple cadence ou mode de prise de vue). En pratique cela se gère très bien mais l’idée d’avoir ‘une fonction – une touche‘ comme sur les modèles pros est plus séduisante.

Pas grand chose à dire de la face arrière qui reprend elle-aussi les repères de la marque : un pad droit pour la gestion des points AF, un commutateur Live View photo/vidéo et une touche Info donnant accès à la plupart des paramètres et réglages.

Le pad s’avère très réactif bien qu’assez petit et si vous avez des doigts de bonne taille il vous faudra être vigilant pour le manipuler. Même chose si vous portez des gants en hiver, c’est très limite dès qu’il s’agit de valider un choix avec la touche Ok centrale.

Test terrain Nikon D7200

La barre de boutons à gauche de l’écran LCD est elle-aussi reprise des précédents modèles. Claire et simple à manipuler elle ne fait pas débat. La seconde touche Info permet l’affichage d’informations de prise de vue, elle est un peu redondante avec la touche droite même si les deux affichages diffèrent légèrement.

L’écran LCD quant à lui s’avère très agréable à l’usage : grand, lisible en plein soleil, lumineux. On ne lui reproche que l’absence de la fonction tactile (comme sur le D5500) qui, même si elle paraît gadget pour certains, s’avère bien pratique sur trépied, en pose longue ou chaque fois qu’il faut éviter de faire bouger le boîtier un tant soi peu.

Test terrain Nikon D7200

Gabarit et prise en main

Le D7200 s’avère à la fois compact et léger par rapport aux modèles pros FX. Il reste plus imposant qu’un modèle hybride mais sa destination n’étant pas la même ce ne sera pas un critère différenciateur au moment du choix. C’est l’objectif utilisé qui fera la différence puisque la plupart des zooms actuels sont au moins aussi gros (et lourds) que le boîtier.

La poignée a été redessinée et facilite grandement la tenue en main sur la durée. Il est tout à fait possible de tenir le boîtier sans aucune sangle sans prendre le risque de le laisser tomber. Et les grosses mains trouveront plus de place pour loger les gros doigts (!). Nikon a manifestement décidé de revoir toutes les poignées de ses reflex et c’est une bonne chose.

Test terrain Nikon D7200

Le Nikon D7200 à l’usage

Rien de tel que de passer du temps avec un boîtier pour se faire une idée précise de son intérêt. C’est ainsi que je procède pour les tests « terrain » et j’ai donc utilisé ce D7200 pendant une bonne dizaine de jours en continu.

En première approche autant dire qu’il y a peu de surprises. C’est du Nikon, classique et efficace, l’autofocus est rapide et précis (l’Expeed 4 n’y est pas pour rien), il accroche vraiment bien en basse lumière. La mesure de lumière est fiable dans la grande majorité des cas et ce D7200 est une vraie machine à photographier sans arrière pensée.

La qualité du viseur optique aidant, vous pourrez cadrer avec précision, voir clair (c’est une des différences avec les modèles des gammes inférieures) et disposer de nombreuses informations personnalisables dans le viseur.

Test terrain Nikon D7200

Les amateurs de cadrages au ras du sol et bras levés seront, comme moi, frustrés de ne pas disposer de l’écran orientable qui évite de se coucher par terre mais si vous faites abstraction de ce point précis alors le D7200 vous rendra les services attendus.

S’il n’y a pas grand-chose à relever en matière de prise de vue en pleine journée, avec de la lumière et donc des sensibilités peu élevées, il n’en est pas de même dès que cette même lumière se fait plus rare. L’autofocus accroche mieux que sur les générations précédentes et le couple capteur – Expeed 4 assure !

N’hésitez pas à grimper à 12.800 ISO car les résultats sont bien là. Il y a clairement une différence de qualité d’image avec une montée de bruit visible dès 6.400 ISO mais en optant pour le format RAW vous débruiterez bien vite pour des images d’excellente qualité. Si vous souhaitez rester en JPG alors vous aurez un peu plus de bruit sur l’image dès 12.800 ISO mais le rendu est plutôt agréable, le bruit ‘discret’ et les images parfaitement exploitables.

Au-delà faites le choix du RAW et traitez vos photos pour grimper à 25.600 ISO, une sensibilité qui donne toutefois des résultats bien meilleurs que ce que j’ai pu observer sur les modèles précédents (y compris en gamme FX). Manifestement Nikon a encore fait un pas en avant en matière de gestion des basses lumières et ce capteur assure !

Test terrain Nikon D7200

Mon avis sur le Nikon D7200

Avec le Nikon D7200, Nikon rafraîchit un D7100 qui n’a pourtant pas tant vieilli que ça. Les quelques reproches que l’on pouvait faire à ce précédent modèle (capacité buffer, sensibilité, réactivité) sont revus et corrigés. Le buffer peut gérer 13 vues successives en mode RAW avant de ralentir, la cadence étant ensuite fonction des performances de la carte mémoire plus que du boîtier.

La sensibilité gagne un cran avec des images à haut ISO de très grande qualité. L’absence de bruit visible jusqu’à 3.200 ISO est un atout pour la photo de sport et animalière de façon à gagner en vitesse d’obturation. Au-delà il vous sera possible de passer à 6.400 ISO avec des résultats très corrects, de grimper à 12.800 ISO en débruitant en post-traitement et de tenter 25.600 quand le besoin se fait sentir tout en sachant que les images (traitées) seront parfaitement exploitables.

Lien direct vers la vidéo de Test du Nikon D7200

J’ai peu testé le mode vidéo, mais les quelques séquences tournées montrent que le processeur Expeed 4 fait le boulot : la réactivité est au rendez-vous , les séquences sont fluides et l’autofocus plutôt réactif même si la mise au point manuelle reste de mise dès lors que vous voulez tourner « comme un pro ».

La belle gestion des basses lumières en vidéo reste un véritable atout pour les vidéastes qui trouveront là un boîtier capable de filmer dans de nombreuses situations complexes, et de proposer des résultats plus qu’honorables.

Test terrain Nikon D7200

Test Nikon D7200 à 1.600 ISO

Les Limites du Nikon D7200

Le Nikon D7200 s’avère être un reflex APS-C bon partout qui saura répondre aux attentes des photographes et vidéastes les plus exigeants. Il lui manque toutefois quelques fonctions complémentaires pour être le plus polyvalent possible (une couronne supérieure différente, un écran orientable) et représenter un vrai concurrent aux modèles FX comme le D750 plus onéreux et exigeant en matière d’optiques.

Si le choix ne saurait se faire sur la base de ces seuls critères, retenez quand même que ce D7200 représente le meilleur de ce que Nikon sait proposer actuellement en matière de reflex DX, avec un capteur excessivement performant (cf. les tests DxO Labs) et un processeur Expeed 4 donnant une belle réactivité à l’ensemble des modules (AF, mesure de lumière, vidéo).

Le D7200 face aux autres reflex Nikon

Le coefficient x1.5 propre au format DX couplé aux belles performances du boîtier font de ce modèle un choix évident pour les photographes animaliers et de sport qui ne veulent pas passer au FX. La contrainte sur les optiques est moindre, les résultats sont aussi bons, et au quotidien la différence est minime (utilisation, ergonomie).

Test terrain Nikon D7200

Nikon D7200 + objectif Nikon AFS 16-85mm G VR ED

Nikon D7200 ou Nikon D750

Si toutefois le FX vous fait de l’œil pour la taille de son capteur et l’absence de facteur de correction, alors le D750 est une belle alternative qui pousse les performances et la polyvalence un cran plus loin encore.

Nikon D7200 ou Nikon D7100

Si vous possédez déjà un D7100, le passage au D7200 ne vous apportera rien de vital. Un cran de plus en sensibilité ne saurait être un critère décsif, la seule vraie différence étant la capacité du buffer.

Nikon D7200 ou Nikon D7000

Face au D7000, le D7200 est par contre plus moderne, son capteur fait la différence, la vidéo est largement supérieure, le module wifi intégré vous rendra quelques services et la réactivité globale du boîtier est bien supérieure.

Nikon D7200 ou Nikon D5500

Face au D5500, le choix est cornélien : le D7200 est un peu meilleur en qualité d’image mais il faut savoir quoi regarder pour le voir. Il a pour lui une présentation plus experte (accès aux fonctions et réglages), un châssis plus robuste et vous rapproche du monde pro. Il lui manque par contre des fonctions pratiques (l’écran) qui le rendent moins polyvalent que son petit frère de gamme proposé à un tarif bien moins élevé.

J’ai regroupé ces informations dans le comparatif des reflex APS-C experts Nikon.

En conclusion

Avec son D7200 Nikon propose un reflex DX bien classique : pourvu des modules technologiques les plus performants de la gamme (Expeed 4, AF 51 points, capteur 24Mp nouvelle version), ce D7200 est une machine à photographier qui ne vous décevra pas.

Le revers de la médaille, c’est un modèle un peu sage que l’on aurait aimé plus à la page. Il est en effet difficile de comprendre pourqoi Nikon n’a pas pris la peine d’inclure ce qui fait l’intérêt de modèles inférieurs et moins onéreux et qui aurait vraiment fait la différence face aux autres modèles DX Nikon comme face à la concurrence.

Si ce sont pour vous des critères importants, alors il vous faudra attendre (probablement) le Nikon D7500 … En attendant vous pouvez consulter le guide du Nikon D7200.

Vous avez des questions complémentaires ? Les commentaires sont là pour ça …

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