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Tamron 90mm f/2.8 Di III MACRO VXD pour Nikon Z : une option idéale pour les nikonistes ?

Tamron élargit sa gamme d’objectifs pour les hybrides Nikon avec le nouveau Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD pour Nikon Z. Cet objectif est un retour aux sources pour Tamron, intégrant des technologies modernes telles que le système de mise au point VXD ultra-rapide, des lentilles LD et un revêtement BBAR-G2 qui réduisent efficacement les reflets et les aberrations.

Ce nouvel objectif s’inscrit dans la lignée des classiques de la gamme, comme le SP 90 mm f/2.5 et son successeur, le f/2.8 VC USD, appréciés pour leur qualité optique et leur beau bokeh. Le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD pour Nikon Z est-il une alternative intéressante face aux NIKKOR Z MC ? Lisez la suite.

Tamron 90mm F/2.8 Di III MACRO VXD pour Nikon Z : une option idéale pour les nikonistes ?

Cet objectif chez Miss Numerique

Tamron : 45 ans d’innovation en macro

En 1979, Tamron a lancé son premier objectif macro 90 mm, le SP 90 mm f/2.5, qui a rapidement gagné en popularité parmi les photographes de nature et les amateurs de portraits, grâce à son bokeh et sa qualité d’image polyvalente.

En 2024, cette nouvelle version hybride perpétue l’héritage de Tamron et ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire des objectifs macro 90 mm.

Les objectifs macro de Tamron sont connus pour leur haute résolution et leur bokeh de qualité. Le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD, conçu pour les appareils hybrides Nikon et Sony, renforce cet héritage en offrant, selon Tamron, des performances inégalées du centre aux bords. Il produit un bokeh doux et tridimensionnel qui met en valeur les sujets.

Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

La construction optique comporte 15 éléments répartis en 12 groupes, dont quatre lentilles LD (Low Dispersion) qui réduisent les aberrations sphériques et chromatiques. Le revêtement BBAR-G2 minimise les reflets et les images fantômes, même dans des conditions de contre-jour, garantissant ainsi une capture précise des détails les plus fins.

Cet objectif est idéal pour de nombreux domaines photographiques comme la macro, le portrait, la photographie culinaire et les prises de vue à longue distance. Il est compatible avec les Nikon Z APS-C, offrant alors une focale équivalente d’environ 135 mm avec une ouverture maximale de f/2.8.

Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD : design optimisé et construction robuste

Le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD mesure 126,5 mm de long et 79,2 mm de diamètre. L’objectif est léger (630 g), ce qui le rend confortable à utiliser et facile à transporter.

Avec une distance de mise au point minimale de seulement 23 cm, le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD offre un rapport de grossissement 1:1, permettant de capturer les moindres détails de vos sujets. La profondeur de champ est réduite à ces distances, ce qui isole bien le sujet et crée des images impactantes.

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

Même à f/5.6, la profondeur de champ reste limitée, produisant des zones floues qui mettent encore plus en valeur le sujet. Le diaphragme circulaire à 12 lamelles produit de jolis effets de bokeh, avec des étoiles à 12 branches lorsque l’objectif est fermé, donnant une belle douceur aux zones défocalisées.

Cet objectif chez Miss Numerique

Autofocus performant pour la photo et la vidéo

Le système de mise au point VXD (Voice-coil eXtreme-torque Drive) de Tamron offre une mise au point rapide et silencieuse. Cela rend l’objectif très efficace pour la photographie de portraits et de sujets en mouvement, ainsi que pour les vidéos.

La mise au point est fluide et stable, sans sauts ni vibrations, ce qui facilite le tournage de vidéos professionnelles.

Un pare-soleil conçu pour la flexibilité créative

Le Tamron 90 mm F/2.8 MACRO est livré avec un pare-soleil doté d’une fenêtre coulissante. Ce design permet d’ajuster un filtre polarisant ou ND sans retirer le pare-soleil, ce qui est souvent contraignant.

Paresoleil Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

La fenêtre coulissante facilite cette opération et garantit une grande flexibilité pendant la prise de vue, sans interrompre le flux créatif. Que vous cherchiez à ajuster la lumière ou à réaliser une image créative, ce pare-soleil permet un contrôle intuitif des réglages.

Premier avis sur le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD pour Nikon Z

Avec un prix annoncé de 699 euros, le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD se présente comme une alternative plus accessible que le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S vendu 1 199 euros.

Bien que le Tamron ne dispose pas de stabilisation optique intégrée contrairement au NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S, cela ne constitue pas un gros désavantage pour la photographie macro, surtout avec les systèmes de stabilisation des appareils Nikon Z et l’utilisation fréquente de trépieds.

Pour avoir testé le Tamron 70-300 mm pour Nikon Z, il ne fait nul doute que ce nouvel objectif Tamron devrait s’avérer être une excellente option pour les passionnés de macro, avec la promesse d’une excellente qualité optique, un prix attractif, un autofocus rapide et une construction solide, idéale pour des conditions de prise de vue variées.

Tamron 90mm F/2.8 Di III MACRO VXD pour Nikon Z

Fiche technique

  • Monture : Nikon Z plein format et APS-C
  • Formule optique : 15 éléments en 12 groupes
  • Stabilisation optique intégrée : non
  • Focale : 90 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8
  • Ouverture minimale : f/16
  • Distance minimale de mise au point : 0,23 m
  • Rapport de grossissement maximal : 1:1
  • Taille du filtre : 67 mm
  • Poids : 640 g en version Nikon Z
  • Modèle : F072
  • Angle de vue : 27°2‘
  • Lames de diaphragme : 12
  • Diamètre max. : 79,2 mm
  • Longueur : 126,5 mm

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Takashi Namiki pour Tamron

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Takashi Namiki pour Tamron

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Takashi Namiki pour Tamron

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Junichi Shimizu pour Tamron

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Junichi Shimizu pour Tamron

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Junichi Shimizu pour Tamron

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Alyce Bender pour Tamron

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Alyce Bender pour Tamron

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Takashi Namiki pour Tamron

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Takashi Namiki pour Tamron

Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD

photo (C) Takashi Namiki pour Tamron

Source : Tamron France

Cet objectif chez Miss Numerique


Comment pratiquer la macro créative : technique, composition, esthétique

Vous aimeriez faire de la macro créative mais vous ne savez pas comment aborder la technique photo, quel matériel utiliser, comment composer vos photos et leur donner un aspect plus esthétique ? Denis Dubesset, photographe naturaliste, vous propose de découvrir la macro sous un autre angle, celui de l’art photographique appliqué à la photographie rapprochée. Vous allez apprendre comment vous exprimer sans retenue !

Note : je vous présente ici la seconde édition du livre publié en 2016 à l’origine et entièrement remis à jour en 2023.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique
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Faire de la macro créative : pour qui, pour quoi ?

J’ai déjà commenté de nombreux livres sur la macro. Tous ou presque font référence au matériel nécessaire, à la technique de prise de vue, mais ils laissent souvent de côté la démarche créative qui accompagne cette pratique photo.

Denis Dubesset, photographe professionnel, a pris le parti de faire de ce nouveau livre – voir son précédent ouvrage Les secrets du cadrage photo – un ouvrage destiné à éveiller votre sens créatif. J’apprécie la démarche car si le matériel est important, ce que vous en faites l’est bien plus. Et en macro il est particulièrement difficile d’adopter une démarche qui sorte de l’ordinaire.

De nombreux photographes amateurs se contentent de photographier en macro des plantes et des insectes sans chercher à construire une série, sans construire un projet personnel. Cette accumulation d’images trouverait un sens bien plus fort si chaque image était faite en toute connaissance de cause pour former un ensemble.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique

Les secrets de la macro créative : présentation

Le but premier de ce livre est de vous donner les clés pour aller au-delà de la technique et approcher la macro sous un autre angle, plus artistique que technique.

La photographie rapprochée, l’autre nom courant de la macro,  est en effet souvent vue comme technique plus qu’artistique, une approche que je ne valide pas. Denis Dubesset l’a dit à sa façon en quatrième de couverture  :

La photo rapprochée peut être le support d’une expression artistique d’une grande richesse. »

Une citation qui fait suite à celle de la précédente édition, qui vous incitait elle à pratiquer même si vous ne sortez pas de votre jardin :

« En macro le plus petit bout de nature à côté de chez soi est déjà plein de promesses.« 

Inutile d’aller chercher bien loin, oubliez la complexité et adoptez une démarche qui sera le point de départ d’un vrai projet photo.

Les secrets de la macro créative, le contenu

Cette seconde édition n’est pas une simple réimpression du livre initial. Bien que le plan du livre puisse vous paraître proche, tout le contenu est revu, complété pour tenir compte des technologies récentes (comme l’hybride), les photos sont pratiquement toutes nouvelles. Il est rare qu’une seconde édition soit à ce point remaniée.

Les techniques récentes associées à la photo macro font leur apparition, comme le focus stacking.

Le sommaire, parlons-en : vous allez apprendre à adapter votre matériel à vos besoins (chapitre 1), avant d’aborder les différents volets de la macro créative :

  • comment faire naître une idée de photo ou de projet en macro
  • comment composer une photo macro
  • comment jouer avec la lumière et le flou
  • comment profiter de l’eau et des végétaux
  • comment photographier les petits animaux
  • comment acquérir un sens artistique

Notez que les quelques pages de la précédente édition, qui traitaient du tri des photos, du post-traitement et des expositions ont été retirées. Elles n’apportaient pas grand chose de plus, s’agissant de sujets qui méritent un livre à part entière. Je préfère trouver dans cette seconde édition des informations détaillées sur les apports de l’hybride en photo macro, par exemple, c’est bien plus pertinent.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique

A qui s’adresse ce livre sur la macro ?

Cet ouvrage s’adresse au photographe débutant en macro qui veut découvrir les bases de cette pratique et les possibilités qu’elle offre.

Il s’adresse aussi aux photographes plus experts qui trouvent leur pratique trop « technique » et cherchent à créer des images plus originales.

Il s’adresse enfin à quiconque pense, comme moi, que la macro créative a gagné ses lettres de noblesse depuis fort longtemps et que cette pratique n’a rien à envier aux pratiques souvent vues comme plus nobles par ceux qui veulent bien les voir ainsi. Qu’ils lisent ce livre pour réaliser qu’ils se trompent.

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52 défis photo macro : saurez-vous les relever ?

Vous aimez la macro, la nature, les plantes, les fleurs, les insectes … mais vous ne savez pas toujours comment réussir vos photos macro. Vous manquez peut-être aussi d’idées lorsque vous êtes face à vos sujets préférés. Pourquoi ne pas tenter de relever les 52 défis photo macro présentés ci-dessous ?

52 défis photo macro : saurez-vous les relever ?

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52 défis macro : pour faire des photos toute l’année

Je vous ai déjà parlé de cette série de livres « 52 défis … » dont chaque volume porte sur un domaine photo précis. Après le paysage, la photo de rue ou le noir et blanc, pour ne citer que ceux-là, voici un nouvel ouvrage écrit par David Taylor qui vous oppose 52 défis macro. Un défi par semaine, si vous décidez de jour exemple de jouer le jeu ainsi !

Comme les autres ouvrages de la série, chaque défi se présente sous la forme d’une double page dans laquelle vous allez trouver :

  • un exemple de photo à réaliser,
  • la description du défi, les contraintes et des conseils pratiques,
  • une liste d’astuces à mettre en oeuvre pour y arriver,
  • une liste du matériel photo conseillé,
  • un encart pratique

52 défis photo macro : saurez-vous les relever ?

Les 52 défis photo macro sont classés selon le type de pratique :

  • technique macro
  • équipement photo
  • créativité
  • lumière et couleur
  • post-traitement ordinateur

Vous disposez aussi d’encarts réguliers pour prendre des notes et tirer profit des 52 défis photo macro. Notez-y ce que vos avez appris, vos échecs comme vos succès, et profitez de ce carnet de nord pour progresser de semaines en semaines.

A qui s’adresse ce livre ?

52 défis photo macro : saurez-vous les relever ?

Ce recueil de 52 défis photo macro va vous être utile si vous débutez en photo macro et ne savez pas trop quelles photos réaliser. Vous y trouverez des idées pour bien démarrer, des conseils pour éviter les erreurs habituelles.

Il s’adresse aussi aux photographes amateurs en manque d’inspiration, ils y trouveront des idées, des photos à reproduire à leur façon, c’est formateur.

Il s’adresse enfin aux photographes experts qui pensent avoir fait le tour du sujet, et laissent peut-être de côté sans le réaliser des prises de vues intéressantes qui leur permettront de compléter leur pratique.

Le format du livre permet de le glisser dans votre sac photo … toute l’année (52 défis = 52 semaines) ce qui s’avèrera utile lorsque, sur le terrain, vous serez en manque d’idées !

Le tarif de 13,90 euros rend ce livre accessible, à 26 cents le défi, ne vous privez pas !

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Photo nature, macro et minimaliste : interview de Denis Dubesset, photographe et auteur

Derrière chaque photographe se cache un parcours, des pratiques, une méthode d’approche et de travail en photographie. Vous aimeriez en savoir plus sur les photographes pros dont vous appréciez les photos ? Voici le parcours de Denis Dubesset, photographe, auteur et amoureux de la nature.

Photo nature, macro et minimaliste : interview de Denis Dubesset, photographe pro

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer Denis Dubesset et d’échanger avec lui. Nous avions même animé une conférence en commun lors du Salon de la photo 2019. Bien que n’étant pas photographe naturaliste moi-même, j’apprécie les photos de Denis, tout comme ses livres, et en particulier celui qui n’est jamais bien loin de mon bureau et m’a permis de travailler sur mon style en photographie.

Plutôt que de vous faire un long discours sur Denis, j’ai préféré lui laisser la parole : un questionnaire personnalisé, des réponses en toute transparence, voici l’interview de Denis Dubesset photographe pour Nikon Passion !

Pour commencer, peux-tu te présenter : qui est Denis Dubesset, quelle est ton activité et à qui tu t’adresses ?

J’ai 44 ans, j’habite dans le Var en Provence et je suis passionné de photographie depuis 2008 (photographe professionnel depuis 2012).

Mon activité est multiple :

  • je propose mes services de photographe de reportage,
  • j’expose mon travail personnel lorsque j’en ai l’occasion,
  • je suis rédacteur occasionnel dans la presse spécialisée,
  • je tiens un blog sur la photographie dans lequel j’aborde les thèmes qui m’intéressent le plus (www.33iso.com),
  • je suis formateur
  • et j’ai publié cinq livres aux éditions Eyrolles.

Les thèmes de mes ouvrages sont le cadrage, la photographie rapprochée, le minimalisme et le style en photographie. J’ai eu la chance que tous ces ouvrages soient traduits et diffusés dans divers pays d’Europe (Allemagne, Espagne, Italie), mais aussi au Brésil.

Enfin, je tiens parfois des conférences dont les thèmes sont liés aux livres que j’ai écrits.

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo nature ?

C’est venu tout simplement.

Depuis mon enfance, l’environnement dans lequel j’évolue est naturel. Je n’ai jamais vraiment habité en milieu urbain ou seulement de manière ponctuelle. Depuis toujours, je suis observateur et contemplatif.

C’est principalement pour cette raison que la photographie a été une révélation pour moi : je pouvais donner un support à ma personnalité. C’est instinctivement que j’ai pointé mon objectif vers ce qui me passionnait le plus : la Nature.

Le fil rouge qui lie mon travail est d’ailleurs le regard que pose l’humanité sur la nature et la manière qu’il a de la respecter, de la transformer ou de la détruire.

Denis-Dubesset - Coccinelle

photo (C) Denis Dubesset

Tu t’es aussi spécialisé dans la photo macro et la photo minimaliste (avec en toile de fond la nature). Pourquoi ? Comment ?

Initialement, lorsque je me suis intéressé à la photo, j’ai été captivé (et je le suis toujours) par la possibilité de me servir de l’optique de l’appareil photo pour observer les détails qui nous entourent.

Des détails qui sont parfois peu visibles à l’œil nu et qui échappent au regard des autres. Au départ, j’utilisais mon appareil un peu comme une loupe, pour voir la nature en gros plan, puis c’est devenu une véritable fascination.

D’abord, je me suis spécialisé dans la photo de petits animaux et progressivement, j’ai traité aussi d’autres sujets (végétaux, eau et même la lumière elle-même). À force de voir la nature en gros plan, j’ai pris goût aux formes simples et graphiques. J’ai commencé à opter pour des compositions qui suggèrent les choses plus qu’elles ne montrent.

C’est grâce à la macro que j’ai commencé à m’intéresser à la photographie minimaliste et à devenir de plus en plus créatif. Par la suite, j’ai souhaité transposer cette esthétique vers la photo dite « classique ». Par exemple, il est généralement admis que les compositions de paysage doivent fourmiller de détails alors que moi, je recherche constamment à utiliser le moins de motifs possible.

Denis-Dubesset - deux fleurs

photo (C) Denis Dubesset

Comment prépares-tu une sortie photo ? As-tu toujours un objectif macro avec toi ? Même si tu cherches à faire de la photo minimaliste ?

Dans les premiers temps, je voulais que mon sujet apparaisse le plus nettement possible sur mes clichés dans la droite lignée de l’école naturaliste (afin de déterminer l’espèce animale ou l’essence végétale photographiée).

Mais après quelques années, mes préoccupations ont donc changé. Je me sentais encombré par la quantité de matériel que j’emportais avec moi (trépieds, éclairages artificiels, diffuseurs…). En même temps que mes goûts esthétiques ont évolué vers des compositions épurées, j’ai allégé mon matériel.

Maintenant, il est très fréquent que je n’emporte avec moi que mon boitier (Nikon bien sûr) et mon objectif photo. J’aime bien le sigma 150 mm macro pour sa longueur focale me permettant d’obtenir de beaux flous sans faire de concessions sur le piqué de l’image.

J’emporte parfois plus de matériel (bagues allonge, trépied, lampe led), mais lorsque je le fais, j’essaie d’être peu encombré pour ne pas interférer sur ma liberté de mouvement. J’aime en effet prendre des positions un peu alambiquées pour obtenir des angles de vue atypiques.

Du coup, comment se déroule une sortie photo ?

Je ne vais pas toujours au même endroit. Selon les moments de l’année, la nature nous offre différents spectacles. En macro, la saison chaude (à partir du printemps) est évidemment plus généreuse, car on rencontre dans la nature énormément de sujets, mais en hiver, j’essaie de sortir de temps en temps afin de traiter des thèmes différents. Les formes végétales, la glace, les mousses ou les champignons sont autant de sujets fascinants.

Lors de mes sorties, j’ai parfois une idée en tête (sujet spécifique), mais bien souvent, je me laisse guider par ce que je rencontre. Il n’y a pas de règle. Parfois, au bout de quelques mètres je trouve quelque chose d’intéressant. D’autres fois, je marche longtemps avant de rencontrer un détail qui m’interpelle.

Denis-Dubesset - maison neige

photo (C) Denis Dubesset

Comment trouves-tu l’inspiration ?

Ce n’est pas forcément simple de répondre à cette question. L’inspiration est quelquefois généreuse, tandis qu’elle nous délaisse à certains moments. C’est évidemment la nature qui m’inspire et je ne fais que « cadrer au bon endroit ».

Il arrive que nous ayons l’impression de faire toujours un peu les mêmes images et puis un déclic se produit et nous faisons une découverte qui change notre perception des choses. C’est alors tout un nouveau monde qui s’ouvre à nous.

Dans mon livre « les secrets de la macro créative 2ᵉ édition » je donne le maximum d’astuces et d’exemples pour ne pas être en panne d’idée. Je fais un tour d’horizon d’un maximum de sujets en expliquant à chaque fois les différentes façons d’aborder chaque sujet.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ? … Tu as d’ailleurs écrit un livre sur le sujet.

J’essaie de prendre des clichés dans lesquels les spectateurs vont avoir envie d’entrer et de projeter leur imaginaire.

Cela passe souvent par la recherche d’une atmosphère, d’une lumière singulière. Je revendique une filiation (en toute humilité bien sûr) avec les peintres impressionnistes, mais aussi les estampes des peintres asiatiques Hiroshige ou Hokusai ou encore les « peintres chinois de la voie excentrique ».

Mes clichés seraient un peu un mixte entre ces courants. Lors d’expositions, mes images provoquent parfois un questionnement. S’agit-il de photo ou de peinture ? Bien que je ne la recherche pas, cette ambiguïté ne me gêne pas.

Denis-Dubesset - Libélule

photo (C) Denis Dubesset

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un projet de livre ?

Je suis en train d’écrire un livre d’un nouveau genre, toujours sur l’apprentissage de la photographie. Je suis désolé de ne pas pouvoir en dire plus, mais pour l’instant ce n’est pas encore assez abouti pour en exposer les détails (mars 2023). J’espère arriver au bout de ce projet d’ici à la fin de l’année.

J’ai aussi finalisé un ouvrage intitulé « Contes et légendes de Bord de mer ». Dans ce travail, je suis parti d’un projet dont le thème était le bord de mer. À partir des photographies que j’ai pu faire, j’ai ensuite imaginé des histoires. Les textes viennent donc illustrer les photos plutôt que l’inverse.

Je suis également en train de monter une exposition dans le cadre de l’événement Art et Vin. J’indiquerai le lieu prochainement sur les réseaux sociaux.

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ?

Pour toute demande sur mes livres, pour une formation, un conseil ou autre, vous pouvez me suivre  :

Enfin mon site internet de photographe est https://www.denisdubesset.com/

Merci à Denis d’avoir bien voulu jouer le jeu de l’interview.

Si vous avez aimé cette interview, vous aimerez aussi celles de Christophe Audebert, d’Eric Forey et de Gildas Lepetit-castel.


Le guide de la macrophotographie numérique, comment photographier les insectes et fleurs

Comment faire de la macrophotographie pour réussir vos photos d’insectes ou de fleurs, quel matériel utiliser, quels réglages appliquer, comment finaliser le rendu de vos photos … c’est ce que Clément Wurmser vous propose découvrir dans ce guide de la macrophotographie  richement illustré de photos et schémas explicatifs.

La macrophotographie numérique, comment photographier le minuscule

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Le guide de la macrophotographie

Il ne se passe pas une année sans que je ne vois arriver un nouveau guide sur la macrophotographie. Il faut dire que cette pratique photo a le vent en poupe chez les amateurs qui y voient une façon de profiter de la nature tout en pratiquant leur passion.

La question posée est alors celle de la pertinence de chaque ouvrage. Impossible de les acheter tous si vous cherchez un guide de macrophotographie, aussi le but de mes chroniques de livres photo est de vous aider à faire votre choix.

Clément Wurmser est un photographe qui s’est pris de passion pour la macro dès ses débuts, et a fini par atteindre un niveau que beaucoup aimeraient avoir. Ses photos sont publiées dans la presse spécialisée, il expose lors des festivals de photo nature comme ceux de Namur ou de Montier-en-Der.

Il a souhaité partager avec vous sa pratique, ses conseils, ses astuces, ses photos dans un livre édité chez Delachaux et Niestlé, un éditeur suisse spécialisé dans les ouvrages naturalistes et dont je vous parlais déjà en 2010 à l’occasion de la sortie du livre sur la photo de jardin de Marianne Taylor et Steve Young.

Des bases de la photo pour la macro …

Parce qu’il faut bien commencer par le commencement et maîtriser les principes fondateurs de la photographie pour réussir vos photos macro, Clément Wurmser vous propose un premier chapitre dédié à :

  • l’étude des notions élémentaires (fonctionnement de votre appareil photo),
  • les règles de composition (propres à la macro),
  • la notion de profondeur de champ (critique en macro),
  • la gestion de l’exposition.

Dès le second chapitre de ce guide de la macrophotographie, vous allez entrer dans le vif du sujet avec le rapport de grandissement, les objectifs macro, les bagues allonge, les bonnettes, et autres procédés d’inversion d’objectif. Ce chapitre vous aide à faire le bon choix, et surtout à ne pas dépenser vos sous en accessoires inutiles alors qu’il existe d’autres solutions. Toujours bon à prendre par les temps qui courent.

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… à la gestion de la lumière …

La lumière … c’est probablement ce qui rebute le plus les débutants en macro puisqu’il vous faut la prendre en compte dans un contexte particulier, celui des courtes distances de mise au point et des cellules de mesure de lumière contrariées par la petite taille du sujet. Autrement formulé, vous ne pouvez faire confiance à votre appareil photo, il vous faut apprendre à exposer correctement en prenant en compte les contraintes particulières de la macro.

Parmi les accessoires détaillés, le diffuseur et le réflecteur, le flash cobra, le flash intégré, le flash macro. Chacun a ses avantages et inconvénients, vous n’êtes pas forcé d’avoir les trois aussi il est essentiel de connaître les limites de chacun.

… en passant par de nombreux conseils pratiques …

Ce chapitre s’attaque au coeur du sujet, le choix du bon matériel (boîtier, objectifs), l’approche du photographe (vous) et comment réussir vos photos en macro.

Ce guide de la macrophotographie va vous apprendre par exemple comment photographier les insectes, les gouttes d’eau, les fleurs avec un flash ou sans flash.

Vous découvrirez quels vêtements porter (ce n’est pas anodin), quelles protections mettre en œuvre, et surtout comment acquérir la patience, la bonne attitude et l’état d’esprit du photographe spécialisé en macro.

Vous allez découvrir aussi que le fond joue un rôle primordial, ce guide de la macrophotographie vous explique comment gérer la profondeur de champ pour jouer avec les fonds naturels, comment mettre en valeur la couleur dominante du fond, comment gérer les contrastes et les formes.

Notez que si vous n’incluez pas le fond dans votre approche de la photo macro, vous aurez le plus grand mal à mettre en valeur votre sujet, Clément vous le montre grâce à de nombreuses illustrations.

La macrophotographie numérique, comment photographier le minuscule

… pour finir par le post-traitement

En macrophotographie peut-être plus que dans un autre domaine, le post-traitement de vos photos est essentiel pour les sublimer.

Vous devez être capable de gérer les couleurs, les techniques propres à la macrophotographie comme le focus stacking, comment imprimer au mieux vos images selon que vous le faites vous-même ou que vous le faites faire.

Ce dernier chapitre consacré aux logiciels va vous aider à vous en sortir. 

La macrophotographie numérique, comment photographier le minuscule

Mon avis sur ce guide de la macrophotographie

La première chose qui m’a frappé en découvrant cet ouvrage, c’est l’importante quantité d’illustrations. Plus de 200 photos macro de l’auteur agrémentent le livre et viennent soutenir le texte explicatif. Vous savez comme moi qu’une image vaut mieux que mille mots, ici vous aurez les deux.

J’ai apprécié les schémas chaque fois qu’une notion mérite d’être précisée, de même que la maquette du livre qui fait la part belle aux encarts colorés. Ceux-ci sont des rappels visuels des notions à retenir, ils pourront vous servir à préparer vos propres notes de lecture. Je vous conseille d’en prendre, une fois sur le terrain face à vos sujets ce sera bien plus simple.

Enfin, bien que la macrophotographie soit souvent une question de formules mathématiques, j’ai noté la capacité de l’auteur à expliquer bon nombre des notions essentielles sans vous perdre avec de trop nombreuses formules.  Les plus importantes y sont, vous ne pouvez faire sans, mais vous n’aurez pas besoin non plus d’avoir un Master en Mathématiques pour comprendre ce qu’il vous faut comprendre. Clément Wurmser a su se mettre à la portée des plus novices sans pour autant laisser de côté les notions les plus pointues. Un travail méthodique et rigoureux que j’apprécie.

Au final voici donc un guide de la macrophotographie qui s’avère être un bel ouvrage, joliment illustré, complet, compréhensible et abordable puisqu’il ne vous en coûtera que 24,50 euros pour vous le procurer. Une dépense raisonnable qui peut vous éviter des dépenses plus importantes et pourtant inutiles, les accessoires macro ont vite fait de vous revenir cher sans toujours être essentiels.

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Comment faire de belles photos de macro-photographie ? Matériel, réglages, conseils et exemples

La nature en photo, c’est un domaine qui vous intéresse ? Si oui, peut-être êtes-vous attiré(e) aussi par les détails de la nature, ce que l’on regroupe sous le terme « macro-photographie » ?

Toutefois réussir de belles photos macro n’est pas simple. Il vous faut une dose de technique, une dose de matériel, une (bonne) dose de savoir-faire et des conseils préalables. C’est justement de tout ça dont vous parle Ross Hoddinott dans son livre dédié à cette pratique si particulière.

Comment faire de belles photos de macro-photographie ? Matériel, réglages, conseils et exemples

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Macro-photographie et gros plans en numérique : présentation

Si vous me lisez régulièrement, vous savez que la macro-photographie et moi ça fait deux. J’adore regarder de belles photos macro mais au quotidien, j’ai une préférence pour l’urbain et l’humain. Toutefois, comme je n’ai rien à reprocher à ceux qui pratiquent cet art, j’ai plaisir à vous partager les conseils, réglages, astuces et exemples que je découvre au hasard de mes lectures.

C’est le cas avec ce nouveau livre de Ross Hoddinott, déjà auteur d’un ouvrage fort apprécié par mes abonnés, « La photographie de paysage heure par heure« . Cette fois Ross Hoddinott, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de macro-photographie et de gros plans en numérique, a conçu un livre pédagogique qui va vous aider à réussir vos photos vous-aussi.

La macro-photographie, je vous en ai parlé dans plusieurs tutoriels comme Comment faire de la macrophotographie, matériel, accessoires, réglages ou Comment gérer exposition et lumière en macro photo.

Mais rien ne remplace un livre lorsqu’il s’agit de faire le tour d’un domaine photographique. Vous découvrez alors une approche, celle d’un pro du sujet, une méthode, et de nombreux exemples. Apprentissage assuré !

Comment faire de belles photos de macro-photographie ? Matériel, réglages, conseils et exemples

Tout au long de ce livre, vous allez par exemple apprendre comment fonctionnent les hybrides et reflex et comment leurs fonctions avancées peuvent vous aider en macro.

Vous découvrirez quel objectif choisir pour la macro, il ne s’agit pas que des objectifs macro (comme le NIKKOR Z 105 mm macro) d’ailleurs. Quant aux techniques d’exposition, de choix du temps de pose et de l’ouverture, de profondeur de champ, elles font l’objet du chapitre 3.

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Comment faire de belles photos de macro-photographie ? Matériel, réglages, conseils et exemples

Cependant, si la technique a son importance en macro-photographie, la compréhension de cette pratique et la bonne connaissance de vos sujets sont essentielles. Découvrez comment photographier la nature morte, le micro-monde (papillons, libellules, demoiselles, amphibiens, araignées, champignons …).

N’oubliez pas de penser aux textures aux détails, aux formes et aux contours. Vous allez voir pages 154 et suivantes que ces éléments disponibles partout autour de vous lorsque vous êtes dans la nature apportent une belle touche créative à vos photos.

Enfin Ross Hoddinott n’oublie pas l’essentiel en macro-photographie, finir le travail, il aborde le post-traitement au chapitre 8 pour vous aider à comprendre quoi faire de vos fichiers RAW pour sublimer vos photos.

Comment faire de belles photos de macro-photographie ? Matériel, réglages, conseils et exemples

Mon avis sur ce livre

J’avais adoré le premier livre de l’auteur sur la photographie de paysage, c’est à nouveau le cas avec celui-ci. Le format plus grand que celui d’autres livres pratiques favorise la mise en page et en valeur des photos. Les nombreux encarts colorés apportent des informations contextuelles complémentaires, les légendes des photos plairont aux adorateurs de données EXIF, tout y est.

Détail qui ne gâche rien, l’auteur utilise des appareils photo Nikon, vous reconnaîtrez peut-être le vôtre dans certaines illustrations de type making-off, boîtier en situation de prise de vue macro. Enfin, et surtout, les images d’illustration sont magnifiques.

Comment faire de belles photos de macro-photographie ? Matériel, réglages, conseils et exemples

La finition de l’ouvrage est très satisfaisante, la reliure collée permet d’ouvrir les double-pages sans risque de casser la reliure, et de bien voir les photos même si elle ne permet pas une planéité parfaite de par sa conception.

La qualité d’impression est excellente, bien qu’assez fin le papier tient bien en main et les doigts ne marquent pas.

Proposé au tarif public de 25,95 euros ce livre sur la macro-photographie va vous permettre de bien démarrer si vous n’avez encore jamais fait de macro. Il va vous aider aussi à revoir les bases et à ajuster vos réglages pour réussir vos photos. Enfin il va vous donner, quel que soit votre niveau en macro, l’envie de faire aussi bien que l’auteur. Je vous préviens, il y a du travail mais ça en vaut la peine !

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Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique – 4/4

Bien maitriser la technique reste un atout pour faire une photo macro réussie. Les trois premiers articles de ce guide pratique macro (le matériel, le rapport de grandissement et la gestion de la lumière) vous ont mis en confiance pour réaliser votre première photo macro en extérieur.

La macrophotographie reste néanmoins une discipline exigeante. Attendez-vous à un taux de déchet d’autant plus important qu’il est rare qu’on puisse la pratiquer très régulièrement. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, voici comment gérer la prise de vue !

Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Comment faire une photo macro : le cadrage

Lorsqu’on utilise une focale fixe pour photographier un portrait ou un paysage, on se déplace pour ajuster le cadrage. Certains photographes prétendent même que c’est source de créativité alors imaginez la chance que vous avez de n’utiliser que des focales fixes pour faire de la macro !

Un objectif macro utilisé seul fonctionne en effet comme n’importe quel autre objectif. Il faut simplement vous rappeler que le grandissement maximum est obtenu à la mise au point minimale, et qu’il décroit très rapidement lorsqu’on s’en éloigne.

Dès lors que vous utilisez une bague ou une bonnette macro, la situation se complique. Vous avez lu les précédents épisodes … Vous savez donc qu’avec un objectif de focale standard 50 mm monté sur une bague de 50 mm, la zone de travail est extrêmement réduite : la distance réelle de mise au point varie entre 94 mm (MAP à 450 mm) et 100 mm (MAP à l’infini). En dehors de cette plage, la photo est intégralement floue.

Nous n’avons jusqu’à présent considéré cette information que sous l’angle de la taille du sujet dans la photo : un objet mesurant 36 mm dépassera la largeur d’un capteur plein format si l’on utilise le précédent montage à la mise au point minimale : le grandissement est en effet alors égal à 1,125. Il redescend à 1 si on fait la mise au point à l’infini, soit une variation de seulement 11 %.

La faible évolution du grandissement sur toute l’échelle de mise au point a une conséquence immédiate sur le cadrage de la photo : il est pratiquement imposé par le choix du matériel.

Quel matériel pour quel cadrage en macro ?

Pour faire une photo macro sans trop perdre de temps, on finit par choisir par réflexe le matériel (focale + bague) adapté à l’image envisagée. L’exercice se révèle plus délicat dès lors que notre pratique est plus occasionnelle. Il se révèle alors pratique d’avoir dans son sac ou sur son smartphone un tableau donnant le grandissement obtenu à la mise au point minimale, en fonction de son équipement.

Tableau de grandissement - Comment faire une photo macro

Grandissement à la MAP minimale

La figure ci-dessus représente le tableau que j’utilise. Il révèle une pratique plus proche de la proxi que de la macro. A chacun de construire le sien à partir des formules précédemment détaillées. Il convient de bien prendre en compte la focale réelle de l’objectif à la mise au point minimale, inférieure à celle annoncée par le constructeur pour les objectifs macro. Et si les formules vous rebutent, adoptez l’approche empirique du double décimètre que nous avons vue dans l’article sur le grandissement !

Photo macro et profondeur de champ

Nous sommes en place, avec le bon objectif, le bon cadrage, une distance de mise au point pile poil au centre de la zone de travail, et pourtant… toute l’image apparait floue dans le viseur. Toute ? Non ! Car un petit groupe d’irréductibles pixels résiste encore à ce flou généralisé.

Vous vous souvenez alors avoir lu sur Nikon Passion un tutoriel sur la profondeur de champ en macrophotographie. Dire qu’elle est minimaliste est un euphémisme. Pour un boitier donné, la profondeur de champ dépend uniquement du diaphragme choisi Ø et du grandissement G.

Calcul de la profondeur de champ - Comment faire une photo macro

En pratique, pour un grandissement de 1, la zone nette a une profondeur de 1,32 mm avec un capteur plein format, 0,86 mm avec un capteur APS-C et 0,26 mm avec un capteur 1 pouce.

Ces chiffres sont trompeurs, car il faut comparer des choses comparables, autrement dit des photos cadrées de la même manière. Pour qu’un sujet de la largeur du capteur 1 pouce (13,2 mm) prenne tout le cadre sur un capteur APS-C, il faut atteindre un grandissement de 1,8. Il doit être poussé à 2,7 pour obtenir le même résultat avec un capteur plein format.

Dans ces conditions, la profondeur de champ est de l’ordre du tiers de millimètre indépendamment du capteur, alors que le diaphragme est déjà bien fermé. C’est là tout le paradoxe qu’il faut gérer en macrophotographie : un sujet flou sur un fond trop texturé, au risque d’en réduire la lisibilité.

Plus que l’ouverture du diaphragme, c’est la distance entre fond et sujet qui permet de mettre ce dernier en valeur, de créer une ambiance. A quoi bon fermer d’avantage le diaphragme ? On ne gagne que quelques poils de profondeur de champ en polluant encore plus l’arrière-plan et en risquant de perdre du piqué par diffraction.

Profondeur de champ ressentie

Pensez-vous que ce soit la même chose de photographier en gros plan le profil d’un moustique ou celui d’une petite mouche ? Ces deux insectes occupent sensiblement la même place sur le capteur. Il serait donc tentant de répondre oui… mais il n’en est rien.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/5.6 à 1/400 s – Iso 800 – 105 mm + bagues 64 mm) (C) J. Croizer

Tout est question de tour de taille : il faut bien reconnaitre que sur ce point, les deux insectes ne boxent pas dans la même catégorie. Si on fait abstraction de ses ailes, l’épaisseur du moustique est pratiquement comprise dans la zone nette de la profondeur de champ, alors que la zone floue commence déjà à s’étendre sur le corps plus dodu de la mouche.

Si le flou s’installe rapidement sur le corps du sujet, on aura l’impression que toute la photo est floue. A contrario, si la zone de transition est large, la perte de netteté sera moins sensible, donnant l’impression d’une profondeur de champ plus importante.

Ce phénomène, qu’on appelle « profondeur de champ ressentie » dépend de 4 facteurs.

  • La distance de mise au point : plus elle est longue et plus la transition est lente, augmentant ainsi la profondeur de champ ressentie. Mais pour faire une photo macro, augmenter la distance de mise au point est rarement une option envisageable, à moins d’accepter un recadrage ultérieur.
  • Le diaphragme : plus il est fermé et plus la transition est lente. Il est assez logique que la profondeur de champ ressentie évolue dans le même sens que la profondeur de champ calculée… mais attention, le bokeh sera également affecté par la fermeture du diaphragme.
  • La taille du capteur : plus il est petit et plus la transition est lente. De ce point de vue, le plein format n’est pas idéal en macro mais il permet des bokeh plus moelleux !
  • La focale : plus elle est courte et plus la transition est lente. A cadrage constant, la focale n’a aucun impact sur la profondeur de champ théorique. Elle impacte en revanche largement la transition du net vers le flou. Si, dans le précédent tableau, vous avez le choix entre plusieurs formules, choisissez celle qui correspond à la focale la plus courte sous condition qu’elle soit compatible avec votre sujet : les focales courtes sont mal acceptées par les insectes.

La photo ci-dessous est faite avec un boitier APS-C dont le capteur est dépourvu de filtre passe-bas, ce qui tend à améliorer le piqué de l’image. Le diaphragme est plus fermé que sur la photo précédente et la focale légèrement plus courte. Prise sans bague ni bonnette, elle présente de plus un grandissement moins important. La profondeur de champ apparait logiquement plus étendue.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/11 à 1/125 s – Iso 400 – 90 mm) (C) Mikadago

Mise au point en macro

En macrophotographie, la profondeur de champ se répartit moitié devant, moitié derrière le plan de netteté. La zone nette étant plus qu’exiguë, la mise au point doit être faite avec une extrême précision, mais jamais sur l’élément le plus proche de vous : vous perdriez 50 % de la profondeur de champ !

Typiquement, pour faire une photo macro d’un insecte, vous devez viser ses yeux. C’est en effet le premier élément que notre propre regard recherche sur une photo lorsqu’elle inclut un animal ou un humain. Si la pupille est floue, autant vous dire qu’il faudra une excellente raison pour que l’on ne considère pas que l’ensemble de la photo l’est également.

Le mode autofocus « point sélectif », ou « mode ponctuel » selon les marques, serait à priori le plus efficient puisqu’il effectue la mise au point sur le seul collimateur actif. Mieux encore, le mode autofocus « zone réduite » qui utilise une surface encore plus restreinte devrait totalement répondre à notre exigence de précision. Oubliez !

Le manque de lumière, la profondeur de champ minimaliste, le faible contraste sur la zone sectionnée sont autant de raisons pour que la mise au point automatique soit à la traine. Même si vous réduisez l’amplitude de son champ d’action, ce qui est permis sur certains objectifs, l’autofocus se mettra à patiner sans jamais trouver de point d’accroche. Plus la focale est longue et plus le problème apparait fréquemment.

Exemple de visée avec focus peaking - Hybride Nikon

Focus peaking. Mise au point manuelle (Nikon Z 6)

Une seule solution : passer en mise au point manuelle. L’option focus peaking (mise en relief de la mise au point), qui équipe désormais beaucoup de boitiers, est en cela une aide précieuse : les contours qui sont nets apparaissent comme surlignés au Stabilo dans le viseur numérique ou sur l’écran arrière de l’appareil.

L’utilisation de la bague de mise au point est alors différente de ce dont nous avons l’habitude en photo traditionnelle. Elle sert à affiner le rapport de grandissement, donc le cadrage de l’image, dans les limites que nous avons déjà évoquées. La mise au point se fait en avançant ou en reculant légèrement le boitier. Une habitude à prendre !

Vitesse de déclenchement (temps de pose)

Lorsque la distance entre le sujet et l’objectif est faible, le moindre mouvement apparait comme décuplé, qu’il soit de votre fait (tremblement involontaire) ou de celui du sujet (vent, insecte en vol, …). Le flou est alors garanti. Les habituelles notions de vitesse de sécurité (inverse de la focale) ou de stabilisation de l’objectif (ou du capteur) sont à oublier.

Vous ne devez avoir en tête qu’une seule règle : pour avoir une bonne netteté, il faut que la vitesse de déclenchement soit la plus élevée possible (ou le temps de pose le plus court). Un challenge supplémentaire lorsqu’on se souvient que le grandissement et l’absence de profondeur de champ ont déjà consommé toute la lumière disponible. De la nécessité de souvent utiliser un éclairage additionnel.

Pour faire une photo macro et limiter le risque de bougé au moment du déclenchement, il peut être intéressant de déporter ce geste fatal à l’aide d’un déclencheur à distance.

Dans le même esprit de réduction de ses propres mouvements, il est également possible d’utiliser un monopode ou un trépied. Ce dernier interdit de faire la mise au point en avançant ou reculant le boîtier, si ce n’est en utilisant un plateau coulissant. Lorsqu’on travaille au soufflet, l’option est intégrée à l’accessoire Le système est bien évidemment réservé aux sujets fixes.

Trépied Macro Vanguard - Alta Pro

Trépied Macro Vanguard – Alta Pro

La macro se pratiquant souvent au ras du sol, il faut que le trépied permette de positionner facilement le boitier à hauteur du sujet, tout en assurant une parfaite stabilité. S’il existe des solutions adaptées, reconnaissons qu’elles manquent de souplesse et tant qu’à parler souplesse, il est souvent préférable d’apporter un sac poubelle permettant de s’allonger à hauteur du sujet, les coudes servant de trépied. La macro ne se pratique pas en costume trois pièces.

Augmenter la profondeur de champ en macro

La problématique de la profondeur de champ est d’autant plus importante que l’on approche du rapport 1:1. Nous avons vu que beaucoup fermer le diaphragme suffit rarement à faire entrer la totalité du sujet dans la zone nette de la profondeur de champ.

La solution consiste à prendre plusieurs photos, en faisant varier la mise au point sur tout l’objet. Il faut ensuite utiliser un logiciel adapté (Photoshop, Affinity photo, Helicon Focus, Zerenne Stacker…) pour fusionner les différentes prises de vues en ne conservant que la partie nette de chacune.

Plus il y a de photos, meilleur sera le résultat. Exprimées de cette manière, les choses paraissent simples. Encore faut-il que la variation de la mise au point soit suffisamment régulière pour ne pas laisser de zones floues intermédiaires. Ajoutons à cela que les logiciels restent imparfaits : il faut bien souvent corriger le travail à la main pour obtenir un résultat convaincant.

Prise de vue avec décalage de la mise au point

Prise de vue avec décalage de la mise au point (Nikon Z 6)

Cette option d’empilement/fusion des différents plans de netteté porte le doux nom de « focus stacking ». Regardez la notice de votre boitier. Ils sont de plus en plus nombreux à proposer une telle fonction. Elle automatise le décalage de la mise au point pour un nombre de prises de vue donné. L’appareil réalise même parfois lui-même la fusion des différentes images.

Le focus stacking est par définition adapté aux sujets fixes. On peut toutefois s’y amuser sur des sujets mobiles, en déclenchant en rafale tout en avançant très légèrement l’appareil. Il faudra ensuite aligner les photos avant de les fusionner.

L’exemple ci-dessous est réalisé sur la base d’une séquence de cinq prises de vue avec un boitier plein format. Si le résultat reste imparfait, on constate déjà le gain par rapport à une seule photo prise avec les mêmes réglages. Tout est ensuite histoire d’entrainement.

Photo macro - Focus stacking -

 

1 prise                                                            5 prises

(f/8 à 1/500 s – Iso 1250 – 105 mm + bagues)

Faire une photo macro : en conclusion

Nous sommes maintenant arrivés au terme de notre voyage initiatique dans le monde complexe mais passionnant de la photo rapprochée. Petit à petit, vous vous surprendrez à vouloir reconnaître la fleur ou l’insecte photographiés. Ce sera le signe que plus aucun retour en arrière n’est possible.

Bonnes photos !


Comment gérer exposition et lumière en macro photo

Gérer exposition et lumière en macro photo est critique pour obtenir un résultat qui vous plaît. Après un premier article consacré aux accessoires utilisés en macrophotographie, puis un second décryptant les mystères du rapport de grandissement,  il est temps de nous intéresser à la lumière.

Comment gérer exposition et lumière en macro

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Comment gérer exposition et lumière en macro : l’influence du tirage sur l’exposition

Augmenter le tirage de l’objectif, autrement dit la distance qui le sépare du capteur, n’est pas sans conséquence sur la quantité de lumière qui entre dans le boitier. La baisse de luminosité est d’autant plus importante que le grandissement est élevé. Le coefficient de correction de l’exposition se calcule par la formule suivante :

Ce = (1 + G)2 avec Ce comme correction de l’exposition et G comme grandissement.

Ajouter une bague sur un objectif standard pour obtenir un grandissement égal à 1 a donc pour conséquence de diviser par 4 la quantité de lumière qui parvient au capteur.

La situation peut vite devenir critique lorsque vous cherchez des grandissements très importants, comme avec un soufflet !

NB : les bonnettes n’impactent pas le tirage. Elles ne sont pas concernées par ce calcul.

Correction d’exposition

La perte de lumière doit être compensée par une correction d’exposition. Sinon la photo sera sous exposée. Pour un grandissement de 1, qui divise la lumière par 4, le diaphragme sera ouvert de 2 crans supplémentaires : le premier cran fait entrer 2 fois plus de lumière, le cran suivant encore 2 fois plus de lumière.

2 x 2 = 4 : CQFD !

NB : dans le langage photographique, on dit que l’ouverture du diaphragme de 2 crans fait gagner 2 stops (ou IL ou EV)  supplémentaires. Le même résultat peut être atteint en jouant sur le temps d’exposition, voire sur la sensibilité ISO, conformément aux équivalences du triangle de l’exposition.

Comment gérer exposition et lumière en macro

Sympetrum sanguineum  (f/4,5 à 1/2.000 s – 105 mm)  (C) J. Croizer

De manière générale, ce nombre de crans N se calcule par la formule suivante :

N = Ln (Ce) / Ln(2)

Ce : correction d’exposition – N : variation d’ouverture, de vitesse ou de sensibilité – Ln : logarithme naturel ou népérien.

Bien exposer sa photo

Tout ce qui précède peut sembler bien compliqué… et ça l’était effectivement jusqu’au début des années 70, quand sont apparus les premiers appareils photos équipés d’une cellule qui mesure directement la lumière à travers l’objectif.

La mesure TTL (Through The Lens) prend automatiquement en compte l’ajout de la bague macro ou du soufflet. Autrement dit, l’appareil calcule et intègre pour vous le coefficient de correction de l’exposition. Un souci en moins lorsqu’il s’agit de gérer exposition et lumière en macro.

Il n’en est pas moins vrai que la macrophotographie reste confrontée au même problème que tout autre type de photo : il arrive que la cellule se trompe ! Disons qu’elle a même tendance à plus souvent se tromper en macro qu’en photo de paysage ou de portrait.

Si vous photographiez en plan large des roses blanches ou des tulipes noires, les autres composantes du paysage feront que la tonalité moyenne de la scène restera proche du gris à 18 %. Par contre, en gros plan, la rose sera sous exposée (car bien plus claire que le gris de référence) et la tulipe deviendra grise (pour la raison inverse).

Comment gérer exposition et lumière en macro

Nuisette (f/16 à 1/160 s +1,7 IL – 105 mm) (C) J. Croizer

Sur ce gros plan de pétales clairs, il a fallu apporter une correction de 1,7 IL pour que l’exposition soit correcte. Cette valeur est obtenue en observant l’histogramme de l’image, soit en mode live view sur un reflex, soit directement dans le viseur avec un hybride.

Mesure de la lumière et mode d’exposition

Le mode de mesure de la lumière, matricielle, pondérée centrale ou spot, a peu d’importance dès lors que vous avez pris l’habitude d’utiliser l’histogramme, ce qui devient devenir la norme avec les hybrides.

Ce mode n’interviendra que sur l’amplitude de la correction à apporter. Il est toutefois préférable d’adopter une mesure sur un champ large (donc évaluative ou matricielle selon la marque de votre boitier) afin d’avoir plus de stabilité dans la correction.

Quant au mode d’exposition à adopter, priorité ouverture, vitesse, mode manuel… surtout ne changez rien à vos habitudes : dès lors que le mode choisi permet de corriger l’exposition (donc exit le mode tout automatique…), vous parviendrez à vos fins.

Un mode semi-automatique sera plus réactif si la lumière est changeante. Le mode priorité à l’ouverture est le plus utilisé en macro car il permet de contrôler la profondeur de champ : vous choisissez l’ouverture et l’appareil règle le temps de pose.

Attention tout de même à bien surveiller ce dernier : à main levée ou lorsqu’il y a du vent, il demeure toujours un risque de flou de bougé contre lequel même l’autofocus en mode continu restera impuissant. Le problème empire pour les sujets en mouvement.

La lumière

Vous aurez compris de ce qui précède que la macrophotographie est particulièrement gourmande en lumière… mais vous savez également que lumière forte ne rime que très rarement avec image de qualité. Il va donc vous falloir résoudre cette quadrature du cercle, soit en modulant la lumière naturelle, soit en ayant recours à des éclairages additionnels.

Ces techniques complexifient la prise de vue. Toutefois avec un peu d’astuce, et grâce à l’évolution du matériel d’éclairage, il est possible d’améliorer sensiblement la qualité de l’image sans avoir besoin ni d’une équipe technique, ni de trois malles d’accessoires.

Le diffuseur

La lumière naturelle peut être adoucie en l’interceptant à l’aide d’un diffuseur.

Diffuseur de lumière pour macro photo

Diffuseur de lumière (par exemple 150×200)

Le diffuseur est un panneau translucide qui s’intercale entre la source de lumière et le sujet. Il laisse passer la lumière tout en l’adoucissant. Les ombres sont moins dures, les contrastes moins violents, l’éclairage plus équilibré.

Un simple papier calque peut faire l’affaire en intérieur. A l’extérieur, préférez un rectangle de plastique rigide, tel qu’on en trouve dans les magasins de bricolage, ou un diffuseur en tissus (image ci-dessus) qui aura l’avantage d’être pliable, donc moins encombrant.

Quel que soit le matériau choisi, il faut veiller à ce que sa couleur soit neutre afin de ne pas dénaturer la température de couleur de la source d’éclairage.

Le sujet étant de petite taille en photo macro, il suffit de planter un piquet à proximité et d’y fixer le diffuseur avec un bras flexible à pinces, pour peaufiner vos réglages sans avoir à le tenir. Vous l’aurez compris, le diffuseur s’utilise sur des sujets immobiles !

Le réflecteur

Il est aussi possible de gérer exposition et lumière en macro et de modeler la lumière en la redirigeant à l’aide d’un réflecteur. Cet accessoire est utile lorsque le sujet est à contrejour et que vous ne cherchez pas à obtenir une ombre chinoise. Le réflecteur permet alors de révéler les détails et les couleurs du sujet en le sortant de sa propre ombre.

Set de réflecteurs de lumière pour la photo macro studio portrait

Set de réflecteurs de différentes couleurs (par exemple Godox)

De manière générale, le réflecteur est utilisé pour ramener de la lumière là où vous en avez besoin, afin d’atténuer les contrastes de la scène. N’importe quelle surface réfléchissante peut faire l’affaire : papier aluminium, carton ou papier blanc, …

Vous pouvez trouver  dans le commerce des jeux de réflecteurs de différentes couleurs, permettant de réchauffer la lumière incidente (réflecteur doré) ou au contraire de la refroidir (réflecteur argenté).

Lorsque la couleur du réflecteur n’est pas neutre, veillez à la cohérence de l’ensemble de la scène afin de lui garder son naturel, sauf volonté artistique assumée.

Tout comme le diffuseur, le réflecteur peut être maintenu sur un piquet à l’aide d’un bras flexible et d’une pince. En jouant sur la distance entre le réflecteur et le sujet, vous modulerez la puissance de la lumière réfléchie.

Eclairages additionnels

La consommation de lumière liée à l’augmentation du tirage de l’objectif devient un vrai problème lorsque le sujet est en mouvement et requiert un temps de pose court pour assurer la netteté de l’image.

Pour gérer exposition et lumière en macro vous pouvez alors utiliser un éclairage additionnel qui, au-delà de compenser la perte de lumière, permet également de modeler l’éclairage naturel. C’est ni plus ni moins que la technique utilisée par les portraitistes pour adoucir les ombres lorsqu’elles sont trop marquées sur un visage (technique dite du Fill in).

Le sujet étant proche de la lentille frontale, un éclairage monté sur la griffe porte-flash risque de projeter l’ombre de l’objectif sur la partie inférieure de l’image. Ce n’est bien évidemment pas le résultat souhaité ! Le flash cobra doit être utilisé en mode déporté, soit à l’aide d’un câble (peu pratique) soit en faisant appel à un contrôleur radio.

La lumière du flash peut être adoucie à l’aide d’un diffuseur fixé directement sur ce dernier. L’utilisation d’un seul flash déporté pose cependant problème : il projette une ombre dense qui doit être débouchée à l’aide d’un réflecteur… Nous voici donc revenu au problème de mobilité !

Les passionnés de macrophotographie utilisent plus volontiers les flashs annulaires qui se fixent sur le devant de l’objectif à l’aide d’une bague. Attention toutefois de ne pas céder à la tentation des accessoires trop bon marchés, qui projettent une lumière uniforme tout autour de l’objectif, sans qu’il soit possible de la moduler par zone (droite/gauche). Les images ainsi produites seront plates, sans intérêt.

Exposition et lumière en macro : le flash annulaire

Le nombre guide d’un flash annulaire est peu élevé. La proximité du sujet ne nécessite en effet pas d’avoir recours à un éclairage puissant. De ce fait, l’usage du flash annulaire est limité à la photo rapprochée.

Pour une sensibilité donnée, il suffit de diviser le nombre guide par l’ouverture pour connaitre la portée maximale du flash : pour un nombre guide de 10 et une ouverture de f/8, le flash pourra être utilisé jusque 1,25 m.

Si le fond est éloigné du sujet, il restera dans l’ombre. Pour gérer exposition et lumière en macro, vous pouvez alors utiliser en complément du flash annulaire un flash cobra sur pied, dédié au seul éclairage de l’arrière-plan. Vous évitez ainsi la traditionnelle macro sur fond noir qui, il faut bien le dire, est un peu passée de mode… Mieux vaut désormais équilibrer la lumière du sujet et celle du fond pour obtenir un joli bokeh.

Kit flash macro Nikon R1C1

Kit Flash Nikon R1C1

Bien que déjà ancien, le kit Nikon R1C1 reste une excellente solution d’éclairage pour la macrophotographie. Il associe deux flashs Nikon SB-R200 (Nombre guide 10 à 100 ISO) à l’aide d’une bague qui permet de les fixer à l’avant de l’objectif. Il est possible de moduler la lumière en inclinant plus ou moins la tête des deux flashs, raccordés par ailleurs au système de mesure i-TTL de l’appareil photo à l’aide du contrôleur SU-800.

Le système est séduisant, mais il convient de préparer le montage à l’avance et de le porter ainsi monté, sous peine de rater la macro du siècle. L’ensemble est par ailleurs onéreux. Comptez plus de 600 euros si vous n’avez pas la chance d’en trouver un sur le marché de l’occasion, où il reste par ailleurs rare… et donc surcoté !

Si vous n’en avez qu’un usage réduit, ou si votre boitier n’est pas compatible avec ce kit, il existe d’autres solutions plus abordables tout en restant très performantes. Le kit Meike MK-MT24 TTL (Nombre guide 10 à 100 ISO) reprend le principe du kit R1C1. Il existe en version Nikon, Canon et Sony.

Le flash Nissin MF18 ci-dessous (Nombre guide 16 à 100 ISO) est un excellent compromis. Compatible E-TTL/E-TTL2 en version Canon, i-TTL en version Nikon, il fonctionne également en synchronisation à haute vitesse. Vous trouverez, selon la marque de votre matériel, des solutions encore moins onéreuses.

Flash annulaire Nissin MF18

Flash Annulaire Nissin MF18

La lumière continue

Pour gérer exposition et lumière en macro, vous pouvez utiliser un flash annulaire en version LED. Si vous ne vous sentez pas l’âme bricoleuse pour fabriquer le vôtre, sachez qu’il en existe de nombreux modèles à des prix compétitifs. La température de couleur des LED doit être équilibrée avec la lumière du jour afin d’éviter les dérives colorimétriques.

Le flash à LED cumule l’avantage de consommer peu avec celui de fournir un éclairage en lumière continue. Vous pouvez donc régler très précisément la puissance et la répartition gauche/droite de la lumière en contrôlant en temps réel l’impact de vos ajustements sur l’éclairement du sujet ainsi que sur la densité des ombres projetées. L’histogramme prend bien évidemment en compte cet apport de lumière.

Flash Annulaire Macro LED Neewer

Flash Annulaire Macro LED Neewer

 

Les flashs à LED d’entrée de gamme sont entièrement manuels. Il en existe également des versions TTL. Dans tous les cas, il faut vérifier que l’accessoire convoité est compatible avec la griffe porte flash.

Exposition et lumière en macro : en conclusion

Espérons que les problèmes d’éclairage dont désormais derrière vous !  Si vous utilisez un matériel particulier, n’hésitez pas à partager votre retour d’expérience dans les commentaires.

Retrouvez les précédents articles de ce dossier : 

Comment faire de la macrophotographie

Comment calculer le rapport de grandissement en macro

Lire la suite de ce dossier : Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique


Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Vous aimeriez réussir vos photos macro et vos gros plans mais vous rencontrez des problèmes de matériel, de réglages, d’approche sur le terrain ? Ghislain Simard, que vous pouvez retrouver dans Nat’Images, plusieurs fois primés à Montier en Der, vous propose la nouvelle édition de son guide Les secrets de la macro et du gros plan.

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Macro photo et gros plan : présentation du guide …

Vous vous en êtes vite rendu compte, lorsque vous commencez à vous intéresser à la photo de nature en macro, vous faites face à différentes problématiques techniques nouvelles pour vous.

Le matériel doit être adapté (objectifs, éclairage), la technique en elle-même est spécifique. La profondeur de champ prend toute son importance, les accessoires sont particuliers, même le format du boîtier a son importance (voir le dossier macro pour en savoir plus).

Je vous ai déjà présenté de nombreux guides sur la photo nature et sur la macro. Celui de Ghislain Simard que je vous propose de découvrir ici a l’avantage de regrouper l’ensemble des problématiques que vous devez affronter pour les traiter conjointement. Vous pouvez en effet faire des photos nature sans faire de macro et l’inverse. Ici vous allez faire … les deux !

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Il s’agit de la seconde édition d’un livre dont je vous ai parlé à sa sortie, en 2014. Il a été pour l’occasion entièrement remanié. Ghislain Simard vous invite à découvrir :

  • le matériel de prise de vue, boîtiers et objectifs,
  • les techniques de prise de vue en macro et gros plan (lumière naturelle, flash, profondeur de champ, focus stacking).

Saviez-vous par exemple que la variation de la distance de mise au point pilotée par l’autofocus de votre boîtier change le rapport de reproduction en macro et donc le cadrage ? Et qu’il vaut donc mieux travailler en mode manuel ?

Une fois le matériel choisi, vous allez ensuite pouvoir partir sur le terrain afin d’expérimenter ce que vous avez découvert, et il ne s’agit pas d’aller bien loin bien souvent :

  • photographier en macro sur le pas de votre porte,
  • faire de la macro en forêt,
  • faire de la macro et des gros plans en montage,
  • photographier au bord de l’eau,
  • faire des photos dans les prairies et pelouses sèches,
  • photographier à l’automne et au crépuscule

Autant d’occasions de vous faire plaisir, que vous habitiez en ville comme à la campagne.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Pour aller plus loin, Ghislain Simard vous initie aux approches alternatives :

  • comment utiliser des objectifs spéciaux en macro,
  • pourquoi oser le minimalisme en macro,
  • comment faire de la macro en noir et blanc,
  • comment filmer et réaliser des vidéos en macro.

Chaque situation est décrite en détail avec ses problématiques et les conseils de l’auteur pour réussir vos photos. Inutile de préciser que les illustrations sont abondantes et viennent compléter les fiches descriptives associées.

Vous allez pouvoir vous intéresser aux techniques avancées : le grand-angle en proxiphoto (découvrez par exemple le Laowa 25 mm f/2.8 Ultra macro), la photographie ultrarapide, le flash stroboscopique ou la macro avec un moyen format.

Auriez-vous imaginer qu’un objectif à bascule pouvait vous rendre des services en macro ? Vous allez découvrir pourquoi dans le guide.

Savez-vous qu’une barrière lumineuse complète à merveille les capacités d’un reflex numérique et qu’il vaut mieux choisir une barrière laser qu’une barrière infrarouge ?

Mon avis sur Les secrets de la macro et du gros plan

Si vous débutez, vous pouvez envisager de faire de la macro en amateur et commencer à vous faire plaisir. Un objectif spécialisé, quelques accessoires vous offriront déjà de belles images. Mais n’espérez pas aller bien plus loin sans prendre le temps de vous former car la macro est une pratique qui devient très vite complexe.

Ghislain Simard connait son sujet : qu’il s’agisse de technique, de prise de vue ou de traitement d’image, l’auteur a pris le temps de détailler ce qu’il vous faut connaitre pour réussir vos photos macro. Il vous présente la théorie et la complète d’illustrations adaptées, de fiches dédiées et de nombreux exemples et conseils. J’ai apprécié également les encarts « entomologie » qui complètent idéalement cet ouvrage.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Les photos d’illustration ne pourront que vous donner envie de pousser l’exercice plus loin, elles sont toutes magnifiques et je vous souhaite d’arriver à en faire quelques-unes du même niveau, ce sera le signe que vous avez tiré profit de ce livre !

Cet ouvrage s’adresse en premier lieu au photographe qui souhaite faire ses premiers pas en macro. Le photographe ayant une première expérience y trouvera lui de quoi optimiser ses prises de vues, son matériel, sa technique.

Cette seconde édition, entièrement mise à jour et actualisée sur le plan matériel, est une autre belle réussite de la collection « Les secrets de … » chez Eyrolles. Il vous en coutera 26 euros pour vous la procurer, de quoi éviter bien des déconvenues.

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Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S : le 105 macro stabilisé pour hybrides en progrès ?

Les fans de macro sont ravis depuis que Nikon a annoncé un premier objectif dédié macro dans sa gamme hybride à monture Z. Je n’ai donc pas résisté à l’envie de réaliser ce test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S.

Pour cela, j’ai choisi le très exigeant Nikon Z 7II afin de vérifier si l’excellente base du modèle AF-S pour reflex était encore en progrès avec cette déclinaison hybride modernisée et optimisée. Voici ce que je pense de cette optique et des photos.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S : le 105 Macro stabilisé en progrès ?

cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S : introduction

Il a fallu attendre l’été 2021 pour voir arriver dans la gamme Nikon hybride à monture Z lancée en 2018 deux optiques macro à focale fixe. Si le plus abordable NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 joue le rôle d’entrée de gamme macro (et de plus courte focale), le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est le fer de lance ayant la lourde charge de succéder à une version AF-S pour reflex ne manquant pas d’intérêt.

Rappelons que ce modèle AF-S était le premier objectif macro stabilisé lors de sa sortie en 2006. Les contraintes de l’hybride, la grande monture Z et les 45 Mp des Z 7 sont telles désormais que Nikon a du revoir sa copie.

A la différence d’une version reflex avec bague FTZ incorporée, assemblage a minima que proposent certains opticiens comme Samyang, ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est bien un nouvel objectif conçu pour les Nikon Z.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S sur Nikon Z 7II

Présentation et contexte

Si vous me suivez depuis quelques années, vous savez que je ne suis pas un grand spécialiste de la macro, j’ai d’ailleurs demandé à Jacques Croizer de rédiger le guide macro ces derniers mois.

Lorsque l’occasion de réaliser ce test s’est présentée, j’ai choisi de vous donner un avis personnel, et de voir ce qu’il était possible d’obtenir avec un tel objectif, même sans être un expert du sujet. C’est en effet bien souvent l’usage d’un objectif macro, vous l’achetez pour vous mettre à la macro, et vous prenez le temps d’apprendre ensuite. Mieux vaut donc ne pas vous tromper, d’autant plus que la bête vous coûtera la modique somme de 1.100 euros, soit 150 de plus que la version AF-S à sa sortie.

De même, vous verrez plus bas des photos qui sortent du strict usage macro avec cet objectif, un 105 Macro étant souvent utilisé comme un 105 « tout court », pour le portrait et les plans serrés en raison d’une distance minimale de mise au point plus courte que sur un 105 classique. C’est d’autant plus important qu’il n’existe pas (encore) de focale fixe téléobjectif dans la gamme Nikon Z, la plus longue focale étant le NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

Les photos illustrant ce test ont été faites avec le Nikon Z 7II, à main levée, sans autre ambition que de vous montrer ce que vous pouvez attendre de cet objectif au quotidien lorsque vous allez photographier des insectes, des fleurs, des détails et quelques sujets plus lointains.

Pour tout comprendre du rapport de grandissement, et de la différence entre les objectifs macro, je vous renvoie vers le second article du dossier macro.

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/1000 ème – f/5 – ISO 100

NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : dans le détail

Qualité de construction

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S ne dénote pas dans la gamme NIKKOR Z : design sobre, large bague de mise au point, fine bague multifonction, écran OLED affichant au choix la distance de mise au point, l’ouverture et le rapport de grandissement.

L’objectif comporte en outre une touche personnalisable L-Fn, un commutateur de distance de mise au point (plage complète ou 0,29 à 0,50 cm) qui vous permettra de rendre plus réactive la mise au point autofocus. Le commutateur A – M désactive l’autofocus, un choix pertinent lorsque vous travaillez en macro.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

La large bague de mise au point autorise quant à elle un fonctionnement en MàP manuelle, courant en macro. Sans aucun jeu, elle est très agréable à l’usage même s’il faut vous en méfier lorsque vous êtes en AF tant il est aisé de la tourner par inadvertance en cours de prise de vue, ce qui a pour effet de décaler la mise au point.

Le rapport de grandissement 1:1 est obtenu à la distance de mise au point minimale de 29 cm. L’ouverture maximale f/2.8 est accessible au-delà d’1 mètre environ, elle est de f/4.5 à 13 cm de distance de travail.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 100

En pratique j’ai trouvé la bague multifonction très fine par rapport à la longueur de l’objectif, il faut « aller la chercher », mais sa programmation est toujours aussi agréable. Elle fait de ces optiques Z des objectifs personnalisables selon vos envies.

Les filtres compatibles doivent mesurer 62 mm de diamètre, comme sur la version AF-S. Le système de fixation du pare-soleil (HB-99, livré) est sans reproche. Utilisez-le chaque fois que vous faites face à une lumière latérale importante.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Lors de ce test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S, je n’ai pu que constater que cet objectif est bien un NIKKOR Z :

  • même équilibre une fois fixé au boîtier, l’ensemble ne penche pas vers l’avant (important en macro),
  • la bague de mise au point est facilement ajustable du bout du doigt (même pour un gaucher comme moi),
  • la touche de fonction sur le fût tombe naturellement sous le pouce.

En termes de poids et d’encombrement (120 gr. de moins que la version AF-S) ce 105 mm est plus proche du 85 que du très imposant NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S (dont mon dos se souvient encore). Il est plus long de 24 mm que l’AF-S.

La stabilisation du capteur couplée à la stabilisation de l’objectif autorisent des temps de pose de l’ordre de 1/4 sec. à 105 mm. C’est une prouesse et vous serez probablement le maillon faible lors des prises de vue rapprochées si vous tremblez un tant soi peu.

La mise au point autofocus, gérée par le système de motorisation AF multi-groupes Nikon, est aussi rapide que sur les autres NIKKOR Z, précise et – surtout – silencieuse. Amis vidéastes, ce 105 mm macro vous tend les bras pour des séquences en plans rapprochés !

L’ensemble des modes de détection AF restent accessibles, y compris la détection des yeux humains et animaux, ce qui vous aidera si vous utilisez ce 105 pour le portrait de sujets proches ou plus lointains.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/5 – ISO 100

Performances optiques : pique, homogénéité et flare, aberrations chromatiques et vignettage

Les opticiens Nikon nous ont habitués à bien travailler sur cette gamme NIKKOR Z. Ils se sont surpassés avec ce 105 macro. Les 16 lentilles (14 sur l’AF-S) et la lentille asphérique arrière constituent une formule optique étonnante : aucune aberration chromatique, un vignettage limité à f/2.8 (environ 1/2 Ev) qui disparaît dès f/4. La distorsion ? Je n’en ai pas vu. 

Le  flare est en bonne partie éliminé grâce au traitement nanocristal, retirez le pare-soleil pour en jouer dans vos compositions, effets créatifs garantis.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/14 – ISO 800

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/14 – ISO 640

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/8 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S, performances optiques : déformation et distorsion

Il est de bon ton pour un objectif macro de ne pas distordre les images. Si ce défaut peut passer dans d’autres cas, et encore, un objectif macro ne doit pas présenter de déformations d’images sans quoi sa fidélité de reproduction est altérée. Bonne nouvelle, vous ne verrez aucune distorsion avec ce 105. C’est bluffant !

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/6400 ème – f/3.5 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/22 – ISO 3.200

Rendu optique : profondeur de champ

Le diaphragme circulaire à 9 lames de ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S produit un flou d’arrière-plan très progressif. Inutile de passer à pleine ouverture pour obtenir un effet bokeh circulaire parfait, dès f/8 c’est déjà très beau. Aux ouvertures les plus réduites, point de bokeh mais de belles taches de lumière si vous prenez soin de votre arrière-plan.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/8 – ISO 125

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/29 – ISO 1.800

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/2500 ème – f/3.3 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/500 ème – f/40 – ISO 2.800

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : pour qui pour quoi ?

Vous aimez la macro et vous cherchez un téléobjectif à focale fixe ? Deux choix s’offrent à vous chez Nikon :

  • utiliser la version AF-S pour reflex avec la bague FTZ,
  • faire le choix de cette version conçue pour l’hybride et la monture Z.

Si vous possédez déjà la version AF-S et une bague FTZ, réfléchissez. Cherchez-vous encore mieux ? Etes-vous prêt à dépenser près de 1.100 euros (moins si vous revendez l’AF-S) pour disposer du meilleur 105 macro du moment en monture Nikon ? Vous seul(e) avez la réponse.

Si vous ne possédez aucun objectif macro encore, n’hésitez pas. Ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S laisse la concurrence loin derrière, et vous évite l’usage de la bague FTZ.

Vous cherchez un 105 mm pour faire de la macro mais pas uniquement ?

En gamme reflex vous pouviez compléter votre Micro-Nikkor 105 AF-S par le sublime (même plus …) AF-S 105 mm f/1.4. Mais avec un hybride, la question de l’investissement se pose à nouveau.

Ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est très capable, et la qualité d’image qu’il sait proposer à distance de mise au point « portrait », par exemple, est plus que suffisante pour satisfaire les plus exigeants.

En attendant de voir arriver – ou pas – un NIKKOR Z 105 mm f/1.4 ou un NIKKOR Z 105 mm f/1.2, et à quel prix, difficile de faire plus pratique que ce 105 MC Macro.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 220

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/5000 ème – f/2.8 – ISO 100

En résumé

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S peut vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif sans aucune distorsion pour la reproduction, la macro et le portrait,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 85 f/1,8 S par une focale plus longue,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 par un téléobjectif macro,
  • vous souhaitez un équivalent 150 mm f/2,8 Macro pour votre Nikon Z APS-C.

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un AF-S Nikkor 105 mm f/2.8,
  • vous cherchez plutôt un téléobjectif à portrait (au rendu plus doux) qu’un macro,
  • vous espérez une version moins onéreuse d’un téléobjectif macro pour les Nikon Z (qui n’est pas prévue).

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur la page Flickr Nikon Passion.

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 180

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/2000 ème – f/2.8 – ISO 100

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S – 1/8000 ème – f/2.8 – ISO 64

Crop image NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Crop de l’image ci-dessus

Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : ma conclusion

Ce test NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S confirme la grande qualité tant optique que mécanique et électronique des objectifs NIKKOR Z. Partis d’une feuille blanche pour développer des formules optiques capables de profiter de la grande monture Nikon Z, les opticiens japonais font des merveilles.

Ce 105 mm macro excelle, en prise de vue macro comme pour les usages plus généralistes que vous pouvez attendre d’un 105 mm. Conçu pour supporter les capteurs très riches en pixels, comme celui du Nikon Z 7, il est difficile de lui trouver d’autres défauts que les 24 mm de plus en longueur que la version reflex et les 150 euros d’écart avec l’AF-S à sa sortie.

L’ouverture f/4.5, qui peut sembler limitée au rapport 1:1, reste toutefois très confortable, la très faible profondeur de champ à cette ouverture et cette distance de travail rendant la mise au point déjà très délicate.

La stabilisation Nikon VR efficace et silencieuse, la mise au point rapide (y compris sur les petits insectes en mouvement), la protection tous temps et la distance de travail de 13 cm sont des atouts indéniables pour profiter à fond de votre passion pour la macro.

En savoir plus sur la gamme Nikon NIKKOR Z sur le site Nikon.

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