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Nikon Eye-AF, détection -6 IL et mesure de l’exposition continue en rafale, le firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7 est arrivé

C’en est fini de la période d’attente suite à l’annonce par Nikon d’une première mise à jour firmware majeure pour les Nikon Z 6 et Z 7. Le firmware 2.0 est disponible et apporte trois évolutions notables dont la très attendue fonction Nikon Eye-AF. Voici mon avis après une première prise en main.

Nikon Eye-AF, détection -6 IL et mesure de l'exposition continue en rafale, le firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7 est arrivé

Nikon Z 6 et Z 7 firmware 2.0 : l’Eye-AF est là

Depuis l’arrivée des deux Nikon hybrides Z 6 et Z 7 en août 2018, l’Eye-AF est la fonction qui a fait le plus parler d’elle chez les nikonistes.

« Mais pourquoi Nikon n’y a pas pensé !« , « Qu’ont-ils fait là ?? » et autres « Vous êtes sérieux ?? » se sont multipliés dans les conversations entre fervents défenseurs de la marque (frustrés) et détracteurs (enchantés). Les uns voyait l’absence de cette fonction comme une erreur magistrale de Nikon, les autres étaient ravis que l’herbe soit plus verte (orange …) ailleurs.

Nikon, dont les yeux et les oreilles traînent un peu partout sur la toile, a très vite compris qu’il fallait faire quelque chose car il n’était pas question de laisser ces deux nouveaux hybrides forts bien nés par ailleurs perdre pied face à une concurrence ne manquant pas d’intérêt.

Une première annonce a eu lieu début janvier 2019 pour officialiser l’arrivée de la fonction Eye-AF dans un premier temps, puis d’autres fonctions majeures dans un second (le support des cartes CFexpress par exemple). L’impatience des utilisateurs étant ce qu’elle est, c’est toujours trop long (et on les comprend) mais mieux valait patienter et sortir un firmware efficace qu’aller trop vite et passer à côté du sujet.

Qu’est-ce que l’Eye-AF ?

C’est un mode autofocus dans lequel l’appareil photo est capable de détecter un visage, et dans ce visage de détecter les yeux du sujet en faisant la différence entre l’œil droit et l’œil gauche. Une fois le bon œil détecté, ce mode assure la mise au point en mode AF-S comme son suivi en mode AF-C.

Pourquoi un œil humain uniquement ? Parce que l’algorithme utilisé s’appuie sur la détection du visage … humain. D’autres savent détecter les yeux des animaux diront les détracteurs, c’est vrai et ils doivent probablement utiliser un autre algorithme, chez Nikon c’est comme ça.

La fonction Eye-AF des Nikon Z 6 et Z 7 permet ainsi de :

  • détecter la zone du visage qui englobe les deux yeux,
  • détecter un œil ou l’autre dans cette zone selon la position du sujet,
  • caler la mise au point sur l’œil le plus proche ou le plus visible,
  • suivre cet œil (et donc le sujet) pendant son déplacement,
  • laisser le choix au photographe de changer d’œil pour un même visage comme de changer de visage s’il y a plusieurs personnes,
  • conserver la mise au point lorsque le sujet se retourne un court instant.

Pour utiliser le mode Eye-AF, il vous faut passer en mode « Auto Area AF » et activer la fonction « Eye-AF et détection de visage » dans le menu Autofocus. Lorsque le carré jaune de l’Eye-AF affiche une flèche latérale, il vous indique qu’il a trouvé un autre œil dans l’image, vous pouvez alors changer l’œil sélectionné à l’aide du joystick comme du sélecteur arrière.

J’ai pu évaluer la pertinence de cette fonction lors d’une première prise en main. Voici ce que j’en ai conclu :

  • l’AF accroche très vite sur le premier œil qu’il détecte (y compris avec les porteurs de lunettes),
  • ce n’est pas forcément le plus proche (Nikon ne précise pas quelle est la priorité donnée à la détection) mais le plus « visible »,
  • la mise au point est conservée lorsque le sujet tourne la tête quelques secondes puis regarde à nouveau le photographe,
  • l’Eye-AF détecte et accroche très vite en basse lumière (mode AF normal) alors que le visage est dans une zone sombre,
  • le mode AF basse lumière n’apporte pas de performance supérieure, il est par contre plus lent (tout comme l’est l’AF basse lumière vs. l’AF normal).

Cette première prise en main mérite d’être suivie d’une séance de prise de vue en conditions connues, mais il semble que le mode Nikon Eye-AF soit une alternative crédible au mode Suivi 3D des reflex, inexistant sur les hybrides.

A condition, vous l’aurez compris, qu’il y ait un œil à suivre, ce qui laisse de la place encore au suivi 3D des reflex en photo animalière comme sportive quand les yeux ne sont pas visibles.

Sensibilité en basse lumière : -6 IL pour le Z 6, -4 IL pour le Z 7

Il ne fallait pas dire aux ingénieurs Nikon que l’autofocus de leurs hybrides n’accrochait pas bien en basse lumière et faibles contrastes (c’était pourtant vrai) ! Leur honneur en a pris un coup et l’honneur chez les japonais vous savez ce que ça représente.

Résultat : la sensibilité du module AF a été revue, et pas qu’un peu. Voici les chiffres donnés pour le firmware 2.0 selon le boîtier :

Plage de détection AF minimale, à f/2, AF normal

  • Nikon Z 7 : – 2 IL (-1 avant)
  • Nikon Z 6 : – 3,5 IL (-2 avant)

Plage de détection AF minimale, à f/2, AF faible lumière

  • Nikon Z 7 : – 4 IL (sans changement)
  • Nikon Z 6 : – 6 IL (-4 avant)

Avec -6 IL en mode AF faible lumière, le Nikon Z6 se place au niveau des meilleurs hybrides du moment : l’EOS R chez Canon (le RP est à – 5 IL) et les S1R et S1 chez Panasonic, tandis que les Sony A7RIII/A7III sont à -3 IL.

A -4 IL le Nikon Z7 marque encore le pas face aux Canon et Panasonic, il reste devant les Sony toutefois.

Le Nikon Z 6 devient ainsi un des hybrides plein format les plus performants du marché en AF basse lumière, de quoi vous offrir des images nettes dans des conditions extrêmes. Pour vous faire une idée de ce que cela représente à 100 ISO (source wikibooks) :

  • -6 EV : pleine nuit, loin des lumières des villes, éclairage par le ciel étoilé, éventuellement par un très mince croissant de Lune, aurore boréale ou australe très peu lumineuse
  • -4 EV : pleine nuit, loin des lumières des villes, éclairage par une demi-lune, aurore boréale ou australe brillante
  • -3 EV : pleine nuit, loin des lumières des villes, éclairage par la pleine lune, aurore boréale ou australe très brillante
  • +2 EV : photographie de nuit, immeubles lointains avec éclairage artificiel, lune en situation d’éclipse totale

Mesure de l’exposition en mode rafale H+

Le Nikon Z 6 est l’hybride le plus rapide en mode rafale avec ses 12 vues par seconde tandis que le Z 7 « plafonne » à 9 vps. Pour atteindre ces performances, les hybrides Nikon faisaient la mesure de lumière sur la première vue et considéraient que les suivantes étaient exposées de la même façon (ce qui est souvent vrai mais pas toujours).

Le firmware 2.0 change la donne puisque désormais la mesure d’exposition est faite pour chaque vue à la même cadence de 12 vps sur le Z 6 et 9 vps sur le Z 7. En complément de la mise au point il va sans dire.

Télécharger le firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7

En conclusion

Avec ce nouveau firmware proposant Nikon Eye-AF, détection (très) basse lumière et mesure d’exposition continue en mode rafale, les hybrides Nikon rattrapent la concurrence (selon les modèles) et la dépassent même parfois, ce ne sera pas pour déplaire aux utilisateurs.

Reste maintenant à la marque à continuer sur sa lancée et à proposer des mises à jour firmware continues apportant des fonctions majeures et non les simples corrections de bugs habituelles. C’est crucial sur des hybrides pilotés à 100% par leur logiciel, à la différence des reflex utilisant des composants dédiés, et Nikon semble l’avoir bien compris !


Nikon Z 6 vs Z 7 : comparatif, lequel choisir ?

Ça y est, c’est décidé, vous allez passer à l’hybride 24 x 36 mm Nikon. Que ce soit pour compléter ou remplacer votre reflex, que ce soit votre première incursion dans le monde des 24 x 36 mm ou non, une question se pose : Nikon Z 6 vs Z 7, lequel choisir ? Le Z 6 et son capteur de 24 Mp, ou le Z 7 et son capteur de 45,7 Mp ?

A part quelques lignes sur la fiche technique, que cela change-t-il en pratique, à l’usage et sur vos photographies ? Dans ce dossier, vous allez trouver des critères de comparaison qui vont vous aider à choisir le boîtier qui vous correspond le mieux selon vos besoins.

Note : depuis la publication de ce comparatif, Nikon a annoncé les Nikon Z 6 et Z 7 série 2, ils apportent des améliorations aux modèles initiaux.

Nikon Z 6 vs Z 7 : comparatif hybrides Nikon, lequel choisir ?

Nikon Z 6 vs Z 7, le contexte de ce comparatif

Hésiter entre deux boîtiers d’apparence proche mais se distinguant par la définition de leur capteur : le dilemme n’est pas nouveau et  il ne faut pas aller chercher bien loin. Si vous vous posez la question du choix entre les hybrides Nikon, peut-être s’agit-il de savoir si c’est le Nikon Z 5 ou le Nikon Z 6 qu’il vous faut, suivez ce comparatif.

En effet, dans le catalogue Nikon, les reflex D750 et D850 font souvent l’objet de longues hésitations, le premier disposant de 24 Mp, le second de 45,7 Mp. Mais il y a une différence fondamentale (outre le fait qu’il s’agisse de reflex et non d’hybrides) : les D750 et D850 sont sortis avec deux ans d’intervalle et ne bénéficient donc pas des mêmes technologies.

Celles du D850, plus récent, sont plus avancées, ce qui lui donne un avantage non négligeable sur le papier, d’autant plus que Nikon le positionne plus haut dans sa gamme. Les deux reflex ne sont donc pas directement comparables, contrairement aux Z 6 et Z 7 pour lesquels il existe moins de points de divergence.

Nikon Z 6 vs Z 7, le Nikon Z 7

Nikon Z 6 vs Z 7 : le Z 7 avec le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S

En août 2018, Nikon a présenté ses deux premiers hybrides 24 x 36 mm qui, par la même occasion, inauguraient la nouvelle monture Z. Fait unique dans l’histoire des boîtiers numériques du constructeur, les nouveaux Z 6 et Z 7 sont donc strictement identiques en tous points, sauf un, et non des moindres : le capteur.

Du côté du Z 6 (voir le test), vous avez droit à un BSI CMOS 24 x 36 mm de 24 Mp, doté de de 273 collimateurs autofocus. Le Z 7, lui, est pourvu d’un capteur 24 x 36 mm, également en technologie BSI CMOS, mais dont la définition est portée à 45,7 Mp, permettant la présence de 493 collimateurs autofocus (voir le test).

Sur tous les autres aspects, ces deux hybrides sont des clones parfaits : même processeur Expeed 6, même châssis, même ergonomie, même écran tactile et orientable, même viseur OLED de 3,6 millions de points, même stabilisation mécanique du capteur (sur 5 axes),  même batterie, même unique emplacement mémoire (XQD)…

Nikon Z 6 vs Z 7 : le Nikon Z 6

Nikon Z 6 vs Z 7 : la face arrière du Nikon Z 6 identique à celle du Nikon Z 7

Pour ce qui suit, nous allons donc voir ce que cette différence de capteur change en termes de prise en main, de compatibilité avec les objectifs en monture F, de réactivité, de qualité d’image et même en vidéo.

Nous allons volontairement laisser de côté la question du budget afin qu’il ne parasite pas le débat technique, d’autant plus que les tarifs sont fluctuants et les diverses offres promotionnelles qui ne manqueront pas d’advenir auront tôt fait de gommer l’écart de prix entre Z 6 et Z 7. Cela d’autant plus que, comparé à l’investissement que représentent les objectifs de cette nouvelle monture Z, les quelques centaines d’euros de différence entre Z 6 et Z 7 se révéleront, sur le long terme, minimes.

Nikon Z 6 vs Z 7, prise en main : le poids des photos, un surcoût matériel non négligeable

Poids des fichiers

Que vous optiez pour un Z 6 ou un Z 7, la manipulation des deux boîtiers est identique. Rien de surprenant dans la mesure où le châssis, l’emplacement des boutons et les menus sont identiques. La seule véritable différence se fera lors de la personnalisation de l’appareil mais cela dépend du photographe et non du matériel.

Le choix Nikon Z 6 vs Z 7 ne se fait donc pas à ce niveau et ne saute pas tout de suite aux yeux. Pourtant, vivre avec 24 Mp plutôt que 45,7 Mp, ou l’inverse, a une influence non négligeable.

La première est le poids des fichiers. Que vous photographiez uniquement en RAW/NEF, uniquement en JPEG ou en panachant les deux formats, le poids des images issues du Nikon Z 7 sera nettement supérieur à celui de ceux issus du Nikon Z 6. En fait, un fichier NEF de Z 7 pèse quasiment le double de celui d’un NEF de Z 6 et, du côté des JPEG, même si leurs poids varie d’une vue à l’autre, c’est à peu près le même ordre de grandeur.

Dit autrement, pour capturer et stocker le même nombre d’images issues d’un Z 6 ou d’un Z 7, il vous faudra deux fois plus de place dans le second cas. Ce qui implique soit deux fois plus de cartes mémoire, soit des cartes mémoires de capacité deux fois plus importante, dans tous les cas deux fois plus d’espace de stockage sur votre ordinateur, votre NAS ou sur votre hébergement cloud.

Test Nikon Z 7 : emplacement carte XQD CFexpress

Nikon Z 6 vs Z 7 : l’emplacement carte XQD / CFexpress 

Cela a un coût concret en matière d’investissement matériel. Ainsi, parmi les cartes XQD ou CFexpress disponibles sur le marché, un modèle 32 Go coûte environ 105 euros, la version 64 Go s’affiche à 150 euros et il faut compter pas moins de 250 euros pour une déclinaison 128 Go ! Et n’évoquons même pas le cas des cartes de 256 Go largement au-delà des 500 euros…

Du côté du stockage sur disque dur, les tarifs sont un peu plus doux et surtout plus disparates. Comptez environ 65 euros pour un disque de 2 To, 120 euros pour un disque de 4 To et au moins 240 euros pour un disque de 8 To.

Pour rester dans les considérations informatiques, manipuler des fichiers plus lourds impose des contraintes qu’il ne faut pas négliger, surtout si vous exercez la photographie autrement qu’en pur amateur.

Que ce soit pour importer vos images sur votre disque dur, les traiter et retoucher avec votre logiciel préféré, les exporter, les envoyer en ligne, les images issues d’un Z 7 seront forcément plus gourmandes en ressources de calcul (processeur, mémoire vive, éventuellement carte graphique selon le logiciel utilisé). A matériel constant, toutes ces opérations mises bout à bout prendront de quelques secondes à quelques minutes supplémentaires.

La bonne nouvelle est que depuis 2015 la plupart des processeurs sont capables de manipuler tous ces gros fichiers sans grande difficulté. La mauvaise est que les processeurs plus récents ont tendance à coûter plus cher que leurs prédécesseurs sans forcément apporter des bénéfices révolutionnaires en vitesse de traitement, du moins dans le domaine qui nous intéresse, la photographie.

Si vous devez mettre à jour votre ordinateur, concentrez-vous surtout sur la mémoire vive et les disques SSD, que ce soit en NVMe ou en SATA, les tarifs ayant fondu comme neige au soleil durant l’année 2018. Enfin, pour expédier vos photos en ligne, il faudra vous débrouiller avec votre opérateur réseau mais la fibre optique est plus que recommandée, et ce n’est pas rien de le dire…

Lors de la prise de vue, y a-t-il une différence entre le Z 6 et le Z 7 ?

Oui, mais elle est vraiment subtile. Avec sa définition supérieure, le capteur du Z 7 est légèrement plus sujet à la chauffe que celui du Z 6, ce qui n’est pas critique mais quand même sensible par rapport à un reflex puisqu’il y a moins de place disponible pour la dissipation thermique.

Notez également que les capteurs plus définis sont légèrement plus énergivores mais dans les faits, c’est surtout la manière de travailler du photographe qui aura le plus d’impact sur l’autonomie du boîtier. Au passage, bien qu’il y ait eu d’énormes progrès ces dernières années, les viseurs électroniques consomment un peu plus que les écrans, bien que cela puisse sembler contre-intuitif.

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z 6 et Z 7

la stabilisation mécanique IBIS des Nikon Z 6 et Z 7

Les Z 6 et Z 7 sont les premiers boîtiers à objectifs interchangeables de Nikon dotés d’une stabilisation mécanique du capteur, laquelle se montre d’ailleurs diablement efficace et au niveau de ce que la concurrence, pourtant plus expérimentée, propose de mieux. Mais comme chez les autres, les différences de définition ont une incidence sur l’efficacité de cette stabilisation.

D’une manière générale, les capteurs plus définis sont plus discriminants et plus sensibles au flou de bouger : il semblera alors plus délicat de capturer des poses longues à main levée avec un Z 7 qu’avec un Z 6. Dans les faits, cette différence ne se verra qu’en regardant les images à 100 % sur un écran d’ordinateur mais sera estompée sur un tirage papier. A moins de ne tirer que des images de plus de 1 mètre de large, ce sera bonnet blanc et blanc bonnet.

Nous avons beaucoup évoqué les inconvénients des 45,7 Mp du Z 7 mais, pourtant, ceux-ci ont un avantage évident : une plus grande latitude de recadrage. Pouvoir redresser son horizon ou ses verticales, tailler légèrement (ou franchement) dans l’image pour en exclure les éléments périphériques parasites, tout cela en gardant suffisamment de pixels sous la pédale pour permettre des tirages grand format est un confort non négligeable dont il serait dommage de se priver.

Utiliser des objectifs pour reflex en monture Nikon F sur des hybrides en monture Nikon Z

Grâce à la bague Nikon FTZ il est possible de monter n’importe quel objectif en monture F sur les hybrides Z – après tout, « FTZ » signifie « F to Z », soit « du F vers le Z ». Depuis 1959 que la monture F existe, cela fait un sacré paquet d’objectifs différents (à l’exception de ceux mentionnés dans cette liste) !

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 vs Z 7 : la bague Nikon FTZ

Que ce soit sur un Z 6 ou un Z 7, il n’y a pas de différence de fonctionnement. Cependant, les objectifs F ayant connu des évolutions technologiques majeures au cours des soixante dernières années, tous n’ont pas droit au même traitement une fois montés sur les hybrides Nikon Z, et cela dépend de la version de la monture. Petite revue par ordre chronologique inverse.

Compatibilité des objectifs Nikon F avec les Nikon Z 6 et Z 7

Avec les objectifs Nikon AF-S, AF-I et AF-P, l’autofocus, l’ouverture et la mesure d’exposition sont pilotés depuis le boîtier.

Les objectifs Nikon AF et AF-D quant à eux perdent leur autofocus et doivent être utilisés en effectuant la mise au point à la main. Il n’y a pas non plus de contrôle de l’ouverture : vous devrez donc viser avec votre ouverture de travail, ou penser à fermer le diaphragme avant la prise de vue (à l’ancienne, en fait). Toutefois, grâce aux assistances de mise au point (loupe électronique et focus peaking) ainsi qu’à la visée électronique, vous pouvez contrôler précisément votre mise au point et votre exposition, plus facilement que sur un reflex.

Test Nikon Z 7 : bague FTZ + Nikon AF-S 70-200mm f/2.8

Nikon Z 6 + téléobjectif Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR II

Notez que les données EXIF pour tous ces objectifs sont prises en charge par les Nikon Z 6 et Z 7. Enfin, pour les objectifs plus anciens (Nikon AI, AI-S) à mise au point manuelle et bague de diaphragme manuelle… ils restent à mise au point manuelle et bague de diaphragme manuelle.

Bonus : quel que soit l’objectif utilisé sur un Z 6 ou un Z 7, en monture F via la bague FTZ ou d’une autre monture via la bague adéquate, tous bénéficient de la stabilisation mécanique du capteur. Un bonus non négligeable surtout si l’envie vous prend de ressortir de la naphtaline votre NIKKOR 600 mm f/5,6 ED-IF AI-S. Si vous utilisez un objectif lui-même stabilisé, sa stabilisation intégrée fonctionne de paire avec celle du boîtier.

Tous les objectifs antérieurs à 1998 (avant l’apparition des AF-S) et tous les objectifs AF-S FX couvrent sans problème les capteurs 24 x 36 mm des hybrides Z 6 et Z 7. Pour la première catégorie, c’est normal : ils ont été conçus à l’époque de l’argentique, alors que le seul format disponible (du moins chez Nikon) était le 24 x 36 mm. Mais qu’en est-il des objectifs AF-S DX, conçus pour les reflex APS-C ?

Objectifs Nikon DX sur Nikon Z 6 et Z 7

Parallèlement aux recadrages au cas par cas évoqués au chapitre précédent, les Nikon Z savent donc, comme les reflex Nikon FX, appliquer un recadrage automatique DX afin d’accepter les objectifs NIKKOR AF-S APS-C DX.

En passant à un recadrage DX, la définition utile d’un Nikon Z 7 descend à 19,5 Mp mais celle d’un Nikon Z 6 chute à 10,3 Mp seulement ! Si vous devez en plus, en post traitement, recadrer et redresser vos images, il ne vous restera plus grand chose pour travailler.

Vous pourriez légitimement vous poser la question suivante : « mais pourquoi diable utiliser des objectifs DX (APS-C) prévus pour des reflex sur des hybrides pourvus de capteurs 24 x 36 mm ? » Plusieurs réponses sont possibles.

La première : vous possédez peut-être déjà de tels objectifs APS-C, que vous utilisez sur des Nikon D5xxx/D7xxx/D500, et comptez profiter de l’acquisition d’un Nikon Z pour migrer progressivement votre matériel vers du 24 x 36 mm.

Pouvoir réutiliser dans un premier temps ces objectifs afin d’investir petit à petit dans des objectifs NIKKOR Z dédiés est un calcul financièrement intéressant. Au passage, vous noterez qu’avec 19,5 Mp en recadrage DX sur un Nikon Z 7, vous obtenez une définition inférieure à celle des capteurs APS-C natifs des D3500 et D5600 (24,78 Mp) et celle des D7500 et D500 (21,51 Mp). Vous n’avez donc pas à vous inquiéter quant aux performances de vos objectifs de reflex APS-C sur l’hybride 24 x 36 mm Nikon !

La seconde : pour l’heure, Nikon ne propose pas beaucoup de téléobjectifs dans son plan produits (à la date de publication de cet article, juillet 2021).

Les téléobjectifs DX sont à la fois moins onéreux et moins encombrants que les téléobjectifs FX : là encore, en termes de calcul financier, l’opération peut être intéressante. Et ce d’autant plus que l’opération de recadrer en APS-C sur un capteur 24 x 36 mm est similaire à l’utilisation d’un téléconvertisseur 1,5 x mais sans la perte de luminosité qu’un tel adaptateur induit habituellement.

Nikon Z 6 vs Z 7, réactivité : égalité sur l’autofocus, avantage Z 6 pour les rafales

Les capteurs des Nikon Z 6 et Z 7 ont recours à des technologies similaires aussi bien pour la partie imagerie que pour la partie autofocus, qui intègre la corrélation de phase et la détection de contraste, une hybridation héritée de feu les Nikon 1 et Nikon DL, ces derniers n’ayant jamais été commercialisés.

Du fait de sa plus haute définition, le Z 7 profite d’un plus grand nombre de collimateurs AF (493 contre 273), ce qui est logique. Dans les deux cas, la couverture est de 90 % du champ à la verticale et 90 % à l’horizontale, soit 81 % de l’ensemble de l’image, ce qui est bien plus que n’importe quel reflex professionnel (ou non) de la marque !

Si vous utilisez des objectifs APS-C/DX, la couverture passe à 100 % de l’image (logique). Parallèlement, grâce à ses photosites plus gros (5,94 µm contre 4,29 µm), le module AF du Nikon Z 6 bénéficie d’une plage de fonctionnement légèrement plus grande que le Z 7 : de -2 à +19 IL pour le Z 6, de -1 à + 19 IL pour le Z7.

Cela change-t-il quelque chose en pratique ?

Selon nos propres tests et ceux de nos confrères… pas vraiment. Ce qui est à la fois un bonne et une mauvaise nouvelle.

Le bon côté est que les propriétaires de Z 6 ne sont pas floués par rapport à ceux du Z 7, et que si vous devez posséder les deux, l’expérience en passant de l’un à l’autre sera identique. Cela est bon pour la productivité photographique.

Autre aspect positif : comme les deux fonctionnent de la même manière, ils peuvent profiter conjointement des diverses améliorations logicielles qui ne manqueront pas d’être apportées par Nikon au cours de la vie des boîtiers. A commencer par la mise à jour firmware de mai 2019 qui a apporté le mode Eye AF afin d’être encore plus précis et rapides pour la mise au point sur les yeux.

Le mauvais côté de cette doublette Z 6/Z 7 est que si les qualités sont partagées, les défauts le sont aussi. Ainsi, tous deux souffrent de la même relative lenteur au démarrage, qui devrait déstabiliser les habitués des reflex les premiers temps.

Prise en main - premier test du Nikon Z 7 et des photos

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/4 S – ISO 3.200 – 1/160ème – f/4

Lorsque vient la nuit (où que vous photographiez dans un lieu clos peu éclairé), notez que les deux boîtiers disposent d’un mode « AF Faible Lumière » qui étend, dans les deux cas, la plage de fonctionnement jusqu’à -4 IL. C’est alors la détection de contraste qui est privilégiée à la corrélation de phase pour gagner en rapidité, au détriment de la précision.

Vitesse et réactivité

En matière de vitesse et de réactivité, la principale différence entre le Z 6 et le Z 7 se trouve du côté de la rafale. Logique compte tenu de la différence du poids respectif des fichiers issus de chaque boîtier.

Le Z 6 est capable de grimper jusqu’à 12 images par seconde, en NEF 14 bits, alors que le Z 7, dans les mêmes conditions, doit se contenter de 8 images par seconde, soit 25 % de moins. Ceci dit, gardez à l’esprit que la cadence rafale du Z 7 est identique à celle du D850, qui dispose également de 45,7 Mp, et à peine une image/seconde en-dessous de celle du Sony Alpha 7R III.

Gardez également à l’esprit que 9 images de Z 7 pèsent plus lourd que 12 images de Z 6. Calibrez votre carte mémoire en conséquence !

La question que vous devez vous poser est donc :

« ai-je vraiment besoin d’une rafale à 12 images par seconde dans mon usage, et cela de manière régulière ? »

Si vous aimez photographier le sport, la réponse est oui.

Si vous avez des enfants un peu turbulents que vous aimez prendre en photo, la réponse est également oui.

Si votre truc c’est plutôt la photographie de paysage, vous saurez probablement vous « contenter » de 9 images par seconde…

Qualité d’image : hautes sensibilités et polyvalence contre pouvoir résolvant

Sensibilité et dynamique

Il y a, forcément, des différences de rendu entre un BSI CMOS de 24 Mp et un BSI CMOS de 45,7 Mp. Dans l’absolu, les deux boîtiers offrent la même amplitude en termes de plage de sensibilité, mais en décalé.

Celle du Z 6 s’étend de 100 à 51.200 ISO par défaut, de 50 à 204.800 ISO en mode étendu.

Celle du Z 7 démarre à 64 ISO et va jusqu’à 25.600 ISO par défaut, peut descendre à 32 ISO et grimper jusqu’à 102.400 ISO en mode étendu.

La différence se fait donc aux positions extrêmes. Pour un usage courant, sachant que ce sont plutôt les sensibilités entre 100 et 10.000 ISO qui sont exploitées, il n’y a donc guère de différence entre les deux hybrides.

Test Nikon Z 6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

Nikon Z 6 + Nikon AF-S 58 mm f/1.4  – ISO 6.400 – 1/60 ème – f/1.4

Par rapport aux reflex équivalents, D750 pour le Z 6 et D850 pour le Z 7, les hybrides sont en très léger retrait, comme le montrent les tests menés par DxOMark dans leurs laboratoires pour le Nikon Z 6 et pour le Nikon Z 7).

Cela est normal dans la mesure où, sur les hybrides, une partie des photosites est utilisée pour réaliser l’autofocus : la surface utile perdue se fait donc au détriment de la sensibilité et de la dynamique. D’ailleurs, malgré ses photosites plus petits, c’est le Z 7 qui offre, d’une très courte tête, la meilleure dynamique entre les deux hybrides Nikon, toujours selon DxO. Cependant, à l’usage, là encore, la différence est imperceptible.

Pouvoir résolvant

Là où le Z 7 prend clairement le large, c’est en matière de pouvoir résolvant. Ses 45,7 Mp permettent de mieux distinguer les très fins détails. Par la même occasion, il est moins sensible à l’aliasing/crénelage. Il sera tout particulièrement adapté aux applications photographiques demandant de la précision, comme la photographie de mode, de portrait, de paysage ainsi que la macrophotographie.

Attention toutefois : qui dit photosites plus petits dit aussi plus grande sensibilité à la diffraction. Celle-ci intervient plus tôt sur le Z 7, dès f/11, contre f/16 pour le Z 6 : aux faibles ouvertures, la qualité d’image du Z 7 se dégradera plus vite que celle du Z 6.

Le Z 6 avec ses 24 Mp saura, bien sûr, être à l’aise dans les usages précédemment évoqués et se montrera, d’une manière générale, plus polyvalent. Il sera également plus permissif et moins exigeant avec la stabilisation mécanique 5 axes.

Nikon Z 6, test bokeh

Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 6.400 – 1/250ème – f/1.8

En matière de rendu, le Z 6 et ses « gros » photosites se montrera légèrement plus velouté et autorisera des flous d’arrière plan (bokeh) plus doux.

Sa plus faible définition le rend également plus adapté à l’utilisation d’objectifs anciens, qu’ils soient en monture Nikon ou autres, puisqu’il faut garder à l’esprit que le très court tirage mécanique de la monture Z, le plus court du marché, en fait une monture quasiment universelle permettant d’y adapter n’importe quel objectif (du moins lorsque les bagues d’adaptation seront disponibles). Les défauts optiques de ces vieux objectifs, au premier titre desquels les aberrations chromatiques, seront moins marqués.

Colorimétrie

Enfin, la fidélité colorimétrique des deux boîtiers est la même, expérience Nikon oblige, et le fait que les deux soient capables de capturer des NEF en 12 et 14 bits devrait vous rassurer quant aux larges possibilités d’ajustements possibles en post traitement.

Nikon Z 6 vs Z 7 en vidéo : privilégiez le Z 6

Pendant très longtemps, Nikon a eu beaucoup de retard par rapport à ses concurrents lorsqu’il était question de vidéo. Malgré les efforts évidents déployés avec le D850, ce n’était pas encore cela.

En passant aux hybrides, du passé le constructeur a voulu faire table rase avec rien de moins que l’ambition de concurrencer les Sony et Panasonic qui disposent d’une avance considérable dans le domaine. Cela se traduit par des fiches techniques et des aptitudes similaires sur le papier (vidéo 4K/UHD en 30p sans recadrage, Full HD jusqu’à 120p, suréchantillonnage en 6K, enregistrement en N-Log 10 bits externe via la prise HDMI, prises casque et micro, etc.) ainsi que le recours à une préamplification audio de meilleure qualité que ce à quoi le constructeur nous avait habitué par le passé…

Le Nikon Z 7 en configuration de tournage vidéo

Le Nikon Z 7 en configuration de tournage vidéo

Pour contrebalancer son retard, Nikon a développé des technologies spécifiques visant à compenser le focus breathing, ce phénomène qui modifie le cadrage lorsque vous changez votre distance de mise au point.

Bien que similaires, nous vous recommandons très nettement de vous tourner vers le Z 6 si vous comptez avoir une utilisation vidéo récurrente de votre boîtier. En effet, en vidéo, contrairement à la photographie, mieux vaut, lorsque que le choix est possible, opter pour le boîtier avec la plus faible définition. Cela profite à la qualité de l’échantillonnage, au rendu, mais aussi à la stabilisation surtout si vous comptez filmer à main levée.

Cette différence est particulièrement visible si vous filmez en 4K/UHD où le meilleur résultat est obtenu en exploitant la totalité du capteur 24 x 36 mm sur le Z 6 alors que sur le Z 7 il faudra privilégier un recadrage APS-C/Super35 afin d’en tirer le meilleur, ce qui au passage vous fera perdre le bénéfice des grand angles.

Dans le cas des d’hybrides 24 x 36 mm où l’espace interne est compté, il faut également tenir compte de la chauffe du capteur. En l’occurrence, celui de 24 Mpx du Z 6 est bien plus facile à refroidir que celui du Z 7, ce qui entraînera moins d’artefacts (comme le banding) en plus de préserver un peu plus votre batterie.

Le Z 7, de son côté, est capable de capturer des Time Lapses en 8K en plus des Time Lapses 4K, également disponibles sur le Z 6.

D’une manière générale, si vous comptez avoir une utilisation vidéo poussée de votre Nikon Z, nous ne saurions que trop vous recommander l’acquisition indispensable d’un microphone externe ainsi que, éventuellement, d’un enregistreur externe. D’abord pour pouvoir débloquer le profil N-Log, et surtout pour compenser le fait que l’écran orientable des Nikon Z l’est sur charnière et ne permet donc pas une grande flexibilité opérationnelle, empêchant par exemple de se filmer soi-même.

Comparatif Nikon Z 6 vs Z 7 : en conclusion

Nous voilà au terme de cette revue des troupes, il est donc temps de conclure et répondre à la question initiale : faut-il opter pour le Nikon Z 6 ou le Nikon Z 7 ?

Comme vous devez vous en douter, il n’existe pas une seule bonne réponse absolue tant les deux boîtiers sont vraiment très, très, très proches. A une exception près (la vidéo, où le Z 6 domine le débat), il n’existe pas de domaine dans lequel un modèle est nettement préférable par rapport à l’autre.

Le Z 6 est plus polyvalent, légèrement plus rapide et monte un peu plus haut en haute sensibilité.

Le Z 7 sait se montrer presque aussi polyvalent, délivre indéniablement des images plus précises et ne concède que peu au Z 6 en termes de cadence rafale.

Toutefois, il faut souligner une tendance générale et très matérialiste : vous tourner vers le Z 7 vous coûtera plus cher. Vraiment plus cher. Au moment d’écrire ces lignes, la différence entre les deux boîtiers nus est de 1200 euros (environ 2.200 euros pour le Z 6 contre 3.400 euros pour le Z 7).

A cet écart non négligeable, voué à s’estomper avec le temps et l’érosion des prix, il faut ajouter les investissements périphériques incontournables : cartes mémoires XQD, stockage, éventuellement mise à niveau de votre ordinateur, batteries supplémentaires.

Des suppléments de quelques dizaines d’euros à plusieurs centaines d’euros qui finissent par peser lourd sur la balance, et tout cela pour profiter d’un même agrément d’utilisation : même capacité d’enregistrement et de stockage, même vitesse de traitement des fichiers, etc.

Opter pour le Z 7 vous imposera de dimensionner votre chaîne de travail en conséquence, surtout si vous venez d’un boîtier (Nikon ou non) de 24 Mp, comme le D750, le D7500 ou le D5600. Bien sûr, si vous possédez déjà un D810 ou un D850, vous êtes déjà sensibilisé à ces problématiques et avez probablement déjà réalisé les investissements nécessaires.

Nikon Z 6 vs Z 7 : lequel choisir ?

En le présentant autrement :

Nous vous recommandons le Nikon Z 6 si :

  • vous avez envie/besoin d’un appareil photo 24 x 36 mm polyvalent et facile à vivre,
  • vous êtes photographe de sport ou d’animalier et avez besoin d’une rafale à 12 images par seconde,
  • vous pratiquez la photographie de rue ou de reportage,
  • vous avez une pratique plus poussée de la photographie en faible luminosité,
  • vous désirez faire de la vidéo,
  • vous désirez utiliser des objectifs anciens.

Nous vous recommandons le Nikon Z 7 si :

  • vous avez besoin des hautes définitions (photographie de studio, de mode, de nature morte, corporate),
  • vous comptez utiliser des objectifs DX (APS-C),
  • vous cherchez la meilleure qualité d’image possible,
  • vous avez déjà une chaîne de travail dimensionnée pour travailler avec des fichiers de 45 Mp (ou si l’investissement pour ce faire n’est pas un obstacle).

Ce comparatif Nikon Z6 vs Z7 est basé sur les performances des deux boîtiers équipés des firmwares disponibles lors de la publication. Les modifications ultérieures peuvent apporter quelques différences que nous ne manquerons pas de mentionner le moment venu.

Et vous, quel Nikon hybride avez-vous choisi et pourquoi ?


Compatibilité des objectifs Tamron et Sigma pour reflex avec les hybrides Nikon Z

Utiliser des objectifs Tamron et Sigma conçus pour les reflex avec les Nikon Z hybrides est possible à l’aide de la bague FTZ. Si l’adaptation mécanique ne pose pas de problème, il faut vous assurer que l’objectif que vous souhaitez utiliser avec cette bague est bien 100% compatible.

Voici les informations de compatibilité données par Tamron et Sigma. Prenez soin de vérifiez sur les sites des marques le niveau de compatibilité et les mises à jour firmwares des objectifs à faire le cas échéant.

Compatibilité des objectifs Tamron et Sigma avec les Nikon Z

Objectifs Tamron et Sigma pour reflex sur Nikon Z, quelle compatibilité ?

La monture Z qui équipe les Nikon Z hybrides diffère de la monture F pour reflex.

Plus grande, avec un tirage mécanique plus court, elle dispose également de contacts électriques plus nombreux et apporte des fonctions supplémentaires au couple boîtier-objectif.

Pour tirer profit de cette monture, Nikon propose des objectifs Nikon Z, comme le Nikon Z 24-70 mm f/4 S ou les focales fixes 50 mm f1/8 S et 35 mm f/1.8 S.

La bague Nikon FTZ permet de faire le lien entre les deux montures Nikon Z (hybride) et Nikon F (reflex) en assurant la compatibilité mécanique, optique et électrique.

Avec les objectifs Nikon NIKKOR AF-S et AF-P pour reflex, la compatibilité est totale.

Avec les objectifs Nikon AF et AF-D, la bague ne permet pas d’utiliser l’autofocus puisque ces objectifs ne sont pas pourvus de motorisation interne.

Avec les objectifs d’autres marques comme Tamron et Sigma, il faut considérer chaque référence d’objectif pour savoir ce qu’il en est.

Tamron comme Sigma ont annoncé des incompatibilités avec les Nikon Z, en attendant de proposer des mises à jour firmwares de leurs optiques afin de les rendre pleinement compatibles.

En pratique donc, ça peut fonctionner comme ne pas fonctionner, ou pas bien.

Compatibilité des objectifs Tamron avec les Nikon Z

Objectifs Tamron équipés d’une monture Z native

Ils sont compatibles avec les Nikon Z par défaut. La bague Nikon FTZ n’est pas utile puisque la monture d’un Tamron pour Nikon Z est la monture Z.

Objectifs Tamron conçus pour la monture reflex Nikon F

Il sont pour la plupart compatibles avec les Nikon Z grâce à la bague Nikon FTZ. Cependant, une mise à jour du firmware de l’objectif peut être nécessaire pour garantir une compatibilité totale, surtout pour les objectifs Tamron plus anciens.

Tamron facilite cette mise à jour grâce à la console Tamron TAP-in. Cet accessoire permet une mise à jour du firmware de l’objectif.

Si vous ne possédez pas la console TAP-in, contactez le SAV Tamron qui pourra vous assister.

La console Tamron TAP-in chez Amazon

La console Tamron TAP-in chez Miss Numerique

Liste des objectifs Tamron en monture F compatibles avec les Nikon Z

De nouveaux firmwares sont régulièrement proposés pour certains objectifs Tamron. Ils permettent d’assurer une compatibilité générale satisfaisante.

A la date de publication de cet article (septembre 2023), les objectifs Tamron pour Nikon F ci-dessous sont compatibles avec les Nikon Z :

Les objectifs Tamron qui peuvent être mis à jour grâce à la console Tamron TAP-In peuvent l’être par vous-même ou par le support après-vente de la marque si vous ne disposez pas de la console.

En savoir plus et télécharger les mises à jour firmwares Tamron

Liste des objectifs Tamron en monture F non compatibles avec les Nikon Z

Les modèles ci-dessous ne sont pas 100% compatibles avec les Nikon Z et ne peuvent pas être mis à jour, il convient de les utiliser en mode de mise au point manuelle avec la bague FTZ. 

  • Tamron SP AF 28-75 mm F/2.8 XR Di LD Aspherical [IF] MACRO (Modèle A09)
  • Tamron SP 24-70 mm F/2.8 Di VC USD (Modèle A007)
  • Tamron SP 70-200 mm F/2.8 Di VC USD (Modèle A009)
  • Tamron SP AF 90 mm F/2.8 Di MACRO 1:1 (Modèle 272E)
  • Tamron 28-300 mm F/3.5-6.3 Di VC PZD (Modèle A010)
  • Tamron SP 70-300 mm F/4-5.6 Di VC USD (Modèle A005)
  • Tamron 16-300 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO (Modèle B016)
  • Tamron 18-200 mm F/3.5-6.3 Di II VC (Modèle B018)
  • Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD (Modèle B008TS)
  • Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD (Modèle B008)

Comment mettre à jour un objectif Tamron pour Nikon F et l’utiliser sur un Nikon Z

Compatibilité : Avant toute intervention, vérifiez sur le site officiel de Tamron si une mise à jour pour votre objectif est disponible pour la série Nikon Z.
 
Console TAP-in : Cet accessoire vous permet de connecter votre objectif à un ordinateur. Vous pouvez vous le procurer chez votre revendeur Tamron, comme en ligne.
 
Étapes de mise à jour
  • 1.Branchez la console TAP-in à votre ordinateur via le port USB
  • 2.Téléchargez et installez le logiciel TAP-in Utility depuis le site de Tamron.
  • 3.Fixez votre objectif sur la console.
  • 4.Lancez le logiciel : s’il y a une mise à jour, elle sera détectée.
  • 5.Suivez les instructions affichées pour finaliser le processus.
 
Centres de service Tamron : Si vous n’êtes pas à l’aise avec la mise à jour ou si un problème persiste, contactez le support après-vente Tamron.
 
Bague Nikon FTZ : N’oubliez pas de vérifier que votre bague FTZ est à jour. Les mises à jour sont disponibles sur le centre de téléchargement Nikon.
 
Notez que, même après la mise à jour, certains objectifs pourraient ne pas fonctionner parfaitement avec tous les Nikon Z. Si tel est le cas, n’hésitez pas à consulter Tamron pour obtenir des solutions ou envisager d’autres options d’objectifs.

Compatibilité des objectifs Sigma avec les Nikon Z

Objectifs Sigma équipés d’une monture Z native

Ils sont compatibles avec les Nikon Z par défaut. La bague Nikon FTZ n’est pas utile puisque la monture d’un Sigma pour Nikon Z est la monture Z (voir la liste des objectifs Sigma pour Nikon Z).

Objectifs Sigma conçus pour la monture reflex Nikon F

Il sont pour la plupart compatibles avec les Nikon Z grâce à la bague Nikon FTZ, qu’il s’agisse de la série DG pour capteurs plein format comme de la série DC pour capteurs APS-C. Cependant, une mise à jour du firmware de l’objectif peut être nécessaire pour garantir une compatibilité totale.

Quatre objectifs Sigma peuvent toutefois encore présenter des problèmes de fonctionnement dans certaines situations précises.

Les mises à jour des objectifs Sigma pour Nikon F optimisent le fonctionnement de ces objectifs lorsqu’ils sont utilisés avec la bague Nikon FTZ. Les mises à jour sont possibles avec le dock Sigma USB.

Le dock Sigma USB chez Miss Numerique

Le dock Sigma USB chez Amazon

Problèmes possibles

  • Sigma 24-35 mm F2 DG HSM | Art : Interruption occasionnelle lors de l’enregistrement vidéo. Une mise à jour du firmware est prévue.
  • Sigma 50 mm F1.4 DG HSM | Art : lorsque vous déclenchez avec la mise au point totalement décalée, la réponse de l’autofocus peut être aléatoire. Il faut alors tourner la bague de mise au point pour relancer l’autofocus ou relâcher le déclencheur puis déclencher à nouveau plusieurs fois pour relancer le système AF.
  • Sigma 85 mm F1.4 DG HSM | Art : cet objectif peut générer une surexposition si vous réduisez l’ouverture depuis la valeur f/5.6 lors de la prise de vue.
  • Sigma 135 mm f/1.8 DG HSM [ Art : cet objectif bénéficie d’une mise à jour depuis le 24 janvier 2019
  • Sigma APO 800 mm F5.6 EX DG HSM : Sigma recommande d’utiliser la mise au point manuelle uniquement car l’autofocus ne peut assurer une précision suffisante avec cette optique. Aucune mise à jour n’est prévue pour cet objectif actuellement.

De plus, en Mai 2019 Sigma a communiqué sur les problèmes rencontrés par ses objectifs avec lesquels la stabilisation de l’appareil photo ne peut pas être désactivée. La fonction de mise hors tension automatique ne peut pas être utilisée. Il vous faut éteindre manuellement l’appareil [OFF] après la prise de vue. Les objectifs concernés sont les suivants :

dans la gamme actuelle

  • 17-50mm F2.8 EX DC OS HSM
  • 17-70mm 2.8-4 DC MACRO OS HSM | Contemporain
  • 18-200mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM | Contemporain
  • 18-250mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM
  • 24-105mm F4 DG OS HSM | Art

parmi les objectifs abandonnés

  • 17-70mm 2.8-4 DC MACRO OS HSM
  • 18-50mm F2.8-4.5 DC OS HSM
  • 18-250mm F3.5-6.3 DC OS HSM
  • 18-200mm F3.5-6.3 DC OS HSM
  • 50-200mm F4-5.6 DC OS HSM
  • 70-300mm F4-5.6 DG OS

Précautions à prendre pour utiliser un objectif Sigma pour Nikon F sur un Nikon Z

  • Utilisez la mise au point manuelle pour les objectifs sans moteur AF.
  • Les téléconvertisseurs ne sont pas compatibles.
  • Certains objectifs expédiés par SIGMA avant novembre 2013 peuvent nécessiter une mise à jour du firmware.
  • Les produits discontinués peuvent avoir des conditions d’exploitation différentes. Pour plus de détails, contactez votre revendeur SIGMA.

Plus d’infos

En savoir plus et télécharger les mises à jour firmwares Sigma


Visite de l’usine Nikon Sendai au Japon, fabrication des Nikon Z 7 et Z 6 et des photos

L’usine Nikon Sendai … ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant il s’agit de la principale usine Nikon au Japon. Celle qui a fabriqué plusieurs des boîtiers mythiques de la gamme Nikon et fabrique aujourd’hui les Nikon hybrides Z 7 et Z 6 à venir au rythme de 20.000 unités par mois.

Visiter l’usine Nikon Sendai est un privilège qui m’a été accordé lors de mon voyage au Japon à l’occasion du lancement de la nouvelle gamme hybride Nikon Z. Bien que toute photographie et prise de notes soit interdite dans l’usine (il faut laisser son smartphone à l’entrée), j’ai reçu une série de photos faites lors de cette visite par le photographe Nikon habilité.

Vous ne découvrirez aucun secret industriel dans cette série d’images, mais si vous vous posez la question de savoir comment est fabriqué un hybride Nikon Z 7, voici de quoi en savoir plus.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

L’usine Nikon Sendai au Japon

L’usine Nikon Sendai : une usine Nikon historique

Bien que la production historique ait lieu depuis toujours au Japon, d’autres usines Nikon sont implantées en Thaïlande, en Chine et au Laos. Pour le Japon qui compte plusieurs sites, l’usine Nikon Sendai située à 360 kilomètres au nord de Tokyo est le lieu de production des « flagships », les boîtiers Nikon qui ont marqué l’histoire de la marque et vont la marquer dans les prochaines années. Tous sont d’ailleurs exposés à l’entrée et … ça fait envie !

Depuis son ouverture en 1971, l’usine Nikon Sendai a fabriqué :

  • le Nikon EM (début de production 1978),
  • le Nikon F501 (1985),
  • le Nikon E2 (1991),
  • le Nikon F5 (1996),
  • le Nikon D1, premier reflex numérique Nikon (1999),
  • le Nikon Df (2013, encore en production),
  • le Nikon D5 (2016, encore en production),
  • les Nikon Z 7 et Nikon Z 6 (2018).

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Nikon Sendai est une filiale à 100% de Nikon Corp.

Nikon Sendai est aussi le centre d’engineering principal pour Nikon, c’est à Sendai que sont mis en place les process de fabrication pour les autres usines, que sont conçus les prototypes Nikon, les outils et méthodes ainsi que les équipements d’assemblage des modules et de contrôle Qualité.

En 2011 Nikon Sendai a subi les conséquences du tremblement de terre dans cette région du Japon. L’usine a du fermer en raison de dommages majeurs, mais la production a pu reprendre trois semaines plus tard avant de retrouver son rythme initial.

La proximité de Fukushima (80 kilomètres au sud) a imposé à l’usine Nikon Sendai des précautions particulières afin de garantir la parfaite conformité des produits livrés.

Nikon Sendai et les Nikon Z7 et Z6

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Comme tous les nouveaux boîtiers Nikon, les Nikon hybrides Z 7 et Z 6 sont fabriqués à Sendai. Leur production ne devrait par contre pas quitter Sendai tout comme celle du Nikon D5, à l’inverse d’autres modèles dont la production est répartie dans les différentes usines du groupe.

Pourquoi Sendai ? Parce que c’est la principale usine de boîtiers Nikon et qu’elle a la maîtrise des process de production. Parce que, aussi, elle se situe à deux heures à peine de Tokyo (avec le train à grande vitesse Shinkansen) et que cela facilite les interactions entre les différents services.

La majeure partie des opérateurs de Nikon Sendai est affectée à la production des Nikon Z 7 et Nikon Z 6. Cette production se fait en plusieurs temps, quatre processus majeurs sont implémentés :

  • fabrication de la monture Z sur une chaîne spécifique de machines outils,
  • fabrication de chacun des modules (viseur, capteur, obturateur, etc.) sur des chaînes dédiées,
  • assemblage des modules sur la chaîne principale par des opérateurs et des robots,
  • contrôle Qualité en sortie de chaîne d’assemblage avant emballage et expédition.

Les photos ci-dessous illustrent la chaîne de fabrication de la monture Z, commune aux deux nouveaux boîtiers, et celle d’assemblage des Nikon Z 7 en production. L’assemblage des Nikon Z 6 utilisera les mêmes installations et process puisque ce boîtier est presque identique au Z 7.

Nikon Z7 et Nikon Z6 : de l’assemblage et des tests avant le Contrôle Qualité

Nikon ne dévoile pas ses secrets industriels aussi n’attendez pas des photos des différents composants et des secrets de fabrication, ils restent confidentiels.

Toutefois la série de photos ci-dessous vous permet de réaliser comment sont assemblés les Nikon Z 7 par les différents opérateurs et robots. Ceux-ci ne sont pas représentés ici pour des raisons de confidentialité mais sont utilisés pour répondre à des besoins de reproductibilité des opérations et de tests de bon fonctionnement.

La chaîne d’assemblage est située dans une zone sous atmosphère contrôlée, le port de tenues adéquates est obligatoire (pour les visiteurs aussi).

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En début de chaîne plusieurs opérateurs assemblent les différentes parties du boîtier telles que le châssis, la face avant, la monture, le tout à l’aide d’un outillage spécialisé et de tournevis électriques permettant d’assurer un positionnement précis et un vissage aux normes des différents composants.

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Chaque opérateur est responsable de la bonne exécution des opérations qui lui reviennent, celles-ci sont séquencées à l’aide d’un système dédié (confidentiel).

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la monture Nikon Z en cours de fabrication

La monture Z fixée sur chaque boîtier provient d’une chaîne de production distincte comprenant des machines outils et des cuves de traitements et nettoyage.

Plusieurs opérations d’usinage permettent d’aboutir à la version finale tandis que plusieurs autres opérations permettent de produire la pièce utilisable (ces étapes sont confidentielles).

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la monture Nikon Z finalisée pendant le contrôle Qualité

Sur la chaîne principale, les opérateurs assemblent les modules en provenance des autres chaînes : le module capteur, le module viseur, le module écran arrière, le module obturateur par exemple.

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le capteur des Nikon Z 7 en cours d’assemblage

Chacun de ces modules a été préalablement testé et le sera à nouveau lors de la phase d’assemblage, une fois intégré au boîtier en cours de fabrication.

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Certaines phases nécessitent l’utilisation de robots afin de garantir une précision du geste optimale à la cadence requise. Toutefois l’opérateur reste omniprésent tout au long de la fabrication. Il en ressort un sentiment de travail artisanal bien qu’il s’agisse de gestes répétitifs, précision et rigueur sont les maîtres mots.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Les composants électroniques, par exemple la carte mère et l’ensemble processeur Nikon Expeed 6, sont fabriqués par ailleurs et assemblés eux-aussi sur la chaîne principale.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Chaque boîtier fait l’objet d’une attention toute particulière de la part des différents opérateurs qui l’ont en charge.

Toutes les opérations sont tracées et le contrôle Qualité final permet de remonter la chaîne en cas de défaut constaté pour identifier la cause du problème. Cette démarche permet d’ajuster le process de fabrication le cas échéant.

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La monture Z est une pièce maîtresse du système Z, son grand diamètre impose un positionnement très précis de même que celui des onze connecteurs qui lui font face côté boîtier.

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Le viseur électronique des Nikon Z 7 et Z 6 est un autre composant majeur du système Z. Fabriqué par ailleurs, il arrive sur la chaîne finale par lots et subit un contrôle visuel avant assemblage comme fonctionnel une fois assemblé.

Il s’agit d’un ensemble optique et électronique d’une taille certaine qui impose un positionnement précis. Tout mouvement ultérieur est à exclure, d’où le système de maintien intégré au corps du boîtier.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Plusieurs autres opérations d’assemblage ont lieu à la suite, comme la fixation de l’ensemble obturateur. Celui-ci subit une batterie de tests automatisés dès son montage afin de détecter très vite tout problème.

Si vous pensiez que votre boîtier neuf a zéro déclenchement à l’achat, détrompez-vous, il en a déjà plusieurs centaines !

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Une fois les différents modules assemblés et testés, les dernières opérations consistent à finaliser l’assemblage du boîtier en lui ajoutant ses différents capots et sa poignée.

Le contrôle Qualité prend la suite, il consiste en plusieurs vérifications, visuelles comme électroniques, manuelles comme automatisées, et prend presque autant de temps que l’assemblage complet du boîtier.

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Un soin tout particulier est accordé au nettoyage du boîtier avant emballage. Cette opération peut paraître futile, elle prend pourtant plusieurs minutes à chacun des opérateurs concernés.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Les Nikon Z 7 prennent ensuite le chemin du service expéditions avant d’arriver chez votre revendeur.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

De nombreuses autres informations restent confidentielles, ce qui est parfaitement compréhensible, et je tiens à remercier Nikon Corp. et le management de l’usine Nikon Sendai pour m’avoir permis de faire cette visite commentée et m’avoir fourni ces photos.

Illustrations (C) Nikon Corp.

Ne manquez pas le dossier complet sur l’histoire de Nikon et la saga de 11 épisodes vidéo.


Nouveaux Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques, tarifs et perspectives

Tout vient à point à qui sait attendre. Le nouveau Nikon hybride fait parler de lui depuis plusieurs mois, Nikon nous a dévoilé petit à petit quelques détails d’apparence dont la nouvelle monture pour couper court aux rumeurs. Voici enfin l’annonce officielle et les caractéristiques techniques des deux nouveaux boîtiers Nikon Z 6 et Z 7.

Il s’agit en effet d’une double annonce avec un hybride Nikon Z 7 haute définition et un hybride Nikon Z 6 plus polyvalent, équipés tous les deux de capteurs plein format de 45,7 et 24,5 Mp respectivement.

Note : depuis la publication de cet article, Nikon a annoncé les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 présentés ici.

 

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z7 avec le zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S

Le Nikon Z 7 et les kits boîtier – objectifs chez Miss Numerique

Ces Nikon Z 6 et Z 7 hybrides sont les deux premiers représentants d’une nouvelle gamme Nikon Z qui va prendre de l’ampleur et compléter la gamme reflex existante. Celle-ci continuera d’évoluer en parallèle afin de répondre aux différents besoins des photographes et vidéastes.

Pourquoi des Nikon Z 6 et Z 7 hybrides ?

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 et Z 7 : capot supérieur et écran de contrôle droit

Le monde de la photo évolue, les usages évoluent, la technologie progresse. Ce qui n’était guère envisageable il y a une dizaine d’années – un ensemble plein format performant dans un boîtier léger et compact – est désormais possible. Plusieurs constructeurs l’ont bien compris qui proposent des modèles hybrides depuis plusieurs années avec le succès que l’on connaît.

Une question de leadership pour Nikon

comparaison de taille entre les Nikon Z 6 et Z 7 et le reflex Nikon D850

comparaison de taille entre les Nikon Z 6 et Z 7 et le reflex Nikon D850

Nikon se devait de réagir, de défendre sa position de leader et d’offrir à ses fidèles utilisateurs une offre complète et cohérente permettant d’accéder à la technologie hybride sans miroir tout en offrant une continuité avec l’existant.

La nouvelle monture Z équipant les Nikon Z 6 et Z 7 hybrides permet ainsi de repousser les limites en matière de captation de la lumière tout en offrant, via une bague d’adaptation dédiée Nikon FTZ, la compatibilité avec les optiques Nikon F pour reflex (voir la présentation des optiques Nikon Z et de la bague Nikon FTZ pour hybrides).

Une question de concurrence

Nikon se devait aussi de proposer une offre au moins égale à la concurrence – Sony pour le plein format – sinon supérieure. A voir les fiches techniques ci-dessous, et pour avoir échangé avec les premiers utilisateurs, force est de constater que Nikon a su mettre à profit sa longue expérience : les deux Nikon Z 6 et Z 7 hybrides annoncés ont de quoi inquiéter la concurrence et réjouir les nikonistes qui attendaient le meilleur de leur marque favorite.

Cerise sur le gâteau, le positionnement tarifaire de ces deux boîtiers et – surtout – de la bague d’adaptation – est tout à fait en phase avec la concurrence et devrait garantir à cette nouvelle gamme un succès au moins égal à celui du récent Nikon D850.

Voici les caractéristiques détaillées des Nikon hybrides, quelques compléments d’informations qui ne sont pas dans les communiqués de presse et mon avis sur ces nouveaux modèles en comparaison avec les reflex équivalents et les hybrides concurrents.

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement

Une vision à long terme

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 et Z 7 : face arrière

Le message de Nikon est clair : la marque investit massivement dans une nouvelle monture et une gamme hybride à la hauteur des attentes du marché pour les prochaines années (plusieurs dizaines).

Cette gamme vient compléter la gamme reflex existante comme à venir. Nikon compte occuper une position dominante sur un marché hybride (ou sans miroir) considéré comme le marché principal pour les prochaines années.

Oubliée la première gamme hybride Nikon One (arrêtée définitivement depuis quelques semaines), Nikon a compris le message : la gamme hybride Nikon Z se doit d’être une des plus performantes. Les deux premiers modèles Nikon Z 6 et Z 7 ont de quoi séduire, tant en matière de caractéristiques techniques que de tarif, c’est très bon signe.

Nouvelle monture Z et des optiques Nikkor S

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le Nikon Z 7 avec objectif Nikon F 24-70mm f/4

Pourquoi créer une nouvelle monture alors que la monture F historique autorise le plein format ? C’est une question d’optique et de souplesse dans la conception d’objectifs pour des boîtiers dont les exigences diffèrent de celles des reflex.

Avec 55mm de diamètre, la nouvelle monture Nikon Z autorise la conception d’optiques Nikon Z que ne permet pas la monture F. De plus cette dernière a été conçue à une époque où l’autofocus n’existait pas, elle limite les possibilités de couverture du champ tandis que la nouvelle monture autorise une couverture AF bien plus généreuse.

Comparaison des cônes utiles émergents des Nikon reflex à monture F à gauche et des Nikon Z6 et Z7 à monture Z à droite

Comparaison des cônes utiles émergents des Nikon reflex à monture F à gauche et des Nikon Z 6 et Z 7 à monture Z à droite

Les 16mm de tirage mécanique de la monture Z favorisent une captation de lumière bien supérieure à ce que permet la monture F. Le grand diamètre permet aux rayons lumineux d’arriver de façon parfaitement horizontale sur le capteur, ce que ne permet pas la monture F. Le cône utile émergent des Nikon hybrides est le plus grand disponible sur un appareil hybride à ce jour.

Cette caractéristique va permettre à Nikon de proposer des optiques Nikon Z dont les performances, à caractéristiques égales, devraient surpasser celles des optiques pour reflex, surtout en grand-angle. Les optiques de la série Z seront plus compactes que les optiques F, plus lumineuses avec une ouverture maximale qui pourra atteindre des valeurs extrêmes comme celle du Nikon Noct 58mm f/0,95 annoncé.

Ces optiques sont aussi plus silencieuses, les onze contacteurs répartis sur la périphérie de la monture permettent un autofocus plus rapide avec une correction temps réel supérieure à celle de la monture F. Il sera ainsi possible de corriger en temps réel la variation de mise au point induite par l’effet de zoom (« breathing »), de même que la variation de focale liée à la variation de mise au point (« wobbling »). Les contrôles supplémentaires permettent de paramétrer, par exemple, la bague de mise au point des optiques compatibles pour tenir compte de la correction d’exposition ou de l’ouverture.

Bague d’adaptation Nikon FTZ pour les optiques F

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le Nikon Z 7 avec objectif Nikon F 28mm f/1.4 et bague d’adaptation Nikon FTZ : vue éclatée

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le Nikon Z 7 avec objectif Nikon F 28mm f/1.4 et bague d’adaptation Nikon FTZ : vue assemblée

Nikon le savait, il n’était pas question que la nouvelle monture Z n’autorise pas le montage des optiques F. Le tirage mécanique très court des hybrides (16mm) exclut un couplage direct, c’est par le biais d’une bague d’adaptation mécanique à contacts électroniques que vont pouvoir être utilisées les optiques F existantes comme à venir.

Cette bague permet aux optiques F (AF-S et AF-P) de tirer profit de l’autofocus des Z 6 et Z 7 et accélère encore la mise au point si j’en crois la première prise en main.

Nikon a aussi eu le bon goût de proposer cette bague à un tarif compétitif, 150 euros dans la version kit. Cette bague pourrait bien devenir l’accessoire indispensable à posséder avec un Nikon Z 6 et Z 7 hybride et être proposée, on peut l’imaginer, par défaut dans un kit boîtier-objectif.

Caractéristiques techniques des Nikon Z 6 et Z 7

Nouveaux capteurs plein format 45 et 24Mp CMOS rétro-éclairés

le capteur du Nikon Z7, version 45,7MP

le capteur du Nikon Z 7, version 45,7MP

Les deux Nikon Z 6 et Z 7 hybrides utilisent des nouveaux capteurs conçus par Nikon de façon à répondre aux problématiques de définition, de sensibilité et d’autofocus propres aux boîtiers hybrides.

En effet, si le système autofocus des reflex fait appel à un module AF dédié indépendant du capteur image, celui des appareils hybrides utilise le capteur image qui doit pouvoir envoyer les informations de mise au point au boîtier.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les deux capteurs de 45,7 et 24,5 Mp ne sont pas ceux des D850 et D750 mais de nouveaux capteurs spécifiques.

Les capteurs des Nikon Z 6 et Z 7 hybrides permettent d’assurer une montée en ISO au niveau de celles des reflex D850 et D750 :

  • de 64 à 25.600 ISO pour le Nikon Z 7,
  • de 100 à 51.200 ISO pour le Nikon Z 6.

Les Nikon hybrides Z 7 et Z 6 offrent plusieurs formats de fichiers dont les formats RAW/NEF avec ou sans compression de 12 et 14 bits et de taille variable (comme sur le D850).

Nikon Z 6 et Z 7 : Autofocus à 493 collimateurs

La plage de couverture de l’autofocus d’un reflex est limitée par l’utilisation d’un capteur AF spécifique et par le positionnement du capteur dans la chambre réflexe. Sur les Nikon Z 6 et Z 7 hybrides, grâce à la nouvelle monture, le capteur est positionné à proximité de la monture et l’autofocus peut alors utiliser la quasi totalité du champ image pour assurer la détection de mise au point.

Nikon a conçu un module autofocus hybride faisant appel à la détection de phase et à la détection de contraste avec 493 collimateurs pour le Nikon Z 7 (273 sur le Nikon Z 6). Ce module AF bascule automatiquement entre les deux modes de détection selon les besoins. Il couvre 90% de la visée avec une sensibilité de -4IL.

Cet autofocus utilise les capacités de traitement du processeur Nikon Expeed 6 : la quantité d’informations à traiter en temps réel pour assurer la mise au point est énorme mais tant le débit des bus de données que la puissance de calcul du processeur (420Mpx par seconde) permettent un suivi AF continu à la cadence rafale de 9 images par secondes sur le Nikon Z 7 et 12 images par secondes sur le Nikon Z 6 (23 vues RAW pleine définition en mode compression sans perte 12 bits sur le Nikon Z 7, 35 vues sur le Nikon Z 6).

Obturateur et mesure de lumière

Les Nikon Z 6 et Z 7 disposent d’une obturateur testé sur 200.000 cycles qui autorise des temps de pose compris entre 1/8000ème de sec. et 30 secondes.

Le module de mesure de lumière utilise le capteur image des Z 6 et Z 7 et reste sensible jusqu’à -3IL.

Un viseur électronique inédit

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le bloc optique servant à assurer la visée électronique des Nikon Z 6 et Z 7

La particularité d’un appareil photo hybride ou sans miroir est de mettre en œuvre un viseur électronique. Décriée sur les premiers modèles d’hybrides et sur les bridges qui utilisent des écrans peu définis et peu réactifs, la visée électronique des meilleurs hybrides atteint désormais un niveau de performance qui les rend utilisables dans toutes les situations de prise de vue, sans effet de latence.

La visée électronique permet de voir dans le viseur l’image qui va être faite en temps réel, de corriger – toujours en temps réel – l’exposition et les paramètres de prise de vue (par exemple la profondeur de champ ou le rendu via les Picture Control).

Cette visée permet aussi de voir la photo prise sans quitter l’œil du viseur puisque ce dernier fait office d’écran complémentaire à l’écran principal du boîtier. Ce sont autant d’avantages que ne permettent pas les reflex équipés de la seule visée optique.

la visée électronique paramétrable des Nikon Z6 et Z7

la visée électronique paramétrable des Nikon Z 6 et Z 7 avec affichage des points AF

Nikon a conçu un viseur inédit pour ses hybrides, couvrant 100% du champ image, afin de proposer la meilleure expérience possible en matière de visée électronique. Si vous êtes habitué au grand videur optique Nikon vous ne serez pas déçu, la visée électronique est large et très confortable à l’usage,

Le grossissement est de 0,8x environ et pour l’avoir constaté sur les modèles de présérie, le revêtement nanocristal et fluorine des lentilles équipant ce viseur ainsi que la fréquence de 60 images/secondes pour son rafraîchissement assurent une belle qualité de visée avec une définition d’image étonnante.

Stabilisation dans le boîtier

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z6 et Z7

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z 6 et Z 7

Les reflex Nikon utilisent un système de stabilisation optique intégré aux objectifs. Avec les Nikon Z 6 et Z 7 hybrides, c’est le boîtier qui assure la stabilisation sur cinq axes, même avec les optiques non VR (par exemple celles des reflex non stabilisées). Le gain apporté par cette stabilisation annoncé par Nikon est de 5 stops.

Lors de l’utilisation d’optiques Nikon F stabilisées (VR), les deux stabilisations se complètent pour proposer des performances encore supérieures.

Ecran arrière tactile et nouvelle ergonomie des commandes

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

l’écran arrière inclinable et tactile des Nikon Z 6 et Z 7

L’écran arrière des Nikon hybrides est tactile et inclinable. Avec une définition de 2,1Mpx il présente une diagonale écran de 3,2 pouces (environ 8cm).

Les touches de contrôle arrières sont déportées sur le côté droit des Nikon Z 6 et Z 7 de façon à laisser de la place à l’écran à gauche, ces commandes ne sont par contre pas rétro-éclairées. Plusieurs commandes sont accessibles via les touches tactiles sur l’écran, ce qui compense l’absence des boutons à gauche.

L’écran LCD supérieur affiche les principales informations de prise de vue et les réglages du boîtier. Cet afficheur est conçu spécifiquement pour les Nikon Z 6 et Z 7, tout en reprenant la présentation visuelle des reflex de la marque.

Le dessus de l’appareil comporte à sa gauche une molette de choix du mode d’exposition et permet d’enregistrer 3 jeux de paramètres de prise de vue personnalisés. A droite un petit écran de rappel des informations de prise de vue fait son apparition tandis qu’une molette à usage multifonctions permet de modifier bon nombre des réglages du boîtier.

Vidéo 4K pleine définition et time lapse 8K

Bien que Nikon ait introduit la vidéo sur le Nikon D90 et créé ainsi un nouveau marché pour les vidéastes qui ont depuis adopté cette technologie, Nikon n’est pas considéré comme leader sur ce marché.

Avec les Z 6 et Z 7, Nikon veut combler son retard en proposant des caractéristiques à la hauteur des attentes des utilisateurs professionnels. Ainsi les Nikon hybrides proposent :

  • la vidéo 4K UHD avec profil N-Log (plage dynamique de 12 Il avec profil Nikon Log),
  • la vidéo Full HD à 120p en DX,
  • le time-lapse 8K,
  • le lissage d’exposition,
  • une sortie HDMI 4.2.2 10 bits (8 bits uniquement avec enregistrement interne sur carte),
  • une fonction de stabilisation eVR,
  • le focus peaking, le zebra et la fonction time code.

La griffe flash au format standard permet l’utilisation d’un micro externe.

Les deux boîtiers disposent d’une entrée micro stéréo et d’une sortie casque.

Cartes mémoires

Emplacement rpou carte mémoire XQD ou CF Express sur les Nikon Z6 et Z7

Emplacement pour carte mémoire XQD ou CF Express sur les Nikon Z 6 et Z 7

Les Nikon hybrides disposent d’un seul emplacement pour carte mémoire au format XQD, compatible CF Express. C’est le critère qui dérange sur des boîtiers considérés comme experts-pros. Tout le monde n’utilise pas deux emplacements mémoire pour sauvegarder ses photos en temps réel, mais disposer de deux cartes en mode débordement est un confort appréciable lors des longues séances de prises de vues.

Nikon justifie ce choix d’un seul emplacement par la performance attendue des cartes (le flux de données à stocker est important et dense) et la finesse de la poignée droite. Cette disposition permet de laisser de la place aux grandes batteries des Nikon reflex (Nikon EN-EL15b, celle du Nikon D850) qui assurent une autonomie de 650 vues en reportage classique (330 vues pour le Z 7 et 310 vues pour le Z 6 selon les normes CIPA, près de 700 vues selon mes premiers tests). La compatibilité avec les batteries existantes est un plus que les nikonistes apprécieront.

Un grip optionnel est prévu, il sera présenté ultérieurement et permettra de loger d’autres batteries pour une plus grande autonomie. Ce grip ne comportera pas de déclencheur ni de boutons de fonctions.

Il n’en reste pas moins que ce choix d’un emplacement unique pour la carte mémoire et d’un format XQD encore marginal en attendant l’arrivée des cartes CF Express a de quoi surprendre. Un second slot (même au format SD) aurait comblé les utilisateurs et évité de faire de l’ombre à ces nouveaux modèles comme c’est le cas pour le reflex Nikon D7500.

Connectivité

Les Nikon Z 6 et Z 7 hybrides disposent d’un module WiFi + Bluetooth intégré qui permet de connecter le boîtier à l’application pour smartphones SnapBridge, comme à un ordinateur. Le module WiFi (5Ghz) évite le recours systématique au module WiFi additionnel Nikon WT-7 comme sur les reflex.

Il est possible de transférer les fichiers natifs JPG et RAW sur l’ordinateur, de même que les fichiers vidéos. La liaison sans fil peut se faire en mode point à point ou routeur. Les fonctions de contrôle à distance du boîtier sont bien évidemment assurées. Les Nikon Z 6 et Z 7 sont compatibles avec le module WiFi Nikon WT-7 A/B/C .

Les deux boîtiers proposent une prise USB C permettant la recharge de la batterie EN-EL15b, une entrée micro stéréo et sortie casque pour la vidéo, une sortie HDMI type D ainsi qu’une une prise permettant d’utiliser un déclencheur à fil.

Dimensions

Les dimensions des Nikon Z 6 et Z 7 sont de 134 x 100,5 x 78,5 mm et ils pèsent 675 grammes, soit une compacité et un poids sans commune mesure avec les reflex équivalents.

Construction et protection tous temps

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 et Z 7 : construction en alliage de magnésium

Comme les reflex Nikon, les nouveaux hybrides Nikon Z 6 et Z 7 sont construits en alliage de magnésium afin de coupler robustesse et légèreté. Les deux modèles sont annoncé comme « tous temps », ce qui est le cas aussi des trois objectifs annoncés simultanément.

Nikon Z6 et Z7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon  Z 6 / Z 7 avec le flash Nikon SB-5000

La griffe porte-flash est au format standard et permet l’utilisation des différents flashs de la marque comme des marques compatibles.

Nikon Z 6 et Z 7 : Tarifs et disponibilité

C’est le critère décisif que certains attendaient pour savoir s’il fallait passer à la concurrence ou rester chez Nikon.

Les nikonistes peuvent être rassurés, Nikon a pris la décision de caler le tarif de ses hybrides sur ceux de la concurrence. Le Nikon Z 6, modèle polyvalent, est lui plus accessible que le Nikon Z 7 si vous ne cherchez pas la très haute définition.

De plus les kits proposés dès le lancement permettent de disposer du zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S pour un tarif tout à fait raisonnable, c’est aussi le cas de la bague d’adaptation Nikon FTZ pour optiques F.

Tarif Nikon Z 7 (TTC recommandé France)

  • Nikon Z 7 boîtier nu : 3699 euros
  • Nikon Z 7 en kit avec bague d’adaptation Nikon FTZ : 3849 euros
  • Nikon Z 7 en kit avec Nikon Z 24-70mm f/4 S : 4299 euros
  • Nikon Z 7 en kit avec Nikon Z 24-70mm f/4 S et bague d’adaptation Nikon FTZ : 4449 euros

Tarif Nikon Z 6 (TTC recommandé France)

  • Nikon Z 6 boîtier nu : 2299 euros
  • Nikon Z 6 en kit avec bague d’adaptation Nikon FTZ : 2449 euros
  • Nikon Z 6 en kit avec Nikon Z 24-70mm f/4 S : 2899 euros
  • Nikon Z 6 en kit avec Nikon Z 24-70mm f/4 S et bague d’adaptation Nikon FTZ : 3049 euros

Optiques Nikon S pour Nikon Z 6 et Z 7 (TTC recommandé France)

  • Nikon Z 24-70mm f/4 S : 1099 euros
  • Nikon Z 35mm f/1.8 S : 949 euros
  • Nikon Z 50mm f/1.8 S : 679 euros
  • bague d’adaptation Nikon FTZ  pour optiques F : 299 euros

Les Nikon Z 6 et Z 7 seront disponibles chez les revendeurs d’ici quelques semaines, une mise sur le marché très rapide en raison des attentes du marché et d’un secteur très compétitif.

Mon avis sur les Nikon Z 6 et Z 7 après première prise en main

Nikon nous avait surpris avec le lancement du Nikon D500 très apprécié depuis sa sortie. Le Nikon D850 a dépassé toutes les espérances depuis son annonce et se positionne comme le reflex le plus performant de sa catégorie.

Il y a fort à parier que le Nikon Z 7 fasse de même face à une concurrence Sony pourtant très performante, et que le Nikon Z 6 vienne jouer les trouble-fête dans une catégorie plus accessible dans laquelle cohabitent capteurs plein format et capteurs APS-C.

La compatibilité avec les optiques Nikon F est un critère qui permet de rentabiliser l’investissement fait précédemment si vous êtes nikoniste, et qui vous donne accès à un parc occasion conséquent si vous n’êtes pas encore équipé Nikon. Certaines optiques F devraient s’avérer très performantes sur ces hybrides.

Le viseur électronique s’annonce comme un modèle du genre, précis et lumineux, ce qui n’est pas le cas de tous les modèles concurrents.

L’autofocus, le point faible de certains hybrides, a tout pour faire de ces boîtiers des références en matière de mise au point. Le nombre de collimateurs réduit sur le Nikon Z 6, justifié par un mode rafale plus performant, ne modifie pas la couverture. J’aurais toutefois apprécié de disposer des mêmes caractéristiques sur l’ensemble de la gamme, c’est un sujet qui méritera d’être débattu à la suite des premiers tests.

Ces tests, que j’ai déjà planifiés et en partie effectués, me permettront de vous en dire plus sur les Nikon Z 6 et Z 7 qu’il me tarde de comparer à mes références actuelles, reflex comme hybrides.

Source : Nikon

Le Nikon Z7 et les kits boîtier – objectifs chez Miss Numerique


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