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Comment gérer le mouvement en photographie : effet filé, pose longue, zooming, vitesses lentes, Light Painting …

L’effet filé et la pose longue en photo, vous connaissez ? Mais savez-vous ce que sont le zooming, le bougé intentionnel ou les ultra-hautes vitesses ? Dans « Les secrets du mouvement en photographie », Christophe Audebert vous présente plusieurs techniques pour gérer le mouvement en photographie.

Les secrets du mouvement en photographie : effet filé, pose longue, zooming, vitesses lentes, Light Painting ...

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Gérer le mouvement en photographie, présentation

Pour la plupart des débutants en photographie, la quête de la qualité technique est le seul objectif à atteindre. En passant au reflex ou à l’hybride, vous souhaitez faire de meilleures photos qu’avec un smartphone ou un compact.

Avec le temps, toutefois, vous réalisez que faire des photos techniquement bonnes est une chose, mais qu’il y a peut être d’autres pistes à explorer pour faire des photos plus créatives.

La créativité passe par bien des étapes, l’un d’entre elles consiste à découvrir des techniques avancées de prise de vue. La pose longue est un des premiers champs d’expérimentation. L’effet filé aussi pour la photo d’action.

Ces deux techniques consistent à gérer le mouvement, celui de l’eau par exemple en pose longue ou celui d’un véhicule avec l’effet filé.

Mais gérer le mouvement en photographie ne saurait se résumer à ces seules techniques.

Dans la première partie de ce guide, Christophe Audebert revient sur ce qu’est le mouvement, et sur les différentes façons de le figurer ou de le figer. Car c’est bien là le point essentiel : que souhaitez-vous montrer et comment ?

Si ta photo n’est pas nette, c’est que tu n’as pas réussi à figer correctement le mouvement !

Un libre détournement par l’auteur de la célèbre citation de Robert Capa pour illustrer ce que ce guide va vous apporter.

Comment photographier le mouvement, les différentes techniques

Pour gérer le mouvement en photographie, encore faut-il bien le comprendre. Tous les mouvements ne se ressemblent pas, la 2CV en pleine action de la page 2 ne se déplace pas comme les passants de Central Station à New-York en page 53.

Les secrets du mouvement en photographie : effet filé, pose longue, zooming, vitesses lentes, Light Painting ...

En introduction, Christophe Audebert positionne le débat et vous donne les bases nécessaires pour passer à la suite.

J’ai apprécié le grand tableau en double page (24 et 25) qui résume ce qu’il vous faut savoir à défaut de tout retenir (faites une copie !).

Chacun des chapitres suivants présente une des techniques citées en introduction, depuis le filé dynamique jusqu’à l’utilisation des ultra hautes vitesses en open flash avec déclencheurs distants.

L’auteur a pris soin de présenter ces techniques de façon détaillée, avec leurs avantages et contraintes avant de vous fournir une liste de 6 à 8 étapes à suivre pour arriver à vos fins.

Cette approche très didactique peut sembler ne pas laisser beaucoup de place à l’improvisation, mais c’est justement ce qu’il faut éviter lorsque vous souhaitez gérer le mouvement en photographie. Le seul petit reproche que je ferais au livre est de ne pas proposer ces fiches prêtes à reproduire ou à découper. Notez toutefois que prendre vos propres notes facilite la mémorisation.

Les secrets du mouvement en photographie : effet filé, pose longue, zooming, vitesses lentes, Light Painting ...

Vous noterez au passage que vitesses lentes et poses longues font chacune l’objet d’un chapitre distinct. Vous pourriez penser qu’il s’agit de la même chose puisque la pose longue fait appel aux vitesses lentes (temps de pose longs). Et bien non, vous allez voir qu’il est tout à fait possible d’utiliser des vitesses lentes pour traduire le mouvement sans pour autant faire des photos en pose longue.

Parmi les autres types de mouvements intéressants à photographier, citons les phénomènes naturels (photos d’orages) comme plus artificiels (photos de feux d’artifice). Il s’agit bien là-aussi de traduire en images un phénomène bref mais en mouvement.

Une autre technique photo capable de vous aider à figer le mouvement, c’est le Light Painting. En « peignant avec la lumière » vous allez immortaliser le mouvement d’une source lumineuse sur un fond sombre, la nuit par exemple, et créer des images particulières. Christophe Audebert a fait appel au savoir-faire de Jadikan, un photographe professionnel spécialisé dans le Light Painting qui l’a autorisé à reproduire plusieurs de ses photos. Inutile de vous dire que vous risquez de passer quelques nuits dehors si vous vous prenez au jeu !

Les secrets du mouvement en photographie : effet filé, pose longue, zooming, vitesses lentes, Light Painting ...

Si ce n’est pas net, c’est flou ! Découvrez les techniques de gestion du mouvement au travers du flou, comme le bougé intentionnel de l’appareil photo.

Il s’agit ici de bouger, volontairement, votre appareil à la prise de vue de façon à provoquer un flou de bougé. En maîtrisant cette technique et les paramètres de prise de vue très précis qu’il convient d’utiliser, vous allez faire des photos au flou contrôlé, une démarche créative particulière qui ne manque pas d’intérêt (voir les photos d’Arnaud Vareille).

Vous utilisez un zoom ? Finissez votre apprentissage du mouvement en photographie avec le zooming. Cette autre technique vous permet de créer un mouvement là où il n’y en a pas, en tournant la bague de zoom de votre objectif pendant la prise de vue. Bien maîtrisée, cette technique donne des images très dynamiques.

Enfin, si la photo en studio vous tente, vous apprécierez de photographier en ultra-haute vitesse. Vous avez déjà vu des photos de gouttes d’eau rebondissant hors d’un récipient ? C’est de cela dont il s’agit – mais pas que. Vous allez découvrir l’open flash et déclencher votre flash à l’aide d’une simple application pour smartphone pour capturer votre sujet en pleine action.

Afin d’illustrer son livre avec des images très créatives autour du mouvement, l’auteur a invité trois autres photographes à présenter leur démarche. Il s’agit de Cédric Marcadier avec ses filés sur les circuits automobiles, de Jadikan et ses images de Light Painting ainsi que de Warren Kealan et ses paysages  marins (c’est magnifique !).

Les secrets du mouvement en photographie : effet filé, pose longue, zooming, vitesses lentes, Light Painting ...

Mon avis sur Les secrets du mouvement en photographie

Cette série n’a plus de secrets (!) pour vous si vous avez déjà lu mes précédentes chroniques à son sujet. Ce nouvel ouvrage vient la compléter de fort belle façon, en traitant de techniques transverses aux domaines photographiques habituels. Vous pouvez en effet photographier le mouvement que vous fassiez du portrait, des photos nature, des photos de sport ou de l’animalier.

Christophe Audebert a pris soin de tout détailler en vous fournissant une démarche claire et précise. Il vous suffit de reproduire les différentes étapes pour vous lancer et réussir vos premières photos avant de prendre le temps de maîtriser la technique de votre choix.

Proposé au tarif très abordable de 23 euros, ce livre comporte de nombreuses (et très belles) illustrations, et vous évite de devoir passer des heures à chercher les infos, l’investissement est très rentable. Le photographe urbain que je suis a déjà trouvé quelques idées de séries, je ne doute pas que vous y trouviez les vôtres aussi.

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L’inspiration en photographie, mon avis sur le livre de Gildas Lepetit-Castel

« Je suis fait de tout ce que j’ai vu« , cette citation d’Henri Matisse ouvre la quatrième de couverture du livre « L’inspiration en photographie » de Gildas Lepetit-Castel et résume à elle seule ce que va vous apporter cet ouvrage.

Vous pensez être trop technicien, pas assez créatif ? Vous n’avez pas d’idées pour trouver des sujets ? Vous pensez manquer de « ce petit quelque chose » que les autres ont et pas vous ? Vous vous trompez, Gildas Lepetit-Castel vous explique pourquoi.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

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L’inspiration en photographie, Gildas Lepetit-Castel

Comment ce petit livre pourrait me permettre de trouver l’inspiration en photographie ? Je suis plus habitué à parcourir des ouvrages conséquents comme 50 pistes créatives de Michael Freeman quand il s’agit de chercher des idées. Alors un petit format, 122 pages à peine dont des photos pleine page, ça questionne quand on découvre l’ouvrage.

Je connais Gildas Lepetit-Castel pour ses précédents ouvrages Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage et Les secrets de la photo de rue : approche, pratique et editing. Pour avoir animé récemment une table ronde sur la photo de rue à laquelle il participait, je sais combien l’homme est entier et honnête quand il nous parle de photographie (lisez l’Interview de Gildas, c’est passionnant). Ce livre ne pouvait donc pas être un ouvrage au rabais.

Quelques heures plus tard j’ai fini la lecture et le doute est levé, ce livre rejoint ma bibliothèque au rayon « A relire souvent ».

Je pourrais vous parler du sommaire, vous présenter les différents chapitres du livre comme je le fais pour d’autres. Mais tout comme pour L’âme d’une image de David duChemin, je passerais à côté de ce qui fait l’intérêt de ce livre.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Ce n’est pas un « guide de photographie« , ce n’est pas non plus un « cours d’inspiration » à suivre de la première à la dernière page pour progresser.

Ce livre est avant tout un travail d’analyse personnelle de l’auteur sur son propre parcours, ce qui l’a nourrit et le nourrit encore quand il s’agit de photographie. Vous ne trouverez  – heureusement – pas dans ce livre une liste de sujets « qui marchent à tous les coups » ni de « recettes pour des photos Instagrammables » qui vendent du Like à tour de bras. Ce n’est pas le propos de l’auteur.

Vous y trouverez par contre la présentation de sa démarche et comment il l’a construite au fil des années, de sa plus tendre enfance à aujourd’hui.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Votre démarche photo se nourrit de votre parcours personnel

Gildas Lepetit-Castel ose se mettre à nu dès les premières pages du livre quand il nous raconte son adolescence. Passionné par le cinéma et le dessin, c’est dans son labo argentique au temps du lycée qu’il développe sa pratique photo. Et qu’il comprend petit à petit « qu’il faut apprendre à décloisonner les choses, à les faire fusionner » pour développer une démarche photographique personnelle.

Vous avez vous-aussi un parcours personnel, des expériences de vie, vous avez fait des rencontres, vécu des moments forts, tout cela doit participer à votre quête de l’inspiration en photographie.

Pour l’auteur, tous les arts nourrissent notre démarche. Nous écoutons tous de la musique, lisons tous des livres, regardons tous des films, et certains d’entre vous sont peut-être même dessinateurs, peintres ou sculpteurs. Ce regard que nous portons sur notre monde doit nous servir à trouver les idées. Retenez d’ailleurs que « il n’y a pas de mauvais sujet, il n’y a que des mauvais regards« .

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Pourquoi il faut savoir choisir

La pratique de la photographie vous force à faire des choix. De matériel, de sujet, de domaines, de distances, d’environnement … Faire des choix est souvent ce qui bloque l’apprenti photographe qui cherche « l’objectif à tout faire« , veut « garder toutes ses photos« , veut « couvrir tous les sujets« . C’est en faisant des choix que vous affinerez votre démarche.

Le cœur du livre vous permet de vous poser les bonnes questions :

  • quelle distance adopter face au sujet (pas uniquement en mètres !),
  • quels moyens mettre en oeuvre pour arriver à vos fins,
  • quel matériel utiliser,
  • quel rendu adopter,
  • quelles sélections faire,
  • quels mots pour accompagner vos photos,
  • quelles formes de publications privilégier.

En abordant chacun de ces sujets et en les reliant à sa pratique personnelle, Gildas Lepetit-Castel vous incite à faire de même.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Pour finir, quelques exercices ?

Le petit cahier d’exercices concluant ce livre vous permettra de préciser vos affinités, de développer des idées, de les tester, ce que nous ne faisons jamais assez.

Pourquoi « L’inspiration en photographie » a changé ma vision

Après avoir lu ce livre, vous ne vous poserez plus la question de savoir comment trouver les bons sujets puisque vous réaliserez qu’ils sont déjà en vous et que vous venez de les lister (conseil, prenez des notes en cours de lecture).

Vous réaliserez que ne pas avoir une grande culture photographique n’est pas un handicap pour vous lancer, que tout ce que vous avez fait, vu ou entendu va vous servir et compenser.

A trop vouloir « penser photographie » pour développer ma propre démarche, j’en arrive à omettre parfois tout ce qui fait mon environnement personnel. Ce livre m’a remis les idées en place, m’a rassuré sur certains choix fait comme à faire, m’a fait imaginer des possibilités auxquelles je ne pensais pas.

Rien que pour cela il mérite largement les 15 euros et les quelques heures nécessaires à sa lecture.

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L’art du photographe, une vision personnelle d’un moyen d’expression par Bruce Barnbaum

L’art du photographe est un livre de Bruce Barnbaum, photographe et formateur américain spécialisé dans la photographie de paysage et d’architecture.

A mi-chemin entre guide pratique et beau livre de photographie, cet ouvrage imposant est illustré de près de 200 photographies qui permettent à l’auteur de développer son sujet. Une nouvelle approche de la photographie que j’ai particulièrement appréciée.

L'art du photographe, par Bruce Barnbaum

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L’art du photographe, chronique du livre de Bruce Barnbaum

Parmi les livres traitant de la photographie je distingue deux catégories : les guides pratiques (par exemple la série Les Secrets de …) et les Beaux Livres de Photographie (par exemple 6 beaux livres de photographie).

Les uns vous présentent des informations vous aidant à développer votre maîtrise du matériel et de la prise de vue tandis que les autres sont des recueils de photographies proposés par des auteurs photographes.

Quand j’ai reçu le livre L’art du photographe de Bruce Barnbaum, j’ai tout de suite pensé au Beau Livre. Un ouvrage imposant, de nombreuses et très belles photos, une « classe » qui n’est pas le propre des guides pratiques même si certains sont de beau objets.

En ouvrant le livre pour en prendre connaissance (je fais toujours cela au début, pendant quelques jours), j’ai fait un autre constat : il était question d’apprentissage. Avec de belles photos, mais des notions concrètes de photo.

En lisant ce livre avec plus d’attention, afin de préparer cette chronique, j’ai fait un autre constat encore : l’art du photographe de Bruce Barnbaum est autre chose. Un subtil mélange des deux catégories ci-dessus.

Ce n’est pas un guide pratique, au sens premier du terme. Ce n’est pas un Beau Livre de photographie non plus puisqu’il y est question d’apprentissage.

C’est un livre dans lequel, grâce à ses photos mais aussi son expérience, l’auteur utilise en permanence l’opposition entre technique et art pour nous montrer qu’au final ce n’est ni l’un ni l’autre qui sont importants, c’est ce que vous avez envie de représenter au travers de vos images.

Il s’agit d’un ouvrage qui rompt avec la notion de catégorie, et comme au final je me moque un peu des catégories, l’important est le message.

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Communiquer par la photographie, l’avis de Bruce Barnbaum

Comment ne pas être d’accord avec Bruce Barnbaum quand il nous dit « Une photographie dit tout. Inutile d’y rajouter quoi que ce soit. »

En introduction, Bruce Barnbaum nous livre une thèse bien personnelle.

En tant qu’outil de communication non verbale, la photographie permet au photographe de transmettre sa vision au spectateur. Elle transmet son message quand bien même son auteur n’est pas présent.

J’aime particulièrement cette question :

Quelles réactions suscitent vos centres d’intérêt, et comment les traduire photographiquement ? »

S’en suit un exposé sur la passion, censée être à la base de votre pratique, et les réactions qui doivent être les vôtres pour traduire vos sentiments en images.

Loin d’être le discours philosophique auquel nous pourrions nous attendre, cette première partie du guide se veut plutôt un guide de questionnement personnel. Et ça fait drôlement du bien de s’éloigner de la technique pour en revenir aux fondamentaux : qu’est-ce qui fait que nous photographions et que cherchons nous à montrer ?

Parce que la composante « apprentissage » n’est jamais très loin, Bruce Barnbaum ne passe pas à côté de la notion de composition, vous pousse à vous intéresser à votre façon de voir et d’exprimer votre point de vue. Là-aussi une approche décalée qui s’avère très pertinente.

Les photos d’illustration servent à l’auteur à expliquer :

  • pourquoi il n’a pas cherché à renforcer les ombres sur cette photo d’un parc parce que la composition s’appuie sur les tons moyens,
  • pourquoi il n’a pas éclairci le ciel de cette autre image au ciel gris prédominant,
  • pourquoi un contraste élevé guide le regard,
  • comment un arbre déraciné peut créer un mouvement puissant dans la composition de la photo page 33,

Cette section du livre est une des plus intéressantes : s’appuyant sur autant d’exemples puisés dans sa propre collection, l’auteur détaille sa démarche. Pourquoi il a fait ses photos, avec quelle idée en tête et qu’est-ce qui l’a attiré ? Les amateurs de paysages en noir et blanc ne verront plus la nature de la même façon.

C’est aussi ici que vous apprendrez à intégrer dans votre démarche des notions comme la profondeur de champ ou la focale, sans qu’il ne s’agisse jamais de rentrer dans le détail de notions techniques. Ces outils sont là pour servir votre démarche, sachez les identifier et les utiliser, c’est le message.

La vision, concept philosophique ou rapport de communication ?

L'art du photographe,Bruce Barnbaum

La réponse à la question tient en une phrase :

« Nous montrons nos images à d’autres, dont nous attendons une réaction en retour. Cette simple constatation confirme que nous sommes bien dans un rapport de communication. »

Cette seconde partie du livre vous permet d’appréhender les cinq notions relatives à la vision du photographe, un concept cher à Michael Freeman aussi :

  • regarder et voir de manière photographique,
  • composer une image,
  • imaginer la photo finale,
  • suggérer une technique à ceux qui rencontrent des difficultés à imaginer la photo finale,
  • établir une stratégie pour établir l’image finale.

La lumière

Cette phrase à elle-seule donne le ton de cette nouvelle partie :

La lumière doit être envisagée comme un moyen pour le photographe de guider l’œil du spectateur sur l’image.

Découvrez comment chercher la lumière, en apprécier la qualité, et aussi pourquoi la lumière perçue par votre œil n’est pas celle que voit votre capteur ou votre film.

Cette prise de conscience devrait vous aider à penser « sensations » plus que « scène », et à attirer le spectateur autrement. Les exercices proposés page 82 vous y aideront.

La couleur, parce que c’est un concept aussi

Vous savez ce qu’est la couleur, et vous savez qu’elle se gère dès la prise de vue comme en post-traitement. Mais avez-vous conscience que la couleur est un élément déterminant de la composition ?

C’est l’objet de cette section que d’entrer dans le détail. Depuis l’argentique, un domaine cher à l’auteur, jusqu’au numérique, la gestion de la couleur a bien changé. 

Réfléchissons donc un peu encore : pourquoi vous photographiez en couleur ou en noir et blanc ? Pourquoi ne changez-vous jamais si c’est le cas ?

Grâce à quelques photos présentées en couleur et en noir et blanc, découvrez ce que vous pouvez espérer produire vous-aussi. Et essayez.

Mais aussi … 

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Bruce Barnbaum a longtemps vécu la photographie sous le signe de l’argentique, il est passé au numérique pour la couleur uniquement, fidèle à ses films pour le noir et blanc.

Dans une longue partie, un bon tiers du livre, il développe différents concepts qui nous viennent de l’argentique et qu’il est possible d’appliquer au numérique.

Pour l’argentique citons le zone system avec les négatifs noir et blanc (chapitres 8 et 9), le tirage (chapitre 10) dont la numérisation des négatifs.

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Pour le numérique c’est au chapitre 11 que vous trouverez comment utiliser le zone system et comment convertir vos fichiers RAW, comment retoucher vos images avec les les outils numériques (chapitre 12) pour leur donner le rendu souhaité.

Le chapitre 13 m’a particulièrement intéressé puisqu’il y est question du choix entre argentique et numérique. Cela ne va pas intéresser tout le monde, mais pour qui a connu la période argentique, il y a matière à réfléchir à notre pratique actuelle aussi. 

Dépasser les mythes photographiques

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

S’il y a un chapitre du livre à garder en tête c’est bien celui-ci.

« Un certain nombre d’idées manifestement erronées perdurent encore aujourd’hui, certains mythes doivent être dépassés car ils entraînent souvent les photographes dans la mauvaise direction ».

Attention, amateurs d’idées reçues et de contre-vérités, vous pourriez tomber de haut. Dix mythes photographiques sont analysés avec pertinence pour vous montrer que les idées reçues, parfois, ne sont pas toutes à gober.

Si plusieurs concernent l’argentique, le numérique n’est pas en reste, mais la trame de fond est bien la déconstruction de croyances comme le fait de vouloir à tout prix respecter les règles de composition (mythe numéro 10), un sujet que j’ai traité dans une vidéo ayant entraîné bon nombre de réactions houleuses.

« Finir le travail en photographie c’est présenter vos images ». Ce dont l’auteur nous parle au chapitre 15 avant de passer, un peu rapidement je trouve, à d’autres thèmes comme l’abstraction (chapitre 16), l’approche intuitive (chapitre 17), la philosophie personnelle (chapitre 18).

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Mon avis sur l’art de la photographie de Bruce Barnbaum

Comme je le disais en introduction, il s’agit d’un ouvrage à part dans la production actuelle. Ce livre interpelle, fait réfléchir. Intégrer tout ce que l’auteur présente prend du temps, il est important d’y revenir souvent. Je n’en ai d’ailleurs pas fini avec certains sujets.

S’appuyant sur une expérience personnelle impressionnante, mêlant habilement notions techniques et notions créatives, Bruce Barnbaum nous propose un ensemble solide et fort bien illustré.

L’argentique y tient une place non négligeable, le poids des années, et l’on sent que l’auteur a du travailler son approche personnelle pour réussir sa reconversion en numérique. Reconversion toute relative puisqu’il nous avoue utiliser encore le film. 

Cet ouvrage s’adresse aux photographes amateurs passionnés par l’image, comme aux plus experts, qui ont vécu la grande époque de l’argentique et cherchent leur voie dans le monde du numérique. C’est une source d’inspiration, un outil de travail qui vous permettra de voir la photographie sous un autre angle. Il livre des clefs pour comprendre comment les outils à votre disposition, qu’ils soient conceptuels comme physiques, peuvent vous aider à produire des images plus fortes et attirantes.

Bien qu’il soit déjà lourd, l’ouvrage aurait mérité une belle couverture cartonnée – c’est mon attirance personnelle pour l’objet livre – et s’avère, au tarif public de 34,95 euros une nouvelle référence venant compléter les livres d’auteurs plus médiatisés comme Michael Freeman ou David duChemin, une belle découverte à apprécier sur la durée.

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Comment utiliser le D-Lighting actif sur un Nikon ?

Vous ne savez pas comment utiliser le D-Lighting actif sur votre Nikon ? Savez-vous qu’il existe deux réglages D-Lighting qui n’ont pas le même usage bien que leur nom soit presque identique ?

Qu’est-ce que le D-Lighting et le D-Lighting actif ? Voici ce qu’il vous faut savoir pour améliorer le rendu de vos photos immédiatement.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

Qu’est-ce que le D-Lighting  ? Utilisations possibles

Avez-vous déjà rencontré cette situation ? Vous êtes face à votre sujet qui se trouve à contre-jour (il est éclairé de l’arrière) et le premier-plan se trouve dans l’ombre. Ou bien vous avez en face de vous une scène très contrastée avec des hautes et des basses lumières très prononcées.

Si le sujet est un visage (par exemple pour un portrait), il apparaît noir ou très sombre sur la photo alors que l’arrière-plan est correctement exposé.

En réaction, vous avez modifié l’exposition et cela a provoqué l’effet inverse : le visage est correctement exposé mais l’arrière-plan se retrouve très clair voire brûlé.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : notez le contraste important entre les zones très claires et les zones très sombres
les livres du haut n’apparaissent pratiquement pas

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting position élevée : notez l’écart de contraste réduit entre les zones claires et sombres
les livres du haut apparaissent plus distinctement

Ces situations à fort contraste imposent une grande maîtrise de l’exposition pour donner des résultats satisfaisants, il arrive même qu’il ne soit pas possible d’obtenir le bon rendu car le capteur de votre appareil photo atteint ses limites en terme de dynamique.

Ce capteur est de plus en plus performant, son électronique encode les données sur 14 bits et non plus 12 uniquement, mais il n’est pas encore l’égal de vos yeux. Sa dynamique (capacité à capturer sur une même photo des zones très lumineuses et d’autres très sombres) reste inférieure à celle de la vision humaine. Il vous impose donc un choix : exposer pour les hautes lumières ou pour les basses lumières, mais pas pour les deux en même temps.

Le capteur a aussi d’autres limites : il détecte mieux les différences de niveaux dans la partie centrale de l’histogramme (les tons moyens) qu’il ne le fait dans les zones latérales (les noirs et les blancs).

Il existe des techniques pour augmenter la dynamique apparente, comme le HDR (High Dynamic Range) ou l’exposition à droite (en référence à l’histogramme) sans brûler les hautes lumières tout en gardant du détail dans les ombres. Mais elles ne sont pas toujours aisément utilisables (voir Comment régler un reflex en basse lumière).

Pour en savoir plus sur ce sujet si vous vous intéressez à la technique photo je vous conseille le guide « Les secrets de l’exposition » qui vous donne tous les détails à connaître.

Les fabricants d’appareils photo cherchent des parades en attendant que la dynamique des capteurs progresse. Chez Nikon la parade s’appelle D-Lighting pour Dynamic Lighting ou éclairage/exposition dynamique.

Le D-Lighting a pour objectif de réduire la perte des détails dans les hautes comme dans les basses lumières pour compenser les faiblesses du capteur, à la prise de vue. C’est l’appareil photo qui agit à votre place sur l’exposition pour préserver un contraste satisfaisant sur l’image.

Utiliser le D-Lighting permet de récupérer des informations dans les basses lumières, et de mettre ainsi en valeur ces zones particulières de la scène.

Il peut s’agir d’un choix créatif aussi, conserver un écart de contraste important sert à mettre en valeur des zones différentes si la photo s’y prête.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : les zones sombres sont bouchées tandis que la façade des bâtiments apparaît plutôt claire.
L’image finale a du relief.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting réglage élevé : l’écart de contraste est réduit,
les zones sombres dans la pelouse sont moins denses, la façade moins lumineuse.
L’image finale est plus plate, moins intéressante.

Les deux types de D-Lighting Nikon

La fonction D-Lighting propose deux modes de mise en oeuvre :

  • le D-Lighting actif adapte l’exposition à la prise de vue pour réduire le contraste et préserver hautes et basses lumières en fonction des réglages d’exposition choisis,
  • le D-Lighting « tout court » ou « passif » traite la photo après la prise de vue, dans le boîtier, pour réaliser une correction proche de ce qu’aurait fait le D-Lighting actif si vous l’aviez utilisé.

Comment utiliser le D-Lighting actif

La fonction D-Lighting actif est accessible depuis le menu Prise de Vue de votre Nikon.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting actif Nikon : les 4 niveaux d’intensité et le réglage automatique

Cette fonction vous permet de régler l’intensité de l’effet, de faible à élevé. Nikon recommande l’utilisation du mode de mesure de lumière matriciel avec le D-Lighting actif pour que le boîtier puisse tenir compte de l’ensemble des données de la scène.

Cet effet agit sur la luminosité des zones sombres (sous-exposées) dans l’image en ayant tendance à exposer pour rattraper les basses lumières. Elle applique également un contrôle localisé des tons et des hautes lumières ayant pour but d’étendre la dynamique de l’image résultante.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : les tuiles au premier plan sont peu visibles, la façade de gauche est très lumineuse, le tronc de l’arbre est sombre.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting valeur élevée : les tuiles du premier plan sont plus visibles, la façade de gauche est moins claire, plus agréable, le tronc de l’arbre est débouché. L’image est plus équilibrée.

L’intensité de l’effet à appliquer dépend de la scène et du rendu souhaité : plus la scène est contrastée et plus vous voulez atténuer le contraste, plus il faut augmenter l’intensité du D-Lighting actif (par exemple ‘élevé’).

A l’inverse pour une scène moins contrastée ou pour laquelle vous voulez conserver du contraste, utilisez des valeurs plus faibles.

Dans le doute utilisez la valeur Automatique, c’est l’appareil photo qui va décider par lui-même quelle valeur appliquer pour chaque photo.

Notez qu’il est possible de voir apparaître du bruit numérique additionnel lorsque le D-Lighting actif est utilisé avec des valeurs de sensibilité ISO élevées. Faites quelques tests pour voir comment réagit votre boîtier.

Comment utiliser le D-Lighting (passif)

La fonction D-Lighting « passif » est accessible depuis le menu Retouche de votre Nikon.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting Nikon : accessible dans le menu Retouche

Cette fonction s’applique sur une photo déjà faite, elle ne peut donc modifier l’exposition comme le fait le D-Lighting actif. Cette fonction tient compte des données contenues dans le fichier pour générer une nouvelle image dont le contraste et la luminosité sont modifiés en fonction de la scène initiale.

Différence entre D-Lighting actif et D-Lighting

Les deux types de D-Lighting sont des fonctions indépendantes, vous pouvez utiliser l’une ou l’autre mais cumuler les deux ne sert à rien.

Le résultat sur l’image diffère : le D-Lighting actif est plus performant car il agit sur la prise de vue directement tandis que l’autre fonction ne peut intervenir que sur une image déjà exposée, avec moins de souplesse.

Cette dernière fonction est à réserver aux photos déjà prises et que vous souhaitez améliorer en post-traitement sans utiliser un logiciel spécialisé (c’est le rôle du menu Retouche).

D-Lighting actif et post-traitement RAW

La fonction D-Lighting actif des Nikon est propre à la marque et elle ne peut être modifiée en post-traitement (par exemple pour changer l’intensité) qu’avec les logiciels Nikon (comme Nikon NX Studio), Nikon ne proposant pas l’accès à ce réglage aux autres éditeurs de logiciels.

Si vous utilisez le format JPG la question du post-traitement logiciel est secondaire, adaptez le D-Lighting actif selon vos besoins pour produire des JPG satisfaisants.

Si vous utilisez le format RAW vous noterez une différence plus ou moins sensible d’exposition sur le fichier RAW selon la valeur de D-Lighting utilisée, ce qui vous facilitera le traitement dans un logiciel autre que Nikon mais vous ne pourrez pas modifier la valeur du réglage.

Les avis divergent sur la nécessité d’utiliser ou non le D-Lighting actif en RAW quand vous faites du post-traitement. Nikon ne communique pas d’informations techniques sur les traitements véritablement appliqués aux images, ce qui ne facilite pas la compréhension fine de cette fonction.

Le D-Lighting actif agissant sur l’exposition à la prise de vue, il génère des fichiers RAW qui portent des informations différentes de celles que vous obtiendriez sans D-Lighting actif. En ce sens il paraît judicieux de l’utiliser.

Vous pouvez toutefois rattraper des écarts d’exposition importants sur un fichier RAW (de -2 à +2 Ev) avec un logiciel de traitement des fichiers RAW disposant d’outils de traitement locaux (voir ma présentation des outils de retouche locale – vidéo 2 de la série).

Quand la sensibilité ISO est élevée, en photographie pose longue ou de nuit, il vaut mieux désactiver le D-Lighting actif car il risque de générer du bruit supplémentaire sur vos images.

Différence entre D-Lighting actif et HDR

La différence principale entre D-Lighting actif et HDR tient en la technique de génération de l’image finale :

  • le D-Lighting actif agit sur la prise de vue pour fournir une image unique à la dynamique étendue,
  • le HDR nécessite plusieurs prises de vues à des expositions différentes pour permettre ensuite leur fusion et la génération d’une image HDR à l’aide d’un logiciel approprié.

L’approche diffère, le HDR nécessite un traitement logiciel plus lourd à l’aide d’un logiciel spécialisé.

Le résultat n’est pas le même non plus, les images HDR sont générées à partir de plusieurs images RAW et une plage dynamique bien plus élevée (par exemple +/-10Ev pour 5 images) tandis que les images D-Lighting actif le sont à partir d’une exposition classique (+/_2Ev de latitude maximale). Pour en savoir plus sur le HDR, je vous conseille l’ouvrage présenté ici.

En conclusion

Obtenir le résultat attendu est plus que jamais une question de réflexion lorsque vous faites des photos. Si la plupart des scènes photographiées sont correctement exposées avec les systèmes de mesure matricielle actuels, il n’en reste pas moins que certaines peuvent piéger ces systèmes.

Reflets, contre-jour, surfaces brillantes, soleil direct sont autant de situations qui appellent une exposition particulière.

Le D-Lighting actif est une réponse à la prise de vue, le D-Lighting « passif » un moyen de récupérer des photos en mode retouche, mais il ne remplace pas une bonne compréhension de ce qu’est l’exposition pour éviter d’avoir à multiplier les vues ou à les traiter dans un logiciel dédié.


1 modèle, 50 portraits : les conseils portrait photo à appliquer dès maintenant

Faire des portraits intéressants ne demande ni studio ni modèle professionnel. Il suffit d’une personne disponible, d’un appareil photo et d’une méthode pour varier les situations. C’est exactement ce que démontre Mark Wilkinson dans son guide « 1 modèle, 50 portraits » : avec Imogen Dyer comme unique modèle, il couvre un spectre photographique que beaucoup de photographes n’atteignent jamais, même après des années de pratique, y compris en photo de portrait débutant.

Voici ce que j’ai retenu de ce guide et ce que vous pouvez appliquer dès votre prochaine séance.

Résumé rapide : Cet article résume les principes clés du guide de Mark Wilkinson et les complète avec mes propres recommandations issues de vingt ans de pratique du portrait.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses – présentation du guide

Il existe de nombreux livre pour apprendre la photo de portrait, comme L’éclairage pour la photo de mode et de portrait ou Comment installer un studio photo chez soi. Ces livres vous présentent ce qu’il vous faut savoir en matière de techniques et d’accessoires, car le portraitiste fait souvent appel à du matériel spécialisé (éclairages, fonds, etc.).

Le photographe amateur qui veut se mettre au portrait, qu’il s’agisse de portraits de famille ou de quelques séries de photos « pour voir », n’ose pas toujours se lancer dans cette pratique quand il voit ce que cela suppose.

Il est pourtant tout à fait possible de réussir de jolis portraits sans devoir passer par la case « dépenses ». Et sans devoir passer non plus par des semaines d’apprentissage des différentes techniques.

Le guide « 1 modèle, 50 portraits » est conçu dans cet esprit. Un photographe, Mark Wilkinson, photographie le même modèle, Imogen Dyer, dans de nombreuses situations. Il vous montre comment il prépare ses séances, comment il utilise son appareil photo sans accessoiriser à outrance. Autant de situations que vous pouvez connaître ou mettre volontairement en place.

Parmi les séries de photos que vous allez pouvoir découvrir, vous trouverez des conseils pour :

  • soigner l’arrière-plan sans avoir un fond de studio,
  • jouer avec les lignes directrices quel que soit le lieu,
  • faire des portraits au travers d’une vitre,
  • jouer avec les couleurs de l’environnement comme des vêtements et du maquillage de votre modèle.

Vous allez apprendre à faire des portraits agréables en jouant avec l’angle de prise de vue, la distance au modèle ou le format de vos photos. Autant de possibilités illustrées et accompagnées d’explications. celles-ci sont des supports aux images plus que des fiches détaillées mais permettent de bien comprendre ce qui a conduit à la réalisation des photos.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Dans les premiers chapitres vous trouverez l’essentiel de ce qu’il faut comprendre du portrait pour aller plus loin :

  • les accessoires de votre modèle,
  • les objectifs (vous allez voir que vous avez déjà ce qu’il faut),
  • les techniques d’éclairage naturel de base.

Bien qu’il s’agisse d’un livre à destination des plus débutants, j’ai apprécié le nombre conséquent d’exemples donnés et de petits conseils en encarts. C’est simple, concret, pratique, applicable immédiatement.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Les situations de prises de vue présentées s’avèrent toutes donner de jolis résultats bien qu’elles soient très communes parfois :

  • le portrait et la photo de rue,
  • le portrait sur le vif,
  • le portrait qui raconte une histoire,
  • l’autoportrait,
  • le portrait quand il neige,
  • le portrait en ambiance polar,
  • le portrait dans un miroir,
  • un visage dans la foule.
1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Prenez le temps de noter toutes les propositions qui vont vous donner des photos moins monotones :

  • accessoirisez votre modèle (avec ce que vous avez chez vous),
  • demandez-lui de choisir plusieurs tenues,
  • de changer de coiffure,
  • de soigner son maquillage et d’en changer,
  • d’avoir une tenue particulière que vous pourrez reprendre comme fil conducteur d’une série à l’autre.

Vous ne finirez pas ce livre sans avoir plusieurs idées de séances portrait en tête qu’il vous tardera de réaliser. C’est mon cas !

Une des difficultés principales en portrait c’est la pose que va prendre votre modèle et l’angle de prise de vue que vous allez choisir.

Vous trouverez à nouveau plein d’idées pour varier les plaisirs. Certaines comme les jeux de mains ne sont pas évidentes à trouver et pourtant les résultats sont très intéressants.

Ce que vous pouvez appliquer dès maintenant

Voici les cinq leviers qui font la différence entre une série de portraits monotones et une série qui raconte quelque chose.

1. Variez l’angle, pas le lieu

Se déplacer autour du modèle change radicalement l’image. Visée en contre-plongée depuis le sol, depuis la hauteur des yeux, depuis derrière l’épaule : trois cadrages différents dans le même décor. Vous n’avez pas besoin de changer de pièce.

2. Travaillez la lumière naturelle comme un éclairagiste

Une fenêtre latérale crée une lumière directionnelle efficace. Placez votre modèle à 90° de la source : vous obtenez un modelé du visage sans aucun équipement. Tournez-le vers la lumière pour un résultat plus doux, plus uniforme.

3. L’arrière-plan se contrôle avec la distance focale

Un 85 mm ou un 105 mm à grande ouverture efface un fond encombré. Vous n’avez pas besoin d’un fond de studio. Votre salon, votre couloir, un mur de brique suffisent si vous ouvrez le diaphragme.

4. Donnez des instructions précises à votre modèle

« Sois naturel » ne fonctionne pas. « Regarde juste au-dessus de l’objectif« , « appuie ton menton sur ta main gauche« , « tourne légèrement ton épaule droite vers moi » : les instructions concrètes produisent des poses naturelles. C’est contre-intuitif mais systématiquement efficace.

5. Changez un seul élément entre chaque série

Coiffure, vêtement, accessoire, position du modèle dans le cadre. Un changement à la fois vous permet de comprendre ce qui fait la différence. Vingt photos avec une seule variation produisent plus d’apprentissage que cent photos dans le désordre.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Mon avis sur « 1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses »

Ce livre s’adresse aux photographes amateurs qui souhaitent aborder la photo de portrait sans vouloir pour autant se spécialiser dans un premier temps. Il est riche de nombreuses idées, de conseils pratiques et de « petits trucs » simples qui vont vous aider à faire des photos plus intéressantes.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Plus qu’un guide de référence sur la photo de portrait débutant comme peut l’être Les secrets de la photo de portrait ou sur l’éclairage en studio comme Manuel d’éclairage photo, il s’agit ici de découvrir ce domaine photographique et de faire vos premières séries de photos sans plus attendre, sans être dépendant d’un studio ou de matériels spécifiques.

Si vous avez déjà un appareil photo et un objectif polyvalent, vous avez ce qu’il vous faut pour vous lancer. Ne cherchez pas plus loin et passez à l’action.

Prenez des notes, faites des photos, étudiez les résultats, recommencez et quand vous aurez épuisé toutes les idées données dans le livre, vous pourrez aller plus loin avec un ouvrage de référence sur la technique photo et l’étude des éclairages.

Proposé à un tarif très abordable (19 euros) ce livre s’avère sans prétentions mais très inspirant pour vous lancer et obtenir des résultats dont vous serez fier.

Reste à convaincre votre modèle de jouer le jeu, pour cela contentez-vous de lui montrer les photos illustrant le guide, cela devrait bien se passer !

Questions fréquentes sur la photo de portrait débutant avec un seul modèle

Quel objectif utiliser pour la photo de portrait débutant ?

Un 50 mm f/1.8 suffit amplement pour commencer. Il est peu encombrant, lumineux, et donne un rendu naturel du visage. Si vous avez un 85 mm ou un 105 mm, ils offrent une meilleure compression et un meilleur isolement du fond. Évitez les focales inférieures à 35 mm pour le portrait serré : elles déforment les traits.

Comment obtenir un beau bokeh en portrait sans objectif fixe ?

Ouvrez au maximum votre diaphragme, éloignez-vous du fond, rapprochez-vous du modèle. Ces trois paramètres combinés produisent un flou d’arrière-plan efficace même avec un zoom standard.

Comment diriger un modèle amateur qui ne sait pas poser ?

Partez de postures naturelles : assis, appuyé contre un mur, en mouvement. Donnez des micro-instructions gestuelles plutôt que des injonctions générales. Montrez-lui les photos en cours de séance pour le rassurer et l’impliquer.


L’œil du photographe et l’art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Si comme Michael Freeman vous éprouvez l’envie de rejeter toute référence au matériel pour vous concentrer sur ce qui fait une image, alors « L’œil du photographe et l’art de la composition » est un livre fait pour vous.

Si ce n’est pas le cas … lisez quand même la suite, vous pourriez changer d’avis !

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

L’œil du photographe et l’art de la composition, présentation

Il y a des auteurs que l’on ne présente plus, Michael Freeman en fait partie. Ses ouvrages sur la photographie ont déjà fait l’objet de plusieurs chroniques (voir 50 pistes créatives) et je suis toujours aussi fan de ce photographe.

Dix ans après avoir publié la première édition d’un livre qui a connu un vrai succès d’estime, voici la seconde édition qui a l’avantage d’être disponible (la première est épuisée) même si elle ne change guère par rapport à la précédente.

La composition est, comme l’exposition, un des deux piliers de la photographie. Vous voulez passer un cap, faire des photos plus attirantes, plus étonnantes ? Oubliez le dernier reflex à la mode ou l’objectif à grande ouverture de vos rêves. Ce ne sont pas eux qui vont vous faire progresser mais l’étude de la composition.

Je reprends les mots de Paul Strand, lui-même cité par l’auteur dans la nouvelle introduction car je pense qu’ils définissent mieux que je ne saurais le faire ce qu’est la composition :

« … comment on construit une image, de quoi une image est faite, comment les formes s’y agencent, comment l’espace s’y remplit, comment le tout compose, au final, une unité. »

Vous l’aurez compris, savoir ce qu’est la composition, acquérir ces notions et mettre en œuvre ce que vous retenez est essentiel quel que soit votre niveau.

C ‘est l’objet de ce livre, abondamment illustré de photos de l’auteur. Freeman développe sa thèse en six parties distinctes.

1- Le cadre de l’image

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Vous allez découvrir ici ce qu’est le cadre d’une photo, quelle forme il peut prendre et comment le remplir.

Vous allez aussi apprendre qu’il y a une dynamique associée au cadre : verticales, horizontales, alignement …

Vous apprendrez pourquoi vous pouvez recadrer et quand (contrairement à ce que certains prétendent). Vous verrez les différents façons de remplir le cadre quand vous êtes face à votre sujet.

Enfin vous découvrirez ce qu’est le « cadre dans le cadre » et comment vous pouvez tirer profit de cela dans vos compositions.

2- L’art de la composition, principes de base

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

extrait du livre « L’art de la composition » de Michael Freeman

Pour faire simple la composition consiste à assembler les différents éléments à l’intérieur du cadre.

Vous allez apprendre ici à jouer avec les principes de composition comme le contraste ou l’équilibre des formes (vous connaissez la théorie de la Gestalt ?), avec les notions de forme et de fond pour travailler vos compositions. L’exemple de la photographie du moine birman en page 47 est parlant.

Rythme, perspective et profondeur sont aussi au programme. Vous allez voir que photographier ce qu’il y a devant vous peut se faire de différentes façons pour donner des vues totalement différentes (oui, il va falloir bouger !).

J’ai apprécié la présentation des notions relatives à l’impact visuel comme tout ce qui concerne le regard et l’intérêt, les contenus forts et les contenus faibles.

3- Graphisme et éléments photographiques

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Saviez-vous que le point est l’élément graphique de base ? Que vous pouvez identifier un point dans vos photos et que selon qu’il est centré, proche du bord ou légèrement décalé vous allez obtenir des images totalement différentes.

Observez attentivement les photos du fermier thaï pages 68 et 69, vous allez vite comprendre.

Les lignes, horizontales, verticales ou courbes sont elles des suites de points qu’il ne vous faut pas négliger non plus tout comme les triangles, cercles et rectangles qui vont vous aider à produire des images plus fortes.

Mise au point et mouvement impactent vos compositions. En page 102 vous aller comprendre en quoi la focale de votre objectif influe sur le résultat final. Et vous saurez alors choisir en tout connaissance de cause vos objectifs. C’est aussi ça l’art de la composition !

4- Lumière, couleur et exposition

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Dans ce chapitre vous aller apprendre à travailler avec le clair-obscur comme avec les différentes tonalités d’une scène. Regardez pages 112 et 113 les résultats possibles.

« La distribution des tons et des couleurs constitue elle-aussi une approche de la composition photographique« .

C’est aussi là que vous découvrirez tout ce qui concerne la relation entre couleur et composition. Le noir est blanc est rapidement traité car c’est un des critères qui jouent sur la composition mais je vous conseille l’ouvrage dédié au noir et blanc du même auteur.

5- L’intention

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

extrait du livre « L’art de la composition » de Michael Freeman

Pour Michael Freeman c’est l’intention qui devrait être à la base de toute composition, rien d’autre. C’est ce qu’il vous explique en détail au chapitre 5.

Parmi les idées associés à l’intention, vous allez voir que le conventionnel ou l’original vont de pair avec une photo spontanée ou, à l’inverse, planifiée. C’est un chapitre qui fait le tour des types de photographie également (par exemple documentaire ou expressive).

Sans aller jusqu’à parler de minimalisme cher à Denis Dubesset dans « Les secrets de la photo minimaliste« , vous vous poserez la question de savoir si vous penchez pour des compositions simples ou complexes, une vision claire ou ambiguë et quel style ou mode vous suivez (ou ne voulez pas suivre).

6- Le processus

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Le dernier chapitre de ce livre s’intéresse au processus photographique. Le processus est cette organisation des idées que vous devez mettre en œuvre pour être capable d’intégrer les éléments précédents, pour les utiliser à bon escient quand vous faites des photos.

De la recherche de l’ordre (des composants d’une image) à la chasse aux images (par exemple pour un reportage photo) vous devez être capable de faire appel à un certain nombre de modèles que vous aurez en mémoire si vous avez lu avec attention ce qui précède.

C’est en utilisant ces références que vous pourrez réagir au mieux face à une situation donnée, que vous saurez anticiper et explorer la scène qui s’offre à vous pour faire des photos qui vous ressemblent et ne sont pas les mêmes que celles des autres.

Mon avis sur L’art de la composition

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

J’ai pris la peine de détailler longuement le contenu de ce livre car il est pour moi une référence à posséder dans votre bibliothèque. Indémodable, bien construit, avec un contenu qualitatif, joliment illustré, ce livre va vous aider à mettre en œuvre votre démarche créative si vous avez du mal à avancer (ou que vous ne savez même pas ce que cette expression veut dire …).

Encore un Freeman ? Vous êtes en droit de vous poser la question car j’en parle beaucoup et Freeman vous propose d’autres livres dans lesquels il laisse la technique de côté volontairement.

« L’œil du photographe et l’art de la composition » ne fait pourtant pas doublon avec les autres. Les notions abordées diffèrent et complètent ce qui est présenté dans les autres ouvrages du même auteur. Une version précédente de ce livre faisait d’ailleurs partie de façon très justifiée de la série « Photo School« . Cette série n’est plus disponible à mon grand regret mais vous pouvez la recréer en partie à l’aide de ce nouvel ouvrage.

Vous aurez compris que je ne peux que vous conseiller l’investissement (22 euros, rien à dire) quel que soit votre niveau en photo :

  • si vous êtes débutant vous aller gagner du temps en allant à l’essentiel sans vous perdre dans la technique,
  • si vous avez déjà une certaine pratique vous passerez du niveau amateur au niveau expert,
  • si vous êtes expert vous approfondirez vos connaissances, identifierez ce à quoi vous êtes le plus sensible pour enrichir votre démarche.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


Street Photography – Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Derrière ce titre anglais se cache un livre en anglais aussi dans lequel la photographe Valérie Jardin vous parle de photographie de rue. Pourquoi vous parler de « Creative vision behind the lens » ? Lisez la suite.

MàJ Mai 2020 : ce livre est traduit en français désormais, découvrez-le ici.

Street Photography - Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Ce livre (en anglais) chez vous dans les meilleurs délais …

Creative vision behind the lens, Valérie Jardin

Valérie Jardin est une photographe française, d’origine normande, qui vit depuis de nombreuses années aux Etats-Unis.

Après un parcours de photographe pour des clients industriels, ce qu’elle appelle « la photographie commerciale », Valérie Jardin s’est spécialisée dans la Street Photography ou photographie de Rue.

Bien lui en a pris car elle rencontre un succès fort mérité. Ses photos sont régulièrement exposées lors de manifestations aux Etats-Unis comme en Europe, elle anime de nombreux workshops dont certains à Paris, et a déjà écrit des dizaines d’articles sur son blog ainsi que des ebooks avant de se lancer dans l’aventure du « vrai » livre de photographie.

Street Photography - Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Pourquoi parler d’un guide en anglais ?

Parce qu’il a de l’intérêt pour ceux d’entre vous qui s’intéressent à la Street Photography !

J’ai l’occasion d’échanger régulièrement avec Valérie via les réseaux sociaux. Quand je l’ai contactée à propos de son livre dont j’avais suivi la naissance au fil du temps elle m’a laissé entendre qu’une version française pourrait voir le jour mais sans avoir de délai à donner encore. J’ai échangé avec certains d’entre vous via Instagram, vous êtes plusieurs à m’avoir dit que découvrir la version anglaise vous intéressait.

Ce livre est divisé en deux parties fort différentes mais très complémentaires.

Street Photography - Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Première partie : La Street Photography, quelle approche ?

La première partie est une introduction à la Street Photography, traitée sous un angle plus créatif que technique. Cela correspond tout à fait à l’auteur, il suffit d’écouter quelques-uns de ses podcasts pour comprendre bien vite que la technique n’est qu’un outil au service de sa démarche créative.

Cette première partie est fondatrice, elle pose les bases de ce que doit être l’approche du photographe de rue. Parmi les notions abordées :

  • comment gérer la peur de photographier des étrangers,
  • comment réagir à une situation donnée,
  • comment participer à une scène de rue sans la dénaturer,
  • comment gérer le contact visuel avec vos sujets.

Il est aussi question de composition comme de lumière, une lumière omniprésente dans les photos de Valérie Jardin. Et qui fait la force de nombreuses photos de rues, en noir et blanc particulièrement.

Le chapitre intitulé Technique vous livre des éléments de compréhension sur le quotidien du Street Photographer plus que sur le matériel à utiliser (il en est question dans les toutes premières pages si cela vous intéresse) :

  • bouger,
  • regarder dedans comme dehors,
  • humour et respect face à un sujet,
  • couleur ou noir et blanc en photographie de rue,
  • photographier les enfants.

Street Photography - Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Seconde partie : Les Photo walks

La seconde partie de cet ouvrage est celle qui devrait vous intéresser le plus si vous pratiquez déjà la photo de rue mais que vous n’êtes pas satisfait des résultats.

Dans Creative Vision behind the lens, Valérie Jardin revient sur onze Photo Walks et trois séries de photos afin de présenter sa démarche et de vous livrer les clés nécessaires au développement de la vôtre.

En première approche cette partie peut être vue comme un portfolio de l’auteur se faisant plaisir à mettre en valeur son travail. Il n’en est rien.

Il s’agit bien de vous montrer plusieurs photos issues d’un Photo Walk, une séance de photo de rue en bon français, tout en détaillant la démarche personnelle qui a conduit à produire ces photos et à en retenir certaines au détriment des autres.

De Paris à Minneapolis en passant par Bruxelles, Rome et la Normandie, vous aller découvrir quelles images vous pouvez vous-aussi réaliser en ville et avec quelle approche.

Cette seconde partie s’avère la plus concrète et pratique du livre pour le photographe qui veut développer ses compétences.

Mon avis sur « Creative Vision behind the lens »

Connaissant le travail de Valérie Jardin, j’ai commandé ce livre aux Etats-Unis pour ma culture personnelle. Après l’avoir parcouru, j’ai pensé qu’il était pertinent de vous le présenter bien qu’il soit en anglais car ce type de contenu est assez rare et je n’ai pas d’équivalent en français à citer si ce n’est Les secrets de la photo de rue avec une approche différente.

La première partie m’a fait réaliser bien des choses et j’ai remis mon travail personnel en question après sa lecture.

La seconde partie est une source d’inspiration que je consulte avec plaisir quand ma pratique de photographe urbain connait quelques passages à vide (c’est fréquent).

Parcourir ce livre c’est aussi s’intéresser au travail de Valérie Jardin, les amateurs apprécieront (voir son site). Il y a beaucoup à apprendre en étudiant ses photos au-delà même du texte. Ce dernier est une autre source d’inspiration car il est conséquent et traduit la passion qu’a notre auteur pour son activité quotidienne.

Street Photography - Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Un reproche à faire à ce livre ? Oui. Qu’il n’existe pas une version française (mise à jour mai 2020, c’est le cas désormais, voir ici) pour faciliter sa découverte par ceux qui ne peuvent lire l’anglais. Valérie me dit qu’elle ne souhaite pas passer par les services d’un traducteur (elle est française !), elle souhaite réécrire elle-même cette version et monter ce projet demande du temps. Je ne peux que l’encourager à le faire !

Ce livre (en anglais) chez vous dans les meilleurs délais …


67 leçons pour faire de bonnes photos : mettez le turbo :

Vous voulez passer à la vitesse supérieure dans votre pratique photo ? Vous connaissez les bases de la photo mais souhaitez acquérir des compétences plus expertes ?

Le guide « Photo : mettez le turbo » de Gérard Michel-Duthel vous propose 67 leçons pour faire des photos qui vous plaisent.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

Ce guide au meilleur prix …

Photo : mettez le turbo !

La photographie est une activité qui demande de la patience. Il faut comprendre les fondamentaux (choix du matériel, bases de la prise de vue, bases du post-traitement) avant de commencer à faire des images qui vous plaisent.

Une fois ce premier cap passé, vous avez envie d’aller plus loin. Une réaction fréquente est de vouloir changer de matériel (boîtier, objectifs) car « ça doit être mieux ». Et souvent vous n’êtes pas satisfait du résultat.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Passez du statut de débutant à celui d’amateur éclairé demande une démarche plus globale de votre part. C’est ce que Gérard Michel-Duthel s’efforce de décrire dans ce nouveau guide après avoir déjà écrit La photo c’est pas sorcier ! pour les plus débutants.

Une démarche plus globale c’est la prise en compte des 5 domaines ci-dessous, et du premier en particulier :

  • la démarche photographique
  • le matériel
  • les réglages de l’appareil
  • la prise de vue
  • le post-traitement et l’impression

Vous aurez compris qu’il s’agit des différents thèmes du livre, dans l’ordre.

Je ne m’étonne pas de trouver en premier un chapitre sur la démarche photographique. Loin des considérations plus philosophiques d’un Michael Freeman ou, pire, d’un David DuChemin, Gérard Michel-Duthel cherche ici à vous sensibiliser à ce qui devrait être votre état d’esprit quand vous faites des photos. Je cite :

« Penser ses photos, savoir ce que l’on veut transmettre, intégrer la phase de post-traitement dans sa réflexion … se fixer un but »

Si vous faites partie de ceux qui pensent qu’un appareil photo plus cher et performant fera de vous un meilleur photographe à coup sûr ne lisez pas la suite. Dans tous les autres cas continuez.

Des bases aux questions plus avancées

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Pour faire des photos il vous faut un appareil photo (vous avez peut-être déjà un smartphone pour cela). Mais il vous faut surtout « faire » des photos et « penser à » ce que vous faites.

C’est dans cet esprit que ce guide est écrit, et dans cet esprit également que l’auteur vous emmène de la première à la dernière page à la découverte de sujets qui peuvent vous être inconnus.

Comme tout guide un tant soi peu généraliste vous me direz que vous savez déjà certaines choses comme la différence entre un reflex et un hybride ou le triangle d’exposition. Mais savez-vous comment adopter une démarche cohérente ? Comment stabiliser vos prises de vues ? Comment éviter les pièges de la mesure de lumière et de la balance des blancs ?

Des outils au service de votre démarche

Au travers de ce guide vous allez découvrir pourquoi le matériel et les logiciels ne sont pas des fins en soi mais au contraire pourquoi ce sont des outils au service de votre démarche personnelle.

Je suis le premier à dire qu’avant d’acheter un nouvel objectif il faut vous poser la question de savoir pourquoi vous le faites. Idem pour le boîtier et les accessoires. En parcourant les différentes leçons de ce guide, vous allez découvrir ce qui vous plaît dans la photographie et comment procéder pour faire ce type de photos.

Une fois que vous aurez fait ce premier pas, vous apprendrez à choisir le bon équipement et à bien l’utiliser. Pour arriver à vos fins.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Un guide qui en appelle d’autres

Ce guide photo n’a pas la prétention de faire le tour de tous les sujets, d’autant plus que chaque domaine photographique nécessite un ouvrage à lui tout seul (ce que vous trouvez dans la série Les secrets de …).

Il s’agit plutôt d’un outil à votre service, comme votre équipement photo, pour commencer à mettre en place votre démarche créative.

Sans démarche vous pouvez faire quelques bonnes photos, avec une démarche vous proposez une vision personnelle et savez vous adapter aux différentes situations. C’est une des différences entre le photographe amateur et le photographe professionnel (voir page 16 le chapitre sur la construction de séries).

Après avoir suivi ces leçons il y a fort à parier que vous éprouverez l’envie d’en savoir plus sur certains sujets. Ce sera alors le signe que vous avez commencé à « penser photo ». Que vous aurez « fait des photos » et rencontré de nouveaux problèmes à résoudre. Votre démarche sera en place.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Mon avis sur ce guide photo

A la différence de son précédent guide orienté résultat immédiat, Gérard Michel-Duthel vous propose ici un ouvrage de réflexion. Vous invite à prendre le temps de penser photo, de vous poser les bonnes questions. Il ne répond pas à tout, ne couvre pas tous les sujets, quelques illustrations (le matériel Nikon par exemple) datent un peu. Mais l’essentiel n’est pas là. Il faut prendre ce livre comme un catalyseur.

Ces 67 leçons sont organisées de façon cohérente pour vous aider à penser autrement. J’ai apprécié les encarts analyse d’images dans lesquels l’auteur détaille une photo, ses éléments principaux, et pourquoi la photo fonctionne. Ce sont peut-être même les pages les plus importantes du guide !

La maquette est richement illustrée, faisant la part belle aux photos comme aux copies d’écrans de boîtiers et logiciels.

Plusieurs sujets assez peu traités dans d’autres ouvrages le sont ici : rafale et time-lapse, photo panoramique, photo 4K, focus stacking …

Au final voici un guide pratique convivial au tarif très abordable de 22 euros, qui peut compléter le précédent ouvrage si vous l’avez déjà malgré quelques incontournables recoupements.

Si vous maîtrisez déjà les quelques bases de la photographie, alors ce guide vous prendra là où vous en êtes pour vous emmener un cran plus loin. Vous saurez ensuite vers quel ouvrage plus spécialisé vous diriger.

Ce guide au meilleur prix …


Comment régler l’exposition d’une photo : surexposition, sous-exposition, correction

L’exposition est le réglage fondamental de la photographie. Pas au sens technique du terme : au sens de la maîtrise. Savoir régler l’exposition photo, comprendre comment votre boîtier mesure la lumière, et surtout pourquoi il se trompe parfois, c’est ce qui vous permettra de passer de photographe en mode auto à photographe décideur de ses choix. Ça fait la différence.

Dans cet article je vous explique comment régler l’exposition, comment corriger les problèmes de surexposition et de sous-exposition, et quand intervenir manuellement sur le réglage que propose votre appareil.

Régler l’exposition : ce que votre boîtier mesure et pourquoi il se trompe

L’exposition, c’est la quantité de lumière reçue par le capteur au moment de la prise de vue. Pour obtenir une photo correcte, cette quantité doit être juste suffisante. Ni trop, ni trop peu.

Une photo bien exposée restitue fidèlement les tons clairs, les tons sombres et les demi-teintes de la scène photographiée. Ce n’est pas une question de règle absolue : c’est une question d’intention photographique.

Trop de lumière : la photo est surexposée. Les zones claires sont brûlées, totalement blanches, sans détail récupérable. Sur l’histogramme, la courbe est collée au bord droit.

Pas assez de lumière : la photo est sous-exposée. Les zones sombres sont bouchées, noires, sans information. La courbe est collée à gauche.

Votre appareil est capable d’exposer correctement dans de nombreuses situations : les automatismes de mesure de lumière sont de plus en plus performants. Il reste des cas particuliers où une intervention de votre part est nécessaire : contre-jour, arrière-plan très sombre, sujet dans l’ombre, spots lumineux, scènes et éclairages complexes. Il faut alors savoir régler l’exposition manuellement, sans s’en remettre au boîtier.

Les trois paramètres qui contrôlent l’exposition

L’exposition dépend de trois réglages que vous contrôlez directement : l’ouverture du diaphragme, le temps de pose et la sensibilité ISO. C’est ce qu’on appelle le triangle d’exposition.

Le principe de réciprocité signifie que ces trois paramètres sont liés : si vous modifiez l’un, vous devez compenser avec un autre pour conserver la même exposition.

Vous ouvrez le diaphragme : vous laissez entrer plus de lumière, donc vous réduisez le temps de pose.

Vous allongez le temps de pose : vous augmentez la quantité de lumière, donc vous fermez le diaphragme.

La sensibilité ISO joue le même rôle : plus elle est élevée, plus le capteur est sensible, ce qui influe directement sur l’exposition.

Exposition et plage dynamique : la vraie limite à connaître

La plage dynamique d’un capteur, c’est sa capacité à enregistrer les détails dans les hautes et les basses lumières simultanément. Le contraste d’une scène, c’est l’écart entre les zones les plus claires et les plus sombres.

Un capteur ne peut pas restituer un contraste infini. Les capteurs actuels se situent généralement autour de 10 à 11 IL selon les modèles, loin de ce que votre oeil sait gérer. Dans les zones sombres, le signal est faible et se confond facilement avec le bruit numérique : c’est pour ça que les ombres sont souvent bruitées quand vous poussez l’exposition en post-traitement.

Trois situations se présentent en pratique :

Le contraste de la scène est équivalent à la plage dynamique du capteur : situation idéale, tout est enregistrable.

Le contraste de la scène est plus faible que la capacité du capteur : vous pouvez tout enregistrer facilement, il suffit d’exposer correctement.

Le contraste de la scène dépasse la capacité du capteur : c’est le cas le plus fréquent en extérieur. Une partie des hautes lumières ou des ombres sera forcément perdue. C’est là que votre intervention devient indispensable.

Quatre façons de régler l’exposition pour gérer un contraste trop élevé

Se déplacer. Modifier votre position pour éliminer une source lumineuse trop forte du cadre, ou la masquer derrière un élément de la scène.

Déboucher les ombres. Utiliser un flash d’appoint pour éclairer les zones sombres, par exemple un visage photographié à contre-jour.

Utiliser un filtre dégradé. Un filtre ND dégradé assombrit une partie de l’image, souvent le ciel, tout en conservant la luminosité du premier plan. Indispensable en paysage contrasté.

Faire du HDR. Réaliser plusieurs photos avec des expositions différentes (bracketing), puis les fusionner en post-traitement. Une série classique : trois images à -1, 0, +1 IL.

> En savoir plus sur le HDR.

Ce que le post-traitement peut et ne peut pas faire

Le post-traitement (avec un logiciel photo) permet d’ajuster l’exposition, mais il ne remplace pas une bonne prise de vue. Modifier l’exposition en RAW revient à décaler l’ensemble de l’image. Cela ne permet pas de récupérer une plage dynamique qui n’a pas été capturée. Vous pouvez corriger, pas recréer de l’information absente.

Quatre façons de régler l’exposition sur votre appareil photo

1. Utilisez la correction d’exposition

C’est le réglage le plus rapide et le plus direct. Sur votre Nikon, la molette de correction d’exposition (symbolisée par +/-) vous permet de décaler l’exposition mesurée par le boîtier. En + vous surexposez volontairement. En – vous sous-exposez. Utile dans toutes les situations où le boîtier se trompe : contre-jour, neige, fond très sombre.

2. Vérifiez l’histogramme après la prise de vue

L’histogramme est votre seul indicateur fiable. Une surexposition se traduit par un pic collé au bord droit (hautes lumières écrêtées). Une sous-exposition par un pic collé à gauche. Visez une courbe qui ne touche pas les bords, sans chercher à tout prix un histogramme centré : certaines scènes à faible ou forte clé sont normalement déséquilibrées.

3. Activez le clignotement des hautes lumières

Sur les boîtiers Nikon récents, le clignotement des zones surexposées s’active dans les réglages d’affichage. Les zones cramées apparaissent en clignotant sur la photo. C’est immédiat et sans ambiguïté.

4. Passez en mode semi-automatique

Si vous êtes en mode automatique (P ou Auto), passez en mode semi-automatique (A ou S) pour reprendre le contrôle sur un paramètre. En mode A, vous choisissez l’ouverture, le boîtier calcule le temps de pose. C’est le mode le plus polyvalent pour la majorité des situations.

Démonstration en vidéo

J’ai filmé une démonstration pratique de ces quatre corrections si vous préférez voir plutôt que lire (et découvrir ma tête au passage).

Questions fréquentes sur l’exposition

Pourquoi mon boîtier surexpose-t-il les photos en contre-jour ?

Parce que la cellule du boîtier mesure une luminosité globale de la scène. Face à un fond très lumineux, elle calcule une exposition adaptée au fond, pas au sujet. Il faut corriger manuellement avec la compensation d’exposition, en général +1 à +2 IL.

Quelle est la différence entre surexposition et hautes lumières écrêtées ?

La surexposition désigne une photo globalement trop claire. Les hautes lumières écrêtées (« blown highlights ») sont une conséquence spécifique : certaines zones atteignent le blanc pur et perdent tout détail. On peut avoir une photo légèrement surexposée sans écrêtage, si on reste dans la plage dynamique du capteur.

Peut-on récupérer une photo surexposée en RAW ?

En partie, oui. Un fichier RAW contient plus d’informations que le JPEG affiché sur le boîtier. Lightroom Classic ou DxO PhotoLab permettent de récupérer 1 à 2 IL de hautes lumières selon le capteur. Au-delà, les zones écrêtées sont définitivement perdues.

Qu’est-ce que la compensation d’exposition +/- sur Nikon ?

C’est un décalage intentionnel de l’exposition calculée par le boîtier. En +1 IL, le boîtier laisse entrer deux fois plus de lumière que sa mesure initiale. En -1 IL, deux fois moins. Ce réglage est accessible par la molette dédiée ou via le menu selon le modèle.

Pour aller plus loin …

Vous pouvez consulter plusieurs tutoriels complémentaires pour savoir comment régler l’exposition en photo, suivez ces liens :

Je vous recommande la lecture de deux ouvrages spécialisés qui vous apprennent à régler l’exposition. Abordables et à la portée de tous ces deux guides vont vous aider à passer le cap et à vous faire plaisir en photo :


Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid est LA marque de l’univers photo qui a participé au développement de la photo instantanée avec une gamme complète d’appareils photo et de films.

L’avènement de la photo numérique, instantanée par définition, a participé à la chute de Polaroid. Mais loin de s’avouer vaincue, et soutenue par une nouvelle génération de photographes adeptes de cette technique, Polaroid renait de ses cendres pour retrouver une place face à Fujifilm et ses films Instax.

Ce grand livre du Polaroid retrace l’histoire de la marque, des différents boitiers et films et des techniques créatives associées à cette technologie.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Ce guide au meilleur prix …

Polaroid, des appareils photo et des films

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid c’est une époque, une technologie, du matériel et un art. Mais c’est aussi beaucoup d’incompréhension aujourd’hui de la part de ceux qui n’ont pas connu la grande époque « Pola » comme de la part de ceux qui ont oublié les fondamentaux.

Le Grand Livre du Polaroid vient combler ces manques. La première partie du guide reprend, de façon très détaillée, tous les matériels (appareils photo et films) qui ont fait la grande histoire Polaroid :

  • les appareils à film Peel-apart,
  • les appareils de la série SX-70,
  • les appareils de la série 600,
  • les Spectra,
  • les imprimantes instantanées,
  • les films Fuji Instax pour Polaroid,
  • les appareils Impossible I-1.

Le guide fait la part belle aux illustrations, chaque modèle est présenté en photo et resitué dans le contexte qui a prévalu à sa mise sur le marché. Vous allez trouver également de nombreuses illustrations d’époque, de jolis morceaux d’histoire de la marque et des photos. Si vous ne connaissez rien à Polaroid, lisez cette première partie, vous deviendrez un expert du sujet !

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid, des techniques créatives inédites

La seconde partie du livre est celle qui a ma préférence car elle présente les principales techniques créatives que vous allez pouvoir réaliser vous-aussi avec votre Polaroid.

Le Pola a en effet bien d’autres usages que la seule prise de vue instantanée servant à donner une photo sans délai (je préfère de loin utiliser l’imprimante Fuji Instax Share pour cela en partageant les photos de mon smartphone ou de mon boîtier).

Parmi les techniques au service de votre créativité, sachez que vous pouvez :

  • faire du transfert de transparent ou d’émulsion,
  • utiliser des films périmés (comme en négatif couleur),
  • pratiquer la pose longue,
  • faire des expositions multiples,
  • utiliser des filtres et des masques,
  • faire un éclaircissement contrôlé,
  • comme du light painting.

Chacune de ces techniques vous est présentée avec des illustrations, des explications et les différentes étapes de réalisation.

Il s’agit d’introduction à ces techniques, le guide ne pouvant tout traiter de façon très détaillée en un seul ouvrage. Mais vous aurez l’essentiel pour être autonome et chercher ensuite des exemples de réalisations chez les photographes pratiquant le même art que vous.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Mon avis sur le Grand Livre du Polaroid

Voici un ouvrage qui a pour lui une grande originalité : il réussit à regrouper en un seul volume des descriptions techniques et matérielles et des savoir-faire. C’est assez atypique dans le monde des guides photos qui sont plutôt « techniques » ou « créatifs » mais rarement les deux à la fois (exception faite de la série « Les secrets de …« ).

Ce livre est une belle référence en matière de Polaroid, il vous évitera de passer des heures à chercher des informations fiables, tout y est. Il va aussi vous ouvrir un champ de possibles étonnant : j’ai découvert des techniques que j’étais loin de connaître bien que j’ai usé quelques tonnes de Pola à une certaine époque.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Si vous découvrez la photographie instantanée et que vous souhaitez tout savoir sur la marque, la technique et les possibilités offertes, c’est le guide qu’il vous faut.

Si vous connaissez déjà Polaroid mais que vous voulez en savoir plus sur les différents modèles et découvrir des techniques qui vous sont méconnues, le guide va vous aider aussi.

Si, enfin, vous êtes nostalgique d’une certaine époque et que la photographie est pour vous une question de toucher et de matière aussi, vous allez prendre plaisir à parcourir ce guide même sans chercher à pratiquer.

Inutile de dire pour conclure que les collectionneurs d’appareils Polaroid seront ravis de trouver une présentation détaillée des différents modèles et de savoir quels films peuvent encore être utilisés dans quels boîtiers.

Ce guide au meilleur prix …


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