nikonpassion.com

Page 1 / 1


Eclairer et photographier le portrait avec Nath-Sakura

Vous pratiquez déjà le portrait photo et vous voulez passer un cap. Vous souhaitez apprendre à réaliser des portraits de qualité professionnelle, à créer des éclairages élaborés, à prendre en compte la psychologie et la personnalité de vos modèles. Nath-Sakura vous invite à découvrir son univers qui pourrait bien vous étonner tant il est riche et créatif.

eclairer-photographier-portrait-nath-sakura

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Éclairer et photographier le portrait, l’univers de Nath-Sakura

J’ai découvert les images de Nath-Sakura lors du Festival de photographie de Vincennes (en savoir plus sur le site de la photographe). J’avoue avoir été étonné par ces éclairages dignes de certaines productions cinématographiques. Par ces modèles aussi, dont on sentait bien qu’ils n’étaient pas photographiés ainsi par hasard, que derrière les apparences il y avait une démarche et une recherche artistique inhabituelles.

Lorsque j’ai reçu le livre de Nath-Sakura, son manuel à destination « des photographes désireux d’apprendre à réaliser des portraits sensibles, percutants et qualitativement très haut de gamme », je n’ai pas été surpris. J’ai retrouvé ce que j’avais vu lors de l’exposition.

eclairer-photographier-portrait-nath-sakura

Je vous ai déjà présenté plusieurs livres sur le portrait photo, l’éclairage, les poses et les techniques pour éclairer vos portraits en lumière naturelle.

Ici vous entrez dans un autre univers, bien plus complexe. Celui d’une artiste, déjà, Nath-Sakura.

Celui du studio pro, aussi, avec ses décors et ses éclairages.

Celui de la sensibilité également, car tout est fait pour vous inciter à considérer votre modèle comme une personne dont la personnalité et la psychologie doivent être prises en compte avant même d’envisager votre séance.

eclairer-photographier-portrait-nath-sakura

Je n’irai pas jusqu’à décrire le contenu du livre chapitre par chapitre, cela n’aurait guère de sens, ce n’est pas le sommaire qui fait son intérêt. Ce qui le fait, c’est l’approche de la photographe, ce qu’elle vous transmet, ce recul unique sur l’art du portrait et la photographie.

Sachez toutefois que vous allez approcher la technique photographique, la direction artistique, la direction de modèle et l’analyse des lumières tout au long des 260 pages qui composent un livre dont la maquette, très dense, fait la part belle aux photos et illustrations comme aux encarts historiques.

eclairer-photographier-portrait-nath-sakura

L’enseignement est de très haut niveau et s’adresse aux photographes ayant déjà une belle pratique du portrait photo, désireux d’aller encore plus loin. De créer des images plus que de faire des portraits photo. Si c’est votre cas, je ne peux que vous conseiller d’ailleurs de commencer par le livre, puis de suivre les stages de Nath-Sakura, animatrice certifiée qui propose des workshops en France et en Europe.

Mon avis sur ce livre

N’étant pas portraitiste, je ne remettrai pas en cause le contenu de cet enseignement, je n’ai pas la pertinence pour le faire. Sachez toutefois que si le portrait photo est votre passion, que vous voulez en faire votre métier, que vous avez envie d’imaginer et de créer vos images alors ce livre vous est indispensable. Il sera votre point d’entrée dans un univers artistique, coloré, sensible et très qualitatif. Tout ça pour 29 euros, c’est cadeau.

Si vous souhaitez réaliser des portraits photo plus naturels, sur le vif, en lumière naturelle, c’est un autre domaine et je vous recommande plutôt le livre de Scott Kelby L’éclairage du portrait en lumière naturelle qui vous sera bien plus accessible.

Vous pouvez aussi vous procurer ce livre pour comprendre ce qu’est le portrait photo au-delà des clichés, de ces images faites à la va-vite en jouant avec une source de lumière, sans méthode.

Vous découvrirez alors le monde du portrait professionnel. J’irais jusqu’à dire que même si vous ne voulez pas devenir portraitiste, ce livre vous intéressera car plus qu’un simple guide pratique, c’est un ouvrage sur l’art du portrait avant tout.

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Le portrait photo en lumière naturelle, 150 fiches conseils par Scott Kelby

Vous aimeriez faire du portrait photo en lumière naturelle, mais vous avez de nombreuses questions sur le matériel, l’éclairage, la technique, les poses, les modèles…

Dans ce livre  composé de 150 fiches pratiques, Scott Kelby répond à la plupart de ces questions. Vous n’aurez plus d’excuse pour ne pas vous lancer !

Le portrait photo en lumière naturelle, 150 fiches conseils par Scott Kelby

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Le portrait photo en lumière naturelle : quels objectifs utiliser ?

Dans le premier chapitre, vous allez découvrir quels sont les meilleurs objectifs pour le portrait photo. Je ne trahirai pas un grand secret en vous disant qu’il s’agit du 85 mm et du zoom 70-200 mm. Mais qu’en est-il des autres ? Avec quelles ouvertures ?

De même, connaissez-vous les conditions pour obtenir un joli fond flou ? Savez-vous comment gérer la distance minimale de mise au point, ou quelle peut-être l’influence de l’objectif sur l’arrière-plan ?

Les réglages de prise de vue

Le second chapitre regroupe des fiches pratiques consacrées aux réglages de prise de vue.

Vous savez ce que sont l’ouverture, le temps de pose et la sensibilité. Mais savez-vous quelle ouverture choisir pour la photo de portrait ? Quelle est l’importance du temps de pose ? Pourquoi les plus grandes ouvertures f/1.4 ou f/1.2 ne sont pas les meilleures ?

Page 23 vous découvrirez comment préserver les hautes lumières tandis que page 27 vous saurez sur quel œil faire le point.

Enfin vous pourrez aborder la photo de groupe avec un objectif à grande ouverture, comme la photo de personnes disposées sur plusieurs rangées. A vous les fêtes de famille et autres événements associatifs.

Le portrait photo en lumière naturelle, 150 fiches conseils par Scott Kelby

Portraits à la lumière de la fenêtre

Je l’avoue, je ne suis pas très attiré par l’éclairage au flash. Je préfère de loin la lumière naturelle, ce que Scott Kelby vous présente dans ce troisième chapitre. Faire des portraits à la lumière d’une fenêtre va vite s’avérer attirant si vous vous prenez au jeu, il y a des fenêtres partout (mais toutes ne se valent pas, vous allez apprendre pourquoi).

Bien qu’il soit aussi un maître de la photo en éclairage artificiel, l’auteur vous livre ici ses conseils pour profiter de la lumière au travers d’une fenêtre, comment positionner votre modèle, comment vous positionner vous-même.

Ne manquez pas les astuces comme l’utilisation d’un rideau de douche !

Apprenez aussi à utiliser un réflecteur ou un trépied qui vous aideront souvent.

Portrait photo en lumière naturelle à l’extérieur

Si vous avez déjà essayé de faire un portrait photo à l’extérieur, vous avez certainement rencontré ce problème : soit la lumière est trop forte et votre modèle fait la grimace tandis que son visage est brûlé par le soleil, soit il n’y a pas suffisamment de lumière, et vous ne savez pas comment régler votre appareil photo.

Dans ce quatrième chapitre Scott Kelby vous livre ses conseils de pro, la listes des accessoires utiles, pourquoi ils le sont, comment créer de l’ombre ou au contraire diffuser la lumière.

La lumière directe

Suite du précédent chapitre, c’est une question de mise en page. Vous allez découvrir ici les avantages de placer le soleil derrière votre sujet, vous apprendrez à faire attention aux reflets parasites ou au contraire à les provoquer.

Page 78 apprenez à rechercher le contraste avec l’arrière-plan, page 79 sachez demander à votre sujet de porter les bons vêtements en fonction de la lumière.

Composition

Cette question revient tout le temps, je la reçois au moins une fois par semaine : où placer les yeux du sujet dans le cadre, faut-il lui couper le haut de la tête ou non, le centrer, comment libérer son regard et pourquoi ?

Toutes ces questions trouvent leurs réponses dans le chapitre 6 sur la composition.

Je vous conseille de l’étudier attentivement et d’y revenir car c’est la clé pour réussir vos photos, bien au-delà du matériel.

Le portrait photo en lumière naturelle : poser

Attention, nous passons aux choses sérieuses ! Cette nouvelle série de fiches vous explique comment travailler avec un modèle.

Vous allez apprendre à constituer une liste de poses type, à établir la relation avec votre sujet, à le diriger.

Inutile de vous dire que ces astuces vous permettront de faire des photos plus abouties, dont vous serez encore plus fier et vos modèles aussi !

Le portrait photo en lumière naturelle, 150 fiches conseils par Scott Kelby

Post-traitement

Je vous dis souvent que traiter une photo dans un logiciel dédié, c’est finir le travail. Je suis heureux de constater que Scott Kelby pense comme moi sans que nous nous soyons concertés (!).

Dans ce chapitre 8 vous allez découvrir comment accentuer par exemple l’effet d’un rayon de soleil, comment adoucir l’image, ou désaturer la peau.

Ne pensez pas que le post-traitement c’est le mal, pensez plutôt à votre modèle, un bouton ou un défaut de peau passager ne sont pas toujours  les bienvenus.

Sachez aussi que toutes les opérations de traitement présentées, de type retouche beauté, vous seront facilement accessibles si vous maîtriser les bases de Lightroom ou Photoshop.

Des recettes pour le portrait photo en lumière naturelle

Le dernier chapitre de ce livre pourrait s’intituler « Pour aller plus loin … », Scott Kelby a préféré le nommer « des recettes pour vos portraits ».

Vous y trouverez des trucs et astuces de pro qui sont le fruit de l’énorme expérience du photographe sur le terrain depuis de nombreuses années.

Le portrait d’intérieur à contre-jour de la page 160 est un bon exemple de ce que vous pourrez réussir avec une baie vitrée et la seule lumière naturelle (et un peu de travail aussi).

Le portrait en pleine lumière avec diffuseur de la page 162 est un autre exemple de ce qu’il est possible d’obtenir sans éclairage artificiel.

Le portrait photo en lumière naturelle, 150 fiches conseils par Scott Kelby

Mon avis sur « la photo de portrait en lumière naturelle » de Scott Kelby

Le photographe et formateur américain, ambassadeur Nikon, vous propose ici une nouvelle déclinaison de son concept « recueil de fiches pratiques ». Après la photo de paysage et la photo au flash, la photo de portrait en lumière naturelle vous sera utile au quotidien si vous avez décidé de vous mettre au portrait sans avoir encore aucune compétence.

Si vous êtes déjà portraitiste amateur et que vous souhaitez aller plus loin, vous aurez l’occasion de revoir les bases et d’apprendre des techniques professionnelles. Pas de longs discours, de traité technique ou philosophique sur la photo de portrait, des conseils pratiques, des photos illustrant le propos de l’auteur, du vécu et Dieu sait que Scott Kelby en a.

Les 22 euros qu’il vous en coûtera pour vous procurer ce livre seront vite amortis, ne serait-ce que si vous faites le bon choix d’objectif tel que décrit dans les premières pages. Et quoi de plus agréable que de réussir un joli portrait photo ?

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

228 conseils pour réussir la photo de portrait ? Ce n’est pas un peu beaucoup ? A qui cela peut bien s’adresser ?

A vous, photographe amateur, grand débutant ou plus expert, qui souhaite faire du portrait sans devoir parcourir des centaines de pages de références plus académiques.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via La Fnac

Réussir la photo de portrait, un challenge ?

De nombreux photographes amateurs font de la photo nature, de la photo d’animaux, pour plusieurs raisons :

  • la nature et les animaux sont plus simples à approcher que les humains,
  • la nature impose sa force même si la photo n’est pas exceptionnelle,
  • la nature et les animaux se trouvent partout, un bon sujet pour le portrait c’est moins vrai.

Ces mêmes photographes, vous peut-être, me disent pourtant souvent vouloir passer un cap, faire des photos « plus créatives », « plus abouties » et ne savent pas comment s’y prendre.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Je réponds souvent qu’il peut être bon, lorsqu’on en est là, de changer de domaine. La nature et les animaux ont leurs vertus mais approcher l’humain, c’est autre chose.

Émotion, ressenti, intention sont critiques pour réussir une photo de portrait. Le regard de l’autre, qui vous observe autant qu’il se sent observé lors de la prise de vue, est intimidant. C’est une bonne contrainte, cela vous pousse à faire plus vite, plus beau, plus abouti.

La photo de portrait ne saurait éclipser la photo nature et la photo d’animaux, mais elle devrait faire parti de votre pratique quotidienne (voir « comment faire un portrait photo« )

Relever ce challenge est important, et nombreux sont les livres qui vous aident. Certains sont de vraies références académiques, avec des plans d’éclairage, des considérations professionnelles. Ces ouvrages ne sont pas toujours à la portée des plus débutants.

D’autres par contre, et c’est le cas du livre dont il est question ici, sont plus abordables. Pas moins pertinents, mais leur présentation, leur approche, les exemples donnés sont plus facilement réalisables par un amateur que ne le sont les photos de portrait faisant appel à de nombreux accessoires de studio, des assistants et des éclairages coûteux.

Dans « Tout pour réussir la photo de portrait » (First Editions), dont la traduction par Bernard Jolivalt est de grande qualité, vous allez trouver une longue liste de conseils.

Je préfère employer ce terme que celui de « fiche pratique », car certains de ces « conseils » tiennent en quelques lignes, sans qu’ils ne soient une méthode étape par étape.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Mais ils ne manquent pas d’intérêt pour autant car chacun est claire, simple à comprendre et à assimiler, et les exemples donnés sont très parlants.

Vous avez peut-être du mal à lire les ouvrages dont le texte prend beaucoup de place et qu’il faut parcourir de la première à la dernière page sans en sauter une seule.

Pas de ça ici, ce livre est un assemblage de paragraphes très colorés, le texte est consistant mais pas envahissant, les notions sont toutes utiles.

Sur 228 conseils il y a de la redondance, des choses que vous savez déjà et des notions dont vous n’aurez jamais besoin. Mais c’est le propre d’un livre qui fait le tour du sujet que d’être exhaustif.

J’ai aimé tout particulièrement ces idées, de pages en pages, pour faire des photos différentes.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Vous pensez que le portrait c’est photographier quelqu’un de face, voire de profil, avec une belle lumière ? Ce n’est pas que ça, loin de là. Regardez la photo de ce musicien de rue (conseil 67), vous comprendrez ce que je veux dire. Comment, un portrait ça ? Oui, et pas qu’un peu.

Le portrait ne consiste pas qu’à montrer le regard de l’autre, il consiste aussi à illustrer ce qu’est l’autre, sa vie, son milieu, son caractère.

Mon avis sur ce livre

« Tout pour réussir la photo de portrait » rentre dans la catégorie des guides pratiques, il vous permet de disposer d’un grand nombre d’idées à appliquer immédiatement, comme à garder pour des séances ultérieures, dans des lieux bien particuliers.

Il vous donne aussi de nombreuses idées de photos à réaliser chez vous, ou près de chez vous, si vous ne savez vous déplacer à l’autre bout du monde ou que vous n’avez pas accès à un studio.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

La photo est souvent là où on ne l’attend pas, le portrait vous tend les bras dès que vous passez le pas de votre porte, alors pourquoi ne pas vous laisser faire et vous y mettre ?

Il vous en coûtera 26 euros pour découvrir ce domaine si attirant, comprendre comment vous lancer, passer à l’action et être fier(e) du résultat. Ça vaut la peine non ?

Une dernière chose … Si vous aimez les animaux, sachez que le portrait d’animaux fait aussi partie des sujets traités, regardez page 187 et suivantes.

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via La Fnac


Maîtriser l’art de poser, les conseils de Lindsey Adler

Le portrait photo est une pratique qui vous attire, vous avez le matériel adéquat mais vous ne savez pas faire poser vos modèle ni les diriger. Vous manquez d’idées pour faire des photos créatives, et au final vous vous découragez et vous ne faites rien. Je vous invite à découvrir « Maîtriser, l’art de poser », par Lindsey Adler.

L’approche de cette photographe américaine parmi les plus connues dans son domaine pourrait bien vous étonner.

Maîtriser l'art de poser, les conseils de Lindsey Adler

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais …

Lindsey Adler : présentation

J’ai découvert la photographe Lindsey Adler grâce à mes amis Céline et Guillaume Manceron (Studio dans les Nuages). Je les sentais sous le charme chaque fois qu’ils revenaient des conventions auxquelles Lindsey Adler participait.

Quand Céline me disait « Lindsay, une des meilleures photographes au monde ! On est tous les deux fans de son travail et amoureux de la photographe !« , je sentais bien qu’il devait se passer quelque chose. Mais je n’avais pas pris le temps encore de regarder de quoi il s’agissait.

Pourquoi cet engouement pour Lindsey Adler ?

Parce qu’elle est partout, déjà. Ses photos ont été publiées dans les magazines les plus connus tels Elle ou Marie-Claire pour les titres francophones. Vous pouvez avoir un aperçu de ses photos récentes sur son compte Instagram comme sur son site web.

Outre son travail avec les marques (Canon, Adobe, Microsoft) Lindsey Adler partage son expérience lors de formations, de conférences (comme WPPI à Las Vegas chaque année), et dans ses livres dédiés à l’art du portrait.

Les livres, parlons-en.

Maîtriser l'art de poser, les conseils de Lindsey Adler

« Posing », la version originale que mes deux compères ont fait dédicacer par Lindsay « herself », est enfin traduit en français, chez First Editions dans la collection Focus. Cet éditeur ne manque pas de nez depuis plusieurs mois pour nous dénicher des ouvrages forts intéressants (comme La photographie de paysage, heure par heure). Je vous parle bientôt du livre de Valérie Jardin, le suivant dans ma pile, toujours chez First Editions.

Maîtriser l’art de poser, un livre de plus sur le portrait ?

Je ne compte plus les livres sur le portrait et le studio que j’ai eu l’occasion de découvrir et commenter. Certains m’ont attiré, comme 1 modèle, 50 portraits, d’autres moins (je n’en ai pas parlé). J’ai toujours un regard particulier sur ces livres car je ne pratique pas la photographie de portrait et le studio n’est pas ma tasse de thé. Je commente donc avec prudence.

Maîtriser l'art de poser, les conseils de Lindsey Adler

Toutefois quand j’ai découvert le livre de Lindsey Adler, j’ai assez vite remarqué une particularité que je n’ai pas trouvé dans les ouvrages consultés auparavant, les qualités pédagogiques de l’auteur.

Lindsey Adler est aussi douée pour expliquer ce qu’elle fait que pour le faire.

C’est une qualité rare, certains photographes de studio, portraitistes, ayant tendance à considérer que leur Art est à ce point unique que vous ne pourriez le comprendre, ils se contentent de décrire ce qu’ils font, sans véritable envie de partager.

Lindsey Adler, elle, vous prend par la main de la première à la dernière page et vous invite à suivre ses explications. Le rythme anglo-saxon est de mise :

  • une illustration + un texte = un enseignement,
  • une série d’enseignements = un apprentissage.

Des conseils « actionable » donc, comme disent nos amis américains, que je traduirais par « pas de baratin mais du concret« .

Maîtriser l'art de poser, les conseils de Lindsey Adler

Autre particularité de ce livre, sa maquette à la mise en page rythmée, comptant de nombreuses photos, des explications accessibles à tous, un langage simple. Tout l’art du formateur qui maîtrise … son art.

Les rappels visuels sont importants dans un livre dont la vocation est de vous enseigner un sujet aussi complexe. Dans « Maîtriser l’art de poser », Lindsey Adler en use à chaque double page.

Une notion importante à mettre en avant ? C’est l’encart grisé « Conseil de pro ».

Deux poses à comparer pour vous apprendre à faire la différence entre « la réussie » et « celle à éviter » ? Suivez les coches vertes et rouges.

« Le studio, ce n’est pas pour tout le monde »

Un des freins souvent évoqué lorsqu’il est question de portrait en studio, c’est … le studio. Vous n’êtes peut-être ni équipé, ni prêt à l’être, car ce qui vous intéresse, vous, c’est le portrait mais pas le studio. En intérieur, en extérieur, peu importe, mais sans accessoires.

Je vais être franc avec vous, ce livre parle beaucoup de portrait « en studio ».  Mais si l’art de faire poser vos modèles vous attire, vous pouvez reproduire à peu près tout ce qui est expliqué hors studio. Une pose reste une pose.

Maîtriser l'art de poser, les conseils de Lindsey Adler

Vous photographiez des couples ? Des mariés ? C’est le portrait de famille qui vous intéresse ? Vous serez comblé par les chapitres dédiés.

Je vous passe les chapitres sur la pose en lingerie, jamais vulgaire, les photos de grossesse (Guillaume, je comprends maintenant !),  la photographie de rondeurs.

Maîtriser l'art de poser, les conseils de Lindsey Adler

 

De même je ne peux que vous inviter à apprendre par coeur les dix étapes pour réussir une pose, et ses variantes, que vous trouverez pages 144 et suivantes.

Mon avis sur « Maîtriser l’art de poser » de Lindsey Adler

Il m’arrive d’être attiré par un livre quand je le découvre, puis de réaliser qu’il n’est pas si fascinant.

Il m’arrive aussi, moins souvent, de ne pas ouvrir un livre quand je le reçois, puis de découvrir plus tard que j’aurais du le faire.

C’est le cas pour « Maîtriser l’art de poser » de Lindsey Adler qui attendait sur mon bureau que je trouve le temps de vous le présenter.

Ce livre rassemble tout ce qu’il vous faut savoir, comprendre et appliquer pour réussir vos portraits.

Il est fort bien illustré, accessible, que vous soyez débutant ou déjà rodé à l’exercice.

Et, surtout, il va vous donner envie de vous lancer. Parce que c’est aussi ça un bon livre, un contenu qui vous touche, qui vous ouvre les yeux et vous fait avancer.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais …


Faire des photos chez soi : le portrait avec effet silhouette

Vous êtes chez vous et vous cherchez quoi faire pour occuper vos journées ? Vous aimez la photographie mais vous ne pouvez pas sortir ? Voici comment faire un portrait avec effet silhouette, quels que soient votre niveau et votre équipement.

Faire des photos chez soi : le portrait avec effet silhouette

Faire des photos chez soi : le portrait avec effet silhouette

Un des avantages d’être chez soi, c’est que l’on est en général avec des proches qui connaissent notre passion pour la photo et savent se prêter au jeu quand il le faut. Mais ce n’est pas toujours le cas. Je vous le disais dans le précédent sujet (voir la photo et les explications), les ados, en particulier, n’apprécient pas toujours d’être photographiés. C’est comme ça et les forcer n’aide pas.

J’ai le même problème que vous, aussi je m’efforce de trouver des techniques d’approche qui me permettent de faire des photos sans être trop envahissant. La technique de l’effet silhouette fonctionne plutôt bien.

Faire des photos chez soi : le portrait avec effet silhouette

Nikon D3400 + AF-S NIKKOR 70-300 mm f/4.5-6.3 à 255 mm
1/250 ème de sec. – f/5 – ISO 1000

L’approche

Je n’ai que rarement réussi à obtenir un joli portrait en demandant à mes victimes de filles de poser. Elles ne veulent pas, font des mimiques, se retournent ou se sauvent bien vite. Pourtant, lorsque j’arrive à faire une photo et qu’elles la trouvent réussie, elles l’apprécient. Je n’ai donc plus trop d’états d’âmes à essayer.

Pour arriver à mes fins tout en faisant avec ces contraintes, j’utilise les mêmes techniques qu’en photo de rue. Je règle mon appareil photo au préalable, je m’approche sans trop me faire remarquer, je fais en sorte de cadrer vite et bien et je déclenche dans la foulée. Tout se joue en une fraction de seconde, c’est aussi ça la photographie.

Ici, j’ai procédé ainsi après avoir remarqué que ma fille était assise devant une grande baie vitrée bien illuminée. L’image s’est imposée à moi : en sous-exposant mon sujet, je pouvais espérer faire un portrait de profil avec un bel effet silhouette, garder du détail dans le fond et ne pas trop importuner mon ado en la photographiant de profil à distance.

Retenez aussi que l’effet silhouette masque les traits du visage, ce qui fait passer beaucoup mieux la photo auprès des plus jeunes.

Le cadrage

J’ai cherché à jouer avec le graphisme de la baie vitrée et des encadrements de carreaux, les lignes horizontales et verticales étaient intéressantes. J’ai profité également des couleurs de l’arrière-plan, une plante verte sur la droite, des décorations de Noël colorées sur la gauche.

C’est la table qui me posait problème car, cela ne se voit pas sur la photo, mais c’est une longue table et ma fille était au bout. Je ne pouvais pas cadrer serré de près avec une courte focale sans englober dans le champ des éléments périphériques qui ne m’intéressaient pas. J’ai fait le choix d’une longue focale (pour moi qui suis adepte du 35 mm !), la position 255 mm d’un zoom 70-300 mm DX monté sur un Nikon D3400.

Cette focale, couplée à une ouverture de f/5, m’a permis de jouer avec le flou d’arrière-plan. La mise au point est faite sur le sujet principal, plongé dans le noir grâce à une mesure de lumière sur le fond. J’aurais tout aussi bien pu sous-exposer volontairement mais ici ce n’était pas nécessaire, l’écart de contraste entre le fond et le sujet suffisait à générer cet effet silhouette.

Un temps de pose de 1/250 ème m’a permis de figer la position de ma fille, qui bougeait légèrement tandis qu’elle écrivait.

Au passage l’effet silhouette m’a aussi permis de masquer les quelques éléments disposés dans le plan de netteté, ils n’étaient pas intéressants visuellement .

Le traitement

J’ai appliqué un post-traitement à minima sur cette image car elle me convenait sur l’écran arrière.

Je l’ai recadrée pour éliminer une bouteille qui apparaissaient sur la partie gauche de la photo et n’était pas plaisante.

J’ai ensuite ajusté le point noir et ajouté un masque sur le bas du visage (outil Pinceau dans Lightroom) pour sous-exposer d’un Ev le visage et renforcer l’effet silhouette. C’est un choix personnel sur lequel je pourrais revenir si je traitais à nouveau la photo aujourd’hui.

Rien de plus, je n’ai touché ni au fond ni aux couleurs que je souhaitais les plus naturelles possibles.

Portrait avec effet silhouette: en conclusion

Cette photo est un autre souvenir, un instantané qui est venu rejoindre l’album de famille (mais pas encore mon portfolio portrait). Elle nous évoque quelque chose quand nous la regardons, une période, un événement, et au-delà de son intérêt visuel, c’est ce qui m’importe le plus.

Le choix de l’effet silhouette m’a permis de faire ce portrait que je n’aurais pu faire en contre-jour sans employer un éclairage additionnel, ce qui n’aurait guère été possible pour garder le naturel de la scène. Le flash utilisé en frontal aurait quant à lui donné un résultat désastreux.

Cet effet peut être utilisé pour réaliser ce type de photo, comme toute autre photo en intérieur, à partir du moment où vous bénéficiez d’un éclairage de fond. Il peut s’agir d’une fenêtre comme d’un éclairage artificiel, à vous d’être créatif.

Prenez soin de faire la mise au point sur une zone du sujet qui ne perturbe pas l’autofocus, le sujet étant plongé dans le noir, ce dernier pourrait en effet hésiter bien que les appareils photo récents, reflex comme hybride, soient capables de faire le point dans la quasi-obscurité.

Le format RAW vous permet d’ajuster le résultat final, pensez toutefois à sous-exposer le sujet principal dès la prise de vue pour ne pas avoir trop à faire en post-traitement. En savoir plus sur l’effet silhouette si cela vous intéresse.


Faire des photos chez soi : le portrait en noir et blanc

Vous êtes chez vous et vous cherchez quoi faire pour occuper vos journées ? Vous aimez la photographie mais vous ne pouvez pas sortir ? Voici comment faire des photos chez soi, quels que soient votre niveau et votre équipement.

A venir : cet article sera suivi d’autres sujets sur le même thème.

Faire des photos chez soi : le portrait en noir et blanc

Faire des photos chez soi : le portrait en noir et blanc

Si vous êtes chez vous, il est probable que vous ne soyez pas seul mais avec des proches . Ceux-ci sont plus ou moins disponibles, mais en tant que photographe, vous devez les considérer comme des sujets potentiels.

Voici comment j’ai réalisé ce portrait de ma fille, il y a quelques années, tout en étant à la maison avec des moyens limités. Il s’agit d’une photo prise à la volée, sans aucun accessoire de studio ou flash.

L’approche

L’approche de votre sujet est le plus délicat si vous n’êtes pas rodé à l’exercice. Bien que vous soyez dans un espace restreint, ne pensez pas que c’est plus facile. Au contraire, la personne concernée va vous voir arriver encore plus vite, vous avez peu de place pour vous faire discret, aussi il ne vous reste qu’une solution : être efficace !

Si vous avez des ados  : croyez-le ou non mais photographier les plus jeunes enfants reste simple, ils sont souvent volontaires. Photographier les ados est une autre paire de manches. Un ado ça n’aime pas être pris en photo, et ça le montre en se masquant le visage ! Négociez à l’avance, ou développez des réflexes de sportif de haut niveau !

Faire des photos chez soi : le portrait en noir et blanc

Ici, je savais que ma fille (5 ans à l’époque) était dans le séjour, je l’avais entendu s’installer quelques minutes auparavant. J’ai alors pris mon appareil photo, un Nikon D700 avec le zoom AF-S NIKKOR 24-85 mm f/2.8-4, je l’ai réglé à f/3.5 pour réduire la profondeur de champ, j’ai poussé la sensibilité à  1.600 ISO et calé la focale sur 50 mm, une valeur idéale pour le portrait.

Tout ceci ne doit pas prendre plus de quelques secondes sans quoi vous serez repéré et adieu la photo ! Entraînez-vous, apprenez à régler votre appareil photo les yeux fermés si’il le faut, c’est essentiel pour être rapide et ça vous servira en extérieur aussi.

Le cadrage

Inutile de vous dire que je ne suis pas arrivé en disant « hep, ne bouge plus, je fais une photo ! ». Avec un enfant, c’est foutu d’avance, il va justement bouger puisque vous lui dites de faire le contraire. Avec un ado, voir ci-dessus. Avec un adulte, à vous de voir s’il est farouche ou non. Souvent, face à l’objectif, il l’est …

J’ai donc fait en sorte de ne pas trop me faire repérer en arrivant de la pièce à côté, je me suis placé face à ma fille, fait le point sur son œil, cadré pour qu’elle soit légèrement excentrée vers la gauche et j’ai déclenché.

Il vous faut pouvoir faire cela en quelques secondes, c’est l’effet de surprise qui va faire la photo, et ici c’est le cas. Elle a réalisé après coup ce qui se passait, mais la photo était faite. Regardez son regard surpris.

Ai-je fait d’autres photos à la suite ? Non car j’étais démasqué, son expression n’était plus la même et comme c’était avant tout un jeu pour moi je n’ai pas insisté. S’il s’était agi d’une séance de studio organisée, j’aurais procédé autrement mais ce n’était pas le cas.

Conseil personnel : n’abusez pas de la bonne volonté de votre victime sujet, sans quoi il n’y aura jamais de prochaine fois !

Le traitement

Faire des photos chez soi, c’est une chose. Mais finir le travail en les traitant en est une autre (écoutez pourquoi le post-traitement n’est pas une hérésie, épisode 14 du podcast Agora Show).

J’ai choisi de convertir cette photo en noir et blanc car je voulais attirer le regard du spectateur sur le visage de ma fille, et son œil en particulier, plus que sur le décor (en savoir plus sur la conversion NB). Éliminer les couleurs m’a permis de supprimer toute tentation de votre part de détailler le fond de la pièce, d’être distrait par la couleur des tissus à gauche (orange et rouge) ou celle de la plante (verte).

Pour cela j’ai commencé par équilibrer l’image, en couleur, en ajustant les points noir et blanc.

J’ai ensuite désaturé la photo en réglant sur -100 la saturation de chaque couleur.

J’ai ajusté les tons clairs et les tons foncés pour adapter le résultat à mes envies, augmenté l’accentuation pour faire ressortir la matière sur le vêtement, et c’est tout.

J’ai volontairement laissé le vignettage, le 24-85 n’est pas très bon à grande ouverture mais j’aime l’effet de fermeture de l’image sur le sujet.

De même j’assume les noirs bouchés dans le fond de l’image, au niveau de la plante en particulier. Ce n’est pas mon sujet et la plante ne m’intéresse pas.

Faire des photos chez soi : en conclusion

Ce portrait réalisé à la volée, sans préparation, sans prévenir mon sujet, me satisfait. C’est une belle photo de famille, pour moi, et elle est en bonne place dans notre album. Elle signifie quelque chose pour nous, elle documente une époque, un âge, une attitude.

Elle ne m’a pris que quelques secondes à faire, quelques minutes à traiter dans Lightroom.

Faire des photos chez soi est un exercice formateur, qui vous aidera à développer des réflexes et à maîtriser votre logiciel de post-traitement.

Si en plus vous arrivez à réaliser quelques portraits sympas, alors vous ferez plaisir à vos proches et ça, ça n’a pas de prix !


Test Samyang 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon : la nouvelle coqueluche des portraitistes ?

La focale 85 mm est plébiscitée par les amateurs de portrait. Alors, quand celle-ci est associée à une grande ouverture f/1,4 afin de créer de subtils flous d’arrière plan, le Graal semble à portée de déclencheur. Bienvenue au Samyang 85 mm f/1.4 F autofocus.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Pour les nikonistes utilisateurs de reflex, le choix est assez restreint : d’un côté, Nikon propose son AF-S Nikkor 85 mm f/1,4 G aux environs de 1600 euros. De l’autre, Sigma positionne son 85 mm f/1,4 DG HSM | Art à 1099 euros. Pour les photographes au budget plus étroit, point de salut hors l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,8 G, certes vendu aux environs de 400 euros mais vous privant de la mythique ouverture f/1,4.

C’est dans cet interstice que Samyang compte se faire une place. Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F, positionné à 699 euros, prétend rendre accessibles les vertus de l’ouverture f/1,4 à celles et ceux qui n’avaient alors que le budget d’un f/1,8, conformément à la politique agressive du constructeur, sans toutefois sacrifier quoi que ce soit du côté de la qualité d’image. Un nouveau best seller en puissance ?

Samyang AF 85 mm f/1.4 F : présentation et contexte

Le constructeur coréen Samyang s’est, à ses débuts, surtout fait connaître par ses focales fixes manuelles et grand angle, aux tarifs très agressifs qui n’ont pas laissés indifférents les paysagistes et amateurs de photographie de rue.

Comme ses compères Sigma et Tamron, Samyang opère depuis quelques années une montée en gamme progressive, ce qui se traduit par des focales plus traditionnelles, plus lumineuses et, très récemment, l’arrivée d’objectifs autofocus. Si pour cette dernière catégorie le constructeur concentre surtout ses efforts sur les modèles destinés aux hybrides Sony en monture FE, il n’en oublie pas pour autant les reflex.

La gamme actuelle demeure néanmoins très restreinte, en ne comportant que deux références,  mais positionnées avec intelligence : le Samyang AF 14 mm f/2,8 F, que nous avons déjà testé, et le Samyang AF 85 mm f/1,4 F, à la fois radicalement différent et pourtant philosophiquement si proche.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Cet objectif est vendu 699 euros par Samyang, disponible à la fois pour les reflex Canon et Nikon pourvus d’un capteur 24 x 36 mm (FX, dans la nomenclature nikoniste). Sa formule optique compte 9 lentilles, dont une asphérique, réparties en 7 groupes. La mise au point minimale est de 90 cm et le diaphragme circulaire comporte 9 lamelles. Il faudra utiliser des filtres de 77 mm de diamètre.

Avec 7,45 cm de long et 480 grammes sur la balance, il se révèle le plus léger et le plus compact des 85 mm f/1,4 en monture Nikon F, puisque l’homologue chez Nikon pointe à 8,4 cm pour 595 grammes quand le Sigma explose tous les scores avec ses 12,6 cm de long et 1130 grammes. Notez cependant que ces concurrents ont recours à des formules bien plus complexes (jusqu’à 14 lentilles chez Sigma !) et autorisent une mise au point à 85 cm.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

À qui se destine ce Samyang 85 mm f/1,4 F ?

La focale 85 mm est traditionnellement associée aux portraits mais peut tout à fait être utilisée pour du reportage et de la photographie de rue. Si vous êtes adepte de ces deux pratiques, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F semble donc, sur le papier au moins, tout particulièrement recommandé, surtout si en plus du facteur prix vient s’ajouter l’exigence de compacité et de légèreté. Dans votre besace, il s’accordera à merveille avec un 35 mm lumineux et/ou un 24-70 mm f/2,8.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/250 ème de sec. – f/8 – ISO 100

Notez que, comme tous les objectifs en monture F, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F pourra bien sûr être utilisé via la bague FTZ sur un hybride Nikon Z 6/Z 7 voire un Nikon Z 50, sur lequel il formera un 127,5 mm (ce qui reste utilisable pour du portrait et, virtuellement, de la photographie sportive). N’ayant pas eu de boîtier Z sous la main lors du test de l’objectif nous ne pouvons pas nous prononcer quant aux performances autofocus d’un tel ensemble.

Qualité de construction

Si pendant des années Samyang n’a pas fait d’effort particulier sur le design de ses focales fixes manuelles, au look très… brut de décoffrage, voire austère, l’arrivée des premiers modèles Premium et autofocus a été l’occasion de faire peau neuve.

Conformément à la « nouvelle » charte esthétique du constructeur, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F se pare d’une robe noire légèrement satinée, d’une large bague de mise au point striée en métal (et non en caoutchouc) à la manipulation fluide mais sans butée, la lentille frontale étant bordée d’un liseré rouge orangé brillant. Simple, efficace, élégant, même si une bague de diaphragme dédiée n’aurait pas été de trop, bien que cela aurait probablement nuit à la compacité.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Petits luxes bienvenus : une lèvre caoutchouc vient protéger la monture des infiltrations d’eau et de poussière et l’objectif est accompagné d’une housse textile de protection. À ce niveau là, c’est presque du détail, mais un pare soleil verrouillable et doublé de velours, comme celui du Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD, aurait parfait le portrait.

Avec ses 480 grammes, l’objectif offre une jolie densité en main et l’ajustement irréprochable rassure. Monté sur un Nikon D850, l’ensemble est très équilibré et se manipule aisément d’une seule main.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Prise en main, stabilisation  et autofocus

La manipulation de l’objectif est on ne peut plus simple : sur la gauche du fût, le classique commutateur AF/MF permet de choisir entre la mise au point manuelle et l’autofocus. La mise au point manuelle est facilitée par la très faible profondeur de champ que confèrent la focale 85 mm et l’ouverture f/1,4 mais n’est pour autant pas exempte de reproche.

La bague de mise au point « par fil » manque de mordant et n’apprécie pas d’être brusquée. Si vous la tournez de manière violente, il arrivera régulièrement que la mise au point perde le fil (sans jeu de mot) et refuse de bouger quoi que ce soit. Un doigté et une délicatesse certaine s’imposeront. À cela s’ajoute une course assez longue afin d’aller à l’infini depuis la distance minimale de 90 cm (et vice versa).

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/200 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

L’autofocus, de son côté, ne brille pas non plus par sa vivacité. Même en plein jour, sur un sujet parfaitement éclairé et contrasté, quelle que soit sa distance, l’objectif tend à se montrer hésitant. Pour du portrait posé, cela ne pose pas de problème mais pour des portraits sur le vif et en reportage, ce manque de réactivité vous fera manquer ces micro-expressions évanescentes qui font tout le sel de l’exercice. Il faudra alors disposer d’un bon sens de l’anticipation, avoir un peu de chance et un bon karma.

Cette latence prononcée lui ferme les portes de la photographie sportive. Pour ne rien arranger, l’autofocus manque également de précision. Il faudra alors, dans votre boîtier, régler votre autofocus de sorte à donner la priorité à la mise au point plutôt qu’au déclenchement : Menu > Menu Réglages Perso. > Autofocus (a) > Priorité mode AF-C/AF-S > Mise au point (ou « Mise au point + déclenchement » en AF-C).

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Enfin, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F ne dispose pas de stabilisation. Et c’est dommage, puisque les reflex Nikon non plus. Remarquez toutefois que les concurrents Nikon et Sigma non plus ne sont pas stabilisés. Malgré tout, grâce au poids du boîtier (c’est l’un des avantages des reflex en général, Nikon FX en particulier), il sera plus facile de « stabiliser » à main levée l’ensemble qu’avec un hybride plus léger et, si les étoiles s’alignent correctement, que la Force est avec vous et que vous ne rechignez pas à monter en sensibilité, il vous sera possible d’obtenir des images nettes à 1/30 s. Mais les temps de pose longs ne sont clairement pas son domaine de prédilection.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/2.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Si Samyang consent à quelques sacrifices du côté de l’autofocus et des fonctionnalités, il est un domaine où il s’interdit les compromis : la qualité d’image. Les objectifs du coréen ont la réputation de fournir un niveau de piqué au niveau des meilleurs, avec un rendu esthétique très particulier et cohérent d’une référence à l’autre, qui se démarque du rendu chirurgical japonais moderne. Pour du portrait, cet exotisme peut faire la différence et ajouter le soupçon d’âme, ce « je ne sais quoi », qui peut vous démarquer.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/400 ème de sec. – f/1.4 – ISO 2.000

À f/1,4, l’objectif est doux au centre puis se dégrade progressivement jusqu’aux bords extrêmes. C’est que le capteur du D850 est exigeant. Cependant, il ne faut pas oublier que l’objectif se destine avant tout à du portrait et que, pour cet usage donné, un peu de douceur permettant de gommer les imperfections de la peau se révèle plus un avantage qu’un inconvénient. Quant au manque d’homogénéité, il s’agit bien d’une pure considération de geek puisque la périphérie sera, de toute manière, noyée dans le flou d’arrière plan.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/125 ème de sec. – f/4 – ISO 100

Il faut fermer à f/5,6-8 pour que l’image devienne homogène d’un bout à l’autre du champ. Pour autant, le rendu demeure doux, peu contrasté, tout en subtilité, loin du micro-contraste forcené pourtant à la mode. Un bon point supplémentaire dans le cadre d’une utilisation en portrait, mais aussi pour celles et ceux qui aiment à passer du temps à retoucher leurs images en post-traitement, puisque cette douceur, néanmoins riche en informations, leur procure une latitude de manœuvre supplémentaire.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.600 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Du côté du flare, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F poursuit sa belle prestation puisqu’il faut vraiment faire exprès de photographier avec une source lumineuse de face, dans un coin, pour en voir apparaître. Et encore, il s’agit d’un flare très doux, qui se traduit par une baisse graduelle du contraste, et non pas d’un flare agressif avec de fortes franges colorées façon J.J.Abrams.

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F produit des couleurs très légèrement chaudes, ce qui, une fois de plus, est bénéfique dans le cadre du portrait. Des aberrations chromatiques sont perceptibles entre f/1,4 et f/2,8 puis disparaissent à partir de f/4.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/640 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Sans surprise, le vignettage est très prononcé à la pleine ouverture mais s’estompe dès f/2. D’ailleurs, pour preuve que l’objectif est bien né, il n’y a quasiment pas de différence de vignettage entre le fichier JPEG (corrigé par le boîtier) et le fichier NEF (brut et non corrigé), ce qui témoigne du bon travail des ingénieurs opticiens coréens.

Performances optiques : déformation et distorsion

La bonne nouvelle avec un 85 mm est que les probabilités qu’il déforme sont assez faibles, voire nulles. À moins que ce ne soit un très mauvais objectif, ce qui n’est pas du tout le cas du Samyang qui sait rester droit dans ses bottes et dans ses lignes.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.600 ème de sec. – f/4 – ISO 100

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/100 ème de sec. – f/5.6 – ISO 100

Rendu optique : profondeur de champ

Focale longue, ouverture généreuse, diaphragme à 9 lamelles, adapté aux capteurs 24 x 36 mm : le Samyang AF 85 mm f/1,4 F a tout ce qu’il faut pour satisfaire les amateurs de courtes profondeurs de champ et de bokeh généreux.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Il faut, à ce dernier sujet, le féliciter d’avoir un comportement plus allemand que japonais, comprendre par là que les transitions du net vers le flou se montrent très progressives, ce qui confère une certaine rondeur et du naturel à l’image. Le flou d’arrière plan en lui-même se montre très fondu, sans agressivité ni contraste exagéré, ce qui renforce le statut de portraitiste de l’objectif.

Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez un 85 mm f/1,4 à moins de 1000 euros pour votre reflex Nikon FX,
  • vous souhaitez un 85 mm f/1,4 léger et compact,
  • vous souhaitez gagner légèrement en luminosité par rapport à un 85 mm f/1,8 (ou f/2),
  • vous êtes adepte des portraits à la fois pleins de caractère et de douceur,
  • vous souhaitez compléter un 35 ou un 50 mm f/1,4 (voire f/1,8).

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/640 ème de sec. – f/1.4 – ISO 2.500

Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F va moins vous intéresser si :

  • vous exigez un autofocus vif et précis,
  • vous exigez une bague de mise au point manuelle précise,
  • vous possédez déjà un 85 mm f/1,8 autofocus.

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion :

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang AF 85 mm f/1,4 F : ma conclusion

Deuxième objectif autofocus de Samyang à destination des reflex 24 x 36 mm, cet AF 85 mm f/1,4 F confirme dès les premières images qu’il a été conçu pour un exercice particulier : le portrait. À emmener partout grâce à sa légèreté et sa compacité, proposant une très bonne qualité d’image tout en offrant un rendu doux et personnel, il a tout pour devenir la nouvelle coqueluche des nikonistes portraitistes et saura également se prêter au jeu de la photographie de rue.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Seule ombre au tableau, sa mise au point, que ce soit en mode manuel ou en mode automatique, dont le manque de précision et de vivacité pourra vous faire échapper quelques instants décisifs et fuyants. Mais cela provient moins d’un défaut propre que d’un contexte technologique dans lequel de nombreux concurrents excellent dans l’exercice.

Au demeurant, Samyang confirme son statut d’opticien tiers qu’il ne faut pas négliger car tout à fait capable de faire jeu égal avec Sigma et Tamron. Et cela en conservant la philosophie de la marque et un charme qui lui est propre, là où les concurrents ont tendance à sacrifier leur singularité sur l’autel de l’efficacité.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.600 ème de sec. – f/1.8 – ISO 100

Pour les photographes plus sensibles à un regard qu’aux performances techniques tonitruantes, la proposition coréenne doit être très sérieusement considérée lorsqu’il faudra s’équiper d’un 85 mm lumineux. Et en plus, il est quasiment deux fois moins chers que la concurrence, histoire de bien enfoncer le clou.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …


Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : le roi du bokeh ?

Nikon annonce l’arrivée d’une nouvelle optique dans la gamme Nikon Z, le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S.

Cet objectif devrait ravir les amateurs de portrait avec son bokeh particulièrement agréable selon la marque, et vient compléter la gamme de focales fixes à ouverture f/1.8 conçue exclusivement pour les hybrides plein format Nikon Z.

MàJ : le test du NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S est disponible.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Les 85 mm f/1.8 pour Nikon chez Miss Numerique

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : présentation

Les deux hybrides plein format Nikon disponibles à ce jour ne sont plus vraiment remis en cause par les premiers utilisateurs (le firmware 2.0 a beaucoup aidé). La gamme d’objectifs dédiés à cette nouvelle monture Z pêche par contre encore par manque de références à l’inverse de la gamme Nikon F pour reflex qui compte plus de 90 objectifs au catalogue et au moins autant dans les déclinaisons précédentes.

La bague Nikon FTZ qui permet d’associer les objectifs Nikkor F aux hybrides Nikon Z élargit le champ des possibles mais elle apporte quelques désagréments : longueur totale supérieure, temps de mise en route plus long, poids supérieur, coût (comptez 300 euros au tarif normal ou 150 euros en kit avec un boîtier).

Il est donc critique pour Nikon de proposer aussi vite que possible de nouveaux objectifs Nikkor Z et d’offrir aux utilisateurs des combinaisons « Z natives » plus nombreuses. Ce que la marque s’emploie à faire puisqu’elle respecte la roadmap objectifs publiée en fin d’année 2018 qui annonce les nouveaux modèles à venir d’ici à 2021.

En matière de zooms, c’est le Nikkor Z 70-200 mm f2.8 S qui est attendu par les amateurs de téléobjectifs, tandis qu’au rayon focales fixes le duo 35 mm / 50 mm ne demande qu’à être complété d’une belle optique à portrait.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

C’est désormais chose faite puisque Nikon annonce l’arrivée début septembre 2019 du nouveau Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Le duo devient triplette et pouvoir disposer des trois 35 mm, 50 mm et 85 mm dans votre besace devrait vous aider à couvrir la plupart de vos besoins.

Pour ceux d’entre vous qui restent insatisfaits, souvenez-vous qu’il existe déjà 4 zooms Nikkor Z couvrant la plage focale de 14 mm à 70 mm, ouvrant à f/4 comme à f/2.8, de quoi faire quelques photos.

Vers une cohérence de gamme

Il ne fait nul doute que ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S va être comparé à l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G, son alter ego dans la gamme reflex depuis 2012. Proposé à 529 euros prix catalogue, ce 85 mm a déjà fait le bonheur des portraitistes ne souhaitant pas dépenser près de 1600 euros pour disposer de la version f/1.4. Equiper de la bague FTZ votre AF-S 85 mm f/1.8G afin de le monter sur votre hybride serait une solution très confortable : pas de coût supplémentaire, réutilisation de votre investissement, résultats connus.

Oui mais …

Nikon ne saurait se contenter de cette solution et a conçu une optique pensée pour la monture Z. Cette monture de grand diamètre favorise la qualité d’image puisqu’elle permet aux opticiens de concevoir des objectifs grâce auxquels le trajet des rayons lumineux vers le capteur est bien plus favorable qu’avec la monture F de diamètre plus réduit (voir le comparatif des 24-70 mm f/2.8 par exemple).

Le nouveau Nikkor Z 85 mm f/1.8 S se devait donc de relever le défi de la performance, et en attendant de pouvoir vérifier sur le terrain si le résultat est à la hauteur de vos attentes, il nous faut nous contenter de la fiche technique, et des précédents tests des Nikkor Z 35 mm f/1.8 S et Nikkor Z 50 mm f/1.8 S.

Pourquoi ces deux-là ? Parce que le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S est pensé pour offrir une cohérence de gamme, des résultats proches en termes de colorimétrie et de qualité d’image et parce que c’est déjà le cas entre le 35 mm et le 50 mm et qu’il n’y a aucune raison de penser que le 85 mm va déroger à cette règle.

Construction et caractéristiques techniques

Le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S reprend la présentation sobre des optiques Nikkor Z, ainsi que la construction qui en fait des optiques tous temps aptes à affronter tous les terrains.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Avec 470 grammes, ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S s’avère plus lourd que l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G (350 gr.) mais pensez qu’il vous faudra adjoindre à ce dernier la bague FTZ et ses 135 grammes, soit … 15 grammes de plus que le seul Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Bien joué Nikon.

Vous appréciez la bague personnalisable des précédentes optiques Z ? Vous la retrouverez sur ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Pour rappel, cette bague vous permet d’associer à sa rotation un des nombreux réglages de prise de vue, comme le choix de l’ouverture (nostalgiques des bagues de diaph, c’est pour vous !) ou le réglage de compensation d’exposition (bien plus rapide que l’utilisation du contrôle habituel). Les vidéastes apprécient cette bague pour le contrôle de l’ouverture qu’elle permet, sans émettre le moindre bruit, en cours de tournage.

La mise au point autofocus est assurée par le système AF multi groupes Nikon. Celui-ci met en oeuvre plusieurs groupes de lentilles qui se déplacent séparément afin d’optimiser la précision et la rapidité de la mise au point, quelle que soit la distance de mise au point. Notez au passage, si vous ne l’aviez pas encore fait, que les problèmes de back et front focus disparaissent avec les appareils photo hybrides puisque le système de mise au point diffère, un plus pour les utilisateurs d’optiques compatibles dont le calage de l’AF n’est pas toujours exemplaire sur les reflex.

La formule optique de ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S fait appel à 12 éléments répartis en 8 groupes, dont deux lentilles en verre ED. Cette formule est à comparer à celle de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G qui comporte 9 lentilles en 9 groupes. Si l’ouverture maximale est de f/1.8 l’ouverture minimale est de f/16 tout comme sur le modèle AF-S.

La distance minimale de mise au point est de 80 cm, soit la même que celle de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G.

Le diaphragme, parce que les amateurs de bokeh attendent cette info, comporte 9 lamelles, soit deux de plus que la version AF-S.

Parlons-en du bokeh, justement, puisque c’est LE critère mis en avant par Nikon lors de la présentation de cette optique. Nikon n’a pas peur des mots en annonçant que ce bokeh là est « exceptionnel » : les effets de bord aux reflets colorés verts visibles sur certaines images en arrière-plan (les ronds du bokeh, pour le dire autrement)  auraient disparus, laissant place à de magnifiques ronds sans aucune frange. Le piqué de l’image serait lui-aussi « exceptionnel » sur tout le cadre (rappelez-vous que la monture Z permet de diminuer les défauts en périphérie de l’image),  et les images fantômes (flare) réduites à néant grâce au traitement nanocristal (absent sur la version AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G).

Exemples de photos

En attendant les photos réalisées lors du test du Nikkor Z 85 mm f/1.8 S à venir, voici les photos diffusées par Nikon et disponibles en pleine définition sur le site Nikon.

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/2.000 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/8.000 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/6.400 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/6.400 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 500 – 1/500 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/8.000 ème sec – f/5.6

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/1.000 ème sec – f/1.8

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : disponibilité et tarif

Annoncé fin juillet 2019, le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S sera disponible dès septembre au tarif public de 899 euros.

Pour mémoire, l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G se trouve à 499 euros environ et valait 529 euros lors de sa sortie début 2012. L’autre 85 mm f/1.8 compatible avec les Nikon Z grâce à la bague FTZ est le Tamron SP 85 mm f/1.8 Di VC vendu lui 729 euros (999 euros à sa sortie) et disposant de la stabilisation.

Si le tarif vous rebute et que, non content de l’ouverture f/1.8 vous préférez un 85 mm f/1.4, il vous reste une alternative avec le Samyang MF 85 mm f/1.4 Z qui ne vous coûtera que 399 euros mais ne dispose pas de l’autofocus et s’avère être l’objectif pour reflex incluant la bague FTZ (ce qui le rend Z natif) sans autre optimisation des performances. On ne peut pas tout avoir…

Source : Nikon France

Les 85 mm f/1.8 pour Nikon chez Miss Numerique


Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, le zoom des portraitistes ?

Tamron annonce le nouveau Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di OSD VC, un zoom pour reflex plein format Nikon et Canon pré-annoncé lors du récent CP+ au Japon.

Ce zoom, présenté par la marque comme l’outil idéal pour les portraitistes, peut-il revendiquer ce titre ? Revue de détails.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Tous les zooms Tamron chez Miss Numerique

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, présentation

La gamme Tamron d’optiques pour reflex se renforce de mois en mois en attendant que l’opticien indépendant veuille se pencher sur le cas des hybrides Nikon.

Auparavant spécialiste des zooms à tout faire entrée de gamme, Tamron a désormais acquis ses lettres de noblesse avec des objectifs de bien meilleure qualité, qu’il s’agisse de la qualité d’image comme de la construction.

Les zooms sont les objectifs les plus diffusés par Tamron, bien que la série d’optiques à focale fixe n’ait pas à rougir. Mais le marché de la photographie étant ce qu’il est, de nombreux amateurs préfèrent les zooms qui évitent de changer d’objectif en cours de journée et, surtout, leur permettent de penser « je peux tout faire parce que j’ai un zoom polyvalent« .

Tamron l’a bien compris qui multiplie les références, et ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est un parfait exemple de ce qu’un opticien indépendant peut proposer : un zoom spécialisé polyvalent, ici à destination des portraitistes.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Pourquoi les portraitistes ? Tamron part du principe que le portrait suppose l’utilisation de plusieurs focales, et donc de plusieurs objectifs à focale fixe. Ce zoom peut remplacer ces objectifs avec :

  • la focale de 85 mm, une des focales favorites des portraitistes (voir pourquoi),
  • les courtes focales pour le portrait en plan large (35 mm),
  • les plus longues focales pour le portrait en plan serré (150 mm).

Cette plage de focale est en effet plus intéressante pour le portrait que celle d’un 24-120 mm par exemple, dont la position 24 mm déforme et dont la position 120 mm peut s’avérer un peu courte.

Toutefois les optiques à portrait ont aussi des ouvertures maximales importantes, f/1.8 ou f/1.4 pour les meilleures comme le Nikon AF-S 105mm f/1.4. Avec une ouverture maximale de f/2.8 à 35 mm et de f/4 à 150 mm ce zoom est en retrait face aux meilleures focales fixes, le principe même d’un zoom à large plage focale imposant des contraintes en matière d’ouverture maximale.

Plus qu’en remplacement de focales fixes, ce zoom peut devenir intéressant en remplacement d’un duo 24-70 mm f/2.8 + 70-200 mm f/2.8, deux zooms que les portraitistes apprécient aussi, le second en particulier. Les ouvertures maximales sont alors proches, et le tarif du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, bien que non dévoilé encore au moment de la publication de cette présentation, devrait être bien plus abordable que celui du couple précédemment cité.

Tamron 35 -150 mm + Tamron 17-35 mm

Tamron 35-150 mm à gauche, Tamron 17-35 mm à droite

Notez également que les portraitistes ne seront pas les seuls à apprécier cette plage focale qui convient bien, à la focale 24 mm près, au reportage et à la photo de voyage, dans le pur esprit Tamron « je passe partout ». Pour une complétude parfaite, pensez au zoom Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD !

Performances et caractéristiques du Tamron 35-150 mm

Formule optique

Le test à venir dès que l’optique sera disponible nous en dira plus sur les performances. A la lecture de la fiche technique, notons la mise en oeuvre d’une formule optique associant trois éléments en verre LD (faible dispersion) hautes performances à trois éléments à lentilles asphériques hybrides. Tamron revendique une parfaite adéquation avec les reflex riches en pixels comme le Nikon D850 (45 Mp) ou le Canon EOS 5DS (50 Mp).

Formule optique Tamron 35 -150 mm

la formule optique du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Toujours selon la marque, la formule optique a été calculée pour optimiser les résultats autour de la focale 85 mm, référence une fois de plus aux portraitistes. Le revêtement BBAR (Broad-Brand Anti-Reflection) qui supprime les réflexions internes de la lentille afin de minimiser les traces d’images fantômes et les reflets, complète ces spécifications.

La distance de mise au point minimale est de 0,45 m sur toute la plage focale, vous pourrez sans crainte vous approcher de votre sujet pour un portrait en plan très serré.

Autofocus

Tamron autofocus fonctionnement

la motorisation autofocus à moteur continu OSD Tamron

Tamron nous a habitués à proposer un autofocus rapide, précis et silencieux sur ses dernières générations d’objectifs (comme le 70-200 mm f/2.8 G2). Ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD dispose lui-aussi d’un tel module AF, avec moteur à courant continu OSD (Optimized Silent Drive) par contre, introduit avec le Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD. Cette motorisation OSD réduit le bruit de commande (par rapport aux objectifs équipés d’un moteur à courant continu non OSD) et améliore la précision et la vitesse de mise au point automatique.

Stabilisation

Tamron stabilisation fonctionnement

éclaté du système de stabilisation Tamron VC

Avec un gain annoncé de 5 stops, le système VC Tamron historique est ici amélioré grâce à un processeur indépendant dédié. Cette stabilisation pourra compenser en partie l’ouverture maximale modeste à 150 mm, en vous permettant d’opter pour un temps de pose un peu plus long sans trop risquer le flou de bougé.

Diaphragme

Le mécanisme de diaphragme de cet objectif met en oeuvre 9 lames. Tamron précise que le diaphragme reste presque parfaitement circulaire jusqu’à deux crans à partir de l’ouverture maximale.

Tamron diaphragme fonctionnement

le diaphragme à 9 lames du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Construction et finition

Voici un autre point que Tamron a bien compris : la qualité de finition est au moins aussi importante que la qualité d’image lorsque vous choisissez un objectif. Le look de l’objectif est un autre point auquel le photographe amateur tient, car n’oublions pas que la photographie est une passion pour beaucoup et qu’utiliser une optique que l’on aime regarder est important.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm avec son pare-soleil

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD reprend le design de la série G2, sobre et plutôt élégant. En matière de construction, il dispose de joints au niveau de la monture d’objectif et aux emplacements critiques. L’infiltration de l’humidité et de la pluie est réduite.

La lentille frontale dispose d’un revêtement au fluor facilitant l’évacuation des gouttes d’eau et des impuretés (graisses, poussières, traces de doigts).

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

les joints de protection du Tamron 35-150 mm

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est bien évidemment compatible avec la console Tamron TAP-in. Celle-ci est désormais quasiment obligatoire, elle vous permet de procéder à la mise à jour du firmware de l’objectif, à la personnalisation des réglages de la stabilisation et des commandes. C’est cette console qui permet de mettre à jour un objectif Tamron pour le rendre compatible avec les hybrides Nikon Z 6 et Z 7 (lorsque c’est possible, voir ici).

Disponibilité et tarif

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD sera disponible le 23 Mai 2019 en monture Nikon et le 20 Juin 2019 en monture Canon.

Le tarif n’est pas communiqué au moment de la publication de cet article, une habitude qu’ont pris les opticiens indépendants, et qui leur permet probablement de sentir les réactions du marché avant d’annoncer les tarifs finaux. La démarche se comprend, toutefois elle n’aide pas à l’analyse et aux recommandations préalables, ce qui est dommage.

Premier avis sur ce Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Tamron poursuit sur sa lancée : proposer des objectifs compatibles dont la qualité, la construction et les performances sont très proches de celles des marques de boîtiers, pour ne pas dire équivalentes parfois. La série G2 a fait ses preuves, ce nouveau Tamron 35-150 mm ne devrait donc pas décevoir sur ces points.

Reste un positionnement bien particulier qui peut plaire ou non. Pour couvrir l’intégralité d’une plage focale « idéale » il vous faudra compléter ce 35-150 mm d’un 17-35 mm, et de ce fait utiliser deux objectifs. L’argument de l’objectif à tout faire tombe.

Si vous êtes portraitiste, vous risquez de buter sur les ouvertures maximales limitées, et de préférer investir dans un nombre limité de focales fixes (par exemple 85 et 105 mm) plus performantes ouvrant à f/1.8 ou f/1.4. Le tarif reste alors conséquent, et en l’absence de tarif pour ce zoom, difficile d’en dire plus si ce n’est qu’il ne devra pas approcher celui de chaque focale fixe pour rester concurrentiel.

Un 24-120 mm, certes moins adapté au portrait photo, couvre une plage de focales plus intéressante en reportage. Un 70-200 mm f/2.8 est plus attirant pour le portrait en plan serré, et vous êtes nombreux à disposer déjà d’un 35 ou d’un 50 mm à grande ouverture en complément.

Sauf à ce que le tarif de ce Tamron 35-150 mm soit particulièrement attractif, et que ses performances soient exceptionnelles sur toute la plage focale, ce qui est envisageable si l’on en croit les résultats obtenus avec le Tamron 100-400 mm lors du test, il est bien possible que la diffusion de cette optique s’avère plus confidentielle que celles des zooms trans-standard habituels.

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, fiche technique

  • modèle : A043
  • plage focale : 35 – 150 mm
  • ouverture maximale : f/2,8-4
  • angles de vue (diagonale) : 63°26′ – 16°25′ (pour reflex plein format)
  • formule optique : 19 éléments répartis en 14 groupes
  • mise au point rapprochée : 0.45 m  sur toute la plage focale
  • rapport de grossissement : 1 :3.7 (f=150 mm)
  • diamètre de filtre : 77mm
  • diamètre maximum : 84mm
  • longueur : pour Nikon 124.3 mm, pour Canon 126.8 mm
  • poids : pour Nikon 790 g, pour Canon 796 g
  • lamelles d’ouverture : 9 (diaphragme circulaire)
  • ouverture minimale : f/16-22
  • stabilisateur d‘image : 5 stops (norme CIPA)
  • accessoires fournis : pare-soleil et bouchons
  • montures compatibles : Nikon F, Canon EF

Source : Tamron

Tous les zooms Tamron chez Miss Numerique


Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon, autofocus et bokeh à la clef

Samyang annonce l’arrivée d’un nouvel objectif à mise au point autofocus compatible avec les reflex Nikon, le Samyang AF 85 mm f/1.4 F. La gamme Samyang compte désormais deux optiques AF pour Nikon, voici les quelques informations disponibles à ce jour en attendant un prochain test.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique

Samyang AF 85 mm f/1.4 F : autofocus et bokeh

Samyang propose depuis de longues années des optiques à mise au point manuelle pour plusieurs marques d’appareils photo dont Nikon. Ces optiques, appréciées pour leur construction et leur tarif attractif, ont gagné en qualité d’années en années et concurrencent désormais les objectifs des marques et opticiens indépendants comme Tamron, Tokina ou Sigma. Les tarifs ont augmenté en proportion mais n’atteignent pas encore, loin s’en faut, ceux des marques et opticiens indépendants les plus connus.

Les premières générations d’objectifs Samyang en monture F sont compatibles avec les reflex Nikon, mais pas avec leur module autofocus, ce qui freine encore les photographes désireux d’utiliser la mise au point automatique. Samyang, à l’écoute du marché, a donc lancé l’étude d’objectifs autofocus et le premier modèle est arrivé mi-2018, il s’agit du Samyang AF 14 mm f/2.8 F (voir le test complet).

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le nouveau Samyang AF 85 mm f/1.4 F est le second modèle de la gamme à bénéficier de l’autofocus. En attendant de pouvoir tester cette nouvelle optique, voici les caractéristiques annoncées par la marque.

Le module autofocus est du type Dual type LSM (Linear Supersonic Motor), assurant une mise au point rapide et précise selon la marque. Un commutateur AM/MF placé sur le fût de l’objectif permet de désactiver l’autofocus au besoin.

La formule optique comprend 9 éléments répartis en 7 groupes, dont une lentille asphérique. La distance minimale de mise au point et fixée à 0,9 m tandis que le diamètre de filtre est de 77 mm. Le bokeh est annoncé comme superlatif grâce au diaphragme à 9 lames et ouverture circulaire.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le revêtement des lentilles est du type Samyang Ultra Multi Coating, comme chez les autres opticiens ce traitement diminue l’effet de flare et les images fantômes. Samyang annonce une protection contre la poussière, la pluie et la neige grâce à plusieurs joints d’étanchéité.

Des photos avec le Samyang AF 85 mm f/1.4 pour Nikon

Samyang 85 mm Francesca Dani

Nikon D810 – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 250 – f/1.4 – 1/640 sec.
Photo (C) Francesca Dani

Samyang 85 mm Francesca Dani

Nikon D810 – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 50 – f/1.4 – 1/3200 sec.
Photo (C) Francesca Dani

Samyang 85 mm Peter Adam

Nikon D810A – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 200 – f/2 – 1/1000 sec.
Photo (C) Peter Adam

Dimensions et tarif

Avec un poids de 480 grammes pour 7,45 cm de long, ce Samyang AF possède des mensurations dans la moyenne basse pour un 85 mm puisque le Nikon AF-S 85 mm f/1.4 G mesure 8,6 cm et pèse 595 grammes.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le tarif est lui-aussi en faveur du Samyang, et de loin, puisqu’il vous en coûtera 699 euros pour l’acquérir tandis que le Nikon équivalent est facturé 1599 euros (voir ici par exemple) et le Sigma 1099 euros (voir ici).

Difficile de se prononcer sur les performances de cette optique encore, mais il y a fort à parier qu’elle soit suffisamment performante pour satisfaire les photographes qui ne peuvent justifier l’investissement dans un 85 mm f/1.4 Nikon ou Sigma mais souhaitent bénéficier néanmoins des avantages de la grande ouverture f/1.4 pour le portrait par exemple. Sans égaler les performances du 85 mm Nikon, la version manuelle de ce 85 mm f/1.4 ne déçoit pas quant à elle depuis sa sortie.

Source: Samyang

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés