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Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : le grand angle hybride repousse-t-il les limites ?

Dernière focale fixe arrivée dans la gamme Nikon hybride, le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S adresse les besoins des photographes désireux de cadrer très large, qu’il s’agisse de reportage ou de photo de paysage. Après avoir passé au crible toutes les autres focales fixes pour les hybrides Nikon, voici le test NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S, de quoi savoir si cet objectif peut vous correspondre et quelles sont ses qualités.

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S

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Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : introduction

Cela ne va jamais assez vite. Nous aimerions tous avoir une gamme d’objectifs Nikon pour hybrides aussi complète que l’est celle des objectifs pour reflex. Entre la pandémie, les sous-traitants qui font défaut et les manques de composants, difficile pour les marques de sortir leurs nouveaux modèles en temps et en heure. Nikon a quand même bien complété la gamme NIKKOR Z depuis son lancement en 2018, puisque ce 20 mm f/1.8 S est le neuvième objectif à focale fixe pour hybrides (complétant les 9 zooms existants).

Du côté des courtes focales, ce NIKKOR 20 mm f/1.8 S rejoint les 24 mm, 35 mm, 50 mm, 58 mm et 85 mm. Cette focale de 20 mm cadre très large, et comme tous les objectifs grand angle, elle était attendue puisque la grande monture Z est censée favoriser les courtes focales en matière de qualité d’image.

Il existe toujours dans la gamme le Nikon AF-S NIKKOR 20 mm f/1.8G ED, il date de 2014 et bien qu’il reste très correct sur un reflex, il présente quelques faiblesses en périphérie d’image qui n’en font pas le meilleur grand angle pour hybrides.

Reste à savoir si un grand angle dédié Nikon Z, de même ouverture, vendu près de 350 euros plus cher (tarif juin 2021) présente un quelconque intérêt ? N’oublions pas les deux alternatives Z natives que sont les zooms NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S et NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S.

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S

Le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S sur Nikon Z 6II

Présentation et contexte

J’ai longtemps considéré que la focale 20 mm cadrait trop large pour moi. Adepte du 24 mm, puis du 35 mm, je reste prudent avec le 20 mm qui, certes, autorise des cadrages atypiques, mais apporte très vite son lot de complications. Distorsion en périphérie de l’image, fuite des perspectives, déformation des sujets très (trop) proches, c’est une focale à manier avec précaution. Mes expériences précédentes avec le Nikon 20 mm AF-S comme le 20 mm Voigtlander Color Skopar, tous les deux sur reflex, ne m’ont pas emballé.

Dès la réception de cette optique pour ce test NIKKOR Z 20 mm f/1. 8S, sur le Nikon Z 6II, j’ai donc pris soin de laisser de côté mes appréhensions et de voir ce que ce 20 mm savait faire pour moi.

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S

Les déformations en grand angle, parlons-en. Elles sont liées au diamètre de la monture en bonne partie. Sur un reflex, la monture F doit composer avec un capteur caché au fond de la cage reflex. Sur un hybride, le très grand diamètre de la monture Z et le positionnement du capteur à proximité de la lentille arrière de l’objectif changent la donne.

Avantage à l’hybride sans discussion possible, c’est de l’optique élémentaire. C’est aussi ce qui ressort des précédents tests de courtes focales, la gamme NIKKOR Z excelle grâce à sa monture.

Histoire d’enfoncer le clou, Nikon a doté son NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S d’une formule optique à 14 lentilles réparties en 11 groupes (12 « seulement » sur l’excellent NIKKOR Z 24 mm), dont 3 lentilles en verre ED et 3 lentilles asphériques. N’oublions pas les lentilles bénéficiant du traitement nanocristal. Tout est en place pour limiter les aberrations géométriques et chromatiques et les images fantômes (l’effet de flare).

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/2.500 sec. – f/4 – ISO 100

L’AF-S NIKKOR 20 mm f/1,8G ED, lui, ne compte « que » 13 lentilles, mais toujours 2 asphériques et 2 ED. Même distance minimale de mise au point entre les deux, 20 cm, avantage au NIKKOR Z avec son diaphragme à 9 lames contre 7 à l’AF-S, je vous en parle plus bas.

Tout comme ses frères de gamme, le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S joue de l’embonpoint, avec 505 grammes contre 355 pour l’AF-S. Il mesure 108,5 mm contre 80.5 mm pour l’AF-S avec un diamètre de 84,5 mm contre 80,5 mm.

Vous l’avez compris, ce NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S tient bien en mains, n’allez toutefois pas trop vite dans vos conclusions (« c’est trop gros ! »), un 20 mm qui tient en main avec un capteur stabilisé, ça a quelques avantages.

À qui se destine ce 20 mm f/1,8 ?

Vous appréciez le grand angle ? Vous avez le choix dans la gamme NIKKOR Z entre ce 20 mm, le 24 mm, et les deux zooms cités plus haut. L’avantage va aux focales fixes pour l’ouverture maximale, f/1.8 contre f/2.8 ou f/4 pour les zooms.

Bien qu’un grand angle s’accommode plutôt bien d’une ouverture maximale à f/2.8 ou f/4 (la courte focale favorise la profondeur de champ), ouvrir à f/1.8 c’est gagner en sensibilité quand la lumière manque, 3.200 ISO au lieu de 12.800 ISO par exemple.

Même à 20 mm, la grande ouverture f/1.8 permet de gérer un joli flou d’arrière-plan, ce qui n’est pas pour me déplaire en photo de paysage.

Lors de ce test NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S, je me suis surpris à l’utiliser en pleine lumière à pleine ouverture, pour séparer premier plan et arrière-plan, en étant très proche du premier plan, ce que ne permet pas aussi bien le 24 mm, ces 4 mm là sont importants.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/500 sec. – f/4 – ISO 320

Qualité de construction

Je ne serai pas très original en disant que ce NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S est construit comme … les autres NIKKOR Z. La présentation est la même, un fût noir, très sobre, une bague très large, des joints d’étanchéité partout où c’est possible, c’est du sérieux comme Nikon sait le faire. Amateurs de fantaisie en matière de design, passez votre chemin.

Rappelons que la bague est multifonction, elle peut servir à régler la mise au point comme l’ouverture, la correction d’exposition ou n’importe lequel des réglages accessibles dans le menu du boîtier. J’ai opté pour la correction d’exposition depuis que j’utilise un Nikon Z, c’est rapide et précis.

Les filtres compatibles doivent mesurer 77 mm de diamètre, comme sur la version AF-S. Le système de fixation du pare-soleil (livré) est sans reproche, il sera utile dès que vous photographiez avec une lumière latérale importante.

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Lors de ce test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S, j’ai eu maintes fois l’occasion de vérifier que cette focale fixe se comporte de l’exacte même façon que ses camarades de la gamme Z. Une main sous l’objectif, deux doigts pour tourner la bague (sans butée), c’est précis rapide et fiable. Si vous utilisez déjà une autre focale fixe NIKKOR Z, vous en arriverez à les confondre tant elles sont semblables à tous points de vue (à la focale près …). Seul le monstrueux NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S demande plus de soin, le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S demande lui un dos musclé, mais sa prise en main est semblable à celle des f/1.8.

Photo d'église en intérieur Nikon Z

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/4 sec. – f/10 – ISO 3.200

La stabilisation du capteur autorise des temps de pose de l’ordre de 1/4 sec. de seconde, la longueur de l’objectif permet de bien le stabiliser aussi, l’ensemble s’avère très joueur en basse lumière.

Et l’autofocus ? Je l’ai trouvé aussi rapide et précis que sur les autres NIKKOR Z, il demande la prudence habituelle en grand angle, savoir choisir avec soin la zone sur laquelle vous faites la mise au point, les grandes zones peu contrastées (ciel, premier plan) pouvant tromper l’autofocus en mode AF automatique.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/500 sec. – f/8 – ISO 180

Performances optiques : pique, homogénéité et flare

A pleine ouverture f/1.8, le centre comme la périphérie de l’image sont déjà très bons, comme l’est le 24 mm. A f/2,8 l’ensemble est étonnant de précision, sans distorsion visible et à partir de f/5 c’est exceptionnel y compris en périphérie. Ce 20 mm f/1.8 rejoint le 24 mm f/1.8 dans le clan des grand angles très performants, dès la pleine ouverture, un réel atout en basse lumière. La concurrence (qui tarde à venir) n’a qu’à bien se tenir.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/500 sec. – f/5.6 – ISO 360 

Le  flare et les contre-jours sont en bonne partie éliminés grâce au traitement nanocristal, vous pourrez toutefois en jouer pour produire des images atypiques, c’est aussi l’intérêt de ce 20 mm.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/500 sec. – f/16 – ISO 3.200

Test NIKKOR Z 20 mm, performances optiques : déformation et distorsion

Un grand angle ça déforme les images, coussin, barillet, tout ça … Sauf que … Pas celui-ci. J’ai fait un reportage sur un chantier avec, et me suis amusé à jouer avec certaines grilles pour réaliser que c’est bon, très bon même quand il s’agit de restituer des images exemptes de toute déformation.

Ce NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S est parfaitement corrigé, tout est droit. Le seul problème, comme avec le 24 mm, c’est vous. A 20 mm l’horizon a très vite fait de pencher, et vous ne le verrez pas forcément dans le viseur. Soyez très délicat avec le déclencheur, un appui trop important fait souvent pencher la photo.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/500 sec. – f/16 – ISO 640

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Je ne m’attarde pas sur le rendu des couleurs, les Picture Control Nikon le définissent, et ce 20 mm se comporte comme les autres NIKKOR Z. C’est neutre. Presque trop d’ailleurs si vous cherchez des optiques au caractère plus affirmé. Les adeptes du paysage et de l’architecture apprécieront cette neutralité par contre, la base de travail en RAW est excellente.

Reste la question des aberrations chromatiques. J’avoue avoir du vérifier à plusieurs reprises. Avec, sans, JPG, RAW, le verdict est le même dans chaque cas : je cherche toujours les aberrations chromatiques.

Je ne dis pas que ce 20 mm en est exempt, dans l’absolu aucun objectif ne l’est, mais il vous faudra chercher l’exemple qui vous prouve le contraire pour voir ces aberrations. Si vous photographiez plutôt que de jouer avec un banc optique, vous ne verrez rien.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/500 sec. – f/11 – ISO 1.100

Je vous rappelle que les corrections des aberrations chromatiques sont faites par le boîtier avec les Nikon Z,  et s’avèrent la plupart du temps meilleures que celles que vous obtenez en traitement manuel dans votre logiciel favori. Gagnez du temps, laissez faire le boîtier.

Finissons par le vignettage. Il est bien visible à f/1.8 et disparait à partir de f/4. Une précision toutefois : la correction du vignettage est portée par le fichier sur les Nikon Z. Si vous faites du JPG vous n’avez pas à vous en soucier, les photos sont corrigées. Si vous faites du RAW, votre logiciel doit savoir lire les profils du boîtier sans quoi vous verrez le vignettage et devrez le corriger. Nikon NX Studio sait lire les profils, Lightroom aussi, vérifiez si votre logiciel sait le faire avant de corriger ce défaut manuellement.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/3.200 sec. – f/1.8 – ISO 100

Rendu optique : profondeur de champ

Le bokeh sur un 20 mm ? Tu parles …  Justement, parlons-en, car le diaphragme circulaire à 9 lames de ce NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S fait très bien le travail qu’on lui demande. C’est subjectif, mais je trouve le flou d’arrière plan doux, sobre, progressif, et au final très agréable. Je me suis surpris à jouer plus que de coutume avec la pleine ouverture pour cette raison.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/5.000 sec. – f/1.8 – ISO 100

Test NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S: à qui s’adresse cet objectif ?

Le NIKKOR  Z 20 mm f/1,8 S peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez un 20 mm plus lumineux que les zooms grand angle,
  • vous cherchez un grand angle très bien corrigé pour du reportage, de l’architecture et du paysage,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 35 ou 50 mm f/1,8 S,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ,
  • vous souhaitez un équivalent 30 mm f/1,8 pour votre Nikon Z APS-C.

Le NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un grand angle compact (préférez alors le zoom 14-30 mm),
  • vous espérez une version f/1,4 (qui n’est pas prévue).

Toutes les photos de ce test sont en pleine définition sur le compte Flickr Nikon Passion, cliquez sur la photo ci-dessous :

Test NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/250 sec. – f/1.8 – ISO 100

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : ma conclusion

Les focales fixes NIKKOR Z de la série S sont encombrantes, lourdes et chères ? Oui, mais leurs prestations sont largement supérieures à celles des objectifs en monture F, qu’il s’agisse des Nikon comme des Sigma ou des Tamron.

Ce test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S confirme que ce grand angle propose un niveau de performances jamais atteint dans la gamme F, en ligne avec les performances des autres NIKKOR Z fixes. De plus son rendu « NIKKOR Z  » en fera le compagnon idéal des 24, 35, 50 et 85 mm, les photos faites avec l’un ou l’autre ne jureront pas dans une série.

Ce NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S vous offre la possibilité de photographier en grand angle en basse lumière, il complètera ainsi votre zoom 14-30, 14-24 ou même 24-70 mm. Le très angle de champ vous donnera au passage des perspectives attirantes.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

Test NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S : 1/500 sec. – f/5 – ISO 200

Sur un Nikon Z à capteur APS-C , ce NIKKOR Z 20 mm f/1,8 S devient un équivalent 30 mm. L’objectif reste par contre imposant sur un hybride Nikon APS-C, c’est à considérer au moment de l’achat.

En savoir plus sur la gamme Nikon NIKKOR Z sur le site Nikon.

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Photos de concerts Metal, l’encyclopédie par Bertrand Alary et Jean-Pierre Sabouret

Bertrand Alary est photographe de concert. Les concerts de rock, hard-rock. Il vous propose un livre de photos de concerts metal, véritable encyclopédie présentant la plupart des groupes de metal existant ou ayant existé, qu’il a photographié pendant près de 40 ans d’activité.

Ce livre est un monument de la musique metal, pour faire ou parfaire votre connaissance de ce milieu musical, grâce aux photos de Bertrand Alary et aux textes de Jean-Pierre Sabouret (Hard Rock Magazine, Boulevard des clips, Rock n’hard).

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Photos de concerts METAL, 40 ans de musique puissante : présentation

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans … ni Internet, ni streaming, ni smartphone, mais des vinyles, des K7 audio et des magazines. Enfer Magazine, Metal Attack, Hard Rock, Hard Force, Hard’n Heavy, Rock Hard, Kerrang !, Raw, Metal hammer … ça y est, vous y êtes ?

Ces magazines sont ceux pour lesquels Bertrand Alary a photographié plus de 3.000 concerts pendant près de 40 ans de carrière. Une époque qui aimait les photographes de concerts, qui leur laissait le droit de photographier la scène, backstage, les fans, l’avant et l’après, et non les quelques premières minutes de concerts désormais verrouillés par les maisons de disques ou tourneurs.

Il est loin ce temps-là, mais la musique, elle, est toujours là. Et surtout les photos.

Parce que le Metal, le hard Rock, le Rock, ce sont autant les artistes que leur musique, et si vous pouvez aujourd’hui écouter leur musique avec votre smartphone en streaming, les artistes eux, vous ne pouvez plus les voir ou si peu. Il y a bien le web et Instagram, mais une photographie de qualité, bien imprimée, avouez que c’est quand même autre chose. Tenir entre vos mains un beau livre de photographies, c’est autre chose que tenir votre smartphone non ?

Photos de concerts Metal, l’encyclopédie par Bertrand Alary et Jean-Pierre Sabouret

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Dans ce beau et imposant ouvrage, vous allez en voir des photos de vos groupes préférés, des centaines même. Led Zeppelin, Black Sabbath, Deep Purple, les têtes d’affiche bien sûr, mais quelques centaines d’autres aussi.

Ce livre a un autre objectif que vous montrer des photos de concerts de metal. Il vous raconte l’histoire de tous ces groupes, leurs origines, des anecdotes sur les artistes, l’origine de certaines photos. C’est une encyclopédie autant qu’un beau lire de photographie.

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Plus de 310 pages de concerts de metal, de photos de scènes, de musiciens sur scène ou backstage, de cheveux longs et de barbes épaisses, de plaisir à l’état pur. Les mots de Pierre Sabouret accompagnent chaque photo, ils complètent les images de Bertrand Alary pour constituer une encyclopédie visuelle de la musique metal et ça fait drôlement du bien de la parcourir. J’en ai ressorti mes playlists rock à défaut de K7 !

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Comment faire des photos de concert, le récit de Bertrand Alary

Des conseils de pro, des astuces, comment le métier de photographe de concert a évolué, des anecdotes sur le choix des photos pour le livre, un échange passionnant avec Bertrand Alary :

https://youtu.be/pvoIk0JTNlI

Mon avis sur Metal, 40 ans de musique metal et rock

Vous pouvez apprendre la photo en parcourant des livres didactiques (voir « Comment faire des photos de concert« ). Vous pouvez aussi aller voir des expos ou surfer sur le web. Mais en matière de photographie, rien ne remplace le livre. Le beau, qui prend un sujet par le corps et le traite de A comme Aaron Lee à Z comme ZZ Top.

Vous pouvez aussi simplement apprécier la musique metal, le hard rock, le rock et prendre plaisir à feuilleter un livre sur le sujet.

Quelle que soit votre envie, cet ouvrage vous apportera bien du plaisir. La qualité des photos et des textes, de l’impression, de la reliure est certaine. C’est un monument, proposé au tarif tellement abordable de 34,95 euros qu’il serait criminel de vous en passer si vous êtes fan de rock !

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Peur de faire des photos : pourquoi elle vous bloque et comment la dépasser

La peur de faire des photos est un blocage psychologique qui touche la majorité des photographes débutants et amateurs : ils hésitent à déclencher, réduisent leurs tentatives et progressent moins vite. Elle prend plusieurs formes : peur du mauvais réglage, du regard des autres, du sujet ou de la critique. Elle n’a rien à voir avec le matériel ni le talent. Elle disparaît par la pratique répétée, l’acceptation de l’erreur et quelques habitudes simples à mettre en place.

Ca y est, vous êtes pile à l’endroit que vous aviez repéré, la lumière est bonne, votre sujet vous attend, votre appareil photo Nikon Z6III, Z8 ou Z5II bien calé dans les mains… et pourtant quelque chose vous bloque. Vous déclenchez à peine, du bout du doigt, comme si chaque photo vous faisait prendre un risque. Cette hésitation se répète trop souvent : vous freinez votre progression sans même vous en rendre compte.

J’ai voulu comprendre pourquoi cette peur prend autant de place et comment la dépasser sans vous forcer ni perdre le plaisir de photographier. Je vous partage mon analyse en vidéo, et mes conseils détaillés juste après.

Qu’est-ce que la peur de faire des photos ? C’est une forme d’inhibition comportementale qui pousse le photographe à réduire ou éviter le déclenchement par crainte de l’erreur, du jugement ou de l’échec. Elle n’est pas liée au niveau technique mais à la perception du risque social ou personnel associé à la photo. Elle est courante chez les amateurs, souvent aggravée par une sur-exposition aux images « parfaites » sur les réseaux sociaux.

Peur de faire des photos, pourquoi ?

Vous allez me dire que c’est n’importe quoi, que la peur de faire des photos n’existe pas, que vous n’avez jamais connu cela et que vous vous demandez bien où j’ai trouvé cette idée stupide ?

Je n’ai pas cherché bien loin, il me suffit de lire les messages reçus chaque jour pour réaliser que nombreux sont les photographes débutants et amateurs à avoir peur de faire des photos au quotidien.

Entendons-nous bien, je parle de la peur de mal faire. De se tromper. D’utiliser le mauvais réglage. La peur de rater ses photos. La peur de faire des photos dans la rue, face à des inconnus, c’est un autre sujet (vous pouvez consulter les règles de photo de rue selon les pays ici)

« La peur, c’est dans la tête » entend-on parfois. C’est vrai, la plupart du temps. Surtout en photo.

Réfléchissez, pourquoi avoir peur de faire des photos, lorsqu’il s’agit de tenter différentes solutions, alors que la seule chose qui puisse vous arriver, c’est de rater vos photos. En quoi est-ce si dramatique ? Si vous êtes photographe pro, que vous travaillez sur commande et que vous vendez vos photos, je comprends. Mais si vous êtes amateur, quel est le risque ?

Aucun.

En reconnaissant qu’il n’y a aucun autre enjeu pour vous que de prendre le risque de rater une photo, ce qui n’est même pas une certitude, vous allez vous libérer. Vous adopterez une attitude plus détendue, vous oserez différentes solutions, différents réglages, différentes approches du sujet. C’est ce qui va vous faire progresser.

Peur de vous tromper de matériel

C’est une première erreur. Le matériel photo a une importance, mais quel que soit l’appareil que vous utilisez, il peut faire de bonnes photos. Même votre smartphone le peut, c’est dire … Alors cessez de penser au choix du matériel, et déclenchez.

Que vous ayez un reflex ou un hybride, un APS-C ou un plein format, 24 ou 45 Mp, un boîtier flambant neuf ou déjà bien âgé, peu importe. Tant qu’il peut déclencher et enregistrer des photos, tout va bien.

Peur de vous tromper de réglage

C’est sans doute la peur la plus paralysante : « Et si je ne choisis pas le bon réglage ? ».

Que vous utilisiez un Z6III ou un Z5II, un zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm ou un NIKKOR Z 24-70 mm, cette hésitation vous fait ranger l’appareil. Pourtant, la meilleure façon de progresser est d’appuyer sur le déclencheur, expérimenter… et accepter l’erreur.

Mon meilleur conseil : faites des erreurs ! Ce que vous allez surtout faire, c’est apprendre. Pour progresser en photographie, l’erreur de réglage est un outil d’apprentissage plus efficace que la perfection. Chaque exposition ratée, chaque mise au point manquée, chaque cadrage raté vous livre une information que vous n’auriez pas eue autrement. La règle est simple : plus vous déclenchez, plus vous apprenez. Moins vous déclenchez par peur de vous tromper, plus vous restez au même niveau.

Peur d’affronter votre sujet

C’est une peur commune et logique, car certains sujets sont intimidants. C’est la raison pour laquelle de nombreux amateurs se contentent de photographier la nature, les paysages, car le sujet ne leur fait pas peur. Je n’ai rien contre la photo de paysage, au contraire, mais vous limiter à cette pratique parce que vous avez peur de photographier les gens, c’est dommage. Vous passez à côté de situations enrichissantes, qui peuvent vous apporter beaucoup.

Passez une journée en ville, photographiez la vie et les gens et vous allez très vite mesurer vos progrès. Vous allez prendre confiance, apprendre à déclencher plus vite, à régler votre appareil photo plus vite, à être plus vif. Autant de critères importants pour progresser.

Sachez aussi que la plupart des sujets qui vous font peur n’ont rien d’effrayant. Soyez prudent si vous approchez un animal sauvage parce qu’il peut s’en prendre à vous, mais ce risque est bien plus grand que celui qui consiste à photographier les gens dans la rue (en savoir plus sur les bonnes pratiques en photo de rue).

Exemple concret : lors d’une balade urbaine j’ai demandé à une passante de prendre place sous une arcade. Mon boîtier Z6II était prêt, j’ai déclaré « je prends juste un portrait de vous, vous le méritez ». La conversation a duré 30 s, photo prise, un sourire échangé. Résultat : j’ai osé. Vous pouvez aussi commencer par demander à un collègue photographe d’être sujet, pour prendre confiance.

Peur de montrer vos photos

C’est une crainte souvent citée aussi. Vous n’osez pas montrer vos photos pour deux raisons.

La première, c’est que vous ne savez pas laquelle montrer, et quelle question poser. Or sans question, pas de retour, pas de commentaire, pas d’avis constructif. Ou pas les bons.

La seconde, c’est que vous ne voulez pas recevoir de critiques. C’est la nature humaine. Vous voulez des retours sur vos photos, mais vous ne voulez pas qu’on vous dise qu’elles sont mauvaises.

Le problème ici est double. Vous ne voulez pas recevoir de commentaires négatifs car certains commentateurs sont agressifs, peu respectueux, pas délicats du tout. Plutôt que de vous donner des pistes d’amélioration, d’exprimer un ressenti, ils y vont de leurs affirmations bien souvent non justifiées. Je vous incite à lire ce sujet qui vous en apprendra beaucoup sur la façon de considérer la critique photo.

C’est exactement ce que vit une lectrice qui m’a écrit : une seule mauvaise rencontre dans un parc l’avait cantonnée aux paysages pendant quinze ans. Une expérience négative, et un territoire photographique entier fermé. La peur ne se nourrit pas de la réalité, elle se nourrit du souvenir d’une réalité.

Mais aussi … peur de passer pour un mauvais photographe

Cette peur, vous la ressentez car elle vous frustre. Vous avez dépensé beaucoup d’argent en matériel photo, passé du temps à comparer, tester, utiliser mais vous vous rendez compte que vos photos ne sont pas si attirantes que celles des autres. Alors vous êtes frustré. C’est cette frustration qui se manifeste lorsque vous recevez un avis négatif, que vous postez une photo qui ne reçoit aucun commentaire, ou que vous vous comparez aux autres en étant déçu de vos images.

Cette peur de passer pour un mauvais photographe vous ennuie car vous êtes peut-être considéré comme le photographe de la famille (vous êtes le mieux équipé), ou comme capable de vendre des photos (certains ont le même matériel que vous et le font bien), ou encore comme le référent du club local ou de votre groupe de photographes favori. Alors « mauvais », forcément, ce n’est pas flatteur.

Quand cette peur se transforme en habitude, vous limitez votre territoire photographique. Vous restez dans le même jardin, le même cadrage, la même lumière. Vous ne vous ouvrez pas aux défis (haute sensibilité, portraits, reportage). Or c’est précisément dans l’inconfort que naissent vos meilleures images.

Comment passer outre la peur de faire des photos ?

La première chose à faire est de prendre conscience. Tout s’apprend, la photographie aussi. Les autres ont débuté aussi, et fait des erreurs aussi.

Votre démarche ne peut pas reposer sur le seul matériel, ce sont votre regard et votre intention qui comptent avant tout.

Prendre conscience, enfin, que si l’on vous dit que vos photos ne sont pas bonnes, c’est peut-être vrai. Une remise en question ne fait jamais de mal.

Concrètement, dépasser la peur de faire des photos repose sur trois principes : déclencher tous les jours même brièvement, accepter l’erreur comme étape normale de progression, et s’exposer progressivement à des situations qui vous mettent légèrement mal à l’aise. C’est cette répétition, et non le matériel ou les cours théoriques, qui construit la confiance.

Une fois ces prises de conscience faites, passez à l’acte.

Faites des photos. Tous les jours. Plusieurs fois par jour. Essayez tout, réglages, cadrages, compositions, sujets, soleil, pluie … rien ne doit vous arrêter.

Votre matériel limite vos envies ? Ne vous précipitez pas chez votre revendeur pour en changer, précipitez-vous chez lui pour poser des questions, expliquer vos problèmes, et demander un avis. Il saura vous conseiller s’il connaît son métier. Ils sont nombreux à le connaître.

Et surtout, posez des questions et acceptez les réponses. Même si elles ne vous plaisent pas. Je me suis plusieurs fois entendu répondre que les photos que je venais de montrer étaient quelconques. Je ne remercierai jamais assez ceux qui me l’ont dit car ils m’ont permis de progresser.

réussir vos photos de rue - JC Dichant
Déclencher sans crainte – la dame ne m’a pas vu

8 actions immédiates à mettre en place

Action 1
Fixez-vous un créneau de cinq minutes par jour pour déclencher volontairement, sans chercher à faire une “bonne photo”. Le seul objectif est de débloquer le geste.

Action 2
Choisissez un sujet banal chez vous, faites dix photos d’affilée sans réfléchir, puis regardez-les rapidement. Vous réalisez vite que rien de grave ne se produit.

Action 3
Sortez avec un objectif à focale fixe et imposez-vous une seule contrainte : déclencher dès que vous croisez un sujet qui vous attire, même légèrement. Pas de discussion intérieure.

Action 4
Acceptez d’utiliser un réglage imparfait. L’idée n’est pas d’être précis, mais d’être en mouvement. Même une erreur d’exposition vous fait progresser.

Action 5
Demandez à une personne de votre entourage de poser trente secondes. L’exercice n’a qu’un but : oser diriger un sujet vivant, sans chercher le portrait parfait.

Action 6
Faites une micro-série de trois images sur le même thème : une couleur, une texture, une silhouette. Trois images seulement. Cette contrainte réduit la pression.

Action 7
Choisissez un lieu où vous hésitez d’habitude à sortir votre appareil — une place, une rue un peu passante — et décidez que vous y resterez trois minutes montre en main. C’est court, mais suffisant pour respirer et déclencher.

Action 8
Juste après une séance, notez dans un carnet ce qui vous a fait hésiter. Souvent, écrire noir sur blanc transforme une peur en simple détail. Au passage, cela prépare la séance suivante.

Portrait de rue
Après avoir échangé pendant 10 minutes, il a accepté que je le prenne en photo

En résumé : comment dépasser la peur de faire des photos

  1. Acceptez que rater une photo n’a aucune conséquence réelle pour un amateur.
  2. Déclenchez tous les jours, même 5 minutes, même avec un seul sujet banal.
  3. Choisissez des situations légèrement inconfortables et augmentez progressivement.
  4. Montrez vos photos et posez une question précise pour obtenir un retour utile.
  5. Notez ce qui vous a bloqué après chaque séance.

FAQ : Comprendre et dépasser vos peurs

Pourquoi j’hésite à déclencher même quand la lumière est bonne ?

Cette hésitation est le signe d’une peur du résultat, pas d’un problème technique. Vous attendez d’être sûr du résultat avant d’appuyer. Or en photographie, la certitude vient après le déclenchement, pas avant. La solution : décidez d’appuyer avant de réfléchir, une seule fois, et regardez ensuite.

La peur de rater ses photos disparaît-elle avec l’expérience ?

Elle change de forme. Un débutant a peur du mauvais réglage. Un photographe expérimenté a peur de ne pas être à la hauteur de ce qu’il sait faire. Dans les deux cas, seule la pratique régulière permet de déclencher malgré le doute. Elle ne disparaît pas complètement, elle devient moins décisive.

Quels réglages utiliser pour déclencher sans stress ?

Mode priorité ouverture à f/5,6 ou f/8, ISO automatique, temps de pose minimum 1/250 s. Ce réglage couvre la majorité des situations courantes. Il n’est pas optimal dans tous les cas, mais il vous permet de vous concentrer sur ce qui compte : observer et déclencher.

Comment oser photographier des inconnus dans la rue ?

Commencez par des scènes sans sujets identifiables : une foule floue en arrière-plan, des silhouettes, des reflets. Ensuite, approchez-vous progressivement. Le contact visuel et un léger signe de la tête suffisent souvent. La plupart des gens ne réagissent pas ou réagissent positivement. La peur est presque toujours plus grande que la réalité.

Est-ce que changer de matériel photo peut m’aider à oser plus ?

Non, pas directement. Un appareil plus léger ou plus discret peut réduire la gêne physique, mais il ne règle pas l’inhibition psychologique. Ce qui libère, c’est la répétition, pas le boîtier. Les photographes qui changent de matériel pour « oser plus » recommencent à hésiter avec le nouveau, pour des raisons différentes.


52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos originales

Lorsque vous allez pouvoir voyager à nouveau, quelles photos allez-vous faire ? Tout ce qui vous passe devant les yeux ou des thèmes bien précis ? Vous ne savez pas comment aborder la photographie en voyage au-delà des simples souvenirs ? Pourquoi ne pas utiliser cette liste de 52 défis photo de voyage pour créer des séries consistantes alimentées chaque jour ?

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

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Le début d’une nouvelle collection ?

Les éditions Eyrolles sont coutumières du fait. Elles vous proposent un ou deux ouvrages dont la thématique et la présentation sont bien spécifiques. Selon que ces livres trouvent leur public ou non, elles proposent une autre formule ou complètent la série.

Ainsi est née la collection « Les secrets de … » qui rencontre un joli succès depuis plusieurs années. Avec cette nouvelle série « 52 défis … », nous sommes au début de ce qui pourrait être une nouvelle collection attirante pour les photographes amateurs comme plus experts. Je vous donne mon avis sur le principe des défis photo ici.

La série comporte déjà trois livres :

« 52 défis photo de voyage » est le quatrième volume de cette collection encore balbutiante mais qui pourrait bien prendre son envol.

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

52 défis photo de voyage : pourquoi autant d’idées ?

[su_frame][/su_frame]Lorsque vous faites des photos, en voyage, vous avez tendance à sauter sur tout ce qui bouge. Vous voyez un paysage, un détail, une personne … hop ! Photo. Vous vous retrouvez à la fin de la journée avec des centaines de photos, quelques souvenirs agréables, mais rien de consistant.

Vous pouvez vous contenter de ça, après tout la photo c’est aussi créer de simples souvenirs. Mais vous pouvez avoir envie de créer quelque chose de plus réfléchi. Raconter une histoire, montrer une série sur un même thème, creuser une même idée tout au long du voyage.

Encore faut-il savoir quelle idée.

C’est le principe de ce livre : vous donner des défis à relever, autant d’idées à exploiter, et vous éviter de dépenser votre énergie à chercher un sujet.

En choisissant un ou plusieurs des défis proposés, vous savez ce que vous allez chercher. Vous n’avez pas à vous poser la question. Vous n’avez qu’à ouvrir l’œil et déclencher au bon moment. Votre pratique photo devient un jeu, que vous allez même pouvoir prolonger au retour parfois. Certains de ces défis peuvent être réalisés autour de chez vous aussi.

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

52 idées de photos, 5 thèmes récurrents

Les 52 défis photo de voyage que vous propose Antony Zacharias, l’auteur, sont classées par thématiques. C’est une proposition, vous êtes libre de la suivre ou de faire à votre façon en mélangeant les sujets.

Ces cinq thématiques sont :

  • le paysage
  • les détails
  • le portrait
  • la photo de rue
  • l’architecture

Chaque double page « défi » est accompagnée d’un symbole vous indiquant quelle est la thématique. Outre le numéro du défi, un encart technique vous donne des indications pratiques pour améliorer vos photos. Un plus long paragraphe vous explique le contexte du défi, pourquoi le relever, quel est son intérêt, comment il s’inscrit dans une logique photographique.

L’encart « Notes de voyage » vous donne des indications créatives pour produire des séries plus consistantes. L’encart « Astuces » vous parle des erreurs à éviter et de la façon de mettre en avant ce qui peut l’être, selon le défi.

Une photo illustre chaque défi, vous avez un rappel visuel de ce que vous devez chercher à obtenir.

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

Mon avis sur « 52 défis photo de voyage » et qui s’adresse ce livre

Ce petit ouvrage, compact, pas cher du tout (12,90 euros) peut vous aider lorsque vous allez voyager.

Non seulement vous allez le glisser aisément dans votre sac, et choisir les défis qui collent au mieux à votre destination, mais il va vous permettre de vous concentrer sur quelques thématiques. Vous ferez toutes les photos que vous voulez, bien évidemment, mais vous prêterez un œil plus attentif à ce qui correspond aux défis choisis.

Ce détail qui revient souvent, ce type de paysage, ce schéma de portrait simple à reproduire, ces panneaux, cette photo de fin de journée avec ses belles couleurs … vous allez pouvoir réaliser des séries dont vous serez fier car elles auront du sens. Elles montreront non seulement ce que vous avez vu, mais vos talents de photographe.

Ce livre s’adresse à vous si vous ne savez pas sur quoi vous focaliser lorsque vous voyagez. Il vous donne des idées, vous pousse à passer à l’action et à vous creuser la tête.

Il s’adresse à vous aussi même si vous ne voyagez pas bien loin. Explorez votre ville, votre environnement local dans le même esprit que si vous étiez en voyage au bout du monde. Qu’est-ce que ça change en photo ?

« 52 défis photo de voyage » n’est pas à un livre pour apprendre la photo de voyage, ce n’est pas le but. Attendez-vous par contre à découvrir une liste d’idées inspirantes qui vont faire de vous un photographe bien plus appliqué !

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Comment réussir vos photos d’oiseaux : matériel, réglages, approche, les secrets d’Erwan Balança

La nature a ceci de merveilleux qu’elle réserve toujours le meilleur accueil au photographe désireux de la photographier. Toutefois un minimum de savoir-faire s’impose. Erwan Balança vous propose de découvrir comment réussir vos photos d’oiseaux dans un tout nouveau livre de la série « Les secrets de … » chez Eyrolles.

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Réussir vos photos d’oiseaux, les secrets d’Erwan Balança : présentation

Tout petit déjà il imitait le cri des animaux … depuis, le photographe Erwan Balança n’a eu de cesse de les photographier, d’immortaliser la nature en nous proposant de magnifiques images. Déjà auteur de deux livres didactiques dans la collection « Secrets de … » (voir « Comment photographier la nature » et « Comment photographier les animaux »), Erwan Balança nous revient avec un nouvel ouvrage dédié aux oiseaux.

Pourquoi photographier les oiseaux ? Parce qu’ils vous fascinent, se trouvent encore (à peu près) partout et ne vous imposent aucune contrainte de droit à l’image et autres considérations légales. La nature a des droits mais s’offre à tous ceux qui la respectent. Les oiseaux aussi.

Ce livre est conçu dans l’esprit de la collection « Les secrets de … » avec une première partie reprenant les fondamentaux de la prise de vue :

  • quel matériel photo utiliser,
  • les connaissances photo de base à maîtriser,
  • le réglage de votre appareil photo, reflex comme hybride.

[su_frame][/su_frame]Vous y trouverez les réponses à vos questions sur le type d’objectif utile pour réussir vos photos d’oiseaux (ce n’est pas forcément un long téléobjectif), les compléments optiques (convertisseur de focale, doubleur), les supports (trépied et rotule) et même les flashs ! Oui, le flash peut vous rendre service pour photographier les oiseaux, voyez pourquoi page 47 et comment le protéger des intempéries page 49.

Allez plus loin avec les systèmes de déclenchement à distance et pièges photographiques, comme avec les accessoires vestimentaires les plus adaptés pour ne pas vous faire remarquer.

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Photographier les oiseaux : 3 situations en pratique

Vous pensez peut-être qu’il vous suffit d’attendre qu’un candidat passe pour réussir vos photos d’oiseaux ? Détrompez-vous. Si cela constitue bien une occasion de photographier les oiseaux (voir comment les photographier à l’approche, page 127 et suivantes), sachez que vous pouvez aussi utiliser un affût. Erwan Balança vous explique comment improviser un affût, comment le construire, ou comment utiliser des affûts existants auxquels vous ne pensiez peut-être pas (comme votre voiture, en savoir plus).

réussir vos photos d'oiseaux : matériel, réglages, approche, les secrets d’Erwan Balança

Photographier les oiseaux est une chose, mais les attirer en est une autre. Vous allez le faire de différents façons selon que vous êtes chez vous, en utilisant une mangeoire ou votre jardin, ou que vous êtes dans la nature. Dans ce cas vous attirerez les oiseaux avec de la nourriture, un perchoir ou la repasse (une technique à découvrir page 191).

Enfin, l’auteur vous explique comment réussir vos photos d’oiseaux dans les zones humides, à l’aide d’un affût flottant ou fixe. A vous les photos de hérons et d’aigrettes, de canards et d’oies !

réussir vos photos d'oiseaux : matériel, réglages, approche, les secrets d’Erwan Balança

Mon avis sur ce livre

Que dire de plus sur cette collection « Les secrets de … «  si ce n’est que chaque nouveau livre reprend une formule pertinente : un thème, des bases techniques, les fondamentaux du domaine concerné, des conseils pratiques, un tour d’horizon complet des différents sujets. C’est à nouveau le cas avec ce livre sur la photo d’oiseaux.

Le format compact facilite la lecture, la qualité d’impression et la reliure en font un ouvrage agréable à consulter, la qualité et l’intérêt des photos d’Erwan Balança vous incitent à l’imiter. J’avoue que bien que n’étant pas un adepte du genre, je suis resté pantois devant certaines images !

Proposé par l’éditeur au tarif très abordable de 26 euros, ce livre va vous permettre de gagner du temps pour découvrir comment réussir vos photos d’oiseaux, comment bien choisir et régler votre matériel, comment approcher vos sujets. Une référence de plus dans la série !

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Nik Collection 4 by DxO : la suite créative se bonifie avec l’âge

Dxo, l’éditeur de logiciels français, annonce la Nik Collection 4 by DxO, une évolution de la suite créative historique entrée dans son giron en 2017. Au programme de cette mise à jour, une ergonomie unifiée, des U-Points optimisés, des meta preset pour Photoshop et plusieurs optimisations bienvenues.

Nik Collection 4 by DxO : la suite créative se bonifie avec l'âge

Procurez-vous la Nik Collection sur le site DxO (version test disponible)

Nik Collection 4 by DxO, pour quoi, pour qui ?

La question revient souvent : « mais alors, la Nik Collection, ça remplace mon logiciel de traitement photo ? Je peux me débarrasser de Lightroom, Luminar et les autres ?? ».

Non.

La Nik Collection 4 by DxO est une suite logicielle dont la finalité est de vous permettre d’appliquer à vos photos des rendus créatifs rapidement. Comme votre logiciel photo me direz-vous, si ce n’est que la Nik Collection ne permet pas de traiter un fichier RAW. Ce n’est pas son but.

Nik Collection 4 by DxO : Silver Efex

Nik Collection 4 by DxO : Silver Efex

La Nik Collection 4 by DxO complète et enrichit votre logiciel photo favori, elle est indépendante de tout logiciel bien qu’elle soit intégrée nativement avec DxO Photolab, les logiciels Adobe et Affinity Photo.

Elle excelle dans la richesse des rendus proposés et leur qualité basée sur le savoir-faire DxO en matière d’analyse des caractéristiques des couples boîtiers-objectifs comme des films argentiques pour les modules proposant cette simulation.

Exemple de flux de travail avec la Nik Collection 4 by DxO

Vous copiez le contenu de votre carte sur votre ordinateur. Vous triez vos photos, vous les classez, vous les référencez et vous leur appliquez un traitement global rapide à l’aide de votre logiciel favori.

Plutôt que de finaliser le rendu précis de chaque photo dans votre logiciel, vous envoyez les fichiers à la Nik Collection, dans le module de votre choix:

  • SilverEfex pour le rendu noir et blanc,
  • Color Efex ou Vivezza pour les rendus couleurs,
  • Perspective Efex pour les rendus miniatures et redressements de perspectives,
  • Sharpener Pro pour optimiser la netteté,
  • Analog Efex pro pour les rendus argentiques,
  • Dfine pour la suppression du bruit numérique,
  • HDR Efex Pro pour les images à large plage dynamique.

Vous ajustez le rendu selon vos envies, puis vous récupérez le fichier dans votre logiciel, en Tiff ou en DNG pour un traitement non destructif (depuis la version 3).

Nik Collection 4 by DxO : Analog Efex

Nik Collection 4 by DxO : Analog Efex

Un logiciel pivot au coeur de votre production photo

Ce studio créatif logiciel a une particularité unique : vous y accédez depuis n’importe quel logiciel comme indépendamment de tout logiciel, puisque chaque module peut fonctionner seul, en « stand-alone ».

Vous utilisez Lightroom aujourd’hui, Photoshop demain comme Capture One Pro dans un an ? Vous pourrez continuer à envoyer vos fichiers à la Nik Collection et obtenir des rendus identiques, sans rupture. La Nik Collection 4 by DxO devient le logiciel pivot dans votre flux de production.

La Nik Collection 4 by DxO ne peut par contre pas ouvrir les fichiers RAW, ce qui n’exclut pas qu’elle sache le faire dans l’avenir et complète alors le logiciel de nettoyage DxO PureRAW. C’est une autre histoire, je vous en parlerai peut-être un jour, j’en rêve …

Pour en savoir plus sur la Nik Collection by DxO, lisez l’historique publié précédemment.

A qui s’adresse la Nik Collection ?

Cette suite va vous intéresser si vous voulez post-traiter vos fichiers RAW sans souhaiter passer trop de temps à trouver le bon rendu et à l’appliquer. Ou que vous ne savez pas comment faire ni quel rendu choisir.

Elle va aussi vous intéresser si vous utilisez Photoshop CC et souhaitez accélérer le traitement de vos séries photos pour leur donner un rendu homogène.

Nik Collection 4 by DxO, les apports

Des U-Points plus conviviaux

Si vous avez déjà utilisé les U-Points, à l’époque de Nikon Capture NX2, dans DxO Photolab ou une précédente version de la Nik Collection, vous savez comme moi que les curseurs de réglage sont très présents à l’écran, masquant souvent une partie de la zone à ajuster avec précision.

La Nik Collection 4 by DxO corrige ceci avec une nouvelle présentation des U-Points. Ils sont toujours aussi complets mais plutôt que d’afficher tous les curseurs sur la photo, vous disposez désormais d’un panneau latéral vous donnant accès à l’ensemble des réglages.

C’est l’ergonomie habituelle des logiciels photo et c’est une bonne idée de l’avoir implantée car j’avoue que l’affichage précédent avait tendance à manquer de clarté.

Nik Collection 4 by DxO : U-Points

Nik Collection 4 by DxO : U-Points

La précision des réglages est accrue, vous pouvez choisir un pixel de référence pour ajuster luminosité et couleur. La mise en œuvre ressemble étrangement au filtre radial des logiciels tels que Lightroom ou Luminar, c’est proche de l’idéal pour travailler vite et bien.

L’autre apport majeur de cette version 4, c’est la possibilité de sauvegarder vos réglages U-Points sous forme de préréglage (preset) y compris tous les points de réglage, tout en renommant l’ensemble. Lorsque vous appliquez un tel preset à une photo, les points de contrôle sont automatiquement répercutés, avec leurs réglages mémorisés. Vous pouvez les déplacer sur l’écran pour les positionner au bon endroit photo par photo, désactiver l’un ou l’autre au besoin.

Des meta preset pour Photoshop CC

Vous connaissez les actions de Photoshop CC ? La notion de meta preset s’en approche. Il vous est possible d’associer plusieurs actions dans plusieurs modules différents de la Nik Collection 4 by DxO, puis d’en faire un « meta preset », ou un préréglage global. Cette version 4 autorise l’intégration dans Photoshop CC de 10 meta preset.

Nik Collection 4 by DxO : meta preset Photoshop

Nik Collection 4 by DxO : meta preset Photoshop CC

La retouche expresse dans Lightroom

Avec cette version 4, la fonction « dernier traitement appliqué ou « Last edit », connue dans Photoshop CC, est étendue à Lightroom. Elle vous permet d’accélérer les traitements en autorisant l’application du dernier réglage fait sur la précédente photo à la photo en cours de traitement.

Son intégration sous forme de « Smart Copy and Paste » ou « copier-coller intelligent » est un gain de temps appréciable.

Le noir et blanc avec Silver Efex

Silver Efex est le module qui vous permet de convertir vos photos en noir et blanc, en leur appliquant des rendus monochromes prédéfinis. Il ne vous reste plus qu’à ajuster le résultat pour créer des photos noir et blanc moderne de qualité comme pour retrouver le rendu et le grain des films argentiques.

Nik Collection 4 by DxO : simulation films argentiques

Nik Collection 4 by DxO : rendus argentiques

A la différence des presets argentiques d’autres logiciels, le module Silver Efex est basé sur une analyse en profondeur du rendu de chacun des films concernés, le savoir-faire DxO, pour un résultat très proche de ce que vous connaissez en argentique. Vous avez à disposition 39 nouveaux types de grains hérités de l’argentique, issus du logiciel DxO Film Pack.

La Nik Collection 4 by DxO intègre désormais les fonctions Clearview de DxO Photolab, pour réduire le voile atmosphérique et augmenter le contraste.

La couleur avec Vivezza

Même traitement pour le module dédié à la couleur, Vivezza, désormais plus complet lorsqu’il s’agit d’ajuster la tonalité de vos images.

La gamme de presets, enrichie, autorise l’application de nombreux filtres créatifs couleur vous permettant de recréer, sans que cela ne soit limitatif, le rendu des films argentiques couleurs auxquels vous étiez habitués.

Ceux qui n’ont pas connu les joies du labo argentique couleur prendront plaisir à tester ces rendus et à les personnaliser pour créer des images de meilleure qualité qu’avec les simples filtres et effets « à la Instagram ».

Nik Collection 4 by DxO : Vivezza

Nik Collection 4 by DxO : Vivezza

Une ergonomie revue et unifiée

Composée de 8 modules proposant chacun un traitement différent, la Nik Collection a fort évolué au fil du temps. Depuis sa reprise par DxO, celle qui s’appelle désormais officiellement Nik Collection 4 by DxO voit l’ergonomie de ses différents modules améliorée et unifiée.

Les écrans de réglage de Silver Efex et Vivezza ont été revus pour coller au mieux aux standards de la suite. L’accès aux fonctions essentielles est facilité, vous pouvez appliquer un filtrage pour identifier le rendu recherché, gérer vos favoris et l’ensemble s’avère plus fluide à l’usage.

Tarif et disponibilité

La suite Nik Collection 4 by DxO (Windows et macOS) est disponible en téléchargement sur le site de DxO au tarif spécial lancement de 99,99 euros au lieu de 149 euros, et de 59,99 euros au lieu de 79 euros pour la mise à jour, jusqu’au 30 Juin 2021. 

La licence mise à jour concerne toutes les versions antérieures, y compris la version Google, bien qu’on ne puisse pas réellement parler de mise à jour pour les utilisateurs de la Google Nik Collection qui a été diffusée gratuitement à l’époque.  Les détenteurs d’une Google Nik Collection qui souhaiteraient acquérir la Nik Collection 4 doivent donc contacter notre support client pour bénéficier d’un tarif « mise à jour ».

Source : DxO

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NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif macro arrive enfin dans la gamme Nikon Z

Nikon annonce deux objectifs macro pour sa gamme hybride à monture Z, un 105 mm et un 50 mm. Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est un téléobjectif macro stabilisé dans la série Pro tandis que le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 est une focale standard plus abordable. Voici la présentation du NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S, celle du NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 est ici.

NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S

Tous les objectifs NIKKOR Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S : présentation

Une nouvelle gamme d’objectifs, les NIKKOR Z, sans aucun modèle macro, ça commençait à exaspérer les amateurs du genre ayant fait le choix de l’hybride Nikon. Certes, utiliser un objectif macro pour reflex avec la bague Nikon FTZ reste une solution économique et efficace, mais les objectifs Z natifs ont démontré, depuis leur apparition en 2018, qu’ils proposaient une qualité d’image supérieure à celle des modèles pour reflex.

S’il est un domaine dans lequel la qualité d’image, le piqué et l’homogénéité sur l’ensemble du champ sont des critères importants, c’est bien la macro. Ce nouveau NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S a donc une lourde charge sur les épaules, tant la réputation de la gamme Nikon Micro-NIKKOR, les optiques macro, est grande.

NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S

le NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S

Lancé en même temps que le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8, ce 105 mm propose une finition supérieure, son tarif (1.099 euros) l’est aussi par la force des choses, tout en étant très proche de celui de l’AF-S NIKKOR 105 mm f/2.8 Macro à sa sortie en 2006.

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S adresse les besoins des photographes comme des vidéastes, il reprend le système de stabilisation inauguré par la version AF-S, bien que la plupart des Nikon Z soient eux-mêmes stabilisés. Les utilisateurs du Nikon Z 50 qui ne l’est pas apprécieront.

Avec une focale de 105 mm vous disposez d’un court téléobjectif  qui, bien que macro, sera capable de vous rendre d’autres services tel le portrait avec un joli fond flou, les quelques rapides images test que j’ai pu faire avec montrant un bokeh flatteur à pleine ouverture. Le diaphragme à neuf lamelles participe au résultat.

Notez que ce 105 mm macro autorise une personnalisation conforme à ce que vous connaissez des optiques Z série S, dont la possibilité d’inverser le sens de mise au point pour coller au mieux à vos habitudes.

Selon la marque, tout est fait pour que le système autofocus puisse faire la mise au point le plus vite possible, avec la meilleure précision. J’aurai l’occasion de le vérifier lors d’un test grandeur nature, ma prise en main était trop courte pour tester différentes configurations.

Les lentilles du NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S comportent un traitement nanocristal, l’anti-reflet Nikon ARNEO est de la partie, ce qui peut s’avérer utile en macro selon la lumière qui éclaire la scène.

NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S

le NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S sur le Nikon Z 7II

La distance minimale de mise au point est fixée à 0,29 m (0,314 m sur la version AF-S) avec possibilité de limiter la course de l’autofocus à la plage 0,29 – 0,50 m pour plus de rapidité et de précision.

Les vidéastes apprécieront le silence de fonctionnement de l’autofocus, de même que le réglage fluide de l’ouverture, comme c’est le cas sur la plupart des optiques NIKKOR Z série S. Cerise sur la macro, selon Nikon le focus-breathing est quasiment éliminé afin de pouvoir décaler la mise au point sans que l’angle de champ n’en soit affecté.

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S utilise les mêmes filtres 62 mm que la version AF-S Micro-NIKKOR 105 mm, l’ensemble est protégé de la poussière et de l’humidité, dont la lentille frontale grâce au traitement au fluor Nikon.

Notez enfin que les mensurations de l’objectif passent de 83 x 116 mm pour la version AF-S à 85 x 141 mm pour cette version Z, le poids diminue par contre de 120 gr. (630 au lieu de 750 gr.).

Le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S sera disponible dès le 24 juin au tarif public de 1099 euros.

NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S

Premier avis sur cet objectif macro 105 mm pour hybride Nikon Z

Cela faisait de longs mois que nous attendions le retour des annonces Nikon, et l’arrivée d’objectifs en monture Z pour compléter une gamme qui ne demande qu’à grandir. S’il manque encore les téléobjectifs 100-400 mm et 200-600 mm au catalogue, prévus mais non annoncés encore, l’arrivée de deux objectifs macro ravira les fans de cette pratique photo.

Ce NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S est prometteur, il dispose des technologies connues et déjà éprouvées sur les autres modèles de la série S dont le petit écran OLED sur le fût. Il reprend et modernise la formule optique du modèle AF-S et sa stabilisation, en bénéficiant des apports de la grande monture Z, de la nouvelle motorisation AF série Z et d’un repositionnement des lentilles qui rend l’ensemble boitier + objectif mieux équilibré.

Nikon a le bon goût de le proposer à un tarif proche de celui de la version reflex à sa sortie, si vous lorgnez sur un hybride Nikon pour la macro, préférez cette version plutôt que la précédente en monture F avec la bague, performances et tarifs sont plus intéressants.

J’ai pu faire les photos ci-dessous lors de la prise en main, ce ne sont pas des conditions de test mais elles vous donnent un premier aperçu :

NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S – 1/500ème à f/5 – ISO 5.000

NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S – 1/1.000ème à f/3.3 – ISO 5.000

NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S – 1/800ème à f/3.2 – ISO 5.000

NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S

Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S – 1/640ème à f/3.2 – ISO 5.000

NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S : fiche technique

  • type : monture Z Nikon
  • format : FX/24 × 36 mm
  • focale : 105 mm
  • ouverture maximale : f/2.8
  • ouverture minimale : f/32
  • construction optique : 16 lentilles en 11 groupes dont 3 lentilles en verre ED, 1 lentille asphérique, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO, une lentille avant traitée au fluor
  • angle de champ : sur boîtier FX : 23° 10′, sur boîtier DX : 15° 20′
  • système de mise au point : Système AF multi-groupes, système de mise au point interne (IF) avec moteur pas à pas (STM)
  • distance minimale de mise au point : 0,29 m à partir du plan focal
  • rapport de reproduction maximal : 1:1
  • nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • plage des ouvertures effectives : à une distance de mise au point « infini » : f/2.8 à 32, à une distance de mise au point de 0,29 m : f/4.5 à 51
  • dimensions : environ 85 × 140 mm (selon les normes CIPA)
  • poids : Environ 630 g
  • mise au point : automatique, manuelle
  • accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-62B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-99, étui pour objectif CL-C2

Source : Nikon

Tous les objectifs NIKKOR Z chez Miss Numerique


NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 : petit et léger, l’objectif macro pour Nikon hybride indispensable ?

Nikon fait d’une pierre deux coups en annonçant le même jour deux nouveaux objectifs macro pour ses hybrides Nikon Z, le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 présenté ici et le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S, un téléobjectif macro stabilisé dont je vous parle par ailleurs.

NIKKOR Z MC 50mm f/2.8 : petit et léger, l'objectif macro pour Nikon hybride

Tous les objectifs NIKKOR Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 : présentation

Le nouveau NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 vient combler les attentes des amoureux de macro, mais pas uniquement. Avec un encombrement réduit et un poids plume (pour une optique NIKKOR Z) de 260 gr, il vous rendra bien des services en photo de rue, au quotidien, en se glissant dans votre sac photo de façon très discrète. Monté sur un Nikon Z APS-C tel que le Nikon Z 50, il deviendra un petit téléobjectif idéal pour le portrait.

Avec une focale de 50 mm, le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 vous permet de photographier en gros plan les fleurs, insectes et détails de votre environnement sans vous imposer un recul trop important. Utilisez-le en macro grandeur nature avec son rapport 1:1. La distance de mise au point minimale de 16 cm vous aidera à cadrer serré.

Nikon a doté son NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 de repères visuels sur le fût pour vous indiquer le rapport d’agrandissement en macro, 1:4, 1:2 ou 1:1 (taille réelle).

NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8

le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8

Nikon annonce une mise au point rapide et précise, ce que j’aurai l’occasion de vérifier lors d’un test terrain, n’ayant pu prendre en main cet objectif encore.

Si vous utilisez ce NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 en photo de rue ou en reportage, vous bénéficierez d’une ouverture f/2.8 compatible avec la plupart des scènes et ambiances lumineuses. Le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S fait mieux en ouverture mais reste bien plus lourd et encombrant.

Comme sur la plupart des objectifs NIKKOR Z, le diaphragme est un modèle à neuf lamelles favorisant un flou d’arrière-plan harmonieux et de jolis cercles pour vos photos avec effet bokeh. Un commutateur vous permet d’accélérer la mise au point dans la plage 0,16 à 0,30 m, en macro.

La bague multifonction autorise une personnalisation poussée de l’objectif, je l’utilise pour ajuster l’exposition, vous pouvez lui demander aussi de contrôler l’ouverture ou la sensibilité. Le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8, bien que ne faisant pas partie de la série S pro, n’en dispose pas moins du traitement au fluor Nikon pour protéger la lentille frontale, cela facilite l’élimination naturelle des gouttes d’eau et poussières.

Premier avis sur cet objectif macro 50 mm pour hybride Nikon Z

Nikon a profité de cette annonce pour introduire de façon officielle l’arrivée prochaine des NIKKOR Z 28 mm et 40 mm (annonce de développement). En attendant l’arrivée de ces deux modèles, ce NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 pourrait bien constituer une alternative plus crédible encore puisqu’il propose à la fois une grande compacité, un poids plume et des capacités natives en macro. De là à dire qu’il est la focale standard sur un Nikon Z, il y a un pas que je ne franchirai pas mais réfléchissez à deux fois avant de lorgner sur un autre modèle.

Un 50 mm macro c’est la possibilité de faire de belles photos nature en plan rapproché, de photographier les insectes, de faire de la photo culinaire, un ensemble de possibilités que ne permet pas un 50 mm plus classique. C’est aussi la possibilité de faire du portrait avec un petit téléobjectif cadrant comme un 75 mm sur un Nikon Z APS-C.

Dimensions et poids font de ce NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 un objectif idéal avec les Nikon Z APS-C comme le Nikon Z 50. Il intéressera aussi les utilisateurs du Nikon Z 5 désireux de se procurer un petit 50 mm. Reste un tarif public de 729 euros à sa sortie qui peut l’handicaper, je l’ajusterais volontiers à un tarif inférieur d’une bonne centaine d’euros.

J’aurai l’occasion d’évaluer ses performances lors d’un test terrain. Toutefois s’agissant d’une focale fixe optimisée pour cette focale et cet usage et non d’un zoom kit comme le NIKKOR Z 24-50 mm, je ne doute pas que les résultats soient à la hauteur de mes espérances. A suivre …

NIKKOR Z MC 50mm f/2.8 : fiche technique

le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 sur Nikon Z 5

NIKKOR Z MC 50mm f/2.8 : fiche technique

  • type : monture Z de Nikon
  • format : FX/24 × 36 mm
  • focale : 50 mm
  • ouverture maximale : f/2.8
  • ouverture minimale : f/22
  • construction optique : 10 lentilles en 7 groupes dont 1 lentille ED, 1 lentille asphérique et une lentille avant traitée au fluor
  • angle de champ : sur boîtier FX : 47°, sur boîtier DX : 31° 30’
  • système de mise au point : système de mise au point avant avec moteur pas à pas (STM)
  • distance minimale de mise au point : 0,16 m à partir du plan focal
  • rapport de reproduction maximal : 1:1
  • nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • plage des ouvertures effectives : à une distance de mise au point « infini » : f/2.8 à 22,  à une distance de mise au point de 0,16 m : f/5.6 à 32
  • traitements : traitement au fluor
  • dimensions : environ 74,5 (diamètre maximal) × 66 mm
  • poids : environ 260 g
  • mise au point : automatique, manuelle
  • accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-46B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HN-41, étui pour objectif CL-C1

Source : Nikon

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Comment calibrer un écran, gérer la couleur et les profils ICC en photo numérique

Vos photos imprimées n’ont pas le même rendu qu’à l’écran ? Ce que vous voyez sur l’écran de votre appareil photo diffère de ce que vous voyez sur l’écran de votre ordinateur ? Vous devez savoir comment calibrer un écran d’ordinateur, gérer les couleurs et créer un profil ICC personnalisé.

Gestion des couleurs et profils ICC en photo numérique

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Gestion des couleurs et profil ICC, comment ça marche ?

La photographie numérique s’est démocratisée et touche la plupart des photographes amateurs comme professionnels. Vous accordez plus que jamais une part importante à vos photos, à vos souvenirs, à vos tirages papier. Cependant, vous négligez trop souvent encore une notion fondamentale en photographie : la gestion de la couleur.

En photographie argentique, la gestion de la couleur est réservée aux professionnels : les pros du labo argentique qui développent eux même leurs photos dans leur chambre noire, ou les laboratoires professionnels. Il suffit de choisir le film qui vous satisfait et le reste se fait au labo. En photo  numérique, la gestion de la couleur diffère, vous devez savoir faire pour choisir les bons réglages sur votre appareil photo et lors du post-traitement.

la gestion des couleurs et les profils ICC dans la chaine de calibration numérique

la chaine numérique, la gestion des couleurs et le choix du profil ICC en photographie

Savez vous qu’un appareil photo, un écran, une tablette, un smartphone et même une imprimante n’interprètent pas les couleurs de la même manière ? N’avez vous jamais remarqué une différence entre l’affichage sur l’écran de votre appareil photo et l’affichage de cette même photo sur votre écran d’ordinateur ? Ou sur différents écrans d’ordinateur ? Ou en recevant votre tirage ?

Cette chaîne photographique doit être calibrée afin que le rendu des couleurs sur le support final, tirage ou impression écran, soit fidèle à ce que vous en attendez et identique d’un dispositif à l’autre. La calibration vous permet de ne plus avoir de mauvaises surprises lors du post-traitement ou des impressions jet d’encre (voir le dossier Tout savoir sur l’impression des photos numériques).

Les espaces de travail

La différence d’interprétation entre l’appareil photo, l’écran ou l’imprimante s’explique par le fait que tous ces dispositifs utilisent des espaces de travail différents.

Le modèle RVB

L’espace RVB – Rouge, Vert, Bleu – ou RGB en anglais est un format de codage des couleurs issues d’une source lumineuse en synthèse additive. Cet espace s’inspire du fonctionnement de l’œil humain et de la décomposition en trois types de cônes (rouge, vert et bleu) présent dans nos yeux.

Rouge, vert et bleu sont les couleurs primaires du RVB. Lorsque vous les mélangez entre elles, vous obtenez de nouvelles couleurs dites couleurs secondaires :

  • magenta = rouge + bleu
  • cyan = bleu + vert
  • jaune = rouge + vert

L’addition (d’où le terme synthèse additive) du rouge, du vert et du bleu donne du blanc. Il est facile de tester cet espace en utilisant des torches de couleur. Utilisez par exemple une torche rouge et une torche bleu : si les faisceaux se recoupent, vous obtiendrez la lumière « magenta ».

Le modèle RVB est capable de reproduire toutes les couleurs du spectre visible par l’œil humain. Cependant, un appareil photo ou un écran ne peuvent restituer qu’un sous-ensemble de ce modèle. Les deux principaux espaces utilisés en photo numérique sont l’espace sRVB et l’espace Adobe RVB.

Espaces Adobe RGB vs sRGB

L’espace sRVB est un espace proposé par HP et Microsoft en 1996. Il concerne les écrans les plus utilisés en informatique.

L’espace Adobe RGB est un espace proposé par Adobe en 1998. C’est un espace de couleur plus large que l’espace RVB et plus adapté lors des impressions. Cependant tous les écrans ne sont pas capables d’utiliser cet espace de couleur.

Le modèle CMJN

Le modèle RVB est un modèle de couleurs lumineuses. Il ne peut donc pas s’appliquer pour des imprimantes qui utilisent de l’encre et non de la lumière. Pour les imprimantes, un autre modèle de couleur existe : le CMJN – Cyan, Magenta, Jaune et Noir – ou CMYK en anglais.

L’objectif est de reproduire un large spectre de couleurs en synthèse soustractive. L’absence de ces quatre couleurs donne du blanc alors que le mélange de cyan, magenta et jaune donne du noir.

La couleur Noir a cependant était ajoutée au modèle pour accentuer les nuances de gris, pour permettre de mieux contraster les photographies, mais aussi pour des raisons de coûts à l’impression.

Le profil ICC

La différence de couleur entre vos différents dispositifs peut s’expliquer par le fait qu’ils utilisent tous des espaces de couleurs différents. Cependant, d’autres facteurs entrent en jeu, comme la vétusté du matériel, sa marque, l’encre et le papier utilisé.

Afin d’assurer une reproduction fidèle des couleurs sur tous les appareils de la chaîne graphique, les fabricants proposent des profils ICC.

Un profil ICC sert à décrire les caractéristiques d’enregistrement et d’affichage des couleurs d’un périphérique et à composer ses erreurs dans la reproduction des couleurs.
– Andreas Kunert – Color Management in digital photography, 2004

Le profil ICC permet d’établir une description précise de l’appareil concerné et de sa capacité à reproduire les couleurs. En calibrant et en établissant un profil ICC pour votre matériel (écran, imprimante), vous pouvez corriger les divers défauts et interprétations de ce dernier.

Comment choisir le bon profil ICC

En photographie, il est important de calibrer l’ensemble de la chaîne de l’image, à commencer par l’écran de l’ordinateur. Il peut être intéressant par la suite de calibrer votre appareil photo ou votre imprimante si vous imprimez chez vous. Cependant la base, afin de travailler dans de bonnes conditions, est de calibrer votre écran de post-traitement et de visualisation des photographies.

Comment calibrer un écran pour la photo

Certains photographes calibrent leur écran « à l’œil ». Ils observent une photo, changent quelques réglages sur l’écran et considèrent que ce sera bon pour les autres photos. Ce n’est pas la meilleure façon de calibrer.

Votre œil n’a pas la possibilité d’analyser les millions de couleurs que votre écran affiche, d’en déduire les écarts, couleur par couleur, avec une image de référence, et de générer un profil de réglage adapté à la luminosité ambiante.

La sonde de calibration

Seule une sonde de calibration avec son capteur spécialisé et son logiciel dédié peuvent donner un résultat correct quand il s’agit de calibrer votre écran sérieusement.

En calibrant un écran avec un simple logiciel sans sonde, la calibration se fait sur des couleurs « théoriquement » affichées à l’écran. La calibration est incomplète et souvent fausse. Vous n’obtenez pas le bon profil ICC.

Calibrer un écran avec une sonde vous permet de mesurer la couleur réellement affichée à l’écran, couleur par couleur. La sonde de calibration est un instrument placé sur votre écran qui va mesurer une suite d’échantillons colorés et bâtir un profil de correction adapté à votre écran, et non générique. Seule la sonde de calibration permet de calibrer un écran de façon automatique.

Si vous avez investi dans un appareil photo expert, un logiciel de post-traitement, un écran et quelques autres accessoires, il est dommage de vous passer de l’élément indispensable dans votre chaîne graphique d’autant plus que les premiers modèles de sonde avec logiciel dédié valent moins de 200 euros.

La sonde de calibration SpyderX de Datacolor, par exemple, permet de faire une calibration précise. Différents modèles de sondes sont disponibles selon vos besoins :

  • certaines permettent de calibrer votre écran de façon simple pour des usages amateurs,
  • d’autres offrent des fonctionnalités expertes pour les professionnels de la photo et de la vidéo,
  • d’autres encore permettent de calibrer un double écran.

sonde de calibration Spyder Datacolor

une sonde de calibration posée sur la surface de l’écran et le logiciel associé

Sonde de calibration : location ou achat ?

Vous envisagez de louer une sonde de calibration – ou de l’emprunter – parce que c’est moins coûteux que de l’acheter ? C’est un mauvais calcul.

Louer une sonde coûte environ 30 euros par jour, mais tenez compte du fait qu’il vous faudra faire une recalibration régulière. Si vous calibrez six fois par an (tous les 60 jours) vous allez vite dépenser plus en location que le prix d’une sonde neuve.

Pour calibrer votre écran il faut aussi installer le logiciel qui accompagne la sonde. Certains réclament un numéro de série, qu’il faut changer avec chaque sonde.

Enfin les sondes récentes savent tenir compte de la lumière ambiante de la pièce pour ajuster en temps réel les réglages, c’est un avantage si la lumière dans la pièce varie (par exemple entre le matin et le soir). Cela suppose de laisser la sonde connectée en permanence et exclut la possibilité de la louer.

Calibrer un écran, la procédure

Calibrer un écran prend une dizaine de minutes et permet de vous assurer que les couleurs affichées sur cet écran, et donc prises en compte lors du post-traitement, sont les bonnes. La sonde et le logiciel de calibration associé offrent des fonctionnalités d’analyse avancées pour vérifier par exemple l’uniformité du rendu lumineux de votre écran.

En fin de calibration, la sonde génère un profil ICC et l’enregistre sur votre ordinateur. Ce profil est ensuite utilisé par défaut avec votre écran afin de vous donner le rendu colorimétrique adapté.

Attention : calibrer une fois pour toutes votre écran ne suffit pas. Vous devez vérifier la calibration et l’ajuster au besoin une fois par mois environ pour maintenir température des couleurs et équilibre colorimétrique.

La première calibration est toujours plus longue, il faut créer le profil. Les suivantes sont plus rapides, la sonde va mesurer l’écart uniquement. Vous pouvez aussi refaire une calibration complète chaque année, par exemple, si vous êtes très pointilleux ou selon les photos que vous faites (la reproduction d’œuvres d’art ou la photo de paysage sont plus exigeantes en matière de colorimétrie).

Vous constaterez peu d’écart entre deux calibrations faites à 60 jours d’intervalle, voire aucun. Mais c’est une bonne habitude à prendre pour avoir toujours un rendu identique. Sachez que le matériel électronique varie dans le temps, les écrans en particulier, et le rendu des couleurs avec.

Comment calibrer son écran photo

les 3 types de calibration disponibles (ici Datacolor SpyderUtility)

Faites une nouvelle calibration complète si vous changez la carte graphique de votre ordinateur, celle-ci a un fort impact sur le rendu final. Ou si vous faites une mise à jour majeure de votre système d’exploitation.

Attention au temps de chauffe de l’écran

Ne lancez pas une calibration alors que vous venez d’allumer votre écran. Les écrans plats sont moins sensibles que les tubes CRT de la génération précédente mais il leur faut un temps de chauffe pour se stabiliser.

Comment calibrer son écran photo

le logiciel de calibration vous donne les indications nécessaires

Comptez 30 minutes avant de calibrer, la plupart des logiciels vous le rappellent mais mieux vaut le savoir.

Calibrer plusieurs écrans avec une même sonde ?

Il est possible de calibrer plusieurs écrans avec une seule sonde. Il suffit de vous assurer au préalable que la licence du logiciel le permet, puis d’installer ce logiciel sur chaque ordinateur concerné. Attention la licence est généralement attribuée à une personne unique, elle ne se partage pas entre amis ou membres de Club photos …

Comment calibrer son écran photo

certains logiciels (ici Datacolor SpyderUtility) vous permettent de calibrer tous les écrans connectés à votre ordinateur

Une fois le logiciel installé, il vous suffit de connecter et déconnecter la sonde pour calibrer l’écran concerné. Si vous avez connecté plusieurs écrans au même ordinateur vous pouvez les calibrer un par un sans déconnecter la sonde. Voire même synchroniser les calibrations pour que le rendu soit parfaitement identique sur chaque écran.

Calibrer l’écran d’un ordinateur portable ?

Vous utilisez un ordinateur portable pour traiter vos photos en voyage, en vacances. Pour que ces traitements soient pertinents l’écran de cet ordinateur doit aussi être calibré.

Comment calibrer son écran photo

choix du type d’ordinateur et d’écran à calibrer

Les écrans de portables sont souvent difficiles à calibrer car leurs dalles sont de qualité variables. Certains portables ont des écrans peu homogènes, avec un luminosité différente entre le haut et le bas de l’écran. D’autres présentent un vignettage important dans les coins.

Utilisez votre sonde et son logiciel pour calibrer cet écran en indiquant bien au logiciel qu’il s’agit d’un écran de portable. Les logiciels experts savent faire la différence et adopter des réglages qui vous donneront de meilleurs résultats. Les versions les plus avancées des logiciels permettent de contrôler l’uniformité de l’écran et d’en tenir compte pour la calibration.

Calibrer les écrans de tablettes ?

Vous montrez vos photos sur une tablette ? Comme tout appareil de reproduction, celle-ci doit rendre les couleurs tel que vous l’attendez. Le principal défaut des tablettes est d’avoir un écran très lumineux.

Il convient – d’en l’absolu – de calibrer ces écrans aussi. Certaines sondes le permettent mais cette technologie n’est pas vraiment répandue et s’avère assez contraignante puisqu’il faut passer par une application de type visionneuse afin de bénéficier de l’étalonnage.

Si vous n’avez pas de besoin particulier en matière de colorimétrie, vous pouvez vous passer de calibration sur votre tablette. Je vous recommande toutefois de baisser la luminosité de l’écran (les écrans Retina iPad par exemple) car ils sont très lumineux par défaut.

Attention aux réglages avancés tel que le réglage Night Shift sur iPad. Ce réglage change la colorimétrie de l’écran aux heures choisies et donne un rendu très chaud inadéquat pour une bonne reproduction des couleurs. Désactivez-le avant de montrer vos photos.

Calibrer pour l’écran ou le tirage papier ?

Vous faites des tirages papier et vous montrez vos photos sur écran ou tablette ? Ne cherchez pas à faire deux calibrations différentes, vous allez vous compliquer la vie et risquer de mélanger l’une et l’autre.

Je vous recommande de faire une seule calibration, de référence, et d’adapter ensuite le rendu des images selon l’écran :

  • pour les tablettes pensez que leurs écrans sont déjà très lumineux, n’en rajoutez pas au traitement,
  • pour les tirages utilisez l’épreuvage dans votre logiciel pour simuler le rendu selon le profil donné par le labo si c’est le cas.

Faire plusieurs profils ICC selon l’heure à laquelle vous traitez vos photos ?

Certains photographes pensent qu’il faut changer le profil de calibration entre le matin et le soir parce que la lumière dans la pièce varie. La lumière a bien sûr une importance pour le rendu des couleurs, mais il existe une façon simple de gérer cela.

Comment calibrer son écran photo : questions - réponses et conseils

le logiciel Datacolor SpyderUtility mesure la luminosité de la pièce avec la sonde en tâche de fond

Laissez la sonde le faire pour vous : certaines mesurent en permanence la luminosité dans la pièce. Ainsi, quelle que soit l’heure et la quantité de lumière vous avez toujours le bon profil.

Attention toutefois à ne pas aller au-delà de certaines limites : si le soleil ou une lampe frappe votre écran directement vous aurez du mal à avoir de bons résultats. Certains écrans peuvent être équipés d’une casquette de protection qui fait aussi office de protection anti-reflet (vous pouvez en fabriquer une facilement).

Comment orienter l’écran pour le calibrer

Quand vous lancez la calibration peu importe la position de l’écran. Positionnez la sonde tel que demandé par le logiciel et laissez-vous guider.

Une fois que vous utilisez votre écran, laissez-le le plus droit possible face à vous (idéalement à 90° par rapport à votre axe de vision). Si vous l’inclinez trop vous pouvez avoir des reflets ou des variations d’éclairage. C’est particulièrement vrai pour les écrans de portable qui ne donnent pas le même rendu selon leur inclinaison.

Problèmes de rendu des couleurs dans le temps ?

Vous constatez des différences de rendu sur vos tirages au bout de quelques années ? Si vous avez correctement calibré votre écran pensez à renouveler votre sonde car elle a peut-être vieilli.

Comment calibrer son écran photo

la sonde Datacolor Spyder 5 et le précédent modèle Spyder 4
notez le capot de protection des détecteurs sur la Spyder5 qui évite le vieillissement prématuré du capteur

Le matériau qui compose le filtre de la sonde est souvent en matière synthétique et ne transmet plus la lumière de l’écran de la même façon au bout de quelques années. Il n’y a pas de norme, cela dépend de la sonde, des conditions d’utilisation, des conditions d’humidité et de température dans la pièce …

Une sonde a une durée de vie de quelques années, mais si la vôtre a déjà 5 à 6 ans dites-vous qu’il est probablement temps d’en changer. Certaines sondes professionnelles sont plus résistantes car leurs filtres sont en verre. Leurs tarifs sont plus élevés par contre.

Savoir calibrer son écran est une condition pour obtenir le bon rendu des couleurs à l’affichage et au tirage. Si l’affichage n’est pas bon vous risquez en effet de mal équilibrer le fichier qui ne sortira pas correctement au tirage.

Calibrer un écran, en résumé

La calibration d’un écran reste simple à effectuer avec les sondes actuelles, leurs logiciels sont pourvus d’assistants qui vous guident pas à pas. Les utilisateurs les plus experts peuvent profiter des réglages avancés des mêmes logiciels pour affiner leur calibration ou créer différents profils selon leurs besoins.

Pour en savoir plus sur la gestion des couleurs, je vous invite à consulter le site d’Arnaud Frich, l’expert français du sujet.

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Luminar AI Update 3 : mise à jour gratuite, améliorations des contrôles et de la compatibilité dont Apple M1

Skylum met une nouvelle fois à jour son logiciel de traitement de photos piloté par l’Intelligence Artificielle, avec cette nouvelle version Luminar AI Update 3.

Parmi les principaux apports, plusieurs outils de traitement gagnent en précision et efficacité, et la compatibilité est assurée avec la plateforme Apple M1 et le format d’image Apple HEIC.

Luminar AI Update 3 : mise à jour gratuite, améliorations des contrôles et de la compatibilité dont Apple M1

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Luminar AI Update 3 : Skylum peaufine son logiciel

Lorsque Skylum a lancé Luminar AI en 2019, il s’agissait de rompre avec les logiciels photo traditionnels en offrant la possibilité à tout utilisateur ne maîtrisant pas le post-traitement d’obtenir de façon simple un rendu adapté à chacune de ses photos.

Luminar AI met en œuvre des modèles de rendus dont le choix initial est fait par le moteur d’Intelligence Artificielle (IA ou AI), en fonction du contenu de chaque photo (couleurs, sujet, ambiance). Chaque proposition de rendu peut ensuite être éditée, l’utilisateur gardant le contrôle total du résultat final.

Luminar AI propose également des outils de retouche d’images (paysages, portraits) dont un remplacement du ciel très efficace si vous êtes de ceux que cela intéresse.

L’Intelligence Artificielle est donc partout dans Luminar AI, pour un résultat plus simple à obtenir qu’avec d’autres logiciels experts comme Photoshop.

L’ordinateur sur lequel tourne le logiciel doit par contre disposer de son propre moteur IA, c’est le cas de Windows 10 ou de MacOS, Luminar AI utilise cette architecture logicielle pour disposer de la puissance de traitement nécessaire. A l’inverse de Photoshop par exemple, dont certains traitements nécessitent l’envoi du fichier photo vers un serveur Cloud et un retour sur votre ordinateur après traitement, Luminar AI fait tout en local.

Luminar AI Update 3 succède à la précédente mise à jour Update 2. L’Update 3 améliore plusieurs outils de traitement et supporte la plateforme Apple M1 et les fichiers au format Apple HEIC utilisé par les iPhones et iPad récents.

Outil Ciel AI

Le remplacement du ciel sur une photo n’est pas du goût de tout le monde. Mais si vous appréciez cette fonction, alors Luminar AI s’avère un des plus performants, même face au géant Adobe avec Photoshop CC.

Avec l’Update 3, cette fonction donne des résultats plus réalistes encore. Le logiciel met en œuvre une détection de l’horizon plus efficace afin de mieux positionner le nouveau ciel sur la scène initiale. Détection des bords et masquages sont optimisés pour un rendu plus naturel.

Outil Ciel AI Luminar AI Update 3

le résultat final est plus harmonieux et moins saturé dans Luminar AI Update 3

Outil Reflets

Vous appréciez l’ajout de reflets dans l’eau ? Luminar AI Update 3 vous donne un contrôle plus précis sur le résultat à l’aide des curseurs brume, chaleur, luminosité et flou aquatique.

Le ré-éclairage de la scène ainsi composée, qu’il s’agisse du remplacement du ciel ou de l’ajout de reflets, s’avère plus naturel.

Ciel Augmenté AI

Cet outil permet d’ajouter des éléments additionnels dans le ciel, vous pouvez désormais les prévisualiser avant de les ajouter, à l’aide de la liste déroulante.

Outil Ciel Augmenté AI Luminar AI Update 3

notez la visualisation des objets avant insertion dans l’image

Outil Densité +/Densité –

Pour affiner le rendu de vos photos, vous pouvez jouer sur la densité des différentes zones et les rendre plus claires ou plus sombres. Ce traitement commun à tous les logiciels photo experts, densité + / densité  -, dispose d’un nouveau curseur Douceur dans Luminar AI Update 3.

Nouveaux appareils Apple et nouveaux formats d’image

Compatibilité Apple M1 et Luminar AI Update 3

Luminar AI Update 3 est compatible avec la nouvelle génération de machines Apple M1. Les adeptes du Mac peuvent ainsi tirer profit de la performance de cette nouvelle puce pour accélérer les traitements dans Luminar AI.

Compatibilité HEIC

Luminar AI Update 3 sait traiter les fichiers au format Apple HEIC, que ce soit sur un Mac ou sur une machine Windows 10. Vous pouvez donc traiter vos photos faites avec un iPhone ou un iPad en HEIC.

Luminar AI Update 3 compatible Apple M1 Apple HEIC

Installation de la mise à jour Luminar AI Update 3

Vous pouvez installer Luminar AI Update gratuitement si vous possédez une licence Luminar AI. Pour cela :

  • avec MacOS, lancez Luminar AI puis dans la barre de menu du haut, cliquez sur Luminar AI > Rechercher les mises à jour.Si vous avez acheté le logiciel sur l’App Store Mac, lancez l’App Store et rendez-vous dans l’onglet Mises à jour.
  • avec Windows 10, lancez Luminar AI puis dans la barre de menu du haut, cliquez sur Luminar AI > Aide > Rechercher les mises à jour.
  • si vous utilisez Luminar AI avec Photoshop, Lightroom Classic ou Photoshop Elements, sous forme de plugins, Skylum vous recommande de faire la mise à jour en relançant l’installateur du plug-in.

Source : Skylum

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