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Défis photo : une nouvelle façon de progresser en photo

Vous aimeriez progresser en photo mais votre pratique est au point mort, vous êtes en panne d’inspiration, vous ne savez pas comment faire de meilleures photos, vous manquez de créativité ? Un peu tout ça ? Et si vous releviez des défis photo ?

Vous n’êtes pas photographe professionnel, vous n’avez pas toutes vos journées pour faire des photos, vous avez d’autres activités. Vous prenez du recul avec la photographie par manque de motivation, de résultats et de reconnaissance. Quel que soit votre niveau en photographie, il est normal de ressentir cela. C’est mon cas aussi parfois.

Et si pour progresser en photo vous adoptiez une autre approche ? Concrète, simple à mettre en oeuvre, complémentaire aux cours de photo ?

Défis photo : une nouvelle façon de progresser en photo

Pour progresser en photo il faut faire … des photos

Je n’ai pas été cherché bien loin ce titre car il s’imposait. Si vous vous contentez d’investir dans du matériel photo pour l’admirer dans votre vitrine préférée, vous aurez beaucoup de mal à progresser en photo.

Loin de moi l’idée de critiquer cette façon d’être (j’ai aussi une vitrine de vieux boîtiers), mais être propriétaire de matériel photo ce n’est pas être photographe.

Pour progresser en photo il va vous falloir faire vos gammes avec une régularité que notre rythme de vie actuel ne nous permet pas toujours.

J’ai le même problème que vous, je manque de temps. Mais plutôt que de répéter sans cesse « je n’ai pas le temps« , j’ai choisi de dire « je ne me donne pas le temps« . Essayez, cela fait une différence.

52 défis créatifs pour le photographe

C’est en me donnant les moyens nécessaires chaque semaine que j’arrive à mes fins tout en menant plusieurs autres activités de front. C’est une question de volonté et de méthode :

  • je classe mes notes de lecture et mes idées (dans Evernote) pour avoir toujours quelque choser à essayer,
  • j’inclus des moments photo dans mes journées (15 minutes peuvent suffire),
  • je réduis le temps passé inutilement (Facebook par exemple),
  • je réordonne mes priorités (sortir faire des photos le soir au lieu de regarder une énième série TV).

C’est en trouvant votre rythme que vous allez y arriver vous-aussi.  Plus vous allez penser photo mieux c’est. Anne-Laure Jacquart le décrit très bien dans l’introduction de son livre « 52 défis créatifs pour le photographe« , elle vous donne d’ailleurs tout ce qu’il vous faut pour planifier et agir.

52 défis créatifs pour le photographe

Mais faire des photos sans savoir pourquoi ni comment n’est pas la solution. Si vous voulez vraiment progresser en photo, il vous faut une approche méthodique.

Sans méthode point de progrès

[su_frame][/su_frame]A bien y réfléchir, si vous jouez de la musique, que vous chantez, dansez ou pratiquez un sport, vous savez comme moi qu’il vous faut être méthodique. Sans quoi vous n’arrivez à rien. Même s’il y a des contraintes, vous vous pliez aux règles.

Par contre si la photographie est une passion « plaisir pur » pour vous, vous n’avez pas envie que cette pratique soit rébarbative. Alors une méthode oui, mais récréative.

Pour éviter de passer trop de temps à mettre au point la méthode qui va vous permettre de progresser en photo, une solution simple consiste à suivre un plan. La formule est connue, c’est celle des coachs comme des professeurs.

Prenez votre carnet préféré et répondez à ces questions :

  • qu’est-ce que je veux faire,
  • à quel rythme,
  • avec quelle échéance,
  • et quels points de mesure.

J’ai décidé cette année de faire des photos de gens dans la rue chaque semaine pour avoir une série cohérente fin décembre. Je fais des photos sur ce thème plusieurs fois par semaine, je sélectionne une photo chaque mercredi et je classe l’ensemble pour préparer la série.

Progresser en photo avec les défis photo

Une fois que vous avez vos réponses, facilitez-vous la vie en choisissant un guide dans lequel l’auteur a déjà fait une partie du travail pour vous. Les quelques euros investis vous feront gagner du temps et comme vous manquez de temps, ça tombe bien.

Dans 52 défis créatifs pour le photographe, Anne-Laure Jacquart vous propose :

  • un challenge : une année de photo,
  • un découpage en 52 semaines avec autant de sujets et d’exercices,
  • le détail de ce qu’il vous faut faire chaque semaine,
  • des exemples de photos,
  • comment recevoir des avis sur les vôtres pour mesurer les progrès.

Anne-Laure anime une communauté réservée aux lecteurs du livre et vous permet de partager vos photos et de découvrir ce que les autres photographes ont produit.

Sortir de votre routine

Un autre mal frappe le photographe amateur, c’est le manque de diversité. Quand j’ai posé la question à Michael Freeman de savoir comment il se définissait, lors de notre présentation commune au dernier Salon de la Photo, il m’a répondu « je ne suis pas photographe de ceci ou de cela, je suis photographe. Tout court.

[su_frame][/su_frame]Quel que soit votre niveau vous devez sortir de votre zone de confort pour vous confronter à d’autres domaines, d’autres pratiques.

Les lecteurs de La Lettre, la série d’emails dans laquelle je partage mes idées et pratiques photo, savent que je photographie la ville en priorité. Mais que j’ai récemment approché la photo de fleurs. Par défi. Pour voir ce que je pourrais faire face à un sujet qui ne m’est pas familier.

52 défis Street Photography

C’est en découvrant des pratiques nouvelles pour vous que vous allez progresser en photo. Je reçois souvent des messages de lecteurs attirés par la photo de rue, par exemple, qui n’osent pas se lancer. Tous les arguments sont bons (je ne me moque pas, j’ai fait pareil) :

  • je n’ai pas le bon boîtier,
  • je n’ai pas le bon objectif
  • je n’habite pas au bon endroit,
  • je n’ai pas le temps (!).

Si c’est votre cas, procurez-vous le livre de Brian Lloyd Bucket « 52 défis Street Photo« , suivez l’auteur sur son compte Instagram pour voir ce qu’il fait, et faites les exercices proposés sans vous poser de questions.

Progresser en photo - Street Photography

Vous allez voir que vous avez le bon boîtier, le bon objectif, que vous habitez au bon endroit et … vous allez trouver le temps parce que vous découvrirez dès les premières pages que vous pouvez faire des photos de rue vous-aussi.

Si la photo de rue ne vous tente pas, expérimentez une autre approche. Sortez des sentiers battus, contournez les règles et amusez-vous.

Photographes, sortez de votre routine

Dans « Photographe, sortez de votre routine« , l’auteur vous propose 50 défis à base de trucs et astuces. Au hasard :

  • vous limiter à 24 vues,
  • photographier la banalité,
  • photographier 100 fois le même sujet,
  • capturer l’intangible,

[su_frame][/su_frame]Cela ne veut pas dire que vous ne ferez plus de photos traditionnelles.

Cela veut dire que vous allez bénéficier d’un coup de pouce qui vous fera vivre la photo autrement.

Photographes sortez de votre routine

Relever des défis pour progresser en photo

Peut-être que votre problème à vous est le manque d’inspiration, une certaine lassitude qui fait que vous faites toujours les mêmes photos aux mêmes endroits, sans grande originalité, et que vous vous lassez.

52 défis photo expérimentale pour progresser en photo

Je connais ça, à force de tourner dans ma ville je fréquente les mêmes lieux, les mêmes personnes et les mêmes situations photographiées des dizaines de fois déjà. Je n’ai pas toujours envie de recommencer.

[su_frame][/su_frame]Une bonne solution dans ce cas c’est de faire abstraction de tout ce que vous connaissez pour passer à autre chose. D’oublier les problématiques techniques, les approches cartésiennes, les recettes qui-fonctionnent-à-tous-les-coups-pour-tout-le-monde, la banalité qu’est peut-être devenue votre pratique photo.

Dans 52 défis photo expérimentale, Chris Gatcum vous invite à « expérimenter ». A ne pas suivre les modes, à ne pas tout ramener au bokeh, au piqué et aux filtres créatifs à-la-façon-Instagram.

Au contraire, en relevant quelques-uns des défis que comporte ce livre vous allez changer de monde :

  • passer du numérique à l’argentique,
  • défaire la mise au point,
  • jouer avec les traitements croisés,
  • jouer avec la surimpression,
  • dégrader la qualité de votre objectif pour plus de créativité  (sans risque pour le matériel !),
  • assembler des photos,
  • mettre des mots sur une image,
  • etc.

C’est une autre façon de progresser en photo, plus personnelle, en faisant appel à vos émotions et ressentis, dans l’esprit de ce que décrit Gildas Lepetit-Castel dans L’inspiration en photographie.

Décrypter pour progresser et trouver l’inspiration

« On ne prend pas une photo, on la fait« .

-Ansel Adams

Si le hasard a encore sa place en photo, réfléchir avant de déclencher, mettre en oeuvre les moyens techniques nécessaires puis analyser le résultat est fondamental.

Avez-vous déjà pris la peine de regarder vos photos en considérant ces trois critères :

  • pourquoi avez-vous fait cette photo, quelle était votre envie ?
  • quels moyens, équipements, réglages avez-vous utilisés pour arriver à ce résultat ?
  • que pensez-vous de l’image finale et qu’est-ce que vous feriez si c’était à refaire ?

Je vous l’accorde, une telle analyse n’est pas évidente à faire si vous débutez et manquez de repères en photographie. Nous en manquons tous à un moment ou un autre de notre parcours.

Il est donc important de vous former, d’apprendre à lire une photo, à analyser ce qui fait qu’elle est intéressante ou quelconque.

Les coulisses d'une photo

Dans son livre « Les coulisses d’une photo« , Clément Racineux décrypte ainsi 30 de ses photos :

  • pourquoi il a envisagé cette prise de vue,
  • quel objectif il a utilisé et pourquoi,
  • quels réglages,
  • quels problèmes il a rencontrés,
  • pourquoi il a opté pour cette composition,
  • quelle solution il a adoptée,
  • ce qu’il ferait si c’était à refaire.

Vous verrez par exemple pourquoi il a coupé en deux un cycliste en Suède ou placé son appareil au sol près d’un chien.

Les coulisses d'une photo

Une fois que vous aurez lu ces analyses, vous aurez appris deux choses :

  • comment font les autres pour faire de bonnes photos,
  • comment vous pouvez analyser les vôtres pour faire pareil.

[su_frame][/su_frame]C’est un travail qui peut vous paraître rebutant, mais faites l’effort de tester avec une photo et vous découvrirez les possibilités qui s’offrent à vous de faire mieux.

Vous allez faire un pas en avant si vous pratiquez de la sorte pendant quelques semaines.

En conclusion

La mauvaise nouvelle c’est que pour pour progresser en photo il va vous falloir travailler, rien de bien nouveau.

La bonne nouvelle c’est que si vous prenez les choses avec un peu de recul et un minimum de méthode, vous allez passer de très bons moments tout en faisant des progrès.

C’est la différence entre une activité qui vous plaît et une activité imposée. En photographie, la seule personne qui doit vous imposer quelque chose, c’est vous.

C’est vous qui devez fixer les objectifs.

C’est vous qui devez fixer le rythme.

C’est vous qui devez définir le temps à y passer.

C’est vous qui devez faire l’indispensable travail d’analyse.

Grâce aux outils à votre disposition, dont les livres cités ici, la tâche est à votre portée.

Ne pensez pas que ceci n’est pas pour vous, que vous n’avez pas les connaissances requises, que vous n’avez pas de don, que vous n’avez pas [mettez ici ce que vous voulez].

La seule chose importante c’est de décider de passer à l’action. C’est le but de cet article que de vous donner le coup de pouce nécessaire.

Le but est atteint ? Dites-le moi en commenaire !


Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence Sigma et Nikon en ligne de mire !

Tamron célèbre les 40 ans de sa gamme d’optiques SP avec l’annonce des caractéristiques du nouveau Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, une focale fixe qui vient marcher sur les plates-bandes du Sigma 35 mm f/1.4 ART comme du Nikon AF-S 35 mm f/1.4G.

La guerre des 35 mm à grande ouverture est déclarée et Tamron arrive avec de beaux arguments.

MàJ: le test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est disponible.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence en ligne de mire

Annoncé à l’occasion du CP+ au Japon en février 2019, le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD inaugure les grandes ouvertures dans une gamme de focales fixes Tamron qui ne demande qu’à jouer les premiers rôles.

Tamron est en effet très présent dans le monde des zooms, du mega-zoom à tout faire (un peu trop parfois) aux zooms pros à ouverture f/2.8 constante en passant par les formules plus atypiques comme le récent Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD.

L’opticien indépendant se positionne depuis plusieurs années sur le marché des optiques expertes-pros mais manque encore de focales fixes à grande ouverture f/1.4 capables de concurrencer Nikon et Canon comme le concurrent principal chez les indépendants, Sigma et sa série ART.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le commutateur de mode de mise au point manuelle – autofocus

Pendant que Sigma investit toutes ses ressources ou presque dans une alliance tripartite Leica-Panasonic-Sigma dont on ne sait encore quelles autres marques elle pourra servir ou non, Tamron tire profit de ses 40 années d’expérience en matière de focales fixes (la série SP date de 1979) pour proposer une belle optique fixe à ouverture f/1.4 pour les reflex plein format Nikon et Canon.

Tamron a mis dans ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD tout son savoir-faire en matière d’optiques pros pour offrir à la fois une qualité d’image optimale de bord à bord comme une grande qualité de bokeh. Les deux cibles sont évidemment le Sigma 35 mm f/1.4 DG HSM ART qui date de 2013 et n’a pas été mis à jour depuis et le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G sorti lui en 2010 et dont le tarif reste le principal frein.

Tamron voit-il juste avec ce nouveau Tamron SP 35 mm f.14 Di USD ? A la lecture de la fiche technique, il faut avouer que la proposition est alléchante.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : caractéristiques techniques

Formule optique et traitements

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, formule optique

Ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est compatible avec les reflex plein format Nikon F et Canon EF, il met en oeuvre une formule optique à 14 éléments en 10 groupes dont 4 lentilles à faible dispersion LD et 3 lentilles asphériques Tamron GM (Glass Molded Aspherical).

Cette combinaison doit permettre de réduire au mieux les aberrations chromatiques comme toutes formes de déformations. Ces caractéristiques sont particulièrement importantes avec les objectifs à ouverture f/1.4 attendus pour leurs performances sur les bords de l’image, surtout sur une monture comme la Nikon F qui ne favorise pas les courtes focales à l’inverse de la monture Z des hybrides Nikon.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le diaphragme circulaire à 9 lames

Tamron annonce un bokeh de grande qualité, ce qui devrait ravir les photographes adeptes des faibles profondeurs de champ, le diaphragme est circulaire et comporte 9 lames.

Toujours dans l’optique de proposer les meilleures performances possibles, Tamron a doté son Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD d’un revêtement anti-reflet BBAR-G2 (Broadband Anti-Reflection) limitant l’effet de flare et les images fantômes. Ce revêtement est une nouvelle version du revêtement Tamron BBAR précédent, il devrait optimiser le contraste des images quelle que soit l’ouverture.

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD utilise le revêtement au fluor pour sa lentille frontale. Ce revêtement, comme sur de nombreux autres objectifs de la marque et concurrents, permet l’évacuation rapide des gouttes d’eau et des poussières tout en facilitant le nettoyage. Les traces grasses, par exemple, s’éliminent plus facilement.

Autofocus

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD dispose d’une motorisation USD déjà disponible sur la plupart des optiques pros de la marque, dont les zooms série G2.

Cette motorisation assure une mise au point rapide et précise sur les autres modèles (voir le test du Tamron 24-70 mm f/2.8 G2 par exemple) et quand bien même ce 35 mm f/1,4 met en oeuvre des lentilles plus imposantes et lourdes que celles de la version f/1.8 du 35 mm f/1.8, les performances ne devraient pas décevoir.

L’ajustement manuel du point reste possible même s’il faut bien reconnaître que la qualité des autofocus actuels, toutes marques confondues, laisse peu de place aux réglages fins effectués par le photographe.

Construction

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, protection par joints

Les optiques à ouverture f/1.4 ne se contentent pas d’offrir la meilleure qualité d’image possible, elle se doivent d’être construites pour durer et résister aux pires conditions.

Tamron l’a bien compris qui propose une construction avec joints d’étanchéité au niveau de la monture, ainsi qu’en plusieurs points sensibles du fût.

Cette protection limite l’infiltration de poussières comme celle de l’humidité. Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est utilisable sous la pluie sans risque, comme votre reflex expert-pro Nikon (même si votre prudence personnelle vous empêche de le sortir quand il pleut la plupart du temps n’est-ce pas ?).

Le pare-soleil dispose lui d’un mécanisme de verrouillage conçu pour empêcher la chute accidentelle comme le changement de position non voulu, c’est le minimum.

Ajustements et mises à jour

Les objectifs Tamron peuvent être ajustés et mis à jour à l’aide de la console Tamron TAP-in, en option. Cette console permet de connecter l’objectif à votre ordinateur via une liaison USB afin de mettre à jour le firmware de l’objectif quand c’est nécessaire de même que pour vous permettre de régler le comportement de l’autofocus selon vos envies.

Positionnement et premier avis

Le futur test de cet objectif sur un reflex Nikon permettra de vérifier le bien fondé de cette formule optique comme les prétentions de Tamron en matière de focales fixes à grande ouverture f/1.4.

Suite aux tests des précédents modèles (séries G2), force est de constater que Tamron a tout fait pour venir titiller ses principaux concurrents, surtout quand ceux-ci tardent à mettre à jour leurs gammes (Sigma) ou à adapter leur tarification aux conditions changeantes du marché (Nikon).

Proposé au tarif public de 999 euros à sa sortie, ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est plus onéreux que le Sigma 35 mm f/1.4 ART disponible à 770 euros environ mais il est aussi plus moderne et devrait poser moins de problèmes en mise au point autofocus et de mises à jour que n’en posent les optiques Sigma sur boîtiers Nikon. Le Tamron va aussi laisser loin derrière le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G qui a le mauvais goût de coûter près de 1850 euros.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : fiche technique

  • Modèle : F045
  • Longueur focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1,4
  • Angle de champ (diagonale) : 63°26′ sur reflex plein format
  • Construction optique : 14 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale : 0,3 m
  • Rapport de grossissement : 1:5
  • Taille du filtre : 72 mm
  • Diamètre : 80,9 mm
  • Longueur : pour Nikon 102,3 mm
  • Poids : pour Nikon 805 g
  • Diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/16
  • Accessoires fournis : Pare-soleil, bouchons, sacoche
  • Montures compatibles : Nikon F, Canon EF
  • Tarif public : 999 euros

Source : Tamron


Tutoriel Luminar : développement d’un fichier RAW de A à Z

Luminar est un logiciel de gestion et de post-traitement des fichiers RAW qui vous permet de développer vos photos après les avoir triées et classées. Voici un premier tutoriel Luminar dans lequel vous allez découvrir les principales fonctions servant à traiter un fichier RAW pour donner à la photo concernée le rendu qu’elle mérite.

Tutoriel Luminar : développement d'un fichier RAW de A à Z

10 euros de remise sur Luminar avec le code NIKONPASSION …

Tutoriel Luminar : présentation du logiciel

Les logiciels de traitement des fichiers RAW et de classement des photos ne manquent pas (voir le guide logiciels). Certains sont de simples visionneuses, d’autres sont des catalogueurs, d’autres enfin sont des tout-en-un.

C’est le cas de Luminar 3, une version apparue fin 2018, qui succède à … Luminar 2018 en apportant un gestionnaire de catalogue dans l’esprit de celui de Lightroom bien que moins complet encore.

Luminar, s’il marque encore le pas face à Lightroom Classic, a toutefois des avantages :

  • la licence perpétuelle évite de souscrire à un abonnement mensuel,
  • la prise en compte des calques le rapproche de Photoshop,
  • la possibilité de gérer une bibliothèque de filtres, espaces de travail et looks permet de personnaliser l’interface et le rendu des photos.

Comment utiliser Luminar pour développer un fichier RAW

Utiliser Luminar pour développer un fichier RAW n’est pas plus complexe que ça l’est avec d’autres logiciels. Il suffit de comprendre comment fonctionne le logiciel, quels en sont les grands principes, pour arriver à vos fins en quelques minutes.

Dans la vidéo ci-dessous, je vous montre comment partir d’une photo au format NEF ( RAW Nikon) importée dans le catalogue Luminar pour la traiter et lui donner un rendu personnalisé.

J’utilise les outils de base de Luminar :

  • calques,
  • filtres,
  • retouche locale,
  • export.

En savoir plus

Vous pouvez échanger avec d’autres utilisateurs de Luminar au sein de la communauté Nikon Passion en suivant ce lien.

Vous pouvez aussi poser vos questions via les commentaires ci-dessous, je vous renvoie par contre vers le support de l’éditeur pour tout ce qui concerne les problèmes d’installation et de compatibilité pour lesquels je n’ai pas les informations techniques nécessaires.

10 euros de remise sur Luminar avec le code NIKONPASSION …


Miguel Rio Branco, Maldicidade : mon avis sur ce livre de photographie urbaine

Maldicidade est un livre de photographie publié par les éditions Taschen, regroupant plus de 200 images de Miguel Rio Branco réalisées sur quarante ans dans les rues de New York, La Havane, Salvador de Bahia et Tokyo. Ce n’est pas un beau livre au sens conventionnel : c’est un objet qui dérange, qui interroge, et qui montre la ville telle qu’elle est vraiment. Si vous cherchez à comprendre ce que peut être la photographie urbaine centrée sur la banalité du quotidien, c’est le livre à étudier.

Etonnant livre de photographies que Maldicidade du photographe brésilien Miguel Rio Branco.

Plus de 200 photos représentant quarante années de travail dans les rues de New York, La Havane, Salvador de Bahia ou Tokyo forment un ensemble qui va vous faire réagir si vous habitez en ville comme si vous avez fuit les espaces urbains.

Attention, ce livre peut provoquer en vous une irrésistible envie de sortir faire des photos en ville pour montrer ce que vous pensiez  immontrable.

Miguel Rio Branco, Maldicidade

Miguel Rio Branco, de Las Palmas à Rio en passant par Magnum Photos

Miguel Rio Branco est attiré par l’image, qu’il s’agisse de photographier, de peindre, de réaliser des films comme des œuvres multimédia.

Exposé au MoMA, au Metropolitan Museum of Art comme au Centre Pompidou ou au musée Peggy-Guggenheim de Venise pour ne citer que ces endroits-là, Miguel Rio Branco a aussi reçu le Prix du livre photo aux Rencontres internationales de la photographie d’Arles et le prix Kodak de la critique photographique.

Qui est Miguel Rio Branco ? Né aux Canaries en 1946, Miguel Rio Branco est un photographe, peintre et cinéaste brésilien, membre de l’agence Magnum Photos depuis 1980. Son travail a été exposé au MoMA, au Metropolitan Museum of Art, au Centre Pompidou et au musée Peggy-Guggenheim. Il a reçu le Prix du livre photo aux Rencontres d’Arles et le prix Kodak de la critique photographique. Son œuvre traverse la photographie documentaire, l’art contemporain et l’installation multimédia.

Maldicidade, ou 40 années de photographies en ville

Miguel Rio Branco, Maldicidade
Photo (C) Miguel Rio Branco – Editions Taschen

Maldicidade se distingue radicalement des livres de photographie classiques comme la banlieue en couleur de Doisneau ou Afghanistan de Steve McCurry. Ici, pas de papier épais, pas de texte explicatif, pas d’index des images. Le format 24,5 × 33 cm, le papier fin, la succession d’images en noir et blanc et en couleur sans transition ni légende : tout concourt à immerger le lecteur dans l’univers du photographe plutôt qu’à lui en fournir un inventaire.

Miguel Rio Branco, Maldicidade
Photo (C) Miguel Rio Branco – Editions Taschen

Faites alors comme le photographe, ne dormez pas et parcourez ce livre pour ce qu’il est, un recueil de photos urbaines, de portraits en plans serrés, de gros plans sur les aspects les plus sordides de la ville. Les quarante années de travail et les villes visitées par Miguel Rio Branco vont alors vous apparaître petit à petit sous un autre jour.

Vous allez remarquer combien les détails sont importants, comment le photographe laisse volontairement de côté les lieux les plus touristiques et connus de chaque ville pour s’intéresser aux endroits les plus sordides, aux situations les plus étonnantes.

De jour comme de nuit, nettes comme plus floues, les photos de Miguel Rio Branco font la part belle à la lumière, omniprésente, et aux couleurs, chaudes, vives, agressives même parfois.

Les portraits réalisés dans la rue comme en intérieur, chez les gens, avec les prostituées, les enfants, les clochards vont vous faire réagir. Nous avons tous déjà croisé de telles scènes. Mais Miguel Rio Branco a pris le temps, lui, de s’attarder et de nous montrer à sa façon cet univers urbain bien éloigné des beaux quartiers. Bien qu’il s’agisse d’une rétrospective, chaque photo pourrait avoir été faite hier, au bout de ma rue comme de la vôtre peut-être.

Une image en particulier m’a retenu longtemps : un plan serré sur un visage, lumière latérale dure, regard qui fuit. Je n’aurais pas su dire si c’était New York ou Salvador. C’est peut-être ça, la signature de Rio Branco : les villes changent, la condition humaine, non.

Si vous n’êtes pas sensible à l’univers urbain, si vous n’aimez pas parcourir les rues de votre ville, chercher ce que les autres ne cherchent pas, vous passerez probablement à côté de ce livre.

Miguel Rio Branco, Maldicidade
Photo (C) Miguel Rio Branco – Editions Taschen

Mais peut-être êtes-vous sensible aux scènes de la vie quotidienne, banales souvent, extraordinaires parfois. Peut-être pensez-vous aussi que misère et joie peuvent cohabiter, que le flou traduit le mouvement, que ce qu’exprime une photo est bien plus important que sa qualité technique. Que les 60 euros qu’il vous en coûtera pour acquérir ce livre sont un investissement plus important qu’une nouvelle carte mémoire pour vous aider à faire de meilleures photos …

Si vous êtes dans ce cas, alors procurez-vous le livre, posez le près de vous, laissez-le respirer (ce qui au passage lui permettra de ne plus dégager cette odeur entêtante de papier et d’encre) et ouvrez quelques pages au hasard chaque jour. Vous allez découvrir un univers qui peut vous paraître étonnant mais qui est pourtant le nôtre, en 2019 comme depuis quarante ans. Rien n’a changé.

Parce que je n’ai pas prétention à être critique d’art, je préfère vous laisser avec cet extrait de la présentation par l’éditeur, il décrit très bien ce que je ressens après avoir parcouru ce livre depuis plusieurs jours.

Miguel Rio Branco, Maldicidade
Photo (C) Miguel Rio Branco – Editions Taschen

« Les images sont impeccablement réalisées, mais ne sont pas toujours jolies. Rio Branco ne s’intéresse pas à la facette historique et publicitaire des villes, aux horizons dessinés par les gratte-ciel ou aux rêves de gloire qu’elles attisent.

Au lieu de cela, Miguel Rio Branco, dans Malcididade, tourne son objectif vers le rebut et la marge de la ville, ce qu’elle a recraché, ceux qu’elle a exclus et déçus.

Contrastées, dépouillées ou empreintes de douceur, ses impressions urbaines sont peuplées de gens à la rue, de mendiants, de prostituées, de chiens errants, de carcasses de voitures et de verre brisé.« 

Auteur Miguel Rio Branco
Titre Maldicidade
Éditeur Taschen
Format 24,5 × 33 cm
Contenu Plus de 200 photographies, 40 années de travail
Villes New York, La Havane, Salvador de Bahia, Tokyo
Prix indicatif 53,99 euros
Langue Français / Anglais / Allemand

En savoir plus sur le site des éditions Taschen ainsi que sur le site de Miguel Rio Branco.


Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé pour apprendre la photo

Les livres pour apprendre la photo se suivent et se ressemblent souvent beaucoup. La petite encyclopédie  de la photo numérique, guide avancé de David Taylor, complète le précédent livre pour les plus débutants avec comme différenciateur principal une mise en page faisant la part belle aux illustrations.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

Petite encyclopédie de la photo numérique, guide avancé pour progresser en photographie

Je ne compte plus les livres pour apprendre la photo parus ces dernières années. Bien que les contenus finissent par se ressembler, c’est assez logique, chaque auteur fait la différence avec une approche personnelle, une méthode particulière, une mise en page spécifique ou un subtil mélange de tout ça.

David Taylor a fait le choix des illustrations pour ce nouveau livre qui complète celui de Chris Gatclum La petite encyclopédie de la photo numérique – la photo pour les débutants – parue précédemment. Egalement auteur de La photo comment ça marche en 70 infographies, il faut dire que l’homme a pour lui un parcours d’infographiste avant de devenir photographe professionnel et formateur, ça aide.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

Des notions avancées

[su_frame][/su_frame]Cette petite encyclopédie de la photo numérique s’adresse aux photographes connaissant déjà les bases de la photographie. Vous savez ce que sont les termes exposition, mise au point autofocus, cadrage, composition … et vous connaissez les différentes gammes d’objectifs ? Vous pouvez donc faire des photos quel que soit votre équipement. Mais savez-vous comment aller plus loin ? Faire des photos dans toutes les situations ? 

C’est le but de l’auteur que de vous passer des informations complémentaires pour vous aider à appréhender des sujets plus complexes. Vous pouvez par exemple découvrir :

  • quand utiliser le format JPG et le format RAW selon les photos que vous faites,
  • comment choisir un point de vue,
  • ajuster l’exposition et utiliser le bracketing,
  • utiliser l’autofocus à la demande,
  • quelle perspective attendre d’une focale particulière,
  • la différence entre bonnettes macro, tubes allonge et objectifs macro,

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

La liste des sujets abordée est longue, l’ensemble étant réparti en huit chapitres :

  • équipement
  • composition
  • exposition
  • mise au point
  • objectifs
  • filtres
  • flash
  • retouche d’images

Chaque double page propose un texte d’introduction, des encarts pour préciser certaines notions et plusieurs photos illustrant le sujet concerné. De très nombreuses illustrations montrant les menus, les réglages, les pictogrammes des appareils photo (dont les reflex Nikon) vous permettent de faire le lien avec votre appareil photo.

Le dernier chapitre sur la retouche d’images que j’aurais volontiers nommé « traitement et opérations avancées » plus que retouche, vous montre comment utiliser Lightroom et Photoshop pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent comme créer des panoramiques et autres opérations.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

A qui s’adresse ce livre

Cette petite encyclopédie de la photo numérique va vous intéresser si vous connaissez déjà un peu la photographie, que vous ne souhaitez pas un énième ouvrage sur les bases de la photo mais que vous préférez découvrir des sujets plus experts.

Il vous faut pour cela être intéressé par les illustrations plus que les longs textes, comme être capable de creuser certains points par vous-même quand le sujet vous intéresse mais que les explications fournies vous paraissent insuffisantes.

Ce livre va vous intéresser aussi si vous ne savez pas encore quel domaine photographique vous intéresse plus particulièrement, ce sera l’occasion d’expérimenter pour découvrir ce qui vous plaît avant de passer à des livres plus spécifiques comme ceux de la série « Les secrets de …« .

Ce livre ne vous plaira pas si vous aimez une approche plus méthodique, ordonnée, les longues explications et des détails nombreux sur un sujet particulier.

Il n’en reste pas moins que pour 19,90 euros, ce livre est un ouvrage intéressant par ses nombreuses illustrations très accessibles. Elles permettent d’avancer plus vite que la lecture de plus longs textes. Si vous avez aimé les 70 infographies du même auteur, n’hésitez pas.

En savoir plus sur l’auteur, David Taylor

Le site des Editions Eyrolles

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo à la Nikon School

Çà y est, vous êtes décidé, vous savez que pour faire de bonnes photos il faut maîtriser votre appareil photo puis passer outre la technique pour développer votre démarche créative. Les tutoriels, Youtube et les livres ne vous suffisent plus, vous envisagez de faire un stage photo encadré par un photographe professionnel. La question est maintenant : où suivre un cours photo ?

Saviez-vous que Nikon dispose d’un centre de formation agréé, la Nikon School à Paris, et propose des cours de photos adaptés à chaque photographe ? Quel que soit votre niveau ? Qu’il y a aussi des stages pour apprendre la vidéo ? Des cours photo en visio ? Que vous pouvez même faire prendre en charge certains frais par votre entreprise ou un organisme paritaire ?

Voici un tour d’horizon de ce que vous pouvez apprendre à la Nikon School, ses points forts comme ses points faibles.

Avant-propos : j’ai écrit cet article en réponse à de multiples messages de lecteurs qui me demandent une bonne adresse pour suivre un cours photo. Plutôt que de faire des réponses individuelles sans les partager, j’ai pris le temps de mettre au propre mes réponses en organisant les sujets. Il existe des dizaines d’adresses pour suivre un cours photo, je ne les connais pas personnellement et n’ai pas testé ces centres. J’ai choisi de mettre en avant la Nikon School car :

  • je connais bien le lieu et les intervenants, il est logique de s’y intéresser quand on s’adresse aux nikonistes,
  • je reçois des retours de lecteurs satisfaits de leurs cours photo à la School,
  • je connais certains formateurs personnellement, comme Vincent Lambert ou Gérard Planchenault et j’apprécie leur travail.

Plusieurs autres centres de formation méritent votre attention, mais si vous êtes nikoniste, la Nikon School est particulièrement adaptée.

J’ai proposé à la Nikon School d’échanger sur le fonctionnement et l’offre de ce centre de formation certifié pour être le plus précis possible. Je ne vais pas passer tous leurs stages photos en revue ici, le site de la Nikon School est là pour ça. Je vous parle des principaux pouvant vous intéresser en particulier.

Pourquoi suivre un cours photo ?

Votre appareil photo est simple à utiliser en mode automatique. Mais dès que vous voulez faire des photos un peu plus abouties, vous réalisez que vous n’en maîtrisez qu’une partie. Il s’avère alors complexe, les réglages sont nombreux et l’intérêt de chaque fonction n’est pas toujours explicite.

Le manuel utilisateur, rébarbatif, vous indique à quoi servent chaque bouton, entrée de menu ou touche de contrôle. Mais ne vous dit pas quand utiliser quoi et pourquoi. Or votre problème n’est pas de savoir lire le manuel, mais bien de savoir quel réglage choisir dans une situation photographique donnée.

De plus, faire de bonnes photos c’est maîtriser les bases de la photographie (l’exposition, la mise au point, les objectifs) autant que la lumière naturelle et artificielle (flashs, accessoires de studio).

Suivre un cours photo va vous permettre de recevoir des conseils personnalisés quel que soit votre niveau :

  • si vous êtes débutant et/ou utilisez un smartphone et que vous souhaitez vous mettre à la photo avec un reflex ou un hybride,
  • si vous êtes amateur et souhaitez améliorer votre pratique pour devenir un photographe créatif,
  • si vous êtes expert ou pro et souhaitez acquérir une expertise particulière unique.

Stage et cours photo à Paris : les points forts de la Nikon School

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

la façade de la Nikon School, dans les locaux du Nikon Plaza Paris

Les cours de photo dispensés par des formateurs généralistes sont intéressants, toutefois si vous cherchez à comprendre comment utiliser un appareil photo Nikon, il est plus pertinent de vous adresser à un formateur spécialisé :

  • il saura vous montrer sur votre boîtier (et pas un autre) ce qu’il convient de faire,
  • il saura de quelle fonction précise vous lui parlez car il utilise le même matériel,
  • il saura vous orienter sur un choix de matériel qui réponde à un besoin que vous auriez senti pendant la formation, car il connait bien l’univers de la photo en général et de Nikon en particulier.

La Nikon School est le centre de formation photo Nikon installé à Paris depuis 2004. Organisée pour répondre aux besoins de tous les photographes, du débutant au professionnel aguerri, la Nikon School fait appel à des formateurs photographes professionnels. Ils utilisent des appareils photo Nikon et ont une longue expérience de la marque. Certains, comme Vincent Lambert, ont même écrit des guides pratiques sur les reflex Nikon.

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

la salle de formation en configuration « formation logiciels photo »
l’arrangement de cette salle diffère selon la formation

Il ne suffit toutefois pas de faire appel à des photographes connaissant le matériel Nikon pour créer un centre de formation. Il faut aussi partager une expertise de la photo au delà du matériel, et proposer une pédagogie permettant de dépasser la technique pour accompagner votre progression et la mise en œuvre de votre démarche créative. C’est ce que s’efforce de faire la Nikon School à l’inverse d’autres organismes centrés sur le seul matériel.

En suivant un cours photo à la Nikon School, vous pouvez bénéficier des services associés à la marque :

  • prêt d’un objectif spécifique pour comprendre comment il peut vous servir,
  • échanges avec d’autres utilisateurs d’appareils photo Nikon qui ont les mêmes problèmes que vous,
  • vérification de votre équipement par le service après-vente situé dans les mêmes locaux.

Les cours photo de la Nikon School : points faibles

Rien n’est jamais parfait, voici ce qui peut vous poser problème pour suivre un cours photo à la Nikon School.

Le lieu

La Nikon School dispense ses cours photo à Paris, boulevard Raspail. Ceci suppose que vous puissiez libérer du temps (deux jours pour certains cours photo) pour venir à Paris si vous habitez en province. Il vous faut aussi penser à la logistique (transport, hébergement) car cela n’est pas compris dans le tarif de votre formation photo. Sachez que depuis 2020, la Nikon School propose aussi des cours de photo en visio à la demande.

Le planning

Certains cours photo sont proposés souvent, d’autres non. Il vous faut donc prévoir à l’avance votre inscription, en espérant que ce cours de photo ne soit pas reporté quelques jours avant faute de candidats (les formations ne sont jamais annulées, si la session ne peut être maintenue, l’inscription est reportée sur une autre date).

La Nikon School fait cependant en sorte que les reports restent exceptionnels, j’en veux pour preuve ce témoignage reçu de Sébastien H, un lecteur qui m’a dit :

« La formation que je viens de suivre est le cours de photo de nuit. J’ai été le seul à suivre cette formation lors de cette session de 4 heures. La session s’est donc transformée en un cours particulier. »

Le tarif

Un cours de photo coûte toujours trop cher, c’est bien connu. Ne pensez pas qu’un stage photo de deux jours à la Nikon School ne va vous coûter que quelques dizaines d’euros, ce n’est pas le cas et ce ne serait pas très crédible pour un centre de formation agréé.

Les tarifs de la Nikon School intègrent des éléments que d’autres centres ne proposent pas forcément, comme la valeur pédagogique et la certitude de progresser reconnues par les différents stagiaires (voir les avis sur Google ou Trip Advisor).

Les conditions d’accueil sont excellentes (ceux qui connaissent le Nikon Plaza Paris confirmeront), bien différentes de ce que proposent certains concurrents (un studio, un parc informatique complet, le prêt de matériel par exemple).

Sachez que certains organismes paritaires vous permettent de faire prendre en charge une partie du coût de votre cours photo par votre entreprise, ou le prennent en charge eux-mêmes (certification e-AFAQ et Datadock).

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

l’espace Accueil de la Nikon School et la salle de formation modulable

Qu’allez-vous apprendre en suivant un cours photo à la Nikon School ?

Le catalogue de formation photo de la Nikon School comprend plus de 30 modules et répond aux besoins les plus variés, en photographie comme en vidéo et en post-traitement (Photoshop, Lightroom). Voici les formations photo qui peuvent vous intéresser en priorité.

Apprendre les bases de la photo

Vous avez fait le test de niveau et obtenu un score entre 0 et 15 sur 32 ? Le cours de deux jours « Apprendre les bases de la photo » va vous aider à comprendre comment fonctionne votre appareil photo et comment faire de bonnes photos. Vous allez découvrir les notions élémentaires de prise de vue (choix de la focale, exposition, mise au point) comme les réglages experts de votre reflex ou hybride (format d’enregistrement, balance des blancs, réglages d’exposition, flash, …).

Ce cours photo comprend quatre ateliers pour savoir :

  • quels réglages utiliser pour réussir un portrait,
  • comment gérer le mouvement du sujet et contrôler la netteté,
  • comment régler votre appareil photo quand la lumière manque,
  • comment restituer une ambiance.

Ce cours photo est idéal pour débuter. Si vous avez déjà de bonnes notions en photo considérez toutefois un cours plus avancé car vous risquez de vous ennuyer pendant les cours théoriques.

En savoir plus sur le cours photo « Maîtriser les bases ».

Comment utiliser un reflex ou un hybride Nikon

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

profitez d’une formation pour tester un boîtier et un objectif Nikon …

Vous connaissez les bases de la photo mais vous avez besoin d’être aidé pour comprendre à quoi servent tous les réglages avancés de votre reflex ou de votre hybride Nikon ?

La Nikon School vous propose quatre cours photo selon le type d’appareil que vous utilisez :

  • apprendre à utiliser un reflex amateur,
  • apprendre à utiliser un reflex expert,
  • apprendre à utiliser un reflex professionnel,
  • apprendre à utiliser un appareil photo hybride.

La différence entre chaque cours tient en la différence entre les quatre gammes d’appareil photo Nikon.

Les reflex Nikon séries D3xxx et D5xxx ont des menus et réglages plus limités que les reflex de la série D7xxx et D5xx ou Df plus experts. Les reflex pros D850, D5 et générations précédentes adressent d’autres besoins et nécessitent une approche plus spécifique de la part du formateur.

Proposer un cours par gammes d’appareils est une bonne chose, vous serez avec d’autres utilisateurs du même niveau que vous et non en présence d’experts et de pros si vous êtes débutant ou l’inverse.

Les hybrides Nikon ont un mode opératoire différent de celui d’un reflex. La visée à image réelle, l’autofocus, la gestion de l’obturation diffèrent. Choisissez la formation photo « Maîtrisez votre Nikon Z » si vous avez fait le choix du Z 6 ou du Z 7.

Attention, ces cours ne vont pas vous apprendre les bases de la photo, vous êtes censé les connaître. Ils vont par contre vous aider à bien régler votre appareil photo quelles que soient les conditions de prise de vue.

En savoir plus sur le cours premier reflex

En savoir plus sur le cours reflex expert

En savoir plus sur le cours reflex pro

En savoir plus sur le cours Nikon Z

Comment faire des photos de nuit

La photo de nuit a ceci de particulier qu’il faut laisser de côté vos réglages habituels et utiliser votre appareil photo en mode manuel la plupart du temps :

  • le système de mesure de lumière n’est pas assez sensible, vous devez calculer l’exposition idéale en tenant compte de la dynamique de votre capteur,
  • l’autofocus n’est pas assez sensible, vous devez régler la mise au point en mode manuel,
  • la balance des blancs est contrariée par les éclairages nocturnes, vous devez la fixer arbitrairement.

Lors de ce cours de photo de nuit, vous allez apprendre à manipuler ces réglages et à choisir les bonnes valeurs. Vous mettrez en application sur le terrain avec l’aide du formateur.

La photo de nuit permet de faire des photos étonnantes comme de gérer des effets créatifs (lumières filées, light painting, diffraction), ce cours photo sera l’occasion de découvrir et expérimenter afin de reproduire par la suite à votre guise ce type d’images.

En savoir plus sur le cours photo de nuit

Comment faire de la photo macro

Le studio macro photo pour le cours photo macro de la Nikon School

l’espace studio de la Nikon School pour la formation macro photo

La macro c’est l’univers du tout petit. Insectes, plantes, fleurs, objets, les sujets ne manquent pas. Mais il vous faut savoir gérer les très courtes distances de mise au point, pourquoi utiliser un objectif macro, lequel, quel éclairage particulier adopter …

Pendant le cours de photo macro de la Nikon School vous allez découvrir cet univers et en particulier :

  • la différence entre macro photographie et proxi-photographie
  • la gestion des perspectives
  • comment faire un bokeh en macro
  • comment gérer le contrejour et les ombres chinoises
  • comment gérer les contrastes de lumière et de couleur
  • comment faire des photos macro en High/Low-key
  • comment utiliser la macro pour isoler une partie d’un objet et le sublimer

En savoir plus sur le cours de photo macro

Comment utiliser un flash

Vous pensiez qu’un flash allait vous aider à faire de meilleures photos et vous avez investi dans un flash Cobra pour disposer d’un éclairage plus puissant que celui du flash intégré de votre appareil photo (s’il en a un). Mais les premiers résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.

En suivant ce cours de photo au flash, vous allez apprendre à utiliser votre flash dans trois situations courantes :

  • le débouchage des ombres, ou comment gérer le contre-jour et les lumières latérales,
  • l’équilibre flash-ambiance, ou comment éclairer le sujet sans dénaturer l’ambiance,
  • le flash distant, ou comment utiliser votre flash pour réaliser des éclairages créatifs.

Cette demi-journée de cours va vous permettre de ne plus craindre d’utiliser votre flash, et vous donnera les bases nécessaires pour laisser libre cours à vos envies.

En savoir plus sur le cours de photo au flash

Si vous souhaitez aller plus loin, la Nikon School vous propose un autre cours de photo au flash intitulé « L’éclairage au flash Cobra », d’une durée de deux jours lors duquel vous allez aborder l’utilisation avancée des flashs dans l’esprit de la méthode Strobist :

  • le flash en mode reportage,
  • l’utilisation de plusieurs sources de lumières complémentaires,
  • la construction d’un éclairage de type studio.

En savoir plus sur ce cours flash type Strobist

Comment utiliser les éclairages de studio pour réussir un portrait

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

l’espace studio de la Nikon School pour les formations éclairage et portrait

Vous rêvez de faire du portrait, avec vos proches comme avec des modèles, mais vous manquez d’expérience et vous n’osez pas toujours vous lancer, pensant qu’il faut plein d’accessoires coûteux.

Le cours photo « L’art du portrait en studio » est conçu pour vous permettre de :

  • vous sensibiliser à l’univers de la photo de portrait,
  • découvrir comment organiser un studio, et quels accessoires utiliser,
  • comprendre les spécificités de l’éclairage pour le portrait (flashs, façonneurs de lumière et réflecteurs),
  • apprendre à gérer les sources de lumière.

Le formateur va vous aider à mettre en place vos sources de lumière et accessoires pour réaliser des photos avec les types d’éclairages suivants :

  • Split lighting,
  • Rembrandt,
  • Loop lighting,
  • Butterfly lighting,
  • Profile lighting.

Ce cours de portrait d’une durée de deux jours s’adresse aux photographes possédant déjà de bonnes bases de photographie et désireux de s’investir dans le portrait photo en studio, sans toutefois vouloir dépenser des milliers d’euros en matériel. Vous réaliserez qu’il est possible d’organiser un mini-studio chez vous à moindres frais et de reproduire les types de photos étudiés lors du cours.

En savoir plus sur le cours de portrait en studio

Cours photo pour devenir un photographe créatif

« Je fais des photos techniquement bonnes, mais je trouve qu’elles ne sont ni attirantes, ni créatives. Je ne sais pas comment faire pour apporter la touche de créativité qui me manque.« 

Si vous avez déjà fait vos premières armes en photo, il est probable que vous rencontriez ce problème que plein d’autres photographes amateurs rencontrent. Rassurez-vous, c’est normal.

Contrairement à ce que certains pourraient vous laisser penser, la créativité n’est pas un don que l’on a ou pas à la naissance. Etre créatif, c’est savoir créer, et cela s’apprend (en savoir plus).

Devenir un photographe créatif, c’est apprendre à imaginer et à construire une photographie, à vous exprimer au lieu de vous contenter de montrer. C’est être inspiré et le traduire en image.

Le cours photo « Développez votre créativité » vous apporte des notions avancées de photographie, comme d’expression photographique :

  • vous découvrirez ce que sont le langage visuel et le sens de l’image,
  • vous apprendrez à traduire et restituer le mouvement, comme à faire un choix entre couleur et noir et blanc selon les spécificités propres à chacune de ces pratiques,
  • vous travaillerez sur la lumière naturelle comme artificielle (flash),
  • vous découvrirez comment adapter les réglages de votre appareil photo à chacune des situations de prise de vue imaginée.

Enfin, parce que rien ne remplace l’expérimentation, vous serez amené à traiter un sujet libre, avant de partager vos photos avec les autres stagiaires et le formateur pour recevoir des avis constructifs.

En savoir plus sur le cours de photo « Devenir un photographe créatif »

En conclusion

Il est normal de ne pas savoir comment fonctionne votre appareil photo si vous débutez en photographie, comme il est normal de ne pas tout connaître ni maîtriser au bout de quelques années.

Pour apprendre la photo, la première étape consiste à définir vos envies et besoins et quelles notions il vous faut acquérir. Vous pourrez ensuite profiter des tutoriels et vidéos disponibles partout, comme investir quelques euros dans un guide pratique.

L’étape suivante consiste à vous faire accompagner par un photographe dont c’est le métier, capable de comprendre où vous en êtes, de vous aider à résoudre vos problèmes et à développer vos connaissances.

La Nikon School et ses formateurs maîtrisent la photographie et l’univers Nikon, ils savent répondre à vos attentes.

Bien que le nom « Nikon School » puisse vous laisser penser que ce centre est un club privé réservé aux utilisateurs d’appareils photo de la marque, sachez qu’il n’en est rien. De nombreux stagiaires de la School utilisent d’autres marques d’appareils photo comme Canon, Pentax, Olympus, … Les formateurs étant avant tout photographes, ils sont amenés eux-aussi, ou l’ont été, à utiliser des appareils de toutes marques et savent vous aider même si vous n’avez pas un Nikon.

La certification de ce centre de formation est un autre avantage qui vous permet de bénéficier d’une possible prise en charge de tout ou partie des frais de formation et d’un environnement adapté (salle, matériel informatique, matériel de studio, ateliers encadrés sur le terrain, voyages photo, …).

Vous avez déjà suivi un cours photo à la Nikon School ? Partagez votre avis pour compléter ce sujet et parlons-en.

 


Mises à jour Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3, outil texture, partage de photos et changements de noms

Les mises à jour Lightroom du mois de Mai sont arrivées, avec un nouvel outil ‘Texture’ de traitement d’image, une simplification des noms des différentes versions et de quoi vous aider à mieux utiliser Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3.

MàJ: Adobe a mis en ligne Lightroom Classic 8.3.1 quelques jours après la version 8.3 pour corriger un problème de choix du dossier de destination à l’export et d’export des vidéos au format original.

Mises à jour Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3

Comprendre le catalogue Lightroom et le post-traitement de A à Z

Mises à jour Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3 : simplification des noms

Les différentes versions de Lightroom changent de nom. Encore ? Oui ! C’est devenu une habitude chez Adobe que de perdre tout le monde en changeant régulièrement le nom des logiciels, mais pour une fois le dernier changement en date va dans le bon sens.

Exit donc les deux lettres CC (pour Creative Cloud) associées à toutes les précédentes versions dont les récentes Lightroom Classic CC 8.2 et Lightroom CC 2.3, et n’ayant donc plus guère de sens. Les versions actuelles de Lightroom sont désormais :

  • Lightroom Classic 8.3 pour la version historique (ex. Lightroom Classic CC),
  • Lightroom 2.3 pour la version Cloud (ex. Lightroom CC).

Notez que les déclinaisons Web, mobile et TV de « Lightroom » portent toutes ce nom désormais, sans autre mention spécifique, c’est un environnement utilisable aussi bien sur ordinateur Mac ou PC, tablette iOS ou Android, smartphone iOS ou Android, navigateur web ou TV connectée.

Comment installer Lightroom (pas gratuitement)

L’application d’installation et de mise à jour d’applications Creative Cloud affiche désormais ces nouveaux noms et la description est bien plus claire. Cela va éviter les erreurs d’installation d’une version à la place de l’autre.

Mise à jour Lightroom Classic 8.3

Outil texture

Un nouveau curseur fait son apparition dans le panneau de réglages de base, onglet Présence. Il s’agit du réglage Texture qui joue un rôle proche de celui du curseur de clarté en jouant sur la netteté sans pour autant toucher au micro-contraste comme le fait le curseur Clarté.

Curseur Texture dans Lightroom

Dans la pratique le réglage Texture a deux usages :

  • il adoucit les visages lorsque le réglage est négatif (curseur vers la gauche) en jouant sur les tons moyens sans dénaturer les autres,
  • il renforce la netteté apparente lorsque le réglage est positif (curseur vers la droite) sans pour autant faire monter les noirs et le micro-contraste comme le fait le curseur clarté.

Au final, j’ai pu arriver à mes fins plus rapidement sur les images de test, avec un résultat plus nuancé et un contraste moindre. Les illustrations ci-dessous ne reflètent pas bien la réalité sur grand écran calibré mais elles donnent la tendance.

Mise à jour Lightroom 8.3 texture

réglage Texture -40
le rendu du visage est plus doux et détaillé, les murs en pierre ne sont pas affectés

Mise à jour Lightroom 8.3 clarté

réglage Clarté -40
le rendu du visage est plus diffus, la matière est plus diffuse aussi sur les murs

Mise à jour Lightroom 8.3 texture

réglage Texture +15
les personnages gardent leur rendu tandis que le mur et le sol sont plus contrastés

Mise à jour Lightroom 8.3 clarté

réglage Clarté +15
les personnages comme le mur et le sol sont plus contrastés

Notez qu’un nouveau préréglage nommé « Atténuer la coloration de la peau (Lite) fait son apparition dans les outils de retouche locale, ce qui vous permet de travailler encore plus facilement sur les visages.

Réglage"Atténuer la coloration de la peau (Lite)" dans Lightroom

Le réglage Texture apporte plus de subtilité dans le rendu des matières, comme la pierre ou le bois, en évitant de faire monter le micro-contraste comme le fait le réglage Clarté. Les scènes de rue, de nature et toutes les zones texturées en général en profitent.

Import via le dossier DCIM

Vous avez pris l’habitude d’importer le contenu de vos cartes à partir du dossier « Carte xxx » qui apparaît dans le module d’importation, et tout fonctionne bien. Mais saviez-vous qu’en passant par le système de fichiers et en adressant le dossier DCIM sur la carte directement, le même import est bien plus rapide ?

Mises à jour Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3 import DCIM

Lightroom Classic 8.3 a été modifié pour ouvrir ce dossier en priorité désormais quand vous glissez une carte dans votre lecteur. Vous pouvez toujours basculer sur la source Carte mais autant utiliser le dossier DCIM qui vous fait gagner du temps (par expérience c’est environ deux fois plus rapide pour un même nombre de photos).

Conservation du nom de fichier d’origine

Mises à jour Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3 conservation du nom de fichier

Si vous faites comme moi, vous renommez systématiquement vos photos lors de l’import pour éviter les doublons et les identifier plus vite. Dans les précédentes versions de Lightroom, en procédant ainsi, le nom du fichier d’origine attribué par le boîtier était supprimé. Avec la mise à jour 8.3 le nom d’origine est conservé et le nom modifié à l’import est affiché, les deux sont présents dans le panneau de métadonnées.

Synchronisation des collections plus rapide

Lightroom Classic 8.3 met en oeuvre un système de synchronisation des collections optimisé et plus rapide. Vous pouvez ainsi récupérer plus vite vos photos depuis un mobile vers votre ordinateur comme l’inverse, un gain appréciable si vous synchronisez beaucoup de photos dans beaucoup de collections.

Amélioration de la netteté automatique

La mise en oeuvre du moteur d’intelligence artificielle Adobe Sensei a été revue et le rendu automatique proposé par Lightroom Classic est un tantinet meilleur qu’avant.

Ce réglage automatique peut vous aider à traiter vos photos plus vite, il ne remplace pas pour autant un traitement personnalisé que je persiste à trouver plus intéressant.

Correction de champ plat

Certaines fonctions de Lightroom Classic sont très spécifiques et c’est le cas de cette nouvelle fonction de correction de champ plat. Le principe est simple, la mise en oeuvre un peu moins.

Certains objectifs présentent une dominante d’ombrage, c’est un artefact optique qui se traduit par « une forme générique de vignetage de l’objectif, où le vignetage peut être asymétrique et posséder une couleur dominante. Par exemple, vert sur le côté gauche de l’image et magenta sur le côté droit. » pour reprendre les termes d’Adobe.

Ce défaut se rencontre sur les systèmes optiques sans miroir, les dos numériques moyen format sur les appareils équipés d’objectifs non rétrofocus. Autant dire que vous n’allez pas vous en préoccuper beaucoup et que l’explication scientifique n’est pas à la portée du premier amateur venu (comprendre « sachez que ça existe mais vous pouvez oublier »).

Si toutefois le sujet vous préoccupe, sachez qu’il vous faudra faire des photos d’étalonnage  de votre couple boîtier-objectif avant de les importer dans Lightroom Classic et d’activer la fonction de Correction de champ plat disponible dans le menu Bibliothèque.

Lightroom Classic va alors détecter et analyser l’image d’étalonnage puis supprimer le vignetage et la couleur dominante des photos sélectionnées dans votre catalogue. Je vous renvoie vers la page d’aide du site Adobe si le sujet vous intéresse.

Mise à jour Lightroom 2.3

Vous avez compris qu’il s’agit ici de la version « Environnement de travail dans le Cloud » de Lightroom, disponible pour ordinateur ou appareils mobiles et navigateur Internet.

Curseur Texture

Lightroom Desktop curseur Texture

Ces versions bénéficient elles-aussi du réglage de texture, ce qui participe à la montée en puissance de Lightroom (tout court, vous suivez ?) qui s’enrichit de versions en versions pour rattraper le retard sur Lightroom Classic.

Cette fonction est la même que dans Lightroom Classic, voir plus haut.

Suppression de la frange – Lightroom ordinateur

Lightroom Desktop suppression de la frange

La version pour ordinateurs de Lightroom intègre l’outil de suppression de franges de Lightroom Classic, dans le panneau Optique. Vous pouvez utiliser pipette et curseurs comme vous en avez l’habitude dans Classic pour minimiser ou réduire l’apparition des franges colorées roses et vertes sur les détails fins (comme les branches d’arbres).

Ce réglage est aussi disponible dans les outils de retouche locale.

Partage de photos facilité – Lightroom ordinateurs, mobile et web

Les versions précédentes de Lightroom permettaient de partager un lien vers une collection de photos. Les destinataires de ce lien privé ou public pouvaient alors voir les photos, les noter ou les télécharger en version réduite selon les droits que vous leur accordiez.

Lightroom Web inviter partager

Lightroom 2.3 met en oeuvre une nouvelle architecture de partage qui peut vous paraître bien anodine encore mais va permettre à terme d’inviter vos destinataires à enrichir vos collections partagées.

Tout n’est pas disponible encore, ni bien documenté, mais l’idée est que vos destinataires pourront accéder aux fichiers haute définition, les traiter, ajouter des photos dans une collection.

Le travail collaboratif que de nombreux photographes attendent dans Lightroom est en chemin.

Suppression via la corbeille – Lightroom Web

Corbeille de photos supprimées dans Lightroom Web

Rien de plus désagréable que de supprimer une photo par inadvertance et de réaliser que le fichier est perdu corps et bien non ? Lightroom Web, dans un premier temps, dispose désormais d’un système de corbeille qui joue le même rôle que sur votre ordinateur. Quand vous supprimez une photo, elle va dans la corbeille et reste disponible pour restauration pendant 60 jours.

Cette fonction est présente dans la version 2.3 mais la corbeille a été mise en place progressivement depuis plusieurs semaines, allez voir, vous y trouverez vos dernières photos supprimées.

Traitement par lots – Lightroom Mobile Android

La version Android de Lightroom pour mobiles rattrape son retard sur la version iOS (les développements sont toujours plus longs sur Android) et vous permet maintenant de traiter par lots vos photos.

Les traitements appliqués à une photo peuvent être appliqués à une sélection d’autres à l’aide de la fonction « Copier les paramètres » disponible depuis le sigle « … ».

Tutoriels et apprentissage de Lightroom

Tutoriels et apprentissage de Lightroom

Afin d’aider les utilisateurs à découvrir les usages de Lightroom, Adobe a inclus l’accès à des tutoriels et exemples de photos dans les différentes déclinaisons de Lightroom 2.3. Vous pouvez y accéder sur ordinateur comme sur mobile depuis l’écran « Toutes les photos ».

Nouveaux objectifs supportés

Lightroom Classic 8.3 et Lightroom 2.3 supportent de nombreux nouveaux objectifs dans différentes montures, pour la monture Nikon F il s’agit des :

  • Sigma 28mm f/1.4 DG HSM
  • Sigma 40mm f/1.4 DG HSM
  • Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM
  • Sigma A 70-200mm f/2.8 DG OS HSM
  • Tokina Opera 16-28 mm F2.8
  • Tokina Opera 50mm F1.4

Tous les boîtiers Nikon étant déjà supportés dans les précédentes versions de Lightroom, aucune nouveauté de ce côté-là.

Source : Adobe et Utiliser Lightroom

Comprendre le catalogue Lightroom et le post-traitement de A à Z


ODR Nikon Eté 2019 : jusqu’à 350 euros de remise sur une sélection de boîtiers et objectifs

L’ODR Nikon (Offre de réduction) pour l’été 2019 est l’occasion de bénéficier de réductions immédiates sur une sélection d’appareils photo et d’objectifs Nikon reflex comme hybrides, plein format comme APS-C.

Voici la liste des matériels concernés et le montant de la réduction appliquée en caisse chez tous les revendeurs participants à l’opération jusqu’au 15 juillet 2019.

ODR Nikon Eté 2019 : jusqu'à 350 euros de remise sur une sélection de boîtiers et objectifs

Ces remises sont applicables en caisse chez les revendeurs participant à l’opération, comme La Boutique Photo Nikon à Paris par exemple (revendeur spécialisé).

ODR Nikon appareils photo

Voici le montant des remises appliquées sur chacun des boîtiers hybrides et reflex concernés par cette offre :

ODR Nikon objectifs pour hybrides

ODR Nikon objectifs pour reflex FX / Plein format

ODR Nikon objectifs pour reflex DX / APS-C

Source : Nikon France


Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ergonomie minimale mais un charme qui le rend attachant

Un peu plus spécialisé et moins apte aux plans larges que son camarade 35 mm évalué récemment, c’est au tour du 50 mm fixe de faire l’objet du test NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S que nous vous proposons ici.

Pour accompagner son premier transtandard 24-70 mm f/4, Nikon l’a flanqué de deux focales fixes généralistes, à l’ouverture généreuse (mais pas trop), dont le but est d’apporter ce surcroît de spécialisation et de luminosité que n’a pas le zoom de base, tout en conservant une certaine polyvalence.

Cela donne le duo NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S, deux focales fixes « standard » assez proches dans l’esprit mais qui, dans les faits, diffèrent suffisamment pour que le débat pour choisir l’une ou l’autre s’impose.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

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Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : Présentation et contexte

Encore plus que son compère NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est appelé à devenir un grand classique. Nous irions même jusqu’à dire qu’il est programmé pour devenir un incontournable tant les 50 mm f/1,8 « de kit » ont peuplé l’histoire de la photographie (reflex) afin de constituer, pour beaucoup d’entre nous la première focale fixe « de base », aussi bien en numérique qu’en argentique.

Pourtant, ne vous fiez pas à cette filiation historique : ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S n’a rien d’une focale fixe simplette ni au rabais.

Bien au contraire, Nikon en a soigné la formule optique : avec ses 12 lentilles dont 2 ED, 2 asphériques, certaines avec traitement nanocristal, le tout réparti en 9 groupes et traitement au fluor pour la frontale, ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S n’a pas grand chose à voir avec le Nikon AF-S NIKKOR 50 mm f/1,8 G (7 lentilles en 6 groupes, dont une seule lentille asphérique).

Il se montre également bien plus moderne que le Nikon AF-S NIKKOR 50 mm f/1,4 G (8 lentilles en 7 groupes, aucune lentille asphérique ni ED) !

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Contrairement à ses homologues, ce 50 mm hybride a droit à un diaphragme électromagnétique à 9 lamelles, là où ses cousins ne disposent que de 7 lamelles.

En contrepartie, à 679 euros (tarif officiel), le nouveau venu est peut-être un peu cher pour un « simple » 50 mm f/1,8… mais reste moins prétentieux que le Sony Zeiss Sonnar T* FE 55 mm f/1,8 ZA destiné aux concurrents Sony Alpha 7/9 et ses presque 1.000 euros à sa sortie.

À qui se destine ce NIKKOR Z 50 mm f/1.8 ?

Ce 50 mm f/1,8 se destine à celles et ceux qui désirent une focale fixe lumineuse mais qui trouveraient le 35 mm un peu trop large pour lui préférer l’angle de champ plus serré d’un 50 mm, plus  « Cartier-Bressonien » et mieux adapté pour du portrait. De l’éternel débat « 35 ou 50 mm » pour lequel les photographes se chamaillent depuis un siècle…

Projetons-nous dans le futur. Un 28 mm f/1,8 et un 85 mm f/1,8 viendront compléter l’offre focale fixe, auxquels s’ajouteront par la suite un 24 mm f/1,8 (notez au passage la cohérence du f/1,8) et un 50 mm f/1,2 (voir la liste des prochaines annonces).

Si vous lisez ce test à ce moment là, alors le choix d’un 50 mm devra se faire selon d’autres critères que la simple sélection par défaut.

Question : pourquoi choisir un 50 mm ? Réponses possibles :

  • parce que c’est LA focale légendaire utilisée par les grands photographes de rue qui ont marqué l’histoire (même si, dans les faits, c’était surtout du pragmatisme dans la mesure où le 50 mm est, depuis longtemps, la focale la plus facile à se procurer),
  • parce que dans la trinité « grand angle + focale standard + optique à portrait » le 50 mm s’intercale bien entre le 24 mm et le 85 mm (et pour le coup, ça tombe bien),
  • parce qu’à ouverture maximale égale, le 50 mm permet de jouer avec de plus faibles profondeurs de champ que le 35 mm. Vous avez dit « bokeh » ?

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 1.600 – 1/4 sec. – f/1.8

Test NIKKOR Z 50 mm : Qualité de construction

Ce qui frappe à la sortie du carton est que, pour un 50 mm f/1,8, ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est vraiment gros. Très gros : 76 mm de diamètre, 86,5 mm de long sans le pare-soleil, 415 grammes sur la balance.

À titre de comparaison, l’AF-S 50 mm f/1,8 G ne mesure que 52,5 mm de long et ne pèse que 185 grammes, et même l’AF-S Nikon 50 mm f/1,4G avec ses 54 mm de long et 280 grammes fait figure de poids plume…

En fait, en termes de gabarit, le 50 mm f/1,8 hybride est calqué sur le Nikon Z 35 mm f/1,8 S (à moins que ce ne soit l’inverse), et il y a fort à parier qu’il s’agit d’une volonté délibérée de la part de Nikon de sortir toute sa série de focales fixes ouvrant à f/1,8 avec des esthétiques et gabarits très proches. Ce qui serait carrément bien vu. L’avenir nous dira si cette hypothèse était la bonne.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Toujours est-il que, à l’instar de ses frères NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S bénéficie d’une qualité de construction sans reproche. C’est beau, c’est simple, tout est parfaitement ajusté, agréable à manipuler, et tout un tas de joints toriques à l’intérieur et à l’extérieur (au niveau de la monture) sont là pour éviter les infiltrations de poussières et d’eau. Bref, une jolie petite famille propre sur elle et sans défaut criant.

Prise en main et autofocus

Re-re-belotte : vous allez finir par connaître la chanson. Les objectifs NIKKOR Z série S sont aussi bien construits qu’ennuyeux en termes de prise en main : à part la large bague de mise au point et le commutateur AF/MF, il n’y a toujours rien à se mettre sous la dent. Ni butées à l’infini, ni butée à 40 cm (la distance minimale de mise au point), ni graduation de distance, ni petit écran de contrôle, ni bague de diaphragme, surtout pas de stabilisation… Pour le dire poliment, « c’est racé et sobre ». Pour le dire autrement « c’est chiant et pas vraiment excitant ». Nous vous avions prévenus : vous connaissez la chanson.

La mélodie change à peine en ce qui concerne l’autofocus : toujours aussi silencieux, il se montre néanmoins légèrement moins rapide et discriminant que sur le 35 mm f/1,8, la faute à la profondeur de champ plus faible, mais aussi à l’algorithme. Notons au passage que l’objectif a été essayé sur un Z6 avant la mise à jour firmware 2.0 de mi-mai, censée améliorer la précision et la rapidité de l’autofocus, donc prenez ces commentaires avec une petite pincée de sel.

Par contre, ce qui ne changera pas, c’est que la mise au point se fait toujours par déplacement des lentilles en interne, ce qui ne change pas l’aspect extérieur de l’objectif. Cela peut avoir son importance si vous utilisez des filtres polarisants ou dégradés.

Stabilisation

Il y a débat mais, pour un 50 mm, la stabilisation optique commence à être intéressante, d’autant plus si elle peut être combinée à une stabilisation capteur. Ici, toujours pas de stabilisation optique, Nikon fait confiance à la stabilisation 5 axes de son capteur, à raison. Cela vous permettra, avec un peu d’entraînement, de photographier à main levée, entre 1/10 et 1/20 s.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 1.000 – 1/20 sec. – f/1.8

Performances optiques : vignettage

Bien que corrigé de manière électronique par le boîtier, le vignettage du NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S reste très marqué jusqu’à f/2,8 et encore perceptible jusqu’à f/4.

D’un point de vue théorique, c’est probablement le seul vrai défaut de cet objectif. D’un point de vue esthétique, cela lui confère un certain charme puisque le vignettage permet de fermer l’image et d’accentuer ce « look » spécifique aux 50 mm. Dans tous les cas, grâce à la magie du post-traitement, vous pourrez aisément corriger ce vignettage s’il vous embête.

Performances optiques : déformation et distorsion

Il faudrait quand-même un sacré accident industriel pour, en 2019, proposer un 50 mm qui déforme et soit plein de distorsion, surtout quand on utilise deux lentilles asphériques dans sa formule. Du coup, vous serez heureux de savoir que le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S ne souffre ni de déformation, ni de distorsion : contrat facile à remplir, mais contrat rempli quand-même.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 400 – 1/640 sec. – f/5.6

Performances optiques : homogénéité et flare

Assez doux à la pleine ouverture, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S atteint un bon niveau de piqué en fermant légèrement à f/2 (un tiers de diaphragme de moins) et devient vraiment excellent à f/4. Un comportement somme toute assez classique pour un 50 mm f/1,8.

Il en va de même du côté de l’homogénéité : il faudra fermer de quelques diaphragmes, à partir de f/5,6,  pour que les bords parviennent au niveau du centre, du moins si vous êtes intransigeant sur la netteté. Car ce qui est intéressant avec ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S par rapport à son cousin NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, c’est que ces petits défauts lui donnent du caractère et un peu plus d’âme dans l’image. Tout en conservant le sérieux de la série, qui se confirme par la parfaite maîtrise du flare.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 200 – 1/125 sec. – f/4

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Encore et toujours, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S accorde ses violons avec les NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S : vous pouvez passer de l’un à l’autre sans écart de rendu dans les couleurs et quasiment sans aberrations chromatiques, afin de composer tout un reportage, une série, une vidéo, sans avoir à vous tracasser quant aux efforts à fournir en post-traitement pour tout étalonner au même niveau. Cela vous fera gagner un temps considérable.

C’est tout de même assez impressionnant de parvenir, sur trois objectifs différents, à obtenir cette homogénéité. Espérons qu’il en sera de même pour tous les autres objectifs de la série « S f/1,8 ».

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 4.00 – 1/200 sec. – f/1.8

Rendu optique : profondeur de champ

Forcément, avec un 50 mm ouvrant à f/1,8 destiné à un capteur 24 x 36 mm, nous pouvons nous attendre à une profondeur de champ encore plus réduite qu’avec un 35 mm f/1,8. Et le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S ne vous décevra pas, même si sa distance minimale de mise au point n’est « que » de 40 cm.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/1000 sec. – f/1.8

À la pleine ouverture, vous pouvez déjà jouer avec des profondeurs de champs très étroites, idéales pour du portrait, et des transitions très douces entre le net et le flou.

À ce niveau là, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est bien plus réussi que le Nikon Z 35 mm f/1,8 S : le bokeh, toujours confié à un diaphragme à 9 lamelles, est plus doux, les transitions moins brutales,  il y a quelque chose de plus chaleureux avec ce 50 mm. De plus… moelleux et moins chirurgical. Ou, en d’autres termes toujours pas très techniques, de plus attachant.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/400 sec. – f/1.8

Le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez compléter votre zoom 24-70 mm f/4 de kit avec une focale fixe lumineuse à tout faire,
  • vous aimez les 50 mm parce que leur perspective se rapproche de l’œil humain,
  • vous appréciez la polyvalence d’un 50 mm, aussi capable en reportage qu’en portrait,
  • vous trouvez le 35 mm un peu trop large,
  • vous prévoyez de l’associer avec le futur Nikon Z 24 mm f/1,8 S et/ou Nikon Z 85 mm f/1,8 S.

Le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si…

  • vous recherchez une focale fixe compacte (il n’y en a pas encore),
  • vous êtes intransigeant sur le vignettage,
  • vous possédez déjà le Nikon Z 35 mm f/1,8 S avec lequel il risque de faire doublon.

Note : les photos présentées sont visibles en pleine définition ici :

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S : ma conclusion

Au moment d’écrire ces lignes, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est la focale fixe en monture Z native la moins onéreuse proposée par Nikon.

Quelque part, cela peut sembler normal pour un objectif dont la combinaison focale/ouverture le destine à devenir LA focale fixe de base avec laquelle bien démarrer dans le système Nikon Z, comme cela est le cas sur les reflex depuis déjà plusieurs décennies.

Mais ne vous y laissez pas tromper :

ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S joue dans une cours nettement au-dessus des 50 mm f/1,8 traditionnellement proposés sur les reflex.

Pour concevoir son NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S, Nikon a mis les petits plats dans les grands en faisant appel à des technologies normalement réservées à des objectifs f/1,4 bien plus haut de gamme : multiples lentilles asphériques, multiples lentilles ED, traitement nanocristal, revêtement au fluor pour la lentille frontale, fût tropicalisé grâce à de nombreux joints toriques, diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles.

Nous sommes clairement sur une conception haut de gamme, et cela se ressent dans les performances optiques : absence de distorsion, absence de flare, absence d’aberrations chromatiques, neutralité des couleurs, très bon niveau de piqué, autofocus totalement silencieux.

Bref, vous pourriez difficilement le qualifier d’objectif « amateur » ou de « seconde zone ». En même temps, à 679 euros le 50 mm f/1,8, vous méritiez au minimum d’en avoir pour votre argent.

Tout comme le NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et les premiers objectifs destinés aux hybrides chez la plupart des constructeurs, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S brille par la pauvreté de son ergonomie, réduite au minimum syndical : bague de mise au point sans butée ni retour de sensation, commutateur AF/MF. Cela nuit d’autant plus à l’expérience que, contrairement à son faux jumeau 35 mm f/1,8, ce 50 mm f/1,8 a vraiment un charme et un semblant d’âme qui, en plus de faire de lui un objectif pratique, le rendent attachant.

Si vous cherchez une focale fixe polyvalente, qui fasse vraiment la différence avec votre zoom 24-70 mm f/4, nous vous orientons donc volontiers vers ce 50 mm f/1,8  qui, en plus, a le bon goût d’être bien moins cher que le 35 mm f/1,8 ! Bon, après, si vous êtes un inconditionnel du 35 mm…

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Rappel Nikon Z 6 et Z 7 : mise à jour du système VR sur certains boîtiers

Nikon invite les utilisateurs de certains appareils photo hybrides Nikon Z 6 et Z 7 à faire vérifier le système de stabilisation VR. Celui-ci peut « ne pas exploiter tout le potentiel de cette fonction« . Voici ce qu’il faut savoir sur ce rappel Nikon Z 6 et Z 7.

Nikon Z 6 et Z 7 : rappel pour mise à jour du système VR sur certains boîtiers

Rappel Nikon Z 6 et Z 7 : la stabilisation peut mieux faire

Nikon a mis en ligne ces derniers jours une information technique à l’attention des utilisateurs de Nikon Z 7 et Z 6. Certains boîtiers peuvent présenter un défaut qui limite la portée du système de stabilisation VR 5 axes IBIS.

Avec l’arrivée de nouvelles générations d’appareils photo numériques dont la construction fait appel à des composants de plus en plus complexes et des systèmes de commande électroniques tout aussi élaborés, les rappels ne sont pas rares chez les différents fabricants.

Si les éditeurs de logiciels intègrent les correctifs dans une mise à jour qui passe bien souvent inaperçue, ce n’est pas le cas des fabricants de matériel électronique qui doivent en passer par un contrôle visuel en atelier.

Depuis plusieurs années, Nikon effectue des rappels lorsque c’est nécessaire et de plus en plus tôt dans la vie de ses produits, afin d’éviter les situations conflictuelles comme celle concernant le D600. Ces rappels sont d’ailleurs souvent plus préventifs que correctifs et la plupart des utilisateurs n’ont jamais constaté le défaut (c’est le cas du problème d’assombrissement sur certains D750 par exemple).

Si vous utilisez un Nikon Z6 ou Z 7, suivez les instructions données sur le site du support pour vérifier si votre appareil photo est concerné ou non, il vous suffit pour cela de noter son numéro de série et de le saisir en ligne : support Nikon

Pour trouver le numéro de série, ouvrez l’écran arrière et notez le numéro à sept chiffres indiqué sur l’étiquette du boîtier.

comment trouver le numéro de série du Nikon Z7 et Z6 - rappel pour défaut de système VR

Si votre appareil photo fait partie de la liste des modèles concernés, prenez contact avec le support Nikon qui se chargera de vérifier et mettre à jour les composants concernés gratuitement même si le boîtier n’est plus sous garantie (ils le sont encore tous au moment où je publie cette note mais ce ne sera plus le cas dès septembre 2019 pour les premiers clients).

Source : support Nikon


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