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Nik Collection 2.5 by DxO : 5 nouveaux films couleur et compatibilité Affinity Photo 1.8

DxO annonce la disponibilité de la « Nik Collection 2.5 by DxO », la suite de modules additionnels pour plusieurs logiciels de post-traitement dont Photoshop et Lightroom Classic.

Cette mise à jour 2.5 apporte cinq nouvelles simulations de films couleur, ainsi que la compatibilité avec la dernière version du logiciel de traitement Affinity photo 1.8.

Nik Collection 2.5 by DxO : le goût de l'argentique et des filtres créatifs

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Nik Collection 2.5 by DxO : le goût de l’argentique et des filtres créatifs

Si vous avez pratiqué, ou pratiquez toujours, la photographie argentique, vous savez que le rendu de vos photos est fonction du type de film utilisé, qu’il soit noir et blanc ou couleur.

Les particularités de ce rendu, ce qui fait le charme de l’argentique, n’existent plus en numérique, les pixels n’ayant pas la même saveur que les grains d’argent et le bruit numérique n’étant en rien comparable au grain argentique.

Pour retrouver la sensation de l’argentique en numérique, il faut traiter vos photos de façon à simuler le rendu argentique, et donc créer autant de préréglages qu’il existe de films à simuler.

Ce travail fastidieux et complexe à réaliser peut être facilité par l’utilisation de logiciels spécialisés, conçus par des éditeurs dont c’est le métier et qui savent analyser le rendu argentique pour le reproduire au mieux à l’aide d’algorithmes très précis.

La suite Nik Collection 2.5 par DxO est de ceux-là, c’est un ensemble de modules additionnels pour les principaux logiciels de post-traitement, proposant des moteurs de simulation pour les films noir et blanc et couleurs en plus de nombreux filtres créatifs non directement liés à des films argentiques.

Dans une précédente mise à jour, la Nik Collection 2 par DxO s’est vue enrichie de plusieurs nouvelles simulations noir et blanc (module Silver Efex Pro 2). Dans cette toute dernière mise à jour 2.5, ce sont cinq films couleurs qui rejoignent la panoplie existante du module Color Efex Pro 4 :

  • AGFA PRECISA CT 100,
  • FUJIFILM FP-100C,
  • INSTAX et FUJICHROME PROVIA 400X,
  • LOMOGRAPHY REDSCALE 100.

Notez que Color Efex Pro 4 permet de mettre en œuvre des filtres créatifs non liés à des films argentiques, le logiciel compte désormais 55 filtres couleurs, dont la particularité est de respecter les contrastes chromatiques, les ambiances propres à chaque film argentique historique, les possibilités de virages, de polarisations et de vignettages.

Ces filtres s’appliquent directement sur vos photos depuis votre logiciel habituel, ils proposent chacun des préréglages propres à chaque rendu et un ensemble de variations autour de ce rendu.

Color Efex Pro 4 permet également de personnaliser les rendus selon vos goûts : jeu de couleurs, contraste, luminosité, ombres, reflets, grâce à l’intégration de la technologie U POINT™ que les utilisateurs du logiciel Nikon Capture NX2 connaissent bien.

Agfa, Fuji, Lomography : des rendus particuliers

A partir d’une photo préalablement traitée dans  DxO PhotoLab 3, Photoshop, Lightroom Classic et désormais Affinity Photo 1.8, vous pouvez exploiter la panoplie de filtres créatifs et de rendus argentiques de la Nik Collection 2.5 by DxO en sélectionnant le filtre qui vous convient et en ajustant finement chacun de ses paramètres au besoin.

Test Nik Collection 2.5 by DxO film

la photo dans sa version d’origine non traitée – Nikon D7800 – AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED

Film inversible AGFA PRECISA CT 100

Ce film propose un rendu neutre et des bleus profonds, il convient particulièrement bien aux photographies de paysage.

Test Nik Collection 2.5 by DxO film Agfa Precisa CT-100

Film instantané FUJIFILM FP-100C

Ce film propose un rendu très juste des couleurs, une gradation tonale riche.

Test Nik Collection 2.5 by DxO film Fuji FP 100C

Film instantané FUJIFILM INSTAX

Ce film propose une balance de couleurs et une plage tonale supérieures à celles des films Polaroid, pour des photos détaillées et précises.

Test Nik Collection 2.5 by DxO film Fuji Instax

Film inversible FUJICHROME PROVIA 400X

On ne présente plus le Provia 400X dont la qualité de granularité́ et de contraste, les couleurs éclatantes et une balance des gris régulière satisfont les paysagistes et portraitistes.

Test Nik Collection 2.5 by DxO film Fuji Provia 400X

Film LOMOGRAPHY REDSCALE 100

Atypique, ce film propose des couleurs très chaudes, il satisfait les fans de Lomographie.

Test Nik Collection 2.5 by DxO film Lomography Redscale 100

Nik Collection 2.5 est compatible avec Affinity Photo 1.8

La suite Nik Collection 2.5 by DxO est désormais compatible avec le logiciel de traitement d’image Affinity Photo 1.8 pour Mac et PC. Affinity Photo permet le post-traitement des fichiers RAW, met en oeuvre un système de calques, la fusion de photos panoramiques, de photos HDR ou encore le détourage.

Nik Collection 2.5 : Tarif & disponibilité

La Nik Collection 2.5 by DxO pour PC et Mac est disponible en téléchargement sur le site de DxO au tarif de 149 euros en achat initial, et de 79 euros si vous possédez déjà la Nik Collection 2018 by DxO. La mise à jour est gratuite pour les utilisateurs de la Nik Collection 2 by DxO.

Source : DxO

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Comparatif Nikon D780 vs D850 : lequel choisir ?

Ce comparatif  Nikon D780 vs D850 vous permet de visualiser très vite les différences techniques entre les deux boîtiers plein format de la gamme Nikon reflex, et de décider lequel vous convient le mieux en fonction de vos besoins et de votre budget.

Comme avec tout comparatif, prenez le temps de faire la liste de ce qui vous est indispensable, important ou inutile, puis listez les différents points afin de faire un premier choix. Vous pourrez ensuite consulter les autres sujets sur le Nikon D780 et le Nikon D850 avant de faire votre choix définitif.

Accès direct au tableau de comparaison

Comparatif Nikon D780 vs D850 : lequel choisir ?

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Comparatif Nikon D780 vs D850 : deux approches différentes

Les Nikon D780 et D850 sont proches : capteur plein format, ergonomie expert-pro, construction tous temps, même monture F, polyvalence. Et pourtant … ces deux reflex adressent des utilisateurs et des besoins différents, le choix est complexe sans connaître l’historique de la gamme.

Le Nikon D780 apparu début 2020 succède au D750, le reflex polyvalent de la gamme plein format, avec 24 Mp. Cette définition fait du D780 un reflex idéal pour l’amateur qui veut se faire plaisir, souhaite réutiliser des objectifs plus ou moins récents et dont le budget et le coût total de possession sont contrôlés (ce dernier inclut le boîtier, les optiques, les accessoires, l’informatique et les logiciels nécessaires à l’exploitation des photos).

Si c’est la comparaison entre le D750 et le D780 qui vous intéresse, suivez ce lien.

Le Nikon D850, apparu lui en 2017 pour remplacer le D810 et ses 36 Mp, propose une définition extrême de 45 Mp et une ergonomie pro. Cette très haute définition fait de lui le favori des photographes désireux de tirer leurs images en très grand format, ou souhaitant mêler photos en plein format et photos en recadrage DX (par exemple pour la photo animalière). Le D850 délivre des fichiers de 20 Mp en crop DX, ce qui fait de lui l’équivalent d’un D500. De quoi faire d’une pierre deux coups : le plein format et l’APS-C dans un même boitier.

Ceci implique une double contrainte : le D850 est exigeant envers les optiques, mieux vaut préférer les objectifs experts-pros aux zooms d’entrée de gamme ou moyenne gamme qui ne donneront pas les meilleurs résultats. De plus le tarif du D850 est supérieur à celui du D780 qui devrait continuer à baisser alors que le D850 est stabilisé.

Depuis l’arrivée du D780 le débat fait rage chez les nikonistes :

  • le D850 est vu comme superlatif mais pas si éloigné en prix du D780 (en février 2020),
  • le D850 dispose d’un emplacement XQD ou CFexpress et d’un SD alors quel e D780 a deux SD, les cartes XQD/CFexpress sont plus chères que les SD du D780 (ou bien il faut se contenter d’utiliser une seule carte SD sur le D850),
  • le D850 et ses 45 Mp est très exigeant en matière de flou de bougé et d’optiques,
  • le D780 comme le D850 n’offrent pas de flash intégré, seul le D850 est compatible avec une poignée grip optionnelle,
  • le D780 n’est pas aussi exigeant en espace disque et taille de cartes mémoires,
  • le D780 ne fait guère mieux que le D750,
  • etc.

« Entre les deux mon cœur balance » et nombreux sont les photographes amateurs à envisager le D850, plus attirant, bien que ses prestations soient très supérieures à leurs besoins, face à un D780 perçu comme décevant.

Et pourtant, bien que moins démonstratif en apparence, ce D780 dispose des meilleurs composants de la gamme Nikon actuelle, dont le capteur du Nikon Z 6, le processeur Expeed 6, un mode Live View enfin utilisable au quotidien. Il est aussi plus compact et plus léger et n’impose pas forcément des optiques pros.

Comparaison Nikon D780 vs D850 face

Comparatif Nikon D780 vs D850 : les vues de face D780 à gauche, D850 à droite

Je n’ai pas la prétention de vous dire le choix qu’il vous reste à faire, c’est personnel, mais il est clair que les deux modèles vous permettront de faire toutes les photos que vous avez envie ou besoin de faire si vous êtes amateur.

Les pros trouveront eux dans le D850 une plus grande polyvalence qu’ils sauront exploiter en toute connaissance de cause (limites des 45 Mp, optiques pros, stockage).

Les vidéastes se tourneront plus probablement vers la gamme hybride bien que les performances vidéo des deux reflex soient au niveau. La facilité de tournage vidéo reste toutefois plus grande avec les hybrides désormais.

Comparaison Nikon D780 vs D850 dessus

Comparatif Nikon D780 vs D850 : les vues de dessus D780 à gauche, D850 à droite

Vous noterez que je n’ai pas inclus les Nikon Z 6 et Z 7 dans ce comparatif Nikon D780 vs D850, bien qu’ils soient les pendants des D780 et D850 dans la gamme hybride. Opposer reflex et hybride n’a guère de sens tant les philosophies et les usages diffèrent. Le choix de l’un ou de l’autre ne saurait se faire sur la seule liste de critères ci-dessous.

Comparatif Nikon D780 vs D850 : fiches techniques

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Caractéristique Nikon D780 Nikon D850
Définition 24,5 Mp 45,7 Mp
Type de capteur BSI CMOS BSI CMOS
Taille du capteur 35.9 x 23.9 mm 35.9 x 23.9 mm
Taille des photosites 5.93 µ 4,35 µ
Filtre passe-bas Oui Non
Nettoyage du capteur intégré Oui Oui
Taille d’image (px) 6.048 x 4.024 8.256 x 5.504
Valeur ISO base ISO 100 ISO 64
Plage ISO nominale ISO 100 – 51.200 ISO 64 – 25.600
Plage ISO étendue ISO 50, ISO 102.400 – 204.800 ISO 32, ISO 51.200 – 102.400
Processeur d’image EXPEED 6 EXPEED 5
Viseur Pentaprisme Pentaprisme
Couverture du viseur 100%, 0.70 x 100%, 0.75 x
Flash intégré Non Non
Emplacements cartes 2 x SD (UHS-II) 1 x XQD, 1 x SD (UHS-II)
Obturateur électronique (silencieux) Oui (silencieux en mode Live View) Oui (silencieux en mode Live View)
Cadence en mode rafale 7 vps (viseur optique), 12 vps (Live View avec mode silencieux et RAW 12 bits) 7 vps, 9 vps avec poignée MB-D18
Plage de temps de pose 1/8.000 à 900 sec. 1/8.000 à 30 sec.
Synchro flash 1/200 ème de sec. 1/250 ème de sec.
Capteur de mesure de lumière 180.000 pixels RVB 180.000 pixels RVB
Mesure de lumière avec pondération des hautes lumières Oui Oui
Mesure de lumière à pleine ouverture en Live View (mode photo) Oui Oui
Mise au point en Live View contraste de phase avec 273 collimateurs détection de contraste
Détection visage / Eye-AF  en Live View Oui Non
Module autofocus Multi-CAM 3500FX II avec algorithme amélioré type Nikon D5 Multi-CAM 20K
Processeur AF dédié Non Oui
Nombre de collimateurs AF 51 dont 15 en croix 153 dont 99 en croix
Plage de détection autofocus (à f/2, valeur standardisée) -4 à +19 EV (viseur optique, -6 à +17 EV en Live View) -4 à +20 EV
Ouverture minimale pour la détection AF* jusqu’à f/8 (11 points AF) jusqu’à f/8 (15 points AF)
Modes de mise au point Autofocus
Manuel
Détection des visages
Suivi AF
Réglage fin de l’AF par micro-ajustement
AF tactile (Live View)
Eye-AF (Live View)
Autofocus
Manuel
Détection des visages
Suivi AF
Réglage fin de l’AF par micro-ajustement
AF tactile (Live View)
Mode vidéo Oui Oui
Format de sortie vidéo .MOV, compressé et non compressé .MOV, compressé et non compressé
Durée maximale d’enregistrement par séquence vidéo 20 min en 4K 30 min en 4K
Définition maximale en vidéo 3.840 x 2.160 (4K) @ 30p 3.840 x 2.160 (4K) @ 30p
Qualité maximale en vidéo 10 bits N-log via sortie HDMI + HDR HLG et time code 8 bits via sortie HDMI
Enregistrement audio Micro stéréo intégré, micro stéréo externe optionnel Micro stéréo intégré, micro stéréo externe optionnel
Affichage des hautes lumières en vidéo (Zebra) en Live View Oui Oui
Intervallomètre Oui Oui
Timelapse Oui Oui
Nombre d’images en timelapse 9.999 9.999
Type d’écran arrière TFT-LCD tactile de 3.2 pouces de diagonale, inclinable TFT-LCD de 3.2 pouces de diagonale, inclinable
Définition de l’écran arrière 2.359.000 points 2.359.000 points
Support HDR Oui Oui
Fonction zoom 1 clic Oui Oui
Bracketing d’exposition 2 à 5 photos par pas de 2 ou 3 Ev
2 à 9 photos par pas de 1/3, 1/2, 2/3 ou 1 EV
2 à 5 photos par pas de 2 ou 3 Ev
2 à 9 photos par pas de 1/3, 1/2, 2/3 ou 1 EV
Bracketing de balance des blancs 2 à 9 photos 2 à 9 photos
Focus stacking Oui Oui
GPS intégré Non Non
Wi-Fi Oui Oui
Bluetooth Oui, basse consommation Oui
Compatibilité Snapbridge Oui Oui
Poignée grip Non Oui, en option
Batterie Nikon EN-EL15b Lithium-ion Nikon EN-EL15 Lithium-ion
Autonomie de la batterie 2.260 vues (norme CIPA) 1.840 vues (norme CIPA)
Chargeur de batterie Chargeur rapide MH-25a, recharge possible via prise USB boîtier éteint Chargeur rapide Nikon MH-25a
Boîtier protégé tous temps Oui Oui
Norme USB 3.1 Type C 3.0 Micro-B
Poids (Boîtier nu avec batterie et cartes) 840 gr. 1005 gr.
Dimensions 143,5 x 115,5 x 76 mm 146 x 124 x 78,5 mm
Tarif (Février 2020) 2.499 euros 3.099 euros (3.799 euros à sa sortie)

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* avec les objectifs dont l’ouverture maximale est égale à f/8 ou plus lumineuse, le télémètre électronique prend en charge 11 points AF.

Comparaison Nikon D780 vs D850 dos

Comparatif Nikon D780 vs D850 : les vues de dos D780 à gauche, D850 à droite

Nikon D780 vs D850 : quelques différences significatives

Parmi les nombreuses caractéristiques techniques mentionnées dans le tableau ci-dessus, toutes n’ont pas la même importance au quotidien. Certaines vont vous permettre de faire des photos dans de meilleures conditions, d’autres vous faciliteront la vie en vidéo, d’autres encore ne feront aucune différence.

Capteur et sensibilité

Une des principales différences entre le Nikon D780 et le D850, c’est le capteur et sa définition : 24 Mp pour le D780, 45 Mp pour le D850. Le D780 hérite du capteur du Nikon Z 6 dont la montée en ISO est supérieure à celle du D850 (et à celle du D750 avant), les photosites de plus petite taille font leur effet. La valeur nominale basse théorique est à l’avantage du D850 (64 ISO vs. 100) mais la différence ne sera pas sensible en pratique.

En sensibilité pure, c’est le D780 qui l’emporte avec 3.299 ISO contre 2.660 ISO, il s’agit des valeurs permettant de générer des images sans bruit visible (DxO Mark sur la base du capteur du Z 6 pour le D780).

Ce qu’il faut considérer avec un capteur, plus que sa montée en ISO maximale, c’est sa dynamique, ou sa capacité à rendre des images avec une palette la plus étendue possible de tons non saturés entre les basses et les hautes lumières. Le D850 encaisse un peu mieux en théorie avec 14,8 bits contre 14,3 pour le D780 (base capteur Z 6), plus la valeur est élevée, plus la plage dynamique est élevée. En pratique, là-aussi la différence ne sera que très peu sensible.

Autofocus

Sur le Nikon D780, vous retrouvez le module AF à 51 points du D750 et des générations précédentes de reflex experts, amélioré toutefois au niveau de l’algorithme puisque Nikon lui a intégré un sous-ensemble venant du D5.

Le D850 dispose lui de l’excellent module à 153 collimateurs, il s’impose en visée reflex.

Live View

C’est le point fort du Nikon D780, celui qui fait la différence avec le D850, tant en photo qu’en vidéo. Chacun y trouvera des avantages et des inconvénients, le Live View n’est guère utilisable dans plein de situations comme les concerts, le sport, les spectacles vivants. Pour ces situations là, le D780 ne se démarque pas du D850.

Par contre, si vous faites de la photo de rue, du reportage, de la macro, la réactivité de ce mode est bien plus grande sur le D780 qu’elle ne l’est sur le D850. L’autofocus est très réactif, la visée à hauteur de poitrine ou bras tendus réellement performante.

Vidéo

Bien que le mode vidéo ne soit plus le point fort des reflex depuis que les hybrides plein format ont pris le dessus, ces deux reflex proposent des performances plus qu’honorables avec la vidéo 4K et de nombreux réglages et modes d’images.

Les hybrides restent les champions du tournage vidéo, grâce :

  • à leur monture Nikon Z qui permet de nombreuses combinaisons boîtier-objectif (grâce aux bagues comme Techart ou Metabones),
  • à leur silence de fonctionnement et de mise au point (l’AF et les optiques reflex sont plus bruyantes),
  • à l’intégration de fonctions indispensables aux vidéastes comme l’utilisation de LUT, l’usage du format Prores RAW ou la facilité d’intégration au stabilisateur (type Ronin) du fait de la compacité du boîtier.

Le Nikon D780 a le bon gout d’offrir un mode 4K et une sortie 10 bits N-Log sur la prise HDMI ainsi qu’une LUT 3D N-Log) quand le D850 limite à 8 bits, mais cela ne suffira pas pour convaincre les vidéastes ayant des besoins professionnels (voir le kit vidéo pro pour Nikon Z 6).

Accessoires

Sujet de discorde entre les nikonistes et la marque, l’adaptation d’une poignée grip sur le Nikon D780 n’est pas possible, de même que celui-ci ne dispose pas du petit flash intégré dont disposait le D750.

Oubliez donc la poignée et le flash si vous faites le choix du D780, vous vous consolerez avec le double emplacement de cartes SD, hérité du D750 et qui vous évite l’acquisition de cartes XQD ou CFexpress bien plus coûteuses sur le D850. Celui-ci ne dispose pas non plus du flash intégré mais autorise l’ajout d’une poignée grip optionnelle.

Le tarif

Le D780 vient d’arriver et le D850 a déjà trois ans. Son tarif revu à la baisse depuis sa sortie est désormais stabilisé, tandis que celui du D780 va probablement baisser dans les mois à venir. 

Ceci dit vous vous moquez des dates de sortie lorsque vous comparez les prix, ce qui fait que le D850 est plus proche du D780 qu’il ne l’aurait été à sa sortie, comptez 600 euros de plus pour vous procurer le D850 (tarifs février 2020).

Pensez à tenir compte des contraintes supplémentaires du D850 pour calculer le coût total de possession : cartes XQD, optiques pros, informatique capable de gérer des fichiers de 45 Mp, stockage, …

Si vous souhaitez passer au plein format aujourd’hui, que vous n’aimez pas l’hybride, que vous cherchez un boîtier polyvalent, que les 45 Mp du D850 vous font peur, alors choisir le D780 est la meilleure option. Il n’a aucune raison de ne pas connaître la même durée de vie que le D750, ne devrait pas être remplacé de sitôt, de quoi envisager l’avenir sereinement.

Si vous souhaitez disposer de la plus haute définition possible pour faire des tirages très grands formats, que vous souhaitez pouvoir recadrer en DX tout en gardant une bonne définition et que vous avez le budget global, le D850 peut s’avérer un meilleur choix (20 Mp en DX contre 10 MP sur le D780).

En savoir plus sur le Nikon D780 et sur le Nikon D850 sur le site Nikon.

Illustrations comparatives : camerasize

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Mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 et 1.10 pour Nikon Z 50 : nouveau suivi AF, Eye-AF animaux et autres améliorations

Nikon rend disponible depuis quelques heures la mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 et 1.10 pour le Nikon Z 50. Si ce dernier n’évolue que très peu, les deux hybrides plein format reçoivent des améliorations de l’autofocus qui permettent à Nikon de proposer un suivi autofocus à la hauteur de ses concurrents et très proche du suivi 3D des reflex.

Voici la liste détaillée des apports et pourquoi cette mise à jour est une bonne nouvelle pour les nikonistes.

Mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 et 1.10 pour Nikon Z 50 : nouveau suivi AF, Eye-AF animaux et autres améliorations

Mise à jour firmware 3.00 pour les Nikon Z 6 et Z 7

Les utilisateurs d’hybrides plein format Nikon le savent, il restait quelques progrès à faire en matière d’autofocus sur les Z 6 et Z 7, face à la concurrence Sony pour ne pas la citer et face aux reflex de la marque dont le suivi 3D fait des merveilles.

Les hybrides Nikon ont l’avantage d’assurer l’autofocus sur 90% du champ, contrairement aux reflex dont le suivi AF ne peut se faire que sur une zone centrale réduite. Mais bien qu’il ait déjà progressé avec le firmware 2.20, le suivi des hybrides restait complexe à mettre en oeuvre et ne proposait toujours pas l’option Suivi 3D.

Nikon a entendu les retours d’utilisateurs et, contre toute attente, propose une mise à jour qui prend en compte les remarques. C’est une surprise puisque personne n’attendait cette mise à jour, que contrairement à la précédente elle n’a pas été pré-annoncée par la marque, mais très sincèrement mieux vaut qu’elle arrive sans prévenir plutôt qu’elle n’arrive pas du tout !

Au programme plusieurs améliorations majeures du fonctionnement de l’autofocus, et des fonctions facilitant la mise en oeuvre du suivi AF. Voici le détail commun aux Z 6 et Z 7 dont les fonctionnements sont identiques (attention, les firmwares diffèrent par contre, téléchargez le bon).

Autofocus

L’autofocus, sujet de nombreuses discussions entre nikonistes et concurrents, est au cœur de cette mise à jour. Sony, qui a pris une longueur d’avance ces derniers mois, se voit rattrapé en terme de fonctions, cela nous promet de belles batailles entre électroniciens dans les mois qui viennent !

Après la détection des yeux (fonction Eye-AF) introduite dans la version 2.20, voici la détection Eye-AF pour animaux dans la version 3.00. Cela pourrait prêter à sourire, mais c’est une demande de nombreux utilisateurs que de pouvoir caler l’autofocus sur la tête et/ou les yeux d’un animal et de pouvoir ensuite le suivre.

Mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 et 1.10 pour Nikon Z 50 : nouveau suivi AF, Eye-AF animaux et autres améliorations

mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7, détection Eye-AF animaux

Nikon propose donc cette fonction qui apparaît dans la liste des options de l’autofocus via le réglage personnalisé a4 (Détect. visage-yeux AF zone auto). Vous pouvez y trouver la nouvelle entrée « Détection des animaux ».

Nikon précise que cette fonction est compatible avec les chiens et chats uniquement, les Nikon Z 6 et Z 7 peuvent ainsi détecter les visages et les yeux de ces animaux et les suivre lorsqu’ils se déplacent tout en assurant la mise au point. Cette détection est aussi disponible en mode vidéo (visages uniquement).

Le mode suivi dynamique du sujet se voit repensé sur le plan ergonomique pour être plus simple à utiliser. Il est vrai que les nombreux clics nécessaires pour mettre en oeuvre ce mode, caler un collimateur sur le sujet et valider ce suivi rendaient l’opération quelque peu fastidieuse sur le terrain (j’ai d’ailleurs abandonné ce mode dès ma première séance de photos de danse car le temps de mise en oeuvre était trop long).

Mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 et 1.10 pour Nikon Z 50 : nouveau suivi AF, Eye-AF animaux et autres améliorations

mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7, suivi AF 

Avec la mise à jour firmware 3.00 pour les Nikon Z 6 et Z 7, cette fonction est améliorée. Désormais tout est plus simple :

  • vous passez en mode autofocus AF-C et Zone AF auto,
  • vous visez le sujet que vous voulez suivre (au besoin en déplaçant le carré blanc),
  • vous appuyez sur la touche Ok pour verrouiller l’AF sur ce sujet,
  • vous appuyez sur le déclencheur à mi-course ou sur la touche AF-ON et l’AF ne lâche plus votre sujet (le carré blanc est alors passé au jaune).

Pour changer de sujet, il vous suffit de relâcher le déclencheur, de viser un autre sujet puis d’appuyer à nouveau à mi-course sur le déclencheur pour suivre le nouveau sujet (ou sur la touche AF-ON). Vous n’avez plus besoin de repasser par la touche Ok pour annuler le premier suivi et verrouiller le nouveau, c’est bien plus efficace et rapide. Pour quitter ce mode de suivi, un appui sur la touche Zoom – suffit.

Ce mode est très proche de ce que permet le suivi 3D des reflex, avec l’avantage de couvrir 90% du champ cadré.

Chers ingénieurs Nikon, si vous me lisez, maintenant j’apprécierais beaucoup dans un firmware 3.10 de pouvoir changer la taille de la zone qui assure le suivi (!).

Autres nouveautés

La mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 permet l’utilisation des cartes CFexpress type B Lexar et Prograde. Bien que ces cartes soient au standard CFexpress, et donc théoriquement déjà compatibles, Nikon a pris le temps de les certifier comme ce devrait être le cas désormais avec toute nouvelle carte et/ou nouvelle marque de carte.

Le réglage personnalisé f2 « Définition réglages perso. » situé dans le groupe f « Commandes » du MENU RÉGLAGES PERSO. comporte désormais une nouvelle option « Commande Fn2 de l’objectif ». Celle-ci permet de choisir le rôle joué par la commande L-Fn2 disponible sur certains objectifs à monture Z (par exemple le NIKKOR Z 70–200mm f/2.8 VR S).

Les Nikon Z 6 et Z 7 sont maintenant compatibles avec le commutateur de la limite de mise au point présent sur certains objectifs à monture Z comme le NIKKOR Z 70–200mm f/2.8 VR S.

Lorsque vous tournez la bague de mise au point de l’objectif alors que vous êtes en mode autofocus, la bascule automatique/manuelle se fait plus rapidement avec les objectifs à monture Z. Il est ainsi possible d’ajuster le point en manuel encore plus vite.

La luminosité du viseur pouvait changer au démarrage de la temporisation du mode veille, ce défaut est corrigé.

Les smartphones et tablettes Apple sous iOS 13 pouvaient afficher une demande d’association en Bluetooth redondante avec l’application Snapbridge alors que l’association était déjà faite, ce défaut est corrigé.

Certains utilisateurs pouvaient apercevoir des lignes horizontales sur les photos, ce défaut est également corrigé.

Télécharger la mise à jour firmware 3.00 pour le Nikon Z 6
Télécharger la mise à jour firmware 3.00 pour le Nikon Z 7

Mise à jour firmware 1.10 pour le Nikon Z 50

Le Nikon Z 50 reçoit moins de nouvelles fonctions, toutefois il est désormais compatible avec le commutateur de la limite de mise au point disponible sur certains objectifs à monture Z (par exemple le NIKKOR Z 70–200mm f/2.8 VR S).

La commande Fn2 de l’objectif n’est pas prise en charge.

Les séquences vidéo réalisées en mode autoportrait sont désormais filmées à l’aide de l’autofocus permanent (AF-F), quelle que soit l’option sélectionnée pour le mode autofocus.

Télécharger la mise à jour firmware 1.10 pour le Nikon Z 50

Source : support Nikon


Nikon D6 : un reflex pro pour le sport avec autofocus Eye-tracking en visée optique et une sensibilité record de 3.280.000 ISO !

Après une annonce de développement en 2019, Nikon officialise l’arrivée du nouveau Nikon D6. Ce reflex professionnel monobloc est doté d’un nouveau module autofocus à 105 points, d’un capteur de 20,8 Mp à la sensibilité record, du Wifi, du Bluetooth et du GPS intégrés et d’un calculateur autofocus dédié.

J’ai pris en main le Nikon D6 lors de la présentation, j’en ai parlé avec des photographes pros, je vous raconte tout ça en détail.

Présentation du Nikon D6, fonctionnement du nouvel autofocus, fiche technique détaillée, prise en main et premier avis

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Nikon D6 : à besoin précis, réponse précise, le contexte

Lors de l’annonce du développement du Nikon D6, j’ai utilisé l’expression « dernier des mohicans » pour qualifier ce reflex pro car l’arrivée des hybrides plein format a rebattu les cartes dans le monde de la photographie et chez Nikon en particulier.

Après une déferlante d’annonces dans la gamme Z, l’arrivée récente du Nikon D780 a été le premier signe que Nikon ne laissait pas tomber le reflex. La fiche technique du Nikon D6 est le second signal fort que les pros attendaient.

Les Nikon Z 6 et Z 7 n’ont pas été pensés pour remplacer les reflex pros de la gamme, mais pour répondre à d‘autres besoins : polyvalence, reportage et vidéo (Z 6), haute définition (Z 7). Les photographes de sport ont regardé cela d’un œil attentif depuis l’été 2018 et sont nombreux à conclure que les hybrides Nikon n’offrent pas encore les performances attendues pour couvrir une compétition sportive (foot, rugby, sports d’hiver, …).

La concurrence ne fait guère mieux, le Sony Alpha 9, considéré comme l’hybride le plus efficace en autofocus, n’a pas rencontré le succès escompté chez les pros malgré les efforts de la marque pour le mettre en avant. Une des raisons tient en la nature même de l’hybride dont le processeur central doit assurer tous les calculs. Pendant qu’il fait la mise au point, il ralentit les autres opérations, pourtant critiques, et inversement. Au final les performances ne sont pas au niveau de ce qu’attendent les pros.

Chez les pros, justement, on ne change pas une formule qui gagne : quand il faut livrer des images les meilleures possibles et le plus vite possible, que votre job est en jeu, pas question de jouer aux beta-testeurs de boîtiers.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

le Nikon D6 lors de ma prise en main

Nikon, leader en France en 2019 sur le marché des appareils photo plein format (en valeur, tous modèles confondus reflex et hybrides) devant Canon et Sony, possède un savoir-faire avec sa gamme Dx (du D1 au D5) que peu de professionnels remettent en cause.

Pour faire court : un photographe pro de sport a besoin d’un AF rapide et fiable, d’une montée en sensibilité la plus propre possible, d’une dynamique la plus importante possible et d’une capacité à produire des images JPG brutes de boîtier les meilleures possibles. Il doit en effet envoyer ses photos très vite, en cours de compétition la plupart du temps. Celui qui envoie la meilleure photo le premier a toutes les chances de griller ses confrères sur le poteau (sans mauvais jeu de mot). Par les temps qui courent, le marché de la photographie professionnelle étant ce qu’il est, il est donc critique de tirer vite et bien.

Pour cela un reflex pro taillé pour le sport doit avoir :

  • un capteur qui encaisse et autorise des images JPG sans bruit,
  • un autofocus qui colle à son sujet quelles que soient les circonstances,
  • une balance des blancs qui analyse la scène avec justesse et stabilité pour assurer une séquence cohérente en mode rafale,
  • des capacités de transfert d’images en temps réel pour alimenter les agences pendant le déroulement de la compétition,
  • une résistance à la pluie, la neige, le froid, la poussière et les chocs à toutes épreuves,
  • une autonomie suffisante pour tenir la durée de la compétition.

Je n’irai pas jusqu’à dire que les pros du sport se moquent de tout le reste, mais ce n’est pas loin d’être le cas.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

notez la subtile différence de présentation du capot supérieur qui cache le module GPS

Nikon D6 : le St Graal du photographe de sport ?

Nikon connaît très bien ces enjeux pour travailler avec de nombreuses agences dans le monde, dont certaines agences françaises et groupes de presse bien connus. Aussi la feuille de route pour le Nikon D6 était-elle simple à concevoir :

  • partir du Nikon D5 qui a fait ses preuves et n’a pas de défaut majeur connu,
  • améliorer la performance en sensibilité du capteur,
  • améliorer la gestion de la balance des blancs,
  • améliorer la précision et le suivi de l’autofocus,
  • améliorer les capacités de communication du boîtier.

Le Nikon D6 est un Nikon D5 ayant subi une cure de jouvence, et vous allez voir qu’il ne s’agit pas que d’une simple mise à jour.

un capteur de 20,8 Mp grimpant à 102.400 ISO natif et 3.280.000 étendus

Le Nikon D6 reprend le capteur du Nikon D5, mais améliore les performances en sensibilité grâce à un traitement numérique plus performant. Il faut savoir en effet que, pour un même capteur, il est toujours possible d’améliorer la gestion du bruit si le traitement logiciel est suffisamment performant et rapide. Le processeur Expeed 6 (Expeed 5 sur le D5) a la capacité de calculer plus vite et le capteur du D5 gagne ainsi en performances dans le D6.

Avec une plage focale étendue commençant à 50 ISO et grimpant à la valeur folle de 3.280.000 ISO (il n’y a pas d’erreur), le Nikon D6 bat des records toutes marques confondues comme le faisait le D5. Certes, à 3 millions d’ISO vous n’aurez pas la qualité d’image que vous avez à 6.400 ISO mais la reconnaissance de scène que permet cette sensibilité intéresse certains acteurs dans le monde de la sécurité, je vous laisse imaginer pourquoi. En conditions photo, pouvoir sortir des images sans bruit à 12.800 ISO pour faire une double page, ça intéresse du monde.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

des commandes et une ergonomie Nikon pro bien connues 

un autofocus à 105 points tous en croix

Comment, 105 points uniquement alors que le D5 en a 153 ? Oui, mais pas n’importe lesquels.

Les collimateurs AF du module Nikon Multi-Cam 37K (Multicam 20K sur le D5) ne sont que 105 mais sont tous en croix (35 sur 153 sélectionnables seulement sur le D5).

Nikon Multicam 37K Nikon D6

 

le module AF Multicam 37K du Nikon D6

Nikon D6 : collimateurs AF

la répartition des collimateurs AF sur le Nikon D6

Nikon D6 : collimateurs AF

la répartition des collimateurs AF sur le Nikon D5

Nikon D6 : collimateurs AF

Nikon D6 : collimateurs AF

Certains de ces collimateurs sont même en triple croix, une performance obtenue par les ingénieurs Nikon qui ont revisité entièrement le fonctionnement des collimateurs et le traitement du signal.

Nikon D6 : collimateurs AF

l’arrangement en triple croix des collimateurs AF du Nikon D6

Ce signal, justement, est traité non pas par le processeur Expeed 6 mais par un processeur ASIC dédié (processeur spécialisé dans les applications de ce type), qui a l’avantage de libérer l’Expeed des calculs AF pour le laisser traiter tout le reste. Le capteur couleur AF est lui à 180.000 points comme sur le récent Nikon D780.

Cerise sur le gâteau, la répartition des collimateurs et leur regroupement permet de gérer l’intégralité du champ couvert par l’AF (la zone centrale dans le viseur) et là où le Nikon D5 propose deux modes de zone AF groupe pour assurer le suivi du sujet, le Nikon D6 en propose … 17.

Ces modes préréglés correspondent chacun à une situation bien précise de prise de vue. Ceci permet au photographe de ne plus avoir à jongler avec les différentes options du menu AF mais de se contenter de choisir le préréglage correspondant à ce qu’il a à faire. Inutile de vous dire que l’expérience du pro aura son importance ici pour faire le bon choix.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

prêt à tout, dans toutes les situations, pour sortir les meilleures images

Et ce n’est pas fini. Vous connaissez l’Eye-AF des hybrides qui autorise l’autofocus à détecter l’œil de votre sujet et à le suivre ? Cette fonction ne peut pas être implémentée sur un reflex puisqu’il ne dispose pas du même système autofocus, mais là-aussi les ingénieurs Nikon ont revue leur copie : le Nikon D6 propose un suivi Eye-Tracking en visée optique qui n’est rien moins que l’équivalent de l’Eye-AF des hybrides (toutes proportions gardées).

Nikon D6 : eye tracking af

le suivi Eye-Tracking en visée optique

Du côté des menus, il est possible d’ajuster finement l’autofocus pour régler les problèmes de front ou back focus, le réglage peut se faire pour deux focales différentes avec les zooms, comme sur le récent Nikon D780.

Nikon a aussi revu la conception du miroir afin de réduire les vibrations à la retombée, ce qui contribue à réduire le risque de flou.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

gros plan sur l’écran supérieur, une présentation Nikon classique

une balance des blancs (encore) plus fiable

Le réglage de balance des blancs du Nikon D6 a été amélioré par rapport à celui du D5 qui donnait pourtant déjà d’excellents résultats.

Le besoin identifié ici par les photographes de sport est de conserver une même colorimétrie lors d’une séquence rafale, même si les conditions de lumière changent : imaginez une rafale sur un 110 m haies olympique avec des variations de lumière dans le stade.

Nikon D6 balance des blancs en mode rafale

Le Nikon D6 dispose d’un nouvel algorithme de traitement qui calcule la balance des blancs pour chaque photo en tenant compte de la colorimétrie des photos précédentes dans la séquence. Plus qu’un simple réglage à mémoriser, il s’agit bien d’un calcul à la volée, d’une photo à l’autre, afin de stabiliser les résultats.

mais aussi …

Parmi les évolutions du Nikon D6, certaines n’ont pas trait à la seule qualité d’image mais intéressent aussi les photographes professionnels.

Le mode rafale évolue pour 14 vues par seconde avec suivi AF et exposition (12 vps sur le D5). Comme avec le D5, la rafale peut atteindre 200 photos (un 100 m olympique en 10 secondes à 14 vps, c’est 140 photos, de quoi avoir de la marge).

Le Nikon D6 dispose d’un module Wifi intégré et du Bluetooth basse consommation (compatibilité Snapbridge que n’a pas le D5). Le taux de transmission en Wifi est 15% plus rapide que sur le D5 lorsque vous utilisez l’adaptateur WT-6, et la compatibilité avec la bande des 5 Ghz est assurée.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

la connectique du Nikon D6

Le D6 dispose aussi d’un module GPS intégré, rendu possible par l’utilisation d’un matériau spécifique au-dessus du prisme, à proximité duquel est logé le module GPS. Ce module enregistre les données de localisation dans les données EXIF et permet aux photographes de ne plus avoir à renseigner manuellement le lieu précis de l’action lorsque cela leur est demandé (espérons que ce module GPS intégré soit disponible dans les prochains Nikon, c’est une demande qui revient souvent).

Nikon D6 : GPS intégré

le module GPS intégré du Nikon D6

L’autonomie est d’environ 3.580 vues, c’est un peu moins que le D5 mais 8 fois plus que la moyenne des hybrides pros et 20% de plus que l’autonomie du Canon 1DX Mark III, la guerre des chiffres est déclarée !

Le stockage des fichiers se fait via deux emplacements pour cartes XQD compatibles CFexpress. Notez qu’il est possible d’enregistrer simultanément des images aux formats JPG small/medium et JPG large. Ainsi, vous pouvez livrer directement les images plus petites et conserver les fichiers JPG volumineux pour les retoucher plus tard.

Le Nikon D6 est aussi muni d’un système de sécurisation capable d’accueillir un antivol Kensington (comme sur un ordinateur portable). Les professionnels devant laisser leur boîtier seul sur un terrain apprécieront, le risque de vol étant réel.

Nikon D6 : antivol Kensington

la fixation pour antivol Kensington

Le menu de réglage de la prise de vue permet de sélectionner différentes valeurs de netteté (Nikon ne précise pas laquelle, probablement des niveaux d’accentuation différents) pour des images JPG brutes de boîtier encore meilleures.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

une face arrière bien connue

L’écran arrière est tactile et facilite la navigation dans les menus et les photos. Notez que lorsque vous avez sélectionné une série de photos à envoyer, il est possible de réarranger du bout du doigt la série de telle façon qu’une photo en fin de pile soit envoyée en priorité.

Nikon D6 transfert des photos et piles d'envoi

repositionnement manuel et tactile des photos dans une file d’attente de transfert sans fil

Vidéo 4K et FullHD 60p

S’adressant aux photographes de sport en priorité, le Nikon D6 ne met pas l’accent sur la vidéo comme le font les hybrides de la marque. Il propose toutefois, comme le D5, la 4K avec recadrage x1,5 en 30p/25p/24p et 60p en Full HD. La stabilisation électronique en vidéo impose un autre recadrage.

Au menu également, le focus peaking et l’enregistrement en MP4 complétés des zébras, de la fonction Timecode, du timelapse. Le focus stacking, s’il est bien intégré pour la prise de vue, nécessite le recours à un logiciel de fusion tel que Photoshop à la différence des D850 et D780.

Tarif et disponibilité Nikon D6

Le Nikon D6 sera disponible entre fin mars et début avril 2020 au tarif public de 7.299 euros, soit 100 euros de plus que le Nikon D5 à sa sortie.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

les entrailles du Nikon D6, autant dire que chaque positionnement de composant est étudié au mieux !

Premier avis sur le Nikon D6

retour d’expérience terrain

Il m’est impossible de donner un avis pertinent après avoir pris un tel boîtier en main pendant quelques dizaines de minutes seulement. J’ai par contre pu échanger avec deux photographes dont c’est le métier que de photographier le sport, qui l’ont utilisé déjà en conditions réelles et voici ce que j’en ai retenu.

Le Nikon D6 s’avère un peu plus réactif et précis que le D5. Le gain en sensibilité est réel et là où un pro se limitait à 5.000 ISO il peut désormais sortir des images aussi propres à 12.800 ISO.

L’autofocus accroche aussi bien que sur le D5 mais s’avère plus « collé au sujet », ne le lâchant pas même si un obstacle passe devant. J’ai pu expérimenter cela par moi-même lors d’une séance test : les jambes du gymnaste (mon sujet) passant devant son visage pendant une rafale, le visage est resté net sur les photos suivantes (je ne suis pas autorisé à publier les photos faites avec le boîtier de présérie).

Le photographe de sport qui a déjà fait deux fois la Une d’un grand quotidien sportif avec le D6 (cherchez bien …) m’a dit avoir apprécié le réglage automatique de balance des blancs, plus respectueux des tons chairs avec les éclairages de stades. La gestion du contraste entre les zones sombres et les zones claires (les maillots de joueurs par exemple) est meilleure aussi.

L’autre photographe apprécie en plus de pouvoir envoyer ses images directement sur son ordinateur pour affichage en direct, via le module Wifi, comme de les recevoir sur son smartphone quand il doit montrer très vite une photo.

De façon plus personnelle, j’ai retrouvé l’ergonomie du D5, la prise en main immédiate, seul le bruit de mitrailleuse en mode rafale à 14 vps me fait préférer le silence du Nikon Z6 pour mes photos de spectacle, mais sur un stade, le bruit au déclenchement n’est pas critique.

Quid du capteur stabilisé IBIS ? Il est réservé aux hybrides, et bien que Nikon ne le précise pas, j’imagine qu’il y a des contraintes techniques si fortes sur un tel reflex pro qu’intégrer un capteur IBIS aurait demandé des efforts importants en R&D alors ce n’est pas une demande forte des photographes de sport.

Ils travaillent la plupart du temps entre 1.600 et 2.000 ème de seconde, des temps de pose qui ne nécessitent pas de réduction des vibrations au niveau du capteur, celle-ci étant faite sur le téléobjectif car plus précise encore (si l’ensemble n’est pas sur trépied, ce qui est rare, auquel cas la stabilisation n’a pas d’intérêt).

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

je n’ai plus qu’à passer mon diplôme de photographe de sport !

à qui s’adresse le Nikon D6 ?

Aux photographes professionnels de sport, quasi exclusivement. Ce boîtier est conçu pour eux, Nikon tenant compte de leurs retours. Passer du D5 au D6 ne leur prendra que quelques minutes, seul le nouveau module autofocus demande quelques essais préalables et une appropriation que chacun fera selon ses besoins.

Le Nikon D6 s’adresse aussi à ceux qui font des photos d’action et qui éprouvent le besoin d’utiliser un boîtier très réactif, très précis, très solide, très communicant, très agile et … très cher et lourd aussi.

Car c’est là que le bât blesse, s’agissant de boîtiers construits en petite série (toutes proportions gardées avec les reflex experts et amateurs), mettant en oeuvre des composants exclusifs (capteur, processeur ASIC, module AF), le tarif est à la hauteur des prétentions de la fiche technique.

Et les amateurs me direz-vous ?

Sachez que bien que leur tarif soit stratosphérique, les Nikon pros « à un chiffre » (D3, D4, D5, D6) sont majoritairement achetés par les amateurs : ceux qui aiment le beau matériel, qui se font plaisir même s’ils savent qu’ils n’en ont pas le besoin. Remercions-les car grâce à eux les volumes de vente sont supérieurs et le coût de production peut baisser, ce qui influence le tarif.

Source et certaines illustrations : Nikon France

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NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : le zoom polyvalent stabilisé pour les hybrides Nikon

C’est fête en ce début d’année 2020 pour les utilisateurs d’hybrides Nikon puisque la marque annonce le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, le premier zoom NIKKOR Z proposant une plage focale étendue, stabilisé et qui devrait s’avérer idéal pour les voyageurs et les reporters utilisant un hybride plein format comme APS-C.

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

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NIKKOR Z 24-200 mm : un zoom polyvalent stabilisé

Ils l’avaient dit, ils l’on fait. Regardez bien la roadmap NIKKOR Z et vous y verrez parmi les 23 objectifs de la gamme un zoom à grande plage focale et stabilisé. Il s’agit du NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 annoncé aujourd’hui.

Ce zoom vient compléter la gamme d’objectifs pour les hybrides Nikon avec des caractéristiques inédites en monture Z.

une plage focale étendue

Si vous êtes adepte des zooms 28-300 en plein format, 18-200 ou 18-140 mm en APS-C sur un reflex, vous allez être comblé puisque ce zoom couvre une plage équivalente, de 24 mm en grand-angle à 200 mm en téléobjectif. Il est compatible avec les hybrides plein format comme APS-C, ils disposent de la même monture Z (en savoir plus sur les objectifs pour hybrides et la monture Z).

Ses ouvertures maximales, si elles ne sont pas celles des zooms pros de la gamme, restent intéressantes face à celles des modèles pour reflex : f/4 à 24 mm, c’est l’équivalent du NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S ou du NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, et f/6.3 à 200 mm. Cette dernière ouverture maximale ne vaut pas le f/2.8 du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S mais tant les usages que les tarifs sont différents entre ces deux optiques.

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, une sobriété dans le design propre à la gamme NIKKOR Z

une stabilisation dans l’optique

Il y a des signes qui ne trompent pas. Le capteur du Nikon Z 50, l’hybride APS-C de la marque, n’est pas stabilisé comme l’est celui des Nikon plein format. Les objectifs doivent donc compenser en intégrant la stabilisation optique, ce qui est le cas des zooms NIKKOR Z 16-50 mm et 50-250 mm. Vous aurez déjà compris que la stabilisation intégrée de ce 24-200 mm en fait un candidat idéal au voyage avec le Nikon Z 50 sur lequel il équivaudra à un 36-300 mm.

Les performances reconnues du capteur APS-C Nikon (voir le test du Nikon Z 50) couplées à la stabilisation optique de cet objectif (gain de 4,5 Ev) devraient autoriser des prises de vue en basse lumière exemptes de tout flou de bougé (dans la limite du possible, entendons-nous bien).

poids et encombrement, vers la compacité idéale ?

Ce NIKKOR Z 24-200 mm pèse 570 grammes, à comparer aux 800 grammes de l’AF-S Nikon 28-300 mm. Doté d’un système de verrouillage, il se rétracte lorsque vous le glissez dans votre sac photo, occupant ainsi encore moins de place.

La monture Z a permis aux opticiens Nikon de répartir le poids des lentilles vers l’arrière de l’objectif, l’équilibre devrait s’en ressentir en utilisation à main levée.

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR avec le Nikon Z 6

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR avec le Nikon Z 50

performances optiques

Il faudra attendre le test complet de l’objectif pour l’affirmer mais la monture Z permet d’obtenir des résultats inenvisageables sur un reflex en courtes focales. A 24 mm il y a donc fort à parier que ce zoom s’avère très généreux en terme de qualité d’image, quand bien même il n’est pas estampillé « S », cette lettre désignant les modèles experts-pros de la gamme.

Avec des lentilles asphériques dont certaines en verre ED, la distorsion devrait être réduite au minimum. Le contraste des images bénéficie de cette construction aussi, ce qui vous donne des photos plus « claquantes », ce qu’apprécient la plupart des photographes.

Loin d’être une optique au rabais, ce NIKKOR Z 24-200 mm bénéficie du traitement ARNEO qui permet de supprimer les images fantômes (le flare) et de réduire l’effet néfaste des lumières parasites.

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le levier de verrouillage de l’objectif pour le transport

construction tous temps

Autre signe que cet objectif est pensé pour vous aider à courir le monde, il est conçu pour réduire l’intrusion des poussières et de l’humidité dans le fût, et donc au final sur les lentilles. La lentille frontale, quant à elle, est traitée au fluor, un traitement qui permet de limiter le dépôt de poussières, de gouttes d’eau et de salissures.

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

la protection tous temps du NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 sera disponible dès avril 2020 au prix estimé de 999 euros.

Premier avis sur le NIKKOR 24-200 mm

Depuis son lancement, le Nikon Z 50 connaît un succès grandissant. Déjà en bonne place sur le podium en Asie, il gagne des parts de marché en Europe et vient concurrencer les hybrides APS-C concurrents. Seule ombre au tableau encore, une gamme d’objectifs DX réduite puisque seules deux zooms modestes existaient jusqu’à aujourd’hui, le NIKKOR Z 16-50 mm et le NIKKOR Z 50-250 mm tous deux VR.

Les plus généreuses optiques de la série S, focales fixes f/1.8 et zooms experts f/4 ne sont pas stabilisées et leur tarif peut être dissuasif. L’arrivée de ce 24-200 mm stabilisé, dont le tarif est plus accessible, est donc une bonne nouvelle pour les adeptes de l’APS-C.

Les utilisateurs d’hybrides plein format y verront eux une solution polyvalente pour voyager léger, le couple Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-200 mm pouvant s’avérer très intéressant pour ne pas devoir transporter plusieurs optiques et ne pas en changer en cours de route.

L’ouverture généreuse à 24 mm pour un megazoom, et pas ridicule à 200 mm, pourra convaincre ceux qui n’envisagent pas de partir avec le couple 24-70 mm + 70-200 mm.

Plus compact que les équivalents pour reflex, ne nécessitant pas l’usage de la bague FTZ, ce NIKKOR Z 24-200 mm semble bien né, à lui de confirmer lors du test que je ne manquerai pas de vous proposer dès que l’objectif sera disponible.

Source : Nikon

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NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : très grand-angle pour le paysage et la vidéo

Nikon complète à nouveau sa gamme d’objectifs pour hybrides plein format et APS-C en monture Z et annonce le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S, un objectif très grand-angle qui répond aux besoins des photographes de paysage comme des vidéastes adeptes des plans très larges.

Note : le test de cet objectif est disponible ici.

NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : le très grand-angle pour les paysagistes et vidéastes utilisant un hybride Nikon

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NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : à vous les grands espaces

La roadmap NIKKOR Z est claire, proposer 23 objectifs en monture Z d’ici à fin 2021. Force est de constater que Nikon tient le rythme puisqu’après les 24, 35, 50 et 85 mm f/1.8 S, voici venir le petit dernier de cette série d’optiques à focale fixe, le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S.

Cet objectif très grand-angle va satisfaire les paysagistes pour lesquels le 24 mm est encore un peu long. Le zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S couvre bien le 20 mm mais c’est un zoom. En vidéo, une focale fixe de 20 mm ouvrant à f/1.8 est aussi appréciée par les vidéastes désireux de cadrer très large et de jouer avec la profondeur de champ.

le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S sur Nikon Z 7

Le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S est construit comme ses camarades de la série S : son étanchéité, bien qu’il ne soit pas tropicalisé au sens premier du terme (aucun objectif ne l’est aujourd’hui), lui permet d’être utilisé par tous les temps, d’autant plus sur les Z 6 et Z 7 conçus pour fonctionner sous la pluie et dans la poussière.

La monture Z, de par son très court tirage mécanique, favorise la qualité d’image avec les courtes focales. Le test nous le dira mais il ne fait nul doute que les performances de ce 20 mm soient conformes à ce que nous connaissons du 24 et du 35 mm. Les optiques en monture F et l’AF-S 20 mm f/1.8 en particulier sont relégués au second plan.

Conçu pour fonctionner sous toutes les latitudes dans toutes les situations

Le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S propose une distance de mise au point minimale de 0,20 m, favorisant ainsi la plus grande profondeur de champ possible en paysage.

NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

la protection tous temps du NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Le diaphragme circulaire comporte neuf lamelles, si vous aimez jouer avec les effets lumineux des étoiles et le bokeh, vous devriez être comblé.

La formule optique comporte des lentilles en verre ED et des lentilles asphériques gages de très bonnes performances, c’en est presque classique désormais dans cette gamme NIKKOR Z. Le traitement nanocristal bien connu des nikonistes est de la partie,  et d’autant plus important sur un très grand-angle que les reflets sont courants (le flare par exemple).

Les vidéastes vont apprécier le silence de fonctionnement en mode de mise au point autofocus, une constante là-aussi dans la gamme NIKKOR Z, et la gestion fine de la profondeur de champ grâce à une large bague de mise au point.

Le focus breathing, quant à lui, est pratiquement éliminé grâce au processeur du boîtier qui peut compenser ces effets indésirables.

un exemple de photo de paysage réalisée avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Fiche technique du NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Voici les principales caractéristiques de cet objectif grand-angle pour les hybrides Nikon Z.

  • Type : Monture Nikon Z
  • Format : FX/24 × 36 mm compatible avec les hybrides Nikon Z APS-C (ratio x1.5)
  • Focale : 20 mm
  • Ouverture maximale : f/1.8
  • Ouverture minimale : f/16
  • Formule optique : 14 lentilles en 11 groupes (dont 3 lentilles en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal)
  • Angle de champ : sur FX : 94°. sur DX : 70°
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 0,2 m à partir du plan focal
  • Rapport de reproduction maximal : 0,19×
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions : diamètre maximum d’environ 84,5 × 108,5 mm (distance à partir du plan d’appui de la monture d’objectif)
  • Poids : 505 grammes
  • Autofocus : oui
  • Mise au point interne : oui
  • Mise au point : automatique, manuelle
  • Accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-95, étui pour objectif CL-C1

Tarif et disponiblité

Le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S sera disponible dès mars 2020 au prix estimé de 1249 euros TTC.

Premier avis sur le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Que dire de plus si ce n’est que Nikon nous propose une nouvelle optique au positionnement parfaitement cohérent avec la gamme existante et répondant à un vrai besoin.

Il manquait une très courte focale dans la gamme NIKKOR Z, c’est chose faite. Les performances de ce 20 mm ont toutes les chances d’être aussi bonnes que celles des autres focales fixes déjà testées, seul le tarif pourra calmer les ardeurs de ceux qui disposent déjà du zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S et n’ont pas le besoin particulier d’une focale fixe.

Les utilisateurs de la version reflex, l’AF-S 20 mm f:1.8, devraient voir la différence avec ce NIKKOR Z, la monture Z favorisant les courtes focales quand la monture F les dessert. Le recours à la bague FTZ n’étant plus de mise, c’est autant de gagné en poids et encombrement et l’AF-S 20 mm f/1.8 se revend très bien en occasion. La bascule sera d’autant plus justifiée avec cette focale.

Source : Nikon

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Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir ?

Pourquoi un comparatif Nikon D780 vs D750 alors que la mode est à l’hybride ? Parce que la question revient souvent dans les conversations, et que le nouveau Nikon D780 remplace le Nikon D750 dans la gamme reflex plein format depuis début janvier 2020.

Bien que ce reflex expert ne révolutionne pas la catégorie, il possède les principaux composants électroniques et le capteur de l’hybride Nikon Z 6, gages d’un meilleur dynamisme et de capacités accrues en vidéo et en mode Live View.

Le Nikon D780 offre des caractéristiques qui peuvent vous intéresser si le Nikon Z 6 ne vous tente pas, que vous souhaitez continuer à utiliser vos objectifs en monture F sans bague de couplage et que vous appréciez toujours la visée optique. Voici des éléments de comparaison pour vous aider à faire votre choix entre le Nikon D780 et le Nikon D750.

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Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir ?

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Comparatif Nikon D780 vs D750 : quand deux époques s’opposent

Lorsque le Nikon D750 est apparu, à l’automne 2014, le marché du reflex plein format avait le vent en poupe. Succédant au mythique Nikon D700 dont certains attendent toujours le vrai successeur (il va falloir penser à oublier), le Nikon D750 proposait des performances de très bon niveau, une construction robuste, une protection tous temps, et un capteur de 24 Mp dont la montée en sensibilité gagnait quelques crans face au vieillissant D700 et ses 12 Mp.

Le Nikon D850 n’ayant pas encore pointé le bout de son nez à cette époque, nombreux furent les photographes à faire le choix du D750 pour l’ensemble de ses prestations. Certes, ce n’était pas « le remplaçant du D700 », ce n’était pas non plus « le boîtier pro abordable et plus compact que le D4 », mais il faut bien avouer que l’ensemble avait bonne tenue. Le succès rencontré par ce reflex depuis a montré que Nikon se s’était pas trop trompé.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de face D750 à gauche, D780 à droite

Janvier 2020, le marché reflex a une toute autre allure. Des parts de marché en chute libre face à la vague d’hybrides plein format, des reflex pros (presque) abordables (le D850 par exemple), des hybrides APS-C légers et compacts en veux-tu en voilà, et même des moyen-formats hybrides chez certains constructeurs, l’offre a bien changé.

Les utilisateurs d’hybrides plein format se réjouissent de l’arrivée de ces modèles plus légers, plus compacts, avec leur visée à image réelle, leur autofocus plein cadre (90% du champ sur les Nikon Z 6 et Z 7), et la possibilité qu’offrent les modèles Nikon, via la bague FTZ, d’utiliser les optiques en monture F.

Côté reflex ça sent le roussi, les constructeurs, toutes marques confondues, voyant leurs chiffres de vente s’effondrer tandis que seuls les hybrides permettent de maintenir, à peu près, la valeur et les marges dans un marché de la photo en souffrance.

Dans ce contexte, allions-nous voir de nouveaux modèles arriver, c’était la grande question fin 2019.

Nikon fait de la résistance

Si l’hybride est une réalité depuis trois bonnes années, les utilisateurs de reflex n’ont pas tous décidé encore de succomber aux charmes du « sans miroir ». Pour les constructeurs, délaisser ce marché potentiel alors que la conversion vers l’hybride n’est pas systématique et que des composants modernes existent dans la banque d’organes maison, c’est passer à côté de volumes de vente qui peuvent venir mettre un peu de beurre dans les épinards chez les spécialistes du reflex, Nikon et Canon en particulier.

Nikon l’a bien compris, et c’est ce qui a motivé l’arrivée du Nikon D780 : un reflex expert modernisé, avec des composants ayant fait leurs preuves dans la gamme et les nouveaux modules issus de la gamme hybride. En d’autres termes, Nikon a cherché à proposer le meilleur des deux mondes réunis dans un seul et même boitier.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de dessus D750 à gauche, D780 à droite

Si la proposition technique a de l’intérêt, le positionnement est plus difficile parce que, justement, le marché est complexe et les utilisateurs perdus. Que faut-il choisir en 2020 ? Faut-il encore acheter un reflex plein format ? Faut-il investir dans le futur et l’hybride ? Faut-il acheter un reflex d’ancienne génération, moins cher, alors qu’un nouveau est arrivé, plus cher ? Autant de questions qui appellent autant de réponses.

Certains critères sont très personnels, la visée électronique ne satisfait pas tout le monde, la vidéo n’intéresse pas tous les photographes,  investir dans une nouvelle gamme optique ne tente pas les possesseurs de nombreux objectifs Nikon F, pour ne citer que ces trois là.

Si je n’ai pas la réponse à certaines questions car elles sont trop personnelles, je peux toutefois vous aider à voir clair dans les propositions techniques des deux reflex Nikon D780 et D750.

Vous noterez que je n’ai pas inclus le Nikon Z 6 dans ce comparatif Nikon D780 vs D750, bien qu’il soit le pendant du D780 dans la gamme hybride, car opposer reflex et hybride n’a guère de sens tant les philosophies et les usages diffèrent. Le choix de l’un ou de l’autre ne saurait se faire sur la seule liste de critères ci-dessous.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : fiches techniques

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Caractéristique Nikon D780 Nikon D750
Définition 24,5 Mp 24,3 Mp
Type de capteur CMOS CMOS
Taille du capteur 35.9 x 23.9 mm 35.9 x 24.0 mm
Taille des photosites 5.9 µ 5.9 µ
Filtre passe-bas Oui Oui
Nettoyage du capteur intégré Oui Oui
Taille d’image 6048 x 4024 6016 x 4016
Valeur ISO nominale ISO 100 ISO 100
Plage ISO ISO 100 – 51.200 ISO 100 – 12.800
Plage ISO étendue ISO 50, ISO 102.400 – 204.800 ISO 50, ISO 25.600 – 51.200
Processeur d’image EXPEED 6 EXPEED 4
Viseur Pentaprisme Pentaprisme
Couverture du viseur 100%, 0.70 x 100%, 0.70 x
Flash intégré Non Oui avec mode contrôleur
Emplacements cartes 2 x SD (UHS-II) 2 x SD (UHS-I)
Obturateur électronique (silencieux) Oui (silencieux en mode Live View) Non
Cadence en mode rafale 7 vps (viseur optique), 12 vps (Live View avec mode silencieux et RAW 12 bits) 6,5 vps
Plage de temps de pose 1/8.000 à 900 sec. 1/4.000 à 30 sec.
Synchro flash 1/200 ème de sec. 1/200 ème de sec.
Capteur de mesure de lumière 180.000 pixels RVB 91.000 pixels RVB
Mesure de lumière avec pondération des hautes lumières Oui Oui
Mesure de lumière à pleine ouverture en Live View (mode photo) Oui Oui
Mise au point en Live View contraste de phase avec 273 collimateurs détection de contraste
Module autofocus Multi-CAM 3500FX II avec algorithme amélioré type Nikon D5 Multi-CAM 3500FX II
Nombre de collimateurs AF 51 dont 15 en croix 51 dont 15 en croix
Plage de détection autofocus (à f/2, valeur standardisée) -4 à +19 EV (viseur optique, -6 à +17 EV en Live View) -3 à +19 EV
Ouverture minimale pour la détection AF* jusqu’à f/8 (11 points AF) jusqu’à f/8 (11 points AF)
Modes de mise au point Autofocus
Manuel
Détection des visages
Suivi AF
Réglage fin de l’AF par micro-ajustement
AF tactile (Live View)
Eye-AF (Live View)
Autofocus
Manuel
Détection des visages
Suivi AF
Réglage fin de l’AF par micro-ajustement
Mode vidéo Oui Oui
Format de sortie vidéo .MOV, compressé et non compressé .MOV, compressé et non compressé
Durée maximale d’enregistrement par séquence vidéo 20 min en 4K, 30 min en 1080p qualité moyenne 20 min en 60p, 30 min en 30p
Définition maximale en vidéo 3.840 x 2.160 (4K) @ 30p – 1080p à 120p 1920 x 1080 (1080p) @ 60p
Qualité maximale en vidéo 10 bits N-log via sortie HDMI + HDR HLG et time code 8 bits via sortie HDMI
Enregistrement audio Micro stéréo intégré, micro stéréo externe optionnel Micro stéréo intégré, micro stéréo externe optionnel
Affichage des hautes lumières en vidéo (Zebra) en Live View Oui Oui
Intervallomètre Oui Oui
Timelapse Oui Oui
Nombre d’images en timelapse 9.999 9.999
Type d’écran arrière TFT-LCD tactile de 3.2 pouces de diagonale, inclinable TFT-LCD de 3.2 pouces de diagonale, inclinable
Définition de l’écran arrière 2.359.000 points 1.229.000 points
Support HDR Oui Oui
Fonction zoom 1 clic Oui Oui
Bracketing d’exposition 2 à 5 photos par pas de 2 ou 3 Ev
2 à 9 photos par pas de 1/3, 1/2, 2/3 ou 1 EV
2 à 5 photos par pas de 2 ou 3 Ev
2 à 9 photos par pas de 1/3, 1/2, 2/3 ou 1 EV
Bracketing de balance des blancs 2 à 9 photos 2 à 9 photos
Focus stacking Oui Non
GPS intégré Non Non
Wi-Fi Oui Oui
Bluetooth Oui, basse consommation Non
Compatibilité Snapbridge Oui Non
Poignée grip Non Oui, en option
Batterie Nikon EN-EL15b Lithium-ion Nikon EN-EL15 Lithium-ion
Autonomie de la batterie 2.260 vues (norme CIPA) 1.230 vues (norme CIPA)
Chargeur de batterie Chargeur rapide MH-25a, recharge possible via prise USB boîtier éteint Chargeur rapide Nikon MH-25a
Boîtier protégé tous temps Oui Oui
Norme USB 3.1 2.0
Poids (Boîtier nu avec batterie et cartes) 840 gr. 835 gr.
Dimensions 143,5 x 115,5 x 76 mm 140,5 x 113 x 78 mm
Tarif (Février 2020) 2.499 euros 1.399 euros (2.199 euros à sa sortie)

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* avec les objectifs dont l’ouverture maximale est égale à f/8 ou plus lumineuse, le télémètre électronique prend en charge 11 points AF.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de dos D750 à gauche, D780 à droite

Quelques différences significatives

Parmi les nombreuses caractéristiques techniques mentionnées dans le tableau ci-dessus, toutes n’ont pas la même importance au quotidien. Certaines vont vous permettre de faire des photos dans de meilleures conditions avec le D780, d’autres vous faciliteront la vie en vidéo, d’autres encore ne feront aucune différence.

Capteur et sensibilité

Une des principales différences entre le Nikon D780 et le D750, c’est le capteur hérité du Nikon Z 6 et repris dans le D780. 24 Mp, et surtout une sensibilité maximale en hausse puisque ce capteur atteint 51.200 ISO en limite haute de la plage normale. Oubliez les valeurs étendues en haute sensibilité, les images sont bruitées, et 51.200 ISO c’est déjà beaucoup.

Ce capteur a montré son potentiel sur le Z 6, avec une vraie capacité à sortir des images propres entre 8.000 et 12.800 ISO en JPG natif, de même que des images très correctes à 25.600 ISO en RAW si vous prenez la peine d’appliquer un minimum de réduction du bruit en post-traitement.

Ce qu’il faut considérer avec un capteur, plus que sa montée en ISO maximale, c’est sa dynamique, ou sa capacité à rendre des images avec une palette la plus étendue possible de tons non saturés entre les basses et les hautes lumières. En cela, les performances du capteur du Z 6, et donc celles du D780, sont parmi les meilleures de la catégorie, toutefois le D750 n’a pas grand-chose à envier à ses successeurs, les scores se valent à la virgule près.

Autofocus

C’est le sujet qui passionne les nikonistes depuis l’arrivée des hybrides Z 6 et Z 7, puisque le module autofocus de ces hybrides permet d’assurer la mise au point du sujet sur la quasi-totalité du champ (90%) tandis que celui des reflex ne couvre qu’une petite portion centrale de l’image.

Avec un reflex, il est plus difficile de suivre un sportif en mouvement, un enfant qui court, un animal qui passe sur le bord de l’image sans anticiper la mise au point avant de recadrer.

Les hybrides font vraiment la différence en la matière, et les défauts de rapidité que l’on pouvait reprocher à la toute première version de l’autofocus des Z 6 et Z 7 ont été fortement réduits avec la version 2.20 du firmware.

Sur le Nikon D780, vous retrouvez par contre le module AF à 51 points du D750 et des générations précédentes de reflex experts, amélioré toutefois au niveau de l’algorithme puisque Nikon lui a intégré un sous-ensemble venant du D5.

Il n’en reste pas moins qu’il est dommage de ne pas retrouver l’excellent module à 153 collimateurs du D850 sur le D780, il marque le pas face à la concurrence hybride, et, surtout, ne fait pas la différence avec le D750 lorsque ce reflex est utilisé en visé optique traditionnelle.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de profil D750 à gauche, D780 à droite

Live View

C’est le point fort du Nikon D780, celui qui fait la différence avec le D750, tant en photo qu’en vidéo. Oui, mais si en vidéo l’avantage est évident, en photo il l’est moins si vous n’êtes pas familier de la prise de vue depuis l’écran arrière.

Chacun y trouvera des avantages et des inconvénients, le Live View n’est guère utilisable dans plein de situations comme les concerts, le sport, les spectacles vivants. Pour ces situations là, le D780 ne se démarque pas du D750, la visée optique reste identique.

Par contre, si vous faites de la photo de rue, du reportage, de la macro, la réactivité de ce mode est bien plus grande sur le D780 qu’elle ne l’est sur le D750. L’autofocus est (enfin) utilisable, l’écran tactile plus simple à utiliser (y compris la navigation dans les menus), la visée à hauteur de poitrine ou bras tendus réellement performante.

Vidéo

C’est le mode dans lequel le D780 fait la différence – et de loin – avec le D750, sans égaler pour autant le Nikon Z 6. Les hybrides restent les champions du tournage vidéo, grâce :

  • à leur monture Nikon Z qui permet de nombreuses combinaisons boîtier-objectif (grâce aux bagues comme Techart ou Metabones),
  • à leur silence de fonctionnement et de mise au point (l’AF et les optiques reflex sont plus bruyantes),
  • à l’intégration de fonctions indispensables aux vidéastes et absentes du D780 comme l’usage du format Prores RAW ou la facilité d’intégration au stabilisateur (type Ronin) du fait de la compacité du boîtier.

Le Nikon D780 a le bon gout d’offrir un mode 4K et une sortie 10 bits N-Log sur la prise HDMI avec LUT 3D, mais cela ne suffira pas pour convaincre les vidéastes ayant des besoins professionnels (voir le kit vidéo pro pour Nikon Z 6).

Accessoires

Sujet de discorde entre les nikonistes et la marque, l’adaptation d’une poignée grip sur le Nikon D780 n’est pas possible, de même que celui-ci ne dispose pas du petit flash intégré dont disposait le D750.

Nikon se retranche derrière le fait que les poignées grip sont très peu recherchées, les chiffres de vente semblent le prouver, et que le flash intégré est un frein à la protection tous temps du boîtier alors qu’il n’est que très peu utilisé (ce qui n’est pas faux).

Oubliez donc la poignée et le flash si vous faites le choix du D780, vous vous consolerez avec le double emplacement de cartes SD, hérité du D750 et qui vous évite l’acquisition de cartes XQD ou CFexpress bien plus coûteuses.

Le tarif

Parce qu’il faut bien parler du prix …

Je ne me lancerai pas dans une comparaison détaillée des tarifs du D780 et du D750 car l’un, le D780, vient d’arriver et l’autre, le D750 a déjà cinq ans. Il est évident qu’en cinq ans les tarifs ont baissé, que l’arrivée d’un remplaçant fait encore baisser les tarifs du D750.

Ceci dit, au moment de passer à la caisse, on parle bien des mêmes billets en euros sortant de la même poche. Le prix de la rue cinq ans plus tard et le prix catalogue à la sortie diffèrent de près de 1.000 euros en faveur du D750, ce qui représente une belle économie si vous savez vous passer des quelques apports vraiment différenciant du D780. De quoi investir dans une belle optique par exemple.

Si par contre vous souhaitez passer au plein format aujourd’hui, que vous n’avez pas de D750, que vous n’aimez pas l’hybride, que vous cherchez un boîtier polyvalent, que les 45 Mp du D850 vous font peur, alors choisir le D780 est une option que vous ne regretterez pas. Il n’a aucune raison de ne pas connaître la même durée de vie que le D750, ne devrait pas être remplacé de sitôt, de quoi envisager l’avenir sereinement.

En savoir plus sur le Nikon D780 et sur le Nikon D750 sur le site Nikon.

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Nikon Film Festival 2020 : appel aux votes du public

Le Nikon Film Festival 2020, un festival de courts-métrages animé par Nikon France depuis dix ans, ouvre l’appel aux votes du public.

Près de 1200 réalisateurs participent à cette nouvelle édition autour du thème « Une génération », et vous avez la possibilité de voter pour vos films préférés jusqu’au 1er mars 2020.

Nikon Film Festival 2020 : appel aux votes du public

Nikon Film Festival 2020 : Une génération

Comme chaque année depuis dix ans maintenant, le Nikon Film Festival propose aux réalisateurs de produire un court-métrage, et de le soumettre aux jurys du Festival. Cette année les réalisateurs doivent produire un film d’une durée maximale de 2 minutes 20, sur le thème « une génération ».

Vous êtes invité à voter pour vos films préférés. Afin de vous faciliter la tâche, le site du Festival regroupe les différents films dans plusieurs sections :

Cette année, à l’occasion de son dixième anniversaire, le Nikon Film Festival s’invite au cinéma parisien Le Grand Rex, pour deux soirées dédiées à la projection et à la remise des prix aux différents lauréats (voir le palmarès 2019).

Jeudi 5 mars à 20h : Nuit du Nikon Film Festival 2020, projection des 50 courts-métrages finalistes.
Séance ouverte à tous, au prix de 5 euros, réservations sur legrandrex.com

Vendredi 13 mars à 19h : Remise de prix du Nikon Film Festival 2020, en présence du jury officiel.
Pour la première fois, la soirée de clôture est ouverte au public, au prix de 6 euros, réservations sur legrandrex.com

Le jury est présidé cette année par le réalisateur, scénariste et producteur Cédric Klapisch (Deux moi, Le Péril jeune,…) accompagné de  :

  • Thierry Chèze, Journaliste et critique cinéma
  • Jonathan Cohen, Acteur
  • Alexandre Dino, Membre de l’organisation du Nikon Film Festival
  • Pascale Faure, Responsable des programmes courts de Canal+
  • Ana Girardot, Actrice
  • Eye Haïdara, Actrice
  • Julien Neutres, Directeur de la création, des territoires et des publics au CNC
  • Guillemette Odicino, Journaliste et critique cinéma pour Télérama et France Inter
  • Rod Paradot, Acteur

En savoir plus sur le site du Festival


Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : redoutable en architecture, reportage et paysage

Nouvel arrivant dans la gamme NIKKOR Z, le 24 mm f/1.8 S vient répondre aux attentes des photographes adeptes du reportage, de la photo de paysage et d’architecture, et désireux d’utiliser un objectif en monture Z native. Disponible depuis quelques semaines, il n’en fallait pas plus pour vous proposer ce test NIKKOR Z 24 mm qui vous aidera à faire votre choix parmi les 24 mm compatibles avec les hybrides Nikon.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

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Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : introduction

Pas vraiment lentement mais sûrement et méthodiquement, Nikon continue à déployer ses focales fixes NIKKOR Z de la série S à destination de ses hybrides à capteurs 24 x 36 mm. En attendant le 20 mm f/1,8 qui viendra boucler « par le bas » cette salve quasiment discontinue, et après des 35 mm, 50 mm et 85 mm oscillant entre le très bon et l’excellent, penchons-nous sur le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S.

Cette focale est d’autant plus stratégique qu’elle fait doublon, et même plutôt quadruplon, dans la panoplie NIKKOR Z actuelle puisqu’elle se retrouve à la fois dans l’exceptionnel NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S, le standard NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S et le redoutable NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S.

Si cela ne suffisait pas, en monture reflex F, Nikon lui-même propose l’AF-S NIKKOR 24 mm f/1,8G ED et un plus lumineux AF-S NIKKOR 24 mm f/1,4G ED, quand Sigma s’aligne de son côté avec son 24 mm f/1,4 DG HSM | Art.

La question est donc simple : un grand angle dédié, dont le principal argument est l’ouverture plus généreuse (d’un peu plus d’un diaphragme par rapport à du f/2,8, et d’un peu plus de deux diaphragmes par rapport à du f/4), mérite-t-il que vous lui consacriez les 1199 euros qu’en réclame le constructeur ? Réponse tout de suite dans ce test.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Présentation et contexte

À une époque pas si éloignée (nous parlons quand même de décennies), le grand angle de base était le 28 mm. Avec l’arrivée du numérique et les progrès en termes de calculs optiques, de procédés de fabrication industrielle, la popularité des transtandards, le 28 mm a progressivement laissé la place au 24 mm.

4 mm, cela ne semble rien, et même converti en angle de champ, le passage de 75° à 84° ne semble pas si frappant que cela. Pourtant, ce 24 mm ouvre de nouvelles perspectives aux photographes, à la fois ceux travaillant dans des espaces confinés en intérieur, où cela peut se jouer à quelques centimètres de recul, comme ceux qui sont adeptes d’architecture.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

L’autre intérêt du 24 mm est que, par rapport au 28 mm, il est suffisamment éloigné du 35 mm pour ne pas avoir à hésiter entre les deux objectifs, tout en étant, bien sûr, suffisamment distant du 50 mm pour en faire un parfait complément. Par contre, qui dit angle de champ plus large dit aussi perspectives plus subtiles à gérer et, potentiellement, plus de déformations et autres défauts optiques à contrecarrer.

Pour ce faire, justement, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S sort l’artillerie lourde. Comme l’AF-S NIKKOR 24 mm f/1,4G ED, sa formule comporte 12 lentilles réparties en 10 groupes mais a recours à 4 lentilles asphériques et 1 lentille en verre ED. Sans oublier les traitements nanocristal et ARNEO. Les aberrations géométriques et chromatiques, tout comme les images fantômes, n’ont qu’à bien se tenir.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/20 ème – f/4 – 100 ISO

L’AF-S NIKKOR 24 mm f/1,8G ED, lui, compte également 12 lentilles, mais toujours 2 asphériques et 2 ED. Notons toutefois que les objectifs NIKKOR reflex descendent à 23 cm de mise au point contre « seulement » 25 cm pour le NIKKOR Z, tout comme le Sigma.

À 450 grammes, le NIKKOR Z se situe entre l’AF-S f/1,8 (355 grammes) et l’AF-S f/1,4 (620 grammes), mais si vous comptez utiliser l’un de ces deux derniers sur un hybride Z, il faudra ajouter les 145 grammes de la bague FTZ. Le Sigma, de son côté, culmine à 665 grammes.

En termes de tarif, le NIKKOR Z est bien plus cher que son alter ego reflex : 1199 euros contre 799 euros. Le Sigma s’intercale entre les deux (949 euros) quand l’AF-S f/1,4 se trouve aux environs de 1400 euros.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/500 ème – f/3.5 – 100 ISO

À qui se destine ce 24 mm f/1,8 ?

Les amateurs de grand angle, et plus particulièrement de 24 mm, ont l’embarras du choix chez Nikon, nous venons de le voir. Toutefois, ceux utilisant le NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S gagneront un peu plus d’un diaphragme et ceux utilisant l’un des deux zooms f/4 gagneront plus de deux diaphragmes.

Sur le terrain, cela fait une différence énorme, notamment en termes de sensibilité puisque vous pourrez avec le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S travailler à 3.200 ISO au lieu de 12.800 ISO, par exemple. L’ouverture généreuse permet également de mieux séparer les plans et, en se rapprochant suffisamment du sujet, d’obtenir de meilleurs flous d’arrière plan.

Il faut donc ajouter aux utilisations classiques d’un 24 mm (reportage, architecture, paysage) la possibilité de quelques portraits contextualisés et la photographie de rue en lumière ambiante, même lorsque celle-ci faiblit. Bien que, dans l’absolu, les aptitudes des boîtiers Z 6 et Z 7 en montée en sensibilité, doublée de la stabilisation mécanique, permettent de gommer l’avantage de l’ouverture plus généreuse.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/125 ème – f/1.8 – 1000 ISO

Qualité de construction

Les focales fixes NIKKOR Z se ressemblent toutes (sauf le Noct-NIKKOR), mais cela commence à devenir une plaisante habitude. Fût noir satiné, large bague de mise au point caoutchoutée et cannelée, nombreux joints d’étanchéité dedans et dehors (au niveau de la monture) : du bel ouvrage, sérieux, mais sans exubérance.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Pas besoin de revenir sur l’absence de bague de diaphragme, de graduation de distance, de touche programmable, vous connaissez déjà probablement la chanson. Notez, au passage, que les filtres utilisés devront mesurer 72 mm de diamètre, contre 67 mm sur le 85 mm f/1,8 et 62 mm sur les 35 et 50 mm f/1,8. Compte tenu du diamètre de la frontale et du pare-soleil, j’aurais apprécié un bouchon mieux maintenu, et verrouillable, comme Samyang en propose sur ses AF 14 mm f/2,8.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Bien équilibré, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S se manipule aisément d’une seule main une fois monté sur le boîtier. La large (et unique) bague permet, tour à tour, d’ajuster la mise au point manuellement (sans butée) ou de corriger l’exposition ou l’ouverture, selon la fonction que vous lui assignez dans les menus.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/6 ème – f/2 – 3.200 ISO

La stabilisation, confiée au boîtier, permet de descendre bien en-dessous du 1/25 ème de seconde et, avec un peu d’entraînement, vous aventurer autour du quart de seconde. C’est toujours aussi bluffant.

L’autofocus n’est pas en reste. Précis, rapide, silencieux, il faudra juste tenir compte des spécificités du grand angle et, surtout en multipoint, faire bien attention à l’endroit où le boîtier décide de faire le point, donc le collimateur sélectionné automatiquement. La profondeur de champ, même à f/1,8, permettra cependant dans une certaine mesure de gommer les légers décalages de mise au point.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/40 ème – f/2.8 – 200 ISO

Performances optiques : pique, homogénéité et flare

Tester le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S sur le très exigeant capteur du Z 7 permet de le pousser dans ses retranchements. Et force est de constater que même 45,7 Mpx ne lui font pas peur et que la complexe formule optique n’est pas là juste pour faire joli sur la fiche technique.

Dès la pleine ouverture, le centre est déjà très bon, devient excellent à f/2,8 et exceptionnel à f/5,6. Les coins extrêmes, en retrait à f/1,8 mais se défendant déjà fort bien, égalent presque le centre et la périphérie dès f/4. Suffisant pour écrire que cet objectif n’a aucun problème d’homogénéité, ce qui plaira aux photographes de paysage et d’architecture. Comme d’habitude, il faudra faire attention à la diffraction à f/11 et f/16 (ouverture minimale), qui dégrade la qualité d’image.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/160 ème – f/1.8 – 1000 ISO

Le traitement ARNEO, couplé au traitement nano-cristal, permet de se jouer du flare et des contre-jours.

Même avec un éclairage violent et ponctuel de face, l’objectif ne bronche pas et est exempt de reflets parasites et d’images fantômes.

Vraiment impressionnant et rassurant, surtout pour l’angle de champ considéré. Là encore, les photographes de paysage apprécieront, ainsi que les amateurs de photographie de rue nocturne.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/8 ème – f/1.8 – 2.000 ISO

Performances optiques : déformation et distorsion

Oubliez les 24 mm déformant légèrement l’image (généralement en barillet) : le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S est parfaitement corrigé. Tout est droit : les horizons sont horizontaux, les verticales sont verticales. En fait, le plus grand problème, ce sera le photographe, qui pourra légèrement pencher d’un côté ou de l’autre (généralement à droite lors du déclenchement).

La parfaite correction de ce grand angle permet de jouer avec les fuyantes, que vous optiez pour un cadrage en plongée ou en contre-plongée. Vraiment agréable et ludique. Les amateurs d’architecture se régaleront !

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/40 ème – f/3.2 – 2.500 ISO

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Passons rapidement sur la neutralité des couleurs, habituelle sur cette série d’objectifs et dépendant de toutes manières grandement du profil « Picture Control » sélectionné, qui influe grandement sur la gestion des couleurs et du contraste. Concentrons-nous plutôt sur les aberrations chromatiques, qui sont une excellente occasion de rappeler l’importance que donne Nikon à l’imagerie computationnelle sur ses hybrides.

Pour rappel, l’imagerie computationnelle, qui consiste à confier à l’informatique du boîtier la correction de certains défauts optiques, n’est pas complètement nouvelle. Ce qui l’est, par contre, est de développer sciemment les objectifs en leur laissant des défauts faciles à ajuster ensuite, afin de réduire les coûts de production et donc le tarif final, sans pour autant faire de sacrifice du côté du pouvoir résolvant (piqué et homogénéité), comme nous l’avons vu dans la partie précédente.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/60 ème – f/1.8 – 2.000 ISO

Si je me permets ce petit laïus, c’est parce qu’avec le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S les corrections des aberrations chromatiques directement dans le boîtier sont particulièrement saisissantes et puissantes, et même meilleures que celles que vous obtiendriez sur votre logiciel de dérawtisation préféré.

Les deux exemples ci-dessous sont de très bonnes illustrations de la correction interne des aberrations chromatiques, lesquelles apparaîtront surtout dans les zones combinant très fort contraste et fins détails :

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

 

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Attention toutefois, ces petites corrections locales ont également un impact sur le rendu global de l’image. Les deux extraits ci-dessus viennent d’une image plus large, capturée en NEF + JPEG, pour laquelle nous disposons donc de deux versions directement produites par le boîtier :

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

 

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Comme vous pouvez le constater, les aberrations chromatiques au niveau des branchages sont bien visibles sur l’image en NEF, avec leurs liserés magentas. En termes d’exposition, cette version est légèrement plus sombre mais les nuances orangées du ciel sont préservées.

Dans la version JPEG corrigée par le boîtier, les liserés magenta ont disparu, les branches sont plus agréables à regarder. Simultanément, les ombres ont été légèrement éclaircies, ce qui donne un rendu plus flatteur. Toutefois, les nuances orangées du ciel sont passées à la trappe.

Toutes ces variations sont d’autant mieux perceptibles avec un 24 mm qui, du fait de son large angle de champ, capture plus facilement dans un même cadre des zones aux contrastes différents. Par extension, les différents modes d’exposition (multizone, pondérée centrale, spot) seront à manipuler avec minutie.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/20 ème – f/1.8 – 2.000 ISO

Et le vignettage ? Celui-ci est visible à f/1,8 jusqu’à f/2,8, aussi bien en NEF qu’en JPEG, puis devient très léger voire imperceptible au-delà de f/4. Là encore, la correction automatique appliquée par le boîtier est très efficace, et vous pourrez en moduler l’intensité selon vos besoins et préférences esthétiques. Rien de vraiment dérangeant, donc, surtout pour ce genre de grand angle.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/20 ème – f/4 – 100 ISO

Rendu optique : profondeur de champ

Même s’il ouvre à f/1,8, ce NIKKOR Z 24 mm S n’a pas vocation à être un roi du bokeh, d’autant plus qu’il a une profondeur de champ minimale un peu plus éloignée que ses homologues reflex (25 cm contre 23 cm). Cela n’a pas empêché Nikon de le munir d’un diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles, le nouveau standard. Il en résulte un flou d’arrière plan très doux, sobre et progressif, qui plaira au plus grand nombre.

Encore plus qu’avec les 35, 50 et 85 mm, j’aurais vraiment apprécié la présence du même petit écran OLED que sur les Z 24-70/2,8 et Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 afin d’y faire figurer une échelle de profondeur de champ. Celle-ci aurait pu être utile en mise au point manuelle, tout particulièrement en vidéo.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/15 ème – f/2.2 – 2.000 ISO

Le NIKKOR  Z 24 mm f/1,8 S peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez un 24 mm plus lumineux que les zooms,
  • vous cherchez un grand angle très bien corrigé pour du reportage, de l’architecture et/ou du paysage,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 35 ou 50 mm f/1,8 S,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ,
  • vous souhaitez un équivalent 35 mm f/1,8 pour votre Nikon Z 50 (APS-C).

Le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un grand angle compact (préférez alors le zoom 14-30 mm),
  • vous espérez une version f/1,4 (qui n’est pas encore prévue).

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/2.000 ème – f/2.8 – 200 ISO

Toutes les photos de cet test en pleine définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : ma conclusion

Les focales fixes NIKKOR Z de la série S se suivent, se ressemblent, et c’est tant mieux !

Une fois de plus, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S confirme le haut niveau de performance de la famille et prolonge l’homogénéité du rendu d’un objectif à l’autre. Ah, les bons côtés d’objectifs de même génération… La contrepartie est que, tout comme les 35, 50 et 85 mm, l’ergonomie épurée, réduite au minimum syndical, pourrait décevoir les photographes aimant les objectifs communiquant plus de sensations.

Du strict point de vue des prestations optiques, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S est un ajout très appréciable pour quiconque possède déjà le zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S ou une focale fixe (35 ou 50 mm). Au premier il apporte la luminosité sans faire doublon, au second il élargit l’angle de champ et les possibilités photographiques.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 3 sec. – f/4 – 100 ISO

Redoutable en architecture, reportage, paysage, il permet de s’amuser tout en étant efficace. Toutefois, si vous possédez déjà le NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S, ce 24 mm dédié risque de faire doublon et vous perdrez en ergonomie et polyvalence ce que vous gagnerez en luminosité, laquelle est vite compensée par l’efficacité de la stabilisation et des hautes sensibilités des boîtiers Nikon Z FX.

Sur un Nikon Z 50 à capteur APS-C (ou n’importe quel futur hybride Nikon APS-C), ce NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S pourra être particulièrement intéressant puisqu’il formera un équivalent 35 mm f/1,8 (en fait, plutôt un 36 mm f/1,8), soit une focale standard du reportage.

Le capteur APS-C aura en plus pour bénéfice de ne pas tenir compte des coins extrêmes sur lesquels l’objectif est le moins bon (légère baisse de piqué et vignettage), pour ne garder que la meilleure partie. Attention, toutefois, au déséquilibre physique, l’objectif étant assez gros par rapport à un boîtier Z 50, et à l’absence totale de stabilisation (à moins que Nikon ne sorte prochainement un hybride Z DX stabilisé).

En savoir plus sur la gamme Nikon NIKKOR Z sur le site Nikon

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Objectifs Tokina et hybride Nikon Z : compatibilité limitée avec la bague FTZ

Tokina, l’opticien japonais qui produit des objectifs compatibles avec différentes marques d’appareils photo dont Nikon, informe ses clients qu’il existe des incompatibilités entre ses objectifs pour la monture reflex Nikon F et la bague Nikon FTZ de couplage avec les hybrides Nikon. Voici ce qu’il faut savoir sur l’association Tokina et hybride Nikon Z.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Objectifs Tokina et hybride Nikon Z : les incompatibilités connues

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Objectifs Tokina et hybride Nikon Z : les incompatibilités connues

Après avoir pris le temps de tester avec soin les différents usages possibles de ses objectifs pour reflex Nikon F sur les hybrides Nikon Z via la bague FTZ, Tokina a relevé plusieurs incompatibilités qui peuvent vous poser problème si vous souhaitez monter un Tokina en monture Nikon F sur votre Nikon Z 6, Z 7, Z 50 et suivants.

Cette situation est donc la même chez l’opticien japonais qu’elle l’est chez Tamron ou Sigma qui n’ont pas encore mis à jour les objectifs qui peuvent l’être (en savoir plus pour Tamron et Sigma).

Tokina précise que 4 objectifs de la gamme ne permettent pas l’autofocus lorsqu’ils sont associés à la bague FTZ.

Les objectifs Tokina concernés sont les suivants :

  • le Tokina AT-X 70–200mm F4 FX VCM-S,
  • le Tokina AT-X M100 AF PRO D,
  • le Tokina AT-X 107 AF DX NH Fisheye,
  • le Tokina AT-X 107 AF DX Fisheye.

Tokina précise toutefois qu’en mode de mise au point manuelle, ces objectifs fonctionnent parfaitement.

Un autre objectif Tokina permet l’autofocus mais selon l’ouverture choisie, la mise au point peut être ralentie par rapport à ce qu’elle est censée être. Il s’agit du Tokina opera 50 mm F1.4 FF.

Les objectifs Tokina récents comme le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 ou le Tokina atx-i 100 mm f/2.8 ne sont pas concernés.

En attendant une possible mise à jour des objectifs qui pourraient l’être, vous pouvez en savoir plus sur le site Tokina.

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