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Pourquoi j’aime cette photo, la science de la perception

Vous vous êtes déjà posé la question de savoir ce qu’est une bonne photo et vous n’avez jamais vraiment trouvé la réponse ? Et si vous vous demandiez plutôt « Pourquoi j’aime cette photo plutôt qu’une autre » ?

C’est l’objectif de ce livre que de décortiquer pour vous les éléments conscients comme inconscients qui font qu’une photo touche son public ou non.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

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Pourquoi j’aime cette photo, présentation du livre

J’avoue que quand j’ai vu arriver ce livre, avec son petit format et sa couverture à bordure rose, j’ai eu quelques doutes car cette présentation est atypique, bien que les éditions Eyrolles aient repris la couverture rigide que l’on trouve sur leurs derniers ouvrages et que j’apprécie.

Ne connaissant pas non plus, l’auteur, Brian Dilg, j’ai pris le temps de découvrir le livre, à mon rythme, comme je le fais pour de nombreux ouvrages.

Un livre bien imprimé, sur un papier qui rend bien les différentes couleurs de la maquette et des photos d’illustration (de nombreux photographes célèbres sont à l’honneur), la qualité perçue est là. Restait à savoir ce que le texte pouvait bien apporter à notre développement personnel.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

En effet la question la plus souvent posée par les photographes amateurs est « Qu’est-ce qu’une bonne photo ? » alors que se poser la question de savoir pourquoi ils aiment une photo est moins courante. Il n’y a qu’à lire les échanges sur les sites de critique photo pour s’en rendre compte. A bien y réfléchir c’est pourtant assez logique, une bonne photo ne serait-elle pas une photo qui nous plaît et nous fait réagir ?

Ce livre va vous aider à trouver des réponses, sans que l’auteur ne se perde dans des considérations trop philosophiques, contrairement à ce que le sommaire pourrait vous laisser penser. Le livre est organisé autour d’une structure en quatre sections :

  • Voir
  • Attirer le regard
  • Penser
  • Pour finir

Cette structure peut vous paraître abstraite, pourtant en parcourant l’ouvrage elle s’avère pleine de bon sens.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Notre homme ne se contente pas de réflexions personnelles sur sa vision de la photographie et « ce qu’il faut penser ou non » mais a aussi interrogé plusieurs experts parmi lesquels (c’est atypique mais vous allez voir que c’est pertinent) :

  • un spécialiste de la vision,
  • un chercheur en neurosciences cognitives,
  • un psychologue,
  • une conservatrice,
  • un consultant en photographie.

Si vous aimez les livres qui ne parlent que de technique photo, arrêtez-vous ici, celui-ci n’est pas pour vous.

Si par contre vous vous intéressez à la créativité en photographie, au développement de votre démarche personnelle, à l’art en général et à l’art photographique en particulier alors lisez la suite.

Voir, l’homme et l’appareil photo

Dans ce premier chapitre l’auteur s’interroge sur la relation entre le photographe et le regard, et sur la différence entre regarder et voir.

Classique me direz-vous mais vous êtes vous posé la question quand vous faites des photos de savoir ce qui vous a attiré ou ce que vous avez vu dans la scène concernée (ou pas vu, c’est souvent là que se trouvent les meilleures photos).

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Vous allez trouver dans ce premier chapitre des notions de cadrage, de composition, de plans mais aussi des réflexions sur la plage dynamique d’une image comme les tonalités et la perception des couleurs.

L’idée n’est pas de vous dire comment régler votre appareil photo, mais plutôt de décortiquer l’influence qu’a chacun des réglages sur votre perception de l’image finale.

La présentation de l’importance du temps de pose et du mouvement, par exemple, que Christophe Audebert a détaillée dans Les secrets de la photo de mouvement, vous intéressera si vous aimez photographier avec des temps de pose courts pour révéler des formes invisibles à l’œil nu.

Attirer le regard

Dans ce second chapitre vous allez découvrir les principes de la construction photographique :

  • l’importance du placement du sujet dans le cadre,
  • l’importance de la taille du sujet par rapport au cadre,
  • comment la mise au point ou les lignes (réelles comme implicites) peuvent attirer ou non le regard du spectateur.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Nous sommes ici non plus dans les réglages techniques et leur influence, mais dans tout ce qui concerne la composition, l’expression, l’attention. Ce sont les notions les plus complexes à comprendre et à mémoriser car elles ne font pas appel à des règles techniques mais à votre propre regard. 

« Nous croyons percevoir tout ce qui nous entoure, mais nous ne percevons consciemment que très peu de choses. »

-Jay Friedenberg, psychologue

Je ne vous cacherai pas que c’est le chapitre sur lequel j’ai passé le plus de temps et je n’ai pas fini d’en passer car une seule lecture ne suffit pas.

Penser

L’auteur aborde ici une nouvelle dimension, qui consiste à décoder les photos que nous voyons.

Avez-vous déjà réalisé que l’appareil photo ne peut pas enregistrer les pensées du photographe à la prise de vue ? Il n’enregistre que la lumière. Comment alors faire en sorte que le spectateur devine ce que le photographe a voulu exprimer ?

Sont ici traitées les notions d’omission, d’imagination, d’attention comme de point de vue. Vous allez comprendre l’importance de décrypter les photos pour en comprendre le sens, l’importance de savoir construire un récit pour raconter une histoire, comme de trouver l’inspiration dans tout ce qui vous tend la main : lumière, contexte, couleur, … (en savoir plus sur l’inspiration).

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Pour finir

Pour finir… il n’y à rien. Cette dernière section est étonnante car elle ne comporte rien d’autre que la conclusion de l’auteur et cette citation qui ouvre la page :

« Tout le monde s’améliore avec de la pratique.

Il n’y a pas de raccourcis. »

Peut-être se suffit-elle à elle-même finalement, non ?

Mon avis sur « Pourquoi j’aime cette photo »

Je parcours tellement de livres sur la photographie que je finis par avoir du mal à trouver des ouvrages qui sortent des sentiers battus. Avec celui-ci c’est le cas, et bien qu’il s’adresse en priorité aux photographes désireux de comprendre comment devenir plus créatifs, il peut tout aussi bien vous intéresser si vous débutez et êtes peu enclin à penser technique photo au quotidien.

Le tarif modéré de 19,90 euros, le petit format à glisser dans un sac (à main ou photo), et l’intérêt des sujets abordés font que je ne peux que vous recommander de prendre du temps vous-aussi pour tenter de répondre à la question « Pourquoi j’aime cette photo ».

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La photographie de paysage, heure par heure : comment faire de belles photos de paysage

Faire de la photographie de paysage, c’est apprendre à être patient. Mais aussi à bien préparer vos séances. La lumière, élément essentiel d’une photographie de paysage, change d’heure en heure, le type de photo que vous pouvez faire aussi.

Dans ce guide à la présentation originale, vous allez découvrir quelles photos faire à quel moment de la journée, comment vous préparer, quel matériel utiliser et comment finaliser le rendu de vos photos.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

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La photographie de paysage, heure par heure : présentation

Les livres sur la photographie de paysage ne manquent pas, j’en ai déjà présenté plusieurs dont Les secrets de la photo de paysage ou encore Photos de paysage. Ces guides vous permettent de savoir comment faire des photos de paysage en fonction du lieu dans lequel vous vous trouvez : plaine, montagne, bord de mer, …

Le livre de Ross Hodddinott et Mark Bauer, deux photographes de paysages britanniques dont vous pouvez découvrir les photos souvent primées sur leurs sites respectifs, vous propose une approche différente.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Le livre est organisé non pas autour du lieu mais autour de l’heure de la journée à laquelle vous prévoyez de faire vos photos de paysages.

Pourquoi cela change tout ?

Parce qu’entre la lumière du matin, celle de midi, celle de fin d’après-midi ou celle du soir il y a une très grande différence.

Parce qu’au final ce n’est pas le lieu qui fait la complexité de l’exercice, mais la gestion de la lumière.

Cette approche est pleine de bon sens et j’avoue que j’ai adhéré très vite au découpage du livre tel qu’il est proposé :

  • l’aube
  • le matin
  • le midi
  • l’après-midi
  • le soir
  • le crépuscule
  • la nuit.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

L’autre centre d’intérêt de ce livre, outre le fait qu’il présente de magnifiques photographies de paysage, est la façon qu’ont les deux auteurs de traiter leur sujet.

Plutôt que de découper les différentes phases (préparation, prise de vue, sélection, traitement) en autant de chapitres, ils ont pris le parti de détailler la conception de chaque photo de A à Z.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Si vous vous intéressez à la photographie de paysage le matin, par exemple, vous allez découvrir dans le chapitre du même nom (page 64 et suivantes) :

  • des explications sur les particularités de la lumière matinale,
  • comment trouver des opportunités de photos le matin (sujets, approche),
  • des conseils sur le matériel (par exemple objectifs) le plus adapté,
  • des encarts « gros plan sur …« , par exemple le mouvement intentionnel (voir aussi Les Secrets du mouvement),
  • la composition des images, comment cadrer, que mettre en avant,
  • le post-traitement, d’une photo, étape par étapes,
  • la présentation commentée de la photo finale.

J’aime beaucoup cette approche, elle présente l’avantage de regrouper toute la démarche, de la préparation au traitement, sans vous forcer à passer de chapitres en chapitres. La lecture est plus agréable et l’apprentissage aussi.

Vous voulez plus d’informations sur les photographies de paysage que vous voyez dans le livre ? L’annexe finale regroupe toutes les photos avec les données EXIF correspondantes.

Vous y trouverez aussi les références et adresses des accessoires et applications citées dans le livre, ainsi qu’un glossaire des principaux termes photographiques utilisés et à connaître.

Conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Mon avis sur ce livre

Voici un ouvrage qui a le mérite de proposer une nouvelle organisation de son contenu, avec une logique plus proche de celle du lecteur photographe qui souhaite comprendre comment est composée une photo de A à Z.

Les photos des deux auteurs sont magnifiques et sources d’inspiration si vous cherchez des idées et que vous voulez savoir quelles photos sont faisables à quels endroits. Elles sont toutes documentées, tant dans leur réalisation que par leurs données techniques.

Le texte qui accompagne chaque chapitre, et les photos qui vont avec, est complet. Le ton narratif utilisé pour introduire chaque situation de prise de vue est attirant, il donne envie de connaître la suite … et de voir le résultat final.

Conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Le livre en lui-même est agréable à consulter, l’impression des photos est qualitative, même si la tenue en main du papier pourrait être plus agréable avec un grammage supérieur.

Proposé au tarif public de 23 euros, ce livre va vous intéresser si la photographie de paysage vous intéresse, et vous séduire si ce n’est pas encore le cas.

De quoi vous mettre au paysage à votre tour ?

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L’inspiration en photographie, mon avis sur le livre de Gildas Lepetit-Castel

« Je suis fait de tout ce que j’ai vu« , cette citation d’Henri Matisse ouvre la quatrième de couverture du livre « L’inspiration en photographie » de Gildas Lepetit-Castel et résume à elle seule ce que va vous apporter cet ouvrage.

Vous pensez être trop technicien, pas assez créatif ? Vous n’avez pas d’idées pour trouver des sujets ? Vous pensez manquer de « ce petit quelque chose » que les autres ont et pas vous ? Vous vous trompez, Gildas Lepetit-Castel vous explique pourquoi.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

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L’inspiration en photographie, Gildas Lepetit-Castel

Comment ce petit livre pourrait me permettre de trouver l’inspiration en photographie ? Je suis plus habitué à parcourir des ouvrages conséquents comme 50 pistes créatives de Michael Freeman quand il s’agit de chercher des idées. Alors un petit format, 122 pages à peine dont des photos pleine page, ça questionne quand on découvre l’ouvrage.

Je connais Gildas Lepetit-Castel pour ses précédents ouvrages Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage et Les secrets de la photo de rue : approche, pratique et editing. Pour avoir animé récemment une table ronde sur la photo de rue à laquelle il participait, je sais combien l’homme est entier et honnête quand il nous parle de photographie (lisez l’Interview de Gildas, c’est passionnant). Ce livre ne pouvait donc pas être un ouvrage au rabais.

Quelques heures plus tard j’ai fini la lecture et le doute est levé, ce livre rejoint ma bibliothèque au rayon « A relire souvent ».

Je pourrais vous parler du sommaire, vous présenter les différents chapitres du livre comme je le fais pour d’autres. Mais tout comme pour L’âme d’une image de David duChemin, je passerais à côté de ce qui fait l’intérêt de ce livre.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Ce n’est pas un « guide de photographie« , ce n’est pas non plus un « cours d’inspiration » à suivre de la première à la dernière page pour progresser.

Ce livre est avant tout un travail d’analyse personnelle de l’auteur sur son propre parcours, ce qui l’a nourrit et le nourrit encore quand il s’agit de photographie. Vous ne trouverez  – heureusement – pas dans ce livre une liste de sujets « qui marchent à tous les coups » ni de « recettes pour des photos Instagrammables » qui vendent du Like à tour de bras. Ce n’est pas le propos de l’auteur.

Vous y trouverez par contre la présentation de sa démarche et comment il l’a construite au fil des années, de sa plus tendre enfance à aujourd’hui.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Votre démarche photo se nourrit de votre parcours personnel

Gildas Lepetit-Castel ose se mettre à nu dès les premières pages du livre quand il nous raconte son adolescence. Passionné par le cinéma et le dessin, c’est dans son labo argentique au temps du lycée qu’il développe sa pratique photo. Et qu’il comprend petit à petit « qu’il faut apprendre à décloisonner les choses, à les faire fusionner » pour développer une démarche photographique personnelle.

Vous avez vous-aussi un parcours personnel, des expériences de vie, vous avez fait des rencontres, vécu des moments forts, tout cela doit participer à votre quête de l’inspiration en photographie.

Pour l’auteur, tous les arts nourrissent notre démarche. Nous écoutons tous de la musique, lisons tous des livres, regardons tous des films, et certains d’entre vous sont peut-être même dessinateurs, peintres ou sculpteurs. Ce regard que nous portons sur notre monde doit nous servir à trouver les idées. Retenez d’ailleurs que « il n’y a pas de mauvais sujet, il n’y a que des mauvais regards« .

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Pourquoi il faut savoir choisir

La pratique de la photographie vous force à faire des choix. De matériel, de sujet, de domaines, de distances, d’environnement … Faire des choix est souvent ce qui bloque l’apprenti photographe qui cherche « l’objectif à tout faire« , veut « garder toutes ses photos« , veut « couvrir tous les sujets« . C’est en faisant des choix que vous affinerez votre démarche.

Le cœur du livre vous permet de vous poser les bonnes questions :

  • quelle distance adopter face au sujet (pas uniquement en mètres !),
  • quels moyens mettre en oeuvre pour arriver à vos fins,
  • quel matériel utiliser,
  • quel rendu adopter,
  • quelles sélections faire,
  • quels mots pour accompagner vos photos,
  • quelles formes de publications privilégier.

En abordant chacun de ces sujets et en les reliant à sa pratique personnelle, Gildas Lepetit-Castel vous incite à faire de même.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Pour finir, quelques exercices ?

Le petit cahier d’exercices concluant ce livre vous permettra de préciser vos affinités, de développer des idées, de les tester, ce que nous ne faisons jamais assez.

Pourquoi « L’inspiration en photographie » a changé ma vision

Après avoir lu ce livre, vous ne vous poserez plus la question de savoir comment trouver les bons sujets puisque vous réaliserez qu’ils sont déjà en vous et que vous venez de les lister (conseil, prenez des notes en cours de lecture).

Vous réaliserez que ne pas avoir une grande culture photographique n’est pas un handicap pour vous lancer, que tout ce que vous avez fait, vu ou entendu va vous servir et compenser.

A trop vouloir « penser photographie » pour développer ma propre démarche, j’en arrive à omettre parfois tout ce qui fait mon environnement personnel. Ce livre m’a remis les idées en place, m’a rassuré sur certains choix fait comme à faire, m’a fait imaginer des possibilités auxquelles je ne pensais pas.

Rien que pour cela il mérite largement les 15 euros et les quelques heures nécessaires à sa lecture.

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L’art du photographe, une vision personnelle d’un moyen d’expression par Bruce Barnbaum

L’art du photographe est un livre de Bruce Barnbaum, photographe et formateur américain spécialisé dans la photographie de paysage et d’architecture.

A mi-chemin entre guide pratique et beau livre de photographie, cet ouvrage imposant est illustré de près de 200 photographies qui permettent à l’auteur de développer son sujet. Une nouvelle approche de la photographie que j’ai particulièrement appréciée.

L'art du photographe, par Bruce Barnbaum

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L’art du photographe, chronique du livre de Bruce Barnbaum

Parmi les livres traitant de la photographie je distingue deux catégories : les guides pratiques (par exemple la série Les Secrets de …) et les Beaux Livres de Photographie (par exemple 6 beaux livres de photographie).

Les uns vous présentent des informations vous aidant à développer votre maîtrise du matériel et de la prise de vue tandis que les autres sont des recueils de photographies proposés par des auteurs photographes.

Quand j’ai reçu le livre L’art du photographe de Bruce Barnbaum, j’ai tout de suite pensé au Beau Livre. Un ouvrage imposant, de nombreuses et très belles photos, une « classe » qui n’est pas le propre des guides pratiques même si certains sont de beau objets.

En ouvrant le livre pour en prendre connaissance (je fais toujours cela au début, pendant quelques jours), j’ai fait un autre constat : il était question d’apprentissage. Avec de belles photos, mais des notions concrètes de photo.

En lisant ce livre avec plus d’attention, afin de préparer cette chronique, j’ai fait un autre constat encore : l’art du photographe de Bruce Barnbaum est autre chose. Un subtil mélange des deux catégories ci-dessus.

Ce n’est pas un guide pratique, au sens premier du terme. Ce n’est pas un Beau Livre de photographie non plus puisqu’il y est question d’apprentissage.

C’est un livre dans lequel, grâce à ses photos mais aussi son expérience, l’auteur utilise en permanence l’opposition entre technique et art pour nous montrer qu’au final ce n’est ni l’un ni l’autre qui sont importants, c’est ce que vous avez envie de représenter au travers de vos images.

Il s’agit d’un ouvrage qui rompt avec la notion de catégorie, et comme au final je me moque un peu des catégories, l’important est le message.

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Communiquer par la photographie, l’avis de Bruce Barnbaum

Comment ne pas être d’accord avec Bruce Barnbaum quand il nous dit « Une photographie dit tout. Inutile d’y rajouter quoi que ce soit. »

En introduction, Bruce Barnbaum nous livre une thèse bien personnelle.

En tant qu’outil de communication non verbale, la photographie permet au photographe de transmettre sa vision au spectateur. Elle transmet son message quand bien même son auteur n’est pas présent.

J’aime particulièrement cette question :

Quelles réactions suscitent vos centres d’intérêt, et comment les traduire photographiquement ? »

S’en suit un exposé sur la passion, censée être à la base de votre pratique, et les réactions qui doivent être les vôtres pour traduire vos sentiments en images.

Loin d’être le discours philosophique auquel nous pourrions nous attendre, cette première partie du guide se veut plutôt un guide de questionnement personnel. Et ça fait drôlement du bien de s’éloigner de la technique pour en revenir aux fondamentaux : qu’est-ce qui fait que nous photographions et que cherchons nous à montrer ?

Parce que la composante « apprentissage » n’est jamais très loin, Bruce Barnbaum ne passe pas à côté de la notion de composition, vous pousse à vous intéresser à votre façon de voir et d’exprimer votre point de vue. Là-aussi une approche décalée qui s’avère très pertinente.

Les photos d’illustration servent à l’auteur à expliquer :

  • pourquoi il n’a pas cherché à renforcer les ombres sur cette photo d’un parc parce que la composition s’appuie sur les tons moyens,
  • pourquoi il n’a pas éclairci le ciel de cette autre image au ciel gris prédominant,
  • pourquoi un contraste élevé guide le regard,
  • comment un arbre déraciné peut créer un mouvement puissant dans la composition de la photo page 33,

Cette section du livre est une des plus intéressantes : s’appuyant sur autant d’exemples puisés dans sa propre collection, l’auteur détaille sa démarche. Pourquoi il a fait ses photos, avec quelle idée en tête et qu’est-ce qui l’a attiré ? Les amateurs de paysages en noir et blanc ne verront plus la nature de la même façon.

C’est aussi ici que vous apprendrez à intégrer dans votre démarche des notions comme la profondeur de champ ou la focale, sans qu’il ne s’agisse jamais de rentrer dans le détail de notions techniques. Ces outils sont là pour servir votre démarche, sachez les identifier et les utiliser, c’est le message.

La vision, concept philosophique ou rapport de communication ?

L'art du photographe,Bruce Barnbaum

La réponse à la question tient en une phrase :

« Nous montrons nos images à d’autres, dont nous attendons une réaction en retour. Cette simple constatation confirme que nous sommes bien dans un rapport de communication. »

Cette seconde partie du livre vous permet d’appréhender les cinq notions relatives à la vision du photographe, un concept cher à Michael Freeman aussi :

  • regarder et voir de manière photographique,
  • composer une image,
  • imaginer la photo finale,
  • suggérer une technique à ceux qui rencontrent des difficultés à imaginer la photo finale,
  • établir une stratégie pour établir l’image finale.

La lumière

Cette phrase à elle-seule donne le ton de cette nouvelle partie :

La lumière doit être envisagée comme un moyen pour le photographe de guider l’œil du spectateur sur l’image.

Découvrez comment chercher la lumière, en apprécier la qualité, et aussi pourquoi la lumière perçue par votre œil n’est pas celle que voit votre capteur ou votre film.

Cette prise de conscience devrait vous aider à penser « sensations » plus que « scène », et à attirer le spectateur autrement. Les exercices proposés page 82 vous y aideront.

La couleur, parce que c’est un concept aussi

Vous savez ce qu’est la couleur, et vous savez qu’elle se gère dès la prise de vue comme en post-traitement. Mais avez-vous conscience que la couleur est un élément déterminant de la composition ?

C’est l’objet de cette section que d’entrer dans le détail. Depuis l’argentique, un domaine cher à l’auteur, jusqu’au numérique, la gestion de la couleur a bien changé. 

Réfléchissons donc un peu encore : pourquoi vous photographiez en couleur ou en noir et blanc ? Pourquoi ne changez-vous jamais si c’est le cas ?

Grâce à quelques photos présentées en couleur et en noir et blanc, découvrez ce que vous pouvez espérer produire vous-aussi. Et essayez.

Mais aussi … 

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Bruce Barnbaum a longtemps vécu la photographie sous le signe de l’argentique, il est passé au numérique pour la couleur uniquement, fidèle à ses films pour le noir et blanc.

Dans une longue partie, un bon tiers du livre, il développe différents concepts qui nous viennent de l’argentique et qu’il est possible d’appliquer au numérique.

Pour l’argentique citons le zone system avec les négatifs noir et blanc (chapitres 8 et 9), le tirage (chapitre 10) dont la numérisation des négatifs.

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Pour le numérique c’est au chapitre 11 que vous trouverez comment utiliser le zone system et comment convertir vos fichiers RAW, comment retoucher vos images avec les les outils numériques (chapitre 12) pour leur donner le rendu souhaité.

Le chapitre 13 m’a particulièrement intéressé puisqu’il y est question du choix entre argentique et numérique. Cela ne va pas intéresser tout le monde, mais pour qui a connu la période argentique, il y a matière à réfléchir à notre pratique actuelle aussi. 

Dépasser les mythes photographiques

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

S’il y a un chapitre du livre à garder en tête c’est bien celui-ci.

« Un certain nombre d’idées manifestement erronées perdurent encore aujourd’hui, certains mythes doivent être dépassés car ils entraînent souvent les photographes dans la mauvaise direction ».

Attention, amateurs d’idées reçues et de contre-vérités, vous pourriez tomber de haut. Dix mythes photographiques sont analysés avec pertinence pour vous montrer que les idées reçues, parfois, ne sont pas toutes à gober.

Si plusieurs concernent l’argentique, le numérique n’est pas en reste, mais la trame de fond est bien la déconstruction de croyances comme le fait de vouloir à tout prix respecter les règles de composition (mythe numéro 10), un sujet que j’ai traité dans une vidéo ayant entraîné bon nombre de réactions houleuses.

« Finir le travail en photographie c’est présenter vos images ». Ce dont l’auteur nous parle au chapitre 15 avant de passer, un peu rapidement je trouve, à d’autres thèmes comme l’abstraction (chapitre 16), l’approche intuitive (chapitre 17), la philosophie personnelle (chapitre 18).

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Mon avis sur l’art de la photographie de Bruce Barnbaum

Comme je le disais en introduction, il s’agit d’un ouvrage à part dans la production actuelle. Ce livre interpelle, fait réfléchir. Intégrer tout ce que l’auteur présente prend du temps, il est important d’y revenir souvent. Je n’en ai d’ailleurs pas fini avec certains sujets.

S’appuyant sur une expérience personnelle impressionnante, mêlant habilement notions techniques et notions créatives, Bruce Barnbaum nous propose un ensemble solide et fort bien illustré.

L’argentique y tient une place non négligeable, le poids des années, et l’on sent que l’auteur a du travailler son approche personnelle pour réussir sa reconversion en numérique. Reconversion toute relative puisqu’il nous avoue utiliser encore le film. 

Cet ouvrage s’adresse aux photographes amateurs passionnés par l’image, comme aux plus experts, qui ont vécu la grande époque de l’argentique et cherchent leur voie dans le monde du numérique. C’est une source d’inspiration, un outil de travail qui vous permettra de voir la photographie sous un autre angle. Il livre des clefs pour comprendre comment les outils à votre disposition, qu’ils soient conceptuels comme physiques, peuvent vous aider à produire des images plus fortes et attirantes.

Bien qu’il soit déjà lourd, l’ouvrage aurait mérité une belle couverture cartonnée – c’est mon attirance personnelle pour l’objet livre – et s’avère, au tarif public de 34,95 euros une nouvelle référence venant compléter les livres d’auteurs plus médiatisés comme Michael Freeman ou David duChemin, une belle découverte à apprécier sur la durée.

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Comment utiliser le D-Lighting actif sur un Nikon ?

Vous ne savez pas comment utiliser le D-Lighting actif sur votre Nikon ? Savez-vous qu’il existe deux réglages D-Lighting qui n’ont pas le même usage bien que leur nom soit presque identique ?

Qu’est-ce que le D-Lighting et le D-Lighting actif ? Voici ce qu’il vous faut savoir pour améliorer le rendu de vos photos immédiatement.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

Qu’est-ce que le D-Lighting  ? Utilisations possibles

Avez-vous déjà rencontré cette situation ? Vous êtes face à votre sujet qui se trouve à contre-jour (il est éclairé de l’arrière) et le premier-plan se trouve dans l’ombre. Ou bien vous avez en face de vous une scène très contrastée avec des hautes et des basses lumières très prononcées.

Si le sujet est un visage (par exemple pour un portrait), il apparaît noir ou très sombre sur la photo alors que l’arrière-plan est correctement exposé.

En réaction, vous avez modifié l’exposition et cela a provoqué l’effet inverse : le visage est correctement exposé mais l’arrière-plan se retrouve très clair voire brûlé.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : notez le contraste important entre les zones très claires et les zones très sombres
les livres du haut n’apparaissent pratiquement pas

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting position élevée : notez l’écart de contraste réduit entre les zones claires et sombres
les livres du haut apparaissent plus distinctement

Ces situations à fort contraste imposent une grande maîtrise de l’exposition pour donner des résultats satisfaisants, il arrive même qu’il ne soit pas possible d’obtenir le bon rendu car le capteur de votre appareil photo atteint ses limites en terme de dynamique.

Ce capteur est de plus en plus performant, son électronique encode les données sur 14 bits et non plus 12 uniquement, mais il n’est pas encore l’égal de vos yeux. Sa dynamique (capacité à capturer sur une même photo des zones très lumineuses et d’autres très sombres) reste inférieure à celle de la vision humaine. Il vous impose donc un choix : exposer pour les hautes lumières ou pour les basses lumières, mais pas pour les deux en même temps.

Le capteur a aussi d’autres limites : il détecte mieux les différences de niveaux dans la partie centrale de l’histogramme (les tons moyens) qu’il ne le fait dans les zones latérales (les noirs et les blancs).

Il existe des techniques pour augmenter la dynamique apparente, comme le HDR (High Dynamic Range) ou l’exposition à droite (en référence à l’histogramme) sans brûler les hautes lumières tout en gardant du détail dans les ombres. Mais elles ne sont pas toujours aisément utilisables (voir Comment régler un reflex en basse lumière).

Pour en savoir plus sur ce sujet si vous vous intéressez à la technique photo je vous conseille le guide « Les secrets de l’exposition » qui vous donne tous les détails à connaître.

Les fabricants d’appareils photo cherchent des parades en attendant que la dynamique des capteurs progresse. Chez Nikon la parade s’appelle D-Lighting pour Dynamic Lighting ou éclairage/exposition dynamique.

Le D-Lighting a pour objectif de réduire la perte des détails dans les hautes comme dans les basses lumières pour compenser les faiblesses du capteur, à la prise de vue. C’est l’appareil photo qui agit à votre place sur l’exposition pour préserver un contraste satisfaisant sur l’image.

Utiliser le D-Lighting permet de récupérer des informations dans les basses lumières, et de mettre ainsi en valeur ces zones particulières de la scène.

Il peut s’agir d’un choix créatif aussi, conserver un écart de contraste important sert à mettre en valeur des zones différentes si la photo s’y prête.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : les zones sombres sont bouchées tandis que la façade des bâtiments apparaît plutôt claire.
L’image finale a du relief.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting réglage élevé : l’écart de contraste est réduit,
les zones sombres dans la pelouse sont moins denses, la façade moins lumineuse.
L’image finale est plus plate, moins intéressante.

Les deux types de D-Lighting Nikon

La fonction D-Lighting propose deux modes de mise en oeuvre :

  • le D-Lighting actif adapte l’exposition à la prise de vue pour réduire le contraste et préserver hautes et basses lumières en fonction des réglages d’exposition choisis,
  • le D-Lighting « tout court » ou « passif » traite la photo après la prise de vue, dans le boîtier, pour réaliser une correction proche de ce qu’aurait fait le D-Lighting actif si vous l’aviez utilisé.

Comment utiliser le D-Lighting actif

La fonction D-Lighting actif est accessible depuis le menu Prise de Vue de votre Nikon.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting actif Nikon : les 4 niveaux d’intensité et le réglage automatique

Cette fonction vous permet de régler l’intensité de l’effet, de faible à élevé. Nikon recommande l’utilisation du mode de mesure de lumière matriciel avec le D-Lighting actif pour que le boîtier puisse tenir compte de l’ensemble des données de la scène.

Cet effet agit sur la luminosité des zones sombres (sous-exposées) dans l’image en ayant tendance à exposer pour rattraper les basses lumières. Elle applique également un contrôle localisé des tons et des hautes lumières ayant pour but d’étendre la dynamique de l’image résultante.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : les tuiles au premier plan sont peu visibles, la façade de gauche est très lumineuse, le tronc de l’arbre est sombre.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting valeur élevée : les tuiles du premier plan sont plus visibles, la façade de gauche est moins claire, plus agréable, le tronc de l’arbre est débouché. L’image est plus équilibrée.

L’intensité de l’effet à appliquer dépend de la scène et du rendu souhaité : plus la scène est contrastée et plus vous voulez atténuer le contraste, plus il faut augmenter l’intensité du D-Lighting actif (par exemple ‘élevé’).

A l’inverse pour une scène moins contrastée ou pour laquelle vous voulez conserver du contraste, utilisez des valeurs plus faibles.

Dans le doute utilisez la valeur Automatique, c’est l’appareil photo qui va décider par lui-même quelle valeur appliquer pour chaque photo.

Notez qu’il est possible de voir apparaître du bruit numérique additionnel lorsque le D-Lighting actif est utilisé avec des valeurs de sensibilité ISO élevées. Faites quelques tests pour voir comment réagit votre boîtier.

Comment utiliser le D-Lighting (passif)

La fonction D-Lighting « passif » est accessible depuis le menu Retouche de votre Nikon.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting Nikon : accessible dans le menu Retouche

Cette fonction s’applique sur une photo déjà faite, elle ne peut donc modifier l’exposition comme le fait le D-Lighting actif. Cette fonction tient compte des données contenues dans le fichier pour générer une nouvelle image dont le contraste et la luminosité sont modifiés en fonction de la scène initiale.

Différence entre D-Lighting actif et D-Lighting

Les deux types de D-Lighting sont des fonctions indépendantes, vous pouvez utiliser l’une ou l’autre mais cumuler les deux ne sert à rien.

Le résultat sur l’image diffère : le D-Lighting actif est plus performant car il agit sur la prise de vue directement tandis que l’autre fonction ne peut intervenir que sur une image déjà exposée, avec moins de souplesse.

Cette dernière fonction est à réserver aux photos déjà prises et que vous souhaitez améliorer en post-traitement sans utiliser un logiciel spécialisé (c’est le rôle du menu Retouche).

D-Lighting actif et post-traitement RAW

La fonction D-Lighting actif des Nikon est propre à la marque et elle ne peut être modifiée en post-traitement (par exemple pour changer l’intensité) qu’avec les logiciels Nikon (comme Nikon NX Studio), Nikon ne proposant pas l’accès à ce réglage aux autres éditeurs de logiciels.

Si vous utilisez le format JPG la question du post-traitement logiciel est secondaire, adaptez le D-Lighting actif selon vos besoins pour produire des JPG satisfaisants.

Si vous utilisez le format RAW vous noterez une différence plus ou moins sensible d’exposition sur le fichier RAW selon la valeur de D-Lighting utilisée, ce qui vous facilitera le traitement dans un logiciel autre que Nikon mais vous ne pourrez pas modifier la valeur du réglage.

Les avis divergent sur la nécessité d’utiliser ou non le D-Lighting actif en RAW quand vous faites du post-traitement. Nikon ne communique pas d’informations techniques sur les traitements véritablement appliqués aux images, ce qui ne facilite pas la compréhension fine de cette fonction.

Le D-Lighting actif agissant sur l’exposition à la prise de vue, il génère des fichiers RAW qui portent des informations différentes de celles que vous obtiendriez sans D-Lighting actif. En ce sens il paraît judicieux de l’utiliser.

Vous pouvez toutefois rattraper des écarts d’exposition importants sur un fichier RAW (de -2 à +2 Ev) avec un logiciel de traitement des fichiers RAW disposant d’outils de traitement locaux (voir ma présentation des outils de retouche locale – vidéo 2 de la série).

Quand la sensibilité ISO est élevée, en photographie pose longue ou de nuit, il vaut mieux désactiver le D-Lighting actif car il risque de générer du bruit supplémentaire sur vos images.

Différence entre D-Lighting actif et HDR

La différence principale entre D-Lighting actif et HDR tient en la technique de génération de l’image finale :

  • le D-Lighting actif agit sur la prise de vue pour fournir une image unique à la dynamique étendue,
  • le HDR nécessite plusieurs prises de vues à des expositions différentes pour permettre ensuite leur fusion et la génération d’une image HDR à l’aide d’un logiciel approprié.

L’approche diffère, le HDR nécessite un traitement logiciel plus lourd à l’aide d’un logiciel spécialisé.

Le résultat n’est pas le même non plus, les images HDR sont générées à partir de plusieurs images RAW et une plage dynamique bien plus élevée (par exemple +/-10Ev pour 5 images) tandis que les images D-Lighting actif le sont à partir d’une exposition classique (+/_2Ev de latitude maximale). Pour en savoir plus sur le HDR, je vous conseille l’ouvrage présenté ici.

En conclusion

Obtenir le résultat attendu est plus que jamais une question de réflexion lorsque vous faites des photos. Si la plupart des scènes photographiées sont correctement exposées avec les systèmes de mesure matricielle actuels, il n’en reste pas moins que certaines peuvent piéger ces systèmes.

Reflets, contre-jour, surfaces brillantes, soleil direct sont autant de situations qui appellent une exposition particulière.

Le D-Lighting actif est une réponse à la prise de vue, le D-Lighting « passif » un moyen de récupérer des photos en mode retouche, mais il ne remplace pas une bonne compréhension de ce qu’est l’exposition pour éviter d’avoir à multiplier les vues ou à les traiter dans un logiciel dédié.


1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses – des conseils à appliquer immédiatement

Comment faire des portraits au quotidien sans dépenser une fortune en matériel et accessoires ? Découvrez les conseils d’un photographe pro dans un guide dont la particularité est d’être illustré de 50 portraits du même modèle dans différentes situations de prises de vue qui pourraient être les vôtres.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

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1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses – présentation du guide

Il existe de nombreux livre pour apprendre la photo de portrait, comme L’éclairage pour la photo de mode et de portrait ou Comment installer un studio photo chez soi. Ces livres vous présentent ce qu’il vous faut savoir en matière de techniques et d’accessoires, car le portraitiste fait souvent appel à du matériel spécialisé (éclairages, fonds, etc.).

Le photographe amateur qui veut se mettre au portrait, qu’il s’agisse de portraits de famille ou de quelques séries de photos « pour voir », n’ose pas toujours se lancer dans cette pratique quand il voit ce que cela suppose.

Il est pourtant tout à fait possible de réussir de jolis portraits sans devoir passer par la case « dépenses ». Et sans devoir passer non plus par des semaines d’apprentissage des différentes techniques.

Le guide « 1 modèle, 50 portraits » est conçu dans cet esprit. Un photographe, Mark Wilkinson, photographie le même modèle, Imogen Dyer, dans de nombreuses situations. Il vous montre comment il prépare ses séances, comment il utilise son appareil photo sans accessoiriser à outrance. Autant de situations que vous pouvez connaître ou mettre volontairement en place.

Vous pouvez retrouver ces deux personnages sur leur chaîne Youtube Weekly Imogen sur laquelle ils publient de nombreux tutoriels. 

Parmi les séries de photos que vous allez pouvoir découvrir, vous trouverez des conseils pour :

  • soigner l’arrière-plan sans avoir un fond de studio,
  • jouer avec les lignes directrices quel que soit le lieu,
  • faire des portraits au travers d’une vitre,
  • jouer avec les couleurs de l’environnement comme des vêtements et du maquillage de votre modèle.

Vous allez apprendre à faire des portraits agréables en jouant avec l’angle de prise de vue, la distance au modèle ou le format de vos photos. Autant de possibilités illustrées et accompagnées d’explications. celles-ci sont des supports aux images plus que des fiches détaillées mais permettent de bien comprendre ce qui a conduit à la réalisation des photos.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Dans les premiers chapitres vous trouverez l’essentiel de ce qu’il faut comprendre du portrait pour aller plus loin :

  • les accessoires de votre modèle,
  • les objectifs (vous allez voir que vous avez déjà ce qu’il faut),
  • les techniques d’éclairage naturel de base.

Bien qu’il s’agisse d’un livre à destination des plus débutants, j’ai apprécié le nombre conséquent d’exemples donnés et de petits conseils en encarts. C’est simple, concret, pratique, applicable immédiatement.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Les situations de prises de vue présentées s’avèrent toutes donner de jolis résultats bien qu’elles soient très communes parfois :

  • le portrait et la photo de rue,
  • le portrait sur le vif,
  • le portrait qui raconte une histoire,
  • l’autoportrait,
  • le portrait quand il neige,
  • le portrait en ambiance polar,
  • le portrait dans un miroir,
  • un visage dans la foule.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Prenez le temps de noter toutes les propositions qui vont vous donner des photos moins monotones :

  • accessoirisez votre modèle (avec ce que vous avez chez vous),
  • demandez-lui de choisir plusieurs tenues,
  • de changer de coiffure,
  • de soigner son maquillage et d’en changer,
  • d’avoir une tenue particulière que vous pourrez reprendre comme fil conducteur d’une série à l’autre.

Vous ne finirez pas ce livre sans avoir plusieurs idées de séances portrait en tête qu’il vous tardera de réaliser. C’est mon cas !

Une des difficultés principales en portrait c’est la pose que va prendre votre modèle et l’angle de prise de vue que vous allez choisir.

Vous trouverez à nouveau plein d’idées pour varier les plaisirs. Certaines comme les jeux de mains ne sont pas évidentes à trouver et pourtant les résultats sont très intéressants.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Mon avis sur « 1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses »

Ce livre s’adresse aux photographes amateurs qui souhaitent aborder la photo de portrait sans vouloir pour autant se spécialiser dans un premier temps. Il est riche de nombreuses idées, de conseils pratiques et de « petits trucs » simples qui vont vous aider à faire des photos plus intéressantes.

1 modèle, 50 portraits : prise de vue, éclairage, poses - le guide pratique

Plus qu’un guide de référence sur la photo de portrait comme peut l’être Les secrets de la photo de portrait ou sur l’éclairage en studio comme Manuel d’éclairage photo, il s’agit ici de découvrir ce domaine photographique et de faire vos premières séries de photos sans plus attendre, sans être dépendant d’un studio ou de matériels spécifiques.

Si vous avez déjà un appareil photo et un objectif polyvalent, vous avez ce qu’il vous faut pour vous lancer. Ne cherchez pas plus loin et passez à l’action.

Prenez des notes, faites des photos, étudiez les résultats, recommencez et quand vous aurez épuisé toutes les idées données dans le livre, vous pourrez aller plus loin avec un ouvrage de référence sur la technique photo et l’étude des éclairages.

Proposé à un tarif très abordable (19 euros) ce livre s’avère sans prétentions mais très inspirant pour vous lancer et obtenir des résultats dont vous serez fier.

Reste à convaincre votre modèle de jouer le jeu, pour cela contentez-vous de lui montrer les photos illustrant le guide, cela devrait bien se passer !

Ce livre chez vous via Amazon


L’œil du photographe et l’art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Si comme Michael Freeman vous éprouvez l’envie de rejeter toute référence au matériel pour vous concentrer sur ce qui fait une image, alors « L’œil du photographe et l’art de la composition » est un livre fait pour vous.

Si ce n’est pas le cas … lisez quand même la suite, vous pourriez changer d’avis !

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

L’œil du photographe et l’art de la composition, présentation

Il y a des auteurs que l’on ne présente plus, Michael Freeman en fait partie. Ses ouvrages sur la photographie ont déjà fait l’objet de plusieurs chroniques (voir 50 pistes créatives) et je suis toujours aussi fan de ce photographe.

Dix ans après avoir publié la première édition d’un livre qui a connu un vrai succès d’estime, voici la seconde édition qui a l’avantage d’être disponible (la première est épuisée) même si elle ne change guère par rapport à la précédente.

La composition est, comme l’exposition, un des deux piliers de la photographie. Vous voulez passer un cap, faire des photos plus attirantes, plus étonnantes ? Oubliez le dernier reflex à la mode ou l’objectif à grande ouverture de vos rêves. Ce ne sont pas eux qui vont vous faire progresser mais l’étude de la composition.

Je reprends les mots de Paul Strand, lui-même cité par l’auteur dans la nouvelle introduction car je pense qu’ils définissent mieux que je ne saurais le faire ce qu’est la composition :

« … comment on construit une image, de quoi une image est faite, comment les formes s’y agencent, comment l’espace s’y remplit, comment le tout compose, au final, une unité. »

Vous l’aurez compris, savoir ce qu’est la composition, acquérir ces notions et mettre en œuvre ce que vous retenez est essentiel quel que soit votre niveau.

C ‘est l’objet de ce livre, abondamment illustré de photos de l’auteur. Freeman développe sa thèse en six parties distinctes.

1- Le cadre de l’image

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Vous allez découvrir ici ce qu’est le cadre d’une photo, quelle forme il peut prendre et comment le remplir.

Vous allez aussi apprendre qu’il y a une dynamique associée au cadre : verticales, horizontales, alignement …

Vous apprendrez pourquoi vous pouvez recadrer et quand (contrairement à ce que certains prétendent). Vous verrez les différents façons de remplir le cadre quand vous êtes face à votre sujet.

Enfin vous découvrirez ce qu’est le « cadre dans le cadre » et comment vous pouvez tirer profit de cela dans vos compositions.

2- L’art de la composition, principes de base

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

extrait du livre « L’art de la composition » de Michael Freeman

Pour faire simple la composition consiste à assembler les différents éléments à l’intérieur du cadre.

Vous allez apprendre ici à jouer avec les principes de composition comme le contraste ou l’équilibre des formes (vous connaissez la théorie de la Gestalt ?), avec les notions de forme et de fond pour travailler vos compositions. L’exemple de la photographie du moine birman en page 47 est parlant.

Rythme, perspective et profondeur sont aussi au programme. Vous allez voir que photographier ce qu’il y a devant vous peut se faire de différentes façons pour donner des vues totalement différentes (oui, il va falloir bouger !).

J’ai apprécié la présentation des notions relatives à l’impact visuel comme tout ce qui concerne le regard et l’intérêt, les contenus forts et les contenus faibles.

3- Graphisme et éléments photographiques

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Saviez-vous que le point est l’élément graphique de base ? Que vous pouvez identifier un point dans vos photos et que selon qu’il est centré, proche du bord ou légèrement décalé vous allez obtenir des images totalement différentes.

Observez attentivement les photos du fermier thaï pages 68 et 69, vous allez vite comprendre.

Les lignes, horizontales, verticales ou courbes sont elles des suites de points qu’il ne vous faut pas négliger non plus tout comme les triangles, cercles et rectangles qui vont vous aider à produire des images plus fortes.

Mise au point et mouvement impactent vos compositions. En page 102 vous aller comprendre en quoi la focale de votre objectif influe sur le résultat final. Et vous saurez alors choisir en tout connaissance de cause vos objectifs. C’est aussi ça l’art de la composition !

4- Lumière, couleur et exposition

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Dans ce chapitre vous aller apprendre à travailler avec le clair-obscur comme avec les différentes tonalités d’une scène. Regardez pages 112 et 113 les résultats possibles.

« La distribution des tons et des couleurs constitue elle-aussi une approche de la composition photographique« .

C’est aussi là que vous découvrirez tout ce qui concerne la relation entre couleur et composition. Le noir est blanc est rapidement traité car c’est un des critères qui jouent sur la composition mais je vous conseille l’ouvrage dédié au noir et blanc du même auteur.

5- L’intention

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

extrait du livre « L’art de la composition » de Michael Freeman

Pour Michael Freeman c’est l’intention qui devrait être à la base de toute composition, rien d’autre. C’est ce qu’il vous explique en détail au chapitre 5.

Parmi les idées associés à l’intention, vous allez voir que le conventionnel ou l’original vont de pair avec une photo spontanée ou, à l’inverse, planifiée. C’est un chapitre qui fait le tour des types de photographie également (par exemple documentaire ou expressive).

Sans aller jusqu’à parler de minimalisme cher à Denis Dubesset dans « Les secrets de la photo minimaliste« , vous vous poserez la question de savoir si vous penchez pour des compositions simples ou complexes, une vision claire ou ambiguë et quel style ou mode vous suivez (ou ne voulez pas suivre).

6- Le processus

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

Le dernier chapitre de ce livre s’intéresse au processus photographique. Le processus est cette organisation des idées que vous devez mettre en œuvre pour être capable d’intégrer les éléments précédents, pour les utiliser à bon escient quand vous faites des photos.

De la recherche de l’ordre (des composants d’une image) à la chasse aux images (par exemple pour un reportage photo) vous devez être capable de faire appel à un certain nombre de modèles que vous aurez en mémoire si vous avez lu avec attention ce qui précède.

C’est en utilisant ces références que vous pourrez réagir au mieux face à une situation donnée, que vous saurez anticiper et explorer la scène qui s’offre à vous pour faire des photos qui vous ressemblent et ne sont pas les mêmes que celles des autres.

Mon avis sur L’art de la composition

L’œil du photographe et l'art de la composition, Michael Freeman, chronique et avis

J’ai pris la peine de détailler longuement le contenu de ce livre car il est pour moi une référence à posséder dans votre bibliothèque. Indémodable, bien construit, avec un contenu qualitatif, joliment illustré, ce livre va vous aider à mettre en œuvre votre démarche créative si vous avez du mal à avancer (ou que vous ne savez même pas ce que cette expression veut dire …).

Encore un Freeman ? Vous êtes en droit de vous poser la question car j’en parle beaucoup et Freeman vous propose d’autres livres dans lesquels il laisse la technique de côté volontairement.

« L’œil du photographe et l’art de la composition » ne fait pourtant pas doublon avec les autres. Les notions abordées diffèrent et complètent ce qui est présenté dans les autres ouvrages du même auteur. Une version précédente de ce livre faisait d’ailleurs partie de façon très justifiée de la série « Photo School« . Cette série n’est plus disponible à mon grand regret mais vous pouvez la recréer en partie à l’aide de ce nouvel ouvrage.

Vous aurez compris que je ne peux que vous conseiller l’investissement (22 euros, rien à dire) quel que soit votre niveau en photo :

  • si vous êtes débutant vous aller gagner du temps en allant à l’essentiel sans vous perdre dans la technique,
  • si vous avez déjà une certaine pratique vous passerez du niveau amateur au niveau expert,
  • si vous êtes expert vous approfondirez vos connaissances, identifierez ce à quoi vous êtes le plus sensible pour enrichir votre démarche.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


Street Photography – Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Derrière ce titre anglais se cache un livre en anglais aussi dans lequel la photographe Valérie Jardin vous parle de photographie de rue. Pourquoi vous parler de « Creative vision behind the lens » ? Lisez la suite.

MàJ Mai 2020 : ce livre est traduit en français désormais, découvrez-le ici.

Street Photography - Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Ce livre (en anglais) chez vous dans les meilleurs délais …

Creative vision behind the lens, Valérie Jardin

Valérie Jardin est une photographe française, d’origine normande, qui vit depuis de nombreuses années aux Etats-Unis.

Après un parcours de photographe pour des clients industriels, ce qu’elle appelle « la photographie commerciale », Valérie Jardin s’est spécialisée dans la Street Photography ou photographie de Rue.

Bien lui en a pris car elle rencontre un succès fort mérité. Ses photos sont régulièrement exposées lors de manifestations aux Etats-Unis comme en Europe, elle anime de nombreux workshops dont certains à Paris, et a déjà écrit des dizaines d’articles sur son blog ainsi que des ebooks avant de se lancer dans l’aventure du « vrai » livre de photographie.

Street Photography - Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Pourquoi parler d’un guide en anglais ?

Parce qu’il a de l’intérêt pour ceux d’entre vous qui s’intéressent à la Street Photography !

J’ai l’occasion d’échanger régulièrement avec Valérie via les réseaux sociaux. Quand je l’ai contactée à propos de son livre dont j’avais suivi la naissance au fil du temps elle m’a laissé entendre qu’une version française pourrait voir le jour mais sans avoir de délai à donner encore. J’ai échangé avec certains d’entre vous via Instagram, vous êtes plusieurs à m’avoir dit que découvrir la version anglaise vous intéressait.

Ce livre est divisé en deux parties fort différentes mais très complémentaires.

Street Photography - Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Première partie : La Street Photography, quelle approche ?

La première partie est une introduction à la Street Photography, traitée sous un angle plus créatif que technique. Cela correspond tout à fait à l’auteur, il suffit d’écouter quelques-uns de ses podcasts pour comprendre bien vite que la technique n’est qu’un outil au service de sa démarche créative.

Cette première partie est fondatrice, elle pose les bases de ce que doit être l’approche du photographe de rue. Parmi les notions abordées :

  • comment gérer la peur de photographier des étrangers,
  • comment réagir à une situation donnée,
  • comment participer à une scène de rue sans la dénaturer,
  • comment gérer le contact visuel avec vos sujets.

Il est aussi question de composition comme de lumière, une lumière omniprésente dans les photos de Valérie Jardin. Et qui fait la force de nombreuses photos de rues, en noir et blanc particulièrement.

Le chapitre intitulé Technique vous livre des éléments de compréhension sur le quotidien du Street Photographer plus que sur le matériel à utiliser (il en est question dans les toutes premières pages si cela vous intéresse) :

  • bouger,
  • regarder dedans comme dehors,
  • humour et respect face à un sujet,
  • couleur ou noir et blanc en photographie de rue,
  • photographier les enfants.

Street Photography - Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Seconde partie : Les Photo walks

La seconde partie de cet ouvrage est celle qui devrait vous intéresser le plus si vous pratiquez déjà la photo de rue mais que vous n’êtes pas satisfait des résultats.

Dans Creative Vision behind the lens, Valérie Jardin revient sur onze Photo Walks et trois séries de photos afin de présenter sa démarche et de vous livrer les clés nécessaires au développement de la vôtre.

En première approche cette partie peut être vue comme un portfolio de l’auteur se faisant plaisir à mettre en valeur son travail. Il n’en est rien.

Il s’agit bien de vous montrer plusieurs photos issues d’un Photo Walk, une séance de photo de rue en bon français, tout en détaillant la démarche personnelle qui a conduit à produire ces photos et à en retenir certaines au détriment des autres.

De Paris à Minneapolis en passant par Bruxelles, Rome et la Normandie, vous aller découvrir quelles images vous pouvez vous-aussi réaliser en ville et avec quelle approche.

Cette seconde partie s’avère la plus concrète et pratique du livre pour le photographe qui veut développer ses compétences.

Mon avis sur « Creative Vision behind the lens »

Connaissant le travail de Valérie Jardin, j’ai commandé ce livre aux Etats-Unis pour ma culture personnelle. Après l’avoir parcouru, j’ai pensé qu’il était pertinent de vous le présenter bien qu’il soit en anglais car ce type de contenu est assez rare et je n’ai pas d’équivalent en français à citer si ce n’est Les secrets de la photo de rue avec une approche différente.

La première partie m’a fait réaliser bien des choses et j’ai remis mon travail personnel en question après sa lecture.

La seconde partie est une source d’inspiration que je consulte avec plaisir quand ma pratique de photographe urbain connait quelques passages à vide (c’est fréquent).

Parcourir ce livre c’est aussi s’intéresser au travail de Valérie Jardin, les amateurs apprécieront (voir son site). Il y a beaucoup à apprendre en étudiant ses photos au-delà même du texte. Ce dernier est une autre source d’inspiration car il est conséquent et traduit la passion qu’a notre auteur pour son activité quotidienne.

Street Photography - Creative vision behind the lens par Valérie Jardin

Un reproche à faire à ce livre ? Oui. Qu’il n’existe pas une version française (mise à jour mai 2020, c’est le cas désormais, voir ici) pour faciliter sa découverte par ceux qui ne peuvent lire l’anglais. Valérie me dit qu’elle ne souhaite pas passer par les services d’un traducteur (elle est française !), elle souhaite réécrire elle-même cette version et monter ce projet demande du temps. Je ne peux que l’encourager à le faire !

Ce livre (en anglais) chez vous dans les meilleurs délais …


67 leçons pour faire de bonnes photos : mettez le turbo :

Vous voulez passer à la vitesse supérieure dans votre pratique photo ? Vous connaissez les bases de la photo mais souhaitez acquérir des compétences plus expertes ?

Le guide « Photo : mettez le turbo » de Gérard Michel-Duthel vous propose 67 leçons pour faire des photos qui vous plaisent.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

Ce guide au meilleur prix …

Photo : mettez le turbo !

La photographie est une activité qui demande de la patience. Il faut comprendre les fondamentaux (choix du matériel, bases de la prise de vue, bases du post-traitement) avant de commencer à faire des images qui vous plaisent.

Une fois ce premier cap passé, vous avez envie d’aller plus loin. Une réaction fréquente est de vouloir changer de matériel (boîtier, objectifs) car « ça doit être mieux ». Et souvent vous n’êtes pas satisfait du résultat.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Passez du statut de débutant à celui d’amateur éclairé demande une démarche plus globale de votre part. C’est ce que Gérard Michel-Duthel s’efforce de décrire dans ce nouveau guide après avoir déjà écrit La photo c’est pas sorcier ! pour les plus débutants.

Une démarche plus globale c’est la prise en compte des 5 domaines ci-dessous, et du premier en particulier :

  • la démarche photographique
  • le matériel
  • les réglages de l’appareil
  • la prise de vue
  • le post-traitement et l’impression

Vous aurez compris qu’il s’agit des différents thèmes du livre, dans l’ordre.

Je ne m’étonne pas de trouver en premier un chapitre sur la démarche photographique. Loin des considérations plus philosophiques d’un Michael Freeman ou, pire, d’un David DuChemin, Gérard Michel-Duthel cherche ici à vous sensibiliser à ce qui devrait être votre état d’esprit quand vous faites des photos. Je cite :

« Penser ses photos, savoir ce que l’on veut transmettre, intégrer la phase de post-traitement dans sa réflexion … se fixer un but »

Si vous faites partie de ceux qui pensent qu’un appareil photo plus cher et performant fera de vous un meilleur photographe à coup sûr ne lisez pas la suite. Dans tous les autres cas continuez.

Des bases aux questions plus avancées

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Pour faire des photos il vous faut un appareil photo (vous avez peut-être déjà un smartphone pour cela). Mais il vous faut surtout « faire » des photos et « penser à » ce que vous faites.

C’est dans cet esprit que ce guide est écrit, et dans cet esprit également que l’auteur vous emmène de la première à la dernière page à la découverte de sujets qui peuvent vous être inconnus.

Comme tout guide un tant soi peu généraliste vous me direz que vous savez déjà certaines choses comme la différence entre un reflex et un hybride ou le triangle d’exposition. Mais savez-vous comment adopter une démarche cohérente ? Comment stabiliser vos prises de vues ? Comment éviter les pièges de la mesure de lumière et de la balance des blancs ?

Des outils au service de votre démarche

Au travers de ce guide vous allez découvrir pourquoi le matériel et les logiciels ne sont pas des fins en soi mais au contraire pourquoi ce sont des outils au service de votre démarche personnelle.

Je suis le premier à dire qu’avant d’acheter un nouvel objectif il faut vous poser la question de savoir pourquoi vous le faites. Idem pour le boîtier et les accessoires. En parcourant les différentes leçons de ce guide, vous allez découvrir ce qui vous plaît dans la photographie et comment procéder pour faire ce type de photos.

Une fois que vous aurez fait ce premier pas, vous apprendrez à choisir le bon équipement et à bien l’utiliser. Pour arriver à vos fins.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Un guide qui en appelle d’autres

Ce guide photo n’a pas la prétention de faire le tour de tous les sujets, d’autant plus que chaque domaine photographique nécessite un ouvrage à lui tout seul (ce que vous trouvez dans la série Les secrets de …).

Il s’agit plutôt d’un outil à votre service, comme votre équipement photo, pour commencer à mettre en place votre démarche créative.

Sans démarche vous pouvez faire quelques bonnes photos, avec une démarche vous proposez une vision personnelle et savez vous adapter aux différentes situations. C’est une des différences entre le photographe amateur et le photographe professionnel (voir page 16 le chapitre sur la construction de séries).

Après avoir suivi ces leçons il y a fort à parier que vous éprouverez l’envie d’en savoir plus sur certains sujets. Ce sera alors le signe que vous avez commencé à « penser photo ». Que vous aurez « fait des photos » et rencontré de nouveaux problèmes à résoudre. Votre démarche sera en place.

Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents, chronique du livre de Gérard Michel-Duthel

extrait de « Photo : mettez le turbo ! 67 leçons pour développer vos talents »

Mon avis sur ce guide photo

A la différence de son précédent guide orienté résultat immédiat, Gérard Michel-Duthel vous propose ici un ouvrage de réflexion. Vous invite à prendre le temps de penser photo, de vous poser les bonnes questions. Il ne répond pas à tout, ne couvre pas tous les sujets, quelques illustrations (le matériel Nikon par exemple) datent un peu. Mais l’essentiel n’est pas là. Il faut prendre ce livre comme un catalyseur.

Ces 67 leçons sont organisées de façon cohérente pour vous aider à penser autrement. J’ai apprécié les encarts analyse d’images dans lesquels l’auteur détaille une photo, ses éléments principaux, et pourquoi la photo fonctionne. Ce sont peut-être même les pages les plus importantes du guide !

La maquette est richement illustrée, faisant la part belle aux photos comme aux copies d’écrans de boîtiers et logiciels.

Plusieurs sujets assez peu traités dans d’autres ouvrages le sont ici : rafale et time-lapse, photo panoramique, photo 4K, focus stacking …

Au final voici un guide pratique convivial au tarif très abordable de 22 euros, qui peut compléter le précédent ouvrage si vous l’avez déjà malgré quelques incontournables recoupements.

Si vous maîtrisez déjà les quelques bases de la photographie, alors ce guide vous prendra là où vous en êtes pour vous emmener un cran plus loin. Vous saurez ensuite vers quel ouvrage plus spécialisé vous diriger.

Ce guide au meilleur prix …


Comment régler l’exposition et les problèmes de sur-exposition et sous-exposition

Un des problèmes les plus courants chez les photographes débutants c’est le réglage de l’exposition. Comment régler l’exposition pour éviter que vos photos soient trop claires ou trop sombres, comment éviter la sur-exposition et la sous-exposition ?

Découvrez comment je procède et comment vous pouvez faire vous-aussi.

Comment régler l'exposition et les problèmes de sur-exposition et sous-exposition

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Comment régler l’exposition et les problèmes de sur-exposition et sous-exposition

Bien exposer une photo, ou bien régler l’exposition, c’est vous assurer que la quantité de lumière qui arrive sur le capteur de votre appareil photo est nécessaire et suffisante pour que la photo soit « ni trop claire, ni trop sombre ».

Trop claire, la photo est sur-exposée. Les zones claires sont très blanches, voire brûlées. Les zones plus sombres, les ombres, sont toutes très claires et ne correspondent pas à la réalité.

Trop sombre, la photo est sous-exposée. Les zones noires sont très noires, les ombres sont bouchées. Les zones claires sont grises. La photo est peu agréable à regarder.

Votre appareil photo est capable d’exposer correctement dans de nombreuses situations, les automatismes de mesure de lumière sont de plus en plus performants. Il reste toutefois des cas particuliers pour lesquels une intervention de votre part est nécessaire :

  • contre-jour,
  • arrière-plan très sombre,
  • sujet dans l’ombre,
  • spots lumineux,
  • scène et éclairages complexes,
  • etc.

Il faut alors régler l’exposition : cela consiste à décaler le réglage donné par le boîtier pour l’affiner : surexposer ou sous-exposer selon le cas.

Je vous donne 4 astuces pour apprendre à exposer correctement dans la vidéo ci-dessous. Vous allez voir qu’il est tout à fait possible de vous en sortir dans les différentes situations de prise de vue si vous prenez la peine de comprendre ce qu’est l’exposition et comment vous pouvez corriger aisément la valeur donnée par votre boîtier en mesure automatique.

Pour aller plus loin …

Vous pouvez consulter plusieurs tutoriels sur l’exposition en photo sur le site, suivez les liens :

Je vous recommande la lecture de deux ouvrages spécialisés qui vous apprennent à régler l’exposition. Abordables et à la portée de tous ces deux guides vont vous aider à passer le cap et à vous faire plaisir en photo :

Pour aller plus loin et apprendre toutes les bases de la photographie, comment bien régler votre appareil photo, comment choisir un objectif, comment faire des photos nettes, comment faire des photos bien exposées, comment composer une photo, je vous propose une formation complète et un support personnalisé :

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