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Comment progresser en commentant des photos, tutoriel

70 millions de photos sont postées chaque jour sur Instagram. Dans le même temps, Facebook en reçoit plus de 300 millions. Ce flux impressionnant porte en lui le germe de son obsolescence : plus personne ne prend le temps d’un arrêt sur image.

Prêter attention au travail des autres est pourtant un excellent moyen de mûrir sa propre démarche photographique. Comment progresser en commentant des photos, on en parle ?

Comment progresser en commentant des photos, tutoriel

Ce tutoriel vous est proposée par Jacques Croizer. Collaborateur régulier de Nikon Passion (voir par exemple Comment faire un bokeh : principe et exemples), il a par ailleurs publié deux guides pour vous aider à réussir vos photos en toutes circonstances.

Voir les guides de Jacques Croizer …

Comment progresser en commentant des photos : vos premiers pas

Dans certaines confréries virtuelles principalement destinées aux photographes débutants, il est d’usage de s’adresser aux membres comme s’ils étaient des enfants de cinq ans à la porte du cours préparatoire. Il y règne un climat de béatitude d’autant plus propice au développement des aptitudes de chacun que les gourous n’y sont pas avares en compliments :

Comment progresser en commentant des photos

Mon chien (f/4.5 à 1/320 s) photo (C) Rodolphe

« Hello Rodolphe, c’est une très belle photo de ton chien ! Que de progrès accomplis en si peu de temps ! Tu as bien su tirer profit des enseignements de ma vidéo sur la profondeur de champ 🙂 » Fin de citation.

Notez la présence du smiley qui ponctue la fin de la phrase. Il est important d’en user sans modération afin d’affirmer la cool attitude du lieu. Le maître à penser tient par ailleurs à la disposition de Rodolphe un module de perfectionnement qui, contre une somme dérisoire, fera de lui un champion incontesté du bokeh.

Nageant dans le bonheur, Rodolphe décide de se lancer : il crée sa propre page d’auteur. Par pure modestie, il la baptise « Rodolphe photographe amateur ». Hélas, la sortie du cocon s’avère très douloureuse. Excepté sa cousine Clémence qui a toujours eu de la tendresse pour lui et pour son animal, il n’y a pas âme qui vive pour venir le féliciter de ses magnifiques portraits canins.

Comment Rodolphe peut-il booster sa popularité ? En améliorant la qualité de ses photos ? Heureusement, il y a plus simple, comme nous allons le voir…

Le fan club

En ouvrant sa fanpage, Rodolphe a sans le savoir mis les pieds dans le monde du gratuit où tout se paye. S’il veut recevoir des likes, il doit commencer par en distribuer sans ménager ses efforts. Contrairement à la pomme de terre germée, le like est en effet pratiquement stérile. Les statistiques montrent qu’il faut en mettre une bonne centaine en terre pour espérer en récolter trois. Une misère !

Comment progresser en commentant des photos

Au prix d’un syndrome récurrent du canal carpien, Rodolphe finira pourtant par voir graviter autour de lui une petite communauté de zélateurs acquis, faisant peu ou prou les mêmes photos que lui.

Pour rester au sommet de sa gloire, il devra avant tout se cantonner au domaine canin, surtout ne pas se diversifier dans le félin : l’homme est ainsi fait qu’il préfère reconnaître que connaitre. A trop s’éparpiller, Rodolphe pourrait s’aliéner la majeure partie de ses amis virtuels.

Malgré ces bonnes pratiques, un jour ou l’autre viendra le temps du questionnement. Le tout à l’ego en vase clos finit en effet logiquement par donner l’impression de tourner en rond. Arrivé au bout du rouleau, sans doute Rodolphe laissera-t-il tomber la photographie pour le jardinage, l’œnologie ou la philatélie, si ce n’est la tyrosémiophilie comme me le souffle aimablement Wikipédia.

La lecture d’images

Pour progresser, le photographe doit se donner le temps de comprendre les images qu’il a plaisir à regarder. Sans doute en passera-t-il beaucoup moins en revue, mais il les verra mieux.

Cette pratique n’a rien de nouveau. De nombreux clubs photos organisent des séances baptisées « lecture d’images » au cours desquelles les membres analysent collectivement une sélection réduite de photographies en se posant trois questions.

Objectivement, qu’est-ce que je vois ?

Quel est le sujet ? Comment est-il mis en valeur ? Pour répondre à ces interrogations, le regard se promène dans l’image. Il en analyse les détails puis, avec un peu d’habitude, suit les lignes directrices, décode les jeux de lumière, apprécie les contrastes et la répartition des couleurs. Les éléments du décor, même s’ils sont flous, aident à contextualiser factuellement la scène.

Subjectivement, qu’est-ce que j’imagine ?

Au-delà de sa réalité tangible, une photographie peut dégager une émotion, raconter une histoire ou au contraire, rester muette. Ce qui rend le commentaire subjectif intéressant, c’est qu’il est par essence partial. Il enrichit l’image de mille et une interprétations singulières, à l’inverse de l’analyse descriptive qui ne peut que converger vers ce que montre la photo et rien de plus.

Finalement, qu’est-ce que j’en pense ?

C’est l’heure du bilan. Inutile d’essayer de se mettre dans la peau de l’auteur de la photo. En l’absence d’indications de sa part, ce qu’il a voulu montrer et la réussite de son intention ne seront jamais que pures conjectures. Ce qui nous intéresse, c’est de savoir s’il a réussi à faire passer « quelque chose », même si c’est à l’insu de son plein gré.

Cette démarche n’est pas courante dans les groupes virtuels, même lorsqu’ils se disent tournés vers la critique photo. Il faut reconnaitre que beaucoup font office de simple vitrine pour leurs membres. Trop nombreux sont aussi ceux qui prennent épisodiquement l’allure enfiévrée d’un poulailler dans lequel on vient de jeter une grosse poignée de graines. L’absence d’intonation et la lecture en diagonale sont deux facteurs aggravants qui tendent à favoriser les incompréhensions.

Genèse du commentaire

J’entends d’ici votre objection première : la lecture d’image ? Je n’y arriverai jamais !

Le manque de confiance du commentateur novice naît souvent de la conscience qu’il a de ses carences techniques. Cette appréhension est totalement infondée.

Il ne faut en effet pas confondre commentaire et conseil. Combien de temps avez-vous passé derrière les fourneaux avant d’affirmer haut et fort que vous préfériez le gigot d’agneau aux paupiettes de veau ? Peut-être moins que derrière votre appareil photo. C’est une histoire de goût personnel, pas de talent culinaire.

Comment progresser en commentant des photos

Occiglioni (f16 à 1/320 s) photo (C) Jacques Croizer

Mise en bouche : initialisez votre commentaire dès l’apparition de la photo à l’écran, en puisant dans votre émotion. oh ! ah ! mais aussi parfois… bof ! Dégustation : développez votre appréciation à mesure que vous découvrez les détails et l’organisation de l’image :

Chouette ! Cette photo me donne envie de passer l’arche pour découvrir le village. Quelque chose me dérange pourtant. Peut-être la déformation des façades ?

Vous pouvez très bien en rester là ou, si vous le sentez, enchaîner sur un conseil. Gardez en mémoire cette parole de Stephen Hawking : le premier ennemi de la connaissance n’est pas l’ignorance, mais l’illusion de la connaissance.

Asséner de fausses vérités peut très rapidement nuire à la sérénité d’un débat. Le cas échéant, sachez jeter l’éponge, même si vous n’avez pas tout à fait tort. Il serait dommage d’avoir encore des palpitations, alors que la conversation est déjà tombée dans l’oubli collectif.

Le conseil vise à améliorer la photo (recadrage, niveaux, couleurs, …) ou, s’il est trop tard, à optimiser une prochaine prise de vue :

Tu aurais pu limiter ce problème de perspective en t’éloignant du bâtiment (si c’était possible !) et en zoomant pour retrouver ton cadrage initial. Mais peut-être recherchais-tu cette déformation ?

En conclusion, le fait de ne pas être en mesure d’apporter un conseil n’empêche pas de commenter une photo. Vous ne connaissez pas les contournements de la règle des tiers, le triangle de l’exposition est votre pire cauchemar, vous confondez mesure spot et autofocus, votre appareil photo envoie aussi des SMS ? Mais on s’en moque !

Ce que le photographe a cadré dans son viseur lui a suffisamment plu pour lui donner envie de déclencher, puis de nous montrer ce qui avait retenu son attention. Demandez-vous simplement si, à sa place, vous auriez pris la même photo, si vous l’auriez fait de la même manière, si vous auriez recherché le même rendu. Le reste viendra petit à petit.

Comment progresser en commentant des photos

La règle des tiers (f/8 à 1/1000 s) photo (C) Jacques Croizer

De réels progrès

Mettez toujours l’image en perspective de ce que vous savez de son auteur (par exemple d’après ses précédentes images) ou des conditions de la prise de vue (lorsqu’elles sont indiquées en légende).

Sur un instantané représentant une situation amusante mais éphémère, inutile de pointer du doigt un cadrage un peu approximatif ou une mèche rebelle. Ne reprochez pas à la lumière d’un portrait de rue ce qu’il serait délicat d’obtenir en studio. Ne demandez pas à un amateur dans les tribunes de réaliser les mêmes photos de Formule 1 qu’un professionnel au bord de la piste. J’en passe car la liste est fort longue…

Dans un premier temps, vous vous arrêterez naturellement sur les images pour lesquelles votre ressenti est positif (oh, ah !). Ces premières constatations vous permettront de mieux comprendre vos propres goûts et par la même, vous aideront à prendre des photos qui vous correspondent.

Peu à peu, vous serez également à même d’analyser vos désamours (bof !). Vous développerez ainsi votre aptitude à ne pas rater une photo, au sens de vos propres envies. Un double bénéfice donc qui grandira au fil du temps : plus vous commenterez objectivement les photos des autres et meilleures seront les vôtres. N’hésitez-pas parallèlement à conforter votre culture de l’image en feuilletant de beaux livres et en fréquentant des expositions.

Un exemple

Afin de mettre en perspective les précédents conseils, analysons quelques-uns des commentaires reçus sur la photo ci-dessous. Elle a été postée sur plusieurs groupes Facebook avec la légende suivante :

J’ai cherché dès la prise de vue à obtenir un rendu impressionniste en jouant sur les courbes, la lumière et les textures… mais en sacrifiant la netteté. Je suis conscient que cette image puisse ne pas plaire. Mais vous, qu’en pensez-vous ?

Comment progresser en commentant des photos

Corte (f/9 à 0,7 s) photo (C) Jacques Croizer

Il est clair que la représentation de cette scène de rue n’est pas ordinaire, mais l’intention est clairement annoncée : obtenir un rendu impressionniste en sacrifiant la netteté. L’appareil photo redescend du statut de machine à celui d’outil. Les Exifs montrent qu’en ouvrant un peu le diaphragme et en montant les ISO, il aurait été très facile d’obtenir une photo nette.

Dominique : en posant ton appareil tu aurais été net…

Angelo : le problème c’est que tout est flou sur la photo. Vous auriez dû poser sur trépied pour que le décor reste net et que seules les personnes soient floues

Alain : je crois comprendre l’intention : créer un aspect pictural en gommant la netteté. Mais j’ai du mal aussi. Peut-être refaire des essais en d’autres lieux avec d’autres lumières ?

Dans cette première salve d’observations, on relève trois comportements :

  • Dominique embraye directement sur un conseil lapidaire. Il n’a pas lu le texte de présentation de l’image. Il fait l’impasse sur l’intention du photographe. Sa recommandation est de plus incomplète : sans modifier le temps de pose, les personnages seraient restés flous.
  • C’est d’ailleurs ce que souligne Angelo. Il retranscrit dans un premier temps sa lecture de l’image, puis prodigue un conseil, certes plus exhaustif que le précédent mais néanmoins un peu décalé, puisqu’il a lui aussi zappé l’intention du photographe.
  • De son côté, Alain prend du recul. Il tente de comprendre la démarche de l’auteur, sans la remettre en cause. Seul le résultat lui parait perfectible. Il termine son analyse par un conseil pertinent.

Le contexte de la photo, lorsqu’il est indiqué, permet de comprendre l’intention de l’auteur et d’appréhender son niveau. Prenez le temps de lire les titres et les légendes et adaptez votre commentaire en conséquence.

Analysons encore quelques remarques :

Joëlle : j’aime les couleurs de cette photo, couleurs chaudes et douces à la fois. Au premier regard le flou m’a un peu gêné ainsi que la forte lumière, pour laisser place ensuite au mouvement des personnages… J’aime !

Anne : J’aime les tons, surtout les personnages flous mais si la pierre avait été nette… Quoique…. peut-être que la pierre nette aurait enlevé cet effet un peu onirique du flou!! On se croirait un peu comme en train d’émerger d’un rêve, ou bien de revenir à la conscience après une perte de connaissance… Très mystérieux tout ça!!!!

Valérie : je n’accroche pas. Perso j’aime bien le flou quand il donne une vie à la photo, quand un enfant danse (le flou de la robe qui tourne), une main qui se lève vers le ciel,… etc). Qu’avez-vous voulu faire passer comme ressenti ? (Je ne comprends pas en fait …)

Joëlle et Anne décomposent leur point de vue. Ce rendu inhabituel les a interpellées, voir même intéressées. Peut-être essaieront-elles à leur tour d’obtenir un effet similaire lors d’une prochaine prise de vue ?

Ce n’est pas le cas de Valérie. Elle ne cache pas son manque d’intérêt pour cette approche, sans pour autant mettre en cause la démarche du photographe. Son échange est constructif : elle engage la conversation. Elle laisse la porte ouverte.

Remarquez que ces trois derniers commentaires ne parlent absolument pas de technique. Ils n’en sont pas moins très intéressants. Ils verbalisent tout simplement le ressenti de personnes qui aiment faire et regarder des images.

N’est-ce pas le cas de tous ceux qui lisent ces lignes ? Alors ne dites plus jamais que vous êtes incapable de commenter une photo ! Peut-être même avez-vous déjà quelque chose à dire sur celle qui vient d’être commentée par Valérie, Alain, et tous les autres.

Comment progresser en commentant des photos

Lyon coince la bulle  (f/7.1 à 1/800 s) photo (C) Jacques Croizer

En conclusion

Formaliser sa réflexion permet d’en garder plus facilement la trace en mémoire. C’est là que nous puisons les réflexes qui peuvent faire de chaque instant décisif une belle photo.

Dans la galerie de « Rodolphe photographe amateur », le flux est maintenant de bien meilleure qualité. Les visiteurs y viennent juste pour le plaisir. Ils y laissent parfois un petit commentaire, un pouce levé, et le plus souvent rien du tout. Mais ce n’est pas bien grave.

Rendez-vous sur l’espace Photo Nikon Passion pour faire vos débuts de commentateur averti. Si vous hésitez encore, dites-nous pourquoi dans la zone commentaire ci-dessous !

Voir les livres « Tous photographes ! » …


Comment installer un studio photo chez soi, guide pratique

La photo en studio a toujours attiré de nombreux amateurs de photographie car c’est l’occasion de faire des images différentes en maîtrisant la lumière et le sujet. Mais savoir comment installer un studio photo chez soi n’est pas évident.

Et pourtant … ce n’est ni difficile ni très coûteux si vous cherchez à expérimenter dans un premier temps. Voici un livre (très) pratique qui vous donne toutes les recettes à mettre en œuvre pour vous en sortir rapidement.

Comment installer un studio photo chez soi, le guide pratique

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Comment installer un studio photo chez soi ? Le guide Home Studio Photo

Installer un studio photo chez soi peut paraître complexe : vous manquez de place, de moyens, de savoir-faire. Avant de vous précipiter chez les revendeurs de matériel de studio, prenez le temps de savoir ce qu’il vous faut. Et de découvrir ce qui va vraiment vous aider dans votre apprentissage ou non.

Inutile de dépenser plusieurs centaines d’euros dans un flashmètre pour débuter. Inutile aussi de dépenser des milliers d’euros dans un kit d’éclairage à lumière continue professionnel. Faites simple.

Comment installer un studio photo chez soi, le guide pratique

Comment installer un studio photo chez soi – Home Studio Photo

C’est l’objectif de ce livre paru aux éditions Eyrolles et comme Hors Série Réponses Photo que de vous donner des conseils :

  • simples,
  • applicables rapidement,
  • applicables par tous quel que soit votre niveau.

L’auteur, Ivan Roux, est rédacteur dans la presse photo spécialisée. Si cela peut vous paraître étonnant qu’un tel livre soir écrit par un rédacteur de la presse écrite, je trouve l’approche intéressante. Il existe en effet de nombreux livres pour apprendre la photo en studio écrits par des pros qui ont du mal à se mettre à la portée de l’amateur débutant.

Ici ce n’est pas le cas. Ce guide est bien plus pragmatique tout en étant complet – 9 chapitres – pour faire vos premières photos et progresser dans l’apprentissage du studio, de la gestion de la lumière, des accessoires et du post-traitement des images.

Comment installer un studio photo chez soi, le guide pratique

Comment installer un studio photo chez soi – Home Studio Photo

Qu’allez-vous apprendre avec ce guide de la photo en studio ?

Retenez déjà que ce guide s’adresse au débutant en studio. Si vous avez des connaissances et que vous cherchez un ouvrage pour améliorer votre pratique, regardez plutôt Photo de studio et retouches de Scott Kelby ou L’éclairage pour la photo de mode et de portrait qui sont des guides plus spécialisés et experts.

Si par contre vous voulez vous essayer à cette pratique, vous allez apprendre :

  • quelles sont les étapes d’une séance photo en studio,
  • quels sont les matériels et accessoires nécessaires,
  • comment composer un fond et un éclairage simples pour faire vos premières photos.

Comment installer un studio photo chez soi, le guide pratique

Comment installer un studio photo chez soi – Home Studio Photo

Après cette première étape, vous allez passer à la vitesse supérieure en découvrant différentes notions techniques sur la lumière (chapitre 2) :

  • pourquoi la lumière diminue en éloignant vos spots,
  • quelle est la différence entre une lumière douce et une lumière dure,
  • comment changer le rendu des couleurs sans changer de source de lumière,
  • pourquoi le RAW est le meilleur format au studio.

[su_frame][/su_frame]Qui dit studio dit lumière, et qui dit lumière dit flash ou éclairage continu. Vous avez un flash Cobra dans votre sac photo, ou vous envisagez d’en acheter un. Le chapitre 3 vous explique pourquoi ce type de flash est utilisable en studio, comment l’utiliser en mode déporté, pourquoi il modifie l’ambiance et comment faire des poses longues au flash.

Le chapitre 4 vous livre des conseils pour bien régler votre flash qui est un accessoire complexe et dont le mode d’emploi s’avère souvent difficile à comprendre. Réglage de la puissance de l’éclair, limitation de vitesse, mode synchro haute vitesse, utilisation du zoom … vous allez tout savoir rapidement. L’auteur emploie un langage simple à comprendre tout au long du guide, ça change du manuel !

Comment installer un studio photo chez soi, le guide pratique

Comment installer un studio photo chez soi – Home Studio Photo

Disposer d’une source de lumière c’est bien mais savoir la moduler c’est mieux. Vous allez voir quels sont les accessoires utiles et ceux dont vous pouvez vous passer :

  • diffuseur et réflecteur,
  • spot avec volets et nid d’abeilles,
  • boite à lumière et octobox,
  • parapluie,
  • snoot.

Ce chapitre est important car ces accessoires peuvent vite vous coûter cher et tous ne sont pas obligatoires. Prenez le temps de comprendre ce qu’il vous faut en fonction de ce que vous voulez faire.

Vous voulez utiliser plusieurs flashs ? Lisez le chapitre 6 et approfondissez au chapitre 7 en apprenant à placer vos différentes sources de lumière tout en les réglant à l’aide d’un flashmètre.

Le chapitre 8 vous présente toutes les étapes d’une séance de studio complète de la préparation au traitement des images dans Lightroom.

Le dernier chapitre vous explique comment photographier les objets en studio car la photo de studio ce n’est pas que le portrait : c’est aussi la photo d’objets, le pack shot, la nature morte et quelques techniques plus particulières comme le light painting (page 140).

Comment installer un studio photo chez soi, le guide pratique

Comment installer un studio photo chez soi – Home Studio Photo

Mon avis sur ce livre

Ce guide très accessible (15 euros) est un bon ouvrage d’introduction à la photo de studio pour l’amateur. L’auteur s’est mis en conditions réelles pour réaliser les différentes images qui illustrent le guide et pour rédiger son texte, ça se voit d’ailleurs sur les photos. J’ai aussi apprécié la progression du premier au dernier chapitre qui vous permet de ne pas être perdu dès le départ.

Le vocabulaire employé et les explications données sont compréhensibles par tous, et ce n’est pas rien tant certains pros du studios entretiennent un certain mystère autour de leur pratique.

Vous voulez vous faire plaisir en faisant des photos en studio ? Comment installer un studio photo chez soi, le guide pratique est un bon choix pour débuter avant de passer à un ouvrage plus expert.

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Exposition Nikon Passion Salon de la Photo : les lauréats

Les lecteurs de Nikon Passion exposent ! Pour cette nouvelle exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017, ce sont 60 lauréats qui vont avoir la chance d’être exposés sur le stand Nikon Passion / Agora du Net pendant 5 jours lors du Salon de la Photo de Paris.

A voir les très nombreuses images reçues cette année (400% de plus qu’en 2016 !) il était bien difficile de départager les 50 lauréats initialement prévus. C’est pourquoi, après de longues heures de sélection, j’ai décidé de choisir non pas 50 mais 60 photos qui seront donc toutes présentées sur le stand.

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Nikon Passion et le Salon de la Photo de Paris, c’est une longue histoire puisque ce sera la 9ème participation cette année et j’aurai le plaisir de retrouver mes confrères de :

Je vous accueillerai sur le stand du jeudi 9 au lundi 13 novembre (n’hésitez pas à venir faire coucou même si je suis occupé !!). J’animerai également cinq conférences photo, le programme sera communiqué sous peu.

Je vous rappelle que vous pouvez bénéficier d’entrées gratuites pour le Salon de la Photo, suivez les consignes.

Cette année j’ai à nouveau souhaité mettre à l’honneur un grand nombre de lecteurs. La formule de l’an dernier avait déjà permis à plusieurs dizaines de lecteurs d’être exposés, il n’était pas question de faire moins cette année.

Pour des raisons pratiques d’organisation sur le stand, nous allons adapter la présentation des panneaux cette année de façon à mieux mettre en valeur encore vos photos.

Nous allons faire imprimer des panneaux géants – 2m x 2m20 environ. Suivez-moi sur les réseaux sociaux pour voir le résultat dès l’ouverture du Salon !

Je vous laisse réagir via les commentaires et partager sans modération cette galerie car chacun a largement mérité sa sélection !

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017

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Si vous voulez vous-aussi tenter votre chance lors du prochain concours photo, rejoignez ma liste de contacts et vous serez prévenu directement dès l’ouverture des participations :

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L’art du noir et blanc, un guide et des tutoriels par Michael Freeman

L’art du noir et blanc est un nouvel ouvrage de Michael Freeman qui met ainsi à jour son guide du noir et blanc pour la photo numérique paru en 2009.

Plus qu’un simple guide de conversion de vos photos en noir et blanc, il s’agit d’un ouvrage d’initiation au noir et blanc dans lequel l’auteur traite de la tradition propre au noir et blanc et des différents choix créatifs qui s’offrent à vous.

L'art du noir et blanc, un guide et des tutoriels par Michael Freeman

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Comment convertir une photo couleur en noir et blanc

« Faire du noir et blanc » reste une des activités favorites des photographes amateurs comme plus experts. Le noir et blanc a connu ses heures de gloire avec la photographie argentique, et le développement de la photographie numérique et des logiciels de post-traitement permettent aujourd’hui de produire des images en NB tout aussi intéressantes et créatives qu’avec une pellicule.

Mais une simple conversion en niveau de gris est loin de suffire à donner une belle image en noir et blanc. Tout comme il faut développer un film argentique puis faire son tirage, un acte créatif personnel, il faut traiter un fichier numérique pour obtenir une image en noir et blanc aboutie.

L'art du noir et blanc, un guide et des tutoriels par Michael Freeman

Michael Freeman, que l’on ne présente plus quand il s’agit de parler de guides photos didactiques, a mis à jour son ouvrage sur le noir et blanc (voir une précédente édition) et vous propose une nouvelle édition riche d’informations et – surtout – d’images NB dont certaines ont marqué leur époque (Ansel Adams, Paul Strand, Walker Evans, Don McCullin … pour ne citer que ceux-là).

Ce guide comporte trois parties distinctes dans lesquelles l’auteur :

  • vous initie à l’art du noir et blanc (il faut comprendre le noir et blanc pour ensuite convertir ses images),
  • vous explique comment convertir une photo couleur en noir et blanc (de la prise de vue au post-traitement logiciel),
  • vous ouvre les portes de la créativité en vous donnant de nombreuses techniques avancées de traitement.

La tradition du noir et blanc

L'art du noir et blanc, un guide et des tutoriels par Michael Freeman

Commençons par le commencement : la photographie est née monochrome et le noir et blanc occupe une place à part dans l’esprit du photographe. Ce premier chapitre vous présente l’histoire du noir et blanc, depuis les origines et Nicéphore Niepce jusqu’à aujourd’hui avec la conversion en NB des fichiers RAW.

Ce nécessaire rappel va vous permettre de comprendre l’esprit dans lequel le photographe qui utilise le noir et blanc se place, quelle est l’histoire tant technique qu’artistique de cette forme particulière de photographie. Et quel savoir-faire vous devez développer pour produire des images abouties.

Je suis convaincu tout comme Michael Freeman que ce n’est qu’en étudiant la photographie et le travail des photographes que nous pouvons développer notre propre démarche, ce premier chapitre vous aide à le faire.

Vous allez découvrir des notions de photographie argentique qui peuvent vous paraître un peu éloignées de la conversion logicielle, mais pourtant elles vous sont indispensables (même si vous ne le savez pas encore !) :

  • quels sont les avantages du film noir et blanc,
  • qu’est-ce que le standard du noir et blanc,
  • le choix du photographe entre couleur et noir et blanc.

[su_frame][/su_frame]Vous allez apprendre pourquoi supprimer la couleur n’est pas aussi simple qu’il y paraît et pourquoi comprendre ce qu’est la longueur d’onde (page 44) va vous permettre de mieux maîtriser le réglage des curseurs de votre logiciel préféré (l’auteur utilise Lightroom pour ses illustrations).

Forme, structure, nuances tonales, volume, texture et interprétation sont aussi au programme de votre apprentissage. Ce chapitre comporte de nombreuses illustrations : photos mais aussi copies d’écran du logiciel et schémas explicatifs.

Cette première partie du guide est indispensable à votre apprentissage, ne la négligez pas pour découvrir le champ immense des possibilités qui s’offrent à vous.

Vous allez comprendre pourquoi convertir une image en noir et blanc ne consiste pas à appliquer un effet tout prêt comme certains logiciels en proposent mais pourquoi il est indispensable d’interpréter ce que vous avez sous les yeux pour produire une image qui vous correspond.

Le monochrome numérique

L'art du noir et blanc, un guide et des tutoriels par Michael Freeman

extrait du livre « L’art du noir et blanc » de Michael Freeman

En partant de la description d’un capteur numérique, Michael Freeman vous explique quelles sont les caractéristiques d’un fichier photo et comment vous devez tenir compte de ces paramètres pour obtenir une conversion adéquate.

Qu’il s’agisse de bruit numérique, de profondeur d’échantillonnage ou de dégradés, vous allez très vite comprendre comment « lire » votre négatif numérique et adapter votre flux de travail pour le noir et blanc.

Plusieurs logiciels sont mentionnés parmi lesquels Lightroom, DxO Optics Pro avec son FilmPack ou Silver Efex Pro. Ce sont les outils standards des photographes qui font du noir et blanc mais les notions présentées dans le guide s’appliquent tout aussi bien à d’autres logiciels, il vous faudra simplement faire l’effort de trouver par vous-même les bons curseurs.

Une fois que vous aurez fait ce travail préalable, vous passerez à la conversion noir et blanc :

  • le traitement de base (luminosité, contraste),
  • les tonalités, les filtres,
  • les teintes.

Le travail sur les teintes est particulièrement bien détaillé, il est vrai qu’il a son importance pour traduire « la profondeur et l’ambiance, la végétation et les tons chair » selon les différents types de peau.

Saviez-vous que la conversion noir et blanc suppose que vous soyez capable de traiter les couleurs contrastées et les couleurs proches ? Découvrez-le page 122 et suivantes.

En parcourant ce second chapitre vous allez faire le tour des différents outils qui s’offrent à vous et comprendre quand et comment les utiliser. Ne vous attendez pas à des recettes toutes prêtes, ce n’est pas l’esprit du noir et blanc. Mais apprenez plutôt à traduire vos envies en images NB, c’est vraiment l’esprit du livre.

Le noir et blanc, des choix créatifs

L'art du noir et blanc, un guide et des tutoriels par Michael Freeman

extrait du livre « L’art du noir et blanc » de Michael Freeman

Produire des images en noir et blanc ne consiste pas uniquement à convertir vos photos couleur en images monochromes. Pour reprendre les mots de l’auteur il vous faut « penser en noir et blanc ».

Réussir en monochrome exige d’être capable de savoir à l’avance ce qui fonctionne sans couleur

J’ai particulièrement apprécié ce troisième chapitre car il vous montre pourquoi le noir et blanc est une approche spécifique, pourquoi il ne suffit pas de faire une photo pour faire une image noir et blanc. Et pourquoi – surtout – le noir et blanc ne peut pas sauver une mauvaise image couleur.

Vous allez ici découvrir ce qui « fait » l’art du Noir et Blanc :

  • la plage des luminosités avec des images d’Ansel Adams et des Weston,
  • la gamme étendue des gris avec des images de Paul Strand,
  • comment traiter les tons moyens et les contrastes forts et faibles,
  • les ombres et les ténèbres avec les images de Bill Brandt et Don McCullin,
  • les techniques du low key et du high key,
  • le zone system en numérique (d’après les travaux d’Ansel Adams),
  • le HDR en noir et blanc (le beau HDR qui permet de traduire une plage dynamique étendue).

Michael Freeman termine par deux sujets plus accessoires que sont les traitements anciens et le développement d’un film noir et blanc. Accessoires car il n’est pas question ici de photographie numérique. Mais le tour d’horizon que nous propose Freeman est ainsi complet. Et vous donner l’envie de vous essayer au noir et blanc argentique n’est pas une si mauvaise idée (voir le guide argentique) !

Mon avis sur ce livre

Si vous envisagez de développer vos compétences en traitement numérique noir et blanc ce guide est LE guide à parcourir. Michael Freeman propose un apprentissage complet, de la prise de vue au post-traitement. Il ne traite toutefois pas des problématiques d’impression, ce qui pourrait faire l’objet d’un quatrième chapitre loin d’être inutile.

Le guide est riche d’illustrations aidant à la compréhension, les copies d’écran en particulier. Les photos présentées vous permettent de comprendre ce qui est expliqué dans le texte, leur qualité participe au plaisir de parcourir l’ouvrage.

La qualité d’impression de ce guide est fidèle à ce que l’éditeur nous a habitué à proposer, belle qualité de papier, reliure facilitant l’ouverture en double page, restitution fidèle des images. Le tarif de 24 euros reste modéré si vous tenez compte de la qualité de l’ensemble et de la richesse des informations présentées. L’adaptation française ne souffre d’aucune critique et je ne peux que vous recommander l’investissement.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


Comment gérer la perspective en photographie ?

Votre appareil n’est pas très ami avec les notions de perspective en photographie. Le problème se concrétise le plus souvent par des bâtiments déformés, mais aussi plus sournoisement par des portraits à gros nez et petites oreilles.

Même si ces transformations peuvent être voulues par le photographe, il doit savoir les anticiper. Voici comment procéder.

Comment gérer la perspective en photographie ?

Jacques Croizer, collaborateur régulier de Nikon Passion, vous propose cette réflexion sur les dessous de la prise de vue. Pour aller plus loin, découvrez ses deux guides photo.

Voir les livres « Tous photographes ! » …

La perspective en photographie : mise à plat

Comment gérer la perspective en photographie ?

Exemple de perspective en photographie
La Défense – f/6.3 à 1/500 s – Photo (C) Jacques Croizer

L’être humain possède deux yeux. Ils enregistrent chacun une image légèrement décalée qu’ils envoient en temps réel au cerveau. Ce déphasage lui permet d’évaluer les distances et de percevoir la profondeur de la scène. Il est alors capable de nous en restituer une image en trois dimensions.

A quelques exceptions près, mais qui sont à ce jour plus de l’ordre de la curiosité, nos appareils photos ne sont pas encore dotés de la vision stéréoscopique. Nous cadrons une scène en trois dimensions, ils la restituent sur une surface plane, capteur dans un premier temps, puis écran ou papier. C’est le problème de la perspective en photographie.

Le cerveau se remet au travail pour nous donner l’illusion que la photographie que nous regardons est elle-même en relief. Vous pressentez bien qu’à force d’approximations, ces deux perceptions vont avoir quelques difficultés à converger … Et vous avez raison !

Je ne crois que ce que je vois ?

Observez attentivement la figure ci-dessous. L’écran est plat, c’est notre seule certitude. Pourquoi le cercle noir donne-t-il alors l’impression d’être en arrière des deux cylindres ? Eloignez-vous à un mètre, puis revenez très près de l’écran, en fixant le point noir. Ne le voyez-vous pas qui s’avance peu à peu ?

Comment gérer la perspective en photographie ?

La perspective nous joue des tours

Même si elle n’est pas aussi évidente lorsque vous observez une photo, cette illusion d’optique est tout aussi opérante. Pour qu’une image restitue aussi fidèlement que possible la réalité, il faudrait la regarder sous un angle identique à l’angle de champ de l’objectif avec lequel elle a été prise : de loin si vous avez utilisé un téléobjectif, de près si elle a été faite avec un grand angle.

Les spécialistes parlent de distance orthoscopique, une notion qui n’a bien évidemment rien à voir avec la distance de confort à laquelle nous regardons habituellement un document.  Nous partons vraiment sur de très mauvaises bases pour parler de perspective, une fois l’image aplatie sur un écran ou sur une feuille de papier … Observons tout cela plus concrètement.

Ça penche !

L’enclos paroissial de Pleyben est un haut lieu du tourisme armoricain, dans tous les sens du terme : le plus grand des deux clochers culmine à plus de quarante-sept mètres. Un immeuble de quinze étages en plein cœur du village. Approchons nous.

Comment gérer la perspective en photographie ?

Perspective en photographie – Clocher de Pleyben
f/7.1 à 1/200 s – 24 mm – Photo (C) Jacques Croizer

Le plus petit des deux clochers semble être pris d’une attirance irrésistible pour son grand frère. Et que dire de la maison de gauche, dont la façade et la toiture sont encore plus déformées ? L’explication est à rechercher dans la hauteur du clocher. Pour prendre la photo de l’ensemble, il a fallu fortement lever le nez de l’appareil.

Nous sommes typiquement face à un problème de perspective en photographie : le photographe a prêté attention à la verticalité du clocher principal, mais il en a subi les conséquences sur les éléments architecturaux placés en bordure du cadre. A cette distance, il n’était pas possible de faire mieux, si ce n’est en utilisant un de ces coûteux objectifs à bascule qui corrigent automatiquement la perspective (par exemple le Nikon PC-E 19mm).

Point de vue

On appelle point de vue l’endroit où se place le photographe pour cadrer un sujet. Le point de vue a un impact fondamental sur la géométrie finale de l’image. Pour ne pas déformer les volumes, il faut autant que possible occuper une position centrale, tant en largeur (au centre de la scène) qu’en hauteur (ni plongée, ni contre plongée).

Comment gérer la perspective en photographie ?

Le point de vue idéal

Pour bien gérer la perspective en photographie face à un immeuble, il suffit de se déplacer pour se centrer horizontalement. Il est très souvent bien plus difficile de le faire verticalement, à moins d’utiliser la grande échelle des pompiers ou un hélicoptère … Si vous n’en avez pas les moyens, quelle en sera la conséquence ? La partie la plus haute du bâtiment, qui est aussi la plus éloignée de l’appareil photo, apparaîtra moins large que sa base. Comment y remédier ?

Sur le schéma ci-dessous, les traits pleins relient la base du bâtiment à l’appareil photo. Les traits pointillés font de même avec son sommet. Comparez leurs longueurs : dans la position idéale, centrée verticalement, elles sont identiques.

Au pied du bâtiment, le pointillé rouge est deux fois plus long que le trait plein de la même couleur. Lorsque le photographe se recule, les deux lignes (en bleu) tendent à retrouver des dimensions comparables. C’est le bon compromis pour limiter les déformations : à défaut de pouvoir prendre de la hauteur, éloignez-vous, quitte à utiliser une focale plus longue si vous souhaitez conserver le cadrage initial.

Comment gérer la perspective en photographie ?

Eloignez-vous pour limiter les déformations

Lorsqu’il cherche le bon point de vue, le photographe doit donc tout autant se déplacer, qu’il utilise un zoom ou une focale fixe.

Parfaitement conscient de prendre le risque de déclencher un tollé général dans la zone commentaires en bas de cette page, concluons ce paragraphe en ajoutant que le zoom aurait même un léger avantage sur la focale fixe, si on en reste aux questions de cadrage et de perspective… Mais on ne peut pas être bon partout !

Perspective, focale et capteur

Certains concluront un peu hâtivement de la fin du précédent paragraphe qu’un téléobjectif déforme moins la perspective qu’un grand angle. Il n’en est rien. Prenez la photo avec un grand angle en vous éloignant du bâtiment : le champ embrassé sera bien évidemment plus large, mais si vous coupez l’image pour restituer le cadrage obtenu avec le téléobjectif, vous constaterez que les déformations sont les mêmes.

Plein format ou APS-C, la taille du capteur ne modifie pas non plus la géométrie de l’image. Un capteur plus petit ne fait que la recadrer, donnant l’illusion de la grossir. Pour obtenir le même cadrage avec un grand capteur, il faut se rapprocher du sujet. C’est donc encore une fois la distance à laquelle il se trouve qui intervient, et non la taille du capteur.

C’est une règle fondamentale de l’optique : la perspective dépend uniquement du point de vue.

En voici la preuve.

Démonstration

Nous sommes toujours à Pleyben, mais cette fois ci à l’extérieur de l’enclos. L’objectif utilisé reste le 24 mm. Le cadrage est donc bien évidemment plus large.

Comment gérer la perspective en photographie ?

Perspective en photographie – L’enclos paroissial de Pleyben
f/8 à 1/250 s – 24 mm – Photo (C) Jacques Croizer

La verticalité est faite sur la médiane de l’image, au niveau du porche. La déformation liée à la  perspective subsiste, mais elle est nettement minimisée. Elle sera donc plus facile à corriger… car c’est la bonne nouvelle : il est toujours possible d’aller plus loin avec son logiciel de post traitement !

Le petit plus du post-traitement

Les logiciels permettent pour la plupart de corriger les déformations liées à la perspective. Le principe est simple. Des poignées sont ancrées aux quatre coins de l’image.

En tirant sur les angles, l’opérateur ramène la forme initialement trapézoïdale à un rectangle plus ou moins parfait, mais qui rendra plus confortable la lecture de l’image. Bien entendu, cette manipulation suppose que la partie de la photo qui dépasse soit ultérieurement coupée. La prise de vue doit donc anticiper cette perte : il ne faut pas hésiter à cadrer large !

Comment gérer la perspective en photographie ?

Correction de la perspective – Photo (C) Jacques Croizer

Ne comptez toutefois pas trop sur cet artifice : une retouche marquée laisse toujours des traces. Dans le cas d’une photo prise au niveau de la rue, la correction trapézoïdale provoquera un élargissement des épaules et de la tête des personnages qui se promènent au premier plan. Ils prendront tous l’apparence de Hobbits haltérophiles.

Conclusion

Nous l’avions dit en introduction, la perspective sera toujours plus ou moins une histoire de compromis. S’il subsiste un inconfort dans la lecture de l’image, il doit être justifié par le sujet.

Vous avez des exemples à montrer ?  Postez-les sur le groupe Nikon Passion avec le tag #NPperspective !

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Comment faire un bokeh : définition, principe et exemples

Le bokeh désigne l’effet de flou d’arrière-plan souvent utilisé pour mettre en valeur un sujet. Le bokeh n’a rien à voir avec le flou de bougé ou le flou de mise au point. Il participe à la dimension artistique de l’image et à ce titre, mérite autant votre attention que ce qui se passe dans la zone de netteté.

Comment faire un bokeh : principe et exemples

Ce tutoriel vous est proposé par Jacques Croizer qui a écrit pour Nikon Passion plusieurs tutoriels sur les dessous de la prise de vue. Pour aller plus loin, découvrez également ses deux guides photo.

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Comment faire un bokeh, effet de flou d'arrière-plan

Anémone Alpine – f/4 à 1/800 s – 100 mm + bague – photo (C) Jacques Croizer

Le Bokeh : concept de profondeur de champ

Le concept de profondeur de champ a été largement détaillé dans un précédent tutoriel. On en retiendra qu’une image peut être décomposée en trois zones : un espace net entouré de deux volumes flous.

Le premier contient généralement le sujet, les deux autres contribuant à ce qu’il est convenu d’appeler l’espace négatif.

Toutes les photos ne présentent pas ces trois dimensions : l’avant plan flou ne se matérialise en effet que lorsqu’un élément s’intercale entre le sujet et le photographe. L’arrière-plan flou est quant à lui absorbé par l’horizon, dès lors que la distance de mise au point atteint l’hyperfocale.

Comment faire un bokeh, effet de flou d'arrière-plan

La profondeur de champ théorique est calculée par des formules mathématiques strictes : en traversant la frontière, on passe directement du net au flou. La réalité n’est pas aussi brutale. Le flou s’installe plus ou moins rapidement dans l’image. On parle alors de profondeur de champ ressentie. La dimension esthétique ainsi introduite est éminemment subjective, donc discutable. Nous allons nous y employer.

Le flou

Utilisons une image pour bien appréhender ce qu’est le flou. Au soleil, il est possible d’allumer un feu de brindilles avec une loupe. Lorsqu’elle est à la bonne distance du sol, les rayons se concentrent en un même point qui devient vite incandescent. Si la loupe est plus haute ou plus basse, la chaleur est diffusée sur un cercle trop large pour provoquer l’embrasement des brindilles.

Vous avez tous un jour ou l’autre joué à Robinson Crusoé, vous allez donc facilement comprendre ce qui suit. Lorsque vous faites la mise au point, c’est un peu comme si vous bougiez la loupe.

Tous les points situés à la bonne distance sont représentés par un point net sur le capteur. Ceux qui sont trop près ou trop loin se transforment en une tache floue.

Une formule mathématique permet de calculer le diamètre théorique de la tache floue : elle s’étale d’autant plus que le point qu’elle représente est loin du plan de netteté. Nous parlons bien là d’un modèle très imparfait puisque la diffraction (fonction de la couleur de la tache), mais aussi le contraste, les aberrations, etc… sont autant de raisons pour que la réalité nous réserve quelques surprises.

Comment faire un bokeh, effet de flou d'arrière-plan

Formation du flou

On remarque sur le schéma ci-dessous que si les deux points intermédiaires n’existaient pas, la transition net/flou serait plus rapide. De l’intérêt, lorsque vous photographier une personne, de l’éloigner du mur pour noyer les détails du crépi dans le flou !

Comment faire un bokeh, effet de flou d'arrière-plan

Vitesse de propagation du flou (dynamique de défocalisation)

La formule de calcul montre également que la tache floue croit d’autant plus vite que le diaphragme est ouvert, que la focale est longue… Nous en reparlerons dans la suite de l’article.

Les dimensions de la tache ne suffisent pas à expliquer la qualité du flou. Il faut aussi prendre en compte sa forme, le gradient de lumière à sa périphérie, tous ces éléments imperceptibles qui font qu’à focale et diaphragme identiques, deux objectifs de marque différente n’ont jamais le même rendu.

Le bokeh

Il fallait pouvoir distinguer le flou volontaire dans lequel se fondent harmonieusement des taches de couleur du flou de bougé ou du flou de mise au point, qui sont le plus souvent autant de défauts rédhibitoires.

C’est ainsi qu’est apparu le terme bokeh. Une fois n’est pas coutume, le mot n’est pas anglais mais dérivé du japonais boke qui signifie flou.

Le bokeh ne regroupe pas seulement les flous d’arrière et avant plan. Il exprime également leur apparence. On parlera par exemple d’un bokeh doux, moelleux, crémeux en opposition à un bokeh rugueux ou nerveux. Analysons les paramètres qui influent sur cet aspect.

Comment faire un bokeh, effet de flou d'arrière-plan

Forme du diaphragme et qualité du flou

La forme de la tache a un rôle important (mais pas forcément primordial) dans le rendu de la zone floue. Elle dépend du nombre et de la courbure des lamelles qui constituent le diaphragme.

Avec six lamelles, elle sera hexagonale. L’objectif AF-S NIKKOR 50 mm f/1.8 G en a sept et son grand frère AF-S NIKKOR 50 mm f/1.4 G deux de plus.

Le légendaire Trioplan 100 mm f/2,8 récemment réédité par Meyer-Optik propose quant à lui un diaphragme composé de quinze lamelles : la tache est pratiquement circulaire… mais ça nous met quand même la lamelle à 100 euros pièce. Cher bokeh !

A pleine ouverture, les lamelles disparaissent. Sur tous les objectifs, l’ouverture est alors circulaire. On pourrait penser que dans ces conditions, tous les bokeh se valent. Il n’en est rien. C’est en réalité toute la conception de l’objectif qui entre en ligne de compte, sa formule optique, la qualité de ses verres, du traitement de surface…

Les défauts de certains objectifs apparaissent parfois comme une signature dans leur bokeh. Après ce qui vient d’être dit, auriez-vous imaginé que le diaphragme utilisé pour la photo ci-dessous ne compte que six lamelles ?

Comment faire un bokeh, effet de flou d'arrière-plan

Fantôme – f/2.8 à 1/250 s – 50 mm + bague – photo (C) Jacques Croizer

Bokeh et focale

Votre envie aujourd’hui est sans doute plus d’optimiser l’utilisation de votre objectif pour obtenir de jolis flous que d’en acheter un nouveau, afin de voir si son bokeh sera différent de celui que vous possédez déjà. Voyons comment faire en commençant par la focale.

Nous l’avons déjà dit, plus la focale est longue et plus il est facile de faire des taches harmonieuses. Apparait alors un paradoxe qu’il faut absolument toujours avoir en tête :

il faut s’éloigner du sujet pour mieux le photographier de près !

Explications : supposons que vous ayez un zoom 18-105 mm. A 18 mm, position grand angle, vous serez très proche du sujet et vous aurez l’impression d’avoir optimisé votre emplacement pour en faire un gros plan. En réalité, le passage du net au flou (dynamique de défocalisation) sera très lent, rendant la texture du fond trop présente.

Si vous utilisez la position 105 mm, vous devrez vous reculer pour obtenir le même cadrage. Votre profondeur de champ à diaphragme identique sera inchangée, mais la transition vers la zone floue sera beaucoup plus douce. Sans modifier la netteté du sujet, vous aurez amélioré le rendu de l’espace négatif.

Bokeh et ouverture

La forme de la tache floue reflète celle du diaphragme. Plus il est fermé et plus elle est petite. Elle se fond alors d’autant plus difficilement avec sa voisine que ses contours sont également plus nets. Joli bokeh rime souvent avec diaphragme ouvert.

Les amateurs de macro ou proxi photographie font parfois l’erreur de trop fermer le diaphragme pour gagner de la profondeur de champ. En passant de f/4 à f/16 sur un objectif Nikon 105mm, elle n’augmente que de 3 mm au grandissement 1:1. Ce gain marginal se paye par une importante dégradation du bokeh. Sachez trouver le bon compromis en fonction de la distance à laquelle se trouve l’arrière-plan !

Comment faire un bokeh, effet de flou d'arrière-plan

Orchis Sureau – f/4 à 1/250 s – 150 mm + bague – photo (C) Jacques Croizer

Apparait ici un cruel dilemme pour les zooms à ouverture variable, comme par exemple le standard AF-S DX Nikon 18-105mm f/3.5-5.6G. Le diaphragme en position grand angle est plus ouvert (f/3.5) qu’en position téléobjectif (f/5.6). Pas facile de trouver dans ce cas le bon arrangement entre la focale la plus longue possible et la plus grande ouverture.

Seuls des essais vous permettront de bien connaitre et maîtriser votre matériel.

Relation avec la distance de mise au point

On parle beaucoup plus de bokeh en macro ou pour du portrait que pour de la photo d’architecture. La raison en est simple : la tache floue s’étale d’autant plus que la distance de mise au point est petite.

A focale identique, il est donc plus facile d’obtenir un bokeh moelleux en s’approchant de son sujet. Gardez toutefois à l’esprit qu’il faut avant tout utiliser la focale la plus longue possible pour un cadrage donné. Encore des essais en prévisions, car il n’existe pas de recette type couvrant toutes les situations. Plus le sujet est gros (une rose en comparaison d’une violette) et plus il est préférable d’utiliser une longue focale.

Bokeh et arrière-plan

La tache floue s’étend lorsque son point source s’éloigne du plan de mise au point. Il faut donc autant que possible décoller le sujet de son environnement pour que ce dernier soit le plus fondu possible. Lorsque la distance entre le sujet et l’arrière-plan est très supérieure à la distance de mise au point, il est même possible de rendre le fond uniforme, comme sur la photo ci-dessous. Il faut bien évidemment que les taches aient la même luminosité et la même couleur.

Comment faire un bokeh, effet de flou d'arrière-plan

Soldanelles – f/4 à 1/250 s – 150 mm + bague – photo (C) Jacques Croizer

Imaginons que vous fassiez un portrait avec une focale de 90 mm et une mise au point à 2 mètres. La diffusion de la tache floue sera la même avec un diaphragme à f/2 et un fond à 2,50 mètres qu’avec un diaphragme à f/4 et un fond à 3,30 mètres. Deux crans de gagné pour avoir avancé le sujet de 80 cm…

Mais au-delà des chiffres, c’est dans le viseur ou sur l’écran arrière de l’appareil que tout se joue !

Bokeh et capteur

Savez-vous pourquoi il est si difficile d’obtenir un arrière-plan flou avec un téléphone ou un compact standard ? C’est tout simplement parce que plus le capteur est petit et moins le bokeh est doux, toutes choses égales par ailleurs.

Ce n’est pas une raison pour jeter votre APS-C aux orties et acheter dans la foulée un plein format car c’est là encore une histoire de compromis : plus le capteur est petit et plus la profondeur de champ est importante à cadrage et diaphragme identiques. Et c’est parfois un avantage !

Relation avec la lumière

Si votre fond est constitué d’un grand mur blanc, il est évident que vous n’en ferez jamais un joli bokeh. La source doit présenter un contraste des teintes ou des luminosités pour que les taches se fondent entre elles sans pour autant devenir invisibles.

Comment faire un bokeh, effet de flou d'arrière-plan

Sabot de Venus – f/4 à 1/160 s – photo (C) Jacques Croizer

La lumière du soleil filtrée en fin de journée par les branchages est une bonne occasion d’aller chercher un joli bokeh. Lorsque le soleil est proche de l’horizon, sa lumière dorée réchauffe les couleurs. Les photographes urbains utiliseront quant à eux les phares des voitures, les enseignes lumineuses, …

Fiche recette pour un bokeh crémeux

En guise de conclusion, cette fiche recette résume en cinq points les conditions optimales pour obtenir un beau bokeh :

  • choisissez un sujet placé dans un environnement contrasté (teintes ou luminosité)
  • éloignez-le autant que possible des premiers et arrière-plans : par exemple en macro, évitez la présence d’herbes folles trop proches de lui, dont la forme linéaire risque de casser le bokeh
  • utilisez une focale aussi longue que possible en fonction du contexte et du cadrage attendus : rappelez-vous bien qu’à cadrage identique, utiliser une focale longue ne fait pas perdre de la profondeur de champ
  • approchez-vous de votre sujet
  • ouvrez le diaphragme en surveillant la profondeur de champ.

Conclusion

Les illustrations de cet article laissent à penser que la recherche du bokeh optimal ne concerne que les macroteux. La recette est pourtant strictement la même, qu’on fasse du portrait, de la photographie d’objets, etc… mais mon stock d’images est tout simplement plus axé fleurettes.

A vous maintenant de nous montrer ce qu’il est possible de faire dans d’autres disciplines en postant vos images avec le tag #NikonPassion !

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Qu’est-ce que l’hyperfocale et comment l’utiliser ?

Le terme hyperfocale vous ramène probablement à vos débuts en photographie alors que vous utilisiez un objectif à mise au point manuelle. Si ce n’est pas votre cas, vous vous demandez peut-être qu’est-ce que l’hyperfocale dont on vous parle souvent, et comment l’utiliser.

Voici la réponse à vos deux questions et des exemples.

Comment utiliser l'hyperfocale et pourquoi faire ?

Ce tutoriel vous est proposé par Jacques Croizer. Jacques est également auteur du livre Tous photographes ! 55 leçons pour réussir toutes vos photos. Retrouvez également le tutoriel sur l’utilisation des flashs Cobra du même auteur.

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N’y allons pas par quatre chemins, car la question qui se pose aujourd’hui est on ne peut plus claire : hyperfocale, héritage du passé ?

Jadis même gravée sur le fut des objectifs, la notion d’hyperfocale mérite-t-elle toujours sa place dans le bagage technique du photographe numérique ?

Qu’est-ce que l’hyperfocale ?

Hyperfocale, pourquoi faire ?

Haute Maurienne  – f/8 à 1/250 s – capteur 1 pouce – photo (C) Jacques Croizer

La profondeur de champ est l’espace situé entre le premier plan net (PPN) et le dernier plan net (DPN) d’une photo. Si vous nous lisez régulièrement, vous n’ignorez plus que pour un cadrage donné, elle dépend uniquement de la distance de mise au point et du diaphragme (en savoir plus sur la profondeur de champ).

Toutes choses égales par ailleurs, plus la distance de mise au point (MAP) est longue, et plus la profondeur de champ augmente :

Hyperfocale, pourquoi faire ?

Hyperfocale : variation de la profondeur de champ avec la distance de mise au point

Le schéma ci-dessus montre que lorsque la distance de mise au point augmente, le dernier plan net recule plus vite que le premier plan net. C’est pour cette raison que la profondeur de champ augmente avec la distance de mise au point.

Cette règle a cependant une limite : le dernier plan net ne peut pas aller plus loin que l’horizon ! Lorsque cette limite est atteinte, le premier plan net continuant de reculer avec la mise au point, la profondeur de champ se met à diminuer.

Le plan de mise au point pour lequel le dernier plan net arrive juste sur l’horizon s’appelle l’hyperfocale. La profondeur de champ y est maximale.

Hyperfocale, pourquoi faire ?

Hyperfocale : mise au point sur l’hyperfocale

Comment situer l’hyperfocale ?

La précédente définition n’est guère facile à mettre en œuvre. Comment apprécier la netteté sur l’horizon ? Il existe heureusement un moyen bien plus simple de situer l’hyperfocale : il suffit de faire la mise au point sur l’infini : le premier plan net sera alors celui de l’hyperfocale.

Hyperfocale, pourquoi faire ?

Hyperfocale : mise au point sur l’infini

Une lecture un peu rapide de cette seconde définition pourrait laisser croire que nous avons écrit deux fois la même chose. Il n’en est rien :

  • faire la mise au point sur l’hyperfocale permet d’avoir une photo nette jusqu’à l’infini, mais le premier plan net est situé à mi-chemin entre le boitier et l’hyperfocale. Toute cette partie nette en avant plan est gagnée sur l’hyperfocale,
  • imposer la mise au point à l’infini fait commencer la zone nette sur le plan de l’hyperfocale et non à la moitié de cette distance. On perd de surcroît la zone comprise entre la MAP et le dernier plan net puisque ces deux zones se superposent.

La comparaison des deux schémas montre clairement que la seconde option gaspille inutilement de la profondeur de champ. Sauf intention volontaire, il ne sert à rien de faire la mise au point à l’infini. Si vous ne deviez retenir qu’une chose de l’hyperfocale, c’est bien celle-là !

Comment calculer l’hyperfocale, la formule

Avant de l’oublier ou de passer directement au paragraphe suivant, il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie la formule de calcul de l’hyperfocale pour comprendre que les différentes applications qui permettent de la calculer sont fondées. L’hyperfocale est fonction de trois paramètres :

  • F : la focale exprimée en millimètres
  • C : le cercle de confusion, également en millimètres
  • Ø : le diaphragme

Hyperfocale, pourquoi faire ?

Calculée de cette manière, l’hyperfocale H s’exprime en millimètres. Il faut la diviser par 1000 pour obtenir un résultat en mètres. Beaucoup de calculateurs ignorent le dernier F. Il est vrai qu’il est très vite marginal.

Trois règles découlent de cette formule :

  • plus la focale est courte (par exemple grand angle : 24 mm) et plus l’hyperfocale se rapproche,
  • plus le diaphragme est fermé (par exemple grand chiffre : f/16) et plus l’hyperfocale se rapproche,
  • plus le capteur est grand (plein format vs APS-C), plus l’hyperfocale se rapproche.

Notez que ces trois vérités sont cette fois indépendantes du cadrage puisque la distance de mise au point n’intervient pas dans la formule.

L’intérêt de l’hyperfocale

Arrivé à ce point de votre lecture, vous avez déjà frénétiquement cherché une page ou chargé une application vous permettant de calculer l’hyperfocale. Elle vous dit qu’avec votre focale de 50 mm montée sur un capteur APS-C (cercle de confusion = 0,02 mm) l’hyperfocale se situe à :

  • 15.6 mètres si vous fermez le diaphragme à f/8
  • 22.3 mètres si vous l’ouvrez à f/5,6

La belle affaire ! A moins d’avoir une chaîne d’arpenteur dans l’œil, qui est capable de situer de telles distances avec précision sur le terrain ?

Lorsque vous faites la photo d’un paysage, c’est bien plus le concept et l’ordre de grandeur de l’hyperfocale qui vous intéressent. Très souvent, il suffit alors de faire la mise au point au premier tiers inférieur de l’image.

Pour un réglage plus précis, vous pouvez prendre une première photo en laissant la mise au point partir à l’infini, puis analyser cette image en l’agrandissant au dos de l’appareil afin de voir à partir de quel plan se dégrade la netteté : par définition, c’est le plan de l’hyperfocale !

Il suffit donc de faire une seconde photo en faisant cette fois la mise au point sur ce plan pour obtenir la plus grande profondeur de champ autorisée par les conditions de votre prise de vue. Tentez au moins une fois l’expérience pour voir la différence entre les deux photos !

Sur la vue ci-dessous, la mise au point a été faite au sol, quelques mètres devant la personne au premier plan. Son sac est pourtant net. En faisant la mise au point sur le sac, l’horizon aurait été flou.

Maîtriser l’hyperfocale permet de garder un sujet dans la partie nette de l’image, sans pour autant faire la mise au point sur lui.

Hyperfocale, pourquoi faire ?

Point de vue – f/11 à 1/250 s – photo (C) Jacques Croizer

Une formule alternative pour calculer l’hyperfocale

Si vous n’avez pas de calculateur, comment connaitre simplement l’ordre de grandeur de l’hyperfocale ? Il suffit d’avoir remarqué un tout petit détail sur les deux valeurs précédemment données à f/8 et f/5.6 :

  • 15.6 x 8.0  = 125
  • 22.3 x 5.6  = 125

Pour une focale et un capteur donnés, le produit de l’hyperfocale par la valeur d’ouverture est une constante très facile à calculer. On la trouve dans la littérature sous le nom de HMax.

Cette valeur magique de 125 est scotchée sur la face intérieure du bouchon d’objectif de mon 50 mm. Je veux faire une photo à f/11 ? Je sais que mon hyperfocale est à 125/11 = … disons une bonne dizaine de mètres !

La valeur de 125 n’est bien évidemment vraie que pour une focale de 50 mm montée sur un capteur APS-C. Vous trouverez facilement sur Internet des tableaux qui vous donneront la valeur de HMax pour votre propre matériel. Evaluez-la sinon une fois pour toute comme je viens de le faire en utilisant un calculateur d’hyperfocale et en faisant la multiplication de sa valeur par le diaphragme choisi.

Pas le temps de faire la mise au point ?

L’hyperfocale est également utilisée lorsque le temps compte à un tel point que choisir le bon collimateur et laisser l’autofocus prendre la main parait déjà être une éternité. C’est en particulier le cas des scènes de rue, pour lesquelles on cherche à figer un instantané en gardant nets à la fois le sujet et son environnement (en savoir plus). Ce type de photo se pratique généralement avec un grand angle car il permet d’avoir une hyperfocale courte, donc un premier plan net encore plus proche.

En mode priorité à l’ouverture, fermer le diaphragme autour de f/8, là où l’objectif offre son meilleur rendu optique, accroît encore la profondeur de champ. Il suffit alors de monter un peu les ISO afin que la vitesse de déclenchement soit compatible avec celle à laquelle se déplace le sujet : plus le sujet est proche ou plus il se déplace rapidement et plus elle doit être élevée.

Hyperfocale, pourquoi faire ?

Tournage – f/13 à 1/400 s – 500 ISO – photo (C) Jacques Croizer

Concrètement, pour un 35 mm sur un capteur APS-C, HMax vaut 61. Si vous fermez à f/8, l’hyperfocale sera proche de 8 mètres, la profondeur de champ s’étendra entre 4 mètres et l’infini.

Tranquillement, avant de commencer votre séance de tirs, mesurez grossièrement une distance de 8 mètres (8 grands pas), faites la mise au point à cet endroit, puis passez la mise au point en mode manuel : vous n’aurez plus à vous soucier de la netteté !

En conclusion

Une fois n’est pas coutume, ce sera à vous cette fois de faire la conclusion.

Après avoir lu ce qui précède, pensez-vous qu’il est encore aujourd’hui utile de maîtriser la notion d’hyperfocale ?

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Tamron SP 24-70mm f/2.8 G2, présentation et comparaison avec la version 1

Tamron annonce le Tamron SP 24-70mm f/2.8 G2, une mise à jour de la précédente version du zoom de reportage à grande ouverture constante.

Voici les caractéristiques de ce Tamron SP 24-70mm f/2.8 G2 et une comparaison détaillée avec la version 1.

Tamron SP 24-70mm f/2.8 G2

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Tamron SP 24-70mm f/2.8 G2, revu et amélioré

Il était attendu ! Le nouveau Tamron SP 24-70 mm f/2,8 Di VC USD G2, appellation officielle complète, vient mettre un terme aux attentes des utilisateurs de zooms de reportage à ouverture f/2.8 constante qui cherchent une alternative au plus onéreux Nikon 24-70mm f/2.8 VR.

Après le Tamron 70-200mm f/2.8 G2 (voir le test), Tamron poursuit donc la mise à niveau de sa gamme pro avec ce 24-70mm G2 qui reprend les codes « Human Touch » chers à la marque. L’ergonomie est optimisée, la présentation plus sobre et moderne.

Stabilisation 5 stops

Tout comme le 70-200mm f/2.8, ce nouveau Tamron SP 24-70mm f/2.8 embarque le système Tamron VC de stabilisation qui permet de gagner 5 stops selon la marque et 4,5 stops selon les normes CIPA.

J’ai pu mesurer l’efficacité de cette stabilisation sur le 70-200mm, elle est au niveau des meilleures et du Nikon 70-200mm. Il est donc probable que ce 24-70mm f/2.8 soit au niveau du Nikon équivalent lui-aussi. Tamron revendique des photos nettes à main levée avec un temps de pose de 1,3sec. à 24mm et 0,5sec. à 70mm. A valider lors du test.

Construction plus aboutie

Le Tamron SP 24-70mm f/2.8 G2 est annoncé par la marque comme plus robuste, plus abouti et plus précis. Les normes de construction Tamron ont beaucoup changé depuis quelques années et il est vrai que les optiques ont vraiment un autre aspect.

La lentille frontale dispose d’un revêtement à la fluorine qui évite le dépôt des salissures et facilite l’écoulement des gouttes d’eau.

L’optique dispose de joints d’étanchéité aux endroits sensibles.

L’objectif bénéficie du traitement e-BAND qui permet un indice de réfraction plus faible. Le traitement anti-reflet est amélioré afin de réduire l’effet de flare et les images fantomes.

Autofocus plus rapide

Un 24-70mm f/2.8 se doit d’être réactif : le Tamron G2 dispose d’un nouveau processeur améliorant les performances de l’autofocus et de la stabilisation d’image. La mise au point en faible lumière devrait être améliorée.

Diaphragme électromagnétique

Le Tamron SP 24-70mm f/2.8 G2 met en oeuvre un système de commande du diaphragme (circulaire à 9 lames) électromagnétique. Ce principe se généralise chez les principaux fabricants pour offrir une plus grande précision du réglage d’ouverture et une meilleure répétabilité en mode de prise de rapide et en mode rafale.

Attention à bien vérifier auprès du fabricant que votre boîtier est compatible le cas échéant.

Filé photo facilité

Le Tamron SP 24-70mm f/2.8 G2 permet de régler la stabilisation d’image sur le seul plan vertical pour vous permettre de faire des photos avec l’effet filé (voir comment faire). Il faut toutefois passer par la console TAP-in (en option) pour paramétrer ce réglage car le commutateur sur l’objectif ne permet pas de choisir le mode VC directement.

Tamron SP 24-70mm f/2.8 G2

Pare-soleil en corolle

Le pare-soleil du Tamron SP 24-70mm f/2.8 G2 est modifié pour éviter les décalages intempestifs et le vignettage résultant. Le mécanisme de fixation est modifié.

Fiche technique

  • longueur focale : 24-70 mm
  • ouverture maximale : f/2,8
  • ouverture minimale : f/22
  • angle de vue (diagonale) : 84°04′ – 34°21′ (plein format) et 60°20′ – 22°33′ (sur APS-C)
  • formule optique : 17 éléments en 12 groupes
  • stabilisation : 4,5 stops (normes CIPA)
  • mise au point minimale : 0,38 m
  • rapport de grossissement : 1:5
  • taille du filtre : 82 mm
  • diamètre maximum : 88,4 mm
  • longueur : pour Nikon 108,5mm, pour Canon 111 mm
  • poids : pour Nikon 900gr., pour Canon 905 g (31.9oz)
  • lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • accessoires : pare-soleil, bouchons, housse

Le Tamron 24-70mm f/2.8 G2 sera disponible fin août 2017 au tarif public estimé de 1400 euros.

Comparaison Tamron SP 24-70mm f/2.8 version 1 et G2

[su_table]

Modèle Fabrication Stabilisation Ergonomie Autofocus Autre
SP 24-70 mm F/2,8 G2
Di VC USD
construction
optique et système
de zoom améliorés, eBAND
(anti-reflet), fluorine
(anti-salissure)
VC + stable
(+5 stops), double processeur et mode filé
automatique
Ergonomie et
confort
Human Touch
USD plus rapide et double processeur Tropicalisation
renforcée, TAP-in, pare-soleil à verrou
SP 24-70 mm F/2,8
Di VC USD
  VC classique
(+3 stops)
Classique USD Tropicalisation
classique

[/su_table]

Source : Tamron

Les Tamron 24-70mm chez Miss Numerique

Les Tamron 24-700mm chez Amazon


Tamron 18-400mm f/3,5-6,3 Di II VC HLD, le premier mégazoom 400mm DX pour Nikon et Canon

Tamron annonce le premier zoom pour boîtiers APS-C dont la plage focale débute à 18mm pour finir à 400mm. Le Tamron 18-400mm complète la gamme de megazooms Tamron qui comprend déjà plusieurs modèles.

Vous trouverez le comparatif Tamron 18-400mm vs. Tamron 16-300mm ci-dessous.

Tamron 18-400mm f/3,5-6,3 Di II VC HLD

Tamron 18-400mm f/3,5-6,3 Di II VC HLD en version Nikon DX

Les zooms Tamron chez Miss Numerique

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Tamron 18-400mm, toujours plus loin !

Les megazooms dont Tamron s’est fait une spécialité au fil des années – le premier 28-200mm Tamron date de 1992 – plaisent aux photographes qui veulent voyager léger en utilisant un seul objectif à tout faire. Ils n’ont ainsi pas à transporter plusieurs objectifs, zooms et focales fixes (voir le Tamron 16-300mm).

Ces megazooms ont leurs limites, ils sont en général bons partout sans offrir le même niveau de performance que les optiques fixes et zooms experts de focales équivalentes. La principale difficulté pour l’opticien est de réussir à garantir un bon niveau de performances sur une telle plage focale avec une formule optique qui ne peut varier.

Les megazooms souffrent aussi d’une ouverture maximale limitée : il n’est pas possible de produire un megazoom ouvrant à f/2.8 sans que celui-ci ne soit exagérément gros et lourd, ce qui irait à l’encontre du principe initial.

Bien que les megazooms existants proposent déjà des plages focales impressionnantes, 16-300mm pour le Tamron, les utilisateurs en veulent toujours plus ! En réponse à ces attentes Tamron propose donc ce 18-400mm.

Le Tamron 18-400mm perd 2mm en courte focale pour en gagner 100 en téléobjectif en comparaison avec le 16-300mm (voir la  comparaison plus bas). Cette différence peut vous sembler insignifiante mais elle ne l’est pas. Un 16mm cadre comme un 24mm en plein format tandis qu’un 18mm cadre comme un 27mm. Ces 3mm sont importants car 24mm est un vrai grand-angle alors que 27 l’est beaucoup moins.

En longues focales, c’est l’inverse. Passer de 300 à 400mm, soit de 450 à 600mm en « équivalent » plein format, ne change pas fondamentalement le résultat. Certes c’est un peu plus confortable mais en rien comparable au 150-600 de la marque ou au 200-500mm Nikon.

Il faut donc bien penser à vos usages au moment du choix entre un vrai grand-angle ou non, et évaluer votre besoin de disposer d’une très longue focale ou pas.

Tamron 18-400mm, caractéristiques techniques

Formule optique

La formule optique inclut 16 éléments en 11 groupes dont des lentilles en verre LD (faible dispersion) et des lentilles asphériques qui réduisent aberrations chromatiques et distorsions. La lentille frontale est traitée BBAR (brevet Tamron) afin de réduire l’effet de flare.

Ouverture maximale

L’ouverture maximale de f/3.5 à 18mm reste intéressante, par contre l’ouverture maximale de f/6.3 à 400mm l’est moins, d’autant plus sur un capteur DX. Elle impose un recours à des temps de pose plus longs et/ou des sensibilités plus élevées, attention donc au risque de flou de bougé et à la montée du bruit numérique.

Stabilisation

Tamron a anticipé ces phénomènes en dotant son objectif d’un système de stabilisation VC. Ce système est indispensable à de telles longues focales, les tests nous diront s’il suffit à éliminer les problèmes de flou et sur quelle plage.

Les récents objectifs Tamron (par exemple le 70-200mm f/2.8) se sont avérés très performants en la matière. Tamron ne précise toutefois pas si cette optique est équipée du même système que les optiques pros ou d’une version différente. Seule la compensation des tremblements est citée dans la présentation.

Mise au point autofocus

La mise au point autofocus fait appel à une motorisation Tamron HLD, ce système permet de faire varier la vitesse de mise au point en fonction des besoins. C’est d’autant plus important sur un megazoom qui va passer en un tour de bague de 18 à 400mm.

Diaphragme électromagnétique

Le Tamron 18-400mm est équipé d’un système de diaphragme électromagnétique en version Nikon comme Canon (diaphragme à 7 lames circulaires).Ce type de commande de diaphragme permet de proposer un meilleur contrôle de l’ouverture lors de séries rapides (par exemple en mode rafale).

Sur les reflex Nikon il suppose une compatibilité avec le boîtier. Elle est assurée sur les modèles suivants (au moment de l’annonce) : Nikon D3100, D3200, D3300, D3400, D5000, D5100, D5200, D5300, D5500, D5600, D7000, D7100, D7200, D7500, D300, D500.

Console TAP-in

La personnalisation et la mise au point fine (back-front focus) peuvent être ajustées à l’aide de la console Tamron TAP-in (en option).

Cette console fait le lien entre l’objectif et votre ordinateur pour assurer la mise à jour du firmware de l’optique comme le choix de certains comportements de l’optique en fonction de vos envies (réglage de la sensibilité autofocus, des modes de stabilisation, de la dureté de la bague de mise au point, etc.).

Protection

Ce Tamron 18-400mm va vous accompagner dans des environnements difficiles ? Sachez que l’objectif comporte des joints d’étanchéité aux endroits stratégiques – liaisons entre éléments constituant le fût de l’objectif.

Sans être une véritable tropicalisation, ce montage devrait permettre de faire des photos sous la pluie et dans les endroits poussiéreux sans prendre trop de risques.

Fiche technique du Tamron 18-400mm f/3,5-6,3 Di II VC HLD

  • longueur focale : 18-400 mm
  • ouvertures maximales : f/3,5 à 18mm – f/6.3 à 400mm
  • ouvertures minimales : f/22-40
  • angles de vue : 75°33′ à 18mm – 4° à 400mm
  • formule optique : 16 éléments en 11 groupes
  • mise au point minimale : 0.45 m
  • rapport de Grossissement : 1:2.9
  • diamètre de filtre : 72 mm
  • diamètre Maximum : 79 mm
  • longueur : 121.4 mm (version Nikon) – 123.9 mm (version Canon)
  • poids : 705 g (version Nikon) – 710 g (version Canon)
  • diaphragme : 7 lamelles circulaires
  • accessoires fournis : bouchons, pare-soleil

Le Tamron 18-400mm est annoncé au prix public de 819 euros.

Comparaison Tamron 18-400mm / 16-300mm

[su_table]

Modèle Zoom Stabilisation Ergonomie Autofocus Revêtement Protection Personnalisation

Tamron 18-400mm f/3,5-6,3
Di II VC HLD

comparaison Tamron 16-300mm - 18-400mm

x22.2 Tamron VC ergonomie et
confort
Human Touch
HLD
+ fluide
+ précis
BBAR
(anti-reflet)
Tropicalisation
renforcée
TAP-in

Tamron 16-300mm f/3,5-6,3
Di II VC PZD Macro

comparaison Tamron 16-300mm - 18-400mm

 

x18.8 Tamron VC classique USD – Tropicalisation
classique
–

[/su_table]

Source : Tamron

Les zooms Tamron chez Miss Numerique

Les zooms Tamron chez Amazon


Test Nikon D7500 : 8 jours sur le terrain avec le reflex expert Nikon

A peine arrivé et déjà testé ! Je viens de passer une semaine avec le nouveau reflex expert de la gamme Nikon APS-C pour vous proposer ce test Nikon D7500. Plus de 2000 photos plus tard, voici de quoi savoir si ce reflex qui s’intercale entre le D5600 et le D500 est fait pour vous !

Test Nikon D7500 : 8 jours sur le terrain avec le reflex expert Nikon

 

Nikon D7500 chez Miss Numerique

Test Nikon D7500 : présentation

Le Nikon D7500 est un reflex APS-C qui complète la gamme Nikon DX avec une fiche technique de bon niveau :

  • capteur 20Mp du Nikon D500 sans filtre passe-bas,
  • processeur Expeed 5,
  • rafale 8im/sec,
  • flash intégré,
  • vidéo 4K et format mp4.

Vous pouvez consulter la liste des différences entre le D500 et le D7500 ici et la présentation complète de cet appareil photo.

Le Nikon D7500 vient donc répondre aux besoins des photographes qui veulent un boîtier DX à l’ergonomie experte, avec le meilleur capteur Nikon DX du moment, tout en étant compact et léger. Autrement formulé, des performances proches du D500 si vous savez faire l’impasse sur quelques points techniques et ergonomiques, le tout pour un tarif inférieur de près de 700 euros (comparaison des prix publics respectifs neufs).

Test Nikon D7500

Test Nikon D7500 : le boîtier équipé du zoom Nikon AF-S 16-80 f/2.8-4.0E ED VR

Comme pour chaque boîtier, j’ai réalisé ce test Nikon D7500 dans différentes situations de prise de vue afin d’évaluer les performances générales. Je vous donne ici mon avis après utilisation et comparaison avec les autres modèles testés précédemment, et le D500 en particulier (voir le test Nikon D500).

Présentation en vidéo

Je vous propose un tour d’horizon visuel du Nikon D7500, voici la vidéo de présentation dans laquelle je vous montre les différents aspects du reflex, ses commandes et le fonctionnement de l’écran tactile.

Test Nikon D7500 : positionnement

L’arrivée du Nikon D7500 a permis à Nikon de réorganiser sa gamme experte DX. Au lieu de ne proposer qu’un seul modèle expert, comme c’était le cas avec les D7000, D7100 et D7200 précédents, vous pouvez désormais choisir entre deux modèles :

  • le Nikon D500,
  • le Nikon D7500.

Nikon D7500 vs Nikon D500

Ces deux modèles disposent du même capteur, la qualité d’image est donc la même. C’est sur le plan des prestations et de l’ergonomie que va se faire le choix :

Le Nikon D500 est taillé pour l’action, le sport, l’animalier, tous les domaines nécessitant une mise au point précise, sensible et rapide. Il dispose de l’ergonomie des boîtiers pros de la marque, est le plus polyvalent avec la possibilité d’utiliser un grip, deux cartes mémoires (dont une XQD), mais ne dispose pas d’un flash intégré, est plus limité en vidéo, plus lourd (châssis en magnésium), plus encombrant et plus cher.

Le Nikon D7500 est conçu pour la photographie de paysage, pour le portrait, la photo de rue, sans avoir à rougir quand une scène d’action se présente (voir photos ci-dessous). Compacité et gain de poids ont imposé des restrictions (une seule carte, châssis en fibre de carbone), mais il dispose d’un flash intégré, de la vidéo 4k mp4 et coûte moins cher.

Il n’est donc pas question ici de vous dire lequel est le meilleur des deux puisqu’ils adressent des usages différents.

Dans l’absolu le D500 est le mieux loti, sachez quand même que le slot carte XQD vous oblige à investir dans de nouvelles cartes et un lecteur spécifique. Le D7500 s’avère plus pertinent dans certaines situations.

Nikon D7500 vs Nikon D5600

Le D7500 est une alternative intéressante au D5600 : il offre des performances générales supérieures et une ergonomie experte sans imposer le budget d’un D500. C’est un choix à considérer si vous envisagez de remplacer votre Nikon D3xxx ou D5xxx par un modèle plus récent.

Le D7500 vous suivra plus longtemps dans votre apprentissage de la photo que ne le fera le D5600.

Nikon D7500 vs Nikon D7200

Dans l’esprit des nikonistes, le Nikon D7500 succède au Nikon D7200. C’est à la fois vrai et faux puisque le D7200 reste au catalogue. Nikon est coutumier du fait, c’est une façon de proposer un modèle encore très intéressant à un tarif attractif.

Le D7500 ne reprend toutefois pas toutes les caractéristiques du D7200. Il fait par exemple l’impasse sur le second emplacement pour carte mémoire, la possibilité d’utiliser une poignée grip et la compatibilité avec les optiques AI (avec mesure de lumière matricielle).

Je vous propose un comparatif complet des appareils photo APS-C Nikon D7500, D500 et Z 50.

Test Nikon D7500

Test Nikon D7500 : l’emplacement carte SD

Test Nikon D7500 : Tour d’horizon

Le Nikon D7500 ressemble presque traits pour traits au Nikon D7200 tout en étant un peu plus compact : ergonomie, commandes, viseur. Sa poignée est un peu plus creuse et facilite la prise en main tandis que son écran orientable et tactile fait la différence.

Nikon généralise l’usage des écrans tactiles et inclinables sur ses reflex et c’est une bonne chose : il est plus facile de naviguer au sein des menus et de visualiser les photos, de même que de zoomer sur une image pour la voir en gros plan. J’apprécie également le déclenchement du bout du doigt en mode Live View, quand vous avez le boîtier au bout du bras et les bras tendus c’est plus simple !

Le Nikon D7500 sait rester compact et léger pour un modèle expert. C’est une autre différence avec le D500 plus massif. Les voyageurs et randonneurs apprécieront.

Test Nikon D7500

Test Nikon D7500 : les commandes supérieures et la poignée de maintien à droite

Le Nikon D7500 diffère du D500 au niveau de l’ergonomie. Il reprend la présentation des séries D7xxx (et des FX D610 et D750). Il vous faudra également tourner la couronne supérieure gauche pour changer de mode de prise de vue (P, S, A, M).

Cette même couronne donne accès aux modes Scènes et Effets (par exemple miniature ou couleur sélective). J’avoue n’accorder que peu d’importance à ces fonctions, je préfère gérer le rendu de mes photos en post-traitement. J’aurais plutôt apprécié un accès direct aux Picture Control sans devoir passer par les réglages personnalisés U1 et U2.

L’ensemble des contrôles et touches comprend à droite :

  • un interrupteur déclencheur OFF/ON avec commande d’éclairage de l’écran supérieur LCD sur le capot supérieur,
  • un déclencheur vidéo indépendant,
  • le bouton de contrôle du correcteur d’exposition,
  • un nouveau bouton d’accès direct au réglage de sensibilité,
  • une touche AE-L / AF-L,
  • une molette arrière pour ajuster les différents réglages.

Sur le côté gauche vous retrouvez :

  • une couronne de réglage des modes de prise de vue dont les quatre modes experts P,S,A et M, les modes scènes et les modes Effets, avec verrouillage,
  • une couronne de réglage du mode de déclenchement simple, rafale, quiet, etc avec verrouillage,
  • une touche de visualisation des photos prises,
  • une touche ‘Poubelle’.

Sur la face arrière du boîtier, vous retrouvez :

  • 5 touches d’accès aux différentes fonctions et menus à gauche,
  • un pad circulaire à l’arrière-droit pour changer les réglages et naviguer dans les photos en mode de visualisation,
  • un contrôle latéral de verrouillage du collimateur de mise au point,
  • une touche « I comme Info »,
  • le commutateur Live View photo ou vidéo,
  • l’écran LCD arrière tactile pour voir les photos et accéder aux différents réglages de l’appareil.

Ces différents contrôles permettent de personnaliser le comportement du boîtier et d’adapter plusieurs contrôles selon vos préférences. C’est la différence majeure avec la série D5xxx qui ne permet pas autant d’accès direct.

Test Nikon D7500

Test Nikon D7500 : l’écran arrière tactile, le pad de commande et la trappe pour carte mémoire SD

L’écran tactile permet, tout comme sur le Nikon D500, de contrôler les différents paramètres de prise de vue, d’accéder du bout du doigt aux menus, de visualiser les photos comme sur votre smartphone. Vous gardez la possibilité de limiter les fonctions tactiles à la seule visualisation des photos, ou de la désactiver totalement.

La présence du bouton supérieur de réglage des ISOs est une bonne chose, cela évite d’utiliser le bouton arrière et l’écran, c’est beaucoup plus rapide.

Ergonomie et accès aux fonctions principales

Le Nikon D7500 est conçu pour les photographes avertis qui veulent disposer du meilleur de la technologie Nikon DX actuelle sans devoir investir dans le plus onéreux D500. Il faut pour cela accepter quelques restrictions, l’absence de grip et de second slot carte étant les plus évidents.

Si le grip va plutôt à l’encontre de la compacité et de la légèreté, je préfère m’en passer quand je voyage par exemple, l’absence du second slot carte SD est plus regrettable. Nikon justifie cela par le dessin de la nouvelle poignée, plus fine. On pourrait toutefois imaginer que l’installation d’un double slot soit possible si les emplacements étaient disposés l’un derrière l’autre par exemple.

A l’inverse du Nikon D5600 le recours à l’écran arrière n’est pas obligatoire quand il s’agit de changer les réglages de prise de vue. C’est l’avantage de l’ergonomie experte qui peut faire la différence si vous envisagiez un modèle de la série D5xxx.

Sur le D7500 vous pouvez modifier directement à l’aide de contrôles dédiés :

  • le format d’enregistrement des photos (RAW/JPG ou RAW+JPG),
  • la balance des blancs,
  • la sensibilité ISO,
  • les modes autofocus,
  • le mode de mesure de lumière,
  • le correcteur d’exposition,
  • le bracketing,
  • les modes flash.

Vous pouvez également faire cela via l’écran tactile en appuyant préalablement sur la touche « I comme Info » puis en faisant défiler les menus du bout du doigt (il existe un guide pour apprendre à maîtriser le D7500).

Le pad arrière et ses 4 touches circulaires autorisent le réglage précis de l’autofocus et le choix du collimateur actif. Le levier de verrouillage permet de figer ce choix. Ce pad reste toujours positionné un peu bas pour tomber naturellement sous le pouce, c’est le cas sur l’ensemble de la gamme et un détail que Nikon pourrait modifier sur ses futurs modèles, certains modèles concurrents s’avérant plus ergonomiques.

Pour changer de mode de mise au point vous utilisez le bouton frontal et les deux molettes. C’est beaucoup plus rapide et simple que sur le D5600.

Vous disposez d’une touche de verrouillage de l’exposition et/ou de la mise au point, dédiée, et configurable via le menu. Cette touche vous permet par exemple de faire le point sur un sujet précis, de figer la mise au point avant de recadrer. Idem pour l’exposition. C’est une autre différence ergonomique majeure avec les séries amateurs.

Bien que l’écran arrière ne soit pas aussi défini que celui du D500, la qualité d’affichage est très satisfaisante. Vous ne verrez pas la différence en mode d’affichage « Réglages » et tellement peu en mode « Visualisation » que ce n’est pas le point technique sur lequel il faut buter au moment du choix.

Cette écran présente l’avantage d’être inclinable tout comme sur le D5600, un progrès face à celui du D7200 désespérément fixe. Vous pouvez ainsi déclencher bras levés tout en visant sur l’écran en Live View comme au ras du sol.

Essayer un écran inclinable, c’est l’adopter !

Test Nikon D7500

Test D7500 : l’écran inclinable autorise des angles de prise de vue créatifs

Le flash intégré dispose de deux commandes spécifiques en face avant : un bouton d’ouverture et une touche de correction d’exposition de la puissance du flash.

Cet accessoire ne saurait remplacer un flash Cobra mais vous permet de déboucher des ombres ou de commander des flashs distants grâce au système Nikon CLS (voir le guide Nikon CLS).

Test Nikon D7500 flash intégré

Test Nikon D7500 : sans flash, lumière naturelle

Test Nikon D7500 flash intégré

Test Nikon D7500 : avec flash intégré et débouchage des ombres

Gabarit et prise en main

L’atout principal du D7500 face au D500 c’est sa compacité et son poids. Retirez environ 1cm à chaque dimension au D500 et 120 gr. et vous avez le D7500. La différence de poids se fait sentir sur la durée, d’autant plus que l’optique pèse souvent plus lourd que le boîtier (c’est le handicap des reflex vs. les hybrides). Par contre la différence de gabarit est nette.

Greffez à ce D7500 le zoom expert de reportage Nikon AF-S 16-80mm f/2.8-4 et vous disposez d’un ensemble polyvalent, efficace, et suffisamment léger pour vous accompagner partout.

Le choix de l’optique est un point important : ne le négligez pas car ce capteur mérite largement mieux qu’un zoom de base. La différence de prix entre le D500 et le D7500 peut vous permettre de financer un zoom expert.

Test Nikon D7500

Test Nikon D7500 : vue de face avec le flash déployé

Test Nikon D7500 – Réglage assisté du back/front focus

Les reflex récents nécessitent parfois un ajustement précis du module autofocus en raison de l’extrême précision des nouvelles optiques. Ceci permet de supprimer les problèmes de back ou front focus (décalage de la mise au point en avant ou en arrière du sujet).

Il existe différentes techniques pour effectuer ce réglage, dont celle qui consiste à caler l’autofocus en Live View (le seul mode qui soit exact par définition) puis de mesurer l’écart avec l’autofocus classique avant de renseigner cette valeur dans le menu correspondant (utiliser un accessoire comme le Spyder Lens Cal).

Test Nikon D7500

Test Nikon D7500 : réglage précis de l’AF via procédure assistée

Sur le D7500 Nikon vous facilite la vie grâce à une procédure simplifiée :

  • passez en mode de visée photo Live View,
  • choisissez le mode AF Single avec collimateur unique positionné au centre de l’écran,
  • faites la mise au point sur un sujet suffisamment contrasté,
  • appuyez ensuite simultanément sur le bouton AF frontal et sur le déclencheur vidéo pendant 2 secondes environ,
  • l’écran arrière va alors afficher un message de validation, appuyez sur la touche Ok,
  • le boîtier mesure l’écart entre AF Live View et AF Classique et enregistre la valeur dans le menu automatiquement,
  • cette valeur est ensuite associée à l’objectif utilisé si vous activez la fonction AF précis dans le menu.

Nikon D7500 – Mode Vidéo

Le D7500 marque des points face au D500 grâce au mode 4K mp4. Les vidéastes apprécieront la capacité offerte de tourner dans une meilleure définition de façon à pouvoir recadrer les vidéos plus facilement, à défaut de les afficher sur des écrans HD 4K.

Investissez dans un micro externe comme le Nikon ME-W1 si vous voulez un ensemble compact. Vous pouvez aussi choisir le micro ATR3350 et ses 6m de fil pour tourner interviews et plans fixes (ce que je fais pour l’émission photo par exemple).

Le D7500 permet de connecter un micro externe, un enregistreur HDMI, un casque audio et une télécommande.

Le niveau du micro s’ajuste automatiquement ou manuellement, il est possible de réduire les bruits du vent avec le réglage adapté. Idem pour la réponse en fréquence (registre étendu ou registre vocal).

Le D7500 dispose d’un stabilisateur électronique en mode vidéo pour éviter le recours systématique au trépied. Ce n’est pas l’équivalent d’un steadycam mais cela sauvera quelques situations quand même.

Le menu vidéo s’est enrichi du format de fichier .mp4. Vous pouvez ainsi utiliser directement sur le web les vidéos tournées au D7500 au lieu de devoir les convertir au préalable comme c’est souvent le cas avec le format .mov.

Autonomie, connectivité

Le D7500 tient la distance en matière d’autonomie. J’ai pu l’utiliser pendant une journée entière sur une séance de prise de vue de danse sans devoir changer de batterie, avec recours fréquent à l’écran arrière pour contrôle de l’exposition difficile dans ces conditions.

Test Nikon D7500

En tournage vidéo vous pouvez espérer filmer au moins une heure en continu sans voir la batterie faiblir. Ce devrait être suffisant pour la plupart des tournages.

Test Nikon D7500

Test Nikon 7500 : logement batterie sous le boîtier

Si vous partez deux ou trois jours en voyage, vous n’avez pas besoin d’une batterie supplémentaire à condition de ne pas tourner des vidéos en continu. En mode photo l’autonomie grimpe aisément à 1000 photos, de quoi voir venir.

Je serai plus prudent si vous utilisez la fonction de transfert des photos via SnapBridge. La batterie de votre mobile va en souffrir mais celle du boîtier aussi, même si Nikon a fait des efforts pour limiter la consommation. Je vous recommande de désactiver le transfert continu des photos pour choisir uniquement celles que vous voulez récupérer. C’est tout aussi facile et bien plus économe en énergie sur les deux appareils concernés.

Si le Nikon D7500 ne dispose pas de module GPS intégré sachez que vous pouvez géolocaliser vos photos à l’aide de la même application SnapBridge, Elle récupère les informations depuis votre mobile. Ce n’est pas aussi simple que le GPS intégré mais celui-ci ne s’avère pas fiable sur les reflex Nikon qui en disposent. Il serait d’ailleurs temps que les appareils photo sachent faire aussi bien que les smartphones !

Test Nikon D7500

Test Nikon D7500 : vue de profil, entrées sorties audio et vidéo et prise USB

 

Nikon D7500 chez Miss Numerique

Test Nikon D7500 : sur le terrain

Rien de tel que d’utiliser un appareil photo en situation réelle de prise de vue pour se faire un avis sur ses capacités. Pour ce test Nikon D7500 j’ai fait de nombreuses images lors de deux reportages pour lesquels je devais livrer les photos. Au programme du mouvement (il s’agissait de danse) et des faibles lumières (spectacle sur scène).

Utiliser le D7500 pour faire des photos d’action alors que je positionne plutôt le D500 pour cela en début d’article ? Il m’a semblé intéressant de voir les limites de ce boîtier dans les situations les plus difficiles. La photo de paysage n’impose pas de fortes contraintes sur l’autofocus et le capteur (montée en sensibilité). Photographier des murs de briques ne m’intéresse pas, par contre faire des photos nettes et correctement exposées quand la lumière manque est un test plus pertinent.

Mesure de lumière

Savoir exposer correctement demande une bonne connaissance de la prise de vue. Toutefois les mesures de lumière des reflex sont de plus en plus performantes et celle du Nikon D7500 s’est avérée tout à fait utilisable en mesure matricielle sans que je n’ai à corriger la mesure, sauf à vouloir donner aux photos un rendu plus personnel que ce que l’automatisme me proposait.

Test Nikon D7500 : exposition et mesure de lumière

Test Nikon D7500 : mesure de lumière en mode matriciel sans correction, les ombres restent détaillées

Le capteur participe au rendu final de l’image : il encaisse plutôt bien les hautes lumières, les JPG natifs sont satisfaisants et les plus pointilleux finiront le travail en post-traitement avec les fichiers RAW.

Test Nikon D7500 : exposition et mesure de lumière

Test Nikon D7500 : en mode matriciel sans correction le capteur encaisse bien
les hautes lumières des nuages sans boucher les zones sombres au premier plan

Test Nikon D7500 : exposition et mesure de lumière

Test Nikon D7500 : autre exemple de rendu très satisfaisant des zones claires
dans la verrière et des zones plus sombres sans correction d’exposition

Verdict : le Nikon D7500 s’avère très souple à l’usage et permet de photographier en mode de mesure matricielle sans correction sans prendre le risque de voir des hautes lumières brûlées et/ou des basses lumières bouchées impossible à récupérer en post-traitement. L’utilisation du RAW pour les situations les plus difficiles reste un atout, la correction d’exposition à la prise de vue permettant au besoin de produire des JPG de très bonne qualité.

Montée en sensibilité

Disposant du capteur du Nikon D500 le Nikon D7500 se devait de proposer à minima les mêmes prestations, voire un peu mieux si le traitement logiciel est amélioré. En pratique j’ai noté les mêmes résultats que lors du test du Nikon D500.

De 100 à 1.600 ISO rien à dire. Le capteur encaisse sans sourciller et les images en JPG comme en RAW sont très satisfaisantes. Pas de bruit visible sur les JPG et une grande souplesse de traitement pour travailler le rendu de vos images.

Test Nikon D7500 100 ISO

Test Nikon D7500 : 100 ISO

Test Nikon D7500 200 ISO

Test Nikon D7500 : 200 ISO

Test Nikon D7500 400 ISO

Test Nikon D7500 : 400 ISO

Test Nikon D7500 800 ISO

Test Nikon D7500 : 800 ISO

Test Nikon D7500 1600 ISO

Test Nikon D7500 : 1.600 ISO

A 3.200 ISO le bruit numérique apparaît et le lissage des JPG fait par le boîtier se fait sentir. Ce bruit reste discret et l’image est parfaitement exploitable. C’est la sensibilité à partir de laquelle les plus pointilleux décideront de débruiter les fichiers RAW pour obtenir les meilleurs résultats sans que cela ne soit une étape absolument nécessaire.

Test Nikon D7500 3200 ISO

Test Nikon D7500 : 3.200 ISO

Test Nikon D7500 comparaison 1600 - 3200 ISO

Test Nikon D7500 : comparaison 1.600 – 3.200 ISO

A 6.400 ISO le bruit est nettement visible et le lissage du JPG flagrant. Les deux sont rattrapables en post-traitement si vous souhaitez tirer le meilleur de vos images. Le JPG natif reste exploitable en fonction de l’exposition (les détails sont impactés par la montée du bruit tandis que les aplats peuvent montrer une granulation encore acceptable).

Si vous envisagez des tirages au-delà du format 20×30 (environ) traitez vos fichiers RAW pour débruiter, dans le cas contraire le rendu est satisfaisant (publication web par exemple).

Cette sensibilité est la « limite photographique acceptable » sur le Nikon D7500 comme elle l’est sur le D500. Le D7500 peut sembler ne pas faire mieux que ses prédécesseurs. Prenez toutefois en compte la capacité du capteur à encaisser les écarts de contraste et à produire des fichiers exploitables. En cela je trouve qu’il s’en sort plutôt mieux que les D7100 et D7200 mais c’est personnel et fonction de vos attentes et du logiciel de post-traitement utilisé.

Test Nikon D7500 6400 ISO

Test Nikon D7500 : 6.400 ISO

Test Nikon D7500 comparaison 1600 - 6400 ISO

Test Nikon D7500 : comparaison 1.600 – 6.400 ISO

A 12.800 et 25.600 ISO les images se dégradent tout comme sur le D500, seul le RAW permet de récupérer une image plus propre en débruitant avec soin. N’espérez toutefois pas disposer de fichiers prêts à l’emploi en JPG, et apprenez à bien utiliser votre logiciel de post-traitement pour ajuster le RAW au mieux.

Notez qu’il s’agit là de hautes sensibilités qui n’ont de sens que dans des situations de prise de vue très particulières. Vous les éviterez autant que faire se peut, tout en sachant que si vous en avez vraiment besoin vous pouvez obtenir des images exploitables avec un peu de travail. L’évaluation de la qualité d’image à ce niveau de sensibilité reste subjectif, mais les résultats sont similaires à ce que j’ai obtenu avec le D500.

Test Nikon D7500 comparaison 1600 - 12800 ISO

Test Nikon D7500 : 12.800 ISO

Test Nikon D7500 25600 ISO

Test Nikon D7500 : 25.600 ISO

Test Nikon D7500 comparaison 1600 - 25600 ISO

Test Nikon D7500 : comparaison 1.600 – 25.600 ISO

Au-delà de 25.600 ISO le bruit grimpe de manière très significative et le lissage du JPG est très présent. Ces très hautes sensibilités sont utilisées par les spécialistes de la reconnaissance plus que par les photographes qui ne tireront pas grand-chose d’exploitable sauf à envisager la publication d’illustrations web (ce qui est déjà une performance).

Test Nikon D7500 51200 ISO

Test Nikon D7500 : 51.200 ISO

Verdict : le Nikon D7500 dispose d’un capteur très tolérant qui permet de monter en sensibilité quand le besoin s’en fait sentir. La limite de 6400 ISO est à ne pas franchir pour profiter d’une qualité d’image satisfaisante en sachant que vous pouvez obtenir des résultats exploitables à 25600 et 51200 ISO. C’est une belle prouesse qui place ce D7500 au niveau du D500 (en toute logique).

Il est logique de penser que les capteurs APS-C à matrice de Bayer et les processeurs d’images associés ont atteint leurs limites, je n’ai en effet pas constaté de différence entre ce D7500 et le D500 sorti une bonne année avant alors qu’on pourrait penser qu’un traitement plus élaboré fasse gagner quelques ISOs.

Notons toutefois que l’on parle de sensibilités très élevées, inespérées il y a quelques années encore. Et qu’il faut aussi penser à la grande qualité d’image obtenue avec ce capteur en basse sensibilité, les images à 100 ISO (dont on ne parle pas suffisamment quand on parle sensibilité) sont d’une très grande qualité.

Autofocus et suivi de la mise au point

Le D7500 se distingue du D500 en matière d’autofocus puisqu’il utilise le module AF Nikon à 51 points et non le plus récent module AF à 153 collimateurs. Contrairement à ce que vous pourriez penser ce module 51 points est loin d’être ridicule dans le D7500 et le processeur Expeed 5 associé aide à obtenir des résultats excellents.

Test Nikon D7500 : autofocus

Test Nikon D7500 : autofocus 51 points, anticipation en AF-C

Test Nikon D7500 : autofocus

Test Nikon D7500 : autofocus 51 points en mode rafale

Test Nikon D7500 : autofocus

Test Nikon D7500 : autofocus 51 points et détection basse lumière
le point est fait sur la danseuse dans la zone sombre à gauche, l’AF accroche instantanément

En pratique j’ai relevé :

  • une très grande sensibilité AF y compris en faible lumière (voir ci-dessus), ce qui est pour moi au moins aussi important que le nombre et la répartition des points AF,
  • une réactivité largement au niveau des performances du boîtier y compris en mode rafale 8 im./sec,
  • pas de différence de réactivité sensible entre les modes de zone à 9 et 21 points et le mode de suivi 3D 51 points, ce qui permet d’utiliser ce dernier sans retenue.

Verdict : le D500 garde une longueur d’avance en matière d’autofocus avec une couverture plus conséquente du champ et un nombre de collimateurs plus important (donc une plus grande finesse dans le positionnement).

Le D7500 n’a toutefois pas à rougir, son AF accroche en très basse lumière, la réactivité est au niveau des performances de l’obturateur (mode rafale et suivi du sujet) et le taux de déchet est très faible en pratique.

Test Nikon D7500 : ma conclusion

Nikon D7500 vs Nikon D500

A la question : lequel des deux faut-il acheter, je vous répondrai que cela dépend de vos attentes. Le D7500 est un boîtier idéal pour la photo de paysage et le portrait grâce à un capteur qui encaisse les écarts de contraste et livre des fichiers RAW à la gamme tonale riche. Il n’y a pas de différence avec le D500.

Pour la photo d’action, l’animalier, le sport, l’autofocus à 51 points fait le travail mais reste un cran en-dessous de celui du D500 plus riche en collimateurs. C’est une question de couverture uniquement puisque tant la réactivité que la sensibilité sont identiques.

Sur les plans de l’encombrement et du poids, le D7500 séduira les amateurs de boîtiers plus légers. C’est un modèle idéal pour voyager léger avec un zoom de reportage expert -pro. Le D500 s’avère plus généreux dans ses formes. La présence du flash intégré vous évite également de vous munir d’un flash Cobra additionnel, un atout de plus en voyage.

Tenez compte de la différence d’ergonomie entre les deux boîtiers : le D7500 a de nombreux contrôles directs, le D500 est plus proche des boîtiers pros. C’est un critère personnel, il faut les prendre en main pour vous faire votre propre idée.

Vous cherchez un boîtier le plus complet possible, vous aimez les poignées grip, vous avez absolument besoin de deux emplacements pour cartes, vous utilisez des objectifs manuels et voulez disposer de la mesure matricielle ? Le D500 est le modèle à privilégier.

Vous voulez vous faire plaisir avec le meilleur capteur Nikon DX du moment sans rien concéder à la qualité d’image ? Le D7500 vous permet d’économiser une somme non négligeable que vous investirez judicieusement dans des optiques adaptées.

Vous êtes vidéaste et voulez pouvoir tourner en 4K mp4 ? Le D7500 est le meilleur choix.

Nikon D7500 vs Nikon D5600

20Mp contre 24MP. Ergonomie experte contre ergonomie amateur. Évolutivité et capacités vidéos évoluées contre fonctions plus limitées. Le D7500 est une belle alternative au D5600 si vous envisagez de vous mettre sérieusement à la photographie.

Le D7500 vous accompagnera plus longtemps en raison d’une construction plus robuste, de capacités AF plus importantes, d’un capteur plus qualitatif et d’une fiche technique globalement plus riche. L’écart de prix reste raisonnable, c’est un choix à considérer pour disposer d’un des meilleurs ensembles APS-C du marché.

Nikon D7500 vs Nikon D7200

Les débats n’en finissent plus pour savoir si le D7500 remplace ou non le D7200. Plutôt que d’épiloguer sur la question, je préfère vous livrer quelques impressions après usage.

Vous possédez déjà un D7200 ? La différence n’est pas significative pour justifier son remplacement par un D7500 sauf si l’écran orientable et tactile et la vidéo 4k vous manquent.

Vous envisagez l’achat d’un D7200 et vous hésitez depuis que le D7500 est arrivé ? Même remarque que ci-dessus pour l’écran et la vidéo. Tenez compte de la possibilité d’utiliser un grip sur le D7200 comme les optiques manuelles avec indexation automatique. Vous ne perdrez pas grand-chose en qualité d’image ni en hautes sensibilités.

Et ce que vous allez économiser pourra vous permettre d’investir dans des optiques au niveau du capteur du D7200 qui n’a rien perdu de ses capacités.

Mais encore …

Il y a autant de combinaisons possibles qu’il existe de reflex Nikon et je ne peux les lister toutes. C’est pourquoi je vous invite à alimenter le débat via les commentaires. Vous utilisez déjà le Nikon D7500 ? Vous pouvez dire ce que vous en pensez aussi !

 

Nikon D7500 chez Miss Numerique


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