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Nikon Z50II : belle montée en gamme avec Expeed 7, autofocus Z 8 / Z 9 et tarif attractif

Nikon annonce le Nikon Z50II, successeur du Z50 de 2019, qui marque une montée en gamme dans la famille des APS-C Nikon Z tout en restant au même tarif.

Avec un processeur Expeed 7, l’autofocus des Nikon Z6III, Z 8 et Z 9 et un tarif attractif pour une telle fiche technique, le Z50II se présente comme une évolution majeure qui mérite que l’on s’intéresse à lui.

Note : je suis en train de tester le Z50II, en attendant de publier mon test, voici l’article pour vous aider à régler le Nikon Z 50II pour bien démarrer.

Nikon Z 50II : montée en gamme avec Expeed 7, autofocus Z 8 / Z 9 et tarif attractif

Ce Nikon Z APS-C chez La Boutique Photo Nikon

Ce Nikon Z APS-C chez Miss Numerique

Nikon Z50II, une base bien connue qui se bonifie

Depuis son lancement en 2019, le Nikon Z 50 s’est imposé comme un hybride APS-C pertinent pour les photographes amateurs et passionnés. Ce boîtier compact de 20,9 Mpx, premier de la gamme Z en format DX, a su séduire par sa polyvalence, sa compatibilité avec la monture Z et son rapport qualité-prix plus attirant que celui des plein format.

Mais en 2024, dans un marché des hybrides APS-C qui a bien évolué depuis, il présentait des faiblesses dues à son âge même si les mises à jour firmware successives l’ont aidé à tenir sur la durée.

Avec l’arrivée de son remplaçant, le Nikon Z50II, doté d’un processeur Expeed 7 et de l’autofocus des Nikon Z 6III, Z 8 et Z 9, Nikon renforce sa présence sur le segment des hybrides APS-C.

Le Z50II apporte des améliorations notables tout en maintenant l’esprit compact et accessible de son prédécesseur, le tout à un tarif identique à celui du modèle de 2019. Cinq ans plus tard, cela représente une belle stabilité tarifaire.

Nikon Z 50II vue de face
Nikon Z50II – vue de face

Nikon Z50II, une fiche technique qui tient la route

Dès sa sortie, le Nikon Z50 a été conçu pour offrir une qualité d’image et des performances proches de celles de son grand frère de l’époque le Nikon Z 6, mais dans un format plus compact et à un prix plus abordable.

Désormais le Nikon Z50II va le remplacer avec une fiche technique attirante  :

  • Capteur APS-C de 20,9 Mpx associé au processeur Expeed 7, offrant une plage de sensibilité allant de 100 à 51 200 ISO, extensible à 204 800 ISO
  • Autofocus hybride couvrant 90 % du cadre, avec suivi 3D, AF-A automatique, détection des différents types de sujets dont oiseaux et avions
  • Viseur électronique 1000 cd/m2 et écran sur rotule de 8,1 cm parfait pour les vidéos face caméra et vlogs
  • Vidéo 4K 60p (crop) et 4K 30p sans crop avec un mode ralenti en Full HD à 120p.
  • Mode rafale à 30 im/sec en JPG pleine définition et 11 im/sec. en RAW, avec suivi AF/AE
  • Prédéclenchement continu pendant 1 seconde avant la prise de vue définitive
  • Flash intégré de type popup et prise casque
  • Bouton d’accès direct au choix des 31 Picture Control intégrés
  • Ergonomie revue et plus experte
  • Connectivité sans fil via Wi-Fi et Bluetooth, intégrant l’accès au Nikon Imaging Cloud pour la mise à jour automatique du firmware et le stockage des photos possible dans le cloud de votre choix

Le Nikon Z50II n’est pas qu’un simple remplaçant. Il bénéficie d’améliorations notables qui le rendent compétitif sur le marché des hybrides APS-C en 2024. Le processeur Expeed 7, les capacités autofocus héritées des modèles Z6III, Z 8 et Z 9 et des ajustements ergonomiques en font une évolution logique pour ceux qui recherchent un modèle plus performant sans révolutionner leur équipement.

Nikon Z 50II vue de dessus
Nikon Z50II – vue de dessus

Capteur, autofocus et processeur

Le Nikon Z50II est doté du même capteur de 20,9 Mp que son prédécesseur Z50. Mais le processeur Expeed 7 fait la différence en matière de traitement du signal, puisqu’il autorise la même plage de sensibilité ISO 100 – 51 200 ISO extensible à 204 800 ISO, tout en réduisant le niveau de bruit dans l’image, à sensibilité égale, comme annoncé par Nikon.

L’autofocus, hérité des plein formats récents, bénéficie également des capacités du processeur Expeed 7 et de la reconnaissance de 9 types de sujet (individus, chiens, chats, oiseaux, avions, voitures, motos, vélos et trains). Rappelons que c’est le processeur qui assure le suivi AF dans un hybride, il est donc responsable des performances, contrairement aux modules AF indépendants équipant les reflex Nikon.

Cet autofocus propose un mode AF-A (pour Automatique) capable de distinguer le mouvement du sujet et de choisir le type de suivi AF-S ou AF-C de façon automatique. Notez que cet AF-A peut aussi mixer les deux modes, démarrant en AF-S par exemple, puis basculant en AF-C si le sujet se met à se déplacer.

La fonction de prédéclenchement permet d’enregistrer des images jusqu’à une seconde avant que le déclencheur ne soit complètement enfoncé avec le mode de déclenchement Prise de vue haute vitesse+ (C30) en JPG . Cela vous offre une chance supplémentaire de capturer des moments imprévisibles, comme un oiseau qui s’envole, sans risquer de manquer l’instant décisif.

Ce Nikon Z APS-C chez La Boutique Photo Nikon

Ce Nikon Z APS-C chez Miss Numerique

Nikon Z 50II viseur et écran tactile sur rotule
Nikon Z50II – viseur et écran tactile sur rotule

Viseur et écran

Le Z50II est doté d’un nouveau viseur électronique de 2,36 Mp proposant une luminosité de 1000 cd/m² (500 pour le Z 50) et un grandissement de 0,68x. Ce viseur est plus agréable à utiliser, avec une meilleure gestion de la dynamique (contraste entre zones claires et sombres).

L’écran tactile arrière est monté sur rotule, il mesure 8,1 cm de diagonale, propose un affichage Responsive (basculant en mode portrait) de 1,040 Mp et une couverture de l’image de 100%.

Ergonomie, compacité, encombrement

Le Nikon Z50II adopte une ergonomie proche de celle du Z50, toutefois certaines modifications sont les bienvenues. Un bouton dédié aux Picture Control fait son apparition sur le dessus du boîtier, il vous permet de choisir un Picture Control parmi les 31 disponibles. Une fonction de filtrage vous permet de masquer les Picture Control que vous n’utilisez pas pour avoir un accès encore plus rapide à ceux que vous utilisez souvent.

Nikon Z 50II viseur et écran tactile sur rotule
Nikon Z50II – écran tactile avec sélection d’un Picture Control

Les 31 Picture Control intégrés peuvent être complétés par 9 presets téléchargés parmi tous ceux créés par d’autres photographes via le Nikon Imaging Cloud. De même, l’aperçu du rendu de chaque Picture Control se fait désormais en temps réel sur l’image du viseur et non plus par l’intermédiaire de vignettes, c’est beaucoup plus agréable et cela facilite le choix.

Le flash intégré est de type popup. Malgré une puissance limitée comme pour tous les flashs intégrés, il pourra servir à déboucher les ombres comme à commander un système de flash externe si vous avez ce besoin.

Nikon annonce une plus grande réactivité du Z50II face au Z50, dont un démarrage plus rapide.

Le Z50II pèse 550 gr. avec batterie et carte mémoire (contre 470 gr. pour le Z50) et gagne également quelques millimètres en dimensions avec 127 x 96,8 x 66,5 mm (contre 126,5 x 93,5 x 60 mm pour le Z50). Son viseur moins proéminent autorise toutefois un rangement plus simple dans le sac photo.

La batterie est une Nikon EN-EL25a offrant la même autonomie que sur le Z50, bien que le processeur du Z50II soit plus performant. Nikon semble dit travaillé sur la consommation d’énergie. Cette batterie peut être chargée dans le boîtier via la prise USB-C, ou chargée à l’aide d’un chargeur optionnel Nikon EH-8P puisque la législation en vigueur en Europe interdit désormais aux marques de vendre leurs appareils avec un chargeur.

Nikon Z 50II - vidéo et vlog
Nikon Z50II – vidéo et vlog

Ce Nikon Z APS-C chez La Boutique Photo Nikon

Ce Nikon Z APS-C chez Miss Numerique

Nikon Z50II, performances en vidéo et streaming

Si le Nikon Z50II est doué en photo, il l’est aussi en vidéo pour vous permettre des tournages et des sessions de streaming de qualité.

Le Z50II dispose du format N-Log et du mode HLG vidéo. Il propose un zoom haute résolution, dont un zoom x2 en Full HD. 11 vitesses d’obturation sont disponibles en mode vidéo, tandis que le contrôle manuel est assuré par la bague multifonction.

Les caractéristiques vidéo sont les suivantes :

  • 4K 60p (avec crop)
  • 4K 30p (avec suréchantillonnage à partir du format 5,6K)
  • Full HD 120p
  • N-Log/HLG 10 bits
  • Waveform
  • H.265/HEVC (8/10 bits), H.264/AVC (8 bits)
  • Compatibilité avec les LUT’s RED
  • LED rouge allumée en face avant pendant l’enregistrement
  • prise 3,5 mm pour un micro stéréo externe et prise casque pour surveiller la sortie du micro
  • retardateur vidéo réglable de 2 à 10 secondes entre appui sur le déclencheur et début de l’enregistrement

De plus, le Nikon Z50II dispose d’un mode vidéo « présentation de produits » qui lui permet d’assurer la commutation automatique et progressive de la mise au point sur l’objet présenté ou le présentateur, avec une taille de zone AF personnalisable.

Nikon Z 50II - streaming YouTube / Twitch / visios
Nikon Z50II – streaming YouTube / Twitch / visios

Le Nikon Z50II peut assurer le streaming vidéo pendant des diffusions en direct, sur YouTube ou Twitch par exemple, comme pendant des visioconférences de type Zoom. Dans ce cas, la connexion est rendue possible via le smartphone ou l’ordinateur et une liaison USB (UVC/UAC) sans nécessiter Webcam Utility comme c’était le cas avec le Z50.

C’est autrement plus performant que le seul 4K 30p et Full HD 120p du Z50.

Une gamme d’objectifs NIKKOR Z DX pour tous les usages

L’un des points forts du Nikon Z50II est sa compatibilité avec les objectifs en monture Z, qu’ils soient conçus pour les capteurs APS-C ou plein format, ce qui lui donne accès à une gamme NIKKOR Z riche de 42 objectifs (novembre 2024).

De plus le Nikon Z50II peut utiliser la plupart des optiques en monture Nikon F (Nikon et marques compatibles) à l’aide de la bague Nikon FTZ. Cette flexibilité est un atout majeur, surtout si vous souhaitez migrer progressivement vers l’hybride sans renoncer à votre parc optique existant.

Si vous souhaitez utiliser les optiques NIKKOR Z natives au format APS-C (NIKKOR DX), votre choix peut se porter sur les configurations suivantes à adapter et compléter selon vos besoins :

Ce Nikon Z APS-C chez La Boutique Photo Nikon

Ce Nikon Z APS-C chez Miss Numerique

Une alternative compacte et accessible au plein format

Nikon Z 50II - écran tactile à affichage responsive
Nikon Z50II – écran tactile à affichage responsive

Le Nikon Z50II est pensé pour vous offrir une expérience photographique proche de celle des hybrides plein format Nikon Z 5 ou Z 6II, mais à un prix bien plus abordable et dans un format plus compact.

Pour un photographe amateur qui n’a pas besoin du plein format, le Z50II représente une alternative très compétitive, supérieure à celle que proposait le Nikon D500 dans la gamme reflex.

Avec un prix démarrant à 999 euros boîtier nu (comme le Z50 à sa sortie en 2019), le Nikon Z50II offre un excellent compromis entre qualité, performances et accessibilité.

Par rapport aux autres modèles de la gamme, comme le Nikon Z fc qui mise sur un design rétro, le Z50II est plus complet et performant, s’adressant aux amateurs passionnés voulant un APS-C musclé. Le Z50II présente une ergonomie plus classique, inspirée des reflex Nikon. Sa construction en magnésium lui confère une grande robustesse, tandis que son poids plume en fait un compagnon idéal pour les sorties photo prolongées.

Notez qu’en complément du Nikon Z50II la marque annonce aussi l’arrivée d’une nouvelle télécommande filaire sur prise jack Nikon MC-DC3.

Nikon Z 50II - plus compact pour loger dans votre sac photo
Nikon Z50II – plus compact pour loger dans votre sac photo

Premier avis sur le Nikon Z50II, une évolution séduisante et pertinente en 2024

Avec ses caractéristiques enrichies, le Nikon Z50II se présente comme bien plus qu’un simple remplaçant. Plus complet et performant, il est spécialement conçu pour les amateurs passionnés cherchant un hybride APS-C aussi performant qu’un plein format sans exploser leur budget.

Grâce à un processeur Expeed 7, l’autofocus des modèles haut de gamme Z6III, Z 8 et Z 9, et des améliorations ergonomiques notables, le Z50II offre une fiche technique particulièrement attractive tout en maintenant un tarif similaire à celui de son prédécesseur en 2019.

Pour 2025, le Nikon Z50II constitue une solution de choix, se distinguant par sa polyvalence, sa qualité de fabrication, et la richesse de l’écosystème Nikon.

Je n’ai pas encore pu tester le Nikon Z50II mais je ne manquerai pas de le faire dès que possible, car il m’intéresse tout particulièrement en complément de mon Z6III pour la photo de rue et le voyage.

Le viseur électronique promet une expérience utilisateur proche de celle du Z6III, une belle surprise dans cette gamme de prix. La couverture autofocus de 90% du champ est un atout majeur, surpassant celle de nombreux reflex DX, comme le D500 qui, malgré ses 193 collimateurs, ne propose pas la même fluidité et les facilités offertes par l’AF hybride, tel que l’Eye-AF.

L’autofocus du Nikon Z50II promet de plus une excellente réactivité, avec une bascule fluide entre le mode AF-S et le mode AF-C grâce à l’AF-A, rendant la mise au point plus intuitive et adaptée à tous les types de sujets. Le processeur Expeed 7 offre une rapidité et une précision d’autofocus idéales pour les photographes de sport et d’animalier, il a prouvé ses capacités sur le Nikon Z6III et le Nikon Z f pour garantir des images nettes même dans les situations les plus exigeantes.

Nikon Z 50II - taille identique à un smartphone
Nikon Z50II – taille identique à un smartphone

Le mode rafale, capable de capturer jusqu’à 30 images par seconde en JPG et 11 en RAW, permet de suivre l’action avec précision grâce au suivi AF et à la mesure continue de l’exposition. La fonction de prédéclenchement, qui enregistre les images une seconde avant que le déclencheur ne soit complètement enfoncé, offre une sécurité supplémentaire pour capturer des moments imprévisibles, comme un oiseau qui prend son envol.

L’écran tactile sur rotule de 8,1 cm bascule vers l’avant pour faciliter le tournage vidéo face caméra, un atout indéniable qui rend la prise de vue plus simple et plus agréable, notamment pour les créateurs de contenu et les vloggers. Le Nikon Z50II se distingue également par ses améliorations ergonomiques, qui en font un modèle plus expert que le Z50.

Le bouton d’accès direct aux réglages Picture Control permet de changer rapidement les styles d’image sans détour par les menus, ce qui simplifie l’expérience de prise de vue. L’intégration du Nikon Imaging Cloud apporte facilité de mise à jour du firmware et possibilité de télécharger de nombreux nouveaux presets (Picture Control additionnels proposés par d’autres photographes).

La poignée offre une excellente prise en main, réduisant la fatigue lors de longues sessions, tandis que la disposition optimisée des commandes rend la manipulation du boîtier plus intuitive, vous permettant de rester concentré sur votre sujet plutôt que sur les réglages techniques.

Capable d’utiliser des optiques NIKKOR Z DX bien plus compactes et légères que celles des plein format, bien moins chères aussi, il sera un compagnon idéal au quotidien comme en voyage.

Si vous êtes déjà équipé avec des optiques AF-S reflex, vous pourrez les réutiliser avec la bague Nikon FTZ en bénéficiant du ratio x 1.5 habituel. C’est un argument de plus en faveur de ce Nikon Z50II. Notez que si vous possédez déjà la bague FTZ avec un Z plein format, vous n’avez pas besoin de la racheter, c’est bien la même pour le Z50II qui pourra devenir votre second boîtier.

Utilisant des cartes mémoires SD, le Z50II vous évite l’achat de cartes XQD plus coûteuses, son flash intégré pourra dépanner et vous éviter l’achat d’un flash cobra additionnel.

Nikon Z 50II - avec téléobjectif NIKKOR Z
Nikon Z50II – avec téléobjectif NIKKOR Z

Nikon Z50II : tarif et disponibilité

Nikon propose le Nikon Z50II à un tarif attractif pour une telle fiche technique, qui est le tarif des kits Z50 à leur sortie en 2019 :

  • Nikon Z50II boîtier nu : 999 euros
  • Nikon Z50II + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR : 1 149 euros
  • Nikon Z50II + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR + Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR : 1 349 euros
  • Nikon Z50II + NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 1 419 euros

Le Nikon Z50II sera disponible chez les revendeurs dès le 21 novembre 2024.

Source : Nikon France

Ce Nikon Z APS-C chez La Boutique Photo Nikon

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NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ : Nikon s’affirme dans l’univers de la vidéo professionnelle

Nikon vient d’annoncer le développement de son nouvel objectif NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ. Ce zoom se distingue par son ouverture constante et sa fonction power zoom, des caractéristiques qui répondent aux attentes des vidéastes professionnels. Voici tout ce qu’il est possible d’en dire alors que la fiche technique n’est pas disponible encore.

NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ : Nikon s'affirme dans l'univers de la vidéo professionnelle

Tous les objectifs NIKKOR Z chez Miss Numerique

Nikon et son héritage dans les optiques cinéma

Nikon n’en est pas à son coup d’essai dans l’univers des optiques cinéma. Vous vous souvenez peut-être des objectifs Cine NIKKOR destinés au format C-mount, comme le 50 mm f/1.8, aujourd’hui rares et oubliés. Mais depuis l’arrivée des Nikon Z, Nikon se focalisait sur des optiques hybrides, d’abord pensées pour la photo. Avec ce NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ, les règles changent.

La fonction Power Zoom, un atout essentiel

Le terme « PZ » signifie « power zoom » : un moteur intégré à l’objectif permet un contrôle précis et fluide de la plage de zoom, via une commande sur le côté de l’objectif.

Imaginez-vous en plein tournage de documentaire ou d’un événement en direct, la capacité de zoomer sans à-coups devient un atout essentiel pour la narration visuelle. Ce zoom est conçu pour les appareils photo hybrides Nikon Z plein format (FX) et offre à la fois une mise au point automatique et manuelle.

Nikon positionne ce NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ comme un zoom à ouverture constante, conçu pour offrir une facilité d’utilisation et des performances optiques de premier ordre pour la vidéo. Des lentilles asphériques et à faible dispersion, ainsi qu’un traitement anti-reflets ARNEO, devraient offir une qualité d’image optimale, même dans des conditions de lumière difficiles.

Pour la marque, cet objectif vise à simplifier la vie des créateurs de contenus vidéo, qu’ils soient en tournage documentaire ou en extérieur, et il est devrait être adapté aux vidéastes travaillant seuls ou en petites équipes.

Une stratégie claire avec l’acquisition de RED Cinema

L’annonce de cet objectif intervient à un moment stratégique pour Nikon et le marché de la vidéo, peu après l’acquisition de RED Cinema. Ce geste montre une volonté évidente de s’imposer dans le secteur de la vidéo professionnelle, en s’appuyant sur l’expertise de RED, reconnue pour ses caméras cinéma de haute qualité et leurs technologies de pointe, comme la capture en 8K et le traitement d’image en temps réel (Nikon fournit désormais des LUT RED pour ses hybrides).

Grâce à cette acquisition, Nikon se dote de technologies qui renforcent sa position dans la production vidéo. Ceci dit, il est probable que le développement de ce NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ ait débuté avant cette acquisition, mais cela montre bien la dynamique en cours. Rappelons-nous également du NIKKOR Z 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR destiné aux Nikon Z avec sa plage focale grand-angle.

L’importance d’un power zoom natif pour les vidéastes

Depuis les avancées apportées par le Nikon Z 9, un power zoom natif était l’outil qui manquait aux vidéastes professionnels utilisant un hybride Nikon. Ce power zoom permet un contrôle motorisé précis, indispensable pour des transitions de zoom ultra-fluides, offrant ainsi une vraie souplesse créative. L’arrivée de la poignée télécommandée Nikon MC-N10 avait déjà préparé le terrain pour ce type de zoom, augmentant les possibilités créatives pour les utilisateurs du système Z.

Comparaison avec la concurrence

Vous remarquerez au passage la ressemblance entre ce NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ et le Sony E-Mount 28-135 mm f/4, lancé il y a déjà une dizaine d’années. Je suis curieux de voir comment se comporteront les bagues de zoom et de mise au point du zoom Nikon, et si l’objectif sera réellement parfocal, c’est-à-dire capable de maintenir la mise au point tout au long du zoom, une caractéristique essentielle en vidéo pour des transitions fluides et professionnelles.

NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ

S’agissant d’une annonce de développement, Nikon n’a pas communiqué de tarif ou de date de sortie. Il va falloir être patient avant d’en savoir plus sur ce nouvel objectif vidéo. Mais une chose est sûre, Nikon semble bien décidé à enrichir son écosystème et à répondre aux attentes des vidéastes, cinéastes et créateurs de contenu.

Source : Nikon

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NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : une grande ouverture à la portée de toutes les bourses ?

Après la série des optiques à focale fixe ouvrant à f/1.8, puis celle des optiques ouvrant à f/1.2, Nikon continue de compléter sa gamme en annonçant le nouveau NIKKOR Z 50 mm f/1.4. Cette focale historique vient à point nommé pour former un duo intéressant avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 annoncé ces derniers mois.

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : une plus grande ouverture à la portée de toutes les bourses ?

Le 50 mm f/1.4 chez Miss Numerique

NIKKOR Z 50 mm f/1.4, un classique revisité

Je reprends l’expression donnée par Nikon lors de la présentation de l’optique pour désigner le concept qui a prévalu pour proposer ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : travailler autour de la focale historique bien connue des photographes argentiques, le 50 mm, en l’associant à une grande ouverture tout aussi historique, le f/1.4, et en modernisant l’ensemble.

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur Nikon Z 6III

le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur le Nikon Z 6III

Mais pourquoi un NIKKOR Z 50 mm f/1.4 alors qu’il existe déjà un NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S et un NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S ? Pour deux raisons principales, dont une citée par la marque.

La première raison, ce n’est pas Nikon qui le dit mais moi, c’est le statut social. Disposer d’un objectif « qui ouvre à f/1.4 », c’est avoir dans votre besace un objectif « qui fait pro », une optique « forcément meilleure que les f/1.8 ». Il est vrai que bien souvent, disposer d’une plus grande ouverture est un avantage, et que f/1.4 c’est plus ouvert que f/1.8, mais ne nous voilons pas la face, « avoir un f/1.4 » ça fait plaisir.

La très grande ouverture, c’est le f/1.2, mais l’usage, le poids et le tarif font de cette optique un objet de désir plus qu’un compagnon du quotidien.

J’en arrive donc à la seconde raison, le tarif. Pour Nikon, proposer un 50 mm f/1.4, c’est proposer une focale fixe classique dont l’ouverture autorise des prises de vue qu’un zoom « passant par » 50 mm ne permet pas. C’est aussi, surtout, une façon pour Nikon de proposer un 50 mm plus compact, plus léger, plus accessible que le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S.

Mais qu’a-t-il dans le ventre ce 50 mm f/1.4 ?

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : présentation

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 vu de profil

Ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 reprend le concept déjà proposé par Nikon pour son NIKKOR Z 35 mm f/1.4. Une optique bien positionnée en terme de tarif (559 euros TTC à son lancement, soit moins chère que le 50 mm f/1.8 S), avec un bokeh très doux (diaphragme à 9 lames), une ouverture généreuse, une mise au point minimale à 37 cm. C’est aussi une focale idéale en vidéo, pour laquelle Nikon revendique la suppression du focus breathing.

Cet objectif dispose d’une bague personnalisable comme tous les NIKKOR Z, sans aucun clic pour garantir la plus grande discrétion aux vidéastes. La formule optique comprend 10 éléments en 7 groupes, dont une lentille asphérique. L’autofocus met en œuvre la motorisation AF multi-groupe désormais bien connue sur les NIKKOR Z, notez toutefois l’absence de commutateur AF/M sur l’objectif.

La bague est en métal, toutes les pièces mobiles du barillet sont hermétiques pour une grande résistance. Ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 pèse 420 grammes, mesure 74,5 mm de diamètre pour 86,5 mm de longueur.

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 formule optique

la formule optique du NIKKOR Z 50 mm f /1.4

Fiche technique du NIKKOR Z 50 mm f/1.4

  • Type : Monture Z de Nikon
  • Format : FX compatible APS-C
  • Focale : 50 mm
  • Ouverture maximale : f/1.4
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 10 lentilles en 7 groupes (dont 1 lentille asphérique)
  • Angle de champ : Format FX : 47° Format DX : 31°30’
  • Système de mise au point : Système AF multi-groupes, système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 0,37 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,17 x
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 62 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions (diamètre maximum x longueur à partir de la monture d’objectif) : Environ 74,5 × 86,5 mm
  • Poids : Environ 420 g
  • Accessoires fournis : Bouchon dʼobjectif LC-62B, bouchon dʼobjectif LF-N1, Parasoleil HB-115

Premier avis sur le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Nikon a compris que les optiques à très grande ouverture et au tarif astronomique ne peuvent séduire tous les photographes. Le développement d’une gamme f/1.4 est donc une bonne nouvelle, d’autant plus quand il s’agit de proposer des focales classiques comme le 35 mm et désormais le 50 mm. Ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 se veut plus ouvert que le f/1.8 S, plus accessible que le f/1.2 S, il ne devrait pas trop peser sur vos cervicales. De bons points.

À l’inverse, cet objectif n’est pas estampillé Série S, la différence pouvant se faire sentir en matière de qualité optique et de fabrication, les premiers tests nous le diront. Il fallait bien rogner sur quelque chose pour arriver à un tarif attractif, c’est là que ça s’est passé.

Si j’applaudis des deux mains l’arrivée de ce second f/1.4 dans la gamme NIKKOR Z focales fixes, je suis moins emballé par la taille de l’optique, sa longueur en particulier. J’ai bien conscience qu’il faut loger la motorisation autofocus, mais en 2024, il aurait été agréable de disposer d’un 50 mm plus compact dans l’esprit du NIKKOR Z 40 mm f/2 dont personne ne remet en question les qualités par ailleurs. Pas la même gamme, pas les mêmes caractéristiques, nous sommes d’accord. Mais quand même.

La question va donc se poser très vite pour le photographe amateur désireux d’utiliser une focale fixe « standard » à grande ouverture, laquelle choisir ?

Pour faire simple et court :

  • entre ce 50 mm f/1.4 et le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, la différence tient en la qualité générale de l’optique et sa finition (et 2/3 d’IL) et le tarif (le f/1.4 est moins cher que le f/1.8 S),
  • entre ce 50 mm f/1.4 et le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, la différence est dans le tarif,
  • entre ce 50 mm f/1.4 et le NIKKOR Z 40 mm f/2, la différence tient en la compacité (avec 10 mm de focale et 1 IL d’ouverture).

Il n’en reste pas moins que je me réjouis de voir de telles optiques arriver dans la gamme, que ce 50 mm f/1.4 représente une belle alternative aux zooms transstandards à l’ouverture moins généreuse, et que les utilisateurs de Nikon Z APS-C vont trouver là une focale fixe à portrait abordable (cadrant comme un 75 mm) qui ne devrait pas leur déplaire.

Le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 sera disponible dès le 26 septembre 2024 au tarif public de 559 euros TTC.

Le 50 mm f/1.4 chez Miss Numerique

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.4
Source : Nikon France

Le 50 mm f/1.4 chez Miss Numerique


Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : Ce que Nikon ne vous dit pas sur cet objectif

Contre toute attente alors que toutes les rumeurs ne parlent que d’un possible NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S, Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 35 mm f/1.4, avec une plus grande ouverture et, surtout, un tarif inférieur de 170 euros au f/1.8. Pourquoi, comment, voici des réponses et ce que Nikon ne vous dit pas à propos de cet objectif.

Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : Ce que Nikon ne vous dit pas sur cet objectif

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35 mm f/1.4, pourquoi ?

La focale 35 mm reste emblématique pour de nombreux photographes, qu’ils soient reporters, photographes de rue, sociaux ou portraitistes. Le 35 mm est un incontournable, d’autant plus quand il ouvre à f/1.4, une grande ouverture qui était l’apanage des objectifs pros de la génération reflex. Jusqu’à aujourd’hui, les adeptes du 35 mm devaient se contenter du NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S dans la gamme Nikon hybride.

L’angle de champ offert par le 35 mm facilite le positionnement du sujet dans son environnement, et la grande ouverture f/1.4 facilite le détachement du sujet dans ce même environnement.

Ces caractéristiques, nous y étions habitués avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S depuis 2018 et l’arrivée des Nikon Z. Mais il semble que Nikon ait décidé de changer la donne.

NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : présentation

Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4

le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 avec sa monture métallique

Outre sa grande ouverture, le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 est, selon la marque, conçu pour offrir robustesse, résistance à la poussière et aux projections d’eau et légèreté. Avec 415 grammes (370 gr. pour la version f/1.8), il se glissera aisément dans votre sac et ne sera pas pénalisant au bout de votre Nikon Z, que ce soit le Nikon Z 6III ou le Z 8.

La grande ouverture f/1.4 permet de photographier dans des conditions de faible éclairage et d’obtenir un joli flou d’arrière-plan grâce au diaphragme à neuf lamelles. La formule optique est composée de 11 éléments en 9 groupes incluant deux lentilles asphériques qui assurent une excellente qualité d’image avec une grande fidélité à la réalité (toujours selon Nikon).

Avec une distance de mise au point minimale de 27 cm, cet objectif permet de capturer des détails de très près, ce qui est utile par exemple pour les reportages de mariage où il est fréquent de passer rapidement d’un portrait à un gros plan sur une bague ou des détails de la robe de mariée.

Pour les vidéastes, la focale de 35 mm est idéale. La grande ouverture f/1.4 offre une profondeur de champ très faible, créant un bel effet cinématographique. L’absence quasi totale de focus breathing rend les vidéos plus stables. En effet, le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 présente un centre de gravité stable lors du changement de mise au point, facilitant l’utilisation avec un stabilisateur. La bague de mise au point est fluide et linéaire, la rotation continue pour une mise au point manuelle très précise. De plus, une deuxième bague paramétrable sans clic permet de personnaliser les réglages comme l’ouverture, la correction d’exposition, et la sensibilité ISO. Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4  est de plus totalement silencieux, ce qui favorise l’enregistrement vidéo sans bruit indésirable.

Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4

le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 sur Nikon Z 6III

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 sera disponible dès le mois de juillet 2024 au tarif public de 729 euros TTC (899 euros pour le 35 mm f/1.8 S).

Fiche technique du NIKKOR Z 35 mm f/1.4

  • Type : Monture Z Nikon, baïonnette métallique
  • Format : FX / 24 × 36 mm
  • Focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1.4
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 11 lentilles en 9 groupes (dont 2 lentilles asphériques)
  • Angle de champ : Format FX : 63° | Format DX : 44°
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Autofocus : Oui
  • Mise au point : Automatique, manuelle
  • Distance minimale de mise au point : 0,27 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,18 x
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 62 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions : Environ 74,5 × 86,5 mm
  • Poids : Environ 415 g
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-62B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-115

Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4

les joints de protection du NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Comparaison NIKKOR Z 35 mm f/1.4 vs 35 mm f/1.8 S

Il est logique de se poser la question de l’utilité de ce NIKKOR Z 35 mm f/1.4 alors que le f/1.8 S a fait ses preuves. Les différences entre le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S et le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 se résument à :

  • l’ouverture maximale,
  • la performance en basse lumière,
  • la profondeur de champ,
  • le flou d’arrière-plan (bokeh).

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4, à pleine ouverture, permet de laisser passer plus de lumière que le f/1.8. Il offre donc de meilleures performances en conditions de faible éclairage, vous permettant de gagner en temps de pose. Avec une ouverture plus grande, le f/1.4 réduit le besoin de monter en ISO, réduisant ainsi le bruit dans les images prises dans des environnements sombres.

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 offre une profondeur de champ plus faible comparé au f/1.8, permettant un meilleur isolement du sujet avec un flou d’arrière-plan plus prononcé. Enfin, le bokeh à f/1.4 est plus doux et plus esthétique grâce à l’ouverture plus grande.

Reste la question de la construction puisque le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 ne bénéficie pas de l’appellation S à la différence du NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S. Les objectifs de la série S proposent une formule optique plus avancée et une résolution supérieure même à pleine ouverture :

  • NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : 11 lentilles en 9 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal)
  • NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : 11 lentilles en 9 groupes (dont 2 lentilles asphériques)

La distance minimale de mise au point (0,27 m) du f/1.4 est satisfaisante, mais le f/1.8 S propose 0,25 m.

Les dimensions sont elles aussi très proches :

  • NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : 74,5 × 86,5 mm
  • NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : 73 mm x 86 mm

Seul le poids montre une différence certaine :

  • NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : 415 gr.
  • NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : 370 gr.

Les NIKKOR Z série S bénéficient également de revêtements antireflet Nano Crystal et Nikon ARNEO, réduisant les images fantômes et les reflets. Les images sont alors plus claires, même en contre-jour. Leur conception robuste et leur étanchéité à la poussière et aux gouttes les rendent adaptés à un usage professionnel intensif.

Toutefois, les NIKKOR Z non S comme le NIKKOR Z 40 mm f/2, le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR ou le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 sont loin de démériter.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2, en particulier, a déjà été adopté par bon nombre de photographes de rue pour sa compacité, ses performances excellentes et son tarif. Mais un 40 mm n’étant pas un 35 mm, l’arrivée du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 est une bonne nouvelle, même si son tarif près de 2,5 x plus cher que le 40 mm f/2 pourrait le desservir chez les photographes ne courant pas après les très grandes ouvertures.

En conclusion, et en réponse à la question initiale, ce que Nikon ne vous dit pas à propos de cet objectif c’est qu’il a toutes les chances de l’emporter face au 35 mm f/1,8 bien que ne bénéficiant pas de la construction série S.

En effet ce NIKKOR Z 35 mm f/1.4, avec un écart de prix en sa faveur face au f/1,8 (- 170 euros), se place en bonne position dans une gamme NIKKOR Z qui ne manque plus de focales 35 mm ou proches.

Source : Nikon

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Des photos avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

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Objectifs Nikon NIKKOR : l’héritage se monte à 120 millions

Nikon a franchi le cap des 120 millions d’objectifs NIKKOR produits en avril 2024. Au-delà de ce chiffre impressionnant, examinons comment la marque a su se réinventer au fil des générations d’optiques.

Objectifs Nikon NIKKOR : l'héritage se monte à 120 millions

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Au-delà du chiffre, l’héritage et l’innovation

En tant que photographe, j’ai toujours apprécié de pouvoir monter un objectif Nikon sur un boîtier Nikon, quelle que soit l’année de production ou ses particularités. Ce qui peut sembler un détail aujourd’hui, avec l’excellence des optiques pour hybrides, ne l’a pas toujours été. La compatibilité, l’étendue de la gamme et les performances font de NIKKOR, la gamme d’optiques Nikon, un nom marquant depuis 1932.

En 1932, Nikon, alors Nippon Kogaku K.K., a enregistré la marque NIKKOR pour désigner ses objectifs. En 1933, les premiers objectifs Aero-Nikkor pour la photographie aérienne ont initié ce qui deviendra, au fil des décennies, l’une des plus belles gammes d’optiques pour la photo. Le récent rachat de RED.com par Nikon laisse entrevoir l’ouverture de la gamme NIKKOR aux optiques pour le cinéma, une nouvelle qui ravira les vidéastes et cinéastes utilisant des hybrides plein format pour leurs tournages.

Objectifs Nikon : tout commence par le verre

fabrication du verre pour les objectifs Nikon NIKKOR

Nikon est l’un des rares fabricants à commencer la production de ses objectifs par la création du verre optique, un verre utilisé sous d’autres formes et via d’autres procédés industriels, dans les verres de lunettes Nikon.

Pour comprendre ces 90 ans de production d’objectifs NIKKOR, il faut remonter aux années 1930, une époque où la photographie était encore en pleine évolution. Les photographes cherchaient constamment à améliorer la qualité de leurs images. C’est dans ce climat d’innovation que Nippon Kogaku K.K., fondée en 1917, a décidé de fabriquer des objectifs sous la marque NIKKOR.

Le Japon s’efforçait de rattraper son retard technologique par rapport aux puissances occidentales. En développant ses propres objectifs, Nikon s’inscrivait dans cette dynamique de modernisation et de perfectionnement. Les premiers objectifs, les Aero-Nikkor destinés à la photographie aérienne, illustrent cette ambition. Utilisés pour des missions de cartographie et de reconnaissance pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont joué un rôle crucial dans le développement des technologies aériennes et militaires.

Après la guerre, Nikon a su tirer parti de l’expérience accumulée pour conquérir de nouveaux marchés. Dans les années 1950 et 1960, l’essor des appareils photo reflex, dont le légendaire Nikon F en 1959, a transformé la pratique photographique des professionnels et des amateurs. Tous avaient désormais accès à des appareils performants, avec des objectifs leur permettant d’explorer le monde, pour les reporters, et les différents domaines artistiques pour les autres. La robustesse et la qualité des objectifs NIKKOR ont rapidement fait de Nikon une référence incontournable.

Pendant les années 1960 et 1970, marquées par plusieurs mouvements artistiques et sociaux, la photographie n’a cessé d’évoluer. Les objectifs NIKKOR ont permis aux photographes de documenter les grands événements de l’époque, des manifestations sociales aux conflits mondiaux, en passant par la conquête de l’espace.

Qualité et innovation

L’excellence optique se reflète dans chaque étape de la fabrication de ses objectifs. De la conception initiale à l’inspection finale, chaque objectif NIKKOR est soumis à des normes de qualité strictes.

le système de motorisation autofocus du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

L’évolution des objectifs NIKKOR est toujours passée par l’intégration continue de technologies innovantes. Le réglage automatique de l’ouverture, l’autofocus, la réduction de vibration (Nikon VR), le diaphragme à commande électronique, la mise au point avec moteurs pas à pas et le traitement au fluor des lentilles frontales ne sont pas seulement des améliorations techniques ; elles ouvrent de nouvelles possibilités créatives. Elles nous permettent, par exemple, de photographier sans flash en très basse lumière sans craindre le flou, ou de suivre un oiseau en vol grâce à la grande réactivité de l’autofocus. Des capacités impensables dans les années 70 qui sont pourtant intégrées dans tous les objectifs NIKKOR de nos jours.

Objectifs Nikon NIKKOR Z

L’arrivée des objectifs NIKKOR Z, conçus pour les hybrides Nikon, a marqué un tournant décisif. Nikon délaissait sa mythique monture F pour une monture Z innovante, avec le diamètre le plus large du marché. Partir d’une feuille blanche a permis aux opticiens de concevoir des objectifs plus performants, offrant une qualité d’image, notamment en périphérie, impossible à atteindre avec la monture F.

Le NIKKOR Z 58mm f/0.95 S Noct, avec son ouverture record de f/0.95, est un exemple des capacités de cette monture, tout comme le récent NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena.

Cette gamme NIKKOR Z, qui continue de s’étendre, satisfait déjà de nombreux photographes équipés d’hybrides Nikon. Vous pouvez découvrir l’étendue de la gamme dans mon article dédié, ainsi que sur le site Nikon.

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Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : coup de génie ou folie ?

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est-il un coup de génie ou une folie ? La question mérite d’être posée face à une telle optique, différente d’un 135 mm fixe classique, sans être aussi ultime que le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 Noct.

Cet objectif a suscité beaucoup de débats parmi les photographes amateurs comme les professionnels. Avec ses caractéristiques atypiques et son prix élevé, il mérite qu’on s’y attarde sérieusement ; voici ce que j’en pense après avoir passé plus de deux semaines avec lui au quotidien.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Le Nikon Plena chez Miss Numerique

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Le Nikon Plena chez Amazon

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : conditions et objectif du test

En tant que photographe passionné, j’apprécie d’évaluer les usages possibles des objectifs, plutôt que leurs performances optiques qui sont de très haut niveau avec cette gamme NIKKOR Z série S.

Comme pour chacun de mes tests d’objectifs, j’ai donc cherché à évaluer en priorité la facilité d’utilisation d’un tel objectif, ses avantages, ses contraintes et le type d’images qu’il peut vous donner.

C’est très personnel. En aucun cas il ne s’agit d’un test optique qui vous permet de savoir le nombre de paires de lignes par millimètre que cette optique est capable de résoudre. Ce qui m’importe en priorité, c’est de savoir quand, comment, avec quelle facilité et pourquoi utiliser le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena apparu en septembre 2023.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Pourquoi le nom « Plena » ?

Selon Nikon, le nom « Plena » dérive du latin « plenum », signifiant « plein » ou « rempli ». Ce choix de nom reflète l’ambition de Nikon de créer un objectif conçu pour capturer des détails fins et produire un bokeh doux et circulaire, en écho aux objectifs de la série Noct-NIKKOR, mais avec un caractère propre qui le distingue.

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena s’inscrit dans une longue tradition d’objectifs 135 mm chez Nikon, qui remonte aux années 1950.

Le premier objectif 135 mm de Nikon, le NIKKOR 13,5 cm f/4, lancé en octobre 1948, est un téléobjectif à focale fixe, compatible avec les appareils photo télémétriques Nikon de l’époque. Avec sa formule optique avancée pour l’époque, il permettait de capturer des images nettes avec un beau rendu des détails, même à pleine ouverture. Le NIKKOR 13,5 cm f/4 a gagné en popularité auprès des nikonistes, devenant un choix privilégié pour les portraits et les scènes nécessitant une certaine distance de prise de vue.

Au fil des décennies, Nikon a amélioré ses objectifs 135 mm, en introduisant des versions plus lumineuses (NIKKOR-Q.C 13,5 cm f/3.5 en décembre 1950) et avec des éléments optiques plus avancés.

Le NIKKOR 135 mm f/2.8 lancé en novembre 1965, offrait une ouverture maximale plus grande, permettant de meilleures performances en basse lumière et un contrôle accru de la profondeur de champ. Citons aussi le NIKKOR 135 mm f/2.8 Serie E, un téléobjectif à grande ouverture dans la série économique apparue avec le Nikon EM.

Ont suivi le NIKKOR 135 mm f/2 (1975), le NIKKOR 135 mm f/2 AI (1977) et le NIKKOR 135 mm f/2 AIS (1981).

NIKKOR AF 135 mm f/2 DC (Defocus Control)

Avec l’arrivée des reflex autofocus dans les années 1980, Nikon a lancé le NIKKOR AF 135 mm f/2 DC (Defocus Control) en 1990. Cet objectif permettait de contrôler le degré de flou d’arrière-plan et d’avant-plan, une caractéristique unique qui a renforcé l’attrait de la focale 135 mm pour le portrait. L’AF NIKKOR 135 mm f/2D DC apparu en novembre 1995 apportait la prise en compte de la distance de mise au point.

La monture Nikon Z, avec son diamètre plus large et sa distance de tirage plus courte, permet désormais des conceptions optiques plus complexes et performantes. Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena bénéficie de ces avancées technologiques ; il intègre des éléments en verre ED et SR pour minimiser les aberrations chromatiques et maximise la qualité d’image.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Une conception pensée pour le portrait

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena a été conçu pour offrir un contrôle précis de la profondeur de champ et un bokeh circulaire quasi parfait, deux caractéristiques essentielles pour les portraitistes. Il permet de capturer des détails fins des cheveux et des tons de peau, donnant des images naturelles et attrayantes.

Contrairement à d’autres objectifs qui peuvent présenter des effets ‘œil de chat’ ou un bokeh déformé en bordure du cadre, le Plena maintient un bokeh circulaire sur toute l’image. Cette caractéristique est due à une conception optique incluant un diaphragme à 11 lamelles et une grande lentille arrière pour minimiser le vignettage.

Ergonomie et construction

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena bénéficie d’une construction robuste en alliage de magnésium censée assurer une grande durabilité. C’est le cas des autres optiques de la série S depuis 2018, il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas pour celui-ci.

La finition de l’ensemble est excellente, et il faut avouer que l’inscription jaune orangée « Plena » sur le fût apporte la petite touche de classe qui peut manquer au design sobre des NIKKOR Z. C’est personnel, mais j’ai aimé.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

L’objectif pèse 995 grammes, un poids élevé en raison des éléments en verre qu’il contient (16 éléments en 14 groupes) et à ses dimensions : 98 mm de diamètre et 140 mm de longueur. Il est imposant, mais guère plus que ses concurrents comme le Sony FE 135 mm f/1.8 GM (2 000 euros) ou le Canon RF 135 mm f/1.8 L IS USM (2 700 euros).

Ce poids conséquent pour un 135 mm fixe ne dégrade toutefois pas l’équilibre qui reste bon sur un Nikon Z de taille modérée comme le Nikon Z 6II utilisé pour ce test. Sur un Z 8 ou un Z 9 ce n’est que mieux.

Les commandes manuelles comprennent une bague de mise au point fluide et précise, très proche du boîtier, ce qui a quelques conséquences en pratique, comme je l’explique plus bas. La bague multifonction se fait discrète, tandis que deux boutons programmables viennent compléter cette personnalisation.

Le bouton L-FN à gauche, utilisable d’un appui du pouce, active la fonction de votre choix. Je lui ai attribué le suivi 3D du sujet. Le bouton supérieur peut jouer le même rôle en cadrage portrait. La position de ces deux boutons est idéale, vous évitant de changer la position de votre main pour actionner une commande.

J’émets quelques réserves sur la large bague de mise au point. Autant sa grande largeur est un atout en mise au point manuelle, autant elle est un inconvénient en mise au point automatique. En effet, il m’est arrivé d’avoir des images manquant de netteté, de chercher pourquoi, avant de me rendre compte que j’avais dû bouger très légèrement la bague alors que je tenais l’objectif entre le pouce et le majeur de ma main gauche. Attention donc, mieux vaut reculer vos doigts au plus près de la monture pour éviter ce désagrément selon la taille de votre main.

L’objectif est livré avec un pare-soleil qui se fixe en un quart de tour. Il n’y a pas de support pour trépied, mais vous n’en aurez a priori pas besoin, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena étant plus lourd que long et assez compact avec un diamètre de 98 mm et une longueur de 140 mm.

Compatibilité avec les boîtiers Nikon Z

L’objectif NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est compatible avec la gamme de boîtiers plein format Nikon Z. Sur un APS-C, il cadre comme un 202 mm, ce qui peut vous intéresser mais attention, le poids et la taille de l’optique seront disproportionnés par rapport à la compacité d’un petit Nikon Z 50 ou Z fc.

Cette compatibilité garantit une intégration optimale avec l’autofocus ultra-rapide et précis des Nikon Z f, Z 8 et Z 9, ainsi qu’avec la stabilisation d’image intégrée au capteur. Car, rappelons-le, ce Plena n’est pas stabilisé, ce qui peut poser problème lorsque la lumière manque et que le temps de pose augmente. L’utiliser avec un capteur stabilisé est donc une bonne idée.

Notez, enfin, que cet objectif n’est pas compatible avec les téléconvertisseurs NIKKOR Z en raison de la spécificité de sa formule optique. Il est et restera un 135 mm.

Performances optiques

Piqué et qualité d’image

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

L’ouverture maximale de f/1.8 et la longue focale permettent un excellent contrôle de la profondeur de champ, tandis que l’effet de compression de l’arrière-plan crée une isolation optimale du sujet. Mes tests révèlent une excellente netteté sur toute la surface du cadre et une transition très douce des plans nets aux plans flous, produisant un effet « crémeux » dans le flou.

La formule optique comporte 16 éléments en 14 groupes, avec quatre éléments ED, un élément asphérique et un élément SR. L’élément SR est rare dans les objectifs Nikon ; il a un indice de réfraction plus élevé pour la lumière bleue et les courtes longueurs d’onde, ce qui aide à contrôler l’aberration chromatique axiale.

L’utilisation de cet élément SR permet aussi de prévenir les franges colorées, tandis que le revêtement limite les reflets tout en maintenant le contraste. Nikon s’est concentré sur le rendu et le caractère de son Plena, c’est réussi.

Bokeh et profondeur de champ

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est équipé d’un diaphragme à 11 lamelles qui joue un rôle crucial dans la qualité du bokeh. Ce diaphragme à lamelles multiples permet de créer une ouverture plus circulaire, même lorsqu’elle est partiellement fermée. Cela se traduit par un bokeh plus doux et plus attrayant, avec des disques de flou qui restent circulaires plutôt qu’hexagonaux ou octogonaux, comme c’est souvent le cas avec des diaphragmes à moins de lamelles.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Vous remarquerez sur les photos que le bokeh reste quasiment circulaire du centre jusqu’à la périphérie des images. C’est loin d’être le cas avec d’autres optiques de très bon niveau pourtant. Voici une performance à mettre au crédit de Nikon, qui peut faire la différence avec le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S (3 350 euros) pour le portrait, si toutefois la focale 135 mm vous convient.

La conception optique du Plena inclut également des éléments spécifiques qui contribuent à la qualité du bokeh. Parmi ces éléments, on trouve des lentilles ED (Extra-Low Dispersion) et SR (Short-wavelength Refractive), qui aident à minimiser les aberrations chromatiques et à maintenir une haute qualité d’image sur toute la plage d’ouverture. De plus, une grande lentille arrière est utilisée pour maintenir une luminosité uniforme jusqu’aux bords de l’image, réduisant ainsi le vignettage mécanique et les effets indésirables comme l’œil de chat.

Le bokeh doux et circulaire du Plena permet de mettre en valeur le sujet. De plus, sa capacité à produire des transitions de flou très progressives donne une sensation de profondeur et d’effet 3D à l’image, ce qui favorise les portraits artistiques.

Autofocus

La mise au point est assurée par deux moteurs pas à pas (STM). En pratique (et en vidéo), le silence est garanti, la réactivité de cet autofocus est grande, la mise au point est stable, même sur un Nikon Z 6II comme ci-dessous (mode AF suivi du sujet).

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Lors de mes différentes séances de prise de vue, bien que j’ai trouvé la mise au point rapide et précise, j’ai toutefois pu constater que le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est très exigeant envers le boîtier. Il ne suffit en effet pas que l’autofocus de l’optique soit réactif, il faut que le boîtier suive. Or sur la génération Nikon Z 6II et Z 7II, dont l’autofocus est loin d’égaler celui des Z f, Z 8 et Z 9, l’AF est aux limites de ses capacités. Le mode AF zone automatique a parfois du mal à identifier le sujet si le contraste de la scène n’est pas suffisant, il faut alors avoir recours au suivi du sujet. Rien de bloquant cependant car il est courant d’utiliser ce type de zone de mise au point, ce que l’AF des Z 6II et Z 7II gère très bien avec cet objectif.

Sur le côté gauche de l’optique se trouve un sélecteur de mise au point, permettant, comme on peut s’y attendre, de passer en mode de mise au point manuel avec la bague de mise au point ou en mode de mise au point automatique avec l’autofocus à correction du point manuelle. Vous suivez ?

Le Plena a une distance minimale de mise au point de 0,82 m, proche de celle des autres objectifs 135 mm haut de gamme sur le marché.

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : utilisation

En pratique, cet objectif s’avère très maniable et portable, bien que son poids et son encombrement soient importants. Certes, vous le sentirez une fois monté sur votre boîtier, mais comme mentionné plus haut, l’équilibre général reste excellent.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

test de bokeh à ouverture f/5.6

Avec une ouverture maximale de f/1.8, bien que vous ne travailliez pas nécessairement à cette ouverture car le bokeh est déjà très prononcé à f/4 ou f/5.6, vous allez pouvoir réaliser des portraits avec de jolis fonds. Toutefois attention, la focale 135 mm peut aussi s’avérer bien longue pour le portrait. Il faut donc composer en demandant à votre modèle de s’éloigner, en photographiant en plan plus serré ou en vous reculant si vous en avez la possibilité.

A pleine ouverture ou proche de la pleine ouverture, la profondeur de champ reste minimale : 14 cm avec une mise au point à 5 m, et 5 cm avec une mise au point à 3 m. Il vous faut donc être prudent sur la zone de mise au point : si vous la faites sur le bout du nez de votre modèle placé à 3 m, vous prenez le risque d’avoir des oreilles floues. A vous de gérer.

Le Plena étant pensé pour les arrière-plans harmonieux, je vous recommande de chercher des scènes qui vont vous permettre de mettre en valeur cette spécificité. En effet, si l’arrière-plan ne permet pas d’avoir de jolis cercles bien ronds, à quoi bon utiliser un tel objectif ? Cherchez les scènes lumineuses, avec une matière qui se prête à ce type de flou : les feuillages sont un bon exemple, les murs lisses le sont moins. Les scènes nocturnes et les décors de studio sont un autre bon choix si vous savez tirer profit des différentes lumières artificielles.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Ici, clairement, le Plena n’est pas mis en valeur, c’est le type de scène à éviter avec cette optique

Faire de la photographie animalière en plan serré, comme je l’ai vu déjà, n’a guère d’intérêt avec le Plena si vous coupez les arrière-plans. A l’inverse, faire des photos de fleurs et de végétation avec un bel arrière-plan flou peut vous donner de belles compositions.

Comparaison

À 3 000 euros, il est légitime de se demander si cet objectif vaut vraiment son prix. Comparé à d’autres objectifs similaires, notamment ceux de Canon et Sony, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena se distingue par son excellence, mais il est également plus cher que ses concurrents. L’absence de stabilisation est un autre point à considérer et pourrait être un inconvénient pour certains usages en basse lumière.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

La comparaison avec d’autres focales, notamment le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S, est également pertinente. La compression des plans entre ces deux focales influe sur la perception de l’espace et la taille des éléments en arrière-plan. Le choix entre un 85 mm et un 135 mm dépendra donc de votre style de photographie et de l’effet que vous souhaitez obtenir.

Comparé à d’autres objectifs similaires de Sony, Canon ou Sigma, le 135 mm f/1.8 S Plena offre un bokeh nettement plus circulaire et une compression des plans plus prononcée que les focales de 85 mm. Cependant, son absence de stabilisation peut être considérée comme un inconvénient, tout comme son poids conséquent, le rendant moins adapté aux longues séances.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : conclusion

Bien que coûteux, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena répond largement aux attentes en termes de qualité d’image et de bokeh. Sa construction robuste et ses commandes personnalisables en font un outil performant. Si vous cherchez un objectif à portrait de grande qualité, avec un rendu spécifique, offrant une belle séparation entre sujet et arrière-plan, ce modèle pourrait bien valoir l’investissement.

L’utilité du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena dans des contextes de photographie de portrait ou événementielle est indéniable. Sa capacité à capturer des détails fins, des tons de peau naturels et à minimiser le vignettage en fait un outil précieux si vous recherchez la perfection dans vos images. Pour tous les autres usages, la question reste posée : le poids, l’encombrement et le tarif ne plaident pas forcément en faveur de cette optique si vous n’êtes pas portraitiste.

En conclusion, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena offre des performances exceptionnelles, mais comme toujours, il est essentiel de considérer vos propres besoins et priorités en tant que photographe avant de faire un tel achat. Alors, coup de génie ou folie ? Tout dépend de votre vision et de vos aspirations en photographie. Pour ma part je serais tenté de vous dire « soyons fous » car cette optique est vraiment séduisante !

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Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

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NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR: l’arme fatale pour remplacer tous vos objectifs ?

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR, un zoom dont la plage focale est la plus large jamais proposée pour un hybride Nikon. L’ouverture maximale de f/4 à 28 mm, la compacité, le poids et le tarif de ce zoom laissent présager d’une polyvalence extrême sur les Nikon Z plein format comme APS-C.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : va-t-il remplacer tous vos objectifs ?

Ce zoom Nikon chez Miss Numerique

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : présentation

Le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR ne manque pas d’atouts si vous cherchez un objectif le plus polyvalent possible. Il repousse les limites du déjà très polyvalent NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, sa plage focale de 28 à 400 mm étant inédite dans la gamme Nikon, même l’AF-S NIKKOR 28-300 mm pour reflex n’allait pas aussi loin en focale maximale.

Mais ce n’est pas tout puisque cet objectif pèse 725 g (570 g pour le 24-200 mm), et mesure 84,5 mm x 141,5 mm (76,5 mm x 114 mm pour le 24-200 mm), autant dire qu’il n’est guère plus encombrant et plus lourd tout en offrant 200 mm de focale supplémentaires. C’est loin d’être négligeable.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

La plage de focales, de 28 mm (grand-angle) à 400 mm (long téléobjectif) permet toutes les fantaisies, lors d’un voyage pour ne pas vous charger, comme au quotidien si vous êtes adepte de « un objectif pour tout faire tout le temps ». Monté sur un Nikon Z APS-C il cadrera comme un 42-600 mm tout en étant stabilisé. La bague de zoom est graduée en millimètres (28, 35, 50, 70, 105, 200, 300, 400).

La réduction de vibration (VR) intégrée offre une compensation allant jusqu’à 5,0 stops, (5,5 stops avec les Nikon Z dotés de la fonction VR Synchro). La prise de vue en basse lumière en grand angle sera favorisée à f/4 tandis que la focale 400 mm ne souffrira pas trop de l’ouverture maximale à f/8.

Comme sur la plupart des NIKKOR Z, l’autofocus avec moteur pas à pas devrait s’avérer réactif, reste à vérifier le temps nécessaire pour faire le point entre 28 et 400 mm si la bague de zoom vous démange trop, avec une telle plage focale l’AF aura fort à faire.

Si vous êtes amateur de photo macro, sachez que le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR propose des distances minimales de mise au point de 0,2 m à 28 mm et de 1,2 m à 400 mm. Le rapport de reproduction de 0,35 x ne le place pas au même niveau que des objectifs macro spécialisés mais c’est loin d’être ridicule pour un zoom polyvalent.

Voici le détail des distances de mise au point minimales selon la focale :

  • 28 mm : 0,2 m
  • 35 mm : 0,36 m
  • 50 mm : 0,5 m
  • 70 mm : 0,57 m
  • 105 mm : 0,6 m
  • 200 mm : 0,8 m
  • 300 mm : 1,2 m
  • 400 mm : 1,2 m

Voici le détail des ouvertures maximales selon la focale :

  • 28-31 mm : f/4
  • 32-38 mm : f/4,5
  • 39-40 mm : f/4,8
  • 41-43 mm : f/5
  • 44-49 mm : f/5,3
  • 50-61 mm : f/5,6
  • 62-88 mm : f/6
  • 89-104 mm : f/6,3
  • 105-129 mm : f/7,1
  • 130-164 mm : f/7,6
  • 165-400 mm : f/8

La construction du NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR en fait un objectif protégé contre les intempéries, les voyages en milieu poussiéreux et humides ne devraient pas lui faire peur.

La bague de réglage silencieuse est personnalisable comme sur tous les NIKKOR Z, le 28-400 mm dispose d’un commutateur de verrouillage du zoom qui l’empêche de se déployer lorsque vous le glissez dans votre sac. Le pare-soleil inclus peut être monté à l’envers pour gagner de la place dans votre sac photo (et servir de protection en utilisation).

Proposé au tarif public de 1 549 euros TTC, ce NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR vous coutera 600 euros de plus que le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, et 520 euros de plus que le plus limité NIKKOR Z 24-120 mm f/4. Le prix à payer pour ne pas changer d’objectif quelles que soient vos envies de photos.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR exemple de photo à 400 mm

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR + Nikon Z 6II
400 mm – f/10 – 1/800ème de sec. – ISO 200

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : fiche technique

  • Type : Monture Nikon Z compatible plein format et APS-C
  • Plage focale : 28–400 mm (équivalent 42-600 mm en APS-C)
  • Ouverture maximale : f/4 à f/8
  • Ouverture minimale : f/22 à f/45
  • Plage des ouvertures : à 28 mm : f/4 à f/22 – à 400 mm : f/8 à f/45
  • Formule optique : 21 lentilles en 15 groupes (dont 4 lentilles en verre ED et 3 lentilles asphériques)
  • Angle de champ : sur plein format : 75° à 6°10’ – sur APS-C : 53° à 4°
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point :
    • à 28 mm : 0,2 m
    • à 35 mm : 0,36 m
    • à 50 mm : 0,5 m
    • à 70 mm : 0,57 m
    • à 105 mm : 0,6 m
    • à 200 mm : 0,8 m
    • à 300 mm : 1,2 m
    • à 400 mm : 1,2 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,35 x (focale 28 mm)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions (diamètre maximum x longueur à partir de la monture d’objectif) : environ 84,5 mm x 141,5 mm
  • Poids : environ 725 g
  • Accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, pare-soleil HB-114, étui pour objectif CL-C2

paresoleil NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

le pare-soleil Nikon HB-114 pour le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : premier avis

Le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR devrait constituer un choix intéressant pour les photographes recherchant un objectif tout-en-un pour leur hybride Nikon Z plein format ou APS-C.

Ses avantages incluent la polyvalence, la stabilisation d’image, le poids et l’encombrement réduits tandis que les inconvénients résident dans son ouverture relative limitée à 400 mm et les compromis inhérents à un super-zoom.

Cet objectif s’adresse donc aux photographes privilégiant la flexibilité et la commodité par rapport à des critères spécifiques tels que la luminosité maximale (grande ouverture maximale) ou les capacités macro avancées.

En réponse à la question initiale « va-t-il remplacer tous vos objectifs ? », non. Un megazoom ne saurait remplacer un petit 28 mm f/2.8 compact et léger, il ne saurait non plus remplacer un 400 mm f/2.8 si vous avez besoin d’un long téléobjectif à grande ouverture. Attention donc à bien définir vos besoins. Mais il faut admettre que Nikon fait là une proposition qui mérite de vous y intéresser si vous cherchez un couteau suisse, en sachant que vous pourrez toujours le compléter d’un petit 28 mm pour sortir léger et discret quand vous en éprouverez l’envie.

En savoir plus sur le site Nikon

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Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : investissement judicieux ou dépense superflue ?

Après avoir testé le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR Z en 2020, j’ai passé une nouvelle semaine sur le terrain pour vous proposer ce test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8. J’étais curieux de découvrir les performances de ce « petit » 70-180 mm, dont la particularité réside dans sa grande ouverture constante de f/2.8, à l’instar de son aîné. Voici mon avis et des éléments pour déterminer s’il mérite un investissement de votre part ou non.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : investissement judicieux ou dépense superflue ?

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Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : contexte

Pour un photographe urbain comme moi, tester un téléobjectif implique de repenser ma photographie. Je suis davantage habitué à photographier avec des focales comprises entre 24 et 70 mm sur le Nikon Z 6II, mais j’ai apprécié cet exercice qui m’a permis de sortir de mon cadre habituel.

Je précise que ce test a été réalisé avec un Nikon Z 6II doté de 24 Mp et non avec un capteur de Z 7, Z 8 ou Z 9 de 45 Mp, ce qui a son importance pour la suite.

Je tiens également à préciser que la météo n’a pas été clémente, puisque j’ai dû annuler plusieurs sorties en raison de pluies importantes pour travailler en extérieur. Mais au final, j’ai pu évaluer tout ce que je souhaitais.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : présentation

Bien que cela ne soit pas officiellement annoncé par les deux parties, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 possède toutes les caractéristiques d’un « Tamrikon », c’est-à-dire une formule optique et une fabrication Tamron selon les normes Nikon. Cela permet à Nikon de proposer une triplette de zooms à grande ouverture et abordables : 17-28 mm f/2.8, 28-75 mm f/2.8 et 70-180 mm f/2.8. De 17 à 180 mm, l’ouverture f/2.8 est reine.

Ces trois objectifs offrent une construction similaire, un diamètre de filtre de 67 mm et sont plus compacts et légers que les NIKKOR Z 14-24 mm, 24-70 mm et 70-200 mm f/2.8 S.

Ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ressemble en de nombreux points au Tamron 70-180 mm f/2.8 Di III VXD, proposé en monture E pour Sony. Sauf erreur de ma part, la version Nikon se distingue par son apparence, sa monture et sa motorisation autofocus. Les deux versions, Tamron et Nikon, contiennent 19 éléments répartis en 14 groupes, avec des agencements d’éléments spécifiques et un diaphragme à 9 lames. La version Nikon offre :

  • une distance minimale de mise au point plus courte,
  • un rapport de grossissement maximal d’environ 1:2,
  • une motorisation autofocus pas à pas Nikon pour la mise au point (à la différence du moteur linéaire sur la version Tamron),
  • la compatibilité avec les téléconvertisseurs Nikon.

Pas si mal pour un téléobjectif f/2.8 en monture Z native proposé à 1 300 euros. Dommage toutefois que Nikon ne soit pas partie sur la version stabilisée du même zoom Tamron, qui n’est guère plus couteuse toujours en monture Sony E.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : l’objectif sur Nikon Z 6II

Long de 151 mm (contre 220 mm pour le 70-200 mm VR) et pesant seulement 795 g (contre 1 437 g pour le VR), ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est incontestablement plus léger et compact, cela se ressent quand vous prenez l’ensemble en main. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir porter l’appareil à la main pendant deux heures, sans ressentir le poids excessif d’un long téléobjectif.

Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. NIKKOR Z 24-120 mm f/4 VR S

Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S à gauche
Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 (sans bague FTZ) à droite

Autres différences avec le 70-200 mm VR, ce 70-180 mm ne permet pas d’utiliser un collier de pied, ce qui ne serait pas un gros problème étant donné son poids, mais peut toutefois en devenir un puisqu’il n’est pas stabilisé. Attention donc à bien réfléchir aux usages que vous en attendez, selon qu’il s’agisse d’affût posé sur trépied ou de photo à main levée.

Qualité de fabrication

S’agissant d’un zoom externe, l’objectif s’allonge d’environ 30 mm entre 70 et 180 mm, alors que le 70-200 mm VR, zoom interne, conserve une longueur constante. La présence d’un loquet de verrouillage vous permet toutefois de bloquer l’objectif en position rentrée lors du transport, une bonne idée.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : 70 mm à gauche – 180 mm à droite
le loquet de verrouillage est visible sur la photo de droite

Présenté par Nikon comme résistant à la poussière et aux éclaboussures, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vous permettra de sortir même sous la pluie, comme ce fut le cas pour moi. Bien que la conception zoom externe puisse sembler moins protégée contre la poussière et l’humidité, sauf à sortir sous un déluge, il est probable que vous souffrirez plus de l’eau vous-même que l’objectif.

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est vendu 1 310 euros au moment de la publication de cet article, alors que le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est vendu 2 900 euros, soit plus de deux fois plus cher. Dernière précision qui a de l’importance pour certains (mais pas pour moi), le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est fabriqué en Chine, alors que le 70-200 mm VR est fabriqué en Thaïlande.

En résumé, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 offre une qualité de construction adaptée à un usage amateur ou expert en toutes conditions tout en restant portable et facile d’utilisation au quotidien. Toutefois, certains photographes pourront préférer les caractéristiques et la robustesse des objectifs plus lourds et mieux protégés, en fonction de leurs besoins spécifiques et de leur style de photographie.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

À qui se destine ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ?

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 s’adresse plutôt aux utilisateurs suivants :

  • photographes de voyage et de reportage : sa légèreté et sa compacité en font un téléobjectif idéal si vous vous déplacez beaucoup et que vous avez besoin d’un objectif moins encombrant qu’un plus volumineux 70-200 mm f/2.8 VR S,
  • utilisateurs de Nikon Z 5 et des séries Z 6 I et II : pour ces appareils photo dotés d’un capteur de 24 Mp, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 constitue une option abordable sans compromis significatifs sur la qualité,
  • utilisateurs de Nikon Z DX (APS-C) : avec un cadrage équivalent à 105-270 mm sur les capteurs APS-C, ce téléobjectif offre une belle plage focale pour la photographie de sport, animalière ou toute situation nécessitant un téléobjectif léger et maniable,
  • photographes intéressés par la macrophotographie : avec sa capacité de grossissement de 1:2, cet objectif vous permet d’explorer la macrophotographie sans investir dans un objectif macro spécifique.

Cet objectif peut ne pas vous convenir si vous avez besoin de la meilleure performance optique possible à toutes les ouvertures, en particulier à pleine ouverture et en périphérie de l’image, ou s’il vous faut une stabilisation d’image intégrée à l’objectif, par exemple dans des conditions de faible luminosité ou pour la vidéo, et sur les Nikon Z APS-C dont le capteur n’est pas stabilisé.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Prise en main

La prise en main du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 m’a agréablement surpris, car j’ai l’habitude de porter mon boîtier à la main la plupart du temps et je fatigue après quelques dizaines de minutes lorsque l’objectif est long et lourd (comme ce fût le cas lors du test du NIKKOR Z 50 mm f/1.2). Avec celui-ci, je n’ai pas souffert du poids ; la longueur restant raisonnable (proche de celle du NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, l’ensemble n’attire pas les regards comme avec le plus imposant 70-200 mm f/2.8 VR S.

La large bague de zoom est facile d’accès, sa plage de rotation limitée entre 70 et 180 mm réduit le déplacement du poignet, ce qui est très confortable. La seconde bague bien plus étroite et personnalisable vous permet par exemple d’ajuster l’ouverture ou la correction d’exposition ou la mise au point manuelle selon vos préférences.

En résumé, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 offre une bonne prise en main et une manipulation confortable, que vous soyez comme moi adepte de la photographie à main levée, ou que vous préfériez prendre vos photos après avoir trouvé un emplacement et vous être bien installé, par exemple, contre un arbre.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8
notez le pas de vis pour filtres de diamètre 67 mm

Autofocus

Un sujet qui fait parler chez Nikon depuis que les hybrides Nikon Z ont fait leur apparition. Je vais faire simple : avec le Nikon Z 6II, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 s’est révélé très réactif en autofocus AF-C en zone automatique, mon réglage par défaut, précis et tout aussi réactif en suivi 3D. Il m’a permis de laisser l’AF se caler sur l’œil de mes sujets sans différence notable avec ce que j’ai l’habitude d’avoir en courte focale. Autant dire qu’avec tout Nikon Z doté d’un autofocus plus récent (Nikon Z f, Nikon Z 8 et Z 9), les performances sont encore meilleures.

Le moteur pas à pas Nikon est réactif, se cale sans hésiter, son fonctionnement est silencieux, ce qui est appréciable lorsque vous devez être discret ou que vous enregistrez une vidéo.

Même à 180 mm, la focale maximale qui impose souvent une diminution de la rapidité de mise au point si la distance au sujet change beaucoup, je n’ai pas remarqué de lenteur particulière, arrivant même à faire des photos nettes avec détection de l’œil à l’improviste.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

La distance de mise au point minimale varie avec la focale, de 0,27 m à 70 mm à 0,85 m à 180 mm. Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 permet un rapport de grossissement maximum d’environ 1:2, ce qui est plutôt satisfaisant pour un zoom et vous intéressera si vous appréciez la macro ou les prises de vue rapprochées et que vous ne disposez pas encore d’une optique macro comme le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S.

Les photographes adeptes des plus longues focales seront ravis d’apprendre que le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 peut être utilisé avec les téléconvertisseurs Nikon, ce qui revient à cadrer comme un :

Multipliez ces valeurs par 1,5 pour avoir les équivalences en APS-C :

  • 147-378 mm avec le Nikon Z TC x 1.4
  • 210-540 mm avec le doubleur de focale

Dans l’ensemble, l’autofocus du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 m’a autorisé une belle performance dans les différentes situations de prise de vue auxquelles je l’ai soumis, y compris en suivant les oiseaux à travers les branches, mais là c’est l’autofocus du boîtier qui fait le gros du travail.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Stabilisation

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ne possède pas de stabilisation d’image intégrée à l’objectif. À la place, il s’appuie sur la stabilisation du capteur (IBIS), si le boîtier la propose, ce qui est le cas de tous les Nikon Z plein format mais pas des APS-C Z 30, Z 50 et Z fc. L’efficacité de la stabilisation de l’ensemble dépend donc largement de la performance du système de stabilisation intégré à l’appareil photo.

Avec le Nikon Z 6II, j’ai pu photographier avec des temps de pose de l’ordre de 1/5ème de seconde sans flou particulier sur mes photos.

L’absence de stabilisation d’image spécifique à l’objectif signifie que, lors de l’utilisation avec des boîtiers sans stabilisation intégrée, vous pouvez rencontrer plus de défis pour obtenir des images nettes avec les temps de pose longs, compensez en augmentant l’ISO quand c’est possible.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion, aberrations chromatiques, flare

Les performances optiques du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 peuvent être résumées ainsi :

Piqué

  • À 70 mm : le piqué est bon au centre dès f/2.8, pour atteindre une excellente netteté sur l’ensemble de l’image, mieux vaut fermer à f/5.6. Mes images montrent un très bon piqué à f/8, ouverture souvent utilisée pour garder de la profondeur de champ.
  • À 135 mm : le centre à f/4 est très bon, et en fermant le diaphragme, la qualité s’étend vers les bords.
  • À 180 mm : j’ai observé le meilleur piqué au centre à f/4. La netteté des bords s’améliore significativement en fermant jusqu’à f/8.

Homogénéité

Le piqué est moins homogène à pleine ouverture, surtout à 180 mm. En fermant le diaphragme de deux à trois crans, l’homogénéité s’améliore sur l’ensemble du champ.

Vignettage

  • À 70 mm et f/2.8 : Le vignettage est léger. En fermant à f/4, il devient négligeable.
  • À 180 mm et f/2.8 : Le vignettage est plus marqué, avec un assombrissement notable des coins, tandis qu’à f/5.6 il est négligeable.

Distorsion

  • La distorsion en barillet est minimale à 70 mm, elle reste peu prononcée à 180 mm.
  • Sauf à faire des photos d’architecture nécessitant une distorsion minimale à toutes les ouvertures, aucun handicap à prévoir surtout si votre logiciel photo tient compte des corrections du boîtier ou que vous faites du JPG.

Toutefois, comme avec de nombreux zooms, pour obtenir la meilleure qualité sur tout le champ, il est souvent nécessaire de fermer le diaphragme de quelques stops. La prise en compte du vignettage et de la distorsion est essentielle pour les utilisateurs exigeants une qualité d’image optimale dans diverses conditions de prise de vue.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Aberrations chromatiques

Les aberrations chromatiques, qui se manifestent par des franges de couleur le long des bords des objets contrastés, sont bien contrôlées. Elles restent à un niveau qui ne gêne pas la qualité de l’image. Rappelons que le 70-200 mm f/2.8 VR S a fixé la barre tellement haut que nous en devenons vite très exigeants, mais ce 70-180 mm f/2.8 tient très bien la comparaison.

Flare

Bien que le soleil ait manqué pendant ce test (!), je n’ai pas constaté d’apparition d’un tel effet lors des rares éclaircies. Le pare-soleil HB-113 fourni avec l’objectif contribue à réduire le flare si vous avez la chance de côtoyer le soleil en frontal plus souvent que moi.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Rendu optique : focus breathing

Sauf à fixer l’appareil sur trépied pour faire des mesures très précises, ce que je n’ai pas fait car je ne pratique pas ce type de test de laboratoire, le focus breathing n’est pas visible sur mes images.

Il est d’autant plus difficile à déceler qu’à 180 mm, focale qui serait la plus sensible à cet effet, il faut comparer deux photos faites à la distance minimale de mise au point et à l’infini, situation très peu courante en pratique.

Autant dire que pour la plupart des situations que vous allez rencontrer, comme la photographie de paysage, de sport ou d’animaux, où les fortes variations de mise au point sont moins fréquentes, l’impact du focus breathing est négligeable.

En conclusion

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 présente des performances élevées en matière de distorsion et aberrations, de même qu’un piqué très satisfaisant dès f/4 ou f/5.6 selon la focale, ce qui contribue à sa capacité à produire des images nettes et contrastées.

Sans égaler le redoutable NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, ces prestations sont de très bon niveau, seul le piqué à pleine ouverture marque le pas de façon plus visible.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 : mon avis

Que penser de ce zoom téléobjectif à la fin de ce test ? Le NIKKOR Z 70-180mm f/2.8 est un objectif polyvalent et de qualité, bien construit, compact, léger pour un téléobjectif, bien adapté aux styles de photographie qui nécessitent une telle plage focale.

Points forts

  1. légèreté et compacité : par rapport au NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, le 70-180 mm est plus léger et plus compact, ce qui le rend idéal pour les voyages et les longues séances de prise de vue
  2. qualité optique : il offre un très bon piqué, surtout si vous prenez soin de fermer de quelques crans l’ouverture. La performance est particulièrement bonne à mi- portée de zoom tandis que la focale maximale, à pleine ouverture, n’est pas aussi exceptionnelle que sur le 70-200 mm.
  3. polyvalence : avec sa plage de 70 à 180 mm et une ouverture maximale de f/2.8, cet objectif autorise le portrait, le sport, l’animalier (avec les limites d’un 180 mm), la photographie de voyage
  4. distance minimale de mise au point : la capacité de mise au point rapprochée et le rapport de grossissement maximum d’environ 1:2 sont deux bons points pour la « macrophotographie sans objectif macro » ou les vues rapprochées
  5. construction : la résistance à la poussière et aux éclaboussures est suffisante pour utiliser ce zoom dans la plupart des conditions météo, sa compacité vous permettant de le protéger très vite sous une veste en cas d’orage, ce que je ne me suis pas gêné de faire.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Points faibles

  1. absence de stabilisation d’image : le manque de stabilisation d’image intégrée à l’objectif peut être un inconvénient dans des conditions de faible luminosité ou pour les vidéos sans trépied, si vous utilisez des temps de pose longs, ou un Nikon Z APS-C non stabilisé
  2. vignettage: le vignettage, en particulier à la focale extrême, reste plus marqué que sur le 70-200 mm, bien que cela puisse être corrigé en post-traitement aisément
  3. homogénéité du piqué : le piqué n’est pas uniforme sur tout le champ à pleine ouverture, la périphérie des images pouvant montrer des signes de faiblesse par rapport au centre.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Conclusion

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est un excellent choix si vous recherchez un objectif polyvalent offrant des résultats très satisfaisants et dont le tarif reste accessible pour une telle plage focale et une grande ouverture constante.

Son poids et sa construction compacte le rendent très attrayant pour le voyage et la photographie du quotidien, tandis que sa qualité optique et sa distance minimale de mise au point le rendent également adapté à la macro et au portrait.

Cependant, si vous souhaitez bénéficier d’une stabilisation intégrée ou de la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et focales, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 présente quelques limitations. Compromis intéressant en termes de portabilité, flexibilité et performance, il constitue néanmoins une proposition attirante pour les utilisateurs de Nikon Z plein format comme pour les utilisateurs de Nikon Z APS-C désireux de disposer d’un téléobjectif de plus grande ouverture que le plus modeste NIKKOR Z 50-250 mm f/4.5-6.3 VR.

Je conclus ce paragraphe en adressant un message personnel à Nikon, à quand le même objectif en version stabilisée puisqu’il existe pour la concurrence ?

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Le Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 peut vous intéresser si :

  • vous recherchez un téléobjectif polyvalent pour le portrait, le sport, l’animalier et la photographie de voyage
  • vous préférez les objectifs légers et compacts
  • vous photographiez souvent en extérieur
  • vous aimez les arrière-plans flous esthétiques
  • vous avez besoin d’une bonne performance en basse lumière
  • vous recherchez une alternative moins coûteuse que les objectifs professionnels Nikon S
  • vous faites des vidéos
  • vous n’avez pas déjà un AF-S NIKKOR 70-200 mm f/.8 VR avec bague FTZ ou équivalent Tamron/Sigma

Le Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’une stabilisation d’image intégrée
  • vous avez besoin d’une plus longue portée de zoom
  • vous exigez la meilleure qualité d’image à toutes les ouvertures et acceptez d’en payer le prix
  • vous privilégiez les objectifs avec un support de collier de trépied
  • vous recherchez un objectif pour des conditions extrêmes
  • vous avez déjà un NIKKOR Z 100-400 mm

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

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Quelques photos faites avec le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

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Bague Nikon FTZ vs FTZ2 comparatif et rumeurs, rétablissons la vérité !

Vous ne savez pas quelle bague Nikon FTZ choisir entre la version 1 et la version 2 ? Vous lisez de nombreuses rumeurs qui circulent sur ces bagues Nikon FTZ et FTZ2, vous laissant penser qu’elles nuisent au bon fonctionnement de votre hybride Nikon lorsqu’il est équipé d’un objectif Nikon pour reflex ?

Voici de quoi savoir choisir entre la bague Nikon FTZ et la FTZ2, de quoi distinguer les mythes de la réalité et comment optimiser l’utilisation de votre hybride Nikon sans devoir remplacer tous vos objectifs.

Cette bague chez Miss Numerique

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Depuis la sortie des premiers Nikon hybrides en 2018, je lis tout et son contraire sur le web et les réseaux sociaux à propos de la bague Nikon FTZ. Il en est de même depuis octobre 2021 et l’arrivée de la bague Nikon FTZ2.

Afin de lever le doute sur le choix et l’utilisation de cette bague, qui permet de coupler un objectif pour reflex Nikon F sur un hybride Nikon Z plein format ou APS-C, je réponds aux fausses informations et je vais les détailler dans cet article qui reprend le contenu de cette vidéo.

Bague Nikon FTZ vs FTZ2 : le jeu des différences

Il existe deux versions de bague Nikon FTZ (F to Z), la version 1 et la version 2. La différence principale entre ces deux bagues d’adaptation réside dans leur conception physique et leur ergonomie.

Bague Nikon FTZ vs FTZ2

Vue de profil, les bagues Nikon FTZ (à gauche) et FTZ2 (à droite) sont identiques au support pour trépied près pour la bague FTZ.

Bague Nikon FTZ vs FTZ2

Vue de face, seul le support pour trépied, à nouveau, différentie ces deux bagues.

Conception et taille

La première version de la bague d’adaptation Nikon FTZ présente un design plus grand avec une face inférieure proéminente. Cette partie s’étend en dessous de la bague, pouvant servir de support ou de prise en main supplémentaire. Cependant, cette conception peut gêner l’utilisation de certains trépieds.

Avec la FTZ II, Nikon a supprimé la proéminence inférieure, pour un design plus compact. La bague est moins encombrante et plus compatible avec les trépieds ou accessoires de fixation.

Compatibilité

Les deux bagues offrent la même compatibilité en termes d’objectifs. Dotées d’une électronique interne et d’un contrôle par firmware, elles permettent d’utiliser la majorité des objectifs à monture Nikon F sur les hybrides à monture Z, de même que la plupart des objectifs tiers en monture Nikon F compatibles AF-S ou AF-P. Cependant, les objectifs sans moteur de mise au point intégré (comme les AF-D) ne bénéficient que d’une mise au point manuelle.

J’ai listé plus bas toutes les incompatibilités et limites connues à ce jour avec les objectifs Nikon F pour reflex.

Les fonctionnalités offertes par les deux bagues, comme la transmission des informations EXIF, le support de l’autofocus et de la mesure d’exposition, sont identiques. La différence entre la Nikon FTZ et la FTZ II est donc principalement esthétique et ergonomique.

Nikon FTZ Nikon FTZ 2
Poids 136 g 121 g
Largeur 70 mm 70 mm
Hauteur 80 mm 70 mm
Accessoires fournis bouchon arrière pour objectif LF-N1 bouchon arrière pour objectif LF-N1

Bagues Nikon FTZ et FTZ2 et fausses rumeurs

La bague Nikon FTZ dégrade la qualité d’image

Faux. La bague Nikon FTZ ne dégrade pas la qualité d’image. Elle consiste en un simple couplage mécanique et électronique, ne comporte aucune lentille, elle ne peut donc pas affecter la qualité d’image.

La bague FTZ ralentit l’autofocus

Faux. La bague FTZ ne ralentit pas l’autofocus. Elle sert de liaison entre l’objectif et le boîtier, transmettant les informations électroniques. Si l’autofocus est lent, cela dépend de l’objectif, non de la bague. Certains téléobjectifs Nikon F peuvent prendre plus de temps à parcourir toute la plage de mise au point que les NIKKOR Z équivalents.

La bague FTZ modifie la focale

Faux. La bague ne modifie pas la focale de l’objectif. La focale est propre à l’objectif et ne change pas selon le boîtier et/ou la bague sur lequel il est monté. De plus la bague FTZ ne comporte aucune lentille, elle ne peut pas avoir d’impact sur la focale. Sa longueur permet de compenser la différence de position du capteur dans le boîtier entre reflex et hybride (le tirage mécanique) pour que la focale reste identique.

La bague FTZ génère un flou de bougé

Faux. La bague FTZ n’induit aucun flou de bougé. C’est un système sans jeu mécanique. Tout flou de bougé potentiel est lié à des facteurs externes à la bague (le photographe et le temps de pose par exemple) mais en aucun cas à la bague elle-même.

La bague FTZ ralentit le mode rafale

Faux. La bague FTZ ne peut pas ralentir le taux de déclenchement en mode rafale car la transmission électronique et le couplage mécanique sont sans incidence sur ce mode. La bague FTZ communique avec un objectif Nikon F plus vite qu’un reflex, la performance ne peut en aucun cas être dégradée.

La bague FTZ ralentit le déclenchement sur un Nikon Z

Faux. La bague FTZ ne ralentit pas le déclenchement. Le seul ralentissement à noter est un délai ponctuel de l’ordre d’1,5 seconde à l’allumage du boîtier, correspondant à l’initialisation du dialogue entre objectif et boîtier.

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Incompatibilité des objectifs et spécifications de la bague Nikon FTZ

Note : la bague FTZ/FTZ 2 comprend une électronique pilotée par un processeur, donc un firmware. Pensez à faire les mises à jour de ce firmware lorsque Nikon les publie afin d’assurer la compatibilité la plus grande.

Objectifs AF-S, AF-I et AF-P

Ces objectifs récents offrent une expérience optimale avec la bague Nikon FTZ. Ils garantissent une mise au point automatique rapide, des corrections de distorsion et un contrôle total des données EXIF et de l’exposition.

Toutefois, les corrections de distorsion ne sont pas toujours complètes, et une certaine distorsion peut subsister, comme avec le 28-300mm VR. Le diaphragme s’ouvre et se ferme automatiquement pour chaque prise de vue, restant ouvert pour une mise au point précise.

Objectifs DX APS-C

La bague FTZ permet de monter un objectif pour reflex APS-C sur un hybride Nikon Z DX, comme le Z 50. La monture Z est alors compatible avec la monture F des objectifs Nikon APS-C.

Sur les appareils Nikon Z, un recadrage DX est appliqué automatiquement, et l’image DX remplit intégralement le viseur. Les objectifs DX récents, y compris les séries AF-S et AF-P, sont parfaitement fonctionnels, tandis que les anciens modèles DX nécessitent une mise au point manuelle.

Objectifs AF-D

Les objectifs AF-D ne bénéficient pas de la mise au point automatique avec la bague FTZ, en raison de l’absence de moteur intégré dans le boîtier. Le diaphragme reste fixe à l’ouverture de prise de vue, ce qui peut rendre la mise au point manuelle moins précise. Cependant, ces objectifs conservent une communication EXIF complète et un contrôle de l’exposition.

Objectifs AF

Sans moteur de mise au point automatique dans la bague FTZ ni dans le boîtier, les objectifs AF ne supportent pas l’autofocus. Cependant, ils maintiennent une communication EXIF complète et un contrôle d’exposition.

Les objectifs AI-P, similaires aux anciens objectifs AF, fonctionnent en mise au point manuelle avec une communication et un contrôle d’exposition complets.

Objectifs AI, AI-S & Series E

Pour ces objectifs la bague FTZ ne gère pas l’ouverture automatique du diaphragme, limitant ainsi leur fonctionnalité en termes de données EXIF et d’aide à la mise au point. La visée se fait à ouverture réelle, commandée par la bague de diaphragme sur l’objectif.

Pour les objectifs à monture F manuelle (non-AI), si vous pouvez monter en toute sécurité un ancien objectif pré-AI, il fonctionne de la même manière que les objectifs manuels AI convertis, AI, AI-S & séries E.

Téléconvertisseurs Nikon F

Les téléconvertisseurs, notamment le TC-20E et ses versions ultérieures, sont compatibles avec la bague. C’est une amélioration significative par rapport aux reflex numériques, où la mise au point automatique ne fonctionnait qu’avec le capteur central.

Bague FTZ/FTZ2 Nikon : en conclusion

Ne croyez pas tout ce qui circule sur le web à propos de la bague Nikon FTZ ou FTZ2. Beaucoup d’informations sont fausses. Pour plus de détails, consultez le site Nikon.

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NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF : quand la lentille de Fresnel change la donne

Nikon complète sa gamme de téléobjectifs à focale fixe pour les hybrides Nikon Z avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF (Phase Fresnel). Ce long téléobjectif se veut léger et performant et s’appuie pour cela sur l’utilisation d’une lentille de Fresnel, un système optique déjà employé sur le 800 mm de la gamme hybride Nikon.

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Les focales fixes pour Nikon Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF : présentation

Le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF vient apporter une réponse aux photographes désireux de disposer d’une optique plus légère, plus compacte et surtout plus accessible que le NIKKOR Z 600 mm f/4 TC VR S, une optique d’exception qui pèse 3.200 grammes dispose d’un téléconvertisseur intégré mais qui vaut … 17.250 euros.

Vous pourriez me dire que le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR, qui ne coûte « que » 2.000 euros, est une alternative crédible. Ce serait toutefois oublier que les utilisateurs de très longues focales pensent focale fixe de préférence, et qu’un zoom tel que le 180-600 mm, si performant soit-il, ne saurait remplacer la compacité et les performances ultimes d’un « fixe ».

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Nikon a donc choisi : il y aura un second 600 mm fixe dans la gamme, et c’est le NIKKOR Z 600 f/6.3 VR S PF qui s’y colle.

La technologie Phase Fresnel (PF) : un atout pour la qualité d’image

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

La mention PF ne vous dit rien ? J’ai sorti mes cours d’optique pour tenter de faire simple (corrigez-moi si vous notez une erreur d’interprétation, c’est complexe).

Les lentilles en verre traditionnelles utilisent la réfraction pour focaliser la lumière. L’indice de réfraction varie selon la longueur d’onde de la lumière, ce qui peut générer des aberrations chromatiques. Dit autrement, toutes les couleurs qui composent la lumière touchant le capteur après traversé l’objectif ne convergent pas au même point, cela peut provoquer des effets indésirables et un manque de netteté ultime.

Les lentilles de Fresnel emploient la diffraction. Celle-ci affecte les différentes longueurs d’onde de la lumière de manière opposée à la réfraction. En combinant les deux, les opticiens parviennent à annuler efficacement l’aberration chromatique. Les images sont plus nettes et sans effet indésirable.

L’autre avantage de la lentille de Fresnel est la réduction significative de la taille et du poids de l’objectif. Notez enfin que le NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S dispose lui-aussi d’une lentille de ce type, tout comme l’AF-S NIKKOR 500 mm f/5.6E PF ED VR en son temps pour la gamme reflex, la formule est donc éprouvée chez Nikon.

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF : caractéristiques techniques

Ce 600 mm ouvre donc à f/6.3 (f/32 pour son ouverture minimale), il dispose d’un diaphragme circulaire à 9 lames, et d’une motorisation autofocus STM (pas à pas).

Quelques mots sur cette motorisation déjà présente sur d’autres optiques NIKKOR Z. S’agissant d’un système pas à pas, elle s’avère précise, rapide et silencieuse bien que la formule optique de ce NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF comporte de nombreuses lentilles de bonne taille. Les opticiens Nikon semblent donc avoir réussi à optimiser la formule optique pour que cette motorisation pas à pas, qui peut avoir du mal à déplacer les très lourdes lentilles, accomplisse ici ce que l’on attend d’elle.

La stabilisation d’image Nikon VR est donnée par la marque à 5,5 stops de façon classique, et à 6 stops avec la fonction VR synchro des Nikon Z 9, Z 8 et Nikon Z f.

Le poids est de 1.470 grammes avec le collier de pied. L’objectif est compatible avec les convertisseurs de focale Nikon TC x 1.4 et TC x2, ce qui donne les équivalences de focale et ouvertures maximales suivantes :

  • sans TC : 600 mm – f/6.3
  • avec TX x1.4 : 840 mm – f/9
  • avec TC x2 : 1200 mm – f/13

L’optique dispose de plusieurs touches de fonctions personnalisables (1 x Fn, 4 x Fn2), le rappel de mise au point étant possible par ailleurs. La bague multifonction propre à toutes les objectifs NIKKOR Z permet de personnaliser encore plus le comportement de l’objectif.

Tous les composants mobiles, dont la monture d’objectif, sont protégés de la poussière, de la saleté et de l’humidité par des joints en caoutchouc. Le traitement au fluor facilite le nettoyage de la lentille frontale.

Quelques chiffres :

  • rapport de grandissement : 0,15 x
  • diamètre de filtre : 95 mm
  • distance de mise au point minimale : 4 m
  • dimensions : diamètre 106,5 mm x longueur 278 mm
  • poids : 1.390 grammes
  • formule optique : 21 éléments en 14 groupes, 2 verre ED, 1 verre SR, traitement nanocrystal
  • traitement : fluor sur la lentille frontale
  • pare-soleil (livré) : Nikon HB-105A

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF sera disponible dès le 26 octobre 2023 au tarif public de 5.799 euros.

Ce tarif reste conséquent, rappelons toutefois qu’il s’agit d’un objectif de 600 mm à focale fixe qui adresse des besoins très particuliers (animalier, sport) et des photographes spécialisés, les volumes de vente pour ce type d’optique ne dépassant guère 800 à 1.000 pièces par an en France selon mes estimations.

Ce NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF apporte toutefois une solution plus abordable que le plus lourd et cher 600 mm f/4, dont le convertisseur de focale x 1.4 intégré peut être un avantage comme un inconvénient selon vos besoins.

Face au NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3, il a pour lui :

  • construction et performances de la série NIKKOR S (le zoom ne l’est pas)
  • 600 grammes de moins sur la balance
  • 37 mm de moins en longueur
  • de nombreuses plusieurs touches personnalisables
  • une mise au point pas à pas moins lourde et parfaitement silencieuse (les vidéastes apprécient)

Si vous cherchez une très longue focale à prix plus doux, le NIKKOR Z 180-600 mm reste l’alternative idéale. Il a déjà fait ses preuves et propose une prise en main et des résultats supérieurs à ce que proposait le (déjà excellent) AF-S NIKKOR 200-500 mm. Ce NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF est quant à lui une proposition professionnelle très séduisante.

Source : Nikon France

Les focales fixes pour Nikon Z chez Miss Numerique

Des photos avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Exemple de photo faite avec le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF

Les focales fixes pour Nikon Z chez Miss Numerique


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