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Comment savoir si une photo est intéressante ou unique ?

Une de vos photos vous plaît et vous aimeriez savoir si cette photo est intéressante ? Vous voulez savoir ce que les autres pensent de cette photo ? Si vous vous trompez ou non sur son intérêt ?

Je vous présente ma méthode dans la vidéo ci-dessous. Je vous dis ce qu’est, pour moi, une photo unique. Et comment vous pouvez faire pour savoir si l’une de vos photos possède ce caractère particulier. Je vous donne d’autres pistes ci-dessous pour vous aider à comprendre ce qui fait qu’une photo est intéressante.

« On ne sait pas toujours à l’avance si l’on a choisi l’instant idéal« . C’est Steve Schapiro, photographe américain, qui mentionne cette affirmation dans un reportage qui lui est consacré. Et comme il le décrit ensuite, c’est la réponse à cette question qui détermine, pour lui, le caractère unique ou non d’une photo.

Pourquoi une photo est intéressante ou unique ?

Je vous donne ma définition d’une photo unique tout en vous encourageant à participer au débat et à laisser un commentaire pour me faire part de votre avis car il y a de nombreuses réponses possibles.

Pour moi une photo est intéressante si :

  • elle sort de l’ordinaire et fait réagir la personne qui la regarde,
  • elle provoque une émotion,
  • elle fait rire,
  • elle donne envie de s’évader,
  • vous l’enviez et vous auriez aimé la faire,

Au final c’est une photo que vous allez retenir et qui pourra intégrer votre book, votre site web, votre Best Of.

Comment savoir si une photo est intéressante ?

Règle #1 : la montrer

Pour savoir si l’une de vos photos a de quoi susciter l’admiration des autres, il faut commencer par la montrer ! Sans quoi vous n’aurez aucun retour et vous ne pourrez pas avancer.

 

J’ai pour habitude de publier des photos ainsi, à seule fin de les montrer et de voir ce qu’elles deviennent : certaines sont appréciées, d’autres non et cela me permet d’intégrer ces avis dans mon tri qui comprend d’autres critères plus personnels.

Je m’efforce toujours de montrer une photo que je trouve intéressante parmi d’autres, afin de remettre cette image dans son contexte. Une photo sortie de son contexte ne reçoit généralement pas les mêmes avis.

J’essaye aussi de montrer cette photo au plus grand nombre : ce n’est qu’en ayant de nombreux spectateurs que votre photo recueillera – ou non – des avis.

Je fais en sorte de varier les publics : certains amateurs de photos ne sont pas sensibles à tous les styles, il est important de tenir compte de tout le monde.

Enfin je fais en sorte de montrer la photo à des moments différents dans la journée comme dans l’année car là-aussi le contexte peut avoir son importance. Le support importe aussi : entre le format réduit d’Instagram et le grand tirage papier d’exposition, les avis changent !

Règle #2 : chercher les vrais avis

Un « Like » sur les réseaux sociaux n’est pas un vrai avis sur votre image. C’est un signe de complaisance, la plupart du temps, voire l’acte d’un robot et non d’un être humain (je vous dis pourquoi dans la vidéo).

Un commentaire intéressant, un avis doivent être émis par quelqu’un qui a pris de son temps pour rédiger une ou deux phrases. Et transmettre ce qu’il ressent.

Ne négligez pas ces avis, répondez et suscitez l’échange. Plus vous poserez de questions, plus vous aurez de réponses en retour et d’éléments intéressants.

Règle #3 : savoir prendre du recul

Certains commentaires sont volontairement provocateurs, non constructifs. Ils sont le fait de personnes qui ne s’intéressent pas à vous ou qui ne cherchent qu’à vous nuire pour des raisons qui les regardent (la frustration de ne pas faire aussi bien la plupart du temps).

Ne réagissez pas à ces commentaires provocateurs, leurs auteurs n’attendent que ça. Par contre prenez le temps de comprendre pourquoi ces messages ont pu être émis. Qu’est-ce qui a ainsi fait réagir ces personnes et qu’est-ce que cela vous donne comme information sur votre photo ?

Tenez compte des éléments intéressants, il y a toujours beaucoup à apprendre d’une commentaire négatif, et s’il est argumenté c’est encore mieux.

En savoir plus sur les livres montrés dans la vidéo

Les deux livres que je présente dans la vidéo sont :

A vous : pourquoi une photo est intéressante selon vous ?

Vous souhaitez réagir à cette émission vidéo ? Vous avez un avis différent du mien ? Laissez un commentaire et parlons-en !


Comment éviter les photos penchées avec un objectif grand angle ?

Vous utilisez un objectif grand angle et vous constatez que vos photos penchent trop souvent. Les arbres et poteaux ne sont pas verticaux, les images sont déformées en périphérie et vous ne comprenez pas d’où cela vient. Vous avez peut-être même essayé de redresser ces photos dans un logiciel adapté, mais le résultat ne vous convient pas.

Voici pourquoi vous avez ce problème et comment le régler en quelques secondes.

Comment éviter les photos penchées avec un objectif grand angle ?

Comment éviter les photos penchées avec un objectif grand angle ?

Un objectif grand angle est un objectif, zoom ou focale fixe, dont la focale est courte. Il est communément admis qu’un objectif est grand angle à partir de 28 mm et en dessous, par exemple 24, 20 ou 14 mm avec un boîtier plein format au capteur 24 x 36. En APS-C considérez qu’un objectif est grand angle à 18 mm et moins (16, 14 ou 10 mm).

La caractéristique d’un tel objectif est de cadrer large, l’angle de prise de vue est important et vous pouvez inclure une grande partie de la scène dans votre photo.

L’inconvénient principal d’un objectif grand angle est de déformer les perspectives s’il est mal utilisé. Cela se traduit, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, par des verticales qui penchent, vers l’intérieur ou l’extérieur de la photo.

Plus la focale est courte, plus l’effet est prononcé.

La photo est pourtant bien cadrée, l’horizon est droit, l’arbre au centre de l’image est vertical. Mais pas le lampadaire à droite ni les poteaux de la clôture à gauche.

Pourquoi les photos penchent avec un grand angle

Sur cette autre photo c’est l’effet inverse, le lampadaire penche vers l’extérieur tout comme les poteaux de la clôture.

Comment avoir des photos qui ne penchent pas

Sur cette troisième photo, le lampadaire est bien vertical, les poteaux de la clôture aussi et tous les autres éléments sont bien représentés dans l’espace.

Comment éviter les photos penchées avec un objectif grand angle ?

Pourtant, entre ces trois photos je n’ai changé ni de place ni de réglage. Il ne s’est écoulé que quelques dixièmes de seconde.

Alors comment est-ce possible ?

Ce qui a changé entre ces trois photos, c’est la façon que j’ai eu de tenir mon appareil photo.

Pour éviter les photos penchées avec un objectif grand angle, tenez l’appareil photo parfaitement parallèle au sol.

L’ensemble appareil photo et objectif ne doit être orienté ni vers le haut ni vers le bas, même si cette orientation est faible.

Voici la prise en main qui a donné la première photo avec des perspectives qui partent vers l’intérieur (le résultat apparaît en superposition). L’appareil photo penche vers le haut.

Comment tenir un appareil photo pour faire des photos droites

Voici la tenue en main qui a donné la seconde photo avec des perspectives qui partent vers l’extérieur. L’appareil photo penche vers le bas, moins que sur la photo précédente mais suffisamment pour provoquer un effet indésirable :

Comment tenir un appareil photo pour faire des photos droites

Voici enfin la bonne prise en main, qui vous donne une photo sans que les perspectives ne penchent d’un côté ou de l’autre. L’appareil photo est parallèle au sol :

Comment tenir un appareil photo pour faire des photos droites

Essayez, vous allez voir très vite la différence !

Notez que ceci est valable quelle que soit la focale, vous verrez le même effet à 50 mm toutefois les lois optiques font que les perspectives ne penchent pas autant et que sur l’image finale vous ne voyez pas de différence la plupart du temps.

Mais prenez l’habitude de tenir votre appareil photo bien parallèle au sol tout le temps, c’est préférable.

Pourquoi redresser les photos en post-traitement n’est pas la solution

Vous pourriez penser que ceci n’est pas critique car un bon logiciel de traitement photo permet de redresser les perspectives en quelques clics. C’est vrai, à un détail près qui a son importance.

Redresser les perspectives en post-traitement provoque un recadrage de la photo. Vous perdez le cadrage initial.

La photo ci-dessous est celle dont les perspectives penchent vers l’intérieur, et que j’ai redressée à l’aide de la fonction « transformation verticale » de Lightroom Classic. Afin d’éviter les bords blancs résultat de ce redressement, le logiciel a recadré la photo, je n’ai pas d’autre choix.

Remarquez la différence de cadrage illustrée par les flèches rouges sur la photo du haut, par rapport à la photo bien cadrée en dessous.

Redresser les perspectives sur une photo grand angle

photo du haut redressée et recadrée
photo du bas cadrée correctement à la prise de vue

Si vous aviez cadré un élément important au premier plan, comme l’ombre du panneau au sol ici, il disparait avec le redressement.

Sur cette dernière illustration, j’ai superposé la photo dont les perspectives penchent vers l’extérieur, une fois redressée et recadrée, à la photo « correcte ».

Les flèches vous montrent les deux zones principalement affectées par ce redressement.

Comment redresser une photo penchée

photo du haut redressée et recadrée
photo du bas cadrée correctement à la prise de vue

L’effet du recadrage se fait moins sentir mais j’ai perdu une partie intéressante de l’ombre de la grille ainsi que le sommet de l’arbre.

Pour aller plus loin

Eviter les photos penchées avec un objectif grand angle n’est pas difficile. Il vous suffit d’apprendre à bien positionner votre appareil photo avant de déclencher. Vous allez gagner du temps en post-traitement puisque vous n’aurez pas à redresser vos photos, de plus votre cadrage initial sera conservé.

Redresser les perspectives n’est pas la solution, mais cela reste une opération pertinente si une photo le nécessite. Parfois un léger redressement permet de donner une autre allure à la photo sans que le recadrage imposé ne soit gênant. Retenez donc que c’est possible.

Pour en savoir plus sur la gestion des perspectives, le recadrage et pourquoi tout cela vous arrive, lisez ce sujet complémentaire qui vous donnera encore plus d’informations précises.


52 défis photo de nature : guide d’inspiration et cahier d’exercices

La période est aux défis ! En photographie c’est aussi le cas entre les projets 365, les challenges photos et les cahiers d’exercices tels que ce 52 défis photo de nature. Vous avez envie de jouer ? Voici de quoi il s‘agit.

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52 défis photo de nature : le concept

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des précédents ouvrages de cette collection proposée par les éditions Eyrolles. Le principe est simple : vous vous procurez chez votre libraire préféré un livre qui s’avère à la fois un cahier d’exercices, un recueil de conseils et un guide pratique de photographie.

Vous êtes alors en possession d’une liste de 52 défis photo à relever dans les 52 semaines qui viennent.

Libre à vous de relever ces défis plus vite ou bien moins vite, comme de piocher dans le livre pour ne faire que les photos qui vous intéressent.

Si vous manquez d’idées en photo de nature, voici de quoi en avoir pour un bon bout de temps puisque vous pouvez bien évidemment répéter chaque exercice aussi souvent que vous le souhaitez.

Vous avez peut-être déjà relevé certains des 52 défis photo créatifs proposés par Anne-Laure Jacquart, ou certains des 52 défis Street Photography proposés par Bryan Lloyd Bucket.

Au tour de la nature de vous voir à l’œuvre ! Pensez à visiter les sites des deux auteurs, Ross Hoddinott et Ben Hall, vous en prendrez plein les yeux !

Comment relever ces défis photo ?

52 défis photo de nature : guide d'inspiration et cahier d'exercices

Il vous faut disposer du livre, pour commencer. Chaque défi se présente sous la forme d’une double page qui vous présente le sujet.

[su_frame][/su_frame]Les photos sont des exemples de ce à quoi vous devez arriver, et le paragraphe sur la page de gauche vous donne des explications sur la composition, le cadre, l’approche du sujet selon les défis.

Un encart technique vous dit ce qu’il vaut mieux utiliser pour faire les photos attendues, libre à vous d’utiliser ce que vous avez à disposition et d’être créatif.

Pour vous aider à choisir un défi adapté à vos envies et connaissances, trois symboles vous indiquent les types de tâches concernées pour chaque défi :

  • connaissance du terrain,
  • recherche,
  • créativité,
  • macro,
  • composition,
  • éclairage,
  • technique,
  • post-traitement.

Des double-pages complètent ce cahier d’explications plus détaillées et génériques, par exemple comment construire votre affût page 58.

Comment construire un affut pour la photo animalière

Vous pouvez également prendre des notes dans les encarts appropriés, une bonne façon de vous rappeler ultérieurement des réglages utilisés par exemple.

Vous l’aurez compris, l’idéal est d’avoir ce livre avec vous lorsque vous partez faire vos photos, pour disposer des bonnes infos au bon moment, comme changer de défi si les conditions du jour ne se prêtent pas à la prise de vue que vous pensiez faire.

Mon avis sur ce livre et à qui il s’adresse

52 défis photo de nature : guide d'inspiration et cahier d'exercices

Les photographes débutants comme amateurs sont souvent en manque d’idées lorsqu’ils partent faire des photos.

Si c’est votre cas, en glissant ce petit livre dans votre sac photo, vous aurez 52 belles idées à concrétiser. Peu importe les conditions du jour, vous trouverez une idée à appliquer.

Le format du livre en facilite l’utilisation. Il fait la taille d’un guide de randonnée, n’est pas trop épais bien qu’imprimé sur un papier de bonne qualité qui ne se déchirera pas à la moindre manipulation un peu hasardeuse sur le terrain.

La reliure par livrets collés vous évitera d’égarer des pages. Le tarif très abordable de 12,90 euros ne vous pénalisera pas.

Prenez ce livre pour ce qu’il est : un cahier d’exercices. Vous y trouverez des conseils pour faire de bonnes photos nature, mais il n’a pas pour vocation d’être un ouvrage de référence sur le sujet non plus.

Si vous êtes plus expert, vous prendrez plaisir à relever les défis en variant les cadrages, compositions et prises de vue tout en mettant votre style en avant.

Ces 52 défis photo de nature sont une belle idée pour passer de bons moments dans la nature, seul ou entre amis photographes. Pourquoi ne pas relever le même défi à plusieurs et comparer le résultat en fin de journée ?

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La technique, les anciens boîtiers, les objectifs et … La Lettre

Un lecteur m’a écrit ceci récemment à propos de La Lettre :

« J’aime beaucoup votre Lettre du dimanche, vous parlez plus de technique sur les appareils et les optiques.
Petit regret, vous parlez de moins en moins des anciens boîtiers ou optiques FX ou D850 et les autres. »

La Lettre photographie de Jean-Christophe Dichant

Qu’est-ce que La Lettre ?

Vous avez une passion pour la photographie.
Mais vous avez de moins en moins de temps libre dans vos journées.
Vous avez des préoccupations, un emploi du temps chargé, même les retraités me le disent !
Et pourtant vous cherchez toujours à vous tenir informé(e) de ce qu’il se passe dans le monde de la photo.
De ce qui concerne le matériel que vous avez déjà.
Ou que vous aimeriez avoir.

  • quel appareil photo choisir ?
  • quel objectif choisir ?
  • quel logiciel choisir ?

Vous vous reconnaissez ?

Vous n’avez plus le temps de lire des dizaines d’articles sur les blogs, de suivre des heures de vidéos Youtube (dont certaines en anglais), de lire des ouvrages sur la photo.

Alors j’ai décidé il y a plusieurs années déjà de faire une partie de ce travail de recherche pour vous.

Chaque semaine je passe des heures à retranscrire ce que je découvre et apprends en photographie pour vous éviter d’avoir à le faire.

Je vous envoie le résultat par mail, vous recevez ces messages si vous êtes abonné à ma liste de diffusion.

La Lettre, c’est ça.

Des emails avec des conseils pratiques qui vous évitent de passer des heures à chercher l’information.
Sans les filtres des réseaux sociaux.

Des emails que vous pouvez garder sans limite de durée.

J’envoie un eMail chaque dimanche matin depuis des années.

Mais aussi …

En complément de ces emails du dimanche, j’édite la Lettre en semaine.

C’est un moyen complémentaire de partager avec vous ma pratique, mes méthodes, mes idées.
C’est un moyen pour vous d’échanger avec moi.
Sans aucun filtre.

J’écris ces messages moi-même, rien n’est sous-traité.

J’ai des conversations fascinantes avec certains, en toute intimité. Un email entre vous et moi, pas en public.

Cela n’intéresse pas tout le monde.
Certains ne jurent que par « le matos ». Ils ne reçoivent pas cette seconde Lettre.

C’est leur choix et je le respecte.

La situation actuelle

Depuis 2020 le monde de la photo souffre (avant déjà, mais désormais c’est pire).
Les constructeurs peinent à présenter des nouveautés en raison des conditions sanitaire et économique.
Le marché s’est effondré pendant les confinements.

Avouez que vous avez souvent d’autres préoccupations que la photographie depuis quelques mois.

Il y a moins de nouveautés, chez Nikon comme chez les autres même si ça revient petit à petit (le Nikon Z 9 est officialisé).

De plus la tendance est à l’hybride, quelle que soit la marque.
Le marché du reflex est en régression, d’ici trois ans environ il devrait devenir un marché de niche comme le télémétrique ou le moyen format.

Il m’est difficile de vous envoyer un email chaque dimanche avec la liste des nouveautés de la semaine car il y en a peu.
Il m’est aussi difficile de vous parler des nouveautés reflex car il n’y en a pas.
Il m’est encore plus difficile de vous parler des nouveaux objectifs pour reflex car il n’y en a pas plus.

Les opticiens indépendants (Tamron, Sigma, Zeiss …) n’ont pas encore décidé de produire des objectifs pour les hybrides Nikon Z, je ne peux pas vous en parler non plus.

Alors j’ai pris cette décision il y a plusieurs mois.

La Lettre pour parler photographie …

… plus que matériel photo.

Plutôt que de faire du remplissage avec des sujets anciens, j’ai choisi de partager avec vous dans chacun des emails du dimanche ce que je découvre et apprends chaque jour :

  • comment mieux utiliser votre appareil photo,
  • comment mieux penser vos prises de vues,
  • comment aborder vos sujets selon leur nature,
  • comment donner à vos photos le rendu qu’elles méritent,
  • comment les classer et les trier pour ne garder que les meilleures,
  • comment les archiver pour ne plus jamais les perdre.

Cela ne veut pas dire que je ne parle plus de matériel, des reflex et objectifs plus anciens.
Cela veut dire que je parle de l’utilisation de ce matériel.
De pratique photo.
Quel que soit votre matériel, car les principes de la photographie sont communs à tous les modèles.

Je n’oublie pas …

… le matériel photo.

Chaque fois qu’une annonce m’arrive, je l’étudie, j’échange avec les intéressés, je vous envoie la synthèse.
Vous recevez ce qu’il vous faut savoir sur le matériel concerné.

Dès que ce matériel est disponible pour test, je le teste.
J’ai publié par exemple le test de chaque optique NIKKOR Z depuis le lancement de la gamme.

Je ne parle plus que des hybrides ?

Oui, parce qu’il n’y a plus d’annonces reflex, c’est une réalité.

Mais si demain Nikon annonce le Nikon D880 (c’est un exemple), j’en parlerai.
Comme je l’ai fait pour les Nikon D780 ou Nikon D6, les derniers reflex Nikon à ce jour.

L’hybride est une technologie différente, qui appelle des usages différents.
Vous êtes nombreux à m’interroger à son sujet.
Alors j’en parle.

J’ai publié plusieurs centaines de tutoriels et dossiers sur les reflex et leur utilisation depuis 2004, tous sont encore en ligne.
Publier un nouveau tutoriel sur l’autofocus ou la mesure de lumière n’aurait aucun intérêt.
Je ne peux pas réinventer la technique chaque année, elle ne change pas.

Je ne parle pas assez de « votre » boîtier ?

Utilisez la recherche sur le site et vous allez trouver les articles à son sujet.

Ce qui change par contre …

… c’est le besoin croissant que nous avons de profiter de ces instants magiques pendant lesquels nous pouvons faire des photos.

De nous évader grâce à la photographie à défaut de pouvoir voyager.
Le voyage, parfois, il est au bout de votre rue ou au fond de votre jardin.
La photographie, c’est aussi ça.

Je vous ai dit ce que je pensais, comment je vis ma passion pour la photographie.
Comment je la partage avec vous.
Vous pouvez faire de même dans les commentaires.
Je lis toutes vos réactions.

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Facet : le post-traitement dopé à l’IA

L’arrivée d’un nouveau logiciel de traitement d’images est un évènement rare dans la galaxie des outils informatiques dédiés à la photographie. Facet, dopé à l’intelligence artificielle, veut révolutionner votre façon de post-traiter vos images. Un tour d’horizon s’impose.

Facet : le post-traitement dopé à l’IA

Pourquoi parler de Facet et d’IA ?

Lorsque Jacques Croizer m’a proposé de parler de l’application web Facet qu’il venait de découvrir, j’ai dit oui tout de suite. Pas parce que cela va intéresser tout le monde et générer des millions de vues, ce n’est pas le cas.

Je l’ai fait car le logiciel est le secteur qui évolue le plus vite depuis deux ans en photographie, que l’IA (Intelligence Artificielle), trop souvent décriée, peut pourtant avoir des apports intéressants pour le photographe au-delà du seul changement de ciel.

Déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion dont un premier sujet sur l’IA, Jacques Croizer est l’auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier : «Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos ».

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A partir d’ici je lui laisse la parole.

Le post-traitement avec Facet : périmètre d’utilisation

Facet veut accélérer le traitement des images en exploitant des techniques d’analyse puissantes, issues de l’intelligence artificielle. Le logiciel est basé sur la reconnaissance des objets, une pratique dans laquelle excellent les algorithmes d’apprentissage profond (Deep Learning) dont nous avons parlé dans un précédent article.

Facet : le post-traitement dopé à l’IA

Facet est à ce jour un éditeur d’images en ligne, ce n’est pas un logiciel de développement. Facet ne permet que de traiter des photographies au format jpg, tif ou png. L’édition des fichiers RAW est toutefois en cours d’étude.

Comment accéder à l’application pour traiter une photo ?

Facet se présente sous la forme d’une application web, disponible sur ordinateur comme sur smartphone. Elle n’utilise que marginalement les ressources locales. C’est une bonne alternative aux logiciels plus gourmands si votre ordinateur ne dispose pas de la puissance de calcul aujourd’hui indispensable au fonctionnement fluide de nombreux logiciels de traitement d’images.

Pour lancer Facet sur un ordinateur, saisissez l’adresse de connexion dans le navigateur. L’application est compatible avec les dernières versions de Chrome, Edge, Brave et Opera sur Windows, Mac et Linux. A ce jour, elle n’est disponible qu’en anglais, mais en utilisant les capacités de traduction en temps réel des navigateurs, vous obtiendrez comme par magie une interface en français (à condition toutefois d’accepter quelques approximations linguistiques !) :

Facet : le post-traitement dopé à l’IA

Facet : page d’accueil

Facet : prise en mains

La page d’accueil propose quelques projets en exemple. Pour en créer un nouveau, c’est-à-dire télécharger l’une de vos photos sur le cloud, il suffit de la faire glisser sur la première case intitulée « nouveau projet ». Patientez un peu plus de 40 secondes avant que le transfert et le prétraitement d’une image jpg de 13 MO (6000 x 4000 pixels) ne soient terminés et que l’aventure commence.

Par pur esprit gaulois, un utilisateur familier avec les logiciels de traitement d’images passera une paire d’heures à râler qu’on n’y comprend rien… avant d’admettre que le parcours utilisateur est parfaitement fluide et l’interface bien pensée. Tout juste regrettera-t’il qu’il faille traverser l’écran à chaque changement de couche (une liste déroulante dans le cadre de droite serait la bienvenue) et que les curseurs sur les barres de défilement ne soient pas plus visibles.

L’affaire sera plus compliquée pour l’utilisateur novice. L’application est trop récente pour trouver en ligne un manuel ou un tutoriel qui vous aiderait. Les quelques pages de la rubrique d’aide ne vous seront que d’un piètre secours. Avant de vous lancer dans la manipulation des couches et des masques, vous pourrez néanmoins vous familiariser avec les réglages de base qui portent sur l’ensemble de la photo.

Facet : le post-traitement sur smartphone

Facet : réglages de base (sur smartphone)

Les réglages de base

Facet propose en premier lieu une fonction d’ajustement automatique permettant d’optimiser le rendu de l’image. Elle n’est pas contextualisée par le sujet, comme avec Luminar AI qui fait également appel à l’intelligence artificielle pour proposer plusieurs rendus selon que la photo représente un paysage, un portrait, un gros plan, …

Dans Facet, l’ajustement automatique se fait soit en mode luminosité, soit en mode couleur. Pour le tester, j’ai repris la même image que celle utilisée de l’article « Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie » », mais cette fois au format jpg :

Facet : le post-traitement sur smartphone

Jura (f/5.6 à 1/40 s) photo (C) J. Croizer

de gauche à droite et de haut en bas :
photo originale – mode luminosité – mode couleur – réglage manuel

La correction apportée par les deux modes reste mesurée. Un curseur permet d’en doser l’impact. Il est ici de 100 %, sans pour autant céder aux effets de mode qui tendent à booster à l’excès la saturation, le contraste et l’accentuation des détails, donnant des images flatteuses au premier regard, mais vite caricaturales.

Le réglage est non destructif : vous pouvez à tout moment revenir en arrière. Il est possible d’ajuster le rendu en mettant en œuvre une riche palette d’ajustements spécifiques, tels qu’on les trouve dans les principaux logiciels de traitement d’images. L’illustration ci-dessous est aussi l’occasion de témoigner des faiblesses occasionnelles de la traduction automatique par le navigateur :

Facet : menu des réglages manuels

Facet : menu des réglages manuels

Les couches intelligentes

C’est la création automatique de couches intelligentes (smart layer) qui permet à l’application de se démarquer. De quoi s’agit-il ?

A l’issue du chargement de l’image, Facet en identifie les principaux constituants et créée automatiquement pour chacun d’entre eux un calque spécifique, sur lequel il sera possible d’appliquer les précédents réglages (lumière, couleur, etc…), sans toucher au reste de l’image.

La photo précédente est ainsi décomposée en un avant-plan et un arrière-plan, mais plus étonnant, Facet reconnait également la présence d’un personnage (pourtant minuscule) et crée pour lui un calque spécifique.

Plus que de couches intelligentes, il convient ici de parler de création intelligente de couches. On se heurte aux limites de l’intelligence artificielle : sur cette image complexe, les masques d’avant et arrière-plans restent imparfaits. Considérons-les comme une première ébauche qu’il sera nécessaire d’ajuster manuellement à l’aide des outils traditionnels.  

Couche intelligente : sélection du premier plan

Couche intelligente : sélection du premier plan

Exemple de sélection intelligente

Pour aller plus loin dans le test, j’ai choisi de travailler sur une image constituée d’un oiseau perché sur une branche. Dans la version jpg délivrée par le boitier, la mésange manque de dynamique. L’isoler permettra de travailler spécifiquement sur le plumage, puis d’accentuer le contraste des couleurs avec le ciel.

Facet : le post-traitement dopé à l’IA

Mésange (f/5 à 1/3200 s) photo (C) J. Croizer

Les couches intelligentes découpent une nouvelle fois l’image entre premier-plan (l’oiseau + la branche) et arrière-plan (le ciel), auxquels s’ajoutent :

  • l’oiseau (nommé en tant que tel, mais ne subissant aucun traitement contextuel),
  • le plumage,
  • la partie grise du plumage,
  • la partie droite de la branche, bizarrement labellisée knife (couteau).

Couche intelligente : sélection du premier plan

Décomposition de l’image + masque sur l’oiseau

Cette décomposition est suffisante pour atteindre notre cible : redonner du peps à la mésange. Cependant, en regardant de plus près la sélection de l’oiseau, on s’aperçoit que les pattes n’y sont pas intégrées. Heureusement, Facet permet de retravailler le masque en utilisant les classiques outils pinceaux, lasso, sélection d’une couleur, …

Chaque méthode de sélection prend en compte un contour progressif intelligent intégré par défaut, qui reste entièrement contrôlable. Reconnaissons qu’on s’éloigne alors de l’objectif premier de Facet qui est d’accélérer le traitement des images.

Si la sélection initiale de l’oiseau reste imparfaite, elle n’a toutefois pas à rougir devant celle faite automatiquement par Photoshop (option sélection du sujet). On constate que le logiciel phare d’Adobe intègre correctement les griffes de la mésange, mais prend partiellement en compte la branche en éliminant les parties de l’écorce qui sortent de la zone de netteté.

Traitement d'une photo avec l'application web Facet

comparaison dans Photoshop : sélection du sujet

La bonne gestion de la profondeur de champ ressentie participe largement à l’émotion que dégage une photo, mais la détermination des limites de chaque sujet dans les zones floues reste un challenge difficile pour les algorithmes d’intelligence artificielle.

L’optimisation des contours progressifs superposés dans les différentes couches de l’image permet d’apporter un premier élément de réponse.

Compatibilité logicielle

Au-delà des classiques exportations au format jpg et png, Facet permet de conserver les couches intelligentes dans le format Tiff ou PSD (format natif de Photoshop). L’image matricielle reste à la même résolution que l’image d’origine.

Export Photoshop depuis Facet

Export Photoshop 

Comment ouvrir votre compte Facet ?

Facet est commercialisé sous la forme d’un abonnement Professionnel (12 dollars par mois) ou Team (25 dollars par mois), les deux permettant de créer autant de projets que souhaité. La seconde option vise plus un travail collaboratif et permet de traiter de plus gros projets.

Pour ce test j’ai utilisé la version gratuite « Starter » pour laquelle le nombre de projets est limité à 10. Les projets peuvent toutefois être effacés une fois exportés, ce qui vous permet de traiter autant d’images que vous le souhaitez. Pour accéder au niveau Starter, il suffit de s’inscrire sur une liste d’attente… et d’attendre !

Pour gagner des places dans la liste d’attente, j’ai choisi l’option qui consiste à inclure un lien vers son portfolio et répondre à un questionnaire :

  • pourquoi êtes-vous enthousiaste à l’idée de tester Facet ?
  • quel est votre rôle actuel : photographe de mode, étudiant en art, …
  • décrivez en quelques phrases une œuvre d’art visuel qui vous captive.

Le délai d’attente a été d’une semaine, mais il est appelé à s’allonger si les demandes affluent.

En conclusion

Facet présente une philosophie de retouche d’images à la fois classique et innovante.

Classique car basée sur l’utilisation des calques et des masques que l’on trouve déjà dans plusieurs logiciels de ce type. Innovante par la façon qu’a l’application d’intégrer de manière transparente pour l’utilisateur les algorithmes de reconnaissance d’objets qui ne cessent de progresser au fil du temps.

Reconnaitre un objet ne veut pourtant pas dire que l’on pourra facilement l’isoler. C’est sans doute encore aujourd’hui la limite du concept.

La formule d’abonnement intègre de nombreux services non décrits dans cet article car ils s’adressent à une clientèle professionnelle. Le test a porté sur la version Starter, gratuite à vie aux dires de l’éditeur. C’est l’occasion de garder un œil ouvert sur les améliorations qui ne manqueront pas de venir avec les progrès de l’IA.

Si la gestion du flou parait être aujourd’hui un challenge insurmontable, n’aurions-nous pas dit la même chose il y a peu de temps de la reconnaissance faciale ?

Alors… vous laisserez vous tenter par Facet ? Que ce soit oui ou non, dites-nous pourquoi !

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Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : le zoom grand angle ultime pour Nikon Z ?

Ce test Nikkor Z 14-24 mm f/2.8 S me permet de boucler la série de tests du trio de zooms pros f/2.8 pour hybrides Nikon Z.

Après avoir utilisé ce zoom sur un Nikon Z 6II pendant une semaine, je vous livre mes impressions sur cette optique grand-angle, ainsi que quelques éléments pour faire la différence avec l’excellent zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 testé précédemment.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : le zoom grand angle ultime pour Nikon Z ?

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : contexte

Disposer d’un ensemble d’objectifs couvrant la plage focale 14 à 200 mm, proposant une grande ouverture et une qualité de construction à toute épreuve est le rêve de nombreux photographes.

Chez Nikon cette plage focale est couverte par un ensemble de trois objectifs pros depuis de nombreuses années. En monture F pour reflex, le trio 14-24 mm, 24-70 mm et 70-200 mm f/2.8, dans leur version AF-S, date de 2007 avec la première version du 24-70 mm f/2.8 AF-S.

Lors de l’annonce de la gamme hybride Nikon Z, il était évident que cette combinaison de zooms serait reproduite en monture Z. Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est arrivé le premier en mars 2019, suivi du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S en janvier 2020 et du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S en septembre 2020.

En parallèle de cette gamme f/2.8, Nikon adresse les besoins des amateurs et experts moins exigeants avec une série de zooms ouvrant à f/4. Un autre trio en puissance existe donc dans la gamme avec le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S, le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S et, on peut le penser, un futur NIKKOR Z 70-200 mm f/4 S.

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

F/2.8 contre f/4, vous êtes en droit de vous poser la question : la plus grande ouverture justifie-t-elle un investissement plus important ? Entre le NIKKOR Z 14-30 f/4 S et ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, l’écart de tarif (prix public mars 2021) est de 1.350 euros.

Oui, pour le prix d’un 14-24 ouvrant à f/2.8 (2.699 euros) vous avez deux 14-30 ouvrant à f/4 (1.349 euros) ou plus probablement un 14-30 mm f/4 et un autre objectif (comme le très polyvalent NIKKOR Z 24-200 mm).

Alors ce zoom f/2.8, est-ce bien raisonnable ? Non. Et oui aussi. Tout dépend.

Parlons déjà de ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S avant d’en tirer une conclusion et de faire la comparaison qui s’impose.

Présentation

Vous pourriez penser qu’un zoom pro pour le format 24 x 36, ouvrant à f/2.8, c’est gros et lourd. Si les optiques pour le plein format ne peuvent avoir la compacité des optiques pour l’APS-C, Nikon a réussi son pari en donnant des mensurations raisonnables à son zoom grand angle pro. 

Celui-ci se différencie du 14-30 mm par son profil en V dû à sa lentille frontale de plus grand diamètre. Notez que celle-ci est presque plane et que l’objectif permet le montage de filtres, ce que le zoom AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED en monture F ne permet pas. Les paysagistes apprécieront.

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, s’il reprend le design sobre de la gamme NIKKOR Z, s’enrichit d’une touche L-Fn personnalisable, d’un écran de contrôle OLED (comme ses deux frères de gamme f/2.8) et de trois bagues (multifonction, zoom, mise au point) quand le modèle f/4 n’en compte que deux. Pouvoir ajuster la mise au point à l’aide d’une bague dédiée en vous aidant de la loupe dans le viseur est un avantage que ne permet donc pas le 14-30 (sauf à sacrifier le réglage de la bague multifonctions).

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S

Monté sur un Nikon Z 6II (ou Z 7II), l’objectif ne fait pas « immense », il mesure pourtant 40 mm de plus que le 14-30 (124,5 mm au lieu de 85 mm). Son diamètre s’avère être le même (88,5 mm vs. 89 sur le 14-30).

Enfin, parce que votre dos vous le demande, sachez que ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S ne pèse « que » 165 grammes de plus que le 14-30 mm (650 gr. vs 485). Les longues randonnées en montagne vont être plus agréables qu’avec l’AF-S Nikon 14-24 mm f/2.8 pour reflex dont les mensurations (131,5 mm de long, 98 mm de diamètre et 1000 gr.) le feraient presque passer pour une enclume !

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED

À qui se destine ce zoom 14-24 mm ?

La plage focale 14-24 mm intéresse les photographes recherchant un zoom grand angle polyvalent, capable de photographier des paysages, des bâtiments de grande taille, des groupes, des reportages. Comme le 24-70 alors ?

Oui, de par le côté polyvalent de l’objectif, sa construction robuste et ses performances optiques.

Non, car un 14 mm ne s’utilise pas comme un 24 mm. Les adeptes de l’ultra grand angle le savent, il faut être précautionneux à la prise de vue pour éviter les perspectives fuyantes, les premiers plans vides de toute présence, les ciels omniprésents, les horizons penchés et la sous-exposition fréquente des premiers plans quand le ciel est lumineux.

Acquérir le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S vous évitera d’investir dans le duo 20 mm + 24 mm (2.278 euros, en attendant un possible NIKKOR Z 14 mm) bien que ces derniers ouvrent à f/1.8.

Qualité de construction

Je ne serai pas très original en disant que ce zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S respire la bonne mécanique. Des bagues fermes mais pas trop, silencieuses (pour la vidéo), une étanchéité par joints partout où l’humidité et les poussières peuvent pénétrer, une absence totale de jeu au niveau de la monture comme des trois bagues, une lentille frontale protégée et quasi plane.

C’est du Nikon Pro comme on l’aime (et pour le tarif, c’est mieux).

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

La finition de cette gamme NIKKOR Z s’adapte à merveille à celle des boîtiers, la disparition des filets dorés n’est pas pour me déplaire et l’absence de toute texture sur le fût rend l’optique très sobre. Les goûts et les couleurs me direz-vous, mais j’aime cette sobriété.

La présence de la touche L-Fn (Lens Function) vous permet de personnaliser l’objectif en fonction de vos habitudes. Cette touche est idéalement positionnée pour être manœuvrée par le pouce gauche tandis que la paume de la même main supporte l’objectif.

Vous pourrez lui attribuer une des fonctions disponibles comme le mode de mesure, le bracketing, le verrouillage de l’exposition, le zoom électronique (pratique en mise au point manuelle).

La bague arrière, la plus fine, personnalisable, se paramètre de la même façon, je lui attribue la correction d’exposition par défaut comme pour toutes les optiques Z que j’utilise.

Pont à l'anglais - Vitry sur Seine

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 400 – 1/320 ème – f/16

Côté pare-soleils et filtres, c’est la fête puisque Nikon livre deux ensembles de pare-soleils et bouchons.

Le premier consiste en un pare-soleil de taille réduite Nikon HB-96 au revêtement interne en velours, avec son bouchon d’objectif Nikon LC-Z1424.

Le second consiste en un pare-soleil Nikon HB-97 dont la particularité est de permettre l’utilisation de filtres à vis de 112 mm. Par rapport au modèle AF-S pour reflex, l’utilisation des filtres est ainsi grandement facilitée. Le bouchon est l’énorme Nikon LC-K104.

Test NIKKOR Z 14-24 mm : Prise en main et ergonomie

Ce zoom tient bien en main, une fois calé dans la paume de votre main gauche il ne bouge plus et l’ensemble boîtier + objectif est très équilibré. Le poids contenu facilite le transport au bout du bras, je l’ai eu en main pendant trois heures lors d’une longue balade photo sans ressentir la moindre gène.

Si les deux bagues de zoom et de mise au point tombent bien sous les doigts, je ferais la même remarque que pour le 24-70 mm f/2.8 (et d’autres optiques Z), la bague multifonctions reste très proche de la monture et très souple. Trop, dans les deux cas. Elle tourne aisément lorsque je range le boîtier dans mon sac, et il me faut être très réactif pour recaler l’exposition à la volée puisque j’ai attribué la correction d’exposition à cette bague.

Cet inconvénient est certes compensé par le fait que je vois immédiatement la mauvaise exposition dans le viseur électronique, mais plus de fermeté pour cette bague ne serait pas pour me déplaire.

L’écran OLED de l’objectif autorise au choix l’affichage de la focale, de l’ouverture ou de la distance de mise au point. Ce rappel peut s’avérer pratique de nuit sur un Nikon Z 5 qui ne possède pas d’écran supérieur, ou si vous avez du mal à évaluer la distance de mise au point. Il ne s’avère toutefois pas indispensable, j’avoue ne pas l’avoir regardé au-delà des manipulations habituelles liées à ce test. 

Si vous trouvez cet écran trop peu lumineux, un appui long sur la touche DISP vous permet d’en régler la luminosité comme de l’éteindre, choisissez les mesures en pieds pour afficher la distance de mise au point dans cette unité plutôt qu’en mètre si c’est votre envie.

affichage de la distance de mise au point sur l'écran OLED du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

affichage de la distance de mise au point sur l’écran OLED du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Mise au point

Bonne nouvelle pour les adeptes des sujets rapprochés, la distance minimale de mise au point de ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S est de 28 cm pour toutes les focales. C’est la même valeur que pour le 14-30 mm, la version AF-S pour reflex est aussi calée à 28 cm mais sur la plage focale 18-24 mm uniquement. Avantage aux NIKKOR Z donc.

L’autofocus quant à lui reste aussi silencieux que sur les autres zooms NIKKOR Z, je n’ai constaté aucune erreur de mise au point lors du test, elle est rapide, précise et stable. Pouvoir positionner un collimateur sur l’ensemble du champ via le joystick ou un bref appui sur l’écran arrière est un avantage indéniable avec de telles focales. Les sujets très proches en bordure du cadre demandent une mise au point précise même si la grande profondeur de champ des courtes focales pourrait laisser penser le contraire.

En mode de suivi automatique, ce zoom se comporte très bien aussi, aidé il faut dire par une plage focale moins exigeante que celle du NIKKOR Z 70-200 mm f:2.8 S par exemple. Ouvrez à f/11 et à partir de quelques mètres « c’est net partout ».

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 1300 – 1/320 ème – f/16

Stabilisation

Ce zoom grand angle n’est pas stabilisé mais les Nikon Z plein format auxquels cette optique est destinée le sont. « Oui mais le 70-200 mm f/2.8 est stabilisé lui … » diront ceux qui ne jurent que par la stabilisation sur l’optique. C’est vrai mais avouez qu’à 200 mm le risque de flou de bougé n’est pas le même qu’à 14 ou 24 mm. De plus la très bonne montée en sensibilité des capteurs Z 6II, Z 7II et bientôt Nikon Z 9 évite de recourir à des temps de pose trop longs.

Stabiliser cette optique n’aurait donc eu comme conséquence que de l’alourdir et d’en augmenter le tarif qui est bien assez élevé comme ça.

Comme je l’ai déjà constaté avec d’autres zooms de la gamme NIKKOR Z, la stabilisation du capteur apporte une souplesse étonnante en basse lumière. Avec la même plage focale et un temps de pose long sur un reflex dont le miroir claque au déclenchement, le flou de bougé vous guette. Sur un hybride stabilisé, aucune question à vous poser. Ce zoom permet de descendre à 1/4 de seconde à main levée avec les précautions d’usage pour tenir le boîtier.

Stabilisation NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/4 sec. – f/20

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

J’utilise un Nikon Z 6II au quotidien et c’est sur ce boîtier de 24 Mp que j’ai fait ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S. Sachez que comme pour chaque objectif NIKKOR Z, les opticiens Nikon ont utilisé les capacités de communication entre le boîtier et l’objectif pour compléter par une correction logicielle les imperfections inévitables du système optique.

Cette correction logicielle est appliquée par le boîtier sur le JPG, à la prise de vue, et par le logiciel de traitement RAW au post-traitement (Nikon NX Studio ou les logiciels experts courants).

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/4.000 ème – f/2.8

Attention : n’allez pas penser pour autant que vous achetez un cul de bouteille corrigé par un algorithme logiciel, nous sommes ici en présence d’une optique dont les qualités optiques pures sont de très haut niveau. Le surplus de correction apporté par le logiciel interne permet de pousser un cran plus loin la qualité d’image, et surtout d’adapter la correction en fonction du boîtier et des réglages de prise de vue (focale, ouverture). Pour le prix (je me répète), il est rassurant de savoir que la formule optique excelle et que le logiciel ne fait pas tout.

Le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S est très bon. Excellent même. Partout. A toutes les focales. Même dès f/2,8. Du centre au bord.

Bis repetita après ce qui a été dit à propos du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S. Il en devient difficile de trouver des défauts à ces objectifs et ce type de test atteint ses limites.

Ce zoom vous donnera de très bons résultats dès f/2.8, ils seront encore meilleurs à partir de f/4 pour atteindre des valeurs impressionnantes entre f/8 et f/11. Les plus difficiles prendront leur loupe pour chercher les défauts sur un tirage grand format, et bien qu’ils en trouvent toujours, il faudra bien chercher.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/2.500 ème – f/2.8

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 640 – 1/320 ème – f/22

Performances optiques : déformation et vignettage

La déformation d’image et la distorsion sur un grand angle sont monnaie courante. Ces courtes focales déforment souvent les images en périphérie, les distordent aussi parfois.

Avec ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, une déformation en barillet est visible à 14 mm, elle disparait quasiment à 16 mm et à partir de 20 mm on n’en parle plus. Quelle que soit l’ouverture, même à f/2.8, cette optique est donc déjà très bonne sans aucune correction logicielle. C’est une première performance.

Si de plus vous prenez la peine d’activer la correction d’objectif dans votre logiciel photo (elle l’est par défaut dans certains dont Lightroom), cette correction que Nikon calcule pour vous et associe aux fichiers RAW, alors oubliez la déformation d’image dès 14 mm. C’est quasi parfait et seul un passage au banc optique permettra de trouver un défaut à cette optique dans ces conditions.

Les fichiers JPG tiennent compte de cette correction logicielle, si vous préférez ajuster le résultat manuellement préférez le RAW au JPG.

Rebelote avec le vignettage, visible à f/2.8 et 14 mm sans correction, il disparaît totalement dès f/5.6. La correction logicielle fait là-aussi son travail en supprimant tout vignettage dès f/2.8, le résultat est harmonieux avec une périphérie d’image qui ne souffre d’aucune différence de tonalité dans ces conditions.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 360 – 1/320 ème – f/16

Performances optiques : aberrations chromatiques et rendu des couleurs

C’était déjà le cas sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, c’est la même chose ici : aberrations chromatiques ? Nada. Rien.

La performance est telle que j’ai du fouiller mes images pour tenter de trouver un début de quelque chose qui pourrait ressembler à une aberration pour vous dire que quand même, sous certaines conditions, on pourrait peut-être dire que … Mais non. C’est désespérant, je n’ai rien trouvé sur les JPG comme sur les NEF.

Un mot de plus pour vous parler du flare. Cet effet disgracieux avec certaines optiques est ici géré de main de maîtres (opticiens) et je ne saurais dire si c’est le traitement Arneo, ou le nanocrystal, ou la formule optique, ou un peu des trois. Le résultat c’est que vous allez courir après les effets du soleil dans les branches parce que … c’est beau.

Sachez que je suis joueur, j’ai pris ces photos sans pare-soleil, je vous laisse mettre le vôtre et en profiter encore un peu plus.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 360 – 1/320 ème – f/11

Le rendu des couleurs est en phase avec ce que l’on connaît de cette gamme NIKKOR Z, un rendu neutre, des jaunes bien moins présents que ce que j’obtenais avec la gamme reflex (mais pas avec le même boîtier). La colorimétrie de ces images est bien sûr fonction du Picture Control que vous allez utiliser, en JPG comme en NEF au post-traitement, mais soyez assurer que vous n’aurez pas à basculer dans l’onglet Couleurs de votre logiciel pour supprimer les dominantes.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/800 ème – f/8

En photo urbaine j’apprécie un rendu neutre dans les ombres, je n’ai ainsi pas à traiter ces zones. Ce zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S réussit à garder leur neutralité de teinte aux zones sombres alors qu’une grande zone de la photo présente une forte dominante (le bleu du ciel par exemple).

Franchement, et avec un brin d’attachement pour cette gamme, je ne le nie pas, c’est beau, c’est bon et ça fait plaisir.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 22 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/8

Rendu optique : profondeur de champ

Certes, une faible profondeur de champ à 14 ou 20 mm pour photographier des paysages n’est pas votre envie première. Vous voulez que tout soit net. Mais tout le monde n’utilise pas un tel zoom que pour le paysage. C’est mon cas, et j’apprécie de pouvoir jouer sur l’ouverture, même à 14 mm, pour bénéficier d’un joli flou d’arrière-plan. Je n’ai pas été déçu.

Quelle que soit la focale, non seulement le flou est agréable et délicat, mais il apparaît de plus avec une très belle progressivité, sans montrer de cassure franche entre les zones nettes et les zones moins nettes. Le diaphragme circulaire électro-magnétique à neuf lamelles (sept sur le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S) participe au résultat.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/5.000 ème – f/2.8

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S peut vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un grand angle polyvalent, lumineux, avec des performances élevées,
  • vous tenez à disposer d’un zoom f/2.8 parce que le trio f/2.8 et vous, ça ne fait qu’un,
  • vous êtes frustré par l’absence de bague de mise au point sur le NIKKOR Z  14-30 mm f/4 S,
  • vous voulez personnaliser autant que faire se peut votre objectif,
  • vous voulez alléger votre ensemble reflex FX + 14-24 mm f/2,8 AF-S et gagner en qualité d’image et en encombrement,
  • vous voulez utiliser des filtres sans être bloqué par la lentille frontale bombée du modèle AF-S pour reflex (avec bague FTZ),
  • vous désirez un zoom grand angle compact Nikon moins encombrant que la version en monture F couplé à la bague FTZ,
  • vous n’êtes pas attiré par les focales 28 et 30 mm (ou vous avez déjà un 24-70 mm f/2.8 pour cela),
  • vous pratiquez la photographie en faible lumière et avez besoin du surcroît de luminosité d’un f/2,8.

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S va moins vous intéresser si :

  • 2.699 euros ça se justifie par le plaisir de photographier (qui n’a pas de prix) ou par des commandes, et vous avez beaucoup moins des deux depuis quelques mois,
  • vous continuez à utiliser un reflex en parallèle de votre hybride et la version à monture F est compatible avec les deux,
  • vous pensez que le mieux est l’ennemi du bien, et que le 14-30 f/4 est loin de démériter face à ce f/2.8.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 320 – 1/320 ème – f/16

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S : ma conclusion

Les tests se suivent et se ressemblent dans cette gamme NIKKOR Z et je vous avoue qu’il faut aller chercher les détails tellement loin pour mettre un point particulier en avant que l’exercice devient difficile.

C’est bon, très bon, très très bon. Et ce n’est pas le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S qui devrait faire l’objet du prochain test qui va remettre cela en cause. Alors quelle conclusion tirer d’un tel test, effectué « dans les conditions du direct », sans mur de brique ni passage au banc ?

La conclusion qui s’impose est que ce zoom grand angle est encore supérieur au 14-30 mm f/4 déjà excellent.

Le zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S est au niveau du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, et ce n’est pas rien.

Ce zoom grand angle f/2,8 peut vous inciter à lui seul à passer à l’hybride si vous êtes adepte de la photographie de paysage.

Sa conception optique est exceptionnelle (piqué, absence d’aberrations chromatiques, colorimétrie, traitement contre le flare, conception de la lentille frontale). Sa conception mécanique est du même niveau, c’est la force tranquille à laquelle Nikon nous a habitués depuis quelques décennies.

Enfin le plaisir que vous prendrez à le prendre en mains et l’utiliser sera sans commune mesure avec celui que vous prendriez avec un zoom pour reflex couplé à la bague FTZ.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/8

Nikon a mis les petits plats dans les grands : écran OLED, trois bagues dont une personnalisable, une touche de fonction également personnalisable et double système de pare-soleil, c’est rare !

Oui mais voilà. Le principal concurrent de ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S n’est pas à chercher dans les gammes des opticiens indépendants, inexistantes en monture Z (qu’attendent-ils ?) mais bien dans la gamme Nikon.

Il s’appelle NIKKOR Z 14-30 mm f/4 et coûte deux fois moins cher sans être à la traîne  en performances pures. Seule l’ergonomie est en retrait.

Il vous faudra donc accepter de débourser près de 1.350 euros supplémentaires pour profiter de ce f/2.8 et ce n’est pas rien. L’écart est encore plus grand qu’entre les NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et f/4 (1.200 euros) bien différents en taille et encombrement par contre.

Je conclurai donc ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S en vous disant que si vous cherchez le meilleur zoom grand angle pour Nikon Z du moment, le plus capable et ergonomique, Nikon l’a fait. Quant à moi je vais rendre avec regret mon exemplaire de test …

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique


Luminar AI Update 2 : performances, filigranes, ciels, reflets, en progrès !

Skylum présente Luminar AI Update 2, la version 1.2 de son logiciel photo. Luminar AI utilise l’intelligence artificielle pour vous aider à obtenir un résultat rapide et satisfaisant si vous ne voulez pas passer des heures à traiter vos photos.

Cette mise à jour gratuite ne manque pas d’intérêt car elle apporte de meilleures performances, une gestion intégrée des filigranes qui manquait vraiment à la première version et un outil de traitement des ciels enrichi de nombreuses fonctions dont la gestion des reflets.

Présentation de Luminar AI Update 2

10 EUR de réduction sur Luminar AI et les ressources additionnelles avec le code nikonpassion21

Luminar AI Update 2 : contexte

Vous l’aurez compris en lisant plusieurs articles récents, l’intelligence artificielle gagne du terrain dans le monde de l’édition logicielle. DxO dans Photolab 4, Adobe dans Lightroom et Photoshop, Skylum dans Luminar pour ne citer que ceux-là introduisent petit à petit des briques d’IA. Ces fonctions permettent d’offrir des traitements qui prendraient beaucoup de temps ou ne seraient pas possibles sans l’IA.

Dans ce qui s’annonce comme la prochaine bataille rangée chez les éditeurs, Skylum a pris une longueur d’avance avec Luminar 4 qui utilisait déjà des outils à base d’IA. En introduisant Luminar AI fin 2020, Skylum a renversé la tendance : l’intelligence artificielle pilote la plupart des traitements, elle occupe une place centrale dans le logiciel. Les outils à base d’IA évitent le recours aux calques, complexes à manipuler, bien moins souples à l’usage.

Prévisualisation des ciels dans Luminar AI Update 2

Prévisualisation des ciels dans Luminar AI Update 2

« Hérésie ! », « Scandale ! » et autres « ce n’est plus de la photo !! » n’ont pas manqué de fleurir sur les sites parlant de Luminar AI. Nombreux sont les photographes qui ont pris cela comme un non sens, sans bien comprendre le positionnement de ces outils.

Luminar AI n’est pas un logiciel de post-traitement classique. Il ne cherche pas à concurrencer Lightroom, Photolab ou autre Darktable. Il adresse les besoins de quiconque souhaite obtenir un résultat rapide, répondant à un usage précis, sans devoir passer des semaines à apprendre l’utilisation d’un logiciel expert.

Luminar AI propose et vous disposez. Le résultat proposé par l’IA vous convient ? Vous le validez. Il ne vous convient pas ? Vous l’ajustez pour obtenir le rendu souhaité.

Dans le monde de la photographie amateur, Luminar AI répond à cette question : « quel rendu pourrais-je donner à ma photo pour qu’elle soit plus agréable, je n’en ai aucune idée ? ».

Avec cette mise à jour Luminar AI Update 2, Skylum a voulu aller encore plus loin en matière de gestion des ciels. Au passage, c’est un pied de nez à Adobe permettant de montrer à l’éditeur américain que le traitement des ciels piloté par l’IA, c’est chez Skylum que ça se passe, Photoshop reste en retrait à ce jour.

Exemple de traitement photo dans Luminar AI

exemple de traitement photo assisté par l’IA dans Luminar
temps de traitement : environ 2 minutes
modèle Mey-Lynn – photo JC Dichant

Des performances améliorées

L’intelligence artificielle implémentée dans Luminar AI utilise le moteur d’intelligence artificielle local de Windows 10 ou MacOS.  C’est donc votre ordinateur qui va fournir au logiciel toute sa puissance pour accélérer les traitements, sans que le logiciel n’ait besoin de faire appel à un service externe. Ceci consisterait à envoyer votre photo dans le cloud pour la traiter avant de la récupérer, c’est la mise en œuvre faite dans Photoshop par exemple et ça ne plaît pas à tout le monde.

La conséquence est que votre ordinateur doit être assez musclé, et à jour, pour que Luminar AI fonctionne à la bonne vitesse. Skylum est conscient des problématiques de performances et optimise son logiciel à chaque nouvelle version. La version de présérie que j’utilise depuis plusieurs jours, bien que non finalisée, s’avère plus réactive que ne l’était la première version, sur le même ordinateur. Le fonctionnement est plus fluide, le passage d’un module à l’autre plus rapide. Par rapport à Luminar 4, c’est le jour et la nuit.

Ciel AI : la gestion des ciels et des reflets

Avec cette mise à jour, Luminar AI vous permet non seulement de remplacer un ciel de façon plus agréable grâce à l’aperçu des ciels disponibles, mais aussi de jouer avec les reflets. Dès lors que votre photo montre de l’eau (mer, rivière, lac, piscine), Luminar AI vous permet d’ajouter le reflet du ciel dans l’eau.

Luminar AI Update 2 : remplacement du ciel - avant

Luminar AI Update 2 : remplacement du ciel – avant

Luminar AI Update 2 : remplacement du ciel et ajout de reflets - après

Luminar AI Update 2 : remplacement du ciel et ajout de reflets – après

L’outil Ciel AI optimise la luminosité de la scène de façon à générer des reflets les plus naturels possibles, vous pouvez ajuster de façon différenciée la saturation et la luminosité.

Cet outil permet aussi d’ajuster la lumière d’un portrait réalisé sur fond de paysage mêlant ciel et eau, pour produire des images qui auraient nécessité un éclairage artificiel (flashs, projecteurs) si elles avaient été prises de façon traditionnelle.

La gestion des ciels, leur remplacement, déjà bien avancée dans la première version, gagne ici la possibilité de jouer sur l’angle et la profondeur de la scène afin que la substitution soit encore plus crédible. Quiconque a déjà essayé de remplacer le ciel d’une photo dans un logiciel traditionnel sait combien c’est extrêmement complexe. Dans Luminar AI Update 2, cela vous prendre quelques secondes pour un résultat bien supérieur.

Des textures transformables

Luminar AI Update 2 met en œuvre des fonctions de manipulation des textures qui apportent beaucoup de souplesse. Autant il était complexe d’ajouter une texture puis de la positionner dans la première version, autant il est simple de le faire dans cette nouvelle version. Insérer un filigrane (signature, logo) par exemple prend désormais quelques secondes alors qu’il fallait mettre en œuvre une méthode complexe précédemment.

Ajout de texture, signature, logo dans Luminar AI Update 2

Luminar AI Update 2 : ajouter une signature, un logo
photo JC Dichant

En utilisant des fichiers PNG gérant la transparence, vous pouvez ajouter des textures à vos photos et en ajuster la visibilité. Vous pouvez aussi les redimensionner, les placer où vous voulez en quelques clics.

Une gestion des modèles optimisée

Les modèles de Luminar AI définissent le rendu final de l’image. Avec cette mise à jour Update 2, la sélection du « meilleur modèle » est améliorée, leur affichage aussi.

Gestion des modèles dans Luminar AI Update 2

La nouvelle gestion des modèles dans Luminar AI Update 2

Luminar AI Update 2 affiche désormais tous vos modèles de façon plus lisible, via les onglets « favoris », « Mes modèles », « achetés » et « anciens modèles ». Ces derniers sont hérités des Looks de Luminar 4.

Les aperçus des groupes de modèles ont la même taille, vous les discernez mieux et ils sont plus agréables à utiliser.

Nouveaux appareils photo supportés dans Luminar AI Update 2

Comme toute mise à jour logicielle, Luminar AI Update 2 supporte de nouveaux boîtiers.

  • Nikon Z 5, Z 6 II, Z 7 II
  • Canon EOS R5, EOS R6, EOS 850D, EOS-1D X Mark III (fichiers compressés avec perte)
  • Fujifilm X-S10
  • Leica M10-R, S3, SL2-S
  • Olympus E-M10 Mark IV
  • Panasonic DC-G100 / G110, DC-S5
  • Sony ILCE-7C (A7C), ILCE-7SM3 (A7S III)
  • Zeiss ZX1

Support des Nikon Z 6II et Z 7II dans Luminar AI Update 2

Cette mise à jour supporte les fichiers compressés avec perte CR3 et les fichiers compressés avec perte RAF.

Skylum s’est aussi engagé à supporter plus vite les nouveaux appareils photo, il fallait plusieurs mois précédemment, un délai bien plus long que chez les concurrents. Espérons que cette promesse soit tenue.

Mon avis sur cette mise à jour Luminar AI Update 2

Luminar AI Update 2 progresse. Le logiciel est plus réactif, l’outil Ciel AI plus complet, la gestion des modèles plus simple. La gestion des textures fait un grand pas en avant, ce qui va simplifier la gestion des signatures ou logos en particulier.

Cette mise à jour gratuite pour les utilisateurs de la première version est la version qui aurait du sortir en premier. Elle est plus aboutie, offre les fonctions manquantes de Luminar 4 dont la gestion avancée des textures et permet de profiter du logiciel pour accélérer les traitements.

Il lui manque encore des fonctions que je considère essentielles pour un usage expert, telle que la gestion des versions. Néanmoins si vous avez un usage plus amateur de votre logiciel photo, que vous préférez passer plus de temps à faire des photos qu’à les traiter, Luminar AI Update 2 pourrait bien vous satisfaire.

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Les centres d’intérêts en photographie et vous et vous …

Avez-vous remarqué combien le terme « photographe » est vague ? Est photographe la personne qui prend des photos (même Wikipedia le dit). Toute autre tentative de définition ne sert qu’à provoquer des débats interminables. Je préfère parler de centres d’intérêt. Nous avons tous des centres d’intérêt en photographie, du photographe qui utilise son smartphone pour Instagram à celui qui fait la Une des media.

Les centres d’intérêts en photographie et vous et vous ...

Lorsque je prépare la liste des sujets à créer pour ce site, je tiens compte non pas d’un statut (classer les gens en catégories a ses limites), mais de vos centres d’intérêt. Pour cela j’ai établi une liste, et j’ai pensé que la partager pourrait vous inciter à réfléchir à votre pratique.

Je fais des photos utiles et des photos souvenir, je ne cherche pas à apprendre la photographie

Ces photographes là font des images à seules fins de garder une trace. Ils n’ont d’ailleurs aucune envie d’aller plus loin ni d’apprendre la photo et ne se disent pas photographes.

Ils ont besoin et/ou envie de créer des images :

  • de la vie au quotidien,
  • de leur métier,
  • de voyages,
  • de famille,
  • de vacances.

Certains utilisent la photo pour illustrer une activité sans aucun rapport direct avec la photographie :

  • un site professionnel ou un compte marchand en ligne,
  • des visuels pour promouvoir un évènement,
  • une rencontre avec un client ou partenaire,
  • un séminaire d’entreprise ou un salon.

Les agents immobiliers, par exemple, ont besoin de faire des photos des biens qu’ils vendent, sans vouloir devenir photographes pour autant. Idem pour les vendeurs sur les sites d’annonces. Les parents veulent garder des souvenirs de leurs enfants, les montrer très vite à la famille.

Le résultat doit être bon, rapide à produire, simple à utiliser.

Les photos peuvent être optimisées à l’aide d’applications ou de logiciels dédiés, elles peuvent être utilisées dans des outils de mise en page et de création assistée de visuels.

Parmi ces personnes, certaines finissent par identifier leurs centres d’intérêt en photographie, leur pratique peut alors évoluer vers la création.

Je fais des photos car j’aime créer

La photographie est un moyen d’expression permettant aux personnes créatives de laisser libre cours à leur imagination.

Certains incluent la pratique photographique dans la palette d’outils à leur disposition, avec l’écriture, la peinture, la sculpture, la vidéo.

Ces gens là ne sont pas intéressés par la technique photo, ils font des photos, c’est différent. La technique comme le matériel utilisé ne doivent pas être des freins.

Beaucoup sont amateurs dans l’âme au sens premier du terme: ils aiment créer, ne font pas ça pour la gloire ou l’argent.

Certains arrivent à générer des revenus. Une amie dont les photos sont vendues en galerie me disait il y a quelques années ne pas savoir ce qu’était l’ouverture ou le temps de pose, par contre elle pouvait se lever à 3h du matin pour faire une photo qu’elle avait en tête. Qui se vendrait. Le matériel n’était pas du tout sa préoccupation.

Certaines de ces personnes peuvent être amenées à faire de la photographie leur outil d’expression principal.

Je mène un projet photographique personnel

Utiliser la photographie comme moyen d’expression principal permet de raconter une histoire, de construire un récit.

Si vous êtes dans ce cas vous devez maîtriser les grands principes de la photographie pour arriver à vos fins. La technologie n’est pas une priorité, seule l’obtention du résultat compte. Si votre matériel vous permet d’y arriver, il suffit. Sinon vous en changez.

Parmi les personnes concernées, on retrouve les auteurs photographes dont la préoccupation première est de présenter un travail photographique réfléchi. Peu importe qu’il soit fait avec un matériel ou un autre, personne ne leur posera la question et si toutefois c’était le cas, ils répondraient qu’ils s’en moquent. Qui demande à un peintre la marque de son tube de peinture ou de son pinceau ?

Ces gens-là ne sont pas du tout attirés par les nouveautés, les prouesses des constructeurs, les dernières fonctions à la mode et les caractéristiques uniques de certains modèles. Ils ne savent même pas que cela existe la plupart du temps.

Par contre certains génèrent des revenus à partir de leur travail d’auteur.

Je vis de la photo, c’est ma source de revenu

En lisant « revenus » vous vous dites peut-être « tiens, les pros » en pensant à ceux qui vendent leurs photos dans la presse ou les médias. C’est le cas, mais pas uniquement. De nombreux photographes vivent de la photo par d’autres biais (lire le livre d’André Amyot).

Ils proposent des voyages photos, des workshops, des formations, du coaching.

Ils proposent des produits dérivés.

Ils sont employés par des administrations ou entreprises pour documenter le quotidien.

Ceux-là sont généralement calés en photographie, ils ont une expérience qui leur permet d’être à l’aise dans la plupart des situations.

Ils ont développé un style, une pratique, se sont approprié un matériel bien précis en sachant pourquoi il ont fait ce choix.

Ils peuvent même être experts dans un domaine particulier.

Ils sont rarement limités dans leur pratique car ils font ce qu’il faut pour passer outre les limites.

Vos centres d’intérêt en photographie et les pensées limitantes

En photographie, vous vous regroupez peut-être entre amis photographes, entre experts d’une pratique donnée, entre collègues, entre membres d’un club photo ou d’un réseau social. Bien que ces clans aient des intérêts, le partage et les relations sociales, ils peuvent aussi vous limiter.

Ne pas chercher à savoir ce que font les autres clans est limitant.

Penser que ce que vous faites est suffisant pour progresser est limitant.

Penser qu’un photographe ne peut nourrir sa créativité que de photographie et que les autres arts n’ont pas d’intérêt est une pensée limitante (lire L’inspiration en photographie).

Penser que « les pros » ont la grosse tête et ne parlent pas aux « amateurs » est une autre pensée limitante.

Penser que « les amateurs » vont piquer le travail « des pros » est encore une pensée limitante, leurs propositions ne sont pas les mêmes.

Penser que les « artistes » ne sont pas des photographes parce qu’ils ne connaissent pas le triangle d’exposition n’est pas limitant, c’est stupide.

Vos centres d’intérêt en photographie et le recul à prendre sur votre pratique

Il ne se passe pas une journée sans que je ne pense à ma pratique photo. Sans que je ne me dise que rien n’est acquis, bien que je vive de la photographie.

Vous devriez vous poser vous-aussi ces questions chaque jour pour identifier vos centres d’intérêt en photographie :

  • pourquoi suis-je en train de faire ces photos ?
  • que vont-elles m’apporter ?
  • quel usage vais-je faire de ces images ?
  • comment suis-je en train d’utiliser mon matériel ?
  • qu’est-ce que j’aurais pu mieux faire ?
  • suis-je aux limites de mon matériel ?
  • qu’ont fait les autres au même endroit, dans la même situation ?
  • que pourrais-je encore apprendre ?

Vous l’aurez compris, la photographie est un chemin qui a commencé pour vous un certain jour et dont vous ne verrez jamais la fin. Vous aurez toujours quelque chose à découvrir, à apprendre, à faire. C’est ce qui en fait le charme.

Cette chronique n’avait pas d’autre prétention que de vous faire réfléchir à votre pratique (comme celle-ci). Si tel est le cas, alors je suis curieux de lire vos avis dans les commentaires, le débat pourrait bien être passionnant !


Hybride Nikon Z 9 : le boîtier pro 24×36 survitaminé est en route

Il y a déjà plusieurs mois que les rumeurs allaient bon train, que Nikon laissait planer le doute sur ses futurs modèles hybrides 24 x 36, et que certains annonçaient déjà la fin d’une marque photo historique incapable de se renouveler. Il faut reconnaître que la légendaire discrétion de Nikon n’aide pas à garder confiance dans les périodes de troubles. Cette fois il ne s’agit plus d’une rumeur, mais d’une annonce officielle : l’hybride Nikon Z 9 pro arrive.

Note : le Nikon Z 9 est officiel, voici la présentation.

Nikon Z 9 : l'hybride 24x36 survitaminé est en route

Hybride Nikon Z 9 : celui qui doit éclipser la série D5/D6 …

… et remettre un peu la concurrence à sa place aussi, si j’en crois les échanges que j’ai pu avoir ces dernières semaines avec ceux « qui savent ».

Tout a commencé par ces quelques phrases de Keiji Oishi, responsable de la division Image Nikon, lâchées lors d’un entretien récent  :

« Un appareil photo sans miroir de la série Z Nikon est attendu dans l’année et est en cours de développement dans le but de surpasser le D6. Il répondra aux besoins avancés des professionnels. Le modèle à venir fera ses débuts avec un capteur CMOS empilé haute résolution nouvellement développé. Bien que cet appareil photo constitue un saut technologique majeur pour les photographes, nos ingénieurs envisagent de puissantes fonctionnalités vidéo telles que la 8K qui répondent aux besoins de toutes sortes de créateurs de contenu et de professionnels. »

Ces informations pas du tout lâchées à la légère sont aujourd’hui suivies d’une annonce officielle. D’une préannonce plus exactement puisqu’il s’agit pour Nikon d’officialiser le développement du futur Nikon Z 9 et d’en préciser le positionnement.

Les teasers : montrer petit à petit le Nikon Z 9

Nikon va vous faire languir jusqu’à l’annonce officielle, en publiant en particulier des teasers, de courtes vidéos montrant chacune une caractéristique particulière du Nikon Z 9.

Nikon Z 9 et la photo de sport

Nikon Z 9 et photo de sport et d’action

Nikon Z 9 : écran orientable

Nikon Z 9 : vidéo 8k

Un Nikon Z 9 pour quoi, pour qui ?

Le communiqué de presse bien succinct nous en dit peu mais voici ce que je peux en déduire si je mets ces informations en perspective avec celles que j’avais déjà.

Le Nikon Z 9 sera un hybride 24 x 36 monobloc (à poignée intégrée) qui aura pour mission de reprendre le flambeau des reflex professionnels Nikon D 5 et D 6. Son aspect est d’ailleurs très proche, la photo ci-dessous le montre. Nikon nous a habitués à montrer des versions très abouties lors des préannonces (comme celle du Nikon D6).

Le Z 9 devrait arriver en 2021, la logique veut que ce soit après les J.O. d’été au Japon comme pour tout nouveau Nikon pro depuis de nombreuses années.

Nikon Z 9 (ou Nikon Z9)

Nikon Z 9 – l’appareil photo pourrait ne pas avoir exactement la même apparence que sur la photo ci-dessus

Pour les photographes

Le Nikon Z 9 cible les photographes pros utilisant un D5 ou D6, dont les besoins spécifiques ne sont pas couverts par les Z 6II et Z 7II : mise au point très rapide et précise, construction à toutes épreuves, autonomie importante, connectivité évoluée, compatibilité avec les téléobjectifs de la marque (via la bague FTZ), double emplacement pour cartes mémoires pros (XQD ou CFexpress), colorimétrie « Nikon », qualité des JPG directs et bruit numérique réduit au minimum aux sensibilités moyennes.

Pour cela, Nikon annonce un nouveau capteur haute définition 24 x 36 CMOS empilé, ou « Stacked » en anglais. Cette technologie de capteur diffère de celle utilisée par les capteurs BSI (Back Side Illuminated) équipant la plupart des reflex et hybrides actuels. Elle autorise une plus grande vitesse de traitement des informations et l’intégration dans le capteur de composants complémentaires. Rappelons que dans un hybride, le capteur image est au cœur du système puisqu’il assure aussi la gestion des informations de mise au point à destination du processeur.

La technologie de capteurs « stacked » n’est pas récente, ces capteurs équipent déjà des smartphones et appareils photo compacts depuis plusieurs années. Un tel capteur propose une meilleure sensibilité sans que sa surface ne soit augmentée, de par l’empilement des couches de photodiodes et de pistes électriques. Il propose surtout une bien plus grande vitesse de lecture des données car il autorise l’intégration de mémoire RAM qui vient alors faire office de tampon entre les photodiodes et le processeur traitant les données.

C’est cette technologie que Nikon utilise pour fabriquer un nouveau capteur de 4K x 4K à destination d’appareils industriels, capable de produire 1.000 images par seconde à la définition de 17,8 Mp (en savoir plus). Celle du Z 9 sera plus importante bien évidemment. A minima de 33 Mp qui est la définition minimale pour la 8K, elle devrait dépasser les 45 Mp du Z 7II pour atteindre 50 ou 60 Mp, la concurrence le fait.

Le processeur du Nikon Z 9 sera un nouveau processeur de traitement d’image. Nikon ne précise pas s’il s’agira de l’Expeed 7 ou d’un nouveau type de processeur complémentaire qui pourrait tenir un rôle différent. L’architecture à deux processeurs Expeed des Nikon Z 6II et Z 7II ne serait alors pas reprise, cette solution restant une solution à la marge pour régler un problème spécifique sur ces deux modèles.

Pour les vidéastes

Les appareils photo hybrides sont autant utilisés par les vidéastes et cinéastes que par les photographes depuis plusieurs années, Nikon propose d’ailleurs un kit cinéma Nikon Z 6II. Le Nikon Z 9 est conçu pour répondre aux besoins des plus exigeants, il permettra l’enregistrement vidéo 8K de même que les flux vidéo désormais habituels. Nikon ne précise pas si le Z 9 saura en faire « encore plus », soyons patients.

Tourner en 8K peut vous sembler anecdotique, cela révèle toutefois la capacité du boîtier qui sait le faire à gérer des flux d’informations très importants à très grande vitesse. Proposer la 8K en vidéo, c’est donc aussi proposer un mode rafale en photo bien plus rapide que les modes actuels, de l’ordre de 20 à 30 im./sec., les photographes de sport apprécieront.

A boîtier pro, tarif pro

Cela va sans dire, un Nikon Z 9 qui serait supérieur à un Nikon D6 ne sera pas un appareil grand public. Le Nikon D6 est vendu au tarif de 7.300 euros (mars 2021), attendons-nous à ce que le tarif du Nikon Z 9 soit proche. C’est aussi le tarif du récent Sony Alpha 1, concurrent annoncé de ce Nikon Z 9.

Les spéculations vont aller bon train dans les mois qui viennent, pas tant pour le Nikon Z 9 qui n’intéresse réellement qu’un nombre réduit de photographes pros, mais pour la capacité de Nikon à décliner cet ensemble en une version plus accessible pour les photographes experts.

J’imagine en effet un Nikon Z 8 qui viendrait s’intercaler à merveille entre l’actuel Z 7II et ce Z 9, en reprendrait le capteur dans sa définition Z 9 ou une définition réduite, avec un autofocus aussi capable, une poignée amovible, et les mêmes capacités vidéos, pour un tarif proche de celui d’un D850 à sa sortie. Le Z 8 pourrait alors être le remplaçant idéal du D850 pour ceux qui ne veulent pas d’un Z 7II,  mais ceci n’est que le fruit de mon imagination.

Il est donc maintenant urgent d’attendre pour en savoir plus …

Source : Nikon France


Nikon NX Studio : un logiciel intégré gratuit pour afficher et traiter les JPG et RAW Nikon

Il aura fallu attendre des années pour que Nikon procède enfin à la fusion des deux logiciels maison View NX-i et Capture NX-D et propose un logiciel intégré, Nikon NX Studio. Cette intégration que proposent depuis longtemps les logiciels standards du marché vous permet de ne plus avoir à installer et gérer deux logiciels différents pour afficher et traiter vos RAW Nikon.

Si Nikon NX Studio reste limité au traitement des fichiers RAW Nikon (en plus des JPG), il n’en constitue pas moins une offre gratuite qui intéressera les nikonistes désireux de se lancer dans le post-traitement RAW sans vouloir pour autant payer pour un logiciel plus complet ou polyvalent.

Nikon NX Studio : un logiciel intégré gratuit pour afficher et traiter les JPG et RAW Nikon

Nikon NX Studio, on prend les mêmes et on fusionne

A la surprise générale alors que nous attendons tous des optiques pour les hybrides Nikon Z et des nouvelles de futurs modèles APS-C et pro, Nikon a donc annoncé une évolution de ses logiciels d’affichage et de traitement, View NX-i et Capture NX-D. Ce duo de logiciels, supposant une maintenance différenciée (installations et mises à jour) et limité aux seuls RAW Nikon, évolue donc pour devenir un unique logiciel intégré.

Nikon NX Studio reprend les fonctions historiques de ses deux prédécesseurs, et vous permet :

  • d’afficher vos JPG et RAW Nikon,
  • de les traiter en tenant compte des réglages Picture Control pour les RAW,
  • de traiter les fichiers vidéos (accès Internet requis pour la lecture),
  • de partager les photos ainsi traitées.

Nikon NX Studio ne fera guère d’ombre aux logiciels experts du marché (Lightroom Classic, Capture One Pro, DxO PhotoLab, Luminar) plus polyvalents et complets, ce n’est pas son but, mais il a le mérite d’être gratuit.

Il s’agit donc d’une bonne solution pour visionner aisément vos photos si vous n’avez pas d’autre logiciel pour voir vos fichiers RAW. C’est aussi une solution idéale pour aborder le traitement RAW sans frais.

Nikon NX Studio, comme ses différents prédécesseurs, reste limité au traitement des RAW Nikon. Si vous utilisez des boîtiers de marques différentes, il sera plus pratique d’utiliser un logiciel plus ouvert, à l’inverse si vous êtes un pur nikoniste, NX Studio vous évitera de multiplier les installations en remplaçant le duo précédent.

Nikon NX Studio : les fonctions principales

Comme tout logiciel de traitement RAW Nikon qui se respecte, Nikon NX Studio, outre le fait d’afficher vos photos, vous permet de les traiter et de modifier :

  • le choix du Picture Control fait à la prise de vue,
  • la balance des blancs,
  • l’exposition (dans les limites du RAW),
  • les informations XMP / IPTC,
  • de multiples réglages sur les RAW.

Nikon NX Studio reprend le principe de traitement local à l’aide de points de contrôles, une fonction introduite à l’époque de Capture NX, délaissée puis réintégrée dans Capture NX-D. Ces outils sont ceux que vous pouvez trouver dans le logiciel DxO PhotoLab dans une version très évoluée désormais, la technologie sous-jacente d’origine Nik Software (l’éditeur de la Nik Collection) ayant été acquise par DxO.

Vous avez ainsi la possibilité d’ajuster de façon locale les couleurs d’une photo comme de nettoyer les défauts d’une image (taches de capteurs par exemple).

Nikon NX Studio reprend le principe du flux de travail qui vous permet d’appliquer les opérations de traitement les unes après les autres, dans le bon ordre.

Les vidéastes amateurs ne seront pas en reste puisque NX Studio permet de traiter les fichiers vidéos Nikon, sans être pour autant un outil de montage expert comme peuvent l’être Adobe Premiere Pro ou Apple Final Cut Pro, mais c’est déjà ça (et c’est gratuit, rappelons-le).

Enfin Nikon NX Studio autorise le transfert des images traitées vers le service Cloud Nikon Image Space qui vous permet de partager vos créations tant photos que vidéos.

Nikon NX Studio sera mis à jour lors de la sortie de chaque nouvel appareil photo Nikon, pour tenir compte des spécificités de ses fichiers RAW/NEF.

Nikon NX Studio est compatible avec Nikon Transfer 2 (installé par défaut) et Camera Control Pro 2, le premier devenant un utilitaire de NX Studio tandis que le second permet la prise de vue en mode connecté avec un appareil photo Nikon.

Notez également que l’arrivée de Nikon NX Studio signe la fin des mises à jour de View NX-i et Capture NX-D puisque leurs fonctions sont reportées dans NX Studio.

Premier aperçu

Après installation, voici ce que vous allez découvrir en lançant Nikon NX Studio :

Nikon NX Studio vue vignettes

La vue vignettes vous donne un aperçu des photos préalablement classées dans un dossier sur votre disque dur.

La présentation en trois volets, navigation à gauche, affichage des photos au centre et barre d’outils à droite est la copie conforme de ce que l’on retrouve dans d’autres logiciels, Lightroom en particulier. Ce n’est pas pour me déplaire puisqu’il s’agit de la disposition la plus logique pour un logiciel photo.

Les trois onglets du volet droit permettent d’accéder aux blocs de réglages, aux métadonnées EXIF et aux informations IPTC/XMP que vous pouvez compléter à votre guise.

Improprement nommé « Importation » dans NX Studio, l’importation faisant référence à un catalogue dont ne dispose pas NX Studio, la fonction d’importation lance l’utilitaire Nikon Transfert, installé par défaut avec NX Studio. Celui-ci vous permet de copier les photos depuis votre carte mémoire vers votre ordinateur, vous définissez alors quels sont est la destination et le comportement de ce processus de copie.

Nikon NX Studio importation avec Nikon Transfert

Une fois les photos triées et classées à l’aide des classiques étoiles et étiquettes de couleur, vous pouvez les ouvrir en plus grand pour les traiter.

Vous retrouvez alors les outils de Capture NX-D et les points de contrôle. Certains outils sont très intuitifs et simples à utiliser comme les outils d’édition de base (exposition, contraste, hautes et basse lumières), d’autres sont moins ergonomiques (recadrage, ajustement des couleurs), mais l’essentiel y est.

Nikon NX Studio traitement des RAW

Notez que vous pouvez choisir dans les préférences du logiciel comment celui-ci gère les traitements effectués, puisqu’en l’absence de catalogue il faut écrire ces opérations quelque part.

Vous avez le choix de le faire soit sous la forme d’un fichier annexe (side-car), ce que je vous recommande, soit dans l’entête du fichier du fichier RAW, ce qui a pour effet de modifier le contenu de ce fichier.

Nikon NX Studio exportation photos

Une fois le traitement terminé, vous pouvez exporter vos photos à l’unité ou par lots à l’aide de l’outil d’exportation. Celui-ci crée alors le JPG utilisable à partir du RAW.

Premier avis sur Nikon NX Studio

Cette première mouture du logiciel Nikon a l’avantage de proposer une approche plus simple que le duo de logiciels précédent. L’ergonomie adopte les standards du marché, ce qui n’est pas pour me déplaire.

L’absence de catalogue ne pénalisera pas ceux qui ne souhaitent pas indexer leurs photos ou créer des séries, le seul classement par dossier s’avérant suffisant pour de nombreux utilisateurs, quitte à dupliquer les fichiers pour créer des séries et albums.

Le moteur de traitement RAW est complet, je n’ai pas effectué encore de tests sur des fichiers difficiles à traiter, pour en réduire le bruit numérique par exemple ou pour ajuster avec précision les couleurs mais l’ensemble est de bon niveau.

La possibilité d’ajuster a posteriori le Picture Control ravira les nikonistes qui en éprouvent le besoin, alors que les logiciels des éditeurs tiers n’ont pas accès à cette fonction.

Enfin la possibilité de traiter les vidéos est un plus qui vous permet de n’utiliser qu’un seul outil pour tout faire.

Le point fort du logiciel est bien évidemment sa gratuité, et même s’il ne saurait égaler les meilleurs cet argument suffira à convaincre de nombreux utilisateurs qui veulent débuter en post-traitement.

Reste une compatibilité réduite aux seuls fichiers NEF Nikon qui peut vous poser problème si vous utilisez des boîtiers de marques différentes, ce que tout le monde ne fait pas.

En conclusion, voici une bonne nouvelle pour les nikonistes. Espérons que Nikon saura faire évoluer ce logiciel pour en faire un outil bien plus expert que n’a pu l’être Nikon Capture NX-D, et qu’il pourra séduire les adorateurs de feu Nikon Capture NX2 vendu 300 euros en son temps.


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