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NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : ce qui change vraiment… et ce que cela change pour vous

Nikon vient d’annoncer le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II. Lancé en 2019, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est très vite devenu l’outil de base des photographes désireux d’utiliser le meilleur 24-70 mm f/2.8 jamais produit par Nikon. Il faut dire que ce type de zoom permet de tout faire, du reportage au paysage en passant par le portrait. Mais s’il s’agissait du meilleur 24-70 f/2.8 jamais produit, pourquoi le remplacer ?

Nikon présente cette nouvelle version de son zoom comme le premier objectif de nouvelle génération en monture Z, destiné aux utilisateurs exigeants – photographes professionnels ou vidéastes – qui réclamaient une version plus robuste, plus agile et mieux équipée.

Le NIKKOR Z 24‑70 mm  f/2,8 S II sera disponible dès le 18 septembre 2025, au tarif conseillé de 2 899 €, soit 400 € de plus que la version V1 à son lancement.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : ce qui change vraiment… et ce que cela change pour vous

Ce qui change avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II

Bien que très performant, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S version 1 présentait quelques faiblesses : un autofocus rapide mais pas hyper rapide, un poids pas hyper léger, une longueur du fût à 70 mm pas hyper courte, un traitement de lentilles excellent mais pas hyper précis, et quelques autres hyper qui pouvaient faire la différence avec la concurrence.

C’est donc bien dans les détails que se cachent les nouveautés du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II comme dans son usage sur le terrain.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : profil
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : profil

Un poids réduit qui se ressent

Passer de 805 g à 675 g, ça peut ne pas vous paraître énorme. Pourtant, porter 130 grammes de plus pendant une journée de reportage ou de mariage, ça finit par se sentir. En réduisant le poids de son zoom sans en réduire les performances, Nikon vous permet d’alléger la charge sur votre poignet et le poids de votre sac photo.

Un objectif plus léger est aussi un objectif plus agile et mobile. N’oubliez pas que l’on joue ici sur le « hyper bien » vs le « très bien », mais la différence est réelle quand on a fait de la photo et de la vidéo son quotidien.

Un zoom interne qui change l’équilibre

Le poids est une chose, mais ce qui est plus important encore, c’est l’équilibre. Et là, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S n’était pas le plus doué des élèves. Avec un allongement conséquent de l’objectif en passant de 24 à 70 mm, l’équilibre de l’ensemble boîtier-objectif est modifié. Les photographes ne le sentent pas trop, soyons honnête, mais pour les vidéastes c’est le contraire. Un équilibre modifié et il faut recaler le gimbal (stabilisateur) en cours de tournage.

Nikon ayant investi fortement en vidéo, il est donc logique que tous les objectifs NIKKOR Z qui arrivent désormais soient pensés aussi bien pour la vidéo que la photo, si ce n’est l’inverse.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : gimbal et video
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : vidéo et gimbal

La construction interne du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II évite au fût de s’allonger en zoomant. Le bénéfice est évident : une longueur maximale réduite, une meilleure stabilité, une meilleure étanchéité et surtout un équilibrage bien plus simple sur gimbal. En extérieur, cela réduit aussi l’aspiration toujours possible de poussière et d’humidité.

Notez la disparition du petit écran de contrôle présent sur la V1, un choix qui allège le design mais enlève une information pratique pour certains utilisateurs. A titre personnel, cet écran ne me manquera pas, je ne l’ai jamais trouvé très lisible sur les NIKKOR Z sur lesquels il est disponible.

L’optique profite des traitements Arneo et Meso‑Amorphe, optimisés pour supprimer flare et reflets même en contre-jour, là où la V1 utilisait encore le Nano Crystal.

Un bokeh plus doux mais pas transformé

Le diaphragme du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II passe de 9 à 11 lamelles arrondies. Le rendu devrait gagner en rondeur et en douceur dans les transitions. Oui, ça se voit, et tout le monde n’utilise pas un NIKKOR Z 135 mm Plena pour jouer avec le bokeh.

Il est donc essentiel que le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II soit le plus polyvalent possible. Ici, c’est un bonus appréciable plus qu’un argument majeur, mais un point important pour les vidéastes à nouveau.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : à gauche la version 1, à droite la version S II
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : formule optique, à gauche la version 1, à droite la version S II

Une mise au point rapprochée plus créative

La distance minimale de mise au point du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II descend à 0,24 m au 24 mm et 0,33 m au 70 mm, avec un rapport de grandissement qui grimpe jusqu’à 0,32x.

Il devient possible de s’approcher davantage du sujet, de jouer avec les détails, de varier les perspectives. Très sincèrement, ce n’est pas le critère qui va vous faire changer de modèle, mais c’est un nouveau plus qui s’ajoute à la liste.

Un autofocus modernisé

L’autofocus est le sujet principal depuis que les hybrides ont pris le pas sur les reflex. Nikon n’avait pas forcément très bien débuté avec l’autofocus des Nikon Z6 et Z7, mais tout a bien changé depuis que le Z9 est arrivé.

Les Nikon Z8, Z6III, Zf, Z5II et autres boîtiers de cette génération sont bien plus véloces. Il était donc critique que l’autofocus du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II suive ces cadences infernales.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : motorisation autofocus Silky Swift VCM
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : motorisation autofocus Silky Swift VCM

Doté du nouveau moteur Silky Swift VCM qui apporte plus de vitesse, de précision et surtout de silence, le zoom Nikon gagne en vélocité de mise au point. En photo, le suivi est plus accrocheur, notamment sur des sujets rapides. En vidéo, les transitions deviennent fluides et inaudibles, avec un focus breathing mieux contenu.

Il est logique de penser, aussi, que les nouvelles générations d’autofocus Nikon qui devraient arriver après la génération actuelle, soient très exigeants envers les optiques. Cette modernisation de la gamme NIKKOR Z n’est peut-être pas qu’une envie de la part de Nikon de proposer un objectif plus véloce, mais aussi un besoin non avoué encore. L’avenir nous le dira.

Un filetage plus pratique

La photographie et les filtres, c’est une longue histoire. Il est toujours désagréable de devoir multiplier les filtres, aussi le passage de 82 mm à 77 mm sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II va-t-il permettre de réutiliser facilement des filtres ND ou polarisants déjà utilisés avec d’autres optiques. Un détail qui vous simplifie la vie en reportage ou en tournage.

Vidéo : des détails qui font pro

Le vidéaste pro que j’ai interrogé avant d’écrire cet article et qui a longuement testé ce zoom me l’a confirmé : l’absence d’allongement du zoom permet un équilibrage sur gimbal très stable du début à la fin d’une séquence. Les accessoires comme la matte box ou le follow-focus ne nécessitent plus d’ajustement en cours de tournage.

L’autofocus est plus doux et plus silencieux, il assure des transitions plus nettes en tournage d’interview et un suivi plus propre en plan séquence, sans distraction sonore ni à-coups visuels.

Le focus breathing contenu évite que le cadrage ne « pompe » à chaque mise au point, ce qui renforce le rendu cinéma des plans.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : fenêtre filtres
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : fenêtre filtres

Enfin, la bague de contrôle devient crantée et dé‑cliquable (via petit commutateur). On gagne également un limiteur de MAP, deux boutons L‑Fn personnalisables et un pare-soleil avec trappe pour filtrer sans retirer le pare-soleil.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : la bague dé-cliquable via commutateur
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : la bague dé-cliquable via commutateur

Ce que cela change en post-traitement

Les fichiers produits par le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II sont plus « propres » en contre-jour, avec moins d’aberrations et de flare. Le contraste est optimisé dès la prise de vue.

Le piqué renforcé en périphérie d’image offre une plus grande liberté de recadrage sans perte visible de netteté, que ce soit pour un tirage grand format ou un affichage sur écran 4K ou 8K.

Ce qui ne change pas entre le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et le S II

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II n’est pas stabilisé. Comme la V1, cette V2 ne comporte pas de VR. La stabilisation repose toujours sur le boîtier Nikon Z dont le capteur est stabilisé sur 5 axes.

En matière de qualité d’image et de piqué, la version 1 était déjà excessivement performante. Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II est encore plus précis en périphérie d’image et gère mieux les reflets parasites.

Comparatif complet : NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II vs NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

Le tableau ci-dessous regroupe les critères principaux de comparaison NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II vs NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S :

Caractéristique NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II (V2) NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S (V1)
Poids 675 g 805 g
Mécanisme de zoom zoom interne (longueur constante) zoom externe (longueur variable)
Construction optique 14 éléments / 10 groupes (2 ED, 3 asph.) 17 éléments / 15 groupes (2 ED, 4 asph.)
Diaphragme 11 lamelles circulaires 9 lamelles circulaires
Distance mini de MAP 0,24 m (24 mm) / 0,33 m (70 mm) 0,38 m (70 mm)
Grandissement max. 0,21× (24 mm) / 0,32× (70 mm) 0,089× (24 mm) / 0,22× (70 mm)
Filetage filtre 77 mm 82 mm
Autofocus Multi-groupes Silky Swift VCM2 (silencieux/rapide) Multi-groupes (STM2)
Traitement Meso Amorphe / ARNEO / Fluorine Nano Crystal / ARNEO / Fluorine
Stabilisation optique Non Non
Bague cliquable oui non
Dimensions Ø 84 × 142 mm (longueur constante) Ø 89 × 126 mm (24 mm) / Ø 89 × 156 mm (70 mm)
Prix au lancement 2 899 € (écart ≈ +400 €) 2 499 €

Résumé : ce que le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II apporte concrètement

Domaine Impact concret sur le terrain
Maniabilité Moins de fatigue, usage prolongé à main levée
Stabilité & robustesse Tournage plus fiable en conditions difficiles, flux plus régulier sur gimbal
Esthétique visuelle Bokeh plus doux, transitions plus naturelles
Proximité de l’image Cadrages plus variés, possibilité de jouer avec les détails
Netteté & contraste Moins de flare/images fantomes, image plus piquée dès la prise de vue
Autofocus Focus fluide et silencieux — tournage vidéo plus professionnel, prise de vue photo d’action plus efficace
Ergonomie vidéo Réglage plus silencieux, accessoires plus compatibles
Post-traitement Moins de corrections à effectuer, compatibilité des filtres améliorée, meilleure image exploitable

Quelques exemples concrets d’utilisation

  • Mariage et reportage : le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II réduit la fatigue sur une journée complète, surtout en mobilité.
  • Vidéo professionnelle : le zoom interne facilite l’équilibrage sur gimbal et évite le focus breathing en plan séquence.
  • Voyage et photo d’action : la mise au point rapprochée permet de varier les compositions, des plans larges immersifs aux détails serrés.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II

Alors, faut-il changer si vous avez déjà le premier ?

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II allège, fluidifie et modernise l’utilisation en photo comme en vidéo. Mais il ne rend pas la version I obsolète : le vrai gain est plutôt à noter chez les vidéastes et les photographes d’action.

Avis personnel : si vous êtes photographe avant tout, que vous ne souffrez pas particulièrement du poids ni du zoom externe qui s’allonge, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S reste une excellente optique.

Les gains du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II ne justifient pas de vendre la V1 pour dépenser 400 euros supplémentaires, voire même plus puisque le tarif de la V1 en occasion va probablement baisser dans les prochains mois. Soyez attentif, il y aura peut-être même des affaires à faire.

En revanche, si vous êtes vidéaste, si vous travaillez beaucoup sur gimbal ou si le poids est un critère majeur pour vous, alors le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II apporte des avantages concrets. Ce n’est pas que du marketing, c’est une vraie optimisation.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : avec accessoires vidéo
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : avec accessoires vidéo

FAQ sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II

Quelle est la différence entre le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II ?
La version II est plus légère (675 g vs 805 g), adopte un zoom interne, un diaphragme à 11 lamelles, une mise au point plus proche et un autofocus plus rapide et silencieux.

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II est-il stabilisé ?
Non. Comme la version I, il n’a pas de stabilisation optique. La stabilisation repose sur le boîtier Nikon Z.

Faut-il passer au NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II si l’on possède déjà le premier ?
Pas forcément. La V1 reste très performante. Le changement se justifie surtout si vous faites beaucoup de vidéo, si vous utilisez un gimbal ou si le poids est devenu un critère majeur.

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II sera disponible dès le 18 septembre 2025 au prix de vente conseillé de 2 899 Euros TTC, soit 400 euros de plus que le modèle d’origine lancé en 2019.

Nikon vous dira que si l’on tient compte de l’inflation, le prix de lancement de la première version équivaudrait aujourd’hui à plus de 2 800 euros. Il n’en reste pas moins que ce zoom reste un objectif d’exception dont la cible première est le monde de la vidéo et de la photo professionnelles, et amateurs très passionnés qui apprécient de disposer du meilleur de la production Nikon.

En savoir plus sur le site Nikon.


Photo de nuit au smartphone : l’illusion qui vous trompe

Vous voulez faire des photos de nuit au smartphone car vous avez remarqué que les résultats sont meilleurs qu’avec votre appareil photo ? C’est vrai. Mais en apparence seulement. Voici pourquoi vous vous faites avoir.

Pourquoi le smartphone semble meilleur la nuit

La nuit, lorsque la lumière manque, le smartphone a un avantage sur l’appareil photo traditionnel. Il capture la scène puis déclenche une pause longue automatique pour gagner en lumière.

Cette technique, rendue possible par la puissance de calcul des smartphones et leur logiciel très performant, leur est propre. Elle permet de produire une image de bien meilleure qualité que celle que vous pourriez faire avec une exposition simple.

De plus, bien que la plupart des smartphones possèdent désormais un mode d’exposition manuel, sa mise en œuvre n’est pas aisée. L’application photo native ne le permet pas forcément, il faut utiliser une application photo dédiée, comme Lightroom Mobile ou Slow Shutter.

L’avantage, c’est que vous pouvez faire du RAW.

L’inconvénient, c’est que peu d’applications sont capables d’effectuer les mêmes traitements avancés sur les photos de nuit que font les applications natives.

Ce que fait vraiment votre smartphone en basse lumière

Votre smartphone a plus de capacités logicielles que votre appareil photo, c’est un fait. Les marques photo ne sont pas les plus avancées en matière de développement logiciel, ce n’est pas leur métier historique.

Par contre le capteur d’un smartphone a bien moins de capacités que celui d’un APN. C’est là que vous vous faites avoir, car vous pensez que les photos de nuit au smartphone sont meilleures, alors qu’elles ne font qu’illusion.

Le JPG généré par votre smartphone semble être une image de bonne qualité, comme celles que vous pouvez voir ci-dessous faites avec mon iPhone. Mais si vous regardez bien, la dynamique des images, la gestion du bruit et la gestion des tonalités sont bien inférieures à ce que vous pourriez obtenir avec votre appareil photo. Y compris en JPG.

Imaginez ce que vous pouvez obtenir si, en plus, vous faites du RAW avec votre APN !

Comment un appareil photo peut faire mieux

Votre appareil photo peut donc faire bien mieux en photo de nuit que votre smartphone. Seulement attention : la prise de vue est plus complexe.

Nikon D4s + AF-S NIKKOR 24-120 mm f/4
3 sec. F/4 – 6400 ISO

Votre appareil photo ne sait pas capturer la lumière d’une même scène pendant plusieurs secondes à main levée. Essayez et vous obtiendrez une belle photo floue.

Vous devez donc éviter tout mouvement pendant une prise de vue pouvant durer plusieurs secondes ou dizaines de secondes. Le trépied s’impose.

Le traitement de l’image, simple puisque automatique sur le smartphone, ne l’est pas avec l’appareil photo. Il vous faut faire du RAW puis post-traiter ce RAW dans un logiciel photo. Cette étape garantit le meilleur résultat, à condition de maîtriser les bases et d’avoir un logiciel dédié.

Faut-il encore utiliser son smartphone pour la photo de nuit ?

Oui, car bien souvent vous n’avez pas besoin d’une image de qualité extrême.

Les photos ci-dessous sont suffisantes pour poster sur le web ou illustrer un album de vacances, par exemple.

Non, oubliez le smartphone en photo de nuit si vous voulez obtenir le meilleur résultat possible. Seul un appareil photo et une maîtrise technique de la photo de nuit pourront vous sauver.

Pour aller plus loin et profiter pleinement de votre appareil en photo de nuit, profitez de mon accompagnement personnalisé pour maîtriser la photo de nuit et la photo en basse lumière.


Convertisseur ou mode DX sur Nikon Z ? Avantages, inconvénients, le comparatif complet

Vous utilisez un hybride Nikon plein format. Mais problème : pour disposer de longues focales, cela vous coûte cher en téléobjectifs. Alors vous envisagez d’utiliser le mode DX intégré à votre hybride, ou d’investir dans un convertisseur de focale, bien moins onéreux qu’une optique.

Vous n’avez pas tort, ces deux façons de faire vont vous donner une focale équivalente plus longue pour un coût (à peu près) raisonnable. Mais… car il y a un mais, les principes optiques mis en œuvre sont très différents. Les résultats seront alors distincts.

Je vous ai préparé ce sujet pour vous aider à déterminer laquelle des deux solutions, convertisseur ou mode DX, vous conviendra le mieux, selon vos besoins et votre budget aussi, disons-le.

Deux principes fondamentalement différents

Le recadrage en mode DX est la solution immédiate, de facilité, disponible sur tous les Nikon Z plein format. Un clic, et paf, vous passez d’une focale de 200 mm, par exemple, à une focale équivalente de 300 mm. Ce ratio ×1,5 est lié au rapport de taille des deux capteurs APS-C et plein format.

Sur un plein format, l’appareil réglé en mode recadrage DX n’utilise que la partie centrale du capteur. Celle-ci est équivalente à la taille d’un capteur APS-C (environ 24×16 mm au lieu des 36×24 mm du plein format).

En procédant ainsi, vos photos vont subir un effet de recadrage avec un facteur ×1,5. Notez bien qu’il s’agit d’une focale équivalente, puisque votre objectif n’a pas changé : il n’est pas soudainement devenu un 300 mm pour reprendre l’exemple ci-dessus.

L’autre solution, c’est le convertisseur de focale. Changement de régime : ici, c’est bien d’une variation réelle de la focale dont il s’agit. Mais attention, pas celle de l’objectif : c’est le convertisseur, un ensemble optique, qui se glisse entre l’objectif et le boîtier. Ce bloc optique a pour effet de modifier physiquement le trajet de la lumière. L’augmentation de focale est donc bien réelle, optique.

Il existe deux convertisseurs de focale pour Nikon Z : le TC-1.4× (il multiplie la focale par 1,4) et le TC-2.0× (il la multiplie par 2, vous vous en doutiez).

Lisez cet article pour en savoir plus sur les convertisseurs de focale de différentes marques pour les hybrides et reflex Nikon

Vous voyez déjà le dilemme : conversion par recadrage DX (facile, rapide, gratuite) ou ajout d’un convertisseur de focale (facile aussi, mais allonge la longueur de l’objectif, coûteux).

Il y a quand même quelques conséquences qu’il va vous falloir prendre en compte si vous ne voulez pas faire face à de mauvaises surprises.

Téléconvertisseur, doubleur ou convertisseur de focale, c’est pareil ?
Oui. En français comme en anglais, on parle souvent de téléconvertisseur (terme usuel, venu de teleconverter) ou de convertisseur de focale.
C’est exactement le même accessoire : un système optique additionnel placé entre l’objectif et le boîtier pour allonger la focale effective.
Doubleur de focale est l’autre nom du téléconvertisseur x2 puisqu’il double la focale.
Il ne faut pas le confondre avec un multiplicateur numérique ou un zoom numérique, qui n’a rien d’optique.

Mode DX : perte de définition ?

C’est ce qui coince le plus chez les photographes amateurs : ils n’ont pas toujours intégré que le recadrage DX, s’il augmente bien artificiellement la focale, diminue aussi le nombre de pixels composant l’image.

Comment passer en mode DX sur un Nikon Z
Comment passer en mode DX sur un Nikon Z dans le menu Prise de vue > Zone d’image

Rappelez-vous, on a dit que seule la partie centrale du capteur plein format était utilisée.
Résultat, votre beau capteur de 24 Mp n’en donne plus que 10 en recadrage DX. Adieu les grands tirages (au-delà de 60 cm). Les plus généreux 45 Mp des Z7II, Z8 et Z9, eux, en conservent encore 20. De quoi faire des tirages de bonne taille.

Ça vous plaît moyennement ? Reste la solution du convertisseur de focale.

Avec cet accessoire, glissé entre l’objectif et le boîtier, vous conservez tous vos pixels (enfin, sauf si vous recadrez sauvagement en post-traitement, hein ?).

Mais, car il y a un autre mais, ce convertisseur de focale peut introduire de légères aberrations et réduire de façon visible la netteté globale de vos photos.

Vous êtes donc en train de comprendre qu’il faut choisir un convertisseur de qualité, adapté à votre boîtier. Et là, comme par enchantement, Nikon vous propose deux convertisseurs spécifiquement conçus pour les Nikon Z, qu’ils soient à 24 ou 45 Mp.

Attention toutefois : Nikon a beau être à la pointe de l’optique, une légère dégradation reste perceptible, surtout avec le TC-2.0× ou si vous poussez les ISO. Toujours l’histoire du beurre et de l’argent du beurre.

Convertisseur ou mode DX : quelles différences d’exposition ?

Pas celle de vos photos en galerie, non. L’exposition de vos images, au sens temps de pose, ouverture et ISO.

Bonne nouvelle, le mode DX ne change rien à l’exposition. L’ouverture maximale, la transmission lumineuse et les paramètres d’exposition restent strictement identiques. Un objectif f/2.8 conserve sa pleine ouverture et sa capacité à capter la lumière en mode DX, comme si vous n’aviez activé aucun recadrage… DX. Hourra.

Par contre, un convertisseur de focale fonctionne différemment. C’est du verre, donc cela modifie la transmission de la lumière vers le capteur. Concrètement, le NIKKOR Z TC-1.4×, comme tout convertisseur ×1,4, entraîne une perte de luminosité équivalente à un IL. Ou un EV. Ou un stop. Ou un cran de temps de pose, un cran d’ouverture, un cran d’ISO… comme vous préférez.

Mais en clair (si je peux me permettre), un objectif à ouverture maximale f/2.8 couplé à un TC-1.4× devient un système optique à ouverture maximale f/4. Si vous avez choisi de doubler la focale équivalente avec le TC-2.0×, ce sont deux stops que vous allez perdre. Votre objectif d’ouverture maximale f/2.8 devient alors un système optique à ouverture maximale f/5.6.

Mauvaise nouvelle ? Pas forcément. Il vous suffit de faire un compromis :

  • soit vous augmentez le temps de pose (attention tout de même au risque de flou de bougé),
  • soit vous augmentez la sensibilité ISO (attention à la montée du bruit numérique),
  • soit vous acceptez une exposition plus sombre (qui peut se rattraper en post-traitement si vous savez y faire).

Faites toutefois attention à la photographie en basse lumière, car à force de perdre, il faut qu’il reste quelque chose. Dans cette situation particulière, le mode DX a la préférence des photographes, car il conserve la pleine capacité de l’objectif à capter la lumière. Le convertisseur impose des compromis parfois difficiles à gérer. C’est à vous de voir, je ne peux choisir à votre place.

Angle de champ et perspective

S’il n’y avait que ça… mais il y a des conséquences optiques à noter aussi. Les deux solutions réduisent l’angle de champ, mais pas de la même façon.

Le recadrage DX opère un simple recadrage dans l’image formée par l’objectif, sans modifier ses caractéristiques optiques. Donc, un objectif de 200 mm en mode DX donne un cadrage équivalent à un 300 mm, je l’ai dit plus haut, mais conserve la perspective, la compression et les caractéristiques visuelles d’un 200 mm. Intéressant.

Le convertisseur, par contre, modifie réellement la focale effective. Je l’ai dit plus haut aussi. Notre 200 mm équipé d’un TC-1.4× devient un système optique de 280 mm (200 × 1,4, vous suivez toujours ?), avec toutes les caractéristiques optiques associées :

  • la perspective est modifiée,
  • la compression des plans est légèrement accentuée,
  • le rendu global diffère.

Cette modification optique, bien réelle, peut s’avérer critique pour certaines photos où le rendu attendu de la perspective joue un rôle crucial.
Là aussi, à vous de voir ce que vous attendez. Je ne peux toujours pas choisir à votre place.

Quel bokeh avec un convertisseur Nikon Z ?

Vous en voulez encore ? Alors parlons plage de netteté apparente et effet bokeh, le fameux effet qui crée ces jolis ronds lumineux en arrière-plan.

En recadrage DX, la profondeur de champ physique est identique, avec ou sans recadrage, à même ouverture. Logique : on a dit plus haut que la focale réelle ne changeait pas. Cependant, comme l’image est plus agrandie pour obtenir un cadrage équivalent, la profondeur de champ vous paraît visuellement réduite. C’est parfois subtil, mais c’est bien réel.

Avec un convertisseur de focale, deux effets contraires se manifestent :

  • l’augmentation de la focale (bien réelle) tend à réduire la profondeur de champ,
  • la réduction de l’ouverture effective (bien réelle aussi) tend à l’augmenter.

Pour un TC-1.4× sur un 200 mm f/2.8, par exemple, on obtient un système optique 280 mm f/4, ce qui donne grosso modo une profondeur de champ légèrement plus importante qu’un hypothétique 280 mm f/2.8 (que Nikon n’a toujours pas imaginé).

Mais attention : la profondeur de champ (PdC pour les intimes) sera plus réduite qu’avec un 200 mm f/2.8 en mode DX pour un cadrage similaire. Oui, ça se complique.

Quant à l’effet bokeh, avec le convertisseur vous obtenez généralement un rendu plus prononcé et plus esthétique, car on a dit que le convertisseur augmentait réellement la focale sans modifier autant les caractéristiques de profondeur de champ.

Impact sur les performances d’autofocus

Vous en voulez toujours plus ? Alors parlons autofocus, car vous savez que les systèmes autofocus sont sensibles à la luminosité.

En recadrage DX, les performances autofocus restent inchangées par rapport au mode plein format. Précision, vitesse et sensibilité en basse lumière sont identiques.

Avec un convertisseur, par contre… qui dit moins de lumière sur le capteur (relisez plus haut si vous ne comprenez pas pourquoi il y en a moins), dit performances AF affectées.

Le TC-1.4× réduit la sensibilité AF d’environ 1 IL (indice de lumination, ou stop, ou EV…). Le TC-2.0× la réduit d’environ 2 IL.

Sur les Nikon Z les plus récents, cela reste gérable en montant les ISO dans de bonnes conditions lumineuses. C’est plus problématique en basse lumière ou avec des sujets peu contrastés, même s’il faut bien avouer que cela s’arrange : les capteurs récents, dopés par des processeurs Expeed très performants, gèrent beaucoup mieux la montée en sensibilité.

Et puis, il y a l’objectif. On aurait tendance à l’oublier dans cette longue histoire. Certains objectifs peuvent voir leurs performances AF sensiblement ralenties avec un convertisseur, particulièrement avec le TC-2.0×.

Notez également que tous les objectifs ne sont pas compatibles avec les convertisseurs, alors que le recadrage DX fonctionne avec n’importe quel objectif. Une nouvelle question se pose à vous : quel objectif utiliser, et dans quelles conditions de lumière ?

Applications pratiques sur le système Nikon Z

Dans la gamme Nikon Z, les convertisseurs de focale officiels (Z TC-1.4× et Z TC-2.0×) sont conçus spécifiquement pour certains téléobjectifs comme les :

Leur intégration optique comme électronique est pensée pour être optimale. Revers de la médaille : leur compatibilité reste limitée à ces objectifs haut de gamme.

Ne pensez pas utiliser un TC sur un zoom polyvalent comme le 24-200 mm. « Ça ne marchera jamais », comme disait la pub. Mais pourquoi donc ?

Incompatibilité des zooms polyvalents avec les téléconvertisseurs

Les zooms polyvalents bons à tout faire, comme le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, ne sont pas compatibles avec les convertisseurs Nikon. Il y a plusieurs raisons techniques à cela :

1- Contraintes physiques
La formule optique de ces zooms comprend souvent des lentilles arrière qui s’approchent très près du capteur, ne laissant pas l’espace nécessaire pour insérer un convertisseur, surtout quand on connaît la position du capteur sur un hybride.

2- Limitations d’ouverture
Les convertisseurs réduisent la luminosité effective. Sur un zoom polyvalent dont l’ouverture maximale est déjà limitée à f/6.3 à 200 mm, ajouter un TC-1.4× vous fait passer à f/9. Cela dépasse la limite de f/8 au-delà de laquelle la plupart des systèmes AF peinent à fonctionner correctement. En clair, ça va fonctionner… un peu, beaucoup ou pas du tout selon la lumière.

3- Qualité d’image
Les zooms polyvalents privilégient… la polyvalence (c’est pour ça que vous les achetez) au détriment des performances optiques à chaque focale.

Ajouter un convertisseur à ces zooms amplifie les aberrations existantes. Attention, je ne dis pas que le NIKKOR Z 24-200 mm est mauvais — c’est même tout l’inverse — mais il ne peut pas rivaliser avec un NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8, ou un NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S.

4- Contraintes de conception
Nikon optimise spécifiquement certains téléobjectifs pro pour fonctionner avec les convertisseurs. Leurs formules optiques compensent les effets négatifs de cet accessoire.

Si vous vous demandiez pourquoi certains téléobjectifs sont hors de prix, vous avez une partie de la réponse ici.

Pour ces zooms polyvalents, le recadrage DX est donc la solution idéale pour augmenter la puissance effective du zoom (pour reprendre un langage grand public, bien que ce soit optiquement incorrect). Sur un NIKKOR Z 24-200 mm, le recadrage DX transforme la plage focale en un équivalent 36-300 mm, sans aucune perte de luminosité. Ce n’est pas si mal, surtout si vous disposez d’un boîtier haute définition comme le Z7II, le Z8 ou le Z9. Il vous restera 20 Mp une fois le recadrage DX appliqué : de quoi imprimer confortablement jusqu’à 60 cm.

Le même recadrage DX appliqué aux boîtiers Nikon Z de 24 Mp (Z5II, Z6, Z6II, Zf) vous laissera avec 10 Mp. À vous de voir. S’il s’agit de poster vos œuvres sur Instagram, aucun problème (et comme personne ne voit plus les photos sur Instagram, il y a encore moins de problème). S’il s’agit en revanche de faire des tirages de 90 × 60 cm, ça peut être juste.

Pourquoi on passe de 24 à 10 Mp ou de 45 à 20 Mp en recadrage DX ?
Un capteur plein format de 24 Mp (6000 × 4000 px) voit tous ses pixels répartis sur toute la surface.
Quand on recadre en mode DX, on n’utilise qu’une surface centrale environ 1,5 fois plus petite en largeur et en hauteur.
Ce facteur de ×1,5 donne une surface divisée par 2,25.
Donc :
24 Mp / 2,25 ≈ 10,7 Mp
45 Mp / 2,25 ≈ 20 Mp

Ce n’est pas une interpolation ni une réduction logicielle : c’est une limitation physique liée à la surface exploitée. C’est aussi de la géométrie, et je vous renvoie à vos cours du collège.

Quand privilégier chaque solution ?

Vous êtes toujours là ? Ok, donc convertisseur ou mode DX, il va falloir choisir. Je vous aide à y voir plus clair.

Le recadrage DX s’avère avantageux dans les cas suivants :

  • en conditions de faible lumière, où chaque photon compte ;
  • lorsque la réactivité de l’autofocus est cruciale (sports, oiseaux en vol) ;
  • sur les boîtiers haute définition comme les Z7II, Z8 ou Z9, qui conservent suffisamment de pixels même en recadrage DX ;
  • lorsque vous avez besoin de flexibilité pour passer rapidement du plein format au cadrage serré sans devoir démonter l’objectif pour insérer le convertisseur ;
  • quand l’objectif utilisé n’est pas compatible avec les convertisseurs ;
  • et bien sûr pour les zooms polyvalents, où le convertisseur n’est tout simplement pas une option.

Le convertisseur est préférable dans les cas suivants :

  • lorsque la qualité d’image et la définition sont prioritaires ;
  • en bonne lumière ou sur trépied, où la perte de luminosité peut être compensée par le temps de pose ;
  • pour les photos nécessitant un maximum de détails (nature, documentaire) ;
  • sur les boîtiers à définition modérée comme les 24 Mp, où le recadrage réduirait trop la définition finale ;
  • quand le rendu spécifique d’une plus longue focale est recherché (compression, bokeh) ;
  • et avec les téléobjectifs pros spécifiquement conçus pour cette compatibilité.

Stratégie idéale pour les nikonistes passionnés de longues focales

Parce qu’il faut quand même se décider à la fin… deux valent mieux qu’un.

La solution idéale consiste à disposer des deux options. Un convertisseur 1.4× représente un excellent compromis entre augmentation de focale et préservation de la qualité optique, tout en restant assez compact. Il peut être utilisé comme solution principale pour augmenter la portée de votre (ou vos) téléobjectif(s).

Le recadrage DX sert de solution complémentaire lorsque les conditions deviennent plus difficiles (baisse de luminosité, sujets rapides) ou lorsqu’une portée encore plus importante est nécessaire momentanément.
Car oui, rien ne vous empêche de greffer le convertisseur sur votre téléobjectif, puis de passer en recadrage DX. Le beurre et l’argent du beurre — comme quoi c’est possible.

Pour le prix d’un convertisseur x1.4, sur un Nikon Z de 45 Mp, avec le Z 70-200 mm f/2.8 et le TC-1.4×, vous disposez alors d’un zoom 70-280 mm f/4 en plein format, qui peut devenir un équivalent 105-420 mm en activant le recadrage DX. Elle n’est pas belle, la vie du photographe ?

Cette souplesse représente l’un des grands avantages des systèmes hybrides plein format modernes : ils permettent d’adapter précisément le matériel aux conditions de prise de vue, sans transporter une multitude d’objectifs.

Tableau comparatif : recadrage DX vs convertisseur de focale sur Nikon Z

Critère Recadrage DX Convertisseur de focale
Type de modification Numérique (recadrage capteur) Optique (modification réelle de focale)
Focale équivalente Oui (×1,5) Oui (×1,4 ou ×2)
Focale réelle Inchangée Allongée
Définition conservée Non (24 Mp → 10 / 45 Mp → 20) Oui (tous les pixels sont utilisés)
Perte de lumière Aucune Oui (–1 IL avec TC-1.4×, –2 IL avec TC-2.0×)
Impact sur l’autofocus Aucun Réduction de la sensibilité AF
Compatibilité objectifs Universelle Limitée à certains téléobjectifs S
Qualité d’image Inchangée (hors recadrage) Potentiellement dégradée (aberrations, piqué)
Perspective et bokeh Inchangés Modifiés (plus compressés, bokeh accentué)
Flexibilité en conditions réelles Très grande Moins flexible
Coût Gratuit Élevé (achat d’un accessoire optique)
Cas d’usage idéal Faible lumière, sujet rapide, zoom polyvalent Fort grossissement, haute qualité optique

FAQ : Convertisseur ou mode DX sur Nikon Z – que faut-il savoir ?

Convertisseur ou mode DX, quelle est la différence ?
Le mode DX recadre l’image en n’utilisant que la zone centrale du capteur plein format. Le convertisseur de focale, lui, modifie optiquement la focale en intercalant un bloc optique entre l’objectif et le boîtier. Le premier est numérique, le second optique.

Le recadrage DX change-t-il vraiment la focale ?
Non. Il donne une focale équivalente plus longue en recadrant l’image, mais la focale réelle de l’objectif ne change pas. La perspective et la profondeur de champ restent celles de la focale d’origine.

Y a-t-il une différence entre le mode DX à la prise de vue et le recadrage DX en post-traitement (image plein format recadrée) ?
Non, aucune différence en termes d’angle de champ, de profondeur de champ, de compression ou de perspective : dans les deux cas, on exploite une zone équivalente du champ couvert par l’objectif. La seule vraie différence est opérationnelle :

  • le recadrage DX dans l’appareil s’opère sur la zone centrale de l’image uniquement
  • le recadrage logiciel en post-traitement, à partir de toute l’image plein format, offre plus de latitude car il permet de recadrer sans forcément centrer le recadrage

Perd-on de la définition en mode DX ?
Oui. Le recadrage DX utilise une surface réduite du capteur, ce qui diminue le nombre total de pixels. Un capteur de 24 Mp passe à environ 10 Mp, et un 45 Mp à environ 20 Mp.

Un téléconvertisseur fait-il perdre de la lumière ?
Oui. Le TC-1.4× réduit l’ouverture de 1 IL (f/2.8 devient f/4), et le TC-2.0× de 2 IL (f/2.8 devient f/5.6). Cela peut impacter l’exposition et la réactivité de l’autofocus, surtout en basse lumière.

Peut-on cumuler mode DX et téléconvertisseur ?
Oui. Rien n’empêche d’utiliser un convertisseur optique et d’activer ensuite le mode DX. Cela augmente fortement la portée équivalente, mais réduit aussi la luminosité et la définition.

Tous les objectifs Nikon Z sont-ils compatibles avec les convertisseurs ?
Non. Les téléconvertisseurs Nikon Z ne sont compatibles qu’avec certains téléobjectifs de la gamme S, comme les 70-200 mm f/2.8, 100-400 mm ou 400 mm f/4.5. Les zooms polyvalents (24-200 mm) ne sont pas compatibles.

Que choisir entre mode DX et convertisseur ?
Le mode DX est gratuit, immédiat, idéal en basse lumière ou pour les zooms non compatibles. Le convertisseur offre une vraie allonge optique sans perte de définition, mais au prix d’une perte de lumière. Les deux peuvent se compléter selon les situations.

Convertisseur ou mode DX : conclusion

Le choix entre recadrage DX et convertisseur ne se résume pas à une simple question de budget ou de facilité. Il s’agit d’une décision technique et photographique qui a un impact réel sur les caractéristiques de l’image finale.

Le recadrage DX est une solution simple, gratuite, sans compromis sur la luminosité ni sur la réactivité. Il faut simplement accepter la perte de définition.

Le convertisseur, lui, préserve la définition maximale tout en modifiant les caractéristiques optiques. Mais il impose des compromis en termes d’exposition et, parfois, d’autofocus.

Le photographe exigeant (que vous êtes), équipé d’un Nikon Z plein format, doit maîtriser ces deux approches et leurs implications techniques pour exploiter pleinement la souplesse du système. Il faut savoir adapter la configuration aux conditions de prise de vue et aux priorités créatives du moment.

Loin d’être exclusives, ces deux solutions peuvent au contraire se compléter harmonieusement dans une pratique photographique assumée et experte.


Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 pour Nikon Z : l’ultra grand-angle qui complète le trio lumineux G2

Tamron clôt sa série G2 avec un ultra grand-angle lumineux, le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2.

Troisième opus de la trilogie G2, dénommée Daisangen 2 au Japon, en référence à une main gagnante au mahjong symbolisant une trilogie parfaite, cet objectif rejoint les 28‑75 mm f/2.8 et 70‑180 mm f/2,8 (monture Sony uniquement). L’ensemble forme un trio lumineux dont deux objectifs sont destinés aux hybrides Nikon.

Avec cet objectif grand-angle f/2.8 Nikon Z, Tamron poursuit le développement de sa gamme Nikon, quand Sigma snobe toujours la monture Z. C’est aussi une belle façon d’offrir aux nikonistes une alternative compacte et moins onéreuse aux zooms NIKKOR Z dont le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 (clone probable du Tamron 28-75 mm f/2.8 Di III) et le NIKKOR Z 14-30 mm f/4. S.

Cet objectif chez Miss Numerique

Fiche technique du Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 Nikon Z

Le Tamron 16‑30 mm f/2.8 offre un champ encore plus large (107 degrés en diagonale) que le précédent Tamron 17-28mm f/2.8 Di III RXD. Il repose sur une formule optique optimisée : 16 éléments en 12 groupes, comprenant des lentilles LD et asphériques. Le traitement BBAR‑G2 assure un bon contrôle du flare et des reflets parasites, selon Tamron.

Le moteur autofocus VXD, linéaire et silencieux, autorise une mise au point rapide et précise, idéale pour la photo d’action comme pour la vidéo. Je l’avais constaté pendant le test du 70-300 mm, il y a donc tout lieu de croire que ce 16-30 mm fonctionnera tout aussi bien.

À 16 mm, la distance minimale de mise au point descend à 19 cm (rapport 1:6,4), permettant des compositions en très grand-angle avec accentuation des perspectives. Elle est fixée à 30 cm en position 30 mm (rapport 1:7).

Le fût mesure 104 mm en monture Nikon Z (102 mm en monture Sony), pour un poids de 450 g.

Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 est compatible avec des filtres 67 mm, comme les deux autres modèles de la trilogie Tamron G2. Il bénéficie d’une construction tropicalisée.

Vous pouvez personnaliser la bague de contrôle via Tamron Lens Utility (USB‑C), pour un réglage adapté à votre manière de photographier.

Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 pour Nikon Z
Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 pour Nikon Z

Quels usages photo et vidéo avec le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 ?

Selon Tamron, dès f/2,8, le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 affiche un excellent piqué au centre et des bords bien maîtrisés. En paysage ou architecture, il permet de cadrer très large sans distorsion excessive.

Pour la vidéo, son zoom interne, son autofocus silencieux et son faible poids en font un outil efficace pour les tournages mobiles.

Les astrophotographes aimeront son ouverture constante f/2,8 et la correction efficace des aberrations optiques, deux critères importants pour les prises de vue nocturnes.

Comparatif Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 vs Tamron 17–28 mm RXD

Critère 16‑30 mm G2 17‑28 mm RXD
Plage focale 16–30 mm 17–28 mm
Poids (monture Nikon Z) 450 g 420 g
Autofocus VXD linéaire RXD pas‑à‑pas
Formule optique 16 éléments / 12 groupes 13 éléments / 11 groupes
Ouverture max f/2,8 f/2,8
Diamètre de filtre 67 mm 67 mm
Contrôle du flare/ghost BBAR‑G2 revêtement plus ancien

Le gain d’un millimètre en grand-angle peut se révéler déterminant en intérieur ou pour accentuer les fuyantes architecturales.

L’optique gagne en qualité, l’autofocus en réactivité, sans que l’ensemble ne souffre d’un poids excessif (et votre dos avec).

Tamron 16‑30 mm f/2,8 vs NIKKOR Z : compatibilité et alternatives

Cet objectif ultra grand-angle pour Nikon Z, avec sa plage focale 16‑30 mm, offre une vraie alternative au NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S, tout en étant plus abordable que le haut de gamme 14‑24 mm f/2,8 S.

Associé aux 28‑75 mm et 70‑180 mm f/2,8 G2, ce zoom forme, pour les utilisateurs d’appareils Sony, un trio f/2,8 lumineux, homogène, léger, économique, utilisant tous le même diamètre de filtre 67 mm.

Tamron trilogie Daisangen 2 - les 3 zooms Tamron f/2.8 G2
Tamron trilogie Daisangen 2 – les 3 zooms Tamron f/2.8 G2

Les nikonistes devront encore attendre l’arrivée possible du bénéficient désormais aussi du 70‑180 mm f/2,8 G2 qui n’existait qu’en version Sony depuis 2023. La trilogie Tamron G2 hybride plein format est donc désormais une réalité.

Notez que le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 pourrait compléter ces deux Tamron G2. Il est probable qu’il s’agisse d’un clone du 70-180 mm Tamron série 1 et non pas G2, mais je l’ai trouvé plutôt performant sur mon Z6II 24 Mp lors du test. Je vous renvoie vers mon dossier sur les objectifs pour Nikon Z pour en savoir plus.

Tableau comparatif Tamron 16‑30 mm f/2,8 vs NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S

Caractéristique Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S
Monture Nikon Z Nikon Z
Plage focale 16–30 mm 14–30 mm
Ouverture maximale f/2,8 constante f/4 constante
Construction optique 16 éléments / 12 groupes 14 éléments / 12 groupes
Autofocus VXD linéaire silencieux STM (moteur pas à pas)
Distance mini de MAP 19 cm (à 16 mm) 28 cm (à 14 mm)
Rapport de reproduction 1:5,4 1:6,7
Diamètre de filtre 67 mm 82 mm
Tropicalisation Oui Oui
Poids 450 g 485 g
Longueur 104 mm 89 mm (rétractable)
Prix estimé (juillet 2025) 979 € 1229 €

Quelques remarques à la vue de ce comparatif :

  • Le Tamron est plus lumineux (f/2,8) et permet des usages en faible lumière ou avec un flou d’arrière-plan plus prononcé.
  • Le NIKKOR démarre plus large à 14 mm, utile pour l’architecture ou l’immobilier.
  • Le Tamron utilise un diamètre de filtre plus courant (67 mm), compatible avec les autres objectifs G2.
  • Le prix joue en faveur du Tamron, surtout si vous n’utilisez pas un zoom grand-angle très régulièrement.

FAQ sur le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2

Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 est-il compatible avec les boîtiers Nikon Z ?
Oui. Une version spécifique en monture Nikon Z est disponible dès le 22 août 2025. Elle est pleinement compatible avec tous les hybrides plein format Nikon Z, comme les Z5II, Z6II, Z7II et Z8. Elle l’est aussi avec les Nikon Z APS-C, ce zoom cadre alors comme un 24-45 mm.

Quelle est la différence entre le Tamron 16‑30 mm G2 et le 17‑28 mm RXD ?
Le 16‑30 mm propose une plage focale plus étendue (notamment au grand-angle), une optique plus complexe, un traitement anti-reflet BBAR‑G2 plus efficace, et un autofocus VXD plus rapide et silencieux que le RXD du 17‑28 mm. Le tout sans compromis sur le poids ni l’encombrement.

Quel est le diamètre de filtre du Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 ?
Il utilise un filtre de 67 mm, identique à ceux des 28‑75 mm et 70‑180 mm f/2,8 G2. Cela permet d’utiliser les mêmes filtres pour l’ensemble de la trilogie Tamron G2.

Est-il adapté à l’astrophotographie ?
Oui. Grâce à son ouverture constante f/2,8, sa faible distorsion et sa bonne correction des aberrations, il se prête bien à la photo de nuit, aux poses longues et à la capture des étoiles en très grand-angle.

Peut-on personnaliser la bague de contrôle ?
Oui. Le Tamron 16‑30 mm G2 intègre un port USB‑C compatible avec le logiciel Tamron Lens Utility. Vous pouvez ainsi reprogrammer la bague de mise au point selon vos besoins (mise au point manuelle, ouverture, ISO, etc.).

Quel est son tarif et où l’acheter ?
Le prix indicatif est d’environ 979 € TTC. Il sera disponible chez les revendeurs photo spécialisés et en ligne, en monture Nikon Z et Sony E.

Mon avis final sur le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2

Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 vient compléter une gamme homogène, pensée pour offrir ouverture constante et grande polyvalence.

Si vous cherchez un zoom lumineux Tamron pour couvrir des scènes très larges sans alourdir votre sac ni grever votre budget, c’est l’objectif à considérer sérieusement.

Reste à espérer que Tamron continue à investir sur la monture Z et puisse garantir une compatibilité la plus parfaite possible lors de chéquier mise à jour de firmware Nikon Z.

Disponibilité et tarif

Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 sera disponible :

  • en monture Nikon Z dès le 22 août 2025
  • en monture Sony E dès le 31 juillet 2025

Tamron n’a pas encore annoncé le prix officiel de cet objectif grand-angle f/2.8 Nikon Z, mais le prix estimé est de 979 €.

En savoir plus sur le site Tamron.

Cet objectif chez Miss Numerique


Quel objectif Nikon Z choisir pour votre hybride ? (guide complet 2026)

Ça y est ! Vous avez craqué pour un hybride Nikon Z ou vous allez le faire. Félicitations, c’est un excellent choix pour passer à l’hybride. Mais maintenant, une autre décision complexe s’impose peut-être : quel objectif Nikon choisir ?

En 2026, Nikon propose plus de 40 objectifs NIKKOR Z natifs couvrant toutes les focales de 8 mm à 800 mm. Auxquels s’ajoutent les dizaines d’objectifs NIKKOR F utilisables via la bague FTZ, et les modèles de marques tierces en monture Z. L’embarras du choix est réel.

Je vous comprends d’autant plus que je me suis posé la même question lors de mon passage du reflex à l’hybride (D750 à Z6, puis Z6II et III). Et chaque nouvel objectif Nikon Z qui arrive fait que je me la pose à nouveau. C’est normal, le choix est vaste.

Entre les objectifs NIKKOR Z récents, les objectifs pour reflex NIKKOR F que vous possédez déjà, et les modèles compatibles proposés par les opticiens indépendants, vous avez l’embarras du choix. Et parfois, l’embarras tout court.

J’ai rassemblé tout ce qui peut vous aider dans ce guide complet. Il va vous aider à choisir en toute connaissance de cause, sans vous perdre dans les sigles ni tomber dans les pièges du marketing. Vous trouverez également des renvois vers mes articles complémentaires, spécialisés, lorsque c’est nécessaire.

Comprendre la différence entre les objectifs Nikon reflex et hybrides

Nikon propose deux montures :

  • la monture F, utilisée depuis des décennies pour les reflex argentiques comme numériques,
  • la monture Z, conçue pour les hybrides.

À chaque monture sa gamme d’objectifs NIKKOR (le nom des objectifs Nikon) :
Les objectifs NIKKOR F sont encore très nombreux sur le marché, neufs ou d’occasion. Ils couvrent toutes les focales, tous les besoins, tous les budgets.

Les objectifs NIKKOR Z, apparus en 2018, sont conçus spécifiquement pour tirer le meilleur des hybrides (piqué, autofocus, stabilisation, silence…).

Consultez l’article sur les avantages de la monture Z vs. la monture F

Peut-on utiliser un objectif Nikon F sur un Nikon Z ?

Je reçois chaque semaine des messages paniqués de lecteurs qui viennent d’acheter un hybride Nikon Z et découvrent qu’ils ne peuvent pas monter leur 50 mm de l’époque argentique dessus. Ou qui s’interrogent sur l’intérêt de monter leur zoom 18-105 de l’époque D90 sur leur Nikon Z50II flambant neuf.

C’est possible, mais il faut comprendre ce que cela implique au quotidien.

Bague Nikon FTZ vs FTZ2
Bagues Nikon FTZ et FTZ2

Vous pouvez utiliser un objectif Nikon F sur un hybride Nikon Z, grâce à la bague FTZ (F to Z). C’est l’accessoire qui permet de gérer la différence de monture entre un objectif reflex et un hybride. Mais attention, cette compatibilité n’est pas sans limites.

→ Consultez l’article Performance des objectifs NIKKOR F sur les Nikon Z hybrides

Les objectifs reflex AF-S et AF-P récents fonctionnent très bien. Mais les plus anciens (AF, AF-D) perdront l’autofocus. Et même avec des modèles récents, l’autofocus est parfois plus lent, l’équilibre moins bon, et certaines fonctions absentes.

Je recommande donc la bague FTZ en solution de transition, mais pas pour bâtir votre parc optique sur le long terme.

→ Consultez l’article Bague Nikon FTZ vs FTZ2 comparatif et rumeurs, rétablissons la vérité !

Objectifs Nikon Z : toute la liste

Lors de l’annonce de la gamme Nikon Z, en 2018, Nikon a publié une liste officielle avec tous les objectifs NIKKOR Z existants et à venir.

Mettez le lien vers cette liste en favoris !

Tous les objectifs cités sont désormais disponibles. Cette liste vous permet de savoir quels sont tous les objectifs Nikon Z, de trouver rapidement mes présentations et tests terrain. Et comme je poursuis l’aventure, je mets la liste à jour chaque fois qu’un nouvel objectif Nikon est annoncé.

Vous pouvez aussi découvrir tous les objectifs Nikon sur le site de la marque.

Objectifs Nikon Z DX ou FX : que faut-il choisir ?

Votre boîtier Nikon Z peut être :

  • plein format FX (Z5II, Z6III, Z7II, Zf, Z8, Z9…)
  • APS-C DX (Z30, Z50, Z50II, Z fc)

Les objectifs Z FX couvrent le plein format, mais sont aussi compatibles avec les boîtiers DX (avec un recadrage automatique).

Les objectifs Z DX, eux, sont conçus uniquement pour les petits capteurs APS-C. Ils sont plus légers, moins chers, mais ne conviennent pas aux hybrides plein format.

À éviter absolument : monter un objectif Z DX sur un boîtier FX.
L’image sera automatiquement recadrée, vous perdrez des pixels, et parfois de la qualité d’image.

Consultez l’article Nikon Z plein format et objectifs Nikon DX : pourquoi c’est une mauvaise idée

Faut-il acheter un objectif Nikon Z ou un modèle d’une autre marque ?

La gamme NIKKOR Z est déjà bien complète : elle couvre tous les usages, du grand-angle au super télé, en passant par la macro et les focales fixes lumineuses.

Tamron 18-300 mm f/3.5-6.3 objectif Nikon Z DX : le zoom APS-C
Tamron 18-300 mm f/3.5-6.3 sur Nikon Z50II

Mais vous trouverez aussi des objectifs tiers proposés par les marques indépendantes :

  • Sigma et surtout Tamron proposent quelques modèles autofocus en monture Z,
  • Samyang, Laowa, TTArtisan, et d’autres marques offrent des optiques intéressantes,
  • la compatibilité est parfois partielle, surtout pour l’AF, la stabilisation, ou les corrections automatiques dans l’appareil.

Ces marques peuvent être une bonne option si vous savez ce que vous faites, mais certains objectifs, manuels en particulier, restent un choix plus risqué pour un usage polyvalent ou professionnel.

Lisez Comment trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon Z ?

Quel objectif Nikon Z choisir selon votre niveau ?

Tous les objectifs Nikon Z ne s’adressent pas au même type de photographe. Certains sont pensés pour celles et ceux qui découvrent la photo et souhaitent la polyvalence.

D’autres répondent à des attentes plus précises, avec des exigences plus grandes, des ouvertures maximales plus généreuses, ou des usages très ciblés.

Il y en a pour tous les goûts, voici comment vous repérer selon votre niveau actuel… ou vos envies d’aller explorer des domaines qui vous échappent encore.

Vous débutez la photo avec un hybride Nikon Z ? Objectif polyvalence

C’est la situation la plus courante, vous voulez « tout faire » sans vous compliquer la vie. Vous aimez tout photographier : le quotidien, les vacances, la famille, un portrait ici, un paysage là.

Votre besoin n’est pas d’avoir le meilleur piqué possible ou l’objectif qui bat tous les records, mais un objectif léger, simple, passe-partout, qui vous donne de bons résultats sans vous ruiner.

Ce qu’il vous faut : un zoom transstandard avec une bonne plage focale ou une focale fixe légère et efficace. Idéalement stabilisé, ni trop lourd, ni trop cher.

Exemples recommandés :

  • NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S : le tout-terrain officiel pour le plein format, compact, bien construit, excellent dès la pleine ouverture. Je l’ai utilisé pour tous mes reportages avant que le 24-120 mm n’arrive.
  • NIKKOR Z 40 mm f/2 : la focale fixe à grande ouverture idéale sur plein format. Excellente qualité d’image pour le prix, léger, compact, très utile dès que la luminosité baisse.
  • NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : un zoom lumineux, moins cher que les zooms f/2.8 pro, bon pour le reportage et le portrait si l’ouverture f/2.8 vous tente.
  • NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR (pour APS-C Z50II, Z30, Zfc) : compact, idéal pour vous accompagner partout sans peser trop lourd dans le sac.
  • NIKKOR Z 28 mm f/2.8 : la focale fixe à ouverture généreuse idéale sur APS-C ou plein format pour la photo du quotidien, de rue, en basse lumière. Léger, compact, pas très cher, qualité d’image plus qu’acceptable, un choix idéal pour compléter un zoom DX.

Vous êtes passionné ? Objectif qualité et lumière

Vous maîtrisez déjà les bases de la photo. Vous aimez avoir le bon objectif pour le bon sujet. Vous commencez à privilégier la qualité optique à la polyvalence brute.

C’est le moment d’investir dans des objectifs à grande ouverture fixe, ou dans des zooms pro qui ouvrent à f/4 ou f/2.8 constant. Vous y gagnerez en piqué, en bokeh, en réactivité.

Objectif Nikon NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S
Objectif Nikon NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S

Exemples recommandés :

  • NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S : le zoom de reportage plein format par excellence. Je l’ai désormais adopté pour tous mes travaux personnels comme professionnels. Sa large plage focale couvre le paysage et la scène comme le portrait et le sport.
  • NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : netteté remarquable, AF rapide, parfait pour le reportage ou la photo de rue.
  • NIKKOR Z 40 mm f/2 : la focale fixe à grande ouverture idéale sur plein format. Excellente qualité d’image pour le prix, léger, compact, très utile dès que la luminosité baisse.
  • NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : idéal pour les portraits serrés, superbe flou d’arrière-plan.
  • NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : le zoom téléobjectif accessible, bonne alternative au 70-200 mm.
  • NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : pour ceux qui veulent le top en reportage et évènementiel.

Vous êtes professionnel ou expert ? Objectif précision

Vous savez exactement ce que vous voulez photographier. Vous attendez une précision sans faille, une gestion du flare exemplaire, une ouverture maximale exploitable à 100 %, une résistance aux intempéries. Et vous êtes prêt à vous cassez le dos pour porter ça.

C’est là qu’intervient la gamme S « pro » de Nikon, les objectifs les plus exigeants et les plus performants en monture Z. Mais aussi les objectifs spécialisés, comme les f/1.2, les macros, les super téléobjectifs.

Exemples recommandés :

  • NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : excellence optique, bokeh somptueux, bête de portrait ou de scène
  • NIKKOR Z 105 mm f/2.8 S Macro : précision chirurgicale pour macro, portrait studio ou packshot
  • NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S : pour les pros du sport, de l’évènementiel, du mariage
  • NIKKOR Z 400 mm f/4.5 S ou 180-600 mm : en animalier ou aviation, pas de compromis

Quel que soit votre niveau, n’oubliez jamais que le bon objectif est celui qui vous donne envie de sortir photographier.
Mieux vaut un 40 mm f/2 modeste souvent utilisé, qu’un 85 mm f/1.2 qui dort au fond de votre sac.

Quel objectif Nikon Z choisir selon votre budget ?

La rumeur habituelle veut que les objectifs pour hybrides Nikon Z soient tous hors de prix. N’écoutez pas les rumeurs, regardez par vous-même. Nikon propose désormais une gamme suffisamment complète pour que chacun trouve son bonheur avec son budget, du débutant à l’expert exigeant.

Je me suis prêté à l’exercice, vous proposer une sélection d’objectifs NIKKOR Z classés par tranches de prix, en pensant rapport qualité/prix et l’usage réel sur le terrain. Tous les prix sont donnés à titre indicatif (hiver 2025/2026), concernent les modèles neufs et vous avez bien sûr le droit d’avoir un autre avis (vous pouvez même partager votre expérience dans les commentaires).

Objectifs Nikon Z à moins de 300 € : petit budget, grandes idées

Si vous débutez ou cherchez une optique d’appoint, vous trouverez des objectifs compacts, simples, mais étonnamment intéressants. À ce niveau de prix, la plupart sont à ouverture modeste ou à mise au point manuelle, mais cela suffit largement pour progresser.

Exemples recommandés :

  • NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR : livré en kit, loin d’être ridicule. Ultra-compact, bon piqué à 16 mm, idéal pour Z30, Z50II, Z fc.
  • NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : discret, léger, bon piqué. Idéal pour la photo de rue ou en complément d’un zoom.
  • NIKKOR Z 40 mm f/2 : l’un des meilleurs rapports qualité/prix de la gamme. Bokeh doux, belle polyvalence.
  • TTArtisan 35 mm f/1.4 Z (manuel) : pas d’autofocus, mais excellent piqué à pleine ouverture pour un tarif imbattable.
  • Samyang 85 mm f/1.8 (manuel) : portraitiste à petit prix, bonne qualité de construction.

À ce niveau de prix, vous misez sur la créativité et l’apprentissage plus que sur la performance pure. Ça ouvre déjà de très belles perpectives. Mon 40 mm f/2 ne me quitte jamais quand je suis en reportage ou en voyage.

NIKKOR Z 28 mm f/2.8
objectif NIKKOR Z 28 mm f/2.8

Objectifs Nikon Z entre 300 € et 800 € : l’équilibre idéal

C’est dans cette tranche que vous trouverez les optiques les plus recommandables pour la plupart des photographes avisés. Autofocus rapide, qualité optique très correcte, gabarit raisonnable, compatibilité parfaite avec tous les boîtiers Z.

Exemples recommandés :

  • NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : une vraie ouverture constante à f/2.8, plus abordable que le 24-70 S, bon bokeh et AF rapide.
  • NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : qualité de fabrication haut de gamme, piqué excellent, idéal en reportage ou en paysage.
  • NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : référence en portrait, bokeh propre, bon équilibre boîtier/optique.
  • NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : l’un des meilleurs 50 mm toutes marques confondues, une optique sous-estimée car imposante pour un 50 mm (comme le 35 mm f/1.8 S).
  • Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Z : zoom téléobjectif léger et efficace, Nikon Z natif.

À ce niveau, vous investissez dans des objectifs qui vous suivront longtemps, même si vous changez de boîtier.

Objectifs Nikon Z premium au-delà de 1000 € : l’excellence optique

Ces objectifs incarnent le meilleur de la monture Z. Ce sont ceux que choisissent les pros, les exigeants, les fans du détail extrême observé à 100%. Leur piqué est exemplaire, leur construction sans faille, leur AF silencieux et rapide, leur résistance au flare ou aux contre-jours bluffante. Leur tarif aussi.

Exemples recommandés :

  • NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : l’objectif pro par excellence, parfaitement équilibré, très homogène optiquement. Lourd et encombrant, mais c’est le prix à payer pour cette optique de référence.
  • NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : l’un des meilleurs zooms téléobjectifs du marché, toutes marques confondues. Il surclasse le 70-180 mm f/2.8 dans tous les domaines, même le tarif.
  • NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : pour les amoureux du flou d’arrière-plan et de la très faible profondeur de champ. On le choisit, on en accepte le poids et l’encombrement et on l’aime pour la vie (mêmes remarques pour les 35 et 85 mm f/1.2)
  • NIKKOR Z 105 mm f/2.8 VR S Macro : exceptionnel en macro, parfait aussi en portrait studio.
  • NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : puissance, portée, stabilisation, rapport qualité/prix Le roi de l’animalier. Il a aussi le bon goût d’être plus léger et compact que le 200-500 mm pour reflex, what else ?

Ces optiques ne sont pas seulement meilleures. Elles sont conçues pour durer, et croyez-moi, si vous perdez l’envie de faire des photos, ce ne sera pas de leur faute.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena
Objectif Nikon NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Un dernier conseil ? Ne raisonnez pas que sur la base du prix.
Mieux vaut un objectif à 300 € que vous utilisez chaque semaine qu’un haut de gamme f/1.2 à 3000+ € qui reste au placard. Choisissez selon vos usages, pas selon ce que disent les fiches techniques et les forums.

Les erreurs à éviter quand on choisit un objectif Nikon Z

Certains choix peuvent ruiner votre expérience photo avant même que vous n’ayez déclenché. Voici les pièges classiques que je vois encore trop souvent… et comment les éviter.

Monter un objectif DX sur un boîtier plein format (FX)

Sur un Nikon Z5II, Z6III, Zf ou Z8, un objectif DX (comme le NIKKOR Z DX 16-50 mm) va déclencher un recadrage automatique. Résultat :

  • l’image n’utilise qu’une partie du capteur
  • la définition chute brutalement (24 Mp deviennent 10 Mp, 45 deviennent 20 Mp)
  • le champ de l’image est réduit C’est comme si vous rouliez en Ferrari… bloqué en première.
    À éviter sauf dépannage d’urgence.

Croire que la bague FTZ vous donne les mêmes performances qu’un objectif natif

La bague Nikon FTZ (ou FTZ II) permet de monter des objectifs reflex NIKKOR F sur un hybride Z. Mais ce n’est pas sans contrainte :

  • AF moins rapide sur certains modèles
  • incompatibilité autofocus avec les anciens AF et AF-D
  • stabilisation parfois moins efficace
  • déséquilibre boîtier/optique avec les zooms téléobjectifs lourds

C’est une solution de transition, pas une excuse pour éviter de passer au Z.

Confondre monture Nikon F et monture Nikon Z

Oui, les deux viennent de Nikon. Mais non, elles ne sont pas compatibles sans adaptateur, et vous ne pouvez pas monter un objectif F sur un boîtier Z directement.

  • Monture Nikon F = reflex
  • Monture Nikon Z = hybride

Vérifiez toujours le type de monture indiqué sur l’objectif.

S’il est écrit “AF-S NIKKOR”, c’est un Nikon F, pas un Z.
S’il est écrit “NIKKOR Z”, alors c’est un Z, bonne pioche.

Acheter un objectif manuel sans savoir qu’il est… totalement manuel

De nombreuses marques (TTArtisan, Laowa, 7Artisans, Samyang) proposent des objectifs en monture Nikon Z. Mais attention : beaucoup sont entièrement manuels :

  • Pas d’autofocus
  • Pas de stabilisation (sauf capteur sur plein format)
  • Pas d’enregistrement des EXIF
  • Pas de détection de visage, d’œil ou de sujet (ou possibilités limitées)

Ils peuvent être très bons… mais seulement si vous êtes prêt à tout faire à la main.
Avant d’acheter, vérifiez toujours : “AF” ou pas ? “Compatibilité électronique” ou pas ?

En résumé :
→ Ne vous fiez pas au seul nom “Nikon” ou à l’apparence de la monture vue sur une photo d’illustration
→ Vérifiez la compatibilité DX/FX
→ N’achetez pas “Z” sans lire la fiche technique
→ Et si vous avez un doute… demandez au vendeur.

→ Consultez cet article pour en savoir plus sur les objectifs compatibles pour Nikon Z

Les bonnes questions à se poser avant d’acheter un objectif Nikon Z

Un bon objectif, ce n’est pas celui qui a la fiche technique la plus longue et la mieux remplie. C’est celui qui correspond à votre pratique réelle.

Avant de choisir l’objectif Nikon qui vous fait de l’oeil, prenez une minute pour vous poser ces trois questions. Elles peuvent tout changer (y compris l’état de votre porte-monnaie après l’achat).

Est-ce que je fais souvent des photos en basse lumière ?

Concerts, intérieur d’église, scène de rue le soir, portraits à la tombée du jour…

Si vous êtes souvent dans ces ambiances, vous aurez besoin d’un objectif qui laisse entrer plus de lumière. Donc, une grande ouverture (f/2.8, f/1.8, voire f/1.4), indispensable pour garder une vitesse suffisante sans trop monter en ISO.

Un zoom f/6.3 en intérieur, ça peut vite vous faire regretter votre achat.

Est-ce que je recadre beaucoup mes photos ?

Si vous aimez recadrer en post-traitement, ou si vous shootez à distance sans pouvoir vous rapprocher, la qualité optique et la définition exploitable deviennent critiques.

Un objectif flou sur les bords ou mou à pleine ouverture ne pardonne pas quand on rogne dans l’image. Dans ce cas, misez sur un objectif piqué dès la pleine ouverture, avec peu d’aberrations : souvent des modèles de la gamme S.

Si vous utilisez un boîtier plein format, vérifiez bien que votre objectif n’est pas un DX monté sur un FX en mode DX.

Est-ce que je privilégie la légèreté ou la qualité optique ?

Le 70-200 mm f/2.8 m’a fait rêver… jusqu’à ce que je l’ai autour du cou toute une semaine pour en faire le test.

Un 135 mm f/1.8 S Plena vous donnera des flous incroyables… mais peut déséquilibrer votre boîtier si vous shootez à main levée. Mon poignet s’en souvient aussi.

Posez-vous la vraie question :
Accepterez-vous de porter un objectif lourd pour gagner en qualité ?

Ou préférez-vous un objectif compact que vous aurez toujours sur vous — et que vous utiliserez avec un vrai plaisir sans devoir consulter votre ostéo après chaque balade ?

La bonne réponse n’existe pas.
Mais la mauvaise existe : acheter un objectif que vous laisserez à la maison.

👉 Ces trois questions simples vous aideront à faire le bon choix. Pas celui que d’autres vous poussent à faire, mais le vôtre.

Quels sont les meilleurs objectifs Nikon Z selon votre pratique ?

Voici mes recommandations par usage. Pour chaque pratique, je vous indique pourquoi ces objectifs s’imposent, pas seulement leur nom.

Portrait

NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : ma référence. Bokeh propre et homogène, AF rapide et silencieux, piqué remarquable dès f/1.8. Il donne des portraits à la fois nets et doux, sans effort. C’est l’objectif portrait le plus polyvalent de la gamme Z à ce tarif.

NIKKOR Z 105 mm f/2.8 VR S Macro : portrait serré et macro dans le même objectif. En portrait studio ou packshot, il donne un rendu exceptionnel avec une distance de travail confortable. Lourd, mais irréprochable.

NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : pour ceux qui veulent le bokeh somptueux d’une grande ouverture sur portrait en pied ou demi-corps. Encombrant et coûteux, mais optiquement exceptionnel.

Paysage, architecture

NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S : mon grand-angle de référence en monture Z. Compact, pliable pour le transport, piqué excellent sur tout le cadre. Idéal pour les paysages larges, les intérieurs d’église, l’architecture urbaine.

NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : pour photographier de nuit, en astrophotographie ou dans des conditions de lumière extrêmes. Son ouverture f/1.8 change tout par rapport au 14-30 mm dans ces situations.

NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S : si comme moi vous ne voulez emporter qu’un seul objectif pour un voyage avec des sujets variés, c’est lui. Du paysage au portrait, sans compromis sur la qualité.

Photo de rue, reportage

NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : discret, rapide, excellent en basse lumière. Le 35 mm est la focale du reportage par excellence sur plein format, et ce modèle est l’un des meilleurs 35 mm du marché toutes marques confondues.

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 : plus léger et moins cher que le 35 mm f/1.8, avec un angle légèrement plus large. Idéal sur APS-C (équivalent 42 mm) ou pour ceux qui comme moi veulent un objectif discret au quotidien.

NIKKOR Z 40 mm f/2 : mon compagnon de poche. Compact, abordable, efficace dès f/2. Je l’emporte systématiquement quand je veux voyager léger sans sacrifier la qualité.

Sport, animalier

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : le meilleur rapport portée/prix/poids de la gamme Z. Plus compact que son équivalent reflex, stabilisation très efficace, AF rapide sur les sujets en mouvement. C’est le choix évident pour l’animalier.

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 S : plus polyvalent que le 180-600 mm, il commence à 100 mm, ce qui le rend utilisable aussi en sport de salle ou en aviation. Finition gamme S, construction solide.

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 S : pour ceux qui veulent une focale fixe longue sans le poids des 500 ou 600 mm. Léger pour un 400 mm, piqué exceptionnel, excellent en animalier ou en sport aérien.

Tout-terrain, voyage

NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S : si je ne dois garder qu’un objectif pour tout photographier, c’est lui. Sa plage 24-120 mm couvre la quasi-totalité des situations du quotidien avec une qualité constante. C’est mon objectif de reportage depuis son lancement.

NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S : plus compact que le 24-120 mm, idéal si le poids est une contrainte. Légèrement moins polyvalent, mais excellent dès la pleine ouverture.

NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : pour les boîtiers APS-C (Z50II, Z30, Zfc), c’est le zoom tout-terrain par excellence. Compact, couvrant, stabilisé. L’idéal pour un voyage où on ne veut pas changer d’objectif.

Je détaille les avantages de ces modèles dans cet article : Pourquoi choisir un objectif NIKKOR Z pour votre hybride, et lequel ?

Tableaux comparatifs des objectifs Nikon

Objectifs NIKKOR Z FX vs DX

Critère / Objectif NIKKOR Z FX (plein format) NIKKOR Z DX (APS-C)
Monture Nikon Z Nikon Z
Boîtiers compatibles Z5II, Z6III, Z7II, Z8, Z9, Zf… Z50II, Z30, Z fc
Utilisable sur APS-C ? Oui (focale éq. x1.5) Oui
Utilisable sur plein format ? Oui Non (recadrage DX imposé)
Usages recommandés Haute qualité, bokeh, polyvalence Légèreté, compacité, photo loisir
Exemples 24-70 mm f/4 S, 85 mm f/1.8 S 16-50 mm f/3.5-6.3 DX, 50-250 mm DX

Objectifs NIKKOR F récents vs anciens

Critère / Objectifs Objectifs récents (AF-S / AF-P) Objectifs anciens (AF-D / AI / MF)
Monture Nikon F Nikon F
Compatibilité FTZ Oui Oui (mécanique uniquement)
Autofocus disponible Oui (avec moteur intégré) Non (manuel uniquement)
Mesure de lumière Oui Variable selon modèle
Performances générales Bonnes (AF parfois plus lent qu’en Z natif) Limitées (sans EXIF, pas de VR, AF)
Exemples 70-300 mm f/4.5-5.6 AF-P, 50 mm f/1.8 G 80-200 mm f/2.8 D, 35 mm f/2 AI-S

Objectifs tiers en monture Z – compatibilité

Marque Autofocus Stabilisation Corrections dans boîtier Exemple de modèle
Sigma Oui (certains) Oui (modèles récents) Partielle 56 mm F1.4 DC DN | Contemporary Z
Tamron Oui (certains) Non (stabilisation capteur) Partielle 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD Z
Samyang Variable Non (stabilisation capteur) Non 85 mm f/1.4 AF
Laowa Non Non (stabilisation capteur) Non 15 mm f/4 Wide Macro
TTArtisan Non Non (stabilisation capteur) Non 50 mm f/1.2 Z
Viltrox Oui (certains) Non (stabilisation capteur) Partielle 18 mm f/1.8 Z, 85 mm f/1.8 Z

Comment savoir si un objectif est compatible avec votre Nikon Z ?

Je vous ai préparé un guide précis pour comprendre quelles optiques fonctionnent avec quel boîtier.
Vérifiez les limitations, les recadrages, les bugs connus si vous utilisez un objectif reflex ou tiers.

Voir le guide de compatibilité complet

FAQ – Vos questions fréquentes

Puis-je utiliser un objectif Nikon D90 sur mon Zfc ?

Non, ces objectifs sont souvent AF-D. Vous perdrez l’autofocus. Et même montés avec la FTZ, les résultats sont souvent décevants.

Les objectifs Nikon DX sont-ils bons ?

Oui, pour les petits hybrides comme le Z50II. Mais ne les montez pas sur un boîtier FX.

Peut-on utiliser un objectif Nikon F sans bague FTZ sur un Nikon Z ?

Non. Les montures F et Z sont physiquement incompatibles sans adaptateur. La bague FTZ (ou FTZ II) est obligatoire. Sans elle, vous ne pouvez tout simplement pas monter un objectif NIKKOR F sur un hybride Z. Il n’y a pas d’alternative mécanique à cela.

Quel est le meilleur objectif pour Nikon Z5II ?

Le Nikon Z5II est un hybride plein format pour lequel le meilleur choix polyvalent reste le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, qui combine qualité optique, plage focale étendue et compacité raisonnable.

Quel est l’objectif le plus polyvalent pour Nikon Z50II en 2026 ?

Le Nikon Z50II est un boîtier APS-C. Pour une utilisation polyvalente, le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR est le choix le plus cohérent : compact, lumineux, bon en vidéo. Si vous privilégiez la photo de portrait ou de rue, le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est plus léger et ouvre plus. Pour ceux qui veulent couvrir le maximum de situations sans changer d’optique, le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste une option sérieuse malgré son ouverture modeste.

Sigma et Tamron sont-ils fiables ?

Oui pour certains modèles récents, mais vérifiez toujours la compatibilité sur le site du fabricant ou en posant la question au support.

Pourquoi tous les objectifs NIKKOR Z sont si chers ?

Parce qu’ils sont conçus pour durer, qu’ils utilisent des formules optiques plus complexes avec plus de lentilles, que les traitements de surface sont plus élaborés. Il existe toutefois des modèles abordables (voir les SE, les f/1.4, les f/2.8 compacts…).

Conclusion : choisissez mieux, photographiez plus

Choisir un objectif Nikon Z, ce n’est pas cocher des cases techniques ou vous endetter pour 20 ans. C’est comprendre ce que vous aimez photographier, dans quelles conditions, et avec quel plaisir.

Un bon objectif, ce n’est pas forcément le plus cher ni le plus récent. C’est celui qui vous donne envie de sortir, de cadrer, de déclencher, et de recommencer.

Je vous ai donné ici toutes les clés pour faire un choix éclairé. Mais ce n’est qu’un début. Chaque jour, je vous partage mes conseils, mes tests, mes erreurs, mes coups de cœur pour développer votre pratique de la photographie au-delà du seul matériel, dans une lettre photo quotidienne lue par plus de 35 000 photographes.

Rejoignez-nous, et ne laissez plus vos objectifs décider à votre place.

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Lightroom version juin 2025 : mise à jour majeure pour le traitement RAW et flux de travail optimisé

La mise à jour version juin 2025 des différents logiciels Lightroom (Classic, desktop, mobile) et d’Adobe Camera Raw apporte plusieurs évolutions majeures. Cette déclinaison facilite l’usage de la réduction de bruit par l’intelligence artificielle, tout en optimisant le flux de travail et la gestion des fichiers RAW.

Voici le détail des nouveautés, et pourquoi elles donnent à Lightroom Classic en particulier, une nouvelle longueur d’avance sur ses concurrents.

Note : il existe une version plus récente de Lightroom Classic

Lightroom version juin 2025 : mise à jour majeure pour le traitement RAW et flux de travail optimisé

 

Mon mini-cours de bienvenue Lightroom Classic

Lightroom Classic : des outils IA intégrés sans conversion DNG

La mise à jour Lightroom juin 2025 vient casser les codes en matière de traitement assisté par l’Intelligence Artificielle. Finies les duplications de fichiers des versions précédentes, et les DNG qui prennent une place folle sur le disque dur en doublon des fichiers RAW.

Désormais, l’utilisation des fonctions Débruitage IA et Super résolution se fait sans générer de fichiers DNG additionnels. Ces outils s’intègrent directement dans le flux de traitement des fichiers RAW. Cela simplifie la gestion, limite la duplication de fichiers, le besoin en espace de stockage et permet de conserver un flux de travail sans rupture.

Ces fonctions sont accessibles depuis le panneau Détail du module Développement. Il suffit de cocher l’option souhaitée, d’ajuster le curseur, et d’observer le résultat en temps réel. Le traitement est non destructif : les métadonnées sont enregistrées dans le catalogue et, si l’option est activée, également dans les fichiers XMP.

Notez toutefois que, si plus aucun DNG ne vient occuper de la place sur le disque, les XMP s’en chargent quand vous utilisez la réduction du bruit avec l’IA et la Super résolution.

Tableau comparatif Lightroom: ce qui change avec la mise à jour Lightroom juin 2025

Fonction Avant 2025 Juin 2025 (v14.4)
Débruitage IA Fichier DNG requis Direct sur RAW, non destructif
Super résolution Fichier DNG requis Intégré, sans duplication
Suppression de reflets Non disponible Ajoutée (offline, Classic)
Suppression de personnes Non disponible IA automatique intégrée

Débruitage IA : un outil intégré, rapide et efficace

Le moteur IA intégré dans Lightroom Classic permet de traiter efficacement le bruit numérique, notamment en basse lumière ou à haute sensibilité ISO. La réduction du bruit native sans IA convient jusqu’à 6 400 ISO pour la plupart des fichiers, au-delà l’IA fait la différence.

Comble de bonheur de photographe, le traitement s’effectue sans modifier le fichier RAW d’origine, ni créer de copie DNG. Vous allez économiser de l’espace disque.

Exemple pour un RAW de 30 764 Ko (24 Mp) :

  • XMP avant réduction de bruit IA : 11 Ko
  • XMP après réduction de bruit IA : 7 168 Ko
  • fichier DNG précédemment généré par DxO PureRAW : 81 512 Ko

Oui, vous pouvez désormais appliquer un débruitage IA directement dans Lightroom Classic, sans logiciel tiers ni conversion au format DNG.

Pour de nombreux photographes, cette avancée devrait suffire à abandonner les traitements externes, d’autant que le débruitage s’intègre désormais au développement classique sans rupture de flux. IL ne reste à DxO PureRAW qu’une longueur d’avance limitée en matière de réduction des aberrations et défauts d’images liés aux optiques.

Note : la fonction Réduction du bruit IA ne peut pas être appliquée après la fonction Super résolution.

Super résolution : une montée en définition plus simple

La fonction Super résolution de Lightroom permet de quadrupler la définition d’une image (x 2 en largeur et x 2 en hauteur), sans conversion DNG. L’image reste dans son format d’origine, l’opération est enregistrée dans les métadonnées, et le tout s’intègre naturellement au flux de développement.

Non, la super résolution ne nécessite plus de fichier DNG ni de traitement externe. Elle devient une étape simple, rapide, et directement disponible dans le module Développement.

Cette fonction est particulièrement utile pour les recadrages poussés, les grands tirages ou les images à réutiliser dans plusieurs formats. Les capteurs de 24 Mp vont pouvoir concurrencer les 45 Mp plus souvent. Sachez toutefois que cette augmentation de définition est gérée par le XMP dont la taille subit une inflation digne de l’économie actuelle. On ne peut pas tout avoir, hein ?

Exemple pour un RAW de 30 686 Ko :

  • xmp avant super résolution : 9 Ko
  • xmp après super résolution : 70 111 Ko

Suppression des reflets et des personnes : deux nouveaux outils IA

Le nouvel outil Supprimer regroupe deux fonctions : Reflets et Personnes.

L’outil Reflets permet d’atténuer, voire de supprimer les reflets présents dans une vitrine ou une surface vitrée. Vous avez le choix entre trois niveaux de qualité (Aperçu, Standard, Meilleur), avec un curseur Gain. Ce traitement s’effectue localement dans Lightroom Classic, sans connexion Internet (ceci a son importance pour les utilisateurs en itinérance).

Mes essais préliminaires montrent une belle efficacité sur les petites silhouettes. Quelques défauts peuvent apparaître toutefois sur le décor.

Oui, vous pouvez supprimer les reflets sans être connecté à Internet si vous utilisez Lightroom Classic.

L’outil Personnes permet de retirer automatiquement des individus d’une image. Il s’adresse à quiconque souhaite nettoyer ses photos en éliminant (de façon logicielle, hein ?) les personnes gênantes. Comme avec tout traitement IA, les résultats varient selon la complexité de la scène. Les masques ne sont pas encore ajustables.

Note : la fonction Super résolution ne peut pas être appliquée après la fonction de réduction du bruit IA.

Mise à jour des traitements IA : une interface plus claire

La mise à jour Lightroom juin 2025 propose une nouvelle interface de mise à jour des paramètres IA. Si une image combine plusieurs traitements IA (masques, suppression, etc.), un bouton jaune apparaît sous l’histogramme pour indiquer que des mises à jour sont nécessaires.

E, pratique, lorsque les réglages d’une photo ont été optimisés à l’aide de l’intelligence artificielle, le bouton Statut de modification par IA s’active. Il s’affiche en surbrillance dès qu’une mise à jour des paramètres IA est nécessaire pour garantir un rendu optimal de votre image. Un simple clic suffit à relancer l’analyse, à condition d’être connecté à Internet.

Cette fonctionnalité améliore le suivi des traitements IA en cours, et garantit une meilleure cohérence des retouches appliquées.

Fonctionnalités complémentaires dans Lightroom Classic

  • La capture connectée est désormais compatible avec certains appareils Fujifilm.
  • La détection de doublons à l’import est améliorée : précision à la milliseconde en référence à l’heure de capture, détection même si les fichiers sont renommés.
  • L’écriture XMP est suspendue pendant l’import, puis reprise toutes les 10 secondes pour l’image active.
  • Les sélections sont mémorisées dans les 25 dernières sources visitées (à activer dans les préférences).
  • Une alerte s’affiche si des aperçus dynamiques sont utilisés par défaut, vous proposant de les désactiver pour faciliter les traitements IA.
  • De nouveaux filtres sont disponibles dans la bibliothèque et les collections dynamiques : réduction du bruit, super résolution, détails bruts, suppression des reflets, suppression des intrus.
  • Sur Windows, les plaques d’identité avec plusieurs styles de texte ne sont plus disponibles (espérons qu’elles reviennent vite …).
  • En cas de fichier manquant, un clic permet de relocaliser l’ensemble du dossier concerné (ce qui va régler 90% des problèmes des utilisateurs débutants).

Lightroom desktop : mêmes outils, traitement en ligne

Lightroom desktop (la déclianson cloud de Lightroom Classic) propose les mêmes outils que la version Classic : débruitage, super résolution, suppression de reflets et de personnes.

Le traitement s’effectue via le cloud Adobe. Une connexion Internet permanente est donc nécessaire. L’export au format PNG est désormais proposé.

Quelle différence avec Lightroom Classic ?
Les outils sont les mêmes, mais leur traitement s’effectue en ligne, alors que Classic permet une utilisation locale, notamment pour la suppression de reflets. Faites votre choix, j’ai fait le mien, le local, c’est bien.

Lightroom mobile : retoucher sur le terrain avec l’IA

Lightroom mobile (la déclinaison smartphone/tablettes de Lightroom) s’enrichit de plusieurs fonctionnalités clés :

  • Le Mode Scène, un outil de retouche rapide basé sur l’analyse IA du contenu.
  • La suppression automatique de personnes, accessible via le menu Supprimer.
  • Un sélecteur de qualité IA (rapide ou haute résolution) en fonction de l’usage prévu.
  • La mise à jour des traitements IA via le bouton Mettre à jour les modifications par l’IA, dans l’outil Masquage.

Ces fonctions permettent une retouche complète sur mobile, avec un rendu adapté à la publication en ligne comme à l’impression. Vous avez le droit de penser que l’on ne traite pas ses photos sur un écran de smartphone, sachez toutefois que c’est fort pratique quand on a rien d’autre sous la main.

Adobe Camera Raw : les mêmes nouveautés, et une fonction en plus

Le moteur de traitement Adobe Camera Raw, utilisable sous forme de logiciel de bureau, intègre toutes les fonctions décrites précédemment. Il propose en plus un outil encore expérimental : le curseur Variance, situé dans le module Couleur du point.

Ce curseur permet d’uniformiser les couleurs dans une plage donnée, comme les tons de peau, en réduisant les écarts de saturation ou de teinte.

Encore exclusive à Camera Raw, cette fonction devrait rejoindre Lightroom dans une prochaine version.

Foire aux questions

Comment activer le débruitage IA sans DNG dans Lightroom Classic ?
Dans le module Développement, ouvrez le panneau Détail, puis cliquez sur Améliorer. Cochez Débruitage, ajustez le curseur, validez. Aucun DNG n’est créé.

La fonction super résolution consomme-t-elle beaucoup de ressources ?
Le traitement est plus léger qu’auparavant, car il ne génère plus de fichier intermédiaire. Il reste exigeant pour les grandes images mais n’interrompt plus le flux de travail.

Quelle différence entre les outils Supprimer sur mobile et desktop ?
Les deux proposent la suppression de personnes, mais le traitement est local sur Lightroom Classic (sans connexion) et en ligne sur les autres plateformes.

Mise à jour Lightroom juin 2025 : conclusion

Avec cette mise à jour Lightroom juin 2025, Adobe renforce considérablement les capacités de traitement de Lightroom. L’intégration directe des outils IA sans conversion DNG simplifie le flux de travail, tout en répondant aux attentes concrètes des photographes. Le traitement RAW devient plus fluide, plus rapide, et mieux intégré.

C’est à coup sûr l’une des évolutions majeures de ces dernières années dans l’environnement Lightroom. Souhaitons qu’elle donne des idées à la concurrence en matière de gestion du flux de travail avec l’IA.

Mon mini-cours de bienvenue Lightroom Classic


Nikon Z6III vs Z6II : comparatif complet pour bien choisir (2026)

Le Nikon Z6III était attendu pour corriger ce qui manquait au Z6II face aux récents Nikon Z8 et Zf. Mais faut-il pour autant franchir le pas et dépenser environ 1 000 € de plus alors que le Z6II reste un excellent boîtier ?

Posons-nous la bonne question : quelles différences concrètes allez-vous sentir sur le terrain, avec vos objectifs, votre pratique, vos conditions de lumière ? Dans ce comparatif Nikon Z6III vs Z6II, je m’appuie sur mes propres essais pour répondre point par point, sans langue de bois.

J’utilise le Nikon Z6III depuis sa sortie, après avoir eu un Z6II, et avant cela un Z6. Voici les différences concrètes que j’ai constatées sur le terrain avec différents objectifs, différents sujets et différentes conditions de lumière : performances, compatibilité, vidéo, sport.

Si vous êtes pressé(e) : Le Nikon Z6III apporte une meilleure réactivité, un autofocus plus fiable, un viseur plus confortable et une vraie avancée en vidéo.
Le Nikon Z6II reste un excellent choix polyvalent et économique. Le bon choix dépend surtout de votre pratique : faible lumière, action, vidéo ou photographie plus contemplative.

Note : mon test du Nikon Z6III est disponible ici.

Avant de plonger dans les spécifications techniques, prenons un instant pour poser le contexte : si vous êtes photographe exigeant(e), que vous avez déjà un parc d’optiques NIKKOR Z ou que vous passez du reflex à l’hybride, vos critères ne sont pas les mêmes que pour un YouTubeur ou un influenceur. Aussi, voyez ce comparatif comme un échange entre passionnés, un peu comme lors d’une balade moto mémorable : on veut du plaisir, de la performance, mais sans compromis inutile.

En clair, je ne vais pas couper les fiches techniques en quatre pour tout détailler, mais vous donner un avis d'utilisateur au quotidien.

Comparatif Nikon Z6III vs Nikon Z6II : différences clés à connaître

La principale différence entre le Nikon Z6III et le Z6II, c’est le processeur Expeed 7 du Z6III (double Expeed 6 sur le Z6II, lire mon test). Ce processeur autorise des calculs plus rapides, ce qui offre :

  • Un autofocus hérité des Z8 / Z9 / Zf piloté par l’IA pratiquement aussi efficace que celui du Z8,
  • l’intégration de toutes les évolutions de la gamme Nikon Z plein format dont le pré-déclenchement et le pixel shifting.
  • La mise à disposition de la plupart des formats et définitions vidéos attendus par les vidéastes, ce qui fait du Z6III un des meilleurs hybrides plein format du marché (mai 2025) pour la vidéo.
  • Et surtout, le Z6III intègre un nouveau capteur plein format 24 Mp partiellement empilé. Nikon fait ici un choix fort : privilégier la qualité d’image et un traitement fluide plutôt que jouer la surenchère des hautes sensibilités.
  • Le viseur du Z6III dispose de 5,76 M de points (3,68 M sur le Z6II), mais plus que sa définition, ce sont sa dynamique et sa luminosité qui le rendent plus agréable à utiliser.

Lire mon test du Nikon Z6III pour avoir tous les détails

Différences techniques principales entre le Nikon Z6III et le Nikon Z6II

Caractéristique Nikon Z6II Nikon Z6III Impact terrain (ce que change vraiment le Z6III)
Monture Nikon Z Nikon Z Même compatibilité avec toute la gamme NIKKOR Z et les objectifs F via FTZ.
Format du capteur Plein format FX 35,9×23,9 mm Plein format FX 35,9×23,9 mm Pas de différence : rendu, profondeur de champ et qualité globale identiques.
Pixels effectifs 24,5 Mp 24,5 Mp Aucune différence : même définition, même équilibre bruit/détail.
Type de capteur CMOS classique Capteur partiellement empilé (stacked) Autofocus plus rapide, blackout réduit, meilleure réactivité en faible lumière.
Processeur Double EXPEED 6 EXPEED 7 Suivi AF plus fiable, vidéo plus avancée, processeur plus réactif.
Rafale 14 i/s 20 i/s (jusqu’à 60 i/s en JPEG crop) Pour sport, animalier, spectacles : plus de chances d’avoir “LA” photo.
Mémoire tampon Limité sur longues rafales Beaucoup plus profonde Les rafales longues ne saturent presque plus avec le Z6III.
Viseur électronique 3,69 M points 5,76 M points Plus confortable : meilleur contraste, meilleure précision en mise au point manuelle, moins de fatigue visuelle.
Écran arrière 3,2” inclinable 3,2” orientable 4 axes Meilleure ergonomie pour vidéo, contre-plongées et verticales
Sensibilité ISO native 100–51 200 (50–204 800 étendu) 100–64 000 (50–204 800 étendu) Montée ISO du Z6III proche de celle du Z6II ; je trouve les RAW du Z6III plus rapides à exploiter en post-traitement.
Stabilisation IBIS Environ 5 stops Jusqu’à 8 stops (selon optique) Vrai gain : plus de photos nettes en basse lumière, meilleure vidéo à main levée.
Autofocus – Détection Visage/œil humain, animal basique Détection améliorée : humains, animaux, véhicules ; algorithmes Z8/Z9 Un des plus gros progrès : l’AF du Z6III “accroche” plus vite et lâche moins.
Autofocus – Sensibilité Jusqu’à –4,5 EV Jusqu’à –10 EV Le Z6III continue d’accrocher presque dans le noir. Très utile en soirée ou intérieur.
Video – Définition 4K jusqu’à 60p 6K/60p RAW, 4K 120p Gain majeur si vidéo : ralenti, récupération couleur, montage plus flexible.
Video – Formats H.264 / ProRes RAW externe N-RAW, ProRes RAW interne Setup plus simple avec le Z6III, plus besoin d’enregistreur externe.
Obturateur électronique Oui (rolling shutter marqué) Oui (rolling shutter réduit) Moins de déformation sur sujets rapides avec le Z6III.
Obturateur mécanique Oui Oui Identique
Stabilisation vidéo (e-VR) Disponible e-VR améliorée Vidéo plus stable à main levée.
Stockage 1× CFexpress/XQD + 1× SD 1× CFexpress/XQD + 1× SD UHS-II Identique ; CFexpress recommandée pour les rafales rapides et vidéo 6K.
Batterie EN-EL15c EN-EL15c Identique, recharge USB possible
Autonomie (norme CIPA) environ 340 vues environ 400 vues Autonomie comparable, légère optimisation sur Z6III.
Connectique HDMI type C HDMI type A (pleine taille) Plus fiable et pratique pour la vidéo.
Poids 705 g 750 g Le Z6III est un peu plus robuste, mais on reste dans la même gamme.
Résistance climatique Protection tous temps série Z Protection tous temps renforcée Meilleure tenue par temps froid/humide, sans que cela ne soit un vrai différentiateur.
Année de sortie 2020 2024 4 ans d’écart = 2 générations d’AF et de vidéo de différence.
Exemple terrain : lors d'un weekend de reportage, dont les soirées (éclairage faible, mouvement constant, scènes lumineuses), j’ai testé le Z6III avec un NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S.

Le Z6III est arrivé à ses limites vers ISO 10 000, l’AF ne montrant aucun signe de ralentissement en soirée et de nuit. Avec le Z6II, l'AF décrochait plus vite en basse lumière.

Avec le Z6III j’ai constaté que la mise au point se verrouille plus vite. Cela ne signifie pas que le Z6II ne fait pas le job — mais pour ce genre de contexte exigeant, le Z6III se sent plus à l’aise.

Vidéo : que vaut le Nikon Z6III face au Z6II ?

Le Nikon Z6III est un excellent choix pour les vidéastes, car :

  • Il enregistre en interne jusqu’en 6K à 60 i/s en N-RAW 12 bits ou Apple ProRes Raw HQ 12 bits (30 i/s max), sans recadrage.
  • Si vous optez pour la 4K à 120 fps, vous devrez composer avec un léger crop, mais vous pouvez aussi filmer en 5,4K en ProRes 4:2:2 HQ.
  • Grâce à sa compatibilité avec l’Atomos UltraSync Blue via Bluetooth, le Z6III peut synchroniser plusieurs caméras pour des tournages multi-caméras.
  • Si vous recherchez des ralentis encore plus poussés, la Full HD à 240 fps est disponible, avec un recadrage réduit d’environ 5 %.
  • Côté stabilisation, Nikon combine une stabilisation électronique à la stabilisation mécanique du boîtier. Cela permet, à partir du flux 6K, de recadrer sans perte de qualité visible avec un facteur de 1,4x pour obtenir une image en 4K ou 2x pour une image en Full HD.
  • Pour ce qui est de la durée de tournage, Nikon annonce 2 heures de vidéo en 4K 60p sans risque de surchauffe. En pratique la captation en 6K RAW sera plus limitée par la capacité de vos cartes mémoire que par la montée en température du boîtier.

Le Nikon Z6III est-il compatible avec les objectifs Nikon F ?

Oui, de la même façon que le Z6II, le Nikon Z6III est compatible avec les objectifs Nikon NIKKOR F AF-S et AF-P pour reflex (ou autres marques compatibles) via l’adaptateur FTZ I ou II.

Cela vous permet de continuer à utiliser vos objectifs NIKKOR F tout en bénéficiant des fonctionnalités modernes des Z6III et Z6II, comme la stabilisation d’image intégrée et l’autofocus performant.

Quelle est l’autonomie de la batterie du Nikon Z6III ?

Le Nikon Z6III utilise la batterie EN-EL15c, similaire à celle de ses prédécesseurs. Cependant, grâce à une meilleure gestion de l’énergie, l’autonomie est légèrement améliorée.

Selon la norme CIPA, très défavorable aux hybrides, l’autonomie du Z6III est d’environ 400 vues contre 340 pour le Z6II.
En pratique, je fais régulièrement 700 photos par charge, avec l’un comme l’autre, dans des conditions normales d’utilisation. Sans utiliser l’écran arrière, en photo de spectacle par exemple, l’autonomie dépasse 900 photos.

De plus, le Z6III prend en charge la recharge via USB-C, ce qui est pratique lors de déplacements.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Le Nikon Z6III en photo de concert

Photo de sport : Nikon Z6III ou Nikon Z6II ?

Le Nikon Z6III est un excellent choix pour la photographie de sport grâce à :

  • une rafale plus rapide : le Z6III monte à 20 i/s, le Z6II plafonne à 14 i/s
  • un autofocus plus performant : son système AF est rapide et précis, avec une meilleure détection et suivi des sujets en mouvement, notamment dans des conditions de faible luminosité.
  • un capteur qui réduit le passage au noir, facilitant ainsi le suivi du sujet en mode rafale

Construction et prise en main : ce qui change vraiment

Nikon Z 6III protection étanchéité par joints toriques
La protection par joints toriques du Nikon Z6III

Le Nikon Z6III bénéficie d’une construction robuste et durable. Son boîtier en alliage de magnésium est à la fois léger, tous temps et étanche à la poussière et à l’humidité. C’est le même principe de construction que le Z6II, mais amélioré, selon Nikon. Je n’ai pas démonté mes boîtiers pour vérifier si c’était vrai. Je sais par contre que je peux utiliser les deux sous la pluie sans crainte.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Le Nikon Z6III en reportage nocturne… pluvieux !

Prix et positionnement : comment choisir entre Nikon Z6III et Z6II

Bien que le prix exact varie en fonction du marché, le Nikon Z6III est vendu entre 2 500 et 2 800 euros pour le boîtier seul, avec des kits incluant un objectif NIKKOR Z en option (je vous recommande le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S).

FAQ : vos questions sur le Nikon Z6III et le Nikon Z6II

Le Z6III est-il compatible avec mes anciens objectifs NIKKOR F ?
Oui via l’adaptateur FTZ I/II : vous pouvez continuer à utiliser vos optiques AF-S ou AF-P, tout en bénéficiant de l’AF et de la stabilisation du Z6III. Cependant, n’oubliez pas que certaines fonctionnalités (comme le pré-déclenchement) peuvent dépendre de l’optique utilisée.

Puis-je utiliser le Z6II pour la vidéo ?
Oui, si vos besoins sont simples : interviews, scènes fixes, clips courts en 4K-30/60. Le Z6II n’offre pas la 6K, pas les ralentis 120p et pas les codecs avancés du Z6III, mais il reste pleinement utilisable pour des vidéos propres et faciles à monter.

Puis-je utiliser le Z6III pour le Vlog ou la création de contenu ?
Absolument : il offre le profil N-RAW, ProRes 4:2:2 HQ, et grâce à la stabilisation combinée (boîtier + optique), il s’impose comme une option sérieuse pour les créateurs et les passionnés de mobilité.

Le Nikon Z6II est-il encore une bonne option en 2026 ?
Oui. Le Nikon Z6II reste un boîtier très polyvalent, fiable et cohérent pour un budget raisonnable. Il convient parfaitement au paysage, au voyage et à la photo de famille. Il montre ses limites en faible lumière et sur les sujets rapides, mais son rapport qualité/prix reste excellent pour ceux qui ne recherchent pas les performances du Z6III.

Le Nikon Z6II sera-t-il encore suivi par Nikon ?
Oui. Nikon maintient un support firmware minimum et une compatibilité totale avec les optiques NIKKOR Z actuelles et futures. Le Z6III recevra davantage d’améliorations fonctionnelles, le Z6II, sans être délaissé, a peu de chances d’évoluer désormais.

Quel boîtier choisir si je viens d’un reflex comme le D750 ou le D610 ?
Le Z6II sera une transition douce, rassurante, et vous retrouverez rapidement vos marques. Le Z6III apporte une vraie accélération (AF, réactivité, viseur, stabilisation) qui change davantage l’expérience de prise de vue. La différence dépend de votre exigence, pas seulement du budget.

Le Nikon Z6III est-il une bonne alternative au Z8 ?
Oui, pour les photographes qui veulent une partie des performances du Nikon Z8 dans un boîtier plus compact et moins coûteux, le Z6III est une alternative crédible et bien moins onéreuse.

Le Nikon Z6III est-il compatible avec Lightroom, Luminar NEO et Capture One ?
Oui, les dernières versions de Lightroom Classic, Luminar NEO et Capture One prennent en charge les fichiers RAW du Nikon Z6III.
Lightroom Classic et les logiciels Adobe sont de plus compatibles avec le format RAW HE (Haute Efficacité) du Z6III, de même que le logiciel Nikon NX Studio (gratuit).

Faut-il attendre une version future ?
Si vous possédez déjà le Z6II et que 24 Mp + 4K-60 suffisent à votre pratique, vous pouvez patienter — la mise à jour n’est pas urgente. Si vous voulez « tout ce qu’il y a aujourd’hui » sans compromis, alors le Z6III s’impose.

Note : pour savoir quel objectif Nikon choisir pour le Nikon Z6III, découvrez le guide complet 2026 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Le Nikon Z6III en photo nocturne

À retenir pour votre usage

Si vous êtes amateur de paysage, de voyage ou de photo contemplative, le Z6II peut suffire largement. La dynamique est bonne, la stabilisation du boîtier vous aide à voyager léger et votre pratique ne demande pas forcément des rafales très rapides.
En revanche, si vous aimez photographier tôt le matin, tard le soir ou que vous travaillez souvent sans trépied, le Z6III offre une stabilisation et une tenue ISO plus confortables. C’est le genre de différence qui ne se voit pas sur la fiche technique mais qui se ressent immédiatement sur le terrain : viseur plus agréable, stabilisation plus efficace, meilleure visibilité en lumière basse.

Si vous êtes photographe de mariage, la différence la plus sensible sera l’autofocus. Le Z6III accroche mieux dans les scènes difficiles, les salles sombres et les moments rapides. Vous gagnerez des images nettes et du confort de prise de vue. Le Z6II reste capable, mais vous demandera plus de vigilance, surtout pendant la soirée ou sur les plans en mouvement.

Si vous avez déjà un Nikon Z5 ou un Nikon Z6 première génération, la vraie question est votre niveau d’exigence. Le Z6II sera un passage en douceur, cohérent, sans changement brutal dans vos habitudes. Le Z6III, lui, vous projette dans une génération plus moderne : autofocus plus sûr, viseur plus confortable, meilleure réactivité globale. Ce sont des améliorations qui changent la qualité de votre expérience lorsque vous travaillez depuis longtemps et que vous savez exactement ce que vous attendez de votre matériel.

Si vous venez d’un reflex Nikon D750 et que vous hésitez entre le Z6II et le Z6III, vous allez surtout sentir la différence dans la façon dont le boîtier réagit à vos gestes. Le Z6II reste dans la continuité du D750 : fiable, prévisible, très bon en basse lumière mais sans accélération spectaculaire.
Le Z6III, lui, change la sensation. L’autofocus colle mieux aux sujets, même quand vous photographiez vos petits-enfants en intérieur ou que vous travaillez à main levée par faible luminosité. C’est le type de moment où vous ne voulez pas réfléchir trop longtemps : vous cadrez, vous déclenchez, ça accroche.

Si vous êtes vidéaste itinérant ou que vous filmez régulièrement vos sorties, vos voyages ou vos démonstrations photo, le Z6III prend clairement les devants. La 6K, le ralenti 120p et la stabilisation plus efficace rendent vos vidéos propres et fluides sans devoir sortir tout un kit. Le Z6II suffit pour des clips simples, mais montre vite ses limites dès que vous cherchez un rendu plus soigné ou un montage plus flexible.

Conclusion : Nikon Z6III vs Z6II, lequel choisir en 2026 ?

Le Nikon Z6III est un boîtier polyvalent, performant et bien conçu, adapté à de nombreuses pratiques photographiques. Que vous soyez vidéaste, photographe de sport, ou passionné de paysages, il offre tout ce qu’il vous faut pour vous accompagner dans vos projets photo.

Avec ses nombreuses améliorations par rapport au Z6II, c’est un choix cohérent pour les photographes exigeants qui cherchent un boîtier sans compromis. La mise à jour firmware 2.00 du Z6III a apporté des améliorations de plusieurs fonctions, dont la détection des oiseaux par l’autofocus.

Au final, le Z6III coche toutes les cases d’un boîtier moderne, évolutif et prêt à répondre aux exigences des experts et pros. Si vous cherchiez des réponses avant de sauter le pas, vous les avez. Ce Nikon n’est pas juste une mise à jour, c’est une montée en gamme maîtrisée.


Test NIKKOR Z 26 mm f/2.8 : un pancake Nikon Z compact et qualitatif

Avec l’arrivée du NIKKOR Z 26 mm f/2.8, Nikon propose un objectif pancake ultra-compact destiné aux photographes souhaitant allier discrétion, légèreté et qualité d’image.

Ce 26 mm se positionne comme une alternative plus haut de gamme au NIKKOR Z 28 mm f/2.8, en offrant une construction plus soignée et des performances optiques supérieures, le tout dans un format encore plus réduit.

J’ai passé deux semaines au quotidien avec cet objectif, voici mon retour complet, avec ses avantages, ses inconvénients et ses limites.

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Présentation et contexte

Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 présenté en février 2023 est actuellement (mai 2025) l’objectif autofocus plein format le plus fin et le plus léger de la gamme Z. Imaginez : 125 g et 23,5 mm de longueur, vous l’oubliez une fois monté sur le boîtier (voir la présentation initiale).

Pour ce test, je l’ai utilisé sur mon Nikon Z6III, l’ensemble est discret et tout léger. Si vous montez cet objectif sur un hybride Nikon Z APS-C comme le Z50II, il cadre comme un 39 mm. C’est l’équivalent du (pas aussi petit) NIKKOR Z 40 mm f/2.

En pratique, ce NIKKOR Z 26 mm f/2.8 s’avère idéal pour la photo de rue, le reportage, le paysage ou la photographie de voyage.

Caractéristiques techniques

Ne vous fiez pas à la taille du NIKKOR Z 26 mm f/2.8. Il a des arguments à la hauteur de ses ambitions :

  • Focale : 26 mm (39 mm en DX)
  • Ouverture maximale : f/2.8
  • Construction optique : 8 éléments en 6 groupes, dont 3 lentilles asphériques
  • Diaphragme : 7 lamelles circulaires
  • Distance minimale de mise au point : 20 cm
  • Rapport de reproduction maximum : 0,19x
  • Poids : 125 g
  • Dimensions : 70 mm de diamètre x 23,5 mm de longueur
  • Filetage pour filtre : 52 mm (via le pare-soleil HB-111)
  • Stabilisation : non (via la stabilisation du boîtier)
  • Tous temps : oui

C’est convaincant, mais vendu autour de 509 euros (prix courant en mai 2025), cet objectif fait payer sa compacité. Face aux 239 euros du 28 mm f/2.8, la question se pose : les 2 mm et la finition justifient-ils ce surcoût ?

Prise en main et ergonomie

La compacité de cet objectif est frappante, surtout quand vous aurez compris que le pare-soleil est monté, et qu’en le retirant, l’objectif est encore plus court.

Monté sur mon Nikon Z6III, l’ensemble est extrêmement discret. J’ai apprécié cette compacité en photo de rue comme lors de mes sorties en famille. Alors que je délaisse parfois le plein format et le 28 mm f/2.8, pourtant déjà compact, j’ai moins hésité à emporter le couple Z6III + 26 mm f/2.8. Les 30 grammes d’écart peuvent vous sembler bien peu, mais cela n’a rien de rationnel : c’est petit, et ça fait la différence.

Autre différence avec le 28 mm f/2.8, parce qu’il faut bien dire que c’est le concurrent évident dans la gamme NIKKOR Z, la bague multifonction est plus fine sur le 26 mm. Comme avec tous les NIKKOR Z, elle offre une rotation fluide et précise.

J’ai apprécié la monture métallique, alors que le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 a hérité d’une monture en polycarbonate. Nikon affirme que le polycarbonate est aussi robuste, ce qui s’est avéré vrai pour plusieurs lecteurs ayant tombé leur appareil photo objectif monté. Mais j’avoue que voir le métal a quelque chose de plus rassurant, un autre détail pas rationnel du tout. Cependant le plaisir d’utiliser un objectif passe aussi par là parfois.

Le pare-soleil, bien que minimaliste, permet l’utilisation de filtres de 52 mm, ça peut servir.

Performances optiques

Utiliser un objectif pancake, c’est allier compacité et discrétion. Mais qu’en est-il de la qualité optique ? Les performances du NIKKOR Z 28 mm f/2.8 sont un cran en retrait de celles du 40 mm f/2, le 26 mm f/2.8 peut-il faire mieux ?

Netteté

Avoir une grande ouverture f/2.8, c’est une chose. Encore faut-il que les images soient nettes du centre jusqu’en périphérie. Mes photos tests le montrent : le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 donne des images parfaitement nettes au centre dès la pleine ouverture f/2.8.

Sur les bords, c’est un cran en dessous, comme sur la plupart des objectifs actuels. Mais la différence s’amenuise dès f/4 et à partir de f/5.6, les résultats sont très homogènes.

La focale 26 mm favorise les vues rapprochées. Dans ces conditions, j’ai pu constater que le comportement de cet objectif reste cohérent. L’ensemble du champ est homogène. Bien que moins critique en photo de rue, c’est une qualité appréciable en photo de paysage comme en photo d’architecture.

Distorsion et vignettage

Les focales grand angle, et les formules pancakes en particulier, ont parfois tendance à créer de la distorsion en coussinet. C’est le cas avec ce NIKKOR Z 26 mm f/2.8, mais dans la pratique ce n’est en rien un problème :

  • les profils de correction automatiques des logiciels de développement se chargent de corriger la distorsion sur le RAW,
  • la correction électronique intégrée aux Nikon Z corrige la distorsion sur les JPG, dès la prise de vue.

Le vignettage est visible à f/2.8, l’assombrissement des coins se remarquant dès la visée. Ce vignettage s’atténue dès que l’on ferme l’ouverture, pour disparaître dès f/4.0.

Cela peut vous sembler contre nature, mais j’ai apprécié d’avoir un léger vignettage à pleine ouverture : cela renforce le sujet au centre, et m’évite d’ajouter du vignettage en post-production. Les photos sont typées, ce qui les met en valeur lorsque le sujet s’y prête.

Aberrations chromatiques et flare

Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 gère plutôt bien les aberrations chromatiques. Dans les scènes contrastées en contre-jour ou sur des branches d’arbre (c’est le test par excellence pour ces aberrations), les franges colorées sont visibles mais contenues.

Si vous en éprouvez le besoin, elles s’éliminent en un clic dans les logiciels photo experts.

Le traitement optique limite le flare, je vous recommande toutefois de laisser le pare-soleil monté en permanence car la lentille frontale est très exposée. C’est propre à la construction optique.

Cet objectif ne dispose pas du traitement de surface haut de gamme Nano Crystal mais cela ne pénalise pas le comportement global. La toute petite taille de la lentille frontale fait que celle-ci est peu sensible aux éléments extérieurs (comme la pluie). Toutefois, laisser le pare-soleil à demeure reste une pratique plus sage avec un grand-angle.

Utilisation sur le terrain

Sur le terrain, le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 s’est montré très agréable à utiliser. Il convient toutefois de vous rappeler que vous utilisez une focale grand angle : prenez soin de bien gérer l’horizontalité de votre cadre, sans quoi il vous faudra redresser en post-traitement.

La compacité de ce pancake le rend pratiquement invisible une fois monté sur un hybride Z. En photo de rue, c’est un énorme avantage.

Sa légèreté est un autre atout : j’ai pu utiliser mon boitier avec la sangle poignet pendant plusieurs heures sans ressentir aucune gêne. C’est moins vrai avec un zoom comme mon NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S. Je ne dirais cependant pas que c’est très différent du NIKKOR Z 28 mm f/2.8, surtout si je prends en compte les 270 euros d’écart de prix.

La mise au point est rapide, silencieuse et fiable, même en basse lumière. Les vidéastes apprécieront.

La distance minimale de mise au point est de 20 cm et permet des photos en plan rapproché qui donnent un effet de profondeur plaisant. À f/2.8 c’est encore mieux.

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Comparaison avec le NIKKOR Z 28 mm f/2.8

Nous y voilà. NIKKOR Z 26 mm f/2.8 ou NIKKOR Z 28 mm f/2.8 ?

Autant 2 mm d’écart ne font aucune différence entre 198 et 200 mm, autant cette différence est visible entre 26 et 28.

A 26 mm, avec des sujets proches, vous permettez au spectateur d’entrer dans la scène. Cette pratique de la photo immersive est très intéressante en reportage. En photo de rue, vous pouvez inclure dans votre cadre quiconque se trouve à proximité, sans que la personne ne s’en rende compte.

En photo de paysage, l’écart est moins sensible. Vous aurez en revanche plus de marge de manœuvre à 26 mm si vous avez besoin de recadrer ou de redresser l’horizon. Avec un hybride Nikon de 45 Mp, il vous restera toujours assez de pixels.

Face au NIKKOR Z 28 mm f/2.8, le 26 mm se distingue évidemment par sa compacité : plus fin, plus léger et plus discret. Sa construction est plus soignée, avec un barillet en métal contre le polycarbonate du 28 mm.

Sur le plan optique, les deux objectifs offrent des performances proches au centre. Le 26 mm montre une meilleure gestion des aberrations et un contraste légèrement plus marqué. En revanche, le 28 mm, avec son tarif bien plus accessible, reste un excellent choix. Il se rapproche davantage du 26 mm que des objectifs S comme le 35 mm f/1.8.

Si votre critère principal est le rapport qualité-prix, alors le 28 mm l’emporte.

Si vous privilégiez une meilleure qualité d’image et une plus grande compacité, le 26 mm sera le meilleur choix.

FAQ NIKKOR Z 26 mm f/2.8

Q : Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est-il compatible avec les hybrides Nikon DX comme le Z50II ?
R : Oui. Sur un Nikon Z APS-C comme le Z50II, le NIKKOR Z 26mm f/2.8 offre un angle de champ équivalent à un 39 mm. Il devient une focale standard, idéale pour le reportage ou la photo du quotidien.

Q : Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est-il stabilisé ?
R : Non, cet objectif n’intègre pas de stabilisation optique. Il repose sur la stabilisation du capteur (IBIS) des boîtiers Nikon Z compatibles.

Q : Quelle est la différence entre le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 et le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 ?
R : Le 26 mm est plus compact, plus léger, construit en métal et plus performant optiquement. Le 28 mm est plus abordable, avec une finition en polycarbonate, mais reste un excellent choix en rapport qualité-prix.

Q : Peut-on utiliser des filtres sur le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 ?
R : Oui. Le pare-soleil fourni intègre un filetage pour filtres de 52 mm. Je vous recommande de le laisser en place pour protéger la lentille frontale et limiter le flare.

Q : Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est-il un bon choix pour la vidéo ?
R : Oui. Sa mise au point rapide et silencieuse, sa compacité, et son absence de pompage de mise au point (focus breathing) en font un excellent objectif pour la vidéo discrète ou embarquée.

Test du NIKKOR Z 26 mm f/2.8

Comparaison NIKKOR Z 26 mm f/2.8 vs 28 mm f/2.8

Caractéristique NIKKOR Z 26mm f/2.8 NIKKOR Z 28mm f/2.8
Focale 26 mm (39 mm en DX) 28 mm (42 mm en DX)
Ouverture maximale f/2.8 f/2.8
Construction optique 8 éléments / 6 groupes
(3 asphériques)
9 éléments / 8 groupes
(2 asphériques)
Distance minimale de mise au point 20 cm 19 cm
Rapport de reproduction 0,19x 0,2x
Poids 125 g 155 g (version SE : 160 g)
Dimensions 70 x 23,5 mm 70 x 43 mm
Monture et finition Monture métallique Monture polycarbonate
Prix indicatif (mai 2025) 509 € 239 €
Avantages Ultra-compact, haut de gamme, discret Excellent rapport qualité-prix, très léger
Inconvénients Prix élevé, pas de stabilisation, pas de traitement Nano Finition plus simple, légèrement plus encombrant

Conclusion

Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 complète la gamme de petites focales fixes Nikon de belle façon. C’est la preuve qu’un objectif pancake peut encore exister à l’époque du piqué à outrance et des capteurs hyper définis.

Netteté au centre irréprochable, distorsion maîtrisée, vignettage et aberrations contrôlés, belle qualité de fabrication : ce NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est l’objectif idéal pour les photographes en quête de discrétion et de réactivité.

Je retire toutefois des points à cet objectif en raison d’un tarif de vente élevé. Proposé à 509 euros (mai 2025), il a déjà perdu 80 euros depuis sa sortie (589 euros en février 2023). Il m’est toutefois difficile de le mettre sur un piédestal avec la formule pancake comme seul atout, face au bien moins onéreux NIKKOR Z 28 mm f/2.8 (239 euros) qui reste proche, à la qualité d’image près, dans son ensemble.

Pour savoir quel objectif Nikon choisir, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

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Des photos avec le NIKKOR Z 26 mm f/2.8

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Pourquoi choisir un objectif 24 mm fixe : 7 raisons qui vont changer votre manière de photographier

La focale fixe 24 mm est trop souvent négligée. Vous pensez au 35 mm pour la rue, au 50 mm pour les situations générales, voire au 85 mm pour le portrait. Pourtant, choisir un objectif 24 mm a un intérêt particulier : il vous oblige à vous approcher et à composer avec précision. Il ne pardonne pas l’à peu près, il demande de l’intention. C’est ce qui en fait un objectif attirant.

Voici 7 raisons pour choisir un objectif 24 mm fixe ainsi que les différents modèles du moment pour votre boîtier Nikon.

Pourquoi choisir un objectif 24 mm fixe : 7 raisons qui vont changer votre manière de photographier

A l’attention des utilisateurs de boîtiers Nikon APS-C : pour disposer d’une focale qui cadre comme un 24 mm avec un boîtier Nikon APS-C, prenez en compte le facteur de conversion x 1.5. L’équivalent 24 mm en APS-C est donc un objectif de focale 16 mm (16 x 1,5 = 24 mm).

Tous les 24 mm pour Nikon chez Miss Numerique

1 – Angle de champ d’un objectif 24 mm : comment cadrer plus large sans déformer

Choisir un objectif 24 mm, c’est choisir une focale grand-angle, plus courte que le 35 mm et bien plus immersive que le 50 mm dit ‘standard’.

Sur un boîtier plein format, le 24 mm offre un angle de champ d’environ 84°, ce qui en fait un objectif idéal pour capturer une scène dans son ensemble sans basculer dans les déformations extrêmes d’un 14 ou d’un 20 mm.

photo prise avec un objectif 24 mm Nikon
En me plaçant sur le trajet du train en approche, j’ai pu jouer avec le graphisme des rails, et englober dans le cadre l’activité humaine toute proche

Historiquement, les photographes utilisaient le 50 mm comme objectif standard, parfois le 35 mm pour gagner en souplesse, ou le 28 mm pour le reportage. Le 24 mm, lui, était plus rare. Même lorsqu’il s’est démocratisé, il est resté réservé aux situations exigeant un champ très large : photo d’architecture, paysage, action rapprochée.

Avec l’arrivée de zooms performants démarrant souvent à 24 mm (24-70 mm, 24-120 mm, 24-200 mm), l’usage d’un 24 mm fixe est devenu moins courant.

Pourquoi choisir un 24 mm fixe aujourd’hui ? Parce qu’il oblige à penser l’image sans la facilité offerte par le zoom. Il offre un unique cadre très large, qui montre les éléments périphériques et révèle le contexte autour du sujet. Ce n’est pas un choix de facilité, c’est un choix de narration visuelle.

2 – Un objectif 24 mm pour tout faire : paysage, rue, intérieur, portrait

Vous pensez peut-être que le 24 mm est trop large pour être polyvalent. C’est une erreur. S’il est vrai qu’il impose une certaine rigueur dans la composition, il peut se révéler très souple à l’usage si vous prenez le temps de l’apprivoiser.

photo prise avec un objectif 24 mm Nikon
En cadrant en plongée, j’ai pu montrer l’escalier et la personne qui descend, tout en contextualisant avec les paliers et les personnes debout. La scène est plus lisible, on sait immédiatement ce que l’on voit

Le 24 mm permet de couvrir des sujets variés : paysage, architecture, reportage urbain, scène de vie, intérieur étroit, voire portrait contextuel si vous savez jouer avec la proximité.

Là où un 35 mm commence à isoler le sujet, le 24 mm raconte, met en perspective. Il ne resserre pas les plans comme un téléobjectif, mais il ne déforme pas autant qu’un ultra grand-angle (comme le 14 ou le 20 mm), ce qui le rend plus naturel qu’on ne le croit.

Pourquoi choisir un objectif 24 mm fixe
Pour cette série de photos immobilières, je devais montrer l’espace dans la pièce sans déformer les perspectives, afin de respecter la géométrie de la pièce

3 – Photographier le sujet dans son environnement avec un objectif 24 mm

Si votre intention est de montrer un sujet dans son cadre de vie, dans sa rue, dans son décor naturel, en étant proche de ce sujet, alors le 24 mm est une focale à envisager sérieusement. Elle est judicieuse dès qu’il s’agit de contextualiser et de montrer une scène complète plutôt que d’isoler un détail.

Pourquoi choisir un objectif 24 mm fixe
Pour des raisons de sécurité, je ne pouvais pas descendre me placer à côté du sujet. J’ai fait le choix de cadrer en plongée, pour montrer les différents niveaux et la dangerosité de cette activité

Le 24 mm capte l’ensemble de la scène et donne au spectateur des repères : un arrière-plan lisible, des premiers plans intéressants, une dynamique avant-arrière qui donne envie d’explorer l’image.

Il y a toutefois un risque : noyer le sujet dans une scène à la composition mal maîtrisée. Le 24 mm exige une grande précision dans la composition : choix du point de fuite, hiérarchie des plans, jeu sur la profondeur et le graphisme.

Si vous l’utilisez sans intention, vous obtenez une image confuse. Mais si vous prenez le temps de composer avec soin, vous gagnez en impact, en narration, et le sujet devient évident.

4- Se rapprocher du sujet : l’implication qu’impose le 24 mm

Photographier au 24 mm, c’est utiliser une focale de proximité. Vous ne pouvez pas rester à distance. Si vous voulez que votre sujet ait de la présence, il faut vous en approcher. Beaucoup. C’est à ce prix que l’image devient vivante, que vous allez plonger le spectateur dans la scène.

Pourquoi choisir un objectif 24 mm fixe
Afin de traduire l’ambiance de cette soirée festive, je me suis placé au milieu des jeunes, puis j’ai cadré en tenant l’appareil à bout de bras et en utilisant l’écran inclinable.

Pour arriver à cette proximité, vous ne vous cachez pas, vous vous montrez. Cela change tout : dans la rue, vous allez au face-à-face. En reportage, vous partagez l’espace avec ceux que vous photographiez. Le 24 mm révèle autant le sujet que votre manière d’être là. Vous n’observez plus : vous participez.

5- Photographier en basse lumière avec un 24 mm f/1.8 ou f/1.4

Le 24 mm fixe, surtout s’il ouvre à f/1.8 ou f/1.4, est un outil précieux dès que la lumière baisse. Là où un zoom classique vous limite à f/4 ou f/2.8, un 24 mm lumineux vous ouvre de nouvelles possibilités. Vous pouvez continuer à photographier à main levée, sans trépied, sans flash, avec des temps de pose longs que vous n’oseriez pas tenter avec une focale plus longue.

Pourquoi choisir un objectif 24 mm fixe
En soirée, alors que je passais à proximité de la Seine, j’ai pu faire quelques images à main levée, dont celle-ci au 1/20 ème de sec.

C’est une question de physique : plus la focale est courte, moins les effets du bougé sont visibles. Avec un 24 mm, vous pouvez descendre facilement au 1/20 s, voire moins, si votre boîtier est stabilisé et que vous ne tremblez pas.

Ajoutez une grande ouverture et vous obtenez un objectif idéal pour les scènes de nuit, les ambiances de soirée en intérieur, les ruelles peu éclairées, les églises ou les musées. Vous captez l’atmosphère sans perturber la scène avec un flash.

Pourquoi choisir un objectif 24 mm fixe
Dans les rues de New-York, j’ai souvent joué avec la proximité du sujet, isolé du fond par un léger flou d’arrière-plan, ce que le 24 mm autorise (ici f/3.6)

Contrairement à ce que vous pensez peut-être, le 24 mm permet aussi de jouer avec la profondeur de champ. Certes, il isole moins qu’un 85 mm, mais à pleine ouverture et en vous approchant de votre sujet, vous obtiendrez un arrière-plan doux, progressif, qui fait ressortir le sujet tout en gardant le contexte visible.

6- Un objectif 24 mm compact et léger : l’optique idéale pour voyager

Le 24 mm a aussi l’avantage de la discrétion. Dans sa version fixe, c’est un objectif bien plus compact et léger qu’un zoom expert. Il se glisse facilement dans votre sac photo, ne déséquilibre pas le boîtier, et le transforme en appareil de reportage discret et réactif.

Pourquoi choisir un objectif 24 mm fixe
En me baissant légèrement, j’ai pu rester discret tout en étant très proche du sujet

Sur le terrain, c’est une vraie liberté. Pas besoin de trépied, pas besoin de sac énorme, pas besoin de vous faire remarquer avec un gros zoom qui ressemble à un téléobjectif.

Avec un 24 mm fixe, vous passez inaperçu. C’est un avantage quand il s’agit de photographier sans perturber la scène, ou simplement de voyager léger sans sacrifier la qualité.

Son format compact est idéal pour cadrer à hauteur de hanche ou travailler rapidement, sans viser. Moins de poids, moins de volume. C’est ce qu’il faut pour la photo de terrain, de rue ou de reportage.

7- Quel objectif 24 mm choisir sans se ruiner : les meilleurs modèles pour Nikon

Le 24 mm fixe a longtemps été considéré comme une optique spécialisée, donc coûteuse. C’est moins vrai. Les versions récentes ouvrant à f/1.8 sont accessibles et offrent une qualité optique remarquable pour un tarif encore abordable.

Pourquoi choisir un objectif 24 mm fixe
Pour ce reportage industriel, j’ai du descendre au fond d’un puit de turbine pour montrer sa profondeur, le 24 mm permet de rendre le sentiment de profondeur

Sur monture Nikon Z, le NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S s’adresse aux passionnés, mais il existe aussi des alternatives pour les budgets plus serrés.

Si vous utilisez un reflex à monture F, vous pouvez même trouver des 24 mm f/2.8 d’ancienne génération, petits, légers, très corrects dès f/4. Sur le terrain, vous l’utiliserez souvent à f/5.6 ou f/8, là où la netteté est optimale. Inutile de chercher une grande ouverture si votre priorité est la compacité et le budget. C’est une excellente manière de découvrir le grand-angle sans craquer pour un zoom pro ou des objectifs surdimensionnés.

Comparatif des objectifs 24 mm Nikon et compatibles à connaître

Voici les principaux modèles disponibles à ce jour (mai 2025). Les objectifs en monture F peuvent s’utiliser sur les hybrides Nikon Z avec la bague FTZ.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon - Nikon Z7 + NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S
Nikon Z7 + NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S

Objectifs NIKKOR en monture Z (hybrides)

  • NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S : une optique haut de gamme pour les hybrides Nikon Z. Très bonne qualité optique, homogénéité, excellente à pleine ouverture. Tarif autour de 1.200 euros.

Objectifs NIKKOR en monture F (reflex)

Objectifs compatibles chez les opticiens indépendants

À noter : certains 24 mm très anciens ou manuels existent aussi chez Voigtländer, Zeiss ou Laowa, souvent en monture F avec mise au point manuelle. Ils s’utilisent cependant très facilement sur un Nikon Z avec une bague FTZ et l’assistance à la mise au point dans le viseur.

Le 24 mm est une optique qui bouscule vos habitudes et vous pousse à créer différemment. Autant de raisons de l’essayer, non ?

QUESTION : Vous utilisez un objectif 24 mm fixe, quel autre avantage lui trouvez-vous ?

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Quel NIKKOR Z 35 mm est fait pour vous ? Comparatif f/1.8 vs f/1.4 vs f/1.2

Le NIKKOR Z 35 mm occupe une place importante dans la gamme d’optiques Nikon pour hybrides plein format. C’est une focale emblématique, appréciée aussi bien pour sa polyvalence que pour son rendu naturel, proche de la vision humaine.

Nikon a choisi de décliner cette focale en trois versions distinctes, chacune avec son caractère, ses compromis, et son public cible. Voici de quoi vous aider à comprendre leurs différences pour faire un choix éclairé.

Quel NIKKOR Z 35 mm est fait pour vous ? Comparatif f/1.8 vs f/1.4 vs f/1.2

Comparatif des objectifs NIKKOR Z 35 mm

Nikon propose trois objectifs NIKKOR Z 35 mm – f/1.8, f/1.4 et f/1.2. Chacun répond à des attentes différentes : investissement, qualité d’image ou style de prise de vue.

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 est le plus léger et le plus abordable, conçu pour les photographes exigeants mais soucieux de compacité.

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4, représente une évolution intermédiaire avec un bon équilibre entre qualité optique et ouverture généreuse, sans atteindre l’encombrement et le coût du modèle le plus ambitieux.

Enfin, le NIKKOR Z 35 mm f/1.2 s’adresse aux professionnels et passionnés qui recherchent le meilleur rendu possible, notamment en faible lumière et pour un bokeh d’exception, grâce à une formule optique ultra-sophistiquée.

Voici comment ces trois objectifs se positionnent selon votre usage, votre budget et vos attentes en qualité d’image.

NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S – Un choix polyvalent et fiable

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Cet objectif de la série S se distingue par une qualité d’image remarquable et une ouverture maximale de f/1.8.

Sa construction robuste et son poids modéré de 370 g en font un choix fiable et polyvalent.

Il reste toutefois assez encombrant pour un 35 mm f/1.8, avec ses 86 mm de longueur.

Il convient particulièrement aux photographes recherchant une optique fiable et performante pour des usages variés.

Lire mon test détaillé.

NIKKOR Z 35 mm f/1.4 – Grande ouverture à prix mesuré

Son ouverture de f/1.4 facilite les prises de vue en conditions difficiles et renforce la douceur des flous d’arrière-plan (bokeh). Il ne fait pas partie de la série S et n’intègre pas les traitements optiques avancés comme les revêtements Nano Crystal et ARNEO.

Avec un poids de 415 g et une longueur de 86,5 mm, il est un peu plus lourd et long que le f/1.8 S.

Il convient à ceux qui veulent une plus grande ouverture sans les raffinements de la série S.

Lire mon test détaillé

NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S : l’excellence optique pour les pros

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Destiné aux professionnels exigeants, cet objectif de la série S offre une ouverture exceptionnelle de f/1.2, idéale pour les conditions de très faible luminosité et pour obtenir un bokeh d’une qualité supérieure.

Ces performances se paient par un poids supérieur, un encombrement accru et un tarif nettement plus élevé.

Lire ma présentation détaillée

Comparaison technique

Modèle NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S NIKKOR Z 35 mm f/1.4 NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S
Description Objectif grand angle polyvalent
et grande ouverture f/1.8
Objectif grand angle très grande ouverture f/1.4.
Il favorise le bokeh et le flou d’arrière-plan.
Objectif grand angle professionnel à ouverture extrême f/1.2 pour photographes et vidéastes.
Il favorise un bokeh sans onion ring, une grande luminosité à pleine ouverture.
Type d’objectif focale fixe focale fixe focale fixe
Longueur focale 35 mm 35 mm 35 mm
Type de monture Monture Nikon Z Monture Nikon Z Monture Nikon Z
Format(s) compatible(s) Plein format/FX
format APS-C/DX
Plein format/FX
format APS-C/DX
Plein format/FX
format APS-C/DX
Rapport de zoom
Ouverture maximale f/1.8 f/1.4 f/1.2
Ouverture minimale f/16 f/16 f/16
Angle de champ maximum (format APS-C/DX) 44° 44° 44°
Angle de champ minimum (format APS-C/DX)  
Angle de champ maximum (plein format/FX) 63° 63° 63°
Angle de champ minimum (plein format/FX)
Rapport de reproduction maximum 0.19 x 0.18 x 0.2 x
Éléments de lentille 11 lentilles en 9 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal) 11 lentilles en 9 groupes (dont 2 lentilles asphériques) 17 lentilles en 15 groupes (dont 3 lentilles en verre ED, 1 lentille asphérique en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitements méso-amorphe, nanocristal et ARNEO)
Groupes de lentilles 9 9 15
Stabilisation d’image VR (réduction des vibrations) non non non
Lamelles de diaphragme 9 (diaphragme circulaire) 9 (diaphragme circulaire) 11 (diaphragme circulaire)
Informations sur la distance non non non
Autofocus oui oui oui
Mise au point interne oui oui oui
Distance de mise au point minimale 0.25 m 0.27 m 0.3 m
Mode de mise au point autofocus / manuelle autofocus / manuelle autofocus / manuelle
Mise au point arrière oui    
Taille du filtre 62 mm 62 mm 82 mm
Dimensions (D x L) (mm) 73 mm x 86 mm 74.5 mm x 86.5 mm 90 mm x 150 mm
Poids 370 g 415 g 1 060 g
Accessoires fournis bouchon avant emboîtable 62 mm LC-62B
bouchon arrière LF-N1
parasoleil à baïonnette HB-89
étui d’objectif CL-C1
bouchon avant LC-62B
bouchon arrière LF-N1
parasoleil HB-115
bouchon avant LC-82B
bouchon arrière LF-N1
parasoleil HB-110
étui d’objectif CL-C2
Prix catalogue (avril 2025) 999 euros 699 euros 3 249 euros
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En résumé – Lequel des NIKKOR Z 35 mm vous convient ?

Le choix entre ces trois objectifs dépend avant tout de vos besoins, de votre pratique et du budget que vous êtes prêt à y consacrer.

Vous cherchez une optique polyvalente, offrant une excellente qualité d’image et une construction robuste ?

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S constitue une option fiable et équilibrée.

Vous souhaitez aller plus loin en basse lumière ou bénéficier d’un meilleur contrôle de la profondeur de champ, sans atteindre les sommets tarifaires des modèles haut de gamme ?

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 représente un compromis intéressant, malgré l’absence des traitements optiques avancés de la série S.

Vous êtes professionnel ou exigez le meilleur rendu possible, quelles que soient les conditions ?

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S répond à ces attentes, à condition d’en accepter le gabarit, le poids et le coût.

En somme, Nikon propose une gamme cohérente pour couvrir les usages les plus courants en 35 mm monture Z. À vous de choisir celui qui accompagnera le mieux votre regard.

Lisez aussi Les 7 meilleures raisons d’utiliser un objectif 35 mm


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