NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR : enfin une optique experte pour les petits APS-C Nikon ?
Vous l’attendiez ? Nikon l’a (enfin) fait. Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR est le premier zoom DX stabilisé expert pour Nikon Z APS-C avec une ouverture constante de f/2.8. Il ouvre de nouvelles perspectives pour les passionnés de photographie équipés d’un Nikon Z APS-C.
Voici tout ce qu’il faut savoir avant de l’adopter : qualité d’image, bokeh, vidéo, stabilisation, rapport qualité/prix et comparaison avec les autres zooms DX.
Ce qu’il faut retenir du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
Premier zoom DX Nikon Z avec ouverture constante f/2.8
En basse lumière, sa grande ouverture constante est un avantage pour limiter la montée en ISO.
Les amateurs d’arrière-plans flous bénéficieront d’un bokeh plus doux et progressif grâce aux 9 lames du diaphragme et à l’ouverture plus généreuse.
La plage de focales de 16 à 50 mm (équivalente à 24-75 mm en plein format) offre une couverture polyvalente pour le reportage, le voyage et la photo du quotidien.
La stabilisation d’image intégrée favorise les prises de vue à main levée dans des conditions de faible luminosité.
La mise au point rapprochée précise offre plus de souplesse pour la composition de l’image.
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Depuis le lancement du système Z, Nikon avait laissé le format APS-C dans un certain état de léthargie. Deux boîtiers (Z50, puis Zfc), suivis d’un Z30 destiné aux vidéastes amateurs et vloggers, un zoom de kit 16-50 mm sympathique mais limité, un 50-250 mm utile mais peu lumineux, et un 18-140 mm plus polyvalent mais sans caractère.
Le nouveau NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR vient satisfaire cette attente, d’autant plus qu’il est accompagné du NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7, une petite focale fixe macro. Le message est clair : le format DX compte encore et j’en suis le premier ravi.
Pourquoi ce zoom f/2.8 DX est une première pour Nikon Z
Un f/2.8 constant, qui n’en a pas rêvé ? Je vous comprends : une plus grande ouverture, c’est un temps de pose plus court et une moindre montée en ISO. Voire les deux.
N’oublions pas non plus les lois de l’optique : la grande ouverture constante de f/2.8 permet de jouer avec l’arrière-plan et la progressivité du flou, ce que ne permet pas aussi bien la plus modeste ouverture (très) glissante de f/3.5 à f/6.3 du 16-50 mm de kit.
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
Les caractéristiques techniques… et ce qu’elles changent pour vous
Voici pourquoi ce zoom est bien plus qu’un simple nouveau modèle dans la gamme NIKKOR Z DX :
Ouverture constante f/2.8
Bokeh doux et progressif
Plage de 16 à 50 mm (équivalent 24–75 mm)
Stabilisation optique VR jusqu’à 5 stops
Distance minimale de mise au point de 15 à 25 cm
Formule optique avancée
Autofocus rapide, silencieux et focus breathing réduit
Zoom haute résolution (fonction boîtier en vidéo)
Compacité et légèreté
Tarif public 899 euros TTC
Un zoom f/2.8 constant signifie que l’ouverture maximale (2.8) ne change pas selon la focale — ce qui garantit une luminosité stable et un contrôle de la profondeur de champ homogène sur toute la plage.
Plage de focales polyvalente de 16 à 50 mm
Cette plage focale n’est rien moins que l’équivalent de 24-75 mm en plein format. C’est ma plage focale favorite en APS-C pour tous les types de photographie : portraits, paysages, scènes de rue, architecture, voyage. L’essayer, c’est l’adopter.
Distance minimale de mise au point
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
Vous aimez les vues rapprochées ? Avec 0,15 m à 16 mm et 0,25 m à 50 mm, il vous est possible de vous rapprocher de votre sujet sans perdre en netteté.
Que contient la formule optique (lentilles, asphériques, ED…)
Le groupe optique du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR comporte 12 lentilles en 11 groupes. Les opticiens Nikon ont incorporé deux lentilles asphériques et une lentille ED. Ce zoom externe s’allonge lorsque vous zoomez.
Un diaphragme à bokeh
Cerise sur le zoom, ce NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR produit un bokeh uniforme en arrière-plan et au premier plan à f/2.8 grâce à son diaphragme à 9 lamelles.
Stabilisation VR & bénéfices en conditions réelles
Ne perdons pas de vue que les Nikon Z DX n’ont toujours pas de capteur stabilisé (mais rassurez-vous, Nikon m’a confirmé qu’ils savent que ça existe, on n’est pas à l’abri d’une surprise un jour).
Grâce à la stabilisation intégrée jusqu’à 5 stops du NIKKOR Z DX 16-50mm f/2.8 VR, vous pouvez désormais descendre à des vitesses de prise de vue plus lentes, avec des temps de pose de 1/30 ou 1/15 s sans flou de bougé, ce qui élargit vos possibilités en intérieur ou à la nuit tombante.
En usage vidéo, vous limitez les tremblements sans stabilisateur externe, ce qui rend vos plans plus fluides, même à main levée.
“VR” désigne la stabilisation optique (Vibration Reduction chez Nikon) — elle compense les petits mouvements de la main pour limiter le flou de bougé.
Conçu (aussi) pour la vidéo
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
Nikon annonce un autofocus rapide et silencieux, avec un focus breathing réduit. La bague de réglage est silencieuse et permet d’ajuster les principales fonctions du boîtier en toute discrétion.
En vidéo, la fonction zoom haute résolution (du boîtier) permet de doubler la plage focale de cet objectif sans perte de qualité d’image. En clair, vous disposez d’une focale équivalente à 100 mm sans avoir à changer d’objectif.
Compact et léger
Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR ne pèse que 330 g pour une longueur de 88 mm et un diamètre de 74,5 mm. Il bénéficie d’une protection par joints toriques contre les poussières et l’intrusion d’eau.
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR : protection par joints toriques
Nouveau paresoleil pour une meilleure qualité d’image
Le paresoleil à baïonnette HB-118 est inclus avec l’objectif, il aide à réduire les reflets, effets de flare et la lumière parasite.
Tarif et disponibilité
Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR sera disponible dès le 30 octobre 2025 au prix de vente conseillé de 899 euros TTC.
Compatible exclusivement avec les boîtiers Nikon Z au format DX (APS-C)
Nikon Z avec capteur non stabilisé : la stabilisation est optique (VR dans l’objectif)
Zoom motorisé non présent : la bague est manuelle, mais fluide
Protection contre l’humidité et la poussière, mais non tropicalisé intégralement
Pas de gamme “S-Line” : ce n’est pas un objectif premium FX, mais un excellent choix pour DX
Prix de lancement : 899 € — à surveiller lors des prochaines offres ou en kit avec boîtier
Foire aux questions (FAQ)
Ce zoom remplace-t-il celui du kit ? Non. Il s’adresse à un public plus exigeant. Même plage focale, mais qualité optique, bokeh et confort bien supérieurs.
Est-il trop gros pour un Z50 ou Zfc ? Pas du tout. À peine plus lourd que le zoom de kit (330 g), il reste équilibré sur un boîtier DX.
Peut-on l’utiliser sur un Nikon Z plein format ? Oui, mais en mode recadrage DX. Vous perdrez donc la résolution maximale du capteur FX. Je vous le déconseille, mieux vaut choisir le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8.
La stabilisation optique compense-t-elle l’absence d’IBIS ? Oui, jusqu’à 5 stops selon Nikon. C’est un atout essentiel sur les Z50, Zfc ou Z30.
Le zoom haute résolution est-il utilisable sur tous les boîtiers ? Non, cette fonction dépend du boîtier. Elle est disponible sur certains modèles récents.
Ce zoom est-il compatible vidéo ? Oui. Focus breathing réduit, autofocus silencieux, bague fluide : parfait pour la vidéo.
Le pare-soleil est-il fourni ? Oui. Le HB-118 est inclus dans la boîte.
Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR vaut-il son prix ? Oui, compte tenu de son ouverture constante, de sa stabilisation et de son rendu optique, son tarif reste cohérent. Il offre un vrai saut qualitatif face au zoom de kit.
Quel zoom choisir pour un Nikon Z DX ? Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR est le plus lumineux. Le 18-140 mm reste plus polyvalent, mais moins adapté aux portraits et à la photo en faible lumière.
Vous avez aimé cette présentation du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR ? Vous voulez être informé(e) des tests terrain, des comparatifs d’objectifs Z DX, et des conseils pour tirer le meilleur de votre boîtier Nikon ?
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NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 : la macro s’invite enfin sur les hybrides APS-C Nikon
Bonne nouvelle pour les passionnés de macro : Nikon dévoile enfin un objectif lumineux dédié à ses hybrides APS-C. Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 reprend l’esprit du célèbre 40 mm Micro pour reflex et l’adapte à la monture Z, pour une approche plus moderne et plus proche du sujet.
Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est un objectif macro à focale fixe pour hybrides Nikon Z au format DX. Compact, lumineux et précis, il permet de photographier de très près tout en conservant une grande qualité d’image. C’est le premier vrai objectif macro dédié aux APS-C Nikon Z.
Ce qu’il faut retenir du NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 :
focale fixe de 35 mm pour les hybrides APS-C Nikon Z
mise au point minimale à 16 cm
rapport de grandissement 0,67x
formule optique à 8 lentilles en 7 groupes, avec une lentille asphérique
protection tout temps par joints toriques
poids réduit à 220 g
tarif public de 449 euros TTC
Pourquoi Nikon lance-t-il un nouvel objectif macro 35 mm pour APS-C ?
Cet objectif macro pour les Nikon Z APS-C (Z50II, Zfc, Z30) va satisfaire les amateurs de macro qui ne trouvaient pas encore d’optique à leur goût dans la gamme NIKKOR Z.
En pratique, le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est conçu pour les photographes de terrain : nature, culinaire, objets, petits détails du quotidien. Sa focale polyvalente et sa distance minimale de mise au point en font un objectif créatif qui ne se limite pas à la macro pure.
Optimisé pour la macrophotographie, le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 offre un rapport de reproduction maximal de 0,67×, soit l’équivalent d’un grossissement 1:1 au format plein format. Il permet donc des prises de vue macro dynamiques, avec une restitution détaillée des sujets les plus petits.
Mais sa focale de 35 mm (équivalente à un 50 mm en plein format) en fait aussi un objectif polyvalent. Son rendu naturel convient aussi bien aux portraits de voyage qu’à la photo culinaire ou de paysage, avec une perspective équilibrée et agréable à l’œil. Il va peut-être même vous forcer à choisir entre lui et le 40 mm f/2 (voir le tableau comparatif plus bas).
Sa distance minimale de mise au point de 16 cm (sujet à 7,2 cm de la lentille frontale) autorise des cadrages très serrés. L’ouverture à f/1.7 permet de jouer sur la profondeur de champ et avec l’effet bokeh : grâce au diaphragme à 9 lamelles, les hautes lumières s’arrondissent, tandis que la lentille asphérique en verre ED garantit un rendu précis du sujet principal. En basse lumière, l’ouverture généreuse f/1.7 facilite les prises de vue à main levée, avec des temps de pose plus courts et des sensibilités ISO plus faibles (le beurre et l’argent du beurre).
Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 se montre aussi à l’aise en vidéo : l’autofocus est rapide et silencieux, le focus breathing est réduit, et la bague de réglage peut être configurée pour ajuster discrètement l’ouverture, la sensibilité ISO ou la mise au point manuelle.
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 : protection tous temps
Enfin, son poids plume de 220 g et sa construction protégée contre la poussière et l’humidité en font un compagnon de voyage idéal. Compact, léger et robuste, il se glisse partout et vous accompagne sur le terrain sans contrainte.
Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 coche donc toutes les cases pour remplacer la version 40 mm pour reflex APS-C, une optique qui, en son temps, a rencontré un grand succès puisqu’elle figurait parmi les plus vendues.
En basse lumière, sa grande ouverture f/1.7 limite la montée en ISO.
Sa très faible distance de mise au point minimale lui permet de s’approcher au plus près des sujets.
Sa protection tout temps lui permet d’être utilisé en extérieur, même lorsque la météo n’est pas favorable — ce qui est souvent le cas pour ce type de photographie.
Sa compacité et son poids léger le rendent discret dans un sac photo.
Encore un 35 mm chez Nikon ?
Oui, mais un 35 mm bien spécifique, puisqu’il n’a rien à voir avec les 35 mm f/1.8 S, f/1.2 S ou f/1.4 pensés pour le plein format. De plus, ces objectifs ne sont pas des optiques macro.
Le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 peut se monter sur les boîtiers APS-C, puisque la monture Z est commune aux deux formats. Mais un 50 mm sur un APS-C cadre comme un 75 mm en plein format, une focale équivalente souvent trop longue pour la macro.
Tarif et disponibilité
Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est proposé au tarif de 449 euros TTC et sera disponible dès le 30 octobre 2025.
Type : Monture Nikon Z Format : DX Focale : 35 mm Ouverture maximale : f/1.7 Plage des ouvertures : À une distance de mise au point « infini » : f/1.7 à f/16. À une distance de mise au point de 0,16 m : f/3.2 à f/22 Construction optique : 8 lentilles en 7 groupes (1 lentille asphérique en verre ED) Angle de champ : Format DX : 44° Système de mise au point : Système AF multi-groupes, système de mise au point interne Distance minimale de mise au point : 0,16 m à partir du plan focal Rapport de reproduction maximal : 0,67x Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire) Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm (P = 0,75 mm) Dimensions (diamètre maximum × longueur à partir de la monture d’objectif) : Environ 70 × 72 mm Poids : Environ 220 g Autofocus : Oui Mise au point : Automatique, manuelle Accessoires fournis : Bouchon d’objectif LC-52B, bouchon d’objectif LF-N1
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 sur Nikon Z50II
Comparatif avec les autres NIKKOR Z
Modèle
Format
Ouverture max.
Distance min. de MAP
Rapport de reproduction
Dimensions (mm)
Poids
Particularités
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7
DX
f/1.7
0,16 m
0,67×
70 × 72
220 g
Macro 0,67×, léger, protégé tout temps
NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8
FX
f/2.8
0,16 m
1,0×
74,5 × 66
260 g
Macro 1:1, lentille ED et asphérique, construction soignée
NIKKOR Z 40 mm f/2
FX
f/2
0,29 m
0,17×
70 × 45,5
170 g
Compact, léger, idéal pour le voyage
Pour quel photographe est fait le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 ?
Ce 35 mm s’adresse aux photographes équipés d’un Nikon Z APS-C (Z50II, Zfc, Z30) qui souhaitent découvrir la macro sans investir dans une optique lourde et coûteuse. Il conviendra aussi à ceux qui veulent un 35 mm lumineux pour la photo de tous les jours, le reportage ou la vidéo légère.
À savoir avant d’acheter
compatible uniquement avec les Nikon Z APS-C (DX)
objectif macro non stabilisé
large bague multifonction personnalisable
protection contre l’humidité et la poussière
pas de gamme “S-Line” : ce n’est pas un objectif premium FX, mais un excellent choix pour DX
prix de lancement : 449 € — à surveiller lors des prochaines offres
Foire aux questions (FAQ)
Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est-il compatible avec tous les boîtiers Nikon Z ? Oui, il est compatible avec tous les hybrides Nikon Z au format DX : Z50II, Zfc et Z30. Il peut aussi être monté sur un boîtier plein format (FX), mais dans ce cas, l’image sera recadrée automatiquement (et je ne vous le conseille pas).
Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est-il stabilisé ? Non, il ne dispose pas de stabilisation optique intégrée. Il faut donc compter sur la stabilisation du boîtier (IBIS) si celui-ci en est équipé, ou utiliser des temps de pose adaptés.
Quelle différence entre le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 et le 40 mm f/2 ? Le 35 mm est une optique macro dédiée avec un rapport 0,67×, alors que le 40 mm f/2 est une focale standard sans possibilité de gros plan.
Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 vaut-il le coup face au 50 mm f/2.8 MC ? Oui, si vous utilisez un boîtier DX. Le 35 mm est plus compact, plus léger et plus adapté à la prise de vue rapprochée sur un capteur APS-C. De plus, le 50 mm cadre comme un 75 mm sur un APS-C.
Peut-on faire de la vidéo macro avec cet objectif ? Oui, son autofocus silencieux et son focus breathing limité en font un bon choix pour filmer des séquences macro fluides.
Mon avis sur le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7
Avec ce nouveau 35 mm macro, Nikon poursuit la relance de sa gamme APS-C. Compact, lumineux et abordable, il offre enfin aux photographes une vraie optique macro adaptée à l’esprit des hybrides Z. La macro n’est plus réservée au plein format : elle s’invite dans toutes les poches.
Exemples de photos avec le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7
Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf
Nikon propose désormais une nouvelle déclinaison de son hybride plein format Nikon Zf : une version argentée « Silver », inspirée des appareils emblématiques de l’ère argentique comme les Nikon F ou Nikkormat.
Cette finition au design très authentique renforce le caractère vintage du boîtier, déjà très apprécié depuis son arrivée sur le marché en 2023 par les nikonistes de longue date.
Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf
Prix et disponibilité du Nikon Zf Silver
Le Nikon Zf Silver est disponible depuis le 4 septembre 2025, au prix de 2 499 € (boîtier nu).
À l’occasion de ce lancement, Nikon a sorti sa palette de couleurs et propose une gamme de six coloris Premium qui habillent les parties extérieures : brun sépia, vert mousse, gris pierre, ainsi que trois nouvelles teintes — brun cognac, bleu canard et rose mauve — qui viendront aussi compléter la version noire déjà existante. Autant dire que si vous êtes fan de mode, vous êtes servi.
Une promotion spéciale est même prévue pour vous aider à craquer : jusqu’au 30 octobre 2025, un étui et une courroie en cuir sont offerts pour tout achat du Zf Silver chez les revendeurs participants (voir la liste sur le site Nikon).
Une alternative « classe » à la version noire
Comparée à la version noire, la déclinaison argentée joue la carte de la distinction visuelle, la « classe » quoi !
Là où le Nikon Zf Noir s’inscrit dans la continuité des hybrides modernes et discrets, tels que les Nikon Z6III ou Z5II, le Zf Silver assume un héritage plus marqué, proche de l’esthétique argentique traditionnelle. Les nikonistes nostalgiques me comprendront.
Dans ma collection … les NIKKORMAT Silver et Noir
Ce choix dépasse la simple cosmétique : cette présentation argentée rappelle la mécanique visible des Nikon F, Nikkormat, FM ou FE des décennies passées, quand la finition métallique incarnait la robustesse et l’élégance des reflex.
Tout ce que le Nikon Zfc, APS-C, n’a pas su apporter aux fans de Nikon FM avec sa présentation moins attirante (ce qui n’enlève rien à ses performances). Pour les photographes sensibles à l’histoire de la marque, cette nouvelle version va renforcer le lien affectif avec leur appareil (si, si, j’en connais)
Historiquement, la distinction entre boîtiers noirs et argentés n’a jamais été qu’un simple détail esthétique. Dans les années argentiques, les reporters de guerre et de presse privilégiaient les versions noires pour une raison simple : la discrétion. Un boîtier argenté, dans une rue ensoleillée ou au cœur d’une scène tendue, reflétait la lumière et attirait les regards. Le noir, lui, se faisait discret, et le photographe avec.
Mais cette recherche de discrétion avait un revers. Les boîtiers noirs, peints ou anodisés, finissaient vite par révéler l’argent ou le bronze aux angles et sur les arêtes. Ils laissaient alors apparaître des traces brillantes, signes d’un usage intensif.
À l’inverse, les boîtiers argentés ne cherchaient pas à cacher leur misère matière. Ils accrochaient davantage la lumière, certes, mais vieillissaient avec plus d’harmonie, leur patine renforçant l’impression de robustesse et de vécu.
Une mise à jour firmware tournée vers la créativité
Au-delà de l’apparence, Nikon prépare également une mise à jour firmware attendue courant 2025. Elle introduira la fonctionnalité « Film Grain », permettant d’ajouter un effet de grain aux photos et aux vidéos.
Associée aux recettes d’images téléchargeables depuis le Nikon Imaging Cloud, cette fonction offrira aux utilisateurs des rendus proches de l’argentique, adaptés à leur style personnel.
Comparatif : Nikon Zf Silver vs Nikon Zf Black
Caractéristique
Nikon Zf Silver
Nikon Zf Black
Design
Finition argentée rétro, héritage argentique
Finition noire classique, plus discrète
Coloris disponibles
Brun sépia, vert mousse, gris pierre, cognac, bleu canard, rose mauve
Noir + nouvelles teintes à venir
Prix (09/2025)
2 499 € (boîtier nu)
2 499 € (boîtier nu)
Public visé
Photographes sensibles au design vintage
Photographes privilégiant sobriété et discrétion
Usages historiques
Inspiré des reflex argentiques civils
Héritage des boîtiers reporters de guerre
Un boîtier qui relie passé et présent
Avec le Zf Silver, Nikon enrichit sa gamme hybride d’un modèle qui assume pleinement son héritage visuel tout en offrant les atouts techniques d’un boîtier moderne. Un clin d’œil à l’histoire qui rappelle combien la marque s’appuie sur son passé pour imaginer l’avenir (promis, je n’ai aucune info encore sur les nouveautés Nikon 2026).
Questions fréquentes sur le Nikon Zf Silver
Quelle est la différence entre le Nikon Zf Silver et le Nikon Zf Black ?
Aucune si ce n’est que la version Silver se distingue par sa finition argentée et ses déclinaisons de coloris Premium. Techniquement, les deux modèles sont identiques.
Le Nikon Zf Silver est-il une édition limitée ?
Non, il s’agit d’une version commerciale standard, disponible en continu à partir du 4 septembre 2025.
Qu’apporte la mise à jour firmware prévue en 2025 ?
Elle introduira une fonction « Film Grain » permettant d’ajouter un effet de grain argentique aux photos et vidéos.
Nikon ZR : RED dingue de cinéma, Nikon élargit sa gamme avec une caméra plein format
Nikon surprend ! Après 8 années passées à perfectionner ses hybrides, la marque lance une nouvelle gamme baptisée Z Cinéma, conçue en collaboration avec RED, propriété de Nikon depuis 2024.
Première représentante de cette famille : la Nikon ZR, une caméra cinéma plein format 6K est une porte d’entrée dans l’univers cinéma. La Nikon ZR n’est pas un simple hybride photo qui filme, mais une caméra cinéma plein format conçue dès l’origine pour la vidéo.
Première représentante de la nouvelle gamme Nikon Z Cinema, la Nikon ZR marque un tournant : celui où Nikon passe de la vidéo intégrée à ses hybrides à une caméra professionnelle pensée pour le cinéma.
Fruit de l’alliance avec RED, propriété de Nikon depuis 2024, la Nikon ZR annonce la couleur ! Celle de la science colorimétrique RED et du codec R3D NE, et celle qui consiste à conserver la monture Z et la compatibilité avec les objectifs NIKKOR Z.
Contrairement au Nikon Z6III, qui reste un boîtier polyvalent photo/vidéo, la Nikon ZR, caméra cinéma, assume une vocation unique : offrir le rendu, les workflows et l’ergonomie d’une vraie caméra, dans un format compact et accessible.
« Encore un Nikon trop cher !! » ? Commencez par dire « une Nikon » avant de noter que la Nikon ZR est proposée au prix public de 2 349 euros TTC. Vous allez vite comprendre pourquoi ce tarif est loin d’être élevé eu égard à la fiche technique de cette caméra cinéma.
Nikon ZR : connectique et profil
En bref : Nikon ZR
Première caméra de la gamme Nikon Z Cinema, née de l’alliance Nikon et RED
Capteur plein format semi-empilé 24,5 MP, enregistrement interne jusqu’à 6K/60p RAW
Codec R3D NE, science colorimétrique RED et workflow cinéma complet
Audio 32 bits flottant, micros OZO intégrés et micro externe ME-D10 en option
Grand écran 4 pouces orientable, LUTs 3D en temps réel
Stabilisation capteur 5 axes et Focus Point VR
Compatibilité monture Z : objectifs NIKKOR Z, Nikon F (FTZ) et optiques cinéma tierces
Endurance : plus de 2 heures d’enregistrement continu sans surchauffe
Prix : 2 349 € – Disponibilité : 20 octobre 2025
La Nikon ZR est-elle aussi un appareil photo ?
Parce que je sens que vous allez poser la question … La Nikon ZR est équipée d’un capteur photo plein format de 24,5 MP, identique à celui du Nikon Z6III. Elle peut donc produire des images fixes de même qualité. Elle hérite ainsi des performances photographiques de l’hybride : définition, dynamique, gestion des hautes sensibilités et autofocus.
Mais soyons clair : la ZR n’est pas une caméra pour la photographie. Ses fonctions photo sont secondaires, pensées comme un complément, et non comme un usage principal. La Nikon ZR reste avant tout une caméra cinéma, conçue pour tourner, pas pour photographier, elle ne possède pas de viseur. Je vous gâte, j’ai ajouté un tableau comparatif Nikon ZR vs Nikon Z6III, lisez plus bas.
Nikon ZR : commandes supérieures, touches raccourcis et mode vidéo/photo
Une philosophie : une caméra cinéma Nikon sans rupture de système
La Nikon ZR n’est pas un hybride photo qui fait de la vidéo, c’est une caméra cinéma dès la conception. Elle reprend le capteur 24,5 MP semi-empilé du Z6III et l’adapte à une logique vidéo pure. L’idée est simple : proposer une solution de tournage pro prête à l’emploi, compacte et légère (540 g), mais capable d’intégrer les standards de production des flux RED.
Nikon fait d’une caméra deux coups : séduire les vidéastes et cinéastes qui rêvent de s’offrir une RED, sans se lancer dans les investissements lourds d’une caméra RED traditionnelle. Séduire aussi les photographes désireux de passer à la vidéo pro en conservant leur parc optique.
Nikon et RED : la troisième étape de la gamme Nikon Z Cinéma
Depuis 2024 et le rachat de RED par Nikon, l’intégration de l’offre RED dans l’univers Nikon s’est faite en trois temps.
Première étape : la mise à disposition des LUTs RED pour hybrides Nikon Z, une façon d’ouvrir la porte au rendu cinéma dans un hybride plutôt orienté photo.
Deuxième étape : l’annonce de caméras RED adoptant la monture Z, permettant d’utiliser directement les objectifs NIKKOR Z comme sur les hybrides de la marque.
Troisième étape : la création de la gamme Z Cinema, dont la première représentante est la Nikon ZR.
Nikon ZR : la caméra cinéma idéale pour le tournage sur site
Capteur Nikon ZR plein format et rendu d’image cinéma
Je dois vous avouer que lorsque j’ai aperçu le tableau précisant tous les formats disponibles, j’ai pris peur tant il était immense. Pour faire simple, retenez que la Nikon ZR enregistre en interne jusqu’à 6K/60p RAW, sans crop et sans recourir à un enregistreur externe.
Les cadences vont du 24p cinématographique au ralenti extrême à 240 i/s en Full HD. La plage dynamique dépasse les 15 stops (oui, vous pouvez sourire), avec une double plage ISO 800/6400 en Log3G10. Le rolling shutter est fortement réduit, gage de fluidité sur des mouvements rapides.
Les formats couvrent … tout : R3D NE (Nikon Edition), N-RAW, ProRes RAW pour la qualité maximale en 12 bits, ProRes 422 HQ et H.265 en 10 bits, jusqu’aux H.265/H.264 en 8 bits. En pratique, cela signifie qu’un même projet peut passer du flux léger pour le montage rapide au flux cinéma calibré pour l’étalonnage exigeant.
Définitions d’images
Formats disponibles
Qualité
Profondeur
Nuances possibles par canal
Total de couleurs possibles
R3D NE / N-RAW / ProRes RAW
Qualité maximale
12 Bit
4096 × 4096 × 4096
68 milliards +
ProRes 422 HQ / H.265
Équilibré
10 Bit
1024 × 1024 × 1024
1 073 741 824
H.265 / H.264
Efficace
8 Bit
256 × 256 × 256
16 777 216
Codec R3D NE : la science des couleurs RED dans la Nikon ZR
C’est sans doute le point le plus marquant pour les vidéastes qui en rêvaient : le codec RAW exclusif R3D NE. Il intègre la science colorimétrique RED, référence dans l’industrie cinéma. Rien que ça.
Avec le Log3G10 et l’espace REDWideGamutRGB, la Nikon ZR s’aligne sur les workflows RED. Pour les productions à plusieurs caméras, la compatibilité est immédiate : on peut monter des séquences issues de la Nikon ZR avec celles issues de caméras RED V-Raptor ou Komodo sans rupture visuelle.
Nikon ZR : presets cinéma
La Nikon ZR propose plusieurs modes créatifs pensés pour simplifier la production d’images au rendu cinéma. Quatre modes vidéo cinématographiques sont intégrés, auxquels s’ajoutent neuf préréglages RED personnalisés qui offrent une large palette de styles prêts à l’emploi. Ces derniers sont à télécharger sur le site Nikon (gratuitement), et peuvent être remplacés par les préréglages de votre choix.
Enfin, les Picture Control RED permettent d’affiner le rendu directement dans la caméra pour adapter l’esthétique de vos images à chaque projet.
Nikon ZR : aperçu des LUT en shooting
L’audio 32 bits flottant : une première mondiale sur la Nikon ZR
A l’instant où j’écris ces lignes (10/09/2025), la Nikon ZR revendique être la première caméra cinéma à intégrer l’enregistrement audio 32 bits flottant en interne.
Le 32 bits flottant en audio, c’est un peu comme le RAW en imagerie : plus trop besoin de surveiller les niveaux de près, la dynamique énorme évite l’écrêtage, et l’on ajuste en post-prod.
Trois micros internes avec technologie OZO (Nokia) offrent cinq modes directionnels (avant étroit, avant large, arrière, omni, binaural stéréo 3D). De quoi couvrir des situations allant du reportage à l’ASMR, excusez du peu.
micro numérique Nikon ME-D10
Pour ceux qui veulent aller (encore) plus loin, Nikon propose un nouveau micro numérique Nikon ME-D10. Compatible 32 bits flottant, avec un rapport signal/bruit de 77 dB, il s’intègre directement via la griffe numérique, sans câble, avec accessoires anti-vent et modes spécialisés.
A la question que vous allez me poser et qui est : ce micro est-il compatible avec les hybrides, la réponse est non, les hybrides ont une griffe analogique, pas numérique.
Un moniteur tactile orientable 4 pouces pensé pour le tournage sur le terrain
Le grand écran tactile et orientable de 4 pouces au format 16:10 (3 070k, 1000 cd/m², DCI-P3) est l’interface principale (je rappelle que la Nikon ZR n’a pas de viseur). Plus lumineux et plus grand que la concurrence, il permet de contrôler le rendu même en plein soleil.
Nikon ZR : écran 4 pouces tactile et orientable
Le support des LUTs est élargi : jusqu’à 10 LUTs 3D (17, 33 ou 65 points) peuvent être chargées et appliquées en visualisation temps réel, sans incrustation. Le cadreur sait exactement ce qu’il tourne, tout en conservant l’intégrité du signal RAW.
Obturation de la caméra cinéma Nikon ZR
La Nikon ZR adopte un réglage en angle d’obturation, entre 5,6° et 360°, avec une valeur standard fixée à 180°.
Parce que je voulais en savoir plus (je suis photographe avant tout), j’ai creusé. Voici ce qu’il faut retenir de ce principe : en vidéo il remplace le temps de pose exprimé en fractions de seconde par un angle lié à la cadence d’images : à 180°, l’exposition correspond à la moitié du temps entre deux images, ce qui produit un mouvement naturel et fluide, proche de ce que perçoit l’œil. En passant à 5,6°, vous figez presque totalement le mouvement en donnant un rendu très haché, tandis qu’un angle proche de 360° crée un effet de flou accentué.
Filmer un concert la nuit avec la caméra Nikon ZR
Ce type de réglage est hérité des caméras cinéma et offre un contrôle précis sur la sensation de mouvement en permettant d’obtenir des effets créatifs impossibles à reproduire avec un simple réglage de vitesse d’obturation classique. Vous avez tout compris ?
A l’instar des Nikon Z8 et Z9, la caméra dispose d’un obturateur électronique (donc pas d’obturateur mécanique devenu inutile en vidéo) qui atteint une vitesse maximale de 1/16 000 s. Vive les tournages en plein soleil !
Autofocus et stabilisation : le savoir-faire Nikon appliqué au cinéma
L’autofocus de la Nikon ZR reprend les performances du Nikon Z6III : il peut détecter et suivre les personnes, les chats, les chiens, les oiseaux, les vélos, les motos, les voitures, les avions et les trains (et même les libellules, faites l’essai).
Nikon ZR et téléobjectif – filmage à main levée
Ajoutons la stabilisation IBIS capteur 5 axes, le Focus Point VR (stabilisation sur la zone de mise au point) et la réduction du focus breathing : les transitions sont plus naturelles, sans nécessité de bricoler en post-production.
Endurance et fiabilité : la Nikon ZR en tournage longue durée
Parce que filmer une interview peut durer longtemps, la Nikon ZR peut enregistrer plus de deux heures en continu sans surchauffe. Elle dispose d’une dissipation thermique optimisée, sans ventilateur. En pratique, c’est une garantie de silence de fonctionnement et une fiabilité accrue.
Avec une batterie seule, la durée maximale d’une vidéo en 4K/60p est de 125 minutes avec alimentation continue, et de 95 minutes sur batterie (c’est la limite de la batterie).
Nikon ZR et téléobjectif – vidéo à main levée
Connectivité et workflow : la Nikon ZR pour les pros
La caméra est compatible camera-to-cloud via Frame.io (le smartphone sert de passerelle mais ne stocke pas les fichiers). La sortie se fait via un connecteur HDMI type A (avant de râler sachez que Nikon propose un adaptateur HDMI D to A), et l’enregistrement se fait sur cartes CFexpress Type B (jusqu’à 4 Go/s) et microSD.
Monture Z et compatibilité optique pour la Nikon ZR
La monture Z reste le cœur du système optique. Elle ouvre l’accès aux objectifs NIKKOR Z, aux optiques F via adaptateur (Nikon FTZII), et aux optiques cinéma tierces via adaptateurs standards (par ex. Megadap).
Monter un objectif NIKKOR Reflex sur la Nikon ZR avec la bague FTZII
Nikon promet aussi une compatibilité étendue avec ses partenaires accessoires pour faire de la Nikon ZR une plateforme évolutive (je vous épargne la liste qui fait peur elle-aussi tant il y a de références, tout est régulièrement mis à jour sur le site Nikon).
À qui s’adresse la Nikon ZR ?
La Nikon ZR vise les créateurs vidéastes et les cinéastes qui trouvent leurs hybrides limités en vidéo, mais qui ne souhaitent pas (ou ne peuvent pas) investir pour autant dans une RED V-Raptor ou Komodo plus haut de gamme.
caméras cinéma RED Komodo, V-Raptor et Nikon ZR
Elle intéressera les réalisateurs indépendants, les vidéastes exigeants, les écoles de cinéma, ou encore les photographes déjà équipés en optiques NIKKOR Z qui veulent explorer (très) sérieusement la vidéo sans changer leur parc optique.
Nikon ZR : prix, disponibilité et offre de lancement
La Nikon ZR sera disponible à partir du 20 octobre 2025 au prix conseillé de 2349 € TTC.
Une offre de lancement prévoit 150 € de remise à l’achat sur les accessoires pour toute commande avant le 31 décembre 2025 (à voir avec votre revendeur).
À ce tarif, et avec ce niveau d’intégration technique, la Nikon ZR va faire parler d’elle :
pour un utilisateur Nikon déjà familier des hybrides Z, c’est l’entrée la plus accessible dans un flux RED sans changer de parc optique,
pour un vidéaste équipé en hybride APS-C ou entrée de gamme plein format, c’est la caméra cinéma 6K/60p la plus complète et accessible (au 10/09/2025).
Nikon ZR avec TASCAM
Nikon ZR : fiche technique
Capteur : plein format 24,5 MP semi-empilé (Z6III)
Enregistrement interne : jusqu’à 6K/60p RAW, 4K/120p, Full HD 240p
Prix et dispo : 2349 €, sortie 20 octobre 2025, offre de lancement –150 € accessoires jusqu’au 31/12
Ecran orientable de la Nikon ZR
FAQ Nikon ZR
La Nikon ZR est-elle un appareil photo ou une caméra ? La Nikon ZR est une caméra cinéma plein format à part entière, conçue pour la vidéo professionnelle, et non un appareil photo hybride.
Quelle est la différence entre la Nikon ZR et un hybride comme le Nikon Z6III ? Le Nikon Z6III reste polyvalent photo/vidéo, tandis que la Nikon ZR est dédiée au cinéma : codec R3D NE, workflow RED, audio 32 bits flottant et LUTs professionnelles.
Quel est le prix de la Nikon ZR ? La Nikon ZR est proposée à 2 349 € (septembre 2025), avec une remise de 150 € sur accessoires pour toute commande avant le 31 décembre 2025.
Peut-on utiliser ses objectifs NIKKOR Z avec la Nikon ZR ? Oui, la Nikon ZR adopte la monture Z et accepte les objectifs NIKKOR Z, les optiques F via adaptateur FTZ et de nombreuses optiques cinéma tierces.
La Nikon ZR peut-elle enregistrer en 6K ? Oui, la Nikon ZR filme en interne jusqu’à 6K/60p RAW, avec un workflow pensé pour la post-production cinéma grâce au codec R3D NE.
Filmer en mode portrait vertical avec la Nikon ZR
Nikon ZR vs Nikon Z6III
Caractéristiques
Nikon ZR
Nikon Z6III
Usage principal
Cinéma pur, workflow RED
Photo + vidéo polyvalente
Type
Caméra cinéma
Hybride photo/vidéo
Capteur
Plein format 24,5 MP
Plein format 24,5 MP
Formats vidéo
R3D NE, N-RAW, ProRes RAW
N-RAW, ProRes RAW, H.265
Audio
32 bits flottant interne
24 bits PCM
Écran
4″ tactile orientable
3,2″ orientable
Prix (09/2025)
2 349 €
2 599 € env.
Nikon ZR : pourquoi la choisir ?
Parce qu’elle est la première caméra cinéma Nikon pensée dès l’origine pour la vidéo, avec la technologie RED intégrée.
Parce qu’elle combine compacité, workflow cinéma et compatibilité monture Z.
Parce qu’à 2 349 €, la Nikon ZR, caméra cinéma plein format 6K, rend enfin accessible un vrai rendu cinéma sans rupture d’écosystème.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : ce qui change vraiment… et ce que cela change pour vous
Nikon vient d’annoncer le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II. Lancé en 2019, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est très vite devenu l’outil de base des photographes désireux d’utiliser le meilleur 24-70 mm f/2.8 jamais produit par Nikon. Il faut dire que ce type de zoom permet de tout faire, du reportage au paysage en passant par le portrait. Mais s’il s’agissait du meilleur 24-70 f/2.8 jamais produit, pourquoi le remplacer ?
Nikon présente cette nouvelle version de son zoom comme le premier objectif de nouvelle génération en monture Z, destiné aux utilisateurs exigeants – photographes professionnels ou vidéastes – qui réclamaient une version plus robuste, plus agile et mieux équipée.
Le NIKKOR Z 24‑70 mm f/2,8 S II sera disponible dès le 18 septembre 2025, au tarif conseillé de 2 899 €, soit 400 € de plus que la version V1 à son lancement.
Ce qui change avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II
Bien que très performant, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S version 1 présentait quelques faiblesses : un autofocus rapide mais pas hyper rapide, un poids pas hyper léger, une longueur du fût à 70 mm pas hyper courte, un traitement de lentilles excellent mais pas hyper précis, et quelques autres hyper qui pouvaient faire la différence avec la concurrence.
C’est donc bien dans les détails que se cachent les nouveautés du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II comme dans son usage sur le terrain.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : profil
Un poids réduit qui se ressent
Passer de 805 g à 675 g, ça peut ne pas vous paraître énorme. Pourtant, porter 130 grammes de plus pendant une journée de reportage ou de mariage, ça finit par se sentir. En réduisant le poids de son zoom sans en réduire les performances, Nikon vous permet d’alléger la charge sur votre poignet et le poids de votre sac photo.
Un objectif plus léger est aussi un objectif plus agile et mobile. N’oubliez pas que l’on joue ici sur le « hyper bien » vs le « très bien », mais la différence est réelle quand on a fait de la photo et de la vidéo son quotidien.
Un zoom interne qui change l’équilibre
Le poids est une chose, mais ce qui est plus important encore, c’est l’équilibre. Et là, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S n’était pas le plus doué des élèves. Avec un allongement conséquent de l’objectif en passant de 24 à 70 mm, l’équilibre de l’ensemble boîtier-objectif est modifié. Les photographes ne le sentent pas trop, soyons honnête, mais pour les vidéastes c’est le contraire. Un équilibre modifié et il faut recaler le gimbal (stabilisateur) en cours de tournage.
Nikon ayant investi fortement en vidéo, il est donc logique que tous les objectifs NIKKOR Z qui arrivent désormais soient pensés aussi bien pour la vidéo que la photo, si ce n’est l’inverse.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : vidéo et gimbal
La construction interne du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II évite au fût de s’allonger en zoomant. Le bénéfice est évident : une longueur maximale réduite, une meilleure stabilité, une meilleure étanchéité et surtout un équilibrage bien plus simple sur gimbal. En extérieur, cela réduit aussi l’aspiration toujours possible de poussière et d’humidité.
Notez la disparition du petit écran de contrôle présent sur la V1, un choix qui allège le design mais enlève une information pratique pour certains utilisateurs. A titre personnel, cet écran ne me manquera pas, je ne l’ai jamais trouvé très lisible sur les NIKKOR Z sur lesquels il est disponible.
L’optique profite des traitements Arneo et Meso‑Amorphe, optimisés pour supprimer flare et reflets même en contre-jour, là où la V1 utilisait encore le Nano Crystal.
Un bokeh plus doux mais pas transformé
Le diaphragme du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II passe de 9 à 11 lamelles arrondies. Le rendu devrait gagner en rondeur et en douceur dans les transitions. Oui, ça se voit, et tout le monde n’utilise pas un NIKKOR Z 135 mm Plena pour jouer avec le bokeh.
Il est donc essentiel que le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II soit le plus polyvalent possible. Ici, c’est un bonus appréciable plus qu’un argument majeur, mais un point important pour les vidéastes à nouveau.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : formule optique, à gauche la version 1, à droite la version S II
Une mise au point rapprochée plus créative
La distance minimale de mise au point du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II descend à 0,24 m au 24 mm et 0,33 m au 70 mm, avec un rapport de grandissement qui grimpe jusqu’à 0,32x.
Il devient possible de s’approcher davantage du sujet, de jouer avec les détails, de varier les perspectives. Très sincèrement, ce n’est pas le critère qui va vous faire changer de modèle, mais c’est un nouveau plus qui s’ajoute à la liste.
Un autofocus modernisé
L’autofocus est le sujet principal depuis que les hybrides ont pris le pas sur les reflex. Nikon n’avait pas forcément très bien débuté avec l’autofocus des Nikon Z6 et Z7, mais tout a bien changé depuis que le Z9 est arrivé.
Les Nikon Z8, Z6III, Zf, Z5II et autres boîtiers de cette génération sont bien plus véloces. Il était donc critique que l’autofocus du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II suive ces cadences infernales.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : motorisation autofocus Silky Swift VCM
Doté du nouveau moteur Silky Swift VCM qui apporte plus de vitesse, de précision et surtout de silence, le zoom Nikon gagne en vélocité de mise au point. En photo, le suivi est plus accrocheur, notamment sur des sujets rapides. En vidéo, les transitions deviennent fluides et inaudibles, avec un focus breathing mieux contenu.
Il est logique de penser, aussi, que les nouvelles générations d’autofocus Nikon qui devraient arriver après la génération actuelle, soient très exigeants envers les optiques. Cette modernisation de la gamme NIKKOR Z n’est peut-être pas qu’une envie de la part de Nikon de proposer un objectif plus véloce, mais aussi un besoin non avoué encore. L’avenir nous le dira.
Un filetage plus pratique
La photographie et les filtres, c’est une longue histoire. Il est toujours désagréable de devoir multiplier les filtres, aussi le passage de 82 mm à 77 mm sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II va-t-il permettre de réutiliser facilement des filtres ND ou polarisants déjà utilisés avec d’autres optiques. Un détail qui vous simplifie la vie en reportage ou en tournage.
Vidéo : des détails qui font pro
Le vidéaste pro que j’ai interrogé avant d’écrire cet article et qui a longuement testé ce zoom me l’a confirmé : l’absence d’allongement du zoom permet un équilibrage sur gimbal très stable du début à la fin d’une séquence. Les accessoires comme la matte box ou le follow-focus ne nécessitent plus d’ajustement en cours de tournage.
L’autofocus est plus doux et plus silencieux, il assure des transitions plus nettes en tournage d’interview et un suivi plus propre en plan séquence, sans distraction sonore ni à-coups visuels.
Le focus breathing contenu évite que le cadrage ne « pompe » à chaque mise au point, ce qui renforce le rendu cinéma des plans.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : fenêtre filtres
Enfin, la bague de contrôle devient crantée et dé‑cliquable (via petit commutateur). On gagne également un limiteur de MAP, deux boutons L‑Fn personnalisables et un pare-soleil avec trappe pour filtrer sans retirer le pare-soleil.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : la bague dé-cliquable via commutateur
Ce que cela change en post-traitement
Les fichiers produits par le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II sont plus « propres » en contre-jour, avec moins d’aberrations et de flare. Le contraste est optimisé dès la prise de vue.
Le piqué renforcé en périphérie d’image offre une plus grande liberté de recadrage sans perte visible de netteté, que ce soit pour un tirage grand format ou un affichage sur écran 4K ou 8K.
Ce qui ne change pas entre le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et le S II
Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II n’est pas stabilisé. Comme la V1, cette V2 ne comporte pas de VR. La stabilisation repose toujours sur le boîtier Nikon Z dont le capteur est stabilisé sur 5 axes.
En matière de qualité d’image et de piqué, la version 1 était déjà excessivement performante. Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II est encore plus précis en périphérie d’image et gère mieux les reflets parasites.
Comparatif complet : NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II vs NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S
Le tableau ci-dessous regroupe les critères principaux de comparaison NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II vs NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S :
Caractéristique
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II (V2)
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S (V1)
Poids
675 g
805 g
Mécanisme de zoom
zoom interne (longueur constante)
zoom externe (longueur variable)
Construction optique
14 éléments / 10 groupes (2 ED, 3 asph.)
17 éléments / 15 groupes (2 ED, 4 asph.)
Diaphragme
11 lamelles circulaires
9 lamelles circulaires
Distance mini de MAP
0,24 m (24 mm) / 0,33 m (70 mm)
0,38 m (70 mm)
Grandissement max.
0,21× (24 mm) / 0,32× (70 mm)
0,089× (24 mm) / 0,22× (70 mm)
Filetage filtre
77 mm
82 mm
Autofocus
Multi-groupes Silky Swift VCM2 (silencieux/rapide)
Multi-groupes (STM2)
Traitement
Meso Amorphe / ARNEO / Fluorine
Nano Crystal / ARNEO / Fluorine
Stabilisation optique
Non
Non
Bague cliquable
oui
non
Dimensions
Ø 84 × 142 mm (longueur constante)
Ø 89 × 126 mm (24 mm) / Ø 89 × 156 mm (70 mm)
Prix au lancement
2 899 € (écart ≈ +400 €)
2 499 €
Résumé : ce que le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II apporte concrètement
Domaine
Impact concret sur le terrain
Maniabilité
Moins de fatigue, usage prolongé à main levée
Stabilité & robustesse
Tournage plus fiable en conditions difficiles, flux plus régulier sur gimbal
Esthétique visuelle
Bokeh plus doux, transitions plus naturelles
Proximité de l’image
Cadrages plus variés, possibilité de jouer avec les détails
Netteté & contraste
Moins de flare/images fantomes, image plus piquée dès la prise de vue
Autofocus
Focus fluide et silencieux — tournage vidéo plus professionnel, prise de vue photo d’action plus efficace
Ergonomie vidéo
Réglage plus silencieux, accessoires plus compatibles
Post-traitement
Moins de corrections à effectuer, compatibilité des filtres améliorée, meilleure image exploitable
Quelques exemples concrets d’utilisation
Mariage et reportage : le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II réduit la fatigue sur une journée complète, surtout en mobilité.
Vidéo professionnelle : le zoom interne facilite l’équilibrage sur gimbal et évite le focus breathing en plan séquence.
Voyage et photo d’action : la mise au point rapprochée permet de varier les compositions, des plans larges immersifs aux détails serrés.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II
Alors, faut-il changer si vous avez déjà le premier ?
Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II allège, fluidifie et modernise l’utilisation en photo comme en vidéo. Mais il ne rend pas la version I obsolète : le vrai gain est plutôt à noter chez les vidéastes et les photographes d’action.
Avis personnel : si vous êtes photographe avant tout, que vous ne souffrez pas particulièrement du poids ni du zoom externe qui s’allonge, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S reste une excellente optique.
Les gains du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II ne justifient pas de vendre la V1 pour dépenser 400 euros supplémentaires, voire même plus puisque le tarif de la V1 en occasion va probablement baisser dans les prochains mois. Soyez attentif, il y aura peut-être même des affaires à faire.
En revanche, si vous êtes vidéaste, si vous travaillez beaucoup sur gimbal ou si le poids est un critère majeur pour vous, alors le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II apporte des avantages concrets. Ce n’est pas que du marketing, c’est une vraie optimisation.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : avec accessoires vidéo
FAQ sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II
Quelle est la différence entre le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II ? La version II est plus légère (675 g vs 805 g), adopte un zoom interne, un diaphragme à 11 lamelles, une mise au point plus proche et un autofocus plus rapide et silencieux.
Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II est-il stabilisé ? Non. Comme la version I, il n’a pas de stabilisation optique. La stabilisation repose sur le boîtier Nikon Z.
Faut-il passer au NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II si l’on possède déjà le premier ? Pas forcément. La V1 reste très performante. Le changement se justifie surtout si vous faites beaucoup de vidéo, si vous utilisez un gimbal ou si le poids est devenu un critère majeur.
Tarif et disponibilité
Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II sera disponible dès le 18 septembre 2025 au prix de vente conseillé de 2 899 Euros TTC, soit 400 euros de plus que le modèle d’origine lancé en 2019.
Nikon vous dira que si l’on tient compte de l’inflation, le prix de lancement de la première version équivaudrait aujourd’hui à plus de 2 800 euros. Il n’en reste pas moins que ce zoom reste un objectif d’exception dont la cible première est le monde de la vidéo et de la photo professionnelles, et amateurs très passionnés qui apprécient de disposer du meilleur de la production Nikon.
Photo de nuit au smartphone : l’illusion qui vous trompe
Vous voulez faire des photos de nuit au smartphone car vous avez remarqué que les résultats sont meilleurs qu’avec votre appareil photo ? C’est vrai. Mais en apparence seulement. Voici pourquoi vous vous faites avoir.
Pourquoi le smartphone semble meilleur la nuit
La nuit, lorsque la lumière manque, le smartphone a un avantage sur l’appareil photo traditionnel. Il capture la scène puis déclenche une pause longue automatique pour gagner en lumière.
Cette technique, rendue possible par la puissance de calcul des smartphones et leur logiciel très performant, leur est propre. Elle permet de produire une image de bien meilleure qualité que celle que vous pourriez faire avec une exposition simple.
De plus, bien que la plupart des smartphones possèdent désormais un mode d’exposition manuel, sa mise en œuvre n’est pas aisée. L’application photo native ne le permet pas forcément, il faut utiliser une application photo dédiée, comme Lightroom Mobile ou Slow Shutter.
L’avantage, c’est que vous pouvez faire du RAW.
L’inconvénient, c’est que peu d’applications sont capables d’effectuer les mêmes traitements avancés sur les photos de nuit que font les applications natives.
Ce que fait vraiment votre smartphone en basse lumière
Votre smartphone a plus de capacités logicielles que votre appareil photo, c’est un fait. Les marques photo ne sont pas les plus avancées en matière de développement logiciel, ce n’est pas leur métier historique.
Par contre le capteur d’un smartphone a bien moins de capacités que celui d’un APN. C’est là que vous vous faites avoir, car vous pensez que les photos de nuit au smartphone sont meilleures, alors qu’elles ne font qu’illusion.
Le JPG généré par votre smartphone semble être une image de bonne qualité, comme celles que vous pouvez voir ci-dessous faites avec mon iPhone. Mais si vous regardez bien, la dynamique des images, la gestion du bruit et la gestion des tonalités sont bien inférieures à ce que vous pourriez obtenir avec votre appareil photo. Y compris en JPG.
Imaginez ce que vous pouvez obtenir si, en plus, vous faites du RAW avec votre APN !
Comment un appareil photo peut faire mieux
Votre appareil photo peut donc faire bien mieux en photo de nuit que votre smartphone. Seulement attention : la prise de vue est plus complexe.
Nikon D4s + AF-S NIKKOR 24-120 mm f/4 3 sec. F/4 – 6400 ISO
Votre appareil photo ne sait pas capturer la lumière d’une même scène pendant plusieurs secondes à main levée. Essayez et vous obtiendrez une belle photo floue.
Vous devez donc éviter tout mouvement pendant une prise de vue pouvant durer plusieurs secondes ou dizaines de secondes. Le trépied s’impose.
Le traitement de l’image, simple puisque automatique sur le smartphone, ne l’est pas avec l’appareil photo. Il vous faut faire du RAW puis post-traiter ce RAW dans un logiciel photo. Cette étape garantit le meilleur résultat, à condition de maîtriser les bases et d’avoir un logiciel dédié.
Faut-il encore utiliser son smartphone pour la photo de nuit ?
Oui, car bien souvent vous n’avez pas besoin d’une image de qualité extrême.
Les photos ci-dessous sont suffisantes pour poster sur le web ou illustrer un album de vacances, par exemple.
Non, oubliez le smartphone en photo de nuit si vous voulez obtenir le meilleur résultat possible. Seul un appareil photo et une maîtrise technique de la photo de nuit pourront vous sauver.
iPhone – ISO 800 – F/1.6 – 1/25èmeiPhone – ISO 1000 – F/1.6 – 3.2 seciPhone – ISO 1250 – F/1.6 – 3.2 seciPhone – ISO 400 – F/1.6 – 2.7 seciPhone – ISO 500 – F/1.6 – 2.7 sec
Convertisseur ou mode DX sur Nikon Z ? Avantages, inconvénients, le comparatif complet
Vous utilisez un hybride Nikon plein format. Mais problème : pour disposer de longues focales, cela vous coûte cher en téléobjectifs. Alors vous envisagez d’utiliser le mode DX intégré à votre hybride, ou d’investir dans un convertisseur de focale, bien moins onéreux qu’une optique.
Vous n’avez pas tort, ces deux façons de faire vont vous donner une focale équivalente plus longue pour un coût (à peu près) raisonnable. Mais… car il y a un mais, les principes optiques mis en œuvre sont très différents. Les résultats seront alors distincts.
Je vous ai préparé ce sujet pour vous aider à déterminer laquelle des deux solutions, convertisseur ou mode DX, vous conviendra le mieux, selon vos besoins et votre budget aussi, disons-le.
Deux principes fondamentalement différents
Le recadrage en mode DX est la solution immédiate, de facilité, disponible sur tous les Nikon Z plein format. Un clic, et paf, vous passez d’une focale de 200 mm, par exemple, à une focale équivalente de 300 mm. Ce ratio ×1,5 est lié au rapport de taille des deux capteurs APS-C et plein format.
Sur un plein format, l’appareil réglé en mode recadrage DX n’utilise que la partie centrale du capteur. Celle-ci est équivalente à la taille d’un capteur APS-C (environ 24×16 mm au lieu des 36×24 mm du plein format).
En procédant ainsi, vos photos vont subir un effet de recadrage avec un facteur ×1,5. Notez bien qu’il s’agit d’une focale équivalente, puisque votre objectif n’a pas changé : il n’est pas soudainement devenu un 300 mm pour reprendre l’exemple ci-dessus.
L’autre solution, c’est le convertisseur de focale. Changement de régime : ici, c’est bien d’une variation réelle de la focale dont il s’agit. Mais attention, pas celle de l’objectif : c’est le convertisseur, un ensemble optique, qui se glisse entre l’objectif et le boîtier. Ce bloc optique a pour effet de modifier physiquement le trajet de la lumière. L’augmentation de focale est donc bien réelle, optique.
Il existe deux convertisseurs de focale pour Nikon Z : le TC-1.4× (il multiplie la focale par 1,4) et le TC-2.0× (il la multiplie par 2, vous vous en doutiez).
Vous voyez déjà le dilemme : conversion par recadrage DX (facile, rapide, gratuite) ou ajout d’un convertisseur de focale (facile aussi, mais allonge la longueur de l’objectif, coûteux).
Il y a quand même quelques conséquences qu’il va vous falloir prendre en compte si vous ne voulez pas faire face à de mauvaises surprises.
Téléconvertisseur, doubleur ou convertisseur de focale, c’est pareil ? Oui. En français comme en anglais, on parle souvent de téléconvertisseur (terme usuel, venu de teleconverter) ou de convertisseur de focale. C’est exactement le même accessoire : un système optique additionnel placé entre l’objectif et le boîtier pour allonger la focale effective. Doubleur de focale est l’autre nom du téléconvertisseur x2 puisqu’il double la focale. Il ne faut pas le confondre avec un multiplicateur numérique ou un zoom numérique, qui n’a rien d’optique.
Mode DX : perte de définition ?
C’est ce qui coince le plus chez les photographes amateurs : ils n’ont pas toujours intégré que le recadrage DX, s’il augmente bien artificiellement la focale, diminue aussi le nombre de pixels composant l’image.
Comment passer en mode DX sur un Nikon Z dans le menu Prise de vue > Zone d’image
Rappelez-vous, on a dit que seule la partie centrale du capteur plein format était utilisée. Résultat, votre beau capteur de 24 Mp n’en donne plus que 10 en recadrage DX. Adieu les grands tirages (au-delà de 60 cm). Les plus généreux 45 Mp des Z7II, Z8 et Z9, eux, en conservent encore 20. De quoi faire des tirages de bonne taille.
Ça vous plaît moyennement ? Reste la solution du convertisseur de focale.
Avec cet accessoire, glissé entre l’objectif et le boîtier, vous conservez tous vos pixels (enfin, sauf si vous recadrez sauvagement en post-traitement, hein ?).
Mais, car il y a un autre mais, ce convertisseur de focale peut introduire de légères aberrations et réduire de façon visible la netteté globale de vos photos.
Vous êtes donc en train de comprendre qu’il faut choisir un convertisseur de qualité, adapté à votre boîtier. Et là, comme par enchantement, Nikon vous propose deux convertisseurs spécifiquement conçus pour les Nikon Z, qu’ils soient à 24 ou 45 Mp.
Attention toutefois : Nikon a beau être à la pointe de l’optique, une légère dégradation reste perceptible, surtout avec le TC-2.0× ou si vous poussez les ISO. Toujours l’histoire du beurre et de l’argent du beurre.
Convertisseur ou mode DX : quelles différences d’exposition ?
Pas celle de vos photos en galerie, non. L’exposition de vos images, au sens temps de pose, ouverture et ISO.
Bonne nouvelle, le mode DX ne change rien à l’exposition. L’ouverture maximale, la transmission lumineuse et les paramètres d’exposition restent strictement identiques. Un objectif f/2.8 conserve sa pleine ouverture et sa capacité à capter la lumière en mode DX, comme si vous n’aviez activé aucun recadrage… DX. Hourra.
Par contre, un convertisseur de focale fonctionne différemment. C’est du verre, donc cela modifie la transmission de la lumière vers le capteur. Concrètement, le NIKKOR Z TC-1.4×, comme tout convertisseur ×1,4, entraîne une perte de luminosité équivalente à un IL. Ou un EV. Ou un stop. Ou un cran de temps de pose, un cran d’ouverture, un cran d’ISO… comme vous préférez.
Mais en clair (si je peux me permettre), un objectif à ouverture maximale f/2.8 couplé à un TC-1.4× devient un système optique à ouverture maximale f/4. Si vous avez choisi de doubler la focale équivalente avec le TC-2.0×, ce sont deux stops que vous allez perdre. Votre objectif d’ouverture maximale f/2.8 devient alors un système optique à ouverture maximale f/5.6.
Mauvaise nouvelle ? Pas forcément. Il vous suffit de faire un compromis :
soit vous augmentez le temps de pose (attention tout de même au risque de flou de bougé),
soit vous augmentez la sensibilité ISO (attention à la montée du bruit numérique),
soit vous acceptez une exposition plus sombre (qui peut se rattraper en post-traitement si vous savez y faire).
Faites toutefois attention à la photographie en basse lumière, car à force de perdre, il faut qu’il reste quelque chose. Dans cette situation particulière, le mode DX a la préférence des photographes, car il conserve la pleine capacité de l’objectif à capter la lumière. Le convertisseur impose des compromis parfois difficiles à gérer. C’est à vous de voir, je ne peux choisir à votre place.
Angle de champ et perspective
S’il n’y avait que ça… mais il y a des conséquences optiques à noter aussi. Les deux solutions réduisent l’angle de champ, mais pas de la même façon.
Le recadrage DX opère un simple recadrage dans l’image formée par l’objectif, sans modifier ses caractéristiques optiques. Donc, un objectif de 200 mm en mode DX donne un cadrage équivalent à un 300 mm, je l’ai dit plus haut, mais conserve la perspective, la compression et les caractéristiques visuelles d’un 200 mm. Intéressant.
Le convertisseur, par contre, modifie réellement la focale effective. Je l’ai dit plus haut aussi. Notre 200 mm équipé d’un TC-1.4× devient un système optique de 280 mm (200 × 1,4, vous suivez toujours ?), avec toutes les caractéristiques optiques associées :
la perspective est modifiée,
la compression des plans est légèrement accentuée,
le rendu global diffère.
Cette modification optique, bien réelle, peut s’avérer critique pour certaines photos où le rendu attendu de la perspective joue un rôle crucial. Là aussi, à vous de voir ce que vous attendez. Je ne peux toujours pas choisir à votre place.
Quel bokeh avec un convertisseur Nikon Z ?
Vous en voulez encore ? Alors parlons plage de netteté apparente et effet bokeh, le fameux effet qui crée ces jolis ronds lumineux en arrière-plan.
En recadrage DX, la profondeur de champ physique est identique, avec ou sans recadrage, à même ouverture. Logique : on a dit plus haut que la focale réelle ne changeait pas. Cependant, comme l’image est plus agrandie pour obtenir un cadrage équivalent, la profondeur de champ vous paraît visuellement réduite. C’est parfois subtil, mais c’est bien réel.
Avec un convertisseur de focale, deux effets contraires se manifestent :
l’augmentation de la focale (bien réelle) tend à réduire la profondeur de champ,
la réduction de l’ouverture effective (bien réelle aussi) tend à l’augmenter.
Pour un TC-1.4× sur un 200 mm f/2.8, par exemple, on obtient un système optique 280 mm f/4, ce qui donne grosso modo une profondeur de champ légèrement plus importante qu’un hypothétique 280 mm f/2.8 (que Nikon n’a toujours pas imaginé).
Mais attention : la profondeur de champ (PdC pour les intimes) sera plus réduite qu’avec un 200 mm f/2.8 en mode DX pour un cadrage similaire. Oui, ça se complique.
Quant à l’effet bokeh, avec le convertisseur vous obtenez généralement un rendu plus prononcé et plus esthétique, car on a dit que le convertisseur augmentait réellement la focale sans modifier autant les caractéristiques de profondeur de champ.
Impact sur les performances d’autofocus
Vous en voulez toujours plus ? Alors parlons autofocus, car vous savez que les systèmes autofocus sont sensibles à la luminosité.
En recadrage DX, les performances autofocus restent inchangées par rapport au mode plein format. Précision, vitesse et sensibilité en basse lumière sont identiques.
Avec un convertisseur, par contre… qui dit moins de lumière sur le capteur (relisez plus haut si vous ne comprenez pas pourquoi il y en a moins), dit performances AF affectées.
Le TC-1.4× réduit la sensibilité AF d’environ 1 IL (indice de lumination, ou stop, ou EV…). Le TC-2.0× la réduit d’environ 2 IL.
Sur les Nikon Z les plus récents, cela reste gérable en montant les ISO dans de bonnes conditions lumineuses. C’est plus problématique en basse lumière ou avec des sujets peu contrastés, même s’il faut bien avouer que cela s’arrange : les capteurs récents, dopés par des processeurs Expeed très performants, gèrent beaucoup mieux la montée en sensibilité.
Et puis, il y a l’objectif. On aurait tendance à l’oublier dans cette longue histoire. Certains objectifs peuvent voir leurs performances AF sensiblement ralenties avec un convertisseur, particulièrement avec le TC-2.0×.
Notez également que tous les objectifs ne sont pas compatibles avec les convertisseurs, alors que le recadrage DX fonctionne avec n’importe quel objectif. Une nouvelle question se pose à vous : quel objectif utiliser, et dans quelles conditions de lumière ?
Applications pratiques sur le système Nikon Z
Dans la gamme Nikon Z, les convertisseurs de focale officiels (Z TC-1.4× et Z TC-2.0×) sont conçus spécifiquement pour certains téléobjectifs comme les :
Leur intégration optique comme électronique est pensée pour être optimale. Revers de la médaille : leur compatibilité reste limitée à ces objectifs haut de gamme.
Ne pensez pas utiliser un TC sur un zoom polyvalent comme le 24-200 mm. « Ça ne marchera jamais », comme disait la pub. Mais pourquoi donc ?
Incompatibilité des zooms polyvalents avec les téléconvertisseurs
Les zooms polyvalents bons à tout faire, comme le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, ne sont pas compatibles avec les convertisseurs Nikon. Il y a plusieurs raisons techniques à cela :
1- Contraintes physiques La formule optique de ces zooms comprend souvent des lentilles arrière qui s’approchent très près du capteur, ne laissant pas l’espace nécessaire pour insérer un convertisseur, surtout quand on connaît la position du capteur sur un hybride.
2- Limitations d’ouverture Les convertisseurs réduisent la luminosité effective. Sur un zoom polyvalent dont l’ouverture maximale est déjà limitée à f/6.3 à 200 mm, ajouter un TC-1.4× vous fait passer à f/9. Cela dépasse la limite de f/8 au-delà de laquelle la plupart des systèmes AF peinent à fonctionner correctement. En clair, ça va fonctionner… un peu, beaucoup ou pas du tout selon la lumière.
3- Qualité d’image Les zooms polyvalents privilégient… la polyvalence (c’est pour ça que vous les achetez) au détriment des performances optiques à chaque focale.
Ajouter un convertisseur à ces zooms amplifie les aberrations existantes. Attention, je ne dis pas que le NIKKOR Z 24-200 mm est mauvais — c’est même tout l’inverse — mais il ne peut pas rivaliser avec un NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8, ou un NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S.
4- Contraintes de conception Nikon optimise spécifiquement certains téléobjectifs pro pour fonctionner avec les convertisseurs. Leurs formules optiques compensent les effets négatifs de cet accessoire.
Si vous vous demandiez pourquoi certains téléobjectifs sont hors de prix, vous avez une partie de la réponse ici.
Pour ces zooms polyvalents, le recadrage DX est donc la solution idéale pour augmenter la puissance effective du zoom (pour reprendre un langage grand public, bien que ce soit optiquement incorrect). Sur un NIKKOR Z 24-200 mm, le recadrage DX transforme la plage focale en un équivalent 36-300 mm, sans aucune perte de luminosité. Ce n’est pas si mal, surtout si vous disposez d’un boîtier haute définition comme le Z7II, le Z8 ou le Z9. Il vous restera 20 Mp une fois le recadrage DX appliqué : de quoi imprimer confortablement jusqu’à 60 cm.
Le même recadrage DX appliqué aux boîtiers Nikon Z de 24 Mp (Z5II, Z6, Z6II, Zf) vous laissera avec 10 Mp. À vous de voir. S’il s’agit de poster vos œuvres sur Instagram, aucun problème (et comme personne ne voit plus les photos sur Instagram, il y a encore moins de problème). S’il s’agit en revanche de faire des tirages de 90 × 60 cm, ça peut être juste.
Pourquoi on passe de 24 à 10 Mp ou de 45 à 20 Mp en recadrage DX ? Un capteur plein format de 24 Mp (6000 × 4000 px) voit tous ses pixels répartis sur toute la surface. Quand on recadre en mode DX, on n’utilise qu’une surface centrale environ 1,5 fois plus petite en largeur et en hauteur. Ce facteur de ×1,5 donne une surface divisée par 2,25. Donc : 24 Mp / 2,25 ≈ 10,7 Mp 45 Mp / 2,25 ≈ 20 Mp
Ce n’est pas une interpolation ni une réduction logicielle : c’est une limitation physique liée à la surface exploitée. C’est aussi de la géométrie, et je vous renvoie à vos cours du collège.
Quand privilégier chaque solution ?
Vous êtes toujours là ? Ok, donc convertisseur ou mode DX, il va falloir choisir. Je vous aide à y voir plus clair.
Le recadrage DX s’avère avantageux dans les cas suivants :
en conditions de faible lumière, où chaque photon compte ;
lorsque la réactivité de l’autofocus est cruciale (sports, oiseaux en vol) ;
sur les boîtiers haute définition comme les Z7II, Z8 ou Z9, qui conservent suffisamment de pixels même en recadrage DX ;
lorsque vous avez besoin de flexibilité pour passer rapidement du plein format au cadrage serré sans devoir démonter l’objectif pour insérer le convertisseur ;
quand l’objectif utilisé n’est pas compatible avec les convertisseurs ;
et bien sûr pour les zooms polyvalents, où le convertisseur n’est tout simplement pas une option.
Le convertisseur est préférable dans les cas suivants :
lorsque la qualité d’image et la définition sont prioritaires ;
en bonne lumière ou sur trépied, où la perte de luminosité peut être compensée par le temps de pose ;
pour les photos nécessitant un maximum de détails (nature, documentaire) ;
sur les boîtiers à définition modérée comme les 24 Mp, où le recadrage réduirait trop la définition finale ;
quand le rendu spécifique d’une plus longue focale est recherché (compression, bokeh) ;
et avec les téléobjectifs pros spécifiquement conçus pour cette compatibilité.
Stratégie idéale pour les nikonistes passionnés de longues focales
Parce qu’il faut quand même se décider à la fin… deux valent mieux qu’un.
La solution idéale consiste à disposer des deux options. Un convertisseur 1.4× représente un excellent compromis entre augmentation de focale et préservation de la qualité optique, tout en restant assez compact. Il peut être utilisé comme solution principale pour augmenter la portée de votre (ou vos) téléobjectif(s).
Le recadrage DX sert de solution complémentaire lorsque les conditions deviennent plus difficiles (baisse de luminosité, sujets rapides) ou lorsqu’une portée encore plus importante est nécessaire momentanément. Car oui, rien ne vous empêche de greffer le convertisseur sur votre téléobjectif, puis de passer en recadrage DX. Le beurre et l’argent du beurre — comme quoi c’est possible.
Pour le prix d’un convertisseur x1.4, sur un Nikon Z de 45 Mp, avec le Z 70-200 mm f/2.8 et le TC-1.4×, vous disposez alors d’un zoom 70-280 mm f/4 en plein format, qui peut devenir un équivalent 105-420 mm en activant le recadrage DX. Elle n’est pas belle, la vie du photographe ?
Cette souplesse représente l’un des grands avantages des systèmes hybrides plein format modernes : ils permettent d’adapter précisément le matériel aux conditions de prise de vue, sans transporter une multitude d’objectifs.
Tableau comparatif : recadrage DX vs convertisseur de focale sur Nikon Z
Critère
Recadrage DX
Convertisseur de focale
Type de modification
Numérique (recadrage capteur)
Optique (modification réelle de focale)
Focale équivalente
Oui (×1,5)
Oui (×1,4 ou ×2)
Focale réelle
Inchangée
Allongée
Définition conservée
Non (24 Mp → 10 / 45 Mp → 20)
Oui (tous les pixels sont utilisés)
Perte de lumière
Aucune
Oui (–1 IL avec TC-1.4×, –2 IL avec TC-2.0×)
Impact sur l’autofocus
Aucun
Réduction de la sensibilité AF
Compatibilité objectifs
Universelle
Limitée à certains téléobjectifs S
Qualité d’image
Inchangée (hors recadrage)
Potentiellement dégradée (aberrations, piqué)
Perspective et bokeh
Inchangés
Modifiés (plus compressés, bokeh accentué)
Flexibilité en conditions réelles
Très grande
Moins flexible
Coût
Gratuit
Élevé (achat d’un accessoire optique)
Cas d’usage idéal
Faible lumière, sujet rapide, zoom polyvalent
Fort grossissement, haute qualité optique
FAQ : Convertisseur ou mode DX sur Nikon Z – que faut-il savoir ?
Convertisseur ou mode DX, quelle est la différence ? Le mode DX recadre l’image en n’utilisant que la zone centrale du capteur plein format. Le convertisseur de focale, lui, modifie optiquement la focale en intercalant un bloc optique entre l’objectif et le boîtier. Le premier est numérique, le second optique.
Le recadrage DX change-t-il vraiment la focale ? Non. Il donne une focale équivalente plus longue en recadrant l’image, mais la focale réelle de l’objectif ne change pas. La perspective et la profondeur de champ restent celles de la focale d’origine.
Y a-t-il une différence entre le mode DX à la prise de vue et le recadrage DX en post-traitement (image plein format recadrée) ? Non, aucune différence en termes d’angle de champ, de profondeur de champ, de compression ou de perspective : dans les deux cas, on exploite une zone équivalente du champ couvert par l’objectif. La seule vraie différence est opérationnelle :
le recadrage DX dans l’appareil s’opère sur la zone centrale de l’image uniquement
le recadrage logiciel en post-traitement, à partir de toute l’image plein format, offre plus de latitude car il permet de recadrer sans forcément centrer le recadrage
Perd-on de la définition en mode DX ? Oui. Le recadrage DX utilise une surface réduite du capteur, ce qui diminue le nombre total de pixels. Un capteur de 24 Mp passe à environ 10 Mp, et un 45 Mp à environ 20 Mp.
Un téléconvertisseur fait-il perdre de la lumière ? Oui. Le TC-1.4× réduit l’ouverture de 1 IL (f/2.8 devient f/4), et le TC-2.0× de 2 IL (f/2.8 devient f/5.6). Cela peut impacter l’exposition et la réactivité de l’autofocus, surtout en basse lumière.
Peut-on cumuler mode DX et téléconvertisseur ? Oui. Rien n’empêche d’utiliser un convertisseur optique et d’activer ensuite le mode DX. Cela augmente fortement la portée équivalente, mais réduit aussi la luminosité et la définition.
Tous les objectifs Nikon Z sont-ils compatibles avec les convertisseurs ? Non. Les téléconvertisseurs Nikon Z ne sont compatibles qu’avec certains téléobjectifs de la gamme S, comme les 70-200 mm f/2.8, 100-400 mm ou 400 mm f/4.5. Les zooms polyvalents (24-200 mm) ne sont pas compatibles.
Que choisir entre mode DX et convertisseur ? Le mode DX est gratuit, immédiat, idéal en basse lumière ou pour les zooms non compatibles. Le convertisseur offre une vraie allonge optique sans perte de définition, mais au prix d’une perte de lumière. Les deux peuvent se compléter selon les situations.
Convertisseur ou mode DX : conclusion
Le choix entre recadrage DX et convertisseur ne se résume pas à une simple question de budget ou de facilité. Il s’agit d’une décision technique et photographique qui a un impact réel sur les caractéristiques de l’image finale.
Le recadrage DX est une solution simple, gratuite, sans compromis sur la luminosité ni sur la réactivité. Il faut simplement accepter la perte de définition.
Le convertisseur, lui, préserve la définition maximale tout en modifiant les caractéristiques optiques. Mais il impose des compromis en termes d’exposition et, parfois, d’autofocus.
Le photographe exigeant (que vous êtes), équipé d’un Nikon Z plein format, doit maîtriser ces deux approches et leurs implications techniques pour exploiter pleinement la souplesse du système. Il faut savoir adapter la configuration aux conditions de prise de vue et aux priorités créatives du moment.
Loin d’être exclusives, ces deux solutions peuvent au contraire se compléter harmonieusement dans une pratique photographique assumée et experte.
Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 pour Nikon Z : l’ultra grand-angle qui complète le trio lumineux G2
Tamron clôt sa série G2 avec un ultra grand-angle lumineux, le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2.
Troisième opus de la trilogie G2, dénommée Daisangen 2 au Japon, en référence à une main gagnante au mahjong symbolisant une trilogie parfaite, cet objectif rejoint les 28‑75 mm f/2.8 et 70‑180 mm f/2,8 (monture Sony uniquement). L’ensemble forme un trio lumineux dont deux objectifs sont destinés aux hybrides Nikon.
Avec cet objectif grand-angle f/2.8 Nikon Z, Tamron poursuit le développement de sa gamme Nikon, quand Sigma snobe toujours la monture Z. C’est aussi une belle façon d’offrir aux nikonistes une alternative compacte et moins onéreuse aux zooms NIKKOR Z dont le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 (clone probable du Tamron 28-75 mm f/2.8 Di III) et le NIKKOR Z 14-30 mm f/4. S.
Fiche technique du Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 Nikon Z
Le Tamron 16‑30 mm f/2.8 offre un champ encore plus large (107 degrés en diagonale) que le précédent Tamron 17-28mm f/2.8 Di III RXD. Il repose sur une formule optique optimisée : 16 éléments en 12 groupes, comprenant des lentilles LD et asphériques. Le traitement BBAR‑G2 assure un bon contrôle du flare et des reflets parasites, selon Tamron.
Le moteur autofocus VXD, linéaire et silencieux, autorise une mise au point rapide et précise, idéale pour la photo d’action comme pour la vidéo. Je l’avais constaté pendant le test du 70-300 mm, il y a donc tout lieu de croire que ce 16-30 mm fonctionnera tout aussi bien.
À 16 mm, la distance minimale de mise au point descend à 19 cm (rapport 1:6,4), permettant des compositions en très grand-angle avec accentuation des perspectives. Elle est fixée à 30 cm en position 30 mm (rapport 1:7).
Le fût mesure 104 mm en monture Nikon Z (102 mm en monture Sony), pour un poids de 450 g.
Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 est compatible avec des filtres 67 mm, comme les deux autres modèles de la trilogie Tamron G2. Il bénéficie d’une construction tropicalisée.
Vous pouvez personnaliser la bague de contrôle via Tamron Lens Utility (USB‑C), pour un réglage adapté à votre manière de photographier.
Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 pour Nikon Z
Quels usages photo et vidéo avec le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 ?
Selon Tamron, dès f/2,8, le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 affiche un excellent piqué au centre et des bords bien maîtrisés. En paysage ou architecture, il permet de cadrer très large sans distorsion excessive.
Pour la vidéo, son zoom interne, son autofocus silencieux et son faible poids en font un outil efficace pour les tournages mobiles.
Les astrophotographes aimeront son ouverture constante f/2,8 et la correction efficace des aberrations optiques, deux critères importants pour les prises de vue nocturnes.
Comparatif Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 vs Tamron 17–28 mm RXD
Critère
16‑30 mm G2
17‑28 mm RXD
Plage focale
16–30 mm
17–28 mm
Poids (monture Nikon Z)
450 g
420 g
Autofocus
VXD linéaire
RXD pas‑à‑pas
Formule optique
16 éléments / 12 groupes
13 éléments / 11 groupes
Ouverture max
f/2,8
f/2,8
Diamètre de filtre
67 mm
67 mm
Contrôle du flare/ghost
BBAR‑G2
revêtement plus ancien
Le gain d’un millimètre en grand-angle peut se révéler déterminant en intérieur ou pour accentuer les fuyantes architecturales.
L’optique gagne en qualité, l’autofocus en réactivité, sans que l’ensemble ne souffre d’un poids excessif (et votre dos avec).
Tamron 16‑30 mm f/2,8 vs NIKKOR Z : compatibilité et alternatives
Cet objectif ultra grand-angle pour Nikon Z, avec sa plage focale 16‑30 mm, offre une vraie alternative au NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S, tout en étant plus abordable que le haut de gamme 14‑24 mm f/2,8 S.
Associé aux 28‑75 mm et 70‑180 mm f/2,8 G2, ce zoom forme, pour les utilisateurs d’appareils Sony, un trio f/2,8 lumineux, homogène, léger, économique, utilisant tous le même diamètre de filtre 67 mm.
Les nikonistes devront encore attendre l’arrivée possible du bénéficient désormais aussi du 70‑180 mm f/2,8 G2 qui n’existait qu’en version Sony depuis 2023. La trilogie Tamron G2 hybride plein format est donc désormais une réalité.
Notez que le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 pourrait compléter ces deux Tamron G2. Il est probable qu’il s’agisse d’un clone du 70-180 mm Tamron série 1 et non pas G2, mais je l’ai trouvé plutôt performant sur mon Z6II 24 Mp lors du test. Je vous renvoie vers mon dossier sur les objectifs pour Nikon Z pour en savoir plus.
Tableau comparatif Tamron 16‑30 mm f/2,8 vs NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S
Caractéristique
Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2
NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S
Monture
Nikon Z
Nikon Z
Plage focale
16–30 mm
14–30 mm
Ouverture maximale
f/2,8 constante
f/4 constante
Construction optique
16 éléments / 12 groupes
14 éléments / 12 groupes
Autofocus
VXD linéaire silencieux
STM (moteur pas à pas)
Distance mini de MAP
19 cm (à 16 mm)
28 cm (à 14 mm)
Rapport de reproduction
1:5,4
1:6,7
Diamètre de filtre
67 mm
82 mm
Tropicalisation
Oui
Oui
Poids
450 g
485 g
Longueur
104 mm
89 mm (rétractable)
Prix estimé (juillet 2025)
979 €
1229 €
Quelques remarques à la vue de ce comparatif :
Le Tamron est plus lumineux (f/2,8) et permet des usages en faible lumière ou avec un flou d’arrière-plan plus prononcé.
Le NIKKOR démarre plus large à 14 mm, utile pour l’architecture ou l’immobilier.
Le Tamron utilise un diamètre de filtre plus courant (67 mm), compatible avec les autres objectifs G2.
Le prix joue en faveur du Tamron, surtout si vous n’utilisez pas un zoom grand-angle très régulièrement.
FAQ sur le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2
Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 est-il compatible avec les boîtiers Nikon Z ? Oui. Une version spécifique en monture Nikon Z est disponible dès le 22 août 2025. Elle est pleinement compatible avec tous les hybrides plein format Nikon Z, comme les Z5II, Z6II, Z7II et Z8. Elle l’est aussi avec les Nikon Z APS-C, ce zoom cadre alors comme un 24-45 mm.
Quelle est la différence entre le Tamron 16‑30 mm G2 et le 17‑28 mm RXD ? Le 16‑30 mm propose une plage focale plus étendue (notamment au grand-angle), une optique plus complexe, un traitement anti-reflet BBAR‑G2 plus efficace, et un autofocus VXD plus rapide et silencieux que le RXD du 17‑28 mm. Le tout sans compromis sur le poids ni l’encombrement.
Quel est le diamètre de filtre du Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 ? Il utilise un filtre de 67 mm, identique à ceux des 28‑75 mm et 70‑180 mm f/2,8 G2. Cela permet d’utiliser les mêmes filtres pour l’ensemble de la trilogie Tamron G2.
Est-il adapté à l’astrophotographie ? Oui. Grâce à son ouverture constante f/2,8, sa faible distorsion et sa bonne correction des aberrations, il se prête bien à la photo de nuit, aux poses longues et à la capture des étoiles en très grand-angle.
Peut-on personnaliser la bague de contrôle ? Oui. Le Tamron 16‑30 mm G2 intègre un port USB‑C compatible avec le logiciel Tamron Lens Utility. Vous pouvez ainsi reprogrammer la bague de mise au point selon vos besoins (mise au point manuelle, ouverture, ISO, etc.).
Quel est son tarif et où l’acheter ? Le prix indicatif est d’environ 979 € TTC. Il sera disponible chez les revendeurs photo spécialisés et en ligne, en monture Nikon Z et Sony E.
Mon avis final sur le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2
Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 vient compléter une gamme homogène, pensée pour offrir ouverture constante et grande polyvalence.
Si vous cherchez un zoom lumineux Tamron pour couvrir des scènes très larges sans alourdir votre sac ni grever votre budget, c’est l’objectif à considérer sérieusement.
Reste à espérer que Tamron continue à investir sur la monture Z et puisse garantir une compatibilité la plus parfaite possible lors de chéquier mise à jour de firmware Nikon Z.
Disponibilité et tarif
Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 sera disponible :
en monture Nikon Z dès le 22 août 2025
en monture Sony E dès le 31 juillet 2025
Tamron n’a pas encore annoncé le prix officiel de cet objectif grand-angle f/2.8 Nikon Z, mais le prix estimé est de 979 €.
Quel objectif Nikon Z choisir pour votre hybride ? (guide complet 2026)
Ça y est ! Vous avez craqué pour un hybride Nikon Z ou vous allez le faire. Félicitations, c’est un excellent choix pour passer à l’hybride. Mais maintenant, une autre décision complexe s’impose peut-être : quel objectif Nikon choisir ?
En 2026, Nikon propose plus de 40 objectifs NIKKOR Z natifs couvrant toutes les focales de 8 mm à 800 mm. Auxquels s’ajoutent les dizaines d’objectifs NIKKOR F utilisables via la bague FTZ, et les modèles de marques tierces en monture Z. L’embarras du choix est réel.
Je vous comprends d’autant plus que je me suis posé la même question lors de mon passage du reflex à l’hybride (D750 à Z6, puis Z6II et III). Et chaque nouvel objectif Nikon Z qui arrive fait que je me la pose à nouveau. C’est normal, le choix est vaste.
Entre les objectifs NIKKOR Z récents, les objectifs pour reflex NIKKOR F que vous possédez déjà, et les modèles compatibles proposés par les opticiens indépendants, vous avez l’embarras du choix. Et parfois, l’embarras tout court.
J’ai rassemblé tout ce qui peut vous aider dans ce guide complet. Il va vous aider à choisir en toute connaissance de cause, sans vous perdre dans les sigles ni tomber dans les pièges du marketing. Vous trouverez également des renvois vers mes articles complémentaires, spécialisés, lorsque c’est nécessaire.
Comprendre la différence entre les objectifs Nikon reflex et hybrides
Nikon propose deux montures :
la monture F, utilisée depuis des décennies pour les reflex argentiques comme numériques,
la monture Z, conçue pour les hybrides.
À chaque monture sa gamme d’objectifs NIKKOR (le nom des objectifs Nikon) : Les objectifs NIKKOR F sont encore très nombreux sur le marché, neufs ou d’occasion. Ils couvrent toutes les focales, tous les besoins, tous les budgets.
Les objectifs NIKKOR Z, apparus en 2018, sont conçus spécifiquement pour tirer le meilleur des hybrides (piqué, autofocus, stabilisation, silence…).
Peut-on utiliser un objectif Nikon F sur un Nikon Z ?
Je reçois chaque semaine des messages paniqués de lecteurs qui viennent d’acheter un hybride Nikon Z et découvrent qu’ils ne peuvent pas monter leur 50 mm de l’époque argentique dessus. Ou qui s’interrogent sur l’intérêt de monter leur zoom 18-105 de l’époque D90 sur leur Nikon Z50II flambant neuf.
C’est possible, mais il faut comprendre ce que cela implique au quotidien.
Bagues Nikon FTZ et FTZ2
Vous pouvez utiliser un objectif Nikon F sur un hybride Nikon Z, grâce à la bague FTZ (F to Z). C’est l’accessoire qui permet de gérer la différence de monture entre un objectif reflex et un hybride. Mais attention, cette compatibilité n’est pas sans limites.
Les objectifs reflex AF-S et AF-P récents fonctionnent très bien. Mais les plus anciens (AF, AF-D) perdront l’autofocus. Et même avec des modèles récents, l’autofocus est parfois plus lent, l’équilibre moins bon, et certaines fonctions absentes.
Je recommande donc la bague FTZ en solution de transition, mais pas pour bâtir votre parc optique sur le long terme.
Tous les objectifs cités sont désormais disponibles. Cette liste vous permet de savoir quels sont tous les objectifs Nikon Z, de trouver rapidement mes présentations et tests terrain. Et comme je poursuis l’aventure, je mets la liste à jour chaque fois qu’un nouvel objectif Nikon est annoncé.
Objectifs Nikon Z DX ou FX : que faut-il choisir ?
Votre boîtier Nikon Z peut être :
plein format FX (Z5II, Z6III, Z7II, Zf, Z8, Z9…)
APS-C DX (Z30, Z50, Z50II, Z fc)
Les objectifs Z FX couvrent le plein format, mais sont aussi compatibles avec les boîtiers DX (avec un recadrage automatique).
Les objectifs Z DX, eux, sont conçus uniquement pour les petits capteurs APS-C. Ils sont plus légers, moins chers, mais ne conviennent pas aux hybrides plein format.
À éviter absolument : monter un objectif Z DX sur un boîtier FX. L’image sera automatiquement recadrée, vous perdrez des pixels, et parfois de la qualité d’image.
Faut-il acheter un objectif Nikon Z ou un modèle d’une autre marque ?
La gamme NIKKOR Z est déjà bien complète : elle couvre tous les usages, du grand-angle au super télé, en passant par la macro et les focales fixes lumineuses.
Tamron 18-300 mm f/3.5-6.3 sur Nikon Z50II
Mais vous trouverez aussi des objectifs tiers proposés par les marques indépendantes :
Sigma et surtout Tamron proposent quelques modèles autofocus en monture Z,
Samyang, Laowa, TTArtisan, et d’autres marques offrent des optiques intéressantes,
la compatibilité est parfois partielle, surtout pour l’AF, la stabilisation, ou les corrections automatiques dans l’appareil.
Ces marques peuvent être une bonne option si vous savez ce que vous faites, mais certains objectifs, manuels en particulier, restent un choix plus risqué pour un usage polyvalent ou professionnel.
Quel objectif Nikon Z choisir selon votre niveau ?
Tous les objectifs Nikon Z ne s’adressent pas au même type de photographe. Certains sont pensés pour celles et ceux qui découvrent la photo et souhaitent la polyvalence.
D’autres répondent à des attentes plus précises, avec des exigences plus grandes, des ouvertures maximales plus généreuses, ou des usages très ciblés.
Il y en a pour tous les goûts, voici comment vous repérer selon votre niveau actuel… ou vos envies d’aller explorer des domaines qui vous échappent encore.
Vous débutez la photo avec un hybride Nikon Z ? Objectif polyvalence
C’est la situation la plus courante, vous voulez « tout faire » sans vous compliquer la vie. Vous aimez tout photographier : le quotidien, les vacances, la famille, un portrait ici, un paysage là.
Votre besoin n’est pas d’avoir le meilleur piqué possible ou l’objectif qui bat tous les records, mais un objectif léger, simple, passe-partout, qui vous donne de bons résultats sans vous ruiner.
Ce qu’il vous faut : un zoom transstandard avec une bonne plage focale ou une focale fixe légère et efficace. Idéalement stabilisé, ni trop lourd, ni trop cher.
Exemples recommandés :
NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S : le tout-terrain officiel pour le plein format, compact, bien construit, excellent dès la pleine ouverture. Je l’ai utilisé pour tous mes reportages avant que le 24-120 mm n’arrive.
NIKKOR Z 40 mm f/2 : la focale fixe à grande ouverture idéale sur plein format. Excellente qualité d’image pour le prix, léger, compact, très utile dès que la luminosité baisse.
NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : un zoom lumineux, moins cher que les zooms f/2.8 pro, bon pour le reportage et le portrait si l’ouverture f/2.8 vous tente.
NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR (pour APS-C Z50II, Z30, Zfc) : compact, idéal pour vous accompagner partout sans peser trop lourd dans le sac.
NIKKOR Z 28 mm f/2.8 : la focale fixe à ouverture généreuse idéale sur APS-C ou plein format pour la photo du quotidien, de rue, en basse lumière. Léger, compact, pas très cher, qualité d’image plus qu’acceptable, un choix idéal pour compléter un zoom DX.
Vous êtes passionné ? Objectif qualité et lumière
Vous maîtrisez déjà les bases de la photo. Vous aimez avoir le bon objectif pour le bon sujet. Vous commencez à privilégier la qualité optique à la polyvalence brute.
C’est le moment d’investir dans des objectifs à grande ouverture fixe, ou dans des zooms pro qui ouvrent à f/4 ou f/2.8 constant. Vous y gagnerez en piqué, en bokeh, en réactivité.
Objectif Nikon NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S
Exemples recommandés :
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S : le zoom de reportage plein format par excellence. Je l’ai désormais adopté pour tous mes travaux personnels comme professionnels. Sa large plage focale couvre le paysage et la scène comme le portrait et le sport.
NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : netteté remarquable, AF rapide, parfait pour le reportage ou la photo de rue.
NIKKOR Z 40 mm f/2 : la focale fixe à grande ouverture idéale sur plein format. Excellente qualité d’image pour le prix, léger, compact, très utile dès que la luminosité baisse.
NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : idéal pour les portraits serrés, superbe flou d’arrière-plan.
NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : le zoom téléobjectif accessible, bonne alternative au 70-200 mm.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 SII : pour ceux qui veulent le top en reportage et évènementiel.
Vous êtes professionnel ou expert ? Objectif précision
Vous savez exactement ce que vous voulez photographier. Vous attendez une précision sans faille, une gestion du flare exemplaire, une ouverture maximale exploitable à 100 %, une résistance aux intempéries. Et vous êtes prêt à vous cassez le dos pour porter ça.
C’est là qu’intervient la gamme S « pro » de Nikon, les objectifs les plus exigeants et les plus performants en monture Z. Mais aussi les objectifs spécialisés, comme les f/1.2, les macros, les super téléobjectifs.
Exemples recommandés :
NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : excellence optique, bokeh somptueux, bête de portrait ou de scène
NIKKOR Z 105 mm f/2.8 S Macro : précision chirurgicale pour macro, portrait studio ou packshot
NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S : pour les pros du sport, de l’évènementiel, du mariage
NIKKOR Z 400 mm f/4.5 S ou 180-600 mm : en animalier ou aviation, pas de compromis
Quel que soit votre niveau, n’oubliez jamais que le bon objectif est celui qui vous donne envie de sortir photographier. Mieux vaut un 40 mm f/2 modeste souvent utilisé, qu’un 85 mm f/1.2 qui dort au fond de votre sac.
Quel objectif Nikon Z choisir selon votre budget ?
La rumeur habituelle veut que les objectifs pour hybrides Nikon Z soient tous hors de prix. N’écoutez pas les rumeurs, regardez par vous-même. Nikon propose désormais une gamme suffisamment complète pour que chacun trouve son bonheur avec son budget, du débutant à l’expert exigeant.
Je me suis prêté à l’exercice, vous proposer une sélection d’objectifs NIKKOR Z classés par tranches de prix, en pensant rapport qualité/prix et l’usage réel sur le terrain. Tous les prix sont donnés à titre indicatif (hiver 2025/2026), concernent les modèles neufs et vous avez bien sûr le droit d’avoir un autre avis (vous pouvez même partager votre expérience dans les commentaires).
Objectifs Nikon Z à moins de 300 € : petit budget, grandes idées
Si vous débutez ou cherchez une optique d’appoint, vous trouverez des objectifs compacts, simples, mais étonnamment intéressants. À ce niveau de prix, la plupart sont à ouverture modeste ou à mise au point manuelle, mais cela suffit largement pour progresser.
Exemples recommandés :
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR : livré en kit, loin d’être ridicule. Ultra-compact, bon piqué à 16 mm, idéal pour Z30, Z50II, Z fc.
NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : discret, léger, bon piqué. Idéal pour la photo de rue ou en complément d’un zoom.
NIKKOR Z 40 mm f/2 : l’un des meilleurs rapports qualité/prix de la gamme. Bokeh doux, belle polyvalence.
TTArtisan 35 mm f/1.4 Z (manuel) : pas d’autofocus, mais excellent piqué à pleine ouverture pour un tarif imbattable.
Samyang 85 mm f/1.8 (manuel) : portraitiste à petit prix, bonne qualité de construction.
À ce niveau de prix, vous misez sur la créativité et l’apprentissage plus que sur la performance pure. Ça ouvre déjà de très belles perpectives. Mon 40 mm f/2 ne me quitte jamais quand je suis en reportage ou en voyage.
objectif NIKKOR Z 28 mm f/2.8
Objectifs Nikon Z entre 300 € et 800 € : l’équilibre idéal
C’est dans cette tranche que vous trouverez les optiques les plus recommandables pour la plupart des photographes avisés. Autofocus rapide, qualité optique très correcte, gabarit raisonnable, compatibilité parfaite avec tous les boîtiers Z.
Exemples recommandés :
NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : une vraie ouverture constante à f/2.8, plus abordable que le 24-70 S, bon bokeh et AF rapide.
NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : qualité de fabrication haut de gamme, piqué excellent, idéal en reportage ou en paysage.
NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : référence en portrait, bokeh propre, bon équilibre boîtier/optique.
NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : l’un des meilleurs 50 mm toutes marques confondues, une optique sous-estimée car imposante pour un 50 mm (comme le 35 mm f/1.8 S).
Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Z : zoom téléobjectif léger et efficace, Nikon Z natif.
À ce niveau, vous investissez dans des objectifs qui vous suivront longtemps, même si vous changez de boîtier.
Objectifs Nikon Z premium au-delà de 1000 € : l’excellence optique
Ces objectifs incarnent le meilleur de la monture Z. Ce sont ceux que choisissent les pros, les exigeants, les fans du détail extrême observé à 100%. Leur piqué est exemplaire, leur construction sans faille, leur AF silencieux et rapide, leur résistance au flare ou aux contre-jours bluffante. Leur tarif aussi.
Exemples recommandés :
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : l’objectif pro par excellence, parfaitement équilibré, très homogène optiquement. Lourd et encombrant, mais c’est le prix à payer pour cette optique de référence.
NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : l’un des meilleurs zooms téléobjectifs du marché, toutes marques confondues. Il surclasse le 70-180 mm f/2.8 dans tous les domaines, même le tarif.
NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : pour les amoureux du flou d’arrière-plan et de la très faible profondeur de champ. On le choisit, on en accepte le poids et l’encombrement et on l’aime pour la vie (mêmes remarques pour les 35 et 85 mm f/1.2)
NIKKOR Z 105 mm f/2.8 VR S Macro : exceptionnel en macro, parfait aussi en portrait studio.
NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : puissance, portée, stabilisation, rapport qualité/prix Le roi de l’animalier. Il a aussi le bon goût d’être plus léger et compact que le 200-500 mm pour reflex, what else ?
Ces optiques ne sont pas seulement meilleures. Elles sont conçues pour durer, et croyez-moi, si vous perdez l’envie de faire des photos, ce ne sera pas de leur faute.
Objectif Nikon NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena
Un dernier conseil ? Ne raisonnez pas que sur la base du prix. Mieux vaut un objectif à 300 € que vous utilisez chaque semaine qu’un haut de gamme f/1.2 à 3000+ € qui reste au placard. Choisissez selon vos usages, pas selon ce que disent les fiches techniques et les forums.
Les erreurs à éviter quand on choisit un objectif Nikon Z
Certains choix peuvent ruiner votre expérience photo avant même que vous n’ayez déclenché. Voici les pièges classiques que je vois encore trop souvent… et comment les éviter.
Monter un objectif DX sur un boîtier plein format (FX)
Sur un Nikon Z5II, Z6III, Zf ou Z8, un objectif DX (comme le NIKKOR Z DX 16-50 mm) va déclencher un recadrage automatique. Résultat :
le champ de l’image est réduit C’est comme si vous rouliez en Ferrari… bloqué en première. À éviter sauf dépannage d’urgence.
Croire que la bague FTZ vous donne les mêmes performances qu’un objectif natif
La bague Nikon FTZ (ou FTZ II) permet de monter des objectifs reflex NIKKOR F sur un hybride Z. Mais ce n’est pas sans contrainte :
AF moins rapide sur certains modèles
incompatibilité autofocus avec les anciens AF et AF-D
stabilisation parfois moins efficace
déséquilibre boîtier/optique avec les zooms téléobjectifs lourds
C’est une solution de transition, pas une excuse pour éviter de passer au Z.
Confondre monture Nikon F et monture Nikon Z
Oui, les deux viennent de Nikon. Mais non, elles ne sont pas compatibles sans adaptateur, et vous ne pouvez pas monter un objectif F sur un boîtier Z directement.
Monture Nikon F = reflex
Monture Nikon Z = hybride
Vérifiez toujours le type de monture indiqué sur l’objectif.
S’il est écrit “AF-S NIKKOR”, c’est un Nikon F, pas un Z. S’il est écrit “NIKKOR Z”, alors c’est un Z, bonne pioche.
Acheter un objectif manuel sans savoir qu’il est… totalement manuel
De nombreuses marques (TTArtisan, Laowa, 7Artisans, Samyang) proposent des objectifs en monture Nikon Z. Mais attention : beaucoup sont entièrement manuels :
Pas d’autofocus
Pas de stabilisation (sauf capteur sur plein format)
Pas d’enregistrement des EXIF
Pas de détection de visage, d’œil ou de sujet (ou possibilités limitées)
Ils peuvent être très bons… mais seulement si vous êtes prêt à tout faire à la main. Avant d’acheter, vérifiez toujours : “AF” ou pas ? “Compatibilité électronique” ou pas ?
En résumé : → Ne vous fiez pas au seul nom “Nikon” ou à l’apparence de la monture vue sur une photo d’illustration → Vérifiez la compatibilité DX/FX → N’achetez pas “Z” sans lire la fiche technique → Et si vous avez un doute… demandez au vendeur.
Les bonnes questions à se poser avant d’acheter un objectif Nikon Z
Un bon objectif, ce n’est pas celui qui a la fiche technique la plus longue et la mieux remplie. C’est celui qui correspond à votre pratique réelle.
Avant de choisir l’objectif Nikon qui vous fait de l’oeil, prenez une minute pour vous poser ces trois questions. Elles peuvent tout changer (y compris l’état de votre porte-monnaie après l’achat).
Est-ce que je fais souvent des photos en basse lumière ?
Concerts, intérieur d’église, scène de rue le soir, portraits à la tombée du jour…
Si vous êtes souvent dans ces ambiances, vous aurez besoin d’un objectif qui laisse entrer plus de lumière. Donc, une grande ouverture (f/2.8, f/1.8, voire f/1.4), indispensable pour garder une vitesse suffisante sans trop monter en ISO.
Un zoom f/6.3 en intérieur, ça peut vite vous faire regretter votre achat.
Est-ce que je recadre beaucoup mes photos ?
Si vous aimez recadrer en post-traitement, ou si vous shootez à distance sans pouvoir vous rapprocher, la qualité optique et la définition exploitable deviennent critiques.
Un objectif flou sur les bords ou mou à pleine ouverture ne pardonne pas quand on rogne dans l’image. Dans ce cas, misez sur un objectif piqué dès la pleine ouverture, avec peu d’aberrations : souvent des modèles de la gamme S.
Si vous utilisez un boîtier plein format, vérifiez bien que votre objectif n’est pas un DX monté sur un FX en mode DX.
Est-ce que je privilégie la légèreté ou la qualité optique ?
Le 70-200 mm f/2.8 m’a fait rêver… jusqu’à ce que je l’ai autour du cou toute une semaine pour en faire le test.
Un 135 mm f/1.8 S Plena vous donnera des flous incroyables… mais peut déséquilibrer votre boîtier si vous shootez à main levée. Mon poignet s’en souvient aussi.
Posez-vous la vraie question : Accepterez-vous de porter un objectif lourd pour gagner en qualité ?
Ou préférez-vous un objectif compact que vous aurez toujours sur vous — et que vous utiliserez avec un vrai plaisir sans devoir consulter votre ostéo après chaque balade ?
La bonne réponse n’existe pas. Mais la mauvaise existe : acheter un objectif que vous laisserez à la maison.
👉 Ces trois questions simples vous aideront à faire le bon choix. Pas celui que d’autres vous poussent à faire, mais le vôtre.
Quels sont les meilleurs objectifs Nikon Z selon votre pratique ?
Voici mes recommandations par usage. Pour chaque pratique, je vous indique pourquoi ces objectifs s’imposent, pas seulement leur nom.
Portrait
NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : ma référence. Bokeh propre et homogène, AF rapide et silencieux, piqué remarquable dès f/1.8. Il donne des portraits à la fois nets et doux, sans effort. C’est l’objectif portrait le plus polyvalent de la gamme Z à ce tarif.
NIKKOR Z 105 mm f/2.8 VR S Macro : portrait serré et macro dans le même objectif. En portrait studio ou packshot, il donne un rendu exceptionnel avec une distance de travail confortable. Lourd, mais irréprochable.
NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : pour ceux qui veulent le bokeh somptueux d’une grande ouverture sur portrait en pied ou demi-corps. Encombrant et coûteux, mais optiquement exceptionnel.
Paysage, architecture
NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S : mon grand-angle de référence en monture Z. Compact, pliable pour le transport, piqué excellent sur tout le cadre. Idéal pour les paysages larges, les intérieurs d’église, l’architecture urbaine.
NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : pour photographier de nuit, en astrophotographie ou dans des conditions de lumière extrêmes. Son ouverture f/1.8 change tout par rapport au 14-30 mm dans ces situations.
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S : si comme moi vous ne voulez emporter qu’un seul objectif pour un voyage avec des sujets variés, c’est lui. Du paysage au portrait, sans compromis sur la qualité.
Photo de rue, reportage
NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : discret, rapide, excellent en basse lumière. Le 35 mm est la focale du reportage par excellence sur plein format, et ce modèle est l’un des meilleurs 35 mm du marché toutes marques confondues.
NIKKOR Z 28 mm f/2.8 : plus léger et moins cher que le 35 mm f/1.8, avec un angle légèrement plus large. Idéal sur APS-C (équivalent 42 mm) ou pour ceux qui comme moi veulent un objectif discret au quotidien.
NIKKOR Z 40 mm f/2 : mon compagnon de poche. Compact, abordable, efficace dès f/2. Je l’emporte systématiquement quand je veux voyager léger sans sacrifier la qualité.
Sport, animalier
NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : le meilleur rapport portée/prix/poids de la gamme Z. Plus compact que son équivalent reflex, stabilisation très efficace, AF rapide sur les sujets en mouvement. C’est le choix évident pour l’animalier.
NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 S : plus polyvalent que le 180-600 mm, il commence à 100 mm, ce qui le rend utilisable aussi en sport de salle ou en aviation. Finition gamme S, construction solide.
NIKKOR Z 400 mm f/4.5 S : pour ceux qui veulent une focale fixe longue sans le poids des 500 ou 600 mm. Léger pour un 400 mm, piqué exceptionnel, excellent en animalier ou en sport aérien.
Tout-terrain, voyage
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S : si je ne dois garder qu’un objectif pour tout photographier, c’est lui. Sa plage 24-120 mm couvre la quasi-totalité des situations du quotidien avec une qualité constante. C’est mon objectif de reportage depuis son lancement.
NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S : plus compact que le 24-120 mm, idéal si le poids est une contrainte. Légèrement moins polyvalent, mais excellent dès la pleine ouverture.
NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : pour les boîtiers APS-C (Z50II, Z30, Zfc), c’est le zoom tout-terrain par excellence. Compact, couvrant, stabilisé. L’idéal pour un voyage où on ne veut pas changer d’objectif.
Comment savoir si un objectif est compatible avec votre Nikon Z ?
Je vous ai préparé un guide précis pour comprendre quelles optiques fonctionnent avec quel boîtier. Vérifiez les limitations, les recadrages, les bugs connus si vous utilisez un objectif reflex ou tiers.
Puis-je utiliser un objectif Nikon D90 sur mon Zfc ?
Non, ces objectifs sont souvent AF-D. Vous perdrez l’autofocus. Et même montés avec la FTZ, les résultats sont souvent décevants.
Les objectifs Nikon DX sont-ils bons ?
Oui, pour les petits hybrides comme le Z50II. Mais ne les montez pas sur un boîtier FX.
Peut-on utiliser un objectif Nikon F sans bague FTZ sur un Nikon Z ?
Non. Les montures F et Z sont physiquement incompatibles sans adaptateur. La bague FTZ (ou FTZ II) est obligatoire. Sans elle, vous ne pouvez tout simplement pas monter un objectif NIKKOR F sur un hybride Z. Il n’y a pas d’alternative mécanique à cela.
Quel est le meilleur objectif pour Nikon Z5II ?
Le Nikon Z5II est un hybride plein format pour lequel le meilleur choix polyvalent reste le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, qui combine qualité optique, plage focale étendue et compacité raisonnable.
Quel est l’objectif le plus polyvalent pour Nikon Z50II en 2026 ?
Le Nikon Z50II est un boîtier APS-C. Pour une utilisation polyvalente, le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR est le choix le plus cohérent : compact, lumineux, bon en vidéo. Si vous privilégiez la photo de portrait ou de rue, le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est plus léger et ouvre plus. Pour ceux qui veulent couvrir le maximum de situations sans changer d’optique, le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste une option sérieuse malgré son ouverture modeste.
Sigma et Tamron sont-ils fiables ?
Oui pour certains modèles récents, mais vérifiez toujours la compatibilité sur le site du fabricant ou en posant la question au support.
Pourquoi tous les objectifs NIKKOR Z sont si chers ?
Parce qu’ils sont conçus pour durer, qu’ils utilisent des formules optiques plus complexes avec plus de lentilles, que les traitements de surface sont plus élaborés. Il existe toutefois des modèles abordables (voir les SE, les f/1.4, les f/2.8 compacts…).
Conclusion : choisissez mieux, photographiez plus
Choisir un objectif Nikon Z, ce n’est pas cocher des cases techniques ou vous endetter pour 20 ans. C’est comprendre ce que vous aimez photographier, dans quelles conditions, et avec quel plaisir.
Un bon objectif, ce n’est pas forcément le plus cher ni le plus récent. C’est celui qui vous donne envie de sortir, de cadrer, de déclencher, et de recommencer.
Je vous ai donné ici toutes les clés pour faire un choix éclairé. Mais ce n’est qu’un début. Chaque jour, je vous partage mes conseils, mes tests, mes erreurs, mes coups de cœur pour développer votre pratique de la photographie au-delà du seul matériel, dans une lettre photo quotidienne lue par plus de 35 000 photographes.
Rejoignez-nous, et ne laissez plus vos objectifs décider à votre place.
Lightroom version juin 2025 : mise à jour majeure pour le traitement RAW et flux de travail optimisé
La mise à jour version juin 2025 des différents logiciels Lightroom (Classic, desktop, mobile) et d’Adobe Camera Raw apporte plusieurs évolutions majeures. Cette déclinaison facilite l’usage de la réduction de bruit par l’intelligence artificielle, tout en optimisant le flux de travail et la gestion des fichiers RAW.
Voici le détail des nouveautés, et pourquoi elles donnent à Lightroom Classic en particulier, une nouvelle longueur d’avance sur ses concurrents.
Lightroom Classic : des outils IA intégrés sans conversion DNG
La mise à jour Lightroom juin 2025 vient casser les codes en matière de traitement assisté par l’Intelligence Artificielle. Finies les duplications de fichiers des versions précédentes, et les DNG qui prennent une place folle sur le disque dur en doublon des fichiers RAW.
Désormais, l’utilisation des fonctions Débruitage IA et Super résolution se fait sans générer de fichiers DNG additionnels. Ces outils s’intègrent directement dans le flux de traitement des fichiers RAW. Cela simplifie la gestion, limite la duplication de fichiers, le besoin en espace de stockage et permet de conserver un flux de travail sans rupture.
Ces fonctions sont accessibles depuis le panneau Détail du module Développement. Il suffit de cocher l’option souhaitée, d’ajuster le curseur, et d’observer le résultat en temps réel. Le traitement est non destructif : les métadonnées sont enregistrées dans le catalogue et, si l’option est activée, également dans les fichiers XMP.
Notez toutefois que, si plus aucun DNG ne vient occuper de la place sur le disque, les XMP s’en chargent quand vous utilisez la réduction du bruit avec l’IA et la Super résolution.
Tableau comparatif Lightroom: ce qui change avec la mise à jour Lightroom juin 2025
Fonction
Avant 2025
Juin 2025 (v14.4)
Débruitage IA
Fichier DNG requis
Direct sur RAW, non destructif
Super résolution
Fichier DNG requis
Intégré, sans duplication
Suppression de reflets
Non disponible
Ajoutée (offline, Classic)
Suppression de personnes
Non disponible
IA automatique intégrée
Débruitage IA : un outil intégré, rapide et efficace
Le moteur IA intégré dans Lightroom Classic permet de traiter efficacement le bruit numérique, notamment en basse lumière ou à haute sensibilité ISO. La réduction du bruit native sans IA convient jusqu’à 6 400 ISO pour la plupart des fichiers, au-delà l’IA fait la différence.
Comble de bonheur de photographe, le traitement s’effectue sans modifier le fichier RAW d’origine, ni créer de copie DNG. Vous allez économiser de l’espace disque.
Exemple pour un RAW de 30 764 Ko (24 Mp) :
XMP avant réduction de bruit IA : 11 Ko
XMP après réduction de bruit IA : 7 168 Ko
fichier DNG précédemment généré par DxO PureRAW : 81 512 Ko
Oui, vous pouvez désormais appliquer un débruitage IA directement dans Lightroom Classic, sans logiciel tiers ni conversion au format DNG.
Pour de nombreux photographes, cette avancée devrait suffire à abandonner les traitements externes, d’autant que le débruitage s’intègre désormais au développement classique sans rupture de flux. IL ne reste à DxO PureRAW qu’une longueur d’avance limitée en matière de réduction des aberrations et défauts d’images liés aux optiques.
Note : la fonction Réduction du bruit IA ne peut pas être appliquée après la fonction Super résolution.
Super résolution : une montée en définition plus simple
La fonction Super résolution de Lightroom permet de quadrupler la définition d’une image (x 2 en largeur et x 2 en hauteur), sans conversion DNG. L’image reste dans son format d’origine, l’opération est enregistrée dans les métadonnées, et le tout s’intègre naturellement au flux de développement.
Non, la super résolution ne nécessite plus de fichier DNG ni de traitement externe. Elle devient une étape simple, rapide, et directement disponible dans le module Développement.
Cette fonction est particulièrement utile pour les recadrages poussés, les grands tirages ou les images à réutiliser dans plusieurs formats. Les capteurs de 24 Mp vont pouvoir concurrencer les 45 Mp plus souvent. Sachez toutefois que cette augmentation de définition est gérée par le XMP dont la taille subit une inflation digne de l’économie actuelle. On ne peut pas tout avoir, hein ?
Exemple pour un RAW de 30 686 Ko :
xmp avant super résolution : 9 Ko
xmp après super résolution : 70 111 Ko
Suppression des reflets et des personnes : deux nouveaux outils IA
Le nouvel outil Supprimer regroupe deux fonctions : Reflets et Personnes.
L’outil Reflets permet d’atténuer, voire de supprimer les reflets présents dans une vitrine ou une surface vitrée. Vous avez le choix entre trois niveaux de qualité (Aperçu, Standard, Meilleur), avec un curseur Gain. Ce traitement s’effectue localement dans Lightroom Classic, sans connexion Internet (ceci a son importance pour les utilisateurs en itinérance).
Mes essais préliminaires montrent une belle efficacité sur les petites silhouettes. Quelques défauts peuvent apparaître toutefois sur le décor.
Oui, vous pouvez supprimer les reflets sans être connecté à Internet si vous utilisez Lightroom Classic.
L’outil Personnes permet de retirer automatiquement des individus d’une image. Il s’adresse à quiconque souhaite nettoyer ses photos en éliminant (de façon logicielle, hein ?) les personnes gênantes. Comme avec tout traitement IA, les résultats varient selon la complexité de la scène. Les masques ne sont pas encore ajustables.
Note : la fonction Super résolution ne peut pas être appliquée après la fonction de réduction du bruit IA.
Mise à jour des traitements IA : une interface plus claire
La mise à jour Lightroom juin 2025 propose une nouvelle interface de mise à jour des paramètres IA. Si une image combine plusieurs traitements IA (masques, suppression, etc.), un bouton jaune apparaît sous l’histogramme pour indiquer que des mises à jour sont nécessaires.
E, pratique, lorsque les réglages d’une photo ont été optimisés à l’aide de l’intelligence artificielle, le bouton Statut de modification par IA s’active. Il s’affiche en surbrillance dès qu’une mise à jour des paramètres IA est nécessaire pour garantir un rendu optimal de votre image. Un simple clic suffit à relancer l’analyse, à condition d’être connecté à Internet.
Cette fonctionnalité améliore le suivi des traitements IA en cours, et garantit une meilleure cohérence des retouches appliquées.
Fonctionnalités complémentaires dans Lightroom Classic
La capture connectée est désormais compatible avec certains appareils Fujifilm.
La détection de doublons à l’import est améliorée : précision à la milliseconde en référence à l’heure de capture, détection même si les fichiers sont renommés.
L’écriture XMP est suspendue pendant l’import, puis reprise toutes les 10 secondes pour l’image active.
Les sélections sont mémorisées dans les 25 dernières sources visitées (à activer dans les préférences).
Une alerte s’affiche si des aperçus dynamiques sont utilisés par défaut, vous proposant de les désactiver pour faciliter les traitements IA.
De nouveaux filtres sont disponibles dans la bibliothèque et les collections dynamiques : réduction du bruit, super résolution, détails bruts, suppression des reflets, suppression des intrus.
Sur Windows, les plaques d’identité avec plusieurs styles de texte ne sont plus disponibles (espérons qu’elles reviennent vite …).
En cas de fichier manquant, un clic permet de relocaliser l’ensemble du dossier concerné (ce qui va régler 90% des problèmes des utilisateurs débutants).
Lightroom desktop : mêmes outils, traitement en ligne
Lightroom desktop (la déclianson cloud de Lightroom Classic) propose les mêmes outils que la version Classic : débruitage, super résolution, suppression de reflets et de personnes.
Le traitement s’effectue via le cloud Adobe. Une connexion Internet permanente est donc nécessaire. L’export au format PNG est désormais proposé.
Quelle différence avec Lightroom Classic ? Les outils sont les mêmes, mais leur traitement s’effectue en ligne, alors que Classic permet une utilisation locale, notamment pour la suppression de reflets. Faites votre choix, j’ai fait le mien, le local, c’est bien.
Lightroom mobile : retoucher sur le terrain avec l’IA
Lightroom mobile (la déclinaison smartphone/tablettes de Lightroom) s’enrichit de plusieurs fonctionnalités clés :
Le Mode Scène, un outil de retouche rapide basé sur l’analyse IA du contenu.
La suppression automatique de personnes, accessible via le menu Supprimer.
Un sélecteur de qualité IA (rapide ou haute résolution) en fonction de l’usage prévu.
La mise à jour des traitements IA via le bouton Mettre à jour les modifications par l’IA, dans l’outil Masquage.
Ces fonctions permettent une retouche complète sur mobile, avec un rendu adapté à la publication en ligne comme à l’impression. Vous avez le droit de penser que l’on ne traite pas ses photos sur un écran de smartphone, sachez toutefois que c’est fort pratique quand on a rien d’autre sous la main.
Adobe Camera Raw : les mêmes nouveautés, et une fonction en plus
Le moteur de traitement Adobe Camera Raw, utilisable sous forme de logiciel de bureau, intègre toutes les fonctions décrites précédemment. Il propose en plus un outil encore expérimental : le curseur Variance, situé dans le module Couleur du point.
Ce curseur permet d’uniformiser les couleurs dans une plage donnée, comme les tons de peau, en réduisant les écarts de saturation ou de teinte.
Encore exclusive à Camera Raw, cette fonction devrait rejoindre Lightroom dans une prochaine version.
Foire aux questions
Comment activer le débruitage IA sans DNG dans Lightroom Classic ? Dans le module Développement, ouvrez le panneau Détail, puis cliquez sur Améliorer. Cochez Débruitage, ajustez le curseur, validez. Aucun DNG n’est créé.
La fonction super résolution consomme-t-elle beaucoup de ressources ? Le traitement est plus léger qu’auparavant, car il ne génère plus de fichier intermédiaire. Il reste exigeant pour les grandes images mais n’interrompt plus le flux de travail.
Quelle différence entre les outils Supprimer sur mobile et desktop ? Les deux proposent la suppression de personnes, mais le traitement est local sur Lightroom Classic (sans connexion) et en ligne sur les autres plateformes.
Mise à jour Lightroom juin 2025 : conclusion
Avec cette mise à jour Lightroom juin 2025, Adobe renforce considérablement les capacités de traitement de Lightroom. L’intégration directe des outils IA sans conversion DNG simplifie le flux de travail, tout en répondant aux attentes concrètes des photographes. Le traitement RAW devient plus fluide, plus rapide, et mieux intégré.
C’est à coup sûr l’une des évolutions majeures de ces dernières années dans l’environnement Lightroom. Souhaitons qu’elle donne des idées à la concurrence en matière de gestion du flux de travail avec l’IA.