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Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : à savourer sans modération …

Avec ce test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S, nous bouclons la série des tests d’objectifs Nikon Z dédiés aux hybrides plein format Nikon et disponibles à ce jour (juin 2019), avant de passer à quelques optiques compatibles dans les prochaines semaines.

Mais au fait, pourquoi un 24-70 mm f/2.8 S alors qu’il existe un excellent 24-70 mm f/.4 S dans la même monture ?

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique

Note de Jean-Christophe : ce test est particulièrement long, ce qui s’explique par le soin que nous portons à vous fournir le plus possible d’informations détaillées et utiles. Les photos haute définition sont disponibles (voir plus bas), un comparatif 24-70 mm f/2.8 arrive. C’est un travail important que nous avons jugé nécessaire.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : contexte

Dans une gamme optique, surtout pour un système qui se veut professionnel, il est un zoom qui s’est imposé comme incontournable, le couteau suisse des photographes qui exigent polyvalence, flexibilité, luminosité, haut niveau de performance et fiabilité : le 24-70 mm f/2,8.

Pour ses hybrides 24 x 36 mm en monture Z, Nikon fait donc endosser cette lourde responsabilité au Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S (voir la présentation). Celui-ci doit non seulement exceller mais en plus suffisamment se distinguer du standard (et plus modeste) Nikkor Z 24-70 mm f/4 S pour justifier le ticket d’entrée exigé : 2499 euros. Soit 1400 euros de plus que le « simple » (mais déjà très bon) 24-70 mm f/4 en monture Z mais également 300 euros (selon le tarif officiel, l’écart est encore plus marqué selon le « street price ») par rapport à son presque alter ego en monture F, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR. Une comparaison avec celui-ci fera d’ailleurs l’objet d’un article dédié.

Pour l’heure, évitons de nous mélanger les pinceaux entre les diverses références, concentrons nous sur le test de ce Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S.

Présentation

Déjà, d’un strict point de vue photographique, il y a quelque chose d’éminemment stratégique dans un 24-70 mm f/2,8, ne serait-ce que pour les raisons brièvement exposées précédemment.

D’un point de vue économique, en tant que porte-étendard des zooms professionnels, il s’agit de la combinaison « plage focale/ouverture » parmi les plus populaires, donc qui se vend le mieux. Money money money… Ce n’est donc pas un hasard si chaque opticien, « titulaire » ou tiers (Tamron, Sigma, c’est surtout à vous que je pense) se démène pour sortir sa déclinaison la meilleure et la plus agressive possible sur le plan du prix.

S’en suivent de longs dilemmes à l’heure de passer à la caisse, les nikonistes équipés en reflex en savent quelque chose. Heureusement, du moins pour l’heure, le choix est plus simple en monture Z puisque seul existe ce Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Pour paraphraser Henry Ford, peu importe la marque de votre 24-70 mm f/2,8 pour votre hybride Nikon Z, tant que c’est un Nikkor.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Du point de vue symbolique, ce 24-70 mm f/2,8 a pour Nikon et les nikonistes une saveur particulière. En effet, lors de sa sortie, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR avait quelque peu déçu. Oh, non, ce n’est pas un mauvais objectif, loin de là, mais en apportant en plus la stabilisation (optique et par ailleurs excellente) par rapport à l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED qu’il remplace – en fait, seconde puisque les deux coexistent au catalogue – Nikon a sacrifié le piqué sur l’autel de l’homogénéité… et parfois l’inverse, en fonction des exemplaires testés. Et tout cela en étant à la fois plus gros, plus lourd et plus cher !

Jean-Christophe a très bien détaillé son avis sur la question dans son « test du Nikon 24-70mm f/2.8E ED VR et comparatif 24-70 f/2.8 Nikon ». Pour ma part, à cette époque, j’officiais encore chez les Numériques et, déçus du premier exemplaire fourni par Nikon, nous en avons demandé un autre. Et puis un autre. Et puis encore un autre, quelques mois plus tard. Et aucun ne nous avait vraiment emballés à la rédaction, nous faisant regretter l’ancien modèle non stabilisé.

Bref, je vous donne peut-être l’impression de raconter ma vie mais chat échaudé craignant l’eau froide, c’est avec ce précédent à l’esprit que j’aborde le test du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S… tout en sachant que le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, testé quelques semaines auparavant, m’avait beaucoup impressionné (pour sa catégorie), ce qui me mettait en de meilleures dispositions.

Comme je suis, avant d’être un mercenaire des tests photographiques, un amoureux de la photographie comme vous, je suis persuadé que vous êtes nombreux à partager ce sentiment (Ça rend le test plus humain et plus sympa. Enfin, je crois). Bref.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/250 ème – f/4

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S est le premier zoom à ouverture f/2,8 constante disponible en monture Z alors que jusqu’à présent nous n’avions eu droit qu’à des zooms f/4 constants. Les prochains zooms f/2,8 devraient être les 70-200 mm f/2,8 S (courant 2019) et 14-24 mm f/2,8 S (courant 2020) afin de compléter la « trinité f/2,8 ».

En attendant le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S, dont quelques exemplaires de pré-production commencent à circuler, le 24-70 est, pour l’heure l’objectif le plus gros et le plus cher de la gamme. Ce n’est pas sans raison car, outre son ouverture constante f/2,8, il bénéficie d’un traitement ergonomique aux petits oignons qui tranche nettement avec la sobriété/simplicité de ses congénères : troisième bague multifonction programmable, écran OLED intégré, doublure velours à l’intérieur du pare-soleil. Il « manque » juste la stabilisation mais ce n’est pas grave puisque les boîtiers, eux, en disposent.

Rien n’est trop beau pour le nouveau porte étendard ! C’est que, si Nikon a crânement misé sur le leitmotiv « l’hybride réinventé » pour évoquer ses boîtiers, en ce qui concerne notre zoom du jour la mission n’était nulle autre que « le 24-70 mm f/2,8 réinventé » (mais c’est sûr, dit comme ça, c’est moins sexy).

À qui se destine ce zoom 24-70 mm ?

De par leur plage focale, les Nikkor Z 24-70 mm se destinent aux photographes recherchant un zoom polyvalent, à la fois capable de photographier du paysage, de l’architecture, de s’adonner à la photographie de rue et au reportage.

De par son ouverture f/2,8, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S se prête encore mieux au portrait que son petit frère f/4 grâce à la profondeur de champ plus étroite et, surtout, aux prises de vue dans de faibles conditions lumineuses. Même si, nous n’avons de cesse de le répéter, les excellentes aptitudes des boîtiers Nikon Z en montée en sensibilité rendent, pour le commun des mortels, cet avantage physique un peu caduc.

Même s’il est un diaphragme (et un tiers) moins lumineux que les focales fixes en f/1,8, acquérir le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S peut, virtuellement, vous dispenser de l’acquisition d’un 35 mm ou 50 mm complémentaire (même si c’est toujours bien d’avoir une focale fixe lumineuse et spécialisée en plus d’un zoom). Ce qui prend moins de place dans le sac photo et, économiquement, peut se révéler intéressant dans la mesure où la triplette 24-70/4 + 35/1,8 + 50/1,8 vous reviendra à 2707 euros (1079 + 949 + 679), un peu moins si vous achetez le 24-70/4 en kit avec votre boîtier.

Notez, au passage, que Nikon n’a pas prévu de kit incluant un boîtier Nikon Z et un zoom Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S : son acquisition se fera alors forcément de manière additionnelle (à moins qu’un revendeur ne décide de lancer son propre kit, mais c’est alors une autre histoire).

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/2.8

Qualité de construction

Jusqu’à présent, tous les Nikkor Z que nous avons testés nous avaient impressionnés par leur qualité de construction, d’autant plus compte tenu de leur positionnement et leur niveau de gamme respectif. En même temps, en 2019, encore plus de la part d’un constructeur qui ne se prive jamais de rappeler avoir dépassé le siècle d’existence, il s’agit du minimum syndical, ce qui n’enlève rien à la performance industrielle.

Avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S cependant, une marche de plus est clairement franchie. Voire deux.

Si comme ses petits frères il profite de nombreux joints d’étanchéité caoutchouc, dont celui très important au niveau de la monture, tout le reste passe à la vitesse supérieure.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Exit la finition satinée du fût, retour du noir mat légèrement texturé. Plus sobre. Plus professionnel. Plus classe. Accouplé à un Z 7, la combinaison du plus bel effet ne manquera pas de vous arracher un « putain, faut quand même reconnaître que ça a de la gueule ».

Cela ne permet pas forcément de faire de meilleures photos mais il faut bien reconnaître que ce seul changement de finition confère à l’objectif un côté désirable. Or, on a tendance à faire de meilleures photos avec un matériel que l’on trouve joli. Du coup, alors, se pourrait-il que… ?

L’ergonomie n’est pas en reste. Bien plus riche que sur les autres objectifs : outre les classiques bague de zoom, bague de mise au point et commutateur AF/MF, une troisième bague programmable près de la monture, le bouton L-Fn correspondant, un écran OLED et son bouton DISP. correspondant s’ajoutent à la fête.

S’il est bien connu que « plus de boutons, ça fait plus pro », cela permet surtout de personnaliser l’objectif selon vos habitudes de travail afin d’avoir la meilleure maîtrise possible de votre outil de prise de vue.

Ainsi, reconnu comme une touche fonction supplémentaire, il vous sera possible d’attribuer au bouton L-Fn l’une des 21 fonctions différentes via le menu de votre boîtier (Menu > Réglages Perso > (f2) Définition réglages perso.), par exemple le mode de mesure, le bracketing, le verrouillage de l’exposition, le zoom électronique (pratique en mise au point manuelle). La bague programmable se paramètre selon la même procédure. Par défaut, c’est la correction d’exposition qui est activée.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/1.250 ème – f/2.8

Le pare-soleil profite quant à lui de la même attention, avec, comble du luxe, une doublure en velours, coquetterie qui n’en est pas une mais reste rare dans l’industrie. Celle-ci n’est pas là que pour la frime, ni pour attraper les poussières, mais afin de limiter les réflexions parasites que l’intérieur d’un pare-soleil satiné classique pourrait causer. Par là même, ce revêtement permet donc de minimiser le flare.

Pour rester de ce côté de l’anatomie de l’objectif, notez que le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S utilise des filtres de 82 mm de diamètre, soit exactement le même que l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR. Du coup, même si vous changez d’objectif, vous pourrez conserver les filtres et vous épargner des dépenses supplémentaires. Bien vu.

Prise en main

Avec 805 grammes sur la balance et une longueur de 126 mm, le zoom f/2,8 Z ne joue clairement pas dans la même catégorie que son cadet en f/4 (500 grammes, 88,5 mm de longueur).

Cet écart de poids s’explique par la formule optique plus ambitieuse contenant plus de verre (17 lentilles dont 2 ED et 4 asphériques du côté du f/2,8, contre 14 lentilles dont 1 ED, 1 ED asphérique et 3 asphériques du côté du f/4), l’électronique supplémentaire mais aussi par le fait que le f/2,8 ne s’encombre pas d’un système de « pliage » afin de prendre moins de place au repos. Ce qui explique, aussi, les 4 cm de longueur supplémentaires.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

à gauche le Nikon Z7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S
à droite le Nikkor AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR + bague FTZ

Le zoom tient bien en main, très bien même. Tout tombe parfaitement sous les doigts et ce serait le nirvana du tripatouillage de bagues, molettes et chevillettes si seulement la bague programmable ne venait pas gâcher le tableau.

En effet, positionnée très proche de la monture afin d’éviter les manipulations accidentelles, elle n’en demeure pas moins un poil trop souple et a tendance à tourner trop facilement lorsque vous rangez votre boîtier dans le sac ou l’en sortez. Il nous est arrivé, à de nombreuses reprises, de nous retrouver avec une correction d’exposition ou une ouverture non désirée au moment de déclencher.

Ceci dit, et c’est le bon côté de la visée électronique des APN hybrides, vous vous en rendez immédiatement compte à l’écran, alors que sur un reflex, si vous n’êtes pas attentif, vous ne pouvez constater l’accident de prise de vue qu’une fois la photo capturée.

Autre légère imperfection, l’écran OLED tend à manquer de luminosité. Celle-ci est réglable sur six niveaux mais, même au maximum, par jour de grand soleil,  elle demeure insuffisante pour consulter confortablement ce qui s’y affiche. Notez au contraire que, pour une totale furtivité dans l’obscurité, il est possible d’éteindre cet écran.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de l’ouverture sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de la distance de mise au point et de la profondeur de champ
sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de la focale sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

L’écran OLED est le véritable point de curiosité de cet objectif. Bien plus versatile que celui des Zeiss Batis, parmi les premiers à en disposer, il permet de compenser la frustration que vous pouvez ressentir avec les autres objectifs Nikkor Z.

Ainsi s’y affichent successivement en cliquant sur la touche DISP de l’objectif les informations relatives à la distance de mise au point (graduée en mètres ou en pieds) doublée d’une échelle de profondeur de champ (enfin !), la distance focale précise au millimètre près (plus besoin de faire des allers-retours dans le menu lecture pour vérifier si vous êtes bien à 50 mm pile poil et pas à 49 ou 51 mm), et l’ouverture.

Ouverture qui, par ailleurs, peut aussi bien être commandée depuis la troisième bague de l’objectif que depuis le boîtier. Mine de rien, cela permet de retrouver un geste sinon authentique, au moins traditionnel, et ce n’est pas pour me déplaire.

Autofocus

Il y a une autre différence entre les deux zooms Nikkor Z 24-70 mm S, mais celui-ci au désavantage du f/2,8 : la mise au point minimale est de 38 cm alors qu’il est possible de se rapprocher jusqu’à 30 cm avec le zoom f/4.

Du côté de l’autofocus, nous avons toujours affaire à une motorisation parfaitement silencieuse, précise et vive… malgré quelques ratés en basse lumière. Mais pour le coup, cela était plus dû au boîtier Z 7 qu’à l’objectif, puisque le même comportement s’est retrouvé avec le 14-30 mm f/4 testé simultanément.

Le suivi AF-C est très accrocheur, Nikon prouve une fois de plus sa maîtrise du sujet.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/125 ème – f/2.8

Stabilisation

Comme tous ses congénères Nikkor Z/S, le Z 24-70 mm f/2,8 S est dépourvu de stabilisation optique. Cela permet d’alléger un peu la bête et de constater, une fois de plus, à quel point la stabilisation capteur intégrée aux boîtiers est exemplaire. Vous pourrez aisément descendre à ½ seconde au 24 mm et ¼ seconde au 70 mm.

C’en est presque lassant, à force, de ne pas avoir grand chose à lui reprocher…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 49 mm – ISO 12.800 – 1/50 ème – f/3.2

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

Histoire de correctement martyriser l’objectif et savoir ce qu’il a dans le ventre, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S a été accouplé au très exigeant capteur de 45 Mpx du Z 7. Lavera-t-il l’honneur des opticiens Nikon, mis à mal par l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR ?

Nous l’avons vu lors du test du Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : les ingénieurs maison n’hésitent pas à exploiter la communication entre objectif et boîtier pour laisser au second le soin de corriger les imperfections du premier, notamment en termes d’homogénéité et de vignettage.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/2.8

De cet artifice électronique il n’est nullement besoin avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, qui est une bête de course au naturel. Ce qui est rassurant et permet de faire, un peu mieux, passer la pilule de son tarif haut perché.

Pour preuve, alors que des différences flagrantes étaient visibles entre les fichiers NEF et les JPEG internes capturés avec le zoom grand angle, dans le cas des clichés produits par le transtandard f/2,8 c’est blanc bonnet et bonnet blanc.

Cette béquille algorithmique de l’accentuation, le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S en avait lui aussi besoin, mais de manière plus subtile, sa plage focale combinée à son ouverture rendant sa conception optique plus aisée et moins piégeuse.

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S impressionne. Vraiment. À toutes les focales, à toutes les ouvertures, même dès f/2,8, le niveau de piqué est très élevé. Du centre au bord.

Pleinement exploitable dès la pleine ouverture, c’est entre f/4 et f/5,6 que vous atteindrez les sommets, avec une mention spéciale pour les plus courtes focales (24 et 28 mm) vraiment excellentes. Même en chipotant et scrutant la périphérie extrême, il faut y passer beaucoup de temps pour constater une dégradation de l’homogénéité. Et cela, encore une fois, à toutes les focales, toutes les ouvertures.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/2.500 ème – f/2.8

Pour autant est-il parfait ? Nous serions presque tentés d’écrire que oui, au moins dans le contexte d’une utilisation normale, c’est à dire si vous faites autre chose que passer votre temps à photographier des mires et des murs de briques (ce qui peut être une passion comme une autre, soit dit en passant).

L’intervention du traitement JPEG interne a cependant deux intérêts, pas criants mais néanmoins appréciables sur un Z 7. Le premier est de reculer la dégradation induite par la diffraction (à partir de f/8, gênante à f/16 et f/22), et cela à toutes les focales.

Le second est de réduire le moirage qui surgit sur les très fins détails, ce que vous constaterez en scrutant vos clichés à la loupe, i.e. À 100 %. Pour le reste, notamment en ce qui concerne l’accentuation, ce que le JPEG vous fera gagner (un peu) en semblant de netteté, vous le perdrez en subtilité des nuances.

Pour résumer, si avec les autres objectifs de la gamme nous vous invitions volontiers à photographier en JPEG pour tirer le meilleur de leur potentiel directement depuis le boîtier, cela n’est plus nécessaire avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. C’est à la fois cohérent et rassurant avec le positionnement professionnel du zoom.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/1.250 ème – f/4

En matière de vignettage, c’est presque le désert… sauf aux focales extrêmes, 24 mm et 70 mm. Là, à f/2,8 et f/4, un très léger vignettage sera perceptible dans les coins extrêmes. « Perceptible » est le bon mot tant, si vous n’avez pas deux clichés du même sujet à deux ouvertures différentes sous les yeux, il passe inaperçu. Et cela aussi bien en NEF qu’en JPEG. De la belle ouvrage, si vous voulez mon avis.

Qui plus est, 70 mm f/2,8 étant la combinaison favorisée pour les portraits, un peu de vignettage dans ces conditions n’aura rien d’esthétiquement dérangeant, bien au contraire. À croire que c’est fait exprès…

Performances optiques : déformation et distorsion

« Déformation ? Distorsion ? Jamais entendu parler… » Circulez, il n’y a rien à voir. Littéralement : ce qui est droit ressort droit, ce qui doit être perpendiculaire ressort à 90°, et en ce qui concerne cette partie du test, c’est plié. Ah, si seulement tous les objectifs pouvaient se montrer aussi exemplaires…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/100 ème – f/4

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Un objectif sans aberrations chromatiques, cela n’existe pas. Du moins dans la photographie civile, parce que dans les domaines militaires et médicaux, c’est une autre affaire. Et, au hasard, il se trouve que Nikon fait aussi du médical et équipe de nombreuses armées. Faut-il, au passage, rappeler combien l’histoire de la Nippon Kōgaku Kōgyō, premier nom de l’entreprise, est intimement liée à l’histoire militaire moderne du Japon ?…

Cette petite digression culture G pour expliquer que oui, dans de très rares cas, typiquement sur de très fins détails pris en contre-jour avec un fort éclairage de face créant alors un contraste marqué, vous pourrez constater des aberrations chromatiques. En NEF. Le JPEG les corrige. Mais dans tous les autres cas, vous aurez beau chasser les franges chromatiques, vous aurez bien du mal à prendre ce zoom en défaut.

Même commentaire en ce qui concerne le flare : ici, il ne s’agira pas d’images fantômes parasites mais plutôt d’une reproduction fidèle de l’ambiance lumineuse du moment. Parfait pour les filets de lumière filtrant à travers les feuillages ou les couchers de soleil romantiques. Le nouveau traitement multicouche ARNEO, utilisé conjointement avec le bien connu traitement nanocristal, fait des miracles. Et le velours du pare-soleil n’est pas non plus étranger à la performance.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/80 ème – f/4

Jusqu’à présent, les objectifs Nikkor Z testés pouvaient se vanter d’un rendu colorimétrique neutre. C’est presque le cas du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S qui profite de couleurs plus chaleureuses que ses petits camarades. C’est très subtil mais suffisant pour donner du caractère et de l’humanité aux images qu’il produit. Un comportement presque surprenant pour un objectif japonais, lesquels sont réputés chirurgicaux et froids, mais que les photographes de rue et les reporters sauront apprécier.

Les ombres elles aussi sont plus nuancées et riches. Attention, pour en profiter, privilégiez les clichés en NEF plutôt qu’en JPEG qui, selon les profils « Picture Control » sélectionnés, auront tendance à vouloir remettre la colorimétrie dans le froid chemin. Le mieux est l’ennemi du bien.

Dans tous les cas, cela fait plaisir un objectif qui, en plus de bien faire son travail, jouit d’une âme photographique.

Rendu optique : profondeur de champ

C’est probablement sur la gestion de la profondeur de champ et du bokeh que, sur le papier, vous attendez le plus du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S par rapport au Nikkor Z 24-70 mm f/4 S.

Outre l’ouverture plus généreuse, le f/2,8 bénéficie aussi d’un diaphragme circulaire (électro-magnétique) comportant neuf lamelles, contre sept seulement pour son petit frère. Il en résulte, en toute logique, des profondeurs de champ plus courtes, malgré la distance de mise au point minimale allongée, et surtout des arrières plans au bokeh plus délicat et progressif. Plus « crémeux » et « naturels », si vous préférez. En fait, comme en ce qui concerne le rendu colorimétrique, moins japonais et plus allemand. Mais allemand façon Leica, pas façon Zeiss.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 6.400 – 1/100 ème – f/2.8

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S peut vous intéresser si…

  • vous avez besoin d’un objectif polyvalent, lumineux, avec des performances de haut vol,
  • vous ne sauriez photographier avec autre chose que LE meilleur zoom 24-70 mm f/2,8 de Nikon,
  • vous vous sentez bloqué ou frustré par la relative faible ouverture du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S,
  • vous désirez un objectif dont vous pouvez pleinement prendre le contrôle et personnaliser selon vos habitudes,
  • vous souhaitez alléger votre matériel et troquer votre duo reflex FX + 24-70 mm f/2,8 pour gagner à la fois en qualité et mobilité. C’est le bon moment pour passer à l’hybride.

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S va moins vous intéresser si…

  • 2499 euros, c’est une sacrée somme à débourser. Surtout que cela rend ce transtandard encore plus onéreux que ses homologues en monture F, déjà pas réputés abordables,
  • vous ne jurez que par les objectifs stabilisés (bien que les boîtiers Nikon Z le soient),
  • vous trouvez que c’est quand même gros, pour un objectif hybride…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 12.800 – 1/800 ème – f/2.8

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S : ma conclusion

Dans toute bonne dégustation, certains recommandent de garder le meilleur pour la fin. Au terme de notre long cycle de test de tous les objectifs Nikkor Z disponibles à date, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S boucle le périple (jusqu’au prochain épisode). Et quelle conclusion magistrale pour, justement, terminer de convaincre même les plus sceptiques que cette nouvelle lignée d’hybrides 24 x 36 mm signée Nikon est fort bien née.

Tout système optique a besoin d’un objectif phare et, dans le cas des Nikkor Z, ne cherchez plus, vous l’avez trouvé.

Ce zoom transtandard f/2,8 justifie à lui seul la bascule vers l’hybride, si vous êtes déjà nikoniste, et saura séduire ceux déjà équipés en hybride de sombrer du côté jaune de la Force. C’est que les opticiens ont mis les petits plats dans les grands et, une fois n’est pas coutume pour Nikon, de faire dans l’avant-gardisme.

À la conception optique sans faille (piqué exceptionnel, homogénéité sans peur ni reproche, couleurs chatoyantes, traitement contre les images fantômes et les reflets redoutables) s’ajoutent une qualité de fabrication et un plaisir de prise en main savoureux.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 35 mm – ISO 10.000 – 1/400 ème – f/2.8

Si Nikon n’a pas forcément réinventé l’hybride, la centenaire maison profite du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S pour ajuster au goût du jour et à l’air du temps certaines pratiques ergonomiques que l’on pensait oubliées avec l’avènement du numérique : échelle de profondeur de champ, bague de diaphragme modernisée (même si le système « clutch » utilisé par des concurrents a un charme indéniable), écran OLED personnalisable… Et ce velours sur le pare-soleil, quelle délicate attention !

Vous l’aurez peut-être constaté au fil de ce test : ce n’est pas sans raisons s’il s’agit du plus long, à ce jour, consacré à un Nikkor Z. À n’en pas douter, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S marque un nouveau jalon optique et standard, au moins pour les nikonistes, assurément dans le monde des hybrides.

Si la mission était de faire oublier le couac de l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR pour reflex, elle est accomplie haut la main. Main qui, par contre, aura peut-être plus de scrupule d’aller au portefeuille pour débourser les 2499 euros demandés par le constructeur pour faire sien cet objectif. Nous serions presque tentés d’écrire que le jeu en vaut clairement la chandelle.

À savourer sans modération sur un Z 7. Dommage qu’il ait fallu le rendre…

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique


Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, un zoom grand-angle polyvalent presque parfait

Dans la série « tout système photographique se doit de posséder telle ou telle optique », Nikon avait pour obligation d’accompagner son zoom transtandard Nikkor Z 24-70 mm f/4 S d’un zoom grand angle. Vous allez découvrir dans ce test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S pourquoi le compagnon classique aurait été un 14-24 mm et pourquoi ce n’est pas le cas.

Profitant de l’ouverture plus modeste f/4, la maison jaune a préféré tourner cette relative faible luminosité en avantage en offrant un zoom grand angle à la plage focale plus étendue. C’est ainsi que le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S vit le jour.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, un zoom grand-angle polyvalent presque parfait

Ce zoom 14-30 mm au meilleur prix chez Miss Numerique

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4S, présentation et contexte

Nikon a beau jouer les bons élèves, il était dit qu’avec son système Z le constructeur profiterait de l’occasion pour sortir des sentiers battus. Avec ce Nikon Z 14-30 mm f/4 S, les opticiens maison font presque dans l’originalité, puisqu’après tout, sur reflex, cette plage focale n’est pas tout à fait inconnue.

Ainsi existe-t-il déjà en monture F l’AF-S Nikkor 16-35 mm f/4G ED VR et l’un peu plus ancien AF-S Zoom-Nikkor 17-35 mm f/2,8 IF-ED quand, chez les concurrents, existent le Tamron SP 15-30 mm f/2,8 Di VC USD G2 et le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8. Mais point de strict équivalent en termes de plage focale ni d’ouverture.

Du côté hybride, chez les concurrents (en fait, chez Sony), il existe bien un Vario-Tessar T* FE 16-35 mm f/4 ZA OSS mais ce qu’il gagne dans les focales les plus élevées il le perd dans le grand angle. Or, s’il y a un domaine où chaque millimètre compte, c’est bien dans celui-ci.

Nous aurions donc pu nous attendre à ce que Nikon accompagne son Nikkor Z 24-70 mm f/4 S d’un Nikkor Z 14-24 mm f/4 S, histoire de coller au duo « canonique » (sans mauvais jeu de mot), mais finalement il n’en est rien.

Pourquoi donc ? Probablement afin de ne pas priver les amateurs de grand angle d’une focale un peu plus « normale » qui, au besoin, pourrait se substituer quasiment à un 35 mm, permettant une fois sur le terrain d’effacer cette frustration de se dire « zut, je suis un peu trop court ».

Mise à jour : depuis la publication de ce test, le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 est arrivé.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

En fait, c’est plutôt bien vu. Quitte à ce que ces deux zooms f/4 se chevauchent légèrement et qu’entre 24 et 30 mm ils fassent doublons. Cela diminuera les situations où le changement d’objectif serait requis.

Affiché à 1449 euros TTC lors de son lancement, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est, à date, le seul objectif en monture Z permettant de passer sous la barre des 24 mm. Bon, en fait, pour être tout à fait exact, Samyang propose bien un 14 mm f/2,8 en monture Z, mais celui-ci est à mise au point manuelle (et ne coûte, au passage, « que » 469 euros.) En somme, en attendant le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S qui est prévu pour 2020 au mieux, il vous faudra donc débourser un très gros SMIC pour goûter aux joies du grand angle autofocus en monture Z native.

Et la question que vous attendez tous, pour laquelle vous êtes là : le jeu, du moins l’investissement, en vaut-il la chandelle ?

À qui se destine ce zoom 14-30 mm ?

Si vous possédez déjà le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S et que vous vous sentez un peu à l’étroit au 24 mm, que vous ne pouvez vous passer de l’autofocus, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est donc la seule option qui, pour l’instant, s’offre à vous. À moins, bien sûr, d’adapter un grand angle en monture F sur votre flambant neuf hybride Nikon Z 6/Z 7 par le truchement de la bague FTZ.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/640 ème – f/5.6 – ISO 400

Chaque photographe a ses motivations pour désirer du très grand angle : photographie de paysage, d’architecture, photographie en intérieur avec peu de recul, ou juste l’envie sadique de réaliser des portraits déformant beaucoup, beaucoup les visages.

Je ne répèterai jamais à quel point les grands angles grossissent les visages (ce que les adeptes de selfie au smartphone découvrent à leurs dépends, mais là est un autre débat).

Qualité de construction

Sans grande surprise, et c’est une bonne chose, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’inscrit dans la ligne esthétique et qualitative des Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, Nikkor Z 35 mm f/1,8 S et Nikkor Z 50 mm f/1,8 S déjà testés.

Comprendre par là qu’il bénéficie d’une jolie qualité de construction, d’un fût noir lisse, de nombreux joints d’étanchéité dont un au niveau de la monture, permettant de le préserver des infiltrations de poussières et d’humidité entre l’objectif et le boîtier.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

Comprenez aussi par là que du côté de l’ergonomie il faudra vous contenter du minimum syndical : une bague de zoom, une bague de mise au point, un commutateur AF/MF, aucune stabilisation optique (puisque les boîtiers auxquels il se destine sont stabilisés) et puis basta.

Le pare-soleil est étonnamment court pour un grand angle. L’objectif utilise des filtres de 82 mm de diamètre qui, bonne nouvelle, seront les mêmes que vous pourrez utiliser sur votre Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Mais pas le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S qui, lui, utilise des filtres de 72 mm.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position rétractée

L’objectif pèse 489 grammes pour une longueur de 85 mm en position rétractée. La préhension est très agréable et, une fois monté sur un hybride Z, l’ensemble est très équilibré.

Prise en main et autofocus

Ce qui est sympa avec la sobriété ergonomique de ces objectifs Nikon Z (à part quelques exceptions), c’est qu’il n’y a pas grand chose à raconter sinon écrire que ça marche, et plutôt bien.

Toutefois, tout comme son compère Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est rétractable afin qu’il prenne moins de place dans votre sac photo. J’ai relevé relevé un crantage légèrement moins marqué que sur le 24-70 f/4, donc un poil plus lâche, mais rien de vraiment méchant ni handicapant.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position 14 mm

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position 30 mm

J’ai testé testé le zoom Nikkor grand angle sur un boîtier Z 7 équipé du firmware 2.0. Avec sa couverture autofocus de 93 %, le Z 7 est un allié précieux pour ce genre d’objectif qui voit large à très large, et avec lequel il arrive facilement que le sujet soit excentré.

La grande profondeur de champ engendrée par les courtes focales combinées aux relatives faibles ouvertures se révèle plutôt un avantage puisque la mise au point n’a pas besoin d’être des plus précises, ce qui permet de gagner un peu de temps.

La bonne vieille technique du collimateur central et du « verrouiller-décaler » se révèle, à l’usage, aussi pratique que l’utilisation des collimateurs multiples, surtout si vous êtes du genre à ne pas vous fier aux automatismes.

Dans tous les cas, quelles que soient les conditions et situations de prise de vue, la motorisation autofocus s’avère, comme avec tous les objectifs Nikkor Z de la ligne S testés jusqu’à présent, parfaitement silencieuse et exempte de toute vibration.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 30 mm – 1/50 ème – f/4 – ISO 10.000

Stabilisation

Le débat continue à faire rage et n’est pas près de s’arrêter : est-il ou non nécessaire de stabiliser les objectifs grand angle ?

Nikon a clairement choisi son camp et prive le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, à l’instar de ses congénères de la ligne S, de toute stabilisation optique. Ce qui n’est pas grave compte tenu du fait que les boîtiers, eux, disposent de capteurs stabilisés. Vous pouvez dès lors, sans grande peine, photographier jusqu’au quart de seconde à main levée, en position 14 mm, l’esprit tranquille.

En fait, la plus grande difficulté ne sera donc pas d’avoir des photos nettes à main levée mais plutôt d’avoir des photos parfaitement horizontales. Pour le coup, c’est l’une des situations où la légèreté de l’ensemble hybride joue en sa défaveur… et où les 45 Mpx d’un Z 7 permettent une confortable marge de manœuvre lorsqu’il s’agit de redresser ses images en post-traitement.

Performances optiques : déformation et distorsion

La déformation est une seconde nature chez les objectifs grand angle, et c’est ce qui fait aussi leur charme notamment lorsqu’il s’agit d’accentuer des perspectives, ce pour quoi le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’avère, entre 14 et 20 mm, très joueur.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/6.400 ème – f/6.3 – ISO 320

En fait de déformation, il faudrait plutôt parler d’anamorphose de volume, ça fait toujours une petite tournure sympa à glisser dans les dîners mondains.

Cette dernière (anamorphose) est, forcément, très marquée au 14 mm, avec des coins qui filent loin vers l’extérieur : en fonction des situations, cela peut créer un effet comique (les passants dans le coin de l’image qui semblent complètement penchés) ou au contraire un effet désastreux (les visages qui s’allongent façon Alien).

À manipuler avec tact et parcimonie, donc, sur les sujets humains, mais aussi sur des sujets statiques par exemple en photographie d’architecture.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S souffre d’une légère déformation en coussinet à 14 mm, qui disparaît ensuite rapidement en zoomant. Comme évoqué précédemment, il faudra bien veiller à votre ligne d’horizon et vos fuyantes, qui seront alors d’autant plus exagérées que la focale de prise de vue sera courte.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14.5 mm – 1/1.600 ème – f/8 – ISO 320

Par contre, là où ce zoom impressionne autant qu’il rassure, c’est qu’il y a très peu, voire pas du tout, de déformation des lignes droites : horizontales, verticales et diagonales restent bien droites et ne se courbent pas. La double correction optique et logicielle fait des merveilles.

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

Un autre domaine dans lequel cette double correction optique et logicielle fait des merveilles : le piqué et l’homogénéité sur l’ensemble du champ.

Nikon n’a eu de cesse de le répéter : la monture Z et ses nombreux contacts électroniques – 11 au total, soit 3 de plus que la monture F – permet au boîtier et à l’objectif de s’échanger encore plus d’informations, et ce de manière encore plus rapide.

Pour les opticiens, c’est une bénédiction car cela permet de « simplifier » la formulation des objectifs et d’en corriger les éventuels défauts de manière logicielle plutôt que de manière matérielle, menant in fine à des objectifs à la fois plus légers, plus compacts, moins complexes et moins onéreux à produire. Et c’est tout bénéf pour le photographe/client/utilisateur final.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 24 mm – 1/40 ème – f/4 – ISO 100

Ce fonctionnement en symbiose est ici, dans le cas du Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, encore plus flagrant qu’avec tous les autres objectifs de la gamme S testés jusqu’à présent (les deux focales fixes 35 mm et 50 mm f/1,8 ainsi que le transtandard 24-70 mm f/4). Cela est frappant notamment en termes de piqué, d’homogénéité et de vignettage.

Le vignettage est à peine perceptible (et encore, il faut aimer couper les cheveux en quatre). Pour un zoom grand angle, c’est totalement bluffant !

Mais c’est bien en matière de piqué et d’homogénéité que l’apport de la correction logicielle est la plus décisive. Il suffit, pour cela, de comparer n’importe quelle image dans sa version NEF et sa version JPEG (toutes deux directement issues du boîtier).

Si le NEF est déjà très beau d’origine, le traitement JPEG permet de gagner nettement en piqué dans les coins extrêmes, en jouant sur le micro-contraste et l’accentuation. Par la même occasion, le traitement JPEG permet de corriger les rares aberrations chromatiques. On en viendrait presque à apprécier la photographie uniquement en JPEG, en réservant l’usage du NEF pour les conditions lumineuses vraiment compliquées… mais ce serait sacrilège de l’écrire.

Sur mon Nikon Z 7 de test et ses plus de 45 Mpx, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’en sort haut à la main, à toutes les focales.

Excellent dès la pleine ouverture, les meilleurs résultats sont obtenus à f/5,6. Cependant, à partir de f/8, la diffraction intervient, mais ce n’est visible qu’en étant très attentif. À toutes les focales, le piqué et l’homogénéité sont excellents, même si entre 20 mm et 24 mm les performances sont en très léger retrait par rapport aux focales extrêmes.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 20 mm – 1/400 ème – f/5.6 – ISO 100

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Il faut vraiment des conditions très spécifiques pour prendre ce zoom en défaut en matière d’aberrations chromatiques. Vous en verrez notamment lorsque de très fines branches se détacheront sur un ciel très clair, mais même ces légers défauts se corrigent facilement.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 15 mm – 1/13 ème – f/4 – ISO 20.000

Le rendu des couleurs est conforme à celui des autres objectifs de la lignée : très neutre, sans fioriture, peut-être un peu impersonnel et chirurgical (c’est une histoire de goût), il se prêtera aisément à toutes vos fantaisies en post-traitement.

Soulignons au passage l’excellente résistance au flare, même au très grand angle : il faut vraiment faire exprès de photographier une source lumineuse de face, ou en position très rasante, pour créer un flare qui, somme toute, apporte plus de poésie à l’image qu’il ne la dégrade.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/640 ème – f/5.6 – ISO 400

Rendu optique : profondeur de champ

S’il n’était déjà pas aisé d’obtenir une très faible profondeur de champ avec le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, vous devez vous douter que l’exercice se révèle encore plus délicat avec son compère grand angle. Si vraiment, vous avez envie d’avoir des arrières plans flous, il va falloir ruser en vous approchant très près de votre sujet.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 20 mm – 1/200 ème – f/4 – ISO 100

La distance minimale de mise au point est de 28 cm, à toutes les focales : une constance appréciable. Néanmoins, avec son diaphragme certes circulaire mais comptant seulement 7 lamelles, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S ne sera pas un roi du bokeh, et n’en a de toutes manières pas la prétention.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez un grand angle autofocus plus large que le 24 mm en monture Z native,
  • vous désirez compléter votre 24-70 mm f/4,
  • vous désirez un zoom grand angle compact Nikon bien moins encombrant qu’un zoom grand angle en monture F adapté via la bague FTZ,
  • vous êtes féru de photographie d’architecture, de paysage et de rue,
  • vous n’avez pas le budget pour le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S,
  • vous désirez un zoom grand angle un peu plus polyvalent qu’un 14-24 mm.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S va moins vous intéresser si vous pratiquez majoritairement la photographie en faible luminosité et avez besoin du surcroît de luminosité d’un f/2,8.

Retrouvez les photos réalisées lors du test en pleine définition sur Flickr :

Test Nikon Z 14-30 mm f/4 S

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : ma conclusion

Avec ce Nikkor Z 14-30 mm f/4 S Nikon rend une copie optique quasiment parfaite : léger, compact, presque irréprochable d’un point de vue optique, fort piqué, déformation nulle, vignettage nul, bien construit et muni de nombreux joints d’étanchéité, silencieux…

Finalement, son seul défaut est qu’il n’ouvre pas à f/2,8 mais, en même temps, c’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus qu’il n’ouvre « que » à f/4.

En optant pour une plage de 14-30 mm plutôt qu’un classique 14-24 mm, ce zoom a le bon goût d’offrir un surcroît de polyvalence bienvenu qui permet de séduire celles et ceux qui pourraient se trouver un peu à l’étroit avec « seulement » 24 mm comme focale la plus longue. Et tout cela sans empiéter sur les plates bande du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S.

Maintenant, le plus compliqué, c’est de trouver des photos intéressantes à faire avec, et de bien cadrer à l’horizontale. Mais ça, c’est votre affaire.

Ce zoom 14-30 mm au meilleur prix chez Miss Numerique


Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence Sigma et Nikon en ligne de mire !

Tamron célèbre les 40 ans de sa gamme d’optiques SP avec l’annonce des caractéristiques du nouveau Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, une focale fixe qui vient marcher sur les plates-bandes du Sigma 35 mm f/1.4 ART comme du Nikon AF-S 35 mm f/1.4G.

La guerre des 35 mm à grande ouverture est déclarée et Tamron arrive avec de beaux arguments.

MàJ: le test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est disponible.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence en ligne de mire

Annoncé à l’occasion du CP+ au Japon en février 2019, le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD inaugure les grandes ouvertures dans une gamme de focales fixes Tamron qui ne demande qu’à jouer les premiers rôles.

Tamron est en effet très présent dans le monde des zooms, du mega-zoom à tout faire (un peu trop parfois) aux zooms pros à ouverture f/2.8 constante en passant par les formules plus atypiques comme le récent Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD.

L’opticien indépendant se positionne depuis plusieurs années sur le marché des optiques expertes-pros mais manque encore de focales fixes à grande ouverture f/1.4 capables de concurrencer Nikon et Canon comme le concurrent principal chez les indépendants, Sigma et sa série ART.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le commutateur de mode de mise au point manuelle – autofocus

Pendant que Sigma investit toutes ses ressources ou presque dans une alliance tripartite Leica-Panasonic-Sigma dont on ne sait encore quelles autres marques elle pourra servir ou non, Tamron tire profit de ses 40 années d’expérience en matière de focales fixes (la série SP date de 1979) pour proposer une belle optique fixe à ouverture f/1.4 pour les reflex plein format Nikon et Canon.

Tamron a mis dans ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD tout son savoir-faire en matière d’optiques pros pour offrir à la fois une qualité d’image optimale de bord à bord comme une grande qualité de bokeh. Les deux cibles sont évidemment le Sigma 35 mm f/1.4 DG HSM ART qui date de 2013 et n’a pas été mis à jour depuis et le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G sorti lui en 2010 et dont le tarif reste le principal frein.

Tamron voit-il juste avec ce nouveau Tamron SP 35 mm f.14 Di USD ? A la lecture de la fiche technique, il faut avouer que la proposition est alléchante.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : caractéristiques techniques

Formule optique et traitements

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, formule optique

Ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est compatible avec les reflex plein format Nikon F et Canon EF, il met en oeuvre une formule optique à 14 éléments en 10 groupes dont 4 lentilles à faible dispersion LD et 3 lentilles asphériques Tamron GM (Glass Molded Aspherical).

Cette combinaison doit permettre de réduire au mieux les aberrations chromatiques comme toutes formes de déformations. Ces caractéristiques sont particulièrement importantes avec les objectifs à ouverture f/1.4 attendus pour leurs performances sur les bords de l’image, surtout sur une monture comme la Nikon F qui ne favorise pas les courtes focales à l’inverse de la monture Z des hybrides Nikon.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le diaphragme circulaire à 9 lames

Tamron annonce un bokeh de grande qualité, ce qui devrait ravir les photographes adeptes des faibles profondeurs de champ, le diaphragme est circulaire et comporte 9 lames.

Toujours dans l’optique de proposer les meilleures performances possibles, Tamron a doté son Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD d’un revêtement anti-reflet BBAR-G2 (Broadband Anti-Reflection) limitant l’effet de flare et les images fantômes. Ce revêtement est une nouvelle version du revêtement Tamron BBAR précédent, il devrait optimiser le contraste des images quelle que soit l’ouverture.

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD utilise le revêtement au fluor pour sa lentille frontale. Ce revêtement, comme sur de nombreux autres objectifs de la marque et concurrents, permet l’évacuation rapide des gouttes d’eau et des poussières tout en facilitant le nettoyage. Les traces grasses, par exemple, s’éliminent plus facilement.

Autofocus

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD dispose d’une motorisation USD déjà disponible sur la plupart des optiques pros de la marque, dont les zooms série G2.

Cette motorisation assure une mise au point rapide et précise sur les autres modèles (voir le test du Tamron 24-70 mm f/2.8 G2 par exemple) et quand bien même ce 35 mm f/1,4 met en oeuvre des lentilles plus imposantes et lourdes que celles de la version f/1.8 du 35 mm f/1.8, les performances ne devraient pas décevoir.

L’ajustement manuel du point reste possible même s’il faut bien reconnaître que la qualité des autofocus actuels, toutes marques confondues, laisse peu de place aux réglages fins effectués par le photographe.

Construction

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, protection par joints

Les optiques à ouverture f/1.4 ne se contentent pas d’offrir la meilleure qualité d’image possible, elle se doivent d’être construites pour durer et résister aux pires conditions.

Tamron l’a bien compris qui propose une construction avec joints d’étanchéité au niveau de la monture, ainsi qu’en plusieurs points sensibles du fût.

Cette protection limite l’infiltration de poussières comme celle de l’humidité. Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est utilisable sous la pluie sans risque, comme votre reflex expert-pro Nikon (même si votre prudence personnelle vous empêche de le sortir quand il pleut la plupart du temps n’est-ce pas ?).

Le pare-soleil dispose lui d’un mécanisme de verrouillage conçu pour empêcher la chute accidentelle comme le changement de position non voulu, c’est le minimum.

Ajustements et mises à jour

Les objectifs Tamron peuvent être ajustés et mis à jour à l’aide de la console Tamron TAP-in, en option. Cette console permet de connecter l’objectif à votre ordinateur via une liaison USB afin de mettre à jour le firmware de l’objectif quand c’est nécessaire de même que pour vous permettre de régler le comportement de l’autofocus selon vos envies.

Positionnement et premier avis

Le futur test de cet objectif sur un reflex Nikon permettra de vérifier le bien fondé de cette formule optique comme les prétentions de Tamron en matière de focales fixes à grande ouverture f/1.4.

Suite aux tests des précédents modèles (séries G2), force est de constater que Tamron a tout fait pour venir titiller ses principaux concurrents, surtout quand ceux-ci tardent à mettre à jour leurs gammes (Sigma) ou à adapter leur tarification aux conditions changeantes du marché (Nikon).

Proposé au tarif public de 999 euros à sa sortie, ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est plus onéreux que le Sigma 35 mm f/1.4 ART disponible à 770 euros environ mais il est aussi plus moderne et devrait poser moins de problèmes en mise au point autofocus et de mises à jour que n’en posent les optiques Sigma sur boîtiers Nikon. Le Tamron va aussi laisser loin derrière le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G qui a le mauvais goût de coûter près de 1850 euros.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : fiche technique

  • Modèle : F045
  • Longueur focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1,4
  • Angle de champ (diagonale) : 63°26′ sur reflex plein format
  • Construction optique : 14 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale : 0,3 m
  • Rapport de grossissement : 1:5
  • Taille du filtre : 72 mm
  • Diamètre : 80,9 mm
  • Longueur : pour Nikon 102,3 mm
  • Poids : pour Nikon 805 g
  • Diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/16
  • Accessoires fournis : Pare-soleil, bouchons, sacoche
  • Montures compatibles : Nikon F, Canon EF
  • Tarif public : 999 euros

Source : Tamron


Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé pour apprendre la photo

Les livres pour apprendre la photo se suivent et se ressemblent souvent beaucoup. La petite encyclopédie  de la photo numérique, guide avancé de David Taylor, complète le précédent livre pour les plus débutants avec comme différenciateur principal une mise en page faisant la part belle aux illustrations.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

Petite encyclopédie de la photo numérique, guide avancé pour progresser en photographie

Je ne compte plus les livres pour apprendre la photo parus ces dernières années. Bien que les contenus finissent par se ressembler, c’est assez logique, chaque auteur fait la différence avec une approche personnelle, une méthode particulière, une mise en page spécifique ou un subtil mélange de tout ça.

David Taylor a fait le choix des illustrations pour ce nouveau livre qui complète celui de Chris Gatclum La petite encyclopédie de la photo numérique – la photo pour les débutants – parue précédemment. Egalement auteur de La photo comment ça marche en 70 infographies, il faut dire que l’homme a pour lui un parcours d’infographiste avant de devenir photographe professionnel et formateur, ça aide.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

Des notions avancées

[su_frame][/su_frame]Cette petite encyclopédie de la photo numérique s’adresse aux photographes connaissant déjà les bases de la photographie. Vous savez ce que sont les termes exposition, mise au point autofocus, cadrage, composition … et vous connaissez les différentes gammes d’objectifs ? Vous pouvez donc faire des photos quel que soit votre équipement. Mais savez-vous comment aller plus loin ? Faire des photos dans toutes les situations ? 

C’est le but de l’auteur que de vous passer des informations complémentaires pour vous aider à appréhender des sujets plus complexes. Vous pouvez par exemple découvrir :

  • quand utiliser le format JPG et le format RAW selon les photos que vous faites,
  • comment choisir un point de vue,
  • ajuster l’exposition et utiliser le bracketing,
  • utiliser l’autofocus à la demande,
  • quelle perspective attendre d’une focale particulière,
  • la différence entre bonnettes macro, tubes allonge et objectifs macro,
  • …

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

La liste des sujets abordée est longue, l’ensemble étant réparti en huit chapitres :

  • équipement
  • composition
  • exposition
  • mise au point
  • objectifs
  • filtres
  • flash
  • retouche d’images

Chaque double page propose un texte d’introduction, des encarts pour préciser certaines notions et plusieurs photos illustrant le sujet concerné. De très nombreuses illustrations montrant les menus, les réglages, les pictogrammes des appareils photo (dont les reflex Nikon) vous permettent de faire le lien avec votre appareil photo.

Le dernier chapitre sur la retouche d’images que j’aurais volontiers nommé « traitement et opérations avancées » plus que retouche, vous montre comment utiliser Lightroom et Photoshop pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent comme créer des panoramiques et autres opérations.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

A qui s’adresse ce livre

Cette petite encyclopédie de la photo numérique va vous intéresser si vous connaissez déjà un peu la photographie, que vous ne souhaitez pas un énième ouvrage sur les bases de la photo mais que vous préférez découvrir des sujets plus experts.

Il vous faut pour cela être intéressé par les illustrations plus que les longs textes, comme être capable de creuser certains points par vous-même quand le sujet vous intéresse mais que les explications fournies vous paraissent insuffisantes.

Ce livre va vous intéresser aussi si vous ne savez pas encore quel domaine photographique vous intéresse plus particulièrement, ce sera l’occasion d’expérimenter pour découvrir ce qui vous plaît avant de passer à des livres plus spécifiques comme ceux de la série « Les secrets de …« .

Ce livre ne vous plaira pas si vous aimez une approche plus méthodique, ordonnée, les longues explications et des détails nombreux sur un sujet particulier.

Il n’en reste pas moins que pour 19,90 euros, ce livre est un ouvrage intéressant par ses nombreuses illustrations très accessibles. Elles permettent d’avancer plus vite que la lecture de plus longs textes. Si vous avez aimé les 70 infographies du même auteur, n’hésitez pas.

En savoir plus sur l’auteur, David Taylor

Le site des Editions Eyrolles

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Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo à la Nikon School

Çà y est, vous êtes décidé, vous savez que pour faire de bonnes photos il faut maîtriser votre appareil photo puis passer outre la technique pour développer votre démarche créative. Les tutoriels, Youtube et les livres ne vous suffisent plus, vous envisagez de faire un stage photo encadré par un photographe professionnel. La question est maintenant : où suivre un cours photo ?

Saviez-vous que Nikon dispose d’un centre de formation agréé, la Nikon School à Paris, et propose des cours de photos adaptés à chaque photographe ? Quel que soit votre niveau ? Qu’il y a aussi des stages pour apprendre la vidéo ? Des cours photo en visio ? Que vous pouvez même faire prendre en charge certains frais par votre entreprise ou un organisme paritaire ?

Voici un tour d’horizon de ce que vous pouvez apprendre à la Nikon School, ses points forts comme ses points faibles.

Avant-propos : j’ai écrit cet article en réponse à de multiples messages de lecteurs qui me demandent une bonne adresse pour suivre un cours photo. Plutôt que de faire des réponses individuelles sans les partager, j’ai pris le temps de mettre au propre mes réponses en organisant les sujets. Il existe des dizaines d’adresses pour suivre un cours photo, je ne les connais pas personnellement et n’ai pas testé ces centres. J’ai choisi de mettre en avant la Nikon School car :

  • je connais bien le lieu et les intervenants, il est logique de s’y intéresser quand on s’adresse aux nikonistes,
  • je reçois des retours de lecteurs satisfaits de leurs cours photo à la School,
  • je connais certains formateurs personnellement, comme Vincent Lambert ou Gérard Planchenault et j’apprécie leur travail.

Plusieurs autres centres de formation méritent votre attention, mais si vous êtes nikoniste, la Nikon School est particulièrement adaptée.

J’ai proposé à la Nikon School d’échanger sur le fonctionnement et l’offre de ce centre de formation certifié pour être le plus précis possible. Je ne vais pas passer tous leurs stages photos en revue ici, le site de la Nikon School est là pour ça. Je vous parle des principaux pouvant vous intéresser en particulier.

Pourquoi suivre un cours photo ?

Votre appareil photo est simple à utiliser en mode automatique. Mais dès que vous voulez faire des photos un peu plus abouties, vous réalisez que vous n’en maîtrisez qu’une partie. Il s’avère alors complexe, les réglages sont nombreux et l’intérêt de chaque fonction n’est pas toujours explicite.

Le manuel utilisateur, rébarbatif, vous indique à quoi servent chaque bouton, entrée de menu ou touche de contrôle. Mais ne vous dit pas quand utiliser quoi et pourquoi. Or votre problème n’est pas de savoir lire le manuel, mais bien de savoir quel réglage choisir dans une situation photographique donnée.

De plus, faire de bonnes photos c’est maîtriser les bases de la photographie (l’exposition, la mise au point, les objectifs) autant que la lumière naturelle et artificielle (flashs, accessoires de studio).

Suivre un cours photo va vous permettre de recevoir des conseils personnalisés quel que soit votre niveau :

  • si vous êtes débutant et/ou utilisez un smartphone et que vous souhaitez vous mettre à la photo avec un reflex ou un hybride,
  • si vous êtes amateur et souhaitez améliorer votre pratique pour devenir un photographe créatif,
  • si vous êtes expert ou pro et souhaitez acquérir une expertise particulière unique.

Stage et cours photo à Paris : les points forts de la Nikon School

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

la façade de la Nikon School, dans les locaux du Nikon Plaza Paris

Les cours de photo dispensés par des formateurs généralistes sont intéressants, toutefois si vous cherchez à comprendre comment utiliser un appareil photo Nikon, il est plus pertinent de vous adresser à un formateur spécialisé :

  • il saura vous montrer sur votre boîtier (et pas un autre) ce qu’il convient de faire,
  • il saura de quelle fonction précise vous lui parlez car il utilise le même matériel,
  • il saura vous orienter sur un choix de matériel qui réponde à un besoin que vous auriez senti pendant la formation, car il connait bien l’univers de la photo en général et de Nikon en particulier.

La Nikon School est le centre de formation photo Nikon installé à Paris depuis 2004. Organisée pour répondre aux besoins de tous les photographes, du débutant au professionnel aguerri, la Nikon School fait appel à des formateurs photographes professionnels. Ils utilisent des appareils photo Nikon et ont une longue expérience de la marque. Certains, comme Vincent Lambert, ont même écrit des guides pratiques sur les reflex Nikon.

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

la salle de formation en configuration « formation logiciels photo »
l’arrangement de cette salle diffère selon la formation

Il ne suffit toutefois pas de faire appel à des photographes connaissant le matériel Nikon pour créer un centre de formation. Il faut aussi partager une expertise de la photo au delà du matériel, et proposer une pédagogie permettant de dépasser la technique pour accompagner votre progression et la mise en œuvre de votre démarche créative. C’est ce que s’efforce de faire la Nikon School à l’inverse d’autres organismes centrés sur le seul matériel.

En suivant un cours photo à la Nikon School, vous pouvez bénéficier des services associés à la marque :

  • prêt d’un objectif spécifique pour comprendre comment il peut vous servir,
  • échanges avec d’autres utilisateurs d’appareils photo Nikon qui ont les mêmes problèmes que vous,
  • vérification de votre équipement par le service après-vente situé dans les mêmes locaux.

Les cours photo de la Nikon School : points faibles

Rien n’est jamais parfait, voici ce qui peut vous poser problème pour suivre un cours photo à la Nikon School.

Le lieu

La Nikon School dispense ses cours photo à Paris, boulevard Raspail. Ceci suppose que vous puissiez libérer du temps (deux jours pour certains cours photo) pour venir à Paris si vous habitez en province. Il vous faut aussi penser à la logistique (transport, hébergement) car cela n’est pas compris dans le tarif de votre formation photo. Sachez que depuis 2020, la Nikon School propose aussi des cours de photo en visio à la demande.

Le planning

Certains cours photo sont proposés souvent, d’autres non. Il vous faut donc prévoir à l’avance votre inscription, en espérant que ce cours de photo ne soit pas reporté quelques jours avant faute de candidats (les formations ne sont jamais annulées, si la session ne peut être maintenue, l’inscription est reportée sur une autre date).

La Nikon School fait cependant en sorte que les reports restent exceptionnels, j’en veux pour preuve ce témoignage reçu de Sébastien H, un lecteur qui m’a dit :

« La formation que je viens de suivre est le cours de photo de nuit. J’ai été le seul à suivre cette formation lors de cette session de 4 heures. La session s’est donc transformée en un cours particulier. »

Le tarif

Un cours de photo coûte toujours trop cher, c’est bien connu. Ne pensez pas qu’un stage photo de deux jours à la Nikon School ne va vous coûter que quelques dizaines d’euros, ce n’est pas le cas et ce ne serait pas très crédible pour un centre de formation agréé.

Les tarifs de la Nikon School intègrent des éléments que d’autres centres ne proposent pas forcément, comme la valeur pédagogique et la certitude de progresser reconnues par les différents stagiaires (voir les avis sur Google ou Trip Advisor).

Les conditions d’accueil sont excellentes (ceux qui connaissent le Nikon Plaza Paris confirmeront), bien différentes de ce que proposent certains concurrents (un studio, un parc informatique complet, le prêt de matériel par exemple).

Sachez que certains organismes paritaires vous permettent de faire prendre en charge une partie du coût de votre cours photo par votre entreprise, ou le prennent en charge eux-mêmes (certification e-AFAQ et Datadock).

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

l’espace Accueil de la Nikon School et la salle de formation modulable

Qu’allez-vous apprendre en suivant un cours photo à la Nikon School ?

Le catalogue de formation photo de la Nikon School comprend plus de 30 modules et répond aux besoins les plus variés, en photographie comme en vidéo et en post-traitement (Photoshop, Lightroom). Voici les formations photo qui peuvent vous intéresser en priorité.

Apprendre les bases de la photo

Vous avez fait le test de niveau et obtenu un score entre 0 et 15 sur 32 ? Le cours de deux jours « Apprendre les bases de la photo » va vous aider à comprendre comment fonctionne votre appareil photo et comment faire de bonnes photos. Vous allez découvrir les notions élémentaires de prise de vue (choix de la focale, exposition, mise au point) comme les réglages experts de votre reflex ou hybride (format d’enregistrement, balance des blancs, réglages d’exposition, flash, …).

Ce cours photo comprend quatre ateliers pour savoir :

  • quels réglages utiliser pour réussir un portrait,
  • comment gérer le mouvement du sujet et contrôler la netteté,
  • comment régler votre appareil photo quand la lumière manque,
  • comment restituer une ambiance.

Ce cours photo est idéal pour débuter. Si vous avez déjà de bonnes notions en photo considérez toutefois un cours plus avancé car vous risquez de vous ennuyer pendant les cours théoriques.

En savoir plus sur le cours photo « Maîtriser les bases ».

Comment utiliser un reflex ou un hybride Nikon

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

profitez d’une formation pour tester un boîtier et un objectif Nikon …

Vous connaissez les bases de la photo mais vous avez besoin d’être aidé pour comprendre à quoi servent tous les réglages avancés de votre reflex ou de votre hybride Nikon ?

La Nikon School vous propose quatre cours photo selon le type d’appareil que vous utilisez :

  • apprendre à utiliser un reflex amateur,
  • apprendre à utiliser un reflex expert,
  • apprendre à utiliser un reflex professionnel,
  • apprendre à utiliser un appareil photo hybride.

La différence entre chaque cours tient en la différence entre les quatre gammes d’appareil photo Nikon.

Les reflex Nikon séries D3xxx et D5xxx ont des menus et réglages plus limités que les reflex de la série D7xxx et D5xx ou Df plus experts. Les reflex pros D850, D5 et générations précédentes adressent d’autres besoins et nécessitent une approche plus spécifique de la part du formateur.

Proposer un cours par gammes d’appareils est une bonne chose, vous serez avec d’autres utilisateurs du même niveau que vous et non en présence d’experts et de pros si vous êtes débutant ou l’inverse.

Les hybrides Nikon ont un mode opératoire différent de celui d’un reflex. La visée à image réelle, l’autofocus, la gestion de l’obturation diffèrent. Choisissez la formation photo « Maîtrisez votre Nikon Z » si vous avez fait le choix du Z 6 ou du Z 7.

Attention, ces cours ne vont pas vous apprendre les bases de la photo, vous êtes censé les connaître. Ils vont par contre vous aider à bien régler votre appareil photo quelles que soient les conditions de prise de vue.

En savoir plus sur le cours premier reflex

En savoir plus sur le cours reflex expert

En savoir plus sur le cours reflex pro

En savoir plus sur le cours Nikon Z

Comment faire des photos de nuit

La photo de nuit a ceci de particulier qu’il faut laisser de côté vos réglages habituels et utiliser votre appareil photo en mode manuel la plupart du temps :

  • le système de mesure de lumière n’est pas assez sensible, vous devez calculer l’exposition idéale en tenant compte de la dynamique de votre capteur,
  • l’autofocus n’est pas assez sensible, vous devez régler la mise au point en mode manuel,
  • la balance des blancs est contrariée par les éclairages nocturnes, vous devez la fixer arbitrairement.

Lors de ce cours de photo de nuit, vous allez apprendre à manipuler ces réglages et à choisir les bonnes valeurs. Vous mettrez en application sur le terrain avec l’aide du formateur.

La photo de nuit permet de faire des photos étonnantes comme de gérer des effets créatifs (lumières filées, light painting, diffraction), ce cours photo sera l’occasion de découvrir et expérimenter afin de reproduire par la suite à votre guise ce type d’images.

En savoir plus sur le cours photo de nuit

Comment faire de la photo macro

Le studio macro photo pour le cours photo macro de la Nikon School

l’espace studio de la Nikon School pour la formation macro photo

La macro c’est l’univers du tout petit. Insectes, plantes, fleurs, objets, les sujets ne manquent pas. Mais il vous faut savoir gérer les très courtes distances de mise au point, pourquoi utiliser un objectif macro, lequel, quel éclairage particulier adopter …

Pendant le cours de photo macro de la Nikon School vous allez découvrir cet univers et en particulier :

  • la différence entre macro photographie et proxi-photographie
  • la gestion des perspectives
  • comment faire un bokeh en macro
  • comment gérer le contrejour et les ombres chinoises
  • comment gérer les contrastes de lumière et de couleur
  • comment faire des photos macro en High/Low-key
  • comment utiliser la macro pour isoler une partie d’un objet et le sublimer

En savoir plus sur le cours de photo macro

Comment utiliser un flash

Vous pensiez qu’un flash allait vous aider à faire de meilleures photos et vous avez investi dans un flash Cobra pour disposer d’un éclairage plus puissant que celui du flash intégré de votre appareil photo (s’il en a un). Mais les premiers résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.

En suivant ce cours de photo au flash, vous allez apprendre à utiliser votre flash dans trois situations courantes :

  • le débouchage des ombres, ou comment gérer le contre-jour et les lumières latérales,
  • l’équilibre flash-ambiance, ou comment éclairer le sujet sans dénaturer l’ambiance,
  • le flash distant, ou comment utiliser votre flash pour réaliser des éclairages créatifs.

Cette demi-journée de cours va vous permettre de ne plus craindre d’utiliser votre flash, et vous donnera les bases nécessaires pour laisser libre cours à vos envies.

En savoir plus sur le cours de photo au flash

Si vous souhaitez aller plus loin, la Nikon School vous propose un autre cours de photo au flash intitulé « L’éclairage au flash Cobra », d’une durée de deux jours lors duquel vous allez aborder l’utilisation avancée des flashs dans l’esprit de la méthode Strobist :

  • le flash en mode reportage,
  • l’utilisation de plusieurs sources de lumières complémentaires,
  • la construction d’un éclairage de type studio.

En savoir plus sur ce cours flash type Strobist

Comment utiliser les éclairages de studio pour réussir un portrait

Stage et cours photo à Paris : apprendre la photo avec la Nikon School

l’espace studio de la Nikon School pour les formations éclairage et portrait

Vous rêvez de faire du portrait, avec vos proches comme avec des modèles, mais vous manquez d’expérience et vous n’osez pas toujours vous lancer, pensant qu’il faut plein d’accessoires coûteux.

Le cours photo « L’art du portrait en studio » est conçu pour vous permettre de :

  • vous sensibiliser à l’univers de la photo de portrait,
  • découvrir comment organiser un studio, et quels accessoires utiliser,
  • comprendre les spécificités de l’éclairage pour le portrait (flashs, façonneurs de lumière et réflecteurs),
  • apprendre à gérer les sources de lumière.

Le formateur va vous aider à mettre en place vos sources de lumière et accessoires pour réaliser des photos avec les types d’éclairages suivants :

  • Split lighting,
  • Rembrandt,
  • Loop lighting,
  • Butterfly lighting,
  • Profile lighting.

Ce cours de portrait d’une durée de deux jours s’adresse aux photographes possédant déjà de bonnes bases de photographie et désireux de s’investir dans le portrait photo en studio, sans toutefois vouloir dépenser des milliers d’euros en matériel. Vous réaliserez qu’il est possible d’organiser un mini-studio chez vous à moindres frais et de reproduire les types de photos étudiés lors du cours.

En savoir plus sur le cours de portrait en studio

Cours photo pour devenir un photographe créatif

« Je fais des photos techniquement bonnes, mais je trouve qu’elles ne sont ni attirantes, ni créatives. Je ne sais pas comment faire pour apporter la touche de créativité qui me manque.« 

Si vous avez déjà fait vos premières armes en photo, il est probable que vous rencontriez ce problème que plein d’autres photographes amateurs rencontrent. Rassurez-vous, c’est normal.

Contrairement à ce que certains pourraient vous laisser penser, la créativité n’est pas un don que l’on a ou pas à la naissance. Etre créatif, c’est savoir créer, et cela s’apprend (en savoir plus).

Devenir un photographe créatif, c’est apprendre à imaginer et à construire une photographie, à vous exprimer au lieu de vous contenter de montrer. C’est être inspiré et le traduire en image.

Le cours photo « Développez votre créativité » vous apporte des notions avancées de photographie, comme d’expression photographique :

  • vous découvrirez ce que sont le langage visuel et le sens de l’image,
  • vous apprendrez à traduire et restituer le mouvement, comme à faire un choix entre couleur et noir et blanc selon les spécificités propres à chacune de ces pratiques,
  • vous travaillerez sur la lumière naturelle comme artificielle (flash),
  • vous découvrirez comment adapter les réglages de votre appareil photo à chacune des situations de prise de vue imaginée.

Enfin, parce que rien ne remplace l’expérimentation, vous serez amené à traiter un sujet libre, avant de partager vos photos avec les autres stagiaires et le formateur pour recevoir des avis constructifs.

En savoir plus sur le cours de photo « Devenir un photographe créatif »

En conclusion

Il est normal de ne pas savoir comment fonctionne votre appareil photo si vous débutez en photographie, comme il est normal de ne pas tout connaître ni maîtriser au bout de quelques années.

Pour apprendre la photo, la première étape consiste à définir vos envies et besoins et quelles notions il vous faut acquérir. Vous pourrez ensuite profiter des tutoriels et vidéos disponibles partout, comme investir quelques euros dans un guide pratique.

L’étape suivante consiste à vous faire accompagner par un photographe dont c’est le métier, capable de comprendre où vous en êtes, de vous aider à résoudre vos problèmes et à développer vos connaissances.

La Nikon School et ses formateurs maîtrisent la photographie et l’univers Nikon, ils savent répondre à vos attentes.

Bien que le nom « Nikon School » puisse vous laisser penser que ce centre est un club privé réservé aux utilisateurs d’appareils photo de la marque, sachez qu’il n’en est rien. De nombreux stagiaires de la School utilisent d’autres marques d’appareils photo comme Canon, Pentax, Olympus, … Les formateurs étant avant tout photographes, ils sont amenés eux-aussi, ou l’ont été, à utiliser des appareils de toutes marques et savent vous aider même si vous n’avez pas un Nikon.

La certification de ce centre de formation est un autre avantage qui vous permet de bénéficier d’une possible prise en charge de tout ou partie des frais de formation et d’un environnement adapté (salle, matériel informatique, matériel de studio, ateliers encadrés sur le terrain, voyages photo, …).

Vous avez déjà suivi un cours photo à la Nikon School ? Partagez votre avis pour compléter ce sujet et parlons-en.

 


Test NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S: aucun faux pas mais un manque de panache ?

Pour ce test du NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, nous allons nous intéresser à la première des deux focales fixes de la gamme Nikon Z actuelle. Tout nouveau système avec une nouvelle monture a ses nouveaux boîtiers, accompagné de ses nouveaux objectifs.

Côté zoom, c’est le Nikon Z 24-70 mm f/4 s qui a eu la lourde tâche de s’imposer comme le transtandard de base. Mission dont il s’acquitte avec brio.

Côté focales fixes pour l’accompagner, Nikon a fait le choix d’en proposer deux (si l’on laisse volontairement de côté le très exclusif et exotique Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S) : un 35 mm f/1,8 et un 50 mm f/1,8.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

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Deux focales fixes « à tout faire » très proches dans l’esprit, aux ouvertures suffisamment généreuses pour jouer avec la profondeur de champ et s’affranchir du flash, mais pas trop non plus pour ne pas alourdir la facture ni le sac photo. 

Test NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S : présentation et contexte

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est appelé à devenir un grand classique, aussi bien de par sa focale, particulièrement adaptée à la photographie de rue, que par son ouverture, un peu plus prestigieuse qu’un « simple » f/2, un peu moins élitiste qu’un f/1,4 « professionnel ».

Forcément, il ne sera pas sans vous rappeler le Nikon AF-S 35 mm f/1,8 G ED, au moins dans l’esprit. Parce que dans la pratique, le 35 mm f/1,8 pour hybride n’a pas grand chose en commun avec son homologue pour reflex, à commencer par le prix.

Alors que celui en monture F (reflex) est officiellement affiché à 549 euros (vous le trouverez aisément sous les 500 euros), son cousin en monture Z (hybride) commence sa carrière commerciale à 949 euros prix catalogue (849 euros couramment constatés).

Voilà qui pique un peu pour un objectif censé être « standard », dans tous les sens du terme. Du coup une seule question se pose : est-ce justifié ?

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/6.400 ème – f/1.8

À qui se destine ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ?

Au moment d’écrire ces lignes, il n’existe que deux focales fixes en monture Nikon Z (chez Nikon) : le 35 mm f/1,8 et le 50 mm f/1,8. Du coup, ce 35 mm f/1,8 se destine à celles et ceux qui désirent une focale fixe lumineuse mais qui trouveraient le 50 mm un peu trop long pour lui préférer l’angle de champ plus large d’un 35 mm, plus polyvalent en photographie de rue par exemple, mais moins adapté pour du portrait.

Dit comme ça, ça ressemble un peu à avoir le choix entre le parfum vanille et le parfum chocolat pour sa glace, et à opter pour la vanille parce qu’on n’aime pas le chocolat (ou vice versa). C’est trivial, mais le temps que Nikon enrichisse son offre optique en focales fixes, il faudra s’en contenter.

Projetons-nous dans le futur. Dès cette année 2019, un 28 mm f/1,8 et un 85 mm f/1,8 viendront compléter l’offre focale fixe, auxquels s’ajouteront en 2020 un 24 mm f/1,8 (notez au passage la cohérence du f/1,8) et un 50 mm f/1,2 (voir le plan produit Nikon Z actualisé). Si vous lisez ce test à ce moment là, alors le choix d’un 35 mm devra se faire selon d’autres critères que la simple sélection par défaut.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/80 ème – f/1.8

Question : pourquoi choisir un 35 mm ? Réponses possibles :

  • parce que vous n’aimez pas le 50 mm mais que vous désirez quand-même avoir une focale standard « à tout faire »,
  • parce que dans la trinité « grand angle + focale standard + optique à portrait » le 35 mm s’intercale bien entre le 21 mm et le 75 mm (en l’occurrence le 21 mm et le 85 mm),
  • parce que son angle de champ légèrement plus large que le 50 mm permet de cadrer un peu plus large à la prise de vue et recadrer en post-traitement si besoin. Et ce avec une marge de sécurité d’autant plus confortable si vous possédez un Nikon Z 7 et ses 45,7 Mpx.

Bon, pour le coup, ce test a été réalisé sur un Nikon Z 6, mais 24 Mpx sont déjà bien suffisants pour supporter quelques recadrages et redressements d’horizontales.

Qualité de construction

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S bénéficie exactement de la même qualité de construction que les Nikon Z 24-70 mm f/4 S et Nikon Z 50 mm f/1,8 S. Tout le monde étant logé à la même enseigne, pas de jaloux. Hop !

Bien sûr, comme il s’agit d’une focale fixe, vous perdez la bague de zoom et le verrouillage de la focale (logique) mais, à la place, vous avez droit à une bague de mise au point géante, joliment cannelée, bien fluide… et sans butée. Ce qui bénéficie au pilotage électronique mais nuit clairement au plaisir tactile.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

Le fût est noir mat, la bague en caoutchouc, l’ensemble bénéficie de joints d’étanchéité évitant les infiltrations d’eau et de poussières à l’intérieur de l’objectif et même au niveau de la monture. Bien vu !

À la fois sérieux et sobre, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S a ce qu’il faut de robustesse pour inspirer confiance et ce qu’il faut de lacunes pour prêter le flanc à la critique. Ainsi, vous pourrez lui reprocher son absence de graduation de distance, son absence de bague d’ouverture, son absence de stabilisation…

Toutefois, ne vous laissez pas tromper par son apparente sobriété extérieure et ses fausses similitudes avec l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,8 G ED. Avec sa formule optique à 11 lentilles (dont deux en verre ED et trois asphériques) réparties en 9 groupes, le recours aux traitements nanocristal et fluor, le tout accompagné d’un diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est bien plus moderne dans sa conception que son alter-ego reflex, et même plus ambitieux que l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,4 G !

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/2.500 ème – f/1.8

Notez, au passage, que la mise au point minimale est à 25 cm, ce qui permet de jolies prises de vues rapprochées avec une très courte profondeur de champ.

Prise en main et autofocus

Avec 73 mm de diamètre et 86 mm de longueur (hors pare-soleil) le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est vraiment encombrant pour ce type de focale et cette ouverture. Heureusement, avec seulement 370 grammes, il ne pèsera pas trop lourd dans votre sac photo et ne fera pas piquer votre boîtier du nez une fois monté dessus.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

Ses dimensions généreuses lui permettent une prise en main aisée, qui conviendra à tous les gabarits et à part jouer avec la bague de mise au point et le commutateur AF/MF, la main gauche n’aura pas grand chose à faire.

De son côté, la motorisation autofocus est aussi précise que silencieuse. Nikon connaît bien et maîtrise sa partition, rien à signaler de ce côté là. C’est un bon signe. Nous pouvons donc continuer l’esprit tranquille.

Stabilisation

Les hybrides Nikon Z disposant de capteurs stabilisés mécaniquement, Nikon n’a pas jugé utile d’en pourvoir ses objectifs en monture Z (logique). Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S ne fait pas exception. Ceci dit, grâce à son ouverture et sa focale encore suffisamment courte combinée aux excellentes aptitudes en haute sensibilité des Z 6 et Z 7, vous pouvez photographier l’esprit tranquille dans de mauvaises conditions lumineuses sans trop vous soucier du flou de bouger.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 1.600 – 1/500 ème – f/1.8

Performances optiques : vignettage

Tout comme le Nikon Z 24-70 mm f/4 S, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S vignette facilement à ses plus grandes ouvertures (de f/1,8 à f/2,8). Nikon a donc clairement fait le choix d’exploiter la vitesse de communication de sa monture Z pour laisser au boîtier le soin de corriger électroniquement les défauts de ses objectifs.

Pourquoi pas. Toujours est-il que si vous êtes allergique au vignettage, ne décochez pas l’option de correction automatique (activée par défaut), ce d’autant plus si vous photographiez essentiellement en JPEG.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/5.000 ème – f/1.8

Performances optiques : déformation et distorsion

La focale de 35 mm n’est pas vraiment sujette à la déformation ni à la distorsion. Avec son armada de lentilles asphériques et sa formule optique complexe, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S s’en sort haut la main à ce petit jeu. D’autant plus que, de toutes manières, il n’est pas possible de désactiver la correction automatique de la déformation dans le boîtier…

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/1.000 ème – f/2

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Qu’est-ce qui distingue une focale fixe lumineuse d’une très bonne focale fixe lumineuse ? Son aptitude (ou non) à déployer son plein potentiel dès la plus grande ouverture. Du coup, à quelle catégorie appartient donc ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ? Son f/1,8 est-il juste là pour sauver la mise lorsque la lumière manque, ou peut-on réellement l’exploiter en toutes circonstances, sans arrières pensées ?

Bonne nouvelle, ce 35 mm f/1,8 appartient à la deuxième catégorie, celle des focales fixes lumineuses qui ne le sont pas juste pour la frime. Pour autant, il n’est pas exempt de défaut.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/80 ème – f/1.8

Si le piqué au centre est très satisfaisant dès f/1,8, pour devenir très bon à f/2,8, il faudra fermer jusqu’à f/8 pour que l’objectif fasse preuve d’une presque parfaite homogénéité, avec des coins au même niveau que le centre.

Bon, ça, c’est histoire de chipoter et de couper les cheveux en quatre. Une fois de plus, dans la vraie vie, à moins que vous ne photographiez que des objets plats parfaitement de face (ce qui est le cas si vous êtes un spécialiste de la reprographie ou de la photographie d’œuvres d’art), ce léger manque d’homogénéité du Nikon Z 35 mm f/1,8 S n’aura rien de gênant.

Un petit mot du flare : il n’y en a tout simplement pas, à moins de vraiment vouloir le faire exprès. Mais dans l’écrasante majorité des cas, il faut bien reconnaître que le traitement nanocristal fait des miracles et que le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est capable de se sortir de situations de fort contraste, lumière de face, avec une facilité déconcertante.

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Afin d’emmener une parfaite cohérence dans la gamme, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S joue exactement la même partition que le Nikon Z 24-70 mm f/4 S en termes de rendu des couleurs : c’est neutre, c’est propre, rien ne dépasse.

Il en va de même pour les aberrations chromatiques : muselées, aux abonnés absents. Bref, si vous aimez les objectifs chirurgicaux, vous serez comblé. D’autres le trouveront sans âme ni caractère. Histoire d’attentes esthétiques et de point de vue philosophique…

Rendu optique : profondeur de champ

Avec la conjonction d’un capteur 24 x 36 mm, une ouverture f/1,8, un diaphragme à 9 lamelles, une mise au point minimale à 25 cm et une focale standard, il devrait y avoir moyen d’obtenir de faibles profondeurs de champ et de bien séparer son sujet de son arrière plan, cela même sans avoir à se coller contre lui.

En matière de bokeh, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S tient toutes ses promesses : c’es doux, c’est presque velouté, mais, conformément au reste de la signature esthétique, ça reste malgré tout très neutre.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/125 ème – f/1.8

Bien sûr, il ne faut pas vous attendre à des effets de profondeur de champ « au quart de poil » puisqu’après tout il ne s’agit « que » d’un 35 mm, mais par rapport au Nikon Z 24-70 mm f/4 S la latitude de jeu est appréciable.

Et, surtout, il faut se rappeler qu’à f/1,8, vous gagnez un peu plus de deux diaphragmes par rapport à f/4, ce qui en terme de vitesse d’obturation peut faire la différence, surtout en pleine nuit !

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez compléter votre zoom 24-70 mm f/4 de kit avec une focale fixe lumineuse à tout faire,
  • vous êtes un grand amateur de photographie de rue,
  • vous appréciez la polyvalence d’un 35 mm, aussi capable en paysage qu’en reportage, avec quelques incursions en portrait,
  • vous trouvez le 50 mm un peu trop long et serré,
  • vous prévoyez de l’associer avec le futur Nikon Z 20 mm f/1,8 S.

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si…

  • vous recherchez un objectif capable de fournir une très faible profondeur de champ,
  • vous aimez les objectifs avec un caractère esthétique affirmé,
  • vous possédez déjà le Nikon Z 50 mm f/1,8 S avec lequel il risque de faire doublon.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S : ma conclusion

Tout système photographique se doit d’avoir un 35 mm et un 50 mm (ou des équivalents), plutôt lumineux, polyvalents, capables de vous accompagner aussi bien en photographie de paysage que de rue, de photographier des fleurs flottant au vent que des enfants courant dans tous les sens. Et, cela tombe bien, Nikon a décidé de lancer son système hybride Z en le dotant d’emblée d’un 35 mm f/1,8 et d’un 50 mm f/1,8.

Mais d’ailleurs, pourquoi donc cette ouverture un peu bâtarde de f/1,8 ? J’y reviendrai. Pour le moment, qu’ai-je pensé de ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ?

Objectivement, il s’agit d’un bon objectif, difficile de le nier. Construit de manière sérieuse, disposant de nombreux joints d’étanchéité même au niveau de la monture, son autofocus est rapide, silencieux, précis, en un mot efficace. Le centre est bien piqué dès la pleine ouverture, et son très léger manque d’homogénéité n’a rien d’alarmant. Il passera d’ailleurs inaperçu dans la plupart des cas.

Point de déformation ni de distorsion, seul le vignettage entre f/1,8 et f/2,8 vient ombrer le tableau – et encore, sa correction automatique par le boîtier le rendra inaperçu. Les couleurs ? Neutres, propres, sans chichi, et même commentaire en ce qui concerne le bokeh.

En résumé : le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est une focale standard propre sur elle, très sobre, les ingénieurs de Nikon prouvent qu’ils maîtrisent bien leur sujet et n’ont fait aucun faux pas. Bien !

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/1.250 ème – f/1.8

Pourtant, pourquoi ce petit accent de déception dans cette conclusion ? C’est que, subjectivement, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S laisse comme un goût de pas assez, surtout au regard des 949 euros que Nikon demande pour le faire sien. Sa neutralité esthétique, chirurgicale, a un côté insipide qui, certes, colle à l’air du temps, mais ne permet pas vraiment de le distinguer des autres 35 mm f/1,8.

Il s’agit d’un objectif pragmatique, pas coup de cœur. Surtout, sa très bonne qualité de construction souligne d’autant plus, paradoxalement, sa pauvreté ergonomique : « tout ça pour un gros cylindre de quasiment quinze centimètres (avec le pare-soleil), avec juste une grosse bague en caoutchouc pour rompre la monotonie ? Eh bien, il faut aimer le dépouillement à la japonaise. »

En tant que focale fixe, il aurait été appréciable d’avoir un peu plus à se mettre sous la dent : une échelle de distance, des butées de mise au point, soyons fou, une bague de diaphragme dédiée (et décrantable) ! Un truc qui donne envie de manipuler l’objectif en tant qu’objet photographique que l’on est fier de posséder, et pas juste un side-kick à son boîtier pour lequel, au contraire, l’ergonomie et le plaisir tactile ont été particulièrement travaillés.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/60 ème – f/1.8

Bref, en se positionnant aussi haut du point de vue du tarif, avec un rendu aussi neutre et une ergonomie aussi dépouillée, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S laisse le champ libre aux opticiens tiers pour venir le titiller sur son propre terrain. Soit avec un tarif plus attractif (coucou Sigma), soit avec une stabilisation (coucou Tamron), soit avec un rendu plus marqué (coucou Samyang), soit avec une ergonomie plus garnie, soit avec tout cela en même temps.

En somme, à moins d’être follement amoureux de la focale 35 mm, d’avoir besoin d’une grande ouverture et d’en vouloir un absolument tout de suite, là, maintenant, je vous recommanderais plutôt d’attendre un peu et de voir ce que Nikon et/ou la concurrence proposeront dans le futur sur cette focale.

Cliquez sur la photo ci-dessous pour voir les photos réalisées pour ce test en pleine définition :

Test Nikon Z 35 mm f/1.8 S

Mais aussi … pourquoi f/1.8 ?

Pour boucler cette question, j’avais promis de répondre à la question « pourquoi f/1,8 ? », ce qui sous-entend « pourquoi pas f/1,4 ou f/2 ? ».

La réponse est assez simple, mais mérite néanmoins d’être posée noir sur blanc. D’un point de vue photométrique, passer à f/1,4 plutôt que f/1,8 permettrait certes de gagner 2/3 de diaphragme mais, compte tenu des excellentes aptitudes en haute sensibilité des Nikon Z 6 et Z 7, il est plus pratique de compenser ce manque de luminosité du côté de l’ouverture par des ISO plus élevés.

Toujours d’un point de vue photométrique, il n’y a pas de réel intérêt à préférer un f/1,8 plutôt qu’un f/2, puisqu’il n’y a qu’un tiers de diaphragme d’écart, mais une ouverture en « f/1,quelque-chose », psychologiquement, cela reste plus vendeur.

D’un point de vue pratique, opter pour du f/1,8 permet d’avoir un objectif moins gros et moins lourd qu’un f/1,4 (surtout qu’il est déjà plutôt encombrant), et surtout moins onéreux ! En regardant dans la gamme reflex, le 35 mm f/1,4 est trois fois plus cher que le f/1,8 !

Nikon a donc eu plutôt raison de se concentrer sur une ouverture plus « raisonnable », et de mettre le paquet du côté de la formule optique.

Enfin, d’un point de vue du positionnement dans la gamme, deux choses.

D’abord, un 35 mm f/1,8, cela laisse suffisamment de place pour un éventuel Nikon Z 35 mm f/2,8 S qui, s’il n’est pas prévu par la roadmap actuelle, trouverait aisément preneur pour peu qu’il combine bonnes performances optiques, grande compacité et tarif attractif (pas plus de 380/420 euros). En fait, quelque chose d’aligné sur le Sony Zeiss Sonnar T* FE 35 mm f/2,8 ZA qui existe pour les Sony Alpha 7/9.

Deuxième aspect : de toutes évidences, Nikon a l’ambition de bâtir une ligne de focales fixes cohérentes partageant toutes une même ouverture. F/2 aurait été le choix le plus simple à décliner du 20 mm au 85 mm : f/1,8 envoie le message que Nikon est plus ambitieux que les évidences, qui maîtrise son sujet en termes d’optiques, tout en ayant la sagesse et le pragmatisme nécessaire pour ne pas non plus partir dans les délires du f/1,4 qui imposeraient des objectifs bien trop chers, lourds et difficiles à concevoir – en fait, l’exact opposé de ce que Canon met en place avec sa ligne EOS R. Du coup, c’est carrément bien vu.

Mais cela ne change pas le fait que, très bon soit-il, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S manque de panache.

Présentation complète et fiche technique sur le site Nikon

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Test de l’écran BenQ SW2700PT : pourquoi utiliser un écran photo ?

Un écran photo « professionnel » sert-il à quelque chose ? Pour tenter de répondre à la question, j’ai proposé l’expérience suivante à un photographe : faire le test de l’écran BenQ SW2700PT, un écran photo pro au tarif raisonnable et nous dire ce qu’il constate.

La question du choix de l’écran revient souvent chez le photographe amateur qui n’a pas forcément investi dans un écran photo, qui pense que c’est un investissement important et que la différence ne se justifie pas autant que certains veulent bien le dire.  Voici de quoi en savoir plus.

Test de l'écran BenQ SW2700PT et pourquoi utiliser un écran photo ?

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Note : ce test a été réalisé par un photographe travaillant pour des clients particuliers comme industriels, habitué à calibrer son matériel, en partenariat avec la marque BenQ qui a prêté le matériel. Nous avons choisi l’écran BenQ SW2700PT pour son positionnement professionnel sans que le tarif ne soit dissuasif pour un photographe amateur (prix de vente TTC Mai 2019 : 699 euros).

Test de l’écran BenQ SW2700PT : pourquoi utiliser un écran photo ?

Je suis comme beaucoup de photographes, dès que j’ai un peu de budget pour du matériel photo, mon premier réflexe consiste à me demander si je n’aurais pas besoin d’un nouvel objectif, d’un nouveau boitier ou encore d’un flash ou de matériel de studio.

Jamais, jusqu’à présent, je ne me demandais s’il serait pertinent d’investir dans un écran photo professionnel. Pire, j’ai toujours eu le sentiment que ces écrans sont souvent présentés comme indispensables, mais au final s’il ne s’agit que de diffuser ses images sur Internet et les réseaux sociaux, à quoi bon investir ?

Autant dire que lorsque Jean-Christophe de Nikon Passion m’a proposé de faire le test de l’écran BenQ SW2700PT, j’ai sauté sur l’occasion. Cet écran, considéré comme professionnel par rapport aux écrans bureautiques habituels, pouvait-il m’apporter quelque chose ? C’était une belle occasion de mettre en perspective le matériel professionnel et mon écran plus standard.

Un point sur la situation de départ

J’ai acheté mon écran actuel, un Samsung SyncMaster F2380M, il y a dix ans. À l’époque, je m’étais interrogé sur la pertinence du choix de l’écran et j’avais opté pour ce modèle pour trois raisons :

  • il offrait un excellent niveau de contraste,
  • un écran large de 23” pour une taille raisonnable,
  • il était bien placé en terme de taux de rafraîchissement de l’image.

Ce dernier critère me semblait important car à l’époque je jouais beaucoup aux jeux vidéo, aussi pour un budget de 300 euros, c’était un bon choix.

Pour ce qui est de la gestion des couleurs, je dois bien avouer que j’ai compris très vite que quelque chose clochait. J’ai acheté une sonde colorimétrique x-Rite ColorMunki pour calibrer cet écran. À la suite de quoi, les choses sont revenues à la normale, du moins tant que je restais dans l’espace couleur sRGB.

Contexte de ce test

Vous avez probablement déjà lu les tests de sites spécialisés qui décortiquent les écrans dans les moindres détails et vous fournissent des graphiques détaillés sur la restitution des couleurs (le site d’Arnaud Frich par exemple).

Je ne vais pas faire de même ici, ces graphiques nécessitent un protocole de test bien précis, des comparaisons avec d’autres écrans, et pour passionnants qu’ils soient, il faut savoir les interpréter pour faire son choix, ce n’est pas évident pour tout le monde. Je vais donc m’attacher à vous livrer mon ressenti lors de ce test et ce que j’ai constaté par rapport à ma configuration personnelle.

Test de l'écran Benq SW2700PT

Test de l’écran BenQ SW2700PT : à droite le BenQ en test

L’écran BenQ SW2700PT : présentation

L’écran BenQ SW2700PT propose une dalle IPS de 27” pouces au ratio 16:9 (2560 x 1440 – pitch 0,21 – 108 ppp), mate, avec des noirs profonds, une ergonomie bien pensée et surtout une performance colorimétrique de haute voltige avec un spectre de couleur atteignant 99% du fameux Adobe RGB (100% sRVB, 100% Rec709).

Si la notion d’espace colorimétrique vous est inconnue, lisez cet article. Pour faire simple, retenez qu’il y a une différence importante entre ce que votre œil peut percevoir en matière de couleurs et ce qu’un écran est capable de restituer.

L’espace sRGB est utilisé par tout le monde ou presque, en particulier sur Internet.

L’espace Adobe RGB contient plus de nuances de couleurs, notamment dans le vert. Il permet un rendu plus fidèle de vos photos, ce qui est utile si vous faites des tirages (impression ou labo pro).

La taille de cet écran impressionne : il est immense ! Avec 27” et une résolution QHD de 2560 x 1440 pixels (4x Full HD), j’ai eu l’impression de plonger dans l’image. La sensation est même vertigineuse au début, il m’a fallu quelques jours pour m’y habituer.

Après cette période d’adaptation, il faut reconnaître que cette taille est un bel atout : voir son image en grand et accéder en même temps aux outils de Photoshop et Lightroom (et au mode double écran), c’est confortable.

Ergonomie

D’un point de vue fonctionnel, l’écran BenQ SW2700PT propose la fameuse casquette antireflet, plusieurs prises DVI et HDMI. Il fait aussi fonction de Hub USB avec deux prises 3.0 sur le côté et même un lecteur de cartes SD. C’est assez pratique !

L’écran est très facilement orientable, il peut même pivoter à 90° pour passer en mode portrait, à condition que vous ayez suffisamment de longueur de câble et de la place sur votre bureau pour une telle rotation !

Point plus anecdotique à mon sens, le BenQ SW2700PT possède une télécommande filaire placée sous l’écran qui permet d’avoir jusqu’à trois raccourcis rapides. Par défaut, ils sont réglés pour changer l’espace colorimétrique en un clic, avec d’abord Adobe RGB, sRGB puis noir et blanc. Ces touches sont personnalisables, mais je ne leur ai pas trouvé une réelle justification d’usage.

Restitution des couleurs

L’une des promesses de ces écrans professionnels, c’est que non seulement ils peuvent afficher plus de couleurs, mais aussi que la calibration est faite avec rigueur en usine. En sortant l’écran du carton vous devez pouvoir l’utiliser sans rien toucher.

À ce petit jeu, le BenQ SW2700PT ne fait pas exception. A peine connecté, les couleurs m’ont semblé cohérentes. Pour en avoir le cœur net j’ai utilisé une sonde de calibration pour comparer le nouveau profil au profil installé par défaut.

Il n’y avait pratiquement aucune différence, si ce n’est une très légère dominante magenta, à peine perceptible. En comparaison, lorsque je calibre mon Samsung SyncMaster F2380M j’ai souvent un choc en voyant l’avant/après car l’écran finit toujours par virer vers le bleu.

sRGB vs Adobe RGB : une comparaison difficile

Si vous avez du mal, comme moi, à interpréter les graphiques scientifiques des testeurs d’écran, il est difficile de comparer un écran sRGB et un écran Adobe RGB, pour deux raisons.

La différence de couleurs affichables entre les deux espaces n’est pas si importante, et est surtout concentrée dans les verts. Certes, l’œil humain est plus sensible au vert qu’aux autres couleurs, et cela a un impact sur l’ensemble des nuances, mais ce n’est pas si flagrant (du moins pour moi).

Une image en Adobe RGB sur un écran sRGB est très saturée.

Une image en sRGB sur un écran Adobe RGB paraît terne. Il est donc difficile de comparer simplement les rendus de l’un et l’autre profil en se basant sur notre seule vision.

Enfin, une photo en sRGB sur un écran sRGB calibré est a priori bien restituée, de même qu’une image en Adobe RGB sur un écran tel que le BenQ SW2700PT s’affichera superbement.

En bref, vous aurez bien du mal à vous faire un avis sur les performances de tel ou tel espace colorimétrique tant que vous resterez dans l’affichage digital. Seule l’objectivité du scientifique saurait faire la différence, celle du photographe un peu moins…

Un test parlant…

J’ai effectué ce test en utilisant des dégradés de couleurs identiques placés sur les deux écrans, le mien et le BenQ SW2700PT, puis j’ai pris l’ensemble en photo. J’ai bien évidemment utilisé une charte de couleur pour que la balance des blancs soit correcte.

Voici les résultats :

Test de l'écran BenQ SW2700PT

Dans les rouges, les différences ne sont pas très visibles. Je note malgré tout une plus grande densité des nuances au centre de l’image pour l’écran BenQ SW2700PT (à droite), ainsi que sur les hautes lumières. J’y vois plus de détails.

Test de l'écran BenQ SW2700PT

Comme on pouvait s’y attendre, c’est dans les verts que la différence est la plus notable. Notez comme les couleurs sont plus profondes, plus vibrantes sur l’écran BenQ. Le résultat est sans appel.

test de l'écran BenQ SW2700PT

Pour les bleus, je ne constate quasiment aucune différence, tout au plus une légère dominante magenta sur l’écran Samsung (à gauche).

test de l'écran BenQ SW2700PT

Comme pour le vert, le jaune souffre d’un écart très marqué entre les deux écrans. Sur la gauche, l’écran Samsung tire sur les tons verts alors que l’écran BenQ à droite est bien plus chaud et fidèle.

test de l'écran BenQ SW2700PT

test de l'écran BenQ SW2700PT

Pour le cyan et le magenta, je ne constate pas de différence importante. Les deux écrans sont très similaires.

test de l'écran BenQ SW2700PT

Détail amusant, même sur un dégradé du noir vers le blanc, il existe une différence de couleur. L’écran Samsung tire vers le bleu dans les valeurs sombres tandis que l’écran BenQ semble plus neutre.

L’impression : le vrai test ?

Une imprimante de bonne qualité possède un espace colorimétrique à mi-chemin entre le sRGB et le Adobe RGB. Cela donne en théorie un avantage à l’écran BenQ SW2700PT par rapport à mon vieux Samsung.

Pourquoi ? Parce que vous devriez être en mesure d’afficher sur l’écran les couleurs de votre photo telles qu’elles seront réellement imprimées. Ce qui vous permet d’adapter le rendu colorimétrique pour que l’impression soit la plus fidèle possible (c’est le problème numéro 1 des photographes qui font des tirages).

Notez que j’ai utilisé le conditionnel dans le précédent paragraphe car rien n’est aussi simple. Pour commencer, afin d’optimiser vos chances de réussite, vous devez créer un profil ICC pour le couple imprimante/papier. Dans mon cas, je possède une imprimante photo Canon MG8150 et j’ai utilisé le papier haute qualité Canon Platinum.

Toujours à l’aide de ma sonde ColorMunki Photo j’ai calibré le couple papier/imprimante. Si vous ne disposez pas d’une sonde, vous pourrez peut-être trouver le profil ICC dont vous avez besoin sur Internet, mais pour être honnête, c’est assez difficile.

Ensuite, vous pourrez utiliser le profil dans Lightroom ou Photoshop pour simuler l’impression (fonction SoftProofing ou épreuvage en français). Avec son espace colorimétrique plus grand, le BenQ SW2700PT montre un rendu sensiblement plus vif que le Samsung comme vous pouvez le voir sur les photos suivantes.

test de l'écran BenQ SW2700PT

test de l’écran BenQ SW2700PT : capture d’écran du BenQ SW2700PT

Test de l'écran BenQ SW2700

test de l’écran BenQ SW2700PT : capture d’écran du Samsung F2380M

Ceci soulève un autre problème : les capacités réelles de votre imprimante. Comme nous l’avons vu plus haut, l’imprimante possède en théorie un espace colorimétrique plus grand que l’espace sRGB. Mais en cochant la case “couleurs non imprimables” dans Photoshop, on peut constater que c’est loin d’être toujours le cas… du moins en ce qui me concerne.

test de l'écran BenQ SW2700PT

test de l’écran BenQ SW2700PT

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir en gris toutes les parties de l’image que mon imprimante ne pouvait restituer et qui ont alors été automatiquement remplacées par la couleur la plus proche dans le spectre imprimable. Dans ce cas, il est difficile d’obtenir un rendu cohérent et constant.

En revanche, si vous faites appel à un laboratoire professionnel, ou que vous possédez une imprimante photo très performante, vous pourrez alors très certainement avoir un rendu bien plus fidèle entre l’image affichée à l’écran et l’image imprimée.

test de l'écran BenQ SW2700PT

Pour information, vous pouvez voir sur la photo ci-dessus le scan du rendu imprimé. Bien que l’image ait été profondément altérée au niveau des couleurs imprimables, on est quand même plus proche de la prévisualisation BenQ que Samsung.

Test de l’écran BenQ SW2700PT : en conclusion

Avant d’avoir testé cet écran je pensais maîtriser la couleur de mes images. Je me rends compte maintenant que j’étais dans le faux depuis toutes ces années. L’écran BenQ SW2700PT offre effectivement un rendu des couleurs que mon vieil écran, même calibré, ne peut atteindre.

Pour autant, ce handicap ne m’a jamais posé problème dans mon travail de photographe, sauf pour les quelques fois où j’ai dû faire des tirages ou reproduire des couleurs bien précises pour des clients.

Nous vivons dans l’ère du sRGB. Tous les écrans sont en sRGB, Internet est en sRGB. Pire, l’immense majorité de ceux qui voient vos photos le font sur un écran pas calibré (parfois même un écran TV !). Autant dire qu’avoir la maîtrise sur la colorimétrie de vos images est un vœu pieux.

Toutefois, si je devais aujourd’hui acheter un nouvel écran, je prendrais sans hésiter ce BenQ SW2700PT, car qui peut le plus peut le moins. Il vous permet d’être confiant dans la restitution des couleurs de vos photos, et si quelqu’un pense le contraire, sous réserve que vous ayez calibré l’ensemble, vous saurez que ce n’est pas votre écran qui est en cause.

Enfin, le dernier argument de poids en faveur de cet écran, c’est son prix. Quand les écrans pros de certaines marques concurrentes coûtent 3 à 4 fois plus cher, le BenQ SW2700PT se trouve au tarif plus raisonnable de 699 euros TTC chez la plupart des revendeurs comme Miss Numerique, Digit Photo, Le Cirque …

Vous trouvez que c’est encore trop cher pour un écran ? Le BenQ SW240 de 24” est une alternative qui ne vous coûtera que 450 euros TTC, soit un tarif proche de celui d’un écran bureautique avec des performances bien supérieures. De quoi sauter le pas sans trop se poser de question.

Merci à BenQ pour le prêt de l’écran et à Nicolas Kalogeropoulos qui s’est prêté au jeu du test.

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Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, le zoom des portraitistes ?

Tamron annonce le nouveau Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di OSD VC, un zoom pour reflex plein format Nikon et Canon pré-annoncé lors du récent CP+ au Japon.

Ce zoom, présenté par la marque comme l’outil idéal pour les portraitistes, peut-il revendiquer ce titre ? Revue de détails.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Tous les zooms Tamron chez Miss Numerique

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, présentation

La gamme Tamron d’optiques pour reflex se renforce de mois en mois en attendant que l’opticien indépendant veuille se pencher sur le cas des hybrides Nikon.

Auparavant spécialiste des zooms à tout faire entrée de gamme, Tamron a désormais acquis ses lettres de noblesse avec des objectifs de bien meilleure qualité, qu’il s’agisse de la qualité d’image comme de la construction.

Les zooms sont les objectifs les plus diffusés par Tamron, bien que la série d’optiques à focale fixe n’ait pas à rougir. Mais le marché de la photographie étant ce qu’il est, de nombreux amateurs préfèrent les zooms qui évitent de changer d’objectif en cours de journée et, surtout, leur permettent de penser « je peux tout faire parce que j’ai un zoom polyvalent« .

Tamron l’a bien compris qui multiplie les références, et ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est un parfait exemple de ce qu’un opticien indépendant peut proposer : un zoom spécialisé polyvalent, ici à destination des portraitistes.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Pourquoi les portraitistes ? Tamron part du principe que le portrait suppose l’utilisation de plusieurs focales, et donc de plusieurs objectifs à focale fixe. Ce zoom peut remplacer ces objectifs avec :

  • la focale de 85 mm, une des focales favorites des portraitistes (voir pourquoi),
  • les courtes focales pour le portrait en plan large (35 mm),
  • les plus longues focales pour le portrait en plan serré (150 mm).

Cette plage de focale est en effet plus intéressante pour le portrait que celle d’un 24-120 mm par exemple, dont la position 24 mm déforme et dont la position 120 mm peut s’avérer un peu courte.

Toutefois les optiques à portrait ont aussi des ouvertures maximales importantes, f/1.8 ou f/1.4 pour les meilleures comme le Nikon AF-S 105mm f/1.4. Avec une ouverture maximale de f/2.8 à 35 mm et de f/4 à 150 mm ce zoom est en retrait face aux meilleures focales fixes, le principe même d’un zoom à large plage focale imposant des contraintes en matière d’ouverture maximale.

Plus qu’en remplacement de focales fixes, ce zoom peut devenir intéressant en remplacement d’un duo 24-70 mm f/2.8 + 70-200 mm f/2.8, deux zooms que les portraitistes apprécient aussi, le second en particulier. Les ouvertures maximales sont alors proches, et le tarif du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, bien que non dévoilé encore au moment de la publication de cette présentation, devrait être bien plus abordable que celui du couple précédemment cité.

Tamron 35 -150 mm + Tamron 17-35 mm

Tamron 35-150 mm à gauche, Tamron 17-35 mm à droite

Notez également que les portraitistes ne seront pas les seuls à apprécier cette plage focale qui convient bien, à la focale 24 mm près, au reportage et à la photo de voyage, dans le pur esprit Tamron « je passe partout ». Pour une complétude parfaite, pensez au zoom Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD !

Performances et caractéristiques du Tamron 35-150 mm

Formule optique

Le test à venir dès que l’optique sera disponible nous en dira plus sur les performances. A la lecture de la fiche technique, notons la mise en oeuvre d’une formule optique associant trois éléments en verre LD (faible dispersion) hautes performances à trois éléments à lentilles asphériques hybrides. Tamron revendique une parfaite adéquation avec les reflex riches en pixels comme le Nikon D850 (45 Mp) ou le Canon EOS 5DS (50 Mp).

Formule optique Tamron 35 -150 mm

la formule optique du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Toujours selon la marque, la formule optique a été calculée pour optimiser les résultats autour de la focale 85 mm, référence une fois de plus aux portraitistes. Le revêtement BBAR (Broad-Brand Anti-Reflection) qui supprime les réflexions internes de la lentille afin de minimiser les traces d’images fantômes et les reflets, complète ces spécifications.

La distance de mise au point minimale est de 0,45 m sur toute la plage focale, vous pourrez sans crainte vous approcher de votre sujet pour un portrait en plan très serré.

Autofocus

Tamron autofocus fonctionnement

la motorisation autofocus à moteur continu OSD Tamron

Tamron nous a habitués à proposer un autofocus rapide, précis et silencieux sur ses dernières générations d’objectifs (comme le 70-200 mm f/2.8 G2). Ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD dispose lui-aussi d’un tel module AF, avec moteur à courant continu OSD (Optimized Silent Drive) par contre, introduit avec le Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD. Cette motorisation OSD réduit le bruit de commande (par rapport aux objectifs équipés d’un moteur à courant continu non OSD) et améliore la précision et la vitesse de mise au point automatique.

Stabilisation

Tamron stabilisation fonctionnement

éclaté du système de stabilisation Tamron VC

Avec un gain annoncé de 5 stops, le système VC Tamron historique est ici amélioré grâce à un processeur indépendant dédié. Cette stabilisation pourra compenser en partie l’ouverture maximale modeste à 150 mm, en vous permettant d’opter pour un temps de pose un peu plus long sans trop risquer le flou de bougé.

Diaphragme

Le mécanisme de diaphragme de cet objectif met en oeuvre 9 lames. Tamron précise que le diaphragme reste presque parfaitement circulaire jusqu’à deux crans à partir de l’ouverture maximale.

Tamron diaphragme fonctionnement

le diaphragme à 9 lames du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Construction et finition

Voici un autre point que Tamron a bien compris : la qualité de finition est au moins aussi importante que la qualité d’image lorsque vous choisissez un objectif. Le look de l’objectif est un autre point auquel le photographe amateur tient, car n’oublions pas que la photographie est une passion pour beaucoup et qu’utiliser une optique que l’on aime regarder est important.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm avec son pare-soleil

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD reprend le design de la série G2, sobre et plutôt élégant. En matière de construction, il dispose de joints au niveau de la monture d’objectif et aux emplacements critiques. L’infiltration de l’humidité et de la pluie est réduite.

La lentille frontale dispose d’un revêtement au fluor facilitant l’évacuation des gouttes d’eau et des impuretés (graisses, poussières, traces de doigts).

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

les joints de protection du Tamron 35-150 mm

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est bien évidemment compatible avec la console Tamron TAP-in. Celle-ci est désormais quasiment obligatoire, elle vous permet de procéder à la mise à jour du firmware de l’objectif, à la personnalisation des réglages de la stabilisation et des commandes. C’est cette console qui permet de mettre à jour un objectif Tamron pour le rendre compatible avec les hybrides Nikon Z 6 et Z 7 (lorsque c’est possible, voir ici).

Disponibilité et tarif

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD sera disponible le 23 Mai 2019 en monture Nikon et le 20 Juin 2019 en monture Canon.

Le tarif n’est pas communiqué au moment de la publication de cet article, une habitude qu’ont pris les opticiens indépendants, et qui leur permet probablement de sentir les réactions du marché avant d’annoncer les tarifs finaux. La démarche se comprend, toutefois elle n’aide pas à l’analyse et aux recommandations préalables, ce qui est dommage.

Premier avis sur ce Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Tamron poursuit sur sa lancée : proposer des objectifs compatibles dont la qualité, la construction et les performances sont très proches de celles des marques de boîtiers, pour ne pas dire équivalentes parfois. La série G2 a fait ses preuves, ce nouveau Tamron 35-150 mm ne devrait donc pas décevoir sur ces points.

Reste un positionnement bien particulier qui peut plaire ou non. Pour couvrir l’intégralité d’une plage focale « idéale » il vous faudra compléter ce 35-150 mm d’un 17-35 mm, et de ce fait utiliser deux objectifs. L’argument de l’objectif à tout faire tombe.

Si vous êtes portraitiste, vous risquez de buter sur les ouvertures maximales limitées, et de préférer investir dans un nombre limité de focales fixes (par exemple 85 et 105 mm) plus performantes ouvrant à f/1.8 ou f/1.4. Le tarif reste alors conséquent, et en l’absence de tarif pour ce zoom, difficile d’en dire plus si ce n’est qu’il ne devra pas approcher celui de chaque focale fixe pour rester concurrentiel.

Un 24-120 mm, certes moins adapté au portrait photo, couvre une plage de focales plus intéressante en reportage. Un 70-200 mm f/2.8 est plus attirant pour le portrait en plan serré, et vous êtes nombreux à disposer déjà d’un 35 ou d’un 50 mm à grande ouverture en complément.

Sauf à ce que le tarif de ce Tamron 35-150 mm soit particulièrement attractif, et que ses performances soient exceptionnelles sur toute la plage focale, ce qui est envisageable si l’on en croit les résultats obtenus avec le Tamron 100-400 mm lors du test, il est bien possible que la diffusion de cette optique s’avère plus confidentielle que celles des zooms trans-standard habituels.

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, fiche technique

  • modèle : A043
  • plage focale : 35 – 150 mm
  • ouverture maximale : f/2,8-4
  • angles de vue (diagonale) : 63°26′ – 16°25′ (pour reflex plein format)
  • formule optique : 19 éléments répartis en 14 groupes
  • mise au point rapprochée : 0.45 m  sur toute la plage focale
  • rapport de grossissement : 1 :3.7 (f=150 mm)
  • diamètre de filtre : 77mm
  • diamètre maximum : 84mm
  • longueur : pour Nikon 124.3 mm, pour Canon 126.8 mm
  • poids : pour Nikon 790 g, pour Canon 796 g
  • lamelles d’ouverture : 9 (diaphragme circulaire)
  • ouverture minimale : f/16-22
  • stabilisateur d‘image : 5 stops (norme CIPA)
  • accessoires fournis : pare-soleil et bouchons
  • montures compatibles : Nikon F, Canon EF

Source : Tamron

Tous les zooms Tamron chez Miss Numerique


Samyang MF 14 mm f/2.8 Z et 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z hybrides, les premières optiques Z compatibles

Samyang fait d’une pierre … trois coups ! Non content d’annoncer un 85 mm f/1.4 autofocus pour les reflex Nikon, l’opticien coréen tire le premier avec deux optiques en monture Z pour les Nikon hybrides, les Samyang MF 14 mm f/2.8 Z et Samyang MF 85 mm f/1.4 Z.

En adaptant à la monture Z deux de ses optiques les plus appréciées, Samyang inaugure une gamme d’objectifs pour Nikon hybrides qui va permettre aux Z 6 et Z 7 d’étendre le champ de leurs possibilités.

Samyang Nikon Z, objectifs compatibles hybrides Nikon

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique

Samyang MF 14 mm f/2.8 et 85 mm f/1.4 pour Nikon Z hybrides, présentation

Nikon a introduit sa nouvelle monture Z avec les hybrides plein format Nikon Z 6 et Z 7 en août 2018. Depuis, plusieurs optiques Nikon Z sont arrivées, dont le tout récent Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S.

Toutefois la gamme d’optiques Z reste encore restreinte, et les opticiens indépendants comme Tamron ou Sigma n’ont pas annoncé leurs plans. Tamron complète ses gammes pour d’autres marques tandis que Sigma s’est lancé dans une histoire d’amour avec Leica et Panasonic qui semble occuper toutes les troupes (voir l’avis de Mizuwari sur le sujet …).

Pas peu fier, j’imagine, de griller ainsi la priorité à ses concurrents, Samyang tire donc le premier et annonce la déclinaison de deux de ses optiques en monture Z, les Samyang MF 14 mm f/2.8 Z et Samyang MF 85 mm f/1.4 Z.

Vous avez bien lu MF : Manual Focus, ce qui signifie que ces deux objectifs n’embarquent pas (encore ?) le module autofocus des versions récentes pour Nikon F. Avec un hybride il y a moindre mal puisque la mise au point manuelle est bien plus simple à réaliser que sur un reflex (Focus Peaking et loupe vous aident). De plus à 14 mm la profondeur de champ est très grande, ce qui vous laisse un peu de marge et à 85 mm la précision nécessaire est donnée par le viseur électronique. Oui mais quand même, c’est un peu dommage alors que Samyang annonce le même jour la version autofocus du 85 mm f/1.4 F.

Relevons toutefois le fait que Samyang a osé se lancer et ça c’est bien. Tant pis pour les autres en face. Et ça tombe bien car ce qui manque dans la gamme d’optiques Nikon Z ce sont justement des focales fixes. Nikon propose un 35 mm et un 50 mm ouvrant à f/1.8 mais pas plus. Avec le 14 et le 85 Samyang, vous pouvez couvrir une plage focale bien plus intéressante si vous préférez les focales fixes aux zooms.

Reste à savoir ce que ces optiques Samyang pour Nikon Z ont dans le ventre. Car la monture Nikon Z est exigeante : son très court tirage mécanique offre d’énormes possibilités aux opticiens pour concevoir des optiques exceptionnelles, particulièrement en grand-angle (et le 14 mm est un ??). Encore faut-il l’exploiter, ce qui ne semble pas être le cas chez Samyang puisque les formules optiques des versions Z sont celles des versions F.

Faute de pouvoir disposer encore de ces deux nouvelles optiques pour vous proposer deux tests complets, voici les caractéristiques de ces Samyang pour Nikon Z.

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z pour Nikon

Présentation

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 pour reflex Nikon est connu, c’est une optique qui donne des résultats très corrects pour son prix et n’a pas à rougir face aux concurrents plus onéreux. Samyang a manifestement repris sa formule optique et l’a adaptée à la monture Z. Monture, contacts électriques et transmission des données au boîtier font de ce 14 mm une optique compatible Nikon Z de façon native.

Reste à vérifier si la formule pensée pour le reflex saura tirer parti de la monture Z, ce n’est pas gagné d’avance. Reste qu’à 469 euros, ce 14 mm f/2.8 Z a le mérite d’exister et de vous éviter le recours à la bague FTZ, son encombrement et ses incompatibilités notoires chez Tamron et Sigma (en savoir plus).

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Caractéristiques

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 Z dispose d’une formule optique à 14 éléments en 10 groupes, la distance minimale de mise au point est fixée à 0,28 m tandis que l’angle de champ est de 115,7°. Le diaphragme comporte 6 lames.

La construction robuste Samyang fait de ce 14 mm Z un objectif de bonne taille avec 124,1 mm de longueur pour 810 grammes. La différence avec la version F est sensible, celle-ci mesurant 96,3 mm pour 530 grammes. Notez que les courbes MTF données sur le site Samyang sont les mêmes pour les deux versions de cette optique, la Z et la F.

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Tarif

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 Z est vendu 469 euros, soit 110 euros de plus que la version F. Le Nikon AF-S 14 mm f/2.8D ED est vendu quant à lui 1549 euros mais il est autofocus tout en nécessitant la bague FTZ. Ce Samyang, même s’il n’excelle pas comme les optiques Nikon Z, a donc quelques atouts dans son jeu.

En savoir plus sur le site Samyang

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z pour Nikon

Présentation

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Le 85 mm f/1.4 est une des optiques Samyang les plus connues, avec sa construction robuste, ses performances de très bon niveau et son tarif compétitif face aux tenors de la catégorie. Samyang a eu une riche idée en décidant de décliner cette optique en monture Z même si comme pour le 14 mm il s’agit d’une adaptation mécanique et électrique plus qu’une refonte complète de la formule optique et de l’optique.

Nikon n’a encore aucune focale fixe de 85 mm dans sa gamme Z, et l’AF-S 85 mm (f/1.4 ou f/1.8) nécessite l’utilisation de la bague FTZ, Samyang marque donc un point en terme de compatibilité. Les performances de cette optique, même si elles ne devraient guère progresser en version Z, en font un objectif à considérer si vous n’êtes pas déjà équipé. La mise au point manuelle peut toutefois être un frein, Focus Peaking et loupe vous aideront au besoin.

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Caractéristiques

Même combat dans la catégorie 85 mm que dans celle des 14 mm, Samyang capitalise sur son 85 mm manuel pour proposer cette déclinaison Nikon Z. La formule optique est donc héritée de la version Nikon F manuelle, avec 9 éléments en 7 groupes, un diaphragme à 8 lames, une mise au point minimale de 1m (1,1m pour la version F) et un diamètre de filtre de 72 mm.

Tout comme le 14 mm Z, le 85 mm Z prend de l’embonpoint, il mesure 102,7 mm au lieu de 98,7 mm pour le F et pèse 10 grammes de plus à 740 grammes.

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Tarif

La stratégie Samyang fait à nouveau son effet avec ce 85 mm f/1.4 pour Nikon Z. Vendu 399 euros, c’est certes un tarif proche de celui de la version F mais ce sont près de 120 euros de moins que le Nikon AF-S 85 mm f/1.8G et … 1290 euros de moins que le Nikon AF-S 85 mm f/1.4. Certes, ces optiques ne sont pas directement comparables, mais si Nikon sort un 85 mm f/1.4 Z je doute qu’il coûte bien moins cher que la version F actuelle. Le Samyang MF 85 mm f/1.4 Z devrait rester intéressant un bon moment encore si l’absence d’autofocus ne vous freine pas.

En savoir plus sur le site Samyang

Des photos avec ces objectifs Samyang pour Nikon Z

Samyang n’a pas encore diffusé de séries d’images tests pour ces optiques Nikon Z, voici les visuels présentés lors du lancement.

Daniel Gangur - Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z pour Nikon Z
Photo (C) Daniel Gangur

Daniel Gangur - Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z pour Nikon Z
Photo (C) Daniel Gangur

Daniel Gangur - Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z
Photo (C) Daniel Gangur

Johannes Trabola - Samyang 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z
Photo (C) Johannes Trabola

Source et visuels : Samyang

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique


Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon, autofocus et bokeh à la clef

Samyang annonce l’arrivée d’un nouvel objectif à mise au point autofocus compatible avec les reflex Nikon, le Samyang AF 85 mm f/1.4 F. La gamme Samyang compte désormais deux optiques AF pour Nikon, voici les quelques informations disponibles à ce jour en attendant un prochain test.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F

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Samyang AF 85 mm f/1.4 F : autofocus et bokeh

Samyang propose depuis de longues années des optiques à mise au point manuelle pour plusieurs marques d’appareils photo dont Nikon. Ces optiques, appréciées pour leur construction et leur tarif attractif, ont gagné en qualité d’années en années et concurrencent désormais les objectifs des marques et opticiens indépendants comme Tamron, Tokina ou Sigma. Les tarifs ont augmenté en proportion mais n’atteignent pas encore, loin s’en faut, ceux des marques et opticiens indépendants les plus connus.

Les premières générations d’objectifs Samyang en monture F sont compatibles avec les reflex Nikon, mais pas avec leur module autofocus, ce qui freine encore les photographes désireux d’utiliser la mise au point automatique. Samyang, à l’écoute du marché, a donc lancé l’étude d’objectifs autofocus et le premier modèle est arrivé mi-2018, il s’agit du Samyang AF 14 mm f/2.8 F (voir le test complet).

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le nouveau Samyang AF 85 mm f/1.4 F est le second modèle de la gamme à bénéficier de l’autofocus. En attendant de pouvoir tester cette nouvelle optique, voici les caractéristiques annoncées par la marque.

Le module autofocus est du type Dual type LSM (Linear Supersonic Motor), assurant une mise au point rapide et précise selon la marque. Un commutateur AM/MF placé sur le fût de l’objectif permet de désactiver l’autofocus au besoin.

La formule optique comprend 9 éléments répartis en 7 groupes, dont une lentille asphérique. La distance minimale de mise au point et fixée à 0,9 m tandis que le diamètre de filtre est de 77 mm. Le bokeh est annoncé comme superlatif grâce au diaphragme à 9 lames et ouverture circulaire.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le revêtement des lentilles est du type Samyang Ultra Multi Coating, comme chez les autres opticiens ce traitement diminue l’effet de flare et les images fantômes. Samyang annonce une protection contre la poussière, la pluie et la neige grâce à plusieurs joints d’étanchéité.

Des photos avec le Samyang AF 85 mm f/1.4 pour Nikon

Samyang 85 mm Francesca Dani

Nikon D810 – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 250 – f/1.4 – 1/640 sec.
Photo (C) Francesca Dani

Samyang 85 mm Francesca Dani

Nikon D810 – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 50 – f/1.4 – 1/3200 sec.
Photo (C) Francesca Dani

Samyang 85 mm Peter Adam

Nikon D810A – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 200 – f/2 – 1/1000 sec.
Photo (C) Peter Adam

Dimensions et tarif

Avec un poids de 480 grammes pour 7,45 cm de long, ce Samyang AF possède des mensurations dans la moyenne basse pour un 85 mm puisque le Nikon AF-S 85 mm f/1.4 G mesure 8,6 cm et pèse 595 grammes.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le tarif est lui-aussi en faveur du Samyang, et de loin, puisqu’il vous en coûtera 699 euros pour l’acquérir tandis que le Nikon équivalent est facturé 1599 euros (voir ici par exemple) et le Sigma 1099 euros (voir ici).

Difficile de se prononcer sur les performances de cette optique encore, mais il y a fort à parier qu’elle soit suffisamment performante pour satisfaire les photographes qui ne peuvent justifier l’investissement dans un 85 mm f/1.4 Nikon ou Sigma mais souhaitent bénéficier néanmoins des avantages de la grande ouverture f/1.4 pour le portrait par exemple. Sans égaler les performances du 85 mm Nikon, la version manuelle de ce 85 mm f/1.4 ne déçoit pas quant à elle depuis sa sortie.

Source: Samyang

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