nikonpassion.com

Page 1 / 1


Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Tamron vient d’annoncer son premier zoom en monture Z native pour Nikon hybrides, le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD.

Cette optique, compatible avec les Nikon Z APS-C et plein format, signe le retour de Tamron chez Nikon, et le début d’une nouvelle offre en monture Z entièrement compatible. Le début d’une nouvelle longue histoire ?

MàJ : le test de cet objectif est disponible ici.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : présentation

Il y a belle lurette que Tamron n’avait plus annoncé d’objectif pour Nikon, le dernier en date sauf erreur de ma part étant le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD en juin 2019. La pandémie est passée par là, le marché du reflex est en train de passer aux oubliettes, et il n’y en avait que pour Sony ou, plus récemment Fujifilm. Ajoutons aussi que Nikon n’avait pas forcément décidé d’ouvrir la licence de sa monture Z comme c’était le cas précédemment avec la monture F.

Les opticiens chinois l’ont bien compris qui ne se sont pas privés d’occuper le marché avec des optiques pour Nikon Z qui ne sont bien souvent que des adaptations des versions reflex, développées pour toutes les marques de boîtiers et adaptées ensuite à chaque monture. Pour la monture Nikon Z l’adaptation consiste à intégrer une mini-bague FTZ qui autorise le montage mécanique sur les hybrides. Bien, mais peut mieux faire.

Toutefois quelques signes avant-coureurs pouvaient nous faire penser que les opticiens japonais n’allaient pas se laisser tailler des croupières ainsi par leurs amis mais néanmoins concurrents chinois. Nikon a sorti un NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ces derniers mois qui ressemble étrangement au même modèle Tamron. Les parts de marché des hybrides Nikon ont joliment progressé, en particulier depuis l’annonce du Nikon Z 9 et la possible arrivée d’un Nikon Z 8 dans les prochains mois.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Le premier qui tire a souvent raison, et Tamron s’est décidé à être ce premier en attendant que Sigma se réveille (ou pas). Fort d’un partenariat de longue date avec Nikon, et d’une licence officielle pour les montures F et Z désormais, il n’en fallait pas plus à la marque de Saitama pour annoncer son tout premier véritable objectif Nikon Z, un zoom qui complète presque à merveille le 28-75 mm f/2.8 NIKKOR Z.

Ce zoom reprend les caractéristiques principales du Tamron 70-300 mm pour Sony FE sorti en octobre 2020. Bien que la marque n’ait pas communiqué encore la fiche technique détaillée de cette optique, il y a fort à parier qu’elle sera très proche de celle de la version Sony, tout en tenant compte des particularités de la très grande monture Z.

Variant de f/6.3 à 300 mm à f/4.5 à 70 mm, l’ouverture de ce 70-300 mm ne lui permet pas de concurrencer le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, il n’en a ni l’ambition, ni le tarif. Par contre, avec 150,3 mm de longueur, ce zoom s’avère le plus court du marché à l’heure ou j’écris ces lignes et pour cette catégorie. Son poids modeste de 580 gr. lui permet de se faire oublier, en particulier sur un hybride Nikon Z plein format.

La formule optique comprend 15 éléments répartis en 10 groupes, dont une lentille en verre LD (Low Dispersion, faible dispersion). Tamron revendique des images « nettes et contrastées sur toute la plage focale » grâce à l’utilisation du revêtement BBAR antireflets.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Là où l’on attend ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD c’est sur l’autofocus, car l’hybride est bien plus exigeant que le reflex en la matière. L’autofocus Sony fonctionne sur un principe différent de celui des Nikon Z (chaque marque a sa recette). Tamron a donc du, en toute logique, faire le nécessaire pour que ce zoom soit aussi réactif et précis que les zooms NIKKOR Z.

Il intègre une motorisation RXD (Rapid eXtra-silent stepping Drive) et Tamron précise que cette version « modèle A047 » s’adresse aussi aux vidéastes dont le besoin est de pouvoir faire la mise au point dans le plus grand silence.

Autre caractéristique à ne pas négliger lorsqu’il s’agit d’une optique pour hybrides, c’est sa capacité à évoluer. En effet le principe même de fonctionnement des hybrides (toutes marques) leur permet de recevoir des mises à jour firmwares qui améliorent leurs performances. Pour autant il faut que les optiques puissent suivre ces améliorations sans quoi cela peut poser problème, une situation malheureuse bien connue des utilisateurs d’optiques compatibles développées hors licence Nikon pour les reflex.

Tamron a bien évidemment pris ce critère en compte en bénéficiant de la licence Nikon Z, d’une part, et en proposant une application de mise à jour et de personnalisation de ce zoom, déjà utilisable sur d’autres optiques de la marque, d’autre part.

Tamron Lens Utility vous permet de configurer votre objectif à l’aide de votre ordinateur, sans passer par le SAV et sans devoir investir dans la console Tap-In historique. Un simple câble USB Type-A vers Type-C suffit. Une version application mobile de Tamron Lens Utility est en cours de développement pour smartphones Android.

Enfin, ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD revendique une construction suffisamment résistante pour permettre son utilisation par temps de pluie comme dans les environnements poussiéreux. Le fut de l’objectif et les zones les plus sensibles sont protégées par des joints spécifiques.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Fiche technique

  • Modèle : A047
  • Focale : 70-300 mm
  • Ouverture maximale : f/4.5-6.3
  • Angle de vue (diagonale) : 34°21 – 8°15 (pour hybride plein format)
  • Construction optique : 15 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale de l’objet : 0.8 m (70 mm), 1.5m (300 mm)
  • Rapport de grossissement maximal : 1:9.4 (70 mm / 1:5.1 (300 mm)
  • Taille du filtre : 67 mm
  • Diamètre maximum : 77 mm
  • Longueur : 150,3 mm
  • Poids : 580g
  • Lames d’ouverture : 7 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/22-32
  • Accessoires standard : Pare-soleil, bouchons
  • Monture : Monture Nikon Z

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD sera disponible à la vente à partir du 29 septembre 2022 au tarif de 799 euros TTC.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : premier avis

Pour les nikonistes dotés d’un hybride Nikon Z ou désireux de passer à l’hybride bientôt, l’arrivée de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD est une excellente nouvelle.

Tamron a prouvé par le passé sa capacité à proposer des objectifs amateurs, experts et pros au niveau des meilleurs, il n’y a donc aucune raison de penser qu’il n’en sera pas de même en monture Z.

Tamron sait couvrir un segment amateur que Nikon ne cherche plus forcément à couvrir avec sa gamme NIKKOR Z. Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pourrait séduire les photographes animaliers dont l’envie et le budget pour acquérir le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S ne sont ni suffisants ni justifiés. Le tarif de 799 euros place ce zoom dans une gamme de prix très inférieure à 1.000 euros sans atteindre toutefois les 500 euros de la version équivalente en monture Sony E. 

Le partenariat sur la durée qui semble se dessiner à nouveau entre Tamron et Nikon comme l’intégration des données techniques de la monture Z dans les optiques Tamron, est de bon augure pour la suite.

Enfin l’apparition d’un tel zoom peut laisser penser que plusieurs autres modèles Tamron existants pour d’autres montures hybrides pourraient rapidement être portés en monture Z, ce qui permettrait de compléter assez vite une gamme qui pourrait alors compter des optiques telles que les 35-150 mm f/2-2.8, 150-500 f/5-6.7 et autres 11-20 mm f/2.8. Affaire à suivre d’autant plus que depuis la publication initiale de cet article, Sigma est venu rejoindre Tamron en proposant aussi des objectifs Sigma pour Nikon Z

Source : Tamron

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique


Tamron location service : louez un objectif à la journée

Tamron France annonce le Tamron location service, un inédit service de location d’objectifs de la marque à la journée.

Vous avez envie de tester un objectif Tamron ? Vous avez un reportage particulier à faire ? Vous voulez simplement vous faire plaisir ? Louez un des objectifs Tamron disponibles à partir de 20 euros par jour.

Tamron location service : louez un objectif à la journée

Tamron location service : louez un objectif à la journée dès 20 euros

Vous déjà éprouvé l’envie de tester un objectif pendant quelques heures ? De vous faire plaisir avec une optique que vous ne pouvez pas acheter ?

Vous aimeriez savoir si tel objectif Tamron peut donner de meilleurs résultats que votre objectif actuel sur votre boîtier, dans vos conditions de prise de vue ?

Vous voulez voir ce que peut donner un objectif Tamron G2 sur un hybride Nikon Z avec la bague FTZ ?

Avec le nouveau Tamron location service, c’est désormais possible. Pour une somme modique, à partir de 20 euros la journée, vous pouvez disposer d’un des objectifs Tamron pendant une journée ou plus (un week-end, une semaine …).

Si la location longue durée n’est pas forcément rentable, la location à la journée ou pour un weekend l’est tout à fait.

Imaginez : pour 40 euros vous pouvez partir en week-end avec un téléobjectif Tamron 150-600 mm de la série G2 et faire les photos d’oiseaux que vous n’arrivez pas à faire avec votre matériel actuel.

Pour la même somme vous pouvez utiliser un Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 et faire de magnifiques portraits lors d’une séance dédiée.

Tamron location service : louez un objectif à la journée

Les modèles disponibles à la location sont à ce jour :

Pour profiter du Tamron location service, rendez-vous dans un des magasins partenaires :

  • IMAGES PHOTO VILLEFRANCHE 69657 Villefranche
  • CAMARA ST OMER 62500 St Omer
  • IMAGES PHOTO NICE 06000 Nice
  • CAMARA BREST 29200 Brest
  • IMAGES PHOTO MONTPELLIER 34000 Montpellier
  • ACCROPHOTO 13300 Salon de Provence
  • IMAGES PHOTO ORLEANS 45000 Orléans
  • ACCROPHOTO 13300 Aix en Provence
  • IMAGES PHOTO TOURS 37000 Tours
  • IMAGES PHOTO ANGERS 49100 Angers
  • OBJECTIF LA BOETIE 75008 Paris
  • IMAGES PHOTO METZ 57000 Metz

Que penser de ce service de location ?

Le matériel photo ne cesse de progresser, le tarif des objectifs aussi, et il n’est parfois pas possible d’investir dans un objectif expert-pro alors que vous n’allez l’utiliser que quelques fois par an.

De même, investir dans un objectif qui va vous coûter 1000 euros ou plus suppose de faire le bon choix, et tester un objectif en magasin n’est pas très pertinent. Vous n’êtes que rarement dans vos conditions de prises de vue habituelles.

Le Tamron location service vous permet de disposer d’un objectif pro pour une somme très raisonnable à la journée, comme de vous faire votre propre avis, dans vos conditions de prise de vue et avec votre boîtier, avant de vous décider à acquérir l’objectif ou non.

Ce service unique ou presque à ce jour de la part d’une marque (seuls quelques revendeurs indépendants proposent la location à la journée) est une facilité qui ne manque pas d’intérêt. Reste à vous rapprocher d’un magasin partenaire car ils sont encore peu nombreux.

Source : Tamron France


ODR Tamron hiver 2019 : tous les objectifs zooms Tamron G2 à 999 euros

A l’occasion du Salon de la Photo 2019, Tamron annonce une ODR (Offre De Réduction) sur ses zooms G2 dont le tarif passe à 999 euros TTC.

Voici les objectifs concernés, leur présentation et les tests effectués si vous êtes intéressé par l’offre.

ODR Tamron : tous les objectifs zooms Tamron G2 à 999 euros

ODR Tamron : promo sur les objectifs zooms Tamron G2

Les promotions de fin d’année sont courantes et cette fois c’est Tamron qui s’y colle avec une offre qui va vous plaire si vous vous intéressez aux zooms G2 de la marque. Leur tarif est ramené à 999 euros, quel que soit le modèle, jusqu’au 31 décembre 2019.

Les quatre zooms Tamron G2 concernés sont :

Trois zooms complémentaires

Dans la gamme Tamron, les trois zooms 15-30, 24-70 et 70-200 G2 représentent le trio idéal qui répond au besoin de la plupart des photographes.

Reportage, paysage, sport, nature, ces trois là vous permettent de tout couvrir avec la souplesse que vous accorde leur grande ouverture f/2.8.

Proposés à ce tarif promo, c’est une très belle affaire si vous êtes équipé d’un reflex Nikon ou Canon.

Les utilisateurs d’hybrides Nikon Z seront plus prudents, les objectifs compatibles peuvent parfois présenter des incompatibilités que chaque marque s’efforce de lever à grand renfort de mises à jour firmware. Pensez à vous procurer la console Tamron Tap-In si vous voulez faire ces mises à jour.

Un téléobjectif pour l’animalier

Concurrent officiel du téléobjectif AF-S Nikkor 200-500 f/5.6, le Tamron SP 150-600 mm f/5-6,3 Di VC USD G2 est une alternative au zoom Nikon.

Ses capacités en photographie animalière, du fait de sa grande plage focale, vous permettent de grimper à 600 mm avec une ouverture encore acceptable (le Nikon 200-500 mm gardant l’avantage sur ce point).

Si vous êtes fan de la marque et que vous utilisez un reflex Nikon, cette offre promotionnelle est donc une affaire à saisir pour compléter votre sac photo.

Même remarque que pour les trois autres zooms si vous utilisez un hybride Nikon Z, mieux vaut privilégier l’utilisation du Nikon 200-500 mm avec la bague FTZ qui offre toute garantie de compatibilité.

Conditions de l’offre

Pour bénéficier de cette offre, vous devez effectuer votre achat dans l’un des magasins participants à l’opération, voir la liste.

Il s’agit d’une remise immédiate sur le tarif de chaque objectif, ce qui représente près de 300 euros sur le Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2 par exemple, autant dire qu’il devient très intéressant.

Source : Tamron


Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Vous aimeriez utiliser un zoom polyvalent pour le reportage, la photo de rue,  le voyage ? Vous voulez éviter les modèles encombrants, lourds et chers comme les 14-24 mm f/2.8 ou les 12-24 un peu trop larges ? Voici le test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD, un zoom qui vient compléter la série des zooms experts à ouverture glissante de Tamron.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique …

Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : présentation et contexte

Présenté durant l’été 2018, le zoom grand angle Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD se destine aux reflex 24 x 36 mm Nikon (et Canon). Il pourra bien sûr être utilisé sur un reflex à capteur APS-C, il cadrera alors comme un 25,5-52,5 mm, ce qui en fera un objectif polyvalent idéal pour de la photographie de rue et du reportage.

Sa plage focale peu commune, qui change des classiques 12-24 mm, est partagée avec l’AF-S Nikkor 17-35 mm f/2,8D IF-ED. Mais si la proposition de Nikon s’affiche à près de 2000 euros (au tarif officiel), celle de Tamron, avec son ouverture glissante, permet de réduire le tarif de vente à 650 euros.

Il est, d’après le constructeur, le compagnon idéal du zoom Tamron 35-150 mm f/2,8 Di VC OSD, avec lequel il partage une focale extrême, leur ouverture glissante f/2,8-4 et la technologie autofocus OSD (Optimised Silent Drive).

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Ce duo 17-35 mm + 35-150 mm f/2,8-4 est censé couvrir la majorité des besoins des photographes, quel que soit leur style, pour un encombrement et un tarif bien plus raisonnable. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, nous avons déjà vu que le 35-150 mm n’atteignait pas tout à fait son objectif (sans mauvais jeu de mot). Le 17-35 mm, quant à lui, remplit-il sa part du contrat ?

Pourtant présenté en premier, le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD passe entre nos mains après le 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD du même constructeur. Ainsi va la vie, les plannings de tests ne suivent pas forcément les plannings de lancement des produits, ce qui peut, parfois, contrecarrer certains plans marketing.

Si nous ne nous sommes toujours pas remis de la perplexité dans laquelle nous a plongé le 35-150 mm, ce n’est pas pour autant que nous abordons ce test du 17-35 mm avec un a priori négatif. Après tout, cela fait suffisamment longtemps que nous testons des objectifs pour savoir que, parfois, dans une même famille optique, il peut y avoir un modèle en retrait alors que juste à côté, une proposition d’apparence très proche se révèle au contraire être une véritable pépite. Voilà donc l’occasion de remettre la balle au centre et de repartir du bon pied.

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD propose, comme son nom l’indique, une plage focale atypique qui démarre suffisamment bas pour bénéficier d’un vrai grand angle et se termine suffisamment haut pour aborder la photographie de rue et le reportage avec une reproduction des perspectives proches de l’œil humain.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : plage focale de 17 à 35 mm

Sa formule optique comporte 15 lentilles, dont deux asphériques et quatre LD (à faible dispersion) réparties en 10 groupes. Comme toutes les productions récentes de Tamron, il bénéficie de nombreux joints d’étanchéité en caoutchouc, même au niveau de la monture, pour prévenir de toute infiltration de poussières et d’eau.

Le revêtement BBAR permet de réduire les reflets parasites et le flare, et Tamron promet avoir mis tout plein de choses sympas à l’intérieur dans le but d’obtenir une homogénéité parfaite et un excellent niveau de contraste d’un bout à l’autre de l’image. En même temps, il est rare qu’un constructeur prétende le contraire…

Ce zoom grand angle, du fait de sa plage focale et de ses ouvertures maximales raisonnables (des bienfaits de l’ouverture glissante), revendique un poids de 460 grammes sur la balance. Bien plus intéressant, sa longueur maximale ne dépasse jamais les 95 mm (hors paresoleil) quelle que soit la focale, et ce bien qu’il ne soit pas à zooming interne.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Voilà qui est fort appréciable et apprécié quand le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD s’allongeait de dix bons centimètres entre ses deux focales extrêmes. Notez, au passage, que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD a le très bon goût de disposer d’une distance minimale constante de 28 cm seulement, et ce quelle que soit la focale pour laquelle vous optez. Bien vu ! Enfin, les amateurs de filtres en tous genres devront adopter des modèles de 77 mm de diamètre s’ils désirent en utiliser sur cet objectif.

Focale / Ouverture maximale / Ouverture minimale

  • 17 mm – f/2,8 – f/16
  • 20 mm – f/3,2 -f/18
  • 24 mm – f/3,2 -f/18
  • 28 mm – f/3,5 – f/20
  • 35 mm – f/4 – f/22

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/250 ème – ISO 100

À qui se destine ce zoom 17-35 mm ?

Vous avez toujours rêvé d’un zoom grand angle mais trouvez que les 12-24 ou 14-24 mm sont un peu trop larges ? Vous aimez la photographie de rue au 35 mm mais manquez parfois de recul et/ou aimeriez embrasser une scène plus large ? Vous aimez la photographie au grand angle mais votre budget est très serré ? Alors ce Tamron est fait pour vous.

Les plus attentifs noteront que le même constructeur propose aussi un 15-35 mm f/2,8 SP Di VC USD, mais à environ 1200 euros, ce dernier est près de deux fois plus cher que le 17-35 mm f/2,8-4. En fait, le concurrent le plus proche est le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8, vendu 750 euros, qui offre l’avantage d’une ouverture f/2,8 constante, mais avec une plage focale plus réduite et donc une moindre polyvalence.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/500 ème – ISO 100

Même si ce Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD peut être utilisé sur un reflex Nikon DX à capteur APS-C, nous préférons dans ce cas précis vous orienter vers le Sigma 18-35 mm f/1,8 DC HSM | Art, à peine plus cher mais bien plus lumineux. Attention toutefois : ce Sigma ne couvre pas les capteurs 24 x 36 mm, information à garder à l’esprit si vous comptez, dans un avenir plus ou moins proche, faire l’acquisition d’un reflex Nikon FX à capteur 24 x 36 mm.

Qualité de construction et prise en main

Nous ne nous lasserons jamais de vanter la qualité de construction des objectifs Tamron lancés depuis 2015, avec leur fameuse « Human Touch ».

Le zoom 17-35 mm du jour ne déroge pas à la règle. Les finitions sont irréprochables, du grain du fût métallique jusqu’à la texture des bagues en caoutchouc, sans oublier la petite lèvre formée par le joint de monture, toujours du meilleur effet. La compétition entre opticiens a du bon !

Bien sûr, pour garder le tarif le plus bas, plusieurs concessions ont été nécessaires. Ainsi, d’une part, le paresoleil est-il juste cannelé à l’intérieur et non pas doublé de velours, quand d’autre part l’objectif est livré sans petit pochon textile de protection.

À n’en pas douter, posséder un objectif Tamron en 2019 a désormais quelque chose de gratifiant et esthétique. En plus, il paraît que l’on fait de meilleures photos avec un matériel que l’on trouve joli. Après tout, Ettori Bugatti lui-même n’a-t-il pas déclaré que plus une voiture était belle, plus elle allait vite ?

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/160 ème – ISO 100

Du point de vue du gabarit et du poids, monté sur un Nikon D750, l’ensemble est équilibré et tient bien en main. Comme l’objectif est dépourvu de stabilisation, le seul commutateur que vous trouverez sur le flanc gauche est celui permettant de basculer de la mise au point manuelle à l’automatique.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Le fait que le zoom ne change pas de taille en fonction de la focale utilisée est un véritable plus. La large bague de zooming est très agréable à manipuler mais difficile d’en dire autant de celle de mise au point.

Cela est dû à la technologie retenue par Tamron, baptisée OSD (« Optimised Silend Drive ») basée sur un moteur pas à pas et un train d’engrenage. De fait, en mode AF, la friction est forte lorsque vous désirez ajuster le point manuellement (c’est peu agréable mais possible) et le demeure en mise au point manuelle (même si la manipulation est un peu plus souple que sur le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD).

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/5.6 – 1/200 ème – ISO 100

L’avantage avec ce mécanisme, c’est que vous bénéficiez de véritable butées mécaniques de part et d’autre de la plage de mise au point, c’est à dire à 28 cm et à l’infini. C’est, au passage, l’occasion de regretter l’absence de graduation de la distance de mise au point, ce qui, pour ce genre de grand angle, aurait été très pratique. À ajouter dans la prochaine itération.

Autofocus

OSD, c’est un très joli nom marketing pour évoquer une technologie autofocus qui existe depuis pas mal de temps déjà, celle des moteurs pas à pas avec engrenage. Donc, même s’il est, littéralement, « optimisé pour le silence », le moteur du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD demeure, dans les faits, audible. Mais cela reste tout à fait supportable, voire imperceptible en extérieur.

Le zoom étant plus compact que le 35-150 mm f/2,8 Di VC OSD, il a bien moins d’efforts à produire, d’autant plus que les focales plus courtes augmentent mécaniquement la profondeur de champ, donc diminuent la précision nécessaire.

Globalement l’autofocus du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 s’en sort bien lorsque la luminosité est bonne et que le sujet n’a pas trop la bougeotte. Lorsque la lumière faiblit, par contre, il faudra se montrer un peu plus patient mais dans l’ensemble, ce zoom reste très utilisable. Tant que vous ne faites pas de photographies sportives.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/6.3 – 1/80 ème – ISO 100

Stabilisation

Éternel débat : un objectif grand angle a-t-il besoin d’être stabilisé ? À cette question, Tamron apporte une réponse pragmatique : cela dépend de votre budget.

Si vous voulez absolument un zoom grand angle stabilisé, tournez-vous vers le 15-30 mm f/2,8 Di VC USD G2, mais il vous en coûtera 1200 euros pour votre reflex Nikon FX.

Si votre budget est plus réduit, il faudra vous contenter de ce 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD et vous priver de stabilisation optique. Notez que, en théorie, il est possible de l’utiliser sur un hybride Nikon Z 6 ou Z 7, dont les capteurs sont stabilisés, mais ce zoom n’est pas optimisé pour cet usage.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/5.6 – 1/10 ème – ISO 100

La question qui se pose donc est assez simple : peut-on survivre, avec cet objectif, sans stabilisation ? Réponse simple : oui. Et même, très bien. Ainsi est-il possible de capturer des images à main levée à 1/10s au 35 mm (la focale potentiellement la plus problématique).

Pour peu que vous ne trembliez pas, il n’y a donc aucune difficulté à exploiter ce zoom aux vitesses lentes à main levée en dessous de la règle 1/focale.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/2.8 – 1/10 ème – ISO 12.800

Performances optiques : vignettage, pique et homogénéité

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD réussit l’exploit de vignetter fortement, à toutes les ouvertures, et à toutes les focales. Oui. Même au-delà de f/11, et jusqu’à f/22. La correction automatique du vignettage en interne appliquée aux JPEG limite à peine la casse par rapport aux fichiers RAW bruts.

Compte tenu du fait qu’un zoom grand angle a plutôt tendance à servir pour du portrait, de l’architecture et du reportage de rue, ce vignettage peut s’avérer esthétiquement gênant sur les grands aplats de couleurs (des façades, des cieux). Heureusement, le vignettage est aussi l’un des défauts optiques les plus faciles et rapides à corriger en post-traitement.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/640 ème – ISO 500

Ce souci de vignettage est d’autant plus dommage puisqu’en termes de piqué et d’homogénéité le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD fait partie des bons élèves. Très bon au centre à toutes les ouvertures et toutes les focales, il fait déjà preuve d’une belle homogénéité dès f/2,8, et cela va en s’améliorant en fermant peu à peu. Seuls les coins laissent à désirer mais, compte tenu des angles de champs couverts, cela demeure acceptable.

Le travail des ingénieurs opticiens est vraiment remarquable, surtout en conservant une certaine compacité. À ce tarif là, le rapport qualité/prix est vraiment très satisfaisant et un petit tour sur votre logiciel de retouche préféré vous fera vite oublier le désagrément du vignettage.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/4.000 ème – ISO 500

Performances optiques : distorsion

Les objectifs grand angle sont plus sujets à la déformation et, en termes de conception optique, les zooms grand angle sont une gageure. Surtout lorsqu’il faut serrer les prix. Ce qui est le cas du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD. Ici, la déformation est nettement visible aux focales extrêmes : en barillet au 17 mm, en coussinet au 35 mm.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/4 – 1/160 ème – ISO 100

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/250 ème – ISO 100

Performances optiques : flare, rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Le traitement BBAR visant à réduire les reflets parasites (et augmentant donc le contraste) est indispensable sur ce genre de zoom grand angle, plus naturellement enclin à attraper toutes les sources lumineuses qui entreraient, volontairement ou non, dans le champ.

Force est de reconnaître que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD s’en sort avec les honneurs lorsqu’il s’agit de déjouer le flare. De leur côté, les aberrations chromatiques sont très bien contenues et nous n’en avons pas à déplorer avec les 24 Mpx de notre Nikon D750 de test.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/1.000 ème – ISO 100

Du côté du rendu des couleurs, nous sommes malheureusement dans l’incapacité de trancher puisque que notre boîtier de test, un Nikon D750 en firmware Ver.1.15 avait des soucis de balance des blancs, ce que nous avons confirmé en lui associant d’autres objectifs (dont des Nikon). De manière aléatoire, même en balance automatique et Picture Control standard, l’image tirait soudain au vert, aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

Un rattrapage de la colorimétrie sous Lightroom permet cependant de rendre justice à l’objectif, qui délivre alors des images neutres, contrastées, avec des ombres un peu denses. Bref, un rendu moderne et japonais passe partout que vous pourrez moduler à votre guise et selon vos préférences esthétiques. Clairement, Tamron laisse Tokina s’aventurer seul, avec son Opera 16-28 mm f/2,8, sur le terrain des rendus « à l’ancienne » et pleins de personnalité.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/3.200 ème – ISO 100

Rendu optique : profondeur de champ

Avec une plage focale de 17 à 35 mm, le diaphragme sert plus ici à gérer l’exposition que la profondeur de champ. En combinant cela aux ouvertures maximales relativement modestes (f/2,8 à 17 mm, f/4 à 35 mm) ainsi qu’aux seulement 7 lamelles du diaphragme, il va sans dire que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD ne prétend pas être le roi du bokeh. De toutes manières, ce n’est pas son rôle.

Par contre, de l’autre côté du spectre, il est très légitime sur les grandes profondeurs de champ et pour le travail à l’hyperfocale : une double graduation de la distance de mise au point et de la profondeur de champ auraient été bienvenues et lui aurait conféré un plus ergonomique non négligeable.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/60 ème – ISO 500

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 350mm – f/4 – 1/13 ème – ISO 500

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD peut vous intéresser si :

  • vous cherchez, avec un budget serré, un zoom grand angle pour votre reflex FX,
  • vous désirez un zoom grand angle « compact », plus léger et moins encombrant, qu’un zoom grand angle f/2,8 constant,
  • vous pratiquez la photographie de paysage, d’architecture et le reportage de rue,
  • vous cherchez un complément grand angle polyvalent pour seconder votre 50 mm lumineux.

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un autofocus rapide et silencieux,
  • vous exigez des images JPEG parfaites directement à la sortie du boîtier,
  • vous êtes intransigeant sur la distorsion géométrique, notamment si vous êtes un adepte d’architecture,
  • vous utilisez un reflex Nikon DX à capteur APS-C.

Toutes les photos de ce test en pleine définition en cliquant sur la photo ci-dessous :

Test Tamron 17-35 mm f/2.8-4

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : ma conclusion

Si le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD nous avait laissé perplexes, son grand frère Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD redore le blason de la lignée et se révèle même plutôt attachant avec de nombreux arguments à faire valoir.

Pour ce zoom grand angle, Tamron a opté pour une plage focale et une ouverture glissante très judicieuses. Le 17 mm est suffisamment large pour passer pour un ultra grand angle tout en demeurant simple à maîtriser : contrôler son horizontalité est aisé et, comme il est suffisamment large mais pas trop, les éléments parasites pouvant entrer dans le cadre de manière impromptue sont faciles à gérer.

Les focales intermédiaires classiques (20 mm, 24 mm, 28 mm) ont fait leurs preuves. Enfin, le 35 mm, bien connu, apporte une respiration vers le haut qui ajoute à la polyvalence de l’ensemble. Le choix d’une ouverture glissante et l’absence de stabilisation permettent de former un ensemble très compact dont les dimensions demeurent constantes quelle que soit la focale utilisée : vraiment pratique !

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/8 – 1/50 ème – ISO 500

En termes de performances optiques pures, Tamron a dû trancher dans le vif afin de maintenir un prix de vente aussi bas que possible – car il faut bien rappeler que nous avons affaire à un objectif couvrant les capteurs 24 x 36 mm et ouvrant à f/2,8 au maximum.

La stratégie du constructeur est donc assez simple, mais efficace : d’une part corriger dans le dur, via la conception de la formule optique, le choix des lentilles, l’application des divers traitements de surface (fluorine, BBAR), ce qui est très compliqué à corriger de manière logicielle ; d’autre part laisser subsister certains défauts certes très visibles mais aisément rattrapables en post-traitement, suivant alors la tendance de la photographie computationnelle.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/4 – 1/500 ème – ISO 500

Ainsi le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD s’en sort la tête haute en ce qui concerne le pouvoir résolvant, l’homogénéité, la réduction du flare et des images fantômes, mais se montre plus laxiste avec la distorsion et le vignettage, qui part dans tous les sens, mais que deux clics sur un ordinateur permettent de corriger.

Enfin, et toujours afin de ne pas gonfler la facture finale pour le photographe, le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD fait l’impasse sur la stabilisation, dont on se passe aisément, et une motorisation qui ne brille ni par sa vitesse, ni par son silence, mais fait le travail.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/50 ème – ISO 12.800

Faut-il adopter ce Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD ?

Si vous avez un budget serré, utilisez un reflex Nikon FX (ou comptez y passer), et si cela ne vous dérange pas de passer un peu de temps en post-traitement (mais pas tant que ça) pour rattraper le vignettage et la distorsion, et, bien sûr, si vous êtes en quête d’un zoom grand angle compact : foncez.

Le jeu en vaut  vraiment la chandelle, surtout si vous le combinez à un 50 mm f/1,8. À ce prix là, vous n’aurez guère d’alternative.

Par contre, si vous n’utilisez qu’un reflex Nikon DX à capteur APS-C et ne comptez pas basculer vers du 24 x 36 mm, vous pouvez faire l’impasse et vous tourner vers l’indétrônable Sigma 18-35 mm f/1,8 DG HSM | Art.

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique …


Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : il nous a laissés perplexes …

Rien de mieux que de passer du temps avec un objectif pour savoir ce qu’il vaut et ce que l’on peut en espérer. Voici le test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, un zoom peu commun annoncé au printemps 2019 à un tarif de 899 euros et destiné aux reflex numériques à capteurs 24 x 36 mm (donc les Nikon FX en ce qui nous concerne).

Peu commun, d’abord, de par sa plage focale atypique, qui ne connaît aucun équivalent dans l’offre des concurrents, ni présente, ni passée.

De par son positionnement marketing, ensuite, puisque Tamron le présente comme un « objectif à portraits », malgré sa relative faible ouverture glissante (f/2,8-4). C’est que, d’après la page Produit sur le site du constructeur, cet objectif a été conçu « exprès pour les photographies de portraits avec un unique objectif sans devoir se déplacer. La focale de 85 mm est idéale pour les prises de vue en portrait classique. Mais le zoom permet de varier les points de vue avec un plan plus large au 35 mm et aussi d’effectuer des plans serrés au 150 mm.» Tout un programme !

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique

Ce zoom au meilleur prix chez Amazon

Pour savoir ce que le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD a dans le ventre, nous avons profité du calme parisien typique d’un mois d’août pour nous balader avec lui monté sur le toujours aussi exigeant Nikon D850.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD: présentation et contexte

La règle pour les plages focales des zooms, c’est qu’il n’y a pas de règle : chaque constructeur est libre de faire démarrer son zoom à la focale qu’il désire et pousser le maximum là où il le veut (ou le peut) (ou les deux).

Bien sûr dans le domaine des transtandards, les zooms qui démarrent dans le domaine des grands angles et poussent jusqu’aux longues focales, il existe quelques figures classiques : l’incontournable 24-70 (souvent f/2,8) des professionnels, le très prisé 24-105 mm f/4 et le très polyvalent 18-200 mm pour débuter.

Chacune de ces plages « classiques » connaît des variations : par exemple les 28-75 mm, 24-85 mm, 24-90 mm sont autant de variations autour du 24-70 mm dont le but est, généralement, de proposer une plage focale légèrement plus grande, un encombrement moindre, un tarif plus contenu, mais souvent au sacrifice d’une ouverture glissante.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Tamron, donc, envoie tout cela gentiment valser avec son 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD. Premier point de surprise : il démarre à 35 mm, ce qui n’est pas commun. Dans l’esprit de Tamron, l’idée est que ce zoom vient en complément de leur 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD. Ce qui vous fera une belle jambe si vous ne le possédez pas déjà. À moins que Tamron ne désire ainsi vendre deux fois plus d’objectifs ? Après tout, en photographie ou ailleurs, les constructeurs ne sont pas là pour faire dans la philanthropie.

Deuxième point de surprise : la focale maximale de 150 mm, qui porte l’amplitude de zoom à 4,3 x, et se positionne entre les deux focales traditionnelles à portrait que sont le 135 mm et le 180 mm. Pourquoi pas.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : de 35 à 150 mm …

Notez deux choses. La première est que, monté sur un reflex Nikon à capteur APS-C, type D7000 (et suivants) ou D500, ou en appliquant un recadrage DX sur votre boîtier FX, ce Tamron cadrera comme un 51,2-225 mm. De quoi en faire, potentiellement, un objectif intéressant pour du sport. Deuxième chose : dans sa catégorie, le vieillissant AF-S Nikkor 24-120 mm f/4G ED VR, offre une amplitude supérieure (5x), un grand angle beaucoup plus large (24 mm), et même si la focale maximale est moindre (120 mm au lieu de 150 mm), la différence est de ce côté-ci du spectre moins perceptible.

Le temps de digérer cette histoire de choix de plage focale, intéressons-nous à ce joli bébé de 790 grammes et quasiment 13 cm de long (sans pare-soleil et en position 35 mm).

La formule optique comporte, réparties en 14 groupes, 18 lentilles dont 3 asphériques et 3 en verre LD à faible dispersion. Le traitement BBAR (Broad-Band Anti-Reflection) est là pour diminuer les images fantômes et les reflets parasites à l’intérieur de l’objectif. La lentille frontale est traitée au fluor pour faciliter le nettoyage.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

La construction comprend de nombreux joints d’étanchéité caoutchouc, dont un au niveau de la monture, pour éviter les infiltrations d’eau et de poussière. Point très intéressant pour un objectif qui se veut « à portrait » : la distance minimale est de 45 cm et cela à toutes les focales.

La mise au point automatique et la stabilisation (donnée pour un gain de 5 IL) sont contrôlées par un duo de processeurs, judicieusement appelé Dual MPU. Comme tous les objectifs Tamron, il sera possible de mettre à jour et paramétrer ce zoom selon vos goûts et besoins via la console TAP-in.

Annoncé à 899 euros, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est donc censé être le compagnon idéal du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD, qui se trouve aux environs de 599 euros au moment de la rédaction de ce test (août 2019). Au passage, notez que les deux objectifs utilisent des filtres de 77 mm de diamètre, et ce n’est certainement pas un hasard ni une coïncidence.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/10 ème de sec. – f/4 – 4.000 ISO

A qui se destine ce zoom 35-150 mm ?

Compte tenu des focales considérées, de nombreux scénarios sont tout à fait envisageables. Selon Tamron, et au risque de nous répéter, ce sont les propriétaires du 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD qui sont tout spécifiquement visés. Mais il n’y a pas qu’eux. Ainsi, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC USD peut vous intéresser si vous êtes dans l’une des situations suivantes :

  • un grand utilisateur de 24 mm ou 28 mm fixe en quête d’un objectif polyvalent couvrant des focales plus longues ;
  • un photographe de rue adepte du 35 mm ayant aussi besoin d’aller chercher des informations au loin, ce pour quoi le 150 mm vous aidera beaucoup ;
  • un utilisateur de 24-105 mm qui trouverait cette plage focale un peu trop large et pas assez longue ;
  • un portraitiste débutant qui ne saurait pas encore avec quelle focale « à portrait » il est le plus à l’aise ;
  • un portraitiste plus expérimenté, voire professionnel, qui aurait effectivement un intérêt à passer rapidement d’un plan large (au 35 mm) à un cadrage plus serré (au 105/135/150 mm), ce qui est souvent le cas pour de la photographie sociale (mariages, portraits de classe, etc) ou pour du photo-filmage.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/800 ème de sec. – f/6.3 – 100 ISO

Qualité de construction et prise en main

Petite anecdote qui m’amuse beaucoup : lorsque j’ai reçu le colis contenant l’exemplaire de prêt, ce n’est pas moi qui ai ouvert le carton mais un ami. Lorsqu’il a sorti l’objectif de son emballage, sa première réaction, terriblement spontanée, a été, en version non censurée :

« Wahou ! C’est un Tamron cet objectif ? Putain c’est classe. J’adore la finition et le toucher. Je pensais que Tamron c’était de la merde, je viens de changer d’avis. »

Bref : cela fait plusieurs années que Tamron, tout comme Sigma, est nettement monté en gamme en matière de qualité de fabrication et de finition, mais apparemment tout le monde n’est pas encore au courant. Et quelque part, tant mieux : c’est toujours agréable de surprendre positivement.

Lourd, large, massif, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD n’a rien d’un zoom d’entrée de gamme, en impose et rassure. Il en impose même un petit peu trop parce qu’à ses 12 cm de long il vous faudra ajouter 6 bons centimètres à fond de zoom, et encore 5 centimètres avec le pare-soleil. Bref, rien de bien discret ni de compact.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

La bonne nouvelle est qu’un loquet de verrouillage, sur la droite du fût, permet de bloquer l’objectif en position 35 mm, et seulement dans cette position là. Il aurait été sympathique de pouvoir bloquer l’objectif aux focales classiques du portrait, qui sont d’ailleurs inscrites tout le long de la bague de zoom : 35, 50, 85, 105, 135 et 150 mm. Par contre, nulle trace d’une échelle des distances. Sur la gauche du fût se trouvent les commutateurs AF/MF pour le mode de mise au point et VC ON/OFF pour la stabilisation.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Mais voilà. Ce zoom part avec un handicap « à l’insu de son plein gré » : il est passé entre nos mains juste après l’excellent Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD. Et, forcément, il souffre de la comparaison avec son aîné.

Ce n’est pas la qualité des matériaux utilisés ni les finitions mécaniques qui sont mises en cause, puisque les deux modèles bénéficient du même soin – et il faut pour cela tirer notre chapeau à Tamron.  Par contre, un faisceau de petits éléments ergonomiques rappelle que, même si les deux objectifs sont vendus quasiment au même prix, ils n’appartiennent pas du tout à la même gamme.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Par exemple, là où la focale fixe dispose d’un pare-soleil verrouillable doublé de velours, le zoom se contente d’un pare-soleil à l’intérieur cannelé et non verrouillable. Bien sûr, le 35 mm f/1,4 a droit à son échelle des distances et son abaque de profondeur de champ, là où le 35-150 mm f/2,8-4 n’a rien du tout. Mais surtout, la différence se ressent dans les parties mécaniques et dans la prise en main. Et cela tombe bien puisque c’est le chapitre suivant.

Commençons par la manipulation de la bague de mise au point. Alors que celle du 35 mm f/1,4 est fluide et douce, permettant d’ajuster le point à la volée même en mode AF, la bague du 35-150 mm f/2,8-4 accroche, avec une forte friction, ce qui interdit toute retouche du point manuellement lorsque vous êtes en mise au point automatique.

Même lorsque vous basculez en mise au point manuelle, une forte friction demeure, délivrant une désagréable sensation lorsque vous réalisez votre point pour, in fine, vous convaincre de tout confier à la mise au point manuelle.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/1.600 ème de sec. – f/5.6 – 100 ISO

Toujours concernant la mise au point, cette fois-ci, la motorisation. Il s’agit, sur le 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, d’une motorisation OSD (comme son nom l’indique) faisant appel à des moteurs pas à pas à courant continu, contrairement à la technologie USD qui fait appel à une friction ultrasonique (ce qui est le cas du 35 mm f/1,4 et du 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD.

OSD a beau signifier « Optimized Silent Drive », il n’en demeure pas moins audible. Sur notre premier exemplaire de test, destiné à être testé par les diverses rédactions, le moteur avait tendance à « caqueter » lorsqu’il cherchait le point puis à siffler.

Nous avons refait le même test sur un second exemplaire, directement sorti du stock de vente (donc flambant neuf), ce caquetage avait disparu et la mise au point s’est avérée plus fluide et discrète, bien que pas totalement silencieuse non plus.

Plusieurs questions se posent alors. Se pourrait-il que l’exemplaire passé de rédactions en rédactions ait subi un choc ? Cela arrive, la tendance « éléphants dans un magasin de porcelaine » des journalistes n’est pas qu’un mythe. Mais dans ce cas là, s’agissait-il d’un choc ponctuel particulièrement violent ou une forme d’usure prématurée qui alors ouvre le doute quant à la fiabilité du moteur ? Ou alors, n’avons-nous juste pas eu de chance et sommes tombés sur un exemplaire défectueux de début de série ?

Par ailleurs, compte tenu du poids des lentilles à déplacer, cette motorisation OSD ne serait-elle pas sous-dimensionnée ? Le 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD utilise la même technologie autofocus mais est bien plus compact, souffre-t-il des mêmes travers ? Pourquoi ne pas avoir retenu la technologie USD pour ce 35-150 mm ? Est-ce que le surcoût aurait été insurmontable, en aboutissant à un tarif supérieur à 1000 euros ?

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/20 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Autofocus

Pas spécialement discret, l’autofocus du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD n’est pas non plus spécialement rapide. En fait, juste ce qu’il faut : plus lent, cela aurait été inutilisable, plus rapide, il aurait coûté trop cher. Convenable sur des sujets statiques, l’autofocus s’en sort également en suivi AF-C sur des sujets mobiles, mais ne se déplaçant pas trop rapidement non plus. Disons, des piétons, mais pas des vélos.

Voilà qui limitera son utilisation pour de la photographie sportive à quelques sorties ponctuelles. Par contre, la vitesse et la précision AF conviennent très bien à du portrait, le léger manque de précision étant compensé par la profondeur de champ confortable, même à pleine ouverture.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Stabilisation

Tamron promet que le système de stabilisation de ce 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD permet un gain de 5 IL. Concrètement, cela signifie qu’il doit être possible de prendre des photos à main levée à la demi seconde au 35 mm et à 1/10 ème de seconde à fond de zoom, au 150 mm.

Ce sont les performances aux plus longues focales qui nous intéressent ici, puisque la stabilisation doit venir compenser la réduction de l’ouverture maximale tout en facilitant l’utilisation dans le cadre de la réalisation de portraits auxquels le constructeur destine son objectif. Le contrat est rempli haut la main puisque, avec un peu de concentration, il est facile de photographier jusqu’à 1/5ème de seconde à 150 mm !

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 100 mm – 1/5 ème de sec. – f/3.8 – 1.250 ISO

Toutefois, gardez à l’esprit que si la performance technique doit être saluée, elle a, en termes pratiques, assez peu d’intérêt. D’une part parce que sur nos boîtiers récents il est facile de monter en sensibilité pour gagner une ou deux vitesses sans que la qualité de l’image ne soit visuellement dégradée. D’autre part parce que, dans le cadre de portraits, 1/10ème de seconde est un temps de pose trop long pour que votre sujet demeure parfaitement statique. En plus, si vous travaillez en studio, vous aurez la possibilité de monter la puissance de vos éclairages pour vous faciliter la vie…

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 35 mm – 1/5 ème de sec. – f/2.8 – 1.250 ISO

Rendu optique : profondeur de champ

Une fois n’est pas coutume, nous allons aborder la profondeur de champ avant de nous attaquer à la partie performances optiques pure et dure. Qui dit portrait dit bokeh, qui dit bokeh dit profondeur de champ, et qui dit profondeur de champ dit relation ouverture/focale.

Or, ici, nous avons donc affaire à une ouverture glissante, avec une ouverture maximale de f/2,8 à 35 mm et de f/4 à 150 mm (les ouvertures minimales sont respectivement de f/16 à 35 mm et f/22 à 150 mm). Un diaphragme complet est donc perdu entre la focale la plus courte et la focale la plus longue, ce qui reste très raisonnable et bien mieux que si Tamron avait proposé un 35-150 mm f/3,5-5,6, ou f/4,5-6,3, par exemple.

Il n’y a donc pas à rougir, surtout que plusieurs zooms professionnels optent pour cette ouverture glissante (le Panasonic Leica DG Vario-Elmarit 12-60 mm f/2,8-4 ASPH et le Leica Vario-Elmarit-L 24-90 mm f/2,8-4 ASPH pour ne citer qu’eux).

Dans un monde parfait, l’ouverture maximale resterait de f/2,8 le plus longtemps possible après 35 mm, pour ne basculer à f/4 qu’une fois aux abords de 150 mm. Bien sûr, mécaniquement, c’est quasiment impossible. Dans un monde idéal, l’ouverture maximale devrait donc se réduire de manière linéaire, ce qui donnerait, en gros, f/3,2 à 75 mm et f/3,5 à 105 mm. Que nenni ! Dans les faits, l’ouverture maximale se réduit comme-ci (et l’ouverture minimale varie ainsi) :

Test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Concrètement, est-ce vraiment si grave ? Si vous êtes un technicien coupeur de cheveux en quatre, oui. Un peu. Dans la pratique, pas tant que cela. Tout ce que vous aurez à retenir c’est que, quelle que soit la focale, même à l’ouverture maximale, vous ne parviendrez pas à obtenir une profondeur de champ très courte telle que cela est actuellement la mode, ou alors il vous faudra shooter tous vos portraits au 150 mm à f/4.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 35 mm – 1/6.400 ème de sec. – f/2.8 – 100 ISO

En même temps, il fallait s’y attendre : n’est pas un 105 mm f/1,4 ou un 58 mm f/0,95 qui veut ! Mais le message que nous voulons faire passer ici, c’est que si le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD peut servir à faire des portraits, il ne s’agira pas de portraits dont l’esthétique se rapproche des canons actuels en termes de bokeh, et ce malgré les 9 lamelles du diaphragme.

Pour cela, en restant par exemple chez Tamron, le SP 85 mm f/1,8 Di VC USD est nettement préférable. Fort heureusement, puisque vous n’avez pas à subir le diktat de l’esthétique unique et instagramesque, bien d’autres manières de réaliser des portraits existent et cela sans avoir recours à des profondeurs de champ millimétriques.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 90 mm – 1/200 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Performances optiques : vignettage, piqué et homogénéité

En résumé, du côté des performances optiques, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD fait le travail, sans exceller nulle part et sans être catastrophique nulle part. Il est juste… moyen.

Le vignettage est très marqué, malgré la correction automatique appliquée par le D850 lors du rendu JPEG (si vous avez activé la dite correction automatique). Aux 35, 50 et 85 mm, le vignettage est très visible juqu’à f/5,6, se fait plus discret à f/8 puis disparaît. Aux 105, 135 et 150 mm, le vignettage est encore plus marqué que précédemment, et ce jusqu’à f/8.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/2.500 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Pour du portrait, cela n’est pas pénalisant et même intéressant puisque le vignettage permet de fermer l’image et force le regard du spectateur à se concentrer sur le sujet (présupposé au centre du cadre), mais dans l’absolu, pour une optique moderne, ce vignettage est critiquable.

Le piqué est satisfaisant au centre à toutes les focales mais mérite que vous fermiez un peu le diaphragme pour vraiment exploiter l’exigent capteur d’un D850. En s’éloignant du centre, par contre, le piqué se dégrade rapidement et nous trouvons Tamron un peu trop optimistes lorsqu’ils déclarent que cet objectif est prêt à supporter les reflex de 50 Mpx…

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/100 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

D’un autre côté, dans le cadre de l’utilisation pour des portraits, un objectif au rendu plus doux est préférable à un excès de piqué et de netteté qui aurait alors le malheur de faire ressortir les moindres défauts épidermiques de votre modèle. Les défauts des uns sont les qualités des autres, et vice versa.

Performances optiques : distorsion

La distorsion est assez marquée sur ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD. Marquée et évolutive. En effet, vous aurez droit à une distorsion en barillet à 35 mm, qui se résorbe et devient nulle entre 85 et 105 mm, pour se transformer en distorsion en coussinet aux focales les plus longues.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/1.000 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Dit autrement, dans le cadre d’une utilisation en portrait, ce zoom a tendance à grossir les visages à 35 mm et à les amincir à 150 mm à cause de la conjonction de la déformation de la perspective et de la distorsion. Encore un défaut qui peut devenir une qualité. Mais si vous utilisez ce zoom pour autre chose que du portrait, par exemple pour de la photographie de rue, des balades architecturales et du paysage, ces défauts peuvent devenir plus gênants.

Performances optiques : flare, rendu des couleurs et aberrations chromatiques

À n’en pas douter, le traitement BBAR visant à réduire les reflets parasites (et augmentant donc le contraste) s’avère d’une redoutable efficacité.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 42 mm – 1/1.250 ème de sec. – f/3 – 100 ISO

L’objectif résiste bien au flare et son rendu colorimétrique est très dynamique et plein d’enthousiasme. En fait, même un petit peu trop : l’image par défaut, en RAW, est un poil trop contrastée et le traitement JPEG interne au D850 (en mode Picture Profile automatique) a tendance à trop ternir l’ensemble, en récupérant les ombres et les hautes lumières de manière trop violente, ce qui rend l’image terne. Avec la plupart des objectifs, c’est plutôt l’inverse, avec des JPEG trop saturés et contrastés par rapport aux RAW. Bizarre bizarre. Le rendu chaleureux de l’objectif lui permet de bien se prêter au jeu du portrait.

Test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD : en résumé

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD peut vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif polyvalent pour du portrait et de la photographie de rue,
  • vous désirez compléter un zoom et/ou une focale fixe grand angle que vous avez déjà,
  • vous pratiquez la photographie sociale et avez besoin de cadrages plus serrés qu’avec un 24-105 ou un 24-120.

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un véritable grand angle,
  • vous désirez obtenir de très courtes profondeurs de champ et un bokeh crémeux,
  • vous êtes intransigeant sur les performances optiques,
  • vous désirez pratiquer régulièrement la photographie de sport.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD : ma conclusion

Perplexe. C’est probablement le mot qui résume bien mon sentiment vis à vis de cet objectif.

En temps normal, j’ai tendance à aimer et même soutenir les initiatives originales, mais uniquement lorsque cela s’accompagne d’une réalisation sans faille. Mais dans le cas du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, ce n’est pas franchement le cas, la promesse de polyvalence s’accommodant assez mal des compromis techniques indispensables incontournables pour contenir son prix de vente (899 euros lors de son lancement à l’été 2019).

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/400 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Je vais commencer par les bons points. Tout d’abord, la qualité de fabrication mérite d’être saluée : les efforts réalisés par Tamron payent et permettent de proposer sur toute la gamme des objectifs superbement construits jouissant d’une finition qui, il n’y a pas si longtemps, ne se trouvait que parmi les optiques professionnelles : traitement fluor, joints d’étanchéité à tous les niveaux, finition du fut, bagues caoutchouc, etc.

Rendre cela accessible sur un zoom à moins de 900 euros, qui plus est un zoom à f/2,8-4 à l’ouverture certes glissante mais autrement plus noble que du f/3,5-5,6 ou f/4,5-6,3 – relève de la gageure industrielle.

Ensuite, le rendu est judicieusement adapté pour du portrait : piqué au centre mais pas trop non plus, vignetté pour fermer l’image… ou comment transformer des défauts classiques en qualités. Et puis… et puis en fait, c’est un peu tout du côté des bons points.

Les points ni positifs, ni négatifs. La plage focale. Même si c’est l’argument premier de cet objectif, la plage de 35-150 mm a quelque chose de troublant et, plutôt que d’accéder à une nouvelle polyvalence, on a l’impression de se retrouver avec le cul entre deux chaises.

35 mm, c’est pas mal pour du reportage, mais un peu trop long dans certaines situations. Un angle plus large aurait été bienvenu. Sans forcément démarrer à 28 mm, 30 mm aurait déjà été très bien, et aurait en plus fait passer, symboliquement, l’amplitude du zoom à 5x.

De l’autre côté du spectre, 150 mm s’avère régulièrement trop court mais pour le coup, c’est moins gênant, surtout sur un boîtier comme le Nikon D850 où la marge de recadrage est généreuse. Mais justement, à cause de cela, on réalise d’autant plus facilement qu’il n’y a pas grande différence de rendu entre 135 mm et 150 mm, donc pousser jusqu’à 180 mm aurait permis de marquer le coup.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/80 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Maintenant, les points négatifs. Dépourvu de zooming interne, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD doit donc composer avec une extension de son fût pour zoomer. Déjà que, de base, il est tout sauf compact, là, il devient carrément encombrant. Les performances optiques globalement moyennes, si elles s’accordent bien à une certaine pratique du portrait, interrogent plus pour d’autres usages.

En fait, c’est à se demander si cette douceur, ce manque d’homogénéité et ce vignettage sont volontaires (pour donner une signature esthétique) ou au contraire des dommages collatéraux des compromis économico-technologiques (ce qui serait surprenant vu le nombre de lentilles asphériques, LD, le traitement BBAR, etc.).

Mais le plus gros point noir de cet objectif, c’est sans conteste sa mise au point. Plus audible que de l’USD et d’une réactivité moyenne, la technologie OSD semble ne pas vraiment avoir sa place sur un objectif de 2019 et ternit le plaisir d’utilisation. Et pas question de prendre la main en mise au point manuelle, la bague dédiée n’est vraiment pas agréable.

Perplexe, donc, je le suis encore une fois arrivé au terme de cette conclusion. Faut-il craquer pour ce 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD ? Si vous possédez déjà le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD et en êtes satisfait : pourquoi pas, si vous comptez être cohérent. Mais si vous ne le possédez pas, nous ne pouvons que vous recommander d’attendre un peu, soit une mise à jour du firmware, soit une nouvelle version.

Car c’est bien là le problème : sur le papier, ce zoom est intéressant, mais la réalisation n’est pas à la hauteur de ses ambitions. De quoi le cantonner pour l’heure à une niche photographique. C’est triste, car pourtant, il y avait de l’idée.

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique

Ce zoom au meilleur prix chez Amazon


Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : une totale réussite et une précision absolue

Annoncé en juin 2019, à peine disponible en Europe, voici pourtant déjà le test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le tout premier objectif à focale fixe et ouverture f/1.4 de la gamme Tamron pour reflex Nikon.

A tout seigneur, tout honneur, c’est le Nikon D850 qui a servi pour ce test, un reflex plein format exigeant qui a su mettre à mal plusieurs optiques pourtant qualifiées d’excellentes. Qu’en sera-t-il avec ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD ?

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : une totale réussite et une précision absolue

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Pour célébrer les quarante ans de sa ligne SP, pour « Superior Performances », Tamron s’aventure sur un terrain qui lui était jusque là inconnu, celui des focales fixes destinées aux capteurs 24 x 36 mm ouvrant à f/1,4.

Avec son SP 35 mm f/1,4 Di USD, l’opticien, plus connu du grand public pour ses zooms au rapport qualité/prix/polyvalence agressif, veut prouver que lui aussi a le savoir faire optique, micro-mécanique, électronique et industriel pour jouer dans la cour des focales fixes « Premium ».

Et c’est peu dire que le challenge est relevé puisqu’en face, chez son rival préféré, le Sigma 35 mm f/1,4 DG HSM | Art règne sans partage depuis son arrivée sur le marché en 2013.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : une totale réussite et une précision absolueTest Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : une totale réussite et une précision absolue

 

La question est donc assez simple : puisque six ans séparent les deux optiques, les opticiens de Tamron ont-ils mis à profit ce délai pour développer une optique capable d’égaler (au minimum) voire de surpasser (idéalement) celle de l’équipe Sigma ?

Et cet écart, s’il y en a un, justifie-t-il d’investir les 999 euros demandés alors que le 35 mm Art se trouve aujourd’hui aisément aux environs de 780 euros ? Nous avons eu trois semaines en sa compagnie pour répondre à ces questions.

Présentation et contexte

Aussi surprenant que cela puisse paraître, depuis sa création à Saitama (au nord de Tokyo) en 1950, Tamron n’avait jamais produit un seul objectif ouvrant à f/1,4. Ce qui, vu de 2019, peut paraître comme une anomalie industrielle dans un monde où il est communément admis que « si tu n’as pas d’optiques ouvrant à f/1,4, c’est que tu n’es pas un vrai professionnel ».

Pourtant, des focales fixes lumineuses, l’opticien sait en faire. Pour preuve, sa gamme SP en f/1,8 destinée aux reflex numériques 24 x 36 mm, auréolée d’une excellente réputation qui, si elle est à peine moins lumineuse d’un tiers de diaphragme que du f/1,4, offre le double bénéfice d’un encombrement et d’un tarif plus doux. Mais c’est qu’en photographie, les traditions et les mythes ont la vie dure.

Parallèlement, Sigma, son grand concurrent, peut se targuer d’avoir en 2019 une gamme f/1,4, pardon, une « famille f/1,4 » pléthorique puisque dans cette ouverture sont proposées les focales suivantes : 20 mm, 24 mm, 28 mm, 35 mm, 40 mm, 50 mm, 85 mm et 105 mm. Qui dit mieux ? Personne.

Nikon lui-même ne dispose « que » de six focales au catalogue : 24 mm, 28 mm, 35 mm, 50 mm, 58 mm, 85 mm et 105 mm. Or, jusqu’à présent, les amateurs de 35 mm f/1,4 n’avaient le choix qu’entre deux options : le Nikkor, vendu 1900 euros, et le Sigma, vendu 780 euros – mais lancé à 949 euros, il est important de le rappeler.

À 999 euros, le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD a donc clairement une carte à jouer.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 200 – 1/2.000 ème sec. – f/1.4

Du point de vue de la philosophie, il est intéressant de souligner que le Sigma 35 mm DG HSM | Art avait, en son temps, été l’objectif du renouveau pour Sigma, adoptant alors la nouvelle stratégie « Global Vision » chère à Kazuto Yamaki, PDG de l’entreprise (héritée de son père).

À l’époque, l’idée était de faire passer Sigma du rang d’opticien tiers « de seconde zone » – comprendre « l’opticien dont on achète les objectifs par défaut parce que les Nikon sont vraiment trop chers, tant pis s’il faut faire des sacrifices au niveau de la qualité » –  au rang d’opticien de tout premier plan, c’est à dire « l’opticien dont on achète les objectifs avec plaisir parce qu’ils sont excellents ET en plus bien moins chers que ceux de Nikon, alors pourquoi s’équiper en Nikkor sinon par masochisme ? ».

L’histoire aura donné raison à Yamaki San et, aujourd’hui, en focales fixes premium, Sigma est aussi contournable pour les photographes que redouté par les constructeurs.

Du côté Tamron, les motivations qui ont poussé au développement du SP 35 mm f/1,4 Di USD sont bien différentes.

La ligne SP existe depuis 1979 et, en quarante ans, certains modèles sont même devenus légendaires, tel le Tamron SP 90 mm f/2,5 Macro produit entre 1978 et 1988.

Mais à de très rares exceptions, le constructeur n’est jamais vraiment parvenu (ou n’a jamais vraiment voulu) créer autre chose que des objectifs purement utilitaristes capable de faire balancer le cœur de ses clients. S’il y a bien une communauté de nikonistes et une communauté de sigmaïstes, il n’y a guère de communauté de tamronistes (ou alors ils sont bien planqués).

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 800 – 1/5.000 ème sec. – f/1.4

C’est donc avec cette envolée lyrique en tête, adossée au savoir faire optique et industriel de l’entreprise, que le SP 35 mm f/1,4 Di USD a vu le jour.

Une manière de chant du cygne pour Tamron  : offrir aux utilisateurs reflex ce qui sera probablement la dernière optique très haut de gamme lumineuse du constructeur dédiée à ce type de boîtier.

« Nihil ex SP 35 mm f/1,4 Di USD »… sauf sur le nouveau territoire à conquérir des hybrides. Les récentes propositions en monture Sony E, et les futures propositions en monture Z qui ne manqueront pas d’advenir, montrent clairement là où désormais se porte le regard de Tamron en ce qui concerne ses optiques les plus prestigieuses. Mais en attendant, le test !

À qui se destine ce 35 mm f/1.4 ?

Aux amateurs de focales fixes lumineuses polyvalentes, adeptes de la photographie de rue, du reportage, un peu du portrait (mais pas trop), pour lesquels f/1,8 ne suffirait pas et qui ne se retrouvaient pas dans le duel Sigma vs. Nikon.

À ces photographes il faut ajouter deux autres catégories :

  • ceux pas forcément adeptes du 35 mm, mais qui seraient curieux de voir ce que Tamron est capable de produire,
  • ceux possédant déjà un 35 mm f/1,4 (disons, au hasard, le Sigma Art) mais, étant passés à un Nikon D850 à la définition très exigeante, commenceraient à percevoir les limites de leur objectif actuel.

Qualité de construction

Pour tout connaître de la manière dont le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD est construit, le mieux est encore d’aller consulter l’article y étant consacré lors de la présentation de l’objectif.

Alliages aussi légers que résistants, nombreux joints d’étanchéité dont un au niveau de la monture, finition encore plus précise que les SP f/1,8 : tout est là pour rappeler que nous avons affaire à un objectif haut de gamme.

Petite subtilité : afin de faciliter le déplacement des lentilles nécessaires à la mise au point, Tamron a développé un nouveau système de cages hélicoïdales internes baptisé « Dynamic Rolling-cam » et mis ici pour la première fois en application. Ça, c’est pour la culture générale. Dans la pratique, il faut bien avouer que la mise au point est aussi douce que précise, dénuée de vibrations, mais nous approfondirons le sujet dans la partie suivante.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Néanmoins, puisque le haut de gamme pousse d’autant plus à se montrer intraitable, quelques petits points de détail auraient pu être améliorés. La bague de mise au point continue de tourner au-delà des deux butées extrêmes (mais il doit y avoir une raison pratique à cela).

La graduation de la distance de mise au point n’est pas précise, les butées intervenant un peu avant 30 cm (distance minimale de mise au point) et un peu après l’infini. Il aurait été, tant qu’à faire, agréable que ces graduations soient recouvertes d’une peinture luminescente afin d’être lisibles dans le noir, ou au moins que la petite fenêtre de lecture puisse être illuminée (sans forcément aller jusqu’au génial écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S).

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Le paresoleil dispose d’un loquet de verrouillage, ce qui l’empêche de se dévisser puis de tomber accidentellement. Par contre, le matériau plastique utilisé est un peu trop sensible aux rayures à notre goût, mais c’est vraiment histoire de chipoter. Cela n’enlève rien au sentiment qu’inspire l’objectif : ça respire la qualité et l’amour du travail bien fait !

Prise en main : stabilisation et autofocus

Avec ses 102,3 mm de long et 805 grammes, le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD est le plus lourd des 35 mm f/1,4 modernes en monture Nikon. Le Nikkor se contente de 89,5 mm de long pour 600 grammes, alors que le Sigma s’intercale entre les deux, avec 94 mm de long et 665 grammes. Mine de rien, les presque 150 grammes supplémentaires se sentent dès la sortie du carton et encore plus à l’usage : c’est du lourd, dans tous les sens du terme.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Monté sur un Nikon D850, l’ensemble demeure néanmoins déséquilibré mais, de toute évidence, Tamron n’a pas souhaité faire de compromis physiques au détriment de la formule optique. Pour les filtres, il faudra en utiliser de 72 mm de diamètre, contre 67 mm pour le Nikkor et le Sigma.

Contrairement aux autres focales fixes SP f/1,8 Di VC USD, le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD est dépourvu de stabilisation, comme en atteste l’absence de la mention VC dans son nom. Certains argueront qu’avec le surcroît de luminosité cela rend la stabilisation inutile. D’autres tempéreront le propos en soulignant qu’il n’y a « que » deux tiers de diaphragme de différence entre f/1,4 et f/1,8. D’autres, enfin, admettront que, aussi pratique la stabilisation soit-elle, elle dégrade forcément la qualité optique d’un objectif.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 400 – 1/25 ème sec. – f/1.4

Donc, pour un 35 mm f/1,4 qui se veut le meilleur de sa catégorie, se priver de stabilisation était un choix logique (d’autant plus que l’objectif est déjà bien assez lourd ainsi). Au final, le seul commutateur que vous trouverez sur le côté gauche de l’objectif sera l’AF/MF pour basculer de la mise au point manuelle à l’automatique (et vice versa). Il n’empêche que parfois, dans de très mauvaises conditions lumineuses, une stabilisation manque. Nous n’avons toutefois pas pu tester ce qu’il en est en montant le Tamron sur un Nikon Z (6 ou 7), ne disposant pas, au moment du test, d’un boîtier hybride sous la main.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Du côté de l’autofocus, comme précédemment évoqué, nous ne trouvons rien à redire. Est-ce parce que la nouvelle technologie « Dynamic Rolling-cam » fait du bon travail ? Est-ce parce que le Nikon D850 se trouve particulièrement à l’aise avec les ouvertures à f/1,4 ? Est-ce grâce au savoir faire de Tamron ?

Probablement un peu de tout cela. Toujours est-il que le fonctionnement est aussi précis que silencieux, de jour comme de nuit, et que vous n’aurez que très rarement besoin de corriger le point manuellement (sinon pour vous rappeler que les autofocus modernes, c’est quand même devenu bien pratique et efficace).

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 800 – 1/8.000 ème sec. – f/1.4

Pour terminer, une petite bizarrerie toutefois, mais indépendante de l’objectif. Si vous disposez de plusieurs 35 mm f/1,4 pour votre reflex Nikon, tous seront renseignés, dans les métadonnées, sous la référence « 35.0 mm f/1,4 », sans distinction de marque ni de modèle. C’est le moment de jouer du mot-clé lors de l’importation de vos images, dans Lightroom par exemple, afin de vous y retrouver par la suite.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 100 – 1/1.000 ème sec. – f/1.4

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Il y a des jours, nous n’aimerions pas être à la place des gens du marketing chez les constructeurs d’objectifs photo.

« Ah, votre nouvel objectif est si bien que ça ? Mais vous avez mis quoi dedans ? »

Ce à quoi, dans le cas de Tamron pour ce 35 mm f/1,4, il faudrait répondre « oh, plein de trucs sympas : 14 lentilles réparties en 10 groupes, dont 4 lentilles LD à faible dispersion, 3 lentilles asphériques moulées, tout cela saupoudré du nouveau revêtement BBAR-G2 parce qu’on aime bien les acronymes compliqués (Broad-Band Anti-Reflection Generation 2). Il fait le café, le ménage, le repassage, bloque les images fantômes, les reflets parasites et les aberrations chromatiques dès la pleine ouverture. Bref, c’est pas mal. » Voilà, en gros. Sur le papier, ça a l’air rasoir, pour rester poli. Mais en pratique ?

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 100 – 1/2.500 ème sec. – f/1.4

En pratique, vous oublierez très rapidement les formules optiques et les noms de code à rallonge pour constater un fait : ce Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD est bon.

Non. Mieux que ça. Il est très, très bon.

Même peut-être un peu trop, au point que parfois, on se demande si ce ne serait pas le D850 le facteur limitant. C’est pour dire !

Le piqué au centre est exceptionnel dès la pleine ouverture et les coins sont d’une précision jusque là jamais vue sur ce type de focale/ouverture.

En fermant un peu, les performances s’envolent, laissant sur place toute la concurrence. Le flare est inexistant et, de nuit, sur les sources de lumière ponctuelles, le Tamron finit de vous impressionner : les cercles sont des cercles, pas des traînées de lumières, sans halo, sans rien. Il va falloir allumer un cierge à la gloire du BBAR-G2 (ou « Babar 2 », si vous êtes intimes).

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 10.000 – 1/200 ème sec. – f/1.4

Forcément, vous n’échapperez pas au paragraphe le comparant au Sigma 35 mm f/1,4 DG HSM | Art.

Si celui demeure très bon et une référence dans son genre (à tel point que, du temps où j’officiais chez Les Numériques, c’était l’objectif que nous avions retenu pour tester les capteurs de chaque nouveaux boîtiers), il faut bien reconnaître que le Tamron le surclasse de la tête et des épaules : plus piqué à toutes les ouvertures, plus homogène dès la pleine ouverture, le Sigma ne parvient qu’à faire presque jeu égal à f/8, après quoi, pour l’un comme pour l’autre, c’est la diffraction qui vient semer la zizanie.

En termes de performance pure, le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD se rapproche plus d’un Zeiss Otus 55 mm f/1,4… en plus léger, plus abordable, et autofocus. Excusez du peu !

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Le rendu des couleurs et la gestion des aberrations chromatiques sont du même acabit que la précision optique pure : les couleurs sont irréprochables de fidélité, les aberrations chromatiques aux abonnés absents, la correction du vignettage une formalité (s’il subsiste à f/1,4 il disparaît dès f/2). Deuxième cierge pour Babar 2.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 8.000 – 1/320 ème sec. – f/1.4

Si les plus technophiles auront de quoi s’extasier tout en ayant l’impression de redécouvrir le potentiel de leur reflex, les plus artistiques regretteront peut-être que cette neutralité soit synonyme de manque de personnalité. De toute évidence, ce Tamron est le parangon de l’optique japonaise moderne : chirurgical, efficace, mais impersonnel. Mais quelque part, c’était la promesse initiale, il n’y a donc pas tromperie sur la marchandise.

Performances optiques : déformation et distorsion

Après ce déluge de compliments, il aurait été bien surprenant que le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD souffre de problèmes de déformation et de distorsion. Déjà parce que, pour un 35 mm, cela aurait fait tâche. Donc, non : il ne déforme pas, tout ce qui est droit le reste. Et pour cela, pas besoin de traitement JPEG compliqué, vous pourrez profiter de tout cela dès le fichier NEF.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 100 – 1/1.600 ème sec. – f/1.4

Rendu optique : profondeur de champ

C’est désormais un classique pour le haut de gamme : le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD dispose d’un diaphragme circulaire à 9 lamelles et à commande électro-magnétique. En combinant la focale et l’ouverture généreuse, vous obtiendrez de jolis effets de profondeur de champ, avec un bokeh d’arrière plan très doux.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 5.000 – 1/200 ème sec. – f/1.4

Le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD peut vous intéresser si :

  • vous désirez le meilleur 35 mm f/1,4 actuellement disponible en monture F, aussi bien pour un boîtier FX que DX (sur lequel il formera un équivalent 52,5 mm f/1,4),
  • vous souhaitez profiter des profondeurs de champ plus courtes permises par l’ouverture f/1,4 (par rapport au SP 35 mm f/1,8),
  • vous pratiquez assidûment la photographie nocturne et souhaitez une correction parfaite des sources lumineuses ponctuelles (éclairages urbains ou étoiles),
  • vous souhaitez tirer le meilleur de votre reflex haute définition (Nikon D800, D810, D850),
  • vous trouvez que l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,4G ne vaut décidément pas son prix,
  • vous ne possédez pas déjà le Sigma 35 f/1,4 mm DG HSM | Art.

Le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD va moins vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif avec une personnalité esthétique forte,
  • vous désirez une focale fixe lumineuse ET légère,
  • vous êtes déjà satisfait par votre Sigma 35 f/1,4 mm DG HSM | Art (même si vous savez désormais qu’il n’est plus le meilleur).

Voir les photos de ce test en pleine définition :

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1,4 Di US : ma conclusion

Tamron nous avait promis l’apothéose pour sa première focale fixe ouvrant à f/1,4, et probablement dernière de ce genre pour un reflex. Bonne nouvelle : les promesses n’engagent pas que ceux qui y croient ! Surtout lorsqu’il en va de l’honneur d’un constructeur japonais.

Pour un chant du cygne, Tamron nous sort le grand jeu. Ce SP 35 mm f/1,4 met les petits plats dans les grands et, s’il joue dans la surenchère optique et physique, n’hésite pas à être le plus gros et le plus lourd de sa catégorie, ces trois semaines passées à ses côtés nous ont confirmé que ce n’était pas que pour l’esbroufe. Cette focale standard est réellement excellente, permet de pousser un D850 dans ses retranchements, jusqu’au plus isolé des pixels.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 100 – 1/5.000 ème sec. – f/2.8

Si vous êtes en quête de la précision absolue et ne sauriez supporter le moindre défaut (à part un très léger et compréhensible vignettage à la pleine ouverture), ce Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD doit faire partie de votre besace. Que ce soit pour de la photographie de rue, du reportage et, une fois n’est pas coutume, grande ouverture est ici synonyme d’objectif nocturne.

Forcément, en contrepartie, il faudra s’accommoder d’une image tellement propre qu’elle finit par en manquer de personnalité, mais par les temps qui courent, il est difficile de concilier l’un et l’autre. De toutes manières, ce n’est pas ce qu’on lui demande.

Et si vous possédez déjà le Sigma 35 mm f/1,4 DG HSM | Art ? Faut-il s’en débarrasser ? Pas forcément. La sortie du Tamron ne suffit pas à le rendre du jour au lendemain obsolète. Cela ne fonctionne pas comme ça.

Néanmoins, si vous ambitionnez de passer à un reflex haute définition (comprendre de la série D800) ou espérez dans un futur plus ou moins proche un reflex Nikon dépassant les 50 Mpx voire 60 Mpx, le Tamron saura vous accompagner plus loin, plus longtemps, là où le Sigma commence à montrer ses limites.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 10.000 – 1/160 ème sec. – f/1.4

Cela pourra notamment intéresser les adeptes de paysage, de reprographie, de studio et d’une manière générale, tous les domaines photographiques où la précision et l’homogénéité doivent être absolues. Le Sigma, pour sa part, confirme son rapport qualité/prix imbattable et, après six premières années au catalogue, a toutes les raisons du monde d’y rester.

Pour conclure, aussi bien du point de vue de l’ingénierie optique que de la performance photographique, le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD est une totale réussite (à points ergonomiques perfectibles près). Dommage que, officiellement, Tamron ne prévoit pas pour le moment de prolonger l’expérience f/1,4 à d’autres focales et à destination des reflex. Et pourtant, c’est un inconditionnel des hybrides qui vous le dit.

Voir la présentation sur le site Tamron

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …


Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence Sigma et Nikon en ligne de mire !

Tamron célèbre les 40 ans de sa gamme d’optiques SP avec l’annonce des caractéristiques du nouveau Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, une focale fixe qui vient marcher sur les plates-bandes du Sigma 35 mm f/1.4 ART comme du Nikon AF-S 35 mm f/1.4G.

La guerre des 35 mm à grande ouverture est déclarée et Tamron arrive avec de beaux arguments.

MàJ: le test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est disponible.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence en ligne de mire

Annoncé à l’occasion du CP+ au Japon en février 2019, le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD inaugure les grandes ouvertures dans une gamme de focales fixes Tamron qui ne demande qu’à jouer les premiers rôles.

Tamron est en effet très présent dans le monde des zooms, du mega-zoom à tout faire (un peu trop parfois) aux zooms pros à ouverture f/2.8 constante en passant par les formules plus atypiques comme le récent Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD.

L’opticien indépendant se positionne depuis plusieurs années sur le marché des optiques expertes-pros mais manque encore de focales fixes à grande ouverture f/1.4 capables de concurrencer Nikon et Canon comme le concurrent principal chez les indépendants, Sigma et sa série ART.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le commutateur de mode de mise au point manuelle – autofocus

Pendant que Sigma investit toutes ses ressources ou presque dans une alliance tripartite Leica-Panasonic-Sigma dont on ne sait encore quelles autres marques elle pourra servir ou non, Tamron tire profit de ses 40 années d’expérience en matière de focales fixes (la série SP date de 1979) pour proposer une belle optique fixe à ouverture f/1.4 pour les reflex plein format Nikon et Canon.

Tamron a mis dans ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD tout son savoir-faire en matière d’optiques pros pour offrir à la fois une qualité d’image optimale de bord à bord comme une grande qualité de bokeh. Les deux cibles sont évidemment le Sigma 35 mm f/1.4 DG HSM ART qui date de 2013 et n’a pas été mis à jour depuis et le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G sorti lui en 2010 et dont le tarif reste le principal frein.

Tamron voit-il juste avec ce nouveau Tamron SP 35 mm f.14 Di USD ? A la lecture de la fiche technique, il faut avouer que la proposition est alléchante.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : caractéristiques techniques

Formule optique et traitements

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, formule optique

Ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est compatible avec les reflex plein format Nikon F et Canon EF, il met en oeuvre une formule optique à 14 éléments en 10 groupes dont 4 lentilles à faible dispersion LD et 3 lentilles asphériques Tamron GM (Glass Molded Aspherical).

Cette combinaison doit permettre de réduire au mieux les aberrations chromatiques comme toutes formes de déformations. Ces caractéristiques sont particulièrement importantes avec les objectifs à ouverture f/1.4 attendus pour leurs performances sur les bords de l’image, surtout sur une monture comme la Nikon F qui ne favorise pas les courtes focales à l’inverse de la monture Z des hybrides Nikon.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le diaphragme circulaire à 9 lames

Tamron annonce un bokeh de grande qualité, ce qui devrait ravir les photographes adeptes des faibles profondeurs de champ, le diaphragme est circulaire et comporte 9 lames.

Toujours dans l’optique de proposer les meilleures performances possibles, Tamron a doté son Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD d’un revêtement anti-reflet BBAR-G2 (Broadband Anti-Reflection) limitant l’effet de flare et les images fantômes. Ce revêtement est une nouvelle version du revêtement Tamron BBAR précédent, il devrait optimiser le contraste des images quelle que soit l’ouverture.

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD utilise le revêtement au fluor pour sa lentille frontale. Ce revêtement, comme sur de nombreux autres objectifs de la marque et concurrents, permet l’évacuation rapide des gouttes d’eau et des poussières tout en facilitant le nettoyage. Les traces grasses, par exemple, s’éliminent plus facilement.

Autofocus

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD dispose d’une motorisation USD déjà disponible sur la plupart des optiques pros de la marque, dont les zooms série G2.

Cette motorisation assure une mise au point rapide et précise sur les autres modèles (voir le test du Tamron 24-70 mm f/2.8 G2 par exemple) et quand bien même ce 35 mm f/1,4 met en oeuvre des lentilles plus imposantes et lourdes que celles de la version f/1.8 du 35 mm f/1.8, les performances ne devraient pas décevoir.

L’ajustement manuel du point reste possible même s’il faut bien reconnaître que la qualité des autofocus actuels, toutes marques confondues, laisse peu de place aux réglages fins effectués par le photographe.

Construction

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, protection par joints

Les optiques à ouverture f/1.4 ne se contentent pas d’offrir la meilleure qualité d’image possible, elle se doivent d’être construites pour durer et résister aux pires conditions.

Tamron l’a bien compris qui propose une construction avec joints d’étanchéité au niveau de la monture, ainsi qu’en plusieurs points sensibles du fût.

Cette protection limite l’infiltration de poussières comme celle de l’humidité. Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est utilisable sous la pluie sans risque, comme votre reflex expert-pro Nikon (même si votre prudence personnelle vous empêche de le sortir quand il pleut la plupart du temps n’est-ce pas ?).

Le pare-soleil dispose lui d’un mécanisme de verrouillage conçu pour empêcher la chute accidentelle comme le changement de position non voulu, c’est le minimum.

Ajustements et mises à jour

Les objectifs Tamron peuvent être ajustés et mis à jour à l’aide de la console Tamron TAP-in, en option. Cette console permet de connecter l’objectif à votre ordinateur via une liaison USB afin de mettre à jour le firmware de l’objectif quand c’est nécessaire de même que pour vous permettre de régler le comportement de l’autofocus selon vos envies.

Positionnement et premier avis

Le futur test de cet objectif sur un reflex Nikon permettra de vérifier le bien fondé de cette formule optique comme les prétentions de Tamron en matière de focales fixes à grande ouverture f/1.4.

Suite aux tests des précédents modèles (séries G2), force est de constater que Tamron a tout fait pour venir titiller ses principaux concurrents, surtout quand ceux-ci tardent à mettre à jour leurs gammes (Sigma) ou à adapter leur tarification aux conditions changeantes du marché (Nikon).

Proposé au tarif public de 999 euros à sa sortie, ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est plus onéreux que le Sigma 35 mm f/1.4 ART disponible à 770 euros environ mais il est aussi plus moderne et devrait poser moins de problèmes en mise au point autofocus et de mises à jour que n’en posent les optiques Sigma sur boîtiers Nikon. Le Tamron va aussi laisser loin derrière le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G qui a le mauvais goût de coûter près de 1850 euros.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : fiche technique

  • Modèle : F045
  • Longueur focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1,4
  • Angle de champ (diagonale) : 63°26′ sur reflex plein format
  • Construction optique : 14 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale : 0,3 m
  • Rapport de grossissement : 1:5
  • Taille du filtre : 72 mm
  • Diamètre : 80,9 mm
  • Longueur : pour Nikon 102,3 mm
  • Poids : pour Nikon 805 g
  • Diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/16
  • Accessoires fournis : Pare-soleil, bouchons, sacoche
  • Montures compatibles : Nikon F, Canon EF
  • Tarif public : 999 euros

Source : Tamron


Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, le zoom des portraitistes ?

Tamron annonce le nouveau Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di OSD VC, un zoom pour reflex plein format Nikon et Canon pré-annoncé lors du récent CP+ au Japon.

Ce zoom, présenté par la marque comme l’outil idéal pour les portraitistes, peut-il revendiquer ce titre ? Revue de détails.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Tous les zooms Tamron chez Miss Numerique

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, présentation

La gamme Tamron d’optiques pour reflex se renforce de mois en mois en attendant que l’opticien indépendant veuille se pencher sur le cas des hybrides Nikon.

Auparavant spécialiste des zooms à tout faire entrée de gamme, Tamron a désormais acquis ses lettres de noblesse avec des objectifs de bien meilleure qualité, qu’il s’agisse de la qualité d’image comme de la construction.

Les zooms sont les objectifs les plus diffusés par Tamron, bien que la série d’optiques à focale fixe n’ait pas à rougir. Mais le marché de la photographie étant ce qu’il est, de nombreux amateurs préfèrent les zooms qui évitent de changer d’objectif en cours de journée et, surtout, leur permettent de penser « je peux tout faire parce que j’ai un zoom polyvalent« .

Tamron l’a bien compris qui multiplie les références, et ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est un parfait exemple de ce qu’un opticien indépendant peut proposer : un zoom spécialisé polyvalent, ici à destination des portraitistes.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Pourquoi les portraitistes ? Tamron part du principe que le portrait suppose l’utilisation de plusieurs focales, et donc de plusieurs objectifs à focale fixe. Ce zoom peut remplacer ces objectifs avec :

  • la focale de 85 mm, une des focales favorites des portraitistes (voir pourquoi),
  • les courtes focales pour le portrait en plan large (35 mm),
  • les plus longues focales pour le portrait en plan serré (150 mm).

Cette plage de focale est en effet plus intéressante pour le portrait que celle d’un 24-120 mm par exemple, dont la position 24 mm déforme et dont la position 120 mm peut s’avérer un peu courte.

Toutefois les optiques à portrait ont aussi des ouvertures maximales importantes, f/1.8 ou f/1.4 pour les meilleures comme le Nikon AF-S 105mm f/1.4. Avec une ouverture maximale de f/2.8 à 35 mm et de f/4 à 150 mm ce zoom est en retrait face aux meilleures focales fixes, le principe même d’un zoom à large plage focale imposant des contraintes en matière d’ouverture maximale.

Plus qu’en remplacement de focales fixes, ce zoom peut devenir intéressant en remplacement d’un duo 24-70 mm f/2.8 + 70-200 mm f/2.8, deux zooms que les portraitistes apprécient aussi, le second en particulier. Les ouvertures maximales sont alors proches, et le tarif du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, bien que non dévoilé encore au moment de la publication de cette présentation, devrait être bien plus abordable que celui du couple précédemment cité.

Tamron 35 -150 mm + Tamron 17-35 mm

Tamron 35-150 mm à gauche, Tamron 17-35 mm à droite

Notez également que les portraitistes ne seront pas les seuls à apprécier cette plage focale qui convient bien, à la focale 24 mm près, au reportage et à la photo de voyage, dans le pur esprit Tamron « je passe partout ». Pour une complétude parfaite, pensez au zoom Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD !

Performances et caractéristiques du Tamron 35-150 mm

Formule optique

Le test à venir dès que l’optique sera disponible nous en dira plus sur les performances. A la lecture de la fiche technique, notons la mise en oeuvre d’une formule optique associant trois éléments en verre LD (faible dispersion) hautes performances à trois éléments à lentilles asphériques hybrides. Tamron revendique une parfaite adéquation avec les reflex riches en pixels comme le Nikon D850 (45 Mp) ou le Canon EOS 5DS (50 Mp).

Formule optique Tamron 35 -150 mm

la formule optique du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Toujours selon la marque, la formule optique a été calculée pour optimiser les résultats autour de la focale 85 mm, référence une fois de plus aux portraitistes. Le revêtement BBAR (Broad-Brand Anti-Reflection) qui supprime les réflexions internes de la lentille afin de minimiser les traces d’images fantômes et les reflets, complète ces spécifications.

La distance de mise au point minimale est de 0,45 m sur toute la plage focale, vous pourrez sans crainte vous approcher de votre sujet pour un portrait en plan très serré.

Autofocus

Tamron autofocus fonctionnement

la motorisation autofocus à moteur continu OSD Tamron

Tamron nous a habitués à proposer un autofocus rapide, précis et silencieux sur ses dernières générations d’objectifs (comme le 70-200 mm f/2.8 G2). Ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD dispose lui-aussi d’un tel module AF, avec moteur à courant continu OSD (Optimized Silent Drive) par contre, introduit avec le Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD. Cette motorisation OSD réduit le bruit de commande (par rapport aux objectifs équipés d’un moteur à courant continu non OSD) et améliore la précision et la vitesse de mise au point automatique.

Stabilisation

Tamron stabilisation fonctionnement

éclaté du système de stabilisation Tamron VC

Avec un gain annoncé de 5 stops, le système VC Tamron historique est ici amélioré grâce à un processeur indépendant dédié. Cette stabilisation pourra compenser en partie l’ouverture maximale modeste à 150 mm, en vous permettant d’opter pour un temps de pose un peu plus long sans trop risquer le flou de bougé.

Diaphragme

Le mécanisme de diaphragme de cet objectif met en oeuvre 9 lames. Tamron précise que le diaphragme reste presque parfaitement circulaire jusqu’à deux crans à partir de l’ouverture maximale.

Tamron diaphragme fonctionnement

le diaphragme à 9 lames du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Construction et finition

Voici un autre point que Tamron a bien compris : la qualité de finition est au moins aussi importante que la qualité d’image lorsque vous choisissez un objectif. Le look de l’objectif est un autre point auquel le photographe amateur tient, car n’oublions pas que la photographie est une passion pour beaucoup et qu’utiliser une optique que l’on aime regarder est important.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm avec son pare-soleil

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD reprend le design de la série G2, sobre et plutôt élégant. En matière de construction, il dispose de joints au niveau de la monture d’objectif et aux emplacements critiques. L’infiltration de l’humidité et de la pluie est réduite.

La lentille frontale dispose d’un revêtement au fluor facilitant l’évacuation des gouttes d’eau et des impuretés (graisses, poussières, traces de doigts).

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

les joints de protection du Tamron 35-150 mm

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est bien évidemment compatible avec la console Tamron TAP-in. Celle-ci est désormais quasiment obligatoire, elle vous permet de procéder à la mise à jour du firmware de l’objectif, à la personnalisation des réglages de la stabilisation et des commandes. C’est cette console qui permet de mettre à jour un objectif Tamron pour le rendre compatible avec les hybrides Nikon Z 6 et Z 7 (lorsque c’est possible, voir ici).

Disponibilité et tarif

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD sera disponible le 23 Mai 2019 en monture Nikon et le 20 Juin 2019 en monture Canon.

Le tarif n’est pas communiqué au moment de la publication de cet article, une habitude qu’ont pris les opticiens indépendants, et qui leur permet probablement de sentir les réactions du marché avant d’annoncer les tarifs finaux. La démarche se comprend, toutefois elle n’aide pas à l’analyse et aux recommandations préalables, ce qui est dommage.

Premier avis sur ce Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Tamron poursuit sur sa lancée : proposer des objectifs compatibles dont la qualité, la construction et les performances sont très proches de celles des marques de boîtiers, pour ne pas dire équivalentes parfois. La série G2 a fait ses preuves, ce nouveau Tamron 35-150 mm ne devrait donc pas décevoir sur ces points.

Reste un positionnement bien particulier qui peut plaire ou non. Pour couvrir l’intégralité d’une plage focale « idéale » il vous faudra compléter ce 35-150 mm d’un 17-35 mm, et de ce fait utiliser deux objectifs. L’argument de l’objectif à tout faire tombe.

Si vous êtes portraitiste, vous risquez de buter sur les ouvertures maximales limitées, et de préférer investir dans un nombre limité de focales fixes (par exemple 85 et 105 mm) plus performantes ouvrant à f/1.8 ou f/1.4. Le tarif reste alors conséquent, et en l’absence de tarif pour ce zoom, difficile d’en dire plus si ce n’est qu’il ne devra pas approcher celui de chaque focale fixe pour rester concurrentiel.

Un 24-120 mm, certes moins adapté au portrait photo, couvre une plage de focales plus intéressante en reportage. Un 70-200 mm f/2.8 est plus attirant pour le portrait en plan serré, et vous êtes nombreux à disposer déjà d’un 35 ou d’un 50 mm à grande ouverture en complément.

Sauf à ce que le tarif de ce Tamron 35-150 mm soit particulièrement attractif, et que ses performances soient exceptionnelles sur toute la plage focale, ce qui est envisageable si l’on en croit les résultats obtenus avec le Tamron 100-400 mm lors du test, il est bien possible que la diffusion de cette optique s’avère plus confidentielle que celles des zooms trans-standard habituels.

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, fiche technique

  • modèle : A043
  • plage focale : 35 – 150 mm
  • ouverture maximale : f/2,8-4
  • angles de vue (diagonale) : 63°26′ – 16°25′ (pour reflex plein format)
  • formule optique : 19 éléments répartis en 14 groupes
  • mise au point rapprochée : 0.45 m  sur toute la plage focale
  • rapport de grossissement : 1 :3.7 (f=150 mm)
  • diamètre de filtre : 77mm
  • diamètre maximum : 84mm
  • longueur : pour Nikon 124.3 mm, pour Canon 126.8 mm
  • poids : pour Nikon 790 g, pour Canon 796 g
  • lamelles d’ouverture : 9 (diaphragme circulaire)
  • ouverture minimale : f/16-22
  • stabilisateur d‘image : 5 stops (norme CIPA)
  • accessoires fournis : pare-soleil et bouchons
  • montures compatibles : Nikon F, Canon EF

Source : Tamron

Tous les zooms Tamron chez Miss Numerique


Nouveaux Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD et SP 35 mm f/1,4 Di USD pour reflex plein format

A l’occasion du CP+, le salon de la photo de Yokohama qui se tient du 28 février au 3 mars 2019, Tamron annonce trois nouveaux objectifs. Les Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD et Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD seront compatibles avec les reflex Nikon et Canon tandis que le Tamron 17-28 mm f/2,8 Di III RXD sera compatible avec les hybrides plein format de la gamme Sony (monture Sony Fe).

TAMRON 35-150 MM F/2,8-4 DI VC OSD TAMRON SP 35 MM F/1,4 DI USD TAMRON 17-28 MM F/2,8 DI III RXD

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD (modèle A043)

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Le Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD est un zoom polyvalent dont la particularité est d’étendre la plage de focales habituelle limitée à 70 mm. Avec 85 mm, 105 mm et 135 mm cette optique devrait satisfaire les amateurs de portrait qui ne veulent pas pour autant transporter trois focales fixes ou un zoom téléobjectif 70-200 mm f/2.8 plus limité en courtes focales.

L’ouverture glissante de f/2.8 à 35 mm jusqu’à f/4 à 150 mm reste assez lumineuse, autant que celle des 70-200 mm f/4 et plus que la plupart des megazooms 28-300 ou similaires.

La distance de mise au point minimale est fixée à 45 cm sur toute l’étendue de la plage focale. La formule optique comprend des verres LD à faible dispersion ainsi que des verres asphériques dont le but est de réduire les aberrations chromatiques.

Cette optique fait appel au double micro-processeur Tamron Dual-MPU, qui équipe déjà le Tamron 15-30 mm f/2.8 par exemple. Ce module améliore les performances de l’autofocus ainsi que de la stabilisation intégrée à l’objectif.

Tamron précise que cet objectif sera compatible avec les hybrides plein format Nikon Z 6 et Z 7 via la bague Nikon FTZ.

Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD (modèle F045)

Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD

le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD

Après le zoom, la focale fixe. Tamron complète le 35 mm f/1.8 stabilisé avec une nouvelle version f/1.4 (non stabilisée) en lui apportant tout le savoir-faire de la marque déjà présent dans les optiques de la série SP. Cela nous donne le nouveau Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, un grand-angle fixe à grande ouverture qui va concurrencer directement le Nikon AF-S 35 mm f/1.4 et le Sigma 35 mm f/1.4 DG HSM.

Tamron n’a pas dévoilé encore tous les détails de la fiche technique mais annonce un autofocus ultra-performant, une restitution des détails en progrès et la compatibilité avec les Nikon Z 6 et Z 7 par le biais de la bague FTZ.

Tamron 17-28 mm f/2,8 Di III RXD : pour hybrides plein format Sony (modèle A046)

Tamron 17-28 mm f/2,8 Di III RXD

le Tamron 17-28 mm f/2,8 Di III RXD

Le Tamron 17-28 mm f/2.8 Di III RXD quant à lui est conçu pour les hybrides plein format de la gamme Sony (monture FE). Annoncé par Tamron comme léger et compact, il propose une ouverture constante de f/2.8, un diamètre de filtre de 67 mm, une mise au point minimale de 19 cm et une motorisation autofocus RXD (Rapid eXtra-silent stepping Drive). Ce système de motorisation pas à pas s’avère silencieux et adapté à la vidéo et la photo.

Tarifs et disponibilités

Les tarifs de ces trois optiques ne sont pas encore communiqués, ces objectifs seront disponibles tous les trois en milieu d’année 2019.

Source : Tamron


Compatibilité des objectifs Tamron et Sigma pour reflex avec les hybrides Nikon Z

Utiliser des objectifs Tamron et Sigma conçus pour les reflex avec les Nikon Z hybrides est possible à l’aide de la bague FTZ. Si l’adaptation mécanique ne pose pas de problème, il faut vous assurer que l’objectif que vous souhaitez utiliser avec cette bague est bien 100% compatible.

Voici les informations de compatibilité données par Tamron et Sigma. Prenez soin de vérifiez sur les sites des marques le niveau de compatibilité et les mises à jour firmwares des objectifs à faire le cas échéant.

Compatibilité des objectifs Tamron et Sigma avec les Nikon Z

Objectifs Tamron et Sigma pour reflex sur Nikon Z, quelle compatibilité ?

La monture Z qui équipe les Nikon Z hybrides diffère de la monture F pour reflex.

Plus grande, avec un tirage mécanique plus court, elle dispose également de contacts électriques plus nombreux et apporte des fonctions supplémentaires au couple boîtier-objectif.

Pour tirer profit de cette monture, Nikon propose des objectifs Nikon Z, comme le Nikon Z 24-70 mm f/4 S ou les focales fixes 50 mm f1/8 S et 35 mm f/1.8 S.

La bague Nikon FTZ permet de faire le lien entre les deux montures Nikon Z (hybride) et Nikon F (reflex) en assurant la compatibilité mécanique, optique et électrique.

Avec les objectifs Nikon NIKKOR AF-S et AF-P pour reflex, la compatibilité est totale.

Avec les objectifs Nikon AF et AF-D, la bague ne permet pas d’utiliser l’autofocus puisque ces objectifs ne sont pas pourvus de motorisation interne.

Avec les objectifs d’autres marques comme Tamron et Sigma, il faut considérer chaque référence d’objectif pour savoir ce qu’il en est.

Tamron comme Sigma ont annoncé des incompatibilités avec les Nikon Z, en attendant de proposer des mises à jour firmwares de leurs optiques afin de les rendre pleinement compatibles.

En pratique donc, ça peut fonctionner comme ne pas fonctionner, ou pas bien.

Compatibilité des objectifs Tamron avec les Nikon Z

Objectifs Tamron équipés d’une monture Z native

Ils sont compatibles avec les Nikon Z par défaut. La bague Nikon FTZ n’est pas utile puisque la monture d’un Tamron pour Nikon Z est la monture Z.

Objectifs Tamron conçus pour la monture reflex Nikon F

Il sont pour la plupart compatibles avec les Nikon Z grâce à la bague Nikon FTZ. Cependant, une mise à jour du firmware de l’objectif peut être nécessaire pour garantir une compatibilité totale, surtout pour les objectifs Tamron plus anciens.

Tamron facilite cette mise à jour grâce à la console Tamron TAP-in. Cet accessoire permet une mise à jour du firmware de l’objectif.

Si vous ne possédez pas la console TAP-in, contactez le SAV Tamron qui pourra vous assister.

La console Tamron TAP-in chez Amazon

La console Tamron TAP-in chez Miss Numerique

Liste des objectifs Tamron en monture F compatibles avec les Nikon Z

De nouveaux firmwares sont régulièrement proposés pour certains objectifs Tamron. Ils permettent d’assurer une compatibilité générale satisfaisante.

A la date de publication de cet article (septembre 2023), les objectifs Tamron pour Nikon F ci-dessous sont compatibles avec les Nikon Z :

Les objectifs Tamron qui peuvent être mis à jour grâce à la console Tamron TAP-In peuvent l’être par vous-même ou par le support après-vente de la marque si vous ne disposez pas de la console.

En savoir plus et télécharger les mises à jour firmwares Tamron

Liste des objectifs Tamron en monture F non compatibles avec les Nikon Z

Les modèles ci-dessous ne sont pas 100% compatibles avec les Nikon Z et ne peuvent pas être mis à jour, il convient de les utiliser en mode de mise au point manuelle avec la bague FTZ. 

  • Tamron SP AF 28-75 mm F/2.8 XR Di LD Aspherical [IF] MACRO (Modèle A09)
  • Tamron SP 24-70 mm F/2.8 Di VC USD (Modèle A007)
  • Tamron SP 70-200 mm F/2.8 Di VC USD (Modèle A009)
  • Tamron SP AF 90 mm F/2.8 Di MACRO 1:1 (Modèle 272E)
  • Tamron 28-300 mm F/3.5-6.3 Di VC PZD (Modèle A010)
  • Tamron SP 70-300 mm F/4-5.6 Di VC USD (Modèle A005)
  • Tamron 16-300 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO (Modèle B016)
  • Tamron 18-200 mm F/3.5-6.3 Di II VC (Modèle B018)
  • Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD (Modèle B008TS)
  • Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD (Modèle B008)

Comment mettre à jour un objectif Tamron pour Nikon F et l’utiliser sur un Nikon Z

Compatibilité : Avant toute intervention, vérifiez sur le site officiel de Tamron si une mise à jour pour votre objectif est disponible pour la série Nikon Z.
 
Console TAP-in : Cet accessoire vous permet de connecter votre objectif à un ordinateur. Vous pouvez vous le procurer chez votre revendeur Tamron, comme en ligne.
 
Étapes de mise à jour
  • 1.Branchez la console TAP-in à votre ordinateur via le port USB
  • 2.Téléchargez et installez le logiciel TAP-in Utility depuis le site de Tamron.
  • 3.Fixez votre objectif sur la console.
  • 4.Lancez le logiciel : s’il y a une mise à jour, elle sera détectée.
  • 5.Suivez les instructions affichées pour finaliser le processus.
 
Centres de service Tamron : Si vous n’êtes pas à l’aise avec la mise à jour ou si un problème persiste, contactez le support après-vente Tamron.
 
Bague Nikon FTZ : N’oubliez pas de vérifier que votre bague FTZ est à jour. Les mises à jour sont disponibles sur le centre de téléchargement Nikon.
 
Notez que, même après la mise à jour, certains objectifs pourraient ne pas fonctionner parfaitement avec tous les Nikon Z. Si tel est le cas, n’hésitez pas à consulter Tamron pour obtenir des solutions ou envisager d’autres options d’objectifs.

Compatibilité des objectifs Sigma avec les Nikon Z

Objectifs Sigma équipés d’une monture Z native

Ils sont compatibles avec les Nikon Z par défaut. La bague Nikon FTZ n’est pas utile puisque la monture d’un Sigma pour Nikon Z est la monture Z (voir la liste des objectifs Sigma pour Nikon Z).

Objectifs Sigma conçus pour la monture reflex Nikon F

Il sont pour la plupart compatibles avec les Nikon Z grâce à la bague Nikon FTZ, qu’il s’agisse de la série DG pour capteurs plein format comme de la série DC pour capteurs APS-C. Cependant, une mise à jour du firmware de l’objectif peut être nécessaire pour garantir une compatibilité totale.

Quatre objectifs Sigma peuvent toutefois encore présenter des problèmes de fonctionnement dans certaines situations précises.

Les mises à jour des objectifs Sigma pour Nikon F optimisent le fonctionnement de ces objectifs lorsqu’ils sont utilisés avec la bague Nikon FTZ. Les mises à jour sont possibles avec le dock Sigma USB.

Le dock Sigma USB chez Miss Numerique

Le dock Sigma USB chez Amazon

Problèmes possibles

  • Sigma 24-35 mm F2 DG HSM | Art : Interruption occasionnelle lors de l’enregistrement vidéo. Une mise à jour du firmware est prévue.
  • Sigma 50 mm F1.4 DG HSM | Art : lorsque vous déclenchez avec la mise au point totalement décalée, la réponse de l’autofocus peut être aléatoire. Il faut alors tourner la bague de mise au point pour relancer l’autofocus ou relâcher le déclencheur puis déclencher à nouveau plusieurs fois pour relancer le système AF.
  • Sigma 85 mm F1.4 DG HSM | Art : cet objectif peut générer une surexposition si vous réduisez l’ouverture depuis la valeur f/5.6 lors de la prise de vue.
  • Sigma 135 mm f/1.8 DG HSM [ Art : cet objectif bénéficie d’une mise à jour depuis le 24 janvier 2019
  • Sigma APO 800 mm F5.6 EX DG HSM : Sigma recommande d’utiliser la mise au point manuelle uniquement car l’autofocus ne peut assurer une précision suffisante avec cette optique. Aucune mise à jour n’est prévue pour cet objectif actuellement.

De plus, en Mai 2019 Sigma a communiqué sur les problèmes rencontrés par ses objectifs avec lesquels la stabilisation de l’appareil photo ne peut pas être désactivée. La fonction de mise hors tension automatique ne peut pas être utilisée. Il vous faut éteindre manuellement l’appareil [OFF] après la prise de vue. Les objectifs concernés sont les suivants :

dans la gamme actuelle

  • 17-50mm F2.8 EX DC OS HSM
  • 17-70mm 2.8-4 DC MACRO OS HSM | Contemporain
  • 18-200mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM | Contemporain
  • 18-250mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM
  • 24-105mm F4 DG OS HSM | Art

parmi les objectifs abandonnés

  • 17-70mm 2.8-4 DC MACRO OS HSM
  • 18-50mm F2.8-4.5 DC OS HSM
  • 18-250mm F3.5-6.3 DC OS HSM
  • 18-200mm F3.5-6.3 DC OS HSM
  • 50-200mm F4-5.6 DC OS HSM
  • 70-300mm F4-5.6 DG OS

Précautions à prendre pour utiliser un objectif Sigma pour Nikon F sur un Nikon Z

  • Utilisez la mise au point manuelle pour les objectifs sans moteur AF.
  • Les téléconvertisseurs ne sont pas compatibles.
  • Certains objectifs expédiés par SIGMA avant novembre 2013 peuvent nécessiter une mise à jour du firmware.
  • Les produits discontinués peuvent avoir des conditions d’exploitation différentes. Pour plus de détails, contactez votre revendeur SIGMA.

Plus d’infos

En savoir plus et télécharger les mises à jour firmwares Sigma


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés