Photo de nuit au smartphone : l’illusion qui vous trompe
Vous voulez faire des photos de nuit au smartphone car vous avez remarqué que les résultats sont meilleurs qu’avec votre appareil photo ? C’est vrai. Mais en apparence seulement. Voici pourquoi vous vous faites avoir.
Pourquoi le smartphone semble meilleur la nuit
La nuit, lorsque la lumière manque, le smartphone a un avantage sur l’appareil photo traditionnel. Il capture la scène puis déclenche une pause longue automatique pour gagner en lumière.
Cette technique, rendue possible par la puissance de calcul des smartphones et leur logiciel très performant, leur est propre. Elle permet de produire une image de bien meilleure qualité que celle que vous pourriez faire avec une exposition simple.
De plus, bien que la plupart des smartphones possèdent désormais un mode d’exposition manuel, sa mise en œuvre n’est pas aisée. L’application photo native ne le permet pas forcément, il faut utiliser une application photo dédiée, comme Lightroom Mobile ou Slow Shutter.
L’avantage, c’est que vous pouvez faire du RAW.
L’inconvénient, c’est que peu d’applications sont capables d’effectuer les mêmes traitements avancés sur les photos de nuit que font les applications natives.
Ce que fait vraiment votre smartphone en basse lumière
Votre smartphone a plus de capacités logicielles que votre appareil photo, c’est un fait. Les marques photo ne sont pas les plus avancées en matière de développement logiciel, ce n’est pas leur métier historique.
Par contre le capteur d’un smartphone a bien moins de capacités que celui d’un APN. C’est là que vous vous faites avoir, car vous pensez que les photos de nuit au smartphone sont meilleures, alors qu’elles ne font qu’illusion.
Le JPG généré par votre smartphone semble être une image de bonne qualité, comme celles que vous pouvez voir ci-dessous faites avec mon iPhone. Mais si vous regardez bien, la dynamique des images, la gestion du bruit et la gestion des tonalités sont bien inférieures à ce que vous pourriez obtenir avec votre appareil photo. Y compris en JPG.
Imaginez ce que vous pouvez obtenir si, en plus, vous faites du RAW avec votre APN !
Comment un appareil photo peut faire mieux
Votre appareil photo peut donc faire bien mieux en photo de nuit que votre smartphone. Seulement attention : la prise de vue est plus complexe.
Nikon D4s + AF-S NIKKOR 24-120 mm f/4 3 sec. F/4 – 6400 ISO
Votre appareil photo ne sait pas capturer la lumière d’une même scène pendant plusieurs secondes à main levée. Essayez et vous obtiendrez une belle photo floue.
Vous devez donc éviter tout mouvement pendant une prise de vue pouvant durer plusieurs secondes ou dizaines de secondes. Le trépied s’impose.
Le traitement de l’image, simple puisque automatique sur le smartphone, ne l’est pas avec l’appareil photo. Il vous faut faire du RAW puis post-traiter ce RAW dans un logiciel photo. Cette étape garantit le meilleur résultat, à condition de maîtriser les bases et d’avoir un logiciel dédié.
Faut-il encore utiliser son smartphone pour la photo de nuit ?
Oui, car bien souvent vous n’avez pas besoin d’une image de qualité extrême.
Les photos ci-dessous sont suffisantes pour poster sur le web ou illustrer un album de vacances, par exemple.
Non, oubliez le smartphone en photo de nuit si vous voulez obtenir le meilleur résultat possible. Seul un appareil photo et une maîtrise technique de la photo de nuit pourront vous sauver.
J’ai toujours aimé ce moment où la plage, ce lieu si agité, chaud et ensoleillé, plein de monde en journée, se transforme en un lieu si différent à la tombée du jour.
Calme, silence, température clémente, décor, je m’y sens tellement bien.
Et vous, vous la vivez comment la plage, la nuit ? Vous y faites des photos ?
Convertisseur ou mode DX sur Nikon Z ? Avantages, inconvénients, le comparatif complet
Vous utilisez un hybride Nikon plein format. Mais problème : pour disposer de longues focales, cela vous coûte cher en téléobjectifs. Alors vous envisagez d’utiliser le mode DX intégré à votre hybride, ou d’investir dans un convertisseur de focale, bien moins onéreux qu’une optique.
Vous n’avez pas tort, ces deux façons de faire vont vous donner une focale équivalente plus longue pour un coût (à peu près) raisonnable. Mais… car il y a un mais, les principes optiques mis en œuvre sont très différents. Les résultats seront alors distincts.
Je vous ai préparé ce sujet pour vous aider à déterminer laquelle des deux solutions, convertisseur ou mode DX, vous conviendra le mieux, selon vos besoins — et votre budget aussi, disons-le.
Deux principes fondamentalement différents
Le recadrage en mode DX est la solution immédiate, de facilité, disponible sur tous les Nikon Z plein format. Un clic, et paf, vous passez d’une focale de 200 mm, par exemple, à une focale équivalente de 300 mm. Ce ratio ×1,5 est lié au rapport de taille des deux capteurs APS-C et plein format.
Sur un plein format, l’appareil réglé en mode recadrage DX n’utilise que la partie centrale du capteur. Celle-ci est équivalente à la taille d’un capteur APS-C (environ 24×16 mm au lieu des 36×24 mm du plein format).
En procédant ainsi, vos photos vont subir un effet de recadrage avec un facteur ×1,5. Notez bien qu’il s’agit d’une focale équivalente, puisque votre objectif n’a pas changé : il n’est pas soudainement devenu un 300 mm pour reprendre l’exemple ci-dessus.
L’autre solution, c’est le convertisseur de focale. Changement de régime : ici, c’est bien d’une variation réelle de la focale dont il s’agit. Mais attention, pas celle de l’objectif : c’est le convertisseur, un ensemble optique, qui se glisse entre l’objectif et le boîtier. Ce bloc optique a pour effet de modifier physiquement le trajet de la lumière. L’augmentation de focale est donc bien réelle, optique.
Il existe deux convertisseurs de focale pour Nikon Z : le TC-1.4× (il multiplie la focale par 1,4) et le TC-2.0× (il la multiplie par 2, vous vous en doutiez).
Vous voyez déjà le dilemne : conversion par recadrage DX (facile, rapide, gratuite) ou ajout d’un convertisseur de focale (facile aussi, mais allonge la longueur de l’objectif, coûteux).
Il y a quand même quelques conséquences qu’il va vous falloir prendre en compte si vous ne voulez pas faire face à de mauvaises surprises.
Téléconvertisseur, doubleur ou convertisseur de focale, c’est pareil ? Oui. En français comme en anglais, on parle souvent de téléconvertisseur (terme usuel, venu de teleconverter) ou de convertisseur de focale. C’est exactement le même accessoire : un système optique additionnel placé entre l’objectif et le boîtier pour allonger la focale effective. Doubleur de focale est l’autre nom du téléconvertisseur x2 puisqu’il double la focale. Il ne faut pas le confondre avec un multiplicateur numérique ou un zoom numérique, qui n’a rien d’optique.
Mode DX : perte de définition ?
C’est ce qui coince le plus chez les photographes amateurs : ils n’ont pas toujours intégré que le recadrage DX, s’il augmente bien artificiellement la focale, diminue aussi le nombre de pixels composant l’image.
Comment passer en mode DX sur un Nikon Z dans le menu Prise de vue > Zone d’image
Rappelez-vous, on a dit que seule la partie centrale du capteur plein format était utilisée. Résultat, votre beau capteur de 24 Mp n’en donne plus que 10 en recadrage DX. Adieu les grands tirages (au-delà de 60 cm). Les plus généreux 45 Mp des Z7II, Z8 et Z9, eux, en conservent encore 20. De quoi faire des tirages de bonne taille.
Ça vous plaît moyennement ? Reste la solution du convertisseur de focale.
Avec cet accessoire, glissé entre l’objectif et le boîtier, vous conservez tous vos pixels (enfin, sauf si vous recadrez sauvagement en post-traitement, hein ?).
Mais, car il y a un autre mais, ce convertisseur de focale peut introduire de légères aberrations et réduire de façon visible la netteté globale de vos photos.
Vous êtes donc en train de comprendre qu’il faut choisir un convertisseur de qualité, adapté à votre boîtier. Et là, comme par enchantement, Nikon vous propose deux convertisseurs spécifiquement conçus pour les Nikon Z, qu’ils soient à 24 ou 45 Mp.
Attention toutefois : Nikon a beau être à la pointe de l’optique, une légère dégradation reste perceptible, surtout avec le TC-2.0× ou si vous poussez les ISO. Toujours l’histoire du beurre et de l’argent du beurre.
Convertisseur ou mode DX : quelles différences d’exposition ?
Pas celle de vos photos en galerie, non. L’exposition de vos images, au sens temps de pose, ouverture et ISO.
Bonne nouvelle, le mode DX ne change rien à l’exposition. L’ouverture maximale, la transmission lumineuse et les paramètres d’exposition restent strictement identiques. Un objectif f/2.8 conserve sa pleine ouverture et sa capacité à capter la lumière en mode DX, comme si vous n’aviez activé aucun recadrage… DX. Hourra.
Par contre, un convertisseur de focale fonctionne différemment. C’est du verre, donc cela modifie la transmission de la lumière vers le capteur. Concrètement, le NIKKOR Z TC-1.4×, comme tout convertisseur ×1,4, entraîne une perte de luminosité équivalente à un IL. Ou un EV. Ou un stop. Ou un cran de temps de pose, un cran d’ouverture, un cran d’ISO… comme vous préférez.
Mais en clair (si je peux me permettre), un objectif à ouverture maximale f/2.8 couplé à un TC-1.4× devient un système optique à ouverture maximale f/4. Si vous avez choisi de doubler la focale équivalente avec le TC-2.0×, ce sont deux stops que vous allez perdre. Votre objectif d’ouverture maximale f/2.8 devient alors un système optique à ouverture maximale f/5.6.
Mauvaise nouvelle ? Pas forcément. Il vous suffit de faire un compromis :
soit vous augmentez le temps de pose (attention tout de même au risque de flou de bougé),
soit vous augmentez la sensibilité ISO (attention à la montée du bruit numérique),
soit vous acceptez une exposition plus sombre (qui peut se rattraper en post-traitement si vous savez y faire).
Faites toutefois attention à la photographie en basse lumière, car à force de perdre, il faut qu’il reste quelque chose. Dans cette situation particulière, le mode DX a la préférence des photographes, car il conserve la pleine capacité de l’objectif à capter la lumière. Le convertisseur impose des compromis parfois difficiles à gérer. C’est à vous de voir, je ne peux choisir à votre place.
Angle de champ et perspective
S’il n’y avait que ça… mais il y a des conséquences optiques à noter aussi. Les deux solutions réduisent l’angle de champ, mais pas de la même façon.
Le recadrage DX opère un simple recadrage dans l’image formée par l’objectif, sans modifier ses caractéristiques optiques. Donc, un objectif de 200 mm en mode DX donne un cadrage équivalent à un 300 mm, je l’ai dit plus haut, mais conserve la perspective, la compression et les caractéristiques visuelles d’un 200 mm. Intéressant.
Le convertisseur, par contre, modifie réellement la focale effective. Je l’ai dit plus haut aussi. Notre 200 mm équipé d’un TC-1.4× devient un système optique de 280 mm (200 × 1,4, vous suivez toujours ?), avec toutes les caractéristiques optiques associées :
la perspective est modifiée,
la compression des plans est légèrement accentuée,
le rendu global diffère.
Cette modification optique, bien réelle, peut s’avérer critique pour certaines photos où le rendu attendu de la perspective joue un rôle crucial. Là aussi, à vous de voir ce que vous attendez. Je ne peux toujours pas choisir à votre place.
Quel bokeh avec un convertisseur Nikon Z ?
Vous en voulez encore ? Alors parlons plage de netteté apparente et effet bokeh, le fameux effet qui crée ces jolis ronds lumineux en arrière-plan.
En recadrage DX, la profondeur de champ physique est identique, avec ou sans recadrage, à même ouverture. Logique : on a dit plus haut que la focale réelle ne changeait pas. Cependant, comme l’image est plus agrandie pour obtenir un cadrage équivalent, la profondeur de champ vous paraît visuellement réduite. C’est parfois subtil, mais c’est bien réel.
Avec un convertisseur de focale, deux effets contraires se manifestent :
l’augmentation de la focale (bien réelle) tend à réduire la profondeur de champ,
la réduction de l’ouverture effective (bien réelle aussi) tend à l’augmenter.
Pour un TC-1.4× sur un 200 mm f/2.8, par exemple, on obtient un système optique 280 mm f/4, ce qui donne grosso modo une profondeur de champ légèrement plus importante qu’un hypothétique 280 mm f/2.8 (que Nikon n’a toujours pas imaginé).
Mais attention : la profondeur de champ (PdC pour les intimes) sera plus réduite qu’avec un 200 mm f/2.8 en mode DX pour un cadrage similaire. Oui, ça se complique.
Quant à l’effet bokeh, avec le convertisseur vous obtenez généralement un rendu plus prononcé et plus esthétique, car on a dit que le convertisseur augmentait réellement la focale sans modifier autant les caractéristiques de profondeur de champ.
Impact sur les performances d’autofocus
Vous en voulez toujours plus ? Alors parlons autofocus, car vous savez que les systèmes autofocus sont sensibles à la luminosité.
En recadrage DX, les performances autofocus restent inchangées par rapport au mode plein format. Précision, vitesse et sensibilité en basse lumière sont identiques.
Avec un convertisseur, par contre… qui dit moins de lumière sur le capteur (relisez plus haut si vous ne comprenez pas pourquoi il y en a moins), dit performances AF affectées.
Le TC-1.4× réduit la sensibilité AF d’environ 1 IL (indice de lumination, ou stop, ou EV…). Le TC-2.0× la réduit d’environ 2 IL.
Sur les Nikon Z les plus récents, cela reste gérable en montant les ISO dans de bonnes conditions lumineuses. C’est plus problématique en basse lumière ou avec des sujets peu contrastés, même s’il faut bien avouer que cela s’arrange : les capteurs récents, dopés par des processeurs Expeed très performants, gèrent beaucoup mieux la montée en sensibilité.
Et puis, il y a l’objectif. On aurait tendance à l’oublier dans cette longue histoire. Certains objectifs peuvent voir leurs performances AF sensiblement ralenties avec un convertisseur, particulièrement avec le TC-2.0×.
Notez également que tous les objectifs ne sont pas compatibles avec les convertisseurs, alors que le recadrage DX fonctionne avec n’importe quel objectif. Une nouvelle question se pose à vous : quel objectif utiliser, et dans quelles conditions de lumière ?
Applications pratiques sur le système Nikon Z
Dans la gamme Nikon Z, les convertisseurs de focale officiels (Z TC-1.4× et Z TC-2.0×) sont conçus spécifiquement pour certains téléobjectifs comme les :
Leur intégration optique comme électronique est pensée pour être optimale. Revers de la médaille : leur compatibilité reste limitée à ces objectifs haut de gamme.
Ne pensez pas utiliser un TC sur un zoom polyvalent comme le 24-200 mm. « Ça ne marchera jamais », comme disait la pub. Mais pourquoi donc ?
Incompatibilité des zooms polyvalents avec les téléconvertisseurs
Les zooms polyvalents bons à tout faire, comme le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, ne sont pas compatibles avec les convertisseurs Nikon. Il y a plusieurs raisons techniques à cela :
1- Contraintes physiques La formule optique de ces zooms comprend souvent des lentilles arrière qui s’approchent très près du capteur, ne laissant pas l’espace nécessaire pour insérer un convertisseur, surtout quand on connaît la position du capteur sur un hybride.
2- Limitations d’ouverture Les convertisseurs réduisent la luminosité effective. Sur un zoom polyvalent dont l’ouverture maximale est déjà limitée à f/6.3 à 200 mm, ajouter un TC-1.4× vous fait passer à f/9. Cela dépasse la limite de f/8 au-delà de laquelle la plupart des systèmes AF peinent à fonctionner correctement. En clair, ça va fonctionner… un peu, beaucoup ou pas du tout selon la lumière.
3- Qualité d’image Les zooms polyvalents privilégient… la polyvalence (c’est pour ça que vous les achetez) au détriment des performances optiques à chaque focale.
Ajouter un convertisseur à ces zooms amplifie les aberrations existantes. Attention, je ne dis pas que le NIKKOR Z 24-200 mm est mauvais — c’est même tout l’inverse — mais il ne peut pas rivaliser avec un NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8, ou un NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S.
4- Contraintes de conception Nikon optimise spécifiquement certains téléobjectifs pro pour fonctionner avec les convertisseurs. Leurs formules optiques compensent les effets négatifs de cet accessoire.
Si vous vous demandiez pourquoi certains téléobjectifs sont hors de prix, vous avez une partie de la réponse ici.
Pour ces zooms polyvalents, le recadrage DX est donc la solution idéale pour augmenter la puissance effective du zoom (pour reprendre un langage grand public, bien que ce soit optiquement incorrect). Sur un NIKKOR Z 24-200 mm, le recadrage DX transforme la plage focale en un équivalent 36-300 mm, sans aucune perte de luminosité. Ce n’est pas si mal, surtout si vous disposez d’un boîtier haute définition comme le Z7II, le Z8 ou le Z9. Il vous restera 20 Mp une fois le recadrage DX appliqué : de quoi imprimer confortablement jusqu’à 60 cm.
Le même recadrage DX appliqué aux boîtiers Nikon Z de 24 Mp (Z5II, Z6, Z6II, Zf) vous laissera avec 10 Mp. À vous de voir. S’il s’agit de poster vos œuvres sur Instagram, aucun problème (et comme personne ne voit plus les photos sur Instagram, il y a encore moins de problème). S’il s’agit en revanche de faire des tirages de 90 × 60 cm, ça peut être juste.
Pourquoi on passe de 24 à 10 Mp ou de 45 à 20 Mp en recadrage DX ? Un capteur plein format de 24 Mp (6000 × 4000 px) voit tous ses pixels répartis sur toute la surface. Quand on recadre en mode DX, on n’utilise qu’une surface centrale environ 1,5 fois plus petite en largeur et en hauteur. Ce facteur de ×1,5 donne une surface divisée par 2,25. Donc : 24 Mp / 2,25 ≈ 10,7 Mp 45 Mp / 2,25 ≈ 20 Mp
Ce n’est pas une interpolation ni une réduction logicielle : c’est une limitation physique liée à la surface exploitée. C’est aussi de la géométrie, et je vous renvoie à vos cours du collège.
Quand privilégier chaque solution ?
Vous êtes toujours là ? Ok, donc convertisseur ou mode DX, il va falloir choisir. Je vous aide à y voir plus clair.
Le recadrage DX s’avère avantageux dans les cas suivants :
en conditions de faible lumière, où chaque photon compte ;
lorsque la réactivité de l’autofocus est cruciale (sports, oiseaux en vol) ;
sur les boîtiers haute définition comme les Z7II, Z8 ou Z9, qui conservent suffisamment de pixels même en recadrage DX ;
lorsque vous avez besoin de flexibilité pour passer rapidement du plein format au cadrage serré sans devoir démonter l’objectif pour insérer le convertisseur ;
quand l’objectif utilisé n’est pas compatible avec les convertisseurs ;
et bien sûr pour les zooms polyvalents, où le convertisseur n’est tout simplement pas une option.
Le convertisseur est préférable dans les cas suivants :
lorsque la qualité d’image et la définition sont prioritaires ;
en bonne lumière ou sur trépied, où la perte de luminosité peut être compensée par le temps de pose ;
pour les photos nécessitant un maximum de détails (nature, documentaire) ;
sur les boîtiers à définition modérée comme les 24 Mp, où le recadrage réduirait trop la définition finale ;
quand le rendu spécifique d’une plus longue focale est recherché (compression, bokeh) ;
et avec les téléobjectifs pros spécifiquement conçus pour cette compatibilité.
Stratégie idéale pour les nikonistes passionnés de longues focales
Parce qu’il faut quand même se décider à la fin… deux valent mieux qu’un.
La solution idéale consiste à disposer des deux options. Un convertisseur 1.4× représente un excellent compromis entre augmentation de focale et préservation de la qualité optique, tout en restant assez compact. Il peut être utilisé comme solution principale pour augmenter la portée de votre (ou vos) téléobjectif(s).
Le recadrage DX sert de solution complémentaire lorsque les conditions deviennent plus difficiles (baisse de luminosité, sujets rapides) ou lorsqu’une portée encore plus importante est nécessaire momentanément. Car oui, rien ne vous empêche de greffer le convertisseur sur votre téléobjectif, puis de passer en recadrage DX. Le beurre et l’argent du beurre — comme quoi c’est possible.
Pour le prix d’un convertisseur x1.4, sur un Nikon Z de 45 Mp, avec le Z 70-200 mm f/2.8 et le TC-1.4×, vous disposez alors d’un zoom 70-280 mm f/4 en plein format, qui peut devenir un équivalent 105-420 mm en activant le recadrage DX. Elle n’est pas belle, la vie du photographe ?
Cette souplesse représente l’un des grands avantages des systèmes hybrides plein format modernes : ils permettent d’adapter précisément le matériel aux conditions de prise de vue, sans transporter une multitude d’objectifs.
Tableau comparatif : recadrage DX vs convertisseur de focale sur Nikon Z
Critère
Recadrage DX
Convertisseur de focale
Type de modification
Numérique (recadrage capteur)
Optique (modification réelle de focale)
Focale équivalente
Oui (×1,5)
Oui (×1,4 ou ×2)
Focale réelle
Inchangée
Allongée
Définition conservée
Non (24 Mp → 10 / 45 Mp → 20)
Oui (tous les pixels sont utilisés)
Perte de lumière
Aucune
Oui (–1 IL avec TC-1.4×, –2 IL avec TC-2.0×)
Impact sur l’autofocus
Aucun
Réduction de la sensibilité AF
Compatibilité objectifs
Universelle
Limitée à certains téléobjectifs S
Qualité d’image
Inchangée (hors recadrage)
Potentiellement dégradée (aberrations, piqué)
Perspective et bokeh
Inchangés
Modifiés (plus compressés, bokeh accentué)
Flexibilité en conditions réelles
Très grande
Moins flexible
Coût
Gratuit
Élevé (achat d’un accessoire optique)
Cas d’usage idéal
Faible lumière, sujet rapide, zoom polyvalent
Fort grossissement, haute qualité optique
FAQ : Convertisseur ou mode DX sur Nikon Z – que faut-il savoir ?
Convertisseur ou mode DX, quelle est la différence ? Le mode DX recadre l’image en n’utilisant que la zone centrale du capteur plein format. Le convertisseur de focale, lui, modifie optiquement la focale en intercalant un bloc optique entre l’objectif et le boîtier. Le premier est numérique, le second optique.
Le recadrage DX change-t-il vraiment la focale ? Non. Il donne une focale équivalente plus longue en recadrant l’image, mais la focale réelle de l’objectif ne change pas. La perspective et la profondeur de champ restent celles de la focale d’origine.
Y a-t-il une différence entre le mode DX à la prise de vue et le recadrage DX en post-traitement (image plein format recadrée) ? Non, aucune différence en termes d’angle de champ, de profondeur de champ, de compression ou de perspective : dans les deux cas, on exploite une zone équivalente du champ couvert par l’objectif. La seule vraie différence est opérationnelle :
le recadrage DX dans l’appareil s’opère sur la zone centrale de l’image uniquement
le recadrage logiciel en post-traitement, à partir de toute l’image plein format, offre plus de latitude car il permet de recadrer sans forcément centrer le recadrage
Perd-on de la définition en mode DX ? Oui. Le recadrage DX utilise une surface réduite du capteur, ce qui diminue le nombre total de pixels. Un capteur de 24 Mp passe à environ 10 Mp, et un 45 Mp à environ 20 Mp.
Un téléconvertisseur fait-il perdre de la lumière ? Oui. Le TC-1.4× réduit l’ouverture de 1 IL (f/2.8 devient f/4), et le TC-2.0× de 2 IL (f/2.8 devient f/5.6). Cela peut impacter l’exposition et la réactivité de l’autofocus, surtout en basse lumière.
Peut-on cumuler mode DX et téléconvertisseur ? Oui. Rien n’empêche d’utiliser un convertisseur optique et d’activer ensuite le mode DX. Cela augmente fortement la portée équivalente, mais réduit aussi la luminosité et la définition.
Tous les objectifs Nikon Z sont-ils compatibles avec les convertisseurs ? Non. Les téléconvertisseurs Nikon Z ne sont compatibles qu’avec certains téléobjectifs de la gamme S, comme les 70-200 mm f/2.8, 100-400 mm ou 400 mm f/4.5. Les zooms polyvalents (24-200 mm) ne sont pas compatibles.
Que choisir entre mode DX et convertisseur ? Le mode DX est gratuit, immédiat, idéal en basse lumière ou pour les zooms non compatibles. Le convertisseur offre une vraie allonge optique sans perte de définition, mais au prix d’une perte de lumière. Les deux peuvent se compléter selon les situations.
Convertisseur ou mode DX : conclusion
Le choix entre recadrage DX et convertisseur ne se résume pas à une simple question de budget ou de facilité. Il s’agit d’une décision technique et photographique qui a un impact réel sur les caractéristiques de l’image finale.
Le recadrage DX est une solution simple, gratuite, sans compromis sur la luminosité ni sur la réactivité. Il faut simplement accepter la perte de définition.
Le convertisseur, lui, préserve la définition maximale tout en modifiant les caractéristiques optiques. Mais il impose des compromis en termes d’exposition et, parfois, d’autofocus.
Le photographe exigeant (que vous êtes), équipé d’un Nikon Z plein format, doit maîtriser ces deux approches et leurs implications techniques pour exploiter pleinement la souplesse du système. Il faut savoir adapter la configuration aux conditions de prise de vue et aux priorités créatives du moment.
Loin d’être mutuellement exclusives, ces deux solutions peuvent au contraire se compléter harmonieusement dans une pratique photographique assumée et experte.
Le métro de Milan – avant/après Lightroom Mobile
Toutes les occasions sont bonnes pour faire une photo. Même si vous n’avez qu’un smartphone sur vous.
Alors que je m’apprêtais à prendre le métro à Milan, cette rame s’est arrêtée dans le sens contraire au mien. Les piliers, la rame, la fenêtre, les gens, le graphisme, les couleurs, impossible de ne pas déclencher … clic clac iPhone.
Pas satisfait de la photo brute, je l’ai traitée en à peine plus d’une minute avec Lightroom Mobile, toujours sur le smartphone.
La photo peut maintenant rejoindre ma série sur le métro, comme cette photo du métro parisien.
Voici le avant / après :
Métro de Milan avant traitement Lightroom Mobile Métro de Milan après traitement Lightroom Mobile
Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 pour Nikon Z : l’ultra grand-angle qui complète le trio lumineux G2
Tamron clôt sa série G2 avec un ultra grand-angle lumineux, le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2.
Troisième opus de la trilogie G2, dénommée Daisangen 2 au Japon, en référence à une main gagnante au mahjong symbolisant une trilogie parfaite, cet objectif rejoint les 28‑75 mm f/2.8 et 70‑180 mm f/2,8 (monture Sony uniquement). L’ensemble forme un trio lumineux dont deux objectifs sont destinés aux hybrides Nikon.
Avec cet objectif grand-angle f/2.8 Nikon Z, Tamron poursuit le développement de sa gamme Nikon, quand Sigma snobe toujours la monture Z. C’est aussi une belle façon d’offrir aux nikonistes une alternative compacte et moins onéreuse aux zooms NIKKOR Z dont le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 (clone probable du Tamron 28-75 mm f/2.8 Di III) et le NIKKOR Z 14-30 mm f/4. S.
Fiche technique du Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 Nikon Z
Le Tamron 16‑30 mm f/2.8 offre un champ encore plus large (107 degrés en diagonale) que le précédent Tamron 17-28mm f/2.8 Di III RXD. Il repose sur une formule optique optimisée : 16 éléments en 12 groupes, comprenant des lentilles LD et asphériques. Le traitement BBAR‑G2 assure un bon contrôle du flare et des reflets parasites, selon Tamron.
Le moteur autofocus VXD, linéaire et silencieux, autorise une mise au point rapide et précise, idéale pour la photo d’action comme pour la vidéo. Je l’avais constaté pendant le test du 70-300 mm, il y a donc tout lieu de croire que ce 16-30 mm fonctionnera tout aussi bien.
À 16 mm, la distance minimale de mise au point descend à 19 cm (rapport 1:6,4), permettant des compositions en très grand-angle avec accentuation des perspectives. Elle est fixée à 30 cm en position 30 mm (rapport 1:7).
Le fût mesure 104 mm en monture Nikon Z (102 mm en monture Sony), pour un poids de 450 g.
Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 est compatible avec des filtres 67 mm, comme les deux autres modèles de la trilogie Tamron G2. Il bénéficie d’une construction tropicalisée.
Vous pouvez personnaliser la bague de contrôle via Tamron Lens Utility (USB‑C), pour un réglage adapté à votre manière de photographier.
Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 pour Nikon Z
Quels usages photo et vidéo avec le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 ?
Selon Tamron, dès f/2,8, le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 affiche un excellent piqué au centre et des bords bien maîtrisés. En paysage ou architecture, il permet de cadrer très large sans distorsion excessive.
Pour la vidéo, son zoom interne, son autofocus silencieux et son faible poids en font un outil efficace pour les tournages mobiles.
Les astrophotographes aimeront son ouverture constante f/2,8 et la correction efficace des aberrations optiques, deux critères importants pour les prises de vue nocturnes.
Comparatif Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 vs Tamron 17–28 mm RXD
Critère
16‑30 mm G2
17‑28 mm RXD
Plage focale
16–30 mm
17–28 mm
Poids (monture Nikon Z)
450 g
420 g
Autofocus
VXD linéaire
RXD pas‑à‑pas
Formule optique
16 éléments / 12 groupes
13 éléments / 11 groupes
Ouverture max
f/2,8
f/2,8
Diamètre de filtre
67 mm
67 mm
Contrôle du flare/ghost
BBAR‑G2
revêtement plus ancien
Le gain d’un millimètre en grand-angle peut se révéler déterminant en intérieur ou pour accentuer les fuyantes architecturales.
L’optique gagne en qualité, l’autofocus en réactivité, sans que l’ensemble ne souffre d’un poids excessif (et votre dos avec).
Tamron 16‑30 mm f/2,8 vs NIKKOR Z : compatibilité et alternatives
Cet objectif ultra grand-angle pour Nikon Z, avec sa plage focale 16‑30 mm, offre une vraie alternative au NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S, tout en étant plus abordable que le haut de gamme 14‑24 mm f/2,8 S.
Associé aux 28‑75 mm et 70‑180 mm f/2,8 G2, ce zoom forme, pour les utilisateurs d’appareils Sony, un trio f/2,8 lumineux, homogène, léger, économique, utilisant tous le même diamètre de filtre 67 mm.
Les nikonistes devront encore attendre l’arrivée possible du bénéficient désormais aussi du 70‑180 mm f/2,8 G2 qui n’existait qu’en version Sony depuis 2023. La trilogie Tamron G2 hybride plein format est donc désormais une réalité.
Notez que le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 pourrait compléter ces deux Tamron G2. Il est probable qu’il s’agisse d’un clone du 70-180 mm Tamron série 1 et non pas G2, mais je l’ai trouvé plutôt performant sur mon Z6II 24 Mp lors du test. Je vous renvoie vers mon dossier sur les objectifs pour Nikon Z pour en savoir plus.
Tableau comparatif Tamron 16‑30 mm f/2,8 vs NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S
Caractéristique
Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2
NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S
Monture
Nikon Z
Nikon Z
Plage focale
16–30 mm
14–30 mm
Ouverture maximale
f/2,8 constante
f/4 constante
Construction optique
16 éléments / 12 groupes
14 éléments / 12 groupes
Autofocus
VXD linéaire silencieux
STM (moteur pas à pas)
Distance mini de MAP
19 cm (à 16 mm)
28 cm (à 14 mm)
Rapport de reproduction
1:5,4
1:6,7
Diamètre de filtre
67 mm
82 mm
Tropicalisation
Oui
Oui
Poids
450 g
485 g
Longueur
104 mm
89 mm (rétractable)
Prix estimé (juillet 2025)
979 €
1229 €
Quelques remarques à la vue de ce comparatif :
Le Tamron est plus lumineux (f/2,8) et permet des usages en faible lumière ou avec un flou d’arrière-plan plus prononcé.
Le NIKKOR démarre plus large à 14 mm, utile pour l’architecture ou l’immobilier.
Le Tamron utilise un diamètre de filtre plus courant (67 mm), compatible avec les autres objectifs G2.
Le prix joue en faveur du Tamron, surtout si vous n’utilisez pas un zoom grand-angle très régulièrement.
FAQ sur le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2
Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 est-il compatible avec les boîtiers Nikon Z ? Oui. Une version spécifique en monture Nikon Z est disponible dès le 22 août 2025. Elle est pleinement compatible avec tous les hybrides plein format Nikon Z, comme les Z5II, Z6II, Z7II et Z8. Elle l’est aussi avec les Nikon Z APS-C, ce zoom cadre alors comme un 24-45 mm.
Quelle est la différence entre le Tamron 16‑30 mm G2 et le 17‑28 mm RXD ? Le 16‑30 mm propose une plage focale plus étendue (notamment au grand-angle), une optique plus complexe, un traitement anti-reflet BBAR‑G2 plus efficace, et un autofocus VXD plus rapide et silencieux que le RXD du 17‑28 mm. Le tout sans compromis sur le poids ni l’encombrement.
Quel est le diamètre de filtre du Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 ? Il utilise un filtre de 67 mm, identique à ceux des 28‑75 mm et 70‑180 mm f/2,8 G2. Cela permet d’utiliser les mêmes filtres pour l’ensemble de la trilogie Tamron G2.
Est-il adapté à l’astrophotographie ? Oui. Grâce à son ouverture constante f/2,8, sa faible distorsion et sa bonne correction des aberrations, il se prête bien à la photo de nuit, aux poses longues et à la capture des étoiles en très grand-angle.
Peut-on personnaliser la bague de contrôle ? Oui. Le Tamron 16‑30 mm G2 intègre un port USB‑C compatible avec le logiciel Tamron Lens Utility. Vous pouvez ainsi reprogrammer la bague de mise au point selon vos besoins (mise au point manuelle, ouverture, ISO, etc.).
Quel est son tarif et où l’acheter ? Le prix indicatif est d’environ 979 € TTC. Il sera disponible chez les revendeurs photo spécialisés et en ligne, en monture Nikon Z et Sony E.
Mon avis final sur le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2
Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 vient compléter une gamme homogène, pensée pour offrir ouverture constante et grande polyvalence.
Si vous cherchez un zoom lumineux Tamron pour couvrir des scènes très larges sans alourdir votre sac ni grever votre budget, c’est l’objectif à considérer sérieusement.
Reste à espérer que Tamron continue à investir sur la monture Z et puisse garantir une compatibilité la plus parfaite possible lors de chéquier mise à jour de firmware Nikon Z.
Disponibilité et tarif
Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 sera disponible :
en monture Nikon Z dès le 22 août 2025
en monture Sony E dès le 31 juillet 2025
Tamron n’a pas encore annoncé le prix officiel de cet objectif grand-angle f/2.8 Nikon Z, mais le prix estimé est de 979 €.
Quel objectif Nikon Z choisir pour votre hybride ? (guide complet 2026)
Ça y est ! Vous avez craqué pour un hybride Nikon Z ou vous allez le faire. Félicitations, c’est un excellent choix pour passer à l’hybride. Mais maintenant, une autre décision complexe s’impose peut-être : quel objectif Nikon choisir ?
En 2026, Nikon propose plus de 40 objectifs NIKKOR Z natifs couvrant toutes les focales de 8 mm à 800 mm. Auxquels s’ajoutent les dizaines d’objectifs NIKKOR F utilisables via la bague FTZ, et les modèles de marques tierces en monture Z. L’embarras du choix est réel.
Je vous comprends d’autant plus que je me suis posé la même question lors de mon passage du reflex à l’hybride (D750 à Z6, puis Z6II et III). Et chaque nouvel objectif Nikon Z qui arrive fait que je me la pose à nouveau. C’est normal, le choix est vaste.
Entre les objectifs NIKKOR Z récents, les objectifs pour reflex NIKKOR F que vous possédez déjà, et les modèles compatibles proposés par les opticiens indépendants, vous avez l’embarras du choix. Et parfois, l’embarras tout court.
J’ai rassemblé tout ce qui peut vous aider dans ce guide complet. Il va vous aider à choisir en toute connaissance de cause, sans vous perdre dans les sigles ni tomber dans les pièges du marketing. Vous trouverez également des renvois vers mes articles complémentaires, spécialisés, lorsque c’est nécessaire.
Comprendre la différence entre les objectifs Nikon reflex et hybrides
Nikon propose deux montures :
la monture F, utilisée depuis des décennies pour les reflex argentiques comme numériques,
la monture Z, conçue pour les hybrides.
À chaque monture sa gamme d’objectifs NIKKOR (le nom des objectifs Nikon) : Les objectifs NIKKOR F sont encore très nombreux sur le marché, neufs ou d’occasion. Ils couvrent toutes les focales, tous les besoins, tous les budgets.
Les objectifs NIKKOR Z, apparus en 2018, sont conçus spécifiquement pour tirer le meilleur des hybrides (piqué, autofocus, stabilisation, silence…).
Peut-on utiliser un objectif Nikon F sur un Nikon Z ?
Je reçois chaque semaine des messages paniqués de lecteurs qui viennent d’acheter un hybride Nikon Z et découvrent qu’ils ne peuvent pas monter leur 50 mm de l’époque argentique dessus. Ou qui s’interrogent sur l’intérêt de monter leur zoom 18-105 de l’époque D90 sur leur Nikon Z50II flambant neuf.
C’est possible, mais il faut comprendre ce que cela implique au quotidien.
Bagues Nikon FTZ et FTZ2
Vous pouvez utiliser un objectif Nikon F sur un hybride Nikon Z, grâce à la bague FTZ (F to Z). C’est l’accessoire qui permet de gérer la différence de monture entre un objectif reflex et un hybride. Mais attention, cette compatibilité n’est pas sans limites.
Les objectifs reflex AF-S et AF-P récents fonctionnent très bien. Mais les plus anciens (AF, AF-D) perdront l’autofocus. Et même avec des modèles récents, l’autofocus est parfois plus lent, l’équilibre moins bon, et certaines fonctions absentes.
Je recommande donc la bague FTZ en solution de transition, mais pas pour bâtir votre parc optique sur le long terme.
Tous les objectifs cités sont désormais disponibles. Cette liste vous permet de savoir quels sont tous les objectifs Nikon Z, de trouver rapidement mes présentations et tests terrain. Et comme je poursuis l’aventure, je mets la liste à jour chaque fois qu’un nouvel objectif Nikon est annoncé.
Objectifs Nikon Z DX ou FX : que faut-il choisir ?
Votre boîtier Nikon Z peut être :
plein format FX (Z5II, Z6III, Z7II, Zf, Z8, Z9…)
APS-C DX (Z30, Z50, Z50II, Z fc)
Les objectifs Z FX couvrent le plein format, mais sont aussi compatibles avec les boîtiers DX (avec un recadrage automatique).
Les objectifs Z DX, eux, sont conçus uniquement pour les petits capteurs APS-C. Ils sont plus légers, moins chers, mais ne conviennent pas aux hybrides plein format.
À éviter absolument : monter un objectif Z DX sur un boîtier FX. L’image sera automatiquement recadrée, vous perdrez des pixels, et parfois de la qualité d’image.
Faut-il acheter un objectif Nikon Z ou un modèle d’une autre marque ?
La gamme NIKKOR Z est déjà bien complète : elle couvre tous les usages, du grand-angle au super télé, en passant par la macro et les focales fixes lumineuses.
Tamron 18-300 mm f/3.5-6.3 sur Nikon Z50II
Mais vous trouverez aussi des objectifs tiers proposés par les marques indépendantes :
Sigma et surtout Tamron proposent quelques modèles autofocus en monture Z,
Samyang, Laowa, TTArtisan, et d’autres marques offrent des optiques intéressantes,
la compatibilité est parfois partielle, surtout pour l’AF, la stabilisation, ou les corrections automatiques dans l’appareil.
Ces marques peuvent être une bonne option si vous savez ce que vous faites, mais certains objectifs, manuels en particulier, restent un choix plus risqué pour un usage polyvalent ou professionnel.
Quel objectif Nikon Z choisir selon votre niveau ?
Tous les objectifs Nikon Z ne s’adressent pas au même type de photographe. Certains sont pensés pour celles et ceux qui découvrent la photo et souhaitent la polyvalence.
D’autres répondent à des attentes plus précises, avec des exigences plus grandes, des ouvertures maximales plus généreuses, ou des usages très ciblés.
Il y en a pour tous les goûts, voici comment vous repérer selon votre niveau actuel… ou vos envies d’aller explorer des domaines qui vous échappent encore.
Vous débutez la photo avec un hybride Nikon Z ? Objectif polyvalence
C’est la situation la plus courante, vous voulez « tout faire » sans vous compliquer la vie. Vous aimez tout photographier : le quotidien, les vacances, la famille, un portrait ici, un paysage là.
Votre besoin n’est pas d’avoir le meilleur piqué possible ou l’objectif qui bat tous les records, mais un objectif léger, simple, passe-partout, qui vous donne de bons résultats sans vous ruiner.
Ce qu’il vous faut : un zoom transstandard avec une bonne plage focale ou une focale fixe légère et efficace. Idéalement stabilisé, ni trop lourd, ni trop cher.
Exemples recommandés :
NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S : le tout-terrain officiel pour le plein format, compact, bien construit, excellent dès la pleine ouverture. Je l’ai utilisé pour tous mes reportages avant que le 24-120 mm n’arrive.
NIKKOR Z 40 mm f/2 : la focale fixe à grande ouverture idéale sur plein format. Excellente qualité d’image pour le prix, léger, compact, très utile dès que la luminosité baisse.
NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : un zoom lumineux, moins cher que les zooms f/2.8 pro, bon pour le reportage et le portrait si l’ouverture f/2.8 vous tente.
NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR (pour APS-C Z50II, Z30, Zfc) : compact, idéal pour vous accompagner partout sans peser trop lourd dans le sac.
NIKKOR Z 28 mm f/2.8 : la focale fixe à ouverture généreuse idéale sur APS-C ou plein format pour la photo du quotidien, de rue, en basse lumière. Léger, compact, pas très cher, qualité d’image plus qu’acceptable, un choix idéal pour compléter un zoom DX.
Vous êtes passionné ? Objectif qualité et lumière
Vous maîtrisez déjà les bases de la photo. Vous aimez avoir le bon objectif pour le bon sujet. Vous commencez à privilégier la qualité optique à la polyvalence brute.
C’est le moment d’investir dans des objectifs à grande ouverture fixe, ou dans des zooms pro qui ouvrent à f/4 ou f/2.8 constant. Vous y gagnerez en piqué, en bokeh, en réactivité.
Objectif Nikon NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S
Exemples recommandés :
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S : le zoom de reportage plein format par excellence. Je l’ai désormais adopté pour tous mes travaux personnels comme professionnels. Sa large plage focale couvre le paysage et la scène comme le portrait et le sport.
NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : netteté remarquable, AF rapide, parfait pour le reportage ou la photo de rue.
NIKKOR Z 40 mm f/2 : la focale fixe à grande ouverture idéale sur plein format. Excellente qualité d’image pour le prix, léger, compact, très utile dès que la luminosité baisse.
NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : idéal pour les portraits serrés, superbe flou d’arrière-plan.
NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : le zoom téléobjectif accessible, bonne alternative au 70-200 mm.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 SII : pour ceux qui veulent le top en reportage et évènementiel.
Vous êtes professionnel ou expert ? Objectif précision
Vous savez exactement ce que vous voulez photographier. Vous attendez une précision sans faille, une gestion du flare exemplaire, une ouverture maximale exploitable à 100 %, une résistance aux intempéries. Et vous êtes prêt à vous cassez le dos pour porter ça.
C’est là qu’intervient la gamme S « pro » de Nikon, les objectifs les plus exigeants et les plus performants en monture Z. Mais aussi les objectifs spécialisés, comme les f/1.2, les macros, les super téléobjectifs.
Exemples recommandés :
NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : excellence optique, bokeh somptueux, bête de portrait ou de scène
NIKKOR Z 105 mm f/2.8 S Macro : précision chirurgicale pour macro, portrait studio ou packshot
NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S : pour les pros du sport, de l’évènementiel, du mariage
NIKKOR Z 400 mm f/4.5 S ou 180-600 mm : en animalier ou aviation, pas de compromis
Quel que soit votre niveau, n’oubliez jamais que le bon objectif est celui qui vous donne envie de sortir photographier. Mieux vaut un 40 mm f/2 modeste souvent utilisé, qu’un 85 mm f/1.2 qui dort au fond de votre sac.
Quel objectif Nikon Z choisir selon votre budget ?
La rumeur habituelle veut que les objectifs pour hybrides Nikon Z soient tous hors de prix. N’écoutez pas les rumeurs, regardez par vous-même. Nikon propose désormais une gamme suffisamment complète pour que chacun trouve son bonheur avec son budget, du débutant à l’expert exigeant.
Je me suis prêté à l’exercice, vous proposer une sélection d’objectifs NIKKOR Z classés par tranches de prix, en pensant rapport qualité/prix et l’usage réel sur le terrain. Tous les prix sont donnés à titre indicatif (hiver 2025/2026), concernent les modèles neufs et vous avez bien sûr le droit d’avoir un autre avis (vous pouvez même partager votre expérience dans les commentaires).
Objectifs Nikon Z à moins de 300 € : petit budget, grandes idées
Si vous débutez ou cherchez une optique d’appoint, vous trouverez des objectifs compacts, simples, mais étonnamment intéressants. À ce niveau de prix, la plupart sont à ouverture modeste ou à mise au point manuelle, mais cela suffit largement pour progresser.
Exemples recommandés :
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR : livré en kit, loin d’être ridicule. Ultra-compact, bon piqué à 16 mm, idéal pour Z30, Z50II, Z fc.
NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : discret, léger, bon piqué. Idéal pour la photo de rue ou en complément d’un zoom.
NIKKOR Z 40 mm f/2 : l’un des meilleurs rapports qualité/prix de la gamme. Bokeh doux, belle polyvalence.
TTArtisan 35 mm f/1.4 Z (manuel) : pas d’autofocus, mais excellent piqué à pleine ouverture pour un tarif imbattable.
Samyang 85 mm f/1.8 (manuel) : portraitiste à petit prix, bonne qualité de construction.
À ce niveau de prix, vous misez sur la créativité et l’apprentissage plus que sur la performance pure. Ça ouvre déjà de très belles perpectives. Mon 40 mm f/2 ne me quitte jamais quand je suis en reportage ou en voyage.
objectif NIKKOR Z 28 mm f/2.8
Objectifs Nikon Z entre 300 € et 800 € : l’équilibre idéal
C’est dans cette tranche que vous trouverez les optiques les plus recommandables pour la plupart des photographes avisés. Autofocus rapide, qualité optique très correcte, gabarit raisonnable, compatibilité parfaite avec tous les boîtiers Z.
Exemples recommandés :
NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : une vraie ouverture constante à f/2.8, plus abordable que le 24-70 S, bon bokeh et AF rapide.
NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : qualité de fabrication haut de gamme, piqué excellent, idéal en reportage ou en paysage.
NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : référence en portrait, bokeh propre, bon équilibre boîtier/optique.
NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : l’un des meilleurs 50 mm toutes marques confondues, une optique sous-estimée car imposante pour un 50 mm (comme le 35 mm f/1.8 S).
Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Z : zoom téléobjectif léger et efficace, Nikon Z natif.
À ce niveau, vous investissez dans des objectifs qui vous suivront longtemps, même si vous changez de boîtier.
Objectifs Nikon Z premium au-delà de 1000 € : l’excellence optique
Ces objectifs incarnent le meilleur de la monture Z. Ce sont ceux que choisissent les pros, les exigeants, les fans du détail extrême observé à 100%. Leur piqué est exemplaire, leur construction sans faille, leur AF silencieux et rapide, leur résistance au flare ou aux contre-jours bluffante. Leur tarif aussi.
Exemples recommandés :
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : l’objectif pro par excellence, parfaitement équilibré, très homogène optiquement. Lourd et encombrant, mais c’est le prix à payer pour cette optique de référence.
NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : l’un des meilleurs zooms téléobjectifs du marché, toutes marques confondues. Il surclasse le 70-180 mm f/2.8 dans tous les domaines, même le tarif.
NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : pour les amoureux du flou d’arrière-plan et de la très faible profondeur de champ. On le choisit, on en accepte le poids et l’encombrement et on l’aime pour la vie (mêmes remarques pour les 35 et 85 mm f/1.2)
NIKKOR Z 105 mm f/2.8 VR S Macro : exceptionnel en macro, parfait aussi en portrait studio.
NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : puissance, portée, stabilisation, rapport qualité/prix Le roi de l’animalier. Il a aussi le bon goût d’être plus léger et compact que le 200-500 mm pour reflex, what else ?
Ces optiques ne sont pas seulement meilleures. Elles sont conçues pour durer, et croyez-moi, si vous perdez l’envie de faire des photos, ce ne sera pas de leur faute.
Objectif Nikon NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena
Un dernier conseil ? Ne raisonnez pas que sur la base du prix. Mieux vaut un objectif à 300 € que vous utilisez chaque semaine qu’un haut de gamme f/1.2 à 3000+ € qui reste au placard. Choisissez selon vos usages, pas selon ce que disent les fiches techniques et les forums.
Les erreurs à éviter quand on choisit un objectif Nikon Z
Certains choix peuvent ruiner votre expérience photo avant même que vous n’ayez déclenché. Voici les pièges classiques que je vois encore trop souvent… et comment les éviter.
Monter un objectif DX sur un boîtier plein format (FX)
Sur un Nikon Z5II, Z6III, Zf ou Z8, un objectif DX (comme le NIKKOR Z DX 16-50 mm) va déclencher un recadrage automatique. Résultat :
le champ de l’image est réduit C’est comme si vous rouliez en Ferrari… bloqué en première. À éviter sauf dépannage d’urgence.
Croire que la bague FTZ vous donne les mêmes performances qu’un objectif natif
La bague Nikon FTZ (ou FTZ II) permet de monter des objectifs reflex NIKKOR F sur un hybride Z. Mais ce n’est pas sans contrainte :
AF moins rapide sur certains modèles
incompatibilité autofocus avec les anciens AF et AF-D
stabilisation parfois moins efficace
déséquilibre boîtier/optique avec les zooms téléobjectifs lourds
C’est une solution de transition, pas une excuse pour éviter de passer au Z.
Confondre monture Nikon F et monture Nikon Z
Oui, les deux viennent de Nikon. Mais non, elles ne sont pas compatibles sans adaptateur, et vous ne pouvez pas monter un objectif F sur un boîtier Z directement.
Monture Nikon F = reflex
Monture Nikon Z = hybride
Vérifiez toujours le type de monture indiqué sur l’objectif.
S’il est écrit “AF-S NIKKOR”, c’est un Nikon F, pas un Z. S’il est écrit “NIKKOR Z”, alors c’est un Z, bonne pioche.
Acheter un objectif manuel sans savoir qu’il est… totalement manuel
De nombreuses marques (TTArtisan, Laowa, 7Artisans, Samyang) proposent des objectifs en monture Nikon Z. Mais attention : beaucoup sont entièrement manuels :
Pas d’autofocus
Pas de stabilisation (sauf capteur sur plein format)
Pas d’enregistrement des EXIF
Pas de détection de visage, d’œil ou de sujet (ou possibilités limitées)
Ils peuvent être très bons… mais seulement si vous êtes prêt à tout faire à la main. Avant d’acheter, vérifiez toujours : “AF” ou pas ? “Compatibilité électronique” ou pas ?
En résumé : → Ne vous fiez pas au seul nom “Nikon” ou à l’apparence de la monture vue sur une photo d’illustration → Vérifiez la compatibilité DX/FX → N’achetez pas “Z” sans lire la fiche technique → Et si vous avez un doute… demandez au vendeur.
Les bonnes questions à se poser avant d’acheter un objectif Nikon Z
Un bon objectif, ce n’est pas celui qui a la fiche technique la plus longue et la mieux remplie. C’est celui qui correspond à votre pratique réelle.
Avant de choisir l’objectif Nikon qui vous fait de l’oeil, prenez une minute pour vous poser ces trois questions. Elles peuvent tout changer (y compris l’état de votre porte-monnaie après l’achat).
Est-ce que je fais souvent des photos en basse lumière ?
Concerts, intérieur d’église, scène de rue le soir, portraits à la tombée du jour…
Si vous êtes souvent dans ces ambiances, vous aurez besoin d’un objectif qui laisse entrer plus de lumière. Donc, une grande ouverture (f/2.8, f/1.8, voire f/1.4), indispensable pour garder une vitesse suffisante sans trop monter en ISO.
Un zoom f/6.3 en intérieur, ça peut vite vous faire regretter votre achat.
Est-ce que je recadre beaucoup mes photos ?
Si vous aimez recadrer en post-traitement, ou si vous shootez à distance sans pouvoir vous rapprocher, la qualité optique et la définition exploitable deviennent critiques.
Un objectif flou sur les bords ou mou à pleine ouverture ne pardonne pas quand on rogne dans l’image. Dans ce cas, misez sur un objectif piqué dès la pleine ouverture, avec peu d’aberrations : souvent des modèles de la gamme S.
Si vous utilisez un boîtier plein format, vérifiez bien que votre objectif n’est pas un DX monté sur un FX en mode DX.
Est-ce que je privilégie la légèreté ou la qualité optique ?
Le 70-200 mm f/2.8 m’a fait rêver… jusqu’à ce que je l’ai autour du cou toute une semaine pour en faire le test.
Un 135 mm f/1.8 S Plena vous donnera des flous incroyables… mais peut déséquilibrer votre boîtier si vous shootez à main levée. Mon poignet s’en souvient aussi.
Posez-vous la vraie question : Accepterez-vous de porter un objectif lourd pour gagner en qualité ?
Ou préférez-vous un objectif compact que vous aurez toujours sur vous — et que vous utiliserez avec un vrai plaisir sans devoir consulter votre ostéo après chaque balade ?
La bonne réponse n’existe pas. Mais la mauvaise existe : acheter un objectif que vous laisserez à la maison.
👉 Ces trois questions simples vous aideront à faire le bon choix. Pas celui que d’autres vous poussent à faire, mais le vôtre.
Quels sont les meilleurs objectifs Nikon Z selon votre pratique ?
Voici mes recommandations par usage. Pour chaque pratique, je vous indique pourquoi ces objectifs s’imposent, pas seulement leur nom.
Portrait
NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : ma référence. Bokeh propre et homogène, AF rapide et silencieux, piqué remarquable dès f/1.8. Il donne des portraits à la fois nets et doux, sans effort. C’est l’objectif portrait le plus polyvalent de la gamme Z à ce tarif.
NIKKOR Z 105 mm f/2.8 VR S Macro : portrait serré et macro dans le même objectif. En portrait studio ou packshot, il donne un rendu exceptionnel avec une distance de travail confortable. Lourd, mais irréprochable.
NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : pour ceux qui veulent le bokeh somptueux d’une grande ouverture sur portrait en pied ou demi-corps. Encombrant et coûteux, mais optiquement exceptionnel.
Paysage, architecture
NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S : mon grand-angle de référence en monture Z. Compact, pliable pour le transport, piqué excellent sur tout le cadre. Idéal pour les paysages larges, les intérieurs d’église, l’architecture urbaine.
NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : pour photographier de nuit, en astrophotographie ou dans des conditions de lumière extrêmes. Son ouverture f/1.8 change tout par rapport au 14-30 mm dans ces situations.
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S : si comme moi vous ne voulez emporter qu’un seul objectif pour un voyage avec des sujets variés, c’est lui. Du paysage au portrait, sans compromis sur la qualité.
Photo de rue, reportage
NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : discret, rapide, excellent en basse lumière. Le 35 mm est la focale du reportage par excellence sur plein format, et ce modèle est l’un des meilleurs 35 mm du marché toutes marques confondues.
NIKKOR Z 28 mm f/2.8 : plus léger et moins cher que le 35 mm f/1.8, avec un angle légèrement plus large. Idéal sur APS-C (équivalent 42 mm) ou pour ceux qui comme moi veulent un objectif discret au quotidien.
NIKKOR Z 40 mm f/2 : mon compagnon de poche. Compact, abordable, efficace dès f/2. Je l’emporte systématiquement quand je veux voyager léger sans sacrifier la qualité.
Sport, animalier
NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : le meilleur rapport portée/prix/poids de la gamme Z. Plus compact que son équivalent reflex, stabilisation très efficace, AF rapide sur les sujets en mouvement. C’est le choix évident pour l’animalier.
NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 S : plus polyvalent que le 180-600 mm, il commence à 100 mm, ce qui le rend utilisable aussi en sport de salle ou en aviation. Finition gamme S, construction solide.
NIKKOR Z 400 mm f/4.5 S : pour ceux qui veulent une focale fixe longue sans le poids des 500 ou 600 mm. Léger pour un 400 mm, piqué exceptionnel, excellent en animalier ou en sport aérien.
Tout-terrain, voyage
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S : si je ne dois garder qu’un objectif pour tout photographier, c’est lui. Sa plage 24-120 mm couvre la quasi-totalité des situations du quotidien avec une qualité constante. C’est mon objectif de reportage depuis son lancement.
NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S : plus compact que le 24-120 mm, idéal si le poids est une contrainte. Légèrement moins polyvalent, mais excellent dès la pleine ouverture.
NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : pour les boîtiers APS-C (Z50II, Z30, Zfc), c’est le zoom tout-terrain par excellence. Compact, couvrant, stabilisé. L’idéal pour un voyage où on ne veut pas changer d’objectif.
Comment savoir si un objectif est compatible avec votre Nikon Z ?
Je vous ai préparé un guide précis pour comprendre quelles optiques fonctionnent avec quel boîtier. Vérifiez les limitations, les recadrages, les bugs connus si vous utilisez un objectif reflex ou tiers.
Puis-je utiliser un objectif Nikon D90 sur mon Zfc ?
Non, ces objectifs sont souvent AF-D. Vous perdrez l’autofocus. Et même montés avec la FTZ, les résultats sont souvent décevants.
Les objectifs Nikon DX sont-ils bons ?
Oui, pour les petits hybrides comme le Z50II. Mais ne les montez pas sur un boîtier FX.
Peut-on utiliser un objectif Nikon F sans bague FTZ sur un Nikon Z ?
Non. Les montures F et Z sont physiquement incompatibles sans adaptateur. La bague FTZ (ou FTZ II) est obligatoire. Sans elle, vous ne pouvez tout simplement pas monter un objectif NIKKOR F sur un hybride Z. Il n’y a pas d’alternative mécanique à cela.
Quel est le meilleur objectif pour Nikon Z5II ?
Le Nikon Z5II est un hybride plein format pour lequel le meilleur choix polyvalent reste le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, qui combine qualité optique, plage focale étendue et compacité raisonnable.
Quel est l’objectif le plus polyvalent pour Nikon Z50II en 2026 ?
Le Nikon Z50II est un boîtier APS-C. Pour une utilisation polyvalente, le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR est le choix le plus cohérent : compact, lumineux, bon en vidéo. Si vous privilégiez la photo de portrait ou de rue, le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est plus léger et ouvre plus. Pour ceux qui veulent couvrir le maximum de situations sans changer d’optique, le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste une option sérieuse malgré son ouverture modeste.
Sigma et Tamron sont-ils fiables ?
Oui pour certains modèles récents, mais vérifiez toujours la compatibilité sur le site du fabricant ou en posant la question au support.
Pourquoi tous les objectifs NIKKOR Z sont si chers ?
Parce qu’ils sont conçus pour durer, qu’ils utilisent des formules optiques plus complexes avec plus de lentilles, que les traitements de surface sont plus élaborés. Il existe toutefois des modèles abordables (voir les SE, les f/1.4, les f/2.8 compacts…).
Conclusion : choisissez mieux, photographiez plus
Choisir un objectif Nikon Z, ce n’est pas cocher des cases techniques ou vous endetter pour 20 ans. C’est comprendre ce que vous aimez photographier, dans quelles conditions, et avec quel plaisir.
Un bon objectif, ce n’est pas forcément le plus cher ni le plus récent. C’est celui qui vous donne envie de sortir, de cadrer, de déclencher, et de recommencer.
Je vous ai donné ici toutes les clés pour faire un choix éclairé. Mais ce n’est qu’un début. Chaque jour, je vous partage mes conseils, mes tests, mes erreurs, mes coups de cœur pour développer votre pratique de la photographie au-delà du seul matériel, dans une lettre photo quotidienne lue par plus de 35 000 photographes.
Rejoignez-nous, et ne laissez plus vos objectifs décider à votre place.
Smart photos : 52 exercices à réaliser avec un smartphone pour changer du banal
Vous avez un smartphone dans la poche ? Et si c’était votre meilleur outil créatif ? « Smart photos » de Jo Bradford vous propose 52 exercices à réaliser avec votre smartphone pour transformer votre quotidien en terrain de jeu photographique, sans matériel compliqué, sans jargon. Juste vous, votre œil, un peu de curiosité et de travail aussi …
Quoi, encore un livre d’exercices sur la photo avec un smartphone ? Mais il y a déjà 52 défis smartphone chez Eyrolles ! Oui, et alors ? Des auteurs différents, des livres au contenu différent, c’est monnaie courante. Donc intéressons-nous à celui-ci.
Ce livre est le troisième volume d’une collection dont le premier ouvrage s’appelle Smartphone Smart Photography et le second Smartphone Smart Photo Editing (tous les deux en anglais). Ce troisième livre propose d’aller plus loin avec 52 exercices pratiques à réaliser avec un smartphone, Android ou iPhone.
Avant d’aller plus loin, sachez que je trouve dommage l’absence de traduction des deux premiers volumes : le photographe débutant risque de manquer de repères, et le photographe plus expérimenté trouvera peut-être certains exercices trop éloignés d’une pratique plus traditionnelle.
Message personnel aux éditions Eyrolles, il serait intéressant de vous pencher sur la question, surtout en ayant commencé par le troisième et dernier ouvrage de la série.
C’est dit, alors maintenant, que va vous apporter « Smart photos » ?
Des exercices pour tous les niveaux, vraiment ?
Oui. Parmi les 52 propositions, j’ai repéré plusieurs familles d’exercices. Certains vous entraînent à photographier comme avec votre appareil photo (le bien gros et lourd qui ne tient pas dans votre poche). De quoi découvrir que le smartphone est vraiment un appareil photo.
D’autres vous font explorer des techniques connues, comme le light painting ou le portrait en studio (avec un smartphone, oui). L’exercice n°5, par exemple, intitulé Éclairage, vous permet de créer un clair-obscur en portrait avec les moyens du bord. Et là, j’avoue que si vous arrivez au résultat montré par l’autrice, ce sera génial car la photo en éclairage Rembrandt est quand même sympa.
Accessoires et applications : que faut-il prévoir ?
Qui dit smartphone dit applications, c’est connu. Et ça tombe bien, les applis photo pullulent de nos jours, et l’autrice vous dit lesquelles utiliser (s’il en faut une) pour réaliser chaque exercice. Il vous faudra quelques accessoires, aussi. Rien de coûteux, vous avez déjà tout chez vous, ou vous trouverez ce qui vous manque en ressourcerie pour quelques euros.
Cette personnalisation peut donc aller d’une simple application à installer, à des accessoires comme un petit trépied, des filtres colorés, une lampe d’appoint, un morceau de carton ou de papier pour créer un décor ou une forme. Rien d’extravagant, mais cela demande un peu de préparation. Et parfois quelques euros, car toutes les applications ne sont pas gratuites. Mais à l’usage, vous ne regretterez pas certaines d’entre elles.
Quand le smartphone devient un appareil photo expert
Ce que j’ai aimé, c’est que le livre prend en compte les modes avancés des smartphones. Beaucoup d’entre eux proposent un mode expert, proche de celui des APN : contrôle de l’exposition, gestion de la vitesse, pose longue …
L’exercice n°11, Filé photo, en est une bonne illustration. Il propose d’utiliser une application dédiée à la pose longue (je préfère ce terme à « pose lente », moins usuel en français).
Notez que les termes employés dans le livre ne sont pas toujours conformes au vocabulaire photographique courant, mais rien d’illogique dans l’ensemble.
La photographie mobile, en mode expert, rejoint ici la photographie tout court. Il est donc aussi question de post-traitement, de fichiers RAW, de montages graphiques.
Comme toujours en photographie, l’image ne s’arrête pas à la prise de vue. Même l’exercice n°22, Sous l’eau, vous propose de plonger votre smartphone dans une piscine. Là encore, prudence : tous les modèles ne sont pas étanches. Si vous préférez l’eau salée, votre smartphone vous remerciera si vous le glissez dans un sac étanche. Si l’appareil décède dans la manœuvre, notez bien que je n’y suis pour rien, j’ai prévenu.
L’exercice n°18, Photo de produits, vous apprendra à mettre en valeur un objet à vendre. Très utile pour vos annonces en ligne type packshot. Pas besoin d’un studio coûteux : un tissu de fond, une boîte, une source lumineuse simple suffisent.
La deuxième partie du livre est consacrée à l’inspiration. Elle vous pousse à détourner des objets du quotidien, à construire des mises en scène à partir de presque rien. L’exercice n°24, Flat lay, vous invite à photographier à plat. Celui qui suit met en scène une simple fourchette en noir et blanc (très sympa pour apprendre à jouer avec les ombres).
Le fil rouge de cette deuxième partie, c’est la composition, la perspective, le point de vue. Ce sont des exercices que l’on pourrait tout aussi bien pratiquer avec un appareil photo classique.
La troisième et dernière partie, elle, flirte davantage avec la création graphique : collages de paysages (exercice n°42), empilements d’images en rafale (exercice n°45) … Vous serez amené à utiliser des outils comme Snapseed ou Photoshop Mobile. On dépasse ici le cadre strict de la simple photographie.
Smart photos : un guide pratique pour libérer sa créativité
Ce petit livre n’est pas un mode d’emploi. C’est un déclencheur, d’idées, de créativité, de projets simples et motivants. Proposé au tarif de 19 euros, il va vous occuper tout l’été (ou l’hiver, selon l’époque à laquelle vous lisez cette chronique), et pourrait bien vous donner quelques bonnes idées.
Si vous pensiez que le smartphone ne servait qu’à téléphoner ou à passer vos journées sur Facebook, ces 52 exercices vont vous prouver le contraire. Et qui sait, peut-être que ce smartphone dans votre poche deviendra votre appareil photo préféré !
Ou comment passer une soirée en compagnie de mes camarades de l’Atelier Photo, pour réaliser les images de la toute première collection de vêtements d’une jeune créatrice.
Un studio équipé, des éclairages LED, un fond blanc, la créatrice et ses vêtements originaux, un photographe. Deux heures plus tard, les images étaient dans la boîte.
Parfois, le studio photo, ce n’est pas plus compliqué que ça !
Nik Collection 8 : ce que vaut vraiment la suite DxO version 2025
En 2025, alors que l’intelligence artificielle promet de transformer d’un simple clic vos photos ratées en œuvres d’art, certains logiciels font un pas de côté : ils favorisent l’intention du photographe, un traitement maîtrisé, un résultat assumé.
Nik Collection 8, la nouvelle version de la suite historique de modules photo signée DxO, s’inscrit dans cette logique. Pour autant, quel est encore l’intérêt d’utiliser cette suite alors que les logiciels experts comme DxO PhotoLab ou Lightroom Classic proposent de nombreux préréglages tout aussi respectueux de vos photos.
Que change vraiment Nik Collection 8 ? Faut-il l’acheter si vous avez déjà la version 7 ? J’ai pris le temps de faire le point, alors que cette version 8 est disponible depuis mai 2025. Voici ce que j’en pense.
Nik Collection : une suite photo pensée pour la créativité
Je ne vais pas vous refaire l’historique complet de la Nik Collection, je l’ai fait à l’occasion de la sortie de la version 3 pour ses 25 ans en 2020. Oui, vous avez bien lu, la Nik Collection a donc 30 ans cette année. Ce n’est pas si courant pour un logiciel photo, respect.
Cet âge avancé ne change pas grand chose à la Nik Collection. Elle réunit toujours six plugins créatifs rendus compatibles avec Photoshop, Lightroom Classic, et le logiciel photo maison, DxO PhotoLab. Six plugins ? Oui, car le septième, Perspective Efex, a été retiré de la suite depuis la version 7. Il vous faut désormais acquérir DxO ViewPoint si vous voulez corriger les perspectives et redresser vos photos.
Chacun de ces plugins, ou module en bon français, joue un rôle précis :
Silver Efex : autorise le noir et blanc de façon classique
Color Efex : fait la même chose pour la couleur
Viveza : propose des réglages localisés sans obligation d’appliquer des calques
Dfine : permet de réduire le bruit numérique de façon ciblée
Sharpener Pro : accentue la netteté avant impression
Analog Efex : applique des rendus vintage
A la différence des logiciels basés 100% sur l’IA, la Nik Collection 8 ne propose pas d’effets tape-à-l’œil, ni de filtres à la Instagram ni de remplacement de ciels. C’est toujours un espace de travail photographique, pour affiner votre image tel que vous l’entendez.
À qui s’adresse Nik Collection 8 en 2025 ?
Nik 8 n’est pas pour tous les photographes, désolé de vous décevoir. Elle s’adresse à ceux qui tiennent à garder la main sur leurs traitements, qui savent exploiter des outils logiciels avancés et qui utilisent Photoshop.
Il faut quand même le dire, Nik Collection fait plutôt vite ce que vous mettriez des heures à faire dans Photoshop, même si vous maitrisez ce logiciel. Dans Lightroom Classic ou DxO Photolab, c’est une autre histoire, car le traitement natif est bien plus rapide, et l’absence de support du format RAW dans la Nik complexifie les choses.
Vous êtes utilisateur potentiel de la Nik Collection 8 si :
vous utilisez souvent Photoshop, avec son lot de masques, calques et objets dynamiques,
vous cherchez une alternative à Lightroom pour ne pas faire comme tout le monde,
vous soignez votre noir et blanc aux petits oignons,
vous tenez à créer vos propres rendus personnalisés, plutôt que d’appliquer des filtres téléchargés sans trop savoir pourquoi,
vous voulez favoriser un logiciel made in France (DxO est français).
En résumé, vous savez ce que vous faites, vous avez une intention et un savoir-faire en post-traitement. Dans tous les autres cas, la Nik Collection 8 ne va pas vraiment vous aider.
Ce que la version 8 change vraiment dans votre flux de travail
Cette version 8 de la Nik Collection apporte quelques améliorations que les plus avisés de ses utilisateurs apprécieront.
Une nouvelle intégration Photoshop
un panneau flottant et personnalisable, plus lisible que jamais
la création automatique de calques et masques, sans rupture de flux
le traitement non destructif via les objets dynamiques
une navigation fluide entre module, sans devoir relancer la photo à chaque fois
Cette mise à jour facilite l’usage de la Nik Collection dans Photoshop, c’est un gain de temps et de souplesse.
Des outils de masquage plus performants
Masquer avec la Nik Collection 8 peut désormais se faire avec :
import direct des masques Photoshop dans Nik 8,
masquage par plage de couleur dans Color Efex,
transfert de masque d’un module à l’autre,
application locale de ClearView et de réglages de tons sélectifs.
Pas mal. Vous passez d’un outil créatif à un système complet de retouche locale avancée, tout en gardant la main sur les étapes et le résultat final.
Le module à ne pas manquer : Silver Efex Pro
On ne va pas se mentir, Silver Efex reste le module le plus intéressant de la suite.
Les photographes experts l’utilisent pour sublimer leurs photos en noir et blanc. Le regretté Sebastiao Salgado (ou plutôt son tireur) utilisait ce module pour traiter les photos numériques du Maître en noir et blanc, tout en proposant un résultat conforme à ses tirages argentiques. Si cela ne vous suffit pas comme preuve de qualité, je n’ai pas mieux.
Silver Efex ne se contente pas d’une simple désaturation de l’image : il interprète la lumière comme le ferait un tireur argentique.
un aperçu couleur de référence pour ajuster les filtres N&B
une interface unifiée avec les autres modules
des filtres enrichis avec plusieurs variantes intelligentes
des préréglages mieux gérés, et des favoris plus accessibles
une application locale de la clarté (ClearView), sans retouche globale
C’est l’outil presque parfait pour travailler vos images en noir et blanc, quel que soit votre domaine photographique de prédilection.
Les autres modules ? Ça dépend …
Les YouTubeurs les plus geeks mis à part, je ne connais personne qui utilise tous les modules de la Nik Collection. Elle est très complète, trop peut-être.
Color Efex : très complet, mais ce module demande de la retenue pour éviter l’excès d’effets.
Viveza : simple et efficace pour des corrections rapides sans calques. Dans Photoshop.
Dfine et Sharpener Pro : parfaits pour l’impression ou les ISO élevés. Dans Photoshop.
Analog Efex : pour les fans de rendu vintage maîtrisé, ce n’est pas tout le monde.
Nik Collection 7 vs 8 : ce qui change vraiment
Fonction
Nik 7
Nik 8
Panneau Photoshop
Palette fixe
Panneau ancrable, personnalisable
Masques
Local uniquement
Import Photoshop + masques couleur
Silver Efex
Interface indépendante
Interface unifiée, preview couleur
Traitement local
Limité à U-Point
U-Point + ClearView, tons sélectifs
Compatibilité
Partielle avec Photoshop 2024+
Pleine compatibilité (macOS, M1/M2, 4K)
Ce que j’apprécie dans Nik Collection 8
Le panneau Photoshop : rapide, bien pensé, efficace
La logique modulaire plus fluide qu’avant
L’expérience Silver Efex, toujours au sommet pour le noir et blanc
Une licence perpétuelle sans abonnement (mais une mise à jour payante possible chaque année)
Ce que je regrette
L’obligation de passer par View Point (vendu à part) depuis le retrait de Perspective Efex
Peu de vraies nouveautés essentielles et différentiantes pour Color Efex ou Viveza
Un tarif de mise à jour élevé pour un usage occasionnel
Dois-je faire la mise à jour si j’ai Nik Collection 7 ?
Non, si :
vous utilisez uniquement Silver Efex ou Viveza, sans Photoshop
vous êtes satisfait de l’interface actuelle
vous ne cherchez pas les nouveaux masques ou la compatibilité Apple Silicon
Oui, si :
vous travaillez dans Photoshop avec calques et objets dynamiques
vous cherchez plus de fluidité et de contrôle dans vos traitements
vous voulez tirer parti des améliorations locales et de Silver Efex 8
FAQ sur Nik Collection 8
Est-ce que Nik Collection 8 fonctionne avec Lightroom Classic ? Oui, tous les plugins s’intègrent parfaitement dans Lightroom Classic via le menu “Modifier dans…”. Mais Nik Collection 8 reste un outil plus adapté à Photoshop.
Silver Efex est-il inclus ? Oui. Silver Efex Pro est inclus dans la suite. C’est même le module le plus intéressant de cette version.
Puis-je importer mes masques Photoshop dans Nik Collection ? Oui, c’est une nouveauté de la version 8 : les masques créés dans Photoshop sont désormais exploitables dans les plugins Nik.
Est-ce que la mise à jour vaut son prix ? Si vous utilisez plusieurs plugins, travaillez dans Photoshop, ou cherchez une meilleure expérience locale, oui. Sinon, la version 7 reste valable.
Existe-t-il une version d’essai ? Oui, une version gratuite de 30 jours est disponible ici : version d’essai 30 jours
Nik Collection 8 : en conclusion
Nik Collection 8 n’est pas une révolution. C’est une suite mature, raffinée, fidèle à l’intention photographique.
Elle ne vous impose pas un style : elle vous donne les moyens de construire le vôtre.
C’est sans doute ce qui fait encore sa valeur, à l’heure où la majorité des outils prétendent créer à votre place. Ceci dit, j’ai toujours autant de mal à la positionner dans l’offre globale DxO face à une gamme de logiciels maison difficile à appréhender :
View Point fait ce que faisait Nik Collection Perspective Efex, mais est désormais facturé en plus,
DxO PureRAW traite le bruit numérique et les défauts liés aux couples boîtiers/objectifs mieux que la Nik Collection
La Nik Collection impose toujours le passage par un format TIFF pivot car elle ne gère pas le RAW natif (quand Lightroom le fait désormais dans ses différentes versions)
DxO Film Pack traite le noir et blanc et la couleur aussi bien que Silver Efex et Color Efex
Le suivi des versions et des licences des logiciels DxO et Nik reste toujours aussi peu simple dans Windows comme dans macOS.
Cette mise à jour n’est pas essentielle pour tout le monde. Mais si vous êtes exigeant(e) et passez du temps dans Photoshop, elle rend l’ensemble plus cohérent, plus rapide, plus agréable à utiliser.
Firmware Nikon Z : mises à jour pour Z50II, Z5, Z5II, Z6III et Zf (juin 2025)
Nikon publie une nouvelle série de firmwares destinés à ses appareils photo hybrides Z50II, Z5, Z5II, Z6III et Zf. Pas de révolution en vue, mais des mises à jour ergonomiques et techniques : corrections de bugs, améliorations et compatibilités élargies. Voici les détails de chaque mise à jour firmware Nikon Z.
Firmware C 1.02 pour le Nikon Z50II
Ce firmware met à jour certaines instructions affichées sur l’appareil photo lors de la connexion au service Nikon Imaging Cloud (la procédure de connexion elle-même reste inchangée).
Ce service nécessitant une configuration informatique pouvant paraître complexe aux photographes peu avertis, Nikon a apporté des précisions.
Je vous rappelle au passage que si vous avez des soucis avec Nikon Imaging Cloud ou Snapbridge, vous pouvez poser vos questions au support Nikon qui est là pour vous aider.
Firmware C 1.50 pour le Nikon Z5
Le Z5 premier du nom peut désormais piloter le zoom motorisé des objectifs dotés d’un tel zoom. C’est le cas du NIKKOR Z 28-135 mm F/4 PZ.
La langue russe (RU) a été ajoutée parmi les langues disponibles via la rubrique Langue (Language) dans le MENU CONFIGURATION des Nikon Z5 vendus au Moyen-Orient. Prenez ça comme ça vient, je n’en sais pas plus.
Ce firmware résoud aussi deux problèmes :
lorsqu’un flash Nikon SB-500 est fixé au boîtier, le passage de la mesure spot à un autre mode de mesure n’entraînait pas le passage du mode de contrôle « flash/ambiance i-TTL standard » au mode de contrôle « dosage automatique flash/ambiance i-TTL ». Cette fois, c’est bon.
l’affichage d’autres photos en utilisant la fonction loupe ne fonctionnait plus après un zoom arrière par pincement sur une image verticale. Vous pouvez désormais utiliser la loupe tel que prévu.
Firmware C 1.01 pour le Nikon Z5II
Le Nikon Z5II, second du nom, reçoit ses premières modifications :
mise à jour de certaines instructions pour Nikon Imaging Cloud (voir plus haut, la procédure de connexion est inchangée),
modification du nom de l’appareil photo affiché lors de l’association à SnapBridge, de même que sur les périphériques connectés en USB lors de la sélection de iPhone pour USB dans le MENU RÉSEAU,
nouveau nom pour l’entrée de menu d13 Affichage pdt la PdV en rafale dans le MENU RÉGLAGES PERSONNALISÉS.
Firmware C 2.02 pour le Nikon Zf
L’hybride plein format au look classique Nikon Zf voit lui-aussi modifiées certaines instructions affichées lors de la connexion au service Nikon Imaging Cloud.
Firmware C 1.11 pour le Nikon Z6III
Le Nikon Z6III, enfin, hérite de la même modification d’affichage des instructions pour Nikon Imaging Cloud. Et oui, c’est tout. Il faut attendre quelques mois encore pour que la mise à jour du firmware du Nikon Z6III intègre les nouvelles fonctions d’autofocus apparues sur le Nikon Z5II. Je suis le premier à attendre, rassurez-vous, je vous tiendrai au courant lorsque cela arrivera.
Vous pouvez télécharger chaque firmware Nikon Z directement depuis le site du support officiel : Nikon Centre de téléchargement
Pensez à lire Nikon Passion tous les jours vérifier régulièrement si une nouvelle mise à jour firmware est disponible pour votre hybride Nikon. Ces correctifs améliorent souvent la stabilité générale, la compatibilité avec les objectifs, ou corrigent des erreurs invisibles mais gênantes à l’usage.
FAQ – Mise à jour firmware Nikon Z
Comment vérifier la version du firmware sur un hybride Nikon ? Accédez au menu Configuration > Version du firmware. Vous verrez la version actuellement installée sur votre boîtier.
Pourquoi faire la mise à jour du firmware Nikon ? Les firmwares corrigent des bugs, améliorent la compatibilité avec les objectifs et ajoutent parfois des fonctions utiles.
Comment installer un firmware Nikon Z ? Téléchargez le fichier depuis le site Nikon, copiez-le sur la carte mémoire et suivez la procédure indiquée dans le manuel utilisateur de votre boîtier.
Ces mises à jour sont-elles indispensables ? Elles ne sont pas toujours urgentes, mais elles améliorent la fiabilité et peuvent corriger des problèmes invisibles. Il est donc conseillé de les appliquer.
Ces mises à jour de firmware Nikon ne bouleversent pas l’usage, mais témoignent d’un suivi attentif de Nikon sur chacun de ses boîtiers hybrides. Ce sont souvent ces ajustements discrets qui, à l’usage, font toute la différence.
Et pour ne rien manquer des prochaines évolutions, vous pouvez recevoir plus de conseils photo (comme celui-ci) dans votre boîte de réception, n’hésitez pas à vous inscrire à ma Lettre Photo.