nikonpassion.com

Page 1 / 1


NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 : le zoom grand angle à ouverture constante pour Nikon hybride enfin abordable ?

Nikon annonce un nouveau zoom pour ses hybrides Nikon Z, le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8. Avec ce troisième zoom grand angle, la gamme Nikon hybride propose désormais un choix conséquent, qui peut peut-être même vous laisser dans le doute quant au modèle le plus adapté à votre usage.

Voici donc la présentation de ce nouveau zoom et des éléments de comparaison avec les deux autres pour faire votre choix.

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 : le zoom grand angle à ouverture constante pour Nikon hybride enfin abordable ?

Les zooms grand angle Nikon hybride chez Miss Numerique

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 : présentation

Le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 est un zoom pour hybrides Nikon plein format, compatible avec les hybrides Nikon APS-C (cadrant alors comme un 25,5-42 mm). Il reprend les codes de la gamme NIKKOR Z, sans appartenir pour autant à la série S d’objectifs pros Nikon. A bien le regarder, il fait penser au récent zoom NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 qu’il va d’ailleurs compléter à merveille puisque sa focale maximale est justement de … 28 mm.

Vous noterez également la ressemblance entre ce zoom et le zoom grand angle Tamron 17-28 mm f/2.8, un possible bis repetita après l’annonce du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 entre les deux constructeurs, qui consisterait en une collaboration permettant à Nikon de proposer une série d’objectifs à grande ouverture f/2.8 développés conjointement par les ingénieries des deux marques. A ce jour toutefois ni l’une ni l’autre des marques n’ont confirmé cette supposition.

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8

le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 sur Nikon Z 6II

Ce NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 propose une plage focale super grand angle, bien que limitée à 17 mm quand les deux autres modèles de la gamme descendent à 14 mm. Outre sa grande ouverture f/2.8 constante, il présente par contre l’avantage d’une distance de mise au point minimale de 19 cm quand les deux autres sont à 28 mm.

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8

la formule optique du NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8

La formule optique comprend 13 éléments en 11 groupes, dont des verres ED et Super ED. Le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 fait par contre l’impasse sur le traitement Nikon ARNEO et le traitement Nanocristal réservé aux optiques de la série S. Le diaphragme est un modèle à 9 lames. La lentille frontale dispose toutefois d’un traitement déperlant pour chasser les gouttes d’eau.

La motorisation autofocus est assurée par un moteur STM (moteur pas à pas silencieux) qui comblera les vidéastes amateurs de mise au point discrète. Nikon annonce une forte atténuation du focus breathing (modification de l’angle suite au changement de mise au point).

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8

Ce zoom NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 comporte deux bagues, une pour la variation de la focale, une pour assurer la personnalisation comme avec toutes les optiques Z, ou la mise au point manuelle.

La finition satinée est conforme à celle que nous connaissons sur les autres optiques NIKKOR Z, la construction aussi qui reprend des joints toriques protégeant l’optique de l’intrusion de poussière ou d’humidité.

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8

Ce NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8  est livré avec son pare-soleil Nikon HB-N107 et un étui souple Nikon CL-C1.

Le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 sera disponible dès le 27 octobre 2022 au tarif public de 1349 euros.

Comparatif NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 – NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S – NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Jamais deux sans trois … c’est ce que vous pourriez vous dire en apprenant l’arrivée de ce troisième zoom grand angle pour Nikon hybrides. Vous seriez en droit aussi de vous demander pourquoi donc Nikon ajoute un troisième zoom dont la plage focale est proche de celles des deux autres, dont l’ouverture maximale est constante aussi, et dont la monture est bien évidemment une monture Z native.

Le premier argument de ce nouveau zoom grand angle Nikon est son tarif, il est en effet vendu 200 euros moins cher (au 20/09/2022) que le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S tout en proposant une plus grande ouverture constante f/2.8. La différence avec le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S est d’autant plus grande puisque ce dernier est affiché à 2.799 euros, soit 1.450 euros de moins !

Comme je l’ai dit pour le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, si vous êtes prêt à faire quelques concessions sur la focale minimale et la fiche technique, ce NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 vous permettra de disposer d’un zoom grand angle Z natif à un tarif bien plus attractif.

Voici un tableau comparatif des trois zooms grand angle NIKKOR Z disponibles.

[su_table responsive= »yes » fixed= »yes »]

  NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S
Catégorie Série S Série S
Plage focale 17 à 28 mm 14 à 30 mm 14 à 24 mm
Ouverture max. f/2.8 f/4 f/2.8
Distance Map mini à focale mini 0,19 m 0,28 m 0,28 m
Diaphragme (lames) 9 7 9
Traitement déperlant nanocristal + fluor nanocristal + fluor
Filtre (diamètre mm) 67 82 112
Bagues 2 2 3
Poids 450 g 485 g 650 g
Dimensions (diam./long. mm) 75 / 101 89 / 85 88,5 / 124,5
Tarif  TTC (20/09/2022) 1.349 EUR 1.549 EUR 2.799 EUR

[/su_table]

Premier avis sur ce nouveau zoom grand angle

Nikon avait annoncé proposer 36 optiques en monture Z native à fin 2023, un objectif (!) qui pouvait paraître ambitieux mais qui a toutes les chances d’être atteint avec l’arrivée de ce nouveau NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 non mentionné dans la liste des objectifs prévus.

Plus que la quantité, ce qui est intéressant dans cette annonce c’est le choix que cela représente pour l’utilisateur d’un Nikon Z qui veut disposer d’optiques de très bon niveau sans toutefois dépenser une somme très importante pour une optique pro, pas toujours justifiée pour un usage amateur.

Avec 200 euros d’écart face au NIKKOR Z 14-30 mm f/4, en finition S mais limité à f/4, cette nouvelle proposition a donc autant d’intérêt qu’en a celle du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 face aux 24-70 mm f/4 S et f/2.8 S.

Ce qui pourrait constituer une nouvelle gamme plus économique mais guère moins performante intéressera en premier lieu les utilisateurs de Nikon Z 5, Z 6 et Z 6II qui ne souhaitent pas investir dans les optiques pros. Il ne reste alors plus à Nikon qu’à investir sur le Tamron 70-180 mm f/2.8 pour proposer une trilogie 17-28, 28-75 et 70-180 mm f/2.8 qui serait la combinaison gagnante pour nombre d’amateurs.

Les utilisateurs désireux de disposer d’une plage focale plus généreuse et acceptant de se passer de l’ouverture f/2.8 pourront se tourner vers le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S, l’écart de prix n’étant pas si important.

Reste le luxueux et onéreux modèle NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, une optique superlative mais qui suppose un investissement bien plus conséquent puisque pour le prix d’un 14-24 mm f/2.8 S vous pouvez avoir deux 17-28 mm f/2.8, encore faut-il en avoir besoin !.

Quel que soit votre choix, que Nikon élargisse ainsi sa gamme en proposant des déclinaisons plus abordables et guère moins performantes est une bonne nouvelle que je ne peux qu’encourager.

Source : Nikon France

Les zooms grand angle Nikon hybride chez Miss Numerique


Comment photographier le brame du cerf en 3 étapes simples

Avez-vous déjà passé une nuit en forêt entouré des cris rauques de cerfs en rut ? C’est une expérience qui vous transporte et dont vous aimeriez garder trace mais photographier le brame du cerf demande quelques connaissances.

David Jutier est photographe animalier, il vous livre ses conseils pour réussir vos photos de cerf.

Article rédigé par David Jutier du blog La Photo Nature.

Comment photographier le brame du cerf

Nous sommes mi-septembre et le brame du cerf bat son plein. Pour vous, c’est un spectacle magique offert par le plus gros animal de nos forêts. Mais pour les cerfs et les biches, c’est le moment clé de l’année.

Les mâles sont dans un état d’excitation maximum. Entre les accouplements, la défense de la place et les efforts déployés pour attirer les biches, ils dépensent une énergie colossale. Le tout sans s’alimenter ou presque.

Quant aux biches, elles ne connaissent que deux ovulations au cours de la période de reproduction et ne sont fécondes que 24h par cycle. Mieux vaut que rien ne vienne perturber ces rares instants propices.

Vous me voyez venir ?

Comment photographier le brame du cerf

Crédit photo : Giedrius Stakauskas

Eh oui, ce n’est pas le moment de batifoler dans les parcelles en faisant craquer toutes les feuilles mortes de la forêt. Malheureusement pour eux, les cerfs proposent un show qui attire beaucoup de monde dans les massifs et les dérangements sont nombreux.

Pour couronner le tout, les cerfs et les biches subissent une énorme pression de chasse. Et la chasse commence en plein brame. Dès la mi-septembre pour la chasse à courre, 10 jours plus tard pour les tirs.

Le roi de la forêt qui se fait courser et canarder en pleine saison des amours, on croit rêver ! Mais c’est bien la réalité. On parle donc d’animaux particulièrement sensibles. Alors vous qui aimez profondément la nature, il est clair que vous n’allez pas rajouter un dérangement, si minime soit-il.

Mais vous voulez tout de même vivre cette expérience de l’écoute du brame ? Et tenter de photographier le brame du cerf pendant ces moments uniques ?

Voici une méthode en trois étapes simples

Comment photographier le brame du cerf

Un « deuxième tête » (jeune de 2 ans 1/2) croisé depuis le bord du chemin. 200 mm f/2.8 1/15s 6.400 ISO

Photographier le brame du cerf : l’éventuel repérage à la maison

Avant tout, si vous ne savez pas si le cerf est présent près de chez vous, cette carte de l’Office Français pour la Biodiversité vous permettra de vérifier :
https://carmen.carmencarto.fr/38/Cerf_elaphe.map

Et si vous n’avez pas déjà des zones propices en tête, vous pouvez sortir votre plus belle carte IGN (ou cliquez ici : https://www.geoportail.gouv.fr/) pour repérer les boisements, massifs et autres forêts qui pourraient abriter les cervidés.

Essayez de repérer les zones mixtes, les lisières forestières, les chemins à proximité des clairières…

Le repérage sur le terrain

Comment photographier le brame du cerf

Le cerf n’étant pas très discret à cette période (1 km de portée à chaque raire émis), les zones de brame sont souvent connues ou faciles à localiser. Parfois même vous pouvez entendre les cris rauques depuis la voiture sur les départementales forestières. Mais niveau précision, pour de belles écoutes ou observations, ça ne suffira généralement pas. Il va falloir que vous alliez un peu plus dans le détail.

Et pour cela, photographier le brame du cerf sans repérage de terrain point de salut. Vous pouvez même en faire deux, des repérages : un entre la fin de matinée et le milieu d’après-midi (quand vous êtes sûr que les animaux sont au repos, bien cachés) pour détecter les zones les plus propices, puis un de nuit pour préciser les choses.

De jour comme de nuit sur les sentiers, toujours.

De jour, vous allez pouvoir parcourir du terrain et détecter les traces (empreintes, crottes, coulées, troncs écorcés). Et donc déterminer quelques endroits qui vous semblent fréquentés par les animaux.

Comment photographier le brame du cerf

Non ceci n’est pas un sentier humain, mais bien une belle « coulée », un passage emprunté par les cerfs et les biches.

Comment photographier le brame du cerf

Au milieu de la coulée, ces grosses empreintes de presque 10 cm de long sont typiques. Au pas, les sabots postérieurs se superposent en partie à la trace laissée par les antérieurs. Résultat : une empreinte qui ne ressemble pas à grand chose il faut bien l’avouer…

De nuit (après 21h30 et avant 5h du matin), vous allez pouvoir vous rendre sur un site sélectionné de jour (en vous garant bien loin) et constater si oui ou non ça brame fort dans les parages. Attention, là les animaux seront en pleine activité. Vigilance maximum !

Pour ces repérages, vous faite simple :

  • Toujours avancer face au vent sans porter de cosmétiques, gels, laques et autres parfums.
  • Être le plus silencieux possible. Bizarrement un coupe-vent en synthétique fait bien plus de bruit la nuit en pleine forêt qu’à la maison en plein jour.
  • Pas de lampes (à la limite la lumière rouge des frontales qui en sont équipées, et de courts moments seulement).
  • Porter des vêtements neutres et sombres : pas besoin d’un camouflage sophistiqué pour ces repérages.
  • De jour, ne pas oublier les jumelles.

Photographier le brame du cerf : l’étape photo

Là, deux cas de figures :

Soit vous êtes un photographe/naturaliste d’expérience. Vous avez fait vos repérages bien avant la saison du brame, vous connaissez les coulées et les probables places de brames, et vous savez quand et comment rejoindre puis quitter votre poste d’affût tel un Ninja des bois (et vous lisez cet article juste parce que vous aimez les cerfs).

Soit vous n’êtes pas dans le cas précédent, mais grâce à vos repérages vous allez trouver un super site et vous voudriez bien tenter d’observer les cervidés, voire de photographier le brame du cerf tant attendu.

Depuis les sentiers, c’est tout à fait possible. Mais pour cela vous allez devoir passer en mode furtif intégral :

  • Toujours les vêtements sombres et neutres
  • Plus une cagoule sur le visage et des gants pour les mains
  • Au moins un filet de camouflage en tissu capable de vous recouvrir entièrement (oubliez ceux en plastique, trop bruyants)
  • Et enfin un couvre-chef. La casquette est bien pratique avec sa visière qui évite que le filet de camouflage ne tombe directement sur les yeux.

Je détaille cela dans la section « matériel » plus bas.

Avec cet équipement minimum vous allez pouvoir faire une sorte de « billebaude-affût » : vous poster assis en bordure de chemin, attendre, vous déplacer un peu si nécessaire, vous poster à nouveau… Avec les jumelles ou avec votre téléobjectif sur un monopode. J’ai testé la méthode avec un trépied, c’est vraiment galère de se déplacer discrètement (mais peut-être que je manque juste de souplesse).

Et les horaires dans tout ça ? Le mieux est d’arriver une heure avant le lever ou le coucher du soleil (au sens « civil » du terme, à voir dans l’éphéméride, ça change vite en cette période), et de repartir au moins deux heures après (sur la pointe des pieds toujours).

Comment photographier le brame du cerf

Avec cette méthode mixte de billebaude et d’affut, vous pourrez peut-être observer un beau 12 cors dans la futaie. C’est en tout cas ainsi que cette observation a été réalisée.

En photo animalière rien n’est jamais garanti, surtout quand on choisit de se fondre avec discrétion et respect dans la nature. Ce sont toujours les animaux qui décident. Comme disait le célèbre naturaliste Robert Hainard :

Il faut être patient jusqu’à fatiguer la chance.

Ce qui est garanti en tout cas c’est la sensation de félicité merveilleuse qu’offre la forêt au crépuscule en cette fin d’été. Photographier le brame du cerf, parfois, passe au second plan en matière de plaisir des yeux !

Donc si vous voulez sauter le pas et vous offrir une ou plusieurs de ces séances uniques, il va vous falloir un peu d’équipement : jumelles, camouflage et matériel photo. On fait le point.

Matériel pour photographier le brame du cerf

Les jumelles

C’est la base. Utiles aussi bien lors des repérages que lors des séances d’observation et de prises de vues, de bonnes jumelles sont indispensables. Et en la matière, il y a pléthore de choix : des grosses, des petites, des étanches, des très mauvaises et des merveilles.

On pourrait écrire un article complet sur le sujet, mais on va faire court avec quelques conseils génériques bien suffisants pour faire un choix éclairé : les meilleures jumelles sont celles que vous avez déjà à la maison ou que vous pouvez emprunter. Pour un usage occasionnel pas la peine d’investir.

Mais si vous voulez vous équiper pour des observations régulières comme pour photographier le brame du cerf de la meilleure des façons, ou que vos jumelles actuelles vous hérissent vraiment le poil, alors un nouveau modèle s’impose.

Pour cela, choisissez un grossissement de x8 (suffisant en milieu fermé comme une forêt) ou x10 (passe-partout).

Il vous faudra aussi des jumelles assez lumineuses : oculaire de 32 si vous optez pour un grossissement de x8 de ou 42 pour des jumelles x10.

Ce sont donc les jumelles notées « 8×32 » et « 10×42 » qui seront les plus intéressantes, et cela correspond logiquement à de nombreux modèles du marché.

La différence entre les deux types ? Le poids. Les 8×32 vous offriront un peu plus de confort. Elles sont aussi plus compactes, et moins sensibles à vos tremblements. En contrepartie le grossissement sera un peu moindre (logique).

Choisissez aussi des jumelles étanches (indispensable) et munies de bonnettes (les plastiques contre lesquels vous collez vos yeux) dîtes « twist », qui se rétractent et se replient d’une simple rotation.

Et le prix ? Il y en a pour toutes les bourses. Mais la tranche 150 – 500 euros (oui, c’est déjà large) donne selon moi les meilleurs rapports qualité/prix. Voici quelques modèles de jumelles dans cette gamme de prix.

Les différences de tarifs de 150 à 500+ euros sont liés aux traitements des verres et des prismes. Plus vous monterez en prix plus l’image sera nette et définie (en particulier sur les bords du champ).

Enfin, vous pouvez garder un peu de budget pour un harnais de portage. Il vous permettra de ménager vos cervicales et vous évitera de pester en permanence contre ces satanées jumelles qui pendouillent et viennent taper dans tout ce qu’elles peuvent.

Le camouflage

La vérité est rude : nous vivons avec les cervidés un amour non réciproque. Ils détalent dès qu’ils détectent une présence humaine.

Pour espérer observer les animaux sauvages, même lors du brame alors qu’ils sont moins attentifs et plus visibles, il faut se faire discret. Très discret.

Les cerfs et les biches peuvent vous voir, vous entendre et vous sentir. Voyons comment vous pouvez tromper les sens des cerfs au brame.

La vue

Le bruit court que les cervidés ont une vue moyenne. Rien n’est moins vrai. Ils ont une vue différente de la nôtre, c’est tout.

Ce qui est juste, c’est qu’ils ne distinguent pas aussi bien les couleurs que nous. Ils ne font pas la différence entre le vert et l’orange par exemple (ce qui arrange bien les tigres et les chasseurs). Pour le reste, on peut leur envier :

  • une très bonne vision nocturne
  • une vision panoramique. Attention, ils voient derrière eux.
  • une excellente sensibilité aux mouvements
  • une très bonne détection des contrastes

Pour espérer les duper, il va donc falloir que vous cassiez votre silhouette bipède et que vous masquiez votre peau (surtout si comme moi vous êtes tout blanc). Pour cela voici le matériel de camouflage que vous pouvez adopter pour la méthode de billebaude-affût décrite plus haut :

Vêtements de camouflage pour la photo animalière

Vêtements de camouflage, casquette, cagoule, gants et filet de camouflage en tissu. Normalement avec cet équipement minimum vous mettez toutes les chances de votre coté pour photographier le brame du cerf

L’odorat

Un cerf, c’est 300 millions de récepteurs olfactifs (contre 5 millions chez l’humain, pour comparaison). Donc là, pas de matériel miracle. Pour ne pas vous faire repérer, vous devrez obligatoirement vous tenir vent de face.

Pour cela, toujours vérifier en amont sur les sites météo quelle est l’orientation générale du vent. Cela vous permettra de bien sélectionner le site et de choisir votre chemin d’approche.

Une fois sur place, vous devrez préciser la direction du vent et progresser en conséquence. Vous pouvez éventuellement utiliser une petite poire soufflante remplie de talc ou de farine. Sinon, laisser tomber de petits fragments de végétaux secs marche aussi.

L’ouïe

Les cervidés l’ont excellente. Soyez extrêmement attentifs.

Il n’existe malheureusement pas de matériel miracle anti-craquements de feuilles ou de branches pour être le plus silencieux possible. Tout juste pouvez-vous offrir une housse anti-bruit à votre appareil photo et utiliser l’obturateur électronique silencieux si vous possédez un hybride.

Ce sera à vous d’avancer à pas feutré d’un poste à l’autre, par petits intervalles.

Le matériel photo

Il va vous falloir surmonter deux difficultés pour photographier le brame du cerf :

  • Les animaux seront sans doute à plusieurs dizaines de mètres
  • La lumière sera faible, voire très faible

Si vous ne voulez pas que votre cerf ressemble à un petit point marron dans l’image vous allez donc avoir besoin d’un téléobjectif assez puissant. Et d’un appareil qui supporte bien les montées en sensibilité. Photographier le brame du cerf est donc une mission pour les reflex et les hybrides.

Les images qui illustrent cet article ont été réalisées avec un 200 mm f/2.8 sur un appareil plein format. Vous le voyez, avec un téléobjectif qui n’a rien d’un outil de la NASA vous pouvez déjà faire des images sympathiques. Mais honnêtement, c’est un peu court.

Si vous avez la possibilité de monter à 400 mm (équivalent plein format), ce sera idéal.

Le second point clé est la luminosité de l’objectif. Comme les animaux se montrent principalement au crépuscule, vous allez devoir composer avec de très faibles lumières. Donc plus votre objectif ouvre grand mieux ce sera.

Si vous ne possédez pas un télé ouvrant à f/2,8, vous allez devoir monter assez haut dans les ISO. Les capteurs plein format ou APS-C récents tiennent très bien cette montée et sont parfaits pour photographier le brame du cerf. Le micro 4/3 est un peu juste (mais à cœur vaillant rien d’impossible !). L’APS-C est un excellent compromis, utilisé par beaucoup de photographes animaliers, qui vous permet de bénéficier de son facteur de recadrage.

Lisez le dossier sur les téléobjectifs pour en savoir plus.

Petit conseil au passage concernant ce problème de faible lumière : vous pouvez parfaitement sous-exposer vos images de 1 ou même 2 stops lors de la prise de vue. Vous allez ainsi diminuer le temps de pose de manière parfois salutaire. Et, pour peu que vous enregistriez bien en RAW, vous pourrez reprendre l’exposition finement ensuite en post-traitement. Cela revient à confier la montée en ISO et le débruitage à votre logiciel plutôt qu’aux algorithmes de l’appareil photo. C’est souvent bien meilleur.

Et souvenez-vous, il vaut mieux une image un peu bruitée qu’une photo floue !

Faites de bonnes photos et profitez de la forêt avec respect et humilité. Vous avez jusqu’à début octobre pour faire le plein de brame. Ne le loupez pas, c’est une fois par an seulement !

Article rédigé par David Jutier du blog La Photo Nature.


DxO Film Pack 6.3 : compatible Apple M1 et téléchargement des modules automatique

DxO FilmPack 6.3, la mise à jour du logiciel de simulation argentique de l’éditeur français DxO, apporte la compatibilité avec les processeurs M1 et quelques changements d’interface utilisateur. Revue de détails.

DxO Film Pack 6.3 : compatible Apple M1 et téléchargement des modules automatique

Licence perpétuelle sur le site DxO

DxO FilmPack 6.3, logiciel de simulation de films argentiques et de traitement d’images

L’éditeur de logiciels photo DxO a l’art et la manière de couvrir les besoins des photographes avec une gamme complète de logiciels. Trop complète parfois car il faut bien dire que lorsque vous découvrez cette gamme, vous avez vite tendance à ne plus savoir lequel choisir parmi DxO Photolab, Film Pack, la Nik Collection et quelques modules complémentaires.

DxO Film Pack 6.3 dont il est question ici est un logiciel indépendant qui vous permet de créer des images numériques dont le look reprend celui des films argentiques couleur et noir et blanc.

Rien à voir avec les filtres à la va vite des réseaux sociaux et autres applications à la mode, il s’agit ici de simulations préparées après analyse de milliers de photos et de films, et reposant en bonne partie sur l’immense base de données DxO d’appareils photo et objectifs.

Ces données permettent à DxO de proposer un outil professionnel que de nombreux photographes mettent en œuvre pour prolonger leurs projets argentiques en numérique, comme pour donner à leurs images numériques l’apparence de celles qu’ils pouvaient produire avec les films.

DxO Film Pack 6.3

Mais ce n’est pas tout. DxO Film pack vous permet de personnaliser le rendu final de chacune de vos images, à l’aide d’outils d’édition nombreux et pointus. Encore faut-il que les fichiers de votre appareil photo soient supportés, ce qui justifie les mises à jour régulières du logiciel.

Dans cette version 6.3, DxO Film Pack supporte les fichiers des récents Parrot ANAFI Ai, ANAFI, OM System OM-1 et Panasonic GH6. De plus DxO Film Pack 6.3 est désormais compatible avec le processeur Apple M1 sur MacOS.

Enfin, l’interface utilisateur est améliorée et permet de regrouper ou de séparer, dans l’explorateur de fichiers, la version RAW et la version JPEG d’une même photo.

DxO Film Pack 6.3

Dernière mise à niveau pertinente, DxO Film Pack 6.3 autorise le téléchargement automatique des modules optiques boîtier/objectif, indispensables au traitement personnalisé de vos images.

DxO FilmPack 6.3 est disponible pour Windows et Mac aux tarifs suivants :

  • 85 euros pour la version ESSENTIAL
  • 139 euros pour la version ELITE

La mise à jour vers la version 6.3 est gratuite pour les utilisateurs de la version 6.

Source : DxO

Licence perpétuelle sur le site DxO


Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Tamron vient d’annoncer son premier zoom en monture Z native pour Nikon hybrides, le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD.

Cette optique, compatible avec les Nikon Z APS-C et plein format, signe le retour de Tamron chez Nikon, et le début d’une nouvelle offre en monture Z entièrement compatible. Le début d’une nouvelle longue histoire ?

MàJ : le test de cet objectif est disponible ici.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : présentation

Il y a belle lurette que Tamron n’avait plus annoncé d’objectif pour Nikon, le dernier en date sauf erreur de ma part étant le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD en juin 2019. La pandémie est passée par là, le marché du reflex est en train de passer aux oubliettes, et il n’y en avait que pour Sony ou, plus récemment Fujifilm. Ajoutons aussi que Nikon n’avait pas forcément décidé d’ouvrir la licence de sa monture Z comme c’était le cas précédemment avec la monture F.

Les opticiens chinois l’ont bien compris qui ne se sont pas privés d’occuper le marché avec des optiques pour Nikon Z qui ne sont bien souvent que des adaptations des versions reflex, développées pour toutes les marques de boîtiers et adaptées ensuite à chaque monture. Pour la monture Nikon Z l’adaptation consiste à intégrer une mini-bague FTZ qui autorise le montage mécanique sur les hybrides. Bien, mais peut mieux faire.

Toutefois quelques signes avant-coureurs pouvaient nous faire penser que les opticiens japonais n’allaient pas se laisser tailler des croupières ainsi par leurs amis mais néanmoins concurrents chinois. Nikon a sorti un NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ces derniers mois qui ressemble étrangement au même modèle Tamron. Les parts de marché des hybrides Nikon ont joliment progressé, en particulier depuis l’annonce du Nikon Z 9 et la possible arrivée d’un Nikon Z 8 dans les prochains mois.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Le premier qui tire a souvent raison, et Tamron s’est décidé à être ce premier en attendant que Sigma se réveille (ou pas). Fort d’un partenariat de longue date avec Nikon, et d’une licence officielle pour les montures F et Z désormais, il n’en fallait pas plus à la marque de Saitama pour annoncer son tout premier véritable objectif Nikon Z, un zoom qui complète presque à merveille le 28-75 mm f/2.8 NIKKOR Z.

Ce zoom reprend les caractéristiques principales du Tamron 70-300 mm pour Sony FE sorti en octobre 2020. Bien que la marque n’ait pas communiqué encore la fiche technique détaillée de cette optique, il y a fort à parier qu’elle sera très proche de celle de la version Sony, tout en tenant compte des particularités de la très grande monture Z.

Variant de f/6.3 à 300 mm à f/4.5 à 70 mm, l’ouverture de ce 70-300 mm ne lui permet pas de concurrencer le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, il n’en a ni l’ambition, ni le tarif. Par contre, avec 150,3 mm de longueur, ce zoom s’avère le plus court du marché à l’heure ou j’écris ces lignes et pour cette catégorie. Son poids modeste de 580 gr. lui permet de se faire oublier, en particulier sur un hybride Nikon Z plein format.

La formule optique comprend 15 éléments répartis en 10 groupes, dont une lentille en verre LD (Low Dispersion, faible dispersion). Tamron revendique des images « nettes et contrastées sur toute la plage focale » grâce à l’utilisation du revêtement BBAR antireflets.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Là où l’on attend ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD c’est sur l’autofocus, car l’hybride est bien plus exigeant que le reflex en la matière. L’autofocus Sony fonctionne sur un principe différent de celui des Nikon Z (chaque marque a sa recette). Tamron a donc du, en toute logique, faire le nécessaire pour que ce zoom soit aussi réactif et précis que les zooms NIKKOR Z.

Il intègre une motorisation RXD (Rapid eXtra-silent stepping Drive) et Tamron précise que cette version « modèle A047 » s’adresse aussi aux vidéastes dont le besoin est de pouvoir faire la mise au point dans le plus grand silence.

Autre caractéristique à ne pas négliger lorsqu’il s’agit d’une optique pour hybrides, c’est sa capacité à évoluer. En effet le principe même de fonctionnement des hybrides (toutes marques) leur permet de recevoir des mises à jour firmwares qui améliorent leurs performances. Pour autant il faut que les optiques puissent suivre ces améliorations sans quoi cela peut poser problème, une situation malheureuse bien connue des utilisateurs d’optiques compatibles développées hors licence Nikon pour les reflex.

Tamron a bien évidemment pris ce critère en compte en bénéficiant de la licence Nikon Z, d’une part, et en proposant une application de mise à jour et de personnalisation de ce zoom, déjà utilisable sur d’autres optiques de la marque, d’autre part.

Tamron Lens Utility vous permet de configurer votre objectif à l’aide de votre ordinateur, sans passer par le SAV et sans devoir investir dans la console Tap-In historique. Un simple câble USB Type-A vers Type-C suffit. Une version application mobile de Tamron Lens Utility est en cours de développement pour smartphones Android.

Enfin, ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD revendique une construction suffisamment résistante pour permettre son utilisation par temps de pluie comme dans les environnements poussiéreux. Le fut de l’objectif et les zones les plus sensibles sont protégées par des joints spécifiques.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Fiche technique

  • Modèle : A047
  • Focale : 70-300 mm
  • Ouverture maximale : f/4.5-6.3
  • Angle de vue (diagonale) : 34°21 – 8°15 (pour hybride plein format)
  • Construction optique : 15 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale de l’objet : 0.8 m (70 mm), 1.5m (300 mm)
  • Rapport de grossissement maximal : 1:9.4 (70 mm / 1:5.1 (300 mm)
  • Taille du filtre : 67 mm
  • Diamètre maximum : 77 mm
  • Longueur : 150,3 mm
  • Poids : 580g
  • Lames d’ouverture : 7 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/22-32
  • Accessoires standard : Pare-soleil, bouchons
  • Monture : Monture Nikon Z

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD sera disponible à la vente à partir du 29 septembre 2022 au tarif de 799 euros TTC.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : premier avis

Pour les nikonistes dotés d’un hybride Nikon Z ou désireux de passer à l’hybride bientôt, l’arrivée de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD est une excellente nouvelle.

Tamron a prouvé par le passé sa capacité à proposer des objectifs amateurs, experts et pros au niveau des meilleurs, il n’y a donc aucune raison de penser qu’il n’en sera pas de même en monture Z.

Tamron sait couvrir un segment amateur que Nikon ne cherche plus forcément à couvrir avec sa gamme NIKKOR Z. Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pourrait séduire les photographes animaliers dont l’envie et le budget pour acquérir le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S ne sont ni suffisants ni justifiés. Le tarif de 799 euros place ce zoom dans une gamme de prix très inférieure à 1.000 euros sans atteindre toutefois les 500 euros de la version équivalente en monture Sony E. 

Le partenariat sur la durée qui semble se dessiner à nouveau entre Tamron et Nikon comme l’intégration des données techniques de la monture Z dans les optiques Tamron, est de bon augure pour la suite.

Enfin l’apparition d’un tel zoom peut laisser penser que plusieurs autres modèles Tamron existants pour d’autres montures hybrides pourraient rapidement être portés en monture Z, ce qui permettrait de compléter assez vite une gamme qui pourrait alors compter des optiques telles que les 35-150 mm f/2-2.8, 150-500 f/5-6.7 et autres 11-20 mm f/2.8. Affaire à suivre d’autant plus que depuis la publication initiale de cet article, Sigma est venu rejoindre Tamron en proposant aussi des objectifs Sigma pour Nikon Z

Source : Tamron

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique


Comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune, l’astrophotographie par Thierry Legault

Vous rêvez de savoir comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune ?  Saviez-vous qu’en matière d’astrophotographie « les résultats obtenus aujourd’hui en numérique par les amateurs surpassent les photographies prises il y a quelques décennies depuis les plus grands observatoires » ? Tout vous est donc permis.

Dans cette quatrième édition du guide de l’astrophotographie, dont le contenu est quasiment identique à la troisième édition, Thierry Legault vous livre ses conseils pour faire des photos d’étoiles et de la lune, de la prise de vue au post-traitement.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

Ce livre chez vous via Amazon …

Ce livre chez vous via la FNAC …

Astrophotographie : comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

J’hésite à qualifier cet ouvrage de guide tant la qualité des photos d’illustration réalisées par l’auteur est grande. Il faut dire que Thierry Legault n’en est pas à son coup d’essai. Astrophotographe amateur de renommée mondiale, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Les secrets de l’astrophoto et il écrit dans de nombreux magazines spécialisés en France comme aux Etats-Unis.

La quatrième édition de cet ouvrage de référence sur l’astrophotographie ne manque pas d’intérêt. Le livre en lui-même est un bel objet, bien imprimé sur un papier brillant qui met en valeur les photos. Le format supérieur à celui des guides photo habituels le classe à part, proche des beaux livres de photographies.

C’est pourtant bien d’un guide technique dont il s’agit, ce que vous allez réaliser dès les premières pages.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

Le sommaire très détaillé liste l’ensemble des sujets abordés, du choix du matériel au traitement de vos photos (et à la détection des défauts) :

  • l’astrophotographie sans instrument
  • les appareils de prise de vue et leur fonctionnement
  • les défauts et la correction des images
  • les techniques instrumentales
  • les planètes et la lune
  • le soleil
  • le ciel profond

Chacun de ces chapitres vous présente une quantité d’informations importante, le texte est dense, accompagné de très nombreuses illustrations. Arnaud Frich qui a participé à la réalisation de l’ouvrage vous permet de découvrir tous les matériels cités par l’auteur en photo, de façon très détaillée là-aussi.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

Un monde d’amateurs … experts !

L’astrophotographie telle que la pratique l’auteur est assez éloignée des simples photos de lunes et d’étoiles que vous pouvez voir passer sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’images de qualité professionnelle, faisant appel pour leur réalisation à des notions pointues et des équipements qui ne le sont pas moins.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

Vous allez par exemple découvrir pourquoi une caméra CCD peut vous servir tout autant qu’un reflex ou un hybride. Et pourquoi tous les reflex et hybrides actuels peuvent être utilisés dans la mesure où ils disposent du format RAW, de la pose B, du mode manuel et de l’affichage de l’histogramme (tout le reste est superflu en astrophotographie).

Le chapitre consacré aux défauts et correction des images est un des plus pertinents – et utiles !

Thierry Legault vous explique les différents défauts liés au matériel d’acquisition de l’image (par exemple signal thermique et signal d’offset), ou comment faire un dark pour diminuer le bruit numérique en ayant pris soin de gérer les sources de bruit au préalable.

Il s’agit ici de notions complexes (par exemple la technique du compositage par médiane) qu’il vous faut connaître si vous voulez faire partie vous-aussi des experts. Rassurez-vous, tout y est et si vous prenez le temps d’assimiler ces différentes notions vous allez passer un cap certain !

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

A qui s’adresse ce livre ?

A la différence du guide Les Secrets de l’astrophoto du même auteur, cet ouvrage s’adresse à des photographes experts, désireux de parfaire leur technique et de découvrir les trucs de pros qui vont les aider sur le terrain comme devant leur ordinateur.

Il vous faudra un minimum de connaissances en technique photo et en astronomie pour tirer le maximum de ce guide, mais si c’est votre cas allez-y les yeux fermés. Les 39,90 euros qu’il vous en coûtera seront un investissement certain.

Si vous êtes plus novice mais que vous souhaitez vous mettre à l’astrophotographie, vous allez pouvoir comprendre les tenants et aboutissants de cette pratique et faire les meilleurs choix dès le départ.

Si vous avez des ambitions plus limitées, je vous conseille plutôt l’autre ouvrage de Thierry Legault plus didactique et abordable.

Ce livre chez vous via Amazon …

Ce livre chez vous via la FNAC …


Hybride ou reflex ? Voici ce qu’un fervent adepte du reflex en pense

Les sites photo vous en parlent, vos Youtubeurs favoris aussi. Mais rien à faire, hybride ou reflex, vous n’arrivez pas à vous décider car votre reflex fonctionne encore très bien. Pourquoi changer ? Et puis surtout, vous craignez ce que vous lisez ou entendez soit fait pour vous inciter à changer sans véritable raison, le marketing … surtout sur un site nommé Nikon Passion !

En réaction à certains retours d’abonnés, j’ai décidé de laisser la parole à un photographe amateur passionné, utilisateur de reflex, pas prêt encore à changer. J’ai demandé à Laurent qui rédige des articles sur le site, s’il acceptait de passer dix jours avec un Nikon Z 6II et de me dire ce qu’il en pensait. Sans filtre.  Des fois que vous pensiez que, peut-être, je lui dicterais son texte…

Voici le compte-rendu de cette prise en main. Vous allez voir que hybride ou reflex, ce n’est pas forcément la réponse à laquelle vous vous attendez.

Lisez aussi mon guide ultime des hybrides Nikon, tous les modèles actuels et la comparaison détaillée

 

Hybride ou reflex ? Voici l'avis d'un fervent adepte du reflex

Un adepte du reflex et le Nikon Z 6II : hybride ou reflex, le contexte

C’est donc Laurent qui parle …

Bien équipé en reflex avec les objectifs et accessoires adéquats, je n’ai pas encore souhaité changer mon matériel ou mes habitudes photographiques. C’est donc avec un œil neuf et, je l’avoue, quelques idées préconçues, que j’ai passé ces quelques jours en mode découverte de l’hybride avec un Nikon Z 6II accompagné de son zoom NIKKOR Z 24-70 f/4 S et de sa bague FTZ.

Le Nikon Z6 II : présentation

Le Nikon Z6 II est un hybride 24×36 de milieu de gamme équipé d’un capteur CMOS BSI de 24,5 Mp. Le capteur est stabilisé, un vrai plus pour les objectifs qui ne le sont pas.

Au niveau du poids et de l’encombrement, on est assez proche d’un Nikon D610 ou d’un Nikon D750. Par contre la forme du boîtier est sensiblement différente, beaucoup plus carrée pour le Nikon Z 6II. Pour autant la prise en mains reste bonne et sans surprise.

hybride ou reflex, petite nouveauté (pour moi) : la présence d’un écran tactile. Je n’en suis pas très fan a priori, mais j’ai vite compris comment en tirer parti. En effet, l’absence de certaines commandes directes (choix du mode de mesure par exemple) est en partie pallié par la touche « i » qui fait apparaître les principaux réglages sur l’écran arrière.

Il est possible de changer les réglages assez vite, en 3 ou 4 pressions du doigt dans le feu de l’action, sans se perdre dans les menus de l’appareil : bien vu !

hybride ou reflex, test terrain Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S

le Nikon Z6 II équipé de son zoom 24-70 f/4 S en monture Z

Le viseur électronique

Pour tout dire, au début de cet essai j’avais de sérieux doutes concernant le viseur électronique. Il faut dire que j’avais été quelque peu échaudé par celui d’un autre hybride qui m’était passé dans les mains (un petit Fuji XE-3) mais qui avait la double excuse d’être un boîtier très compact et au format APS-C. Et puis face à un bon viseur optique de reflex 24×36 je ne voyais pas trop ce qu’un viseur électronique pourrait apporter.

Dès l’allumage j’ai compris que le Nikon Z6 II ne jouait pas dans la même cour que le petit Fuji : d’entrée de jeu, la grande taille du viseur et la qualité de l’image m’ont agréablement étonné. Le confort d’utilisation est indéniable. Sur des sujets statiques ou peu mobiles, difficile de lui trouver des défauts, tant la différence est faible avec un viseur optique dans ces conditions de prise de vue.

Par contre quand le sujet commence à remuer un peu trop la visée a tendance à devenir saccadée et quelque peu inconfortable. Mais pour être complètement honnête, n’oublions pas que le Nikon Z6 II est un boîtier généraliste et non un boîtier typé sport ou action, même si sa cadence en rafale relativement élevée comparée à celle d’un reflex de gamme équivalente pourrait nous faire croire le contraire.

Autres avantages non négligeables apportés par la visée électronique : la visualisation « en direct » de la balance des blancs dans le viseur, que l’on peut ajuster de visu si le besoin s’en fait sentir. Certains argueront du fait que le viseur ne transcrit plus la réalité comme c’est le cas pour la visée optique, puisque ce que l’on voit s’apparente davantage au fichier que l’on récupérera sur la carte mémoire. Mais cela a le mérite de nous montrer directement le résultat et de pouvoir ajuster les réglages « à vue ».

L’utilisation en basse lumière est également facilitée grâce à la luminosité automatique du viseur qui le rend encore utilisable sans mal quand un viseur optique atteint ses limite dans les mêmes conditions.

Dernière chose, en montant un objectif Nikon DX pour reflex en monture F, le viseur affiche une image plein cadre et non tronquée (même si sur le Nikon Z6 II ce type d’objectif ne présente qu’un intérêt limité, avec des images d’à peine plus de 10 Mp dans cette configuration).

L’ergonomie

A première vue, les hybrides Nikon Z ne ressemblent qu’assez peu aux boîtiers Nikon F récents. Quand on y regarde de plus près, c’est surtout la forme du boîtier qui donne cette impression. Cela est dû à l’absence de prisme mais aussi de flash intégré.

Au niveau de la prise en main, rien à dire, la poignée est bien creusée et le Nikon Z 6II tient bien en main, le petit ergot au niveau du pouce venant conforter cette impression.

Pour ce qui est de l’allumage, c’est du Nikon classique, avec le bouton marche/arrêt situé autour du déclencheur : pour avoir utilisé des boîtiers d’autres marques avec une disposition différente, le choix de Nikon me semble vraiment le plus efficace.

Au niveau des commandes, j’y ai moins trouvé mon compte, habitué que je suis aux commandes directes des boîtiers de la gamme « expert ». En effet, à mon avis ce boîtier nécessite un peu trop de repasser dans les menus, que ce soit pour le choix du mode de mesure de lumière, du mode rafale (une couronne comme celle du Nikon D780 par exemple eut été plus pratique à mon avis) ou du type de collimateur.

En plus de proposer de nouvelles formules optiques, les objectifs Nikon Z de la marque proposent des possibilités inédites : par exemple le NIKKOR Z 24-70 f/2,8 S dispose d’une touche de fonction personnalisable à laquelle il est possible d’assigner un certain nombre de fonctions.

Le NIKKOR Z 24-70 f/4 S que j’ai eu en prêt ne dispose pas de ce type de touche, mais propose quand même une possibilité intéressante : en mode AF, quand la bague de mise au point manuelle n’est pas utilisée, il est possible d’assigner celle-ci à la correction d’exposition : pratique !

Pouvoir personnaliser les deux touches présentes en façade, voire le bouton de fonction personnalisable sur certains objectifs (absent sur le 24-70 f/4 S) ne compense qu’en partie cette pénurie de commandes. La possibilité d’accéder facilement aux différents réglages via la touche « i » et l’écran tactile facilitent un peu la vie du photographe mais en ce qui me concerne j’attends mieux à ce niveau de gamme et de prix.

Pour nuancer quelque peu ce jugement « à chaud », je me dis que je suis peut-être encore trop habitué à l’utilisation d’un reflex. Il est très probable que sur le long terme l’utilisation d’un hybride pousse l’utilisateur à modifier ses habitudes et à adapter sa pratique, un peu comme quand on passe d’une voiture à boîte manuelle à une voiture à boîte automatique : la transition demande un certain temps !

Au niveau des menus, on est dans la droite ligne des modèles précédents, avec une ergonomie inchangée. Bien sûr de nouveaux réglages sont apparus, relatifs à l’obturateur et au viseur électronique, ou à la stabilisation du capteur. Mais aucun doute n’est permis, on est bien dans le menu d’un boîtier Nikon !

Petite mention positive pour l’écran mobile, malheureusement un peu limité dans ses mouvements : il est parfait pour des prises de vue au ras du sol ou en mode périscope mais c’est à peu près tout, dommage.

Autre lacune qui peut être parfois gênante, l’absence totale de rétroéclairage des touches. Même l’écran LCD ne peut être rétroéclairé. Dans l’obscurité totale on ne peut se fier qu’à l’écran arrière ou au viseur, et il faudra encore trouver les touches voulues à tâtons, ce qui n’est guère pratique.

Cela est d’autant plus dommage que le boîtier dispose d’un mode silencieux vraiment très efficace. Cela s’annonce compliqué pour effectuer des réglages en photo de spectacle en faible lumière. Avec l’habitude on doit pouvoir arriver à s’en sortir en « apprenant » l’emplacement des touches et en effectuant les réglages l’œil au viseur. Il y a probablement un facteur d’apprentissage qui entre en jeu, même si une petite amélioration de l’ergonomie ne serait pas superflue (je note que le rétroéclairage a fait son grand retour sur le Nikon Z 9).

L’autofocus

L’autofocus du Nikon Z 6II est efficace et agréable à utiliser, même si là encore nous ne sommes pas sur les performances d’un boîtier typé sport, comme un Nikon D500 par exemple. L’AF a parfois un peu de mal à accrocher le sujet et parfois aussi à en assurer le suivi. Quoi qu’il en soit cela ne pose aucune difficulté en utilisation généraliste car l’autofocus est largement à la hauteur de la tâche la majorité du temps.

Par contre, l’un des points qui m’a le plus ennuyé avec ce boîtier est la gestion des réglages de la cadence en rafale. Le menu n’est pas en cause, il fait ce qu’il doit faire. Ce qui est gênant, c’est de ne pas disposer d’une commande rapide pour passer d’une cadence à l’autre en une fraction de seconde. Certes on peut facilement accéder au menu par la touche dédiée ou via le menu « i ». Mais il faut à  mon avis un peu trop de clics pour arriver à ses fins, et ne surtout pas oublier de cliquer sur « OK » ensuite sous peine de tout devoir recommencer, ce qui est vite agaçant… et interminable.

Dommage de ne pas pouvoir utiliser une combinaison touche + molette comme cela est possible (ouf !) pour le choix de la zone AF (touche Fn2 + molette). Parfois, les recettes les plus simples sont les plus efficaces, et une bague comme celle que l’on trouve sur le Nikon D780 (autour du sélecteur de mode) pour passer rapidement du mode rafale au mode vue par vue aurait largement fait l’affaire.

En pratique la gestion de la cadence rafale m’a paru très pénible et contre productive, et constitue probablement l’aspect le plus perfectible de cet appareil, qui est plutôt réussi par ailleurs.

hybride ou reflex, Ecran tactile et menu du Nikon Z 6II

hybride ou reflex: le menu « i » du Nikon Z 6II avec ses commandes tactiles

On pourrait croire, au vu de la fiche technique du Nikon Z 6II qui affiche une cadence en rafale capable d’atteindre 14 images par seconde (excusez du peu) que l’on est en présence d’un appareil typé « sport ». Malheureusement il n’en est rien, car l’autofocus de ce boîtier, même s’il ne démérite pas, n’offre pas le niveau de performances requis pour prétendre appartenir à cette catégorie.

On a tendance à l’oublier, l’obturation électronique permet aux hybrides d’afficher des cadences en rafale très élevées, capables de rivaliser ou même de dépasser celles des reflex professionnels typés « sport ». Mais pour autant, une cadence en rafale élevée ne fait pas à elle seule d’un appareil photo hybride un modèle « sport/action ». Il faut également disposer d’un autofocus « de course », très rapide et très réactif, capable d’accrocher les sujets les plus difficiles et de les suivre sans la moindre hésitation. Il faut aussi disposer de commandes rapides pour passer d’une configuration AF à une autre en un éclair. Sur ces points précis, on mesure tout ce qui sépare un Nikon Z 6II d’un Nikon Z 9.

L’autonomie

S’il y a bien un point (avec le viseur) sur lequel j’attendais le Nikon Z 6II de pied ferme, c’est la consommation en énergie. Et là, grosse surprise, avec la batterie Nikon EN-EL 15C, cet appareil est un chameau ! L’autonomie a bien été au rendez-vous et cela sans prendre de précautions particulières. J’ai pu tenir largement une journée entière à photographier et rentrer à la maison avec une batterie qui affichait encore au moins 30 % de charge. Contrat rempli !

Les objectifs NIKKOR Z

Le Nikon Z 6II m’a été prêté avec un NIKKOR Z 24-70 f/4 S. Ce zoom est assez compact et a la bonne idée de proposer une position « voyage » qui permet de réduire sa longueur d’environ 1 cm : c’est bien vu de la part de Nikon, même si j’aurais aimé gagner un petit peu plus.

Optiquement parlant, la qualité d’image est bien au rendez-vous et les petits défauts sont très faciles à corriger en post-traitement (et même de façon automatisée avec certains logiciels).

Dommage que cet objectif ne dispose pas de bague des distances ou au minimum d’une indication de la distance de mise au point minimale sur le fût, car celle-ci, particulièrement courte pour ce type d’objectif (30 cm) est plutôt intéressante en proxi-photographie. Il est plus facile d’avoir des ordres de grandeur ou des repères que de devoir tâtonner sur le terrain quand on n’a pas les spécifications de son objectif en tête. En dehors de cela cet objectif se marie très bien avec le Nikon Z 6II même si certains lui préféreront un NIKKOR Z 24-120 f/4 S certes plus polyvalent mais aussi plus encombrant et plus cher.

La bague FTZ

En dehors du 24-70 f/4 S, j’ai eu la chance de me faire prêter une bague FTZ. Une fois celle-ci déballée, la joie a été de courte durée, car au début il m’a été impossible de monter quoi que ce soit via cette bague, que l’objectif soit de type AFS ou Ais… car à chaque fois j’avais un message d’erreur.

Après une courte recherche, j’ai découvert le pot aux roses : la bague FTZ doit impérativement être mise à jour pour être compatible avec les Nikon Z 6II et Z 7II ! Une fois la mise à jour effectuée, tout est rentré dans l’ordre et j’ai enfin pu commencer à m’amuser.

J’ai tout d’abord testé mes NIKKOR Ais favoris, et à ma grande surprise j’ai pu constater à quel point la mise au point manuelle est facilitée par les aides disponibles associées au grand viseur FX. Comparé à un reflex, même muni lui aussi d’un bon viseur, cela fait une vraie différence, en faveur de l’hybride.

Comme sur les boîtiers récents compatibles Ai/Ais, on retrouve la possibilité de déclarer ses objectifs. Cela permet d’avoir un minimum d’infos dans les EXIF (quel objectif a été utilisé : focale et ouverture maxi) et d’ajuster la stabilisation du boîtier. Mais l’absence de couplage Ai empêche au boîtier de savoir quelle ouverture a été utilisée, si bien que le résultat sera probablement identique si on utilise un objectif non Nikon via une « bague Z vers monture XX » sur son Nikon Z 6II.

hybride ou reflex, NIKKOR 400/3,5 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ

le NIKKOR 400/3,5 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : sur cet objectif l’allongement
de l’ensemble qui en résulte ne change rien ou presque

Par contre il faut quand même garder à l’esprit qu’avec 24,5 Mp, la mise au point, fut-elle facilitée par la technologie, doit être absolument parfaite, chose qui n’est pas toujours si facile à obtenir même avec un Nikon Z 6II et surtout à grande ou très grande ouverture.

J’ai testé mon AF-S NIKKOR 24-70 f/2,8 G en monture F et le fonctionnement a été impeccable, même si l’embonpoint apporté par la bague FTZ l’a rendu un peu trop encombrant à mon goût (l’objectif seul est déjà plutôt imposant pour la focale).

J’ai poussé le vice en me procurant un « vieux » Sigma 120-400 f/4,5-5,6 OS HSM des années 2000 pour l’occasion. J’ai dû couper le stabilisateur intégré qui fonctionnait de manière continue dès l’objectif monté pour ne me fier qu’à la stabilisation interne du boîtier, afin de ne pas drainer inutilement la batterie. L’autofocus de ce zoom ancien a dû être « aidé » à la main car il n’a daigné fonctionner que pour « terminer » la mise au point. Mais une fois le sujet accroché, les résultats ont bien été au rendez-vous. Pas mal pour ce vieux tromblon !

J’ai également utilisé des objectifs de type AF/AFD, et avec mon vieux Tamron 90 f/2,8 macro acquis à l’époque du Nikon D70  je n’ai pas été trop pénalisé pour photographier les petites bestioles. Mais avec le 80-200/2,8 AFD j’ai vraiment regretté que Nikon ne propose aucune solution pour conserver l’autofocus avec ces objectifs autofocus non motorisés, à l’instar de Sony qui se trouve dans une problématique similaire. C’est paradoxalement avec les téléobjectifs qui ont souvent le mieux vécu le passage au numérique que l’absence d’autofocus se révèle la plus pénalisante.

hybride ou reflex, NIKKOR 50 mm f/1.2 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ

le NIKKOR 50/1,2 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ forme un ensemble aux proportions encore acceptables. Reste à réussir des images nettes à grande ouverture !

Au final, hormis la limitation avec les objectifs AF/AFD, cette bague est plutôt réussie. Pour moi, l’allongement que l’utilisation de cette bague apporte aux objectifs n’est pénalisante ni avec les petits ni avec les gros/très gros objectifs, mais peut être un peu gênante avec les objectifs dans l’entre deux, comme le 24-70/2,8 AFS évoqué qui devient littéralement démesuré pour la plage de focales.

hybride ou reflex, le 24-70 f/2,8 AFS G en monture F monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ

le 24-70 f/2,8 AFS G en monture F monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : le zoom,
déjà imposant seul, semble énorme et disproportionné

Hybride ou reflex, les photos

Au niveau des résultats, rien à dire : l’exposition est parfaitement maîtrisée, aucune mauvaise surprise, on est bien chez Nikon. La montée en ISO est elle aussi parfaitement maîtrisée, on peut pousser un peu sans crainte.

Les objectifs les plus récents seront souvent les plus performants, sans surprise. Malgré cela on peut aimer le rendu de tel ou tel objectif ancien, ou se contenter d’un objectif que l’on possède déjà dans le cadre d’une utilisation limitée. Quoi qu’il en soit, je rappelle que l’utilisation de la bague FTZ ou de tout autre bague d’adaptation dépourvue d’élément optique est sans impact sur la qualité d’image (voir vidéo de Jean-Christophe ici).

Test photo nature avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

hybride ou reflex, Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II : la faible distance de MaP mini permet de s’approcher assez près du sujet à 70 mm – photo (C) Laurent Bouchara

Test photo nature avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II : la faible distance de MaP mini permet d’aborder la proxi photographie à 70 mm
photo (C) Laurent Bouchara

Test photo grand angle avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

hybride ou reflex, Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II en position grand angle
photo (C) Laurent Bouchara

Test photo grand angle avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II
photo (C) Laurent Bouchara

Test photo de papillon avec le Tamron 90 mm macro sur Nikon Z 6II

photo obtenue en mise au point manuelle avec un Tamron 90/2,8 Macro Di de type AFD monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : merci les aides à la mise au point !
photo (C) Laurent Bouchara

Hybride ou reflex : en conclusion

Le passage à l’hybride nous pousse à nous poser plusieurs questions : quand franchir le pas, pour quel modèle ? Quels objectifs conserver ou vendre, et quels objectifs acheter ?

A l’heure actuelle les réponses ne sont pas simples, pour plusieurs raisons. Les boîtiers hybrides 24×36 sont encore chers, et l’offre en occasion reste mince. D’autre part, les capteurs des reflex les plus récents ne sont pas encore obsolètes.

Pour couronner le tout, les gammes optiques ne sont pas encore complètes chez la plupart des grands constructeurs (voir celle de Nikon pour les hybrides). Cela fait autant de raisons de se décider à foncer ou au contraire à laisser du temps au temps.

Pour moi la question du viseur et de l’autonomie ne seront bientôt plus que de l’histoire ancienne, chaque nouveau modèle va contribuer à davantage enfoncer le clou. De toutes façons nous n’aurons pas le choix, car tôt ou tard l’hybride s’imposera, la production des reflex étant peu à peu abandonnée par les constructeurs.

Le Nikon Z 6II est un appareil abouti et très efficace en photo généraliste et ne vous décevra pas si vous en connaissez les limites avant de passer à l’achat.

Mais la grande leçon de cet essai, c’est qu’il ne faut pas passer à l’hybride sans avoir préalablement établi son propre cahier des charges, en fonction de ses besoins réels.

Le Nikon Z 6II est un très bon appareil, mais en ce qui me concerne il ne correspond pas suffisamment à ma pratique photographique actuelle. Pour ‘MON’ utilisation, un modèle 24×36 plus orienté « sport/action », avec davantage de commandes directes serait plus conforme à mes attentes, pour me permettre à la fois une utilisation en voyage et en photo animalière, sans me sentir limité dans ma pratique photographique.

Test photo macro Nikkor 400 mm AIS sur Nikon Z 6II

Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM + Nikon Z 6II via la bague FTZ
pas mal de déchet avec ce sujet très mobile, mais l’AF a réussi à capturer quelques images nettes
photo (C) Laurent Bouchara

Test Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM monté sur le Nikon Z 6II

Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

NIKKOR 400/3,5 Ais à pleine ouverture monté sur le Nikon Z 6II

NIKKOR 400/3,5 Ais à pleine ouverture + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

NIKKOR 50/1,2 Ais à pleine ouverture monté sur le Nikon Z 6II

hybride ou reflex, NIKKOR 50/1,2 Ais à pleine ouverture + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

NIKKOR 80-200 f/2,8 AFD monté sur le Nikon Z 6II

hybride ou reflex, NIKKOR 80-200 f/2,8 AFD + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

Jean-Christophe : je reprends la parole pour remercier Laurent qui a fait cette prise en main intéressante, sans aucun filtre (les consignes lui allaient il faut dire). L’utilisation d’anciens objectifs qui ne déméritent toujours pas sur les hybrides (en savoir plus) est un plus que l’on trouve encore trop rarement. Les photos parlent d’elles-mêmes.


Nikon Z 30, l’hybride APS-C pour créateurs de contenus web, vloggeurs et photographes

La gamme Nikon hybride APS-C compte désormais un troisième membre avec l’annonce du nouveau Nikon Z 30. Ce petit hybride au standard Nikon DX mais à la grande monture Z est particulièrement doué en vidéo, et pourrait ravir les amateurs de Vlogs, tout en étant une alternative très compacte et légère aux hybrides plein format.

Caractéristiques, comparaison avec les Nikon Z 50 et Z fc, mon avis, je vous dis tout.

Nikon Z 30, l'hybride APS-C pour créateurs de contenus web, vloggeurs et photographes

Nikon Z 30, l’APS-C, pour qui pour quoi ?

Lorsque Nikon m’a présenté le Nikon Z 30, j’ai noté l’insistance particulière de la marque sur les capacités vidéo et le choix que ce nouvel hybride représente pour les amateurs de Vlogs. Il s’agit bien évidemment aussi d’un appareil photo, qui sait toutefois filmer en vidéo 4K avec son écran vari-angle capable de basculer en mode face caméra.

Si Nikon a insisté sur ses capacités vidéos, c’est aussi parce que ce « petit » Nikon hybride devrait s’avérer idéal si vous utilisez un appareil photo moins qualitatif (compact, smartphone, hybrides micro 4/3 premières générations) et souhaitez obtenir de meilleurs résultats en photo comme en vidéo.

Nikon Z 30, l'hybride APS-C

Vous avez donc compris que le Nikon Z 30 ne s’adresse pas qu’aux vloggeurs, et pourra satisfaire les photographes désireux de voyager très léger, comme d’avoir tous les jours avec eux un petit hybride performant.

Performant il a tout pour l’être puisqu’il est doté du même capteur que les Nikon Z 50 et Nikon Z fc, un capteur DX de 20,9 Mp qui donne d’excellents résultats en haute sensibilité avec les deux précédents modèles.

Le processeur Nikon Expeed 6 qui pilote l’ensemble est celui des Nikon hybrides plein format Nikon Z 6 et Z 7 série 2.

Le Nikon Z 30 adopte la même monture que tous les Nikon hybrides, la monture Z des optiques NIKKOR Z. Il sera d’ailleurs vendu en kit avec le NIKKOR Z DX 16-50 mm ou double kit avec les 16-50 mm et 50-250 mm.

Nikon Z 30 écran pivotant

L’écran tactile de ce Nikon Z 30 pivote dans toutes les directions, et peut basculer pour vous permettre de vous filmer sans vous quitter des yeux, une particularité essentielle pour les vloggeurs.

Ce petit Nikon hybride APS-C ne pèse que 405 gr., de quoi le glisser dans votre poche, d’autant plus qu’il s’avère très compact en l’absence de viseur dédié. C’est l’écran arrière qui fait en effet office de viseur, comme c’est le cas avec les smartphones et de nombreux hybrides entrée de gamme APS-C ou micro 4/3.

Nikon Z 30, l'hybride APS-C

Le Nikon Z 30 ne cède toutefois rien en matière d’ergonomie, et reprend les principes connus chez Nikon :

  • deux molettes vous donnant accès aux modes P, S, A et M,
  • aux différents réglages après appui sur une touche particulière,
  • un menu à accès rapide sur l’écran tactile,
  • des boutons en face arrière.

Notez la présence d’un bouton d’enregistrement vidéo sur le dessus du boîtier, il permet un passage rapide du mode photo au mode vidéo, avec conservation des jeux de réglages respectifs d’un mode à l’autre.

Nikon Z 30 objectifs

Le capteur, dont les performance sont reconnues sur les deux autres Nikon APS-C de la gamme, autorise une montée en sensibilité atteignant 25.600 ISO en vidéo et 51.200 ISO en photo. De quoi voir dans le noir !

Notez que ce capteur n’est pas stabilisé, mais que les zooms NIKKOR Z pour hybrides APS-C (kit et double kit) le sont.

L’autofocus quant à lui est celui des modèles précédents dans leur version la plus récente, capable d’assurer la mise au point en basse lumière jusqu’à – 4,5 Ev. Il est doté de la détection des yeux Eye-AF (humains, chiens, chats) et d’un mode de détection par zone AF réduite pour optimiser le suivi des yeux.

Nikon Z 30 influenceur Instagram

En vidéo la mise au point est assurée par la fonction de suivi AF vidéo dédiée, j’ai pu mesurer son efficacité lors des précédents tests. L’enregistrement audio est assuré par le micro interne (la qualité audio est en progrès par rapport aux autres modèles), vous pouvez aussi utiliser un micro externe. Le Nikon Z 30 propose la réduction du bruit du vent si vous enregistrez en extérieur.

Afin de vous faciliter la tâche pour trouver le bon rendu d’image, le Nikon Z 30 propose 20 Picture Control (filtres intégrés Nikon). Le mode Picture Control automatique (détection de la scène et choix du rendu le plus adapté) est hérité du (très) grand frère Nikon Z 9.

En vidéo le Nikon Z 30 enregistre en 4K UHD 30 p, en FullHD 120 p avec une durée maximale d’enregistrement de 125 minutes (FullHD). Time-lapses et ralentis fluides sont possibles en FullHD 120 p. L’alimentation du boîtier peut alors être assurée en continue via la prise USB-C, boîtier en fonctionnement.

Nikon Z 30 vlog

Le Nikon Z 30 est doté d’une griffe porte-flash qui autorise la fixation d’un accessoire vidéo (micro externe, éclairage LED), une LED rouge vous indique que l’enregistrement est en cours, bien utile lorsque vous vous filmez.

Doté du Bluetooth et du Wi-Fi, le Nikon Z 30 peut être connecté pour servir de boîtier de streaming, comme pour partager rapidement vos photos et vidéos via l’application pour smartphones (iOS et Android) SnapBridge Nikon.

Pour finir cette revue de détail, sachez que le Nikon Z 30 peut déclencher en mode rafale à 11 vues par seconde, avec suivi assuré de la mise au point et de l’exposition (suivi AF-AE).

La batterie Nikon EN-EL25 est celle des autres Nikon APS-C, le câble USB-C (fourni) est le Nikon UC-E24.

Nikon Z 30 créateur de contenu cuisine

Tarif et disponibilité

Le Nikon Z 30 sera disponible dès le 14 juillet 2022 au tarif de :

  • Nikon Z 30 boîtier nu : 799 euros
  • Nikon Z 30 kit avec NIKKOR Z 16-50 mm : 959 euros
  • Nikon Z 30 double kit avec NIKKOR Z 16-50 mm et NIKKOR Z 50-250 mm : 1.219 euros
  • Nikon Z 30 kit vloggeur (télécommande Nikon ML-L7 intégrable dans le trépied SmallRig, atténuateur de bruit SmallRig) : 999 euros

Source : Nikon France


NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S : compact, léger, compatible TC, le téléobjectif à focale fixe idéal ?

Vous cherchez un téléobjectif pour Nikon hybride, mais vous ne voulez pas d’une optique trop lourde ni trop encombrante ? Nikon a pensé à vous et annonce le NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S, un tout nouveau téléobjectif compatible avec les convertisseurs de focale.

Revue de détails, mon avis et perspectives.

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S : compact, léger, compatible TC, le téléobjectif à focale fixe idéal ?

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S : présentation

La gamme d’objectifs NIKKOR Z pour Nikon hybrides a plutôt privilégié les optiques grand angle et standard à ses débuts en 2018. La tendance s’est inversée ces derniers mois avec l’arrivée dans la gamme du NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR et du NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S.

Cependant ces deux optiques, des focales fixes, ne savaient encore satisfaire tous les utilisateurs. Ils excellent mais sont réservés aux seuls photographes capables d’investir une somme plus que rondelette.

Si vous suivez l’actualité de la gamme, vous n’êtes pas sans savoir qu’un 400 mm pointait le bout de son profil sur la roadmap, sans que personne ne sache encore quelles seraient son ouverture, ses caractéristiques et son tarif.

C’est chose faite puisque Nikon vient de dévoiler la fiche technique de ce nouveau téléobjectif à focale fixe. Le NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S est une version plus accessible du 400 mm f/2.8 et s’avère surtout léger et compact tout en restant compatible avec les convertisseurs de focale NIKKOR Z TC 1.4x et 2x.

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S

La particularité de ce NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S est de pouvoir être utilisé à main levée quand le modèle f/2.8 ne rend pas cette utilisation aisée. Plus léger, plus compact, plus court, ce 400 mm f/4.5 a des atouts.

A titre de comparaison, il pèse 1.245 gr. (3.000 gr pour la version f/2.8). Il mesure 23,45 cm (38 cm pour la version f/2.8). Je rappelle au passage que le zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S pèse lui 1.435 gr et mesure 22,2 cm.

Autre particularité de ce NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S, contrairement à ce que vous pourriez penser en voyant ses dimensions, il ne fait appel à aucun élément phase Fresnel. Sa formule optique compte trois lentilles en verre ED dont une Super-ED, et une lentille SR. Les lentilles SR Nikon minimisent l’aberration chromatique en particulier pour les longueurs d’ondes courtes comme celle de la couleur bleue.

L’optique est dotée de trois bagues dont une personnalisable. Deux boutons Fn sont disposés sur le fût (avec rappel possible de la mise au point via la fonction MEMORY-SET). La construction fait appel à des joints d’étanchéité, au traitement au fluor de la lentille frontale (déperlant), le diamètre du filtre est de 95 mm.

Bien que les hybrides Nikon Z plein format disposent d’un capteur stabilisé, les téléobjectifs NIKKOR Z disposent d’une stabilisation intégrée Nikon VR, un complément efficace pour les longues focales. Celle du NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S permet de gagner 5,5 stops (6 stops sur le Nikon Z 9 avec la fonction synchro VR).

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S

Cerise sur la gâteau, vous pourrez utiliser vos convertisseurs de focales pour faire de ce 400 mm f/4.5 VR S un équivalent 560 mm (convertisseur x1.4) ou 800 mm (convertisseur x2).

Reste la chose qui fâche, le tarif. Certes il n’est pas celui de la version f/2.8 (15.000 euros), ni celui du NIKKOR Z 800 mm f/5.6 (7.500 euros) mais il vous faudra tout de même débourser 3.699 euros pour vous procurer cette optique à partir du 14 juillet 2022.

Ce tarif élevé place ce 400 mm en concurrence directe avec le récent zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S proposé lui à 3.029 euros.

La différence d’ouverture à la focale maximale (f/4.5 vs. f/5.6) et l’utilisation possible des convertisseurs (intégré dans le 400 mm f/2.8) étant deux différences à évaluer selon vos besoins. Le zoom s’avère plus polyvalent à tarif presque identique, la focale fixe plus attirante pour compléter votre collection de téléobjectifs NIKKOR Z 400 – 600 (prévu) – 800 mm.

Source : Nikon France


Comment la composition photo peut changer une image quelconque en photographie attirante ?

Bien que vous maîtrisiez les principes de base de la photographie, vos photos ne sortent pas du lot. Elles ne montrent rien d’autre que ce que tout le monde montre au même endroit dans les mêmes conditions. Et si ce qu’il vous manque s’appelait la composition photo ?

La composition en photographie - Masterclass Michael Freeman

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

 

 

La composition photo, de quoi parle-t-on ?

Quand vous faites une photo, vous n’avez pas toujours le choix de la lumière, du sujet, des conditions de prise de vue. Par contre vous avez toujours le contrôle sur cet élément qui fait qu’une photo est plus attirante qu’une autre, la composition.

La composition de vos photos ne tient qu’à vous. C’est vous qui décidez si le sujet va être centré ou non, si vous appliquez une règle ou une autre, ou pas de règle du tout parce que vous les maîtrisez déjà.

Savoir adapter la composition d’une photographie à vos envies, traduire votre personnalité, votre style est une pratique qu’il vous faut développer si vous ne la mettez pas encore suffisamment en œuvre.

Ces quelques lignes résument ce que Michael Freeman développe dans ce livre, premier à paraître d’une toute nouvelle édition de sa collection Photo School, qui porte désormais le nom de « Michael Freeman, les Masterclass ».

La composition en photographie - Masterclass Michael Freeman

Loin d’être une Masterclass comme celles que propose « Masters of Photography », mettant en avant le parcours d’un photographe (Joel Meyerowitz, Albert Watson, David Yarrow), cette Masterclass de Michael Freeman s’intéresse aux aspects concrets d’une composition photo aboutie.

C’est la spécialité de Michael Freeman dont les ouvrages sont parmi les plus appréciés des photographes débutants comme plus experts.

Pour en revenir à la composition photo, retenez qu’elle vous permet de :

  • mettre de l’ordre dans votre cadre,
  • diriger l’attention de ceux qui vont voir vos photos,
  • générer de l’intérêt pour vos images.

« On ne regarde pas une image comme on regarde le monde réel. Une image a des bords qui nous poussent à chercher dans le cadre ce qui peut être intéressant. »

Michael Freeman s’applique donc, tout au long des 170 pages joliment illustrées que comporte ce livre, à vous partager sa vision d’une composition photo aboutie.

Ici point de règles classiques présentées comme des règles absolues, la règle des tiers n’est d’ailleurs pas citée en tant que telle. A l’inverse place aux concepts et aux critères qui déterminent une composition photo satisfaisante.

La composition en photographie - Masterclass Michael Freeman

Vous allez ainsi découvrir des influences, dont certaines cachées, telles que le regroupement, la continuité ou la complétude. Vous découvrirez aussi l’importance de la perspective, de la mise au point, comme de l’ordre des éléments dans une photographie.

La frontière entre composition photo et cadrage est souvent franchie, parce qu’au final les deux vont de pair. Le chapitre 3 traite du cadrage par exemple, avec une approche plutôt originale.

Mais ce n’est pas tout.

Vous pourriez vous attendre à un livre de plus sur la composition photo, qui n’apporte rien d’autre que les dizaines de précédents ouvrages sur le sujet. Ce n’est pas le cas.

Ce n’est pas le cas car chaque auteur a une approche personnelle, Michael Freeman vous détaille donc la sienne. Mais il prend la peine d’aller plus loin que les notions habituelles, en traitant par exemple des possibilités de composition plus atypiques.

Dans le chapitre 8 par exemple, intitulé « Nager à contre-courant » vous allez découvrir que les règles, c’est aussi fait pour être bousculé, et que ce n’est pas dénué d’intérêt !

La composition en photographie - Masterclass Michael Freeman

Quelques mots sur l’ouvrage pour vous dire que l’impression de belle qualité permet de mettre en valeur les photos d’illustration. La reliure autorise la lecture double page sans risque de cassure rapide. Michael Freeman, comme à son habitude, a ajouté de nombreux schémas explicatifs qui viennent compléter le texte en apportant une dimension supplémentaire souvent bienvenue.

A qui s’adresse ce livre sur la composition ?

Ce livre va intéresser plusieurs publics, chacun pouvant l’aborder avec un angle différent.

Le photographe débutant y trouvera de quoi découvrir des notions qui lui sont bien souvent inconnues. Il en tirera de quoi adapter ses pratiques pour faire des photos qui commencent à sortir de l’ordinaire.

Le photographe  amateur y trouvera lui de quoi faire ses gammes, des pratiques pour approcher la photographie sous un angle plus créatif.

Le photographe expert y trouvera quant à lui de quoi se renouveler, aller plus loin que ce qu’il fait déjà.

La composition en photographie - Masterclass Michael Freeman

Quel que soit votre profil, vous tirerez un bénéfice de ce livre, autant de pistes à explorer pour finir par trouver celles qui vous conviennent.

De plus, cette lecture sera le début d’une aventure qui devrait durer bien plus longtemps puisque Michael Freeman travaille déjà à la mise à jour des autres ouvrages de la série Photo School historique.

Il m’a d’ailleurs confirmé que le second, qui pourrait s’appeler « ombres et lumières » en français, est en cours de finalisation. J’ai hâte de découvrir la série complète (huit livres dans la toute première édition), qui pourrait bien constituer la nouvelle référence en matière de formation photo au format papier. N’attendez donc pas pour vous procurer ce premier volume sur la composition photo, les autres arrivent !

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

 

 


Comment acquérir une culture photographique

Vous aimez la photographie, vous maîtrisez plutôt bien la technique, mais votre problème c’est la culture photographique.

En effet, vous connaissez peu ou pas les différents domaines et les photographes reconnus. Vous avez quelques notions mais vous ne savez pas où trouver les bonnes infos. Voici de quoi satisfaire votre curiosité, grâce à Jean-Christophe Béchet et Samuel Decklerck.

Acquérir une culture photographique

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Acquérir une culture photographique, ça veut dire quoi ?

Acquérir une culture technique, vous savez. Il s’agit de comprendre comment fonctionne votre appareil photo, les bases de la photo, les règles, le post-traitement.

Cela fait de vous un photographe amateur, au sens noble du terme. Mais cela ne fait pas de vous un photographe possédant les moyens d’exprimer sa personnalité. Un photographe qui peut s’appuyer sur la connaissance des grands courants photographiques, des domaines principaux, pour en tirer des idées, pour s’approprier les leçons des plus grands.

Lorsque vous débutez, il est normal de ne pas avoir ces connaissances. La technique c’est rassurant, ça attire plus facilement. Seulement une fois que vous avez pris goût à la photo, vous pouvez avoir envie d’aller plus loin. Et là, ça coince.

Je vous le répète sans cesse, la connaissance est dans les livres seulement vous ne pouvez pas acheter tous les livres de photographie non plus.

Acquérir une culture photographique

Jean-Christophe Béchet que vous avez connu chez Réponses Photo il y a longtemps maintenant, a cette capacité à écrire des livres sur la photographie, et pas de parler technique uniquement. Sa petite philosophie pratique de la prise de vue photographique en est un bon exemple.

Jean-Christophe Béchet a écrit cet autre livre « Acquérir une culture photographique », en collaboration avec un autre auteur, comme c’est déjà le cas avec Sylvie Hugues pour Concevoir un portfolio de photographie. Ici il s’agit de Samuel Decklerck, professeur de philosophie.

Ne prenez pas peur tout de suite, le livre ne parle pas de philo mais bien de photographie. Le principe est simple : Samuel Decklerck s’interroge et pose les questions, Jean-Christophe Béchet y répond.

200 questions et autant de réponses, de quoi faire le tour des quatre grands domaines de la photographie que sont le portrait, le paysage, la photo de rue et la photographie plasticienne et conceptuelle.

Ne pensez pas que ce soit un beau livre de photographie, ce n’est pas le but. Par contre vous allez trouver matière à découvrir, comprendre, analyser et surtout apprendre. Avant d’oublier une bonne partie de ce que vous aurez appris, la culture est à ce prix si l’on en croit Ellen Key.

Acquérir une culture photographique

La bonne nouvelle c’est qu’une fois que vous vous serez procuré ce livre, vous pourrez le consulter aussi souvent que vous le voulez. Mon exemplaire est sur mon bureau depuis que je l’ai reçu, cela fait longtemps d’ailleurs. Je m’y replonge fréquemment.

Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne suis pas toujours d’accord avec Jean-Christophe Béchet. Pour avoir échangé plusieurs fois avec lui, ce n’est pas nouveau, toutefois je respecte ses positions et je reconnais sans aucune difficulté qu’il en sait bien plus que moi sur le sujet. De là à dédaigner la macro et quelques autres pratiques qui ne sont pas suffisamment artistiques selon lui, il y a un pas que je ne fais toutefois pas.

Nos deux auteurs ont pris la peine d’illustrer certaines pages de photos qui viennent renforcer leurs propos lorsqu’il le faut, c’est judicieux. Le découpage en quatre domaines distincts a du sens aussi, même si la photographie dans son ensemble ne saurait se limiter à ces quatre domaines.

Le livre en lui-même reprend les codes d’ouvrages tels que Concevoir son livre de photographie. Un format pratique pour glisser le livre dans votre sac, la maquette est dense mais pas trop, c’est bien imprimé, et cela vous coutera 28 euros. Pour acquérir une culture photographique si vous n’en avez pas, avouez que c’est raisonnable.

Acquérir une culture photographique

A qui s’adresse ce livre ?

Il s’adresse déjà à tout photographe désireux d’en savoir plus sur la photographie que ce qu’il y a dans les fiches techniques des fabricants.

Il s’adresse aussi au photographe amateur qui cherche à comprendre comment passer ce cap qu’il n’arrive pas à passer.

Il s’adresse, enfin, au photographe curieux de découvrir quels pourraient être ses maîtres à penser en matière de photographie, avant d’aller plus loin en se procurant leurs livres de photographies et autres écrits.

Alors acquérir une culture photographique est-il indispensable lorsqu’on pratique la photographie ? Non, pas si vous cherchez juste à créer quelques souvenirs de votre quotidien.

Jean-Christophe Béchet s’intéresse sincèrement au monde amateur dans lequel il ne voit pas des concurrents potentiels mais un vivier d’artistes en devenir, libérés des contraintes que subissent les photographes professionnels.

Si vous souhaitez travailler plus en profondeur par contre, de façon plus personnelle, et comprendre comment c’est possible, quelque chose me dit que la culture photographique va vite vous manquer si vous n’en avez pas.

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés